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Titre :
L'avenir
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[L'avenir],1847-1857
Contenu spécifique :
mercredi 8 septembre 1847
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Sauvage
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L'avenir, 1847-09-08, Collections de BAnQ.

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[" ES, eme free 1 ith {iB} riya mide ren ENIR JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS POPULAIRES.VOL.1.MONTREAL, MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1847.m\u2014 N.12 DON CESAR DE BAZAN.DRAME EN CINQ ACTES MELE DE CHANT.PAR MM.DUMANOIR & DENNERY.PERSONNAGES.CHARLES Il, roi d\u2019Espagne, MARITANA,chanteuse des rues.DON CESAR DE BAZAN, LAZARILLE.DON JOSE DE SANTAREM, LE MARQUIS DE MONTEFIOR, LA MARQUISE DE MONTEFIOR, Un Capitaine, Un Batelier.Un Juge.ACTE TROISIEME.Au palais du marquis de Montefior.Un pavillon d\u2019été au milieu d\u2019un jardin.SCÈNE PREMIÈRE.Une fête a eu lieu au palais du marquis de Montefior.Des danseurs exécutent un pas en présence de la comtesse de Bazan, qui est assise et entourée de jeunes cavaliers.\u2014Don Jose, placé en face de la Maritana, a les yeux fixés sur elle, \u2014 Le marquis est au milieu d\u2019un groupe, et reçoit des félicitations.\u2014 Des cavaliers et de jeunes dames se promènent au fond dans les allées du jardin.\u2014 Une musique lointaine et mystérieuse accompagne toute cette première scène.UN DES JEUNES SEIGNEURS, qui entourent Moaritana.La belle et joyeuse fête, senora !.ces danseuses, venues de Séville, ont une grâce et une souplesse qui enchantent.N\u2019est-ce pas, don Juan d\u2019Alcazar ?_ UN AUTRE SEIGNEUR.Comment le saurais-je ?\u2026 .Puis- Je regarder là-bas, quand la senora est ici ?MARITANA, qui révait.Pardon.vous disiez, monsieur le comte ?.: Le jeune seigneur se penche et continue lui parler bas.UN CAVALIER, au marquis, Oui, d\u2019honneur, marquis, dona Gazella est toujours jeune.\u2018 UN AUTRE.Et toujours belle.: LA MARQUISE, s\u2019inclinant.Ah ! messeigneurs ! \u2026 LE MARQUIS à part, enchanté, Encore ! .Tout le monde est du même avis.(.Auæ deux cavaliers.) Mes chers amis, je vous attends demain à dîner.vous boirez encore de mon vieux vin d\u2019Alicante.DON JOSE, à lui-même, regardant Maurituna.Rêveuse.préoccupée.c\u2019est bien.LE MARQUIS, s\u2019approchant de lui.Que regardez-vous donc là si attentivement, monsieur ?DON JosE.Je comtemple et j\u2019admire mon œuvre.la vôtre, marquis.car vous m\u2019avez merveilleusement seconde.(La regardant toujours.) Comme la jeune fille s\u2019est vite transformée en belle et noble dame !.\".comme la Maritana est vite devenue la comtesse de Bazan !.\u2026.Et, chose étrange, ces façons, ce langage, que nous avons cru lui révéler, on aurait dit qu\u2019elle les avait oubliés et qu\u2019elle s\u2019en souvenait tout-à-coup.Je crois, Dieu me damne ! que c\u2019est une distraction du destin qui l\u2019avait jetée dans les carrefours de Madrid, et que nous lui avons | rendu sa véritable place.LE MARQUIS.Je crois, .tout ce que vous croyez.DON JosE.Ce cher marquis !.il a un tact !.Com- .ment gouvernez-vous les oiseaux de sa majesté ?LE MARQUIS.J\u2019en suis fort content.ils produisent beaucoup.DON JOSE.Grâce à vous, assurément.(Le marquis s'incline.Confidentiellement.) Le grand maître des petits du cabinet se fait vieux., nous causerons de sa survi- ance.LE MARQUIS.Ah! monseigneur!.ce poste de confiance, a moi !.DON JOSE.Vous en êtes tout-à-fait digne.(Bas, en lui montrant la marquise.) Prenez garde.voilà deux jeunes cavaliers qui parlent de près à la marquise.Ah ! c\u2019est qu\u2019elle est toujours jeune et toujours belle.' Il s\u2019éloigne.LE MARQUIS, avec joie.Lui aussi! LA MARQUISE.Plaît-il ?DON JOSE, s\u2019approchant de Maritana.Comme vous voilà songeuse, au milieu du bruit et du mouvement !.ne | seriez-vous pas heureuse des plaisirs que le Marquis réunit autour de vous?.Rien ne manque à cette fête.! LA MARITANA, à demi-voix et avec mélancolie.Non.rien n\u2019y manque, monseigneur.mais il y manque quel- qu\u2019un.UN VALET, s\u2019upprochant de don Jose, et à demi-voix.Monseigneur.là.on attend.DON JOSE, vivement C\u2019est bien ! (Bas, au marquis.) Eloi- gnez tout ce monde.\u2018LE MARQUIS.À l\u2019instant ! (Haut.) Messieurs, une collation à la française, dans le goût si fin de la cour de Versailles, vous attend dans la grand\u2019salle du palais.DON JOSE, bas, à Muaritana, avec intention.Il ne manquera personne à cette fête.(Bus, au marquis,-en sortant.) Retenez ici la senora.Ul sort.Tous les personnages muets se sont retirés.SCENE IH.LE MARQUIS, LA MARQUISE, MARITANA.\u201c MARITANA, frappée de ces dernières paroles.Qu\u2019a-t-il dit là!.Personne ne manquera.Avez-vous entendu ce qu\u2019a dit don Jose ?LE MARQUIS.Non.mais ce doit être fort bien.MARITANA.Personne !.Oh non, on m\u2019abuse encore.on me trompe toujours.Tout est mystère, depuis ce mystérieux mariage.C\u2019est la reine, m\u2019a-t-on dit, c\u2019est ma noble et vénérée maîtresse, qui ma faite comtesse de Bazan, pour qu\u2019un nom, un titre me donnât le droit de Vapprocher.et si,le cœur tout\u2019 plein d\u2019ambitieux désirs, je demande quand je verrai enfin ma souveraine dans\u2019son palais de l\u2019Escurial.plus tard, me répond don Jose, plus tard.et si, tressaillant chaque fois que l\u2019on m\u2019appelle comtesse de Bazan, je demande ow il est, et quand il reviendra.de son long exil, le mari qu\u2019on m\u2019a donné dans la sombre chapelle d\u2019une prison.plus tard, me répond encore don Jose.A mon orgueil, qui veut les splendeurs de la cour, ma tendresse qui appel- lé la tendresse d\u2019un époux, toujours cetté froide réponse : Plus tard !.Monsieur le marquis, don Jose me trompe, n\u2019est-ce pas 1.il me trompe ! LE MARQUIS.Ah ! sainte Vierge !.Don Jose !.mais il m'aurait donc trompé aussi, moi ?.Je ne serais donc pas gouverneur de la volière dù roi?.LA MARQUISE, Puis, d\u2019ailleurs, ma nièce, ce mari que vous aimez.de confiance.LE MARQUIS, bas et vivement.Gazella ! prenez garde !.LA MARQUISE, poursuivent.Ce mari, vous ne le connaissez pas.vous ne l\u2019avez même pas vi.; MARITANA, Air de là Fille du Lac.Non.mais je sais, madame, \u2018 Qu\u2019il est plein de bonté, Æ Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 62 L'AVENIR.DON JOSE.Signez! \u2014 DON CÉSAR, signant.Don César de.UN VALET, passant au fond.La carrosse de madame la comtesse de Bazan ! Don César s\u2019arrête.DON JOSE, vivement.Signez, signez donc ! Maritana paraît au fond etest aussitôt entourée des personnages de la fête.DON CÉSAR, la reconnaissant.Elle ! UN SEIGNEUR, à Maritana.Madame la comtesse de Ba- zan me permettra-t-elle de lui offrir la main ?.; DON CÉSAR, brisant la plume qu\u2019il tenait.On me trompait ! Maritana s\u2019éloigne ; il veut s\u2019élancer sur ses pas.DON JOSE, se plaçant devant lui.Arrêtez, don César ! (Lui montrant le papier.) Vous venez de jurer, sur votre bonheur et sur votre foi de gentilhomme.DON CÉSAR, déchirant le papier.Ramassez donc les morceaux de mon serment ! Il veut sortir.DON JOSE, l\u2019arrêtant de nouveau.Don César !.une sentence de mort pèse sur vous.et moi, comte Jose de Santarem, ministre du roi, je n\u2019ai qu\u2019un geste à faire pour que vous mouriez !.DON CÉSAR.Ah ! vous jetez le masque enfin, et je comprends vos infâmes machinations! .DON JOSE.La fuite vous est encore possible.mais souvenez-vous que tout obéit aux ordres que je donne.DON CÉSAR.Donnez-les done, ces ordres.mais re me proposez plus de vos honteux marchés! car, si vous êtes devenu assez vil pour les offrir, je suis trop noble encore pour les accepter ! DON JosE, Prenez-y garde !.Un pas de plus sur les traces de cette femme.un pas de plus.vous conduit à la mort ! DON CÉSAR.Alors, faites-moi place ! ; .\u201cIl repousse don Jose et sort.DON JOSE.Dix alguazils à la poursuite de cet homme !\u2026 Qu\u2019on l\u2019arrête, et, s\u2019il résiste, qu\u2019on le tue ! Mouvement général.- FIN DU TROISIÈME ACTE.Correspondance.M.l\u2019éditeur.Après avoir considéré, dans quelque détail, la structure des poëles russes de M.Smolenski, je ne puis me refuser aux félicitations que mérite ce Monsieur pour la persévérance avec laquelle il réussit si bien dans la confection de ces poêles, nonobstant le peu d\u2019encouragement que lui a donné jusqu\u2019ici le public.Il est fort à regretter que leur usage ensoientsi peu fréquent ici, surtout où l\u2019hiver est si rigoureux et durant lequel nous éprouvons si sensiblement la grande utilité d\u2019une bonne température.Pour juger, M.l\u2019éditeur, des commodités économiques que nous fournissent ces poëles, ilne suffit pas de les observer sous une seule face, il faut en considérer toutes les parties, tout l\u2019ensemble, qui ne peuvent que mieux nous convaincre de leur efficacité et des légères dépenses qu\u2019ils occäsionnent.Cependant ce n\u2019est pas ainsi qu\u2019on les envisage.Car bien peu réfléchissent sur les diverses utilités qui nous reviennent d\u2019eux et surtout les avantages nombreux dont ils sont la source, De ceux particulièrement destinés au service de la cuisine dont nous devons encore l\u2019ingénieuse idée à M.Smo- lenski.Ces poëles qui sont simplement façonnés en briques, mais semblables aux poêles russes pour l\u2019économie, du bois, peuvent répondre pour le besoin'de 50 personnes à la fois, puis une bouilloire y est posée de manière à procurer autant d\u2019eau bouillante qu\u2019il en faut pour utilité d\u2019aucune maison et de 10 à 12 baignoirs.Je ne parle, M.l\u2019éditeur, que d\u2019après les connaissances de ses propriétés, et je dois dire à mon regrêt que ces poëles ne sont méprisables aux yeux du public que parce qu\u2019il n\u2019en connait pas le véritable usage ou qu\u2019il les croit trop dispendieux, mais il se trompe.Car jetez vous-même un coup-d\u2019æil sur ceux qui sont aujourd\u2019hui dans l\u2019église paroissiale et voyez à combien peu de frais et sans grand travaux est chauffé ce vaste établissement qui jadis avec mr l\u2019ample provision de 75 cordes de bois d\u2019érable, ne suffisaient à peine à ses 8 poëles de fer pour nous dérober aux atteintes du froid tandis que ceux-ci n\u2019exigent tout au plus que 50 cordes de bois d\u2019épinette pour nous donner dans cette dure saison le degré plus ou moins fort de chaleur que nous réglons selon notre choix ; par ce simple exposé il est facile à voir ce qn\u2019épargne aujourd\u2019hui la fabrique de Montréal : car disons seulement £1 pour la corde de bois d\u2019érable achetée en bonne saison, et 10 che- lins pour celle d\u2019épinette ; ce qui donne pour les 50 cordes de cette dernière qualité la somme de £25, et pour les 75 autres, celle de £75.Ainsi, M.l\u2019éditeur, en faisant bien votre soustraction, vous trouverez une balance de £50 d\u2019épargne en faveur des poëles de M.Smolenski,et par ce seul chiffre vous verrez quels avantages le public refuse sans cesse, trop souvent sans y songer.E.D.Les associations.¢ Puisque la jeunesse canadienne-française est abandonnée à elle-même ; puisqu\u2019elle n\u2019a aucun secours, aucun appui à attendre du gouvernement, et de ses indolents concitoyens ; puisque seule elle doit se forger des armes pour défendre, dans quelques années, les intérêts du Canada-français dans les combats constitutionnels que se livreront les partis politiques ; puisque seule elle doit se préparer à lutter contre l\u2019industrie et le commerce étrangers ; que par l\u2019étude, le travail, les sacrifices, la volonté, Pénergie, le courage, la persévérance, lunion et l\u2019encouragement mutuel, elle se montre digne de l\u2019appui qu\u2019on lui refuse, et capable de suppléer en quelque sorte par son zêle et son intelligence aux institutions qui lui manquent et à l\u2019encouragement qu\u2019elle ne reçoit pas.\u201d (\u201c De læ position et des besoins de lu jeunesse Canadienne-francaise, par J.H.) Nous voulons nous entretenir un-instant avec nos lee- teurs sur le besoin qu\u2019il y a pour nous de former des sociétés de tous genres, nous essaierons de leur faire comprendre la nécessité, l\u2019utilité et les avantages qui peuvent découler des associations, tant de celles qui ont pour but d\u2019instruire la jeunesse que de celles-là qui tendraient à améliorer l\u2019état intellectuel et matériel des Canadiens.Les sociétés sont des réunions d\u2019individus qui s\u2019associent pour se donner réciproquement de la force ; et tout l\u2019ensemble, l\u2019union, la beauté et l\u2019harmonie qu\u2019on y découvre, les biens immenses qu\u2019elles offrent aux associés, résultent indubitablement du lien qui les unit.Les hommes divisés, épars, éloignés les uns des autres, sont faibles et sans pouvoir ; unis, associés, agglomérés, ils sont forts, puissants et capables de tout.La faiblesse et les malheurs de l\u2019homme l\u2019ont forcé à chercher hors de lui-même la force, l\u2019énergie et le courage qu\u2019il ne possédait pas, et de là naquit l\u2019association.Les Canadiens-Français sont dans une position presque exceptioñnelle, entourés qu\u2019ils sont d\u2019une société, d\u2019un peuple dont le langage, les mœurs et les habitudes diffèrent littéralement, et qui s>mble at.endre ehaque nouveau pas, chaque nouvelle empiétation contre nous avec empressement pour se réjouir et redoubler ses coups.De là cette rivalité, cette lutte entre deux nations habitant un même sol, mais entièrement étrangères quant aun reste.D\u2019après la nature de notre position, on comprend qu\u2019il nous faut travailler sans cesse pour pouvoir sinon regagner le terrain perdu, au moins conserver sur le regitre des peuples la position que nous occupons maintenant, et avancer en éducation, en arts, en sciences, en un mot progresser avec tout ce qui progresse autour de nous.Nous sommes faibles : or où prendrons-nous les moyens, les matériaux, la force nécessaire pour atteindre ce but si ce n\u2019est dans l\u2019association?Ce moyen a été éprouvé et partout l\u2019expérience a montré, à ceux qui s\u2019en sont servis, son efficacité, sa force et sa grandeur.Les Anglo- Canadiens doivent à ce principe leurs succès et leurs victoires, et nous devons à l\u2019absence de ce même principe nos défaites et nos pertes.que l\u2019expérience de nos jeunes sociétés, ne serait-ce pas assez pour en reconnaître les.bienfaits et nous eàhcoura- ger a multiplier les objets et le nombre des associations, Nous avons toujours vécu étrangers aux principes d\u2019as- Et quand nous n\u2019aurions L'AVENIR { 63 N sociation ; individualité et issolement dans le travail semble avoir été notre devise jusqu\u2019à présent.Il n\u2019existe de fait qu\u2019une puissante société parmi nous, et cette société se nomme Religion.La, par exemple, unis et travaillant d\u2019accord, nous avons: bâti des églises, des colléges, des séminaires, des couvents, des hôpitaux, des maisons de refuge, etc, mais hors de ces limites point ou presque point d\u2019unité d\u2019action, point de communauté de travail, en un mot chercher en soi, par soi et pour soi ce que peut ambitionner un homme par des travaux incessants a été jusqu\u2019ici un des traits caractéristiques du canadien.Au contraire, ceyx avec qui nous luttons s\u2019associent en tout, dans tout et partout.L\u2019association fait aujourd\u2019hui partie de leurs mœurs ; leurs idéesen matières religieuses, politiques, commerciaes, ete, se mettent à exécution presque toujours par des sociétés, et c\u2019est pourquoi ils réusissent si bien dans tout ce qu\u2019ils entreprennent.I] semble que l\u2019esprit d\u2019association fait encore plus de progrès chez \u2018les anglo-canadiens que dans la mère-patrie, et ceci s\u2019explique facilement : étant en plus petit nombre, plus faibles et plus isolés, ils sentent plus que partout ailleurs le besoin, la nécessité de l\u2019association pour tout ce qu\u2019ils veulent, et ce qu\u2019ils veulent ils l\u2019obtiennent par ce moyen.Si l\u2019on compte toutes les sociétés qu\u2019ils ont fondées et qui se sont succédées les unes aux autres, on verra qu\u2019ils en ont eu pour tous les buts, tous les objets, toutes lez craintes et toutes les espérances.Cet esprit d\u2019association leur donne un avantage considérable sur nous.Chaque individu se prêtant un secours mutuel se trouve supporté par la société dont il fait partie et dans la compétition contre des individus isolés ils remportent facilement la victoire.Telle est notre position vis-à-vis la leur, que nous nous trouvons à lutter individuellement et isolés les uns des autres contre une masse d\u2019hommes compacte et serrée, Par leur esprit d\u2019association ils accaparent tous les - projets, toutes les idées, toutes les spéculations grandioses ( nous n\u2019en sommes pas jaloux, car nous ne voyons pas de raisons pour les engager à être inactifs parce que d\u2019autres ne font rien, au contraire nous admirons leurs plans, leurs projets, leurs sociétés et leur organisation) et dans leur mise à exécution ils rêvent notre exclusion et réusissent à merveille.Ceci n\u2019est pas un avancé téméraire ; on en a des preuves tous les jours.Dernièrement encore un jeune homme sollicitait une place dans un bureau de chemin de fer, sous peu on lui répondit qu\u2019il ne pouvait y'prétendre parce qu\u2019il était Canadien- Français.Nous ne nous perdrons pas dans un labyrinthe de grandes phrases pour crier à la proscription, le faitest là et le lecteur pourra faire ses réflexions, mais nous ferons remarquer que, puisque non-seulement le gouvernement, mais des'sociétés privées semblent se lier ensemble pour nous exclure de la sorte, il est grandement tems pour nous de former des sociétés, de créer des emplois pour les nôtres comme ils en font pour les leurs et de nous proté- \u2018ger par les associations, et alors nous ne serons pas sur un pied d\u2019infériorité avec les autres origines qui nous entourent.Ce serait un remède plus prompt, plus sûr, plus efficace et plus salutaire que toutes les récriminations que l\u2019on pourrait faire.Le malheur chez nous, c\u2019est de crier bien haut et de ne rien faire de pratique pour porter rémède aux maux qui nous affligent.En ce moment même il se présente quelque chose de favorable à entreprendre, des mines de charbon et de fer viennent d\u2019être découvertes, mais l\u2019oubli, l\u2019insonciance, la crainte et l\u2019apathie de nos capitalistes canadiens vont les laisser passer en des mains étran- \u201c gères qui les exploiteront à notre désavantage.On va laisser faire sans rien dire d\u2019ici à ce que des sociétés étrangères aient commencé leurs travaux, et quand elles auront travaillé, que le succès de leur entreprise sera presque certain, alors l\u2019apathie se réveilleiua encore pour un jour, criera à l\u2019empiétation ! à l\u2019exclusion! et à la proseription ! pour retomber aussitôt dans son sommeil léthargique et criminel.= Est-ce que Québec ne possède pas d\u2019hommes assez entreprenants, assez énergiques poùr prendre l\u2019initiative ?Pourquoi ne pas nommer un comité pour s\u2019enquér'\u2019r des avantages et des profits que pourraient produire ces mines ?Et si ces mines offrent des avantages réels, pourquoi encore ne pas former une société pour leur exploitation.Que Québec commence et Montréal secondera ses efforts, nous n\u2019en doutons pas.Mais nous le répétons, nous craignons fort que l\u2019apathie de nos concitoyens fasse tomber ces richesses au pouvoir d\u2019étrangers.Si nous nous étendons aussi au long sur le sujet, si nous nous prononçons aussi fortement sur la nécessité, l\u2019urgence et l\u2019obligation pour nous de former des sociétés, ce n\u2019est pas, comme nous l\u2019avons dit plus haut, par esprit de jalousie, ou pour lever le brandon de la discorde entre des concitoyens de différentes origines ; loin de nous une telle pensée.Mais ce que nous cherchons, ce que nous voulons, c\u2019est de combattre, de vaincre cette apathie qui nous a fait tant de torts et qui est si nuisible au progrès et à notre avancement.Nous voulons qu\u2019une noble ambition s\u2019empare de nous, nous porte à lutter, à venir en compétition dans le commerce ët toutes les industriesavec - ceux qui nous entourent, mais que ce soit une compétition honorable, franche, loyale et honnête, alimentée par l\u2019énergie, le courage, l\u2019entreprise et la persévérance des uns et des autres et qui puisse tourner à l\u2019avantage du plus grand nombre, nous ne voulons point régner nulle part, mais au moins nous voulons rivaliser, nous voulons être les égaux de ceux avec qui nous avons droit de l\u2019être.B.AMERIQUE.Canada.\u2014 En lisant les journaux des deux parties de la province, vous restez courbés sous le faix des révélations qu\u2019ils enregîtrent ; tout le long de la route depuis Grosse-Isle jusqu\u2019à l\u2019extrémité du lac Ontario, le typhus, la dyssenterie, la nudité, la misère et la faim ont semé des victimes innombrables.Au milieu de ces groupes malades stationnés à Québec et Montréal, à Kingston et Bytown, à Toronto et ailleurs, on aperçoit, administrant, soignant, aidant, bénissant les patients infortunés, trois grandes figures, le médecin, le prêtre et la religieuse ; le médecin armé de la science et de ses précautions, le prêtre et la religieuse bravant la peste et son fidèle Achate le trépas pour exercer le divin art de conquérir à l\u2019éternelle vie et à l\u2019éternelle gloire ces milliers d\u2019ames qui n\u2019entrent pas dans la galerie des morts immortels Ren-\u201c dons hommages, toutes les fois que l\u2019occasion s\u2019en présente, à ces héros de l\u2019humanité qui se sont précipités à corps perdu dans la brèche et ont sauvé, grâce au sacrifice qu\u2019ils ont fait de leurs personnes, populations, et villes entières, du fléau dévastatenr.\u2019 Passons maintenant au sujet triste que l\u2019on manie à tout bout de paragraphe, et comme une mine féconde qui ne s\u2019épuise pas, à un sujet plus gai, celui de la pre- chaine récolte.Dans quelques districts du Haut-Cana- da, le blé a souffert par suite des ravages ordinaires de la mouche hessoise, mais, tout bien compté, la province supérieure va combler ses greniers, la récolte dépassera celle des années moyennes.Les grandes chaleurs, dans le Bas-Canada, qui ont dominé tout l\u2019été, ont beaucoup nui au développement de certains fruits.La pluie battante qui a tombé samedi et dimanche a rendu de la vigueur aux plantes épuisées.On nous dit que, dans l\u2019intérieur des terres situées derrière Boucherville, la terre était littéralement sèche, et qu\u2019on était obligé, depuis quelques jours, de courir à deux et même à trois lieues pour avoir de l\u2019eau destinée à désaltérer le bétail.La presse politique ne souffle mot ; des deux parts de l\u2019opposition et du ministère, c\u2019est à qui se taira,.Un document inédit et d\u2019une \u2018grande importance, qui portait une date assez vieille, une dépêche de lord Grey, le secrétaire d\u2019état des colonies, est venue pourtant réveiller la gazette d\u2019usage si causeuse.Lord Grey déclare dans cette pièce écrite en réponse à un mémoire du bureau de commerce de Montréal, qui, en compensation des pri- viléges dont jouissait la colonie sur les marchés anglais, priviléges que venait de lui ravir la doctrine du libre NE TRAE = es Ee L'AVENIR.| 65 \"échange, sollicitait le rappel des lois de navigation, c\u2019est- à-dire l\u2019entrée franche, sans restrictions, aux ports cana- -diens, des vaisseaux de toutes les nations, les plus pro- -ches et les plus éloignées, de la Nouvelle-Orléans et de Canton, du Brésil et du Sénégal, de l\u2019Egyte et de Smyrne, - lord Grey déclare que les lois de navigation, à son avis, n\u2019auront pas besoin d\u2019être abolies entièrement, mais qu\u2019elles pourront être modifiées par la législature impériale en autant que la navigation du fleuve Saint-Laurent est concernée.' Rapprochons du fait de cette concession presqhe promise cette autre dépéche ou lord Grey, posant en principe l\u2019union plausible de toutes les colonies de I\u2019 Amérique du Nord sous un même gouvernement, expose, à la faveur de ce nouvel ordre de choses, les avantages qui résulteraient d\u2019un système de postes étendu, général, uniforme.Plus loin, le secrétaire des colonies diseute la réforme douanière qui devant soi ferait tomber les barrières fiscales élevées entre les divers états limitrophes d\u2019un même empire et avancerait l\u2019union, le rapprochement, le voisinage, la fusion, que les fils des voies télégraphiques et les chemins de fer doivent, selon lui, tôt où tard consommer.Certes, voilà un langage hardi, voilà un langage qui parle haut et sévère.Où nous mènent, nous, ces projets de rassembler les membres épars du système colonial ?Pique-t-on droit à l\u2019anéantissement de notre langue, à l\u2019absorption, à la transformation déguisée de la population francaise?La liberté commerciale nous enrichira-t-elle, nous appau- vrira-t-elle, nous rendra-t-elle tributaires ou non des producteurs étrangers, donnera-t-elle du nerf à nos capitalistes, de la valeur à nos immenses pouvoirs d\u2019eau ?marche-t-on pour tout dire à l\u2019indépendance ou à l\u2019asservissement, au paupérisme ou à une ère de prospérité commerciale inouie jusqu\u2019à ce jour.La prochaine dépêche nous annoncera probablement la part que nous devons faire aux espoirs et aux craintes que nous inspirent ces changements.Il y a quelques années, un homme d\u2019état canadien assez osé pour soutenir de semblables propositions eût encouru la disgrâce des autorités impériales ; aujourd\u2019hui les changements survenus dans Ja politique commerciale de l\u2019Angleterre ont tellement changé les idées des gouvernants que ces faits, ces propositions, rentrent dans le domaine des choses et des événements naturels, et se produisent sans émotions et sans secousse.A Montréal et à Québec, plusieurs maisons engagées dans le commerce des céréales vont subir des pertes considérables par suite de la baisse continue des prix en Angleterre.On cite une maison de Québec qui perdrait, à elle seule, si cet état de choses continue, audelà de £100,000.A Grosse-Ile, les arrivages d\u2019outre-mer étaient aussi nombreux que les semaines précédentes et la fièvre sé- Vissait avec autant de rigueur.Faits Divers THEATRE ROYAL.\u2014 Le Barbier de Séville a été répré- senté pour la première fois en cette ville samedi soir, et la manière dont les acteurs ont rempli leurs rôles leur fait certainement honneur, c\u2019est une des meilleures soirées du théâtre et l\u2019auditoire s\u2019en est retourné satisfait.Hier soir la même pièce à été répétée avec plus de succès que samedi dernier encore.Ce soir a lieu la dernière représentation de l\u2019opéra ; c\u2019est le bénéfice de Mme Séguin.Nous espérons que tous les galants de Montréal se rendront à cet appel du talent et des grâces, on jouera deux pièces nouvelles, la Cinderella et un opéra burlesque.Le programme est attrayant ; les forces de l\u2019opéra se montreront plus que jamais disciplinées ; l\u2019orchestre promet merveilles.#AccmenTs.Un nommé Sanscartier, âgé de 60 ans, employé au service de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, arriva chez lui, rue Panet, faubourg Québee, l\u2019un des soirs de la semaine dernière, de Lachine, comme la = nn Aa, grand\u2019mère de Béranger, \u201cde gros rum ayant bu deux doigts,\u201d\u2019 et fit de nouvelles libations.Il se coucha par la- dessus dans les mansardes, etle lendemain quand le charretier qui devait le ramener à Lachine monta pour l\u2019éveiller, il trouva le vieillard baignant dans son sang.Il s\u2019était coupé la saignée du bras avec un rasoir.A Toronto, M.Harper et M.Summerset son beau- frère eurent quelques difficultés à régler ensemble.Le beau-frère irrité lui dit que le premier de ces jours il mettrait le feu à sa maison.M.Harper, usant de précautions, posa des sentinelles armées autour de sa maison, afin de ce protéger contre des tentatives menaçant sa vie et son bien-être.Or un soir, quelqu\u2019un s\u2019avança furtivement et la sentinelle, voyant que l\u2019individu restait sourd à ses qui-vive répétés, tira, et l\u2019homme qu\u2019il venait d\u2019étendre mort était M.Summerset.On a trouvé sur lui des allumettes chimiques et des matières combustibles, On ignore encore le résultat de l\u2019enquête du jury.Un nommé Fraser, aù faubourg St-Roch, à Québec, a péri par suite de l\u2019explosion d\u2019une bouilloire de la machi- ve à vapeur qui sert à blanchir et embouffeter la planche.Plusieurs autres employés ont été blessés.ASSEMBLÉE DES INSTITUTEURS.\u2014 L\u2019assemblée des instituteurs a eu lieu hier tel qu\u2019on l\u2019avait annoncé.La réunion était assez nombreuse.Les défauts que nous avons signalés paraissent avoir frappé les instituteurs ainsi que nous.Mais il n\u2019y a pas moyen, quant à présent, de vaincre le mal, car l\u2019inertie ou la mauvaise volonté des instituteurs de la ville semble invincible.On a élu les officiers: M.Valade a monté à la présidence, M.La- bonté est continué dans sa charge de secrétaire, M.Fi- liatreau a été élu trésorier.Le bureau des examinateurs catholiques s\u2019est réuni hier, et trois instituteurs ont été admis.Fzv.\u2014 Le sinistre dont nous avons parlé dans notre dernier numéro, d\u2019après le Canadien, a consumé 6 maisons dans la plus belle partie de Québec, la rue St-Jean ; on estime les pertes souffertes par les différents propriétaires à £20,000.; ; Etats-Unis et Mexique.\u2014 Ce que l\u2019on savait de plus certain au sujet de la guerre du Mexique, c\u2019est que le général Scott marchait enfin sur la capitale.On ne saurait faire de prévisions qui ne soient déiouées, d\u2019un moment à l\u2019autre, par des évènements inattendus.SocréTrÉ D\u2019'HOfTICULTURE.\u2014 La société d\u2019horticulture, qui devait commencer son exhibition annuelle à une heure de l\u2019après-midi, attendait encore à l\u2019heure où nous mettons sous presse (trois heures) l\u2019arrivée du comte et de la comtesse d\u2019Elgin pour ouvrir à la compétion ce magnifique parterre de fleurs et de plantes rares, la plus riche colection que Montréal se soit plu d\u2019étable, jusqu\u2019aujourd\u2019hui, aux yeux des spectateurs émerveillés.L\u2019élite des beautés montréalaises est acourue soutenir, en présence des nobles visiteurs, une lutte vive de frai- cheurs et de naturel avec les fleurs auxquels souvent on les compare.~~.Ann 4 Naissances En cette ville, dimanche le 5 du courant, Madame P.B.Badeaux, a mis au monde une fille.En cette ville, dimanche le 5, la dame de Léon Piché, écr., marchand, a mis au monde une fille.Mariage.A Québec, le 25 août, par Messire Martineau, J.P.Le- prohon, écuyer, avocat, à Dlle.Rachel Aymond, tous deux de Montréal.Deces.En cette ville, mardi matin, le 31 du mois dernier, Godfroy-Augustin, fils unique de Joseph-Aug.Cardinal, écr., âgé de 2 ans et 28 jours.A Québec, le 29, M.P.Gingras, âgé de 76 ans.A la Pointe-aux-Trembles de Québec, le 30, Dame Rosalie Welling, épouse de M.E.Anger. Rita tie as tes te | deny [8 par 16 chy.[BF éveil 19 Sétait 19 ben I de Le | rn ff pi, If gy, Vig! | tive.| Sail | fel, | nie eh CAE {a Là réuni te | mi Joa; Qu svi ce e On dun ule, g bet | fois pic et ju Ce | ps gy JI | clés | | jtenly | 8 ufo K) glo | ne i pls le à tou oil ] u js | 65 L'AVENIR THEATRE ROYAL.{DERNIÈRE SOIRÉE DE L\u2019OPÉRA.BENEFICE DE Mme SEGUIN.On jouera Ce soir, Mercredi 8 Septembre.CINDERELLA ou THE GFASS SLIFPER.Dans lequel figurent Mme.Seguin, Mlle Lichtenstein, M.Shrival, M.Meyer, et M Seguia.Le tout se terminera par l\u2019opéra burlesque de Olympic Revels Tout le corps de l\u2019opéro paraîtra dans les deux pièces L\u2019ORCHESTRE EST DIRIGE\u2019 PAR Mr.HENRY MARKS, Loges, 5s.;\u2014Parterre, 2s.6d.;\u2014Galerie, 1s.3d.Montréal, 8 septembre.1847.Société mercantile d\u2019economie La seconde assemblée générale de cette société aura lieu lundi prochain le 13 courant à la chambre-des-nouvelles de l\u2019Institut-Canadien, à 9 heures P.M.Le comité fera son rapport et le livre de souscription sera ouvert alors.Tous les commis-marchands Canadiens qui n\u2019en font pas encore partie sont priés d\u2019y assister.Le comité s\u2019assemblera ce soir et vendredi soir, au lieu et à l\u2019heure ordinaires.: A.MOUSSEAU, Prés.J.B.DORION, Sec.tr ro Temps Montréal, 8 sept.1847.Cidre en bouteilles Le soussigné offre en vente une grande quantité de CIDRE EN BOUTEILLES, de M.Penner, de la meilleure qualité.EDOUARD MERCIER.Hotel-Québec, septembre 1847.Etablissement de confiseur L'établissement ci-devant conduit par R.DEVERY, rue Notre-Dame (extrémité ouest) sera dorénavant conduit par le soussigné aux mêmes lieux.I] espère que le patronage dont le public n\u2019a cessé d\u2019entourer son devancier ne lui manquera pas.Au moins n\u2019épargnera-t-il aucuns troubles pour rendre cet établissement de plus en plus digne de la faveur dont il a joui jusqu\u2019aujourd\u2019hui.Les rafraîchissements, les fruits, et tout ce qui tombe dans sa ligne sont de la meilleure qualité, et seront à des prix raisonnables.LOUIS GUIBORD.Septembre 1847, PE 2me livraison de la 1yre canadienne.Répertoire des meilleures chansons et romances du jour.PAR UN AMATEUR.Co Le présent ouvrage sera imprimé sur beau papier, et sera délivré aux souscripteurs par livraisons de 18 pages, grand in-18.II pa- raitra trois livraisons \u2018chaqué mois, « +7 +\u201d.Le volume se composera de 324 pages, à la n duquel on trouvera la Musique de la plupart des chansons et romances nouvelles , Antroduites dans ce recueil.Prix de chaque livraison : DIX sous.: s .Les souscripteurs recevront à la fin de l\u2019ouvrage, comme Prime, une superbe Gravure Frontispice.; Prix de l\u2019ouvrage pour ceux qui n\u2019auront pas souscrit :\u201410s, , 1 * SITUATION DEMANDÉE.x Un jeune fiomrñe de 17 ans, sachant passablement l\u2019anglais et le français, désirerait trouver une place comme commis, dans un magasin.\u2018S\u2019adresser au bureau de l\u2019Avenir.Lecons de Piano Mile.ELIZABETH AUSSEM Ose offrir ses services aux tamilles qui désireraient voir quel- qu\u2019un des leurs recevotr des leçons privées pour apprendre à toucher le piano.Elève de M.Labelle, pianiste dont les capacités n\u2019ont pas besoin de recommandation, Mlle E.AussEM espère partager une part de l\u2019encouragement que le public accorde si libéralement aux professeurs du bel art.Elle donnera des LEçons à domicile ou bien chez elle, RUE STE-MARIE, FAUBOURG.QUEBEC, VIS-A-VIS L\u2019EGLISE MOLSON.Où l\u2019on pourra connaître aussi les conditions Elizabeth Aussem.Montréal, 1er septembre 1847.P.GENDRON IMPRIMEUR No.24 rue St-Vincent Montreal.A Phonneur d\u2019informer ses amis et le public en géhérai qu\u2019il vient d'ouvrir une IMPRIMERIE au No.24, rue St-Vincent à l'étage supérieur de la maison occupée par M.J.B.Rolland, libraire, où il recevra avec\u2019 reconnaissance toute impression que l\u2019on voudra bien lui confier, telle que : Livres, Pamphlets, Catalogues, Billets d\u2019enterrements, Cartes d\u2019adresse, Circulaires, Chéques, Polices d\u2019assurance, Traites, Cartes de visites, Programmes de spectacle, Annonces de diligence, (Connaissements) etc.etc etc.Le tout sera exécuté avec gout et célérité.Le soin que M.Gendron apportera aux ouvrages qui lui seront confiés, lui fait espérer une part d\u2019encouragement qu\u2019it sollicite très respectueusement.Tout le matériel de sonétablissement est neuf.Prix tres réduits.Place pour toucher l\u2019orgue UNE Demoiselle, qui touche parfaitement L\u2019orcuz, dont est talents et la capacité sont incontestables sous ce rapport, et dont les recommandations sont des plus respectables, désirerait trouver une place permanente en ville ou à la campagne, dans une église,.pour toucher cet instrument.On aura tous les renseignements qu\u2019on puisse désirer en s\u2019adressant au bureau de 1\u2019 Avenir.On a besoin Au Bureau de l\u2019Avenir, de plusieurs jeunes gens intelligents et actifs pour vendre le journal.TAPISSERIE NOUVELLE MEILLEUR MARCHE ET DE MEILLEUR GOUT Qu JAMAIS.; No.1374 rue Notre-Dame La maison H.et H.MERRILL vient de recevoir directement .d\u2019une des meilleures manufactures de France, 12,000 PIECES PAPIERS POUR CHAMBRES, Qu'elle offre en vente à des prix beaucoup audessous de leur vd- leur.Leur assortiment est sans contredit le plus considérable qui ait jamais été offert au public de Montréal, et comprend ce qu\u2019il y.a de plus recherché en fait de papier.PAPIER FLEURI GLACE ET VERNIS, depuis vingt sous à deux chelins la pièce.Ceux qui en ont be< * soin feront bien de les visiter avant que d\u2019acheter ailleurs.: Montréal, 14 août 1847.» sr or RE .Fiver RY eut 66 L'AVENIR Bijouterie nouvelle.Bo Fo BOTTLE N.80 RUE ST-PAUL VIS-A-VIS LA PLACE JAQ-CARTIER A VHODREUR d\u2019informer ses amis et le public qu\u2019il vient de recevoir par les arrivages du printemps un assortiment considérable d\u2019articles de BIJOUTERIE NOUVELLE et du dernier goût parmi lesquels sont les suivants : - MONTRES ET HORLOGERIE Montres de dames émaillées en or, couvertes, Do do do do double boête Montres de messieurs en or couvertes et double boête, Lever et Lépine.Montres d'argent levier à ancre, échappement à cylindre et vertical.\u2019 Horloges de fantaisie montées sur porcelaine et en or avec vases et fleurs.Meilleres Horloges anglaise à ressort et Horloges pour bureaux.Horloges américaines de huit jours et de 24 heures.BIJOUTERIE Pendants ou boucles d\u2019oreille du dernier goût Epinglettes, Epingles, Bagues de pierres précieuses.Epingles pour messieurs, Loquets, Cœurs et Croix en or, Ornements de cou, Chaines d\u2019or, Chaines-Gardes, Cachets pour montres, Chai- nes d\u2019acier, en sautoir, dito, a Braguette, Rubans à la Louis-Phi- lippe avec ornements en or et en acier, Chaines et Clefs à Montres, d\u2019argent et d\u2019or, anglaise et française, Boutons d\u2019or et émaillés ponr chemises,-anneaux de mariage et tous autres articles de bijouterie importée, Colliers de jais, Lunettes montées en or ou en argent es en argent platé, Lorgnettes simple et double montées en or ou en 01 platé, en acier, en écaille, Verres et Lunettes de spectacle de toute; sortes avec boites, ete, Tabatières -en argent, Cuillères et Fourchettes d\u2019argent toutes faites ou faites sur commande, Huiliers pla- tés, Porte-Carafes, Couverts de plat et toutes espèces d'articles de table.Chandeliers, Cabarets, Mouchettes et Coupes d\u2019argent et platés, Gobelets pour enfants, Cuillères et Fourchettes platés.en argent d\u2019Allemagne, Couteaux et Fourchettes d\u2019acier, Couteaux à manches blancs d'ivoires, à la douzaine, dito à manche d\u2019écailles ou de bois, Canifs et Ciseaux, Rasoirs de la meilleure qualité, straps à Rasoirs, Savons et Brosses à barbe.Fusils de chasse à un et deux coups, Pistolet à cylindre, ete.Flasque à poudre, ceintures\u2019 à plomb et une variété de caps à percussion.: \u2014~AUSSI\u2014 , UN GRAND ASSORTIMENT D\u2019OBJETS D'ART ET DE FANTAISIE.LADI s8° COMPANIONS Ecritoires, Boites-à ouvrages pour dames, boites de toilette pour messieurs, boites à montures d\u2019écailles, boîtes et secrétaires de bois rose, Thermomètres, Pots pour l\u2019eau chaude couverts, Compas de poches {FET ENCORE£} UNS GRANDE VARIETE\u2019 DE PARFUMERIES FRANCAI- SES, PANIERS FRANCAIS ET AMERICAINS.+ HARDES FAITES Marchandise seche a bas prix C.CORMIER Coin des rues Saint-Paul et Saint-Gabriel.IENT constammenten main un assortiment complet de marchandises sèches, et de hardes faites, qu\u2019il offre en vente à bas prx, tels que : Surtout de drap, Pantalons de casimere Habit Do.; Do.Tweed.Paletot de toutes sortes, Do.Bouragan.Habits de chasse en tous genres, Veste de Satin, Veste en soie, en laine et en frappé, tant blanc que de couleur.Il adresse par cette voie ses remerciements à ses amis ainsi qu\u2019au public en général, et les prie de vouloir bien continuer de le patroniser.Il fera tout en son pouvoir pour les servir avec ponctualité et à bonne condition.Venez voir, et vous acheterez.Montréal, 14 juillet 1847.A l'enseigne du Castor.$5.17 | No 122 RUE ST-PAUL / MARCHANDISES NOUVELES.Fl HARDES FAITES, etc.M, LOUIS PLAMONDON A L\u2019HONNEUR de prévenir le public qu\u2019il vient d'ouvrir à l\u2019endroit indiqué un vaste Magasin de Marchandises Sèches et d\u2019Habillements tout faits.On pourra se procurer chez lui des Et- fets et des Hardes à 15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs ; ses prix étant extrêmement réduits.{-7-On trouvera au No.122 coin des rues St-Paul et St-Gabriel, en toutes saisons, uu assortiment et un choix considérables de vêtements confectionnés avec les plus grands soins, avec d'excellente Etoffe, et à la portée de toutes les fortunes \u2014 AVIS AUX AMATEURS DE BON MARCHE\u2019.HABILLEMENTS FAITS SUR MESURES Habits pour Deuil faits à ordre dans le plus court délai.M.LOUIS PLAMONDON ayant à son service des Tailleurs habiles sera toujours au courant de nodes nouvelles les ouvrages sont garantis.Habillement d\u2019enfosts de toutes grandeurs et qualités de 10s.3 20s.; M.L.P.reçoit par les premiers arrivages, un grand assortimen d'Effets et de marchandises Sèches de toutes sortes, Drap, Soiries Casiïneres, Doeskins, Satins, Gants, Toiles, Cravates, Chapeaux Casquettes, etc.15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs.Point de second prix.PHARMACIE CANADIENNE Coin des rues St-Jacques et St-Lambert, MONTREAL.14 juillet 1847.DR.TRUDEL.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019 Avenir paraîtra deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, sous les auspices d'une société en commandite de jeunes gens.On fera vendre le Journal à deux sous l\u2019exemplaire.Le prix d\u2019abonnement est de DIX CHELINS par année payables par semestre.Le prix modique, et à la portée de tout le monde, de notre journal, qui lui assure une circulation très étendue, en fait un excellent centre de publicité pour le commerce et toutes les industries.Les annences seront insérées aux mêmes conditions et au même prix que celles des autres journaux.Toutes lettres doivent êtres affranchis.Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra le journal gratis.; On recevra les abonnements au bureau du journal chez M.G.Batchelor, No.52 rue Sanguinet, à la chambre-de-nouvelles de Plnstitut-Canadien, ainsi qu\u2019à tous les dépôts et chez les agents ci-dessous : .Depots de Avenir.Pied-du- Courant M.Rottote.Faubourg Québec Hotel Contant, Faubourg St.-Laurent M.G.Batchelor.; Rue St.-Gabriel Gardien de l\u2019Institut Canadien.Rue Notre-Dame Desnoyers et Généreux.Faubourg des Récollets Hôtel Roussel.Agents de l\u2019Avenir.Québec, MM.W: H.Rowan.Trois-Rivières, P.Noutrie Berthier, P.J.Guitté.St-Jean-Dorchester J.Marchessault.St-Ours, Joseph Germain.Sorel, J.B.Lamère.Ste-Anne de la Pérade, L.Bureau.Champlain, J.A.Martineau, écr.gr Geo.Batchelor, gérant et rédacteur-en-chef.i Re (EE | Sa if fu À Qu | Hier REE | Lis Ni 18 Vas E Pur i lee Qu Ru Tie Tair J Yo, ih Mai En | De | Eu Eu = "]
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