Laval médical, 1 décembre 1942, Décembre
[" VoL.7 No 10 DÉCEMBRE 1942 MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédaction et Administration FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC CONSTIPATION Les trois Valdines peuvent être considérées comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne créent pas d\u2019accoutumance.Absorbent l\u2019eau et passent par l\u2019intestin comme une substance gélatineuse.Agissent par leur puissance d\u2019expansion et glissent facilement dans le tube digestif auquel 1ls restaurent son mouvement physiologique.Granulés aromatisés.VALDINE.: = = = VALOR No 25 VALDINE.vALOR No 25 AVEC CASCARA VALDINE B, + «+ « VALOR No 25 USINES CHIMIQUES DU CANADA, Inc 1338 est, rue Lagauchetière, - 87 Station C., Montréal. LAVAL MÉDICAL VOL.7 N° 10 DÉCEMBRE 1942 NÉCROLOGIE LE PROFESSEUR JOSEPH VAILLANCOURT (1881-1942) Pour la troisième fois en peu de temps la Faculté de médecine et, avec elle, toute la profession médicale sont en deuil.Après Robert Mayrand et Paul Garneau voici Joseph Vaillancourt qui vient d\u2019être terrassé en pleine activité professionnelle.À peine averti par quelques prodromes, il est mort à l\u2019Âge de 61 ans vers la fin d\u2019une journée bien remplie, durant laquelle 1l avait fait, comme d\u2019habitude, son service a l\u2019hôpital, sa consultation et ses visites.Le matin même 1l se proposait de prendre quelques jours de vacances pour aller pêcher le saumon dans la rivière Bonaventure.Hélas ! son cœur trop fatigué avait cessé de battre avant la tombée du jour.Fils du médecin et député Cyrille Vaillancourt et de Marie-Louise LaRochelle, notre collègue appartenait à deux anciennes et honorables familles du comté de Dorchester.Après de solides études au Séminaire de Québec et à l\u2019École de médecine de l\u2019Université Laval, où il trouva des amitiés qui lui restèrent fidèles jusqu\u2019à la mort, il fut reçut médecin en 1906.Très tôt attiré par les maladies des voies respiratoires supérieures il s\u2019embarquait la même année pour la France et étudiait sa future spécialité à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris dans le Service de de Lapersonne, à qui il devait garder un reconnaissant souvenir.De retour a Québec il 2) 502 Lavar MÉDicaL Décembre 1942 fut nommé assistant d\u2019oto-rhino-laryngo-ophtalmologie à l\u2019Hôtel-Dieu qu\u2019il ne quittait qu\u2019en 1919.En 1924 1l devint chef de Service à la Clinique Roy-Rousseau.Il fit partie de l\u2019équipe de médecins qui fondèrent l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et y assuma le Service de sa spécialité en 1927.Professeur agrégé à la Faculté de médecine de l'Université Laval depuis 1915, 1l fut nommé titulaire d\u2019oto-rhino- laryngologie en 1934.La vie de Vaillancourt était toute de labeur et de devoir.Son ordre et sa ponctualité lui permettaient d\u2019abattre une besogne considérable et de rester au courant des développements modernes de sa discipline : il fut le premier à faire de la broncho- et de l\u2019æsophagoscopie à Québec et était fier de sa collection de corps étrangers de toutes sortes qu\u2019il avait extraits par ces procédés endoscopiques.Dans son Service hospitalier il était le premier à arriver et le dernier à quitter.Très consciencieux, Vaillancourt ne se laissait jamais aller à une routine superficielle ; 1l était heureux, lorsqu\u2019un cas particulier ou rare s\u2019offrait à son observation et ne manquait pas de l\u2019étudier à fond.C\u2019est ainsi qu\u2019il publia plusieurs travaux intéressants, bien que leur rédaction écourtât d\u2019autant ses trop rares loisirs.Vaillancourt était conscient de l\u2019importance de relations suivies entre médecins et paya d\u2019exemple.II fit beaucoup, non seulement pour rallier ses confrères locaux, mais aussi pour resserrer les liens avec ses collègues canadiens de langue anglaise et avec ceux des États-Unis : il fut secrétaire général du Congrès « Jacques-Cartier » de l'Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du nord en 1934, ou il se dépensa sans compter, et président de la Société médicale de Québec ; il était directeur de la Société d\u2019ophtalmologie du Canada et président du congrès de cette société à Québec en 1941 ; il représenta le Canada comme vice-président à la Pan-American Medical Association et appartenait à la Société de laryngologie des hôpitaux de Paris, à la Montreal Ophtalmo- logical Society et 4 I\u2019 Association des oto-rhino-laryngologistes et ophtalmologistes canadiens-français ; 1l était membre du Collège royal des chirurgiens du Canada.Étendant ses activités au delà du domaine médical immédiat, il prit une part active à l\u2019organisation de la section québécoise de l\u2019Association ambulancière Saint-Jean dont 1l devint président.il I ot > attente a) + t, pros aa\u201d M.LE PROFESSEUR JOSEPH VAILLANCOURT 1881 \u2014 1942 Professeur titulaire d\u2019Oto-rhino-laryngologie.Chef des Services d\u2019Oto- rhino-laryngologie et d\u2019Ophtalmologie à la Clinique Roy- Rousseau et à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus. Décembre 1942 Lavar MÉDICAL 505 Aussi convaincu et ardent en religion qu\u2019en politique, Vaillancourt ne se dérobait à aucun de ses devoirs de croyant et de citoyen : 1l fut marguillier de la paroisse Notre-Dame et un support fidèle et loyal du parti auquel 1l s\u2019était rallié.Il y eut peu d\u2019œuvres auxquelles 1l refusait sa collaboration.Inapte au service armé, 1l s\u2019était néanmoins mis comme médecin-capitaine au service de son pays en 1914-18 et participait, comme président de section des Emprunts de la Victoire, aux efforts de la guerre actuelle.En reconnaissance de ses mérites civiques Sa Majesté le roi lui avait conféré l\u2019Ordre Vénérable de Saint-Jean de Jérusalem.Malgré toutes ses occupations professionnelles et charges publiques, Vaillancourt était essentiellement un homme d\u2019intérieur et n\u2019aimait guère se séparer, ne fut-ce que pour peu de temps, de celle qui fut la fidèle compagne de sa vie et souvent sa collaboratrice.De temps en temps ils partaient en voyage, parfois pour faire la pêche, mais ne réussissaient pas toujours à oublier la médecine.Forcé par sa spécialité à une vie très sédentaire, Vaillancourt réagissait et « croyait se reposer en Jouant au golf ».Harcelé par sa clientèle, qui lui ravissait jusqu\u2019à une partie de ses soirées, il cherchait une détente dans la bonne musique ou s\u2019amusait à suivre les péripéties dans le domaine des sports.Vaillancourt est parti.Nous n\u2019entendrons plus ses histoires amusantes qui nous déridaient si souvent, lorsque le tragique des événements présents pesait sur nos esprits et nos cœurs.I! est allé se reposer pour toujours.Son exemple continuera cependant de vivre avec nous.À madame Vaillancourt et à son beau-frère, le docteur Paul La- Rochelle, qui fut son associé et dévoué collaborateur, les professeurs de la Faculté de médecine, les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires et le Laval Médical réitèrent l\u2019expression de leurs plus sincères condoléances.Louis BERGER. COMMUNICATIONS L\u2019ÉCLAMPSIE A L\u2019HOPITAL DE LA MISÉRICORDE par Fabien GAGNON Chef de Service à Hôpital du Saint-Sacrement et René SIMARD Chef de Service à l\u2019Hôpital de la Miséricorde Il est difficile de déterminer exactement la fréquence de l\u2019éclampsie.Les anciens : Budin, Wieger, Depaul, Vinay, en observaient environ 1 cas pour 210 accouchements.Bien que tous les auteurs contemporains s\u2019accordent pour admettre que l\u2019éclampsie soit de moins en moins fréquente, les statistiques récentes comportent des écarts considérables.A la Maternité d\u2019Alger, Laffond et Fulconis ont observé, de 1926 à 1938, 1 éclampsie pour 91 accouchements.Au Congrès argentin de 1938, Ganson fixait la fréquence de l\u2019éclamp- sie à un cas pour 172 accouchements, entre 1914 et 1938.Trillat signale, de 1928 à 1938, un cas pour 430 accouchements.Voron, de 1932 4 1939, un cas pour 577 accouchements.Rhenter, laissant de côté les cas d\u2019éclampsisme, note à la Maternité de la Croix-Rousse, de 1929 à 1939, une éclampsie pour 875 accouchements.q sul Décembre 1942 Lava.MÉDicaL 507 Cette étrange discordance de taux tient sans doute à ce que quelques-uns de ces chiffres se rapportent à des hôpitaux drainant les cas pathologiques du voisinage, et dépend aussi de la plus ou moins grande surveillance pré-natale dont furent l\u2019objet les femmes sur lesquelles portent les observations.Nous avons cru qu\u2019il serait intéressant de réunir, pour comparaison, les observations des cas d\u2019éclampsie observés à l\u2019Hôpital de la Miséricorde depuis quelques années.ANNÉES ADMISSIONS ACCOUCHEMENTS CAS D\u2019ÉCLAMPSIE 1935 509 509 1: n° 202 1936 523 501 1 : n° 263 1937 478 436 0: \u2014 1938 477 459 0: \u2014 1939 518 501 1 : n° 132 1940 523 490 2 : n° 147-409 1941 499 , 479 0: \u2014 Totaux : 3,527 3,375 5 Pourcentage brut : 1 cas pour 705 admissions, sort 0.1419 ; 1 cas pour 675 accouchements, soit 0.1489.Pourcentage net : 1 cas pour 1,762 admissions soit, 0.0569 ; 1 cas pour 1,686 accouchements, soit 0.0599.Voici un bref résumé de l\u2019observation de ces cas : 19 \u2014 1935, n° 292 : Primipare, 17 ans.Entre à Phopital en coma éclamptique.Elle a déjà fait 6 crises avant son arrivée.Soumise immédiatement au traitement médical : saignée, morphine, chloral, vératrum, etc, elle fait encore trois crises dans les deux heures qui suivent son entrée.Puis, son état s\u2019améliore nettement.Accouchement en présentation du siège, 12 heures plus tard, sans provocation.Enfant vivant de 3,696 gms. 508 Lava\u2026 MÉDICAL Décembre 1942 2° \u2014 1936, n° 263 : Primipare, 19 ans.Arrivée dans le Service avec d\u2019énormes œdèmes aux membres inférieurs et à la vulve, une albuminurie de 0.60 gms et une tension artérielle de 165-125.Diète hydrique puis lactée, purgations, diurétiques.Les œdèmes régressent, la tension artérielle s\u2019abaisse légèrement ainsi que l\u2019albuminurie.La malade entre spontanément en travail 3 jours plus tard.Elle fait deux crisettes d\u2019é- clampsie avant d\u2019accoucher d\u2019un mort-né de 8 mois.Soumise au traitement habituel, tout rentre bientôt dans l\u2019ordre.39 \u2014 1939, n° 132 : Primipare, 20 ans.Entrée à l\u2019hôpital en mars.La tension artérielle est alors de 140-80.Absence d\u2019albuminurie et d\u2019œdème.Soumise au régime lacto-fruito-végétarien, la patiente reçoit, en outre, des purgations répétées et des barbituriques.Cependant la tension artérielle se maintient haute et le poids augmente plus qu'il ne faudrait.Au début de mai, la pression sanguine s\u2019élève et l\u2019albuminurie apparaît.La diète lactée est maintenue pendant près de 1 mois, et on administre des injections de sulfate de magnésie.L\u2019hypertension persiste, mais la diurèse est bonne ; le poids diminue de plusieurs kilos et l\u2019albuminurie s\u2019abaisse.Le 28 mai, la malade est mise, par erreur, au régime lacto-fruito-végétarien ; 3 Jours plus tard, l\u2019éclampsie survient : 2 crises à plusieurs heures d\u2019intervalle.Le travail se déclenche spontanément.Accouchement en présentation de siège, d\u2019un fœtus mort, de 8 mois, pesant 1,590 gms.Deux nouvelles crises après l\u2019accouchement.Traitement classique et sérum glucosé hypertonique.En quelques jours, la pression est normale et l\u2019albuminurie disparue.4° \u2014 1940, n° 147 : Primipare, 25 ans.Arrivée de l\u2019extérieur, en travail, dans un état comateux, après avoir fait quatre crises d\u2019éclampsie.Tension artérielle 200-130.Albuminurie : 10 gms au litre.Elle fait 2 nouvelles crises.Application de forceps et extraction d\u2019un mort-né de 2,045 gms.Traitement selon la méthode de Stroganoff et injection de sulfate de magnésie et de sérum glucosé isotonique (2 litres par 24 heures).Trois jours plus tard, l\u2019albuminurie est disparue et la tension artérielle normale.5° \u2014 1940, n° 409 : Primipare, 19 ans.Se confie à nos soins à son 4° mois de grossesse.Tout demeure parfaitement normal jusqu\u2019au début de janvier 1941, alors que le poids augmente de 3,400 gms en Décembre 1942 LavaL MEpicaL 509 26 jours.Immédiatement, régime lacto-fruito-végétarien déchloruré : le poids tend à se stabiliser, la tension artérielle reste toujours aux environs de 110-70 et les urines ne contiennent jamais d\u2019albumine.Cependant, au début de février, la patiente lassée des restrictions alimentaires Imposées, trompe la surveillance, absorbe du sel et quantité de pâtés de viande grasse.Elle se plaint à ses compagnes de céphalée violente, maux d\u2019estomac, etc., mais, on se garde de nous en prévenir.La catastrophe ne saurait tarder, et, le 11 février, nous sommes attirés par les cris de la patiente que nous trouvons sous son lit, dans une grande agitation, hurlant à pleins poumons ou tenant des propos incohérents.Tension artérielle : 170-110.On a à peine commencé le traitement que des crises typiques et subintrantes d\u2019éclampsie apparaissent, entrecoupées d\u2019un coma profond.Introduction dans l\u2019urétus d\u2019une sonde bi-coudée.Le travail se déclenche et 12 heures plus tard, extraction à l\u2019aide de forceps d\u2019un fœtus mort de 2,700 gms.On a noté 15 crises d\u2019éclampsie ; 5 autres vont suivre, soit un total de 20 crises.La patiente est à la dernière extrémité.Température de 104°, pouls irrégulier, faible rapide, incomp- table ; 14 gms d\u2019albumine au litre ; bouffisure extrème de la face ; et cela, en dépit du déploiement de tout l\u2019arsenal thérapeutique ; morphine, somnifère intra-veineux, saignée, sulfate de magnésie, sérum glucosé hypertonique, ponction lombaire, pilocarpine, lavage d\u2019estomac, purgation, ouabaine, etc.Nous ajoutons alors des injections de soluté glucosé isotonique, & raison de 3 litres par 24 heures.Contre toute espérance, le cœur se raffermit, la diurèse se rétablit, l\u2019albuminurie diminue, la tension artérielle passe à 125-90, la température s\u2019abaisse.Après quatre jours d\u2019un coma très profond, la malade commence à absorber un peu de liquide par la bouche, et demeure encore 3 ou 4 jours sub-comateuse.À peine ressuscitée, elle fait une broncho-pneumonie de déglutition.Elle se tire de cet autre mauvais pas et quitte l\u2019hôpital, parfaitement guérie, 3 semaines plus tard.Nous avons revu cette femme par la suite ; 1l ne lui est resté apparemment aucune trace de sa terrible maladie.Nous avons insisté sur ce dernier cas, parce que sa brutalité, son extrême gravité et son heureuse issue nous semble présenter un intérêt particulier.\u2018 510 LavaL MEbicaL Décembre 1942 Si nous étudions ces 5 observations, nous constatons que 3 d\u2019entre elles se rapportent à des malades entrées dans le Service en pleine éclamp- sie ou pré-éclampsie.Ces trois cas ne sauraient donc, en réalité, grever nos statistiques qui passent ainsi à : 1 cas d\u2019éclampsie pour 1,762 admissions (0.056%) ; ou 1 cas d\u2019éclampsie pour 1,686 accouchements (0.0599).Quant aux deux autres cas : une de ces malades fut mise, par erreur, à un régime qui ne lui avait pas été permis, et l\u2019autre se déroba délibérément aux sanctions thérapeutiques auxquelles elle était soumise.Ainsi donc, sur 3,527 femmes enceintes hospitalisées, on ne saurait nous imputer la responsabilité d\u2019aucun cas d\u2019éclampsie ; et jamais le traitement prophylactique ne s\u2019est-il montré inefficace.Ces considérations et l\u2019absence de toute mortalité maternelle améliorent encore ces statistiques dont nous croyons pouvoir être fiers, surtout, si l\u2019on tient compte du fait que 85% de nos patientes environ, sont des primipares.On sait que l\u2019éclamp- sie est 5 fois plus fréquente chez les primipares que chez les multipares.C\u2019est ainsi que, dans d\u2019autres conditions, en autant que l\u2019on puisse tirer des déductions des proportions généralement admises, une trentaine de ces Jeunes mères auraient souffert d\u2019éclampsie, 5 ou 6 d\u2019entre elles seraient mortes, et combien auraient gardé des tares organiques 1rrépa- rables : rénales, cardio-vasculaires, oculaires, cérébrales même ! sans compter qu\u2019une dizaine d\u2019enfants auraient succombé sous l\u2019influence de la seule intoxication maternelle.Comment pratiquons-nous, à la Miséricorde, le traitement prophylactique de l\u2019éclampsie, auquel nous sommes redevables de la conservation de plusieurs vies humaines ?À leur admission, toutes les patientes sont complètement examinées, et nous portons une attention spéciale à la tension artérielle, à la recherche de l\u2019albuminurie, des œdèmes, du poids et des symptômes subjectifs d\u2019intoxication gravidique.Par la suite, toutes les pensionnaires sont ré-examinées tous les 15 Jours, et nous nous attachons encore à dépister ces signes subjectifs et objectifs d\u2019auto-intoxication.Une augmentation Décembre 1942 Lava\u2026 MÉDICAL 511 de poids dépassent 1 kilo par 15 jours, est considérée pathologique, sauf à la période qui suit immédiatement l\u2019admission, ou après des vomissements répétés.À plus forte raison, des œdèmes importants des membres Inférieurs ou des œdèmes, même légers, des membres supérieurs, de la face ou de la vulve, entraînent des sanctions thérapeutiques, tout comme la présence de traces d\u2019albumine ou l\u2019élévation de la pression sanguine maxima à 140.Une patiente qui présente un ou plusieurs de ces symptômes est examinée au moins tous les 2 ou 3 jours.Si nous usons de la purgation, du gardénal, du sulfate de magnésie, du sérum glucosé hypertonique, notre principale arme thérapeutique reste le régime alimentaire ; régime déchloruré, lacto-fruito-végétarien, lacté, diète hydrique.Toute albuminurique est mise systématiquement à la diète lactée, à laquelle nous restons fidèle, malgré qu\u2019on lui ait adressé le reproche d\u2019un apport calorique et glucidique insuffisant.Nous rémé- dions à ces insuffisances par l\u2019administration de sucre, de vitamines et d\u2019iode.L\u2019aphorisme de Tarnier : « Une albuminurique mise au lait, 8 jours, n\u2019aura point d\u2019éclampsie » nous paraît n\u2019avoir jamais été pris en défaut.Mais, Il ne suffit pas, pour prévenir l\u2019éclampsie, qu\u2019il existe un traitement préventif efficace ; 1l faut aussi que la maladie soit constamment précédée de prodromes décelables, permettant d\u2019appliquer le traitement en temps utile.Or, convenablement recherchés, nous croyons que ces prodromes ne manquent jamais.Nous n\u2019ignorons pas qu\u2019il existe des cas exceptionnels d\u2019éclampsie sans hypertension ou sans albuminurie.Mais qu\u2019importe l\u2019absence d\u2019un seul signe dans tout le cortège des troubles prémonitoires objectifs et subjectifs.On oublie trop souvent, également, les précieux renseignements que peut donner la recherche méthodique de la courbe du poids de la femme, et notre 5° observation, citée plus haut, illustre bien ce fait.Il y a plus de 30 ans, Bar appelait l\u2019éclampsie la « maladie des hypothèses », faisant, par là, allusion aux multiples théories pathogéni- ques de cette affection.Si les années ont passé sans jeter beaucoup de lumière sur ce point, du moins \u2014 et c\u2019est bien là l\u2019essentiel \u2014 nous ont- 512 Lavar MÉDICAL Décembre 1942 elles apporté la certitude que nous pouvons vaincre l\u2019éclampsie par une rigoureuse surveillance pré-natale.C\u2019est là l\u2019impression très nette que crée la constatation de cette quasi-disparition de l\u2019éclampsie chez nos pensionnaires de l\u2019Hôpital de la Miséricorde, disparition, qui, du reste, n\u2019est pas un phénomène sans précédent.Dans des conditions analogues aux nôtres, Trillat dit n\u2019avoir noté qu\u2019un seul cas d\u2019éclampsie, avec survie de la mère et de l\u2019enfant, sur 5,764 femmes admises à la Maison des Mères de la ville de Lyon ; et Rhenter affirme n\u2019avoir pas observé à la Samaritaine, en 20 ans, un seul cas d\u2019éclampsie puerpérale.On reste alors, complètement stupéfait en songeant que l\u2019éclampsie tue environ 4,000 femmes enceintes chaque année aux États-Unis.Au Canada, en 1937, on comptait 222 mortalités par l\u2019éclampsie dont 92 dans la province de Québec, et en 1940, 184 femmes mouraient encore de cette affection dans notre pays, soit environ 75 dans notre seule province.Ces chiffres dénotent un certain progrès, mais restent encore beaucoup trop élevés.CANADA LISTE INTERNATIONALE n° 146 \u2014 ALBUMINURIE ET ECLAMPSIE PUERPERALES ANNEE NOMBRE DE DECES TAUX PAR 100,000 NAISSANCES \u2019 VIVANTES 1931 229 95 1932 219 93 1933 201 90 1934 209 94 1935 213 96 1936 240 109 1937 222 101 1938 - 186 81 1939 184 80 1940 184 75 Toute mortalité évitable nous est particulièrement odieuse, mais, plus encore, semble-t-il, celle qui est liée à la maternité.En présence de toute éclampsie, on doit se demander, sur qui retombe la responsabilité de l\u2019affection ou du décès.Nous y avons tous une certaine part, puisque une enquête très fouillée, poursuivie par l\u2019Académie de Médecine, de Décembre 1942 Lavar.MÉDicaL 513 New-York, trouve le médecin responsable dans près de 30% des cas.Le reste, 1.e.70% des éclampsies, est imputable, soit à la patiente elle- même, qui, par négligence ou sous prétexte d\u2019économie, n\u2019appelle le médecin qu\u2019en pleine auto-intoxication ; soit encore \u2014 et on l\u2019oublie trop \u2014 aux organismes chargés de la diffusion de l\u2019hygiène maternelle, qui n\u2019ont pas su ou pas pu organiser des consultations pré-natales, ou apprendre à la femme enceinte la nécessité des examens périodiques.BIBLIOGRAPHIE 1.B.SrrocaNoFF et O.DavipovircH.Traitement prophylactique de l\u2019éclampsie et rupture artificielle prématurée des membranes.Gynécologie et Obstétrique, t.35, 1937, p.220.2.J.L.Wopon.Le traitement de l\u2019éclampsie.Gynécologie et Obstétrique, t.37, 1938, p.336.3.J.VarreTTA.L'épreuve du froid et la prédisposition à l\u2019éclampsie.Gynécologie et Obstétrique, t.39, 1939, p.49.4.VERDEUIL et al.Un cas d\u2019éclampsie sans hypertension.Bull.Sté.Obst.et Gyn.de Paris, 1936, p.736.\u2018 5.GARNEZ et DEMAREZ.Considérations sur un cas d\u2019éclampsie sans albuminurie.Bull.Sté Obst.et Gyn.de Paris, 1937, p.76.6.LAFFONT et Furconis.L\u2019éclampsie à la Maternité d\u2019Alger.Bull.Sté Obst.et Gyn.de Paris, 1938, p.613.7.RHENTER, TRILLAT, VORON et MOREL.Sur les cas d\u2019éclampsie puerpérale observés au cours des 10 dernières années.Bull.Sté Obs.et Gyn.de Paris, 1939-40, p.478.8.Ernest COUTURE, directeur du Service d'hygiène maternelle et infantile.(Communication personnelle).9.MARION.Conception actuelle du traitement de l\u2019éclampsie.Union Médicale du Canada, (octobre) 1938, p.1085.10.THIESSEN.Séquelles organiques à la suite d\u2019auto-intoxications gravidiques guéries.Zschrft f.Geb.und Gyn., t.cxvi,n° 2, p.254.11.J.A.M.A., (mai), 1935, p.1703.12.GisrauLT.Pathogénie et traitement de la toxémie pré-éclamp- sique.Union Médicale du Canada, (mars) 1941, t.70, p.283. ESSAIS THÉRAPEUTIQUES CHEZ LE NOURRISSON PORTEUR DE GERMES DIPHTÉRIQUES par Euclide DÉCHÊNE Chef de clinique à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul Nous sommes, vis-à-vis du porteur de germes diphtériques, à peu près dans les mêmes conditions où se trouvait le médecin d\u2019il y a cinquante ans vis-a-vis de la maladie diphtérique, car à ce moment-là le sérum de Behring n\u2019existait pas.Nous entendons, par porteur de germes diphtériques, pour ce qui nous concerne, le nouveau-né, le nourrisson, qui, présentant pas ou peu de signes cliniques, héberge le plus souvent dans ses fosses nasales, des bacilles de Klebs-Lœffler, que la sérothérapie aux doses habituelles (10,000 - 15,000 unités) est impuissante à détruire.Pour étiqueter un enfant « porteur de germes diphtériques » 1l faut : a) l\u2019inefficacité clinique de la dose habituelle de sérum antidiphtérique ; b) en second lieu, la positivité prolongée du Læffler dans le nez après sérothérapie.Les porteurs de germes qui feront l\u2019objet de notre observation ont été sélectionnés, et se caractérisent par la chronicité de leur état.Ce sont, pour la plupart, de vieux porteurs de germes en ce sens que leur positivité au Læffler persiste depuis longtemps malgré toute thérapeutique.Deux catégories de porteurs de germes nous intéressent : ce sont les porteurs de germes sains, du moins d'apparence saine, n\u2019offrant aucun signe pathologique marqué mais hébergeant quand même des bacilles Décembre 1942 | Lavar MEbicaL 515 avirulents qui, à l\u2019occasion, deviendront pathogènes virulents.On les découvrira, le plus souvent, lors de troubles de la déglutition.Ce sont des bébés qui boivent mal parfois pour la bonne raison que des croûtes obstruent leurs voies respiratoires supérieures.Le prélèvement nasal, dans ces cas, revient très souvent positif au Læffler.La deuxième catégorie est constituée par les porteurs de germes convalescents (plus nombreux ceux-ci) : ce sont des nourrissons qui, traités pour une diphtérie nasale, n\u2019en demeurent pas moins positifs au Læœffler après la disparition de tout écoulement nasal séro-sanguinolent.Si, d\u2019une part, le diagnostic des porteurs de germes n\u2019est pas toujours facile, le traitement, d\u2019autre part, des porteurs, de quelque germe que ce soit, diphtérique ou autre, constitue pour l\u2019hygiène préventive et collective un problème des plus ardus, problème qui est encore loin de sa solution.Pour notre part, la question des porteurs de germes diphtériques est un véritable cauchemar.D'ailleurs, la thérapeutique n\u2019a guère fait de progrès marqués depuis une couple de décades sauf, peut-être, dans l\u2019art du dépistage par le prélèvement nasal systématique.Plusieurs auteurs ont étudié la question : les uns prêchent une thérapeutique, les autres une autre.Nous voulons, ce soir, apporter notre modeste contribution.Je dois auparavant dire que le bacille de Klebs-Læffler est un anaérobie facultatif vivant aussi bien à l\u2019air qu\u2019à l\u2019abri de l\u2019air.«Il se retrouve rarement sur les objets.En dehors de l\u2019organisme 1l vit peu longtemps et est facilement détruit par la dessication » (Philibert).On le rencontre un peu partout, dans les familles nombreuses, pauvres et misérables, et de préférence dans les agglemérations d\u2019enfants : pouponnière, crèche, hôpital.De plus, 1ci, à la Crèche, si nous avons plus de diphtériques et de porteurs de germes qu\u2019ailleurs, c\u2019est dû au grand nombre de visiteurs, qui parcourent la maison et surtout au système d\u2019adoption existant.Il faut avouer cependant, que malgré tout contact visible, sans raison du moins apparente, un nourrisson antérieurement négatif, deviendra subitement négatif.Pour quelle raisons?plusieurs hypothèses surgissent.Pourquoi ce microbe avirulent devient-il virulent?La saison aurait-elle quelque influence?K.Lachowicz le prétend.L\u2019on sait par la clinique que les 516 Lavar MÉDICAL Décembre 1942 porteurs de germes diphtériques sont de beaucoup moins nombreux au printemps et à l\u2019été qu\u2019en automne et en hiver.C\u2019est un fait incontestable.Par contre, dans les pays tels que l\u2019Italie, les porteurs de germes diphtériques n\u2019en existent pas moins \u2014 et en nombre assez considérable si on en juge par les travaux de Lanza et de Di Fulio.y L\u2019âge joue aussi un rôle.Nos porteurs de germes ont le plus souvent moins d\u2019un an, rarement plus de dix-huit mois.De plus vieux constituent une infime minorité.« Martin, puis Lereboullet et Joannon ont montré que l\u2019individu sensible se vaccine spontanément, d\u2019une façon naturelle.La proportion de Schick positifs décroît à mesure que l\u2019homme avance en âge.Les enfants qui entrent à l\u2019hôpital présentent une réaction de Schick positive en grande proportion, mais quoiqu\u2019ils n\u2019alent pas eu la diphtérie, à leur sortie de l\u2019hôpital, bon nombre de ceux qui présen- talent à l\u2019entrée une réaction positive, ont alors une réaction négative.Ils se sont spontanément vaccinés dans le milieu hospitalier » (Philibert).La contagion par les porteurs sains expliquerait, d\u2019après Frappier, la diffusion de l\u2019immunité.Est-ce que les muqueuses du jeune Âge seralent moins résistantes au bacille?On sait, que le jeune enfant de moins de deux ans, ne présente que rarement de pneumonie franche ou de diphtérie pharyngée à membranes à cause de son incapacité à élaborer de la fibrine.Pourquoi le nourrisson offre-t-il une diphtérie nasale?Qu\u2019est-ce qui favorise la fixation du Lœffler de préférence à l\u2019amygdale pharyngée \u2014 et pourquoi pas aux autres chaînons : amygdales palatines, tubaires et linguales de l\u2019anneau turgescent pharyngé de Waldeyer?Autant de questions qui n\u2019ont point encore reçu de solution adéquate.Y aurait-il dans cette apparition de virulence microbienne un facteur individuel ?une question de résistance à l\u2019infection?Les plus touchés sont, en effet, des débiles, des prématurés, des hypotrophiques, des rachitiques, en un mot, des enfants de résistance inférieure.C\u2019est possible et même probable.Cependant, on rencontre le Læffler chez des enfants apparemment en parfait état de santé.Quelle est donc la vraie cause?Il est plus que logique de croire que plusieurs facteurs concourent à l\u2019apparition de cette virulence.Je ne m\u2019attarderai pas plus longtemps sur ce sujet ; vous avouerez avec moi qu\u2019il contient plusieurs inconnus. Décembre 1942 LavarL MÉDICAL 517 Le côté thérapeutique de la question sera l\u2019objet d\u2019une attention plus soignée.Le dépistage et le diagnostic précoces nécessitent l\u2019isoalement des porteurs de germes.Les auteurs sont tous d\u2019accord sur ce point.Mais tel n\u2019est pas le cas lorsqu\u2019il est question de médication locale ou générale.Procédons par ordre chronologique et voyons quelles furent nos constatations : 1° La première méthode employée fut celle préconisée par le célèbre pédiatre français Lereboullet avec 80-95% de succès.Nous l\u2019employâmes pendant plusieurs années en instillant, dans chaque narine, quelques gouttes d\u2019une solution de 0 gr.15 de novarsénobenzol dans 2 c.c.d\u2019eau distillée.Le traitement fut parfois prolongé pendant plusieurs semaines.Nos résultats furent peu encourageants.Nous crimes avoir de meilleurs résultats avec la sérothérapie.2° Tentée à doses variables et répétées par vole sous-cutanée, cette dernière ne répondit point à nos espérances.Il est possible que cette thérapeutique à doses massives et plus fréquentes par voile sous-cutanée et intra-musculaire eût donné de meilleurs résultats chez les moins de six mois.Mais c\u2019est là une thérapeutique plutôt d\u2019exception à cause de son coût très élevé.Nous ne pouvions y songer.3° Nous abandonnâmes donc cette façon d\u2019agir pour en adopter une autre : méthode 1talienne celle-ci, due à Lanza et Di Fulio.Il s\u2019agit de faire des instillations nasales quotidiennes d\u2019anatoxine diphtérique pendant vingt jours et quatre injections sous-cutanées, une tous les cinq Jours, de vaccin antidiphtérique aux doses de 0.5, 1.0, 1.5, 2 c.c.Lanza et Di Fulio traitant un groupe de quatre-vingt-quatre porteurs de germes diphtériques, sains ou convalescents, en négativèrent soixante-dix en treize jours de traitement et quatorze autres en vingt-cinq jours.Résultat : 100% de succès.Très enthousiasmés de leur résultat, nous tentâmes la même expérimentation : Sur un groupe de 11 nourrissons (âgés de moins de six mois) deux furent négativés.18% Sur un groupe de 9 nourrissons (âgés de six à quinze mois) après un premier traitement : un fut négativé.11.19 Sur un groupe de 9 nourrissons (âgés de six à quinze mois) après un deuxième traitement : cinq furent négativés.55.5% 66.6% 3) 518 LavaL MeEbpicaL Décembre 1942 Nous flimes loin d\u2019obtenir les résultats étonnants des auteurs italiens.Pourquoi?Question de climat?de température ?question de virulence microbienne ?peut-être.Le dernier groupe de neuf était constitué par de vieux porteurs de germes, rebelles à toute thérapeutique sérique.Dans l\u2019interprétation du pourcentage peu élevé (18%) des négativés, Il faut tenir compte du fait que ce sont des enfants de moins de six mois, inaptes à former des anticorps.Par contre, chez les plus âgés, la thérapeutique s\u2019est montrée plus efficace.Elle mérite certainement de retenir notre attention.4° Satisfaits de nos résultats, nous n\u2019en poursuivimes pas moins notre expérimentation.Nos résultats étaient assez encourageants pour les plus de six mois \u2014 mais plutôt décevants pour les moins de six mois.Nous nous sommes alors fait la réflexion suivante : s\u2019ils ne peuvent se créer une immunité active, nous pouvons au moins leur procurer une immunité passive peu coûteuse.Prenant un groupe de neuf porteurs, après leur avoir injecté une seule dose de 10,000 unités de sérum antidiphtérique, nous leur instillimes quotidiennement quelques gouttes de ce sérum dans les narines pendant vingt et un jours \u2014 et, en désespoir de cause, nous y associâmes trois doses d\u2019anatoxine Ramon de un c.c.Sur le groupe de neuf, trois furent négativés (33.3%).Malgré les résultats antérieurs obtenus, nous étions toujours à la recherche d\u2019un procédé plus spécifique.Les sulfamidés firent tout à \u2018coup leur apparition.En janvier 1942, nous choisimes un groupe de neuf enfants de moins de six mois, que nous traitâmes de la façon suivante : une solution de sulfathiazole à 5% fut préparée et instillée bi- quotidiennement dans les narines de ces enfants pendant vingt-et-un jours.\u2014 Résultats : deux négativés =22%.Un pourcentage de cet ordre prête à réflexion, car on peut se demander s1 ces deux enfants ne se sont pas vaccinés naturellement.Le sulfathiazole n\u2019est donc guère plus avantageux que le vieux novarsénobenzol.Cependant, 1l serait peut- être intéressant de répéter l\u2019expérimentation avec un sel soluble et à une concentration plus élevée \u2014 au besoin, pendant plus longtemps.I.\u2014 Instillations nasales de novarsénobenzol : Résultat : peu encourageant ; Décembre 1942 Lavar MÉDicaL 519 II.\u2014 Sérothérapie antidiphtérique par voie sous-cutanée à doses légères et répétées : Résultat : amélioration peu marquée ; III.\u2014 Anatoxine Ramon en instillation nasale quotidiennement, pendant 20 Jours, associée à l\u2019anatoxine Ramon en injection sous-cutanée, tous les 5 jours (4 injections: 0.5, 1.0, 1.5, 2.0) : Enfants âgés de moins de 6 mois : traités : 11.(négativés 2= 18%), Enfants âgés de 6 à 15 mois : traités : 9, (négativés 1 après un premier traitement = 11%), (négativés 6 après deux traitements =66.6%) ; IV.\u2014 Sérothérapie anti-diphtérique en instillation nasale quotidienne, pendant 21 jours, associée à la vaccinothérapie antidiphtérique (1 c.c.3 fois, à 19 Jours d\u2019intervalle) : Enfants de moins de 6 mois : traités : 9, (négativés 3=33.3%;) ; V.\u2014 Instillations nasales bi-quotidiennes de sulfathiazole à 5%, pendant 21 Jours : Enfants de moins de 6 mois : traités 9, (négativés 2= 22%).Notre exposé terminé, il s\u2019agit d\u2019en tirer des conclusions pratiques.Je ne fais que mentionner comme thérapeutique d\u2019exception la bactério- phagothérapie, l\u2019irradiation des végétations aux rayons de Rœntgen, méthode dangereuse et coûteuse, \u2014 enfin, l\u2019ablation chirurgicale des adénoïdes qui peut parfois rendre service.CONCLUSIONS Nous concluons en disant que : 1° Le traitement des porteurs de germes diphtériques est encore au stade embryonnaire ; 2° L\u2019isolement est de toute nécessité : 520 LavaL MEbpicaL Décembre 1942 3° Le traitement local Joue un rôle important, un rôle d\u2019association ; 4° Chez les moins de 6 mois : les instillations nasales quotidiennes de sérum antidiphtérique pendant trois semaines \u2014 associées à la sérothérapie sous-cutanée à dose légère \u2014et même à la vaccinothérapie, nous semblent donner les meilleurs résultats ; \u2026 5° Chez les plus de 6 mois: les instillations nasales quotidiennes d\u2019anatoxine Ramon pendant vingt Jours \u2014 associées à quatre injections sous-cutanées d\u2019anatoxine, une tous les cinq jours, à raison de 0.5, 1.0, 1.5, 2.0 c.c.\u2014 semblent la méthode la plus efficace ; 6° Au besoin, répéter le genre de traitement préconisé suivant l\u2019âge de l\u2019enfant ; 7° Les traitements préconisés sont peu coûteux.BIBLIOGRAPHIE PHILIBERT, À.Précis de bactériologie.JoBIN, Albert.La diphtérie.Laval Médical, vol.4, 1939, page 202.FRAPPIER, Armand.La biologie de la diphtérie.Union Médicale du Canada, tome 70, n° 6, (Juin) 1941, page 620.FORTIER, De la Broquerie.Diagnostic et prophylaxie de la diphtérie en milieu hospitalier.Laval Médical, vol.5, n° 3 (mars) 1940, page 130.Lanza, V., et Di FuL1o, E.Sterilization of diphtheria carriers with toxoid.Policlinico, 46 : 1895-1896, (30 oct.) 1939.Karran, I.I.Radiation therapy of diphtheria carriers.Radiology, 35 : 425-429 (oct.) 1940.LEREBOULLET, P.La prophylaxie de la diphtérie dans les collectivités de nourrissons.Paris Médical, 2 : 290-295, (2-9 déc.) 1939.CLÉMENT, R., GILBERT P., et CLEMENT, E.La rœntgenthérapie des adénoidites.E.M.C.Pédiatrie, tome 11, page 4061-1. CONSIDÉRATIONS SUR LE STRABISME CONVERGENT par Jean LACERTE Chef du Service d\u2019ophtalmologie de l\u2019Hôtel-Dieu et Émile PELLETIER Assistant en ophtamologie à l\u2019Hôtel-Dieu DÉFINITION Le strabisme convergent est cette condition dans laquelle un œil fixe alors que l\u2019autre tourne en dedans.CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES Difficultés : C\u2019est la plus fréquente des déviations oculaires, et si elle est facilement reconnaissable à une simple inspection, elle n\u2019en présente pas moins certaines difficultés, Son mode de production, l\u2019âge où il apparaît, le moment le plus opportun de sa correction, l\u2019opération ayant le plus de chance de succès font qu\u2019il peut être étudié sous plusieurs aspects. 522 Lava\u2026 MÉDICAL Décembre 1942 État normal : Normalement une vision parfaite est assurée grâce à un équilibre harmonieux des muscles oculaires.A la suite de causes multiples, un déséquilibre musculaire peut s\u2019installer avec, comme résultat, une déviation des axes visuels, dont le strabisme convergent est une des manifestations.Contributions : Si, dès la plus haute antiquité, l\u2019on n\u2019a pas été sans remarquer un défaut aussi apparent, ce n\u2019est toutefois que depuis le siècle dernier que l\u2019on s\u2019est efforcé de tirer au clair ce difficile problème et de lui apporter une solution adéquate.Parmi les principaux noms attachés à cette tâche, il faut mentionner von Græfe, Savage, Donders, Parinaud, Javal, Worth en Europe, puis White, Douane et Peter aux États-Unis.Connaissances essentielles : Certaines connaissances anatomiques et physiologiques sont nécessaires dans l\u2019étude des muscles oculaires.Les conditions anatomiques des orbites, les relations de ceux-ci avec les axes optiques, le mode d\u2019action des muscles sont d\u2019une grande importance.Chaque muscle a une ou plusieurs fonctions qu\u2019il faut toujours avoir présentes à l\u2019esprit et surtout la fonction prédominante de chacun d\u2019eux dans une certaine direction du regard.Il ne faut pas non plus oublier le synergisme et l\u2019antagonisme des muscles oculaires de même que le fonctionnement de la convergence et de l\u2019accommodation.PRINCIPAUX MODES DE DÉVELOPPEMENTS Faculté de fusion : Chez l\u2019individu normal, l\u2019image vue par un œil qui fixe tombe également au centre de la macula de l\u2019autre œil et ce résultat est obtenu par la coordination des douze muscles oculaires.Il y a alors vision binoculaire simple ou fusion.Si cette faculté de fusion est absente ou défectueuse, le strabisme est le résultat habituel. Décembre 1942 Lavar.MÉpicaL 523 Obstacles à la vision binoculaire : La vision binoculaire peut être compromise par certains obstacles pouvant contribuer à l\u2019établissement du strabisme, ainsi des erreurs de réfraction, des verres non appropriés, des opacités de la cornée et du cristallin, des maladies du nerf optique ou de la rétine, de la fibrose des muscles oculaires, des traumatismes à la naissance, voire même des défauts de l\u2019activité cérébrale.Relations entre la convergence et l\u2019accommodation chez l\u2019hypermétrope : Mais il convient d\u2019insister sur les relations entre la convergence et l\u2019accommodation chez l\u2019hypermétrope, car 70% des strabismes convergents sont chez des hypermétropes.Quelques principes fondamentaux sont à établir.L\u2019œil a la faculté de s\u2019adapter à des distances variables, c\u2019est le phénomène de l\u2019accommodation, d\u2019ailleurs connu depuis longtemps.Descartes lui-même a dit que « la lentille cristalline change de forme par le pouvoir musculaire de ses fibres».Mais dans la vision binoculaire, alors que les deux yeux doivent fixer un même objet pour obtenir la fusion des deux images en une seule, ceux-ci sont incités à se diriger sur le point donné, l\u2019on a alors la convergence.Par ailleurs, le strabisme convergent s\u2019établit généralement chez des jeunes enfants hypermétropes.L\u2019on a remarqué qu\u2019il y avait, à la naissance, un contraste frappant entre le développement avancé du globe oculaire et celui du muscle ciliaire, agent de l\u2019accommodation.En effet, à ce moment, les globes oculaires ont atteint 72% de leurs dimensions, et le diamètre de la cornée est d\u2019environ 75% à 80% de celui de l'adulte.Par contre, le muscle ciliaire est, au moment de la naissance, inadéquat pour une accommodation marquée, car son développement complet est très tardif.Les muscles extra-oculaires, dont surtout les droits internes, qui jouent un rôle important dans le convergence, sont comparativement beaucoup plus développés.A la naissance encore, les yeux normaux ont une bypermétropie de 5 dioptries, laquelle prend environ 8 ans à disparaître, âge où les yeux ont atteint leurs pleines dimensions.Si l\u2019enfant naît, en plus, avec une certaine quantité d\u2019hypermétropie, celle-ci s\u2019ajoute à l\u2019hypermétropie infantile. 524 Lavar MÉDICAL Décembre 1942 Mais lorsqu\u2019il y aura incitation a fixer, le muscle ciliaire sera requis pour donner une accommodation suffisante et ceci d\u2019abord pour de loin puis, ensuite, pour de près.Vu l\u2019hypermétropie infantile, l\u2019effort du muscle ciliaire devra entrer en jeu.Dans le cas d\u2019hypermétropie qui s\u2019y sera ajoutée, le travail de ce dernier sera constamment plus considérable.L\u2019on a dit « que le muscle ciliairre de l\u2019hypermétrope ne se repose que - pendant le sommeil ».Inévitablement l\u2019accommodation et la convergence, intimement liées, se trouvent ainsi augmentées et l\u2019on aura développement du strabisme convergent.ASPECT CLINIQUE S\u2019il arrive assez souvent de voir un adulte se présenter avec un strabisme convergent, ordinairement c\u2019est chez l\u2019enfant que l\u2019on est appelé à porter un diagnostic et à donner une ligne de conduite à suivre.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un enfant de 3, 4, 5 ans qui a un strabisme convergent depuis environ une ou deux années, et auquel l\u2019on rattache une maladie infectieuse ou un traumatisme quelconque, alors qu\u2019il ne s\u2019agit, dans certains cas, que d\u2019une simple coïncidence.L\u2019on aura affaire à un strabisme convergent ou monoculaire ou alternant.Dans le strabisme monoculaire, c\u2019est le même œil qui fixe alors que l\u2019autre tourne en dedans.Ici, la faculté de fusion est présente, mais non développée.L\u2019on constatera : a) la déviation ; b) suppression de l\u2019image dans l\u2019œil qui est dévié, aboutissant finalement à l\u2019amblyopie ex anopsia, que l\u2019on considère aujourd\u2019hui comme un symptôme du strabisme et non comme une cause.Le strabisme alternant est, par contre, caractérisé par le fait que l\u2019un ou l\u2019autre œil fixe indifféremment.L\u2019on constatera : a) l\u2019absence complète de la faculté de fusion ; b) son apparition précoce au cours de la première année ; c) ici l\u2019amblyopie ex anopsia ne se développe pas ; d) et la vision est souvent bonne dans chaque œil. Décembre 1942 Lava\u2026 MÉDICAL 525 MÉTHODES D'EXAMEN Après un interrogatoire sur les circonstances accompagnant l\u2019apparition du strabisme, la première chose à faire est de prendre : a) la vision de chaque œil ; b) l\u2019on doit ensuite mesurer la déviation oculaire ; (II y a plusieurs méthodes : celle de Hirschbergh ; celle de Javal, mensuration avec le périmètre.La méthode de Douane, aux États-Unis, la plus scientifique et la plus précise, est celle de l\u2019écran combiné avec prismes, lorsque la vision n\u2019est pas trop faible et qu\u2019il y a fixation centrale.Avec ce moyen d\u2019investigation, l\u2019on mesure la déviation à 6 pieds, 13 pouces et dans les 6 positions cardinales ; l\u2019on a alors la mensuration exacte en degrés-prismes des déviations horizontales et même virtuelles dans certains cas.Cet examen permet de savoir quels sont les muscles qui sont en défaut.) c) il faut ensuite rechercher l\u2019œil qui fixe habituellement s1 tel est le cas ; d) puis la force de l\u2019accommodation ; e) de mème que la limitation des mouvements oculaires à l\u2019aide de la méthode de l\u2019écran concomitant ; f) 1l faut porter une attention spéciale à l\u2019étude du point de convergence pour de près ; et g) vérifier avec soin la vision binoculaire ; l\u2019amblyoscope de Worth et la méthode dite des «4 points de Worth » peuvent donner, dans l\u2019étude de la vision binoculaire, de précieux renseignements.TRAITEMENT Le traitement du strabisme convergent est variable.État général : L\u2019on est trop porté à oublier que le strabisme, chez l\u2019enfant, est souvent une condition greffée à un mauvais état général.II peut être 526 Lava\u2026 MÉDicaL Décembre 1942 influencé par des éléments d\u2019origine nerveuse.L\u2019on doit s\u2019attaquer aussi à diverses conditions toxiques, dents, intestins, amygdales, ce qui a fait dire à Wilkinson, que non seulement l\u2019on a un œil à traiter, mais en plus, un patient.Correction à l\u2019aide de verres : En 1743, Buffon avait déjà pensé à la correction du strabisme à l\u2019aide de verres.Donders a définitivement établi la valeur de ce procédé.Il est un fait indéniable que bien des cas de strabisme convergent sont considérablement réduits par des verres correcteurs, après examen précis sous atropine, bien entendu.Il est aujourd\u2019hui admis que si, après 2 ou 3 mois, une fois l\u2019accommodation revenue à la normale à la suite d\u2019une correction totale, la condition est restée à peu près la même, il y a peu à espérer de cette méthode.À quel âge doit-on donner des verres chez enfant?Il n\u2019y a pas d\u2019inconvénients à les prescrire à l\u2019âge de 4 et même 3 ans.) Occlusion de I ceil fixateur : L\u2019on doit à Javal, en France, l\u2019idée de l\u2019occlusion de l\u2019œil fixateur, celui qui a la meilleure vision, dans certains cas de strabisme convergent monoculaire.Il s\u2019agit de mettre un bandeau ou un pansement sec sur l\u2019œil qui fixe, avec le résultat que l\u2019œil faible est obligé de fixer.Dans les cas favorables, il y a aura rétablissement de la fixation centrale dans l\u2019œil amblyope avec une amélioration marquée de l\u2019acuité visuelle.Après environ 6 semaines, si ce moyen n\u2019a pas donné de succès 1l est inutile de le continuer.Développement de la vision binoculaire : Il y a sans doute toujours moyen de corriger un strabisme convergent à l\u2019aide d\u2019une opération ; mais ici il est à remarquer un fait capital : quel que soit le résultat obtenu en s\u2019efforçant de rétablir la parallélisme des axes visuels, la vision de l\u2019œil auparavant dévié ne sera pas améliorée.Le résultat sera purement esthétique.Le patient sera toujours privé de la vision binoculaire avec, comme conséquence, le manque de vision stéréoscopique, lui permettant d\u2019apprécier les reliefs.Il n\u2019aura pas le sens de la perspective.Nous devons à Javal et à Worth d\u2019avoir émis les principes .STRABÎSME CONVERGENT.I i si (nt NS [= \u20141 Il = Sop over SE im [ Le oti 2 i Pr ree EEE wsdl FI : Ces mollis > ia] Fa A Figure 1 528 Lavar MEbpicaL Décembre 1942 fondamentaux servant à établir la vision stéréoscopique.Une fois cet immense avantage acquis, l\u2019on est assuré de voir les lignes visuelles définitivement parallèles.Worth a ingénieusement imaginé trois degrés de vision binoculaire : 1° perception maculaire simultanée ; 2° fusion avec amplitude ; 3° sens de la perspective.Ces différentes étapes sont franchies à l\u2019aide d\u2019instruments compliqués, exigeant beaucoup de temps et de patience.Un certain nombre de patients correspondent bien à cette méthode.L'\u2019intervention chirurgicale est ainsi évitée.Peter, aux États-Unis, affirme que l\u2019on peut, de cette façon, éviter l\u2019opération dans 50% des cas de strabisme convergent monoculaire, chez les enfants de moins de 7 ans, pourvu que le strabisme ne soit pas trop avancé.II est exceptionnel de réveiller la fusion chez l\u2019adulte.Traitement chirurgical : L'intervention chirurgicale est, sans contredit, un moyen d\u2019une grande valeur dans la correction du strabisme.Mais ici se pose une question très opportune : à quel Âge opérer un strabisme ?Age pour opérer : Disons immédiatement qu\u2019il faut opérer le plus tôt possible, soit au cours de la 5° année et même de la 4°, lorsque les principales méthodes ayant pour but de corriger cette difformité se sont montrées inefficaces, soit, la correction par des verres, l\u2019atropine, ou les traitements visant à développer la vision binoculaire.Si tous ces derniers moyens ne donnent aucun résultat après 6 mois l\u2019on doit alors ne pas hésiter à intervenir chirurgicalement.Raisons en faveur d\u2019une opération précoce : Voici les principales raisons qui militent en faveur d\u2019une opération précoce : 1° Il est un fait maintenant reconnu que l\u2019enfant de moins de 6 ans a le plus de chances une fois opéré, de voir s\u2019établir la vision binoculaire, si l\u2019on s\u2019applique à développer la faculté de fusion.Ainsi, non seulement l\u2019on aura corrigé une difformité, mais en plus, l\u2019on aura restauré une fonction, car, autrement, la vision de cet œil dévié sera perdue.Il faut donc opérer avant que le désir de la vision binoculaire soit perdu (Wilkinson). STRABISME CONVERGENT (suite).FA : 0\" cs wo Sha.AX a (Fig 7] ae, ee « & oF ki ; Pas Res\" Bid f= i = I= a =a Figure 2 530 Lavar.MÉpicaL Décembre 1942 2° Il n\u2019y a, en plus, aucun intérêt à attendre l\u2019âge de 10 ou 11 ans pour corriger un strabisme alors que l\u2019on peut beaucoup plus précocement soulager ces enfants atteints d\u2019un défaut aussi apparent.L\u2019enfant strabique réalise vite son état d\u2019infériorité ; il est toujours sujet aux railleries de ses camarades, conscient de son infirmité, 1l développera un état de crainte et de timidité qui pourront souvent influencer défavorablement sa vie.3° L'on lest prêt à concéder qu\u2019un individu peut vivre avec un seul œil, mais si par accident ou autrement, la vision dans celui-ci est perdue, il ne lui restera qu\u2019un œil dont la vision sera souvent très faible.Aussi doit-on opérer à l\u2019âge où l\u2019on pourra ensuite réveiller la vision binoculaire.4° Plus l\u2019on opère l\u2019enfant jeune, plus l\u2019on prévient le manque de souplesse de certains muscles, et la contracture marquée de certains autres.Ainsi les chances d\u2019une correction parfaite sont beaucoup plus grandes que si l\u2019on attend plusieurs années.5° L\u2019intervention sous \u2018anesthésie générale n\u2019est pas une contre- Indication à la correction chirurgicale du strabisme.Témoignages en faveur d\u2019une opération précoce : Voici quelques témoignages très explicites sur cette question.Wilkinson dit : « opérer aussitôt que l\u2019on a déterminé que les traitements orthoptiques, avec les verres et l\u2019atropine n\u2019ont pas corrigé le défaut, ce qui peut prendre environ 6 mois et parfois moins ».Ballantyne affirme : ne pas hésiter à opérer à n\u2019importe quel âge, après s\u2019être assuré de l\u2019inutilité des mesures non chirurgicales».Harman conclut que: « si la correction avec des verres n\u2019a pas donné de résultat après un mois, tout espace de temps entre le jour où l\u2019on a tiré cette conclusion et celui de l\u2019opération est du temps perdu ».Peter affirme que c\u2019est une erreur d'attendre l\u2019âge de 10 ans pour opérer.Berens soutient que la possibilité d\u2019obtenir une vision binoculaire utile, et, dans certains cas, une vision stéréoscopique précise, est beaucoup plus grande si l\u2019enfant est opéré avant l\u2019Âge de 6 ans.White, aux États-Unis, maintient que, indépendamment de l\u2019âge, le strabisme doit être corrigé par l\u2019opération quand 1! n\u2019y a;pas de réduction ou une réduction insuffisante à l\u2019aide de moyens non chirurgicaux et de préférence avant l\u2019entrée de l\u2019enfant à la classe.C\u2019est également l\u2019opinion de Worth.g p STR£ BISME AVEC DEVI(TION OBLIQUE.Cas No le.7 % 1 a \"M _ bé oil i Regard en fice.Aprds ténotomie de 1' oblique inférieur et droit interne guu- ches, Cas NO.2 Cas M0.,3 Regard en \u201chaut ot \u2018à droite.Regard en haut et à gauche.Après ténotomie de 1° es oblique inférieur gau- | ail dil che.Après ténotomie de | l'oblique inférieur droit et opération sur droits ingerne et externe, côté droite made.ED « 2e Après opération sur droits interne et externe gauches.Figure 3 532 Lava\u2026.MÉDicaL Décembre 1942 Voilà assez de raisons sérieuses et de témoignages probants pour combattre l\u2019idée qu\u2019un enfant doit être rendu à l\u2019adolescence pour se faire opérer, sous prétexte qu\u2019avec le développement du massif facial, le strabisme peut se corriger seul.Ceci n\u2019arrive d\u2019ailleurs que dans une infirme proportion.Méthodes chirurgicales : Un autre problème se pose en second lieu : par quelle méthode intervenir chirurgicalement ?Nombreuses sont les interventions visant à corriger le strabisme.McReynolds a dit que : « tout ophtalmologiste qui fait de l\u2019insomnie a essayé de prôner une opération nouvelle pour le strabisme convergent » et il ajoute : « quel est l\u2019ophtalmologiste qui, à un certain moment, n\u2019a pas fait de l\u2019insomnie ?» Quelque soit la méthode employée, l\u2019essentiel est de bien posséder sa technique.Nous croyons tout de même que les indications de la ténotomie se font de plus en plus rares.Car c\u2019est une intervention sans contrôle, ne respectant pas la convergence, et pouvant donner le défaut contraire, c\u2019est-à-dire le strabisme divergent.Nous employons la méthode de Jameson, consistant à sectionner le droit interne de l\u2019un ou l\u2019autre œil, ou les deux, suivant les cas, puis à fixer le muscle à la sclérotique à une distance appropriée de manière à conserver la convergence.Nous ajoutons une résection avec ou sans avancement du droit externe, suivant les circonstances.L\u2019étude de l\u2019hyperfonctionnement des droits internes ou de l\u2019hypofonctionne- ment des droits externes, de même que les caractères du point de convergence pour de près nous guident dans le choix des muscles à opérer.Anomalies verticales associées au strabisme convergent : White et Brown, dans une étude de 11,600 patients, ont remarqué que 1,955 d\u2019entre eux présentaient des troubles musculaires, dont 36%, soit 715, auraient une anomalie verticale.Ces auteurs conseillent de toujours rechercher les troubles verticaux, lorsque l\u2019on a un cas de déviation horizontale à corriger, car très rarement la correction de cette dernière va influencer la déviation verticale.Ceci est une des raisons des échecs dans la correction de certains cas de strabisme convergent.Lorsque, associée à un strabisme convergent, l\u2019on est en présence d\u2019une déviation verticale suffisante, mise en évidence dans le champ du regard correspon- Décembre 1942 Lavar.MÉDicaL 533 dant à l\u2019action prédominante du muscle oblique inférieur, l\u2019on doit pratiquer, s\u2019il n\u2019y a pas de contre-indications, une ténotomie du muscle oblique inférieur.Douane, en 1906, aux États-Unis, a été le premier à ténotomiser le muscle oblique inférieur et 1l insiste sur l\u2019opportunité d\u2019une telle intervention.Dans notre série de malades opérés pour strabisme convergent, nous avons pratiqué trois fois la ténotomie de l\u2019oblique inférieur comme premier temps suivant la technique de Douane et White, et nous avons obtenu de très bons résultats.Dans la suite, suivant la correction obtenue, nous avons opéré le droit interne et le droit externe.Mais avant de suivre une telle méthode, l\u2019on doit faire un diagnostic précis.Car 1l ne faut pas oublier que l\u2019oblique inférieur a trois fonctions.Le but de cette intervention étant d\u2019annuler l\u2019action de ce muscle, il faut éviter de poser un acte chirurgical suivi de déviation post-opératoire très désagréable et pour le malade et pour le chirurgien.L\u2019on doit avertir les parents de l\u2019opportunité de une ou plusieurs opérations.Il faut savoir attendre.Dans plusieurs cas, un espace de temps raisonnable est requis pour juger de l\u2019effet de la correction obtenue, avant d\u2019entreprendre une deuxième opération.Parfois, des strabiques peuvent, après quelque temps, garder une certaine déviation ; et avec des verres correcteurs, l\u2019on pourra obtenir ce qui reste de la correction recherchée.Il est préférable de ne pas suivre trop rigoureusement le principe qu\u2019une résection de tant de mm.corrige tant de degrés de déviation.Au moment de l\u2019intervention, constatant l\u2019état de souplesse ou de contracture des muscles, l\u2019on peut chez un certain nombre de malades juger de la quantité à sectionner.En conclusion, un fait principal est à retenir, c\u2019est que la question du strabisme est un problème de l\u2019enfance.(4) ULCÈRES DU DUODÉNUM ET HYDROCÉPHALIE LOCALISÉE CHEZ UN NOURRISSON DE 15 MOIS - Marcel LANGLOIS Che] du Service de pédiatrie à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Sous la dénomination générale d\u2019ulcères de l\u2019estomac et du duodénum chez l\u2019enfant, on groupe toute une série de faits assez disparates, tant au point de vue anatomo-pathologique, qu\u2019au point de vue clinique et étiologique entre lesquels le seul lien est l\u2019existence d\u2019ulcérations de la muqueuse gastro-duodénale.Très étudiées par de nombreux auteurs, ces lésions ne sont pas très fréquentes en pratique journalière et beaucoup d\u2019entre elles ne sont pas diagnostiquées pendant la vie.« Elles constituent souvent des découvertes d\u2019autopsie ) : ainsi s\u2019expriment P.Lereboullet et A.Bohn (1).Pfaundler et Schlossmann (2) affirment que : «les ulcérations du tube digestif produisent rarement dans l\u2019enfance des signes cliniques, qu\u2019elles sont des trouvailles d\u2019autopsie, exception faite du melæna vera.» R.H.Kunstadter et E.Gettelman (3), de Chicago, tout en parcourant la littérature sur les hémorrhagies fatales par ulcère gastrique chez le nouveau-né, rapportent, en 1936, entre autres faits statistiques, les suivants : Berglund a trouvé 14 cas d\u2019ulcère du duodénum, 4 de l\u2019estomac et 1 d\u2019ulcére combiné sur 1,323 autopsies de 0 à 13 ans.Soixante-dix pour cent étaient âgés de moins d\u2019un an.Ce même auteur cite Dietrich qui, sur 8,534 autopsies a trouvé 134 ulcères ou cicatrices d\u2019ulcères, 6 chez les moins de 10 ans et un chez un enfant de dix jours. Décembre 1942 Lavar MÉDicaL 535 Suivant Berglund encore, sur 7,044 autopsies pratiquées au Michael Reese Hospital, dans le cours des 20 dernières années, soit depuis 1906, on aurait trouvé que 7 cas d\u2019ulcère gastro-duodénal chez les moins d\u2019un an, et de ce nombre deux avaient moins qu\u2019un mois.Encore en 1936, J.Williams (4) en a rapporté un cas chez un enfant de 5 ans où le diagnostic fut porté par la radiologie.- Le seul signe clinique en était une douleur persistante et autrement inexpliquée.Sur 1,147 autopsies Gruber (5) en a trouvé 9.W.J.Burdick (6), tout en insistant sur la valeur et l'importance de l\u2019examen radiologique, n\u2019en signale que 8 cas sur 21,231 enfants admis au Children\u2019s Hospital de Université Georgetown.Cette revue, forcément incomplète de la littérature, établit la rareté relative de l\u2019ulcère gastro-duodénal chez les enfants de 3 mois à 12 ans.En effet, sur un total de 18,048 autopsies, on en a relevé que 165, et sur 21,231 admissions on en a décelé que 8 radrologiquement.En tout 173 sur 39,279 enfants.Elle établit aussi, sans aucun doute, que ces lésions sont malheureusement, avant tout, des trouvailles d\u2019autopsie.Beaucoup plus suggestifs sont les faits rapportés en 1938, par L.Opper et H.Zimmerman (7).Il s\u2019agit de la confirmation nécropsique de 21 ulcérations de la portion supérieure du tube digestif associées à des lésions cérébrales, réparties comme suit : 16 de ces cas présentaient des lésions des noyaux centraux ; 2 de ces cas présentaient des lésions du mésencéphale ; 3 de ces cas présentaient des lésions diffuses, surtout corticales.Loin de ne considérer en cela qu\u2019une coïncidence, plusieurs auteurs avec Harvey Cushing (8 et 9), ont cherché à établir une relation de causalité.Il faut mentionner, parmi ceux-ci, Grant (10), Masten S.Bunt (11), Vauzant et Brown (12).Sans que leur manière de voir soit admise universellement, ils ont été orientés par des circonstances particulières fortement suggestives.Cushing fut frappé du fait de la mort par ulcère gastro-duodénal, de trois de ses malades opérés, apparemment avec succès, pour lésions crâniennes.C\u2019est de ce moment que fut réussie la provocation expérimentale de l\u2019ulcère. 536 LavaL MEbicaL Décembre 1942 L\u2019observation qui suit appartient à ce groupe de faits relativement rares et elle est rapportée en toute objectivité.OBSERVATION M.T.(dossier 9042-B), âgée de 15 mois, nous est envoyée par son médecin, le 11 janvier 1942, parce que, depuis quelques heures, elle fait des crises convulsives, dont la dernière dure encore quatre heures après son début.Elle est née au cours d\u2019un accouchement laborieux nécessitant l\u2019application régulière du forceps.C\u2019est la première fois, chez elle, qu\u2019apparaissent ces symptômes en décours d\u2019un catarrhe fébrile aigu, saisonnier, commencé 1l y a 8 jours, et dont Il reste un léger foyer de broncho-congestion.À son arrivée à l\u2019hôpital, la température est à 106° et le pouls à 160 ; l\u2019enfant est Inconsciente.La ponction lombaire faite sur-le-champ, ramène un liquide sans pression et d\u2019apparence normale.L\u2019examen chimique et biologique de ce liquide ne révèle rien de particulier.Le lendemain la température tombe et l\u2019enfant\u2019 paraît s\u2019améliorer.Le surlendemain, 13 janvier 1942, nouvelle poussée fébrile à 105° et réapparition des convulsions.Les réflexes abdominaux sont abolis, de même que ceux des membres du côté droit qui paraissent parésiés.La sensibilité à la piqûre est disparue sur tout ce côté.L\u2019enfant est toujours inconsciente.Pour la première fois l\u2019on note une selle noire et un vomissement.Le 15 janvier, \"enfant est toujours dans le même état.En présence du caractère épileptiforme des convulsions et des signes de localisation, le Dr Jean Sirois est demandé.Voici quelles furent ses constatations : « Irritation corticale ou sous-corticale gauche, lésion probablement d\u2019origine obstétricale ; kyste en voie de dégénérescence ou hématome sous-dural.Une encéphalographie est conseillée.» L\u2019enfant est transportée le même Jour à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Le lendemain de son arrivée une trépanation est pratiquée avant la ventriculographie, qui devait, d\u2019ailleurs, se révéler négative.Le protocole de l\u2019intervention se lit comme suit : tnt t Décembre 1942 Lavar MéÉprcar 537 « À l\u2019ouverture de la dure-mère, 1l s\u2019échappe une quantité de liquide assez abondante, et après cette évacuation le cerveau bat de la façon usuelle.» Les suites opératoires furent normales avec une amélioration marquée des signes neurologiques.\u2018Un nouveau foyer de broncho-congestion apparut deux Jours après et fut de courte durée.Le 20 janvier, sang noir dans les selles.Réaction de Weber fortement positive.La pâleur anormale de la malade exige une formule sanguine qui révèle une anémie à 3,800,000 globules rouges.Le 22 janvier, la pâleur s\u2019accentue et les globules rouges ne sont plus qu\u2019à 1,880,000.La veille, deux lavements évacuants avaient ramené du sang très noir et même du sang rouge en jet.La première transfusion est pratiquée.Le 24 janvier, les globules rouges ne sont plus qu\u2019à 1,800,000, malgré les transfusions.Le Dr Beaudet, qui s\u2019était chargé de pratiquer ces transfusions, suggère la possibilité d\u2019un l\u2019ulcère du duodénum.Cependant, l\u2019état de la malade \u2018interdit toute intervention.La malade est décédée le 26 janvier 1942.L\u2019autopsie a été faite par le Dr Ls Berger, et en voici le protocole: « Anémie extrême de tous les viscéres.Bronchite et bronchiolite muco-purulente avec broncho-pneumonie au début, à disposition hypostatique des lobes inférieurs droit et gauche.« Deux ulcères aigus du duodénum d\u2019environ 6 mm.de diamètre chacun, dont l\u2019un est situé au contact de l\u2019autre à environ 1 em.du pylore.La majeure partie de l\u2019intestin grêle et tout le gros intestin sont remplis de sang.« Le cerveau est fixé en entier pour être examiné ultérieurement.» Ce dernier examen n\u2019a rien révélé.Il s\u2019est donc bien agi d\u2019ulcères du duodénum, aigus, ayant entraîné la mort par hémorrhagies répétées chez une enfant souffrant d\u2019une hydrocéphalie localisée au lobe temporal gauche, et pour laquelle elle fut trépanée avec succès.S\u2019il est impossible d\u2019affirmer une relation étiologique absolue entre ces deux états pathologiques, 1l n\u2019est pas exagéré de dire que leur coïncidence nous a paru assez suggestive pour vous en faire part. 538 Lavar MÉDICAL Décembre 1942 Le diagnostic d\u2019ulcère eut-il été possible lors de sa première manifestation clinique par le melæna du 13 janvier?Une réponse affirmative est soutenable lorsque le melæna existe à l\u2019état de symptôme unique chez un adulte, mais 1l n\u2019en est pas de même chez une enfant de 15 mois, lorsqu\u2019il est associé à un syndrome autrement plus grave et plus bruyant.Nos plus sincères remerciements sont acquis aux Drs Sirois, Berger et Beaudet pour leur collaboration qui a rendu possible l\u2019étude complète de cette observation.BIBLIOGRAPHIE \u20181.NoBÉCOURT et BABONNEIX.Traité de Médecine des Enfants, tome 111, p.764.2.PFAUNDLER et SCHLOSSMANN.The diseases of children, tome 1v, p.235.3.Journal American Med.Ass.Vol.106, t.1, p.207, (18 janvier) 1936.4.Journal American Med.Ass.Vol.106, t.11, p.79, (4 juillet) 1936.5.PFAUNDLER et ScHLOSSMANN.Loc.cit.6.Burpick, W.J.Journal de Pédiatrie, 17, 654-658, (nov.) 1940.7.Journal American Med.Ass.Vol.108, tome 11, p.2156, (3 déc.) 1938.8.Journal American Med.Ass.Vol.109, tome 1, p.704, (25 fév.) 1939.9.CusHING, Harvey.Peptic ulcers and the inter brain.Surg., Gynec.er Obst., 55 : (1 juillet) 1932.10.GRANT, F.C.Brain lesions and duodenal ulcer.Am.Surg., 101 : 156 (jan.).11.Masten, M.Y., et Bunt, R.C.Neurogenic erosions and perforations of the stomach and cesophagus in cerebral lesions.Arc.Int.Med., 54 : 916 (décembre) 1934.12.VAUZANT, F.Rand, et Brown, J.A.A case of peptic ulcer in a child following a brain injury.Am.J.Digest Dis.& Nutrition, 5 : 113 (avril) 1938. iy 5, MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LETTRE A UN CONFRERE LE GOITRE TOXIQUE Mon cher confrère, Je suis très heureux d'apprendre que notre opérée se porte si bien.Du reste, les suites opératoires du goitre toxique sont habituellement faciles et 1l ne faut pas crier au miracle si elles permettent les prouesses dont se vante ta malade.Il y a à peine un mois qu\u2019elle passait par la salle d\u2019opération et elle peut manger à sa guise, se promener plusieurs heures par jour, dormir des « nuits rondes », s\u2019accorder avec ses proches et recevoir des amis.Si tout cela est aujourd\u2019hui considéré comme normal, c\u2019est que le traitement médico-chirurgical du goitre toxique est devenu un chapitre bien réglé de la thérapeutique en milieu hospitalier.C\u2019est à ta demande que je me permets de rappeler I ici les grandes lignes de cette question autrefois si controversée.} Nous savons que le goitre est tout simplement l\u2019hypertrophie de la glande thyroïde ; que cette glande est située au cou, en avant de la trachée et qu\u2019elle y adhère, ce qui explique qu\u2019elle en suit tous les mouvements et en particulier au cours de la déglutition.Rappelons ensuite . 540 LavaL MEbpicaL Décembre 1942 qu\u2019elle est essentiellement composée de deux lobes réunis par un isthme et que l\u2019ensemble présente la forme d\u2019un fer à cheval qui embrasse, dans sa concavité, la partie antérieure du cou, juste au-dessous du cartilage du larynx.Les fonctions de cette glande endocrine sont nombreuses (entre autres la fixation de l\u2019iode des aliments) et elle entre à titre coopératif dans le système pluriglandulaire endocrinien qui travaille à établir et à maintenir un équilibre humoral constant.C\u2019est ainsi que la thyroïde, par le truchement de plusieurs glandes, influence la croissance osseuse, la maturité sexuelle et le développement intellectuel.Si elle vient à faire défaut, le sujet présentera un retard de croissance physique (nanisme), ou intellectuelle (crétinisme), ou sexuelle (dystrophie adiposo- génitale).Si, au contraire, elle fonctionne de façon exagérée, nous verrons apparaître toute la série des troubles du goitre toxique, qu\u2019il faut interpréter comme l\u2019exagération des échanges de l\u2019organisme.Le goitre toxique atteint surtout les femmes et particulièrement aux périodes d\u2019activité génitale, comme la puberté, la grossesse et la ménopause, ou encore à la suite d\u2019une maladie infectieuse, d\u2019un surmenage ou d\u2019un état de débilité générale.Il y a souvent une hérédité nerveuse chargée et un terrain familial du type sympathicotonique.SYMPTOMES Le début est insidieux et se fait à peine remarquer.La malade présente une simple exagération de son activité normale ; elle sent le besoin de travailler plus et plus vite ; elle ne peut rester en place, elle a toujours quelque besogne à s\u2019affairer.Ses proches remarquent qu\u2019elle rompt avec ses habitudes calmes pour affecter le type excité et même surexcité.Son caractère change ; ses réactions sont brusquées.Elle maigrit, bien qu\u2019elle ait conservé un bon appétit.Elle a des bouffées de chaleur, des étourdissements et des palpitations de cœur.Elle transpire à propos de tout et de rien et elle tremble des extrémités.Ses membres sont le siège de fourmillements, de crampes, de mouvements Impétueux et de névralgies.Le sommeil est de courte durée et très agité. Décembre 1942 Lavar MÉpicaL 541 A ce moment l\u2019examen nous montre les symptômes les plus 1m- portants, ceux qui vont nous faire porter le diagnostic de goitre toxique.L\u2019apparence de la malade nous frappe par la fixité du regard et la protusion de l\u2019œil.On a l\u2019impression que l\u2019œil veut sortir de l\u2019orbite, ce qui donne une drôle de physionomie que l\u2019on appelle, dans les cas graves, « œil de vache » ; c\u2019est l\u2019exophtalmaæe.D\u2019autre part, à la région antérieure du cou, l\u2019on voit habituellement une tuméfaction transversale, à cheval sur la trachée et mobile avec la déglutition.Le doigt perçoit très nettement une masse uniforme et mollasse qui croise la face antérieure de la trachée et qui se continue de chaque côté par deux lobes volumineux.Enfin, le pouls est toujours rapide mais bien frappé ; on le compte jusqu\u2019à 120, 140 et plus par minute.Si l\u2019on découvre des troubles au cœur, comme de l\u2019arythmie, de l\u2019hyperthyroïdie ou de l\u2019insuffisance cardiaque, ce sont plus des complications que des symptômes du goitre.Et si l\u2019on pratique la mesure du métabolisme basal, on le trouve toujours augmenté.Il est un critère certain qui nous indique le degré de gravité de la maladie.Voilà complété, mon cher confrère, le tableau du goitre toxique.Il se peut que les troubles toxiques n\u2019apparaissent que longtemps après la tuméfaction de la glande thyroïde, ce que certains appellent « goitre toxique ».Dans les cas où les deux surviennent en même temps, on a affaire à la véritable « maladie de Basedow ».Parfois aussi ce n\u2019est pas toute la glande qui est hypertrophiée en masse, mais simplement une petite partie : il s\u2019agit alors d\u2019un adénome.Tout cela ne change en rien l\u2019allure générale de la maladie.La lésion histologique est une hyperplasie diffuse des cellules basales qui sécrètent une substance colloïde.C\u2019est cette surproduction de sécrétion qui amène l\u2019hyperfonctionnement de la glande.TRAITEMENT Pour traiter convenablement ces surexcités, il faut commencer par les calmer ; aussi le repos complet au lit est-il la première indication.x On cherchera par tous les moyens à établir le calme autour d\u2019eux : 542 .Lavar MépicaL Décembre 1942 calme physique et moral.De bons adjuvants, ce sont les anti-nervins, tels la valériane, les bromures et les barbituriques.Mais la médication la plus logique est, sans contredit, l\u2019iode administrée sous forme de « solution de Lugol » : lode métallique.5 mgs Iodure de Potassium.10 \u201c Eau.LL LL 100 \u201c (dose : 10 à 30 gouttes par jour).Il est étonnant de constater qu\u2019avec un traitement si simple les troubles s\u2019amendent rapidement.En quelques Jours en effet, le calme envahit ces malades ; le sommeil redevient normal, les réactions sont moins vives, les palpitations de plus en plus rares et le pouls se ralentit progressivement en même temps que le métabolisme basal s\u2019abaisse.Il y a une telle amélioration que les malades se croient guéris.Mais ce n\u2019est là qu\u2019une illusion car les symptômes vont bientôt réapparaître et plus graves que la première fois, même malgré la poursuite du traitement médical bien compris.Qu'est-ce à dire?C\u2019est que le goitre toxique est une maladie à évolution cyclique.C\u2019est un fait d\u2019observation banale que ces cas font spontanément et alternativement des poussées et des rémissions, la maladie s\u2019aggravant d\u2019un cycle à l\u2019autre.Alors quelle conduite adopter pour parer à cette inéluctable évolution?II suffit tout simplement de compléter le traitement médical déjà mentionné par un traitement chirurgical approprié.Et par traitement chirurgical approprié J'entends une intervention qui ne se contentera pas de ligaturer les artères thyroïdiennes ou qui extraira timidement une Infime partie de la glande thyroïde, mais bien une opération, pratiquée par un homme habitué à cette chirurgie, qui enlèvera la presque totalité du tissu glandulaire et qui ne laissera en place que juste la quantité de glande (environ un gramme de chaque côté) suffisante au maintien de l\u2019équilibre endocrinien.En terminant, je veux insister sur l\u2019extrême inportance de la collaboration médico-thirurgicale.Ces malades sont des fragiles qui méritent Décembre 1942 LavaL MEbicaL 543 d\u2019être examinés et évalués à fond si l\u2019on veut obtenir de beaux résultats : d\u2019où la présence nécessaire d\u2019un médecin compétent qui a l\u2019habitude de ces cas.II lui importe non seulement d\u2019instituer un traitement médical bien équilibré mais surtout de saisir le moment opportun optimum d\u2019amélioration des symptômes pour prier aussitôt le chirurgien d\u2019intervenir.N\u2019ayant en vue, d\u2019une part, que les intérêts bien compris des malades et, d\u2019autre part, que l\u2019amélioration constante de la thérapeutique des goitres toxiques, je ne crains pas de t\u2019affirmer, cher confrère, que cette collaboration médico-chirurgicale ne peut être réalisée que dans certains milieux hospitaliers où le travail en équipe est facile et où l\u2019esprit reste ouvert au perfectionnement toujours possible du médecin et de la médecine.Je t\u2019envoie mon meilleur bonjour et J'espère te lire bientôt.Pierre JoBIN. ANALYSES TABLEAUX SUR LES VITAMINES Vitamine A, axérophtol, protectrice de l\u2019épithélium Provitamine : carotène, cryptoxanthine Formules: Axérophtol vitamine A?\u201d B-caroténe C°H20H CZH30H C#H56 La vitamine A\u201d est un homologue supérieur de la vitamine À.Provenance naturelle: Vitamine À : huile de foie de morue, entrailles des poissons de mer, lait, crème, beurre, jaune d\u2019œuf.Vitamine A\u201d : huile de foie de poisson d\u2019eau douce.Carotène : carottes, épinards, plantes vertes, abricots, huile de palme, organes d\u2019origine animale : (reins, foie, rate, corps jaune, etc.) lait.Teneur dans les produits naturels : 1 kg.d\u2019huile de foie de morue contient environ 0.66 \u2014 1.32 g.de vitamme À (Karrer) ; 1 kg.de carottes contient environ 0.085 g., (caroténe) 0.026 \u2014 0.066 g.(Karrer) ; 1 kg.de lait de vache contient environ 0.33 \u2014 0.5 mg.Propriêtés chimiques : Vitamine À : liquide huileux, incolcre, liposoluble, légèrement oxydable (alcool cyclique non saturé).Holmes (1937) a décrit une vitamme À se présentant sous forme d\u2019aiguilles Jaunes pâles.Pt.F.7.5\u2014 8°.Carotène : Cristaux rouge-violet.Pt.F.183°.(1) Extraits d\u2019un livre intitulé Vitamines et santé publique, par L.M.Sandoz, éditions Victor Attinger.Hommage de la Maison Hoffmann-La Roche, Limitée, Montréal. Décembre 1942 LavaL MEbicaL 545 Fonctions physiologiques : Protecteur épithélial, croissance, antagoniste de la vitamine D et de la thyroxine.Indications thérapeutiques: Kératomalacie, xércphtalmie, héméralopie, prophylaxie des maladies infectieuses ; grossesse, allaitement ; Base-, dow ; cicatrisation des plaies ; carie dentaire ; états de faiblesse.1 unité internationale (U.I.) : 0.6 y de B-caroténe.1 U.I.correspond à 0.33 y de vitamine À cristallisée (Holmes).Besoin, soit dose optimum pour adulte : 3.55\u20145 mg.de B-carotène (provitamine A) par Jour, soit 4,000 \u2014 6,000 U.I.=0.15\u2014 0.2 mg.de vitamine À par Jour, soit environ 7,000 U.I.à l\u2019âge de croissance, soit 8,700 U.I.de vitamine À par jour pendant la grossesse et la période d\u2019allaitement.Vitamine By, aneurine, thiamine, vitamine antinévritique ou antibéribérique Formule : Aneurine : C2'H'\"N4OSCI.HCI.Provenance naturelle : Péricarpe et germe de graminées, riz, levures, organes animaux, tels que foie, rein.Teneur dans les produits naturels : 1 kg.de pellicule de riz contient _environ 10 \u2014 13 mg.de vitamine By ; 1 kg.de levure de brasserie contient environ 0.11 \u2014 0.41 g.de vitamine By ; 1 litre de lait contient environ 0.2 \u2014 0.4 mg.de vitamine By ; 1 litre de sang d\u2019adulte sain contient environ 50 \u2014 150 y de vitamine B; ; 1 kg.de foie de rat contient environ 7 \u2014 13 mg.de cocarboxylase ; 1 kg.de rein de rat contient environ 11 mg.de cocarboxylase.Propriétés chimiques : Cristaux incolores, hydro-solubles, stables aux alcalis.Pt.F.250°.L\u2019oxydation donne du thiochrome.Fonctions physiologiques : En tant qu\u2019éther-sel phosphorique, l\u2019aneu- rine est le co-ferment (cocarboxylase) réglant la dégradation des hydrates de carbone, la respiration cellulaire du système nerveux périphérique et central ; elle normalise les fonctions de ce système.Action synergique avec la vitamine C, antagoniste de l\u2019hormone pancréatique. 546 Lavar MEbicaL Décembre 1942 Indications thérapeutiques : Béribéri, névrites ; névralgies, rhumatismes ; paralysies post-infectieuses (poliomyélite) ; Basedow, diabète, affections du tractus gastro-intestinal ; cardiopathies ; grossesse et allaitement, toxicoses des nourrissons ; troubles de la croissance.Hypovitammoses B1.1 unité internationale (U.I.)=3 y d\u2019aneurine synthétique (vitamine By) correspondant à environ 1.5 de l\u2019ancienne U.I.Besoin, soit dose optimum pour adultes : 1 \u2014 2 mg., c\u2019est-à-dire 333 \u2014 666 U.I.d\u2019aneurine par jour ; 3\u20145 fois plus pendant la grossesse et l\u2019allaitement.Vitamine B», riboflavine, lactoflavine facteur de croissance Formule : Riboflavine C!\"7H2°O6N4, Provenance naturelle : Levure, légumes, organes d\u2019origine animale, foie ou rein, en partie libre, en partie liée à l\u2019acide phosphorique et à une albumine.Teneur dans les produits naturels : 1 litre de lait contient environ 1.6 \u2014 2.5 mg.de riboflavine.1 kg.de levure sèche contient environ 0.02 \u2014 0.5 g.de riboflavine ; 1 kg.de petit-lait en poudre contient environ 1 mg.de riboflavine ; 1 kg.de foie de porc sec contient environ 23 mg.de riboflavine ; 1 kg.de laitance de poisson contient environ 5 \u2014 20 mg.de riboflavine ; 1 kg.de foie de poisson contient environ 10 mg.de riboflavine ; 1 kg.de luzerne en poudre contient environ 15.5 mg.de riboflavine.Propriétés chimiques : Cristaux jaunes, peu solubles dans l\u2019eau, photosensibles.Pt.F.293°, solution à forte fluorescence verte.Fonctions physiologiques : Vitamine de la respiration cellulaire (constituant du ferment jaune de Warburg) ; action sur la croissance.Indications thérapeutiques : Troubles de la croissance, diabète, maladies gastro-intestimales et du sang, maladies infectieuses et des yeux, troubles de la grossesse et allaitement, dermatoses, troubles de dégéré- rescence des nerfs (béribéri).Besoin, soit dose optimum pour adultes : 2 - 3 mg.par jour. Décembre 1942 Lava\u2026.MÉpicaL 547 Vitamine antipellagreuse (homme ; chien) Facteur P.P.de Goldberger, Nicotinamide, acide nicotinique Formules : Amide de l\u2019acide nicotinique ; acide nicotinique CSHSON?CSH30*N Provenance naturelle : Trés répandue ; fole, levure, muscle, lait, semences.Teneur dans les produits naturels : 1 kg.de foie de ruminant contient 0.093 g., celui de cheval 0.16 g.d\u2019amide de ['acide nicotinique ; 1 kg.de muscle de ruminant contient 0.038 g., celui de cheval 0.046 g.d\u2019amide de l\u2019acide nicotinique ; 1 kg.de rein de ruminant contient 0.194 g.d\u2019amide de l\u2019acide nicotinique ; 1 kg.de levure (sèche) contient environ 28.5 mg.(625) d\u2019amide de l\u2019acide nicotinique.Synthèse : 1894 (Engler).Propriétés chimiques de l\u2019amide de l\u2019acide nicotinique : Aiguilles incolores, hydro-solubles, insolubles dans les lipides.Pt.F.122°, Fonctions physiologiques : Prophylaxie de la pellagre chez l\u2019homme et chez le chien (black-tongue disease), normalisation du métabolisme des porphyrines.Constituant important du vecteur d'hydrogène dans la cozymase (codéhydrase I) et codéhydrase II (triphosphopyridine-nucléotide).Indications thérapeutiques : Pellagre humaine et du chien (black- tongue disease), dermatoses, porphyrinurie, affections gastro-intestinales.Besoin, soit dose optimum pour l\u2019adulte : 0.05-0.1 g.de nicoti- namide 1 \u2014 3 fois par Jour per os, ev.jusqu\u2019à 1 g.(1.5 mg.par kilogramme de poids).Vitamine Bg, Adermine, chlorhydrate de pyridoxine.Facteur antiacrodynie Formule : adermine, chlorhydrate de pyridoxine C8H''NO3.HCI Provenance naturelle de la vitamine Bg: sous forme d\u2019adermine- protéine dans le muscle et le foie des ruminants, des poissons et de la poule ; maïs, germe de blé, levure. 548 LavaL MEbicaL Décembre 1942 Teneur dans les produits naturels : 1 kg.de muscle (ruminant) .environ 1,300 U 1 kg.de foie (mouton).» 2,000 U 1 kg.de foie (ruminant).» 3,300 U 1 kg.de foie (aiglefin).» 4,000 U 1 kg.de laitance de morue.» 3,000 U 1 kg.de pellicule de riz .yo 2,000 U 1 kg.de getme de ble.» 5,000 U 1 kg.de levure séche.» 5,000-7,000U Propriêtés chimiques : Cristaux incolores, facilement solubles dans l\u2019eau et l\u2019alcool, stables à la chaleur et aux alcalis, sensibles à la lumière, spécialement aux ultra-violets.Pt.F.207 \u2014 208° ; se colorent en rouge avec le chlorure de fer et donnent des sels doubles cristallisés adsorbables par la terre à foulon.Fonctions physiologiques : Facteur de croissance ; prend part à la formation et au maintien du pelage des rongeurs ; joue un rôle dans le métabolisme du soufre ; régulateur des fonctions cutanées (rongeurs), du système nerveux central et de l\u2019érythropoïèse (porc, chien).Indications thérapeutiques : Prophylaxie de certains symptômes pellagreux (manifestations nerveuses d\u2019anémie hypochrome) ; anémie macrocytaire et pernicieuse.Étalonnage : 1 unité rat (U.R.) est la dose minimum quotidienne d\u2019adermine qui fait disparaître les manifestations présentées par le rat carencé en vitamine Be.1 U.R.=7.5 y d\u2019adermine.Besoin, soit dose optimum pour adultes : Pas encore fixée exactement, 1 \u2014 2.5 mg.correspondent à environ 150 \u2014 300 U.R.d\u2019adermine.Vitamine C, acide l-ascorbique, vitamine antiscorbutique (anti-infectieuse) Formule : Acide l-ascorbique C°H8O6.Provenance naturelle : Fruits, plantes vertes, cortex des surrénales, liquides organiques.Le lapin et le rat peuvent produire la vitamine C dans leur organisme, mais non l\u2019homme et le cobaye. Décembre 1942 Lavar MÉpicaL \u2019 549 Teneur dans les produits naturels : 1 kg.decitrons.environ 0.5g.de vit.C 1 kg.de paprika.» 25\u2014-5g.devit.C 1 kg.de fruits d\u2019églantier.» 12.5g.de vit.C 1 kg.de fruits d\u2019églant.(purée) » 4g.devit.C 1 litre de sang d\u2019adulte.» 5-10 mg.de vit.C Propriétés chimiques : Cristaux incolores, hydro-solubles, ayant une réaction fortement acide.Pt.F.192°, à fort pouvoir réducteur.Fonctions physiologiques : Régulateur des processus oxydo-réduc- teurs de la cellule.Tonique cellulaire.Action anti-infectieuse.Synergique de la vitamine By et de la cortine.Indications thérapeutiques : Scorbut, Barlow.Hypovitaminoses C, telles que fatigue printanière, atonie, états de vieillesse, de grossesse et d\u2019allaitement.Hémorragies C-hypovitaminosiques : hémophilie, Shon- lein-Henoch, thrombopénie.| Maladies infectieuses : tuberculose, pneumonie, coqueluche, diphtérie.Basedow, caries dentaires.1 unité internationale (U.I.) : 0.05 mg.d\u2019acide l-ascorbique cristallisé.Besoin, soit dose optimum pour adultes : 50 mg.=environ 1,000 U.I.par jour, selon la constitution et l\u2019état physiologique.Pendant la gravidité, la dose doit être plus élevée.Doses thérapeutiques : 0.1 \u2014 1 g.et plus (pneumonie par exemple).Vitamine D (D3) Vitamine antirachitique Vitamine D» (calciférol) Provitamines : D resp.D3 : 7-déhydrocholestérol ; Ds : ergostérol Formules : Vitamine D (D3) : C}?H#0H ; Vitamine Dj : C28H4QH.Provenance naturelle : Huile de foie de morue, lait irradié, jaune d\u2019œuf.(5) 550 Lava\u2026 MÉDICAL Décembre 1942 Teneur dans les produits naturels : 1 kg.d\u2019huile de foie de morue contient environ 2.5 mg.de vitamine D, 0.4 \u2014 4 mg.(Karrer) ; 1 kg.de jaune d\u2019œuf contient environ 0.2 mg.de vitamine D ; 1 kg.de beurre contient environ 0.004 \u2014 0.2 mg.de vitamine D (Karrer).Propriétés chimiques : Cristaux incolores, lipo-solubles, très sensibles à l\u2019oxygène (alcool hydro-aromatique non saturée).Pt.F.82\u2014 84°, non précipitable par la digitonine.Fonctions physiologiques : Régulateur du métabolisme du Ca et du P lors de la formation des os et des dents.Antagonisme avec la vitamine A.Indications thérapeutiques : Rachitisme, tétanie, maladies des os et des dents, tuberculose, plaies, formation du cal, arthrites.1 unité internationale (U.I.) : 1 mg.du standard international (solution à 0.01% d\u2019ergostérol irradié dans l\u2019huile d\u2019olive, préparée selon le procédé international admis) correspond à 0.025 y de vitamine D\u201d cristallisée, resp.D3.1 mg.de D\u2019=1 mg.de D*=40,000 U.I.: 1 g.de vitamine D cristallisée correspond à environ 40 millions d\u2019U.I.Besoin, soit dose optimum pour enfants et adultes : 0.02 mg.de vitamine D, soit environ 10 g.d\u2019huile de foie de morue par jour.Vitaminé E, a-tocophérol Vitamine de fertilité Formule : a-tocophérol C?°H°°Q?, On a aussi trouvé B-tocophérol possédant, à haute dose, l\u2019action de la vitamine E.Il en est de même des éthers-sels de la duro- et de la e-cumo-hydroquinone.État naturel: Germes de certaines graminées (par exemple: blé), huile de la semence de coton, arachides, légumes (cresson de fontaine, salade, laitue), luzerne ; lobe antérieur de l\u2019hypophyse, placenta, rate, pancréas, testicule de taureau, Jaune d\u2019œuf, lait, beurre, graisse de porc.Relations quantitatives : 1 kg.d\u2019huile de germe de blé contient environ 1 g.de vitamine E (rapporté à l\u2019a-tocophérol dans les essais sur rates). Décembre 1942 LavAaL\u2026 MÉDICAL 551 Propriétés chimiques : Liquide huileux, très stable à l\u2019état pur, légèrement jJaunâtre ; indice de réfraction nD= 1,505°, P.spec.0.953 à 15°, insoluble dans l\u2019eau, difficilement dans le méthanol, miscible aux solvants organiques usuels ; propriétés réductrices.Forme des sels (allophanate F.158-160°, dl-allophanate 172°, p-nitrophényluréthanate 131°, composé dl 131°).Fonctions physiologiques : Vitamine de fertilité ou d\u2019antistérilité (homme, rat, souris, poule, porc, lapin).Indications thérapeutiques : Femme : avortement habituel et menace d\u2019avortement ; prédisposition à l\u2019accouchement prématuré et aux fausses couches.Mort du fœtus.Certaines formes de stérilité.Troubles de la croissance du nouveau-né.Homme : stérilité, azoospermie (à titre prophylactique).Médecine vétérinaire : avortement des bovidés, des moutons, du porc.Aviculture.Vitarrine K Vitamine de coagulation ou antihémorragique Formule : Vitamine K1, a-phvlloquinone 2-méthyl-3-phytyl-1.4- naphtoquinone C*!H#02.Vitamine K\u201d (C#H50?) =2.3-difarnésyl- 1.4-naphtoquinone.État naturel : Plantes vertes (feuilles de marronnier, épinards, luzerne, ortie, chou, herbe), graisse de foie (porc) ; bactéries (coli-kacilles), chair de poisson en putréfaction (Kj).Relations quantitatives (en unité Dam) : 100 g.de : feuilles de marronnier.contient environ 80,000 un.Dam feuilles d\u2019épinards » 50,000 » feuilles de chou » 40,000 » graisse de foie » 5,000 » La préparation de la vitamine K la plus pure (Kairer), correspond à environ 20 millions d\u2019unités Dam de vitamine K rar gramme. 552 Lava.MÉDICAL Décembre 1942 Propriétés chimiques : Liquide huileux jaune pâle, visqueux, photosensible ; l\u2019adjonction d\u2019alcoolat de soude provoque une coloration d\u2019un violet foncé, virant ensuite au brun rouge.Fonctions physiologiques : Assure la coagulation normale du sang en réglant le taux de prothrombine.Indications thérapeutiques : Hémorragies dues à ,une carence en prothrombine, comme par exemple, l\u2019ictère hémorragique, la sprue.Unité : Une unité curative (Dam) =la quantité de vitamine K par g.de poids qui, administrée pendant trois jours successifs, suffit exactement à assurer une coagulation normale du sang de poulets soumis à un régime carencé en vitamine K.Dose optimum et thérapeutique moyenne (adulte) : 2 \u2014 5 unités par g.de poids du corps (lors d\u2019ictère par rétention), soit environ 50,000 U., A titre prophylactique.MOORE, O.M,, m.p.Peptic Ulcer in Children.(L\u2019ulcére peptique chez les enfants.) The Canadian Medical Association Journal, vol.44, n° 5, (mar) 1941, page 462.L\u2019ulcère peptique semble être une maladie assez rare chez l\u2019enfant, puisque 36 cas seulement en ont été rapportés dans la littérature médicale.Proctor, de la clinique Mayo, n\u2019en relève que trois cas chez les enfants sur 10,000 cas d\u2019ulcères gastro-duodénaux.Par contre, il constate que dans 1,000 cas d\u2019ulcères gastriques et 1,000 cas d\u2019ulcères duodénaux les premiers symptômes sont apparus pendant l\u2019enfance.La raison de la rareté de l\u2019ulcère peptique chez les enfants est due aux difficultés que présente son diagnostic clinique.L\u2019auteur rapporte les observations de 8 cas d\u2019ulcères peptiques apparus chez des enfants de moins de 11 ans, à propos desquels 1l fait les constatations suivantes : Dans deux cas on retrouve l\u2019ulcère peptique chez les ascendants.L\u2019intensité et la durée des douleurs abdominales sont très variables.Dans trois cas l\u2019intensité de la douleur a fait penser à la présence d\u2019une appendicite aiguë.Dans la plupart des cas la douleur est localisée dans la région épigastrique et para-ombilicale. .Décembre 1942 Lava\u2026.MÉDprcaL 553 Chez 4 malades les douleurs apparaissent régulièrement durant la nuit et avant le déjeuner, le matin, c\u2019est-à-dire lorsque l\u2019estomac est vide.Dans trois cas les douleurs sont nettement diminuées par la prise d\u2019alca- Iins ou l\u2019ingestion d\u2019aliments.\u2018 Les nausées et les vomissements sont rares dans les cas observés.La perte de l\u2019appétit est relevée deux fois, la sitiophobie une fois, dans ce cas [ingestion d\u2019aliments provoquait des nausées et exagérait les douleurs.L\u2019endolorissement abdominal est le signe le plus constant, il est relevé dans 6 cas sur 8, il est plus prononcé à l\u2019épigastre et dans la région para-ombilicale.La diversité des symptômes ne permet, dans la plupart des cas, qu\u2019un disgnostic de présomption, seul l\u2019examen radiologique permet d\u2019établir un diagnostic certain.Dans trois cas seulement 1l a été possible d\u2019observer une niche, dans les cinq autres cas on ne note qu'une irritabilité et une irrégularité dans les parois du duodénum suggérant la possibilité d\u2019un ulcère.Dans un cas il existe une hémorragie persistante qui se manifeste par du mélæna ; dans un autre'\u2018cas l\u2019examen radiologique révèle la présence d\u2019un certain degré de sténose pylorique qui ne se manifeste par aucun symptôme clinique.Six patients sont soumis à la diète modifiée de Meulengracht, cette diète seule fait disparaître rapidement tous les symptômes.Dans trois cas on administre, en plus, l\u2019hydroxyde d\u2019aluminium colloïdal.Actuellement, 7 malades ne présentent aucune image radiologique anormale et semblent cliniquement guéris.\u201c Chez l\u2019enfant le signe le plus constant de l\u2019ulcère peptique est l\u2019endolorissement abdominal siégeant habituellement dans la région épigastrique et para-ombilicale.Le diagnostic certain est du ressort de l\u2019examen radiologique.Il n\u2019est pas toujours possible et même nécessaire de:déceler une niche.S\u2019il existe-des déformations de la paroi duodénale coincidant avec des signes cliniques et des signes de laboratoire indiquant la présence d\u2019une ulcération, le diagnostic d\u2019ulcère peptique est parfaitement justifiable.Honoré NADEAU. 554 Lavar MÉpicaAL Décembre 1942 BEDELL, Thomas Caroline, M.p., RICHARD, France, M.D., et FRANJO, Reichsman, M.p.(Baltimore).Prophylactic Use of Sulfanilamide in Patients susceptible to Rheumatic Fever.(Prophylaxie de la fièvre rhumatismale par la sulfanilamide.) The Journal of American Medical Association, vol.116, n° 7, (15 février) 1941, page 551.Coburn et d\u2019autres auteurs ayant démontré que les épisodes de fièvre rhumatismale sont habituellement précédés d\u2019une infection à streptocoque (-hémolytique, les auteurs ont tenté l\u2019emploi prophylactique de sulfonamide contre ces infections streptococciques (ce qui s\u2019est montré efficace au cours de l\u2019expérimentation chez l\u2019animal) avec l\u2019intention d\u2019empêcher de se répéter les poussées de fièvre rhumatismale chez ceux qui y sont susceptibles.Ils publient les résultats des recherches qu\u2019ils ont poursuivies pendant quatre ans.Il importe que le traitement soit préventif, car Coburn et Moore ont observé que les sulfamidés, administrés après le début de l\u2019amygdalite streptococcique, n\u2019ont pas le pouvoir d\u2019empécher les recrudescences de fièvre rhumatismale, et, de plus, il a été noté que les sulfamidés exagèrent les signes s\u2019ils sont donnés au cours de la poussée de fièvre rhumatismale.Les auteurs ont observé 90 patients, comme sujets-traités ou comme sujets-contrôles ; de ce nombre 21 ont été suivis pendant 4 ans, 21 pendant 3 ans, 24 pendant 2 ans, 17 pendant 1 an, 4 sont décédés, et 3 ont êté perdus de vue ; tous avaient déjà présenté, au moins en-dedans de 3 ans, un ou plusieurs épisodes typiques de fièvre rhumatismale.68.99, des patients montraient des signes d\u2019endocardite rhumatismale, avec atteinte d\u2019une ou de plusieurs valvules.L\u2019âge du plus grand nombre des patients s\u2019échelonnait entre 14 et 26 ans.Au cours de la première année du travail, la sulfanilamide fut administrée à la dose de 5 grains, trois fois par jour; au cours des trois dernières années, à la dose de 10 grains, deux fois par jour ; dans le premier cas, la concentration sanguine se maintenait entre 1 et 3 mgms par 100 c.c., et dans le second cas entre 1.8 et 3 mgms ; 12 heures après la dernière prise médicamenteuse, la concentration était au-dessous de 1 mgm.par 100 c,c. Décembre 1942 Lava.MépicaL 555 de sang, et 24 heures après il n\u2019en restait que des traces, ce qui indique que malgré l\u2019emploi prolongé il n\u2019y avait pas de tendance à l\u2019accumulation.Le traitement fut poursuivi de façon continue de l\u2019automne au printemps, et les patients étaient vus à intervalles d\u2019environ trois semaines.Aucun effet toxique n\u2019a été observé, notamment pas de cyanose, pas d\u2019anémie, pas d\u2019agranulocytose, pas de dermatite.Aucun des sujets traités n\u2019a présenté d\u2019infection à streptocoque hémolytique au cours du traitement.Sur 500 cultures de sécrétions pharyngées prélevées chez les sujets traités, 4% étaient positives, soit trois fois moins que chez les sujets-contrôles (12% sur 336 cultures) ; les sécrétions prélevées au cours de l\u2019été chez les sujets traités furent positives dans 17.7% des cas, ce qui démontre bien que ces sujets étaient prédisposés aux infections streptococciques.Aucun sujet traité n\u2019a fait d\u2019épisode rhumatismal majeur (malade au lit pendant une semaine au moins ou hospitalisé avec fièvre, polyarthrite, endocardite active, mouvements choréiformes) au cours du traitement ; deux ont fait un épisode mineur (douleur articulaire transitoire, gonflement articulaire léger) ; même aucun patient traité n\u2019a été frappé d\u2019incapacité temporaire par une maladie fébrile non caractéristique pour laquelle le diagnostic de fièvre rhumatismale aurait été proposée.De plus, aucun sujet traité n\u2019a souffert d\u2019endocardite subaiguë bactérienne.Deux décès sont survenus chez les sujets traités, mais dans ces deux cas la capacité fonctionnelle du cœur était déjà très diminuée dès le début de l\u2019épreuve.La sulfanilamide administrée préventivement s\u2019est donc montrée très efficace.Guy Drouin.ALVAREY, Walter C.Quand doit-on opérer un patient pour appendicite chronique?J A.M.A.vol.114, tome 11, n° 14, (6 avril) 1940, page 1301.L\u2019auteur étudie les observations de 385 malades venus le consulter aprés avoir subi une intervention pour appendicite chronique.Aprés avoir exposé les difficultés du problème 1l démontre l\u2019inutilité d\u2019une telle opération chez les patients qui n\u2019ont pas souffert antérieurement de véritables crises appendiculaires.| 556 Lavar MÉpicaL Décembre 1942 1°\" groupe de malades : Sans crises appendiculaires antérieures : 255 patients furent opérés pour lutter contre différentes conditions pathologiques dont les principales étaient : déséquilibre nerveux, mau- valse condition physique, pseudo-appendicite, ulcère duodénal ou plutôt syndrome pseudo-ulcéreux, migraine, troubles psychopathiques, diagnostic radiologique d\u2019appendicite, diarrhée nerveuse et fonctionnelle, colite muqueuse, syndrome vésiculaire ou hépathique, gastrite, indigestions répétées, flatulence, état nauséeux, constipation, etc.Résultats : Seulement 2 malades furent guéris de leurs troubles ; il y a donc une chance sur cent pour qu\u2019un individu souffrant de l\u2019une de ces affections soit guéri par une appendicectomie si on ne retrouve pas dans ses antécédents une ou plusieurs crises appendiculaires vraies, c\u2019est le même taux que celui de la mortalité pour cette opération.8 obtinrent une amélioration, soit 4%.60 souffrirent davantage après l\u2019intervention, soit 24%.Cette statistique démontre que les syndromes plus haut cités ne constituent pas toujours des indications pour l\u2019appendicectomie.Les faits qui se dégagent sont les suivants : Le diagnostic radiologique de l\u2019appendicite chronique est pratiquement impossible, il ne faut pas trop se hâter d\u2019intervenir, une exploration complète de l\u2019abdomen est nécessaire par une ouverture assez large ; l\u2019opération pratiquée dans un but psychothérapique ne donne pas de succès.É malades : Avec crises appendiculaires antérieures : 2° groupe de malades: A ppendicul té : 130 patients opérés dont 79 après des crises franches, 25 après des crises douteuses, et 26 à la suite de perforation appendiculaire.Résultats : 67% de guérison, 18% d\u2019amélioration stable, 7% d\u2019amélioration passagère, 5%, sans résultat appréciable, 2% d\u2019aggravation.Il semble que l\u2019appendicite chronique vraie, au lieu d\u2019être considérée comme une affection fréquente, devrait être regardée comme une maladie des plus rares.J.-P.Ducal. Décembre 1942 Lavar.MÉpicAL 557 BROME William (Detroit).The Chemotherapy of Gonorrheal Urethritis in the Male.(La chimiothérapie de l\u2019uréthrite gono- coccique chez l\u2019homme.) J.A.M.A., vol.117, n° 25, (20 déc.) 1941, page 2135.Peu de médicaments, jusqu\u2019à date, ont joui de la vogue et ont été utilisés aussi largement dans des infections diverses que les sulfamidés.En ce qui concerne l\u2019infection gonococcique, ils ont créé une véritable révolution dans son traitement et les résultats sont à ce point satisfaisants, que les complications gonococciques n\u2019existent pratiquement plus.L\u2019auteur a traité 100 malades, du sexe masculin, atteints de blennorragie.40% de ces malades avaient déjà souffert auparavant de la même maladie et 36% des patients s\u2019étaient soumis à ces multiples moyens prophylactiques conseillés comme préventifs de cette infection.Dans un pourcentage de 36% ces blennorragiques avaient déjà pris de la sulfanilamide auparavant.| Le médicament employé fut le sulfathiazole seulement 4 une dose variant de 3 4 7 grammes.Dose moyenne 4 grammes.Tous les malades 100% guérirent ; les uns après avoir pris comme dose totale 9 grammes, les autres jusqu\u2019à 33 gms de médicaments.L'examen bactériologique devint dans la plupart des cas rapidement négatif, mais le sulfathiazole fut toujours continué quelques jours après la guérison clinique et bactériologique constatée par des moyens utilisés habituellement dans ce cas et considérés comme preuves suffisantes de guérison.: L\u2019auteur en conclut que le sulfathiazole peut guérir rapidement l\u2019uréthrite gonococcique chez l\u2019homme à la dose moyenne de 4 grammes par jour et qu\u2019à cette dose, les complications d\u2019ordre toxique sont rares.II n\u2019est pas nécessaire de faire le dosage du taux sulfamidé du sang et les autres traitements locaux de routine sont inutiles.Dans la discussion qui suit la lecture de ce travail, quelques médecins considèrent que l\u2019auteur a un pourcentage particulièrement élevé et heureux de guérison, 100%.E.GAUMOND. TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS Berger, Ls, 75, 501.CARON, S., 140, 147, 297, 306.Core, G.-LÉo, 445, 457.DÉCHÊNE, E., 514.DESMEULES, R., 87, DESROCHERSs, G., 131, 260, 297.Drouin, G., 426.Ducaz, J.-P, 11, 113.GAGNON, F., 506.GARANT, O., 400.GAUMOND, E., 6, 25.Grroux, M., 102, 241, 473.Hupon, F., 66.JoBIN, À, 333.JoBIN, J., 341.Josin, J.-B., 191, 368.JoBiN, P., 354, 415, 539.LACERTE, J., 206, 269, 521.LANGLOIs, M., 534.LAPOINTE, D., 265.LARUE, G.-H., 22.LARUE, L., 398.LAVERGNE, N., 177.TABLE ANALYTIQUE ET A Agranulocytose.A propos d\u2019un cas d\u2019\u2014).ieee 191 Arythmie complète.\"(Traitement deV\u2014).426 B Bronchectasies congénitales .457 Bronchectasies (Corps étranger in- tra-bronchique suivi de\u2014et de tuberculose associées).451 59, 405, 451, 457.LEBLOND, S., 317.LEMIEUX, J.-M., 185, 464.Lemieux, R., 250, 290.MARTIN, CHs-À., 140, 168, 218, 306.NapEBau, H., 250, 290.Paquer, B., 229.PELLETIER, À., 22.PELLETIER, E., 206, 521.RicHARD, PH., 93, 159, 451.Risr, J., 479.Roger, J.-P, 464.ROUSSEAU, Ls, 107, 153, 159, 445.Roy, Frs, \"129.Ror, Ls-PH., 16.Samson, M., 97, 140, 147, 297.SimArD, R., 506.Sirois, J., 405.STREAN, L-P., 265.Tremrg, F., 185, 284, 389.Turcor, J., 420.Vizina, C., 125, 281.C Calcifications intra - crâniennes.(Considérations sur certaines\u2014) .Cancer.(A propos de\u2014) Cancer bronchique et tuberculose ASSOCIÉS.L1 iit ee 406 Cancer du jéjunum\u2026.Cataracte sénile.(Considérations sur 60 opérations de\u2014) .ce Cholécystites aigués.Cicatriciel (Rapetissement\u2014de Tes- tomac à la suite de ingestion d\u2019un liquide corrosif) .eee ALPHABETIQUE DES TRAVAUX 297 .341 445 284 .206 .420 .389 Décembre 1942 Colite ulcéreuse grave.\u2026\u2026.11 Côlon sigmoïde.(Un cas de polype solitaire du\u2014) .281 Complications pulmonaires \u2018postopératoires.185 Congénitales.(Bronchectasies\u2014).457 Conjugale.(La tuberculose\u2014) .159 Corps étranger intra-bronchique suivi de bronchectasies et de tuberculose associées .451 Coqueluche.(Étude sur \u2018la séro- \u201cthérapie de la\u2014) .265 Crâne.(Considérations sur un cas de fracture du\u2014) .306 Crâniens.(Le traitement des trau- matismes\u2014) .168-218 Criminalité.Quelques aspects « de la\u2014).131 | D Diphtériques.(Essais thérapeutiques chez un porteur de germes\u2014).514 Dolichosigmoïde.(Deux cas de\u2014) 125 Drainage cavitaire suivant la méthode de Monaldi.153 E Éclampsie (L\u2019\u2014à ! Hôpital de la Miséricorde) .506 Epilepsie Bravais - Jacksonienne symptomatique d\u2019une tumeur cérébrale chez un jeune homme de 22 ans _ Victime d\u2019un traumatisme crânien.147 Epilepsie.(Métrazol et\u2014) .22 Estomac (Rapetissement cicatriciel de l\u2019\u2014A la suite de l\u2019 ingestion d\u2019un liquide corrosif) .389 Estomac.(Syphilis et\u2014) .250 F Fracture (Considérations sur un cas de\u2014du crâne).\u2026.\u2026.\u2026 .306 G Gastro-duodénal.(L\u2019ulcère\u2014).113 Goitre i la puberté.415 Goitre (Le\u2014toxique).539 H Hormonales (Les relations\u2014entre la mére et \u2019enfant) .479 Hydrocéphalie (Ulcères du duodénum et\u2014localisée chez un nourrisson de 15 mois).\u2026.\u2026.\u2026.534 Hyperostose frontale interne (Syndrome d\u2019\u2014à caractère familial) .140 Hypertension artérielle essentielle.354 Lava.MépicaL Hystérique (Traitement d\u2019une\u2014par le Métrazol) .; J Jéjunum.(Cancerdu\u2014).L Lavage (Le\u2014gastrique dansla primo- infection de l'enfant).M Méningite à pheumocoques.\u2026 .Méningo-encéphalite et tuberculose .Métrazol et épilepsie .Métrazol.(Traitement d\u2019une hystérique par le\u2014).Monaldi.(Drainage cavitaire suivant la méthode de\u2014) N Nécrologies : Le Professeur Robert Mayrand.Le professeur Joseph Vaillancourt.Nerveux (Les\u2014en clientéle) .O Oculaires.(Traumatismes\u2014.Con- duitea tenir).P Péritonites.(Médication agissant sur le péristaltisme dans les\u2014) .Pied bot congénital.(Traitement du\u2014, de la naissance jusqu\u2019à 4 ans) Pneumocoques.(Méningite à\u2014) .Polype (Un cas de\u2014solitaire du côlon sigmoïde) Porteur de germes \u2018diphtériques.(Essais thérapeutiques chez un\u2014).Primo-infection (Le lavage gastrique dans la\u2014de l'enfant).Primo-infection.(Pronostic et traitement de, la\u2014-).Primo-infection tuberculeuse (Aspects radiologiques de la\u2014 au niveau des poumons).Primo-infection tuberculeuse (Lade l'adulte) .Primo-infection tuberculeuse (Lade l'enfant).Primo-infection tuberculeuse.(Pathogénie de la\u2014-) 559 398 .284 .102 229 .290 22 398 .153 501 .368 .269 129 16 229 281 514 102 107 97 93 87 560 Prurit vulvaire.(Le\u2014).Puberté.(Goitreet\u2014).\u2026.Pulmonaires (Complications\u2014post- opératoires).Radiologiques (Aspects\u2014de la primo-infection tuberculeuse au niveau des poumons).; Recrues.(Notes pour servir à l\u2019exa- mendes\u2014).Rénale (Tuberculose\u2014exclue).S Sanguine (Transfusion\u2014a domicile) Séro-agglutination de la tuberculose.(La\u2014).Sérothérapie (Etude sur la\u2014de la coqueluche).Société médicale de Québec.débuts de la\u2014) Strabisme (Considérations sur le\u2014- convergent).Sulfapyridine et le sulfathiazole.(Traitement de la tuberculose de réinfection du cobaye par la\u2014-).Syphilis et estomac.Syphilis (La\u2014au Canada français hier et aujourd\u2019hui).LL.T Thoracoplastie (Résultats de la\u2014à Hopital Laval).Transfusion sanguine i domicile.Traumatismes craniens.(Le traitement des\u2014).Traumatismes des membres.(Les troubles neuro-vasculaires et trophiques 4 la suite des\u2014) .Traumatismes oculaires.Condui- ted tenir.168- LavaL MEbpicaL 66 473 .250 .25 464 66 218 Tuberculeuse (Aspects radiologiques de la primo-infection\u2014au niveau des poumons).Tuberculeuse (La primo-infection\u2014 deladulte).Tuberculeuse (La primo-infection\u2014 delenfant).Tuberculeuse.(Tumeur sous-fron- tale chez une\u2014).Tuberculeuse.(Pathogénie de la primo-infeetion\u2014).Tuberculose (Cancer bronchique et \u2014associés).Tuberculose conjugale.(La\u2014).Tuberculose (Corps étranger intra- bror.chique suivi de bronchectasies et de\u2014associées).Tuberculose de réinfection du cobaye (Traitement de la\u2014-par la sulfapyridine et le sulfathiazole) .Tuberculose.(La séro-agglutina- tiondela\u2014).Tuberculose.(Méningo-encéphalite et\u2014).Tuberculose rénale exclue .Tumeur cérébrale (Épilepsie Bra- vais-Jacksonienne symptomatique d\u2019une\u2014chez un jeune homme de 22 ans victime d'un traumatisme crânien).1102211100 100000 : Tumeur sous-frontale chez une tuberculeuse.Ulcére (L'\u2014gastro-duodénal) Ulcéres du duodénum et hydrocéphalie localisée chez un nourris- sonde 15mois.Vv Vulvaire.(Ie prurit\u2014).Décembre 1942 97 93 87 405 75 445 159 451 473 241 290 .177 147 405 113 534 » 400 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES A Accidents cutanés et conjonctivaux dus à l\u2019emploi du sulfathiazole.122 Acrodynie.387 Alcoolisme (Le traitement des accidents nerveux de l\u2019\u2014chronique par le sulfate de strychnine & doses mas- SIVES) tv eee vee 326 Anémies (Traitement des\u2014secondai- res par le phospho-gluconate.ferreux).2222 1212 L Lane 74 Anus artificiel (Conduite à tenir devantun\u2014).279 Appendicite aiguë.(L\u2019emploi de la sulfanilamide par voie intra-ab- dominale dans I'\u2014).498 Appendicite chronique.Palpation en position verticale et arrêt au genu mfertus.Lana 174 Appendicite chronique ?(Quand doit- onopérerdans'\u2014).556 Artérite oblitérante.(L\u2019\u2014.) Traitement par sympathectomie.384 B Béribéri cardiaque alcoolique, asystolie avec anasarque chez un jeune alcoolique, efficacité de la vitamino- thérapie Br.227 C Cataracte.(Théories sur la\u2014) .\u2026.331 Cépbalées.(L\u2019emploi de l\u2019histamine dans le traitement de certains types spécifiques de\u2014).499 Chancroïde.Traitement par le sulfa- thiazole et la sulfanilamide.492 Chimiothérapie (La\u2014de l\u2019uréthrite gonococcique chez homme).557 Chimiothérapique (Mécanisme de \u2019ac- tion\u2014de certains dérivés soufrés dans les infections microbiennes).325 Coqueluche.(Études cliniques sur l\u2019immunité de la\u2014.Emploi de l\u2019Intra-dermo-réaction à la toxine et à Pantiendotoxine).71 Coronarite et professiote, 7320 3.¢ oe 380; + D Digestif.(Quelques progrès récents dans la physiologie du tractus\u2014) .329 E Épilepsie (Un nouveau médicament contre , le diphényl hydan- toïnate de soude ou Épanutin) .226 G Giardiose (La\u2014intestinale chez l\u2019hom- INE) tt etree Lea aa ae sa ana eee Globules rouges (Le diamètre moyen des\u2014comme élément de diagnostic dans la différenciation des ictéres).Globulines (Application des\u2014du sang du cordon ombilical à la prophylaxie et au traitement de la rougeole) 175 73 Hémorragies (Les\u2014fonctionnelles de l\u2019utérus) Histamine (L\u2019emploi de l\u2019\u2014dans le traitement de certains types spécifiques de céphalées) 119 I Ictères.(Le diamètre moyen des globules rouges comme élément de diagnostic dans la différenciation des RAR 175 Immunité (Études cliniques sur I'\u2014 de la coqueluche.Emploi de l\u2019intradermo-réaction à la toxine et à Pantiendotoxine).Intestinale (L\u2019antisepsie\u2014 : action particulière de la sulfanylguani- dine) 71 Main.(Chirurgie de la\u2014) psiruaHoRs 562 O Œstrogènes (L'emploi de suppositoires vaginaux à base de substances\u2014 dans la vaginite chez la femme adulte).Opbtalmologie.mine Ben\u2014).Oraire (Tumeur des cellules sympa- thicotropes de l\u2019\u2014-avec virilisation ; un nouveau syndrome anatomo- clinique) Poliomyélite (La valeur de la physiothérapie dans le traitement précoce de la\u2014antérieure aigué).Purgatifs (Les effets nocifs des\u2014hui- leux minéraux) R Rbumatismale (Prophylaxie de la fièvre\u2014par la sulfanilamide) LL.Rougeole.(Application des globulines du sang du cordon ombilical à la prophylaxie et au traitement de la =) Soufrés (Mécanisme de l\u2019action chi- miothérapique de certains dérivés \u2014 dans les infections microbiennes) Strychnine (Le traitement des accidents nerveux de l\u2019alcoolisme chronique par le sulfate de\u2014à doses massives).Sulfanilamide.(Chancroide.Traitement par le sulfathiazole et la\u2014-) .Sulfanilamide (L\u2019emploi de la\u2014 par voie intra-abdominale dansl\u2019appendicite aigué).Sulfanilamide.(Prophylaxie de la fièvre rhumatismale par la\u2014).vee es »e 443 440) 495 554 73 325 326 497 498 554 LavaL MEbpicaL Sulfanylguanidine.! (L\u2019antisepsie intestinale : action particulière de la Sulfapyridine (Accidents dus à l\u2019em- plot de la\u2014par voie intra-rachi- dienne \u2014 693 soluble \u2014).Sulfatbiazole.(Accidents cutanés et conjonctivaux dus à l\u2019emploi du\u2014-) Sulfathiazole (Chancroide.Traitement par le\u2014et la sulfanilamide) .Svmpatbectomie.(L\u2019artérite oblité- rante.Traitement par\u2014).T Tumeur des cellules sympathico- tropes de l\u2019ovaire avec virilisation : un nouveau syndrome anatomo- clinique Ulcère peptique.(L\u2019action des extraits urinaires sur l'\u2014) Ulcère peptique.fants).Ulcére peptique.(Le problème de l\u2019\u2014) Urétbrite gonococcigue (La chimiothérapie de\u2014chez l\u2019homme).Urogastrone.(L\u2019\u2014 : fa question).Utérus.(Les hémorragies fonctionnelles de I'\u2014) (L\u2019\u2014chez les en- état actuel de Vaginaux (L\u2019emploi de suppositoires \u2014-à base de substances œstrogènes dans la vaginite chez la femme adulte).Vitamine B (L\u2019emploi de la\u2014en ophtalmologie).Vitamines.(Tableaux sur les\u2014).Vitaminotbérapie Bi.(Béribéri cardiaque alcoolique, asystolie avec anasarque chez un jeune alcoolique, eff.cacité de [a\u2014) se .+ eo 000 0° s Pe oe TO og * ss * * a ape * wre e ° oo °° oe\u201d » oe *1® eo \"200.\" ° \u2026.o.ss ° PL ° .or, #9 .» on $%$ onrce?» .»: +e% te te* np + .» 8 ve * se Décembre 1942 439 274 122 497 384 495 329 553 276 557 330 119 443 440 544 LE» At.aad De Reb Unt MAP TEL BTAUPOIY RY Ah & - 3 EERE TE TR Red a +.= x: \u2014\u2014\u2014\u2014 >.saTendlt Jak, i Tr.ME ae dn "]
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