Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1 mai 1995, Mai
[" dit g g id ih 337 : H H BNQ ISSN 0225-9710 Volume 33, N° 3 / Mai-Juin-Juillet 1995 Revue de la société des professeurs | d'histoire du Québec f = i I Ha RÉFÉRENDUM ET ÉTATS i GENERAUX ii tt ih ! i it OU SONT LES HISTORIENS?hi fi 0 LES LE 275E qu i ANNIVERSAIRE i | i) | «MÉDIÉVALES.» DE LOUISBOURG i PAGE 12 Hl i de ge il : {i HELOISE ET ABELARD i: i h i i i il Sa NT al i {ig | hi vs; LS i x ! = * 1 i i =7 re + i ly + = al in a Zh he fi \u201c-.£ N yj À \u20ac to A A = Lig - M4 pot =) > à = = EET ip SE | Lo K Le quer 1 [Hisos ied ik [ie gt fell allen dake ÿ fie Lifer \u201c andl membre died dis au Qu ii i pour 00 % ol tie in ii men de 5 de hist œil i kt | di ai Adresse ni te cf si i oH RUT sie] i Diet inl LH) Comité fi gi Laue gues que 7 ï kn b, (once bt i JT f i Corre In lf nm li [= fr ÿ Ë Mom Pare Dist by Deg > ~ [ay \u201clu = > ln + Tha iy fing aly i à su, 7 Le nom de la revue TRACES fait, premièrement, référence aux fondements de l\u2019Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint, en second lieu, l'empreinte spécifique laissée par l\u2019enseignement de l\u2019Histoire sur l'individu qui le reçoit.Il évoque, finalement, l\u2019action et l'influence passées et présentes de la SPHQ dans le domaine de l'Histoire et de son enseignement au Québec.La revue TRACES vise à assurer l\u2019information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l'enseignement de l\u2019histoire intéress, et le promoteur de l\u2019enseignement des sciences humaines au primaire et de l\u2019histoire aux niveaux secondaire et collégial.Adresse postale de la revue : C.P.21565 300, rue Sicard Sainte-Thérèse (Québec) J7E 5R7 Direction de la revue : Jean-Claude Richard : (514) 435-0244 Comité de rédaction : Mario Filion Laurent Lamontagne Jacques Pincince Jean-Claude Richard Conception graphique : Charlemagne Correction d\u2019épreuves : Suzanne Richard Infographie et impression : Imprimerie des Éditions Vaudreuil Publicité : Lina Forest Abonnements : Pierre Cécil Distribution : Johanne Noiseux Dépôt légal : B.N.C.- B.N.Q.\u2014 Envoi de publication \u2014 Date de parution : juin 1995 \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 port de retour garanti \u2014 Parutions : 5 numéros/année \u2014 Tarifs : membres SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion \u2014 Abonnement annuel : individus : 50s institutions : 605 retraités : 308 étudiants : 225 TRACES appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.Les textes peuvent être reproduits avec mention de la source.à moins d'avis contraire.Revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, indexée dans REPERES depuis janvier 1989.LOUISBOURG: ik UN SITE, DEUX ANNIVERSAIRES! | L'HISTOIRE AU FIL DES JOURS P.7 9 p.21 21 L'AMOUR AU MOYEN ÂGE 25 27 TRACES, VOL.33, N° 3/MAI-JUIN-JUILLET 1995 VOLUME 33, N° 3 SOMMAIRE LA SPHQ ÉDITORIAL e RÉFÉRENDUM ET ÉTATS GÉNÉRAUX ÉCHO DU PRIMAIRE e RÉNOVERLE CURRICULUM ÉCHO DU SECONDAIRE e L'HISTOIRE DU XXE SIÈCLE TEMPS FORTS e «AU FIL DES JOURS.SE TISSE L'HISTOIRE» OPINION e OÙ SONT LES HISTORIENS?L\u2019ENSEIGNEMENT PERFECTIONNEMENT e LA COMMUNICATION DE L'HISTOIRE ET LES «MEDIEVALES».EVALUATION e UNE POLITIQUE DEMESUREE RECENSION e UNE REFERENCE L\u2019HISTOIRE GRANDS ANNIVERSAIRES e LOUISBOURG: UN SITE, DEUX ANNIVERSAIRES |A RECHERCHE LES«ETATS» EN FRANCE À LA FIN DU MOYEN ÂGE DOSSIER e HÉLOÏSE ET ABÉLARD: L'INVENTION DE L'AMOUR AU MOYEN ÂGE GRAFFITI UN ETE PROMETTEUR PAR JEAN-CLAUDE RICHARD DIRECTEUR \u2014 TRACES OUS VOICI DEJA ARRIVES A L\u2019ETE.LE NUMERO QUE VOUS VENEZ D'OUVRIR VOUS TRANSPORTERA À TRAVERS LE TEMPS ET L'ESPACE.DU RÉFÉRENDUM ET DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L'ÉDUCATION AU MOYEN ÂGE, NOS AUTEURS VOUS INFORMENT, VOUS QUESTIONNENT, MAIS, ÉGALEMENT, VOUS INVITENT À RÉVER.Le président fait le point sur deux dossiers importants qui interpellent tout autant la SPHQ que la société québécoise.Les enseignantes et les enseignants du primaire pourront consulter le projet de grille-matières pour y vérifier la place qui occuperaient les sciences humaines.Les gens du secondaire, pour leur part, apprendront avec plaisir que la révision du programme 534 avance.Quant à nos collègues du collégial, ils pourront réagir aux commentaires d\u2019un de leurs confrères à propos d\u2019une politique d\u2019évaluation que ce dernier trouve démesurée.Un de nos lecteurs se demande où sont les historiens dans le débat sur la souveraineté.Et nous avons, enfin des nouvelles des organisateurs du Congrès dont on ne peut pas dire qu\u2019ils I EX ma ie ure 3 Dalmati tr Se he qe « BI % PS ih Sous a a {ft Js he ____ i SW & | | i 5 45 \u2018À i 35% A py ih $ i | a À 7 { a ze.Be! 4 ih | i ! a \u2014 73 ol SAN { ite 19 lis i u d jt AY, s Ng i his ¢ =) $ PE Cor + ; ' «4 Hh il $ \u201cNOUVEAUTÉ i 10 A NS y à a i = = Pa tea.e ese\u2019 3 I i hi À NS i J 3 rt i iS XX 8 5 8 i + = = a da | % | % } 8 AN I RE, | 3% \\ AR | | à | I] | {in Ok i zing = | a \u20ac ve ir .i ÿ | | SN À es NY NDE \\ cf our ES N RE: =) Pour commander : C2 Editions HRW 4) HR Groupe Éducalivres inc.= 955, rue Bergar, Laval (Québec) H7L 476 ol Téléphone: (514) 334-8466 = Télécopieur: (514) of 334-8387 = Télécopieur sans ras.1 800 267-4387 , = AVE AU PERFECTIONNEMENT LA COMMUNICATION DE L\u2019HISTOIRE ET LES \u201cMÉDIÉVALES» PAR ANDRÉ SÉGAL UNIVERSITÉ LAVAL D.L.R.: LE TEXTE SUIVANT FUT PRÉSENTÉ LORS D\u2019UN ATELIER ANIMÉ PAR LE PROFESSEUR ANDRE SEGAL PENDANT LE 32E CONGRES DE LA SPHQ e LE 21 OCTOBRE 1994.NOUS LE PUBLIONS DANS SON INTÉGRALITÉ.Vous avez vu que les «Médiévales» sont au Congrès, ce vendredi d\u2019octobre 1348.Cette mise en scène, ce jeu de rôle constituent le travail d\u2019étudiants de premier et de deuxième cycle, dans le cadre de leurs cours de communication de l\u2019histoire, gérés par le Département d'histoire de l'Université Laval.C\u2019est aussi un produit du GRACH, le Groupe de recherche appliquéeen communication de l\u2019histoire, composé d'étudiants et d'anciens étudiants en communication de l\u2019histoire.12 TRACES, VOL.33, N° 3/MAI-JUIN-JUILLET 1995 Mon objectif est de vous expliquer ce que nous entendons par la communication de l\u2019histoire, de réfléchir au rapport qu\u2019il peut y avoir entre cette activité et votre métier d\u2019enseignants d'histoire et, enfin, de saisir cet exemple de communication que furent les fêtes médiévales de Québec en 1993 et qu\u2019elles seront en 1995.Je vous présente d\u2019ailleurs Rémy d'Anjou, le créateur et le directeur de ces fêtes, qui nous dira un mot à la fin de l'atelier et à qui vous pourrez ensuite poser les questions que vous souhaitez.LA COMMUNICATION DE L\u2019HISTOIRE L'histoire était une science pure, dans le sens qu\u2019elle n'avait pas d'application pratique, qu\u2019elle ne semblait donc pas avoir d'utilité sociale, sauf de se reproduire elle-même, en formant d\u2019autres historiens et d\u2019autres enseignants d'histoire.Au contraire, la plupart des disciplines scientifiques ont des champs d'application pratique : la biologie dans la médecine ou l'agriculture, la physique dans le génie, l'économique dans les affaires, la psychologie dans les diverses thérapies.Depuis les années soixante- dix, les historiens ont réfléchi beaucoup plus sur leurs méthodes et sur leurs responsabilités, en même temps que des pressions externes les obligeaient à sortir de leurs archives et de leurs bibliothèques.Ces pressions convergentes viennent de trois horizons.D\u2019abord, le formidable développement des médias de grande consommation \u2014 particulièrement la télévision \u2014 et la nouvelle culture que ces médias engendrent.Ensuite, l'engouement du grand public pour le passé : films et téléfilms, romans et bandes dessinées, objets anciens et macramé.L'arrêt de la croissance et le doute sur l\u2019idéologie du progrès ont entraîné le réveil de la mémoire et ce qu\u2019on appelle affreusement le «post-modernisme».Enfin, l'encombrement du marché de l'emploi dû à la multiplication des nouveaux historiens au moment même où les débouchés traditionnels dans l'enseignement se rétrécissaient.En même temps s\u2019était bâtie une «nouvelle histoire» universitaire, plus structurelle, plus conceptuelle, mieux articulée sur le présent social.Mais aussi, plus éloignée des goûts traditionnels du public et des enjeux politiciens.Ces conditions furent propices à l'émergence d'une histoire appliquée, sous diverses formes selon les pays, les milieux, les idéologies.«Forum histoire», d'inspiration marxiste, en France.Les «Maisons de la mémoire», en Belgique, plus conservatrices.Et, surtout, le vaste mouvement pragmatique de la «Public History» aux États- Unis.De toutes les manières, il s\u2019agit de mettre les connais- anes tl rennes de lome bles.Co des an ei fre Un éuvertau capables sense TUS (rong la lie Lineest prises !Bombar Ministère Ment des ly éfraton Teprise, \u201conpag Lattre \u20ac Sommes, Us ey Tivo de le fl \u201cise Sven Whure] Musée, Sopuk Ce QUE no, cat RU) bn y Ml ely by gp | iy He 8 dhcp th 4 Pass Teg Id us, ies ons, fe.hie vel pls ee is Oi des joes oie le qe pl fe OP Ws BE LD pT a Le ie sances et les méthodes historiennes au service du public et de former des «historiens publics», comme on trouvait jadis des «écrivains publics.Un créneau d\u2019emploi et d\u2019initiative, un marché, est désormais ouvert aux historiens, s\u2019ils sont capables de répondre aux nouveaux besoins culturels et commerciaux.Car on peut distinguer deux orientations dans l\u2019histoire appliquée.L'une est au service des entreprises publiques ou privées (Bombardier, Air Canada, le ministère du Revenu.) : traitement des archives, rétrospectives facilitant les décisions, identification d\u2019une culture d\u2019entreprise, image publique de la compagnie.L'autre est au service des personnes, elle offre aux individus les outils et les savoirs de l'histoire, pour mieux comprendre le monde ou pour mieux s'amuser.Ce service passe souvent par des entreprises culturelles comme la «radio», le «musée», l\u2019édition» ou la «fête populaire».C\u2019est cette seconde orientation que nous appelons «communication de l\u2019histoire», la communication de l\u2019histoire est donc une forme de l\u2019histoire appliquée.Elle consiste à mettre à la disposition des gens, des consommateurs, ce que l'histoire produit de meilleur.Elle est un pont entre la production historienne du passé et la consommation populaire du passé, entre l\u2019histoire et la mémoire.Le communicateur PERFECTIONNEMENT de l'histoire passe par trois apprentissages : analyser l\u2019histoire scientifique dans la perspective de l\u2019intérêt public, analyser le fonctionnement de la mémoire collective selon les divers publics, se familiariser avec certaines techniques des médias.Ces apprentissages sont offerts par le Département d'histoire dans des cours de premier cycle, des séminaires de deuxième cycle et des mémoires de maîtrise.«Un vendredi à la ville, en 1348» est un exercice d\u2019initiation fait dans le cadre de ces cours.Et, dans le cadre de leur séminaire de maîtrise de cette session, trois étudiantes vont essayer de comprendre quelles sont les parts des apports scolaires et des apports médiatiques, dans la connaissance du «moyen âge», chez les jeunes des niveaux secondaire II», «secondaire IV» et «collégial».11 se peut qu\u2019elles fassent appel à la collaboration de certains d\u2019entre vous.Mais quel est donc le rapport entre votre métier d'enseignant et la communication de l\u2019histoire?L\u2019ENSEIGNEMENT ET LA COMMUNICATION Je dirais d\u2019abord qu\u2019il s\u2019agit du même métier, nous sommes, les uns et les autres, historiens et communicateurs.Nous devons rendre le rapport rationnel entre présent et passé accessible à un public dont ce n\u2019est pas la préoccupation spontanée.Nous devons lui fournir des savoirs et des savoir-faire, des matériaux et des outils.Injecter de la rationalité dans la mémoire sociale.Contribuer à rendre notre environnement social intelligible au plus grand nombre.Notre science c\u2019est la didactique de l'histoire.Mais nos publics et nos conditions d\u2019exercice sont très différents.Les différences peuvent cependant se ramener à deux aspects: la permanence et la captivité.À première vue, on croirait que l'âge constitue la première différence.Or ce n\u2019est pas tout a fait exact.Quand jenseigne aux adultes, à l\u2019université ou ailleurs, il s\u2019agit bien encore de formation scolaire, d\u2019enseignement.Quand des enfants regardent «Charlemagne» à la télévision, il s\u2019agit bien de formation populaire, de communication de l\u2019histoire.Mais il s\u2019agit de deux cadres et de deux logiques de transmission distinctes.Dans un cas, l\u2019uni- TRACES, VOL.33, N° 3/MAI-JUIN-JUILLET 1995 13 PERFECTIONNEMENT vers de l\u2019école, dans l\u2019autre, celui du marché culturel.Dans un cas, il existe des programmes d'apprentissage séquentiels, un encadrement régulier, des objectifs et des évaluations.Dans l\u2019autre cas, il s\u2019agit d'éducation permanente, hors cadre, sans séquence logique.À l\u2019école, la formation peut être systématique, cohérente, logique.En dehors, les savoirs viennent au hasard et ils ne peuvent s\u2019ancrer dans la personnalité que si la personne dispose d\u2019un cadre con-ceptuel organisé que seule l\u2019école a pu lui donner.Les maîtres de la formation scolaire ont une responsabilité d'organisation intellectuelle qu\u2019ils sont seuls capables d'exercer, et ils auraient bien tort d\u2019envier ou de copier les médias.L'éducation permanente, aussi anarchique soit- elle, n\u2019en est pas moins essentielle.Aucune formation scolaire ne peut équiper l\u2019intelligence définitivement pour toute la vie.Le savoir doit être nourri, entretenu, adapté aux changements sociaux et à la croissance personnelle.L'autre différence entre l\u2019éducation scolaire et l'éducation populaire réside dans la captivité du public.À l\u2019école, quel que soit le degré de laxisme, le public a des obligations, celles de suivre le cours, d\u2019être présent en classe, d\u2019écouter ou de participer, d'étudier ou de faire des exercices.Par l'éducation populaire, on ne rejoint qu\u2019un public volontaire qui n\u2019a aucune obligation ni contrainte.Dès qu\u2019il perd l\u2019intérêt, il a le droit de décrocher et il ne s\u2019en prive pas.C\u2019est un public 14 TRACES, VOL.33, N° 3/MAI-JUIN-JUILLET 1995 zappeur.L\u2019enseignant a l'avantage immense de tenir son public captif, institutionnel- lement.Il le paie en s\u2019adressant, parfois, sinon souvent, à des esprits fermés, forcés, dont le niveau d'intérêt est assez bas.Le communicateur, par contre, est soumis aux lois du marché, il doit aller chercher son public, le retenir, le fidéliser.Le communicateur joue dans la concurrence.Il n\u2019a pas de public captif, ce qui lui crée le devoir de captiver son public.Cela suscite trois contraintes : obliger à des compromis, continuels et difficiles, entre les exigences du savoir et les goûts du public; renoncer à communiquer un savoir systématique, en raison de l\u2019instabilité et de la diversité du public; résister à la tentation commerciale de plaire à tout prix.Ainsi présentées, les différences entre éducation scolaire et éducation populaire à l\u2019histoire sont un peu caricaturées.Car l\u2019enseignant doit aussi s\u2019efforcer de capter l'attention de son public, et le communicateur ne peut tout à la fois renoncer à systématiser le savoir qu'il transmet.Il est aussi d\u2019autres différences mineures, comme le caractère répétitif des performances de l'enseignant, opposé à la production unique d'un instrument qui servira pendant un certain temps à des publics divers, avec, en corollaire, le contact immédiat de l'enseignant avec son public opposé à la distance et à l'anonymat des médias.Et parmi les médias, la fête populaire.L\u2019EXPÉRIENCE DES
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