L'avenir, 25 septembre 1849, mardi 25 septembre 1849
[" - -\u2014-\u2014 Premiere Edition L\u2019AVENIR.Paraît QUATRE FOIS par semaine, tons les MARDIS.JTEUDIS et deux fois; les SAMEDIS au matin, $Le journal ae publie à deux éditions.«L'abonnement à la téreestde.£1 0 0 s'abonneument u la 2Je estde.0 10 0 (Voir les conditions d la dernière colonne) RSS ANA Se A AAA A A ama Aran Kar An ams.amass JOURNAL PUBLIE DANS EEE A EE \u2018 LES Mardi, 25 Septembre 1849.Troisieme Anuee, No.24.TT vw ame ANNONCES.5 ; > Les annonces sont reçues aux bureaux du jura! depuis S heures a.M, à eures P.M, tous les jours.La cir f culation de P.Jrenir est considérable et?présente une bonne voie de publi ; cation pour les annonces.> (Fuir le tarif à la dernière colonne.) BY VS SENN SR VMAS SNA NE we! INTERETS DE LA JEUNESSE ET DU COMMERCE.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ EN BOMMANDITE DE PROPRIÉTAIRES.\u2018LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT » RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS.LITTERATURE.ASS NES AA A AA SAA A SRA A A JEROME PATUROT A LA RECHERCHE D'UNE POSITION SOCIALE.PAR ¥.ROLLE.XII.GRANDEUR ET DECANDENCE POLITIQUES DE PATUROT.¢ Monsieur, poursuivit Jérôme, nous touchons au dénoûment de mon Odys-écavantureuse Jetais donc directeur du Flambeau, journal dévoué au gouvernement et puisant ses moyens d\u2019existence dans une subvention mensuelle.C\u2019était un rèlé difficile &soutenir.Du côte du succès, rien à espérer : te public ne tient pas compte des feuilles dont l\u2019indépendance est enchainee ; du côté de la position, rien d\u2019assuré, rien de stable, un caprice ministériel pouvant détruire ce qu\u2019un autre caprice a fondé.O 1 vitupère les écrivaine officjels: on devrait plutôt les plaindre.Leurs besogne semble aisée : il n\u2019en est pas de plus d.fficile.Un valet sait ce qu\u2019il doit faire quand il n\u2019a qu\u2019un maître ; en étudiant ses goûts, en flaitent ses mantes, il sera certain de faire agréer son service et d'approprier son zèle aux exigences de lindividu.Mais ici, il s'agissait de coutenter neuf maîlres, et quels maîtres ! \u201c Vous n'êtes pas, monsieur, sans avoir entendu parler de ce que Fon nos-me, dans tous les articles bier pensants, l'unanimité du conseil.Aucune des chimères connues n\u2019est plus chimérique que celle- là.Les existances les plus fabuleuses, celle de Renau do Montauban, du mot de Cambronne à Waterloo, du Masque de fer, de la croix de Migné et d\u2019Amadis des Gaules, ne sont pas des objets plus fantastiques que l\u2019unanimité dans le conseil.Voici, en thèse générale, de quoi se compnse ce mythe.Un conseil unanime comprend d'ordinaire deux ministres essentiels qui voudraient s\u2019évincer l'un l\u2019autre, et plusieurs ministres secondaires qui sont perpétuel ement en désacrord.Les affaires étrangères sont en arêl devant l\u2019intérieur ; le commerce pretend que la marine empiète eur ses atributions ; les travaux publics se plaignent de la lésinerie des finances: Pinstruetion publique échange d'ince-santes récriminations avec la justice et les cultess enfin, la guerre rudoie tout ce monde avec une brutalité militaire et jure par tous les souvenirs de l\u2019empire qu\u2019on n\u2019-mpiêétera pas impurement sur son espécialite.Telle est l\u2019unanimité du conseil vu de près et peint par lui- mere.«é Faites-vous, maintenant, une idée de la târhe d\u2019un homme obligé, en vertu de l'émargement, de satisfaire cvs neuf têtes qui venlent avoir chacune un hornet particulier.Passez-moi l\u2019image ; elle sent le metier.La guerre voudrait, par exemple, que Pon plaidär ouvertement la réforme du bouton de guêtre ou l\u2019amélioration du coupe-choux mais les finances pressentent od va cenduire la thèse, et quelle menace affreuse elle renferme contre le trésor; il y a donc opposition de leur part, demande d'ajournement indéfini Que fera le rédacteur officiel p'acé entre ces prétentions contraires ?S'il se déclare pour la réforme du bautton de grêtre, l« voilà mis à l\u2019index du ministre de la rue de Rivoli; s\u2019il éloigne la question comme inopportune, tous les sabretaches de la rue Saint-Doiminique parleront d\u2019aller lui couper les ôreilles.Ainsi de tout le reste: ce que Pon fait pour l\u2019un mécontente l\u2019autre ; si l\u2019on celèhre les louanges de celui-ci, celui la se formalise ; chaque vanité ministérielle «e croit lésée de ce que l\u2019on accorde à la vanité d\u2019un collègue.Où xe réfugier?où chercher un abri?Dans le silence?il est pris en mauvaise part.Dans la polémique ?elle a huit chances sur neuf de déplaire.\u201cTel est, monsieur, la position de écrivain qui a aliéné son indépéndance.À vais-je tit de dire qu\u2019il est plus à plaindre qu\u2019à blamer?Tout a Pheure, je veus parlais de qeuf muîtres : outre ceux là, il en a trois cents.Chaque député minis ériel élève sa prétention et présente sa requête.Ce sont des plaintzs sans fin, des a-sauts continuels.l'orateur le plus obscur se croit en droit d\u2019exiger l\u2019insertion littérale et intégrale de ces élucubrations de tribune.Encore est-il rarement satisfait! On a omis, à l'en croire, des passages essentiels, aliéré la porctuation, déna turé le sens d\u2019une phrase.L'assaisonnement n'est jamais ce qu\u2019il devrait être.On a ménagé les trés-biezz éparpillé les marques d approbation, lésiné sur les sensations et oublié comnlètement les acclamations universelles.De la des réclamations, quelques fois des menaces, et il faut se taire, parce que les députés tiennent les cordoüs de la bourse.Est-ce vivre, monsieur que d'être ainsi en butte à toutes les vanités, à toutes les exigences ?\u201c En temps ordinaire, la position est encore tenable ; mais quel enfer à la veille d\u2019une disso'u- tion! J'ai traversé des élections générales, et, au- jourd'hui encore, lorsque jy songe, je me demande comment j'y ai pu résister.Quel spectacle! et combien, vues de près, Ces amhitions sont petites ! Tout \u2018devient grave, ia réparation d\u2019un c\u2018ocher, la création d\u2019un haras, la nomination d\u2019un garde champêtre.Il faudrait cosvrir la France de bureaux de po-te et de bureaux de tabac, canali-er toutes les rivières et les orner de ponts, abaisser partout les droitsen augmentant le revenu.C\u2019est le jour des larvesses utuverselles, des inépuisables promesses.Un arranlisseinent vew une route, il en aura deux ; un aulbe demand à etre traversé par un chemin de fer, il ara chemin de fer et canal.Qui se plaint encore I Qui éprouve le moindre besoin?Poit de fausse honte: le budget est là; lus consitaires n\u2019uut qu'a y plonger les bras jusqu\u2019aux aisselles.O métamorphose prodigien- se! Toute administrat on est sour:ante, Penregi- trement n\u2019est plus tracassier, les contributions jn.directes se montrent polies, la douane elle-n me est affable.C\u2019est court, mais c\u2019est beau.Oui, \u201cest beau pour le pays légal, mais non pour la presse officielle.Elle ne sappartient plus; elle est envahie, Le zèle des rédacteurs paraît tiède ; tls ne manient pas éloge asce as-ez de dextér té ne prodiguent pas Pinjure avec assez de violence.Hs sont trop froids et trop mesurés: on les soupçonne d'être vendus à lenneini, d'entretenir des intelligences dans l\u2019autre camp.Les députés menacés se plaignent.les ministres sinquiétent.toutes les existences politiques wemblent sur leurs bases.«\u20ac Monsieur, je traverserai avec le fla.nheau une crise de ce genre, et je ne samais vou- faire l\u2019e- numération des coulenvnes qu l'on ny prodigun.Quand les vanités et les ambitions s° combinent dans une même effervescence, cuanil le succès est une affaire d\u2019a-nour propre et de ealeu!, on ne sait jusqu'où peut aller l\u2019activité humaine, et quel chemin elle Fit dans les votes de Pintrigue! Les plus honnêtes s\u2019en défendent d\u2019abord, puis finissent par s\u2019y laisser entraîner, Il en ext done de celte cuisine comme de toutes les autres, il ne faut pas la voir de trop près.Quant à moi pen sortis profondément dégnûité du mécanisme représentatif et des petits ressorts sur lesquels il repose.\u201c Pendant que je devenais ainsi une autorité dans les régions de la haute politique, Malvina installait ai leurs sa souveraineté.Elle présidait à la littérature do journal et tirait un parti fort avantageux des étaulks qu'elle avait faites dans Paul de Kuck.Depuis qu\u2019elle se croyait partie intégrante du gouvernement, ma fleuriste ne se possédait plus.Elle s'était donné un maîtr= d\u2019&- quitation et parlait le langage de cheval à Pusage de nos lionnes.Ancun genre de succès ne lui était étranger.Au moyen du Flambean, j'étais parvenu à établir quelques relations avec les hommes de lettres et les artistes en vogue.Malvina leur faissait les honneurs de quelques thés avec assaisonnement de musique.Quel bel amalgame que cette compagnie! Des bas-blens, des rapirs, des cr que-notes mélés aux rédacteurs ordinaires et extraodinaires du Flambeau.II fulait voir Malvina s\u2019y promener en reine, appelant nos céle- brités littéraires par leurs nonis de baptême, dic tant des oracles au troupeau des has-b'ens, leur promettant sa protection pour des feuilletons à «ing francs la colone, élevant un petit bavaillon de prosateurs chevelus entre dix-huitet vingt-deux ans, afin d\u2019avoirtoujours sous la mair des hommes de style et des collaborateurs fidèles.6 Que le diable vous massacre ! disait-elle à l\u2019un d\u2019ux dans son idiome hippique et \u2018itléraire, vous n\u2019uvez pas tenu assez la corde dans votre dernier feuilleton, Jules.Lisez donc Jræn, de Paul de Kock: voila un gaillard qui prise ses personnages.Votre hércïne n\u2019a pas de jarret ; parlez moi de Grorgette, Les éénements y vont au galop.Jules, Jules, il faudra vous remettre au vert, mon garçon.*Felicien prend de l\u2019avance sur vous prenez-y garde! © Malvina parcourait ainsi le salon, et distribuant ça et là des reprocheset des encouragements.elle touchait la main aux auteurs en renom, en af fectant de les traiter sur le pied d\u2019une familiarité un peu chevaleresque : «\u2014 Eh! bonjour, Frédéric, comment ça va- til, vieux 7.AN! c\u2019est ce diable d\u2019Eugène, Bonjeur, Eugène ! comment se porte votre cheval?.Parbleu, voici le grand V:ctor, le rombre Victor, le tenébrenx Victor.Tiens, et vaus, Tronoré, voulez une tasse de \u2018hé, m-n gras bonhomme?ajoutait elle en lui frappant amicalement sur le ventre.Que le dialile me massacre ! je ne vous avais pas encore aperçu.« Les choses marchaient de la sorte depuis quelques mois sans qu'aueun incident fut venu changer ma situation.J'etais chaque Jour dans mon cabinet, à [a disposition des ministres, et Mal- viva continuait à tenir dans son sa'on un cours de Itterature au profit de Paul de Kock.Chacun de nous se maintenait dans les listes de son empire.En receutlant mes souvenirs, je ne trouve rien qui se rattache à celte époque, si ce n\u2019est une rencontre assez singulière.J'étais un jour dans la partie des bureaux où le public vient traiter pour l\u2019nsertion des annonces, quand deux personnages y enirèreut.L'un etait porteur d\u2019une grande barbe noire ; l\u2019autre avait des cheveux d\u2019un blond (ade et des yeux blens pleins d\u2019une finesse extrème.- Queinue ces hommes n\u2019eussent en aucune manière affaire à moi, involoutairement je m\u2019arrétai: il me semblait que j'avais vu quelque part au moins l\u2019un de ces inconuus.Je m\u2019uvan- çai vers eux.\u201c\u2014 Que voulez-vous ?leur dis-je un pen brusque:nent.« Cet accueil parut intimiler le porteur de la barbe noue ; cependant il se remit, \u201c\u2014 Ne vi fà-hez pas, Mossion, dit-il.Zé souis l\u2019inventour de la pommade dou léopard, et zé venais Pannoncer daus votre estimable zournal, Ma, =i zé vi déranze, scousez.Moun ami qué vi voyez e-t luu haronnet Crukson, inventour de toutes les maravig is en son.«\u2014 Yes, sûr, reprit l'homme blond, jé poui offrir à vo lé coll-cream Blagson, lé élixir Palr-on.lé onguent Gripson, lé moutarde Paitson, lé savon Dickson, lé rassoirs Fichsor, lé plat à barbe Mat- tUison, lé poudre Fricasson, lé papier Gobson.\u2026 s \u2014 Assez, monsieu l\u2019Anglais, je euis approvisionné en ce genre.« \u2014 J'ai poui encore offrir à vo.& \u2014 Et moi mossiou, interrompi lItalien, zé vi donnerai oun petit arbou-te qui vient dou Mono- motapa et qu\u2019un peuta.-peler l\u2019orgeuil ae l\u2019 Afrique.Ii donne sour la méme branche des aranas, des pois en primour, des crises et des cunfitoures sèches.« J'ai poui offrir à vo, reprit Pimperturhale an- g'ais, des égouilles Habson, des crayons Marcas- son, des ploumes plattson.¢ \u2014 as:ez, nessicuie, Ase.«\u20ac \u2014 Sé vi voulé, Zé vi retroverai la graine dou chou colasal, ss \u2014 Je poui offrir à vo.¢ \u2014 Oui, dou chou colossal, dent la semence il sembl«i perdou.Ma pareoun, mossion, ajouta l'italien, Zé vois que nous vi déranzons.Senusez! scousez ! Eten disant ces mots il se dirigeait vers la porte.Nous reviendrons oune altre fois.Vi êles trop cecupé per lé moument.Baronuet Crakson, andiamo, andiamo.© Yes, yes.Je poui offrir à vo.¢ Pour couper court aux offres de cet ahomina- ble anglais, 1 ne me restait plus qu'un moyen, celui de la retraite.Je sortis et poussai Drusque- \"ment la porte; mais a pine m\u2019étais-je éloigné de quelques pas qu\u2019une révélztion soudaine m°éclaira.- \u201c\u2014 C'est lui, me dis-je.« Et je rentrai vivement dans le bureau des annonces; mes deux industriels avaient disparu : je me prcc'pitai vers escalier : personne ; je courus sans chapeau dans la cour: elle était vide; je les cherchai dans toute l\u2019étendue de la rue: impossible de retrouver leurs traces.Monsieur, cet homme que je venais de laisser échapper, c\u2019était Flouchippe ; Flouchippe, le créateur du bitume impérial de Maroe.Sa barbe, son accent italien, tout avait pu d\u2019ahord dérower mes souvenirs ; mais je n\u2019en pouvais pas douter, c'était lui, son œil narquois, sa figure à la fois hautaine et hypocrite.Quel regret! Avoir eu cet homme sous ma mati, et avoir manqué cette occasion! Malvina était furieuse : elle détacha à sa recherche tous les commissaires de la ville de Paris, les sergents de ville, la police secrète et la garde municipale.Peine perdue! Flouchippe re reparut plus, et la pommade du léopard s\u2019évanouit avec lui.« Décidément, j'étais devenu un pullici-te officiel dans toute la rigueur du mot.Une crise de cabinet vint mettre à l'épreuve mon talent pour les volte faces.Justement javais, la veille, cruel lement déchiré_le chef du ministère qui triomphait.Mon aplomb ne se démentit pas: avec la même plume etla même encre, sur le même hureau, dans la même feuille, je fis à sa gloire un eloquent article, je célébrai sun intelligence et félicitai le pays de son avénement.Notre polémique, de belliqueuse qu\u2019elle était, devint sur-le- champ pacifique; nous primes les questions a un autre point de vue, et rél'utâmes d\u2019une mavière victorieu-e les thèses que nous soutenions depuis six mois.Ce tour de force me fit le plus grand honneur: on vit que j'étais un écrivain véritahle- ment officiel, et que je m\u2019exfcutais de bonne grace.Ma posiion en parut consolidée.Notre subvention fut portée au double, et je pus prendre tine existence presque princière.« Ce fut l\u2019apogée de notre gloire.Malvina, de plus en plus versée dans la science du cheval, \u201cdevenait l\u2019une des lionves les mieux caractérisées de Paris.Elle ne parlait que de donner cing ceut dix-neuf coups de cravache à quiconque ne trou verait pas le Flambeau le premier journal de l\u2019univers ; elle venait s\u2019asseuiren habit d\u2019amazoue dans les bureaux de la rédaction, en dictant l\u2019ari- cle des courses dur Champ-de-Mars.Du reste elle était parfaitement dressée à toutes les habitudes de ron nouveau ré'e.Elie fumait des panatellas, culottait des pipes avee un bonheur particulier, portait des bottes de maroquin rouge et un sautoir noué en cravate autour du cou.On ne jurait pas avec plus de ÿ âve qu\u2019elle, on ve bri sait pas les services de porcelaine avec plus de sucrès.C\u2019était merveille de la voir quand elle avait du champagne dans la têle, accompagné de cinq où six petits verres de quoi que ce fût, Eile enlevait la compagnie et produisait toujours un effet miraeuleux.¢ Un jour, nous donnions dars 10s salons une féte extraordinaire a toute la rédaction.Max, nlors sous-chef, comme il l\u2019avait prevu, en était; Val- mont y assistait aussi, malgré sa gravité de notaire en fire ; nos anciens comme nos Nouveaux amis se trouvaient réunis à la même table.En fait de femnies, nous avions des bas-bleus dépourvus de toute espèce de préjugés, ce qui ne changeait rien au caractère de la fête, qui était un déj.uner de garçons.Malvina avait fait préparer des pipes pour toute la société.Le repas fut des plus gais.Quoique ce ne soit plus de genre, Malvina n\u2019avait vou'tu que du champagne frappé ; point d\u2019eau: ce liquide était exclu.On arriva ainsi au dessert, et ia maîtresse de la muisan avai: déjà parlé vingt fois de donner cing cent dix- neuf cravaches sur la figure du cuisinier, du glacier, du confiseur, du marchand de tabac.Elle venait r:ême de donner le signal de la débâcle des ustensiles en brisant vn compotier, quand un domestique annorça une dépêche du ministre que venait d\u2019aporter un municipal à cheval, ** \u2014 A demain les affuires séricuses! m'écriais- je en vidunt mon verre.«\u2014 Du tout, du tout, répliqua Malvina, dont la tête était en proie aux ravages des spiritueux, je veux que Pestafeite entre et qu\u2019on lui donne à buire.Jean, apportez moi Pestafette avec son cheval.Allez, et vivement, \u201c On eut beuu faire des objections, il fallut chéir.Le garde municipal, qui attendait que lon visût sa feuille, résila d\u2019abord, puis il finit par se rendre.« \u2014 Vertueux militaire, Tui dit Malvina quand il entre dans la salle à manger, oppr-chez de con- flance.Vous allez boire ce Verre de champagne a 1a santé du gouvernen ent, ou je vous casse cing cent dix-neuf cravoges sur la figure.Je ne sors pas de la.* Le municipal prit gatement l\u2019affaire, but trois verrs de chawpagne et me remit son pli, & \u2014 Maintenant, guerri r, ajouta Malvina, prenez cette pipe et culottez*la en tmon honneur.Allez ! * Quand le porteur de la dépêche fut parti, la compagnie se montra curieuse de savoir ce qu\u2019elle coutenmt, \u201c\u2014 Bh! dis-je, qu-lque niaiserie, avis d\u2019adjusicaitnn.quel jue \u201c \u2014 N'ioporte, il faut lire cela à ces mczsieurs, reprit Malvina, et puis nous en pipes.Silence et attention! « Je décuche:ai la missive, et lus ce qui suit: s Monsieur, « Le minis-re me charge de vous informer que, *\u201c par site d'insuffisance dans les allocations du \u201c budget, la subvention qui vous etait complée \u201c$ cassera de courir à partir de demain, « Croyez monsieur, au regret que j\u2019éprouve.etc., etc.\u201d \u201c La lecture de cette lettre nous terressa comme un coup de foudre.C'était la Mfvné, The- kel, Pharés, du f-stin de Balthazar.Personne n\u201d ut la force d'ajouter un mot à ce teste si expressif: la compagnie était dégrisée, Malvina veule, se levant comue une lioune, et brandissant le poignet, s\u2019écria : \u201c\u2014 Si je tenais le polisson qui a écrit ce billet doux, je fui donnerais cinq cent dix-neuf coups de cravache à travers la figure,* allumerons nos La «te au prochain numéro.gere TRIBUNE DU PEUPLE Liberté de penser.A A A AA AAA AA A A A AA AA SR SR A AAA YA A A DIMES, M le Directeur, Je ne désire pas faire de longs commentaires sur les observations des Mélanges du 18 courant, an sujet de ma correspondance signée \u201c Un abolitionniste.\u201d Je me cuntenterai pour le mc- ment de Five voir la bonne for ou les distractions de l\u2019écrivain religieux, distractions d'autant plus funestes por lui.qu'elles le poussent d\u2019ubi- me en abîrme sans qu'il s\u2019en apperçoive.Je suis d\u2019abord extrêmeiment flatté de voir que l'écrivain « proteste que son but n\u2019est pas de se protoncer en faveur du mode actuel de rétribuer le prêtre.\u201d C'est un grand pas de fait dans la voie de la réforme.Les Mélunges ne peuvent tenir contre l\u2019évidence des chiffres.Mais alors pourgnoi tant d\u2019acharnement et tant d'aigreur contre les écrivains qui ont attaqué le système actuel des dîmes ?.Les Mélunges commenceut leur article par proclamer : *\u201c qu'ils ont pour principe de s\u2019attu- quer avec franchise aux écrits qu\u2019ils préteudent refuter ; qu'ils les analysent ou citent textuellement ce qu\u2019ils combattent ; que leurs adversaires ne suivent pus Une marche anssi loyule ; que ces adversaires les accablent d\u2019aene grêle d'injures, qu\u2019un cri d'iadignation s\u2019est fait cn- tendre à la vue des excès révoltants auxquels se portent depuis quelques jours surtout, des esprits évidemment obseurcis par les vapeurs uussi grossières que fétides qui s'élèvent de cœurs où bouillonne lu lie des mauvaises passions.\u201d Allous! tous deux ! Messieurs des Alé- anges.Ayez plus de franchise el plus de bôn- ue fui.Maitrisez un peu votre imagination va- gubonde.Réprimez cet air cavalier, ce ton magistral qui sent encore les hanes de college.Vous commenciez votre sentence par reprocher aux autres de In bonne fui et de la modération, ct vous ne pouvez finir votre phrase sans tomber dans un déluge d\u2019irjures grossières et hai- reisrs, Ne vous faites pas des monstres imagi- ua\u2019res et funtastiques pour vous donner gain de cause.Ayez plus de sang-froid et de realité.Ne calomniez pas an point de supposer des ex- ces révaltunts chez ceux qui exposent les abus dont le p uple est la victime.Les espyrtts obscurcis par les vapeurs aussi grossières que fétides, dont vons parlz, ne sont pas ceux qui ont à cœur l\u2019avancement moral et matériel du peuple, mais bien ceux qui se nourrissent et se gorgent de ses sucurs.D'ailleurs pourquoi tant de fiel et de haine envers vos adversaires?La charité dont vous deviez donner Pexemple en tout et purtout, ne suppose jamais le mal.Jaime done à croire que c\u2019est par distruction que les Mélanges ont encore prodigné a leurs adversaires, comme ils le disent, cet excès révoltant d'injures en les désignant comme des esprits obseurcis pur les vapeurs aussi grossières que Setides qui s'elévent de cœurs où bouillonne la lie des mauvaises pdssions\u201d Mais crachons dessus (style clérical) et passons outre.Dans ma currespondance précédente, du 10 septembre, j'avais évoncé les principes les plus évangéliques qui doivent guider les prêtres.Les Mélanges ne refuteut pus mes principes.Ils les admettent en s'écriant: «Quelles adinirables maximes ! Tartufe ne purlerait pus mieux.\u201d Et que dinble tartufe a-t-il à five dans cette gu- lere ?Ainsi parce que jui humblement proclamé les soiuts ct antiques usuges de la rel\u2018gion, en disant que le prêtre we doit pas avoir un revenu exhorLitant, ne doit pas prêcher la pauvreté par parole seulemeut, mais doit surtout eu donner l'exemple par sa manière de vivre, ttse contenter de peu, et qu\u2019il serait désirable qu®il fût pauvre et humble de cœur comme les apôtres.Je suis taxé de tartuferie et d\u2019hypo- erisie par les M-Zanges.Toujours la charité qui ne pense pas le mal, ou la distraction qui yré- side à la réduction clérienle des Aféanges! Et cela parce que j'ai ln avec attention et plaisir les correspondances de \"Avenir sur la Die.L'écrivain conelut que Pui savouré Deffronte- rie.le mensonge, et la haine avengle que les ÂTe- lunges ont siguniés dans les correspondances.Pour mot.AI.le directeur, 1e n\u2019ai vu ni effronterie, ni mensonge.mi haîne uveugle dans les correspondances eu question.à moins que les Mélanges v'appelleut afronterte la noble in- dependance de caractère qui signale les abus ; mensonge, \\a Vétité qui se fuit jour, et haive aveugre, l'exposition de Ja miséte du people et Pinjustiee crtunte de limrôt de la dime qui ne pése que sur Pagriculteur.Et je défie les Mé- {anges de trouver autre chose duns los corras- poudances sur les dines.« Mais laissons parler les Mélanges: Quand \u201con parle sans cesse, de ramener l\u2019Eglise à * son âge d\u2019or, il funt di moins seruter sa propre \u201c conduite et la comparer avec les heureux * temps où fous n\u2019avaieut qu\u2019uz cœur et qu\u2019une \u201cdune, ou les niœurs étaient si pures, où la haine, le libel,le matérialisme, l\u2019irréligion,l\u2019égoïs- \u201cme, l'amour des places, la soif de l\u2019or et cent \u201cautres hideuses plaies des hommes du XIX \u201c siècie étaient parfaitement inconnues.Mais quond vous parlez de ramener une seule clas- - se de citoyens aux usages apostuliques, tan- \u201c disque le reste de la société aura des idècs in- \u201c compatibles avec ces usages, vos observations \u201cne dénetent pas un esprit sain, mais dévoilent # au contraire des préjugés aveugles et mépri- « sables.\u201d Toujours des Epithétes injurieuses ! Quelle logique impitoyable ! Quel bean raisonnement ! D\u2019ubord je preteste contre vos su- phisines par lesquels vous me faites dire ce que Je n'ai point dit.Je n'ai pas parlé de réformer une seule classe d'hommes.Il n\u2019u été question dans mon écrit que de l\u2019abolition du systé- me uctuel de la dime.En traitant cette thèse, j'ai signulé il est vrai, des abusqui résultaient du inode actuel des dimes, je ne les ai pus attri- bnés à tont le clergé en corps.comme vous me Je fuites dire, mais à quelques-uns de ges membres.Mais revenons à votre fameux argument.En admettant même que j'aurais voulu ramener tine seule classe de citoyens (le clergé sans doute) aux usages apostoliques, taudis- que le vote de la société aurait des idées zn- cmmpatibles avec Ces usages, en quoi, je vous prie, mes observations dénoteraient-clles un esprit mal sain, dévoileraient-elles des préjugés aveugles et méprisables?Serait-ce par husard, parce que les prêtres, ministres de l\u2019Evangile, ue devraient plus suivre les suints nsages apostoliques où tous n'avaient qu\u2019un cœur et qu'une âme, ou bien parcequ\u2019ils devraient suivre les usages du 19ème siècle dont vous faites une description si hideusement exagérée, où In haine, le libel, le matérialisme, Pirréligion, Pégoisme, l\u2019amour des places, la soif de l\u2019or et cent autres hideuses plaies des hommes, seraient anjourd\u2019- hui à l\u2019ordre du jour?Répondez MM.des Melanges\u2014 Voulez-vous dire que les ministres de Evangile doivent suivre le torrent du vice ?que quand tout un peuple serait démoralisé et vicieux, le clergé le fut aussi?Que le prêtre ne doit pas être plus mortl, plus austère plus relicieux, moins haineux, moins matérialiste, moins égoïste, moins cupide de Por et des places et moins exempt de cent autres hideuses pluies, que le vulgaire des hommes du siècle ?.: Encore nne fois, répondez.\u2014 Car vous vous êtes lnissé emporter pur une distraction dangereuse.Vous parlez ensuite de la manière dont !a dt- me a été étahlie\u2014 Vous auriez mieux fait de ne pas toucher cette corde là Cur elle est bien dangereuse pour votre thèse.J'y reviendrai plus tard afin de vous forcer de retracter vos épithètes qui sentent lu malveillanie decluma- tion.et le fanatisme le plus intolérable.Vous dites que vous ne pouvez pas non plus être de mon avis, lorsque j'ui dit que le systême actuel des dimeg est de la plus monstrueuse iniquité, et pour prouver que cette sentence \u201cest évidemment radzérée,\u201d vous avez suin do la trouquer et de la dénaturer de cette inaniè- re: La dime actuelle est la plus monstineu- se iniquité.\u201d C\u2019est de la {franchise cléricale, ou je n'y comprends rien.En tronquant ainsi ma phrase vous me faites dire nue sottise.Car la dîme n\u2019est pas la plus mons{ruense iniquité.maig le système uctuel des dimes suivi en ce pays est une des plus monstrueuses iniquités gui paralysent les efforts de l\u2019industrie et de Pugriculture.Ceux qui entendent le français et qui connaissent l\u2019état de misère de nus compatriotes m'ont parfaitement bieu compris.Et je maiu- tiens que ce n\u2019est pas nue sentence exagérée.Mais il était réservé à un exprofesseur de Belles-lettres de feindre de ne pus me cor prendre.C\u2019est encore de la franchise.Mais voilà que les Mélanges se déclarent en faveur des prêtres qui violent la loi du pays eu engngeant les populations à se cotiser pour l\u2019entretien des vicaires.Les Mélanges ne conseillent pas d\u2019abolir le systême actuel de la dîme ; au contraire leurs articles tendent àle défendre; mais il veulent quelque chose de plus.Citous.\u201c« Depuis longtemps le clergé comprend \u201cet dit bien haut que ceux qui ne retribuent \u2018\u2018 pas autrement le prêtre, (dans les villages \u201c par exemple) devraient se cotiser pour l\u2019en- \u201c tretien des Vicuires.\u201d Les Mélanges conuaissent-ils la loi à cet égard?S'ils ne la connaissent pas, il est bea qu\u2019ils l\u2019apprennent, car ils pourraient induire le clergé en crrear et lui susciter des procés fa- cheux et scandaleux.Qu\u2019i!s lisent denc l'arrêt du conseil supérieur de Québec du 18 novembre 1703.Js y verront que les eurés de- Beauport et de l\u2019Auge Gardien furent vertement censurés pour avoir fait des publications au prône et pour avoir voultt innover au sujet des dimes ; qu\u2019Us fureut sommés de venir en personne au dit conseil supérieur pour y rondæ compte de quelle auto- rilé ils avaient foit les dites publications, et que défense leur fit fuite, à eux ainsi qu\u2019à tous autres curés d'éxiger d'autres dimes que celles arrêtées par le règiemeut du 6 septembre 1667.Tis v verrunt de plus que la portion congrue de chaque curé fut fixée à 500 francs ou livres an- Cicn cours ; qu\u2019on estinui qu'avec cette somine, avce les nêmes profits do dedans de Péglise, les curés pouvaient avoir, outre leur subsistance et entretien, tm domestique pour les servir.Ts v verront aussi que ces pohlications étaient faites pour donuer du supertl aux curés & la clr ze du peuple, et étaient une entreprise contre Pautorité sécitiére, l'a y verront encore qu\u2019il fut fait défense à tous les Lathtants de ce pa de payer d'autres dhucs que celles des Llés et de toutes sorter de grains, comme on l'avait, pratique jusqu'alors, le tout sous telles peines qu\u2019il appartiendra.Voilà la loi dU pays qu\u2019on se prpese d'en- freinâre.Halnitants du Canada, st veus ne pouvez réformer le système vicieux de lu cime, faites en sorte qu'un ne l'azgrave pus.Pour faire ressortir avec plus de relie (la dè- licatesse, Ia franchise, la modération Ha manière polie et exempte d\u2019injurea ai laquelle les Mélanges diseuteut los questi les plus graves, fiisons lcs citations suivants :\u2026.\u201cles principes de morale et d'honneur défendent au clergé d'iiniter la couduite des helfrurs, des chercheurs de places, des quêteurs u'iutiaence sul S'appintissent sous les passions Vicieuses pour les faire servir ensuite à leur ugrandisse- ment.\u201d Voyez, lecteurs, comme c'est charitahle.comme il n\u2019y a pus d'injures, comme c\u2019est élégant, évangetique ! Contintons: « Ces gons là n\u2019ont pas honte de soulever la surface de la société, cette lie, cette tinge de l'humanité, qne tout honnête citoyen doil dgsi- Ter Ar se précipiter aux plus basses réarons.\u201d Ce complimient Hlatteu: s'adresse sans doute au peuple qui paie la dime.D'après les Mélanges, faire nn appel au peuple pour rétormer les abus, c\u2019est soulever*\u201cla sur- Juce de la société, cette lie, cette finee de lPhu- munité que tout citoyen honnête, et saus dunte le clergé, doit désirer voir se précipiter aux plus basses régions ! ! 1\u201d Lt c'est un prêtre qui a eu le front d\u2019écrire cette sentence.Au lieu de mo- riser et de faire grandir le peuple eu le respectant et en hui uecordant ses justes droits, les Alilanges desivent le voir se précipiter aux plus Vassos régions | Que voulez-vous?on sort du callège et on croit encorc avoir en main lu férule magistrale ou dictatoriale, Continuons : « Défiez-vous de ces zélateurs ; ce sont dés hommes de c:tte trempe qui ont bouleversé l\u2019urope depuis 60 ans et ont arraché la reti- gion du cœur des peuples.\u201d Et tout cela parge- qu'on à rboli ln dîme en France et reformé Ye clergé, n\u2019ost-ce pas ?Puis en s'adressant au peuple, \u201c dites nons, \u2018coutinuent-ils, si vous voulez voir le souflle glacé ue l\u2019irréligion désoler notre sol naturel ?En ce cas, écoutez ces nouveaux Docteurs, façonnés à l\u2019instar de leur dévanciers,\u201d « De fils du Christ, ils feront de vous des fils Ce Voltaire.\u201d £t tout ce tapage là à propos de mes chiffres sur le vice de lu dime.C\u2019est impayalile.Comme ces écrivains religieux raisonnent bien ! Iucapables de traiter la question d\u2019une manière réservée et philosophique, ils se fâchent, s\u2019emportent, se lancent dans un déluge d'injures, s'adressent aux passions et aux préjugés, font des menaces, et vont jusqu\u2019à dire que si le peuple écoute la raison et demande Pabolition de da dime pour un antre systéme pius juste et plus raisonnable, il cesse d'êtie fils du Christ, il devient fils de Voltaire.Sachez donc que le peuple est plus raisonnable que vous ne pensez et qu\u2019il sait se mettre au-dessus &c vos impuissantes menaces.\u2018 Ineore uhe preuve de Ta mauvaise foi des Mélanges, c\u2019est celle-ci.Dans mes caleuls j'avais dit qu\u2019en 1844 la récolte totale dus grains avait été de 11,445,727 minots, qu\u2019en déduisant un 12ème.à cause de la population agricole protestante, il restait 403,535 minots pour la S5ème.partie de la recohe totale : que divisunt ce montant par 250, nombre de cpurés.desservant alors les paroisses, je concluais que chagqiute euré aurait reçu 1614 minots de guitrs.De suite les Mélanges de dire que c\u2019est£yne fausseté, qui ne manquera pas d\u2019attirer les-plus fortes reclamations tout cn me reprochakt de mauquer de franchise.Seyez done 1 et fraues vous mémes, NIM.des Bleluig de taxer les autres à cet égard.Jy voulu dire, totit le ronde n'a bien c&my vous-mêmes les premiers, que chaqu&err réellement en 1614 minots de grains en 353 qui était une des années les plus stériles eiftaié surtont puisqu\u2018il s\u2019en fallait environ de 2,5G0.000 auinots, pour égaler ln récolte de blé de 1531.Vous savez bien comme moi qu\u2019 ÿ a plusieurs petites paroisses qui n\u2019ont gus donné ce mon- tunt.Mais vous suvez'aussi bien que nroi qu\u2019il y a un grand nombre de paroisses-qui donnent jusqu'à plusieurs milliers de minots de grains aux curésssi vous le'saviez,pourquoi m\u2019accusez- vous de manquer de frauchise et d'honnéteté ?Si vous ne le savez pas, apprenez-le ét soyez plus circonspeets à l\u2019uveuir,ou si vausen doutez, je pourrai vous en dunner des teusetgnemens quand vous voudrez.Les Mélanges conclnent leur article après aveir cité quelques passrges de ma correspondance où je signalais quelques uns des nombreux abus de la dime, en disant que \u201c c\u2019est là le langage revoltant des correspondauts de l\u2019Avenir.\u201d Ces individus, disent-ils, b\u2019unt pas à rougir de leurs écrits empoisonués, pleins de fiel, de calomnie et d\u2019odieuses représentations ; ils cachent dans l\u2019orabre leurs fronts, imitant le serpent qui se cuche pour mordre.\u201d Quant au serpent qui se cache pour mordre, il vous convient très peu d\u2019en parler, quaud votre supérieur vous recommande d'être prudant cone le serpent.Et puis sachez donc une fois pour toutes, MM.des Milanges,que moi.pour un,je n\u2019ni pas à rongir de mes écrits que vous appelez empoisonnés, pleins de diel, de calomnie et d\u2019odicuses représentations.Que s'il y a des ahus criants, la ftute Ten est pus à Moi; que la lionte ne tombe pas sur ceux qui les démasquent, mais sur ceux qui les commettent 5 qne je ne cache pas mon front daus l\u2019onsbre, imitant le serpent qui se cache pour mordre.Ju vous renvuie avec mépris et dédain ces misérables epithètes dont vous salissez louis vos écrits.Les correspondances de I\u2019 Avenir sur les dimes: sont raisonnéessagement et froidemenut;elles ont deplus été animées d\u2019une généreuse sympathie pour les soufirances du peuple.Et vous, vous n\u2019avez fuit que déblatérer et vomir Pinjure sans appoiter onthe de raisonnement.Vous avez de plus, duns votre style clérical, fait l'appel le plus brutal aux passions religieuses des rgnorauts et des cagots.Je He Veux pas vous renvoyer vos suletés, Je ne les ramasse pas, je les laisse cronpir duns lu fange d'où je me gurderai de les tirer ; car je me salirais.Je me eontenterai de vous dire que toutes les épilliète : dout vous vous êtes servis dans votre article en réponse à ma correspondance signée Un Abolitionniste, sont pleines de fic] de calom- pes filles assist nie et d'odieuses représentations.Et quant à votre menace de jeter au gibet de la publicité ls noms des correspondants de FArenés, elles sont trop rudicules et trop stupidementancgantes pour attirer lu considération d'un home se- rieux.Au revoir, Un ABOLITIONNISTE.Riviere Chramb'y, 21 sept.1849.P.8.Joublinis de dire un met, en passant de Ce qui soit : « J\u2019agriewteur.disent les Mélanges, amait \u201cplus a Perdre qu'à gagner dans un chsnge- ment au sujet des dimes.Quelle est avjour- d\u2019bui la classe oui profite duvantage de aisance on du supertu de quelques curés, si ce West la classe agricole 7?L\u2019excédant du reve- un de la dîme n'est-il pas consacré à des fondations et autres ŒUVIES qui sont dans ses iu- terêts ?Ce sont les enfants de cette cinsse qui sont invuriablement choisis pour les objets de \u2018la bienfuisance des curés.\u201d D y aurait beaucoup à dire sur ces assertions vagues ct générales.On y trouverait force matière à contestation.Je n'entrerai point dans cette question nujourd'hui.J'y reviendrai tme autrefois et je rendrat justice a qui de droit à cet égard.Mais en attendant je maintiens que le système actuel de la dime n'est pas le meilleur moyen de faire respecter le clergé ; que c\u2019est un sophisme misérable de préconiser la dime actuelle comme cuisse de pre- voyance ouverte aux agriculteurs, attendu que c\u2019est le peuple agricol seul,qui paie cette dime, et qu\u2019il est dérisoire de prendre aux pauvres leur srgent pour leur frire du Lien.D'ailleurs, de quoi le clergé vit-il doue lui-même, si ce n\u2019est des sneurs du peuple agrirol ?Ce qui enrichit une nation, dit Cormenin, n\u2019est pus ce qu'on lui ôte, mais ce qu\u2019on lui laisse.Il est absurde de voir dans l'aisenece, le Seporflu et l'opulence du clergé du Canada, Une ressonrce pour les besoins du peuple, comme si on crénit la richesse en la déplaçant, et comme s\u2019il était juste de chercher toute une nation dans les presbitères de 255 curés, ou bien de la chercher daus les contribuables réunis.Quant à l'éducation dont on parle tant, elle vit Moits des encouragements du clergé, qui en la protégeant, l\u2019abaisse on la restreignant à d'étroites limites, que des hautes inspirations de la religion, de la gloire, du patriotisme et de la !i- bre indépendance que Ini donneraient les parti- euliers, La cagotisme ne serait pas le seul but de nos études culiégiales.Votre serviteur, Aon bide ™ Du Purgatoire, ce 23 sept.1849.\u2018 \u201c M.le Directeur, Les savants ot qieux éditeurs des Mélanges, comine dirait l\u2019infuillible No.39 que le Pipe n béni, n\u2019out fait vendredi dernier une réponse trés suave daus les formes et très forte dans les choses, suivant le principe d'Horace: ils m\u2019ont appele ignorant, menteur, calumniateur, hypocrite, Tupie, WHlasphémateur ; j'avais déjà reçu l'aunable épithète de reptile rénimeux qui jette se bave.Or, voyons comment Je mérite toute cette bordée.lo.Tis ne reprochent, comme une impiété,un blasphème, d\u2019avoir dit, von pas que J.C.avait {a for, comme ils ont l\u2019honnêteté de me le faire dire, rmais qu\u2019il était le dépositaire de lu fui.Je m'en remets très volontiers au jugement de tous ceux qui entendent lu valeur des mots sur cette 1ére accusation.20.lls aflinnent que les simples filles ne forment pus Una portion intégrante de l'église pour décrèter un dogme.-Comment se fait-il alors que les cardinaux laïques, les rœis et les Ambnssadeurs des rois, lesquels ne sont.je pense, \\ .: \u2019 \u2019 J que de simples fidiles, ont assisté et voté duns llérens conc convornés par l\u2019église pour déérêter des de es 1 Mais j'ignore si ces sim- cit au concile de Macon ou i fu! débatin et éBl2idé à une seule voix de majo- ft que /e fomme avait une âme ct était nne créature Tmondine!!! Pajonterai qu\u2019autrefois les simples Jilèles fesatent, duns tons les cas, portiou mlégiante du l'église, muis il est vrai que depuis on a bien dépouilié les simples fileles auxquels on ne semble vouloir laisser que la prérogative d\u2019être anathémutisés chaque fois qu\u2019ils ne s'anéantiront pas aux pieds des éditeurs des Mélanges, purexemÿle.Quant à Pex- pliention donnée par rapport à l\u2019iminaculée conception, comprendra qui pourra ; j'avoue que pour ma puit, les Mélanges ne m\u2019ont pas beaucoup illuminé sur les intcutious du Pupe a ce sujet, 30.Si p'ullais citer aux Mélanges une dispute entre St.Paul et St-Pierre, dans laquelle le premier reproche au secoud de n'avez pas la fui, peut-être que les Mélanges rogretteraient tx dépense de métaphysique qu\u2019ils ont Lite à pure perte pour me constituer en hérésie, pour avoir dit que /a parole évangélique s'étuit épurée au creuset du martyre.40.Lrs erreurs de mauvaise foi et les menson- des dont J'abonde.D'abord si M.Pétissier veut nicr sols son nom propre qu\u2019il se soit annoncé de lui-niême comme devant précher le jour de la St-Pierre et pulvériser Trépassé qu'il avait déjà attagné en chaire, les Mélanges pourront peut- être alors recevoir une leçon de circonspection qui pourra leur servir une autre fois quand ils seront tentés d\u2019accuser leur prochain de mensonge.Mais cxrattemlunt, comment se fait-il ane tout Moutréal le savait trois jours d'avance et que la neuvelle m\u2019en était venue jusqu\u2019en Purgatoire ?M.Pélissier ne se doutait pas sans doute que mou ombre était venue là se poser près de lui, et que le Jeune homme signalé par les Mélanges y avait apporté au dire même des Mélanges, de quoi prendre des notes.C\u2019est dommages sculement que lu véracité des Mélanges, par rapport à ce jeune homme, ne repose que sur un mort, Te fea juge Bedard, dont ils ont eu l\u2019indécence de remuer les cendres encore chaudes pour sutisfhire lenr petite rancune.50 Les Mélanges n\u2019ont vraiment qu\u2019un moyen d\u2019étahlir l\u2019assertion de M.Pelissier, que Nu- poléon avait honni et repoussé l\u2019Eglise Constitre- tionnelle, c\u2019est de nier l'authenticité des lettres de MM.Bernier, Tal'eyrand et des cardinaux Consaloi et Caprara, après les conférences des Ministres des cours de Rome ct de Paris, lesquelles talent un peu miens, à mon avis, que l'interprétation donnée par les Mélanges uux muvcttes autorités qu\u2019ils ont citéess 69 Les Mélanges m'accusant d\u2019avoir tronque le texte de l\u2019art.ler de 1682, le rétablissent à leur façon en me reprochant tion interprétation L'AVENIR\u201425 SEPTEMBRE, 15 Fr | de cet article comme nne deloyauté, Une supercherie ct une bear.Vahord it laut se rappelier que c'était sur le texte suivant : ce que vous He.\u201crez sur la terre sera lie dans lo ciel el ce gre vous delicrez sur la terve sere delice «dans le ciel, que les Papes se fondaient pour déposer les rois : car comme vous savez, les textes sont très élusti- ques au besoin.I est vrai, et je ne lai jamais sontenu, que l'article en question ne priviit pas le souverain Pontifé de ses possessions actuelles ; ce que j'ai appuyé de l'autorité de Bossuet est l\u2019ussertion que le Pape, comme tel, ne devait point exercer de pouvoir direct ni indirect sur le temporel dus rois, l\u2019esprit de cet article est qu\u2019il n'en appelle pas, par conséquent, à Autriche pour égorger les Romains, an profit de cette même Autriche ; cur si le Pape n'a pus le droit de déposer l'ilmpereur, il ne doit pus avoir d\u2019avantage celui de le nmaintenir dans sa suprématie sur les Etats romains.Je n'avais pus besoin des Inmières des Mélanges pour apprendre que ce n\u2019est pas par un article de théologie qu\u2019on peut ôter an Pape ses trois courennes et son trône temporel ; je vois, au contraire, qu\u2019il sy tient assez ferme, contre la réélamation uni- verscile du monde catholique, (non pas des zon- vernemens, qu\u2019on me comprenne) pour que tous les théologiens da monde ne rétissiraient jamais à l\u2019en dissuader ; it faudrait, comme antrefois, un Concile général pour en aniver la avec en- cure l'aveu et consentement de PAntriche, lu- quelle gouverne In conscience sur cet article, Ainsi done, pour que la dévre et la sepercherie reviennent à leur maître, il faut bien que les Mélanges se décident à lj\u2019accepter de bonne grace.Maintenant, j'affirme que je ne me snis inspiré presque exclusivement que des historiens sucrés duus toute In discussion, que je n\u2019ai pas même fait usage de l'histoire des Papes par Made.de Genlis, et les pieux éditeurs des Mélanges me chargent d\u2019imprécations pour avoir compilé tous les livres impies de l'Europe dont ils désiguent phusicurs que je n'ai méme jumais vus.Je n\u2019iu was, M.le directeur, la sutte prétention d\u2019avoir le dernier mot avec les Mélanges, et je cède bien volontier la place à Campagnard, auquel je n'aurais jamnis songé a la ra- vil, st j'avais su ses intentions dans le temps où J'ai dû vaincre bien des répugnances pour aborder la question débattue et sur laquelle les Mélanges semblent vonloir donner le change en m'uceusant d'avoir ramassé toutes les fautes isolées du clergé pour en rendre le corps res- ponsabile.Je vous déclare donc que je prends congé de mes pien ct savans adversaires, mais je ne le ferai pas suns en appeller à cette portion du publie intelligent qui nous lit et doit nous juger, et je lui demanderai: Est 72 vrai queles Mélun- ges mc fout justice en me prétant le rôle dont ils m'accusent ?La question en litige est de savoir si le pouvoir temporel du Pape est ou non favorable à Pindépeudance de l\u2019Eglise, et si partout où le prêtre a exercé le pouvoir civil et politique il l\u2019a fait ou non au profit des peuples.Pour celu, it a bien fallu recourir à l\u2019histoire pour en tirer les renscignements du passé au profit de l'avenir.Ai-je fuit autre chose ?J'ôse même dire que je n'ai point profité du pire côté de l\u2019histoire, mes savans adversaires le savent ; et bien, qu\u2019ils cherchent à me flétrir de l\u2019épithète dhypocrite, je leur dirai que si j'avais un respect moins véritable pour la religion, et moins d'attachement pour le\u201d clergé cuna- dien, come corps, j'avais bien des secrets à leur dire que j'ai eufonis dans mon cœur.Et, M.le directeur, s'il est vrai que je sois tout cc qu\u2019ou me reproche d'être, væ ignorant, wn menteur, un clomnialeur.un impie,un civique, un blusphématem, un Voltatrien, un hypocrite enfin, le alergé canadien doit être orgneil- leux encore de voir qu\u2019un pareil scélérat ait été forcé de reconnaître que ce clergé est lu meilleur et la plus respectable portion de notre société, celle gut apres à tout on est le plus redevalle sous bien des rapports.Je prie les éditeurs des Mélanges \u2018de bien prendre acte de cet aveu pour nie le feter au front quand ils auront épuisé leur fiel contre moi, qui m'en retourne en Purgatoire, d\u2019où je n'aurais jamais dû sortir pour mon repos, mais hien décidé d\u2019en revenir pour fuire tête à l\u2019erage si l'on entreprend tout de bon de m\u2019évincer du Purgatoire pour me jeter en cufer, ce qui pour le coup passe la plaisanterie, en supposant même que j'y fusse en compagnie du No- 19, qui n\u2019a pas été dumné tou- Jours pour avoir élé sorcier.Pourriez-vons me dire si Pinsonneau est diminutif de pinson, ou s'il est entré en enfer avec une syllabe de moins car il serait possibie que la bénédiction du Pape serait tombée sur ectte syllabe là, et qu'il y aurait toujours une portion de cet intéressant No.19, qui resterait encore a St.-Sulpice pour la consolation des Mélanges.SU (i * L'AVENIR.UN TréPassé.Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler.parceque tout se remue et s'agtte autour d'eux.Tenure Scigncuriale.CENSITAIRES DU DISTRICT DE MONTR AL, En conformité à une des résolutions de l\u2019assem- bléo, du 5 courant, nous vous uotifious qu'æs as- semublée des délérués des différentes paroisses du district agra lice a Moutréaldans la maison occupée par le parlement, mardi, le 9 octobre prochain, à 10 heures A.M.Nous vous invitons à faire choix de vos délégués, (si déjà vous ne l\u2019avez fait) un par pa- assemblée.Nous espérons que les antres districts enverront aussi leurs délésués à cetle assemblée Pour en venir à uve fin sur cette question il est absolament nécessaire que tous les intéressés, s\u2019entendent sur quelque projet de loi qu®il conviendra de soumettre à la considération du comité qui sera nommé durant la prochaine session.Ayant été chargé par cette assemblés de préparer ce'prujet de loi, nous prions les pzrsounes qui se sont déjà occupées de cette questivu de nous faire roisse, afin que tout le district soit représenté à cette 19.part de leurs recherches par la voie des journaux.La Minerve, lAcenir, le Herald et le Pilot se fu- rout un devoir de publier toute comummiueztion sûr le sujet.Le projet de loi devant-être basé sur l\u2019é- qnité cuivers les seixneurs comme envers les censi- titires, tonte communication de la part du premier recevra de notre part la même attention que celle des derniers.: test da devoir impérieux des délégués qui seront nommés, d'assister à l'assembiée.Nous espérons que les personnes inflnentes de chäque paroisse, se feront un devoir de donner eomn- munication de cette notice aux habitauts de leurs lo- culités, Les personnes qui n'uimeraieut pas à se servir de la voie de la presse pour cormmutiquer avee nous, adresserous à aucun de nous, leur com:nuhicatious frauches de port.J.B.Moxrexvais, M.P.P.Vaudreuil.A.Marion, Contrecœur.L.Hurreav, Lougueuil, J.M.Lamorne, St.-Ours.L.Bourpox Ste.-Brigite.Prenne Daviunon, M.P.P.Montréal N.B.Les journaux du pays sont priés de repre- duire cette couvocation.Montiéal 10 sept.1849, a ter Le Jord eur Canadien et les Jesuites.Afin de tous servir des expressions du Moniteur nous dirons que ce n\u2019est pas saus une profonde surprise, pour ne pas dire plus, que nons avons lu la semonce que nous adresse ce journal à propos d'un de nos articles sur les jésuites.Certes, nous Pu- vouons sans hésiter, nous avons été grandement marris ct eslonnés en nous voyant trausformés de pr la grâce et le bon plaisir du Monitewr en champions des Jésuites, et qui plus est des Obtats ! Ainsi, vous charitables prêtres qui vous évertuez depuis si longtemps a nous représenter comme des démaroxues impies, ne voulaut qu\u2019une chose, Pimportation en Canada des doctrines du patriarche de Ferney et de Fuurrier, vous voyez (toujours d'après le Moniteur) que vous vous acharnez contre un journal dévoué à la cause bénie de la prêtrocratiz, puisqu'on l'accuse de veuloir fuire choyer les jésuites par le peuple canadien?! Tout ceci a pu et doit eucore nous surprendre à bon droit, et dés-lors ne sachaut a gnel motif attribuer la mercurinle, da Monitewr, nous ne eroyons pas nous exposer à porter un juxement à faux eu di- saut que notre confrère n\u2019a pas bien saisi 1 + sens de nos paroles on bien leur a donué ute latitude qui n\u2019était assurément pas dans notre p>nsée.Et eu vérité eu relisant altivement Particle du Moniteur là-dessus, nous ne voyous guère comment notre éditorial du 15 courant, à pa lui fournie un sujat d'attaque coutre l\u2019Avenir.Mais platôt aualysons rapidement : Immeédiaterment aprés le préambule étonnant destiné à nons instruire de la profonde surprise pour ne pas dire plus éprouvée par le Moniteur, vieut l\u2019accusation d\u2019avoir fait un long éloges des Jésuites, de leur institution, de leur esprit de libéralité et des bieufaits qu\u2019ils ont rendus au Canada.À cela, nous répoudrons en quatre mots que quaut à l'éloge des Jésuites nous ne pensions pas eu avoir fait un, en rappélant quelques unes des grandes fautes commises par cet ordre relixieux en Europe.En agissant ainsi nous n\u2019avions nullemeut intention de chanter un gloria eu Phonneur des instigateurs de la révocation de l'édit de Nantes et les unteus des barbares conversions connues sous le nom de drago- nades.Aussi nous prions le Moniteur de se rappeler que nous ajoutons de grand cœur Aces reproches, qu'il ne fallait pas blâmer les nations de l\u2019Europe ui Ciément XIV d\u2019avoir expulsé les Jésuites.Ainsi ce n\u2019est done pas dans cette patie de uote article que le Moniteur a découvert Péloge des Jésuites.Ajou- tous que pas une seule de nos paroles ne jastifiz l\u2019assertion que nous nous sommes faits les panagé- ristes des prêtres étrangers introluits depuis quelques années pour les soinités écelésMistiques du Cul, Nous ne savons com neuton a pu voir dans les quel - ques réflexions historiques que nous avons faites sur les services rendus autrefois par les Jésuites à notre pays.que nous approuvions introduction de jésdites et d\u2019oblats récennnent faite par l\u2019évêque de Moutréal- En preuve de la similitud> d'opinion qui existe entre le Moniteur et nous sur ce sujet, nous reclamons nous aussi contre l\u2019influence tyrannique et l\u2019étrange préférence accordées par nos évêques à des prêtres étrangers.Notre clergé est un corps purement na tional, qui se regynte saus cesse dans nos rangs, et que par cela os.nous préférons: de beaucoup à des étrangers qui ne pzuvent avoir avec nous que des liens d'intérêts et de gnîn.Que le clergé canadien comprenant enfin éon véritable rôle cusse de s'opposer à la sainte cf grande cause d'une sige démocratie ; qu\u2019il ne prenne aucune part aux luttes politiques, et surtout qu\u2019il ne s\u2019en occupe pas afin d'arrêter l'élan populaire ; et d'és-lors notre eler- 4 gé entouré de respeet et d\u2019estims deviendra par sa -position sociale et £es lumières le rempart le plus solide de notre nationalité, Muiutenant que le Moniteur we soit pas surpris si nous H1\u20ac NOUS justifions pas d\u2019avoir fait l'éloge de l'institution des Jésuites, attendu que nous ne trou- vous pas un mot dans notre article qui ait trait à Pinstitation de Ir société de Jésus, De même nous n'avons pas exalté le libéralisme des Jésuites partout et toujours, minis Hons avons reproduit la lettre d'en jésuite américain qui reuferme le Moniteur en conviendra, des idées libérales et démocratiques sur la question de la mouarchie ro- mine, Ruste done le reproche d\u2019avoir dit que la reconnaissance devra toujours Iappzlier aux ca\u2018iadiens que c\u2019est en partie aux Jésuites que nous sommes redevables de notre éducation et de notre civilisation première.Ici loin de voulyir écarter ce r>proche, nous sou- Hondrons encore/que l\u2019ordre des Jésuites en Canaila a fait beaucoup-pour la civilisation première de ec.pays.Non seulement les jésuites répandirent quelques teintes de connaissances littéraires dans la faible co lonie du Canada, mais ils lai firent eu outre un rempart de leur corps, en établissaut des missions au milien des farouches peuplades de barbares qui enveloppaient saus cesse la calonie dans un sanclati réseau de brigandages et d\u2019assassinats partiels ou généranx.Abstraction faite de la question purement religieuse, Ce fut un grand et beau service rendu par ces hommes, à la civilisation que celui = dPadoucir et d'humaniser les rules sauvages d\u2019autrefois : et ils meritent d'autient plus nn souvenir de notre part qu'en partant pour lenrs inisstous, ts s\u2019exposaient au danger bien iniuinent de pèrir, gurrotés Au sinisiro poteau encore humide du sang dus fières leurs prélécesseurs.Ensuite sous le rapport de l\u2019éducation, st nous n\u2019avious pas eu le collége des jésuites de Québec, avaut l'ouverture dus séminaires ds Montréal et de QuSbze, nous voudrions savoir où se seraient formés les quelques homines publics qui nous conquirunt, les premiers, quelques formes du gouvernement représentatif?Iest vrai que celte éducation était très imparfaite, mais aujourdhui que nous sommes beaucoup plus civilisés, est-elle bien améliorée, n'est-elle pis encore presque exclusivement caleulés pour l'avantage du ptit nombre des élèves qui se destinent à l'état ecclésiastique ?Certainement out, et encore anjiurd'hai Pétablissement d'un système d'éducation plus en harmonie avec les DLesoius réels d'un pays nouveau comme celui-ci, est une des réformes les plus pressautes que nous ayous à accomplir.Nous croyons donc\u2019 maintenant avoir répondu assez an long au Moniteur pour l\u2019éciairer sur ce qu'il semble tenté d'appeler notre jésuitisme, et nous le répé- tong, Hous Croyons quien he nous a pas compris en nous franformant en admirateurs des jésuites du jour et en soutiens de la manie d\u2019introlnetion d\u2019ordre religieux étrangers en Canada.Junais va mot da celu n'avait encore paru daus notre Feuille ; mais puisque le hasard nous en fait parler anjourd\u2019hui, nous nous empressons de condamuer cetts innovation, ouvrage des évêques actuels de Montréal.Seulement nons persisterons dans nos allégués relativement à la reconnaissance que nous devons conserver aux anciens jésuites, qui ont contribué à créer la civilisation dans notre pags, d'autant plus que lhistoire nous apprend que c\u2019est utie rude tâche que celle du pionnier civilisatenr, et qu\u2019en outre nous croyons que lPimpurtialité et la justice envers tous et dans tout doit former nue partie importante du devoir d\u2019un juurnaliste.Jaloux et fiers de conserver notre presse une souveraine indépendance, nous le sommes également de lni imprimer un ea- ractère d\u2019entière justice; et voilà pourquoi nous W\u2019hésiterous jamais à reconnaître ls bien partout où tous le trouverons, fut-ce même chez des homm :s qui n\u2019ont certainement pas nos synpathies.Autrefois, ulors que la royauté était le geuverne- ment universel, et qre la puissance royale tenait le premier rang daus les institutions sociales de tons les pays, un roi de France disait que, si la Justice et lu bonne foi étaient boonies du rede de la terre, elles devraient encore tronvèr un asile dans le cœur des rois.\u201d Eh! bion aujourPhui qne 1> rêrne de la démocratie va commencer partout et que la presse est le grand point d'appui de cette puissance nouvelle, nous aimerions voir le journalisme s\u2019approprier la noble et chevaleresque parole de Jean LI, en monirant dans toute occassion que, si [a justice et! e bonne foi étuient bunnies du reste de la terre on pourrait encore les retrouver toujours pares el iatuac- tesdins Les colonnes de lu Presse.; À À pass x .Exam TH =e) NOUVELLES.ARRIVEE DU CAMBRIA.La Tribune, de New-York, apportée par la malle américaine de dimanche, nous donne les détails suivants sur les nouvelles d'Europe.Les Journaux enropéens arriveront saus doute anjourd'hui et nous pourrous en donucr des extraits dans notre prochaine f«uille.EUROPE.Anglieterre.\u2014 Le choléra augmente de Dentucoup en Angieterre.Le nombre des mortalités dans Londres, pendant la dernière semaine avait été de 2,795, desquels 1,663 étaient morts du choléra.Daus Liverpool, on dit que les mortalités sont encore plus nombreuses.À Dubtin le choléra augmentait anssi.A Berlin le nombre des morts était de 40 par jour A Paris, plusieurs personnages distingnés avuient été victimes de ln maladie régnunte.La reine êtait cucore en Lcusse et devait revenir à Londres, te 13 septembre.Lord Elein a été crée baron.Autriche et Hongrie.\u2014 Comom et Deterwardein ne s\u2019étaient pas encore rendues.La première ville est sous le commandement de Klapka, kt seconde sous le commandemeut de Kirk.Le général Russe, Berg, a en une longue entreviie avec ce dernier, le 23 août, et on est convent d'envoyer un major Hongrois, an gé- métal Maynau, pour s'accord r sur les termes due capitulation.La position imprenable de Comorn engage Khpka a demaunder de bonnes conditions.La soumission de Gorgey était connne a Co- moru le 18 août, et on envoya l'ordre à Klupka de suivre son exempleou d'envoyer les conditions d\u2019une capitulation.Lu réponse qu\u2019il fit est comme suit : \u201c Aucune communieation officielle, ne nous est parvenue, quant a la position des affaires sur le Danuhe et sur le Banat, et jusqu'a ce que nous sachions ce qui s\u2019est passé, nous ne pouvons cousentir à traiter au nom du couseil de notre pays.\u201d Le rrgnc de l'ordre.\u2014 Une lottre de Vienne, du 31 noût, nous apprend que plusieurs des chefs Mageyars ont été exécutés.Parmi ceux-ci, se trouvent l'ex ministre de l'intérieur, Vukovich, le général Damianich qm a élé pendu, et le général Auilermun qui u été fu- \u201cile.Le général Jowich qui avait donné la forteresse d'Esseg,nux Mugeyars u été :m:cné à Vienne, les fers aux mains.Les membres de ta diète Tongroise qui ont léclaré, que la maison de Hapshonre avait forfait a tous ses droits an trône de la Hougrie ont ete ammenés à Pesth.\u2014 La mère et les enfars de Kossuth ainsi que plusieurs chefs des Mageyars sont prison- tiers à Preshonrs.\u2014 Ou disait que le général Gynlay, avait été de l'établissement de missions foudées dans le bat nommé gouveruour du lu Ilongriv.herve, sans euconrir la peine d\u2019être truitres a.L dif | | \u2014 ed ) [ se \u2014 Des lettres de Vienne annoncent que l\u2019Empéreur de la Russie, a pardonné a Gorgey tous ses effuits de résistance, et que ce dernier est parti pour Styrie, où il se propose de résider.Italte.\u2014 VENISE RENDUE AUX AUTRE CHIENS.\u2014 Les impérialistes out pris possession de Venise le 27uout.La Gucette publie nne annonce du gouvernement réglant le départ des personnes qui désirent prendre avantuge d\u2019un article de la cupitulation, qui leur offre un passage, aux frais du gouvernement, pour Corft, Patmos ou Alexandrie en Egypte.Pour toutes les autres places, les frais de voyages devront être payés par les parties elles-mêines.Rome Politique \u2014 Le 21 uout, le général Oudinot annonça officiellement son départ de Rome.M.Savelli le ministre du Pape, de l\u2019intérieur, estarrivé et s\u2019est installé à ln tête de la police, mnis entièrement sous le coutrôle du gouvernement français.\u2014 Le triumvirat de cardinaux, a établi nne commission pour faire arrêter les auteurs ou complices des troubles durant la révolution.Russie.\u2014 Un Ze Derwm n été chanté dans les églises de la Russie en l\u2019houneur de la victoire sn les Hongrois.L\u2019empéreur ae Russie était à Varsovie.France.\u2014 Le Monteur publie un décrèt réintégrant onze des généraux, et quatorze ma- jors-généraux, qui avaient été mis sur lu liste des officiers retirés, par le gouvernement provisoire, contre leur gré et contrairement à la loi.Le gouvernement Français continue à refuser des passeports aux réfugiés Allemands, qui, en se rendant en Amérique, sont forcés de traverser la France.On attendait le général Oudinot.à Paris, le 20 septembre.Lamartine a refusé d'accepter une sotiscription publique alléguaut, que le pru- duit de ses écrits lui suffisait.La nomination de Lucien Murat,à Madrid,à été considérée comme etant la reconcilliution des deux purcies du cabinet.UX famille Canadienne de cette ville.résidant à l\u2019entrée de la grande rue St-Laurent.désiie prendre quelques peusionnaires.S\u2019adresser au Bureau de l'Ave- ur.22 septr.1819, AVIS.I ES Actionnaires de la SOCIETE MERCANTILE AU ÉCONOMIE, sontinstamment priésde s'assembler SAMEDI.le 22 courant, à heures du soir, au magazin de M.Adolphe Roy, rue St.-l\u2019aul, pour affaires tres importantes.A MOUSSEAU.Président.22 sept.1849, 5 D4 74 - p J It DESSINATEUR ET GRAVEUR SUR BOIS.DE LONDRES.OUT espèce de Drsse vs.FRONTISPICES, ete, etc.exécutéavee goût et ponctualité Atelier, chez ML.[ner AND.Graveur, grande rue St.- Jacques, voisin de la Batique Britannique du Nord.Montréal.20 sept.1848.CIDRE-CHANPACNE DE QUALITÉ BIEN SUPÉRIEURE EN VENTE CHEZ, PIGEON, SAVAGEAUerr Cir.Bureau, No.119, rue St.-Paul.11 sept.1849.Cercie des Etudiants.LE Membres de cette société sont priés de se réuni.SAMEDI prochain, le 22 du courant a SEPT heures et demie P.M.au liva ordinaire des séauces, pour chômer l\u2019auniversaire de la foudation de cette sociéié.A.G.BOURBONNIERE, Secrétaire Archiviste.10 sept.1849.\u2014 M.Payson, continuera ses lectures sur les resources des provinces britanniques et déinon- trera que le seul moyen de les développer, serait d\u2019annexer ces provinces aux Etats-Unis.Nous espérons qu\u2019il y aura foule, mercred: soir,pour l\u2019entendre, à la salle de la Tempérance, rue St.-Maurice.\u2014 Un incendie considérable a eu lien à Québec, samedi matin.Le feu s\u2019est déclaré dans une maison sur le Cap, Haute-Ville, eta deé- truit vingt maisons avec leurs dépendances.Les pertes sont estimées a £30,030.L'assurance de Québec, perd £10,000.\u2014 Les bruits cournient hier, que le siège du gouvernement allait être transporté à Turonto.Nous espérons que le ministère ne commettra pas cette nouvelle béviie.\u2014 Les dernières nouvelles de Bytown, annoncent que la paix était rétablie.ErraTA.\u2014Dans la correspondance de Campagnard, publiée jeudi le 20 sept.Au lieu de : La question que je posais dans ua de mes derniers articles est maintenant vrai, etc, lisez: La question que je posuis dans un de mes dern*ers articles est maintenant résolue.Il est vrai strictement vrai que, etc.Dans le cinquième paragraphe, au lieu de : et celle de Morénas, approuvées par Benoit XIV, etc, lisez: et surtont sur celle de Morénas, ap prouvée par Benoit XIV, ete.pr tr rm GOUTTE.Cette maladie attaque à certains intervalles et souvent saus cause déterminante: on peut la décrire eu disant qu\u2019- elle consiste en une douleur dans les joititures des mains ou des pieds; principalement au gros orteil, accompagné de fiëvre et de l\u2019enflure de la partie attaquée.Une indisposition générale, particulièrement des symptômes dispepti- ques divers, ont précédé les affections locales et ceux qui ont eu deux ou trois attaques préalables regardent cette indisposition comme un paroxisme de la maladie.La goutte est liée généralement avec une prédisposition héréditaire et ne se rencentre que chez les personnes des classes élevées ou moyennes e: lorsqu\u2019elles ne sont pas héréditaires on peut les attribuer & un genre de vie trop recherché ; elle n\u2019attaque par conséquent jamais les pauvres, excepté peut-être les pauvres littérateurs qui prennent peu d'exercice tandis qu\u2019une portion considérable de riches y sont plus ou muins sujets.Nous conseillerions à ceux qui sont affligés de cette douloureuse maladie de se procurer une bouteille du inimeut du Dr.Sherwood et ils pourront se guérir.Il réussit toujours.- Montréal, 25 sept.1819.DÉCÈS.En cette ville le 21 de ce mois Jacob Steller enfant de M.J.Hamilton âgé de trois mois.LINIMENT GALVANIQUE DR.SHERWOOD.E Liniment Galvanique s'emploie avec un succès positif et permanent dans tous les cas de RHUMATISME chronique ou aigu dans la tête, les jointures où les membres, la Goutte, le Tic douloureux.le mal de tête nerveux ou ordinaire, la Paralysie, les attaques d\u2019Æpilepsie, les Pulpitations du cœur, les douleurs des reins.et des aisselles, raileur des membres.névralgie, tremblement nerveux, la dibilité générale, la faiblesse physique et nerveuse, toutes les maladies de nerf, les blessures, brûlures par le feu ou l'eau chaude.ete.ll eat maintenant admis par les savants et tous ceux qui s\u2019occupent de scicnae que le douvoir mystérieux qu'on appelle Galvanisme où magnétisme est en effet le principe actif ou vital, et que la maladie dans ses formes les plus pénibles est absolument due à l\u2019abseuce de ce pouvoir galvanique ou magnétique dans ses pro \u2018ortions normales, Si donc nous pouvons admettre facilement cet argent mystérieux lorsqu\u2019il diminue nous pouvons combattre la maladie, et ce résultat a été plainement atteint par cette étonnante découverte scientifique qui combine le galvanisme ou magnétisme avec un fluide qui a coûté à l\u2019inventeur de ce remède des années d\u2019études et de travail.H n\u2019y a pas un médecin intelligent qui a suivi les progrès de la science qui n\u2019approuve de suite l\u2019emploi du pouvoir magnétique dans diverses maladies, et il n\u2019y à pas un journal medical d\u2019 Europe ou de ce pays qui dans chacun de ses numéros ne cite quelques eas qui démontrent de nouveaux effets de cet agent surprenant où coruLorant l\u2019expérience acquise déjà sur sou emploi utile.L'inventeur du liniment Galvanique a le plaisir de pouvoir annoncer que la majorité des miédecius les plus distingués de New-York, recommandent eonstammeut ce médicamment dans leur pratique, Il a reçu d'un grand nombre d\u2019entr'eux les témoignages les plus iatteurs d'approbation et de recommandation, Se vend en gros et en détail, chez W.LYMAN & Cie.R.TRUDEAU.B.WORKMAN & Cir.S.J.LYMAN.& Cir.Agents à Montréal.Montréal, 22 sept.1845.PENSEZ Y BIEN.1.x Soussigné offie à louer ou à vendre, sa spacieuse maison avec ses dépendatices situées au centre du village de ST.-REMI.Un marchand y fonderait un établissement des plus avantageux.vu que pas une paroisse ne compte moins de marchands qu'ici.Maintenant il n°y eu a qu\u2019un seul.FRANÇOIS LANCTOT.St.-Rémi, 21 acùût 1849.A LOUER, ANS le florissant village de ST.-JFAN, l\u2019une des meilleures placee de commerce, La MAISON et dépendances était récemment bâties \u2014 Sadresser a M.DEMARAY.EL sept, 1849.\u201cMONTREAL, SOREL ET CHAMBLY.F JACQUES-QUARTIER kt Le RICHELIEU, a À coummencer de MARDI prochain, le 1! courant, partiront de Montréal, à 3 heures de Paprès midi, au lieu de 4 heures comme ci-devant.Montréal le 6 septembre 1849.Livres de Droit a Vendre, 4 UVRES de Pothier, vol.4o.£6 0 0 Edits et Ordonnances.2 vol.40.250 Cellier, Formulaire d\u2019Actes, 6015 0 Parfait Notaire, Ferrière.1 0 0 Dard, Contérence sur le Code, 013 0 Waterston\u2019s Cyclopedia of Commerce, 150 Burtou?s Law of Scotland, 014 0 T.edvu.Clef du Notariat, 015 0 Beaubien, Lois Civiles.3 vol, 017 6 Perrault, Questious de Droit, 010 0 Holthause, Law Dictionary, 015 0 Canadian Law Court, 8 5 0 Park on Dower, 1 4 0 Matthews ou Portions, 116 7 £17 17 7 S\u2019ADRESSER, RUE ST.-VINCENT, No, 14, 30 aout 1849, (TEL GIRA E soussigné continue a tepir son ancien établissement comme il le tenait auparavaut, sur la Place Jacques- Cartier, Montréal.De plus, il tiendra une TABLE D\u2019HOTE, dUNF à DEUX heures.Viandes et Soupes a teute heure de la journée.Ses prix sont très modérés.SERAFINO GIRALDI.7 août 1819.MARECHAL-FERRANT, ETC.E Soussigné remercie le public de encouragement quil en à reçu depuis qu\u2019il tient sa boutique de Forgeron et il l\u2019informe qu'il continue à exécuter \u2018toutes sor- tés d'ouvrages eu fer.Ita de plus engagé depuis quelque temps un Maréchal-Ferrant qui est reconnu pour un des meilleurs ouvriers le Montré sl et qui sera exclusivement chargé de FERRER les CHEVAUX ; l\u2019expérience d\u2019un grand nombre d\u2019aunées dans ce enre d\u2019ouvrage le met à riême de s\u2019en acquitter à la satisfaction de ceux qui vou- drout bien lui contier leurs ehevaux, dont il prendra le plus grand soin ; il garautit son ouvrage, non seulensent quant à fa durée.mais quant à la manière de poser les fers.Le soussigné espère la continuation de encouragement du publie et particulièrement de ses compatriotes.J.P.BELAIR, Rue Bonsecours, près l\u2019Hôtel Donégana.F.X.LOISELLE MARCHAND-TAILLEUR, 139, 139, RUE NOTRE DAME, 3EME MAISON (EST) DE LA PLACE D\u2019ARMES.11 septembre FFRE ses plus sincéres remerciments à ses nombreuses pratiques el au public pour Pencouragement libérai qu\u2019il eu a reçn, et profite de cette occasion pour solliciter de nouveau ce même patronage.Il tient constammient un assortiment complet de Draps, Casimires, Patrons de Veste, ete., Cheviises, Cravates, Colis, etc., qu\u2019il disposera à des prix très réduits.\u2014 AUSSI: \u2014 Toutes espèces de Hardes pour de jeunes personnes, fuites à ordre daus le dernier goût.Les personnes qui fournirout leurs draps seront aussi bien servies, que si elles le prenaiert au magasin.11 vient de recevoir les derniers livres de mode.Montréal 5 mai, 1849.HOTEL Canadien-Francais.RUE ST.-PAUT,, VIS-A-VIS LE MARCHÉ BONSECOURS.F.soussigné inlorrae respectueusement ses amis et le public en général qu\u2019il vient d\u2019ouvrir un HOTEL sur un bon pied, aans une vaste maison, vis-à-vis le marché Bonsecours.ci-devant occupée par M.Alexandre Dubois.H sera toujours prêt à recevoir les personnes qui voudront vien lhonorer de leurs visites, loréqu\u2019ils auront oe- casion de venir à la ville.Les dédenpances de la maison sont spacieuses; ilya une grande cour,des étables, écuries el remises en trés bon ordre.Les chambres sont Men fournies.la table sera bien servie ot rien ne sera épargné pour que ce nouvel établissement mérite tune part de l\u2019encouragement du public.Chambres privées et garnis à louer à des prix très modérés.JOSEPH DUMOUCHEL.ci-devant de Ste.-Martine UAVENIR.\u2014 Ce) = 2 a) .A, BBAUAS A.BBPAUV AT, MARCHANDISES SECHE, DO, RUE NOTRE-DAME 90, Vis-a-ves de MAL A.Suvazeet Cie.Apothicaires.FFRENT leurs plus sincères remercfmens à leurs nombreuses pratiques et au public en général, pour l'encouragement libéral qu'ils eu ont reçu jusqu\u2019à ce jour.et profitent de cette occasion pour les informer de nouveau ils out constamiment en tain un bon assortiment de Drap fin et superfin, Casimire pour pantaton et Etoffe de toutes les qualités pour veste de couleurs variées, \u201c \u2014 AUSSE:\u2014 Un bon assortiment de Cols.cravates, et chemises fines.\u2014DE PLUS :(\u2014 ui bon choix de chapeaux pour dames, tel que chapeaux de paille de Toscane, et de fantaisie, le tout dues prix tres réduits.Moutréal, 14 juin 1849._.; : Importation de France.- F sussigné vient de recevoir une partie de son assor- I, timent de livres de PRIERES et d'HISTOIRES, etc.\u2014AUSSI:\u2014 Unie superbe collection et très variéede livres de RECOMPENSES.Images, Méduilles, Chapelets, Papeterie fine, Parfumerie, Fournitures d\u2019écoles, etc, etc.Le tout à meilleur marché que par le passé, en raison de la remise dés droits.J.-BTE.ROLLAND.2 juin 1819.Gants! Gants! Gants! ; ADE.GARNIER, sur la rue Dorchester, entre les I rues St.-Charles Borthomée et St.-Urbain; nettoye les GANTS \u201cDIE KID de toutes les couleurs et quelque sales qu\u2019ils soient.à très box marché.Montréal, 17 juillet 1849.*.L.LEGENDRE I .de FE VA RE VI VR 9 TOWNRILIP DIE MILTON.OT respectiicusement ses Services aux personnes qui désireraïent Pemployer comme AGENT pour la vente de propriétés et pour la transaction de toutes autres affaires.Ii fournira les meilleures garaitties et les meil- teures recommandations à ceux qui le désireront, Milton, ce 5 mui 1849.ESSAYEZ AVANT DE DÉSESPÉRER.Pilules d\u2019Holloway GUÉRISON D'ASTHME.Extrait d\u2019une lettre de M.Benjamin Murkie.Quakre pesectable, dutée de Crecnagh, pres Loughall, Irlande, le T1 septembre 1848.Au professeur HoLLowaY.AmiREsrecTE, \u2014 Ces Pilules m'ont efficacement guéri d\u2019un Asthme, qui depuis trois aus m'affectait tellement que pendant la nuit j'étais oblixé de me promener daus ma chambre.craignant de suffoquer par la toux et les glaires si je me couchais, Outre les pilules je me suis frotté abondamment la poitrine soir et matin avec ton onguent.(Signé) BENJAMIN MACKIE, GUÉRISON D'UNE FIÈVRE TYPHOÏDE, AU MOMENT OU L'ON DÉSESPÉRAIT DE LA VIE DU MALADE.Une dame respeetable du voisinage de Loughall tt attaquée du typhus et resta cing jours sans boire ni manger.Elle avait été abandonnée par sou médecin et on n\u2019at- teidait plus que sa mort.M, B.Mackie dont on vient de rapporter le cas en eut connaissance, et sachant immense avantage qu\u2019il avait retiré lui-même de l\u2019usage des pilules d\u2019Holloway en recommanda l\u2019essai.On fui donna huit pilules et ce même nombre fut répété matin et soir pendant trois jours et en très peu de temps elle fut entièrement guérie.N.B.\u2014D'après une lettre récente il paraît que le colo- uel Dear, qui est avec son régiment dans les Indes, s\u2019est guéri d\u2019une attaque trés sérieuse de fièvge par ces céle- bres pilules.11 n\u2019y a aucun doute que toute fièvre maligne peut être guérie, en prenant natin et soir des doses copieuses de cette excellente médecine.Le malade doit en même ternps boire abondaniment de l\u2019eau de gwaine de lin ou de l\u2019eau d'orge, GUERISON D\u2019UNE HYDROPISIE DE POITRINE.Lxtrait dune lettre de J.S.Mundy, éer., dutée de Kin- nington.pres Oxford, le 2 décembre 1848.Au professeur HoLroway.Monsrëur,\u2014 Mon berger était depuis quelque temps affecté d\u2019une Hydropisie de poitrine.Dés que j'en fus informé, je l\u2019engageai à prendre de vos piluies, il le fit et en fut parfaitement guéri et il est aujourd'hui mieux portant que jamais.Comme j'ai moi-même.l\u2019année dernière, ressenti l\u2019effut étonnant de vos pilules et de votre onguent, J'ai fait depuis tous les efforts pour eu faire connaître les excellentes qualités.(Signé) J.8.MUNDY._LE COMTE D\u2019ALODBROUGH CUERI D'UNE AFFECTION DU FOIE ET DE L\u2019ESTOMAC.Extrait d\u2019uue lettre de sa seigneurie datée de Villa Messina, Livourne ,21 février 1845.Au professeur IloLroway, Moxsteur,\u2014Diverses circonstances m'ont empêché jusqu'ici de vous remercier de la politesse que vous avez eue en m\u2019envoyant vos pilules.Je saisis cette occasion pour en envoyer le prix eten même temps ajouter que vos pilules ont etféctué la guérison de la maladie de foie et d\u2019estomac que j'avais, et que tous les plus éminents médecins d'Angleterre et du continent n\u2019avaient pu guérir; y compris les caux de Carlsbad et de Murienbad.Je désire avoir un autre pot d\u2019ongnent et une boite de pilules, dans Le cas où mu famille pourrait en avoir besoin.Votre très obligé et obéissant serviteur.(Signé) ALDBOROUGH.GUÉRISON D'UN CONSTITUTION ÉPUISÉE.M.Mate.garde magasin à Gundagai.a la Nouvelle Galler au sud était depuis\u2019 quelque temps d\u2019une santé très dél- dete, sa constitution était tellement épuisée que sa mois était considérée comme certaine par ses amis et jar lui même; mais conune dernière espérance, il fut i: duit a essayer les pilules d\u2019Holloway, qui agirent immédia.eme « sur le système et le résultat fut qu\u2019il fut rendu à tn san é parfaite dans l\u2019espace de quelques semuines, au gra id étonnement de tous ceux qui le connaissaient.Il rezarda cette cure comme si extraordinaire que par reconnaissance it ta fit publier dans le Sydney Morning Herald.le 2 janvier IRIS.Quelques doses de pilules relevèrent bien vite l\u2019énergie du corps et de Pesprit là où tout autre remede avait failli.: Ces célèbres pilules sont merveilleusement efficaces dans les maladies suivantes.Fièvres de.toutes Hycropisie fLumbago sortes Dysseuterie H¢morroides Asthme jErysipéle Rhumatisies Maladies bilieuscs Suppression des ré-|Retention d'urines Taches sur la pean] gles Scrophules ou Maladies des intes- Convulsions Humeurs froides tins Goutte Maux de gorge Coliques Mal de tête La pievre et la gra- Constipations \u201cindigestion velle Cousowptions Intlannuation Symptômes secon- Débilité Jutnisse daires \u2018Tumeurs iUleeres Tic douloureux Vers de toutes es- Débilité Affections véné- pêces | Maladies de foie neuses A vendre en gros et en détail à la Pharmacie du Dr.- Picault, rue Notre Dame N 3 36, au coin de lu rue de Bon- secours, et chez M.A.Savage et Cie.NOTRE PRIX :\u2014 Is, il: 4s, 6d4.à 7s.la boîte, il y a un avantage considérable à prendre les plus grandes boites.Changement de Demeure.ES soussignés informent respectueusrment leurs À PRATIQUES qu\u2019ils out TRANSPORTEÉ leur établis- semmeut daus ln maison de S.VALOIS, êétr,, 106, rue St.- Paul, maison voisine de leur ancienne demeure., HUDON, LESIEUR kr QUEVILLON.5 must 1849.25 SEPTEMBRE.1849.s EN GROS ET LT \u2014 AUX ÉLECTETRS DT COMTÉ DE VAUDREUIL ET AUTRES INVÉRESSES DU BAS ET DU HAUT-CANADA.Messieurs.P AR une loi passée-en 1R16, le Parlement à antorisé la À construction d'un chemin de fer entre Mortiéa! et Kingston.Consme la réalisstion de ce projet serait d'une avantage imnense | Our le comté de Vaudreuil et les environs.je crois de non devoir de vous réunir, aux fins de prendre les moyens de tucltre ce projet à exécution, Le Comté né pouvant.non plus, tarder d'avantage à se joindre aux autres comtés, pour parvenir à la solution de la question de la \"Fenure Seigneuriale et d\u2019autres sujets d\u2019importance majeure.Je vous prie, en conséquence MM.les Electetfrs de vous assembler au Village de Vaudreuil.SAMEDI le 22 du courant, à ONZE heures de l\u2019avaut midi, Je prie aussi les personnes du Hant-Canada, que la question du chemin de fer pourrait inté:6sser, de vouloir bieu assister à cette assemblée, J.B.MONGENAIS.Représentan: du Comté de Vuudreux.Rigaud.5 septembre 1849.P.8.Les journaux de Montréal, dans les deux langues.et ceux du Haut-Canada, sout prié de reproduire cette convocation > ; 4 PRIX REDUIT.E Propriétaire des Sources de PLANTAGENET, M.Evariste Laroeqne, vient, sur l'avis de plusieurs médecins de cette ville de réduire le prix des Faux de Plantagenet a quinze sous le gallon, et un écu ta douzaine de bouteilles.pour Pavantage du public.A vendre chez Brault et Lufricain.EVARISTE LAROCQTE.Propriétaire.CIS.LAROCQUE, agent.Places d\u2019Armes.8 septembre 1549.ETABLISSENENT CERTAIN.A ON père trop âgé pour coutinuer son commerce qu\u2019il 1 tieut à STÉ.-ANNE DES PLAINES, avec succès, depuis plus de quarante aus, désire vendre le fonds de ses marchandises achetées au comptant.et louer son magasin ; le tout aux conditions les plus faciles.J.M.PREVOST.Terrebonne, 21 juillet 1819.JOHN A.LECLERC, MARCHAND DE CUIR, EN GROS ET EN DÉTAIL, RUE ST-PAUL ÂUE ST.-PAUL, MONTREAL.4 MONTREAL.PORTE VOISINE DE BENJAMIN WORKMAN, APOTHICAIRE.Pros cette occasion pour offrir à ses nombreuses pratiques et au public en général ses remercituents sinté- res pour encouragement libéral qu'ils ont bien voulu lui donner depuis qu'il a ouvert sou établissement, [leur annonce avec plaisir qu\u2019il a reçu ces jours derniers tn assortiment complet de toutes espèces de cuir et fournitures pour les cordonniers.COMPRENANT! Cuir à semelle, vache cirée et à grain, veau français, anglais et américain.taure, cuir à harnais, cuir a patente de toutes sortes, doublures, bordures et maroquins.AUSSI! Fil, pointes, formes et un assortiment complèt de four- uilures, pour les cordonniers et selliers.Montréak 21 mai 1849.REVOLUTION! NOUAEAU CERTIFICAT.EPVUIS l\u2019analyse des Faux Minérales de Plantagenet.j'ai recommandé son usage à plusieurs de mes patieus et tous s\u2019æ1 sont bien trouvés.C\u2019est un agent curatif poui plusieurs maladies\u2019 des organes urinaires, affections de peau, coustipation provenant de dérangements gastriques ou hépathiques, les scrofules ou Phydropisie, Cette Eau est excellente pour étancher la soif produite par le choléra et jointe à d\u2019autre remèdes elle peut contri- Luer à guérir cette maladie.G.D.GIRBB, M.D.Licencié du Col.R.C.d'Irlande.Montréal.5 juillet 1849.Le propriétaire des Faux.par ordre des Médecins de Phopital général, en fournit journellemeut nue grande quantité à cette institution pour usage des patients.Principal dépot, Place-d\u2019 Armes.BRAULT Er LAFRICAIN.5 juillet 1849.ATTENTION! OULEZ-VOUS couserver votre santé, buvez de l\u2019Eau de Plantagenet, demandez a ceux qui en fout usage et vous verrez que vous en boirez.Plus il fait chaud, plus l\u2019eau est salée.Onena vendu depuis le 3 mai jusqu\u2019au IS juin, 5100 gallons au dépôt de la Place d\u2019Armes.Aussi le nombre des maladies est bien diminué.Voici les noms des méducius qui ont donné leu certiticat en fuveur de cette eau: W.Nelson, J.S.Sewell, F.Badgley, J.G.Bibaud, J.E.Coderre, J.L.Leprohon, J.8.Crawtord, I.H.Masson, L.F.Tavernier, A.Hall, 'M.McCulloch, EH.Trudel, P.EF.Picault, B.L.MeDouell G.W.Campèell W.Fraser, Hy.Mount, Faux fraiches ?fois par semaine au dépôt spécial, Place d\u2019Arnes, No.4, BRAULT er LAFRICAIN.22 juin 1849, Remede contre ie Chotéra.FES GOUTTES ANTI-CHOLÉRIQUES préparées à la Pharmacie du Dr.lPicacLt.rue Notre-Dame, No.36.au coin de la rue Bonsecours, arrêtent avec certitude les vomissements et le débord, symptômes précurseurs du chpléra.Chaque famille fera bien d'en avoir chez soi, afin de Padministrer au commencement de la maladie, Pexpéri- ence de plus de 200 personnes ayant prouvé que le remède était infaillible à cette période «e la maladie.Prix: 2s.6d.Er 30 soUS LA FIOLE.21 juillet 18-19.ETABLISSEMENT CANADIEN DE CORDONNERIE, 101, 101, RUE NOTRE-DAME, RUE NOTRE-DAME, EN DÉTAIL.E Soussigné qui avait transporté son magasinde la rne 4 St.-Paul à la rue Notre-Dame.où il a été incendié pour la seconde fois lors de la destruction du magasin de M.Muray, annonce au publie qu\u2019il à ouvert un autre magasin a 101 rue Notre-Dame, où où trouvera constamment toute sorte de chaussures fines et communes pour dames et pour hommes.à des prix très modérés, Ou trouvera constamment à son nouveau magasin, SOULIERS, BOTTIS et BOTTINES de la première qualité, (aits dunis le dernier goût par les meilleurs ouvriers et dont il garantira la durée, [| prêtera la plus stricte attention aux ouvrages qui seront mis au magasin ou qui lui serout recommandés.DAVID PELTIER.5 mai, 1849, CHAPEAUX EI CHAPEAUX LE SOUSSIGNÉS viennent de tecevoir par la voie Lu de New-York.des CHAPEAUX FRANÇAIS, de Castors de Soie et de Laine, de première et seconde qualités Chapeaux superfins pour hommes, do.do: do enlants.AUSSI: Chapeaux assortis.en BOTTES pour les marchands de la campagne, à vendre, à tres has prix, par HU DON, LESIEUR er QUEVILLON, ; 106, tue St,-Fuul.21 avril 1849.7 HAPELEAUS, Relieur et Libraire, coï des a rite PURGE ADRESSES D'AFFAIRES, 7 On annonce dns ta liste qui suit moyenn.rnt 154.\" our l'annee, On n'a pus droit ald de trois lignes pour ce prie, DIVERSES BRANCHES.AVE DESILETS, Avocat, Trois-Riviéres, rue Nts ZA Jéseph, Burenu de feu L.FE, DEsILETS, eur Trois-Rivières.8 sept.1849, 1 | ] ANCOUR, \u2018Tailleur, faubourg St.-Laus Je bi tent.rue Dorchester, entre la 1t6 Nts Urbain et la rue St.-Chasles-Borrominée: 31 juillet 154th ÉDÉON OUTIMET.Avocat, Village de Vaudreuil, porte voisine du magasin de Fabien Desjardins, écF 28 juillet 1549, Doctrer GEÉNAND.chéoignure des rues Lagauche= tière et des allemands.26 juillet 1949.(1H, CORMIER No.120 marchund détailleur rue St.s il.au Montréal 2 juin 1849.LANetor mr LA BRECHE-VIGER, écr, Avocats; bureau, 14 rue St.Vincent, M.Lanctot pourra désormais être consulté sur affaires prolessioitielles.À toute Leure du jour, & Laprairie où il à ouvert un bureau.31 mai 1849, A AMASE DORVAL.Avocat, a trausporté soi À étude chez M.le Dr, D'Orsonniens rue $t,- Louis, .5 mai, 1R494 P C TA\\URANCEAU.Avocat, a établi son bus b .reau au village de Laprairie.28 avril 1840.OUTS BETOURNAY, Atocat, bureau de J.U.Beau dry, écr.rae Craig: P.N.de I.Richard.C F PALINEAL Notaire de ln Banque du ° » Peuple, 164, 1ue Notre-Dame.ORION; Déptité Arpenteur Provincial, No.61 rue Craig, tnaisun te pension rue Notre-Dame et St.-Vintent, Montréal, 3 février; 1849.OUTRE & LENOIR, Avorats, No.14, rue St.Vins cent.6 décembre 1818.(CHARLES LABERGE, Avocat, Sti-Athanase, Cir, cuit de St.-Jeun.\u201cSOURCES De YAP311=9, F propriétaire des dites Sources, ayant construit un Quar sur la terre, les bateaux à vapeur à commencer de VENDREDI prochain, le 29 du courant, transpoitez ront les passagers de Montréal, les Dimanches, Mardis, Vendredis et Samedis.et (les Sources à Montréal, les Dimanches.Lundis, Jeudis et Samedis, pour le présent et bientôt tous les jours: Et de plus le steamboat RICHELIEU a conclu des arrangements pour se rendre au nouvean quai des Sources tous les Lundis et Jeudis Soir, partant de Montréal à Six Heures P.Met revenant le lendemain matin.CL Fan fraiche des Sources, tous les jours a Phétel dit Cas nada, à dix sols le gallon.ANG.8T.JULIEN, Agent, 14 juillet 1849, .Le Herald, le Pilot et le Transcripl sonl priés de reproduire cette annonce.ENSEIGNE DU BRAS D'OR.LISRAIRIE, PAPETHRIE, KT ATELIER DE RELIURE, No.13 Iève St.Vincent, Montréal.E soussigné, très reconnaissant envers le public pour A lencourogement libéral qu\u2019il ena reçu, prend la liberté de l\u2019informer qu\u2019il vient d\u2019ajouter à son établisse= ment nne LIBRAIRIE et PAPETERIE, où Pon pourra se procurer tous les livres en usage dans les écoles, ainsi que Papier de toute qualité, Plumes.Encre, etr.ete.Il se chargera de tout ouvrage dans sa branche, qu'il exécutera au plus court avis.tels que :\u2014 _ JOURNAUX, GRANDS LIVRES, REGISTRES.ete, ete.Le tout sera relié trés solidement et avec goût, AUSSI: VIEUX TIVRES, JOURNAUX, etc, reliés avec soid PRIX MUDERES.C.0.EAUCHEMIN.Montréal.2 mai 1849.A & T.LESPERANCE, Ç ç RUE ST-PAUL, 89 | a 3 Qu, Pies de la Place Jacques Cartier, à \u2019 PORTE VOISINE DE H.PEACOCK, ORFEVRE, A L'ENSEIGNE LU LION ET DE LA LICORNE, MONTREAL.FFRENT leurs sincères remercimens à leurs noms breuses pratiques et au public en général, pour l\u2019encouragement libéral qu\u2019ils en out reçu, et profitent de cetle occasion pottr les informer tres respectueuse ment qu'ayant réuni leurs deux magasins en un seul, et fait beaueoup d'is métiorations à leur établissement, ils ont l\u2019es; oir de méris ter et de maintenir leur patronage distingué, qu'ils svitici= tentirés respectueusement.Ils viennent de recevoir par les premiers atrivoges, une partie de leurs marchandises du printemps.consistant en Draps fins et superfins, Cusimirs, Soiries.Rubans, Toiles; Laiuages et Cotonnades en grande variélé.CILAPEAUX FRANÇAIS ET ANGLAIS, des goûts les plus récents.Ils ont constamment en main un magnifique assortiment de hardes faites, confee- tionnées par les meilleurs tailleurs.et aver des étofies de 1a première qualité.[Is confectionnent aussi des hardes de toutes descriptions à ordre, dans le dernier goût.et à des prix raisounables.[ls recevront des DEBENTURES à aucun Mmotrtayt, ent paiement pour marchandises achetées à leur magesin.Remarquez qu\u2019ils disposeront de leurs marchandises à 15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs et ils vous invitent à venir visiter leur établissement, afin d'en juger par vous-mêmes.12 1mui 1540: 4,000 Verges Tapis à l\u2019Huilé, M.A.LAFLAMME, 165, RUE CRAIG A MONTREAL; FFRE en vente, 4.000 verges de Tapis fleuris, de patrons et grandeurs assortis pour salons, passages et escaliers.\u2018Panis de thbles, pianos et soles cirées.AUSSI: Toiles cirées potr chapeaux, capots, manteaux, ptelats et toutes sortes de toiles cirées.Montréal, 4 avril 1849.A VENDRE.1 9 ARTS dans la Banque du Peuple, s\u2019adresser au soussigné.RABREVOIS DEBLEURY.No.38, Rus Cruig, 7 juillet 1849, ORCUE A VENDRE.UX superbe ORGUE à vendre.(Cinq Jeux complets) peut ôtre vu à l'église Bonsecours, l\u2019our plus amples informations s'adresser à TOUSSAINT CHERPIER 84 rue SL.-Pculs, 21 février ,1848.\u2014 aan 15 L'AVENIR \u201425 * ESS EEE VOUS FOUVEZ ENCOR ÊTRE GUÉRI! NAT TTT ONGUEN TIRISON DE MNUMATISHE ET LE RBUMATISM GUUTEUX.Extrait d'une lettre de M.Thomas Brunton, pro- priétairedeia Taverne de Waterloo d Couthiam, duns le comté d\u2019Yuris, dalle du 28 septembre, 1318.Av Proressevn JToLLoway.Monsionr, \u2014 Depuis longtemps j'étais martyrisé par un shumatistie et la goutte rhumatisniale, et que pendant dix semncines \u2018avant d'evoir fait usaye de vos médecines j'ai été si mal que j'ai cru que Yallais bieutot mourir.Lorsque je vis vos remèdes avertis dans la gazette que je TéÇOIS, j'ai cru déwoiren essayer.Je me Trictionnai avec langnes:t comme la direction Pindique et je couvris la astie frictiounde de feuilles de choux,\u2014je pris de plus de vos pilues matin et soir.Après trois gemuines, je pu avec l\u2019aide d\u2019un bâton marcher pendant une heure où deux.-et après sept semaines.je pus murcher sus bâten.Muin- tenant, je suis, avec la permission de Dieu et laide de vos Tic ecines, trés bien, ot depuis sept inois je vaque à mes affaires sans ressentir ancun symptônie de retour de mon -ahicleune maladie.Qutre la suérison de ra goutte rhu- matisinale, j'ai eu depuis per une preuvz-que vos pilules.«et votre on guent peuvent guerirtoutes blessures ou alee- res: cur ue femme \u2018habitant prés de chez moi, avaitl depuis + ans une mauvaise jambe que personne n'avait pu Æuérr;-\u2014je lui procurai (le voa piluies et de votre enguent, 12 la gr.\u201crirent bien vite, après que toute autre éhose h'a- wat pu fuire, Pour votre information, jai Phonneur de \u2018vous informer que j'ai servi pendant 25 ans ma patrie dans «ù premier réginent des Life Guards et fut 18 aus caporal.Pai été deux ans à la guerre d'Espagne et fut à la bataille de Waierlno: j'ai reçu mon congé le 2 septembre, 4835 L'effivier commandant de ce temps était le col.T.ygon qui est maintenant général.J'ai appartenu à la troupe du capt.Meury Baring, (Signé) THOMAS BRUNTON.| Æxtraït d\u2019une lettre de M.André Brack.forgeron, habitunt à Eyemouth, près de Berwick, datée du 10 octobre 1843.Au Proresseur HozLowar.Monsieur, \u2014 C\u2019est avec plaisir et reconnaissance gue je | vous informe qu'après avoir souilert pendant 21 ans, d\u2019une mauvaise jambe qui ne voulait céder à aveun traitement, je consultai à différents temps tous les médecins célèbres, mais en vain, J'étais souvent insapable de travailler ; personne ne peut comprendre les douleurs euisänies que 301 endurges, Ma jamlie est maintenant aussi saine qu'elle l\u2019a jamais été par le meyen de votre onguent et de vos pilules, que j'ai reçus de monsieur S.Davidson, dro- \u2018guiste, qui connait très bien ma position et:qui, j'en suis sûr, sera heureux de certifier avec moi si celu est né- - cessaire, come preuve de ma guérison.__ (sigiré,) ANDRE BRACK.PEUX ORTEILS PRÉSERVÉES DE-L\u2019AMPUTATION.Æxtrait d\u2019une lettre de M.Olivier Smith Jenkins, datée Falkirk, 13 août 1848.-Au Proresseur ToLLoway.Monsieur \u2014 Président il y a à peu près six mois à l\u2019é- \u201cTection d\u2019un de nos chemins de fer et pur la chute d\u2019une énorme pierre nron pied droit fut sérieusement endommagé et devint si mal que l\u2019on me conseilla d\u2019aller à Llimionrg afin de consulter quelques uns de ses célèbres «médecins ; ce que je fis et l\u2019on ine dit, que pour sauver mon pied il fatlait ire couper deux orteils.Au désespoir\u2019 je retournai chez moi pour porter cetie mauvaise nouvelle à ma femme, résolu de souffrir l\u2019ariputation ; quelques \u2018uns me conselilérent d'essayer de votré'enguent et de vos pilules, ce que je fis et fus par leur entremise.en trois scmaines, capable de continuer mon occupation ordinuire,- et maintenant je suis parfaitement guéri.(signé) OLIVIER S.JENKINS.Les Pilules devruient être employées conjointement re l'onguent daus la plus part des cas ci-dessous :\u2014 des Ffambes, J.umbago, À des Seins, Hémorrhoïdes, lures au feu ou à l\u2019eau Rhumatisme, rçures.Blessures, «8 aux l\u2019ieds, (mous), Malanx Mammelons, neers, Mal de Gorge, stules, Maladies de la Peau, ntures contractées, Scorbut, utte, \u201cHumeurs à la Tête, lures Glandaleuses, Taineurs, Ceres, Agents, pour Mantréal.Dr.PICAULT.rue Notre=\u2019 tme, No, St, au coin de li rue Rens-cours, devant lHô- + Douegurra, et MM.SAVAGE et Cie.rue Notre- cuite.N.B.\u2014Des directions, enseignant ! rvir, vont aftachées à chaque put ou b manière de s\u2019en e.Fharmaciedu Br.Picanlt æ n 2 3 = © 3 Ny
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