L'avenir, 25 août 1847, mercredi 25 août 1847
[" JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS POPULAIRES.VoL.i ° MONTREAL, MERCREDI 25 AOÛT 1847.\u2014\u2014\u2014 N.8 Nous publions sans commentaires les couplets suivants qu\u2019on nous adresse.Les hommes publics, dans notre opinion, n\u2019ont point d\u2019âge.Quand on voit une royauté populaire de 50 ans abdiquer en faveur des ennemis de sa race, la jeunesse a raison de se pincer les lèvres et de lancer ironie qui vaut bien, d\u2019ailleurs, les diatribes dont nous régalent depuis quatre ans les défenseurs du vieux roi.Im:rarioN DE : Monsieur Guizot, l\u2019homme à la pâle face.Arr : Gastibelza, l\u2019homme à la carabine, Monsieur Viger, l\u2019homme à l\u2019antique face, Chantait ainsi : Quelqu\u2019un de vous veut-il prendre ma place, Tribuns d\u2019ici ?Venez, venez faire votre huitaine, Secourez-nous ; Le vent qui vient de monsieur Lafontaine, Nous rendra fou.(bis.) Lisez la crise ministérielle, Vous allez voir.Vous la verrez dans certaine ruelle, - Sur un comptoir.Lisez, lisez, vous en aurez sans peine Pour un gros sou ; Le vent qui vient de monsieur Lafontaine Me rendra fou.Depuis quatre ans je combats pour la forme.De mon chapeau ; Mais Barthe m\u2019a dit qu\u2019il serait difforme, Jusqu\u2019au tombeau.De mon pays j'ai soulevé la haine, Vite a genou.Le vent qui vient de monsieur Lafontaine Me rendra fou.Pour cinquante ans de travaux dans ma vie, Que de regrets!.Des pieds, des mains, j'ai fait pour ma patrie Vingt-cinq pamphlets ; Qu\u2019ai-je fait pour mériter sa haine Et sou courroux ?Le vent qui vient de monsieur Lafontaine Me rendra fou.Le Richelieu, puis ma ville natale, M\u2019ont rebuté ; D\u2019un bourg pourri l\u2019élection banale M\u2019a dégoiité !.De mon pays j\u2019ai mérité la haine Et le courroux.Le vent qui vient de monsieur Lafontaine, M\u2019a rendu fou !.\u2026.Metcalfe a dit à son beau secrétaire : Cher Higginson, Pour un bâton, pour un verre de bière, Pour un ognon, Je dissous mon conseil cette semaine, C\u2019est un joujou.Le vent qui vient de monsieur Lafontaine L\u2019a rendu tou l.s di CarLos.Montréal, 17 aout 1847.Chronique a la main.La chronique ne s\u2019occupe pas de salon maintenant, tout y est ennuyeux au dernier point.Là est un jeune homme négligemment étendu sur un canapé, à moitié endormi, et qui cherche à tuer le tems par la lecture.Plus loin, vous voyez la mère qui songe au bonheur de ses enfants, tandis que Mélina, à sa droite, la guitare en main, se dispose à faire de la musique, mais d\u2019une nonchalance qui dénote peu de goût pour les games harmonieuses, lotsque le thermomètre de Farenheit est audessus de 80 degrés.Le salon, ce lieu de réunions amicales, d\u2019amusements, de chants, de danses, en hiver où la gaité règne toujours, devient en été, malgré tout le bon vouloir possible, fatigant, insupportable, et nonobstant toute la propreté de la maîtresse qui époussète dix, quinze, vingt fois par jour, vous pouvez cinq minutes après écrire votre nom avec le bout de votre doigt sur le piano, les chaises, la table ou toute autre chose qu\u2019il vous plaira croire papier, c\u2019est bien commode pour ceux qui ont des secrets à se conter ; ils écrivent, personne ne les entend, et se communique mille petites choses à l\u2019insu des assistants et quelquefois dans un style plus soigné, plus recherché que s\u2019ils faisaient usage de leur organe parlant.Nous en connaissons plus d\u2019un qui, malgré les incommodités d\u2019un tems sablonneux, d\u2019une chaleur à fondre pierre, ne voudrait échanger pour une belle journée d'hiver et qui s\u2019écriraient dans leur enthousiasme : \u201c À nous les tourbillons de poussière.\u201d \u2014 Maman, Guillaume devrait bien venir ce soir pour qu\u2019on irait faire un tour, prendre la fraiche, sortir de ce salon ennuyant.Oh! s\u2019il avait cet esprit-là, comme je l\u2019aimerais, disait l\u2019autre jour une jolie petite brunette qui ne croyait pas être entendue d\u2019ame qui vive, Souffrez, aimables lectrices et vous, bons lecteurs, que je vous parle de ces petits mots échappés d\u2019un salon qui ne devrait jamais peut-être, suivant vous, entrer dans le domaine de la chronique, mais mon intention n\u2019est pas mauvaise, pardon, mille pardons si je vous ai offensées ; je voulais seulement dire que les salons sont déserts et stériles en amusement, que tant on s\u2019amuse dans un salon l\u2019hiver, tant on s\u2019y ennuie l\u2019été, et que pour nous rendre gai, vif, content, joyeux et Canadien en un mot, il nous faut, \u201c Nos hivers et nos frimats.\u201d J\u2019oubliais, renfermé que je suis, muraille par devant, muraille par derrière, muraille partout, dans ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler la ville, j'oubliais, dis-je, qu\u2019il existe quelque chose hors de ces murs qui vaut la peine d\u2019être, vu où tout est gai et riant, et dans ma sainte colère, j'oubliais ce que nous avons de plus beau, nos charmantes campagnes.Allez vite, courez, courez,.car les hôtels sont remplis, c\u2019est là, lecteurs, que vous jouirez, que vous respirerez et que vous vous amuserez ; ici, point de plaisir, point d\u2019amusement, chaleur, poudre et poussière, voilà notre partage.Vite à la campagne, levez-vous matin, prenez un bon dé- jeûnez et chantez : Arnis ! la matinée est belle; Sur le rivage assemblez-vous, Montez gaiement votre nacelle, Et des vents bravez le courroux.Prenez votre aviron ensuite et gagnez les Iles, péchez, chassez, chassez en tout sens ; le midi, faites un diner à la broche, consistant en une alouette un brochet ou toute autre chose que vous aurez pu tuer, le soir revenez vous reposer de vos fatigues sous le toit hospitalier d\u2019un compatriote, et si vous ne 44 vous amusez pas, nous dirons que vous n\u2019êtes pas campagnard ou plutôt que vous n\u2019êtes pas né pour la campagne.Un jour, c\u2019était en juillet dernier, peut-être le même jour que les Français chôment et choient, comme leur rappelant les fameuses journées de juillet, j'allais à Ste-A.pour revoir mon pays comme aurait dit un vieux Normand.- Il était six heures du matin, la campagne était riante, le soleil dorait la moisson qui commençait à jaunir et l\u2019apparence des champs fesait bondir mon cœur de joic.Huché seul sur un petit wagonà l\u2019américaine, je fesais route à petit train, lorsque, à peu près à trois milles du village, j\u2019aperçus un homme tenant un gilet d\u2019étoffe sous le bras, une hache d\u2019une main, un grand bâton de l\u2019autre, qui longeait la route d\u2019un pas ferme et hâté.En regardant de plus près, je reconnus mon homme pour un maître charpentier de la paroisse voisine.\u2014 Où allez-vous, maître Nicolas ?dis-je en m\u2019adressant à lui.\u2014 Je vais au petit chenal, travailler de mon métier.Ca ne change pas par ici, il faut toujours travailler pour vivre.Fier de trouver un compagnon, moi qui n\u2019avais qu\u2019un fouet et mes guides pour tout amusement, je fais monter mon Nicolas dans ma voiture.Le cheval auquel je ne prenais pas garde avait un peu faussé la route et nous frappons tout-à-coup sur un poteau du télégraphe.Ce qui me fit naturellement entamer la conversation sur Ce sujet.\u2014 Les poteaux du télégraphe sont-ils plantés bien plus loin qu\u2019ici ?demandai-je à mon homme.Jusqu\u2019aux G.- .je crois, mais ils le seront bientôt jusqu\u2019à Québec.Ils ont eudes difficultésà C.\u2026, ils avaient bien planté les poteaux dans le milieu du ctiemin, on les a fait prendre, et les magistrats des Trois-Rivières les ont renvoyés, mais toujours qu\u2019ils ont bien ôté leurs poteaux, pour les mettre près la clôture quand ils sont revenus.\u2014 Qu'est-ce qu\u2019on en pense ici ?\u2014 Je crois que c\u2019est une bien bonne chose que le télesto- graphe, mais on trouve ça drôle : faudra absolument que la broche soit creuse pour pas que les lettres accrochent à tous les poteaux, comme ça ferait si elles passaient en dehors et puis quand il ferait du gros tems elles auraient besoin d\u2019être débarbouillées.Après lui avoir laissé une autre idée de celle qu\u2019il possédait sur le télégraphe électrique, je le laissai aux trois fourches, lui, prenant un chemin, moi l\u2019autre,.et je continuai ma route.Trois jours plus tard, j'étais au même endroit, dans l\u2019après-midi: nous étions assis bien tranquillement lorsque tout- à-coup nous entendimes le bruit d\u2019une voiture à la porte voisine et les cris de woh! woh!! arrière donc ! et tout le monde de courir à la porte pour voir qui c\u2019était.\u2014 La femme d\u2019Edouard, criait Marie.\u2014 Non, c\u2019est Joseph et sa femme qui arrivent de Chateau- guay.\u2014 Pas possible, murmurait le vieux Pierriche, se levant de sa chaise un bâton à la main.Bien, dis donc qu\u2019ils vont être contents, eux autres qui les croyaient morts, quand on pense, voilà huit jours qu\u2019ils sont partis.C\u2019est pourtant pas long au prix d\u2019autrefois, lorsque l\u2019on a été à la bataille du tems de la milice, on a mis trois semaines à monter en bateau au grand Moral! Grande joie dans le village, la voisine était arrivée, et tout le voisinage l\u2019entourait, poignée de main par ci, embrassade par là, tant et je n\u2019y tiens plus.Nous aurions voulu échan- er quelques mots avec la nouvelle venue, mais, foi de Colin ! il y avait tant de femmes qu\u2019il nous fut impossible d\u2019y mettre le nez ; force fut donc de nous résigner, comme beaucoup d\u2019autres, à écouter les nouvelles.\u2014 Et puis le siostographe, disait la voyageuse, il marche à Châteauguay, à présent.\u2014 (La foule des assistants.) Oui ! oui ! ah! ! \u2014 Ah oui, ça va vite.L'autre jour il est venu un oiseau de proie se percher sur le fil, la nouvelle a passé tout d\u2019un coup sans qu\u2019il vint s\u2019en apercevoir et ça l\u2019a tué raide.\u2014 Mais c\u2019est donc bien traître ça.\u2014 C\u2019est comme le tonnerre, quand ça passe, ça va comme l'éclair.: L'AVENIR.\u2014 Nicolas tout ébahi.Dire que ça va passer si près de la maison chez nous.Ils auront besoin de pas faire de bruit s\u2019ils veulent que je le laisse ià.À notre grand regret notre heure était arrivée, il nous fallut partir, non sans penser profondément au bien que l\u2019on pourrait faire aux masses des campagnes en défrichant en grand les broussailles de l\u2019ignorance qui font voir des choses où il n\u2019y en a pas et exagèrent ce qu\u2019il y a de plus ordinaire et de plus commun.On m\u2019a reproché de ne pas parler politique dans mon brouillon hebdomadaire, qu\u2019on a bien la complaisance de lire ; mes chers amis, qu\u2019est-ce que vous voulez que je vous dise, je ne connais pas de nouvelles, je n\u2019en ferai pas, si vous voulez m'en croire, je n\u2019ai appris que d\u2019hier que la chambre d\u2019assemblée était dissoute et ce parce que je suis allé pour voir un gros marchand savoir s\u2019il pourrait me vendre de l\u2019esprit point réduit, et, à ma grande surprise, on m\u2019a dit aux portes de notre grave parlement qu\u2019il y avait quinze jours qu\u2019ils étaient retournés dans leurs foyers respectifs.Comme vous voyez, le plus sage parti pour moi, c\u2019est de me taire et de laisser cette besogne à un autre.3 .Progres.-= Associations.Les associations sont à l\u2019ordre du jour ; la jeunesse Canadienne comprend et conçoit le rôle qu\u2019elle aura à remplir avant longtems, elle se prépare, en conséquence, à pouvoir bousculer hardiment tout ce qui pourra obstruer son chemin.Il est beau, il est grand de voir nos jeunes gens se réunir de tems à autre, pour former de nouvelles sociétés tendant à améliorer\\leur sort matériel, leurs facultés intellectuelles aussi bien que morales.Au moment où notre correspondant V.écrivait son article sur les caisses d\u2019épargnes, qui a paru dans notre avant-dernier numéro, dans lequel il invitait tout le monde, particulièrement les jeunes gens, à y déposer le fruit de leurs économies et les encourageait à épargner de nouveau, il ignorait comme beaucoup d\u2019autre qu\u2019il se formait dans l\u2019ombre une jeune société dans le but d\u2019économiser et de fonder un capital pour pouvoir, plus tard, rencontrer les exigences du tems ; son écrit est venu très à propos : il a réchauffé ceux qui avaient froid, il a rassuré ceux qui étaient dans la crainte et a attiré l\u2019attention de beaucoup d\u2019autres : plus d\u2019un lut devra, nous n\u2019en doutons pas, d\u2019être entré dans la nouvelle société qui ne peut avoir que de bons résultats.Il y a eu une assemblée jeudi dernier de jeunes gens engagés dans les affaires mercantiles aux fins d\u2019établir un fonds et de former une société, où chacun pourrait faire un versement mensuel fixé par les règlements, dont les avantages qu\u2019il en retirerait, ainsi que ses co-associés, sont incontestables.La réunion était très nombreuse et fait voir l\u2019importance qu\u2019on y attache.Il yaété adopté plusieurs résolutions et l\u2019association a reçu le nom de Sociéte Mercuntile d\u2019économie.D\u2019après ce que nous avons pu comprendre, le fonds serait formé par versements égaux et mensuels de £1 chaque, le nombre de parts serait limité à cent et les actionnaires s\u2019engageraient à continuer ces versements pendant cinq années consécutives, ce qui formerait un capital de £6,000 sans les intérêts, profits, etc.Les parts seraient vendables et rachetables.Personne ne pourrait retirer ses fonds à moins d\u2019exposer des raisons majeures que la société prendrait en considération.Le fonds serait employé en spéculation ou placé dans le commerce, suivant le désir de la société.Les fonds seraient déposés tous les mois à la banque d\u2019épargnes par le trésorier.ses, le capital serait augmenté et les versements de ce nouveau capital commenceraient environ unan plus tard et finiraient de même et après celui là se feraient dans le même | intervalle, d\u2019autres versements fait par les nouveaux membres, de sorte que l\u2019association, au lieu de mourir au bout de cinq ans, se continuerait et serait comme perpétuelle, ; nous sommes heureux de voir que les jeunes gens pensent à ceux qui viendront après eux en rendant l\u2019association perpétuelle, .C\u2019est ce que n\u2019ont pas fait leurs devanciers.! Comme on peut le voir, le projet est noble et doit certai.nement rencontrer l\u2019approbation de tout homme bien pensant et l\u2019encouragement de la jeune classe mercantile en entier.Une fois les cent parts pri- jy \\ w Ok i Ie ji, rig $0 pe Sells 5 nl aie alder area 5 éco lp ; mire pier 1 Hes du ; fe cou a crie dun ll qourele pme u fobs ya vers restes ie Ving 5 fll aihdt alte | s de i < aoû pes id & ant Jnr pat af sr ible © LAVENIR.45 Ce principe d\u2019association a été essayé ailleurs et a très bien réussi, pourquoi ne réussirait-il pas ici ?Nous pouvons en donner un exemple, c\u2019est une maison dans Broadway à New.York, que beaucoup de nos lecteurs connaissent, le plus beau, le plus vaste établissement commercial de toute l'Amérique du Nord, qui possède des branches dans tous les états de l\u2019Union Américaine et qui fut fondée d\u2019après les mêmes principes par vingt-cinq jeunes anglais émigrés aux Etats pour y faire fortüne.Ils commencèrent en 1830 à former un capital ; trois & quatre ans plus tard, ils établirent leurs maisons qui à présent possèdent un capital de £500,000.Ce qui nous manque à nous canadiens, c\u2019est le besoin d\u2019organisation, d\u2019association, tant que nous resterons isolés les uns des autres et que nous travaillerons chacun de notre côté, soyons-en certains, il en résultera toujours peu de chose.C\u2019est pourquoi nous encouragerons de toutes nos forces tout -ce qui tendra à nous railier, à nous unir, à nous organiser en un mot.Supposons pour un moment que les vingt-cinq jeunes gens qui s\u2019associèrent à New-York en 1830 ne se fussent pas associés, qu\u2019ils eussent travaillé chacun pour soi et chez soi jusqu\u2019à présent, qu\u2019en aurait-il résulté ?sur les 25, 15 probablement auraient failli ou fait peu de chose et dix auraient réussi à se gagner chacun £10,000, disons : cela ne tormerait après tout que £100,000 et quinze d\u2019entre eux végéteraient encore, il est plus que probable.Combien différente est leur position aujourd\u2019hui de celle qu\u2019elle aurait été s\u2019ils eussent vécu dans l\u2019isolement les uns des autres, ; supposons encore que dix d\u2019entre eux auraient fait aussi bien qu\u2019ils ont fait ensemble, ne sera-ce pas un plaisir, un honneur, -une gloire, que d\u2019avoir contribué en quelque sorte à mettre les 15 autres dans l\u2019aisance.Nous nous arrêtons là.Il y aura une seconde assemblée vendredi prochain, comme on peut le voir par les annonces ; nous invitons tous les jeunes commis-marchands de cette ville à s\u2019y rendre, ils auront sur l\u2019association des explications plus certaines que nous pouvons leur en donner, et les principes en seront mieux connus alors.Jeunes gens, rendez-vous en foule et prenez les parts immédiatement.La patrie vous devra beaucoup, tandis que vous vous devez beaucoup à vous-même d\u2019avoir su, par votre esprit d\u2019association et d\u2019entreprise, vous mettre au niveau des autres populations et vous acquérir une aisance, un bien-être qué vous chercheriez en vain dans l\u2019isolement et la compétition des uns contre les autres.Souvenez-vous que l\u2019union fait la force.B._ EUROPE.' Angleterre.\u2014Le parlement fat prorogé le 28 juillet et la chambre dissoute le même jour.Tous les candidats étaient en campagne : Lord John Russell, chef du cabinet, MM.Cobden et Bright, les premiers apôtres du libre commerce, étaient élus ; en somme le parti ministériel, qui se confond aujourd\u2019hui avec le parti libéral, avait triomphé sur un , grand nombre de points ; cependant, M.Hawes, sous-sécré- taire d\u2019état des colonies, M.Hobhouse et M.Macaulay, membres du cabinet, et M.Roebuck l\u2019une des sommités radicales, avaient subi des défaites.Les restes d\u2019Oconnell s\u2019acheminaient vers l\u2019Irlande.France.Les chambres françaises devaient se clore le 10 août.Le ministère Guizot, malgré sa majorité parlementaire, perdait tous les jours du terrain dans l\u2019opinion publique.* Xtalie.\u2014 Les journaux anglais prétendent qu\u2019une vaste conspiration ourdie par les jésuites et certains personnages haut placés, entre autres le cardinal Lambruschini, et fomentée par l\u2019Autriche, dont le but était d\u2019enlever le.pape et d\u2019arrêter avec lui la marche des idées libérales, devait éclater le 17 juillet, anniversaire de l\u2019amnistie accordée par Pie IX.Ces tentatives, heureusement, paraissent avoir été inventées pour exciter le peuples Le correspondant J.D.\u2014 Nous sommes fier de l\u2019adhésion que vous donnez à notre publication.Nous nous rendrons a votre demande si c\u2019est pour nous possible, et le plus tôt possi-, .ER sr ble.* \u2019 Sy 20 \u201cnue du Texas les vœux publiquement exprimés des citoyens AMERIQUE.Etats-Unis.Les dernières élections se faisaient au profit du parti whig.La guerre du Mexique traîne tellement en longueur qu\u2019elle va donner aux soldats américains le tems de s\u2019y acclimater, et par suite de s\u2019y domicilier.C\u2019est un moyen de conquête qui réussira à la longue.Camada.\u2014 La récolte, sur tous les points du pays, en général, promettait une belle moisson aux agriculteurs industrieux.La santé de Montréal s\u2019est améliorée la semaine dernière, celle des débris de la Pointe-St-Charles s\u2019empire.Le marché des céréales, sous l\u2019empire de la baisse qui s\u2019opérait en Angleterre, demeurait inactif.Hier soir vers six heures il est arrivé un accident déplorable et qui se répète assez souvent.Comme un des enfants de M.Bowie, entrepreneur, s\u2019amusait dans la cour à bois de son père, une pile de planches écroula et dans sa chute fractura le crâne de l\u2019enfant qui mourut instantanément.Lundi dernier dans la nuit un incendie consuma une maison et ses dépendances située au coin de la rue Ste-Elizabeth et Lagauchetière, LE BUREAU DE SANTE\u2014 Si l\u2019opinion publique pouvait s\u2019indigner mal à propos, un rapport du bureau de santé établirait jusqu\u2019à la démonstration.que les autorités municipales et provinciales ont joué au çolin-maillard, au plus aveugle, au plus imprévoyant, dans cette terrible affaire de l\u2019émigra- | tion.Le rapporteur d\u2019un comité pris au sein du bureau pour considérer sa position anormale, et pour d\u2019autres considérations, M.T.S.Brown, dans un exposé des plus vrais, dans un tableau des mieux saisis, rempli de chiffres et de faits, vous montre le bureau, nommé par le conseil, restreint,\u2018 heurté, emprisonné par les pouvoirs respectifs de la maison de trinité, des commissaires du havre de Montréal et ceux du canal Lachine, et, dernière misère, par l\u2019agent irresponsable de l\u2019émigration, trinité de pouvoirs dont le conseil même relève ;\u2014 le bureau revêtu de pouvoirs extraordinaires sans , argent pour leur donner de la valeur et de l\u2019efficace,\u2014 les émigrés, la pauvreté, la dégradation, la misère incarnées, courant la ville, y répandant la contagion,\u2014 les capitaines de vaisseaux et des vapeurs de transport rivalisant de mauvais traitements et de cruauté envers ces malheureux,\u2014 le gouvernement hésitant, s\u2019arrétant au moment de faire un pas, délibérant au lieu d\u2019agir, méprisant comme une adresse ve- de Montréal,\u2014 le maire, chef civique, faisant partie d\u2019une commission chargée, ce semble, par le gouvernement de tenir tête à l\u2019opinion publique \u2014 le bureau de santé placé, comme un mannequin monté sur des jamllës de bois mal jointes, arec un bras de paille et un fouet de corde pour effrayer les can- missaires et rassurer les citoyens alarmés et alarmises.| Le rapporteur finit par dire qu\u2019il est inutile de faire desre- présentations qui ne sont pas \u20accoutées, et proteste énergie.ment contre l\u2019incurie et l\u2019imprévoyance des gouvern.nts qui ont transformé une ville salubre, tranquille, florissante, en un lieu de quarantaine d\u2019autant plus dangereux qu les part, et qui voit fuir de son sein les étrangefs qui aliten- 1 tent ses hôtels, et les campagnards qui nourfjissent et atre- tiennent la ville.A Québec, le typhus gagnait, dans une mesure effrante, | la masse des citoyens qu\u2019il avait jusqu\u2019ici respectés.il Il ! pestiférés sont partout et qu\u2019on ne peut les rassembler alle | | | \u2014 Les libéraux ont triomphé, dans la personne deleurs chefs, sur presque tous les points dans la Noutelle-Ecsse.Notre agent des Trois.Riviéres est pri¢ dejnous evoyer ce qu\u2019il nous avait promis.7 0 Société Mercantile d\u2019econ mis L\u2019ASSEMBLEE Générale des MEMBRES cete société aura lieu VENDREDI prochain, le 27 courant j'a chambe des membres de PINSTITUT CANADIEN, à 9 heures P.I.| ° Tous les commis-marchands qui n\u2019en font pas:art d\u2019y assister.sont igs ALEX.MOUSSEAU, Pigsipnt.; J.B.E.DORION, Secrétaip Protempore» Montréal, 25 août, 1847, ; & at CIE 46 THEATRE ROYAL.Ré-engagement des célèbres DANSEUSES VIENNOISES.M.Skerrett a le plaisir d\u2019informer le public qu\u2019il a fait un nouvel arrangement avec les célèbres DANSEUSES VIENNOISES, Pour trois soirées seulement, à commencer\"de ce soir La troupe se compose de 48 enfants élégants ensemble et aimables, dont l\u2019apparence dans les principales villes d\u2019Europe et d\u2019Amérique a excité le plus grand enthousiasme que l\u2019étonnement et l\u2019admiration puisse soulever.Leurs danses classiques et gracieuses qui se déploient en groupes admirables et leurs incomparables coups de force artstiques les font universellement regarder comme la plus grande nouveauté et les merveilles du siècle.CESOIR, Mercredi, le 35 courant, Je spectacle commencera par PAllemande - Par20 danseuses Après quoi La Comédie favorite de Shocking Events Viendra ensuite la Polka Paysane Par 24 danseuses.On jouera ensuite la farce de Spectre Bridegroom Le tout se terminera par \u2018- Gallop des Drapeaux.Par les 48 danseuses Viennoises Loges, 5s.;\u2014Parterre, 2s.6d.;\u2014Galerie, 1s.3d.Montréal, 21 aout 1847.TAPISSERIE NOUVELLE EILLEUR MARCHE ET DE MEILLEUR GOUT QUE | JAMAIS, \\ No.137$ rue Notre-Dame a maison H.et H.MERRILL vient de recevoir directement fr des meilleures manufactures de France, 12,000 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Connaissements) etc.etc.etc.F tout ser exécuté avec gout et célérité.soin queM.Gendron apportera aux ouvrages qui lui seront és, lui fa.espérer une part d\u2019encouragement qu\u2019il sollicite srespectuesement.\u2018.' : Tout le mtériel de son établissement est neuf.Prix tres réduits.L'AVENIR.PHARMACIE CANADIENNE Coin des rues St-Jacques et St-Lambert, MONTREAL.14 juillet 1847.DR.TRUDEL.\u201c À l'enseigne du Castor.No 122 RUE ST-PAUL = MARCHANDISES NOUVELES.HARDES FAITES, ETc.AL LOUIS PLAMONDON L\u2019HONNEUR de prévenir le public qu\u2019il vient d'ouvrir à l\u2019en- A droit indiqué un vaste Magasin dé Marchandises Séches et d\u2019Habillements tout faits.On pourra se procurer chez lui des Ei- fets et des Hardes à 15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs ; ses prix étant extrêmement réduits.{xF-On trouvera au No.122 coin des rues St-Paul et St-Gabriel, en toutes saisons, un assortiment et un choix considérahles de vêtements confectionnis avec les plus grands soins, avec d\u2019excellente Etoffe, et à la portée de toutes les fortunes\u2014 AVIS AUX AMATEURS DE BON MARCHE\u2019.HABILLEMENTS FAITS SUR MESURES Habits pour Deuil faits :à ordre dans le plus court délai.M.LOUIS PLAMONDON ayant à son service des Tailleurs habiles sera toujours au courant des modes nouvelles : les ouvrages sont garantis.Habillement d'enfants de toutes grandeurs et qualités de 1O0s.à 20s.M.L.P.reçoit par les premiers arrivages, un grand assortimen d'Effets et de marchandises Sèches de toutes sortes, Drap, Soiries Casimeres, Doeskins, Satins, Gants, Toiles, Cravates, Chapeaux Casquettes, etc.15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs.Point de second prix.CONDITIONS DU JOURNAL.L\u2019 Avenir paraîtra deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, sous les auspices d'une société en commandite de jeunes gens.On fera vendre le Journal à deux sous l\u2019exemplaire.Le prix d\u2019abonnement est de DIX CHELINS par année payables par semestre.Le priX modique, et à la portée de tout le monde, de notre journal, qui lui assure une circulation très étendue, en fait un excellent centre de publicité, pour le commerce et toutes les industries.Les annonces sefont insérées aux mêmes conditions et au même prix que celles des autres journaux.Toutes lettres doivent êtres affranchis.Toute personne fournissant six abonnés, pourra devenir agent et recevra le journal gratis., On recevra les abonnements au bureau du journal chez M.G.Batchelor, No.52 rue Sanguinet, à la chambre-de-nouvelles de l\u2019Institut-Canadien, ainsi qu'à tous les dépôts et chez les agents ci-dessous : Depots de l\u2019Avenir.Pied-du-Courant M.Rottote.Faubourg Québec Hôtel Contant.Faubourg St.-Laurent M.G.Batchelor.Rue St.-Gabriel Gardien de l\u2019Institut Canadien.Rue Notre-Dame Desnoyers et Généreux.Faubourg des Récollets Hôtel Roussel.Agents de l\u2019Avenir.Québec, MM.W- H.Rowan.Trois-Riviéres, P.Nourrie Berthier, P.J.Guitté.St-Jean-Dorchester J.Marceessault.St-Ours, Joseph Germain, \u201cSorel, J.B.Lamère.Ste-Anne de la Pérade, L, Bureau.Champlain, J.A.Martineau, écr.Geo.Batchelor, gérant et rédacteur-en-chef corp Ey WY "]
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