L'avenir, 11 septembre 1847, samedi 11 septembre 1847
[" AVENIR JOURNAL PUISLIE DANS LES INTERETS POPULAIRES.MONTREAL, SAMEBI 11 SEPTEMBRE 1847.\u2014\u2014 N.13 L\u2019enfant malade Retirez-vous, ami, laissez-moi seul près d\u2019elle ; Que je presse sa main dans ma main paternelle, Sa main sèche et brûlante ! .Oh ! l\u2019enfant de mon cœur, ! Qui charge ainsi tes yeux d\u2019une épaisse langueur ?_ Quel feu court dans ton sang le trouble, le dévore ?Hier sur nos genoux tu folatPais encore, Hèlas ! et te voilà sur le lit des douleurs ! , Lève tes.yeux sur moi, lève-les, ou je meurs ! ; Tu m\u2019entends donc enfin ! je revois ton sourire, Mais tu brûle, toujours ! Ton pauvre cœur soupire ; : Pourtant ta voix est calme, et ton regard si doux ! \u201c De ce mal inconnu tu crains peu le courroux ! ÿ.Quand dix printemps à peine ont passé sur ta tête, i Tu braves, jeune fleur, le vent de la tempête, | Tu crois qu\u2019elle réserve et sa grêle et ses traits : Pour le front élevé du chène des forêts ; Non, la plus faible plante, au sein des prés cachée, ÿ À la vie, à l\u2019amour, est par elle arrachée.\u201c Mais peut-être qu\u2019un ange en secret t\u2019a parlé ?{En te montrant le ciel, il l\u2019aura révélé D Des destins ravissants, et des jeux sans alarmes, Et des champs pleins de fleurs, et des fêtes sans larmes : Et tu souris, ma fille, à l\u2019ange triomphant.Ç Ah ! ne va pas le eroire, enfant.- Jai va mourir ; la mort est bien amère ! Cherche le ciel près de ton père ; Ma fille, la vie a des biens, De doux rêves, de doux liens ; Ne t\u2019en va pas sans les connaître ; Les cieux les ignorent peut-être ! PR Les associations Nous avons donné, dans l\u2019Avenir de mercredi dernier, quelques idées sur les sociétés et leur utilité quant à nous, nous voulons aujourd\u2019hui continuer nos réflexions sur ce sujet., Les premières sociétés, les plus utiles, les plus nécessaires pour nous, ce sont certainement celles qui ont pour but.d\u2019instruire la jeunesse, de répandre le goût de l\u2019éducation et des études.Ce qui nous manque, ce qui manque à la grande famille canadienne, avouons-le, c\u2019est l\u2019éducation, l\u2019industrie et l\u2019activité qui en sont les pendants ordinaires; sans elles notre existence est sans animation, saus force et sans chaleur.Maintenant il n\u2019y a pas de milieu, il nous faut combattre par l\u2019intelligence et l\u2019activité, telles doivent être nos armes.L\u2019instruction répandue dans toutes les parties du pays, dans tous les rangs, chez toutes les classes, fera plus pour le progrès et la prospérité de notre population que maintes luttes politiques.Jetons un regard sur nos voisins des - Etats-Unis, c\u2019est là que nous verrons la force de l\u2019éducation et de l\u2019intelligence.Quels progrès ne font-ils pas tous les jours?Là personne n\u2019est la dupe de son voisin, chacun est assez instruit pour pouvoir jurer par lui-même des choses et des hommes, et leur esprit'dë progrès et d\u2019entreprise à qui le doivent-ils?Qui fait qu\u2019on puisse aujourd\u2019hui placer les Etats au premier rang des nations, si ce n'est l\u2019éducation ?Pas un peuple qui ait avancé en civilisation, qui ait progressé avec une rapidité aussi étonnante que le peuple Américain.On s\u2019étonne quand on remonte au tems où ces villes immenses, ces villages sans nombre, remplis de manufactures de tous genres que possèdent les américains, n\u2019étaient qu\u2019une forêt épaisse où le pas civilisateur de l\u2019européen n\u2019avait pas encore pénétré.On se demande alors quelle main a pu opérer une telle transformation ?En effet, c\u2019est frappant de voir les progrès matériels et intellectuels qu\u2019a fait le pays depuis un demi-siècle.Un grand personnage étranger nous disait dernièrement qu\u2019il était surpris de voir l\u2019état arriéré dans lequel nous étions, comparés à nos voisins.Que les américains soient plus avancés que nous se comprend très bien ; mais qui leur donne donc ce degré de supériorité sur nous?Qui a donc tant contribué au bien-être des Etats-Unis ?Encore une fois, nous le répétons, c\u2019est l\u2019éducation.Nous n\u2019entendons pas dire seulement l\u2019instruction que donne les écoles élémentaires, non, car elle se perd bientôt quand elle n\u2019est pas cultivée, mais nous voulons parler de l\u2019éducation que se forme ou, plutôt, que se perfectionne le jeune homme par la lecture et les études.En Canada, on est fortement exposé à perdre en peu de tems ce qu\u2019on a de la peine à apprendre aux écoles primaires.(Nous parlons plus particuliére- ment du peuple des campagnes ici, car c\u2019est là où il faut aller, c\u2019est lui qui forme les villes.) Les adolescents se trouvent livrés à eux-mêmes, au sortir de l\u2019école, sans bibliothèque pour se procurer des livres et sans société pour l\u2019édncation mutuelle, et ce à un âge généralement où ils ne possèdent pas assez de goût de l\u2019éducation pour pouvoir les inviter à faire des études personnelles, c\u2019est à la campagne que ce mal s\u2019est fait sentir le plus gravement, mais à présent il commence à disparaître, et bientôt, nous l\u2019espérons, il aura disparu par tout le pays., R ES 78 78 A 5 | Le monde a des périls ! je serai près de toi ; i | Je les connais, j'en défendrai ta vie, j Je la sauverai de l\u2019envie, nu , _ Ses traits n\u2019iront que jusqu\u2019à moi.«at [R Mais, si la voix du ciel l\u2019emporte sur ton père, i A Si Dieu par un regard te ravit a la\u2019 terre, ya Je suis prét, mon enfant, je quitte pour jamais Mes champs et mes plaisirs, et tout ce que j'aimais.ai Et dès que j'aurai vu de formes immortelles p S\u2019embellir tes traits adorés, 16.Je te serre en mes bras, je m\u2019attache a tes ailes, jut -Et Je monte avec toi vers les parvis sacrés.ytd Pour éviter de Dieu le regard trop sévère, i Je cacherai mon front dans ton sein radieux ; ÿ Ta douce voix dira les mots de la prière, ©) Et ton père avec toi s\u2019assoira dans les cieux.E \u201c GUTTINGUER.ey a TTT i | 5 | Epigramme.\u2019 (MM.DALY ET PAPINEAU.) it On dit que Daly parle, et que le sourd écoute.| Ce miracle éclatant, qui l\u2019a fait ?le sait-on ?| | Oui : c\u2019est le bruit qui court que, dans bien peu sans doute, | Le ministère ihfirme aura perdu son nom.= | Montréal, août 1847, é.T.L \u2019 1 fl - A 67 LAVE Le journal, qui pénètre partout, et la bibliothèque de l\u2019école, de l\u2019arrondissement et du district ont plus fait pour la civilisation aux Etats-Unis que toute autre chose.Pas un village, pas un bourg, pas un carrefour qui n\u2019ait son journal, pas un canton, pas un fort qui n\u2019ait sa bibliothèque publique, pas une petite ville qui n\u2019ait sa société de discussion et d\u2019instruction mutuelle, chez les Ameéri- cains.De cette maniére tout se meut, se remue, s\u2019agite, C\u2019est à n\u2019y pas tenir, on se sent emporté par le courant, et les intelligences les plus bornées sont rendues actives, entreprenantes et industrieuses.M.J.H.a bien compris la position et les besoins de la jeunesse canadienne.On ne pourrait en faire une plus belle peinture.Passer en revue toutes les classes de la jeunesse, énumérer leurs besoins, était une tâche bien difficile à remplir ; aussi fallait-il rien de moins que Pha- bile pluine de son auteur pour nous en dérouler toutes les circonstances et toutes les variations.Il n\u2019avait pas besoin de dire que la tâche était téméraire pour lui, il avait trop bien approfondi, il connaissait trop bien les profit du tableanw- qu\u2019il allait nous tracer.Si c\u2019est une surprise qu\u2019il ménageait au lecteur, nous pouvons lui assurer qu\u2019il a réussi à merveille.C\u2019est certainement le meilleur article qui ait été produit par un des membres actifs de l\u2019Institut.Il a déjà eu un effet merveilleux sur plusieurs et nous ne doutous pas que ce soit le meilleur coup de pied au progrès, la meilleure contribution au développement des idées, au mouvement intellectuel qui s\u2019opère maintenant autour de nous.Si l\u2019Institut n\u2019eût pas existé, peut-être que ce travail, aussi utile qu\u2019instructif, aussi profond qu\u2019approuvé par la presse canadienne, n\u2019aurait jamais vu le jour.Seul on ne pense pas à faire rien de semblable, mais assemblés, réunis, excités et stimulés par les travaux des uns et des autres, on se livre à des études, à des recherches, on produit et on échange ; c\u2019est un trafic continuel d\u2019idées et d\u2019intelligences qui retourne au profit de tous.Voila, lecteurs, encore un des grands bienfaits des associations.C\u2019est le meilleur moyen, le plus fort, le plus puissant de tous les moyens, de répandre les connaissances utiles, de propager les idées de progrès, d\u2019étendre l\u2019activité, l\u2019industrie et l\u2019esprit d\u2019entreprise.Tout citoyen fier du nom de canadien devrait encourager par tous les moyens possibles cette institution qui a déjà fait tant de bien, qui progresse tous les Jours, qui à changé, bouleversé les idées, depuis sa fondation.Oh qu\u2019il serait beau, qu\u2019il serait grand le jour où la population Canadienne-Françai- se doterait cette société d\u2019un volume pour sa bibliothèque par chaque 400 ames cunadiennes-françaises.Comptons : = Population française .s .800,000 ames Supposé un volume par 400 ames, ça donnerait un total de .2,000 volum.Ce serait pourtant pen de chose, ça demanderait un peu d\u2019énergie, de courage ct de persévérance.Combien y a-t-il de volumes qui dorment sur les tablettes et dont la poussière vient effleurer les couverts tous les jours et qui seraient infiniment mieux dans un coin de l\u2019humble bibliothèque de l\u2019Institut que là où ils sont ?Le devoir qu\u2019assigne à la jeunesse M.J.H., le rôle qu\u2019il lui indique est senti, est compris par elle, tous les jours nous en avons des preuves.Elte s\u2019instruit, elle s\u2019organise, elle se prépare, et, bientôt, ce qu\u2019elle voudra clle le pourra.Dernièrement nous annoncions la formation d\u2019une nouvelle société et maintenant nous pouvons dire qu\u2019elle prend de l\u2019extension et sera sous peu établie d\u2019une manière durable et propre à faire honneur à ceux qui l\u2019ont fondée.Nous voulons parler de la Société mercantile d\u2019économie dont le but est encore plus noble que nous l\u2019a- vionssupposé d\u2019abord.L'objet est d\u2019encourager lescommis- marchands à économiser une partie de leur salaire et à mettre à profit leurs épargnes et de faire tous ses efforts pour établir en cette ville un cours commercial ou une académie où les jeunes gens engagés dans le commerce pourraient acquérir des connaissances commerciales capables de les mettre en état de pouvoir devenir en peu des négociants habiles, des commerçants industrieux et des marchands importants.NIR.v AAA AA SAS AAA Comme nous le disions plus haut, la jeunesse se prépare et elle a adopté le bon moyen: fait-elle un pas, entreprend-elle quelque chose, enfante-t-elle un projet pour son avancement, vite elle s\u2019empresse d\u2019en poser les bases par l\u2019éducation, car elle sent que c\u2019est là sa force, sa puissance et sa gloire.Il est beau de voir une si noble émulation se faire jour chez notre jeunesse.Il est grand de voir ces tendances libérales, ces idées, ces vues larges et qui grandissent quotidiennement, et qui ne peuvent être que favorables 4 nn meilleur état de choses.Le besoin d\u2019une école commerciale est incontestable ici où le commerce est la profession qui offre le plus de facilités à acquérir une petite indépendance ; aussi, est- ce pourquoi on en voit un si grand nombre tous les ans s\u2019y jeter à corps perdu pouryu qu\u2019ils sachent que deux fois deux font quatre.Il n\u2019y a peut-être pas une classe qui ait aussi besoin de s\u2019instruire qu\u2019elle et pas une qui n\u2019en ait si peu le moyen et le tems.Le commis entrant jeune dans un magasin subit plutôt un cours d\u2019esclavage propre à abrutir son intelligence qu\u2019à faire de lui un homme actif et-éclairé, capable de se rendre utile par sa position et ses talents, travaffilant comme il le fait, sans sortir presque, de douze à dix-huit heures par jour ! Eh bien, jeunes commis qui voulez sortir de l\u2019engourdissement où vous plonge votre position, qui sentez que votre intelligence a soif d\u2019instruction, que vos facultés ont besoin d\u2019une rénovation, accourez tous lundi prochain à l\u2019assemblée de la Société mercantile d\u2019économie, enrô- lez-vous sur la liste des membres et ce que vous apprendrez, à vos réunions, quand ce ne serait que par la conversation entre chacun de vous, vaudra plus que cent pour cent d\u2019intérêt sur le petit capital que vous y déposerez : Institut-Canadien ; Séance du 9 septembre.\u2014 Présidence de M.Papin.Question de discussion : \u201c Serait-il à propos de demander la passation d\u2019une loi qui obligerait les étudiants en droit à suivre des cours de droit dans une école qui serait établie par le gouvernement?MM.C.Papineau et Chs.Laberge ont soutenu le côté aflirmatif de la question et MM.Blanchet et W.Do- rion la négative.M.Delorme, le premier vice-président, résigne son siége, n\u2019ayant pas le tems d\u2019assister régulièrement aux séances.Avis de motion est donné pour la prochaine séance, afin d\u2019élire un premier vice-président.Quatre membres actifs sont admis ainsi que B.Joliette, écr.comme membre honoraire.Après quoi l\u2019Institut s\u2019est levé ; il était dix heures.Faits Divers UN JEUNE ASSASSIN.\u2014 Jeudi soir, à l\u2019une des extrémités de la rue Bonaventure, celle qui avoisine le Marché- à-foin, un jeune homme du nom de Cameron, âgé de dix-sept ans, eut une querelle avec un journalier nommé Foley et Ini infligea, à coup de couteau, plusieurs blessures dans le côté et le bras droits.On transporta aussitôt Foley chez leDr.Lebourdais où il reçut toute l\u2019assistance qu\u2019on pût, sur le moment, lui donner.Il a été depuis envoyé à l\u2019hôpilal-général, dans un état dangereux.On a arrêté le jeune coupable, Cameron.Ouracans.\u2014Dimanche dernier, vers trois heures de l\u2019après-midi, un coup de vent terrible a passé sur la ville de Cornwall et y a exercé de grands ravages.La tempête s\u2019annonça par des éclairs et de fortes détonations de tonnerre ; les nuages amoncelés et sombres comme la nuit, s\u2019agitant, s\u2019approchant, se repoussant, présentaient, dit un correspondant, l\u2019aspect d\u2019une effrayante magnificence.Puis éclata l\u2019ouragan poussant devant lui, sur un rayon.de 100 pas de large, bâtisses, clôtures, arbres, ete.Il y a en trois maisons renversées de fond en com- fa [ pre- Pa, 0jel Ue ie, Lily pau igs eg} table sde au leur i p qu tant Tage sou 2s ules hin i et | cent y de il i en serait 1 le De p S00 plant faite atte com Ig B ee aie poe Hs ti Sa deg ul fr vil ~ LAVENIR.68 A ge re A A A ble ; huit dont le toit a été enlevé ; neuf plus ou moins endommagées ; onze dépendances\u2019mises en pièces, treize partiellement brisées et un grand nombre de petites bâtisses qui ont souffert des dommages.Une jeune fille de treize ans qui se trouvait près des écluses audessus de la ville fut jetée, par la force du vent, dans le canal, et s\u2019y noya.Presque tous les combles de cheminées ont disparu dans les bras de l\u2019ouragan que la ville de Cornwall, à mémoire de ses plus vieux habitanis, n\u2019avait jamais vu si prompt, si terrible dans ses colères.Tous ces ravages ont eu lien en moins de tems qu\u2019on ne met à les décrire.Deux heures plus tard, vers les cing heures et demie du méme jour, un autre ouragan dévastait la concession de la Pigeonzière, sise entre St-Philippe et St-Rémi, et bousculait sans pitié cinquante-sépt bâtisses, maisons, etc les meubles, les grains, et tout ce qu\u2019elles tontenaient.Heureusement personne ne paraît avoir reçu de mal.M.SummersrT.\u2014 Le jury, après une longue enquête sur les circonstances qui ont amené ce douloureux événement, a déclaré coupable d\u2019homicide le nommé Mullen qui avait tué M.Summerset, à Toronto, si on se rappelle les détails de cette affaire que nous avons donnés dans notre dernière publication.CANAL ENTRE LE ST-LAURENT ET LE LAC CHAMPLAIN.\u2014 Aiguillonné par les besoifs du trésor, le gouvernement s\u2019est enfin décidé à prendre le devant dans les entreprises qui semblent promettre de nouvelles ressources au pays.Il a enjoint à l\u2019un des ingénieurs du bureau des travaux publics, M.Barrett, d\u2019examiner le terrain entre Caughnawaga et St-Jean.Le terrain présente peu de difficultés.Le canal aurait une longueur d\u2019environ sept lieues et servirait de transit à tout le commerce de l\u2019ouest que l\u2019on espère accaparer par cette voie.LE CANADIEN, LA REVUE ET L\u2019AURORE.\u2014 Nos aînés du Canadien et de la Revue nous avaient oubliés, ils échangent maintenant.L\u2019Aurore, qu\u2019on ferait mieux d\u2019appeler le grand jour, veut nous ménager, je suppose, et ne nous éblouir pas de ces vives lumières qui ont tant ébloui de lecteurs qu\u2019elle n\u2019en a plus.L'acte est cruel, mais charitable après tout.LE cLERGE.\u2014 Mgr.de Montréal se trouve assez bien pour avoir pu célébrer, hier matin, le saint sacrifice de la messe.| .: Les médecins considèrent M.Resther, quoique indisposé gravement, comme hors de danger.M.Champeau, après avoir courageusement travaillé au grand œuvre, est à présent confiné à l\u2019Hôtel-Dieu.M, Lafrance, curé de St-Aimé, est arrivé à Montréal, venant solliciter la faveur de retourner aux abris.Le vicaire de Ste-Marie, M.Marsolais, arrivé ces jours : derniers, seconde le R.P.Garin aux abris.LA POINTE ST.-CHARLES.L\u2019état sanitaire de la\u201cville continue de s\u2019améliorer ; les cas de typhus deviennent de plus en plus rares ; on a remarqué que la dyssenterie ne diminuait pas d\u2019intensité et que le nombre hebdomadaire de ses victimes demeurait le même.Aux abris de la Pointe St.-Charles, les ravages de la maladie étaient restés aussi au statuquo.Voici, au reste, des chiffres comparatifs qui parleront pour eux-mêmes.POINTE ST.-CHARLES, 8 septembre 1847.\u2014Malades 1155.\u2014Morts 20 4° « 6 \u2014 « 1150\u2014 « 25 ÿ #$ - #\u2014 « 1168\u2014 « 4 ; 6 \u20ac \u201c+ « 1153\u2014 « 28 : 7 \u201c \u201co_o 1096.\u2014 « 24 8 \u201c « as ££ 1085.\u2014 \u201c 12 9 «© \u201c \u201c 1098.\u2014 « 18 149 La semaine précédente il en est mort 174 Diminution cette semaine 25 Durant cette semaine finissant le 4 du courant, 206 malades ont été renvoyés.SoCIÉTÉ D\u2019HORTICULTURE.\u2014 Nous allons reprendre l\u2019exibition à l\u2019heure où nous l\u2019avons laissé.Sur les quatre heures, S.E, lord Elgin, accompagné d\u2019une nombreuse suite, est venu donner un coup-d\u2019æil encourageant aux nombreux compétiteurs.Compétiteur elle-même, S.Ë.a été vertement battue par l\u2019un de nos fleuristes.Deux troupes de musiciens et un nombre infini d\u2019oiseaux chantants, murmurants, gazouillants, composaient l\u2019orchestre.La salle, ornée de toutes sortes de décorations, brillamment éclairée par le gaz, a été encombrée de visiteurs jusqu\u2019à dix heures passées ; on peut juger de leur nombre par le fait que, chaque visiteur étranger à la société payant trente sous, on a recueilli la jolie somme de quarante\u2018 louis, ° \u2018 Feu.\u2014Lundi, vers une heure de l\u2019après-midi, un grand feu Éclata dans la Haute-ville, à Kingston, et consuma trois bâtisses ; on estime la perte à £4500 au moins.Mives.\u2014 1] n\u2019y a que la première découverte qui coûte.Le Journal de Québec nous avait annoncé, depuis un mois, la trouvaille des mines de fer et de charbon situées à la Baie-St-Paul, près le St-Laurent, et une autre mine, d\u2019or, dans la seigneurie de M.De Léry ; la Minerve de jeudi, à son tour, nous dit qu\u2019on vient de découvrir dans la paroisse de Ste-Ursule (distrigt des Trois- Rivières) aux pieds de la chaîne des montagnes du nord, sur la terre de M.Alexis Pichette, une mine de plomb, d\u2019un facile accès, à trois lieues du fleuve, et qui couvre une étendue considérable.On en retire, en creusant, des filons de plomb pur remarquables.Ce pauvre M.Logan qui avait juré ses grands dieux que le Bas-Canada était dépourvu de mines de toutes les espèces, et surtout de mines de charbon, va se trouver désappointé de voir les mines éventées contre ses prédictions.O science ! 6 M.Logan ! .M.\"TurLy.\u2014M.Tully, membre de la corporation, après certaines altercations à propos des émigrés avec le capitaine Weatherley, l\u2019agent du gouvernement, s\u2019est livré à des excès peu édifiants dans un père conscrit de la capitale, menaçant, armé d\u2019un pistolet, M.Weatherly ou quiconque s\u2019opposerait à ses vues, de remplir leur tête indocile d\u2019une certaine quantité de plomb.Le capitaine Weatherly n\u2019a cru devoir mieux punir l\u2019impatient édile qu\u2019en le faisant mettre sous caution.ACTE DES MUNICIPALITES DU BAS-CANADA.\u2014 Voici une faible analyse de cette loi qui entre en opération lundi prochain.D\u2019abord chaque comté du Bas-Canada constitue nne municipalité ; chaque paroisse ou township doit élire deux conseillers qui seront nommés par le gouverneur, si la paroisse s\u2019obstine à ne pas agir.Les officiers du conseil de comté se composeront d\u2019un maire, d\u2019un se- crétaire-trésorier et d\u2019un député-grand-voyer.Un des conseillers de la paroisse sortira tous les ans et sera remplacé aux élections qui auront dorénavant lieu le second lundi du mois de juillet.I] y aura des réunions trimestrielles du conseil le second lundi des mois de juin, septembre, décembre et de mars.On a exempté de participer aux charges et aux devoirs es officiers plusieurs catégories de sujets, entre autres, le ministres du culte, les Juges, les greffiers, les officiers militaires, les membres du parlement, les anciens membres des conseils de paroisse, les médecins, les maîtres d\u2019écoles, ete.Puis, les villages ou les villes, renfermant plus de quarante maisons et , couvrant une superficie de trente arpents, pourront, d\u2019après les vœux publiquement exprimés de la localité, s\u2019ériger en corporation ; on nommera sept conseillers, et l\u2019un d\u2019eux sera élevé par élection à la mairie.Ce sont là les principales dispositions de cet acte.Que cette loi, passée à la hâte, soit défectueuse dans les detdils de l\u2019aveu même du procureur-général Badgley, son aypteur, se conçoit; que nos compatriotes, cependant, lui donnent un franc, un loyal coup de main, qu\u2019ils essaient la machine, et si, en définitive, le pays repousse comme impraticable la nouvelle mesure, qu\u2019il s'élève contre cette législation pressée, à la course, des clameurs fondées sur l\u2019expérience, raisonnables, qu\u2019il s\u2019élève un cri - général dont l\u2019écho fasse trembler les incapacités administratives qui nous régissent, tH Bh ji pit 69 L'AVENIR LES DANSEUSES VIENNOISES.\u2014 Ces admirables petits papillons de la danse, qui arrivent en voltigeant de Québec, reparaissent ce soir sur la scène du Théâtre Royal.Que nos belles montréalaises leur tressent des couronnes et des guirlandes de fleurs, préparons, à leur rentrée, du haut de nos places, une batterie de mains applaudissan- tes, et une sale ve glorieux bravos.LE cros BournoN.\u2014 Le gros bourdon de l\u2019église de \u201cMontréal est arrivé à Québec dans la barque Ottawa.M.Dawes.\u2014 M.Dawes, pasteur de l\u2019église épisco- palienne dont il était œil et la lumière, vient de succomber, à St-Jean, aux attaques du typhus, regretté de toutes les classes de la société.Une mfvriss.\u2014 Dans le collége électoral d\u2019Abingdon les deux partis, se sentant d& force égale à peu près, avaient employé toutes les ressources dont on se sert en pareil cas ; on avait fait venir à grands frais de Paris un électeur nommé Copeland, qui arriva tout essoufflé au poil et donna, par mégarde, son vote à S.F.Thesiger, candidat du gouvernement, tandis que le général Caulfeild, son adversaire, perdit son élection par la seule voix prépondérante de cet électeur dont il avait payé les dépenses de voyage.L'erreur valait la peine d\u2019être mentionnée.PROFITS DE LA PROPRETÉ.\u2014 Dans une ville d\u2019Écosse, Aberdeen, le balayage journalier des rues coûte, chaque année, £1400 et les revenus qu\u2019on tire de ces balayures se montent à £2000 par an.À Perth, ça coûte £1300 et ça rapporte £1730.- UN DON QUICHOTTE AMOUREUX.\u2014 Il s\u2019est passé ces jours derniers à Halifax une affaire ässez romanesque.Un jeune homme de vingt ans, attaché au régiment du vingtième, se figura qu\u2019il aimait éperdument une fillette élevée dans la famille du quartier-maître.Il la demanda en mariage, elle s\u2019y refusa.L\u2019amant confus prit un moyen assez violent de venger son désespoir et de prouver son attachement.S\u2019armant d\u2019une épée, il se mit à sa rencontre, et, se précipitant sur elle, lui fit sur le visage une large balafre, afin d\u2019ôter, disait-il, à tous les prétendants l\u2019envie d\u2019aimer sa dulciné rebelle.Conduit à la police, on a renvoyé notre homme passer cette première fièvre à la prison.\\ +*, Nous accusons réception de plusieurs documents parlementaires.+*, P.N.Trois-Rivières; reçu votre lettre et la remise ; tout est bien.»*, Nous n\u2019avons pas reçu le Journal de Québec, de jeudi dernier, quoiqite uous l\u2019ayons vu sur la table de l\u2019Institut.ares Naissance Au manoir &e Lachenaie, le 7 du courant, la Dame de Phon.John Pan g man à mis au monde un fils.Mariages A la Pointe-aux-Trembles, le 6 du courant, par Messire Labelle, curé, M.Ls- Eus.Bardy, étudiaut en Médecine, à Delle Josephte, dernière fille de M.P, Régnier.Aux Trois-Rivières, le 6 du courant, par le révd.M.Cook, vicaire-géné- ral, Joseph Hamel, écr.marchand de Québec, à Dame Eliza Routier, veure de Jean Mondelet, écr., des Trois-Rivières.THEATRE ROYAL.M sexæarTT À honneur d\u2019informer le public de Montréal, qu'il vient de conclure un nouvel engagement avec Myx.JOSEPHINE WEISS.LES CÉLÈBRES PETITES DANSEUSES VIENNOISES, paraitront encore à Montréal pendant SIX SOIREES, à commencer, Ce soir, Samedi, 11 Septembre.{7 Voir le Programme.Cidre en bouteilles Le soussigné offre en vente une grande quantité de CIDRE EN BOUTEILLES, de M.Penner, de la meilleure qualité.EDOUARD MERCIER.Hotel-Québec, septembre 1847.ee en _ Etablissement de confiseur L'établissement ci-devant conduit par R.D&very, rue Notre-Dame (extrémité ouest) sera dorénavant conduit par le soussigné aux mêmes lieux.Il espère que le patronage dont le public n\u2019a cessé d\u2019entourer son devancier ne lui manquera pas.Au moins n\u2019épargnera-t-il aucuns troubles pour rendre cet établissement de plus en plus digne de la faveur dont il a joui jusqu\u2019aujourd\u2019hui.Les rafraîchissements, les fruits, et tout ce qui tombe dans sa ligne sont de la meilleure qualité, et seront à des prix raisonnables.LOUIS GUIBORD.Septembre 1847.Lecons de Piano Mlle.ELIZABETH AUSSEM Ose offrir ses services aux familles qui désireraient voir quel- qu\u2019un des leurs recevoir des leçons privces pour apprendre à toucher le piano.Elève de M.Labelie, pianiste dont les capacités n\u2019ont pas besoin de recommandation, Mille E.Aussem espère partager une part de l\u2019encouragement que le public accorde si libcra lement aux professeurs du bel art.Elle donnera des LEçons à domicile ou bien chez elle, RUE STE-MARIE, FAUBOURG.QUEBEC, VIS-A-VIS L\u2019EGLISE MOLSON.Où l\u2019on pourra connaître aussi les conditions.Elizabeth Aussem.Montréal, Ter septembre 1847.Place pour toucher Porgue UNE Demoiselle, qui touche parfaitement l\u2019oraue, dont les talents et la capacité sont incontestables sous ce rapport, et dont les recommandations sont des plus respectables, désirerait trouver une place permanente en villé ou à la campagne, dans une église, pour toucher cet instrument.Oa aura tous les renseignements qu\u2019on puisse désirer en s\u2019adressant au bureau de l\u2019Avenir.Société mercantile d\u2019economie La seconde assemblée générale de cette société aura lieu lundi prochain le 13 courant à la chambre-des-nouvelles de lPInstitut-Canadien, à 9 heures P.M Le comité fera son rapport et le livre de souscription sera ouvert alors.Tous les commis-marchands Canadiens qui n\u2019en font pas encore partie sont priés d\u2019y assister.Le comité s\u2019assemblera ce soir et vendredi soir, au lieu et à l\u2019heure ordinaires.A.MOUSSEAU, Prés.Pro T- J.B.DORION, Sec.\u201cTP \u201cemtp.Montréal, 8 sept.1847.Maison a Louer A ST.ANTOINE, Rivière Chambly, à douze arpents du village, la MAISON de Madame Veuve Marchessault, avec Remise, Hangar, Ecurie et autres dépendances, le tout en très bon état.Cette maison qui est un site des plus beaux qu\u2019on puisse désirer (vis-à-vis l'église de St, Denis) est à louer à des conditions très avantageuses.À prendre possession au ler octobre prochain, S\u2019adresser sur les lieux à Madame Marchessault ou à M.Joseph Germain, Marchand, à St.-Outs.9 sept\u2014sti.\u2019 .eee Geo.Batchelor, rédacteur-en-chef.teégrant eet = À "]
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