Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Laval médical, 1943-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" pe PERS added Di cine cr pacs IEW 1 le A re py page rae tr - im of * Be 2 i # = Wh >> .a SIE adres 2 pee vv be Ny p> ret I ~~ Eds var me ~ \u201cro Py cat A 1 Tes RE Vi Yi > ET es (WALA; = ee, EE == | = == a i | PS = = \u2014 IT + enter.ve \u2014\u2014 J \u2014_ | \u2014\u2014= es Set ho AAA A KT A A AR A KA AA i= fo ro \\ | 2 A \u2014 A RN! se = 1684 = Ë =) 1914 = = AE = 5 Es = AS | 76 \u2014 = \u2014 =] ë += \u2014 + : i = == Cd] | TT _ + D) \u2014 Ti =\u2014 _ | _\u2014 _\u2014\u2014 | CC i & BI BLIO TH EQVE + À 7 SVIPI gg od\" of 4 de ode ofp Qu LT noter AS de rate 2 Is 7 J | | H VoL.8 No 6 JUIN 1943 LAVAL MÉDICAL 4 BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES Lhii GR pire 5 sin .Rédaction et Administration FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC CONSTIPATION Les trois Valdines peuvent être considérées comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne créent pas d\u2019accoutumance.Absorbent l\u2019eau et passent par l'intestin comme une substance gélatineuse.Agissent par leur puissance d'expansion et glissent facilement dans le tube digestif auquel ils restaurent son mouvement physiologique.Granulés aromatisés.VALDINE.++ + VALOR No 252 VALDINE.vAior No 253 AVES.So at VALDINE B; vaio ne sss USINES CHIMIQUES DU CANADA, Inc.1338 est, rue Lagauchetière, - 87 Station C., Montréal. LAVAL MÉDICAL VOL.8 N°6 JUIN 1943 COMMUNICATIONS OBSERVATION D\u2019UN CAS DE CALCIFICATIONS INTRA-CRANIENNES par L.LaRUE Chef de Service à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange M.SAMSON Chef de Laboratoire a l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange et L.PATRY Assistant à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange La personne dont je vous rapporte l\u2019observation est âgée de 31 ans, religieuse enseignante qui a été hospitalisée à Saint-Michel-Archange le 16 novembre 1942, pour un syndrome dépressif caractérisé par de la tristesse, du découragement, des idées de scrupule, d\u2019auto-dépréciation, de l\u2019insomnie, des peurs, des craintes, de l\u2019anxiété, etc.Sa supérieure, qui l\u2019amène, nous raconte qu\u2019elle avait déjà présenté des troubles analogues trois ans auparavant ; ceux-ci n\u2019ont pas nécessité de mesures spéciales, vu leur courte durée.Depuis son entrée au noviciat, à l\u2019âge (2) 19\u20ac6+2 418 LavaL.MÉpicaL Juin 1943 de 16 ans, elle a été opérée pour l\u2019appendicite, elle a subi une deuxième intervention chirurgicale pour ptose rénale et, finalement, l\u2019an dernier, on lui a enlevé les amygdales.Sa supérieure précise, en outre, qu\u2019elle souffre de maux de tête depuis plusieurs années, qu\u2019avant de présenter des troubles mentaux, elle dormait au plus 3 heures par nuit, et cela, depuis très longtemps ; elle mentionne en outre, qu\u2019elle a perdu connaissance à deux reprises : la première fois il y a une couple années, une seconde fois, au cours de l\u2019été 1942.La malade elle-même confirme qu\u2019elle souffre de maux de tête depuis une quinzaine d\u2019années, que depuis 5 à 6 ans, elle souffre d\u2019insomnie.Elle est consciente de son état morbide, elle ne présente pas de troubles de la compréhension, elle est attentive ; nous pouvons donc l\u2019interroger facilement, ce qui n\u2019est pas habituellement le cas des malades qu\u2019il nous est donné d\u2019examiner.Interrogée sur ses antécédents personnels, outre les faits déjà rapportés plus haut, elle finit par mentionner qu\u2019à l\u2019âge de 12 ans, 1l lui est arrivé un accident au moment où elle glissait avec d\u2019autres enfants de son âge : elle a perdu le contrôle de son traîneau qui est allé donner sur un obstacle sur lequel elle-même a été projetée avec violence, subissant un traumatisme crânien qui l\u2019a laissée étourdie pendant plusieurs jours.À la suite, apparemment, tout serait rentré dans l\u2019ordre, et ce serait environ 4 à 5 ans après qu\u2019elle aurait commencé à souffrir dans sa tête.Les maux de tête qu\u2019elle ressent n\u2019ont pas, apparemment, de siège précis, is sont continus et ils ont résisté à toutes les thérapeutiques mises en œuvre, car elle a consulté à plusieurs reprises pour ces malaises.Cependant, elle a pu poursuivre ses études, entrer en communauté où, vu ses talents, ses supérieures l\u2019ont orientée vers l\u2019enseignement qui a été sa principale occupation jusqu\u2019à ces dernières semaines avant son admission ici.Je n\u2019insiste pas sur l\u2019examen physique et neurologique que nous avons faits, car 1l n\u2019a rien donné de particulier si ce n\u2019est une légère augmentation dans l\u2019amplitude des réflexes rotulien et achilléen gauches, sans Babinski, sans modification de la force musculaire et sans trouble de la sensibilité de ce côté.Je vous mentionne tout de suite les résultats d\u2019une ponction lombaire que nous avons pratiquée, quoiqu\u2019elle ait subi un examen radiographique du crâne auparavant.Cette ponction lombaire a soulagé notre malade Juin 1943 LavaL.MÉDpicaL 419 qui présentait une légère hypertension intra-crânienne, 25 cm.d\u2019eau en position couchée.Les troubles mentaux, de plus, ont complètement régressé à la suite de cette ponction.Le taux d\u2019albumine était à 0.24, le taux de lymphocytes, de 0.4 et le Bordet-Wassermann, bien entendu, négatif ; par conséquent, à part une légère augmentation de la tension, il n\u2019existait, du côté du liquide céphalo-rachidien, aucune modification importante.J\u2019en arrive à l\u2019examen radiologique du crâne qui, comme vous allez le constater, nous a donné l\u2019explication de sa céphalalgie existant depuis plusieurs années, qui nous a permis, de plus, d\u2019établir une relation de cause à effet entre cet accident en apparence banal, arrivé à cette personne à l\u2019âge de 12 ans et les malaises qu\u2019elle ressentait depuis une quinzaine d\u2019années environ, pour lesquels on s\u2019était contenté de faire une médication symptomatique.Sur les films, vous voyez des calcifications trés nettes au niveau de la partie supérieure de la convexité droite qui s\u2019étendent du pôle frontal au pôle occipital, aussi des calcifications au niveau de la scissure inter-hémisphérique, des calcifications encore au niveau de la faulx du cerveau ; enfin, des calcifications au niveau des plexus choroïdiens ; cependant, ces dernières sont considérées comme physiologiques.Le radiologiste nous dit qu\u2019il s\u2019agit vraisemblablement de calcifications consécutives a la formation d\u2019un hématome.Je n\u2019ai pas intention de rappeler toutes les causes des calcifications intra-crâniennes.Dans une communication faite devant cette Société en 1942, MM.Caron, Desrochers et Samson ont donné un aperçu de l\u2019étiologie de ces calcifications.Dans le cas qui nous occupe, elles semblent consécutives à un hématome sous-dural.L'histoire d\u2019un traumatisme crânien survenu chez cette malade à l\u2019âge de 12 ans, les troubles qu\u2019elle a présentés dans la suite, ceux qu\u2019elle présente depuis plusieurs années, de plus, aspect et la disposition des calcifications nous permettent de poser le diagnostic de « calcifications consécutives a un hématome sous-dural » malgré que les calcifications de ce genre soient plutôt rares, car Pencoast n\u2019en a observé que trois cas, Schuller en rapporte quatre cas, et, ici, à la Clinique Roy-Rousseau, où il se fait de nombreuses radiographies du crâne, l\u2019un de nous n\u2019en a observé que trois cas dans l\u2019espace de 6 ans.Par contre, les observations d\u2019hématome sous-duremérien sont relativement nombreuses.Leur origine trauma- 420 Lava\u2026.MÉDICAL Juin 1943 tique semble maintenant être acceptée partout, car l\u2019on sait aujourd\u2019hui que même un traumatisme crânien Insigniflant peut, dans certains cas, donner lieu à une hémorragie.Nous savons que ces traumatismes peuvent être complètement oubliés des malades.Certains hématomes sous-duremériens sont des trouvailles d\u2019autopsie.La production de ces hématomes serait liée à la rupture de veines aberrantes dont l\u2019existence a été mise en évidence par Browning.Nous savons aussi qu\u2019à la suite de ces traumatismes, il peut s\u2019écouler un intervalle libre dont la durée est susceptible de varier de quelques jours à quelques années pendant lesquels ces accidentés n\u2019éprouvent aucun malaise et, ensuite, une période de latence pendant laquelle ces malades commencent à éprouver des maux de tête d\u2019intensité variable, sans signification bien précise jusqu\u2019à ce que s\u2019installe, en rapport avec les modifications que vous constatez sur ces films, une symptomatologie susceptible d\u2019attirer l\u2019attention de ce côté, orientant les recherches nécessaires.Cette malade a quitté l\u2019hôpital guérie de ses troubles mentaux et temporairement soulagée jusqu\u2019à ce qu\u2019elle se décide à subir une intervention chirurgicale.BIBLIOGRAPHIE Pancoasrt, H., et PENDERGRASS, Eug.The Head and Neck in Rœntgen Diagnosis.Charles C.Thomas, 1940.Sacus, E., et Wurrney, C.Calcification in Choroid Plexus with Considerations on their Significance.Arch.Neur.and Psych., 21 : 533- 541, 1929.Subdural Hematoma.The Journal of the American Medical Association, (10 juin), 1939, page 252.Caron, DesrocHers, Samson, Clinique Roy-Rousseau.Considérations sur certaines calcifications intra-criniennes.Laval Médical, (juin) 1942, page 297. ACQUISITIONS RÉCENTES DANS LE TRAITEMENT DE LA MYASTHÉNIE par G.DESROCHERS Chef de Service à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange La description clinique de la myasthénie est connue depuis longtemps.Dès le xvir° siècle, Thomas Willis avait déjà esquissé sa symptomatologie, et c\u2019est à la fin du x1x° que Erb, Goldflam, Jolly et d\u2019autres en firent une entité morbide bien définie.On ne connaissait à peu près rien de sa pathogénie et de son étiologie et le traitement se montrait invariablement inefficace, à venir jusqu\u2019à il y a une dizaine d\u2019années.C\u2019est en 1930 que Harriet Edgworth découvrit, accidentellement, les heureux effets de l\u2019éphédrine et publia son auto-observation.Ceci fut le signal qui déclencha une multitude de travaux et un intérêt accru pour cette maladie qui, jusque-là, s\u2019était montrée réfractaire à toute tentative thérapeutique.Orienté par les travaux des physiologistes sur le métabolisme de la créatine dans les dystrophies musculaires, Boothby publia, en 1932, les résultats qu\u2019il avait obtenus à la suite de l\u2019administration du glycocolle, un acide amino-acétique extrait de la gélatine qui devait, soi-disant, permettre l\u2019utilisation de la créatine du muscle.Bien que l\u2019on considère actuellement que les troubles du métabolisme de la créatine et de la créatinine sont tout simplement la conséquence du non- fonctionnement des muscles, et non une cause première de la maladie, 1l 422 Lavar MÉDicaL Juin 1943 n\u2019en reste pas moins que la majorité des myasthéniques, surtout dans les formes ambulatoires, se trouvent améliorés par l\u2019absorption quotidienne de hautes doses de glycocolle.On préconise, par exemple, jusqu\u2019à 40 et 45 grammes de cette substance en doses réfractées.Mais 1l appartenait à Mary Walker de découvrir le médicament le plus efficace que l\u2019on connaisse à l\u2019heure actuelle dans le traitement de la myasthénie et, en même temps, d\u2019être l\u2019instigatrice plus ou moins volontaire d\u2019une foule de recherches qui ont abouti à une connaissance plus approfondie de la maladie elle-même.Frappée par la similitude de l\u2019empcisonnement par le curare avec la myasthénie, Mary Walker, eût l\u2019idée d\u2019employer la physostigmine dont l\u2019action antagoniste au curare était connue.Les résultats furent frappants.Une amélioration très rapide de la faiblesse musculaire se manifestait dans l\u2019espace de quelques minutes.Malheureusement, la physostigmine n\u2019était pas sans produire des symptômes secondaires plutôt ennuyeux, tels que céphalées, vertiges, crampes abdominales.Elle lui substitua, en 1935, la prostigmine, un produit synthétique analogue, tout aussi efficace au point de vue thérapeutique et n\u2019ayant pas les mêmes effets toxiques secondaires.Les résultats obtenus furent confirmés par de nombreux auteurs qui s\u2019attachèrent à préciser les Indications et la posologie de ce nouveau médicament et tentèrent d\u2019expliquer son mode d\u2019action.On admet généralement aujourd\u2019hui que la prostigmine agit en inhibant un ferment destructeur de l\u2019acétyl-choline, Ja cholinestérase, qui se trouve dans le sang et dans le muscle.La prostigmme permettrait ainsi de libérer, au niveau de la plaque motrice, une quantité suffisante d\u2019acétyl-choline, substance essentielle à la transmission de l\u2019influx nerveux à la fibre musculaire elle-même.La prostigmine peut s\u2019administrer soit en injections Iintra-muscu- laires, soit par la bouche, à des doses variables selon l\u2019acuité de la maladie et selon la réponse du malade.Il faut insister sur le fait que le traitement doit être individualisé et comparable à celui des diabétiques par l\u2019insuline.Dans les formes légères, deux ou trois comprimés de 15 milligrammes par jour peuvent être suffisants.Par contre, au cours des exacerbations de la maladie, ou lorsque le patient devient incapable Juin 1943 LavarL MÉDicaL 423 d\u2019avaler ou, encore, lorsqu\u2019il présente des accès de dyspnée, 1l faudra recourir aux injections à la dose d\u2019un ou plusieurs centimètres cubes.Malheureusement, les effets de la prostigmine sont de courte durée et ne se manifestent guère que pendant quelques heures.Dans les formes graves de la myasthénie, on voit même l\u2019effet de la drogue s\u2019affaiblir progressivement et, malgré des doses énormes et rapprochées, 1l vient un temps où les malades ne réagissent plus et finissent par succomber de troubles respiratoires ou de défaillance cardiaque.Il est une autre application de la prostigmine, c\u2019est celle qui a été proposée par Viets et Schwab comme épreuve diagnostique dans les cas légers ou douteux.Ces auteurs ont démontré que l\u2019injection de prostig- mine ne produisait jamais chez d\u2019autres malades des effets comparables à ceux que l\u2019on observe dans la myasthénie et ont prouvé que cette épreuve était vraiment démonstrative.Ils préconisent l\u2019injection de 2 à 3 milligrammes, associés à des doses de 0.6 à 1.0 milligramme de sulfate d\u2019atropme dans le but de combattre les malaises généraux (vertiges, nausées, tachycardie, crampes abdominales) qui peuvent s\u2019observer avec ces hautes doses de prostigmine.Nous avons pu observer l\u2019efficacité de ce test diagnostique, aussi bien que les effets thérapeutiques du médicament, chez une malade qui est actuellement sous nos soins.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille, âgée de 28 ans, qui a commencé à souffrir de fatigabilité et de faiblesse musculaire à l\u2019âge de 20 ans.On constate chez elle un ptosis bilatéral, un facies mexpressif, de la dysphagie et, surtout, une faiblesse marquée des membres au point de rendre la marche sans appui à peu près impossible.L\u2019injection intra-musculaire de 3 c.c.de prostigmine associée à !/150° de grain d\u2019atropine a déterminé chez elle une amélioration immédiate de tous les symptômes, qui confirme le diagnostic clinique.Un traitement d\u2019entretien à base de glycocolle lui permet actuellement de se maintenir dans un état plus ou moms satisfaisant.Tout récemment, jJ\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019observer une malade qui présentait un état de myasthénie extrêmement grave, évoluant depuis trois ans, et qui en était arrivé au point de déterminer des accès de dyspnée et de cyanose au cours desquels la patiente menaçait de trépasser. 424 LavaL.MÉDICAL Juin 1943 L\u2019épreuve à la prostigmine détermina chez elle une véritable résurrection.Malheureusement, on vit rapidement l\u2019effet du médicament s\u2019épuiser et malgré des injections répétées, cette malade succomba au cours d\u2019une crise de dyspnée dans l\u2019espace de quelques jours.La prostigmine n\u2019est donc pas le remède infaillible qui peut enrayer le cours de cette maladie dans les formes graves.Milhorat cite en effet les observations de trois patients chez qui l\u2019action de la prostigmine fut Impuissante à empêcher l\u2019issue fatale.On a encore proposé l'emploi d\u2019autres substances qui produisent des résultats utiles dans le traitement de la myasthénie, ce sont la guanidine et les sels de potassium.Le chlorure de guanidine peut être prescrit en comprimés par voie buccale à la dose de 10 mg.par kilogramme de poids du corps.Chose curieuse, ce composé chimique, qui est relativement toxique, est mieux toléré chez les myasthéniques que chez les gens normaux.Il agit soit pour renforcer l\u2019action de la prostigmine, soit seul et son action semble plus prolongée et ne donne pas lieu à cette sensation de défaillance lorsque l\u2019effet du médicament s\u2019épuise.Minot et ses collaborateurs, qui ont été les premiers à expérimenter les effets de la guanidine, supposent que celle-ci peut être emmagasinée dans le muscle et utilisée sous forme de créatine.Quant aux sels de potassium, 1ls pourraient être utilisés comme ad- Juvants et permettraient de réduire les doses de prostigmine dans les cas graves.On admmistre, par exemple, le chlorure de potassium à la dose de 20 grammes par jour en solution à 25 pour cent, mais il faut s\u2019attendre à quelques effets désagréables du côté du tube digestif.Éphédrine, glycocolle, prostigmine, guanidine, sels de potassium constituent donc, à l\u2019heure actuelle, l\u2019arsenal pharmacologique du traitement de la myasthénie.Malheureusement, aucune de ces drogues n\u2019a un effet curatif.On réussit, vraisemblablement, dans un grand nombre de cas, à maintenir les malades en vie et même à restituer à quelques-uns une activité presque normale, mais jamais la guérison définitive ne peut être attribuée à cette forme de médication purement symptomatique.Il faut bien reconnaître, aujourd\u2019hui, que les causes premières de la maladie ne siègent pas dans le muscle lui-même et qu\u2019il faudra regarder 7 plus loin si l\u2019on veut s\u2019attaquer à l\u2019élément causal. Juin 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 425 Tout porte à croire que c\u2019est du côté du système endocrinien qu\u2019il faut porter son attention et c\u2019est ainsi que nous sommes amenés à envisager les rapports du thymus avec la myasthénie.Dès 1901, Weigert avait signalé à l\u2019autopsie d\u2019un malade mort de myasthénie la présence d\u2019une tumeur du thymus, mais, jusqu\u2019à ces dernières années, les observations de ce genre et les tentatives d\u2019extirpation, soit de tumeur ou de simple hyperplasie du thymus, sont demeurées plutôt rares.La première intervention pour ablation d\u2019une tumeur thymique aurait été faite en 1912 par Sauerbruch, sans donner de résultats bien probants sur l\u2019évolution de la maladie en cours.À venir jusqu\u2019à ces dernières années on trouve, dans la littérature, quelques observations plutôt rares de malades opérés pour thymome ou hypertrophie du thymus, mais le taux de mortalité était considérable et les succès thérapeutiques assez douteux.Encore en 1936, Lièvre émettait l\u2019opinion qu\u2019il n\u2019existait guère d\u2019observation probante d\u2019ablation d\u2019une tumeur thymique suivie de résultats d\u2019une certaine valeur.C\u2019est surtout depuis les publications de Blalock et de ses collaborateurs, en 1938, qu\u2019un enthousiasme nouveau se manifeste dans ce domaine et qu\u2019on paraît obtenir des résultats vraiment démonstratifs à la suite des opérations sur le thymus.Sur six cas de myasthénie opérés par Blalock, et comportant l\u2019ablation aussi complète que possible de tout tissu thymique dans le médiastin, trois cas de guérison apparemment complète auraient été observés.En Angleterre, Carson et Geoffrey ont rapporté tout récemment une série de douze cas opérés.Dans tous les cas, on trouva un thymus dont le poids variait entre 7 et 31 grammes.Trois des patients moururent et sur les neuf survivants trois présentèrent une rémission complète, quatre furent grandement améliorés et deux seulement ne parurent pas bénéficier de l\u2019intervention.| Il faudra accumuler encore beaucoup d\u2019observations cliniques et de faits expérimentaux pour démontrer les rapports véritables qui peuvent exister entre la persistance ou les anomalies du thymus et la myasthénie.Il semble, cependant, qu\u2019on ait actuellement assez de preuves en mamn 426 LavaL MEbpicaL Juin 1943 pour pouvoir conclure à une relation quelconque entre ces anomalies thymiques et la maladie elle-même.Il est donc rationnel d\u2019orienter la thérapeutique de ce côté, non seulement au point de vue chirurgical, mais aussi au point de vue médical.Les tentatives de traitement de la myasthénie par irradiation du thymus n\u2019ont pas donné, jusqu\u2019ici, de résultats probants, mais il est possible que l\u2019application des rayons agisse dans certains cas.D\u2019autres études sont en cours sur les relations qui existent entre les anomalres de développement du thymus et d\u2019autres désordres endocriniens dans la myasthénie, telles que les associations avec les états thyroïdiens, le cycle menstruel, la grossesse, les insuffisances surrénales.L'avenir nous réserve sans doute des développements intéressants du point de vue thérapeutique dans ce domaine.En attendant, nous pouvons quand même être heureux de posséder une thérapeutique symptomatique qui permet pour le moins de soulager grandement les malades.BIBLIOGRAPHIE EDGEWORTH, Harriett.A Report of Progress on the Use of Ephedrine in a Case of Myasthenia Gravis.J.A.M.A., 94: 1136, (12 avril) 1930.BooruBy, W.Myasthenia Gravis : A Preliminary Report on the Effect of Treatment with Glycine.Proc.Staff Meet.Mayo Clinic, 7: 557-562, (28 sept.) 1932.WALKER, Mary.Treatment of Myasthenia Gravis with Prostigmine, Lancet, 1 : 1200, (2 juin) 1934.VIETs et ScuwaB.The Diagnosis and Treatment of Myasthenia Gravis.J.A.M.A., (12 août) 1939.Minor et al.Use of Guanidine Hydrochloride in Myasthenia Gravis.J.A.M.A., (12 août), 1939.MiILHORAT.Studies of Diseases of Muscle.Arch.of Neur.and Psych., vol.46, n°5, (nov.) 1941.Myasthenia Gravis and the Thymus.Lancet, (déc.) 1942.Brarock etal.Treatment of Myasthenia Gravis by Removal of Thymus Gland.J.A.M.A., vol.117, n° 18, (nov.) 1941. SYNDROME CÉRÉBELLEUX POST-TRAUMATIQUE par S.CARON Chef de Service à la Clinique Roy-Rousseau et C.-A.MARTIN Assistant à la Clinique Roy-Rousseau Les lésions traumatiques du cervelet sont rares ; ce qu\u2019il faut attribuer, d\u2019une part, à la situation basse de l\u2019organe, qui le rend moins exposé et, surtout, à la gravité que confère aux blessures de cette région le voisinage du bulbe et de la protubérance.Il peut s\u2019agir de blessures directes de l\u2019organe par un projectile, par un objet pénétrant, par une esquille osseuse provenant d\u2019un foyer de fracture.II peut s\u2019agir encore de ruptures vasculaires ou de contusions simples produites, le plus souvent, par un choc direct sur la région sous- occipitale, mais qui peuvent résulter aussi d\u2019un ébranlement indirect, soit par chocs frontaux, soit par explosion dans le voisinage, soit par des commotions répétées comme en subissent les boxeurs encaisseurs qui, dans l\u2019argot du métier, deviennent punch drunk.On prétend que la première observation de commotion cérébelleuse fut présentée par Castan de Montpellier, en 1868.On connaît pourtant 428 Lavar MÉDICAL Juin 1943 un cas similaire, rapporté en 1796 par un Dr Petict, avec autopsie positive.Duret a pu collectionner une quinzaine d\u2019observations, provenant d'ici et là, de traumatismes cérébelleux survenus dans « le civil ».En neurologie militaire, bien que la guerre ne soit pas particulièrement tendre pour les crânes, les blessures du cervelet se comptent sur les doigts.On en a signalé trois cas pendant la guerre de Sécession, un seul pendant la guerre de 1870 (rapport allemand).Pendant la première grande guerre, divers observateurs n\u2019ont identifié en moyenne que deux ou trois cas, sur des séries de quatre à cinq mille traumatismes crâniens.L\u2019observation que nous allons vous présenter a ceci de particulier que la lésion cérébelleuse est la conséquence d\u2019un choc sur le vertex qui a produit une fracture syncipitale avec enfoncement.Rose Co., 15 ans, s\u2019en allait à la messe de six heures et demie, le 3 novembre 1942, marchant derrière son frère, quand elle fut frappée dans le dos par une automobile qui en rencontrait une autre.Elle fut projetée tête première dans le fossé, d\u2019où on la releva inconsciente avec une fracture ouverte sur le sommet de la tête.Transportée d\u2019urgence dans un hôpital de Québec, elle présentait, à l\u2019arrivée, un syndrome com- motionnel grave avec phénomènes bulbaires: inconscience, agitation, respiration stertoreuse, tachypnée, tachycardie, température, baillements, abolition du réflexe cornéen.Elle demeura inconsciente et agitée pendant près de trois semaines, nourrie à la sonde, sub-fébrile et, quand elle reprit connaissance, elle resta encore une semaine sans pouvoir parler, à cause d\u2019un état amentiel attribuable à des attritions cérébrales disséminées.Deux jours après l\u2019accident, la ponction lombaire retirait un liquide teinté de sang sous pression initiale de 26 cm.d\u2019eau.L'examen neurologique révëla la présence de phénomènes pyramidaux spasmodiques, surtout marqués du côté droit : réflexes vifs polycinétiques aux quatre membres, clonus du pied et de la rotule, Babinski bilatéral.Ces troubles concordent bien avec les constatations faites à la radiographie prise la sixième journée et dont le rapport se lit comme suit : « Image d\u2019une fracture et d\u2019un enfoncement de la voûte, région para-médiane.Fosse cérébelleuse très transparente.Il semble même qu\u2019il existe une large bulle gazeuse ». Juin 1943 Lava\u2026 MÉDpicaL 429 La ponction lombaire, répétée le même Jour, donnait un liquide absolument normal, sous tension normale.On décida d\u2019intervenir neuf Jours après l\u2019accident, à la recherche d\u2019un hématome, accident fréquent à ce niveau, à cause des blessures du sinus longitudinal : trépanation para-médiane gauche au niveau de la scissure fronto-pariétale, relèvement et ablation de l\u2019enfoncement, ponction blanche, exploration négative.Les suites opératoires furent normales et on ne signale qu\u2019une tachycardie passagère et une paralysie transitoire du membre supérieur droit avec sensation d\u2019engourdissement.Les premiers jours de décembre, soit un mois après l\u2019accident, la conscience et le calme sont réapparus.La malade dit quelques mots et peut manger de la main gauche.Le pouls et la température sont revenus à la normale.Le 15 décembre, la malade fit un peu de fièvre et l\u2019agitation réapparut, avec larmes et cris, ce qui nécessita son transfèrement à la Clinique Roy-Rousseau, le 19 suivant.A l\u2019examen d\u2019entrée, nous avons retrouvé les troubles pyramidaux signalés plus haut : réflexes vifs, polycinétiques aux quatre membres, surtout du côté droit, où 1l y avait clonus du pied et de la rotule.Les réactions de défense étaient exagérées et le Babmnski bilatéral.Mais, ce qui frappait d\u2019avantage, c\u2019était l\u2019ataxie statique et cinétique de la malade qui oscillait dès qu\u2019on voulait l\u2019asseoir, qui ne pouvait se tenir debout, qui ne pouvait toucher son nez, ni saisir un objet ; dont tous les mouvements étaient dissociés, mal mesurés, incoordonnés et qui parlait d\u2019une voix lente, monotone, nasonnée, saccadée, pour ne drre que son nom, son âge, son ennui et l\u2019absence de mal de tête.À première vue, ces troubles semblaient bien d\u2019origine cérébelleuse, mais nous avons attendu que la malade sorte de son obnubilation, pour pratiquer chez elle les multiples épreuves qui devaient en fournir la confirmation.Depuis le moment de son arrivée 1ci, elle a toujours été calme, a toujours demandé ses besoins et ne s\u2019est jamais plainte de céphalée, n1 d\u2019autre malaise que l\u2019ennui.Elle n\u2019a pas été confuse, mais a présenté un simple ralentissement global des diverses opérations mentales que les Allemands appellent amentia.Depuis les derniers jours de décembre, 430 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1943 elle se lève, parle d\u2019avantage et s\u2019intéresse à l\u2019entourage.Depuis le \u20188 Janvier 1943, elle s\u2019habille pour la journée, marche seule en s\u2019appuyant au mur, mange seule la nourriture solide, mais renverse les liquides.Elle s\u2019éveille de plus en plus, circule, s\u2019amuse avec ses voisines, demande des permissions.Elle parle peu, parce que son élocution est lente et laborieuse.Actuellement, elle est gaie et ne présente aucun trouble mental.Un examen systématique, pratiqué le 21 janvier, nous a confirmé l\u2019existence d\u2019un syndrome cérébelleux complet, beaucoup plus marqué du côté droit.À tous les segments du corps et bien plus nettement à droite, nous avons retrouvé les multiples expressions de l\u2019hypotonie des antagonistes qui caractérise ce syndrome: Passivité aux mouvements communiqués (ballottement du bras, de la main, de la jambe) ; réflexes pendulaires au coude et au genou droit, épreuve de Holmes-Stewart positive.Tremblement statique, astasie, équilibre instable, sans Romberg, maintenu par des contractions irrégulières et incessantes.Dysmétrie révélée par un tremblement cinétique du type intentionnel, par l\u2019adiadococinésie, par la projection du doigt à côté du nez, du talon à côté du genou.La démarche dite ébrieuse est mal assurée, craintive, saccadée, décomposée, mal mesurée.L'\u2019écriture est impossible, le tracé anguleux, irrégulier.La parole est traînante, nasonnée, monotone, explosive.Le nystagmus est absent; il n\u2019est d\u2019ailleurs pas constant et n\u2019est peut-étre pas du tout une caractéristique cérébelleuse.La catatonie fait défaut.L\u2019asynergie, déja visible à la marche, est révélée par d\u2019autres épreuves.Par exemple, la malade ne peut se pencher en arrière ; elle ne peut s'asseoir les bras croisés et ses jambes s\u2019élèvent fortement, surtout la droite.La flexion du tronc à gauche est limitée et Ie pied droit laisse le sol.A la main droite, l\u2019indication de Barany dévie vers la droite.En même temps, nous avons pu évaluer la diminution des troubles pyramidaux.Les réflexes tendineux sont légèrement plus vifs à droite.II ne reste qu\u2019une amorce de clonus à la rotule et au pied droits.Le Babinski est disparu des deux côtés.Le 12 janvier, la radiographie montrait une bande transparente à la hauteur du sinus latéral.Le 29 janvier une nouvelle ponction lombaire donnait un liquide normal, sous tension nulle en position couchée. Juin 1943 Lava\u2026.MÉDICAL 431 EN RESUME 1° Traumatisme syncipital brutal avec enfoncement osseux ; 2° État commotionnel grave avec troubles amentiels, par attritions encéphaliques disséminées ; 3° Troubles pyramidaux, par contusion de la frontale ascendante gauche, qui sont sur le point de disparaître ; et, 4° Syndrome cérébelleux droit plus durable, par lésion de la portion droite du cervelet.On peut se demander s\u2019il existe d\u2019autres lésions traumatiques de l\u2019encéphale qui puissent rendre compte des troubles observés chez notre malade.Pourraient-ils être attribués à la commotion syncipitale ?Ce qui caractérise habituellement cette commotion, c\u2019est : 1° l\u2019intensité des phénomènes commotionnels comparés à la faible intensité du choc ; 2° les troubles pyramidaux, prédominant aux membres inférieurs, qui expriment la contusion de la sphère motrice ; 3° la fréquence des blessures du sinus longitudinal, qui donnent des hémorragies externes, extra-durales ou sous-arachnoïdiennes ; 4° le syndrome du corps calleux exprimé par un état confusionnel où domine l\u2019apraxie.Une lésion de la partie postérieure du corps calleux pourrait, parait- il, déterminer des troubles cérébelleux, associés à des troubles marqués de la vue.Elle ne peut entraîner un syndrome cérébelleux complet et notre malade ne présente aucun trouble visuel.La présence d\u2019un syndrome pseudo-cérébelleux spasmodique a été observée par Claude et Lhermitte dans les lésions bilatérales des lobules para-centraux produites par des blessures du vertex.Cependant, dans ces cas, les troubles sont surtout accusés aux membres inférieurs, symétriques ; ils s\u2019accompagnent souvent de troubles sensitifs et du signe de Romberg.Or, notre fille a un hémisyndrome franc ; son membre 432 Lavar MÉDicaL Juin 1943 supérieur est au moins aussi atteint que l\u2019autre et elle ne présente aucun trouble sensitif.| II existe une forme d\u2019encéphalite traumatique dite cérébello- protubérantielle qui apparaît généralement après les ébranlements encéphaliques violents sans fracture du crâne et qui se manifeste, en plus de l\u2019ataxie, par des paralysies de divers nerfs crâniens et par des troubles sensitifs.Les nerfs crâniens de notre malade sont intacts.Pourrait-il s\u2019agir d\u2019ataxie frontale ?Ce n\u2019est Jamais une ataxie post-traumatique.Elle appartient aux tumeurs cérébrales, sans qu\u2019il s'agisse nécessarrement d\u2019une tumeur frontale.Elle serait due à l\u2019hypertension céphalo-rachidienne agissant sur l\u2019appareil cérébelleux et vestibulaire, cède à la décompression et, par conséquent, n\u2019est pas réalisable dans un crâne ouvert.D'ailleurs elle est dépourvue de tous les caractères qui particu:arisent l\u2019ataxie cérébelleuse : hypotonie, dysmétrie, asynergie et elle existe même au repos (sensation d\u2019entraînement du malade couché).Enfin, une lésion traumatique des faisceaux cérébelleux au tronc cérébral, qui aurait réalisé une section bilatérale et inégale aussi nette, sans toucher le moins du monde à aucune autre formation, grise ou blanche, du bulbe ou de la protubérance, battrait toutes les audaces de : l\u2019imagination.Nous sommes donc forcés de nous en tenir au diagnostic d\u2019une lésion cérébelleuse centrale.D'ailleurs, les troubles observés chez notre malade correspondent absolument au syndrome cérébelleux complet, tel qu\u2019observé dans les blessures localisées dans le cervelet.x Fx Que peut être cette lésion après un traumatisme crânien en général?Ce ne peut être une blessure directe de l\u2019organe à travers le crâne ouvert, soit par un projectile, un objet pénétrant ou par une esquille osseuse provenant d\u2019une fracture à la région sous-occipitale.Dans ces cas le mécanisme est évident.Ce peut être une hémorragie survenant après un choc occipital, avec ou sans fracture, ou produite indirectement par contre-coup dans les chocs frontaux.L\u2019épanchement sanguin à manifestation retardée évolue Juin 1943 Lavar MÉDicaL 433 vers la formation de kystes hématiques ou séreux, péri- ou Intra- cérébelleux.Ils se manifestent, comme tous les hématomes intracrâniens, par des signes d\u2019hypertension intra-crânienne après un intervalle libre.Le voisimage du bulbe accentue leur gravité.L\u2019hémorragie cérébelleuse post-traumatique est très rare et ne surviendrait que lorsque les vaisseaux sont déjà fragilisés.Ce peut être un abcès par infection propagée de l\u2019oreille ou de la mastoide dans la loge cérébelleuse déjà contusionnée ou apportée directement de l\u2019extérieur dans les traumatismes ouverts.Les signes d\u2019infection et d\u2019hypertension intra-crânienne, les accidents de voisinage surviennent alors chez un blessé qui présente déjà des troubles cérébelleux.L\u2019enclavement des lobes cérébelleux dans le trou occipital, constaté quelquefois à l\u2019autopsie des porteurs de tumeur cérébrale, n\u2019a Jamais été observé après un traumatisme.Aucun des mécanismes que nous venons d\u2019envisager ne peut s\u2019appliquer au cas qui nous occupe.Il reste la commotion-contusion, où des lésions plus ou moins extensives et plus ou moins nombreuses sont déterminées à peu près tou- Jours par un choc direct sur Ie derrière de la tête.Il s\u2019agit souvent d\u2019une chute de simple hauteur d\u2019homme ou d\u2019un coup asséné avec un objet contondant.Pour établir la légitimité d\u2019une lésion de répercussion, 1l nous reste à parler de cette image radiologique curieuse, obtenue peu après le traumatisme.On voit, à la région de la fosse cérébelleuse, une zone claire nettement délimitée en haut par une ligne qui suit l\u2019implantation de la tente du cervelet sur le sinus latéral.Sur une radiographie du 12 janvier, la zone d\u2019éclairage est dimmuée et suit la [imite supérieure de la première image ; le 27 janvier tout est disparu.Il y a eu de l\u2019air dans la fosse cérébelleuse.Venait-il du foyer de fracture?Cec1 impliquerait qu\u2019il aurait suivi les espaces sous-arachnoïdiens, où 1l aurait dû rester, et qu\u2019il aurait franchi une déchirure de la tente du cervelet perméable seulement dans un sens.La vraisemblance voudrait (3) 434 Lavar MÉpicaL Juin 1943 plutôt que l\u2019irruption ait eu lieu à travers une fissuration de la base du crâne ou des cellules mastoïdiennes invisibles à la radiographie.Des pneumencéphales sans fracture décelable ont déjà été observés par Scott et Hansemann.Nous ne croyons pas que la compression aérienne du cervelet puisse rendre compte des troubles qui persistent chez notre malade, malgré que l\u2019air soit complètement résorbé.Mais il est légitime de penser que le même traumatisme qui a détermmé l\u2019entrée de l\u2019air dans la loge cérébelleuse a pu causer, en même temps, des blessures du cervelet.Ajoutons, pour conclure, qu\u2019une fois de plus la lésion osseuse se montre un mauvais indicateur des blessures encéphaliques subies dans un traumatisme crânien ; que le pronostic est bon à cause de l\u2019aptitude du cerveau à compenser les troubles engendrés par une lésion même persistante du cervelet ; qu\u2019il n\u2019est pas superflu de continuer d\u2019enseigner au piéton de suivre le côté gauche de la route, parce qu\u2019il est plus facile de se protéger quand on voit devant soi ce qui se passe du côté du chemin où l\u2019on expose son existence.BIBLIOGRAPHIE DureT, H.Traumatismes crÂnio-cérébraux.Tome 2, 2° partie Alcan.Tuomas, André.Etude sur les blessures du cervelet.Vigot, Frères.Tuomas, André.Pathologie du cervelet.Nouveau traité de médecine de Roger, Widal et Teissier.Fascicule XIX.Masson.Craupe, H., et LuERMITTE, J.Les paraplégies cérébello-spasmodiques et ataxies cérébello-spasmodiques, consécutives aux lésions bilatérales des lobules para-centraux, par projectiles de guerre.Soc.Médicale des Hôpitaux, (26 mai) 1916.Lewis, J.Traumatic pneumocephalus.Brain, 51 : 221-243, (juin) 1928.MCcARTHUR, L.L.Pneumatocele of the Cranium.J.A.M.A., 44 : 1418-1423, 1905.Danby, W.E.Pneumocephalus.Arch.Surg., 12 : 949-982, 1926. \\ LE FOND D\u2019ŒIL ET CERTAINES MALADIES DU SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE par Émile PELLETIER Assistant en ophtalmologie à l\u2019Hôtel-Dieu S\u2019il était donné au clmnicien d\u2019avoir, à sa disposition, un moyen d\u2019investigation lui permettant d\u2019examiner, in vivo, les tissus de tel ou tel organe, afin d\u2019orienter son diagnostic, de suivre l\u2019évolution de la maladie en cause et d\u2019en préciser Ie pronostic, n'y trouverait-il pas la un immense avantage?Cependant, l\u2019ophtalmologiste bénéficie de cette opportunité exceptionnelle.En examinant le fond de l\u2019œil 1l lui est permis, à l\u2019aide de connaissances histologiques et histo-pathologiques suffisantes, d\u2019observer les tissus eux-mêmes et de constater, sur place, les résultats de diverses conditions pathologiques.Au point de vue observation clinique, le globe oculaire est donc dans une situation unique et, si l\u2019on considère que nombreuses sont les affections générales ayant une répercussion au fond de l\u2019œil, il découle logiquement que l\u2019examen de ce dernier peut rendre de réels services.Un grand nombre de maladies du système cardio-vasculaire ne sont pas sans donner de multiples altérations au niveau de la rétine et de son système de vascularisation ; c'est à ces dernières que nous allons nous arrêter. 436 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1943 Dans l\u2019interrogatoire d\u2019un cardiaque, l\u2019on donne beaucoup d\u2019importance, et avec raison, à de nombreux signes susceptibles de guider le diagnostic ; parmi ceux-ci, mentionnons la céphalée, les vertiges, les bourdonnements d\u2019oreille, les troubles organiques.Mais, si la constatation d\u2019une temporale flexueuse, d\u2019un pouls plein et tendu mérite de l\u2019intérêt, faut-il s\u2019arrêter Ià ?En poussant plus à fond l\u2019investigation, le patient, atteint d\u2019une maladie du système cardio-vasculaire, pourra accuser tantôt des sensations lumineuses brusques, tantôt avoir l\u2019impression de voir des mouches : .x I ° , * * r fr noires, secondaires à des hémorragies rétiniennes.Il pourra révéler la présence d\u2019ombres diverses, conséquence d\u2019un spasme vasculaire transitoire, oblitérant un petit territoire capillaire chorio-rétinien, phénomène pouvant s'associer à la maladie de Raynaud.La vision peut être normale, mais, aussi, elle peut baisser graduellement.Celle-ci peut faire défaut dans une partie seulement du champ visuel, alors que, dans d\u2019autres cas, elle sera perdue subitement et complètement ; c\u2019est ce qui se produit lors de l\u2019obstruction de l\u2019artère centrale de la rétine.Dans d\u2019autres circonstances, il y aura amaurose, ce qui doit faire penser à une hémorragie des calcarines ou ramollissement.Quels sont les principaux signes à s\u2019enquérir chez un patient chez qui l\u2019on soupçonne une maladie vasculaire?La recherche de la vision de chaque œil est de tout premier plan, tout en ne perdant pas de vue le fait qu\u2019une vision normale n\u2019exclut pas une condition pathologique.L'examen du champ visuel peut donner de précieux renseignements : la mise en évidence de scotomes, de rétrécissements variés, de l\u2019élargissement de la tache de Mariotte est d\u2019une grande utilité.Une hémianopsie permet de déceler une atteinte sérieuse ; si elle est homonyme, et associée à une hémiplégie, 1l faudra penser à une lésion de la partie postérieure de la capsule interne.La pression des vaisseaux rétiniens, constatée à l\u2019aide de l\u2019ophtalmo-dynamomètre, fournit une contribution appréciable.Lorsque la pression générale est normale, la pression artérielle rétinienne est de 35 mm.Hg pour la minima et de 70 à 80 pour la maxima.Elle est dépendante de la pression artérielle générale.En dernier lieu, l\u2019examen du fond d\u2019œil tient la place primordiale. Juin 1943 Lavar MÉpicaL 437 L\u2019ophtalmoscopie se fait de deux façons : par la méthode indirecte, à l\u2019aide d\u2019une source lumineuse, d\u2019un miroir et d\u2019une lentille obtenant, ainsi, une image renversée du fundus puis la méthode directe, au moyen de l\u2019ophtalmoscope, qui donne une image droite du fond de l\u2019œil.Pour obtenir une 1dée exacte et avoir des renseignements précis, 1l est souvent nécessaire de dilater la pupille.La mydriase doit être faite avec discernement, et suppose un examen attentif antérieur, si l\u2019on ne veut pas s\u2019exposer à des accidents désagréables, dont le plus important est sûrement une attaque aiguë de glaucome.L'examen se fait dans des conditions idéales lorsqu\u2019il y a clarté des milieux transparents : cornée, humeur aqueuse, cristallin, vitré.FoNnD D'ŒIL NORMAL Quelle est l\u2019apparence d\u2019un fond d\u2019œil normal?Disque optique : L\u2019attention est d\u2019abord attirée vers le disque optique ou papille.D\u2019un diamètre de 1 mm.L, 1l paraît être, à l\u2019ophtalmoscope, de 7 à 10 mm.et il correspond a l\u2019apparence du nerf optique au niveau de la rétine.Sa couleur est légèrement rosée.II est limité par un bord très net, formé de deux anneaux, le premier intérieur, de teinte blanche, étant d\u2019origine sclérale et le second, extérieur, formé de pigments choroïdiens.Sa projection, dans le champ visuel, donne une tache aveugle dite tache de Mariotte.Macula : A l\u2019endroit correspondant à l\u2019extrémité du diamètre antéro- postérieur de l\u2019œil se trouve la macula.C\u2019est une surface d\u2019un diamètre de 3 à 5 mm,, et d\u2019un rouge plus foncé que le reste de la rétine.Au centre, est située une dépression brillante, c\u2019est la fovea centralis.La macula permet d\u2019obtenir une vision nette et distincte ; c\u2019est grâce à elle que l\u2019on peut Îiïre.En un mot, elle nous procure le maximum d\u2019acuité visuelle. 438 Lava\u2026 MÉDICAL Juin 1943 Rétine : Tout à côté de cette vision distincte, centrale, il y a la vision périphérique.Cette dernière est assurée par l\u2019intermédiaire de la rétine et correspond à l\u2019ensemble du champ visuel.Si la vision est ici moins nette, elle n\u2019en est pas moins importante pour nous guider au milieu des objets qui nous entourent.C\u2019est elle qui protège l\u2019automobiliste des obstacles pouvant surgir à ses côtés.L\u2019on a dit, avec raison, que la rétine est «la plaque sensitive du caméra humain ».Sa couleur varie « du rouge orangé au rouge brique ».Normalement transparente, sa teinte rouge est due, en grande partie, à la coloration du sang des vaisseaux choroïdiens et, aussi, à la présence du pigment rétinien.Artères : La vascularisation de la rétine est obtenue par l\u2019artère centrale de la rétine, branche de la carotide interne.Celle-ci perfore la gaine du nerf optique, arrive à la papille et se divise, afin d\u2019irriguer la rétine, en quatre branches terminales destinées aux quadrants rétiniens.Elles ne présentent pas d\u2019anastomoses, sauf dans le lit capillaire.De cette notion anatomique découle le fait qu\u2019une obstruction d\u2019une des branches de l\u2019artère rétinienne donnera une cécité en secteur, correspondant exactement avec la distribution de la branche intéressée.Normalement les artères rétiniennes sont transparentes.Leur couleur rouge provient du sang artériel circulant dans leurs parois.Leur trajet est plutôt rectiligne.II y a un reflet brillant sur les parois des artères ; 1l est dû à la lumière qui est réfléchie sur leur convexité.A l\u2019état normal, et contrairement à ce qui se passe au niveau des artères en général, 1l n\u2019y a pas de pulsations.Le pouls artériel spontané ne sera présent que dans certains états pathologiques : tels que glaucome, syncope, rétrécissement aortique, certaines formes d\u2019hypotension artérielle.Veines : La veine centrale de la rétine prend son origine de la réunion des veines temporales et nasales supérieures et inférieures.Ces dernières, dont la fonction est de drainer le sang rétinien pour ensuite former la Juin 1943 LAavar.MÉDICAL 439 veine ophtalmique qui se jette dans le sinus caverneux, ont un diamètre plus considérable.Elles sont plus tortueuses et d\u2019une couleur rouge foncé.Chez un tiers des individus normaux, la veine centrale de la rétine présente une pulsation nette.C\u2019est parce que «la pression veineuse est sensiblement égale à la tension oculaire que la veine s\u2019efface à la systole ».Choroïde : Une membrane vasculaire entoure la rétine, c\u2019est la choroïde.Elle est composée de nombreux vaisseaux.A l\u2019état normal, on les voit .Lev .peu, sauf à la périphérie.Ils sont plus volumineux et plus sinueux que les vaisseaux rétiniens ; Ils présentent de nombreuses anastomoses.Leur fonction est de nourrir la rétine.Cette dernière est donc richement irriguée et c\u2019est par la voie sangume qu\u2019elle sera touchée par les différents agents, toxiques ou microbiens.ARTÉRIO-SCLÉROSE Au nombre des nombreuses maladies vasculaires ayant une répercussion au fond de l\u2019œil, notons d\u2019abord l\u2019artério-sclérose.Ici, les grandes et petites artères sont primitivement intéressées.L\u2019artériosclérose peut exister au niveau des vaisseaux rétiniens sans évidence clinique de sa présence dans toute autre partie de l\u2019organisme et inversement elle peut être présente dans l\u2019organisme sans donner lieu à des signes ophtalmoscopiques.Mais, généralement, l\u2019artério-sclérose est accompagnée de signes évidents au fond de l\u2019œil.Les artères atteintes perdent de leur élasticité pour devenir ensuite plus ou moins tortueuses à mesure que l\u2019hyperplasie et la fibrose s\u2019installeront dans leurs parois.Il est fréquent de constater que la pression sanguine peut y être plus basse que la normale.Dans les vaisseaux plus petits, l\u2019oblitération complète de la lumière vasculaire est possible.Artério-sclérose avec rétine intacte : Lorsqu\u2019il y a sclérose des.vaisseaux rétiniens, celle-ci peut rester localisée à ces derniers, en laissant le rétine intacte.Alors la vision 440 LavAL.MÉDICAL Juin 1943 sera bonne, vu que l\u2019irrigation de la rétine sera sensiblement sauvegardée.Les principaux signes visibles à l\u2019ophtalmoscope seront les suivants : a) Rétrécissement de la lumière des parois des artères à certains endroits.I! serait la conséquence d\u2019une prolifération localisée de l\u2019endothélium.La colonne sanguine pourra alors être très rétrécie.b) Le reflet brillant des parois des artères peut être augmenté.Une ligne blanche peut même s\u2019installer le long des parois artérielles, c\u2019est une véritable périvasculite.Si ces dernières sont encore plus épaissies, elles prendront l\u2019apparence caractéristique d\u2019un fil d\u2019argent.c) Chez un certain nombre, 1l est intéressant de noter les sinuosités des petits vaisseaux au voisinage de la macula.d) Normalement l\u2019artère étant placée en avant de la veine, peut laisser entrevoir cette dernière lorsqu\u2019il y a croisement artério-veineux.Mais, lorsqu'il y a épaississement de l\u2019artère, la veine comprimée peut ensuite disparaître à cet endroit et même devenir invisible à une courte distance de chaque côté, c\u2019est le signe de Gunn considéré comme pathognomonique de l\u2019artério-sclérose.Artério-sclérose avec atteinte de la rétine : À un stade plus avancé la rétine présentera, en plus, des changements importants et son irrigation sera déficiente.Aux phénomènes d\u2019artériosclérose s\u2019ajoutera une véritable rétinite.Le pronostic est, ici, beaucoup plus grave, car une hémorragie cérébrale ou une défaillance cardiaque peuvent survenir.Chez des Jeunes sujets présentant de l\u2019hypertension, le pronostic sera encore plus sérieux.L\u2019on pourra constater : a) La présence d\u2019exsudats surtout au voisinage de la macula.Ils ont la forme de points blancs, en 1lôts, très faciles à observer et seraient la suite d\u2019une dégénérescence hyaline dans la couche nucléaire externe.b) L\u2019on pourra remarquer de la congestion au niveau du disque optique et de la rétine.c) Les hémorragies de la rétine sont alors fréquentes.Si elles sont au niveau de la macula, elles peuvent compromettre la vision centrale. Juin 1943 LAavAL MÉDICAL 441 Artério-sclérose sénile : Dans l\u2019artério-sclérose sénile, la pression artérielle peut être normale.Les vaisseaux deviennent rétrécis, sinueux, et les artères sont plus pâles.Les artères peuvent prendre l\u2019aspect de fil d\u2019argent.La veine est déprimée à l\u2019endroit où elle croise l\u2019artère.L\u2019obstruction de la veme centrale de la rétine est possible.Artério-sclérose du fond d\u2019œil et sclérose cérébrale : L\u2019artério-sclérose du fond de l\u2019œil est un phénomène ordinairement associé à la sclérose cérébrale.L\u2019on a dit que la rétine, avec son système d\u2019irrigation sanguine, constitue un « fragment de cerveau nourri par une artère centrale ».L\u2019on est donc justifiable, en face de signes ophtalmo- scopiques indiquant la présence de sclérose des vaisseaux rétiniens, de penser à un phénomène analogue au niveau des vaisseaux cérébraux.Artério-sclérose du fond d\u2019 ceil et sclérose coronaire : La sclérose des vaisseaux choroidiens peut se rencontrer dans les cas de sclérose coronaire.Elle peut exister seule ou associée à la sclérose des vaisseaux rétiniens.Les vaisseaux deviennent plus pâles et, à un stade plus avancé, ils seront presque blancs.La rétine peut présenter de l\u2019atrophie.HYPERTENSION L\u2019hypertension peut étre étudiée sous divers aspects.Hypertension sans sclérose : L'hypertension essentielle ou hypertension-maladie peut donner peu de symptômes au début.Se présentant, dans certains cas, chez des sujets relativement jeunes, elle est caractérisée par une élévation constante et progressive de la pression sanguine.Le spasme artériel sera alors l\u2019un des principaux signes.Le spasme peut aflecter l\u2019artère centrale de la rétine ou l\u2019une de ses branches.Il y a alors diminution soudaine de la vision.Au fond de l\u2019œil, l\u2019on pourra constater un rétré- 442 Lava.MÉDicAL Juin 1943 cissement marqué du calibre de l\u2019artère intéressée avec pâleur de la rétine.L'\u2019artère pourra avoir l\u2019apparence d\u2019une ligne blanche ; la circulation sanguine sera grandement touchée.II est tout de même peu fréquent de voir un sujet atteint de spasme au moment précis où il se produit.Hypertension avec sclérose : La sclérose pourra s\u2019installer graduellement à mesure que l\u2019hypertension sera de plus en plus persistante ; mais, par ailleurs, un patient artério-scléreux pourra développer de l\u2019hypertension.Il n\u2019est pas nécessairement question ici de rétinite, car les deux éléments essentiels de l\u2019inflammation vraie font défaut : l\u2019hyperémie active et l\u2019infiltration cellulaire.La caractéristique dominante est plutôt une diminution dans le calibre de tout arbre artériel.De plus, le rein n\u2019est pas nécessairement touché et l\u2019on pourra constater l\u2019absence d\u2019albumine dans les urines.Quoique présente ordinairement chez les patients âgés, les jeunes sujets n\u2019en sont pas moins exempts.Les principaux signes ophtalmoscopiques seront les suivants : a) Rétrécissement net des artères avec de multiples altérations dans leur calibre ; b) Le reflet vasculaire pourra être augmenté vu que la pression provoquera un élargissement de la convexité de l\u2019artère ; c) Les veines seront souvent quelque peu dilatées et, là où 1l y aura croisement avec l\u2019artère, elles pourront être comprimées ; d) Les petits vaisseaux seront souvent tortueux ; e) Il y aura présence d\u2019hémorragies de dimensions plus ou moins grandes, assez fréquemment en flammèche, mais sans caractère distinctif.Hypertension maligne : L'hypertension maligne prend une allure dramatique.Elle pourra atteindre soudainement de jeunes sujets et intéresser les deux yeux.Parfois elle est greffée sur une hypertension essentielle.Son évolution est rapide.Voici les principaux signes : a) La rétine présentera des plaques ou points brillants.Ces plaques seraient directement en rapport avec une portion oblitérée d\u2019artéres Juin 19431 LavaL MEbicAL 443 hyalinisées et seraient « ou de nature fibreuse ou représenteraient une nécrose du tissu rétinien ».b) L\u2019œdème de la rétine peut être plus ou moins marqué.C\u2019est un phénomène depuis longtemps observé dans l\u2019hypertension.Mais, même à cette période, la vision peut être normale vu qu\u2019il n\u2019y a pas de compression directe du nerf.c) L\u2019ædème pourra, dans la suite, envahir la rétine, autour du disque optique, et atteindre la macula.d) À la région maculaire, l\u2019œdème distend les fibres et, en s\u2019absorbant, donnera une apparence étoilée caractéristique.\" La vision sera réduite lors des derniers stades de la maladie.Les phénomènes associés à l\u2019artério-sclérose et à l\u2019hypertension ne doivent pas être confondus avec ceux se rencontrant dans la rétmnite albuminurique, la rétinite diabétique et la rétmite leucémique.RETINITE Rétinite albuminurique : Au nom de rétinite albummnurique l\u2019on pourrait peut-être substituer celui de rétinite néphritique, car l\u2019albuminurie n\u2019est pas toujours présente.Voici les principaux changements du fond de l\u2019œil au cours de la rétinite néphritique : a) Les hémorragies, de dimensions plus considérables, seront surtout au centre de la rétine.b) L\u2019cedéme du nerf optique est a rechercher, quoique ce ne soit pas un signe constant.L\u2019cedéme est formé par un exsudat séro-fibrineux au niveau du disque optique.c) Il y a rétrécissement dans le calibre des artères.Les petites artères peuvent même disparaître à certains endroits.d) Les exsudats sont à bords plutôt nets et de préférence situés autour de la papille et de la macula.Ils proviennent de l\u2019accumulation de fibrine et, à une période plus avancée, ils peuvent devenir hyalinisés.Ils ont la forme de plaques plus ou moins considérables pouvant recouvrir des portions vasculaires à certains endroits.Ils sont plus ou moins 444 LavAaL.MÉDICAL Juin 1943 opalescents.Ils peuvent prendre la forme de petits points blancs, bien délimités, et, au niveau de la macula, présenter une apparence étoilée, grâce à une distribution stellaire de fines traînées blanches.Chez les patients plus âgés, l\u2019on pourra noter, en plus, des manifes tations de l\u2019artério-sclérose.Rétinite diabétique : La rétinite diabétique est souvent associée à l\u2019hypertension, à l\u2019albuminurie et à l\u2019artério-sclérose.Mais, par ailleurs, chez l\u2019enfant diabétique, l\u2019artério-sclérose sera habituellement absente.La vision peut rester assez bonne en général, à moins qu'il y ait hémorragie maculaire.En voici les principales caractéristiques : a) Les hémorragies sont petites, rondes ou ovales, plus disséminées et plus abondantes.Elles sont situées dans les couches les plus profondes de la rétine.Ce n\u2019est que lorsqu\u2019il y aura artério-sclérose ou hypertension qu\u2019elles seront plus superficielles et en flammèche.b) Les taches blanches sont plus petites et plus disséminées ; si elles ont une tendance à se grouper autour de la macula, elles le font surtout de façon circulaire et n\u2019ont pas l\u2019apparence étoilée de a réti 1te néphritique.c) Les exsudats, au début blanchâtres, deviennent vite jJaunâtres.d) Le nerf optique est rarement atteinte) Dans le diabète non compliqué d\u2019hypertension et d\u2019artériosclérose, les artères rétiniennes peuvent avoir une apparence normale et il n\u2019y aura pas d\u2019ædème de la rétine.Rétinite leucémique : La rétinite leucémique, étant caractérisée par une augmentation marquée des globules blancs du sang et par une grande tendance aux hémorragies, il n\u2019y aura rien d'étonnant de constater que l'aspect du fond de l\u2019œil sera surtout rattaché a ces deux faits essentiels. Juin 1943 LavaL.MÉDICAL 445 a) Le fond de l\u2019œil est beaucoup plus pâle que normalement ; 1l a une coloration gris Jaunâtre ou orangé, que l\u2019on explique par l\u2019abondance des globules blancs dans-le sang.b) Les parois vasculaires sont infiltrées de leucocytes et accompagnées de trainées blanchâtres.Les veines sont tortueuses, gonflées par suite de stase sanguine.Leur coloration est claire, de sorte que l\u2019on peut les confondre avec les artères.Les artères ont une teinte jaune.c) L\u2019on peut remarquer de l\u2019œædème de la rétine ; les bords du nerf optique peuvent être indistincts.d) Les hémorragies, disséminées au niveau de la rétine n\u2019ont pas une couleur rouge vif et le centre est souvent jaune.e) L\u2019on peut voir des petites taches blanchâtres soit à la périphérie ou à la région maculaire ; elles sont formées de globules blancs au centre et de globules rouges à la périphérie.Tout à côté de ces affections, ayant une répercussion au fond de l\u2019œil, l\u2019on peut finalement noter l\u2019oblitération de l\u2019artère centrale et la thrombose de la veine centrale de la rétine.Oblitération de l\u2019artère centrale de la rétine : Souvent, il y a une endartérite proliférante qui, en bouchant la lumière vasculaire, formera un caillot.En d\u2019autres circonstances, l\u2019on est en présence d\u2019une embolie.Des fragments de végétations au cours d\u2019une endocardite se détachent et viennent obturer l\u2019artère centrale ou l\u2019une de ses branches.L'on sera généralement en présence d\u2019un artérioscléreux.Le patient accusera une cécité brusque.Au fond de l\u2019œil, l\u2019on constatera que : a) Principalement à la partie postérieure, la rétine devient pâle, œdémateuse ; b) La macula apparaît comme une tache rouge, entourée de la rétine blanche ; c) Il y a rétrécissement marqué de l\u2019artère centrale de la rétine ; d) Le disque optique est également pâle ; e) Parfois, il y a de petrtes hémorragies.La pression artérielle est nulle et la cécité sera permanente. 446 LavaL MebicaL Juin 1943 Thrombose de la veine centrale de la rétine : Souvent associée à l\u2019artério-sclérose et à l\u2019hypertension, la thrombose de la veine centrale de la rétine provient d\u2019une endophlébite proliférante.La vision baisse d\u2019une façon marquée.Les principales caractéristiques au fond de l\u2019œil seront : a) Hémorragies multiples et très considérables, surtout au voisinage du disque optique ; b) Il y a de l\u2019œdème de la rétine ; c) La macula peut présenter des hémorragies et de l\u2019œdème ; d) Les veines sont tortueuses et très dilatées ; e) Les artères sont petites et pâles.Une amélioration sensible est tout à fait exceptionnelle.Voici donc un bref résumé des manifestations oculaires les plus fréquentes au cours d\u2019affections du système cardio-vasculaire.Les altérations du fond d\u2019œil en sont multiples et variées.Mais, pour en venir à une conclusion précise, 1l découle nécessairement que l\u2019on doit être à même de reconnaître et d\u2019apprécier les autres conditions pathologiques de la rétine et de la choroïde, notamment les affections qui leur sont propres, les suites de divers traumatismes et les diverses conditions congénitales.Et c\u2019est ainsi que l\u2019ophtalmoscopie est d\u2019une aide précieuse dans la recherche des signes à s\u2019enquérir en vue d\u2019un diagnostic complet, ce qui a fait dire à Délogé : « L\u2019étude d\u2019un malade est un ensemble complexe où tous les phénomènes se tiennent.En raison de leur richesse même, les sciences médicales doivent se diviser en branches séparées, mais les acquisitions réalisées par chacune d\u2019elles seraient inutiles, et parfois dangereuses, s\u2019il n\u2019existait pas entre elles un large courant de communication, car le détail n\u2019a tout son prix que s\u2019il est relié à d\u2019autres faits plus généraux.» DEUX VARIÉTÉS RARES DE GOITRE (Thyroïdite d\u2019Haschimoto et sarcome lymphoblastique) par Florian TREMPE Chef du Service chirurgical de Hôpital du Saint-Sacrement J.-Édouard MORIN Chef des laboratoires de l'Hôpital du Saint-Sacrement et Jean-Marie LEMIEUX Assistant dans le Service chirurgical de l'Hôpital du Saint-Sacrement La première observation que nous avons à vous présenter est celle d\u2019un cas de thyroïdite chronique de type Haschimoto.En 1931, Graham, faisant un relevé de la littérature, en ramassa vingt-quatre cas.En 1935, Gordon Lee, de New-York, sur 1,800 thyroïdectomies, faites à l\u2019Hôpital Presbytérien, n\u2019en trouva que trois cas.Nous avons donc cru intéressant de vous rapporter une observation d\u2019une affection si peu fréquente et qui offre encore un champ ouvert à la recherche, puisqu\u2019on en ignore l\u2019étiologie et que l\u2019on discute encore à savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019une thyroïdite différente de la maladie de Riedel.Mlle G.R., âgée de 32 ans, est admise à l\u2019Hôpital du Saint- Sacrement, le 17 janvier pour des papillomes ano-vulvaires.Elle est - 448 LavaL MEbicaL Juin 1943 aussitôt soumise à des traitements radiothérapiques.Incidemment, on note, à l\u2019examen, une tumeur de sa glande thyroïde.Il n\u2019existe aucun signe clinique d\u2019hyper- ou d\u2019hypothyrcidie ; le seul trouble accusé par la patiente est un peu de gêne respiratoire.L\u2019intervention est proposée à la malade et acceptée par celle-ci.Le 4 février, une thyroïdectomie est faite et nous tombons sur un goitre qui s\u2019enléve comme un goitre simple, mais qui nous frappe et nous laisse soupçonner quelque chose d\u2019intéressant.La feuille envoyée au laboratoire porte, en effet, les renseignements suivants : « goitre simple d\u2019aspect macroscopique inusité ».L'examen anatomo-pathologique ne ne nous déçoit pas et nous revient avec le diagnostic de « thyroidite chronique de type Haschimoto ».On entend, aujourd\u2019hui, par thyroïdite chronique une inflammation ~ chronique, non spécifique, du corps thyroïde, caractérisée par le développement rapide d\u2019une tumeur dure donnant des signes d\u2019hyper- ou d\u2019hypothyroidie.La première fois qu\u2019une telle affection fut décrite, c\u2019était en 1883.Riedel rapporta alors une étrange maladie de la glande thyroïde caractérisée par une inflammation chronique conduisant à la formation d\u2019une tumeur « dure comme du bois ».Onze ans plus tard, il en rapporta deux autres observations.Dans la suite, on continua de décrire cette affection sous le nom de maladie de Riedel, de thyroidite chronique, de thyroidite ligneuse.En 1912, Haschimoto décrivit une autre thyroïdite chronique qu\u2019il prétendit être différente de la maladie de Riedel.Cette thyroïdite chronique d\u2019Haschimoto est caractérisée par une infiltration [ymphocytaire de la glande thyroïde accompagnée de dégénérescence des éléments nobles et d\u2019un certain degré de sclérose mterstitielle.L\u2019évolution est progressive et n\u2019aboutit jamais à une transformation maligne.Le diagnostic pré-opératoire est presque impossible.Ordinairement, 1l s\u2019agit d\u2019une femme âgée de 55 ans environ.Les symptômes pour lesquels elle consulte sont des troubles au point de vue respiratoire : elle présente un goitre évoluant depuis douze à quatorze mois dont la présence la gêne au point de vue respiratoire. Juin 1943 Lavar MÉDpicaL 449 À l\u2019examen, on trouve une augmentation diffuse et symétrique de la glande thyroïde, les contours en sont réguliers, non adhérents, la consistance ferme et homogène.Il n\u2019existe pas d\u2019adénite.Habituellement, on peut mettre en évidence, par le métabolisme basal, un certain degré de myxœdème.À cause de la dureté de ce goitre on porte le diagnostic de maladie de Riedel ou de tumeur maligne ; mais, à l\u2019opération, on tombe sur une glande régulièrement augmentée de volume, sans adhérences ; et, tout de suite, on élimine ce diagnostic de maladie de Riedel ou de tumeur maligne.L'aspect de la glande est très curieux et, dans Ie cas que nous vous rapportons, nous avons été frappés par cet aspect, que nous n\u2019avions Jamais vu.Pour la décrire, les auteurs emploient Ies couleurs de jaune, de gris, de blanc œdémateux, mais toujours avec une teinte rosée ; la notre était jaune rosé et trés friable.Comme conduite chirurgicale, on peut se contenter de libérer la trachée, car les patientes se plaignent uniquement de compression ; d\u2019autant plus qu\u2019il existe toujours, à cause de la dégénérescence, un certain degré de myxœdème qui se confirme dans 40% des cas après la thyroïdectomie.D\u2019autre part, lorsqu\u2019on se contente de sectionner l\u2019isthme, les patientes reviennent souvent pour le symptôme tumeur et on conseille de pratiquer une thyroïdectomie sub-totale, trouvant mieux pour la malade de ne pas avoir de tumeur et de prendre des extraits thyroïdiens que d\u2019avoir une tumeur génante et pas de myxœdème.Chez notre malade une thyroïdectomie sub-totale fut pratiquée et la pièce, examinée au microscope, donna tous les caractères de la thyroïdite chronique de type Haschimoto.Ces caractères sont, nous vous le répétons, une infiltration lymphocytaire très marquée avec, parfois, formation de nodules (infiltration à différencier de celle observée dans les goitres longtemps traités à l\u2019iode).Quant aux cellules thyroïdiennes, elles sont en dégénérescence.Contrairement à la maladie de Riedel, la fibrose n\u2019est pas proéminente quoiqu'il en existe toujours un certain degré.Dans la maladie de Riedel, en effet, la substance glandulaire est presque entièrement remplacée par de la sclérose.(4) 450 LAavaL.MÉDICAL Juin 1943 La thyroïdite d\u2019Haschimoto se différencie aussi, au point de vue clinique, de la maladie de Riedel.Cette maladie de Riedel, elle aussi, est une augmentation rapide, progressive de la glande, mais, dans 499, des cas, un seul lobe est intéressé.Les signes de compression sont beaucoup plus marques, sans proportion avec le symptôme tumeur intéressant la trachée, les récurrents, l\u2019œæsophage, le paquet vasculo-nerveux du cou.Dans les cas avancés, elle aboutit souvent à l\u2019asphyxie.A la palpation, les bords sont diffus, mal délimités ; 44% sont des hommes, l\u2019âge moyen est de 39 ans.À l\u2019opération, la capsule est adhérente aux muscles et le clivage souvent impossible.La tumeur adhère également à la trachée, au récurrent, à la carotide et à la jugulaire.A la coupe, le parenchyme est blanc jaunitre.RÉSUMÉ La thyroïdite d\u2019Haschimoto survient chez les femmes à l\u2019âge d\u2019environ 38 ans ; elle intéresse les deux lobes et il n\u2019existe pas d\u2019adhérences, son temps moyen d\u2019évolution est de 14 mois.La thyroïdite de Riedel se rencontre dans 44% des cas chez un homme, à l\u2019âge moyen de 36 ans ; elle est habituellement localisée à un lobe et 1l existe de nombreuses adhérences ; sa durée moyenne est de onze mois.S\u2019agit-il maintenant de deux maladies distinctes ?On trouve, dans la littérature, de nombreuses publications à ce sujet.Plusieurs auteurs, notamment Ewing, considèrent ces deux thyroïdites comme deux stages de la même maladie, la thyroïdite d\u2019Haschimoto précédant la thyroïdite de Riedel.Mais, si la maladie d\u2019Haschimoto est une forme de début, comment expliquer qu\u2019elle survient chez des gens plus vieux?De plus, comment expliquer que la forme avancée n\u2019est localisée qu\u2019à un lobe et que la forme de début est généralisée ?Par contre, il existe des cas ou l\u2019on ne peut dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019une thyroïdite d\u2019Haschimoto ou de Riedel.Quant à l\u2019étiologie, elle est inconnue pour les deux formes ; et on invoque une toxi-infection de nature indéterminée.Quervain, se basant sur l\u2019existence fréquente d\u2019un goitre antérieur, fait entrer le goitre dans les causes prédisposantes.Ce goitre, à cause des nécroses et des hémorragies qui se passent à son intérieur, serait un point d\u2019appel pour l\u2019infection. Juin 1943 Lava\u2026.MÉDicAL 451 Enfin, 1l est intéressant de noter que Jaffé a trouvé, à l\u2019autopsie, quelques cas de thyroïdite d\u2019Haschimoto sans augmentation du corps thyroïde.Cette thyroïdite, méconnue du clinicien, a été surtout étudiée jusqu\u2019ici par les anatomo-pathologistes ; et 1l est du devoir du chirurgien de l\u2019avoir toujours présente à l\u2019esprit malgré sa rareté.Peut-être arrivera-t-il ainsi à poser le diagnostic avant l\u2019opération et, en compilant les observations, a élucider le problème de l\u2019autonomie de cette thyroïdite.Nous devons aussi au laboratoire l\u2019intérêt de notre deuxième cas de goitre.Le 9 mai 1941, se présentait, à l\u2019Hôprtal du Saint-Sacrement, un homme de 60 ans.Il était amené par une gêne respiratoire dont la cause était l\u2019augmentation de volume récente d\u2019un goitre qu\u2019il portait déjà depuis onze ans.Quelques mois avant son entrée à l\u2019hôpital, cette tumeur s\u2019était mise soudainement à grossir, se répandant dans les régions latérales du cou et faisant disparaître le retrait sous-mentonnier.Cependant, malgré cette hypertrophie, la conformation normale de la glande était conservée.II n\u2019existait aucune dureté et, même, on avait l\u2019impression d\u2019une certaine rénitence sauf à droite où on percevait une zone assez dure.Quant aux troubles de compression, 1ls étaient très marqués, se manifestant par du tirage, de la dyspnée, de la toux et de la dysphagie.Le malade devait garder la position assise et les manipulations de l\u2019examen faisait apparaître de la cyanose.Parmi les différents examens qui furent faits on note une glycémie de 2.44, une hyperglycémie à courbe prolongée et une radiographie qui montra de grosses calcifications dans le lobe droit.Après certaines hésitations, compréhensibles, on décida de tenter une thyrcïdectomie chez ce malade en train de mourir d\u2019asphyxie.Voici le protocole opératoire : « Les muscles sont épaissis par une infiltration inflammatoire chronique ou tumorale.Les tentatives de clivage déclenchent des hémorragies qui nous obligent à abandonner toute idée de thyroïdectomie.On se contente d\u2019enlever le nodule calcifié et une portion de la glande comme biopsie.L\u2019examen anatomo-pathologique montra qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un sarcome [ymphoblastique. 452 Lavar.MÉDICAL Juin 1943 Le sarcome lymphoblastique du corps thyroïde n\u2019est pas une tumeur fréquente, et une statistique, établie à la clinique Mayo sur 774 cas de tumeurs malignes de cette glande, observées de 1907 à 1937, lui donne une fréquence de 0.8%, soit quatre cas.| Par ailleurs, notre patient présentait une induration et une hypertrophie de ses deux testicules.Une biopsie fut faite ; elle donna le rapport suivant : « Sarcome lymphoblastique ayant les mêmes caractères que celui du corps thyroïde ».La présence du processus sarcomateux au niveau des testicules était certainement métastatique, vu la dissémination uniforme et bilatérale.Où donc avait pris origine ce sarcome lymphoblastique?Cliniquement, il nous fut impossible de déceler un foyer origmnel autre que celui de la glande thyroïdienne.Et, sans pouvoir le démontrer, nous croyons qu\u2019il s\u2019agissait, chez notre malade, d\u2019un sarcome lymphoblastique du corps thyroïde, résultant d\u2019une transformation maligne au niveau d\u2019un vieux goitre avec calcifications qui datait de onze ans.BIBLIOGRAPHIE Jarre.Chronic Thyroiditis.American Medical Journal, 1937.Waris.Chronic Thyroiditis.Comparative analysis of 100 Cases.Archives of Surgery, 1936, vol.33.GILCHRIST.Chronic Thyroiditis.Archives of Surgery, 1935.Lee.Non Specific Chronic Thyroiditis.Archives of Surgery, 1935.Lee.Clinical Aspects of Stuma Lymphomatose (Haschimoto).Archives of Surgery, 1935.CLUTE et Laney.Thyroiditis.Annals of Surgery, 1932, vol.95.PemBERTON.Malignant Lesions of the Thyroid Gland.Review of 774 Cases.Surgery, Gynecology er Obstetrics, 1939, vol.69.GRAHAM, Allen.Malignant Epithelial Tumors of the Thyroid.Surgery, Gynecology ¢r Obstetrics, 1924, vol.39.HerrsT.Malignant Tumors of the Thyroid.Ann.Surg., 1924, vol.79.PEMBERTON.Malignant Disease of the Thyroid Gland.A Clinical Consideration.Ann.Sug., 1928, vol.87.Wirson.Malignant Tumors of the Thyroid.Ann.Surg., 1921, vol.74. MÉDECINE PRÉVENTIVE LE LAIT CRU VU PAR LE BACTERIOLOGISTE par J.-Edouard MORIN, M.D., F.R.C.P.(C) Professeur de bactériologie à l\u2019Université Laval, Directeur des Laboratoires de l'Hôpital du Saint-Sacrement Depuis les découvertes géniales de M.Pasteur, la bactériologie, créée de toute pièce par lui, est.devenue la grande pourvoyeuse du zèle et de la générosité de toutes les entreprises philanthropiques.Cette science, la plus belle de toutes, a pour but ultime la prévention et la guérison des maladies.Ce fut la pensée dominante de toute la vie de Pasteur.C\u2019est dans ce but, que la Ligue canadienne de Santé a entrepris dans notre province, une vaste campagne pour la pasteurisation du lait.Jusqu\u2019à présent, le sujet vous a été exposé ici même sous les angles les plus divers.Aujourd\u2019hui, nous envisagerons le problème au point de vue bactériologique et notre causerie peut s\u2019intituler : Le lait cru vu par le bactériologiste.Il n\u2019est peut-être pas superflu, au début de cet entretien, de rappeler que le lait provenant d\u2019un animal sain, est théoriquement dépourvu de microbes si le trayeur a soin de Jeter les premiers jets du début.En pratique, les choses se passent tout autrement, et l\u2019on peut affirmer, au risque de choquer certaines susceptibilités, que le lait stérile dans la glande, est contaminé et souillé par le trayeur qui, par insouciance, mal- (1) Conférence prononcée au réseau français de Radio-Canada, le 24 avril 1943. 454 Lavar MÉDicaL Juin 1943 propreté ou négligence, n'apporte pas au lavage de l\u2019animal, des récipients et de ses mains, toute l\u2019attention voulue.Le lait subit également une lourde contamination pendant les manutentions qui suivent la traite.En un mot, la propreté du lait fourni par un animal sain est fonction de la propreté et de la diligence de tous ceux qui traient du lait et le distribuent.En plus de tous ces facteurs de contamination exogéne et partant évitable, 1l arrive fréquemment que le lait est infecté à la source même de production.Dans ces cas, nous sommes en présence d\u2019un animal porteur soit d\u2019une infection locale de sa glande (mammite), soit d\u2019une Infection générale à évolution lente et sournoise, v.g.la tuberculose, l\u2019avortement épizotique, etc.Il découle de ces données, que le lait cru, sujet à tant d\u2019aléas d\u2019infection, devient, quoi que prétendent certains esprits, un danger constant de maladies bénignes ou graves, le plus souvent graves, pour les tout Jeunes enfants et même pour les adultes.Or, c\u2019est afin de prévenir tous ces périls que des gens compétents dans la matière, et très désintéressés, ont entrepris de guider l\u2019opinion publique pour la convaincre de la nécessité de la pasteurisation du lait chez nous.C\u2019est pourquoi, afin de vous faire toucher du doigt les dangers du lait cru, nous allons étudier ensemble ce que l\u2019on peut trouver dans un verre de lait ordinaire, non pasteurisé, que consomment quotidiennement vos enfants.\u2018étude du lait comporte trois examens fondamentaux : 1° L\u2019examen direct après centrifugation afin de déceler la présence du pus et des autres impuretés que peut contenir le lait ; 2° L\u2019examen bactériologique proprement dit qui consiste, d\u2019une part, dans l\u2019énumération bactérienne dont le nombre est rapporté au centimètre cube ; d\u2019autre part, l\u2019étude qualitative des diverses espèces microbiennes en cause et particulièrement les types pathogènes (agents des maladies).L\u2019examen direct : Chez l\u2019animal sain, le lait cru renferme ordinärrement des débris cellulaires, les uns provenant des canaux et du revêtement cutané de la Juin 1943 LAavAL MÉDICAL 455 glande mammaire, les autres, des mains du trayeur.Chez l\u2019animal malade, au contraire, on trouve une quantité plus ou moins grande de pus et de sang auxquels s\u2019ajoutent, dans les deux cas, des brindilles végétales.L\u2019examen bactériologique : L\u2019énumération bactériologique du lait cru fournit des chiffres assez variables qui oscillent entre 60,000 et parfois même 2 à 3 millions au centimètre cube.Loin de moi l\u2019idée que toutes ces bactéries sont des pathogènes, c\u2019est-à-dire dangereuses, au contraire, elles sont constituées, en très grande partie, par des microbes dits saprophytes, inoffensifs et nécessaires, dont le rôle est fondamental dans la chaîne des êtres vivants.Cependant, on trouve quoditiennement dans le lait cru, des microbes agents des suppurations, des bactéries provenant de l\u2019intestin de l\u2019animal, parfois le bacille tuberculeux et, enfin, incidemment, le bacille de la diphtérie, et certains autres microbes sporulés soit aérobies ou anaérobies, ces derniers ne pouvant se multiplier que dans certaines conditions spéciales.ORIGINE DES MICROBES DU LAIT Ce n\u2019est pas le moment d\u2019exposer ici en détail, la nature, la vie et Pact; a 1 .,.action des microbes.Tout de même, 1l est important de savoir, qu\u2019il y a des microbes partout : dans l\u2019air, dans l\u2019eau, dans le sol, sur tout ce qui nous entoure, sur nos téguments et dans les cavités naturelles de l\u2019homme et des animaux.Lair \u2014 MILIEU DE CULTURE DES MICROBES Mais, me direz-vous, comment expliquer cette quantité innombrable de microbes dans le lait?Il ne faut pas oublier que le lait est un excellent milieu de culture pour les bactéries et de fait, dans tous les laboratoires, il est utilisé couramment pour l\u2019étude des microbes.Par conséquent, il n\u2019est pas étonnant d\u2019y voir croître, avec exubérance, les bactéries provenant de l\u2019animal, des récipients ou de l\u2019homme lui-même. 456 Lavar MéDicAr Juin 1943 Par exemple, si, au moment de la traite, on recueille, d\u2019une façon stérile, un échantillon de lait, on constate qu\u2019il renferme 100 à 300 bactéries par centimètre cube, tandis que quelques heures plus tard, ce même lait, laissé à la température ordinaire peut en contenir, 30, 60, et même 100,000.La prolifération est d\u2019autant plus rapide, que la température du lait se rapproche davantage de celle du corps humain.Il est facile de s\u2019imaginer, pendant les grandes chaleurs de l\u2019été la flore microbienne du lait qui, recueilli vers cinq heures du matin, est distribué vers midi à domrcile.TRANSMISSION DES MALADIES PAR LE LAIT Puisque le lait est un excellent milieu dans lequel les microbes peuvent se développer, 1l s\u2019ensuit qu\u2019il est un des vecteurs le plus sérieux et le plus fréquent d\u2019un grand nombre de maladies.INFECTIONS A MICROBES DU PUS L\u2019infection peut venir de l\u2019animal lui-même comme nous l\u2019avons signalé plus haut, il s\u2019agit, dans ce cas, d\u2019une infection de la glande mammaire dans laquelle se forment des foyers purulents dus à un microbe (streptocoque) également dangereux pour l'homme.Ce microbe consommé par l\u2019enfant, déterminera des infections de la bouche et des amygdales, c\u2019est l\u2019angme septique connue de tout le monde.TUBERCULOSE De plus ces mêmes animaux peuvent être porteurs d\u2019une infection tuberculeuse transmissible à l\u2019homme.On admet couramment que les lésions tuberculeuses primitives du tube digestif et parfois du rein, sont le plus souvent des contaminations d\u2019origine bovine.Dans une statistique parue, 1l y a quelques années, en Angleterre, Griffith a démontré que 39% des tuberculoses ganglionnaires de l\u2019enfant étaient consécutives à des tuberculoses de même nature.Chez nous, tout le monde connaît le degré élevé de l\u2019infection tuberculeuse dans notre cheptel J'ai, devant moi, un document irrefutable Juin 1943 Lavar MÉDicaL 457 qui montre que, sur 7,814 bovins passés à la tuberculine dans quatre comtés de la province, 2,396, soit 30.6%, furent abattus à la suite d\u2019une réaction positive à la tuberculine.La plupart de ces troupeaux fournissaient du lait soit à des particuliers, soit à des laiteries.Ceci explique, dans une certaine mesure, le pourcentage élevé de tuberculose que nous avons dans notre province (80.8 par 100,000 de population, alors que, dans la province d\u2019Ontario, le pourcentage est de 29.2).II est vrai que notre situation s\u2019est améliorée depuis quelques années, mais 1l est certain qu\u2019il nous reste encore beaucoup à faire Je sais fort bien, par ailleurs, que la tuberculose à bacille humain, occupe la première place, mais ce n\u2019est pas une raison pour négliger et tenir sous silence les dangers de la tuberculose à bacille bovin.BRUCELLOSES Charles Nicolle, dans un livre admirable, parle des brucelloses comme « maladie de l\u2019avenir».En effet, ces maladies, qui portent plusieurs noms : fièvre de Malte, fièvre ondulante, fièvre méditerranéenne et l\u2019avortement épizotique, sont dues à deux microbes dont l\u2019un se rencontre chez la chèvre et l\u2019autre chez la vache.Bruce a laissé son nom au premier et Bang au second.Ces animaux la transmettent à l\u2019homme par le lait dans 95% des cas.Depuis quelques années, dans tous les coins de la province, on rapporte des infections de ce genre, apparentées à la fièvre typhoiïde.Cette maladie, très grave, peut durer des mois et des années, sous forme de poussées de température intermittentes, d\u2019où le nom de « fièvre ondulante ».Voilà, quelques-unes des maladies propres à certains animaux et qui nous sont transmises directement par le lait.TypHOIDE L\u2019homme, par ailleurs, participe pour une large part 4 la contamination du lait : soit comme malade, soit comme porteur de germes.II peut, en effet, transmettre la fièvre typhoïde.Park et Williams signalent, dans leur traité de bactériologie, 179 épidémies de fièvre ty- 458 LAavAL MÉDICAL Juin 1943 phoïde ayant atteint 6,900 personnes.Il en est de même des salmonelloses communément appelées les para-typhoïdes, dont l\u2019origine est très souvent la même.Notons également que l\u2019homme, en infectant lui-même le lait, peut transmettre la scarlatine, l\u2019érysipèle, les amygda- [ites pultacées, infections dues à un streptocoque hémolytique, d\u2019une très grande virulence.Dans les pays où sévissent les infections cholériques ou dysentériques \u2014 ces dernières très fréquentes chez nous \u2014 on a pu retrouver dans le lait, l\u2019agent étiologique de l\u2019infection.DIPHTÉRIE Parke rapporte également 23 épidémies de diphtérie qui ont en- trainé 960 cas.Les recherches bactériologiques ont démontré la provenance lactée de l\u2019infection.DIARRHÉE INFANTILE Enfin, il faut signaler les troubles diarrhéiques qui surviennent chez les enfants au cours de l\u2019été.La plupart des cas sont rattachables au lait qui contient du coli-bacille, du Friedlander ou d\u2019autres microbes du tube digestif.Tous les bactériologistes savent que le coli-bacille, et le Friedlander en particulier \u2014 saprophytes normaux de l\u2019intestin de l\u2019homme et des animaux \u2014 acquièrent de la virulence lorsqu\u2019ils pénètrent dans un autre organisme.Ce fait explique l\u2019infection diarrhéique des tout jeunes enfants nourris presque exclusivement au lait.Chaque année, le taux de mortalité infantile est très élevé dans notre province ; ainsi, en 1940, 1l était de 69.8 ; en 1941 de 75.9, et en 1942 de 68.5 par 100,000 de population.Je me permets, à cette occasion, une note personnelle, c\u2019est la constatation faite au cours des autopsies d\u2019enfants qui meurent d\u2019infection diarrhéique, On trouve chez ces tout petits, une desquamation massive de la muqgueuse intestinale avec réaction du tissu lymphatique de I'intestin, engorgement des ganglions péritonéaux et lésions dégénératives toxiques du foie et des reins.En effet, 1l ne faut pas oublier qu\u2019un grand Juin 1943 LavaL.MÉDICAL 459 nombre de microbes pathogènes du tube digestif : bacille de Shiga, certains staphylocoques dorés (agents du Food Poison) et certains streptocoques, sécrètent, pour la plupart, un poison (toxme) qui détermine des lésions dégénératives graves dans tous les organes et, en particulier, dans le foie et le reine Il est regrettable que le temps me manque pour expliquer, plus en détail, tous ces troubles dus aux infections transmises par le lait, mais Je crois que tout ce que nous venons de dire est suffisant pour orienter l\u2019attitude de tout le monde.Quelques-uns seront portés à dire qu\u2019un bactériologiste voit des microbes partout et leur attribue une importance exagérée ; à ceux-là je répondrai que la bactériologie a fait ses preuves dans l\u2019étiologie des maladies et j'espère qu\u2019ils n\u2019auront jamais le malheur de perdre un enfant par la diphtérie, la tuberculose, la typhoïde, la dysentérie ou la scarlatine.Ainsi, pour obvier à tous ces dangers d\u2019infections graves, M.Pasteur a préconisé, pour la désinfection des vins, vers 1865, une méthode de stérilisation des liquides à laquelle Iles générations reconnaissantes ont gardé le nom : La Pasteurisation.Cette méthode vous a été expliquée à plusieurs reprises et ce n\u2019est pas mon intention d\u2019y revenir.Je me placerai à un point de vue essentiellement bactériologique en vous disant que les microbes non-sporulés : tous les staphylocoques, les streptocoques, le bacille de la typhoïde et tous ceux que nous avons énumérés en cours de route, sont détruits à 62°C, c\u2019est-à-dire 143°F., y compris le bacille tuberculeux tué en 15 minutes à cette température.Or le chauffage par la pasteurisation bien faite doit être porté à 145°F.(65°C.) pendant 30 minutes, il s\u2019ensuit donc que tous les microbes pathogènes non sporulés sont détruits.Mais, pourrait-on nous objecter, si la pasteurisation ne tue pas les microbes sporulés, tels : l\u2019agent du tétanos et des gangrènes gazeuses, des dangers plus graves nous menacent.Cette objection manque absolument de fondement.Tous les médecins et les bactériologistes savent, d\u2019une part, que les microbes anaérobies par définition, ne peuvent se développer dans les conditions ordinaires où se trouve le lait ; car l\u2019oxygène libre empêche leur développement.D'autre part, personne n\u2019ignore que les microbes du 460 LavarL MebicaL Juin 1943 tétanos et des gangrènes gazeuses exercent, dans 90% des cas, leur rôle néfaste quand 1ls pénètrent avec d\u2019autres microbes, dans une plaie où ils rencontrent les conditions nécessaires à leur développement.C\u2019est pourquoi, en présence de ces données scientifiques d\u2019une valeur indéniable et des dangers qu\u2019occasionnent la consommation du lait cru il faut, coûte que coûte, introduire et ancrer profondément chez nous, l\u2019idée de la prévention des maladies par une pasteurisation bien faite du lait.Celle-ci sera le complément de la lutte intense contre la diphtérie et un adjuvant de la filtration et de chlorination de l\u2019eau.Maintenant que tout le monde s\u2019est rendu compte du danger des Infections hydriques, je m\u2019étonne de rencontrer des gens qui, tout en étant des adeptes fervents de la filtration et de chlorination de l\u2019eau, s\u2019opposent à la pasteurisation du lait.Avec le Dr C.Vézina, doyen de notre Faculté, je me permets d\u2019affirrmer que les dissidents d\u2019un tel procédé « ou ne connaissent pas la question, ou sont mal renseignés ou encore, sont des gens intéressés ».En effet, le lait, par suite de sa composition, est un vecteur de maladies beaucoup plus dangereux que l\u2019eau.Afin d\u2019accélérer la lutte contre les maladies que la science peut dominer, la Ligue canadienne de Santé, dont la tête dirigeante est formée de médecins, vient de conseiller, au gouvernement de- notre province, de rendre obligatoire la pasteurisation du lait.Les préconisateurs d\u2019un tel mouvement, hommes compétents et désintéressés, n\u2019ont qu\u2019un but : améliorer la santé de leurs compatriotes et sauver ainsi le « capital humain ».Nous espérons qu\u2019avec la même largeur d\u2019esprit, qui, à l\u2019admiration générale, vient de prévaloir dans le cas de la grève du Lac Saint-Jean, nos dirigeants poseront à l\u2019unanimité, et d\u2019une façon décisive, cet acte nécessaire de la pasteurisation du lait.Nous verrons ainsi diminuer les cas de dysentérie, de typhoïde, de tuberculose et même décroître progressivement le taux de la mortalité infantile.Voilà les réflexions qui s\u2019imposent au bactériologiste lorsqu\u2019il examine au microscope la flore microbienne du lait cru. LA 'SYPHILIS A QUÉBEC, EN 1942 \u20181 par Émile GAUMOND Professeur de dermato-syphiligraphie à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval Au mois d\u2019octobre 1941, 1l m\u2019avait été donné de présenter, sous les auspices du Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, lors d'une réunion spéciale de la Société médicale des Hôpitaux universitaires, un travail intitulé : La Syphilis au Canada français, hier et aujourd\u2019hui.Celui que je vous présente ce soir est beaucoup moins ambitieux, mais J\u2019espère qu\u2019il saura quand même intéresser.Il ne sera question dans ce mémoire que de la syphilis, à peu près exclusivement, et de la syphilis dans la ville de Québec ou contractée à Québec.Une statistique, que Je crois assez complète, sera présentée avec quelques considérations suggérées par la lutte antivénérienne telle qu\u2019entreprise actuellement.La lutte antivénérienne, à Québec comme dans toute la province d\u2019ailleurs, ne date pas d\u2019hier.Nous avons déjà vu que, dès 1920, des dispensaires avaient été établis dans les grandes villes de la province où (1) Travail présenté devant la Société médicale de Québec, le 14 avril 1943. 462 LavAL MÉDicaAL Juin 1943 les vénériens indigents pouvaient recevoir les soins que requiert leur maladie.Les mêmes dispensaires continuent d\u2019exister mais fonctionnent, aujourd\u2019hui, d\u2019une façon un peu différente, et, je crois, d\u2019une manière beaucoup plus efficace.Les dispensaires, et je ne veux parler ici que de ceux de Québec, sachant toutefois que les choses se passent sensiblement de la même façon ailleurs, sont devenus des organismes où les malades, en plus d\u2019être examinés et traités, sont constamment sous surveillance en ce qui concerne la régularité et l\u2019assiduité à leur traitement.Ce travail s\u2019accomplit par l\u2019entremise du Service médico-social attaché à chaque dispensaire et à l\u2019aide d\u2019assistantes sociales spécialisées dans ce genre de travail.Les dispensaires, 1l ne faudrait pas l\u2019oublier, sont restés des centres d\u2019enseignement au service des étudiants qui doivent y faire un stage pendant leurs études et au service aussi des médecins qui veulent com- plêter ou augmenter leurs connaissances médicales.Les dispensaires antivénériens, Je tiens à le dire tout de suite, n\u2019ont pas été et ne sont pas organisés dans l\u2019intention d\u2019enlever des clients au médecin praticien, mais tout simplement pour y traiter des malades qui, autrement, ne recevraient pas de traitement suffisant.Tous les médecins savent, en effet, que le traitement antisyphilitique est long et que, pour un patient à petit revenu, 1l lui est difficile de s\u2019y soumettre un temps suffisant pour se guérir parfaitement.La statistique qui vous sera présentée dans un instant démontrera la véracité de cette affirmation.Les heures de consultations aux différents dispensaires dans les hôpitaux sont, comme le demandait le grand syphiligraphe Fournier en 1887, nombreuses, et les dispensaires sont d\u2019accès facile, ouverts à des heures où l\u2019ouvrier peut s\u2019y rendre sans préjudice pour son travail et pour sa bourse.Au moins deux hôpitaux, l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et l\u2019Hôtel- Dieu ont des cliniques antivénériennes du soir, cliniques qui sont, à ce moment-ci, très achalandées : le 11 mars dernier, 90 malades se sont présentés pour consultation .et traitement à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, entre 6 et 7 heures du soir.Je crois que ces cliniques du soir sont absolument nécessaires ; elles sont établies dans le seul but d\u2019être utiles aux malades, car, pour le médecin traitant et pour tout le personnel, Juin 1943 LavAL MÉDicaL 463 elles constituent un supplément de travail et, certaines fois, quelque chose de plus.La lutte antivénérienne ne peut être faite seulement par les médecins.Pour venir en aide au malade, pour préciser les origines de son mal, pour essayer d\u2019en Irmiter les conséquences familiales ou sociales, il faut que les médecins aient, auprès d\u2019eux, des infirmières spécialisées qui accomplissent, à côté du Service médical, un Service social sans lequel la prophylaxie ne peut exister.Ainsi s\u2019exprimait Spillmann, de Nancy, qui a été un des pionniers du Service médico-social pour les vénériens.Ce service a été institué à ma demande et fonctionne, à Québec, depuis deux ans passés.Au début, une seule assistante sociale y était attachée et maintenant elles sont quatre, toutes bien au courant de la vénéréologie, discrètes, dévouées, et travaillant avec un bel esprit d\u2019enthousiasme.Leur rôle consiste à tenir en ordre la fiche clinique, à se procurer tout renseignement utile pour retracer le malade, à se renseigner sur sa situation matérielle, familiale, ses obligations.L'\u2019assistante sociale remplit ici un rôle moral de première importance qui nécessite du tact et du jugement.Elle s\u2019occupe plutôt de l\u2019individu que du malade.Leur rôle consiste encore, et ceci est un point excessivement Important, à surveiller la régularité du traitement, à rappeler le malade à ses obligations thérapeutiques s\u2019il est contagieux, soit par téléphone, par lettre ou visite à domicile et à signaler à la division des maladies vénériennes les récalcitrants de mauvaise foi.L\u2019assistante sociale contribue, en plus, à la recherche de l\u2019origine des contaminations.Ce travail n\u2019est pas toujours facile mais se réalise encore assez aisément dans une bonne proportion des cas.Lorsqu\u2019il s\u2019agit, comme source de contamination, d\u2019une prostituée reconnue ou d\u2019une prostituée clandestine difficile à retracer, notre Service recourt à celui de la Sûreté municipale.En février 1942, lors d\u2019une réunion convoquée par les autorités militaires, pour étudier le problème des maladies vénériennes à Québec, Je suggérais l\u2019idée que si notre organisation pouvait compter sur les services d\u2019un policier, pour nous aider dans les cas difficiles de recherches chez les prostituées clandestines, la lutte en serait facilitée.La réunion 464 LavAL MÉDicAL Juin 194: était à peine terminée que le chef de police du temps, le capitaine A.-S.Bigaouette, que cette question avait toujours intéressé au plus haut point, mit à notre disposition, un de ses hommes les plus avertis, le détective Chs Fiset.Depuis un an, cette collaboration médico-policière, qui se fait discrètement et sans heurts, donne des résultats des plus appréciables.Le chef de police actuel, le lieutenant J.-J.Gagnon, nous accorde le même appui que son prédécesseur et 1l existe maintenant un Service social à la Sûreté municipale ! Le concours mutuel des bonnes volontés va beaucoup plus loin.Les deux Recorders de la ville, MM.les juges DesRivières et Morin, ont bien compris que leur rôle ne consiste pas seulement à distribuer des condamnations ou à Imposer des amendes à des personnes vagabondes ou flâinantes, mais, aussi, à voir à ce que ces mêmes personnes ne contaminent pas une partie de la population de la ville.Ici, encore, la collaboration judiciaire et médico-policière joue un rôle de premier plan.Le travail médical n\u2019est pas fait IcI uniquement par le Service médico- social des hôpitaux, mais, dans une bonne partie des cas, par la clinique opérée par le Dr Roméo Gagnon, médecin du corps de police, qui examine toutes les femmes arrêtées par les policiers.Ce Service avait été inauguré, Il y a quelques années, par le lieutenant-colonel Jules Mercier et 1l fonctionne maintenant en donnant des résultats très appréciables.Je désire signaler, en plus, Je bel esprit de compréhension que montrent MM.les avocats en ce qui concerne cette question et je leur demande de nous la continuer ce pour quoi tous ceux qui s\u2019occupent de la lutte antivénérienne leur seront reconnaissants.Les autorités militaires, qui sont directement intéressées à cette question et nous fournissent l\u2019occasion de mettre notre organisation à l\u2019épreuve, apprécient, Je crois, le travail qui s\u2019accomplit ; ici, encore, la collaboration est des plus étroites et des résultats encourageants commencent à se manifester.Après cette digression un peu longue, revenons au Service médico- social des hôpitaux, qui fonctionne à Québec depuis deux ans passés, patronné par le ministère de la Santé et du Bien-Etre social de la province. Juin 1943 LavarL MEbpicaL 465 Trois médecins y sont attachés : le Dr Jean Grandbors, le Dr Maurice St-Amand et moi-même.Quatre infirmières diplômées en hygiène publique, Gardes Marguerite Hébert, Mildred Charlton, Alice Ruel et Marie-R.Audet se partagent le travail.Deux de ces infirmières sont particulièrement en- trainées et spécialisées exclusivement dans ce genre de travail : gardes Hébert et Charlton.Le Service médico-social fonctionne à l\u2019Hôpital du Samt-Sacrement depuis le 1er juillet 1940 et, à l\u2019Hôtel-Dieu, depuis le 15 octobre 1941.À cette même date, il a été institué au Refuge Notre-Dame de la Merci ou prison des femmes où un travail considérable se fait.Depuis décembre 1940, une des assistantes sociales fait des prises de sang pour le Bordet-Wassermann à toutes les femmes qui consultent à la Clinique prénatale de l\u2019Assistance maternelle.En octobre 1942, le même Service, et sous la même direction, fonctionne à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et au Jeffrey Hale et, depuis janvier 1943, à l\u2019Hôpital Saint-François d'Assise.Cette manière de procéder à la lutte antivénérienne dans la ville de Québec permet d\u2019établir une statistique à peu près complète de tous les cas de syphilis traités dans les différents hôpitaux de la ville.Une enquête ayant été faite auprès de tous les médecins praticiens, cela permet de connaître le nombre total des syphilitiques traités en 1942 et, par un calcul assez simple, mais qui peut prêter à discussion, de connaître, en même temps, le nombre approximatif de syphilitiques dans la cité.Ces chiffres statistiques fourniront, en même temps, l\u2019occasion de faire quelques remarques ou considérations sur la lutte entreprise.Voici d\u2019abord la statistique des deux hôpitaux où le Service médico- social fonctionne sous la direction immédiate du professeur de dermato- sypbiligraphie : l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et l\u2019Hôpital du Samt- Sacrement.(5) CLINIQUE ANTIVÉNÉRIENNE Rapport-statistique de l\u2019année 1942 HORT AL L'HOTEL DIEU DE QUEBEC SAINT-SACREMENT Q SYPHILIS : Nombre de consultations.|.4513 ||.LL LL Lea ane 7,679 Patients traités A la clinique.|[.225 ||.365 Classés comme suit : Hommes Femmes % Hommes Femmes % Période primaire.4 4 49 .11 4 497 |.0.Période secondaire.7 2 49% |.32 46 21% |.Latente, moins de 4 ans.19 38 249, fo.2 43 84 359 |.Latente, plusde 4 ans.50 65 519, |.39 69 30% {.Tertiaire.1 1 19, |.4 1 19% |.Nerveuse.12 7 99%, [.14 3 50, |.Congénitale.5 10 7% |.8 7 49 |.88 127 100% |.151 214 100% |(.Diagnostiqués syphilitiques pour la 1ère OIS.+ vei iii ML ALL LA AN Lee 41 |.125 Déja traités ailleurs.loo LL LL a nana 30 fl.92 Réadmissions : Patients traités en 1941, ou antérieurement la clinique.||.LL aa a Lane 154 ||.LL aa 148 225 365 Traitements : Arsenicaux.MM LL LL La LL LA 2,472 | LL LL ALL LL 5,222 Bismuth.LL MN LL LL LL LL LL LL 2,073 |.2,835 Cyanurede Hg.lo oe LL 69 Bordet-Wassermann.|.LL aan VX 1008 RAR ARS 666 Ponctions Iombaires.|.Lean 8 ll.99% TVOIAIA TVAVT] epor ump CLINIQUE ANTIVÉNÉRIENNE Rapport-statistique de 'année 1942 (Suite) Hommes Femmes Totaux GONORRHEE : Nombre de consultations.eee 349 Patients traités à la clinique.ALL aa ea a A ea ea ae fe fe 118 Classés comme suit : Gonorrhée aigué.4 ea A Aa da ea da A da Ra La a Lane 65 37 |.LL Gonorrhée chronique.sa a aa ea a A A LA a La Aa aa 6 10 |.Sulfathiazole : nombre de comprimés donnés.DEAE FO PO 9,959 Quantité moyenne 4 chaque patient.ee Je 42 gms REGULARITE DU TRAITEMENT HopiTAL L\u2019HoreL-Dieu (Syphilis) DU SAINT-SACREMENT DE QUÉBEC Patients ayant suivi régulièrement leur traitement durant l\u2019année 1942.Lee PS PT 139 62% ||.266 72.99, Patients ayant suivi régulièrement leur traitement et, après leur départ, ayant été rapportés comme traités ailleurs.||.32 149% ||.34 9.3% 171 76% 300 82.29, Patients ayant suivi irréguliérement leur traitement.[.32 14% |i.36 9.9% Patients ayant abandonné leur traitement durant année 1942 et NOM TELTACES.© ovo einen eee 22 10% f.29 7.9% Classés comme suits : Syphilis récente.|[.[.|.13 | 2 fee Syphilis ancienne.22 oo 16 |.|.22 29 NOTE : Traitement suivi régulièrement : 3 injections et plus, par mois en moyenne \u2014 ou patient sous contrôle se présentant aux dates indiquées par le médecin pour examen ou reprise du traitement.evel wnf TVOIAQIIN TVAVT] LOY 468 Lava\u2026 MÉDiCAL SERVICE MÉDICO-SOCIAL Juin 1943 ° HopiTraL HoTEL-DiEu DU DE SAINT- QuEBEC SACREMENT SOURCES PROBABLES D\u2019INFECTION, déclarées par les patients traités à la clinique : 1 LL | RS 13 112.48 Retracées et amenées au traitement.2 36 |.Retracées et rapportées à la Division des maladies vénériennes ou à qui de droit.9 |.10 |.Non retraces.2 je.2 | 13 48 Gonorrbée:.loo qe pe 28 Retracées et amenées au traitement.|[.0.18 1.Retracées et rapportées à la Division des maladies vénériennesoud quidedroit.||.|.4 LL.Nonretracées.fl.fe 6 |.28 Contacts : Personnes ayant été exposées à la \u2019 contagion familiale ou extra-familiale et dont la source de infection serait un patient traité a la clinique (Syphilis) : Retracées et examinées.0[.78 He 21 Classées comme suit : Examen négatif.67 |.13 |.Examen positif.11 |.8 1.121200 78 21 DÉLINQUANTS : Personnes négligeant leur traitement : Momentanément et ramenées au traitement par une visite, lettre, etc.||.\u2026.89H11.79 Classées comme suit : ; Traitement suivi régulièrement par la suite 37 oo.37 FL 2 2 Traitement suivi 1rrégulièrement par la suite.ee 52 |.42 jL112 89 79 Juin 1943 Lava\u2026.MÉDICAL 469 CLINIQUE PRÉNATALE (Assistance maternelle) Toraux Bordet-Wassermann \u2014 Kahn depuis décembre 1940, à décembre 1942.354 Bordet-Wassermann - Kahn revenus positifs.\u2026.ete 8 Patientes amenées au traitement ou trouvées sous traitement.7 Patientes non retracées.00210000 00 a LL ee ieee 1 Norte : Les maris et les enfants de ces patientes ont été examinés \u2014 et amenés \u2014 au traitement lorsqu\u2019il y eut lieu.SERVICE SOCIAL En collaboration avec les autorités militaires et policières de la ville de Québec, MALADIE ToTAUX SYPHILIS : ; ; ; Sources d\u2019infection probables déclarées par les patients traités à l\u2019hôpital d\u2019isolation de Valcartier.{.48 Retracées par le Service social, examinées ou trouvées sous traitement.222 20210 e eee n ne sev eress I 23 |.Retracées et rapportées à la Division des maladies vénériennes.12 |.Retracées et rapportées aux autorités policières de la ville .13 |.48 GONORRHÉE : ; ; ; ; Sources probables d\u2019infection déclarées par les patients traités à I\u2019hépital d\u2019isolation de Valcartier.[.238 Retracées par le Service social, examinées ou trouvées sous traitement.FE ET 72 |.Retracées et rapportées à la Division des maladies vénériennes.54 |.Retracées et rapportées aux autorités policières de la ville.112 |.238 Il apparaît donc que, dans ces deux hôpitaux, l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, 590 malades, 341 femmes et 249 hommes, ont été traités durant l\u2019année 1942 pour syphilis, soit récente, soit ancienne ; que les malades y sont vus, dans une faible proportion des cas, 4%, en syphilis primaire, et que les patients ont suivi leur traitement dans une très grande proportion des cas, 92.1% et 90%, d\u2019une façon satisfaisante. 470 Lavar MeEpicaL Juin 1943 Notons, en plus, l\u2019excellent travail fait par le Service social dans la recherche des sources de contamination, travail qui a permis de les retracer dans une proportion très voisine de la totalité.La statistigue indique, en plus, l\u2019excellente collaboration qui existe avec les autorités militaires et policières de la ville comme les beaux résultats qui s\u2019ensuivent.Il n\u2019est pas inutile de souligner l\u2019importance de ces examens faits à la clinique prénatale de l\u2019Assistance maternelle où, sur 354 examens, 8 fois 1l s\u2019est agi de syphilitiques qui ne recevaient pas de traitement.Toutes ces femmes ont pu être amenées au traitement, en plus des maris dans la grande majorité des cas et de plusieurs enfants atteints de la maladie.Deux fois, l\u2019examen de la femme a permis de déceler un tabès évolutif chez le mari.Suit maintenant le tableau complet des activités du Service médico- social à la prison des femmes de Québec, service inauguré le 15 octobre 1941.PRISON DE QUÉBEC \u2014 Section féminine Rapport-statistique de l\u2019année 1942 Totaux % Nombre de détenues pour 1942.La La Lee PI 226 |.Nombre de consultations pour syphilis et blennorragie.{ 1,629 |.Détenues indemnes de toute maladie vénérienne.\u2026.105 46.59, Détenues atteintes de syphilis.81 35.89%, Détenues atteintes de gonorrhée, uniquement.40 17.79%, Détenues atteintes de syphilis et de blennorragie.45 20.0% Totaux % SYPHILIS : Bordet-Wassermann \u2014 Kahn pour diagnostic.226 |.Bordet-Wassermann \u2014 Kahn pour contréle.28 |.Bordet-Wassermann \u2014 Kahn négatifs.145 64.29, Bordet-Wassermann \u2014 Kahn positifs.81 35.8% Juin 1943 LAavaL\u2026 MÉDpicaL 471 PRISON DE QUÉBEC \u2014 Section féminine (suite) Toraux % Les détenues malades ont été classées comme suit : Période primaire.2022002 004 La aa aa aa Lea 0 0% Période secondaire.oi.15 18.59%, Latente moms ded ans.iiuinin.41 50.69, Latenteplusde4dans.22 27.89, Nerveuse.22002000 00444 a a a La LL AA aa a a aan 3 3.7% Congénitale.coon a ea a a aa ana 0 0% Totaux Injections : ATSENICAUX .© ove et ieee ieee ete eee 524 Bismuth.La LL a a Aa ea aa aa aa a a a ea ae 592 Les détenues diagnostiquées syphilitiques ont été dirigées aux endroits suivants : Bureaux privés.22200 04402 24e e aa ee a aa aa ea ea i 9 Hoétel-Dieu de Québec.a 32 Hopital du Saint-Sacrement.c.11 Clinique Roy-Rousseau.3 Cliniques en dehorsde la ville.20 Détenues sous traitement au 31 décembre 1942.6 Totaux GONORRHÉE : Prélèvements vaginaux.20202 004 ALL LL A a La a Le 269 Prélévements vaginaux positifs.LL.11 Deétenues traitées pour blennorragie clinique.85 Douches vaginales.A aa ae 3,328 Sulfathiazole : Quantité moyenne & chaque patiente.51 gms.Toraux % ORDRES D\u2019ISOLEMENT : Ordres d\u2019isolement ¢mis au cours de année 1942.{.27 Délits commis dans la ville de Québec : Syphilis.13 |.Gonorrhée.1 |.Délits commis en dehors de la ville de Québec : Syphilis.11 |.Gonorrheée.2 |.27 472 Lavar MÉDpicaL Juin 1943 On y constate d\u2019abord que toutes les détenues ont été examinées au point de vue vénérien et que, dans une proportion quasi effarante (53%), elles ont été trouvées atteintes soit de syphilis, soit de gonorrhée.Si le chiffre donné est si élevé c\u2019est sans doute la conséquence d\u2019une campagne très active conduite l\u2019an dernier par tous ceux qui ont à cœur l\u2019intérêt de la collectivité.Une remarque s\u2019impose en ce qui a trait à la gonorrhée, c\u2019est le nombre minime de prélèvements où le gonocoque a été décelé par rapport au nombre de blennorragies cliniques constatées.Tous les médecins savent la difficulté à déceler le gonocoque sur une lame, mais nous aimerions bien pouvoir lire plus souvent sur le rapport fourni par le laboratoire de la Division des maladies vénériennes : présence de gonocoques.Pour ceux qui ne savent pas ce que veut dire : ordre d\u2019isolement, disons que c\u2019est un ordre émis par le directeur de la Division des maladies vénériennes d\u2019avoir à isoler, soit à l\u2019hôpital, soit dans un lieu de détention, une personne qui se refuse, après plusieurs avis, à suivre le traitement que requiert sa maladie.Ces ordres d\u2019isolement ne sont émis que pour les personnes contagieuses et en vertu de la loi dite des maladies vénériennes.Pour en revenir au chiffre élevé des détenues trouvées malades (53%) 1l se rapproche d'assez près de celui fourni par le Dr Roméo Gagnon, médecin du Service de la Police qui,-sur 244 personnes examinées par lui comme vagabondes en 1942, 120 ont été trouvées malades (51 de syphilis et 61 de blennorragie) soit une proportion de 49.2% des femmes examinées.Voyons maintenant les chiffres fournis par les autres hôpitaux de la ville.La classification en est moins complète, soit parce qu\u2019il n\u2019y a pas de Service médico-social, soit parce qu\u2019il a été organisé depuis trop peu de temps.Les malades y sont classés soit comme syphilitiques récents, soit comme syphilitiques anciens. Juin 1943 Lava\u2026.MÉDICAL 473 AUTRES HOPITAUX DE QUÉBEC RÉCENTS ANCIENS ToraL Hépital du Parc Savard.23 63 86 Hépital Saint-Michel-Archange.7 49 56 Hépital de \u2019Enfant-Jésus.21 32 53 Crèche Saint-Vincent de Paul (5.99%, du nombre d\u2019enfants hospitalisés) .| .34 34 Jeffrey Hale\u2019s Hospital .17 12 29 Hépital Saint-Frangois-d\u2019Assise.9 11 20 Hôpital de la Miséricorde (2.59%, du nombre de malades admises).16 .16 Prison des hommes, Québec (6 derniers mois de 1042).DA 13 1 14 Hépital Laval.ooo oo] ooo 6 6 106 208 314 Le total de tous ces malades traités dans les hopitaux de Québec ou les prisons est donc de 985.A l\u2019Hôpital Samnt-Michel-Archange, toutefois, sur 56 malades syphilitiques, 35 venaient du dehors de la ville ce qui ne veut pas dire qu\u2019ils n\u2019avaient pas contracté leur maladie à Québec.A la Crèche Saint-Vincent de Paul le pourcentage d\u2019hérédos est, pour 1942, le double du chiffre fourni en temps normal, d\u2019après le Dr D.Lapointe.A l\u2019Hôpital de la Miséricorde les mêmes constatations sont faites : 1.89, en 1941 et 2.59, en 1942, mais seulement la moitié des malades syphilitiques sont de Québec.Notre enquête a porté aussi chez les médecins privés traitant des syphilitiques à leur bureau et nous remercions tous nos confrères qui se sont aimablement prêtés à notre demande en nous répondant dans une proportion de 100 p.cent.Lettres adressées.175 Réponses éliminées, (départs, enrôlement dans \u2019armée, etc.) .30 Rapportsregus.145 Classés comme suit : Médecins qui ont traité des syphilitiques.76 Médecins qui n\u2019en ont pas traité.69 Nombre de patients traités.633 474 LavAar.MÉDICAL Juin 1943 Classés comme suit : Syphilis récente.329 Syphilis ancienne.304 SI on ajoute, au chiffre donné par les hôpitaux, celui fourni par les médecins dans leur clientèle, on en arrive à un grand total de 1,618 syphilitiques sous traitement à Québec en 1942.Il serait bien intéressant de pouvoir vous dire le nombre total des syphilitiques de la ville, traités et non traités, mais, ici, il faut tabler sur des chiffres et des proportions hypothétiques.Suivant les statistiques générales, et d\u2019après l'avis du Dr Parran, chef du Service de la Santé des États-Unis, le nombre de syphilitiques sous traitement ne représente que 10%, des individus infectés.A ce compte-là, 1l y aurait plus de 16,000 syphilitiques à Québec, chiffre que nous croyons manifestement exagéré.En effet, depuis l\u2019introduction dans les hôpitaux et dans les prisons du Service médico-social, Ie nombre de syphilitiques sous traitement a grandement augmenté, soit parce que la régularité du traitement est mieux surveillée, soit parce que le dépistage des sources de contagion est mieux fait, et Il nous paraît raisonnable de croire que le nombre de syphilitiques connus représente bien au moins 15 sinon 20% du total des malades.Cette façon de calculer établirait le nombre de syphilitiques entre 8,100 et 10,700.Un chiffre de 9,000 nous semble devoir être près de la vérité.En faisant un calcul différent et en prenant, comme point de départ, cette affirmation admise partout que le total des syphilitiques d\u2019une ville équivaut à 6% de sa population, on en arrive à un chiffre à peu près semblable : (150,000 X 6% = 9,000).Lorsqu\u2019on parle de la totalité des syphilitiques 1l faut savoir qu\u2019on entend par là non seulement les malades récents et contagieux, mais les cas anciens de même que les hérédos.Les statistiques qui viennent d\u2019être présentées parlent par elles- mêmes et sont assez éloquentes, mais Il en est d'autres qu'il est bon de regarder.Ainsi, par les déclarations obligatoires qui en sont faites au ministère de la Santé, nous savons qu\u2019à l\u2019Hôpital militaire de Valcartier, section Juin 1943 LAavaL.MÉDICAL 475 d\u2019isolation, durant l\u2019année 1942, 812 militaires ont été hospitalisés pour blennorragie, 82 pour syphilis et 8 pour syphilis et blennorragie.Il est admis, par ailleurs, que, pour la syphilis, dans 57 cas elle a été contractée à Québec, dans 9 cas à Montréal, dans 4 cas au Lac Mégantic, dans 1 cas dans le comté de Témiscouata, 1 fois en Angleterre, 1 fois à Rimouski, que, dans 2 cas, l\u2019épouse a contaminé le militaire et que 17 fois la source de contamination est inconnue.Il est encore vraisemblable que, malgré tous les soins que prennent les autorités militaires à dépister leurs vénériens, quelques-uns doivent leur échapper, mais cette situation ne doit pas être spéciale à la région militaire dans laquelle notre ville est comprise.En tenant compte de tous ces aléas, et sachant que la cinquième région militaire comprend environ 13,000 hommes, l\u2019incidence de la syphilis parmi eux serait de 6.92 par mille ou de 0.692 pour cent.Les chiffres sont surtout éloquents lorsqu'on les compare entre eux.Aux États-Unis, d\u2019après un rapport par R.A.Vanderlehr et Lida J.Usilton, et publié dans le J.A.M.A.du 26 décembre 1932, vol.102, n° 17, p.1.369, rapport concernant l\u2019examen sérologique et clinique de 2,093,138 conscrits et volontaires de 21 à 35 ans, le taux de la syphilis serait de 252.3 par mille chez les conscrits de race noire et de 17.4 par mille chez les blancs.En ne considérant que ce dernier chiffre il est quand même plus que le double de celui fourni 1c1 soit 6.92 p.1,000.Même si le nombre de syphilitiques chez les militaires est peu élevé, il faudrait qu\u2019il soit encore plus bas car cette maladie immobilise encore trop de nos Jeunes soldats.En effet, la syphilis, a elle seule, a nécessité plus de 3,000 jours d\u2019hospitalisation et la blennorragie près de 22,000 jours, en 1942.Nous suggérons dans ce but que l\u2019examen fait par le médecin régimentaire soit fait avec régularité et, qu\u2019en plus des instructions ordinaires et répétées qui sont données aux militaires sur les dangers des maladies vénériennes, on insiste sur cette vérité que la continence ne nuit pas à la virilité et qu'un alcoolisme sturide conduit souvent à la vérole.Voilà ce que les chiffres compilés révèlent sur la syphilis à Québec en 1942.Il reste à tirer certaines conclusions ou réflexions qui se dégagent de cet ensemble. 476 Lavar MÉDicaL Juin 1943 D\u2019abord, le nombre de syphilitiques semble assez important, 8 à 9,000.Ce chiffre n\u2019est pas plus élevé qu\u2019ailleurs semble-t-il, mais il pourrait diminuer.Signalons la précieuse collaboration que nous apportent les médecins praticiens : ils peuvent être assurés, en retour, de notre bon vouloir à leur aider et, si la chose leur agrée, le Service médico-social est à leur disposition, soit pour ramener au traitement à leur bureau les patients négligents, soit pour découvrir les agents contaminateurs de leurs malades.Il n\u2019est dans l\u2019intention de personne au centre de faire dévier la clientèle, bien au contraire, mais tout ce qui importe, c\u2019est que le syphilitique soit traité.Les chiffres donnés tout à l\u2019heure sont d\u2019ailleurs là pour démontrer que les dispensaires ne sont pas les seuls à traiter des syphilitiques puisque sur 1,618 malades, 633 ont êté traités en clientèle privée par 76 médecins.Signalons encore le beau résultat obtenu dans la régularité du traitement qui, à l\u2019Hôtel-Dieu et à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement a été suivi par 90 à 92% des malades d\u2019une façon satisfaisante.Il n\u2019y aurait que cette raison pour justifier l\u2019existence du Service médico-social qu\u2019elle serait complètement suffisante.Ce même service a permis à la prison des femmes de tenir sous traitement, toute l\u2019année, soit à la prison, soit ailleurs, toutes les détenues contaminées de syphilis.Il est impossible d\u2019évaluer à sa valeur l\u2019effet prophylactique de cette mesure.Il nous a été donné de voir, en passant, l\u2019importance de l\u2019examen sérologique fait à la clinique prénatale de l\u2019Assistance maternelle.Ce n\u2019est pas le seul endroit où le Bordet-Wassermann, faitsystématiquement, a provoqué des surprises.Ainsi, grâce à l\u2019amabilité de son directeur, le Dr André Simard, nous savons que parmi les 2,083 personnes qui sont allées donner leur sang pour la Société canadienne de la Croix Rouge, jusqu\u2019au 1°\" mars, 1943, 14 fois le Bordet-Wassermann est revenu positif, soit dans 0.67% ou 6.7 par mille.Dans chaque cas il s\u2019agissait de syphilis ignorée des malades.Il en est de même à la Brasserie Boswell où, sur 84 examens séro- logiques faits pour le personnel, 4 sont revenus positifs.On ne saurait trop insister sur l\u2019importance qu\u2019il peut y avoir non seulement pour les malades qui se présentent chez le médecin ou à Juin 1943 Lavar.MÉDICAL 477 l\u2019hôpital à avoir un examen sérologique mais aussi dans toutes les industries, les grandes comme les petites.L'intérêt de la chose est appréciable aussi bien pour l\u2019employeur que l\u2019employé.Il faudrait bien se garder, toutefois, d\u2019une fausse interprétation du résultat donné par.l\u2019examen du sang, interprétation que seul le médecin est capable de donner et de justifier.En tenant compte de cette particularité 1l serait à souhaiter que tout le personnel de nos arsenaux de guerre, qui se totalise à plus ae 10,000 personnes des deux sexes, ait un examen sérologique répété à des intervalles convenables.La syphilis, et tout le monde l\u2019admet, est une maladie sociale et elle constitue un des problèmes les plus sérieux auxquels la société ait à faire face en ce qui concerne les maladies contagieuses.La syphilis, par ailleurs, est surtout transmise par la prostituée et, en majeure partie, par la prostituée clandestine, fille de cabaret, de restaurant, etc.Actuellement la lutte porte surtout comme on a pu le constater à dépister ces femmes.Dans des temps troublés comme ceux que nous traversons, et avec les conditions anormales qui prévalent actuellement, c\u2019est ce qui presse le plus.Mais, il ne faudrait pas l\u2019oublier, quand les conditions s\u2019y prêteront mieux, que la lutte aux maladies vénériennes, qui est entrée et pour de bon sur un plan médico-social, ne sera pas complète, tant qu\u2019on ne travaillera pas à relever, en partie du moins, ces filles ou femmes pour lesquelles la société est en partie responsable de la chute ou de la déchéance.Bientôt, nous l\u2019espérons, il sera possible de greffer sur le Service médico-social, un Service qui s\u2019occupera exclusivement de cette partie du problème et qui viendra à réaliser ce que, paraît-il, les Russes ont réussi : la disparition de la prostitution.Pour en arriver là, cette seule mesure n\u2019est pas suffisante.Il faudrait que disparaissent aussi les souteneurs de prostituées, ceux qui paient les amendes imposées à ces filles, en un mot ceux etcelles qui, sous des dehors plus ou moins mitigés, vivent de la prostitution et font, en petit, ce que le droit international condamne dans tous les pays : la traite des blanches. 478 Lava\u2026.MÉDicaL Juin 1943 Poussant plus loin les mesures prophylactiques destinées à avoir raison des maladies vénériennes, ayant en vue, ici surtout, la syphilis qui peut se transmettre aux descendants, peut-être verrons-nous un Jour l\u2019obligation pour les candidats au mariage de présenter un certificat de santé! A-t-on Jamais pensé que le mariage, actuellement, est la seule profession qu\u2019on est en droit de pratiquer sans être muni d\u2019un certificat de compétence ?En prenant les choses encore d\u2019un peu loin, 1l est au moins raisonnable de croire que la véritable prophylaxie antivénérienne pourrait sans doute commencer par l\u2019enseignement, à un âge convenable, des notions de la physiologie et de l\u2019hygiène des fonctions sexuelles, afin que les enfants n\u2019apprennent pas le vice avant de connaître les fonctions sexuelles puisque l\u2019Innocence ne consiste pas dans l\u2019ignorance comme l\u2019a dit le cardinal Perraud et que l\u2019ignorance ne fait pas l\u2019innocence mais qu\u2019elle cause le danger.Cette éducation sexuelle pourrait étre réalisée par les éducateurs laics ou religieux de la jeunesse aidés par les parents quand ceux-ci le peuvent ou le veulent.Le travail à faire est encore considérable, mais, petit à petit, il parviendra à sa réalisation avec du bon vouloir et la coopération de tous.Pour l\u2019instant, nous croyons que la lutte antivénérienne à Québec constitue un bel effort de toute la profession médicale et qu\u2019elle est en même temps un apport précieux à la profession elle-même en ce sens qu\u2019elle permet au médecin de remplir un rôle social particulièrement utile et pour lequel il est bien préparé.L'organisation antivénérienne constitue en même temps un apport tout aussi précieux à la ville de Québec puisqu\u2019elle s\u2019occupe du plus précieux des biens de ses citoyens : leur santé.En plus Il est bon de savoir que plus le nombre de syphilitiques est élevé, plus cela coûte cher aux pouvoirs publics, en somme à tous les contribuables.Dans l\u2019espèce, ici, en qui concerne la question argent, celui-ci est fourni par le ministère de la Santé de la province.Actuellement, au Jobns Hopkins Hospital, on calcule que chaque patient coûte par visite et traitement au dispensaire, $1.06 par visite.Comme on calcule, par ailleurs, que chaque malade fait en moyenne Juin 1943 LavAaL\u2026 MÉDICAL 479 76 visites dans une période de 27 mois, 1l coûte donc $78.00 et ceci lorsqu\u2019il est en syphilis récente ! En période de guerre, une organisation antivénérienne est non seulement utile mais nécessaire à l\u2019effort de guerre.Les militaires qui contractent une maladie vénérienne sont contaminés, il ne faut pas l\u2019oublier, par la population civile.Ceux qui ont à voir à ce que ces contaminations soient le moins nombreuses possible travaillent donc, eux aussi, à la cause commune et leur travail, qui constitue leur effort de guerre sur le front civil, n\u2019est pas Inférieur à celui des militaires, puisque comme ces derniers 1ls luttent pour la survivance de l'humanité.En terminant cet exposé, souhaitons que tous ces vœux se réalisent, que la syphilis ne soit plus, dans un avenir prochain, qu\u2019une maladie d\u2019exception et que les mesures sociales qui s\u2019imposent soient, le temps venu, appliquées avec une fermeté intelligente et bien comprise.Le siècle qui vient sera plus social ou 1l sera anarchique.Étendant davantage notre pensée nous aimerions bien que la ville de Québec soit propre comme nous aimerions bien voir mis en pratique, dans la province, le vieux proverbe chinois qui dit : \u2018 «Que chacun balaie le devant de sa maison et toute la rue sera propre ». MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES A PROPOS DES DOULEURS VERTÉBRALES Les personnes qui souffrent de leur dos sont légion et forment un pourcentage Important des gens qui viennent consulter le médecin.Souvent ces malades cherchent un remède à leurs maux dans différents hôpitaux, vont d\u2019un médecin à un autre, se promènent même à l\u2019étranger et vont voir des célébrités médicales.Souvent, hélas, ces malades sont même l\u2019opprobre du médecin parce qu\u2019ils ne sont pas examinés assez minutieusement.Ilimporte donc, au plus haut point, que le patient qui se plaint du dos soit : 1° bien interrogé ; 2° bien examiné.Un interrogatoire bien fait sur les antécédents personnels est 1mpor- tant ; souvent, il nous mettra sur la piste du diagnostic.Il faudra faire préciser au patient comment,.vers quel Âge, à quelle occasion, ont débuté les troubles dont il se plaint.Il faut avoir la patience d\u2019écouter tout ce qu\u2019il raconte tout en le dirigeant, et suivre l'évolution de la maladie et ses complications.Comme 1l arrive souvent que l\u2019interrogatoire nous renseigne peu au sujet de la colonne, il faudra alors s\u2019enquérir s\u2019il n\u2019existe pas de troubles digestifs, s\u2019il n\u2019y a pas de foyers d\u2019infection occultes qui pourraient exister soit dans la bouche, la gorge, les oreilles, etc.Naturellement 1l arrivera assez souvent que l\u2019interrogatoire nous mettra tout de suite sur la voie du diagnostic.Il va sans dire que l\u2019examen clinique est d\u2019importance primordiale.À cet effet, 11 faudra toujours, tout en respectant la pudeur du malade, i 0 Juin 1943 LavAaL MÉDicAL 481 le faire déshabiller complètement afin d\u2019avoir une vue d\u2019ensemble de tout le dos.D\u2019emblée un coup d\u2019œil peut faire faire le diagnostic par exemple de scoliose, de Pott, de simple attitude scoliotique.II faut voir le malade d\u2019abord debout et noter : Par la simple inspection, s\u2019il n\u2019existe pas de gibbosité, soit médiane, soit latérale ; s\u2019il n\u2019y a pas de chute du tronc à droite ou à gauche ; s\u2019il n\u2019y a pas de raideur dans les mouvements et noter alors quel segment est enraidi.Toujours se rappeler que le rachis cervical et lombaire est excessivement mobile, le rachis dorsal très peu.Il faudra aussi noter s\u2019il n\u2019y a pas de Trendelenbourg.Le patient est ensuite couché sur la table d\u2019examen et, par la palpation, 1l faudra noter: 1° l\u2019endroit maximum de la douleur ; 2° la contracture des masses musculaires ; 3° s\u2019enquérir très bien de l\u2019état des réflexes : abdominaux, crémastériens, rotuliens, des abducteurs, Achilléens, Babinski.La colonne vertébrale ne révèle aucun point douloureux et semble normale, il faut alors rechercher la cause dans le bassin, dans les membres inférieurs.A cet effet, il faudra faire l\u2019étude des mouvements, voir s\u2019ils sont limités, douloureux, s\u2019il y a gonflement du côté de la hanche, du genou, du pied.J\u2019insiste beaucoup sur l\u2019examen des pieds, chez la femme surtout.Ne jamais oublier, non plus, de palper l\u2019abdomen, si notre examen local n\u2019a rien révélé, car la douleur vertébrale peut être un réflexe et provenir de troubles ovariens, rénaux, hépatiques ou intestinaux.C\u2019est également le temps de voir si la bouche, la gorge, les sinus sont en bonnes conditions.Après un interrogatoire minutieux et un examen clinique complet, il ne faudra pas négliger l\u2019apport précieux que peuvent nous donner les ravons-X.Très souvent la colonne est le siège d\u2019une lésion, d\u2019une mal- (6) 482 Lavar.MÉDICAL Juin 1943 : formation, d\u2019un déséquilibre frontal ou sagittal qui expliquent les phénomènes douloureux.Cependant 1l arrive aussi, comme je l\u2019ai signalé ' plus haut, que la douleur vertébrale soit un réflexe venant d\u2019ailleurs.Voici, d\u2019après l\u2019âge, ce qu\u2019il faut envisager d\u2019important d\u2019un sujet | qui se plaint du dos : Jusqu\u2019A 10 ANs 1° Pott: C\u2019est la lésion à laquelle il faut songer d\u2019abord.Si l\u2019enfant est vu à la période de la gibbosité, des abcès, le diagnostic est ordinairement facile.Mais, vu à la période de début, 1l faudra être prudent, s\u2019enquérir des antécédents personnels, familiaux ; très souvent l\u2019état général sera un peu atteint : amaigrissement, sudations nocturnes, inappétence, raideur vertébrale, alors le laboratoire, par certains « tests », peut être très utile.La radiographie ne sera positive que quatre à six mois après le début des signes cliniques.Elle montre un léger pincement articulaire.Traitement général : bonne hygiène, bonne alimentation, et médication appropriée, devront être instituées.Le repos.local complet de la lésion, par décubitus dorsal, est de rigueur en attendant que le diagnostic soit confirmé ou infirmé.2° Fracture : Ici 1l y a histoire d\u2019un traumatisme antérieur, début brusque des troubles, contrairement au Pott, et le rayon-X confirme des prétentions de la famille.Le corset plâtré s\u2019impose, avec le repos 1l va sans dire.3° Scoliose : Il est rare qu\u2019elle fasse souffrir l\u2019enfant avant dix ans, mais la mère amène son enfant parce qu\u2019il se tient mal.L'examen clmique révèle alors une scoliose.Le traitement de cette affection est un peu complexe pour être développé dans un article comme celui-ci.D\u2019une façon générale, la gymnastique, à cet Age, sera le principal souci du médecin et des parents.De 10 A 20 ANS D'après les statistiques, les deux sexes semblent également frappés.Ce que l\u2019on rencontre le plus souvent, c\u2019est : Juin 1943 Lava\u2026.MÉDICAL 483 1° Les fatigués par croissance rapide, études trop longues, trop chargées, exercice insuffisant.Alors un examen minutieux et la radiographie feront le diagnostic.Le traitement sera : repos mitigé, alimentation, médication, exercices appropriés.2° Pott : Ce que l\u2019on vient de dire se répète 1c1.3° La cyphose ou la lordose: Ces deux déviations antérieures du rachis donnent parfois des douleurs assez vives simplement par déséquilibre dans le plan sagittal.La gymnastique, le massage, un petit corset approprié, une médication calcique et vitaminée, sont très utiles.4° L\u2019épiphysite vertébrale que l\u2019on peut rencontrer à cet âge exclusivement et qu\u2019il ne faut pas confondre avec le Pott.Les signes cliniques du début sont les mêmes : douleurs vertébrales, raideur d\u2019un segment important de la colonne, parfois légère atteinte de l\u2019état général.C\u2019est la radiographie qui fera faire le diagnostic.Celle-c1 nous montrera des disques intervertébraux en pâte feuilletée, le plus souvent dans la région dorsale inférieure.Le traitement consistera en repos par décubitus, médication calcique.Habituellement les phénomènes douloureux disparaissent, la lésion guérit en 18 mois environ.5° Le spondylolisthésis : Rare à cet âge et presque toujours congénital.C\u2019est encore la radiographie qui fera le diagnostic et qui montrera le glissement presque toujours dans la 5\u201c lombaire en avant du sacrum.Le traitement idéal semble être une greffe d\u2019Albee avec deux greffons.6° Le rein ptosé : Très rare à cet âge.ŸY penser tout de même.La rétroversion utérine, la dysménorrhée, peuvent donner une douleur vertébrale réflexe.Y songer.Traitement adéquat.7° Enfin ne pas oublier l\u2019examen des pieds. 484 Lavar MeEbicaL Juin 1943 ENTRE 20 ET 40 ANS Il va sans dire que l\u2019interrogatoire et l\u2019examen doivent toujours être très minutieux.Il faudra songer alors, chez la femme, si on ne trouve aucune cause locale de douleur ni dans la colonne, ni dans le bassin osseux : 1° À une malposition utérine, rétroversion, antéflexion ou à des troubles ovariens ; 2° A une ptose rénale ; 3° A des pieds mal chaussés.C\u2019est à cette période de la vie que la femme souffre le plus des pieds et qu\u2019elle consulte souvent pour des douleurs vertébrales.Il est donc important d\u2019examiner la patiente debout d\u2019abord, de s\u2019enquérir s\u2019il n\u2019existe pas de pieds plats, de cors, d\u2019hallux valgus, de callosités plantaires, lesquels sont excessivement douloureux et la cause de douleurs dans les jambes, les cuisses et la région lombaire.La plupart du temps, une chaussure appropriée, assez longue, des talons cubains carrés avec un bon support interne à même la semelle, amèneront un soulagement marqué des douleurs lombaires.1! arrive souvent, dans cette période de la vie chez de grandes multipares, que la paroi abdominale soit un peu relâchée et occasionne, par déséquilibre dans le plan sagittal, des douleurs lombaires.Le port d\u2019un bon corset pourra rémédier à ces douleurs.Chez l\u2019homme : c\u2019est l\u2019époque de la vie active.Ce que l\u2019on rencontrera le plus souvent c\u2019est : 1° Des lésions traumatiques au niveau de la colonne, des ligaments ou des muscles.Bien examiner alors les mouvements de la colonne, s\u2019enquérir avec soin des points douloureux car l\u2019examen clinique nous montre qu\u2019ils ne sont pas les mêmes s\u2019il s\u2019agit d\u2019une douleur nettement osseuse ou simplement ligamentaire ou musculaire.Le test à la novocaïne est excellent, dans ces cas où l\u2019on rapporte des antécédents traumatiques, pour aider au diagnostic.Si la radiographie est négative, très souvent le repos mitigé, la physiothérapie, le massage, seront d\u2019un grandsecours.Dans les jours qui suivent un accident, souvent c\u2019est le repos qui agit le mieux et s1 l\u2019on veut faire des manœuvres intempestives, la dculeur n\u2019en sera que plus vive. Juin 1943 Lavar MÉDICAL 485 2° Hernie du nucleus pulposus : Depuis environ quinze ans, ce syndrome est beaucoup mieux connu.Il y a ators des antécédents traumatiques nets.L\u2019examen clinique nous montre des points douloureux assez nets et la plupart du temps une sciatique marquée qui résiste à tout traitement.Toujours songer, chez un ouvrier qui se plaint de sciatique ou qui rapporte l\u2019histoire très nette d\u2019un accident important ou de micro-traumatismes répétés, à cette lésion de la colonne vertébrale.II est trop long d\u2019énumérer ici les caractéristiques de l\u2019examen clinique, radiologique.Des monographies très bien rédigées sur cette affection sont parues ces dernières années.3° Entorse vertébrale : Si l\u2019examen clinique et radiographique est négatif, que le patient raconte une histoire évidente d\u2019un traumatisme.il faut y croire et le traiter par un repos mitigé, de la chaleur et de la novocaïne, 4° Le spondylolisthésis : C\u2019est durant cette période de la vie qu\u2019on le rencontre le plus souvent.C\u2019est encore la radiographie qui en fait le diagnostic.| 5° La spondylose rbizomélique : Y penser chez l\u2019homme d\u2019une vingtaine d'années qui se plaint de sa région lombaire, qui n\u2019accuse aucun traumatisme et chez qui les rayons-X nous montrent une arthrite sacro-iliaque bilatérale.Le laboratoire 1ci peut nous être d\u2019un secours précieux au moyen de la recherche du calcium sanguin.6° Il va sans dire que les tumeurs de la moelle peuvent se voir à cette période de la vie.Tumeurs bénignes ou malignes.Les angiomes sont assez fréquents, d\u2019après Schmorl, qui a fait au delà de 3,000 autopsies.On les rencontre chez 10% des sujets qui se plaignent ou non de leur dos.Les tumeurs malignes peuvent exister et amènent alors des signes cliniques radiographiques spéciaux.Les métastases, soit d\u2019un néo du sein ou de l\u2019utérus, ne sont pas rarissimes.APRÈS 40 ANS Chez l\u2019homme surtout, penser d\u2019abord au : 1° Kummel- Verneuil : Il y aura alors des antécédents traumatiques.L\u2019interrogatoire, l\u2019examen, la radiographie, feront le diagnostic. 486 LavaL MEDICAL Juin 1943 2° L\u2019aribrite chronique ou au rbumatisme vertébral.C\u2019est encore l\u2019examen minutieux de la radiographie qui précise le diagnostic.3° Le spondylolisthésis ou un ancien Pott.4° Les entorses à répétition.5° Toujours avoir en mémoire la hernie du nucleus pulposus.Chez la femme, c\u2019est la : 1° Lordose douloureuse qui est la plus fréquente à cet âge.Lordose causée par une Insuffisance abdominale, par des souliers à talons hauts, par un corset tout à fait insuffisant.Il va sans dire que ce diagnostic ne sera porté qu\u2019après examen radiologique.II va sans dire également que le traitement consiste surtout dans le port d\u2019une chaussure convenable, d\u2019un corset solide.La physiothérapie, le repos en décubitus en position de hamac, le massage, la chaleur sous différentes formes, sont des adjuvants très utiles.2° Toujours s\u2019enquérir de l\u2019état des pieds.3° Il faut aussi songer à cet âge aux métastases de néo soit du sein, soit de l\u2019utérus.4° Voir si le rein n\u2019est pas ptosé.5° Il arrive aussi, a partir de 60 ans, surtout, que l\u2019on rencontre des cas d\u2019ostéoporose excessivement prononcée de toute la colonne vertébrale qui sont la cause de douleurs assez intenses parfois.Les rayons-X, des examens de laboratoire, seront d\u2019un apport précieux à la clinique dans ces cas.CONCLUSION En résumé : 1° Les douleurs dorso-lombaires sont très fréquentes ; 2° Importance primordiale d\u2019un interrogatoire et d\u2019un examen complet ; 3° Radiographie presque toujours nécessaire dans ces cas ; 4° Suivant l\u2019âge, le sexe, toujours avoir à la mémoire ce que l\u2019on rencontre le plus souvent alors.Dans le jeune âge : le Pott, les douleurs scoliotiques, le surmenage, semblent être les causes les plus fréquentes de douleurs vertébrales.Plus tard surviennent les traumatismes, les lésions soit du tube digestif, soit de l\u2019arbre génito-urinaire qui entrent en ligne de compte.Ls-Ph.Rov. (re ANALYSES H.S.BENNETT et R.W.TeLINDE.The Menopausal Syndrome.Treatment with the implantation of crystalline estrous pellets.(Le syndrome de la ménopause).J.A.M.A., vol.118, n° 16, (18 avril) 1942.Autrefois, pour le traitement de la ménopause, il fallait administrer des substances œstrogènes en solutions huileuses, deux ou trois fois par semaine.Depuis 1937, on administre ces substances sous forme de cristaux (pellets) dont on fait l\u2019implantation sous-cutanée.Ces cristaux, qui sont absorbés lentement pendant une longue période de temps, ont l\u2019avantage de produire une stimulation hormonale prolongée.On emploie des cristaux stérilisés de substances œstrogènes pures mesurant chacun 1.83 mm.de diamètre, d\u2019une longueur de 2 à 5 mm.et pesant chacun 5 à 10 mgm.L\u2019implantation se fait au moyen d\u2019une aiguille n° 12 portant les cristaux que l\u2019on va déposer dans le tissu cellulaire sous-cutané de la fesse.À chaque implantation, on dépose environ huit pellets, soit une moyenne de 40 mgms de substances œstrogènes.Le meilleur critère pour apprécier les résultats du traitement de la ménopause est la disparition des bouffées de chaleur.En employant, avec la technique ci-haut décrite, des pellets de theelin (œstrone), l\u2019amélioration se manifeste moins de deux semaines après l\u2019implantation.Cette amélioration persiste environ seize semaines, en moyenne.L\u2019implantation de pellets d\u2019œstrone ne s\u2019accompagne d\u2019aucune réaction inflammatoire cutanée, de nausées, de vomissements, de réactions toxiques pas plus que d\u2019hypertrophie des seins.En comparant les résultats de ce mode de traitement (pellets d\u2019cestrine) avec ceux des autres modes de thérapeutique de la ménopause, on obtient les chiffres suivants : 488 LavAL MÉDicaAL Juin 1943 Résultats TRAITEMENT satisfaisants Pellets de theelin (œstrone) \u2014 (Dose moyenne : 59 mgms par patiente).aan 94.39, Theelin en suspension aqueuse \u2014 (5 mgms à la dose, hypodermique).59.39, Pellets de diéthylstilbestrol \u2014 (Dose moyenne : 53 mgms PAr Patiente).oie a nana 100.0% Diéthylstilbestrol per os \u2014 (1 mgm.ou plus par jour).85.99, (Estrogénes naturelles per os \u2014 (3,000 un.intern.par JOUL) © © ot eee ee ee ee 46 % Phénobarbital.111101111111 LL LA LL Le 50 % Il découle de ces pourcentages que le diéthylstilbestrol est le médicament donnant le plus haut taux d\u2019amélioration des troubles de la ménopause.Mais ces bons effets sont contrebalancés par la production de nausées et de vomissements dans 16% des cas.Il n\u2019en demeure pas moins que ce mode de traitement est très avantageux à cause de l\u2019administration orale facile et efficace du médicament et son prix particulièrement bas.L\u2019implantation de pellets de theelin, exempte de nausées et de vomissements, est manifestement préférable lorsqu\u2019elle est possible.Le traitement est beaucoup plus efficace (95% d\u2019amélioration) chez les patientes présentant leurs troubles de la ménopause depuis moins d\u2019un an, d\u2019où 1l découle qu\u2019il y a avantage à instituer le traitement le plus tôt possible avant que s\u2019établisse un état névropathique surajouté.Il n\u2019est pas nécessaire, en pratique, de faire des biopsies vaginales, des études des sécrétions vaginales pour apprécier l\u2019efficacité du traitement des troubles de la ménopause.Chez bien des femmes, la dose de substances œstrogènes nécessaire pour améliorer les symptômes de la ménopause est moindre que celle qui serait requise pour modifier l\u2019état Juin 1943 LAvAL MÉDICAL 489 de l\u2019épithélium vaginal.Mieux vaut se guider sur l\u2019amélioration des signes subjectifs.L\u2019implantation de pellets de theelin cause rarement d\u2019hémorragies utérines chez les femmes à la ménopause.Le diéthylstilbestrol et l\u2019a-œstradiol en provoque très fréquemment, au contraire.Aussi, on ne devrait jamais employer ces produits lorsque l'utérus est intact.A la suite de l\u2019administration de pellets de theelin, le taux de substances cestrogénes dans les urines augmente rapidement, allant jusqu\u2019à 10 à 15 unités rat par 24 heures.Cette augmentation persiste durant 20 A 24 semaines.D\u2019autre part, le taux de hormone gonadotrope (folliculo-stimulant) décroit rapidement, pour une période d\u2019environ 24 semaines, dans 50% des cas.Ces deux recherches, qui ont une grande valeur dans l\u2019appréciation d\u2019une nouvelle méthode de traitement, ne sont pas nécessaires pour la conduite d\u2019un traitement d\u2019un cas de , .ménopause.Antonio MARTEL.Max A.GOLDZIEHER.Endocrine Aspects of Headaches.(Céphalées et hormones.) The Journal of Laboratory and Clinical Medicine, vol.27, n° 2, (nov.) 1941, p.150.Chez 50 malades, présentant des maux de téte, surtout du type migraineux, l\u2019auteur a constaté une oligurie de moins de 1,000 c.c.d\u2019urine par 24 heures, dans la majorité des cas ; une rétention d\u2019eau et de chlorure de sodium qui était manifeste surtout au cours de l'épreuve d\u2019élimination des chlorures, alors que 73% du sel administré pour l\u2019è- preuve était retenu.Le dosage des chlorures dans le sang et le dosage du sodium ont montré des chiffres beaucoup plus élevés que la normale.On trouve très fréquemment, chez ces malades, des troubles vasomoteurs (dermographisme), de l\u2019urticaire, de l\u2019œdème de Quincke, de la rhinite.Les stigmates endocriniens sont très fréquents et on peut classer habituellement ces malades en deux groupes : les grands, maigres, avec allure d\u2019eunuques ; les gras, dont la graisse prédomimne surtout aux régions péri-pelviennes et chez qui l\u2019insuffisance hypophysaire se traduit par un métabolisme basal abaissé (moins 10% dans la majorité des cas), une diminution de l\u2019action dynamique spécifique des protéines, une 490 LAvAL MÉDICAL Juin 1943 [ymphocytose relative (36%), une uricémie augmentée, une hypoglycémie a jeun.L\u2019auteur résume ainsi le mécanisme de ces maux de téte fonctionnels : grâce à la rétention intra-cellulaire de chlorure de sodium, il y a une plus grande avidité des tissus pour l\u2019eau.Une irritabilité anormale du système vaso-moteur favorise l\u2019augmentation de la perméabilité des capillaires qui permet la diffusion de l\u2019eau dans les tissus.Cette rétention d\u2019eau et l\u2019œdème consécutif des tissus amènent une augmentation de la pression intra-crânienne qui se traduit par la céphalée.Cette manière de voir est confirmée par la constatation fréquente d\u2019une crise de polyurie à la fin de l\u2019attaque de migrame.Dans la migraine pré-menstruelle, on a les deux facteurs responsables de la céphalée : la rétention hydrique (alors que le taux de folliculine dans l\u2019organisme est à son maximum) et l\u2019irritabilité du système vaso-moteur.Pathogénie des maux de tête : On retrouve presque toujours un élément constitutionnel ou familial, des facteurs psychiques, un épuisement nerveux, des phénomènes allergiques, des troubles endocriniens qui entretiennent une instabilité du système nerveux végétatif, un état de névrose vaso-motrice.A ces troubles nerveux se joignent un état hydrostatique spécial, une rétention aqueuse qui sont probablement le résultat de mauvaises habitudes alimentaires : ingestion excessive de sel, d\u2019hydrates de carbone, une déficience d\u2019aliments azotés et parfois même de vitamines.Traitement : Le traitement comporte trois éléments : la diète, la médication et l\u2019opothérapie.La diète comprend un régime hypochloruré, la restriction des liquides, des hydrates de carbone et l\u2019augmentation des albumines.La médication vise surtout à favoriser l\u2019élimination du chlorure de sodium et à équilibrer le système nerveux végétatif.L\u2019opothérapie doit être à base d\u2019extraits thyroidiens et pituitaires.La dose d\u2019extraits thyroïdiens ne doit pas dépasser 2 à 3 grains par Jour.On y Joint l\u2019extrait de lobe postérieur de l\u2019hypophyse que l'on administre à la dose de 3 minimes, deux fois par semaine, en augmentant de 1 minime Juin 1943 LavaL MEDICAL 491 chaque fois jusqu\u2019à ce que l\u2019apparition de crampes indique que la dose maxima est atteinte.Ç Chez 50 patients traités de cette façon, la guérison fut complète et permanente, dans 80% des cas.Antonio MARTEL.PICKRELL, Kenneth L.Un nouveau traitement des brûlures.Bull.Jobns Hopkins Hospital, vol.Lx1x, n° 2, page 217, (août) 1941.Depuis toujours l\u2019infection a été considérée comme une complication sérieuse des brûlures et les traitements pour la prévenir ont été aussi nombreux que variés, les deux dernières méthodes, encore utilisées, étant l\u2019acide tannique en pulvérisations et le violet de gentiane.Impressionné par les bons résultats obtenus par l\u2019emploi des dérivés sulfamidés dans les infections, Pickrell eut l\u2019idée d\u2019utiliser la sulfadiazine dans le traitement des brûlures.Le succès obtenu à date est tel qu\u2019il fait dire à l\u2019auteur que le traitement des brûlures par la sulfadiazine est nettement supérieur à tous les autres employés .Voici comment Pickrell procède : Le brûlé, aussitôt arrivé à l\u2019hôpital, est placé sur des draps stériles \u2018et des mesures appropriées pour combattre le choc sont mises en œuvre.Des prélèvements bactériologiques sont faits aux différents territoires cutanés brûlés.Pendant que le chirurgien fait le nettoyage des plaies, une infirmière vaporise les surfaces brûlées avec de la sulfadiazme à 3% (2-sulfanil-amido-pyrimidine) dans une solution de triéthanolamine à 8%.Ce traitement agit à ce point sur la brûlure qu\u2019un calmant n\u2019est pas nécessaire le plus souvent.Les surfaces brûlées ne sont pas lavées mais simplement vaporisées et il n\u2019est pas nécessaire de faire un nettoyage avec d\u2019autres substances.Des soiñs méticuleux sont donnés, et une asepsie rigoureuse est observée dans le débridement et le nettoyage des tissus brûlés.Le lit du malade est apporté à la salle de pansements et le brûlé est déposé dans des draps stériles.La peau aux endroits brûlés est vaporisée avec la solution de sulfa- diazine à toutes les heures le premier jour, à toutes les deux heures le deuxième, aux trois heures le troisième et aux quatre heures le quatrième.A ce moment les vaporisations ne sont plus nécessaires car 1l s\u2019est formé 492 LAvAL MÉDicaL Juin 1943 une eschare, mince et transparente.Cette eschare transparente permet de suivre très facilement les progrès de régénération des tissus sous- jacents ; elle est en plus suffisamment solide et élastique pour permettre des mouvements.Au bout de 10 jours, un décollement se produit sur les bords de l\u2019eschare et, à ce moment, des pansements avec la même solution de sulfadiazine sont faits.Les malades avec brûlures du second degré qui ne prennent pas plus que 20% de la surface cutanée ne sont pas hospitalisés.Après un bon nettoyage, ils sont gardés deux heures à la salle de traitement où des vaporisatons fréquentes de sulfadiazine sont faites.Avant de les retourner un pansement avec la même solution est appliqué ou encore, on emploie de la gaze vaselinée stérile ou une pommade contenant 5% de sulfadiazine et 8%, de triéthanolamine.Il ne se forme pas d\u2019eschare dans ce cas, car l\u2019eschare ne se fait que si la peau est découverte.Les patients sont revus à toutes les 24 ou 48 heures selon le cas.La solution de sulfadiazine a un pH de 8.7, environ.C\u2019est une solution limpide, légèrement jaunâtre, brunissant à moins d\u2019être conservée dans des bouteilles en verre brun La solution ne tache pas, n\u2019a presque pas d\u2019odeur et a un goût amer ; elle n\u2019est pas corrosive pour la peau, ni pour les muqueuses, ni pour les tissus en granulation.Elle peut être employée sans danger autour des yeux.Cette solution de sulfadiazine a un pouvoir de pénétration important et le taux du sang en sulfamidé s\u2019élève rapidement tant que l\u2019eschare n\u2019est pas formée ; à ce moment le taux en sulfamidé du sang, décroît et si on le juge nécessaire, on peut donner le même médicament par la bouche.L'auteur a ainsi traité 115 brûlés et, d\u2019après lui et selon tous les chirurgiens du Jobns Hopkins Hospital, les malades ont guéri plus vite et mieux leurs brûlures avec ce traitement qu\u2019avec tous les autres procédés employés à date.Afin de contrôler la toxicité des deux produits employés (sulfa- diazine et triéthanolamine) une expérimentation a été faite chez les animaux.Pour ce qui est de la triéthanolamine, aucun effet toxique, même à doses assez élevées, n\u2019a été révelé chez le chien.Par contre, la | Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 UMATISM @SCQATIQU L ES=ZGRAVELLE URIQUE.UROPRAZINE SÉBORRHÉE SULPHO-LAC 3 COUPEROSE n : ES DE CAUSE VENENIFIQUE = LUPUS ERYTHEMATEUX.CC AMIROL Injections Intramusculaires EAU PRECIEUSE DEPENSIER MALADIES DE LA PEAU MPLAI DEMANGEAISON .ACNEQR PSORIASIS DARTRES @ ULCÈRES VARIQUEUX.A BILIFLUINE RLITHIASE \u201cBILIAIRE This CATARRHAL9-CONSTIPATIONYS CIRRHOSES. LES PRODUITS SQUIBB À BASE DU COMPLEXE UN À UN CHLORHYDRATE DE THIAMINE Microcaps de 1, 3, 5et 10 mg.RIBOFLAVINE Microcaps de 1 et de 5 mg.CHLORHYDRATE DE PYRIDOXINE Microcaps de 1 et de 10 mg.NICOTINAMIDE Microcaps de 50 mg.PANTOTHENATE DE - CALCIUM Microcaps de 10 mg.L satisfont à toutes vos exigences SQU'IBB VITAMIN B COMPLEX | UP i Co Ren be SIROP © CAPSULES Squitt 3 Vitamin B Compte of Capavies ; Viseun avert ine 44 trast tr cos pre wi ra iternia seayet.y - Sosa, Sows ar Owen © : SIROP A BASE DU CAPSULES DE COMPRIMES DE COMPLEXE B COMPLEXE B COMPLEXE B COMPR IMES Extrait du Complexe en- Contient tous les facteurs Préparé a partir du Com- tier B, tel qu'obtenu du du Complexe B tel qu'ob- plexe B, extrait spéciale- son de riz et enrichi de tenu de la levure de biè- ment de la levure de biè- chlorhydrate de thiamine re, la source par excel- re et additionné de cinq et de riboflavine.lence de ces substances.vitamines cristallisées.Ef- Enrichi de cing vitamines ficace et économique.cristallisées.Pour obtenir des notices descriptives, écrire à 36 Caledonia Road, Toronto, Canada.x TRI FRI EIN Re SS Rs er ERSauis & & SONS OF CANADA.Ltd.FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MEDICAL DEPUIS 1858 - Laval Médical, Québec, juin 1943 = Vol.8 No 6 | Juin 1943 Lavar.MÉDICAL 493 sulfadiazine, donnée dans le but d\u2019obtenir un taux de concentration élevée dans le sang, s\u2019est montrée nocive pour le rein.Les résultats de cette thérapeutique sont tellement satisfaisants que tous les brûlés, se présentant au Jobns Hopkins Hospital, sont aujourd\u2019hui traités de cette façon.E.GAUMOND.BULFAMONTE, Joseph C.Syphilis par transfusion sanguine.Arch.Der.and Sypbh., vol.44, n° 1, page 23, (juillet) 1941.La transmission de la syphilis par transfusion sanguine est trés rare.En 1935, Jone, Rothmell et Wagner en réunissent 21 cas dans toute la littérature et rapportent 4 cas personnels.En 1939, M.Eichenlaub et Stolar font une revue des 41 cas connus à date.L\u2019auteur avant de rapporter son observation signale que la transfusion est devenue dans les grands hôpitaux un procédé de routine et qu\u2019il arrive souvent que l\u2019examen du donneur n\u2019est pas fait complètement.Le cas rapportéiciest celui d\u2019une fille de 25 ans souffrant de typhoide, démontrée par un séro-diagnostic positif et la présence du bacille typhique dans les selles.La réaction de Kahn est négative.400 c.c.de sang citraté lui furent donnés et 42 jours après son admission, elle quitte l\u2019hôpital apparemment très bien.Six semaines après sa sortie la patiente présente une éruption généralisée maculo-papuleuse et un Bordet-Wassermann fortement positif.Elle sera traitée par son médecin pour syphilis.L\u2019histoire du donneur est très intéressante.Le donneur est le frère de la malade.Il confesse qu\u2019une semaine après un rapport sexuel 1l a remarqué un petit « bouton » sur le pénis, lésion qui a persisté un mois.Ses amis l\u2019ayant rassuré sur la non gravité de l\u2019accident 1l ne s\u2019en occupa pas davantage.Au moment où on établit son classement sanguin la lésion était complètement disparue et il n\u2019en fit pas mention.Sa réaction de Kahn était d\u2019ailleurs négative.Deux Jours après cet examen il fut appelé à donner son sang et trois à sept jours apres la transfusion il remarqua un rash et le Bordet-Wassermann fut alors trouvé positif.Deux mois plus tard, même après traitement, le Bordet-Wassermann était encore fortement positif.Le donneur au moment de sa réaction de Kahn était sans aucun doute déjà syphilisé mais en période pré-sérologique de la maladie ce qui fait dire à Bulfamonte que les résultats de laboratoire ne doivent pas être 494 LavarL MÉDICAL Juin 1943 les seuls examens à pratiquer chez les donneurs de sang mais qu\u2019un questionnaire et un examen physique bien conduits doivent aussi être faits.Dans 18 des 41 cas semblables déjà rapportés, la même chose s\u2019est produite et l\u2019auteur conclut en disant que d\u2019une façon générale plusieurs diagnostics médicaux ne sont pas faits ou faits incorrectement tout simplement parce queles malades sontexaminésinsuffisammentau point de vue clinique.Dans le numéro de juin de la même revue (Dune analyse est faite d\u2019un article d\u2019une revue japonaise traitant du même sujet.L\u2019auteur rapporte le cas d\u2019un enfant de 1 an qui contracte la syphilis par injection intra-musculaire du sang de sa mère.Un mois après cette injection un accident primitif apparut à l\u2019endroit dela piqûre suivid\u2019une éruption papuleuse.17 jours avant cet examen de l\u2019enfant, la mère présenta une éruption papuleuse généralisée et un Bordet-Wassermann fortementpositif.L\u2019auteur passe en revue l\u2019histoire de 10 cas de syphilis par transfusion, au Japon, Dans ces 10 cas les premiers symptômes furent ceux de la période secondaire Il semblerait que les accidents, tant cutanés que visuels et nerveux, sont plus fréquents dans cette variété de syphilis que dans la syphilis habituelle.Enfin, dans le numéro du mois d\u2019août de la même revue, 2 autres analyses de cas de syphilis par transfusion sont rapportées, l\u2019une par J.A.W.McCluskie, dans Brit.M.J., 1, 264 (fév.11) 1931, l\u2019autre par H.C.Pian et C.N.Frazier, dans Chinese M.J., 57, 301 (avril) 1940.L\u2019observation de McCluskie serait la première à être publiée en Angleterre à cette date, et celle de Frazier et Pian n\u2019est qu\u2019une répétition de tous les autres cas rapportés.E.GAUMOND.LEPORE, Michael J., M.p.p., et GOLDEN, Ross, M.p.(New-York).À Syndrome due to Deficiency of the Vitamin B Complex.(Un syndrome dû à la déficience de vitamine B.) The J.A.M.A, vol.117, 11, (13 sept.), 1941, page 918.Les auteurs décrivent un nouveau syndrome qu\u2019ils attribuent à une déficience de l\u2019alimentaton en vitamines du groupe « B ».Ce syndrome apparaît à la suite de fautes d\u2019hygiène alimentaire et aurait pour cause une alimentation particulièrement riche en hydrates de carbone, mais pauvre en vitamine B, en protéines et en graisses.(1) T.Oumo.A case of blood tranfusion syphilis.Bull.Soc.jap.de sypb., 18 ; 19 (août 1939), analysé in : Arch.Der.and Sypb., (juin) 1941, page 1020. \\ HYPOSULFÈNE \u201c DRAGÉES GLUTINISÉES D'HYPOSULFITE DE SODIUM PUR DOSÉES à Par: 35 >.\" 4a12 PAR JOUR Lie \u2018 SOLUTION STABILISÉE A 20 > 100 1 EN AMPOULES de 10 cc.POUR 2 a3 INTRAVEINEUSES HEBDOMADAIRE.Ce CL JABOSULFÈ FEN E HYPOSULFENE JABORANDI \u2014 MEMES FORMES | \u201c MÊMES DOSES 5.RÈGULARISE.L'ÉQUILIBRE NERVEUX - VAGO SYMPATHIQUE S'EP x SOCIETE D'EXPANSION PHARMAGEUTIOUE TY [3 919, RUE CHERRIER *\u2014 MONTREAL + oe L'AMPHO-VACCIN INTESTINAL À INGÉRER POLYMICROBIEN POLYVALENT À ses indications dans les INFECTIONS MICROBIENNES aiguës ou chroniques dues à une virulence exagérée des germes normaux de l'intestin EMPLOI COMMODE ET AGREABLE Il agit rapidement par son lysat, sans choc ni réaction, assurant rapidement un MICROBISME INTESTINAL.NORMAL \u2018avec toutes ses conséquences heureuses ACTION CERTAINE Sans ingestion de bile.Sans nécessiter de modif- cation du milieu organique.IMPORTANT Nous désirons informer Messieurs les MÉDECINS que nous avons maintenant ces vaccins en stock, et que nous pouvons les servir.LABORATOIRES DES AMPHO-VACCINS A.D.RONCHESE Agents généraux au Canada MILLET, ROUX & CIE LIMITEE MONTREAL, CANADA.Laval Médical, Québec, juin 1943 \u2014 Vol.8- No 6 Juin 1943 LavarL MÉDICAL 495 Ce syndrome est caractérisé par une'asthénie générale, une fatigabilité particulière qui rend pénible la tâche journalière ; une anorexie marquée entretenue encore par un défaut de variété dans l\u2019alimentation ; une irritabilité progressive avec des modifications du caractère ; des troubles gastro-intestinaux se traduisant par du gonflement épigastrique avec sensation douloureuse de distension stomacale, ce gonflement apparaît dès le début des repas après l\u2019ingestion de quelques aliments ; par des douleurs abdommales, des alternatives de constipation et de diarrhée et une sensibilité particulière de l\u2019intestin à la moindre irritation (laxatifs légers) ; par des troubles du métabolisme des glucides représentés par un taux glycémique à jeun relativement bas ; une courbe glycémique très peu marquée à la suite de l\u2019ingestion de glucose (1 gramme de glucose par kilogramme de poids corporel).Les troubles gastro-intestimaux observés au cours de ce syndrome s\u2019accompagnent d\u2019images radiologiques anormales de l\u2019intestim.On observe aux Rayons X une hypomotricité marquée de l\u2019intestin grêle, avec segmentation partielle, allant parfois jusqu\u2019à l\u2019occlusion véritable.Ces troubles intestinaux avec images radiologiques anormales seraient la traduction de désordres plus profonds intéressant les terminaisons nerveuses qui irradient dans la paroi intestinale.Les troubles gastriques sont assez importants ; chez 13 patients on a trouvé 3 fois de l\u2019ana- chlorhydrie complète ; 6 fois de l\u2019hypochlorhydrie très nette et 4 fois une acidité gastrique normale.Ces troubles sécrétoires de l\u2019estomac tendant vers l\u2019hypo-acidité serait un facteur qui aggraverait encore l\u2019avitaminose B ; on sait que cette vitamine est détruite par les ferments digestifs en milieu alcalin ou très peu acide.Les divers symptômes relevés au cours de ce syndrome disparaissent rapidement par l\u2019administration du complexe B sous forme de sirop ; la dose habituelle est de une cuillerée à soupe après chaque repas.L\u2019amélioration se fait sentir rapidement ; habituellement elle est très nette après une semaine et est complète après 2 ou 3 mois.En même temps que les symptômes subjectifs disparaissent, on note une amélioration des troubles gastro-Intestinaux avec disparition des Images radiologiques anormales ; l\u2019hypomotricité fait place à une motricité normale.H.NADEAU. 496 LavaLr MÉDICAL Juin 1943 V.E.SILLER, Cincinnati, Ohio.sion and Rest Treatment of Burns.(Le traitement des brûlures Primary Cleansing, Compres- par le nettoyage immédiat, la compression et le repos.) Surgery, Gynecology er Obstetrics, vol.75, n° 2, (août) 1942, p.161.Blalock et d\u2019autres auteurs ont démontré que la brûlure de la peau augmente la perméabilité des capillaires produisant ainsi une perte de plasma, de protéines et d\u2019électrolytes qui s\u2019épandent non seulement à l\u2019extérieur mais aussi dans les tissus environnants.Cette perte amène une diminution de la masse sanguine, une vaso-constriction, de l\u2019anémie tissulaire et, dans certains cas graves, peut conduire à la mort par collapsus cardiaque.Et, si l\u2019on peut prévenir cette perte de substance, l\u2019on peut aussi, vraisemblablement, prévenir les accidents.D\u2019autre part, la prévention de l\u2019infection est le plus important facteur dans le traitement des brûlures.Le primary cleansing, compression and rest treatment veut d\u2019abord que ces cas soient considérés comme une opération d'urgence, que tous les internes, les infirmières et les médecins qui manipulent le brûlé portent masques et gants.Les calmants et la chaleur gardent leurs précieuses indications.Sous anesthésie générale, le chirurgien lave à l\u2019eau et au savon blanc pendant dix minutes, puis enlève le savon avec du sérum physiologique salé en irrigation continue.Les débris tissulaires sont enlevés à la pince et la plaie est débridée.Les chirurgiens changent les champs, les instruments et les gants.L'on procède à un nouveau nettoyage de la brûlure par irrigation d\u2019eau et de savon blanc puis de sérum salé.Le pansement est composé d\u2019une gaze vaselinée surmontée d\u2019une épaisse couche de gazes sèches.Un bandage élastique, genre Velpeau, est appliqué avec compression.On recouvre le tout d\u2019un bandage gommé qui aide à l\u2019immobilisation, dans un appareil métallique.On laisse le pansement en place de 8 à 14 jours.Pour une brûlure des 2 premiers degrés, la guérison se fait per primam, ce qui prouve que la plaie n\u2019est pas infectée ou qu\u2019elle a été complètement nettoyée.Pour les brûlures du 3° degré, 1l faut faire des greffes.La compression paraît jouer un grand rôle dans la prévention du choc.L\u2019hospitalisation est raccourcie de beaucoup.Les auteurs ont l\u2019expérience de 100 cas: 100 succès [ Pierre JoBIN Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.