L'avenir, 26 octobre 1849, vendredi 26 octobre 1849
[" \u2014 = r= =» - - 63 + Vendredi \u2014\u2014\u2014\u2014 0\" = me - tt : Ce ! ip Gu * ma gu0 mm, 1 EC matin, 26 Octobre 1849, - ; eo - œ Troisieme Annee, No.13.L\u2019AVENIR 5 Se publie à deux Éditions.La première édition paraît trois fois par semaine.La SEconDE EpiTiox, dont celte feuille : est un exemplaire, paraît tous les VENDREDIS au matin et contient toute la ; matière à lire publiée dans la premiére.(Voir les conditions d la dernière colonne.) ; ren Nee Tee Fe AAA AAAAA A STAAL POV VAN JOURNAL RÉPUBLICAIN, PUBLIÉ DANS LES y QE .ne ANNONCES.Les annonces sont reçues aux bureaux ¢ du journal depuis 8 heures 4.M.à 7 heures ¢ p.M., tous les jours.107 ¢ La circulation de I> Avenir est considéra- ?ble et présente une bonne voie de publi- .cation pour les annonces.: (Voir le Tary\" à la dernière colonne.ASE nee AN ESS ¢ ; 5 , vv INTERETS POPULAIRES.PUBLIE PAR UNE SOCIETE EN COMMANDITE DE PROPRIETAIRES.\u201cLe Travail Triomphe de tout.\u201d REDIGE PAR UN COMITE DE COLLABORATEURS.LITTERATURE.\u2014 ee LE CLUB DES ROUÉS.L'amour a\u2019est qu\u2019un épisode dans la vie de l\u2019homme, 1l est toute Pexistence de la femme.Lorp BiroN (Don Juan).XIII.(Suite et fin.) Tu vois, cher Louis, que ce satané Saint- Léon m\u2019enferrait de son mieux.\u2014Retiré dans un cabiuet fort obscur, voisin de ma chambre à coucher, j'avais eu la précaution de fermer tous mes volets, et l\u2019on respirait chez moi le pur par- fun des églises, ce dernier luxe de l\u2019humanité.Vers neuf heures et demie, j'entends ouvrir la porte d\u2019entrée, on monte l\u2019escalier, et elle arrive- dans cette chambre.\u2014Ja la voyais parfaitement par un petit trou pratiqué dans la cloison : elle était vêtu de noir, et ce costume lui allait à ravir.\u2014J\u2019étais tellement amoureux que je le suis déjà moins.\u2014Son visage était pâle, ses yeux humides sa démarche mal assurée\u2026 elle s\u2019assit dans un fauteuil et dit à Saint-Léon, en montrant le lit: \u201c C\u2019est 1a.\u201d et n\u2019acheva pas.\u2014# Oui, madame, là.\u201d et ce charmant démon faisait une mine funèbre.\u201c Laissez-moi un peu settle, ajouta-t-elle.\u201d\u2014Saint-Léon se retira respectueusement.\u2014 Elle poussa les verroux, posa son chapeau, et demeura immobile, silercieuse, au milieu de la chambre.\u2014Tout-à-coup, deux torrents de larmes s\u2019échappent de ses yeux ; elle étouffe ses sanglots, et se jetant à genoux devant mon portrait en pied peint par Fanny, elle se frappe le front, et passant ses mains sur ses beaux yeux en pleurs, elle articule quelques paroles qui pévétrèrent au plus profond de mon âme.Son visage pâle et contracté était tourné vers moi, et je pouvais y lire mot à mot combien Je régnais sur son cœur.\u2014De temps en temps, elle laissait échapper de sourds murmures mêlés de tendresse, de regrets et d\u2019amnertume ; elle s\u2019accusait de ma mort, et par des mots entrecoupés, faisait un aveu touchant de tout l\u2019amour que javais su lui inspirer : \u201c Coquetterie infà- me, disait-elle, tu es cause de mon malheur!\u201d Et sa tête retombant dans ses mains, je n\u2019entendais plus que des soupirs et des sanglots, Sa longue robe noir flottait sur ses petits pieds, gn taille était renversée, son cou plié comme celui d\u2019un beau cygne.\u2014 On l\u2019avrait prise pout une fleur penchée sur sa tige.\u2014 Je t\u2019avoue que je m\u2019exaltais infiniment, mon imagination fermentait ; je crus le moment favorable, et sortant avec précaution de ma cellule, je posai les mains sur ces épaules, et la sonlevai légèrement entre mes bras.\u2014 Elle se redressa brusquement, me fixa d\u2019un regard qui lança mille éclairs, et fuyant mon étreinte avec la souplesse d\u2019une gazelle elle tomba sur un canapé avec un cri d\u2019effroi.\u2014 Je n\u2019eus pas de peine à rappeler ses sens, en l\u2019accablant de ces petits mots consolants, toujours magiques en pareille circonstauce.\u2014 La première expression de ses regards fut tendre et joyeuse.\u2014 Elle serra convulsivement ma main sans pouvoir me parler.\u2014 Je me jetai à ses genoux, \u2014 oui, mon très-cher, j'ai eu cette faiblesse.\u2014 Alors elle reprit tout-à-coup sa présence d\u2019esprit, sa grandeur et son empire.\u2014 Vous m'avez donc trompée, Monsieur ; je m\u2019avoue complètement battue.\u2014 Oh Julie, ne rail- Jons plus, vous m\u2019aimez, je vous adore, vous le savez.regrettez-vous d'avoir été trompée \u2014 Non, oh.non, me dit-elle en souriant et passant son bras sous le mien: Non, car mon cœur a souffert tout ce qu\u2019il pouvait sonffrir.\u2014 Eh bien, lui dis-je, le délire dans les yeux, je suis donc pardonné ?\u2014 Non, répondit-elle\u2019 car vous avez été plus adroit que moi, et c\u2019est un triomphe qu\u2019une femme ne pardonne jamais.\u2014 Je vous félicite sur l\u2019adresse et le calme de votre valet, c\u2019est un rusé serviteur.\u2014 Chère Julie, vous m'aimez, vous m\u2019aimez, voilà donc ce mot fatal prononcé ; vous voyez qu\u2019il n\u2019en résulte aucun mal, et vous me rendez le plus heureux des hommes.\u2014 Oui, je vous aimais, ouije vous aime, ne vous l\u2019ai-je pas dit, n\u2019aurais-je pas tout donné pour vous revoir vivant ; ce que jai dit je l\u2019ai juré.\u2014 Mais vous n\u2019aurez de moi que cet amour que je concentrai sans cesse dans mon âme ; perdez tout espoir d\u2019ubtenir de moi autre chose qu\u2019un dévoüement de mère ou de sœur.Je vous aime, Jules, je vous le répête ; je suis liée dès aujourd\u2019hui à votre destinée, mais ne pouvant être votre femme, je ne serai jamais votre maîtresse.\u2014 Elie partit aussitôt, me lais- saut tout ébahi, et comme fasciné par sa supériorité.\u2014 C'était nn nouveau plan de campagne.Je me fis reconduire a Paris, cette ville des vivants par excellence, et j\u2019allai rire avec St.- Léon de notre burlesque escapade.Pour en finir avec cette lettre déjà trop lon- que, je te dirai que nous pertons pour Hyères, Julie et moi.\u2014Elle veut y passer l\u2019automne et l\u2019hiver pour rétablir sa santé \u2014 Mensonge que tout cela, mensonge de Parisienne ; elle n\u2019a jat mais été si fraîche.\u2014 Je crois plutôt que c\u2019es- pour y oublier le dernier serment qu\u2019elle me fit à Passy.\u2014J\u2019oubliais de te dire qu\u2019elle est veuve depuis trois jours, son mari étant mort d\u2019une apoplexie foudroyante.\u2014Je t\u2019écrirai dès mon arrivée en Provence.\u2014A propos, Fanny me laissa enfin tranquille ; elle sera morte, la pauvre enfant !\u2014Adieu.JULES.XIV.Les côtes de Méditerranée sont riches en sites pittoresques, mais je doute que l\u2019on puisse trouver une campagne plus grâcieuse que celle qui se déroule depuis les vieux ramparts de la petite ville d\u2019Hyères jusqu\u2019aux bords de la baie qui Laigne les îles de ce nom\u2014L œil ne se fatigue pas sur des champs monotones, sur des montagnes incultes, sur une pleine mer toute nue !\u2026.T1 se repose avec paresse dans les vallons, sur les collines; il s\u2019élance sur les taillis pour traverser la nappe tranquille des eanx, et pour aborder les îles qui confondent leurs côtes élevées avec le bleu de l\u2019horison.Des centaines de maisons blanches s\u2019échappent au hasard des bois d\u2019orangers et de pins sauvages.Les points culminants des montagnes environnantes sont tous couronués de quel que masure du moyen-âge qui étale ses ruines avec gravité, et donne quelque petit air sérieux \u2018la ce riant tableau.Cette campagne semble promettre l\u2019Italie au voyageur artiste, et ce serait commettie un sacrilège que de ne pas s\u2019arrêter à la contempler.En marchant pendant une heure ver s la met vous rencontrez au détour d\u2019nn bois touffu une charmante villa qui se perd sous des treilles chargées de fruits et de fleurs; c\u2019est là qu\u2019une belle dame, arrivée depuis peu de Paris, habite avec son mari, jeune homme que l\u2019on voit rarement, mais qui doit être un modèle d\u2019élégance et de bon ton, à en juger par ses airs, sa tournure, et le grand bruit qu\u2019on en fait.On le dit mari de cette dame, et nous voulons bien le croire.Ce sont deux tourterelles, ne se quittant jamais.\u2014Personue ne s\u2019est encore hasardé près de cette jolie maison, de peur de troubler le couple fortuné qui l\u2019habite.On ne connait guère les deux amans que par le bien qu\u2019ils font à la ville.La belle dame donne aux malheureux, et le ménage fait vivre les pauvres gens.\u2014 Le mari est absent pour une affaire imprévue, et sa femme attend avec impatience son retour.Elle n\u2019a d\u2019autres distractions que ces longues promenades dans le taillis; quelquefois, elle marche jusqu\u2019aux portes de la ville, puis regagne, triste et pensive, sa maison déserte pour elle.Conme elle était assise un jour sous un carré d\u2019orangers, elle vit passer une chaise à porteurs, dont les rideaux entr\u2019ouverts lui montrérent une une jeune femme pale et mourante, qu\u2019nn seul souffie de vie semblait animer.\u2014 Un homme, Jeune encore, accablé comme elle par le poids de quelque douleur secrète, veillait à l\u2019une des portières, et deux robustes portefaix soulevaient sans peine leur fardeau.\u2014 Arrêtez !\u2026 dit une voix faible.il fait bien bon ici !.\u2014 Par ce sentiment de noble pitié, le seul qui soit resté pur et intact dans le cœur hnmain, la maîtresse de la jolie maison s\u2019approcha du groupe, et saluant la pauvre malade, elle offritson toit pour asile de repos, et questionna la jeune femme avec intérêt.Deux cœurs sensibles se comprennent bien vite ; une sorte d\u2019intimité s\u2019établit tout d\u2019abord entre les deux étrangères, car elles se reconnurent pour appartenir toutes deux a une même classe de femmes jolies et à la mode.Lorsque d\u2019une voix presque éteinte, la malade eut dit qu\u2019elle était à Myères pour prolonger ua peu une vie qui l\u2019abondonnait avant l\u2019âge et qu\u2019elle se faisait porter dans les vallons pour se recueillir dans le calme et la beauté\u2019 de la nature, la jeune mariée ne put dissimuler son émotion, et promet d\u2019aller chaque jour prodiguer tous ses soins pour arracher à la mort une proie qu\u2019elle ne devait pas encore saisir.En effet, le lendemain, une voiture s\u2019arrêtait à la porte d\u2019un hôtel (son nom m\u2019échappe), et une jeune femme dont l\u2019élégance ravisait tous les yeux monta au premier étage, et se trouva près du lit de douleur où se mourait chaque jour un ange de bonté, d\u2019amour et de résignation.La conversation ne traîna pas sur des riens, sur ces formalités misérables qui raidissent tous les rapports.\u2014 Ces deux âmes n\u2019avaient pas l\u2019espoir d\u2019une longne réunion, aassi parlèrent-elles le vrai langage du cœur ! \u2014 Oh! Madame, quelque horrible souffrance doit vons miner sourdement: il est impossible que ces beaux yeux pleins de feu, que ce front si pur, que tant de grâce et de jeuvesse disparaissent sans une cause cachée.\u2014 Dai surpris des larmes dans vos yeux quand vous me questionniez sur ma famille, sur mon mari, sur notre amour L.Pardon- nez-moi, je vous semble bien indiscrète, bien légère ; mais aussi je suis bien bonne, et je vous aime déjà comme j'aimerais ma sœur.\u2014 Votre mari 1\u2014 Chut! fitla malade, en mettant sa main blanche et faible sur ces lèvres tramblantes, chut !.Ses yeux se fermèrent, et ses joues pales se colorèrent aussitôt d\u2019une vive rougeur.\u2014 Pauvre enfant, pauvre ange, oh! je vous \u2018comprends, je vous devine ;et elle pressait ses mains, et elle embrassait ses beaux cheveux noirs; oh ?je vous ai fait mal, j'ai ranimé vos douleurs, allons,ne pleurez pas, Madame, essayez de me sourire ; vous êtes trop belle pour pleurer ; j'ai votre secret, vous êtes malheureuse, ou vous a mariée contie votre volonté, vous n'êtes pas aimée !\u2026.Vous le voyez je de- Vine tout ! assez, nous n\u2019en parlerons plus.\u2014 La malade secoua la tête comme un grâcieux enfant qui essaie de sourire sous ses larmes, puis elle se détourna pour éclater en sourds sang'ots !\u2026 Un court silence régna entre ces deux créatures divines, et l\u2019on aurait pu voir bondir leurs seins agités.Enfin, la malade ayant tari ses pleurs, dit d\u2019une voix rassurée: Oui, Madame, ma maladie est là, ma mortest là, et elle montrait son cœur.Je trouverai peut-être des consalations en versant mes confidences dans votre âme secourable, mais je crains de mourir en me confessant.\u2014Non, non, ma bien bonne amie, parlez, parlez bien bas; la, tout près de moi ; j'écoute ; vous serez Consolée ; vous avez tant souffert !\u2014Elle secoua encore la tête.\u2014 Ah ! vous n\u2019avez pas connu la douleur, Madame, car vous êtes toute jeune et toute belle; vous aimez un époux qui n\u2019existe que pour vous vous n\u2019avez jamais été coupable, et Dieu vous recompensera.Mais moi, j'ai méconnu mes de- voire d\u2019épouse ; j'ai aimé.Mon Dieu! était-ce !.J\u2019ai aimé un ange.et je ne pouvais aimer sans wahir la foi jurée.\u2026.\u2014Vous l\u2019aviez deviné, Madame ; je fus mariée à un homme que je ne pouvais voir, encore enfant ; je fus livrée aux caprices d\u2019un être qui ne pouvait me comprendre, et J'ai rencontré sur ma route le bonheur et le malheur.\u2014 Le bonheur, qui m\u2019a fait vivre pendant six mois de la vie des anges, et le malheur, qui me tient aujourd'hui enchainé a ce lit de mort.\u2014 Enfin, j'ai été la plus heureuse, et, depuis, la plus malheureuse des femmes.\u2014 Le ciel ne m'avait tant donné que pour mieux me faire apprécier les douleurs qu\u2019il me réservait.\u2014 Heureux ceux qui ont le courage et la vertu de résister a l\u2019orage ! moi, j\u2019en meurs.\u2014 Jules fut séparé de moi !.,\u2014 Jules, dites-vous ?.\u2014L'\u2019ai-je nommé?Pardon, cela m\u2019échappe toujours ; Jules était éloigné de moi nous nous écrivions souvent, oh! bien souvent ; que ses lettres étaient bonues, et douces et consolantes.Oh! qu\u2019une lettre comme celle-là me ferait du bien !\u2014 Et quelle fortune, Ô mon Dieu! pourrait la payer ?\u2014 Mon mari, vous l\u2019avez vu; C\u2019est lui qui veille jour et nuit sur mes derniers moments, lui qui pleure comme un enfant chaque heure qui s\u2019écoule (car elle tre mène à grands pas vers ma tombe).\u2014 Mon mari revenait a moi, il appréciait ma vie toute de résignation pour ses fautes continuelles; il commengait a m\u2019aimer et moi à réfléchir sur mes erreurs.Tout-à-coup, Madame (les larmes remplirent de nouveau ses yeux), tout-à-coup j\u2019appris une nouvelle qui m\u2019a assassinée,une qui, si elle ne m\u2019a pas rendue folle, m'a ravi toutes mes forces et à glacé tout mon sang !.Jules! Jules était mort (elle s\u2019arréta, ne pouvant continuer ; le sang avait ré- flué vers le cœur).\u2014Et votre mari ?lui demanda a jeune femme, en la pressant contre son SEilL.\u2026.\u2014II s\u2019est aperçu de tout, et s\u2019est montré aussi grand, aussi généreux, aussi noble que nous avions été coupables tous les deux.Il n\u2019est pas de prévenances, pas de.soins, pas d\u2019amour, pas de tendresse qu'il n\u2019ait employés pour ramener la joie sur mon front.\u2014Touchant du doigt la plaie qui de- vorait mon cœut, comprenant l\u2019opposition de nos tortures, il n\u2019a jamais montré le moindre soupçon du passé, et n\u2019a jamais proféré une, parole qui pût me faire souveuir- Nous sommes venus dans ce beau jardin de la Provence pour échapper à la mort prompte et certaine qui m\u2019attendait cet hiver à Paris ; mais hélas !.Chaqug jour, Madame je prie pourmon mari, pour cet homme qui veille à genoux à mon chevet je prie aussi pour Pautre.\u2014 Assez, mon enfant, ma pauvre amie ; ne vous fatiguez pas ; vous avez eu confiance en moi, et je vous guérirai.Mon mari et moi nous ne vous quitterons que quand vous serez rendue à la vie, à l\u2019amitié et à l\u2019amour de votre époux.ri s\u2019appelle Jules aussi.Mon ma- 11 est bon ; mais il ne doit pas vous rappeler un nom qu\u2019il faut oublier.\u2014 jamais, dit la malade affaissée.Deux jonts après, c\u2019était grande fête à la petite maison ; le voyageur était revenu, et la joie était au comble.\u2014 Les fleurs s\u2019étaient paréesde leurs plus douces couleurs le soleil s\u2019était levé pur et brillant du seiæ des eaux ; les oissaux Jew champs voltigeaient par bandes joyeuses\u2026 Ce fut un jour radieux.\u2014 Tu viendras avec moi: mon ami; j'ai connu pendant ton absence une pauvre petite femme bien jolie et bien à piaindre.\u2014 Elle se meurt, et je prétends lui rendre la vie.Tu viendras m\u2019accompagner, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Comme tn vou-iras.Quel est son nom?\u2014 Ah! tu m\u2019y fais penser ; j\u2019ai pris tant d'intérêt à le voir, à lui parler, à l\u2019écouter, que je ne lui ai pas demaudé son nom\u2014 N\u2019importe.La malade s\u2019était levée de son lit.\u2014 Le médecin lui avait trouvé du mieux depuis la veille, et elle reposait sur une chaise longue, parcourant un album.\u2014 Son amie entra, courut à elle, et l\u2019embrassant avec effusion : \u2014 Vous voilà furte aujour- d\u2019hui, ma toute belle?Je vous présente mon mari.\u2014 Elle se redressa sur son séant pour saluer, et quand ses yeux fatigués eurent reconnu l\u2019homme qui était debout devant elle, elle poussa un cri déchirant, et, s\u2019attachant à son corps par une étreinte nerveuse, elle prononga ces mots !.Ah Jules!.Ah Jules !.Ses jambes fléchirent et elle tomba morte !\u2026 Ses lèvres avaient oonservé un sourire angélique et radieux, ses yeux fixes semblaient regretter la lumière.Un troisième personnage était entré ; il considéra le cadavre, et prenant le bras de Jules, qui était demeuré pâle et comme pétrifié,il lui dit avec une explosiou de rage long-temps concentrée : \u2014 À nous deux, maintenant, Monsieur.\u2014 Puis se retournant vers Julie, qui, les lèvres tiemblantes et le corps défaillant, regardait cette scène avec effroi : \u2014\u201c Madame, retirez-vous, Vous n\u2019avez « plus rien à faire ici ni l\u2019un ni l\u2019autre.\u201d XVI.DE SAINT-LÉON A LOUIS.Paris.MoN CHER LOUIS.Jai de grandes nouvelles 4 te donner.Tu tes retiré & propos du c/ub des roués-\u2014La confrérie sainte vient de perdre un des fermes soutiens de sa gloire, et le métier devient difficile \u2014 Tu sais en boune partie les aventures du pauvre Jules.\u2014 Je lui avaistrouvé un vieux tour qui,en le débarrassant de sa sentimentale et passionnée mailresse la Fanny que tu connais, lui avait livré notre belle vertueuse, dont tout Paris parlait, la charmante Julie Das++.\u2014Il faut dirz à sa louange, et à notre deshonneur, que, quoiqu\u2019elle eut avoué sa passion pour Jules, elle demeura fidèle à son mari et ce n\u2019est qu\u2019à la mort du brave homme que notre ami commun, ayant la sottisse d\u2019être toujours amoureux, eut celle de se marier.\u2014\u2014C\u2019était un pas de clerc et d\u2019écolier, une rouerie de page et non un coup de maître comme il était d'âge et de caractère à le deverir.-\u2014C\u2019était enfin à en pouffer de rire.Ces deux excellents pigeons s\u2019envôlèrent au fond de la provence, dans quelque trou bien plat, qu\u2019on appelle la ville d\u2019Hyères, à ce que je crois, te où sur ma parole, je ne voudrais jamais passer, même cn effigie.\u2014C\u2019était de la bergerie ravissante ; ils y grasseyaient le sentiment, ne donnaient aucune nouvelle de leur superbe, candide et naive existance, vivaient en vrais Tyrcis au travers des orangers, des citronniers, le lever et le coucher du soleil, des bois et des ravins des sources et des bosquets, des ruines et des maisons neuves, buvant du lait, mangeant du miel, écrivant leurs chiffres sur les arbres.Du Roland furieux tout pur.Bref par un grand hasard, Julie fit la connais- sauce d\u2019une jeune mourante qui venait s\u2019enterrer sous quelque sycomore ; et comme cette rencontre ajoutait à la poèsie des chers amants, il arriva que la jeune épouse présenta avec joie son mari à la malade, que celle-ci, reconnaissant son amant, qu\u2019elle croyait depuis longtemps à six pieds sous terre, lui sauta au cou avec frénésie, et que, tombant en syncope, elie en (répassa.La malade n\u2019était autre que Fanny.\u2014Ceci n\u2019est encore rien ; j\u2019arrive au tr gique.\u2014 Le stupide mari de Fanny, s\u2019étant pris de remords pour sa conduite envers sa femme, oublia héroïquement les propres torts de son épouse, et s\u2019amourachant à outrage des de niers moments de sa moitié, il tomba comme un boulet au beau milieu du précédem coup de théâtre : alors à apostropha Jules, il apostropha Julie, et les chassa de chez lui.Le lendemain, Une rencontre eut lieu, et notre cher ami fut quitte pour une balle dans la tête, qui nous l\u2019a ravi pour toujours, car j'ai déjà fait dire trois messes pour son âme et t\u2019engage à faire de même.Quant à Julie, comme elle est d\u2019un trés-fort tempérament, elle ne mourra pas de chagrin ; mais elle s\u2019est enfermée dans un couvent.II m\u2019est bien prouvé que c\u2019est par dépitet non par amour.\u2014Farces que tout cela, mon cher collègue.-À- dieu, conserve ta santé, et situ veux savoir ma morale en tout ceci.Ma foi! Dieu te préserve du mariage, des maîtresses sentimentales, et surtout des maris qui tirent le pistolet.\u2014 L'hiver est magnifique.A toi de cœur, SAINT Léon.A.DE GONCRECOURT.LA PRESSE CANADIENNE.a LT TT Te eT (Du Canadien Indépendant,) LE BON SENS DU PEUPLE \\ ou DIALOGUE ENTRE JEAN-BAPTISTE PÈRE ET JEAN- BAPTISTE FILS, SUR L\u2019ANNEXION ET AUTRES SUJETS POLITIQUES.ONZIÈME ENTRETIEN.JEAN BAPTISTE père, (entrant avec ses quatre amis chez sou fils, à l\u2019heure accoutumée :) Eh ben mon Baptiste, tu Vois que je suis pontuel au rendez-vous.C\u2019est ma façon à moi.Et pis je 1e dirai mon Baptiste v°là plus d\u2019une heure que les amis sont venus me prendre à la maison pour venir ici.Muis nous avons jasé des trains do Montréal, du gouvernement, du ministére, des tories et de toutes sortes de choses et je ne tombons pas d'accord sur uo point.Moi je disais que toutes ces affaires-là ne nous regardaient guère et que comme que ce Sois je pensuis Len qu\u2019après tout c\u2019est nous autres, pauvres gens eu district de Québec, qui paierions la plus grande pare des pots cassés par les autres.Mais |: voisin Louis, prétend d\u2019après une gazette qu\u2019il lit, que tout est pour le mieux et que le gouverrement a agi au parfait, que Québec va avoir lesiège du gouvernement, enfin que les trains que les tories ont faits à Montréal, étaient pour nous une véritable chance.Crois-tu ça Baptiste ?- JEAN BAPTISTE fils \u2014 Ah mon père, le mal qui se fait dans le pays retomhe toujours à In fin sur rout le monde, et si les troubles font du tort à quel- qu\u2019un en particulier je crains bien qu\u2019après tout le pauvre Jean-Baptiste aie soit la principale victime, et tout cela selon moi parceque le parti libéral cananien a abandouné ses grandes vues politiques d\u2019autrefois qui nous vouaient, quels que soit les ocstacles d\u2019un moment, à un grand avenir, pour ne faire que du petit fricot politique au jour le jour pour rassasier quelques ambitieux remuants et laisser le peuple dans l\u2019smbre.JoserH.\u2014 On dit que le siège du gouvernement va être transporté à l\u2019autfe bovt du Haut-Canada.Si c\u2019est vrai, ça rachèvera le reste, Le ri.s\u2014 Oui et ça vous Montrera à quoi nous conduit l\u2019Union: Les bons libéraux du Haut- Canada, qui étaient dans l\u2019insignifiance avant que nous leur ayions donné la majorité, ne se ferait nal scrupule de nous ravir le siége du gouvernement qu\u2019ils nous avaient rendu pour nos amadouer.Prerne.\u2014 Ah ! les drôles d\u2019amis que nous avons-là.Ça me fait l\u2019effet de gens qui nous aiment comme le renard aime les poules.Quand ils nous auront plumés, ils nous mangeront.Le rims.\u2014 Justement.Comparons un peu, mes amis, la conduite du gouvernement vis à-vis des canadiens auec celle qu\u2019il tient cette année envers les tories, ses amis de jadis.En 1837, parceque quelques personnes se réunirent pour vrotester contre l\u2019acte par laquel l\u2019Angleterré s\u2019emparait de notre argent sans le consentement du parlement, on voulut les cmprisonner.Leurs amis voulurent empêcher leur arrestation et de suite on les écrasa à coups de canon, on brûla leurs villages, on emprisonna tous ceux qu\u2019on soup- çenna de blâmer le gouvernement.On en exila quelques-tins, on en bannit d\u2019autses sous peine de mort.L'année suivante on en pendit douze et transporta soixante, juste de l\u2019autre côté du monde où on leur fit trainer et cesser de la pierre con me à des assassins et à des valeurs.Tout cela pour avoir voulu empêcher qu\u2019on nous volet! En 1849, des gens viennent au beau millieu de la capitale essay- r de lapider les représentants du penple, couvrir d\u2019œufs pourris et d\u2019injures le représentant de la reine, brûler le parlement pour lequel la province devra payer quelque jour une grosse indem- nilé à la ville de Montréal, on saccage la résidence des ministres, eh ! bien devinez ce qu\u2019on leur a fait.Lours-\u2014 Oh ! j'espère qu\u2019on lesa écsrtelé tout vifs.Le FiLs.\u2014 Non, mon brave Louis, je ne voudrais pas qu\u2019on leur eût rien fait d\u2019aussi cruel ; mais au lieu de les maltraiter autant, on leur fait les yeux doux; on les supplie d\u2019être bien sages et on leur promet du sucres s\u2019ils veulent consentir à ne pas tout mettre à feu et à sang.On leur demande même d\u2019avoir la complaisance de faire la patrouille pendant la nuit.On a eu même la délicate attention de renvoyer un officier public canadien, qui avait eu le malheur de leur déplaire en demandant à une dame de chanter quelques couplets d\u2019une vielle chan-ou française.PierrE.\u2014 Oh! pour le coup c\u2019est trop fort.Ça ne se peut pas et je crois que tu nous en contes.JoszpH.\u2014 Je le crois car ma gazette n\u2019en dit rien, Le rirs.\u2014 Votre gazette est une amie du _ministère et elle fait comme les grues qui quand elle ferment les yeux croient que personnes ne peut les voir.Votre gazette ne parlent pas des bévues de ceux dent elle attend pitance.Eh bien mes amis je vous dirai que Jean-Baptiste serait toujours le bouseulé, le battu, la bête noir et le souffre dou- leur ; sonvenez-vous de ce que je vais vous dire.mn On fait l\u2019union des Canadas contre le canadien parcequ\u2019il a voulu se seheller contre les tories; à présent que les tories se sont rebellés contre lui on on va foire l\u2019union de toutes les provinces pour mieux l'assommer et l\u2019applatir tellement qu\u2019on n\u2019en entendre plus parler.C\u2019est justement comme ce petit garçon a qui son père, un ivrogne, donnait tn coup de poing quand Penfant en batait un autre et un coup de pied quand il etait battu.Je vous le dis encore une fois, le gouvernement, voyant que la politique de la province s\u2019embrouil le ; voyant que ses anciens amis boudent un peu parce que le parti qui les combatiait est au pouvoir et beaucoup parce que les affaires vont malet que Pargent rare ; le gouvernement anglais, dis-je, va faire le médecin et chercher un remède pour avoir l\u2019air de contiaître notre maladie.Ii va, pour grgner du tems, unie les provinces britanniques, pensant que ça dounera un colons assez de sujets de querelles entre*eux pour qu\u2019i's laissent la mè- re-patrie tranquille ?et quant à ce pauvre Jean- Baptiste dans toute cette baggarre c\u2019est à peine si l\u2019on apercevra snr l\u2019eau le bout de sa tuque bleue.[1 sera noyé, noyé à tout jamais.Ses institutions ; ses lois ; sa religion seront à la merci de gens qui ne demande qu\u2019à n\u2019en fairg qu\u2019une bou chée.LE PERE.\u2014Ah ! mon Dieu, mon Dieu! qu\u2019al- lons-nous done devenir ?Le ris.\u2014Oui ! qu\u2019allons-nous devenir: voilà ce que vous deviez demandez à ceux qui acceptent l\u2019union et son injustice.Demandez à nos chefs où ils nous conduisent et ils vous diront : Que vous importe ?nous avons le pouvoir.Vous devriez être satifaits.Et si vous leur demandez sérieusement quelque jour, compte du pouvoir que vous leur avez contier, ils vous passeront entre les doigs comme des anguillns.L'un se sauvera au conseil législatifoù un vote populaire ne pourra plus l\u2019atteindre tandis que deux, trois ou quatre autres deviendront juges en vertu de lois qu\u2019ils auront faites eux-mêmes.S\u2019il en est un de consciencieux et qui reculerait «levant une imitation des vices reprochés à d\u2019autres, il se retirezait dans la vie privée honteux et dégouté.Quant aux écrivains et parlisans qui ont appuyé ces politipues trop prévoyants pour eux-mêmes et imprévoyants pour le public ; les uns auront reçu leur récompense par des emploiset d\u2019autres leur punition par le mépris publie.Le PERE.\u2014 Mais legouverneur, lui qui a souffert pour eux, leur, permettra-t-il de Pabandonner comme ça ?Le FiLs.\u2014 O quant au gouverneur, \u2018e pauvre homme s\u2019en tirera toujours bien car aous devez bien penser qu\u2019il n\u2019ira pas s\u2019exposer encore à se faire insulter en allant au parlement ouvrir les Chambres.Il va probablement être rappelé car il a eté fait pair d'Angleterre.Les lettres de no blesse sont toujours pour les gouverneurs le signe de la fin des crises où ilsont joué un rôe.Sir John Colborne à été fait lord Seaton après les meurtres politiques qu\u2019il a signés; presqu\u2019aus=itôi on l\u2019a rappelé.M.Poulett Thompson après la crise de l\u2019union a été fait, lord Sydenham ; 1l allait s\u2019en retourner lorsque la mort la frappé au Milieu de son œuvre.Sir Charles Matcalfe a été fai lord après la cri-e ministérielle qui reculait le parti libéral et après les élections sanglantes de Montreal.Peu aprèsil s\u2019en allait mourir au sol natal.Le pauvre Sir Charles Bagot est le seul qui n\u2019ait pas eu de récompense.Il faut l\u2019ami sincère du parti libéral.LE pere.\u2014 Il n\u2019y a done pas de remède aux maux qui naus ménacent ?Le rIiLs.\u2014 Pardon, mon père, mais nos hommes politiques sont trop poule-mouillées pour les envisager en face.Je ne vous citerai qu\u2019un seul exemple.Tont le bruit de Montreal, les insultes faites au gouverneur, les incendies et les dévastations ont pour objet d\u2019intimider le gouvernement anglais et d\u2019obtenir le rappel de lord Elgin.\u2019 Eh bien, si le gouvernement était élu par le peuple du Cauada, croyez-vous qu\u2019un parti oserait l\u2019insulter parce qu\u2019il aurait ohéi au vœu de la majorité ?Josepi.\u2014 Certaiuement que non.Mon cousin Jérôme qui est à Saint Louis de Messouris, m\u2019a dit que le gouverneur de leur état qui est élu par le peuple est respecté de tout le mende.I est vrai qu'il n\u2019est pas fier, et il n\u2019a que cing cents louis par année ; car c\u2019est un homme comme un autre, tandis que souvant les notres n\u2019ont, de plus que nous, que des sides-de-camp, des plumes de coq, des galons d\u2019argent et trente-cinq mille piastres par année.Mais comment changer tout ça ?Voilà la terrible difficulté ! LE F1Ls\u2014 Pus si terrible que vous pensez.Nous en parlerons au long demain soir.DOUZIÈME ENTRETIEN.JEAN-BAPTISTE père.\u2014Allons Baptiste, mon garçon, nous revoici encore, moi et les amis, pour te demander ce qu\u2019il faudrait faire pour améliorer la position de notre paüvre pays qui, à ce qui me semble, va tous les jours plus mal.Nous avons beau nous casser la tête tous ensemble, nous ne pouvons pas trouver de remède.Quel est donc le tien, à toi ; conte-nous ça entre quatre-z\u2019yeux.JeaN-BapTISTE fils.\u2014D\u2019aprés tout ce que je vous ai dit depuis que nous parlons de politique, vous devez voir que je suis d\u2019avis qu\u2019il nous sera impossible d'améliorer notre sort tant que nous demeurerons colonie.Plus j\u2019y pense et moins cela ne me semble.possible.D'abord notre commerce est flambé à tout jamais.Les affaires vont assez bien en Angleterre et pourtant les notres ne peuvent pas aller plus mal.Croire qu\u2019elle recommencera à protéger nos blés et nos bois sur ses marchés, c\u2019est croire une chose impossible, une chose qui l\u2019exposerait à tune révolution parce qu\u2019il faudrait pour cela que ses ouvriers mourussent de faim et devinssent plus malheureux qu\u2019ils ne le sont aujour- d\u2019hui, ce qui ne se peut pas.Quant à réformer les abus de notre gouvernement tant que nous serons entravés par le cérémonial de la sanction royale, par les entraves législative de l\u2019Acte d'Union, par les vieilles prétentions de la prérogative, c\u2019est-à-dire par la fantaisie de gouverneurs, s'appuyant faute d'autre règle sur les précédents, ce qui veut dire souvent des vices que l\u2019age rend respectables ! JosepH.\u2014Mais, Baptiste ne vaudrait-il pas mieux essayer de raccommoder petit à petit notre constitution que de chercher des révo- lntions dont pour ma part j'ai une terrible peur.Le riLs.\u2014Raccommoder notre constitution?Je vous assure que cela me semble presque impossible avec les éléments que nous avons dans le pays.Après ce qui s\u2019est passé le printemps dernier et cet été je ne vois pascomment le gouvernement constitutionnel monachique pourra fonctionner désormais.Nous avons un ministère libéral qui n\u2019est arrivé au pouvoir que parce qu\u2019il a fait force promesses.à ses partisans.A peine veut-il en accomplir une que le pays est en feu, comme il'ne l\u2019avait pas été lors de la rébellion.Pourquoi cela ?Simplement parce que le pouvoir politique ne tire pas sa source unique du pays même.Tant que le parti qui n\u2019aura pas le pouvoir en mains pourra en appeler à la patrie, à ses préjugés, à ses inflnences, il n\u2019y aura pas de paix stable, pas de confiance publique ni privée et par conséquent pas de crédit, pas d\u2019activité commerciale, pas de prospérité, pas de satisfaction, pas de vertu.Regardez aujourd\u2019hui où nous en sommes rendus avec la belle constitution qu\u2019on nouse imposée.I Elle restreint tellement le choix des hommes publics et concentre tant de patronage entre les mains du gouvernement que si M.Lafontaine venait à mourir, à se placer ou à se retirer et que le pouvoir tombât entre les mains des tories, il faudrait au moins six ans pour y remettre un ministère libéral.Et encore pour y arriver, ce ministère serait-il obligé de faire comme celui d\u2019aujourd\u2019hui une sorte d\u2019alliance avec ses adversaires.M.Lafontaine n\u2019a été élu à Montréal et un de ses partisans ne l\u2019a été à Québec, qu'après avoir obtenu l\u2019appui des tories de ces deux villes.Comment aprés cela peut- on espérer entreprendre de fire à la constitution des réformes radicales?On ne peut sans choquer celui ci, sans vexer celui-là dont on a besoin.Or en politique comme en toute autre chose celui qui veut plaire à tout le monde ne satisfait personne.Il n\u2019y a que le vœu de la majorité qui puisse donner une base sûre à toute réforme, à toute loi.Dans une colonie cela est impossible, impraticable parcequ\u2019on ne peut presque jamais accorder la volonté et intérêt de la majorité des colons avec l\u2019intérêt et la volonté de la mère-patrie.Il faut toujours une lutte à la fin et de lu:te en lutte on arrive à la haine mutuelle, à l\u2019indépendance.Le père \u2014Comment ça, tu penses donc qu\u2019il n\u2019y a pas moyen de moyenner avec notre gouvernement d\u2019aujourd\u2019hui ?Il est clair toujours que ¢a me pourrait pas aller plus mal.Mais tu veux donc que le pays se déclare indépendant?L\u2019Angleterre ne voudra pas et alors il nous faudrait une guerre.Le riLs.\u2014Je pense que vous vous trompez.L\u2019Angleterre est assez éclairée pour savoir qu\u2019une colonie ne peut pas l\u2019être toujours.Ille sait aussi depuis l\u2019exemple des Etats-Unis, qu\u2019un pays qui lui a appartenu lui devient avantageux, dès qu\u2019il est assez sage pour se gouverner et assez fort pour se défendre, parce que les liens seuls de l\u2019intérêt peuvent réunir les nations.Les Etats-Unis et l\u2019Angleterre ont intéréta commercer ensemble et ils le font avec un avantage mutuel, tandis que si l\u2019un de ces pays était maître de l\u2019autre, il serait impossible que leurs relations fussent longtembs amicales.Je crois donc que le tems de se séparer de la mère-patrie est venu pour le Canada.Je crois aussi qu\u2019il ne faut point pour cela de guerre ni de violence mais simplement demander à la Grande-Bretagne de nous laisser marcher seuls, lui démontrer par des raisonnements 30- lides, par des faits, qu\u2019elle ne saurait, sans injustice, nous forcer à demeurer sous sa domination.Jacques.\u2014Mais ne crois-tu pas que l\u2019Angleterre ne se fache de cette demande?Le FiLs.\u2014 Non, car pour obtenir, il faut demander.Nous devons lui adresser une pétition respectueuse et ferme.Or nous n\u2019avons pas pour le moment d\u2019autre moyen de lui communiquer notre ven.Nous ne sommes pas sur un pied d\u2019égalité avec lessujets des Trois-Roy- aumes, cur nous n\u2019avons pas de représentants dans le parlement impérial ; nous n\u2019avons donc pas de voix dans le gouvernement de l\u2019empire.Nul n\u2019oserait prétendre que notre état d\u2019infériorité coloniale doive être considéré comme la position normale et permanente dans laquelle le pays devra toujours demeurer.La mère- patrie ne peut pas nous offrir directement notre indépendance ; mais elle ne nous la refusera pas quand nous lui aurons démontré que nous désirons qu\u2019elle nous l\u2019accorde aussitôt que possible.La dignité de l\u2019homme et la dignité nationale ne sauraient avoir deux échelles, l\u2019une juste pour l\u2019autre côté de l\u2019Océan, et la seconde injuste pour notre rive.Le droit est certainement de notre côté ; il ne reste plus qu\u2019à savoir si notre intérêt veut que nous ne retardions pas d\u2019enregistrer notre désir, afin que l\u2019Angleterre sache bien ce que nous voulons et se prépare à nous l\u2019accorder.LE père.\u2014 Il y a des gens qui pensent que nous serions mieux d\u2019être indépendants que de nous unir aux américains.Le rins\u2014 Je craindrais que l'indépendance après les grandes querelles qu\u2019ont eues entr\u2019eux nos partis ne fut plus dangereuse qu\u2019atile, car il me semble que laissés à eux-mêmes nos politiques seraient trop violents pour s\u2019entendre de suite.De plus les dépenses de quelques vaisseaux et d\u2019une petite armée absorberaient plus d\u2019argent que nos revenus actuels n\u2019en pourraient fournir.Ensuite je ne vois pas trop l\u2019avantage que nous pourrions avoir sous le rapport commercial et pécuniaire à être indépendants.Notre avenir politique serait trop précaire, trop incertain pour que les capitalistes européens ou américains vinssent activer notre industrie et tout notre commerce serait à la merci des autres nations plus fortes que nous.PIERRE.\u2014 Comme cela tu aimerais mieux l\u2019annexion aux Etats-Unis, d\u2019après ce que peux voir.Mais j'aimerais bien que tu me dises si je pourrions faire notre religion avec les américaine ; c\u2019est la chose qui m'inquiète moi, car quand au reste je sais ben qu\u2019ils font plus d\u2019affaires que nous ; qu\u2019il y a chez-eux plus de gagne ; c\u2019est ce quo le fils du petit Bertiaume a écrit.Tu sais qu\u2019il était depuis deux ans sans ouvrage a la ville aù il était allé après les grands feux; ils\u2019en est allé à Boston.Eh bien ! comme charpentier il a cinq trente sous par jour et comme maçon, il peut faire sa piastre et demie quand il veut, parce que c\u2019est un gas assez ennimeux que le fils de Bertiaume et il peut se tourner à tout.Le riLs.\u2014 Oui, mon brave Pierre, et c'est comme ça qu\u2019il faut être cLex les américains où tout homme qui veut travaillé peut se tirer d'affaire.Pensez donc que si nous faisions partie des Etats-Unis, nous règlerions nos affaires intérieures comme nous l\u2019entendrions.Nous commencerions par diminuer nos dépenses de plus de moitié et par mettre ordre a nos comptes publics qui sont donnés, de manièrê à ce qu\u2019un y puisse rien comprendre.Je vous ai déjà dit combien on nous vole en payant des officierr plus qu\u2019ils ne vaient et pourtant ja ne vous ai pas dit par exemple que, sur les revenus des douanes, avant qu\u2019on le porté dans le grand livre publie, il est rayé a même les recettus £30,000 par année à des collecteurs, examinateurs, etc.On ne vous compte pas que des l1- cences d\u2019aubergistes et d\u2019encanteurs cobtent a ramasser £3,500, c\u2019est-a-dire autant qu\u2019elles rapportent, car la balance en faveur de la province n\u2019est que de £3,000; que les travaux publics ne donnent que £64,000 pour l\u2019année 1848.Comme vous voyez, il y a une révision complète à faire dans notre service public, des économies notables à opérer auxquelles il serait inutile de songer tant que nous serons colonie.JosepH.\u2014 Mais ler améiicains nous permet- tront-ils d\u2019arranger ces choses-la a notre guise?LE FiLs.\u2014 Les américains ne se mêlent point du gouvernement intérieur des états.Chacun d\u2019eux conduit ses affaires comme l\u2019entend la majorité de ses citoyens.L'économie est à l\u2019ordre du jour et c\u2019est tout.On nous dit pour épouvanter ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, que le gouvernement-général prendrait le revenu de nos douanes.C\u2019est vrai ; mais pour cela il aura à payer l\u2019armée et la marine qui nous défendront, qui feront respecter nos marchands, nos bâtiments, les ambassadeurs qui traiteront avec les autres puissances dans notre intérêt.Ces droits de douane, nous ne arr in BO les paierons que sur les marchandises qui viendront.réellement d\u2019Europe, car les américains nous fourniront une bonne partie de ce dont nous pouvons avoir besoin, et pour cela ils achéteront nos bois et notre potasse plus cher que l\u2019Angleterre, ils nous feront faire cinquante bal ments contre un gue nous construisons au- jou.hui, et qui plus est nous aurons le droit d\u2019entrer dans l'armée, dans la marine de guerre Jans la marine marchande, toutes choses qui nous sont inconnues aujourd\u2019hui parce que l\u2019Angleterre n\u2019a pas trop de places pour les cadets déshérités de ses lords; car vous savez que quand an père noble meurt dans la Grande- Bretagne, les enfants partagent ses biens en frères de la manière suivante; l\u2019ainé des gar- çous à tout et on promet aux autres des places d\u2019officiers dans l\u2019armée.C\u2019est ce qui explique pourquoi on y voit des boiteux, des bessus, des fous, des ivrognes, des mauvais garnements au milieu d\u2019un petit nombre de gentils garçons.LE père.\u2014 Comme ça, si nous étions américains, nos enfants pourraient devenir quelque chose dans le gouvernement.Le ris \u2014 Certainement, on peut arriver à tout sans exceptio., depuis la place de chauffeur d\u2019un steamer de l\u2019état jusqu\u2019à celle de président, inclusivement.Mais tout ça, ce n\u2019est que pour le petit nombre, mais parlons un peu de ce qui intéresse lu généralité.Si nous devenions américains, nous aurions l\u2019avantage d\u2019un commerce libre avec vingt-deux millions d'hommes, avec qui nous aurions des droits parfaitement égaux et nous verrions, en même temps, protéger certains objets de manufacture indigène.Ainsi nous verrions s\u2019établir le long de notre fleuve et dans nos villes des filatures à coton, des manufactures de clous, de vis, de quincailleries de toutes sortes, d'outils, d\u2019instruments d\u2019agriculture, de drap, d\u2019étoffes de toutes sortes, de colle, ate., des verreries, des tanue- ries, des papéteries, etc, car avec la main d\u2019œu- vre à bon marché et des puissants cours-d\u2019eau comme le notres, les capitalistes américains ne manqueraient pas de venir au milieu de nous faire valoir leur argent, et qui augmenterait Ja valeur de nos propriétés, la vuleur de ceux de nos produi : agricoles qu\u2019on ne peut pas exporter.Pierre.\u2014 Mais qu'est-ce qui les empêche de le faire aujourd\u2019hui?ne pourraient-ils pas établir tout ce que tu dis-là sans que personne puisse les empêcher ?: Le FiLs.\u2014 Personne ne les empécherait d\u2019établir des manufactures ici à présent ; cela est vraie ; mais à qui vendraient-ils les objets qui en sortiraient?Aujourd\u2019hui les Etats-Unis protègent leurs manafactures par des droits, de sorte que nous ne pourrions lutter uvec eux après avoir payé des droits et un transport ; mais si nous étions annexés les américains recevraient chez enx les marchandises que nous pourrions fabriquer à meilleur marché qu\u2019eux et y trouver encore notre profit.Par exemple a Lowell, petit endroit près de Boston, où il y a une ffrande quantité de manufactures de toutes, sortes, les jeunes filles gagnent trois piastres par semaine.Ne pourrait-on pas en établir à Québec avec avantage puisqu\u2019on trouverait facilement du monde à raison d\u2019une piastre et demie par semaine ! sur cent personnes emp'oyées les capitalistes feraient une économie de près de quarante louis par jour.Ça vaudrait la peine, comme vous voyez.Ensuite dans une famille, cela soulagerait bien le pauvre ouvrier, si quelqu\u2019autre que lui gagnait de urgent.Aujourd\u2019hui un homme qui souvent a toute une famille à soutenir ne gagne guere qu\u2019une demie piastre par jour et il n\u2019y a que lui qui travaille.acheter les produits de nos terres, comme s\u2019il travaillaient tous à des gages raisonnables ?mais tu n\u2019a pas répondu encore à la question d savoir si notre religion ne serait pas en dange comme on nous le dit.Le ris.\u2014Ceux qui nous font un épouvantail de cette sorte ne connaissent pas ce qui se passe aux Etats-Unis ou ne réfléchissent pas ; mais il est trop tard pour entamer la discussion sur ce poiut-là.Je vous prie de revenir demain et je pense que je vous tranquilliserai là-dessus comme sur tant d\u2019autres choses dont on veut vou effrayer- Le Père.\u2014 Nous n\u2019y manquerons certainement pas, car je suis bien aise de savoir que penser de cette terrible annexion dont on parle tant et contre laquelle tant de gens détitent mille histoires d\u2019imagination, pour nous empêcher peut-être de voir les choses telles qu\u2019elles sont ; parce que si on voyait les choses telles qu\u2019elles sont, ces gens là nous paraîtraient ben intéressés, ben laids et ben méchants.(De l\u2019Echo des Campagnes.) ANNEXION.7 Ce cri puissant lancé par la superbe capitale des Canadas, ira-t-il comme la foudre briser l\u2019arbre jusque dans ses racines les plus profondes, ou ne sera-t-il qu\u2019un vain beuit qui après avoir grondé inutilement dans les airs, ne laisse aucune trace de son passage?elle est la question que chacun se pose en lisant le doeu- ment que nous reproduisons dans notre première page, l\u2019Adresse au Peuple du Canada.Pour nous, en le voyant, nous n\u2019avons été aucunement surpris ; nous l\u2019attendions: nous n\u2019avons pas frappé des mains pour applaudir, mais nous n\u2019avons pas non plus baissé la tête de désespoi Comme le cultivateur reconnaissant qui salu la venue de l\u2019astre bienfaisant qui doit fertiliser ses champs, nous avons accueilli avec bonheur ces premiers cris de liberté ; mais comme lui, nous voudrions aussi abriter la plante faible et jeune que des rayons trop ardents pourraient flétrir.Et quoique nous désirions autant que qui que ce soit, voir arriver l\u2019instant où nous pourrons faire partie de la grande et glorieuse famille américaine, nous ne pouvons cependant nous dissimuler que l'heure n\u2019est pas encore sonnée pour nous.Nous avons déjà exprimé dans cette feuille que l\u2019annexion, considérée par rapport à Pexis- tence de la nationalité canadienne française, ne devait pas être encore désirée.Notre opinion est encore la même sur ce point ; mais nous avouons franchement que le sentiment d\u2019orgeuil et d\u2019affection qui nous faisait désirer l\u2019existence de cette belle nationalité sur le continent d\u2019Amérique, s\u2019est sensiblement affaibli chez nous, à la vue de la singulière controverse soulevée et débattue dans la presse française de ce pays.En voyant apparaître et se développer les proportions gigantesques de cet insupportable tyran de la pensée humaine, de ce despotisme intellectuel qui prétend dominer et enchainer ce que l\u2019homme possède de plus noble, la raison; nous nous sommes demandé si nous ne serions pas coupables et traîtres à la famille humaine toute entière, en favorisant cette guerre impie sous le prétexte de mieux défendre une nationalité.Et nous croyons qu\u2019une grande partie de la por- çaise, partage avec nous cette opinion; que Comment voulez-vons que ces gens-là puissent.tion instruite de la population canadienne-fran- \u2019 % | » JoserH.\u2014Ce que tu dis-là me sante aux yeux 4 = te contraire de ces cônditions est de la part du _ \u2014- ar maintenir son existence nationale, il faut frais des collecteurs pour la mé- 30,828 19 2 apathie si flétrissante, en présence des dangers qui| Ainsi donc d\u2019après les tableaux ci-dessus, M.Lamontagne, qui a le mérite d\u2019avoir le premier |sident.M.Cus.LABERGE, est prié d\u2019agir r cette population dans le servilisme et I'i-} meannée, - - 0-07 , menacent la cause du salut commun ! quant au gouvernement Exécutif, il est bien |adapté ce nouveau système à la langue française.|coimme secrétaire.Neuf membres formant un [seigneur une violation non seulement de la loi prance, mieux MM a nsec im Laissant nn revenu net de £303200 97 avéré, que le Canada paie cette branche du ser-| Les étudiants en médecine, qui suivent le cours de quorum, 'assemblée procéda aux affaires.ous tendons infailliblement, en nous confiant à destinée.En traitant la question de l\u2019an- Jon, nous la dépouillerons donc à l\u2019avenir, de ette considération autrefois toute puissante pour ous, et nous l\u2019examinerons seulement sous le int de vue politique et social.Sommes-nous préparés à entrer dans la grande république américaine, et l\u2019anexion immédiate doit-elle nous être avantageuse ?Telle est la question qui aujourd\u2019hui divise l\u2019esprit public ; car, quant à l\u2019accomplissement du fait lui-même, ceux même qui voudraient le combattre ou le retarder, le regardent comme inévitable à tune époque plus ou moins reculée.(De l\u2019Ami de la Religion) Tenure Seigneuriale.Des hommes de connaissances spéciales se sont occupés des droits Seigneuriaux, et ont étudié les prétentions respectives des Seigneurs et des censitaires ; la législature a même reçu des suggestions, des rapports, des plans, mais la difficile question n\u2019est pas encore résolue.Comment, sur quoi et dans quelle proportion ¢ indemniser le Seigneur privé de quelques uns de ses justes droits?\u201d Sur un point seul, les parties intéressées sont Unanimement d'accord, c\u2019est sur la nécessité de modifier le système et les lois qui règlent les Seigneuries.D'autres, procédant sans doute pour le plus grand bien du plus grand nombre des censitaires, contre Pintérêt d\u2019une classe trop privilégiée à leurs yeux, veulent faire main basse sur le système, changer même abolir cette tenure.Dans ce confit d\u2019opinions et de plans, la législatufe devra intervenir ; et prononcer bientôt pour la paix publique et satisfaire l\u2019anexieuse attente des deux partis.Déjà cent vingt députés des districts de Montréal et des Trois-Rivières, se sont réunis en convention, ont traité et discuté ces questions.Les décisions de ces hommes éminenis seront soumises, plus tard sous les yeux de nus législateurs.On peut dire, sans exagération, que tout lepays Seignewrial a les yeux sur les démarches et les travaux de la Convention, qui pour tempérer l\u2019anxié'é et les dé- girs du peuple censitaire devra ne pas fléchir devant les difficultés, et aller droit au but qu\u2019elle se propose.Lesinterêts du District de Québec n\u2019y ont été représentés que par deux délégués, Ce n\u2019est pas indifférence sur les projets qui occupent la convention, ce n'est non plus que notre District n\u2019ait pas à se récrier hautement contre les exactions de eertains Seigneurs du district, s'il n\u2019a été ° - ge de fuire des suggestions et des représentations par écrit, au comité choisi, a fait s\u2019abstenir plusieurs paroisses qui en tems et lieu foùrniront leur contingent d\u2019information et de suggestion, à la grande stupéfaction de quelques Se:gneurs.- TRIBUNE DU PEUPLE Liberté de penser.NAN SNS Faits pour le Peuple.5 M.le Directeur, Veuillez bien publier les extraits suivants des comptes publics de 1848 pour l\u2019information du peuple du Canada, avec les remarques qui les ac- ARTICLE ÎER.compaguent.\\ Beauté de l\u2019administration territoriale du Cana- / da.\u2014(Voir No.5 des comptes publics.) Revenu total de ce département pour 1848, rovenant des droits de Quint, lots de grèves, tra- wses, commutation de la tenure seigneuriale dans 7 \u2018seigneuries du gouveruement, lods et ventes, fs et rentes, recettes des terres de la couronne, des bois et forêts.£55,137 O 6.Les dépenses de ce département se sont montées à l\u2019enorme somme de £51,955 19 8 pour la même année, ne laissant pour ce département qu\u2019un revenu net de £3,181 8 10.Habitants du Canada, admirez maintenant l\u2019excellence de notre administration coloniale.Quel infâime gaspillage des deniers publics! Est-il étonnant qu\u2019avec une pareille administration on ne puisse pas trouver un seul louis pour des améliorations utiles et indispensables dans le Bas-Ca- nada, pour faire des chemins et des ponts, par ex- mple, dans les endroits où ils sont de la plus in- ispeusable nécessité 1 Mais comment cette some énorme de £51,955 a-t-elle été dépensée 1 uvrons les comptes publics et nous y verrons e lysomme de £14,837 17 6 a été dépensée rpeniage, et que le reste est dépensé pour ayer les immenses salaires de la légion d\u2019em- loyés de ce département.On gait que natre gouvernement aime à s\u2019entourer de créatures incapables, mais dévouées jusqu\u2019à la bassesse et à la servilité.Ce sont ces individus parasites et incapables qui engloutissent les revenus du pays.Parmi les employés du gouvernement, on voit une légion de fonctionnaires plus u moins incapables qu\u2019on appelle ingénieurs, gents, commissaires et arpenteurs.Il y a sans donte de nobles exceptions à la règle.Mais c\u2019est le cas de dire: Apparent rari nantes in gurgite vasio.Parmi ces nombreux ingénieurs on peut ranger un monsieur F.W.Blaiklock qui seul a reçu la gsomme de £770 pour une ligre d'exploration au lac St.-Jean.On doit se rappeler que ce monsieur a fait rapport qu\u2019après avoir fait son exploration, il était impossible de pratiquer un chemin entre la Malbaie et le Saguenay pour communi- dans l\u2019intérieur de ce riche territoire, Et cepen- pendant pour lui donner le démenti le plus formel, les pauvres habitants du lieu, sans argent et sans autre moyen que leur travail et leur courage, fon da-s l\u2019espace de trois à quatre semaines, un che- \u2018min bien passable de vingt lieues de long, et cela au milieu d\u2019un hiver rigoureux.Et quand ces braves gens demandent quelques deniers pour achever leur chemin, le seul qui communique aux nombreux établissements, du Sagueray, on leur fait réponse que la caisse est vide, ct qu\u2019on ne peut rien faire pour eux.Mais il y a toujours assez d'argent pour payer les créalures du gouvernement.Et cependant c\u2019est le peuple qui paie toutes ces dépenses.sang et eau pour subvenir aux dépenses du gou vernement.C\u2019est le peuple qui paie les revenus de £55,137 pour les charges imposées sur les terres de la couronne, les revenus des droits seigneu- jaux, les impots des bois et forêts qu\u2019on fait gas- iller par une bande de monopoleurs.C\u2019est le uple qui paie tout cela, et c\u2019est au peuple qu\u2019on efuse des chemins et des ponts pour penétrer dans ces forêts, et qu\u2019on lui impose des conditions tellement génantes qu\u2019il ne pent pas aller les défricher, Et que ne pouvant s\u2019établir facilement dans le pays qui l\u2019a vu naître, il va chercher un sort meilleur sur une terre étrangère.Cependant les revenus ierritoriau, s\u2019ils étaient bien administrés, seraient amplement suffisants pour pratiquer des voies de communication dans toutes les parties du pays.Mais avec notre système de gouvernement corrompu et corrupteur, on aimera toujours mieux réserver ces revenus \u2019 pour payer les créatures serviles de Padininistra- tion ; par exemple, les dépenses de £3,000 pour subvenir aux dépenses de promenades des trois commissaires enquêteurs, du penitenciaire de Kihgston, les £600 de dépenses de promenades de M, Killaly an 1844, 1845 et 1846.Et mille autres dépenses inutiles.: UN CrToYEn.Montréal 18 oct.1849.A ARTICLE 2D.BEAUTES DE L\u2019ADMINSTRATION DES DOUANES EN CANADA.\u2014 _EXTRAITS DES COMPTES PUBLICS POUR 1848.Revenus bruts des douanes pour l\u2019année , = = - £334,029 8 6 Dépenses de collection encourues pour payer les salaires et autres représenté que par deux rlélégués, mais l'avanta- C\u2019est le le peuple qui sue|.Mais il faut déduire les salaires, les frais de poste, les ouvrages d\u2019imprimerie du département des douanes, qui se montent encore à la jolie somme de £2,920 \"7 0, c.-à.-d., que les frais de douanes s\u2019élèvent à l\u2019énorme somme de £33,749 6 2, pour l\u2019année 1848.Les frais de collection de douanes sont donc à peu près la dixième partie des revenus totaux.\u2014 N\u2019est-ce pas exorbitant?Quel beau sys- téme que notre systéme colonial! Mais ce n\u2019est pas tout.Notre gouvernement responsable a besoin de créatures dévouées à son service.Pour cela il faut payer.On a donc créé pour cet effet 66 ports de douanes dans cette pauvre petite province.Sur ces 66 ports de douanes il n\u2019y en a, pour ainsi dire, que douze à quinze qui donnent des revenus considérables.Ce sont les ports de Québec, de Montréal, de St.-Jean qui donnent, à eux seuls, £226,166 8 \"7 bruts ; les ports de Toronto, Hamilton, Kingston, Prescott, Dover, Stanley, Brockville et quelques autres.Un grand nombre des autres ports de douanes payent à peine les gros salaires des officiers qui en out la garde ; et 17 de ces ports n\u2019ont été créés, sans doute, que pour placer certaines créatures serviles et indispensables à notre gouvernement.C\u2019est si beau qu\u2019un gouvernement responsable aux commis de Downing Street, qu'il faut bien que le peuple en paie les frais mal- ré lui.5 Voici les noms des ports de douanes créés dans le but unique de caser des serviteurs du gouveine- ment, avec les revenus, les dépenses et les déficits de chacun d\u2019eux :\u2014 Revenus | Salaires et ; Noms.totaux.| dépenses.Déficits.£ s d| £ 8 d|£ s d Côteau du Lac, 7511 3 427 5 5351 511 Beauce, 5711 2/7 0O 0O|17 810 Compton, 6918 41/8 310119 5 6 Russeltown, 122 11 11 226 11 3 16319 4 Eaton, 61 4 58818 72714 2 Sutton, 9410 3|9 0 O 9 9 Bond Head, 60 6 2195 3 0341610 Grafton, 341 95015 01613 3 Maitland, 47 14 9 146 6 59811 8 Owen\u2019s Sound, 34 0 0 7514 2/41 14 2 Penetanguishine, 14 4 4|25 1610 11 12 6 Port Credit, 103 9 1114 6 7{1017 6 Port Colborne, , 85 9 5228 19 3143 9 10 Port Milford, 48 510 113 9 9/65 311 Rivière-aux-Raisins,, 9 1 10/9 8 8/86 610 Rondeau, 4912 6/92 5 84213 2 Wellington, 3010 8 110 111 |7911 3 Total du dificit, £1151 14 5 Voilà donc les dépenses de notre gouvernement responsable colonial pour l\u2019administration des douanes.Et c\u2019est le peuple qui paie toutes ces extravagances.C\u2019est le peuple à qui on refuse toute justice, qui paie toutes les taxes indirectes imposées sur les articles de nécesssité indispensable, consommés par lui.C\u2019est le peuple qui paie les £334,029 8 6 d\u2019impôts provenant des douanes.Et c\u2019est le gouvernement qui dépense £33,749 6 2 sanset contre son consentement, pour payer les nombreux et souvent inutiles officiers de douanes.Le reste du revenu net des douanes est englouti dans les Canaux du Haut-Canada.Mais notre ministère libéral se contente de dire aux habitants du Bas-Cana- da : *\u201c Attendez, votre tour viendra.\u201d Et le peuple du Bas-Canada sentant l\u2019amertume de cette moquerie, émigre par milliers aux Etats-Unis.Un CrToyEN.AFFREUX !! M, le Directeur, Le village de Verchères vient d\u2019être témoin d\u2019un spectacle qui fait frémir toute âme catholique.Dans la nuit du 13 au 14 du présent mois, des potences ont été érigées, une en face de l\u2019église l\u2019autre sur la place publique.Qui, en effigie, était endu à ces potences?En vérité ma plume se reuse presque à en tracer le nom.Enfin, ce n\u2019était ni plus, ni moins que le curé de la place ; le mane- quin portait soutane et rabât.UN CATHOLIQUE.Verchères le 18 octobre 1849.7 L'AVENIR.Laigsons là ceux qui croient que le monde va crouler.parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.NASA AAA SAS AA AANA A A AAAAA A SAA MONTREAL, MARDI MATIN, 23 OCTR.1849.L\u2019Attentat est consommé!!! Depuis longuez années, il n\u2019a pas été donné au pays d\u2019entendre une nouvelle aussi grave et aussi désastreuse que celle que nous enrégistrons à la hâte.Nous ne donnerons pas cours aujourd\u2019hui à toutes les pensées amères Jque le TRANSPORT DU SIÉGE DU GOUVERNEMENT A TORONTO nous offre 4 esprit.Mais en soumettant ce fait si grave à tous nos compatriotes, nous le disons dès aujour- d\u2019hui : Depuis l\u2019imposition de l\u2019acte d\u2019Union, jamais attentat plus épouvantable contre tous les inétrêts canadiens, jamais violation plus arbitraire de ses droits comme peuple ne l\u2019avait frappé au cœur.Rien de précis, ni de détaillé ne s\u2019est encore fait jour sur la manière dont s\u2019est perpétré ce nouveau crime, ni sur les différents rôles qu\u2019y ont joué les acteurs qui le preparaient depuis longtemps ; mais quant à Ja véracité de la nouvelle, il ne reste trop malheureusement aucun moyen d\u2019en douter, et les ordres officiels du départ ont été donnés dès hier dans les différents bureaux publics.Maintenant pour comprendre que ce transport à Toronto ait pu s\u2019effectuer, il ne reste que deux hypothèses à examiner ; et l\u2019une ou l\u2019autre doit être véritable.La première de ces hypothèses serait que le ministère libéral aurait indignement vendu au Haut- Canada le dernier des droits du Bas-Canada, en lui arrachant le gouvernement.La seconde serait que l\u2019essai que l\u2019on a voulu faire de notre magnifique gouvernement responsable nous aurait valu un nouveau et irréparable malheur, qui aura pour le pays des effets dont la portée est encore incalculable.Aussi, que ce soit l\u2019une ou l\u2019autre de ces hypothèses qui aient été la cause de l\u2019enlévement du siège du gouvernement, le fait n\u2019en sera pas moins désastreux pour le pays, la trahison contre le Bas-Ca- nada n\u2019en sera pas moins complète et entière.Depuis plus d\u2019un an, nous n\u2019avons jamais cessé pour notre part de craindre une catastrophe dans le genre de celle qui vient de s\u2019accomplir.En voyant avec quelle ineptie, les ministres du Bas-Canada se jetaient aveuglement dans les bras de ceux du Haut ; en voyant les représentans Canadiens suivre tête baissée les hommes qui se lançaient sans réserve ni restriction dans une politique exclusivement dirigée dans les interéts du Haut-Canada; nous avons compris qu\u2019on se confiait à un courant impétueux qui ne pouvait qu\u2019aboutir 4 un abime.Mille fois déja, nous avons signalé cette marche imprudente non seulement au peuple mais aussi aux ministres ; mille fois déja nous avons poussé le cri d\u2019alarme en suivant jour par jour les progrès alarmants et l\u2019ex- tensiou que prenait cette politique d\u2019expedience qui ne consistait en réalité qu\u2019à sacrifier un à un tout ce qui aurait été favorable au Bas-Canada à l\u2019exclusion du Haut! On a fait fi des avertissements et des prières de tous les hommes indépendans, qui ont voulu soit parmi le peuple, soit dans la chambre, soit dans la presse, parler au nom de leurs compatriotes, et invoquer le maintien de leurs droits ou de leurs intérêts.A nos justes réclamations, on a répondu par l\u2019injure, jamais par le raisonnement ; mais loin de nous plaindre des insultes prodiguées à notre parti, nous en sommes glorieux, parce que l\u2019atroce infamie qui vient de s\u2019accomplir, ne justifie que trop notre conduite politique.L\u2019espace nous empé- che d\u2019apprécier aujourd\u2019hui l\u2019évènement que nous annonçons à la hâte au public.D'ailleurs les ténèbres couvrent et enveloppent encore les faits.Nous savons seulement qu\u2019un bruit assez accrédité annonce que M.L.M.Viger le receveur-général a donné sa démission.Que le pays entier se tienne donc sur ses gardes, et que tout ce qui est canadien sorte enfin d\u2019une |beaucoup.LES ETATS-UNIS D\u2019'AMÉRIQUE CONTRE La Province du Canada.Dans notre feuille du 9 octobre nous avons ; donné un tableau comparatif des salaires des officiers principaux du gouvernement exécutif dans le Canada et dans l\u2019Etat de New-York, ainsi que des salaires des juges dans l\u2019un et l\u2019autre pays.Quant à l\u2019Etat de New-York, il s\u2019était glissé dans notre tableau plusieurs erreurs involontaires, parce qu\u2019un de nos amis avait pris les renseignements qu\u2019il nous avait communiqués d\u2019après une statistique publiée avant la promulgation de la nouvelle constitution de cet état en 1846.Ces erreurs ont fourni au Päot le prétexte de nous accuser d\u2019erreurs grossières qu\u2019il prétend avoir relevées d\u2019après des documents officiels et surtout l\u2019Almanac américain pour l\u2019année 1849.Entr\u2019autres erreurs le Pilot cite, le secretaire d\u2019état qui regoit $2500, an lien de $1500 que nous avions imprimé, ¢\u2019était une faute d\u2019inattention de notre ami; puis il cite le député-surin- tendant de P\u2019éducation qui regoit $1000, et que nous avons entiérement omis.Somme toute le Palot fesant les additions et corrections ne- cessaires, nous dit que les dépenses du gouvernement exécutif de l\u2019Etat de New-York pour l\u2019année derniere étaient de $41,920 piastres mais il ne détaille ancune somme, de peur de se compromettre et de trop instruire ses lecteurs sur le véritable état des choses.Nous le lui pardonnons néanmoins ; il ne pourrait sans cela défendre convenablement ceux qui le paient.Mais passons ; le Pilot nous permettra bien sans doute de donner de nouveau un état détaillé des salaires des officiers du gouvernement, et des Juges de l\u2019état de New-York, pris d\u2019après l\u2019A - mérican Almanac de 1849 qu\u2019il ne pourra pas recuser puisqu\u2019il nous J\u2019a indiqué lui même, et nous allons mettre en regard, le tableau des salaires des premiers officiers de notre gouvernement, puis nous en tirerons des conséquences qui ne seront pag probablement du gout du Pilot, ni de tous ses confrères ministériels qui l\u2019ont copié sans soupçonner seulement que leur bon ami pouvait les induire en erreur, non pas seulement invo'ontairement mais sciemment.TABLEAU COMPARATIF DES SALAIRES DES OFFICIERS DU GOUVERNEMENT EXÉCUTIF AU CANADA ET DANS L\u2019ÉTAT DE NEW-YORK.Canada.Gouverneur - 1-1 = $31,108 Président du Conseil Exécutif 4,000 Secrétaire Provtncial - - 4,000 Inspecteur Général - - - 4,000 Député \u201c - - 2,640 Receveur Général - - - 4,000 Député \u201c - = - 1,800 Procureur Général B.C.- - $5,400 | 10.800 Procureur Général H.C.- - 5,400 \u2019 Solliciteur Géneral B.C.- - $2,400 4.800 Solliciteur Général H.C.- - 2,400 | \u2019 Commissaire des Terres - - 4,000 Surintendant des Ecoles B.C.- $2,000 3.680 Surintendant \u201c ¢ H.C.- T6804 ?Orateur du Conseil Législatif - 4,000 ler Commissaire des Travaux Publics - - - - 3,000 2nd Commissaire des Travaux : Publics - - - - 2,600 Secrétaire des Travaux Publics 2,000 Député Adjudant Général B.C.$2,000 4.000 Député \u201c H.C.5000 | , Total.- - - $90,420 New-York.Gouverneur - - - - $4,000 Lieutenant Gouverneur $6 par jour: - - - - - 2,190 Secrétaire d\u2019Etat et Surintendant des Ecoles - - - - 2,500 Contrôleur des finances - - 2,500 Député «6 - = 1,500 Trésorier - - - - 1,500 Députe « - - - = 1,300 Avocat Général.- - - 2,000 Juge Avocat Général - - 150 Secrétaire du Bureau des Terre et Député Secrétaire d\u2019Etat - 1,500 Député Surintendant des Ecoles 1,000 3 Commissaires des Canaux à $1,700 - - - - 5,100 Ingénieur et Arpenteur Général 2,500 Auditeur des comptes des Canaux - - - - - 1,500 Adjudant Général - - - $1,000 1.700 Commissaire Général - - 700 } \u2019 Total.- - - $30,940 Pour arriver à peu près aux $41,- 920 du Pilot, il faudrait ajouter les sommes suivantes.1 quatrième Commissaire des Canaux à $4 par jour - - $1,460 3 Commissaires des prisons de l\u2019Etat à $1,600 par année.- 4,800 3 Experts, Estimateurs des dommages causés par la constructions et réparation des Canaux à $4 par jour, chacun - - 4,380 Total.- - $10,640 Nous ne porterons pas néanmoins ces #10,- 640 dans notre tableau comparatif, parceque pour que la comparaison fut équitable il faudrait ajouter au budjet canadien, les salaires des officiers supérieurs du Pénitentiaire à Kingston et les sommes payésaux premiers ingénieurs du bureau des travaux publics, ainsi que les som mes payées de temps à autre aux personnes qui doivent estimer les dommages causés aux particuliers par les constructions et réparations des canaux et autres travaux publics ; Ce qui ne serait sans doute pas à l\u2019avantage du gouvernement canadien.D'ailleurs, cette année, il n\u2019y a pas de 4ème tommissaires des canaux d\u2019après l\u2019almanac américain.Et les experts pour estimer les dommages causés par les travaux publics dans l\u2019Etat de New-York reçoivent $4 par jour losqu\u2019ils sont en service actif seulement, d\u2019après les renseignements que nous nous som- nes procures.Passons a la Judicature.D\u2019après le tableau que nous avons donné tous les salaires de juges, pensions de retraites payés par le trésor public dsns le Canada, se montent à $92,733 Le tableau du Pilot fait monter les mêmes dépenses pour l\u2019Etat de New-York à la somme de Mais il faut en déduire, les sommes suivantes 1 Chancelier 2 Vice Chanceliers 3 juges des Cours Supérieures $116,100 $3,000 3,600 de la ville de New-York 10,500 3 juges de la Cour des Plaidoyers communs de do 9,000 C'est-à-dire en tout 26,100 26,100 ll restera la somme de $90,000 Où UN peu moins que ce que nous payons ici.Maintenant nous dirons au Päot, nos promiers chiffres quant à l\u2019Etat de New-York avaient été tires de statistiques publiés avant la consiitution de 1846: vous avez prétendu les relever d\u2019après d\u2019autres statistiques pour l\u2019année 1848, C\u2019est- à-dire lorsque depuis 2 ans la nouvelle constitution était en force.L\u2019almanac que vous citez vous prouvait que cette constitution avait aboli les charges de chancelier et vices-chanceliers depuis juillet 1847, et vous les faites payer en 1849 ! c\u2019est d\u2019une admirable franchise! Autre chose ;le même ouvrage vous fesait voir (et le Législative Manual pour 1849 le confirme) que les juges des Cours Supérieures et des Plaidoyers communs de la ville de New-York, sont payés par la ville de New-York, que c\u2019était une charge local, de municipalité, et néamoins vous les mettez à la churge du trésor général de l\u2019E- tat: c\u2019est parfait de sincérité! Nous observerons en passant que la population de l\u2019Etat de New-York est presque double de celle du Ca- vice public, trois fois plus cher que l\u2019Etat de New-York.Même en prenant les chiffres du Pilot, tel qu\u2019il les a donués, l\u2019on voit que notre Exécutif coûte le double de celui de New-York, et parce que nous avions commis quelques erreurs, qui au fond ne changerait rien au fond de la question, le Pilot chante victoire.Que n\u2018a- t-il denné lui l\u2019homme exacte, l\u2019infuillible, le montant de ce que nous coûte notre Exécutif, en comparaison des $41,920 de l\u2019Etat de New-York?Oh c\u2019est que tous ses lecteurs auraient trouvé que nous avions raison dans l\u2019argument et que lui avait tort.Mais pour tournez la difficulté, au lieu de faire une comparaison directe entre chaque branche du service public dans l\u2019Etat de New-York et au Canada, le Pilot dit: \u201c La dépense annuelle de l\u2019Etat de New-York est de $820,000 sans compter l\u2019intérêt de la dette, les dépenses des canaux et les appropriations pour les écoles.La dépense du Canada avec les mêmes exceptions est d\u2019environ $866,000.Où est l\u2019énorme disproportion }\u2014 où elle est?Le voici ; l\u2019Etat de New-York a aue popu'\u2018ation de près de trois millions d\u2019âmes, et le Cansda n\u2019en a, d\u2019après les documens officiels qu\u2019environ un milion et demi ; ainsi un million et demi d\u2019hommes paient autant que trois millions, c\u2019est-à-dire qu\u2019au Canada chaque individu paie réellement le double de ce qu\u2019un habitant de New-York paie.La différence est encore de ce qu\u2019aux Etats-Unis la propriété foncière a une valeur double et triple de ce qu\u2019elle est au Canada, qu\u2019il se fait trois et quatre fois plus de transactions, d\u2019affaires en un mot qu\u2019ils sont deux et trois fois plus riches que nous, que nous sommes deux et trois fois plus pauvres qu\u2019eux et que sous ce seul rapport, indépendamment de la différence de population, une somme égale prélevée dans l\u2019Etat de New-York et dans le Canada, doit être deux et trois fois plus onéeuse ici que là.Le Pilot dit encore: \u201c Quelques-uns de nos confrères ont comparé le Canada à l\u2019Ohio.Nous remarquons que les dépenses de l'Ohio pour 1847, dernier rapport rendu public, étaient de £476,485 courant.Les dépenses du Canada pour l\u2019année 1848 étaient de £474.491 3 6.Que devient l\u2019énorme disproportion 1\u201d Ce qu\u2019elle devient ?elle existe bien réellement, et en voici la preuve.Aulieu de gaspiller comme le Canada fait, une somme de un million deux cent cinquante cinq mille piastres ($1,255, 000) a payer des milliers d\u2019employés publics dont l'ouvrage pourrait être faite par quelques centaines d\u2019individus, avec des salaires modiques, avec le système électif et démocratique, l\u2019Etat de l\u2019Ohio fait fonctionner son gouvernement avec seulement $307,600, et tout le reste est employé à payer l\u2019intérêt d\u2019une dette contractée pour les améliorations publiques, faire de nouveaux travaux publics, au soutien de l\u2019éducation, en un mot à des objets d\u2019utilité et d\u2019intérêt général.La disproportion existe encore en ce que l\u2019Etat de l\u2019Ohio possède\u2018 près de denx millions et un quart d\u2019habitants deux fois plus riches que nous, et que cette population ne paie pas une somme plus forte que la ndjre qui est moins nombreuse et deux fois plus phu- vre.Le Pilot dit encore : \u201c si les Etats-Unis sont économes dans certaines choses, ils sont prodigues dans d\u2019autres.\u201d Sans doute et c\u2019est pout cela que nous les citons pour exemple ; ils savent faire un bon emploi de leurs deniers publics; au lieu de payer des gouverneurs $30, 000, des dixaines de ministres 84000 chacun pas année, d\u2019autres sous-employés $3,000, 2,600 etc, ete.ils ne donnent à leurs gouverneurs élus par eux que $4000 à leurs principaux officiers publics que des salaires variant de $2,000 à 2500 ; mais aussi ils on des fonds pour payer les maîtres d\u2019écoles qui donnent le pain de l\u2019intelligence aux enfants du peuple ; 8 peuvent encourager l\u2019agriculture, ouvrir de nouveaux débouchés aux produits du sol, faciliter les communicatioms, encourager les arts, les scien - ces, la littérature : toutes choses éminemment utiles et qui profitent beaucoup à la société.Tandis que nous avec le système de la prérogative royale, et du patronage de nos grands ministres responsables, nous payons tous les officiers publics, depuis le gouverneur nommé par l\u2019Angleterre et que nous sommes obligés de souffrir qu\u2019il soit bon ou mauvais, jusqu\u2019au dernier balayeur des bureaux du gouvernement, nous les payons disons-nous des prix fous ; mais aussi les maitres d\u2019écoles sont payés avec des chiffons de papier décriés, nous n\u2019avons pas d\u2019argent pour les sociétés d\u2019agricultures, pour établir des fermes modèles, pour établir des écoles d\u2019agriculture, d\u2019arts et métiers, Que voulez vous, ne faut-il pas que les miguons du gouvernement depuis les premiers jusqu\u2019aux derniers, y compris le Pilot, la Minerve, le Journal de Québec et Cie.vivent et vivent bien d\u2019abord ; ensuite s\u2019il reste quelque chose, eh bien, l\u2019on pense au public ; mais encore comment .\u201c Paroisse de Vercheres.Nos lecteurs tronveront une correspondance sous la Tribune du Peuple, dutée de Verchères qui leur apprendra combien le curé de Verchè- res est estimé par une partie de ses paroissiens.Nous désapprouvons cette immolation de mannequin que l\u2019on, vient de pendre au centre d\u2019un village, mais nous ne pouvons passer sous silence la conduite de celui qui vient d'être pendu en effigie ainsi que celle d\u2019un grand nombre d\u2019autres membres du clerké.Nous avons déjà fait voir plus d\u2019une fois l\u2019inconvénient qu\u2019il y a pources messieurs de se mêler d\u2019affaires publiques et surtont de politique.Ie fait que nous rapporte un de nos correspondants en est encore une preuve et certes, ce fait n\u2019est pas de nature à prouver, qu\u2019en se mélant de politique, notre clergé s\u2019attirera l\u2019affection et l\u2019estime du peuple.Le curé de Verchères est un de ceux qui poussant les partis aux extrémités, s\u2019attirent les colères de leurs ovialles.Depuis six- mois, a Verchéres, les sermons contre I\u2019 Avenir et tous ces impies ont remplacés les paroles de charité qui doivent sortir de la chaire de vérité et ce n\u2019est pas étonnant, si quelques-uns ont adopté ce moyen, de lui faire voir combien sa conduite était peu charitable et loin d\u2019être ce qu\u2019elle de- vrait-être.Plus que cela, M.Robert, un respectable citoyen de l\u2019endroit, était notre agent à Verchè- res.Ce monsieur était en même temps, bedeau de la paroisse, Eh bien ! le curé a poussé le fanatisme jusqu\u2019à lui enjoindre de ne plus rece- aotr I\u2019 Avenir sinon qu\u2019il serait destitué! Force lui a été de cesser d\u2019être notre agent.Nous ne tenons pas ces rensignements de M.Robert, lui-même, mais de plusienrs personnes respectablesde Verchères, et le fait peut-être rouvé.Nous l\u2019avons déjà dit, le clergé en se mêlant d\u2019affaires publiques et surtout de politique, en chaire comme ailleurs, se fera tort considérablement dans l\u2019opinion publique.En politique il y a toujours deux partis.Si le pasteur blesse es sentiments politiques d\u2019un de ces partis, il se trouve hors de la position qu\u2019il devrait avoir, car il devrait-être estimé et respecté par tous les partis.Et s\u2019il ne respecte pas tous les partis, il ne doit pass\u2019attendre à être respecté de tous les partis.) : Quoique nous désaprouvions ce qui vient d\u2019avoir lieu à Verchères, nous croyons que ce triste spectacle n\u2019aurait pas eu lieu si l\u2019on s\u2019était contenté de prêcher la morale et la charité.PHoNocrAPHIE-\u2014 Comme nos lecteurs le verront par une annonce de ce jour, M.C.H.Lamontagne, qui a été notre rapporteur pendant toute la dernière session de la chambre d\u2019assemblée, se propose \u2018de donner prochainement un cours de leçons sur la Phonographie, nouvelle méthode d\u2019écrire aussi vi- nada ; qu\u2019il s\u2019y fait quatre fois plus d\u2019affaires ; te que parle un orateur.Connaissant par notre propre enfin que d\u2019après les nouvelles lois de judicatu- |expétience, l\u2019importance et la perfection de cette re pour le Haut et pour le Bas-Canada, les dé- science tout à fait utile et intéressante, nous croyons penses de la Judicature vont augmenter de |he pouvoir trop engager tous nos jeunes gens de pro- nos écoles de médecines, les étudiants eh droit et les personnes liées avec la presse ne pourraient manquer de retirer de grands avantages de la connaissance de cette science.\u2014 Nous altirons l\u2019attention de nos lecteurs sur la vente d\u2019arbres fruitiers qui doit avoir lieu chez M.Leeming, aujourd\u2019hui.Nous avons vu le catalogue des articles qui seront mis en vente et nous pouvons dire qu\u2019il s\u2019offre rarement des occasions comme celle-ci et ceux qui doivent s\u2019en procurer feront bien de ne pas manquer cette vente.\u2014 Nous sommes autorisés par M.A.Cherrier dont le nom à paru au bas du manifeste anti- annexioniste, publié dans la Gazette de Montréal de samedi, à prier ceux qui ont ce manifeste en mains de rayer son nom de leur liste.M.Cherrier en signant, sans examen sur cette liste, était sous l\u2019impression qu\u2019il apposait son nom au manifeste pour l\u2019Annexion, le document étant en anglais.LE PEUPLE OUVRIRA -T-IL LES YEUX?Le manifeste de Montréal en faveur de l\u2019Az- nexion porte déjà plus de DOUZE CENTS si- guatures, parmi lesquelles on remarque les noms des hommes les pius riches, les plus instruits et les plus influents.Maintenant il y a pour combattre cette expression du vœu général les hommes suivants: Noms Raisons qui peuvent expliquer leur sincère attachement aux institutions actuelles.J.Leslie, ministre a £1000 par année.L.M.Viger, do do M.Cameron représentant et fonctionnaire a £950, Jos.Bourret, conseiller et fonctionnaire à 4 piastre par jour.A.N.Morin, représentant à £1100 par an.L.T.Drummond solliciteur à £700 par an.Wolfred Nelson, chef pu bureau de santé à $8 par jour.Louis Massure trésorier de ceci, commissaire de cela, le tout rapportant on ne sait combien.JS.Chabot avocat pour les biens des Jésuites, avec un revenu casuel dont on ignore le montant.Joseph Cauchon, obéissant à l\u2019ordre de Dieu et sauvant la patrie à raison de quelques louis dont on ne connait pas bien le nombre, puis ayant pour l\u2019avenir les espérances les plus brillantes et les plus incommensurables qui s\u2019envoleront devant l\u2019annexion comme la rosée devant les rayons du soleil.Enfin sept autres représentants dont les noms seront transmis à la postérité la plus reculée.Ces appuis du trône sont MM.N.Dumas, Geo.Et.Cartier, Pierre Davignon, L.Lacoste, A- Jobin, F.Lemieux et F.X.Méthot.\u2014 Cana- nadien-Indépendant.Nominations.BUREAU DU SECRÉTAIRE.Montréal, 25 septembre 1849.Il à plu à Sox ECCELLENCE LE GOUVERNEUR- GÉNÉRAL nommer les Messieurs suivants Commissaires pour la Décision Sommaires des Petites Causes, sous l\u2019Acte 7 Vict.c.19, savoir : Pour le Township de Hamilton, Messieurs NicHoras FERDINAND BoissoNNAULT, NICHOLAS CAVANAUGH, IGNACE ARBOUR, HAVEY A.MAN- DERSON et Henry WaTT.Pour la Paroisse de St-Pierre et St.-Paul de la Baie St.- Paul, Messieurs Jacques SIMARD, VILDEBON TREMBLAY, EULOGE GirARD, JosEPH DUCHESNE et ALEXIS OTISSE.106-1 BUREAU DU SECRÉTAIRE.Montréal, 20 octobre, 184.9.Ila plu à Son Excellence le Gouverneur- Général nommer Pierre Deveau, écuyer, pour être un des commissaires pour le soulagement des personnes indigentes et insensées et les enfants trouvés dans le district des Truis-Rivières en la place de Denis G.LaBarre, écuyer, qui a résigné.Bons Provinciaux.BUREAU DU RECEVEUR-GÉNÉRAL.Montréal, 16 octobre, 1849.Montant des Bons Provinciaux payables à 12 mois de leur date, avec uu intérêt à six pour cent.Précédemment émis.- - - £521,597 10 O Emis pendant la semaine finis- sant ce jour.- - - - - 000 Total.- - - - - £ Moins reçu pour droits public depuis la 1ère émission, 17 Juillet 1848.- - - £403,505 0 O A déduire, montant dû et remis en argent, intérêt non compris.£ 29245 0 0 432,750 0 0O Actuellement en cireulation.- £88757 10 0 (Signé,) L.M.VIGER.Receveur-Général.(Signé,) JOS.CARY, Déiputé-Inspecteur-Genéral.Aux Correspondants.A.D.St.-Jacques.Reçu remise pour M.J.M.ainsi que pour M.P.O.M.La cause ne peut manquer de triompher, votre lettre en contient des preuves.L.B.New-York.Bon voyage et beaucoup de succès.N.M.Chambly.C\u2019est par négligence que nous ne vous avons pas répondu plus tôt.Nous ne pouvons publier votre correspondance, car nous croyons qu\u2019il y a un grand nombre de sujets beaucoup plus importants pour le public que celui que vous traitez.ErnaTA.\u2014 Dans la correspondance d\u2019un citoyen, publié le 6 octobre courant, au lieu de $60,000, coût de la construction du Pénitentiaire de Kingston, lisez : £60,000.TENURE SEIGNEURIALE.ASSEMBLÉE DE LA COMMISSION SEIGNEURIALE.PREMIÈRE SÉANCE.Montréal, 23 octobre 1849.Chambre de l\u2019Institut-Canadien.MEMBRES PRÉSENTS :\u2014 MM.Davignon, MM.Delesderniers, Lambert, Fortier, Armand.Dostaler, Bourassa, Dr.Desaulniers, Lacoste, Jodoin, Dorion, Dr.Valois, Scalen, Laberge, Mailhot, MEMBRES ABSENTS :\u2014 MM.J.Hurteau, MM.A.Dugas, Nye, L.Archambault, Merrizzi, Jules Lamothe, John Chamard, A.Turgeon, Ls.Bourdon, M.Prévost, Sicotte, Dr.Dumouchel, Brodeur, E.Férée, Malo, J.B.Lantier, Turcotte, L.Hainault, J.Dewitt M.P.P.Chs.Lebrun, Jos.Duguay, J.B.Montgenais, Dr.Rousseau, J.B.Legendre, L.E.Dubord, Le Dr.DAvIGNON, président, au fauteuil.|doivent concéder ; quand tous les premiers ju- fessions surtout, à suivre le conrs que devra donner! M.MALHIOT, vice président, à la droite du pré-{risconsultes du pays se sont accordés à dire que du pays mais même de son titre.Les commissaires, nomrués en 1841, sont d\u2019opinion que tout sujet de la reine a le droit indubitable d\u2019obtenir aujourd\u2019hni même une con- _, cession aux mêmes taux puisque l\u2019arrêt de 1711 MM.les membres du comité permanent sur{est encore actuellement la loi du pays.l\u2019abolition de la tenure seigneuriale.Votre comité vons fera remarquer que ces commissaires sont aujourd\u2019hui juges de la Cour du Banc de la Reine et par conséquent leur opinion doit être d\u2019un grand poids.Votre comité vous fera remarquer de plus que ce qui démontre encore plus la fixité des rentes, c\u2019est qu\u2019il a fallu l\u2019autorité formelle du roi pour permettre aux seigneurs de Montréal d\u2019augmenter les taux établis dans des circonstances particulières.Votre comité vous fera remarquer que les cours de justice qui ontrendu des jugements en faveur des nouvelles rentes sesont non seulement départi de la lettre de la loi mais même ont dévié, de Pesprit et de la politique de la loi et des conditions des titres des seigneurs.- D\u2019après toutes ces autorités et une foule d\u2019autres qu\u2019il pourrait citer,votre comité se croit bien fondé, à demander à la chambre d\u2019assemblée dans sa prochaine session, la passation d\u2019une loi qui aurait pour premier but, la réduction de ces nouvelles rentes et la mise en vigeur des anciennes lois qui régissent la tenure seigneuriale.Votre comité ne peut croire un instant que la législature se refuse de porter remède à un abus aussi criant et à une violation si directe de la loi du pays, surtout lorsque votre comité voit qu\u2019en 1713, 1832, un gouvernement despotique s\u2019est empressé de remèdier à des abus de même nature mais bien moins nombreux qu\u2019aujourd\u2019- hui.Votre comité a remarqué que deux objections seules étaient faites contre la passation d\u2019une loi qui aurait pour premier but, cette réduction, et ce sont les mêmes raisons qui ont été faites lorsque les lois declaratoires citées plus haut ont été passées.La première raison est que les anncienes lois françaises, ces usages, ces costumes, ont été mis de côté par la loi anglaise après la cession du pays.Votre comité n\u2019hesite pas a déclarer que cette argumeut est faux, d\u2019abord parceque longtemps après la conquête, les lois françaises ont été reconnues par les autorités et ont servi de bâse et de guide dans les consessions ; de plus, l\u2019acte de 1774 qui rétablit les anciennes lois contumes et usages des habitants du pays, qui devint dès lors la décision dans toute les matières civiles par rapport à la tenure des terres réfute complétement cette argument.Votre comité remarqua de plus que les opinions des premiers jurisconsultes du pays dans tous les temps, les Stuart, les Sullivan, les Bédard,les Williams, les Reid, les Sewell, etc.sont formelles sur cette question.La 2de objection que l\u2019on fait, c\u2019est que ce serait faire une injustice aux seigneurs qui ont placé de bonne foi (dit-on) leurs capitaux sur des seigneuries ou ils s\u2019attendaient à percevoir ces rentes exhorbitantes.Cette objection en serait une en effét, si l\u2019on pouvait dire que les seigneurs ignoraient la loi du pays, et comment pouvaient-ils ignorer la loi, lorsque depuis 1774, et même avant, leurs censitaires ont contesté ce droit des nouvelles rentes, toujours avec succès sous les premiers gouverneurs du pays et souvent avec le même succès dans les cours actuelles de la province ; lorsque dans presque toutes les sessions, depuis 1805, la législature a déclaré le contraire ; lorsque lez opinions des premiers jurisconsultes ont été publiées de tout temps, lorsque des jugements ont été rendus contre ces prétentions, et lorsque dans les jugements en leur faveur les juges ont exprimé leur opinion que la législature devait y remédier.En supposant même qu\u2019ils ignoraient ces lois ces seigneurs ne se trouvent-ils pas dans la même position qu\u2019un créancier qui s\u2019étant fait donner une hypothèque sur un bien de fond qu\u2019il pensait appartenir à son débiteur et sur lequel 1l se tronve des hypothèques antérieures à la sienne?La même raison existe contre leurs créanciers.Et d\u2019ailleurs existeraient-ils des abus des griefs si quelqu\u2019un n\u2019en profitait pas, et sur ce principe en remédiant à cesabus, à ces griefs, ce serait faire une injustice à ceux qui en profitent.Votre comité est bien persuadé que ces seigneurs n\u2019avaient aucune raison de croire à un semblable droit mais ils se sont reposé sur le silence des cours de justice du jour et sur le sommeil léthargique de nos autorités qui ont laissé tombé dans l\u2019oubli et le mépris nos anciennes lois françaises et se fiant sur la pauvreté des tenanciers qui sont pour la plupart incapables de se prévaloir, faute de moyens, d\u2019un recours à la justice, ce qui les met dans la nécessité d\u2019implorer la clémence du seigneur qui fait alors un compromis, leur accorde un nouveau tître et leurs impose telles conditions que bon lui sem- bie.Quant à la nouveauté d\u2019une pareille loi votre comité fera remarquer que les lois déclaratoires de 1713, 1732, 1774 les lois passées dans les sessions de 1831, 1835, 1836, de l\u2019assemblée du Bas-Canada prouvent que ce principe n\u2019est pas une nouveauté dans le pays et si dans ces années de 1713 1732, où le gouvernement était un gouvernement despotique, le peuple a obtenu justice,on ne peut douter aujourd\u2019hui que nous avons un gouvernement représentatif, et par dessus tout, un gouvernement responsable que la législature s\u2019empresse de remédier à des maux qui sont beaucoup plus nombreux qu\u2019à- lors.Pour remplir les vues du peuple et pour rendre justice aux deux parties.Votre comité recommande le projet suivant de loi, à la considération du comité de la chambre d\u2019Assemblée, le plan consisterait à passer une loi intitulé : acte pour régler les rentes et autres redevances seigneuriales d\u2019une manière uniforme dans le Canada Est et en permettre la commutation en certainscas.Que par cette loi les rentes soient fixées à 2 sols par arpent en superficie, dans toutes concessions ou elles ont dépassées ce taux,que ces rentes seraient toujours payées en argent, que les lods et ventes soient fixés à un 12me de la valeur du fonds sans y comprendre les bâtisse s.Que cette même loi donne droit au censitaire de commner en aucun temps avec son seigneur en lui payant 1°.le capital représenté par la rente ainsi fixée, et calculé à raison de 6 P.100, 20.une autre somme représentant les lods estimés sur la valeur du fond sans y comprendre LIes batisses, cette estimation devant se faire entre le seigneur et le censitaire, et s\u2019ils ne s\u2019accordaient pas, par deux arbitres, un nommé par le seigneur et l\u2019autre par le censitaire, et en cas d\u2019avis contraire ces deux arbitres en nommeront un 3ème et lenr rapport sera final et décisif.Dans le cas ou les dits arbitres accorderaient au seigneur une plus forte somme que celle que lui aurait offerte le censitaire alors le censitaire payera les frais de cet arbitrage, et duns le cas contraire, alors le seigneur payerait les frais.Que par cette loi il soit loisible au censitaire de payer le montant de cette indemnité au seigneur en somme de $10, en donnant au seigneur une obligation pour la somme totale portant intérêt à 6 p: 100,laquelle obligation sera prévilégiée.Votre comité est d\u2019avis que le gouvernement doit venir en aide aux censitaires par un fond établi pour cette objet, 1°.des arrérages du quint dû par les seigneurs et de toute les propriétés féodales et seigneuriales que possède le gouvernement.20.Du revenu des terres de la couronne «ont le gouvernement n\u2019a pas encore disposé.M.Lacoste dit que Pubolition de la tenure seingneuriale doit s'accomplir par deux moyens, il faut une loi déclaratoire, puis, une autre pour la commutation.Le censitaire doit racheter Votre comité ue voit pus sur quoi on peut|la rente et le gouvernement devrait racheter s'appuyer pour prétendre que ce ne sout pas lesjles Jods et ventes sur les propriétés sous la tenure véritables conditions auxquelles les seigueurs|seigneuriale.Les Jods pesant plus sur le commerce des propriétés que sur les cultivateurs- propriétaires, ils sont par conséquent nuisibles à Le president lit la lettre suivante de M.A.ugas, du comté de Leinster :\u2014 , St.-Jacques le 21 oct.1849.Messieurs, Des affaires indispensables me mettent dans l\u2019impossibilité d'assister à l\u2019assemblée de votre comité qui doit s\u2019assembler mardi prochain.Je me Permettrai de vous exposer mon opinion sur quelques unes des questions qui ont été soulevées à l\u2019assemblée du 9 du courant.lo.Je tiens à ce que le gouvernement vienne en aide aux censitaires pom les aicler à s\u2019affranchir des fardeaux de la tenure seigneuriale.20 Je suis opposé à ce que les censitaires qui ont été surchargés par leurs seigneurs, de charges p'us fortes que celles permises par la loi du pays soient obligés de payer plus que ceux qui ont été plus heureux.Il me semble que le contraire serait une injustice et que nous continuerions à leur égard l\u2019iniquité commencée par leurs seigneurs.Ce serait punir l\u2019infortune et recompenser la fraude ; la loi mettant tous les censitaires sur un même pied.Malheur à celui qui a acheté des droits douteux et incertains.3° Je crois que l\u2019abolition complète de la tenure seigneuriale serait préférable à une abolition partielle.Le tems ne me permets pas de vous adresser d\u2019autres remarques aujourd\u2019hui, je regrette beaucoup de ne pouvoir assister à votre assemblée, quoique j'aie pleine confiance dans votre sagesse.Daignez, messieurs, me croire Votre très humble serviteur, A.Ducas.Le Dr.DAviGNoN soumet le projet de rapport suivant sur la question :\u2014 Votre comité ayant été choisi par une assemblée des délégués de presque toutes les paroisses du district de Montréal, croit pouvoir dire qu\u2019il parle pour et au nom des habitants du district de Montréal.Les délégués qui composaient cette assemblée, ayant été élus par le peuple, sans l\u2019exigence d\u2019aucune qualification, représentaient nécessairement les vrais intérêts des campagnes.En obéissance aux vœux de l\u2019assemblée, du 9, le devoir de votre comité est de commencer par obtenir la réduction des rentes au taux légal, et ensuite la commutation des droits seigneuriaux d\u2019une manière juste et équitable et de manière à la rendre possible pour le censitaire.En conséquence votre comité doit déclarer qu\u2019il est déterminé à demander le redressement immédiat des abus et vexations commis dans certaines seigneuries et la commutation d\u2019une manière juste et équitable, et sa décision bien arrêtée d\u2019employer pour obtenir ce but touut les moyens constitutionels.Votre comité est fermement convainen que les seigneurs n\u2019ont jamais eu le droit d\u2019exiger de plus fortes rentes que celles que les lois du pays, avant la cession, leur donnaient droit de percevoir.Votre comité en formulant cette opinion se fonde principalement sur les différents rapports adoptés par la chambre d\u2019assemblée du B.C.en différents temps.Dans un de ces rapports, en 1821, qui était le fruit des recherches d\u2019un comité dont le président était Andrew Stuart, homme de grands talents, et surtout intègre, il est prouvé que les rentes, lorsqu\u2019elles étaient stipulées en argent seulement, sont de, 2 sols tournois par urpent en superficie (un penny et un 9me de penny) et, lorsque les rentes étaient stipulées en argent et en bled, 1 sol tournois par arpent en superficie, et 1 minot de bled par chaque 40 arpents.En référant aux journatx de la Chambre d\u2019Assemblée du Bas-Canada, votre comité voit que durant la session de 1823, il a été passé un bill pour mettre en vigeur les lois de cette province obligeant les seigneurs à concéder les terres, sujettes seulement aux rentes accoutumées et donnant protection aux censitaires, en cas de refus de la part du seigneur; le même bill a été aussi passé dans la session de 1825.Dans la session de 1831 à 1832, votre comité trouve Un rapport en faveur des pétitions des censitaires de Noyan, Foucault et Lacole, qui se plaignaient des réclamations oppressives faites par leurs seigneurs.Dans la session de 1835 a 1836 Votre comité y remarque un même rapport en faveur des censitaires de la seigneurie de Léry.Dans la même session votre comité remarque une résolution adoptée par la chambre d\u2019Assemblée, protestant contre les empiéta- tions des seigneurs.Dans la session de 1836 votre comité voit quatre résolutions proposées par A.N.Morin, écr., aujourd\u2019huiorateur, et adoptées par la presqu\u2019unanimité de la chambre, dans lesqu\u2019elles il est déclaré, que par les lois du Canada, garanties aux habitants, lors de la capitulation et par le Parlement Britanique, ils avaient droit à des concessions de terres sujettes aux droits accoutumiés.Dans le rapport des commissaires nommés en 1841,pour s\u2019enquérir du systême actuel de la Tenure Seigneuriale, nous lisons \u201c qu\u2019il est stipulé dans les concessions de la Couronne que les seigneurs concéderont à leurs tenanciers,aux cents et rentes et redevances accoutumées.\u201d Votre comité en référant à une opinion donnée sur ce sujet par le procureur-général Se- well, depuis juge en chef de la province, lit ces mots.\u201c Je suis d\u2019opinion que les seigneurs du Canada, n\u2019ont pas le droit d\u2019exiger de leurs censitaires un taux plus élevé que les cens et rentes ordinaires établis et fixés par leurs prédécesseurs avant la conquète ; et que le taux légal des cens et rentes dans les seigneuries est une matière de fait qui est maintenant constaté par les anciens contrats de concession ; or s\u2019il était alors ou pouvoir du censitaire, par Pen- tremise de l\u2019intendant, de forcer le seigneur de lui concéder des terres aux mêmes taux et conditions auxquelles il les avaient concédées à d\u2019autres,cette même obligation existe actuellement, et il a encore aujourd\u2019hui le droit légal d\u2019en exiger l\u2019accomplissement ; l\u2019édit du 6 juillet 1711 est encore en pleine vigeur.Je suis clairement d\u2019opinion que le seigneur ne peut, sous aucun prétexte, augmenter le taux des cens et rentes, fixé et établi par les contrats de concessions à l\u2019égard des terres déjà concedées.Par la loi telle qu\u2019elle existait lors de la conquête, le censitaire, dans un cas semblable, aurait trouvé un remède immédiat en s'adressant à la cour de l\u2019intendant ; et je suis d\u2019opinion qu\u2019il doit trouver le même recours aux cours de justice actuelles de la province.\u201d Votre comité est d\u2019opinion que les lois du pays d\u2019avant la cession existent dans toute leurs force et vigeur par la 14ème, Gi.3, qui a rétabli les anciennes lois et coutumes qui régissaient la tenure seigneuriale.Eten consultant les consessions des seigneurs jusqu\u2019à la proclamation de l\u2019édit del 711,le taux, des,rentes n\u2019a jamais excedé 2 sols par arpent en superficie, et c\u2019est sur la plainte de quelques habitants, contre leurs seigneurs, qui voulaient exiger quelques redevances deplus, que le gouvernement a aussitôt émané cet arrèt de 1711.En lisant Par- rèt de 1732, votre comité y voit qu\u2019il est expressément dit, que les seigneurs concéderont aux mêmes taux et conditions que les anciens, et de- plus qu\u2019il donne droit au censitaire,en cas de refus où d\u2019abus de la part du seigneur, et confirme l\u2019edit de 1711.Deplus,le jugement et arrêt de Pintendant Bégon en 1723,de l\u2019intendant Dupuis en 1727 et l\u2019urrèt de 1713 confirme cette opinion.Tous ces jugements et arrèts ont été rendus sur les plaintes des censitaires contre leurs seigneurs ; les arrèts de 1713 et de 1732 en sont une preuve des plus claires, en ce qu\u2019il y est dit que vû les plaintes portées par les censitaires contre leurs seigneurs etc, etc. mer agp me se TS A } toute la société et le gouvernement représentant la société doit contribuer pour faire disparaître cette charge.Son projet serait donc de recommander le rachât des rentes par les censitaires et le rachât des ads et ventes par le gouvernement en créant un fond à cet effet, avec le revenu du quirt et des terres publiques.M.Dorion soumet ensuite le projet ci-dessous en disant: que son opinion est la même que celle des messieurs qui se sont adressés, au co-|' mité, quant à la nécessité d\u2019une loi déclaratoire pour rétablir les rentes à leurs taux primitifs et légaux.C\u2019est la première chose à faire, mais en même temps il faut poursuivre l\u2019œuvre de l\u2019abolition sans délai.PROJET SUR L'ABOLITION DE LA Tenure Scigneuriale.Le projet suivant soumis à la considération du comité permanent nommé par la convention des délégués sur la tenure seigneuriale, est pour l\u2019abolition totale de ce système.Il se réduit à ceci: Rachât de toutes les setgneuries par le gouvernement, la moitié de l'indemnité dûe aux seigneurs, devant-être payée par le trésor public et l\u2019autre partie devant l\u2019être par les censitaires.C\u2019est pour donner une idée des moyens que l\u2019on pourrait adopter pour parvenir à ce but que j'ai entrepris le travail suivant et sourtout pour prouver aux intéressés que ce projet est praticable.Le projet étant pour l\u2019abolition de la tenure, je ne m\u2019arréterai a aucunes considérations touchant les réformes que Pon pourrait apporter a cette tenure, laissant a ceux qui préfe- rent \u2018une réforme à l\u2019abolition de s\u2019en occuper.Tâchons d\u2019abord de nous former une idée de la valeur des seigneuries ou de ce que coûterait le rachât des droi:s seigneuriaux, puis nous parlerons des moyens de les racheter.L\u2019¢tendue de terre sous le régime de la tenure seigneuriale, dans le Bas-Cauada, est de 9,027,880 arpents.En proposant le rachit des seigneuries par le gouvernement, l\u2019on pourrait déduire les seigneuries connues sous le nom de Biens des Jésuites dont le gouvernement a la Jouissance et la seigneurie de Lauzon qui appartient au gouvernement.On peut voir par le tabléau ci-dessous ce qui reste d\u2019arpents de terre à racheter: Etendue totale des seigneuries 9,027,880 Déduire de ce nombre : Biens des jésuites, dist.Montréal, 48,000 \u201c \u201c \u201c Trois-Ri- vières, 439,000 \u201c 6 \u201c Québec, 129,500 Seigneurie Lauzon, 254,016 Environ 500 arperts, dans chacune des 300 seigneuries, fiefs etc., etc., comme propriété exploitée par le seigneur., 1,020,516 Reste donc à racheter, 8,007,364 D\u2019après la topographie de Bouchette, je crois que l\u2019on peut diviser les seigneuries en trois classes quant à la valeur du sol de chacune d\u2019elles.Par un estimé que je vais faire l\u2019on pourra avoir une idée du coût total du rachât des droits seigneuriaux.Je prendrai pour exemple la seigneurie de Terrebonne que je placerai au nombre de celles de la première classe.Cette seigneurie à coûté au présent propriétaire la somme de £25,000, plus le quint payé au gouvernement, c.a.d.un cinquième du prix, ce qui fait en tout £30,000.Depuis qu\u2019elle a été achetée, la valeur des propriétés n\u2019a pas augmentée dans les campagnes, du moins si j'en crois les rapports de plusieurs régistrateurs du Bas-Canada, publiés dans le rapport du bureau d'enrégistrement et de statistiques ;dans plusieurs comtés, la propriété a même diminué de valeur en conséquence des mauvaises récoltes.Le gouvernement n\u2019aurait pas besoin de racheter les moulins, le manoir, les iles, le do maine et terres du seigneur puisque son seul but, en rachetant ainsi ies seigneuries serait de libérer les cultivateurs du fardeau qui pèse actuellement sur eux.En estimant la valeur des moulins, du manoir, du domaine, des iles et autres propriétés que le seigneur de Terrebonne exploite lui- même à £8,000, je ne crois pas en exagérer la valeur, je pense même que ces propriétés valent beaucoup plus que cette somme, mais tenons nous en ace montant.Il faudrait done déduire £8,000 des £30,000, valeur approximative de la seigneurie ; il resterait la somme de £22,- 000.Je vais maintenant diviser l\u2019étendue des seigneuries en trois classes comme je le disais plns haut.Je suppose donc qu\u2019un tiers des seigneuries, formant la première classe , vaut celle de Terrebonne,que le second tiers vaut la moitié de celle de Terrebonne, et enfin que la dernière classe ne vaut pas plus que la moitié de la valeur des seigneuries de la seconde classe.Je pourrais donner les raisons qui me po tent à estimer ainsi la valeur des seigneuries, mais il faudrait entrer dans de bien longs détails.Je me bornerai seulement à ceux-ci.Dans une grande partie des seigneuries, il y a de grandes quantités de terres incultivables, tel que dans plusieurs des seigneuries d\u2019en bas, au nord de Québec,et,celles qui sont en culture sont d\u2019une qualité médiocre ou ont diminué de valeur depuis quelques années.A ce sujet, je trouve dans le rapport du bureau d\u2019enrégistre- ment et de statistiques, le résumé suivant d\u2019une lettre de M.DuBerger, le régistrateur du comté de Saguenay, dont le bureau est aux Eboule- ments .\u2014 \u201c La valeur des terres a diminué et plusieurs habitants ont vendu leurs terres à bas prix pour aller se fixer dans les établissements de la couronne nouvellement ouverts snr la rivière.\u201d Même au sud du fleuve St-Laurent, en bas # de Québec, où le sol est meilleur et où les voies de communications, sont plus faciles, avec le marché de Québec, la valeur des propriétés à diminué, nous dit M.Lépine, régistrateur du comté de L\u2019Islet, toujours dans le même rapport rublié pur la chambre d\u2019assemblée.Voici ce qu\u2019on y lit :\u2014 \u201c M.Lépine demeure dans le comté depuis \u20187 ans et croit que pendant cette période la valeur des terres à diminué en conséquence des mauvaises récoltes.\u201d Je pourrais multiplier\u2019 les faits pour établir qu\u2019une grande partie des seigneuries sont restées stationnaires sous le rapport de la valeur et que beaucoup d\u2019autres ont diminué en valeur ; mais je pense que ceci suffira.Je procéde donc à l\u2019estimation de leur valeur.Partageant l\u2019étendue des seigneuries en trois classes, je trouve done : 2,669,121 arpents de première classe ; 2, 669,121 arpents de la seconde classe ; 2,669,121 arpents de la troisiéme classe.La seigneurie de Terrebonne contient 28,224 arpents de terre.Eh bien! si 28,224 arpents de terre coûtent £22,000, combien coûteront les 2,669,121 arpents de la première classe ?Si 28.224 arpents coûtent £11,000, combien coûteront les 2,669,121 arpents de la seconde classe ?Enfin, si 28,224 arpents coûtent £5,500, com- bieu coûteront les 2,669,121 arpents de la troisième classe ?Je trouve le résultat suivant, jomets les fractions :\u2014 La première classe coûtera .£2,080,522 Ts seconde classe coûtera.1,040,261 Ln troisième classe coûtera .520,131 Total.£3,640,914 Nous venons de trouver par l\u2019aperçu ci-dessus que la valeur totale approximative des seigneuries sans les propriétés des seigneurs, est d\u2019environ trois millions et demi.ll faudrait dure trouver cette somme pour débarrasser le pays de la tenure actuelle.Eh bien, je crois que Pon pent trouver cette somme dans le pays, et c\u2019est ce que nous allons examiner.Pour parvenir à l\u2019abolition totale, il faut nécessairement que le trésor public viennaen aide aux censitaires pour au moins la moitié de cette somme.Il serait impossible de faire payer les Æ3,500,000 d\u2019indemnité par les censitaires, qui seraient ruinés en grande partie, par un impôt aussi considérable.Songer à l'abolition de la tenure seigneuriale sans que le trésor public y contribue, c\u2019est rêver une chose presque irréalisable.Je vais tâcher d\u2019établir maintenant que les censitaires du Bas-Canada peuvent payer fuci- lement £1,750,000 et que le trésor public, malgré le mauvais état des finances du pays, pourrait lui aussi, sans trop de difficulté, payer £1,750,000.Commençons parles censitaires.Je vais prendre la seigneurie de Ste.-Aune de la Pérade, pour exemple.Elle a couté à son présent propriétaire, £12,000.Si on y ajonte le droit de quinté, on trouvera que la valeur est d\u2019à peu prés £15,000.Les propriétés du seigneur peuvent valoir £Æ5,000, il resterait donc £10,000 à payer, la moitié par les censitaires, l\u2019autre partie par le trésor public comme il est dit plus haut.Une fois que le gouvernement serait devenu possesseur des seigneuries, le meilleur moyen, pour lui de se faite rembourser la part des censitaires, ce serait d\u2019évaluer les terres et de faire payer à chaque propriétaire la moitié des Jods et ventes une fois pour tout, ainsi que la moitié du capital que représente la rente payée par le censitaire.Ilya dans la seigneurie de Ste.- Anne au moins 600 terres en culture dont la valeur peut s\u2019estimer au tableau suivant :\u2014 12 terres a £800, 13 terres a £600, 25 terres a £450, 50 terres à £350, 50 terres à £275, 50 terres a £200, 50 terres à £100, 50 terres a £50.La rente des terres peut-être de 7s.6d.par année, par terre, ce qui réprésente un capital de £6 5 0.Reécapitulons ce tableau pour voir si nous pourrions obtenir le montant nécessaire en faisant payer la moitié d\u2019un Jods et la moitié du capital de la rente: 12 terres à £800 donnent de lods, £ 800 0 0 13 « 600 « \u201c 650 0 © 2 « 450 « \u201c 937 10 © 50 « 350 « \u201c 1450 6 8 50 « 275 « \u201c 1140 16 8 50 « 200 « cc 833 16 8 50 « 100 « \u201c 416 18 4 50 « 50 « \u201c 208 9 2 £6437 17 6 Ajoutons à cette somme le rachat de 600 rentes de 7s.6d.à£6 5 0 chaque.3750 0 0 Donnant un total de 17 6 £10187 En jettant un coup d\u2019euil sur ce tableau on verra qu\u2019il serait assez facile de trouver la somme voulte en ne faisant payer que la moitié d\u2019un lods et ln moitié du capital de la rente par le censitaire.Un cultivateur qui poséderait une terre de la valenr de £200 aurait à payer, par ce projet, la somme suivante : La moitié d\u2019un /od sur £200 donne £8 6 8 La moitié du capital réprésenté par la rente.3 26 En tout £11 9 2 Donc une propriété de £200 se trouverait chargée de la somme de £11 9 2, et les autres propriétés en proportion.Je crois que pas un seul censitaire ne pourrait pas décharger sa terre des charges seigneuriales si on lui donnait un certain délai.Supposons que le censitaire ait cing ans pour payer sa part de Pindemnité et partant de l\u2019estimé ci-dessus, pour une terre de £200, on verra que le propriétaire aurait environs 45 piastres à payer en cinq ans, ce qui ferait 9 piastres par anuée, ou seulement 13s.6d.d\u2019intérét, & payer par année, en le laissant libre de payer le capital quand bon lui semblerait.Beaucoup de propriétaires de terres de 200 payent plus que 13s.6d.de rente par année dans le district de Montréal, sans compter que leurs propriétés sont sujettes aux droits de Jods et ventes, de banalité, de retrait, ete.Je crois avoir établi assez clairement que le censitaire peut payer la moitié de indemnité sans trop de difficulté, Je vais maintenant dire quelque chose sur l\u2019autre partie qui devra être payée par le trésor public.Plusieurs obstacles se présentent au premier abord, il faut le consentement du Haut-Canada, ensuite il faut trouver les fonds nécessaires pour payer cette indemnité.La partie anglaise de la population du pays sera-t-elle opposée à ce que le trésor verse une certaine somme pour cet objet Je crois pouvoir dire que non, ou du moirs une grande partie de cette population ne le sera pas, même dans le Haut-Canada.M.Abraham, ci-devant, rédacteur de la Gazette de Montréal, dans un pamphlet, publié par lui, sur la tenure seigneuriale en Canada,nous fait con- naitre son opinion.Cet auteur jouit de l\u2019estime de ses compatriotes et possède une grande influence.On pent done citer son opinion comme étant celle d\u2019une bonne partie de la population anglaise du Bas-Canada.Voici ce qu\u2019il dit dans ce pamphlet publié depuis la dernière session de la Chambre :\u2014 \u201c Mon opinion est que le meilleur moyen serait d\u2019évaluer les seigneuries sans les rentes et les terres en domaine.Leur valeur totale, je crois, serait très minime.Je prendrais la moyenne de dix années, j\u2019y ajouterais un tant pour cent pour les améliorations, et, pour abolir entièrement la tenure seigneuriale par ce moyen, je créerais un fonds exprès provenaut de /e vente de toutes les terres publiques.En réalité, je les acheterais et je ne voudrais établir d\u2019autre tenure que celle du soccage ou franc aleu.Tous ceux qui connaissent Ja nature humaine et qui ont suivi le progrés des évênements avcc un peu d'attention, ne doivent pas s\u2019attendre à ce que les droits légaux des seigneurs seront longtems maintenus, s\u2019ils n\u2019acceptent pas quelque chose de cetle nature.Plus il remettront Parrangement de cette question plus leurs conditions seront défavorables,\u201d Quant aux Haut-Canadiens, je crois qu\u2019ils seraient favorables à l\u2019abolition de la tenure même au dépens du trésor public.Voici un petit paragraphe que je trouve, dans le Herald de Brantford, à ce sujet :\u2014 \u201c TENURE SEIGNEURIALE.Nous voyons par les journaux de la partie Est de la province que le peuple de cette partie du pays commence à agiter la question de la tenure seigneuriale- Il est temps que cette question soit reglée.Le Haut et le Bas-Canada ne sont plus deux provinces distinctes et nous croyons que les canadiens de l\u2019ouest ont droit de secourir leurs frères de l\u2019est pour leur aider à obtenir d\u2019une manière équitable le redressement de ce grief.« Nous voulons rendre justice aux seigneurs comme aux censitaires, mais nous aimerions qué cette justice fut rendue promptement, par- ceque nul système ne peut être plus déplorable à un pays, que celui qui existe dans les seigneuries de cette province.\u201d Voilà donc deux autorités, qui sans être priés d\u2019exprimer leurs vues sur la question, font con.naitre leurs opinions.Elles sont suffisantes pour nous porter à croire que la population anglaise du Haut et du Bas-Canada, voit ce mou- vementavec plaisir et qu\u2019elle le secondera.Il ne reste donc plus que cette question à examiner pour nous convaincre de la praticabilité de ce projet.Les finances du pays peuvent-elles en permettre l\u2019exécution ?Je réponds oui, sans hésitation.Le pays qui peut fournir des millions pour des canaux pour le commerce, des milliers pour essayer de creuset un lac ; des milliers de louis pour transporter le siège du gouvernement d\u2019une ville à une autre tous les quatre ans ; des milliers pour des légions d\u2019employés publics ; des £11,- 000 par année pour un gouverneur, peut bien sacrifier un pauvre petit million et demi pour soulager, moralement et matériellement, la plus importante classe de la société, les agriculteurs, ceux qui forment la majorité du peuple.L\u2019Avenir.-26 Octobre 1849.Les dépenses du gouvernement pour 1849 seront d\u2019aumoins £650,000.Eh bien, avec un eu d'économie ou pounait les réduire de £200,000, mais en supposant même qu\u2019on ne les réduirait qne de £100,000 par année ; dans quinze ans on obtiendrait le million et demi dout on aurait besoin pour payer l\u2019indemnité aux seigneurs.Il ya les terres publiques, les revenus du droit de quint, les terres non concédées dans les seigneuries ainsi que plusieurs autres moyens de contribuer largement à un fonds pour cette objet.Quant à imoi j'appuierais fortement sur la nécessité de diminuer les dépenses publiques qui sont extravagantes pour un peuple quia tant besoin de moyens pécuniaires pour pouvoir sortir de sa position humiliante et suivre le cours du progrès de la civilisation.Après quelque mots d\u2019explication sur la nécessité de publier et de faire connaitre ces projets avant que de se prononcer sur leur mérite.M.Lacoste, secondé par M.Delesderniers, fait motion que ces deux projets soient publiés dans las journaux, et laissés sur le bureau de la commission, pour être pris en considération à la prochaine séance.Adoptée.M.Dorion secondé par M.Delesderniers, fait motion.Que cette commission, élise une commission speciale, composée de cinq de ses membres, pour rédiger un projet de loi déclaratoire qui sera soumis à la prochaine session de Chambre d\u2019Assemblée, pour réduire les rentes à l\u2019ancien taux et que cette commission se compose de MM.Davignon, Mailhot, Lacoste, Dorien et Laberge, avec pouvoir de s\u2019adjoindre d\u2019autres membres.Adoptée.M.Fortier, secondé par M.Dostaler fait motion.Que M.H.Bourassa, fils, de Laprairie, soit adjoint à la commission.Adoptée.M.Lambert, secondé par M.Desaulniers fait motion.Que tous les délégués des paroisses, et spécialement les membres de cette commission, soient priés de donner aux projets soumis à la commission et aux procédés en général de la commission, la plus grande publicité possible, afin que tous les intéressés puissent faire les suggestions ou les objections qu\u2019ils jugeront convenables.Adoptée.M.Armand, secondé par M.Bourassa, fait motion, Que les membres de cette commission, absents aujourd\u2019hui, soient instamment priés de se rendre aux prochaines assemblées de la commission ; que leur assiduité est nécessaire pour que la commission puisse remplir le but pour lequel elle a été élue.Adoptée.La commission ajourne jusqu\u2019à convocation ultérieure par le président.P.Davicnon, Président.F.X.MaiLmorT, Vice-Président, Cus.LABERGE, Secrétaire.L'AVENIR, NAN NS RSS A ALES SE SLA RONA NDS LE LE Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.RAA SAS MESSE MONTRÉAL, JEUDI MATIN, 25 OCT.1849.SIEGE DU GOUYERNEMENT.* Le Gouvernement Responsable mis a Nu!! Jusqu\u2019à la dernière heure nous avons voulu refuser de donner crédit aux sourdes rumeurs qui repan- dàient la désastreuse nouvelle de la translation du siège du gouvernement à Toronto, et encore maintenant qu\u2019il nons est impossible de la révoquer en doute, nous sommes tellement frappés de stupeur et d\u2019étonnement que c\u2019est à peine si nous pouvons nous appesantir un peu au long sur cet acte de démence politique.Aujourd\u2019hui encore que nous sommes déjà habitués à la pensée de cet acte, ce ne sera qu\u2019en refoulant en nous-même tous nos sen- timens, ce ne séra qu\u2019en imposant silence à la tempête d\u2019indignation qui agite notre âme que nous parviendrons à apprécier rapidement ce désastre politique, et à mesurer avec une sombre amertume la profondeur de cette nouvelle plaie que vient de faire au Canada l\u2019usage imprudent de cette arme empoisonnée baptisée jadis par l\u2019Angleterre du nom de gouvernement responsable.Il serait futile.de nous appesantir sur les résultats désastreux qu\u2019aura sous tous rapport le transport du gouvernement à Toronto, car sanglante ironie ! sous notre état social prétendu civilisé, quelques despotes peuvent décider arbitrairement des droits de tout un pays, et leur décision une fois prise, on la range dans la doctrine des faits aocomplis.Puis quel effet pourrait avoir l\u2019expression des reproches de Phonneur et du patriotisme outragés, sur des hommes pour qui ces sentimens ne sont que de vains mots dont ils ont même oublié depuis longtemps le sens et la signification ?Ainsi le Bas-Canada, privé par ses propres repré- sentarils et contre son consentemeut du droit qu\u2019il avait acheté par mille sacrifices de conserver le siège du gouvernement ; ainsi notre législation et nos lois placées sous le contrôle brûtal de la population éminemment hostile de la loyale cité de Toronto ; ainsi la langue française abolie de fait dans ce nouveau Conseil Spécial qui aura nom, Parlement de Toronto; ainsi toutes les mesures exclusivement en faveur du Bas-Canada placées sous la pression violente des brigands d\u2019une cité du Haut-Canada ; ainsi la nouvelle baisse que vout encore subir les propriétés foncières et toutes les branches d\u2019industrie de Montréal ; baisse dont tout le Bas-Canada ressentira profondement le contre-coup ; ainsi £60,000 a £80,000 au moins dont le trésor public déja fortement surchargé va de nouveau se trouver grevé, pour acquitter les frais du voiturage de notre misérable gouvernement, et pour caser dignement tous nos salariés publics depuis le gouverneur jusqu\u2019au dernier portier ; ainsi rien de ces hautes considérations, rien de ces importantes raisons qui militaient si puissamment contre le transport du siège du gouvernement, n\u2019ont pu suspendre un seul instant cet acte d\u2019odieux arbitraire, infligé comme un châtiment au Bas-Canada ! Et maintenant veut-on savoir comment les organes du ministère excusent la trahison de leurs maîtres?Ecoutez donc l\u2019épaisse Minerve vous dire d\u2019un grand sérieux, qu\u2019il fallait bien transporter le gouvernement à Toronto, attendu qu\u2019à Montréal, Son Excellence ne pouvait pas se promener à son aise au soleil et sortir comme bon lui semblait, choses, ajoute la Minerve, dont jouissent les derniers sujets de Sa Majesté ! Certes, si la circonstance était moins grave et moins triste, nous nous sentirions encore le cœur disposé à rire de cette énorme platitude, de cette inconcevable niaiserie.Mais nous n\u2019en rirons pas ; car peut-on jeter une plus odieuse insulte à la face d\u2019un pays, que de venir lui dire qu\u2019on viole tous ses droits et ses intérêts pour satisfaire l\u2019humeur de promenade d\u2019un individu et lui assurer plus de commodité dans ses aflers et venues! Cavadiens, l\u2019insulte est-elle assez forte ?Mais ce n\u2019est pas tout ; tendez maintenant l\u2019autre joue, car voici l\u2019autre organe du ministère, le Pilot qui vient à son tour vous donner son soufflet.Ce journal dit que si vous perdez le siège du gouvernement c\u2019est tant pis pour vous, citoyens de Montréal, parce que c\u2019était à vous à maintenir l\u2019ordre public en exposant vos jours contre les brigands d'avril.Vous ne l\u2019avez pas voulu ; dés lors vous méritez d\u2019être punis et le pays avec vous, par l\u2019enlèvement du siège du gouvernement ! ! pe EEE Ainsi, on trahit et punit tout le Bas-Cauada parce que M.le gouverneur et ses ministres, gui avaient réunis dans leurs mains le pouvoir municipal et exécutif, ont êté trop ineptes et trop imbéciles pour réprimer le brigandage de quelques centaines d\u2019émeutiers ! Ainsi on déclare à tous les citoyens qu\u2019ils doivent être lésés dans leurs intérêts les plus chers, parce que le 25 avril, nous avions au pouvoir des hommes tellement crétins qu\u2019ils n\u2019ont seulement pas su montrer qu\u2019ils avaient au moins l\u2019instinet purement animal de la conservation !! En vérité l\u2019outrage est tellement impudent que le pays est tenu d\u2019en faire prompte et rigoureuse justice, sous peine de se dégrader À ses propres yeux.Mais voici qui est encore pis.Afin d\u2019affaiblir l\u2019écho de cris de réprobation que leur conduite va faire pousser dans toutes les parties du pays, les ministres ont eu l\u2019impudence de dire que dans deux aus, le siège du gouvernement sera encore changé.Or nous le savons, ils ne peuvent croire eux-mêmes à l\u2019accomplissement de cette vague parole, bonne tout au plus à tromper de pauvres dupes à l\u2019intelligence bornée, de ces hommes éminemment bonaces, et qui sont toujours prêts à admettre les plus grosses invraisemblances, pourvu qu\u2019on les leur débite avec aplomp et impudence.Ah ! bien sot serait l\u2019hormme qui penserait que de parlement en parlement, il sera possible de charroyer d\u2019un bout du Canada à l\u2019autre toute la machine gouvernementale, el cela avec £50,000 ou £60,000 de frais pour chaque transport sans compter les inconvénients sans nombre et le ridicule de semblables pérégrinations.Ah ! bien sot serait l\u2019homme qui s\u2019imaginerait que les gens du Haut-Canada qui viennent d\u2019arracher au Bas-Canada et malgré la volonté de ses ministres, le siège du gouvernement, seront d\u2019humeur à le laisser aller dans deux ans.Ministériels et tories du Haut-Canada s\u2019uniront d\u2019un commun accord contre ce nouveau changement, et nous réduiront à l\u2019impuissance.Et faute d\u2019une majorité dans l\u2019exécutif pout fixer permanemment le parlement à Toronto ; nous aurions le vote suprême et arbitraire du gouverneur, qui viendrait trancher despotiquement la questiion en faveur de Toronto, comme il l\u2019a fait aujourd\u2019hui d\u2019après le bruit assez accrédité que quatre ministres seulement ont voté pour Toronio, six votant contre.Mais qu\u2019importe tout cela à M.Lafontaine ?Homme d\u2019un froid égoïsme, cœur abâtardi par l\u2019ambition rapace de conduire à sa guise les hommes et den faire les dociles complices de ses trahisons, il sait qu\u2019il aura grand peine à prolonger l\u2019existence de son cabinet jusqu\u2019à la fin de ce parlement, et alors peu lui i nporte de léguer d\u2019inextricables embarras à ses successeurs.C\u2019est un de ces hommes qui ne craignent pas de rapetisser tout un pays à lenr taille, et qui se faisant le centre de tout, se préparent à tomber en disant froidement : \u201c Ma foi! apres nous, le déluge /.Ainsi voilà donc enfin où nous a conduit le fone- tionnement de ce prétendu \u2018\u201c gouvernement responsable,\u201d né de l\u2019Union, qui devait procurer au pays, paix, bonheur et prospérité, et sous lequel il n\u2019a rencontré que ruine, anarchie et désappointements ?C\u2019était donc ponr aboutir au point où nous voilà rendus, que les coryphées du ministère disaient au pays depuis deux ans: gardez-vous de troubler le fonctionnement de cette machine gouvernementale dont vous briseriez les rouages vermoulus, s1 vous y mettiez la main.Gardez-vous de demander le rappel de l\u2019Union, ou une réforme électorale équitable, ou l\u2019abolition des lourdes restrictions imposées sur le suffrage électoral.Gardez-vous de demander la diminution de l\u2019immense patronage et des innombrables moyens de corrnption, mis à la disposition du pouvoir, ou la diminution de notre extravagante liste civile, ou la diminution de ces impôts toujours croissants chargés sur les importations d\u2019un pays grevé de dettes et en proie à la banqueroute commerciale.Oh! oui, gardez-vous de demander toutes ces choses qui embarasseraient le ministère.Mais plutôt taisez-vous, et croupissez en silence, sans mot dire sous le plus misérable et le plus trompeur des systèmes politiques !\u2026 C\u2019en est trop! Il est désormais impossible de trouver un homme d\u2019intelligence dans le pays qui ne puisse voir clairement où nous a conduit ce système bâtard ; il est impossible de trouver un homme respectable qui puisse dire qu\u2019il faille encore \u201c faire un essai du gouvernement responsable ;\u201d phrase officielle avec laquelle on répondait jadis aux hommes qui trop éclairés pour se laisser duper sur la valeur de ce gouvernement en voulaient le changement immédiat.Et puis, existe-t-il ce gouvernement responsable ?Non, mille fois non, car les faits parlant plus haut et plus fort que jamais aujourd\u2019hui, pour prouver, qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un leurre, et qu\u2019aussi bien aujourd\u2019hui qu\u2019en 1837, c\u2019est un gouverneur anglais qui a la haute main sur la politique de notre pays, qu\u2019il dirige selon son caprice ou ses volontés.Jamais preuve plus évidente de cet avancé ne sera donnée au pays, comme l\u2019est celle du trans- portde Toronto ; jamais argument plus irréfragable ne se présentera au Canada ponr lui faire voir à découvert les vices et l\u2019arbitraire des institutions coloniales.En effet il est aujourd\u2019hui prouvé et reconnu que sur cette question, Lord Elgin s\u2019est trouvé en opposition complète avec la moitié au moins des membres de son conseil, ou plutôt avec la majorité de ce conseil ; car la Minerve disait dernièrement, qu\u2019elle espérait que Son Excellence se rendant aux vœux de la majorité de son conseil n\u2019en- leverait pas au Bas-Canada le siège du gouvernement: Eh! bien en dépit de cette opinion du conseil exécutif, M.le gouverneur violant la base même du gouvernement responsable déclare que son bon plaisir est que le Bas-Canada soit privé du gouvernement et que chambres et ministère aillent sièger à Toronto.Touchez donc maintenant du doigt ce que c\u2019est que le \u201c gouvernement responsable!\u201d Sachez ce qu\u2019on entend à l\u2019heure qu\u2019il est en Canada par le grand mot de RESPONSABILITÉ DU MINISTÉRE! ! Ici nous entendons un cri général s\u2019échapper de de toutes les bouches : \u2014 Les ministres opposés au transport de gouvernement à Tororito auront sans doute résigné, dites vous ?\u2014 Allons donc! vous badinez! Les ministres n\u2019ont pas le moins du monde résigné, et plus que jamais ils prétendent bien FAIRE L\u2019ESSAI DU cou- VERNEMENT RESPONSABLE ! #\u2014 Ceci vous parait monstreux dites-vous ?Certes à nous aussi, tout ce drame d\u2019infamie et de turpitudes nous parait monstreux, à nous aussi il nous parait que le ministère est frappé de vertige, et qu\u2019il n\u2019essaie même plus de s\u2019arrêter sur la pente de glace sur laquelle il s\u2019est lancé avec imprudence.Mais prenons garde ! Peu nous importe que ce ministère aille se briser un peu plus tôt ou un peu plus tard sur cet obstacle-ci ou sur celui-là ; mais ce qu\u2019il est de notre devoir, à nous tous, habitants du Bas-Canada d'accomplir, c\u2019est de sauver notre pays, maintenagt qu\u2019on l\u2019abandonne ; c\u2019est d\u2019opérer un changement complet dans notre vieux et pernicieux système colonial.Oui pour tous les hommes qui veulent réfléchir et juger, tous ces fantômes de gouvernements, baptisés de noms vagnes et indéfinis, ont fait leur temps! Les malheurs et les désastres que nous a voulu l\u2019essai de ces minces systèmes de gouvernement qu\u2019on nous a donnés pour nous perdre et nous ruiner, ont largement prouvé leur absurdité.On a garrotté notre pays avec une chaine dontle premier chaînon est l\u2019imposition de l\u2019acte d\u2019Union.Eh! bien, agissons en sorte que le transport du gouvernement à Toronto en soit le dernier, ou bien, notre pays est perdu et nullifié pour toujours peut-être.Ainsi, il n\u2019y a plus de milieu possible pour nous.Où il faut abandonner totalement l\u2019influence du Bas-Canada ; ou bien, il faut que tout ce qni est canadien jette de côté l\u2019apathie déplorable qui nous a valu cette série de malhenrs sous lesquels nous gémissons aujourd\u2019hui, et que tous commencent en- fiu l\u2019agitation du RarreL DE L\u2019UNioN ou de l\u2018ANNEXION ! ! .Et qu\u2019on ne vienne pas préjuger l\u2019ignorance ou la crainte par des cris de révolution violente.11 n\u2019est pas nécessaire qu\u2019une révolution se fasse à coups de fusil.Dans une révolution comme celle que nous voulons soulever, il ne s\u2019agit, que d'éclairer les hommes et de leur donner des idées.Ainsi, Ce sera donc dans les profondeurs des masses populaires, et loin de ces classes élevees de la société au cœur et à l\u2019intelligence corrompus, que devront descendre les apôtres de notre régénération sociale, afin d\u2019arracher enfin notre pays àsa perte, et le guider vers ses belles destinées.Les Loyaux Miliciens!!! Nos lecteurs apprendront sans doute avec plaisir que la milice de Québec où plutôt que les officiers de milice de Québec viennent de faire une exibition de lettres MAJUSCULES tout à fuit brillante dans les journaux de cette ville comme on pourra le voir par le document ci-dessous.MM.Laurin, Panet, Parant, Duchesnay, Roy Faribault etc., ete., g'offrent au gouvernement pour anéantir le mouvement annexioniste et sont préts a prendre les armes #°il le faut.vante: Lisez l'adresse sui- A Son Excellence le très honorable Comte d\u2019Elgin et Kinkardine etc, etc.Qu\u2019il plaise à Votre Excellence, Nous les soussignés officiers de la milice et lieutenants colonels des bataillons du régiment de Québec, désirons exprimer à votre Excelleuce la surprise et les regrets profonds que nous avons éprouvés à la lecture du document dernièrement mis sous les yeux du public par un nombre de personnes à Montréal et adressé au peuple du Canada, ayant pour objet la séparation du Canada d\u2019avec l\u2019empire Britanique.Et nous vous prions de plus, respectueusement, de nous permettre de vous renouveller l\u2019assurance de notre affection inébranlable pour notre très gracteuse souveraine ; (le prince Albert en sera sans doute jaloux) et que nous sommes et serons éternellement prêts à voler à la défense de la GLORIEUSE CONSTITUTION sous laquelle nous avons le bonheur de wivre!! OUF!! OUF!! OUF!!! (Signé,) J.G.IRVINE, Lt.Col.D.Q.M.G.de milice.C- PANET, Lt.Col.Com.1er Bat.M.Q.A.A.PARANT, (Doct.de la Gros- se-Isle.) Lt.Col.Com.12ème Bat.M.Q.JOHN SEWELL, (Sherif.) Lt.Col.Com.Infanterie L.Q.J.JONES, Lt.Col.Com.9ème Bat.M.Q.E.B.LINDSAY, (Greff.de la Trinité.) Lt.Col.Com.7ème M.Q.A.J.DUCHESNAY, (Shériff de 1837 !) Lt.Col.Com.4ème Bat.M.Portneuf.JOS.LAURIN, Major, 11ème Bat.M.Q.M.H.ROY, Lt.Col.Com.5ème Bat.Q.M, G.C.FARIBAULT, (Grefier.) Lt.Col.Com.3ème Bat.M.Q.Québec, 20 oct.1849, Nous ne savons trop si le M.Laurin qui a signé cette adresse par laquelle il dit que notre constitution est une \u201c glorieuse constitution sous laquelle à a lebonheur de vivre!\u201d est ou n\u2019est pas le membre pour le comté de Lutbinière.Nous espérons que non.Etant dans l\u2019incertitude et aimant à croire le contraire, nous nous abstenons pour aujourd\u2019hui, d\u2019aucun commentaire.Une Grande Compensation ! ! Afin de récompenser M.Lafontaine de sa souplesse sur la question de translation du siége du gouvernement, lord Elgin a enfin consenti à destituer M.Lee!! On voit que Péquilibre est un peu difficile à rétablir entre l\u2019une et l\u2019autre question, et que le noble Comte s\u2019est adjugé la part du lion.Ce n\u2019est que juste diront les ventrus ; à tout seigneur tout honneur, et M.Lafuntaine n\u2019est qu\u2019un Croquant et un manant auprès d\u2019un lord d\u2019outre-mer.Curiosité Publique! Depuis que M.Hincks est de retour, on n\u2019entend plus parler de ses merveilles au sujet des emprunts qu\u2019il devait faire à Londres.Le Pilot pourrait-il nous en donner des nouvelles ?Nous sommes, voyez-vous, sous l\u2019impression que M.Hincks n\u2019a emprunté que\u2019 £50,000 ; qu\u2019il en faudra £60,000 pour la translation du siège du gouvernement et que le voyage de M.Hincks a coûté quelques centaines de louis au pays ! \u2014 On trouvera plus bas les noms de quelques uns des législateurs de Québec qui ont joint, leur protestation contre l\u2019annexion, à celle des membres de Montréal.Nous voyons avec plaisir que M.Chauveau n\u2019a pas signé cette adhésion \u2014 : Nous, soussignés, concourons dans la protestation contre l\u2019annexion du Canada aux Etats-Unis, publiée dans la Minerve du 15 octobre présent et signée par plusieurs membres de la Législature, et nous prions ceux qui ont Poriginal de vouloir bien apposer nos noms, Québec, 18 octobre 1849.L.MASSUE, \u2018conseiller législatif.L.METHOT, conseiller législatif.ber CHABOT, M.P.P.pour la cité de Qué- c.F.X.METHOT, M.P.pour la cité de Québec.JOSEPH CAUCHON, M.P.P.pour Montmorency, \u2014 Toronto profite de l\u2019avantage que lui donnera dans quelques jours le siège du gouvernement.Lez propriétés augmentent en valeur et hier on demandait des prix exhorbitants pour les loyers de maison.On demandait £8 par mois pour pension dans les hotels.\u2014 M.L.M.Viger a définitivement résigué son siége de ministre et de membre de la chambre, dit-on.Les électeurs de Terrebonne auront à faire choix d\u2019un membre pour les représenter.M.Price re retire au mois prochain comme nous l\u2019avons déjà dit et M.Blake a été nommé juge, de sorte qu\u2019il faudra trois nouveaux ministres pour cornpléter l\u2019organisation du ministère actuel.\u2014 On dit que M.Marquis, membre pour Ka- mouraska résigne son siège en parlement en conséquence de la translation du siège du gouvernement.M.Davignon ne résignera pas comme il l\u2019avait annoncé.Quelques uns des membres lu comité sur la tenure seigneuriale l\u2019ont prié de continuer d\u2019occuper son siège en parlement.\u2014 Hl parait que les deux seuls bureaux du gouvernement qui resteront à Montréal sont ceux de l\u2019éducation Est et le département des terres du Bas-Canada.\u2014 Nous avons appris hier soir, avec peine, que des actes de violences avaient été commis à St.- Eustache et dans quelques autres paroisses des environs, sur les propriétés de plusieurs citoyens et même sur leur personne.Ces excès auraient - été amenés par des difficultés survenues au sujet des licences des aubergisies, dit-on.\u2014 M.Payson a fait sa dernière lecture sur l\u2019annexion, en cette ville, hier soir.Le nombre des personnes présentes n\u2019éfait pas considérable, mais l\u2019orateur s\u2019est distingué et a réveillé de vives émotions chez ses auditeurs.M.Payson s\u2019en va a Québec actuellement et nous espérons qu\u2019il se- ra bientôt de retour au milieu de nous.Nous nous flattons que nos amis de Québec lui feront une reception digne de celle que l\u2019on doit faire à un jeune homme de talent et d\u2019énergie.\u2014 Le bruit courait hier en ville, que la maison de M.Sherwood, que le gouvernemant vient de louer à Toronto pour servir de résidence au gouverneur, aurait été incendiée, mais cette rumeur était fausse.\u2014 Nous possédons dans le moment actuel, en cette ville, un littérateur français bien distingué, monsieur Xavier Marmier, auteur de plusieurs cu- vrages très estimés.Ce M.se propose de visiter Québec et retournera aux Etats-Unis par la chite de Niagara.\u2014 Nous regrettons de ne pouvoir publier aujour- d'hui, l\u2019excellente adresse du juge Mondelet, au jury de la seesion de Quartier.\u2014 M.Lee qui vient d\u2019être destitué, dit que ce n\u2019est pas honorable que de servir un guuverne- ment comme le nôtre.Dans ce cas là, il aurait dû résigner sa charge avant que de se faire mettre à la porte.C\u2019est un peu tard! \u2014 Les abonnés qui nous doivent quelque chose sont priés de nous payer au plus vite.Ils doivent sentir que C\u2019est d\u2019ure haute importance pour notre établissement qui ne peut se maintenir sans que les abonnés paient régulièrement leurs abonnements.Nous enverrons prochainement, par la Poste, des comptes à tous ceux qui nous doivent, sans distinction et les noms de ceux qui n\u2019auront pas réglé leurs comptes au commencement de novembre seront rayês de nos listes.les nouveaux abonnés devront payer Un semestre d\u2019avance, nous n\u2019en recevrons qu\u2019à cette condition.MARCHÉ BONSECOURS.JEupI, 25 Octobre 1849.PRIX DES DENRÉES.\u2014 REVISÉS POUR L\u2019Avenir.s.D.s.D.Farine par quintal,.10 0a 11 0 do d\u2019Avoine do.7 0 8 0 Blé par minot,.eee 4 5 4 6 Pois do iia Io 2 0 Orge do iii 0 na 00000 1 104 20 Sarrasin do .call 1 8 2 0 Avoine do .L.0000en 0000000 1 0 i 3 Seigle do L.c.2ca ca ss ss 0000000 20 2 6 Grainede Lin do.4 0 5 0 Patates doin 1 0 1 3 Beurre frais, par livre.0 9 010 Beurre salé, do .\u2026.\u2026.007 74 Sucre d\u2019érable do .3 4 Œufs par douz.c.cvuuntn.5} 7 Oies, par couple.3 0 5 0 Dindes d0O Less casa anse a 00000 2 6 6 4 Poules, do .1 0 1 6 Canards, do .1 8 2 0 Mouton par quartier,.c.20 5 0 Agneau, do LL.anassa000e 1 3 2 0 Veau, do Lens ec ace ne 2 6 10 6 Lard, par livre.\u2026.\u2026.\u2026.0e0s 0 41 0 6 Bœuf, do Leia 0 3 0 6 Lard, par 100 livres.0 0 25 0 Bœuf do Lilie.0 27 6 FRUITS.Pommes, par quart.5 0 2 6 Qignons parminot.covvvevnnnns 2 2 2 8 PRIX DES PRODUITS.£ s.d.£ s.ALcaLis, Potasse.Cees 115 0 a 115 6 Perlasse.,.112 0 112 6 FLEUR, 0 1 00 0 1 2 6 3 000 00 0 0 0 D\u2019avoine pr.244 lbs.0 16 0 017 6 BLED, du Haut-Canada.0 0 000 Baur Mess, pr.200 lbs.00 0 000 Prime mess do.000 000 Prime .250 0 0 0 LARD Mess, .20006 37 6 310 0 Prime mess do.210 0 216 0 Prime do.2 0 0 000 BEURRRE, Inspecté No.1.000 0 00 Do No.2.000 000 Do No.3.0 0 0 0 0 5 VENTE PAR ENCAN.DOG NES ANS SE SOS OST LOS NS AL TS Par Young et Benning.VENTE DU SOIR, DE PAPIER MACHÉ, Erc., WERA vendu sans réserve, aux chambres d\u2019encan des A) soussignés, MARDI SOIR, le 30 du courant, pour le compte d\u2019une banqueroute et par l\u2019ordre des syndics : Un 'assortiment splendide de Porte-feuilles de Papier Mâché, Etui à Cautes, Ratelier à Cartes, Cabarets, Ornements de Cheminées et de Chambres, Boîtes à Ouvrages, Pupitres, etc., etc.\u2014 AUSSI: \u2014 Un set complet d\u2019Ornements et Fournitures d\u2019Eglises, consistant en partie en : Groix de procession, en argent, avec bâton, Calices de Mission et autre, Ciboires, Burettes, Encensoirs, ete, etc.Chappes, Chasubles, Etoles, ete, etc.\u2014AVECI\u2014 Une quantité de Vaisselle Argentée de la meillenre qua- lilé, appartenant à un monsieur qui cesse de tenir maison.Vente à SEPT heures.YOUNG ET BENNING.23 oct.PROPRIÉTÉ DE GRANDE VALEUR A L\u2019ENCAN.L' soussignés ont reçus l\u2019ordre de vendre à L\u2019ENCAN, sur les lieux, JEUDI le 1 novembre prochain, (s\u2019ils n\u2019en disposent pas avant par vente privée.) La belle MAISON de première classe, de PIERRE DE TAILLE, au no.1, Terrace de THECUMSETH, rue De Bleu- ry, finie d\u2019une manière complète, avec d\u2019excellentes écuries en briques, remises etc., etc.Cette propriété sera vendue sans réserve, et d\u2019après sa situation agréable et sa proximité de la ville, elle mérite d\u2019attirer l\u2019attention des capitalistes.Pour les détais de la vente, s\u2019adresser à W.G.Mack, écr., ou au soussignés.Vente à ONZE heu es YOUNG er BENNINC.9 octobre, 1849.PROVINCE DU CANADA, COUR DU BANC DE LA District de Montréal.REINE.LUNDI le Quinziéme jour d\u2019Octobre, mil huit cent quarante-neuf.PRÉSENTS :\u2014 PHonorable Juge-en-Chef RoLLann, \u201c M.le Juge Day, No.96.John Ross, de la paroisse de Repentigny, dans le District de Montréal, ci-devant commerçant faisant affaire et commerce dans la cité de Moatréal, et maintenant gentilhomme, Demandeur, vs.Charles B.Fox, ci-devant commerçant de la paroisse de Chambly, dit District, Défendeur.et Adam Thomson, commerçant de St-Jean, dans * Distriet de Montréal, dit Tiers-Saisie.L est ordonné sur Ja motiou de M.Rovrr Roy, avocat du demandeur, en autant qu\u2019il appert par le retour du shériff de ce District, écrit sur le Bref de Saisie Arrrêt, émané en cette cause que le défendeur a laissé son domicile en cette Province du Canada et ne peut être trouvé dams ce District de Montréal, que le défendeur soit par un avertissement a être deux fois inséré en langue française, dans le papier-nouvelle de vette cité appelé \u201c l\u2019.Avenir, \u201d et deux fois\u2019en langue anglaise dans le pay-ier-nonvelle appelé « The Pilot\u201d notifié de comparaitre devant cette Cour et là de répondre à la demande du demandeur sous deux mois après la dernière insertion de tel avertissement et sur le défaut du dit défendeur de comparaitre et de répondre à telle demande dans la période susdite, il sera permis äu dit demandeur de proréder à la preuve et jugement comme dans une cause par défaut.Par la Cour, MONK, COFFIN er PAPINEAU.23 oct.1849.Livres de Droit a Vendre.UVRES de Pothier, vol.4o.Edits et Ordonnances, 2 vol.4o.Cellier, Formulaire d\u2019Actes, Parfait Notaire, Ferrière, Dard, Conférence sur le Code, Waterston\u2019s Cyclopedia of Commerce, Burton\u2019s Law of Scotland, Ledru, Clef du Notariat, Beaubien, Lois Civiles, 3 vol.Perrault, Questions de Droit, Holthause, Law Dictionary, Canadian Law Court, Park on Dower, Matthews on Portions, [* Ge RRO _\u2014_ SOOO =O \u2014 \u2014 tk bast ba Sb TRO ~2 SSCSOSSSSOSOOCOOC £17 17 7 S'ADRESSER, RUE ST.-VINCENT, NO, 14, 30 aout 1849, DE VAISSELLE ARGENTEE ET D\u2019ORNEMENTS|.Magasin de Poeles.E Soussigné prend la liberté d\u2019attirer attention du public sur son assortiment général de POELES, qui comprend ce qu\u2019il y a de plus nouveau en fait d\u2019améliorations, tant pour l\u2019économie du chauffage que pour la beauté des dessins, et la perfection de l\u2019ouvrage.ON TROUVERA A CET ETABLISSEMENT: DES POFLES DE CUISINE de differents patrons et de différentes formes.POELE à COKEF, à CHARBON et à BOIS pour les salles et les passages, et des Poêles de goût pour les salons, à air comprimé, aussi bien que des poëles pour SE R- RES-CHAUDES, de toutes espèces et de toutes formes, en outre de son assortiment ordinaire de POELES DOUBLE ET SIMPLES; qu\u2019il vendra aux plus bas prix.JOSEPH N.HALL.105 rue St.-Paul, ENsE GNE DU FOELE.ECOLE DE MEDECINE ET DE CHIRURGIE.LE LECTURES, de cette école incorporée, commenceront ie 6 NOVEMBRE prochain, et finiront le dernier d\u2019AVRIL.Les lectures à l\u2019avenir ne seront données qu\u2019en Français, comme suit :\u2014 L\u2019Anatomie, les Accouchements, la Pratique de la médecine, la Chirurgie, la matière médicale et la Thérapeutique, la Chimie, l\u2019Institut de Médecine ou physiologie, la Médecine légale, la Clinique Médicale.L.BOYER, M.D.Secrétuire, 13 octobre 1849.Montréal, 11 oct.1849.Phonographie.ART D\u2019ECRIRE AUSSI VITE QUE PARLE UN ORATEUR.T EF coussigné rapporteur de l\u2019Avenir, se proposant de onner prochainement un cours de leçons sur la PHO- NOGRAPHIE, prie les personnes qui désireraient apprendre cette science de vouloir bien le lui faire savoir au plus tôt.On trouvera une liste de souscription au bureau de l\u2019.4- venir.Prix pour le cours, quise composera de vingt leçons, un louis, payable d\u2019avance.C.H.LAMONTAGNE.Montréal, 23 oct.1849.MUSIQUE! J B ABFLLE, protesseur de MUSIQUE, et .ORGANISTE de l\u2019église paroissiale de Montréal, prend la liberté d\u2019annoncer à ses amis et au public en général, qu\u2019ila établi sa résidence au No.34, rue St.-Charles Borommée, où il sera toujours prêt à donner des LEÇONS sur le PLANO ou tout autre instrument de musique, soit à sa résidence ou à domicile.AVIS.OUTES les personnes qui peuvent avoir en leur possession des LIVRES appartenant à l\u2019Assemblée Législative, sont priées de les renvoyer au bureau du greffier de l\u2019Assemblée Législative, sans délai.Par ordre de POrateur, ALPHEUS TODD, Assistant Bibliothécaire.A.L.Bureau du Greffier, À.L.25 oct.1849.Eau de Plantagenet.LE soussigné annonce au public qu\u2019il a nommé M.JOSEPH BÉRIEAU, marchand-épicier, place Jac- ques-Cartier, comme agent pour la vente des Eaux de Plantagenet où il y aura toujours une grande quantité, d\u2019eau fraîche de ces sources si bien connues du public.CHARLES LAROCQUE, Agent.Montréal 25 oct.1849, ANNEXION!!! FAIBNGE, LE sotissigné vient de recevoir un nouvel assortiment de VAISSELLE COMMUNE, propre au commerce du Bas-Canada.Il en disposera, à des prix très réduits, en faveur des marchands de campagne, pour argent comptant seulement \u2019 JONH SPROSTON, 182, rue St.-Paul.23 act, 1849.CET ONGUENT CÉLÈBRE, L\u2019Ami du Pauvre Homme EUT être recommandé au Pnblic avec confiance comme un remède infaillible pour |es blessures de toute espèces, et pour LES JAMBES ULCERÉES, même si l\u2019ulcération a duré depuis vingt ans.Il guérit aussi les COUPURES, ÉCHAUFFURES, ENGELURES, ÉRUPTIONS, PUSTULES, YEUX AFFAIBLIS, HEMORRHOIDES ET BRULURES, CONTUSIONS, ULCERES, SCORBUTIQUES SUR LE VISAGE, ET INFLAMMES, GANGRENE, Et il est un spécifique pour ces éruptions qui suc- cédent quelquefois à la vaccination.PRIX: ls.9d.CHAQUE POT.LISEZ CES EXEMPLES MERVEILLEUX DE GUERISON, L\u2019utilité de ces Médecines est pleinement témoignée par une infinité de personnes qui ont reçu de bienfait en s\u2019en servant, Parmi les témoiguages nombreux qui out été reçus, on choisit celui-ci :-\u2014 Hemorrhoides.\u2014 G.N.GOSELIN, de Montréal, écrit, \u201c Je certifie que je me suis servi de l\u2019Ami du Pauvre Homme pour les Hemorrhoides avec le plus grand succès ; j'étais afflige de cetle maladie depuis neuf mois sans pouvoir être guéri par aucun remêde, et l\u2019Ami du Pauvre Homme a été le seul remède qui m\u2019en ait guéri entièrement: de plus je l\u2019ai enseigné à plusieurs personnes aussi affiigées, et toutes en ont ressenti les bons effets, et je n\u2019hésite pas à le recommander à ceux qui seraient affligés de cette maladie.Les soussignés sont constitués agents pour les remèdes célèbres ci-dessus.S.J.LYMAN Et Crk.Puarmaciens Prack p\u2019ARrmeEs.Montréal, 6 oct.1649.MONTREAL, SOREL ET CHAMBLY.ce E JACQUES-QUARTIER ET LE RICHELIEU, à commencer de MARDI prochain, le 11 courant, partiront de Montréal, à 3 heures de l\u2019après midi, au lieu de 4 heures comme ci-devant.Montréal le 6 septembre 1849.Hotel de Temperance MAISON DE PENSION, Sur la place Jacques Cartier.MME T ADOTTE vient d\u2019ouvrir une mai 3 ° .son de pension dans la maisonau- trefois occupée par M.Blanchard, maison voisine de M.Séraphino Giraldi, entrée par la cour.MM.les marchands de la campagne y trouveront des écuries et une cour spacieuses.Montréal, 12 mai 1849.AVIS.URE famille Canadienne de cette ville, résidant à l\u2019entrée de la grande rue St-Laurent, désire prendre quelques pensionnaires, S\u2019adresser au Bureau de l\u2019Avenir.22 septr.1849.ON A BESOIN, DU Jeune homme pour servir comme apprenti typographe.S\u2019adresser au bureau de l'Avenir, 20 sept.1849. ry La .L\u2019Avenir.-26 Octobre 1849.L'AVENIR, NS NAN NASA NN NS ASS TNT TS SSI Laissons là ceux qui croient que le monde va crouler, parceque tout se remue et s\u2019agite autour d\u2019eux.LAVAL =v VAY Se ee ST AA ANS SEEN MONTRÉAL, SAMEDI MATIN, 20 OCT.1849.Lutte des Ventrus contre l\u2019Annexion.La publication du manifeste annexioniste, fom- bant comme un coup de foudre, suivant expression de la Minerve, au milieu des partis politiques, avait d\u2019abord jeté la stupeur et le désarroi dans les rangs des affamés du régime actuel.Les bureaucrates déjà placés, ceux qui à force d\u2019efforts vont enfin parvenir à se percher, et derrière ceux-ci les ventrus tories qui espèrent encore être appelés sous peu à la curée du pouvoir, toute cette armée de harpies et de vampires, avait d\u2019abord frémi et tremblé à l\u2019apparition du nouveau parti, dont le triomphe doit être le signal de la cessation du pillage et du tripotage légalisé, exercé de temps immémorial en Canada.Aussi à peine revenus de leur étourdissement, leur premier soin a-t-il été de pousser en chœur des cris de fureur contre les rébelles qui parlent de les dénicher.Le Pilot, un des organes les plus satisfaits du parti ventru, est entré en lice avec une rage sans égale, frappant à droite et à gauche, d\u2019estoc et de taille sur la question de l\u2019annexion, au point qu\u2019il en a été forcé de tirer la plus ridicule et la plus impudente des conclusions, savoir que sous tous les rapports, le Canada m\u2019avait rien à envier aux Etats-Unis, et qu\u2019il (le Canada) était destiné à devenir, entre les mains de nos sages législateurs, un des pays les plus prospères et les plus puissants! Certes, voilà ce qui s\u2019appelle pousser l\u2019outrecuidance un peu plus loin qu\u2019il n\u2019est raisonnable de le faire, et il nous semble déjà entendre le rire homérique qui éclaterait d\u2019un bout de l\u2019Union à l\u2019autre si on y pouvait lire la glose lilliputienne du Pilot.Les colonnes de la Minerve n\u2019ont été remarquables sur la question, que par la publication du protêt du 15 octobre, qui restera comme une tache de boue dans nos annales, triste page de notre histoire, qu\u2019 une fois annexés aux Etats-Unis nous ne lirons qu\u2019avec colère et tristesse.Figurez-vous donc de grâce l\u2019effet qu\u2019aura cette humiliante et mesquine protestation en faveur de l\u2019esclavage colonial, placée en regard de la déclaration d\u2019indépendance du Canada.A Québec, le manifeste annexioniste a subi les colères des puissances monacales.Les propriétaires du séminaire de cette ville retirent des revenus assez considérables de leurs seigneuries pour permettre à leur pauvre maison de consacrer certaines parties de leur revenu à des œuvres pies et méritoires, telles que l\u2019entretien de trois journaux, destinés à combattre tout ce qui sent le NÉGATIF / L\u2019un des rédacteurs de ces journaux annonçait même dernièrement dans une circulaire confidentielle, adressée à tous les membres d\u2019un corps public, qu\u2019il avaitun bureau dans les antichambres de l\u2019Archevêché ! Ces trois feuilles ont donc crié avec un ensemble et une harmonie qui indiquaient une direction commune contre les audacieux annexionistes, et ces journaux, qui se font remarquer par l\u2019inculte et sauvage grossièreté de leur langage, ont résumé leurs arguments contre l\u2019annexion, l\u2019un en sommant rudement les ministres libéraux d\u2019arrêter par la force Æutale le progrès des idées annexionistes, l\u2019autre en donnant aux habitans le conseil de recevoir les annexionistes à coups de fourche ! Comme tout cela est ignoble et petit ! Voilà la manière dont la grande discussion de l\u2019annexion a été jusqu\u2019à présent débatte par les organes des ventrus ou bureaucrates du jour.Maintenant la presse du parti ventru des tories, lesquels opposent l\u2019annexion parce qu\u2019ils voient que le cabinet Lafontaine-Baldwin donne déjà des signes de décrépitude, et qu\u2019ils espèrent encore le remplacer au pouvoir, s\u2019est décidée à combattre la question de l\u2019annexion,comme étant intempestive et sans propos.Avouons-le, ces messieurs ont mal choisi leur terrain, et dans tous leurs arguments, ils laissent maladroitement percer les oreilles de l\u2019âne.En effet le langage des presses anglaises du Haut-Canada,oppo- séès à l\u2019annexion, si on le dépouille de tous les mots sonores de : patrie, bien-commun, loyauté et drapeau breton, ne veut plus dire, réduit à sa simple expression,que ce mot des loose-fishes de tous régimes: \u201c Avant de nous prononcer pour un changement social dirigé dans l\u2019intérêt général, voyons s\u2019il n\u2019y aurait pas possibilité d\u2019amener un changement de ministère, ce qui vaudrait indubitablement beau- eoup mieux pour notre intérêt particulier!\u201d Comme le disait dernièrement le Hérald, pour les ventrus canadiens ou anglais, le criterium de toutes les questions politiques, le pivôt sur lequel tourne la politique du pays pout se résumer dans cette question posée à chaque élection générale : \u2018* Sera-ce la ménagerie de M.Lafontaine ou celle de M.Sherwood, qui sera appelée à s\u2019engraisser quatre années durant aux dépens du peuple?\u201d C\u2019est là le grand malheur de ce pays-ci, c\u2019est là le germe de dépérissement qui le mine incessament, c\u2019est que de quelque côté que vous vous retourniez, vous ne verrez pas un seul parti politique se présenter devant le pays avec un principe grand de conception et large d\u2019application, qui pourrait amener d\u2019importantes innovations destinées a faire toujours marcher la société dans une voie de progrès.Depuis l\u2019Union des Canadas surtout, les proportions de la politique générale se sont réduites à des questions d\u2019hommes et de portefeuilles, et les vices du système gouvernemental sont tellement grands, le cercle d\u2019action dans lequel l\u2019Angleterre permet au gouver- que c\u2019est à grand, peine qu\u2019un parti politique quel- Ses quatre sessions écoulées, chaque ministére se trouve tellement affaibli, quelque fgte qu\u2019ait été sa majorité parlementaire, qu\u2019il est obligé de laisser ses fauteuils à ses rivaux, et de reprendre son rôle d\u2019étroite opposition, afin d\u2019être en mesure de renverser encore une fois au bout des quatre années de ri- sière cet immense échafaudage de places à l\u2019aide hommes qui pourraient être dangereux à l\u2019existence devant aucune infamie, devant aucun mensonge la marche.des ministères ; il est encore vrai qu\u2019on ne reculera public ou privé pour entraver la marche du parti an- nexioniste ; mais vains efforts que tout cela ; l\u2019erreur n\u2019aura qu\u2019un temps ; les préjugés passeront, et ces nuages dissipés, L\u2019ANNEXION se montrera tou-|teurs responsables de l\u2019adresse, lui donne un jours en avant du peuple canadien, comme la resplendissante colonne de feu, destinée à lui battre (ter une liste plus longue d\u2019adhésions moins im- Oui, nous pouvons le dire dès aujourd\u2019hui avec une conviction raisonnée ; L\u2019ANNEXION DU CANADA diens de prêter, dans la mesure légale, tout leur saire.Trois cents signatures, nous avons dit, se trouvent apposées au bas de ce document.Au premier abord, ce nombre peut paraitre restreint ; mais, outre que toute cette affaire a été improvisée en quelques jours, la valeurs des noms qui se sont faits, pour ainsi dire, les édi- ids qui n\u2019aurait peut-être pas réussi à lui prê- portantes.On y remarque, en effet, les hommes les plus honorables du commerce et du barreau canadiens et, ainsi pue nous l\u2019avons dit, plusieurs membres du parlement provincial.90.Que cette assemblée après avoir pris com- desquelles on parvient à fermer la bouche à tous les|appui a cette transformation devenue néces-|munication du rapport de l\u2019assemblée des délégués nommés par les différents comtés pour s\u2019entendre et adopter un mode de commutation et de réforme de la tenure seigneuriale, approuve ce rapport et exprime sa confiauce que le zèle des délégués engagera le gouvernement à prendre l\u2019initiative pour faire disparaître ce reste des tems de barbarie.100.Que le changement opéré dans la politique commerciale de la Grande Bretagne est nuisible à tous les intérêts canadiens, soit agricoles, commerciaux ou mécaniques et oblige le pays à chercher des mesures de soulagement.110.Que dans notre opinion la prospérité des 7 Partie de l\u2019excavatiou fait dans la rue St.Denis par l\u2019inspecteur des chemins pour placer les conduits.Payé à divers pour charroyage matériaux, euvrage en brique.89 0 6 465 10 1 £3648 4 4 Melunges Religieux.\u2014 Le Journal de Québec furieux de voir ses menées secrètes et confidentielles dévoilées et de sentir les charges lucratives si longtemps cou- voitées près de lui glisser entre les doigts, et, ce qui est plus terrible, justement au moment ou il n\u2019était plus besoin de pensionner l\u2019invalide Pour elle que la mort, un saule et des cyprès Qui vont ombrager sa tombe ! Hier, hier encore 6 mon Dieu, On voyait, sur son front emprunte du sourire! Et sa bouche aujourd\u2019hui, dans l\u2019accès du délire, N\u2019a pu que prononcer un déchirant adieu ! !\u2026.Ainsi, dans un jardin, une fleur printanière, Palit et se deseeche, en son plus beau matin, Ainsi l\u2019aveugle mort, en tranchant son destin La ravit à la lumière\u2026 Mais a quoi bon amis ces pleurs et ces sanglots 7.Ils n\u2019apporteront point de reméde 4 nos maux.Comme une fleur qui se fane Dans le matin d\u2019un beau jour Elle a quitté cette terre profane Pour habiter un plus noble séjour.Oui, là haut, loin des peines de ce monde, Elle est pleine de gloire et de félicité, usqu\u2019à-ce que mort s\u2019ensuivre, ne sait sur qui, ni Et boit, à pleine coupe, à des sources fécondes VOUS POUVEZ ENCOR ÊTRE GUÉRI GUÉRISON DE RHUMATISME ET DE RHUMATISM AUX Etats-Unis, NEST PLUS QU\u2019UNE SIMPLE QUESTION DE TEMPS ET DE CIRCONSTANCES, et pour quiconque à une oreille pour entendre le bruit de la marche des évènements, pour quiconque à un regard lucide pour percer le brouillard du moment, il est évident qu\u2019au-dessus de la lutte sonore et futile soutenue aujourd\u2019hui par la ménagerie Sherwood Les directeurs des banques du Peuple, de la Cité, de Montréal; le docteur MacCulloch, médecin de lady Elgin; M.Sabrevois de Bleury qui a poussé dans le temps la fidélité britannique jusqu\u2019à l\u2019impopularité ; plusieurs autres personnes non moins connues pour leur loyalisme, nada.Laissons donc les ventrus de toutes couleurs con pournotre patrie.Opinion da Courrier.nexioniste canadien.nistérielle écrits d\u2019après ordre et payés à tant | ligne :\u2014 Le sort en est jeté : l\u2019étendard annexionnist chances de la lutte.tannique.avons annoneé samedi la publication, et qu l\u2019écho ne dépasse pas les rangs de la factio gnatures qui en ont accepté la responsabilit d\u2019un manifeste national.D\u2019un bout a l\u2019autre, l\u2019Adresse est empreint les plus chaleureuses de la passion.Pas un seule ligne, pas un seal mot n\u2019y est donné à ! ces en présence du danger commun.contre la ménagerie Lafontaine, la providence des peuples prépare les voies à l\u2019indépendance du Ca- tinuer leur tripotage, et s\u2019affaiblir mutuellement pour la lutte des places, tandis que Dieu aidant, nous travaillerons à obtenir LIBERTÉ et PROSPÉRITÉ Nous donnons plus bas, un article tiré du Courrier des Etats-Unis, sur le mouvement an- Nos lecteurs verront comment il juge le manifeste, et nous sommes persuadés d\u2019avance qu\u2019ils en auront une aussi haute opinion, que des articles de la presse mi- est désormais hautement dépleyé au Canada, et il est peu probable que ceux dont la main vient d\u2019en dérouler si hardiment les plis, consentent à l\u2019amener avant d\u2019avoir épuisé toutes les Lutte pacifique et légale, il est vrai, si la populetion reste fidèle au pro gramme des chefs ; mais, de toute manière, lutte opiniâtre, et dans laquelle les probabilités sont loin d\u2019être en faveur de la domination bri- L'adresse au peuple du Canada, dont nous nous avons aujourd\u2019hui sous les yeux, pose en effet la question dans les conditions et les termes les plus décisifs.Loin d\u2019avoir le caractère de ces appels brûlants qui n\u2019enflamment le peuple que pour le laisser tomber l\u2019instant d\u2019après dans sa froideur ; loin d\u2019être une de ces philippiques inspirées par l\u2019espnt de parti,et dont dont il émane, le document dont il s\u2019agit peut être considéré, et par son langage et par les si- première, comme atteignant aux proportions de cette netteté pratique bien autrement concluante, dans sa froideur, que les déclamations politique : c\u2019est au nom des intérêts vitaux et unicersels du pays que parlent les signataires, qui, tout les premiers, ont oublié leur dissiden- \u201c Le nombre et la grandeur des maux qui \u201c affligent notre patrie, \u2014disent-ils en commen- brillent au premier rang parmi les signataires.Les noms whigs et les noms tories s\u2019y pressent d\u2019ailleurs fraternellement, comme le déclare le préambule de l\u2019adresse, et impriment à celle-ci -|le cachet d\u2019universalité auquel elle pouvait seule emprunter sa valeur et ses chances de succès.Il est bon de remarquer, d\u2019ailleurs, que pas un seul des membres de la fameuse \u201c ligue britannique\u201d ne s\u2019est rallié au nouveau programme, bien que cette ligue eût en elle-même un instant Pannexion pour mot d\u2019ordre.C\u2019est que nul ne le pouvait, aprés la déclaration de la convention de Kingston ; la majorité de cette assemblée n\u2019osa pas se prononcer franchement, on se le rappelle, en faveur du plan que l\u2019on proclame aujourd\u2019hui, et ce vote, bien que certainement il ne repondit pas aux vœux secrets du parti, est jusqu\u2019à nouvelle décision un lien pour tous ceux dont la convention était Porgane et Pexpression officielle.Les choses ont trop complétement changé de face toutefois pour que a|ce vote pése longtemps encore sur les ligueurs, et, le jour où ils retrouveront liberté de leurs mouvements, bon nombre d\u2019entre eux viendront grossir la phalange annexionniste.Ç\u2019a été, an demeurant, un grand acte d\u2019habileté, de la part des promoteurs du manifeste, que d\u2019en écarter toute considération de politique, d\u2019origine et de religion.De la manière dont sont présentées les choses, tout le monde peut foire tause commune sans avoit à sacrifier opinions ni principes, sympathies ni affections.Les premières signatures réalisent déjà les bénéfices de cette position, en même temps qu\u2019el- lez offrent une garantie pour l\u2019avenir.Lord Elgin, de son côté, a fait, il faut le reconnaître, tout ce qu\u2019on pouvait désirer pour amener à maturité les désirs qui germaient au fond des esprits.Il était difficile de mieux s\u2019y prendre pour mécontenter tour-à-tour tout le monde, et jeter whigs et tories dans un même dégoût, source naturelle d\u2019un rapprochement et d\u2019une alliance.Nous avons sous les yeux une lettre qui le dit nettement.Cete politique de bascule a contribué plus que tout le reste à faire faire aux choses le chemin prodigieux qu\u2019elles ont parcouru depuis le moment où la Convention de Kingston reculait, malgré son audace, devant l\u2019expression d\u2019un vœu annexionniste.C\u2019est, du reste, à Toronto, qu\u2019il semble vouloir, par son séjour, ériger en capitale de fait du Canada, avant de la proclamer capitale officielle, que le gouverneur général aura reçu l\u2019adresse de Montréal.Nous saurons avant peu quelle attitude il a pris en face de cette complication soudaine.En attendant, il a pu juger, par la double réception que lui avaient préparée ses amis et ses adversaires, qu\u2019à tout prendre.Toronto ne lui sera guère plus hospitalier que Montréal.Une tentative d\u2019émeute s\u2019est mé- lée, en effet, aux hommages officiels.Les \u20ac e n é e e a Etats-Unis est due en grande partie à la protection accordée au manufacturier de ce pays contre la compétition de l\u2019industrie étrangère, développant par cela même ses ressources, faisant surgir des villages prospères sur tous les points et créant pour le cultivateur un marché toujours ouvert à ses produits.120.Que le Canada peut se vanter d\u2019être un pays aussi convenable et adapter à tout objet d'agriculture et de manufacture qu\u2019aucune autre partie de ce continent et ne demaude qu\u2019une protection nécessaire rour engager à l\u2019établissement de manufactures profitables, créer un marché local avantageux et procurer de l\u2019emploi aux artisans.130.Q\u2019avec un droit protecteur de 25 par cent sur tous les articles manufacturés, les mécaniciens américains et européens seraient in duits a venir s\u2019établir au milieu de nous ; qu\u2019ils y apporteraient leurs connaissances, leur industrie et leurs capitaux, qu\u2019ils enseignerait au peuple du Canada l\u2019art et les secrets de mannfac- turer et que par l\u2019habitude qu\u2019ils lui en donneraient, ils le mettraient à même de pouvoir lutter avantageusement avec le fabriquant américain, si une telle lutte devenait jamais nécessaire.140.Qu\u2019en permettant l\u2019entrée libre de tous les produits bruts ainsi que des sucres, épices, fruits, épiceries, poissons, vins, eau-de-vie, tabacs, ete, non seulement des mécaniciens et agriculteurs étrangers viendraient se fixer dans ce pays, mais aussi des hommes de fortune ; et le cultivateur serait amplement dédommagé du surplus qu\u2019il aurait à payer sur les articles manufacturés dont il pourrait avoir besoin, en même temps que le marchand aurait l\u2019avantage de faire un commerce à l\u2019étranger beaucoup plus étendu.150.Que nous devons penser que la Grande Bretagne nous accorderait volontiers sa protee- tion militaire, lorsqu\u2019elle verrait cette colonie prospérer et offrir un asile heureux à la surabondance de sa population, plutôt que de nous voir augmenter par une annexation le déjà pouvoir gigantesque de la confédération américaine.160.Qu\u2019une protection en faveur des intérêts manufacturiers accroitrait la population et la richesse du pays, tandis que le contrôle que nous conserverions sur les revenus territoriaux et des douanes, en nous exemptant d\u2019une taxe directe qui autrement serait nécessaiare pour le support du gouvernement, permettrait à la législature de promouvoir les intérêts généraux de la province, de faire valoir les avantages de la navigation libre du St.-Laurent par l\u2019application d\u2019une partie de ces revenus à l\u2019érection de phares qui diminuerait les risques et dangers de la navigation et aussi, par le moyen du système d\u2019entrepôt, d\u2019engager le commerce américain à se servir de nos canaux et de nos rivières aussi librement que si ce pays formait partie de la confédération américaine.17o.Que cette assemblée approuve hautement la conduite de J.B.Mongenais, écr,, membre de ce comté, pour ses votes durant la dernière session.L\u2019honorable R.U.Harwood, Henri Cartier, comment passer sa rage.Il insinue que lord Durham aurait trouvé moyen d\u2019empêcher le rédacteur du Canadien-Indépendant qui rédi- abus de son administretion.Cela est absolument faux.Il existe des liasses du Fantasque de 1838 et nous mettons au défi le Journal de Québec de rien y trouver qui puisse déceler De l\u2019eau de l\u2019immortalité.\u2014 Communiqué.En cette ville le 16.Dame Harriet J.Hart fille de feu Ephraim Hart, écr., ci-devant de New-York, et épouse 1 de Benj.Hart, écr., marchand de cette ville, igée geait alors une autre feuille, d\u2019attaquer les |anse 63 A Ste.Foy, près de Québec, le 14, Jeremiah Leaycraft, écr., âgé de 67 ans.A Québec, dimanche matin, Dame Marie-Anne Hill, veuve de M.Laureni Couture, âgée de 20 ans.un adoucissement dans les critiques dirigées contre lord Durham tant qu\u2019il demeura en Canada.Si le Journal ne le fait il devra accepter l'appellation de menteur à laquelle il est habitué.Il suffit pour le prouver d\u2019en appeler à ceux qui savent que Pimprimerie du Fantasque devait être détruite le jour même du départ de ce gouverneur par l\u2019émeute et presque d\u2019après le conseil qu\u2019il en avait donné dans une réponse a une adresse qui lui fut présentée ce Avis a ceux qui Doutent.ANALYSE DES EAUX DES SOURCEs DE PLANTAGENET.ES EAUX MINERALES DES SOURCES DE jour-la.taires emprisonnés.Ce n\u2019est que deux mois après que la presse du Fantasque fut saisie et ses proprié- Les accusations serviles du Journal seraient au moins de l\u2019ingratitude si elles n\u2019étaient profondément méprisées.Il y avait du danger alors à lutter; nous avons eu no- PLANTAGENET sont fortement salines et contien- gent une quantité considérable des composés de BROME et d'IODE auxquels cette classe d\u2019eaux sont redevables d\u2019unetrès grande partie de leur VERTU MEDECINALE.Elles contiennent en outre une grande proportion de magnésie à l\u2019état de Bicarbonate en solution, J\u2019ai soumis à une analyse minutieuse une quantité des eaux que Je pro- GOUTEUX.Extrait dune lettre de M.Thomas Brunton, pro- priétairedela Taverne de Waterloo à Coatham, dans le comté d\u2019 York, datée du 28 septembre, 1848.Au Proresseur HoLLOwaY.Monsieur, \u2014 Depuis longtemps j'étais martyrisé par un rhumatisme et la goutte rhumatismale, et que pendant dix semaines avant d\u2019avoir fait usage de vos médecines j\u2019ai été si ral que j'ai cru que j'allais bientôt mourir.Lorsque je vis vos remèdes avertis dans la gazette que je reçois, J\u2019ai cru devoiren essayer.Je me frictionnai avec \u2019onguent comme la direction l\u2019indique et je couvris la partie frictionnée de feuilles de choux \u2014je pris de plus de vos pilules matin et soir.Après trois semaines, je pus avec l\u2019aide d\u2019un bâton marcher pendant une heure ou deux, et après sept semaines, je pus marcher sans bâton.Maintenant, je suis, avec la permission de Dieu et l\u2019aide de vos médecines, très bien, et depuis sept mois je vaque à mes affaires sans ressentir aucun symptôme de retour de mon ancienne maladie.Outre la guérison de ma goutte rhu- matismiale, j\u2019ai eu depuis peu une preuve que vos pilules et votre onguent peuvent guérir toutes blessures ou ulcé- res; carune femme habitant près de chez moi, avait depuis 4 ans une mauvaise jambe que personne n\u2019avait pu guérir ;\u2014je lui procurai de vos pilules et de votre onguent, qui la guérirent bien vite, après que toute autre chose n\u2019avait pu faire.Pour votre information, jai l\u2019honneur de vous informer que jai servi pendant 25 ans ma patrie dans \u201c çant ;\u2014la dépression générale et croissante « de ses intérêts matériels, font, à tous ceux « qu\u2019anime le désir sincère de son bien-être, tn \u201c devoir d\u2019unir leurs efforts pour rechercher, \u201c préparer et faire adopter les remèdes que \u2018 pourra inspirer un examen approfondi et sans meueurs ont échoué ; mais ce n\u2019en devait pas moins étre un avis pour lord Elgin, qui, véritablement, a force de louvoyer, depuis cinq mois, n\u2019a fait que tomber sans cesse de Charybde en Seylla.\u201c passion.\u201c envers nous-mêmes et envers le pays, nou \u201c avons consenti, dans l\u2019espoir d\u2019un avenir plu \u201c brillant et plus heureux, à ensevelir dans l\u2019ou \u201c bli toug les différends passés, quels qu\u2019en fus \u201c sent le caractère et la source.« dant à nos concitoyens de se joindre à nou \u201c dans cette œuvre nécessaire, nous les adjuron \u201c même esprit de fraternité.\u201d Après cette déclaration et cet appel prélimi naires, l\u2019adresse expose avec une énergique e la nouvelle politique commerciale de la Grande \u201c Paralysée, enchaînée dans la carrière des eu \u201c contraste le plus humiliant avec ses voisins,e \u201c et offre tous les symptômes d\u2019une nation qu \u201c s'abime dans une rapide décadence.\u201d mites.fait que grever le pays de charges onéreuses e l\u2019exposer à devenir le théâtre d\u2019une lutte où i terre.resteront dans l\u2019état actuel.tion politique au Canada.prospérité.\u201c Appartenant a tous les partis, a toutes les \u201c origines, a toutes les croyances, mais d\u2019accord \u201c sur les avantages qu\u2019offre un rapprochement \u201c pour l\u2019accomplissement d\u2019un devoir commun En deman- \u201c solennellement, s\u2019ils veulent assurer leur suc- \u201c cès et le bonheur de leur patrie, de se mettre \u201c i l\u2019œuvre, dans cette crise décisive, avec le frappante franchise la situation désastreuse que Bretagne a faite aux provinces canadiennes.\u201c treprises publiques et privées, cette possession \u201c britannique présente aujourd\u2019hui au monde le Et à l\u2019appui de ce triste aveu, se déroule le tableau comparatif des ressources que possède le pays et des misérables résultats qu\u2019il en tire, tandis que, tout auprès, les Etats-Unis s\u2019élancent librement dans la voie d\u2019une prospérité sans li- La forme actuelle du gouvernement ne n\u2019aurait aucun intérêt, dans le cas d\u2019une rupture entre les deux plus puisssantes nations de la D\u2019un autre côté, les dissentions intestines qui semblent prêtes à tout instant à éclater en guerre civile, s'enveniment, loin de s\u2019amortir avec le temps, et rien ne permet d\u2019espérer qu\u2019elles puissent s\u2019éteindre, tant que les choses Enfin, la situation en est venue à ce point que tous les esprits nement colonial de se mouvoir est tellement étroit|clairvoyants de l\u2019Amérique du Nord, et les hommes d\u2019Etat de la mére-patrie eux-mémes,|Glengary, Stormont, Dundas, etc., et comme congue parvient à fournir la carrière d\u2019un parlement.considèrent comme imminente une transforma- Or, ces prévisions même, qui entraînent nécessairement avec elles|aussi bien que des villes et des villages suppor- une idée d\u2019instabilité et de provisoire pour le |teront nos vues en insistant auprès du gouver- pays, portent le dernier coup à ses chances de [nement sur l\u2019importance et la nécessité de l\u2019ex- En de pareilles circonstances, l\u2019heure est venue ou jamais d\u2019examiner les divers remèdes |gouvernement ne doit fournir aucune chance ASSEMBLEE pu COMTE pe VAUDREUIL.A une assemblée des habitans du comté de s Vaudreuil, tenue au village de Vaudreuil, le 15 s|jour d\u2019octobre courant, et convoquée par J.Bte.- Mongenais, écr., M.P.P.-| M.M.Henry Cartier, écr., maire du comté, fut élu présidents| Gédéon Ouïmet, écr., avocat, fut prié d\u2019agir s|comme secrétaire.M.le président ayant expliqué le but de l\u2019assemblée, il fut ensuite unanimement Résolu, 10.Que rien n\u2019aurait l\u2019effet de mieux développer les ressources de cette colonie et de -|donner de la vie et de l\u2019activite à son commerce t|et à l\u2019agriculture que la construction d\u2019un chemin de fer de Montréal au Détroit, dont les -|chartes ont été octroyées par la législature de cette province.- 20.Qu\u2019une exploration faite par ordre du gouvernement montrerait que le Canada possède les meilleurs niveaux possibles pour une t grande branche d\u2019un chemin de fer qui unirait i|les Etats de l\u2019Est avec le Far West d\u2019aucune partie de ce continent, et qu\u2019une exploration faite sous une belle autorité attirerait plutôt l\u2019attention et la confiance des capitalistes d\u2019Europe et l\u2019Amérique, qu\u2019aucune autre exploration faite par des individus ou des compagnies iucor- porées.30.Que quoique le Canada ne possède point t|les moyens de construire présentement un tel l|ouvrage, nous croyons cependant de notre devoir d\u2019insister, que le gouvernement fasse faire l\u2019exploration, car le plutôt le public connaîtra les grands avantages de cette ronte sur toute autre, plus nous aurons de chance de trouver des capitaux et d\u2019accroître le crédit général de la province.40.Que peu de personnes, même en Canada, connaissent les grandes facilités qu\u2019offre la route passant par Ste.-Anne, et de 1a en ligne directe vers l\u2019ouest, à travers les comté de Vaudreuil, a Pinformation que l\u2019on obtiendrait est d\u2019un intérêt général, nous espérons que d\u2019autres comtés ploration.50.Que c\u2019est opinion de Passemblée que le gueur le ministère rival ; et ainsi de suite 4 perpé-| gue Ion a proposés.Ces remèdes suivant l\u2019a-|de compétition avec cette ligne, parce qu\u2019elle tuité.Or à part les intéressés, qui done ne comprendrait pas qne tout cela est infiniment mesquin dresse, sont au nombre de six : offre plus d\u2019avantages et moins de difficultés, lo.Le rétablissement de la protection en fa- |entraines moins de dépenses pour sa confection et d\u2019un intérêt bien secondaire ; que pendant que les veur des produits coloniaux, sur les marchés du|que toutes autres lignes qui pourraient s\u2019établir partis politiques usent leurs forces et tournent toutes leurs pensées vers la prossession d\u2019une douzaine de portefeuilles, les intérêts généraux de la société et son avancement sont fort négligés ; qu\u2019au lieu d\u2019avoir sur la scène politique de la législature un parti populaire, marchant vers l\u2019accomplissement d\u2019une grande œuvre de régénération sociale, vous n\u2019avez en Royaume-Uni ; res indigènes ; * anglaises de l\u2019Amérique du Nord ; formée de ces mêmes colonies ; 30.Une union fédérale entre les provinces soit sur le côté nord de l\u2019Ottawa ou sur ie côté 2o.Sa protection en faveur des manufactu-|sud du St-Laurent et ailleurs que la ligne actuellement projetée.60.Que le succès du chemin de fer de Montréal et de l\u2019Atlantique, dépend de la construc- 40.Une république fédérale indépendante tion du grand chemin a travers le Haut-Ca- nada, et que sans cela, le chemin a lisses de 5o.L'établissement du libre échange avec |Ogdensburg devra prendre la plus grand partie présence dans les marchés législatifs que des trou-|jes Etats-Unis, en ce qui touche les produits|du commerce de la province supérieure avec les pes de gladiateurs, luttant avec acharnement pour la conservation du patronage, ou pour sa conquête : et agricoles, les bois et les minéraux.états de l\u2019Est, et les cités Atlantiques pendant De ces cinq premiers expédients, les uns|la longue suspension de la navigation, qu\u2019enfin avec de tels motifs d\u2019action pour les hom-|semblent aux signataires de l\u2019adresse insuffi- To.Que les personnes suivantes forment un mes publics, vous parviendrez facilement à avoir |sants, les autres impraticables; dans l\u2019hypotèse |comité pour correspondre sur le sujet avec les une foule de satellites corrompus et serviles, toujours la plus favorable, tous ne seraient que des pa- parties intéressées du Haut-Canada, à la cons- rangés autour les hommes qui les soudoient et les engraissent ; mais que jamais vous ne formerez un parti d\u2019hommes au cœur dévoué, à la conscience inflexible et à l\u2019incorruptible fermeté, comme il serait nécessaire d\u2019en avoir pour combattre au nom et liatifs.maux du pays.En conséquence, le manifeste arrive |truction de ce chemin, savoir: L\u2019hon.R.U.au sixième moyen de mettre Un terme aux |Harwood, J.Bte.Mongenais, M.P.P., l\u2019hon.« Celur-ci, dit-il, propose un{G.R.S.DeBeaujeu, J.P.Lanthier, Wm.\u201c changement complet et important dans notre |Duckett, S.Fournier, D.MeMullin, J.O.\u201c condition politique et sociale, et entraîne des Bastien, H.Cartier, Alex.Roy, P.Hoffstetter, \u201c considérations qui demandent le plus sérieux |G.Beaudet, M.Guindon, F.Hughes, \u2014Cyre, pour le soutien des grands principes d\u2019intérêts popu-|« examen.Il consiste dans la séparation ami-|D.Morrisson, Cyp.Cholette, Jos.Daous et laires.Or, c\u2019est ce dernier parti qui depuis 1837, manquait à notre pays ; ce sont ces missionnaires de Ja régénération sociale qui lui faisaient défaut, et voilà pourquoi nous avons salué avec orgueil et bonheur la formation DU PARTI ANNEXIONISTE ; voilà pourquoi nous avons dit et nous répéton que l\u2019pparition du pro- \u201c gramme des annexionistes a fait faire au pays le premier pas dans la voie qui doit le conduire à la Terre « l\u2019Amérique du Nord.\u201d \u201c cale et pacifique de la Grande-Bretagne, et|Hyacinthe Lalonde ; et que ce comité choisisse « dans une union sur des bâses équitables avec la |entre ses membres, des personnes pour repré- \u201c grande confédération d\u2019Etais souverains de|senter les vues de ce comté aux assemblées qui pourront avoir lieu sur le sujet dans le Haut- L'adresse se prononce en termes formels pour | Canada.ce dernier parti, dont elle fait ressortir longuement les avantages, pour le Canada d\u2019abord, puis pour les Etats-Unis et pour l\u2019Angleterre [assemblée de l\u2019an dernier, qu\u2019ils considérent la elle-même.Le consentement de cette der-|Tenure-Seigneuriale et les abus qui en sont dé- nière serait, du reste, tine condition essentielle |coulés, comme la cause principales de la pau- 80.Que les habitans de ce comté déclarent de nouveau, comme ils l\u2019ont déjà fait dans leur Promise ! Il est vrai que les ministériels présens et! de a séparation ; mais tout porte à croire qu\u2019elle vreté, de la gêne, de l\u2019expropriation des proprié- en perspective, poussent des cris insensés contre Ce ne serait pas éloignée de la donner, et le mani-[taires, de l\u2019émigration de nos familles cana- changement qui renverserait à jamais dans la pous-| feste se termine en sollicitant tout les Cana-|diennes sur la terre étrangère.- \u2014 écr., J.B.Mongenais M.P.P.et J.P.Lan- fier, écr., donnerent des explication sur ces différentes résolutions.Après quoi M.le président ayant laissé le fauteuil, J.B.Mongenais, écr., fut prié de le remplacer et des remercimens furent votés au président et au et secrétaire.Ensuite l\u2019assemblée se dispersa.Henry CARTIER, Maire, prés.GÉDÉON OUIMET, secrétaire.Vaudreuil, 15 octobre 1849.Pour la Californie.Ou nous écrit de New-York en date du 11 courant:\u2014 « L\u2019émigration de nos compatriotes vers la Cali fornie augmente tous les jours, si je dois en juger par le nombre des personnes qui me sont adressées.Le temps me manque aujourd\u2019hui pour vous donner de longs détails sur la manière de faire ses préparatifs pour un voyage & San Francisco, je vais tâcher, sous peu de jours, de formuler une lettre tant bien que mal, à cesujet.Si vous pensez que les observations suivantes soient dignes de l\u2019attention publique, vous vousirez bien les habiller d\u2019un langage convenable et les livrer à la presse, jusqu\u2019à ce que je puisse formuler quelque chose de plus positif quant aux observations à donner au publie :\u2014 19.Ceux qui se destinent à un voyage en Californie, doivent être en nombre autant que possible, car 10 personnes passeront à meilleur compte que deux ou une.ll y a aussi une plus grande sécurité physique à se trouver en nombre sur un navire.20.Ne pas quitter le Canada avant d\u2019avoir écrit a l\u2019avance, si on veut aller à la vapeur ou à la voile.3°.Donner le nombre des voyageurs.Beaucoup de personnes sont arrivées aujourd'hui-même, trois semaiues avant le départ de quelques uns de nos navires et s\u2019exposent par !à-même à des frais inutiles de pension, etc.En sachant le nombre des voyageurs et la VOIE qu\u2019ils doivent prendre soit par Chagres ou ie Cap Hora, alors je verrai les capitaines pour mn\u2019enten - dre surles 7rix, la qualitéet l\u2019âge du navire, le caraetère du capitaine,et la position responsable des expèditeurs.Ces trois points sont très importants, car a'ttrement plusieurs de nos compatriotes traient au fond sur de mauvais navires, ou Mourraient du scorbut par la mauvaise nourriture ou par le mauvais traitement, comme quelques uns des passagers du navire le Broocklyn.Ceux qui écriront, devront payer le port de lettres jusqu'aux lignes, autrement leurs lettres ne parviendraient pas à leur adresse.Je laisse à votre style de journaliste de formuler ces informations pour le public, et du moment que j'aurai reçu de San Francisco des lettres poër l\u2019Ohio, attendu le 13 courant, je t1âcherai de donner les détails nécessaires à la sécurité d\u2019un voyage en Californie.\u201d {7 Nous pensons que ceux qui désirent écrire à New-York à ce sujet ne pourraient mieux faire que de adresser à notre compatriote M.J.C- ROBILLARD, No.86, Cedar Street.MAGNIFIQUE PIECE D\u2019EAU.\u2014 Parmi les embellissements utiles qui ornent la ville de Montréal, on peut sans contredit signaler le vaste réservoir de la côte à Baron.Les personnes qui s\u2019y sont transportées, ou qui, le dimanche, eft font le lieu de leur promenade, ont déja pu juger de Pheureux choix de l\u2019emplacement, et de l\u2019importance du travail.; Ce réservoir est lestiné non seulement â fournir de l\u2019eau à une partie de la ville, mais à devenir, quant à ses dépendances, une des plus belles places, d\u2019agrément par le concours de la vue, du bou air, de la fraicheur et de l\u2019ombrage.Voici un état de la capacité, des dimensions et du coût de ce réservoir.DIMENSIONS Ouverture 220 pieds de long sur 150 de large.Fond 186 « \u201c sur 110 \u201c Profondeur 20 \u201c CONTENANCE 3,240,657 gallons mesure impériale.COUT Pour achat de terrain, £750 0 0 Pour l\u2019excavation, 631 1 0 Tuyaux en fonte pour conduire l\u2019eau du flenve au réservoir Pour garnir les parois du réservoir en pierres concassées, une couche de ciment dans le fond, un rebord de gazon en dedans et en dehors et une allée au tour.Pour clôture, 1321 11 8 161 8 2 229 12 11 tre part des persécutions et nous n\u2019avons jamais cherché, depuis comme tant d\u2019autres à en recueillir les fruits en flattant le pouvoir contre nos convictions.\u2014 Canadien-Indépendant.\u2014 Le Journal de Québec fait une distinction tout-à-fait spécieuse au sujet de la nomination de M.Bluke pour taxer d\u2019ignorance ceux qui se récrient encore contre l\u2019accusation des ministres à des charges permanentes.Il déclare avec son ton doctoral ordinaire que M.Blake west pas ministre.Les solliciteurs-gécéraux n\u2019ont point de siège dans le conseil; cela est vrai; mais il font si bien partie de l\u2019administration que le cabinet n\u2019est nas considéré comme complet tant que leur charge n\u2019est pas remplie.Ils sont d\u2019ailleurs responsables des actes de l\u2019administration et doivent par conséquent être consultés sur chacun d\u2019eux puisqu\u2019ils sont chargés de les défendre et qu\u2019ils sont tenus de résigner s\u2019ils n\u2019approuvent point tout ce que fait le ministère.Il serait oiseux de dire que M.Drum- mond n\u2019est pas ministre si on lui donnait une place de - Juge, car il aurait eu certainement voix indirecte dans la nomination de M.Blake, mesure dont il accepte la responsabilité tant qu\u2019il conserve sa charge.Le rédacteur-en-chef répète encore sérieusement une sottise qu\u2019il avait déjà dite deux fois à l\u2019occasion de deux dominations précédentes.Il plaint les ministres de ce qu\u2019ils sont obligés de se nommer eux-mêmes à des charges permanentes parce qu\u2019il n\u2019y a pas en dehors du cabinet assez d'hommes de talent pour remplir les vides créés par la mort ou par des lois nouvelles.Que va donc devenir le pays lorsque tous les ministres seront placés?Voilà la question que doivent se poser en tremblant tous ceux qui acceptent pour bonnes les excuses du Journal de Qaébec ; car enfin il nous semble qu\u2019il faut pour le moins autant d\u2019intelligence pour être ministre d\u2019Etat que pour être juge.Alors comment le ministère peut-il lâcher ses hommes de talent au moment ou son organe nous assure qu\u2019il n\u2019y.en a plus dans le pays pour les remplacer ?Pauvre Journal! si le ministére tombe et se casse le nez il pourra attribuer en partie sa chû- te aux stupides arguments que son organe qua- si-officiel de Québec a imaginés pour l\u2019étançon- La pesenteur spécifique de l\u2019eau est.; Contenant eau pure 1000.Comme je n\u2019ai pas recueilli \u201ceau à la source, je ne puis déterminer la quantité d\u2019acide earbonique qu\u2019elle contient, mais cette quantité paraît être considérablement sur ces derniers.coup».priétaire M.CH.LAROCQUE m°a procurées et j\u2019ai obtenu es résultats suivants.Une livre (avoir du poids) pesant 7,000 grains contient: Grains.Chiorurede soude.81,66200 Chlorure de potasse.72800 Chlorurede chaux.95480 Chlorure de magnésie.1,71654 Bromure de magnésie.05635 Iodure de magnésie.03689 Carbonate de chaux.6,23301 Carbonate de magnésie.6,23301 Carbonatede fer.06748 Silice 120000 0sa a ess see see nee + 49000 Total des Ingrédiens solides.92,17607 OF | 6,907,82323 7000,00000 1006,377 T.S.HUNT, Chimiste.de la Commission Géologique.Bureau de l\u2019Insp.Génl.Montréal, 5 avril 1849.DIRECTION.Boire une bouteille avant déjeuner et une bouteille dans Paprés-midi.Les personnes qui visitent les sources pour leur santé en boive souvent 2 gallons par jours.J\u2019ai recommandé à plusieurs de mes patients de faire usage des Faux des Sources de Plantagenet et ils s\u2019en sont invariablement bien trouvés ; répondant à l\u2019action de l\u2019estomac, excitant l\u2019appétit, agissant légèrement mais efficacement sur les poumons et les intestins, spéciale- Les invalides s\u2019y attachent beau- WOLFRED NELSON.M.D.Montréal, 21 mars 1849.Montréal, 29 mars 1849.Ayant examiné l\u2019analyse faite par T.S.HunT, éer., des Eaux Minérales des Sources de Plantagenet, je dois à la justice de dire que, d\u2019après leur composition, elles vent être employées avec avantage dans la dyspepsie, le rhumatisme, les maladies nerveuses, les fièvres bilieuses, l\u2019hydropisie, les hémorrhoides, la constipation, le scorbut, les écrouelles, etc.Plusieurs de mes malades à qui je les ai recommandées pour la dyarrhée et la dyssenterie en ont retiré un avantage bien marqué.Je doute pas qu\u2019elles puissent être utiles dans le cholér surtout, si on \u2019emploie comme prèservatif en se purgeant d\u2019avance et dans le début de la maladie.E.H.TRUDEL, M.D.MonsIzur.\u2014 Pour répondre au desir que vous m\u2019avez les peu- ner.\u2014 Idem.\u2014M.M Damase Ollier, de Ste.Anne des Plaines, dans le District de Montréal, Joseph E.O.Labadie et Toussaint B.Gaudry dit Bourbonnière, de la Cit de Montréal, Ecuiers, après avoir subi conformément à la loi, leur examen publie devant la Chambre des Notaires de Montréal, à sa séance du 15 du courant, ont tqus été admis à la pratique de la profession d Notaire Public dans et pour le Bas-Canada.NOUVELLES.témoigné de connaître mon opinion sur les effets et l\u2019utilité des Eaux de Plantagenet, je n\u2019hésite pas à dire que, d\u2019après l\u2019analyse qui ena été faite par M.T.S.Hunt chimiste ne , l2 Commission Géologique, et à raison de leurs propriétés é toniques, altérantes, diurétiques et purgatives qui résultent de leurs parties constituantes, elles devront être avantageuses, suivant le mode d\u2019administration, dans le traitement du rhumatisme, de la goutte, de certaines dyspepsies, des affections du foie des scrofules, des hydropisies et de plusieurs autres maladies, lorsqu\u2019elles seront employés d\u2019une manière judicieuse.Des médicaments de cette nature sont de beaucoup préférables, selon moi, à une foule d\u2019autres, qui nous viennent de partout, dont la composition et conséquemment les propriétés ne sont point connues, et qu\u2019on ne se fait pas serupule, cependant, de recommander, sans disernement, dans la curation de toutes les maladies.Le témoignage qu\u2019on a donné en faveur de ces Eaux contre le choléra me parait mériter l\u2019attention.Cette médication offre beaucoup d\u2019analogieavec celle préconisée en 1832 parle Dr.Stevens et l\u2019une des plus fécondes en rée le premier régiment des Life Guards et fut 18 ans caporal.Jai été deux ans a la guerre d\u2019Espagne et fut à la bataille de Waterloo: j\u2019ai regu mon congé le 2 septembre, 1833.L\u2019officier commandant de ce temps était le col.Lygon qui est maintenant général.Dai appartenu à la troupe du capt.Henry Baring.(Signé,) THOMAS BRUNTON.Extrait d\u2019une let.3 de M.André Brack, forgeron, habitani d Eyemouth, prés de Berwick, datée du 10 octobre 1848.Av Proresseur HoLLowaY.- Monsieur, \u2014 C\u2019est avec plaisir et reconnaissance que je vous informe qu\u2019après avoir souffert pendant 21 ans, d\u2019une mauvaise jambe qui ne voulait céder à aucun traitement, je consultai à différents temps tous les médecins célèbres, mais en vain.J\u2019étais souvent incapable de travailler ; personne ne peut comprendre les douleurs cuisantes que j'ai endurées.Ma jambe est maintenant aussi saine qu\u2019elle la jamais été par le moyen de votre onguent et de vos pilules, que j\u2019ai reçus de monsieur J.Davidson, droguiste, qui connait très bien ma position et qui, j\u2019en suis sûr, sera heureux de certifier avec moi si cela est nécessaire, comme preuve de ma guérison.(Signé,) ANDRÉ BRACK.DEUX ORTEILS PRÉSERVÉES DE L\u2019AMPUTATION.Extrait d\u2019une lettre de M.Olivier Smith Jenkins, datée Falkirk, 13 août 1848.Au Prorrsseur HorLowar.Monsieur, \u2014Président il y a à pen près six mois à l\u2019érection d\u2019un de nos chemins de fer et par la chute d\u2019une énorme pierre mon pied droit fut sérieusement endommagé et devint si mal que l\u2019on me conseilla d\u2019aller à Edimbourg afin de consulter quelques uns de ses célèbres médecins ; ce que je fis et l\u2019on me dit, que pour sauver mon pied il fallait me couper deux orteils.Au désespoir je retournai chez moi pour porter cette mauvaise nouvelle à ma femme, résolu de souffrir l\u2019amputation ; quelques uns me conseillèrent d\u2019essayer de votre onguent et de vos pilules, ce que je fis et fus par leur entremise, en trois semaines, capable de continuer mon occupation ordinaire, et maintenant je suis parfaitement guéri.(Signé) OLIVIER S.JENKINS.Les Pilules devraient être employées conjointement avec l\u2019onguent dans la plus part des cas ci-dessous :\u2014 Mal des Jambes, Lumbago, Mal des Seins, Hémorrhoïdes, Brûlures au feu ou à l\u2019eau Rhumatisme, Gerçures.Blessures, Cors aux Pieds, (mous), Malaux Mammelons.Cancers, Mal de Gorge, Fistules, Maladies de la Peau, Jointures contractées, Scorbut, a Goutte, Humeurs à la Tête, Enflures Glanduleæses, Tumeurs, Ulcères, Agents, pour Montréal, Dr.PICAULT, rue Notre- Dame, No.36, au coin de la rue Bonsecours, devant l\u2019H6- tel Donegana, e¢ MM.SAVAGE et Cie.rue Notre- Dame.N.B.\u2014Des directions, enseignant la manière de s\u2019en asrvir, sont attachées à chaque pot ou boîte.Conditions du Journal l'Avenir.BUREAUX, I] l BUREAUX, RUE ST.-PAUL : 2 \u2019 A MONTREAL.L'AVENIR paraît quatre fois par semaine et se publie à DEUX EDITIONS, dont voici le mode de publication et les conditions d\u2019abonnement : PREMIERE EDITION.La première édition de Avenir paraît tous les MARDIS, JEUDIS et SAMEDIS au matin.ABONNEMEMT : EUROPE.SEPT JOURS PLUS RÉCENTES.Sources de Plantagenet.les noms sont les plus connus.sultats satisfaisants.Votre, etc.J.G.BIBAUD, M.D.Profs.d\u2019Anatomie, Ec.de Méd.de Montréal.31 mara 1849.REMARQUES.Il est impossible de publier tous les certificats donnés à Montréal, depuis quelque temps, au propriétaire des On publie seulement ceux dont Les nouvelles apportées par ce steamer ne sont pas d\u2019une grande importance sous le rapport commercial.mais elles sont des plus intéressantes sous le point de vue politique.Nous n\u2019avons encore que les rapports télégra- phigues dont nous donnons plus bas un extrait.La malle arrivera probablement dans le cours de la journée.NOUVELLES IMPORTVNTES DE LA TURQUIE.O Le Reprtoire National, OU RECEUIL DE LITTERATURE CANDIENNE.20 nov., 1848, N peut s\u2019abonner a cette publicanon, chez MM.Fabre et cie, à la chambre de lecture de l\u2019Institut-Canadien, à l\u2019Hôtel du Canada et à l\u2019Hôtel de Québec, au bureau de l\u2019Avenir ou en s\u2019adressant franc de port à MM.Lovell Gibson.Payable iuvariablement d\u2019avance.SECONDE ÉDITION.La seconde édition de l\u2019Ævenir paraît tous les VENDREDIS au matin.Elle contient toute la matière de la première édition et les dernières nouvelles jusqu\u2019au moment de mettre sous presse.ABONNEMENT : 0 30 010 0 Le prix modéré auquel nous offrons cette dernière publication prouve assez que c\u2019est une œuvre uniquement de propagande ; notre seul but étant d\u2019éclairer la population canadienne sur les vrais principes démocratiques ; nous espérons que tous les amis de la démocratie nous aideront à la propager.Pour mieux atteindre ce but nous offrons de grands avantages aux instituteurs qui paieront leur abonnement d\u2019avance.TOUT INSTITUTEUR qui paiera, son année d\u2019abonnement d\u2019avance recevra la PREMIERE ÉDITION de l\u2019A- Nous sommes informés, que la plus importante nouvelle politique par cet arrivage, est la possibilité et même la propalité d\u2019une guerre entre la Russie et l\u2019Autriche avec la Turquie.Elle est le principal chef de discussionde la presse française et anglaise, aussi bien que des autres classes de la société.La question romaine ainsi que toutes les autres difficultés nationales, paraissent avoir été entièrement perdues de vue, en présence de cette complication qui menace l\u2019Europe d\u2019une guerre universelle.Les dernières nouvelles de Constantinople disent quel\u2019empereur dela Russie a fait une de mande formelle a la Porte par un ambassadeur extraordinaire, pour extradition de Kossuth, Bem, et autres patriotes quiont pris une part active dans la derniére lutte des Hongrois, et qui se sont réfugiés a Widden, sur le territoire du Sultan.Le gouvernement Turque avec une fermeté gé- O a F.L.LEGENDRE, TOWNSHIP DE MILTON.ffaires.Milton, ce 5 mai 1849.FFRE respectueusement ses services aux personnes qui désireraient l\u2019employer comme AGENT pour | vente de propriétés et pour la transaction de toutes autres Îl fournira les meilleures garanties et les meil- \u2018eures recommandations à ceux qui le désireront.venir pour 10s.par aunée et la SECONDE ÉDITION pour Ts.6d.par année.Les deux éditions sont expédiées indistinctement au choix des abonnés, mais il faut que le premier semestre d\u2019abonnement soit payé d\u2019avance.Toute personne fournissant six abonnés payant, recevra le journal gratis.Les communications, etc., doivent être adressées au directeur, gérant du journal, affranchieset munies d\u2019une signature responsalie.TARIF DES ANNONCES 4,000 Verges Tapis a I'Huile.M.A.LAFLAMME, 165, RUE CRAIG A MONTREAL, FFRE en vente, 4,000 verges de Tapis fleuris, de} « \u201c patrons et grandeurs assortis pour salons, passages et escaliers.Tanis de tables, pianos et soies cirées.AUSSI: Toiles cirées pour chapeaux, capots, manteaux, prelats et toutes sortes de toiles cirées.Montréal, 4 avril 1849.Pour la première insertion, par ligne Pour les insertions subséquentes, par ligne.0 Les annonces publiées pendant trois mois, par & < se LY ligne pour chaque insertion.0 0% Pour une annonce d\u2019une colonne pendant une ANNÉE.Le 2.20 case ane see sense can 00000 15 0 0 \u201c \u201c \u201c pour six mois.900 - \u2018\u20ac pour trois mois.500 Une annonce de trois lignes pendant l\u2019année.0 15 0 Toutes les annonces pour lesquelles on n\u2019aura pas pris d\u2019arrangements au préalable seront publiées suivant les conditions ci-dessus et sans rabais ni réduction dans les prix.néreuse qui ne peut-être tropadmirée, a refusé de se rendre à cette demande, ne voulant pas compromettre son indépendance.Le prince Radzival, aide de camp du Czar de Russie, après avoir en vain essayé d\u2019éffrayer le Sultan, est parti brusquement de Constantinople, et le comte Tolloff, ministre Russe, a cessé toutes relations diplomatiques avec la Turquie.La France et l\u2019Angleterre par l\u2019entremise de leurs ambassadeur respectifs, ont encouragé le Sultan à persister dans sa première résolution.Ÿ Les cabinet de France et d\u2019Angleterre ont eu ces graves circonstances.Si Ja Russie persiste à demander l\u2019extradition de ces hommes généreux, il ne peut y avoir aucun doute que le résultat sera une guerre Européenne.Le Journal des Débats de jeudi, dit, nous sommes heureux d'apprendre que la France et l\u2019Angleterre sont le plus cordialement unis dans leur détermination de supporter leurs ambassa- C e plusieurs séances en conseil pour s\u2019occuper de |] COURT TRAITÉ.SUR L\u2019ART EPISTOLAIRE, L\u2019USAGE DES ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES.DEUXIEME EDITION.Montréal, 27 mars 1849.deurs, dans les conseils qu\u2019ils ont donné à la Porte concernant l\u2019extradition des refugiés Hongrois.MARIAGES.En cette ville, le 16 du courant, par Messire A.F.Trudeau, V.G.et Doyen du Chapitre de l\u2019E- vêché; M.Pierre Chartrand, à Delle Marie Onésime Herse, tous deux de cette ville.DECES.En cette ville, le 13 du courant, aprés une maladie de quelques heures, d\u2019une congestion cérébrale, demoiselle À ngélique Sophie, fille ainée de feu M.François Lonis Génand, à l\u2019âge de 27 ans.C\u2019en est donc fait \u2026 si jeune \u2026 elle succombe !\u2026 Plus de gaité pour nous, hélas que des regrets\u2018; Livres de Droit a Vendre.; UVRES de Pothier, vol.4o.£6 Edits et Ordonnances, 2 vol.4o.Cellier, Formulaire d\u2019Actes, Parfait Notaire, Ferrière, Dard, Conférence sur le Code, \u2018Waterston\u2019s Cyclopedia of Commerce, Burton\u2019s Law of Scotland, Ledru, Clef du Notariat, Beaubien, Lois Civiles, 3 vol.Perrault, Questions de Droit, Holthause, Law Dictionary, Canadian Law Court, Park on Dower, Matthews on Portions, = \u2014 Stroh o £17 17 7 8\u2019ADRESSER, RUE ST.-VINCENT, No.14, 30 aout 1849.ETTE édition est refaite et augmentée d\u2019une instruction sur les régles à suivre et les défauts à éviter en écrivant une lettre de plusieurs modèles de lettres en fran- ais et en anglais, des formules de lettres de change, bil- ts, reçus, quittances; d\u2019nne liste des initiales des titres ualificatifs; d\u2019une liste des localités où il y a un Bureau e Poste, dans la Bas-Canada; d\u2019une liste des chefs des départemens sous l\u2019exéeutif de la province et des places de leurs bureaux respectifs ; d\u2019une table d\u2019intérêt à 6 par 100, etc.etc.Cet ouvrage est recommandé par le bureau d\u2019examinateurs pour le district de Montréal, et par M.le surintendant de l\u2019instruction publique pour le Bas-Canada.A vendre à Montréal, chez teus les Libraires, et à l\u2019imprimerie de P.Gendron, rue St.-Vincent, No.24, mHSOCOCSC-C+HON \u2014 [5] NOCOCSCSOCOOOOSOSC0 On reçoit les abonnements aux Bureaux du journal et chez les agents ci-dessous : AGENTS DE L\u2019AVENIR.Québec, .MM.F.X.Julien.Trois-Rivières, .J.N.Bureau.Champluin, .+ .+ + + À.J.Martireau, Berther, .P.J.Guitté.Ste-Anne de la Pércde, .L.Bureau.Sorel, .+ .J B.Lamére.St.Ours, + + .+ .St.Jean Dorchester, .St.Hyacinthe, .Jos.Germain.J.Marchesseault M.Latrambroise.St.Pie, .J.C.Bachand.St.Rémi, .J.H.Martin, St.Charles, .O.Hebert Laprarrie, .Guillaume Bare V.H.Leclaire.A.Dufresne Dr.Robitaili Pointe Lévi.Cee St.Athanase, .St.Roch PAchigan, .St.-Jucques l\u2019Achigan, .+ A.Dugas.Belæil, .+.G.Préfontaine St.Eustache, .G.Férée.L\u2019Assomption.G.Chagnon.Boucherville.P.Monarque.Ss.- Hilaire.J.N.Robitaille.Dr.J.E.Dorion, Joseph Dalpé.X.Collette Cooperville Clinton, Co.N.Y.St.Mare, .Verchères, .Soulanges, Coe Ste.Marie de Mannoir, .Yuwmachiche,.© St.Mickel & Yamaska.St.Anne la Pocutiére, ., St.Michel Comté Bellechasse.St.Jean-Baptiste.Longueuil.St.Antoine.Rigaud.E.Hayes, N.P.M.André Charoux.\u2026.J.B.Charlana .Jos.Courchènes.O.Martineau .W.Launière.J.B.Sauret dit Larose, .J.G.Patenaude.Etienne Giard.A.Fournier.Le Directeur-Gérant, J.B.E.DORION.AIRIS SL AAA A A na i i AA im A W.Hi.ROWEN, Imprimeur.-x Sand\u201d ~~ Sort Verre = tn peer Som pe "]
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