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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
mercredi 11 octobre 1848
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1848-10-11, Collections de BAnQ.

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[" \u201c0 -» >» w\u2014\u2014 - Mercredi, 11 Octobre 1848.Bureau, 123}, Rue St.Paul, a Montreal.Deuxzieme Annee, No.29.L\u2019AVENIR.Paraît tous les MERCREDIS et SAMEDIB au matin.ABONNEMENT.Pour six mois,.sec sa ces uen 0 nn Bs, Pourunan.Lans a sua e 10s.L\u2019abonnement est invariablement payable d\u2019avance.JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS DE LA JEUNESSE ET PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ EN COMMANDITE DE PROPRIÉTAIRES, ENCOURAGEMENT DE LA JEUNESSE DEMOUSTIER A VINCENNES, ou LE CONCILIATEUR._\u2014 Si la nature est avare envers les uns des moindres avantages de esprit et lu cœur, ou donne à leurs traits un extérieur repoussant, elle se plait, en revanche, à se montrer prodigue pour les autres, en leur accordant tout ce qui peut plaire et faire aimer.Du nombre de ses favoris fut l\u2019ingénieux, le modeste auteur des Lettres à Emilie, qui consacra sa plume élégante et facile au bonheur et à l\u2019éducation des femmes.Doux emploi qui conduit ala célébrité par des sentiers de fleurs, et sans trop éveiller l\u2019envie ! jouissance inexprimable qu\u2019on éprouve à chaque pas, qu\u2019ou retrouve dans tous les lieux, au sein de toutes les familles, qui nous suit jusqu\u2019au tombeau, et nous environne à jamais des plus touchants souvenirs ! Rien n\u2019était comparable à l\u2019esprit et à la grâce *de Demoustier ; rien de plus attrayant que la dou- \u2018œeur de sa figure, le charme irrésistible de ça voix.Son regard attirait la confiance ; sa bouche ne proférait pas une seule parole sans qu\u2019elle n\u2019inspi- rÂt le désir de le connaître, et ne fit sentir le besoin de l\u2019aimer , étranger à toute espèce d\u2019intrigue littéraire, il se renfermait dans un petit cercle d\u2019amis, où toujours il traitait ses rivaux avec cette indulgence d\u2019un écrivain de bonne foi qui connaît la difficulté de produire.Jamais il ne se montrait sévère qu\u2019envers les détracteurs du vrai mérite, sans cesse jaloux de toute réputation qui s\u2019élève, et pour lesquels le moindre succès des autres devient un supplice.Défendre les absents et réconcilier ceux qu\u2019avaient égarés Pamour-propre ou la discorde, tel fut le caractére, telle était la plus douce jouissance de cet homme aimable, qui s\u2019e- peint si fidèlement dans sa comédie du Conciliateur.Il venait de terminer cet intéressant ouvrage à Vincennes, où, toujours au renouvellement du printemps, il allait prendre le lait, pour calmer un mal de poitrine qui le tourmentait fréquemment, et qui l\u2019enléva, dans la fleur de l\u2019âge, à ses nombreux amis.Cette comédie, qui tient le premier Tang parmi ses œuvres dramatiques, .l\u2019oceupait relâche.Il l\u2019écrivit d\u2019abord avec cette admirable facilité qu\u2019on y remarque, et la retoucha longtemps avant de la présenter au public.Jamais je n\u2019ai connu d'homme de lettres qui se défiât, autant que lui, de ses propres forces.Ses succès, loin de le rassurer, ne faisaient que l\u2019intimider plus encore ; il disait souvent que rien n\u2019était aussi difficile à supporter dans le monde, que le poids d\u2019une réputation méritée ; et cependant, qui sut, mieux que lui, cacher le vrai talent sous une modestie franche et sans calcul, sous l\u2019enjouement le plus naïf et la plus constante urbanité ?II avait pris jour au Théâtre-Français pour lire son Conciliateur.C\u2019était au mois de mai 1791.L'idée de cet ouvrage était d\u2019autant plus heureuse, qu\u2019à cette époque la France, et surtout sa capitale, commençaieni à ressentir l\u2019influence de ces troubles politiques qui bientôt désolèrent toute les classes de la société ; mais, si l\u2019intention de concilier les esprits était alors une entreprise honorable, elle offrait en même temps des dangers que ne se dissimulait point Demoustier.Il connaissait trop bien les hommes, pour ne pas craindre de toucher à un brasier déjà trés-arden.t et dont la moindre étincelle pouvait éauser un terrible incendie.D\u2019un autre côté, son âme franche et aimante, et son heureux naturel, ne pouvaient s\u2019habituer, à ne plus rencontrer sur la scène du monde que des parents divisés, des, amis défiants, le mérite iptimidé, la sottise ambitieuse ; en un mot, les indices les plus effrayants du bouleversement de l\u2019ordre social.Il résolut done de poursuivre son projet, et d\u2019offrir au public, déjà divisé par le choc des partis et l\u2019effervescence des passions, le caractère, les nobles efforts et la récompense d\u2019un Conciliateur.La veille de sa lecture, il sortit, au lever de soleil, de la maison qu\u2019il habitait à Vincences ; et, son manuscrit sous le bras, il alla se promener dans le bois spacieux qui touche au village, afin de jeter un dernier coup d\u2019æil sur sa nouvelle comédie, à laquelle il portait un attachement particulier.C'est dans la solitude, pendant une belle matinée, et sous le premier feuillage si frais et si brillant.que l\u2019imaginat:on est libre, active, claire-voyante, et peut découvrir les défauts qui, souvent, échappent dans le cabinet au littérateur le plus expérimenté.Demoustier relit donc avec une serupu- leuse attention toute sa pièce, dont il analyse de nouveau le plan, dont il examine et le but et la marche.Il se place, par la pensée, daus le parterre du Théâtre-Français, et se traite comma l\u2019eût fait un critique inexorable chargé de défendre l\u2019honneur des lettres, et de classer les réputations.Aprés avoir parcouru divers sentiers du bois, il se trouve près de la pyramide qui s\u2019élève au centre de la grande étoile, dont les douze allées conduisent à différents villages.Là, cédant à la fatigue de la marche, et voulant se soustraire 4 la chaleur du soleil, déjà très élevé sur l\u2019horizon, il s'assied sous un arbre, répète de nouveau chaque vers de sa pièce, en considère de sang-froid l\u2019ensemble, les détails, et s\u2019abandenne à l\u2019espoir d\u2019un succès.Tout à coup, il est interrompu dans ses douces il- lusioins, par le bruit d\u2019une voiture qui passe devant lui, s\u2019arrête, et s\u2019éloïgne après avoir déposé sur le grand chemin qui conduit au village de Saint-Maur, un jeune homme armé de son épée, et dont la vive impatience et la figure animée font présumer sans peine qu\u2019il se dispose à se battre en duel.Bientôt, en effet, arrive uu\u2019 cabriolet élé- grnt, d\u2019où descend avec précipitation un autre jeune homme également arm'é, et que tout annonce être l\u2019adversaire Ju premier.Tous les deux font retirer leurs gens, et, se mesurant avec des yeux enflaminés de core, ils se dépouillent aussitôt de leurs vêtements, et se mettent en garde.Eh quoi ! se dit Demoustier, qui, fils d'un ancien officier de la garde du\u2019 roi, connaissait mieux que personnes toutes les lois de l\u2019honneur ; se battre ainsi sans témoins ! il faut que le sujet de la que- reile soit ou trés-grave, ou bien léger.\u201d Son incertitude cesse, lorsqu\u2019il entend l\u2019un des combattants dire a l\u2019autre: « N\u2019oubliez pas que nous sommes convenus que l\u2019un de nous deux restera sur la place.\u2014 Jallais vous le rappeler, répond son adversaire.\u201d Demoustier, qui dans ce moment même relisait la jolie scène du duel, où son Conciliateur force deux hommes de cœur à s\u2019emhrasser, ne croit pas devoir rester muet spectateur dans une semblable circonstance ; il aborde les deux combattants qui déjà s\u2019avançaient l\u2019un sur l\u2019autre ; et s\u2019élançant au milieu d\u2019eux, il sépare leurs armes avec sa canne, et leur dit: « Mille pardons, messieurs, si j'ose ainsi vous interrompre ; je ne prétends point vous empêcher de vous battre ; mais il mest impossible, en vous voyant remplir ainsi les devoirs rigoureux des hommes de cœur, de manquer à ce que ces mêmes devoirs semblent m\u2019ordonner en ce moment.\u2014 Retirez-vous ! lui répond l\u2019un deux, d\u2019un ton farouche et menaçant.\u2014 Qui êtes-vous ?ajoute l\u2019autre, pour aborder de la sorte \u2014 Homme d\u2019honneur avant tout: j\u2019ose vous en répondre.Ma démarche est étrange sans doute, mais d\u2019aig- nez m\u2019entendre un seul instant, et jugez-moi.Je suis Demoustier, littérateur.\u2014 Quoi! vous seriez l\u2019auteur des Lettres à Emilie?\u2014 C'est moi-même : je dois lire demain au Théâtre-Fran- çais une comédie en cinq actes et en vers, dont je m\u2019occupais sous ce feuillage à faire disparaitre quelques taches: cette pièce, sur laquelle j'ose fonder quelque réputation, a pour titre le Conciliateur.Son but moral est de prouver que de tous les plaisire dont un galant homme soit avide, il n\u2019en est point de comparable à celui de réunir deux amis que souvent une simple querelle a divisés.Le hasard vous conduit ici près de moi, dans l\u2019instant même où je fais triompher mon héros, N'est-ce pas m\u2019inviter à joindre Pexemple au précepte ?et ne dois-je pas chercher tous les moyens de vous reconcillier !\u2014 Il n\u2019est est point : l\u2019un de nous deux doit périr.\u2014 Nous réconcilier ! la chose est impossible.\u2014 Eh, bien, vous vous battrez ; et malgré vous, messieurs, vous aurez un témoin qui pourra recueillir les dernières volontés du mourant, et servir de guide au vainqueur qui, toujours en parail cas, a grand besoin d\u2019un ami.Mais si vous daignez m\u2019honorer de quelque estime, si vous sentez, ainsi que moi, tout ce que cette rencontre imprévue a d\u2019extraordinaire et semble me commander, vous ne pouvez me refuser, messieurs, la grâce que je réclame.\u2014 Laquelle ?expliquez- vous promptement.\u2014 C\u2019est de me permettre que je vous fasse, avant le combat, la lecture de mon Conciliateur.S'il est vrai que le sujet de votre querelle soit de nature à ce que vous ne puissiez vous rapprocher, du moins j'aurai rempli le plus sacré des devoirs ; mais si le motif qui vous divise n\u2019était que cette effervescence de jeunesse, qui s\u2019allume si facillement, qu\u2019un mal-entendu de l\u2019amour-propre, qu\u2019une fausse confidence d\u2019un mé- chant ou d\u2019un traître ; ah ! laissez-moi, je vous en supplie, tout tenter pour sauver vos jours, et ne condamnez pas à des regrets éternels, celui de vous deux qui survivçait à l\u2019autre !\u201d L'accent expressif de Demoustier, et la noble inspiration répandue sur sa figure aimable, expressive, font éprouver aux deux adversaires une émotion dont ils ont beaucoup de peine à se défendre.Ils refusent d\u2019abord, puis ils balancent, et finissent par céder à ses sollicitations.L'un s\u2019assied à sa gauche, l\u2019autre à sa droite ; et le poête enhardi par ce premier triomphe, animé par l\u2019espoir de faire de son talent le plus honorable emploi, se livre à toute la chaleur de son âme, à tout le charme de son élocution.Oh! comme il fait briller dans le rôle de son Conciliateur cet esprit de convenances, cette délicatesse qui commande les- time et cette noble attitude du vrai brave, qui, sans redouter les hasards d\u2019une dispute, sait l\u2019éviter avec adresse, ou la prévenir avec prudence ! Comme il peint ces vieilles querelles héréditairs, qui plus d\u2019une fois ont causé la ruine et le désespoir des familles!.Mais ce qui produit le plus d\u2019effet sur ses auditeurs attentifs dont il s\u2019apperçoit que les figures s\u2019épanouissent par degrés, c\u2019est lorsqu\u2019il retrace une amitié d\u2019enfance détruite en un instant, et faisant place à la haine, encore toute surprise de l\u2019emporter sur les plus doux penchants ; c\u2019est lorsqu\u2019il fait le tableau de deux jeunes amis, près de s\u2019entr\u2019égorger, et qu\u2019il récite ces vers où la vérité le dispute au sentiment : Le mal ne vient jamais que faute de s\u2019entendre : Uue équivoque, un rien fait naître les débats; Et puis la vanité (quel homme n\u2019en a pas 7) - Agit sur notre cœur, le pique, Paiguillonne, On s\u2019aigrit, on s\u2019emporte, enfin l\u2019on s\u2019abandonne A toute la fureur de son ressentiment.Qu\u2019un éclair de raison brille dans ce moment ; Un mot avait fait naître, un mot calme lorage : Et l\u2019un finit toujours par s\u2019aimer davantage.\u201c Assurément, Dorsay ne saurait douter que je l\u2019aimai sincèrement, dit l\u2019un des combattants avec un trouble qu\u2019il ne peut dissimuler.\u2014 Dau- court sait combien je lui fus dévoué, répond l\u2019autre dune voix altérée, et n\u2019osant pas lever les yeux de crainte de rencontrer ceux de son adversaire \u2014 Mais, réprend, celui-ci, me soupçonner d\u2019une perfidie ! \u2014 Instruire mes parents d\u2019une dette que j'ai faite au jeu ! \u2014 Donner le nom de délateur à l\u2019ami le plus vrai ! me faire un crime de l\u2019arrêter sur les bords de l\u2019abîme ! \u2014Prendre avec moi le ton d\u2019un censeur et d\u2019un maître !\u2014Payer tant de dévoument par des menaces et l\u2019ironie la plus amère ! Ce n\u2019est que dans le sang que peut se laver une telle injure.\u2014Ce n\u2019est que par la mort qu\u2019on peut expier tant d\u2019audace\u2026 \u2014 Voilà donc, reprend à son tour Demoustier, le motifs de vos débats.! l\u2019un compromet au jeu son repos, son honneur ; l\u2019autre veut le sauver de ce peachant funeste.et c\u2019est pour cela que vous voulez vous arracher la vie ! Eh, qu\u2019importe ce qui s\u2019échappe de la bouche quand le cœur n\u2019en est point complice?Ah! loin d\u2019ensanglanter ces mains qui fu- \u20ac ane.\u2014\u2014_ \u2014\u2014\u2014\u2014lsen en À me er neue A0 _ \u2018\u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT rent tant de fois pressées l\u2019une dans l\u2019autre, laissez-moi les enlacer sur mon cœur ivre de joie! non, jamais mon Consiliateur, quel que soit son succès, ne pourra me procurer une jouissance égale à celle que j'éprouve en ce \u2018moment ! \u201d A ces mots, il les presse dans ses bras, et tous les deux vaincus par cette voix si pénétrante et si persuasive, par ce noble élan du vrai mérite, s\u2019embrassent et se réconcilient.Ils instruisent alors Demoustier qu\u2019ils sont l\u2019un et l\u2019autre Pespoir d'une famille honorable ; et que sans lui peut-être ils allaient y jeter le deuil et la désolation.\u201c Telles sont, en effet, s\u2019écrie Demoustier, les suites funeste d\u2019un duel, que les parents de celui qui tue sont presque aussi malheureux que ceux de la victime.Cruelle vérité, cffrayant tableau qu\u2019on ne saurait mettre trop souvent sous les yeux de la jeunesse, et qui, sans nuire à l\u2019honneur, doit dompter les passions, être utile aux mœurs, et servir l\u2019humanité.\u201d Le lendemain la lecture du Conciliatrur eut lieu au Théâtre-Français.Sa réception unanime en accéléra la représentation qui réunit tous les suffrages d\u2019un publie nombreux, éclairé.On conçoit facilement que parmi les spectateurs qui s\u2019y portèrent en foule, les deux amis récon- liés et leurs heureuses-familles, qu\u2019ils avaient instruites de tout, se signalèrent par leurs ap- plandissements.Le moyen de ne pas se livrer à l\u2019enthousiasme inspiré par la reconnaissance ?Cet ouvrage eut un grand nombre de représentations ; chaque fois que Dorval, dans la bouche séduisante de Fleury, récitait les vers qui avaient désarmé les deux champions si furieux et si déterminés, Demoustier, par le plus heureux souvenir, se trouvait reporté dans le bois de Vincennes, et croyait se reposer encore sous l\u2019arbre où son Concilzateur avait obtenu son premier succès.FRANCE.LETTRES PARLEMENTAIRES.TV.Paris, 11 septembre 1848.Lamartine !.à ce nom ma plume tremble, je ne sais quelle émotion me saisit, jai peur de rester trop au-dessous de cette tâche.Poête, historien, homme d\u2019état, je lui dois tant de jours heureux ! Ses vers ont bercé mes jeunes années, j'ai vn beancoup de ngbles cœurs réconciliés avec la révolution après avoir lu son Histoire des Girondins; un moment j'ai pu croire qu\u2019il serait le trait-d\u2019union entre le passé et l\u2019avenir.Heureusement que de lui-même il nous reste la meilleure partie.Au milieu des grands évènements où tout peut s\u2019engloutir, son éloquence retentit encore, et l\u2019harmonie, la générosité, l\u2019enthousiasme quitteraient cette terre, qu\u2019ils laisseraient à coup sûr dans ce noble eœur une corde frémissante pour nous rappeler leur empire.Vous l'avez vu la semaine dernière,au milieu de ces discussions confuses, dans ce pêle- mêle de discours incohérens, sans suite et sans élévation, il a suffi de sa parole harmonieuse pour ranimer l\u2019Assemblée et faire courir comme tn frisson électrique dans toutes les poitrines.\u2014 C\u2019est alors que la pensée philosophique, la vie, l\u2019idéal ont été acceptés.Il s'agissait de savoir si la constitution serait une lettre morte, un texte froid et brutal, une suite d'articles morts sans grandeur et sans animation ; ou bien si le temple aurait un péristyle, si l\u2019œuvre serait animée d\u2019un souffle puissant, si les générations à venir pourraient y trouver une pensée vivente, grandiose, destinée à illuminer constamment la loi écrite.Après le discours de Lamartine le principe du préambule a été voté.\u2014 Ce résultat suffirait pour honorer un nom vulgaire ; il n\u2019a fait qu\u2019ajouter un titre nouveau à la gloire du poète.C\u2019est à dessein que je dis poète, car ses amis sont bien maladroits qui veulent obscurcir son auréole sous la renommée de l\u2019homme politique : le poète ne résume-t-il pas encore, comme dans les tems antiques, tout ce qu\u2019il y a de noble, de bon et d\u2019élevé?.Nlest-il pas le prophète, l\u2019historien, homme public, celui qu\u2019un seul mot définissait admirablement le vates enfin ?Oh ! mon ami, il faut ne pas comprendre la véritable grandeur de M.Lamartine pour trouver mauvais qu\u2019on parle de sa poésie.Si vous l\u2019aviez entendu l\u2019autre jour ! comme sa parole rhythmée tombait harmonieusement sur la chambre ravie ; et lorsque ses traits de flamme parcouraient l\u2019enceiute, lorsque son bras majestueux indiquait le ciel et qu\u2019il prenait Dieu à témoin de la sincérité de sa parole, ou bien lorsque, faisant un retour sur les jours difficiles du passé, il évoquait les sublimités de la révolution, il racontait d\u2019un mot le courage et l\u2019abnégation du peuple, comme c\u2019était bien vraiment le poète inspiré.On eût dit que la lyre éolienne était suspendue sur la tribune et qu\u2019un souffle céleste la faisait vibrer.Ce fut surtout lorsque les murmures inconvenans essayèrent de jeter l\u2019ironie sur son passé, que l\u2019orateur se déploya dans toute sa magnificence.Je voudrais ouvrir mon cœur, s\u2019écriait-il, le dérouler page à page, et vous n\u2019y trouveriez pas une mauvaise action, pas un désir même à flétrir.11 avait raison, son âme est de celles que l\u2019inspiration peut emporter dans son souffle puissant, mais c\u2019est toujours au haut des cieux, sans retomber jamais dans le marais impur de l\u2019égoïsme, de la haine, de la peur, de l\u2019envie, des mauvaises passions en un mot.Vous le savez, mon ami, il y a chez lui une élévation de sentiment, un cachet poétique, quelque chose d\u2019instantané, d\u2019extraordinaire et d\u2019imprévu dont on subit l\u2019empire, mais qu\u2019on ne saurait analyser.Vous dirai-je que son geste est superbe, que sa voix chante plutôt qu\u2019elle ne parle, que parfois elle tombe en cadences trop voilées, qu\u2019il se plait à agrandir les questions, que Dieu se mêle tonjours à son discours, qu\u2019il aime à consoler la souffrance, que sa politique est plutôt sentimentale que sévère, que du premier mot il déploie ses ailes et plane dans toute sa majesté, dédaignant les moyens vulgaires et les sentiers battus, attendant tout de l\u2019inspiration et trouvant le plus souvent dans un mot jeté suus art, mais à propos, le secrêt de frénétiques applaudissemens.Tout cela ne saurait vous donner une idée de cette éloquence à part : il faut l\u2019avoir entendu pour s\u2019en faire une idée.* Au reste ne croyez pas que les meilleurs discours de M.Lamartine soient ceux qu\u2019il prononce dans la lourde atmosphère de l\u2019Assemblée, On voit qu\u2019il tremble, lorsqu\u2018il franchit les marches de la tribune: c\u2019est qu\u2019il se sent à l\u2019étroit dans cette enceinte et qu\u2019il a besoin des splendeurs du ciel et des mugissements de la foule pour donner libre cours à son inspiration.Demandez à tout Paris comme son front domine les masses, comme sa voix parcourt avec bonheur les rangs pressés du peuple et quelle merveilleuse attraction s\u2019établit tout d\u2019abord entre ces hommes incultes et cet orateur rempli de passion.Ne lui parlez pas d\u2019un publie d\u2019élite: il y a longtemps que l\u2019académicien a oublié le chemin de l\u2019institut pour vivre là où il y a du bruit, des émotions et des tempêtes.Son éloquence n\u2019obtiendra jamais un succès d\u2019estime qui consacre la gloire d\u2019un homme de talent: elle n\u2019a ni calme ni modestie, mais elle enivre.Aussi, que de beaux discours perdus pour nous dans ces ivresses populaires.Là, il n\u2019y a pas de sténographes impassibles pour recueillir les harangues : comme le vent, la parole vibrante parcourt l\u2019espace, et lorsque le calme est descendu sur la terre, il ne reste plus rien, Dieu a tout recueilli.C\u2019est ainsi que le 15 mai, lorsque Ledru-Rol- lin et lui arrivaient à cheval à l\u2019Hôtel-de-Ville, pressé de parler, il s\u2019écriait :\u2014\u201c Citoyens, la plus belle tribune du monde, c\u2019est la selle d\u2019un cheval;\u2018quand on vient comme moi de rentrer dans le palais du peuple et dans le berceau de la République, au milieu de cette héroïque garde nationale et de ces braves soldats, dont la seule présence a étouffé la sédition.\u201d Ce discours n\u2019a pas été recueilli: Lamartine lui- même en conserve cependant le souvenir comme d\u2019une de ses plus heureuses inspirations.Je laisse l\u2019orateur pour vous parler de l\u2019'homme: ct là encore, mon ami, je serai nécessairement imparfait.Vous connaissez toutes les péripéties de cette existence, vous savez par quelles misères, par quelles amours, par quelles souffrances il a dû passer.Jeune homme ou poète, père ou homme d\u2019Etat, il a goûté à toutes les sources enivrantes de Ja popularité et du bonheur, mais c\u2019est à condition de souffrir les plus poignantes douleurs.Sa jeunesse se partage en privations affreuscs, et cn amours délicieux: la gloire couronne son front et la mort vient lui ravir son entant adoré: lu révolution l\u2019élève tout à coup à des hauteurs de popularité que personne n\u2019approcha jamais, et bientôt il sort du pouvoir méconnu et calomnié.Pourtant, au milieu de ces orages, son front garde sa sérénité, son cœur reste calme, et ce qui fera surtout sa gloire, c\u2019est d\u2019être derseuré à ses sen- timens de fraternité, c\u2019est dans ces derniers temps notamment, au mois de juin, d\u2019avoir su redevenir citoyen, sans amertume et sans haine, prêt à servir sans arrière-pensée le pouvoir fort dans lequel se concentrait le salut de la République.On a beaucoup écrit sur M.Lamartine, et de nombreuses erreurs se sont glissées dans ces biographies anticipées.Ainsi, plusieurs ont raconté l\u2019histoire de son premier éditeur, qui, grâce à l\u2019entreprise de M.de Genoude, aurait payé trente mille francs le manuscrit des Méditations poétiques.Il y a quelque chose de prosaïque, je l\u2019avoue, a dépoétiser cette charmante anecdote, mais il le faut bien dans l\u2019intérêt de la vérité.La première édition des Méditations fut vendue, il est vrai, par M.de Genoude, non pas à Nicolle, mais à Gosselin, non pas trente mille francs, mais vingt-cing louis.Bien heureux encore s\u2019estimait le poète.C\u2019est un an avant cette époque que M.La- martine, jeune, pauvre, passionné, joueur, eut l\u2019idée de porter chez Didot un volume de poésies amoureuses, offrant gratuitement ce livre à l\u2019éditeur, dans l\u2019espoir que cette publication attirerait les yeux sur lui, et deviendrait plus tard un moyeu de satisfaire les impérienx besoins d\u2019argent dont il était dévoré.Le libraire garda le volume huit jours, et lorsque le poète revint pour connaître son sort, M.Didot lui rendit le manuserit en disant : Ça ne ressemble à rien de ce qu\u2019on écrit, je ne puis pas l\u2019imprimer.Rentré chez lui, le cœur désespéré, M.Lamar- tine jeta le volume au feu.Il ne reste rien de ces premiers essais.Seulement quelques amis de jeunesse assurent que cette œuvre ne le cédait en rien aux Médtations.Ce fait encore inédit m\u2019a été raconté par M.Lamartine.Chose étrange, tous ses succès ont commencé par des revers.En 1819, un éditeur refuse son premier volume : en 1832, les collèges de Dunkerque et de Toulon repoussent sa candidature électorale.Pendant quinze ans, les grands politiques du juste-milieu s\u2019obstinent à méconnai- tre les qualités éminentes, les ressources infinies de l\u2019orateur.Mais je me laissse entraîner au-delà des limites que je m'étais tracées.Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019apprécier M.Lamartine dans une lettre.L.BABAUD-LARIBIÈRE, Représentant du peuple.ANNONCES.Prix: Six lignes et au-dessous, première insertion.22200000000 00 2 6 Dix lignes et au-dessous, ler insert.3 4 Au dessus par lignes,.4 Toutes insert.subséquentes, le § du prix.Déduction libérale faite sur les annonces à être publiées longtems.DU COMMERCE.- RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS.LA PRESSE CANADIENNE.[Du Journal des Trois-Rivières.} REVUE CANADIENNE ET L\u2019ALBUM LITTÉRAIRE.\u2014 Nous avons appris avec peine la discontinta- tion de la puvlication de La Revwe Canadienne et de L\u2019Allum Littéraire.Nous devons d\u2019abord exprimer nos regrets à ce sujet dans l\u2019intérêt du progrès de la presse en général, qui, par là, compte un journal de moins; et nous le faisons ensuite, par ce que nous perdons dans La Revue Canadienne un jcurnal publié dans les iutéréts canadiens.Cependant nous devers avouer, et nous sommes fâché de le dire, que le ton virulent que l\u2019on a remarqué depuis quelques tems, dans la rédaction de cette feuille a pu lui faire perdre l\u2019enconragement dont (lle avait Lesoin et amcner sitôt la circonstance de sa mort.Extrait d\u2019une lettre de Kingsey, en date dn 25 Septembre, 1848.\u2014Les récoltes ont failli dans le Township de Kingsey et les lieux cir- convoisins, la rouille a fait beauconp de dommage an foin, à l\u2019avoine et au blé d'inde ; la récoltedes pommes de terre a manqué entièrement.Dans les Iles derrières Nicolet,les pluies que nous avons eucs cet été on fait croitre les eaux à un tel point qu\u2019elles ont convert les dites îles de cinq pieds de hauteur, ainsi que les terrairs circonvoisins et out emporté les meulons de foin ainsi que le grain et en se retirant celles ont laissé une couche de sable d\u2019au moins six pouces, causant un dommage à des propriétaires d\u2019environ £300.Crise monétaire.\u2014On peut juger de l\u2019intensité de In crise monétaire actuelle par la quantité d\u2019affaires qui se présentent devant nos tribunaux civils.Le Terme Supérieure du Bane de la Reine a été ouvert hier et il n\u2019y avait pas moins de 670 causes retournables, la plupart en recouvrement de dettes.(De la Minerve.) COLLÉGE JOLIETTE A L\u2019INDUSTRIE.\u2014 Une personne digne de foi, qui vient de faire, tout récemment encore, la visite de cet établissement canadien, fruit du zèle et de l\u2019esprit d\u2019entreprise du citoyen généreux dont le nom figure en tête de cet article, nous a communiqué surcette institution, des renscignemens dont nous croyons devoir faire part à nos lecteurs.Un système d'éducation concernant l\u2019euseignement des sciences pratiques, de celles par conséquent, qu\u2019il importe le plus aux masses de posséder et d\u2019acquérir en peu de temps et à peu de frais, serait un système destiné à rendre à la scciété le plus grand de tous les services, celui de la diffusion des connaissances utiles parmi tous ses membres.Or, ce système gue tout homme ami de son pays devrait avoir à cœur de voir encourager, nous le trouvons dans le plan d\u2019études annoncé dans le programme des classes de cette institution, publié dans notre feuille de Pan dernier, et qui asi bien réussi pendant Pannée scolaire expirée.Au moyen de ce Système d\u2019enseignément où les deux langues vivantes de ce pays sont mises sur un pied d\u2019égalité réciproque, le pupille, pour peu qu\u2019il ait d\u2019aptitude a apprendre, peut, au bout de deux années d\u2019études, entrer dans la scciété avec des notions suffisantes de la grammaire, de l\u2019arithmétique, de la géographie, de l\u2019histoire, de la tenue des livres, de l\u2019agriculture et de la Lota- nique, pour occuper ensuite une position honorable dans un bureau de commerce, ou pour pouvoir se livrer avec avantage à l\u2019excreice de l\u2019agriculture ou de quelque art ou métier ; et à l\u2019expiration des cinq années qui complètent le cours d\u2019études, et pendant lesquelles on enscigne la littérature, l\u2019éloquence ct les sciences positives, ce même pupille, (avec un cours abrésé de latinité qu\u2019il lui est lcisible de suivre, immédiatement après dans le même collège), peut embrasser une profession libérale quelconque, avec lionneur pour lui-même et avec succès pour la société qui doit le recevoir dans son sein.Il est peu de parens, croyons-nous, qui, s\u2019il réffé- chissaient attentivement aux avantages immenses qu\u2019une pareille institution cest destinée à procurer à leurs enfuns, en si peu de temrs et à si peu de frais, ne s'empressassent de les envoyer en masse à ce collège qui, par les fucili- tés de communications qu\u2019offrent maintenant les nombreux bateaux à vapeur qui exploitent notre majestueux fleuve dans cette direction, et aussi par la modicité du coût de l\u2019enseigement, présente deux recommandations de plus au public pour son encouragement, surtout dans la crise monétaire actuelle.Sans parler du prix du logement et de l\u2019enseignement qui n\u2019est que de £3 par année, on nous informe qu\u2019il se trouve dans l\u2019endroit d\u2019excellentes pensions pour les élèves à des prix beaucoup moindres que ceux que peuvent coûter lcur nourriture et entretien chez leurs parens mêmes, surteut pour ceux qui demcurent à la ville.Un autre motif bien.puissant et qui milite en faveur de cette institution, c\u2019est la facilité de commumeations que doit offrir, Pan prochain, la mise en opération du chemin à lisses du St-Laurent et du village d\u2019Industrie, entreprise qui est destinée à faire de cet endroit une petite ville qui, tôt ou tard, devra porter le nom de son fondateur, l\u2019hon.Barthélemy Joliette, et qui va tout à l\u2019heure mettre cet endroit important à la porte de la capitale du Canada.Nous ne désirons certainement point blâmer l\u2019enseignement de la langue latine dans nos maisons d\u2019éducation ; cette branche est indispensable, surtout dans l\u2019étude de la théologie et des professions élevées, telles que lc droit et la médecine ; mais ce que nous croyons, c\u2019est que dans un pays comme le nôtre, on ne devrait pas passer légèrement par dessus l\u2019enseignement des deux seules laugues vivantes, pour ainsi - -\u2014 dire, du Canada, pour reléguer un élève pen- \u2014 L'AVENIR \u201411 GCTOBRE, 1848.dant dès 8 années consécutives, sur la poussière des banes, et pour fatigner sa inemoire ct sos facultés intellectuelles par des recherches aussi, longues et aussi pénibles sur l'étymologie des mots puisés dans l'étude d\u2019un idiôme dont a connaissance approfondie ne pout pas être cou- sidérés comme essentielle à l'éducation d'un jeune homme dans ce pays.Il était bon que des réformes fussent introduites sous ce rapport dans le système d\u2019enscignement de quelques unes de nos institutions, ct nous croyons que le \u2018collés > Jolictte est du noiabre de ceux qui donnent l'exemple de ces réformes.Les professeurs qui cn sont à la tête sont parftitement re- commuandables, et ceux qui ont été témoins des progrès de leurs élèves, aux derniers examens pablies, se sont convaineus que ces messieurs sont au niveau de la tä-he qu\u2019ils ont entreprise, de remettre ce système à exécution dans tous ses détails.- Ta musique et le dessrin son cnscignés régu- lièreiment, ct une bibliothèque choisie sous tous les rapporis y est Luissée à l\u2019usage des élèves.La rentrée des élèves ponr l\u2019année courante vient de se faire en septembre; le local a été considérablement agrandi, et le plan des études amélioré de nonveau par l\u2019ouverture d\u2019un cours \u2018complot de littérature.Nous n\u2019avons done plus une recommandation à Éure, c\u2019est d\u2019y en- \u2018voyer en foule les enfuns comma par le passé, qu\u2019on en fasse l\u2019essai pendant un an, ct vous pouvons garantir, sur la foi des renseignements qu'on nous donne, que les enfans en reviendront satisfaits, eux aussi, sous le double rapport, et des conn-issances qu\u2019ils auront acquises, et de la santé que le climat salubre de la campagne leur aura procurée.\u2014 Com.ASSOCIATION POUR LA RÉFORME DES DROITS SEIGNETRIAUX.COMITÉ CENTRAL DE SAINT JÉROME.Le but de l\u2019association, c\u2019est d'obtenir une réforme juste et rationnelle.Pour l\u2019obtenir, il faut employer tous les moyens légaux et constitutionnels.L'association seule donne les moyens d'atteindre ce but, contre lequel viendraient échouer des tentatives isolées.C\u2019est pourquoi tous les citoyens jaloux de concourir à cette grande réforme, doivent s\u2019empresser de Fire organiser dans toutes les paroisses, si cela est possible, des comités composés principalement des hommes les plus inflnents, les plus énergiques ct les plus indépendants.Dans les assemblées publiques qui doivent se tenir bientôt sur tous les points du pays, il faut rechercher les meilleurs moyens à proposer pour que la réforme soit acceptée par tous, seigneurs, censitaires, comme une transaction amiable entre des intérêts opposés.Il faut bien fure comprendre aux habitants que, si par leur ab- hésion aux principes de l\u2019association de la réforme ils pouvaient jamais se trouver exposés à «les poursuites extraordinaires, à des vexations, lassociation viendra prendre en mains leur dé- unse ct les protégor.Ce ne sera pas une vaine protection, elle sera au contraire une protection toute puissante.La presse sera toujours prête à intervenir pour signaler les abus ; les excès \u2018coupables.Des avocats dévoués, capables, qui feront eux-mêmes partie de l\u2019association, se présenteront devant les cours de justice, et forts de la puissance de Passociation, ils soutiendront avec énergie, avec patriotisme, les droits du faible contre le fort.Par là, toujours, toujours les consitaires pourront compter sur une justice impartiale.L'administration provinciale prépare, dit-on, une grande mesure, sur la tenure scigneuriale.Bien : mais est-ce là un motif pour que le pays attende sans faire entendre sa voix, au contraire.L'administration, pour faire peser la balance en faveur des malheureux censitaires, aura à lutter contre des hommes puissants par la fortune.par la position sociale.Il est donc essentiel, indispensable, d\u2019une rigoureuse nécessité, que la voix du peuple se fasse entendre pour donner force à l\u2019administration provinciale, pour obtenir tout ce qu\u2019on peut rationnellement obtenir.Il est un document qu\u2019on ne saurait trop consulter, pour connaitre toutes les plaies qui pèsent sur le pays, par suite de la tenure seigneuriale.C\u2019est le rapport présenté le 4 octobre 13843, par MM.les Commissaires nommés en conformité d\u2019une adresse de la Chambre d\u2019Assemblée du du 7 septembre 1841.Pour bien éclairer l\u2019opinion publique, l\u2019association publiera successivement des extraits de ce travail importaut.Au- jourd'hui, nous nous bornerons à donner les considérations qui terminent le chapitre sur cette question : \u201c comment opère la tenure seigneuriale et féodale ?\u201d « Est-il besoin de commentaires ?On ne saurait imaginer un système qui soit plus propre à tenir l\u2019homme daus un état perpétuel d\u2019asservissement sous sou influence, toutes les émotions généreuses de l\u2019âme sont étouffées.Le censitaire s\u2019appauvrit graduellement; sn vie s'écoule dans le travail sans espoir d'améliorer son sort.Il transmet à sa postérité un héritage suns valeur.Sous l\u2019opinion de cette tenure, son droit de propriété devient une pure illusion.Comme être moral, il est dégradé, et sa position est celle d\u2019une dépendance continuelle.\u201d Par ordre du comité, D.LATTE, Sec.L'AVENIR, Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.MONTRÉAL, MERCREDI, 11 OCTOBRE 1818.Systeme Judiciaire.Suite.Voici mot pour mot un jugement rendu par une cour de commissaires dont nous avons une copie authentique entre les mains.« La cour après mure délibération et après avoir examiné les témoins produits dans cette cause de l\u2019une et l'autre partie, décide : Que le défendeur n\u2019a pu prouver, tel que le requerre la loi, que la femme du demandeur ait été autorisée pour recevoir le cochon de rente, nonobstant la simple présomption.En outre la confession judiciaire du défendeur que le demandeur lui-même a refusé de recevoir le cochon, laquelle contession fuit pleine foi en jus- ! 1 i tice contre le dit demandeur; aussi le défaut de preuve pour constater uhe autorisation spéciale du mari a la femme pour recevoir le dit cochon, quinze jours avant le temps fixé par l\u2019ucte de vente.(rapporté au régistre.) La cour voudrait faire Lien comprendre que la présomption dans cette cause n'est d\u2019aucun poids anprès de la loi ; qu\u2019en outre si le terme de livraison du cochon eut été cxpiré,-la négligence du défendeur de livrer les pois avec le cochon (lesquels articles doivent se livrer ensemble d'après le dit acte de vente) (lesquels pois, dans lopimion de la cour, sont accessuires au cochon) duit militeren faveur du demandeur._ : Quant a ce qui concerne le bois, la vente du bois de rente a été suffisimment prouvée pur la confession judiciaire du demandeur.Quant à la qualité du bois vendu, quoiqu\u2019un fait essentiel, la cour vondrait frire bien comprendre que le défendeur n\u2019a pu prouver la quantité vendue.Quant au ménage que le demudoura eu chez lui, Lu cour n\u2019a rien à décider là-dessus, vû que le défendeur na Livré que quinze cordes de bois, et que Popinion de la cour est: que cette quautité de bois (qui est du bois mou) n\u2019était pas suffisante pour un seul ménage peudant une année entière.En conséquence la cour condamne le défendeur à livrer au demandeur ui cochon maigre de dix-huit mois avec les pois, (s\u2019ils ne sont pas encore livrés) et permet au demandeur d\u2019exercer son droit de réserve pour prendre du bois sur la terre du défendeur, tel qu\u2019exprimé dans l\u2019acte, à dater de ce jour, et jusqu\u2019à la livraison des quinze cordes de bois de rente, et à payer les frais et dépense daus cette cause, excepté les frais du témoignage du demandeur, lesquels frais doivent être payés par ce dernier, le tout payable sous un délai de huit jours.Que néanmoins ce jugement n\u2019ôte pas aux partics les droits qu\u2019ils ont en vertu de l\u2019acte de vente sus-cité.\u201d Nous ne pensons pas qu\u2019il y ait besoin de commentaires sur une parcille production ; seulement nous remarquerons que le greffier qui a rédigé ce jugement est mieux qualifié, sous le rapport de l\u2019instruction, que les trois quarts des greffiers des cours de commissaires, et que les commissaires qui ont rendu ce jugement sont de très honnêtes gens.Nous allons maintenant continuer à rapporter nelques exemples de jugemens et de décisions remarquahles.Une femme qui ason mari avec laquelle elle vit sous le régime de la communauté, est pour- siivie seule pour payer du lurd que le demandeur prétend lui avoir vendu.Elle dit que l\u2019action cest mal intentée et qu\u2019on aurait dit poursuivre son mari.Le commissaire lui demande d\u2019un air fort subtil : dites-nous, madame, avez-vous mangé de ce lard que le demandeur dit vous avoir vendu ?Certainement, répond la femme, mais ceci ne prouve pas que le demandeur puisse me poursuivre seule, sans mettre mon mari en cause, lorsque la loi le défend.La loi n\u2019a rien à faire avec ça, répond le commissaire, pas plus que votre mari; vous avez mangé le lard, vous allez le payer; et là dessus il condamne la femme.La 14ème clause de l\u2019acte qui établit la cour des commissaires dit expressément que les commissaires n\u2019auront pas le droit de prononcer sur une inscription en faux, et que dès qn\u2019un acte notarié, sera argué de faux, la poursuite sera, par le fait de cette allégation, évoquée au te:- me supérieur.Malgré cela nous connaissons un commissaire qui ne s\u2019est nullement gêné, sur une inscription en faux, de déclarer un acte nul et de débouter l\u2019action fondée sur cet acte.Tl est digne de remarque qu\u2019il existe des commissaires qui ont jugé solennellement qu\u2019un jugement rendu par une cour de commissaires était prescrit au bont d\u2019un an ; mais néanmoins que la personne qui avait obtenu ce jugement pouvait poursuivre de nouveau pour avoir un second jugement.Un défendeur se présente un jour devant une cour de commissaires et demande à filer un plaidoyer écrit qu\u2019il tenait dans sa main.Mon- trez-nous ça ! dit le commissaire.Après l'avoir examiné il demande au défendeur: Qui a fait cet écrit ?c\u2019est un avocat, répond le défendeur.Oh! c\u2019est un avocat.Eh! bien pour vous apprendre à vous faire faire des plaidoyers par les avocats, vous êtes condamné à payer la dette et les frais.Un avocat, chargé de défendre une cause, se présente devant un commissaire et lui remarque qne le demandeur ne pouvait être admis à procéder ultérieurement, vu que la sommation était émanée le jour même du rapport de l\u2019action.Passez-moi donc ça, dit lc commissaire au greffier; Tiens, c\u2019est pourtant vrai ; mais arrêtez, on va corriger ça.Et là dessus le commissaire prend sa plume, efface la dute que portait le æe7:t, lui en substitue une autre et ordonne de procèder, comme si tout était parfuite- ment régulier.Sur Vappel d\u2019ine nouvelle cause le demandeur ni le défendeur ne répondent à leurs noms; ils sont tous deux absous, l\u2019affaire est probablement arrangée; mais le commissaire veut absolument siéger.Le De- \u2018mandeur et le défendeur font défaut, dit-il, Eh ! bien ; Jugement par défaut.Un commissaire, sur la demande qui lui est faite de sortir une saisic-arrêt sur nu Jugement, donne au demandeur un écrit de quatre ou cinq lignes autorisant Phuissier à saisir et vendre un cheval qui se trouvait entre les mains du Tiers-saisi.L\u2019huissier saisit en conséquence ; et le résultat est que ce pauvre huissier fut condamné à payer dix louis de dommage devant une cour de cireuut.Un individu est poursuivi en qualité de Tuteur ; il fuit défaut et par conséquent est con- damnè, quoique le demandeur ne produise point l\u2019acte de Tutelle et ne prouve en aucune manière qu\u2019il est Tuteur.Ce défendeur est ensuite saisi , alors il fuit une opposition en forme de Requéte civile, allègant qu\u2019il n\u2019a jamais eu la qualité en laquelle il a été condamné et demandant que le jugemeet originaire soit revi- sé ct annullé, Les commissaires furent d\u2019opinion qu\u2019il y aurait inconnséquence de leur part à recevoir cette opposition et la renvoyèrent sur le principe que le jugement de la cour devait être maintenu.Un demandeur obtient jugement contre un défendeur, et fait émaner une éxécution.Le defendeur fait opposition.Alors le demandeur demande à retirer son action, ce qui lui est promis sans difficulté.Un demandeur poursuit pour £6 5 0, le défendeur fait une demande incidente pour £2500.La demande principale est déclarée par la cour compensée et on donne jugement au défendeur pour £6 5 0, en lui réservant son recours pour lu balance.Mais mieux que tout ce qui précéde.Un notuire, commissaire, intente en son nom une action pour £1 00.I signe lui-même le vi et fait assigner le défendeur qui comparait et conteste su demande ; alors le commissaire qui siégait seul s\u2019ussermente, jure que la dette lui est due et se donne jugement.» Maitenant qu\u2019on ne s\u2019imagine pas que ces faits soient inventés à plaisir et dans l\u2019unique but de récréer les lecteurs.Tous les faits que nous venons de rapporter, quelqu'invraisemblables, quelqu'incroyables qu\u2019ils puissent paraître, à Ceux qui ne sont pus au fuit de lu manière dont la justice se rend devant les cours de commissaires à la campagne, néanmoins ils sont tous malheureusement que trop vrais; et nous sommes persuadés que ceux qui ont assisté à quelque séance de ces cours ne trouveront dis ce que nous venons de rapporter rien de bien surprenant, eur c\u2019est là le mode usuel d\u2019administrer la justice.Ces faits quelqu\u2019absurdes, quelque ridicules qu\u2019ils soient, ne font pourvoir qu\u2019une partie des maux et des injustices qui résultent de l\u2019organisation de ces cours, car on ne voit dans chacun d\u2019eux que le résultat de l'incapacité ou tout au plus du caprice d\u2019un commissaire ; et tous ces jugemens peuvent être appelés des jugemens rendus suivant l\u2019é- qnité.Mais si l\u2019on pénètre plus avant et si l\u2019on suit dans toute leur conduite certains commissaires dont le nombre n\u2019est malheureusement que trop grand, on reculera.d\u2019effroi à la vue des injustices, des vexations et des persécutions qui s\u2019exercent, au nom de la justice rendue par une cour d\u2019équité.Dans un grand nombre de puroisses le tribunal de la cour des commissaires se compose de plusieurs marchands.Ces marchands sont ceux qui poursuivent le plus souvent, et chacun d\u2019entre eux obtient de ses confrères une justice facile et fort à son goût, attendu que dans l\u2019occasion il leur rend le même service et que par conséquent ils sont intéressés à se favoriser les uns les autres.C\u2019est un spectacle tout à fait pénible et démoralisateur que de voir deux marchands siégeant ensemble et se retirant alternativement à quelques pas l\u2019un de l\u2019autre pour recevoir la justice qu\u2019ils sa\u2019dministrent mutuellement chacun leur tour.L°on peut facilement s\u2019imaginer comment un pauvre habitant est reçu à venir prê- tendre que le compte sur lequel il est poursuivi n\u2019est pas correct et que l\u2019action du demandeur est mal fondée, lorsque le demandeur lui-même est sur le banc et que celui qui juge cest un autre marchand qui a des actions de la même nature qui vont être jugées clans quelques instans par son collègue le demandeur dans la cause dont il s\u2019agit.L'exemple suivant pourra faire voir comment les choses se font quelquefois.Un marchand commissaire poursuit pour une piastre et un quart sur un compte formulé comme suit : Une piastre pour argent prêté, et trente sous pour un mois d\u2019intérêt, ce qui fail un intérêt de 300 pour 100 par année ; mais n\u2019importe il fait serment que la dette lui est due et son collégue qui est un marchand lui donne jugement suivant sa demande.Est-il possible maintenant de donner le nom de justice à un pareil tripotage ?Comment, en presence de pareils faits, ne pas déplorer l\u2019état malheureux dans lequel se trouvent nos campagnes sous l\u2019opération du système de la cour des commissaires ?Commgent ne pas s\u2019attrister sur les effets de démoralisation que doit produire chez le petiple an pareil mode d\u2019administrer la justice?Comment s\u2019étonner que les lois ne soient pas respectées quand elles sont exécutées de la manière la mieux calculée pour les faire mépriser?Pourtant il y a encore quelque chose qui nous échappe et que nous ne pouvons dans le moment faire sentir par des exemples, mais qui se comprendra facilement par la seule raison et le bon sens.Dans plusieurs campagnes le tribunal de la cour des commissaires se compose du père, du gendre et du neveu ou de quelqu\u2019autre parent, de manière à ce que ce soit une pure affaire de famille et que tous ceux qui sont étrangers, ennemis ou opposés d\u2019intérêt à cette famille sont continuellement exposés à voir leurs droits violés et leurs intérêts sacrifiés au profit de quelques individus.Le greffier est nommé par les commissaires qui ont toujours soin de choisir une personne qui les servira dans toutes leurs vues et leurs intrigues.Ailleurs le greffier étant plus instruit que les commissaires, ce qui n\u2019est pas très rare, est la seule personne qui administre la justice, et il ne se rend aucun jugement sans que l\u2019opinion qu\u2019il contient n\u2019ait été sanctionnée par lui.Nous pourrions nous étendre encore bien d\u2019avantage sur ce sujet; nous pourrions signaler plusieurs cas où des commissaires ont consenti à rendre tel jugement sur une promesse de récompense d\u2019une des parties, où des commisaires devenant parties intéressées dans une cause, instruisaient une des parties sur les moyens qu\u2019elle aurait à prendre pour gagner son procès ; mais nous croyons que ce que nous avons dit est plus que suffisant jour faire voir jusqu\u2019à l\u2019évidence combien est mauvais et vicieux le systême des cours de commiissaires dans nos campagnes; pour démontrer qu\u2019au lieu de procurer une justice prompte et peu dispendieuse, seul but dans lequel il a été crée, il n\u2019est propre qu\u2019à démoraliser le peuple, à lui faire mépriser la loi et détester les législateurs, et outre cela à causer la ruine du plus grand nombre au profit d\u2019un petit nombre d\u2019individus auxquels il sert à exploiter, vexer et tyranniser les autres de la manière la plus révoltante.Nous pensons donc sincèrement que pour l\u2019ivantage du pays entier les cours de commissaires devraient être abolies dans les campagnes et nous espérons que nos législateurs, que nos ministres se feront un devoir de donner la plus sérieuse attention à cette question ; qu\u2019ils se convaincront, en examinant le résultat que produisent ces cours, en comprenant les avantages qui peuvent en résulter pour un petit nombre avec les maux sans nombre qui en découlent pour la presque totalité des habitans, que plutôt ces cours seront abolies, plus le pays y gagnera et leur devra de reconnaissance.Quant aux cours de commissaires qui existent dans les villes, il est certain qu\u2019elles sont d\u2019un avantage immense sous tous les rapports.Il faut nécessairement au milieu de ces grands centres de population une cour sommaire au moyen de laquelle les affaires puissent s\u2019expédier promptement et a bon marché.Il serait même désirable que la compétence de ces cours qui s\u2019appelleraient cours des commissaires ou autrement, peu importe le nom, fût élevée jusqu'à dix louis ; mais nous croyons qu\u2019il faudrait d\u2019accorder des honoraires aux avocats.On va peut-être croire que cet amendement tendrait uniquement a favoriser les avocats ; on se tromperait grandement.Les avocats ne sont pas ceux qui souflrent de ce qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019honoraires fixés par la loi; car ils sont toujours payés, si la loi n'oblige pas celui gni est condamné à leur paver d'honoraires, qu'on ne pense pas qu\u2019ils plaident pour rien ; ils se font payer par celui qui les emploie.Mais le grand imconvénient c\u2019est que tous les créanciers et surtout lcs pauvres travailleurs à qui il est dû quelques piastres, quelques chelins sont obligés pour se fuire payer de sacrifier la moitié et quelquefois la plus grande partie de leur créance.C\u2019est là une injustice bien criante et à laquelle on devrait se hâter de remédier.Îl est vrai qu\u2019alors le pauvre débiteur paicra plus de frais ; mais dans tous les cas il est infiniment plus juste que celui qui néglige ou refuse de payer ses dettes soit obligé de payer les frais, plutôt que celui qui est obligé de poursuivre pour recouvrer ce qui lui est dû.La raison qui fait que les cours de commissaires sont excellentes à la ville, tandis qu\u2019elles sont fort mauvaises à la campagne, se fuit sentir bien clairement, c\u2019est qu'à la ville les juges sont bien qualifiés pour administrer la justice, tandis qu\u2019à la compagne c\u2019est presque toujours la, chose à laquelle ils s'entendent le mojps.(A continuer.) 5, fo por f Temperance.GRANDE ASSEMBLÉE DU MARCHÉ BONSECORS.\u2014 Comme nous l\u2019avons promis, nous donnons aujourd\u2019hui quelques parties du discours de M.Chiniquy, prononcé jeudi dernier, à l\u2019assemblée monstre de toutes les sociétés de tempérance.Nous ne prétendons pas donner tout son discours, mais seulement les parties les plus importantes et celles que nous avons pu saisir avec le plus de facilité, car comme nous l\u2019avons déjà fait remarquer, la position que nous oceupions était-elles que nous n\u2019avons pu tout prendre en note.Après que le maire eut pris le fauteuil et annoncé le but de l\u2019assemblée, il présenta le révérend M.Chi- niquv à l\u2019assemblée, qui le reçut avec des tonnerres J\u2019applaudissements.M.Chiniquy prit la parole et après avoir parlé pendant quelques tems il continua ainsi: l\u2019histoire de la boisson, c\u2019est l\u2019histoire de ce qu\u2019il y a de plus malheureux ; enfin l\u2019histoire de la boisson, c\u2019est la honte-du Canada.La boisson, c\u2019est notre tache ; c\u2019est une vipère attachée aux entrailles du pays qu\u2019elle dévore et souille.qui nous fait perdre, qui nous enlève tout ce que Dieu nous a donné de vie, de force et de richesses de toutes sortes.Voila pourquoi nous devons travailler à la ruine, au renversement de cet arbre maudit.Il est temps de mettre la cognée à sa racine, ils est tems de le détruire.Déjà, messieurs, vous avez entendu dire que plus de 5,000 canadiens à la tête desquels est notre digne évêque et tout le clergé, ainsi que tout ce que le pays a de plus éminant.Tout les plus respectables habitants du pays, se sont enrôlés sous les glorieuses bannières de la tempérance.Oh! il me semble les voir à l\u2019œuvre, ces braves pioniers d\u2019une si belle cause, travaillant à détruire dans sa racine cette plaie sociale qui fait notre ruine et dégrade le nom Canadien, mais il ne seront pas seuls à travailler à cette œuvre importante; vous aussi vous allez nous aider à détruire, à faire disparaître à jamais cette détestable boisson, qui toujours a fait du mal et jamais n\u2019a fait de bien, pour nous dédomager des maux qu\u2019elle à causés, des pertes quelle nous à fait souffrir.- .° .Nous allons examiner en fous sens les raisons que nous avons, comme canadiens, comme hommes raisonnables, puis, enfin, comme chrétiens, de renoncer a tout jamais aux boissons fortes.C\u2019est là un sacrifice qui parait difficile a faire.Il y en a même parmi vous qui, j\u2019en suis sur, s\u2019imaginent qu\u2019en vous fesant laisser la boisson, on va nous faire laisser une chose utile, bonne même.Eh! bien, c\u2019est ce que nous allons examiner.J\u2019ai cru, moi aussi, autrefois, que les boissons étaient bonnes, qu\u2019elles pouvaient être utiles a la santé; mais des études sérieuses, m\u2019ont heureusement détrompé, m\u2019ont amené à comprendre que ces boissons, que j'avais eu la folie de penser pouvoir nous étre de quelque nécessité, non seulement ne sont pas nécessaires, mais ne sont absolument bonnes à rien, et que nous y gagnerions sous le rapport de la santé comme sous celui de la morale et des richesses si nous y renoncions pour l\u2019amour du pays.Je vais donc vous raconter comment j\u2019en suis venu a cette conclusion.Un ouvrage écrit par un des premiers médecins du monde, m\u2019est par hazard, tombé entre les mainsr Or, comme je suppose qu\u2019il y a peut-être parmi vous quelques médecins qui mécontentent, je vais citer le nom de l\u2019auteur du livre auquel je fais allusion.Cet homme célèbre par sa science, c\u2019est Sir Astley Cooper, médecin renommé d\u2019Angleterre.J\u2019ai lu son ouvrage avec la plus grande attention, aussi qu\u2019elle ne fut pas ma surprise lorsque je vis, moi qui avais toujours eu une si bonne idée des boissons, qu\u2019il était mauvais, dangereux d\u2019en prendre non seulement a ceur de jour, mais encore lorsqu\u2019on a chaud comme lorsqu\u2019on a froid, lorsque l\u2019on est.fatigué comme lorsqu\u2019on ne l\u2019est pas.Enfin je ne savais trop qu\u2019en croire et a quoi m'en tenir lorsque je rencontrai un médecin de mes amis auquel je me hâtai de montrer cet ouvrage et de lui faire part de mes impressions.\u201c Certes me répondit-il aussitôt, l\u2019auteur dece livre est un des plus savants docteurs que l\u2019Angleterre ait jamais produit.Ii dit beaucoup de mal des boissons, mais ce qu\u2019il dit n\u2019est pas l\u2019ombre de la vérité.Cependant messieurs, voici ce que disait cet ouvrage, je vais vous en citer un passage: \u201c Si, dit cet écrivain, si le pauvre peuple connaissait comme moi les maux de toutes espéces que les boissons lui causent, il en aurait autant de peur que du diable.Je juge la boisson tellement mauvaise, j'en ai une telle horreur que je ne veux pas même en souffrir une seule goutte dans ma maison.\u201d Vous voyez, messieurs, ces paroles de ce médecin ; n\u2019est-ce pas qu\u2019elles sont bien caractéristiques, bien concluantes ?n\u2019est- ce pas qu\u2019elles ne laissent aucun doute ?., Vos familles, vos meilleures familles disparaissent tour à tour.Et ceci est vrai, toutes vos familles riches, que sont-elles y faire un amendement essentiel qui serait devenues?où sont-elles aujourd\u2019hui ?Elles sont - - disparves; tombées dans un abime que leur a er.usé leur follies, qu\u2019elles se sont creusé elles- mêmes la pluspart en fesant usage de boissons.Je vois dans un mémoire que j'ai à la main que quinze familles canadiennes qui possédaient cn- tr\u2019elles, un capital de £200.000, sont aujour- d\u2019hui dans la dernière des dégradations; leurs enfunts sont dispersés ci là, ces fumilles étaient des premières, des plus infaientes de Montréal.La buisson les a détruites, ruinées complètement, j'ai une autre liste de 104 familles des différentes classes et leur fortune pouvait êtie évaluée a £300, 000 qui ont aussi disparu, enfin une troisième liste de 57 familles dans les quatorze paroisses qui nous environnent, toutes riches et toutes détruites et dispersées par le Wisky.M.Chiniquy parla longuement et termina en proposant la résolution suivante, le Rév.M.Cramp seconda la motion.Que l\u2019acte d\u2019un homme tempérant, qui renonce à l'usage des boissons fortes, afin d\u2019aider par son exemple, les intempérants à s'abstenir entièrement de ces boissons dangéreuses, est un acte sublime de philantropie et de chanté chrétienne.Le Rév.M.Taylor s\u2019adressa à l\u2019assemblée ensuite.Dans le cours de son discours il dit en parlant d\u2019une assemblée qui avait eu lieu if y a douze ans pour s\u2019occuper de la tempérance : \u201cTout le monde était alors contre nous; la presse surtout condamnait notre œuvre, nous dûmes céder.Mais aujourd\u2019hui quel changement! Voila une assemblée monstre, toute la presse est pour nous, le maire est à notre tête nous voyons ici les ministres de toutes les religions.Ils viennent pour scconder les efforts des amis de la tempérance.Cette assemblée est triomphante ; je le prédis dans 20 ans tout le monde sera de la tempérance et ce résultat important sera du en grande partie aux travaux de M.Chiniquy.\u201d Le président lut alors une lettre de Son Excellence exprimant son regret de ne pouvoir se trouver à cette assemblée.: M.Taylor proposa la motion suivante : Que c\u2019est un fait établi sur le témoignage universel que l'usage immodéré des boissons enivrantes est la source féconde du crime, de la pauvreté et des maladics.P.Beaubien, écr., M.P.P.seconda cette motion qui fut adoptée à l\u2019unanimité.M.O\u2019Reilly fit un brillant.discours après lequel il proposa : Que l\u2019usage habituel des boissons ardentes et Pintempérance qui suit presque toujours l\u2019habitude, opposent à la prospérité d\u2019un pays, et à l\u2019avancement d\u2019un peuple le plus grand de tous les obstacles.J.Dewitt, écr., M.P.P.seconda la motion et elle fut adoptée.L\u2019hon.M.Camcron fit aussi un discours en anglais et le termina en proposant : Qu'il y a raison de croire qu\u2019il est mort plus de personnes par l\u2019effet des boissons fortes qu\u2019il en est jamais tombé dans toutes les guerres qui ont désolé le globe.Messire Mercier seconda la motion qui fut reçue.L.Marchand, écr., secondé par M.B.Lyman, proposa : Qu\u2019une adresse soit présentée à la législature à la prochaine session demandant à ce que la loi des licenses soit amendée, de manière que le pouvoir d\u2019accorder des licenses soit laissé uniquement aux municipalités locales.L'assemblée se dispersa.Asscmblee Legislative.La Gazette du Canada de samedi dernier contient une proclamation prorogant le parlement provincial au 16 novembre prochain, sans dire pour la dépéche des affuires.On suppose généralement qu\u2019il sera convoqué avant le ler décembre.Quand on considère l\u2019importance des affaires dont les chambres auront à s\u2019oceup- per, surtout des questions vitales, comme celles du commerce, des réformes, électorale, postale, municipale et autres, desqu\u2019elles dépendent en grande partie la prospérité et le bonheur des habitants du pays, on ne peut que désirer qu\u2019elles soient convoquées sans délai.Il n\u2019y a rien eu de fait à la dernière session qui a été close le 23 mars dernier; au 23 novembre, il y aura donc 8 mois que la chambre n\u2019aura pas siégée, les ministres auront eu le tems de se préparer à rencontrer le pays dans ses représentants et de soumettre les mesures de réforme qu\u2019on doit atendre d\u2019un ministère libéral après quatre années d\u2019une administration faible et nous le répétons, il sera tems, grandement tems que sa législature s\u2019assemble.Le pays le demande.La constitution le permet et le veut.Les besoins du peuple l\u2019exigent.JOURNAL D\u2019AGRICULTURE.\u2014 Nous avons reçu le Journal d\u2019Agriculture pour le mois d\u2019octobre,, nous regrettons de voir l\u2019indifférence qui règne quelque parts au sujet de cette publication.Nous trouvons le passage suivant que nous rc- produisons tout en espérant que chacun s\u2019empressera de faire son devoir.« Le journal a paru et il s\u2019est soutenu jusqu'à présent ; mais sans de prompts secours et un encouragement très-graud de la part du public et surtout de nos abonnés, nous ne saurions lui promettre une existence.C\u2019est un fait que le Journal anglais a au-delà de lit cents souserip- teurs, et que le journal français en a plus de deux mille ttois cents ! On va nous dire que c\u2019est là un bel encouragement, et le plus beau.que jamais entreprise de ce genre n\u2019a pu obtenir parmi nous en si peu de temps.Nous répondons que, si l\u2019on n\u2019envisage que le nombre dos abonnés, on a raison de le regarder comme le témoignage d\u2019nn encouragement assez remarquable.Mais lorsque, comme nous, on regarde au montant des dépenses qu\u2019encourt a Société pour soutenir ces deux journaux, et que de l\u2019autre on contemple le montant de la recette, il y a vraiment de quoi décourager.Nous.ne savons pas au juste quel est le nombre d\u2019abonnés qui ont payé pour le journal anglais;.mais ce que nous savons fort bien, c\u2019est que, sur les deux mille trois cents abonnés du journal français, à peine six cents.ant payé leur abonnement ! \u201d Nous avons aussi requ le journal anglais qui soutient toujours son mérite par la manière habile avec laquelle il est rédigé.ETABISSEMENTS CANADIENS DES TOWNSHIPS.\u2014 Ces jours derniers, M.Poitras, un des pioniers vendre le premier quart à8 potasse fait dans l\u2019er- droit depuis les premiers travaux de.défrichements.de l\u2019établissement de Roxtan, est venu à Montréal, === = M.Dubrule.marchand de cetle ville est parti pour aller gy établi.Comme on le voit, tout marche, tout va bien de ce côté là ; que les amis renouvellent leurs effets et bientôt l\u2019on comptera dus établissements de plus, un nouveau germe de prospérité et une nouvelle population, forte, laborieuse et puissante.DÉPERTOIRE NATIONAL\u2014 Nous avons regu la troisième livraison du Répertoire Nutional.Le travail que M.Huston a eu l\u2019heureuse idée d\u2019entreprendre, se poursuit avec vigueur sous ses soins.Nous nous flattons que M.Huston recevra du pays l\u2019encouragement que mérite son entreprise et ses travaux.Chaque famille canadienne devrait avoir une copie du Répertoire dans sa maison.L\u2019ubonnement n\u2019est que de $4 pour les deux volumes qui, l\u2019orsqu\u2019il seront terminés, seront dignes d\u2019occuper la première place dans toutes les bibliothèques canadiennes, Bons Provinciaux.\u2014 Le montant des bons émanés jusqu\u2019au 6 courant est de £124,625 O O0; sur ce montant, £44,387 10 0 ont été reçus en paiement des revenus, ce qui laisse une balance de £80,237 10 0 actuellement en circulation et portant intérét a 6 par cent.Les cHIENs.\u2014 La police empoisonne les chiens par le tems qui court, ceux qui en ont feront bien de leur mettre un collier avec leur nom, sans cette précaution ils peuvent s\u2019attendre à ce que la police en aura soin.La police qui tue les chiens devrait bien les relever des rues, il nous semble que ce devrait-être, on en trouve dans plusieurs rues déja et pour peut que ça continue on sera exposé à ne pouvoir sortir dans plusieurs rues sans mettre le pied sur quelques cadavres de la race canine.Incenpre\u2014 Le feu s\u2019est déclaré lundi matin vers 2 heures dans une écurie située entre les rues St-Laurent et St.-Dominique, près la côte à Baron.L\u2019élément destructeur se communiqua bientôt aux maisons sur ces deux rues, en consuma huit.M.C.Arcouet a perdu \u2018deux maisons, M.Jobin en a deux grandement endommagées sur la rue St.-Laurent.M.David peintre en a aussi perdu deux.Les propriétés de M.David était assurées pour £400 aux hsstrances de l\u2019Ætna et de Québec, celles de M.Arcouet, lÆtana pour £500 et celles de M.Jobin, pour £100.L\u2019eau était rare et ce n\u2019est que longtems après que les pompes furent sur le lieu de l\u2019incendie, qu\u2019on parvint à s\u2019en procurer.On nous dit que la corporation, ayant refusé dernièrement, de payer les charretiers qui transportent l\u2019eau aux pompes, que ces derniers, évitent d\u2019en charroyer.On devrait voir à cela, c\u2019est important.M.Jobin a perdu une presse à cidre dans cet incendie et on nous assure qu\u2019on a été forcé de se servir de son cidre pour appaiser les flammes, faute d\u2019eau.CorroraTioN.\u2014 Vendredi dernier, le conseil s\u2019est assemblé et a reçu un rapport d\u2019un comité spécial sur les cotisations.Ce rapport fait voir qu\u2019il existe beaucoup de défauts dans le présent système de l\u2019évaluation des propriétés etc.etc, à être taxées.Le comité recommande que le conseil s\u2019adresse à la législature pour faire amender l\u2019acte d\u2019incorporation ; que les assesseurs devraient être choisis par le conseil et ne devraient pas être élus comme ils le sont actuellement ; en outre qu\u2019ils devraient-être payés pour leurs services.Ce comité se composait de MM.Fabre, Snaith et Withluw.Le rapport] Sera pris en considération à la prochaine séance.Un autre rapport du comité des chemins recommandant l\u2019uchat de pierres pour améliorer les res, 300 tonnaux de Banc Rouge, 300 de pierre grise et 400 de pierre noire ; ce qui conterait environs £1000.Un rapport du même comité recommandant d\u2019imposer une taxe sur les propriétés de la rue Craig au nord de la rue Sanguinet, ces propriétés ayant augmentées en valeur par la construction du tunnel et par ouverture de cctte rue.Après quelques affaires de routine le conseil s\u2019ajourna.Le rédacteur des Mélanges Religieuxapprend au public que son opinion individuelle est que le parlement sera convoquée le 20 ou le 22 novembre prochain.Nous aimerions à connaître à quelles sources le rédacteur puise ses opinions individuelles ; si c\u2019est par le moyen du magnétisme qu\u2019il surprend les sesrets du cabinet, ou si quelque diable familier lui sert de délateur.Nous avons été surpris, et le publica du trouver singulier qu\u2019il fut possible à un individu de connaître en détail tous les projets de l\u2019administration sans qu\u2019on lui en ait soufflé mot.\u2014 Qui déchiffrera l\u2019énigme ?.\u2014 Le parti de labour du comté de Montréal a eu lieu le & courant à Lachine.Il y avait trente charrues présentes et 9 laboureurs anglais, 12 canadiens et 9 jeunes gens de différentes origines.Vers dix heures du motin les compétiteurs commencèrent leurs tâche et à trois heures les juges accordèrent les prix aux personnes suivantes : Laboureurs Anglais.J.Hodge de St.-Laurent.J.Booth.J.Metcher.A.Cameron.Laboureurs Canadiens.A.Bourgoin.A.Demarchais.Jos.Lanouette.A.Chénier.Jeunes Laboureurs.J.Allan.E.Prudhomme.R.Craik.x \u2014 Le collège de médecine s\u2019est assemblé hier, il parait que le gouverneur a sanctionné en grande partie les réglements adoptés le prin- tems dernier.Fous les médecins pratiquants depuis quatre aus pourront devenir membres mous dit-on.Les diflicultés survenues seront- elles terminées là, c\u2019est ce que nous ignotrons.pod pds sv = \u2014 On a fait une brèche au mur de la cour de MM.MeLean et Wright, lundi dernier, pour sortir le chars des pussagers, destiné au chemin a lisse du St.-Laurent et de P Atlantique.C\u2019est un morceau magnifique qui a 48 pieds de dongueur.C\u2019est ce qu\u2019il y a de plus beau en ce genre dans le pays.\u2014 Le St.-Louis a emporté hier, deux belles eloches destinées à l\u2019église de Sorel.\u2014 Le Canadien de lundi contient les procédés d\u2019une assemblée tenue à St.-Roch, dimanche, pour prendre en considération les affaires de la paroisse.'F.X.Paradis, ¢cr., était le AR président, M.Prévost secrétaire.Le président exposa le but de l\u2019assemblée et le Dr.Rousseau fit un long discours, après quoi uu comité fut nommé.Cecumité aura à prendre eu considération : lo.La municipalité ; 20.Les débentures du feu ; 30.Les bassins de la Rivière St.-Charles ; 40.La réforme électorale ; 5o.Le commerce de l\u2019Ouest.Nous voyons cela avec plaisir, tous les comtés, paroisses etc, etc, devraient s'assembler sans délai et faire connaître leurs besoins et ad- dresser des requêtes à la législature.Il faut demander pour recevoir de nos jours, ce n\u2019est pas souvent qu\u2019on obtient quelque chose les bras croisés.Demandez, demandez toujours et vous recevrez.\u2014 Un nommé Brennan a été exécuté à Niagara, la semaine dernière, pour meurtre.La secousse a été si forte que la corde lui a coupé le col.\u2014 Une nouvelle église catholique, a été cou- sacrée à Toronto, la semaine dernière.Il y avait 3 évêques et 24 prêtres présents.NAISSANCES.En cette ville hier, Mme.L.A.Gareau a mis au monde un fils.MARIAGES.A Ste.Marguerite de Blairfindie, le 3 du courant, par Messire R.Robert, Antoine Mérizzi, Ecr., Notaire de St- Cyprien à Delle.Joséphine Roy, 3e.fille de Chs.Roy, cr., A St-Benoit, le 3 du courant, M.P.Valois de Ste.Scho- lastique, a Delle.Elmire, fille ainée de M.Jos Fortier, de St-Béenoit.DÉCÈS.A Longeuil, le 4 courant, après une maladie de 12 jours, supportée avec la plus grande résignation, Ortanse Séné- cal, épouse de M.J.B.Lalumière, agée de 45 ans, Elle laisse pour déplorer sa perte, un époux, 9 enfants inconsolables, qui pleureront longtems une perte irréparable, et de nombreux parents et amis qui se rappeleront souvent de ses bonnes qualités.Madame Lalumière à toujours été un modèle de piété et de vertu pour ceux qui eurent l\u2019avantage de la connaître.\u2014Communiqué.En cette ville, vendredi dernier, à un âge avancé, Joseph Roy, Ecr., Notaire, ancien et respectable citoyen de cette ville.En cette ville, le 7 du courant, après une longue maladie de cinq mois, Dame Mathilde-Virginie Leprohon, épouse de Thomas Wallace, Ecr.En cette ville, le 6 du courant, à l\u2019âge de 45 ans et8 mois, Dame Angélique Grenier, épouse de M.Pierre Paquin.À Verchères, le 4 du courant, M.Octave Dansereau, à l\u2019âge de 19 ans, fils de joseph Dansereau, écr., marchand du lieu.Ce jeune homme souffrait de la maladie qui l\u2019a conduit au tombeau depuis dix ans.À la rivière Thames, paroisse St-Pierre, Haut-Canada, après deux jours de maladie, le Dr.Louis Albert Bender, natif de Montréal, âgé de 60 ans et 16 jours.AUX MARCHANDS DE LA CAMPAGNE Pelleteries! Pelleteries! L' soussignés désirent attirer l\u2019attention des marchands et autres sur le grand assortiment de PELLETERIES qu\u2019ils viennent de recevoir, consistant en : Casques de peau de (Sable,) do do do do (Neuter,) do do do do (Musk Rat,) Boas et Manchons de Vison, Casques gris et Boas pour dames, 200 paires de gants de pelleteries, 200 douzaines de paires de mitaines, 1000 poches de toile du pays, 2000 aulnes do do do AUSSI : Un grand assortiment de marchandises sèches et hardes faites tel que: Surtouts de drap de castor et de pilote, capots d\u2019étotfe du pays, pantalons, vestes, gilets, etc, etc.On invite particulièrement les marchands de la campagne, à visiter ces effets qui sont de première qualité et à des prix modiques.HUDON, LESIEUR er QUEVILLON.No.109, Rue St.-Paul.SOCIETE MERCANTILE D\u2019ECONOMIE.CAPITAL £3,600.27 sept.BUREAU DE DIRECTION.A.Movusseavu, Président.J.R.Grroux, Vice-Président.J.B.E.Dorion, Secrétaire.A.Rov, Trésorier.Chs.Bourdon, P.Z.Magnan, A.Généreux, Jos.Barsalou, L.Beauchamps, A.Lespérance.A Société Mercantile d\u2019Economie recevra des soumissions tous les MARDIS et VENDREDIS à son bureau, 1224 Rue St.-Paul, Montréal.Par ordre du Bureau de direction.Le Secrétaire, 27 sept.J.B.E.DORION.J.B.E.BISSON, és, én FERBLANTIER.RUE ST.\u2014LAURENT, EN FACE DU MARCHE.VERTI ses amis et le public en général, qu\u2019il vient d\u2019ouvrir une boutique de Ferblantier à l\u2019endroit ci- dessus.Ouvrages de toutes sortes en main et faits à ordre.14 juin, 1848.College Ste.Marie a Montreal RUE ST.ALEXANDRE No 17.ES ELEVES trouveront dans l\u2019Etablissement un cours complet classique et commercial.Trois classes s\u2019ouvriront le 20 du mois sEPTEMBRE.La première sera un cours préparatoire Anglais et Français, dans lequel ou enseignera la Grammaire dans les deux langues, l\u2019Ecriture, l\u2019Arithmérique, la Géographie et l\u2019Histoire.Les deux autres formeront le commencement du cours classique.Le Français et l\u2019Anglais seront sur le même pied dans toutes les classes.Chaque année on ajoutera une nouvelle classe, et les éléves de l\u2019année précédente passeront à la classe supérieure jusqu\u2019à ce que la série des cours soit complettée.CONDITIONS PROVISOIRES : Pour le cours préparatoire $2.Par mois payable d\u2019avance Pour les autres cours $3.{ et par trimestre.L\u2019Allemand, l\u2019Italien et de Dessin seront facultatifs et à la charge des parens.F.MARTIN, S.F.Président.Montréal, 6 septembre 1848.AUX MÉDECINS.Todure de Quinine.LE praticiens avaient constaté depuis long-temps, l\u2019efficacité de l\u2019IoDE ET LA QUININE dans une foule de circonstances où ces deux substances se prétent comme adjuvants Pune à l\u2019autre.Mais il restait à la pharmacie d'obtenir une combinaison parfaite des deux corps.M.le Dr.E.C.vient de remplir avec succès cette lacune parmaceu- tique.Il à obtenu l\u2019IKodure de Quinine sous la forme liquide ; ce qui peut avoir une grande importance sous le point de vue physiologique.Cette liqueur se donne à la dose de 30 gouttes par jour, prises en trois fois.Les cas contre lesquels ce remède s\u2019est montré plus puissant, paraisesnt être jusqu\u2019à présent les Scrofulès, les Affections l'uberculeuses, les manifestations Tertiaires de la Syphilis.Enfin on l\u2019a adininistré avec avantage dans tout état Cachétique et Anémique, On trouvera l\u2019lodure de Quinine ala Pharmacie Canadienne.à Montréal, coin des rues St.-Jugues et St.-Lambert.L'AVENIR \u2014IN OCTOBR L£, 1848.VENTE A L\u2019ENCAN.Par L, J.Harkin.DERNIÈRE VENTE POUR LA SAISON DE Marchandises Seches.UNDI, le 23 du courant et les JoURS SUIVANTS, Sera vendu aux magasins de MM.MASSONS, BRU- YERE, THOMAS et Cie.Le contenu de 339 BALLOTS de Marchandises, consistant en: Draps, Casimires, Doeskins, Tweeds, Couvertes, Fra- nelle, Plades de Gala, Etaffes à manteau, Mérino noir et de couleur, Toile et Coutil de Coton Indiennes de Regatta, Cotons gris, Cotons blane à chemise, Felours de soie et de Coton, Toile écrue, Selicias, Coton filé, etc., etc., avec une variété de Merceries.La vente chaque jour a UNE heure précise.L.J.HARKIN.Encanteur.11 octobre 1848.PERDUES.E 9 courant, 17 piastres en billets de Banque comme suite : 1 Billet de $4 $4 3 do de 1 3 à do de 2 10 917 Cette somme a été perdue entre les rues Bonaventure, McGill et Notre Dame et l\u2019église.La personne qui rapportera cette somme au bureau de l'Avenir sera généreusement récompensée 11 octobre 1848.9 août 1848.RQ: HU DO PHÉFSS7AIFPHOOGE STE 59\u2018 2>=P à = \u201c3 Pei B aman gs Pe © Bem Bo a Ho Erol = SabEd gy arRg PHNZZE 2 g SeSEel ERE ES Se gafAl 5 58 F_5 2505255 =>=5:-.2 z=8 a ÉERAoPR7NO27oZa0oEËE7T: es 9 = D Ess gr E320.B= +8 tt = £ = mu 0: - p@ë.: +08 5 < h .4 a: 9.1 B°- - 8 gE 3 = 21 8: 11:11 1081 111 6005 8 œ ® = = : 5: girriti grilling ès gi Ris 111 SIIII110E = \u2014 ; ; sa 2ESSESSPZOFPES PSS SPE a = © : g PRÉ SÉÉÉ 735258265555 s1 8 ECRBFER IRE Ry UB mg = æ CRT Eki oda POE = Q E08 ws FRE qEES = 5 ÉR'ÉLSSPTHES ZaSSÉ ES z e BOT R ex: 239-535.: .8 BZgShER ES a0 188: E|S EE: EAgI ERI SPSL LF g a TGR gel Bel BEI 1 : = a We ge ol =.110000 g ® [ER He oT oe ew EEE REE EEE EERE T ced odacddogoaacsacQ = 59235PFC05C2S5SQ00QO355OESSS BE ogE®08 EZE® LC 40,5 om SATB EA rrr DO AAR OND > e ® == 2 DOD SCH a0 C 4 Se dd5853323883 0382238 = Poa a 35->2929249 05-85 @ SEE 0605527505 05E0 S55 lg SZEs- 585,38 BIS =e mn BER 2.\" #2.> =5 5°9,52/55385 5 55 FEIEERE ZA 02R aE In RAG = ww, EPS nu ZT 9,986, 87 la) CIE Rw OER ww 27S 356 wo ELLER 5a >BaEsBdBESSR - SLEEP ak 229 s=- 2° 5a > ARS TYRELL EIS Zo asd =a gt PER = Z = SSSR: 2925- E2- 2-5 N ° 0 Ro was Zerg » 8 = e cE Sd3ompSec gd 2 = Swut 43 T5 53 ® = SSE PRS Qa a) nr Zags\" = = me ME 1PÉF-T7TS 12565545 3 .© Ig Pur3 ogy rs pe.= ge DÉ-POH4S SRE 589 PR .a 0 SS AFP ESSE ED = ® Fr a3soz3hvaPze:: = SCOGRÉZS ASS 925205: bt E SHES 8 gairss : PETEEETELESSTERDL w| 8 28: E®aT Rs 32 ee = = SE RES Eas den XL ° ® : >.==\" ® : 8 .* 8: 85.É: SELLE PA EE: | a we LB.à SPF, ° = FE.S.: - 8 $&-: ps357) 595: ® \u2014 BER: H: 8E5 455: 2: S| © æ: 1 5 ri 11 PE 525 5: a a Li 111110 858.©! g 8:13 111111 RES 8 =: =.® .8:0 wm = 1611 E a Clo a ::8 .ê né DE ® i : » =\" 11665 - 11 25 11 2E = 1 Be = 11 1 1988 - NEEL PP IOP APPL BT = ges YT ESFEE TEE RSE a.S5233055328380833%¢8 < © DERÉEEESE: BÉC2CS TRE E - £EPcald385el Basins = a 82 CE SO\u2019: 1 ÉESSS 127 5 © Se rn EEF onl mm an: \u201cà 538.$e EZ 2222 2 » = : ae.- a am 6% & = a.3.=.2.8 2.2.0 a.a IEE LIE DERI RRL DR = - ' 80 0 00 r= Tm rt 1 ol = RRR WD ADOC LWLOLLWWN 4 a sv : = \u2014 ; = = 6 moi pui jt put juni mm fd fmt bd bk bad PY fd dd fd fd ed bd a SSOOSEC-SOOSEOSHSSSS 8 : et PHYNESCEPPSSHESE a ME co., w \u2014 : meg mm, OEE me BE EgR & ATER ewe \u201cBCE Sa > = pO4HYTOOTS SR 785 40 2 = és°29 328225282550 5 2 ÉSNSÉÉCSS EP 65038 Z| 8 BrERS SEEN: FU ERE 8 |R Fe Bre ee on >.805 d ont BIL : & = 42 + + + = 0» lL ee eee - a : [1-3 2115122020 #11 1101 æ SEFAHSZTSSSHZOCSZ > D , n° : ie Ea gHx8 E358 sp mane °407F292°05352 Sul .B du QS PAT SOS E- SOQOEZ5 ei & ergs e fet ESF aziz z SHEE wil SC ARSES d > ST 28 TEI wl a pot TEI BAESEI IESE S| = DH.+.+» .@ = Edit 5,1 23P:11P:0 a HH Rmitrrirrr Pr iris a Birtrigriiii iii 110 > docaodoGcdGOS SSSSESSSS5ESSSSSS ~ CB BED pt ® Da ® yor > TaD ADO ang - 53S g ESS gEssEaC3 = 352925952275 50 755077 a o-H2813254P2 2-2 537.5 P se = 8, = S®50H0559E9,0520 £550,802 51 52e, 5=85 = ESS 322838552282 = gms 5283238358 2 = 508% ed8s58288Tcng22 bt Ew Boag sas ScoEEps 52.5 = BSc = an x © SES PR 2002502225 = PaP 455 ER Oa Cat ESS ® ' .- .e%2 as PELBEFRE IDE = CAES TEE PO 35-8000 - ë 5 QS RE, 2 BR ed ss Seas Nd BRIAR ES pps @ = = ER QBTE232P op PEo 2 = #23 ER1L7azHaNS?| Sénat 2255-5250 & Erm dD mE ra P@ > SX ER aRT En LR 2005 ol = 1 EST URERES SES 2 Ë ® ee BE: HSTEUUTOUTNEE i 8.ag NE, L220 20 & =: 5 = 2 ÉSiPL3HPLE EH = s: ÊË985 gE sup TL pod 5 =: uv CL REE ZB mw ® e sg FS oda.25 Sc a®R.508 &.INP © ae O1 Sp °: 75 AE SN 8245 a wn .n .POs ; cs No 1 VE Un! 582: 491 œ 21 982: 2975: Sad Lz m a =: v=.ges we 03 EY 5 a: QFE 58: *!: puêE ~» ® roe.te LoS a »: 9: 1 SSH: HW FEF eu 9 gr = Be Hess 5 > ® 6 .oR cS.Hie.2g! BES a: 6- X- -@ER.: 5.53755 .- ©.Lo.» Ses: 9: 2231 2 : 8111 W11 SE: 1: SF Z= PB: EI 06 11558 = x SIN: E:11 5282 = mn! =: 1 215: : Zo a FP &, =m.0 œ .ol ® = £0 ei 11 211 5: P: Te - iii 111 FINI TE ® SE g @11irIi1 11111001 2 ra rirrri iii 111050 a HSA A > ir rii 1111121205 Tiron a st 1111111111 1125 = HÉCSPISSEOSx ganids æ HesOre>wSeayzot SX 2 5 = 5 == 58 Q ° a soyorérFeyés2 a La 7 SeNNIIS STATS ° hy BRAS UNZTRARNDNDNNNDN = a = =| & .ATTENTION | ATTERTION! ATTEATION I! A MONTREAL L\u2019Administration de PROGRES DES REFORMES RADICALES! A 12ENSEIGNE DU CASTOR.RUE ST.-PAUL 122, A MONTREAL, - la maison Plamonden au Peuple du Canada.CITOYENS ! I ES monopoles par eau comme par terre disparaissent peu à peu.Les habitants de toutes les parties du pays y ou- Vent maintenant se rendre facilement à la capitale pour se procurer ce dont ils ont besoin à meilleur marché et à de meilleures conditions que dans aucune autre parties du Canada.Tout en vous remerciant sincèrement pour l\u2019encouragerent libéral que vous avez accordé à notre maison par le vous l\u2019avouerez, rien n\u2019était plus propre à nous l\u2019acquérir, RADICALE dans les prix, la qualité et la quantité de nos passé nous vous invitons à continuer de nous honorer de vos pratiques.Pour mériter de nouveau cet encouragement, dans un tems comme celui-ci, que d\u2019opérer une REFORME effets.Les marchandises et hardes faites que celte maison vient de recevoir etqu\u2019elie regoit actuellement par les arrivoges Qu'\u2019on se rappelle bien que HARDES FAIT s d.s.d.425 Surtouts Chesterfield de satinette gris et noir.18 9425 0 130 Paletots satinette gris.20 0 26 3 1640 Surtouts Chestrefield d\u2019étoffe grise anglaise.10 0 13 9 560 do do drap pilote bleu et noir.17 6 27 7 225 do do et paletots drap castor brun.320 Surtouts drap bleu.22 6 3 0 250 do do noir.2 0 32 6 350 do Chestrefield drap castor (Gold mized.) 16 8 20 QU'UN GRAND ASSORTIMENT DE C s.ds d.1250 Paires pantalons d\u2019étoffe du pays et anglaise .5 0a 8 9 745 do do satinette.9 6 13 9 460 do do d\u2019étoffe américaine.8 9 11 3 800 do do casémire rayé et careauté.10 6 17 6 Surtouts de drap de castor et de pilote noir et brun 50 047 0 Habits de chasse d\u2019étoffe grise 39 0 4 0 do do de casémire 3 0 52 6 Pantal&ns de crsémire noir et de couleurs 20 0 30 0 do de drap de casior 50 0 80 0 do de casémire noir 30 0 3 0 achéteront quand ils auront yu.dans la ment public.\u2014Montréal 20 sept.1848.PEAU DE BUFFLE, LE CAPOT DE COUVERTE BLEU NOUVELLUMENT ARRIVÉ.HARDES FAITES A ORDRE.d'automne sont de première qualité et en quantité suffisante pour rencontrer toute demande.Ÿ Pon peutacheter à QUINZE POUR CENT MEILLEUR MARCHE QU\u2019AILLEURS.Des tailleurs sont toujours prêts à faire des hardes, suivant le goùt des pratiques.LS A VENDRE.AINSI s.d.8.d.60 do do Paletotsdo do drab.35 0a42 6 195 Gilets d\u2019é6toffe grise 8 9 10 6 « 340 Surtouts Chestrefield tweed double foulé.17 6 23 9 400 do do drap bleu et noir.25 0 40 0 140 do do d\u2019étoffe militaire, 14 0 26 0 125 Capeaux d\u2019étoffe américaine et anglaise.12 6 2 9 200 do do du pays.18 9 23 3 250 Habits de chasse casémire assortie.20 0 27 9 APOTS DE COUVERTES ET DE (robes) .s.d.200 Paires pantalons casémire uni (dou- blefoulé.) 13 0320 0 2500 Vestes d\u2019étoffe careauté et autres.3 9 6 6 300 do do grise.G 3 8 0 750 do drap superfin.5 0 6 1 200 do vclour noir et careauté.11 3 17 6 s d sd.do do rayéctcareauté 27 6423 0 Vestes de velour noir et de couleurs 17 6 26 0 do de cashimire careauté 17 6 22 6 do de sole noir et careanté 18 0 26 3 Surtouts de drap noir et bleu 50 0 % 0 do de Chesterfield, drap superfin 46 0 60 © HARDES D\u2019ENFANTS FAITES DES MEILLEURES ETOFFES ET 4 BAS PRIX.On invite le public et tous ceux qui ont besoin d\u2019effets ct marchandises du ressort de cette branche de commerce qu\u2019exploite la maison Plamondon à venir visiter l\u2019établissement.Les effets seront montrés à ceux qui désireront les voir, qu\u2019il veulent acheter ou non, persuadé qu\u2019on est qu\u2019ils Les pratiques voudront bien se rappeler qu\u2019il n\u2019y a toujours qu\u2019un seul prix, aussi réduit que le public peut attendre CRISE COMMERCIALE ET MONETAIRE ACTUELLE.L.PLAMONDON.M.L.P.est prêt à prendre aucun contrat pour fournitures à l\u2019armée ou autres corps, et pour aucun établisse- EAUX MINERALS PLANTAGENET.8ANS PAREILLES DANS LE PAYS.JYoureanx C rtificals.Je certifie que je souffrais beaucoup d\u2019un rhumatisme depuis longtemps et que depuis que j\u2019ai bu des Eaux Minérales de Plantagenet, je suis bien.LOUIS PLAMONDON.Marchand, Rue St.-Paul, Montréal, 27 sept.AVISE Comité Central de l\u2019assocIATION des TOWNSHIPS tient ses séances tous les LUNDIS, à 73 heures P.M.Tous les membres des différents comités locaux, ainsi que les citoyens, membres de l\u2019association qui désireraient faire des suggestions au comité cent.al ou en avoir quelqu\u2019information, sont invités à y assister.Par ordre, J.PAPIN, 3 août.Secr.Corr A.E.C.T.Situation demandee.UX jeune homme dune famille trés respectable, ayant regu une éducation soignée, serait flaté de la charge importante d Instituteur dans une école modèle, ou dans une académie du district de Montréal.Le chant vocal et instrumental lui est très famillier.Les recommandations les plus flateuses seront exhibées.Pour plus amples informations, s\u2019adresser, franc de port 4 Messire DosT1x, ptre, vicaire à Trois-Rivières.Trois-Rivières 20 juiliet 188- Le Repertoire National, OU RECEUIL DE LITTÉRATURE CANDIENNE.On peut s\u2019abonner à cette publication, chez MM.Fabre et cie, à la chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec.au bureau de 1\u2019.Avenir ou en s\u2019adsessant franc de port à MM.Lovell et Gibson.20 nov., 1848.T.CADOTTE, ARCHAND de Cuir, Harnais, Bottes, Souliers, ete, etc, ete., à l\u2019enseigne de la BOTTE ROUGE.PLACE JACQUES QUARTIER.3 Bottes superfines faites à ordre.24 mai 1848.JACQUES-CARTIER.CAPT.J.F.OYAGERA pour le reste de la SAISON entre SOREL et MONTREAL, touchera en allant et venant à BERTHIER, LANORAIE, LAVALTRIE, et St.-SuL- PICE faisant trois voyages par semaine à commencer de lundi prochain le 18 courant.JOURS ET HEURES DE DEPART: DE SOREL DE MONTREAL Lundi 6hs.A.M.Mardi 3hs.».M.Mercredi 1h.P.M.Jeudi do do Vendredi do do Samedi 4 do 13 septembre 1848.LOUER pour plusieurs années une maison, rue Bleury, avec Jardin, arbres fruitiers, gla- cière, etc.J.H.JOBIN.9 septembre 1848.ROHUALD TRUDRAT, Apothicaire.No.111, Rue St.-Pazd.Montréal.Ion trouvera constamment chez le sovssigné outre son LA assortiment complet de remèdes et parfumeries, de curiosités sauvages, et de tous les objets d\u2019églisc en or et en argent, les médicaments précieux qui suivent : Pilules végétales de Mor:son, de Cooner, de Brandreth de Mofluit ete, etc \u2014Elixir Pulmonai.e\u2014Baume de Ré glisse, \u2014Baume de cerisier sauvage de Wistar,\u2014Salsepa- reille de Townshend,\u2014Vemifuge de Winer,\u2014Baume de Miel etc, ete.5 septembre 1848.CHARLES GAREAU.MARCHAND - TAILLEUR, TRANSPORTE son magasin au No.87, rue Notre- Dame, vis-à-vis l\u2019ancien Palais de Justice, 2e porte de M.Boivin, orfévre.C.G.profite de cette occasion pour remercier ses amis et le public en général, pour l\u2019encouragement qu\u2019il a reçu jusqu\u2019à ce jour, et les informequ\u2019il a toujours en main un assortiment général de Draps fins, Casimeers français, Satin.Etoffes pour vestes, Chemises fines, Cois, Colleis, Cravates, Gants, ete.ll à reçu ses livres de modes pour 1848.Montréal, 12 avril 1848.JOSEPH DOUFRE.AVOCAT, Rue ST.-VINCENT No.14 C.Fe.PAPINEAU.NOTAIRE DE LA BANQUE DU PEUPLE 164, Rue NoTre-DAME.C.C.SPENARD, Etude de Notaire.No.643, RULE CRAIG.Derrière la Banque de la Cité, vis-à-vis MM.Drummord et Loranger.\u201426 août.Labreche-Viger ct Duranceau, AVOCATS, No.14, Rue SAINT-VINCENT.P.N.DORION.DÉPUTÉ ARPENTEUR PROVINCIAL No.61 rue Craig Maison de pension de L.RICHARD.J.LENOIR, Avocat.No.16, RUE 51.VINCENT.6 juin 1548.DR.BOUDRIAS, RUE LAGAUCHETIERE, FAUBOURG QUÉBEC.Cas 22 juillet 1848.EAUX FRAICHES.L vient d'arriver des SOURCES DE PLANTAGENET, une provision d\u2019EAUX FRAICHES, à vendre chez les agents à Montréal.Dr.G.E.PICAULT, No.36, rue Notre-Dame, vis-à-vis \"Hotel Donegana.Wu.E.BOWMAN, Apothicaire, rue M\u2018Gilt, CHARLES LAROCQUE, Propriétaire, Hôtel de Québec.Montréal.22 sept.1848.aT. , et deg Reins.IAVENIR.\u201411 OCTORRE, 1848, Dhormaciodu Dr Picanit \u201c § > u CL ry \u201cs k = £ IR _\u2014, ca
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