L'avenir, 7 août 1847, samedi 7 août 1847
[" i of alk No, & ig tie | ON ; ors oe | qi | Ch auth | ae, | gal, | on ely fa | a pit | | | JOURNAL PUBLIÉ DANS LES INTERETS POPULAIRES.VOL.1.MONTREAL, SAMEDI 7 AOÛT 1847.Te N 5.DUN CÉSAR DE BAZAN.DRAME EN CINQ ACTES, MÊLÉ DE CHANT: PAR MM.DUMANOIR ET DENNERY.PERSONAGES.! CHARLES IT, roi d'Espagne, » MARIT ANA, chanteuse des rues.DON CESAR DE BAZAN.LAZARILLE, DON JOSE DE SANTAREM.UN CAPITAINE, LE MARQUIS DE MONTEFIOH, = Us BATELIER.LA MARQUISE DE MONTEFIOR.Ux Jus.Un Alcade, Seigneurs, Peuple, Soldats, Bohémiens.La scène est à Madrid.ACTE PREMIER.Une place publique.SCÈNE PREMIÈRE.LA MARITANA, LE ROI, Gens pu PEUPLE, puis DON .JOSE, .Au lever du rideau, le peuple entoure la Maritana, qui chante.Le Roi\u2019 vêtu de noir et couvert d\u2019un large manteau, se tient à l\u2019écart, sur la gauche, les yeux fixés sur le Maritana, et semble absorbé dans sa contemplation.\u201c CHŒUR.Après le-couplet, des gens du peuple Air de M.Pilati, se rhetient à danser Allons, allons, la belle, Dis-nous tes gais refrains} MARITANA, Chanson vive et nouvelle Dissipe les chagrins.MARITANA, ler COUPLET, Un roi de Castille Un jour chevauchait; Une jeune fille Dans le pré fauchait Sa voix douce et tendre Charmait la moisson, 2e COUPLET.Mais tout bonheur passe.Le roi, certain jour, S\u2019en allait en chasse, Suivi de sa cour C\u2019est bien! lui dit-elle; Grand Dieu! c'est le roi! Puis, elle, chancelle, Tremblant d\u2019effroi\u2026.Mais le roi s\u2019écrie: En faisant entendre Joyeuse chanson.Le roi de Castille, Pris pour un simple écuyer, Lui dit: Jeune fille, Veux-tu mon cœur tout entier?Quoi! dit-elle, it m'aime! A moi.qui fais la moisson, Le bonheur suprême, Pour une chanson! CHŒUR: Je t\u2019aime! et c\u2019est pour jamais! __ Suis-moi, je t'en prie, Viens chanter dans mon palais.Et la jeune fille Devint, aprés la moisson, Reine de Castille, Pour une chanson.CHŒUR.À insi, cette histoire Jadis se termina: - Nous devons en croir Ainsi, cette histoire La Maritana.=» Dans les tems se passa; Nous devons en croire La Maritana.Tous.Vive la Maritana ! LE ROI, la regardunt.Qu\u2019clle est belle! DON JOSE, apercevant le Roi.Luil.encore lui !.Clest la troisième fois qu\u2019à pareille heure, je le surprends sur cette place ! > MARITANA, du Roi.Pour l\u2019amour du ciel, Seigneur cavalier! : LE ROI, à part.Sainte mère de Dieu ! qu\u2019elle est belle ! MARITANA.Votre excellence n\u2019a-t-elle que ce regard sévère et triste pour payer les chants de la Maritana ?.Allons, mon gentilhomme, vous trouverez bien au fond de votre bourse quelques pauvres maravédis.(Le Roi, sans la quitter des yeux, jette une pièce denaie sur mon son lambour de basque, et Nouvelles danses, pendant lesquelles la Maritanu fait sa quéte.s\u2019éloigne précipitamment.) Un quadruple !\u2026 un beau quadruple d\u2019or !.Et moi qui tremblais en appgochant ce cavalier! .moi qui me sentais glacée par son regard!,.Oh ! j\u2019avais tort: c\u2019est quelque grand seigneur, bien compatissant, bien généreux, et surtout bien riche.DON JOSE, s\u2019approchant delle.On vous a done fait, mon enfant, une bien belle offrande ?\u2018 MARITANA.Voyez! Quelque noble seigneur.poN Jose.C\u2019est Don Rafaël d\u2019Arpinas, le plus riche banquier de l\u2019Espagne.(A part.) Ah ! majesté ! vous pouviez vous trahir ! : On entend sonner les cloches, MARITANA.L\u2019angelus!.(Tous s\u2019agenouillent, puis se re- lévent et s\u2019éloïgnent lentement.) Voilà que l\u2019on m\u2019abandonne pour aller a office.Au revoir, mes bons amis; dans une heure vous me retrouverez sur cette place.prête à annoncer l\u2019avenir, à vous dire la bonne aventure.: Elle recondnit ceux qui s\u2019éloignent.DON JoSE.sur le devant.Luil.le roi!.amoureux de la Maritana ! S\u20acEXNE IL MARITANA, DON JOSE.MARITANA, Tevenant.Plus personne.DON JosE.Si fait\u2026un ami.MARITANA.Un ami ?DON JOSE.Qui veut aussi payer le plaisir que vos chants lui ont causé.) \u201c 11 Jui donne un quadruple.MARITANA.Un quadruple !\u2026 ( Tristement.) Encore un.DoN JosE, De quel air vous dites cela ?\u2026 Est-ce l\u2019offre de cet or qui vous attriste ainsi ! MARITANA.Oui, monseigneur, DON JosE.Pourquoi?MARITANA, Aésitant.Pourquoi 1.DON JosE.Je vous ai dit que vous m\u2019intéresstez., vous pouvez vous fier & moi.Eh bien !.vous hésitez?MARITANA.Pardonnez-moi, monseigneur ; mais je suis orpheline, trop pauvre pour avoir des amis, et il y a si longlema que j'ai perdu ma mère, que mon cœur ne saît plus confier à personne ses joies et ses-douleurs, DoN Jose.Et d\u2019où vient que mon quadruple vous attriste de la sorte ?MARITANA.Parce que\u2026 parce que c\u2019est trop.\u2026 ou pas assez.- pon Jose.Comment ?MARITANA.Lorsque j'étais enfant, ceux que mes chansons importunaient me jetaient quelque petite monnaie pour se débarrasser de moi.Maintenant, que je suis femme, on ne me renvoie plus, on m\u2019écoute\u2026 On ne m\u2019écoute pas seulement, on me regarde.On ne me jette plus dédaigneusement un maravédis\u2026 on m°offre des réaux, et quelquefois de l\u2019or ! DON JosE.Eh bien?- MARITANA.Eh bien ! cet or, monseigneur a chassé de mon âme la paix et la sérénité\u2026 Enfant, jétais heureuse quand j\u2019avais le pain du jour\u2018et le pain du lendemain.À présent je fais des rêves d\u2019ambition et d\u2019orgueil\u2026 Ces pièces d\u2019or qu\u2019on me donne, je les compte chaque soir, et je me désespère en songeant combien il en faudrait encore pour payer de riches parures, des joyaux des pierreries, tout ce que je rêves, enfin | PE 4 i pr alee) gts air, ba are, ne Si A ¥ Air de la Reine d\u2019un jour, Des chevaux, des valéts, Un carosse, un palais, Des habits de duchesse Eclatants de richesse, C'est cela que je veux, Oui, voilà tous mes vœux! Beaux trésors, biens si doux, Ah! quand done viendrez-vous A vous seuls je prétends, Es voilà si longtems, Quand passe une comtesse, En beaux habits de cour, Je dis avec tristesse: Quand donc viendra mon tour?Mais bientôt dans l\u2019espace En vain mon ceil la suit.Ce char doré qui passe, C\u2019est imon rêve qui fuit! Beau carosse et doux rêve, Qu'un seul instant m\u2019enlève, Chaque nuit, chaque jour, Si longtems, dJ'atten\u2018is votre retour!.\u2026 Que je rêve et que j'attends! Des chevaux, des valets, ete, DON JvSE, à part.Ambitieuse et coquette ! c\u2019est bien.MARITANA.Vous riez de ma folie.n\u2019est-il pas vrai, monseigneur ?.\u2026.; oo DON Josg.Moil.non pas, je vous jure.Je pense méme que tous vos beaux rêves pourraient bi>n s\u2019arcomplir ur jour.\u201cMARITANA.Vous croyez me surprendre ou me flatter en me -me disant cela\u2026 voss vous Irompez, monseigneur.DON Jose.Vraiment ?MARITANA.Oui, j'ai comme un vague pressentiment.comme une secrète espérance\u2026 Et puis, on s\u2019accüpe de moi, on parle d- moi dans Madrid.Des per-onnes du plus haut rang.et il en est une\u2026 plus puissante et plus élevée que les autres., DON JOSE, d parl, frappé de surprise.Le roi! (Haut) De qui done parlez-vousl.MARITANA.De la reine ! DON JOSE, surpris.La.MARITANA.La reine, qui plusieurs fois a fait arrêter son carrosse pour m\u2019entend:e chanter, qui a daigné jeter sur moi un regard plein de compassion et de bienveillance, qui a souri à mes chansons joyeuses, a pleuré à mes ballades plaintves.\u2026 {Avec fierté), Oui, monse\u2018gn=ur, j'ai fait pleurer la reine I.CRIS AU DEHORS.Vive la reine lL.MARITANA, vivement.Clestele!l.qui revient de I\u2019église de la Visitation !.J« cours me placer sur =on passage.Je forai peut-être encore couler une de ses précieuses larmes !\u2026 Et voyez-vous, monseigneur, tout ambitieuse que je suis, j'aime encore mieux cette aumône là que la vôtre?DON JOS.R Au revoir, la belle-Maritana ! - \u2018 Elle sarte \u2014 SCÈNE III, DON JOSE, seul, Oui, tout ce que tu rêves, tu pourras le posséder.car tu.possèdes déjà mille fois p'us qu> ces grandes dames dont tu envies le sort\u2026 !oi, qui as su reveiller le cœur endormi.de ce roi ! +.Al! il est amouseux, ce monarque austère et triste, inaccessible jusqu\u2019à ce jour à toutes les sédurtions!.\u2026 dont les yeux ne #'étaient jamais arrêtés sur une femme !.pas même peut-être eur la sienne !\u2026I! a un cœur et des désirs !.Ce sont pour moi .de puisgans auxiliaires !.Donner une maîtresse à ce roi, c\u2019est À le fois le durainer par celle dont j'aurai fait une favorite, et détacher la reine de son mari, qui l\u2019aura outr gée\u2026 La reine ! ses QUI sait quel espo:r me s-ra permis, si je rar.iens a metre autant de jai usie dans son cœur.(mystérieusement) qu\u2019il y a d\u2019amour dans le mien !.Mais cousmentarriver à ce but?L\u2019inflexible étiquette de notre cour ne permet pas de tenter le moindre rapprochement entre le roi d\u2019Espang et nne fille de rien.Obstacle insurmontable !\u2026 Et cependant, pour que la pensée du roi se fixe sur cette ferme, pour que ce «désir devienn> passion, il faut la présence de Maritana à la cour, il lui faut le droit d\u2019approcher sa majesté, c\u2019est-à dire un nom, un titre\u2026 tout ce que donne un grand mariage.moins le mari cependant.(On entend un grand bruit dans Phôtellerie.) Encore quelque querelle !.\u2026 Décidément, je ferai fermer le tripot dn vieux Penas, SCENE IV.DON JOSE, DON CESAR DON.CBSAR, sortant de hotellerie, un peu aviné.Vous êtes de misérables fripons, que je chi\u2018ierais.si je ne craignais de salir mon épée! (Au public.) Je viens de jouer avec des ma- nanls.et ils m\u2019ont volé.comme des grands seigneurs |.(Se-, IAVENIR, cowant ses poches.) Oh! ils ne m'ont'rien lai-sé\u2026et si la Providence ne m\u2019ynvoie pour ce soir un souper et un gïte\u2026 J'aurai le ciel pour m\u2019abr:ter et le grand air pour me nourrir\u2026 le gîte n\u2019est pas chaud et le souper est lég -r.DON JOSE, qui l\u2019à observé.Eh mais! si je ne me trompe.c\u2019est Don César de Bazan ! .DON CÉSAR.Don Jose de Santarem ! (.A part.) II est foit bien rouvert\u2026 Quel intérêret peut-il avoir à me reconnaître?DON JOSE, lui tendant lu main.Qu\u2019il y a longtems que nous ne nous sommes vus ! DON CÉSAR.C\u2019est vrai.- -DoN JoSE, Nous étions jeunes alors.DON CESAR, Jeunes et brillants.(Il regarde son manteau.Comme on change ! DON J0SE, Vous aviez un beau nom et une grande fortune.DON CESAR.Jai conservé l\u2019un, et j'ai perdu l\u2019autre\u2026je n\u2019ai pas besoin de vous dire\u2026 ce qui m » reste.DON JuSE, En effet, je m\u2019en souviens, votre ruine a fait grande bruit autrefois.DON CÉSAR.O:1i, mes créanriers ont beaucoup crié.DON JosE.Et votre position n\u2019a pas changé !.C\u2019est une si lourde tâche qu\u2019un arriéré à combler 2.que de veilles dettes a acquiiter.- DON CÉSAR.Il y a cependant, par le tems qui court, une chose plus difficile encore que de payer d\u2019anciennes deties.DON JosE.Et laque le?DON CÉSAR.\u2018\u2018\u2019est d\u2019en faire de nouvelles.DON Jose.Vous aviez quiité Madrid 2.DoN CÉSAR.J\u2019y rentre aujourd\u2019hui.DoN JosE.Et'où êtes-vous alle ?DON CÉSAR.Partout où l\u2019on se bat, où l\u2019on boîitz où l\u2019on aime.\u2026 Mais les deux villes où j'ai fait le plus long séjour, sont -Alicant et Xerès.je ne sais plus pourquoi.DON JosE.Vous avez mené joyeuse vie ! DON CESAR.\u201d Pas trop.Dans tous les pays, pour aimer et boire.on paye.N'importe, je marchais toujours devant moi sans m\u2019enquérir du nom des contrées que je traversais., mais semant sur ma route quelques créanciers et quelques duels.précieux jalons qui devaient me faire reconnaître mon chemun, quand je rentrerais dans ma ville natale.DON Jose.Et quel motif vous a ramené à Madrid?DON CÉSAR.L\u2019espérance, la douce et felle espérance\u2026 Retournons là-bas, me suis-j> dit.le sort a dû me sourire, et je rouverai mes créanciers morts.Erreur !\u2026.Un débiteur peut mourir, un créancier jamais !\u2026 Loin de là, le nombre des miens s\u2019était accru : poy Jose.Comment %., DON CÉSAR.Ils avaient fait des petits\u2026 Mais que se passe-t- il de nouveau dans Madrid 2.boit on toujours, chante-t-ou toujours et se bat-on toujours ?\u2026 DON Jose.Lex duels sont rares aujourd\u2019hui.Le roi vient de rendre un édit, à l'instar de ceux de France.- PON CÉSAR.Ah bah !.la mort pour un coup d\u2019épée?DON JoSE.Quivonque se sera battu, sera fusi:lé\u2026 et cela, pendant tout le cours de l\u2019anrée\u2026 la semaine sainte exceptée.DON CÉSAR.VraimentY.\u2026 Si l\u2019on-se bat pendant la semaine sainte.DON JOSE.Pendant la semaine sainte.on sera perdu.DON CÉSAR.Diable !.muis c\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019elle commence.DON Jose.Justement.DON CÉSAR.Merci de l\u2019avis\u2026 je deviens un agneau\u2026 pour huit grands jours au moins\u2026 je ne me soucie pas d\u2019être pendu \u2026 Quant à être fusilé\u2026 j'y pensera\u2026 la semaine prochaine.\u2026 Mais vous ne me parlez pas de v-us-même.Vous étiez ambiti«ux.à quoi êtes-vous arrivé ?.qu\u2019êtes-vous devenu ?DoN JsE.Moi?.\u2026 rien.DON CÉSAR.ltien ?\u2026 Ce n\u2019est qu\u2019un peu plus que moi, \u2014 SCÈNE V.Les Mimes, UN BATELIER er LAZARILLE.| LE BATELIER, «menant Lazorille, qu\u2019il tient par le bras.Allons, petit, il faut rénter chez ta mère.sécher tes larmes, et ne plus songer à ces sottises-là\u2026 LAZARILLE.se défendant.Vous avez tort\u2026 s\u2019il me convient de mourir, j'en trouverai toujours le moyen ! AT a. J ih ie, wl pus to x! Sue It, na aude a es à Un lon oat L\u2019AV ENIR.DON CÉSAR, Hein !.qui est-ce qui parle de mourir?\u2026.un enfant !.\u2026 D -N Jose.Oui, vraiment! Lt BATELIER.Un enfant, qui voulait se noyer.DUN CÉSAR.Ah bah !.se noyer.dans l\u2019eau ?LE BATELIER Et dans quoi voulez-vous qu\u2019on se noye ?DON CÉSAR.La dépend.Ainsi, tu voulais mourir.LAZARILLE.Et jele veux encore.DON Jose.Mais pourquoi ?| DON CÉSAR, gravement.Es:-ce qu\u2019à ton âg2, tu aurais déja des créanriers ?.\u2026 LAZARILLE.Je suis apprenti armurier\u2026 c\u2019est à moi qu\u2019est confié le soin des arquebuses du régiment des gardes.DoN CÉSAR, Tu veux le noyer, quand tu as des arquebuses sôus la main ?\u2026Tu n\u2018aîimes donc pas ton métier ?LAZARILLE.Sous prétexte que les armes ne se sont pas trouvées ce matin en bon état, un «les messieurs les capitaines veut me faire donner cinquant= coups de bâton ! DON CÉSAR.Cinquante coups de baton ?.\u2026 Allons, c\u2019est trop.LAZARILLE.Oh! ce n'est pas le nombre qui m\u2019effraye.je ne crains pas la souffrance\u2026je crains la honte ! DON CÉSAR, à don Jose.Il a du cœur, cet enfant-à !\u2026.Nous inte.céderons en ta faveur.- LAZARILLE.Le capitaine est bien cruel.son lieutenant voulait me faire grâre, il a vainement prié pour moi.\u2026 DON CÉSAn, montrant don Jose.Il ne refusera pas deux bons gntilshommes\u2026 DON JOSE.Kxcusez-moi.mais jai dans ce moment quelque moufs pour ne paraître en rien dans cette affaire.DON CESAR, Soit.!.Ce sera assez ide moi, LAZARILLE.effrayé.Ah! grand Dieul.DON CÉSAR.Qu\u2019as-tu done?: LAZARILLE.C\u2019est lui !\u2026 suivi de soldats !\u2026 îls me cherchent sans doute !\u2026 ; DON CÉSAR.Plare-toi derrière moi\u2026 tu as pour te défendre.César et son épée.DON JOSE, bus.Souvenez-vous de l\u2019édit royal ! DON CÉSAR.Oh! diable!\u2026 et de la semaine sainte, surtout ! \u2014 SCÈNE VI.- Les Mêmes, LE CAPITAINE, DEUX SOLDATS, LE CAPITAINE, montrant Lazarille, Le voici.qu'on Par Tête ! DON CÉSAR, frés-humblement.Un instant.Souffrez, permettez, monsieur le capitaine, que je vous adresse humblement quelques mots en faveur du coupable.LE CAPITAINE, sans l\u2019écouter, aux soldats.Eh bien ! n\u2019avez-vous pas étendu ?obéissez !\u2026 Les soldats s\u2019approchent, LAZARILLE.Grâce, capitaine !\u2026 DON CÉSAR.Vous l\u2019entendez.ce pauvre enfant demande grâce.et je joins respectueusement (7/ ôle son chapeau) ma voix à la sienne, LE CAAITAINE.Fais exactement ton service, et tu nous épargseras ainsi, à toi le châtiment, à moj-tes larmes.(regardant don César) et de sottes prières.DON CÉSAR, vivement.(Hein! À part, changeaut de fon.) Ah! si ce n\u2019était la semaine sainte ! (Avec calme.) Eh bien ! capitaine, tout cela vous ennuir\u2026 fuites cesser fout cela d\u2019un mot\u2026 larmes et prières vont s\u2019arrêter, dès que vous aurez dit : G.ace !.Capitaine !.Il prend le pan de son manteau.LE CAPITAINE, retirant son manteau.Un manteau neuf.que je désire garder sans tache !\u2026 DON CÉSAR, nvec colère concentrée.Monsieur !\u2026 (Se Te- prenant, à part.) Oh! la semaine sainte ! la «emaine sainte ! DON J0SE, d parks Le capitaine est bien hautain ! DON CÉSAR, avec calme.Finissors.Je suis certain que vous êtes bon gentilhomme .\u2026 Moi, j'ai engagé mon honneur à obtenir ce pardon.vous comprenez rela, n\u2019est-ce pas ?\u2026 Eh bien! je vous supplie., je vous conjure.LE CAPITAINE.Quand dose ce mendiant aura-t-il fini ?.Je ne peux rien vous faire, mon brave homme.DON CÉSAR, Qvec explosion, Non ?.Eh bien! je vais te faire quelque chose, moi ! - 19 LE CAPITAINE.[Insolent!\u2026 DON CÉSAR.Car, c\u2019en est trop à la fin 1.Adieu la semaine sainte |.Monsieur le capitaine, je vais vous tuer.LE CAPITIANE, Hein !.comment.- DON CÉSAR.Uomment ?\u2026 avec ceci.avec mon épée, qui ne peut qu\u2019honorer la vôtre en Ja touchant.car je me nommie don César de Bazan, comte de Garofa, et j'ai droit de rester couvert devant le roi.moi, qui vous ai parlé chapeau bas !\u2026 Je vous prie, je vous supplie, je suis soumis et humble.vous me répondez avec hauteur et insolence !\u2026.Je fais un appel à votre pitié, et vou+ me traitez de mendiant! moi!.\u2026 Par ma foi, c\u2019est trop abuser de ma patience et de l\u2019édit royal ! ( Le foisant.) Vous êtes d\u2019une riche emtonpnint, capitaine\u2026 le diable n\u2019ob- serie pas la semaine sainte, lui, et je vais lui envoyer de quoi faire gras! Il tire son épée, LE CAPITAINE.Un duel! DON CÉSAK.À moins que vous ne soyez aussi lache qu*impitoyable !\u2026 ; LE CAPITAINE.Partons! LAZARILLE, Vous battre pour moi ! - , DON CÉSAR.Au revoir.Le lieutenant veut te faire grace petit ?\u2026 sois tranquille: dans dix minutes, je le fais capitaine ! Il sort, suivi de Lazarille et du Batelior SCÈNE VII.DON JOSE, puis MARITANA, , DON Josk.Don César est une bonne lamme.je craindrais fort pour son adversaire, s'il m\u2019intéressait le moins du monde.MARITANA, avec des transports de joie.Je Pai vue! .elle a fait de nouveau arrêter son carosse, elle a daigné me sourire !.poN Jose.La Muritanal.(A part.) Qui sait?.ce fou de don César travaille peut-étre, a 'heure qu'il est, a l\u2019accomplissement de mes projets.(A/lant à elle.) Toujours rêvant grandeur et richesse ! MARITANA.Vous n\u2019êtes donc pas allé au-devant de sa majesté, monse\u2018gneur ?> DON JosE.Non, j- t\u2019aitendais.| MARITANA.Vous désirez me parler?.\u2026 le moment est.bien mal choisi.voyez l\u2019office divin est fini.voici venir toutes les bonnes gens auxquels je vais tirer leur horoscope.Tout le peuple entre en scène MORCEAU D\u2019ENSEMBLE, Ars du Cheval dé Bronze.(Entrée du prince, an Tok sein) - CHŒUR.Pour qu'on révèle Notre avenir, À toi, la belle, 1 faut venir.Dis-nous notre avenir f MARIANA.ler COUPLET.Du destin, que je pénètre, Je vais les secrets, Et je vais faire connaître Sus lois, ses arrêts! Quand je parle, quand jordonne, Que pers nue \u2018 Ne s\u2019étonne : Car c'est le bon Dieu qui donne Le bonheur que je promets.\u201d Voyons, par qui commencerai-je ?TOUS.Par moi! par moi! MARITANA.d un jeune soldat A vous, d'abord.Essayez de mon sortilége; - Je vais prédire votre sort, LE SOLDAT.Volontiers.MARITANA, consultant s& mdis , Vous aimez femme jeune et jolie.LE SOLDAT, parlé.C\u2019est vrai! MARITANA.Qui, ce soir, fera la folie De tromper un mari trop vieux Au profit d\u2019un jeune amoureux, UN VEILLARD, s\u2019avançant, À mon tour.- .MARITANA.Vous avez femme jeune et jolis.LE VEILLARD, parlé.C\u2019est vrai | Ti és Ahn disc hi i \u2014 PY ha een Er MARITANA, Qui pourrait faire la folie De tromper un mari trop vieux, Au profit d\u2019un jeune amourenx.LE VEILLARD, parlé.Ah bah! (Se rassurant.) Quelle plaisanterie !\u2026 (Allant eu jeune soldat.) Filleul?LE SOLDAT.LE VEILLARD.C\u2019est vous, parrain?Viens-t'en souper chez moi.Ils sortent ensemble, MARIANA, à une jeune fille, Pour époux je t\u2019annonce un riche châtelain, A qui, maintenant ?.DON JOSE, suvangant.Bohémienne.A moi, s'il te plait, MARITANA: Votre main.DON JOSE.: Changeons de rôle, et donne-moi la tienne, À a MARITANA, La mienne?A © DON JOSE.Oui, ta main.2e COUPLET.Tu te bornes à promettre Un bel avenir: Mieux que toi, je puis peut-être Proniettre\u2026 et tenir.pm ety ( Gaiement.) Quand je parie, quand j'ordonne, Que personne Neo s\u2019étonne\u2026 (Plus sérieusement) Car c'est moi-même qui donne Le bonheur que je promets.MARITANA.Vous?DON JoSE, baissant la voix.Moi, don Jose de Santarem | MARITANA, Le premier ministre ! Elle s'incline.pox sosk.Oui, grice à moi, et en suivant mes conseils, tu seras avant peu plus riche que les belles dames pour qui tu chantes\u2026 et bientôt, enviée des duchesses, dont tn envies le sort aujourd\u2019hui.\u2019 MARITANA Et pour.étre tout cela, que faut-il faire?pon Jose, Silencel.SCENE ,VIIL Les Mêmes, DON CÉSAR, LAZARILLE, PEUPLE, puis UN ALCADE ET DES SOLDATS.| DON CÉSAR, essuyant son épée.Ce gros capitaine n\u2019avait pas la vie dur.Mais ce que jai de mieux et de plus pressé à faire, c\u2019est de reprendre le cœurs de mes voyages.l\u2019édit royal me donnera des aîles.LAZARILLE.Un alcade et des soldats ! DON CÉsAR, allant au fond.Serait-ce déjà pour moi?H (Voyant que les soldats l\u2019entourent.) C\u2019est parbleu bien pour moi.L\u2019ALCADE.At nom du roi, je vous arréte ! DON JOSE, d parf.Ah!.c\u2019est bien.DON CÉSAR.Messieurs, je suis à vous, crois que j'ai mal fait de revenir à Madrid, FINAL.Air de M.Pilati, CHŒUR.Ciel! arrêter un gentilhomme! Parlez, quel crime a-t-il commis ?C'est don César qu\u2019on le nomme, Et nous sommes ses amis.MARITANA, à don Jose, avec anxiété pendant que la foule entoure don César.Délivrez-moi du doute qui m\u2019oppresse ! Rendez le calme à mon cœur éperdu! Quand donc viendra la grandeur, la richessse?(A part) Je uand donc?54 : .\\ .Q © DON JOSE = Les pauvres éditeurs, je les plains après ce tems-ci, ils Demat * auront du bonheur s\u2019ils ne sont pas tout ruinés par le télé- emain.: .: > ; 5 wl .s MARITANA.graphe électrique.Il n\u2019y aura rien à prophétiser, rien à Demaini upposer, ils ne pourront même pas, en maintes occasions, Dox gosp, à part, regardant don César.exprimer leur opinion d'avance sur la tournure des choses.Ils | Il est perdu, n\u2019auront pas le tems de faire composer ce qu\u2019ils pensent sur le eer L'AVENIR.| MARITANA, à part.Demain je sera duchesse! DON CEsAR, à part.Demain.je serai pendu.(Parle.) Décidément, je suis fâché d\u2019être revenu à Madrid.CHŒUR.Ciel! arrêter un gentilhomme! Parlez, quel crime a-t-il commis?C\u2019est don César qu\u2019on le nomme, Et nous sommes ses amis .On emmène don César.Chronique a la main.La chronique qui a fait fureur pendant quelque tems, qui ensuite est tombée, si bien tombée qu\u2019on n\u2019en voyait plus les indices si ce n\u2019est dans de vieux journaux blanchis de poussière sur les tablettes de l\u2019épicier, ou dans le sac à tout mettre des éditeurs, semble par le tems qui court reprendre son ancienne allure ; on aime, on mignarde ces écrits qui, tout en contant les faits, intéressent par la mrnière dont j'ssont donnés, on aire à lire ce mélange assaisonné de politique, de nouvelles, de religion, d\u2019anecdotes, etc.etc.en un mot on adore la chronique.Mais que dire aujourd\u2019hui, chers lecteurs, je vous le demande ?dire que tous ceux qui ont deux jours à eux se sauvent à la campagne ; que Montréal est bien malade ; que notre ville est déserte ; que les étrangers nous fuient comme des êtres contagieux ; que le commerce est bien mauvais, que les affaires en général sont parvenues à un point de dénuement inoui jusqu\u2019ici dans nos annales commerciales, qu\u2019il n\u2019y a que les médecins et les fabricants de cercueils qui ont de la vogue.Ce sont de ces choses propres tout au plus à contrister l\u2019ame et sur lesquelles il ne faut pas réfléchir trop long- tems ; Montréal est déjà assez mélancolique, tirons le rideau, parlons d\u2019autre chose.Quant à nous, nous trouvons étrange parfois et toujours difficile la tâche d\u2019écrire pour plaire à tout le monde surtout lorsqu\u2019on travaille sous l\u2019influ- | ence d\u2019une atmosphère du tropique .alors les chroniqueurs comme d\u2019ordinaire tirent le diable par la queue, et vivent au point le point, au jour le jour.Grâce à la société télégraphique de l\u2019Amérique du nord, Montréal possède un télégraphe qui le met en communication directe et continue avec toutes les villes des Etats-Unis.C'est mardi dernier que le fluide électrique est venu pour la première fois nous annoncer l\u2019arrivée, à Boston, de la malle anglaise, la ligne est en pleine opération d\u2019ici à Toronto, et déjà on parle de plusieurs petits secrets d\u2019amoureux que la ligne aurait fait échanger entre des fiancés de Kingston, Toronto, Montréal, et vicé versä ; dans quelques semaines la ligne sera terminée d\u2019ici à Québec et nous pourrons dans un instant communiquer avec notre ancienne capitale, donner la main aux agréables Québecquoises en touchant ce fil électrique, et bientôt, nous l\u2019espérons, on placera un instrument daguéréotype à chaque bout pour reproduire les portraits, de sorte que l\u2019on pourra se parler et se voir aussi facilement que si les interlocuteurs étaient dans un même salon.A Fas J qu les in sière à des jenne tat aie 5 & = = = = = => = = = = = = = [\u2014 7 L'AVENIR.«1 futur, de donner gnelques nouvelles Isintaines et d\u2019y joindre quelques notes, que tout-à-coup le télégraphe viendra leur annoncer le contraire, tromper leur attente et c\u2019est alors qu\u2019ils seront bien forcés de dire comme lé proverbe: qui ne s\u2019atlend à rien n\u2019est jamais trompé.= Claude est un jeune hdmme trapu, aux membres musculaires, au teint brun ; les yeux noirs, l\u2019esprit toujours pré- accupé plutôt de l\u2019avenir que du présent, exalté lorsqu\u2019il sort de ses rêveries et aimant les entreprises grandioses, assez inconstant dans tout ce qu\u2019il fait, excepté en amourettes.Il aime la campagne, dort peu et se rend de grand matin, soit au Pied-du-courant, à l\u2019ile Ste-Hélène, à la montagne où quelques autres places champêtres où la nature peut lui inspirer quelque scènes nouvelles.Je ne sais pas trop par que hazard, un de ces bons matins, fantaisie nous prit d\u2019aller prendre un bain dans notre beau fleuve : par un effort incroyable pour tous ceux qui nous connaissent il nous arriva de nous lever à 6 heures.\u2014 Où vas-tu ?me demanda mon ami tout ébahi de me voir matin, ° \u2014 Je m\u2019en vais me jeter à l\u2019eau, \u2014 Eh grand Dieu, pourquoi ?\u2014Pour le plaisir de me mouiller.Rendus au pied du marché, d\u2019un bond nous voilà dans un canot, l\u2019aviron à la main pour gouverner, tandis qu\u2019un gros roustaud ramait gaiment en chantant : > À l\u2019église de Belœil, ete.petite chanson canadienne qui nous fit grand plaisir d\u2019entendre, et que nos campagnards chantent d\u2019un ton qui pourrait égayer le caractère le plus morose.\u2014 Etes-vous de Belæil, l\u2019ami ?lui dis-je.\u2014 Non, monsieur, mais de St-Marc.\u2014 Cela explique pourquoi vous chantez cette chanson.\u2014 Ah ! M.On la chante à Québec, dans les chantiers en haut, sur les cages en descendant les rapides, on la chante partout.Un dernier coup d\u2019aviron vint interrompre le canotier qui, à propos d\u2019une chanson, s\u2019apprétait à nous défiler grain à grain toute l\u2019histoire de sa vie.En mettant pied à terre, qu\u2019est-ce que nous apercevons, descendant à pas-comptés la pente légère qui oudule vers la rive, nous apercevons qui ?notre ami Claude, avec son air de coutume.\u2014 Eh bien, vieux mortier et brique, comment va ?lui criai-jede toute la force de mes poumons.\u2014 Pas trop bien, voilà que depuis 4 heures je parcours en tous sens cette ile militaire, et ma foi, si ce n\u2019était que pour l\u2019air pur qu\u2019on y respire, je crois que ma pauvre cervelle aurait fait explosion.\u2014 Quoi ! au désespoir ! et en honneur de quelle marmite, dis-moi donc ?Encore de tes plans en l\u2019air, de tes projets magnifiques, de tes entreprises gigantesques pour faire fortune en un jour qui t\u2019auront passé par la tête comme un songe, et dont les débris encombrent ton cerveau.Tu as vu la nuit dernière, sans aucun doute, le peuple se mitrailler pour prendre des parts à un chemin à lisses que tu projettes pour tra- A verser l\u2019Atlantique.\u2014Bien, tu te trompes.\u2014Eh non ! \u2014Eh bien, oui! Ecoute, c\u2019est toute autre chose, j'aime ta jeunesse, tu sais, j'aime la veillesse aussi, en un mot, je suis phi- wi \u2014 lantrope au dernier point; si je vois un pauvre diable qui souffre je souffre aussi, si j\u2019en vois un qui a soif, j'ai soif ; je suis Canadien, ami de l\u2019éducation, du progrès et de l\u2019avancement moral et intellectuel des peuples.Moi, me voilà, c\u2019est moi.Tout en marchant je pensais à une chose, mon cher Charles.\u2014BEt quoi donc ?ton pays encore! \u2014Je disais le Canada est grand, et le deviendra encore bien plus.Nous sommes 600 mille âmes- parlant français.De quelles améliorations n\u2019est pas suceptible notre populaton des villes, et quel bien ne pourrait-on pas faire à celle des campagnes.La jeune génération d\u2019à présent, instruite qu'elle est, devrait prendre l\u2019initiative.Elle devrait former des associations de tout genre, association d'éducation, association des arts, des lettres, du progrès en un mot tout, Ce qui nous manque, et se dire Frugalité, Egalité, Unité et Fraternité, voilà ce qu\u2019il faudrait pour se rendre fort, puissant et inébranlable.Je contemplais le marché Bon- secours.Cet édifice colossal, et Je continuais: Montréal est riche en bâtisses, riche en institutions, en science, en faits politiques, historiques, ete.etc, et c\u2019est elle qui doit donner élan, c\u2019est elle qui devrait se lever et marcher! Marcher, car ce n\u2019est qu\u2019en marchant qu\u2019on peut avancer.Tandis que nous en étions sur les améliorations, sur les projets, nous montions et descendions graduellement la côte de 1°Ile.\u2014 Mais, ajouta notre ami Claude, les citoyens qui ont fait tant de bruit à propos d\u2019un asile pour les émigrés et le gouvernement qui en a fait si peu, auraient bien pu choisir cette île comme la plus proche, la plus propre, la plus spacieuse et la plus commode pour cet objet; qu\u2019en penses-tu, ami ?\u2014Où aürait-on placé les soldats, répliquai-je ?\u2014On les aurait logés où ils sont maintenant, aux casernes, qui auraient été un cordon sanitaire suffisant pour protéger ces militaires contre la contagion ; car, je le crois, le Canada n\u2019a jamais été mieux gardé par les habits rouges que par les ém'grés de nos jours.Or vous avouerez que l\u2019ile serait bien gardée par seize à dix-huit cents malades de cette espèce.J\u2019allais lui poser une autre question, quand son batelier qui l\u2019attendait depuis long-temps avait déjà donné le coup de rames du départ et chantait : Co Men fus à la fontaine Pour.pêcher-du poisson, Dondaine et Don Pour pêcher du poisson, Dondaine, etc.Jean-Baptiste, le Gros-Bourdon, est en chemin pour venir d\u2019 Angleterre ; une lettre de Londres, venue par la dernière malle a apporté la nouvelle que notre cloche paroissiale était partie du 16 juillet pour ici à bord de Ottawa, de sorte que nous devons nous attendre à la revoir bientôt refondue, polie, frotiée, et plus belle que jamais.Cette clache énorme, la plus grosse que l\u2019Angleterre ait jamais fondue.pèse le joli petit poids de 13 tenneaux 2 quintaux et 56 livres ou bien 29,400 livres; le battant, 2 quintaux et 102 livres.Ce qui nous fait plaisir, c\u2019est de voir que le fabricants de cette cloche ont eu la bonne idée d\u2019envoyer, avec, un mécanisme pour donner l\u2019alarme pour le feu, sonner un tocsin qui éveille sans peine les plus endormis et ce dans les plus mauvais tems de nos hivers Le Gros-Bourdon, cette cluche-mère de toutes nos cloches, le mignon de nos commères, l\u2019enfant güé du peup'e, fera encore entendre son timbre majestueux, appellera les fidèles à | église, et fera trembler d\u2019effroi ceux qui passeront sous es tours quand il sera en braule.Ce qui plaira plus peur-être er.core, c\u2019est qu\u2019on se propose de le recevoir dignement, de lui faire une réception populaire, la Société + St.Jean-Baptiste assistera a la bénédiction et en fera les honneurs, de sorte que la cérémonie sera imposante et belle à voir.Qui n\u2019y assistera pas, qui n\u2019ira pas voir la cérémonie religieuse, entendre les premiers sons de la cloche paroissiale après sun bap- tème?Tandis que nous en sommes à l\u2019église, disons done que la fabrique estaprès faire finirle dehors des tours, qu\u2019on est après poser les jalousies ouvertures où sont les cloches, etespérons que,chemin fesant, elle fera terminer le bas et réparer le dedans de l\u2019église, afin de lui donner cette dignité et cette noblesse que doit toujours avoir la maison de Dieu.Mercredi dernier les amis du sport ont pu se récréer un mob ment: il y a eu une course dans l\u2019après-midi à la Rivière St.Pierre entre l\u2019Empire Canadien de M.St.Jean et le Swift Boy de M.Wilscam.Le vainqueur a été le Swift Boy qui a gagné facilement, ayant parcouru son mille en 2 m.et 46s.Son propriétaire a refusé £100 sur-le-champ.Quelle belle somme pour une bête ! - \u2018 Sd 407 SV Epil Ht Bibi te Ila fait un tems magnifique cette semaine, aussi la campagne en a profité, tout pâ it, blanchit et jaunit, les grains ont une apparence sans pareille depuis longues années.Le foin est en quantité et se moissonne en bon état.Ceux qui voudraient respirer le bon air de la campagne ou fuir le rrnf-rmé de la ville, l\u2019atmosphère impure, insalubre de notre cité, feront bien d'aller à la campagne à présent, c\u2019est le meilleur, ils pourront jouir du plus beau spectacle que la nature peut offrir à l\u2019œil humain, s'amuser tant et plus et revenir frais et rajeuni.C\u2019est un bon conseil, suivez-le et vous nous en donnerez des nouvelles.Adieu.ToUT ENDORMI.Un Canadien à l\u2019éiranger.Partout où l\u2019on voit mille Français rassemblés, là éclate le sentiment toujours Vif de la nationa ité française.La France a je ne sais quioi en soi d\u2019universel, d'en:rafnant que ses fils lui portent toujours un attachement inébranlable.Les journées de juill«t ont été célébrées par les Français de New-York, pour la première fois, avec un enthousiasme digne de la fête.Ils ont suivi le programme ordinaire des sociétés nationales et ont couronné la journée par un banqu-t où assistaient à peu près 200 convives.Plusieurs discours ont été prononcés parmi lesquels nous remarquons, avec plaisir, celui de M.Robillard, de Montréal, établi à New -York depuis quelques années, qui répondit à la santé proporée \u2018\u201c Aux Canadiens- Français.\u201d\u201d Nous sonimes fier de voir qu\u2019il slest trouvé un Canadien Français pour exprimer, en termes nobles et heureux, la sympathie toujours vivace qui anime les descendants de la France à l'étranger.Nous reproduisons ci.dessous, d\u2019après le Courrier des Etats-Unis, une partie de son discours.- \u201c En venant prendre une humble place à ce banquet, je n\u2019ai éprouvé qu\u2019un seul désir., ce ui d\u2019assi-ter en spectateur -inaperçu à une de Ces réunions nationales que les Français savent rendre toujours si brillantes, tant par ie feu péiiliant de leur esprit naturel, que par leur enthousiasme et leur patriotisme si entraînants.Cet amour spontané pour tout ce qui est français, cette sympathie nationale, vous les portez partout, messieurs, puisqu\u2019au milieu des souvenirs si glorieux à évoquer dans cette ciréon- stance, vous avez bien voulu faire entendre le nom de ma patrie\u2026Ô cette colonie qui n\u2019a pu mériter votre intérêt que par Phistoire de sa naissanre et celle de «es malheuss.Ma voix est bien faible et surtout bien peu compétente à vous dire tout ce qu\u2019éprouve encore aujourd\u2019hui LA NOUVELLE FRANCE pour sa mère naturelle, L\u2019éloquence des nombreux tribuns de mon pays pourrait seule représenter ici dignement le peuple qui vient de mériter votre souvenir.- Notre histoire contemporaine vous est de plus tracée tous les jours de main de maître par ces hommes habiles qui, à l\u2019aide de la presse savent si bien faire vibrer ce fil électrique qui, d'un bout à l'autre du continent, rappelle au Français sa glorieuse origine.; Les événements extraordinaires qui se déroulent tous lez jours sous Nos yeux nous font tout espérer du 19e siècle, cet âge de miracles physiques et moraux, cet âge qui va bientôt écraser les derniers vest ges de l\u2019ég T-me et de la tyrannie et rendre à toutes les nations oppriniées la justice qui leür est due depuis si longtems.Le commerce, cet enfant du public autrefois si humilié, si prrsécuté, est enfin reconnu comme le meilleur éconvme du bien-être des nations.L\u2019éleciricité semble être descenilue de la voûte cél-ste pour prêter à la pensée de l\u2019homme -uh langage aussi miraculeux qu\u2019universel.A l\u2019aide de la vapeur, les nations les plus éloignées vont bientôt s3 serrer la main et @e jurer un secours mutuel au premier signal du dang r.Les conquérants sanguinaifes n\u2019oseront plus morceler les pays et désaffranchir les masses, sous le prétexte tyrannique d'avoir vaincu leurs gouvernements.+ La nationalité d'un vitoy-n ne datera plus du drapeau qui - aura flotté sur son berceau ou de la position géographique où il aura pr's jour.Son nom, il le devra a la généalogie de ses péres.On le reconnaltra su sang qui coule dans ses veines, au langage qu\u2019il aura balbutié le premier, à la religion qu\u2019il tendra de L\u2019A VEN IR.ses ancêtres.et LE FILS _DE LA FRANCE, éternell-ment fidèle à Au momsnt où le départ de M.Wal'ack étaitannonré, M.Sker«ett nous informait qu\u2019il avait engagé le cé\u2018èbre tragédien anglais, Anderson et Madame Bland.(née Faucit) qui a brilé sur les principaux théâtres de Londres et des Etats- Unis.Après avoir cueilli des lauriers bien précieux en À ngle- terre, et s\u2019être placé au niveau des Kean, des Kemble et des + Macready comme tragé:lien, Anderson est venu aux Etats- Unis cueillir les Do/lars des Américains, qui lui ont été prodigués d\u2019u re manière presque merveilleuse, Anlerson et Madame Bland ont {ait leur début dans notre théâtre samedi dernier, dans Othello ; Mntam- Bland jouait le rôle de Desdemona.Jamais O hello n\u2019avait été aussi bien représenté 4 Montréal et nous avons vu avec plaisir que le théâtre était bien rempli.M.Am lersonet Madame Bland furent successivement rappelés devant la toile, après.la pièce, et salués par des applauhssemens frénétiques.Nous devons dire aussi qu\u2019ils ont été bien soutenus par les autres acteurs et, entre autres, par M.Dyot et Mademoiselle Maywool, cell-ci dans le rôle d\u2019Emilia, et M.Dyot dans Iago.Iago, surtout, était inimitable.- M.Andrson et Madame Bland ont depuis paru dans \u201c Lady of Lyons\u201d et Macbeth\u201d qui ont été répétées deux fois, devant un auditoire toujours se recrutant.La représea- tation ce soir est annoncée comme étant la dernière de M.Anderson à Moutiéal ; il y aura foule.\u2019 V.L\u2019enrouragement et les sympathies qui nous arrivent de tou tes parts nus ont engagés à publier aujourd\u2019hui une feuille double, ce\u201d que nous nous proposons de faire p-ndant plu-ieurs samedis afin de compléter le premeer semestre au -lernier décembre prochain ; et, si l'encoursg2ment continue,nous la publierons toujours double quoique ce soit une augmentation de 50 pour cent sur les dépenses que nous avions prévues.L\u2019Avenir ne *paraîta pas mercredi prochain à cause de l\u2019indisposition prolongée du rédacteur qui n\u2019a pu prendre aucune part active à ces deux derniers numeros, mais il paraîtra samedi, double comme de raison, Nous adressons ce numéro à plusieurs personnes tant de la ville que d- la camp-gne, qui ne se sont pas encore inscrites sur nos listes d'abonnés : nous prion- ce les de la campagne de renvoyer le journal si elles ne veulent pas y souscrire, quant à cel'es d- la ville nous enverrons sous peu une persoune pour avoir une réjonse.Le prix modique et à la portée de tout le monde, de notre journal, qui lui vaut déjà une grande cireulation, le rend une voie trés facile de faire circuler les annonces; aussi espérons-nous que nos amis voudront bien nous encourager de cette manière.Don César de Bazan.Nous commençons aujourd'hui la publication de la fameuse tragédie en cinq actes de Don César ve Bazan ; l\u2019ouvrage l\u2019inauguration du.23 paraîtra dans quatre numéros de notre journal, de sorte que-ceux qui ach: teront Avenir à son modique prix pourront se procurer cette p'êce à meilleur marché qu\u2019elle re vend même à Paris Nous ne «irons rien pour la recommander; ce chef-d\u2019œuvre théâtral se rerommandera mieux par lui-même que par tout ce que nous pourrions en dire; au reste, ceux qui l\u2019ont vu jouer dernièrement en anglaisau Théâtre Royal, seront, nous en sommes certains, flattés de le Ire en français, d\u2019où ila été tiré.Aux Correspondants.T.G.L.Nous nous flattons que notre estimab'e correspondant voudra bien nous envoyer le morceau qu\u2019il nous a promis a teins pour le prochain numéro.Vu Pindisposition prolongée de l\u2019Editeur, nous espérons qu\u2019il fera un effort pour nous laisser avoir son manuscrit qui re manquera d\u2019avoir le même succès que \u2018\u201c Un PORTRAIT\u201d auprès de nos lecteurs.Dr.R, Aylmer.Journaux exyédiés.~ M.Ls.B., Québec.Aussi expédiés, Fantaisie.La Soussignée informe tous les jeunes galants qui désireraient se marier, qu\u2019ils pourront, quand bon leur semblera, trouver en elle, en s\u2019adressant au numéro 12, rue Brise-Fer, une jeune compagne.Elle s'annonce ainsi avec d'autant plus de confiance qu\u2019elle raccommode assez facilement les fessiers de pantalons, qu\u2019elle n\u2019a pas trop d appétit, et qu\u2019elleest, au dire de tous, rien moins que ravissante.\u2018 Co Et en effet, tout est charmant chez cette jeune personne, elle a tout pour elle: ses yeux sont noirs et vifs, son pied petit, ses cheveux blonds e: son cœur brûlant.Enfin son minois estsi parfait qu\u2019on la nomme populairement La Crème de Fleurs.Tout ce qu\u2019elle ex'ge de celui qui pourrait se sentir porté à lui offrir sa main, c\u2019est qu\u2019il ne soit pas trop gran t; qu\u2019il ne soit pas grand coureur, et que s\u2019il est ivrogne, qu\u2019il n\u2019en prenne qu\u2019un coup à la fois.Elle se flatte d\u2019avoir un nombreux concours de verts et de vrais amoureux.Rose Cuers.Montréal, 6 août, 1847, : - PRIERE A MARIE.Tel qu\u2019au matin, se dégageant de l\u2019ombre, Un feu brillant suivi de feux sans nombre, S\u2019élance nu front d\u2019un ciel encore sombre, - En y semant la vie et la splendeur, Telle à nos yeux, à.vierge bien-aiméel Type sacré de grâte et de candeur, Tu surs du sein de la nue enflammée, Jusqu'au néant abaissunt ta grandenr.- Combien de fois sur la femme coupable, Qu'a tes genoux le repentir accable, Ange divin, de vengeance incapable, Fu fais tomber un rayon de bonté! Dans son regard ravagé par sa flamme Le mal empreint son cachet redouté : Muis lu souris, car au fond de son ame, Le diamant est encore resté, \u201cLe malheureux poursuivant un vain rêve, Que sur ses pas l\u2019aile du vent enlève, S'assied pensif sur le burd de la grève, Preurant ses, jours par turrens emportés.Mais le sommeil, glissant sous sa paupière, Vient rafraîchir ses esprits agités : TH durt\u2026 soudain, au sein de la prière, Un ange est là qui veille à ses côtés, A chaque fois qu\u2019ici-bas sonne l\u2019heure, L'humanité gétoit hélas ! et pleure, Car l'espérance et l\u2019abuse et la leurre ; Mais en toi seule est son divin support.Invoquons dune cette vierge adorable, Tous recueillis dans un pieux transportf Eile ouvrira de sa main secourable, Au corps sa tumbe, à l'âme un divin port Oh! si jamais, céleste bienfaitrise, Ont vu pour eux luire un jour plus proprice Les affligés sous ta main proteetrice, Accorde-nous un bienveillant espoir, Plus doux cent fvis, Ô vierge au cœur candids, Que les parfums du sein defl\u2019encensuir, Puissent nus vœux, dans leur essor timide, Monter vers toi sur les brises du soir! FErDiNAND Hvazp.i III L'AVENIR, \u2014\u2014- On a besoin Bijouterie nouvelle.Ba De BOSVLE N.80 RUE ST-PAUL VIS-A-VIS LA PLACE JAQ-CARTIER L\u2019HONNEUR d\u2019informer ses amis et le public qu\u2019il vient de recevoir par les arrivages du printemps un assortiment considérable d\u2019articles de BIJOUTERIE NOUVELLE et du dernier goût parmi lesquels sont les suivants : FTARTAD TEE TT w = Montres de dames (maillées en or, couvertes.Do do do do double boête Montres de messieurs en or couvertes et double boête, Lever et Lépine.Montres d\u2019argent levier-à ancre, échappement à cylindre et vertical.Horloges de fantaisie montées sur porcelaine et en or avec vases et fleurs.Meilleres Horloges anglaise à ressort et Horloges pour bu- Teaux.Horloges américaines de huit jours et de 24 heures, BIJOUTERIE Pendants ou boucles d\u2019oreille du dernier goût Epinglettes, Epingles, Bagues de pierres - précieuses.Epingles pour messieurs, Lequets; Cœurs et Croix en or, Ornements de cou, Chaines d\u2019or, Chaines-Gardes, Cachets pour montres, Thai- nes d\u2019acier, en sautoir, dito, a Braguette, Rubans à la Louis-Phi- lippe avec ornements en or et en acier, Chaines et Clefs à Montres, d'argent et d\u2019or, anglaise et française, Boutons d\u2019or et émaillés porir chemises, annéaux de mariage et tous autres articles de bijouterie importée Colliers de jais, Lunettes montées en or ou en argent et en argent platé, Lorgnettes simple et double montées en or ou en or platé, en acier, en écaille, Verres et Lunettes de spectacle de toutes sortes avec boites, etc, Tabatières en argent, Cuillères et Fourchettes d\u2019argent toutes faites ou faites sur commande, Huiliers pla- Pour tenir une barre dans un hôtel de cette ville, d\u2019un JEUNE HOMME qui entend les deux Jangues et qui serait muni de bonnes recommandations.S\u2019adresser à M, J.Rousser, me Notre-Dame, près de la rue McGill.Montréal, 20 juillet 1847.PHARMACIE CANADIENNE Coin des rues St-Jacques et St-Lambert, MONTREAL.DR.TRUDEL.14 juillet 184 A l'enseigne du Castor.No 122 RUE ST-PAUL > 5 MARCHANDISES KOUVELES.FSH SRT) HARDES FAITES, ec.M.LOUIS PLAMONDON 4 L\u2019HONNEUR de prévenir le public qu\u2019il vient d'ouvrir à l\u2019en- \u2018À droit indiquéun vaste Magasin de Marchandises Sèches et d\u2019Habillements tout faits.On pourra se procurer chez lui des Ei- fets et des Hardes à 15 pour 160 meilleur marché que partout ailleurs ; ses prix étant extrêmement réduits.{1F-On trouvera au No.122 coin des rues St-Paul et St-Gabriel, en toutes saisons, Un as- sortiment-et un choix considérahles de vêtements confectionn:s avec les plus grands soins, avec d'excellente, Etoffe, et à la portée de toutes les fortunes \u2014 AVIS AUX AMATEURS DE BON MARCHE.IABILLEMENTS FAITS SUR MESURES Habits pour Deuil faits À ordre dans le plus court délai.M.LOUIS PLAMONDON ayant à son service des Tailleurs habiles sera toujours au courant des modes nouvelles : les ouvrages sont garantis.Habillement d'enfants \u2018de toutes grandeurs et qualités de 10s.à 20s M.L.P.reçoit par les premiers arrivages, un grand assortiment d'Effets et de marchandises Sèches de toutes sortes, Drap, Soiries, Casimeres, Doeskins, Satins, Gants, Toiles, Cravates, Chapeaux, Casquettes, etc, 15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs.\u2018 Point de second prix.tes, PortesCarafes, Couverts de plat et toutes espèces d'articles de table.Chandeliers, Cabarets, Mouchettes et Coupes d\u2019argent et platés, Gobelets pour enfants, Cnillères et Fourchettes platés en argent d\u2019Allemagne, Couteaux et Fourchettes d\u2019acier, Couteaux à manches blanes d\u2019ivoires, à la douzaine.dito à manche d\u2019écailles ou de bois, Canifs et Ciseaux, Rasoirs de la meilleure qualité, straps à Rasoirs, Savons et Brosses à barbe.Fusils de chasse à un et deux coups, Pistolet à cylindre, ete.Flasque à poudre, ceiñtures à plomb et une variété de caps à percussion.\u2014AUSSI\u2014 UN GRAND ASSORTIMENT D\u2019OBJETS D'ART ; ET DE FANTAISIE, LADI-E COMPANIONS Écritoires, Boîtes à ouvrages pour dames, boites de toilette pour messieurs, boites à montures d'écailles, boites et secrétaires de bois rose, T'hermomètres, Pots pour l\u2019eau chaude couverts, Compas de poches L\u2019AVENIRK.L\u2019 Avenir paraîtra deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, sous les auspices d'une soci/té en commandite de jeunes gens.On fera vendre le Journal à deux sous l\u2019exemplaire.Le prix d\u2019abonnement est de DIX'CHELINS par année payables par semestre.- On recevra les abonnements chez M.G.Batchelor, 4 la Chambre de nouvelles de l\u2019Institut, ainsi qu\u2019à tous les dépôts du journal.Les annonces seront insérées aux mêmes conditions et au même prix que celles des autres journaux.DEPOTS DE L\u2019AVENIR.Pied-du-Courant M.Rottote.Faubourg Québec Hôtel Contant.Faubourg St-Laurent M.G.Batchelor.Rue 8t -Gabriel Gardien de l\u2019Institut Canadi en Rue Notre-Dame Desnoyers et Généreux.{7-ET ENCORE} UNE GRANDE VARIETE\u2019 DE PARFUMERIES FRANCAI- SES, PANIERS FRANCAIS ET AMERICAINS.HARDES FAITES Marchandise seche a bas prix C.CORMIE] Coin des rues Saint-Paul et Saint-Gabriel.7 IENT constammenten main un assortiment complet de marchandises sèches, et de hardes faites, qu'il offie en vente à Las prx, tels Ste-Anne de la Pérade, L.Bureau.P.Nourrie public en général, et les prie de vouloir bien continuer de le patroniser.Il fera tout eñ son pouvoir pour les servir avec ponctualité et à bonne Trois-Rivière, + ! A ne : Faubourg des Récollets Hôtel Roussel.d teut de d Pantalons de casimer 8 il Surteut de drap, Ita asimere ; ; - - tj} Habit Do.Do.Tweed.Agents de l\u2019Avenir.il Paietot de toutes sortes, Do.Bouragan .- - > ° .-' .| Habite de chasse en tous genres, Veste de Satin, Veste en soie, en laine, = Ours, Joseph Germain [| et en frappé, tant blane que-de couleur.orel, - B.Lamere, | ! ndresse par eclie voie ses remerciements à ses amis ainsi qu\u2019au Berthier, P.J.Guitté.condition.Champlain, J.A.Martineau, écr.| Venez voir, et vous acheterez, .| Montréal, 14 juiilet 1847.| Geo.Batchelor, gérant ct rédacteur-en-chef.Prime "]
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