L'avenir, 28 juillet 1847, mercredi 28 juillet 1847
[" | | pe © | eee Se SEE .JOURNAL PUBLIE DANS LES INTERETS POPULAIRES.VOL.I.MONTREAL, MERCREDI 28 JUILLET 1847.N.3.La peste de Fiorence ([talie.) En 1348, la peste infecta toute l\u2019Italie à la réserve de Milan et de quelques cantons aux pieds des Alpes où elle fut à eine sentie.La même année, elle franchit les montagnes et s\u2019étendit en Provence, en Savoie, en Dauphiné, en Bourgogne, et, par Aigues-Mortes, penétra en Catalogne.L\u2019année suivante elle comprit tout le reste de l\u2019occident jusqu\u2019aux rives de la mer Atlantique, la Barbarie, l\u2019Espagne l\u2019Angleterre et la France.Le Brabant seul parut épargné, et ressentit à peine la contagion.En 1350, elle s\u2019avança vers le nord, et envahit les Frisons, les Allemands, les Hongrois, les Danois et les Suédois.Ce fut alors, et par cette calamité que la république d\u2019Islande fut détruite.La mortalité fut si grande dans cette île glacée, que les habitants épars cessèrent de former un corps de nation.Les symptômes ne furent pas partout les mêmes.En Orient, un saignement de nez annonçait l\u2019invasion de la maladie ; en même temps il était le présage assuré de la mort.À Florence, on voyait d\u2019abord se manifester à l\u2019aine ou sous les aisselles, un gonflement qui surpassait la grosseur d\u2019un œuf.Plus tard ce gonflement, qu\u2019on nomma gavocciolo, parut indifféremment à toutes les parties du corps.Plus tard encore, les symytômes changèrent, et la contagion s\u2019annonça le plus souvent par des taches noires ou livides, qui, larges et rares chez les uns, petites et fréquentes chez les autres, se montrait d\u2019abord sur les bras ou les cuisses, puis sur le reste du corps, et qui, comme le gavocciolo, étaient l\u2019indice d\u2019une mort prochaine.Le mal bravait toutes les ressources de l\u2019art, la plupart des malades mouraient le troisième jour, et presque toujours sans fièvre, ou sans aucun accident nouveau.Bientôt tous les lieux infectés furent frappés d\u2019une terreur extrême, quand on vint à remarquer avec quelle inexprimable rapidité la contagion se propageait.Non seulement converser avec les malades ou s\u2019approcher d\u2019eux, mais toucher aux choses qu\u2019ils avaient touchées, ou qui leur avait appartenu, communiquait immédiatement la maladie.Des animaux tombèrent morts en touchant à des habits qu\u2019ils avaient trouvés dans les rues.On ne rougit plus alors de laisser voir sa lacheté et son égoisme.Les citoyens s\u2019évitaient l\u2019un l\u2019autre ; les voisins négligeaient leurs voisins ; et les parents mêmes, s\u2019ils se visitaient quelquefois, s\u2019arrétaient à une distance qui trahissait leur effroi.Bientôt on vit le frère abandonner son trère, l\u2019oncle son neveu, l\u2019épousé son mari, et même quelque père et mère s\u2019éloigner de leurs enfants.Aussi ne resta-t-il d\u2019autres ressources à la multitude innombrable des malades, que le dévouement héroïque d\u2019un petit nombre d\u2019amis, ou l\u2019avarice des domestiques, qui, pour un immense salaire, se décidaient à braver le danger.Encore ces derniers étaient-ils, pour la plupart, des campagnards grossiers et peu accoutumés à soigner les malades ; tous leurs soins se bornaient à exécuter quelques ordres des pestiférés, et à porter à leur famille la nouvelle de leur mort.Cet isolement, et la terreur qui avaît saisi tous les esprits, fit tomber en désuétude la sévérité des mœurs antiques et les usages pieux par lesquels les vivants prouvent aux morts leur affection et leur regret.Non seulement les malades mouraient sans être entourés, suivant l\u2019ancienne coutume de Florence, chacun de ses parents, de ses voisins, et des femmes qui lui appartenaient de plus près ; plusieurs n\u2019avaient pas même un assistant dans les derniers moments de leur existence.On \u2018était persuadé que la tristesse préparait à la maladie ; on croyait avoir éprouvé que la joie et les plaisirs étaient le préservatif le plus assuré contre la peste, et les femmes mêmes cherchaient à s\u2019étourdir sur le lugubre appareil des funérailles, par le rire, le jeu et les plaisanteries.Bien peu de corps étaient portés à la sépulture par plus de dix ou douze voistns ; encore les porteurs n\u2019étaient-ils point des citoyens considérés et de même rang que le défunt, mais des fossoyeurs de la dernière classe, qui se fesaient nommer becchini.Pour un gros salaire, ils transportaient la bière précipitamment, non point à l\u2019église désignée par le mort, mais à la plus prochaine, quelquefois prècédés de quatre ou six prêtres avec un petit nombre de cierges, quelquefois aussi sans aucun appareil religieux, et jetaient le cadavre dans la première fosse qu\u2019ils trouvaient ouverte.;Ç Le sort des pauvres et des gens d\u2019un état médiocre était bien plus déplorable : retenus par l\u2019indigence dans des maisons malsaines, et rapprochés les uns des autres, ils tombaient malades par milliers, et comme ils n\u2019étaient ni soignées ni servis, ils mouraient presque tous.Les uns, de jour et da nuit, terminaient dane les rues leur misérable existence ; les autres, abandonnés dans les maisons, apprenaient leur mort aux voisins par l\u2019odeur fétide qu\u2019exhalait leur cadavre.La peur de la corruption de l\u2019air, bien plus que la charité, portait les voisins à visiter les appartements, à retirer des maisons les cadavre, et à les placer devant les portes.Chaque matin on en pouvait voir un grand nombre ainsi déposés dans les rues ; ensuite on faisait venir une bière, ou, à défaut une planche sur laquelle on emportait le cadavre.Plus d'une bière vuutint en même temps le mari et la femme, ou le père et le fils, ou deux ou trois frères.Lorsque deux prêtres avec une croix cheminaient à des funérailles, et disaient l\u2019office des morts, de chaque porte sortaient d\u2019autres bières qui se joignaient au cortége, et les prêtres, qui ne s\u2019ê- taient engagés que pour un seul mort, en avaient sept ou huit à ensevelir.La terre consacrée ne suffisant plus aux sépultures, on creusa dans les cimetières des fosses immenses, dans lesquelles on rangeait les cadavres par lits, à mesure qu\u2019ils arrivaient, et on les recouvrait ensuite d\u2019un peu de terre.Cependant les survivants, persuadés que les divertissements, les jeux, les chants, la gaîté pouvaient seuls les préserver de l\u2019épidémie, ne songeaient plus qu\u2019à chercher des jouissanees, non seulement chez eux, mais dans les maisons étrangères, toutes les fois qu\u2019ils croyaient y trouver quelque chose à leur gré.Tout était à leur discrétion ; car chacun comme ne devant plus vivre, avait abandonné le soin de sa personne et de ses biens.La plupart des maisons étaient devenues communes, et l\u2019étranger qui y entrait, y prenait tous les droits du propriétaire.Plus de respect pour les lois divines et humaines ; leurs ministres, et ceux qui devaient veiller à leur exécution étaient ou morts, ou frappés, ou tellement dépourvus de gardes ou de subalternes, qu\u2019ils ne pouvaient imprimer aucune crainte ; aussi chacun se regardait-il libre d\u2019agir à sa fantaisie.Les campagnes n\u2019étaient pas plus épargnées que les villes : les châteaux et les villages, dans leur petitesse, étaient une image de la capitale.Les malheureux laboureurs qui habitaient des maisons éparses dans la campagne, qui n\u2019avaient à espérer ni conseils de médecins ni soins de domestiques, mouraient sur les chemins dans leurs champs, ou dans leurs habitations, non comme des hommes mais comme des bêtes, Aussi, devenus négligents de toutes les choses de ce monde, comme si le jour était venu où ils ne pouvaient plus échapper à la mort, ils ne s\u2019occupaient plus à demander à la terre ses fruits ou le prix de leurs fatigues, mais se hâtaient de consommer ceux qu\u2019ils avaient déjà recueillis.Le bétail, from au Hyacinthe.10 L'AVENIR, chassé des maisons, errait dans les champs déserts, au milieu des récoltes non moissonnées, et le plus souvent, il rentrait de lui-même le soir dans ses étables, quoiqu\u2019il ne restât plus de maîtres ni de bergers pour les surveiller- Aucune peste, dans aucuns temps, n\u2019avait encore frappé tant de victimes.Sur cinq personnes, il en mourut trois à Florence et dans tout son territoire.Bocace estime que la ville seule perdit plus de cent mille individus.A Pise, sur dix, il en périt sept ; mais quoique dans cette ville on eût reconnu comme ailleurs,que quiconque touchait un mort, ou seseffets ou même son argent, était atteint de la contagion, et quoique perssnne ne vouliit, pour un salaire, rendre aux morts les derniers devoirs, cependant nul cadavre ne resta dans les maisons, privé de sépulture.A Sienne, l\u2019historien Agnolo le Tura raconte que, dans les quatre mois de mai, juin, juiliet et août, la peste enleva quatre-vingt mille âmes, et que lui- même ensevelit, de ses propres mains, ses cinq fils dans la même fosse.La ville de Trapani, en Sicile, resta complètement déserte.Gênes perdit quarante mille habitants, Naples soixante mille, et la Sicile, sans doute avec la Pouille, cinq cent trente mille.En général, on calcula que dans \u2019Europe entière qui fut soumise, d\u2019une extrémité à l\u2019autre, à cet épouvantable fléau, la peste enleva les trois cinquième de la population.SISMONDI, art Institut Canadien.En entrant dans la chambre-de-nouvelles de l\u2019Institut-Ca- nadien, l\u2019autre jour, nous avons été agréablement surpris de voir cinq magnifique cartes géographiques françaises donnés à l\u2019Institut par Messire Desaulniers directeur du collége St- C\u2019est sans contredit le plus beau don que l\u2019Institut ait eu à placer au crédit d\u2019un de ses membres honoraires.Les cartes se.cemposent d\u2019une mappe-monde, d\u2019une carte de l\u2019Asie, de l\u2019Afrique, de l\u2019Amérique et de l\u2019Océanie ; elles mesurent chacune trois pieds par quatre.Ce n\u2019est pas le premier don que ce savant directeur fait à cette jeune société, anssi pouvons nous dire que son nom, est honoré parmi les membres de l\u2019Institut, et s\u2019il est vrai que les présents entretiennent l\u2019amitié, celui-ci devra certainement lui attirer la reconnaissance de tous ceux qui s\u2019intéréssent au bien-être de cette associallon.Gest vrallnent fiatteur pour dos jeunes gens de se voir non seulement approuvés, mais encouragés d\u2019une manière aussi éclatante par des hommes de la trempe de Messire Desaulniers.Ce qui ajoute un nouveau prix a la magnificence de ce don, c\u2019est que ces cartes ne sont pas de vieilles cartes, des cartes usées dont il voulait se débarrasser coûte que coûte, mais bien des cartes d\u2019une édition récente (1846) qu\u2019il a fait expressément venir de Paris pour en gratifier la jeune institution.âmes d\u2019élites jeunes de cœur et d\u2019intelligence ! Tandis que nous sommes à parler de la chambre-de-nou- velles, nous dirons qu\u2019à part des cartes françaises que nous venons de mentionner, cing cartes décorent la salle : la première le St-Laurent depuis Québec à Montréal, la seconde l\u2019Orégon, le Texas et la Californie, la troisième les Etats- Unis et le Mexique, la quatrième une mappe-monde pittoresque, la cinquième l'Irlande, utiles ornements qui joints à la propreté et aux dispositions intérieures rendent la chambre- de-nouvelles de l\u2019Institut-Canadien l\u2019une des plus belles de la ville entière.D.Fait Divers.Prix DU PAIN.\u2014 Le prix du pain est tombé cette semaine à vingt sous.Mer, Prince\u2014 S.G.absente depuis un mois et demi, en visite pastorale, est arrivée jeudi dernier à Montréal.Le temps.\u2014 La température, ces jours derniers, nous a donné des fluctuations atmosphériques de toutes les couleurs et de tous les tons, nous avons éprouvé tour-à-tour le frais et le chaud, le chaud et brûlant.JLe tonnerre et les éclairs ont battu les flancs du ciel sans pitié et sans relâche, il a plu à petits et à gros grains, il a fait soleil, il a fait beau, il a fait mauvais, il a fait tous les tems.Extraits.QUE RELLES DE MENAGE.\u2014 On s\u2019amuse beaucoup 4 Londre, d\u2019uge querelle de ménage entre le prince Albert et sa Majes- Honneur à de pareils donataires ! honneur à ces .te Britannique.Invité à une fête l\u2019époux de la reine reçut la permission de s\u2019y rendre avec injonction toutefois de réintégrer à minuit le domicile conjugal ; mais ayant, comme Cendrillon, laissé passé l\u2019heure fatale, le prince trouve fermées, à son retour, les portes de l\u2019appartement qu\u2019il habite avec son auguste moitié.Il appelle : pas de réponse.Il supplie : même silence.Enfin il s\u2019impatiente, et, remontant en voiture se rend au château de Claremont, où il se couche et dort du sommeil du juste.Mais à son réveil il fait appeler M.le duc de Wellington et lui dit : \u201c Milord, je prie, Votre Grâce d\u2019aller voir la reine de ma part et de lui signifier que je goûte peu ses plaisanteries.Elle est reine, je le sais, et je ne suis en public que le premier de ses sujets ; mais je prétends être roi dans ma chambre à coucher ; si cela lui dé- plait, je pars pour le continent.Le vieux duc, qui n\u2019en était pas à la première mission de ce genre, se rendit auprès de S.M., qu\u2019il laissa très effrayée de l\u2019idée qu\u2019un mari aussi tendrement chéri que cruellement tyrannisé pouvait lui échapper.Elle demanda son carosse, se fit conduire à Claremont, et l\u2019entente cordiale se rétablit à la satisfaction de tout le monde, Mgr.l\u2019Archevêque de Québec a adressé dernièrement une lettre circulaire à tous les archevêques et évêques catholiques d\u2019Irlande, ,lans laquelle Sa Grâce peint avec des traits de feu le malheureux sort qui attend les enfans de l\u2019Irlande à leur arrivée en Canada.¢ Nous soumettons ces faits, ajoute la circulaire, à votre considération, afin que vos seigneuries usent de tout leur pouvoir pour dissuader vos diocésains d\u2019émigrer en si grand nombre au Canada, où une mort prématurée les attend d\u2019ordinaire, ou un sort déplorable que la triste condition dans laquelle ils se trouvent da ns leur infortuné pays\u201d\u201d Cette circulaire produira sans doute l\u2019heureux résultat que l\u2019archevêque a eu en vue en la dépêchant à l\u2019épiscopat irlandais ; elle fera comprendre à l\u2019Irlande que le Canada n\u2019est pas après tout un nouvel Erin, et que mort pour mort, il vaut autant mourir au foyer domestique.GRAVES DESORDRES.\u2014 Une sanglante collision a eu lieu dans le New Brunswick, le 10 de ce mois.Ce jour là étant nn jour de fête pour les orangistes, ceux-ci se réunirent pour aller à Woodstock à Jackson Town distant de deux milles, entendre un sermon appoprié à la circonstance.Par mesure de précaution, ils avaient pris leurs fusils qui les suivaient dans un wagon.En revenant, ils rencontrèrent leurs adversaires qui firent feu sur eux ; aussitôt ils coururent a leurs armes, qui se trouvaient chargées.Le combat ainsi engagé dura longtemps et se termina par la défaite des agresseurs.Cinq hommes ont été tués et vingt blessés plus ou moins dangereusement.MORTS DES FIEVRES \u2014Une quatrième religieuse des sœurs grises est morte la nuit du 21 : sœur Marie Rosalie Barbeau, dite sœur Marie, a rendy le dernier soupir a minuit a l\u2019âge de 44 ans 7 mois et 18 jours ; les sœurs Bruyère et Caron sont a la dernière extrémité et 16 autres religieuses sont encore au lit.Un autre homme de police est mort lundi et onze sont arrêtés malades ; plus de 1,500 émigrés sont entre la mort et la vie aux Sheds, mais, dit le ministère, comme le perroquet confiant de la fable : \u201c\u201c Cela ne sera rien.\u201d Au séminaire, Mr.Richard est mort a l\u2019âge de 60 ans.Un nommé Robert, charpentier, qui a travaillé aux Sheds, est mort la semaine dernière, sa femme qui a servi comme nourrice l\u2019a suivi le lendemain, ils laissent sept enfans sans pain.\u2014 Minerve.Mention.L\u2019aventr.\u2014 Nous avons reçu le second numéro de cette petite feuille \u2018\u2018PUBLIEE DANS LES INTERETS POPULAIRES.\u201d Nous ne répèterons pas ce que tous les autres journaux en ont dit: nous ne dirons pas à M.BATCHELOR, le rédacteur- en-chef, que sous tous les rapports, il mérite l\u2019encouragement du public, et que, arrive que pourra, il doit se rire des obstacles ; d\u2019autres l\u2019ont dit avant nous, et n\u2019ont fait que dévancer notre pensée.Nous ajouterons seulement que cette socéité de jeunes gens à la tête de l\u2019Avenir peut produire les plus heureux résultats ; il n\u2019y a rien de tel que l'association ; l\u2019association rend fort, elle rend puissant.Aussi espérpns- nous que la nouvelle société évitera taus les écueils, qu\u2019elle ee : \u2014 a \u2014 = E 5: \u2014_ = = = nent ques avec ls de 085 que I us bol.hs ute dé: Hr.D, | Es | ul lanl pour x: psi aient | die | leurs | qu 3 dal aun beat Vig pont ncore oe tre la ele Lans.| he i one 5 SUIS pese 5 ea pel ge sir i i i parviendra à son but et recevra l\u2019encouragement du public, par son attention constante à rendre son papier intéressant, et par le zèle qu\u2019elle mettra à conserver intacte notre langue, nos institutions et nos lois.Axiomes.Il faut ne pas connaître nos Canadiens pour les accuser de manquer d\u2019industrie, de persévérance, de cet ordre en un mot qui fait de Jean-Baptiste un homme pratique exceptionnel, bien supérieur a tout ce qui nous vient d\u2019Europe et pourrait venir des Etats-Unis.Pourquoi engage-t-on des Canadiens de préférence a d\u2019autres hommes dans tous les chantiers où il faut de lintel ligence, de l\u2019honnêteté et du travail ?C\u2019est que leurs détracteurs mêmes reconnaissent cette supériorité et que malgré le mauvais exemple de ceux même qui les engagent, qui les remplacent, cette supériorité n\u2019a pas encore dégénéré.Le Canadien saura bientôt lire, son éducation fait de rapides progrès.Qu'on ne le croie pas si indifférent a ses droits politiques ; en cela même il s\u2019est toujours montré aussi intelligent et beaucoup plus modéré que ses adversaires mêmes.Il est bien supérieur a eux par son savoir pratique pour les affaires qui lui sont propres.Par exemple, il est charpentier, menuisier, maçon, cordonnier, charron, en un mot, c\u2019est un jack of all trade.lis sont si bien connus pour posséder ce génie d\u2019ensemble, qu\u2019aux Etats-Unis même on les emploie de préference à toutes les autres races.C\u2019est de la grosse calomnie que de dire que les Canadiens n\u2019ont point d\u2019industrie.Malgré leur climat de glace contre les désavantages duquel ils ont à luiter pendant sept mois chaque année, y a-t-il un peuple plus heureux et qui sache tirer un meilleur parti de sa position ?Dr.LATERRIERE.Discours prononcé en chambre » Rapport Hebdomadaire Des mortalités dans la ville deMontréal, pour la semaine dernière : Enfants.cre ee eee 154 Hommes et Femmes mariés oe ee 42 Veufs et Veuves : .\" 14 Garçons et filles.+ « + 4 + + + 25 _ .\u2014235 Desquels étaient émigrés\u201d 80 Résidants 155 Mortalité aux appentis, 202 APPENTIS DES EMIGRES AU CANAL.MALADES, Vendredi 23 juil.Hommes, .718 Femmes.678 Enfants.230\u2014tol.1626.Morts dans les 24 heures.Hommes.16 Femmes.12 Enfants, .5-33 MALADES.Samedi 24 juil.Hommes.725 Femmes.646 Enfants.241-1712 Morts dans les 24 heures.Hommes.10 Femmes, .13 Enfants, .9-32 MALADES.Lundi, 26 juil.Hommes.A .680 Femmes.741 Enfants, A .236\u20141657 Morts dans les 24 heures.Hommes, .13 Femmes.° .Enfants, .9\u2014380 Le Rev.Messire Baily, vicaire de cette paroisse, est parti mereredi soir de cette ville pour se rendre à la Grosse-Ile et y exercer son ministère auprès des malheureux émigrés.Puissent les vœux et les prières que les fidèles offriront au Seigneur pour lui le piés>rver de la contagion.Gazette des Trois- Rivières.M.Rey, prêtre de l\u2019Evêché est dangereusement malade.Le bruit court que le Col.Plomer Young résigne sa charge d\u2019Adjt.Général.Demain, jeudi, il y a une assemblée monstre de l\u2019association de la Réforme a Québec.L\u2019Allocation des membres de la Chambre d\u2019Assemblée est cette année de £75.\u2014On lit sur le Régistre de l\u2019Association de la Bibliothèque : \u2018\u2018 On nous informe qne le télégraphe électirque entre New.York et Montréal, viâ Toronto, sera en opération au commencement de la semaine prochaine.On nous dit aussi que les poteaux pour la continuation jusqu\u2019a Québec, sont posés jusqu\u2019a la ville des Trois-Rivières, et que, nous aussi, nous pouvons espérer d\u2019être en rapport avec New-York vers le milieu du prochain mois.Cette nouvelle a sur nous l\u2019effet d\u2019une étincelle électrique.\u201d\u2014Journal de Québec.Avis.Le peu de matières originales que contient le présent numéro est dû a une très grave indisposition du rédacteur, laquelle, le retient au lit depuis quatre jours.Ces lignes même sont écrites sous dictée.Nous ignorons absolument par quel motif certaines person- | nes répandent le bruit que l\u2019Avenir se publie sous le patrona ge immédiat de l\u2019Institut-Canadien.Tout flatté que pourrait être l\u2019Avenir d\u2019un parei| appui, ce journal n\u2019a eu et n\u2019a ac- uellement aucun lien qui l\u2019attache à cette institution.Au correspandant J.G.Nous sommes flaités des campliments que nous adresse notre correspondant J.G* qui a la bonté de trouver le journal estimable a la fois et aimable.Nous profitons de \u2019ccca- sion pour annoncer aux correspondants présents et a venir que nous ne publierons jamais d\u2019écrits qui ne portent une signature responsable, que ces écrite contiennent des matières offensives ou non, utiles ou insipides, nous voulons connaître le nom de tous les correspondants afin qu\u2019ils hous aident au besoin.\u2018 Accident.Un homme âgé du nom de MacDonald qui sortait de l\u2019hôpi- tal-général est tombé de mort subite dans la rue Dorchester, entre huit et neuf heures Samedi matin.On a tenu une enquête sur le corps: Verdict \u201cmort par la visite de Dieu.\u201d Le Parlement.Le Parlement a été prorogé aujourd\u2019hui à quatre heures P M.par 8S.E.Lord Elgin au milieu d\u2019un immense concours de personnes accourues pour voir cette cérémonie Parlementaire.Incendie.Samedi ves 11 heures du matin le feu prit à une boutique de meublier, sitoé sur la rue St-Douinique occupée par M.Levy Hodykinsou, et tout l\u2019intérieur de l\u2019édifice avec une quantité de meubles et de bois devint la proie des flammes.L\u2019édifice appartenait à John Donegani et n\u2019était pas assurée non plus - que les meubles.Les pompiers ont déployé beaucoup d\u2019activité en cette circonstance, car le vent qui soufflait alors du sud-ouest avec force aurait porté les ravages de l\u2019incendie si le feu n\u2019avait pas été arrêté immédiatement.On a besoin Pour tenir une barre dans un hôtel de cette ville, d\u2019un JEUNE HOMME qui enteud les deux langues et qui serait muni de bonnes recommandations.S\u2019adresser à M.J.Roussez, me Notre-Dame, près de la rue McGill.Montréal, 20 juillet 1847. 12 L'AVENIR.- Bijouterie nouvelle.N.80 RUE ST-PAUL VIS-A-VIS LA PLACE JAQ-CARTIER L\u2019HONNEUR d\u2019informer ses amis et le public qu\u2019il vient de A recevoir par les arrivages du printemps un assortiment considérable d\u2019articles de BIJOUTERIE NOUVELLE et du dernier goût parmi lesquels sont les suivants : MONTRES ET HORLOGERIE Montres de dames émaillées en or, couvertes.Do do do do double boête Montres de messieurs en or couvertes et double boête, Lever et Lépine.Montres d\u2019argent levier à ancre, échappement à cylindre et vertical.Horloges de fantaisie montées sur porcelaine et en or avec vases et fleurs.Meilleures Horloges anglaise à ressort et Horloges pour bureaux.Horloges américaines de huit jours et de 24 heures, BIJOUTERIE Pendants ou boucles d\u2019oreille du dernier goût Epinglettes, Epingles, Bagues de pierres précieuses.Epingles pour messieurs, Loquets, Cœurs et Croix en or, Ornements de cou, Chaines d\u2019or, Chaines-Gardes, Cachets pour montres, Chai- nes d\u2019acrer, en sautoir, dito, a Braguette, Rubans à la Louis-Phi- lippe avec ornements en or et en acier, Chaines et Clefs à Montres, d\u2019argent et d\u2019or, anglaise et française, Boutons d\u2019or et émaillés ponr chemises, anneaux de mariage et tous autres articles de bijouterie importée Colliers de jais, Lunettes montées en or ou en argent et en argent platé, Lorgnettes simple et double montées en or ou en or platé, en acier, en écaille, Verres et Lunettes de spectacle de toutes sortes avec boites, etc, JTabatiéres en argent, Cuillères et Fourchettes d\u2019argent toutes faites ou faites sur commande, Huiliers pla- tés, Porte-Carafes, Couverts de plat et toutes espèces d'articles de table.Chandeliers, Cabarets, Mouchettes et Coupes d\u2019argent et platés, Gobelets pour enfants, Cuillères et Fourchettes platés en argent d\u2019Allemagne, Couteaux et Fourchettes d\u2019acier, Couteaux à manches blanes d\u2019ivoiree, à la douzaino, dito à manche d\u2019écailles ou de bois, Canifs et Ciseaux, Rasoirs de la meilleure qualité, straps à Rasoirs, Savons et Brosses à barbe.Fusils de chasse à un et deux coups, Pistolet à cylindre, ete, Flasque à poudre, ceintures à plomb et une variété de caps à percussion.\u2014AUSSI\u2014 UN GRAND ASSORTIMENT D\u2019OBJETS D\u2019ART ÆT DE FANTAISIE.LADIES?COMPANIONS Ecritoires, Boites à ouvrages pour dames, boites de toilette pour messieurs, boites à montures d\u2019écailles, boites et secrétaires de bois rose, Thermomètres, Pots pour l\u2019eau chaudefcouverts, Compas de poches {Z~ET ENCORE) UNE GRANDE VARIETE\u2019 DE PARFUMERIES FRANCAI- SES, PANIERS FRANCAIS ET AMERICAINS.HARDES FAITES Marchandise seche a bas prix Coin des rues Saint-Paul et Saint-Gabriel.T er constamment en main un assortiment complet de marchandises séches, et de hardes faites, qu\u2019il offre en vente 4 bas prx, tels que : Surtout de drap, Pantalons de casimere Habit Do.Do.Tweed.Paletot de toutes sortes, Do.Bouragan.Habits de chasse en tous genres, Veste de Satin, Veste en soie, en laine, et en frappé, tant blanc que de couleur.Il adresse par cette voie ses remerciements à ses amis ainsi qu\u2019au public en général, et les prie de vouloir bien continuer de le patroniser, Il fera tout en son pouvoir pour les servir avec ponctualité et à bonne condition.Venez voir, et vous acheterez.Montréal, 14 juillet 1847.PHARMACIE CANADIENNE Coin des rues St-Jacques et St-Lambert, MONTREAL.DR.TRUDEL.14 juillet 1847.A Tenseigne du Castor.SHANE No 122 RUE ST-PAUL æ MARCHANDISES NOUVELES.M.LOUIS PLAMONDON \\ L\u2019HONNEUR de prévenir le public qu\u2019il vient d'ouvrir à l\u2019en- -À droit indiqué un -vaste Magasin de Marchandises Sèches et d\u2019Habillements tout faits.On pourra se procurer chez lui des Ei- fets et des Hardes à 15 pour 160 meilleur marché que partout ailleurs ; ses prix étant extrêmement réduits.({17-On trouvera au No.122 coin des rues St-Paul et St-Gabriel, en toutes saisons, nu assortiment et un choix considéiahles de vêtements confectionnis avec les plus grands soins, avec d'excellente Etoffe, et à la portée de toutes les fortunes\u2014 AVIS AUX AMATEURS DE BON MARCHE\u2019.DEPARTEMENT DES HARDES FAITES 500 Surtouts, Frocks, de drap noir 200 Gilets Do.800 Habits de Tweed gris 200 Do, Gold mixed 500 Vestes Do.de differents patrons 200 Do.de Satin Noir 200 Do.Velours de soie noire et couleurs £00 Culottes de Drill gris et barré 1200 Do.Bouragan gris et blanc 150 Gilets de Drill blanc 150 paires de Culottes de Drap bleu et noir 150 Do.Do.de Casimere 400 Habits ct Surtouts à la d\u2019Orsay pour l\u2019été 200 Habits de chasse de toutes sortes de patrons Habit de Drap superfin, (Dress Coat) pour Monsieur Do.Do.Frock Do.Pantalon de beau drap fin Do.Doeskins et Casimere Vestes de Soie, Satin, etc.HABILLFMENTS FAITS SUR MESURES Habits pour Deuil faits à ordre dans le plus court délai.M.LOUIS PLAMONDON ayant à son service des Tailleurs habiles sera toujours au courant des modes nouvelles : les ouvrages sont garantis.Habillement d'enfants de toutes grandeurs et qualités de 10s.à 20s M.L.P.reçoit par les premiers arrivages, un grand assortiment d'Effets et de marchandises Sèches de toutes sortes, Drap, Soiries, Casimeres, Doeskins, Satins, Gants, Toiles, Cravates, Chapeaux, Casquettes, etc.15 pour 100 meilleur marché que partout ailleurs.Point de second prix.L\u2019AVENIR.L\u2019 Avenir paraîtra deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, sous les auspices d'uné soci.té en commandite de jeunes gens.On fera vendre le Journal à deux sous l\u2019exemplaire.Le prix d\u2019abonnement est de Dix CHELINS par annce payables par semestre.On recevra les abonnements chez M.G.Batchelor, 2 1a Chambre de nouvelles de l\u2019Institut, ainsi qu\u2019à tous les dépôts du journal.Les annonces seront insérées aux mêmes conditions et au même prix que celles des autres journaux.DEPOTS DE L\u2019AVENIR.Pied-du-Courant M.Rottote.Faubourg Québec Hôtel Contant.Faubourg St-Laurent M.G.Batchelor.Rue St.-Gabriel Gardien de l\u2019Institut Canadien.Rue Notre-Dame Desnoyers et Généreux.Faubourg des Récollets Hotel Roussel.Geo.Batchelor, gérant et rédacteur-en-chef.\\ "]
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