L'avenir, 22 mars 1848, mercredi 22 mars 1848
[" 4e = Vol.2.- 0004 AL TE at A 04 § Mars, 1848.- LS -\u2014 \u2014 oo No.24.L\u2019AVENIR ANNONCES.Paraît tous les SamEpis dans l'après-midi.ABONNEMENT.On reçoit les ANNONCES tous les jours de 8h.a.Pour six mois, .Bs.Pour un an, .10s.L\u2019abonnement cst invariablement payable d'avance, \"Avenir, JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTÉRÉTS DE LA JEUNESSE.M.à 6h.r.M.Les prix des annonces, quoique les colonnes du journal soient plus larges que celles des autres journaux, sont les mêmes, et l\u2019on fait des remises considérables sur celles publiées à lon terme.PUBLIÉ PAR UNE SOCIÉTÉ { EN COMMANDITE DE JEUNES GENS.$ INSTITUT-CANADIEN.LECTURE PUBLIQUE, Faite samedi le 26 fév.1848, sur : L\u2019HyGIENE.Par J.L.LEPROHON, M.DM.le Président et MM.de PInstitut, Mesdames et Messieurs, Suite.Messieurs, le Canada cst le pays privilégié par excellence Sbus le rapport de la salubrité de son climat ; de tous tems on a reconnu que la nature en cst bienfaisante, et qu\u2019elle présente tontes les conditions naturelles propres à préserver ses habitans des fléaux endémiques ; n\u2019était- ce pas autant au pressentiment de cette salubrité qu\u2019au spectacle grandiose qu\u2019en offrait le vaste territoire, que nous devons attribuer, en partie, la colonisation française en Canada.Des mines d\u2019or et de diamant n\u2019existaient point pour tenter la cupidité des premiers colons qui en firent leur patrie adoptive.Les seuls attraits que présentaient Je Canada reposaient entièrement dans sa nature vierge ct sublime, dans le caractère à la fois doux et rigoureux de son climat, à la vue de l\u2019espace illimité qui s\u2019ouvrait devant eux, à la vué de ces forêts profondes et épaisses dont la hauteur attestait l\u2019ancienneté ; de ces rivières sans nombre arrosant ce pays immense et toutes tributaires de ce beau et majestieux St-Laurent, qui va grossir le lit de 1%- céan, tout duns le Canada portait cette empreinte du grandiose ct du sublime, bien digne à inspirer un intérêt remarquable pour\u2019cette Nouvelle-France d\u2019alors.Et en effet la végétation en est riche et féconde, mille grâces que la nature a ménagées et qu\u2019elle se plaît à multiplier le long des grands fleuves du St-Maurice, du Sa- quenay ct del'Ottawa, et de plus on y respire un air de longue vie que l\u2019on ne retrouve pas aussi facilement dans les autres régions de l'Amérique du Nord.C\u2019étaient autant de motifs puissants qui poussaient les colons français à s\u2019y établir, à fonder un établissement dans l\u2019Amérique, digne de leur caractère chevaleresque, qui pût perpetuer le souvenir de cette conquête si vaillamment disputée.A part de ces chaînes secondaires de menta- gnes qui s\u2019étendent un peu en deça de l\u2019embouchuré du St-Laurent, traversant le Canada pour aller se perdre aux Etats-Unis, notre patrie présente généralement, dans toutes ses parties habitées, la forme d\u2019un vaste plateau dominant de plusieurs centaires de pieds le niveau de la mer: point de ces terrains montueux, de ces précipices affreux, de ces gorges profondes d\u2019autres contrées du globe ; au contraire ici la configuration du sol offre une égalité remarquable, elle présente bien ça et là quelques légères ondulations, une déclivité telle qu\u2019elle verse le surplus des eaux pluviales au besoin, dans cgs grandes artères destinées par une nature providentielle à devenir autant de sources d\u2019irrigations portant la fertilité, l\u2019abondance, le commerce ct le bien-être partout, cette disposition particulière du sol permet aux rayons bienfaisants du soleil d\u2019étendre les rayons de la sphère vivifiante en tous lieux, en pénétrant partout ; en causant l\u2019évaporation des eaux surabondantes, le desfechement des marais; enfin dans l\u2019assaihissement de tous les points de la terre qui arrivent à son foyer lumineux.N'est-ce pas en grande partie à cette diffusion générale des rayons solaires, à cette influence vitale, entravée nullement par de hautes chatnes de montagnes, qu\u2019il est permis d\u2019attribuer une des causes puissantes de la salubrité du climat canadien?Maintenant ces vents forts et violents qui dominent pendant une partie de l\u2019année, ne sont-ce pas des agents naturels qui chassent devant eux les miasmes, les émanations des grandes villes, pour y substituer un air pur, doux, agréable ; ce vent du nord- ouest par exemple, qui se trahit par une brise violente, froide, souvent incommode, mais saine, élastique et ranimant les forces, quoiqu\u2019il soit connu pour sa perfidic ; et souvent, sous un ciel le plus pur, et un soleil éclatant, réjouissant la vue, invitant à respirer l\u2019air pur, l\u2019on est saisi soudainement par une brise glaciale, qui fouette la figure ct convertit la neige en verglas sur lequel vous chancelez?En été on le désire pour calmer les chaleurs ; 1] arrive alors, accompagné d\u2019orages qui finissent par tempérer l\u2019atmosphère, et lui restituer ces élémens de pureté au point que le bien-être, la santé et la vie en sont vivement inflnencées, Et ces autres cou- \u201c LE TRAVAIL TRIOMPHE DE TOUT\u201d rants qui dérivent du sud-ouest, du nord-est expliquent également pourquoi le climat est variable.En somme, ne sont-ce pas des agents atmosphériques que d\u2019autres contrées ne possèdent pas à cause de leur configuration, point de ces hautes montagnes pour interrompre la marche des courants, et leur enlever en conséquence leurs qualités de balayer toute la surface du Canada.Au contraire, sa configuration se prête.avantageusement à ces élémens de salubrité, ils exercent une influence remarquable ; elle permet aux vents de provoquer l\u2019évaporation des pluies avec rapidité, ces pluies sont à peine rendues sur la surface qu\u2019elles sont anssitôt absorbées pour être de nouveau répandues en rosées abondantes et fécondes, et cela sous un ciel pur, vif, d\u2019un azur remarquable.: Partout où les fleuves sont larges et rapides il est de fait qu\u2019il s\u2019opère Un mouvement dans l\u2019air au-dessus ; lequel se fait au-dessus des couches d\u2019air qui sont immédiatement en contact avec la surface de l\u2019eau ; une fois cette impulsion établie et entretenue par l\u2019agitation des vagues, elle s\u2019étend et se communique aux couches supérieures, déterminant de la sorte un mouvement continu de renouvellement, lequel contribue essentiellement a maintenir l\u2019intégrité de l\u2019atmosphère \u2014or vous voyez danc que tous ces élémens, la nature nous lesa prodigués, nos rivières, nos fleuves, nos forêts, la configuration de la plage canadienne, la direction des courants aériens sont autant de titres qui doivent nous faire chérir notre patrie, que nous devons nous enorgueillir de posséder.Cetie température si brûlante pour quelques-uns, si heureuse pour d\u2019autres, ce froid glacial engourdissant la nature pendant des mois consécutifs, iinposant un arrêt à la végétation, ce caractère de la température doit être également rangé au nombre des agents naturels de la salubrité du climat.Si le Canadien, dans les campagnes du Canada, jouit d\u2019une santé si parfaite, atteint une vieillesse avancée, est exempt d\u2019une foule d\u2019infirmités qui sévissent dans les villes, s\u2019il jouit d\u2019une charpente en état de lui faire supporter les travaux les plus rudes, c\u2019est grâce à l\u2019influence du froid de cette température glatiale qui lui inspire du goût pour le travail, qui l\u2019engage a retremper sa vigueur physique à l\u2019aide d\u2019exorai- ces violents.En somme, MM.quelque soit la sévérité de notre hiver, quelque bonnes que soient les raisons données pour expliquer ce phénomène, qu\u2019il se rapporte à l\u2019influence des montagnes qui nous adossent au pôle glacial, à l'élévation du sol canadien, à un ciel toujours pur rarement chargê de vapeurs, ou encore à la direction des vents du nord au sud, traversant des mers toujours glacées, le froid n\u2019en rend pas moins le climat salubre et délicieux, et par conséquent nous rattache davantage au pays.Cependant, messieurs, cet liver que l\u2019on a trouvé si dur jusqu\u2019a présent, si rigoureux,n\u2019est plusa beaucoup près aussi long, aussi intense qu\u2019autrefois; les changements qui s\u2019opérent chaque année, et qui deviennent de plusen plus sensibles et manifestes à mesure que le défrichement et le déboisement des forêts ont lieu, nous prouvent que le climrat canadien a changé singnlièrement depuis quelques années ; aussi ne remarque-t-on pas que les chaleurs de l\u2019été deviennent plus constantes, les frcids de l\u2019hiver plus modérés, en un mot que nos étés sont plus longs, nos automnes plus tardives et nos hivers plus courts, les neiges moins hautes, moins abondantes, et ce fait du changement progressif du climat ne se confirme- t-il pas chaque année, et cet hiver, hiver qui réfute toutes les spéculations, tous les caleuls des météorologistes, n\u2019a-t-il pas dérouté tous les souvenirs de nos plus anciens citoyens.En effet, ils ne se rappellent pas d\u2019une semblable subversion de la température, ils voient arriver ces changements subits, rapides, avec un sentiment de détresse, ils ne rappellent plus le souvenir de ces hivers du hon vieux tems, pendant lesquels nos an- cétres sacrifiaient aux plaisirs, aux voyages et aux banquets de réunions.C\u2019est donc un fait incontestable qu\u2019il s'opère un mouvement remarquable dans le climat qui ne le rend que plus agréable, plus facile à supporter Résumons ces quelques considérations, en signalant les conditions, les élémens au dépens desquels ces changements se manifestent.Premièrement il est incontestable, que le déboisement n\u2019ait pas une très grande influence sur la produe- tion de ce phénomène annuel; en cffet, en causant lé- vaporation des eaux et le desséchement des terrains, la terre vient à se pénétrer d\u2019une plus grande proportion de chaleur qui se conserve facilement et s'oppose au froid, ce fait qu\u2019il est facile à prouver par les ruis- Seaux qui sc tarissent, et les marais mis à sce, au fur ct a Mesure que les terres se défrichent et sont livrés à l\u2019agriculture ; secondement, à la puissance dos vents { moins at moment même où ses dépenses accroissent.RÉDIGÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATEURS qui pénètrent plus facilement dans ces grands défrichements, dans ces clairières.Le climat s\u2019est-il amélioré par ces changements, je n\u2019hésite pas à mo prononcer pour l\u2019affirmative, il est bien certain qu\u2019il existe sur les parties limitrophes du Haut-Canada et des Etats-Unis, sur les bords de ces grands lacs il est bien certain déjà qu\u2019il existait au- trefvis des maladies endémiques à ces lieux, ct connues comme fièvre à type intermittent, mais de nos jours ces fièvres ne sont plus aussi sévères,ellescommencent à disparaître au fur et à mesure que le déboisement ct le des- séchement s\u2019opèrent, que le soleil pénètre dans ces forêts jusqu\u2019a lors impénétrables, que la charrue de l\u2019agriculteur se promène en traçant des sillons de fertilité, .de salubrité.; Il me reste à noter brièvement l\u2019influence que ce climat exerce sur la santé générale ; d\u2019abord il détermine sur tout l\u2019organisme canadien une élasticité telle des tissus, qui lui permet de s\u2019exposer impunément an froid comme à la chaleur, ou en d\u2019autres termes, de supporter la chaleur de l\u2019été comme les froids de l\u2019hiver; se naturalisant à ces deux extrêmes de la température, il éprouve les qualités d\u2019un climat chaud et froid ; sa colc- ration particulière, son tempérament bilieux, nerveux, indiquent suffisamment l\u2019énergie de sa volonté ; sa constitution sans être de celles qui trahissent évidemment une force remarquable, un état habituel de pléthore, comme c\u2019est le propre de nos concitoyens nés en Angleterre, porte néanmoins le cachet d\u2019une robuste santé.Nous ne sau ions mieux compléter ces quelques considérations, et donner un relief à ce tableau qu\u2019en évoquant le souvenir de ce modèle de santé personnifié, qu\u2019en rendant hommage à cette vie pleine de santé qui caractérise la Canadienne.- .On se plaît à admirer, sur sa figure rayonnante de santé, ce cachet distinctif de grâce, de beauté naturelle, qu\u2019un climat si salubre ne peut contribuer qu\u2019à embellir et à prolonger.Grâce à cette bienveillante nature, le printemps de la Canadienne ne s\u2019enfuit pas en ne laissant que le souvenir d\u2019une beauté éphémère.Sa jeunesse ne se signale pas par l\u2019apparition d\u2019un automne prématuré ; au contraire elle vit longuement, conservant toujours la douce influence de notre climat, elle voit naître, s\u2019élever, grandir plusieurs générations successives, générations pleines d\u2019avenir et d\u2019espérance, elle les réchauffe de\u2018 ces sentiments de patriotisme, de culte pour la patrie, d\u2019attachement au pays; elles comprennent de la sorte la mission qui leur est dévolue, elles savent la remplir avec zèle et dévouement.Mais en dehors de ces attributions, n\u2019a- t-elle pas, dans ses relations de société, ce sentiment du beau qui la porte à donner le ton des bienséances ?En effet, son commerce polit les manières, elle est le vrai précepteur du bon goût ; aussi ces traits distinctifs, cette vivacité naturelle dans les relations de société, cet abandon touchant dans les épreuves nombreuses dont est semé le sentier de sa vie, ce caractère unique.de la Canadienne, je l\u2019attribue autant à l\u2019influence du climat, de cette nature exceptionnelle du Canada, qu\u2019aux qualités Lrillantes du sang français qui cireule dans ses veines.Ainsi l\u2019influence que le climat exerce sur la santé publique est bien rémarquable.Mais à part de cet agent de la salubrité publique, il existe une foule d\u2019autres questions qui ont rapport à cette science et qu\u2019elle est appelée à résoudre relativement au progrès social.L\u2019étude de l\u2019alimentation naturelle d\u2019une population exerce, comme vous savez, une influence sensible autant sur les mariages, les naissances et les décés, que sur le de- véloppement des épidémies selon le degré de disette ou d\u2019abondance des moissons.II est bien certain que nulle cause cst plus destructive de la population que Pinsuffi- sance des vivres, leur rareté, leur haut prix ; aussi a-t-on constatée,par des recherches statistiques, que les épidémies nées de la disette exercent leurs principaux ravages aux époques annuelles où les aliments sont les plus rares, les plus difficiles à se procurer, et pour la même raison, les maladies, qui, pour ua grand nombre d\u2019hommes, dépendent des conditions pénibles de la vie, sont les plus mal tiplices, les plus aggravées pendant ces époques mêmes.Le prix du grain, à dit un célèbre médecin hygiéniste, est le baromètre qui exprime le mieux, par ses fle- tuations, le rapport des aliments à la population.Toutes les fois que le prix du blé a augmenté, la mortalité est devenue plus forte et réciproquement- Eu Angleterre, on a presque toujours eut occasion de remarquer que l\u2019enchérissement des céréales -suffisait pour enfler considérablement le chiffre des décès dans les districts manufacturiers ; car, par une coïncidence fatale mais facile à comprendre, cn même tems que s\u2019éléve le prix du pain la plupart des travaux diminuent, et par suite le taux des salaires descend de sorte, que l\u2019ouvrier gagne donc a set pete tre pb \u201c - ui Le boa beets: une hausse d\u2019un sol, de deux sols, par pain, grève une famille d\u2019un lourd excédant de frais annuels ; pour y faire face, il faut que ses membres ou les chefs redoublent de labeur, prolongent la journée au dépens du repos de la nuit, d\u2019une plus grande déperdition de forces, qui rappellent les maladies ct augmentent les chances de la mortalité.La viande, sa plus ou moins grande consommation par les populations, contribue à développer l\u2019énergie, à accroître les forces et par conséquent à résis- \u201c ter aux fatigues du travail, suivant que cette denrée rentre plus ou moins dans le régime individuel.De plus, suivant la qualité de cet article de subsistance publique, les classes industrielles fourniront plus ou moins de décès.L\u2019ean se rattache au domaine de l\u2019hygiène; sa pénurie, son abondance, dans une ville quelconque, influe singulièrement sur la salubrité publique ; à ne la considérer que comme la Doisson la plus salubre, celle dont l\u2019usage est lc plus généralement répandue, elle mériterait de fixer notre attentioñh d\u2019une manière toute particulière si le tems me le permettait.Qu\u2019il me soit permis de faire une réflexion en passant ; de toutes les privations il n\u2019en est point que l\u2019homme et les animaux supportent plus difficilement que celle de d\u2019eau.Cette règle générale souffre peu d\u2019exception, et l\u2019on cite un très petit nombre de cas, où dans l\u2019état de santé l\u2019on ait pu résister, pendant longtems, au besoin impérieux de la soif, mais erdinairement il n\u2019en est pas ainsi, le sentiment de la soif est insupportable.Mais revenons; on ne peut trop insister sur l\u2019abondance, la pureté de cet objet de première nécessité.Les administrations publiques doivent en multiplier les - bienfaits en mettant l\u2019eau à la portée de tont le monde, en généralisant sa distribution par la modicité du prix d*abonnement.Les boissons fermentées, sous le rapport de l\u2019hygiène publique, sont aujourd\u2019hui des questions si vitales, si pleines d\u2019actualité, que je prendrai la liberté de faire quelques réflexions sur les suites qu\u2019entraînent les abus des liqueurs fortes.D\u2019abord, a doses modérecs, los liqueurs fermentées, tels que les vins généreux, la bière, le cidre, ne peuvent qu\u2019ètre utiles à la généralité des hommes ; ils détermi- minent une influenec salutaire sur la circulation, contribuent, en général, à donner plus d\u2019activité aux fonctions, suivant l\u2019appétit, le climat, le régime alimentaire d\u2019nn peuple; elles augmentent momentanément les forces du corps et de l\u2019imagination, et un état général de bien-être qui détermine une influence non équivoque sur la conservation de la santé.Mais toutes les boissons fermentées n\u2019ont pas toutes une action égale sur l\u2019homme: ainsi,celles qui contiennent en grande abondance le principe d\u2019action, l\u2019alecol, se- rônt suivies d\u2019effets sur l\u2019organisme beaucoup plus prompts, wivant la quantité de ce principe ; de sorte qu\u2019elles seront d\u2019autant plus vives que ces mêmes boissons contien- æent plus d\u2019alcool, aussi diffèrent-elles des précédentes boissonsen ce qu\u2019elles prodnisent à des doses peu élevées les effets les plus violents, elles donnent naissance à des aécès de fièvre ct deviennent alors un véritable poison dont les tristes conséquences viennent tôt ou tard à se déclarer.C\u2019est à l\u2019usage immodéré des liqueurs fortes, en un mot au vice de l\u2019ivrognerie que l\u2019on peut rapporter toutes ces calamités qui affectent le corps social ; ainsi, quoique l\u2019industrie exerce une influence nuisible sur la santé, le vice de l\u2019ivrognerie contribue encore bien plus à détériorer l\u2019organisme des artisans, à les Jeter dans un abime d\u2019abrutissement, en augmentant ainsi les chances d\u2019une mort prématurée.Ce fléau, un des plus généralement répandu, parmi les classes ouvrières, est une des nombreuses sources de la misère et de l\u2019indigence.Existe-t-il un exemple plus frappant de l\u2019effet fatal des liqueurs fortes que celui que nous présente le fait historique de l\u2019introduction des Européens en Canada.Consultez les historiens du Canada et de l\u2019Amérique entière, interrogez-les sur les causes qui ont contribué à amener la disparition de toutes ces peuplades sauvages disséminées jadis sur le vaste territoire de notre patrie.Hs nous apprennent que ces Sauvages, doués en général d\u2019àne volonté si-opiniâtre, si héroïque dans leurs combats, d\u2019une fermeté de caractère à supporter les plus grandes tortures, sans jamais laisser échapper la moindre expression de la douleur physique, ces mêmes Sauvages ne savaient nullement résister à l\u2019attrait des liqueursfortes, de cette 1i- queur de feu, comme ils l\u2019exprimaient eux-mêmes dans leur dialecte figuré !! Cette triste passion qui ne s\u2019accomplissait qu\u2019au prix des plus grandes sacrifices, et pour laquelle il prodiguait des produits de chasse, de riches pelleteries, mille fois plus précieuses, dans lc simple but de complaire à cette fatale inclination ; c\u2019est, en définitive, à l\u2019usage des boissons spiritteuses qu\u2019il faut attribuer j\u2019extinction de la presque totalité de la population indigène du continent américain.Ce fut le fléau qui couronna dignement l\u2019œuvre de destruction que la variole ou picotte naturelle avait déjà entamée.Ce fut ces deux fléaux coalisés qui firent plus pour leur destruction què toutes les armées combinées des Européens, en jetant le principe du désordre dans l\u2019organisation de ces Sauvages autrefois si robustes, si héroïques, qu\u2019ils faisaient l\u2019admiration des premiers voyageurs d\u2019alors.Et en efict leur forte constitution, la nature sobre ot frugale de leur existence étaient des garanties de la na- \u2018ture, dignes de défier cette rude existence physique qu\u2019ils avait à mener; ils bravaient l\u2019intempérie des saisons, ils parcouraient des distances incroyables, sans méme courir les dangers de nature a affecter leur santé.Ainsi ils sui- Vaient le cercle de leur vie, exempts dertonte ces infirmi- \u2014 Aa - L'AVENIR \u2014MARS, 1848.To ~ ol = = * « tés,de ces désordres nombreux qu\u2019engendrent es fines- tes suites de cette calamité.Cet heureux état ne put se perpétuer après l\u2019introduction de ce funeste présent de nos aïeux.Ces organisations jadis si robustes, si pleines de vigueur, furent précipitées du haut de cette nature en quelque sorte exceptionnelle, dans un abime d\u2019abrutissement, de misère, d\u2019ou ils ne purent jamais se relever.La fin au prochain.| i i I\u2019 AVENIR.| Laissons là ceux'qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.MONTRÉAL, MERCREDI 22 MARS, 1818.L'importance des nouvelles d\u2019Europe nous engage à publier une feuille extraordinaire.Nous espérons que nos lecteurs nous sauront gré de notre empressement à les mettre au courant des affaires.Peut-être, samedi prochain, pourrons-nous donner le détail des évènemens qui ont précédé la révolution.Révolution en France.Notre feuille extraordinaire de samedi venait à peine d\u2019être répandue quand de nouveaux détails, pas absolument complets, mais assez explicites pour nous faire voir dans cette aflaire, ont été transmis de New-York à La- prairie par la voic du télégraphe.Ces nouveaux détails nous donnent les cominencemens de la révolution et ln cause immédiate qui a mis le feu à cette mine préparée depuis si longtems.Les ennemis du peuple français crieront sans doute bien haut contre sa turbulence, son inconstance, etc., mais les faits sont là qui prouvent que le gouvernement de Louis-Philippe, par son administration inconstitutionnelle, doit se regarder comme le fauteur des troubles qui agitent ce malheureux pays.Si la constitution eût été libéralement en pratique ; si les réformes qui devenaient inévitables par les progrès du peuple dans la science du gouvernement constitutionnel eussent été sagement accordées ; si le ministère, au lieu de chercher un appui dans le système infâme de la corruption, eût travaillé à mériter la confiance et l\u2019estime du peuple, s\u2019il n\u2019eût pas souffert que l\u2019honneur national fût impunément insulté, surtout par une puissance odieusz au peuple français; si enfin il ne se fut pas servilement traîné de loin sur les pas de la diplomatie anglaise, Louis-Phi- lippe serait peut-être encore sur le trône ; il ne serait pas obligé d'aller mendier un asile chez une nation qu\u2019il a dernièrement jouée dans l\u2019affkire - des mariages espagnols.l'rançois ler, captif, disait : \u2018 tout est perdu hors l\u2019honneur.\u201d\u201d Louis-Philippe pourrait-il en dire antant\u2026\u2026 La corruption du gouvernement français en était rendue à ce point que, pour étouffer l\u2019opinion, on avait défendu non seulement les banquets publics ayant un but politique, mais jusqu\u2019aux diners particuliers des réformistes entr\u2019eux.Cette tyrannie sans exemple avait soulevé dernièrement, daus la Chambre des députés, les protestations les plus énergigues de la part de MM.Thiers et Odillon-Barrot, qui avertirent le gouvernement que sa conduite allait faire éclater une révolution que tous les réformistes appelaient de leurs vœux les plus ardens.Et cette menace des chefs de l\u2019opposition n\u2019a guères tardé à se réaliser.Lundi le 21 février, les chefs du parti de la réforme publièrent une espèce de manifeste invitant leurs partisans a un grand banquet du 12\u20ac arrondissement.L\u2019objet de ce banquet, suivant les termes du manifeste, était « Pexercice légal et paisible d\u2019un droit constitutionnel, le droit de fairo des assemblées politiques, sans lequel le gouvernement représentatif nest qu\u2019une dérision.\u201d Cette manifestation, qui devait se terminer par une procession monstre, était une protestation contre la doctrine des ministres qui prétendaient défendre ces assemblées.Le ministère défendit cette réunion comme il avait défendu les autres, mais il était trop tard.Plus de cent mille soldats environnaient Paris, on en fit venir une bonne partie pour maintenir l\u2019ordre.Mais, mardi dès le matin, les rucs furent envahies par la foule plutôt eurieu- se qu\u2019hostile.Elle encombrait toutes les avenues à la Chambre des députés, la place de la Madeleine, la place de la Concorde.Cette foule cherchait à pénétrer dans les Chambres où l\u2019opposition proposait un acte d\u2019accusation contre le ministère, conçu comme snit.- 1°.Pour avoir trahi l\u2019honneur et les intérêts de la France au dehors.- 2° .Pour avoir violé les principes de la constitution, les garanties de la liberté, ct attaqué les droits du peuple.3° .Pour avoir, par la corruption, travaillé à substituer les suggestions de l\u2019intérêt privé à la libfe expression de l\u2019opinion publique et avoir ainsi corrompu le.gouvernement représentatif.4° , Pour avoir trafiqué, pour des fins ministérielles, des emplois publics et des prérogatives et des privilèges du pouvoir.gran- ces de l\u2019état, et par là compromis les forces et la deur du royaume.6° .Pour avoir, par violence, dépouillé les citoyens d\u2019un droit inhérent à toute constitution libre et dont l\u2019exercice leur avait été garant par la charte, les lois et leg précédents.: 7° .Pour avoir enfin, par une politique ouvertement | contre-révolntionnaire, remis en question tout ce que le peuple avait conquis par deux révolutions, et pour avoir plongé le pays dans une profonde agitation.Cette accusation était signée par l\u2019opposition, le nom de M.Cdaillon Barrot en tête.C\u2019était sans doute afin d\u2019être témoins de la lutte que ; devait soulever cette proposition que la foule se portait vers les Chambres.Mais bientôt les troupes reçurent Pordre de disperser les masses et d\u2019abord s\u2019en acquittèrent, à quelques exceptions près, avec assez d\u2019humanité.Le peuple dispersé dans un quartier se réunissait dans un autre.I! brisa les croisées de l\u2019hôtel de M.Guizot, mais fut repoussé par les troupes.Enfin pour se protéger contre les charges de cavalerie, les réformistes commencèrent des barricades.Jusque là, il n\u2019y avait eu que peu de mul fait, et le sang n\u2019avait coulé que de quelques légères blessures.Mais un groupe d\u2019hommes en blouses passant vers dix heures du soir devant l\u2019hôtel de M.Guizot, un jeune homme s\u2019en détacha ct de sang-froid tua d\u2019un coup de pistolet l\u2019officier qui commandait les soldats chargés de défendre l\u2019hôtel\u2026 Aussitôt les soldats, sans en avoir reçu l\u2019ordre, tirrent sur la foule et tuèrent cing ou six personnes.La foule les mit sur-le-champ dans une charrette et s\u2019organisa en procession funèbre, et se dirigea, par le Boulevard des Capuei- nes, vers l\u2019atelier du National dont le rédacteur, M.Ma- rast, avait déja harangué les réformistes dans la journée.Le cortége funèbre hurlait la chanson \u201c Mourir pour la patrie.\u201d Et arrivée chez M.Marast, cette chanson se convertit en un cri terrible de \u201c Vengeance !\u201d M.Marast les harangna de nouveau.Ce futal évènement a probablement précipité les évènemens suivans.Toute la nuit du mardi au mercredi le peuple travailla aux barricades et pour les construire coupa tous les arbres des Boulevards, renversa tous les poteaux des réverbères et dépava les rues.En méme tems que les barricades se construisaient les troupes livraient assaut pour s\u2019en emparer, et- malgré que le peuple fât sans armes elles éprouvèrent partout une résistance opiniâtre.Mercredi matin le 23, In populace se mit sous Jes armes et construisit les barricades qu\u2019elle réussit à défendre contre les troupes dans les rues St-Denis, St-Martin, Rambutean, St-Sauveur, de Gravilliers ; et la garde, municipale fut repoussée de la rue Montorgueil par le peuple.30,000 hommes de troupes gardaient les avenues de la place.Gérard.Les conseil des ministres et les officiers du gouvernement se sont réfugiés au château.A trois heures P.M.la Chæmbre des Députés étant assemblée, et M.Guizot arrivé, M.Vavin, député du !1e arrondissement de Paris, demande des explications à M.Guizot sur les derniers évènemens \u2014M.Cuizot répond que le roi a mandé M.le comte Moié qui a reçu pouvoir de former un ministère.De longs applaudissemens accueillent cette annonce.M.O.Barrot se lève et demande à ajourner sa proposition d\u2019acensation contre le ministère.Des cris de oui, oui, non, non, se font entendre de toutes parts.i M.Dupont de l\u2019Eure soutient qu\u2019il faut ajourner la proposition parceque le ministère qui ne tient le pouvoir que temporairement ne peut s\u2019occuper à la fois de- rétablir l\u2019ordre ct de la sûreté de ses membres.M.Gnizot est prêt à tout.La Chambre ne doit pas suspendre ses délibérations.° La question étant mise aux voix, environ cent membres de l\u2019opposition soutiennent l\u2019ajournement ; tout: le parti ministériel vote contre.Et la Chambre se lève daps une grande agitation.- Aussitôt la résignation du ministère connue, la plus grande allégresse règne de tous côtés et le combat finit.Jusqu'ici les détails que nous avons sont assez précis ç mais tout lc reste est dans une confusion qui ne nous permet guères de donner de longs renseignemens avec quelque apparence de certitude.Nous tâcherons cependant de prendre ce qu\u2019il y a de plus vraisemblable dans toute cette narration.Nous ignorons les détails de ce qui s\u2019est passé dans la nuit de mercredi à jeudi le 24.Mais nous Voyons par une proclamation de M.le général Lamoricière qu\u2019il est nominé commandant de la garde nationale par le nouveau cabinet.Ce nouveau \u2018cabinet avait été apparemment formé sous le pouvoir royal.Les membres qui en fe- saient alors partie étaient MM.Thiers, O.Barrot, Duver- gier de Hauranhe et Lamoricière.Cette proclamation était sortie à midi.A une heure, la chambre des députés s\u2019assemble ; M.Sauzet, président, est au fauteuil.Le comte.de Paris et sa mère la duchesse entrent à la chambre qui est en même tems envahie par la multitude qui y pénètre de force.M.Dupin se lève et annonce que le Roi a abdiqué en faveur de son petit-fils le Comte de Paris et qu\u2019il a conféré la régence à la Duchesse d\u2019Orléans sa mère.Une voix des galeries s\u2019écrie: \u201cIt est trop tard.\u201d La plus grande confusion règne dans la chambre.MM.Crémieux et Odillon-Barrot sceprononcent ouvertement pour la régence de la duchesse d\u2019Orléans.Le dernier surtout, fesant partie du nouveau ministère formé par le roi, occupait le poste de ministre de l\u2019intérieur: et comme tel venait de publier une proclamation qui 5° , Pour avoir, dans le mème but, dilapidé les finan- annonçait l\u2019abdication du roi et la régence.\u2019 + MM.De Genounde et Laroehejaquelin, au contraire, se prononcent pour un appel au peuple.MM.Lamartine et Ledru-Rollin insistent sur la nécessité de former un gouvernement provisoire.M.Sauzet en voyant ce désordre déclare la séance terminée.Les membres conservateurs et les officiers municipaux entourent la famille royale et, sortant avec elle, laissent l\u2019opposition maîtresse de la Chambre.Alors la foule envahit tout et porte M.Dupont de l\u2019Eurc au fauteuil.Et les membres du gouvernement provisoire sont proclamés Ce sont MM.Garnier-Pagès, Ara- go, Marie, Ledru-Rollin, Lamartine, Crémieux.La foule accucille ces noms aux cris de vire le république.Et la Chambre s\u2019ajourne à l\u2019hôtel-de-ville pour installer le gouvernement provisoire, C\u2019est sans doute alors que le roi et sa famille se retirent à Neuilly, et que le peuple s\u2019empare et saccage le Palais-Royal et les Tuileries.Quelques relations disent que, dans le combat pour s\u2019emparer des châteaux, il est mort cutre ciny ct huit cent personnes.La chose n\u2019a rien de certain.Mais ce qui n\u2019est pas douteux c\u2019est que le peuple, après avoir brûlé tous les meubles et les orne- mens.de ces deux chateaux, promena le trône dans les rues ct le brûla pabliquement.Comment se passa cette nuit de jeudi à vendredi 25 février, nous Pignorons.Mais une prociamation de jeudi 24, signée Dupont, La- martine, Ledra-Rollin, Crémicux, Marie, Arago, au nom du peuple souverain, nous apprend que le gouvernement provisoire est constitré comme suit: Frédéric Arago, Louis Blanc, Marie.Lamartine, Flocon, Ledru- Rollin, Recur, Marast, Albert.Cette proclamation recommande au peuple de ne pas se désarmer, et aux boulangers de tenir leurs boutiques ouvertes.Une autre proclamation de même date ct signée des mêmes noms, au nom du peuple français, interdit la réunion de la ci- devant}Chambre des Pairs.Vendredi à neuf heures du matin, la république est proclamée par le gouvernemént provisoire.Le roi et su famille se transportent à Eu.Le gouvernement provisoire est confirmé at les MAT, suivans sont nommés Ininistres, CE Dupont de \u2019Eure, président, Lamartine, affaires étrangères, Arago, marine, Ledru-Rollin, intérieur, Marie, travaux publics, Carnot, instruction, Bethmont, commerce, Lamoricière, guerrc, Garnier-Pagès, maire de Puris, Cavaignue, gouverneur d\u2019Alger, De Courtrais, commandaut de la garde nationale.L'ordre est à peu près rétabli.Mais les rues sont encore barricadées, ct la populace se dispose à attaquer le donjon de Vincennes.Les journaux awglais annoncent que le Prince Louis Napoléon est parti pour Paris » symedi le 20.A ee Vaisseaux en chargement.\u201c «1 Liverpool pour Montréal \u2014Montezuma, sir Richard Jackson, Anne, Britannia, Sarah, Rory O\u2019More, Paragon, Mahaica, Charles Jones, Montréal, Syrophenician, Bello- na, Mundane.Pour Quélec.Hope.Fatima, Jones, Mersey ct Montréal.- Londres.Astora pour Québec; St-Andrew, Great Britain, John Bull, Pearl, et Donglass, pour Montréal.Stadacona, Charles Clyde.Torrance, Albion, Caledonia, pour Montréal; |.Canada ct Cherokee pour Québec et Montréal, T1 est grand bruit, à Montréal, de la nomination d\u2019un député-adjudant-général pour le Bas-Canada en remplacement du colonel Taché.ont le monde s\u2019accorde à dire et avec raison que cette place doit être donnée à un Canadien-Français.C\u2019est une justice que la présente administration ne refusera certainement pas à notré population.Cette place est des plus importantes et doit échoir à une personne bien qualifiée sous le rapport de la capucité et du mérite et qui puisse se recommander par des antécédens honorables.Nous avons entendu men- tioner le nom du colonel de Salaberry comme devant remplir cette place honorable.Avec toute la considération que nous avons pour cet homme, nous croyons que cette place ne flui appartient pas et qu\u2019il n\u2019est nuile- ment qualifié pour la remplir, à moins qu\u2019on ne soit d\u2019avis qu\u2019il suffise, pour être à la tête d\u2019un département militaire, d\u2019avoir un beau physique et d\u2019être ce que l\u2019on appelle un bel homme ; si c\u2019est là un titre suffisant pour parvenir à ce haut grade, personne ne le lui contestera.Mais s\u2019il faut d\u2019autres titres que ceux-là nous sommes bien en pcine de savoir où les prendre.Car, pour les talents et la capacité, nous ne lui en connaissons nullement.Quant au mérite, nous ne lui en connaissons pas d\u2019autre en politique celui qu\u2019il a acquisfque éelui qu\u2019il a lors de sa fameuse élection au comté de Rouveile.Mais nous croyons que administration uétuelle ne sera nullement disposée à récompenser un pareil genre de mérite et qu\u2019elle aimera mieux conférer la place de député-adjndant-général a quelque personne qui joindra, à la capacité et aux talents requis pour la remplir, le mérite d\u2019avoir marché constamment sous le drapeau de la réforme, que de la donner a des gens qui n\u2019ont jamais été attachés au parti libéral et qui ne se t'ouvent aujourd\u2019hui dans nos rangs que parce qu\u2019ils a L\u2019AVENIR \u2014MARS, 1848.n\u2019ont plus d\u2019intérêt àstivreun partit opposé ét pour ainsi dire parce qu\u2019ils ne peuvent plus faire autrement.Depuis que ces lignes sont écrites nous avons reçu une correspondance sur le même sujet que nous pulilions lus bas.Le plus bas Fa La Gazette de Montréal, dans son niméro dn 15 courant, contient un tout petit article contre les Hon.L.H.Lafontaine et Aylwin, qui dénote, soit beaucoup de mauvaise foi de la part de son rédacteur, soit beaucoup d\u2019ignorance chez lui, mais dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, une partialité, qui va jusqu\u2019à désirer une illégalité, pour faire prédominer la British practice ; c\u2019est de la loyauté ! Nest-clle pas risible et ridicule, leeteurs, la loyauté d\u2019un British subject, d\u2019un British Editor qui, dans son enthousiasme, voudrait que nos représentans fussent les premiers à violer les lois positives qui nous régissent, qu\u2019ils ont cux-mémes faites, et cela pour faire prédominer la pratigac anglaise ?La Gazette reproche à M.Lafontaine d\u2019avoir attendu jusqu\u2019à la dernière heure pour choisir entre Terrebonne et Montréal, et dit qu\u2019enfin il s\u2019est décidé pour cette dernière place.C\u2019est sans doute, dit la Gazette, encore de la British practice.En Angleterre, continue-t-elle, il est d\u2019usage qu\u2019un membre, quia reeu l\u2019honneur d'un double mandat, fasse son choix, en prétant son serment d\u2019allégeance ; c\u2019est une politique de bon ton envers les électeurs de leur dire immédiatement quel mandat il prétend conserver.M.Aylwin a peur ainsi dire eu des yeux de \u201c lynæ\u201d\u201d pour voir que le siége d\u2019Oxford n\u2019était pas bien rempli, d\u2019après les livres de poll, et il a été * taupe\u2019 pour ne pas voir que soit Montréal soit T'erre- bonne n\u2019avait pas de représentant.Eh bien ! voyez, M.le Rédacteur de la Gazette, l\u2019acte 7e Victoria chap.65, section IX, et vons trouverez qu\u2019aucun membre ne pourra résigner ni rendre son siége vacant avant l'expiration des quinze premiers Jours de lu session qui suit son élection.S\u2019il ne pout le rendre vacant il ne peut pas choisir l\u2019un ou l\u2019autre lorsqu\u2019il est élu pour deux comtés.Toutes les injures de la Gazette et sa pratique anglaise apportée si mal a propos tombent devant ce texte fermel de notre loi, et son ignorance brille dans tout son éclat.LES AMÉRICAINS PEINTS PAR EUX-MEMES.\u2014Le New- York Herald termine ainsi sa notice biographique sur J.Q.Adams:-\u2014\u2018 M.Adams en toute circonstance, nous croyons, s\u2019est montré franc, pur ct sans tache, et d\u2019un cœur aussi candide que celui d\u2019un enfant ou d\u2019un ange.Lorsque son âme s\u2019envola de la Chambre des représentants à Washington, ce fut comme le passage d\u2019un esprit divin sortant d\u2019un antre de filous, de brigands et de voleurs pour cntrer dans les régions célestes, parmi les plus purs esprits de l\u2019éternité.Quelle heureuse transition! Quel glorieux passage !\u201d Chambre d\u2019Assemblée.VENDREDI 17 inars.Plusieurs Pétitions sont lues et référées et entr\u2019autres une du Dr.Arnoldi et autres, demandant, que l\u2019école de médecine de Montréal soit mise sur le même pied que le college McGill et qu\u2019elle reçoive une aide pécuniaire.Un comité pour l'élection contestée dé Stormont est nommé, se composant de MM.Bell, Taché, Thompson, Boulton, (Norfolk), Jobin, Hall, Duchesnay, Morrison, Bouthillier, Drummond et McDonald de Kingston.Un autre comité est aussi choisi pour l\u2019élection contestée de Cornwall, composé de MM.Dumas, Egan, Mongenais, McConnell, Dmmmond, Sauvageau, Stevenson, Duchesnay, Marquis, Richards et Chauveau.L\u2019Hon.M.Boulton remet un message de Son Excellence le gouverneur-général, recommandant à la Chambre d\u2019avancer la somme de £125,000 pour rencontrer les dépenses du service des travaux publics, et la somme de £140,000pour les dépenses du gouvernement de la province à compter du 1er janvier au 31 décembre de l\u2019année courante, desquelles deux sommes il sera rendu compte à la prochaine session.Ce message était accompagné du rapport de l\u2019inspecteur-général.Le bill de M.Cameron pour ne pas exiger, dans certains cas, de note (memorandum) par écrit, est lu une seconde fois.Le bill de M.Chauveau, pour incorporer l\u2019Institut- Canadien de Québec, est aussi lu.SAMEDI 18 mars, 5 Pétitions sont présentées._*- Les Bills suivants passent à leur dernière lecture.Pour incorporer le Toronto Athenœum.Pour incorporer la Compagnie d\u2019Assurance sur la vie du Canada.Pour incorporer l\u2019Institut-Canadien de Québec.| Pour rendre exécutoires certains jugements de la ci- devant cour du bane du roi dans le Bas-Canada.Pour continuer ct amender l\u2019acte réglant l\u2019inspection de la-fleur et de la farine ct pour régler l\u2019inspection de la farine d\u2019avoine.Le comité de l\u2019élection contestée d'Oxford fait rapport que le pétitionnaire n\u2019a pas prouvé les altégués de sa requête ct que la qualification de M.Tlincks était entièrement conforme à la loi | sans organe, pour exprimer la volonté du pays.a VL Luxp1 20 mars.L\u2019orateur met devant la Chambre les états des affai~ res des différentes Banques et Compagnies d\u2019A ssurances- incorporées, et de l\u2019Institut Mécanique de Montréal.Un grand nombre de pétitions sont lues.Les Bills suivants passent à leur dernière lecture.Pour amender l\u2019acte d\u2019incorporation de Dundas.Pour incorporer la Compagnie du Télégraphe de l\u2019ouest.Pour incorporer la Compagnie de manafactures de- Londres, H.c.Bill relativement aux chaussées de moulins sur la rivière Moira.Montréal, à une division de 43 contre 11.Bill pour incorporer la Compagnie du (az de Toronto, .M, Drummond proposa ensuite que des subsides fussent accordés à Sa Majesté.M.Christie fit motion cn amendement, que les solliciteurs-généraux de la province ne forment pas partie du conseil exécutif.bats eurent lieu sur ces propositions, auquels prirent part MM.-Drammond, Boulton, (Norfolk), Sherwood Toronto), Gugy, Papineau, Chauvean, Nelson, Cauchon, Holmes et plusieurs autres.L\u2019amendement ayant été retiré, la Chambre se forma en comité général et les: résolutions proposées par M.Drummond passèrent, le rapport devant en être fait à la Chambre demain pour le vote de concours.Llacte de M.Holmes, pour continuer- certaines lois expirantes à la fin de cette session, fut ensuite lu et adopté.CORRESPONDANCE.M.le Directeur, Vous avez une noble mission à remplir à laquelle vous me ferez pas défaut.C\u2019estcelle de préparer l\u2019avenir du Canada en signalant les abus et suggérant les réformes | nécessaires.Longtemps nous avons été, pour ainsi dire, Longtemps on a tenté d\u2019étouffer l\u2019expression de l\u2019opinion publique.Longtemps on n\u2019a cherché qu\u2019à faire prévaloir la volonté tyrannique des oppresseurs.Ces jours-la, it faut l\u2019espérer, ne reviendront plus.Mais aujourd\u2019hui tout homme est appelé,au moyen de la liberté de la presse; ce palladium des droits du peuple, à examiner et à critiquer les actes du pouvoir, et à consolider le règne inébranlable de la raison et de la justice ; maintenant que le pays possède un ministère fort et puissant; maintenant que la faction ennemie de la réforme ct du progrès est anéantie par le triomphe de la lutte ferme, constante et généreuse du parti libéral, on voit une certaine classe: d'hommes qui ont toujours été opposés à la réforme s\u2019intriguer auprès des élus du peuple pour capter leur faveur; ; afin d\u2019accaparer, comme par le passé, le monopole des: jemplois lucratifs ct honorifiques.Il est grandement temps que justice soit faite au parti libéraly si l\u2019on ne | veut pas jeter le découragement et semer les germes de l\u2019insouciance la plus apathique chez ceux qui ont constamment lutté pour l\u2019obtention de leurs droits.On parle: déjà de plusieurs nominutions à des postes importants.On cite des noms qui, bien loin d\u2019avoir travaillé à Ia réforme, ont prêté, aux jours mauvais, tous leurs efforts ct leur influence à nos ennemis pour opérer plus vite notre- anéantissement.Ces gens-là devraient être les dermers à briguer des récompenses de la part du ministère réfor- imiste.Il est une place bien importante dans le Bas-Ca- nada qu\u2019il faudrait donner à des hommes qui ont bien.mérité de la patrie dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.C\u2019est celle d\u2019adjudant-général des milices.Il ne manque certainement pas d\u2019hommes qualifiés à remplir cette charge, à part de l\u2019individu mentionné dans une correspondance de la Minerve de jeudi dernier.Si le ministère commence par froisser les-senti- ments de ceux qui l\u2019ont mis au pouvoir par des nomina- toins si impopulaires, il peut s\u2019attendre à un mécontenté- ment général.Le ministère est assez fort de l\u2019appui du pays en masse, saus chercher d\u2019autres appuis dans certaines classes aristocratiques qui, dans nos temps de malheur et de proscription, ont montré ce dont elles sont capables.Ln publiant ces remarques, vous exprimerez, messieurs de l\u2019Avenir, l\u2019opinion indépendante du Montréal, 17 mars, 1848.PrurLE.M.le Directeur, Au sein de cette foule de consérits écrivains je ne- | vois,pour les encourager ou les aider,aucune des galantes-' rcompagnes qui ont coutune de charmer, de la voix ef dea: yeux, la jeunesse dorée.de Montréal\u2014mible émute de- Mme Emile de Girardin ou de Mme Tastu, ou encore de- Mme Dudeflunt, femme au cœur d\u2019homme, cachant sons- le nom de George Sand de mâles inspirations, nen, je- n\u2019en vois pas une, pas une seule ! Confiante dans l\u2019esprit de prévenance exquise qui caractérise les procédés des jeunes messieurs de l\u2019Institut envers les dames, témoin, chaque lccture,de l\u2019intérêt porté.au sexe qui, s\u2019il est la plus belle moitié du genre humain, n\u2019en est pas, je pense, la moins ingrate, j'ai osé, sous le- voile anonyme, confiante encore une fois qu\u2019on ne le déchirera point, j'ai osé briser le silence trop obstiné de mes amics.J\u2019attends, de votre part, un coin obseur de vos colonnes, pour y déposer fleurs et colifichets de la femme du monde, idées ct poésie de la femme de cœur.Bill pour régler l\u2019inspection du beurre à Québec et à- De longs dé re EEE Se Si ma demande n°est pas téméraire, si vous me réservez un simple carré de ce jardin littéraire que vous alignez, semez, remuez avec tant de goût, je vous pric de respecter mon inviolabilité anonyme.Comme toutes les femmes j'ai mes petits caprices ; je vous avertis, je tiens beaucoup à ma manière de dire et je vous prie de nouveau de respecter ce petit amour-propre-là.Assez faible, du reste, du côté de l\u2019orthographe et peu rassurée sur mon français, je- désire que vots regardicz mes essais avec les lunettes bienveillantes d\u2019un ami.Cette présentation ou, si l\u2019aimez mieux comme on dit chez nous, cette introduetion) doit vous suffire, nous voilà en accointance, et preuve que je ne déroge en aucune façon aux habitudes de la gent fennnine, c\u2019est moi qui vais entamer la conversation.Or, M.le directeur, après avoir suivi à la lettre toutes les recommandations, d\u2019ailleurs fort sages, du malin juge dectureur M.Mondelet, quand ma soupe a fait son premier et son dernier bouillon, ma cuisine en ordre et mon train fini ; quand le soir, grâce aux trop complaisants messieurs de PInstitut, je prends siége au milieu de cette cohorte fashionable de jolis minois, gais visages, fleurissant sous les gerbes de guirlande, quand je lis surtout votre Avenir, j'entends partout, je Lis ct je relis toujours force prévenances, maints appels à la présence des dames, mille com- \u2018pliments qui semblent être le texte favori de MM.les lec- tureurs.En fait d\u2019éloges, pourtant, il faut se résigner, et je le fais de la meilleure grâce.M.O'Reilly, l\u2019apôtre de la nationalité française dans 1es townships de l\u2019Est, a renchéri sur ses devanciers, si J'en crois voire rapporteur.Qu'elle est belle, d\u2019après l\u2019aveu du noble prêtre, la Canadienne, donnant du pain et un lit, .prodiguant les soins et la maternelle sollicitude au pau- vrc orphelin irlandais.Je reconnais Josephte à ces traits d\u2019élan.Nous femmes que l\u2019on se plait a peindre si charitables, remplies de patriotisme et de #®le, ne devrions-nous pas mettre le comble à une réputation déjà si haut montée \u201cen formant, a Pexemple de la jeuncsse canadienne, entre nous, unc association reposant sur les mémes principes ?Reines de nos salons, sylphides de la valse, prétez-nous votre éclat et votre nom, donnez la volée an mouvement régénérateur ! Si vous accucillez, M.le directeur, ces lignes écrites à la négligée, je vous enverrai, destinée à votre prochain muméro, une correspondance, où je développerai Pidée que Je viens d\u2019émettre, revêtue d\u2019un plus riche costume.TACINTA.Nous publions avec le plus grand plaisir une corres- /pondance signée \u201cIancinta,\u201d et nous n\u2019hésitons pas à - nons cépartir, en faveur de notre corre spondante, de la règle que nous suivons de ne publier aucune correspondance, sans avoir le nom de la personne qui nous adresse ; \u201cnous voulons respecter le petit caprice de notre correspondante, comme elle veut bien l\u2019appeler, et de plus nous l\u2019invitors à continuer de nous envoyer ses produc- - tions ; nous serons fiers d\u2019en parer notre journal.Industrie Canadienne.M.le Directeur, Permettez-moi de recommander au public, par l\u2019entre- \u201cmise de votre excellent journal, une industrie encore nouvelle dans ce pays et qui est destinée a fournir une -occupation lucrative a un bor membre d\u2019ouvriers.Ayant eu occasion d\u2019aller hier, pour quelques travaux, chez M.Dauphin, sculpteur en bois distingué, qui demeure dans la rue St-Denis près de l\u2019Evêché, je visitai l\u2019atelier de cet artiste, je fus étonné de la variété des ornements de sculpture et d\u2019architecture qui y sont aceu- mulés.Au moyen d\u2019une composition de carton-pierre à dui seul connue, M.Dauphin peut livrer toutes espèces -d\u2019ornements pour magasins, maisons privées, églises, etc, au moins au quart du prix que coûteraient les même ornements s\u2019ils étaient seulptés en bois.Ces ornements font un effet admirable et peuvent s\u2019adapter à une foule d\u2019objets divers.J\u2019ai encore remarqué un magnifique \u201cChzäst de G pieds de haut environ, destiné à une église -du pays; il représente notre Seigneur en croix peu de temps après qu\u2019il est expiré, Llattitude du corps est parfaite.C\u2019est bien la position d\u2019un cadavre dont les muscles ont perdu toute élasticité et que son poids entraîne.L'expression de la figure nc manque pas non plus de poésie.Il serait à désirer, M.le directeur, que -des artistes comme M.Dauphin fussent mieux connus, car en même temps que le public pourrait profiter de leurs travaux, ils exciteraient l\u2019émulation parmi nos Jeunes gens qui, eux aussi dans leur spécialité, pourraient devenir un honneur pour le pays.Je suis, M.le Directeur, UN AMATEUR.P.S.Dai oublié de dire que M.D.fait des cadres - dorés et ornés qui ne le cèdent en rien aux plus riches cadres qu\u2019on importe d\u2019Europe.M.le Directeur, -Jéprouve beaucoup de plaisir à assister aux lectures publiques qui sont données devant l\u2019Institut-Canadien ; mais je regrette d\u2019y voir une chose, c\u2019est que lorsque le président de cette grande institution prend la parole, il ne parle pas français.Je lui conseillerais d\u2019apprendre au moins les premières règles de la grammaire, ct, en attendant qu\u2019il les sache, d\u2019avoir la complaisance de ne rien dire dans ces occasions solennclles.BAPTISTE.\u201422- L\u2019AVENIR.\u2014MARS, 1848.Aux Correspondants, etc.Nous avons reçu la lettre de JUSTICE, mais nous ne pouvons la publier parce qu\u2019il ne nous a pas fait connaître son nom.Il est cucore tems s'il le juge à propos.Nous devons lui faire remarquer aussi que la personne, .à qui il a adressé sa correspondance, n\u2019a rien a faire, L.S.recevra une réponse.P.GENDRON, IMPRIMEUR, No.24, Rue St-Vincent, \u2014Montreal.; ; : fai ir, E kes plus sincères remerciments à ses amis et : avec le jonrnal et qu\u2019elle nous prie de lc lui faire savoir, | OFFRE ses plus sincères remerciments a ses anus ct an ; public pour l\u2019epcouragement qu\u2019il en a reçu, depuis qu\u2019il A.G.Laprairic.Il n\u2019y a pas eu d'interruption dans & OUVert soit ATELIER TYPOGRAPHIQUE, ct prend la liber- ; ; : nie.té ; iter dè nouve l\u2019envoi du journal, d\u2019où nous concluons que l\u2019adminis- : té de solliciter de n ML tent au sell :cera de mériter par le soin qu\u2019il apportera a Pexécution ; des ouvrages qui lui seront confiés.tration postale du Canada est unc admirable chose.A Louer, Une MAISON de pierre a deux étages, située sur la | rue St-Louis, No.25, communément appelée les Sept Galeries.Auss,\u2014Une autre MAISON de bois, située dans le faubourg St-Laurent, à l\u2019encoignure du marché du dit faubourg et de la rue St-Dominique.; Possession au premier de mai prochain.S\u2019adresser à PAUL JOS.LACROIX, Montréal, 15 mars.Cours de Langue Française EN 60 LEÇONS.Le Soussigné a l\u2019honneur d'informer les fumilles Canadiennes, les Dames et Messieurs de cette cité et des environs qu\u2019il commencera, DEMAIN, un cours suivi et raisonné sur l\u2019art difficile d\u2019écrire la langue française grammaticalement ; il se flatte de pouvoir donner ce nouveau mode d\u2019enseignement en SOIXANTE LECONS.Il ose compter beaucoup sur le patronage de tous les amis de l\u2019éducation.Des certificats et spécimens attestant en faveur des succès qu\u2019il a obtenus jusqu\u2019à ce jour seront produits à quiconque les désirera voir.Pour plus amples informations, s\u2019adresser au Soussigné, à l\u2019Hôtel de Québce, où il se trouvera chaque jour depuis 9 heures A.M.jusqu\u2019à 7 heures P.M.M.L.donnera son cours à domicile, aux dames et aux Demoiselles qui voudront bien l\u2019honorer de leur confiance; UNE HEURE de séance par jour.Quant aux Messieurs, ils suivront le Cours à HOTEL DE QUEBEC.CHS.II.LASSISERAYE.Montréal, 30 nov.1447.~~ LORIENT, VOYAGE En Ecypre, EN ARABIE, EX TERRE-SAINT = £, EN TUrQUIE ET EN GRECE.PAR M.LÉON GINGRAS, Prêtre, Membre du Séminaire de Québec.CET ouvrage en deux volumes in-octavo, formant plus de 1000 pages, est maintenant prêt et sera livré immédiatement aux souscripteurs, à domicile, Ceux de la campagne sont priés de préparer le montant de leurs souscriptions ; l\u2019ouvrage leur sera transmis ou ils pourront se le procurer de suite en s\u2019adressant à M.G.N.GossELIN, agent pour Montréal, N° .96.rue St.Urbain, ou à l\u2019E- vêché.Les personnes qui n\u2019y ont pas souscrit pourront s\u2019en procurer en s\u2019udressant de suite a MM.Fasre et Cic, vu qu\u2019il n\u2019en n\u2019a été frappé, qu\u2019un très petit nombre d\u2019exemplaires, au-delà de ceux qui ont été retenue d\u2019avance Montréal, 9 Octobre, 1847.nt SALSEPAREILLE ! 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