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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1943-01, Collections de BAnQ.

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LAVAL MÉDICAL VOL.8 N° 1 JANVIER 1943 COMPOSITION du BUREAU de DIRECTION PRÉSIDENT M.le docteur Chs Vézina Doyen de la Faculté de Médecine VICE-PRÉSIDENT M.le docteur A.-R.Potvin Secrétaire de la Faculté de Médecine SECRETAIRE M.le docteur Roméo Blanchet Secrétaire adjoint de la Faculté de Médecine TRESORIER M.le docteur R.Gingras Bibliothécaire de la Faculté de Médecine REDACTION et ADMINISTRATION M.le docteur Roméo BLANCHET, Rédacteur M.le docteur R.GINGRAS, Administrateur M.le docteur J.-Édouard Morin, Administrateur adjoint 2 LavAaL MÉDICAL Janvier 1943 LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC 1943 MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS .le Professeur F.ARLOING, de Lyon.le Professeur A.CLERC, de Paris.le Professeur A.LEMIERRE, de Paris.le Professeur E.SERGENT, de Paris.le Docteur P.DEsFossEs, de Paris. vo ie Se # À , \u20ac : * x i 3 5 Fal LE DOCTEUR CHARLES ALLEYN (Promotion 1939) Capitaine, R.C.A.M.C.1915-1942 NÉCROLOGIE LE DOCTEUR CHARLES ALLEYN, capitaine, R.C.A.M.C.(1915-1942) « Charley » Alleyn est disparu à Dieppe.Débarqué l\u2019un des premiers, sur la célèbre plage, il fut immédiatement fauché.Une balle l\u2019a transpercé de part en part du sein gauche à l\u2019omoplate droite.Une hémorragie foudroyante suivit.Le Sgt'Gagné a constaté la mort, puis s\u2019est emparé des narcotiques, du pistolet et de la lunette d\u2019approche de son capitaine laissé là.Sa mort fut celle du héros ; sa vie, celle du médecin et du soldat.Héros, 1l à continué la tradition du Corps médical ; soldat, il a continué une tradition familiale de gens de robe et d\u2019épée.En effet, la famille Alleyn, compte un capitaine de la Royal Navy, un lieutenant-colonel, ancien commandant des Royal Rifles of Canada, des juges de la Cour Supérieure et de la Cour des Sessions de la Paix.John Alexander Alleyn, fut, en outre, le premier étudiant en droit à l\u2019Université Laval.Par Yvonne Langelier, sa mère, Charley était le petit-fils de l\u2019honorable Langelier, ancien gouverneur de la province.Médecin de la promotion 1939, 1l fut un des premiers à joindre le Corps médical.Lors des épisodes de Munich, en pleine possession de tous ses rêves d\u2019avenir, 1l écoutait, avec son père, le discours de Chamberlain, le dimanche 3 septembre 1939.Immédiatement après, 1l allait 12 Lavar MÉDicaL Janvier 1943 signer pour la durée.Major au C.E.O.C.Laval depuis septembre 1937, il devint lieutenant Rr.Cc.A.M.C., le 9 septembre 1939.II fit la traversée À titre d\u2019adjudant du colonel Petitclerc avec la 18° Ambulance de campagne en décembre 1940.Il devint ensuite médecin des Fusilliers Mont-Royal, le glorieux régiment de Dieppe.Aujourd\u2019hui, nous saluons le héros de 27 ans dont le nom sera gravé au pinacle du mausolée de Dieppe.Il laisse une veuve et un fils (Charles Alexander De Léry Allevn) qu\u2019il n\u2019a pas connu.Marié depuis trois mois, il a quitté sa femme courageusement.II! n\u2019a jamais flanché.Durant la traversée, 11 a dû, avec ses confrères de la 18° Ambulance, se dévouer jusqu\u2019à l\u2019héroïsme pour contrôler une épidémie de grippe.À la Noël 1941, ils étaient à bord, un groupe de Canadiens de chez-nous, à présider les exercices religieux chantant les Noëls de chez-nous.Pendant les dures périodes d\u2019entraînement en Angleterre, ils furent médecins et Canadiens avec le courage du sourire toujours prêt.A la veille du drame de Dieppe, Charley a écrit des lettres où tous ont lu un testament d\u2019héroïsme et de piété.Charley était prét.Il avait un pacte avec le capitaine Benoit Bundock, r.c.a.M.\u20ac.Celui qui reviendra transmettra le dernier message aux parents et amis.Ben Bundock a transmis le message de courage et d\u2019héroïsme « pour le Canada et la liberté ».Capitaine P.-A.COSTIN, R.C.A.M.C., 19° Ambulance de campagne (active). CALCIFICATION DU NUCLEUS PULPOSUS par J.-B.JOBIN Chef de Service médical a l\u2019Hôtel-Dieu et Richard LESSARD Chef de Clinique médicale a l\u2019Hôtel-Dieu Le disque intervertébral a acquis, en ces derniéres années, une importance capitale dans toutes les affections qui ont pour siége la colonne vertébrale.Le disque peut être altéré de plusieurs manières et les causes de ces altérations sont diverses et multiples.Le tissu fibro-cartilagineux du disque peut même déterminer des compressions radiculo-médullaires qui sont classiques dans les pays de langue française depuis les travaux d Alajouanine et Petit-Dutaillis.Nous n\u2019avons nullement l'intention d\u2019entreprendre ici une étude d'ensemble de toute la pathologie du disque intervertébral.On n\u2019a d\u2019ailleurs qu\u2019à se rapporter au travail original de G.Mauric qui a fait une mise au point complète dans une thèse qui a fait époque.Notre but est plus modeste.A la lumière d\u2019une observation de notre Service, nous voulons attirer l\u2019attention sur un point particulier de la pathologie du disque intervertébral:la calcification de son novau pulpeux.Voyons d\u2019abord l\u2019histoire de notre malade : B.M., âgé de 41 ans, canadien-français, célibataire, et garçon de table sur les navires, est admis, le 27 décembre 1937, dans le Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu. 14 Lava\u2026.MébpicaL Janvier 1943 Il vient consulter pour des douleurs dorso-lombaires.Voici ce que nous révèlent ses antécédents héréditaires et collatéraux : son père est mort à 69 ans d\u2019une affection ignorée du malade, sa mère est en bonne santé.Un frère et une sœur sont morts de diphtérie, une sœur serait morte à 26 ans d\u2019une bacillose pulmonaire ; les autres membres de la famille sont en bonne santé et aucun ne se plaint de dorsalgie.En ce qui regarde ses antécédents personnels, le malade a un passé pathologique très chargé.Il a eu, en bas âge, la rougeole, la coqueluche, les oreillons, l\u2019influenza au cours de la pandémie de 1918.Il y a neuf ans, 1l fit une fièvre typhoïde.Et, depuis ce temps, il a subi deux interventions chirurgicales, une pour goitre toxique, et une autre pour un abcès appendiculaire.Ses habitudes sont absolument régulières, il n\u2019a présenté ni tabagisme ni éthylisme excessifs, et se déclare indemne de toute maladie vénérienne.La maladie qui nécessite actuellement son séjour à l\u2019hôpital aurait débuté vers l\u2019âge de 15 ou 16 ans.Des douleurs seraient apparues insidieusement, sans aucune histoire de traumatisme antérieur.Siégeant à la région interscapulaire et aux lombes, elles survenaient de façon très irrégulière, elles paraissaïient tout de même être influencées par un travail laborieux ou la flexion prolongée du tronc en avant ; les brusques changements atmosphériques n\u2019entraînalent aucune modification de son état.Ces douleurs lui donnaient la sensation de fatigue, de pesanteur, parfois d\u2019élancements.De plus, le malade prétend qu\u2019un repas copieux suivi d\u2019une digestion difficile augmentait ses douleurs.Jusqu\u2019en octobre 1936, ces troubles apparaissaient durant quelques Jours, durant quelques semaines avec des intervalles de calme absolu d\u2019une durée très variable de quelques semaines et même de plusieurs mois.En octobre 1936, les douleurs réapparurent avec une intensité nouvelle, lui rendant le travail pénible, la marche devint douloureuse.Souvent les efforts exagéraient les douleurs qui n\u2019étaient pas influencées par le rire, la toux, la défécation, les flexions latérales du tronc.En novembre 1936, devant la persistance de ses troubles, il est hospitalisé dans un hôpital de Montréal où on diagnostique une maladie du disque intervertébral.Amélioré par une série de traitements électro- thérapiques, 1l est ultérieurement dirigé vers un centre neuro-psychia- Janvier 1943 LavaL MEbicaL 15 trique où on le traite avec succès, semble-t-il, pour un syndrome dépressif qui s\u2019accompagne d\u2019insomnie.Il est relativement bien pour une période d\u2019environ huit mois, alors qu\u2019au mois d\u2019août 1937, des douleurs réapparaissent au niveau de la partie inférieure de la colonne dorsale et de la colonne lombaire avec irradiations dans la base thoracique postérieure gauche et dans les deux régions lombaires surtout à gauche.Ces douleurs ont les mêmes caractères qu\u2019antérieurement ; elles sont augmentées par le décubitus latéral gauche, par la pression au niveau des régions douloureuses, nous dit le malade Progressivement, les douleurs qui étaient quotidiennes diminuent d\u2019intensité; peu à peu, les algies thoraciques disparaissent et à son entrée dans le Service, le malade n\u2019accuse plus que de vagues sensations pénibles au niveau de la région lombaire gauche.La position couchée fait disparaître les phénomènes douloureux qui sont parfois réveillés par la simple position assise.Les forces sont demeurées stables, et il n\u2019y a aucun amaigrissement ; le poids actuel est de 162 livres.À l\u2019interrogatoire des divers organes, on ne constate rien de spécial du côté des appareils pulmonaire et cardio-vasculaire.L\u2019appétit est bon, les digestions sont parfois pénibles accompagnées de pesanteur et de gonflements post-prandiaux, qu\u2019arrivent difficilement à soulager des éructations acides.Il n\u2019y a jamais eu de nausées, ni de vomissements.Les évacuations alvines sont régulières et sans caractères particuliers.Le système nerveux paraît particulièrement fragilisé.Le sommeil est léger, rempli de rêves, de cauchemars.Le malade n\u2019arrive que difficilement à dormir et encore pour ce faire doit-il recourir presque quotidiennement à l\u2019usage de soporifiques.Il est devenu triste, impatient, anxieux et très inquiet de son état.Examen physique : L\u2019apparence générale est celle d\u2019un individu fatigué et apparemment anxieux.Hormis la constatation d\u2019amygdalites cryptiques bilatérales, examen physique est absolument négatif.Les poumons, l\u2019abdomen, l\u2019appareil cardio-vasculaire, la colonne vertébrale, le système nerveux paraissent absolument normaux.On note la présence d\u2019une cicatrice opératoire au niveau de la région thyroïdienne.De même, dans la fosse iliaque droite, on constate l\u2019existence d\u2019une cicatrice témoin d\u2019une appendicectomie antérieure. 16 Lava\u2026 MÉDicaL Janvier 1643 Les urines du malade sont normales.Les examens de sang pratiqués ont donné les résultats suivants : Azotémie: 0.32 centigramme.Bordet-Wassermann et Kahn : négatifs.Le chiffre de la calcémie dosée par le procédé de Kramer-Tisdall est absolument normal : 0.099 (Pr A.Vallée).Figure 1.Une radiographie de la colonne dorso-lombaire est ensuite demandée, le Dr A.-R.Potvin nous fait parvenir le résultat suivant : « Aucune lésion des corps vertébraux.Calcifications dans les disques intervertébraux DX et DXI.II s\u2019agit probablement de nucleus pulposus calcifié » (fig.1). Janvier 1943 Lavar MÉDICAL 17 Le disque intervertébral.Sa constitution : Le disque intervertébral, qui a été découvert au xvi° siècle, par le grand anatomiste Vésale, est un véritable coussinet cartilagineux interposé entre les vertèbres.Il comprend, d\u2019après Calvé et Galland, trois zones : 1° une zone périphérique, l\u2019annulus fibrosus ou lamellosus (Jones), qui unit fortement entre eux les bourrelets osseux périphériques des surfaces osseuses vertébrales ; 2° une zone intermédiaire où se rencontrent surtout des cellules conjonctives et cartilagineuses éparses ; 3° une zone centrale située à l\u2019union du tiers médian et du tiers postérieur (Mauric), le nucleus pulposus, qui est une lentille de tissu mucoïde sous pression.Selon Rouvière, le noyau pulpeux ou nucleus pulposus est une masse humide, blanche et molle.Il est déformable, inextensible, extraordr- nairement changeant de forme, mais surtout incompressible (Schrader).Le noyau pulpeux est en position excentrique postérieure, plus près du bord postérieur que du bord antérieur du disque (Mauric).Le nucleus pulposus.Son rôle : Le noyau pulpeux paraît bien constituer la partie principale de chacun des centres amortisseurs des pressions que représentent les disques intervertébraux.\u2018 Ce rôle primordial a donné naissance à des expressions bien imagées.Le nucleus pulposus a été assimilé tour à tour à un ressort (Fist), à un ressort comprimé (Geist), à un ballon sous pression (Schrader).Le nucleus, « élément prinéipal de l\u2019appareil amortisseur », préside aux divers mouvements de la colonne vertébrale.Sa force d\u2019expansion est diminuée chez les gens âgés (R.Smith), ce qui semble normal à première vue.Ce qui l\u2019est moins, c\u2019est la sénilité précoce du disque que l\u2019on observe encore assez fréquemment entre 30 et 40 ans, sans que pour cela les autres organes paraissent aussi prématurément « vieillis ».Il y a là un fait étrange et quelque peu déconcertant, si l\u2019on se rappelle que la colonne vertébrale n\u2019atteint son plein développement (3) 18 Lavar MÉDICAL Janvier 1943 qu\u2019entre la 25° et la 30° année.Il y a donc là une maturité éphémère à laquelle fait presque immédiatement suite une sénescence prématurée.La calcification du nucleus pulposus : Il existe trois sortes de lésions nucléaires, selon Tiller : 1° Les calcifications pures, (c\u2019est dans ce groupe que peut entrer l\u2019observation précitée) ; 2° Les calcifications associées à une spondylarthrose (cas de Zuppa) ; 3° Les calcifications suites de traumatismes ou de cyphoses de l\u2019adolescence.Les calcifications sont constituées par des dépôts de sels qui siègent exclusivement au niveau du nucleus, alors que les régions avoisinantes sont indemnes.La zone intermédiaire ne paraît avoir aucune affinité calcaire (Barsony).La calcification est véritablement enchâssée dans une zone étendue de disque sain.Elle a un caractère net de dépôt de calculose sans organisation histologique.Lorsque au contraire le disque s\u2019ossifie, ce n\u2019est plus la même chose ; il y a une véritable transformation osseuse mais qui siègera au niveau de l'anneau fibreux périphérique.L'organisation histologique est alors complète : ostéoblastes, canaux de Havers, vascularisation préalable.Le disque est avasculaire, sa nutrition est assurée, à l\u2019âge adulte par simple diffusion (Mauric), par osmose (Gendreau).Ces calcifications, formées de carbonates et de phosphates de chaux (Schmorl), ne sont pas toujours homogénes.Elles ne se produisent en général que sur un seul disque (Mauric), et ne s\u2019accompagnent pas de hernies nucléaires.Elles peuvent siéger un peu partout sur la colonne, mais on les a rencontrées particulièrement entre D5 et Li.Elles paraissent être l\u2019apanage non exclusif des sujets qui dépassent la quarantaine, et s\u2019observent avec une égale fréquence dans les deux sexes.Kohler en a signalé deux cas chez les enfants de douze ans.Des rachialgies sont signalées dans la plupart des observations publiées.Les sujets venant, en général, consulter pour des douleurs dorsales.Dans d\u2019autres cas, les douleurs sont diffuses, aberrantes et paraissent ne se rattacher que de loin à la lésion nucléaire que l\u2019examen radirographique aura permis de mettre en évidence. Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 19 La perte de l\u2019élasticité vertébrale est la conséquence logique de la calcification du nucleus.« La rotule élastique est devenue une rotule de pierre » (Calvé).Mais la calcification elle-même pose un problème de physio-patho- logie qui est loin d\u2019être élucidé.Le métabolisme calcique semble être troublé ; la calcémie est normale dans notre observation.La coexistence de la calculose nucléaire avec la calculose vésiculaire ou urinaire ne paraît pas fréquente.Et d\u2019ailleurs, il ne semble pas y avoir de relation directe entre les deux variétés de précipitations calciques.Pronostic : Il s\u2019agit d\u2019une affection ennuyeuse et surtout gênante par les phénomènes douloureux qui en sont l\u2019accompagnement.Il y a des calcifications indolentes, révélées par la radiographie, mais on ne sait jamais à quel moment elles ne seront plus aussi bien tolérées.Une fois constituées, elles ne paraissent pas devoir augmenter.Certains auteurs ont signalé qu\u2019elles pouvaient régresser spontanément, ce n\u2019est pas ce qui se produit généralement.Hormis certaines calcifications à point de départ nettement infectieux, telles qu\u2019en ont rapporté Kohler et Held, 1l ne semble pas que la résorption ni la dissolution du calcul nucléaire puissent être escomptées.Pour ce qui est de notre malade, son affection, évoluant sur un terrain propice, a déterminé chez lui un état d\u2019inquiétude, de psychasthénie qui n\u2019augure rien de bon pour l\u2019avenir.D\u2019autant plus que les ressources thérapeutiques ne semblent pas particulièrement brillantes.Traitement : - L\u2019immobilisation en décubitus dorsal, la pose d\u2019un corset plâtré, les greffes osseuses ont été tour à tour préconisées, et chaque méthode, à côté de succès modérés, a eu ses mécomptes.La radiothérapie a donné des améliorations (Gendreau, Nicotra).Nous avons tout d\u2019abord traité notre malade comme un rhumatisant et lui avons fait absorber du salicylate de soude à doses modérées.Nous lui avons fait accepter une amygdalectomie ; l'opération a été pratiquée par le Dr N.-À.Dussault.Nous avons espéré qu\u2019en traitant l\u2019infection focale amygdalienne, les douleurs céderaïent ; Held ayant ainsi observé 20 Lava\u2026 MÉDicaL Janvier 1943 une régression de deux calcifications nucléaires sur les trois qu\u2019il avait découvertes chez son malade.Il n\u2019en a rien été.Des séances alternées de diathermie et d\u2019ionisation au salicylate de lithine ont complété notre effort thérapeutique.Le résultat a été médiocre.Il n\u2019y a peut-être pas lieu de nous en étonner, si l\u2019on considère d\u2019une part la mentalité spéciale de notre sujet, et, d\u2019autre part, la capricieuse évolution des algies accompagnant les calcifications des novaux gélatineux des disques intervertébraux.BIBLIOGRAPHIE ArBaT, MUNOZ et PINLACLES.Calcifications intervertébrales.Rer.de Cirurgia de Barcelona.An.6, t.11, n° 61, (janvier) 1936.BeapLe, O.A.The intervertebral discs.Medical Research Council, London, 1931.BourDILLON.Contribution à la pathologie du disque intervertébral.An.d\u2019anatomie pathologique et d\u2019anatomie normale médico-chirur- gicale, Paris, t.x1, n° 3, (mars) 1934.Carvé, J., et GaLLAND, M.Sur une affection particulière de la colonne vertébrale simulant le mal de Pott, (calcification du nucleus pulpo- sus).Journal de Radiologie et d\u2019Électrologie, p.21, t.v1, 1922.CALvE, J., et GALLAND, M.La calcification du nucleus pulposus intervertébral.Revue d\u2019Orthopédie, 1931, t.18, n° 6, 782-786.CORRET, P., et MaTHiEU, L.Calcification du nucleus pulposus.Soc.de Méd.de Nancy, (nov.) 1936.Foa.Cas particuliers de calcification d\u2019un disque intervertebral.Boll.e Mem.d.Soc.Piemontese di Chirurgia.Turin, vol.tv, n° 3, (3 février) 1934.GavrLeazzi.La structure des disques intervertébraux et leur pathologie.Arch.di Ortopedia, Milan, vol.51, fasc.2, (30 juin) 1935.GENDREAU, JUTRAS et DUFRESNE.Nucleus pulposus calcifie.Union médicale du Canada, t.65, n° 3, (mars) 1939.~ GuicHARD, L., et Simon, A.Calcification du nucleus pulposus.Soc.nat.de Chirurgie, Paris, p.1064, séance du 24 octobre 1934.Herp, V.La calcification du disque intervertébral : radiologique et clinique.Deutsch.Zeitsch.f.Chirurgie, Berlin, vol.249, fasc.9-10, (22 mars) 1934, analysé dans Journal de Chirurgie, 1935. Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 21 Jones, W.A.The role of anatomy in the radiological study of the spine.The Canadian Med.Association Journal, (mars) 1936.JUNGHANS.Le disque intervertébral.Der Chirur., an.vi, fase.5, (1° mars) 1934.LERICHE, R., et Jung, Adolphe.Étude sur la calcémie après les opérations d\u2019après 150 examens.Journal de Chirurgie, t.45, p.1, 1935.Mauric, G.Le disque intervertébral.Masson e Cie, éditeurs, 1933.Norra, Clavel.Le nucleus pulposus intervertébral.Anales de la casa de Salud Valdecilla (Santander), t.5, n° 6, 1934.Peer, M., et Ecos, D.Herniation of nucleus pulposus.Arch.of Neurology and Psychiatry, vol.32, n° 5, p.924-933, (nov.) 1934.PopKAMINSKy.Radiodiagnostic des maladies du disque intervertébral.Arch.für Klinische chirurgie, vol.182, fasc.3, (23 juillet) 1935.RŒDERER, Carle.Calcification du nucleus pulposus.Revue d\u2019Orthopédie, 1931, page 786.RouviÈre, H., et Deron, L.Topographie et rôle du noyau gélatineux des disques intervertébraux.Echo médical du Nord, t.5, n° 21, (24 mai) 1936.SASHIN.Rapports des altérations pathologiques des disques intervertébraux avec la douleur de la région lombo-sacrée.Arch.of Surgerv, vol.32, n° 6, (Juin) 1936.; Scumort, G.The pathological anatomy of the intervertebral discs.Klin.Wochenschr., 1932, 11, 1369.SCHMORL, G., et JuNGHANS.La colonne vertébrale normale et pathologique vue aux rayons Rœntgen.Leipzig, 1932, 2.STEINER.Étude des noyaux cartilagineux de la colonne vertébrale chez l\u2019homme.Journal de Chirurgie, t.xL, page 240.STEWART, M.J., et Morin, J.-Édouard.Revue générale sur le chordome cocevgien.Le Bulletin médical de Québec, page 137, année 1928.TILLIER.Quatre cas de lésions radiologiquement visibles de nucleus pulposus.1lI° congrès électro-radiologique de langue française.Paris 1936.Presse Médicale, n° 97, 1936.Zuepa, A.Calcification du nucleus pulposus.Arch.di radiol., 1934, 10, 250-261. STÉNOSE DU PYLORE CONSÉCUTIVE A L\u2019INGESTION D\u2019ACIDE SULFURIQUE par Charles VÉZINA Chef de Service chirurgical à l\u2019Hôtel-Dieu La majorité des accidents observés à la suite de l\u2019ingestion de substances caustiques sont causés, du moins dans nos régions, par des liquides alcalins, la potasse ou la soude.L\u2019organe habituellement affecté est l\u2019æsophage.Il y a quelques mois, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019examiner et de traiter un enfant de deux ans qui avait bu de l\u2019acide sulfurique.Michel R.est âgé de deux ans.Le 28 janvier 1942, alors qu\u2019il jouait dans un garage, il but de l\u2019acide sulfurique.Au dire des parents la quantité ne fut pas considérable.Immédiatement après, l\u2019enfant ressentit de grosses douleurs à la région épigastrique, il y eut de l\u2019écume à la bouche mais aucune brûlure aux lèvres, ni dans la cavité buccale.On lui fait prendre du lait et des blancs d\u2019œufs.Dans la journée, il eut plusieurs vomissements très noirs ; l\u2019après-midi, 1l se lève, peut marcher mais en titubant.Le soir, il mange une omelette mais la vomit de suite.Pendant 4 4 5 jours, il se sent bien et mange comme d\u2019habitude.La sixième Journée, il vomit ce qu\u2019il avait mangé depuis 24 heures.La stase gastrique augmente et l\u2019enfant vomit des aliments qu\u2019il avait fr x * mangés 4 à 5 Jours auparavant. Janvier 1943 Lavar MEDICAL 23 La cinquième semaine après l\u2019accident, les parents, sur les conseils de leur médecin, amènent leur enfant à l\u2019hôpital.C\u2019est un enfant maigre, en dénutrition, qui vomit, en arrivant, des légumes qu\u2019il avait mangés siIx jours auparavant.Une radioscopie et une radiographie sont prises qui ne montrent pas de rétrécissement de l\u2019æsophage, mais une grosse poche à air gastrique, du liquide à jeun et aucun transit pyloro-duodénal.Nous pensons alors à une sténose du pylore.Nous réhydratons le petit malade avec du sérum pendant quelques Jours, puis nous faisons une laparatomie sus-ombilicale.L\u2019estomac est très dilaté ; par une incision que nous pratiquons, nous retirons 250 c.c.de liquide ; l\u2019intérieur de l\u2019estomac semble normal, mais il y à une sténose serrée du pylore.Nous faisons alors une gastro-entérostomie postérieure.Pendant deux jours nous laissons un siphon dans l\u2019estomac et le malade reçoit du sérum et une transfusion de 200 c.c.Deux jours après, le siphon est enlevé et l\u2019alimentation est reprise.L'enfant se remet rapidement, se lève deux semaines plus tard et laisse l\u2019hôpital en excellent état.Pourquoi notre malade a-t-il fait une sténose du pylore et n\u2019a-t-il présenté aucune lésion, du moins apparente, de l\u2019æsophage ?Les liquides caustiques, qu\u2019ils soient acides ou alcalins produisent, ordinairement, des lésions et quelquefois très graves, au niveau de l\u2019œsophage.Pour que ces lésions, quelquefois suivies de mort, puissent se produire il faut que ces liquides soient concentrés.Mais, dans notre observation, l\u2019acide sulfurique était une solution à 33%, tandis que l\u2019acide pur est de 95%.Nous croyons que, chez notre malade, l\u2019acide n\u2019était pas assez concentré et n\u2019est pas resté suffisamment longtemps au contact de l\u2019æsophage pour y produire des lésions sérieuses.De plus, l\u2019acide, au contact de l\u2019æsophage, produit une coagulation qui serait, en somme, une couche de protection.D\u2019un autre côté, cet acide arrive dans l\u2019estomac dans un milieu acide où 1l ne peut être neutralisé, y demeurant quelque temps, par suite d\u2019un spasme du pylore, il a pu causer, à ce niveau, des lésions qui, en se cicatrisant, ont amené une sténose du pylore, cause de tous les troubles présentés, que la gastro- entérostomie a fait disparaître.\u2018 ASPECTS CLINIQUES DU GLAUCOME ESSENTIEL par Jean LACERTE Chef du Service d\u2019ophtalmologie a I\u2019 Hétel-Dieu Récemment, aux Etats-Unis, la Société nationale pour prévention de la cécité a lancé une campagne contre le glaucome, lequel est une des principales causes de la cécité.Parmi les résolutions adoptées, on remarque celle-ci: : « Répandre la notion du glaucome chez le médecin praticien, l\u2019étudiant en médecine, la garde-malade et les gens s\u2019occupant de service social ».Le symptôme principal du glaucome est l\u2019hypertension oculaire.On nomme « glaucome essentiel » cette hypertonie qui ne relève pas de cicatrices du tractus uvéal, d\u2019une désorganisation traumatique ou d\u2019une tumeur intra-oculaire.C\u2019est une maladie bien caractéristique de l\u2019adolescent et de l\u2019adulte qui est ou devient presque toujours bilatérale.Le glaucome essentiel se présente sous deux formes bien différentes qui en font presque deux maladies distinctes : le glaucome aigu et le glaucome simple.Lorsqu\u2019un malade est pris, dans le cours de la nuit ou agrès un repas, d\u2019une douleur violente qui, de l\u2019œil et de la région péri-oculaire s\u2019irradie dans la nuque, lorsque l\u2019œil, dur comme de la pierre, est tout injecté et a perdu toute vision, on dit que ce patient souffre de glaucome Janvier 1943 Lavar MÉpicaL 25 aigu.C\u2019est une crise d\u2019apoplexie de l\u2019œil.Le patient est aveugle d\u2019emblée de l\u2019œil atteint.Malgré quelques symptômes dramatiques, d\u2019ordre réflexe, tels que vomissement, le malade attire l\u2019attention sur son œil.Il y a dilatation pupillaire, congestion vasculaire intense et altération de la transparence cornéenne.L\u2019injection rétro-bulbaire de novocaine et alcool au niveau du ganglion ciliaire, en plus de soulager immédiatement le malade, abaisse la tension oculaire et rend l\u2019œil beaucoup plus apte à supporter l\u2019iridectomie qui est l\u2019opération de choix dans le glaucome aigu.Mais l\u2019ennemi n° 1, c\u2019est le glaucome chronique ou glaucome simple comme on l\u2019appelle quelquefois.C\u2019est une maladie insidieuse, sournoise, sans aucun symptôme tapageur, de longue durée mais qui conduit inév1- tablement à la cécité si le diagnostic n\u2019est pas fait en temps.Les membranes externes de l\u2019œil sont d\u2019apparence normale.La cornée conserve toute sa transparence.La pupille qui n\u2019est pas dilatée réagit normalement.Ici l\u2019hypertension oculaire se produit à un faible degré et d\u2019une façon intermittente et, souvent, n\u2019est pas décelable à la palpation.Celle-ci est cependant manifeste si on la mesure au tonomètre, et si on répète les déterminations plusieurs fois par jour.Dans le public il n\u2019est pas rare qu\u2019on confonde cette maladie avec la cataracte.C\u2019est ce qui explique que le premier conseil médical soit demandé à une époque où l\u2019un des deux yeux a déjà perdu toute perception lumineuse et où la vision du second œil est déjà fortement compromise : l\u2019acuité visuelle peut rester normale pendant longtemps.Il ne faut pas se contenter d\u2019un examen de l\u2019acuité centrale : c\u2019est l\u2019exploration attentive du champ visuel qui fournira les indications les plus précieuses.Le rétrécissement nasal et inférieur est précoce dans le glaucome simple.On trouve aussi la présence de scotomes, tels que l\u2019élargissement de la tache de Mariotte, le scotome de Bjerrum qui a la forme d\u2019un croissant et peut s\u2019incurver jusqu\u2019a la macula.L\u2019examen ophtalmoscopique montre une excavation papillaire plus ou moins profonde, suivant la durée de la maladie.C\u2019est une conséquence de l\u2019hypertension oculaire.Le nerf optique et les vaisseaux qui l\u2019accompagnent sont comme étranglés \u2018par la pression intra-oculaire.C\u2019est sous le poids et les assauts répétés de l\u2019hypertonie oculaire que survient toute la désorganisation oculaire.Au niveau de 26 Lava.MépicaL Janvier 1943 l\u2019iris, du tractus uvéal nous trouvons la cause pour le moins locale de tout ce désordre.Ce sont les altérations de l\u2019angle irido-cornéen, auquel répond le tissu réticulaire du canal de Schlemm.C\u2019est la soudure, l\u2019oblitération de cet angle de filtration qui empêche l\u2019issue normale du liquide intra-oculaire.Si, au point de vue pathologie générale, persistent encore, dans la pathogénie du glaucome, des obscurités relatives à la sécrétion ou l\u2019excrétion des liquides intra-oculaires, à l\u2019équilibre des pressions du sang et du liquide intra-oculaire, un fait se dégage malgré tout de l\u2019observation clinique : c\u2019est que le glaucome est lié à un état d\u2019instabilité nerveuse, organique, psychique et, sans doute, humorale, à une « diathèse ».Il a les caractères d\u2019une maladie essentielle.C\u2019est pour le moins un syndrome dans lequel le symptôme principal est l\u2019hypertension oculaire.Mais, pour prévenir, pour dépister, et même pour traiter cette hypertension oculaire, ne devons-nous pas nous occuper davantage des autres symptômes de la maladie.Le glaucomateux est, de toute évidence, un individu qui souffre d\u2019un déséquilibre végétatif.Les chocs psychiques (émotion, anxiété), les chocs sensitifs (douleurs) et les chocs organo- végétatifs (troubles circulatoires généraux), se transmettent aux centres périphériques (ganglions ciliaires et cervicaux).Un terrain neurologique est à la base du syndrome.Pensons un peu aux glaucomateux que nous avons eu l\u2019occasion de suivre.Ce sont des anxieux, des émotifs.Il y a, en plus, une hérédité ou, pour le moins, une prédisposition familiale au glaucome.Nous pouvons améliorer notre travail de clinique en dépistant le glaucomateux et, si possible, les prédisposés au glaucome.Nous ferons de telles découvertes chez des femmes fatiguées, déprimées, hypotendués, qui se plaignent de vagues maux de tête.En les questionnant très bien nous retrouvons chez elles toute la kyrielle des symptômes subjectifs avant-coureurs des crises prodromiques.Ces symptômes subjectifs sont minimes tant que le glaucome est compensé.Soyons aux aguets devant une presbyopie prématurée.Prêtons l\u2019oreille aux plaintes de troubles accommodatifs, de fatigue visuelle et de lourdeur péri-oculaire.Les troubles du sens lumineux avec adaptation lente ou douloureuse aux variations d\u2019éclairage, les anneaux colorés avec vision de brouillard ou de fumée sont autant de petits signes qui donnent Janvier 1942 Lava\u2026 MÉDicaL 27 l\u2019alarme.Alors, lorsqu\u2019un malade se présente à notre examen pour ces troubles révélateurs du glaucome, il faut pénétrer.par l\u2019anamnèse, dans son passé et, par certaines épreuves biologiques, dans son état constitutionnel, parce que ceci peut fournir des indications pour une thérapeutique adjuvante.La thérapeutique principale du glaucome consiste à combattre l\u2019hypertension oculaire.Deux méthodes de thérapeutique locale nous permettent d\u2019agir, dans une certaine mesure, sur la tension oculaire : l\u2019une, médicale, a pour base l\u2019emploi d\u2019alcaloïdes myotiques qui, instillés dans le cul-de-sac conjonctival, abaissent le tonus oculaire.On utilise couramment les deux alcaloïdes : ésérine et pilocarpme.La pilocarpine, en solution de 2%, est plus maniable et moins irritante que l\u2019ésérine.Cependant son effet est moins durable ; d\u2019où la nécessité de faire plusieurs instillations par jour et toujours dans les deux yeux en se souvenant que le glaucome chronique est une maladie des deux yeux.Ces instillations prolongées de pilocarpine n\u2019entraînent Jamais d\u2019inconvénients locaux ou généraux.Le traitement chirurgical du glaucome chronique devient nécessaire lorsque : 1) l\u2019acuité visuelle centrale baisse ; 2) la tension oculaire ne se normalise pas avec l\u2019emploi de la pilocarpine ; 3) l\u2019altération du champ visuel progresse soit dans la zone para-centrale, soit par rétrécissement périphérique.Sur ces trois points cardmaux, 1l faut obtenir satisfaction et s\u2019en assurer par des examens méthodiquement et régulièrement renouvelés.L'augmentation de l\u2019un ou l\u2019autre de ces symptômes suffit, à lui seul, à prouver que la maladie est évolutive et menaçante.Le traitement chirurgical tend à obtenir une fistulisation durable de l\u2019œil par la résection sous-conjonctivale, au niveau du limbe scléral, d\u2019un fragment de la coque oculaire, soit par le procédé Lagrange ou celui d\u2019Elliott.Les accidents opératoires sont négligeables et les bons résultats sont la règle dans au moins 85% des cas. UN CAS D\u2019OCCLUSION INTESTINALE PAR DES ASCARIS LOMBRICOÏDES par Jacques TURCOT Assistant bénévole à l\u2019Hôtel-Dieu I.\u2014 OBSERVATION Une jeune fille de 18 ans arrive d\u2019urgence à l\u2019hôpital, en état d\u2019occlusion depuis deux jours.Elle est admise dans le Service de chirurgie du Dr Vézina.Elle présente les signes suivants : vomissements, arrêt des matières et des gaz, ballonnement, douleurs abdominales intenses et généralisées, pouls très rapide, température à 99°3F.L\u2019examen physique montre un abdomen distendu : ballonnement à type iléal, c\u2019est-à-dire que l\u2019ombilic est le point proéminent.La palpation réveille une douleur partout, mais plus intense un peu en bas et à droite de l\u2019ombilic, où l\u2019on semble palper une masse ; c\u2019est plutôt un empâtement.La malade raconte que sa maladie a débuté assez brusquement par des douleurs violentes, localisées au point mentionné.S\u2019y sont ajoutés des vomissements alimentaires et puis bilieux, et, au début, une diarrhée abondante.Ensuite l\u2019occlusion s\u2019est installée et les vomissements sont devenus fécaloïdes. Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 29 On pense à une péritonite dont l\u2019origine est douteuse ?L\u2019opération a lieu immédiatement.Parce que le point le plus douloureux n\u2019est pas loin de la ligne médiane, on pratique une laparatomie sous-ombilicale (médiane).A l\u2019ouverture du péritoine, on constate la présence d\u2019un liquide louche abondant, dans la grande cavité.L\u2019iléon est très distendu et œdémateux.A 24 pouces du cæcum, on trouve l\u2019obstacle.Il s\u2019agit d\u2019une masse du volume d\u2019une orange, située dans la lumière intestinale.Au palper, cela a une consistance spéciale, résistante, avec sensation de peloton de cordes enroulées ; mais cela remue.On fait une entérostomie et l\u2019on sort un paquet d\u2019ascaris entortillés les uns avec les autres.Ils sont tous vivants.L'opération se termine rapidement.La malade se remet bien et elle passe, dans ses selles, d\u2019autres ascaris les jours suivants.Elle quitte l\u2019hôpital guérie.a) Il est à noter que cette malade a présenté de l\u2019occlusion, alors qu\u2019elle était nfestée d\u2019un nombre relativement petit d\u2019ascaris, soit une cinquantaine, comparativement à certains cas, où les ascaris, quoique beaucoup plus nombreux, ne provoquent pas d\u2019accidents de cette nature.Ainsi, un cas, vu dans le Service du Dr Jean-Baptiste Jobin, où l\u2019on a compté 152 ascaris, mais sans occlusion.b) A quoi attribuer l\u2019agglomération des vers en amas ?c\u2019est difficile à dire.\u2018 Il faut penser que l\u2019iléon est leur habitat naturel, et que, si, à l\u2019occasion d\u2019une légère intoxication alimentaire, d\u2019un surcroît de cellulose dans le régime, ou si, pour toute autre raison, il y a accélération du péristaltisme, le bol alimentaire aura tendance à les entraîner vers le cecum.Peut-être alors se groupent-ils pour mieux se défendre ?C\u2019est pour cette raison qu\u2019il faut éviter les vermifuges alors qu\u2019il v a des coliques, des dérangements intestinaux, de la sub-occlusion, etc.de peur de déclencher une crise aiguë.Au bouchon formé par les vers, s\u2019ajoute le facteur spasme.L\u2019intestin trrité va essayer de se défendre par le péristaltisme et l\u2019onde de contrac- 30 Lavar MeEbicaL Janvier 1943 tion va s\u2019arréter sur l\u2019obstacle.Ensuite l\u2019ædème apparaît, ce qui rétrécit encore la lumière iléale.Alors l\u2019occlusion est installée.II.\u2014 DIAGNOSTIC Dans ce cas-ci, le diagnostic positif n\u2019a pas été fait avant l\u2019opération.On aurait cependant pu le suspecter, si la malade et sa mère ne s\u2019étaient pas abstenues volontairement de mentionner leurs antécédents vermineux.En effet, après coup, elles ont révélé qu\u2019elles passaient des vers régulièrement.La famille, qui comprend une dizaine de personnes, en est toute infestée.La mère en a déjà vomi et le dernier-né, âgé de 134 an, en a passé dans ses selles.Le silence de la malade et de sa mère a été causé par la crainte de se voir ridiculiser.L\u2019affection qu\u2019il s\u2019agit d\u2019élimmer surtout, c\u2019est l\u2019appendicite aiguë et la péritonite d\u2019origine appendiculaire.En effet, les vers causent généralement des troubles dans la partie terminale de l\u2019iléon, ce qui localise les signes plus ou moins à la région appendiculaire.L'occlusion vermineuse s\u2019installe généralement d\u2019une façon plus brusque que l\u2019occlusion par péritonite appendiculaire ; et l\u2019on a des antécédents différents : vers passés dans les selles, crises de sub-occlusion, etc.La formule sanguine révèle souvent une éosinophilie qui peut mettre sur la voie.Enfin, s\u2019il existe une présomption que le malade est infesté de parasites et qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un syndrome aigu, certains auteurs ont recours à la radiologie, avec ou sans substance opaque.Il reste la question de savoir si les vers peuvent causer l\u2019appendicite.Souvent le pathologiste révèle la présence d\u2019oxyures dans la lumière appendiculaire.Les oxyures ne causent pas l\u2019appendicite en règle générale, mais si un ascaris s\u2019introduit dans l\u2019appendice, 11 pourra provoquer une crise.Les vers peuvent enfin causer une diverticulite, s\u2019ils s\u2019agglomèrent dans un diverticule de Meckel. Janvier 1943 Lavar MÉDICAL 31 II.\u2014 TRAITEMENT Le traitement des accidents abdominaux de l\u2019ascaridiose peut être médical s\u2019il s\u2019agit d\u2019une sub-occlusion.Les sédatifs et antispasmodiques intestinaux et les lubrifiants de la muqueuse peuvent avoir raison de l\u2019obstacle.Il faut éviter les médicaments drastiques qui déclencheront plutôt une crise aiguë.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une occlusion serrée, le traitement est chirurgical.L\u2019état des viscères et la nature de l\u2019obstacle seraient les facteurs qui décideront du choix de l\u2019intervention.Si l\u2019obstacle est tout près du cæcum, des chirurgiens préconisent la malaxation de la masse pour la réduire et faire passer les vers dans le cæcum.D\u2019un autre côté, quand l\u2019obstacle siège assez loin de la valvule iléo-cæcale, alors que la malaxation demanderait des manipulations intempestives, l\u2019entérotomie est indiquée.I! faut aussi tenir compte de l\u2019état général de ces malades.Ils sont fragiles.Les vers produiraient dans l\u2019organisme des perturbations humorales.II y aurait libération de toxines qui agissent à distance sur les grands systèmes de l\u2019économie.C\u2019est ainsi qu\u2019on observe, chez les malades infestés, des troubles nerveux, vaso-moteurs, cutanés, qu\u2019il est difficile d\u2019expliquer autrement.Certains rattachent ces troubles plutôt à des phénomènes d\u2019anaphylaxie.Quoiqu\u2019il en soit, il faut surveiller les malades de près et voir au bon fonctionnement des émonctoires qui élimineront les toxines.Après guérison de la plaie chirurgicale, un bon vermifuge est tout à fait indiqué.BIBLIOGRAPHIE CeciL.Text book of Medicine, page 459.M.Fevre.Presse Médicale, 46 : 1509-1511, (12 oct.) 1938.R.Capura.Ency.méd.chir., 9062-4.E.Brumer.Parasitologie. MÉTRAZOLTHÉRAPIE DANS LES SERVICES DE L\u2019HÔPITAL SAINT-MICHEL-ARCHANGE ET DE LA CLINIQUE ROY-ROUSSEAU 1,190 MALADES \u2018!) par Lucien LARUE Chef de Service à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange et Laurent PATRY Assistant à l'Hôpital Saint-Michel-Archange Depuis le mois de mai 1938, date où fut commencé le traitement des maladies mentales par les convulsions provoquées, à venir jusqu\u2019à juillet 1942, alors que, pour des raisons d\u2019ordre pratique, nous avons substitué l\u2019électricité au métrazol, onze cent quatre-vingt-dix malades ont été traités, tant à la Clinique Rov-Rousseau qu\u2019à l\u2019Hôpital Saint-Michel- Archange.Antérieurement, à deux reprises, en 1940-1941, nous avons publié des rapports statistiques sur la métrazolthérapie.Le premier portait sur 250 malades, le second sur 452 malades.Celui que nous présentons (1) Traval présenté en collaboration avec les médecins de la Clinique Roy- Rousseau et de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange. Janvier 1943 LavaL MEDICAL 33 aujourd\u2019hui est basé sur les résultats obtenus chez plus de 1,100 patients.Nous croyons qu\u2019il comptera parmi les statistiques importantes publiées à date.Dans nos compilations précédentes, nous avions divisé notre tableau en malades traités, hommes et femmes seulement.Cette année, nous avons préparé les pourcentages, en tenant compte de chaque forme de maladie.En premier lieu vient la démence précoce, qui comprend les formes simples, hébéphréno-catatonique et paranoïde, puis la psychose maniaque dépressive avec ses formes maniaques, mélancoliques, circulaires et mixtes.Dans les psychonévroses sont comprises la neurasthénie, l\u2019hypochondrie, la psychasténie et l\u2019hystérie.Sous le titre des autres formes, nous avons fait entrer toutes les psychoses puerpérales, confusions mentales, ainsi que les psychoses des dégénérés et les psychoses émotionnelles.En parcourant le tableau, nous constatons que 440 cas de démence précoce ont été traités, dont 243 hommes et 197 femmes.Sur ce nombre, 13% ont été guéris, 40% améliorés, 47% sont demeurés stationnaires, 53% ont bénéficié du traitement et 55% ont été libérés.Le nombre des libérés dépasse légèrement celui de ceux qui ont bénéficié du traitement ; ceci est dû à ce que certains ont été libérés non améliorés, sur instances de la famille.C\u2019est dans cette maladie, malheureusement la plus fréquente, que le métrazol a donné les moins bons résultats.La démence précoce est une maladie à évolution longue et insidieuse, au début, passant inaperçue dans le milieu familial.Lorsque ces malades sont conduits à l\u2019hôpital, ils le sont très souvent après que les premiers symptômes ont commencé à se manifester 1l y a déjà plusieurs mois ou années.Les chances de rétablissement sont donc, par le fait même, diminuées puisqu\u2019il est établi dans le monde entier que le pourcentage de guérison décroît avec la durée de la maladie.De plus, il est certain que bon nombre de ces malades ont été considérés, avant le traitement, comme des cas de psychose maniaque dépressive, de psychonévrose, ou de confusion mentale, êt, qu\u2019en réalité, 1l s\u2019agissait de démence précoce au début, diagnostic toujours très difficile à certifier.Si, toutefois, cette thérapeutique par le choc, instituée précisément en vue de traiter la démence précoce, n\u2019a pas donné tous les résultats (4) 34 Lavar.MéDpicaL Janvier 1943 qu\u2019on attendait d\u2019elle, elle a, par contre, donné de très bons dans les autres psychoses.Ainsi, dans les psychoses maniaques dépressives, sur 415 sujets traités, 83% ont quitté l\u2019hôpital, 87.7% ont bénéficié du traitement, 54.2% ont guéri et 12% seulement n\u2019ont pas subi de changement.C\u2019est donc dans cette classe de maladies que le métrazol s\u2019est montré le plus effectif, et, en particulier, dans la forme dépressive où la réaction se fait très rapidement, le plus souvent, même chez les malades âgés.Nous avons remarqué également que chez les maniaques, s\u2019il n\u2019y a pas amélioration après les deux ou trois premières convulsions, la guérison traîne en longueur.Chez les neurasthéniques, les psychasténiques, les hypochondriaques, et les hystériques, cette thérapeutique a donné de bons résultats dans 75%, des cas.Vous remarquerez, cependant, que le taux de guérisons (223) est bas comparé à celui des améliorations (56.5%).On trouve une explication à ceci dans le fait que chez ces malades il existe toujours une constitution mentale pathologique que nous sommes parfois incapables de faire disparaître, mais que nous arrivons à améliorer trois fois sur quatre.Sous la rubrique des autres formes, nous avons fait entrer toutes les catégories des troubles mentaux survenant chez la femme à la suite d\u2019accouchement, ainsi que les syndromes confusionnels, les psychoses des dégénérés et les psychoses émotionnelles.Le grand nombre de femmes traitées dans cette classe, est fourni en partie par toutes les psychoses puerpérales.C\u2019est 1c1, après les psychoses maniaques dépressives, que nous avons obtenu les meilleurs pourcentages ; en effet, 81.2% ont été libérés et 83.2% ont bénéficié du traitement.Sur le total de 1,190 traités, 428 malades ont été libérés guéris, soit 36% ; 445 se sont améliorés, soit 37.4% ; 317 sont restés stationnaires, soit 26.6% ; 873 ont bénéficié du traitement dont 855, soit 71%, ont été libérés.Durant trois ans, dans tous les hôpitaux spécialisés de l\u2019Ontario, 1,336 patients ont été traités par le métrazol.Sur ce nombre, 422 ont été déclarés guéris, 397 améliorés et 517 stationnaires.Leurs statistiques d\u2019ensemble sont un peu moins bonnes que les nôtres, mais d\u2019un autre Janvier 1943 LavaL.MÉpicaL 35 côté, ils ont traité deux fois plus de déments précoces que nous l\u2019avons fait et c\u2019est dans cette maladie que les résultats sont moins favorables.Lors de notre premier travail sur le métrazol, en 1940, nous nous demandions, avec une certaine inquiétude, si les succès obtenus dans les débuts ne seraient que passagers, mais, depuis quatre ans, nous n\u2019avons eu que 63 réadmissions sur 855 libérations, dont la plupart étaient des déments précoces.TRAITÉS Total qui .Non ont béné- .Guéris Améliorés Améliorés ficié du Libérés traite- Hommes Femmes ment Démence précoce.243 197 57 177 206 234 242 440 \u2014 \u2014 13% | 40% 47% 53.2% 55% Psych.maniaque dépressive.162 253 225 139 51 364 345 415 \u2014 \u2014 54.2% 33.5% 12.3% 87.7% 83.1% Psychonévroses.20 65 19 48 18 67 65 85 \u2014 \u2014 22.39, 56.5%, 21.29%, 78.89%, 76.5% Autres formes.37 213 127 81 42 208 203 250 \u2014_\u2014 \u2014 50.8% 32.4% 16.8% 83.2% 81.29, Total.462 728 428 445 317 873 855 1,190 \u2014 \u2014 36% 37.4% 26.6% 73.4% 719, Réadmissions.\u2014 \u2014 63 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5.2% \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ = Directement attribuables au traitement : © Nombre de déces : oo ; i Indirectement attribuables au traitement : 7 Disons un mot des accidents dont le principal est la fracture de la colonne vertébrale avec écrasement du corps de la vertèbre.Nombreuses au début, elles ont diminué progressivement avec les mesures de précaution préconisées par le Congrès des psychiatres américains, tenu à Chicago en 1939.ll s\u2019agit de placer le sujet traité en extension forcée sur un plan rigide et de maintenir cette extension durant toute la crise, évitant ainsi toute flexion brusque et exagérée de la colonne dorsale, cause de tels accidents.Chez ceux ayant présenté une fracture il y a 3 ou 4 ans, il n\u2019est apparu aucun signe physique ou neurologique depuis.Nous n\u2019avons eu heureusement aucun décès au cours de la crise convulsive.Sept sont morts de tuberculose dans les mois qui ont suivi leur traitement.Chez certains, il nous a paru évident qu\u2019il y a eu un 36 Lavar MÉDICAL Janvier 1943 réveil brusque d\u2019un ancien foyer tuberculeux, non décelé au cours de l\u2019examen clinique.Nous continuons à croire, qu\u2019instituée en milieu hospitalier et bien surveillée, cette thérapeutique par les chocs ne comporte aucun danger.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019abandonner complètement l\u2019usage du métrazol, nous contmuerons de le donner dans certains cas particuliers où l\u2019angoisse qui précède la crise influence favorablement certains symptômes comme le mutisme, le négativisme, la grande agitation et les manifestations hystériques.Son emploi sera encore indiqué chez les malades qui ont besoin d\u2019être rapidement stimulés au point de vue métabolisme.A l'avenir, dans le traitement de la démence précoce par l\u2019électrochoc, nous avons l\u2019intention de prolonger le nombre de crises, car nous avons remarque que plusieurs de ces malades qui furent traités à deux ou trois reprises, ne s\u2019améliorèrent qu\u2019en dernier lieu seulement, et purent être libérés.Répétons pour terminer ce que nous avons dit il y a quatre ans : « II découle des résultats obtenus, qu\u2019un devoir s\u2019impose d\u2019appliquer cette thérapeutique dès le début de l\u2019apparition des troubles mentaux \u2018afin d\u2019augmenter les chances de guérison qui diminuent rapidement avec la durée de la maladie ».BIBLIOGRAPHIE 1.Geo.-H.LARuE et À.PELLETIER.Traitement des psychoses par le métrazol depuis un an et demi.Laval Médical, vol.5, (avril) 1940.2.M.Samson.Considérations sur les fractures vertébrales, consécutives à la thérapeutique par le métrazol.Laral Médical, 5, 161, (avril) 1940.3.R.R.Hempuirr.Electrical Convulsion Therapy.Lancet, vol.II, (8 août) 1942.4.L.LARUE et L.PaTry.La thérapeutique convulsivante dans les psychoses.Laval Médical, (avril) 1939.5.Bulletin statistique du Département de la Santé, province d\u2019Ontario, sur le traitement par le choc dans les troubles mentaux.(Juin) 1942. L\u2019ÉLECTROCHOC DANS LES MALADIES MENTALES par Mathieu SAMSON Pathologiste à l'Hôpital Saint-Michel-Archange La méthode la plus récente de thérapeutique des maladies mentales est celle qui emploie le courant alternatif ordinaire pour produire des convulsions.C\u2019est Cerletti et Bini qui, à la suite de nombreuses expériences sur les animaux, ont, en 1938, publié les premiers résultats obtenus par l\u2019électrochoc dans le traitement des maladies mentales.Avant eux, Leduc, Dimier, Zimmern, Viale et d\u2019autres avaient employé l\u2019électricité dans le traitement des psychoses ; mais c\u2019est à Cerletti et à Bini que revient le mérite d\u2019avoir trouvé une méthode pratique d\u2019application de l\u2019électricité dans le traitement de ces affections.Bini commença ses expériences en suivant la méthode de Viale ; Il se servit de courant alternatif de 120 volts, plaçant une électrode dans la bouche et l\u2019autre dans le rectum de l\u2019animal et laissant passer le courant durant '/2se à '/15e de seconde.Par cette méthode 1l obtint, d\u2019une façon régulière, de fortes convulsions, mais aussi des dommages sérieux du système nerveux.Non découragé, il continua ses expériences.Il constata alors que l\u2019application du courant au niveau des régions temporales permettait de stimuler une vaste surface du cerveau et que c\u2019était aussi la région la moins dangereuse. 38 LavaL MEbpicaL Janvier 1943 I[a été reconnu que l\u2019application du courant alternatif est dangereuse spécialement pour le cœur ; ce courant peut amener la mort par arrêt du cœur, par fibrillation ou par un autre mécanisme.Naturellement 1l est impossible, même avec un circuit bi-temporal, d\u2019empêcher qu\u2019ine petite quantité de courant passe à travers le cœur ; mais les expériences de Bini et de Puddu ont démontré que, si un courant de 200 milliampères | passe à travers les tempes, il n\u2019y a que quelques milliampères qui passent dans le cou.' De plus, Bini a constaté que le temps nécessaire pour causer la mort chez les animaux ne varie pas beaucoup avec les divers voltages.Pour des voltages de 60, 120 et 220 il faut appliquer le courant durant environ 30 à 50 secondes pour causer la mort.II en résulte que le facteur de sûreté entre le seuil convulsif et la mort est considérable, le coefficient est d\u2019environ 1 pour 400.Après ces expériences, Bini collabora avec Cerletti; ensemble ils appliquérent ce courant aux humains et, en mai 1938, ils présentaient leurs premiers résultats à l\u2019Académie de Médecine de Rome.APPAREIL ET TECHNIQUE Nous avons, à Mastaï, dans les divers Services, trois appareils des plus perfectionnés et de maniement très facile.L'appareil fonctionne avec le courant alternatif ordinaire, 60 cycles, 110 volts ; il renferme des transformateurs sus- et sous-volteurs et divers mécanismes de sûreté qui empêchent lé passage d\u2019un trop fort courant et l\u2019application du courant de traitement avant que l\u2019essai (test) n\u2019ait été fait.Il contient deux circuits intimement réunis : circuit d\u2019essai (test) et circuit de traitement.Le circuit d\u2019essai donne un courant de 1,000 cycles sous une intensité d\u2019un milliampére, qui est imperceptible pour le patient, courant non polarisé et qui mesure d\u2019une façon précise la résistance des tissus entre les électrodes et qui ajuste le voltage pour compenser cette résistance.Le réglage du circuit d\u2019essai règle automatiquement le circuit de traite- .ment à l\u2019intensité et à la tension désirées.Un chronomètre électronique automatique, variable entre 0.05 à une seconde contrôle la durée du choc électrique donné. Janvier 1943 Lavar MEbicaL 39 Pour administrer le traitement, le malade, à jeun, est couché sur un lit en bois, un coussin dur est appliqué au niveau de la région dorsale pour produire l\u2019hyperextension de la colonne et ainsi éloigner les bords antérieurs des corps vertébraux qui sont les plus vulnérables aux fractures par compression.Nous appliquons ensuite des électrodes métalliques au niveau des tempes, après avoir frotté les régions temporales avec une pâte spéciale pour augmenter le contact entre les électrodes et la peau.Les électrodes sont maintenues en place par une bande de caoutchouc.Un baillon de coton roulé est placé dans la boûche du patient pour empêcher la morsure de la langue.Le chronomètre est ensuite réglé au temps désiré ; le courant d\u2019essai est appliqué et ajusté à l\u2019intensité nécessaire et enfin nous donnons le courant de traitement.Ici, pour éviter tout tâtonnement ennuyeux, nous employons systématiquement 400 à 450 milliampères pour 0.3 seconde comme dose initiale, et, ainsi, la plupart de nos patients présentent un accès convulsif.Nous donnons habituellement trois traitements par semaine, le nombre total des traitements varie avec l\u2019état mental des patients.Ainsi, le plus souvent, dans la psychose maniaque dépressive, 6 à 10 traitements sont suffisants pour obtenir la disparition des symptômes.Tandis que dans les cas de démence précoce 1l faut donner au moins 18 à 20 traitements, quoique les premiers signes d\u2019amélioration apparaissent entre le 5° et le 8° traitement.INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS Les malades doivent d\u2019abord subir un examen médical complet, ainsi que les examens radiographiques et biologiques que peut justifier leur état.La tuberculose active, une affection cardiaque ou rénale non compensée, une maladie infectieuse, ainsi que tous les états fébriles, sont les contre-indications les plus importantes.Les malades longtemps alités, dont les os présentent une plus grande fragilité, ne peuvent être soumis au traitement par suite du danger de fracture, il en est de même de ceux qui ont des incurvations marquées de la colonne. 40 Lavar.MéÉDpicaL Janvier 1943 L\u2019électrochoc est utilisé dans le traitement de la démence précoce, de la psychose maniaque dépressive, de la mélancolie d\u2019involution, des psycho-névroses et, en général, de toutes les psychoses fonctionnelles.Par contre, les pâtients présentant des affections mentales organiques ne doivent pas être soumis au traitement par l\u2019électrochoc à cause du danger qu\u2019il comporte ; quoiqu\u2019il ait été appliqué dans certains cas de démence sénile au début et dans la paralysie générale après malaria- thérapie.ACCÈS CONVULSIF Si un courant d\u2019une intensité suffisante arrive au cerveau, il se produit un accès convulsif qui ressemble beaucoup à une crise d\u2019épilepsie et qui est moins violent que l\u2019accès produit par le métrazol.En général il n\u2019y à pas de période de latence, mais, occasionnellement, on observe une période latente qui peut atteindre 30 à 40 secondes entre l\u2019application du traitement et l\u2019accès convulsif.La durée de l\u2019accès convulsif varie entre 30 à 90 secondes, en moyenne 35 à 45 secondes ; il est en général plus court que l\u2019accès produit par le métrazol.Du fait que le patient ne ressent aucune douleur dans la tête par l\u2019application du courant, nous devons supposer que la perte de conscience est au moins simultanée, si elle ne précède pas les manifestations motrices.Ce courant est, en effet, très douloureux, comme l\u2019a démontré Gonda en se l\u2019appliquant sur les cuisses.Si le courant est insuffisant pour la production d\u2019un accès convulsif, il se produit une absence ou petit mal, caractérisé par une perte momentanée de la conscience avec quelques contractions des muscles volontaires.Dès l\u2019application du traitement 1l se produit une contraction musculaire instantanée et la phase tonique s\u2019ensuit, elle dure environ 20 à 25 secondes.Puis se produit la phase clonique qui dure 10 à 15 secondes.Le visage du patient, après une pâleur temporaire, devient congestionné et parfois très cyanosé.La respiration cesse, et, au plus fort de la cyanose, une inspiration profonde se produit, et la cyanose disparaît rapidement. Janvier 1943 Lavar MÉDicaL 41 La plupart des patients redeviennent conscients au bout de 5 à 10 minutes.Ils sont étourdis, abasourdis, et ils répondent d\u2019une façon plus ou moins logique aux questions, et, si on les laisse en paix, ils tombent dans un sommeil profond et prolongé.AVANTAGES DE L\u2019ÉLECTROCHOC SUR LE MÉTRAZOL L\u2019électrochoc présente de multiples avantages sur le métrazol.Il produit une amnésie complète pour le traitement.Le patient n\u2019a pas cette sensation horrifiante de mort imminente avant la convulsion que ressentent les malades traités par le métrazol et qui les incite à repousser le traitement.La convulsion est moins forte qu\u2019avec le métrazol et les complications de fracture de la colonne ou des extrémités sont moins nombreuses comme nous avons pu d\u2019ailleurs le constater.Nous n\u2019avons pas eu à déplorer de fracture des os des membres, comme la plupart des auteurs en ont rapporté ; cela dépend peut-être de notre façon de procéder : durant toute la crise convulsive, nos malades, étendus sur des lits durs, sont maintenus par deux infirmiers.RÉSULTATS Les cent premiers malades que nous avons \u2018traités, ont reçu 1,167 traitements \u2014 (953 accès convulsifs, 214 petits mals), ce qui fait une moyenne de 11.6 traitements par patient.Total ayant Station- Traités Guéris Améliorés bénéficié .Libérés | dustraite- naires ment Démence précoce.32 2 12 14 18 20 Autres psychoses.68 38 22 60 8 59 ToraL.100 40 34 74 26 79 42 Lavar MEbpicaL Janvier 1943 En étudiant le tableau on constate que les résultats dans le traitement de la démence précoce ne sont pas aussi favorables que ceux que l\u2019on obtient dans d\u2019autres affections mentales.Deux malades seulement (6.29) sur 32 peuvent étre considérés comme guéris, 12 comme améliorés (37.5%).Si, d\u2019un autre côté, nous étudions individuellement les cas de démence précoce traités nous constatons que les résultats obtenus sont d\u2019autant plus favorables que l\u2019évolution de la maladie a été plus courte.C\u2019est pourquoi nous ne pouvons jamais trop insister sur la nécessité de faire hospitaliser et traiter ces malades le plus tôt possible et de ne pas perdre un temps précieux en gavant ces patients de supposés toniques nervins.Quoiqu'il en soit, si nous n\u2019obtenons pas un plus grand nombre de guérisons chez les déments précoces, nous obtenons des améliorations souvent assez marquées.De toutes façons il ne faut pas cesser de traiter ces malades, parce que si nous n\u2019obtenons pas de guérison ou d\u2019amélioration considérables, chez un grand nombre d\u2019entre eux on constate des améliorations notables de leur comportement ; ainsi des malades que l\u2019on devait gaver, mangent maintenant seuls, des malades agités deviennent plus calmes.Dans les autres psychoses, psychose maniaque dépressive, mélancolie d\u2019involution, et, en général, dans les psychoses affectives, les résultats sont des plus encourageants.En effet, 60 sur 68 de nos patients ont bénéficié du traitement.Enfin, aucun décès, directement ou indirectement imputable au traitement ne s\u2019est produit, ce qui démontre d\u2019une façon péremptoire l\u2019innocuité de cette méthode.CONCLUSIONS Il est admis, par tous ceux qui emploient cette méthode, que l\u2019électrochoc est une forme utile et facilement maniable pour le traitement des maladies mentales.Les résultats obtenus avec ce traitement sont superposables à ceux donnés par le métrazol ; tout en présentant des avantages marqués sur la métrazolthérapie, des fractures moins nombreuses et l\u2019amnésie du traitement en sont les principaux. Janvier 1943 : Lavar MEbicaL 43 Certains auteurs ont craint que le choc électrique produise des Iésions cérébrales définitives ; jusqu\u2019a présent des milliers de patients J ont été traités et aucune complication neurologique persistante n\u2019a été rapportée.~~ BIBLIOGRAPHIE Karinowsxy, L.Electric-convulsion in schizophrenia.Lancet, 2 : 1232, (9 déc.) 1939.GoLDMAN, D., et BaBer, E.A.Electric convulsion therapy In psychosis.The American Journal of Medical Sciences, 2 : 354, (mars) 1942.ALMANSI, R., et IMPASTATO, David J.Electrically induced convulsions in the treatment of mental diseases.New York State Journal of Medecine, (1 sept.), 40 : 1315.Grey-WarTEr, W.Therapy by electrically induced convulsions.British Journal of Physical Medecine, 3 : 146-149, (août) 1940.GoNpa, Victor E.Treatment of mental disorders with electrically induced convulsions.Diseases of the Nervous System, 2 : 84, (mars) 1941.IMPASTATO, David, et ALmaNsI, R.The electrofit in the treatment of mental disease.The Journal of Nervous and Mental Disease, 96 : 395, (octobre) 1942.ReeD, George E.The electric shock therapy of psychosis.The Canadian Medical Assoc.Journal.47 ; 311, (octobre) 1942. ÉPILEPSIE PARTIELLE SENSITIVE SYMPTOMATIQUE D\u2019UN ANGIOME CÉRÉBRAL par S.CARON et G.DESROCHERS Chefs de Service à la Clinique Roy-Rousseau et à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange L\u2019observation qui va suivre présente, selon nous, un double intérêt.Elle met en évidence, tout d\u2019abord, une forme de manifestations sensitives d\u2019origine corticale qu\u2019il est possible de rattacher au syndrome d\u2019épilepsie localisée.D\u2019autre part, elle permet d\u2019attribuer ce syndrome clinique plutôt rare à une tumeur vasculaire du cerveau qui fut identifiée au cours d\u2019une intervention chirurgicale.OBSERVATION L.B., âgé de 22 ans, est admis à la Clinique Roy-Rousseau, le 11 Juillet 1942, parce qu\u2019il a présenté, la veille,en montant dans un tramway, une crise d\u2019engourdissement de tout l\u2019hémi-corps gauche, crise s\u2019accompagnant d\u2019incoordination de la jambe et du bras et de démarche ébrieuse, au point que le conducteur crut qu\u2019il était en état d\u2019ébriété et voulut le faire descendre du véhicule. Janvier 1943 Lavar MÉpicaL 45 Cette crise n\u2019avait duré que dix à quinze mmutes et, à son entrée à la Clinique, le malade ne ressentait aucun malaise, mais on relevait, dans ses antécédents, l\u2019histoire de plusieurs épisodes semblables depuis l\u2019âge de 17 ans.Lors de la première crise, il avait été hospitalisé à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec où le diagnostic d\u2019épilepsie bravais-jacksonienne fut porté et un traitement au gardénal fut conseillé.Il continua néanmoins à présenter des crises analogues à des intervalles irréguliers, en moyenne quatre ou cing fois par année.Celles-c1 apparaissaient toujours subitement, duraient dix à quinze minutes et disparaissaient sans laisser de traces.Rien ne les annonçait, elles n\u2019étaient accompagnées d\u2019aucune perte de conscience, ni d\u2019aucune convulsion, mais, par contre, le sujet éprouvait en même temps une céphalée intense, une sensation de gonflement épigastrique allant parfois jusqu\u2019aux nausées et aux vomissements.Au cours de la crise, 1l éprouvait des sensations anormales, qu\u2019il qualifie d\u2019engourdissement, dans l\u2019hémi-face gauche, le bras et la jambe gauches.De plus, 1l devenait incapable de diriger convenablement son bras et sa jambe et ne pouvait pas distinguer ce qu\u2019il portait à la main gauche.Il remarquait enfin que sa main et son pied gauches devenaientplus froids pendant ces accès.L\u2019histoire antérieure du patient n\u2019offre rien de particulier à signaler, si ce n\u2019est qu\u2019il reçut plusieurs coups sur la tête dans le Jeune âge.Aucun de ces traumatismes, cependant, n\u2019aurait été suivi de perte de conscience.Ex AMEN L'examen physique général ne montre aucune anomalie importante des principaux organes.Au point de vue neurologique, on ne constate pas de signes objectifs, à l\u2019exception d\u2019un léger défaut de convergence de l\u2019œil gauche.Tous les réflexes ostéo-tendineux et cutanés sont présents et d\u2019égale amplitude des deux côtés du corps.II n\u2019existe pas de diminution de la force musculaire, pas d\u2019incoordination ni de troubles des sensibilités objectives.En somme, l\u2019examen clinique habituel était essentiellement négatif.Par contre, l\u2019examen radiologique du crâne, que nous pratiquons systématiquement dans tous les cas où se pose la question d\u2019épilepsie, 46 Lavar.MÉDicaL Janvier 1943 confirmée ou non, a révélé des signes intéressants.On constate, en effet, à la partie supérieure et moyenne de l\u2019os pariétal droit, une zone assez bien délimitée où le réseau vasculaire est fortement accentué et où l\u2019on voit plusieurs petites érosions de l\u2019os, en forme de nid d\u2019abeille.De plus, 1l existe dans cette zone plusieurs calcifications au contact de la table interne du crâne.Discussion Depuis cing ans, ce malade a donc présenté un tableau clinique constitué essentiellement par des troubles sensitifs subjectifs, que l\u2019on peut appeler des dysesthésies ou paresthésies parce qu\u2019ils n\u2019étaient pas des douleurs véritables, localisés à la moitié gauche du corps.Un caractère très Important de ces troubles fut de survenir par accès de courte durée, laissant entre eux des intervalles absolument silencieux.Nous avons noté qu\u2019au cours de ces crises, qui laissaient la conscience absolument nette, il ne s\u2019est jamais produit de contractions musculaires involontaires ni des mouvements cloniques dans les membres intéressés.Par conséquent, nous pouvons dire qu\u2019il n\u2019y avait pas, à proprement parler, de troubles moteurs associés à ces désordres sensitifs, l\u2019incoordination motrice ou l\u2019ataxie qui les accompagnait n\u2019étant à notre avis qu\u2019une conséquence directe des perturbations de la sensibilité.Il s\u2019agissait donc de crises sensitives localisées ayant tous les carac- téres des manifestations jacksoniennes, mais sans élément moteur.Serions-nous justifiables, dans un cas semblable, de porter le diagnostic d\u2019épilepsie jacksonienne alors que la définition méme du jacksonisme comporte l\u2019existence de convulsions localisées?Cette question de nomenclature peut vous paraître oiseuse, car, en définitive, tout porte à croire que ces crises dysesthésiques, qu\u2019elles s\u2019accompagnent ou non d\u2019une composante motrice, ont exactement la même signification patho- génique qu\u2019une crise jacksonienne typique.Toutefois nous préférons, en vue de la description précise des symptômes, ne pas les confondre avec l\u2019épilepsie bravais-jacksonienne classique.C\u2019est pourquoi, nous avons employé l\u2019expression d\u2019épilepsie partielle sensitive, expression Janvier 1943 Lavar.MÉDpicaL 47 que l\u2019on trouve rarement dans la littérature médicale, mais qui est cependant employée par Dejerine.Cette épilepsie partielle sensitive, puisque nous l\u2019appellerons ainsi, n\u2019est pas qu\u2019une possibilité théorique.Elle existe en fait, non seulement comme aura d\u2019une crise motrice, mais aussi à l\u2019état isolé, et notre observation le démontre d\u2019une façon catégorique.Situés de cette manière, dans le cadre des manifestations comitiales, ces troubles sensitifs à caractère paroxystique et à topographie unilatérale prennent une signification précise.Ils permettent de localiser la lésion à la zone sensitive de l\u2019écorce cérébrale du côté opposé au même titre que la crise jacksonienne nous permet de situer une lésion dans la zone motrice.Par la seule analyse clinique des symptômes nous pouvions donc déduire, dans le cas de notre malade, qu\u2019il existait une lésion localisée de la zone sensitive corticale de l\u2019hémisphère droit.Mais cette analyse ne nous apprenait rien sur la nature de la lésion en cause.C\u2019est ici que l\u2019interprétation des signes radiologiques prend son importance et nous profitons de l\u2019occasion pour dire qu\u2019une radiographie du crâne s\u2019impose chaque fois que l\u2019on est en présence de manifestations comitiales généralisées ou partielles.Dans le cas présent, l\u2019examen radiologique simple permettait de constater des signes assez précis d\u2019une lésion siégeant dans la zone correspondante aux symptômes climiques.Nous avions pensé à la possibilité d\u2019une tumeur ou d\u2019un hématome calcifié et, pour toute fin pratique, nous avions suffisamment de données pour diriger le malade vers un service de neuro-chirurgie.C\u2019est ce qui fut fait et le patient fut opéré, le 24 août dernier, par le Dr Jean Sirois qui porta le diagnostic d\u2019anévrisme cirsoïde ou angiome des vaisseaux cérébraux au cours de l\u2019intervention.Celle-ci comporta la cautérisation de nombreux vaisseaux dilatés à l\u2019extrême et fut suivie de séances de radiothérapie profonde.Le malade fit une hémiplégie transitoire dans les jours suivant l\u2019intervention, mais se rétablit assez rapidement et quitta l\u2019hôpital le 15 septembre sans avoir présenté d\u2019autres crises sensitives.Cette observation, intéressante à bien des points de vue, pourrait être l\u2019occasion de multiples commentaires sur la pathogénie des crises épileptiformes et sur la classification des tumeurs vasculaires du cerveau. 48 Lavar MÉpicar Janvier 1943 Nous ne voulons pas aborder ce domaine.La seule question que nous soulèverons sera de savoir s\u2019il est possible de diagnostiquer l\u2019anévrisme cirsoïde ou l\u2019angiome cérébral avant l\u2019intervention chirurgicale ou la nécropsie.Dans certains cas, le diagnostic peut être relativement facile, lorsque, par exemple, les dilatations vasculaires intéressent non seulement les vaisseaux intra-cérébraux, mais aussi les vaisseaux externes et produisent des déformations osseuses, de l\u2019exophtalmie, des bruits auscultatoires.Par contre, il existe des cas à symptomatologie beaucoup plus réduite où le diagnostic ne pourra jamais être qu\u2019un diagnostic de présomption, si même 1l est possible.Dans le cas présent, nous n\u2019avions pour nous guider que des symptômes de localisation nerveuse et des signes radiologiques.Nous n\u2019avions pas de troubles circulatoires apparents à l\u2019examen clinique.Il est vrai que les manifestations du type jJacksonien se retrouvent d\u2019une façon singulièrement fréquente dans la symptomatologie des angiomes et ceci aurait pu nous servir dans l\u2019orientation du diagnostic.D\u2019un autre côté, les signes radiologiques constituent un élément très important et nous constatons, après coup, qu\u2019en examinant soigneusement les radiographies notre attention aurait pu être orientée dans cette direction, bien que nous restions convaincus qu\u2019un diagnostic de certitude était impossible à faire avant l\u2019ouverture de la boîte crânienne.BIBLIOGRAPHIE DEJERINE.Sémiologie du système nerveux.Wirson, K.Modern Problems in Neurology.CusHING et BAILEY.Blood Vessel Tumors of the Brain.PancoaTT, PENDERGRASS et SCHAFFER.Head and Neck in Rœntgen Diagnosis. ÉPILEPSIE, CARDIOPATHIE, ÉRYTHROCYTOSE ASSOCIÉES CHEZ LA MÊME PATIENTE par C.-Auguste PAINCHAUD Brologiste et médecin à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange La patiente qui fait le sujet de cette observation, Evelyn M., épileptique supposée, fut admise à la Clinique Roy-Rousseau, le 6 juin 1942, pour des troubles de l\u2019humeur, du caractère, et des fugues.Le sujet appartient à une famille de douze enfants, qui compte cinq morts en bas-âge.Elle a fréquenté l\u2019école primaire jusqu\u2019à 13 ans.À vingt, elle s\u2019est engagée dans une manufacture de hardes et y a travaillé Jusqu\u2019à vingt-neuf ans.Comme bien d\u2019autres elle a souffert d\u2019influenza en 1918.Depuis six ans elle présente une surdité lentement progressive.Les règles, apparues tardivement à 20 ans, ont été régulières jusqu\u2019à avril 1942, depuis elle présente une aménorrhée complète.Depuis trois ans, Evelyn souffre de pertes de conscience qui surviennent surtout à l\u2019occasion de ses règles.A son dire, ces états sont habituellement précédés de palpitations.On lui a dit que perrdant les crises, « elle vient l\u2019écume à la bouche ».Les accès sont de courte durée, puisqu'elle peut reprendre son travail après quelques minutes, sans plus de malaises après qu\u2019avant.Jamais elle ne s\u2019est blessée dans ses chutes.Elle se plaint, en plus, de fatigue habituelle, d\u2019inappétence, de ses gencives qui saignent, de mauvaises digestions, de difficulté à avaler, de boule qu\u2019elle ressent et qui l\u2019étouffe, d\u2019étourdissements accompagnés de vision de courants lumineux.À ces troubles, existant déjà depuis quelque temps, sont venues se greffer des manifestations psychiques, telles que colères non motivées, (5) 50 LavaL MEbicaL Janvier 1943 crises d\u2019agitation, menaces, fugues, qui ont fini par nécessiter l\u2019hospita- Iisation.Dès son arrivée à l\u2019hôpital, le 6 juin, mais pour une courte durée seulement, elle se montre hostile, indocile, malveillante, refuse tout ce qu\u2019on lui offre, médicaments, aliments, etc.Ce dont elle se plaint avec le plus d\u2019insistance, c\u2019est d\u2019une dysphagie très souvent accompagnée de vomissements, malgré la forme liquide de la nourriture qu\u2019elle consent à ingérer.Devant ce fait un examen radiologique est demandé.Il ne montre aucune anomalie du transit œsophagien, mais il révèle l\u2019image d\u2019un gros cœur.Une téléradiographie jugée utile apporte les précisions suivantes : « hypertrophie marquée de l\u2019image cardiaque, le.diamètre transverse (14.5 c.) dépasse de beaucoup la moitié du diamètre thoracique transversal (21.5 c.).Cette augmentation de l\u2019aire cardiaque porte principalement à gauche, où la pointe frôle la paroi latérale » (Dr M.Samson).Cliniquement on constate les signes de l\u2019existence très probable d\u2019une maladie mitrale complète.Le pouls est petit, difficile à percevoir, la tension basse, la maxima oscillant entre 95-100, la minima entre 55-60.Comme signes subjectifs, en rapport avec sa cardiopathie, la malade n\u2019a présenté que de courtes périodes de dyspnée légère, sans signes de décompensation véritable.Enfin, un électro-cardiogramme, dû à l\u2019obligeance du Dr Guy Drouin, n\u2019a révélé, à son dire, rien qui mérite d\u2019être signalé.Les autres données de l\u2019examen somatique sont les suivantes: malade de petite taille, d\u2019un poids de 80 livres, assez sourde, un peu dysarthrique, présentant une cyanose légère des lèvres et des extrémités et, sur les bras, des marbrures bleutées.Dans la cavité bucco-pharyngée, il existe une gingivite, la langue est rouge vin, la gorge normale.Au creux épigastrique, la palpation est douloureuse, le foie paraît normal, la rate est augmentée de volume, (percussion et radiologie), Du côté des yeux, rien à signaler à l\u2019examen externe.Le fond d\u2019eil laisse voir une vascularisation anormale avec augmentation du volume de tous les petits vaisseaux.L'examen de l\u2019audition permet de rattacher la surdité à une sclérose des tympans. Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 51 L\u2019examen neurologique n\u2019offre rien de particulier.Le tableau mental est celui d\u2019un état de débilité intellectuelle.- Examens-de laboratoire : dans les urines, rien à signaler ; urée du sang : valeur normale ; Bordet-Wassermann : négatif ; liquide céphalo- rachidien normal au point de vue chimique, cytologique, et sérologique.Une première numération sanguine ayant révélé l\u2019existence d\u2019une polyglobulie, elles ont été répétées avec les résultats ainsi résumés : le nombre des globules rouges n\u2019a pas été inférieur à 7,030,800 par mm\u201d, et pas supérieur à 8,461,320 par mm, les chiffres les plus élevés étant les plus récents.Les globules blancs ont oscillé entre 5,625 par mm° et 10,000 par mm°.L\u2019hémoglobine entre 110% et 120% ; les valeurs globulaires entre 0.68 et 0.76.La microcytose (diminution du diamètre des hématies) a été constante.La vitesse de sédimentation est réduite à un millimètre à l\u2019heure.Dans la formule leucocytaire, les polynucléaires ont varié entre 66% et 76% ; les lymphocytes, entre 18% et 26%, les monocytes, entre 5% et 7%.Ni dans l\u2019une, ni dans l\u2019autre des deux séries hématologiques, des formes immatures n\u2019ont été rencontrées.Une numération des plaquettes sanguines s\u2019est chiffrée à 320,000 par mm>.Les temps de saignement et de coagulation sont normaux.Ajoutons, pour terminer l\u2019observation, que l\u2019existence d\u2019épilepsie déjà soupçonnée d\u2019après les renseignements, fut confirmée ici par une crise typique de convulsions généralisées avec incontinence des urines et confusion résiduelle.C\u2019est la seule qu\u2019ait présentée la malade depuis cing ans ; et, fait intéressant à noter, cette diminution marquée dans la fréquence des accès de mal épileptique, qui, antérieurement à l\u2019admission, se produisaient à chaque époque menstruelle, a coïncidé avecl\u2019aménorrhée installée depuis 6 mois.Telles sont, en résumé, les constatations qui ont révélé l\u2019existence de cette triade pathologique : épilepsie, cardiopathie, polyglobulie, associées chez la même patiente.En vous soumettant l\u2019observation notre intention n\u2019est pas de nous attarder sur le sujet des polyglobulies, qui fut traité encore tout récemment devant les membres de cette société, dans les très intéressantes communications des Drs Lessard et Larochelle.La polyglobulie, constatée chez notre patiente, appartient-elle au groupe des érythrocytoses symptomatiques, ou réalise-t-elle, au contraire, 52 LavaL MEpicaL .Janvier 1943 un autre cas de maladie de Vaquez-Osler?Dans le cas présent nous sommes d\u2019avis que la cardiopathie fut la première en date, et les anomalies hématologiques, réactionnelles.Nous émettons là une opinion que nous ne discuterons pas, mais que nous croyons discutable.Dans une séance comme celle-ci, consacrée, pour ainsi dire, à l\u2019épilepsie, 1l nous parait plus opportun de faire porter les commentaires sur l\u2019association cardiopathie-épilepsie coexistente, et de la faire entrer, s\u2019il y a lieu, dans le cadre de l\u2019épilepsie cardiaque que nous nous proposons de décrire sommairement.Le terme d\u2019épilepsie cardiaque définit aujourd\u2019hui (les manifestations épileptiques qui apparaissent consécutivement à des troubles cardiaques et qui sont conditionnées directement ou indirectement par eux.Il ne s\u2019agit donc nullement de coexistence accidentelle, chez un même sujet, d\u2019épilepsie et de cardiopathie, mais d\u2019un rapport de causalité directe ou indirecte, entre l\u2019une et l\u2019autre.Parmi les faits ainsi définis d\u2019épilepsie cardiaque, on distingue actuellement deux groupes très différents : le premier comprend les accidents épileptiques observés en particulier dans le syndrome de Stokes-Adams ; le second concerne ceux qui sont liés à d\u2019autres cardiopathies surtout parvenues au stade de décompensation.On a créé ainsi deux groupes : l\u2019épilepsie de la bradycardie permanente et l\u2019épilepsie de l\u2019asystolie.Dans le premier groupe, l\u2019accident épileptique correspond toujours à un ralentissement paroxystique du pouls, soit spontané, soit provoqué ; de telle sorte que, dans le syndrome de Stokes-Adams, l\u2019épilepsie est due à P ischémie encéphalique et que cette variété est accessible à toute action médicamenteuse qui modifie le rythme cardiaque, tandis que les médications antiépileptiques ordinaires ne sont guère utiles.Cette variété n\u2019ayant rien de commun avec celle que présente la malade qui fait le sujet de l\u2019observation, nous passons au deuxième groupe, celui de l\u2019épilepsie par asystolie.* Cette variété d\u2019 épilepsie cardiaque a été signalée chez des sujets attemts de très div erses lésions valvulaires, aortiques et mitrales, de (1) Tiré du rapport de Jean Abadie sur les conceptions étiologiques modernes sur les épilepsies (XIIe Réunion neurologique internationale annuelle \u2014 Parts 1932.Extrait de Revue Neurologique). Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDicaL 53 lésions du myocarde, etc.Mais, depuis Gowers, la plupart des auteurs admettent qu\u2019elle ne se montre jamais dans les lésions cardiaques bien compensées, et qu\u2019elle n\u2019apparaît que dans les périodes transitoires d\u2019insuffisance cardiaque ou à la phase d\u2019asystolie terminale.On l\u2019a observée à peu près exclusivement chez des adultes, et exceptionnellement \u2018Avant quarante ans.\u2019épilepsie dite asystolique peut affecter toutes les formes de l\u2019épilepsie, depuis les accidents les plus légers jusqu\u2019à la grande crise généralisée du type nettement comitial.Elle se traduit par des accès isolés, à retour périodique plus ou moins espacés, ou bien par des accès groupés en série et correspondant aux paroxysmes de l\u2019insuffisance cardiaque.L\u2019épilepsie asystolique tire un de ses caractères les plus importants d\u2019une part de sa résistance habituelle aux traitements antiépileptiques ordinaires, d\u2019autre part et surtout, de ses variations en fonction de toute cause qui atténue ou aggrave la lésion cardiaque correspondante.C\u2019est ainsi qu\u2019elle est survenue après des écarts de régime, des efforts musculaires, une marche précipitée, etc.Les crises épileptiques ont été provoquées maintes fois par les changements brusques de position, par la station debout, la position horizontale.L\u2019épilepsie s\u2019est montrée, en d\u2019autres moments, très étroitement associée aux symptômes de fléchissement cardiaque, à des accès tachy-arythmiques, à la dilatation du cœur.Certains affirment que le retour des accidents épileptiques peut être prévu par l\u2019arrivée des signes traduisant le début de l\u2019insuffisance cardiaque, la dyspnée d\u2019effort, le gonflement douloureux du foie, les modifications de volume du cœur, le déplacement de la pointe, etc.Le L\u2019épilepsie asystolique est d\u2019habitude influencée favorablement par le traitement seul de la cardiopathie en cours.Elle peut méme étre suspendue transitoirement, parfois définitivement arrêtée par les médications toni-cardiaques, le repos, le régime.Telle est, en résumé, l\u2019épilepsie asystolique, d\u2019après les documents actuellement connus, la seule décrite pendant longtemps comme épilepsie cardiaque avant la distinction de l\u2019épilepsie bradycardique.Loin d\u2019être admise sans conteste, l\u2019épilepsie asystolique est, au contraire, fortement discutée et sa réalité clinique a été même mise en doute.Pour plusieurs auteurs, il n\u2019y aurait jamais que coexistence 54 LavaL MéÉpicar Janvier 1943 fortuite d\u2019épilepsie et de cardiopathie ; l\u2019épilepsie cardiaque, c\u2019est-à-dire exclusivement liée à des troubles circulatoires encéphaliques, anémiques ou congestifs, n\u2019ayant, pour eux, pas été démontrée.Une hypothèse émise par Rueff, puis admise par Oddo, a été plus récemment reprise et défendue par Lian : celle d\u2019une lésion cérébrale ancienne et latente révélée ou réactivée par les troubles circulatoires dus à la cardiopathie.Cette hypothèse, que Lian avait jugée acceptable pour quelques cas d\u2019épilepsie bradycardique, est, pour lui, surtout applicable aux faits d\u2019épilepsie liés à l\u2019asystolie.Disons en conclusion, citant Abadie, que, d\u2019une façon générale, et conformément aux hypothèses émises, on doit rechercher, sous toute épilepsie apparue chez un cardiopathe, surtout en décompensation, l\u2019existence de lésions cérébrales épileptigènes dont la cardiopathie n\u2019a été que la cause révélatrice.Chez Evelyn M.l\u2019épilepsie est apparue à l\u2019âge de trente ans.Chez elle l\u2019histoire de famille est indemne de tare psychopathique ou alcoolique.L'histoire personnelle ne fait mention ni de traumatismes ni de convulsions de l\u2019enfance.Les réactions sérologiques ont été négatives à la syphilis et dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien.Durant les trois dernières années antérieures à l\u2019admission à l\u2019hôpital, elle a fait des crises convulsives à l\u2019occasion de chaque menstruation.Durant les derniers six mois, et coïncidant avec une période de repos et d\u2019aménorrhée de même durée, une seule crise d\u2019épilepsie est survenue.Ces faits sont-ils suffisants pour établir un lien de causalité entre l\u2019épilepsie et' la cardiopathie coexistantes, et nous permettre de faire entrer le présent cas dans le groupe de l\u2019épilepsie cardiaque, variété dite de l\u2019asystolie?Nous sommes tenté de répondre par l\u2019affirmative.Néanmoins, si discutable qu\u2019elle soit dans le cas présent, et si discutée qu\u2019elle soit en elle-même, cette variété d\u2019épilepsie dite d\u2019asystolie, mérite d\u2019être connue, parce que, comme telle, elle est, dans bien des cas, influencée par le traitement de la cardiopathie en cours.Chez notre patiente, le simple repos, et la suppression spontanée des fatigues menstruelles, paraissent avoir eu une Influence très favorable sur l\u2019épilepsie . MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LE COMPLEXE « B» Les vitamines font maintenant partie de l\u2019arsenal thérapeutique .moderne.On connaît la composition de la plupart d\u2019entre-elles.Plusieurs sont obtenues synthétiquement.Leurs propriétés physiologiques et thérapeutiques sont de mieux en mieux connues, tandis que leurs indications se précisent de plus en plus.Il n\u2019est aucun médecin praticien qui n\u2019ait eu l\u2019occasion de faire usage des vitamines chez ses malades ; bien plus, la publicité aidant, beaucoup de médecins en ont fait, et en font encore souvent, un usage abusif.Le champ des vitamines est très vaste ; il s\u2019élargit de jour en jour, au fur et à mesure que les recherches se poursuivent dans ce domaine.Aussi limiterons-nous notre étude au complexe « B» et aux divers facteurs qui le composent, en nous efforçant de faire ressortir, d\u2019une façon pratique, les propriétés physiologiques, les propriétés thérapeutiques et les principales indications de ces divers médicaments.Le complexe « B» est composé de l\u2019association synergique de plusieurs facteurs ayant chacun une composition et des propriétés particulières.La plupart de ces facteurs ont pu être isolés à l\u2019état pur et bien étudiés ; certains ont été synthétisés.D\u2019autres facteurs du complexe « B» restent encore inconnus, mais on commence à soupçonner leur entité et leurs propriétés.Les facteurs « B » les mieux connus à l\u2019heure actuelle sont : la vitamine B; (chlorure de thiamine), la vitamine B2 (Riboflavine), l\u2019acide nicotinique (facteur P.P.), la vitamine Be (Pyri- 56 Lavar MéDpicaL Janvier 1943 doxine), l\u2019acide pantothénique (facteur anticheveux gris), l\u2019inositol (facteur antialopécique).VITAMINE B; \u2014 (Aneurine, chlorure de thiamine, vitamine anti- névritique ou antibéribérique) : La vitamine B1, ou mieux, le chlorure de thiamine préparé synthétiquement, est le mieux connu et le plus utilisé des facteurs du complexe «B».La vitamine By est le facteur d\u2019utilisation nerveuse par excellence.Le carence en ce facteur entraîne des troubles nerveux ordinairement du type névritique dont le plus connu est le béribéri.Certaines névrites ou polynévrites, certains rhumatismes, certains troubles gastro-intestinaux seraient la traduction d\u2019une hypovitaminose B1.La vitamine By a surtout été employée avec succès dans les troubles nerveux périphériques du type névritique, dans certains troubles nerveux centraux, dans les troubles gastro-intestinaux où les phénomènes nerveux (névrose gastro-intestinale) entrent pour une grande part.Les principales indications de la vitamine By sont, avant tout, les névrites diverses, les polynévrites de quelque origine que ce soit : polynévrites alcooliques, polynévrites toxiques, polynévrites gravidiques ; c\u2019est dans ces cas que la vitamine B; a donné les meilleurs résultats.Elle est encore indiquée et a semblé avoir une action favorable à condition de l\u2019employer à hautes doses, dans certaines arthrites rhumatismales où l\u2019élément douleur prédomune et où les phénomènes congestifs demeurent plutôt au second plan.Dans ces cas la vitamine B; a souvent les plus heureux effets sur les douleurs parfois très vives qui accompagnent ces arthrites.Elle est encore indiquée, et on en obtient souvent d\u2019excellents résultats, dans certains troubles gastro-intestinaux où l\u2019élément névritique ne fait pas de doute, en particulier dans l\u2019entéro-colite muco- membraneuse\u2026 Chez les malades présentant ce syndrome, la vitamine Bi, administrée à hautes doses, stimule l\u2019appétit souvent capricieux, régularise le péristaltisme intestinal, dimmue l\u2019intensité des crises en calmant les douleurs, et souvent prévient le retour de nouvelles poussées.Chez les déprimés, les asthéniques, les surmenés, les nerveux, l\u2019administration de la vitamme By relève rapidement les forces, supprime l\u2019hyperexcitabilité nerveuse et rétablit l\u2019équilibre dans le fonctionnement du système nerveux central et périphérique. Janvier 1943 LavAL MÉDICAL 57 Pour obtenir des résultats rapides et durables dans l\u2019emploi de la vitamine B1 1l est indispensable d\u2019administrer d\u2019assez fortes doses dès le début du traitement.Les doses préconisées autrefois de 5 à 10 milligrammes par jour doivent être largement dépassées, et, à l\u2019heure actuelle, la dose moyenne est de 50 milligrammes par jour ; elle peut s\u2019élever, sans danger, à 100 milligrammes par jour.La voie d\u2019administration de la vitamine By n\u2019est pas indifférente.Il semble bien que la voie intra-musculaire soit l\u2019idéale ; elle serait supérieure à la voie buccale et même à la voie intra-veineuse.Administrée par voie buccale la vitamine Bi; serait en partie détruite (dans la proportion de la moitié ou des deux tiers) lors de son passage dans l\u2019estomac.Lorsque la vitamine B; est administrée par voie endo-veineuse une grande partie est immédiatement éliminée par l\u2019émonctoire rénal et n\u2019est d\u2019aucune utilité pour l\u2019organisme.La vitamine By est présentée actuellement sous forme de comprimés de 1, 5 et 25 mgms pour administration par voie buccale.HN existe des solutions contenant 10, 25, 50 et 100 mgms par centimètre cube que l\u2019on peut administrer soit par voie intra-veineuse, soit par vole intra-musculaire.VITAMINE B2 \u2014 (Riboflavine, lacto-flavine) : Les propriétés physiologiques et thérapeutiques de la vitamine B2 commencent à se préciser.On sait, par des expériences chez des animaux, que la carence en ce facteur entraîne des troubles des épithéliums : raghades des lèvres et des orifices nasaux, cheilites, perlèches, dermatoses diverses, troubles gastro-intestinaux, arrêt de la croissance.Chez l\u2019homme, la riboflavine a été employée, avec quelque succès, semble-t-il, dans certains troubles oculaires, en particulier dans les kératites superficielles, la photophobie, la nyctalopie, la myopie, certaines conjonctivites chroniques vasculaires.Elle a semblé avoir un certain effet dans la perlèche, les cheilites et l\u2019état séborrhéique de la peau.On peut se procurer la vitamine B2 sous formes de capsules ou de comprimés de 1 mgm.et en ampoules pour administration hypodermique.La dose Journalière de vitamine B2 n\u2019est pas encore très précise, cependant elle semble correspondre à 1 à 2 mgm.par voie buccale et 1 mgm.par voie hypodermique: | 58 Lavar.MEbicaL Janvier 1943 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 (Facteur P.P., vitamine antipellagreuse, nicotinamide, niacine) : Comme une de ses appellations l\u2019indique l\u2019acide nicotinique est le facteur préventif de la pellagre chez l\u2019homme et d\u2019une maladie ayant des caractères identiques chez le chien (black tongue disease).L\u2019acide nico- tinique est un facteur d\u2019utilisation épithéliale et nerveuse.Aussi l\u2019a-t-on employé avec grand succès dans la pellagre, et avec quelqu\u2019avantage dans certaines dermatoses, dans le lupus érythémateux, dans les polynévrites, dans les colrtes, les aphtes récurrentes.Certains auteurs ont employé l\u2019acide nicotinique comme mordant au cours de l\u2019admmistration de la vitamine By pour le traitement des affections nerveuses.La dilatation.des vaisseaux de la moelle épinière et du cerveau qui suit l\u2019administration de l\u2019acide nicotinique favoriserait la fixation de la vitamine By dans la substance nerveuse.Un dérivé de l\u2019acide nicotinique, le diéthylamide de l\u2019acide nico- tinique est employé d\u2019une façon courante comme tonique cardio-respi- ratoire.En réalité ce médicament est plus un tonique vasculaire qu\u2019un tonique cardiaque ; son action est beaucoup plus accentuée sur le cœur périphérique que sur le cœur central, aussi rend-t-il de grands services, associé aux tonicardiaques véritables, dans le collapsus cardio- vasculaire.Son action sur la respiration n\u2019est pas non plus négligeable, il am- plifieles mouvements respiratoires et fait disparaître rapidement la dyspnée.On trouve sur le marché l\u2019acide nicotinique sous forme de comprimés de 25, 50 et 100 mgms, et sous forme d\u2019ampoules contenant 50 mgms de produit actif.La dose moyenne est de 50 milligrammes par jour.Le diéthylamide de l\u2019acide nicotinique est connu de tous les médecins, 1l est présenté en solution à 25% pour administration buccale (30 gouttes, 2 à 3 fois par jour), pour administration hypodermique, mtra-musculaire ou intra-veineuse à la dose de 2 à 5 c.c.par jour.VITAMINE B6 \u2014 (Pyridoxine, facteur antiacrodynique) : La pyridoxine est un autre facteur du complexe « B » qui a pu être isolé et qui est même obtenu synthétiquement à l\u2019heure actuelle.Ses propriétés physiologiques et thérapeutiques commencent à être connues.On n\u2019a\u2019 pas encore isolé chez l\u2019homme un syndrome que l\u2019on puisse attribuer à une carence en pyridoxine.Cependant ce facteur a été employé, Janvier 1943 LavAar MÉDICAL 59 avec quelques succès, dans certains cas de dermatite, dans l\u2019acrodynie chez l\u2019enfant, dans certaines anémies hypochromes macrocytiques.Certaines maladies du système musculaire et nerveux ont répondu favorablement à l\u2019administration de la pyridoxine, tels : la myasthénie grave, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson.Chez les parkinsoniens l\u2019administration de la pyridoxine est suivie d\u2019une amélioration notable de l\u2019état général des malades, d\u2019une diminution marquée de l\u2019hypertonicité musculaire ; mais ce médicament serait sans action sur le tremblement qui persiste inchangé après traitement.La pyridoxine est présentée actuellement en comprimés de 1, 5 et 25 mgms, en capsules de 10 mgms, et en ampoules de 50 mgms pour injections hypodermiques ou intra-musculaires.La dose thérapeutique de la pyridoxine n\u2019est pas encore très bien fixée ; il semble bien qu\u2019elle oscille entre 25 et 50 mgms par Jour ; cette dose peut cependant être largement dépassée sans grand inconvénient.ACIDE PANTOTHENIQUE \u2014 (Facteur filtrant) : L\u2019acide pantothénique a été isolé, tout récemment, du complexe « B » ; on a même réussi à en faire la synthèse.Les propriétés physiologiques et thérapeutiques de ce facteur sont encore très mal connues.Cependant on aurait constaté, chez des animaux en expérience, privés de ce facteur, l\u2019apparition de lésions cutanées sous forme de dermatose et des troubles des phanères, en particulier une apparence de plus en plus grisonnante des poils ; l\u2019addition d\u2019une certaine quantité d\u2019acide pantothénique à l\u2019alimentation de ces animaux aurait redonné au pelage l\u2019aspect qu\u2019il avait antérieurement.Ces constatations expérimentales ont incité certains cliniciens à faire usage de l\u2019acide pantothénique pour lutter contre l\u2019apparition de la canitie chez l\u2019homme.Les résultats obtenus à date semblent assez encourageants.Cependant des essais cliniques plus nombreux et plus prolongés pourront seuls nous convaincre de l\u2019efficacité de ce facteur dans la canitie.L\u2019acide pantothénique est employé actuellement sous forme de pantothénate de calcium et de pantothénate-D de sodium, en comprimés et en capsules de 10 et 50 mgms, en ampoules de 5 c.c.contenant 50 mgms de produit actif.La dose moyenne serait de 50 mgms par Jour, pour une cure de 15 à 20 jours suivie d\u2019un repos de plusieurs jours. 60 LavaL MEbicaL Janvier 1943 AUTRES FACTEURS : Le complexe « B » est encore composé d\u2019une série d\u2019autres facteurs très mal connus à l\u2019heure actuelle : vitamine B3, vitamine B4, vitamine B5s ; Inositol ; facteur W, facteur U, etc.Ces divers facteurs n\u2019ont pu être isolés à l\u2019état pur ; leurs propriétés physiologiques et thérapeutiques sont encore tout à fait inconnues.Cependant, il semble bien, que le complexe « B » doive une grande part de son action à la présence de ces facteurs dont la composition et les propriétés nous échappent encore à l\u2019heure actuelle.Comme nous venons de le voir le complexe « B » est composé d\u2019une série de facteurs de nature différente et ayant, semble-t-il, des propriétés physiologiques et thérapeutiques assez nettement définies.Cependant, si l\u2019on excepte la vitamine B; (chlorure de thiamine) qui a une action propre, bien définie, 11 semble que chacun de ces facteurs employé isolément, indépendemment de tout autre, se montre beaucoup moins actif que lorsqu\u2019il est associé aux facteurs voisins dont les propriétés se rapprochent.C\u2019est ainsi que l\u2019action de l\u2019acide pantothénique est renforcée par son association avec l\u2019inositol, que l\u2019acide nicotinique agit mieux associé à la pyridoxine et vice-versa.« Pris en particulier chacun de ces facteurs du complexe « B » a des indications thérapeutiques bien particulières, souvent très restreintes ; Ils ne sont employés comme tels que dans les cas tout à fait typiques, donc assez rares.Dans les cas, plus nombreux, mal définis, 1l est souvent préférable d\u2019employer le complexe « B » en entier.Ce dernier a des indications beaucoup plus larges, qui couvrent le champ d\u2019action de chacun des facteurs composants pris à part.Il semble bien et la pratique tend à le démontrer que l\u2019action du produit naturel est supérieure à celle des produits synthétiques, cela va de soi, puisque le produit naturel ,renferme la totalité des facteurs.: La somme des actions particulières des divers facteurs qui le composent fait du complexe « B » un excellent tonique général, un stimulant de la nutrition susceptible d\u2019augmenter les combustions internes et de favoriser les échanges inter-cellulaires.On connaît bien aujourd\u2019hui l\u2019mfluence du complexe « B » sur le métabolisme des glucides et des lipides.Son rôle dans la nutrition du système nerveux central et péri- Janvier 1943 Lavar\u2026 MÉDICAL 61 phérique est incontestable, et l\u2019on sait l\u2019influence qu\u2019il exerce sur les fonctions du tube digestif, sur la digestion, l\u2019absorption et l\u2019assimilation.Toutes ces raisons motivent l\u2019emploi du complexe « B » chez les névritiques, les asthéniques, les surmenés physiques et intellectuels, les constipés, les entéritiques, les malades qui présentent un ralentissement de la nutrition générale.Le complexe «B » donne souvent d\u2019excellents résultats dans certains troubles dyspeptiques où les phénomènes nerveux entrent pour une large part, dans les dyspepsies d\u2019origine intestinale en particulier.Chez ces malades le traitement vitaminique « B » relève l\u2019appétit souvent capric:eux, fait disparaître le gonflement épigastrique et abdominal qui apparaît après l\u2019absorption d\u2019un repas même léger, améliore le transit intestimal défectueux et a toujours les plus heureux\u2019 effets sur les forces et l\u2019état général de ces sujets.L'action des vitamines « B » dans la constipation est trop connue pour qu\u2019il soit nécessaire d\u2019insister; c\u2019est la forme atonique qui semble profiter le plus de ce traitement.Les vitamines « B » relèvent le tonus intestinal, augmentent le péristaltisme en agissant, semble-t-il, sur les terminaisons nerveuses des plexus intestinaux.Cette revue rapide des divers facteurs qui composent le complexe « B » nous fait voir que les vitamines «© B » comptent parmi les plus importantes des vitamines en général.En effet, comme les autres vitamines, elles sont indispensables au développement, à l\u2019entretien et au bon fonctionnement de l\u2019organisme.Malheureusement leur carence est d\u2019autant plus à craindre que les aliments que nous consommons habituellement en assez grande quantité en sont pratiquement dépourvus à cause des procédés de purification employés dans la préparation de ces aliments.C\u2019est pourquoi les avitaminoses graves et plus particulièrement les avitaminoses frustes sont plus fréquentes qu\u2019on ne semble le croire ; nombreux sont les syndromes à étiologie et à symptomatolog1e mal définies qui réagissent favorablement à l\u2019administration du complexe « B».Dans d\u2019autres maladies plus précises où le complexe « B » ou l\u2019un de ses facteurs a fait ses preuves, 1l faut savoir l\u2019employer à bon escient, soit seul, soit associé à un autre traitement, sans jamais en abuser.Honoré NADEAU. HISTOIRE DE LA MÉDECINE HISTOIRE de la SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC par C.-A.GAUTHIER Médecin-neurologue à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus Président de la Société médicale de Québec Cet ouvrage est respectueusement dédié à ceux des membres de la SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC qui, depuis les débuts, ont cru qu\u2019il valait la peine de diriger leurs efforts vers ce qu\u2019ils ont espéré être, dans la mesure de leur possible, l\u2019avancement de la profession médicale de leur pays. Janvier 1943 Lavar MÉDICAL 63 NOTE DE L\u2019AUTEUR Un des descendants de la fille de Louis Hébert, le premier habitant de la plus vieille ville du pays, fut, durant quinze années, dans la personne de monsieur le Dr J.-E.Couillard, le dévoué secrétaire de la plus vieille société médicale au Canada.Il convenait que ce fût aussi un descendant québécois de cette même Guillemette Hébert, lui-même secrétaire de la Société durant quelques années, qui s\u2019efforçât d\u2019écrire le premier essai détaillé d'histoire de la Société médicale de Québec.Nous nous proposons donc de relater, d\u2019une manière aussi complète qu\u2019il nous sera possible de le faire, l\u2019histoire de notre Société médicale depuis ses tout premiers débuts jusqu\u2019à nos Jours.Aujourd\u2019hui nous vous en offrons les premiers chapitres, certes non complets, mais cependant assez chargés pour faire connaître d\u2019une façon non équivoque ce qui s\u2019avère comme étant les premières années de la Société médicale de Québec.PRÉAMBULE L'évolution de la profession médicale dans notre province, depuis le temps où, en 1658, Jean Madry, premier maire de Québec, se voyait accorder le droit de décerner le titre de « maître barbier-chirurgien dans la Nouvelle-France », ne fait pas partie des cadres de cet ouvrage mais n\u2019en constituerait pas moins un prologue fort à propos et certes très édiffant.La lecture attentive des deux volumes suivants, parmi bien d\u2019autres, nous révèlera toute une mine de renseignements, la plupart sur des faits et conditions qui, jJusqu\u2019alors, auront été insoupçonnés et dont la connaissance nous aidera à posséder une plus grande compréhension tout autant des personnages du passé et de leurs faits et gestes, que des événements qui leur font suite dans l\u2019évolution de la médecine canadienne. 64 Lava\u2026 MÉDICAL Janvier 1943 Le premier de ces livres est le Michel Sarrazin du regretté professeur Arthur Vallée, toujours présent à la mémoire de tous les diplômés de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval.Dans Michel Sarrazin, ses œuvres et son temps nous faisons d\u2019abord connaissance avec Sarrazin lui- même, ce personnage assez extraordinaire, dont les activités étaient si diverses et la réputation médico-chirurgicale si fortement assise ; nous puisons aussi dans un trésor d\u2019informations se rapportant aux activités médicales et para-médicales de l\u2019époque et aux difficultés indescriptibles rencontrées par nos devanciers dans l\u2019exercice de leurs devoirs professionnels ; enfin nous y entrevoyons l\u2019étendue des travaux de Jean- François Gaulthier dans les sciences naturelles et surtout dans l\u2019étude des propriétés médicinales des plantes et herbages du Canada.On se souvient en effet que c\u2019est en son honneur que \u2018fut baptisé gaultheria procumbens, le thé du Canada, communément appelé le petit thé des bois.L\u2019autre volume par une femme médecin, non moins illustre, le Dr Maude Abbott, de l\u2019Université McGill, dont la perte a été si vivement ressentie par nos confrères de langue anglaise.Ce livre a pour titre A History of the Medical Profession in the Province of Quebec ; et bien que l\u2019on serait peut-être porté à le croire incomplet parce que, précisément, l\u2019auteur a plutôt voulu présenter une vue à vol d\u2019oiseau, 1l n\u2019en résulte pas moins que la lecture en est énormément édifiante et nous apprend beaucoup.The Il ne nous est pas permis de passer sous silence les ouvrages suivants puisqu\u2019il serait impossible de se faire une idée juste de cette période de notre histoire sans les avoir préalablement parcourus en partie ou en entier ; nous voulons parler des Mémoires et traversées de Pierre de Sales Laterrière (édition privée) ; du Journal and Reminiscences of James Douglass (édition privée que nous croyons avoir été commanditée par son fils, le Dr Douglass;, et dont l\u2019original nous viendrait de Boston) ; des Notes pour servir à l\u2019histoire de la médecine dans le Bas-Canada par les Drs M.-J.et Georges Ahern (édition privée qui fut tirée à cent exemplaires et imprimée à Québec, mais qui avait été préalablement publiée en partie dans le Bulletin Médical de Québec) ; et, finalement, de Four Centuries of Medical History of Canada, par John G.Heagerty. Janvier 1943 Lavar MÉDicaL 65 Nous croyons sincèrement que ces six volumes devraient faire partie de la collection médicale de tous les médecins canadiens de langue ftancaise, que leur réédition devrait être facilitée et leur diffusion aidée.Nous irons même plus loin et dirons que nous croyons tout aussi sincèrement que la lecture devrait en être indiquée et même imposée à tous les étudiants canadiens de langue française au début de leurs études médicales.Ils pourraient de la sorte comparer les conditions présentes, si troublées soient-elles, dans lesquelles 1ls viveñt et étudient avec l\u2019état de choses et la grande misère qui étaient le partage de leurs devanciers.Au cours de cette lecture médecins et étudiants ne pourraient s\u2019empêcher de réfléchir profondément, et la conséquence pourrait bien être que les efforts de tous seraient plus soutenus et surtout que les têtes serarent portées un peu plus hautes.Sans vouloir insister davantage sur cette époque, qu\u2019il nous suffise de mentionner les noms de médecins qui firent, dès 1798, de très grands efforts pour grouper les membres de la profession : les Drs Blanchet, Pierre de Sales Laterrière, Mercier, Joseph Morrin et James Fisher.Ils maintinrent leurs activités durant deux années mais furent forcés d\u2019abandonner le projet faute de support tout autant moral que matériel.Ce projet de grande envergure englobait entre autres choses l\u2019enseignement de la médecine et la pratique de la dissection ; cette dernière tentative entraîna presque la réprobation du peuple qui manifesta d\u2019une façon décidément hostile, et ce fut là la fin de ce mouvement mort en bas âge comme tant de bébés de l\u2019époque.I! est facile d'imaginer que la clientèle d\u2019alors dut « se sauver » de ces médecins « qui découpaient les morts », quand on songe à la réaction actuelle présentée en certains milieux en regard des tentatives d\u2019autopsies dont l\u2019indication et l\u2019à propos nous semblent pourtant bien irréfutables.(6) 66 Lavar.MÉDicAL Janvier 1943 Première partie (1) 1826-1844 PREMIERS JALONS.\u2014 LA CONSTITUTION DE 1826.\u2014 LE VOILE SE LÈVE.\u2014 LES TRAVAUX MÉDICAUX.\u2014 LA RAISON DU PLUS FORT DEVIENT LA FAIBLESSE DE TOUS.Si l\u2019on s\u2019en tenait seulement au livre supposé premier des procès- verbaux de la présente Société médicale de Québec, il nous faudrait croire qu\u2019elle n\u2019a réellement commencé à exister qu\u2019en 1897.Cependant, en acceptant cela comme un fait, nous serions bien loin de la vérité, car il nous faut retourner beaucoup plus loin en arrière pour retracer le chapitre premier de cette société.En effet, il appartenait au premier périodique médical édité et imprimé au pays, d\u2019annoncer la naissance de la première société médicale au Canada.C\u2019est bien le Journal de Médecine de Québec qui, en 1827, la deuxième année de son existence, dans son édition de janvier, nous en donne un compte rendu dans lequel nous allons puiser largement puis- 9 ! , , , * .qu\u2019il ne nous a pas encore été donné de pouvoir retracer le livre des procès-verbaux des réunions du temps.Mais , avant que d\u2019y prendre nos renseignements une courte digression s\u2019impose, et il semble à propos de dire quelques mots au sujet de ce premier périodique médical du pays, Le Journal de Médecine de Québec et de son fondateur, F.-Xavier Tessier.Ce journal n\u2019était pas la propriété de la Société médicale de Québec puisqu\u2019il en était déjà à sa deuxième année lors de la réunion de novembre 1826.C'était entière- (1) Travail présenté à la Société médicale de Québec, le 10 janvier 1942. Québec 2 Janvier, 1825.MONSIEUR, Dans la persuasion où je suis que vous .eles mrél d'encourager foul ce qui peut contribuer , * à l'uruencement des sciences en ce pays, je prends da liberté te vous taie tenir le premier Numiro du Journal de Médecine de Quibec, et de solliciter votre influcnce ct votre souscription, si vous l'en Jugez digne.J'ai Phonneur d'être, avec cunssitérulien, vutres, Ke.£e.Ke.X.TESSIER.Circulaire du fondateur du Journal de Médecine de Québec, le premier périodique médical publié au Canada.(Reproduite avec l'autorisation du bibliothécaire de l'Université Laval.) JOURNAL DL MEDECINE DE QUEBEC.PUBLIE EP REDIGE\u2019 XAVIER TESSIER.Vita braves, ars longa, ovvisio preeeps, expeneatia fallax, judicimm ditticile.Hyreocnars, Secé: 1, Aphor: 1, AERA YOLUME LIA A.QUEBEC: Imprime par Fans, Lexsirae, Îtue Ste.Famille, No.8.JHaute- Ville.\u2014 avr 1826.~ Titre du premier numéro du Journal de Médecine de Québec.(Rédaction française.) (Reproduit avec l'autorisation du bibliothécaire de l'Université Laval.) THE QUEBEC MEDICAL JOURNAL.EDITED AND PUBLISHED sr - \u2018 XAVIER TESSIER.Vita brevis, are longa, occasio præceps, experientia fallax, jadiciam difficile, Hrwrrocrare, Sect : 1, Adphor: 1.cc VOLUME I.pe ¢ \\ .>» .hy .; \u2014\u2014.se or QUEBEC: Printed by Fas.Lawasraz, Ste.Famille Street No.8.Upper-Towa, rm\u2014 Ye * 1826.pe à TN fu dR =) : RE \u201ce .To : Da ne : Fr os i Titre du premier numéro du Journal de Médecine de Québec.(Rédaction anglaise.) (Reproduit avec l'autorisation du bibliothécaire de l'Université Laval.) 70 LavaL MEbicaL Janvier 1943 ment l\u2019œuvre de F.-Xavier Tessier lui-même, et nous ne devons pas ignorer que c\u2019est à l\u2019âge de vingt-six ans, peu de temps après avoir reçu son diplôme de docteur en médecine, que Tessier entreprit, seul, la fondation de ce journal médical.Si l\u2019on parcourt le premier numéro publié, on se rend facilement compte qu\u2019il est presque entièrement l\u2019œuvre de Tessier lui-même.Pendant plus de deux ans il en fut le rédacteur et, sans aucun doute, le plus actif collaborateur, bien que plusieurs articles importants aient été fournis par d\u2019autres médecins.La forme du journal est presque impeccable, et le rédacteur en chef d\u2019alors avait prévu la reliure de ses numéros successifs puisqu\u2019il avait adopté la forme de l\u2019in-octavo.Le fond des articles publiés n\u2019est pas moins Intéressant et l\u2019on y rencontre tout un ensemble de travaux d\u2019ordre médical, physique et météorologique qui, d\u2019après plusieurs critiques, ne meéritalent à peu près aucun reproche.Comme question de fait MacDermott, dans son volume History of the Canadian Medical Association, s\u2019étonne, en commentant la bonne tenue du Journal et la solidité des articles publiés, que sa durée n\u2019ait pas été plus longue et que Tessier, lors de son départ de Québec, n\u2019ait pu trouver quelqu\u2019un pour le remplacer dans son œuvre.Que le premier journal de médecine au pays ait été publié à Québec nous semble déjà passablement flatteur et, sans aucun doute, réjouit notre esprit civique ; mais que le rédacteur en chef ait été un jeune homme de vingt-six ans, déjà atteint par la maladie, peut certes nous surprendre davantage et provoquer toutes sortes de réflexions sans aucun doute à l\u2019honneur du jeune médecin canadien-français.Nous apprenons donc que le 30 novembre 1826 eut lieu, sous la présidence du Dr Joseph Morrin, une assemblée générale des médecins pratiquant à Québec.Cette réunion générale avait dû être précédée de nombreuses sessions antérieures puisque, déjà, on y adopta une partie de la constitution de la future Société médicale de Québec, laquelle constitution, comme on le verra, était assez complexe et détaillée.La discussion dut aussi être, ce soir du 30 novembre, assez longue et bien nourrie si on en juge par le nombre des résolutions qui y furent adoptées en préambule à la constitution.Détail curieux et plutôt piquant, tous les documents de l\u2019époque qu\u2019il nous a été donné de consulter à date mentionnent sans exception Janvier 1943 Lavar MépicaL 71 que la réunion eut lieu le 31 novembre .Comme le faisait si judi- cleusement remarquer un professeur de la Faculté de Médecine de Laval, dont nous nous honorons de l\u2019amitié, 1l serait certes fort intéressant de savoir quel calendrier, inconnu de nous, faisait loi en ces temps pourtant pas si lointains .| Voyons quelles furent les résolutions.« Résolutions adoptées le 30 novembre 1826 à Québec et constituant le préambule de la constitution de la Société médicale de Québec.« CONSIDÉRANT que de toutes les diverses classes de la société qui ont une influence directe sur la prospérité de l\u2019État, la profession médicale, dont le but est d\u2019assurer le confort et le bonheur de chaque individu, doit être considérée comme la plus bienfaisante à l\u2019humanité ; « CONSIDÉRANT qu\u2019il est du devoir de tous les membres de cette profession d\u2019unir leurs efforts pour promouvoir l\u2019avancement de la science et que ce n\u2019est que par cette union qu\u2019un but si louable peut être atteint : « CONSIDÉRANT que les progrès récemment introduits dans l\u2019exercice de la profession médicale en ce pays imposent aux membres de cette profession l\u2019obligation d\u2019adopter telles mesures nécessitées par l\u2019impérieux devcir de travailler à l\u2019avancement de la science médicale ; « CONSIDÉRANT que cette assemblée est d\u2019opinion que ce but peut être effectivement atteint par une association de gentilshommes de la médecine travaillant à promouvoir la cause de la science médicale dans cette partie des Dominions de Sa Majesté ; « CONSIDÉRANT que les membres présents se joignent en association pour le but plus haut mentionné, sous les nom ét dénomination de La Société médicale de Québec ; 1 «IL EST RÉSOLU que les paragraphes suivants soient adoptés à titre de règlements et constitution de la Société lesquels demeureront permanents, immuables et irrévocables pour la période de cinq années ; et que tous les membres présents et ceux qui, dans l\u2019avenir, se joindront à eux s'engagent à les respecter et comme membres et comme officiers de cette Société.» 72 Lava\u2026 MÉDICAL Janvier 1943 Sans y mettre aucune malice il semble cependant qu\u2019a la lecture, si peu attentive soit-elle, de ce préambule ou prologue à la constitution, l\u2019on soit presque forcé d\u2019y voir une sorte de progression psychologique, d\u2019auto- et d\u2019hétéro-suggestion sûrement fort intéressante.Voici un groupe de personnes qui lancent un mouvement nouveau ; leur première phrase est pour bien asseoir dans leur esprit, et dans celui des autres peut-être, le fait que la profession médicale est nécessaire à l\u2019humanité ; en fait qu\u2019elle est sa plus grande bienfaitrice.Ils l\u2019écrivent donc comme pour bien s\u2019en imprégner, puis chacun étant bien sûr de soi-même l\u2019appel est ensuite lancé aux autres membres de la profession qui devront voir dans leur participation à ce mouvement un devoir d\u2019abord, une nécessité ensuite, et enfin un hônneur.Il semblerait inutile de dire que nous croyons bien que tout cela est solidement vrai ; mais, encore une fois et sans idée de critique malveillante, cette façon d\u2019approcher le problème nous semble d\u2019autant plus remarquable que, selon toute possibilité, la progression psychologique, altruiste en apparence seulement car, au fond, elle demeure égocentriste, a dû être faite, il nous est bien permis de le croire, d\u2019une façon inconsciente.Et, si elle fut consciente, pourquoi tout ce trouble, pour qui « l\u2019élan » avant le départ, même en tenant compte de l\u2019ambiance de 1826?Mème, et probablement surtout ; et parce que c\u2019en est possiblement là la véritable raison et l\u2019explication, cette attitude psychologique devient réellement intéressante et peut-être pas trop surprenante en somme.Nous croyons qu\u2019au point de vue tant historique qu\u2019instructif il est à propos de reproduire ici cette constitution et ces règlements de la première société médicale du pays.Les voici donc dans le texte traduit de l\u2019anglais, tout comme nous avons traduit le préambule, car il ne nous à pas été donné d\u2019en trouver l\u2019original en français, et nous avons lieu de croire, d\u2019après nos recherches et lectures, que les textes originaux furent imprimés en anglais seulement. Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 73 CONSTITUTION DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC TELLE QU\u2019ADOPTÉE LE 4 DÉCEMBRE 1826.« Résolu unanimement que : « 1.\u2014 Les membres présents se constituent par les présentes en une association qui sera désormais connue sous le nom et dénomination de LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QuéBEc, dont le seul but est et sera toujours, la dissémination et l\u2019amélioration des\u2019 diverses branches de la science médicale, c\u2019est-à-dire : l\u2019histoire naturelle, le botanique, la chimie, la pharmacie, la matière médicale, la physique, la chirurgie, l\u2019anatomie, la physiologie, la jurisprudence médicale, la déontologie et les arts obstétricaux.« 2.\u2014- Les réunions auront lieu le premier lundi de chaque mois, auxquelles réunions tous les membres devront assister dûment et régulièrement, sauf en cas d\u2019affaire pressante ; au cas d\u2019un jour férié, la réunion aura lieu le lendemain.« 3.\u2014 Personne autre que les membres et les membres honoraires n\u2019assisteront aux réunions sous quelque prétexte que ce soit, sauf après qu\u2019ils auront été présentés par le président, ou le vice-président, le secrétaire et un des membres ; mais, présentée de la sorte, cette personne ne pourra prendre part aux délibérations de la Société.«4 \u2014 Un président et un vice-président seront élus annuellement, à l\u2019assemblée générale tenue le premier lundi de décembre de chaque année, laquelle élection sera décidée par la majorité des voteurs présents.« 5.\u2014 Le devoir du président consistera à présider chaque réunion et à y maintenir l\u2019ordre et le décorum ; il lui sera loisible de prendre part à tous les débats tout comme les autres membres et, à l\u2019expiration de sa période d\u2019exercice il devra présenter à la Société un travail sur un sujet médical, lequel travail sera le premier item de l\u2019ordre du jour après lecture du procès-verbal de la réunion précédente ; et tous ces travaux seront conservés dans les livres de la Société pour être plus tard publiés sur ses ordres.«6.\u2014 Le devoir du vice-président sera de remplacer le président en son absence, en conformité avec les mêmes règlements, et muni des pouvoirs égaux à ceux du président ; la même procédure sera suivie, 74 Lavar MÉDicaL Janvier 1943 quand, à cause de l\u2019absence des deux, tout autre membre sera appelé à présider:; mais lorsque le président assistera aux réunions, le vice- président prendra place parmi les autres membres.«7.\u2014 Un secrétaire permanent sera nommé, et au cas de sa démission ou de sa mort, son successeur devra être élu par la majorité des trois quarts des membres de la Société.Ses devoirs consisteront à conserver tous les procès-verbaux, documents et publications de la Société ; à faire la correspondance pour la Société avec toutes les sociétés médicales, universités, académies, collèges ou toute autre association ou organisation médicale de quelque pays que ce soit, ou avec tout individu hors de cette Société, en toute occasion où telle correspondance peut sembler à propos et pratique, ou autrement utile aux buts de la Société.« 8.\u2014 Toute communication, tout document, travail, ou autre objet qui pourrait être adressé ou présenté à la Société par, ou au nom de toute association médicale ou scientifique, de tout individu, de tout membre et membre honoraire, lorsque non délivré personnellement, devra étre adressé au secrétaire qui les soumettra en bonne et due forme à la Société ; ou encore, cette présentation pourra être faite à la Société par un de ses membres, au nom de telle association, organisation ou telle personne, sauf lorsqu\u2019il s\u2019agira d\u2019un document régulier et important de la Société, alors que l\u2019on devra le déposer entre les mains du secrétaire, cela constituant la procédure équivalant à un accusé de réception officiel de la Société.«9.\u2014 Personne ne pourra devenir membre permanent de cette Société, à moins d\u2019avoir été proposé comme tel par un membre au cours d\u2019une réunion mensuelle, et que le vote soit pris à la réunion suivante : si les deux tiers des votes sont affirmatifs, il sera élu comme tel, sinon, 1l sera rejeté.Toujours à la condition que le proposeur démontre à la satisfaction de la Société que le candidat est un praticien qualifié selon le sens des lois de cette province, et qu\u2019il est actuellement engagé dans la pratique médicale ou résident dans la ville de Québec ou à une distance de moins de douze milles.« 10.\u2014 Personne ne pourra devenir membre honoraire, à moins d\u2019avoir été proposé à une réunion mensuelle, élu à la réunion suivante, et qu\u2019une majorité des votes présents soit suffisante pour l\u2019élire sinon 1l sera rejeté. Janvier 1943 Lavar MEDICAL 75 « 11.\u2014 Lorsqu\u2019une personne aura été rejetée par vote, il se passera re , \u2019 9 : , 7 une période d\u2019une année avant qu\u2019elle ne soit proposée de nouveau, mais, d\u2019un autre côté, si une personne a été rejetée par défaut de qualifications telles que plus haut mentionnées, elle ne soit jamais proposée une seconde fois à moins qu\u2019il ne devienne prouvé, d\u2019une façon satisfa1- sante, que la dite personne n\u2019ait réalisé les qualifications requises.« 12.le plus âgé de la Société présidera par intérim.En l\u2019absence du président ou du vice-président, le membre « 13.\u2014 IL sera \u2018obligatoire pour chaque membre de présenter à son tour un travail sur un sujet médical.Le membre le plus âgé présentera le premier travail, et à chaque réunion subséquente chaque membre suivra son exemple par tour de séniorité, et ainsi de suite par roulement.Le président, le vice-président, le secrétaire et tous les autres officiers de la Société seront aussi et ainsi inclus dans ce roulement.Et ce sera le devoir du secrétaire d\u2019avertir, à chaque réunion, le membre qui devra présenter le travail suivant, et au cas où celui-là serait absent à la réunion au cours de laquelle son travail doit être présenté à la Société, 1l devra voir à faire parvenir ce dit travail en temps au secrétaire qui en fera lecture à sa place ; et tous ces travaux formeront le premier item au programme après la lecture du procès-verbal de la réunion précédente.Ils seront aussi conservés dans les livres de la Société pour étre publiés sur ses ordres.« 14.\u2014- Les façons de voter au sujet de quelque résolution que ce soit seront les votes ouverts et par bulletin.Le vote ouvert sera requis par le président, et il sera permis a la Société d\u2019employer cette manière de voter sur le consentement unanime des membres présents ; on se servira du mode de vote par bulletin sur la demande d\u2019un des membres qui ne sera pas tenu à donner d\u2019explication à ce sujet.Le ballottage sera fait de telle façon que chacun pourra donner son vote secrètement ; et quand le vote sera complété, le secrétaire devra réunir les bulletins et en faire rapport en présence de tous les membres, puis consigner ce vote au livre des procès-verbaux.Il est entendu que lorsqu\u2019une résolution quelconque mentionnera le nom d\u2019un médecin ou autre nom, et que cette personne sera intéressée dans la dite résolution, aucun autre mode de votation ne sera adopté dans ces circonstances que le vote secret.Excepté lorsqu\u2019il sera nécessaire de nommer un 76 Lavar MÉDICAL Janvier 1943 président, vice-président, ou tout autre officier que la Société jugera à propos de nommer dans l\u2019avenir, alors que chaque membre donnera séparément son vote écrit au secrétaire, qui déclarera telle ou telle per- .sonne élue.« 15.\u2014 Quatre membres, dont le président et le secrétaire constitueront un quorum suffisant pour transiger toute affaire de la Société.« 16.\u2014 Il sera loisible a la Société de se donner le privilège, dans l\u2019avenir et sur majorité des voteurs présents, de prélever une contribution de la part de tous les membres, de façon à pouvoir se procurer les matrices, imprimés, papeterie, livres, pamphlets ou tout autre article requis pour la réalisation de ses buts.« 17.\u2014 Aucune conversation, discussion ou motion, portant sur un sujet politique ou tout autre sujet étranger au but de la Société, ne sera acceptée, au cours des réunions, et ceci pour quelque période que ce soit de l\u2019existence future de la Société ; au cas où une personne proposant telle conversation, discussion ou motion refusera d\u2019obéir à l\u2019appel et à l\u2019ordre du président, la dite personne sera immédiatement expulsée de la Société, et déclarée non apte à être proposée de nouveau comme un de ses membres.« 18.\u2014 Nul autre droit ou privilège que ceux prévus dans ces résolutions, ne devra jamais être conféré à aucun des membres ou officiers de cette Société, que ces droits ou privilèges aient rapport à l\u2019immunité de qui que ce scit, en quelque capacité qu\u2019il puisse agir ; ou qu\u2019ils aient rapport à toute sorte de tentative d\u2019imposition d\u2019opinions ou de personne sur tout autre membre de la Société, qui devront tous êtes considérés comme totalement indépendants les uns des autres, mais dont l\u2019un doit pouvoir se fier à tous les autres, en tant seulement qu\u2019il en sera essentiel pour le maintien du bon ordre, de la décence et du décorum.« 19.\u2014 II sera loisible à la Société de nommer selon son bon vouloir des comités pour faire enquête et rapport sur toute question que la Société Jugera à propos de faire étudier en aucun temps ; ces comités seront nommés de la façon prévue pour tout autre officier de la Société; dans le cours de leurs délibérations 1ls seront règlementés par les règlements et constitution de la Société, soumis à la même observance et investis des mêmes privilèges que la Société elle-même, en tant que Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 77 nécessaire pour le bon ordre et le décorum tout autant que pour la poursuite de leur œuvre.Cependant, lorsqu\u2019il s\u2019élèvera une question de prérogative ou d\u2019interprétation de ces règlements et constitution, le travail sera momentanément arrêté, une réunion extraordinaire de la Société sera faite, au cours de laquelle on soumettra la question ou les difficultés, lesquelles seront discutées par la Société et réglées selon le véritable esprit et sens de ces règlements et constitution.« 20.\u2014 Il sera permis à deux membres de la Société de demander une réunion extraordinaire, en faisant la demande et donnant les raisons pour telle demande au secrétaire, qui les portera à la connaissance du président, dont le devoir sera de donner immédiatement ordre au secrétaire de convoquer telle réunion extraordinaire, en indiquant en même temps l\u2019heure et le jour.«21.\u2014 Il sera permis à n\u2019importe quel membre de présenter un ou des amis ou connaissances pour assister à l\u2019assemblée annuelle, mais ceux-là ne pourront prendre part aux discussions ou votes de la Société.« 22.\u2014 Aucune motion ou proposition dans le but d\u2019altérer, détruire ou amender ces reglements et constitution, que ce soit dans leur rédaction, signification ou effet, ne sera présentée à cette Société avant une période de cinq années à partir de cette date ; et toute proposition ou motion alors faite dans ce sens devra être faite par écrit et offerte à la Société pour la connaissance des membres, durant une période de trois mois avant que la discussion ne soit engagée sur ce sujet ; ettoute proposition ou motion de cet ordre devra être adoptée par une majorité des trois quarts de tous les membres de la Société, les membres absents votant par procuration ou en adressant leur vote écrit au secrétaire ; et telle motion ayant été battue une fois par le vote ne devra plus être représentée.« 23.\u2014 Il sera permis à la Société de créer et adopter dans l\u2019avenir tels règlements, et nommer tels officiers, que les circonstances l\u2019exigeront ; et toute résolution une fois adoptée ne pourra être changée ou annulée avant une période de douze mois après la date de son adoption.Toujours à la condition que ces motions ou règlements soient conformes à l\u2019esprit et au sens des règlements ci-dessus et de la présente constitution.» es > A, 3 4 4 ; 2 + #.Ë à > Ÿ # FA ee # 1% a ES ve LS ot [Ls es = a x A se > se i, = a Pe + GS M x 2 SE) ps 24 22K SE Le os AS cn SR 2 5 C0) 4 XU = es a Hi SER 5 # 2 be # te \u20ac a gal a a Le docteur Francois BLANCHET, co-fondateur de la Société médicale de Québec.(Portrait reproduit avec la permission des RR.SS.hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec.) Janvier 1943 LavaL.Méprca\u2026 79 Avait-on pris modèle sur les constitutions de sociétés médicales européennes ?ou ces articles ont-ils été façonnés de toutes pièces par les médecins réunis en assemblée ?ou encore le Dr F.-X.Tessier lui-même, dont la plume semblait assez facile, pouvait-il en réclamer la paternité ?Nous ne saurions le dire exactement, mais il nous est permis de croire que les deux principaux artisans de la rédaction initiale furent les Drs F.Blanchet et F.-X.Tessier.Nous disons bien artisans de la rédaction initiale, car il nous paraît assez évident que l\u2019on retrouve plutôt Ià l\u2019influence du Dr Joseph Morrin.De toute façon comme nous avons pu le constater, nos aînés en médecine avaient alors fait les choses d\u2019une manière qu\u2019ils voulaient complète et prudente, et semblaient décidés à pourvoir à la croissance et au vigoureux maintien de leur premier-né.A bon droit devons-nous admirer leur juste ambition de même que leur noble dessein de promouvoir l\u2019avancement de « l\u2019art médical » et des médeèins du temps.Il ne nous est pas permis d\u2019oublier la date, 1826 ; pas plus qu\u2019il devrait nous être possible d'ignorer les innombrables difficultés de toutes sortes auxquelles avaient à faire face, soixante ans après la conquête et neuf ans avant 1837, les « délaissés de la colonie ».C\u2019est même pour ces raisons que nous ne devons pas non plus nous étonner du fait de ne retrouver que des textes anglais de la constitution initiale, car comme le disait M.le professeur émérite Albert Jobin au cours de la séance mémorable du 8 avril 1942, à la Société médicale de Québec, « les médecins de langue anglaise tenaient le haut du pavé à Québec, à tel point que lors de la fondation de l\u2019Université Laval, en 1852, les autorités du Séminaire eurent recours à quatre de leurs compatriotes pour complêter les cadres de la Faculté » (Laval Médical, septembre 1942).Et cela vingt- six ans après la naissance de la Société médicale de Québec.Il semble que cette Constitution ait été le sujet d\u2019étude de plusieurs réunions, car nous avons tout lieu de croire qu\u2019elle ne fut complètement terminée et adoptée que le 4 décembre 1826 \u2018en assemblée générale, bien que la grande partie de la besogne ait été réalisée dès le 30 novembre, et même antérieurement.Les officiers élus pour constituer ce premier conseil de la Société médicale de Québec furent les Drs Joseph Morrin, président ; Charles- Kd vus ve oma : fy J L¥ 2 Le docteur Joseph MORRIN, premier président de la Société médicale de Québec, en 1826 et 1827.(Portrait reproduit avec la permission des RR.SS.hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec.) Janvier 1943 Lavar.MÉDICAL 81 ~ Norbert Perreault, vice-président ; F.-Xavier Tessier, secrétaire.A propos du secrétaire, sa nomination porte la note suivante : « Conformément à l\u2019article 7 de la Constitution de la Société ».Apparemment on voulait souligner le caractére de perpétuité de cette nomination.Détail intéressant, on rapporte qu\u2019au cours de cette assemblée «le Dr F.-Xavier Tessier fut requis d\u2019annoncer l\u2019existence de cette Société dans la prochaine livraison du Journal de Médecine de Québec, de faire connaître les règlements et constitution qui gouvernent la dite Société, et que les remerciements de la Société soient à lui offerts pour cette faveur ».Malheureusement, nous ne possédons pas la liste des membres présents à cette assemblée de 1826, et nous ne savons pas où eut lieu cette réunion.Sans nous laisser aller à trop de spéculation, nous savons qu\u2019il existait, rue Buade, vis-à-vis la Basilique, un immeuble connu sous le nom de Freemason\u2019s Hall dont une partie du rez-de-chaussée était occupée par Cary, imprimeur, et l\u2019autre partie par un magasin dont le propriétaire anglais faisait le commerce des lainages et pelleteries.Plusieurs grandes salles de cet immeuble étaient louées par de nombreuses sociétés qui v tenaient leurs assemblées régulières.Quelques-unes des sessions préliminaires durant lesquelles fut rédigée la constitution furent tenues chez le Dr Morrin, une chez Tessier et deux chez Perreault.Il est possible et nous semble-t-il probable que la réunion du 30 novembre eut lieu rue Buade.Dans la deuxième livraison du Journal de Médecine de Québec, en date d\u2019avril 1827, on retrouve, en page 234, une note du Dr Tessier au sujet de la Société.Cependant, il nous faut admettre que le secrétaire du temps nous étonne un peu puisque, déjà, 1l semble ne plus se souvenir du nom officiel donné à la Société dans la Constitution, tout autant que dans l\u2019édition de janvier de son journal à lui.Il est en effet curieux de noter que ce qu\u2019on y lit en avril se rapporte à « La Société de Médecine de Québec ».Il ne fait cependant aucun doute qu\u2019il s\u2019agit de la Société médicale de Québec puisque les commentaires faits sont facilement reconnaissables comme s\u2019y rattachant.Bien que le caractère en soit quelque peu gran- diloquant et que les considérations soient d\u2019ordre général, sans malheureusement contenir beaucoup de détails, nous n\u2019y retrouvons pas (7) 82 Lava\u2026.MéDpicaL Janvier 1543 moins des commentaires qui nous permettent d\u2019entrevoir un peu comment les choses pouvaient aller.Voici comment débute cet article : « L\u2019époque qui a vu naître cette association, dont le but est de cultiver et de perfectionner l\u2019art de soulager l\u2019humanité, mérite d\u2019être appelée la plus importante de toutes celles dont l\u2019histoire scientifique de notre pays pourra mentionner ».II est à croire que celui qui a écrit ces lignes ne s\u2019imaginait pas alors qu\u2019il s\u2019écoulerait près de cent quinze années avant qu\u2019on ne reparlât en détail de cette « époque » à une réunion de cette même société.Puis plus loin, au sujet des réunions, une phrase qui nous paraît digne des meilleurs éloges sinon au point de vue littéraire, au moins en regard des sentiments qui y sont exprimés : « C\u2019est dans ces occasions que le médecin ressent le noble orgueil de paraître digne du précieux dépôt qui lui est confié ; et tandis qu\u2019il profite par les rapports des autres, il voit dans chacun de ses confrères autant de juges compétents, dont l\u2019opinion est d\u2019autant plus respectable, qu\u2019elle ne peut être dictée que par des motifs puisés dans l\u2019intérêt commun ».Et voici un passage qui nous permet d\u2019apprécier un peu les difficultés d\u2019alors dans la pratique professionnelle ; 1l y aurait lieu de se demander sI, par comparaison, certains aspects de la question ont beaucoup changé en cent quinze ans : « Éloigné du théâtre de ses opérations journalières qui sont une source si féconde de ruptures et d\u2019altercations personnelles, livré tout entier à l\u2019objet qui l\u2019appelle auprès de ses confrères, le praticien n\u2019éprouve plus le besoin de prostituer tout ce qui n\u2019est pas conforme aux préjugés du vulgaire, pour acquérir un crédit éphémère qui n\u2019est pas plus durable que les caprices sur lesquels 1l est fondé.Ici, point de contrainte, de déguisement ; au contraire, tout l\u2019invite à paraître tel qu\u2019il est, du moins tel qu\u2019il doit être ».Cent ans plus tard, un grand médecin de France venait nous déclarer en réunion régulière de cette même Société (Je m\u2019en souviens fort bien, J\u2019y étais) qu\u2019en pratique médicale 1l n\u2019existe aucune différence d\u2019attitude professionnelle pour le médecin, qu\u2019il fût avec ses confrères, auprès de ses clients ou à l\u2019hôpital.C\u2019est que j'imagine les « préjugés du vulgaire » avaient dû disparaître dans le cours de ces cent années. Janvier 1943 LavaL MeEbicaL 83 Il y a aussi dans cet article un long paragraphe où, en cours de lecture, on a un peu l\u2019impression, qu\u2019à la manière des temps anciens, la Société médicale de Québec, ou tout au moins le secrétaire en son nom, cherchait un « protecteur puissant ».Serait-ce que le projet comportait des charges trop onéreuses ; serait-ce que les membres, Ô surprise, n\u2019acquittaient pas leur dû, bien que nous n\u2019ayons pas de preuves qu\u2019il y eut contribution dans le temps?Mystère.Mais l\u2019appel y est dans les termes suivants : « Si l\u2019on jette les yeux vers l\u2019ancien Continent, l\u2019on verra que les grands et les rois mêmes, se sont acquis un nouveau titre de gloire en devenant les protecteurs immédiats de ces institutions si fameuses de nos jours, mais dont l\u2019origine n\u2019a pas été plus brillante que celle qui vient de naître au milieu de nous ».L'auteur, en ces termes, ou en conviendra, voulait fonder d\u2019assez grandes espérances sur l\u2019enfant à qui du même coup il paraissait refuser un blason dès la naissance.Enfin, quelques lignes pour nous laisser deviner les activités propres de la Société et nous rendre certains du fait que l\u2019on y travaillait ferme.Je cite en entier : « De plus, les séances de la Société ont toujours été très nombreuses, et à peine un des membres a-t-il encore manqué une seule fois de se rendre à son siège.Les sujets les plus importants pour l\u2019art et l\u2019intérêt de l\u2019humanité y ont été traités avec une habileté et un succès bien propres à commander, sinon le respect, du moins l\u2019attention de ceux que nous nous plaisons à regarder comme nos maîtres, et capables de nous faire chérir la flatteuse espérance qu\u2019avec de tels éléments le Canada fournira bientôt ses Cooper, ses Dupuytrin, ses Physick, etc.» Si l\u2019enfant n\u2019avait pas à sa naissance un profil aristocrate, il semble par contre que les procréateurs aient permis d\u2019entrevoir pour le rejeton les plus nobles espérances.Et, pour terminer, une phrase qui commence par les mots suivants dont le pathétique ne peut certainement pas nous échapper «dansun paysoù nous avons tout À créer, et où la population est encore en petit nombre .» Donc, en 1827, la Société médicale de Québec tenait ses réunions nombreuses, l\u2019assistance y était forte et les travaux présentés d\u2019ordre strictement médical.Il est regrettable que le Journal de Médecine de Québec ne nous en apprenne pas davantage ; ce qui est encore plus désastreux c\u2019est qu\u2019il 84 LavaL MEebicaL Janvier 1943 nous a été impossible de retracer le livre des procès-verbaux de ce temps, si bien que, jusqu\u2019ici, nous ne savions que bien peu de ce qui se passa alors et dans la suite, sauf que le Dr Tessier, en 1829, « revenait à Québec de New-York ou il avait vécu quelque temps » ; en 1834 et 1835 il était membre de la Législature à Québec et mourait de tuberculose pulmonaire en 1835.LE VOILE SE LÈVE Nous avions abandonné tout espoir de ne jamais pouvoir compléter notre documentation, quand, à la suite de recherches assez longues et grâce à l\u2019amabilité du bibliothécaire de la Bibliothèque générale de l\u2019Université Laval, nous avons pu, heureusement, mettre la main sur un pamphlet publié à Québec, en 1830, par Thos.Cary & Co., Freemason\u2019s Hall, rue Buade, pamphlet intitulé Laws of the Quebec Medical Society.Incidemment, il v est dit que la constitution a été définitivement adoptée le 4 décembre 1826, et l\u2019on y retrouve le même texte, évidemment en anglais, que celui qui avait été publié dans le Journal de Médecine de Québec, texte dont nous avons déjà rapporté la traduction.Mais ce pamphlet contient beaucoup plus que la constitution comme nous allons le constater.En effet, sans v lire une liste complète des premiers membres de la Société, nous v voyons au moins une liste de médecins et chirurgiens « de la ville et du district de Québec» qui en sont nommés « membres permanents » (en vertu de l\u2019article 8) : En 1826, les Drs Ant.-G.Couillard, Joseph Painchaud, Joseph Morrin, Charles-N.Perreault, James Douglass, Xavier Tessier, John Clark et un nommé John Whitelaw, parti deux ans plus tard pour Kingston ; en somme, ceux-là même qui, à l\u2019exception du dernier nommé, semblent avoir été les organisateurs de la Société et en sont demeurés les principaux piliers.L'année 1826 ayant été surtout d\u2019organisation, 1l n\u2019est fait aucune mention de réunion autre que celle du 4 décembre, alors que tous ces membres permanents furent nommés.Puis, en 1827, les noms suivants, avec la date de leur nomination respective : le 5 février, Joseph Rowley et George Roberts ; le 5 mars, S.W.H.Leslie et Étienne Drolette ; le 4 juin, William Larue et François- J.Séguin ; enfin le 3 décembre, Jean Blanchet.Ce qui nous prouve LAWS Où THE QUEBEC MEDICAL SOCIETY.Instituted December 4, 1826.QUEBEC: PRINTED FOR THE SOCIETY, By Twos.Cary & Co, Buade Street.1830.Titre de la publication des réglements de la Société médicale de Québec.(Edition anglaise, la seule accessible.) tRe produit avec l'autorisation du bibliothécaire de l'Université Lava!.) 86 Lavar MéDpicaL Janvier 1943 qu\u2019il y eut au moins quatre réunions au cours de 1827, mais si l\u2019on en Juge par le nombre des travaux médicaux présentés dans le cours de l\u2019année, 1l est permis de croire qu\u2019il y en eut davantage.Le premier conseil élu avait été réélu en décembre 1827, et sous la direction apparemment très habile des Drs Morrin, Perreault, et Tessier, la Société était très active ; voici la liste des travaux qui ont été présentés au cours de cette première année régulière de 1827 : 1.\u2014 À propos des progrès de la médecine, par Joseph Painchaud ; 2.\u2014 A propos de l\u2019heureux emploi de l\u2019ergot pour promouvoir l\u2019action utérine, par Antoine-J.Couillard ; 3.\u2014 On the History of Vaccine in Canada, par Joseph Morrin.4.\u2014 A propos de la manie, par C.-N.Perreault ; 5.\u2014 On the Utility of a Thorough Knowledge of Anatomy to the Physician, par John Rowley ; 6.\u2014 On the Disease Termed Charbon, as it actually prevails on the Island of Orleans, District of Quebec, par John Clark ; 7.\u2014 On Tetanus, par James Douglass ; 8.\u2014 À propos des maladies pulmonaires et de la puberté précoce, par Xavier Tessier ; 9.\u2014 On Uterine Hemorrhage, par William Larue ; 10.\u2014 A propos des ventouses, par François-J.Séguin ; 11.\u2014 On an Anomalous Case of the Dislocation of the Shoulder Joint, par J.Roberts ; 12.\u2014 Conférence annuelle, sujet médical : State of Medecine and Surgery since the Conquest of Canada, par Joseph Morrin, président.En 1828, les officiers changent, et Charles-N.Perreault est porté à la présidence alors que Joseph Painchaud devient vice-président.C\u2019est aussi l\u2019année du départ du Dr F.-X.Tessier pour New-York, tel que rapporté plus haut, et le nouveau secrétaire est Samuel W.H.Leslie.La liste des travaux présentés à la Société dans le cours de cette année témoigne encore d\u2019efforts soutenus, la voici : | 1.\u2014A propos de la céphalalgie, par Etienne Drolette ; 2.\u2014On Diffusing Cellular Inflammation, par John Whitelaw ; 3.\u2014A propos des effets de l\u2019iode dans la bronchocèle, par Jean Blanchet ; Janvier 1943 Lavar MegbicaL 87 4.\u2014 On Tubercular Disease, par S.W.H.Leslie ; 5.\u2014 À propos de la technique d\u2019expulsion du placenta, par Joseph Painchaud ; 6.\u2014 On the Retention of the Placenta, par Joseph Morrin ; 7.\u2014 À propos de la fièvre permanente telle que rencontrée à Québec dans les années 1823, 1824 et 1825, par C.-N.Perreault; 8.\u2014 On Fungus Hæmatodes, par William Hall ; 9.\u2014 On Delirium Tremens, par John Rowley ; 10.\u2014 Les blessures de l\u2019épine dorsale, par Jean Blanchet ; 11.\u2014 A propos de la superfoetation, par Joseph Painchaud ; 12.\u2014 Conférence annuelle, sujet médical : Les progrés récents de la science médicale au Canada, par Joseph Morrin, président sortant de charge.Un seul membre permanent est nommé au cours de cette année dans la personne de William A.Hall, à la réunion du 7 juillet (on se réunissait donc au beau milieu de I\u2019été 1).Et, pour la première fois dans l\u2019histoire de la Société, on fait la nomination de deux membres honoraires à cette même date : les Drs William Zollickoffer, de Baltimore et Étienne- P.Taché, « du Canada ».Apparemment, l\u2019année suivante, 1829, doit être considérée comme une année de suisauts d\u2019efforts et d\u2019activités redoublées.On exécuta plusieurs remaniements : tout d\u2019abord, on nomma un curateur et bibliothécaire au sujet duquel un règlement en bonne et due forme fut adopté.Voici ce règlement : « Règlements concernant le bibliothécaire et curateur : « 1.\u2014 Il se rendra à l\u2019endroit de chaque réunion de la Société une heure avant l\u2019heure fixée, de façon à voir à ce que la pièce soit suffisamment chaude et que tout y soit placé dans le plus grand ordre ; « 2.\u2014 Il lui sera permis d\u2019être présent à toutes les réunions de la Société, mais il ne pourra pas participer aux débats, et il devra se faire un point d\u2019honneur de ne jamais rapporter à l\u2019extérieur ce qu\u2019il aura entendu au cours de ces réunions ; « 3.\u2014 Il devra voir à ce que toutes les préparations (pièces anatomiques ?) dans le musée soient bien conservées ; ae ee eee TB ge a pv a ; È ag Be % ry 7 Po.¥ 5% i \u201ca A ; # + > _ PE Pa £ ur?#, Nar \u20ac à \u2014 4 ¢ ve 2 ta a.\u2018> A PS y * + a 5 ; ES tod Le docteur Joseph PAINCHAUD, 3e président de la Société médicale de Québec, 1829.(Portrait reproduit avec la permission de la famille Painchaud.) Janvier 1943 Lavar MÉDICAL 89 « 4.\u2014 II recevra de la Société un livre dans lequel il entrera toutes les pièces avec leur numéro et autant que possible une description complète et précise de chacune de ces pièces ; « 5.\u2014 Il devra aussi enregistrer dans un autre livre toute pièce ou livre qui sera présenté à la Société, avec le nom du donateur ; ; «6.\u2014 Il devra faire demande au trésorier pour toute somme d\u2019argent dont il pourra avoir besoin pour défrayer les dépenses susdites.» Il est très probable que l\u2019on doive considérer cet effort de la Société médicale de Québec comme un des, sinon le premier tenté au pays dans le but d\u2019instituer et de maintenir un musée de pièces anatomo- pathologiques.L\u2019on fit, de plus, tout comme on le fera en 1830, plusieurs additions à la Constitution, additions que l\u2019on doit plutôt considérer comme une nouvelle forme de règlements devant régir la Société sans pour cela abandonner le sens de la Constitution originale.Et, pour la première fois, un trésorier fut élu, car c\u2019est aussi la première fois que l\u2019on mentionne le mot de contribution dans les règlements de la Société, comme nous le verrons plus loin.Les officiers élus en décembre 1829 furent : Joseph Painchaud, président ; William A.Hall, vice-président ; S.W.H.Leslie, secrétaire ; Joseph Morrin, trésorier et John Maxham, bibliothécaire et curateur.On n\u2019est pas sans être frappé et un peu surpris du changement déjà évident que l\u2019on aperçoit dans la direction de la Société à la troisième année seulement de son existence.C\u2019est sans doute cette métamorphose du personnel dirigeant qui expliquera les altérations que subirent les règlements, et les nouvelles mesures apparemment radicales dont nous parlerons plus tard.Le Dr Edmond B.O\u2019Callaghan est le seul membre permanent nommé cette année, en date du 7 décembre.Par contre, cinq médecins étrangers se voient conférer le titre de membre honoraire, dans cette seule année, soit le 2 mars, John C.Warren, de Boston, et Thomas Sewall, de Washington ; le 6 avril, T.Rameyn Beck, de Baltimore ; et, le 3 août, Thomas Davis, de Londres et F.-X.Tessier, cette fois de New-York.Douze travaux sont encore présentés dans le cours de année : 90 LavaL MeEbicaL Janvier 1943 1.\u2014 On the Management of Retained Placenta as Deduced from practical Observations, par George Roberts ; 2.\u2014 On Charbon (suite), par John Clark ; 3.\u2014 Case of Osteo-sarcoma, par James Douglass ; 4.\u2014 On Continued Fever as it Existed in the Quebec Emigrants Hospital, 1828, par S.W.H.Leslie ; 5.\u2014 A propos des blessures de l\u2019abdomen, par Etienne Drolette ; 6.\u2014 A propos des pessaires, par Joseph Painchaud ; 7.\u2014 A propos des cas remarquables d\u2019intussusception, par Antoine- G.Couillard ; ,Ç 8.\u2014 On the Antiquity of Epidemics and the Existence of Inter- mitent Fevers in the District of Quebec, par Joseph Morrin ; 9.\u2014 A propos de la fiévre, 1823, 1824 et 1825 (suite), par C.-N.Perreault ; 10.\u2014 On Charbon (fin), par John Clark ; 11.\u2014 On Deliritum Tremens, par James Douglass ; 12.\u2014 Conférence annuelle, sujet médical : La maladie de la Baie Saint-Paul, district de Québec, par C.-N.Perreault.Faisons le point, ici, et Jetons un coup d\u2019œil pour analyser sommairement les travaux médicaux présentés au cours des réunions des trois x \u2019 Lr , premières années de la Société ; nous y entreverrons la nature des problèmes qui semblaient les plus importants pour le médecin du pays durant le premier quart du dix-neuvième siècle.On est d\u2019abord frappé par les grandes revues annuelles sur les conditions et progrès de la médecine au pays que, deux années consécutives, présenta le président Morrin ; nous ne serons pas non plus .* r [4 x °F f f * sans remarquer que le premier travail présenté à la Société médicale de r * AN fr .I ° * , Ir Québec, lors de sa premiére réunion, était aussi une revue générale des progrès de la médecine et que ce fût le Dr Jos.Painchaud qui fut Ie conférencier.Œuvres de professeurs, cours post-scolaires ni plus ni moins, ces travaux représentant un effort considérable de compilation et de lecture de la littérature médicale provenant soit des États-Unis, soit du continent européen à des intervalles irréguliers et longuement espacés dans des conditions de livraison vraiment primitives, tous ces efforts commandent notre respect et admiration et ne serait-ce que pour cette Janvier 1943 Lavar MÉDICAL 91 œuvre, parmi tant d\u2019autres du reste, la médecine locale doit beaucoup aux Morrin et Painchaud.Mais si, au point de vue du progrès médical considéré dans son ensemble, ces mises au point et revues générales nous paraissent comme tenant le premier plan, certains autres travaux, par contre, soit à cause de leur importance capitale et d\u2019actualité au temps des sujets tiaités, soit à cause du fait qu\u2019ils sont parvenus jusqu\u2019à nous dans des études faites ultérieurement par d\u2019autres médecins, ces autres travaux donc méritent particulièrement notre attention.Ainsi cet exposé mémorable de C.-N.Perreault sur La maladie de la Baie Saint-Paul, présenté au cours de la dernière réunion de 1829, demeure toujours aussi magistral que lorsqu\u2019il fut lu devant les membres de la Société, et c\u2019est à la suite d\u2019une importante conférence donnée par le professeur Émile Gaumond, conférence intitulée La Syphilis au Canada français, bier et aujourd\u2019hui (publiée dans le Laval Médical, janvier 1942) que l\u2019intérêt médical s\u2019est de nouveau reporté sur le document de Perreault, document dont l\u2019à- propos médico-social était à cette époque, c\u2019est le temps de le dire, d\u2019importance vitale pour la race.On se souvient avec tristesse des chiffres effarants de morbidité et de mortalité maternelle et infantile dans la province depuis les débuts de la colonie.Aussi constatons combien de travaux portant sur les questions d\u2019obstétrique furent présentés au cours des trois années 1827, 1828 et 1829 : huit en tout, se rapportant, directement ou indirectement, à cet art que, dans le temps, on avait tendance à considérer indépendant de la médecine et de la chirurgie (pourquoi ?nous ne le voyons pas très bien).La variole, si terrible dans ses ravages, fut aussi l\u2019objet d\u2019études a ., ., Ch .peut-être pas aussi poussées que la gravité du sujet l\u2019aurait requis ; mais cependant, le problème fut attaqué, pour ainsi dire, à sa source, et c\u2019est sur-la vaccination que discourut Morrin quand il en relata l\u2019évo- [ution historique au pays, document qui devra étre versé au dossier de la fameuse querelle dite « moculation et vaccination » quand quelque curieux aura décidé d\u2019en relater les phases de l\u2019histoire locale.Durant cette période pré-Pasteurienne et pré-Listérienne, un des \\ 2; 4 , , .problèmes médico-chirurgicaux les plus désespérants pour la science y ., \\ ., médicale, et qui a donné naissance à un si grand nombre de polémiques 92 LavaL MEbicaL Janvier 1943 plus ou moins acerbes, était bien celui des infections à répétition qui prenait une place importante dans les cadres généraux des fièvres ondulantes.A Québec, le terminus maritime le plus considérable au pays dans le temps, le problème était aigu et la mortalité qui en résultait terriblement élevée.La question fut résolument attaquée et C.-N.Perreault, en 1828, présentait la première partie de son mémoire qu\u2019il terminait l\u2019année suivante ; c\u2019était une revue très poussée de la symptomatologie, de l\u2019évolution, des traitements tentés et comparés, de même qu\u2019un essai de discussions étiologiques sans les lumières que devaient apporter plus tard les travaux de Pasteur et de Lister.Leslie, secrétaire de la Société en 1829, apporta aussi sa contribution à l\u2019étude du problème, et, finalement, Morrin le rapporta tel qu\u2019il se présentait à Québec en 1829.La présence d\u2019une forte garnison de cavalerie militaire dans la ville, de même que l\u2019expansion considérable des travaux d\u2019agriculture dans la région expliquent pourquoi de nombreux blessés mouraient du charbon, dans les hôpitaux surtout ; John Clark attaqua la question de front et présentait la première partie de son travail en 1827 ; cette étude qu\u2019il en fit devait sans aucun doute avoir assez d\u2019ampleur puisqu\u2019il ne la termmait qu\u2019après avoir occupé le fauteuil du conférencier au cours de deux réunions assez éloignées l\u2019une de l\u2019autre, deux ans plus tard, c\u2019est- a-dire en 1829.En somme, la nature des travaux médicaux présentés à la Société médicale de Québec durant ces trois années, portait particulièrement sur les sujets d\u2019actualité qui causaient les plus grandes inquiétudes médicales de l\u2019époque.Ce choix judicieux, l\u2019importance des sujets traités, la valeur et la renommée des conférenciers auraient dû être, il nous semble, le gage d\u2019une santé solide et d\u2019une survie vigoureuse de cette Société.Cependant nous le verrons, 1829, avec toutes les altérations aux règlements, ses réunions bien chargées et ses innovations dans les activités de la Société, était porteur d\u2019une maladie qui devait menacer même l\u2019existence de cette Société apparemment florissante.D\u2019autres raisons doivent donc être invoquées pour nous faire entrevoir l\u2019explication de cette anomalie, et nous aurons l\u2019occasion d\u2019y revenir plus loin en analvsant sous un angle différent les activités de la Société médicale de Québec de 1829. Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 93 Nous avons dit qu\u2019il v eut des règlements de rédigés et d\u2019adoptés en 1829 ; ils furent complétés, finalement adoptés et édités en 1830.C\u2019est là la seule évidence que nous ayons à date que la Société fonctionnait encore au cours de cette dernière année, en plus d\u2019un autre document se rapportant à l\u2019étiquette professionnelle ; nous croyons que ce dernier constitue une des premières tentatives au pays d\u2019établissement du code d'honneur qui, plus tard, devait fairele sujet d\u2019études si poussées.Voici, dans leur texte traduit, les additions adoptées en 1829 et 1830, constituant plutôt les règlements de la Société : « 1.-\u2014 Que les membres de cette Société, présents et à venir, formeront une branche auxiliaire de The London Vaccine Institution telle qu\u2019établie en cette ville et que tous les membres honoraires de l\u2019institu-, tion-mère deviendront membres honoraires de la dite branche auxiliaire ; « 2.-\u2014 Que l\u2019assemblée annuelle de la Société sera tenue le premier lundi de décembre, chaque année, aux chambres de la Société, à trois heures de l\u2019après-midi, et sera suivie d\u2019un dîner, la même soirée ; « 3.\u2014 Que tous les membres qui seront absents pour trois réunions consécutives, sans avoir écrit au secrétaire de façon à ce que celui-ci puisse présenter leurs excuses à la Société, seront exclus de la Société ; « 4.-\u2014\u2014 Que le secrétaire devra communiquer avec le médecin dont c\u2019est le tour de présenter un travail à une assemblée mensuelle, lui demandant le titre du sujet qu\u2019il se propose de traiter, de façon à ce que [ui, le secrétaire, puisse en donner avis à chaque membre dans la note circulaire adressée ; « 5.\u2014 Tous les membres prenant la parole à la Société devront le faire se tenant debout ; «6.-\u2014 Tous les membres qui reçoivent des publications ou périodiques médicaux, sont priés de déposer ces publications aux chambres de la Société pour l\u2019usage des membres ; « 7.\u2014 Personne ne pourra être proposé comme membre de la Société à moins qu\u2019il soit résident de Québec depuis au moins douze mois ; « 8.-\u2014 Les travaux mensuels seront présentés par les membres en suivant l\u2019ordre de séniorité dans la Société ; «9.\u2014 À chaque réunion mensuelle, dès que les minutes du procès- verbal de l\u2019assemblée précédente auront été lues, le travail médical \\ DIPLOMA or PRE Quebec Medical Society.OMNES HOMINES quibus pervenerint hæ literæ discant.re SOCIETATEM MEDICAM QUEBECENSEM ex desi_ derio artem medicinalem, his in partibus colendi, Propter summam ejus intelligentiam et in re medica expericntiam præcipuè columendatum, numero suvrum hodiè adscripsisse.Quarrorren egu, Praeses, consociis annuentibus, omnes hunures, dignitates et societatis privilegia con- tuli, cujus, in testimonio rei sigillum commune et autographum meum bis liters apposui, Pracses.Quebeci, \u2014 183.mm Sec Ye Formule du diplôme décerné aux membres de la Société médicale de Québec.(Reproduite avec l'autorisation du bibliothécaire de l'Université Laval.) na Janvier 1943 Lavar.MÉDpicaL 95 mensuel sera présenté, lequel travail devra être laissé aux chambres de la Société en charge du secrétaire ; « 10.\u2014 Chaque membre nouvellement élu devra à son entrée dans la Société payer la somme de une livre courante, en outre de sa contribution annuelle au même montant, et le secrétaire devra alors lui transmettre une copie de la Constitution de la Société ; « 11.\u2014 L\u2019assemblée mensuelle à partir du 1°\" novembre au 1°\" mai, en hiver, commencera à six heures p.m., et, en été, du 1°\" mai au ler novembre, a sept heures p.m.; « 12.\u2014 Les membres correspondants seront soumis au méme mode d\u2019élection que les membres permanents ; « 13.\u2014 Il ne sera permis à aucun membre présent à quelque réunion de la Société que ce soit de quitter la salle des délibérations avant l\u2019ajournement de l\u2019assemblée sans en obtenir la permission du président.» Comme on levoit, il semble qu\u2019il y ait eu répétitions fréquentes au sujet de cette réglementation.Mais, à propos de cet article 11, il me semble voir un docte médecin partant dans la noirceur de six heures des soirs d\u2019hiver pour se rendre à l\u2019assemblée de la Société pedibus cum jambis et possiblement armé d\u2019un redoutable gourdin.Mais la Société n\u2019entendait pas s\u2019arrêter là et c\u2019est au cours de 1829 que l\u2019on commença à décerner Ie « Diplôme de la Société médicale de Québec » que nous reproduisons.Combien de réunions en 1830, sous la présidence du Dr Joseph Painchaud, alors très occupé et probablement sans doute aussi très préoccupé par la tournure des événements au bureau des examimateurs en médecine?quels travaux médicaux furent présentés au cours de cette année à la Société médicale ?nous n\u2019en savons rien.Mais il nous a été donné de mettre la main sur un document qui prouve qu\u2019il y eut au moins une réunion générale (ou presque .), et c\u2019est précisément le but de cette séance qui va nous démontrer la vérité du ni novi.En nos époques d\u2019organisation professionnelle, « d\u2019esprit de corps » et de « fronts unis », nous croyons innover ou avons souvent l\u2019impression d\u2019accomplir de grandes choses, sinon toujours pour la science, du moins quelquefois pour la profession médicale.Or quel était le but de cette réunion du 18 mars 1830?Un tarif médical minimum ! Eh oui, déjà. 202, dé + TaN Yb À oy = A + es ir Le docteur Thomas FARGUES (Portrait reproduit avec la permission des RR.SS.hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec.) Janvier 1943 Lavar MEbicaL 97 Mais l\u2019étude de ce document nous réserve une autre surprise qui nous semble plus étonnante encore puisque.Mais n\u2019anticipons pas.C\u2019est sur l\u2019initiative du Dr W.Holmes, qui était alors le doyen des médecins de Québec, que se réunissent vingt-deux (22) médecins le 18 mars 1820, sous la présidence du Dr Fargues, présidence qui lui avait été décernée parce que le Dr Holmes était retenu par la maladie.Le but immédiat de la réunion était la rédaction d\u2019un tarif médical minimum.Un comité de sept membres fut nommé, se réunit plusieurs fois et, finalement, fit rapport à une assemblée du 31 mars 1830 alors que le Dr Leslie agissait comme secrétaire.On se souviendra que Leslie était secrétaire de la Société médicale de Québec.Les membres de ce comité étaient les suivants : Morrin, Painchaud, Lyons, Parant, Hall, Leslie et Perreault.I! est assez intéressant de jeter un coup d\u2019œil rapide sur ce rapport qui fut adopté à l\u2019unanimité des médecins présents.Dans ce document on avait fixé trois échelles de prix différents pour les visites en ville, les opérations chirurgicales, les accouchements et les visites à bord des vaisseaux, lesquelles visites étaient elles-mêmes sujettes à trois tarifs différents selon que le vaisseau était à l\u2019ancre au milieu du fleuve en face de la ville, à l'Anse au Foulon (Wolfe\u2019s Cove), ou plus haut que ce dernier point.Évidemment cette schédule de prix était en livres, shillings et deniers.Ce rapport, qu\u2019on avait fait imprimer, devait être signé conjointement par les médecins présents à l\u2019assemblée, et le secrétaire Leslie devait le transmettre au président du Bureau des examinateurs en Médecine de Québec (The Quebec Medical Board).Mais, alors qu\u2019on ne doit pas se montrer trop surpris, ensomme, du fait que les médecins se soient efforcés d\u2019établir un tarif pour services professionnels, la phrase suivante nous étonne davantage : Attendance on families bv the vear from £ 25 to £3.En somme, en 1830, une tentative faite à Québec de médecine préventive et d\u2019examen médical périodique.C\u2019est la seule activité professionnelle relatée que nous puissions attribuer directement ou indirectement à la Société médicale de Québec et c\u2019est à partir de maintenant que débute le premier grand silence de la Société, puisque nous n\u2019en entendons plus officiellement parler avant 1844, exception faite de quelques citations que nous avons pu glaner ici et là.Ce qui est extraordinaire et fort surprenant, car si les médecins de Québec s\u2019étaient réunis en 1839 pour discuter d\u2019un tarif médical, pourquoi (8) 98 LavaL.MéÉDrcaL Janvier 1943 n\u2019est-1l pas fait aucune mention de leurs efforts renouvelés pour abolir la fameuse Ordonnance de 1788.En 1823, 1827, 1828 et 1830, toutes leurs tentatives échouèrent ; en 1831 elles réussirent grâce à la votation de la « Loi médicale de 1831 ».Le Journal de Médecine de Québec ne fait aucune mention de ce mouvement qui mit en branle toute la profession médicale de Québec et de Montréal.Quel était donc ce problème qui avait exigé des efforts si répétés avant que l\u2019on arrivât à sa solution ?Le Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, dans sa livraison de septembre 1932, publiait, sous le titre Histoire de la Médecine dans le Bas-Canada, une conférence qu\u2019avait donnée au Cercle Laënnec de l\u2019Université Laval de Québec, en avril 1932, M.le professeur Albert Jobin.Nous nous permettrons d\u2019attirer l\u2019attention du lecteur sur ce travail qui résume, d\u2019une façon impartiale, une question que tout médecin canadien doit connaître.Par l\u2019Ordonnance de 1788 le gouverneur-général accordait seul le permis de pratique médicale au candidat qui subissait avec succès un examen passé devant un bureau d\u2019examinateurs nommés par le gouverneur-général.« Et pendant quarante ans, sur les quarante-trois ans qu\u2019a vécus cette ordonnance, pas un seul canadien-français ne fit partie du Bureau des examinateurs.» (Jobin, loc.cit.) C\u2019était contre cet état de choses que bataillaient les médecins cana- diens-français depuis 1823, et c\u2019est en 1831 que fut passée la nouvelle loi dite « Loi médicale de 1831 » qui laissait encore au gouverneur- général le droit d\u2019accorder le « permis de pratique médicale », mais qui permettait aux médecins locaux de Québec et de Montréal d\u2019élire, en assemblée régulière, les douze médecins qu\u2019ils croyaient qualifiés pour faire partie d\u2019un bureau d\u2019examinateurs pour chaque ville.Or cette loi fut, dit-on, passée à la Législature sur présentation par un Monsieur Duval, député de la haute-ville de Québec, d\u2019une pétition qui aurait été signée par les membres de la Société médicale de Québec .! Tous les documents en font mention, mais nous n\u2019avons rien retracé de la part de la Société médicale de Québec à ce sujet.Pourtant nous retrouvons sur ce premier bureau des examinateurs de Québec les noms de J.Painchaud, A.-G.Couillard, C.-N.Perreault, a er ee me Janvier 1943 Lavar.MÉDicaL 99 Jos.Morrin, J.Blanchet, Thomas Fargues et J.Clark, c\u2019est-à-dire ceux qui étaient activement mêlés à la Société médicale deux années auparavant.Détail intéressant, cette loi médicale de 1831 était automatiquement prorogée en 1837.Mais si la Société médicale d\u2019alors dédaignait de discuter ces questions en réunion sous le prétexte qu\u2019elles revêtaient un aspect politique (on se souvient des recommandations expresses de la Constitution de 1826 à ce sujet), comment pouvait-elle négliger d\u2019aborder un problème médical important, comme celui qui s\u2019annonçait, alors que dans les années précédentes elle avait apporté tant de soins a ces questions.Car nous ne devons pas oublier qu\u2019en 1832 la population de Québec vivait dans la crainte du choléra qui sévissait à l\u2019état d\u2019épidémie en Europe.Tellement, qu\u2019au début de l\u2019année il y eut réunion « publique » pour envisager le problème.Pourquoi « publique » et comment se fait-il que presque tous les membres qui avaient présenté des travaux à la Société en 1829, étant encore vivants, n\u2019aient pas cru à propos de réunir la Société, est une chose presque inadmissible et nous préférons croire que nos recherches ne semblent pas complètes.Toujours est-il qu\u2019à cette assemblée le conférencier invité, le Dr Skey, inspecteur des hôpitaux militaires du Canada, déclara qu\u2019à son avis il n\u2019y avait aucun danger local et que l\u2019Atlantique formait une barrière infranchissable qui saurait protéger la colonie.Le Dr James Douglass se leva, prit la parole et déclara que lui, était au contraire tellement certain que l\u2019épidémie parviendrait ici qu'il avait pris les mesures nécessaires pour faire transporter sa famille en un lieu sûr et éloigné de la côte de Gaspé.Il eut évidemment raison puisque, subitement, le 8 juin de la même année, la population mourait « comme des mouches ».Sur 20,000 résidents à Québec, la maladie en avait terrassé 2,208 dans l\u2019été et l\u2019automne.Et la Société médicale de Québec aurait été complètement inactive pendant et après ces terribles ravages ?Les Blanchet, Perreault, Morrin, Douglass et autres ne \u2019étaient pourtant pas a cette époque.Quatre années, dont trois bien fécondes, ont marqué les débuts de la Société médicale de Québec, et, si son enfance fut de plus longue durée, nous n\u2019en avons pas retracé de preuve certaine. ~ 4.2\u201d Ve > \u201c7.oh.fs.de 4: LA +.Be ve \u2018a, he a Ya, They, Voy 5, © 722004, Eris 7 Pe ES FREE \u201chte % æ 0 ap ; A wow = + I'd w- ë FF \" aie Ga A dk % > sn 7 as Pr WN 2S xe + æ a Le docteur James DOUGLASS, co-fondateur de l\u2019Asile de Beauport. Janvier 1943 LavarL MEpicaL 101 Cependant nous devons ajouter qu\u2019en 1832, sous l\u2019impulsion des Drs Painchaud, Lyons, Marsden, Roberts, Martin et von Iffland, qui en étaient les membres honoraires, on avait fondé la Société des Étudiants en Médecine de Québec.Ici une petite digression intéressante semble à propos.Ce docteur von Iffland mérite une mention particulière à cause des circonstances assez extraordinaires qui entourent sa vie.Né de parents francais et allemands il pratiquait la médecine à Québec et, en 1823, en compagnie du Dr François Blanchet, participa à la fondation du Dispensaire de Québec pour y enseigner l\u2019anatomie, la chimie, la médecine et la chirurgie.On se souvient qu\u2019en 1798, lors d\u2019une première tentative d\u2019établissement d\u2019une École de Médecine à Québec, des difficultés sérieuses s\u2019étaient élevées en ce qui concernait l\u2019enseignement de l\u2019anatomie et surtout la pratique de la dissection.Cette fois, en 1823, ce fut encore pire, car, Howell nous raconte (dans la série Clio Medica) que « ses méthodes (à von Iffland)pour se procurer des cadavres pour la dissection le conduisirent à une grave mésentente avec ses concitoyens ».C\u2019était là employer un langage bien conservateur et fort poli car cette « mésentente » fut telle qu\u2019elle obligea von Iffland à quitter Québec d\u2019où il demeura éloigné durant près de 10 ans, pratiquant la médecine en divers endroits du Bas-Canada, surtout à Sorel alors nommé William- Henry.Les choses s\u2019étaient « arrangées » et les souvenirs étaient moins vivaces puisque nous le retrouvons de nouveau a Québec en 1832.L\u2019« habitant » du Québec a toujours été un peu roué et d\u2019un caractère et tempérament certes très particuliers.Sous prétexte qu\u2019il avait de la difficulté à bien prononcer le nom de ce monsieur, 1l en avait fabriqué un à sa manière ; l\u2019anglais prononçait le nom à la manière germanique, fon Ifflant\u2019 ; le bourgeois français l\u2019appelait Monsieur Voniflan ; l\u2019« habitant », lui, ne le désignait Jamais autrement que du nom de M.le Dr Va renifler.La majorité de ces médecins que nous venons de nommer donnaient des leçons théoriques et cliniques à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et à l\u2019Hôpital de la Marine, et c\u2019est après avoir fourni les preuves de cinq années d\u2019études médicales en ces endroits avec « pratique de la médecine » que les candidats se présentaient devant le Bureau provincial de Médecine, ww ent % gr ; FE Zr AF + sy Ds ie ah #5 ae ¥ tl ¥.gH a § 2 Pra i D \u201cJ * hy, 3 of Le docteur Anthony von IFFLAND. Janvier 1943 LavarL MEbicaL 103 aïeul très éloigné du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.En passant, seize étudiants faisaient partie de cette Société dont les officiers étaient Miller, président, Grassett et Gauvreau, secrétaires conjoints ; et l\u2019on peut facilement s\u2019imaginer que ce devait être là le total des étudiants en médecine de l\u2019époque à Québec: Cette innovation pour le temps devait rester somnolente pendant plus de cent années avant qu\u2019en un autre endroit du pays la même 1dée ne fut reprise et lancée de telle façon qu\u2019elle subsiste encore.Quoi qu\u2019il en soit, le plus important pour notre étude c\u2019est que la Constitution de cette Société d\u2019étudiants est en plusieurs points tellement comparable à celle de la Société médicale de Québec de 1826, avec, en plus, ses règlements de 1829-1830, que l\u2019on doit se demander si une mfluence aussi marquée n\u2019a pas été exercée par une organisation encore active, bien qu\u2019il soit aussi possible que l\u2019on puisse y voir seulement celle des médecins qui alors étaient reconnus comme « patrons », c\u2019est-à-dire enseignant l\u2019art médical et faisant partie du Bureau des examinateurs en médecine dont l\u2019emprise et le droit de regard sur la pratique professionnelle se faisaient de plus en plus fortement lourds.Lourds, en effet, au point que le document se rapportent au tarif médical adopté par les vingt-deux médecins de Québec en 1830 devait être remis, après signature, au président du Quebec Medical Board of Examiners et ne faisait pas partie des archives de la Société médicale de Québec dont Maxham avait pourtant été nommé curateur l\u2019année précédente.Nous avons déjà mentionné le code d\u2019honneur rédigé par la Société médicale de Québec vers 1829 ; ajoutons que nous croyons que c\u2019était là le premier essai de rédaction, au pays, d\u2019un règlement concernant l\u2019étiquette professionnelle.Voyons un peu ce qu\u2019était ce document que nous reproduisons ici en entier, document qui portait comme titre : « Lois et règlements dans le but de régir l\u2019étiquette et les rapports entre professionnels parmi les membres de la Société médicale de Québec.« Tout membre de la Société médicale qui violera l\u2019une quelconque des règles suivantes sera exclus de la Société après que tel manquement aura été prouvé devant la Société en assemblée: « 1.\u2014 Siun médecin est demandé dans une famille en l\u2019absence du médecin de famille, 1l devra cesser toute visite à l\u2019arrivée du médecin régulier. 104 Lavar.MÉpicaL Janvier 1943 « 2.\u2014 Quand un médecin, retenu pour un cas d\u2019obstétrique, est absent et qu\u2019un second médecin accouche la femme, le second percevra les honoraires et abandonnera la patiente dès l\u2019arrivée du premier médecin.Si le premier médecin arrive pendant que le deuxième médecin est encore présent et que la femme n\u2019est pas encore accouchée, le second se retirera et remettra la patiente au premier.« 3.\u2014 Un médecin ne se mêlera directement ou indirectement de la pratique médicale d\u2019un confrère médecin ou chirurgien, et il ne donnera aucun conseil à propos d\u2019un cas s\u2019il sait que son confrère traite ce cas, à moins que ce soit durant une des absences du premier ou encore dans des cas d\u2019urgence.« 4, \u2014 Dans les consultations le devoir du médecin consultant consistera à entrer dans la chambre du malade, faire ses examens en compagnie du médecin régulier, et quitter la chambre immédiatement après avoir obtenu toutes les informations dont 1l pourrait avoir médicalement besoin.Toutes les directives de traitement devront être laissées à la charge du médecin régulier.Aucune discussion au sujet du cas, aucune déclaration au sujet de la ligne de conduite à tenir ne devra faite être en présence du malade ou de ses amis ; et l\u2019on ne devra jamais émettre d\u2019opinion différente du plan initial.Le médecin consultant devra être ponctuel dans ses rendez-vous et 1l ne devra pas faire d\u2019autres visites au même endroit à moins d\u2019entente avec le médecin régulier, à moins d\u2019en être accompagné, ou à moins qu\u2019il existe des cas d\u2019urgence au sujet desquels on ne peut obtenir le médecin régulier.» Il n\u2019était pas ultra-développé ce code d\u2019honneur de 1829 de la gent professionnelle de notre ville, mais nous avons cependant cru devoir complêter la documentation en le présentant.Par ailleurs, nous attirons spécialement l\u2019attention du lecteur sur le dernier paragraphe où 1l est dit que «l\u2019on ne devra jamais émettre d\u2019opinion différente du plan initial ».Nous aurions presque tendance à croire que la consultation devenait dans ces circonstances une entrave au développement de l\u2019art du diagnostic et du traitement alors qu\u2019il ne semblait pas possible de déceler ou d\u2019admettre une erreur et que les premières opinions devenaient des vérités inaltérables . Janvier 1943 Lavar.MÉDicAL 105 Quand les nouveaux règlements de 1829-1830 furent adoptés 1l semble qu\u2019il y eut plusieurs répétitions apparemment inutiles.D'un autre côté il n\u2019est pas possible de ne pas remarquer, et ce, un peu a notre surprise, que l\u2019on y glissa aussi des altérations tout de même profondes à la constitution initiale, bien qu\u2019il fut entendu que rien de tel ne serait fait avant une période de cinq années.Ainsi, alors qu\u2019au début la Société pouvait recruter ses membres dans Québec et jusqu\u2019à une distance de douze milles, au contraire dans les derniers règlements on y voit qu\u2019il faut être résident de Québec depuis douze mois avant d\u2019être proposé comme membre de la Société.Dans le cours de nos recherches nous avons eu l\u2019impression que ce règlement était tout particulièrement dirigé contre un des membres, non résident à Québec, médecin régulier dans l\u2019un des hôpitaux du temps, et qui avait même présenté des travaux durant la période 1826-1829 ; au point de vue de la survivance de la Société médicale cet aspect de la question n\u2019est pas d\u2019une importance capitale mais ce règlement devait devenir franchement préjudiciable à la Société en ce sens qu\u2019il la privait de la collaboration précieuse que quelques-uns de ses membres lui avaient accordée antérieurement.Un autre changement, cette fois plus important, est cette affiliation au London Vaccine Institute ; il ne faut pas oublier le fameux litige « Inoculation et vaccination » au sujet des meurtriéres épidémies de variole qui, en de trop nombreuses occasions, ont sévi dans notre pays et ont si terriblement ravagé sa population.Bien que ces problèmes médicaux aient partiellement expliqué l\u2019initiative, il n\u2019en reste pas moins que l\u2019autonomie absolue de la Société médicale de Québec était par le fait même complètement disparue, et cette décision de l\u2019exécutif de la Société nous parait éminemment discutable, car en tenant compte de la date et des événements qui s\u2019annonçaient Il nous est impossible de croire que tous les membres de la Société aient accepté ce nouveau statut de plein gré.On s\u2019éloignait aussi de l\u2019idée maîtresse de la constitution première en décrétant que l\u2019assemblée annuelle devait avoir lieu à trois heures de l\u2019après-midi et devait être suivie d\u2019une fonction sociale, c\u2019est-à-dire d\u2019un diner.Enfin si l\u2019on tient compte des conditions matérielles et financières du temps, on reste un peu frappé par les montants exigés comme 106 Lava\u2026 MéÉDicaL Janvier 1943 contribution initiale et comme contribution annuelle, c\u2019est-à-dire une livre sterling pour chaque membre.Et si, par ailleurs, on se souvient que le trésorier n\u2019était autre que le Dr Joseph Morrin, il sera peut-être facile de s\u2019imaginer l\u2019hésitation du médecin local à ne pas verser sa contribution à ce monsieur ; car selon l\u2019expression même du Dr Zéphirin Naud, vers 1834, alors qu\u2019il s\u2019adressait au jeune Olivier Robitaille qui se cherchait un patron en médecine, « Fargues est un vrai diable, mais Morrin n\u2019est pas un ange » .D\u2019un autre côté la décision de décerner un diplôme de membre de la Société médicale de Québec ne doit pas nous surprendre outre mesure si l\u2019on se souvient du nombre et de la qualité des « irréguliers » qui pratiquaient la médecine dans le temps ; en effet, les grandes difficultés des professionnels d\u2019alors provenaient surtout de deux clans: leséclectiques (thomsontans) qui ne possédaient de dipléme d\u2019aucune école reconnue, soit américaine, soit européenne, et les homéopathes qui, eux non plus, n\u2019étaient pas plus qualifiés pour pratiquer la médecine.Si l\u2019on se souvient qu\u2019il n\u2019v avait pas d\u2019école de médecine régulierement établie, ce diplôme constituait donc un diplôme de bonne foi que le médeem du temps pouvait exhiber au même titre que nous le faisons de nos jours avec le parchemin du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Une autre considération s\u2019offre à notre esprit au sujet de ces trois première années d\u2019activités de la Société : en effet, en 1826, 1827 et 1828 nous constatons ce que nous croyons être le plus parfait exemple de bilinguisme qui, selon notre opinion, n\u2019a jamais été égalé depuis, bien que la constitution ait sans doute été rédigée seulement enanglais.Les travaux étaient présentés dans les deux langues, les programmes étaient imprimés de la même façon, et l\u2019on doit croire que dans les discussions on procédait aussi de la sorte.Le Journal de Médecine de Québec était aussi à propos un second exemple de parfait bilinguisme ; mais devons- nous ajouter, 1l semble aussi certain que si bilinguisme 1l y avait au cours des réunions, c\u2019était de la part des médecins surtout de langue française si l\u2019on en juge par la tournure des choses à la Société médicale de Québec de 1829-30.Et c\u2019est maintenant que nous pouvons mieux apprécier les raisons qui firent la faiblesse d\u2019une Société apparemment si forte. Janvier 1943 LavarL MépicaL 107 Deuxième Partie 1844-1894 PREMIERS ÉLANS.\u2014 PREMIERS SURSAUTS.\u2014 1847.\u2014 LÉTHARGIE APPARENTE.\u2014 RÉUNIONS DE QUÉBEC ET ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE.\u2014 1867.\u2014 SOMMEIL RÉPARATEUR.Donc, en 1844, la Gazette médicale de Montréal écrivait : «.etnous avons été enchantés d\u2019apprendre que la Société Médicale de Québec était en tram de ressusciter ».Cette phrase était écrite à l\u2019occasion d\u2019une lettre en date du 8 novembre 1844, signée par le Dr Jos.Painchaud et vingt médecins de Québec, lettre adressée à ce journal demandant que les médecins des Canadas se réunissent pour discuter et mettre au point l\u2019idée de «fonds médical ») ou d\u2019association médicale ; 1° pour porter secours aux médecins nécessiteux, incapables d\u2019exercer leur profession, soit à cause d\u2019âge avancé, soit à cause d\u2019autres infirmités ; 2° pour aider les veuves et leurs enfants, ces derniers Jusqu\u2019à l\u2019âge de 21 ans ».En passant, ce projet du Dr Painchaud devait, après bien des discussions en assemblée et une formidable correspondance, donner naissance à la Canadian Medical Association, comme nous le verrons .dans la suite.Durant la première partie de 1845, une correspondance suivie et très chargée fut échangée entre la Montreal Medico-Chirurgical Society et les sociétés-sœurs de Toronto et de Québec.C\u2019est là la première indication qui puisse nous faire croire que, bien que réduites, les activités de la Société médicale de Québec n\u2019avaient cependant pas totalement cessé. 108 Lavar.MÉDICAL Janvier 1943 Cependant, un médecin éminent et fort respecté, très versé dans les questions d\u2019histoire de la médecine du Bas-Canada, nous faisait l\u2019honneur de nous écrire, après avoir bien voulu parcourir une première ébauche de ce travail, qu\u2019il doutait fort que durant toute cette période de 1831 à 1896 la Société médicale de Québec n\u2019ait jamais fonctionné réellement et n\u2019ait surtout jamais apparemment élu ses officiers et présidents « par procédure régulière ».Un fait demeure certain, c\u2019est que nous n\u2019avons pas, en effet, de preuve directe puisque nous ne retrouvons pas de livre de procès-verbaux de la Société, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu\u2019il n\u2019en existe pas.Par contre les indices et preuves indirectes où l\u2019on recontre spécifiquement le nom de la Société sont tellement nombreux, les écrits dans lesquels 1l y est fait allusion sont si répétés durant toute cette période, que nous sommes d\u2019opinion que ce n\u2019est pas altérer la vérité historique que d\u2019en extraire les faits principaux et les réunir en ce présent chapître pour les attribuer aux activités de la Société médicale de Québec.A la suite de cette correspondance signée par Painchaud et vingt médecins de Québec le 20 août 1846 (MacDermott dit 1845 et Abbott, 1846 ; nous croyons que cette dernière a plutôt raison) les représentants de la Société médicale de Québec et du district assistaient à une réunion convoquée par la Montreal Medico-Chirurgical Society à l\u2019École de Médecine et de Chirurgie, rue Saint-Urbain, à Montréal.Ces représentants étaient les Drs Morrin, Painchaud, Blanchet, Rousseau, Sewell.Le Dr Morrin présidait et, au cours des délibérations, un amendement proposé par le Dr Rousseau de Saint-Casimir, et voté par-une voix de majorité, causa le retrait des délégués de la Montreal Medico-Chirurgical Society et l\u2019échec de la conférence.Cet amendement suggérait « que les représentants des différents districts de la province se réunissent pour délibérer », ce qui, par le fait même, élimmait les cing représentants de la Montreal Medico-Chirurgical Society (qui avait lancé l\u2019invitation) parce qu\u2019il y avait déjà cinq autres représentants du district de Montreal présents à l\u2019assemblée .Le Dr Rousseau savait ce qu\u2019il voulait et voulait ce qu\u2019il faisait.Il est vrai que dans le temps les sociétés médicales exercaient pour ainsi dire le contrôle de la profession médicale et étaient à la peine dans l\u2019amé- Janvier 1943 Lavar.MÉDicar 109 lioration du status professionnel pour ne pas dire du standing professionnel.Mais, d\u2019un autre côté, 1l ne faut pas oublier le nombre croissant des médecins, cette fois réguliers, répartis dans les campagnes du Canada.A juste titre, sans doute, ceux-là ne se sentaient pas réellement représentés par les délégués des sociétés médicales dont 1ls ne pouvaient faire partie ; d\u2019où l\u2019idée de nommer des représentants de district très probablement plus représentatifs et certainement plus en proportion avec l\u2019élément représenté.Le but de cette réunion extraordinaire convoquée par la Montreal Medico-Chirurgical Society avait été cette fois « pour adopter les mesures nécessaires en vue de la fondation d\u2019une association médicale provinciale ».Comme corollaire de cette assemblée qui avait dù être quelque peu orageuse, il semble avoir été décidé de former une association qui serait connue sous le nom de British American Medical and Surgical Association.Mais cette réunion de Montréal, terminée en échec, eut des suites plus immédiates qui valent la peine d\u2019être relatées brièvement.Les protagonistes de l\u2019idée des « représentants de district » tinrent à Trois- Rivières, le 5 septembre 1846, une assemblée qu\u2019ils appelèrent « Suite de la réunion ajournée de la convention médicale des délégués de Montréal, Québec et Trois-Rivières ».Le Dr Morrin présidait encore, et on y remarquait entre autres les Drs Painchaud, Frémont, Sewell, Kimper, Valois et Arnoldi.Le but, cette fois, était bien défini : « Étudier un projet incorporant la profession médicale du Canada-Est (c\u2019est ainsi que dans le temps s\u2019appelait la province) en un Collège des Médecins et Chirurgiens ».Le proposeur du projet n\u2019était autre que le Dr Wolfred Nelson, confrère d\u2019études de Kimper et de Jacques Labrie, tous élèves de Blanchet et tous directement ou indirectement mêlés à « l\u2019affaire de 37 ».On se souviendra que la fille de Labrie était l\u2019épouse du Dr Chénier, tué à la bataille de Saint-Eustache en 1837 ; Chénier avait écrit une très longue histoire du Canada dont le manuscrit fut perdu dans le feu de Saint- Benoît.Kimper et Nelson Jouissaient alors de l\u2019amnistie accordée aux « ex-révoltés ».Dans la suite Nelson fut élu maire de Montréal et siégea à l\u2019Assemblée du Bas-Canada. 110 LavaL MÉDicaL Janvier 1943 Ce qui fit suite à cette réunion de Trois-Rivières est une autre histoire et ne fait pas partie des cadres de ce travail.Qu\u2019il nous suffise de dire qu\u2019après que chacun des deux groupes intéressés eut mis beaucoup d\u2019eau dans son vin, avec beaucoup de bonne grâce de part et d\u2019autre, il faut le reconnaître, l\u2019unanimité se fit presque absolue et le 10 août 1847, la Législature ratiflait le bill du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada dont le Dr Arnoldi fut le premier président élu sans une voix de dissension.Trois ans plus tard, en août 1850, eut lieu une nouvelle réunion, encore aux Trois-Rivières, et cette fois sous l\u2019égide du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada.Ce ne fut cependant pas le Dr Arnoldi qui présida, mais bien le Dr Joseph Morrin et c\u2019est lui qui fut élu président de cette nouvelle association portant le nom que nous avons déjà mentionné, c\u2019est-à-dire la British American Medical and Surgical Association.La réunion suivante devait avoir lieu à Kingston mais ne fut jamais tenue et l\u2019on peut dire que cette nouvelle organisation mourait aussitôt après sa naissance.De nos Jours en examinant la succession kaléidoscopique des évé- nements que nous venons de relater 1l semble assez facile d\u2019en saisir toute la signification.En 1941, le Dr Argue, régistraire du Dominion Medical Council, disait, à Winnipeg, une phrase lapidaire que j'ai déjà eu l\u2019honneur de rapporter : « Les médecins de Québec savent ce qu\u2019ils veulent et s\u2019occupent de leurs affaires » (bave their own ideas and mind their own problems) ; l\u2019on pourrait ajouter que nos devanciers aussi le savaient fort bien et ne l\u2019oubliaient jamais.Qu\u2019advint-il de la Société médicale de Québec durant la période des dix-sept années suivantes?Nous en ignorons tout, et cette période se perd dans la nuit des temps faute de lumière qu\u2019aurait pu nous laisser une documentation introuvable.C\u2019est le second grand silence.Il nous est cependant difficile de croire que tel est le cas, et nous crovons plutôt que nos recherches n\u2019ont pas été complètes à date puisqu\u2019il nous faudrait totalement ignorer la date de 1852, année de la fondation officielle de l\u2019Université Laval et de son École de Médecine.Or, nous savons qu\u2019un travail préliminaire de plusieurs années d\u2019enseignement médical et d\u2019organisation se fit à Québec avant 1852 et parmi des hommes Janvier 1943 LavaL MEbicaL 111 qui, tous, antérieurement et dans la suite, étaient directement intéressés à la Société médicale de Québec.On a vu que, Jusqu\u2019à date, l\u2019histoire de la Société médicale se maintient intimement liée à celle des débuts de I\u2019Association médicale canadienne et elle le deviendra encore davantage puisque, en 1867, à l\u2019occasion de la Confédération, et reprenant l\u2019ancienne idée d\u2019unir la profession médicale, le Dr William Marsden, alors président de la Société médicale de Québec, paraît-il, après avoir été délégué du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province au congrès de l\u2019American Medical Association, tenu en mai à Cincinnati, faisait rapport à ce même Collège en disant que la reprise des efforts pour réaliser une association médicale canadienne méritait « la sérieuse attention et le concours du Collège ».Le Dr R.H.Russel était alors secrétaire pour la Société.Ce par quoi le Dr Marsden semblait avoir été le plus impressionné au cours de la convention de Cincinnati était les deux points suivants : d\u2019abord les suggestions qui y avaient été faites en rapport avec l\u2019uniformité de l\u2019instruction médicale ; puis, surtout, la proposition qu\u2019il ne devrait y avoir qu\u2019un bureau central conférant le droit de pratique médicale aux médecins des États-Unis.Comme le Collège ne semblait pas devoir donner suite à cette recommandation qui, apparemment, tenait au cœur de quelques médecins de Québec et d\u2019ailleurs, les membres de la Société médicale de Québec d\u2019alors, en assemblée régulière, le 29 mai 1867, à l\u2019Université Laval, nommèrent un comité qui « devait étudier et faire rapport au sujet de l\u2019à-propos d\u2019obtenir certains changements dans les lois concernant l\u2019obtention des diplômes requis pour se présenter devant le Bureau provincial de médecine pour l\u2019examen de la licence en pratique médicale et faire tout autre recommandation qu\u2019il leur semble à propos de faire ».Les membres de ce comité étaient les Drs H.Blanchet, Larue, Marsden, Russel, Sewell, Simard et Tessier.Ils se réunirent plusieurs fois et, le 18 juin 1867, la résolution suivante fut mise au point, rédigée et adoptée ; on la fit Imprimer et adresser à près de trois mille médecins du Canada, c\u2019est-à-dire à tous les membres connus de la profession médicale.L'expérience de 1845 avait servi et 1l ne s\u2019agissait plus, ici, d\u2019une réunion de représentants de sociétés médicales seulement.On doit 112 LavarL MeEbicaL Janvier 1943 reconnaître l\u2019habileté des dirigeants de la Société médicale de Québec qui, en procédant de la sorte, étaient bien certains d\u2019atteindre tous les « districts » du pays.Le texte français de cette résolution, que l\u2019on trouve dans l\u2019édition française du procès-verbal de l\u2019Association médicale canadienne, imprimé par Lowell en 1867, n\u2019est pas conforme à l\u2019original en anglais ; c\u2019est pourquoi nous avons cru bon de prendre nos sources dans la version anglaise que nous avons traduite.Voici cette résolution : « CONSIDÉRANT que par l\u2019Acte de l\u2019Amérique britannique du Nord, 1867, l\u2019union des provinces du Canada, Nouvelle-Écosse et Nouveau- Brunswick est réalisée et que l\u2019unité des actes législatifs et exécutifs est assuré ; « CONSIDÉRANT que, par la suite, l\u2019union plus intime doive nécessairement en résulter dans tous les rapports de la vie religieuse, morale et sociale ; « CONSIDÉRANT que le dit acte prévoit « l\u2019uniformité de loi en Ontario, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick » : « CONSIDÉRANT que l\u2019uniformité des lois qui président à la vie et à la société, et spécialement celles qui régissent l\u2019exercice de la profession médicale, doit être au premier plan ; «En conséquence, la Société médicale de Québec, la plus vieille du Dominion du Canada, considère de son devoir de prendre l\u2019initiative en ces lieux, et en est venue à la conclusion que les movens les plus justes, sûrs et meilleurs de parvenir au but désiré consistent dans une réunion des membres de la profession médicale du Dominion du Canada, aussitôt que possible après que la proclamation de sa Très Gracieuse Majesté aura consommé l'union du Canada.» « IL EST RÉSOLU : « 1.\u2014 que, dans l\u2019intérêt du public et de la profession médicale, 1l est désirable que l'on adopte un système uniforme dans la manière d\u2019accorder la licence pour la pratique de la médecine, chirurgie et de l\u2019art de l\u2019obstétrique dans la Puissance du Canada.« 2.\u2014 que, dorénavant, tous les titres en médecine ou diplômes des universités, collèges ou écoles, n\u2019aient simplement qu\u2019une valeur honorifique, et que les licences pour la pratique de la médecine, chirurgie EY Tr per J + BHA want: TS toy, 7 % 8 = w - fg + x iN Sod ?an NA x 7 \u201cob ; + { ne a MAN J WN ©\" #3 #1 a a x A Fo i [EE ee es Le docteur James SEWELL, 9e président de la Société médicale de Québec, en 1867.(Portrait reproduit avec l'autorisation des RR.SS.hospitalières de l'Hétel-Dieu de Québec.) (9) 114 LavaL MegbicaL Janvier 1943 et de l\u2019art obstétrique dans la Puissance du Canada soient accordées par un « Bureau central d\u2019examinateurs » devant lequel tous les élèves gradués et porteurs de diplômes subiront un examen.« 3.\u2014 qu\u2019un comité de sept membres soit nommé pour conférer avec les différentes universités, collèges et écoles de médecine en Canada, au sujet de la formation d\u2019un bureau central d\u2019examinateurs en médecine, chirurgie et art obstétrique devant lequel seront examinés tous les candidats à la licence de la pratique de la médecine dans la Puissance du Canada.«4.\u2014 que la Société médicale de Québec recommande qu\u2019une convention des délégués médicaux des universités, collèges, écoles, sociétés médicales, etc, de tout le Dominion du Canada soit tenue a Québec, le deuxième mercredi d\u2019octobre 1867, dans le but d\u2019adopter un plan d\u2019action au sujet de la législation médicale conformément au présent rapport, et de fonder une association médicale canadienne.» Cette résolution était signée par W.Marsden, président du comité, et R.H.Russel, secrétaire, et il ne faut pas perdre de vue que ce comité en était un de la Société médicale de Québec.C\u2019était là, on s\u2019en rend compte, projet de grande envergure et 1l nous semblerait qu\u2019un mouvement semblable ne pouvait être lancé que par une société active et non seulement par un petit groupe de médecins isolés.Le Dr James A.Sewell, de la rue Saint-Louis, était, l\u2019année suivante, président de la Société médicale de Québec, et c\u2019est lui qui, le 9 octobre 1867, adressait la bienvenue aux 164 médecins du Canada, (on se souviendra des démarcations géographiques d\u2019alors) de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, réunis dans la grande salle (Salle des Promotions ?) de l\u2019Université Laval.Le secrétaire de la Société médicale de Québec était le Dr A.-G.Belleau.Au cours de son allocution à l\u2019ouverture de la réunion, le Dr Sewell disait : «.puisque c\u2019est à titre de président de la Société médicale de Québec qu\u2019il m\u2019échoit de présider cette assemblée aussi intéressante qu\u2019importante, Je le ferai donc au meilleur de mes capacités, comptant sur l\u2019indulgence et l\u2019appui de mes amis et des membres de la profession en général.» Janvier 1943 Lavar MÉDICAL 115 Un peu plus loin : « .J'aurais dû commencer tout d\u2019abord par ce que je ferai maintenant, c\u2019est-à-dire remercier en mon nom et en celur des autres membres de la Société médicale de Québec, les délégués et autres membres de la profession ici présents, dont plusieurs ont répondu à notre invitation, non seulement au prix de grands sacrifices et de l\u2019abandon de leur confort personnel, mais aussi à celui de pertes pécuniaires non négligeables.» À la suite des remarques du Dr Sewell, remarques qui furent longuement applaudies, le Dr Landry, vice-président de la Société médicale de Québec adressait la bienvenue en français aux membres de la convention de Québec.On forma alors un comité d\u2019enregistrement des médecins présents et, après que les présences eurent été prises et que la réunion eut été réouverte, le Dr W.S.Harding, du Nouveau-Brunswick, secondé par le Dr William Marsden, ex-président de la Société médicale de Québec, présenta la proposition suivante : « Qu\u2019il semble à propos, pour la profession médicale du Dominion du Canada, de fonder une association médicale qui porterait le nom d\u2019Association médicale canadienne ».Cette motion fut adoptée à l\u2019unanimité.Ainsi prenait fin la fonction de la Société médicale de Québec au cours de cette convention, alors qu\u2019un nouvel état de choses prenait naissance et réclamait un nouveau bureau de direction.C\u2019était le début véritable de l\u2019Association médicale canadienne et c\u2019était le 9 octobre 1867.Incidemment, le premier président élu ne fut autre que \"honorable Charles Tupper ; le secrétaire général de I\u2019Association fut le Dr A.-G.Belleau, de Québec, et le trésorier, le Dr R.H.Russell de Québec.Le vice-président de Québec [ut le Dr H.Peltier, de Montréal, tandis que le secrétaire provincial était le Dr D.C.McCallum de cette méme ville.Une réception fut donnée dans la soirée par la Société médicale de Québec et 1l est intéressant d\u2019en lire un rapport dans le Canada Medical Journal de cette époque.En voici une partie traduite : « L\u2019on dansa avec un entrain inaccoutumé jusqu\u2019aux petites heures du mati et on vit les dignes professeurs des universités médicales, dont les visages ne laissent pas très souvent entrevoir de sourires, battre de la semelle avec une vigueur qui témoignait de leur complète appréciation de l\u2019op- 116 LavarL MÉDicaL Janvier 1943 portunité que leur avait fournie la Société médicale de Québec d\u2019oublier pour quelque temps les affaires sérieuses qui retenaient l\u2019attention de l\u2019Association.A minuit un souper splendide comprenant tout ce que les plus gourmets pouvaient désirer fut servi dans la grande salle à diner de l\u2019hôtel Saint-Louis, souper que tous partagèrent avec une approbation non masquée, et qui ne fut arrosé de rien autre chose de plus capiteux que de thé et de café.» Le lendemain, après d\u2019autres délibérations, il y eut aussi réception et lunch à « L\u2019Asile de Beauport » et, à cette occasion, le Dr Charles Tupper répondit à la santé des dames en termes aussi flatteurs pour elles qu\u2019agréablement taquins pour la ville de Québec.C\u2019est au début de l\u2019après-midi que la motion suivante fut adoptée : « que les remerciements les plus sincères de cette association sont dus et par les présentes offerts au Dr J.A.Sewell, président de la Société médicale de Québec et aux membres de la même société pour leurs efforts généreux et continus à créer et à former avec un plein succès une association médicale en Canada.Les membres de cette association ne peuvent se séparer sans reconnaître à leur juste valeur la courtoisie avec laquelle ils ont été reçus et les arrangements qui ont été pris pour le confort des délégués durant leur séjour à Québec.» Cette date du 9 octobre 1867 en est une réellement de grande 1m- portance pour l\u2019histoire du développement de la profession médicale au pays ; et nous devrions nous montrer très fiers du fait que la Société médicale de Québec, qui, dans la suite, devait encore être au premier plan dans de nombreux mouvements médicaux, avait pris l\u2019initiative dans une orientation qui, à cette époque, semblait se diriger vers une route remplie d\u2019obstacles et dont le but fmal paraissait très difficile à atteindre, c\u2019est-à-dire l\u2019Association médicale canadienne.En 1941, nous devons, je crois, avoir un sentiment de profonde reconnaissance envers nos aînés dont les efforts soutenus et clairvoyants ont été couronnés d\u2019un succès si durable.Quant aux détails de cette fameuse résolution, nous les laissons sans commentaires pour le moment puisque nous aurons l\u2019occasion d\u2019y revenir nécessairement, beaucoup plus tard dans la troisième partie de ce Janvier 1943 LavAa\u2026 MÉDICAL 117 travail.Il vaut tout de même la peine de se souvenir des quatre chefs qui la composent.Cent trente-trois (133) médecins de la province de Québec étaient présents à la convention, dont quatre-vingt dix-neuf (99) de langue française ; de Québec même l\u2019on retrouve trente noms dont quelques-uns connus, tels les Baillargeon, Belleau, Blanchet, Catellier, Desjardins, Dion, Dussault, Fortier, Hébert, Landry, LaRue, Lemieux, Painchaud, Rinfret, Robitaille, Rousseau, Roy, Simard, Tessier, Verge.- .Par quel jeu de circonstances le Dr William Marsden, président de la Société médicale l\u2019année précédente, et si activement mêlé à l\u2019organisation de l\u2019Association médicale canadienne depuis de longues années, et pour quelles raisons, s\u2019il en existait aucune, fut-il remplacé par le Dr James Sewell, à la présidence de la Société pour cette année s1 mémorable dans ses annales, nous ne saurions v répondre et n\u2019avons pu trouver d\u2019allusions à ce sujet au cours de nos recherches.Il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019il refusa toujours obstimmément les charges honorifiques de l\u2019Association comme représentant de cette province : d\u2019abord lors de Ja convention de Québec, il n\u2019accepta pas que son nom fut même présenté comme vice-président de la section de Québec.Et en 1868, à la convention de Montréal, alors qu\u2019il fut encore proposé à la vice- présidence de Québec par le Dr P.-O.Tessier, 1l quitta la salle des deli- bérations en s\u2019objectant à sa nomination.Cependant, nous le retrouvons président de l\u2019Association médicale canadienne en 1873, et son travail fut toujours fort louangé : le Dr Tessier alla même jusqu\u2019à l\u2019appeler «le Père de l\u2019Association médicale canadienne ».Que se passa-t-il dans la suite a la Société médicale de Québec?Réellement nous n\u2019en savons rien autre chose (et n\u2019avons aucun moyen de nous renseigner) que, en 1871, l\u2019Association médicale canadienne tint son quatrième congrès à Québec alors que le Dr James Sewell était président de l\u2019Association et que la Société médicale locale semble avoir contribué à l\u2019organisation tel qu\u2019en fait foi la correspondance du temps ct les notes des procès-verbaux de l\u2019Association médicale canadienne.Une des motions de cette assemblée se lit comme suit : x «qu\u2019un vote de remerciements à l\u2019adresse de la Société médicale de Québec soit enregistré, pour leur très jolie réception des membres de 118 LavAaL MéÉDicaL Janvier 1943 cette Association (for the very handsome manner it had entertained the members of the Association)».Y eut-il d\u2019autres réunions de la Société médicale de Québec à partir de 1867?Nous n\u2019en avons retrouvé aucune preuve directe et, apparemment, on est en droit de croire que les réunions cessèrent totalement vers 1871, et même que la Société dut être dissoute à peu près entièrement vers cette même date bien qu\u2019on apprenne que le fils d\u2019Olivier Robitaille, dont nous avons déjà fait mention, et qui avait étudié la médecine sous Morrin, pour devenir plus tard maire de Québec en 1856, que le fils Jules Robitaille mourut en 1873, à l\u2019âge de vingt-huit ans et quatre mois et \u20ac qu\u2019il avait été trésorier de la Société médicale de Québec pendant trois ans ».Pendant quelles années, c\u2019est ce que nous ignorons totalement.Comment se peut-il qu\u2019une société dont la constitution était si précise au sujet des documents et écrits qui s\u2019y rapportaient, que des médecins apparemment si exigents au point de vue de la législation médicale, n\u2019aient pas laissé de traces personnelles, surtout et au moins le livre des procès-verbaux de la Société, est chose que nous pouvons difficilement comprendre.II nous eut semblé que les fondateurs, présidents et secrétaires, auraient.dû être jaloux de transmettre aux années à venir ces informations au sujet de cette époque qui, selon le langage du premier secrétaire de la Société « méritait d\u2019être appelée la plus importante de toutes celles dont l\u2019histoire scientifique du Canada fera mention ».Il y a là une contradiction qui fait peine à constater et dont nous subissons les tristes effets, dans l\u2019ignorance où nous sommes de compléter actuellement natre documentation.Car c\u2019est bien ici que se termine cette deuxième partie de notre ouvrage, puisque, pour la troisième fois, nous tombons dans une période de grand silence et ne retrouvons plus trace de l\u2019existence de la Société médicale de Québec avant 1896.De même que c\u2019est ici que se termine notre travail pour le moment.Encore une fois, nous le répétons, cet ouvrage est loin d\u2019être complet, nous nous en rendons bien compte et nos lectures et recherches soutenues, bien que limitées par le temps et les ressources dont nous disposons, nous Janvier 1943 LavaL MÉDICAL 119 démontrent, chaque Jour, quelle richesse de renseignements nous pouvons glaner pour ensuite les mettre en gerbe et les placer dans le cadre qui leur convient, ou plus exactement qui leur est propre.II serait aussi fort à propos, et 1l nous semble intéressant d\u2019y adjoindre quelques notes biographiques sur les principaux personnages de notre histoire sans que, pour cela, 1l y ait répétition complète de ce qui a pu être déjà écrit à leur sujet.Ce serait là, croyons-nous, compléter les détails se rapportant à l\u2019idée principale de l\u2019ouvrage.Trois raisons nous ont poussé à présenter ce travail devant les membres de la Société médicale de Québec.Au-dessus du blason de ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler la province francaise du Canada, on lit « Je me souviens » ; il est permis de croire que plusieurs d\u2019entre nous 1gnorions une grande partie des détails que nous venons de repasser ensemble, 1l aurait été assez difficile, dans ces conditions de se souvenir.Puis il est peut-être possible que, comparant les facilités qui sont les nôtres avec les difficultés quasi inconcevables qui furent celles de nos devanciers, il est possible que cette comparaison stimule des énergies non extériorisées, déclenche un travail productif et surtout maintienne une ardeur qui n\u2019oublie pas facilement le but visé.Enfin cette noble vieillesse que constituent les cent quinze années de la Société médicale de Québec dans le jeune pays qu\u2019est le nôtre pourrait peut-être réussir à nous enorgueillir un peu d\u2019une façon louable, A nous rendre fiers d\u2019être dans les rangs des membres actifs d\u2019une telle société et nous décider, une fois pour toutes, à la supporter de nos efforts personnels et constants pour qu\u2019elle puisse poursuivre son but dans le domaine de son champ d\u2019action actuel, c\u2019est-à-dire, pour se servir des termes du préambule à la constitution de 1826, «une association de gentilhommes de la médecine, travaillant à promouvoir la cause de la science médicale dans cette partie des Dominions de Sa Majesté ».Aurions-nous réussi même un peu à contribuer à atteindre l\u2019un seulement de ces trois buts qui nous tiennent tant à cœur, que nous nous en pee , Cy réjouirions complétement et sincérement. 120 Lavar MEbicaL Janvier 1943 BIBLIOGRAPHIE ABBOTT, Maude E.Historv of Medicine in the Province of Quebec, Montréal, 1931.AHERN, M.-J., et Georges.Notes pour servir à l\u2019histoire de la Médecine dans le Bas-Canada.Imprimerie Laflamme, Québec, 1923.BIrKETT, H.S.Brief Account of the History of Medicine in the Province of Quebec.Medical Record, 74, 129, 1908.Bulletin de la Société médicale de Québec.1902, 1913.CASGRAIN, A.L\u2019Histoire de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Édité par Beauchemin, Montréal, 1896.DoucLass, Dr James.Journals and Reminiscences of James Douglass.Edition privée par son fils, New-York, 1910.FoucHer, Dr A.-A.Origines, évolution et conditions actuelles de la pratique de la médecine au 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Janvier 1943 LavaL MÉDricAaL 121 Laws of the Quebec Medical Students Societv.Pamphlet imprimé par T.Cary & Co., Québec, 1833.MacDErmoTT, H.E.History of the Canadian Medical Association.1935.Montreal Medical Gazette.1844-1845.Origines et organisation de l\u2019Association médicale canadienne et procès- verbaux des assemblées de 1867-1868.-Édités par la C.M.A.et imprimés par Jobn Lowell, Montréal, 1868.Outlines of the History of Medicine in Lower Canada.Annals of Medical History, vol.5, 150.Heber, éditeur, New-York.Proceedings of the 4th Annual Meeting of the Canadian Medical Association, held at Quebec, September the 13th and 14th, 1871, John Lowell, printer, Montreal, 1872.Procès-verbaux du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.1847-1853.Procès-verbaux de la Société médicale de Québec.1896, 1921.Quebec Medical Tariff.Imprimeur inconnu, Québec, 1830.Roy, P.-G.Bulletin de: Recherches Historiques, vol.12, 1906 ; vols 31-32, 1925 ; vol.35, 1929 ; vol.37, 1931.SULTE, Benjamin.Histoire de Québec, ses Ressources et ses Gens.Canada Hist.Co., Montréal, 1908.VALLÉE, M.le professeur Arthur.Michel Sarrazin, sa vie, ses travaux et son temps.Édité par l\u2019imprimerie Le Quotidien, Lévis, 1927. ANALYSES LES HORMONES SEXUELLES EN OBSTÉTRIQUE ET EN GYNÉCOLOGIE Les Drs Max.M.Cantor, F.A.c.P., J.R.Vant, M.R.C.©.G., L.C.Conn, C.M, F.R.O.C.G., et M.J.Huston, M.sc., ont fait des recherches dans les départements de biochimie, de gynécologie et d\u2019obstétrique de l\u2019Université d\u2019Alberta et à l\u2019Hôpital universitaire d\u2019Edmonton, sur la question qu\u2019indique le titre.Ils ont communiqué les résultats de leurs travaux aux membres de la section d\u2019 Alberta de I\u2019 Association médicale canadienne, le 11 septembre 1941, et un résumé de leur mémoire a paru dans le Canadian Medical Association Journal (47, 12-23, 1942).Ce résumé nous parvient sous forme de tiré à part de douze pages.L\u2019importance de ce travail nous incite 2 x à en donner à nos lecteurs toute la substance.LA RÉDACTION , Le but du mémoire est : 1) d\u2019exposer le rôle des hormones sexuelles ; 2) de comparer leurs actions dans la mesure où elles sont connues ; 3) et de communiquer le résultat des essais thérapeutiques que les auteurs ont tentés dans des affections bien identifiées.Rôle des hormones sexuelles.\u2014 Pour instituer un traitement rationnel à l\u2019aide des nouvelles hormones synthétiques, 1l faut, au préalable, bien connaître le cycle sexuel.Quand vient la puberté, la glande pituitaire sécrète certaines hormones (gonadotropines) qui stimulent les gonades, déclenchent et contrôlent la maturation des follicules de de Graaf, l\u2019ovulation et la formation du corps jaune.Par suite, l\u2019ovaire élabore les œstrogènes en partant des follicules, et les progestogènes du corps jaune.Chez le mâle, le tissu interstitiel, stimulé, produit les androgènes. Janvier 1943 Lavar MÉpicaL 123 Le phénomène se répète périodiquement chez la femme durant la maturité sexuelle ; les modifications de structure et de sécrétions dans les ovaires provoquent des altérations périodiques de l\u2019endomètre et du myomètre, de la muqueuse vaginale et des glandes mammaires.L\u2019hormone œstrogénique déclenche et contrôle les fonctions de l\u2019organisme féminin.Sécrétée en quantité suffisante, elle crée la phase qu\u2019on appelle proliférante de l\u2019évolution endométrale, elle accroît la sécrétion des glandes séreuses de l\u2019utérus, stimule la contractilité du myomètre et provoque la prolifération des canaux mammaires.Au moment de l\u2019ovulation, au milieu du cycle, le follicule se rompt et se change en un corps jaune qui, en se développant, sécrète un progestogène.La période d\u2019activité du corps jaune est d\u2019environ quinze Jours ; le pro- gestogène sécrété durant cette période transforme l\u2019endomètre vasculaire créé par prolifération, en une muqueuse fonctionnelle et sécrétante.L\u2019endomètre se trouve ainsi préparé comme un nid pour recevoir l\u2019ovule qui descend vers l\u2019utérus par les trompes de Fallope.Le progestogène neutralise l\u2019action de l\u2019œstrogène et produit ainsi une atonie du myp- mètre; il stimule, en outre, le développement des acini de la glande mammaire.Parallèlement aux modifications de l\u2019endomètre, surviennent des changements dans la muqueuse vaginale sur lesquels reposent certains procédés de diagnostic qui permettent d'apprécier la fonction hormonale de l\u2019ovaire.S1 l\u2019ovule est fécondé, l\u2019activité du corps jaune se prolonge et la muqueuse prend le type décidual.S\u2019il n\u2019y a pas fécondation, le corps jaune dégénére, ce qui provoque une dégénérescence de l\u2019endomètre fort spécialisé et sa déhiscence : c\u2019est la menstruation.De même, la glande mammaire involue.Puis le cycle recommence.S\u20191il y a fécondation et grossesse, Il se forme un placenta.À la fin du troisième mois lunaire le placenta devient glande endocrine et sécrète beaucoup de progestogène ce qui a pour effet d\u2019assurer le maintien de la grossesse.Classification, nomenclature et action physiologique.\u2014 Le tableau I résume certaines des données connues.Les gonadotropes pituitaires stimulent l\u2019activité de l\u2019ovaire et du testicule chez les animaux qui ont subi l\u2019ablation de I\u2019hypophyse.On ne peut convenir de leur efficacité dans les déficiences pituitaires et ovariennes chez l\u2019être humain ; peut- TABLEAU I (CLASSIFICATION, NOMENCLATURE ET STANDARDISATION DES HORMONES GENITALES Noms reconnus Description Source par me Commentaires sur leur activité Gonadotropines hypophysaires.| Extraits impurs.Hypophyse anté- Contient à la fois des subs- rieure des bestiaux.10 tances lutéinisantes et fol- liculinisantes.(H.L.et H.S.F.) Gonadotropines placentaires : 1.Humaines.a) Extraits placentaires A.P.L.Placenta humain.10 Surtout H.L.aussi H.S.F.b) Urines de grossesse A.P.L.10 Surtout H.L.aussi H.S.F.; c) Urines de ménopause.Surtout H.L.aussi H.S.F 2.Equines.Sérum de juments gravides.Juments gravides.4 Surtout H.S.F.Prolactin.Extrait relativement pur.Hypophyse anté- 10 Stimulant la secrétion lactée rieure des bestiaux.après amorçage par l\u2019ovaire.Androgènes : 1.Androstéronc.Produit d\u2019excrétion de l\u2019hor- De synthèse et 10 mone mâle, testostérone.d'urine mâle.2.Déhydroandrostérone.Produit intermédiaire du méta- De synthèse et 10 bolisme de la testostérone.d'urine mâle.3.Anhydro-iso androstérone.| En relation étroite avec les Glandes surré- stércls sexuels.nales.4.Testostérone.Hormone testiculaire vraie.D\u2019urine mâle et de 50 Son estérification avec l\u2019a- Propionate de testostérone.\u2026.Methyl testostérone.\u2026.Ester de la testostérone avec l\u2019acide propionique.Dérivé méthyle.de synthèse à partir du cholestérol.De synthèse De synthèse.cide propionique augmente 7 fois son pouvoir d'action et 2 fois sa durée d\u2019action.Surtout utile par voie buccale.FCI TVOIGFJN TVAV] \u20acvOI 19IAUE[ TABLEAU I \u2014 (Suite) Noms reconnus Description Source U.I.par mg.Commentaires sur leur activité Ev6OI JSIAUE( Œstrogènes : 1.Œstrone (Theelin).2.Estriol (Theelol).3.a-cestradiol.Produit d\u2019excrétion de l\u2019a- œstradiol.Produit d\u2019excrétion de l\u2019a- œstradiol.Hormone folliculaire vraie.Monobenzoate de l\u2019a-œstradiol.Dipropionate de l\u2019a-æstradiol.Urines.Urines de gr se et placenta.Ovaire et urines de grossesse.De synthèse.De synthèse.10,000 OSses- 10,000 10,000 Efficace par voie buccale seulement.L\u2019cestrone et les esters de l\u2019a- ne, 4 jours ; œstradiol 17 ; benzoate, 14 ; dipropiona- te, 42 jours.œstradiol ne peuvent pas Co être comparés convenable- < ment sur la base des U.I.2 C I a base L'intensité d'action augmente par estérification.=< Durée d\u2019action : \u2014 œstro- mm 0 > = Progestogènes : 1.Progestérone.2.Pregnéninolone.L\u2019hormone vraie du corps jaune.Anhydro-hydroxy-progestérone.Du corps jaune et 1 par synthése a partir du mastérol.De synthèse.stig- Efficace seulement après amorçage par les cestro- gènes.Efficace par voie buccale. 126 Lavar MÉDicAaL Janvier 1943 être est-ce dû à des impuretés dans le produit ou à un dosage inadéquat, on ne saurait le dire.Actuellement on ne peut les utiliser en clinique.Les hormones gonadotropes qu\u2019on extrait du sérum de jument pleine contiennent surtout le facteur stimulant (HSF) du follicule; on s\u2019en est beaucoup servi pour remplacer les préparations antéhypophysaires.Elles stimulent l\u2019ovulation humaine, mais comme elles sont impures et d\u2019origme équine, l\u2019éventualité d\u2019une réaction anaphylactique doit être retenue.Leur utilité clinique reste à démontrer.Les gonadotropes trouvées dans l\u2019urine de grossesse proviennent des cellules placentaires.De grandes quantités sont excrétées pendant la grossesse normale ou ectopique, dans la môle hydatiforme, le chorio- épithéliome et le carcinome du testicule.Dans les extraits on trouve plus du facteur lutéinisant (HL) que du facteur folliculinisant (HSF), ce qui tend à supprimer les menstruations.À dose suffisante, ces hormones sont de quelque utilité dans l\u2019hémorragie fonctionnelle de l\u2019utérus.Malheureusement, la dose qui peut être administrée reste souvent inférieure au besoin physiologique, ce qui limite leur valeur clinique.II en est ainsi pour les gonadotropes provenant de l\u2019urine de ménopause, qui contiennent surtout le (HSF) ; on en conseille l\u2019usage dans l\u2019aménorrhée, mais l\u2019expérience clinique ne justifie pas cette pratique.Les gonadotropes de toutes sortes, n\u2019ont aucun effet si elles sont données par voie buccale.Le prolactin, principe lactogénique de l\u2019hypophyse antérieure, favorise la lactation, du moins on peut en fournir quelques preuves ; mais son emploi se trouve limité, jusqu\u2019à maintenant, par des difficultés pratiques d\u2019administration, surtout par la douleur qu\u2019il provoque au point d\u2019injection.On peut obtenir plusieurs œstrogènes sous forme pure : l\u2019æstrone, l\u2019œstriol et l\u2019œstradiol ; ajoutons les esters d\u2019œstradiol, le benzoate et le dipropionate.- Comme leur nom l\u2019implique, 1ls peuvent tous produire des signes d\u2019œstro-desquamation des cellules cornées de la muqueuse vaginale.Comme qualité leur action physiologique est identique mais la durée et l\u2019intensité de leur effet sont très variables.La forte concentration des œstrogènes dans le sang pendant l\u2019ovulation laisse croire qu\u2019ils sont essentiels à la transformation pré-gravidique de l\u2019endomètre ; c\u2019est un fait que le progestogène ne peut provoquer sa Janvier 1943 LavaL MEpicaL 127 réaction caractéristique dans l\u2019endomètre à moins que l\u2019æstrogène le sensibilise au préalable.C\u2019est pour cela qu\u2019on emploie les œstrogènes contre la stérilité.De même, le prolactin ne peut provoquer la lactation à moins que les acini et les canaux de la glande mammaire ne soient préparés par une quantité appropriée d\u2019œstrogène et de progestogène ; un excès de l\u2019un ou de l\u2019autre peut inhiber la lactation ; cela fournit un indice pour l\u2019emploi des quantités massives.Les œstrogènes sont essentiels à la croissance et au fonctionnement du tractus génital : 1ls en stimulent l\u2019épithélium par épaississement et par hyperémie ; c\u2019est pourquoi on les emploie beaucoup dans les cas de vulvo-vaginite, de kraurosis, de leucoplasie et d\u2019hypoplasie génitale associée à l\u2019aménorrhée, à la stérilité et aux accidents de la ménopause.Les progestogènes préparent l\u2019endomètre pour la nidation de l\u2019ovule et provoquent la transformation déciduale de la muqueuse utérine.Ils arrêtent la menstruation et sont utiles dans les hémorragies fonctionnelles.La progestérone fait partie de ce groupe.Employée en quantités convenables, elle a une très grande efficacité dans l\u2019avortement habituel ou occasionnel et dans le travail prématuré pourvu que ces complications soient d\u2019origine endocrine.La progestérone contrôle le métabolisme de l\u2019œstradiol.En présence d\u2019un endomètre actif, la progestérone transforme l\u2019œstradiol et l\u2019œstrone en œstriol qui est la forme excrétoire et inactive de l\u2019hormone.Dans ce mémoire, on ne traite pas des effets des androgènes chez le mâle.Chez la femme, contrairement à l\u2019opinion reçue, les androgènes ne neutralisent pas les effets des œstrogènes.Il serait plus exact de dire que l\u2019œstradiol et la testostérone exercent une action combinée sur le tractus génital, lorsqu\u2019on règle bien le dosage.Comme la progestérone, l\u2019hormone sexuelle mâle modifie l\u2019action de l\u2019œstradiol, en active le métabolisme et provoque ainsi une plus grande excrétion d\u2019œstriol.Par là elle inhibe les contractions rythmiques et intermittentes de l\u2019utérus, en diminuant l\u2019apport du sang à l\u2019utérus ; elle stimule aussi les éléments du myomètre et, déterminant de la vasoconstriction, elle réduit l\u2019irrigation de l\u2019endomètre.C\u2019est pourquoi la testostérone est extrêmement utile dans le traitement immédiat de l\u2019hémorragie utérine quelle qu\u2019en soit la cause.Sa TABLEAU Il QUELQUES EFFETS DES HORMONES SEXUELLES PURIFIÉES INDIQUANT LEUR ACTION BI-SEXUELLE POTENTIELLE CHEZ LES ÊTRES HUMAINS Pas d\u2019amorçage par I\u2019 estrone Œstrone = Progestérone Testostérone Utérus : Endométre.Proliférative.Prolifération légère.Progestive.Myométre.Croissance marquée et hypertrophie.Croissance modérée Croissance assez marquée.Contractions rythmiques.Muqueuse vaginale.Produit.Croissance, prolifération, stratification et kératinisation.Diminue.Prolifération amoindrie, kératinisation marquée.Diminue.Croissance, prolifération mais seulement kératinisation Ilé- gère.Seins.Prolifération des canaux.Prolifération légère.Prolifération des canaux et croissance des lobules.Déclenchement initial par I\u2019 estrone Utérus : Endométre.Proliférative.Prolifération et modifica- Prolifération et modifications tions pré-gestatoires.pré-gestatoires.Croissance myométrale.| Proliférative.Effets modérés.Croissance très marquée.Contractions rythmiques.Inhibées.Inhibées.Muqueuse vaginale.Kératinisation.Kératinisation marquée.Menstruations.Arrêtées.Arrêtées ?Arrêtées.Ovulation.Suspendue.Suspendue.Gestation (délivrance).Accélère.Prolonge.Prolonge.Lactation.Arrêtée si ce n\u2019est en période d\u2019allaitement.Sans effets ?Arrêtée si ce n\u2019est en période d\u2019allaitement.SCI TVOIGAN TVAYT] Evol J91AUE[ uf Evol 19IAUE[ TABLEAU III COMPARAISON DE L\u2019ACTIVITÉ DE 1 MILLIGRAMME (10,000 U.I.) DE SUBSTANCES ŒSTROGÈNES DANS L\u2019USAGE COURANT ; , Dose équivalente et men- x» .Durée de effet quits .Lp dmi- .\u201c Substance Vébicule Voie d'admi U.souris U.rat physiologique de suele cher l'homme, admi- = 50 Y chez le rat lai > culaire > > - Quantité Doses = Œstrone.aa aa aan huile parentérale 5,000 1,000 4 jours 30 à 35 mg.12 J (Estrone.eau parentérale 10,000 2,000 2 jours 60 à 70 mg.18 > Estrone.huile buccale 800 50 = (Estrone.eau buccale 1,500 100 a-cestradiol.huile parentérale 15,000 8,000 7 jours 26 mg.8 Benzoate d\u2019cestradiol.huile parentérale 15,000 10,000 14 jours 8 mg.4 Dipropionate d\u2019cestradiol.! huile parentérale 22,000 18,000 42 jours 4 mg.2 L\u2019œstradiol et ses esters, administrés par voie buccale, nécessitent environ 5 à 10 fois la dose intra-musculaire. 130 Lavar MEbicaL Janvier 1943 valeur est presque aussi grande dans la dysménorrhée et dans quelques formes de mastodynie.Le tableau III montre certaines des propriétés des stérols sexuels.Choix des préparations et voies d\u2019administration.\u2014 Gonadotropes : On peut les employer et compter sur leur efficacité à la condition qu\u2019elles soient de fabrication récente et bien contrôlée par un manufacturier de confiance.N\u2019oublions pas, cependant, que plusieurs des solutions trouvées sur le marché s\u2019altèrent rapidement et qu\u2019elles n\u2019ont aucun effet par voie buccale.Elles sont efficaces en injections intra-musculaires ou intra-vemeuses, mais Il faut s\u2019entourer de précautions contre les réactions anaphylactiques parce que la plupart de ces solutions contiennent des protéines ou bien sont constituées elles-mêmes de protéines.Disons, en outre, que les préparations tirées du sérum de jument et de l\u2019urine de ménopause sont essentiellement faites de (HSF) et que les préparations tirées de l\u2019urine de grossesse sont surtout faites de (HL) et que les effets en sont différents.Progestogènes : Les extraits de corps jaune coûtent moins chers, mais sont moins efficaces que la progestérone.Le prégnéninolone donné par voie buccale a, à poids égal, un quart de l\u2019efficacité de la progestérone donnée par injection intra-musculaire.Androgènes : L\u2019estérification intensifie et prolonge l\u2019action de la testostérone.Le propionate de testostérone est la substance androgénique la plus active que l\u2019on connaisse ; s1 on en mesure les effets par son action sur les vésicules séminales, il est sept fois plus puissant que la testostérone et son action dure deux fois plus longtemps.On peut l\u2019administrer par voie buccale par Injection intra-musculaire ou en onctions mais 1l est moins coûteux de se servir du dérivé méthylé par voie buccale.Œstrogènes : L\u2019œstrone ou theeline, comme on l\u2019appelle souvent, est la forme la plus ordinairement employée de l\u2019œstrogène.C\u2019est dommage, car, comparée aux autres formes, elle est sans action.Elle se dissout mal dans l\u2019huile et donc on ne peut obtenir de fortes concentrations.Elle s\u2019absorbe rapidement et s\u2019élimine facilement, si bien que sa durée d\u2019action est très courte.L\u2019cestradiol est la forme de l\u2019hormone qu\u2019on trouve dans l\u2019ovaire.On l\u2019administre par voie buccale, Janvier 1943 - Lava\u2026 MépicaL 131 par injection intra-musculaire ou en onctions ou sous forme de suppositoire vaginal.L\u2019œstriol est un produit d\u2019excrétion de l\u2019œstradiol ; son action s\u2019exerce par voie buccale mais est nulle par voie intra-musculaire.L\u2019estérification de I\u2019cestradiol pour former le benzoate ou le pro- pionate en accroît la solubilité dans l\u2019huile, ce qui permet d\u2019en donner de grandes quantités par petites injections ; ['efficacité et la durée de son effet s\u2019en trouvent ainsiaugmentées.I[n\u2019y a pas d\u2019avantages à employer les esters d\u2019cestradiol par voie buccale ou en suppositoires vaginaux ; mais l\u2019avantage est certain par injection Intra-musculaire ou en onctions.Le dipropionate constitue une thérapie adéquate car on peut espacer davantage les traitements ce qui est très commode lorsque la cure se prolonge.Dans le tableau III nous essayons de comparer l\u2019activité de quelques œstrogènes selon les voies d\u2019admmistration.Cette comparaison exprimée en termes d\u2019efficacité relative est difficile à établir.Qualitativement, l\u2019action est la même pour l\u2019œstrone, l\u2019æstradiol, le benzoate et le diproprionate d\u2019œstradiol.Quantitativement, l\u2019épreuve faite sur un rat femelle castré, démontre que 0.05 mg.d\u2019œstrone provoque une réaction vaginale qui dure 4 jours ; celle de l\u2019æstradiol dure 7 jours ; le benzoate d\u2019cestradiol agit pendant 14 jours et le dipropionate, 42 jours.Puisque ces quantités s\u2019expriment par les mêmes chiffres en unités internationales, on voit à quelles erreurs on s\u2019expose en prescrivant par unités internationales : unités-rat, unités-souris et unités internationales ne sont définies que par l\u2019effet immédiat d\u2019une dose minima et laissent entièrement de côté la durée et l\u2019intensité de l\u2019action.On voit par là que le dipropionate d\u2019cestradiol est l\u2019œstrogène le moins coûteux et le plus efficace que l\u2019on connaisse actuellement puisqu\u2019il procure au malade une médication efficace avec un minimum d\u2019inconvénients.Nous avons aussi administré les stérols sexuels par deux autres voies.L\u2019implantation sous-cutanée de « pellets » d\u2019après nos expériences, donne d\u2019excellents résultats pour des périodes variant de trois à six mois selon le poids et le volume des « pellets ».Plus récemment, nous avons traité quelques malades avec une solution d\u2019hormones dans le glycol de propylène administrée au compte- gouttes sous la langue ; l\u2019absorption des stérols sexuels se fait rapidement par ce procédé.D\u2019après les premiers résultats observés, cette voie pourrait être la plus pratique et la plus économique. TABLEAU IV EXCRÉTION DES HORMONES SEXUELLES DANS DIVERSES CIRCONSTANCES Œstrogènes P ; Progesté- _ ourcentage total pen- Tone ; Gonadotro Androgènes Nombre de dant 24 beures Circonstances 5 endant 24 dont 24 7 perdant Me.de Observations beures beures eures re.Œs- Œs- Œs- gnandiol trone tradiol triol pendant 24 beures Femelles impubères.1à 4 petites 1à 9 100.0 Aucune La transformation et quantités l\u2019inactivation de l\u2019œs- 3à4 tradiol et de l\u2019œstrone Cycle de la femelle en œstriol dépend de adulte : la production de pro- jours ler au 7e.2a 10 14 6 .\u2026 gestérone et de la pré- \u201c Bau lle.7à 15 6à 9 50.0 20.0 30.0 Aucune?sence d\u2019un endomètre \u201c 13egu15e.[ 50 à 100 10 à 25 .234 intact.\u201c 16e au 18e,.174 7 40 à 60 20.0 10.0 70.0 16 \u201c 19e au 27e.5à 2 4 à 25 60.0 4.0 36.0 28 \u20186 28e.2 25 .100.0 .234 Aménorrhée et oligomé- faible ou norrhée (ovariennes).| augmentée 244 Très faible sans variations nulle Aménorrhée (hypophysaire).\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.diminuée 4 à 12 Très faible aucune Méno-métrorragie.\u2026.variable faible 60 à 140 100.0 Très faible Méncpause a cycle.5a 25 34 6 faible avec de légères variations faible Irrégulière ou sans cycle.| diminuée 43 8 trés faible nulle Castration.augmentée 2 à 10 nulle ?nulle cel TVOIAIN TVAYT £t6I J91AUES i TABLEAU IV (Suite) Œstrogènes P Progesté- ourcentage total pen- rone | Gonadotro- Andraging Nombre de dant 24 beures Circonstances 5 endant 24 dant 24 Y pendant Ms.de Observations beures beures Œs- Œs- Œs- gnandiol trone tradiol triol pendant 24 beures Grossesse : oo jours 0 au 20e.| 25 à 20,000 .50 à 200 30.0 10.0 60.0 5 à 15 Le maintien de la gros- \u201c21e au 60e 100,000 à 5 à 15 200 à 800 7.0 3.0 | 90.0] 35485 sesse dépend de la 500,000 production adéquate \u201c 61, au 120e.110,000cumoins|.800 à 10,000 0.25 0.05 99.7 85 à 95 de progestérone par le \u201c 121e au 275e.3,000oumomnsj.10,000 à 30,000 0.15 0.01 99.8 75 à 80 corps jaune pendant Aterme.200 a 300 4à 7 500 à 1,000 |.40.0 60.0 2à 5 les trois premiers Après la délivrance.5 à 25 2a 4 10à 25 |.100.0 |.2 mois et par le placenta pendant le reste de la gestation.Menace d\u2019avortement : Activation placentaire Tôt, 2e au 3e mois.| 25 à 5,000 |.2,000 à 4,000 15.0 45.0 40.0 5 à 15 défectueuse.Tard, 8e au 9e mois.5,000 à 10,000 |.3,000 à 5,000 |.40.0 60.0 12 à 17 Dégénérescence placentaire précoce.Mâle impubère.132 petites ?quantités Male adulte.3a7 648 9 à 12 Eunuques et castrés.augmentée 0a2 1a 3 Femmes hirsutes.3 à 15 5 à 30 6 à 30 Basophilisme : .DE poph saire.| augmentée 25 à 300 variable Androstérone surtout.2 Surrénalien.variable 150 à 175 1à4 70% À déhydro- androstérone.Er6] TIAUES TVOIAIN TVAVT] eel TABLEAU IV (Suite) 5 re Œstrogènes oo Progesté- Pourcentage total pen- Tone ( ade Androgines Nombre de dant 24 beures on | Circonstances pendant 24 dont 24 Y pendant | \u2014| Me.de Observations beures beures Œs- Œs- Œs- gnandiol trone tradiol triol pendant 24 beures Môle hydatiforme.Jusqu\u2019à 100 X chez les femmes en- u ceintes = Tumeur de la granulosa.| .a 300 a 600 Œstrone surtout.> Arrhénoblastome.| 2224.548 faible 4 DZlhydroandro- = stérone.~~ Acromégalic.augmentée 0.1 à 0,8 2 à 3 mis oO Métropathie o hémorragique.\u2026.variable faible faible Pas de variations nulle Pas de vraies moens- > truations.= \u2014 © 5 \u201c = a > L w mm em \u2014- = 2 s uv mL WZ BOE = an Janvier 1943 LavaL MEpicAL 135 Les injections intra-musculaires, on s\u2019en plaint souvent, provoqueraient des réactions cutanées ; aussi nous paraît-il opportun de décrire la méthode que nous utilisons.Si Uinjection du produit huileux est trop superficielle, 1l s\u2019ensuit habituellement une induration de la peau.Nous emplovons une seringue de 2 c.c., stérilisée à sec, avec une aiguille de 114 pouce de calibre 18, et une aiguille de 215 pouces et de calibre 23, celle-ci avec un long biseau.On chauffe ampoule à environ 50°C, puis on l\u2019ouvre après avoir nettové à l\u2019alcool le bout de l\u2019ampoule et la lime ; on en tire le liquide avec l\u2019aiguille de calibre 18 ; puis on enlève cette aiguille et on la remplace par l\u2019aiguille de calibre 23.De cette façon, il ne reste pas de liquide sur la paroi externe de l\u2019aiguille servant à l\u2019injection et on n\u2019en dépose pas dans les tissus traversés.On fait l\u2019injection dans le quadrant supérieur et externe de la fesse après avoir nettoyé la peau à l\u2019éther.Grâce à ces précautions, et en changeant de côté à chaque injection, nous avons pu prévenir toute induration locale.Ensuite on nettoie la seringue et les aiguilles par immersion dans un bain de tétrachlorure de carbone.Au sortir de ce bain, elles sèchent généralement bien et sont prêtes à stériliser sans autre nettoyage.Considérations d\u2019ordre clinique.\u2014 C\u2019est une tendance assez commune aujourd\u2019hui d\u2019attribuer, aux troubles de nature obscure, une origine endocrinienne et, souvent, on ne cherche même pas à exclure l\u2019hypothèse d\u2019un processus non endocrinien.Cet état de choses provient du fait que l\u2019on a trop appuyé sur les connaissances acquises par les essais d'hormones, et, aussi, de la confusion certaine quant à la valeur thérapeutique des hormones sexuelles admunistrées dans une variété de troubles sans rapport aucun aveé leur emploi.Les épreuves de grossesse (recherche des gonadotropines placentaires) ont une grande valeur dans le diagnostic du chorio-épithéliome et servent à révéler sa récidive.Dans la grossesse normale leur seule valeur est de confirmer les doutes plus tôt qu\u2019à l\u2019ordimaire.D\u2019après notre expérience des essais effectués avec les hormones œstrogéniques et androgéniques, nous pouvons dire que ces travaux sont encore du domaine de la recherche.Ils peuvent confirmer un renseignement, mais les valeurs normales varient tellement et les dosages dans chaque cas individuel doivent être faits si fréquemment et porter sur au moins un TABLEAU V GUIDE SYNOPTIQUE POUR LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT CONDITION SUBSTRATUM ENDOCRINIEN DIAGNOSTIC CLINIQUE SYMPTOMES ET SIGNES T ADJUVANTS CLINIQUES RESULTAT DES EXAMENS LE LABORATOIRE Troubles menstruels: (Aménormhée, hypo- et oligoménorrhée) : 1.Grossesse.Activité du corps jaune.Développement progressif de l'utérus.Réaction Ascheim- Zondek positive.Augmentation de l'excrétion des substances œstrogènes et du pre- gnandiol.2.Type hypophysaire.Hypopituitarisme (par atrophie ou destruction) avec défaut de stimulation des ovaires.Hypoplasie génitale, croissance squelettique retardée, obésité en ceinture, pubienne et mammaire.Stérilité et frigidité.Excrétion réduite de prolan et d'œstrone, haute tolérance pour le glucose.3.Type .hypophyso- thyroidien.Comme ci-dessus hypothyroidisme.avec Comme ci-dessus avec inactivité, peau sèche, torpeur mentale.Comme ci-dessus avec un taux de métabolisme basal très bas.\u20184.Type ovarien.Sécrétion ovarienne inadéquate.Stérilité, perte du libido, hypoplasie géritale occasionnelle, type trapu, adiposité trochantérienne.Excès d'hormones gonadotropes dans l'urine, Excrétion d'œstrogène diminuée, endometre atrophique (biopsie) frottis vaginal type ou II.5.Type utérin.Utérus réfractaire ou hypo- plasié.Utérus petit, sous-développé.Endomètre atrophique excrétion normale d'œs- trcgéne, pss de \u2018pre- gnandiol, frottis Iou II.(Hémorrhagies menstruelles ou intermenstruelles excessives) : 1.Type hypophysaire (ménorragie).Hyperactivité basophile de l\u2019'hypophyse entraînant la persistance des follicules de de Graaf et l'absence de formation de corps jaunes.Forme prépubaire et pubaire avec hypertrophie génitale, ou forme de ménopause considérée comme partie du syndrome de la ménopause.Excrétion accrue de H.S.F.et d'œstrogènes.Diminution ou absence de pregnandiol.Endomètre hyperplasié, pas de phase sécrétante.Frottis type III.2.Ovarien (métrorragie et métro- pathie hémorrhagique) Perte du rythme fonctionnel de l'ovaire, l'absence de la phase lutéique se traduit par un folliculinisme continu.Kyste folliculaire persistant, pas de formation de corps jaune, aménorrhée suivie d'hémorragies continuelles (pas de véritables menstruations).Généralement, pas de dysménorrhée.Œstrogènes diminués, constants, pas de pre- gnandiol, endometre épaissi et de type « fromage suisse », pas de phase sécrétante.Dysménorrhée (tension menstruelle).Hyperactivité myométrale provenant de sécrétion exagérée d'cestrogéne ou d'un déficit des actions antagonistes qui s'opposent aux effets d'une sécrétion normale.Douleurs avant ou pendant les menstruations ou bien les deux à la fois.Les épreuves ne donnent pas de résultats particuliers.Ménopause.Déséquilibre endocrinien associé à une altération des sécrétions sexuelles, allant jusqu'à leur suppression.Ménorragie suivie d\u2019aménorrhée, chaleurs, vertiges faiblesses, obésité.Hyperthy- roïdisme suivi d'hypothyroïdisme.Prurit vulvaire, sécrétion vaginale alcaline, modifications du psychisme.Forte excrétion d'œstro- gènes, absence de pre.gnandiol, puis abaissement du taux d'œstro- gène avec accroissement de celui- des h.gonadotropes.Transformation de l'hyperplasie endométrale en hypoplasie et frottis vaginal typique.W ey TABLEAU V \u2014 (suite) GUIDE SYNOPTIQUE POUR LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT \u2014 (suite) JUSTIFICATION TRAITEMENT DU RÉSULTATS COMMENTAIRES TRAITEMENT Aucun | aaa Le ea ea aa a Len nan» Régime alimentaire _approprié.| Thérapeutique de substi-| Amélioration temporaire ou Eviter la maladie du gonadotropes : 500 U.R.3 fois| tution.La stimulation| nonsatisfaisante,meilleurs| sérum en écartant par semaine, extrait thyroidien.Dose stimulante de rayons X sur l\u2019'hypophyse et les ovaires.par les rayons X provoque une inactivité initiale puis une suractivité secondaire.effets au cours de l'adolescence qu'après 30 ans.l'emploi de préparations provenant de juments gravides.Toute la dose tolérable de thyroïde avec le régime ci-dessus.Comme ci-dessus.Bons quand l\u2019hypothy- roidisme est un élément important.Extrait thyrcidien.Dipropionate d'œstradiol et progestérone alternativement pendant au moins trois cycles.Thérapeutique de substitution pour assurer le développement normal de l'utérus hypoplasié.Très bons sauf dans les aménorrhées primaires qui récidivent occasionnellement et nécessitent plusieurs séries de traitements.Comme ci-dessus.Comme ci-dessus.Comme ci-dessus.1.40 à 80 U.R.d'h.gonadotrope hypophysaire pai voie intraveineuse.2.4 doses de 5 à 10 mg.de progestérone par voie intra-muscu- laire à tous les 20 jours à 2 jours d'intervalle ou 5 mg.de pré- gnéninolone par voie buccale tous les 2 jours pendant 8 jours sur 16.Provoquer l'ovulation et la constitution d'un corps jaune avec phase sécrétante, Suspendre l'hémorragie en çroduisant une phase sécrétante établissant ainsi une périodicité.Occasionnellement utile.Bons résultats si les symptômes ne sont pas trop graves ou la durée trop prolongée.Augmente | parfois l'hémorragie.£i l\u2019on obtient pas de résultats, traiter comme une métropathie hémorragique.10 3 25 mg.de propionate de testostérone, par voie musculaire tous les jours, ou 2 fois par jour perdant 2 jours tous les 24 jours, ou 5 mg.de méthyl-testostérone donné par voie buccale comme ci- haut mentionné pendant 2 jours tous les 24 jours.Suspend les contractions rythmiques du myomè- tre, resserre les artérioles spirales et réduit l'irrigation sanguine de l'endomètre.L'hémorragie est habituellement arrêtée en 12 à 24 heures.La meilleure médication simple dont on dispose.Un usage prolongé peut déterminer une hypoplasie utérine.Innocuité de la dose préconisée.De 2 à 4 doses de 5 à 10 mg.de ropionate de testostérone tous es jours ou tous les 2 jours à Une insuffisance d'hot- mone androgéne libère l\u2019action de l'h.œst: ogé- Excellents.Le traitement peut causer un retard ou une suppression des partir de la veille du début usuel| nique.fègles subséquentes, des troubles.mais cela n\u2019a aucune impoitance.1.Sans ménorragie : 5 mg.de dipro-| Thérapeutique de substi-| Effet en 24 heures.Le| Euphorie très ccm- pionate d'œstradiol chaque semaine pendant 3 à 4 semaines après quoi continuer à plus petites doses à intervalles plus longs (1 mg.tous les 14 à 21 jours), ou par voie buccale 5 mg.par jour et diminuer progressivement.2.Avec ménorragie importante : 10 à 25 mg.de propionate de testostérone par semaine, puis réduire les doses, et augmenter leur intervalle lorsque les symptômes ont cédé, ou remplacer par le méthyl-testostérone (par voie buccale).tution avec diminution progressive.Dépression de toute activité ovarienne.frottis vaginal change du type I au type IV Les menstruations normales peuvent continuer ou non.Les hémorragies cessent et on obtient une bonne régression des symptômes.mune mais ne doit pas conditionner la poursuite du traitement \u2014 Apprécier les effets par les frottis vaginaux seulement.Traitement à instituer après échec du pré- cédent et quand les bémoriagies sont abondantes. TABLEAU V \u2014 (suite) GUIDE SYNOPTIQUE POUR LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT \u2014 (suite) DIAGNOSTIC ADJUVANTS | | SUBSTRATUM CLINIQUE CLINIQUES CONDITION ENDOCRINIEN SYMPTOMES RESULTAT DES ET SIGNES 1 ABORATOIRE Vaginites.L'épuisement des œstrogè-! La muqueuse est rouge, con-| Frottis vaginal type I Vulvo-vaginites.nes d'origine maternelle] gestive et présente de petites| ou II.(gonococciques) : réduit l'épaisseui de la} érosions, la sécrétion, alcaline, Gonocoque.muqueuse vaginale ; les sécrétions acides deviennent alcalines et la muqueuse du vagin se sensibilise vis- à-vis des infections.est peu abondante.Réaction alcaline.Vaginite sénile.Insuffisance d'hormones œstrogènes.Muqueuse vaginale atrophique.Prurit vulvaire.Type de la ménopause.Comme dans la ménopause.Paitie du syndrome de la ménopause.Faible taux d'excrétion d'œstrogènes, mugueu- se vaginale atrophique, froitis, type I presque toutes les cellules sont des leucocytes.Comme dans la ménopause.Kraurosis de .la vulve.Déficience d\u2019œstrogènes.Se produit 10 à 15 ans après la ménopause ; associé à une atrophie des lèvres et à un retour de la muqueuse vaginale à l'état infantile.Kraurosis associê.Comme dans la ménopause.Maladie kystique du sein, 1.Lobulaire.Hypo-ovarie primitive avec hyper-hypophysie compensatrice.Hyperplasie lobulaire avec nodules non encapsulés et petits kystes prcvenant de la prolifération des cellules épithéliales des canaux terminaux et saignement occasionnel du mammelon (ler type de Mazer).Comme dans l'insuffisance ovarienne.2.Hyperplasie kystique;| Hypersécrétion d'œstrogène| Kystes bien circonserits au| Excrétion d'œstrogène mastodynie.par des ovaires kystiques,| milieu du sein.(Type 2 de! augmentée.Endo- provoquant une proliféra-| Mazer).Associés à des| mètre hyperplasique tion continue, sans phase| kystes folliculaires des; sans phase sécrétante, sécrétante.ovaires.Frottis vaginal type III.Grossesse : Pas de fondement endo- Nausées et vomissements.crinien réel, Menace d'avortement.Déficience de progestérone due probablement à un placenta insuffisant.Douleurs, crampes, pertes de sang \u2014 du type menstruel sans dilatation du col généralement vers le 3e mois.Troubles du métabolisme des œstrogènes.Diminution du taux du pregnandiol.Excès d'œstrone sur l'œstriol.Avortements à répétition.Déficit de progestérone s\u2019il n'y a pas de cause constitutionnelle ou d'altérations de l\u2019œuf.Comme ci-dessus.Comme ci-dessus.Accouchement prématuré.Insuffisance de gestérone.pro- Hémorragies, douleurs pétio- diques, dilatation modérée du col.Augmentation du taux des h.gonadotropes, excès d'œstrone sur .l'œstrio! dû à une déficience de progestérone en rapport avec une dégénérescence précoce du placenta. 1\" & TABLEAU V \u2014 (suite) GUIDE SYNOPTIQUE POUR LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT \u2014 (suite) TRAITEMENT JUSTIFICATION DU TRAITEMENT RÉSULTATS COMMENTAIRES 2 mg.de dipropionate d'œstradiol à tous les 4 jours pour 6 doses puis à intervalles de 7 à 10 jours pendant 6 semaines, Suppositoires vaginaux de 0.4 mg.tous les soirs pendant 7 à 10 jours, puis tous les deux soirs pendant 50 jours.Pour augmenter l'épaisseur de la muqueuse vaginale, provoquer une épithélisation et acidifier la sécrétion.Trés tons s'il- n'y a pas d'autres foyers d'infection zone d'action de l'œstrogène.en dehors de la Le traitement dcit être poursuivi jusqu'à guérison clinique et bactériologique.Suivre les effets de la cure par l'examen de frottis vaginaux.2.5 à 5 mg.de dipropionate d'œs- tradiol à intervalles d'une semaine et suppositoires de 0.4 mg.tous les 2 soirs pendant 4 semaines puis suppositoires plus faibles tous les 3 ou 4 scirs pour entretenir l\u2019état physiologique de la muqueuse.Comme dans le cas de vaginite de nature go- nococcique.Guérison à 10 jours.généralement complète en 4 semaines.Un frottis du type IV devrait être obtenu en 7 Apprécier l'effet par frottis vaginaux pour être certain que les résultats se consolident.Utiliser, comme dans la ménopause, le dipropionate d\u2019cestradiol avec, en plus, usage de suppositoires comme médication d\u2019entretien ou application locale d\u2019un onguent d'œstradiol.Thérapeutique de substitution pour augmenter l'épaisseur de la muqueuse, provoquer 1'é- pithélisation et acidifier la sécrétion.Sédation généralement très appréciable en moins de 4 à 6 jours.Le traitement de consolidation doit être poursuivi pendant plusieurs semaines.Thérapeutique intense par voie intra-musculaire : 5 à 10 mg.de dipropionate d' œstradiol, 2 fois par semaine, suppositoires tous les soirs, et applications d\u2019onguent sur les lévres.On doit maintenir cette cure intensive pendant 3 à 4 mois et répéter la cure dans 6 à 8 mois.Comme ci-dessus.La guérison du kraurosis et le soulagement des symptômes sont un effet plutôt dramatique.Des hémorragies peuvent se produire mais doivent être négligées \u2014 elles cessent quand la thérapeutique massive est réduite.Dipropionate d'œstradiol et progestérone durant la seconde moitié du cycle ou 1 à 2.5 mg.de dipropio- nate d'cestradiol par semaine ou 2 fois par semaine au milieu de la ériode intermenstruelle.e dernier est un procédé de choix à la condition qu'il ne provoque pas.un flux menstruel trop abon- ant.Thérapeutique de substitution.Résultats satisfaisants dans la majorité des cas.Soulagement pour une période de 2 à 3 mois après une série de traitements ; après quoi une récidive nécessite de nouveaux traitements.25 mg.de propionate de testostérone 1 ou 2 tois par jour pendant 2 ou 3 jours.Suppression de l'action des œstrogènes.Disparition complète des symptômes et généralement définitive.Les menstruations suivantes peuvent être retardées, ou absentes, ou de courte durée.Aucun.Aucun.Aucun.5 à 10 mg.de progestérone pai jour, ou deux fois par jour avec 5 mg.de prégnéninolone, par voie buccale tous les 2 jours comme mesure adjuvante jusqu\u2019à l'arrêt du saignement puis pendant 3 à 4 jours, à l'occasion des périodes menstruelles.Médication de substitution pour suppléer à l'insuffisance du placenta et aider au maintien de la grossesse.Comme ci-dessus mais doit être donné régulièrement à des périodes définies pour prévenir toute complication.Comme ci-dessus.Bons si le traitement est appliqué tôt et associé aux mesures usuelles.Sans valeur si le col est dilaté.Bons si précoce et si l'avortement n'est pas en rapport avec des lésions anatomiques comme des altérations de l'œuf.Sans valeur si le col est dilaté.10 mg.ou plus de progestérone par jour ou 2 fois par jour.Pour suspendre l\u2019action de l\u2019œstrone sur l'utérus et inhiber ses contractions.Dépend d'un diagnostic précoce et de l'application d\u2019un traitement approprié.Sans valeur si le col est dilaté et si les membranes font saillie. 140 Lavar MÉpicaL Janvier 1943 mois, qu\u2019ils deviennent peu pratiques.La progestérone ne se trouve pas dans les urines telle quelle ; le pregnandiol, qui est sa forme d\u2019excrétion, s\u2019y trouve normalement en si petite quantité que nous ne l\u2019apprécions guère que qualitativement.Au cours de la grossesse le dosage périodique de l\u2019excrétion de pregnandiol donne des renseignements utiles sur l'activité du corps Jaune et sur les fonctions du placenta.D\u2019après notre expérience, la recherche du pregnandiol comme épreuve de grossesse n\u2019est pas aussi pratique que celle de la gonadotropine placentaire.Toutefois faisons à ces remarques générales une exception, à savoir le cas de basophilisme.Pour différencier le basophilisme pituitaire du basophilisme surrénalien, la sécrétion de types spécifiques d\u2019androgènes a une grande valeur ; dans le second cas, l\u2019excrétion de transdéhydroandrostérone est assez abondante.Ce phénomène ne se voit pas dans d\u2019autres cas sauf dans l\u2019arrhénoblastome de l\u2019ovaire où l\u2019excrétion est alors très réduite.Au tableau IV, on résume les valeurs de l\u2019excrétion des hormones sexuelles dans diverses circonstances.Il existe deux méthodes simples de diagnostic pour déterminer l\u2019activité des ovaires.La première, qui est la biopsie de l\u2019endomètre par succion, est bien connue ; tout traité récent de gynécologie la décrit.L'épreuve révèle la prolifération et la sécrétion de l\u2019endomètre, détermine la phase du cycle et, donc, l\u2019activité sécrétoire de l\u2019ovaire.Comme la préparation et l\u2019interprétation des prélèvements exigent l\u2019aide d\u2019un pathologiste, l\u2019usage général de cette méthode est limité.La deuxième méthode, de beaucoup plus simple, c\u2019est l\u2019examen de frottis des sécrétions vaginales.De la valve creuse du spéculum vaginal on tire un spécimen clair en l\u2019aspirant avec un peu d\u2019eau à l\u2019aide d\u2019un compte-gouttes.On enduit quelques lames de verre, on laisse sêcher, on colore avec de la fuschine acide pendant une minute et on lave au robinet, on examine alors les frottis.Cette technique s\u2019exécute en quelques minutes, éclaire bien le diagnostic et permet d\u2019apprécier les résultats du traitement.Troubles des menstruations.\u2014 Les troubles menstruels ont une origine organique, nerveuse ou endocrinienne.Les maladies débilitantes sont une cause fréquente d\u2019aménorrhée ; des lésions locales de l\u2019utérus peuvent causer un saignement excessif.Des troubles émo- Janvier 1943 Lavar.MÉDicaL 141 tionnels, des changements de milieu et autres troubles de ce genre conduisent souvent à l\u2019aménorrhée.Avant d\u2019adopter le traitement endocrinien, il faut éliminer ces causes.La dénutrition, la petite insuffisance thyroïdienne sont des facteurs étiologiques trop souvent oubliés.On soulagera beaucoup de patients par un meilleur régime alimentaire avec avec de petites doses d\u2019extrait thyroïdien.L\u2019hypoplasie ovarienne peut venir de l\u2019insuffisance de stimulation de la part de la pituitaire ou du défaut de l\u2019ovaire à réagir aux quantités normales d\u2019hormones gonadotropes.Dans ces cas, 1 y a sécrétion insuffisante d\u2019œstradiol et conséquemment hypoplasie de l\u2019utérus.Celui-ci peut ne pas réagir à la sécrétion ovarienne normale (c\u2019est l\u2019utérus réfractaire).Dans tous ces cas, l\u2019utérus est petit, l\u2019endomètre est atrophié, et le flux menstruel est réduit, absent ou à intervalles prolongés.Dans d\u2019autres cas, c\u2019est l\u2019ovulation qui ne se produit pas.Les ovaires sont remplis de kystes nombreux et Il n\u2019y a aucune formation de corps jaunes.Ici l\u2019hormone des follicules, I\u2019cestradiol, est en trop grande quantité mais la progestérone est absente ou en quantité insuffisante.De là des irrégularités dans les menstruations, d\u2019abondants saignements ou bien des hémorragies légères et continuelles qui alternent avec des périodes d\u2019aménorrhée.Aménorrbée, bypoménorrhée et oligoménorrbée.\u2014 Il faut d\u2019abord s\u2019efforcer d\u2019assurer le développement de l\u2019utérus jusqu\u2019à son volume adulte par une thérapeutique de substitution.On y arrive en donnant de fortes doses d\u2019œstrogènes avec de la progestérone durant la seconde moitié du cycle.Voici notre thérapeutique usuelle : 1) de l\u2019extrait thyroidien est administré jusqu\u2019à la limite de tolérance sans tenir compte du taux initial du métabolisme Dasal, sauf s\u20191l s\u2019est accru jusqu\u2019à dépasser + 20 ; 2) puis nous donnons du propionate d\u2019œstradio! (di-ovocyline) et de la progestérone (lutocyline) de façon cyclique.Jour.1 5 9 13 17 21 25 Di-ovocyline, mgm.1.0 25 25 50 506 25 1.0 Lutocyline, mgm.0 0 0 0 5.0 10.0 5.0 + \u2018Avec ce traitement, on peut attendre une hémorragie menstruelle typique vers le 28¢ ou le 30¢ jour.On répète le traitement jusqu\u2019à ce que deux ou trois périodes se soient produites.Dans la plupart des cas d\u2019aménorrhée secondaire la menstruation normale s\u2019établit.Il ya parfois rechute et alors on répète le traitement.Ce procédé thérapeutique agit bien et plus rapidement dans l\u2019oligoménorrhée et l\u2019hypoménorrhée. 142 Lava.MÉDicaL Janvier 1943 L\u2019aménorrhée primitive résiste davantage à ce traitement ; il est même douteux que ce procédé soit rationnel dans ce cas parce que le saignement est ici tout artificiel.Ajoutons que dans tous ces troubles, si la preuve n\u2019est pas faite d\u2019une maladie constitutionnelle ou s\u2019il n\u2019y a pas désir de grossesse, 1l est inutile de donner un traitement sauf, peut- être, l\u2019extrait thyroïdien ou un meilleur régime alimentaire.Lorsque l\u2019hypoplasie utérine provient d\u2019une déficience de la sécrétion ovarienne, le traitement est de beaucoup moins satisfaisant.On peut essayer des hormones gonadotropes de diverses sources.En se fiant à la théorie, c\u2019est le facteur (HSF) qui devrait être donné pendant les deux premières semaines, puis le facteur (HL) dans les deux suivantes.Nos essais dans ce domaine furent décevants.Il est vrai que l\u2019on peut provoquer l\u2019ovulation par une seule injection intra-veineuse des gonadotropes du sérum de jument à la dose de 40 à 80 U.R., mais cet unique stimulant est impuissant à déclencher le cycle.Et 1l faut être très prudent à cause d\u2019un double danger : la maladie du sérum et le choc anaphylactique.A notre avis, ces préparations ont quelque utilité si elles sont bien fraîches et si on donne la dose appropriée.Nous n\u2019oublions pas l\u2019avantage de l\u2019administration de petites doses de rayons X sur les ovaires, le principe étant de suspendre temporairement l\u2019activité ovarienne, dans l\u2019espoir que la fonction reviendra, par Ir , x exagération, à la normale.Ménorragie, métrorragie, métropathie hémorragique.\u2014 Les 1rré- gularités fonctionnelles des hémorragies utérines proviennent de troubles survenant dans les échanges physiologiques entre les ovaires et l\u2019utérus.Il faut faire porter le traitement sur la cause primitive.L\u2019emploi de la chirurgie, du radium ou des rayons X est la preuve que le traitement endocrinien spécifique a failli.Le saignement provient d\u2019une prolifération excessive de l\u2019endomètre ; sa vraie cause est mal connue.Les théories proposées n\u2019entrent pas dans les limites de notre mémoire.On a beaucoup essayé les gonadotropines dans l\u2019espoir de produire un supplément de corps jaunes.Cette méthode est dangereuse car elle peut augmenter l\u2019hémorragie en accroissant la production d\u2019œstrogènes qui est déjà considérable.Rien ne justifie non plus l\u2019emploi de doses massives d\u2019œstrogènes ; cette pratique est donc dangereuse surtout dans la période de saignement. MENOPAUSE \u20ac NOON ATRIUM VAQINAL M.M.VAGINAL SMEAR 'OFSTROG.EFFECT shwQ skhuQ = | BEFORE THERAPY \u201ce es.sara et, \u2018 vr Ê > LE 5 *2 % \u20ac Pa æ so £ PA te 3 SI À LAS od + a æ, pi \u20ac as eu.> # 20 Le 4\" ve FERS CIT Ay * 11-L a $e -® % : fa LY ess .- x ?a 2 ° à L 3 1 Q 115 \u2014 fi * a if 37 sa oi + = - çà RAS Sd > pat» w¥ oi fe - > T1 » Que à i a KE + - oe : a cf.$- x x.van .anes De \\ a I 8Ysueld ary oA 2 à Ty 2 > ote, er 5 Pr \u20ac > 724 at a\u201c RTE 8 Ns ~~ +} ë Ta AE Ws Lx -\u2014 3 PS aff.\u20ac + 143\" hi \u2014 \u20ac! rs 200, rx > a oT VR 4 3 b>?ni \u201c + TR ps - TENE YE brasage rere: attra t IUDAD UUNYULSNSN VW YON as # EJS: Lr 3 vo iT Ë $ 1d oo ST -S! vs 4 i > ad RS ! fu, il eg ! = < ir w +5; 4 À A eh, > 3 Le \u2014 IT pd vi Reg } = ky Me + & L{+-3T 144 LavAL MÉDicaL Janvier 1943 Nous avons trouvé deux méthodes plus efficaces.D\u2019abord, l\u2019emploi de la progestérone ; elle s\u2019oppose a la production excessive d\u2019cestrogéne et elle stimule la fonction sécrétoire de l\u2019endomètre hyperplasié.On donne quatre injections intra-musculaires de 5 à 10 mg., une à tous les deux jours, recommencant tous les 20 jours et, par là, on provoque une période menstruelle tous les 28 jours.Si les symptômes sont légers, 2 mg.suffisent.Si ce traitement s\u2019avère insuffisant, ajouter par voie buccale 5 mg.par jour de pregnéninolone.Mais il y a des cas rebelles et, alors, on à recours au propionate de testostérone à raison de 10 à 25 mg.par jour ou bien deux fois par jour, deux jours consécutifs, en donnant la première dose le deuxième ou le troisième jour de l\u2019hémorragie.L\u2019écoulement du sang s'arrête dans l\u2019intervalle de 12 à 24 heures après la première Injection.Un traitement d\u2019entretien par de petites doses de méthyl- testostérone par voire buccale pendant la deuxième moitié du cycle est utile pour prévenir le retour des écoulements.Nous sommes convaincus que le propionate de testostérone est le meilleur traitement de l\u2019hémorragie utérine, quelle qu\u2019en soit la cause.Il est important de signaler, à ce propos, que, très souvent, dans les 12 à 24 heures qui suivent l\u2019arrêt de l\u2019écoulement, survient un flux hémorragique qui dure environ 15 minutes ; il faut en avertir la malade pour qu\u2019elle ne soit point prise au dépourvu.Dysménorrhée.\u2014 Son étiologie reste obscure.La plupart des chercheurs croient qu\u2019elle est due à un accroissement de l\u2019activité fonctionnelle du myomètre provenant lui-même d\u2019hyperœstronisme.Les androgènes sont le remède le plus efficace.Cette indication n\u2019est pas exclusivement empirique car il est maintenant bien établi que les an- drogénes jouent un role bien défini dans le cycle de la menstruation.D\u2019emplor rationnel des androgénes réside dans la présomption qu\u2019une déficience des androgénes laisse libre l\u2019action des œstrogènes ce qui provoque la dysménorrhée.Selon la gravité des symptômes, on donnera du propionate de testostérone, de 5 à 10 mg.à tous les deux jours, la première dose étant administrée la veille du début présumé des règles.On continue ce traitement pendant toute la période où se manifestent ordinairement les symptômes.Il peut se produire un retard des menstruations suivantes ou bien celles-ci seront peu abondantes ou même absentes ; mais il n\u2019y a pas lieu de s\u2019en inquiéter.Dans plusieurs cas, Janvier 1943 LavAL MÉDICAL 145 nous avons complètement supprimé plusieurs périodes consécutives et trouvé, qu\u2019avecla cessation du traitement, les cycles suivants furent normaux.On a beaucoup parlé et écrit sur le danger de produire l\u2019hirsutisme par cette médication.Cependant nous avons donné jusqu\u2019à 300 mg.par mois pendant trois mois et, dans beaucoup de cas, sans observer aucun signe de masculinisation.Le seuil à atteindre pour.produire cet effet est de 500 mg.par mois, quantité qui dépasse de beaucoup les besoins thérapeutiques.Toutefois, si l\u2019hirsutisme ou l\u2019enrouement surviennent, la malade peut recevoir l\u2019assurance que ces signes disparaîtront après la suspension du trartement.La ménopause.\u2014 Les manifestations cliniques de cet état et leur intensité varient selon l\u2019importance de la défrcience d\u2019œstrogène.On se demande encore si le déséquilibre du système autonome qui se manr- feste par les chaleurs est en rapport ou non avec cette déficience.Lorsque la ménorragie n\u2019est pas un signe dominant, on donne l\u2019œstrogène par voie intra-musculaire ; on emploie le dipropionate d\u2019cestradiol \u2018 (di-ovocyline) à action prolongée pour rétablir l\u2019équilibre normal des hormones et pour compenser le tarissement subit ou progressif de la sécrétion ovarienne.En cas de symptômes graves, on donne 5 mg.chaque semaine pendant trois à quatre semaines ; ensuite, on entretient avec des doses plus faibles, 1 à 2 mg.à tous les huit ou dix jours.Les symptômes plus légers cèdent avec de très petites doses : 1 mg.suffit parfois tous les 14 ou 21 jours.On continue le traitement jusqu\u2019à atteindre l\u2019intervalle d\u2019un mois entre les injections, sans retour des symptômes.Pour apprécier les résultats, il faut suspecter les aflirma- tions très subjectives de la malade.On se fixera davantage par la pratique fréquente de l\u2019examen du fluide vagmal.Les symptômes parfois disparaissent très vite, même dans les 24 heures.Le frottis vaginal se modifie: les cellulesépithéliales et les Ieucocytesde forme ronde ou ovale sont remplacés par de grandes cellules épithéliales desquamatives.L'activité normale revient dans les 4 à 6 jours qui suivent la première injection.Parfois, on trouvera des malades qui ne réagissent pas aux œstro- gènes, quelle que soit l\u2019importance de la dose.Si, après deux ou trois semaines de traitement, il n\u2019y a pas d\u2019amélioration clinique, il est inutile de continuer l\u2019emploi des œstrogènes.Dans de tels cas, comme dans (1) 146 Lava\u2026 MÉDICAL Janvier 1943 ceux où la ménorragie est le symptôme dominant, nous avons employé, avec avantage, les androgènes ; on donne du propionate de testostérone à la dose de 10 à 25 mg.par semaine jusqu\u2019à disparition des symptômes ; alors on diminue la dose et on allonge les intervalles.Troubles affectant l\u2019épithélium vaginal.\u2014 Vulvo-vaginite.\u2014 Les infections du vagin avant la puberté sont très difficiles à traiter.Il n\u2019est pas dans les limites de ce mémoire d\u2019établir les différences entre les formes non spécifiques et les formes spécifiques et transmissibles de ces infections.La muqueuse est rouge, congestionnée et dépolie.Les sécrétions sont alcalines.Chez le nouveau-né, par l\u2019influence des œstrogènes maternelles, la muqueuse est épaisse, les sécrétions sont acides et la flore est du type bacillaire.Trois semaines ou un mois après la naissance, la muqueuse s\u2019amincit et les sécrétions deviennent alcalines et rares.Elle demeure dans cet état vulnérable jusqu\u2019à la puberté.A ce moment, les œstrogènes, de nouveau, l\u2019épaississent.Après la ménopause la muqueuse retourne à l\u2019état pré-pubertaire et elle devient sensible à l\u2019infection et aux traumatismes.Le traitement de la vulvo-vaginite par les œstrogènes a pour objet de stimuler l\u2019épithélisation de la muqueuse et de rendre les sécrétions acides; on donne du dipropionate d\u2019cestradiol (di-ovocyline) à raison de 2 mg.tous les \u2018quatre jours pour les six premières doses; on porte ensuite les intervalles à 8 ou 10 Jours pendant quatre à six autres semaines.Pendant 8 à 10 Jours, on applique, chaque nuit, un suppositoire vaginal de 0.4 mg.; ensuite, toutes les deux nuits jusqu\u2019à guérison clinique et bactériologique.Si le traitement a été efficace, il ne peut pas y avoir de récidive un mois après la dernière dose donnée ; si elle se reproduit après trois mois, il y a sûrement réinfection.Vaginite sénile, prurit vulvaire et kraurosis.\u2014 L\u2019atrophie de la muqueuse et la présence de leucocytes dans le fluide vaginal sont considérées ic1 comme traduisant un déficit extrème d\u2019cestrogénes.Pour augmenter l\u2019épaisseur de l\u2019épithélium, on emploie la di-ovocylme 2.5 à 5 mg., à intervalles d\u2019une semaine, avec suppositoires (0.4 mg.) toutes les deux nuits pendant quatre semaines.Après quoi, par des suppositoires plus faibles, appliqués deux fois la semaine, on maintient la muqueuse à l\u2019état physiologique.La récidive est rare ; on peut la traiter par d\u2019autres injections intra-musculaires. Janvier 1943 LavarL MÉDICAL 147 Le prurit-qui accompagne la ménopause se soulage par le traitement approprié à cet état pourvu qu\u2019on y ajoute l\u2019emploi du suppositoire vaginal.Le prurit qui survient environ dix à quinze ans après la ménopause et qui s\u2019accompagne d\u2019atrophie des lèvres et de kraurosis exige un traitement intensif.Aux moyens ordinaires prescrits pour la vaginite sénile, nous ajoutons l'application locale d\u2019un onguent contenant 1.0 mg.de dipropionate d\u2019œstradiol par gramme d\u2019adeps lanæ, supplément très utile pendant au moins trois à quatre mois ; on recommence après un intervalle de quatre à six mois pour prévenir toute récidive et pour prémunir contre le retour des symptômes.Kyste du sein.\u2014 1) Forme lobulaire : Il consiste en une hyperplasie des canaux terminaux et des acini du sein accompagnée de la formation de petits kystes.On constate en même temps une insuffisance ovarienne et de l\u2019hyperpituitarisme.On peut traiter par l\u2019emploi cyclique du dipropionate d\u2019œstradiol et de la progestérone ou par les œstrogènes seuls donnés au milieu du cycle.On remarque parfois la disparition des symptômes après trois ou quatre mois, sinon on continue le traitement.2) Hyperplasie kystique (mastodynie) : C\u2019est le type le plus commun.Il s\u2019accompagne de maladie kystique de l\u2019ovaire et d\u2019hypersécrétion d\u2019œstrogènes.Ses caractéristiques sont des kystes bien délimités au centre du sein, résultat d\u2019une prolifération contmue.On peut obtenir une suppression complète des symptômes et, habituellement, de façon définitive en donnant du propionate de testostérone, 25 mg., une ou deux fois par jour pendant 2 ou 3 jours, ce qui suspend complètement l\u2019activité œstrogénique.Notons que les menstruations subséquentes seront peu abondantes, retardées ou même absentes.Nous avons aussi employé le propionate de testostérone dans la gynécomastie de l\u2019adolescence et avec d\u2019excellents résultats.La dose utile fut de 25 mg.chaque semaine pendant 2 ou 3 mois ; ce traitement soulage la douleur et réduit le volume des seins.Grossesse.\u2014 Avortement, avortement babituel, travail prématuré : L\u2019emploi de la progestérone dans ces cas, a un fondement endocrinien, à savoir que le placenta fonctionne normalement comme une glande endocrine qui sécrète la progestérone.Son usage se justifie par la diminution bien constatée de l\u2019excrétion de pregnandiol qui accompagne 148 Lavar MÉDiIcAL Janvier 1943 ces complications de la grossesse.Le tableau synoptique indique bien le dosage et 1l suffit de rappeler qu\u2019il faut donner de très grandes quantités si on veut obtenir un bon résultat.Dans la grossesse normale la femme excrète jusqu\u2019à 20 mg.par jour au troisième mois et il faut suppléer par une quantité au moins égale à cette excrétion pendant toute la durée des symptômes.COMMENTAIRES Il y a plus de trente ans qu\u2019on a commencé à faire des extraits ovariens pour usage clinique.Ces dernières années les extraits grossiers de jadis ont fait place à des préparations cristallines pures puis à des préparations synthétiques.Souvent celles-e1 sont douées d\u2019une plus grande activité biologique que les préparations naturelles.C\u2019est faire œuvre de progrès, et dans la bonne voie, que d\u2019ajouter ces préparations synthétiques à notre arsenal thérapeutique.Ce mémoire a pour but de communiquer des connaissances fondamentales sur les hormones sexuelles, de préciser leur rôle et d\u2019indiquer leur usage dans les troubles les plus communs du tractus génital de la femme (tableau V).Nos renseignements ont été puisés à des sources diverses, mais les méthodes de traitement que nous donnons sont le résultat de nos propres travaux cliniques, et, dans la plupart des cas, elles concordent avec celles qui ont été préconisées par plusieurs autres chercheurs.GUTMAN, Dr.Alexander B., e¢ HANGER, Dr.Franklin M., Jr.Differential Diagnosis of Jaundice by combined Serum Phos- phatase Determination and Cephalin Floculation Test.(L\u2019icté- re.Diagnostic différentiel par le dosage de la phosphatase sérique et la réaction de floculation à la céphaline.) The Medical Clinics of North America, 25 : 3, 837, (mar) 1941.On a appliqué à l\u2019exploration fonctionnelle du foie et des voies biliaires, un grand nombre de techniques de laboratoire.Les plus employées relèvent d\u2019une fonction physiologique et peuvent être groupées de la façon suivante : ln 1 ' 45 par Tig Janvier 1943 Lavar MEbpicaL 149 I.Détermination d\u2019un trouble dans la formation ou l\u2019élimination des pigments biliaires : a) Dosage de la bilirubinémie ou Indice biliaire du sérum ; b) Réaction de Van den Bergh ; | c) Recherche qualitative des pigments biliaires dans l\u2019urine et les matières fécales.II.Exploration des fonctions du foie : a) Biligénie.Excrétion des pigments biliaires dans la bile : Réaction de tolérance de la bilirubine ; Epreuve d\u2019élimination de la Bromsulfaléine.b) Utilisation de certains glucides : Galactosurie.c) Fonction antitoxique : Elimination de acide hippurique.d) Elaboration de substances spéciales : Dosage de la prothrombine, des protides sériques et des esters du cholestérol.III.Formation de substances anormales par un foie malade : a) Dosage des globulines sériques ; b) Réaction de Takata-Ara ; c) Réaction de floculation à la céphalimne.IV.Contrôle de la perméabilité des voies biliatres : a) Dosage de l\u2019urobilinogène dans les matières fécales et l\u2019urine ; 0) Tubage duodénal ; c) Exploration radiologique de la vésicule et des voies biliaires ; d) Dosage du cholestérol libre du sérum ; e) Dosage de la phosphatase sérique.Les examens du premier groupe recherchent la nature et l\u2019intensité de l\u2019ictère, permettent de distinguer un ictère hémolytique d\u2019un 1ctère non hémolytique et fournissent certaines données nécessaires au diagnostic différentiel de l\u2019ictère par obstruction et par rétention. 150 LAvAL MÉDicaL Janvier 1943 Dans le deuxième groupe, entrent les expériences qui indiquent la diminution de l\u2019une ou de l\u2019autre des fonctions hépatiques.La grosse difficulté, ici, réside dans ce fait que d\u2019importances modifications morphologiques du foie ne peuvent être mises en évidence par l\u2019exploration fonctionnelle.L\u2019élimination de la Bromsulfaléine est un signe relativement fidèle d\u2019une lésion hépatique.Le taux rétentionnel de la phénoltétrabromphtaléine mesure grossièrement l\u2019étendue de la lésion du foie dans les cirrhoses, la dégénérescence graisseuse, la congestion chronique passive, l\u2019épithélioma diffus du foie où l\u2019on doit noter une rétention du colorant avant l\u2019apparition de l\u2019ictère.Cette épreuve ne peut faire le diagnostic précis de chacune de ces lésions et n\u2019est plus utile quand l\u2019ictère est apparent.Le dosage des esters du cholestérol, l\u2019épreuve de l\u2019élimination de l\u2019acide hippurique et la galactosurie ont deux buts : 1° faire le diagnostic différentiel entre l\u2019ictère par rétention et l\u2019ictère par obstruction ; 2° indiquer l\u2019intensité de l\u2019hépatite quand l\u2019ictère est d\u2019origine hépatique.Le troisième groupe d\u2019examens comprend les réactions qui sont basées non plus sur la déficience d\u2019une fonction du foie, mais sur son aptitude à former certaines globulines qui passent dans le sang au cours des cirrhoses et des hépatites.On a rassemblé dans le quatrième groupe des méthodes disparates employées pour l\u2019exploration des voies biliaires.En dosant, par exemple, l\u2019urobilinogène urinaire ou fécal on peut trouver une occlusion des voies biliaires.Le dosage du cholestérol libre et de la phosphatase dans le sérum, deux substances qui augmentent au cours d\u2019une obstruction - Diliaire, renseignant sur la perméabilité des voies biliaires.Pour diagnostiquer un ictère non hémolytique, on conseille d\u2019employer les méthodes qui sont plus sensibles à l\u2019obstruction des voies biliaires qu\u2019aux lésions de la cellule du foie.Conviennent au diagnostic de l\u2019ictère par rétention : a) le dosage des esters du cholestérol ; b) l\u2019épreuve de l\u2019élimination de l\u2019acide hippurique ; c) la galactosurie provoquée ; d) la réaction de floculation à la céphaline. Janvier 1943 LAavAaL MÉDicaL 151 On reconnaît mieux un ictère par obstruction par : a) le dosage du cholestérol libre ou du cholestérol total ; b) le dosage de l\u2019activité de la phosphatase sérique.Les méthodes d\u2019analyse qui décèlent l\u2019ictère par rétention mettent en évidence les lésions inflammatoires ou dégénératives du parenchyme hépatique, sont utiles au diagnostic de l\u2019hépatite et des autres ictères dits « médicaux ».Quand 1l y a obstruction biliaire, ces examens sont négatifs et l\u2019opportunité d\u2019une intervention doit s\u2019appuyer sur la preuve qu\u2019il n\u2019y a aucune lésion parenchymateuse démontrable dans le foie.Quant aux épreuves qui servent surtout à démontrer l\u2019existence d\u2019une obstruction dans un segment quelconque des canaux biliaires, elles sont négatives lorsqu\u2019il y a lésion de la cellule hépatique.Aucune de ces méthodes, prises séparément, ne convient d\u2019une façon tout à fait adéquate au diagnostic différentiel des ictères.Il est cependant inutile de multiplier les examens.Il faut choisir une bonne méthode dans chaque cas.Au Presbyterian Hospital, les auteurs ont employé depuis bientôt trois ans, le dosage de l\u2019activité de la phosphatase sérique comme épreuve d\u2019obstruction biliaire et la réaction de floculation à la céphaline pour l\u2019ictère d\u2019origine parenchymateuse.| Henri MaArcoux.RAAB, W., M.p.Abnormal Suprarenal Discharges in Angina Pectoris and their Control by X-ray Therapy.(Les décharges anormales d\u2019adrénalme dans l\u2019angine de poitrine et leur prévention radiothérapique.) The Journal of Clinical Endocrinology, (déc.) 1941, vol.1, n° 12, page 977.L'auteur émet l\u2019opinion que l\u2019angine de poitrine, qui survient à l\u2019occasion de l\u2019effort, est causée par l\u2019effet ischémiant de décharges subites d\u2019adrénaline sur le muscle cardiaque dont les artères sclérosées sont incapables de se dilater suffisamment pour compenser pour la perte subite d\u2019oxygène causée par l\u2019adrénaline sur le myocarde.L\u2019irradiation rœntgenthérapique des surrénales en diminuant l\u2019hyperactivité sécrétoire de ces glandes ferait disparaître les crises angineuses. 152 LavaL.MépicaL Janvier 1943 Pour apprécier l\u2019activité sécrétoire des surrénales après l\u2019effort, chez le sujet normal, chez l\u2019angineux avant et après le traitement rœntgen- thérapique, l\u2019auteur fait Ie dosage dans le sang des composés adréno- corticaux qui contiennent de l\u2019adrénaline et des stérols cortico-surrénaux.Le dosage est effectué à Jeun, 2 minutes, 5 minutes et 15 minutes après l\u2019exercice et les résultats sont exprimés en unités couleur.Chez l\u2019individu normal, le taux des composés sanguins adréno- corticaux s\u2019élève légèrement après l\u2019effort.Chez le sujet souffrant d\u2019angine de poitrine, le taux de ces composés adréno-corticaux quoique normal au repos, accuse une augmentation marquée et rapide après l\u2019effort physique.Chez les angmeux, ces composés adréno-corticaux déchargés dans le sang pendant l\u2019effort physique sont particulièrement riches en adrénaline.L\u2019irradiation rœntgenthérapique des surrénales amène une disparition de ces décharges subites de composés adréno- corticaux à l\u2019effort, causant, par le fait mème, la disparition des symptômes subjectifs d\u2019angine pour une période de plusieurs mois.L\u2019expérimentation chez l\u2019animal a prouvé que lorsque l\u2019on fait des injections sous-cutanées d\u2019adrénaline et de désoxycorticostérone, le myocarde absorbe une plus grande proportion de ces produits que tout autreorgane.Pendant l\u2019exercice physiqueet lors de I\u2019exposition au froid, les quantités de composés adréno-corticaux dans le muscle cardiaque sont spontanément presque doublées et particulièrement enrichies en adrénaline.L\u2019irradiation rœntgenthérapique des surrénales faite chez les angineux se fait à un tel dosage qu\u2019elle ne fait qu\u2019abolir l\u2019hyperirritabilité sécrétoire des surrénales, sans causer de perturbations profondes de ces glandes.Au cours de ces travaux, il fut démontré qu\u2019il n\u2019existe aucune relation entre le taux des composés adréno-corticaux dans le sang et le niveau de [a pression artérielle.p Antonio MARTEL.BLACK, J.B., et WEBSTER, Bruce.Hyperthyroidism in the Adolescent.(L\u2019hyperthyroïdisme chez l\u2019adolescent.) The Journal of Clinical Endocrinology, (nov.) 1941, vol.1, n° 11, page 859.L\u2019étude porte sur 18 cas de goitre toxique chez des sujets âgés de moins de 18 ans.Les signes d\u2019hyperthyroïdie constatés sont sensible- Janvier 1943 LavarL MÉDicaL 153 ment les mêmes que chez l\u2019adulte.La pression artérielle présente les particularités suivantes : il y a élévation de la pression systolique et abaissement de la pression diastolique.Le dosage du cholestérol sangum ne fournit pas de renseignements appréciables dans l\u2019hyperthyroïdie.L\u2019examen du sang ne montre pas de modifications appréciables du pourcentage ou du nombre absolu des lymphocytes et 1l n\u2019y a pas de relations entre la gravité de la maladie ou son ancienneté et le pourcentage des lymphocytes.Après avoir soumis un certain nombre de ces patients à un traitement conservateur, non chirurgical et un autre groupe au traitement chirurgical on peut tirer les conclusions suivantes : le traitement conservateur, médical seul, de l\u2019hyperthyroïdie de l\u2019adolescent a été suivi d\u2019échec dans 83% des cas ; ce traitement est coûteux, long, exige un long temps d\u2019hospitalisation, retarde la scolarité de l\u2019enfant et fait apparaître dans la majorité des cas des troubles du comportement, du caractère assez importants.La thyroïdectomie, au contraire, est suivie pratiquement d\u2019aucun ennui.A la suite de l\u2019opération, la croissance et le développement de l\u2019enfant se font de façon tout à fait normale.Aucun cas de myxœdème post-opératoire ne fut enregistré et même si une telle complication pouvait survenir, elle ne doit pas être considérée comme une contre-indication à la thyroïdectomie.Des récidives surviennent parfois, indépendamment du genre et de la durée des traitements pré-opératoires.Les conclusions suivantes s\u2019imposent : à cause de l\u2019impuissance du traitement conservateur, non chirurgical, d\u2019arrêter de façon permanente le cours de la maladie de Graves chez l\u2019enfant ; à cause des inconvénients et des dangers du traitement médical non chirurgical, prolongé de la maladie ; en raison de l\u2019absence habituelle de complications sérieuses à la suite de la thyroïdectomie, tout enfant présentant des signes non équivoques de goitre toxique devrait être soumis à la thyroïdectomie sub-totale aussitôt que possible, c\u2019est-à-dire moins de 60 jours après un traitement médical préparatoire comprenant le repos au lit, l\u2019iode et les sédatifs.Antonio MARTEL. 154 LavAL MÉDICAL Janvier 1943 KRETSCHMER, Herman L., M.p., et BROWN, Ralph C., m.p.(Chicago).|Do alkalis used in the treatment of peptic ulcer cause kidney stones ?(A study of 1,940 cases).L\u2019emploi des alcalins dans le traitement de l\u2019ulcère peptique est-il générateur de lithiase rénale?(Une étude de 1,940 cas.) Journal of the American Medical Association, 113, 16, (14 octobre) 1939.On peut penser que \"apparition d\u2019un calcul urinaire chez un patient traité pour un ulcère peptique par des alcalins soit due à l\u2019emploi de ces alcalins.Les auteurs ont examiné les dossiers de 2,210 malades.Après un court historique de la calculose urinaire, les auteurs rappellent que Randall a publié les résultats d\u2019examens chimiques de calculs rénaux et urétéraux et que, dans 54% des cas, il s\u2019agissait de calculs composés de phosphate calcio-magnésien pur.Ils rappellent les différentes théories sur l\u2019origine de la Iithiase.Il est prouvé expérimentalement que la déficience en vitamine À favorise la formation de calculs urinaires et, depuis que les enfants suivent une diète bien faite, la calculose vésicale de l\u2019enfance n\u2019existe plus.Depuis 10 ans, on a attribué à des troubles de la parathyroïde la formation des calculs ; mais plusieurs auteurs, sur 1,206 cas de lithiase urinaire, n\u2019ont pu l\u2019attribuer à l\u2019hyper- fonctionnement des parathyroïdes que dans moins de 0.2%.Dans ces cas, suivant Albrigh et Bloomberg, les calculs seraient dus à un excès de cristalloïdes dans les urines.Un trouble dans l\u2019équilibre colloïde- cristalloïde a été proposé depuis plusieurs années comme cause de la lithiase mais on sait que bien des individus ont un excès de cristalloides dans leurs urines et que jamais ils ne développent de calculs.La théorie de la stase dans le système urinaire a été proposée depuis longtemps mais très souvent, dans la lithiase urinaire, la stase est absente.Dans un grand nombre de cas l\u2019infection joue un grand rôle.Enfin les récents travaux de Randall ont montré que la formation des calculs était sous la dependance d\u2019une lésion rénale préexistante et que le dépôt de calcium était un moyen de réparation d\u2019une lésion tubulaire.Les auteurs rappellent l\u2019origme du traitement des ulcères gastro- duodénaux par les alcalins et certaines notions sur le traitement de ces ulcères.Chez les ulcéraux traités au Presbyterian Hospital, on a employé Janvier 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 155 le bicarbonate de sodium et le carbonate de calcium et depuis 10 ans le phosphate tribasique de calcium et de magnésium.La dose journaliére de phosphate tribasique employée a varié de 25 à 30 grammes pour une période de 2 à 6 mois.On a surveillé l\u2019équilibre acido-basique de même que l\u2019apport suffisant en vitamines.Les auteurs ont reçu 680 réponses à un questionnaire envoyé à 950 malades traités, de 1914 à 1937, au Presbyterian Hospital, pour ulcère gastro-duodénal, par des alcalins.21 de ces patients avaient présenté des symptômes de calculose avant tout traitement par les alcalins pour ulcère et 33 seulement ont présenté des signes de lithiase urinaire après le traitement de leur ulcère par les alcalins.Donc dans3.1% des cas la lithiase est apparue avant tout traitement par les alcalins et dans 4.9 elle est apparue après le traitement.Dans plusieurs de ces derniers cas les symptômes de calcul urinaire sont apparus 10ou 20ans après la fin du traitement de l\u2019ulcère par les alcalms.Ils ont étudié 1,260 cas de lithiase urinaire ; et ils n\u2019ont relevé que 26 cas soit 2.06% avec une histoire d\u2019ulcére.Sur ce groupe 15 ont été traités par les alcalins, 11 ont subi une intervention chirurgicale et les 4 autres n\u2019ont eu aucun traitement pour leur ulcère.Sur ces 1,260 cas de lithiase urinaire 15 cas soit 1.2% ont été traités pour ulcère gastro- duodénal par des alcalins.Arthur BEDARD.DICKSON, F., DIVELY, R., et KIENE, R.The Use of Sulfathiazole in the Treatment of Subacute and Chronic Osteomyelitis.(L\u2019emploi du sulfathiazole dans le traitement de l\u2019ostéomyélite sub-aiguë et chronique.) Journal of Bone and Joint Surgery, vol.XxXxIIt, n° 3, (Quillet) 1941, pages 516-520.Les auteurs, dans ce rapport préliminaire, divisent cette infection osseuse en trois groupes : Ostéomyélite aiguë ; cc sub-aiguë ; \u201c chronique.Jusquà présent quatre modes de traitement ont été utilisés pour traiter l\u2019ostéomyélite chronique : a) Débridement du foyer infectieux suivi d\u2019un drainage de la cavité. 156 LAvaL MÉDICAL Janvier 1943 b) L\u2019asticothérapie de Baer après débridement du foyer.Les larves nettoient la cavité qui guérit par granulation ou fermeture secondaire.c) La méthode de Carrell-Dakin qui consiste encore à débrider le foyer et à faire l\u2019irrigation de la cavité avec la solution de Dakin toutes les deux heures \u2014 jour et nuit \u2014 jusqu\u2019à ce que la plaie soit libre de microbes.d) La méthode d\u2019Orr : débridement du foyer, remplissage de la cavité avec de la gaze vaselinée, immobilisation soigneuse dans un plâtre [aissé longtemps en place et changé de temps à autre.Les auteurs ne veulent pas discuter ces modes de traitement mais ils constatent que le premier procédé est le moins en faveur tandis que la méthode d\u2019Orr semble la plus employée.Ils ont voulu faire l\u2019essai du sulfathiazole qui semble être le plus puissant sulfamidé contre le staphylocoque.Se basant sur les idées émises par Key, Frankel et Burford, que les sulfamidés, à une certaine concentration, neutralisent les effets de la toxine et diminuent, par là même, [a nécrose des tissus, que les sufamidés transforment la bactérie et la rendent inoffensive, les auteurs ont tenté des expériences dans l\u2019ostéomyélite chronique.Voici comment 1ls ont procédé : a) administration de sulfathiazole par la bouche au moins trois jours avant l\u2019opération et suffisamment pour avoir une concentration sanguine de 4.7% ; b) Débridement du foyer et poudre sulfathiazolée dans la plaie.L'intervention est faite sous garrot.Le trajet fistulien est injecté de bleu de méthylène pour mieux voir les tissus nécrotiques.Ceux-ci, de même que l\u2019os malade, sont enlevés complètement et tout le tissu fistuleux scléreux.Un ou deux grammes de poudre sont mis dans la profondeur et les points séparés rapprochent les parties profondes.La peau est fermée également et un pansement compressif est fait, puis un plâtre.Depuis août 1940, vingt-deux cas d\u2019ostéomyélite chronique ont été traités ainsi qui évoluaient en moyenne depuis six mois.En moyenne, les malades ont pris le sulfathiazole cinq jours avant l\u2019opération et quinze jours après à dose de 5 grammes par 100 Ibs de poids.Les résultats ont été les suivants : 14 sur 18 (78%), ont guéri par première intention, deux n\u2019ont pas guéri, deux sont trop récents pour Janvier 1943 Lavar MéÉpicaL 157 êtrerapportés.Il a fallu en moyenne vingt-et-un jours pour une guérison complète.Dans deux cas non guéris, il y avait une ostéomyélite du maxillarre inférieur, dans l\u2019autre cas, il y avait du colibacille et chacun connait sa résistance au sulfathiazole.Les auteurs ont également traité avec succès quatre cas d\u2019ostéomyélite à la suite de fractures ouvertes.D\u2019une série aussi petite, les auteurs ne veulent tirer aucune conclusion.Cependant, par les résultats obtenus, il semble que ce mode de traitement mérite d\u2019être essayé.L.-P.Roy.PRATHER, George C.Pyélonéphrite de la grossesse.Journal of Urology, vol.45, n° 2, (février) 1941.L\u2019auteur fait quelques considérations sur la pyélonéphrite de la grossesse rencontrée dans son Service du Boston Lying-In Hospital.Son article porte : 1° sur les résultats de l\u2019emploi du sulfanilamide dans la pyélonéphrite de la grossesse ; 2° sur la fréquence des récidives de la pyélonéphrite de la grossesse ; 3° sur les relations de la pyélonéphrite avec l\u2019intoxication gravidique.1° Sulfanilamide dans le traitement de la pyélonéphrite de la grossesse : Avec les désinfectants urinaires : tels le caprokol, le pyridium, l\u2019urotropine, le régime cétogène mal toléré par les malades et l\u2019acide mandélique la guérison complète est des plus rares.L\u2019auteur, depuis quelques années, a employé le sulfanilamide.Il a longtemps hésité à l\u2019employer se demandant quelle action aurait le médicament sur le fœtus et sur la mère et aussi si l\u2019action serait temporaire et définitive.La dose employée a été de 60 grains par jour en 4 doses de 15 grains aux 6 heures.Sur 50 patientes, une seule a mal toléré le médicament.En même temps, 1l a aussi étudié 50 cas d\u2019infections urinaires post-puer- pérales.Voici les résultats : sur 50 cas de pyélonéphrite de la grossesse, 33 cas ou 66% ont été guéris, c\u2019est-à-dire que l\u2019urine est demeurée stérile pendant la prise du médicament et durant toute la grossesse.9 patientes soit 18% ont présenté des urines stériles pendant le traitement par le sulfanilamide mais ont présenté de la pyurie pendant le reste de leur 158 Lava\u2026 MÉpicaL Janvier 1943 grossesse et 8 patientes ou 16% n\u2019ont présenté aucune amélioration.Sur ces 50 patientes, 47 ont conduit leur grossesse à terme; 2 ont fait un accouchement prématuré et chez une malade on a dû interrompre la 1 7 , grossesse à cause de la présence d\u2019un fibrome.Sur les 50 cas d\u2019infections urinaires post-puerpérales, l\u2019auteur a obtenu 50% de guérison avec le sulfanilamide.__ 2° Récidive de pyélonéphrite à la suite d\u2019une nouvelle grossesse: L'auteur a étudié 72 cas de patientes ayant déjà eu une pyélo- néphrite de la grossesse et qui sont retournées à l\u2019hôpital pour une autre grossesse.65% des grossesses subséquentes furent normales ; 23% ont fait une récidive.Sur 43 patientes qui avaient présenté des urines stériles après leur pyélonéphrite, 8 ou 18.59, ont fait une pyélonéphrite à leur grossesse subséquente.Sur 36 patientes dont urine était infectée ou chez qui on n\u2019avait pas / fait de contrôle 14 soit 409, ont fait une pyélonéphrite à une grossesse subséquente.On peut dire qu\u2019une femme ayant présenté une pyélo- néphrite de la grossesse a une chance sur 4 ou 5 d\u2019en faire une nouvelle, 39 Relations de la pyélonéphrite et de l\u2019intoxication gravidique : Peters, sur 320 cas d\u2019intoxication gravidique, a trouvé 41 cas soit 13% qui avaient déjà fait une pyélonéphrite.L'auteur remarque que la pyélonéphrite existe dans 1 à 2% des grossesses et que l\u2019intoxication existe dans 10%.\"Sur 92 cas de pyélonéphrite gravidique observés de 1930 à 1939, 12%, ont fait en même temps de l\u2019intoxication gravidique.Arthur BÉDARD.C.U.SMYTH, R.H.FREYBERG et I.LAMPE.Traitement de la spondylose rhyzomélique par la rcentgenthérapie.J.A,M.A., vol.117, n° 10, (6 sept.) 1941, p.826.Des rapports ont déja été publiés démontrant les heureux résultats du traitement de la spondylose par la rœntgenthérapie.Pour leur part, les auteurs ont traité 52 malades dont l\u2019histoire, l\u2019examen physique, les radrographies et l\u2019élévation du taux de sédimentation signaient l\u2019affection. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 OUTTEWRHUMATISME UROPRAZINE JARTHRITISMEMSCIATIQUE YSTITES=PYELITES=GRAVELLE_URI CALCOLEOL DRAGEES RACHITISME TROUBLES M0 E@LAOCROI!SSANCE LA \u2014 TETANIE ET LES ETATS SPASMOPHILESZ TRQUBLES DE DEMINERALISATION.TRICALC CINE * AU COURS DE LA GRO E a \\ POUDRE \u2014 COMPRIMES \u2014 CACHETS 3 EQGGALLAtTEMENT BO URANTOLA PERM DEPDERDENTITION ETÉDE CROISSANCE ANEMIEZCONVALESCENCES PHOQSPHATURIESALBUMINURI VEINOTROPE FÉMININ TROUBLE DUZSYSTEM MASCULIN EINEYX JW ARICOLLTES , \u2014 ARIC HÉMORROÏDE#%P ULCÈREMVARIQUEUX @ TROUBLE POSTPHLÉBITIQUES MASCULIN ET FEMININ.PEPTALMINE \u2018 / MAGNESIEE PEPTALMINE PURE Pendant la grossesse RECOMMANDÉ POUR \"LE TRAITEMENT DE LA MENACE | D'AVORTEMENT OU DE L'AVORTEMENT HABITUEL DUS AU MANQUE DE VITAMINE E._ ê pr \u2014 | POUR ACCROITRE LA RESERVE - REQUISE DE CALCIUM @ Chaque capsule contient 50 milli- r f grammes de tocophérols composés équivalant, comme activité de la vitamine FE, à 30 milligrammes de a-tocophérol.Tocopherex contient la vitamine E, dérivée d\u2019huiles végétales par distillation moléculaire, sous une forme plus concentrée, plus stable et plus économique que celle qui provient d\u2019huile de germe de blé.A titre d'essai dans la prévention de l'avortement habituel (lorsqu'il est causé par la déficience de vitamine E) : 1 à 3 capsules par jour pendant 814 mois.Dans le cas de menace d'avortement : 5 capsules dans l\u2019espace de 24 heures; traitement que l'on peut continuer une ou deux semaines à raison de 1 à 3 capsules par jour.Les capsules Tocopherex se vendent en flacons de 25 et de 100.@ Chaque capsule de Viophate-D contient 4.5 grains de phosphate de dicalcrum, 3 grains de gluconate de calcium et 330 unités de vitamine D.Les capsules n\u2019ont aucune/saveur et ne contiennent ni sucre ni essence.Si l\u2019on préfère les cachets, l\u2019on peut se procurer les comprimés Viophate-D, agréablement aromatisés à l\u2019essence de wintergreen.Un comprimé équivaut à deux capsules.Présentation : en flacons de 100 et de 1,000.en boîtes de 51 et de 250.Capsules : Comprimés : Écrire à 35 Caledonia Road, Toronto, concernant la littérature.ER-SQUIBS, & SONS OF CANADA.Ltd.FABRICANTS DE PRODUITS.CHIMIQUES - FOUR LE: CORPS\u2019 MEDICAL DEPUIS 1858 20 \u2014 Laval Médical, Québec, janvier 1943 - Vol.S\u2014 No 1 Janvier 1943 LAvaAaL MEDICAL 159 La rœntgenthérapie locale de haut voltage est préconisée.La colon: : vertébrale et les articulations sacro-iliaques sont irradiées par chanips ; chaque champ reçoit 150 r, deux fois à une journée d\u2019intervalle ; trois séries de traitements à un mois d\u2019intervalle.Un gros pourcentage des patients ainsi traités furent améliorés sensiblement et, la plupart, dès la première semaine du traitement.Quelques-uns, atteints depuis peu, virent disparaître toute évidence clinique de l\u2019affection.Les sujets étaient classés en trois groupes selon l\u2019extension radio- graphique des lésions.Le premier : atteinte des articulations sacro- illaques.Le deuxième : ankylose totale ou partielle des sacro-iliaques, calcification des ligaments para-vertébraux de plusieurs segments.Le troisième : calcification de tous les ligaments para-vertébraux.37 des 52 patients ont obtenu une amélioration notable des symptômes subjectifs ; 26 des symptômes objectifs.Compte tenu de la gravité de l\u2019affection, voici les résultats : 12 des 13 patients du groupe 1 ont une amélioration importante objective et sub- Jective ; 13 des 19 malades du groupe 2 voient leurs symptômes s\u2019amender subjectivement et 7 objectivement en plus ; 15 des 20 du groupe 3 sont subjectivement mieux et 7 objectivement.La maladie remontait à 2 ans, 8 ans et plus selon les catégories.88% des malades atteints depuis 8 ans et plus ont joui d\u2019une amélioration clinique mais l\u2019examen physique n\u2019a montré une amélioration que chez 7.Une baisse significative du taux de sédimentation des G.R.fut obtenue chez 32 malades ; elle coïncidait dans la plupart des cas avec une amélioration clinique.Il n\u2019y a aucun changement radiographique cependant.La leucopénie est à craindre (3 malades).Décompte fréquent des G.B.Ces résultats indiquent clairement que ce traitement a une grande valeur pour contrôler les symptômes de la maladie.Les patients atteints depuis peu sont presque toujours très améliorés.Jean-Paul Ducal.(12) 160 Lavar MÉDicaL Janvier 1943 GOLDEN, Ross, Mm.p.(New-York).The Small Intestine and Vitamin « B» Deficiency.(Le comportement de l\u2019intestin grêle dans l\u2019avitammose «B».) The J.A.M.A., 117, 11, (13 sept.) 1941, page 913.L'auteur étudie, à l\u2019aide des Rayons X, les anomalies fonctionnelles du petit intestm chez plus de 100 malades porteurs d\u2019une avitaminose «B» manifeste.Dans les formes de début, l\u2019hypomotilité intestinale est la règle ; le repas baryté franchit très rapidement le jéjunum et le petit intestin et atteint le cæcum en moins d\u2019une demi-heure.Cette hypermotilité s\u2019accompagne d\u2019hypertonicité, la lumière de l\u2019intestin apparaissant réduite à la moitié et même au quart de sa dimension normale.Dans les formes avancées l\u2019hypermotilité fait place à une lenteur du transit ; le repas baryté n\u2019attemnt le cæcum qu\u2019après 6 heures.De même l\u2019atonie est très marquée l\u2019intestin apparaît fortement dilaté.L\u2019intestin apparaît segmenté : des zones spastiques font suite à des Zones atoniques plus ou moins étendues.Ces anomalies sont habituellement plus prononcées au tiers moyen de l\u2019intestin grêle, elles peuvent cependant se retrouver sur l\u2019intestin tout entier.L\u2019histo-pathologie a révélé l\u2019existence d\u2019une atrophie marquée de la tunique musculaire de l\u2019intestin ; de l\u2019œdème avec infiltration profuse de cellules rondes; sclérose de la sous-muqueuse et parfois lésions ulcéreuses.Ces images radiologiques anormales de l\u2019intestin grêle seraient dues à des troubles fonctionnels des couches musculaires circulaires et longitudinales de l\u2019intestm.Elles ne seraient pas spécifiques à l\u2019avitaminose B.On les rencontrerait encore dans les néphroses avec forte hypoprotéi- némie, dans certaines insuffisances hépatiques.Le mécanisme de ces troubles intestinaux serait cependant le même, quelqu\u2019en soit la cause ; il relèverait de troubles névritiques des filets nerveux intra-muraux de la paroi intestinale.L\u2019auteur conclut de ces recherches que des désordres nutritifs avec anomalies radiologiques du petit Intestin apparaissent au cours de certains états pathologiques, et avec une particulière fréquence au cours des avitaminoses « B ».Bien que ces troubles ne soient pas spécifiques, leurs présence devrait toujours faire penser à la possibilité d\u2019une avitaminose «B».H.NADEAU. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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