L'avenir, 22 septembre 1847, mercredi 22 septembre 1847
[" AVENIR JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTERETS POPULAIRES.VOL.1.MONTREAL, MERCREDI 22 SEPTEMBRE 1847.N.16 DON CESAR DE BAZAN.DRAME EN CINQ ACTES MELE DE CHANT.PAR MM.DUMANGIR & DENNERY.PERSONNAGES.CHARLES II, roi d\u2019Espagne.MARITANA,chanteuse des rues.DON CESAR DE BAZAN, LAZARILLE.DON JOSE DE SANTAREM.\u201c Un Capitaine, LE MARQUIS DE MONTEFIOR, Un Batelier.LA MARQUISE DE MONTEFIOR, Un Juge.ACTE CINQUIEME.Un oratoire.Deux portes latérales ; une fenêtre.Au fond, une madone, Une lampe suspendue éclaire la scène.SCÈNE PREMIÈRE.MARITANA, seule.Mon Dieu! comme il tarde a revenir!.Il y a près de trois heures qu\u2019il est parti.et, puisque la reine est à sa résidence d\u2019Aranjuez, il devrait déjà l\u2019avoir vue, avoir imploré son aide.il devrait être de retour près de moi, qu\u2019il sait seule ici, abandonnée et tremblante !.Allons, tachons de nous calmer.nul danger ne me menace et le ciel me protége.Oh! oui, il veille sur moi.puisqu\u2019il a permis que don César vînt assez tôt pour dé- Jouer le piége qu\u2019on m'avait tendu.Qu\u2019entends-je ?.(Allant à la fenêtre.) À travers cette obscurité, je distingue à peine.Un homme enveloppé d\u2019un manteau!.Tui, sans doute !.SCENE II.MARITANA, LAZARILLE.LAZARILLE, Qvec effroi.Madame !.le voilà !.c\u2019est nit.MARITANA.Oui, lui, don César.LAZARILLE.Non, madame, non, c\u2019est le roi ! MARITANA.Le roi !.miséricorde !.: Ne me quitte pas!.LAZARILLE.S\u2019il m\u2019ordonne de sortir ?MARITANA.Ne me quitte pas ! LAZARILLE.Mais c\u2019est le roi, madame !.MARITANA.Oui, le roi, a qui tout obéit.Mon Dieu, vous n\u2019avez donc pas pitié de moi !.mon Dieu, vous voulez donc que je succombe !.- LAZARILLE.Il monte !.ilarrive!.MARITANA.Et tu vas me quitter ?.(Lazarille baisse la tête.) Eh bien !.une arme, du moins ! .Elle lui prend son poignard.LAZARILLE, effrayé.Eh quoi !.vous oserez la tourner.contre lui?.MARITANA.Non, contre moi.car s\u2019il est sans pitié.je ne me défendrai pas.je me tuerai ?SCENE III.Les Memes, LE ROL LE ROL, entrant, bas à Lazarille.Cet étranger, que j'ai laissé ici L .: LAZARILLE.Est parti presque aussitôt.LE ROI.Qui était-il 2.que venait-il faire dans cette maison ?; LAZARILLE.Chercher un refuge contre des alguazils qui le poursuiväient.MARITANA, à part, Que peut-il lui dire ?LE ROI, haut.Maintenant laisse-nous.(Lazarille regarde Maritanu et hésite.) Eh bien?MARITANA.Obéissez à votre maître.au mien.cutez les ordres.de sa majesté Charles II.LE ROI.Que dit-elle?.(Lazarille sort.) Qui donc a .exé- \u2018osé me trahir?.MARITANA, Ovec amertume.Celui qui vous à trahi, sire, je vais vous le faire connaître.LE Roi.Parlez! MARITANA.Celui qui vous a trahi, c\u2019est l\u2019homme qui vous à conseillé une perfidie et un mensonge indignes d\u2019un roi ! Le ror.Madame! MARITANA.C\u2019est l\u2019hômme qui s\u2019est joué du serment le plus saint, des liens les plus sacrés, et qui m\u2019a dit, à moi: Maritana, voici votre époux, voici le comte de Bazan! LE Ror.Eh bien, puisqu\u2019on vous a révélé mon rang et.mon titre, je veux que vous sachiez la vérité tout entière !.je le veux.car cette contrainte était un supplice, ce mensonge révoltait ma fierté, je rougissais de honte sous ce masque d\u2019imposture !.Oui, je suis le roi.mais non plus ce roi timide et faible, qui laisse le pouvoir aux mains d\u2019un ministre, et qui tremble devant une femme.Mon pouvoir, je l\u2019emploierai pour briser qui- congue voudrait t\u2019arracher de mes bras ! MARITANA.Grand Dieu ! LE ROI.Car, depuis que je te connais, Maritana, j'ai senti naître en moi une volonté impérieuse et forte, grande et indomptable, comme l\u2019amour que tu m\u2019inspires.et j'ai juré que tu serais à moi ! MARITANA, s\u2019éloignant.Oh ! laissez-moi ! .laissez- moi, je vous en conjure !.LE RoI.Maritana, je t'aime !.et c\u2019est la première fois que ce feu dévorant brûle mon âme.c\u2019est la première'fois qu\u2019une parole d\u2019amour s\u2019échappe de mes lèvres ! MARITANA.Sire, vous aurez compassion de moi.Vous me laisserez seule ici.Oh ! je vous bénirai.si Vous consentez a partir !.LE ROI Partir, quand je te vois sans témoins, quand je te parle sans contrainte !.quand il est venu, enfin, ce jour que j\u2019appelais de tous mes vœux ! MARITANA.Oh! vous entendrez ma voix, vous aurez pitié de mes pleurs!.~ LE RO1.Un délire comme le mien ne se calme pas avec une parole.un feu comme celui qui me dévore ne s\u2019éteint pas avec une larme!.MARITANA.Arrêtez, sire ! (Montrant lé poignard.) Un + pas de plus, et vous m\u2019aurez tuée !.\u2026 LE ROI, s\u2019arrétant.Mais c\u2019est donc de l\u2019horreur que je vous inspire ?MARITANA.Non !.je ne vous hais pas, sire, mais j\u2019appartiens a un autre.LE ROI.Que dites-vous ?MARITANA.Un autre, pour qui je saurai me garder chaste et pure.qui doit me retrouver digne de lui, ou me retrouver morte ! ; LE Rol Mais quel est-il donc, cet homme ? Cac 82 MARITANA.Cet homme, c\u2019est mon mari, sire.Clest don César de Bazan.LE Roi, allant à elle.Mais don César de Bazan est mort !.\u201c DON CESAR, entrant.Pas encore, sire ! .puisque votre majesté a daigné lui faire grâce ! SCÈNE IV.LE ROI, MARITANA, DON CÉSAR.MARITANA, avec un cri de joie.Ah!.je n\u2019ai plus besoin de cette arme !.j'ai, pour me défendre, la présence de mon mari ! LE ROI.Votre.votre mari, madame !.lui!.Bon César, sans dire un mot, va fermer les deux portes et en retire les clefs.LE ROI, qui l\u2019asuivi des yeux.Que faites-vous là, monsieur ?DON CÉSAR, avec calme.Je ferme ces deux portes, sire.afin que nul n\u2019entre ici.afin que nul n\u2019entende ce qui ne doit être entendu que de vous.et d\u2019elle.de cette pauvre femme que vous voyez là, haletante et brisée.MARITANA, à part.Que va-t-il dire?.que va-t-il faire ?.DON CÉSAR, continuant.Si celui qui vient de l\u2019outrager.était un gentilhomme, un soldat, comme moi.je ne sais si je lui aurais même laissé le tems de tirer son épée !.En pareil cas, on ne se bat pas.on tue !.(Avec l\u2019accent du respect.) En face de vous, qui êtes mon roi.(ôtunt son épée et la présentant au roi) je désarme ma colère et ma vengeance.J\u2019ai peur.oui, sire, j'ai peur moi-même de l\u2019orage qui gronde là, au fond de mon èœur.et s\u2019il éclate !.si j\u2019oublie tout I.car, vous savez, on n\u2019est pas toujours maître de sa volonté et de son bras.Eh bien ! je veux que ma volonté soit impuisante et que mon bras soit désarmé.LE ROI.Monsieur !.c\u2019est au roi d\u2019Espagne que vous parlez ! DON CÉSAR.Dirais-je à tout autre qu\u2019au roi d\u2019Espagne : Prenez mon épée et brisez-la !.(Le roi repousse du geste l\u2019épée ; don César la jette loin de lui.) Mais, cependant, il lui faut une réparation.une vengeance.à ce mari, que votre royale main vient de souffleter.Et laquelle?.Que peut l\u2019offensé, quand l\u2019offense tombe de si haut 2.Comment, dans ma faiblesse, latter contre toute votre puissance ?.À défaut du sang, qui ne peut couler, est-il d\u2019assez terribles représailles ?.(vec force.) Oui! .mieux que du sang, plus que la mort!.LE ROI, hors de lui.Insolent !.(Se calmant tout d coup.) Continuez.nous voulons savoir jusqu\u2019où ira cette audace.MARITANA, bas et avec effroi, Don César ! c\u2019est le roi!.DON CÉSAR, froidement.C\u2019est le roi, puisqu\u2019il existe encore.(S\u2019adressant au roi.) Sire.\u2026 cette pauvre femme, que la lutte épouvantait, a demandé secours et protection.à Dieu, d\u2019abord.puis, à celle dont tout bon Espagnol ne prononce le nom qu\u2019avec amour et respect.à la reine.LE ROI, vivement.La reine !.DON CÉSAR.J\u2019ai couru au palais d\u2019Aranjuez.\u2026.LE ROI.Vous avez osé !.DON CÉSAR, poursuivant.Espérer qu\u2019on me laisserait arriver jusqu\u2019à sa majesté, c\u2019était folie.Aussi, profitant de l\u2019obscurité et bravant les arquebuses des sentinelles.MARITANA.O ciel ! DON CÉSAR, souriant, en la rassurant, les balles ne m\u2019atteignent pas.(Reprenant) j\u2019escaladai le mur du parc royal.comme un malfaiteur, comme un voleur.(amé- rement) et pourtant, ce n\u2019est pas moi qui allais voler chez autrui!.Je m\u2019enfonçais dans le massif, dont le feuillage rendait l\u2019ombre plus épaisse encore.j\u2019avançais toujours, décidé à rencontrer la reine.ou la mort.quand tout à coup j\u2019entends deux voix.la voix d\u2019un homme et la voix d\u2019une femme.l\u2019une, tremblante d\u2019émotion, l\u2019autre vibrante et fière.J\u2019écarte le feuillage, je regarde vers l\u2019allée, qu\u2019éclairaient les rayons de la lune.La femme, belle, mais pâle.les yeux hagards, les traits bouleversés, écoutait avec terreur.L\u2019homme L'AVENIR était à ses genoux, et des deux mains étreigpait les plis de sa robe.\u201c11 vous trompe, madame ! Neriaivil .cette nuit même, à l\u2019instant où Je vous parle, votre mati est aux bras d\u2019une maîtresse.et je vous aime moi, d\u2019un amour qui m\u2019élève au-dessus de lui, qui me grandit jusqu\u2019à vous !.Vous faut-il une preuve de cet amour ?.demandez moi mon sang et ma vie ! vous faut-il une preuve de son crime ?.vous l\u2019aurez bientôt.Avertis par moi que le roi s\u2019est égaré pendant la chasse, tous les officiers de sa suite vont parcourir la forêt, se feront ouvrir une maison isolée, et ils trouveront leur monarque adultére!.\u201d Voici ce qu\u2019il disait.Et maintenant, sire, devinez-vous quels étaient cet homme et cette femme ?.C\u2019était don Jose de Santarem, que vous avez fait votre ministre et votre ami.c\u2019était la reine d\u2019Espagne! .\u2026.MARITANA.La reine ! LE ROI, avec explosion.Répétez !.répêtez ce que vous venez de dire !.Mensonge ! (À part avec terreur.) S\u2019il avait dit vrai !.Ah!.- Il s\u2019élance vers la porte.DON CESAR, froidement.Je vous ai dit, sire, que j\u2019avais fermé ces deux portes.LE ROI.Misérable ! DON CÉSAR.Je vous \u2018ai dit, sire, qu\u2019il fallait une réparation et une vengeance à ce mari.qui avait déposé son épée, parce qu\u2019il avait peur de lui-même.Vous me comprenez à présent, n\u2019est-ce pas ?À l\u2019heure qu\u2019il est, le ministre trahit son roi, le sujet ose dire à sa reine son insolent amour !.Triste égalité !.Pendant que Je .déshonneur entrait dans la maison d\u2019un gentilhomme, l\u2019outrage pénétrait dans le palais du Roi ?LE ROI.Don César, ouvrez cette porte ! DON CÉSAR, sans l\u2019écouter.Ce que vous êtes venu faire chez moi, un autre ose le tenter chez vous.et vous ne sortirez pas!.L'heure s\u2019écoule.pour vous, chaque minute est un siècle d\u2019angoisses.et vous ne sortirez pas ! .Vous souffrez toutes les tortures que vous m\u2019avez fait souffrir, à moi !.et vous ne sortirez pas ! LE ROI, Don César, ouvrez cette porte ! DON CESAR, 7iunt amérement.C\u2019est un horrible supplice, n\u2019est-il pas vrai ?LE ROI, s\u2019élançant vers lui.Don César ! reprenez cette épée, et défendez-vous !.Je ne suis plus le roi d\u2019Espagne.vousne me connaissez pas.Fer contre fer, sang contre sang! .puisque l\u2019outrage et la trahison m\u2019ont fait votre égal.puisqu\u2019il me faut marcher sur votre corps, pour sortir de cette maison ! MARITANA, épouvantée.Sire, au nom du ciel ! LE ROI.Défendez-vous, ou je vous frappe ! DON CÉSAR, présentant sa poitrine, IL serait trop tard.LE ROI, laissant retomber son bras.Trop tard ! MARITANA, à part.Trop tard ! DON CÉSAR, avec noblesse.Depuis quand, s\u2019il vous plaît, dans notre vieille Espagne, un gentilhomme ne sait-il plus défendre son roi qu\u2019on insulte ?.Vous avez cru que j'aurais vu et entendu tout cela, sans châtier l\u2019infà- me qui s\u2019était fait un marchepied de mon honneur pour atteindre jusqu\u2019au vôtre !.Tenez, sire, tenez, voici le collier dont vos royales mains avaient décoré cet homme, et dont, moi, j'ai dépouillé son cadavre ! 11 présente le collier au roi.Le «© «© « «© « ~ \u2018 \u2018 ce MARITANA.Mort ! LE ROI.Et c\u2019est vous.DON CÉSAR.Je l\u2019ai frappé de ma main au visage, je l\u2019ai frappé au cœur de mon épée.j\u2019ai sauvé votre honneur.( mettant un genou en terre, en montrant Marita- nd) et maintenant, disposez du mien ! (On entend un grand bruit, et les mots: Le Roi! le Roi!.) LE ROI, vivement.Relevez-vous ! SCÈNE V.Les MEmes, OFFICIERS DF LA MAISON DU Ror TOUS, se découvrant.Ah ! voici ! LE ROI.Rassurez-vous, messieurs.nous étions dans la maison du comte de Bazan.nous avions, pour hôte et pour défenseur, le plus loyal, le plus fidèle de nos gen- fi me ist Ie g, ing oe 00: | ail ls Hj en fi | our le\u201d by tilshommess .(Mouvement général.) Don César de Bazan, mous vous nommons gouverneur de notre ville de Valence.(appuyant) à cinquante lieues de Madrid.DON CESAR d demi-voiz.Sire.le gonvernemént de Grenade est aussi vacant.si votre majesté daignait.- LE ROI, das.Et pourquoi plutôt Grenade que Valence ?DON CÉSAR.C\u2019est que.(baissant la voix) Grenade est à cent lieues de Madrid.LE ROI, prés de sortir.Messieurs, nous nommons don César de Bazan gouverneur de Grenade.Le roi s\u2019éloigne, suivi de ses officiers.Don César tombe aux genoux de sa .femme FIN.Les deux fourmis Deux petites fourmis bien chétives, bien frêles, Luttaient avec ardenr à transporter du blé, Pour un travail si grand, ayant tout rassemblé Ce qu\u2019elles possédaient de forces naturelles.Après bien des efforts, une d\u2019elles tomba ; L\u2019autre, qui ne vit pas sans doute Sa sœur qui succomba, Tant bien que mal continua sa route : La fatigue la gagne ; elle succombe aussi ; Heé quoi vais-je rester ici ?Dit-elle ; \u2014 oh ! non ; elle se relève, Retombe encore ; enfin.achève - De traîner son fardeau qui lui paraît grossi.Sa sœur, qui de bien loin la voit, se ranime, Reprend sa charge, chemine.Et presque au même instant, arrive au rendez-vous ; Oh! combien le repos dut leur paraître doux.Ceci s\u2019adresse à vous athlètes, de tout âge ; Vous apprendrez par là, qu\u2019après avoir lutté, L\u2019homme arrive à son but ; car le courage Surmonte la difficulté.ALPHONSE LECLERCQ.La marguerite des champs La Marguerite fleurie Si jolie, : Lève au-dessus du gazon Sa tête blanche et rosée Butinée Par un léger papillon.Qu'elle est belle la petite Marguerite, Avec sa couronne d\u2019or, Et sa blanche collerette - Mignonnette Surmontant son léger corps.Du printemps 6 messagére Ephémère, Permets-moi de te cueillir ; Je veux aujourd\u2019hui, bergère, A ma mère En baisant son front t\u2019offrir.Laisse ma main téméraire , Sans colère Te ravir au champ fleuri.Du soleil fille céleste Et modeste Viens orner un sein chéri.A.-L.BAILLIARD.L'AVENIR.Une ville nouvelle Nous empruntons aux Mélanges Religieux la correspondance suivante, dont la signature en initiales indiquent assez l\u2019auteur.A voir Saint-Hyacinthe se mettre à la tête de l\u2019enseignement sans contredit, à la voir jeter sur l\u2019autre rive une espèce de ville succursale, comme si elle se sentait déjà à la gêne, on sent que ce florissant village prévoit l\u2019importance donnée à sa position par le chemin de fer qui en fera bientôt l\u2019un des faubourgs de Montréal.M.l\u2019éditeur, Le public se rappelle encore le don précieux qui a été fait à Messire Ed.Crevier, curé de St-Hyacinthe, par M.Charles L'Heureux, en février dernier.Ce généreux habitant de St-Hyacinthe a voulu seconder les vues de M.Crevier et l\u2019aider puissamment a former un asile de Providence pour les pauvres malheureux du comté de St-Hyacinthe.Maintenant qu\u2019il s\u2019est déjà écoulé plusieurs mois depuis cette action dont le souvenir ne doit pas se perdre, le public aimera sans doute à entendre dire quel parti l\u2019on se propose de tirer des beaux terreins qui ont été donnés et où en est le projet de construire un asile de Providence.Depuis l\u2019époque de la donation, le nouveau propriétaire s\u2019est occupé assez activement des moyens à prendre pour assurer le succès de son entreprise.Il a commencé par obtenir de ses supérieurs ecclésiastiques, que son établissement puisse être conduit par des Sœurs de Charité.Ces filles, tout dévouées aux œuvres de charité, sont sans contredit les plus propres à assurer une bonne administration dans ces maisons des pauvres infortunés.Ce grand point réglé, M.Crevier a dû voir aux moyens de faire une b&- tisse convenable pour y recevoir des invalides, des orphelins pauvres, et à procurer des appartements pour donner du travail aux femmes pauvres qui manqueront d\u2019emploi lucrâtif.II fait faire durant la belle saison la quantité de briques nécessaire pour un édifice de 183 pieds de front avec des aîles et nne chapelle saillante, le tout d\u2019une hauteur et d\u2019une longueur proportionnées.La dépense doit être considérable; mais M.Crevier, après- avoir épuisé ses ressources, comptera sur l\u2019aide de ses amis qui ne lui manqueront pas par une heureuse disposition de la Providence.Celui qui espère ne sera pas confondu.Eh ! comment se ferait-il que la Providence, qui est si bonne pour ses enfans, privât les pauvres malheureux, souffrant de la maladie et de la misère en même tems, de ce secours, et permit qu\u2019ils fussent privés plus longtems d\u2019un asile qui leur est destiné ?D\u2019autres préparatifs sont encore faits pour commencer le printems prochain les fondations de ce nouvel établissement dans St-Hyacinthe.Voilà qui est assez bien commencé, dira-t-on, mais, quelle en sera la fin, et surtout comment pourvoir au soutien de cette maison des pauvres ?Où sont les revenus ° annuels, au moins strictement nécessaires, pour ouvrir cet asile aux infortunés ?Voilà sans contredit le plus difficile de l\u2019affaire ; et voici comment on veut procéder pour rencontrer les besoins à venir.On se rappelle qu\u2019un terrein de six arpents de front sur trente arpents de profondeur fut destiné à l\u2019asile de Providence.Le site le plus convenable pour y placer la maison des pauves se trouve à 22 arpents environ dans la profondeur du terrein et forme un plateau de 24 arpents en superficie, où l\u2019on pourra commodément y asseoir la maison de Providence et ses dépendances, et avoir encore de grands terreins pour les jardins, des prairies, ete.Il deviendra nécessaire d\u2019occuper les orphelins, les femmes pauvres, de la culture des légumes, etc.Les vastes jardins qu\u2019on pourra y former contribueront à soutenir la communauté par leurs produits, soit consommés à la maison, soit convertis en argent sur le marché, qui d\u2019année en année devient plus fréquenté par la nombreuse population qui s\u2019y alimente.A deux arpents de la place destinée à la maison de Providence, se troûvent deux sources d\u2019eau minérale qui n\u2019en cèdera pas en bonté aux eaux de Calédonia, de St- Léon et de Varennes, lorsque les sources seront isolées des eaux d\u2019un grand ruisseau, qui passé à quelques pieds hb! fi Bi 84 AE de distance et se mêlent actuellement aux eaux des salines.La maison, destinée à recevoir les voyageurs et ceux qui désireront faire usage des eaux minérales, se trouve dans une place fort agréable pour la vue, sur le bord du ruisseau qui doit former un étang assez considérable par une chaussée qne l\u2019on y construira le prin- tems prochain.C\u2019est aussi dans ce lieu que l\u2019on doit élever un pont qui donnera une facile communication avec la maison de Providence.Sous la charpente de ce pont et au pied de la chaussée sera placée la maison des biens et une boutique de menuisiers qui se serviront du pouvoir d\u2019eau qui s\u2019y trouvera.Ces places sont à louer au benéfice de la maison des pauvres.Derrière l\u2019hôtellerie des sources, est un charmant bocage attenant au ruisseau.Le pensionnaire à l\u2019hôtellerie y trouvera de l\u2019agrément, soit en s\u2019y promenant, soit en s\u2019y amusant à la chasse du petit gibier.c Mais la principale ressource pour soutenir cet établissement de charité, c\u2019est la rente des emplacements qui vont incessamment être mis en vente dans la partie antérieure à la maison de Providence et à l\u2019hôtellerie des sources, Cent trente-deux arpents de terre en superficie sont partagés en emplacements de 100 pieds sur 90, et vont former la place d\u2019une nouvelle ville sous le nom de Providence.Les rues y seront larges et régulières et ornées d\u2019arbres pour leur beauté.Elle se trouvera en regard à six arpents seulement du village déjà si populeux de St-Hyacinthe.La rivière Yamaska, séparant les deux places, ce point de vue sera plaisant: car c\u2019est là où se trouve la grande Cascade de la rivière Yamaska qui va être encore embellie par la construction d\u2019un nouveau pont pour la commodité des habitants de la Providence.Sans cette amélioration, ils seraient obligés d\u2019aller à 15 arpents pour traverser la rivière sur le pont actuel qui est au bas des Cascades.Dans ce cas, la communication avec la population du village de St-Hyacinthe ne serait pas facile, et nuirait à la formation de cette ville.Le propriétaire des terreins destinés à l\u2019asile de Providence a donc ern convenable, dans l\u2019intérêt de l\u2019exécution de ses plans, de faire un grand sacrifice en emplacements pour procurer l\u2019avantage de ce nouveau pont permanent pour unir les deux villes vis-à-vis l\u2019église de St-Hyacin- the.Ce pont amènera d\u2019heureux résultats, et favorisera beaucoup, comme on le conçoit, la population des deux places et le public en général \u2014La construction du pont doit être commencée au printems prochain conformément au contrat, et terminée à peu près au 15 juillet, époque où le chemin à lisses de St-Hyacinthe doit être ouvert au public.Les personnes, qui veulent vivre à la ville et jouir des beautés de la campagne, peuvent donc venir se fixer à Providence ; elles se procureront des terreins des mieux situés, à des conditions les plus avantageuses, soit en les achetant, soit en les louant à longs termes.Messieurs les seigneurs de St-Hyacinthe, dans l\u2019intention de favoriser ce nouvel établissement, ont bien voulu accorder la remise \u2018de la moitié des lods et ventes aux premiers acquéreurs de ces emplacements.Ils ont favorisé aussi les propriétaires des terreins de l\u2019asile en lui accordant un pouvoir d\u2019eau qui est sur ses terres à l\u2019endroit des sources.Ils ont aussi accordé le privilége d\u2019exploiter les eaux minérales.Le public leur saura gré de plus de leur bienveillance à accorder la remise de la moitié du droit d\u2019amortissement, lorsqu\u2019une corporation viendra à posséder une certaine partie de çes terreins.Le public pourra maintenant apprécier l\u2019avantage de cet établissement projeté, et juger de la possibilité de le maintenir.Il faut ajouter que l\u2019étabkssement se trouvera de plus\u201d à jouir de 180 arpents de terres qui, dans quelques années, seront toutes en culture et dans un bon sol.Le propriétaire de ce nouvel établissement a donc cru remplir un devoir envers le public en lui donnant ces particularités concernant cet asile de Providence, car il doit être consacré à l\u2019avantage exclusif d\u2019un grand nombre de membres de la société.E.C.St-Hyacinthe, 4 septembre 1847.L'AVENIR os rr PP NP A Chronique de la campagne Dans une ville populeuse, toute pleine d\u2019activité, d\u2019industrie, et de commerce, comme Montréal, par exemple, on voit repasser sous nos yeux bien des faits; bien des gens vous font faire halte sans crainte pour causer quelques instants; C\u2019est une population immense qui fourmille dans les rues, s\u2019entasse et se heurte.Chacun marche pour un intérêt plus ou moins personnel.Toujours du bruit, toujours de l\u2019agitation.Cependant les chroniqueurs se plaignent de tout: de la température plus ou moins désagréable, plus ou moins changeante.Ils écrivent sous l\u2019influence d\u2019un spleen nébuleux, aussi rien ne leur fait; ils en veulent à leurs voisins, crient contre les autorités, ef lancent un mot de reproche à quelques-unes de nos naïves et aimables Canadiennes.O tempora ! o mores! s\u2019il y a du changement dans les différentes phases de la vie, quel est donc celui-la! Revenez voir nos champs, gracieuses, et sociales demoiselles.Venez passer avec nous les dernières belles journées de la saison, venez ajouter vos charmes a ceux de la campagne.Nous vous serons doublement reconnaissants, Vous vivrez tranquillement dans un délicieux repos, lorsque vous aurez cessé d\u2019entendre le brouhaha de la ville, pour passer quelques jours dans la paix et la solitude.Vous vous reposerez sur le tertre accoutumé d\u2019une famille où tout est paisible, l\u2019air, les eaux, la lumière.C\u2019est là que nous nous rassemblons Je soir et jouissons en si- - lence de la fraîcheur de l\u2019air, du parfum des fleurs, du murmure des fontaines, et des dernières harmonies de la lumière et des ombres.Vous autres citadins, dont l\u2019esprit se remplit dès l\u2019enfance de tant de préjugés contraires au bonheur, vous ne pouvez concevoir que la nature puisse donner tant de lu- miéres et de plaisirs.Votre âme circonscrite dans une petite sphère, de connaissances humaines atteint bientôt le terme de ces jouissances artificielles ; mais le cœur et la nature sont inépuisables.| Que vous dirons-nous, amis lecteurs ; vous parlerai-je, moi, de nos amusements à la campagne, de nos gaies et tristes péripéties, des déceptions éprouvées par une jeunesse, vivant dans l\u2019espoir de réaliser ses projets, et qui a vu ses espérances déçues.Non, toutes ces petites misères de la vie humaine pouvaient vous donner une mauvaise idée de la vie champêtre.Laissons-leur répéter à ces jeunes malheureux ces vers de Delorme qui siéent si bien à leur infortune.« Un seul être pour moi remplissait la nature ; En ses yeux je puisais la vie et l\u2019avenir ; Au souffle harmonieux de sa voix calme et pure Vers un plus frais matin je croyais rajeunir.\u201d Si l\u2019histoire scandaleuse de la société ne fournit point de matières à nos conversations, celle des beautés qui nous entourent nous remplit de ravissement et de joie.En effet quel plus beau spectacle pour un amant de la nature que le soleil de septembre et la fraîcheur qu\u2019il amène avec lui ! quelle odeur charmante dans les herbes qui s\u2019élèvent autour de moi, et qui semblent percer le sein aride des rochers pour les couronner ensuite de leurs familles ! Le jour commence à se mêler avec les ombres de la nuit ; mais l\u2019ombre s\u2019élève insensiblement, on dirait que le voile qui couvrait la nature commeuce à se replier.Déjà toute une partie du ciel s\u2019éclaire ; les astres qui y sont attachés pâlissent, et semblent reculer à l\u2019approche du jour tandis que, du côté du couchant, la nuit étend encore sous la voûte des cieux un voile semé de saphirs ; les étoiles brillantes qui l\u2019éclairent semblent ranimer tout leur feu pour s\u2019opposer au lever de l\u2019aurore.Mais leurs efforts sont vains : tout l\u2019orient se pare des plus riches couleurs ; la nature annonce son réveil à la terre par la voix de tous les animaux ; un vent paisible frémit doucement entre les feuilles des arbres.Le triomphe de l\u2019aurore est rapide.Image naturelle du plaisir, rien n\u2019est si brillant que son approche, rien n\u2019est si court que sa durée.Un feu plus vif efface les couleurs tendres dont elle s\u2019était parée : le roi des astres sem- pr bre ces me Ir CN ble s\u2019élever en ligne droite du sein de la terre, et ses premiers rayons montent en colonne vers le ciel.L\u2019astre monte, et commence à former dans sa marche une ligne courbe, son globe se rétrécit ; sa lumière s\u2019épure ; et ses rayons plus prompts et plus ardents vont bientôt sécher par une chaleur modérée l\u2019humidité de la terre : les vapeurs douces qu\u2019ils enlèvent forment en l\u2019air des nuages légers, qui portés sur l\u2019aile de l\u2019iniconstance et des zé- phirs ne laissent pas de former des contrastes réguliers dans le vaste tableau des cieux.Quels objets ! Est-1l possible que je sois peut-être le seul en ce moment qui s\u2019en occupe ?Que faut-il donc pour piquer la curiosité des hommes ?Que cherchent-ils dans les arts ?une imitation singulière de la belle nature, répondra-t-on.Mais Pimi- tation saurait-elle jamais approcher de l\u2019objet \u201cimité ?Quelle manie de préférer une ressemblance imparfaite aux beautés finies de l\u2019original.\u201d Tout est dans sa vigueur : les travaux du jour sont commencés.Le père de famille, accompagné de ses enfants, travaille à ses champs ; cependant il craint que ses travaux ne soient pas bien payés ; il calcule en sa mémoire si sa récolte sera assez forte pour-subvenir aux - dépenses de sa nombreuse famille.\u201c La pluie a fait germer les blés, dit-il, c\u2019est un malheur que nous ne pouvions éviter, Dieu viendra à notre secours, nous préservera d\u2019autres dangers peut-être plus grands.Que son saint nom soit béni.\u201d CU Quoique toujours assez confiant et heureux, le pauvre cultivateur se plaint, malgré tout, que ses terres ne sont pas aussi fertiles qu\u2019autrefois.Il me semble pourtant qu\u2019il devrait concevoir, qu\u2019une terre riche, même sous bien des rapports, ne peut long- tems conserver sa fertilité, sans qu\u2019on lui rende, sous diverses formes, ce qu\u2019on lui enlève sous forme de blé, de paille, de foin, de racines d\u2019herbes, etc, et que pour augmenter de plus en plus sa fécondité, et en obtenir tout ce qu\u2019elle est susceptible de donner, il faut lui rendre annuellement plus qu\u2019on ne lui ote, Il faut espérer qu\u2019à mesure que l\u2019éducation va se répandre, l\u2019industrie agricole s\u2019améliorera, et recevra, les avis des hommes studieux qui ont consacré leurs connaissances, leur tems et souvent leur fortune à l\u2019étude du phénomène de la végétation.Un autre tableau vient amuser mes yeux : le soleil se retire, la fraîcheur renaît, une lumière plus douce, mais plus faible ,éclaire la tête des arbres, et l\u2019ombre descend insensiblement sur leurs tiges.Je ne sais quel baume charmant se distille dans les airs.La douceur des plaisirs, se respire avec l\u2019air ; elle suit toujours l\u2019innocence et la philosophie.Ah ! c\u2019en est fait, je demeure éternellement dans ce lieu ; tout concourt à m°y fixer.« Cette bergére qui vient de me faire, en ramenant son troupeau, une révérence si naturelle et si profonde, amusera mon cœur, quand mes livres fatigueront mon esprit.\u201d Dans le repas frugal que je vais faire, je ne regretterai point le luxe des villes.Mais hélas ! je suis seul.Eh ! qu\u2019importe ! la nature est avec moi, elle me parle, elle m\u2019éclaire, et cet entretien délicieux me dégoûte déjà du jargon du monde et de l\u2019insipide douceur de la galanterie.J.E.D.Richelieu, 16 sept.1847.Poeles Russes Monsieur béditeur, _ Je lis, dans le numéro de votre journal du 8 septembre courant, une correspondance qui ne manque pas d\u2019intérêt sous le rapport des avantages qu\u2019elle offre aux familles par la raison de la grande économie qu\u2019elle leur promet par l\u2019emploi des poêles russes ; j\u2019ajouterais volontiers foi à cette correspondance, mais il s\u2019y glisse une irrégularité qui me jette dans le doute ; ce n\u2019est pas que je veuille déprécier cette admirable invention, pas du L'AVENIR 85 - naires et les véritables poêles russes démontre clairement tout, vu surtout que je pourrais faire tort à un homme qui, outre son propre intérêt, cherche à rendre service à la société, dans ces tems où le chauffage par le bois est devenu si coûteux.M.E.D.nous donne dans sa correspondance un tableau des commodités qu'offre l\u2019emploi des poêles de cuisine que confectionne M.Smolenski, mais il ne donne pas le tableau des dépenses qu\u2019ils entraînent : le parallèle qu\u2019il établit entre nos poêles ordi- que ces derniers sont plus économiques, mais il existe une grande différence entre.les poêles en tuile et ces poêles de cuisine ; je tiens de bonne part que ces derniers consument autant de bois que nos poêles ordinaires en offrant, il est vrai, le double descommodités; maisdans une maison ordinaire à quoi bon d\u2019avoir des commodités pour répondre au besoin de 50 personnes, puis une bouilloire posée de manière à procurer autant d\u2019eau bouillante qu\u2019il en faut pour 10 à 12 baignoirs, comme dit l\u2019auteur de la correspondance : toute une famille ne loge pas dans la même maison.Ces commodités sont superflues et ne remboursent pas les dépenses qu\u2019emporte avec elle la confection de ces poêles, qui est très dispendieuse.Ainsi donc, M.l\u2019éditeur, si j'avais un conseil à vous donner je vous dirais: si vous avez besoin d\u2019un poêle pour chauffer votre maison, faites-vous bâtir un poêle russe ; si vous avez besoin d\u2019un poêle de cuisine, venez visiter nos magasins, vous y trouverez quelque chose de mieux que les poêles façonnés en briques et tout-à-fait dignes de l\u2019attention de M.E.D.ARGUS.Nouvelies d\u2019Europe par le Britannia Le Britannic est arrivé a Boston dimanche l\u2019après-midi vers les quatre heures.Nous glanons de l\u2019European T%- mes, de Liverpool, les principaux faits que nous allons- enregitrer.Comme le faisait pressentir les derniers arrivages d\u2019Europe, une crise commerciale des plus sévères régnait en Angleterre.La gêne monétaire ainsi que la baisse continue dans le prix des objets de consommation avaient produit en Angleterre et en Irlande un état de confusion et de malaise auquel les mémorables années de 1825 et 1826 offrent seules un parallèle.La baisse dans le prix des céréales, à compter du plus haut chiffre où elles sont parvenues en mai dernier, n\u2019est pas moins de soixante che- lins par quarter.Quoique se bornant, pour le moment, au commerce des céréales, ce mouvement désordonné a ruiné un grand nombre de maisons de commerce : il serait à désirer que les pertes qui en résultent s\u2019attachassent à cette branche de commerce, mais, trompant les vœux de l\u2019opinion publique, la dernière Gazette n\u2019annonce pas moins de cinquan- _ te-trois pétitionnaires insolvables, et de vingt-quatre banqueroutes.Le commerce anglais doit être sur l\u2019alerte, vivre de circonspection ; nous sortons des étreintes de la famille, et le corps du commerce épuisé devient alors, comme la nature de l\u2019homme, sujet aux malheurs et aux maladies qui les atteignent fous les deux.Le gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, M.W, R.Robinson, de la maison Robinson et Cie, a déclaré faillite ; ce fait devenu un événement avait redoublé la panique générale,le député-gouverneur James Morris succède à M.Robinson comme gouverneur de la banque.Six gouverneurs de l\u2019institution, sur neuf qui ont présidé à tour de rôle aux opérations de la banque depuis dix-huit ans, \u201cont suspendu leurs paiements.- On estime à trois millions de louis le montant des faillites qui ont eu lieu pendant les trois dernières semaines dans les principales villes d\u2019Angleterre.La teine Victoria visite en ce moment l\u2019IEcosse, c\u2019est le premier souverain qui depuis Mary Stuart ait foulé le sol de la patrie de Burns et de Walter Scott Le steamer monstre Great-Britain remis à flots a rega gné les docks de Liverpool.2 ; Le blé se vendait de 24s.à 25s. | 86 L'AVENIR _ : i sd En France le meurtre de la duchesse de Praslin par d\u2019engourdissement dans lequel on semble plongé.L\u2019élec- 3 ply son mari, et le suicide, par l\u2019empoisonnement, du duc tion des officiers qui a eu lieu lundi dernier, à une réu- a lui-même, avaient créé une sensation devant laquelle se nion très nombreuse des actionnaires où tout s\u2019est passé ||M oe taisaient tous les autres événements.LL .avec une régularité qui ferait honneur a de plus vieilles | ÿ k En Suisse, le parti catholique et le parti radical étaient têtes, montre l\u2019importance qu\u2019on y aîtache, et les officiers || bi sur le point d\u2019en vemr aux Mains.qui ont été élus et dont on trouvera les noms en téte du | hi Le Pape Pie IX tient bon contre toutes les résistances prospectus nous font augurer d\u2019une manière favorable 2 qu\u2019il éprouve à l\u2019intérieur et au dehors, à l\u2019endroit des aux destinées de la jeune société.La jeune classe fos?réformes qu\u2019il effectue chaque jour.dei mercantile ne pouvait certes pas faire un meilleur choix, représentée qu\u2019elle sera par l\u2019élite des jeunes ., .ens engagés dans le commerce.Lo Au Mexique, le général Scott, après deux batailles 5 Nous rons une fois de plus l\u2019attention de tous les Len sanglantes, avait signé, sous les murs de Mexico, un ar\u201d commis canadiens sur le prospectus et nous fesons des- me mistice afin de pouvoir renouer le fil des négociations yvœnx pour que la société d\u2019économie, sous peu, sème ses.ve Ses troupes eernaient la capitale sur tous les côtés.idées d\u2019ordre depuis les rivesdu Saguenay jusqu\u2019au poste- a _ le plus reculé de l\u2019Ottawa, et qu\u2019elle y trouve de jeunes.ven .cultivateurs qui en recueillent les fruits.La respectabi- i Faits divers Canadiens lité et l\u2019habileté bien connue des directeurs doivent ras- ww Coxcrès MÉDICAL.\u2014 Une réunion, convoquée yar la surer tout le monde et présentent contre tous les risques | ol loi qui incorpore le collége des chirurgiens et médecins du Bas-Canada, a eu lien mercredi dernier an palais-de- justice.Pour ne pas démentir le désaccord proverbial des membres de la profession, on s\u2019est disputé, on s\u2019est querellé, on s\u2019est piqué, on a fait un vacarme, uu brouhaha des plus compliqués.À force de crier, on est enfin parvenu à s\u2019entendre.On sait qu\u2019il y avait trente-six gouverneurs à nommer, quinze pour le district de Montréal, un égal nombre pour celui de Québec et six pour celui des Trois-Rivières.Voici les noms des messieurs qui, après un tour de scrutin, ont été nommés gouverneurs.DISTRICT DE MONTREAL, Drs.Nelson, McCulloch, Charlebois, Tavernier, Sutherland, Arnoldi fils, Badgley, Hall, Bibaud, David, Holmes, Lebourdais, Bouthillier, Kimber, Valois.- DISTRICT DE QUEBEC.Drs.Noél, La Terriére, Michaud, Morin, Nault, Sewell, Frémont, Landry, Robitaille, Blais, Bardy, Painchaud, Blanchette, Racy, Douglas.DISTRICT DES TROIS-RIVIERES.Drs.Fortier, Badeau, Gilmour, Malhiot, Brassard, Marsden.Un ENFANT-TROUVÉ.\u2014 Il y a quelques jours, un habitant de Berthier aperçut flottant sur l\u2019eau, à distance, une caisse qu\u2019il s\u2019empressa d\u2019aller chercher et la ramena à terre.En l\u2019ouvrant, il découvrit un bel enfant de trois ans plein de vie, et bien enveloppé.Trop pauvre pour ajouter à sa déjà trop nombreuse famille ce nouveau nourrisson, il s\u2019est adressé à la charité du curé qui saura, il n\u2019est pas à douter, lui trouver des parents compatissants.LA REVUE CANADIENNE OU L\u2019EXCÈS GATE TOUT.\u2014 A la Revue je ne reprocherai pas d\u2019accaparer les correspondances et les écrits de la presse française à l\u2019étranger, et de les grouper avec un art admirable autour de ses propres effusions de manière qu\u2019il ne forme qu\u2019une seule et indivisible pièce ; c\u2019est le comble de l\u2019habileté chez un journaliste qui entend sa profession.Mais tirer point pour point, virgule pour virgule, un écrit d\u2019un journal nouveau, qui a besoin des sympathies de la presselorsqu\u2019il les mérite et éviter de citer le journal ou l\u2019auteur, me paraît le comble de la petitesse.Je ne réclamerais pas aussi rigidement la paternité de l\u2019article \u201c Institut-Canadien,\u201d si je ne voyais dans le même numéro un ou deux articles copiés de la Minerve, moins quelques mots effacés à dessein, dont le chantre favorisé des jarrêts plus ou moins souples, de la désinvolture plus ou moins artistique de nos danseurs, le Lamartine des épaules plus ou moins rondelettes, plus ou moins blanches de nos reines de salons, ne tient compte, comme on néglige un article de sa façon.Aux travailleurs tout honneur.SOCIÉTÉ D\u2019ÉCONOMIE MERCANTILE.\u2014 Nous publions aujourd\u2019hui le prospectus de la société mercantile d\u2019économie.On le voit, la jeunesse est décidée de marcher enavanta tout prix.Ce prospectus est une preuve ajoutée aux autres preuves de l\u2019activité que déploie la jeunesse de Montréal pour se tirer, et avec elle le pays, de l\u2019état à encourir de sûres garanties.LECTURE DE M, PARENT.\u2014 Que nos lecteurs ne l\u2019oublient pas, c\u2019est demain soir que M.E.Parent, répondant à l\u2019appel et aux reproches que lancait a la figure de la génération qui noûs précède un des membres de l\u2019Institut, lecture sur un sujet au titre an moins tout-à- fait neuf.Ceux qui en ont présavouré la lecture nous le disent aussi admirable par les fonds des pensées que par les grâces du style.Les dames, que l\u2019Institut, avec sa galanterie proverbiale, n\u2019a pas laissées en arrière, viendront, nous en sommes sûr, encourager de leurs sourires approbateurs l\u2019auditoire et le lectureur.Maison pLAMONDON.\u2014Le tems des revenants, des sorciers, des fables et des astrologues est passé, mais celui du humbug ne l\u2019est pas encore.Qui n\u2019a pas lu les annonces de M.Plamondon tems en tems au bas, au haut des colonnes, au commencement, au milieu, à la fin des journaux, anglais ou francais, de toutes les croyances et de toutes les couleurs.On les voit partout.En relisant la liste presque fabuleuse de ses hardes faites, on crie à la supercherie, nous avons crié nous-même.L\u2019autre jour, la bonne idée nous vint d\u2019en croire nos propres yeux.Nous entsrâme chez M.Plamondon et surpris fûmes-nous d\u2019y voir un magasin sparieux, s\u2019étendant d\u2019une rue à l\u2019autre, rempli jusqu\u2019au faite de tout ce que l\u2019annonce promet et ne promet pas.Audessous du magasin est la boutique des tailleurs, de sorte qu\u2019un homme partant pour un voyage peut se faire habiller dans une minute, à bon marché, de draps fins ou grossiers, sans bouger de chez cet industrieux castor de l\u2019esprit d\u2019entreprise qui commence à se faire jour chez nos maisons canadiennes.Lisez l\u2019annonce, achetez, et payez comptant, vous serez vous-mêmes contents, M.Plamondon vous le jure.M.GEnpRrON.\u2014 Que ceux qui ont des cartes de visite, des bills monstres, des pamphlets pour ou contre le ministère, à faire imprimer sur caractère neuf, sans délai, s\u2019adressent à M.Gendron, bon ouvrage ne peut trouver meilleure enseigne.BON CIRAGE N\u2019A PAS BESOIN D\u2019ENSEIGNE.\u2014 Le rédacteur du Canadien raconte, avec cette naïveté fantasque qui n\u2019appartient qu\u2019à lui, l\u2019aventure éditoriale que vous allez lire : \u201c Les rédacteurs de journaux ont des privilèges de toutes sortes ; quelquefois ils en ont de particulièrement singuliers.On sait qu\u2019ils ont leurs entrées gratuites chez tousles artistes, musiciens, danseurs, etc.; les bêtes curieuses surtout sont charmées de leur visite ; les propriétaires de steamboats, de diligence bien avisés leur offrent leurs services ; les marchands de vins ont même quelquefois la bonne idée de leur envoyer des échantillons lorsqu\u2019ils annoncent une vente.L'autre jour c\u2019est une bonne fortune d\u2019un nouveau genre que nous avons due à notre fauteuil éditorial.Un monsieur élégant, \u201c tout de noir habillé\u201d tiré à quatre épingles, nous demanda la permission de frotter nos bottes.Nous ne savions pas d\u2019abord si cette question avait pour objet de nous faire observer qu\u2019elles n\u2019étaient rn Lip.ue Ble 1 Yi Sify 0 dy drone le cage Lily J fos Jeg SOUS des.ème xs a ove t leg sable | ot re Tops 1e Fone | Tepe algue | bese (outa: wk parles bis ET Lam À sla | so cel no itdes ju | ad mls! tik | wh | Nous | sd ue, | de | qe | | ny ol ne es tt ja, ' ver L'AVENIR se 87 pas d\u2019un lustre bien brillant, ce qui dépend moins de nous: que de l\u2019état affreux des chemins.Enfin nous ne savions guère comment prendre la plaisanterie lorsque l\u2019idée nous vint subitement qu\u2019il ne fallait pas se fâcher \u201c à propos de bottes ;\u201d\u201d en conséquence nous livrâmes notre pied de la meilleure volonté possible à l\u2019expérimentateur singulier qui avait bien réellement tiré de sa-poche une brosse et un couteau'de nacre de perle.Bref, en un clin- d\u2019œil notre chaussure barbouillée de terre et toute humide fut transformée en un véritable miroir du plus beau poli.Cette transfiguration amena des questions et des explications d\u2019après lesquelles nous apprimes, que M.Leo- NARD, C\u2019est le nom de notre élégant visiteur, a inventé un cirage extrêmement brillant et dans lequel il ne fait entrer que des substances grasses, propres à donner au cuir l\u2019imperméabilité et la souplesse, ce qui a l\u2019effet de le conserver, tandis que dans la composition des cirages liquides ordinaires il entre des acides qui corrodent promptement les chaussures.\u2019 A I\u2019ENSEIGNE DU CASTOR.122 Rue saint Paul, Montreal.Habillez-vous à grand marché pour l\u2019automne et hiver.MARCHANDISES D'AUTOMNE ET D'HIVER, HARDES FAITES.M.L.Plamondon A Phonneur d\u2019offrir au public Canadien ses remerciments sincères pour l\u2019encouragement libéral qu\u2019il en a reçu jusqu\u2019à ce jour, et il annonce qu\u2019il reçoit maintenant et qu\u2019il recevra par les premiers arrivages d\u2019outre-mer un assortiment considérable de MARCHANDISES d\u2019AUTOMNE et d\u2019HIVER et aussi de HARDES FAITES.L\u2019expérience lui ayant appris ce qui convient à notre climat et nos saisons, et les étoffes que le public préfère, il se flatte que l\u2019on trouvera son choix d\u2019effets et de Hardes inférieur à aucun en cette ville.M.L.P.OFFRE EN VENTE 4 DES PR'X REDUITS : 8.D.s, D - 500 surtouts d\u2019Etoffes grises de 12 6a13 9 300 do de Pilot gris 226 250 250 do Etoffe anglaise couleur > - claire 226 263 20 do drap pilot (Gold Mixt) 150 200 © 500 do do do bleu 100 126 500 do do do couleurs a : sorties 126 200 350 do Beaver bleu - 200 300 450 do do bleu, brun et drab 350 500 500 do d\u2019Etoffe américaine 176 26 200 do Satinette 176 200 250 do Etoffe du pays (Loose coat) 189.226 500 paires de culottes d\u2019étoffe grise 46 50 350 do do Drap pilot 50 76 400 do do casimire rayé et carreauté 100 206 250 do do Drap fin et snperfin 113 176 500 vestes casimire de couleur 46 63 200 do Drap noir et bleu ] 40 50 400 do Velours de soie noir et couleurs 100 200 500 do Sarin noir et de couleurs 70 126 1000 caps de drap avec bandes de palleterie 30 50 800 casques (imitation de loutre) 100 126 1200 do de Sibill et Neutria (coronett) 46 55 500 do do do (Hat Shape) 00 63 500 Manchons 50 65 M L.P.ayant à son service des Tailleurs habiles, sera toujours au courant des modes nouvelles Les ouvrages sont garatis.L\u2019assortiment d\u2019Etoffes de laine pour l\u2019automne et l\u2019hiver, les draps, casimires, doeskins, etc.etc.sont bien dignes d\u2019une visite et et qu\u2019on n'oublie pas que c\u2019est toujours 15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs.Point de second prix.Pharmacie Canadienne \u2018 - Cor DES RUES ST-JACQUES ET ST-LAMBERT, MONTREAL.B22 juillet 1847.DR.TRUDEL, - continuer de le patroniser.Litterature.Les amateurs de la littérature française feront bien de faire attention que pour 5 chelins ils peuvent devenir propriétaires d\u2019un des six beaux prix suivants qui seront tirés à l\u2019avantage des plus chanceux aussitôt que la liste des souscriptions sera remplie.Premier prix.L\u2019Iljustration, 2 volumes, ornée VALEUR de 1000 gravures .-£8 5 0 Second prix.Le Magasin Pittoresque, 2 vols.800 gravures.Histoire du Canada, Garneau 2 volumes +.2 50 Troisième prix.L\u2019Album Littéraire, 1 volume Labruyère, (les caractères) 1 vol.110 0 Quatrième prix Enseignement elémentaire universel 1 volume .1 00 Cinquième prix, Pélérinage à Jérusalem Bjvols.100 Sixième prix.Madame Staël, Littérature 1 vol.Histoire du Canada, Bibeau, 2 vols .1 00 £1000 Ces ouvrages sont tous nouveaux et élégament reliés.On peut les voir à l\u2019Hôtel-Québec où la liste est déposée et ils sont estimés aux prix des libraires.Avis sera donner du jour du tirage.HARDES FAITES ET Marchandise seche a bas prix.\u2019 C.CORMIER Coin des rues Saint-Paul et Saint-Gabriel.TIENT constamment en main un assortiment complet de marchandises sèches, et de hardes faites, qu\u2019il offre en vente à bas prix, tels que : \u201c Surtout de drap Pantalons de casimere Habit Do Do Tweed.Paletot de toutes sortes, Do Bouragan.Habits de chasse en tous genres, Veste de Satin, Veste en soie, en laine et en frappé, tant blanc que de couleur.Il adresse par cette voie ses remerciments à ses amis ainsi qu\u2019au public en général, et les prie de vouleir bien Il fera tout en son pouvoir pour les servir avec ponctualité et à bonne condition.Venèz voir, et vous acheterez.Montréal, 14 juillet 1847.P.GENDRON IMPRIMEUR No.24 rue St-Vincemt Montreal.A lhonneur d\u2019informer ses amis et le public en générai qu\u2019il vient d'ouvrir une IMPRIMERIE au No, 24, rue St-Vincent à l'étage supérieur de la maison occupée par M.J.B.Rolland, libraire, où il recevra avec reconnaissance toute impression que lon voudra bien lui confier, telle que : Livres, Pamphlets, Catalogues, Billets d\u2019enterrements, Cartes d\u2019adresse, Circulaires, Chèques, Polices d\u2019assurance, Traites, Cartes de visites, Programmes de spectacle, Annonces de diligence, (Connaissements) etc.etc, etc.Le tout sera exécuté avec gout et célérité.Le soin que M.Gendron apportera aux ouvrages qui lui seront confiés, lui fait espérer une part d\u2019encouragement qu\u2019il sollicite très respectueusement.- Tout le matériel de sonétablissement est neuf.Prix tres réduits.- Cidre en bouteilles Le soussigné offre en vente une grande quantité de CIDRE EN BOUTEILLES, de M.Penner, de la meilleure qualité.\u2018 EDOUARD MERCIER.Hotel-Québec, septembre 1847.Maison de Pension.Deux Messieurs pourraient avoir pension au No 23 Rue Craig chez Dame Ve.LOVIS.i A À 1 PROSPECTUS DE LA Societé Mercantile d Economie BUREAU DE DIRECTION: A.Mousseau, Président.A, L.Lacroix, Vice-président.J.B.E.Dorior, S'ecrétatre.A.Rov, - Trésorier.CHas.Bourbon B.Giroux L.BEAUCHAMP P.Z.MAGNAN J.R.SINCENNES J.R.Grroux La société a pour but d\u2019encourager les commis-mar- chands canadiens à économiser leurs salaires, à placer favorablement leurs épargnes et à faire tous leurs efforts pour répandre les connaissances mercantiles parmi la classe de jeunes gens engagés dans le commerce.Pour atteindre ce but, les associés s\u2019obligent à faire des versements égaux et mensuels de £1 chaque pendant trois années conséeutives de sorte que le nombre de parts qui est limité à cent formera alors un capital de £3,600.La société fera profiter les versements à mesure qu\u2019ils entreront et ce autant que possible d\u2019ici à cinq ans, teins pour lequel la société est formée et il sera décidé alors si elle continuera ses travaux soit en fondant un établissement quelconque ou en toute aître manière.Depuis que la vapeur et le fil électrique ont franchi les distances qui séparaient les villes des campagnes, les bourgs des villages, il n\u2019est plus permis d\u2019après les idées du Hbéralisme de travailler pour une localité, pour une ville exclusivement et pour cette raison la société admettra des actionnaires de toutes les parties du Canada pourvu qu\u2019ils aient les qualités requises par la troisième clause de sa constitution.L\u2019utilité d\u2019une telle société ne peut être mise en doute si on l\u2019envisage d\u2019abord sous un point de vue matériel.Premièrement, elle ne peut qu\u2019être profitable aux associés en ce qu\u2019elle leur fait épargner une somme qu\u2019ils auraient peut-être dépensée à pen de chose : secondement, si on calcule lesintérêtsque l\u2019industrie canadienne a à payer en proportion de ses profits, on se convaincra facilement et plus que jamais de cette vérité que dans quatre-vingt-dix cas sur cent, pour faire de l\u2019argent il faut en avoir.Troisièmement : cette société en peu d\u2019années leur sera une protection efficace pour s\u2019établir: protection qu\u2019ils chercheront peut- être en vain ailleurs dans des tems comme ceux-ci où le commerce est si précaire.Sous un point de vue intellectuel pourra-t-on soutenir que la classe mercantile n\u2019a pas besoin d\u2019instruction ?Dis- putera-t-on le besoin, l\u2019utilité, la nécessité et l\u2019urgence de l\u2019éducation ?non, certe non ! Si de là on passe à un plus haut point de vue ; au point de vue national, elle ne peut que resserrer ce lien d\u2019union, (qu\u2019il est si désirable de voir régner entre des confrères) cette noble émulation, ces idées d\u2019entreprises et.de progrès qui vont toujours grandissant parmi la jeune classe mercantile, favoriser et répandre les connaissances necessaires pour former des hommes pratiques capables de prendre parts aux affaires et de lutter avec leurs compétiteurs.\u2018 Avec des avantages semblables à ceux-ci s\u2019en trouve- ra-t-il qui resteront en arrière ?Que tous ceux qui le peuvent y prennent part.Qu\u2019ils se persuadent bien de ces vérités qu\u2019en épargnant on apprend à concevoir l\u2019importance d'économiser, qu\u2019en économisant on prend le goût du travail, qu\u2019en travaillant on s\u2019acquiert une aisance honorable et que ce n\u2019est qu\u2019à cette condition de travailler, de travailler toujours que l\u2019on est sobre, honnête, rangé duns ses affaires, vrai patriote et bon citoyen.Le premier versement mensuel se fera le 1er octobre prochain.Pour toute autre informations sur les réglements, etc.s\u2019adresser (si c\u2019est par la poste, affranchir,) au secrétaire ou au président.J.B.E.DORION.Secrétaire.Montréal, 22 sept.1847.L'AVENIR Lecons de Piano Mile.ELIZABETH AUSSEM Ose offrir ses services aux familles qui désireraient voir quel- qu\u2019un des leurs recevoir des leçons privées pour apprendre à toucher le piano.Elève de M.Labelle, pianiste dont les capacités n\u2019ont pas besoin de recommandation, Mille E.AussEm espère partager une part de l\u2019encouragement que le public accorde si libéralement aux professeurs du bel art.Elle donnera des LEçoNs à domicile ou bien chez elle, RUE STE-MARIE, FAUBOURG.QUEBEC, VIS-A-VIS L\u2019EGLISE MOLSON.Où l\u2019on pourra connaître aussi les conditions.Elizabeth Aussem.Montréal, ler septembre 1847.Enstitut-Canadien ET.PARENT, écuyer, donnera une lecture devant l\u2019Institut Canadien, jeudi le 23 septembre courant, dans la salle de l\u2019Institut à l\u2019encoignure des rues St-Gabriel et Ste-Thérèse.Le sujet dé la lecture sera: \u201cDu travail chez homme.\u201d Les portes seront ouvertes au public.La lecture commencera à 8 heures P.M.précises.V.P.W.DORION, Sec.Archiviste, I.C.15 septembre 1847 Sme livraison de Ia lyre canadienne Répertoire des meilleures chasons et romances du jour, PAR UN AMATEUR.Le présent ouvrage sera imprimé sur beau papier, et sera délivré aux souscripteurs par livraisons de 18 pages, grand in-18.II pa- raitra trois livraisons chaque mois.Le volume se composera de 324 pages, à la fin duquel on troul vera la Musique de la plupart des chansons et romances nouve-ss introduites dans ce recueil.100 Prix de chaque livraison : DIX sous.Les souscripteurs recevront à la fin de l\u2019ouvrage, comme prime une superbe Gravure Frontispice.Prix de l\u2019ouvrage pour ceux qui n\u2019auront pas souscrit : \u2014 10s.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019 Avenir paraîtra deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, sous les auspices d'une société en commandite de jeunes gens.On fera vendre le Journal à deux sous l\u2019exemplaire.Le prix d\u2019abonnement est de DIX CHELINS par annie payables par semestre.Le prix modique, et à la portée de tout le monde, de notre journal, qui lui assure une circulation très étendue, en fait un excellent centre de publicité pour le commerce et toutes les industries.Les annonces seront insérées aux mêmes conditions et au même prix que celles des autres journaux.Toutes letires doivent êtres affranchies.Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et | recevra le journal gratis.On recevra les abonnements au bureau du journal chez M.G.Batchelor, No.52 rue Sanguinet, à la chambre-de-nouvellés de l\u2019Institut-Canadien, ainsi qu\u2019à tous les dépôts et chez les agents ci-dessous : Agents de l\u2019Avenir.MM.W- H.Rowan.P.Nourrie P.J.Guitté.J.Marchessault.Joseph Germain.J.B.Lamére, L.Bureau, i J.A.Martineau, écr, E.R, Demers.Québec, Trois-Rivières, Berthier, St-Jean-Dorchester St-Ours, Sorel, Ste-Anne de la Pérade, Champlain, Henryville Publié par un comité de rédaction.Geo.Batchelor, l\u2019un des éditeurs, gérant.Imprimé pour les propriétaires par P.GENDRON, imprimeur, No 24, rue St-Vincent, où l\u2019on pourra laisser tous ordres, annonces, ete.etc.=H 5&8 SFE FES = = ar EP ULL a No "]
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