Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
mercredi 10 mai 1848
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Sauvage
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'avenir, 1848-05-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" + + .d\u2019embarras.Mont: éal, Mercredt 10 Mai 1848.\u2014 meme ze L\u2019AVENIR y) oN ® Paraît tous les MERCREDIS et SAMEDIs dans l\u2019après-midi., V Ç n 1 r ABONNEMENT.Poursixmois, .bs Pour un an, ., .\u2026 10s.L'abonnement est invariablement payable d\u2019a- P vance, > - din ti i ANNONCES.On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.M, à 6h.P.M.Les prix des annonces, quoique les colonnes du journal soient plus larges que celles des autres journaux, sont les mêmes, et l\u2019on fait des remises considérables sur celles publiées à long terme.JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTÉRÉTS DE LA JEUNESSE, PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ | EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.\u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT\u201d RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS, CORRESPONDANCE.Le ton tranchant est en raison directe de ignorance et en raison inverse du bon-sens.DE LAMENNaAIS.Campagnard demande à M.De Lamennais, homme d\u2019autant plus modeste qu\u2019il est plus prodigieusement instruit, qu\u2019est-ce qu\u2019on qualifie de ton tranchant ?\u2014 C\u2019est le ton d\u2019un homme qui n\u2019a aucune idée exacte sur les sujets qu\u2019il traite et qui parle avec la fatnité de l\u2019ignorance: c\u2019est le ton d\u2019un homme dont tous les raisonnements sont faux et qui décide ex cathedrà que son adversaire a tort: c\u2019est le ton d\u2019un homme qui se sert de phrases qui n\u2019ont aucun sens, puisque chacune des appréciations qu\u2019elles offrent est directement subversive des principes qu\u2019il ignore, contraire aux faits qu\u2019il connait: c\u2019est le ton enfin d\u2019un homme de vingt- huit ans qui fait à des gens de son âge qui pensent, discutent et raisonnent mieux que lui, le reproche d\u2019être de jeunes apôtres fougueux !! S\u2019il y avait, en effet, M.le directeur, quelque chose d\u2019amusant et de comique dans l\u2019impayable fatras éditorial, au moyen duquel M.le rédacteur de la Revue a tru faire son chemin vers la faveur, c\u2019était bien certainement, à part le ton, ce singulier reproche adressé à l\u2019Avenir, d\u2019être rédigé et conduit par des jeunes gens, \u201c dont les idées sont,comme de raison, présomptueuses, absurdes, intempestives, emportés qu\u2019ils sont par la folle ardeur de l\u2019age !! Mais ne vous a-t-il pas semblé, M.le directeur, entendre la voix cassée, impatiente ct grondeuse d\u2019un aïeul octogénaire à ses petits enfants de la quatrième génération?Ou bien, est-ce que, par un phénomène qui ne serait pas sans exemple après tout, M.le rédacteur de la Revue se serait transformé, sans dire gare, en Nestor de la presse?Est-que les immenses études, les profondes réflexions, qui ont amené le pénible et laborieux enfantement de ce terrible éditorial de trois colonnes, auraient fait blanchir prématurément, sous le poids de ses dévorantes pensées, la tête vénérable et bienheureuse qui sert d\u2019étui à la puissante intelligence qui préside aux destinées de la Revue?Chez M.le rédacteur- en-chef, comme chez le comte Pic de la Mirandole, comme chez Jérôme Bignod, comme chez le grand Pascal, comme chez M.De Lamennais, le moral dévore-t-il le physique, l\u2019intelligence mine-t-elle le corps, au point d\u2019a- incner la vieillesse avec la rapidité de la foudre?.Alors, ce serait done le cas de dire que le Canada n\u2019a raaintenant rien à envier aux autres pays, sous le rapport des glorieuses précocités qui les ont illustrés.Honneur soit done rendu à cette brillante raison de vingt-hnit ans; à ce foyer de lumière, d\u2019où va rayonner l\u2019illustration de la patrie!! Maintenant, M.le directeur, lais- sons-là les poétiques et prétentieux errements de M.le rédacteur en chef, ct redescendors bien bas, bien bas, dans les tristes réalités de sa prose.Presque chaque ligne du document que j'ai commencé à discuter contient une grossière erreur.(Je suis forcé de ine répêter un peu, mais je prierai le lecteur de faire attention que je suis, pas-à-pas, un guide aveugle, qui revient souvent dans les mêmes sentiers.) \u201cLe peuple, y est-il dit, a le pouvoir en main ; il est aujourd\u2019hui roi et maître : il à conquis une position qui lui permet de parer les mauvaises conséquences de l\u2019Union.\u2019 Allons! M.le rédacteur, ne vous moquez donc pas à ce point du bon-sens public! Le peuple ést maître, en effet, de paver la dette publique du Haut-Canada ; mais est-il mai- tre de ne pas la payer ?Il est maître de voter les subsides; mais est-il maître de les refuser?I] est maître de lire les lois en anglais, mais est-il maître d\u2019en lire le texte original en français?A-til le pouvoir en main, quand il ne peut proposer, par ses mandataires, aucune mesare qui implique un emploi d\u2019argent?La encore, il est maître de proposer.mais il faut qu\u2019on lui en donne lu permission !! Et pourtant, c\u2019est bien vous qui avez eu l\u2019outrecuidance sans bornes de reprocher à l\u2019Avenir l\u2019abus des mots, des idées, qui Parlez des oberrations de sa pensée désorganisatrice! Le ministère libéral va-t-il parer ce léger inconvénient que nous a valu l\u2019Union, le remboursement forcé de dgux millions de dette publique dont ™ mone devons pas un sou?Allons-nous obtenir une réforme électorale bdasée surla poplation-?\"Vous voudriez bierdiré oui, mais vous ne l\u2019osez pas! Yous regardez de tous côtés pour qu\u2019on vous souffle une réponse diplo- mâtique, Mais rien ne vient ; eh bien ! je vais vous tirer ., + Vous rappelez-vous d\u2019avoir dit, dans votre article édi- torigl du 20 février 1846: \u201c ce que nous voulons, c\u2019est »v NRE Vraie remrésentation,\u201d ou ce qui est synonime une vraie réforme électorale ?Eh! bien, quel doit être l\u2019effet d\u2019une vraie réforme électorale?Evidemment, de donner à la Province Unie une représentation basée sur la population: si on ne lui donne pas cette base, elle est mauvaise radicalement et injuste ; ce ne sera plus une vraie réforme.à ce que les populations respectives du Canada uni soient la base de la représentation?Il y a neuf sur dix à parier qu\u2019il n\u2019y consentira jamais, parceque, dans ce cas, il aurait moins de membres que nous.L\u2019Angleterre y consentira-t-elle?Je crois pouvoir dire, non; car pourquoi nous a-t-elle donné l\u2019Union ?Evidemment, parce- que l\u2019Union nous nullifiait et donnait la prépondérance à la population d\u2019une autre origine.Pourquoi le Haut- Canada a-t-il consenti à l\u2019Union?Parceque l\u2019Union, telle qu\u2019on nous l\u2019a imposée, lui donnait la prépondérance politique et le sauvait de la bängueroute ou des taxes directes.Or, maintenant va-t-on croire que soit l\u2019Angleterre, qui nous hait directement, soit le Haut-Canada, qui ne nous aime que depuis qu\u2019il nous pille, vont consentir à nous rendre une prépondérance qu\u2019ils n\u2019ont pas craint de.nous ôter, l\u2019une, au prix de la honte de l\u2019injustice, l\u2019autre, au prix de la honte du vol?Non, non; le Haut-Canada nous dira: \u2018\u2018arrangez-vous dans vos limites, et laissez-nous nous caser dans les nôtres:-les deux provinces doivent avoir le même nombre de membres.\u201d Pas un des ministres pour le Haut-Canada ne consentira à ce que la province inférieure aît plus de membres que l\u2019autre, parceque de là daterait la fin de leur popularité.Je puis me tromper, mais je suis convaineu que, quand cette question viendra en Chambre sur le tapis, les hommes, qui ne veulent pas demander aujourd\u2019hui Je rappel de l\u2019Union, mais seulement une réforme électorale, trouveront mille raisons plus spécieuses les unes que les autres pour justifier l\u2019octroi d\u2019une représentation égale pour chaque province.On nous fera de la diplomatie ; on nous inventera des moyens conciliatoires ; on nous persuadera que l\u2019ombre est la réalité ; que le droit écrit est le fait pratique ; on nous dira que le blanc est noir, et alors comme à présent, nous\u2019 nous déclarcrons contents ! Et ne dites pas que j\u2019insulte le parti libéral par ce que je viens d\u2019écrire ! on nous a déjà persuadé que le noir était blanc ! nons avons cru avec la plus parfaite docilité que l\u2019on nous accordait des droits politiques plus étendus que par le passé, en nous donnant le gouvernement responsable ! et c\u2019est précisément l\u2019octroi de cette duperie parée d\u2019un vain titre, de cette prostituée à ceinture dorée, que vous appelez responsabilité, qui est la preuve, le fait patent que nos droits politiques sont plus restreints et moins définis Comment! vous voulez qu\u2019on vons accorde des réformes, et vous prônez le système actuel, l\u2019Union, qui est pour nous, Bas-Canadiens, la négation directe de toute réforme et de tout progrès ! Vous prétendez connaître vos droits, et quand on vous donne une ombre, en échange d\u2019une autre ombre, vous vous déclarez contents! Vous connaissez si bien vos droits que, quand on vous rend un représentant, après vous en avoir ôté deux, vous remerciez ! que, quand on vous fait payer deux millions que vous ne devez pas, vous reconnaissez qu\u2019on a été juste ! Mais vous êtes plus forts que M.De Talleyrand ! Napoléon disait qu\u2019on pouvait lui donner un coup de pied quelque part, sans que sa figure en témoignât rien: et vous, on vous donne, dans le discours d\u2019ouverture, le plus abominable soufflet qui ait jamais été donné à un peuple, et vous consignez dans un acte public, dans la réponse de la Chambre, que vous l\u2019avez mérité !!! Cette faute est la preuve la plus palpable de l\u2019abâtardissement du sentiment national.Comme on le dit très bien, dans un article de l\u2019Avenir, vous avez noyé le Sentiment national dans le libéralisme.Eh! Lon Dien ! appliquez donc vos sentiments et vos idées de libéralisme à sauver vos propres concitoyens de la nullification, du pillage et de la dégradation politique, avant de vous occuper autant de ceux qui n\u2019affectent d\u2019être leurs amis, que parcequ\u2019:ls ne le craignent plus ! Je disais, tout à l\u2019heure, que l\u2019octroi d\u2019une vraie réforme électorale nous donnerait, pour un temps, la prépondérance politique.Ce serait donc, de fuit, le rappel de l\u2019Union.Le rappel de l\u2019Union et la réforme électurale basée sur le chiffre de la population sont donc deux mesures pur- Jfaitement identiques.Si l\u2019une est intempestive, l'autre l\u2019est également.Maintenant, examinons laquelle des deux nous obtiendrons avec le moins de difficulté.Supposons, pour un instant, que l\u2019Angleterre corisentit à nous accorder une réforme électorale basée sur le seul principe que nous puissions admettre, et qui nous donnerait momentanément la prépondérance dans la législature, le Haut-Canada y consentirait-il ?Non ; il aimera mieux être seul, que de n\u2019avoir que soixante membres, quand nous en aurons quatrevingt.Il n\u2019est donc pas indif- férent pour le Haut-Canada que nous obtenions, soit le rappel dè l\u2019Union, soit la réforme électorale ; car il a un Or, le Haut-Canada consentira-t-il jamais choix a faire.Pour l\u2019Angleterre, c\u2019est la même chose, puisque l\u2019une ou l\u2019âutre de ces éventualités nous assure la prépondérance.Ne serait-il donc pas plus logique de demander de suite le but, plutôt que le moyen ; puisque, pour l\u2019Angleterre, c\u2019est une seule et même conséquence, pendant que le Huut-Canada considèrera, lui, que, si nous n\u2019obtenons que le moyen, le résultat pour lui sera la perte de la prépondérance qu\u2019il a exercée jusqu\u2019ici.Ce qui n\u2019est pour nous que le moyen, serait pour lui pire que le but.En demandant une vraie réforme électorale, notis noûs créons deux adversaires ; en demandant le rappel de l\u2019Union, nous ne nous en créons qu\u2019un ; lequel vaut le mieux?Ainsi, quand vous dites: \u201cil n\u2019est pas temps de demander le rappel de l\u2019Union,\u201d je puis vous répondre avec autant de raison : \u201cil n\u2019est pas temps non plus de demander une réforme électorale ;\u201d et je puis dire encore : il n\u2019est qu\u2019à moitié logique de demander le moins, puisque par là vous vous créez deux adversaires, pendant qu\u2019il est pleinement logique de demander le plus, puis- qu\u2019alors vous n\u2019en aurez qu\u2019un.Que ceux qui s\u2019opinia- trent a dire, quand il s\u2019agit du zappel de l\u2019Union, \u201cl est trop tôt,\u201d réfléchissent bien à ce qu\u2019on leur répondra peut-être, s\u2019ils retardent trop.Après les conférences de Châtillon, n\u2019a-t-on pas dit à Napoléon : \u201c #/ est trop tard I?Ne l\u2019a-t-on pas dit à Charles X, le troisième jour de la révolution de juillet ?Ne l\u2019a-t-on pas dit à Louis-Philippe, dès le second jour de celle de février ?Vous croyez-vous si importants qu\u2019on se gênera beaucoup plus avec vous ?Mais, disait en Chambre, l\u2019honorable membre pour le comté de Québec, en croyant faire une réponse victorieuse et péremptoire à quelques arguments de M.Papineau : \u201c les droits des peuples sont imprescriptibles.\u201d\u201d Eh bien ! à part les Etats-Unis, que l\u2019honorable membre cite donc un seul pays dans lequel les droits du peuple, bien loin d\u2019être imprescriptibles, n\u2019aient pas été constamment violés et proscrits.[Et dans ce pays, où en sommes-nous avec nos droits imprescriptièles?Nous sommes pillés, leurrés, dégradés politiquement.Le droit est dans les discours, le fait est dans la société, inexorable et désastreux.L\u2019expression d\u2019un sentiment n\u2019est pas toujours une pensée vraie, et il n\u2019est peut-être pas inutile de ra peler à l\u2019orateur qui a fait une si fausse application d\u2019une si belle parole, que les légers applaudissements qui l\u2019ont accueillie complimentaient le cœur, mais ne s\u2019adressaient pas à la logique.Nous sommes pillés, ai-je dit! Oui, certes, nous le sommes, par nos ennemis d\u2019abord, par nos amis ensuite, et enfin, nous sommes pillés.par nous-mêmes !! Jai parlé, dans mon article précédent, de la démoralisation de la tête ; je vais signaler aujourd\u2019hui la démoralisation du cœur.Si l\u2019on disait à chaque citoyen de ce pays: \u201cdepuis un an ou à pen près, les allocations des écoles n\u2019ont pas été payées, parceque le coffre publie était, disait-on, vide: plusieurs paroisses sont privées des bienfaits de l\u2019éducation en tout ou eu partie, parceque la cotisation prélevée dans ces paroisses n\u2019est pas suffisante seule : néanmoins, les membres de l\u2019assemblée se sont votés une paie de huit piastres par jour, en sus des frais de voyage.La somme totale, ainsi déboursée ct payée aujourd\u2019hui, malgré le vide du coffre, excède vingt-deux mille piastres ;\u2019\u201d si l\u2019on disait cela à chaque citoyen, croit-on que les électeurs ne se prononceraient pas en masse contre un aussi honteux gaspil ?Dans l\u2019ancienne Chambre d\u2019assemblée, chaque membre recevait une paie de dix chelins par jour, et c\u2019était trop.Depuis l\u2019Union, la paie des membres a augmenté graduellement chaque année, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin, à la dernière session, elle ait été portée à la même somme que celle des représentants de la puissance la plus riche du monde, puis- qu\u2019elle est à pen près sans dette, les Etats-Unis.Les représentants d\u2019un peuple opprimé et ruiné par des folies et des prodigalités qu\u2019ils n\u2019ont pas opposées avec êner- gie, ont évalué leurs services eux-mêmes huit fois plus qu\u2019ils ne valaïènt, puisqu\u2019ils n\u2019ont rien fuit, et se sont payés de leurs propres mains un salaire aussi élevé, que celui des mandataires d\u2019une grande nation libre et riche !! Ce n\u2019est certes pas là ce que j'appelle une conduite morale.C\u2019est l\u2019habitude, dites-vous! Eh bien ! je réponds que le pillage habituel est bien plus désastreux encore que le pillage accidentel! Est-ce que l\u2019argent de la province appartient à ses mandataires?Ne sont-ils pas au contraire dépositaires seulement du revenu public?Ne sont-ils pas, par conséquent, obligés en honneur de mettre la plus stricte économie dans les dépenses?Eh bien ! ces mêmes hommes qui trouvent le coffre si vide, quand il s\u2019agit de donner à une partie de ce peuple qu\u2019ils représentent le pain de l\u2019intelligence, l\u2019éducation, trouvent un coffre tout plein, quand il s\u2019agit de satisfaire leur cupidité personnelle; quand il s\u2019agit de s\u2019indemniser, pour des services qu\u2019ils n\u2019ont Pas rendus! Quand je dis, cupidité, je me sers du vrai mot.Pas un membre de la ~ TL ont man Chambre n\u2019a dépensé plus d\u2019une piastre et un quart par jour: le plus grand nombre a dépensé beaucoup moins ; eh bien ! ils se sont alloués huit piastres par jour: profit net : sept piastres ! voilà une des grandes causes des cor- \u201c ruptions électorales.\u2019 On dépense de l\u2019argent pour se faire élire, mais bah! on se refait sur la bourse publique! \u201d C\u2019est le peuple qui paie, il est taillable et corvéable à volonté, lui, ct ce qui vaut mieux encore, il ne s\u2019en doute pas !! Ce bon peuple, comme on l\u2019aime aussi ! Avec quel empressement on le sert! Comme on lui a fait de bonnes lois, pendant la dernière session !! Lors des dernières élections, la situation du pays était grave : le peuple a donné à des hommes qu\u2019il estimait la plus haute marque d\u2019honneur et de confiance qu\u2019il pût conférer à ses amis ; eh bien! le pillage de ces derniers, qu\u2019il les avait chargés d\u2019administrer avec conscience, a été plus intolérable que jamais ! Mais ne dites pas que c\u2019est un abus de confiance! Eussiez-vous dix fois raison, vous ne devez pas le dire sans la permission des deux voisines de la rue St- Vincent.Pourquoi donc certaines gens éprouvent-ils des convulsions, aux seuls mots de liberté d\u2019opinion, de liberté d\u2019examen, à peu près comme les hiboux, à la seule vue du soleil?Parceque l\u2019on est d\u2019autant plus intolérant, que l\u2019on est moins instruit ; d\u2019autant moins libéral, qu\u2019on se sent plus incapable de raisonner logiquement.Quand un journaliste appelle l\u2019anathême sur son confrère, parceque celui-ci veut discuter certaines questions, dont le premier fait semblant de regarder l\u2019examen comme dangereux, soyez sûr, ou qu\u2019il sent instinctivement qu\u2019il a tort, ou qu\u2019il s\u2019apperçoit qu\u2019il n\u2019est pas de force à lutter ; car il n\u2019est pas dans la nature de craindre la discussion, quand on croit fermement avoir raison, ou de la refuser avec un adversaire plus faible que soi.Quand on conseille au peuple d\u2019ostraciser, de mépriser, de maudire !!! celui qui se donne la peine d\u2019examiner les questions politiques qui l\u2019intéressent, sous les différents points de vue qu\u2019elles offrent, on est non seulement son ennemi, mais on l\u2019insulte d\u2019une manière à la fois atroce et stupide.On fait croire à l\u2019étranger que ce peuple, auquel on donne de si lâches conseils, est à la fois ignorant et dégradé.Vous ne voulez pas que le peuple lise! Mais Dieu n\u2019a-t-il pas réparti aux masses, comme aux individus, le don de l\u2019intelligence ?Conçoit- on cette manière de les diriger, sans leur permettre seulement d\u2019entrevoir l\u2019avenir qu\u2019on leur prépare?Parce- que leurs amis sont au pouvoir et ont en main le gouvernail, faut-il qu\u2019elles s\u2019abtiennent de regarder et d\u2019indiquer les récifs qui bordent le chenal, dans lequel la marche des évènements les a poussées?Est-il nuisible à la force d\u2019une administration que l\u2019opinion publique soit toujours attentive et instruite de ce quise passe, pour lui prêter main-forte, au besoin?Quelle autre base d\u2019influence peut elle avoir, auprès de la métropole?Est-il bien plus glorieux pour un ministère libéral d\u2019avoir l\u2019approbation de masses ignorantes, que celle de masses .éclairées et qui savent pourquoi elles approuvent ?Vous vous appelez libéraux, et vous conseillez au peuple de ne pas s\u2019instruire ! Vous lui conseillez de ne pas regarder la lumière, parcequ\u2019elle vient d\u2019un autre que vous! Mais celui qui démontre que vous avez tort est-il responsable de votre incapacité ?Le peuple ne doit pas voir par d\u2019autres yeux que ceux de la Minerve, de la Revue, du Journal de Québec! En vérité, c\u2019est une belle offre que vous lui faites la! Mais pourquoi done dites- vous qu\u2019il est roi ef maître ; qu\u2019il ne se trompe pas?Sil est roi et maitre, laissez le done juger par lui-même ! si vous n\u2019êtes que ses humbles et désintéressés serviteurs, quel droit avez-vous de lui faire l\u2019impertinence de juger pour lui?S\u2019il ne se trompe pas, laissez-le donc lire! Quel mal eela peut-il lui faire ?si vous avez certainement la vérité, quel effet peuvent produire sur un peuple éclairé et instruit par vous, des idées absurdes et désorganisatrices ?si l\u2019Avenir n tort, qui vous empêche de le démontrer par le raisonnement?\u201c C\u2019est à démontrer la \u201c fausseté des opinions pernicieuses qu\u2019il faut travailler, \u2018\u201c et non à proscrire un examen qui, lorsqu\u2019il est pros- \u201c crit, ne s\u2019en fait pas moins, mais se fait plus impar- \u201c faitement, avec trouble, avec passion, avec ressenti- \u2018\u2018 ment, avec violence même.\u201d \u201c'Toutce qui est dange- \u201c reux renferme en soi un principe faux, déguisé peut- \u201c être avec artifice, mais qu\u2019il est toujours possible de \u201c découvrir,\u201d Si donc il existe, dans ce qu\u2019ont dit, soit les-rédacteurs, soit les correspondants de l\u2019Avenir, quelque chose de faux cn principe, d\u2019inexact en fait de raisonnement, indiquez-le ! | Ils n\u2019ont pas eu comme, vous l\u2019audace de dire au peuple: Nous venons vous éclairer ;\u201d ils ont dit: \u201cTout le monde, dans ce pays, à besoin de s\u2019instruire ; eh bien! éclairons-nous les uns les autres, par une discussion franche, sérieuse et approfondie.S\u2019ils'se trompent, faites le voir ; mais au moins discutez sérieusement ; raisonnez.Ne venez pas nous débiter des généralités, nous faire de la déclamation : abordez de front les questions à débattre ; n\u2019ayez pas peur de l\u2019analyse ; faites le dépouillement de nos phrases: montrez, une fausse application, une conclusion illogique, c\u2019est comme cela que vous pourrez combattre avec honneur pour vous, et utilité pour voslecteurs.Peut-être tout ce que je vous dis là est-il du grec pour vous, mais, ma foi ! ce n\u2019est pas ma faute.Croyez-vous que votre raisonnement favori : \u201c Taisez-vous !\u201d soit bien écrasant et nous fasse bien peur! Vous criez à l\u2019.Aventr, \u201c taisez-vous, nous allons vous écraser!\u201d parceque vous vous sentez faibles et battus ; parcequ\u2019il est plus lu que vous; parceque le nombre de ses correspondants vous fait entrevoir le réveil de l\u2019opinion que vous croyiez avoir asservie ! Allons donc ! ne - prenez pas ainsi des airs de croquemitaines, le peuple \u2014|ô - Te 2 \"a L\u2019AVENIR.\u2014 Mal, 184.nf?rira bien de vous, sans ce surcroit de ridicule ! Maintenant, comme je suis grand partisan du système des comparaisons, parcequ\u2019il est toujours utile de mettre les grandes intelligences en regard, je vais citer une pensée de monsieur le rédacteur de la Revue, et la faire suivre d\u2019une pensée contradictoire de Benjamin Constant.Voilà deux réputations qui vont se livrer une terrible bataille.M.le rédacteur de la Revue dit:\u2018\u201c On doit se taire, eût-on même raison, si la majoritè de ses compatriotes est d\u2019opinion contraire à la sienne.\u201d\u201d (TI y a une légère faute de français, mais, comme elle est éclipsée par la force de l\u2019absurdité, passons.) Benjamin Constant dit: \u201c Par liberté, j\u2019entends le triomphe de l\u2019individualité, tant sur l\u2019autorité qui voudrait gouverner par le despotisme, que sur les masses qui réclament le droit d\u2019asservir la minorité à la majorité.Le despotisme n\u2019a aucun droit.La majorité a celui de forcer la minorité à respecter l\u2019ordre ; mais tout ce qui ne trouble pas l\u2019ordre, tout ce qui n\u2019est qu\u2019intérieur, comme l\u2019opinion, tout ce qui, dans la manifestation de l\u2019opinion, ne nuit pas à autrui, soit en provoquant à des violences matérielles, soit en s\u2019opposant à une manifestation contraire, tout ce qui, en faitd\u2019industrie, laisse l\u2019industrie rivale s\u2019exercer librement, est individuel, et ne saurbit être légitimement soumis au pouvoir social.\u201d Maintenant, que M.le rédacteur en chef reproche à Benjamin Constant ses idées absurdes et désorganisatrices ! Mr.le Rédacteur de ia Revue demande à l\u2019Avenir, avec ce ton de superbe arrogance qui respire dans tout Particle: \u201c De quel droit, et au nom de qui venez-vous parler 1°\u2019 mais soyez donc sérieux une fois; pensez donc à ce que vous dites.Les.collaborateurs de l\u2019Avenir ont ils moins de droitsque vous?Le droit de penser et celui de parler ne sont-ils pas, sous la constitution britannique, une seul et même chose ?La liberté de'la presse existe t-elle moins pour l\u2019Avenir que pour la Revue?Vous croyez bien avoir le droit de parler sans penser, pourquoi lui deniez vousle droit de parler et de penser en même temps?Dites nous donc, vous, de quel droit, et au nom de qui vous voulez l\u2019empêcher de parler! Vous demandez de quel droit il parle! mais du droit que vous lui avez vous-même indiqué dans votre dernier paragraphe, où vous dites : \u201cLiberté pour tous sera toujours la devise du parti libéral en Canada.\u201d Mais dites donc, apparte- nez-vous bien réellement au parti libéral, vous qui refusez à l\u2019Avenir la liberté de parler?Tout votre article tend à prouver que pour lui ce droit n\u2019existe pas, et vos dernières lignes sont la reconnaissance formelle, explicite, de ce même droit que vous lui déniez! Vous dites encore : \u201c il y a place pour tous, au soleil,\u201d Eh bien! permettez donc à l\u2019Avenir de garder la sienne ! Vous trouvez qu\u2019il se la fait trop belle?mais il ne s\u2019oppose pas i ce que vous fassiez la votre aussi belle que vous le voudrez! s\u2019il projette trop d\u2019ombre, grandissez vous! Est-ce qu\u2019il aurait plus grandi en six mois que vous en quatre ans?ma foi! cela indiquerait qu\u2019il n\u2019est pas tout-à-fiit aussi isolé que vous voudriez bien le faire croire.Soyez son égal, et il ne vous offusquera plus! Si vous voulez conserver de l\u2019influence, vous et votre voisine, laissez-là cette étrange opinion de vous-même, qui vous fuit dire : « Nous venons au secours de l\u2019incapacité et de l\u2019ignorance du peuple:\u201d mais vous ne jui offrez pas une idée exacte ; pas une appréciation correcte des faits on des principes; pas une saine notion de droit individuel on de droit politique; pas un raisonnement logique ; pas une pensée indépendante et vraie ; pas un article politique qui indique, soit des connaissances, soit de la réflexion !!! J\u2019avais dit aux Mélanges: \u201cau revoir 1\u201d Comme je n\u2019avais fait que jetter les yeux sur l\u2019article éditorial, je présumais qu\u2019il vaudrait la peine d\u2019être commenté, mais la seule signification que je lui ai trouvée est celle-ci : \u201c Ne perdez pas votre temps à démontrer que je ne vaux rien, je le fais moi-même.\u201d Je suis las d\u2019ailleurs de refuter des gens qui n\u2019ont aucune notion de droit; qui sont toujours à côté de la question; qui ne répondent qu\u2019à ce que leur adversaire n\u2019a pas dit, qu\u2019ils lui prêtent, jamais à ce qu\u2019il a vraiment dit, qu\u2019ils n\u2019osent aborder franchement ; qui, enfin, comme Don Quichotte, luttent bravement coi \u2018re des riculins à vent! Toujours de la perdrix, lasse les plus intrépiies gourmands ! Toujours des inepties, toujours des mots\"vides de sens, toujours des phrases vides d\u2019idées, doit, à plus forte raison, décourager les plus indulgents.Mr.le Rédacteur des Mélange fait à l\u2019Avenir cette effroyable prédiction: \u201cSi vous ne vous Quoi, vous le plaindrez! mais vous n\u2019avez done pas réfléchi que, de ce moment, c\u2019était un homme à jamais perdu ! Eh bien, maintenant, Mr.le Directeur de l\u2019Avenir, vous n\u2019avez qu\u2019une chose à faire : pendez-vous! Quoi! les Mélanges vous plaignent du fond du cœur, et vous tenez à la vie ! Le Jeurnal de Québec dit: \u201c Il est malheureux que le patriotisme et la nationalité, (il me semble que j'aurais dit l\u2019esprit national), se trouvent exclusivement coneen- trés dans les six très jeunes têtes qui rédigent ce journal, (P Avenir).Allons, entore un homme atteint de la manie de se vieillir! Nous avons maintenant deux hommes dont le génie a rongé le physique, et qui s\u2019attribuent le droit de se croire beaucoup plus vieux que les gens de leur âge.Chacun d\u2019eux va sans doute se croire un contrepoids suffisant pour deux des grands noms que j'ai cités déjà.Courage! Si la même monomanie atteint les Mélanges, nous sommes perdus ! Les tétes de vingt ans vont se croire à soixante, et quu sait si les gens mûrs d la Minerve ne se croiront pas des Mathusalems ?oe Fersonne ne prétend, dr.le Rédacteur du Journaë de Québec, que le patriotisme et l\u2019esprit national se trouvent exclusivement concentrés dans les bureaux de 1\u2019Avenir.Ce que nous prétendons, c\u2019est qu\u2019ils existent certainement plus dans l\u2019indépendance et la libéralité envers les autres, que dans le mutisme et l\u2019intolérance.Je termmerai, M.le direeteur, en disant à M.le rédacteur de la Revue, que ses réflexions sur la France | sont du plus parfait ridicule.D'abord, quand on apprécie si mal la politique de son propre pays, on n\u2019est guères de force à apprécier exactement la politique étrangère ; en second lieu, ses sombres prévisions sur l\u2019avenir de la France ne feront probablement pas tomber le gouvernement provisoire.La France est aujourdhui à la tête de la civilisation comme les États-Unis sont à la tête du républicanisme.Nous devons, dans ce pays, admirer ou au moins étudier la France, jamais la juger.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas à un Canadien à insulter, par un reproche absurde, la mère de son pays, la seule institutrice de la masse de ses citoyens.CAMPAGNARD.St.H.29 avril 1848.P.S.Cet article était écrit, ainsi que celui qui pa- raitra samedi prochain, avant que je n\u2019eusse vu la Revue du 5.J'ai lu, avec le plus franc rire, l\u2019aimable appréciation de mcs mérites personnels, sous différents points de vue, quo M.le Rédacteur-en-chef a donnée au pays, dit-il.Le pays, pour lui, c\u2019est 400 lecteurs.Rien n\u2019est amusant, M.le Directeur, comme de provoquer une aussi gigantesque explosion de colère.La satyre est à l\u2019arrogant, ce que le gaz est au ballon: la plus légère cause le fait crever.Comme je suis, après m'être consciencieusement examiné, précisément le même qu\u2019avant cette grandiose exécution sociale et politique, j'invite M.le directeur en chef, non pas seulement à contiruer, mais a redoubler ; Je ne me permettrai d\u2019y mettre qu\u2019une condition ! c\u2019est qu\u2019il répondra à mon article de samedi prochain, d\u2019une manière aussi strictement catégorique qu\u2019il verra que je le fais aux siens.L\u2019invitation que je lui fais est sans arrière pensée; car mon indifférence pour de pareilles misères est complète, et cette réponse, si remplie de dignité et de savoir-vivre, a valu à Avenir de nombreuses souscriptions.Ce serait avoir le cœur mal fait, que de ue pas remercier M, le rédacteur-en-chef, du bien qu\u2019il à fait à ce journal, en lui lançant ses risibles foudres.Le même numéro de la Revue contient une prétendue proclamation de M.Lamartine à la jeunesse Canadienne.On a osé s\u2019abriter du plus grand nom de l\u2019époque, pour donner un lâche coup de pied à M.Papineau qu\u2019on a attaqué avec une.évidente mauvaise-foi, puisqu\u2019on a cité inexactement ce qu\u2019il a dit, quand on ne l\u2019a pas omis à dessein.Il est souverainement pénible pour ceux, qui n\u2019ont pas abjuré le respect d\u2019eux-mêmes et le culte de l\u2019honneur du pays, d\u2019être obligés de s\u2019avouer qu\u2019une auss: ignoble parodie « été imaginée par un journaliste canadien, qu\u2019une aussi misérable insulte « été faite à la France par un de ses enfants du Canada.Un homme, qui doit à la France l\u2019excessivement faible essor qu\u2019a pu prendre sa maigre intelligence ! qui vient insulter froidement cette nation, reine de toutes les autres par son influence morale ; ccite nation, dont tous les peuples civilisés sont heureux et fiers de connaître la langue, cette nation, qui vient de donner an monde exemple unique daus l\u2019histoire, de milliers d\u2019ouvriers pauvres et affamés respectant avec scrupule des monceaux d\u2019or et de dia- mans! Pensez donc à l\u2019antithèse, bon Dieu ! Lamartine, Letourneux ! Le génie et sa négation ! Une puissante et sublime intelligence, la pédanterie à figure humaine ! le rat d\u2019Egypte qui gruge la pyramide ! l\u2019âne revêtu de la peau du lion! M.le rédacteur de la Revue doit beaucoup de reconnaissance à ce bon Lafontaine qui l\u2019a si exactement prophétisé de tant de manières ! La Revue a été expédiée à Paris! Eh! pensez donc, malheureux, à l\u2019humiliation que vous préparez à vos compatriotes actuellement en France, si une aussi monstrueuse ineptie leur est indiquée dans un cercle L Voyez donc le rouge de la honte'leur monter au front, à la vue de votre inexplicable manque de tact, de sens, de jugement et de çœur ! vous insultez toute unc nation que vous ne con- næissez pas et que vous êtes incapable de comprendre ! rendez pas à notre invitation, nous vous plaindrone.\u201d\u201d } L'AVENIR.a Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.mm ces m0 MONTRÉAL, MERCREDI 10 MAI, 1848.# L'Union fut faite dans le but de nous perdre! Mais l\u2019Union nous a sauvés, et est apres une lutte longue et pénible, c\u2019est après des efforts issants ei bien dirigés, après avoir conquis une position qui nous permet parer leg inconvénients et les mauvaises conséquences de lUnion, c\u2019esi après avoir obtend les droits politiques pour lesquels, nous cambattions depuis ctuguante ans que les hommes dévoués el généreux de Avenir lèvent onthgl Union.\u201d Ce da voix conf _, ; » \u2014La Revue Canadienne du 18 avril 1848.\u201c Lord Stanley ayant, dans la chambre des lords, représenté à l\u2019administration l'acte des Passagers de la législature canadienne comme oppressif, et de natufe à diriger le courant de l\u2019éfigration d\u2019une colonie angläîte vers mar = ni\" \u2018 \u2014 = \u2014(0- , L'AVENIR.\u2014MAI, 1848.les Etats-Unis, lord Grey dit qu\u2019il avait reçu une çopie du bill en question de lord Eigin, qui lui apprenait, en même temps, qu\u2019il avait déjà passé dans la chambre d\u2019assemblée, et que plusieurs membree auraient désiré en rendre les dispositions plus sévères.Lui, (lord Grey,) re grettait que quelques unes des dispositions de ce Bill eussent été proposées ; elles lui paraissaient en vérité très nuisibles aux intérêts de la colonie ; ce qui augmentait sa joie, que le Bill ne fût que pour unan.En réponse à son Lioble ami, il ne pouvait rien dire autre chose que, jusqu\u2019à ce que le Bill eût été reçu sous la forme d\u2019une loi, 1l ne pouvait donner à Sa Majesté aucun avis sur le sujet.Cependant, il avait intention d\u2019envoyer une dépêche au gouverneur lord Elgin, qui, il l\u2019espérait, lui arriverait, pendant que le parlement provincial siégerait encore, lui recommandant de faire reconsidérer les clauses qui présentent le plus d\u2019objection.\u201d .Ces nouvelles, traduites mot a mot du Herald et reproduites par presque tous les autres journaux, nous ont Jetés dans \u2019étonnement et fait faire des réflexions sérieuses sur la maniére dont on en agit avec nous, en Angleterre.Car il nous semblait que le bill d\u2019émigration en question, fait pour nous protéger contre l\u2019émigration qui nous menace cette année, était fondé sur les instructions précises de lord Grey lui-même, et qu\u2019il ne devait pas y avoir la moindre difficulté ni le moindre délai pour sa sanction.En comparant soigneusement notre bill d\u2019émigration avec la dépêche de lord Grey, en date du 1er déc : 1847, nous avons constaté qu\u2019en cffet ce bill est strictement conforme aux principes émis par lord Grey, et même est moins sévère que le voulaient ses instructions.dépêche nous donne des enseignements que nous nous croirions coupables de ne pas mettre sous les yeux du public.Lord Elgin, dans une dépéche du 29 oct: 1847, avait attiré d\u2019une manière spéciale, l\u2019attention du ministre colonial sur la \u201c détresse et les souffrances occasionnées dans notre province par l'immigration de l\u2019année.\u201d En réponse, lord Grey exprime, au nom de tous les ministres en Angleterre, la douleur la plus vive et la plus sincère, ressentie à la vue des calamités décrites dans les dépêches du gouverneur et les feuilles publiques de la colonie.\u201d 11 nous dit que l\u2019Angleterre \u201ca déjà pris toutes \u201c les précautions qu\u2019il était humainement possible de \u201c prendre pour empêcher le retour de calamités si pro- * fondément déplorables;\u201d que l\u2019Angleterre a déjà fait beaucoup de lois sages pour les parer, mais qu\u2019il a toujours \u2018été impossible de les faire exécuter, soit par les propriétaires et les capitaines de vaisseaux, soit par les spéculateurs, ingénieux et intéressés à les violer ; et qu\u2019ils réussissent toujours à se soustraire à la surveillance rendue iñefficace des officiers du gouvernement.Pour faire voir qu\u2019il n\u2019avançait rien, à la légère, \u201c il a pris la peine de demander aux commmissaires des \u201c terres et de l\u2019émigration ur rapport sur ce qu\u2019avait « déjà fait l\u2019Angleterre, et sur les obstacles qui se sont \u201c opposés à Une intervention plus efficace de la part du « gouvernement de Sa Majesté, pour détourner les gran- \u201c des calamités qui ont malheureusement eu lieu.\u201d Il envoie ce rapport même à lord Elgin, notre gouverneur, pour le convaincre, ainsi que nous, que le gouvernement anglais avait fait absolument tout ce qu\u2019il avait pu.\u201c Dans ce document,\u201d dit-il, \u201c vous trouverez claire- « ment qu\u2019il aurait été pratiquement impossible, et eût-ce « été possible, il aurait été inhumain et injuste de la part \u201c du parlement et de l\u2019éxécutif (de la Grande Bretagne) \u2018 d\u2019user de leur autorité, pour retenir chez elles ces mul- \u201c titudes affamées, fuyant la misère et la mort, en émi- < grant d\u2019Irlande en Amérique.\u201d Comme si nous ne sentions pas déjà bien mieux que lui, et comme si ce n\u2019était pas évident et raisona- ble en soi, qu\u2019il est absurde de vouloir faire bien là bas, pour nous, les lois qui doivent nous régir et nous protéger ici; il y revient encore plus loin et nous dit avec une sorte de découragement: \u201cIl a été hors du poavoir de \u201c l\u2019exécutif et du parlement d\u2019empêcher que les effets de \u201c la calamité dont l\u2019Irlande a été visitée, ne fussent sé- « vèrement ressentis, dans toutes les partie de l\u2019empire \u201c britannique des deux côtés de l\u2019Atlantique.\u201d\u201d Et alors, il nous invite à nous protéger nous mêmes et à passer une loi, en donnant \u201c son opinion que quelques fussent les me- \u201c sures que le gouvernement impérial aurait maintenant en « contemplation, cela ne détruirait pas la nécessité d\u2019autres \u201c mesures qui pourraient être mieuz et plus convenablement \u201c adoptées dans la colonie \u2026 Les pouvoirs nécessaires pour * établir un système régulier d\u2019émigration sont, par la \u201c constitution du Canada, dévolues au peuple canadien et à \u201c ga propre législature: A BUX DONC DE S\u2019OCCUPRA DU SUJET Cependant, après une déclaratioñ aussi formelle du droit qu\u2019a le Canada de législater pour lui-même, comme il l\u2019entendra, et une invitation aussi pressante d\u2019user de ce droit, en toute liberté, il n\u2019en donne pas moins ses instructions très détaillées sur ce que nous devons faire.Ses conseils sont des ordres.Et il conclut en recommandant fortement à notre gouverneur de ne pes s\u2019ecenper de ce que fera notre législature, si elle né suit pas ses instructions a la lettre: \u201cC\u2019est pourquoi,\u201d lui.dit-il, * pour Ce qui est d\u2019aucun bill sur l\u2019émig#ition-qui pour- \u201c rait-être soumis à votre acceptation, parles autres \u2018® branches de la législature provinciale, il sera de votre « devoir de scruter soigneusement ses dispositions, avant « d\u2019ydonner votre assentiment, et de refuser de le faire, \u201c gi vous lui trouviez un caractère trop sévère.(11!) I £¢ 4 est-d\u2019antant plus- indispensable que vous vous acquit- ° 1 lois et et les Cette.ce tiez de ce devoir avec prudence, mais avec fermeté, qu\u2019il y aurait un inconvenient palpable à mettre Sa Majesté dans la nécessité de désapprouver un acte, auquel vous \u201c auriez déjà donné votre approbation, tandis qu\u2019en mé- \u201c me temps il serait impossible d\u2019aviser Sa Majes!é de \u201c laisser subsister cet acte.\u201d\u2019 Voilà la sincérité des promesses de l\u2019Angleterre ! l\u2019accord entre les paroles et les actes! D'un côté, elle proclame notre droit de faire nous-mêmes nos propres lois, et nous invite à exercer ce droit ; d\u2019autre côté, elle ne veut pas reconnaître ces laisser exécuter ; quand nous les avons faites, elle les annulle aussitôt.Elle ressemble à l\u2019enfant cruel qui invite l\u2019oiseau captif à s\u2019élancer librement dans les airs, en allongeant la corde qui le retient attaché, et qui l\u2019abat, en l\u2019attirant violemment à terre, quand déjà l\u2019oiseau se confiait joyeusement à ses ailes impuissantes.Mais n\u2019oublions pas le fait particulier.Lord Grey avait donné des instructions très minutieuses et très positives, sur ce qu\u2019on devait faire, au sujet de l\u2019émigration qui nous désole, afin déviter le scandale \u201cde voir Sa Majesté refuser sa sanction à un acte auquel notre gouverneur eût donné son assenntiment.\u201d\u201d> Eh bien! notre législature canadienne n\u2019a pas même donné occasion à ce scandale, qui effraie tant lord Grey.Plusieurs membres Canadiens avaient proposé à la chambre quelques amendements qui nous auraient mieux protégés ; elle n\u2019a pas osé les adopter, de crainte qu\u2019ils ne fussent pas ensuite sanctionnés en Angleterre.Longtemps d\u2019avance, la presse canadienne avait reclamé, au nom des populations consternées, des mesttres de protection vigoureuses et efficaces, pour empêcher que-le Canada ne fut constitué \u201c Phôpital et le cimetière de la population malade et mourante de la malheureuse Irlande.Notre législature adopte quelques faibles mesures ; tont le monde est dé- sapppinté et murmure, effrayé par la perspective désespérante d\u2019une peste mille fois plus dangeureuse peut-être cette année que l\u2019amnéee dernière.Les raisons que donne la Chambre pour ne pas faire une loi meilleure sont : que la session devant être courte, il faut se hâter, que déjà des vaisseaux d\u2019émigrés sont prêts à faire voile ; que la loi vaut toujours mieux telle qu\u2019elle est que l\u2019ancienne, et que, si on la modifie, on court le risque qu\u2019elle ne soit pas sanctionnée ; tandis que, telle qu\u2019elle est, elle n\u2019est qu\u2019une copie des instructions de lord Grey, ce qui donne la certitude qu\u2019elle sera sanctionnée sans délai.D'ailleurs, on dit iugénüment \u2018\u201c qu\u2019on va en rejeter la responsabilité sur une administration tory expirante, pour lui servir de digne linceuil.\u201d La Chambre était conséquente, et avait raison en effet de supposer de l\u2019honneur et de la bonne foi chez lui qui, au nom d\u2019un empire juste et puissant, invitait une colonie à législater et à se protéger elle même, quand cet empire déclarait son impuissance absolue à le faire justement et utilement: chez celui qui avait lui- © ec \u201c même fait le projet de loi qu\u2019il nous recommandait d\u2019adopter ; il eut-été absurde à elle de douter un instant qu\u2019il ne serait pas sanctioné.\u2014Absurde ?Oui, c\u2019eùt été absurde, si ce même empire n\u2019eut pas été celui qui nous a écrasé par l\u2019imposition de l\u2019inique acte d\u2019union : celui qui a violemment dépouillé le Bas-Canada de sa constitution ; qui lui a arraché le droit de parler français et ne le lui rend pas depuis trois ans qu\u2019il le demande: qui a enchaîné le Bas-Canada au Haut-Canada, pour le faire piller et mourir, comme autrefois les tyrans liaient étroitement, bouche contre bouche, leur victime vivante à un homme mort, pour la faire expirer, sous l\u2019haleine cadavéreuse quelle aspirait ! Se filer à la bonne foi dè l\u2019Angleterre, c\u2019est ne pas.vouloir détourner l\u2019arme perfide qu\u2019elle plonge dans notre sein ! Lord Stanley apostrophe lord Grey, dans le parlement britanique, et lui fait remarquer avec surprise \u201cque le \u2018bill d\u2019émigration de la législature canadienne\u201d est contraire au bill impérial.Lord Grey troublé et craignant de perdre sa popularité, répond évasivement qu\u2019en eftet \u201cil regrette que quel- \u201c ques unes des dispositions du bill Canadien aient été \u2018** proposées ; «lle lui paraissent en vérité très nuisibles \u201c aux intérêts ce la colonic.\u201d Au lieu de dire que ce bill n\u2019a été passé que conformément à ses propres instructions et d\u2019en prendre la responsabilité, il hésite, il donne à entendre qu\u2019il n\u2019est pas prêt à conseiller à sa majesté de sanctionner ce bill ; il insulte la législature canadienne, et il veut \u201c envoyer une nouvelle dépêche \u201cau gouverneur lord Elgin, laquelle il espérait, lui \u201c arriverait, pendant que le parlement provincial siége- \u201c rait encore, pour lui recommander de faire reconsidérer \u201c les clauses qui présentent le plus d\u2019objection.\u201d Ainst, sans refuser définitivement encore la sanction | de ce Bill, lord Grey nous laisse dans la cruelle incertitude de savoir s\u2019il sera sanctionné à temps, d\u2019autant plus que, contre son attente, notre chambre a été prorogée trop tot.Et pourtant la saison est avancée, et déjà, dit- on, dix-huit bâtiments sont partis d\u2019Irlande chargés d\u2019émigrés.Lord Grey n\u2019eut fait que son devoir, en avertissant le parlement impérial que notre bill avait été adopté par notre législature, sur sa recommandation spéciale, Strictément conforme à ses instructions, à sa sollicitation pressante, et à celle de son gouverneur.Sa conduite, au contraire, vis-à-vis du pays, n\u2019est pas celle d\u2019un parfait honnête homme.Et d\u2019ailleurs, \u201cil eut été infumain eË injuste pour « Pautorité impérial, de retenir chez elles des multitudes; qui s\u2019efforcent de fuir la faim et la misère, en émigrant $ d\u2019Irlande en Amérique,\u201d et il ne serait pas infumain rer et injuste de forcer des populations pauvres déjà, mais pleines de vie, de santé, et de béthear domestique, à laisser introduire dans leur sein la désolation et la mort ! Mais qu\u2019est-ce donc que la justice, lors qu\u2019il s\u2019agit de nous?Mais que devient donc le droit plein et entier, proclamé par la Revue Canadienne de cette ville, que nous avons de conduire nos affaires comme nous l\u2019entendons.Ce droit, on s\u2019en moque, on ne s\u2019en occupe pas du, tout en Angleterre, quand les intérêts de la métropole, ou même les intérêts de la popularité d\u2019un simple ministre sont opposés à ceux de la colonie.Nous espérons donc qu\u2019en l\u2019absence des chambres, nos ministres presseront la sanction de ce bill, quelqu\u2019insuffisant qu\u2019il soit, tout en avertissant lord Grey de se conduire à l\u2019avenir avec plus de bonne foi, et de ne plus insulter à la législature Canadienne- Mais si difinitivement la sanction éfait refusée ?Qu\u2019importe, canadiens, vous dira la Revue Canadienne, \u201c soyez contents et satisfaits, car l\u2019Angleterre a exprimé son intention bien arrêtée de nous abandonner le contrôle de nos propres affaires.\u201d Nous, nous vous dirons: il importe beaucoup ; l\u2019Angleterre dit cela, et elle ne le fait pas.Cependant, on nous dit que nous avons le gouvernement responsable.Donc, il nous faut des hommes responsables, à qui nous devons nous en prendre si nous n\u2019avons pas de loi,cette année,pour nous protéger contre lapes- te que nous apporte Pémigration.Ces hommes seront-ils les ministres de notre gouvernement?Bien certainement non, nous savons qu\u2019ils sont libéraux, justes et amis de leur pays ; nous ne leur demanderons que ce qu\u2019ils pourront faire.Mais ici, l\u2019Angleterre les arrête dans leur action ; donc, disons nous, nous les soutiendrons dans leurs réformes, et tant qu\u2019ils s\u2019efforceront de nous faire jouir des bienfuits de la mince part de liberté que l\u2019Angleterre nous a laissés, et nous chercherons à en obtenir une plus grande parts et nous discuterons librement et paisiblement les moyens de réussite.Nos ministres agiront dans leur sphère, le peuple, dans la sienne.Ceux là veilleront à l\u2019exécution des lois, et à l\u2019administration, celui-ci s\u2019instruira de ce qui.est juste, et le demandera à qui de droit.Ainsi, nous nous servirons toujours de tous les moyens d\u2019action à notre disposition, quelques faibles qu\u2019ils soient, et marcherons toujours vers le but : c\u2019est-à-dire, une juste répartition de droits pour tous les habitans du pays, qu\u2019ils soient du Haut ou du Bas-Ca- nada, anglais ou français, et nous laisserons là ceux qui ne veulent pas comprendre ce but noble et juste, et veulent maintenir des distinctions de races, et la prépondé- rence de l\u2019une sur l\u2019autre.Nous n\u2019avons que quelques mots à dire à la Revue, à propos de l\u2019ignoble farce contenue dans son numéro de vendredi dernier: c\u2019est qu\u2019elle est souverainement déplacée et ridicule, et que nous avons gémi de voir une pareille monstruosité couvrir trois colonnes d\u2019un journal canadien.Il serait trop pénible pour nous de défendre l\u2019adresse adoptée par la jeunesse canadienne à la jeunesse de Paris, d\u2019être obligés de présenter au pays la défense d\u2019un acte noble et grand, d\u2019un hommage rendu par des descendants de la France a Phéroisme de leur ancienne mère-patrie.Le public jugera par lui-même, en lisant l\u2019adresse, et il aura pour la sauvage parodie de la Revue le degré de mépris qu\u2019elle mérite, sous tous les rapports, surtout, quand il saura qu\u2019elle a été reproduite ar le Morning Courier, l\u2019ennemi le plus invétéré et le plus brutal de la race française, et le rebut de la presse du pays.Seulement, le Morning Courier, tout en qualifiant cette bouffonnerie de jeu d'esprit heureux et très sarcastique, a eu assez de pudeur pour n\u2019y pas mettre le grand nom de Lamartine.Lundi soir, a eu lieu l\u2019assemblée des irlandais, dans le but de sympathirer avec léurs frères d\u2019Irlande et d\u2019unir leurs voix aux milions de voix qui, dans leur ancienne patrie, reclament chaque jour contre l\u2019immense iniquité qui les tue, l\u2019union.Nous avons été extrèmement surpris de ne pas voir les chefs ordinaires des irlandais s\u2019unir à cette patriotique démonstration de leur compatriotes du Canada.L'espace nous manque pour donne: ous les procédés de cette assemblée.Chas.J.Coursol, écuier, avocat de cette ville, qui présidait l\u2019assemblée, porta la parole, ainsi que M.Devlin, Brennan et M.McCoy, le rédacteur du Québec Spectator.: Ixcænnie.\u2014Le feu semble vouloir étendre ses ravages sur tantes les parties de notre ville, depuis quelque tems.Hier soir, la rue St-Bonaventure a étéle théâtre d\u2019une incendie assez considérable.- Le feu a éclaté duns une écurie, près la rue Radegonde, et a consumé une maison en bois appartenant à M.Jones, ainsi qu\u2019une maison en pierre à deux étés.Une troisième en bois a été détruite par les sapeurs.La grande cour de M.Jones contonait les omnibus qui sont en liaison avec le chemin de fer de Lachine, ils ont tous été sauvés, mais il n\u2019en a pas été ainsi des chevaux.Les écuries ont été consumées, ainsi que dix chevaux appartenant à la compagnie du chemin de fer de Lachine.On suppose que le feu a été mis par des incendiaires, ERraT4\u2014Au Neu dn mot \u2018 désavouée,\u201d terminant le neuvième alinéa de la \u2018\u2018 chronique politique,\u201d publiée dans notre dernie# numéro, lisez: \u201c devancée ;\u201d et, au milieu de la seconde ligne du vingt-unième alinéa de la même chronique, au lieu du mot \u201c première,\u201d lisez : \u201c femme.\u201d 2 3 Neuvelles d\u2019Europe.Le vapeur Britannia parti de Liverpool, le 22 avril, est arrivé à Boston, dimanche, à 2 heures P.M.L\u2019agitation se continue en Irlande, les populations des comtés de Kilkenny et de Galway sont armées.Par toute l\u2019Irlande, on s\u2019exerce au maniement des armes et aux évolutions militaires.La réaction fait des progrès, tous les jours, parmi les protestants de Dublin.Un grand nombre de ces derniers ont joint le parti du rappel.Les chartistes continuent à s\u2019agiter en Angleterre.Il \u2018Y à eu une assemblée des réformistes à Londres.M.Hume présidait l\u2019assemblée, 40 membres du Parlement étaient présents, Il paraît certain que des troubles ont eu lieu en Trlan- de.Le parti D\u2019OWConnell aurait dépassé les bornes continuelles.Les journaux, qui arriveront demain, nous apprendront sans doute, quelques détails assez intéressans sur ce malheureux pays.Les débats du procès Mitchell, O\u2019Brien et Meagher étaient commencés.On dit que Thomas Steel avait essayé de se suicider.Port de Montreal._ VAISSEAUX ARRIVÉS.: Mai 6.Cambria, capitaine Harrison, venant de Glasgow, consigné à J.R.Orr.* Montreal, capitaine McMaster, venant de Liverpool, consigné à Edmonstone, Allan et Cie.Great Bretain, capitaine Swinburn, venant de Londres, consigné à Molson et Speirs.Britania, capitaine Hamilton, venant de Liverpool, consigné à Edmonstone, Allan et Cie.Mai 8.Anne, capitaine M\u2019Garry, venant de Liverpool, consigné à Molson, Speirs et Birss.: St.Andrew, capitaine Lorby, venant de Londres, consigné à À.Shaw.: Belonna, capitaine Auld, venant de Liverpool, consigné a A, Shaw.Mahaïca, capitaine Jump, venant de Liverpool, consigné a Armour et Cie.Torrance, capitaine Paton, venant de Glasgow, consigné a A.Shaw.; Pearl, capitaine Chalmers, venant de Londres, consigné à Gilespie.\u2014 Nous sommes forcés de remettre un grand nombre d\u2019articles, faute de place.ALERTE!!!! ALERTE! Aux autorités municipales!! Avis qu\u2019il s\u2019est échappé de l\u2019asile de Beauport un maniaque dont la folie, depuis longtemps, consistait à se faire passer pour M.de LAMARTINE.Ayant vu, dans la Revue Canadienne, du 7 courant, un article signé Lamar- tine, émettant les idées dont ce malheureux ne cessait de nous entretenir, nous prions les autorités de Montréal de faire de promptes perquisitions, pour le saisir et nous le renvoyer.Il est sujet à des accès de fureur terribles ! Heureux si la liberté n\u2019a pas déjà exaspéré ses esprits !! Envoyez le sous bonne garde, avec toutes précautions convenables à l\u2019AsiLE DE BEAUPORT.Québec, 8 mai 1848.\u201cTHEATRE ROYAL.SOUS LE PATRONAGE IMMEDIAT DE SON EXCELLENCE.LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL.IT! ! AU BENEFICE DES ADIEUX DE MR: DE WALDEN A LA SCENE.Jeudi Soir, le 11 mai, 1848.MESSIEURS LES AMATEURS CANADIENS ASSISTES PAR LES .OFFICIERS DE LA GARNISON, auront l\u2019honneur de représenter MICHEL ET CHRISTINE, Cbmédie en un acte par Scribe et Dupin.Après quoi les trois derniers actes de LONDON ASSURANCE.Pièce Anglaise\u2014Le tout se terminera par LE COMMISSAIRE EXTRAORDINAIRE, Comédie en un acte par Duvert et Lausanne.- poe me Loges, 5s.; Parterre, 2s.6d.; Gallerie, 1s.3d.Les portes seront ouvertes à 7 heures et demie le spee- tacle commencera à huit heures précises.> On pourra se procurer des places, en s\u2019adressant à M.Gaisford, à Elgin House, la porte voisine du théâtre, ou au bureau de location le jour de la représentation, depuis 10 heures A.M.jusqu\u2019à 4 P.M.6 mai.1848, _ \u2014 {oO - L'AVENIR \u2014 MAI, 1848.OLIVIER RODIER, PEINTRE-DECORATEUR, Prie ses nombreuses pratiques de vouloir bien faire attention qu\u2019il vient d\u2019établir son atelier conjointement avec celui de M.Hardie, rue McGill.Montréal, ler mai 1848.PHARMACIE CENTRALE.Dr.PICAULT, CET établissement vient d\u2019être transporté au coin des rues Notre-Dame et Bonsecours, vis-à-vis l\u2019Hôtel Dona- gana.Montréal 6 mai 1848.\u2014 Brasserie Pigeon.M.A DORAY s\u2019étant retiré de cet établissement, les affaires se-feront à l\u2019avenir sous le nom de \u201c PIGEON, SAUVAGEAU & Cie.{ NARCISSE PIGEON.à A.& T.SAUVAGEAU.Montréal, 9 fév.1848.PROSPECTUS DE LA - Societe Mercantile d\u2019Economie.BUREAU DE DIRECTION: -» A.MoussEau, Président.A.L.LACROIX, Vice-président.J.B.E.Dorion, Secrétaire.A.Roy, CHas.BourDoN L.BEAUCHAMP J.R.SINCENNES Trésorier.T.LESPÉRANCE\u2018 P.Z.MAGNAN J.R.Grroux - La société a pour but d\u2019encourager les commis-mar- chands canadiens Ÿ économiser leurs salaires, à placer favorablement leurs épargnes et à faire tous leurs efforts pour répandre les connaissances mercantiles parmi la classe de jeunes gens engagés dans le commerce.Pour atteindre ce but, les associés s\u2019obligent à faire des versements égaux et mensuels de £1 chaque pendant trois années consécutives, de sorte que le nombre de parts qui est limité à cent formera alors un capital de £3,600.La société feru profiter les versements à mesure qu\u2019ils entreront et ce autant que possible d\u2019ici à cinq ans, tems pour lequel la société est formée et il sera décidé alors si elle continuera ses travaux soiten fondant un établissement quelconque ou en toute autre manière.Depuis que la vapeur et le fil électrique ont franchi les distances qui séparaient les villes des campagnes, les bourgs des villages, il n\u2019est plus permis d\u2019après les idées du libéralisme de travailler pour une localité, pour une ville exclusivement, ct pour cette raison la société admettra des actionnaires de toutes les parties du Canada pourvu qu\u2019ils aient les qualités requises par la troisième clause de sa constitution.L\u2019utilité d\u2019une telle société ne peut être mise en doute si on l\u2019envisage d\u2019abord sous un point de vue matériel.Premièrement, elle ne peut qu\u2019être profitable aux associés en ce qu\u2019elle leur fait épargner une somme qu\u2019ils auraient peut-être dépensée à peu de chose : secondement, si on calcule les intérêts que l\u2019industrie canadienne a à payer en proportion de ses profits, on se convainera facilement et plus que jamais de cette vérité que dans quatre- vingt-dix cas sur cent, pour faire de l\u2019argent il faut en avoir.Troisièmement: cette societé en peu d\u2019années leur sera une protection efficace pour s\u2019établir: protection qu\u2019ils chercheront peut-être en vain ailleurs dans des tems comme ceux-ci où le commerce est si précaire.Sous un point de vue intellectuel pourra-t-on soutenir aue la classe mercantile n\u2019a pas besoin d\u2019instruction ?\u2018Disputera-t-on le besoin, l\u2019utilité, la nécessité et Purgen- ce de l\u2019éducation ?non, certe non ! Si de là on passe à un plus haut point de vue, au point de vue national, elle ne peut que resserrèr ce lien d\u2019union (qu\u2019il est si désirable de voir régner entre des confrères) cette noble émulation, cesidées d\u2019entreprises et de progrès qui vont toujours grandissant parmi la jeune classe mercantile, favoriser et répandre les connaissances nécessaires pour former des hommes pratiques capables de prendre part aux affaires et de lutter avec leurs compétiteurs.Avec des avantages semblables à ceux-ci s\u2019en trouve- ra-t-il qui resteront en arrière?Que tous ceux qui le peuvent y prennent part.Qu\u2019ils se persuadent bien de ces vérités qu\u2019en épargnant on apprend à concevoir l\u2019importance d\u2019économiser, qu\u2019en économisant on prend le goût du travail, qu\u2019en travaitlant on s\u2019acquiert une aisance honorable et que ce n\u2019est qu\u2019à cette condition de travailler, de travailler toujours, que l\u2019on est sobre, honnête, rangé dans ses affaires, vrai patriote et bon citoyen.Pour toute autre information sur les règlements, etc.s\u2019adresser (si c\u2019est par la poste, affranchir,) au secrétaire |- ou au président.1 etre Librairie et Atelier de Reliure C.0.BEAUCHEMIN.A VENDRE par le Soussigné : \u2014 4000 Chemins de Croix double, élégamment reliés, _, avec gravures.Prix: 8 chelins la douzaine, REGISTRES faits à demande pour les Régistrateurs ; Journals, Ledgers.Le tout a des prix reduits, Répertoire pour les Notaires, avec index.Le Soussigné a aussi l\u2019honneur de prévenir le publie, que l\u2019on pourra se procurer tous les Livres en usage dans les écoles, ainsi que les fournitures des Bureaux.C.O.BEAUCHEMIN, No.15, Rue St.Vincent.- Montréal, 9 déc.LE REPERTOIRE NA'FIONAL OU RECUEIL DE Litterature Canadienne.On peut s\u2019abonner à cette publication chez MM.Fabre et Cie, à la Chambre de lecture de PInstitut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Camtada et à l\u2019Hôtel de Québec, ou en s\u2019adressant franc de port à MM.Lovell et Gibson.Montréal.\u201420 nov.Cours de Langue Francaise EN 60 LEÇONS.Le Soussigné a l\u2019honneur d\u2019informer les familles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité et des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, ain cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se flatte de pouvoir donner ce nouveau mode d\u2019enseignement en SOIXANTE LECONS.I ose compter beaucoup sur le patronage de tous les amis de l\u2019éducation.Des certificats et spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a obtenus jusqu\u2019à ce jour seront produits a quiconque les désirera voir.Pour plus amples informations, s\u2019adresser au Soussigné, à l\u2019Hôtel de Québec, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures A.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Demoiselles qui voudront bien l\u2019honorer de leur confiance; UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messieurs, ils suivront le Cours à HÔTEL DE QUEBEC.CHS.H.LASSISERAYE.- ~ Montréal, 30 nov.1447.CHARLES GAREAU,
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.