L'avenir, 1 avril 1848, samedi 1 avril 1848
[" so \u2014 \u2014 mms EE - \"a\" PP\" [a Vol.2.= Montréal, Samedi L Avril, 1848.No.27, L'AVENIR D PS + ANNONCES.Paraît tous les SAMEDIs dans Paprés-midi.On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.ABONNEMENT.M.d 6h.P.M.Les prix des annonces, quoique les- Pour six mois, .Bs - colonnes du journal soient plus larges que celles des Pourunan, ., .10s.autres journaux, sont les mémes, et Pon fait des L'abonnement est invapiablement payable d\u2019a- P remises considérables sûr celles publiées à long vance.terme.JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTÉRÊTS DE LA JEUNESSE PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ te DE TOUT\u201d RÉDIGÉ PAR UN EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.| LE TRAVAIL TRIOMPHE COMITÉ DE COLLABORATEURS.INSTITUT-CANADIEN.LECTURE PUBLIQUE, FAITE LE 9 Mars, 1848, PAR BERNARD O'REILLY, MISSIONNAIRE DE SHERBROOKE.SUJET: Colonisation des Townships.Mesdames et Messieurs, Nous sommes réunis ici, ce soir, pour nous affermir de) vantage dans la résolution, déjà bien connue et hautement appréciée, de prendre tous 1es moyens légitimes, et de faire tous les efforts et tous les sacrifices qui dépendent de nous, pour l\u2019organisation effective d\u2019une société dont le but sera d\u2019empêcher en premier lien les Canadiens- Français d\u2019émigrer, comme par le passé, du côté des Etats-Unis, puis d\u2019ouvrir, dans les terres incultes qui bordent les paroisses du fleuve, des voies d\u2019établisseme { prospère, immédiat, simultané, pour ceux de vos compatriotes qui s\u2019y voudront fixer.Cette société, on le peut maintenant dire, est formée ; elle existe pleinement, elle embrasse dans ses ramifications tout le pays.C\u2019est.votre œuvre, messieurs de l\u2019Institut-Canadien.La noble inspiration qui vous est venue d\u2019en appelez à la jeunesse de Montréal, pour prendre l\u2019initiative dans cette mesure vitale, a rencontré un succès inespéré, On n\u2019a pu s\u2019empêcher de vous imiter partout, et d\u2019entrer, à votre suite, dans une voie qui conduira à d\u2019immenses résultats et à l\u2019affermissement de votre nationalité.L®historien futur du Canada inserira le nom de l\u2019association sur ln page qui racontera les luttes et le bonheur de Gette provinéé pendant la dérnière \u2018moitié du XIXe siècle, comme le plus grand bienfaiteur de la Nouvelle-France.Non, je n\u2019exagère point la haute mission que s\u2019impose notre association, non plus que le bieu qu\u2019elle est destinée à produire.Elle sauvéra au pays des milliers de la génération présente ; elle conservera à votre nationalité des milliers de générations futures: Elle fermera une des plus profondes plaies faites à votre pays par une politique aveugle et jalouse.Elle réparera, autant du moins que cette réparation est maintenant possible, la longue injustice de plus d\u2019un demi-siècle.Elle prouvera, par l\u2019établissement des colonies qui'se doivent former sous ses auspices, que les hommes qui ont morcelé, aJié- né, vendu les terres incultes de la province pour qu\u2019elles ne tombassent point entre les mains des Canadiens-Fran- gais, étaient non seulement les ennemis invétérés du sang français, mais les plus grands ennemis de tout le Canada.Elle prouvera ce que tout homme, qui connaît l\u2019histoire de cette colonie et ses plus chers intérêts, doit connaître, combien on a.retardé la prospérité de notre patrie, ou par négligence à peupler ces riches forêts qui nous environnent d\u2019agriculteurs canadiens, on par une jalousie systématique de les voir s\u2019y placer.Votre société n\u2019aura pas compté deux années d\u2019existence et d\u2019efforts efficaces, que tous les habitans même américains des townships vous béniront comme les auteurs d\u2019une nouvelle ère de prospérité pour leurs cantons.C\u2019est ce que je dois essayer de vous fair voir.Je dois, en même temps, montrer par quels moyens nous nous proposons de remédier aux maux érians que l\u2019on a signalés, et d\u2019opérer le bien immense auquel aspire l\u2019association.Mais avant d\u2019entrer en matière, qu\u2019il me soit permis d\u2019éclaireir deux points, sur lesquels j\u2019ai pu m\u2019étre exprimé, que l\u2019on a du moins mal entendus, D\u2019abord, on a cru, ou pu croire, que jai voulu faire entendre que les Canadiens-Français sont peu propres à former de nouveaux établissemens, qu\u2019en industrie, ta- lens, ils sont inférieurs aux colons d\u2019une autre origine.Jai voulu dire, à ce sujet, que, à raison de la manière dont ils se dispersent sur la surface des townships et par une suite nécessaire de la manie de s\u2019engager comme journaliers ou domestiques chez les Américains, on voyait nos Canadiens réussir moins vite que les Irlandais, et rester dans un état d\u2019infériorité.J\u2019affirme, au contraire, (et en cela je suis appuyé de l\u2019avis de tous les hommes éclairés,) que les Canadiens sont plus propres que tous autres, et plus capables d\u2019avancer rapidement la prospérité d\u2019un établissement nouveau.Mettez-les ensemble sur un sol fertile où il aient des chemins, des écoles, une église et ur missionnaire ; et vous verrez si aucun établissement du même genre devancera le leur J \u2018tamer votre patrimoine et vos droits.\u2014 en progrès véritable.C\u2019est une expérience que je veux vous procurer le plaisir de foire en plus d\u2019un endroit, avant dix-huit mois.Ensuite le mot de nationalité canadienne, que j'ai eu la témérité d\u2019employer, a paru besser des personnes favorables, en tout autre point, à nos vues et à notre projet actuel.Les personnes d\u2019origine anglaise aimeraient-elles à perdre elle-mêmes la langue, les traditions, de leur pays natal ?seraient-elles bien aises de voir leurs enfans, leurs compatriotes, ne plus conserver de trace de cette physionomie nationale qui leur est si vénérable et si chère ?Et quelque dévoués qu\u2019ils puissent être au pays qu\u2019ils ont adopté, quel sentiment plus profondément enraciné dans leur cœur que celui d\u2019un inviolable attachement aux champs de leur enfance?On a beau dire : Anglais, Ecossais, Irlandais, Français, nous nous construisons dans le sanctuaire de nos plus intimes affections un autel où nous plaçons l\u2019image vénérée de la patrie que nous ne reverrons plus, entourée des souvenirs des institutions qui ne nous couvrent plus de leur ombre, et, dans ce temple du cœur, le culte que l\u2019on célèbre se fait ton- jours dans la langue que parlaient nos mères.Empêchez donc l\u2019Anglais d\u2019adorer la gloire de son victorieux pays ; l\u2019Ecossais de contempler encore en esprit les sauvages montagnes, les lacs pittoresques qui charmèrent ses >emières années ! Et tâchez de dissuader l\u2019enfant exilé de la malheureuse Erin de serrer, dans les bras de son amour, l\u2019image de sa patrie couverte des hideux haillons de sa misère.La raison, la justice condamne-t-elle une affection que Dieu même plaça au fond de notre être?Et serait-il juste, serait-il raisonnable de blâmer les Canadiens-Fran- çais d\u2019entourer de leur tendresse, de leur ardente sollicitude, cette langue, cette institution, cette religion, cette nationalité, leur immortel héritage et les boulevards de leurs droits, de leur liberté, de leur existence même?Quelles que soient les tempêtes qui aient ébranlé l\u2019édifice de cette nationalité en des jours mauvais, il est debout encore.A vous de replacer éhaque pierre qui s\u2019en est détachée.Quand il ne resterait qu\u2019une colonne pour retarder une ruine finale, il serait encore temps d\u2019espérer, d\u2019agjr, et de reconstruire le temple de vos libertés.S\u2019il n\u2019est pas un homme d\u2019origine européenne, dans cette salle, dans cette ville, dans toute la province, qui ne chérisse sa foi nationale, ses lois, ses institutions nationales, comment se peut-il trouver des hommes qui fassent un crime aux Canadiens-Français de chérir, de soutenir, de glorifier la langue et les institutions de leurs aïeux?Mais vous possédez la magnifique vallée du St-Laurent, et cette vallée a bien des attraits; mais ce qui ne plaît point c\u2019est que vous êtes plus d\u2019un demi- million d\u2019âmes.a Oui, vous comptez 600,000 ! Et tant que vous défendrez, comme un seul homme, vos traditions paternelles, la langue de votre enfance, et ces vénérables, institutions cimentées par les sueurs et le sang des premiers colons français, jamais ennemi n\u2019osera envahir ou pourra en- Oh ! l\u2019époque est passée où l\u2019on pouvait impunément chasser des sanctuaires de la science, de la piété, ces héroïques fils de St-Ignace qui répandirent leurs bienfaits avec leur sang depuis le Labrador jusqu\u2019aux Montagnes Rocheuses, pour faire de leur collége le lieu des orgies d\u2019une oisive soldatesque.Cette époque ne reviendra plus, parmi nous du moins! Qn a pu, à la honte de la civilisation européenne, proscrire sur le sol natal de Guillaume Tell les filles de St-Vincent de Paul et jusqu\u2019aux moines du Mont St-Bernard, et cela au nom de la liberté: mais nous en jurons par la liberté, jamais on ne le permettra en Canada! Non! tant que votre race restera le long de ce fleuve que Jacques-Cartier baptisa d\u2019un nom chrétien, vous défendrez jusqu\u2019à la mort ces institutions, votre orgueil et votre bonheur! Désormais, dans toutes les luttes que subira votre nationalité, souvenez-vous de ces mots immortels qui étaient le cri d\u2019ordre du héros de la véritable liberté, d\u2019O\u2019Connelt: \u201cQue nos fins soient celles qu\u2019avouent Dieu, la patrie, la vérité et la justice ! Et ne craignez rien !\u2019 Puis, marchant unis dans la voie de l\u2019ordre, de la justice, vers la conquête paisible de vos droits légitimes ; respectant les droits des autres et prêts à les leur toujours accorder, dans toute entreprise, dans toute difficulté, en tout et toujours, n\u2019otibliez jamais que vous êtes 600,000 ! .C\u2019est pour fournir aux Canadiens les moyens ordinaires et nécessaires de voir leur population s\u2019accroître et s\u2019étendre sur votre sol, et pour l\u2019avantage de cette pro- \u2018vince, que jai osé écrire la première fois.Un peuple n\u2019a jamais de bras superflus, quand un gouvernement équitable, paternel, veille au développement des ressources territoriales et au bien-être de ses sujets.Il ne ser- | virait nullement à l\u2019objet que nous avons en vue de reve- nirsur le passé, et de déterrer de leur ignominieuse poussière les noms de ceux qui ont fait, à force d\u2019intrigues, que les habitants mêmes de cette province, ou ne trouvent plus de terre à occuper, ou ne les puissent oceu- per qu\u2019à des désavantages qui les forcent tous les.jours à s\u2019expatrier.Tout ce que nous avons à considérer ici c\u2019est le moyen de pourvoir de suite, et avec efficacité, à l\u2019établissement de toute la population surabondante des paroisses ou des seigneuries.Je dis surabondante, car il est notoire que, tout le long des deux rives du St-Laurent, les propriétés sont morcelées tous les ans pour l\u2019établissement d\u2019enfans de familles : tandis qu\u2019à leurs portes se trouvent d\u2019immenses étendues de terres de la meilleure qualité.Il est de fait que plus de 3,000 jeunes gens partent du sein de nos paroisses, tous les ans, pour le Haut-Canada ou les Etats-Unis.De deux choses l\u2019une, ou ces bras sont inutiles chez eux, ou il n\u2019y à pas d\u2019encouragement suffisant à l\u2019industrie dans une colonie dont la population se trouve dans la dure nécessité de chercher à gagner sa vie chez l\u2019étranger.Oh ! vous ne pourrez me contredire quand j\u2019affirme qu\u2019en dedans des limites de la province, il ya un assez vaste champ pour exercer l\u2019industrie, l\u2019activité, les talens de trois milliers.Donc il y a apathie de la part des gouvernés ou des gouvernements ; de la part des premiers à profiter des avantages incalculables qu\u2019ils auraient à s\u2019emparer d\u2019un sol fertile, sous leur soleil natal, et à portée de leurs institutions religieuses ; ou de la part des derniers parce qu\u2019ils laisseraient désert et infruetueux un territoire qui renferme d\u2019innombrables sources de richesses et de revenus.Non, ce n\u2019a pas été la faite des premiers; mais ceux qui connaissent notre histoire pendant les dernières cinquante années ne pourront que venir avec moi à cette simple conclusion, que l\u2019on n\u2019a pas adopté des mesures, ou qu\u2019il n°a été pris que des mesures peu efficaces, pour coloniser les townships, par les enfants-nés de la province.À continuer.CORRESPONDANCES, M.le Directeur, Quoique j\u2019eusse été pleinement justifiable de ne répondre que par le silence du dédain à ce petit article éditorial de la Minerve qui commence élégamment par ces mots : \u201c Un certain écrivain ;° quoique plusieurs personnes à l\u2019opinion desquelles on peut toujours déférer sans crainte m\u2019aient dit qu\u2019une aussi méprisable brutalité ne méritait nullement une réponse sérieuse ; quoique un très grand nombre de ceux qui ont lu mon premier article m\u2019aient dit, qu\u2019une dénégution ainsi motivée ne pouvait avoir d\u2019autre résultat que de confirmer les personnes sensées qui la liraient dans Popinion que mes reproches en général étaient fondés; quoique enfin j\u2019eusse pu dire avec raison qu\u2019il vaut mieux quelquefois capituler avec la mauvaise foi et la grossièreté comme avec un ennemi supérieur en nombre, j'ai cru néanmoins qu\u2019il était de mon devoir envers le public de démontrer combien mes reproches étaient fondés et de faire voir combien était déraisonnable et injuste la sotte injure que m\u2019a adressée la Minerve.Ce langage est dans tous les cas une preuve bien palpable de la vérité du reproche que je lui faisais, d\u2019être d\u2019une illibéralité presque constamment désordonnée dans son expression, et on a pu voir que la vieille déesse ne tient nullement à déshonneur de descendre quelquefois aux habitudes et au ton de vivan- ière.Je dois d\u2019ailleurs rectifier quelques inexactitudes de détail qui se sont glissées dans mon premier article.Les informations que j\u2019ai reçues, quoique venant de sources parfaitement respectables, n\u2019étaient pas strictement correctes.Cela n\u2019empêche pas que mes accusations ne soient rigoureusement vraies et fondées, et on va voir que mes rectifications ne leur ôtent rien de leur force.D\u2019abord les personnes désintéressées et réfléchies admettront bien que, quand même j'aurais été inexact non seulement dans quelques détails, mais dans l\u2019ensemble des faits et des accusations, un homme vraiment honorable et sensé ne m\u2019aurait pas accusé d\u2019une lâche calomnie, d\u2019un mensonge intentionnel et prémédité.Qui dit calomnie dit fausseté avancée sciemment dans le but de faire du mal; or, M.le propriétaire de la Minerve sait parfaitement que je ne suis pas homme à calomnier sciemment qui que ce soit ; il sait parfaitement que je suis incapable d\u2019affirmer sciemment une fausseté.Si - 4 .rien de ce que j\u2019ai avancé n\u2019était vrai, j\u2019étais sans aucun doute coupable d\u2019une impardonnable étourderie, mais nullement d\u2019une lâche calomnie, car je disais et on le savait bien, que ce que je croyais sincèrement être, vrai.En second lieu, 87 je prouve que, malgré les mexactitudes de détail que je vais spécifier, M.le propriétaire de la Minerve savait que mes avancés étaient strictement vrais au fond ; si je prouve qu\u2019il ne pouvait pas en honneur se dire : \u201c j\u2019ai la conscience que l\u2019ensemble et les détails des accusations sont erronés,\u201d (et on va voir dans l\u2019instant à quel point jai dit la vérité,) il a évidemment agi contre l\u2019honneur en traitant de calomniateur un homme dont, intérieurement, il ne pouvait nier la véracité.M.le propriétaire de la Minerve n\u2019est pas ici devant un tribunal criminel où on peut nier ce qu\u2019on veut, je l\u2019ai cité à un éribunal d\u2019honneur, celui de l\u2019opinion : il lui était parfaitement loisitie de dire que les faits ou quelques- uns des faits sur lesquels j'ai basé mes accusations étaient inexacts; mais, quand il savait qu\u2019au fond elles étaient - vraies, il mentait à sa conscience en les qualifiant de mensonges.S\u2019il est permis, dans l\u2019intérêt de sa défense, de ne pas dire toute la vérité, il ne peut jamais l\u2019être de la fausser ou de la nier directement, ce qu\u2019a fait M.le propriétaire de la Minerve.Il fallait être bien dénué de raisons et d\u2019idées pour ne me répondre qu\u2019avec une si bouffonne ruade.J\u2019ai accusé la Minerve d\u2019avoir suivi un système d\u2019exclusion: elle répond que j'ai fait un insigne mensonge en Portant contre elle cette accusation ; qu\u2019on lise attentivement sa courtoise improvisation et on verra que la dénégation se rapporte directement à l\u2019accusation et non aux faits sur lesquels je l\u2019ai basée.Peut-être l\u2019esprit a-t-il fait chez elle défaut à la volonté, je n\u2019en sais rien ; mais enfin j'ai droit de prendre l\u2019article tel que je le trouve, et je ne force nullement sa signification: or, comme la dénégation n\u2019a vraiment pas trait aux faits, j'aurais été dans mon droit en regardant ceux-ci comme avoués: néanmoins, de même que je me serais eru obligé en honneur de faire une rétractation formelle de mes avancés si je me fusse essentiellement trompé, de même je me crois obligé de rétablir les faits dans toute leur exactitude et de démontrer exactement lu somme de blâme dont chacun est responsable ; car il ne faut jamais faire de présents à l\u2019abondance.Voilà comment je prouve que * des correspondances ont été refusées par la Minerve parceque leurs auteurs avaient osé dire du bien de M.Papineau, sans pourtant attaquer en aucune manière ceux qui, depuis neuf ans, ont été nos chefs Politiques :\u201d si on doute de l\u2019exactitude de !a copie de la lettre ci-dessous, je produirai l\u2019original quand on le voudra et à qui on voudra.AYLMER, 11 mars 1848.Mox CHER DESSAULLES, aex0o0s00e, Quelques jours après la publication de ]\u2019adresse de M.Papineau aux comtés de Huntingdon et de St-Maurice, j\u2019envoyai à la Minerve, par la poste, une correspondance affranchie, signée \u201c Une voix de l\u2019Ottawa.\u201d La correspondance n\u2019a point été publiée.Cette correspondance ne contenait aucune réflexion quelsonque contre qui que ce fût et ne pouvait blesser-personne.Je ne faisais qu\u2019y exprimer le plaisir que j\u2019éprouvais et l\u2019espoir que j'avais de voir l\u2019hon.L.J.Papineau revenir à la vie publique où ses talents, ses connaissances, son expérience et son patriotisme éprouvé ne pourraient manquer d\u2019être utiles au pays.J*y exprimais aussi mon admiration du spontanément les comtés de St-Maurice ler \u2019hon.L.J.Papineau a se charger de Ton ami, L.A.Dessaulles, écr.St-Hyacinthe.} G, BoucHERVILLe, J\u2019espère que ceci est assez positif, et si M.le propriétaire de la Minerve ne peut ou ne veut donner aucune raison de son refus de publier cette correspondance, il est directement prouvé qu\u2019il a fait de l\u2019exclusivisme.Jai dit qu\u2019on avait refusé de publier les procédés d\u2019iine assemblée tenue dans le comté de Huntingdon, etc, etc.Oñ a fait mieux encore.Les procédés n\u2019ont pas été envoyés parcequ\u2019il était certain qu\u2019on refuserait de les insérer, voici comment.M.Bureau, notaire à St- - Rémi, avait envoyé à la Minerve, pour être publiée, l\u2019annonce d\u2019une assemblée préliminaire des électeurs du comté de Huntingdon dans laquelle on devait s\u2019entendre æur le choix d\u2019un candidat.- M.Bureau accompagnait cette annonce d\u2019une lettre dans laquelle il informait M.le propriétaire de la Minerve (on comprendra sans doute pourquoi j\u2019évite d\u2019employer le mot rédacteur) que M.Papineau serait élu par acclamation.Eh bien, l\u2019annonce a eu le même sort que la lettre de M.De Boucherville.La coïncidence est assez remarquable ; or, le refus d\u2019insérer l\u2019annonce d\u2019une assemblée d\u2019électeurs libéraux implique encore plus la partialité que le refus de publier les procédés d\u2019une assemblée, parcequ\u2019après tout on peut quelquefois les désapprouver, pendant que lannonce d\u2019une assemblée ne se refuse jamais.Ona évidemment cherché à étouffer une manifestation de sympathie ; le reproche que j'ai fait n\u2019est donc nullement affaibli par ma rectification\u2019: mon accusation est prouvée par une phase différente du même fait, et j'ai le droit de dire que puisque l\u2019annonce de l\u2019assemblée n\u2019a pas été insérée, on n\u2019en aurait pas plus inséré les procédés.Maintenant ce qui prouve que le système qu\u2019on a suivi était concerté, c\u2019est que la Revue Canadienne, qui paraît être encore sous l\u2019effet de l\u2019attaque de nerfs que lui a causé mon premier article, a refusé dans le même temps de publier une correspondance dans laquelle on annonçait que l\u2019élection de M.Papineau était assurée dans le comté de Huntingdon ; c\u2019est que la Revue a refusé de publier l\u2019article du Toronto Mirror dont Jai parlé dans ls temps même que, conjointement avec lg noble élan qui avait porté et de Huntingdon à appe- leur mandat, etc.~1- L\u2019AVENIR.\u2014AVRIL, 1848._, Mrnerve, elle publiait tous les écrits dans lesquels les tendances de l\u2019adresse de M.Papineau étaient censurées.Je donne maintenant la preuve de ce que je viens de dire.ST-REM, 19 mars 1848.MonsrEur, [PI La Minerve, après avoir invité tous les citoyens à lui transmettre des informations relativement aux élections des divers comtés du Canada, nous a fait l\u2019injustice de refuser la publication d\u2019une annonce comportant qu\u2019il devait y avoir une assemblée préliminaire des électeurs du comté de Huntingdon, afin de s\u2019entendre sur le ohoix d\u2019un candidat.Cette annonce était accompagnée d\u2019une lettre de ma part, l\u2019informant que l'hon.L_J.Papineau, que je regardais comme candidat pour le comté de Huntingdon, serait élu par acclamation ; et c\u2019est sur ce premier refus que nous avons jugé à propos de ne pas envoyer les procédés de l\u2019assemblée.Quant à la Revue, voici la preuve qu\u2019elle a donnée de sa libéralité.Elle a répondu par un gracieux \u201c\u201c merci de votre lettre\u201d?à une communication qui lui avait été adressée pour être publiée, annon- cant que l\u2019élection de M.Papineau était assurée dans ce comté.En fallait-il davantage pour me convaincre, ainsi que mes amis, que les deux journaux en question refuseraient de publier les procédés de l\u2019assemblée des électeurs du comté de Huntingdon manifestant quelque sympathie pour M.Papineau.L.A.Dessaulles, écr.Votre, etc., etc.St-Hyacinthe.J.O.Bureau, Cette derniére lettre comme la précédente est a la disposition de cenx qui me croiraient capable de ne pas avoir cité exactement.\u201c Mais, dit.la Minerve je n\u2019ai pas refusé, moi, de publier l\u2019article du Toronto Mirror, personne ne me l\u2019a apporté.\u201d \u201cC\u2019est vrai on ne vous l\u2019a pas porté, c\u2019est votre impartiale voisine qui a directement fait ce refus ; mais allez-vous prétendre que vous n\u2019avez pas été partiale en ne le publiant pas, quand vous aviez, de vous- même, pris envers le public l\u2019engagement de citer l\u2019opinion de la presse?Or Particle du Toronto Mirror n\u2019était- il pas une opinion de la presse?le Pilof ne l\u2019a-t-il pas publié?Vous avez reproduit les remarques du Courrier des États-Unis, celles d\u2019un journal de Rochester, celles de que lquesjournaux du Haut-Canada ; vous avez donné comme ayant droit à quelque poids sur l\u2019opinion publi- | que celles de monsieur l\u2019imberbe des Mélanges, et vous ne donnez pas celles du Toronto Mirror qui a discuté la question plus à fond et plus directement qu\u2019aucun des et du Montreal Gazette! enfin, après vous être engagé formellement à donner les deux côtés de la question vous n\u2019avez présenté qu\u2019une de ses faces dans le but de faire croire que M.Papineau avait été universellement désapprouvé ! Vous vous moquez du public au point de prétendre qu\u2019après avoir promis de le mettre au fait des appréciations qui seraient faites de l\u2019adresse de M.Papineau, vous aviez le droit de ne donner que le contre et d\u2019élaguer le pour! Vous violez votre promesse, donnée librement, et vous prétendez n\u2019avoir pas manqué à votre mission !! et vous traitez de calomniateur celui qui, de votre science certaine, a dit la vérité ! Dites donc alors ce que vous entendez par ces mots: honneur, morale, bonne-foi, franchise, véracité ! si vos définitions sont telles que votre conduite nous autorise à les préjuger, elles devront vous faire honneur! Vous avez refusé des correspondances, (quoique je n\u2019aie cité qu\u2019une preuve, n\u2019allez pas croire que je n\u2019en aie qu\u2019une seule!) done vous avez fait de l\u2019exclusion ; vous avez refusé, dans un but évident, d\u2019insérer l\u2019annonce d\u2019une assemblée d\u2019électeurs libéraux, donc encore vous avez fait de l\u2019exclusion : après avoir promis de donner l\u2019opinion de la presse sur un sujet quele®nque, vous avez refusé au public sinon à un individu de donner toute l\u2019opinion de la presse ; donc vous avez violé un engagement pris de vous-même envers le public.Ayant fait ces refus, vous ne pouviez pas nier que mes reproches fussent fondés ; vous saviez qu\u2019ils l\u2019étaïent ; eh! bien, à la face du pays, vous avez dit que ce que vous saviez être vrai étmit un mensonge!! Montrez vos titres à sa confiance, maintenant! Est-ce moi qui ai fait un mensonge?est-ce moi qui ai calomnié ?Les remarques dont M.le rédacteur de Ecko des Campagnes à accompagné ma première correspondance offrent une malheureuse variant& au tact habituel qui a présidé à la rédaction de cette feuille ; elles forment une légère déviation dans la ligne de cohduite toujours judicieuse que son rédacteur avait suivie.Ila attaqué avec acrimonie au fond, quoique avec décence dans la forme, un homme qui loin de se montrer hostile à sa feuille avait au contraire clairement indiqué qu\u2019il n\u2019avait aucun reproche à lui faire.J\u2019ai fait des réflexions sévères sur quelques journaux, c\u2019est vrai ; mais aussi javais eu le soin de désigner par leur titre ceux que je croyais fautifs.Comment M.le rédacteur de l\u2019Echo a pu se eroire obligé de m\u2019attaquer quand je nedisais pas un mot de sa feuille, voilà ce que je ne puis gnères m'expliquer.En disant que l\u2019Avemrr avait proclamé et mis en pratique le principe de la tolérance, ai-je donc donné à entendre que l\u2019Echo avait fait lecontraire ?En disant que les premiers, les propriétaires de l\u2019Avenir, avaient réalisé un système de collaboration, ai-je dit quelque chose de blessant pour les autres journaux?Le fait est là.Je m\u2019ai pas dit que personne ne l\u2019a jamais tenté, j'ai dit seulement que personne ne l\u2019avait encore réalisé.Ai-je dit que la rédaction de l\u2019Avenir fût la meilleure?Dutout.Comment donc la simple constatation d\u2019un fait a-t-elle pu être la cause de cette explosion d\u2019une susceptibilité si ehatouilleuse qu\u2019elle s\u2019irrite presque autant contre le passant inoffensif que contre le provocateur direct! Je ne vois pas que ce fut un tort à moi de oroire que M.le autres?Vous avez même cité les sales injures du Herald æ = rédacteur de l\u2019Echo comprendrait un éloge tacite! Je ne vois pas surtout qu\u2019on puisse me reprocher de n\u2019avoir pas prévu qu\u2019un homme de jugement se croirait peut- être rapetissé par les éloges que j\u2019adressais à d\u2019autres ! Malgré le calme apparent avec lequel on a écrit il m\u2019a semblé que expression de l\u2019amour-propre blessé se fait jour : la première et la dernière phrase du troisième paragraphe la laissent clairement percer : me dire que J'aurais pu me rappeler l\u2019existence de sa feuille, ou bien me dire : \u201c Pourquoi ne m\u2019avez-vous pas fait un compliment 2\u201d était, a bien peu de chose près, la même idée ! En un mot, je reproche de l\u2019exclusivisme à trois feuilles que je désigne ; je me donne bien de garde de faire l\u2019ombre d\u2019une critique sur l\u2019Echkoqui, à mon avis, n\u2019en mérite aucune ; je me crois conséquemment tout-à-fait à l\u2019abri de ce eôté ; eh bien, voyez lecteur, comme on ne peut jamais tout prévoir: on me fait la guerre, non parceque J\u2019ai trop dit, muis parceque je n\u2019ai rien dit ; parce que je n\u2019ai pas rappelé au public que l\u2019Ecko aussi était tolérant ! ma foi, cette feuille l\u2019a si bien fait elle-même qu\u2019il eût été cruel de lui ravir ce plaisir.1 Dans le quatrième paragraphe, on me fait indirectement le reproche d\u2019être mu par des affections de famille, des sentiments de sympathie personnelle.Cette idée est trop ridicule pour être combattue sérieusement.D'ailleurs, M.le correspondant du Canadien qui signe Franc-parleur en a fait, avec tant de finesse et de mordant, pleine et entière justice, qu\u2019il ne reste plus qu\u2019à en rire.Je le dis une fois pour toutes: je ne suis pas | venu parler à ceux qui mettent toujours leurs préjugés à la place de leur raison, à ceux qui trouvent qu\u2019il est bien pius commode de discuter les hommes que de combattre les idées ; à ceux qui, avec la candide naïveté d\u2019un novice, expriment tout haut cette pauvreté qu\u2019il ne faut attacher que peu d\u2019importance aux opinions d\u2019un homme, si elles concordent avec celles de son parent ; qui disent virtuellement que le fait de la parenté est destructif du libre arbitre sinon dans la pensée au moins dans sa manifestation : je m'adresse à ceux qui jugent les idées ou les principes d\u2019après leur valeur intrinsèque, et non pas d\u2019après le nom de celui qui les émet ou les discute ; je m\u2019adresse aux gens sensés qui croient que le droit de penser et le droit de parler sont une seule et même chose, à ceux qui raisonnent et non à ceux qui chicanent, à ceux qui tiennent au fond et non à la ferme ou à la source.Je viens dire ce que je pense, et si vous n\u2019avez pas d\u2019autre réponse à me faire que celle-ci ! \u201c Vous défendez votre parent,\u201d je vous félicite sincèrement d\u2019être les heureux propriétaires d\u2019une féconde imagination.L\u2019appréciation que fait M.le rédacteur de l\u2019Ecko, de l\u2019adresse de M.Papineau et de l\u2019article du Journal de Québec, est si étrange que j\u2019ai lu et relu plusieurs fois la phrase qui la contient, croyant toujours ne pas en avoir saisi le sens.¢ L\u2019article du Journal de Québec, dit-il, n\u2019est nullement inférieur sous le mpport du raisonnement et il est supérieur sous le rapport littéraire à l\u2019écrit qu\u2019il discutait.\u201d\u201d Cela veut dire: \u201c L'article du Journal de Québec vaut mieux que l\u2019adresse de M.Papineau puisqu\u2019il est aussi fortement pensé et.mieux écrit.\u201d\u201d-> Mettons à côté de cela le jugement que M.le rédacteur du Toronto Mirror a porté sur l\u2019adresse de M.Papineau dans un écrit inattaquable sous le rapport du raisonnement et sous celui de la force des preuves.Vous me permettrez bien de dire que, comme publiciste surtout, M.le rédacteur du Toronto Mirror est un des hommes les plus distingués et les plus instruits de la province supérieure ; et comme la parenté est votre cauchemar, je vais vous fournir le sujet d\u2019une objection en vous apprenant que comme nous sommes tous trois descendants de notre père Adam, il n\u2019est pas absolument impossible que M.le rédacteur du Toronto Mirror soit cousin de M.Papineau au quatre-vingt dix-neuf mille neuf cent quatrevingt dix- neuvième degré et le mien par conséquent au cent millième.Si vos yeux sont assez microscopiques pour saisir dans ses paroles un préjugé de famille, ne manquez pas de le signaler.Voilà ce qu\u2019il dit: \u2018\u201c Nous avons lu avec le plus vif intérêt cette production de la plume de M.Papineau ; et nous n\u2019hésitons pas à déclarer notre conviction qu\u2019elle est par son mérite littéraire, sa force intellectuelle, la clarté de ses prévisions et sa franche honnêteté, le document politique le plus temarquable qui ait jamais émané d\u2019un homme public en Canada.Il adresse au peuple du Canada et à ses gouvernants une leçon de gouvernement colonial qui amènera dans l\u2019esprit public des deux provinces un changement d\u2019opinion plus complet que n\u2019en a jamais effectué aucun chef populaire.\u201d Je ne sache pas que M, le rédacteur du Toronto Mirror se soit beaucoup extasié sur l\u2019excellence de l\u2019article du Journal de Québec.Maintenant pour ceux qui font abstraction de l\u2019homme et ne s\u2019attachent qu\u2019à l\u2019idée, je dirai! Il faut évidemment avoir été sous l\u2019influence d\u2019une ancienne rancune, ou d\u2019une antipathie personnelle bien peu raisonnée pour s\u2019aveugler à ce point sur le mérite relatif de ces deux écrits.M.le rédacteur de l\u2019Echo a prévu que je trouverais son opinion présomptueuse: non, non, j'aime à qualifier plus exactement les choses.Ce n\u2019est nullement de la présomption ; c\u2019était tout simplement un léger manque de réflexion ou une erreur momentanée de l\u2019intelligence due à un préjugé préexistant.Je ne prétends pas que mes appréciations de ces deux documents seront nécessairement exactes; je donne sincèrement mes impressions, et dans tous les cas je prendrai la peine de définir eelles-ci et de baser celles-là sur des raisons ; Je ne viens pas dire au public, voilà le vrai, là cot le me | - : développer ttes idées.M.le rédacteur de l\u2019Echo reproche à je ne sais qui d\u2019employer le parler de maître ; eh bien je lui demande si lui ne s\u2019en est pes servi plus que personne en donnamt son jugement sans le motiver le moins du monde.11° + 22e + 2° LL L'adresse de M.Papineau exprime d\u2019abord et pardes- tqut le sentiment- d\u2019un profond respect pour la, mé- irg de nop malheureux\" compatriotes offerts en halo- aux haines furibondes, aux ignobles vengeances de la faction tory; et celui d\u2019une profonde sympathie pour ceux de ses concitoyens qui ont souffert dans leurs bique leurs femillgg et leur pergonne parceque, à propos on non, ¢e n\u2019est pas la question, ils ont aimé assez leur pays pour se sacrifier à ce qu\u2019ils ont cru honnêtement \u2018être la défense de ses droits: il n\u2019a pas craint de dire toute sa pensée, ni de flétrir direêtement les bourreaux de ses amis, les dévastateurs de son pays, les incendiaires d\u2019églises, de villages, de concessions entières : puis il fait l\u2019examen de la politique de- l\u2019Angleterre, et il apprécie avec indépendance et franchise le nouveau système qu'elle essaie de faire fonctionner ici: vous ne refuserez pas à son style de l\u2019énergie et de la çoncision ; sa pensée a de la force et de l\u2019abondance ; il v a de la sûreté dahs ses appréciations, de la clarté dans ses prévisions, une _ parfaite Iucidité dans la conception de l\u2019écrit ;-il précise strictement l\u2019état de la question, laisse de côté les acces- gr et va droit au but: il pose des principes exacts et \u2018dédait des conséquences rigoureusement logiques: vous ne voyez pas Une phrase inutile, pas une idée inapplicable ou hasardée: tout ceci constitue biëæn un certain mé- ile, et article du Journal de Québec, ne posséde a peu \u2018Près aucune de ces qualités.Le style en est coulant.et ne manque pas d\u2019harmonie, mais il manque compléte- ment.de force, l\u2019idée est rétrécie, souvent inapplicable ou discordant® ; les applications sont quelquefois inexactes etrles.appréciations très hasardées; les prévisions, ne sont nullement tranchées, beaucoup de phrases manquent de lucidité et.la conception générale de l\u2019écrit laisse énormément à désirer sous ce rapport.L'auteur présente avec un sérieux de grand homme, ses propres opinions comme des faits incontestables ; il se contredit gauchement, pose des principes rigoureusement faux, tombe à côté de la question tout en croyant la précises, «3 et arrive conséquemment à des conséquences erronées : de plus il tronque les phrases de son adversaire, et lui fait dire ce qu\u2019il n\u2019a pas dit: il.a nié cela, ce qui prouve ou qu\u2019il ne veut pas admettre ce qu\u2019il sait, ou qu\u2019il ne comprend pas que la moitié d\u2019une phrase ne peut pas présenter une idée complète.On eproche à M.Papineau quelques phrases trop longues, c\u2019est toujours une preuve que chez Jui les idées ne sont nullement rares, avantages que son antagoniste ye dédaignerait peut-être pas.On voit que l\u2019un possède à fond son sujet et envisage la politique du pays dans son ensemble, pendant que l\u2019autre tâtonne et reste embourbé dans les détails ou les accessoires ; l\u2019un laisse le passage libre au courant de ses idées, l\u2019autre poursuit vigoureusement les siennes et s\u2019essoufle sans grand résultat ; l\u2019un est un homme politique qui sent que dans la position anormale où se trouve le pays la seule diplomatie à suivre est de dire toute la vérité ; l\u2019autre est un homme d\u2019état en herbe qui sait par cœur son à b c politique et qui se eroit déjà capable dé faire.-de le haute diplomatie, parcequ\u2019il doute d\u2019au- | tant moins qu\u2019il sait moins: enfin chez l\u2019an, le sentiment national étant très faible, la téte et le cœur font mauvais ménage parceque celui-ci reste impassible quand la première parle, et chez l\u2019autre le travail de l\u2019intelligence est échauffé par ce vif sentiment de nationalité avoué sans détour, sans leguel nous.n\u2019obtiendrons jamais aucun résultat, car toute tactique qui n\u2019a pas un but strictement défini est illusoire, et chez celui-ci, quand la tête raisonne, elle a toujours le cœur pour base et pour guide.Le formidable fecteur du\u2019 Journal de Québec va peut- être me dire, que moi aussi, j'ai fait du bavardage ; eh bien je-l\u2019y invite: je serai bien plus flatté de sa critique - que de son éloge.Je ne m\u2019arréterai pas au joli conte par lequel M.le - nédacteur de l\u2019Echo a terminé ses remarques : leg enfants - Peuvent lui être reconnaissants d\u2019avoir pensé à eux; \u2018quant à moi je suis venu discuter et non badiner; Je retranche de cet article ce que j'avais adressé au Journal de Québee.M.le correspondant du journal a annoncé qu\u2019il reprendrait aussitôt après son retour à Québec la considération et l\u2019examen du manifeste de M.Papineau, ainsi.que des écrits de sonneveu.Cela cadre un peu mal avec cette phrase-d\u2019une correspondance précédente adres- | sée par lui au journal.\u201c\u201c Vous avez lu une réponse à votre article du 2 janvier,\u201d mais c\u2019est sans doute une pure inadvertance: d\u2019ailleurs, il est permis à un législateur d\u2019avoir des distractions:.peut-être aussi a-trow pensé à cette scène de l\u2019avare dans laquelle un domestique change de costume suivant que son maître parle au cocher |- ou au cuisinier et a-t-on compris que ces finesses n\u2019indiquent au fond que de la disette.Dans tous les cas, les._ oreilles se sont mutinées contre l\u2019inertie de la langue, c\u2019est toujours un résultat : attendons inaintenant que le
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