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Titre :
Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec
Éditeur :
  • Montréal :Société des professeurs d'histoire du Québec,1988-
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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  • Bulletin de liaison
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Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1998-03, Collections de BAnQ.

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[" PER S-334 25-9710 36, N° 2 / Printemps 1998 BNQ nuvuë de la société des professeurs TRACES d'histoire du Québec \u2014_\u2014 \u2014_\u2014 \u2014\u2014- L'ENSEIGNEMENT cu DE L'HISTOIRE ta > LES NOUVEAUX ; PROGRAMMES qi \u2018 of UN CONGRES A TROIS BIM.ET PLUS \" ) x MEMOIRES ET A | ORDINATEURS J ve J ré ve 3: : L\u2019ÉDIT DE NANTES RODIN ÊTRE NOIR À QUÉBEC A rit coll ti ih i i HH A À ki Ki sh [Ri I Hh | ÿ à ) | WD tes Wa Qi Bh nig it Hn ul 4 Hi hi ida i i ih | inh 1H i i i ; ; | H if J pil ro i Ris: oi Hi ih ie: ÿ il ji i ih] Hr vi 0 H i i ih : ] # oi ii hl ii ih Hing ih a TH {itis Que y fi ol 3 Ë, am i ph Hi if i i htt ie 7 i Hie AR i A i / Hos es on iH i h 7 Yi er va fh iw \"i ji hos fi i ie i on il fit i Sil na i hh i 1 : 4 Gi il hi Ih i 1 ir fi f i i ÿ à {i ! 2 it ih il Hi oH) oh i IR i A A he i fi if) i i 7 it ig i Ki Ih 2 i To HH i nn on Lr | i ih # Hit al a?j 0 http://www.lidec.qc.ca SEY 3 L rey ¥ FEN L'ÉVALUATION ill it coc bo - BIM : PLUS QU'UN OUTIL YVES GROULX CONSEILLER EN MESURE ET ÉVALUATION \u2014 SOCIÉTÉ G.R.1.C.S.A BANQUE D'INSTRUMENTS DE MESURE EST UN OUTIL AU SERVICE DES CATION AU QUEBEC, L'EQUIPE DE BIM SEST DONNE POUR MISSION | ENSEIGNANTS.À L'AUBE DES GRANDES RÉFORMES DU SYSTÈME D'ÉDU- D'AIDER LES ENSEIGNANTS À ACQUÉRIR PLUS D'AUTONOMIE DANS LE DOMAINE DE L'ÉVALUATION DE L'APPRENTISSAGE.VOYONS ENSEMBLE CE QU'OFFRE BIM POUR FACILITER LEUR TRAVAIL, BIM : un logiciel Le logiciel BIM permet de préparer sur place des épreuves parfaitement adaptées aux besoins de l'enseignant.En effet, à l'aide du logiciel, ce dernier peut préparer une épreuve qui porte sur une habileté en histoire, sur une notion ou un objectif terminal du programme.Pour éviter le copiage, il est également possible de faire plusieurs versions de la même épreuve et de changer l'ordre des choix de réponses.En fait, il existe une multitude de possibilités permettant de préparer une épreuve à la convenance de l'enseignant, pour autant qu'il maîtrise le fonctionnement de base du logiciel.De plus, la nouvelle licence de l'organisme permet maintenant aux enseignants d'une commission scolaire abonnée a BIM de se servir du logiciel ala maison.BIM : une équipe de formateurs Afin que tous maitrisent bien ce logiciel, BIM organise des sessions de formation.On peut suivre ces cours dans les locaux de BIM ou 22 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 dans les écoles.De plus, il existe un didacticiel qui facilite l'apprentissage des diverses fonctions du logiciel dans son milieu et à son propre rythme.Ce logiciel est maintenant disponible et chaque organisme abonné à BIM en reçoit gratuitement une copie.BIM: une banque d'épreuves et d'items BIM, c'est également une banque d'épreuves et d'items qui est mise à jour chaque année.Un disque compact est diffusé en septembre et comprend toutes les nouveautés de l'année.Voici le contenu de la banque d'histoire tel u'elle se résente aujourd'hui.(voir le tableau ci-dessous) D'ici à la parution du prochain disque compact, BIM ajoutera des épreuves en histoire générale et en his- Canada.Le contenu de la banque est présentement disponible en version Windows avec Word Perfect.En septembre, BIM l'offrira également en format Word.BIM: une équipe de conseillers pour la production d'épreuves Lorsqu'une équipe d'enseignants désire produire une épreuve, l'équipe BIM peut lui apporter de l'aide pour l'informatisation, la révision linguistique et la validation.Voici, illustré dans les tableaux des pages suivantes, le résumé des tâches qui incombent respectivement à l'équipe BIM et à l'équipe d'enseignants lorsqu'il est décidé de travailler conjointement à l'élaboration d'une épreuve.Contenu de la banque toire du Québec et du d'histoire Programmes Items Épreuves Histoire Générale 477 14 Histoire Québec-Canada 838 15 ÉVALUATION Étapes Groupe régional Équipe BIM ; LA PLANIFICATION \u201cNommer un responsable du groupe » Organiser la session.E *Fixer un mandat et une chance.d'établir le 1 jour pour le responsable 4 contact avec BIM.Préparer la session.i Environ 3 jours Échéancier : x: Er RK A ; Er | fn du ler juin ou 30 août et | LA RÉDACTION Id, 1re partie: * Libérer les participants.* Animer la session.session de formation *Convoquer les participants à la session de 2 jours rédaction.lers 2 jours pour tous les participants im oo ; Contenu de la sesson Présentation de la démarche d'élaboration d'un instrument de mesure ; Présentation de la définition du domaine et Présentation des règles de rédaction pour chaque item une Spécification du contenu de l'épreuve eut Choisir les types d'items our Déterminer le nombre d'items i Début de la rédaction des items im on, «Poursuivre la rédaction des items dans chaque * Soutenir les rédacteurs.(téléphone ou courrier) ls région 1-2 jours ts De 2 à 5 jours par participant ' qu «Chaque participant transmet les items selon *Réviser les items.en l'échéancier fixé.Si possible, ces items sont - Révision de contenu ; transmis sous forme imprimée ou informatisée._, , , If \u201cRévision docimologique 8 2 jours Lu Échéancier: ne du ler septembre au 10 décembre 2e partie: Organiser la session de révision * Animer la session.session de révison 1 jour Contenu de la session Correction et modification des items Rédaction du guide d'utilisation Consignes Desciiption de l'épreuve Clé de correction Préparation du cahier de réponses * Organiser la mise à l'essai.ue *Selon les besoins, participer à l'informatisation de ie l'épreuve.1 à 7 jours selon le graphisme à effectuer Échéancier: du lerjanvier au 28 février TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 23 ÉVALUATION ,,BIM.Étapes Groupe régional Équipe BIM LA MISE À L'ESSAI Les épreuves sont généralement mises à l'essai au cours du mois de mars de façon à ce que la version révisée soit disponible au mois de juin.Si cela s'avère impossible, la mise à l'essai doit se dérouler au mois de juin.Le groupe régional sélectionne 3 à 5 groupes d'élèves pour la mise à l'essai.Ces groupes peuvent être ou non originaires de la région, selon la nature du projet.Le responsable du groupe régional fait parvenir une copie de l'épreuve à la personne désignée par l'organisme.Cette personne-ressource : assure la reproduction des documents; * supervise l'épreuve; * recueille les copies des élèves, * transmet ces copies à BIM.Environ une journée pour les membres du groupe régional Après la mise à l'essai, BIM participe à la correction des copies d'élève; effectue les compilations jugées utiles; apporte les correctifs jugés nécessaires; assure l'informatisation finale de l'épreuve.De 3 à 5 jours Échéancier : du ] mars au 10 avril L'EXPÉRIMENTATION DE L'ÉPREUVE Uniformiser l'expérimentation de l'épreuve.Concevoir un protocole de correction.Faire passer l'épreuve dansles organismes de la région.Recueillir et compiler les fiches de rétroaction remplies par les enseignants.Possibilité de traiter ies résultats.Conseiller le groupe régional sur les procédures à suivre.Échéancier : du 1er juin au 20 juin L'ANALYSE DES ITEMS En soumettant une épreuve à un large échantillon d'élèves, on vise à améliorer la qualité des items qui la composent.On effectue alors des analyses statistiques pour déceler les items dont la valeur est moins sure, Compte tenu des ressources nécessaires pour mener à bien une telle opération sur plusieurs épreuves, on cherche à exploiter les résultats obtenus lorsque des commissions scolaires utilisent des épreuves Issues de la concertation régionale.Les organismes membres du groupe régional utilisent volontairement l'épreuve élaborée au cours de l'année.Ils informent alors BIM de leur intention d'utiliser l'épreuve.Le cas échéant, ils sont invités à transmettre à BIM une copie informatisée des résultats d'au moins trois groupes d'élèves (environ 100 élèves), au plus fard le 30 juin.Compiler l'ensemble des résultats reçus.Effectuer les traitements statistiques.Assurer l'analyse des résultats.Apporter les corrections à l'épreuve.Intégrer un rapport dans le guide d'utilisation.3 à 4 jours Échéancier: du ler juillet au 30 octobre commission scolaire.LA DIFFUSION DES ÉPREUVES Les épreuves sont envoyées aux services éducatifs des commissions scolaires durant le mois de mars de chaque année.Les modalités de leur utilisation sont précisées chaque année par les membres du comité.La banque d'instruments de mesure est présentée dans plusieurs milieux de l'éducation : écoles primaires et secondaires, écoles de métiers, universités, etc.Il est donc primordial pour les enseignants qui ne connaissent pas nos services de s'informer auprès de leur conseiller pédagogique ou des services éducatifs des modalités d'utilisation de BIM dans leur Pour tout renseignement concernant le contenu des banques et le fonctionnement du logiciel BIM, vous pouvez contacter Yves Groulx au numéro (514) 251-3887.24 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 NOUVELLES TECHNOLOGIES Je me souviens! DANIEL GÉNÉREUX CONSULTANT EN INFORMATIQUE ÉMOIRE VIVE, MÉMOIRE CACHE, MÉMOIRE VIRTUELLE, MÉMOIRE MORTE, type de mémoire permet à M MÉMOIRE QUI, POUR CERTAIN, EST UN GRAND TROU NOIR.vos applications d\u2019être plus POUR FONCTIONNER, L'ORDINATEUR A, TOUT COMME NOUS, BESOIN rapides, mais la mémoire DE MÉMOIRE.ON EXPRIME EN TERME MÉMOIRE DES CIRCUITS INTÉGRÉS Vive qu\u2019elle utilise ne peut OÙ L'ORDINATEUR PEUT STOCKER DE L'INFORMATION.MAIS IL EXISTE PLUSIEURS être utilisée pour l\u2019ouver- TYPES DE MÉMOIRE QUI SONT SOUVENT CONFONDUS.ture d'applications.Le terme mémoire s'adresse ordinairement à la mémoire vive, qu\u2019on mesure en terme de RAM.Les RAM, de l\u2019abréviation de l'anglais «Random Access Memory», se mesurent en Kilo-octets ou en méga-octets.Il ne faut pas confondre mémoire et espace disque méme si les deux sont exprimés en Mo.Les disques durs, ou autre média de stockage, servent a stocker des informations et des applications à moyen et long terme.Vous pouvez, par exemple, enregistrer un document sur un disque dur, ou une disquette, afin de pouvoir le réutiliser ultérieurement.Par contre, la mémoire vive (RAM) est utilisée par le logiciel système et les applications utilisées pour un stockage temporaire.Lorsque vous éteignez votre ordinateur, le contenu de la mémoire vive disparaît.L'espace de mémoire vive alloué au système varie selon les besoins, la configuration et les opérations qu\u2019on effectue.Plus vous disposez d'espace mémoire, plus le nombre d'applications ouvertes simultanément peut être élevé.Aussi, plus vous allouez de mémoire vive à vos applications, plus elles sont rapides, surtout si vous travaillez sur des fichiers volumineux et complexes.La plupart des applications sont préréglées pour utiliser une certaine quantité de mémoire.Il est tout de même possible, sur certaines plates-formes, de modifier cette quantité de mémoire.La mémoire virtuelle est une portion du disque dur que l'ordinateur utilise en complément de la mémoire vive (RAM).Lorsqu'on utilise la mémoire virtuelle, cet espace du disque dur n\u2019est plus disponible pour le stockage de fichiers.Par contre, il est souvent recommandé, par les fabricants de logiciels, de ne pas utiliser la mémoire virtuelle, car elle peut ralentir la performance de votre ordinateur.Ceci est dû au fait que la vitesse de transmission de l\u2019information entre l\u2019ordinateur et le disque dur est beaucoup plus lente que la mémoire vive.La mémoire cache est un circuit intégré, ou une portion de la mémoire vive de l'ordinateur, réservée au stockage d'informations fréquemment utilisées.Ce La mémoire vidéo, ou VRAM, désigne la partie de la mémoire de l\u2019ordinateur réservée à l'affichage des images à l'écran.Sur la majorité des ordinateurs, la mémoire vidéo est séparée de la mémoire vive.Plus la mémoire vidéo est élevée, plus le nombre de couleurs et de dégradés affichables croît.Aussi, plus la résolution et la taille de l'image sont élevées.La mémoire morte (ROM) de l\u2019abréviation de l'anglais «Read Only Memory» est un circuit électronique conservant de manière permanente les programmes et les autres informations utilisées par l'ordinateur pour son fonctionnement.Le contenu de la mémoire morte est installé en usine et ne peut être modifié.Vous pouvez adresser vos commentaires à l'adresse suivante: dgmulticom@sympatico.ca TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 25 DIVERS A ili oe le AU COEUR DE LA MUSIQUE ET DE L'HISTOIRE LISE ROY AGENTE DE DEVELOPPEMENT - ATELIER DU CONTE EN MUSIQUE ET EN IMAGES L EST TRÈS COMPLEXE ET À LA FOIS EMBALLANT POUR QUI S'INTÉRESSE À L'HISTOIRE DE LA MUSIQUE, ET EN PARTICULIER À L'ORGANOLOGIE, DE METTRE EN PERSPECTIVE LE LIEN QUE L'ÊTRE HUMAIN A, DE TOUS LES TEMPS, ENTRETENU AVEC LES SONS: CEUX DE LA NATURE ET CEUX QU'IL A LUI-MÊME CRÉÉS À PARTIR DES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS QUI LA COMPOSENT.LA MUSIQUE A, DEPUIS TOUJOURS, ACCOMPAGNÉ LES ACTIVITÉS HUMAINES, SACRÉES OU PROFANES, ET LES INSTRUMENTS ONT JUSTEMENT PARTICIPÉ À EXPRIMER UNE MULTITUDE DE CONVICTIONS ET DE SENTIMENTS.L'ÉVOLUTION MUSICALE EST DONC, DEPUIS LA NUIT DES TEMPS, INTIMEMENT LIÉE À L'HISTOIRE DU MONDE.Philippe Gélinas Plus près de nous, à la Renaissance, deux musicologues, Praetorius et Mer- senne, se sont intéressés au développement et à la classification des instruments de musique.Déjà, au Moyen Âge, une variété impressionnante d'\u2019instruments de musique faisaient leur apparition.Les chalé- mies, cornemuses, flûtes, douçaines, vieles, cors, harpes, lyres, serpents, saqueboutes, psaltérions, guimbardes.plus de 400 instruments servaient des fonctions différentes lors des fêtes, cérémonies religieuses, danses, réveils, processions, quêtes, pèlerinages, guerres, couronne- 26 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 ments, etc.Cette période de l\u2019histoire musicale est importante non seulement pour son activité mais aussi pour la richesse qu\u2019elle a léguée aux générations qui l\u2019ont suivie.De fait, une grande majorité des instruments qui ont vu le jour au Moyen Âge et qui ont souvent leur origine dans l\u2019antiquité sont les ancêtres directs des instruments utilisés de nos jours.Depuis 1976, Philippe Géli- nas, musicien et pédagogue, s'intéresse à la musique ancienne, celle du Moyen Âge et de la Renaissance, ainsi qu'à son lien avec notre culture, celle qui a vu le jour en Nouvelle- France au début du XVIIe siècle.En 1989, il a fondé l'Atelier du conte en musique et en images, et c'est à travers la musique et le conte qu\u2019il a initié de nombreux publics de tous âges à l\u2019histoire.Ses qualités de musicien, de conteur et de pédagogue l\u2019ont amené a proposer une variété d\u2019activités à caractères artistique et pédagogique.L'Atelier du conte en musique et en images offre des concerts-démonstrations aux élèves du 2e cycle du primaire, du secondaire et aussi du collégial.Des contes traditionnels, avec musique du Moyen Âge et marionnettes, sont réservés aux petits de 4 à 9 ans.Le Meénétrier, concert- démonstration de musique du Moyen Age et de la Renaissance, regroupe une vingtaine d\u2019instruments anciens: le luth, le saque- boute, la cornemuse, la vielle à roue, le cromorne, la flûte à bec, le dulcimer, etc.Un nouveau concert- démonstration sur la musique en Nouvelle-France sera proposé à compter de septembre 1998.Philippe Gélinas détient un baccalauréat en interprétation musicale de l\u2019Université McGill ainsi qu\u2019un certificat en pédagogie de l\u2019Université de Montréal.Il s\u2019est perfectionné à l\u2019Université Northwestern à Chicago.Depuis 1976, il est membre de l\u2019Ensemble Claude-Gervaise, avec lequel il a participé a plus d'une dizaine d\u2019enregistrements et effectué des tournées dans plusieurs provinces canadiennes, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Europe.Il a joué, notamment, avec le Toronto Consort, le Studio de musique ancienne de Montréal, l'Orchestre de Radio- Canada et l'Orchestre sym- à des an pr rd | Des a gel TvÉs cert ie eh une gn que ; nm, meh cer Is $n jent pre ver ar A phonique de Halifax.En cet été 1998, Philippe Gélinas sera présent au nouveau Site des moulins du Sault-au-Récollet, dans le Parc-nature de l\u2019Île-de-la- Visitation.La Fête des moissons, de la ferme écologique du Cap-Saint- Jacques, ainsi que la Maison Saint-Gabriel, à l\u2019occasion des fêtes en l'honneur de Marguerite-Bourgeois, l\u2019accueilleront respectivement les dimanches 16 et 23 août prochains.Il sera également DIVERS à la Maison Trestler le dimanche 27 septembre, dans le cadre des Journées de la culture.Afin d\u2019enrichir, de renforcer de façon originale et de soutenir votre travail pédagogique, l'Atelier du conte en musique et en images vous offre une série d'activités qui sauront garder aujourd\u2019hui le caractère vivant de la musique et des coutumes d'autrefois.Pour information, communiquez avec Lise Roy, au (514) 421-4577.(A0 2052 0 8 8 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 À SURVEILLER La Faculté des Arts et des Sciences de l'Université de Montréal annonce un projet de formation en histoire à l'intention des enseignants d'histoire, de géographie et d'économie Des informations plus complètes devraient être disponibles lors du congrès d'octobre prochain HISTOIRE Raymond Langlois.slenrdelise.HISTOIRE DU QUEBEC EN: B.D.«Cette belle aventure dèla bande dessinée a commencé lorsque Marie-Noëlle et Éric ont gagné le premier prix du concours d'histoire nationale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, section Pierre-Le-Gardeur, en avril 1994.En tant qu\u2019enseignant-accompagnateur à l\u2019école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur de Repentigny, j'ai vite constaté l\u2019exceptionnelle qualité de ce travail étudiant.C\u2019est ainsi qu'est né le projet d\u2019illustration de l\u2019histoire du Québec.Il s\u2019agit d\u2019une première.Je suis particulièrement fier d\u2019avoir supervisé cette bande dessinée pleine d'humour et respectueuse de la trame historique.» 8-4 pages TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 27 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE AU PREMIER CYCLE DU SECONDAIRE oH mE - - pan Recommandations pour les nouveaux programmes JACQUES NOLET COLLEGE NOTRE-DAME \u2014 MONTREAL EPUIS MAINTENANT UN AN, IL Y A UN GRAND BRANLE-BAS DANS LE D MONDE QUÉBÉCOIS DE L'ÉDUCATION À CAUSE DES RAPPORTS LACOURSIÈRE (LA SITUATION DE L'HISTOIRE) ET INCHAUSPÉ (CONTENU DES PROGRAMMES DU CURRICULUM), ET SURTOUT DE LA DÉCISION MINISTÉRIELLE PRISE À LA FIN DE JUIN 1997 DE TRANSFORMER RADICALEMENT LE CURRICULUM DES ÉTUDES QUÉBÉCOISES, SECTEURS PRIMAIRE ET SECONDAIRE.Ces éléments vont naturellement bouleverser en profondeur le profil des.cours dispensés par les écoles québécoises du primaire et du secondaire.Nous pouvons parler presque d\u2019une révolution aussi profonde que celle engendrée par le rapport Parent au début des années 60.Ce changement radical concerne au premier titre les professeurs d'histoire, puisque cette matière devient une des quatre disciplines fondamentales de ce nouveau curriculum scolaire.Nous retrouvons enfin une place que nous aurions toujours dû occuper dans le cheminement éducatif proposé aux Québécois.Ce qui ne signifie toujours pas que tout est joué, loin de là.Dans cet article divisé en trois parties, j'examinerai le programme d'histoire générale de deuxième secondaire, créé en 1980 et appliqué à partir de 1984.Ce qui signifie qu\u2019il sera âgé d\u2019une vingtaine d'années lorsqu'il sera remplacé effectivement.Dans la première partie, je ferai une rétrospective générale de ce programme d'histoire générale 085-214 (contenu, approche et problèmes rencontrés), la seconde traitera spécifiquement des décisions ministérielles concernant les programmes d'histoire et, enfin, la troisième énoncera les recommandations que je ferai aux concepteurs des nouveaux programmes dans lesquels se retrouvera l\u2019histoire universelle, soit ceux de première et deuxième secondaire.Je laisserai, par conséquent, à d\u2019autres personnes beaucoup plus compétentes le soin d'aborder le programme consacré à l\u2019histoire nationale (085-414) qui se répartira dorénavant sur deux années du secondaire (troisième et quatrième).Atta- quons-nous maintenant à la question du programme d'histoire générale de deuxième secondaire qui traite de l\u2019histoire universelle.I \u2014 LE PROGRAMME D'HISTOIRE GÉNÉRALE (085-214) L'histoire générale, telle qu'elle est enseignée actuellement, peut se caractériser de la façon suivante: il s\u2019agit d'enseigner, dans le cadre strict d\u2019une année 28 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 académique (équivalente à un cours de quatre unités), l\u2019histoire universelle.Rappelons ici que les élèves québécois ne s\u2019y consacrent de façon obligatoire qu'une seule fois, c\u2019est-à-dire en deuxième secondaire.a) contenu 085-214 traite de l\u2019histoire universelle en sept modules qui se répartissent de la façon suivante : Initiation à l\u2019histoire et à ses matériaux (premier), Préhistoire (deuxième), Antiquité (troisième), Moyen Âge (quatrième), Renaissance (cinquième), Ère des révolutions (sixième) et Siècle actuel (septième).Après avoir réalisé ce parcours fort succinct, les élèves de deuxième secondaire devraient avoir un bon aperçu de l\u2019histoire universelle et voir comment s\u2019est formée la société occidentale dans laquelle ils vivent.Si les professeurs voulaient réaliser au complet tous les objectifs du programme d'histoire générale 085-214, ils devaient adopter un train d\u2019enfer et s'absenter rarement.Ce qui se fait évidemment au détriment de la compréhension des élèves qui, et c'est bon de le noter, abordaient pour la première fois l\u2019enseignement de l\u2019histoire de façon systématique ! Tous ceux qui l\u2019enseignent n\u2019ont pas manqué de souligner, à juste titre, qu\u2019il s'agissait du programme d\u2019histoire compris dans le curriculum secondaire qui est le plus difficile a enseigner (puisqu'il traite de l\u2019histoire universelle), qu\u2019il requiert une culture immense (pour répondre adéquatement aux questions inévitables des élèves) et une excellente maîtrise de l\u2019histoire (approche et synthèse particulièrement).En effet, on enseigne, au Québec, l\u2019histoire universelle en moins de cent heures tandis que, partout ailleurs, on y consacre plusieurs années (et on le fait à chacun des niveaux d'\u2019enseignement).Cette situation résulte d\u2019un laisser-faire généralisé des années 70, où l\u2019on ne croyait généralement pas à l'importance de l\u2019histoire dans une formation générale et au cours desquelles un élève du secondaire pouvait obtenir son diplôme d\u2019études sans avoir suivi le moindre cours d'histoire.Nous constatons maintenant le résultat effroyable de cette situation.Au début des années 80, le ministère de l'Éducation, ment ds dele Il ine ion ent : a de | us pus dr id ion pi } 1 le ole pt ont ir ons fur le jof après avoir fait la même constatation, a décidé d\u2019imposer deux cours obligatoires d\u2019histoire (générale et nationale) pour remédier à cette carence fondamentale.Ce qui était bien, mais nettement insatisfaisant comme le prouve la nouvelle réforme du curriculum des études primaires et secondaires.b) problèmes Nettement insatisfaisant, avons-nous dit, car cette décision de consacrer une seule année à l\u2019histoire universelle par le programme d'histoire générale 085-214 allait entrainer de graves problèmes pouvant même ypothéquer fortement sa réalisation.(1) immensité du programme Tous les enseignants d\u2019histoire générale 085-214 reconnaissent que ce programme d'histoire recouvre une trop vaste matière pour une seule année, surtout en raison du contenu de son programme et de l\u2019âge des élèves à qui il s'adresse.Voilà le premier problème majeur.D'abord, il faut initier les élèves à la science historique.C\u2019est la première fois de leur vie qu'ils abordent cette discipline, et leur seule initiation exige au minimum huit cours ou trois semaines.(II ne faut pas s'imaginer que le pri- L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE maire a bien initié les élèves à la science historique.) La qualité de cette première étape, que certains enseignants considèrent très conceptuelle et si ardue pour les élèves qu\u2019ils la sautent pratiquement, se répercute nécessairement sur la suite.Par contre si elle est bien faite, le reste s\u2019accomplit en pratique beaucoup plus facilement.Un second probleme réside dans le fait de la formation et des intéréts personnels du maitre concerné a qui il arrivera de consacrer plus de temps que les heures prévues pour tel ou tel module.Les professeurs qui ont étudié sous le régime de l\u2019ancien cours classique ont tendance à attacher plus d'importance à l'Antiquité et à la Renaissance qu'aux autres modules.Cela va de soi et on ne peut vraiment leur reprocher cette attitude.Le troisième problème se rattachant à l\u2019immensité du programme 085-214 se retrouvait à la fin de l\u2019année scolaire alors qu\u2019on doit escamoter le dernier module consacré au Siècle actuel et à la synthèse de l'année.faute de temps! À notre avis, il s'agit du module le plus important de l\u2019année et on l\u2019omet allègrement et de façon malheureuse.Ce qui donne comme résultat un programme tronqué dans son essence même.(2) temps trop court Non seulement on saute le dernier module faute de temps, mais le programme lui-même désigne comme options d\u2019enrichissement des éléments essentiels sans lesquels on ne peut comprendre réellement une société étudiée par un module précis.Deux exemples suffiront à faire comprendre mon propos.Comment peut-on comprendre la puissance d'Athènes et sa vie démocratique (module III) sans expliquer les racines de son enrichissement et de sa domination: sa production (tant agricole qu\u2019artisanale), son commerce (monnaie, navires et produits), la Ligue de Délos (autre source de financement de cette société) qui lui ont permis d\u2019atteindre un rang inégalé dans la civilisation grecque antique du 5e siècle avant Jésus-Christ ?Aujourd\u2019hui, on veut se servir du cours d'histoire générale pour former les élèves à la citoyenneté.Comment peut-on concevoir que, durant l'Ère des révolutions (module VI), les révolutions politiques du 18e siècle soient un élément d\u2019enrichissement?D\u2019autres exemples ont déjà été donnés dans un article précédent de la revue TRACES (vol.32, numéro 5, novembre- décembre 1994, pp.25 à 28) J'admire personnellement les professeurs de cette matière qui se montrent responsables et qui n\u2019hésitent pas à inclure non seulement le septième module (Siècle actuel) mais également la plupart des éléments d\u2019enrichissement (ce qui permettra une démarche logique et une synthèse ordonnée des objectifs poursuivis).Il n\u2019en demeure pas moins que le temps imparti par le ministère de l'Éducation à ce programme d histoire générale 085-214 est déja trop court pour le réaliser pleinement en tenant compte des capacités réelles des enseignants et des élèves eux-mêmes.Et je ne parlerai pas des directions d'établissements scolaires qui réduisent encore davantage le temps minimum qui doit lui être accordé.J'ai même entendu certains directeurs qui motivaient une telle décision en soutenant que leurs élèves étaient aptes à le réaliser dans le temps accordé.Ces derniers manifestent ainsi leur incompréhension fondamentale de l\u2019histoire et leur ignorance de ce programme.(3) accent trop occidentalisé On ne peut comprendre véritablement le programme d'histoire générale 085- 214 qu\u2019en saisissant son idéologie de base qui réside dans la compréhension suivante : qu'est-ce que l\u2019his- TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 29 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE .recommandations.toire universelle a apporté dans la formation de la civilisation occidentale actuelle?Il cherche, dans toutes les périodes historiques étudiées, c\u2019est-à-dire de la Préhistoire au Siècle actuel, les éléments qui ont permis la formation de la civilisation occidentale telle qu\u2019on la connaît actuellement et dans laquelle vivent nos élèves.Devant l\u2019évolution multi- ethnique de la société québécoise observée depuis environ trente ans, certains enseignants estiment que cette vision de l\u2019histoire universelle est trop orientée vers une tradition occidentale et qu'il conviendrait maintenant d\u2019avoir une approche davantage «pluri- sociétale» afin de toucher les milieux scolaires qui sont de moins en moins «québécois de souche».Les partisans d\u2019un tel changement considèrent que \"approche «occidentalocen- trique» est désuète et qu\u2019elle représente une entorse au programme d'histoire générale 085-214 et qu\u2019il conviendrait maintenant de le modifier radicalement.D'ailleurs les rapports Lacoursière et Inchauspé privilégient une telle approche nouvelle.En même temps, d\u2019autres groupes attaquent la conception fondamentale de ce programme, en soutenant qu\u2019il ne fait aucune place aux autres ethnies qui composent le Québec d\u2019aujour- d\u2019hui: les Amérindiens, les Juifs, les Noirs, etc.Le colloque sur l\u2019histoire, qui s\u2019est tenu au cours du mois d'août 1997 à l\u2019université de Montréal, a révélé que ces groupes de pression sont fort bien organisés et risquent de rendre tout programme d'histoire correct au plan de la rectitude politique, mais déficient au plan de I'objectivité.Comment les nouveaux programmes d'histoire générale pourront-ils résoudre ce problème fondamental sans s\u2019aliéner les objectifs de tous les groupements qui composent la société québécoise contemporaine?Serions-nous dans la quadrature du cercle.! (4) autres éléments inhérents Autre problème que nous aimerions évoquer dans cette rétrospective, ce sont tous les éléments inhérents (manuels, cahiers d'apprentissage, guides pédagogiques, corrigés, etc.) qui accompagnent inévitablement tout nouveau programme d'études et qui en sont la concrétisation même.(a) cahiers Ce furent d'abord les cahiers d'apprentissage ou d'intégration qui sont apparus moins de quatre ans après la mise en application obligatoire du programme 30 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 d\u2019études (1980) et de la publication du guide pédagogique (1982).On peut comprendre aisément leur apparition aussi rapide, car ils nécessitaient moins de travail et de recherche de la part de leurs auteurs.Les premiers cahiers firent leur apparition au cours de l\u2019année 1984 et ils attiraient déjà l'attention des futurs acquéreurs en affirmant qu\u2019ils correspondaient en tous points au progamme officiel.Qu'il suffise de citer L'enjeu de l'Histoire (Berthiaume\u2014Ouellet), et Mon nouveau programme d'études en Histoire générale (Francoeur \u2014 Jeannotte \u2014 Savoie).Puis vinrent les cahiers d'apprentissage pondus en fonction d\u2019un manuel édité : L'histoire et toi (1985), Défis et progrès (1987) et De la Préhistoire au Siècle actuel (1987) pour n\u2019en mentionner que quelques-uns.Il y aura également des productions spéciales, c\u2019est-à- dire un peu différentes de ces cahiers, comme Une clé pour l\u2019histoire (1994) qui semble, à nos yeux, l\u2019un des meilleurs instruments d\u2019apprentissage.Enfin, s'ajoutent aussi des productions maison que l\u2019on vit éclore surtout durant les années 1980 à 1985, à l\u2019avènement des manuels scolaires conformes aux normes du nouveau programme d'histoire générale 085-214.Ils ont foisonné et te Es = énormément, et il serait trop long de les énumérer et injuste de ne pas les citer tous.(b) manuels Il aura fallu attendre plusieurs années avant que les enseignants puissent avoir en main des manuels de qualité dans ce programme d'histoire générale.Les premiers manuels parurent en 1985 et s'étalerent sur plus d\u2019une décennie.Citons Histoire générale (B.Defau- don\u2014N.Robidoux), L\u2019Histoire et toi (Lorraine Lé- tourneau) et Défis et progrès (M.Fraser \u2014 L.Blouin).L'année suivante, en 1986, apparut l\u2019un des meilleurs manuels, celui de Guy Dau- phinais, qui s'intitule De la Préhistoire au Siècle actuel.Enfin, parut en 1995 Enjeux et Découvertes (J.Roby \u2014 C.Paradis).Les premiers manuels connurent également une seconde édition révisée, comme L'Histoire et toi (1996) et De la Préhistoire au Siècle actuel (1994).Ces nouvelles éditions furent suivies d\u2019un cahier d\u2019apprentissage reflétant mieux le contenu modifié.(c) guides pédagogiques Tout manuel sérieux se doit d\u2019être accompagné d\u2019un guide pédagogique qui explique les options de l\u2019auteur, un choix d'activités privilégiées et le découpage de la matière proposée.IE: Jl fo! ale est nf all de | sur Au fion fi én par uh pe bie men o bie Ly dé lan me bss des serait méret % lor avoir Is ge Ji nl en plus ns fai [Hs e L ou.1%, Jeurs Da ah, 1 nue i je yet jap je 5 doi dun Li dé paf Il semble que la confection du guide pédagogique soit l'élément qui exige le plus de travail de la part des auteurs de manuels.Telle est l'observation que m'a confiée l\u2019auteur d\u2019un manuel à l\u2019occasion d\u2019un congrès de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec.(d) corrigés Accompagnent aussi l\u2019édition d\u2019un cahier d\u2019apprentissage les corrigés eux- mêmes, souvent réclamés par les enseignants qui les utilisent en classe.En principe, un maître qui connaît bien sa matière d\u2019enseignement, ne devrait pas en avoir besoin.Mais il doit bien y en avoir une nécessité, puisque chaque maison d'édition d\u2019un manuel l'accompagne automatiquement d\u2019un cahier d\u2019apprentissage, presqu\u2019au moment de sa publication.Est-ce que l\u2019on trouvera autant de manuels pour les nouveaux programmes?On peut sans doute, en ce moment, en douter, si l'on tient compte des coûts élevés de la production de tout nouveau manuel et du regroupement actuel des maisons d'édition.Et que dire d'un autre grave problème inhérent à ces manuels: leur achat par les commissions scolaires et les autres établissements d\u2019enseignement! En ces temps d\u2019austérité budgétaire et de compressions de toutes L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE sortes, restera-t-il encore de l\u2019argent pour ces éléments d'accompagnement indispensables de tout nouveau programme d'études?On éprouve déjà des difficultés au Québec pour offrir un manuel à chacun des élèves du secondaire., comment peut-on imaginer leur offrir le cahier d\u2019apprentissage ! Voila quelques-uns des nombreux problèmes qui ont affecté le programme d\u2019histoire générale 085-214 créé au début des années 80.Est-ce que les nouveaux programmes d\u2019études en histoire générale (première et deuxième secondaire) sauront les résoudre et présenter des pistes d'innovations en ce début du IHle millénaire?Voila ce que nous verrons dans la partie suivante de cet article qui traitera des décisions ministérielles affectant l\u2019élaboration des nouveaux program mes d\u2019études en histoire dans l\u2019ensemble du secondaire.II \u2014 LES EXIGENCES MINISTÉRIELLES Avant d'aborder les recommandations que nous formulerons aux concepteurs des futurs programmes d\u2019études en histoire, nous désirons rappeler les grandes décisions du ministère de l'Éducation déjà émises en fonction des rapports Lacoursière et Inchauspé évoqués précédemment.1a a) cours à toutes les années du secondaire En juin 1997, la ministre de l'Éducation a décidé qu\u2019il y aurait de l\u2019histoire à toutes les années du cours secondaire.Ce qui constitue un progrès sensible pour notre discipline, car au lieu des deux cours obligatoires (générale et nationale), on passe a un cours d'histoire a chacune des années du secondaire.Jamais l\u2019histoire n\u2018a eu cette importance dans le passé, puisqu'elle devient une des quatre matières fondamentales du curriculum des études secondaires.b) éducation de la citoyenneté De plus, on devra ajouter à tous ces cours d\u2019histoire un nouveau volet visant la formation de la citoyenneté.D\u2019après ce que nous en savons présentement, il n\u2019y aura aucun problème à insérer ce nouveau volet en histoire générale.Si l\u2019on considère le programme d'histoire générale 085-214, il y aura trois modules qui se préteront facilement à ce nouveau volet d\u2019éducation de la citoyenneté : le module III (Antiquité), le module VI (Ère des révolutions) et le module VII (Siècle actuel).(Dle module IN Ce troisième module, qui traite de deux sociétés brillantes de la Basse-Antiquité (Athènes et Rome) ayant toutes deux une bonne conception de la citoyenneté, servira à formuler la nôtre en Occident.Athènes, d\u2019abord, a inventé la démocratie, système politique original qui donnera naissance, à long terme, à notre propre système politique.Premièrement, on peut expliquer longuement ce système démocratique et sa relation avec le nôtre.Deuxièmement, on pourra concentrer l\u2019attention des élèves sur les conditions de la citoyenneté athénienne et celles d\u2019aujourd\u2019hui, beaucoup plus larges, dans notre pays.Quant à Rome, on fera remarquer l\u2019évolution qu\u2019a connue la citoyenneté à cette époque: premièrement, elle fut réservée aux gens de la ville de Rome; puis, elle s\u2019étendra à l\u2019ensemble des populations de l'empire.(2) le module VI J'ai déjà posé que le programme actuel 085-214 qualifie l\u2019objectif 6.3 comme un élément d'\u2019enrichissement; ce qui constitue, à notre avis, un contre-sens fondamental dans ce programme d\u2019études consacré à l\u2019histoire universelle.En effet, il traite des révolutions politiques du XVIIIe siecle (anglaise et française) qui donneront naissance à la démocratie parlementaire, type du régime politique hérité de l'Angleterre et TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 31 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE .\u2026recommandations\u2026 caractéristique du Canada et du Québec.Il faudrait, par conséquent, inclure cet objectif d\u2019enrichissement et le rendre obligatoire dans le nouveau programme d\u2019études qui comportera l\u2019Ère des révolutions (soit probablement celui de deuxième secondaire).Aujourd\u2019hui, malheureusement, peu d'enseignants prennent le temps de présenter cet objectif facultatif à leurs élèves.Je peux même avouer que je lai présenté personnellement une seule fois au cours des dix dernières années.Trois motifs peuvent expliquer une telle attitude : (1) complexité de la matière; (2) manque de temps; (3) choix du professeur.(3) le module VII Dans ce dernier module, on traite des institutions internationales comme l'ONU (objectif 7.1) et l'inégalité du développement entre les sociétés actuelles (objectif 7.2).D\u2019autres éléments peuvent également s'ajouter à l'éducation de la citoyenneté souhaitée: le respect de l\u2019environnement devant sa dégradation, les nouveaux rôles sociaux, l'égalité entre les personnes, l'importance de l'éducation, etc.En omettant ce septième et dernier module, l'enseignant perd une chance exceptionnelle d\u2019éduquer les élèves à devenir de meilleurs citoyens tant sur le plan national qu\u2019international.En observant ces divers points, on se rend compte que le professeur d'histoire générale n'aura aucun pro- bleme majeur à répondre à cette commande ministérielle d'éducation de la citoyenneté.c) ouverture aux autres sociétés Devant l\u2019évolution de la société québécoise vers une composition multi-ethnique, le ministère de Education souhaite vivement que tous les cours d'histoire du secondaire s\u2019ouvrent de plus en plus aux autres sociétés dites non-occiden- tales.En examinant attentivement le cours d'histoire générale 085-214, il semble encore une fois que ce cours se prête admirablement bien à cette ouverture multi-ethnique contemporaine.Regardons de plus près ses différents modules.(1) module I] (Préhistoire) Après avoir étudié la Préhistoire, le programme d\u2019études invite les enseignants à se pencher sur les quatre premiers foyers de civilisation : Mésopotamie, Égypte des pharaons, Inde et Chine.Au lieu de se consacrer à une seule civilisation tel que le programme nous le propose, habituellement l\u2019égyptienne, on pourrait faire des efforts afin de présenter également les 32 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 trois autres : Mésopotamie (culture perse), Inde (culture indienne) et Chine (culture chinoise).Ce deuxième module permet déjà une importante étude de quatre grandes cultures qui existent encore aujourd\u2019hui et qui offrent I'ouverture multi-ethnique souhaitée par le ministere.(2) module III (Antiquité) Deux grandes civilisations de la Basse-Antiquité constituent le sujet formel d\u2019études de ce troisième module: grecque et romaine.Ainsi deux minorités ethniques québécoises pourront être visées: les Grecs (objectif 3.1) et les Italiens (objectif 3.2).De cette façon, on rejoindra deux des plus importants groupes ethniques du Québec contemporain, grâce aux civilisations fort connues de la période antique de la Grèce et de la Rome impériale.En complément de programme, la montée du christianisme pourra être l\u2019occasion d\u2019entrevoir deux autres aspects de la vie ethnique québécoise actuelle : la religion orthodoxe (objectif 3.2) et la civilisation byzantine (objectif 3.2).Enfin, la poussée des tribus germaniques et des Huns (objectif 3.2) permet de traiter des nouveaux pays apparus en Europe à la suite de ce déferlement: les Anglais (tribus angles et saxonnes), les Français (tribu des Francs), et les Hongrois (tribu des Huns).module IV (Moyen Âge D'autres minorités ethniques différentes pourront être abordées lors de l'étude de la période médiévale, qui ne sont pas des moindres dans la société actuelle du Québec: arabe, hongroise, scandinave, etc.Voyons donc comment peut s\u2019articuler cette présentation.L'objectif 4.1 traite des dernières migrations en Europe occidentale et des origines de la société occidentale.Ce qui permettra de parler abondamment des Arabes, des Byzantins, des Celtes, des Germains, des Hongrois, des Normands et des Scandinaves.L'objectif 4.1.3\u201d (enrichissement) permet de reparler encore une fois des grandes civilisations arabe et byzantine qui entouraient la société occidentale a l\u2019époque médiévale.(Renaissance) L'étude de la Renaissance et de ses grandes explorations océanes fournit une occasion en or de reparler de certaines grandes civilisations déjà évoquées (arabe, chinoise et indienne) et de nouvelles (africaine, italienne et japonaise).Toutefois, l'attention devrait être portée essentiellement sur les civilisations amérindiennes qui peuplaient l'Amérique au temps de uy do fi der ins a Ce ar bes Jl, i a se ur fer ir he fl al ol i ol l'exploration de Christophe Colomb en 1492; et sur celles d'Afrique d\u2019où viennent les Noirs qui ont remplacé les Amérindiens presque disparus sur ce continent lors du plus grand génocide de l\u2019histoire.e V e des révolutions) L\u2019Ère des révolutions sera propice pour parler de certains autres groupes ethniques, par exemple lors de la deuxième expansion européenne qui mènera ce continent à dominer le monde.Il sera nécessaire pour le professeur de faire certains choix, car il ne pourra traiter toutes les civilisations ou sociétés rencontrées dans ce sixième module.Il pourra guider son choix en fonction de la composition ethnique des différents groupes à qui il dispense son enseignement.(6) module VII (Siècle actuel) Dans le dernier module, consacré au Siècle actuel, une chance ultime nous est donnée de parler des sociétés du tiers monde (80% de tous les pays pauvres du monde) et du quart monde (les sociétés les plus pauvres de la terre ou 10% des pays).Ce qui explique en grande partie l\u2019immigration qui se fait ici.Un dernier point sera consacré au partage nécessaire des ressources entre les pays riches (automatiquement occidentaux) et les pays pauvres (tous les pays non occidentaux).Un bon exemple demeure Haïti, pays du quart monde et dont une importante minorité se retrouve au Québec depuis environ trois décennies.Demander de reformuler complètement ou en profondeur le programme d'histoire générale 085-214 pour y inclure une ouverture aux sociétés non-occi- dentales constitue, en tenant compte des propos précédents, une méconnaissance profonde de ce programme d\u2019études.Il suffit tout simplement de profiter au maximum des occasions qui s'offrent à nous pour intégrer cette ouverture à la réalité non-occidentale tant réclamée depuis un certain temps de la part de quelques groupes de pression.d) compréhension plus facile Un des responsables de programmes du ministère de l'Éducation, dans le cadre d\u2019un atelier qu\u2019il animait durant le congrès de la S.P.H.Q.tenu l'année dernière au College Saint- Maurice de Saint-Hyacinthe, a affirmé que tous les nouveaux programmes d\u2019études devront briller par une compréhension beaucoup plus facile pour tous.Il s\u2019agit évidemment des élèves et des professeurs d'abord (ce qui semble prima facie normal), mais également les autres intervenants éducatifs (parents, directeurs et commissaires scolaires) et même le grand public en général.Je pense que les programmes d'études actuels en histoire (générale et nationale) rencontreront facilement cette exigence ministérielle.Une preuve rapide: lors de la dernière visite des parents dans le collège où j'enseigne, plusieurs parents m'ont affirmé qu'ils faisaient eux-mêmes leur cours d'histoire en aidant leur enfant pour le cours d'histoire générale.Mais je nose pas penser ou imaginer comment d\u2019autres matières (même parmi les plus fondamentales) pourront satisfaire cette nouvelle exigence du ministère de l'Éducation, sans transformer radicalement plusieurs éléments de leur programme et, peut-être, le changer totalement ! e) mémorisation Un dernier point attire notre attention dans ces nombreuses et nouvelles exigences ministérielles pour les prochains programmes d'études à créer afin de former le corpus du nouveau curriculum proposé aux élèves du secondaire au début du Ille millénaire: l'obligation, pour les cours d'histoire, d'une certaine mémorisation.J'entends déjà certains éducateurs chevronnés sourciller à la seule mention ce mot.Serait-ce un retour aux méthodes traditionnelles que les plus âgés, parmi nous, ont connu avant la Révolution tranquille et sa réforme éducative?Il semble bien que ce soit le cas, d'après les propos de ce fonctionnaire du ministère de l\u2019Éducation déjà cité précédemment.Je suis personnellement d'accord avec cet effort de mémorisation si indispensable en histoire.Il faut d\u2019abord avoir un minimum de connaissances avant d\u2019aborder la science historique! Jadis, un adjoint m\u2019a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi les élèves en histoire générale devaient tant travailler tandis que c n\u2019était pas le cas pour les autres matières.Et, du même souffle, il m\u2018invitait à diminuer radicalement mes exigences.Il faisait la même erreur qu'a faite le ministère de l'Éducation pendant des années: comment peut- on acquérir une solide formation en histoire générale sans un effort minimal ?On voit aujourd\u2019hui à quelle impasse nous mène une telle approche pédagogique: une majorité d'élèves sans culture historique véritable.Serions-nous aujourd\u2019hui en train de réaliser, même inconsciemment, ce que Lord Durham affirmait dans son célèbre rapport, à TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 33 L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE .recommandations.savoir que les Canadiens frangais sont un peuple sans histoire?Concluons rapidement sur ces exigences ministérielles proposées dans l'élaboration des nouveaux programmes d\u2019études en histoire: il semble que les programmes actuels y répondront facilement sans être soumis à une transformation radicale ou même à une révolution totale.Mais il faudrait prendre également certaines décisions qui auront des répercussions profondes sur leur composition.C\u2019est ce que nous verrons en détail dans la troisième partie de cet article.II \u2014 LES RECOMMANDATIONS Les lecteurs auront déjà compris, surtout avec la deuxième partie de cet article consacrée aux décisions ministérielles, que nous ne sommes pas en faveur d\u2019une reformulation totale du programme d'histoire générale 085-214 enseigné depuis maintenant près de vingt ans, mais que nous favorisons plutôt des changements mineurs en fonction des décisions ministérielles déjà prises en haut lieu depuis juin 1997.Voilà rapidement nos recommandations personnelles qui pouraient être utiles aux divers concepteurs des nouveaux programmes d\u2019études en histoire (première et deuxième secondaire): contenu (a), axé sur l'Occident (b), les temps forts (c), la durée (d), la division (e), éducation de la citoyenneté (f), ouverture aux sociétés non occidentales (g), et formation des maîtres (h).a) Contenu Le ministère-de l'Éducation devrait garder intégralement le contenu du programme d'histoire générale 085-214 qui traite, d\u2019une certaine façon, de l\u2019histoire universelle à travers notre propre société occidentale, en y apportant toutefois certains aménagements comme ceux que nous avons proposés dans les deux premières parties de cet article consacré à la réforme du curriculum en histoire du secondaire.b) Axé sur l'Occident On devrait également garder l'idéologie sous-jacente du présent programme d\u2019études 085-214, axé fondamentalement sur la société occidentale, dans laquelle vivent les élèves, et sur ce qu'elle doit aux autres sociétés du passé.Nous ne partageons pas du tout cette idée émise récemment qu'il faudrait faire abstraction de la culture occidentale dans ce programme d'histoire générale.Comment peut-on se situer 34 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 concrètement dans l\u2019ensemble des nations et sociétés actuelles si l\u2019on ne connaît pas sa propre société?Jamais on ne pourrait effacer, même si l\u2019on adopte la rectitude politique, la réalité historique suivante: depuis mille ans la société occidentale s\u2019est formée et a assumé le leadership parmi toutes les sociétés humaines.Même si certains de ses éléments peuvent être fortement contestés, il ne faut pas renier ses racines profondes.C\u2019est en les assumant effectivement qu\u2019on pourra s'ouvrir avec toute sa richesse personnelle aux autres civilisations et sociétés d\u2019aujourd\u2019hui.D'ailleurs, comment expliquer la si vaste immigration mondiale vers l\u2019Occident?Sans aucun doute pour des motifs économiques, mais également à cause de cet eldorado que représente l'Occident chez les autres sociétés.Pourquoi alors évacuer cette conception occidentale du programme d'histoire au profit d\u2019une prétendue objectivité?Voudrait-on, consciemment ou inconsciemment, enlever aux futurs Québécois le substrat culturel auquel ils peuvent encore s'identifier.On peut s'ouvrir plus facilement aux autres sociétés quand on a un cadre qui permet de s'identifier soi-même ! c) les temps forts Voilà une innovation importante qui a été apportée par le programme d'histoire générale 085-214 des années 80.Certains se posent les questions suivantes: devrait-on conserver ces temps forts?Sinon, par quoi les remplacer?Voilà des interrogations auxquelles il serait bon de répondre avant de tout chambarder.Nous pensons qu'il faut garder ces temps forts, puisque le sujet d\u2019étude de ce programme concerne l\u2019histoire universelle.Comment peut-on enseigner l\u2019histoire universelle en moins de deux annnées sans se reférer pratiquement à des points forts?D'ailleurs, ce sont dans les moments forts de l\u2019histoire que la société occidentale a puisé ses éléments essentiels.Je souhaite que les nouveaux programmes d\u2019études en histoire (première et deuxième secondaire) continuent à utiliser ces temps forts, si utiles dans un enseigne ment idéal de l\u2019histoire générale.d) durée Dans le programme actuel d'histoire générale, le ministère de l'Éducation propose quatre unités ou l'équivalent de cent heures.Ce qui est nettement insatisfaisant, comme on l\u2019a démontré dans les sections précédentes.En sur der dl an an ma so cal bn allo au flor pa ete ation ppor- 4 5% ser in, yer! Hons nde tout faut ort pde a: net al ans i à us en li i Je a pl le jon ol fa on En répartissant ce pro gramme d'études 085-214 sur deux ans (incluant évidemment l\u2019éducation de la citoyenneté et en lui donnant trois unités pour chacune des années visées), il nous semble que ce soit raisonnable et facile d\u2019application.En autant que le temps alloué ne soit pas sabré de façon inconsidérée par les autorités compétentes (commissions scolaires ou direction d'établissement scolaire), chargées de la répartition de l'horaire.On ne peut tabler malheureusement sur ce qui s\u2019est fait dans le passé.Le fonctionnaire mentionné précédemment a été incapable de nous rassurer sur ce point.I! faudrait leur accorder au minimum deux périodes équivalentes à une heure chacune.Elles pourraient difficilement être réduites à une heure sans que cet enseignement ne devienne ridicule.Mais le ridicule dans le monde de l\u2019éducation québécois ne semble pas tuer.Si l\u2019on veut intégrer l'éducation de la citoyenneté et s'ouvrir aux autres sociétés non occidentales, il convient de lui accorder en terme de temps ce qui lui est dévolu minimalement par le ministère de l\u2019Éducation ! e) la division du programme En tenant compte de l\u2019âge des élèves visés par ces L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE deux nouveaux programmes d'études et des prémisses citées précédemment (a-d), nous proposons la division suivante qui respecte les premières décisions ministérielles.() proposée La première secondaire devrait regrouper les trois premiers modules du programme actuel d'histoire générale 085-214: initiation à l\u2019histoire et ses matériaux (premier), la Préhistoire (deuxième) et l'Antiquité (troisième).Tandis qu\u2019en deuxième secondaire, le programme embrasserait l\u2019ensemble de l\u2019évolution occidentale avec les quatre derniers modules du présent programme d'histoire générale: le Moyen Âge (quatrième), la Renaissance (cinquième), I'Ere des révolutions (sixième) et le Siècle actuel (septième).(2) motifs Je crois que si l\u2019on se fie aux anciens programmes d\u2019études en histoire et aux habitudes des maîtres de l\u2019élémentaire, on peut raisonnablement croire qu\u2019il n\u2019y aurait pas beaucoup d\u2019histoire enseignée au niveau primaire.Même si Fon nous en donne, en haut lieu, les plus solides assurances qui ne reflètent malheureusement pas l'expérience vécue par les élèves reçus au secondaire.Voilà pourquoi une bonne initiation à la science historique pourrait prendre au minimum deux mois ou huit cours.Après quoi, l'étude de la Préhistoire devrait prendre également trois mois ou douze cours, incluant une attention particulière aux autres grands foyers antiques de civilisation (Mésopotamie, Égypte, Inde et Chine).Enfin, l\u2019étude de l'Antiquité, base de la citoyenneté occidentale, requerrait, elle aussi, trois mois auxquels il faudrait ajouter un mois pour la révision finale.Cette division de la matière respecterait la psychologie des élèves qui viennent tout juste d'entrer dans un nouveau cycle d\u2019études et, souvent, dans un nouveau bâtiment.En ce qui concerne le contenu du deuxième secondaire, il s'agirait d\u2019un bloc cohérent susceptible d\u2019être plus facilement assimilé par des élèves un peu plus développés au plan psychologique.D'ailleurs, le module intitulé «Moyen Âge» est si difficile à comprendre, qu\u2019il serait logiquement et psychologiquement préférable de l\u2019incorporer au contenu du programme d'histoire de deuxième secondaire axé sur la civilisation occidentale.f) éducation de la citoyenneté Avec une telle division, on pourrait assurer une formation de la citoyenneté qui serait intégrée graduellement au contenu: après les fondements de la citoyenneté (Antiquité athénienne et romaine), on pourrait s'attaquer à quelque chose de plus difficile (l'Ère des révolutions) avant d\u2019'aborder la dimension internationale de toute véritable citoyenneté (organismes internationaux et conscience des inégalités sociales) du Siècle actuel.8) ouverture aux autres sociétés non-occidentales Nous souscrivons entièrement à l\u2019idée de son intégration complète dans les programmes d'histoire du premier cycle au secondaire (premiere et deuxième année), ce qui représenterait «un plus» dans le cadre de l\u2019évolution actuelle de la société québécoise.Cette insertion pourrait facilement se faire dans le cadre du programme d'histoire générale 085-214 en profitant pleinement des occasions offertes par chacun des modules existants.Nous ne reviendrons pas sur cette démonstration déjà faite dans la partie précédente de cet article.Qu'il suffise de s\u2019y reporter.TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 35 .recommandations.h) la formation des maîtres Par rapport aux exigences du ministère de l'Éducation énoncées précédemment (éducation de la citoyenneté et ouverture aux sociétés non-occidentales), il faudrait que la formation des maîtres prépare beaucoup mieux les enseignants chargés de ces futurs programmes.Car ces derniers devront être spécialement compétents dans au moins trois domaines précis: (1) l\u2019histoire, (2) la citoyenneté et (3) le monde non-occidental.Un autre point qui nous fait particulièrement peur, c'est l'absence de culture caractéristique chez ceux qui nous succéderont comme professeurs d'histoire.Comment pourront-ils répondre a la multitude de questions immanquablement posées par les élèves lors de l'étude des principales époques historiques?Certains évoqueront que c\u2019est la mentalité moderne qui crée cette absence de culture si désolante, et que cela ne paraîtra pas trop face à des élèves issus d\u2019une culture télévisuelle basée sur l\u2019instantané.Enfin, le fonctionnaire du ministère de \"Education cité a été incapable de nous rassurer sur la question suivante: est-ce que les enseignants de ces nouveaux programmes d\u2019études en histoire seront nécessairement des maîtres qualifiés dans la discipline historique?Compte tenu des compressions budgétaires, des enseignants dont on doit combler la tâche et du nombre de postes de professeur d'histoire disponibles, il est a craindre, qu\u2019encore une fois, des personnes non qualifiées seront appelées a donner ces cours.Cela conduirait a donner des cours à rabais si contraires à l\u2019importance de l\u2019histoire dans la construction d\u2019une solide formation générale.Deux exemples viennent immédiatement à l\u2019esprit.Dans une institution privée montréalaise, l'autorité compétente avait arrondi la tâche d\u2019un professeur de français avec un cours d'histoire.Cette enseignante d\u2019occasion avait oublié d'expliquer la notion d'«Occident» à ses élèves.Lors du dernier examen ministériel en histoire 085- 214 (en 1991), il y avait cinq questions portant sur cette notion capitale.On peut imaginer facilement les résultats désastreux de ses élèves à cet examen! Dans une autre institution privée, on avait donné deux classes d'histoire a une spécialiste en économie familiale, afin de compléter sa tâche d'enseignement.La seule chose que put faire cette dame de bonne volonté, fut de suivre à la ligne le manuel utilisé! Ces deux exemples suffisent à dénoncer ce genre de situation 36 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 malheureusement trop fréquente dans notre système et qui donne une mauvaise image du cours d'histoire.Il est indéniable que seuls les spécialistes de la discipline devraient se charger de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.CONCLUSION En dépit de la longueur de cet article, je pense qu'il contient des éléments de réflexion utiles a la construction des futurs cours.La base de ces réflexions soumises à l\u2019attention des concepteurs de ces nouveaux programmes d\u2019études repose sur une expérience personnelle d\u2019une vingtaine d'années d'enseignement du programme d'histoire générale 085-214 en deuxième secondaire.J'ai eu la chance et le privilege de m'adresser à des élèves doués, ce qui a facilité évidemment ma tâche et permis de réaliser l\u2019ensemble du programme d'histoire générale, incluant même le module VII consacré au Siècle actuel.Toutefois, j'ai pensé davantage à ceux qui ont une clientèle d'élèves de moyen ou faible calibre, peu enclins à travailler et surtout manquant d'instruments appropriés.Cet éclairage particulier explique donc l\u2019ensemble de réflexions émises dans cet article.Quoi qu'il arrive dans l\u2019élaboration des nouveaux programmes d\u2019études en histoire, il reste que l\u2019enseignant demeure fondamentalement au coeur de toute réforme éducative, surtout en histoire.Un maître intéressant, cultivé et emporté par la passion réussira toujours à captiver l'attention de ses élèves et à susciter les motivations nécessaires our réussir dans la discipline de l\u2019histoire.Voilà pourquoi il faudrait recentrer tous les efforts de la réforme dans le choix et la préparation des futurs enseignants dans cette discipline formidable et indispensable que constitue l\u2019histoire dans un monde en pleine évolution.BIBLIOGRAPHIE 1) «Éviter les pièges de la facilité: objectivité, idéologie et langage politiquement correct dans le programme d'histoire générale 085-214», TRACES, vol.34, n° 1 (jan- vier-février 1996); 35-37.2) «Un programme à réviser : les objectifs facultatifs en histoire générale», TRACES, vol.32, n° 5 (novembre- décembre 1994): 25-28.3) «La place des femmes dans le programme d'histoire générale 085-214».TRACES, vol.27, n° 2 (mars-avril 1990): 3640.Ctl HE GRANDS ANNIVERSAIRES DES INCONTOURNABLES JEAN-CLAUDE RICHARD : COMITE DE REDACTION \u2014 TRACES | tl L EST DES ANNIVERSAIRES QUE L'ON DOIT AU MOINS SOULIGNER SI L'ON agrandir notablement le ter- VEUT RESTER DANS LES BONNES GRÂCES DE NOTRE MUSE BIEN-AIMÉE.ritoire que les Nations VOICI DONC, EN VRAC, QUELQUES ÉVÉNEMENTS AUXQUELS LE PAS- Unies lui avaient originale- SAGE DU TEMPS A CONFÉRÉ UNE CERTAINE AURA ET DONT CLIO ET ment imparti.fr CEUX QUI LA FREQUENTENT SE SOUVIENDRONT AVEC, SELON LE CAS, DES SENT ; MENTS DE JOIE, DE TRISTESSE OU DE NOSTALGIE, MAIS JAMAIS D'INDIFFÉRENCE.de Et ça dure encore.Te \" La RHAF Réal Bélanger, Gérard Bou- Déclaration l'homme selle u ' chard, Andrée Lévesque, Ç né VE oe que Yvan Lamonde et Jean Roy.Le 10 décembre 1948, 1 Assem- \" passé inaperçu; ce qui eût C'est un numéro a lire.re abil 1a Dalions lon ao te que dune tion universelle des droits de * nement à commémorer a La révolution manquée ee pa pu à a exercé dans les milieux de Il y a 150 ans, une partie de peuples et toutes les i l'histoire québécoise, et, la population allemande nations, afin que tous les a d'autre part, l'opprobre échouait dans sa tentative ;ndividus et tous les organes ol dont nous aurions dû nous- de déposer la monarchie et de la société, ayant cette ih mêmes nous couvrir si nous la noblesse et d'instaurer un Déclaration constamment à ot cussions oublié de ; vous État démocratique de type l'esprit, s'efforcent par l'en- \u2018 inviter à dépoussiérer le républicain.Sur les barri- seignement et par l'éduca- ds petit coin de mémoire où cades érigées a Berlin en tion de développer le res- v vous en aviez remisé le sou- mars 1848, on trouvait au pect de ces droits ct libertés it venir.Je veux évidemment premier plan les compa- ot den assurer ar des \u201c parler du 50c anniversaire gnons-artisans, que le déve- mesures pro veh d'ordre de la Revue d'histoire de lopp ement industriel avait national et eaternational la l'Amérique française (RHAF).déracinés, et qui protes- econnaissance et l'applica- C'est en effet en 1947, talent violemment contre la tion universelles et effec- nn comme le souligne Jacques faim et la paupérisation.Le _tives, tant parmi les popula- y Rouillard responsable du «Kartätchen-Prinz> \u2014 mot tions des États membres a numéro d'automne 1997 à mot: «Prince-la-mitraille» eux-mêmes que parmi celles i (Vol.51 #2) \u2014 que la RHAF ~~ qui les fit massacrer des territoires placés sous or consacre à l'événement \u2014, que Lionel Groulx fondait le périodique destiné «à affirmer la présence des Canadiens français dans le domaine de la recherche devint, plus tard, l'empereur Guillaume I.Israël 1948: naissance de l'État d'Israël et début du drame historique» du Le ; scial s'articul du peuple palestinien.Sur i numero spedal saricwle fond de confusion, de bruit ji autour du 4 theme des de bottes et de mauvaise foi fs.NL fr 15 de = partagée.On veut «rejeter il que trancaise depu Israël à la mer», Israël qui, 50 ans» et présente des textes signés, par Patrice Régimbald, Ronald Rudin, de son côté n'est peut-être pas si désolé de pouvoir leur juridicion.» Cinquante ans plus tard, ou en sommes-nous?Dossier a suivre.TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 37 RS We frou te -.- - Ç REPERES L'EDIT DE NANTES ; E 0nd LE 13 AVRIL 1598, EN ENTRANT DANS LA CITE DES DUCS DE BRETAGNE, HENRI IV à ALLAIT IMPOSER À LA FRANCE LA PREMIÈRE PAIX DURABLE ENTRE CATHOLIQUES ET i PROTESTANTS.LA FRANCE DEVIENT LE SEUL PAYS OU LE RO! ADMET QUE SES SUJETS Oe PUISSENT ETRE D'UNE AUTRE RELIGION QUE LA SIENNE.POUR L'EGLISE CATHOLIQUE, ouf L'«ERREUR» ÉTAIT TOLÉRÉE.C'EST LA SÉPARATION DE L'ÉGLISE ET DE L'ÉTAT, LA LAICITÉ, ort QUI POINTE LE NEZ.VOICI DES REPERES.qu Source: L'Express (12/02/98 et 9/04/98) et Larousse multimédia encyclopédique.op 1500 1550 1600 1650 1700 | | J ] | 1 | |__| | ] ] | ] | 1 | ] | | { 1 ] | | I | | | | | I 1 I i | 1 | | | nr Lt.PR 1559: 1685: \" » ie IL 4 \u2018 + 1517: 1521: Première 1627-1628: 1629: Révocation Martin Luther Luther est réunion, à Paris, Siège de La L' \u20ac dit d'Al del'Éditde # per ffiche ses excommunié Eli Edit d\u2019Ales a des Églises Rochelle, ville ; Nantes par thèses par le pape réformées de ; i retire aux Louis XIV Léon X France 1598: protestante protestants ouls 1536: | Proclamation leurs privilèges : ; de l'Édit de politiques mney eme Jean Calvin | Nantes publie Hittin Institution de 1594: Nuit de la Saint-Barthélemy (23-24 août 1572) is la religion \u2014 Conversion aid chrétienne | d'Henri IV au massacre des protestants perpétré, à Paris et en mi RE catholicisme province, & linstigation de Catherine de Médicis Hy \u2018 et des Guises, inquiets de l'ascendant pris par of 1562: 1572: SR ni l'amiral de Coligny sur le roi Charles IX et de sa bol Début des Massacre ne politique de soutien aux Pays-Bas, en révolte cs guerres de de la Saint- contre l'Espagne.Il y eut environ 3 000 victimes, Le br Religion Barthélemy roi de Navarre (le futur Henri IV), qui venait lt = (Paris) d'épouser Marguerite de Valois, sauva sa vie en ti = g abjurant.Affaire politique, la Saint-Barthélemy, i célébrée comme une victoire par le roi d'Espagne i Martin Luther: l'initiateur de la Réforme.Philippe It et le pape Grégoire XII, est restée le symbole de l'intolérance religieuse.Né dans une famille de petits bourgeois d'origine paysanne, i Martin Luther entre en 1505 chez les augustins d'Erfurt.Ordonné ly prêtre en 1507, docteur en théologie en 1512 puis professeur à Ca l'université de Wittenberg en 1513, il est un excellent moine, s'adonnant à la prière, à l'ascèse et au travail intellectuel.Son Commentaire de l'Épître aux Romains de saint Paul (1515-16) Guerres de Religion a insiste Sur la justification par la foi seule.Le développement de Conflits armés qui, en France, opposèrent catholiques et protestants, Pig cote thèse formera la dociine asus de la Reforme ; a foi Cette longue période de troubles fut l'aboutissement d'un état de il seu'e sauve @ non les œuvres ; le © rétien n'a eint le salut tension dû aux progrès des idées de la Réforme et à leur répression se qu'en se sentant \u201c foujours pecheur, toujours juste et toujours systématique à partir du règne d'Henri ||.Huit guerres confuses se J Frcï repentant » Lu er sindigne alors contre les pre cateurs succèdent alors, qui ont pour motif autant l'ambition politique de | Ou a emands qui, Pour cider © pape Leon X 4 poursuivre la grandes maisons (Guises, Bourbons) que le différend religieux | rg construction de la basilique Saint-Pierre de Rome, proposent proprement dit.C'est le massacre de protestants à Wassy (1562) qui Sad aux fidéles, à prix d'argent, des « indulgences » C est-a-dire la déclencha la révolte armée des protestants.Les épisodes les plus Sen remise des peines qui sanctionnaient les péchés, et dénonce, marquants de cette longue suite de guerres furent le massacre de la tig le 31 octobre 1517, dans ses « 95 theses » le principe meme de.Saint-Barthélemy 24 août 1572) l'assassinat du duc de Guise (1588) el bi ee ga a ne fuites coni fl ne songe pas a celui d'Henvi lil (1589).Converti au catholicisme en 1593, Henri IV mit fin #1 au ter! Egle.désrant seulement en contre ses abus il oo à ces guerres par la paix de Vervins et l'édit de Nantes (1598), instituant Dot ome à de endre son projet de ré orme en polémiquant contre une folérance religieuse (d'ailleurs mal acceptée par les catholiques) Sen des théologiens officiels, tel Cajetan.Mais Léon X en vient, en presque unique en Europe à 1520, à condamner comme hérétiques, dans sa bulle Exsurge © \u2018 on Domine, les positions du moine de Wittenberg.a 38 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 # fin de\u201d Qu pt HIT ) len bcs a 9 mes om.0g 2p REPERES CONTENU On désigne sous te nom d'édit de Nantes un ensemble de quatre textes: » Un édit général (avril 1598) comportant un préambule sur la situation politique du pays et 92 articles 56 articles secrets (2 mal 1598) contenant une série de mesures relatives à des villes ou à des particuliers, mais aussi des dispositions de portée plus large complétant l'édit général.» Deux brevets, datés des 3 et 30 avril 1598, portant notamment sur la rémunération des pasteurs et l'octroi aux protestants de «places de sûreté» (places fortes destinées à garantir leur sécurité).Repiacé dans son contexte, cet acte n'a ren d'exceptionnel.Il est le dernier des édits de pacification qui ont mis fin aux huit guerres de Religion de la seconde moitié du XVIe siècle.Son originalité réside dans sa longévité (il a été appliqué pendant 87 ans).or Calvin Révocation de l'Édit de Nantes Édii signé par Louis XIV à Fontainebleau, qui supprima tous les droits accordés par Henri IV aux protestants.Cette révocation, précédée par une persécution (diagonnudes), entraîna notamment la démolition des temples et priva ta France de 200 000 à Yon 300 000 sujets, qui émigrèrent en = Suisse, en Allemagne, en La Rochelle Afrique du Sud, etc Grâce à son port, La Rochelle se développa durant la guerre de Cent , ; Ans puis aprèsla découverte de Yrorerrrerrerdlfy © Edit de Nantes l'Amérique.Gagnée au protestantisme au XVIe siècle, la ville fut asségée par Edit dgné par Henri IV à Nantesle 13 avril 1598, Richelieu (1627-28) qui tiompha de qui définit les droits des protestants en France et l'opiniâtre résistance du maire Guiton mit fin aux guerres de Religion.Du point de vue et de la flotte anglaise venue à son religieux, les protestants étaient libres de secours.pratiquer leur culte dans deux localités par Richelieu bailliage et pouvaient également tenir des Pour vaincre les protestants et les assemblées.Du point de vue politique, l'État couper de l'aide anglaise, il asiège La teur accordait des garanties juridiques Rochelle, qui capituie (1628) La paix (tibunaux moitié catholiques, moitié d'Alès (1 629) marque la défaite finale protestants, appelés « chambres mi-parties »), du protestantisme politique français politiques (accès à toutes les charges) et = militaires (une centaine de places de sûreté).réformateur français (Noyon 1509 - Genève 1564).Se destinant à la carrière ecclésiastique, Calvin fait ses études à Paris, où il se lie aux milieux novateurs qu'inspirent Lefèvre d'Étaples, Guillaume Budé et Nicolas Cop, recteur de l'Université.Mais en 1533 il est compromis dans le scandale d'une prédication de celui-ci, à la rédaction de laquelle il a collaboré et qui prend parti pour les thèses de Luther.Dès lors, fuyant l'Inquisition et préchant la Réforme, Calvin erre de ville en ville.À Bâle, en 1536, il publie en latin son Institution de la religion chrétienne, dont l'édition française paraîtra en plusieurs versions successives de 1541 à 1560.Sa rencontre avec le réformateur genevois Guillaume Farel l'incite à s'établir à Genève, où il séjourne de 1536 à 1538 avant d'en être chassé par les autorités à la suite d'un différend concernant l'autonomie des Églises.ll passe alors trois ans (1538-1541) à Strasbourg, où il enseigne la théologie.Il y rédige sa célèbre Épître à Sadolet, apologie de la Réforme, et son Petit Traité de la Sainte Cène.Rappelé en 1541 à Genève, d'où ll ne partira plus, Calvin peut désormais y édifier une communauté réformée correspondant à ses vues et faire de cette ville une « cité-Église » régie par les principes de l'Évangile.En 1555, sa victoire à la fois politique et religieuse est assurée, bien qu'assombrie par une certaine intolérance, notamment lors de l'exécution, en 1553, du protestant Michel Servet.Néanmoins, jusqu'à la mort de Calvin (1564), la paix règne dans Genève, devenue un havre de sécurité pour les réformés persécutés et dotée, dès 1559, d'une Académie qui, sous la direction de Théodore de Bèze, forme une élite qui répandra la Réfoime en Europe, tandis qu'un accord est conclu avec les autres Églises de Suisse (au prix cependant, d'une rupture avec les luthériens allemands).TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 39 D'AUTRES REPÈRES Diversité et unité du mouvement réformateur Mais le mouvement évangélique se révèle dès lors éclaté entre plusieurs tendances, dont chacune, à la suite desluthériens, Calvinisme Lidée centrale de la théologie de Calvin est celle de la transcendance et de la souveraineté de Dieu, Cette transcendance est telle qu'il est impossible d'affirmer quoi que ce soit de Dieu s'il ne se révèle pas lui- UTILES.même.C'est l'Écriture, parole de Dieu, qui est, à l'exclusion de toute autre approche, la seule ouverture possible sur le mystère de celui-ci.L'intelligence et la volonté humaines sont, en effet, perverties ; l'homme est mauvais, non par nature, mais élabore sa propre confession de foi.It comprend trois pôles: Wittenberg, mais aussi Zurich, sous l'autorité de Zwingli, et Strasbourg, qui, sous celle de Bucer et en union avec trois autres villes de = .es i i i ; } La Réforme Le mouvement religieux qui, entre 1517 et 1570, a soustrait l'Europe du Nord-Ouest et du Nord à l'obédience du catholicisme romain et qui a donné naissance aux Églises protestantes a pris le nom de « Réforme » (ou de « Réformation ») pour marquer son souci d'un renouvellement radical du christianisme face à ce qu'il considérait comme une trahison, par l'Église institutionnelle, de l'idéal évangélique.Les origines de la Réforme Depuis sa rupture avec le monde chrétien ofiental, en 1054, l'Église d'Occident avait réussi & tiompher de plusieurs hérésies ou tentatives de dissidence, notamment celles des vaudois au XIle siècle, des cathares au XIlle, de John Wycliffe au XIVe, de Jan Hus au XVe, Mais le mouvement dont l'initiateur fui Martin Luther (1483-1546) allait séparer les pays germaniques, scandinaves et britanniques de l'Église romaine, créant ainsi une opposition entre cet ensemble protestant et l'Europe méditerranéenne ei latine.Son succès s'explique par un renouveau de la sensibilité religieuse, qui, hantée par les malheurs du temps et l'idée de la mort, se révoltait contre les préoccupations séculières et les abus de la papauté et des prélats : l'ouverture des esprits à l'idée d'un sacerdoce universel OU d'une participation réelle des « simples âmes » à la vie de l'Église, en réaction contre les privilèges des clercs ; un intérêt nouveau pour ia Bible, dont le développement de l'imprimerie assurait la diffusion.Mais certains courants philosophiques, théologiques et littéraires (tels que le rejet de la pensée médiévale et le retour aux sources antiques prônés par la Renaissance), ainsi que divers facteurs économiques et sociaux, jouèrent aussi un rôle important.l'Alemagne du Sud (Constance, Lindau et Memmingen).prend ses distances envers Luther dans sa profession de foi dite « tétrapolitaine ».De plus, en 1527, un synode d'anabaptistes avait déjà présenté la sienne.À côté de ce phénomène d'écilatement du monde luthérien, qui ne retrouvera son unité doctrinale que vers 1580, il faut mentionner la place spécifique du courant réformé qu'anime Jean Calvin et qui implante en France et à Genève un autre protestantisme, de type presbytérien.Ainsi, hormis des communautés baptistes, ituministes ou millénaristes, la Réforme est alors représentée par deux types d'Églises concurrenies, les unes luthériennes, les autres calvinistes, ou « réformées ».Celles- ci, tandis qu'en 1549 Calvin passe un accord avec Zurich, gagneront la Pologne, la Bohême, la Hongrie, les Pays-Bas, l'Écosse (Où se développe, avec John Knox, en 1560, une Église locale « presoytérienne »).En Angleterre, par la rupture du roi Henri VIII avec le pape Clément VII, le mouvement réformateur prendra une orientation encore différente, l'anglicanisme, qui représente une voie Moyenne entre le protestantisme et le catholicisme.En marge de ces grands courants, qui se constituent en Églises organisées, se développeront, depuis les anabaptistes jusqu'aux méthodistes, des mouvernents parallèles moins institutionnalisés (dits parfois « non conformistes ») mais se présentant comme issus de la Réforme.en sa nature, qui est corompue à la suite du péché originel ; il ne peut donc qu'être rejeté par Dieu.Mais le Seigneur en sa miséricorde à envoyé son Fils pour faire œuvre de salut.Tous les hommes pourtant ne sont pas rachetés : « Les uns sont prédestinés à salut, les autres à damnation.» Cette double prédestination, scandaleuse en soi, ne peut que renvoyer le croyant à une attitude de confiance qui refuse de demander des comptes à un Dieu souverainement juste et maître de ses actes.En conséquence, les sacrements (essentiellement le baptême et |a Sainte Cène) ne sont pas des canaux de la grâce, mais seulement des signes de la foi, Luthéranisme À la différence du calvinisme (Voir aussi :CALVINISME), qui constitue un système théologique rigoureux, le luthéranisme se présente plutôt comme une dynamique spirituelle soucieuse de réagir contre la décadence de la religion instituée.Bénéficiant de l'appui des princes allemands unis contre l'empereur dansla ligue de Smalkalde (1531), il s'étendra bientôt à travers toute l'Europe et inspirera les autres mouvements réformateurs.Grâce à la paix d'Augsbourg (1555), qui donne vigueur au principe cujus regio, ejus religio « pour tel pays, telle religion », il sera solidement implanté, à la fin du XVIe siècle, dans l'Allemagne du Nord et du Centre, ainsi qu'en Alsace et dans !es pays scandinaves.On compte aujourd'hui plus de 71 millions de luthériens dans le monde (dont 38 millions en Allemagne, 14 en Scandinavie et 5,5 aux États-Unis).En 1947 a été fondée à Lund la Fédération luthérienne mondiale (F.L.M.), qui est membre du Conseil œcuménique des Églises.40 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 DIVERS ÊTRE NOIR CHARLEMAGNE COLLABORATION SPÉCIALE ORDON BLACKMAN, PROFESSEUR D'HISTOIRE À L'ÉCOLE JOHN RENNIE (DANS L'OUEST DE L'ÎLE DE MONTRÉAL) ET FINALISTE, EN 1997, AU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR L'EXCELLENCE DANS L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE NATIONALE, NOUS A FAIT PARVENIR UN DOSSIER ILLUSTRANT LE TRAVAIL RÉALISÉ PAR SES ÉLÈVES DE RACE NOIRE DANS LE CADRE DU PROJET SUR LA PLACE DES NOIRS DANS L'HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA.DANS CE DOSSIER, LE BLACK HISTORY MAGAZINE 93 CONTIENT DE NOMBREUX POÈMES QUI EXPRIMENT LES SENTIMENTS RESSENTIS PAR DE JEUNES ÉLÈVES D'ORIGINE NOIRE.NOUS EN AVONS RETENUS QUELQUES-UNS QUE NOTRE COLLABORATEUR, CHARLEMAGNE A TRADUIT.BONNE LECTURE.REVENIR EN ARRIÈRE ?Rachel Wilson Qu'est-ce que ça veut dire, être Noir?Qu'est-ce que ça signifie?Cela signifie-t-il que nous devons revenir en arrière?Est-ce cela?POURQUOI ?Revenir à ces jours où nous étions piégés?Stacey Smith Non! jamais! Je ne retournerai jamais en arrière! Pourquoi souffrons-nous?Jamais! Est-ce à cause de notre culture, Revenir à ces jours d'épreuve et de bru- Ou est-ce notre couleur?talité; Quand nous marchons dans la rue, À ces jours de souffrance et de déses- Les gens nous regardent et nous mépri- poir, sent.Y retourneriez-vous?J'irais plutôt de l'avant En compagnie d'une nouvelle génération.Et la perspective d'un futur plus radieux Que celui qu'ont connu nos ancêtres.Ne revenons jamais en arrière.Jamais.Non! jamais! Les gens à la peau blanche nous lancent des quolibets, crachent sur nos pas et nous tournent le dos.Mammy, j'ai peur; je ne comprends pas: nous sommes tous semblables, n'est-ce pas\u201d?Je suis si seul d'être le seul Noir de la classe.Mes condisciples blancs me tournent autour; ils rient et prennent des airs étranges.Pourquoi?Ne m'aiment-iis pas?Suis-je si dérangeant?Que quelqu'un me réponde, de grâce! Aurai-je un jour l'esprit libre?Black History Magazine 93, p.45 Black History Magazine 93, p.54 UN BRUN PLUS CLAIR Sharlene Romeo Elle a les cheveux crépus J'ai les cheveux longs et soyeux Elle a les lèvres épaisses J'ai des lèvres minces Elle est noire Alors que je suis d'un brun plus clair Elle a le nez épaté Mon nez est droit Elle a une forte carrure Je suis mince et délicate Elle est noire Alors que je suis d'un brun plus clair Elle supporte la honte Je reçois les louanges Elle rencontre la haine J'accueille l'amour Elle est noire Alors que je suis d'un brun plus clair Elle doit encore se battre pour faire son chemin Alors que je trône au sommet Elle est noire Alors que je suis d'un brun plus clair Black History Magazine 93, p.48 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 41 J'AI VU, LU, ENTENDU L'HISTOIRE DU VOTE AU CANADA JEAN-CLAUDE RICHARD COMITÉ DE RÉDACTION \u2014 TRACES / LECTIONS CANADA VIENT DE METTRE SUR LE MARCHÉ L'HISTOIRE DU E LES ENSEIGNANTS D'HISTOIRE NATIONALE.Le livre comporte trois chapitres: de 1758 a la Confédération, de la Confédération a 1920 et, enfin, de 1920 a aujourd'hui.Chaque chapitre analyse les courants sociaux de l'époque, leurs effets sur l'évolution du droit de vote et les débats qui ont entouré les diverses réformes électorales.Illustrations, photographies, citations complètent utilement et agréablement ce bébé des Éditions du gouvernement du Canada.L'histoire du vote au Canada analyse également l'évolution des règles d'ad- VOTE AU CANADA, QUI RETRACE L'ÉVOLUTION DU DROIT DE VOTE FÉDÉRAL À PARTIR DE LA PREMIÈRE ÉLECTION AU PAYS (HALIFAX, 1758) JUSQU'À NOS JOURS.L'OUVRAGE PRÉSENTE UN INTÉRÊT CERTAIN POUR missibilité liées à l'âge, à la profession, à la langue, à la citoyenneté, au revenu et à la propriété.On y trouve enfin des chronologies, un index, une bibliographie et une annexe traitant de la participation électorale depuis la Confédération.Bref, un ouvrage indispen- A Vd \u201d V4 } CÉLÉBRITÉS / ses TITRES DISPONIBLES éd Frère André Marc-Aurèle Fortin Sam McLaughlin ° Olivar Asselin Armand Frappier Honoré Mercier G b 11 R Barrin de La Galissoniére Charles Gill William H.Merritt d fl \u20ac \u20ac oy Alexander Graham Bell Glenn Gould Emile Nelligan Geneviève Roy Norman Bethune Lionel Groulx Louis-Joseph Papineau J.-A.Bombardier Rosalie Cadron-Jetté Alfred Pellan Paul-Emile Borduas Daniel Johnson - Poundmaker Robert Bourassa Sir H.-G.Joly de Lotbinière Pierre-Esprit Radisson Henri Bourassa Claude Jutra Maisonneuve Marguerite Bourgeoys André Laurendeau Maurice Richard Étienne Brûlé Sir Wilfrid Laurier Louis Riel J.-Narcisse Cardinal Pierre LeMoyne d'Iberville Egerton Ryerson Emily Carr Marie de l'Incarnation Catherine de Saint-Augustin George-Étienne Cartier Marguerite d\"Youville Louis Saint-Laurent Thérèse Casgrain Mackenzie King Laura Secord Samuel de Champlain Norval Morrisseau Dr Hans Selye Adolphe Chapleau La Vérendrye Elizabeth Simcoe P.-J.-Olivier Chauveau L.-H.Lafontaine L.-A.Taschereau Christophe Colomb Jeanne Leber Kateri Tékakwitha Napoléon Comeau Paul-Emile Léger David Thompson 4350, avenue Crowfoot René Lévesque William Van Horne 9 KE l\u2019Hôtel-de-Ville Samuel Cunard Allan Napier MacNab Georges Vanier a MONTREAL (Québec) Alphonse Desjardins Jeanne Mance Madeleine de Verchères Téléphone: Gabriel Dumont Frère Marie-Victorin Les 27 premiers ministres (519) 843-5991 Timothy Eaton Norman McLaren Gabrielle Roy (514) 843-5252 Adresse Internet: TITRE À VENIR | \u2014 http://www.lidec.qc.ca Fernand Séguin aratu Biographies pouvant servir de matériel @PPpy \u2014 complémentaire, en sciences humaines au secondaire.mm = sable à quiconque s'intéresse à l'évolution de la démocratie canadienne.Coût: Canada: 29,95 $ CAN Autres pays: 29,95 $ US Où?Téléphone: (819) 956-4800 Télécopie: (819) 994-1498 ou 1 800 565-7945 (Visa ou Mastercard) Internet: http:/ / publications.tpsgc.gc-ca LT MEl OI par fur sin- Ge la 14% | à Ou gra «S J'AI VU, LU, ENTENDU RODIN À QUÉBEC JEAN-CLAUDE RICHARD | VOUS NE VOYEZ PAS RODIN, VOUS PASSEZ À CÔTÉ D'UN MONUMENT» PEUT-ON LIRE EN TÊTE DU DÉPLIANT PUBLICITAIRE QUI PROMEUT L'EXPO- SITON PRINCIPALE QUE L'ON POURRA VOIR, DU 4 JUIN AU 6 SEPTEMBRE 1998, AU MUSÉE DU QUÉBEC.RAREMENT, UN SLOGAN PUBLICITAIRE EST- IL TOMBE PLUS JUSTE.IL FAUT ABSOLUMENT QUE VOUS PARTICIPIEZ A CET EVENE- MENT; SINON, VOUS LE REGRETTEREZ.CETTE EXPOSITION EST UNE EXCLUSIVITÉ NORD-AMÉRICAINE.Le sculpteur Auguste Rodin occupe une place de choix parmi les artistes français de la fin du siècle dernier et du début de ce siècle.Il fut sans contredit \u2014 et il est demeuré \u2014 l'un des artistes les plus célèbres du monde.Même si ses oeuvres «bousculaient les idées traditionnelles quand au but et à la nature de l'oeuvre sculptée», sa renommée se répandit dans le monde, en particulier en Amérique du Nord, où ses sculptures furent très recherchées à partir des années 1840.L'exposition que présente le Musée du Québec permet au visiteur de se familiariser avec l'oeuvre de l'artiste ou d'en approfondir divers aspects.Outre les bronzes, on peut admirer des marbres et des plâtres exceptionnellement prêtés par le Musée Rodin de Paris, des dessins, des gravures, en tout 137 oeuvres de l'artiste auxquelles s'ajoutent une huile sur toile du peintre René Avigdor intitulée Rodin dans son atelier, ainsi que des photos réalisées par des photographes amis de Rodin.L'installation est remarquablement bien réussie \u2014 ce qui n'est pas le cas dans pour sauver leur ville de la destruction.Les personnages sont disposés individuellement au centre de la salle d'exposition, comme s'ils participaient à une sorte de tragique procession au terme de laquelle, abattus, déchirés, mais résignés ils devront faire face à leur inexorable destin.En pénétrant dans la salle 4, Auguste Rodin La Cathédrale, 1908.Bronze, 63,2 x 31,3 cm.Collection privée, Montréal.(Photo: Musée du Québec, Patrick Altman) tous les musées.Certaines salles sont impression nantes.Ainsi, la salle 5, qui met à l'honneur Le Monument aux Bourgeois de Calais, permet d'admirer six sculptures représentant les bourgeois qui, en 1347, ont offert leur vie au roi Edouard III, roi d'Angleterre et petit-fils de Philippe 1V de France, le premier des Rois maudits, c'est Le Monument à Victor Hugo qui s'impose a vous.Le poète est assis, main gauche étendue, prêtant l'oreille à La Muse tragique, penchée sur son épaule droite, et à La Voix intérieure (La Méditation), assise derrière lui.Dans ce monument, où Rodin a su exprimer toute la puissance de l'oeuvre de Victor Hugo, deux géants se rencontrent.DIRECTEUR\u2014 TRACES Parallèlement à l'exposition Rodin à Québec, le Musée du Québec présente, dans les salles 2 et 3, Laliberté et Rodin, qui nous permet de sentir l'influence que l'oeuvre de Rodin a exercée sur celle du sculpteur québécois.Il y aurait encore beaucoup à dire à propos de cette exposition, mais l'espace nous manque.Voici donc des informations d'ordre pratique qui vous permettront de passer quelques heures agréables au cours de l'été.Les billets sont vendus pour une date et une heure précises.Le billet portant la date et l'heure de la visite est également requis pour les moins de 16 ans.Droits d'entrée (avant taxes et frais de service): e Adultes: 10$ * Aînés: 9$ ° Étudiants: 7$ e Moins de 16 ans: gratuit e Personne handicapée accompagnée: 5,75 $ chacun Prix spéciaux pour groupe Où se procurer les billets: Québec: Billetterie du Musée et Réseau Billetech (418) 643-8131 Montréal: Réseau Admission (514) 790-1245 Ailleurs: 1 888 88 RODIN Groupes: (418) 528-9708 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 43 J'AI VU, LU, ENTENDU L'ÉCRITURE OU LA VIE ANDRE CHARETTE DIPLÔMÉ EN ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE : ANDIS QUE LE TEMPS PASSE, DE MOINS EN MOINS DE SURVIVANTS VICTIMES DES CAMPS DE CONCENTRATION SONT EN MESURE DE LIVRER UN TÉMOIGNAGE AUX LECTEURS.SONGEONS, EN CETTE AFFAIRE, A JORGE SEMPRUN.L'AUTEUR D'ORIGINE ESPAGNOLE A EU LE COURAGE DE PRENDRE LA PLUME AVEC L'ÉCRITURE OÙ LA VIE.IL S'AGIT, NI PLUS NI MOINS, D'UN RÉCIT FAISANT ÉTAT DE SON TRÈS FUNESTE SÉJOUR AU CAMP DE BUCHENWALD, PENDANT PLUSIEURS MOIS, C'EST-À-DIRE ENTRE JANVIER 1944 ET AVRIL 1945.LE VIEIL INTELLECTUEL AUJOURD'HUI ÂGÉ DE 75 ANS ÉTAIT ALORS COMMUNISTE ET APPUYA, PAR LE FAIT MÊME, LA CAUSE RÉPUBLICAINE DE SON PAYS.Arrêté, Jorge Semprun prend le chemin de Buchenwald.La cheminée du crématoire se met en marche et ce, sans cesse pendant des semaines.Tous les prisonniers du camp \u2014 qu'ils soient Juifs ou non \u2014 se mettent au travail, exécutent différentes tâches par la force des choses.L'auteur raconte que l'étrange odeur se dirigeant vers le ciel avait fait fuir les oiseaux de l'Et- tersberg, une colline située non loin du morbide chantier et qui symbolise toute l'ampleur du mal, voire la grandeur du nazisme.Un beau jour, Semprun sauva un Juif hongrois agonisant sous une montagne de cadavres: le pauvre chantonnait la prière de la mort (c'est le kaddish).À la fin, les prisonniers de Buchenwald ne mangeaient presque plus, car les autorités avaient décidé de réduire les portions au minimum.Le général américain Patton a libéré le camp le 11 avril 1945.L'un de ses lieutenants (Rosenfeld) est venu porter secours à Jorge Semprun, d'une façon toute particulière, en lui recommandant fortement d'écrire un livre traitant de son expérience au camp.Incapable d'écrire au départ, l'auteur offre au lecteur d'aujourd'hui un témoignage poignant et sincère.Quoi qu'on en dise, Livres anciens rares ou épuisés » Histoire du Québec + Littérature québécoise Listes disponibles : « Arts et traditions populaires + Contes et légendes EEE CLAUDE LANGEVIN INE 497, rue Fleury Ouest « Montréal (Québec) H3L 1V9 Téléphone : (514) 389-6898 Depuis 1947 44 TRACES, Vol.36, No.2/PRINTEMPS 1998 une certaine activité intellectuelle existait entre les barbelés de Buchenwald: Semprun lisait des extraits de Brecht et de René Char à des poètes européens; quelques communistes cherchaient aussi à organiser une sorte de résistance morale.L'auteur a beaucoup appris sur le plan humain en échangeant avec ses compatriotes, la mort d'un ami affectait tout le monde.«Car l'horreur n'était pas le Mal, n'était pas son essence, du moins.Elle n'en était que l'habillement, la parure»!.Il est clair que Jorge Sem- prun a été marqué a jamais par Buchenwald.L'écrivain en réve encore la nuit, la voix nerveuse de l'officier allemand hurlant du haut de la tour de contrôle résonne dans ses oreilles.Les souvenirs sont gravés dans la mémoire de chaque victime morte ou vivante.L'Écriture ou la vie sait jeter un regard critique face au communisme en dénonçant son caractère sectaire (songeons où la démesure, sinon les excès du totalitarisme ont mené)! Martin Heidegger est à son tour contesté.En effet, l'auteur ne comprend pas pourquoi ce philosophe n'a jamais accepté de se prononcer concrètement quant à la question de la culpabilité allemande.Aussi, il veut éviter un autre massacre concernant le fanatisme religieux du monde arabe.L'écriture ou la vie intéresse grandement le lecteur malgré l'abondance de détails.Jorge Semprun est retourné à Buchenwald en 1992 avec deux de ses petits-enfants.Le libre prisonnier revenait sur les lieux du crime absurde: le camp avait cessé ses activités depuis presque cinquante ans, mais la mémoire collective n'avait pas oublié.«C'est alors que j'ai entendu le murmure multiple des chants d'oiseaux.Ils étaient revenus sur l'Ettersberg, en fin de compte»*.1 Jorge Semprun, L'écriture ou la vie, page 119, Gallimard, Paris, 1997, 396 pages.2 op.cit., p.379. er Lo oa eo en ee oo in A RS =e - i i Be oe iene nn eo a SEN ns yt ATT Cs AEs ra se = yl Shas = mn ne a = = = sr res Tx Ee Eas a = 2 i = an i ae GE = = si A RA 5 SEEN a 55 > = RES a E33 B i 3 = i i: ih Frid in ty fl ft, QÙ Lu i is tite MRE (i RE i 3 uh mn fl yo | B} ut, fi for or i i nt, Hh Lu AL (Québec) AJ | DEPOT LEG oo reer DEF7O00-HEL\u2014MI \u2014536109\u20141-\u2014\u20140628-980701\u20141 BUREAU DEFOT LEGAL LIF 2275 HOLT MONTREAL FO HeG 3H1 in \u2018 4 .: ts E | i : dau.i SBE = Ur EL i one i! i 4 A CS kt # Me 2, ih ih ie = we | prie 7 pi i 1 fat i z tht a va i al ; I ji ) \" i ve 19 tri Hi i\" ji Hit fi 3 ji i W A fit i | ih Ki ] Hh | i RSR A A "]
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