Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1 novembre 2006, Novembre
[" ono if à Set \u201ca we \u201cA, N Ns Nea N eus rg he 5, yr fe Ne a oy Pp 71% C7 0 - 20 \u201c+.= 4 rex 43 Kim Lo 45 # Sr y 0225-9 pple 40 Le \u2018 4 ?ut = Decembre r, 1 4 À rey WTF 4 + pg Le =.= 2 ww por TN % 1 5 Lee + bo) a] A eduterttrnl Ls LR ALA La ET CF) [\" a 7 E A = x) À \u20ac Sok: 2 2 A / i PL fa Na oA AS > Re Ce ih oud A : À \u2018 mr :h : +, 504 Pr ; ; te \u201c\u20ac sud port.> 4 Po a 3 L ET [3 wo gle XN Pot er?are an x ar 4 PE) CM 54 PER A 2 v2 AA 7 ~ gr A Ve rm Ye re ee ee ang LE oN J ~ te.Les a /) LW 4 3 ih ati EH il len eR ; 5 PR Soe ie 2 2 - | wip FT \\ .! Ste : CE wr aise 1¢ cycle du secondaire da.Da 11 0 as .; ; ; AN OI Ny 4 3 EE.Jensen tl Ss del ist La rene ledével \u2026a Socë Fle ment de tionrem [histor ment dg of au Adresse Conia C233 Sante] Directo Jean ii ZL vt Comité Fel Bo Mare Pieme( Jean Coney Charly Comer il Suan Ipre yi Public i Cont Abonne Loue | JP = \u2014Dt \u2014\\m sad lan ~ Ta kei hy 5757, RUE CYPIHOT TÉLÉPHONE : (514) 334-2690 \" Po SAINT-LAURENT (QUÉBEC) Télécopieur: (514) 334-1196 Sly EDITIONS DU RENOUYEAD PEDAGOGIQUE INC.HAS 1R3 info@erpi.com kh TRACES NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 Le nom de la revue TRACES fait premièrement référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint, en second lieu, l'empreinte spécifique laissée par l'enseignement de l'Histoire sur l'individu qui le reçoit.Il évoque, finalement, l'action et l'influence passées et présentes de la SPHQ dans le domaine de l'Histoire et de son enseignement au Québec.La revue TRACES vise à assurer l'information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l'enseignement de l'histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l'enseignement de l'histoire intéresse, et le promoteur de l'enseignement des sciences humaines au primaire et de l'histoire aux niveaux secondaire et collégial.Adresse postale de la revue : Comptoir postal Turgeon C.P.98 557 Sainte-Thérèse (Québec) J7E 5R9 Direction de la revue : Jean-Claude Richard : (450) 435-0244 richard.jean-claude@ugam.ca Comité de rédaction : Félix Bouvier Marc-André Éthier Pierre Gingras Jean-Claude Richard Conception graphique : Charlemagne Correction des épreuves : Suzanne Richard Impression : Imprimerie des Éditions Vaudreuil Publicité : Comité de rédaction : (450) 435-0244 Abonnements et distribution : Louise Hallé Dépôt légal : BN.C.- B.N.Q.\u2014 Envoi de publication \u2014 Date de parution : décembre 2006 \u2014 Numéro de la convention: 40044834 port de retour garanti \u2014 Parution : 4 numéros / année \u2014 Tarifs : membres de la SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion.\u2014 Abonnement annuel : individus : 50% institutions : 60 $ retraités : 30% étudiants : 25% Une adhésion à la Société des professeurs d'histoire du Québec (sphq), quelle que soit la date d'entrée dans la société, donne le droit de recevoir la revue TRACES au cours des douze mois suivants.TRACES appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.Les textes peuvent être reproduits avec mention de la source, à moins d'avis contraire.Site web de la SPHQ : htt p:{funow.recitus.qe.cafassociations/sphq Revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Indexée dans REPÈRE depuis janvier 1989 p.13 IROQUOIENS p.44 CINE \\N « CASQUES BLEUS » p, 48 En couverture : 48 Le curé Labelle : Le Roi du Nord Photo: © Charlemagne (2006) VOLUME 44, N° 4 SOMMAIRE GRAFFITI e FAIRE LE POINT LA SPHQ LA PRÉSIDENCE oe CE QUI N\u2019A PAS ÉTÉ DIT TEMPS FORTS e RAPPORT DES ACTIVITES (2005-2006) e LE CONGRES 2006 e LASPHQEN S$ L\u2019ENSEIGNEMENT LA RECHERCHE e HISTOIRE ET DIVERSITÉ CULTURELLE.eo Y A-T-IL (ENFIN) UN DIDACTI- CIEN DANS LA SALLE?() DIVERS e L\u2019ERREUR, UN OUTIL PÉDAGOGIQUE ICI GAIA + MONT ORFORD : QU'EN SA- VONS-NOUS AU JUSTE?* LA VALSE DES POUR ET DES CONTRE L\u2019HISTOIRE LA RÉFORME e POUR LEVER QUELQUES AMBI- GUITES LA RECHERCHE e DÉCOUVERTE DE VESTIGES DU FORT VILLE-MARIE L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE « L'IMAGE DU BARBARE DANS L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE LA RELÈVE e LAVE QUOTIDIENNE AU MOYEN ÂGE J'AI LU, VU, ENTENDU IROQUOIENS DU SAINT-LAU- RENT, PEUPLE DU MAIS DIVERS e L'HISTOIRE VERS DE NOUVEAUX SOMMETS GRANDS ANNIVERSAIRES + LES « CASQUES BLEUS » ONT 50 ANS.TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCMBRE 2006 1 S 1319, Chemin de Chambly, bureau 202, Longueuil (QC) J4J 3X1 * Tél.- SPHQ : (450) 628-6007 * CPIQ : (450) 928-8770 FORMULAIRE D\u2019ADHÉSION N.B.: CE FORMULAIRE DOIT ÊTRE COMPLÉTÉ PAR TOUTES ET PAR TOUS IDENTIFICATION (en lettres moulées, s.v.p.) NOM © \u2026.\u2026.\u2026rrrcrecereeceeranerraenerere rs ces nca ren ner ren ace res cree ass rers enr s re rena cesse ns e rade cense center en era cernes acer ) PRÉNOM ! .\u2026\u2026rrérrcrersserrercerrentrarensarerner ren seresaree seen cananen ra are srr se cena nan ses se resne ras seras cent ace ae ceaase rene rrn seen ares en een ou YEA NOM DE L'ORGANISME © \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026crveccceereenenrenrerrententenneemennnnnnennnnnnnnnnnnnnnnnnnmnnnn AMD À l'attention d@ : \u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026ercrrerereirermenenenntennnnnnnnnnenmnnnnnnnnnnnnennnnnnnnmnnnmnnnnnn+emn = ADRESSE An NC eee TU \u2026\u2026.rrcccassescecerscnarerarearecerrancaseraasenserenscennrasanenae cena csaaarAn se cenecenaacena er ens scans enr e nec AR VIII oie PrOVINCE : \u2026\u2026.\u2026.\u2026ccsrescsrecreeerecs Code postal : \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.CIE TÉLÉPHONE: RÉSIDENCE ( ) .\u2026.\u2026\u2026.\u2026u\u2026crrreeerrcrrense BUREAU: (coerce TELECOPIE : ( ) cocoon COURRIEL : \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026rcreceecerneesmnensnensennennns FONCTION NIVEAU O Professeur Q Primaire O Étudiant O Secondaire : 1re Q 2e Q 3e Q 4e Q 5e Q UJ Directeur QO Collégial Conseiller pédagogique (D Universitaire LD Autre (PréCISEZ) \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026cririieeençntenenennsnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn S\u2019il s\u2019agit d\u2019un organisme : OÉcole: D Primaire (O Secondaire ) Cégep J Commission scolaire (Cd AULEE (PIECISEZ) v.vvveieieieieiee eset eee ete s esses esses sess eases s esse h esses s eset essen tease REGION ADMINISTRATIVE (cochez votre région) J 01 Bas-St-Laurent-Gaspésie O 07 Outaouais Q 13 Laval U 02 Saguenay-Lac-Saint-Jean J 08 Abitibi-Témiscamingue O 14 Lanaudière OU 03 Québec DU 09 Côte-Nord O 15 Laurentides Q 04 Mauricie O 10 Nord du Québec OU 16 Montérégie Q 05 Estrie O 11 Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine U 17 Centre du Québec O 06 Montréal 4 12 Chaudière-Appalaches O 18 Hors Québec COTISATION ANNUELLE 25 $ étudiant(e) 30 $ retraité(e) 50 $ enseignante) 60 $ organisme ou institution RÉSERVÉ À LA SPHQ Date «ooo Code de la fonction eee Montant \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026reererrencenmsnçnnnnnnnnnn O Chèque O Mandat J Comptant Expédition : carte eee OÜ Reçu pour fin d\u2019impôt Retournez avec votre cotisation à la SPHQ (adresse indiquée plus haut) 2 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 GRAFFITI DE L'HISTOIRE VIT DES MOMENTS INTENSES.LA MISE EN PLACE P AR LES TEMPS QUI COURENT, LE MONDE DE L'ENSEIGNEMENT DU NOUVEAU RÉGIME PÉDAGOGIQUE, LE DÉPÔT DU NOUVEAU PROGRAMME D'HISTOIRE NATIONALE, LES DISCUSSIONS AUTOUR DU PROJET DE FUSION AVEC LES ENSEIGNANTS DE GÉOGRAPHIE ET D'ÉCONOMIE QUI ONT EU LIEU LORS DU DERNIER CONGRÈS, LA POURSUITE DE LA RÉFORME, ETC., NOUS OBLIGENT À FAIRE LE POINT SUR LE CHEMIN PARCOURU AFIN DE DÉTERMINER LA ROUTE À SUIVRE.CE NUMÉRO DE TRACES A ÉTÉ CONÇU DANS CET ESPRIT.La mise en place de la « Réforme » \u2014 ou, faudrait-il écrire du « Renouveau pédagogique »?\u2014 se poursuit inexorablement.Malgré ce qu\u2019en disent certains, l'unanimité est loin de régner dans les rangs des enseignantes et des enseignants quant à sa pertinence, à son contenu et aux moyens utilisés pour la réaliser.Quelques-uns y voient une manoeuvre inutilement compliquée axées sur des objectifs fumeux; d\u2019autres, tout enadhérant aux objectifs visés, déplorent que les enseignants soient, dans une certaine mesure, laissés à eux-mêmes, sans pouvoir compter sur une formation adéquate; un dernier groupe, enfin, nage dans I'euphorie.Pour ce qui est du dossier de la fusion de la SPHQ avec la Société des professeurs de géographie du Québec (SPGQ) et ce qui reste de la défunte Société des professeurs d\u2019économie du Québec (SPEQ), le moins que l\u2019on puisse en dire c\u2019est qu\u2019il a créé des remous importants lors de notre dernière assemblée générale.À court terme, la fusion paraît écartée.Toutefois, la piste des coopérations ponctuelles avec la SPGO semble ouverte, bien que l\u2019on ne sache pas encore jusqu\u2019où elle pourra mener.Pour sa part, Traces entend continuer à collaborer avec Enjeux géographiques et à publier la chronique Ici Gaia.La question du nouveau programme d\u2019histoire nationale a aussi donné lieu à des échanges vigoureux au cours de l'été.On s\u2019en souvient, un article du journaliste Antoine Robitaille, paru dans Le Devoir, a provoqué une réaction du président TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 3 FAIRE LE POINT de la SPHQ, Laurent Lamontagne, et de notre collègue Félix Bouvier.Au bout du compte, tout le monde et son père a mis son grain de sel, si bien que, c'était fatal, tout et n'importe quoi a été écrit.Les « contre-réformistes » ont cherché à débusquer les « pelés et les galeux » auxquels on devait cette réforme si inconvenante.On les a identifiés : ce sont les pédagogues.Honnis soient-ils! Au cours de cette croisade à laquelle ont participé des universitaires chez lesquels on aurait souhaité plus de rigueur qu\u2019ils n\u2019en ont démontré, on a cité des noms auxquels, sans trop vérifier, on a accolé des responsabilités.L'activité d\u2019association a été malheureusement mal réussie.Hélas! des individus dont nous reconnaissons la compétence et la probité ont reçu des coups qu'ils ne méritaient pas.Nous déplorons cette situation.À cause de tout ce qui précède, cette édition de Traces souffre un peu d\u2019embonpoint.Il est rare, en effet, que nous dépassions les 40 pages.Il fallait bien, JEAN-CLAUDE RICHARD Directeur DE TRACES pourtant, qu\u2019en plus de nos rubriques habituelles, nous proposions à nos lecteurs des textes qui leur permettent d\u2019être mieux informés sur les débats en cours.Par exemple, afin que tous les membres de la SPHQ y aient accès, nous avons exceptionnellement publié le texte quasi intégral du rapport annuel que le président a déposé à l'Assemblée générale.Nous attirons également \"attention des lecteurs sur la mise au point signée par Robert Martineau.Nous n'avons toutefois pas négligé notre mission de support pédagogique.Cependant, des textes, initialement prévus pourcette édition, ont été reportés.Ce n\u2019est que partie remise.Nous vous rappelons que Traces appartient aux membres de la SPHQ et que vous pouvez nous faire part de vos opinions et nous soumettre des textes ou des sujets d\u2019articles.Nous sommes toujours heureux de vous lire.Bonne lecture! Et « Joyeuses Fétes! » 3 vl 3 Nd RU EE E = 3 § mn hte lh iii LA PRESIDENCE , » CE QUI N\u2019A PAS ETE DIT LAURENT LAMONTAGNE PRÉSIDENT DE LA SPHQ | llamontagne@cslaval.qc.ca il A QUESTION DE LA FUSION A CREE UNE CERTAINE TURBULENCE ble.Aurait-elleété moins ration sur la base de pr E DANS LES RANGS DE NOTRE SOCIETE.LES DISCUSSIONS SE SONT vive en cas de fusion?nos objectifs com- Carla hi DEROULEES DANS UNE TELLE ATMOSPHERE D'EMOTIVITE QUE Lhistoirerécenteincitea muns vaudrait mieux Suppo a DES QUESTIONS FONDAMENTALES ONT ÉTÉ OCCULTÉES ET QUE DES la prudence.Lorsquela qu\u2019une fusion qui ne mise 0 « NON-DÉCISIONS » ONT ÉTÉ PRISES.IL FAUDRAIT TOUT DE MÊME SPEQ eut obtenu que réussirait pas à gom- ma i i REVENIR À L'ESSENTIEL.l\u2019on inscrive un cours mer nos divergences mes d obligatoire d\u2019écono- d'intérêts?Nous pré- Sage, LA FUSION : POURQUOI?disciplines et que, de mje en cinquième se- tendons que ce n\u2019est im La première question toute façon, le do- condaire, le président pas le cas.plie qui n\u2019a pas étésuffisam- maine de l'univers so- de l'organisme s\u2019en est que d mentexploréeportesur cial en regroupe déjà légitimement réjoui ; , > mens le principe même de la trois.Mais cette situa- au nom de ses mem- DÉFENDRE L'HISTOIRE?Ques.fusion.Pourquoi la tionne présenteriende bres.Personne cepen- Une autre discussion feud SPHO devait-elle fu- neuf.Un grand nombre dant, à part la SPHQ, s'articule autour de la se sionner avec la SPGQ d\u2019enseignantesetd\u2019en- a déploré le fait que ce mission même de la eg et la SPEQ, méme ra- seignants d\u2019expérience \u2026 gain économique » ait SPHO.Certains se de- Fe diée?Qu\u2019est-cequ\u2019une Oontreçu une formation été réalisé au détriment mandent si la SPHO len fusion aurait apporté bicéphale.C\u2019estlecas du cours obligatoire doit défendre l\u2019his- Taèn à ces groupes, qu\u2019une de tous ceux qui pos- d\u2019histoire du monde toire ou l'enseigne- v collaboration sur le sèdent un brevet A, contemporain, initiale- Ment de l\u2019histoire.À \u201d modèle d\u2019ententes de par exemple, etilyen ment prévu au nou- notre avis, il s\u2019agit services dans des do- aencore quelques-uns veau régime pédagogi- d'un faux débat.S'il ui maines d\u2019intérét com- dans le circuit.Il n\u2019est que dans la foulée du est vrai que, selon l\u2019ar- at mun ne peut garantir?pas nouveau, non rapport Lacoursière.ticle 2 de ses Règle- des À la suite d\u2019une fu- plus, que des ensei- Devant nos réactions, ments généraux, « la i sion, aurait-il été plus gnantes et des ensei- nos collègues se sont SPHQ a pour objet de tag facile de promouvoir gnants doivent ensei- contentés de nous dire: Promouvoir l'ensei- bh l'enseignementdel'éco- gner deux disciplines \u20ac Ty a toujours un cours gnement de l'histoire So nomie, de la géogra- ou plus n'ayant pas quitraitedumondecon- AU Québec auprès de dde phie ou de l\u2019histoire toujours grand-chose temporain.» C'était Ses membres et de la dau qui, il faut bien le re- à voir avec la forma- exact, mais ce cours population en géné- i.connaitre, se sont déja tion reçue.Les luttes est redevenu option- ral »', elle ne peut s\u2019ac- qe par le passé disputé le syndicales portant le nel, ce qui changeait quitter de sa mission li peu de place disponi- critère « capacité » Ne tout.Et pourtant, nous QU'en promouvant la tony ble dans le curricu- sont pas si loin qu\u2019el- étions en pleine période discipline historique Ai lum?Le principal ar- les n'aient laissé des de discussions sur la fu- elle-même dans son en gument invoqué par souvenirs.sion des Sociétés d\u2019en- acception la plus large.ta des partisans de la fu- Quant à la concur- seignants.Aurions- Ainsi, la SPHQ conti- Pine sion repose sur le fait rence involontaire que nous été mieux servis nuera à exiger, d'une Yang que la formation des se sont livrée l\u2019écono- par une association part, queles enseignan- de D maîtres se fait dans mie, la géographie et unique?Si nous en tes et les enseignants que deux domaines, qu\u2019un l\u2019histoire pour occu- doutons, devons-nous d'\u2019histoire soient bien Sif grand nombre d\u2019en- per une place au cur- être relégués au rang formés sur le plan di- fay seignantes et d\u2019ensei- riculum, elleaétébien des renégats?Est-il si dactique et, également, 0 gnants oeuvrent dans réelle et, dans une cer- extravagant de croire que leur formation en an deux et parfois trois taine mesure, inévita- qu\u2019une bonnecollabo- histoire soit aussi ap- + a 4 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 ! profondie que possible.Car l'acte d'enseigner suppose que l\u2019on connaisse et que l\u2019on mette en action les mécanismes de l'apprentissage, mais aussi que soit maîtrisée la discipline enseignée, jusque dans ses fondements épistémologiques.La SPHQ exigera de plus que les enseignantes et les enseignants d\u2019histoire reçoivent tout le soutien dont ils pourraient avoir besoin pour s'acquitter de leur tâche, ce qui inclut l'accès à une formation continue facilement accessible, tant sur le plan didactique que sur le plan disciplinaire, ce qui n\u2019exclut d'aucune manière la collaboration avec d\u2019autres sociétés d\u2019enseignantes et d'enseignants.D'autre part, la SPHQ continuera à s'assurer que l'enseignement de l\u2019histoire soit inscrit en bonne place au curriculum et que les programmes d\u2019études ne trahissent pas la discipline historique en la transformant en outil de promotion pour quelque cause que ce soit, ce qui n'exclut ici d'aucune manière la collaboration avec d\u2019autres sociétés d\u2019enseignantes et d\u2019enseignants.Promouvoir l'enseignement de l\u2019histoire, c\u2019est en effet proposer une conception de la science historique qui en fait autre chose que la simple juxtaposition de dates, de faits et d'événements qu'il faut apprendre par coeur et « régurgiter » sur demande.L'histoire est et doit rester une discipline d'analyse et de réflexion axée d\u2019abord sur la compréhension du présent qu\u2019elle tente d'expliquer à l\u2019aide du passé.Initier les élèves à l\u2019histoire, ce sera d\u2019abord les familiariser avec la démarche historique dans toute sa rigueur.La promotion de l\u2019enseignement de l\u2019histoire, on le conçoit bien, est indissociable de la promotion de l\u2019histoire.En intervenant selon ces deux axes, la SPHQ ne remplit que sa mission fondamentale.L'avenir Au moment où ces lignes sont écrites, il est encore trop tôt pour imaginer ce que l'avenir plus ou moins immédiat nous réserve.Il faudra que la poussière soulevée par le débat sur la fusion retombe et que l\u2019on ac- LA PRÉSIDENCE cepte de regarder les choses avec plus de rigueur que d\u2019émotion.Ca ne sera probablement pas aussi simple que nous pourrions le souhaiter.La préparation du 10° congrès de l'univers social est déjà enclenchée.I] est encore possible qu\u2019il se réalise dans l'harmonie et la collaboration, c\u2019est ce que nous souhaitons; enfin, la collaboration en cours entre les revues Traces et Enjeux géographiques devrait bien se poursuivre.Enattendant, bon repos des Fêtes et salutations.1.Règlements généraux de la Société des professeurs d'histoire du Québec, article 2.LE C.A.DE LA SPHQ 2006 \u2014 2007 Président : Laurent Lamontagne Vice-président : Jean-Claude Richard Secrétaire : Josiane Lavallée Trésorier : Pascal Debien Porteurs de dossiers : Céline Benoît Félix Bouvier Robert Comeau Claude Tousignant Madeleine Vallières Représentant(e) étudiant(e) : à nommer Joyeux Noël Bonne année 2007 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 5 Hi itil RENE ICE tu oti ntti TEMPS FORTS 44° Assemblée générale annuelle RAPPORT DES ACTIVITÉS (2005-2006) LAURENT LAMONTAGNE PRÉSIDENT DE LA SPHQ llamontagne@cslaval.qc.ca OICI LE RAPPORT DES ACTIVITÉS DE LA SOCIÉTÉ DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUÉBEC POUR L'ANNÉE \u201cleg 2005-2006.LE CONSEIL D'ADMINISTRATION À GERE LES DIVERS DOSSIERS QUI LUI INCOMBENT ET A REPRÈ Le # SENTE LA SOCIETE CHEZ DES ORGANISMES PARTENAIRES ET À DES RENCONTRES LIEES À L'ENSEIGNEMENT Men ET À LA PROMOTION DE L'HISTOIRE.LES ARTICLES DE LA REVUE TRACES, QUI RELATENT LES FAITS ET GESTES DE Qui NOTRE SOCIETE, LES RAPPORTS DES MEMBRES DU CA SUITE À LEUR PARTICIPATION A DIFFERENTS ORGANISMES ET LES PROCES-VERBAUX DES REUNIONS DU CA PERMETTENT DE DRESSER CE RAPPORT.- 1.CONSEIL D'ADMINISTRATION Men ND LR : Cora ement Les membres du conseil d\u2019administration ont tenu pendant l'année cinq réunions régulières : en novembre Tee AUX ONNGES PASSÉES.2005, en janvier, mars, mai et septembre 2006, la plupart du temps dans une école, à Laval.La rencontre de «D nous publions ici la plus .a .cu ; po A ; .> novembre qui se fait a la fin du congrès tient lieu de partage des différentes tâches à accomplir pour l\u2019an- | on grande partie du rap- née.Lors des autres réunions régulières, le conseil d\u2019administration procède à l'examen de chacun des ; ort annuel que le pré- 5 P quan © a p dossiers en cours et à la réalisation de ces derniers.Nous bénéficions de la présence de M.Jean-Claude prné sent de Ja SB Liste de ressources choisies : Questions d'éducation < 2.Le projet Recensement à l\u2019école débute (de année au cégep) s Encouragez votre classe à participer cette année au projet d'enquête internationale en + ligne, qui est offert du 5 septembre 2006 au 15 juin 2007 à l'adresse « www.recensementecole.ca ou : www.statcan.ca/francais/edu > Recensement à l\u2019école « Après avoir rempli le questionnaire, les élèves ont du plaisir à comparer les données de leur s classe aux résultats sommaires du Canada de l\u2019année dernière, à l\u2019adresse http:// » www 19.statcan.ca/04/04_000d_f.htm.Par exemple, le hockey et le soccer étaient les activi- « tés physiques les plus populaires auprès des élèves du primaire, tandis que les élèves du + secondaire ont rapporté que le moyen le plus souvent utilisé pour communiquer avec les s amis était le clavardage sur Internet ou au moyen de MSN.Qu'en est-il de votre classe?(On «suggère d'attendre que les élèves aient terminé de répondre à l'enquête avant de leur s montrer les résultats canadiens, afin d'éviter de biaiser leurs réponses.) s 3.Sciences sociales : Valeurs civiques et société\u2014mise à jour (secondaire) ° La trousse de l'enseignant « Valeurs civiques et société » a été mise à jour.Elle comporte de s nouvelles ressources additionnelles sur les changements démographiques, l'inégalité des : revenus, l'éducation des enfants et la santé publique.» hitp://www.statcan.ca/francais/kits/issues/issue_f.htm ou « www.statcan.ca/francais/edu > Enseignants\u2014enseignantes > Trousse de l'enseignant + 4.E-STAT: mise & jour estivale + E-STAT est un outil pédagogique interactif mis gratuitement à la disposition des écoles à http:/ : /www.statcan.ca/francais/Estat/licence_f.htm.* Pour savoir si votre école est déjà inscrite, ce qui vous permet d'y accéder, cliquez sur s « établissements d\u2018enseignement inscrits à E-STAT » à hffp://www.statcan.ca/francais/Estat/ e Schools/schooL_f.htm.La base de donnée CANSIM : Elle comporte maintenant les données les plus récentes de plus s de 250 enquêtes de Statistique Canada.En juillet 2006, on a mis à jour environ 2 600 tableaux « comptant pour plus de 36 millions de séries chronologiques.Pour plus de détails sur les + nouvelles options, voir la rubrique « Quoi de neuf » du 1° septembre 2006 à http:// « www.statcan.ca/francais/edu/new/new_f.htm 38 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 pen 7 col 7 05 ID Na i LA RELÈVE LA VIE QUOTIDIENNE AU MOYEN ÂGE CAROLINE BERGERON ÉTUDIANTE EN SCIENCES DE L'ÉDUCATION \u2014 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ÂGE EST DÉSORMAIS ABORDÉ SOUS L'ANGLE DE LA CHRISTIANISATION DE L'OCCIDENT ET PERMET À L'ÉLÈVE D'ÉTUDIER CETTE PÉRIODE À L'AIDE D'UN PLUS VASTE ENSEMBLE DE CONCEPTS ET PAR LE BIAIS DE DIFFÉRENTES ACTIVITÉS.LES ÉLÈVES DÉCOUVRENT AINSI LES ÉVÈNEMENTS IMPORTANTS DU MOYEN ÂGE ET ENRICHISSENT LEUR BAGAGE CONCEPTUEL.MAIS QU'EN EST-IL DES FAITS QUI SEMBLENT ANODINS, DES ÉLÉMENTS QUI FONT PARTIE DE LA VIE QUOTIDIENNE?CERTAINS DIRONT QU'ILS NE SONT PAS IMPORTANTS, QU'ILS NE SONT QU'ANECDOTIQUES ET QU'ILS N'ONT AUCUN CONTENU PEDAGOGIQUE; NOUS NE PARTAGEONS PAS CE POINT DE VUE.A VEC LE NOUVEAU PROGRAMME D'ÉDUCATION, LE MOYEN Les faits de la vie courante peuvent en effet être très intéressants pour les élèves : beaucoup raffolent des anecdotes.En plus de susciter l'intérêt des élèves, ces faits leur permettent de réaliser jusqu\u2019à quel point la vie à cette époque était différente de la leur et ils peuvent constater comment les gens vivaient.Ils constatent par le fait même que les pratiques quotidiennes ont beaucoup évolué à travers les siècles et ils peuvent aussi faire des parallèles avec des éléments de leur propore vie.Ils peuvent aussi prendre conscience que le Moyen Âge représenté dans les films est différent de celui illustré dans la vie courante.Il est donc intéressant et essentiel d'intégrer des éléments de la vie uotidienne du Moyen Age dans la planification du thème de la christianisation de l'Occident.Cet article couvre grosso modo la période du 10° au 15° siècle.Nous y approfondissons des thèmes comme l'alimentation, les relations amoureuses, la perception de la mort, la santé et I'hy- giéne, qui nous semblent plus pertinents que d\u2019autres.Ces sujets touchent en effet davantage la vie quotidienne des jeunes et, en leur faisant découvrir comment était la vie au Moyen Âge, ils les rendront capables de faire des constatations surprenantes tout en s'amusant à comparer ces faits avec aujourd\u2019hui.Ces éléments ne sont pas tous inclus dans la partie écrite de notre planification, mais ils seront abordés dans les cours durant les brefs exposés magistraux et comme compléments aux activités, notamment dans l\u2019activité sur la féodalité.L'ALIMENTATION Les élèves ne savent pas, bien souvent, ce que mangeaient les gens au Moyen Âge.Beaucoup croient que la nourriture et les traditions alimentaires étaient les mêmes qu'aujourd'hui.Pourtant, plusieurs différences peuvent être observées; commençons par des ressemblances.D'abord, avant le début du repas, peu importe le milieu social, l\u2019usage voulait qu'on se lave les mains, commele font la plupart des gens aujourd\u2019hui.Pour ce qui est de la nourriture, les ressemblances concernent surtout les produits de la viande.« Les salaisons et les produits de chasse étaient appréciés dans les campagnes et on consommait beaucoup de volaille, de bœuf et d'agneau en ville.Les poissons étaient très recherchés : les anguilles, le saumon, la truite, la perche, la carpe et l'esturgeon étaient populaires.On aimait les produits frais.»! Le porc faisait aussi partie du régime et était présent dans tous les festins domestiques.« En jambon, en saucisse ou en boudin, le cochon était souvent servi et tout le monde élevait au moins un porc qui était tué et salé à un moment de l\u2019année.»* Bien que semblables à ceux que l\u2019on mange aujourd\u2019hui, les légumes présents aux Moyen Âge n'étaient pas aussi variés : fèves et pois dans le lard ou la graisse de baleine, haricots secs, choux, poireaux, raves, oignons, laitues et cresson étaient consommés.Les pommes de terre, les tomates et le maïs ne furent intégrés au régime alimentaire occidental qu'après la découverte de l\u2019Amérique puisque ces produits n\u2019étaient cultivés que par les Amérindiens.« Les fruits étaient aussi moins variés, étant donné que l'exportation était rare et que la conservation était difficile sans réfrigération : cerises, fraises, pêches, framboises, groseilles, figues, nèfles, amandes, noisettes, noix, prunes, poires, pom- TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 39 Ani Bi thd LA RELEVE Gy fbi .Moyen Age .mes et coings étaient consommés.»* Les sauces étaient plutôt différentes et la moutarde et l'ail étaient les condiments principalement utilisés.Aucune matière grasse n\u2019entrait dans la composition des sauces, contrairement à aujourd\u2019hui.Elles n'étaient liées qu'avec de la mie de pain, des jaunes d'œufs ou de la farine : ni huile, ni beurre n\u2019 étaient utilisés, mais du jus de raisins pressés \u2014 le verjus \u2014 et des épices les complétaient.Une recette mise en annexe donne un exemple de plat de l'époque utilisant du verjus.* L'alimentation était quelque peu différente selon le statut du consommateur, notamment en ce qui concerne la qualité et la quantité : les nobles avaient accès à une plus grande variété d'aliments et de denrées de luxe comme le sucre, certaines épices et des vins de qualité.La viande faisait presque entièrement partie du régime quotidien.« Leur pain, élément essentiel de l\u2019alimentation de l\u2019époque, était blanc, fait a base de froment tandis que les gens du peuple se contentaient de mets plus simples et leur pain était noir, fait de farine d'orge ou de seigle.Ils mangeaient davantage de bouillies et de soupes de millet, de légumes et d'avoine.» ° Ces céréales étaient plus faciles à produire et moins coûteuses, mais parfois, de moins bon goût.Ils mangeaient aussi du fromage, des œufs et des légumes, comme nous le soulignons ci-haut.Au Moyen Âge, pas de réfrigérateur pour conserver les aliments; pour préserver les viandes, on devait les saler et les épicer, mais cela était coûteux et elles étaient souvent mal conservées, entraînant ainsi des maladies.L'eau était aussi difficile à conserver et elle croupissait vite; il était alors souvent plus sûr de boire de la bière ou du vin.® La façon de manger et les ustensiles utilisés pour le faire diffèrent de ce qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui.La table était recouverte d\u2019une nappe et de longières, petites nappes longues et étroites roulées sur les bords de la table pour s\u2019essuyer la bouche et les mains (seulement dans les classes aisées).Les fourchettes n\u2019existaient pas encore et les cuilleres étaient rares, mais tout le monde utilisait les couteaux (utilisé pour plusieurs choses, le couteau était apporté par chaque convive).Le tailloir, petite plaque ronde en bois ou en métal, ancêtre de l'assiette, était placé devant chaque personne.On y disposait des tranches de pain destinées à absorber le jus des viandes ou des poissons qu\u2019on y taillait.L\u2019écuelle était aussi utilisée, sorte de petit bassin cylindrique utilisé lors de la consommation des potages.Il y avait une écuelle pour deux personnes, alors on buvait le potage à tour de role.\u2019 SANTE ET HYGIENE Les jeunes et les moins jeunes ont souvent tendance a croire que les gens, au Moyen Age, ne se lavaient pas, car ils croyaient que la propreté permettait aux bactéries causant la maladie d'entrer plus facilement dans le corps.C\u2019est pourtant faux puisque la société médiévale était en général bien propre et tout 40 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 le monde se lavait.La propreté dans les maisons laissait certes a désirer puisque le sol de terre battue était souvent jonché d\u2019herbes et de débris, mais les gens se lavaient.Le mobilier des maisons comportait souvent une baignoire et, à Paris, il y avait de nombreux bains publics fréquentés par les hommes et les femmes.À la campagne, les gens se baignaient en groupe dans les rivières.L'usage, à la maison, était de se laver les mains et les pieds, lorsqu'on y entrait, et de se laver les mains avant les repas.L'hygiène se relâcha plutôt au 16° siècle, lorsque le bain acquit la réputation de nuire à la santé s\u2019il était pris trop fréquemment.L\u2019habitude fut alors prise de se laver seulement les parties visibles du corps, comme les mains et le visage, pour ne pas paraître sale.Le reste du corps, plutôt nauséabond, était abondamment parfumé pour camoufler les odeurs.® Les rues des villes n'étaient guère plus propres que le sol des maisons; souvent pavées, certaines avaient des égouts, mais la majorité des rues avaient I'aspect de latrines (toilettes), malgré les mesures de salubrité dictées par les autorités.On jetait les déchets de table et on y vidait les pots de chambre.Le nettoyage des rues était très irrégulier et ne se faisait qu\u2019en cas d\u2019épidémie ou lorsque le roi annonçait une visite prochaine.« Des déchets étaient aussi amassés dans des paniers sur le côté des maisons et étaient ramassés par des charretiers qui allaient les déposer au même endroit, formant d\u2019immenses buttes dont certaines existent encore aujourd\u2019hui.» ° La médecine et les techniques de guérison au Moyen Âge étaient aussi bien différentes de celles que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui.Les différentes techniques peuvent paraître inconcevables pour les jeunes et soulèvent bien souvent du dégoût et de l'incompréhension.Une comparaison peut être faite en ce qui concerne la quantité de médecins : de nos jours, on se plaint des engorgements dans les hôpitaux dus au manque Dl me: jent nes les rite is sde tes gs ref a que une ssl pr des nl tes Le de médecins; « à Paris entre 1272 et 1274, il n'y avait pourtant que six médecins sérieux »!!\u2019 Beaucoup de gens exerçaient la profession, mais illégalement : des herbiers, des charlatans et des apothicaires exerçaient le métier sans avoir suivi de cours (fait qui ne serait pas toléré dans la société d'aujourd'hui) et étaient appréciés du petit peuple.Les femmes aussi étaient populaires en tant que guérisseuses pour soigner les malades.Plus compatissantes et moins brusques que les hommes, elles étaient appréciées pour leurs soins, mais peu de femmes se faisaient soigner par d\u2019autres femmes.Pour diagnostiquer les maladies, le médecin examinait la blessure ou le malade, puis il étudiait l\u2019état du ciel.HI se fiait à l'astrologie et à la numérologie pour diagnostiquer et ensuite donner un remède.On prescrivait partout les médicaments les plus impossibles et les plus fantaisistes.(Voir en annexe pour des exemples farfelus.) La saignée était le remède le plus populaire de l'époque, mais on en abusait régulièrement : on se faisait saigner à propos de tout et de rien, pour faire sortir le méchant.Selon la population et les médecins, « l\u2019air serait le principal facteur de l'équilibre sanitaire, causant ou non les maladies.En pénétrant dans le corps humain sans intermédiaire ni transformation, l'air atteint directement le cœur.»!! Ils croyaient d\u2019ailleurs que la putréfaction de l'air est également responsable de la peste et que les moyens de I\u2019éviter étaient de fuir les endroits où l'air était vicié ou, selon un traité rédigé par la faculté de médecine au 14° siècle, de « choisir un bon air et d\u2019allumer des feux odoriférants en brûlant des troncs de choux et des pelures de coings.Il est aussi suggéré de prendre soin de ses intestins, d\u2019assaisonner ses aliments et de faire abstinence de femmes.»!?Plusieurs ignorent que les pharmaciens existaient au Moyen Âge.Les médicaments étaient certes différents, mais les remèdes existaient au 15° siècle.Appelés LA RELÈVE apothicaires, ces ancêtres des pharmaciens appartenaient à la corporation des épiciers et soignaient avec des produits comme le sucre, le gingembre, la cannelle et les herbes.Hs employaient aussi des substances considérées comme magiques : la mandragore, le saphir, l'émeraude.Ils confectionnaient des onguents et des élixirs, et certains organes d'animaux entraient dans la composition des médicaments : yeux de grenouille, vessie de pourceau, fiel de hyène, larme de cerf, limace.\"* Les médicaments étaient conservés dans des pots en grès, en étain ou en bois.Les règlements royaux ordonnaient que les apothicaires sachent lire les ordonnances et ne vendent pas de substances dangereuses.Ils devaient aussi posséder l\u2019Antidotaire de Nicolas Mirepse (formules médicales) qui demeura le codex jusqu\u2019en 1637.Ce métier ne sera pourtant véritablement réglementé qu\u2019en 1780.LA MORT Plusieurs gens croient ue la mort au Moyen Age avait la même importance qu'aujourd'hui.A cette époque, la mort était omniprésente et la vie qu\u2019on menait à chaque seconde avait un lien avec celle-ci.Tous croyaient « qu'il existait un au-delà où les morts jouissaient d\u2019une rétribution déterminée par le comportement qu\u2019ils avaient eu sur terre.Pour éviter la damnation éternelle, il fallait mourir en accord avec le seigneur, dans le pardon des fautes commises.»!é Il fallait donc mener une vie adéquate et se confesser régulièrement de ses péchés pour éviter d'aller en enfer.Pour faire passer ce message et, à la fois, lutter contre l\u2019hérésie, l'Église eut recours à des prédicateurs qui s\u2019adressaient au peuple et aux laics.Cette peur de l\u2019enfer est sans doute moins présente dans la société d\u2019au- jourd\u2019hui et il serait intéressant d'en discuter lors des cours centraux sur la religion catholique.La mortalité était aussi beaucoup plus fréquente à cette époque, puisque les conditions de vie étaient moins bonnes et que les gens vivaient moins longtemps.Les guerres, les épidémies et les famines, qu\u2019on ne retrouve plus dans la société occidentale actuelle, étaient les principales causes de la mort et amenèrent par le fait même une désensibilisation à la mort.De nos jours, la mort d\u2019un proche est impensable et inacceptable, mais à cette époque, « l\u2019accoutumance à la mort résultant de mort excessive »!° était chose courante.LES RELATIONS AMOUREUSES Les jeunes d'aujourd'hui s\u2019imaginent qu'au Moyen Âge régnait l\u2019amour courtois tel qu'il nous est présenté dans les représentations populaires sur cette époque.Pourtant, «la conception de l'amour où la femme est idéalisée et à qui l\u2019homme doit hommage, fidélité et dévouement » est bien loin de la réalité.La monogamie commençait à s'imposer depuis le 9° siècle et les époux étaient la plupart du temps imposés l\u2019un à l\u2019autre, dans l'aristocratie, pour des alliances de prestige.De plus, les femmes se mariaient très jeunes et avaient des enfants TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 41 ich 20 Bac. nn i GTR, lO RI {hi ni tar LA RELÈVE i NG ae) Hin eh hte tibia nL .Moyen Age .vers l\u2019âge de 16 ans.Lors du mariage, le prêtre n'avait pas le même rôle qu'aujourd'hui : le mariage deviendra un sacrement lors de la réforme grégorienne à la fin du 11° siècle et le prêtre n\u2019a pas d'autre rôle que celui de témoin.Peu de messes de mariage seront célébrées et le mariage deviendra plus important dans la religion seulement vers le 16° siècle.!° La femme n\u2019est pas non plus traitée avec tant de délicatesse que le voudrait l\u2019amour courtois.Selon l\u2019Église, « l'homme est le chef de la femme; il reflète la gloire de Dieu tandis que la femme reflète la gloire de l'homme.» \"\u201d La procréation restait le premier but du mariage et la femme était souvent soumise à son mari.Le divorce n'existait pas, mais quelques motifs permis par l\u2019Église autorisaient une séparation : la découverte d\u2019un lien de parenté entre les deux époux était un de ces motifs.Attention par contre à l\u2019adultère, il était puni de mort! Ce fait, qui a aujourd\u2019hui une importance plus personnelle, avait à l'époque une importance sociale.L'adultère devait par conséquent être puni sévèrement, et la punition devait servir d'exemple; voilà pourquoi elle devait être publique.La Bible en fait même mention : « L'homme qui commet l\u2019adultère avec la femme de son prochain devra mourir, lui et sa complice.»!$ Avant de mourir, on punissait l'homme en lui coupant les testicules et la femme était souvent tondue et enfermée dans un cachot de terre battue.Les deux pouvaient être torturés longtemps avant de mourir et il arrivait aussi qu\u2019on les fasse courir nus à travers le village avant de les tuer.L'homosexualité était aussi durement réprimée par l'Église et la société, surtout pour les hommes.Jusqu'au 13° siècle, une relative tolérance était appliquée à ce sujet, mais, ensuite, les lois devinrent plus dures et les sanctions s\u2019alourdirent.On tolérait quelques « écarts de conduite » pour les femmes, mais les hommes trouvés coupables d\u2019homosexualité avaient droit au bûcher.Un code publié vers le 14° siècle ordonnait «la castration à la première offense, l\u2019ablation du pénis à la seconde et le bûcher à la troisième ».\u2019 Ces sentences sembleront extrémistes pour les élèves, soulèveront sans doute des commentaires et leur feront prendre conscience des principes parfois inhumains en ce qui concernait les relations interpersonnelles.La vie quotidienne au Moyen Âge regorge de faits divers pouvant susciter diverses réactions de la part des élèves.Certains seront sûrement choqués en découvrant quelques principes ou traditions de la vie à cette époque, d'autres trouveront certaines anecdotes hilarantes et surprenantes.Une chose est certaine, les faits qui peuvent paraître anodins pour plusieurs susciteront chez eux une réflexion.Après avoir appris quelques façons de faire du Moyen Âge, les élèves pourront peut-être mieux comprendre leurs propres façons de faire et de vivre.Ils verront sans doute l'héritage culturel de l\u2019époque ainsi 42 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 que les éléments qui furent oubliés, par chance, au fil du temps.Ce ne sont pas les informations qui manquent sur les différents sujets de la vie quotidienne au Moyen Age et plusieurs autres aspects auraient pu étre étudiés à l'aide des ouvrages nommés dans la bibliographie.Plusieurs autres aspects auraient sans doute aussi surpris et intéressé les élèves, comme le divertissement, la chanson et l'habillement.Cette mise en lumière très descriptive de faits de la vie quotidienne au Moyen Âge ne peut manquer d\u2019intéresser les élèves; elle leur permet de dédramatiser certains évènements de leur vie courante et de voir à quel point l'existence semblait, malgré tout, agréable.En leur faisant découvrir les différences entre cette époque et la leur, l'enseignant peut susciter l'intérêt des élèves et leur faire ainsi retenir des informations complémentaires qui enrichiront les grands concepts parfois complexes de la christianisation de l\u2019Occident.NOTES 10 DUFRESNE, Claude.Histoire quotidienne des Français, de Clovis à nos jours, Éditions Solar, 2000, p.51.COMPTE, Suzanne.La vie en France au Moyen Âge, Éditions Minerva, Genève, 1986, p.60.D'HAUCOURT, Geneviève.La vie au Moyen Âge, Que sais- je?, Presses Universitaires de France, 1993, p.38.DUFRESNE, Claude.Histoire quotidienne des Français, de Clovis à nos jours, Éditions Solar, 2000, p.51.BOGLIONI, Pierre et al.Le petit peuple dans l'Occident médiéval, Publications de la Sorbonne, Paris, 2002, p.98.MACDONALD, Fiona.Les hommes du Moyen Âge, Éditions Fernand Nathan, Paris, 1984, p.17.DUFRESNE, Claude.Histoire quotidienne des Français, de Clovis à nos jours, Éditions Solar, 2000, p.51.DUFRESNE, Claude.Histoire quotidienne des Français, de Clovis à nos jours, Éditions Solar, 2000, p.45.Ibid, p.45.COMPTE, Suzanne.La vie en France au Moyen Âge, Éditions Minerva, Genève, 1986, p124. Ge Au 1 12 BOGLIONI, Pierre et al.Le petit peuple dans l'Occident médiéval, Publications de la Sorbonne, Paris, 2002, p.663.DUFRESNE, Claude.Histoire quotidienne des Français, de Clovis à nos jours, Éditions Solar, p.46.Ibid, p.53.ALEXANDRE-BIDON, Danièle et TREFFORD, Cécile.À réveiller les morts, la mort au quotidien dans l'Occident médiéval, Presses de l\u2019Université de Lyon, 1993, p17.BONNASSIE, Pierre.Les sociétés de l'an mil, un monde entre deux âges, Éditions de Boeck Université, Bruxelles, 2001, p.153.http:/ourv.com.gqe.ca/ glaporte/famille htm, PERNOUD, Régine.La femme au temps des cathédrales, Éditions Stock, 1989, p.173.Revue Science et vie junior dossier hors série 47, « Le Moyen Âge », janvier 2002, p.19.Ibid, p.21 LA RELÈVE RECETTE MÉDIÉVALE Sabourot ôe pouffine.\u20ac Dour faite faBoutot Se pouffine.pzenes pouffine on poulaifle ct Sefpecre par menue mosceauly ct les fouffris fesenDne pactie cn.fain Se fate ¢ mettes Bug peuSoignd aufouffeive.g prencs Ses foprs 8c poutmiTees mettes tv bet en Bouillon Se Geuf à Dre peu pain pout [yeretcon les z tctées Su gingemBze Blanc Batu 3 Bag peu Se Sert fus.1 gouter Se fclaiisfi quel apparticat.TRANSCRIPTION Sabourot de poussins.Et pour faire sabourot de poussins, prenez poussins ou poulaille et despeces par menus morceauix et les souffri ses en une paelle en sain de lart et mettes ung peu doignons au souffrire, et prenez des foyes de poulailles et mettez tram per en bouillon de beuf et ung peu de pain pour lyer ef con les et mettes du gingembre blanc batu et ung peu de vert ius et gouter de sel ainsi quil appartient.EN FRANÇAIS ACTUEL « Pour faire un sabourot de poussins, prenez des poussins ou une volaille et découpez-la en morceaux que vous faites frire dans un morceau de lard.Mettez à frire avec un peu d'oignons.Rajouter du bouillon de boeuf ainsi que les foies de volaille avec un peu de pain pour lier le tout.Rajouter du gingembre blanc et un peu de verjus.Saler à convenance.» (Recette tirée du Viandier de Taillevent, édition de 1495, conservé à la Bibliothèque Nationale de France, Bibliothèque de l\u2019Arsenal, 2001, n° 31.) p.128.CW / A Exemple de remède farfelu «Gilbert l\u2019Anglais conseillait, avec le plus britannique sang-froid, d\u2019attacher un cochon au lit du malade atteint de léthargie; il ordonnait dans l'apoplexie de la chair de lion, de l'huile de | scorpion et des | œufs de fourmis; et, pour dissoudre une pierre dans la vessie, du sang de jeune bouc nourri d'herbes diurétiques.» | Tiré du livre de A Suzanne Compte, La vie en France ; au Moyen Âge.TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 43 J'AI LU, VU, ENTENDU Sur les traces d\u2019un peuple disparu IROQUOIENS DU SAINT-LAURENT, PEUPLE DU MAIS ELISABETH PouLIOT-ROBERGE COMMUNICATIONS - POINTE-À-CALLIÈRE, MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL U 7 NOVEMBRE 2006 AU 6 MAI 2007, POINTE-À-CALLIÈRE PRESENTE, IROQUOIENS DU SAINT-LAURENT, PEUPLE DU MAIS, UNE EXPOSITION ENTIEREMENT CONSACREE A CETTE POPULATION MYSTERIEUSEMENT DISPARUE AU 16E SIECLE.QUELQUE 130 ARTEFACTS PROVENANT DE SITES ARCHEOLOGIQUES DU QUEBEC, DE L'ONTARIO ET DE L'ÉTAT DE NEW YORK FERONT REVIVRE CE PEUPLE D'HORTICULTEURS QUI A INTRODUIT LA CULTURE DU MAÏS DANS LA VALLÉE DU SAINT-LAURENT.PEUPLE DISPARU, UN ÉTRANGE DESTIN L'explorateur Jacques Cartier, lors de sa venue en 1534-1535, décrit la rencontre avec ces groupes qui habitent les rives du Saint- Laurent.Lorsque Samuel de Champlain arrive, 60 ans plus tard, il cherche en vain les habitants décrits par son prédécesseur.Ils ont disparu.Qu'est-il advenu de cette population horticole ?Quelles traces ont-ils laissées ?L'exposition livre les hypothèses les plus récentes apportées par les chercheurs sur cet épisode important de l\u2019histoire amérindienne.Pointe-à-Calliè- re vous convie à la découverte des Iroquoiens du Saint-Laurent et de son étrange destin.DES OBJETS RICHES EN HISTOIRE En parcourant cette exposition, le visiteur découvre la culture et le mode de vie des fabriquent les vases en terre cuite selon une tradition qu'elles se transmettent de mères en filles.Les Iroquoiennes du Saint-Laurent ont développé une « signature artistique » fa- al a Boris as Pipe à effigie humain, site Mandeville, Québec Photo : Jacques Bearckell, Centre de conservation du Québec Iroquoiens du Saint- Laurent par le biais d\u2019objets, datant du 15° et 16° siècle, qui témoignent de leurs activités quotidiennes.Objets domestiques par excellence, la poterie et l\u2019art de la céramique font partie du domaine féminin.Les femmes 44 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 cilement reconnaissable dans les motifs décoratifs des vases : ce sont les ponctuations au roseau, le motif en épi de mais et le motif en échelle.De magnifiques exemples de ces vases feront partie de exposition.UNE SOCIETE OU LA FEMME OCCUPE UNE PLACE IMPORTANTE La femme occupe une place bien particuliere dans \"univers domestique des Iroquoiens.Dans cette société, une maison-longue abrite plusieurs familles d\u2019un même lignage maternel (matrilinéarité) : quelques générations de femmes et de filles s\u2019y côtoient, accompagnées de leurs époux et de leurs frères.À leur mariage les hommes rejoignent la mai- son-longue de leur épouse.LE MAÏS FAIT PARTIE DE LA VIE QUOTIDIENNE On sait que la domestication de cette plante s'effectua dans une région assez restreinte du sud-ouest du Mexique, il yaenviron 5500 ans.Quand les Iroquoiens adoptent à leur tour l'horticulture comme moyen de subsistance, ils se trouvent au terme d\u2019un long parcours.Depuis des millénaires, la « route du maïs » s\u2019est étendue, au fil des migrations, du Mexique vers le nord.C\u2019est donc aux Iroquoiens que l\u2019on doit l'introduction de hal oval tent ( iba parie vie se og Laure IAI plus dure sgl facts.ney lore Ut; Ï ho Dang psf lor Tao del hog Lu Mais Sr ge Bf gui lent dll Han bug kn Main les Pu gt ah hg Fang ly sy y la culture du mais dans la vallée du Saint-Lau- rent.Cultivé près des habitations, le maïs fait partie intégrante de la vie sociale.Iroquoiens du Saint- Laurent, peuple du mais saura étonner les plus curieux et séduire par la beauté singulière de ces artefacts.Certainement une part de notre histoire à découvrir.UNE PUBLICATION SUR L\u2019HISTOIRE DES IROQUOIENS : UNE PREMIERE Dans le cadre de l'exposition, Pointe-a-Cal- lière réalise, en collaboration avec les Éditions de l'Homme, l'ouvrage Iroquoiens du Saint- Laurent, peuple du maïs.On y fait le point sur ce que l'archéologie, l\u2019histoire et la linguistique nous révèlent à propos des autochtones qui, bien avant l\u2019arrivée des Européens, cultivaient le maïs là où habitent maintenant la plupart des Québécois.Cette publication, accessible et abondamment illustrée, rédigée par l\u2019archéologue Roland Tremblay, intéressera aussi bien les amateurs d'histoire que les spécialistes des questions autochtones et les descendants de la grande famille des langues iroquoiennes.Disponible à la boutique du Musée dès le 6 novembre.Pointe-à-Callière remercie de leur soutien, Patrimoine canadien, ainsi que ses partenaires médias BOB, Historia, La Presse et The Gazette.Le Musée est subventionné par la Ville de Montréal.J'AI LU, VU, ENTENDU SAVIEZ-VOUS QUE.e Le maïs a été domestiqué au sud-ouest du Mexique il y a 5 500 ans?e La principale variété de maïs cultivée par les Iroquoiens du Saint-Laurent est apparue dans le bassin du Mississippi vers l\u2018an 200, avant d'être introduite par ces derniers vers l'an 800 de notre ère?e L'entrée de cette plante dans la vallée du Saint- Laurent a profondément modifié la démographie, le système de parenté, les relations entre les groupes et le mode de vie des habitants?e Les Iroquoiens disparaissent des rives du Saint- Laurent dans la seconde moitié du 16e siècle, entre le passage de Jacques Cartier et celui de Samuel de Champlain\u201d?e Les chercheurs pensent aujourd\u2019hui que la principale cause de cette disparition est due aux guerres entre les divers groupes amérindiens, bien plus qu'aux conditions climatiques ou aux \u201c épidémies?TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 45 DIVERS Le Prix du Gouverneur général 2006 L'HISTOIRE VERS DE NOUVEAUX SOMMETS SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATIONALE DU CANADA WINNIPEG A SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATIONALE DU CANADA, SISE À WINNIPEG, AU MANITOBA, A REVELE LES NOMS DES SIX RECIPIEN- DAIRES DU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR L'EXCELLENCE EN ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE CANADIENNE.CE PRIX, QUI EN EST MAINTENANT À SA 11F ANNÉE D'EXISTENCE, SOULIGNE LE TRAVAIL D'ENSEIGNANTS, DE LA MATERNELLE À LA 12° ANNÉE, QUI SE CONSACRENT À REDONNER VIE À L'HISTOIRE.HISTOIRE \u2014 DU CANADA Parmi les stratégies d'enseignement gagnantes, mentionnons la construction d'un tipi en Alberta, l\u2019espionnage pour le compte de John A.MacDonald en Ontario, la reconstitution de la bataille de Chateauguay au Québec, la création d\u2019un « Temple de la renommée » historique en Saskatchewan, la découverte de l'histoire d\u2019un soldat au tournant du siècle en Ontario et la rencontre de survivants de l'internement des Japonais en Colombie-Britannique.« Ces enseignants sont les plus talentueux et les plus extraordinaires qu'il nous soit donné de rencontrer dans une salle de classe, explique Deborah Morrison, présidente et directrice générale de la Société d'histoire nationale du Canada.Leur rôle pour promouvoir et préserver le patrimoine canadien est exemplaire et la Société d\u2019histoire est fière de les honorer de façon aussi prestigieuse.» Les noms des récipiendaires apparaissent dans le tableau ci- contre.Le 28 septembre 2006, Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada, a honoré les récipiendaires au cours d\u2019une cérémonie tenue à Rideau Hall.Les festivités comprenaient une réception à la Salle de la Tente et une visite privée de cette résidence historique.À Ottawa, les récipiendaires ont partagé un dîner en compagnie de Son Excellence, ils ont participé à une réception privée à la Colline du Parlement avec leurs députés, ils ont été officiellement honorés à la Chambre des Communes et ils ont pris part à un souper de gala et à une rare visite guidée du Centre de préservation de Gatineau, animée par un représentant de Bibliothèque et Archives Canada, un partenaire du programme.46 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 « Ces enseignants inspirent nos enfants et les aident a comprendre et a respecter la signification des histoires que racontent les nombreux documents et artefacts entreposés à Bibliothèque et Archives Canada, affirme lan Wilson, bibliothécaire et archiviste du Canada.À nous revient l\u2019honneur de rapprocher ces enseignants de la source même de ces histoires qu'ils se sont employés à faire aimer à nos jeunes.» Les récipiendaires ont également touché un prix de 2 500 $.Leur école respective a eu droità un prixde 1 000 $.Cet événement mémorable et la remise des prix sont rendus possibles grâce au Groupe financier de la Banque TD.« La Banque TD s'attache à bâtir un meilleur avenir pour nos jeunes et nos communautés, explique Scott Mullin, vice-président aux Relations avec la communauté et le gouvernement.Ces enseignants exemplaires représentent les milliers d\u2019enseignants de nos communautés qui, chaque jour, s'efforcent de donner à nos citoyens les plus jeunes le goût d'apprendre.Nous sommes fiers de souligner leurs efforts grâce à ce programme.» Le Prix du Gouverneur général pour l'excellence en enseignement de l\u2019histoire canadienne est commandité par la Société d'histoire nationale du Canada, un organisme de bienfaisance dédié a la vulgarisation de l\u2019histoire du Canada.L'année 2006 sera la 11¢année d\u2019existence du Prix du Gouverneur général.Les récipiendaires ont été sélectionnés par un jury pancanadien parmi 25 finalistes provenant de toutes les régions du Canada.La Société d\u2019histoire nationale du Canada publie The Beaver: Canada\u2019s History Magazine et Kayak, Canada\u2019s History Magazine for Kids.La Société d'histoire honore également les gens et les organismes qui contribuent à populariser l\u2019histoire grâce au Prix Pierre Berton.Les finalistes de 2006 étaient : Patricia Baker Toronto (ON) Margo Broadbent Stratford (ON) Raber Wood Louis River Antor Aor Kim Mary Re Dani West Bev Sen Man \u201cide Jenni Gly Kao Ske Mer son Wig Pe Tang ls] Ale rig Hal John Ga Jing Tony it us Ce b Robert Burgar Woodbridge (ON) Louise Busseau Rivière-du-Loup (QC) Antony Caruso Aurora (ON) Kim Chagnon et Mary Scott Regina (SK) Daniel Conner West Vancouver (CB) Bev den Ouden Sherwood Park (AB) Marvin Dodds Victoria (CB) Jennifer George Calgary (AB) Karon Guttormson Saskatoon (SK) Merrill Hunter et son équipe Winnipeg (MN) Peter Katsionis \u2014 Vancouver (CB) Iris Loewen, Pam Aleekuk, Wendy Erick Hobbema (AB) John MacPhail Oakville (ON) Jane Marshall Toronto (ON) Julie-Catherine Mercadier Montréal (QC) Greg Miyanaga Coquitlam (CB) Keith Samuelson \u2014 St.John's (TN) Blake Seward Smith Falls (ON) Jamie Smith Walkerton (ON) Joe Stafford Belleville (ON) JDM (James) Stewart Toronto (ON) Cynthia Ann Weldon Langley (CB) Kathryn Whitfield Toronto (ON) DIVERS LES RECIPIENDAIRES Antony Caruso Aurora (Ontario) Kim Chagnon et Mary Scott Régina (Saskatchewan) Jennifer Johnson-George Calgary (Alberta) Julie-Catherine Mercadier Montréal (Québec) Greg Miyanaga Coquitlam (Colombie-Britannique) Blake Seward Smiths Falls (Ontario) Julie-Catherine Mercadier : un portrait Julie-Catherine Mercadier souhaite que ses élèves de 5e et 6e année, récemment arrivés au Canada, comprennent l\u2019histoire qui se cache derrière le nom des rues et des sites qui les entourent.Elle a conçu un module complet sur la Nouvelle-France qui propose une approche multidisciplinaire de l'apprentissage.Elle a tout mis en oeuvre pour éveiller la curiosité de ses élèves : fabrication d'une maquette de la forteresse de Louisbourg, création de personnages grandeur nature ayant marqué l\u2019histoire, apprentissage de chansons relatant les péripéties des ancêtres français et britanniques, et même la conception d\u2019un spectacle en partenariat avec le Musée Stewart.Elle motive ainsi ses élèves à connaître et à comprendre l\u2019histoire de leur pays d'accueil.L\u2018an dernier, Julie-Catherine Mercadier enseignait à l\u2019école primaire Louisbourg, de la CSDM.Elle travaille maintenant à l\u2019école primaire Terre des Jeunes, de LaSalle, dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal.TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 47 Be! ge ait ee Ln Re GRANDS ANNIVERSAIRES LES « CASQUES BLEUS » ONT 50 ANS JEAN-CLAUDE RICHARD COMITÉ DE RÉDACTION \u2014 TRACES A FORCE D'INTERVENTION DES NATIONS UNIES, QUE L'\u2018ON NOMME GÉNÉRALEMENT LES « CASQUES BLEUS » À CAUSE DE LA COULEUR AZURÉE DE LA COIFFURE DE SES MEMBRES, EST NÉE À L'AUTOMNE DE 1956, DANS LE CADRE D'UN CONFLIT DANS LEQUEL QUATRE DES CINQ MEMBRES PERMANENTS DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ONT JOUÉ UN RÔLE DE PREMIER PLAN.NOUS RAPPELONS QUELQUES ÉLÉMENTS DU CONTEXTE QUI A MENÉ À LA CRÉATION DE CET « OUTIL DE PACIFICATION » QUI, COMME L\u2018ILLUSTRE LE DESSIN CI-DESSOUS, NE L'A PAS TOUJOURS EU FACILE AU COURS DES CINQUANTE DERNIÈRES ANNÉES.Détail d'un dessin de Plantu publié dans L'Express, no 2876 (17 août 2006), p.3.En juin 1956, deux évé- nements majeurs s'inscrivent dans l\u2019histoire de l'Égypte moderne : les troupes du Royaume- Uni rentrent chez elles après une occupation de 74 ans et Gamal Abdel Nasser, jeune officier de l\u2019armée égyptienne qui avait participé, en 1952, au renversement du roi Farouk, est élu à la présidence du pays avec 99,84 % des suffrages [!].Nasser souhaite construire un barrage à Assouan pour régulariser le Nil et produire de l'électricité.Il sollicite du financement auprès de l\u2019Angleterre, des États-Unis, de la Banque mondiale et\u2026 de l'URSS.Il achète aussi des armes auprès de cette dernière, ce qui indisposent les Occidentaux, É.- U.en tête, qui refusent alors leur aide pour Assouan.Nasser nationalise alors le canal de Suez, géré par une société internationale franco-britannique.Geste de représailles?Peut-être.Mais, surtout, source de financement, car le canal, entièrement payé, était très rentable.La France et l\u2019Angleterre dénoncent l'initiative de Nasser et cherchent un moyen de reprendre le contrôle du canal.La solution : pousser Israël, alors en guerre contre les pays arabes et que le renforcement militaire de l'Égypte inquiète, à a Lester B.Pears Archives Canada/PA- © Bibliotheque et Archives Canada c094168 attaquer cette derniere et, après le déclenchement du conflit, inter- 48 TRACES, VOL.44, N°4 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006 hat LUA RAY n et son ép lors de la réception du Prix Nobel de Ia Paix en 1957 Photo : Duncan Cameron/Bibliothèque et venir en pacificateurs et occuper la zone du canal pour éloigner les belligérants.Le 29 octobre, Israël envahit le Sinaï.Le lendemain, la France et la Grande-Bretagne lancent un ultimatum à l'Égypte et à Israël : ces pays doivent maintenir leurs troupes à 10 milles (16 Km) à l\u2019est et à l\u2019ouest du canal que l\u2019on dit menacé.L\u2019ultimatum est évidemment rejeté par Nasser et, le 31, les forces franco-britanniques interviennent et occupent la zone du canal.Émoi dans le monde.Le Conseil de sé- WE curité des Na- A tions Unies a est saisi du # dossier.Les États-Unis et l'URSS dé- B®: noncent les M agressions 4 contl'Égypte est victime, À mais ont les ÿ mains liées, les premiers « par la campagne électorale à la présidence, la seconde par sa tentative de mater une révolte qui a éclaté en Hongrie, pays situé dans sa sphère d'influence.ouse Au Conseil de sécurité, le Canada était assis entre deux chaises : il pouvait seranger aux côtés del'URSSet des États- Unis et condamner l\u2019intervention franco-an- glaise sur la canal, ou approuver Londres et Paris; dans les deux cas, il se met à la remorque ou des États- Unis ou de l\u2019Angleterre.Représenté par son ministre des Affaires extérieures, Lester B.Pearson, le Canada ne vote pas.Toutefois, il propose que les Nations Unies envoie un contingent militaire international qui occuperait les deux rives du canal à la place des troupes franco-bri- tanniques.La proposition fut acceptée et, le 21 novembre, les premiers soldats onusiens débarquent à Port-Saïd.C\u2019est ainsi que naquirent les « Casques bleus ».Si ces troupes ne provoque- rent pas le reglement du conflit, elles n\u2019en réussirent pas moins à le faire cesser.L'intervention de Pearson dans le règlement de la crise de Suez lui valut en 1957 le prix Nobel de la paix. se ete x 4 RAR TN ls te, sis ni Abe a Il i He an tr ou ; He 0 se UX i Is le shit ) fer da IS, Qu A 2 in re es es 1 ite i: 1 JS 2 1 - it I X SRN ENE TETE TN TRI TER TRES CE ANT ry La.al DESTINATAIRE POSTES - PUBLICATIONS NUMERO DE CONVENTION : 40044834 ii ti nds Adresse de retour Di nationale du Québec Sec.bépat iégal j 2273, rue Ho LONGUEUIL, QC J4J 3X1 ibis at cl Luci dino ë SAS Païimoine Canadian Ÿ POINTE-A-CALLIÈRE Bol ES = \u2014Bob MSA res woud www.bob.ca Musée d\u2019archéologi Fi et d'histoire de Montréal Canadä 350, place Royale Vieux-Montréal Tél.: (514) 872-9150 WwW.pacmusee.qc.ca Montréal = ë 2 < & z 2 & a 2 3 2 pri 2 2 Zz = 8 w 2 2 Ed z a = 5 z 2 2 a8 g ob og 2 2 5 3 > a = 2 = g E 2 Zz 3 a pis x = 2 ë = a = = & 8 A] g = a 5 Z x = 2 8 : = E 2 = 2 5 2 = A 2 a = 2 6 = = = = = 3 = & w 2 < ë = "]
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