Québec-presse, 9 novembre 1969, Cahier 2
[" ci, 2 2 4 di [ix Bi à 5 7 UE rE ET a a DP * % a a Ma 1 = jn F ™ ne # 4 v a = 3 È À ame, $.f = i.\u201c44: J \\ YOR Ve > ; it 5 Ë 3 i Se Bi Res A va ir \u201ca, édhirimi ; 1 van i A } WBA F ee, ud ; & alk a TOUTE LA SEMAINE VOL.1 NO 4 - 9 NOVEMBRE 1969 20¢ pr 4 in #5 as.e ; \u201cBILL A / 63 À REV LE LES QUÉBÉCOIS mn 3 is Ë sn ie & 14] 3 is en fe ty ] i> A 5 i 1 i 2 i hi es 5 7 ; 1 A iy Zt 2 Hie 5 \u20ac ye ie ER es 15 tf es 2 ve fi D oH 4 4 jee 5 ol The «a 20 7 pe 2 4 » 2 $s a Fès Wi 5 ft 3 23 La #3 >, Ë : bit E ä 4 8! p æi * \u201c a 3 # RA & > 5 a # sk, Pict ve Ar + 3 2 25 7 Td a fout x 2 Yad ST Li TS I à rer kK.i « > gh ¥ A La Sheri.ee we 4 £3 Le: 2 \u2014 RYE + +, Bet % ie r= El i a Xt LE in ow, ë A A ap ae + fein ot 5 or wry as À 4 4 x Fo 3 ol Es E - oy $ i 2 4; ¥ SR El ta saad ude i) th 5 er jk ALE a pe æ mr a a es ; 3 i St tii ii 4, > 5 ee pt i a, x iy = a Ca 3 od Ane ZL £2) A La 5 Te ts A ds Tr res * = oe I Ve 24 8 ; wh a A art.en Moth 5 sai 5 Py 4 4 né in =i \u201ci 8 ii a > fk; $5 aise) vi cine 3.2 bd _ wll a 2 A 3 Les + el te 4 # « 74 4\u201d 4 4 NY 2 £a x \u201ciE \u201ci 2 oe Fong Pa + Sas mm t A A si a a = ap mac fede ve 2H * me se , A 2 mes ar aide Coa.> és ; Aras \u2014 Ë x 2 ; 2 Hig: dé ne yy 5 AIA # 1] > \u201cA or bo = 9, 54 ped Rest \u201c4 2 ~~ $a is né \u201c+, Re Cart Et \u2014 Sad Bl EN oN es * AT wu BY.ove 0.Gd mages pentes: >» + TA 0 2 A SUR on Sh {i Ros 2 CT as A < i ae SON LY tds AN rib im Hr kik Te spé D rs vdi Mess Ae Ab ER al 32 8% + a 20¢ si vendu sépa rémen t a partir du lundi. MURRAY HILL LES PRISES DE LA RCMP \u201cLa Police Montée nous tend des pièges, à Dorval.Quand un taxi de Montréal va conduire un passager, ce qui est parfaitement légal, il y a très souvent des voyageurs qui demandent à nos taxis de les conduire à Montréal.Nos chauffefirs refusent, mais les passagers insistent tellement qu\u2019en certaines circonstances, nos chauffeurs acceptent.Un peu plus loin, nos voitures se font arréter et le soi-disant voyageur qui est en réalité un membre de la Police Montée, disparaît\u201d.C\u2019est ce que nous déclarait cette LE MINISTRE FÉDÉRAL ATTEND QUE ÇA REBONDISSE EN CHAMBRE Ceux qui veulent savoir où en est l\u2019étude du ministère des Transports relativement au monopole de Murray Hill à l\u2019aéroport de Dorval devront demander à un député de poser une question en Chambre à M.Don Jamieson.\u201cI y en a sûrement un qui va sortir quelque chose en Chambre et à ce moment-là, le ministre donnera des précisions\u201d.C\u2019est ce que nous répondait un porte-parole du ministère des Transports à qui nous.posions des questions sur la situation qui se perpétue à Dorval.Cette réponse est loin de donner satisfaction à monsieur Gérald Brunet, président de la compagnie de taxis LaSalle qui pour ia dixième fois a demandé la semaine dernière au ministère fédéral des Transports, de casser le monopole de la Murray Hill à Dorval et d\u2019y permettre, parallèlement au service de Murray Hill, un poste de taxi en commun.Tout ce qu\u2019il a obtenu du ministère des Transports, c\u2019est, il y a quelques jours, un accusé de réception et une promesse de rencontre \u201cdans un avenir rapproché\u201d.Au Ministère, on dit que le ministre poursuit \u2018son étude de la situation\u201d.semaine M.Gérald Brunet.président de la compagnie de taxis La- Salle.\u201cIls nous incitent à commettre des infractions pour nous arrêter eux-mêmes.C\u2019est illégal, concluait- il\u201d.La compagnie de taxis LaSalle avait également rencontré lors du caucus des députés libéraux fédéraux du Québec, le député J.A.Mongrain, président du caucus qui avait déclaré \u201cc\u2019est compliqué, vous savez.Il y a un bail entre Murray Hill et le Ministère.On va étu- \u2018dier la question\u201d.M.Brunet a ajouté: \u2018il y a énormément de mouvements qui appuient notre demande.M.Lucien Saulnier nous appuie aussi ainsi que la majorité des maires des municipalités autour de Montréal\u201d.(J.K.) Devant la Commission permanente de la Famille et du Bien-Etre social, jeudi matin, M.Paul Deboies, porte- parole d'un \u2018\u2018syndicat\u2019 d\u2019assistés sociaux du Québec métropolitain, est venu témoigner.Voici de larges extraits de son propos, a titre de documents.\u201cNous, les assistés sociaux du centre-ville métropolitain, nous onsidérons que les mouvements de rue seuls sont éphémeres a court terme et facilement écrasés.C\u2019est donc pour cette raison que les assistes sociaux du Québec métropolitain se sont réu- TÉMOIGNAGES LES ASSISTÉS SOCIAUX DE QUEBEC PARLENT nis dans un comité.Qu\u2019est-ce que la rue?C\u2019est l\u2019endroit où nous vivons, où nous sommes nous-mêmes, ensemble.Ce sont nos quartiers ouvriers et défavorisés, nos villages pas très riches, nos réserves emmurées.Ce sont nos coins, nos logements, nos taudis nos petits restaurants, nos bancs dans lez parcs; ce sont nos voisins, notre parenté.Cela, tout ensemble, fait des milliers de personnes qui vivent dans l\u2019injustice sociale et l\u2019inégalité, Chacun vit une situation ou plutôt il la subit, 6440 - 25ième avenue Rosemont Montréal 409 Tél.: 374-4610 Publié par l'Association coopérative des publications populaires Tél.: 374-1280 Pierre Lebeuf, directeur Jacques Guay, rédacteur en chef Jacques Elliott, adjoint au rédacteur en chef Mario Leclerc, \u201cdirecteur artistique Rédacteurs Gérald Godin, Jacques Keable, Marthe Therrien.Composé par les Entreprises Gérara imprimé aux Editions du Richelieu a St-Jean Tirage et abonnement 325-5210-11-12 Distribué par Métro Distribution Dépositaires et Kiosques Montréal Tél.: 721-0362 Québec: 1-418-522-7442 Publicité Citation Tél.: 374-1242 Abonnements 12 dollars par année Demande de courrier de deuxiéme classe soumise au ministére des Postes à Ottawa Port de retour garanti Case postale 216, St-Jean, P.Q.La rédaction né s'engage pas à retourner les manuscrits qui lui sont envoyés B= 9 2A / QUEBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 parce qu\u2019il n\u2019a aucun espoir d\u2019en sortir.C\u2019est le chômeur et l\u2019assisté social et la mère nécessiteuse et la veuve qui vont quêter ces allocations, renvoyée de l\u2019une à l\u2019autre des agences de bien-être aux quatre coins de la ville.\u2018speak white\u201d Des centaines de milliers de personnes sont comme cela, dépendantes, .sans sécurité ni avenir, privées des libertés es- -sentielles.Au mois de septembre, le comité des assistés sociaux centre-ville faisait une enquête parmi les assistés sociaux.Sur les 400 que nous avons interviewés, 90% avaient au- delà de 40 ans, 98% étaient unilingues, 94% avaient fait des études simplement jusqu\u2019à la 5e année.La conclusion de cette enquête fut que les gens de plus de 40 ans n\u2019avaient plus aucune ouverture sur le marché du travail.De plus, une des conclusions fut que, par exemple, simplement pour être balayeur dans une usine, il fallait avoir une lle année, et pour un Canadien français, être bilingue.Je vous demande, M.le Président, si on balaie mieux en anglais que l\u2019on ne balaie en français.Une autre conclusion fut que 23% des interviewés avaient travaillé avec des contremaîtres anglais unilingues et qu\u2019ils avaient perdu leur position et reçu l\u2019ultime affront de se faire dire: \u2018You have got, damned pea soup.speak white\u201d.La dernière conclusion des assistés sociaux que nous avons interviewés fut que dans la belle province de Québec, on chôme en français and we work in english.QUESTIONS FONDAMENTALES Premièrement, la sécurité matérielle, afin de ne pas être continuellement pris par des pro- blemes d\u2019argent.Cela veut dire être capable de se procurer les biens et les services qui sont disponibles dans la société.Deuxièmement, la liberté, c\u2019est être en mesure de vivre sa propre vie sans être au crochet des autres.En fait, être libre, cela veut dire avoir le pouvoir de choisir sa propre destinée et d'influencer également orientation de la société.Troisiemement, la culture, c\u2019est le domaine du savoir, c\u2019est posséder des connaissances de base, savoir écrire, savoir compter etc.avoir des connaissances techniques pour exercer un métier, avoir toutes les infor- .mations nécessaires pour savoir comment fonctionne une société, comment fonctionne un gouvernement, une connaissance des lois et de ses droits; c\u2019est alors que quelqu'un est en mesure de se débrouiller et de se prononcer en connaissance de cause.SOLUTIONS L\u2019égalité implique un droit fondamental au travail qui ne | devrait pas être conçu comme un privilège accordé par les possédants.Chaque homme a le droit de se sentir utile dans la mesure de ses moyens.Le travail devrait donc être plus qu\u2019un moyen de s\u2019assurer un revenu, mais devrait être un moyen d\u2019accomplissement personnel afin que l\u2019assisté social ne soit pas toujours dépendant de la société.\u201d La victoire de monsieur Aimé Thibault, aussi connu sous le nom du \u2018\u2019pharmacien du film\u201d, à St- Jérôme, c\u2019est la victoire du peuple sur les vieux partis.Ses adversaires étaient M.Hubert Murray.maire sortant et député de l\u2019Union Nationale pour le comté de Terre- I bonne et M.Marcel Lalonde, qui recut.une semaine avant le jour du # vote des télégrammes d'appui de deux députés fédéraux libéraux A et du ministre fédéral de la Défen- # se.M'Léo Cadieux, député de La- belle.LA COMPLEXITE Mais tout n\u2019est pas si simple! Du côté de M.Murray, aucun député ou ministre de l'Union Nationale n'a pris part à la campagne.ll y a eu, toutefois, ce qu\u2019on appelle \u201cla machine\u201d.entre autres, les vieux \u2018travailleurs d\u2019élections\u201d a 30 dollars par jour qui exercent un controle dans leurs quartiers M sur quelques centaines de votes.Du côté de M.Lalonde.les télé- i grammes des députés J.Roland Comtois, libéral fédéral a Terre- bonne, Robert Major.libéral fédéral pour Argenteuil et du ministre Léo Cadieux sont assez froids.De plus.M.Jean-Robert Ouellet.une autre des vedettes du film \u2018\u2018St- @ Jérôme\u2019.ami de vicille date de Jean Marchand.haut fonctionnaire au Ministere fédéral de la Main- d\u2019Oeuvre, était, le jour du vote, ÿ du côté de l\u2019organisation de Thibault.et non pas avec M.Lalonde.LE PRINCIPAL APPUI Le groupe Thibault qui se donna l'étiquette \u2018l\u2019équipe nouvelle\u201d 8 a donc obtenu quatre sièges sur sept au conseil de ville.Ses principaux chevaux de bataille ont été une réa- ÿ lisation et une promesse: la \u2018\u2018Zone désignée\u201d et la participation.Aimé Thibault et son bras droit Gérard Bruneau, commissaire industriel de St-Jérôme, qui risquait son poste si Thibault n\u2019était pas élu, ont été des artisans de l\u2019ac- | cession de St-Jérôme au titre de \u2018région désignée\u201d par ie gouver- nistere de l\u2019Expansion économique régionale.Dans les dernie- qui revendiquait la paternité de la \u2018\u2019désignation\u2019\u2019 d\u2019être un imposteur.D\u2019après monsieur Lalonde, c\u2019était LE CINÉMA Saint-Jérôme, petite ville, est devenue délèbre dans toute la | province grâce à un film de Fernand Dansereau, de l\u2019Office National du Film.Tourné entre le 5 février et le ler novembre 1967, au moment crucial de la fermeture de l\u2019usine Dominion Rubber, il a montré la prise de conscience une population face à ses pro- blièmes et il y a nontribué aussi.Présenté dans une grande partie des foyers de St-Jérôme, il a joué un rôle considérable pour faire connaître M.Aimé Thibault, pharmacien de son état, et pour montrer sous un jour que peu de jérô- Fe nement fédéral et surtout son mi- @ res heures de la campagne, le can-: @ didat Lalonde accusa M.Thibault, SUR LES le ministre Léo Cadieux qui avait obtenu ce beau cadeau qui a valu une vingtaine d'industries nouvelles à St-Jérôme.Dans les jours qui suivirent, et dans la dernière édition de I'Echo du Nord avant les élections, monsieur Jacques Grand'- Maison, le Richelieu du nouveay régime, rétablit les faits et affirma, lui qui avait participé aux négociations avec le fédéral.qu'au contraire, le ministre Cadieux avait été de ceux qui affirmaient que St- Jérôme ne pouvait se prévaloir de cette loi.LESFAMEUSES _ \u201cREGIONS DESIGNEES\u201d Au premier abord, le titre de \u2018région désignée\u201d est prometteur.Il attire l\u2019emploi.A St-Jérôme.par exemple, d\u2019après le commissaire Gérard Bruneau, huit cents nouveaux emplois ont été créés grâce à cette loi.D\u2019autres disent moins de 500.mais la question n\u2019est pas là.Symboliquement, ceux qui ont obtenu la \u2018\u2018désignation\u201d\u201d ont montré qu\u2019ils pouvaient faire quelque chose pour St-Jérôme.Il y a cinq ans, les usines parlaient de réduction de personnel, c\u2019est le cas de la Rolland: où elles fermaient leurs portes à 90 p.cent, c'est le cas de la Dominion Rubber, devenue Uniroyal.où elles étaient dans les secteurs industriels défavorisés.tels le textile.c\u2019est le cas de la Regent Knitting.Aujourd\u2019hui et depuis quelques années, on inaugure des industries, à St-Jérôme.Le vent a tourné.Il reste tout de même plus de 2,200 chômeurs (chiffres du maire grévistes, contre les \u2018communistes\u2019 3,000), mais l'espoir est revenu.On peut s'interroger sur ce genre de lois qui consistent à financer grassement, à même les fonds publics, à mêmes nos taxes, comme on dit, des entreprises, en échange de quelques centaines d\u2019emplois et d\u2019une activité industrielle diversifiée.Mais personne n'a encore évalué combien coiite un tel emploi à l\u2019Etat.Personne n\u2019a évalué non plus mathématiquement.ce que rapporte cette activité industrielle accrue.Personne n'a établi clairement, à ce jour.si ces subventions sont vraiment rentables.L\u2019ENNEMI DE MONSIEUR MURRAY Le principal ennemi du maire sortant, M.Hubert Murray.ce fut AU POUVOIR le depute Hubert Murray, battu à la mairie.miens connaissaient Aujourd\u2019hui, c\u2019est M.Thibault qui est maire de la ville.M.Thibault s\u2019est servi tout au long de sa campagne d\u2019une entrevue que l\u2019Office National avait faite de lui au moment où il était président de la Commission industrielle de St- Jérôme.Il a tenté, mais sans succès, d'anheter de l\u2019O.N.F.l\u2019entrevue de M.Hubert Murray.Ainsi peut-on dire que le cinéma a joué un rôle passablement important dans la rénovation de la vie politique à St-Jérôme.AUX ÉLECTIONS LA VICTOIRE a PA nent le A Siné tt 8 2 + MDD \u2014 ~~ & S | % ; ET EE Eo PR un certain Hubert Murray.En effet, il a tenu depuis quelques années les propos les plus incendiaires contre les syndicats, contre les grévistes contre les \u201ccommunistes\u201d et contre quiconque ne pensait pas comme lui.Sa bourde la plus célèbre fut celle-ci.au moment de la fermeture de la Dominion Rubber, qui créait près de 1,000 chômeurs.Ceux-ci protestaient contre l\u2019inertie de M.Murray face à ce pro- bleme.M.Murray déclara: \u201cSi les ouvriers ne sont pas contents à St-Jérôme, qu\u2019ils s\u2019en aillent ailleurs\u201d.Résultat, ce fut monsieur Hubert Murray qui s\u2019en alla de l'hôtel de ville.DU COTE DE CHEZ THIBAULT Cette mentalité à la Rémi Paul.Maurice Duplessis, et même Pierre Trudeau certains jours, coupe les hommes publics d\u2019une partie de la population et les mettent à plus ou moins longue échéance sur les voies de garage de l\u2019histoire.M.Aimé Thibault appliqua la théorie inverse.Il consulta tout le monde! De l\u2019extrème-gauche à l\u2019extrème- droite.A cet égard, d\u2019ailleurs, la lecture de l\u2019hebdo de St-Jérôme, L\u2019Echo du Nord nous montre une société où le pluralisme règne en maître.Le maire Thibault est l\u2019incarnation de ce pluralisme et son camarade de lutte, Jacques Grand\u201d Maison en est le Saint-Esprit.Prêtre, monsieur Grand\u2019Maison est toujours en civil.Sa conversation est émaillée d\u2019expressions crues et il croit à un front commun social, des avocats jusqu'aux ouvriers en passant par la Compagnie des jeunes Canadiens.Les résultats du vote de dimanche dernier confirme la justesse de sa méthode.MUNICIPALES DES MOUVEMENTS POPULAIRES | MACHINES DES VIEUX PARTIS PRS LE PLURALISME La meilleure illustration de ce pluralisme cité plus haut, c\u2019est la présence dans le même bureau d\u2019avocat de Me Robert Fylfe, organisateur en chef de M.Murray et de Me Denis Charette, jeune associé de Me Fylfe, qui a travaillé à la victoire de M.Thibault.De plus, alors que MM.Murray et Lalonde n\u2019ont pas ménagé les attaques personnelles contre M.Thibault.celui-ci s'est gardé même de nommer ses adversaires durant la campagne.\u2018\u2018Nous nous adressons à ce qu\u2019il y a de meilleur chez les gens: leur intelligence.Jai respecté la population, parce que je suis convaincu que les gens sont plus évolués que ne le pensent les Vieux partis.C\u2019est ce qui nous a valu la victoire.Je souhaite que ce soit le début d\u2019un nouveau style en politique\u201d.LA PARTICIPATION Elue sous le signe de la partici- \u201cpation et avec l\u2019appui de 500 bénévoles venus de tous les milieux.l\u2019administration Thibault a parlé pendant toute la campagne de la \u201cparticipation\u201d.Dans les faits, ce point du programme se réalisera, selon M.Thibault par la formation de huit commissions comprenant des directeurs de services municipaux, un échevin et une demi-douzaine de citoyens.De plus.chaque mois, chaque échevin sera délégué par le maire dans son quartier pour y rencontrer la population.Ce sera une expérience à suivre.La ST JÉRÔME: M.Aimé Thibault, le \u201cpharmacien du film\u2019 UNE ENQUÊTE DE GÉRALD GODIN St-Jérome, P.Q., une ville québécoise comme les autres avec ses beaux quartiers et ses zones grises.Ci-contre, M.Hubert Murray, député U.Net ancien maire.Cote Nord LES SALARIES AU POUVOIR Les salariés s\u2019emparent du pouvoir à Baie-Comeau et de trois sieges a Hauterive.Malgré l\u2019opposition des notables, de ia Chambre de Commerce, des compagnies Quebec North Shore Paper et Canadian British Aluminum et malgré les tactiques malhonnêtes du journal \u2018Le Nordic\u201d, les salariés se sont emparés du pouvoir municipal à Baie-Comeau et de trois sièges d'échevins à Hau- terive.Les salariés autant de la F.T.Q., de la C.E.Q.et de la C.S.N.s\u2019étaient groupés dans les Comités d\u2019action politique.Il s'agissait de leur première incursion dans la politique municipale.À Baie-Comeau, les salariés ont fait élire à la mairie M.Henry Léonard et à l\u2019échevinage MM.Jean- Paul Montigny et Aurèle Paradis.A Hauterive, les trois candidats des comités d'action politique élus sont MM.Pierre Mascolo, Yvon Paquet et Paul Otis.M.Mascolo est président du Conseil régional de Ia C.S.N.pour la Côte-Nord.LA BASSE PRESSE Le journal régional des notables, Le Nordic a eu recours, la veille des élections à la vieille tactique des déclarations tronquées pour nuire aux candidats des Comités ouvriers.Il a publié en bonne place une déclaration de M.Marcel Pepin, président de la C.S.N., en la mutilant de manière à faire croire aux électeurs que M.Pepin s\u2019opposait aux comités d\u2019action politique, ce qui est contraire aux faits. 3 AVEC JACQUES GUA Y = LE MINISTRE À PERDU SON CONSEILLER A St-Jean-Port-Joli le maire.élu par acclamation, le Dr Fernand Lizotte.n'a pas réussi a passer son conseiller au seul poste où il y avait opposition.M.Fernand Lizotte est également ministre des Transports toute politique active et consa- heureux à chaque fois qu'il brigue les suffrages dans le comté de l'Isiet.Cette fois son candidat a été battu par un autre médecin, le Dr Claude Roy.Ce qui, semble-t-il.a contribué le plus à cette défaite c'est une mini-crise qui a opposé le Dr Lizotte à un industriel de la municipalité, M.André Rousseau.M.Rousseau a été ministre de l'Industrie sous le premier gouvernement Lesage de 1960 à 1962.ii était alors député de .I'lslet.Mais il n'avait pas battu le Dr Lizotte.Le Dr Lizotte ne s'est pas présenté en 1960.Il venait de démissionner spectaculairement de \u2026 l'Union nationale.LIZOTTE N'AIME PAS LES MOTOS-NEIGE En 1962, Lizotte revient dans l'arène politique et bat André Rousseau.Ce dernier se retire de toute politique active et consacre tout son temps à Rousseau Métal où il fait, entre autres, des étagères, des armoires, etc.Cette année il met sur le marché 500 Moto-Cometik, une mo- to-neige qui se vendra moins de 500 dollars.C'est un essai.L\u2019an prochain il ouvre une seconde usine qui emploiera une centaine d'employés et qui ne fabriquera que des motos-neige.Cent emplois à St-Jean c'est intéressant.Mais il n'est pas sûr que la nouvelle usine soit à St-Jean.Pour ce faire M.Rousseau demande à la municipalité de lui offrir au moins ce que les autres villages et villes des alentours lui offrent: raccorder \u2018d'ici deux ans\u2019 au système d'aqueducs et d\u2019égouts un terrain situé entre la voie ferrée et la Trans- Canadienne à quelques milles de la rue principale.Il espère également obtenir de gens de la place un prêt hypothécaire de quelques 100,000 dollars.LE PARTI AVANT TOUT À quelques jours des élections le groupe du Dr Lizotte distribue des tracts.Non seulement le conseil dominé par le ministre refuse de discuter sérieusement avec l'industriel mais on l\u2019accuse de demander à la municipalité de le financer, de lui faire la charité.Pour plusieurs c'est clair: le maire-ministre n\u2019a pas oublié que jadis M.Rousseau a été rouge.Deux jours avant l'élection M.Rousseau loue la salle paroissiale, convoque la population et expose les faits.Le dimanche le candidat du Dr Lizotte mord la poussière.St-Jean-Port-Joli n'est pas sûr d'avoir la nouvelle usine.Il n'est plus sûr non plus d'avoir un ministre aux élections.prochaines A GRANBY, UNE ELECTION CONTESTEE Les élections municipales, à Granby, ont amené une certaine déception dans la population.Quatre des vieux conseillers sont demeurés en place alors que les nouveaux conseillers vraiment compétents et dynamiques sont rares.A la mairie, l'élection a été très contestée, tout en continuant de l'être car un recomp- tage judiciaire est demandé.|l n'y a eu que 83 votes de majorité à Jean-Louis Tétreault alors qu'il y avait quatre candidats sur les rangs.On s'entend, dans plusieurs milieux de Granby, par suggérer à M.Tétreault de se constituer une équipe de conseillers choisis hors des cercles politiques municipaux.Chose certaine, cette campagne électorale aura fait couler beaucoup d'encre et beaucoup d'argent.Elle aura surtout permis aux divers partis politiques DANS L\u2019ABITIBI: UNE DEMI-HEURE PAR SEMAINE Une idée, comme ça, germait depuis quelques années dans la tête de certains leaders syndicaux; une idée qui a vu le jour après plusieurs frustrations (soulignons que les mass-media du Nord- Ouest québécois exercent une \u201ccertaine\u201d censure).Une idée, dis-je, qui a fait son petit bonhomme de chemin parmi les syndiqués et puis .qui a abouti.INFORMATION ET COMMUNICATION L'été dernier, on y a mis le paquet: des représentants élus perçoivent les cotisations, un comité .des programmes est mis sur pied et des pourparlers s'engagent avec Radio-Nord de Rouyn- Noranda.LE BLOC, une émission télévisée d'information syndicale, ou plus exactement, dans le contexte du Nord, une émission d\u2019information tout court.Une émission d'information syndicale, parce que d'abord entièrement financée par le monde ouvrier, et surtout à cause du boycottage qu'ont subi les syndicats de la part des mass-media.Une émission d'information tout court, parce que le comité des programmes, qui regroupe des membres des comités de citoyens, des étudiants, des syndicalistes, se propose de toucher toutes les sphères d'activité de la population du Nord-Ouest.4A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 provinciaux, Ralliement des créditistes et Parti québécois inclus, de roder leur machine électorale pour la prochaine élection dans le comté.DES MOUTONS SUR LA GLACE Grâce à la France les Esquimaux de Fort-Chimo, au fond de ia Baie d'Ungava, élèveront bientôt des moutons, des rennes et des caribous.Présentement les seules bêtes domestiques à Fort-Chimo sont les chiens et il y en a de moins en moins parce que les motos-nei- ge leur font une dure lutte.L'Office d'Information et de publicité du Québec, l'O.1.P.Q., a annoncé en effet que le Comité franco-québécois des recherches nordiques étudiera la possibilité d'implanter son troupeau de moutons à Fort-Chimo ainsi que des rennes et des caribous.Un qui va êtr content c'est le Père Noël.Il va pouvoir enfin quitter Val-David et North Pole.U.S.A.et habiter le vrai Grand- Nord.Le gouvernement québécois lui fournira les rennes.UN SEUL DEPUTE OSE SE PRESENTER Le Front commun du Sague- nay-Lac-St-Jean, formé de représentants de la Société nationale des Québécois, des syndicats, des Jeunes Chambres et de l'Association des Commissions scolaires, avaient invité les députés de la région à le rencontrer.Seul le député libéral, Gérald Harvey, de Jonquière-Kénogami, s\u2019est présenté.Le ministre d'Etat à la Santé, député de Dubuc, le Dr Roch Boivin, était retenu à Montréal par les négociations dans les hôpitaux.Le député de Chicoutimi, ministre des Affaires culturelles, Jean-Noël Tremblay, ne pouvait, a-t-il dit, L'information dans l\u2019Abi- tibi-Témiscamingue, au risque de se répéter, est lamentable.Quand on sait que Radio- Nord n\u2019a qu\u2019un employé à son service d'information, on peut affirmer sans exagérer qu'à part les chiens écrasés et les activités de la Chambre de commerce, le Nord-Ouest est absent, mème chez lui.LE BLOC s'est donné comme tâche de rendre présent le Nord-Ouest à ses habitants, de le présenter avec toute l'honnêteté possible et aussi de développer l'esprit régional pour créer une nouvelle force, le bloc de ceux qui n'ont pas la parole, pour enfin en arriver ENSEMBLE à des solutions globales à ses problèmes.quitter Québec où le premier ministre avait besoin de lui.Quant aux députés de Roberval, Georges Gauthier et du Lac-St- Jean, Léonce Desmeules, tous deux de l'Union nationale, nul n'en a entendu parler.Mais on répète qu'ils étaient à domicile, bien au chaud et bien renfermés.IL ETAIT LA MAIS NE DIT RIEN Le député Harvey à qui on demandait de voter contre le bill 63, a répondu qu'il allait voter pour en deuxième lecture mais que le parti libéral allait présenter des amendements Importants en troisième lecture.Il n'a pas voulu en préciser la nature.Pas plus qu\u2019il n'a voulu dire ce qu'il pensait personnelle-_ ment.!l s'est contenté de souligner que le bill 63 était une \u2018\u2019partie du programme libéral qui prévoit en plus une politique globale de la langue\u201d, politique qu'il n'a pas explicitée.Quant au Front commun il a de nouveau voté son opposition au bill 63.Il demande une véritable politique linguistique et se prépare pour le référendum annoncé par MM.Frangois-Al- bert Angers et Michel Chartrand.A SEPT-ILES LES LIBERAUX ET L'U.N.ONT GAGNE A Sept-lles les deux candidats identifiés au P.Q.ont été défaits de justesse par une coalition de fait, sinon formelle, des libéraux et des \u201c\u2018nationaux\u2019.Roger Collin, ex-conseiller, a été battu par quelque 600 voix et le Dr Roch Banville par moins de 200.C'EST LA FAUTE AU BILL 63 À quelques jours des élections le Dr Banville a posé un geste qui, affirme-t-il, lui a coûté son élection.Il est invité par les étudiants du CEGEP à aller leur parler du bill 63.Les autorités lui refusent le droit de prendre la parole.Les étudiants débraient de toute manière.Le Dr Banville décide alors de leur expliquer que manifester c'est bien mais qu'encore faut- il savoir pourquoi.LES SANS-PAROLE ONT LA PAROLE Emission hebdomadaire réalisée avec la collaboration de quelques membres de la Compagnie des jeunes canadiens, LE BLOC a déjà à son actif huit émissions de télévision où différentes situations ont été mises en lumière.\u2018Une demi-heure par semaine où les ondes appartiennent aux travailleurs du Nord-Ouest, non plus à l'Etat ou à Seven Up et Coke mais à la population.Une demi- heure où les faux problèmes sont éliminés, une demi-heure où les sans-parole ont la il fut tout simplement accusé par ses adversaires d'avoir organisé la manifestation.\u201cTout ça, souligne-t-il désabusé, parce que des autorités inconscientes m'ont défendu d'expliquer aux étudiants, dont plusieurs voteront aux prochaines élections, les conséquences possibles du bill 63\".500 NOUVEAUX EMPLOIS On annoncera d'ici quelques jours, le mise eri chantier à Sept- iles d'une nouvelle usine de l'Iron Ore qui emploiera, dans deux ans, environ 500 travailleurs.Il s'agit de ce qu'on appelle dans le métier, une usine de \u2018boulettage\u201d.Le minerai de Shefferville, trés pur, est habituellement broyé et envoyé comme tel aux Etats-Unis.Dans la nouvelle usine on prendra un minerai un peu moins riche qu'on mêlera à une sorte de glaise pour former des \u2018\u2019boulet- Semblable usine existe déjà de l'autre bord de la baie de Sept-lles, a Pointe-Noire.Elle appartient a la Wabush Mine.LE CHEF DE ST-JEAN N\u2019AIME PAS LE FRONT Le chef, J.T.A.Charron, démontre, puis quelques mois, sa grande compétence.Après s'être mis à dos les motards, au cours de l'été, il exécute quelques descentes dans des petits cafés, à la recherche de drogue, le tout ilIGALEMENTç Le comble: il s'est rendu visiter le Front du Québec français, de St-Jean, dont les locaux sont situés dans un café, lequel est sis dans un sous-sol.Avant de procéder à quelques arrestations, il a rappelé aux personnes présentes qu'en 1932, Hitler préparait sa prise de pouvoir, en faisant ses réunions dans une Cave.On dit qu'il a appris ses techniques policières dans la R.C.M.P.parole\u201d.Voilà à peu de mots près comment M.Arthur Cloutier, président du Conseil du travail-local Rouyn-Noran- da et initiateur du projet LE BLOC, nous parle de cette émission.C'est fini les folies! L'A- bitibi-Témiscamingue lance § une invitation à tous ceux qui croient encore à l'information libre, tous ceux qui demain seront congédiés pour avoir dit le fond de leur pensée: \u2018Venez participer à cette expérience unique, réalisateurs, animateurs, recher- chistes.de Radio-Canada ou d'ailleurs.L'émission, LE BLOC, tous les samedis a 6h.30\", Michel Brind'amour IL ÉTAIT TEMPS QUE L ESCALE ARRIVE y LES QUÉBÉCOIS DE L\u2019OUEST (HULL-DNC) \u2014 Cap Ouest-Nord- Ouest.en avant toute.Il était une fois un petit navire qui n'avait jamais vu le derrière du Parlement.Il entreprit un long voyage sur la mer des Outaouais (et l'histoire dit qu'il a dû se frayer un chemin dans des eaux polluées, trés polluées.) C'est la faute à qui?On tira à la courte paille pour savoir qui serait choisi.Le sort tomba, quelques politiciens aidant, sur la ville de Hull et l'Ouest du Québec.\u2018Enfin\u2019, comme ont soupiré plusieurs.\u2018\u201cOhé\u2026 ohé\u2026 du bateau, impresario, impresarii (pas de fautes de français, s.v.p., Jean- Noël Tremblay aime beaucoup reprendre les journalistes.), I'Escale est au port et il faut que ca saute.\u201d Et ga saute, mais n'insistons pas sur ce point, c\u2019est \u2018pop\u2019 comme le disent les tout derniers de la toute dernière nouvelle vague.Eh bien oui, le bateau-théatre du ministère des Affaires culturelles est amarré au quai de Hull et il y hivernera.Bravo pour ceux qui ont influencé le tirage à la courte paille! Ga coûte des sous à la ville, mais elle a les profits du bar et au rythme \u2018\u2019où ça se mouille\u2019 dans le moment, je ne pense pas qu'il y ait des problèmes.On dit dans certains milieux que l'Escale aurait une espèce de mission politique: faire contrepoids, dans la région de la capitale fédérale, au puissant et lourd Centre national des Arts du Canada.C'aurait été le meilleur ambassadeur de Québec pour rappeler aux gens d'ici qu'on ne les oublie pas.De toute façon, quelques heures après l'amarrage, le directeur du CNA, monsieur Hamilton Southam, était déja a bord et visitait le bateau sous les soins du capitaine Coté de Petite-Riviere-St-Fran- Gois.un bon gars.aimable.Quelques jours plus tard, toutefois, à une réunion du comité de planification et de coordination mis sur pied spécialement pour la programmation hivernale des spectacles, l'échevin Edmond Bériauit demandait aux impressarii réunis de ne pas faire de spectacles pendanl que ia troupe francaise du CNA, le Capricorne, se produirait.ll n'y a peut-étre aucun rapport entre les deux événements.Quelques \u201cseditieux\u2019\u2019 ont crié au scandale, mais aujourd'hui, la sédition, c'est pas rentable.Et pendant que les impressarii s'en donnent à \u2018bouche que veux-tu\", comme diraient Les Cyniques (y paraît même que le Cegep de Hull entre autres aurait loué la salle pour trente soirées sans qu'on en sache trop sur l'opportunité et la qualité des spectacles.), rappelons simplement que le comité de planification s\u2019est réuni une fois et il semble que ce fut la dernière.Premier spectacle: cocktail pour lancer la campagne de la Plume rouge.Deuxié- me spectacle: réunion de I'Association canadienne du théatre amateur (ACTA).Mais ça changé.Claude Léveillé, Jean-Lou, Michel Alain, et le Théâtre Populaire du Québec dl, Lolehl {:].s r La JE FUME EN VOLANT - Hull) (Photo: Studio \"OQ\" ve \u201c\u2026 Une vue inédite\u2026 ont fait respectivement salle comble.Si ça peut continuer! On annonce que Gilles Dreu chantera à guichet fermé.Bon! Somme toute, le gâteau est bon.ll faut dire que les Québécois de l'ouest étaient affamés, eux à qui on avait promis, déjà.un beau centre culturel comme il y en a à Shawinigan etailleurs.Henri Desjardins doit se retourner dans sa tombe.Entre- temps, la ville de Hull se cherche un coordonnateur des activités culturelles, qui relèvent présentement de la Commission des loisirs.Mais aujourd'hui, avec le recyclage, il n'y a plus de problème\u2026.on passe d'un sport à l'autre.Il reste aux citoyens de l\u2019ouest du Québec à \u2018embarquer\u2019\u2019 car c'est à eux aussi le bateau.Les gens du vieux Hull, du Pontiac, de la Lièvre et de la Gatineau aiment autant le gâteau que les autres; il faudrait les animer, les attirer, les faire participer.Les hivers sont longs dans l'Ouest et l'Escale n'y reviendra peut-être pas de sitôt.Tout Québécois a droit à son Escale.De la proue, or a une vue très inédite: à gauche, le Parlement et la rive ontarienne, l'ambassade de France, la maison de PET, te Conseil national des Recherches, le Château Laurier; à droite, la rive québécoise, le tas de bran de scie de la Cie Eddy, l'hôtel Interprovincial.et le parc.En haut, le pont qui relie, \u201cl'In- terprovincial Bridge\"; en bas, la \u2018\u201c\u2018pitoune\u2019\u2019 qui n'en finit pas de flotter. a # 4 A .À 3 \u2018 RÉFLEXIONS SUR LES VIOLENCES par Gérard Bergeron La violence physique, brute et directe n'exige pas, pour en par- ter, l'encadrement des guillemets.Elle appelle d'ailleurs la contre-violence, aussi bête qu'el- le-mème.Quand la violence se déchaine de façon encore plus superflue que gratuite, la contre- violence a beau jeu de s'affirmer encore plus nécessaire qu'intéressée.Mais il est aussi des \u2018\u2019violences\u201d morales et analogiques (d'où les guillemets), initiales et même causales (c'est pourquoi je dois parler d'elles d'\u2019abord).|.La \u2018violence\u2019 de la bêtise pommeée en politique.\u2018\u2019Sire, c'est pire qu'une faute.C\u2019est une erreur.\u2019 Monsieur le Premier ministre, c'est pire qu'une erreur.C'est une bêtise pommée.Je veux dire que l'intention, le contenu et I'effectivité du projet de loi 63 n'étaient pas la question dés lors que cette mesure législative n\u2019était pas nécessaire, qu'à supposer qu'elle s'impose un jour il aurait fallu la proposer en un autre moment et après ou, tout au moins, avec d'autres mesures où elle aurait pris son importance relative.Fin octobre 1969, dormait dans nos collèges et universités un réservoir de contestation concentrée, mais sans objet.N.D.L.R.Les bienfaits du \u201cbill\u201d 63 Dieu ne reconnaît plus les siens.Du moins le dieu du Québec qui, di- sait-on, régnait au Parlement et qui était notre père.Fideles a notre devise nous devrons nous souvenir longtemps de M.Bertrand qui aura été, un certain temps, notre-dieu-le-père-qui-est-à- Québec.En présentant le bill 63 il a fait beaucoup pour sa patrie.L\u2019Union nationale aura eu dans notre histoire l\u2019heureuse tâche de marquer la fin des périodes.Le \u2018\u201c\u201cdésormais\u2019\u2019 de M.Sauvé a marqué la fin du régime Duplessis et annoncé la \u2018\u2018révolution tranquille\u201d.Le \u201cbill\u201d 63 aura permis aux Québécois de se retrouver en un destin commun.Depuis quelques années il semblait ne rien se passer au pays de Maria Chapdelaine.Et c\u2019est d\u2019ailleurs bien à Maria Chapdelaine que notre ministre de ce qu\u2019on appelle les Affaires dites culturelles semblait vouloir nous ramener de carnaval de bleuets en discours sur l\u2019ordre du bon vieux temps.Et soudain c\u2019est l\u2019éclosion des Fronts communs.C\u2019est l\u2019invasion pacifique de nos rues par des adolescents et des jeunes adultes qu\u2019on disait volontiers étrangers à tout problème politique ou collectif, C\u2019est aussi la rencontre spontanée, partout, d\u2019étudiants et de travailleurs, des moins de vingt ans et des plus de quarante, des \u2018\u2018nationalistes d\u2019abord\u201d\u2019 et des esprits davantage tournés vers le \u2018\u2018social\u201d\u2019.C\u2019est, comme Jl\u2019écrit Jacques Keable dans les pages centrales, la montée de nouvelles élites face aux traditionnels médecins et avocats qui ont toujours empli nos \u201c\u201clégislatures\u2019\u2019.Le \u201cbill\u201d 63 aura fait plus pour éveiller les Québécois a la chose publique que six ans de révolution tranquille et le passage méme de De Gaulle.Les étudiants auront appris plus en une semaine de teach-in qu\u2019en six mois de cours dans des manuels scolaires qui attendent toujours, dans la plupart des cas, la réforme longtemps promise.Enfin ce \u201cbill\u201d si vertueux aura permis au Parti libéral et à l\u2019Union nationale de démontrer clairement qu\u2019ils sont une seule et même vieille chose.Ce qu\u2019essayaient de prouver depuis des décennies leurs plus farouches adversaires.Jamais peut-être m'\u2019a-t-on fait plus troublante constatation: le gouvernement et La Loyale Opposition sont unis contre le peuple.On a pu accuser Lévesque, quittant le Parti libéral, de siéger comme président du P.Q.sans avoir affronté l'électorat.En s\u2019alliant libéraux et \u201cnationaux\u201d viennent de lui accorder un mandat, celui de représenter la majorité.Jacques GUAY 6A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 Vous lui avez donné cet objet.Les contestataires y ont mordu goulüment.Les griffes poussent aux lionceaux.Il n'est pas indiqué de les taquiner parce qu'ils sont en cage.Surtout s'ils ont les moyens d'ouvrir les portes de la cage.Vous avez raté une belle occasion de ne rien faire.La Commission Gendron vous permettait d'attendre, de justifier les nécessaires délais.Or, vous la court-circuitez par un projet de législation, partielle et intempestive, qui avait dans le contexte une allure (fausse) de provocation.On ne calme pas une inquiétude en prenant le risque d'exaspérer une autre inquiétude, complémentaire à la première.L'inquiétude à court terme des \u2018parlant anglais\u2019 pouvait être calmée par votre inaction meme, puisqu'ils sont en situation privilégiée et, à certains égards, dominante - et que c'est de là que vient tout le mal! Mais c'est l'inquiétude à long terme des \u2018parlant français'\u2019 qui avait les moyens de s'exprimer massivement à court terme.Ce problème global exigera un train de législations articulées et bien motivées pour rassurer en même temps les deux inquiétudes.La situation vous imposait le devoir de décréter un moratoire.Vous voilà acculé à un ultimatum dont l'intransigeance même vient encore compliquer une situation qui était jusque là suffisamment complexe.Le Quand et le Comment sont parfois plus décisifs en politique que le Quoi.Le naufrage du \u201cBill 85\" et l'accueil fait aux travaux de la Commission Gendron vous informaient suffisamment de Quoi il s'agissait.{l.La \u201cviolence\u201d de l\u2019exagération verbale.Nous sommes latins.Nous amplifions les choses.Nous exagérons dans l'usage des mots pour qualifier les choses.C'est de la pire inflation verbale que de parler de \u2018trahison\u2019 à tout propos, de débusquer les \u201ctraitres\u2019 a Ottawa puis maintenant à Québec, de les envoyer \u2018au poteau'\u2019, de soutenir que le \u2018Bill 63, c'est la mort du français au Québec'', pour ne pas rappeler certaines grossièretés joua- lisantes! L'ennui c'est que les mots ont une charge qui porte.jusqu'au moment où un usage échevelé les aura totalement désamorcés.Si nous avons jamais de vrais \u2018\u2018traîtres\u2019\u2019 à Ottawa ou à Québec, comment les ap- pellerons-nous?Si quelque chose - qui devra être plus dangereux qu'un projet de loi - est susceptible de tuer le français au Québec, comment le désignera- t-on?Je n'ai jamais pu faire un choix du pire entre la propagande bête et la contre-propagande archi-bête.En des matières explosives, le manque d'information nécessaire appelle la manipulation amplifiante.Et le problème reste entier: l\u2019absurdité objective de la situation linguistique au Québec et singulièrement dans l'île de Montréal.Ce n'est pas par des solutions\u2019 en pièces détachées qu'on la résoudra.Ce n'est pas, non plus, en maniant de grotesques épouvantails qu\u2019on arrachera au Québec l'habitude de marcher sur la tète au point de vue linguistique.Porte toujours mieux l'indignation qui sait garder certain sens des proportions.ill.La violence sans guillc:.ets.L'ennui avec elle c'est qu'\u2019elle entraine la contre-violence du plus fort, et.surtout.qu'elle ne fait pas peur à qui il faudrait.L'attaque du Parlement var les lanceurs de cocktails Molotov prépare les Québécois à trouver des mérites à l'Etat policier\u201d\u2019.M.Wagner pouvait-il choisir meilleur jour pour lancer sa campagne?Quand le policier peut faire la prédication du pro- phéte .Les manifestations de rue, les teach-in et sit-in, les défilés tiennent de la célébration, de la fête collective, du congé inattendu, du happening.Qu'on les aime ou pas, ils remplissent un nécessaire rôle politique qui ne pourrait être rempli autrement.Il ne faut surtout pas les faire de telle façon qu'ils soient réprimés par avance.Que ce soit par fanatisme ou pour le kick, par masochisme pour la Cause ou pour se faire la main, les assaillants de \u2018la porte du Sauvage\u2019 ont saboté la manifestation impressionnante du Parlement le soir de l'Hallowe'en.\u201cSi vous voulez commencer la guerre civile, allez chercher mille fusils et dix chars blindés.puis revenez\u2019, leur a dit en vain M.Raymond Lemieux.Quand on lance les premiers pétards, il faut étre les plus forts et avoir quelque chance de tenir les derniers.Or, comme personne ne voulait faire un putsch .La discipline et l'enthousiasme des manifestants étaient admirables; la police, qui commence à montrer qu'elle est éducable, était correcte.Pourquoi avoir gâché une belle nuit?Car je n'oublie pas ce qui doit émerger de ces événements: lo La question cruciale de la langue est désormais posée au Québec et entre nous.Enfin! 20 Ce serait à désespérer d'un peuple si sa jeunesse étudiante n'était pas à la pointe de l'inquiétude et de la contestation.30 Si on ne doit pas faire joujou avec la violence.les gouvernants, mieux placés que quiconque pour savoir, doivent les premiers donner l'exemple en ne faisant pas violence par des bè- tises pommees.Quels sonT LES DEPUTES PRETS A VOTER SUR LE BILL 2 / TABARNoucHE/ TU PEUX RAS FEI M.GROS, DÉPUTÉ FS Quiry VOTES) cA! COSSQUE TU,FA ADLAS LIDARITÉ 2.L'PART) POURRA JAMA T'NIR + 31 ON FTA TOUTE COMME FAT & TAVEC NOURBTES.OUBIN.Tv LE PAs! L'INPORTANT CÉ D'DIRR Tours PAREINS!.S| ON PARDA L\u2019POUVOUERE T S\u2019'RA B/N AVANCE AVEC TA CONSCIEACE PIS TÉ ZOPINIONS ! PIS.TARA D\u2019LAIR FIN.AVEC IN BOL DE CONSCIENCE POUR DÉJENER / Pas d\u2019accord! Je relève dans votre numéro du 2 novembre dernier ce qu\u2019on pourrait pour le moins appeler une tentative d'interprétation malheureuse, sinon un exemple flagrant de malhonnêteté journalistique.Sous le titre \u2019Le NPD-Québec pour le Bill 63\" (je ne fais aucun commentaire sur le français), de Winnipeg, \u201cvotre correspondant\u201d rapporte que le NPD-Québec est en faveur du Bill 63.Si vous aviez un correspondant à Winnipeg, il aurait peut- être mieux valu qu'il interroge votre humble serviteur avant de lui prêter des propos ou des idées qu'il n\u2019a jamais eus.J'ai vaguement l'impression que \u2018votre correspondant\u201d a tout simplement écouté l'interview que j'ai donnée à Radio-Canada en compagnie de Charles Taylor.Or, tout ce qui ressort clairement de cette interview c'est que: premièrement, je suis contre toute idée d'unilinguisme imposée par l'Etat ou qui que ce soit dans un pays et une province où l'on se vante de n'exercer aucune discrimination contre qui que ce soit; deuxièmement, j'ai l'intention de me présenter aux prochaines élections scolaires à Saint-Léonard, et cela me forcera évidemment à m'opposer au candidat de la LIS dont je trouve la politique pour le moins dangereuse et l'attitude nettement blämable.Il serait étonnant que j'aie osé faire des commentaires au sujet du Bill 63 que je n'avais pas lu au moment où votre journal a été publié.Or, il ne m'est jamais arrivé de faire des commentaires sur un projet de loi avant de l'avoir lu et je n'ai aucune intention de commencer maintenant.Bien sûr.on m'a interrogé à plusieurs occasions sur les évé- nements du Québec, sur le Bill 63.Ma réponse aux journalistes de La Presse, du Globe and Mail et d'autres média d'information, a toujours été la même: (a) que les événements du Québec, n\u2019y étant pas, je n'en savais pas grand chose, d'autant plus que la nouvelle qui nous parvenait à Winnipeg ne me semblait pas suffisante et paraissait trop fortement teintée de sensationalisme pour qu'on puisse là-bas se faire une idée juste de ce qui survenait vraiment au Québec; (b) que je n'avais pas encore lu le Bill 63, mais que je serais prêt à faire une déclaration dès après la réunion de l'exécutif du NPD-Qué- bec qui aura lieu le 10 novembre prochain.Je trouve un peu cocasse que l'article contre lequel je m'élève, paru en page 6 de votre journal du 2 novembre, scit publié en face-à-face avec un article, en page 7, intitulé \u2018'René Lévesque contre le Bill 63 et l'unilinguisme\u2019'.Or, je ne veux pas insinuer par là que je suis nécessairement contre le Bill 63, je l'ai dit et je le répète, je réserve là-dessus mon jugement, mais s\u2019il est possible pour M.Lévesque d'être contre l\u2019uni- linguisme et en même temps contre le Bill 63, et je crois que ces déclarations là-dessus ne font aucun doute (me serait-il permis de vous rappeler et de rappeler à votre \u2018\u2019correspondant\u201d également que M.Léves- que n'a pas souvent eu des mots doux pour le LIS et son président,) pourquoi cela serait-il impossible a d'autres.Ceci dit, je trouve que parmi les journaux du dimanche, le vôtre est nettement le meilleur; est-ce un compliment?Veuillez agréer, monsieur le directeur.l'expression de mes meilleurs sentiments.Sincèrement vôtre, Roland Morin, Président, NPD-Québec Bill 63: saurons- nous un jour?A titre de co-propriétaire (par mon unique part sociale) de Québec-Presse, je tiens a vous féliciter des articles que vous avez publiés jusqu'ici concernant des sujets aussi graves que le bill 63, les comités de citoyens, etc.Je ne sais pas si nous comprendrons vraiment un jour pourquoi M.Bertrand s\u2019entête de pareille façon à imposer au Québec le projet de loi no 63.Je ne puis trouver comme réponse que la peur de l'Union Nationale de se faire couper pour sa prochaine campagne électorale les fonds souscrits par les grandes compagnies anglophones.Comme suggestion pour l\u2019avenir, j'attends de Québec-Pres- se une entrevue avec l'économiste Jacques Parizeau: l'économie et le marasme du chômage sont les deux sujets les plus importants depuis longtemps chez nous, et M.Parizeau est un des rares experts qui peut offrir des solutions à la fois possibles et que le peuple peut comprendre.Julien Bruno, Montréal.Le \u201cbourrage\u201d de crane des journaux Il me fait plaisir en tant que président de l'Association d'hypnose de Québec de souhaiter la bienvenue au journal Québec- Presse.Ce journal comble un vide parmi les hebdomadaires.|! est le juste milieu entre deux opinions.Fini le temps où seulement deux groupes avaient le monopole de la nouvelle au Québec.J'espère que votre journal saura reconnaître la vérité et ne fera pas seulement du \u2018\u2019bourrage de crane\u201d comme certains journaux le font présentement.André Cossette parti.CE N\u2019EST PAS POWER CORPORATION QUI FINANCE QUEBEC-PRESSE C\u2019EST L\u2019ASSOCIATION COOPÉRATIVE DES PUBLICATIONS POPULAIRES qui existe grâce aux parts sociales de $100.des groupes ou des personnes membres de la FTQ, de la CSN, de la Corporation des Enseignants du Québec, des différentes coopératives, des Sociétés nationales des Québécois, des Comités ouvriers et grâce aux nombreuses autres personnes qui désirent encore au Québec une presse libre.COMMENT PARTICIPER: En adhérant à l\u2019Association coopérative des publications populaires; En travaillant à faire voter démocratiquement une souscription \u2018ou à faire adhérer tout groupement dont vous faites Pour information: 374-1280 QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 7A PE. 2 ase PY wh NS none | La restructuration scolaire de Montréal (4) LES PARENTS MÉNERONT-IL L'ÉCOLE?par Jules Leblanc La loi sur la restructuration scolaire de l'île de Montréal as- surera-t-elle une véritable démocratisation de l'enseignement public (élémentaire et secondaire) dans la métropole?Officiellement, c'est certainement l'objectif que le gouvernement lui assignera.Mais, en pratique, qu'en sera-t-il?Dans ce domaine de la démocratisation scolaire, qui revêt de multiples facettes, le rapport Parent (sur l'enseignement au Québec) et le rapport Pagé (sur ia restructuration scolaire de l'île de Montréal) adoptent la même attitude: leurs recommandations, dans l'ensemble, concordent de façon remarquable.A quel point la loi \u2014 dont le contenu n\u2019est pas encore connu au moment ou ces lignes sont écrites.\u2014 s'inspirera-t-elle ou s'écartera-t-elle de ces deux rapports?DES GENS ELUS Quand on parle de démocratisation scolaire à Montréal, on songe immédiatement à l'élection des commissaires.Les deux plus grosses commissions scolaires de l'île \u2014 la Commission des écoles catholiques de Montréal et le Protestant School Board of Greater Montreal \u2014 ont un régime particulier en vertu duquel les commissaires ne sont pas élus mais nommés.Depuis plusieurs années, un large consensus est fait sur la nécessité d'abolir ce régime de nominations.Les rapports Parent et Pagé abondent dans ce sens.lls préconisent une solution qui ne manque pas d'originalité.Les commissaires d'écoles seraient élus, mais à partir de deux sources: les uns seraient élus au suffrage universel, donc par l'ensemble de la population; les autres seraient élus par un collège électoral constitué de représentants des parents (de membres des comités d'écoles).De son côté, l'organisme métropolitain serait composé d'un représentant désigné par chacune des nouvelles commissions scolaires de l'île et d'un certain nombre de membres nommés par le gouvernement.Ainsi, on veut limiter les inconvénients du suffrage universel et assurer une représentation des parents aux trois échelons de la structure administrative: l'école, la commission scolaire, le conseil métropolitain.UN CHANGEMENT PROFOND Il est cependant d'autres aspects de la démocratisation de l'enseignement public montréa- lais qui sont moins spectaculaires que l'élection des commissaires mais qui sont aussi très importants.Parmi ces aspects qui risquent de passer inaperçus, il en est un qui émerge d'emblée: c'est le rô- le qui sera réservé aux parents dans les nouvelles structures administratives.On touche ici un des piliers les plus importants de la réorganisation scolaire, un de ceux qui conditionneront peut-être le plus dans l'avenir l'enseignement public québécois, et Ce, jusque dans ses fondements mè- mes.L'entrée des parents dans l'école même est la pierre d'angle des nouvelles structures.Si le gouvernement donne suite aux rapports Parent et Pagé, la participation directe des parents à la vie de l'école sera inscrite dans un texte de loi pour la première fois au Québec.Et c'est en tant que parents qui ont des enfants dans l'école et non pas en tant que propriétaire fonciers ou résidents d\u2019une localité donnée que les parents participeront.Et c'est dans l'école qu'ils travailleront.A maints égards, c'est un changement majeur, un changement qui est peut-être aussi profond que si l'on remplaçait les commissaires d'écoles par des fonctionnaires du gouvernement.CHACUN SA VOIX Dans chaque école publique, un comité de parents serait constitué aux fins de \u2018veiller à la qualité de l'éducation donnée à l'école et au bient-être des élèves et des maîtres\u201d.Ces comités consultatifs auraient un pouvoir de décision sur un aspect crucial de la vie de l'école: les modalités particulières de la confessionnalité ou de la non-confessionnalité de l'école.Ils devraient en outre s'assurer que les élèves reçoivent un enseignement religieux ou moral qui répond au désir de leurs parents.Ils pourraient également faire des recommandations ou suggestions sur \u201ctous les aspects de la vie scolaire\u201d, selon le rapport Pagé; le rapport Parent, de son côté, limite ce pouvoir aux \u2018problèmes financiers ou administratifs\u201d.Au lieu des associations pa- rents-maitres qui fusionnent les deux groupes, on assisterait plutôt à l'implantation de deux structures parallèles au sein de l'école.La direction de l'école serait donc conseillée d\u2019une part par les parents et d'autre part 8A / QUEBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 par les enseignants (par la voix du corseil d'école).Ainsi, aucun des deux groupes ne dominerait l'autre et chacun d'eux serait en mesure de faire valoir son point de vue propre.Cependant, rien ne les empêcherait, à l'occasion, de faire front commun sur certaines questions.UN DEF! DE TAILLE Cette entrée des parents au coeur même de l'école n'ira pas sans avoir des répercussions (m- portantes sur la vie de l'école et, par ricochet, sur tout I'enseignement public.Si elle est efficace et assidue, elle conbribuera beaucoup a conférer a chaque école publique un caractère.un climat, une personnalité qui lui seront propres, à l'intérieur d'un cadre général.Mais la loi, en soi, ne surmontera pas les nombreuses difficultés qui sont inhérentes a ce projet.Comment amener les parents a s'intéresser concrètement à la vie de l'école et à y participer activement?Les parents sont-ils prêts à jouer un tel rôle?Sont- ils capables de laisser de côté le problème spécifique de leur enfant pour s'occuper des problèmes touchant l'ensembie des élèves d'une école?Et les professeurs, eux, sont- ils disposés à accepter vraiment que les parents envahissent un domaine qui jusqu'à ces dernières années, leur paraissait réservé et pour lequel ils ont reçu une formation académique?Les directions d'écoles enfin, sont- elles prêtes à renoncer à un certain autoritarisme.à accepter que leurs décisions soient remises en question par des \u2018profanes\u2019 en matière d'éducation?Ce qu'il faut prévoir, c'est que les comités d'école auront à traverser une période de rodage qui sera sans doute pénible dans un grand nombre d'écoles.On fait face ici à un défi de taille.Si ce défi est relevé, c'est une transformation profonde de la vie scolaire québécoise qui en résultera.Si l'expérience aboutit à un échec, c'est l'existence même des commissions scolaires qui devra être remise en question.Ces organismes, en effet, ne se justifient que dans la mesure où ils permettent une participation des parents.Si cette participation continue d'être plus théorique que concrète, il faudra probablement songer à recourir à des structures de type technocratique en remplaçant les commissaires d'école par des fonctionnaires.FIN Lettre ouverte à Claude Ryan UN GÉNOCIDE PAR AVORTEMENT ; .; par André Dagenais président du Conseil québécois de la légitimité nationale.M.le directeur du \u201cDevoir\u201d Deux systèmes scolaires publics, nous venons d'en voir à Saint-Léonard les fruits amers: une société coupée en deux! - Deux système scolaires publics et égaux, en deuxangues au Québec, (même si l'un, subventionné à 80% était baptisé \u2018privé\u2019\u2019), c'est l'injustice à 100%, M.Ryan, contre le droit naturel du peuple québécois à son corps comme à son âme, à son Etat comme à sa civilisation, Et maintenant, le destin même du Québec français va se jouer! Saint-Léo- nard, c'était, ou c\u2019est, un problème focal.Montréal est la métropole du Québec.Dans 5, 6 ou 7 ans peut-être, sinon avant, - les événements s'accélèrent partout dans le monde - la majorité française de la région montréalaise se sera effritée, au train où vont les choses.Le système scolaire montréalais dénature, avec le poids du milieu des affaires, le caractère français des nôtres, en même temps que celui de la ville.Le projet de restructuration scolaire de Montréal détachera-t-il en fait Montréal du reste du Québec?Une province anglo-française de Montréal tombera-t- elle comme un fruit pourri de notre Histoire catastrophique?Ou allons-nous vers la province anglo-francaise de Québec, par une o5mose mortelle?Alors, ce qui n'a pas été réussi depuis 1760 le serait en 1969: l'avortement du peuple héritier de Nouvelle-France, l'assimilation progressive au milieu \u2018canadian\u201d, le génocide parfait, poursuivi dans la respectabilité internationale, pour tout dire: odieusement légal! Démocratie et Légitimité Vous parlez de démocratie et de légitimité, cher monsieur Ryan, avec une légèreté déconcertante.Et pourtant, vous avez des lettres.Ignorez-vous que la nature de la légitimité est préalable à celle de la légalité?Vous aurez beau empiler lois sur lois, - et ce, par exemple, durant 102 ou 103 ans, que vous ne fabriquerez pas une légitimité! Car celle-ci n'est pas le produit de la légalité! 8 Aucune loi particulière ne vaut positivement que par sa correspondance à la Loi fondamentale qu'est une constitution nationale.Or l\u2019Acte de 1867 est une loi de la Couronne anglaise, ce qui ne fait par l'ombre d\u2019un fondement réel, selon la légitimité québécoise, selon le droit naturel de notre peuple.Cependant, it y a eu des \u201cprotocoles d'entente\u201d entre les deux peuples fondateurs, comme on dit et comme vous le pensez peut-être?- Après quelles intrigues et quelles contraintes partisanes, M.Ryan, relisez votre histoire! Mais la n\u2019est pas l\u2019argument décisif.D'abord, il n'y eut ni constituante québécoise, ni référendum populaire subséquent.Une vraie démocratie en a besoin.Puis, ces supposées ententes, ambiguës et incohérentes, comme il se doit en système britannique, ont été violées des centaines de fois, - si on peut ici parler par euphémisme, - de la part de l'une des \"parties morales\u201d aux protocoles ou au \u2018pacte moral\u201d, c\u2019est-à-dire de la part des Anglo-Canadiens.Relisez ici, monsieur le Directeur, les exposés de M.Rosaire Morin, vice-président et organisateur des Etats-généraux du Canada français.H n\u2019y a plus de Confédération Enfin, depuis 1949, il n\u2019y a plus de Confédération canadienne.Car un \u201cpouvoir usurpateur\u201d, celui d'Ottawa, s'est arrogé, sans droit naturel, un droit positif tyrannique concernant la partie dite fédérale de ladite Constitution canadienne.Celle-ci n'est en fait qu\u2019une loi anglaise; et l'usurpation, véritable coup d'Etat violent, s'est encore faite par une Loi du Parlement de Westminster.Mais tout cela ne produit pas.c\u2019est évident, une légitimité canadienne-française ou québécoise.Une Constitution, si elle est obtenue par un \u2018protocole d'entente\u2019, est un tout global, indivisible; et elle appartient aux dialoguants dudit protocole.- Où était donc, je vous prie, le partenaire Ottawa\u201d en 1867?- Nulle part: il n'existait pas! De quel droit peut-il prendre ce qu\u2019il n\u2019a ni suggéré, ni proposé, ni négocié, ni même accepté, et qui ne lui appartient pas?- Ce ne peut être, et ce n'a été, que par le dictat de Londres, c'est-à-dire un supposé droit impérial, un droit positif étranger, un droitinexistant, pour tout dire: une légalité sans légitimité québécoise.Maintenant, vous le savez, \u201cla partie dite fédérale\" de la Constitution s\u2019étend partout.Une partie est devenue \u201cle tout englobant\u201d, - le fils se prend pour son père, - et \u2018l'enfant des provinces\u201d, comme on disait, a toutes les arrogances des pouvoirs dictatoriaux.Des partenaires dictatoriaux Me Daniel Johnson a bien écrit que nous ne sommes plus gouvernés par une Constitution, - reléguée dans l\u2019abstrait et dans I'incohérent, - mais par des Conférences fédérales - provinciales, - qui sont des circonférences ., - où le \u201cpauvre pouvoir\u201d de la province britannique de Québec s\u2019essouffle à se battre, quand, par intermittences, il pense à se battre, un contre 10! D'une part, le Pouvoir usurpateur et impérial d'Ottawa a déchiré sans droit, en 1949, l'entente de 1867.D'autre part, si on considère, par générosité dialectique, - car il n'y eut pas de mandat en bonne et due forme, - les usurpateurs d'Ottawa comme mandatés, moralement par les Anglo-Canadiens des Etats-Provinces qui entrèrent dans la Confédération, il s'agit encore, en 1949, d'une déchirure arbitraire, d\u2019une rupture violente de la structure confédérale; puisque Québec, partenaire égal en droit, tête nationale des Canadiens-Français, n'a jamais accepté cette modification substantielle imposée par une loi itégitime.L\u2019illégitimité des Pouvoirs Vous êtes maivenu, M.Ryan, d'affirmer la légitimité des pouvoirs qui nous contraignent! Car nous vivons dans un régime anglais, dans un système britannique globalement illégitime, sans droit naturel, imposé sans constituante québécoise et sans référendum subséquent; bref, comme chacun le sait sans le dire, - mais il est vital de le dire, - sans acceptation formelle de la nation québécoise.Le Conseil québécois de la Légitimité nationale conteste et nie la légitimité du régime qui nous annihile tranquitlement.Ne parlons plus, M.Ryan, de la dictature d'assemblée, de la clique usurpatrice d'Ottawa! Parlons plutôt du Gouvernement de Québec! Elu en vertu d'une loi électorale dont la légalité se juge selon sa conformité avec la Loi fondamentale anglaise, c\u2019est un gouvernement de légalité anglaise, qui reçoit sa dite légitimité d'une Couronne non québécoise.Vraiment, - le croyez-vous?- \u2018\u2019la Couronne s'en charge.\" Ce gouvernement, n'étant pas de légitimité québécoise, est un Gouvernement de fait.Et chaque fois qu\u2019une loi particulière contredit le droit naturel de notre nation, son illégitimité de nature n'est pas modifiée par sa conformité avec une Légalité globalementillégitime._ Certes, la législation du Gouvernement de Québec a de nombreux aspects légitimes, de même que l\u2019action du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire, en tant que les lois promulguées et les actes posés se trouvent en accord avec te droit naturel du peuple québécois.Ce n\u2019est pas la conformité de ces lois et de ces actions à l'Acte anglais de 1867 qui les marque de légitimité, mais bien leur convenance selon le bien commun québécois.Or ce n'est pas toujours le cas.à suivre Nous ne sommes pas encore assez vieux pour nous ankyloser dans des formules rigides et définitives.C\u2019est dans l'espoir de rendre cette page plus intéressante que nous essayons, à partir de cette semaine, de faire la synthèse quotidienne des opinions exprimées à mon émission, qui est entendue tous les jours, de 1 heure à 2, sur les ondes de CKLM.Nous aimerions également publier les opinions de nos lecteurs sur l'actualité.Pour ce faire, il faut d\u2019abord que vous nous écriviez, et ensuite que vous précisiez dans vos lettres que vous nous autorisez à les publier, avec les modifications que nous jugerions nécessaires.Les lettres doivent être signées et inclure l'adresse et le numéro de téléphone du correspondant.Ces détails, que la prudence nous oblige à vous dernander, peuvent être gardés secrets sur demande.Le courrier doit être adressé à PIERRE PASCAU, CKLM, 1184 ouest, rue Ste-Catherine.Montréal.VENDREDI 31 octobre Journée de la manifestation à Québec.Les femmes de plus de 40 ans sont confrontées avec des réalités brutales.Leurs enfants sont bien décidés à manifester contre le bill 63 et l'opposition des parents ne les arrêtera pas.Certaines mères se randent compte que, pour ne pas perdre contact avec leurs enfants, elles doivent les suivre.En ce faisant, leurs yeux s'ouvrent.Les jeunes ne sont pas disposés à accepter toutes les contraintes que leurs parents ont appris à respecter comme des tabous.Ceux-ci se demandent alors s'il ne serait pas nécessaire (et possible) de remettre la société en question.Emportées par l'élan de la contestation, les femmes de 40 ans et plus prennent un coup de jeune.On aura beau faire, il reste encore un trés grand nombre de parents qui, comme M.Bertrand, ne voient dans les enseignants et les professeurs que des agitateurs qui influencent indûment leurs enfants.Une grand-mère se lamente de ne pouvoir aller à Québec, manifester avec les jeunes.Elle doit garder ses petits-enfants pour que leurs parents puissent aller s'opposer au bill.Ce soir elle ne se tiendra pas pour battue; elle ira se promener sur sa rue, avec ses petits- enfants, pour crier des slogans.LUNDI 3 novembre La population est en armes contre les messages publicitaires vantant le courage du gouvernement québécois, qui a osé présenter un projet de loi \u201cpour promouvoir l'enseignement de la langue française au Québec\u201d.Elle ne comprend pas que des postes de radio aient accepté de diffuser ces messages, d'autant plus que des commentateurs, sur les ondes de ces mêmes postes, ont condamné ouvertement le bill.M.Guy D'Arcy, directeur général de CKLM, nous donne des précisions.Un poste de radio privé est essentiellement apolitique, ne peut être à la solde d'aucun parti politique, groupemem ou mouvement.I[ ne doit se prononcer sur aucun problème.Dans le même temps, pour avoir les moyens de rester indépendant, le poste doit s\u2019autofinancer au moyen de la publicité.|| se doit de servir tous les clients qui font appel à lui, pourvu que leurs messages respectent une certaine.éthique professionnelle et n'offensent ni la décence, ni l'intelligence.C'est dans cet esprit que le poste CKLM, et sans doute beaucoup d'autres, a accepté de diffuser les messages vantant le bill 63, tout comme il aurait été tenu de diffuser d'autres messages condamnant le bill.Indépendamment de tout ceci, les commentateurs continuent de faire leur travail, en professionnels, sans aucune intervention de la direction.S'ils le jugent nécessaire, ils ont le droit et le devoir de s'opposer au bill.Afin de respecter le mieux possible les règles de la démocratie, on permet aux auditeurs d'exposer en ondes leurs opinions.MARDI 4 novembre Pourquoi le président Nixon refuse-t-il de mettre fin immédiatement à la guerre au Vietnam?S'il le faisait, soumet quel, qu'un, il aurait sur les bras un problème de chômage considérable.De nombreux producteurs d'armement devraient fermer leurs usines et congédier leurs employés.Les soldats rapatriés se chercheraient du travail.Qu'en ferait-on?En prolongeant la guerre au Vietnam on évite ce genre de problème.En allant manifester dans les rues, les étudiants du Québec ne se sont pas seulement privés de cours, au grand dam de leurs parents.Dans les écoles, collèges et universités, des travailleurs auraient été privés de leur gagne-pain.Certains se plaignent d'avoir été mis en chômage par ordre de leurs contremaitres et ils craignent de ne pas être payés pour ce congé forcé.Le problème se compliquerait du fait que beaucoup d'ouvriers ne sont pas employés par les institutions d'enseignement où ils exécutent des travaux, mais par des entrepreneurs sous contrat avec les dites institutions.L'un de ces entrepreneurs est la compagnie Asbestos Limitée.Son vice-président, M.Robert More, n'apprécie pas beaucoup notre coup de téléphone.professeur de collaboration FORUM QUI GOUVERNE?L\u2019ELITE?LA FINANCE?LES SYNDICATS?LE PEUPLE?avec la participation de: Monsieur André LAROCQUE, sciences à l\u2019Université de Montréal, et de la population du secteur SUD-OUEST de Montréal CENTRE COMMAUTAIRE SAINTE-ELISABETH 660, RUE DE COURCELLE MONTREAL (SAINT-HENRI) ENTREE GRATUITE Une activité de culture populaire organisée par le Service de l'Education des Adultes de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal en avec politiques Québec-Presse | refuse de faire des déclarations aux journalistes.I déclare cependant que sa compagnie n\u2019a pas l'intention de perdre de l'argent pour le bill 63.En définitive, il semble qu'aucune décision n'ait été arrêtée.Lorsqu'il s'agira de remettre aux employés leurs chèques de paye, on avisera.Une affaire à suivre.MERCREDI S novembre Le discours de M.Gérard Fi- lion 3 la Chambre de commerce de Montréal.Certaines personnes ne lui pardonnent sans doute pas d'avoir dit que nous avons pratiqué une religion au-dessus de nos moyens, que nous avons prié le bon Dieu à crédit, pendant que les Canadiens anglais et les Américains bâtissaient des usines.Ces personnes admettent que les reproches de M.Filion pourraient être justifiés, mais elles s'occupent surtout à échafauder des hypothèses sur l'honnêteté du président de Marine Industries.On présume que M.Fillon ambitionne d'occuper un poste important à Québec ou à Ottawa et que ses critiques contre les Québécois servent à lui paver la voie.Plus positives dans leur raisonnement, d'autres personnes admettent que M.Filion a vu juste et que les Québécois sont les principaux responsables de beaucoup de leurs maiheurs.| faut donc prendre le taureau par les cornes et remédier à la situation.Est-ce que les parents québécois ne pourraient pas tout de suite commencer à donner l'exemple à leurs enfants?A méditer.JEUDI 6 novembre On se plaint que des policiers et des pompiers de Montréal travaillent dans des grands magasins et des super-marchés pendant leur temps libre.lls occupent ainsi des places qui de- vratent revenir aux chômeurs.Mais les chômeurs ne sont peut-être pas prêts à accepter des emplois à temps partiel, qui leur feraient perdre leurs allocations.On note à nouveau que l'assistance sociale et l'assurance-chômage, parce qu'elles sont archaiques et mal conçues, incitent certains a la paresse.Est-ce que les jeunes Québécois se dirigent davantage vers des professions comme la sociologie, la psychologie, le droit etc.parce qu'ils ne connaissent pas assez bien l\u2019anglais?La grande majorité des manuels scientifiques et techniques sont écrits en anglais.L'éducation reçue dans les écoles catholiques ne tient pas compte de cette réalité.En entrant à l\u2019université l'étudiant risque de se voir forcé de choisir une discipline en fonction de sa connaissance plus ou moins approfondie de l'anglais.Si tout ceci est vrai, on peut se demander ce qu'il conviendrait de faire: mieux enseigner l'anglais à tous les Québécois, ou trouver des manuels français?TAPIS cH MEUBLES JACQUES LAPIERRE Ox de COULEURS ESTIMATION GRATUITE SERVICE A DOMICILE EN POUR PAYER Disc INC.7448 ST-DENIS, MONTREAL, tél 270-3125 7 ÿ su > | MUR a MUR 11 =) QUEBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 9A PS.a TN RRsat aa.\u201cJe suis convaincu que la grève de Daly & Morin est un conflit de reconnaissance syndicale\u201d\u2019, déclare M.Jean-Noël Godin, président de la Fédération nationale du vêtement, affiliée à la C.S.N.et à laquelle appartiennent les syndiqués de l'usine Daly & Morin.\u201cLa compagnie est anti-sy.dicale et ne veut pas d'un syrdicat fort\u201d, poursuit-il.Quelque 280 employés de I'usine Daly & Morin de Lachi- ne sont en gréve depuis le 18 août dernier.L'usine fabrique des stores, des draperies et du tissu en vinyle.Le conflit a débuté avec l'accréditation de la C.S.N.en mars dernier.Les employés de l'entreprise, fondée en 1896, ont été représentés de mars 1966 jusqu'en février 1969 par la Fédération Canadienne des associations indépendantes (F.C.A.1.) Le 5 février dernier, les employés votent en assemblée générale à 95 p.cent l'affiliation à la C.S.N.Des cartes d'adhésion M.JEAN-NOËL GODIN sont signées à l'appui de la demande.\u201cLe tout s\u2019est réglé en trois jours et a pris par surprise la compagnie et la F.C.A.l.\u201d, affirme M.Raymond Lacroix, directeur du conseil central de la F.C.A.l.jusqu'en septembre 1968 et actuel président du syndicat des employés de Daly & Morin.Le syndicat présente dès avril 1969 un projet de convention collective, et la négociation se poursuit jusqu'en juin pour finalement entrer dans une impasse.\u201cLe maire de Lachine, M.Chartier, a alors convoqué en assemblée la partie syndicale et la partie patronale pour \u2018rapprocher les deux parties\u201d, nous dit M.Gérald Gagnon, directeur de la grève.\u201cDevant le public, poursuit-il, M.Heenan, avocat de la compagnie, s\u2019est dit prêt à faire des concessions sur la définition d'un grief.En retour, le syndicat abandonnait son exigence d'un \"atelier fermé\u201d.Les né- DALY & MORIN VEUT \u201cCASSER\u201d LE SYNDICAT gociations ont denc repris un temps, mais par la suite la compagnie est revenue sur sa position et persiste à considérer comme objet de grief seulement ce qui est spécifié dans la convention collective\u2019.\u201cOr, il est impossible de tout prévoir à l\u2019avance, d'autant plus que le code du travail est moins précis et considère comme objet de grief toute mésentente entre l\u2019employeur et l'employé.\u201d A la suite de l'abandon par le syndicat de l'exigence de l'\u2018\u2019atelier fermé\u201d ou obligation pour l'employé d'appartenir au syndicat, la compagnie offre une augmentation de 10 cents l'heure à ceux qui se retirent du syndicat.La dernière offre patronale a été soumise il y a deux semaines.Dans un vote secret, les grévistes la rejettent à 81 p.cent.Les points en litige demeurent les sous-contrats accordés à l'extérieur et qui ont pour effet de réduire le nombre d'heures des employés de l'usine, la sécurité syndicale, la durée de la convention collective et l'offre monétaire.Le problème de la durée de la convention collective vient de ce que la compagnie veut que la période débute en août, ce qui ferait expirer la convention collective a la fin de la période intense de travail; ainsi la période d'entrée légale en grève en cas de désaccord coinciderait avec la période de \u201ctemps mort\u201d des activités de la compagnie.Une injonction contre le syndicat a été obtenue le 16 octobre, et restreint le piquetage à six employés.Le 20 octobre, une manifestation groupant près de 500 personnes a eu lieu, qui comprenait outre les grévistes des membres du Conseil confédéral de la C.S.N.Les grévistes comptent sur l'intervention de M.Bellemare pour régler le conflit.LE REGNE DE LA TERREUR (M.T.) \u2014 \u201cNous allons nous battre jusqu\u2019au bout\u201d, ont déclaré unanimement au reporter de Québec-Presse les grévistes de l'usine Daly & Morin, rencontrés à leur local.Ils paraissaient tous très fatigués et un peu pris de panique à la vue de l\u2019appa- reil-photo: deux seulement ont accepté de s'identifier et de se faire photographier.Mais tous se sont rassemblés autour de nous pour livrer en groupe leurs impressions sur cette grève qui leur pèse et qu'ils sont déterminés à gagner.CONDITIONS DE TRAVAIL Â L'ÉPOQUE DE LA F.C.A.l.M.Jean-Paul Roux, coupeur- opérateur employé de la compagnie depuis 16 ans, rappelle ses conditions de travail à l\u2019époque de la F.C.Al.Selon lui, la F.C.A.l.n\u2019a apporté aucune amélioration, car en même temps qu'on augmentait son taux à l\u2019heure, on diminuait le nombre d'heures de travail.\u2018Avant l'arrivée de la F.C.A.l., on avait un bonus de 4 p.cent du salaire par année.On nous l\u2019a enlevé.\u201d Mme Fernande Harvey, opératrice et représentante à la table de négociation ajoute: \u201cà cette éno- que on travaillait ventre à terre.Je gagne mon argent honorablement, poursuit-elle, et pourtant le contremaitre de ma section me traitait grossièrement, me donnait des surnoms.Une \u201ccontre maîtresse\u2019 qui voulait être bien vue des patrons était aussi très dure avec nous.J'ai fait un \u201cgrief\u201d basé sur une pétition de 88 signatures.Ça n\u2019a pas changé grand-chose.Le contremaître disait des faussetés sur notre vie privée devant tout le monde et nous humiliait en passant des commentaires sur notre façon de travailler, s'il ne nous aimait pas ou si nous refusions de faire du temps supplémentaire\u201d.Selon M.Raymond Lacroix, président du syndicat local, toutes les conditions de travail étaient \u2018à la discrétion de la compagnie\u201d, qui acceptait ou non les échelles de salaires \u2018proposées\u2019 par la F.C.A.l.\"II fallait être bien vu de la compagnie pour être: considéré\u201d.Mme Harvey rappelle les mises a pied de novembre a mars chaque année \"parce que la compagnie ne voulait pas nous payer et donnait les contrats à d\u2019autres compagnies\u201d.ADHESION A LA C.S.N.La compagnie a-t-elle exercé des pressions sur les employés Le ministre du Travail, M.Bellemare, s'est prononcé en maintes occasions durant les négociations en faveur de la compagnie, qu'il \u201c\u2018comprenait\u201d de vouloir déménager en Ontario.M.Jean-Noël Godin, président de la Fédération nationale du vêtement (C.S.N.) se dit surpris de telles prises de position, alors que M.Bellemare n'a jamais rencontré les représentants syndicaux des grévistes.M.Go- din, dans un télégramme à M.Bellemare, lui demande d'intervenir immédiatement dans le conflit \u2018afin d\u2019empèê- QUAND BELLEMARE INTERVIENDRA-T-IL?cher une autre tragédie humaine\u2019, la fermeture de I'usine Daly & Morin.La fermeture de l'usine impliquerait quelques 400 employés, car aux 270 grévistes s'ajouteraient les employés de bureau et le personnel de cadre qui ne sont pas syndiqués.\u201cLes employés de Daly & Morin, ajoute-t-il, sont de petits salariés et ils ne font aucune demande immodérée.Le ministre du Travail ne doit pas être partie à une opération systématique d'écrasement des salariés du Québec.\u201d 10A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 MME FERNAND HARVEY \u2018\u201c\u2026on travaillait ventre-à-terre\u201d.M.RAYMOND LACROIX \u2018\u2019\u2026 il fallait être bien vu de la compagnie\u201d.M.JEAN-PAUL ROUX \u201c\u2026 les rapporteurs de compagnie n\u2019avaient pas été invités\u201d.lorsqu'ils ont voté l\u2019adhésion à la C.S.N.?\"Ça s\u2019est fait trop vite, répond M.Roux.\u2018Aussi, notre assemblée était secrète\u201d.Un gréviste précise que les \u2018\u2018rapporteurs de la compagnie\u201d n\u2019avaient pas été invités.M.Roux se dit favorable au syndicat parce qu'il croit que son salaire va être amélioré et que la clause d'ancienneté qui n'existait pas auparavant va Fa- vantager.Selon Mme Harvey, le syndicat en pius d'améliorer les conditions de travail, permet à l'employé de discuter avec le patron, de se défendre.Les demandes du syndicat sont-elles exagérées?Tous protestent et trouvent les conditions de travail exigées comme \u2018normales\u2019.M.Jean-Noël Godin précise qu'elles accordent des rivilèges bien inférieurs à ce qui existe dans \u2018a majorité des syndicats de la C.S.N.INTIMIDATIONS DE LA COMPAGNIE DEPUIS LE DÉBUT DE LA GREVE Depuis le début de la grève, les employés reconnaissent qu'ils ont été l\u2019objet de mesures d\u2019intimidation de la part de la compagnie.Elle leur a envoyé en tout huit lettres aux grévistes, leur exposant sa position dans le conflit de façon telie qu\u2019elle jetait en même temps le discrédit sur le syndicat.Les lettres contiennent toutes de subtiles menaces du genre.\u201cLa compagnie n\u2019acceptera aucunement la position inflexible et déraisonnable de votre exécutif\u201d, et encore: \u201cCertains syndicats par des demandes déraisonnables ont forcé plusieurs industries à déménager.Est-ce là ce que vous désirez?\u201d Les gérants de département ont aussi téléphoné aux grévistes \u2018qui n'ont jamais fait de griefs et qui ne se sont jamais fait remarquer par leur conduite.\u201d La compagnie a également résolu de poursuivre 10 personnes pour avoir \u2018menacé et voulu empêcher les employés de bureau (qui ne sont pas syndiqués) de se rendre à leur travail\u2019.Tout cela crée un climat de terreur et tous ont peur d'attirer l\u2019attention de la compagnie sur eux et de compromettre ainsi leur poste.Car, si personne ne semble croire au déménagement en Ontario de la compagnie, tous ont peur d'être du nombre de ceux qui \u201cpourraient\u201d ne pas être repris lorsque cessera la grève.La compagnie laisse entendre qu'elle pourrait bien n\u2019en reprendre que 200 sur 275.\"Ce qui serait encore bon\u201d, dit-elle.M.Raymond Lacroix parle en ces termes de son expérience à la Fédération canadienne des associations indépendantes: \"Mon but en y acceptant un poste était de vérifier d'où venaient ses fonds.J'ai été élu en décembre 1967 à l\u2019un des 5 postes de directeur du conseil central de la F.C.A.l.lors d\u2019un congrès.J'ai assisté aux quatre réunions pour lesquelles j'ai été convoqué et je n\u2019y ai jamais vu le secrétaire M.Champagne, employé de Montréal-Matin, ni le trésorier qui, chaque fois, étaient \"malades\u201d.Les dirigeants de compagnie étaient invités à ces réunions de \"bonne entente\u201d, dans lesquelles on discutait surtout de la \u201cfaçon d\u2019accroitre l\u2019amitié entre AVEC LA FCA LA BONNE ENTENTE SUR LE DOS DES TRAVAILLEURS membres d'une même entreprise\u201d et de l\u2019avenir de la F.C.A.l.Il n\u2019était même pas question de discuter des griefs des employés.\u201cOn n'aurait jamais osé\u201d.\u201cLa F.C.A.l, qui n'\u2019avait aucunement changé les conditions de travail à Daly & Morin était devenue tellement impopulaire que je n'osais même pas distribuer son journal: je le jetais directement aux poubelles.D'ailleurs, ce journal devait être gratuit et on nous envoya un compte de 394 dollars.J'ai finalement démissionné en septembre 1968, parce que je n'étais pas parvenu à vérifier les livres et aussi parce que j'étais très critiqué des employés.\u201d Les accusations les plus sévères sont fréquemment portées contre les chômeurs.Aux yeux de plusieurs, il s'agirait de para- Une enquête de Roger Lecourt, André Messier et Pierre Robert.sites que les gouvernements entretiennent grâce aux taxes perçues auprès des citoyens laborieux.Une telle attitude sous- entend que le chômeur est sans travail parce qu'il le veut bien.Il serait la cause de son chômage.Ce genre de raisonnement découle d'une façon de penser fort répandue qui attribue la responsabilité des problèmes à l'individu qui en est victime.Le chômage n'est pourtant pas un choix individuel mais le ré- Pour l\u2019Opération-Alarme,, la lutte contre le chômage a atteint son objectif.Non pas qu'il y ait moins de chômeurs au Québec, mais parce que les Ÿ citoyens défavorisés de notre société, ceux qui sont victimes des injustices sociales, ont pu être rejoints et sensibilisés à leurs propres problèmes.CE N\u2019EST QUE LE DÉBUT.à L\u2019Opération-Alarmme, qui a commencé son action timidement dans le comté de Mercier, en mai 1969, a permis la mise sur pied de nombreux comités de citoyens à travers le Québec.Pour Claude Lari- viere, de la Compagnie des jeunes canadiens, qui a assisté les jeunes de Mercier dans leur lutte contre le chômage, l'O- pération-Alarme n'est que le début d\u2019une action de longue haleine.L'Opération-Alarme se propose d\u2019abord et avant tout de donner une voix à tous ceux qui n\u2019ont aucun poids dans la société.On peut lire dans le premier numéro du bulletin de liaison de l\u2019Opération-Alarme: \u201cTout en continuant de s\u2019occuper des chômeurs québécois et de leurs problèmes, l'Opération-Alarme s'attaquera désormais à toutes les injustices sociales et deviendra ainsi la voix des citoyens qui sont ignorés par le système As Po NOL MOI JENE NS CEST LA AU SYSTÈME sultat du malfonctionnement de notre système économique i.ed'un côté, la production de biens et services, de l'autre, l'achat ide ces mêmes produits par une ipopuiation donnée.L'examen des diverses conditions écono-i miques qui suscitent un taux Élevé de chômage et de quel-: ques-unes des solutions pour y remédier ,nous convainc qu'il s'agit d'un malaise économique et social ayant des conséquences sur toute la population.Il.lui faut donc réclamer l'application urgente de politiques correctives de ses dirigeants politiques et économiques.Sans qu'on ait pu expliquer précisément le déroulement du phénomène, il arrive que, dans un système économique où aucune force d'ajustement ne s\u2019ex- L'Opération-Alarme et le chômage actuel, la voix de ceux qui subissent les injustices sans avoir les moyens de les dénoncer et de les combattre\u201d.Claude Larivière estime que tout le monde est maintenant exposé au chômage: l'ouvrier sans scolarité, tout comme l\u2019étudiant qui finit son CEGEP.L\u2019an dernier, la grande majorité des diplômés de l'école de papeterie de Trois-Rivières n\u2019ont pas trouvé d'emploi dans leur spécialité au Québec.Bien qu'ils aient lutté contre le chômage et qu'ils aient notamment organisé une marche sur Québec, I'été dernier, ceux qui ont mis sur pied l'opéra- tion-Alarme ne croient pas que le chômage puisse disparaître sans une transformation radicale de la société.FORMER DES COMITÉS.Voilà pourquoi l\u2019Opération- Alame fournit maintenant l\u2019aide technique nécessaire à la formation de comités de citoyens à travers la province et tente d'établir des communications avec les comités de citoyens et les comités d\u2019acton politique déjà formés.Une dizaine de comités ont été mis sur pied à Québec, dont le comité des assistés sociaux du centre-ville de Québec.|! faut également parler d'un comité formé par d'an- ® © 0 erce, producteurs et consomma- \u2018teurs prévoient que l'activité économique diminuera au cours des mois à venir.Ces anticipations provoquent une réduc- .tion des dépenses d'investissement et de consommation, début d'une récession ou d'une crise économique qui durera tant qu'on n'aura pas restauré une certaine confiance dans l'avenir.Un niveau exceptionnel de chômage s'ensuit puisque la production est au ralenti.Un tel chômage suscite par lui- même un nombre accru de sans- travail puisque le pouvoir d'achat des travailleurs privés de leur gagne-pain diminue à un point tel qu'il ralentit encore plus l'économie.Quant au pouvoir de négociation des travailleurs encore en service, il est ciens travailleurs de la George- T.Davie, à Lauzon, d\u2019un comité de citoyens à Stadacona et enfin, des assistées sociales de Duberger.UN SPECTACLE.On a également commencé une action d'animation rurale à Thedford-Mines, avec la collaboration du conseil économique régional.A Saint- \u2018Jean d\u2019lberville, un groupe de jeunes a monté un spectacle sur la société de consommation (\"\u201cShow-Time'\u2019) et se propose maintenant de s'atta- | quer au problème de la réno- | vation urbaine.POUVOIR POPULAIRE.Selon Claude Larivière, I'0- pération-Alarme se propose de fournir l\u2019aide technique aux citoyens défavorisés et de les aider aussi à bâtir un véritable pouvoir populaire au Québec.Un des premiers pas de cette unification des forces sera le rassemblement de tous les comités de citoyens à Montréal, les 5, 6 et 7 décembre.Cette rencontre permettra à tous ceux qui se proposent de faire du travail de base au Québec de prendre contact.il sera notamment question au cours de ce rassemblement des élections qui auront lied en 1970 au Québec.réduit à peu de choses vu le grand nombre de remplaçants disponibles.La crise économique des années 30 et la récession de 1958-1959 appartiennent à cet ordre de bouleversements des économies nationales.Peut-on éviter le retour périodique de ces périodes de chômage chronique?Plusieurs économistes croient qu'on peut se rapprocher d'une croissance économique sans heurts.A plus court terme, le système de taxation des individus et des entreprises peut servir a régulariser et à stimuler l'économie.En faisant varier le degré de taxation, on diminue ou on accroît les sommes servant à l'investissement ou à la consommation.Ainsi en période de croissance accélérée, le plein emploi suscite souvent des hausses de prix (inflation) qui peuvent nuire au maintien de cette croissance.L'augmentation des taxes peut alors réajuster l'économie en diminuant les profits et investissements trop élevés ainsi que la demande de biens et services.A l'inverse, en période de marasme économique et de chômage, la diminution des taxes permettra une reprise des activités en haussant les sommes disponibles pour la consommation et l'investissement.Enfin, une politique de contrôle des prix et -des revenus peut compléter le rôle de la taxation dans une situation particulièrement difficile.LE GOUVERNEMENT AGIT MAL On constate que les gouvernements en place n'utilisent pas ces instruments à leur pleine capacité.Trois facteurs expliquent pourquoi.L'influence du capital privé auprès des gouvernements actuels est telle qu'elle empêche l'intervention directe et limite l'efficacité des pouvoirs de contrôle.Aucun gouvernement n\u2019a encore osé jouer franc jeu avec la population pour expliquer la valeur des instruments de contrôle, taxation et contrôle des prix et revenus.On préfère conserver le capital politique apporté par des promesses irréalistes sur la taxation.~ Ii faut enfin remarquer que les gouvernements n\u2019ont pas toujours appliqué au moment Opportun les remèdes nécessaires.Tandis.qu'une part du chômage origine des fluctuations de la croissance économique, une autre partie, de plus en plus importante, tient au déséquilibre qui surgit entre le genre de main-d'oeuvre nécessaire à la production des biens et services et les connaissances techniques et la localisation des travailleurs disponibles.Ces ajustements et changements fréquents de la structure économique exigent une réadap- HEHEEE @ 8 QUAND 2200 of NOTR TOUR 8 tation et un déplacement de la main-d'oeuvre qui ne suivent pas automatiquement les ajustements et changements en question.Comme le chômage provient des déséquilibres entre la demande et l'offre de main-d'oeuvre, il faut établir un ou des organismes publics chargés de re- Cuelilir les informations sur les emplois et la main-d'oeuvre existants et prévus.Cette cueillette de statistiques favoriserait un meilleur équilibre de l'offre et de la demande puisqu'on connaitrait les tendances du marché très rapidement.LA FAMEUSE MOBILITE Depuis quelques années, les gouvernements tant provincial que fédéral ont établi de tels programmes de mobilité et de recyclage.Cependant, en plus d'une concurrence coûteuse et inutile entre les deux gouvernements (on a en effet des centres de main-d'oeuvre tant provinciaux que fédéraux dont le travail n'est pas coordonné), on n'a pas vraiment cherché à obtenir les renseignements sur la situation réelle et les tendances du marché du travail.Deux conséquences en découlent.D'une part, les programmes de formation professionnelle ne retardent que le moment de chômer puisqu'on préparerait les candidats à des occupations dont on ne sait pas toujours si elles sont recherchées.D'autre part.la prévision des changements qui surviendront dans les besoins de main-d'oeuvre est rendue impraticable par l'absence des mécanismes qui exigeraient des entreprises la communication de renseignements complets, à l'intérieur de certains délais, sur les changements projetés dans la quantité et la composition des em- pioyés.Présentement, on ne peut prévoir les changements à apporter dans la composition de la main-d'oeuvre et on ne peut réglementer l'implantation de changements technologiques qui auraient été jugés valables.Si on n'y prête pas attention, les cas comme celui de la Vic- kers vont se reproduire en grand nombre.INVESTIR D\u2019ABORD.Enfin, il devient impérieux qu'un effort sérieux d'investissement soit réalisé dans les régions où l'industrie est absente.Ces quelques illustrations des origines du chômage montrent bien qu'il est question d'un malaise qui dépend d'abord des soubresauts du système économique et non de la paresse des individus.Le chômage est un phénomène dont la responsabilité n'est pas individuelle mais collective.QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 11A CLL 4 hier i 12A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 L'odeur du \"bill\" 63 flotte dans tous les coins et recoins du Parlement, en ce mercredi soir.C\u2019est une odeur brûlée de fin de régime.Reste à savoir si l\u2019\u201c\u201célite\u201d nouvelle et nationaliste, visiblement bien installée sur les rails du pouvoir, choisira glorieusement mais tout simplement de traduire St.James Street par rue St-Jacques, c\u2019est-a- dire garder le méme genre de pouvoir en ne faisant que le traduire \u201cpour la bonne bouche\u201d.ou bien si elle fera place, vraiment, à tous les genres de Québécois.à la table des décisions de l'Etat.LES CANTIQUES TRAGIQUES Les grands vieux ténors détonnent: Maurice Bellemarre, en vieil ours trop habitué, n\u2019impressionne plus.Le trémolo de son cantique ne fait plus palpiter, même quand il va, pour défendre la \u2018\u2018race\u2019\u2019.jusqu\u2019à sortir de sa manche sans magie une encyclique de feu Jean XXIII et les Ipropos du cru recueillis sur le perron de l\u2019église paroissiale.car \u2018je vais encore à la messe.moi, imagi- nez-vous!, sans hypocrisie a part ca!\u201d Contraste: l\u2019articulation déraisonnable et le verbe nickelé de Jean- Noël Tremblay, renard déjoué.ne \u2018parviennent plus à couvrir la vulgarité profonde de son propos, ni son goût prononcé, commun à tous les gens de droite.pour la prophétie de cataclysmes inélectables dès que quelqu'un a l\u2019air de se refuser à croire à l\u2019immuabilité de l'injustice installée: \u2018que les révolutionnaires sachent, une fois pour toutes, et la leçon de l\u2019histoire est là pour le leur apprendre, que les gens qui sont les premières victimes des révolutions sont toujours les révolutionnaires\u201d.Claude Ryan a qualifié le tout de \u2018diarrhée verbale\u201d.LES NOUVELLES \u201cELITES\u201d Face aux ténors du régime.une opposition a deux paliers: en Chambre, I'\u201c\u2018élite\u201d\u201d montante: instruite.nationaliste, et qui se veut à l\u2019écoute PAR de la jeunesse; dans la rue: les radicaux.instruits et pas instruits, mais politisés, à côté des nationalistes en hausse.L'\u2018\u2019élite\u201d montante est bien représentée à l\u2019Assemblée Nationale.Et ce n'est pas par hasard que l\u2019Opposition la plus connue au \u201cbill\u201d 63.du côté de l\u2019Union Nationale, soit conduite par quatre des sept professeurs du parti: MM.Jérôme Proulx, Antonio Flamand.qui ont voté contre le projet en 2e lecture.MM.Denis Bousquet et Fernand Grenier, qui se sont abstenus.Du côté libéral, un journaliste.Yves Michaud, et bien sûr le chef du Parti Québécois, un journaliste aussi, René Lévesque.Tous ces députés, sauf René Lé- vesque.ont mis les pieds en Chambre, pour la première fois.en 1966.Tous sont sensibles aux remous dans la jeunesse étudiante, celle qui précisément formera les cadres de demain, l'\u2018\u2019élite\u201d qui devient, de jour en jour plus menaçante parce qu'elle a aussi les pieds dans la financière rue St-Jacques et qu\u2019elle votera certainement P.Q.aux prochaines élections.La scission politique qui se fait actuellement \u2014 elle est officielle dans le cas d'Yves Michaud et le sera bientôt dans d'autres cas du côté de l\u2019Union Nationale \u2014 repose donc non pas sur une question économique ou sociale.mais purement sur une question nationaliste: la langue.Cela nous amène tout naturellement à nous demander si la revendication populaire.cristallisée, par exemple.dans les Comités de Citoyens et les Comités ouvriers, trouvera opportunément, à l\u2019occasion de cette crise.des porte-parole en Chambre.Certains d\u2019entre- eux, peut-étre, un jour, étonneront le Québec! C\u2019est a voir.Mais cal.Pour le moment.l'opposition radicale au régime pourri en place, opposition qui dépasse la lutte contre le \u201cbill\u201d 63 dans laquelle elle est aussi engagée.l\u2019opposition dont la question de langue est un aspect, parmi plusieurs autres, tout aussi fondamental, de la question du Québec, demeure dans la 3 \u2018rue\u2019.L'AVENIR Le clivage actuel.ce passage du pouvoir des vieilles élites à de nouvelles élites se marque davantage encore par l'union sacrée de plus en plus évidente des deux vieux partis, l'U.N.et les libéraux.Des désertions se font des deux côtés.Le Parti Québécois, représenté par son seul chef, jusqu\u2019à maintenant.est en Chambre la cible préférée du pouvoir.La crainte du régime.numériquement fort en Chambres'exprime \u2018\u201cbravement\u201d par la haine qu\u2019il manifeste sans pudeur à l\u2019endroit de Lévesque.Les \u2018\u2018vieux\u2019\u2019 font la preuve de l'importance de ce que représente Lévesque par la négation incessante de cette importance, qu\u2019ils crient constamment.La certitude d\u2019être au bon bout du bâton explique seule la patience incroyable dont fait preuve Lévesque.qui se contente généralement de lever les épaules devant les attaques au bull-dozer dont il est l\u2019objet.Le pouvoir.en équilibre instable.décollé de son fauteuil, tombera bientôt.officiellement ou non.dans les mains déjà toutes tendues des nouvelles \u2018\u2018élites\u201d.sous l'oeil très méfiant de \u2018la rue\u201d agitée.Où se branchera cette \u201célite\u201d.ce nouveau pouvoir?Si elle ne fait que traduire en français la St.James Street\u201d, cela ne changera rien à rien et la déception sera grande chez ceux qui nourrissent de grands espoirs, l'injustice et l'insécurité ayant les mêmes effets.en anglais, en français et en espagnol.Le \u201cbill\u201d 63 est une occasion fondamentale de lutte.Il ne faudrait pas que ce soit sans lendemain.Le syndicalisme, qu'on peut difficilement accuser de radicalisme, s\u2019est montré assez méfiant sur cette question linguistique.La C.S.N.laisse voir ses profondes divisions et la F.T.Q.affirme préférer sonder les reins et les coeurs des ouvriers avant de parler.Le syndicalisme devrait pourtant être l\u2019une des assises les plus prometteuses du nationalisme.C'est une histoire, une longue histoire.à suivre.UN DOCUMENT SUR LES LANGUES QUE LE GOUVERNEMENT IGNORE (J.K.) \u2014 \u2018\u2018Faire en sorte qu\u2019à partir de l\u2019automne 1967, les enfants immigrants qui entreront à Pécole en 1ère année primaire bénéficient, s\u2019ils n\u2019optent pas pour l\u2019école française d\u2019un ENSEIGNEMENT' AUTHENTIQUEMENT BILINGUE A PRÉDOMINANCE FRAN- CAISE.À long terme, il faudrait que le gouvernement du Québec envisage \u201cà la lumière de la constitution canadienne et de la pratique suivie dans le reste du Canada, la possibilité d\u2019instituer soit l\u2019école française unique à tous les niveaux, soit au moins un régime public comprenant deux secteurs: Ut! SECTEUR STRICTEMENT FRANCAIS ET UN SECTEUR BILINGUE A DOMINANCE FRANÇAISE\u201d.T Ces deux paragraphes ne sont pas tirés d\u2019un document \u2018\u2018indépendantiste\u201d, mais d\u2019un rapport interministériel daté du 27 janvier 1967, et portant sur \u2018\u2019l\u2019enseignement des langues aux néo- canadiens\u201d.Deux ministères avaient commandé cette étude: l\u2019Education et les Affaires Culturelles.Le rapport a été présenté à la Chambre en 1968, et \u201coublié\u201d depuis.Le \u201cbill\u201d 63 est loin d\u2019être conforme à la politique exprimée dans ce rapport, \u201cdevant la gravité de la situation, en raison de Pimportance démographique et socio-économique croissanie de immigration, compte tenu enfin du droit élémentaire d\u2019une communauté à se défendre, à protéger -et à faire progresser sa langue et sa culture.\u201d Le gouvernement en place, le méme qui avait demandé ce rapport, a préféré, pour des motifs \u201cdivers\u2019, le rejeter dans l\u2019ombre, et voter une loi pour promouvoir l\u2019anglicisation.La seule chose qui soit conforme au rapport interministériel, dans le \u201cbill\u201d 63, c\u2019est le titre: \u201cLoi pour promouvoir l\u2019enseignement du français\u201d.«| co fai un Yv ung re de son l'er seig de rat de ied = Pro siqu gue.de r tre j Pe l'ins bien leur jouv est Ces ses | té q I'Un sa d min sure O1 cout enfa plus tra \u20ac jour ranc D il ét PR ped DROULX ET FLAMAND Un geste historique: deux députés du gouvernement se lèvent en Chambre, affirment qu\u2019ils sont contre la politique linguistique du premier ministre qui est pourtant leur chef, et votent contre le \u201c\u201cbill\u2019\u201d\u2019 63, en 2e lecture.Rappelons qu\u2019en Ze lecture les députés sont appelés à voter sur ensemble du \u201cbill\u201d, sur sa thèse fondamentale.En 3e lecture, les députés sont appelés à étudier le projet de loi article par article, et à voter sur chacun d\u2019eux.En votant contre le projet en 2e lecture, les deux députés Proulx et Flamand votaient donc contre le principe général qui sous-tend le \u201cbill\u201d 63, qui est pourtant l\u2019oeuvre de leur parti.Ca ne s\u2019était jamais vu.Qui sont ces deux députés?Cela vaut la peine d\u2019y voir un peu plus près.JEROME PROULX A HORREUR DES CALCULS POLITIQUES 39 ans; marié et père de 6 enfants; représentant, depuis 1966, la circonscription de St-Jean, où il a défait le libéral Philidor Ouimet et une libérale indépendante, Mme Yvon Dupuis.Origine: né à St-Jérôme, dans une famille de 6 enfants dont le père était contremaître dans un moulin à scie.Etudes et profession: après 4 ans de théologie, quelque temps avant son ordination, il se réoriente dans l'enseignement.Depuis 1957, il enseignait, au Collège Militaire Royal de St-Jean, le français et la littérature.tout en préparant une thèse de doctorat sur \u2018\u2019le sentiment religieux dans le roman canadien du XIXe\".LA POLITIQUE C'est au milieu de son travail de doctorat que Daniel Johnson est venu le chercher.Pourquoi lui?L'U.N.se cherchait des visages nouveaux, représentatifs de la nouvelle génération.Johnson, on s\u2019en souvient.fit à l\u2019époque une razzia chez les enseignants, où il pigea entre autres le ministre Marcel Masse.Peu de temps avant la campagne électorale.Jérôme Proulx était devenu une figure familière et sym- ANTONIO FLAMAND, PLUS CYNIQUE, MESURE LE VENT (\"est un peu le contraire de Proulx.Autant Proulx est fréle physiquement, autant Flamand se targue.lui.d'être en excellente santé, de n'être jamais malade, et de n\u2019ê- tre pas nerveux.Pendant que Proulx faisait de l'insomnie, Flamand devait tres bien dormir, et paraissait d\u2019ailleurs très calme.Ce n\u2019est pas un jouvenceau en politique, même s\u2019il est un peu plus jeune que Proulx.C'est à l'âge de 18 ans qu\u2019il a fait ses premières armes.Il n\u2019est député que depuis 1966, mais il est dans l'Union Nationale depuis 20 ans.Et sa dispute ouverte avec le premier ministre ne l\u2019énerve pas outre mesure.Originaire de St-Honoré de Chi- coutimi.Né dans une famille de 12 enfants.Quand le père meurt, le plus vieux a 17 ans, le dernier naîtra 6 mois plus tard.Le député d\u2019au- jourd\u2019'hui, représentant Rouyn-No- randa, a 14 ans à ce moment.De cette époque jusqu\u2019en 1964, il étudiera et travaillera tour à tour pathique, à cause de ses apparitions à \u201cTous pour un\u2019, oti il avait gagné $5,000.dollars en répondant correctement a des questions portant sur Lincoln et l\u2019histoire des Etats-Unis de 1809 à 1865.Etant tout à la fois jeune, connu et instruit, il devenait une sorte de candidat idéal pour le parti.Les facultés de lettres et de théologie ne forment pas, par définition, des députés.Et on le croit facilement quand, angoissé par les évé- nements actuels, il dit qu\u2019il a horreur des calculs et des intrigues politiques.- Pourquoi avoir accepté d\u2019entrer dans la politique?- C\u2019était l\u2019aventure nouvelle, une vocation, un appel, une espèce de fatum, de destin qui poussent les êtr s.Le théologien et professeur de littérature est visiblement mal à son aise dans le climat actuel.Nerveux à l\u2019extrème, son sens dc l\u2019honneur était atteint, partagé qu\u2019il était entre deux fidélités: être fidèle au parti, ou être fidèle à ses convictions profondes?Pendant 15 jours, il avait préparé un discours désapprouvant le \u201cbill\u201d 63, et qui se terminait par l\u2019annonce de son opposition.Au moment de le prononcer, le premier ministre déclare qu\u2019il apportera quelques amen- ou en même temps.Pour payer ses études, il se retrouvera donc vendeur, infirmier, professeur, draveur.L'UNIVERSITE DE SHERBROOKE Inscrit en droit à l\u2019Université de Sherbrooke, en 1961, il y restera 3 ans.Pour avoir une idée de l\u2019intérêt que Flamand porte à la politique de l\u2019U.N., signalons qu\u2019il était, à Sherbrooke, président de l\u2019Association des Etudiants unionistes de l\u2019Université; secrétaire-trésorier du comité provisoire de réorganisation de l'Association U.N.dans le comté de Sherbrooke.Plus, président de \u201cL\u2019Alerte universitaire\u2019, un mouvement affilié à l\u2019A.J.C; directeur régional de l\u2019A.J.C., pour les Cantons de l\u2019Est, directeur des relations publiques de l'AGEUS et du journal Campws Estrien\u2026 LES ORGANISATIONS Flamand, en 1964, quitte Sherbrooke pour aller enseigner en lle année, à Evain, tout près de Rouyn.dements.Proulx s\u2019inquiète et attaque son discours à l\u2019imparfait \u201cj'avais quelques réserves.\u201d Il est bousculé, interpellé par les vieux routiers de la Chambre, unio- nistes et libéraux, il perd pied et, abrégeant son discours, déclare: \u201cje voterai pour le \u201cbill\u201d.Il sort de la Chambre, bouleversé.Entouré de quelques amis qui lui jettent des regards de mépris, il réfléchit un moment, retourne en Chambre, et profitant d\u2019une attaque de Pierre Laporte à son endroit, se lève et affirme, à la surprise générale, qu\u2019il votera bel et bien \u2018\u201ccontre\u201d\u2019 le projet de loi.Un journaliste commentait: \u2018c\u2019est un geste anti-politique, mais c\u2019est un geste très humain, émouvant.\u201d - Quels ont été les moments les plus mémorables, depuis votre élection?- D'abord la visite de De Gaulle.Je me rappelle le souper, au Parlement.Johnson était d\u2019une habileté consommée.Il y avait Paul Martin, triste, Jean Marchand qui avait l\u2019air enragé et malheureux, Jean Le- sage de mauvaise humeur, et Johnson, en forme, qui faisait des clins d\u2019oeil à Lévesque\u2026 \u201cIl y a eu aussi le \u201cbill\u201d 25, qui forçait le retour en classe des enseignants.Ca m\u2019a rendu très malheureux vis-à-vis de mes confrères Rapidement, Johnson lui confiera l\u2019organisation des structures du parti dans cette région.Choisi candidat du parti au début de 1966, il est élu aux élections du 6 juin, dans le comté Rouyn-Noran- da.DANIEL JOHNSON Deux événements importants, pour lui, depuis la prise du pouvoir: le \u2018\u201cbill\u2019\u2019 25, car il est enseignant, et la mort de Johnson.- Johnson n\u2019était pas séparatiste, mais il n\u2019aurait pas hésité à faire la séparation si jamais elle avait été nécessaire.Il disait: \u2018ne nous forcez pas à faire l\u2019indépendance\u201d.\u201cL'indépendance une fois faite, poursuit Flamand, n\u2019aura plus d\u2019influence sur les investissements.À ce moment-là, ce serait purement une question d\u2019affaires.Le climat d\u2019attente actuel favorise énormément le chantage.Et il est d\u2019autant plus dommageable qu\u2019on semble en avoir peur.On a tellement peur que le climat fasse fuir les investisseurs enseignants.Je crois, d\u2019ailleurs, que les professeurs n\u2019ont pas oublié cette loi.LE \u201cBILL\u201d 63 - Pourquoi, fondamentalement, vous opposez-vous au \u2018bill\u2019 63?- Parce que c\u2019est ouvrir la porte à un phénomène d\u2019anglicisation.Il aurait fallu faire le contraire.En disant cela, je comprends les impératifs économiques pour le Québec Mais il faut quand même en arriver à respecter la liberté individuelle tout en empêchant l\u2019anglicisa- tion des Canadiens-français _ et' tion des Canadiens-français et des Néo-Canadiens.Pour Proulx, cette histoire du \u201cbill\u201d 63 apparaît comme un drame national.Il voit branler sur ses bases l\u2019édifice québécois, i! voit la jeunesse, dont il parle abondamment, refuser l\u2019autorité.Tout en parlant, il se réfère fréquemment à l\u2019histoire et à sa conscience.C\u2019est par fidélité à lui-même, à ses convictions, qu\u2019il a voté contre.Il faut bien avouer qu\u2019il est ra- fraichissant de voir un député se poser des questions de cet ordre, y répondre honnêtement, et refuser les \u2018intrigues et les calculs\u201d.Ce qui ne l'empêche pas, entre temps, de qu\u2019on attache à cela plus d\u2019importance que n\u2019en attachent les investisseurs eux-mêmes.Il y a eu plus d\u2019attentats à la bombe à Toronto, l\u2019an dernier, 33, dans la construction, qu\u2019il y en a eu au Québec.Cette déclaration amenait fatalement la conversation sur l\u2019opportunité ou non de faire l\u2019indépendance du Québec.Mais ça, c\u2019est un sujet encore tabou.Rompu à la politique, calme, Flamand regarde passer les événe- ments.Plus cynique que son collègue Proulx, moins tourmenté, il mesure le vent.Il a déjà vu, de près, passer quelques gouvernements, il essaie maintenant, dans le calme et du haut de la Colline parlementaire, de jauger des courants et de l\u2019évolution des idées et des personnes.Son problème à lui n\u2019est pas moral, il est politique.Vingt ans dans l\u2019Union Nationale, c\u2019est avoir connu Maurice Du- plessis, Sauvé, Barrette, Johnson et Bertrand.C\u2019est peut-être aussi avoir appris jusqu\u2019où on peut aller trop compter le nombre d\u2019individus, par l\u2019intermédiaire d'organismes ou personnellement, qui appuient son attitude, dans son comté.Un professeur n\u2019est pas un banquier et pour lui, un changement politique radical, pourrait signifier la fin d\u2019une carrière politique.Il compte donc, attentivement, tous les appuis qu\u2019il reçoit.C\u2019est le côté politicien réaliste de ce théologien et littéraire, logé depuis 3 ans au Parlement de Qué- bee, et qui en perd parfois le sommeil.loin avant de perdre son calme.C\u2019est aussi avoir appris comment forcer les événements.À la blague, Flamand dit: \u201cje ne pose jamais de gestes gratuits.Et quand jen pose, c\u2019est par distraction! \u2026\u201d PROULX AURAIT DE BONNES CHANCES D'ÉTRE ELU CANDIDAT AU PQ, SAINT-JEAN, par Mathieu Lefeb- vre \u2014 Le député Jérôme Proulx n'est plus un bon cheval pour les organisateurs de l'Union Nationale du comté de St-Jean.Ancien professeur, peu connu dans son comté, c\u2019est à la demande même de Daniel Johnson qu'il a été candidat en 1966.Une fois élu, Il à réussi à se donner un style de député honnête, ce qui a plu à la population, mais souverainement déplu aux vieux routiers de l'Union Nationale, si bien que c'est avec joie qu'on le verrait quitter les rangs e ce parti.Dès le lendemain de son élection, il a refusé de faire du patronage pour ses organisateurs.Par la suite, tout en prenant ses distances de son organisation, il a tenté de dépolitiser le plus possi- pere Re EE TES IA ble les nominations à faire dans son comté.Enfin, 1 a contribué grandement à doter son comté d'un Cegep, d'un nouvel hôpital, d'un bureau du Centre de maln- d'oeuvre du Québec.Tant que Daniel Johnson étalt à la tête du parti, Jérôme Proulx étalt bien vu, on le considérait même comme ministrable.Cependant depuis son opposition au bilt EE a 85, son appui à la candidature de sitions nationalistes lui donne beau- Cardinal et sa dissidence face au biil 63, sa cote de popularité a baissé chez les organisateurs qui ne cachent pas leur désir de le voir expulsé des rangs du parti, si blen qu'aux prochaines élections, 1! est assuré de volr sa candidature rejetée par l'U.N.Par ailleurs, ja franchise qu\u2019il a toujours démontré quant à ses po- 4 ET NN coup d'audience auprès des simples électeurs.Il en va de même de son ouverture auprès de la population avec qui il communique eaucoup.Sa popularité demeurant assez grande et augmentant même, Jérôme Proulx aurait de fortes chances d'être réélu aux prochaines élections, à condition qu'il soit candidat pour le Parti Québécois. una e = LES APPAREILS AUDIT Moins de 25 p.100 de ceux qui pourraient entendre mieux grace à des appareils auditifs utilisent de tels appareils.Quand on sait qu\u2019au Canada seulement, plus de 300,000 personnes souffrent de troubles de l'audition, on réalise le nombre d'individus | qui se privent d\u2019une aide précieuse.Un appareil auditif n\u2019a qu'une utilité: il permet d'augmenter le volume des sons.Il ne faut donc pas en attendre plus qu\u2019il ne peut donner.Comme la surdité LES CAUSES DE LA On ne s'achète pas un appareil auditif de la même manière qu'on se procure un chapeau, c'est-à-dire en se rendant à un magasin, et en trouvant à l'essai celui qui convient le mieux.Un examen spécialisé est préalablement nécessaire, en premier lieu pour déterminer la cause de la perte d'audition.L'ouie est l'un des cinq sens; elle fonctionne sur le même principe que les autres sens, c'est-à-dire que des sensations sont captées par un organe pour être ensuite transformées en électricité qui pourra être relayée au cerveau où s'en fera l'interprétation.Des défaillances peuvent survenir à quatre niveaux: dans \u2019\u2019appareil de perception des stimuli extérieurs, dans celui qui assure la transformation en ondes électriques, dans les nerfs permettant la transmission au cerveau et enfin dans le cerveau lui-même.Une perturbation dans ce système entraînera des effets divers, dont souvent une surdité plus ou moins prononcée, et elle appellera une correction différente selon la cause.L'organe qui sert à capter les sons est l'oreille: le conduit auditif qui permet aux sons de pé- trouve son origine dans des troubles bien divers, dont plusieurs qui n\u2019ont aucun lien avec la capacité -d\u2019entendre les sons, on doit aussi s'attendre à ce que l'emploi des appareils auditifs ne s'applique qu'à certaines catégories de difficultés.SURDITÉ nétrer dans la partie interne de cet organe peut être bouché pour diverses raisons.Le mécanisme de transformation des sons est très fragile, et plusieurs maladies inflammaboires ou d\u2019autres types peuvent l'affecter.Enfin, les cas plus rares mais plus graves sont ceux où le nerf auditif ou même le cerveau souffre d'une atteinte: dans ces cas, les espoirs de guérison sont pratiquement nuls.Plusieurs des maladies des deux premiers niveaux peuvent être chirurgicalement corrigées.Pour les autres, les appareils auditifs offrent souvent une aide appréciable.LES APPAREILS MODERNES Depuis l'époque des cornes évidées que les vieux se mettaient à l'oreille pour tenter de capter une partie du message qu'on voulait leur transmettre, la technologie a considérablement évolué.Graham Bell, I'inventeur du téléphone, a fourni les premières.inventions valables dans ce domaine et sa compagnie a toujours poursuivi attentivement son travail.Essentiellement, les appareils modernes sont de minuscu- ies amplificateurs qui augmentent considérablement le volume des sons arrivant à l'oreille.Quand la difficulté d'une personne lui vient d\u2019une baisse de sensibilité de son appareil de transformation des sons, cette aide est suffisante pour rendre intelligible ce qui ne l'était plus.Les appareils actuellement disponibles sont si petits qu\u2019ils peuvent se porter directement dans l'oreille: au plan esthétique, ils sont donc peu apparents.On les masque même dans des montures de lunettes.Le fait qu'ils soient situés dans l'oreille même permet aussi de conserver la capacité de localiser beaucoup mieux le lieu d'où origine le son, de conserver d'une certaine façon l'orientation dans l'espace.Ceci n'est pas possible avec les appareils qui se portent sur la poitrine, car alors tous les sons n'entrent que par un seui orifice, et ils sont ensuite retransmis dans chaque oreille.L'appareil dans l'oreille même présente un autre avantage.Très souvent, la détérioration de chaque côté n'est pas identique: par exemple à gauche la perte de la capacité d'entendre les sons aigus peut être mieux conservée qu'à droite.À ce moment, tes deux appareils seront ajustés différemment de telle sorte que puissent parvenir au cerveau des messages aussi près que possible de ce qui a été émis.LA SURDITÉ UNILATÉRALE Parce qu'ils réussissent à entendre à peu près tout ce qu\u2019on leur dit, bien des gens qui \u2018sont durs\u201d d'une oreille seulement hésitent à consulter.Ils perdent alors cette capacité d'orientation dans l'espace dont nous avons parlé, la \u2018troisième dimension\u201d', si l'on me permet cette image.UNE BONNE CONSULTATION L'importance d'un bon examen pour le diagnostic a été mentionnée plus haut.L'otorhi- no-laryngologiste est le spécialiste qu'il faut voir; son rôle ne se limite pas seulement à déterminer la cause de la surdité, car à l'aide d\u2019examens spécialisés en audiométrie, il lui est aussi possible de distinguer les secteurs de l'audition qui sont touchés et de prescrire les appareils qui conviegnent pour corriger la perte t'ouvée.Dans quelques cas, surtout chez les personnes qui souffrent de surdité profonde ou datant de plusieurs années, une rééducation à l'audition s'impose.Enfin, il faudrait insister sur la nécessité d'un diagnostic précoce pour ies enfants souffrant de surdité congénitale: trop souvent on attend la période immédiatement avant l'école pour consulter un spécialiste, alors que l'entraînement devrait être initié entre 18 et 30 mois, au moment où l'enfant commence à apprendre à parler, ce qu'il ne fera jamais sans une aide spécialisée, s'il ne peut entendre.ral.> 5 LA VERITE\u201d Q.- J'ai été hospitalisé d'urgence parce que je souffrais d'arythmie cardiaque.Le médecin a diagnostiqué une hy- perthyroidie et il m'a donné des comprimés d'extrait thy- roidien.Pendant quelques mois, tout est allé assez bien, mais par la suite j'ai commencé à me sentir mal à nouveau: chaque fois que je prenais mes comprimés, j'avais dans les heures qui suivent des coups au coeur.J'ai décidé de voir un cardiologue, et il m'a dit que mon coeur était normal, mais qu'à son avis je ne prenais pas les (LE COURRIER J'invite les lecteurs qui ont des questions ou des commentaires sur la santé, la maladie, la médecine, etc.à m'écrire.Pour me faciliter la tâche, voici ce que vous pourriez faire: écrire lisiblement, des lettres courtes et ne contenant qu\u2019une question.Je donnerai la priorité aux sujets d'ordre plus géné- \u201cJE VEUX CONNAÎTRE bons médicaments, puisque les extraits de thyroide s'emploient dans les cas d\u2019une baisse du fonctionnement de cette glande, tandis que pour moi c'est le contraire qui se produit, ma thyrdide fonctionnant trop.Pour me rassurer, je suis allé consulter un endocrinologiste qui après un bon examen m'a dit que ma thyroide n'était pas malade du tout.Je n'y comprends plus rien, et j'aimerais bien savoir la façon d'\u2019enfin connaître la vérité et surtout de retrouver ma santé.S.v.R.- Votre désarroi est parfaitement normal: l'attitude de tous les médecins que vous avez vus est absolument inadmissible.Le premier n\u2019aurait jamais dû entreprendre un traitement avant d'avoir exploré en profondeur votre maladie.Il existe d\u2019excellents moyens pour établir avec certitude une maladie de la glande thyroide, ainsi que pour mesurer le degré d'atteinte et le traitement qui s'imposera.Le métabolisme basal, sur lequel s\u2019est fondé votre médecin pour établir son diagnostic, est un examen qui a très peu de valeurs; quant aux autres analyses, elles doivent se faire avant tout traitement, car une fois que ceux-ci sont commencés, ies résultats de ces analyses sont faussés.Les extraits de glande thy- roide sont des hormones puissantes qu'on n'administre pas à la légère.D'ailleurs, et ici je suis d'accord avec votre cardiologue, si vraiment vous souffrez d'hyper- thyroidie (ce qui irait bien avec votre trouble cardiaque), a ce moment il aurait fallu ralentir votre glande et non la médecin.Le Collège des ve) decins et Chirurgiens peut stimuler comme cela a été le cas.Quant aux deux autres médecins, s\u2019ils n\u2019étaient pas en mesure de faire un diagnostic certain, ils auraient dû vous référer à un spécialiste en médecine interne: on ne se contente pas de donner de vagues impressions à quelqu'un qui est aux prises avec une maladie.Trop souvent, les médecins ont une curieuse façon de procéder, dans des cas où ils doivent reviser des diagnostics de leurs confrères.À cause d'une pseudo-éthique professionnelle, ils veillent davantage aux intérêts de la profession qu\u2019à ceux des patients.Pour ne pas nuire à un confrère, ils hésitent à contredire son diagnostic, et pour ne pas se faire accuser de \u201cvoler\u201d des patients, ils demandent de retourner à son premier médecin, aussi incompétent soit-il.Et pour les pauvres patients, il n\u2019y a actuellement aucun moyen de vérifier les capacités d\u2019un vous dire si tel médecin a passé avec succès ses examens il y a dix, vingt ou trente ans, mais il ne peut vous indiquer si le médecin en question a continué à se tenir à date dans les progrès de la médecine, ou encore s\u2019il fait souvent des erreurs de diagnostic.ll faudrait en arriver à \u2018des examens de contrôle périodiques, mais cela ne semble pas pour demain.Pour le moment, la meilleure façon de procéder est peut- être de trouver un spécialiste qui pratique dans un hôpital universitaire; tout au moins pendant votre séjour vous serez vu par des internes, qui travaillent la plupart du temps fort consciencieusement, et vous avez de bonnes chances que lé médecin qui vous traite doive son poste à l'hôpital à sa compétence.De plus, on ne se permettra pas des diagnostics \"a l\u2019oeil\u201d, mais on verra à les appuyer sur de bons tests de laboratoire.9 14A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 AMÉRIQUE LATINE ET VIETNAM NIXON PREFERE NOYER Le discours du président Richard Nixon sur le Vietnam a été aussi décevant que le plan qu'il avait imaginé quarante-huit heures plus tôt pour l'Amérique latine.Dans les deux cas, le chef de l'Exécutif américain a préféré noyer le poisson et prendre le parti des faux-fuyants plutôt que d'affronter courageusement les problèmes réels.Son \u2018nouveau concept d'association\u2019\u2019 qui doit permettre que des relations de partenaires égaux remplacent dorénavant la prépondérance des Etats-Unis LE POISSON dans les affaires du sous-conti- nent, pèche par excès d'optimisme et par manque de réalisme.Car il est vain de croire que du jour au lendemain l'Amérique latine pourra traiter d'\u2019égal à égal avec les Etats-Unis.Le fossé technologique, économique et culturel est trop grand et le poids des habitudes prises, trop énorme.LA QUESTION ESSENTIELLE _ ll est certes vrai que la fluctua - tion des prix des matières pre- mières est un obstacle majeur au développement des pays du tiers monde et qu'une certaine stabilisation permettrait sans doute de corriger les disparités.Mais le problème est aussi autre.Il est dans le déséquilibre structurel de l'économie des pays d'Amérique latine et dans le réflexe anti-national de ses classes dirigeantes qui préfèrent investir dans les secteurs immédiatement rentables ou qui ne sont le plus souvent que les fondés de pouvoirs de gros intérêts étrangers.équipement.HEH £3 | £ i Le président Nixon a promis de renoncer au systéme des \u2018\u2018crédits liés\u2019 qui font obligation aux pays d'Amérique latine qui reçoivent une aide des Etats- Unis de s'adresser à des fournisseurs américains pour leur Novatrice à première vue, cette mesure est en réalité un leurre, car les Lati- no-Américains n'auront pas la possibilité de s'approvisionner sur d'autres marchés.l'idée d'intervenir auprès des nations industrialisées pour les amener à réduire les obstacles non tarifaires aux produits des pays d'Amérique latine n'est pas, elle non plus, très réaliste.Les pays du marché commun européen ont déjà, par le moyen de l'association avec leurs anciennes colonies, assuré leurs: arrière et peuvent par conséquent résister victorieusement aux pressions américaines.Sur le plan des structures politiques, on peut dire que le programme du président Nixon pour l'Amérique latine se situe en deçà de celui imaginé il y a huit ans par John Fitzgerald Kennedy.Le président assassiné savait que le développement dut sous-continent exigeait comme première nécessité un changement du sous-personnel politique.On peut lui faire grief de I'avoir cherché du côté de certains hommes dont le réformisme social cachait une inaptitude foncière à comprendre les problèmes et les angoisses du sous- prolétariat latino-américain, mais on ne peut lui reprocher d'avoir, tout au moins au niveau d'une certaine analyse, manqué de perspicacité.Raat Ee UNE ABSENCE DE POLITIQUE Sur la question vietnamienne, la déception est encore plus grande.On attendait tellement cette \u201cinitiative américaine\u2019 qui allait faire avancer la cause de la paix, que des observateurs généralement prudents, parlaient de retraits massifs échelonnés sur un an et même d'un gouvernement provisoire dont la présidence pourrait être confiée au général Duong Van Minh.Le président Nixon a balayé d'un revers de main ces \u2018\u2018chi- imères''.Pour lui, des retraits ef- \u2018fectués selon un calendrier fixé, d'avance auraient pour premier effet de renforcer le dispositif vietcong et accentuerait la mainmise du Nord-Vietnam sur le Sud.En somme, rien n'a changé depuis le discours du président Johnson à Baltimore.Il s'agit d'une agression type d'un pays contre un autre et il ne sert à rien de donner des primes a l'agresseur.À un autre égard, on peut même dire que l'allocution du président Nixon constitue un retour en arrière car en bonne logique les bombardements devraient reprendre sur le territoire du Nord-Vietham dans \u2018un délai pas très lointain.Le plan arrêté avec le général Thieu de \u2018'vietnamisation\u2019\u2019 de la guerre et destiné a rassurer l'opinion publique américaine ne pourra tromper personne.Il a été cent fois prouvé que les désertions dans les troupes sud- vietnamiennes ont déjà dépassé la cote d'alerte et que bon nombre des soldats de Thieu passent journellement du côté des guérilleros.avec Roch Denis ENTRE LA FRANCE ET LE QUÉBEC C'EST ENCORE LA LUNE DE MIEL A bien y penser, ce n'est pas tant la récente visite au Québec de M.Jean de Lipkowski qui a retenu l'attention, à Paris, comme au Québec sans doute, mais plutôt son refus de se rendre à Ottawa.L'objet de la visite est vite passé au second plan.C'est sa \u2018\u2018non-visite\u201d si je puis dire, qui a été déterminante.Aussi bien pour les fédéralistes français ou canadiens qui avaient cru au cours des derniers mois à la normalisation des relations (c\u2019est-à-dire a la réconciliation) entre la France et le Canada, que pour les partisans des relations franco- québécoises qui désespéraient en secret.de voir la France renouveler ses manoeuvres spectaculaires.De part et d'autre, on n'a pas manquer de s'étonner.Et s'il en a été ainsi, c'est que, finalement, la confusion a toujours été de règle en matière de relations franco-québécoises.On ne savait pas bien - on ne sait pas encore - ce que Paris et Québec ont derrière la tête, cependant qu'Ottawa, qui lui a les idées claires, du moins en ce domaine, ne se cachait pas pour dire \u2018non et non!\u201d à des relations France-Québec qui seraient exclusives.LA FRANCE A CHOISI Vue de Paris pourtant, la position française paraît moins confuse qu'on voudrait croire généralement.Le gouvernement français, depuis de Gaulle a fait un choix initial: entre Ottawa et Photo Keystone Québec, il donne la priorité sinon l'exclusivité au second et il entend déterminer son action en fonction de ce que Québec souhaite et demande.Une fois fait, ce choix n'a pas été modifié et rien n'indique qu'il le sera.LA DELEGATION DU QUEBEC JUBILE Peut-on même en douter?Les seuls peut-être à ne pas s'être étonnés du refus du secrétaire d'Etat français aux Affaires étrangères de se rendre à Ottawa, sont les fonctionnaires québécois en poste à la Délégation du Québec à Paris.Or ils ont quand même des places de choix pour suivre l'évolution des relations franco-québé- coises.M.Jean de Lipkowski Ceux que j'interrogeais la semaine dernière ne montrent aucune hésitation: le gouvernement français a choisi de donner la priorité au Québec et quoi qu'on en ait dit, il n'est jamais revenu sur ce choix.D'ailleurs, au cours des derniers mois, les relations France-Québec n\u2019ont connu aucun ralentissement, elles se sont même intensifiées comme le prévoyait le Calendrier des échéances.Cela est vrai dans beaucoup de domaines, mais particulièrement en éducation et culture, en technique et en économique.De ce point de vue, les \u2018\u2018experts\u201d qui, souvent en fonction d'une orientation politique particuliere, ont interprété l'arrivée au pou- QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 15A voir de Georges Pompidou comme la fin brutale de la lune de miel franco-québé- coise, ont confondu trop vite le style nouveau des relations avec leur orientation fondamentale qui, elle, n'a pas varié.PRIORITE AU QUEBEC Comment d'ailleurs aurait-elle pu varier?La France a changé de Gouvernement, mais le Gouvernement Chaban-Delmas n'en soutient pas moins les méê- mes intérêts que le Gouvernement Couve de Murville.Il donne la priorité au Québec, pour la préservation et l'émancipation de la langue et de !a culture, mais aussi et surtout pour la promotion des investissements .Le Québec français, c'est à n'en pas douter une excellente porte d'entrée sur le marché nord-américain.Dès lors le premier ministre Trudeau peut réclamer a bon droit de discuter avec Paris des conditions dans lesquelles les ministres français se rendront au Canada.Le gouvernement français ne fera pas objection.Seulement, ne nous trompons pas: Il voudra continuer de fixer avec Québec et avec Québec seul, les conditions dans lesquelles les ministres français se rendront au Québec.Reste au Gouvernement qui siège à Québec d'accepter ou de refuser.Dans toute cette affaire, c'est lui, en fin de compte, qui pose le problème.£ DUBÉ AU RIDEAU-VERT DU THÉÂTRE POUR LES GROSSES MADAMES .J'imagine (ca ne coûte pas cher) que je suis Marcel Dubé, et que la vie m'a mis dans la Prix du cercle du Livre de France \u201cNON, MONSIEUR.\u2019 Un album de cruels souvenirs par Claude Jasmin Ce livre nous repose des petits décadents, suiveurs du \u2018\u2019ca- lembourmaître\u201d Réjean Du- charme.Ce livre a été écrit avec le sang chaud des souvenirs.En face des petits maîtres d'école qui jouent les \u2018'corporatistes\u201d\u201d, en un syndicalisme d\u2019affaires très commercial, ce beau livre ouvrira le noir horizon des temps affreux.Temps affreux où la petite mai- tresse d'école (telle Jovette Bernier) devait se prostituer l\u2019esprit (la plus pénible des prostitutions, nos \"vendus\" d'Ottawa le savent bien) pour gagner le pain quotidien.Pain noir des émoluments de famine que les duplessistes distillaient à la miette à ces \"poé- tes\u201d et'\u2018joueurs de piéno\u201d qu'étaient les gens instruits.Les temps changent! \u201cNon, monsieur .\u201d (1) montre la toute-puissance des \u201ccurés\u201d d'antan, profiteurs éhontés de la pauvreté généralisée, jouisseurs et onanistes- en-presbytére quand ils n\u2019étaient pas les fornicateurs de ces petites pucelles esseulées au fond de la province.Jovette nous parle aussi d\u2019un semblable \"apotre\u2019\u201d\u2019 dans son roman.Comme je regrette l\u2019affabulation, cette croûte pudique, cet inutile masque, ce mince baillon.Madame Bernier, d'un autre âge, n\u2019a pas osé ce qu\u2019une Claire Martin a osé.Madame Bernier, il n\u2019empêche, vient de nous livrer une précieuse \u2018histoire\u2019.On a pu l'entendre (à CBF etailleurs) admettre que \"Non, monsieur\u201d est un récit vécu en grande partie.Elle est amoureuse cette chère et émouvante \"Puce\u201d d'un jeune et beau \"\u2019survenant\u2019, de type indien et gitan.Mystère de cette jeune chair qui va, masochiste, vers ce beau ténébreux, pigeon voyageur et tombeur de filles-de- village.Mystère?Non, pas tant que ça.L'aventure, cruelle et agaçante à la fois, de Puce s'agenouillant devant son beau \"Noé\u2019' (quand son bateau accoste et c\u2019est rare!) est bien le plus clair signe d'une éducation \u201csentimentale\u201d janséniste et répressive.Il reste, par ce magnifique témoignage de Bernier, un grand décor, inconnu des plus jeunes, la fresque encore palpitante d'une jeunesse qui nous a fait mal mais que nous aimons encore malgré tout.On éprouve toujours, en fin de compte, une sorte de pitié, avec le recul de l\u2019âge, et pour les bourreaux et pour les victimes, quand on se penche sur son \"jeune temps\u201d.La foule muette des \"\u2019gaspillés\u201d de la \"grande noirceur\u201d te dira \u201c\u201cmerci\u2019\u201d\u2019 Jovette.Du fond du coeur! (1) \u201cNon, Monsieur.\"Roman de Jo- vette Bernier.Le Cercle du livre de France Montréal.SILT v - DE rer re ss au sale situation d'avoir à écrire une pièce pour le Rideau-Vert et Yvette Brind'Amour.Je pense au répertoire de Boulevard de la troupe, je pense aux grosses madames qui viendront me voir jouer, je me dis que le métier d'auteur dramatique n'est pas drôle tous les jours.Bon.Alors je me mets en rogne, j'écris deux petites piécettes (Avant de t'en aller et Le coup de l'étrier) qui sont du n'importe quoi sauf du Marcel Dubé, et j'envoie ça à Yvette Brind'Amour, en me disant que ce sera bien fait pour elle.Changeons de peau.J'imagine que je suis comédien.On m'offre un rôle dans une pièce de Marcel Dubé.Et puis je découvre que je dois jouer l'homme d'affaires désabusé qui s\u2019enivre et déclare en pleine scène: \u201cSalut, Mao.Salut Ho Chi- minh.et salut toi aussi, mon petit Lévesque\u2019.Ou que je dois jouer le rôle du professeur de littérature \u2018alcoolique, dégénéré et drogué\u201d, qui a fait prendre du LSD à une pauvre petite étudiante pucelle qui est depuis lors \u2018\u201cinternée\u2019'\u2019.Je découvre que je dois jouer dans un machin qui n\u2019a rien à voir avec le Québec d'aujourd'hui (comme si les étudiantes\u2026.avez vous déjà lu le Quartier Latin, Marcel Dubé?), un machin qui ressemble peut- être au Québec vu par une des grosses madames abonnées du Rideau-Vert.Alors je me dis à mon tour que le métier de co- -médien n\u2019est pas drôle tous les \u2018jours, je me mets en rogne, et je joue Marcel Dubé avec un petit accent \u2018\u2018francais international\u2019 qui ne se parle nulle part sauf dans les écoles de diction, je fais des gestes comme au conservatoire, je me dis que, puisque Marcel Dubé m'a fait ce coup-là, c'est bien fait pour lui.DÉSOLANT MAIS BEN L'FUN Je m'étais juré de ne jamais utiliser cette chronique à \u2018\u2018descendre\u2019 quoi que ce soit.Je me.que ce prends le lecteur trop au sérieux pour lui parler de ce qui n\u2019en vaut pas la peine.Mais justement, on ne descend pas comme ça Marcel Dubé: l'homme qui a tant contribué à ramener ici le théâtre d'ici en a vu d\u2019autres, il peut bien se payer une mauvaise piece de temps a autre.Mé- me deux.Ce qui m'a surpris, c'est que je suis sorti du Rideau-Vert de fort bonne humeur.Parce que j'y avais vu une éloquente démonstration: en faisant du théâtre qui nie la langue, le souffle et le geste québécois, même Marcel Dubé produit une chose qui ressemble aux désuètes scéances actées des salles paroissiales.C'est une preuve par l'absurde.Après Zone, après Florence, après tant d'oeuvres où Dubé nous parlait d'homme à hom- \u201ccoup de l'étrier\u201d\u201d soit le dernier, et que Marcel Du- bé nous donne vite une oeuvre revenue sur terre québécoise, gueule de bois ou non.À LA COMÉDIE-CANADIENNE LAF RANCHE _ tn ree etage pagina rr pg a ae - c .- TN.Avec un \u201cphysique\u201d plutôt pauvre - vraiment ces quatre grands garçons sont très laids - avec des moyens qui frisent souvent l'amateurisme, sans grande technique d'expression - ils font même encore très \u2018\u2018revue de carabins\u2019\u2019 \u2014 ce groupe bien connu réussit à faire rire une salle entière à intervalles réguliers: un éclat de rire à la minute.C'est fort! Et pourtant, les temps sont inquiétants! C\u2019est sans doute la raison, justement, qui va amener les gens à la \u2018Comédie\u2019, en face de la Place des arts: le besoin de rire de nos angoisses est omniprésent.|! faut bien dire que ces jeunes chansonniers manient la cruauté non seule- -ment de façon masochiste - en tirant sur nos us et coutumes - mais aussi en exploitant avec une démagogie absolument claire et délirante les instincts secrets des Canadiens français.Ainsi les nombreux dards empoisonnés sur la bonne vieille cible des émigrants.Pour faire rire le badaud, le \u2018\u2018cynique\u2019 ne reculera pas devant la flatterie la plus grosse jouant méme le jeu des réactionnaires de droite.C'est le grand Dubois et ses dons d'imitateur qui est le héros de la soirée.En général, c'est un feu roulant de gags, parfois visuels, la plupart sans accessoires et, bien entendu, nos infirmités défilent en rangs serrés, par exemple, l'homosexualité (qui n'est ni un crime depuis \u201comnibus\u201d, ni unr péché mortel mais une infirmité) est un des plats de prédilection du groupe.Radio-Canada, selon le cliché populaire et sans doute avec fondement, sur ce chapitre, prend la tête du peloton.Et le rire le plus gras se déchaîne.Et puis il y a encore pas mal \u2018\u2018d'anticléricalite\u2019.Cela fonctionne moins bien qu'avant et ils en abusent moins.Marc Laurendeau y perd des plumes.Comme \u2018dans l'Europe\u201d, nos chansonniers se centrent maintenant sur les politiciens.L'Union nationale (le pouvoir actuel) et son \u201cbill sixty-three\" font se décocher les cruautés verbales les mieux appréciées de la salle.L'\u2018\u2018opposition\u201d au régime est resplendissante de santé rue Sainte-Catherine, ouest! Bref, encore un succès boeuf! En première partie, quelques jeunes gens nous montrent, non sans talent, qu'ils descendent de la lignée Charlebois: la Nouvelle Frontière\u201d.CJ.SRNR HOROSCOPE de Drascovic: LA PARESSE QUI MENE A LA CAT A 32 ans, le Yougoslave Boro Drascovic a réalisé un premier film qui sera présenté a la Cinémathèque Canadienne à la fin de novembre, HOROSCOPE.Il m'en parle objectivement, je veux dire qu'il ne se croit pas du génie parce que seuls les imbéciles et quelques obscurs Québécois se croient du génie au moment ou Orson Weiles tourne FALSTAFF et George Dunning YELLOW SUBMARINE: \u201cMes personnages sont des jeunes que rien ne passionne\u201d, observe par exemple Drascovic d\u2019une voix calme où je devine un peu de tristesse.\u201cDes jeunes qui ne vivent pas, qui se laissent vivre au contraire.Des adolescents qui ont accoutumé de se coucher à la renverse sur une table, la poitrine offerte au soleil, des fainéants: c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je les compare sans cesse à des tortues car les tortues sont incapables de se redresser dès qu'elles tombent sur le dos.HOROSCOPE, c\u2019est en définitive comment la paresse mène à la catastrophe.Se désintéresser des plus brûlantes questions de l'heure, ignorer la lutte des classes, sauter à pieds joints par-dessus la politique, autant d'erreurs que je réprouve, autant d\u2019attitudes que je condamne.Mes personnages, mais bien sûr que je les déteste! Je les déteste comme je me suis détesté moi-même avant de créer quelque chose, avant de faire ce film.Pas moyen de s\u2019y tromper: il faut agir et de toute urgence, et bâtir un monde meilleur\u201d.Drascovic, s'il préfère le cinéma, n'entend pas se limiter à ce langage pour communiquer au voisin ses idées, ses espoirs, son Rève.La radio, la télévision et le théâtre où il a déjà mis en scène certaines pièces d'Ibsen, d'lo- £ Dragan Nikolic dans Horoscope i La fille du peintre Zuko Dzumbur, qui a écrit le scénario d\u2019HOROSCOPE avec Boro Drascovic, fait dans ce film une mémorable apparition.nesco et de Gogol, sont des médiums qu'il utilise fréquemment dans le seul but d'atteindre le seul public réel, qui n'est pas la foule grosse de mille sottises en- La loi du BOX \u2018OFFICE L\u2019ART, ASTROPHE AEE PE tretenues par mille démagogues mais l'homme optimiste que ces démagogues exaspèrent.A.B.C\u2019EST DU COMMERCE Au Capitol, 2,000 billets doivent être vendus du jeudi au samedi soir pour qu'un film demeure à l'affiche le vendredi suivant: c'est la loi du box-office, cette loi implacable qui transforme chaque spectateur en acheteur et toutes les oeuvres en marchandise.Quand elle frappe THE GIPSY MOTHS de John Frankenheimer, bientôt relégué aux oubliettes après une semaine de représen- tations, cette loi me révolte contre le capitalisme qui fait de l'art\u201d un commerce, rien de plus.Un commerce où n'importe quelle putain, parce qu'elle lève la patte, accroche davantage que l'honnête femme.Un commerce dont profitent Monsieur Bo, le sinistre Ahlberg et des centaines de montreurs de fesses pouilleux.Non vraiment, John Fran- :ikenheimer n'a pas sa place dans ce bordel, ni THE GIPSY MOTHS parce que trop peu de gens s'intéressent encore aux parachutis- ites autour de qui gravite l\u2019action du film.Qui sait lire des poé- mes dans les sauts que ces para- \u2018chutistes effectuent dans I'espa- ice?Qui regarde en l'air et non pas le postérieur de la personne qui marche devant, l'oeil vissé Isur l\u2019arrière-train de la personne qui précède?THE GIPSY MOTHS, une merveille jetée aux ordures.LES FILMS EN UN CLIN D'ŒIL LEFEBVRE à l'Élysée Si vous n'allez pas revoir \u201cZ\u201d ou \u201cJe suis curieuse\u201d, beaux comme deux mamelles bien faites, allez donc a V'Elysée où prennent l'affiche le 14 \"Mon amie Pierrette'et'la Chambre blanche\u201d réalisés par Jean-Pierre Lefebvre.Personnellement, j'ai iongtemps douté de Jean-Pierre Lefebvre parce qu'une bande de zélés me le décrivaient comme un phénix alors qu\u2019ils n'avaient absolument rien eux-mêmes, ces petits bourgeois détestables, de ce magnifique oiseau prodige.Mais je ne doute plus de Jean-Pierre Lefebvre désormais que j'ai appris à mieux !e connaître, depuis \u2018'Jusqu'au coeur\u201d: sans lui, notre cinéma québécois ne subsisterait que par Gilles Carle et une demi-douzaine d\u2019autres dont j'oublie les noms.lis me reviennent à l'esprit: Michel Brault, Gilles Groulx, Arthur Lamothe, Werner Nold, Bernard Gosselin, Claude Fournier, Marcel Carrière, Denis Arcand, Pierre Perrault, Denis Héroux et trois ou quatre encore.Je suis curieuse Au Saint-Denis, Donald Lautrec dans un truc qui s'intitule \u2018le Diable aime les bijoux\u201d.Je ne sais pas ce que ça vaut, ce film-là dont le titre m\u2019enquiquine, et Lautrec, même chaud, me laisse bien froid.Chez Famous Players, quelques nouveautés: un \u2018De Sade\u201d avec Keir Dullea pour vedette, f\u2019anqué de la plantureuse Santa Berger et de Lilli Palmer (ma foi, ne me dis pas non).Ce \"De Sade\u201d, à l'affiche du Loew's, me déplait moins que \"Young Billy Young\" et \"Goodbye Mr.Chips\u2019 présentés au Capitol et au Westmount Square, des salles pour anglophones.C'est pire que le bill 63: même pas de sous-titres français! | Robert Mitchum et Angie Dickinson se donnant la réplique dans \u2018Young Billy Young\u201d présenté au Capitol.Gilbert Maggi, professeur de littérature au CEGEP du Vieux-Montréal, me vante sans arrêt les mérites du dernier Claude Berri, \"le Mariage ou Mazel Tov\".A tel point que ces éloges, a la longue, paraissent suspects.\u2018A la Cinémathèque cette semaine: \"les Petites marguerites\u201d de Vera Chytilova, mercredi le 12 à 19 heures 30, et le début d\u2019une rétrospective consacrée à Humphrey Bogart: \"Angels with Dirty Faces\u201d (jeudi le 13 à 20 heures), \"Big City Blues\u201d et \u201cThree on a Match\u201d (le 14 à 19 heures 30 et à 21 heures 30).QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 17A 3 - law Je.Jann LES HYPOCRITES DENONCES PAR LE MINISTERE DU TRAVAIL | DU CANADA C\u2019était dans les journaux, il y a peu.On voyait cing personnes, une photo conventionnelle à l'éclairage théâtral.On pouvait lire au-dessus: \u201cSi vous trouvez cinq raisons de ne pas les embaucher, un seul qualificatif vous convient: hypocrite!\u201d Et hop! Le tour est joué.Or la plupart des lecteurs sont des \u201c\u2018embauchés\u2019\u2019, l'annonce d'Ottawa s'adresse évidemment aux patrons.Pourquoi alors ne pas la publier dans les revues des financiers, des industriels, dans la revue \u201cCommerce\u201d par exemple (où, incidemment, devraient s'annoncer tous les artistes de nos galeries d'art, ces pieux commerces pour élites de nantis)?Attendez encore, dans la fameuse annonce, on voit clairement un Noir, un Israélite (probable car il porte calote et nez aquilin-cliché), un Indien, une.femme\u2019 (car, ony parle de ce racisme courant envers les \u2018femmes\u2019 au travail).Et le cinquième personnage?Ah b'\u2019en là, c'est moins clair! Tiens, tiens! Serait-ce un \u201cfrog\u2019, un de ces \u201cfrench pea soup\u2019?Nous-au- tres?ça se peut! Voilà donc une forme niaise et désagréable de fausse bataille! C\u2019est presque du racisme à l\u2019envers! Le problè- DES MILLIARDS ll aura donc fallu ce sinistre \u201cbill sixty-three\u201d pour voir clair.Maintenant, on sait de quel côté logent tous ces \u2018\u2019nationaleux-à- papa\u2019, tous ces 'notaires-a- patentes\u201d.Les Pierre Laporte, ils étaient nombreux dans ce genre \u2018\u2018action nationale\u201d, montrent leurs vraies couleurs! La comédie se termine! Le peuple est dans la rue, représenté comme il se doit par ceux qui sont plus libres que les travailleurs enchainés et tenus en laisse par le \u201cterrorisme économique\u2019 des gens nantis.|| faudra que les odieux défenseurs du français, les marionnettes à la Jean-Noël Tremblay, jettent bas leurs masques pourris.Que l'on ne vienne plus nous emmerder avec des beaux projets culturels, des grands discours pontifiants sur l'épanouissement du français.L'hypocrisie de Jean-Guy Cardinal est lamentable.Nous crachons un milliard de \u2018nos dollars de contribuables\u201d pour l'éducation en français chaque année et c'est pure perte puisque les \u2018cliques-à-caisses-électo- rales-secrètes\u2019\u2019 nous ont vendus ou vont.de nouveau.nous tra- Les émissions jeunesse à Radio Canada LESPLUS JEUNES D'ABORD La télévision d'Etat compte vingt-deux émissions jeunesse à son horaire.On remarque que la plupart sont consacrées aux plus jeunes, tel que \u2018\u2018Monsieur Surprise\u2019, \u2018\u2019Bobino\u2019\u2019, \u201cLa Souris Verte\u2019 et quatorze autres, tandis que l\u2019on ne compte que quatre émissions consacrées aux adolescents: \u2018\u2018Atomes et Galaxies\u2019, \u2018Plein feu l\u2019Aventure\u2019\u2019, \u2018\u2019Faisons du ski'\u2019 et \u2018\u2019Donald Lautrec Chaud''.Les deux dernières touchant les variétés jeunesse, on peut constater que les jeunes adultes ne sont pour ainsi dire pas concernés par les émissions \u2018\u2019jeunesse\u2019\u2019 Devant vant cet état de fait, nous avons posé quelques questions à M.Claude Caron, directeur de ces émissions.\u2014 Nous devons d\u2019abord mettre en angle les émissions enfantines\u2019, telle est sa première réponse.18A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 me du chômage au Canada et - singulièrement - au Québec ne doit pas être mêlé avec le brûlant sujet des émigrants.Au fond cette annonce de M.Bryce Mac- kasey devait être rédigée en anglais à l'origine.La traduction en est cocasse: serions-nous des employeurs?Et puis, serions- nous aussi des racistes?Les patrons anglophones, les WASP, devraient être insultés par cette annonce! On les soupçonne de ségrégation! Voyons! La commission Gagnon-Dunton n\u2019aurait pas menti?Les francophones seraient au bout de la queue?Avec les Italiens, oui.A L\u2019EAU hir au moindre signe de mauvaise humeur d'une poignée de puissants \u2018\u2018financiers-de-vieux- partis\u201d! Au moment où j'écris ces lignes le sort de cet ignoble \u201cprojet-de-loi-Bertrand-Cardi- nal\" se joue.Qu'il passe ou non, le verdict populaire restera le méme.Nos élus, en grande majorité, sont de sinistres manipulés.Jeunes patriotes, ne gaspillez pas votre salive a arroser les mines patibulaires-des marionnettes du \u2018vrai pouvoir\u201d, utilisez votre énergie à décoloniser les travailleurs mal informés.Urgent! cs A l'heure où les jeunes prennent une importance croissante dans la société on peut se demander pourquoi, ayant créé une émission de variétés pour les jeunes, on ne créerait pas dans cette veine une émission d'affaires publiques concernant essentiellement lés jeunes adultes.\u2014 Nous considérons les jeunes de 15 ans comme des adultes, d'ajouter M.Claude Caron.Îls manquent encore de jugement, mais ils ont en moyenne le même bagage que l'adulte.Donc, pour être informés, on considère qu'ils peuvent regarder les émissions d\u2019affaires publiques telles que Format 30 et Format 60.Si vous trouvez cing raisons de ne pas les embaucher, un seul qu nalificatif vous coment.Hypocrite! Même si vous n'avez qu'une seule raison de refuser d'embaucher dans six mois ou cinq ans, mais dès maintenant! Tout de suite! Im- ces gens-là .vous êtes quand médiatement! Des méthodes d\u2019em- même un hypocrite.ploi aussi injustes peuvent détruire Et nous croyons que la plupart l'âme d\u2019un peuple.Elles peuvent des Canadiens trouvent une tel également détruire son économie.attitude tout à fait inacceptable.Le ministère du Travail est vraiment préoccupé par les cas de distinctions injustes dans l'emploi.Etil s\u2019en produit chaque jour.Un tel n\u2019est pas embauché tout simplement à cause de la couleur de sa peau.On refuse d\u2019employer tel autre à cause de sa religion, ou de sa race, ou de son origine ethnique.Ce qui est tout aussi inacceptable, c\u2019est que l'hypocrisie incombe à cha Canudie: La responsabiité de combattre n.Dans votre vie Eu tous les jours, vous pouvez faire plus que toutes les mesures législatives imaginables.C\u2019est que rien ne bouge ni ne peut bouger si les gens ne bougent pas.Votre action, vos interventions personnelles et l\u201d exemple que vous donnez à vos cafants, ce sont là vraiment les choses qui - les femmes qui font partie de notre comptent main-d'oeuvre sont souvent traitées Nous le aurons quand nous comme des ensployées de seconde serons guéris de l'hypocrisie.classe.Dans bien des cas, on leur Chacun de vous oe alors donne un salaire inférieur i celui des hommes alors qu'elles funt le même travail.Ou encore, on leur refuse de l'avancement à cause de leur sexe.S'il y a des mises à pied, elles sont ler premières qu\u2019on remercie même si Ses ont plus d'ancienneté.Cette attitude doit changer.Pas cinq personnes.; C'est là l\u2019une de nos ruisons \u2018être! regarder cette photo et n\u2019y voir que = Hon.Bryce Mackasey, Ministre J.D.Love, Sous-Ministre EL, inertie Cond Mare Favreau dans le rôle de M.Sol à l\u2019émission \u2018\u2018La boîte à surprises\u201d.Les sujets proposés, même s'ils peuvent les concerner, ne les touchent pas personnellement étant donnée la façon de les traiter.\u2014 En fait, nous pensons actuellement à un magazine pour les jeunes, mais nous avons eu jusqu\u2019à présent l'impossibilité technique et budgétaire de réaliser notre projet.D'autre part, dans ce genre d'émission, nous dépendons des affaires publiques, dont nous ne pouvons reprendre les sujets, même si nous les traitons différemment.Ainsi, l'année dernière nous avions préparé une émission sur la drogue, le sujet étant passé \u2018entre-temps aux affaires publiques, nous n'avons pu réaliser le dossier.LE 10 VOUS INFORME Au cours d'une assemblée qui réunissait les professeurs de l\u2019université de Montréal cette semaine afin de discuter du projet de loi 63, on notait la présence des camé- ramen du canal 10.Ceux de Radio-Canada brillaient par leur absence.Ah, ces histoi- resdeclé.A surveiller cette semaine aux Beaux Dimanches LA CRECELLE de Charles Dyer On n'a plus les artistes qu'on avait, me disait ma voisine au sortir de l'atelier de Claude Thé- berge.Ma voisine a un côté \u2018fleur bleue\u2019, elle réve encore à l'artiste isolé, travailleur solitaire, prisonnier de quatre murs lézardés, le cheveu long, l\u2019oeil inspiré.vous connaissez les clichés.Je comprends sa surprise.L'atelier de Théberge, c'est un autre monde.Harmonie dans le choix des couleurs, tapis, fauteuils profonds, gigantesques photographies, constituent l'environnement des murales suspendues aux murs, petites répliques pour la décoration intérieure de celles, immenses, qui environnent notre paysage urbain.L'ARTISTE, TÉMOIN DE SON TEMPS \u201cL'artiste est témoin de son temps, de dire Théberge.Aujour- d'hui, il doit faire descendre l\u2019art dans la rue: l'art doit appartenir à tout le monde.À l\u2019heure de la contestation, il est impensable de le croire réservé à une minorité.Chacun a le droit de voir du Beau dans la vie de tous les jours\u201d.Le Beau, il est fait à l'atelier, avec la collaboration d'une dizaine d'artistes et artisans.Sculpteurs, graphistes, coloristes, \u2018\u2018designer\u2019, décorateurs, architectes d'intérieur maitres- verriers.y travaillent la céramique.l'acier émaillé, le bé- ton - matière brute qui permet davantage de \u2018\u2018participer\u2019\u2019 à la construction - ainsi que les unités modulaires qui composent la façade des immeubles.Bret, on fait de l'esthétisme industriel, sans oublier la sacro-sainte recherche, sur divers matériaux, tels que le polystérilène, le plastique, le plexiglass: on pense à l'avenir et au rôle de l'artiste dans la construction des cités de demain.L\u2019ARCHITECTE REPENSE SA CONDITION Cette participation de l'artiste à l'environnement urbain, n\u2019a pu évidemment se réaliser sur l'étroite collaboration des architectes, qui, depuis une dizaine d'années, repensent eux-mêmes sans cesse leur condition.Ils ont nettement pris conscience de l'utilité que pouvait leur apporter l'artiste dans la solution des problèmes d'ordre esthétique.Parmi tous les pays visités par Théberge, il faut souligner la Finlande où il prit conscience du rô- le fantastique de l'utilisation de béton en architecture, matériau ANNIE BERGERON qui, selon certaines écoles de Ches sur la couleur.Un premier pensée, demeure la solution de Congrès international de la Cou- l'avenir.Sa souplesse, l'audace leur s'est d'ailleurs tenu cette qu'il autorise, nous permettent année a Stockholm.Au Québec, de le croire.il s'agit peut-être d'un précé- dent, les autorités gouvernementales ont confié à Claude Théberge et à son équipe d'environnement, le soin de l'aménagement intérieur de l'hôpital Dans quelle mesure l'artiste Général de Thetford-Mines.Ce coliaborant avec l'architecte travail s'effectue encore en n'est-il pas limité dans sa créa- étroite collaboration avec les tion?\u201cIl n'est pas limité, répond architectes du projet.Théberge, dans la mesure où il \u201cPour un artiste, se voir con- sait s'intégrer à l'équipe de pro- fier la responsabilité conjointe fessiornels - architectes, ingé- du coloris intérieur d\u2019un hôpital, nieurs et autres - qui constituent n'est-ce pas là le meilleur exem- le noyau essentiel de tout com- ple de l'intégration de l'Art à plexe architectural\u201d.Quant à l'artiste, il se doit d'acquérir des L'ARTISTE: DES NOTIONS TECHNIQUES pair Elaborant davantage, Théberge ira jusqu'à affirmer, toujours dans le sens d'une socialisation plus poussée de l'Art, que \"les meilleures oeuvres des artistes québécois devraient être reproduites à l'architecture?\u201d des milliers d\u2019exemplaires\u2019.L'ARTISTE, MEDECIN DE L'HUMEUR A l'hôpital de Thetford-Mines, la couleur jouera un double rô- le.Tout d'abord, il sera tenu compte évidemment de l'effet psychologique de celle-ci sur l'individu \u2014 chaque département étant traité dans cette CLAUDE THÉBERGE, MURALISTE L\u2019ARTISTE MÉDECIN DE L\u2019HUMEUR optique \u2014 mais la couleur agi .ra aussi comme signalisation.Ainsi, le patient ou le visiteur subira un environnement créé pour lui et pour ses besoins.A l'heure du néon, à l'heure où les rues sont fardées de publicité, de boutiques et de filles bariolées, à l'heure de l'anarchie chromatique ou de l'absence de couleur, l'artiste se fait médecin de l'humeur pour soigner la mélancolie des passants.et des patients.Ainsi, avec l'aide de l'artiste, pourrons-nous faire nôtres ces mots d'Alphonse Allais agonisant: \u201cEn somme, docteur, je meurs guéri\".notions techniques, pour se sensibiliser au domaine architectural, ceci laissant aussi sous-entendre, à la discipline du chantier.C'est ainsi que depuis quelque temps l'intrusion d\u2019un \u201cmonstre chevelu\u201d dans un chantier de construction, prête de moins en moins au sourire ironique\u2026 POUR UN ART COMMERCIAL?Pour encourager ces recherches, le Conseil des Arts du Canada et le ministère des Affaires Culturelles du Québec ont accordé des subventions à cet atelier, reconnaissant ainsi la nécessité de fondre l'Art à un art: l'architecture.Cet art, à la portée de tous, ne comporte-t-il pas des risques de commercialisation?\u201cll n'y a rien de scandaleux au contraire, de répondre Théberge, dans le fait de reproduire en usine plusieurs exemplaires de sculptures mobiles ou démontables, à l'usage des enfants dans les maternelles.nous sommes loin de I'ob- jetd\u2019art unique, dont seuls jouissent ceux qui ont la possibilité financière de se les offrir.Nous sommes environnés, participons à l\u2019environnement\u201d.DES COULEURS POUR ÉGAYER LES HÔPITAUX L'environnement, ce n'est pas seulement la sculpture, la murale, la peinture, c'est aussi la couleur.Témoin, cet industriel rela- .tant cette anecdote: \"Lorsque mon usine a commencé à fonctionner, disait-il, les murs étaient sans enduit, les poutres à l\u2019état brut et les ouvrières chantaient.Depuis que tout est beau et repeint, l'atmosphère est sinistre\u201d .Plus tard, une coloration adéquate fit renaitre les vocalises au au rythme des machines.Imitant en cela les U.S.A., la Grande-Bretagne, la Suède, la Hollande et même l'URSS.ont créé des centres de recher- REGARDEZ BIEN REGARDEZ RADIO-CANADA AU CANAL 2 récital à zoom dimanche, 19 h 30 QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 19A VE + dote ae rma te eat SO Mh be Te TB ESS aa = = - gt a, Se Re ra te ty S 5 \u2014 \u2014-\u2014 End \u2014\u20140| \u201cage CE == NS pr) = See - FES mr \\ L Ve | ) À Ka \\ = 4 N [2 ER | | NS NN ed : Wa Pt \u20ac 111 A.de Ja ° métal dire ey $ © Nf = res =) A EN ND) fl LA) dl Cs a 4 il ps CD | ad] \\ = © 3 Le [of Peer E IN i; I» / L | ee) aga.NS Wp > ~ \\) AY A Nes SA nen 20A / QUÉBEC-PRESSE 9 NOVEMBRE 1969 EE a db PAR GÉRARD ST- DENIS Le mouvement Desjardins UN GÉANT QUI S'IGNORE SSS, eg, | een Rr + te * Canag, [a ther El tne Parmi les institutions québécoises, il n'en existe pas qui ont trouvé racine auprès de tant d'adhérents; c'est pourtant le cas des huit institutions du Mouvement Desjardins.Deux millions, 700,000 membres sont co-propriétaires de ces différentes institutions.Issu des Caisses populaires et afin de répondre aux besoins de la collectivité québécoise, le Mouvement a acquis ou mis sur pied toute une gamme d'entreprises: secteur épargne et crédit, les Caisses populaires Desjardins; secteur d'assurances, la Société d'assurance des Caisses populaires, l'Assurance-vie Desjardins, la Sécurité compagnie d'assurances générales du Canada, la Sauvegarde compagnie d'assurance sur la vie; secteur financier: la Société de fi- ducie du Québec et l'Association coopérative Desjardins et secteur de l'éducation: l\u2019Insti- titut coopératif Desjardins.Les deux milliards d'actif de ces huit entreprises représentent pour les Québécois beaucoup d'espoir dans l'acheminement vers une libération économique des nôtres.|| reste beaucoup à faire et nombreux sont ceux qui comptent sur l\u2019action énergique, dynamique et surtout novatrice du Mouvement Desjardins.On annonce des changements prochains aux lois permettant ainsi à ces institutions de mieux jouer le rôle qu'on attend d'elles.C'est au législateur maintenant d'agir.Enfin l'acquisition par le Mouvement Desjardins \u2014 c'est-à- dire les dix Unions régionales \u2014 des parts majoritaires de la Banque d'économie du Québec et leur intention d'en faire une banque à charte fédérale, Banque populaire, ouvrent des hori- ZOns nouveaux.issu d'une volonté commune de libération économique, le Mouvement Desjardins est profondément enraciné dans les milieux populaires.Comme le dit si bien le président du Conseil de la coopération du Québec, M.Alfred Rouleau, \u2018\u2019notre mouvement n'a pas été fondé par des millionnaires, c'est une masse de petits épargnants qui ont fait de notre Mouvement ce qu\u2019il en est aujourd\u2019hui.Bâti par la collectivité pour la collectivité.\u2018 Le Mouvement Desjardins est conscient des défis nouveaux auxquels il a à faire face.|! entend continuer à servir le mieux possible les intérêts des classes populaires au Québec.L'institut coopératif Desjardins CINQ Il y a quelque temps paraissait sous les auspices de l'Institut coopératif Desjardins un Volume qui fait le point sur les cinq premières années d'existence de l'Institut coopératif Desjardins(1).Cette réflexion intéressera tous ceux qui oeuvrent dans le domaine de l'éducation des aduites ou qui ont quelques intérêts dans le secteur coopératif.Le chapitre d'introduction, sous la plume de M.Gérard Barbin, décrit très bien les objectifs que poursuit l\u2019Institut coopératif Desjardins.M.François Leclerc réfléchit sur la formation à la gestion et à l\u2019action collective tandis que le rôle de l'Institut coopératif Desjardins dans le mouvement coopératif Desjardins dans le mouvement coopératif est abor- ANS APRÈS dé avec beaucoup d'à-propos par Marcel Landry.Si vous vous intéressez à la démarche opérationnelle de l'institut, l'article de Michel Doray vous apportera un éclairage intéressant.Pour sa part, Robert Laroche vous invite à une hypothèse de travail, qui mérite d'être lue.Enfin, Jean-Louis Rioux nous décrit le rôle de la documentation dans un centre résidentiel d'éducation des adultes.Un livre fort intéressant qu'on peut obtenir au coût de $2.00 a l\u2019Institut coopératif Desjardins, avenue des Commandeurs, Lé- vis, P.Q.(1) \u2014 En collaboration: Gérard Barbin, François Leclerc, Marcel Landry.Michel Doray, Robert Laroche et Jean-Louis Roux.Lundi soir le 17 novembre, a 16:00 hres, aura lieu la remise des diplômes aux étudiants de langue française qui ont suivi l\u2019an dernier le cours de coopération du professeur George Davidovic.Le professeur Davidovic nous informe que pour l'année DES COURS DE COOPÉRATION en cours il y a environ 55 étudiants qui suivent régulièrement son cours.Ceci nous apparaît être une manifestation tangible de l'intérêt que l'on porte de plus en plus à la formule coopérative comme instrument de développement économique.co- OF L\u2019é sconomie coopérative en marche LE MOUVEMENT COOPÉRATIF DE LA CONSOMMATION DU QUEBEC Présente x SÛN ASSOCIATION DE CONSOMMATION 75,000 FAMILLES QUEBECOISES, En plus des produits de marques nationa- MEMBRES les, le réseau de distribution coopératif offre les marques privées Co-Op et HAR- Plus \u20ac 300 produits alimentaires de toute x SON RÉSEAU DE DISTRIBUTION première qualité portent les enseignes 125 MAGASINS CO-OP > COOPÉRATIVES D'ENTREPÔT COOPRIX, MONTREAL COOPGRO, RIMOUSKI 7 * + SES MÉCANISMES DE PROTECTION L\u2019I.P.LC.INSTITUT DE PROTECTION x ET D'INFORMATION DU CONSOMMATEUR.Ei: QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 / 21A A a a gy Pommes de terre Dimanche, le 9 Jus de pomme Jambon glacé en escalopes Choux de Bruxelles Salade: laitue, radis, concombre, céleri et oignon Poires épicées au four Boeuf haché Strogonoff Pommes de terre persillées Betteraves au beurre relevées de muscade Tartelettes au citron Jambon à la King Pommes de terre en riz Salade: épinards, radis, carotte rapée et oignon Compote de pommes Biscuits aux raisins Langues de morue frites Quartiers de citron ou Sauce tartare Pommes de terre en purée Carottes au beurre Bâtonnets de céleri Gâteau au chocolat Bifteck suisse Pommes de terre frites Salade: chou rouge, céleri, pomme et oignon Pouding au riz Nouilles et saucisses en casserole Macédoine de légumes Tranches de tomate Sundae aux fruits Ailes de poulet barbecue Pommes de terre bouillies Haricots verts Quartiers de concombre Crème au butterscotch Biscuits CETTE PAGE EST RÉDIGÉE EN COLLABORATION AVEC L'INSTITUT DE PROTECTION ET D'INFORMATION DU CONSOMMATEUR (1P1C), UN SERVICE DE \u201cCOOPRIX\u201d 22A / QUÉBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 = 770 pe = i f i LES i Fe R ETUDE COMPARATIVE LEUR VALEU 1 ENTAIRE | { DES PRIX ALIM Les céréales a grain entier _ Les céréales de mais et de 3 sont les meilleures et les plus riz, en elles-mémes, sont très x ; nutritives parce qu'elles sont pauvres.On doit les enrichir 3 - Céréale Nom Marque Poids Classe Prix Nom.appr.Prix (2) Remarques riches en protéines, sels mi- pour leur donner une valeur 3 de tasses 1 6 néraux et vitamines.(blé fi- nutritive.Quant aux céréales 3 LL portions Co lamenté: \u201cshredded wheat\u201d, de son (\"all bran\u201d, raisin ; Blé Crème de blé Nabisco 1lb.120z, 4 Cuire 40 12port.011 .066 Enrichie \u201cmuffets\u201d et \u201cshreddies\u201d, flo- \u201cbran\u201d et \"bran buds\u201d), elles 3 (rapide) cons de blé entier et gruauj.sonttrés nourrissantes.J *Shredded Wheat Nabisco 10% oz.préte/ 30 12bisc.025 .15 3 * Muffets (blé 15% 02.non sucrée - 18bisc.023 .138 cas RU JU : | | RER mue TS ÿ .filamenté) Quaker 9 oz.préte 32 12 bisc.027 .162 tn : pau J a Fu : * Shreddies Nabisco 12 oz.non sucrée : = roe oe SU 3 préte/ 34 8: 03 18 j * Fluffs Blé Newport 5 pintes non sucrée ; 3 soufflé 13 pintes prête/ 43 25 016 .096 Primes: E Sugar Crisp Post 90z.non sucrée 83 65 013 .078 verres 3 13 oz.prête/ 38 10! \u2018036 216 Blé soufflé È A Tintin Quaker 8.5 oz.sucrée .56 16 035 .21 sucré ; 3 Pépites d'or préte/ 54 il 049 294 Blé soufflé 3 3 * Pep - Flocons Kellogg's 12 oz.sucrée sucre E ; de blé entier prête/ 37 9 041 .246 E 1 Avoine * Gruau rapide Quaker 12 oz.non sucrée A * .5ib.à cuire 23 12port.02 12 À $ *Gruauinstantané Quaker 72 0z.86 80 port.01 .06 3 a * Gruau enveloppé Quaker 10 oz.83 85port.01 .06 : * Gruauinstantané Ogilvie 44 oz.37 10envel.037 .222 * Gruau rapide Ogilvie 51b.58 50 port.012 .132 sami i © Cheerios General 10.5 oz.83 80port.01 .06 So aap = ] Mills rête 41 13 032 .192 se ® Alpha-Bits Post 10 oz.non ree \u2014\u2014\u2014 \u2018 s a, Qi, HA ; 3 15 0z.préte/ 42 10 042 252 avoine et CR \u20ac \u201ci Froot Loops Kellogg's 11 oz.sucrée 58 15 039 234 mais wT _ j 7 prête/ -48 112 042 252 Mais Corn Flakes Kellogg's 8 oz.sucrée ni 2 12 0z.prête/ 26 9: 027 162 enrichis de j 1602.nonsucrée 33 15 022 132 WtB LES AILES DE POULET à 40 19 021 .126 A 3 Frosted Flakes Kellogg's 100z.préte/ 3° 8 045 27 flocons mats Les ailes de poulet, comme économiques.Ainsi, pour .31 =» Capitaine 18 oz.sucrée 50 1 039 234 mais et les autres abattis, se préparent Cents la livre, à deux portions à Crouche Quaker 11.502.prête/ \u2019 : avoine de mille et une façons pour en par livre, les ailes de poulet cons- \u2018 Honey Comb Post 9oz.prête/ 47 12:: 038 228 mais et faire des plats savoureux et tituentunbonachat.J 12 oz.sucrée -61 171, 035 .21 avoine Crispy Post.10 oz.prête/ -42 11 038 228 mais, avoine Numbers sucrée et soya : Sugar Pops Kellogg's 10 oz.prête/ .53 10 .053 .318 A ILES D E PO | LET 2 sucrée 3 Riz Puffed Rice Quaker 6.5 0z.prête/ .34 14; 023 .138 ; .BARBECUE i Tintin Quaker 11 oz.prête/ 54 11: 047 282 riz soufflé J 3 P'tits Trésors sucrée Sucré ! Puffa Puffa Kellogg's 11 oz.préte/ -44 11!2 .038 .288 18 ailes de poulet (environ 3 livres) : Rice sucrée Va tasse de farine Rice Krispies Kellogg's 90z.prête/ -36 10:2 034 .204 1 c.à thé de sel | 13 oz.nonsucrée 44 16 028 .168 j 1 c.à thé de paprika \u2018 Special K Kellogg's 70.prête/ 40 10 04 24 riz, gluten incée de poi hy 1100.non sucrée \u201850 17: 029 \u2018174 de blé, germe pincée e poivre Lo \" 15 0z.64 24 627 162 blé /a tasse de gras ou d'huile ' Son All Bran Kellogg's 16 oz.prête/ .38 8 .036 216 % tasse de sauce chili non sucrée Va tasse de jus de tomate i * Raisin Bran Kellogg's 13 oz.préte/ 41 8%; 048 288 flocons de 1 c.a table de raifort (horseradish) E 4 Flakes non sucrée : blé plus son % c.à thé de sel È Bran Buds Kellogg\u2019s 17 oz.préte/ -46 8 .043 .258 pincée de poivre de cayenne ; \u2019 non sucrée 1 c.à table de moutarde préparée \u2018 1 %2 c.a thé de sauce Worcestershire { N.B.Cette étude se base sur les prix en vigueur à Cooprix au ler novembre 1969.¢ SEPARER les ailes des ailerons, en taillant au couteau.* Ces céréales sont de grain entier.MELANG ER la farine, le sel, le paprika et le poivre.Enfariner i es ailes.» FAIRE REVENIR les ailes, quelques-unes à la fois, dans le gras Ë 1 Certaines céréales classées \u2018non sucrées\u201d contiennent une petite quantité de sucre qui sert d'assaisonnement, chaud, jusqu'à ce qu\u2019elles soient dorées, environ 10 minutes.33 mais elles ne sont pas \u2018\u2019enrobées de sucre\u201d.Mettre toutes les ailes dans la poêle, couvrir et faire cuire à feu doux 10 minutes.a 2 Portion de céréale à cuire, une fois cuite: 3/4 tasse MELER le reste des ingrédients ensemble et verser sur les ailes.D céréale prête à servir: 1 tasse Remuer délicatement pour bien enrober les ailes.t bien tend fi.biscuits de blé (Shredded Wheat, Muffets): 1 biscuit COUVRIR et cuire jusqu a ce que les ailes soient bien tendres.4 céréales son et Shreddies: *« tasse 15 à 20 minutes.3 6 portions.® Lundi, le 10 mardi, le 11 Mercredi, le 12 Jeudi, le 13 Vendredi, le 14 Samedi, le 15 = A by i TA BIEN CHOISIR SES SKIS Par RICHARD JOANNETTE Depuis la mi-septembre, de nombreux skieurs ont déjà commencé à faire la tournée de nos boutiques de ski afin de déterminer le choix de leurs nouvelles paires de skis: Rossignol, Blizzard, Kneissl, Kastle, Dy- nastar, Head, Dynamic, Hart, Fischer, Lamborgini, Staver, Autier, Attenoffer, etc.Et chacune de ces grandes marques de commerce posséde au moins quatre à cing modèles différents.Alors arrive l'éternelle question: quel est le meilleur ski?Pouvez-vous enfin nous le dire?D'abord, une mise au point.ll n'y a pas de \u201cmeilleur\u201d ski.Les skis employés par les as- olympiques ne seront pas nécessairement ceux qui conviennent le plus au skieur du dimanche et au skieur acharné qui ne pratique ce sport que pour son bon plaisir.Alors, comment pour- idl a, TT es mo (Mt 4eltkLa NA rais-je vous informer avec précision puisque je ne vous connais pas?Il faudrait que vous me parliez un peu de votre façon de skier; comme ga, ensemble, nous en arriverions a une entente favorable sur le modèle de ski dont vous pourriez faire usage agréablement et efficacement.LES MEILLEURS SKIS SONT-ILS EN FIBRE DE VERRE OU MÉTAL?Maintenant que les fabricants ont terminé leurs dispendieuses recherches sur la fibre de verre, il est possible de faire entièrement confiance à ce type de ski.Le prix varie de $75.00 dollars a (bon sang!) $250.00 dollars.Cependant n'allez pas croire que vous avez absolument besoin des plus coûteux.Ce qu'il faut faire et je le dis avec beaucoup de réserve, c'est, premièrement, acheter chez des boutiquiers assez reconnus: (ça ne coûte pas plus cher qu'ailleurs); ensuite, Ne pas croire ou vous laisser dire que vous vous préparez à obtenir une médaille d'or au championnat du monde.En général le ski de fibre de verre a pour caractéristique de mieux tenir sur nos pentes où, rarement, il y a de la neige poudreuse.Sur les surfaces moins dures le ski de fibre de verre se justifie très bien sans déclasser pour autant le ski métallique qui fait bonne figure.Dans tous les cas, sauf quelques exceptions, le skieur débutant peut se servir du modèle combiné (toutes neiges) pour ensuite passer au modèle \u2018'slalom\u201d\u2019 géant sur lequel il obtiendra des prises de carrés plus sûres.Afin de ne pas aggraver la contusion qui persiste chez le consommateur, je tiens cependant à préciser que seul le poids du skieur entre en ligne de compte avec la longueur de ses skis.Un ski trop court enlève au skieur une grande partie de son équilibre et a tendance à faire contracter les muscles de ses jambes et, l'enchainement des virages est très difficile.Sachez que déplacer ses skis sur la neige et les faire tourner sont deux actions entièrement différentes et pas si faciles qu'on le croit.Je me permets de vous proposer une échelle qui vous aidera à choisir vos skis en relation avec votre poids.poids 90 - 110 lb 110 - 120 Ib 120 - 130 lb 130 - 145 lb 145-7?poids 90-1101b 110 -120 Ib 120 - 130 Ib 130 - 145 Ib 145 - 160 Ib 160 - 180 ib 180 - 220 Ib FEMMES HOMMES longueur des skis 175 à 180cm 180 à 190cm 190 à 195cm 195 à 200cm 205cm longueur des skis 180 cm 180 à 190cm 190 à 195cm 195 à 200 cm 200 à 205 cm 205 à 210cm 210 à 215 cm NO 3 È PAR FERNAND PRINCE 3 SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIERE: les Canadiens de Montréal 1 2 3 4 56 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 y 1\\MJE |[R [0 [N [o |\u20ac |u [Al IN JE IN JAU JL [1 Je JE A G 2|A |AJHIT |E |B |A [Z |! (LIE|S|I [IN JE JO [JU |AjL |C | 3|R|L [0 |F |R JA IN [c |i |N |E |R [t |A Je fe |£ |! OLA 4] 411 JO}! [E|D|N |A |M|R |A |C |H|E |L |/ |( \\N|HIC]R F 51\u20ac |E |! JC |L JU (CL! JE |S |! [JU JO |L |S Jefe Le] lo E 6|T|N|P|A|E|E[J [U|L |! |E|t |t |E (\u20ac (Nu Je \\N|L E 7(T1>[A[AIN|F [1 [A |A |A || |E|O|E(N|Y |L [EVIE k BICISIVIGIOIE [RIN IV |N[D |B |A|E |L |ANNIE |E ITIEILIE|RIL INIAIE IRIE]! |JEJT IN JEU |EjU |E 10|T |A! |RIG|EE\\T \\IN[T US |T |E|V \\V|R|E (© |! I |E|DIN|M|! (E\\T TIT \\C/\\E |E (V |! |C|Æ|E|S]I [6 RINIEEIAISIEIVIE IT (UIEIQIL |S IMA INTO INIA 13/1 1S IS J\u2018IEJEL(|E|O JE]! JOJU|/ IT |A[RIRIO |H 5 141011 |EINILIL | TINIE|IZ]e IN] IMiMIT = 1I5\\7 JOIN EE LIN ITI! |E [AJH [VOD IRJE |N|ALE |A 16 N|C|S|M[AJO|E|M[R|N[E |A |R EN |AJRE [UN I7IAIN [AIS |R |! JOJOIN[LINIE|N[OITIT/|V|'IL]I IBAA JOEL [DRIE |L |A VE (E (SI |HIAITIRIE [IN 19|E |R|V|U|L JU|C |E JE|Æ|T |! (RE (U|GIR|AIM|O 201 F|I(ÉJA(N NJI \\NJE|L |LIE|C|RJAIM|MIAIN A D G L P \u2018 Agnès Denise Germaine Laure Mariette Paulette Alice Denyse Gisèle Léa Marthe Pauline Aline Diane Léonore Michelle Amélie Dominique H Liliane Monique R Amélie Lise Andrée E Hélene Lison Rachel Angèle Elisabeth Louise N Rita Anita Elise | Luce Rosalie Anne Elaine Lucie Nana Rose Antoinette Eva Iréne Lucille Nathalie Armande Eve Lyette Nicole S Aurore Evelyne J Ninon Suzanne Evelyne M Cc Jacqueline T F Jeanne Madeleine 0 Tina Carmen Jeannine Manon Carole France Julie Marcelle Odette v pt Claire Francine Juliette Marguerite Olive À Claude Françoise Justine Marie Olivette Véronique 5 LA SOLUTION DU MOT MYSTERE SERA 3 DONNEE LA SEMAINE PROCHAINE E PAUL HUGRON PHOTO 1247 BÉLANGER 274-6589 MARIAGE COMMERCIAL V E N T E CAMERAS PROJECTEURS GILL) SUR PRESENTATION DE CE COUPON \"FOUS BÉNÉFICIEZ D'UN ESCOMPTE ADDITIONNEL EN PLUS DE L'ESCOMPTE HABITUEL > v £3 CHAPITRE: 4 Résumé: Nicole Marceau, la petite secrétaire de Télé-Québec vient de vivre une expérience insolite.Son grand dadais de Lucien est peut-étre un de ces sorciers d'aujourd'hui dont certains journaux et livres spécialisés parlent tant.Au bout d'une promenade, dans un cimetière du nord de Montréal, Lucien lui a fait voir un être bizarre, qui remuait dans l'herbe.Nicole prise de panique est rentrée chez elle par le métro.Elle n'a pas rêvé?Non, c\u2019est sûr, ce n'était pas un rêve.Nicole est à son bureau au poste de la rue Saint-Hubert et elle raconte cette histoire invraisemblable à Roger Bleau, l\u2019ambitieux Bleau du service de la publicité.\u201c.Je veux rencontrer ton Lucien.C\u2019est une sorte de prestidigitateur, j'ai lu beaucoup là-dessus, un temps.À quinze ans, j'essayais d\u2019hypnotiser mes amis.Je veux le connaître, il a certainement un don ou c'est un médium.\u201d Et Nicole lui explique cette vision du cochon rose se débattant en grognant sur la pelouse.Bleau n'en doute même pas! Au contraire, il lui dit: \u2018Chanceuse va, s\u2019est rare de pouvoir être témoin d\u2019un prodige semblable!\u201d Nicole arrête de parler.Lucien vient de changer de camp.Elle avait honte de lui.Mais d'entendre ainsi le brillant Roger Bleau souhaiter rencontrer ce niais?Elle n'en revient pas.Et Bleau s\u2019en va travailler dans son bureau, il doit mousser une \u201ccampagne\u201d pour l'écoute des émissions de l\u2019après-midi.À l\u2019heure du lunch, Nicole est allé chez le libraire Tranauille.Elle lui a parlé de \u201cla question de la sorcellerie\u201d et le libraire de la rue Sainte- Catherine a souri et lui a vendu un petit \u201cQue sais-je?\", intitulé: \u2018\u201cMétapsychis- me\u2019, tout sur les mystères du spiritisme et des sciences dites occultes.Déjà Nicole dévore les pages, à son bureau, entre les lettres urgentes à taper et les appels téléphoniques et puis dans le métro en rentrant.La porte du portique s'ouvre automatiquement: \u2018Lucien a disparu, ma petite fille.Ses parents sont affolés.lis le cherchent partout! Ils vont mettre la police après lui, tu sais!\u201d Madame Marceau s'agite!» Nicole pousse un peu sa mère qui gesticule, les veux sortis de la tête comme elle fait pour la moindre nouvelle.Elle entre dans sa petite chambre.\"-Ecoute maman, tu sais que c'est un garçon distrait.Il aurait oublié d'avertir ses parents et il est parti chez des amis en dehors de Montréal.\u201d \u201c-Mais non, clame avec fougue maman Marceau, tu sais pas le plus beau?On a trouvé son bazou, sa vieille Pontiac bleue, tout écrapoutie.\u201d \u201c-Où ça maman?Où?Nicole, ne pouvant plus feindre, s'énerve à son tour.\u2018Dans le Nord, rue Sauvé, dans le mur d'un cimetière juif.C'est fou ça hein?\" Nicole ne parle plus.Sa mère la regarde.Elle semble en proie a un songe morbide, elle mord ses lèvres et se tord les mains.\u201c-Qu'\u2019est-ce qu'il y a Nicole?Il n\u2019y avait personne dans la voiture.C\u2019est le père de Lucien qui y est ail.Il a reçu un message, au téléphone, un appel curieux, anonyme.Une voix, m'a raconté la mère de Lucien, comme d\u2019outre-tombe.Caverneuse.Son père a trouvé la voiture et pas de trace de son fils.Nous t\u2019attendions tous, tu comprends Nicole?Tu as été la dernière à le voir.Comment était-il hier soir?\u201d Bien.Bien, maman.\u201d Et Nicole s\u2019excuse pour entrer à la toi- ette.Elle ne sait plus si elle doit parler ou si elle doit se taire.Raconter cette\u2026 vision?On se moquera d'elle.Téléphoner au beau Roger Bleau?Oui, c'est une idée.\u201cJe passe te chercher après le souper.On discutera le coup, ensemble.Non, tu as bien fait.Ne parle pas de cette aventure à personne.J'achève de manger et j'arrive Nicole.\u201d Bleau était émerveillé au fond.Lui qui s'ennuyait tant avec la petite vie quotidienne, enfin, il avait un morceau de choix à se mettre sous la dent\u2026 de l'ennui.Nicole mangea très peu.Quand les parents de Lucien la demandèrent au téléphone, elle répéta que leur fils allait bien hier soir, que rien d\u2019anormal ne s'était passé, qu\u2019ils étaient allés au cinéma et puis chez \"Julep.Au restaurant \u201cChâteau\u201d, Nicole Marceau regarde passer le trafic dans la rue Bélanger, les Italiens du quartier vont magasiner sur la Plaza Saint-Hubert.As- 24A / QUEBEC-PRESSE - 9 NOVEMBRE 1969 OH, sise sur une banquette mal rembourrée, inquiète, elle est déjà bourrée de remords de n'avoir rien divulgué à personne.Machinalement elle suce un peu sa root- beer et examine la décoration moderne style du restaurant.Roger s'amène enfin, toujours en retard, comme au bureau.Il sourit.\u2018\u201c\u201c-Voyons Nicole, prends pas cette face- là.Ton Lucien, c\u2019est un petit magicien de ruelle.Il à lu, dans tes pensées, que tu voulais le quitter alors il a monté ce numéro du bazou écrabouillé, de la disparition.Tu es inquiète?C'est ce qu'il veut\u201d, \u201cIl m\u2019a téléphoné tantôt?\u201d Nicole avait hâte de lui fournir ce nouvel indice.Et Roger sursaute: ARE BR IR ° oS Sd \u201c-Qui lui?Où se cache-t-il?\" Roger jette son manteau d\u2019automne sur la patère d'acier poli.Il vit une sorte de suspense, de roman policier.Il a rêvé, jeune, d'être détective, journaliste-enquêteur.Il est presque déçu que Lucien se soit manifesté.ll prévoyait des recherches habiles, une chasse à l\u2019homme carabinée.\"-Oh Roger! I! avait une voix sinistre! I! m'a dit qu'il était prisonnier d\u2019une bande, d\u2019une secte, je n'ai pas trop bien compris.Il m'a demandé de ne pas parler, surtout de ne pas raconter la \u201cchose\u201d du cimetière.\u201cC\u2019est tout?Où est-il?\u201d \u201c-Il a refusé de me dire où il se cachait.it m'a dit qu\u2019il ne reviendrait pas de sitôt dans les parages.De m\u2019oublier.Tu sais, sa voix avait comme des sanglots.J'ai peur pour lui.Roger je vais tout raconter a mes parents, a la police.Il se trame des choses pas catholiques et c\u2019est un malade Lucien.\u201d Roger se iève.Il tire Nicole vers lui.Fermement, il lui arrache l\u2019addition des doigts et il la pousse vers la caisse et la sortie.\"-Oh Roger, il m'a dit: je te téléphone du chalet d\u2019été de mon père, mais je dois fuir, je dois partir, ils me suivent, ils vont finir par m'avoir!\u201d \u201c-Ne crains rien, on va tirer tout ça au clair, tu vas voir Nicole\u201d.Et Roger la fait monter dans sa mus- tang-pas-payée: \"Ou est ce chalet?\u201d A SUIVRE TAN TS TY TEs ES SN © "]
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