L'avenir, 4 septembre 1847, samedi 4 septembre 1847
[" \u2018leur a eq wine y Sie | tops Jours, lt VOL.1.EN à D 3 \\ JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTERETS POPULAIRES.\u2014\" N.11 MONTREAL, SAMEDI 4 SEPTEMBRE 1847.\u201c Vous servirez d\u2019exemple à tout le voisinage.Combat ministeriel ENTRE MESSIEURS DALY, BADGLEY ET PAPINEAU.» [Suite et fin.] « Comment! vous enterriez ces trois infortunés % Dont les péchés récens ne sont point pardonnés.« Ciel ! ignorez-vous done que notre sainte Eglise « Peut seule des péchés faire entiére remise, « Et qu\u2019un pauvre mourant, qui n\u2019a pas à son lit « Un prêtre pour l\u2019absoudre, est par le ciel maudit.\u201c Apprenez donc enfin que pour toucher saint Pierre « Nous aurons tous besoin de la sainte prière.\u201c Ah ! vous mériteriez de mourir dans les fers, \u201c Vous qui vouliez pousser ces âmes aux enfers.« Mais ce n\u2019est pas encor la plus grande méprise.\u201c Une chose surtout excite ma surprise ; ¢ Qui, je rends grâce au ciel qui m\u2019inspira d\u2019entrer, « Car mes droits de bedeau, vous alliez les frustrer.« Quel esprit infernal, à mon grand préjudice \u201c A pu vous inspirer cet excès de malice ?* Ce n\u2019est pas d\u2019aujourd\u2019hui qu\u2019on enterre les morts « Hors de ma connaissance et me cause des torts.# Je vous connais d\u2019ailleurs par plus d\u2019une sottise « Que je reçus de vous, impudent, dans l\u2019Eglise.* Rappelez-vous d\u2019abord que pour vous marier, \u201c Vous me donnâtes pas seulement un denier.« Quand vous vîntes plus tard, apportant au baptême .« Un enfant nouveau-né, d\u2019une jaideur extrême, « Qu\u2019ai-je reçu de vous ?la moitié d\u2019un vieu sou.« Encore pour l\u2019avoir ai-je fait le filou.\u201c Vous êtes de ces gens ennemis de l\u2019Eglise, \u201c Qui condamnent chez nous la plus légèfe prise.\u2018 \u201c Quel homme êtes-vous donc?croyez-vous qu\u2019un [bedeau « Ne mange que pain sec et ne boit que de l\u2019eau ?\u201c En cela différent des autres rats d\u2019Eglise « Lesquels à s\u2019engraisser de zèle rivalise.« Pourtant nous sommes faits pour l\u2019usage.et les goûts « Comme tous les humains, comme vous l\u2019êtes, vous.\u201c Non, depuis que le monde est monde sur la terre \u201c Un bedeau n\u2019a Jamais enduré de misère, « Et ne plaise au seigneur que je sois le premier \u201c Qu\u2019un faux zèle contraigne à se bien mortifier.« Dans le siècle où l\u2019on vit, les vrais dévots sont rares.Pour nous morigéner, sommes-nous des barbares ?\u201c Mais je vois que je prends un temps précieux pour [moi « - \u201c En essayant ici de vous faire la loi.«\u201c Allons, dit-il enfin, mettons-nous & \u2019ouvrage.\u201c Montrons que j\u2019en suis point à mon apprentissage.« J\u2019ai toujours satisfait la veuve et l\u2019héritier, \u201c Et jamais par le prix n\u2019ai gaté le métier \u201c Comme font lesdocteurs, même un certain notaire.- \u201c Mais ici c\u2019est la faim qui guide le compère.\u201c\u2018 Inutile serait d\u2019articuler son nom.\u201c Tous le connaissent bien, c\u2019est un joli garçon ; \u201c Mais pour les avocats, il sont comme aux vieux [temps, \u201c Chez eux, somme, intérét, tout se change en dépens.\u201c Laplus mauvaise cause en leurs mains devient bonne « Sinon pour le client, du moins en leur personne.\u201c Ce sont de fins escrocs qui pigent finement.\u201c A l\u2019aide de nos lois ils chargent hardiment.Ainsi dit; en besogne il se met avec hâte, S\u2019approche des défunts, les examine et tâte, Les tourne, les retourne, et les tenant pour morts Il se décide enfin à se charger des corps.Mais soudain.une idée illumine son ame: « Si l\u2019un d\u2019eux, se dit-il, était sectaire infime, - « Protestant, méthodiste, ou bien encore Quaker « Et de nos sacremens avait toujour eu peur.\u201c Sans doute mon curé le plus franc catholique, \u201c Ne voudrait pas bénir le corps d\u2019un hérétique.\u201c En vain je tenterais de le rendre à bon but.\u201c Car hors de notre Eglise il n\u2019est point de salut; \u201c Ca, c\u2019est bien reconnu, même on va jusqu\u2019à dire \u201c Que beaucoup d\u2019entre nous, en enfer iront frire.\u201c Si dans la certitude, on n\u2019est pas bien certain, \u201c Quel espoir peut avoir l\u2019orgueilleux puritain ?\u201c .Après tout.dans le fond, peu de chose est ; : :.1 [croyable, \u201c Et si je fesais bien, ne croirais pas au diable.\u2018 En effet la plupart craint ce monstre infernal, « Le redoute, et pourtant, tout le monde vit mal: « Ce qui me fait'penser qu\u2019au fond de cette affaire \u201c Se cache aux yeux de tous un singulier mystère.\u201c Qu\u2019importe que le diable ou soit ou ne soit pas, «\u201c Mettons tout notre soin à vivre et mourir gras.\u201c Si nous manquons d\u2019argent, empruntons, c\u2019est l\u2019usage.\u201c Je pourrais au besoin mettre l\u2019Eglise en gage.\u201c À quoi sert d\u2019amasser des immenses trésors.\u201c En pourra-t-on jouir une fôis chez les morts ! « Je préfère ma dette à la triste créance ; \u201c L\u2019or qu\u2019on prête au prochain nous met dans l\u2019indi- [gence.* Ainsi l\u2019ont toujours cru mes nobles devanciers.\u201c Gai débiteur vit mieux qu\u2019avares créanciers.«\u201c Mais pourtant point ne dois faire aucuné méprise, « Et placer nos amis près d\u2019un Quakre en l\u2019Eglise.\u201c Pour éclaircir mon doute, éviter toute erreur, « T'âchons de'distinguer les gens par la couleur.¢ En examinant bien, je saurai, quoiqu\u2019on fasse, « Distinguer nos amis, des anglais par la face.\u201c Un certain quelque chose a toujours chez l\u2019anglais, \u201c Marqué son aptitude aux plus affreux excès \u201c Mais les bons canadiens, si zélés catholiques \u201c Ont des signes dévots qu\u2019ont pas les hérétiques.\u201d Aussitôt fait que dit ; il empoigne Daly Et pour les comparer, le place près Badgley.Les deux yeux, tour-à-tour volent de l\u2019un à l\u2019autre.\u201c Ici c\u2019est du Calvin et là c\u2019est\u2026 rien du nôtre.« Ce visage rougeâtre est d\u2019un fier protestant ; * La preuve est qu\u2019il paraît fort insignifiant.« L'autre ne vaut pas mieux, c\u2019est quelque méthodiste, « Quelque noir partisan du maudit orangiste.\u201c Ensomme, ces vilains, de la confession \u201c N\u2019ont jamais fait usage ; et leur damnation, « Désormais trop certaine, empêche que je puisse \u201c Rencontrer parmi nous un noir qui les bénisse.\u201c Abandonnons-les donc à leur malheureux sort.\u201c Mais si je m\u2019en souviens, il est un autre mort.\u201d Il dit ; en se tournant il voit dansla poussière, Le célèbre vieillard à la face vulgaire.Aussitôt il l\u2019approche et le considérant : ~ ORES « C\u2019est, dit-il, de l\u2019Eglise un véritable enfant.\u201c* Oh ! la mauvaise odeur qui de son\u2019 cofps Doha \u201c Mais quoi ! c\u2019est Papineau.c\u2019estfien teint ; et \u201c Quelle main ennemie a frappé ce vieiaL$ à \u201c Je vous rattrapperai, malfaiteurs, tôt ou tard.- \u201c N\u2019importe qui I\u2019a fait, faisons-en notre affaire.\u201c Je saurai bien trouver sa place au cimetière.Aussitôt se chargeant de ce corps dégoûtänt Il hésite, il chancelle\u2026 .et l\u2019emporte eñ tremblant.Cogn - Oh ! malheur efffoyable ! à peine dans Ta safe .H avait fait deux pas, qu\u2019un long Pro yaxhair > Du gosier tortueux de ce corps écharné ; Sancer plein de frayeur le lache.et sur fe né, Tombe avec fracas cette masse difforme: Qui d\u2019un être mortel à peine avait la farme.Le bruit que fait sa chute ébranle les vitseux - Et de leur long sommeil fait sortir les héros.Mais Sancer que le eoup avait saisi de crainie, En voulant s\u2019évader, donne.contre uxe plintec.Ce bedeau.trop peureux à sortir si hâté Du coup, sux le carreau, se voit précipité.À peine Pon entend le bsuit que fait la chute Du brave terrassé ; tel dans une cahntte, D\u2019un vieux balai.le manche assis sur le pointu, À la moindre secousse, il succombe abattu ; Tel Sançer amaigri tourne, chancelle.et tombe Et loin sur le plancher roule eomme une bomhe.L\u2019infortuné bedeau se débat dans son sang: S\u2019il doit en relever ?je ne puis dire quand.Cependant nos héres revenus à la vie Le regardent, tremblants,la figure ébahie.Chacun d\u2019éux se rappelle un peu confusément La cause et le sujet de leur emportement.: Dans la salle, autour d\u2019eux, régne un profond silence, Mais bientôt plus hardis, ils prennent contenance.Papineau le premier fait entendre ces mots : ¢ Mes amis, nous étions tout-à-l\u2019heure rivaux, \u201c Maintenant, je l\u2019espère, on nous verra paisibles « Condamuer tous les trois nos procédés horribles.« C\u2019est sans doute un démon délégué de satan \u201c Qui porta parmi nous ce trouble dégoûtant.\u201c Cet esprit infernal de querelles avide « Nous a voulu pousser dans son piége perfide, \u201c, Il a déjà trop fait, et pour nous en venger, \u201c Oublions le malheur qui nous vient d\u2019affliger.« Qu\u2019on nous voie à l\u2019instant sortir de compagnie, « Et nul ne connaîtra notre triste avanie.« Gardons-nous d\u2019en parler, car l\u2019opposition ¢ Sur cela ferait force argumentation, « Et l\u2019on nous sifflerait d\u2019un bout du monde à l\u2019autre.« Je tiendrai mon secret et gardez bien le votre.« Nous devons nous tenir encor pour gens heureux « D\u2019avoir su maitriser nos esprits belliqueux.\u201c Aussi bien s\u2019en suivait la mort du ministère.\u201c Que notre inquiétude eût été lorsamère ! «\u201c Si semblable malheur nous était advenu, J\u2019aurais pleuré surtout mon ample revenu.Je ne tiens qu\u2019à cela, pour l\u2019honneur, je m\u2019en moque, Car je le considère un mot fort équivoque.Que m\u2019importe un vain titre où je puis vivre bien, Je vise à m\u2019enrichir et le reste n\u2019est rien.Touchez là, mes amis, qu\u2019une paix éternelle « Succède pour jamais à l\u2019esprit de querelle.\u201d Aussitôt t.us ensemble et d\u2019un commun accord L\u2019embrassent a la fois, s\u2019excusent de leur tort.La paix étant donc faite, ils parlent d\u2019aller boire Et quittent à l\u2019instant-le grand laboratoire.Comme ils allaient sortir, ils heurtent en passant Du malheureux bedeau le corps agonissant.Et tous de s\u2019écrier ; quelle figure immonde ! Quoi ! satan serait-il revenu dans le monde ?Qui c\u2019est lui.c\u2019est bien lui.Qui l\u2019a pu faire entrer ?Pourquoi venir ici \u2014Pour vous enterrer, \u2014Oh ! le monstre infernal qu\u2019a jamais il périsse, Tuons-le, vengeons-nous de son noir maléfice.Sa crainte en ce moment rend la force au bedean, Il se lève, s\u2019agite et court comme un foutreau.L'AVENIR.Et vite, vite enfile ve -, Par &n chassis ouvert *, A i Et gagne son asile = , ?Pour se mettse à couvert.Mgntréal, septembre.G.T.L, Chronique a la main.« Tant les choses vont vi > i L à y roomates 8 fe en Canada qu\u2019on a de la peine Voila ke prersiète idéé, la première pensée qui s\u2019est + présentée à nous en commençant cet article, on l\u2019a dit bien souvent et on le répêtera encore longtems sans se tromper beaucoup,\u2019 cär les choses en Canada vont d\u2019une vitesse, d\u2019une célérité à étonner tous les observateurs tel- | lement qu\u2019on aurait de la peine à le croire si on n\u2019était temoin oculaire de ses faits et gestes.Il y a à peine huit jours nous nous plaignions de la poussière, des nuits.chaudes, de la désertion de nas salons, de la stérilité des amusements dans notre ville à un tel point que force nous a été de vous faire.faire un tour à la campagne pour vous égayer, vous ôter cette allure morose, cette humeur grognarde que vous possédez tous plus ou moins depuis l\u2019émigration, la fièvre, Les chaleurs et mille autres choses aussi intéressantes.Depuis notre dernier entretien, tout a bien changé.Quelques nuits fraîches que nous a laissé Août de 47 sur ses vieux jours ont eu l\u2019effet de faire revenir un grand nombre de ceux qui nous avaient laissé pour aller jouir des délices de la campagne en été.Les salons si déserts et si grands il y a quelques jours sont déjà rétrécis, confus, et ont pris un aspect tout différent de celui qu\u2019ils avaient pendant les quelques mois d\u2019été qui viennent de s\u2019écouler, ils ont regagné leur lustre, leur splendeur et leur animation par le retour d\u2019un grand nombre du beau sexe voyageur.On ne saurait rester tranquille au retour, après s\u2019être royalement amusé à la campagne, il faut quelque chose pours\u2019égayer, aussi profite-t-on des premiers instants qu\u2019on -8\u2019est remis sur son assiette ordinaire pour s\u2019amuser avec un certain nombre de ses amis, et va sans dire que l\u2019amusement le plus à la mode, le plus adopté, le plus convenable, c\u2019est la petite soirée d\u2019amis quoi de plus beau, de plus stimulant, de plus agréable, de plus enchanteur, en un mot qu\u2019y a-t-il qui plaise plus à la jeune femme?La dernière huitaine a été féconde en amusements de ce genre, nous pourrions vous en citer plusieurs mais à quoi bon ?: \u2014Parlez, en, parlez-en-nous crient maintes jeunes lectrices.Eh bien, puisqu\u2019il le faut, disons donc qu\u2019il n\u2019y a rien de plus surprenant que d\u2019être surpris un de ces beaux matins par un ami qui va vous trouver à votre boutique, pension ou logement, et d\u2019une manière aussi galante que courtoise vous dit : Viens donc passer la soirée chez moi ce soir ?sans cérémonie tu entends ?Une invitation aussi symbolique ne se refuse pas et tandis que vous êtes à travailler chez vous comme un pauvre mercenaire toute la journée vous vous doutez fort peu que votre.ami vous prépare une surprise pour le même soir.Vous vous empressez de vous rendre chez votre ami plutôt pour lui plaire que convaincu que vous vous y amuserez.Vous vous attendez d\u2019y rencontrer quelques frères, sœurs, plus deux ou trois amis.Vous frappez, on vous ouvre, vous entrez, vous faites un pas en avant trois en arrière, tant est grande votre surprise de trouver un salon rempli de ce qu\u2019il y a de plu: beau au centre d\u2019une ville et votre habit de l\u2019an dernier que vous avez mis afin d\u2019exécuter à la lettre l\u2019invitation lu sans cérémenie- de votre ami se trouve par peu étrange au milieu d\u2019un grand nombre de lions à la mode qui la plupart da tems n\u2019ont que la queue de leur Habit à étudier.Ne vuus découragez pas, il y ena plus d\u2019un d\u2019at- trappé ; au reste Vous êtes venu dans un bon tems, la danse est commencée, on ne regarde plus les toilettes.Si votre chemise a des plis un peu difformes, ce n\u2019est - i re a oe ex see = ET +\u2014 = & I 53 er am 7 a in cml GRATE payant \u201c7 | rien, si votre; côllet est :chiffanne, $ vôtré.chävälure ditto, te n\u2019est rien encore, ce sont les effets de la danse et la danse, mais la danse seule sante par dessus ces petites mi- séres de la grande, vie humaine.Cinq minutes après avoir pris place au nombre des élus, vous vous laissez al- 1 ler aux grâces du quadrille, de la valse, de la polka et | dans les chaines tortueuses du cotillon, alors plus de cérémonie, plus de mode, les habits ne font plus les moines.I] vient an temps dans la soirée où: l\u2019on serait porté à se demander : Où diable la galanterie va-t-elle se nicher ?si l\u2019on ne connaissait pas les faiblesses dù genre humain, lorsque les bon bons roulés dans des devises vont de main en Main et font le tour du salon pour venir en aide à la faiblesse, à la timidité de celui-ci, de celui-là, de celle-ci, de Celle-R ! par exemple un jeune homme veut faire un compliment à la dame qui a bien voulu l\u2019inviter,et craignant de ne pouvoir balbutier ce qu\u2019id veut dire, # pend un de ces bon bons, l\u2019ouvre, le passe à la dame qui lit ces mots: Tu Cpnnaissez Io bonhe ; Cest dans là sympathie a +.De deux tendres époux d\u2019une chaine assortie.\u201d Un autre s\u2019adresse à umé demoiselle en ces termes : « L'un court tout l\u2019univers pour trouver le bonheur, Je reste auprès de vous, adroit navigateur.\u201d Enfin il y en a pour tous les goûts, toutes jes sauces et Dieu sait quand l\u2019on finirait de se faire la courbette si la sage précaution.de limiter le nombre n\u2019était pas géné- ement adopté.Après la soirée vous retournez à votre logis un-peu matin, mais n\u2019importe, vous ne serez peut- être pas débifié encere qu'une nouvelle invitation vous arrivera.L\u2019an dermier c'était une des principales mes: d\u2019un de nos vastes faubourgs qui donnait l\u2019élan de Ia danse, cette année la principale rue de Montréal, la maîtresse en âge, en commerce, en sciences, en arts et en industries, a voulu prendre initiative pour faire revivre les petites soirées dansantes et déjà ses ramifications se sont étendues aux quatre coins de notre cité.C\u2019est trop à la fois, ah ! de grâce ne nous faites pas mourit en une semaine, gardez- en pour nous réchauffer quand nous aurons froid et nous égayer lorsque nous nous ennuierons.On nous prie d\u2019annoncer que c\u2019est un péché mortel que de réunir les jeu- \u201c Nes gens le jeudi soir, car c\u2019est la soirée aux études, aux sociétés littéraires, scientifiques, de progrès; etc, etc, ainsi avis à qui de droit.Les.pics-nics ont été assez rares cette année, on He sait pas trop pourquoi, mais c\u2019est sans contredit cette semaine qu\u2019a eu lieu à la m'odtagne le plus beau, le plus jeune, le plus frais, le plus gai, le plus gentil de tous les pics-nics de la saison.: \u2014- Les avez-vous vus?eriait hier soir un gros ventru amateur de musique en courant à la Place-d\u2019armes.\u2014 Et qui encore ?\u2014 Les allemands comme de raison, je les ai quittés il ÿ à un instant et voilà déjà qu\u2019ils ont disparu.À la vérité, à voir tous ces braves qui sont venus depuis quelques jours nous amuser de leurs concerts vocals et instrumentals en plein air, de leurs sérénades, etc, etc, on serait porté à en faire autant pour peu qu\u2019on fût amateur.Hier c\u2019était un enfant qui nous transportait par la délicieuse harmonie de son accordéon, aujourd\u2019hui c\u2019est un groupe de six qui attend la nuit pour vous ravir aux distractions journalières par ses sérénades enchanteresses, et demain ce sera autre chose, c\u2019est à n\u2019en plus finir.Il semble que l\u2019émigration allemande soit venue pour adoucir les troubles, les privations, les sacrifices que nous impose l\u2019émigration irlandaise.: ; On a prétendu que les duels étaient éteints, qu\u2019on n\u2019en parlait plus dans notre siècle de lumières, d\u2019avancement, de progrès; mais nous pouvons vonsassurer, chers lecteurs, qu\u2019ils ne le sont pas encore, \u2018ear les duellistes qui ne se battent jamais.font toujours vivre l\u2019idée du duel, et, || si le défi eût été accepté il y a quelques jours, Montréal : aurait été le théâtre d\u2019une de ces scènes où l\u2019homme ne craint pas d'e faire feu sur son semblable.Le héros cette fois est un veuf amoureux d\u2019une jeune brune et dont les visites nocturnes n°étaient pas vues d\u2019un bon œil par le beau-frère prétendu.Ils se font des compliments, se di- neue .oe ~ sent des petits mots, puis des grandes phrases; ef enfin le fiancé se.croit 1nsiilté, envoie wh CARTEL qui est Fefusé, et se croyant fort, puissant, il traite son adversaire en pleine rue de lâche, d\u2019indigne, tant et si bieii qu'on l\u2019envole pour se venger passer quelques fieures aû trou nair, victime de son amour, de son hardiesse et de sa.bravoure.Vous seriez portés a croirs, bons amis, qu\u2019il n°êst plus permis d\u2019aimer à Montréal après des faits semblables, mais ceci n\u2019est rien, marchez toujours { qiiand le tems vous dira qu\u2019il faut aimer vous trouverez toujours quel- qu\u2019un qui vous recevra galamment lorsque vous lui direz : Quand votre robe en plis s\u2019abandonne aux zéphirs, Mon cœur est inondé de parfums, de plaisirs.i i .\u2014\u2014 Les Instituteark .=~ % AUX INSTITUTEURS.\u2014 Il y aura une assemblée des instituteurs le 7 Septembre.Les membres de cette association qui fiennent 3 son existence sont priés d\u2019ÿ assister.(Avis du secrétaire de lassociation des instituteurs D.M.) \u201c Si j'étais Maître d\u2019école, j\u2019estimerais mon humble métier audessus de tous les métiers du monde, et jeren- drais chaque jour grâces à Dieu dë ce qu\u2019il m°est pérmis de former des cœurs et des intelligences.Je m\u2019inspirés rais de l\u2019amour de mes devoirs, et je M\u2019attäclierais Surtout à relever èe qui est bas, à soutenir derbi ést faible, à éclairer ce qui est ignorant, à motaliset cé qui est vis cieux.Je rassemblerais autour de moi mes élèves, et j'évudierais leur caractère et leurs penchanis dans leurs eçons, dans leurs jeux, dans leurs sympathies, dans leurs rivalités et dans leurs taccomodements.Mes enfants, leur dirais-je, mes chers enfants, je sens que j'ai pout vous des entrailles de père; ét vous devez tt\u2019aîmer, puisque je vousaime ; écoûtez-mnôi bien I» © Timon (Entretiens de village y Si le maître d\u2019école exerçait au milieu de la société un ministère sans inrportance, on pourrait le laisser à ses propres forces lutter contre le manvais vouloir et l\u2019opposition de ses confrères lorsqu\u2019il s\u2019agit, en s\u2019unissant, de se \u2018rendre fort et de se mettre à même de résister aux mille vexations dont l\u2019abreuvent les giunicipalités, les commissaires d\u2019écoles, et les habitarits eux-mêmes assez souvent.Le maître d\u2019école, de pair avec le curé, exerce sur les générations qui lévent une influerice immense qui, selon qu\u2019elle sera bien ou mal dirigée, appliquée avec plus ou moins d\u2019art à distiller au fond des jeunes «œurs l\u2019amour de Dieu, de la patrie et des parents, et le lait des pures doctrines, contribuera, pour meservir.des paroles du célèbre écrivain, à relever ce qui est bas,à soutenir ce qui est faible, à éclairer ce qui est ignorant, à moraliser ce qui est vicieux.Qu\u2019il n\u2019oublie donc pas, cet apôtre de Pinstruction, d\u2019amoBlir dé tôus ses moyens, de toutes ses facultés, de toute som âme; le sacerdoce civil dont il est revêtu, de fortifier à l\u2019aide.de Passociaton.générale de ses membres les courages qui faiblissent et-d\u2019éclairer les intelligences qui ont besoini dé lümiètés.A bordoris sans plus d\u2019écart le sujet qui nous occupe.: Le succès de l\u2019association des instituteurs div district dia Québec tient à une cause, il me semble, facile à itidi quer.L'association se compose d\u2019un président, d\u2019un vice- président, d\u2019un secrétaire, d\u2019un trésorier, et d\u2019un comité de régie, en tout neuf.Pour les affaires oxdimaires, la décision du secrétaire et du président a force de loi.Sur ces neuf officiers, les quatre premiers et un ou: deux ntem- bres du comité' de régie demeurent à Québec, de sorte que, vous le sentez, les officiers se voyant chaque jourca au moins à chaque assemblée bimestriellé ou dé tous les 2 mois et non pas trimestrielle corfifne nous a fait dire le compositeur dans le dernier No., les réunions ont lieu régulièrement, les délibérations marchent avec ensemble, se font sans presse, on se hâte lentement.Voila les causes; exarninons les effets._ Chaque assemblée a fait éclore, de la part des miem- bres, des essais parmi lesquels nous ciferons celui de M.Marquette sur les devoirs de.l\u2019institæteur et la grandeur de sa mission, les dissertations de: M, Juineau sur \u2018les divers modes d\u2019enseignement, les utiles leçons de .hii i 8 I: i 58 L'AVENIR.AAA M.Berthelot, membre honoraire, sur certains points épineux de la grammaire et de la prononciation française.Puis un instituteur est-il lésé dans ses justes droits, la société prononce entre les parties, et l\u2019instituteur se trouve délivré, par cette décision dont tout le corps enseignant est solidaire, des dangers qu\u2019une protestation isolée l\u2019aurait contraint d\u2019encourir.À la dernière session, M.P.Chauveau, au nom de \u201c l\u2019association, présenta une requête allant à demander qu\u2019une partie des deniers disponibles du fonds des écoles fut'employée à l\u2019achat de livres, ete, base d\u2019une bibliothèque à l\u2019établissement de laquelle pourvoit le treizième article de la constitution.Ils n\u2019ont pas réussi, parce que les hommes aujourd\u2019hui qui gouvernent ont l\u2019esprit mauvais et égoïste, mais ces hommes passeront entrai- nés par le courant de leurs œuvres, et les pétitionnaires reviendront à la charge plus tard avec chances de succès.En peut-il être ainsi à présent, dans notre district, alors que le secrétaire et les officiers en général sont privés de tous les moyens de s\u2019entrevoir et de se consulter à cai- se des distances qui les séparent.Le système doit changer évidemment ou l\u2019association s\u2019effacer de la liste des associations destinées à régénérer une portion quelconque de la société.Si-les conclusions que l\u2019on tire de ces faits sont justes, si l\u2019organisation et le but des deux associations ont entre eux quelque chose de commun, appelez-en tout-de-suite, messieurs les instituteurs du district de Montréal, à vos confrères de la ville ; est-ce par exemple que M.Rochon, M.Sharring, M.Garnot, et nombre d\u2019autres dont le nom m\u2019échappe, resteront sourds à vos cris ?Encore une fois, si cet expédient que je vous suggère tombe faute de practibilité, si les hommes que je pousse vers vons restent stationnaires, centralisez sur un point vos officiers, et votre force d\u2019action et d\u2019influence, j'en suis convaincu, centuplera.À mardi, messieurs, à vous du courage, à vous du succès ! Le.Canadien d\u2019hier soir nous apprend qu\u2019il y a eu un feu considérable à Québec hier matin à 2 heures et que 8 maisons ont été détruites dans la rue St-Jean Haute- Ville, entre autres l\u2019établissement de marchandises sèches de A.Laurie et Cie.Don César de Bazan la semaine prochaine.NAISSANCE.En cette ville le 3 du courant la dame de M.W.F.Leste, marchand, a mis au monde un fils.P.GENDRON IMPRIMEUR No.24 rue St-Vincent Montreal.A l'honneur d\u2019informer ses amis et le public en général qu\u2019il vient d'ouvrir une IMPRIMERIE au No.24, rue St-Vincent à l'étage supérieur de la maison occupée par M.J.B.Rolland, libraire, où il recevra avec reconnaissance toute impression que l\u2019on voudra - bien lui confier, telle que : i Livres, Pamphlets, Catalogues, Billets d\u2019enterrements, Cartes d\u2019adresse, Circulaires, Chéques, Polices d\u2019assurance, Traites, Cartes de visites, Programmes de spectacle, Annonces de diligence, (Connaissements) etc.etc.etc.Le tout sera exécuté avec gout et célérité.Le soin que M.Gendron apportera aux ouvrages qui lui seront confiés, lui fait espérer une part d\u2019encouragement qu\u2019il sollicite très respectueusement.Tout le matériel de sonétablissement est neuf.Prix tres réduits.Place pour toucher l\u2019orgue UNE Demoiselle, qui touche parfaitement L\u2019orcvE, dont est talents et la capacité sont incontestables sous ce rapport, et dont les recommandations sont des plus respectables, désirerait trouver \u2018une place permanente en ville ou à la campagne, dans une église, pour toucher cet instrument.On aura tous les renseignements qu\u2019on puisse désirer en s\u2019adressant au bareau de l\u2019 Avenir, THEATRE ROYAL.On jouera ! \u201c Ce soir, Samedi 4 Septembre.L\u2019OPÉRA DU BARBIER DE SÉVILLE.Dans lequel figurent Mme.Seguin, Mlle Lichtenstein, M.Shrival, M Meyer, et M, .Seguin.L\u2019ORCHESTRE EST DIRIGE> PAR Mr.HENRY MARKS, Loges, 5s.;\u2014Parterre, 2s.6d.;\u2014Galerie, 1s.8d.Montréal, 4 septembre 1847.TAPISSERIE NOUVELLE MEILLEUR MARCHE ET DE MEILLEUR GOUT QUE JAMAIS.No.137$ rue Notre-Dame La maison H.et H.MERRILL vient de recevoir directement d\u2019une des meilleures manufactures de France, 12,000 PIECES PAPIERS POUR CHAMBRES, Qu'elle offre en vente à des prix beaucoup audessous de leur valeur.Leur assortiment est sans contredit le plus considérable qui ait jamais été offert au publie de Montréal, et comprend ce qu\u2019il y a dè plus recherché en fait de papier.PAPIER FLEURI GLACE ET VERNIS, depuis vingt sous à deux chelins la pièce.Ceux qui en ont besoin feront bien de les visiter avant que d\u2019acheter ailleurs.Montréal, 14 août 1847.Apprentis On a besoin, au bureau de l\u2019.Avenir, de deux apprentis, sachant lire et écrire.- CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019 Avenir paraîtra deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, sous Jes auspices d\u2019une société en commandite de jeunes gens.On fera vendre le Journal à deux sous l\u2019exemplaire.Le prix d\u2019abonnement est de DrX CHELINS par année payables par semestre.Le prix modique, et à la portée de tout le monde, de notre journal, qui lui assure une circulation très étendue, en fait un excellent centre de publicité pour le commerce et toutes les industries.Les annences seront insérées aux mêmes conditions et au même prix que celles des autres journaux.Toutes lettres doivent êtres affranchis.Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra le journal gratis.On recevra les abonnements au bureau du journal chez M.G.Batchelor, No.52 rue Sanguinet, à la chambre-de-nouvelles de l\u2019Institut-Canadien, ainsi qu\u2019à tous les dépôts et chez les agents ci-dessous : \u2019 Depots de I\u2019A venir.Pied-du-Courant M.Rottote.Faubourg Québec Hôtel Contant.Faubourg St.-Laurent M.G.Batchelor.Rue St.-Gabriel Gardien de l\u2019Institut Canadien.Rue Notre-Dame Desnoyers et Généreux.Faubourg des Récollets Hôtel Roussel.Agerits de PAvenir.Québec, MM.W- H.Rowan.Trois-Riviéres, P.Nourrie Berthier, P.J.Guitté.St-Jean-Dorchester J.Marchessault, St-Ours, Joseph Germain.Sorel, J.B.Lamére, Ste-Anne de Ja Pérade, L.Bureau.Champlain, J.A.Martineau, écr.Geo.Batchelor, gérant et rédacteur-en-chef.=] "]
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