Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Laval médical, 1958-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 0 ap oy &™ we \u2014 4 ph 5 ! 7 {A ne \u201c4 A L f / rt tt\u201d S = di # = a # ARE pe ea tionale du Québe Bibliothequ 42, = $8 Chabot ine Relleurs - Réglours Imprimeurs ECM SE DEN Nr Pa D A 6/0.oSo 308 «+ GR Role gr CH CH?I | ¢ | | COOH CH?COOH CH2 | | COOH COOH acide aspartique + acide a-céto-glutarique acide oxaloacétique + acide glutamique Jue ght del ov fac non ie I ss se Es Juin 1958 Lavar MÉDicAL 79 Ainsi dans l\u2019équation 1, avec l\u2019acide aspartique et l\u2019acide a-céto- glutarique comme substrat, la transammase dirige le groupement aminé de l\u2019acide aspartique vers l\u2019acide a-céto-glutarique avec formation d\u2019un nouvel acide aminé, l\u2019acide glutamique et d\u2019un nouvel acide a-cétonique, l\u2019acide oxaloacétique.La transaminase qui régit ce système chimique bien défini, porte le nom de GOT (glutamic-oxaloacetic-transaminase) ou SGO-T (serum gluta- mic-oxaloacetic transaminase).ÉQUATION 2 : COOH COOH COOH | CH3 | | Co CH TRANSAMINASE CO + CH\u2014NH?} + \u2014NH2 \u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014\u2014 | CH2 | OFT CH3 CH?| COOH | CH2 CH2 | | COOH COOH acide aq-cétoglutarique + alanine acide pyruvique + acide glutamique Dans l\u2019équation 2, le système chimique est le même et le mécanisme intime de la réaction est identique : la transaminase dirige le groupement aminé de l\u2019alanine (acide aminé monoaminomonocarboxylique) vers l\u2019acide a-céto-glutarique avec formation d\u2019un nouvel acide a-cétonique, l\u2019acide pyruvique et d\u2019un nouvel acide aminé, l\u2019acide glutamique.La transaminase porte le nom de GPT et rappelle les substances formées au cours de la réaction glutamic-pyruvic-transaminase ou SGP-T (serum-glutamic-pyruvic-transaminase).Le système chimique représenté par les deux équations précédentes existe dans tous les tissus de l\u2019animal (6) et de l\u2019homme (92) sauf dans le tissu osseux.Les deux tableaux suivants que nous devons à Wroblewski (111, 112 et 117) donnent une 1dée nette de la répartition de l\u2019enzyme dans les différents organes du chien et de l\u2019homme.Un examen rapide de ces tableaux révèle la grande richesse du muscle cardiaque, des muscles, du foie et des reins en enzyme transami- nante.De plus, il apparaît clairement que l\u2019enzyme GOT est de beaucoup plus importante quantitativement que sa voisine : GPT. 80 Lavar.MÉDICAL TABLEAU Î Juin 1958 Répartition de l\u2019enzvme SGO-T chez le chien et chez l\u2019homme CHIEN HOMME Cœur.11111111 320 000 unités 156 000 unités Foie.200000 « 142000 « Muscles.111111111110 LL 210000 « 99000 - « Rem.LL LL 43000 « 91000 « Sérum.11111101 LL LL LL LL 20 « 28 « TapLeau Il Répartition de l\u2019enzyme SGO-T et SGP-T chez l\u2019homme (117) SGO-T SGP-T Coeur.156 000 unités 7 000 unités Foie.142000 « 44000 « Muscles.99000 « 4800 « Rein.LL LL 91000 « 19000 « Pancréas.111111111110 11 11100 28000 « 2000 « Rate.14 000 « 1200 « Poumon.110 60000 « 700 « Sérum.LL 20 « 16 « Le mécanisme intime de la transamination a été étudié chez I\u2019animal par Braunstein et Kritzmann (7) Cohen (17, 19 et 20), La Page (52) et Camarata (12 et 13).In vitro, la cynétique de la réaction présentement étudié a été vérifiée par Nisonoff (74 et 75) et contrôlée par Hilton à l\u2019arde d\u2019isotopes marqués (38).À peu près tous les acides aminés peu- Juin 1958 Lavar MépicaL 81 vent subir le processus de transamination dans le système chimique présentement décrit.Canellakis (10 et 11), Meister (60) et Schepartz (99) ont successivement travaillé avec différents acides aminés dont l\u2019aniline, la tyrosine, l\u2019arginine, l\u2019ornithmne, etc, et 1ls ont démontré la justesse de ce fait.Cependant, la vitesse de la réaction de transamina- tion varie suivant les acides aminés impliqués et des facteurs que nous étudierons ultérieurement.La vitamine Be (pyrodoxine) joue un rôle important dans le processus de la transamination comme cofacteur activant de l\u2019enzyme (61 et 107).Les transaminases SGO-T et SGP-T dont les poids moléculaires (25) sont respectivement de 60 000 et 180 000 se révèlent des enzymes de nature protéique.Les réactions chimiques qu\u2019ils favorisent sont réversibles et donnent lieu à un équilibre répondant à la loi d\u2019action de masse.Il est intéressant de noter, avec quelle facilité, les différents tissus de l\u2019organisme peuvent faire la synthèse de plusieurs acides aminés par le jeu d\u2019une simple loi d\u2019équilibre (90).De plus, on remarque avec quelle ingéniosité, les glucides ou les lipides, par l\u2019intermédiaire du cycle de Krebs, « véritable plaque tournante », peuvent se convertir en matière protéique et vice-versa ! La transammase est stable chez le même individu : l\u2019enzyme garde son activité quatre à cinq jours à la température du laboratoire et un mois à la glacière.Le froid ne détruit pas l\u2019enzyme mais à une température de 100°C., l\u2019enzyme se dénature et toute l\u2019activité disparaît.La température optimale de la réaction enzymatique se situe entre 25° et 38°C., et le pH idéal du substrat est de 7,4.Les différentes propriétés de l\u2019enzyme et les concentrations optimales des différentes substances réunies dans le processus biochimique de la transamination ont été définies et sérieusement étudiées par Nisonoff (74 et 75).LES MÉTHODES DE DOSAGE DE LA TRANSAMINASE (SGO-T) Il est impossible de doser directement le transaminase dans le sérum parce que l\u2019enzyme n\u2019y est présent qu\u2019à l\u2019état de traces infinitésimales.Cependant, in vitro, il est possible de faire réagir la transaminase sur un (15) 82 Lavar.MÉDICAL Juin 1958 substrat approprié et de déterminer indirectement son degré d\u2019activité en dosant les substances formées ou transformées par l\u2019enzyme.Nous connaissons trois variétés de méthodes pouvant servir à doser avec beaucoup de précision, la transaminase dans Ie sérum.Ce sont les techniques chromatographiques, spectophotométriques et colori- métriques.1.Les méthodes chromatographiques : Principe.L\u2019acide aspartique et l\u2019acide a-céto-glutarique en présence de la transammase forme de l\u2019acide oxaloacétique et de l\u2019acide glutamique.L\u2019évaluation chromatographique de l\u2019acide glutamique après une période d\u2019incubation de quelques heures est proportionnelle à l\u2019activité de l\u2019enzyme.a) Acide aspartique SGO-T acide acétique + \u2014_\u2014 + acide a-céto-glutarique acide glutamique b) Formation d\u2019acide glutamique après trois heures.g q I Commentaires.Cette méthode déja utilisée par Karmen (40 et 41) Green (32) et plusieurs chercheurs, s\u2019avère une technique précise et élégante mais peu pratique dans le milieu hospitalier.En effet, la longueur des opérations et la complexité relative des méthodes chromatographi- ques, nous incitent à leur préférer des procédés beaucoup plus simples.2.Les méthodes spectrophotométriques : Principe.Dans un premier temps, l\u2019acide aspartique et l\u2019acide a-céto-glutarique en présence de la transaminase se transforme en acide glutamique et en acide oxaloacétique.Dans une deuxième réaction, l\u2019acide oxaloacétique est mis en présence du diphosphopyridine nucléotide et de l\u2019enzyme déshydrogénase malique ; l\u2019acide oxaloacétique oxyde le diphosphopyridine nucléotide et devient lui-même de l\u2019acide malique.La vitesse de transformation du diphosphopyridine nucléotide en diphosphonucléotide réduit est proportionnelle au degré d\u2019activité de la transaminase.La vitesse de cette oxydo-réduction est lue au spectrophotomètre Beckman Du à la longue d\u2019onde de 340 u.fun | Jiri ai Juin 1958 Lavar.MÉDICAL 83 Ier temps : COOH COOH COOH COOH | ] } | CH?CO TRANSAMINASE CH \u2014-NH2 CO } | \u2014_\u2014> | | CH\u2014NH2 + CH \u20ac CHz + CH2 | | | | COOH CHz2 CH2 COOH | | COOH COOH acide aspartique + acide a-céto-glutarique acide glutamique + acide oxaloacétique 2\u20ac temps : COOH COOH I | CO déshydrogénase CHOH | + DPNH2?\u2014m\u2014\u2014> | + DPNH CH malique CH?COOH COOH acide oxaloacétique acide malique Commentaires.Les méthodes spectrophotométriques ont été utilisées par Karmen, Wroblewski et La Due (40, 41 et 112), Sobel (103), Kaltenback (39) et Henley (36).Ces méthodes sont largement répandues aux États-Unis et elles s\u2019avèrent rapides, précises et recommandables.Cependant, ces techniques demandent un appareillage coûteux, apanage de quelques laboratoires privilégiés seulement.De plus, les réactifs chimiques utilisés par ces méthodes, coûtent cher et ils ne sont pas toujours disponibles sur le marché habituel.Enfin, la réaction chimique utilisée dans ces procédés, repose sur l\u2019action d\u2019un double système enzymatique délicat et l\u2019activité de l\u2019enzyme se révèle non par le dosage d\u2019une substance stable produite dans la réaction, mais par la vitesse d\u2019une oxydo-réaction.Ces techniques, sans aucun doute, ne peuvent être mises à la portée de tous les laboratoires d\u2019hôpitaux et de ce fait, nous leur préférons les méthodes colori- LL metriques.3.Les méthodes colorimétriques : Principe.L\u2019acide aspartique et l\u2019acide a-céto-glutarique en présence du sérum contenant la transaminase, sont transformés en acide 84 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1958 oxaloacétique et en acide glutamique.L\u2019acide oxaloacétique est décarboxylé par le citrate d\u2019aniline et converti en acide pyruvique.L\u2019acide pyruvique forme avec le diphénylhydrazine, le pyruvate- diphénylhydrazone lequel est extrait du milieu par le toluéne.L\u2019extrait toluénique est coloré par l\u2019hydroxyde de potassium en solution alcoolique.La coloration brune qui en résulte est lue au Coleman junior à 480 y et les résultats sont donnés en unité, en nous reportant à une courbe calibrée dans les mêmes conditions.a) Formation d\u2019acide oxaloacétique : COOH COOH COOH COOH | | | | CH\u2014NH2 CO CO CH \u2014 NH2 | | sérum | | \u2014_\u2014 CH2 + CH?transaminase CH?+ CH?| i -\u2014 | | COOH CH2 COOH CH2 | | COOH COOH acide aspartique + acide a-céto-glutarique acide oxalo-acétique + acide glutamique b) Formation d\u2019acide pyruvique : COOH COOH | | CO CO | citrate | + diphénylhydrazine CH2 + \u2014 CH3 > | d\u2019aniline COOH acide oxaloacétique acide pyruvique pyruvate diphénylhydrazone c) Réaction colorimétrique : Le pyruvate diphénylhydrazone est extrait par le toluène et ce dernier extrait est coloré par la potasse alcoolique.Commentaires.Cette méthode mise au point par Tonhazy, White et Umbreit (106) pour le dosage de la transaminase dans les tissus, a été adoptée par Cabaud, Leeper et Wroblewski (9) pour la détermination de enzyme dans le sang.Récemment, Reitman (92) a modifié cette technique en supprimant la précipitation des protéines, la conversion de l\u2019acide oxaloacétique en acide pyruvique et l\u2019extraction toluénique.Au cours de notre travail, nous avons eu de bons résultats en utilisant la méthode de Cabaud (9).C\u2019est une technique simple, peu i Juin 1958 Lavar MEbicaL 85 coûteuse et qui ne demande pas un appareillage très compliqué.Les réactifs, comme dans toutes les réactions chimiques habituelles, doivent être d\u2019une grande pureté et de première qualité.Il est recommandable de préparer au laboratoire même tous les réactifs car, même s\u2019ils sont fabriqués dans d\u2019excellentes conditions par les fournisseurs, ils nous arrivent souvent détériorés et inutilisables après un long transport.Le citrate d\u2019aniline en particulier est un réactif délicat et important.Il se colore ou se solidifie au momdre choc ou encore par contamination par des poussières ou des impuretés.Les conditions défavorables de luminosité ou de température suffrsent à le rendre impropre et inactif.La courbe d\u2019étalonnage se prépare avec l\u2019acide pyruvique.La cy- nétique de la réaction colorimétrique suit la loi de Bear-Lambert, donnant une droite sur papier sémilogarithmique.La courbe passe par l\u2019origme et s\u2019avère relativement stable.DONNÉES EXPÉRIMENTALES ET FAITS CLINIQUES AU COURS DE L\u2019INFARCTUS DU MYOCARDE Les publications de Kreztmann et de Cohen avaient définitivement reconnu la présence de la transaminase (SGO-T) dans différents tissus de l\u2019animal et avaient démontré que l\u2019enzyme était quantitativement décroissant dans le muscle cardiaque, le foie, les muscles squelettiques, les reins, le cerveau, le pancréas, les testicules, les poumons et la rate.Ces travaux de base avaient établi quelques faits importants : 1° Le taux de la transaminase est particulièrement élevé dans le muscle cardiaque et à un degré moindre, dans le foie, les muscles et les reins ; 2° Dans ces tissus sains, l\u2019activité transaminasique est relativement.stable et constante ; 3° Chez l\u2019animal, le taux de la transaminase sérique est en moyenne de 20 unités.Une pléiade de chercheurs, notamment Agress (1, 2 et 3), Glasner (34), Nydick (76, 81 et 82), Rudolf (94), La Due (50), Stone (105) et Merrill (62 et 65) entreprennent une série d\u2019expériences chez l\u2019animal en provoquant par la ligature des coronaires, des infarctus dans le muscle cardiaque du chien.La lésion expérimentale est rigoureusement con- 86 Lavar MEpicaL Juin 1958 trôlée par l\u2019électrocardiogramme et par l\u2019autopsie du cœur.L\u2019ensemble des faits observés sont les suivants : 1° L\u2019infarctus est suivi d\u2019une élévation significative du taux de la transaminase (SGO-T) dans le sang du chien ; 2° La courbe évolutive de l\u2019activité transaminasique du sérum se traduit de la façon suivante : le taux de la transaminase sérique commence à s\u2019élever six à douze heures après la ligature des coronaires, atteint un sommet après 24 et 36 heures et redescend à un taux normal vers le cinquième ou sixième jour de l\u2019expérience ; 3° Une lésion tissulaire représentant à peine dix pour cent de la totalité du muscle cardiaque, est suffisante pour déclencher une élévation de la transaminase sérique chez l\u2019animal ; 4° Par l\u2019autopsie, les chercheurs ont pu démontrer que le taux de la transaminase du sang est directement proportionnel à l\u2019étendue de la lésion myocardique ; 5° La détermination de l\u2019activité transamimasique dans le tissu musculaire infarcisé, a établi que le taux de l\u2019enzyme est nettement diminué dans cette zone par rapport à celle du tissu sain environnant.L\u2019augmentation du taux de la transaminase du sang parait consécutive à une libération de l\u2019enzyme par un tissu en voie de nécrose cellulaire.De plus, ce phénomène semblé être stimulé par une hyperperméabilité des membranes dans ces conditions expérimentales ; 6° L\u2019ischémie coronarienne d\u2019une durée de 43 minutes, c\u2019est-à-dire sans production de nécrose tissulaire, n\u2019a produit aucune élévation de la transaminase sérique ; 7° L\u2019infarctus pulmonaire (77) et la myocardite virale expérimentale demeurent sans effet sur les variations de la transamimase du sérum chez le chien.x Ces précieuses données expérimentales n\u2019ont pas tarde à trouver leur entière confirmation chez l\u2019homme.Les observations clmiques de La Due (48, 49 et 51), d\u2019Amelung (4), de Chinsky (14, 15 et 16), de Kattus (43 et 44), de Lasner (34), de Lieberman (56), de McHardy (59), de Merrill (63), d\u2019Ostrow (83 et 84), de Ratner (91), de Rudolf (95), de Shabetal (102), de Steinberg (104), de Walsh (108) et de Wroblewski (111), confirment les travaux effectués chez le chien. Juin 1958 Lava\u2026 MÉDicaL 87 Dans l\u2019infarctus du myocarde chez l\u2019homme, 95 à 97 pour cent des résultats s\u2019avèrent franchement positifs et la courbe évolutive de l\u2019activité transaminasique du sérum est comparable à celle qu\u2019on observe chez animal.L\u2019élévation de l\u2019activité enzymatique débute vers la sixième heure après le début de la crise douloureuse, atteint un sommet entre 24 et 36 heures et le taux redevient normal à la cinquième ou sixième journée du début de la maladie.Dans l\u2019ensemble des observations, les taux de la transaminase se situent à la limite supérieure de la normalité ou sont douteux dans trois à cinq pour cent des cas.Le degré de l\u2019activité transaminasique du sérum étant dans une certaine mesure proportionnelle à l\u2019étendue de la zone nécrosée, 11 devient possible d\u2019établir un pronostic sur la gravité de la maladie.Chinsky et Sherrv (14 et 15) étudiant svstématiquement 222 malades atteints d\u2019un infarctus du myocarde font les constatations suivantes : 13 pour cent des sujets ayant un taux de transaminase imférieur à 200 unités sont décédés tandis que le taux de la mortalité s\u2019est élevé à 52 pour cent chez les malades dont le taux de l\u2019enzyme était supérieur à 200 unités.Cependant, cette dernière notion n\u2019est pas absolue car avec un taux de trans- ammase peu élevé, le pronostic n\u2019est pas nécessairement toujours favorable.Le dosage de la transaminase sérique revêt une importance exceptionnelle lorsque l\u2019électrocardiogramme est négatif ou douteux.En effet, l\u2019absence d\u2019accidents électrocardiographiques typiques peut se rencontrer dans les circonstances suivantes (118) : 1° Le bloc de branche gauche (45) qui voile sur l\u2019électrocardiogramme les signes de l\u2019infarctus ; 2° Le petit infarctus intramural entouré de tissu myocardique sain ; 3° L\u2019imfarctus à la fois antérieur et postérieur où les forces électromotrices se neutralisent mutuellement ; 4° L\u2019infarctus subendocardiaque que l\u2019électrocardiogramme ne révèle pas ; 5° La présence d\u2019une péricardite qui voile les accidents électro- cardiographiques.La Due et ses collaborateurs (49) ont étudié l\u2019activité de la trans- aminase sérique au cours de quelques maladies cardiaques, soit l\u2019arythmie, 88 Lavar MEbpicaL Juin 1958 l\u2019angme et l\u2019insuffrsance cardiaque.Dans ces cas, le taux de la tran- saminase est normal.La transaminase est définitivement un test de nécrose et, au cours des cardiopathies, la normalité de l\u2019enzyme indique l\u2019absence d\u2019atteinte nécrotique cellulaire.Au cours d\u2019embolie pulmonaire (31 et 77), du rhumatisme articulaire aigu (78-80), de l\u2019anémie (96), de l\u2019anoxie (64) et de l\u2019hypoprotéinémie (5), la transaminase s\u2019avère tout à fait normale.Le choc, la pression artérielle, l\u2019âge, le sexe, la race, le poids, la température, la diurèse, la grossesse (29), les médicaments, les anticoagulants et le siège de l\u2019mfarctus n\u2019ont aucune relation sur les variations de la transaminase dans le sang (La Due).De même la sédimentation et la leucocytose n\u2019ont aucun rapport avec l\u2019activité de l\u2019enzyme dans le sang.Kroop (46 et 47) et Goldner (30) ont étudié comparativement le taux de la transaminase sérique et le dosage de la c-reactive protein antiserum (C-RPA) au cours de l\u2019infarctus du myocarde.Le manque de spécificité et les nombreuses variations de cette épreuve au cours de plusieurs processus pathologiques très différents, entraînent les auteurs à juger cette méthode comme étant de beaucoup inférieure à celle de l\u2019activité de l\u2019enzyme transaminante au cours de l\u2019infarctus.DONNÉES EXPÉRIMENTALES ET CLINIQUES AU COURS DE L\u2019HÉPATITE ET DES MALADIES DU FOIE Les données expérimentales recueillies au cours des travaux concernant le muscle cardtaque chez l\u2019animal et chez l\u2019homme ont rapidement conduit les chercheurs à l\u2019étude de la transammase au cours des maladies du fore.Travaillant chez la souris, le rat et le chien, l\u2019ensemble des données expérimentales ont été concluantes : la transaminase sérique augmente dans le sang de l\u2019animal, mais à des taux très divers, au cours des atteintes de la cellule du fore.Friend (27), inoculant à des souris le virus de l\u2019hépatite, rapporte les faits suivants : 1° Le taux de la transaminase serique (SGO-T) s\u2019éléve au cours de l\u2019hépatite et cette hypertransaminasémie s\u2019avére un indice spécifique de l\u2019atteinte cellulaire hépatique ; GR Juin 1958 Lavar.MÉDicAL 89 2° L'activité transammasique du sérum paraît proportionnelle à la dose moculée, à l\u2019étendue de la zone hépatique nécrosée et au titre du virus dans le sang ; 3° La transaminase est supérieure à la cholinestérase comme épreuve de sensibilité dans ces conditions expérimentales ; 4° La courbe évolutive de l\u2019activité transaminasique sérique s\u2019avère un excellent guide pour évaluer l\u2019mtégrité cellulaire ou pour apprécier le rythme de la régénération au cours du processus de récupération de la cellule du foie ; 5° Le traumatisme causé par l\u2019hépatectomie partielle chez l\u2019animal est secondairement suivi d\u2019une montée du taux de la transaminase dans le sérum.Vers cette époque, les résultats des travaux de Friend sont confirmés par les publications de Molander (65-70).De plus, l\u2019imtoxication de la cellule hépatique par l\u2019éthano! (37), le tétrachlorure de carbone chez la souris (27 et 68) et chez le chien (25) produisent les mêmes variations de la transaminase que celles qu\u2019ils avaient observées au cours de l\u2019hépatite virale expérimentale.Cependant, même si le taux de la transaminase dans le sang augmente de façon excessive, l\u2019enzyme dans le parenchyme hépatique, s\u2019avère quantitativement normal et relativement constant.Cohen (18) nourrissant des rats au beurre jaune provoque chez des animaux des cirrhoses et des cancers qui se manifestent également dans le sérum par une élévation du taux de la transaminase.La ligature du cholédoque chez le chien, détermine secondairement une hyperactivité transaminasique, mais celle-ci est de beaucoup moins importante que celle qu\u2019on observe au cours de l\u2019ictère toxi-infectieux expérimental.Chez l\u2019homme, les résultats des recherches concordent : la transa- minase s\u2019élève dans le sang au cours de l\u2019hépatite.Les publications de Wroblewski (110 et 113-116), de Donato (24), de De Ritis (23), de Mo- lander (65 et 66), de Merrill (63) et de Chinsky (14 et 16) confirment les données expérimentales.Au cours de l\u2019hépatite un fait nouveau s\u2019avère très intéressant : l\u2019activité transammasique se révèle plus précoce et plus sensible (115) que les épreuves sérologiques habituelles [thymol, céphaline- 90 LavaLr MÉDICAL Juin 1958 cholestérol (24)] et, de plus, son activité s\u2019accroît trois à quatre semaines avant l\u2019apparition de la phase ictérique.Cette dernière notion, devient précieuse dans l\u2019éventualité de l\u2019hépatie épidémique.La recherche de l\u2019activité de l\u2019enzyme dans le sang des malades suspects s\u2019avère alors un moyen merveilleux de dépistage précoce et permet d\u2019isoler les patients et d\u2019établir une thérapeutique appropriée au cours de la période d\u2019incubation de la maladie.En outre, la transaminasémie très élevée dans l\u2019hépatite, comparativement au taux modéré trouvé dans l\u2019ictère par obstruction, permet un diagnostic différentiel entre les deux grands syndromes (14, 15, 54, 100 et 110).Cependant, Paget (86 et 87) et Schwarztmann (96), deux français, ne partagent pas pleinement cette dernière opinion car l\u2019ictère mécanique s\u2019accompagne fréquemment d\u2019une atteinte cellulaire du tissu hépatique.Dans les cirrhoses, toutefois, le dosage la transaminase s\u2019avére une technique de choix (96) pour reconnaître les signes de décompensation ou la poussée d\u2019hépatite qui, dans ces conditions, font monter la transaminase dans le sang.Plusieurs substances, plus ou moins toxiques.dont le tétrachlorure de carbone (113), le chlorpromazine, etc.(15 et 115), déterminent au foie une atteinte cellulaire dont l\u2019altération pathologique se traduit dans le sang, par l\u2019élévation de l\u2019enzyme transaminante.Cette élévation parait proportionnelle à la dose et à la durée de l\u2019exposition aux vapeurs ou à l\u2019mgestion des substances toxiques.Le retour au statu quo cellulaire est reconnu par le retour à la normale de la transaminasémie.La trans- ammase s\u2019avère de ce fait, un moyen relativement sûr pour dépister une atteinte hépatique lors d\u2019un traitement prolongé avec une substance plus ou moins toxique pour l\u2019organisme.Wroblewski (114) rapporte des constatations intéressantes au cours des néoplasmes primaires et secondaires du foie.Dans les carcinomes, par exemple, le taux de l\u2019enzyme s\u2019élève et cette élévation paraît révélatrice de l\u2019existence et même de l\u2019évolution de la néoplasie.Cependant, il est difficile de conclure entre le cancer, l\u2019ictère par obstruction et la cirrhose, car au cours de ces syndromes, les variations de la transamina- sémie ne sont ni typiques ni concluantes.Wroblewski cite encore une Ju inde fn Jde sil el ce Juin 1958 Lavar.MÉDricaL 91 Indication nouvelle qui paraît intéressante au cours des maladies osseuses.En effet, au cours de ces affections, le taux des phosphatases alcalines s\u2019élève dans le sang, mais cette élévation peut également se produire dans les désordres hépatiques ; or, la transaminasémie étant normale dans les maladies des os, cette constatation permet de mettre en lumière l\u2019étiologie de l\u2019hyperphosphatasémie.Au cours des pancréatites, le dosage de la transaminase donne des résultats discutables et incertains.En effet, la pancréatite peut être secondaire à une infection hépatique et la lésion pancréatique, par voie réflexe (corpuscules de Vater-Paccini) peut être elle-même à l\u2019origine d\u2019un infarctus du myocarde.Dans cette éventualite, il devient difficile d\u2019établir le diagnostic avec beaucoup de certitude, par le seul dosage de enzyme dans le sang.LA TRANSAMINASE (SGO-T) AU COURS DES LESIONS CEREBRALES Tous les tissus, sauf le tissu osseux, contiennent la transaminase (33).La Due avait démontré l\u2019intérêt de la transaminasémie dans l\u2019infarctus du myocarde (48) et Molander avait publié des résultats analogues en pathologie hépatique (65).On connaissait, depuis les travaux de Braunstein, la richesse du cerveau en activité enzymatique, et de plus, on savait que le cortex cérébral est beaucoup plus riche en transaminase que la substance blanche.Dans le liquide céphalo-rachidien même, la teneur en transaminase se situe entre cinq et 20 unités et ce taux est d'habitude relativement stable.Guidés par ces données, Wakim et Fleisher, de la clinique Mayo (109), entreprennent des études chez le chien en provoquant des imfarctus cérébraux.Ils injectent dans la carotide 1solée de leurs animaux, de I'acétate de vinvl et ils dosent la transaminase (SGO-T) dans le tissu cérébral, le liquide céphalo-rachidien et le serum.L\u2019ensemble des résultats observés peut se resumer par les faits suivants : 1° Le taux de la transaminase s\u2019élève dans le liquide céphalo- rachidien et atteint un sommet vers le quatrième Jour et redescend graduellement vers un chiffre normal au quinzième jour.L\u2019élévation de l\u2019enzyme est proportionnelle à l\u2019étendue de la lésion cérébrale ; 92 LavAa\u2026.MÉDICAL Juin 1958 2° Dans le sang, l\u2019élévation du taux de l\u2019enzyme est notée également mais cette élévation est de beaucoup moins importante que celle observée dans le liquide céphalo-rachidien ; parfois, la transaminasémie est normale et toujours elle apparaît plus tardivement et elle n\u2019est jamais proportionnelle à l\u2019importance de la lésion ; 3° Dans le tissu cérébral lésé, la teneur en transaminase est nettement diminuée par rapport à celle du tissu sain.Wakim et Fleisher concluent que le dosage de la transaminase dans le liquide céphalo- rachidien est une excellente épreuve pour apprécier l\u2019intégrité de la cellule cérébrale.De ces travaux, un fait émerge : au cours des atteintes cérébrales expérimentales, le taux de la transaminase normal ou peu élevé dans le sang, fait contraste avec les taux élevés de l\u2019enzyme dans le liquide céphalo-rachidien.La Due (48) et d\u2019autres chercheurs avaient fait lobservation inverse au cours de leurs travaux sur l\u2019infarctus du myocarde.En effet, au cours de ce syndrome, la transaminasémie parfois très élevée, contrastait avec la normalité enzymatique du liquide céphalo- rachidien.La Due (48), Fleischer (25 et 26) et Wakim (109) dénomment cette constatation clinique et expérimentale, «le phénomène de la barrière ».Les propriétés mêmes de la transaminase, l\u2019étanchéité plus ou moins grande des deux milieux et d\u2019autres facteurs encore à connaître expliquent probablement l\u2019indépendance relative des deux liquides.Chez l\u2019homme, les résultats obtenus au cours des atteintes cérébrales, par le dosage de la transaminase dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, s\u2019avèrent beaucoup moms concluants.Green (33) et ses collaborateurs étudiant systématiquement l\u2019activité enzymatique chez 11 patients atteints de thrombose cérébrale, ont trouvé une élévation nette de la transaminase rachidienne chez sept de leurs malades.Dans tous les cas, la transaminasémie était normale.Fleisher, Wakim et Goldstein (26) dosent la transaminase dans le sang et le liquide céphalo-rachidien chez 157 malades atteints des lésions cérébrales suivantes : thrombose cérébrale, traumatisme cérébral, maladies dégénératives du systéme nerveux central, troubles convulsifs, tumeurs cérébrales et sclérose en plaque.Dans l\u2019ensemble, les résultats se révèlent moms concluants en clinique qu\u2019au cours de leurs travaux Juin 1958 LavaL MEbicaL 93 chez animal.Le taux de la transaminase n\u2019est vraiment significatif que dans un faible pourcentage de cas ; tantôt la teneur enzymatique est élevée dans le liquide céphalo-rachidien seul, tantôt dans le liquide céphalo-rachidien et le sérum.Il est rare que cette élévation ne se manifeste que dans le sang.Au cours de la sclérose en plaque, ils n\u2019observent aucune altération de l\u2019activité enzymatique ni dans le liquide céphalo-rachidien, ni dans le sérum.Par contre, dans les tumeurs cérébrales, seule la transaminasémie s\u2019avère significative de la lésion tumorale.Aucune relation entre la protéinorachie et la transaminorachie n\u2019est remarquée au cours de leurs travaux.Lieberman (56) étudiant 21 patients ayant des lésions cérébrales variées, publie des résultats significatifs obtenus chez 57 pour cent de ses malades.Plus récemment (57), Lieberman rapporte l\u2019étude de 15 malades atteints de thrombose cérébrale et 1l constate que la transaminase est aussi souvent élevée dans le sang comme dans le liquide céphalo-rachidien chez tous les malades.Le sommet de l\u2019activité de l\u2019enzyme se manifeste entre le troisième et Ie cinquième jour de l\u2019apparition de la maladie.Myerson (72) publie un nombre considérable d\u2019observations chez des malades atteints de lésions variées du système nerveux central et périphérique.Chez ces malades, on a élimmé ceux qui présentaient une atteinte hépatique ou une lésion cardiaque.L'ensemble des observations peuvent se résumer par les considérations suivantes : aucune relation n\u2019existe entre les taux de la transaminase séro-rachidienne et la durée ou la sévérité de la maladie.De plus, 1l y a discordance absolue entre la formule cytologique et biochimique du liquide céphalo-rachidien et les maladies présentement considérées.LA TRANSAMINASE DANS LES MALADIES NEURO-MUSCULAIRES ET DANS LES DERMATOMYOSITES Comme le cœur, le foie et le cerveau, le système musculaire était reconnu comme un réservoir très riche en transaminase.Les traumatismes chirurgicaux, les lésions musculaires accidentelles, gangréneuses (63) ou expérimentales (49, 78 et 105) entraînent une élévation du taux de la transaminase dans le sang.Il était logique de penser qu\u2019au cours 94 LavaL MEbicaL Juin 1958 des myopathies, l\u2019étude de l\u2019activité enzymatique du sérum pourrait donner des renseignements intéressants.Siekert et Fleisher (101) font l\u2019étude systématique de 52 malades atteints de maladies neuro-musculaires d\u2019origine centrale et périphérique et de lésions musculaires d\u2019étiologies diverses.La transaminasémie est élevée dans les processus pathologiques suivants : la dystrophie musculaire progressive, les polymyosites, les dermatomyosites et les gangrènes des orteils, particulièrement les gangrènes diabétiques.Par contre, au cours de la sclérose latérale amyo- trophique, l\u2019atrophie musculaire progressive, la myasthénie grave, les névrites ou la section d\u2019un nerf, le taux de la transaminase dans le sérum s\u2019avère normal.Moragas et ses collaborateurs (21 et 71) publient les résultats obtenus par l\u2019observation de 17 malades atteints de dermatomyosite dont un patient présente un lupus érythémateux.Tous leurs malades ont été examinés soigneusement, quelques-uns ont bénéficié d\u2019études électromyographiques, d\u2019autres ont eu des biopsies musculaires ou dermiques.Dans tous les cas, où le processus myopathique est actif, la transammasémie est élevée et cette élévation s\u2019avère proportionnelle à l\u2019êtendue et au degré de la lésion musculaire.Au cours de la phase active de la maladie, le taux sanguin de l\u2019enzyme peut s\u2019élever jusqu\u2019à dix fois les valeurs normales.La teneur de l\u2019enzyme dans le sérum décroît plus lentement qu\u2019au cours de l\u2019infarctus du myocarde par exemple, parce que dans les atteintes musculaires la zone affectée est beaucoup plus étendue, et la maladie, d\u2019allure plus lente.Moragas estime que le dosage de la transaminase est le premier examen de laboratoire qui aide vraiment à établir la sévérité d\u2019une lésion musculaire et qui permet en outre, d\u2019observer les progrès thérapeutiques et l\u2019évolution de la maladie.À ce titre, la transaminase sérique s\u2019avère un procédé nouveau et précieux.RÉSULTATS OBTENUS A NOTRE LABORATOIRE AU COURS DE L\u2019INFARCTUS DU MYOCARDE Nous avons effectué au cours des derniers mois, 150 dosages de transaminase (SGO-T) dans le sérum par la méthode colorimétrique de Juin 1958 LavaLr MÉDicaL 95 Cabaud (9).Dans l\u2019ensemble, nos résultats se sont avérés significatifs et comparables aux publications de la littérature médicale sur le sujet.Les variations physiologiques de la transaminasémie, indépendamment de l\u2019âge et du sexe, chez 30 sujets n\u2019ayant aucune atteinte myo- cardique ou hépatique, ont été dans les limites de 2 à 35 unités.Nous avons étudié 12 malades atteints d\u2019une lésion myocardique et nous avons choisi comme « critères comparatifs » de la transamina- sémie, l\u2019histoire clinique, l\u2019électrocardiogramme, la leucocytose et la sédimentation.Onze patients sur 12, ont présenté une élévation caractéristique du taux de l\u2019enzyme dans le sang.Nos résultats sont compilés dans le tableau III.Un seul patient (n° 7) sur 12, n\u2019a présenté aucune variation pathologique de la transammasémie malgré l\u2019évidence des critères habituels de l\u2019imfarctus du myocarde.De nombreux dosages effectués au début de la maladie puis au cours de son évolution se sont avérés normaux.Il est possible qu\u2019une ischémie grave, épouse le tableau clinique et l\u2019image électrocardiographique de l\u2019infarctus sans produire la nécrose irréversible du myocarde.En effet, le dosage de la transammase sérique est (un test biologique directement lié à la nécrose myocardique ».Il est possible également que ce patient faisait partie du groupe restreint, environ trois pour cent, pour lequel la transaminasémie ne donne aucun indice de 'infarctus.C\u2019est pourquoi, une transaminasémie normale, ne doit jamais exclure le diagnostic de l\u2019infarctus du myocarde.Le patient n°8, par contre, a permis de mettre en lumière, la valeur du dosage de la transaminase dans le sang.L'histoire clinique était celle de l\u2019infarctus, mais le tracé électrocardiographique semblait indiquer une insuffisance coronarienne ; les anomalies des segments ST et les inversions occasionnelles de l\u2019onde T, accompagnaient un bloc mcomplet de la branche gauche du faisceau de Hiss.Chez ce malade, le taux élevé de la transaminase sérique a confirmé l\u2019impression clinique et révélé l\u2019existence d\u2019une nécrose au myocarde.Le patient n° 11 a présenté un problème très complexe.C\u2019est un monsieur âgé de 48 ans, à passé digestif, un ulcéreux, qui se présente à l\u2019hôpital en état de choc grave, avec quelques signes de perforation gastrique.Le tableau clinique est 96 Lava\u2026 MÉDICAL TaBsLeau III Juin 1958 Résultats obtenus au cours de l\u2019infarctus du myocarde par la méthode de Cabaud (SGO-T) Cas Histoire Électrocardio- Sédimentation Tr mie clinique gramme Leucocytose en unités 1 positive + + 80-30-20 2 * douteu se + + 100-60-30-20 3 positive + + 22-95-51-32 4 positive + + 130-170-80-45-18 5 positive + + 100-64-20-20 6 positive + + 75-60-31 7 positive + + 20-30-19-15-25 8 suspecte insuffisance + 100-90-54-30 coronarienne 9 positive + + 120-72-35 10 positive + + 91-54-25 11 positive + + 90-20 12 positive + + 25-60-115-50-41-25 quelque peu embrouillé et le médecin demande un électrocardiogramme, une amylase et une transaminase.L\u2019électrocardiogramme imdique un infarctus récent, l\u2019amylase est à 525 unités et la transaminase est à 90 unités.favorablement après quelques jours de traitement.Le patient est traité pour son infarctus et la maladie évolue Nous avons pensé par la suite, que ce monsieur avait probablement d\u2019abord fait une infection de ses voies biliaires, laquelle a déterminé Juin 1958 Lavar MÉDICAL 97 secondairement l\u2019atteinte pancréatique.La pancréatite, par réflexe (corpuscule de Vater-Puccini et anatomoses artériole-vemmeuse de Guenblette), a finalement déclenché l\u2019infarctus du myocarde.Malgré la richesse relative du pancréas en transaminase (28 000 unités par gramme de tissu sec) il parait difficile de poser le diagnostic de pancréatite par le seul dosage de l\u2019enzyme dans le sang.Dans ['éven- 200 L_ - © 150 [ - © 100 ( SGO-T) un E ) 50 e\u2014 L Valeurs normales fu © 1 | | | i ] | ) ] 1 2 3 4 > 6 7 3 9 JOURS Figure 1.\u2014 Courbe de la transaminasémie du patient no 4.On observe un sommet à 170 unités et un retour à la normale vers le cinquième jour.tualité d\u2019un tracé électrocardiographique normal, une transammasémie x élevée associée à une hyperamylasémie, ne laisserait aucun doute sur l\u2019existence d\u2019une lésion du pancréas.Tous les autres patients attemnts d\u2019infarctus ont présenté 24 ou 26 heures après le début de la crise douloureuse, une courbe caractéristique de l\u2019élévation enzymatique dans le sang (figure 1).Le retour à un taux normal s\u2019est effectué entre le quatrième et le septième jour de la maladie.(16) 98 Lava\u2026 MÉDICAL Juin 1958 Aucun des malades n\u2019est décédé et jamais la transammasémie n\u2019a atteint ou dépassé 200 unités.LA TRANSAMINASE (SGO-T) AU COURS DE L\u2019INSUFFISANCE CORONARIENNE Nous avons eu l\u2019occasion de doser la transaminase sérique chez quatre patients atteints d\u2019une douleur rétrosternale importante avec irradiation dans le bras gauche.L'\u2019électrocardiogramme indiquait une insuffisance coronarienne et la transaminasémie était normale (tableau IV).TaBLEaU IV Transaminase (SGO-T) chez quatre patients atteints d\u2019insuffisance coronarienne Douleurs T ., i ransaminase C rétrosternales, Electrocardio- Leucocytose _ as irradiations gramme Sédimentation .en unités bras gauche 1 ++ ++ insuffisance + 15-20-20 coronarienne 2 ++ négatif \u2014 39-30 3 +++ négatif \u2014 5-12-7 4 +++ insuffisance + 3-28 coronarienne Nous avons tous rencontré un Jour ou l\u2019autre des patients qui présentaient un syndrome douloureux thoracique, tels l\u2019embolie pulmonaire, la péricardite aiguë et l\u2019hernie hiatale.Ces crises douloureuses peuvent ressembler étrangement à un infarctus du myocarde.L\u2019électrocardiogramme allié à un dosage de l\u2019enzyme dans le sang, élimine avec beaucoup de certitude, la nécrose myocardique.Au cours d\u2019une forte douleur rétrosternale, il est important d\u2019éliminer rapidement la lésion du myocarde ; la transaminase s\u2019avère une méthode de choix. Juin 1958 LavaL MEbicaL 99 lA TRANSAMINASE (SGO-T) AU COURS DE QUELQUES MALADIES DU FOIE ET AUTRES SYNDROMES Nous avons dosé la transaminase au cours de quelques maladies du foie particulièrement dans l\u2019ictère chirurgical : les résultats obtenus confirment ceux déjà publiés dans la littérature médicale.Nous avons également étudié la transaminasémie au cours de cancers, dans \u2019anémie et le lupus érythmateux.Nos résultats sont compilés dans le tableau V.TaBLEAU V La transaminase (SGO-T) au cours de quelques maladies du foie et autres syndromes Variation de la Maladies Nombre de cas transaminase en unités Ictère par hépatite .LL ALL Le 1 100 Ictére par obstruction.10 30 à 50 Cholleystite.1 .2 à 30 Cirrhose biliaire.38 à 42 Cancer secondaire du foie.3 12 à 52 Cancer du poumon.1 4 Tuberculose et méningite.1 15 à 30 Cancerdu rectum.1 5320 Cancer de I\u2019estomac.3 10 à 18 Lupus érythémateux.1 4 à 20 Anémie hypochrome.1 4 à 12 Maladies du systéme nerveux.1 12 à 18 100 LavarL MEbpicAL Juin 1958 RÉSUME Nous avons présenté une revue de la littérature médicale à propos d\u2019un test biologique nouveau : le dosage de la transaminase dans le sang.C\u2019est une épreuve de choix lorsqu\u2019on recherche une lésion nécro- tique au myocarde, au foie, au cerveau ou au muscle.Nous avons également présenté les résultats obtenus au cours de quelques maladies, particulièrement dans l\u2019infarctus du myocarde et dans les maladies du foie.CONCLUSION Depuis quelques années, des recherches se poursuivent sur l\u2019activité enzymatique des tumeurs de l\u2019organisme.Les dosages de pepsine, rennine, trypsine, lipase, amylase, phosphatase et cholinestérase ont rendu et rendent encore d\u2019énormes services au clinicien.Dernièrement, des méthodes nouvelles ont rendu possible la détermination de la déshydrogénase succinique et malique (85), de la déshydro- génase lactique (113), de la transaminase glutamique oxaloacétique et de la transaminase glutamo-pyruvique dans le sang.Ces dernsers enzymes, par l\u2019importance des maladies qu\u2019ils revèlent semblent se ranger parmi les grandes méthodes de laboratoire.Le dosage de la transaminase est le premier test biologique qui nous permet d\u2019apprécier l\u2019existence et le degré d\u2019une nécrose cellulaire.BIBLIOGRAPHIE 1.Acress, C.M., Jacoss, H.1, GLAssNER, H.F., LEDERER, M.A, CLarx, W.G., WROBLEWSKI, F., KARMEN, À., et LA DuE, J.S., Serum transaminase levels in experimental myocardial mfarction, Circulation, 11 : 711, 1955.2.AcGrEEs, C.M., KaTTus, À.A., et La DuE, J.S., Serum transaminase levels in myocardial infarction, Am.J.Med., 19 : 298, 1955.3.Acress, C.M., Rosenserc, M.J., Jacoss, H.I, BINDER, M.J., SCHNEIDERMAN, Â., et CLARK, W.G., Prostacted shock in the closed-chest dog following coronary embolization with graded microsperes, Am.J.Physiol., 110 : 536, 1952. Juin 1958 LavaL MEpbicaL 101 Ja 10.11.12.13.14.16.AMELUNG, D., et Horn, H.D., Determination of enzyme activity in the serum of patient with myocardial mfarction, German Med.Monthly, 1 : 296-297, 1956.AwAPARA, J., Effect of protein depletion on the transaminating activities of some rat organs, J.Biol.Chem., 200 : 537, 1953.AWAPARA, J., et SEALE, B., Distribution of transaminase in rat organs, J.Biol.Chem., 194 : 497, 1952.BRAUNSTEIN, À.E., et KRITZMANN, M.G., Uberden ab und Aufbau von amisoisauren duch anaminierung, Enzymologia, 2 : 129-132, 1937.Brown, W.R., The determination of enzyme activity in body fluids, Guthric Clin.Bull., 24 : 135-142, 1955.CaBaup, P., LEEPER, R., et WrROBLEWSK], F., Colorimetric measurement of serum glutamic oxaloacetic transaminase, Am.J.Clin.Path., 26 : 1101-1105, 1956.CANELLAKIS, Z.N., et CoHxEn, P.P., Kinetic and substrat specificity study of tyrosine \u2014 a-ketoglutaric acid transaminase, J.Biol.Chem, 222 : 63-71, 1956.CANELLAKIS, Z.N., et Conen, P.P., Purification studies of tyrosine \u2014 a-ketoglutaric acide transaminase, J.Biol.Chem., 222 : 53-62, 1956.CAMMARATA, P.S., et Coen, P.P., The scope of transamination reaction in animal tissues, J.Biol.Chem., 187 : 439, 1950.CAMMARATA, P.S., et CoxEn, P.P., Fractionation and propertres of glutamic oxaloacetic transaminase, J.Biol.Chem.1951 : 53-62, 1951.CHinsxy, M., et SHERRY, S., Serum transaminase as a diagnostic aid, Arch.Int.Med., 99 : 556-568, 1957.CHInskY, M., SHMAGRANOFF, G.L., et SHERRY, S., Serum trans- aminase activity.Observation in a large group of patients, J.Lab.& Clin.Med., 47 : 108, 1956.CHINsKY, M., SHMAGRANOFF, G.L., et SHERRY, S., Serum trans- aminase activity : observation in a large group of patients, Clin.Res.Proc, 3 : 200, 1955.Coxnen, P.P., Kinetics of transaminase activity, J.Biol.Chem., 136 : 585-601, 1940. 102 18.19.20.21.22 23.24.25.26.27.28.LavaL\u2026 MÉDicaL Juin 1958 Coxen., P.P., HEknuss, G.L., et SoBEr, E.K., Transamination mm liver from rats fed yellow butter, Cancer Res, 2 : 405, 1942.CoHEN, P.P., et HExHuis, G.L., Rate of transamination in normal tissues, J.Biol.Chem., 140 : 711, 1941.CoxEn, P.P., et HEkHurs, G.L., Transamination with purified enzyme preparations (transaminase), J.Biol., Chem., 136 : 5653, 1940.de Moracas, J.M., Perry, H.O., et FLEIsHER, G.A., Serum glutamic oxaloacetic transaminase in dermatomyositis, J.A.M.A., 165 : 1936-1938, 1957.DENNEY, J.L., McAuLEy, C.B., MARTIN, H.E., et WARE, À.G., Evaluation of the serum glutamic oxaloacetic aminopherase (transaminase) test, J.A.M.A., 161 : 614-616, 1956.De Ritis, F.CortortI, M.et Giusti, G., A further contribution to the diagnostic and pathogenic significance of the variations of the serum transaminase activity in virus hepatitis, Minerva Med., 1: 167, 1956.Donato, A.R., Transaminase activity and morphologic alterations in human livers, Am.J.Clin.Path., 28 : 377-384, 1957.FLEISHER, A.G., et WAKIM, G.K., Transaminase in canine serum and cerebrospinal fluid after carbon tetrachloride poisoning and infection of transaminase concentrates, Proc.Staff.Meet.M.Clin., 31 : 640-648, 1956.FLEISHER, G.A, WAKIN, G.K., et GoLpsTEIN, P.N., Glutamic- oxaloacetic transaminase and lactic dehydrogenase in serum and cerebrospinal fluid of patients with neurologic disorders, Proc.Staff.Meet.M.Clin., 32: 188-197, 1957.Frienp, C., WroBLEwsKI, F., et La Dug, J.S., Glutamic-oxalo- acetic transaminase activity of serum in mice with viral hepatitis, J.Exp.Med., 102 : 699, 1955.FoRTIN, P., BouRDON, R., VONTERGHEM, J.Van., et BouvraiN, Y., Les modifications du taux sérique de la transaminase glutamique oxaloacétique dans l\u2019infarctus du myocarde, Soc.méd.bôp.Paris, p.9, 1958. Juin 1958 Lavar MépicaL 103 29.30.31.32.33.34.35.36.38.39.GLENDENING, M.B., CoHEN, A.M,, et Pace, E.W., Influence of pyridoxine on transaminase activity of human placenta, maternal and feetal blood, Proc.Soc.Experm.Biol.&# Med., 90 : 25, 1955.GOLDNER, F., et MEADOR, C., Transaminase and C-reactive protein Jevels in acute myocardial infarction : evaluation of indices of necrosis, South M.J., 48 : 1339, 1955, GoLDSTEIN, F., IsrarL, H.L., et SeLiGsoN, D., Use of serum transaminase levels in the differentiation of pulmonary embolism and myocardial infarction, New Engl.J.Med., 254 : 746-749, 1956.GrEen, D.E., LELoir, L.F., et Nocrro, V., Transaminase, J.Biol.Chem, 161 : 559, 1945.GreeN, J.B., O\u2019DoxerTy, D.S., OLDEWURTEL, H.A., et FOSTER, F.M., Cerebrospinal-fluid transaminase concentrations in clinical cerebral infarctions : prelimmary report, New Engl.J.Med., 256 : 220, 1957.GrassNER, H.F., Acress, C.M., Jacoss, H.I., LEDERER, M., Crark, W.G., WroBLEWSKI, F.et La Dug, J.S.,, Serum transaminase levels In experimental myocardial infarction, Am.J.Physiol, 179 : 639, 1954.Harper, H.A., Review of physiological chemistry, p.104-122, Lange Medical Publications, Los Altos, California, 1957.HEncey, K.S., et PorLarp, H.M., A new method for the determination of glutamic oxaloacetic and glutamic pyruvic trans- aminase in plasma, J.Lab.er Clin.Med., 46 : 785-789, 1955.HENLEY, K.S., PoLLarD, H.M., Wicains, H.S., et HirscHowiTZ, B.I., The effect of oral ethanol on the hepatic glutamic pyruvic transaminase activity in the rat, Gastro-Enterol., 33 : 271-272, 1957.HirTon, M.A., BarMmes, F.W., et Enns, T., Mechanisms in enzymatic transamination, J.Biol.Chem., 219 : 833-843, 1956.KALTENBACH, J.P., BECKER, J.F., et BERNSTEIN, I, Simplified spectrophotometric assay of serum glutamic oxaloacetic trans- aminase and lactic dehydrogenase, Am.J.Clin.Path., 27 : 309- 314, 1957. 104 40.41.42.43.44.46.47.48.49.50.LavarL MÉDICAL Juin 1958 KARMEN, A., WroBLEwsKI, F., et La Dug, J.S., Quantitative estimation of glutamic oxaloacetic transaminase activity in human serum, Clin.Res.Proc., 1 : 90, 1953.KARMEN, A., A note on the spectometric assay of glutamic oxalo- acetic transaminase in human serum, J.Clin.Invest., 34 : 131, 1955.KARMEN, A., WROBLEWSKI, F., et La Dug, J.S., Transaminase activity In human blood, J.Clin.Invest., 34 : 126, 1955.KaTTus, A.A., WATANABE, R., SEmENsoN, C., DreLL, W., et Acress, C., Serum aminopherase (transaminase) in diagnosis of acute myocardial mmfarction, J.A.M.A., 160 : 16, 1956.KaTTus, À.A, WATANABE, R., et SEMENsON, C., Diagnostic and pronostic significance of serum transaminase levels in coronary occlusive disease, Circulation, 15 : 507-511, 1957.Krauss, S., et Krauss, G., Serum glutamic oxaloacetic aminopherase (transaminase) determinations.Value in the diagnosis of acute myocardial infarction in the presence of left bundle branch block, JAMA.161 : 144, 1956.Kroop, I.G., et SHACKMAN, N.H., An evaluation of the C-reactive protein and SGO transaminase determinations In coronary artery disease, Circulation, 14 : 963, 1956.Kroor, I.G., et SHackmaN, N.H., C-reactive protein determination as index of myocardial necrosis in coronary artery disease, Am.J.med., 22 : 90-98, 1957.La Dug, J.S., Laboratory aids in diagnosis of myocardial infarction, J.A.M.A., 165 : 1776-1781, 1957.La Dug, J.S., et WroBLEwsKI, F., The significance of the serum glutamic oxaloacetic transaminase activity following acute myocardial infarction, Circulation, 11 : 871, 1955.La Dug, J.S., Nypicx, I., et WroBLEWSKI, F., Variations m serum glutamic oxaloacetic transaminase activity following experimental and clinical coronary insufficiency, Circulation, 12 : 736, 1955.La Dug, J.S., WroBLEwsKI, F., et KArRMEN, A., Serum glutamic oxaloacetic transaminase activity In human acute transmural myocardial infarction, Science, 120 : 497, 1954. Juin 1958 Lavar.MÉDicaL 105 52.53.Vi Di 56.Uy NI 59.60.61.62.63.LA Pace, G.A., Measurements of keto-acids in normal and neoplastic rat tissue, Cancer Res., 10 : 393, 1950.LASNER, S., VoLx, B.W., et Aronson, S.M., Diagnostic aids In acute myocardial infarction : clinical and experimental, Am.Heart.J., 34 : 225-234, 1957.Lemon, H.M., Direct and indirect tissue biopsy methods, M.Clin.North America., pp.1153-1168, (sept.) 1957.LIEBERMAN, J., et al., Glutamic oxaloacetic transaminase In serum and cerebrospinal fluid of patients with cerebrovascular accidents, New England.J.Med., 257 : 1201-1207, 1957.LieBerMaN, J., Lasky, I.[,, et al, Serum glutamic-oxaloacetic transaminase activity in conditions associated with myocardial infarction, Ann.Int.Med., 46 : 485-496, 1957.LIEBERMAN, J., Lasky, I.I., et Orro, E.L., Serum glutamic- oxaloacetic transaminase activity In conditions associated with myocardial infection.II.Cerebral vascular accidents and congestive heart failure, Ann.Int.Med., 46 : 497, 1957.Mason, G.P., et WroBLEWsKI, F., Serum glutamic oxaloacetic transaminase activity in experimental and disease states, Arch.Int.Med., 99 : 245-252, 1957.McH arpy, R.J., STOTLER, J.B., et McHarpy, G., Clinical evaluation of serum transaminase levels in myocardial infarction, South M.J., 48 : 1347, 1955.MEISTER, A., Enzymatic transamination reaction involving arginine and ornithine, J.Biol.Chem., 206 : 587-596, 1954, MEISTER, A., Enzymatic transfer of a-amino groups, Science, 129 : 43-49, 1954.MEeRrriLL, J.M., StonNE, J.L., Grace, J.T., et MENEELY, G.R,, Decreased activity of glutamic oxaloacetic transaminase In infarctus myocardial tissue of the dog, Clin.Res.Proc., 3 : 113, 1955.MEerriLL, J.M., STONE, J.L.et Grace, J.T., Recent clinical experiences with serum aminopherase (transaminase) deter- mmations, J.A.M.A., 160 : 1454-1456, 1956. 106 64.65.66.67.68.69.70.71.72.73.74.LavaL MEbicaL Juin 1958 MEerriLL, J.M,, SToNE, J.L., et MENEELY, R.G., Effect of anoxia on the glutamic oxaloacetic transaminase content of the myocar- dium of the rat, Circulation, 12 : 749, 1955.MoraNDER, D.W., Value of serum glutamic oxaloacetic trans- aminase (SGO-T) in the diagnosis of jaundice in patients with lymphoma, Gastro-Enterol., 33 : 277-278, 1957.MoLANDER, D.W., WROBLEWSKI, F., et La Due, J.S., Serum glutamic oxaloacetic transaminase as an index of hepatocellular integrity, J.Lab.& Clin.Path, 46 : 831, 1955.MoLANDER, D.W., Serum transaminase in liver tissue, Clin.Res.Proc., 4 : 63, 1956.MoLaNnper, D.W., et FRIEDMAN, M.M, Transaminase tissue levels in experimental liver injury, Clin.Res.Proc, 4 : 39, 1956.MoLANDER, D.W., WroBLEwSsKI, F., et La Due, J.S., À study of serum transaminase in rats with liver dvsfunction, Clin.Res.Proc., 3 : 48, 1955.MoLANDER, D.W., WroBLEWSKI, F., et La Due, J.S., Trans- aminase compared with cholinesterase and alkaline phosphatase as an index of hepatocellular integrity in the white rat, Clin.Res.Proc., 3 : 20, 1955.Moracas, J.M., Perry, O.H., et FLEISHER, G.À., Serum glutamic oxaloacetic transaminase in dermato-myositis, J.A.M.A., 165 : 1936-1938, 1957.Myerson, R.M., Hurwitz, J.K., et Sarr, T., Serum and cerebro- spinal fluid transaminase concentrations in various neurologic disorders, New.Engl.J.Med.257 : 273-277, 1957.NrcoLa, P., Tartara, A., et CaNoURrA, F., Mise au point de la question des transaminases dans les affections coronariennes, Schw.Med.Wschr., 86 : 1145-1147, 1956.NisoNOFF, A., et BArNES, F.W., Mechanims in enzymatic trans- amination, J.Biol.Chem., 199 : 713-729, 1952.NisoNnoFF, A., Henry, S.S., et Barnes, F.W., Mechanims in enzymatic transamination, J.Biol.Chem., 199 : 699-729, 1952. Juin 1958 Lavar MÉDicaL 107 76.SI NI] 79.80.SI.82.83.84.85.Nvybpick, I., WroBLEwski, F., et La Dug, J.S., Evidence for increased serum glutamic oxaloacetic transaminase (SGO-T) activity following graded myocardial infarctus in dog, Circulation, 12 : 161, 1955.Nypicx, I., RuEcseccer, P., WroBLEWSKI, F., et La Dug, J.S,, Variations in serum glutamic oxaloacetic transaminase activity in experimental and clinical coronary msufliciency, pericarditis, and pulmonary imfarction, Circulation, 15 : 324-333, 1957.Nypick, I., Tang, J., STOLLERMAN, G.H., WroBLEwsKI, F., et La Dug, J.S., The influence or rheumatic fever on serum concentrations of the enzyme glutamic oxaloacetic transaminase, Circulation, 12 : 795, 1955.Nvypick, I., Tang, J., STOLLERMAN, G.H., WroBLEwWSKI, F., et La Dug, J.S., A study of changes in serum concentrations of the enzyme, glutamic oxaloacetic transaminase, in rheumatic fever, Circulation, 12 : 754, 1955.Nyprcxk, I., Tang, J., STOLLERMAN, G.H., WroBLEWSKI, F., et La Dug, J.S., A study of changes in serum concentrations of the enzyme glutamic oxaloacetic transaminase in rheumatic fever, Clin.Res.Proc., 3 : 119, 1955.Nyprcx, I., MEwip, À., WroBLEwsKi, F., ALLEN, À., et La DUE, J.S., Serum glutamic oxaloacetic transaminase in experimental myocardial infarction, Clin.Res.Proc., 3 : 37, 1955.Nypick, I., WroBLEwsKI, F., et La Dug, J.S., Evidence for the evaluation of serum glutamic oxaloacetic transaminase (SGO-T) activity following graded myocardial infarction in dogs, Clin.Res.Proc., 3 : 112, 1955.Osrrow, B.H., TickTin, H.E., Pouis, G.N., et Evans, J.M, Serum glutamic oxaloacetic transaminase in coronary arteries diseases.Review of 201 cases, Circulation, 14 : 490-800, 1956.OsTRow, B.H., et STEINBERG, D., Serum transaminase in myo- cardial infarction, Clin.Res.Proc, 3 : 112, 1955.OroDiLE, À.À., Reynoups, D.M., et WALKER, S.B., Succinic and malic dehydrogenases mm serum, Am.J.Clin.Path., 26 : 765-770, 1956. 108 86.SE, 89.90.91.92.93.94.96.97.98.Lava\u2026 MÉDpicaL Juin 1958 PaGeT, M, De l\u2019intérêt de l\u2019évaluation de l\u2019activité transaminique du sérum en pathologie hépatobiliaire, J.Sc.méd.Lille, 11 : 593-599, 1957.Pacer, M, De l\u2019intérêt de l\u2019évaluation de l\u2019activité transaminique du serum en pathologie hépatobiliaire, Ann.Biol.Clin, 10 : 650-656, 1957.PaceT, M., LANGERON, L., et GrArn, P., De l\u2019aide fournie par la détermmation de l\u2019activité transaminasique du sérum dans le diagnostic précoce de l\u2019infarctus du myocarde, Ann.biol.clin, 1-2 : 21, 1958.PoLonovsk1, M., Pathologie clinique, t.1, pp.24-25, Masson er Cie, Paris, 1952.PoLonovsk1, M., Biochimie médicale, 9° éd., pp.486-500, Masson er Cie, Paris, 1948.RATNER, J.T., et Sacks, J.H., Transaminase in coronary artery disease, Canad.M.A.J., 76 : 720-725, 1957.REITMAN, S., et FranNkEL, S., A colorimetric method for the determination of serum glutamic oxaloacetic and glutamic pyruvic transaminases, Am.J.Clin.Path., 28 : 56-63, 1957.RiT, S., et AwAPARA, J., Free aminoacid content and transaminase activity of lymphatic tissues and Iymphosarcomas, Cancer.Res., 13 : 694-698, 1953.Ruporr, L.A., DuTToN, R., et Scsarrrr, J.A., Glutamic oxaloacetic transaminase levels in experimental tissue damage, J.Chin.Invest., 34 : 960, 1955.RuporvH, L.À, et Lyons, R.H., Glutamic oxaloacetic transaminase levels in acute myocardial infarcts in humans, Clin.Res.Proc., 3 : 113, 1955.Sass, M., et Spear, P.W., Whole blood transaminase levels in anazmia, J.Clin.Invest., 36 : 926, 1957.SCHWARTZMANN, M.V., Les transaminases, Arch.mal.app.dig., 46 : 11-21, 1957.SCHLENK, F., et SNELL, E.E., Vitamin Bg and transamination, J.Biol.Chem, 157 : 425, 1945. Juin 1958 Lava\u2026 MÉDICAL 109 99 100.101.102.103.104.105.106.108.109.ScHEPARTZ, S., Transamination as a stop In tyrosine metabolism, J.Biol.Chem., 193 : 293, 1951.SELIGSON, D., Serum iron and transaminase in the differential diagnosis of jaundice, M.Clin.North America, p.1631, (22 nov.) 1957.SiekerT, G.R., et FLEIsHER, G.A., Serum glutamic oxaloacetic transaminase In certain neurologic and neuromuscular.diseases, Proc.Staff.Meet.M.Chin., 31 : 459, 1956.SHABETAL, R., IGLAUER, A., et ANDERSON, D.M., Serum trans- aminase determinations as a diagnostic aid in myocardial infarction, Brit.Med.J., 5018 : 555, 1957.SOBEL, C., BERKMAN, S., et Swass, N., Simplification of the spectrophotometric determination of glutamic oxaloacetic transaminase In blood serum, Am.J.Clin.Path., 26 : 1477, 1956.STEINBERG, D., et Ostrow, B.H., Serum transaminase as a measure of myocardial necrosis, Proc.Soc.Exp.Biol., er Med., 89 : 31, 1955.StonE, J.L., MErriLL, J.M., Gracr, J.T., et MENEELY, G.R,, Transaminase in experimental myocardial infarction, Am.J.Physiol., 183 : 55, 1955.TonHazy, N.E., WurTE, N.G., et UMBREIT, W., À rapid method for the estimation of the glutamic-aspartic transaminase in tissues and its application to radiation sickness, Arch.Biocb.Biophv., 28 : 36, 1950.UMBREIT, W.W., O'KANE, D.L., et GunsaLus, I.C., Function of the vitamin Bg group : mechanism of transamination, J.Biol.Chem., 176 : 629-638, 1948.WausH, J.R., HuMoLLER, F.L., et GiLLick, F.G., Serum trans- ammase in pulmonary disease and multiple mfarctions.Ann.Int.Med., 46 : 1105-1112, 1957.WAKIM, G.K., et FLEisHER, A.G., The effect of experimental cerebral infarction of transaminase activity in serum, cerebrospinal fluid and infarcted tissue., Proc.Staff.Meet.M.Clin., 31 : 391- 399, 1956. 110 110.111.112.113.114.115.116.117.118.LavaL MEbicaL Juin 1958 WroBLEWSKI, F., The significance of alteration in serum glutamic oxaloacetic transaminase in experimental and clinical states, New-York Acad.Sc., 18 : 544-450, 1956.WROBLEWSKI, F., Clinical Significance of serum enzymes alterations associated with myocardial infarction, Am.Heart.J., 54 : 219- 224, 1957, WroBLEWSKI, F., et CaBaup, P., Colorimetric measurement of serum glutamic pyruvic transaminase, A.J.Chin.Path., 27 : 235, 1957.WroBLEWsKI, F., et La Dug, J.S., Lactic dehydrogenase activity in blood, Proc.Soc.Exp.Med., 90 : 210, 1955.WroBLEWSKI, F., et La Dug, J.S., Serum glutamic oxaloacetic transaminase activity as an index of liver cell injury.A preliminary report, Ann.Int.Med., 43 : 345, 1955.WroBLEwsKI, F., et La Dug, J.S., Serum glutamic oxaloacetic transaminase activity as an index of liver cell injury, Cancer, 8 : 1155, 1955.WroBLEWsKI, F., et LA Due, J.S., Serum glutamic oxaloacetic aminopherase (transaminase) in hepatitis, J.A.M.A.160 : 1130- 1134, 1956.| WROBLEWSKI, F., et La Dux, J.S., Serum glutamic pyruvic transaminase (SGP.-T.) in hepatic disease : a preliminary report, Ann.Int.Med., 45 : 801-811, 1956.ANONYME, Infarctus du myocarde avec électrocardiogramme normal, Bull.méd., El Lilly & Co., 10 : 14-17, 1956. ANALYSES J.CATAHALA, Cl.POLONOVSKI, MM DEMASSIEUX et CI.TISON, Maladie cœliaque et intolérance au gluten des farines de blé et de seigle.Presse méd., 66 : 173, (fév.) 1958.La maladie ceeliaque, se manifestant par la stéatorrhée et la dyspepsie des féculents, a été l\u2019objet de certaines conduites diététiques qui, toutes, avaient pour but de corriger le trouble digestif fondamental.Depuis longtemps, on avait remarqué que certains aliments hydrocarbonés étaient mal tolérés, tandis que d\u2019autres, comme le riz, la farine de lentilles, les pommes de terre, étaient moins nocifs et que, par contre, le pain de froment ou de seigle est l\u2019aliment le plus offensant.On avait remarqué la bonne tolérance des bananes bien mûries, d\u2019où la grande vogue du régime des bananes dans le traitement de cette maladie.Intrigués par ces faits cliniques, des chercheurs hollandais et anglo- saxons établissent des régimes entièrement privés d\u2019amidon et constatent un relèvement significatif d\u2019au moms 15 pour cent dans le taux des graisses absorbées, de plus, ils constatent qu\u2019avec ces régimes les rechutes, d\u2019habitude si fréquentes, ne se produisent plus.Les études portent sur la recherche des éléments contenus dans les farines de blé, de seigle et d\u2019avome qui pourraient être responsables des perturbations digestives chez les cœliaques.D\u2019une série d\u2019expériences, il semble résulter que les farines de blé, de seigle et d\u2019avome ont une très fâcheuse influence ; par contre, l\u2019amidon extrait du ble, du maïs, la fleur de riz, n \u2018offrent aucun inconvénient.II existerait donc dans le blé un composant agressif qui serait autre que l\u2019amidon ; ce composant fut d\u2019abord appelé «facteur blé».Des recherches plus poussées permirent de mettre en évidence l\u2019élément nocif qui n\u2019est autre que le gluten contenu dans les farimes de blé, de seigle et d\u2019avoine.Ils observent que les enfants atteints de la maladie cœliaque voient leurs troubles digestifs diminuer d\u2019intensité et même disparaître lorsqu\u2019ils sont soumis à un régime hypercalorique d\u2019où sont strictement exclues, et d\u2019une façon prolongées, les farines de froment, de seigle et d\u2019avoine.Il apparaît que la gliadine et la gluténine contenues dans le gluten provoquent à des degrés différents des troubles clmiques et une baisse du coeffrcient de rétention des lipides dans l\u2019organisme, alors que l\u2019amidon, les graisses, 112 LavaL MEbpicaL Juin 1958 les cendres, la trame fibreuse, extraits de ces farines sont dépourvus de toute action toxique.Au cours de leurs recherches les auteurs ont établi une épreuve à la gliadine : positive chez les cœliaques, négative chez les sujets normaux.L\u2019ingestion de 350 mg/kg de gliadine n\u2019est suivie d\u2019aucune modification du taux de la glutamine dans le sang chez les sujets normaux.Elle entraîne une ascension de ce taux d\u2019au moins un tiers chez les enfants cœliaques.Il est encore trop tôt pour que l\u2019on puisse détermmer la nature exacte de cette intolérance.I! existe certainement un trouble du comportement de l\u2019organisme des enfants cœlraques à l\u2019égard d\u2019un apport gliadinique : trouble de la transformation ou trouble de I\u2019excrétion, on ne saurait le dire actuellement.Honoré NADEAU Cl.HURIEZ, F.DERMONS et J.BÆLDEN.Étude du taux des antistreptolysines O et des antistaphylolysines dans le sérum de malades atteints de diverses dermatoses.Ann.dermat.- syphil., 85 : 5, (janv.et fév.) 1958.Poursuivant l\u2019étude du rôle de l\u2019infection en dermatologie, les auteurs ont essayé de préciser la valeur de la recherche des antistreptolysimes O (A.T.S.0.) et des antistaphylolysines (A.S.T.A.) dans le sang des malades atteints de dermatoses diverses.Les auteurs ont aussi essayé de préciser le rôle joué par le streptocoque bêta-hémolytique et par le staphylocoque doré dans l\u2019apparition de certaines dermatoses et le mécanisme d\u2019action de ces germes dans la formation de ces dermatoses.Classées auparavant d\u2019après le caractère de leurs cultures sur gélose au sang, ces streptocoques sont, aujourd\u2019hui, divisés en groupes anti- géniques : A, B, C, D, E, F, G, H, K, L, M, N.Le streptocoque A, très pathogène pour l\u2019homme, est toujours bêta-hémolytique, selon la classification établie d\u2019après les cultures.Le streptocoque A, à côté des antigénes microbiens, sécréte de multiples enzymes.Parmi ces ferments, on distingue la toxine érythro- géne de Dick, I\u2019hyaluronidase de MacClean, la streptokinase de Tillet et Garner, la streptodornase de MacCarthy et les streptolysines de Todd (la streptolysime S qui n\u2019est pas antigénique et la streptolysme O qui possède un pouvoir antigénique élevé).Technique : Elle consiste à mettre le sérum du malade convenablement dilué, en présence de doses connues de streptolysine.Ce mélange est mis en présence d\u2019une suspension de globules rouges.L'unité d\u2019antistrepto- lysine est la quantité nécessaire pour empêcher une unité de strepto- Ivsine de lyser un volume déterminé d\u2019hématies de lapin.Le taux d\u2019A.T.S.O.est variable chez les sujets normaux selon les auteurs.Ceux-ci ont pris le chiffre de 300 unités par cm3 pour le taux normal. Juin 1958 [Lavar MÉDricaL 113 Une technique à peu près semblable permet de doser la A.S.T.A.Les auteurs considèrent le taux d\u2019une unité et plus par cm3 comme pathologique.Les auteurs ont fait la recherche des A.T.S.O.et A.T.S.A.chez deux cents malades atteints de dermatoses diverses.Leurs conclusions sont les suivantes : le taux de A.T.S.O.est bas au cours du lupus érythémateux, du lichen plan, de la maladie de Dühring-Brocq, plus élevé dans Peczéma (21 pour cent) et chez les ulcereux de jambes (30 pour cent) ; il est particuliérement augmenté dans les pyoccies infantiles (43 pour cent), au cours des hypodermites nodulaires non vasculaires de l\u2019adulte (42 pour cent), dans l\u2019érythème polymorphe et dans les psoriasis surin- fectés et érythrodermiques (50 pour cent).Le taux des A.S.T.A., au contraire, n\u2019est supérieur à une unité par cm3 qu\u2019au cours des dermatoses staphylococciques suppuratives prolongées (furonculose, en particulier).Les auteurs concluent à l\u2019intérêt considérable que comporte la recherche simple en pratique du taux des A.T.S.O.dont l\u2019élévation fait suspecter la part importante du streptocoque dans des dermatoses où il n\u2019était pas évident.Par contre, la détermination des A.S.T.A.offre moins d\u2019intérêt, car elle ne révèle des taux nettement augmentés que dans des cas où la clinique suffisait à affirmer le diagnostic._ Emile GAumoOND J.-M.DUBOIS DE MONTREYNAUD et G.LEHMANN.Pleurésies tuberculeuses.Encuct.méd.-chir., Poumon 6044 A! (7-1956), 16 pages, 12 fig.Les possibilités thérapeutiques nouvelles offertes par l\u2019A.C.T.H., qui entraînerait la disparition rapide de l\u2019épanchement, empécherait la symphyse ultérieure, constituent une des acquisitions récentes étudiées dans ce nouveau fascicule sur les pleurésies tuberculeuses.Les auteurs envisagent successivement : \u2014 Les pleurésies séro-fibrineuses primitives ; \u2014 Les pleurésies séro-fibrineuses apparaissant au cours d\u2019une tuberculose évolutive ou lors de l\u2019entretien d\u2019un pneumothorax thérapeutique ; \u2014 Enfin, les formes hémorragiques et \u2018purulentes.Plusieurs reproductions de films radiographiques et tomographiques complètent cette étude.J.LACORNE et M.DURET.Le tuberculeux guéri.Encycl.méd.-chir., Poumon, 6037 P'\"° (7-1956), 4 pages.Nul ne doute maintenant que la tuberculose pulmonaire ne soit une maladie curable, aussi bien dans ses formes de début, purement Inflammatoires, que dans ses aspects tardifs, destructifs et nécrotiques.(18) 114 Lava\u2026 MÉpicaL Juin 1958 Mais sur quels éléments fonder l\u2019affirrmation de la guérison sans une maladie aussi variée, aussi torpide et lente que la tuberculose pulmonaire ?J.Lacorne et M.Duret étudient, dans ce nouveau fascicule, les tests cliniques, radiologiques, bactériologiques et biologiques dont la conjonction avec le recul du temps permettra d\u2019affirmer la guérison du tuberculeux.Sont étudiées également les séquelles : séquelles fonctionnelles, séquelles psychologiques et morales.Enfin est posé le problème de la réadaptation.G.ALPÉRINE.Occlusions intestinales aiguës.Encycl.méd.- chir., Urgences, 24080 A\", B'°, B*%, C', D\", E\"° (10-1956), 31 pages, 21 fig.Urgence abdominale fréquente, aux causes multiples, au diagnostic souvent difficile, l\u2019occlusion intestinale aiguë était encore grevée d\u2019une lourde mortalité, malgré les interventions d\u2019urgence, il y a quelques années.Elle voit aujourd\u2019hui son pourcentage de mortalité globale se réduire de plus en plus.Cette amélioration tient essentiellement à une meilleure connaissance de la physio-pathologie de l\u2019affection et des troubles humoraux et généraux qu\u2019elle provoque.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur a fait précéder son étude clinique d\u2019un bref rappel de la physiopathologie de affection.Les chapitres consacrés au diagnostic sont particuliérement développés et abondamment illustrés.Enfin, le dernier fascicule de ce remarquable ensemble est consacré au problème thérapeutique : comment combiner de façon rationnelle le traitement chirurgical et le traitement médical.M.DURET et J.LACORNE.Traitement des symptômes de la tuberculose pulmonaire.Encycl.méd.-chir, Poumon 6037 M\", 6037 M®, 6037 M (7-1956), 14 pages.Le traitement symptomatique fut longtemps le seul possible dans la tuberculose pulmonaire.Faute de moyens d'action spécifiques sur la maladie elle-même, le-médecin en était réduit à essayer de calmer la toux, modérer les écarts de température, arrêter une hémoptysie.L'introduction de la collapsothérapie et surtout des antibiotiques a transformé radicalement la situation ; mais 1l existe toujours des cas où l\u2019acuité insolitë d\u2019urr symptôme\u2019 fmpose au praticien un complément d\u2019action.Le choix de la thérapeutique dans ces cas doit étre guidé par la connaissance de la cause et du mécanisme physio-pathologique qui ont engendré ce symptôme.C\u2019est pourquoi médecins praticiens comme étudiants apprécieront cette analyse précise des symptômes et des indications thérapeutiques qui en découlent. Juin 1958 LavaL MEbpicaL 115 H.DESOILLE et E.FOURNIER.Effets pathologiques des vibrations industrielles, bruits, sons et ultrasons (en dehors des complications oto-rhino-laryngologiques.) Encycl.méd.-chir, Intoxications, 16518 A\", BY, D, E'° (9-1956), 23 pages, 22 fig.\u201cLe problème du bruit est à l\u2019ordre du jour et s\u2019il a entrainé depuis peu la prise de mesures particulièrement heureuses dans certaines grandes villes, ce n\u2019est cependant pas un problème nouveau en médecine du travail.Les auteurs étudient successivement : 1° les définitions physiques concernant les bruits et leurs mesures ; 2° les effets pathologiques des infrasons : étude très complète des lésions osseuses pour lesquelles 1l n\u2019existe aucun parallélisme entre les signes cliniques et les lésions décelables radiologiquement : étude des troubles vasomoteurs et neuro-musculaires ; 3° les effets médicaux des ultrasons : action importante sur le système neuro-végétatif vasculaire, rôle dans les phénomènes d\u2019oxydoréduction cellulaire ; 4° Tout un fascicule regroupe les perturbations générales désignées sous le terme de syndrome traumato-vibratoire.Enfin cet ensemble de quatre fascicules se termine par une claire étude des différents moyens de prévention.Y.CACHIN.Maladies professionnelles en oto-rhino-laryngologie.Encycl.méd.-chir., Intoxications, 16535 A\", C'°, E° (9-1956), 14 pages, 3 fig.La fréquence des maladies professionnelles des voies aéro-digestives supérieures et des oreilles s\u2019explique aisément si l\u2019on considère que le nez, le pharynx et les oreilles sont directement soumis aux conditions pathogènes du travail.Le caractère professionnel de ces affections peut être difficile à affirmer, c\u2019est pourquoi cette nouvelle publication de l\u2019Encyclopédie médico-chirurgicale sera particulièrement appréciée non seulement du spécialiste, mais aussi de tous médecins praticiens.Sont traitées successivement les affections professionnelles \u2014 des fosses nasales et du pharynx ; \u2014 du larynx.Celles-ci sont résumées dans un tableau particulièrement clair.Enfin le dernier fascicule traite des maladies professionnelles de l\u2019oreille : surdités et troubles vestibulaires.(20) 116 Lavar\u2026 MÉDICAL Juin 1938 P.PRUVOST.Kystes aériens du poumon.Encycl.méd.-chir., Poumon, 6021 C9, 6021 C5, 6021 C7 (7-1956), 27 pages, 51 fig.Dans cet article, P.Pruvost, aprés un rappel de la définition et des limites de la maladie kystique, fait une étude clinique précise des différentes formes de kystes aériens du poumon.Tenant compte des progrès de la chirurgie pulmonaire, qui rendent possible le traitement ou l\u2019exérèse de certaines formes de kystes, l\u2019auteur insiste sur les éléments du diagnostic.Celui-ci repose essentiellement sur une interprétation convenable des films radiographiques pris en série, sous des incidences diverses et après lipiodol.L\u2019iconographie jointe à ces fascicules en fournit de nombreux exemples.Abondante bibliographie.R.GILLE.Orientation professionnelle.Encvel.méd.-chir, Intoxications, 16560 C!° (9-1956), 10 pages.Etant donné l\u2019intérêt suscité par le problème de l\u2019orientation professionnelle tant sur le plan international que sur le plan national, il était normal que l\u2019Encyclopédie médico- chirurgicale y consacre un fascicule.Ce problème se trouve actuellement à la base de la réforme de l\u2019enseignement ; et dans esprit de justice sociale qui caractérise notre époque, 1l était bon de brosser un plan détaillé des moyens de lutte contre les inégalités qui marquent les enfants dès l\u2019école.D\u2019autre part, la discordance flagrante entre les habitudes actuelles de formation culturelle et professionnelle et les exigences de la vie et de l\u2019industrie modernes est un autre argument impérieux qui doit attirer l\u2019attention sur cette question.G.LEDOUX-LEBARD et J.HÉLIE.Exploration radiologique du pancréas.Encycl.méd.-chir., Parois, Hernies, Péritoine, Pancréas, 2500 E*° (10-1956), 8 pages, 7 fig.Les progrès techniques incessants ont beaucoup aidé au développement de l\u2019exploration radiologique du pancréas.Les méthodes classiques indirectes : insufflation gastrique, ingestion opaque, cholangiographie ou pancréatographie se complètent aujour- d\u2019hui de la stratigraphie après rétropéritomne, capable de faire observer des ombres proprement pancréatiques.Le lecteur trouvera dans ce remarquable article, non seulement tous les détails de technique, mais aussi une importante étude séméiologique.Bien des signes sont semblables ou voisins pour des affections différentes ! Juin 1958 LavaL MEbpicaL 117 Pourtant, si les diverses données sont confrontées, si l\u2019examen utile est pratiqué (et c\u2019est l\u2019intérêt tout particulier de ce fascicule), si une Iiaison totale est établie avec les éléments cliniques et les résultats de laboratoire, le diagnostic peut être logiquement espéré.Très belle iconographie.J.CATHALA et A.COMBES-HAMELLE.Rachitisme.Encycel.méd.-chir., Pediatrie, 4008 A, A?, A30, A, AS (1-1956), 24 pages.Etat anormal de la croissance osseuse, le rachitisme est exclusivement une maladie de l\u2019enfance et, plus particulièrement, de la première enfance, époque où la croissance est la plus active.Le trouble rachitique ne touche pas simplement le squelette, il atteint également les tissus de soutien et se traduit par l\u2019hypotonie des muscles et la laxité des ligaments ; d\u2019 autre part, cette dystrophie évolutive des os en période de croissance s\u2019accompagne de troubles des divers systèmes et appareils, d\u2019une grande fréquence, qui sont également considérés comme faisant partie du syndrome rachitique.Quant aux causes du rachitisme, elles sont essentiellement d\u2019ordre hygiénique et alimentaire.Ces considérations montrent l\u2019ampleur des problèmes posés par le rachitisme, qui est une des questions les plus importantes dans la pathologie courante de la première enfance.Le lecteur en trouvera une étude tout à fait complète et appuyée sur les travaux les plus modernes dans le texte du professeur Cathala et de A.Combes-Hamelle.Après les chapitres consacrés à l\u2019anatomie pathologique, aux données biochimiques, à la physiologie pathologique, à l\u2019étiologie, les développements les plus importants sont réservés à l\u2019étude clinique et à l\u2019étude prophylactique et thérapeutique ; les praticiens y trouveront de nombreuses notions nouvelles, d\u2019un grand intérêt dans la pratique quotidienne de la médecine infantile.22) LIVRES RECUS Manuel pratique de l\u2019infirmière soignante.M.-I.Narrée.Masson er Cie, Paris, 1958.Actualités pharmacologiques.Rene Hazarp.Masson & Cie, Paris, 1958.Pratique médico-chirurgicale \u2014 Sup- plêment II.Prof.A.LEMIERRE et H.Monpor.Masson & Cie, Paris, 1958.Nouvelles questions d\u2019anatomie.Yves TERNON.G.Doin & Cie, Paris, 1958, Influence des rayons X et des radiations atomiques sur le patrimoine héréditaire humain.D' M.-O.RéTHore.G.Doin er Cie, Paris, 1958.Les traitements mitotiques du cancer.D! Ernest Huant.G.Doin e Cie, Paris, 1958.Les champs de perturbation et de rhumatologie.G.Doin & Cie, compensation en Prof.A.KNIPFER.Paris, 1958. REVUE DES LIVRES Cent manipulations biochimiques simples, par Marcel FLORKIN, professeur à l\u2019université de Liège, et Ghislaine DUCHÂTEAU: chef de travaux à l\u2019université de Liège.Deuxième édition, revue et augmentée d\u2019une Introduction aux principes et aux instruments de la titrimétrie.Un volume de 116 pages, avec 6 figures (16 X 24) : 1000 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI1¢).Ce manuel, dont une première édition s\u2019est déjà épuisée, constitue une Introduction à la pratique du rudiment biochimique.I! groupe une série de manipulations biochimiques faciles, n\u2019exigeant qu\u2019un matériel très réduit et pouvant être faites par les étudiants débutants.Il ne s\u2019agit que d\u2019exercices qualitatifs, auxquels 1l est facile d\u2019ajouter, si on le désire, l\u2019une ou l\u2019autre opération quantitative choisie dans le cadre de l\u2019outillage dont on dispose.Cette nouvelle édition a été améliorée.On y a ajouté une Introduction aux principes et aux instruments de la titrimétrie, qui donne les règles de bonnes habitudes qui peuvent seules servir de base à l\u2019apprentissage de l\u2019analyse biochimique quantitative.MANIPULATIONS I.Lipides (8 manipulations).II.Protides.A.Réactions de coloration des protéines (7 manipulations).\u2014 B.Réactions de précipitation des protéines (5 manipulations) : Précipitation par les sels de métaux lourds.Précipitation par les réactifs des alcaloïdes.Précipitation réversible par salage.\u2014 C.Dénaturation et coagulation des protéines (3 manipulations).III.Glucides.A.Réactions de coloration des glucides (réactions furfuroliques) (4 manipulations).Réaction générale de coloration des glucides.Réaction caractéristique des cétohexoses.Réactions caractéristiques des pentoses.\u2014 B.Réactions de réduction des hydrates de métaux lourds en milieu alcalin (11 manipulations).\u2014 C.(24) 120 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1938 Réactions des osazones (2 manipulations).\u2014 D.Fermentation alcoolique des hexoses (2 manipulations).\u2014 E.Hydrolyse des disaccharides et des polysaccharides (2 manipulations).\u2014 F.Réaction colorée à l\u2019iode (2 manipulations).IV.Aliments (16 manipulations).V.Sucs digestifs (15 manipulations).VI.Sang (11 manipulations).VII.Urine (12 manipulations).Introduction aux principes et aux instruments de la titrimêtrie.Principes de la titrimétrie.Instruments de la titrimétrie.Préparation de solutions étalons d\u2019acide et de base.Matériels et réactifs.\u2014 Matériel d\u2019une table de travail.Rhumatologie clinique, par Pierre-P.RAVAULT, professeur de clinique médicale à la Faculté de Lyon, médecin de l\u2019hôpital E.-Herriot, et Georges VIGNON, professeur agrégé à la Faculté de Lyon, médecin des hôpitaux.Un volume de 604 pages, avec 180 figures (17,5 X 25,5).Broché : 4000 fr.; cartonné toile : 4500fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI*).Cet ouvrage, qui constitue une étude d\u2019ensemble des maladies ou syndromes que l\u2019on a coutume d\u2019englober dans le cadre du rhumatisme, a été rédigé à l\u2019intention des étudiants et aussi des praticiens de toute obédience, rhumatologues déjà orientés ou médecins Internistes.Les auteurs laissent deviner derrière le titre choisi par eux les intentions qui les ont guidés : donner le pas sur les problèmes purement dogmatiques aux notions pratiques de séméiologie, de diagnostic, de pronostic, de traitement ; s\u2019efforcer de grouper les faits en faisant la part de ce qui est solidement acquis et de ce qui est encore incertain ; s\u2019en tenir à des données simples, dépouillées de détails qui ne sauraient trouver place que dans un véritable traité ; enfin souligner les liens étroits qui rattachent la rhumatologie à la médecine générale.La première partie de l\u2019ouvrage, manière d\u2019introduction, est consacrée à des notions générales.On y trouvera un parallèle schématique entre les rhumatismes inflammatoires et les rhumatismes dégénératifs s\u2019Inspirant d\u2019une classification qui, pour avoir quelques points faibles, a malgré tout fait ses preuves.Les diverses localisations extra-articu- laires sont ensuite passées en revue, y compris les atteintes oculaires associées.La thérapeutique antirhumatismale fait également l\u2019objet d\u2019un long exposé analytique où sont classés les divers traitements avec leurs modes d\u2019action, leurs effets généraux, leurs accidents et l\u2019énumération de leurs indications et contre-indications.Quant à la conduite des traitements et aux résultats obtenus, Ils sont envisagés plus loin à propos de chaque maladie.Enfin, les auteurs ont réservé un chapitre à la goutte, dont l\u2019étude est inséparable de celle des rhumatismes proprement Its. Juin 1958 Lavar MEbicaL 121 La seconde partie de l\u2019ouvrage, sous le nom de Pratique rhumatologique envisage les divers aspects cliniques des rhumatismes tels qu\u2019ils se présentent au médecin, c\u2019est-à-dire classés selon leur allure générale et leur distribution topographique.Dans chacun de ces groupes, se détache la maladie qui le caractérise au plus haut point et dont, par conséquent, le diagnostic doit être discuté par priorité : maladie de Bouillaud dans les rhumatismes aigus et subaigus, polyarthrite chronique dans les rhumatismes polyarticulaires, spondylarthrite ankylo- sante et spondylarthrose dans les rhumatismes vertébraux, coxarthrose dans les rhumatismes de la hanche, périarthrite scapulo-humérale dans les rhumatismes de l\u2019épaule, etc.Chaque affection est étudiée en détail avec ses bases anatomiques et étiopathologiques, ses symptômes, ses modalités thérapeutiques ; à côté d\u2019elles sont passées en revue, sous l\u2019angle du diagnostic, les autres affections, rhumatismales ou non, susceptibles de réaliser un tableau similaire.Cet exposé, qui emprunte ainsi ses cadres aux données de la clinique courante et qui s\u2019inspire du souci constant de faire ressortir la hiérarchie et l\u2019importance respective des manifestations rhumatismales, a le mérite de la clarté et permet au lecteur de se retrouver plus facilement dans leur enchevêtrement.Naturellement, un chapitre spécial est consacré à la névralgie sciatique et aux algies du membre inférieur, un autre à la névralgie cervico- brachiale et aux algies du membre supérieur.Dans les deux derniers chapitres les auteurs ont tenu à préciser dans quelle mesure et selon quelles modalités les rhumatismes viennent s\u2019insérer en clinique dans les états pathologiques les plus divers, qu\u2019il s\u2019agisse des maladies infectieuses, des affections endocriniennes, des dermatoses, des maladies du sang, des voies respiratoires, des vaisseaux, du système nerveux, etc.Cette revue d\u2019ensemble des rhumatismes secondaires à des affections variées mentionne également les autres réactions articulaires survenant dans les mêmes circonstances.Chaque chapitre de l\u2019ouvrage est suivi de quelques références bibliographiques, la plupart de langue française, qui pourront servir de point de départ pour une documentation plus complète.L\u2019iconographie (180) figures) a été choisie dans les collections personnelles des auteurs.Manuel de gymnastique médicale, par Jacques LESUR.Préface de M.S.OBERLIN, chirurgien des Hôpitaux de Paris.Un volume de 176 pages, avec 159 figures (13,7 X 22) : 950 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI¢).Ce manuel, quoique traitant du méme sujet, ne constitue pas une nouvelle édition du Manuel de gymnastique corrective et orthopédique, aujourd\u2019hui épuisée.C\u2019est un livre nouveau que présente l\u2019auteur, sous un plan différent correspondant mieux à la réalité, et enrichi d\u2019autre part de ce que huit années d\u2019observations et de recherches dans les Services médicaux de la S.N.C.F.ont pu lui apporter d\u2019enseignement.(25) 122 Lava\u2026.MÉDICAL Juin 1938 L\u2019auteur distingue une gymnastique curative, dont le but est de redresser toute déviation du rachis, qu\u2019elle soit légère ou grave \u2014 c\u2019est la gysmastique médicale ou orthopédique \u2014 et une gymnastique préventive, des déviations, destmée aux enfants normaux, ou « gymnastique de maintien ».La description des déviations \u2014 la théorie \u2014 a été complètement séparée de leur traitement \u2014 la pratique.Une importance plus grande a été donnée au chapitre des cyphoses lombaires \u2014 moins bien étudiées jusqu\u2019ic1 \u2014 dont l\u2019auteur a constaté la fréquence à l\u2019âge scolaire : elles sont souvent graves dans leurs conséquences lointaines.Les exercices sélectionnés qui sont présentés sont d\u2019une efficacité prouvée par une longue expérience.De nombreuses figures-schémas, très claires, accompagnent et expliquent le texte.Ce manuel, autant qu\u2019aux kmésithérapeutes, s\u2019adresse aux médecins, et particulièrement aux pédiatres et à ceux qui ont la charge des visites de dépistage parmi les collectivités d\u2019enfants : écoles, centres d\u2019apprentissages, grandes administrations, colonies de vacances, etc.La chirurgie pelvienne après cloisonnement abdomino-pelvien.Cancer utérin, rectal, vésical, par Henri BOMPART, membre de l\u2019Académie de chirurgie, chirurgien de l\u2019hôpital Péan, et R.MICHEL- BÉCHET, membre associé national de l\u2019Académie de chirurgie.Préface du professeur A.Brunscuwic.Un volume de 82 pages, avec 15 figures en planches (16 X 25) : 750 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).L'idée de séparer artificiellement l\u2019abdomen du pelvis par une cloison péritonéale transversale peut surprendre de prime abord.Cette méthode, que les auteurs ont progressivement mise au point depuis 1931, a pour but essentiel de permettre la résection de tout le péritoine pelvien à partir du bord supérieur des artères 1liaques primitive et externe.L\u2019étendue de cette exérèse séreuse est à leurs yeux la condition même d\u2019une lymphadé- nectomie correcte, car elle permet d\u2019enlever en bloc la nappe cellulo- ganglionnaire laissée adhérente au feuillet péritonéal.Si l\u2019on admet que cette résection séreuse étendue est indispensable dans la chirurgie des cancers pelviens, on renonce par là-même à la périto- nisation classique, impossible à réaliser en fin d\u2019intervention.Pour y suppléer, le procédé original de Bompart et Michel-Béchet utilise la mobilité normale du péritoine pariétal antérieur, anatomiquement séparé et distant de la paroi dans sa moitié inférieure.Au début de l\u2019opération, la séreuse est ouverte transversalement, contrairement à l\u2019habitude classique.Le tablier péritonéal ainsi créé retombe de lui-même sur le détroit supérieur où 1l est suturé à points séparés au bord supérieur des artères illïaques.Le cloisonnement abdomino-pelvien est donc réalisé dès le début de l\u2019intervention, avant même que ne commence l\u2019exérèse. Juin 1958 Lava\u2026 MÉDICAL 123 Dans sa préface, le professeur Alexander Brunschwig présent le procédé nouveau « basé sur un raisonnement solide pourvue d\u2019avantages manifestes, .digne d\u2019une expérimentation suivie qui permettra d\u2019en évaluer les mérites ».La technique est minutieusement décrite et ses détails sont précisés par 15 planches hors-texte de H.Frantz dont la légende est rédigée en français et en anglais.Un chapitre spécial est consacré à l\u2019exécution du cloisonnement abdomino-pelvien au début des interventions sur le rectum (amputations abdomino-périnéales ou pelvectomies).Tuberculose utéro-annexielle.Aspects actuels \u2014 Diagnostic \u2014 Traitement, par Jules BRET, gynécologue-accoucheur des hôpitaux de Paris, et Robert LEGROS, gynécologue-accoucheur adjoint de l\u2019hôpital de Créteil, avec la collaboration, pour l\u2019anatomie pathologique, de Bernard DUPERRAT, médecin des hôpitaux de Paris, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.Un volume de 248 pages, avec 60 figures (17 X 25) : 1600 fr.Masson et Cie, éditeurs, boulevard Saint-Germain, Paris (VI*).La tuberculose utéro-annexielle a fait l\u2019objet depuis quelques années, tant en France qu\u2019à l\u2019étranger, de nombreuses publications, mais aucune synthèse n\u2019avait été faite depuis le Congrès tenu à Montpellier en 1948.Il a paru opportun aux auteurs d\u2019exposer les aspects cliniques de la localisation génitale de la bacillose, aspects qui ne sont considérablement modifiés et multipliés au fur et à mesure que les moyens de dépistage devenaient plus précis.Les formes dites classiques ne sont que des aspects les plus rarement rencontrés, alors que les formes latentes ou trompeuses, ignorées 1l y a quelques années, paraissent les plus nombreuses.C\u2019est l\u2019étude des causes de stérilité tubaire qui les a révélées.Les moyens de diagnostic sont décrits et discutés dans leurs techniques et leurs résultats ; l\u2019examen histologique de l\u2019endomètre, l\u2019hystéro- salpingographie surtout, ont retenu l\u2019attention.Malgré les adversaires de ces méthodes de diagnostic, 11 semble bien que vouloir se priver des renseignements qu\u2019elles fournissent aboutirait à l'ignorance de nombreux cas de tuberculose endométriale ou tubaire, et priverait les malades d\u2019un traitement efficace qui, institué précocement, donne souvent d\u2019heureux résultats.L\u2019étude du traitement reprend les modalités et les indications thérapeutiques actuelles de toute tuberculose et insiste sur les points particuliers à la localisation génitale.Les antibiotiques restent à la base de ce traitement ; mais les auteurs pensent qu\u2019au traitement par voie générale doit êtré associé un traitement local ; associée aux antibiotiques, la cortisone prend, selon eux une place de choix.Son emploi paraît sans danger lorsqu\u2019on sait s\u2019entourer d\u2019un certain nombre de précautions, La sur- Qn 124 LavaL MEpbicaL Juin 1958 veillance du traitement, l\u2019évolution, l\u2019examen des tests de guérison, font l\u2019objet d\u2019un exposé complet.Le traitement chirurgical trouve une place Irmitée dans le traitement des séquelles douloureuses.Elle n\u2019est plus systématiquement largement mutilatrice.L\u2019incidence de la grossesse est considérée sous ses différents aspects.Les dangers de nidation ectopique sont réels mais les évolutions de grossesses à terme se multiplient et plusieurs observations sont rapportées.La reprise du traitement antibiotique à l\u2019accouchement et dans les suites de couches permettent de mettre les femmes à l\u2019abri d\u2019une poussée évolutive, si Justement redoutée autrefois.A ce propos les problèmes posés par la tuberculose congénitale du nouveau-né sont considérés.Les auteurs font leur espoir qu\u2019avec le B.C.G.inoculé précocement chez les fillettes, la tuberculose génitale deviendra une rareté.Tous les gynécologues, tous les médecins pédiatres et phtisiologues s\u2019intéressant aux problèmes de la stérilité et de la pathologie génitale trouveront là des renseignements extrêmement utiles pour le diagnostic et le traitement d\u2019une maladie dont le morns qu\u2019on puisse dire est qu\u2019elle est en plein remaniement doctrinal.Une iconographie importante accompagne et 1llustre le texte.DiIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Introduction.\u2014 I.Fréquence et étude des antécédents.\u2014 II.Anatomie pathologique (B.Duperrat) : ovaires, trompes, corps utérin ; le problème des follicules g:- ganto-épithélioïdes de l\u2019endomètre, col, placenta.\u2014 III.Aspects cliniques des formes classiques : les formes latentes ; les formes trompeuses ; la tuberculose du col utérin.\u2014 IV.Les examens complémentaires biologiques et radiologiques : les examens geéne- raux ; les examens biologiques (frottis vaginaux, biopsie d\u2019endomètre, recherche du bacille de Koch) ; la cœlioscopie ; l\u2019hystéro-salpingographie.\u2014 V.Tuberculose utéro- annexielle et grossesse.\u2014 VI.Traitement.\u2014 VII.Diagnostic différentiel.\u2014 Conclusions.\u2014 Bibliographie.La fonction ovarienne et son exploration.Histogénése \u2014 Histophysio- logie \u2014 Chimie des hormones ovariennes \u2014 Technique d\u2019exploration, par R.VOKÆR, agrégé de l\u2019université libre de Bruxelles.Un volume de 108 pages, avec 54 figures (17 X 25) : 850 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI\u20ac).Dans le cadre des mises au point de questions générales pouvant intéresser à la fois le spécialiste, le médecin praticien et l\u2019étudiant, l\u2019auteur a voulu, en peu de pages, tracer un tableau d\u2019ensemble de la question du fontionnement de l\u2019ovaire féminin.Pour y arriver, il fallait d\u2019abord résumer la notion d\u2019embryologie relative à la gonade.L\u2019ovaire fœtal, infantile et adulte est successivement étudié au point de vue embryologique et histologique. Juin 1958 Lavar.MÉDICAL 125 Le fait essentiel de toute la physiologie ovarienne est, sans conteste, la ponte ovulaire ; la conséquence de celle-c1 \u2014 quand il n\u2019y a pas fécondation \u2014 est le mystérieux phénomène de la menstruation.C\u2019est pourquoi, dans un deuxième chapitre, les idées les plus récentes concernant la pathogénie de ces deux manifestions essentielles de la physiologie féminine sont étudiées.Le chapitre III est consacré à un bref rappel de la chimie et du métabolisme des œstrogènes et de la progestérone.Enfin, la dernière partie de l\u2019ouvrage, qui en est la plus importante, renseigne le lecteur au sujet de toutes les techniques actuellement praticables permettant l\u2019exploration de la fonction ovarienne.Successivement l\u2019importance de l\u2019interrogatoire, l\u2019étude de la courbe thermique basale, les différents aspects histologiques de l\u2019endomètre et de la muqueuse vaginale, les données essentielles de la cytologie et de la biologie vaginale, les données essentielles de la cytologie et de la biologie vaginales sont passées en revue.Enfin, les dosages chimiques et biologiques des œstrogènes et de la progestérone sont décrits et critiqués en fonction de leur application pratique en clinique.Cette mise au point met donc a la disposition du lecteur des renseignements d\u2019ordre varié lui permettant de se faire une idée assez précise de l\u2019état actuel des connaissances au sujet de la fonction ovarienne.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Histogenèse de la glande génitale.\u2014 Histophysiologie.\u2014 Chimie des hormones ovariennes.\u2014 Techniques d\u2019examen de la fonction ovarienne.\u2014 Tableaux synoptiques illustrant l\u2019utilisation des différents tests d\u2019exploration de la fonction ovarienne pour le diagnostic de quelques grands symptômes.Bibliographie.Index. CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec Séance du vendredi, 18 avril 1958, à l\u2019Hôpital Laval 1.Paul-Émile GArEAU : Commissurotomie mitrale aprés 45 ans.Étude préopératoire et postopératoire de 38 cas ; 2.Marcel BiLopeau : Détermination des pressions partielles d'oxygène et de CO?dans le sang artériel par la méthode directe ; 3.Marcel BrLopEau, Joffre-A.GRAVEL, Jean-Paul DÉCHÈNE et W.Lou : Coarctation de l'aorte associée à la persistance du canal artériel.Présentation d\u2019un cas opéré chirurgicalement ; 4.Charles-Henri DorvaL : Formes méningées d\u2019un cas de lupus érythémateux disséminé.Séance du vendredi, 25 avril 1958, à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus 1.Roland TurcoT et Claude BÉLANGER : Deux cas de grippe asiatique à masque cérébral ; 2.André Marois et Gaston MERCIER : Thyrotoxicose et béribéri conco- mattants ; 3.Jean-Marc LEssarD et Robert PaGÉ : Enclouage médullaire pour fracture du fémur ; 4.Jean Sirois : Considérations sur le traitement de 110 cas d'hémorragies méningées. Juin 1958 Lavar MÉDICAL 127 Un précis de puériculture et de pédiatrie * Le docteur de la Broquerie Fortier, vient de publier un excellent Précis de puériculture et de pédiatrie.Professeur titulaire à la Faculté de médecine, chef du Service de pédiatrie à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, et membre correspondant de la Société de pédiatrie de Paris, le docteur Fortier est le premier à Québec, parmi nos médecins contemporains, à publier un manuel de cette importance, et, dès les premières pages, on se rend compte immédiatement de la qualité scientifique de son œuvre.Il exprime des opinions qui peuvent ne pas être partagées par tous, mais qui ont, à mon avis, le mérite d\u2019être fondées sur une longue pratique, sur une observation judicieuse et probe des faits et qui sont en même temps très personnelles.Le Précis constitue un véritable manuel que tous les étudiants de notre Faculté et les médecins devraient inclure dans leur bibliothèque.Le docteur Fortier n\u2019a pas voulu faire un traité, mais son Précis en a toutes les qualités.Après avoir tracé un bref historique de la puériculture, il en donne la définition et les grandes divisions : situation démographique de la population, natalité, mortalité infantile, accroissement naturel.L\u2019évolution générale de l\u2019enfance, les modifications morphologiques qui surviennent durant la croissance, le développement psychique de l\u2019enfant, l\u2019hygiène alimentaire chez la mère et chez le nourrisson forment des chapitres particulièrement fouillés.Dans une Société ou il devient de plus en plus nécessaire de connaître les méthodes susceptibles de minimiser au maximum les inconvénients de l'allaitement artificiel, 11 était important de consacrer plusieurs chapitres étude des techniques contemporaines touchant l\u2019emploi des laits industriels.Le docteur Fortier expose, dans cette partie de son livre, les données les plus scientifiques dans un langage si clair et si précis que le profane peut aussi facilement que le médecin y puiser les connaissances dont 1[ a besoin.Avec cette clarté, que seul permet une science véritable, l\u2019auteur décrit l\u2019hygiène générale de l\u2019enfance.Dans la troisième partie de son livre, le docteur Fortier traite de la pédiatrie proprement dite, c\u2019est-à-dire de la pathologie de l\u2019enfance.On le voit par cette énumération, 1l s\u2019agit bien d\u2019un véritable Précis.En d\u2019autres termes, le docteur Fortier a exactement circonscrit son sujet.Il en a retranché tout ce qui était superflu et 1l en a développé, avec une science sûre, l\u2019essentiel.Qu\u2019on lise par exemple le chapitre que l\u2019auteur consacre à l\u2019étude de la génétique médicale et l\u2019on constatera que ses considérations, tant scientifiques que morales, des problèmes de conception et de contrôle des naissances sont inspirées à la fois des données les plus modernes de la science médicale et des principes les plus rigoureux de la morale chrétienne.Le docteur Fortier envisage ses fonctions de * Par de la Broquerte FORTIER, F.A.A.P., professeur titulaire de clinique pédia- trique à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, chef du Service de pédiatrie à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Un volume 20 X 14, de 548 pages.Wilson et Lafleur, Limitée, éditeurs, 39 ouest, rue Notre-Dame, Montréal, 1957.31) 128 Lavar MÉDICAL Juin 1958 pédiatre non pas uniquement comme la pratique d\u2019une technique hautement spécialisée, mais comme un devoir à exercer à l\u2019égard de ses concitoyens.En résumé, son livre sera utile et aux hommes de l\u2019art et aussi aux profanes.C\u2019est une œuvre de qualité.Nous l\u2019en félicitons chaleureusement.Puissent d\u2019autres médecins canadiens publier à leur tour des ouvrages aussi bien documentés, aussi précis du point de vue médical, aussi bien informés des progrès scientifiques de notre temps dans leurs domaines respectifs ! Alors la littérature médicale canadienne occupera une place de choix dans la série des collections scientifiques.Jean-Baptiste JoBIN Faculté de médecine PRIX SPÉCIAUX (Juin 1958) Médaille Gagnon Médaille d\u2019argent.M.le docteur Raynald D£ry (5° année) Prix du gouvernement de la République française Médaille d\u2019argent.M.le docteur Raynald Déry et Mlle le docteur Louise TURMEL, ex æquo.Le lauréat, désigné par le sort, fut le docteur Raynald Déry.Prix du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec Cinquiéme année.M.le docteur Raynald DÉry Deuxième année.M.Jacques LAMARCHE Prix Morrin prix.M.Claude POUDRIER uatriéme année.: ) Q 2¢ prix.Mle Claire LEMIRE .Harry GRANTHAM .Raymond CLOUTIER , , .Luc DESCHENES Deuxiéme année.i .François JoBIN .Fernand LABRIE .Claude RouLEau er : Troisiéme année.4 prix.Première année.> 2 x SE EE ER Juin 1958 Lavar.MéÉDprcaL 129 Prix Lemieux Première année.M.Fernand LABRIE Prix de l\u2019internat Quatriéme année.M.Jean MENARD Prix Pierre Jobin Premiére année.M.Fernand LABRIE Prix Roland Desmeules Quatriéme année.M.Roch-André BourQUE Prix Paul-A.Poliquin M.le docteur Raynald DEry Cinquième année.ex &quo.) Mffr le docteur Louise TURMEL Prix André Simard Première année.\u2026.Prix René Fortier Cinquième année.M.le docteur Jean THIBAULT Prix Edmour Perron Troisiéme année.Prix des Services de santé du Québec Quatriéme année.Prix Fondation Poulenc, Ltée Cinquiéme année.M.le docteur Raynald Dry Octroi pour recherches sur l\u2019enseignement médical à Laval La Rockefeller Foundation, de New-York, vient de mettre à la disposition de l\u2019université Laval une somme de $25 000 destinée à subventionner les recherches entreprises ces mois derniers par la Commission des études de la Faculté de médecine.Le doyen de la Faculté, le docteur Jean-Baptiste Jobin, et le professeur Roméo Blanchet, président de cette commission, en dirigent conjointement les travaux.(33) 130 Lava\u2026 MÉDpicaL Juin 1958 Cet octroi exceptionnel permettra la poursuite, sur place, d\u2019une 5 OCT E ; enquête extensive auprès des institutions médicales d\u2019Amérique et d'Europe jouissant d\u2019une renommée internationale.Septième concours annuel pour films médicaux et chirurgicaux A la suite d\u2019une séance publique de projection de films, tenue le 25 mars à la nouvelle Faculté de médecine de Paris, le professeur Cathala a annoncé les résultats suivants : Prix pour film médical L'Hôpital psychiatrique, centre de traitement et de réadaptation, film monté à l\u2019Hôpital psychiatrique du Vinatier de Lyon.Prix pour film chirurgical , M.PORTMANN et G.CLAVERIE (Bordeaux) pour leur film : Mobil- sation de l\u2019étrier dans le traitement de l\u2019otospongiose.Prix pour film physiologique B.VALLANCIEN (Paris) pour son film : Le larynx et sa fonction de phonation.Des mentions furent attribuées aux auteurs des films suivants, choisis par le jury : E.CHERIGIE pour son film : Diverticulum du cœur ; J.HAMBURGER, J.GROSNIER et J.-L.Funck-BRENTANO pour leur film : Comportement utile et dangereux dans le traitement de l\u2019anurie aiguë ; H.MirHiET et P.JAGER pour leur film : Ligature transpéricardique des vaisseaux pulmonaires ; P.Papovanit et CI.NicoLETIS pour leur film : Arthroplastie de la hanche avec de la peau ; J.TEINTURIER pour son film : Phrénoplastie avec un filet de nylon pour éventration diaphragmatique gauche.Assistant directeur en biochimie Le docteur Louis Berlinguet, professeur agrégé à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval (1956), vient d\u2019être nommé assistant directeur du département de biochimie de cette institution.Le docteur Berlinguet a fait ses études à la Faculté des sciences de l\u2019université de Montréal.Bachelier en sciences en 1947, docteur en Juin 1958 LavaL MEbpicaL 131 sciences physiques en 1950 de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, le docteur Berlinguet a ensuite poursuivi des études postuniver- sitaires à l\u2019université de Chicago en 1950, au National Council Institute, à Washington en 1951, et au National Institute of Medical Research, à Londres en 1952.Le docteur Berlinguet est l\u2019auteur de publications diverses et d\u2019études importantes dans le domaine de la synthèse des acides aminés et de la biochimie des protéines.L\u2019un de ses travaux faits en collaboration avec les docteurs Roger Gaudry et Guy Nadeau lui a valu en 1950 le premier prix de la Province, section des sciences.Le docteur Berlinguet est un ancien président de l'Association des professeurs de l\u2019université Laval.Cette préparation scientifique permettra au docteur Berlinguet de seconder d\u2019une façon très efficace le directeur du département de biochimie, le docteur Rosaire Gingras, dans la poursuite des travaux de recherche qui se font dans ce département et spécialement dans la fonction primordiale de l\u2019enseignement aux étudiants de la Faculté de médecine de Laval.Présidence au docteur Sylvio Leblond Le docteur Sylvio Leblond, professeur titulaire de clinique médicale à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, l\u2019un des fondateurs de la Société canadienne d\u2019histoire de la médecine, membre de nombreuses sociétés historiques et scientifiques, vient d\u2019être élu président, pour l\u2019année 1959, de l\u2019Association médicale canadienne, chapitre québécois.Le docteur Renaud Lemieux, professeur titulaire de clinique médicale à l\u2019 Hôpital du Saint-Sacrement et surintendant de cette institution devient directeur de l\u2019Association.On sait d\u2019ailleurs que le docteur Lemieux a été tour à tour président de la section québécoise et président général de l\u2019Association médicale du Canada.Fête au docteur Willie Verge Le 8 mai, les médecins de Québec célébraient les cinquante ans de pratique médicale du docteur Willie Verge, pionnier de la transfusion du sang dans notre ville, l\u2019un des fondateurs de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, de l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise et de l\u2019Hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance de Québec.Le docteur Verge, après de brillantes études à Québec, compléta sa formation scientifique à Paris et à New-York et se rendit célèbre par une première transfusion sanguine effectuée le six janvier 1926.Fils d\u2019un praticien éminent de la ville de Québec, arrière petit-fils d\u2019un médecin des armées de Bonaparte, le docteur Charles (35) 132 Lavar MÉDiCAL Juin 1958 LeBilois, médecin de la léproserie de Tracadie, au Nouveau-Brunswick, il appartient à une famille qui a donné de nombreux praticiens à la profession médicale.Nos vœux au docteur Verge ! Médecins à Paris Le Collège de médecine des Hôpitaux de Paris vient d\u2019accepter cinq Jeunes médecins canadiens à titre de résidents dans les hôpitaux de la capitale française.Recommandés par les autorités de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, ces jeunes médecins canadiens y feront un stage de douze mois, grâce à une entente intervenue entre l\u2019Assistance publique des Hôpitaux de Paris et les Facultés de médecine de Laval et de Montréal.Pour compléter leur budget, la maison Poulenc leur offre, en sus de leur salaire normal, une bourse qui leur permettra de mieux profiter de leur séjour en France.La fonction de résident à Paris est désormais officiellement reconnue par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et elle correspond exactement à celle des internes des hôpitaux de Paris.Ces jeunes médecins sont les docteurs André-Hubert Bernier, qui fera un stage dans le Service du professeur Varangot, à l\u2019Hôpital Maternité Port-Royal, Jean Brisson, qui sera attaché au Service du docteur Aubry, à l\u2019Hôpital Saint-Antoine, Antonin Fréchette, qui fera partie du Service du professeur Alajouanine, à l\u2019Hôpital de la Salpétriére, Jean- Marie Julien, qui étudiera dans le Service du professeur Lemaire à l\u2019Hôpital Saint-Antoine, Yves Normand, qui passera l\u2019année dans le Service du docteur Judet à l\u2019Hôpital Raymond-Poincaré, à Garches.On ne saurait trop insister sur les avantages que comportent pour un Jeune médecin canadien l\u2019opportunité d\u2019aller à Paris se perfectionner.Chaque année le Conseil exécutif de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, au mois de Janvier, désignera désormais un certain nombre de candidats au Collège de médecine des Hôpitaux de Paris.II est indispensable que ceux qui veulent profiter de cette nouvelle initiative de notre Ecole de médecine posent leur candidature le plus tôt possible afin d\u2019obtenir l\u2019approbation nécessaire.La Société de chirurgie de Québec La réunion annuelle de la Société de chirurgie de Québec a eu lieu samedi, le dix mai dernier, à Québec, sous la présidence du docteur François Roy, f.a.c.s., membre de l\u2019Académie de chirurgie de Paris.Il y a eu réunion clinique à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, assemblée et conférence à l\u2019École de médecine de l\u2019université Laval et réceptions au Château- Frontenac. Juin 1958 Lavar MEpicaL 133 Au cours de la réunion clinique, sept médecins ont présenté différentes communications : Considérations sur 300 gastrectomies, par le docteur Hector Beaudet ; Urétéro-iléostomie, par les docteurs Yves Gourdeau et Hector Beaudet ; Ventriculographie avec substance opaque, par les docteurs Jean Sirois et Maurice Héon ; Considérations sur les amputations par les docteurs Robert Pagé et Jean-Marc Lessard ; Observation sur un kyste de l\u2019ovaire, par le docteur Paul-A.Poliquin.On a aussi tenu un forum sur Les complications urinaires de la chirurgie avec, comme animateur, le docteur Jacques Dubé et, comme partiei- pants, les docteurs Jean-Luc Beaudoin, Jean de Saint-Victor, Peter Kozak, Robert Pagé et Jacques Turcot.A midi, les membres de la Société étaient les invités des chirurgiens de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus au Cercle universitaire.Dans l\u2019après-midi, à trois heures trente, au grand amphithéâtre de la Faculté de médecine de Laval, le docteur Newell W.Philpott, professeur émérite d\u2019obstétrique et de gynécologie à l\u2019université McGill, président élu de l\u2019American College of Surgeons, a prononcé une causerie intitulée : The doctor and bis hospital sous les auspices de [a Conférence Vézina.Présenté par le docteur René Simard, 1l fut remercié par le docteur S.L.Pollack.La réunion était présidée par le docteur François Roy.A cing heures moins quart avait lieu l\u2019assemblée générale annuelle à l\u2019École de médecine.Le docteur Jean Couture, assistant secrétaire, donna lecture du procès-verbal, le docteur Wilfrid Caron présenta le rapport du secrétaire et le docteur Hector Beaudet celui du trésorier.L'assemblée se termina par des élections.On a porté à la résidence le docteur James M.Elliott qui succède au docteur François Roy.Le président élu est le docteur F.Cauchon, le vice-président, le docteur Jean Sirois, le secrétaire, Ie docteur Wilfrid Caron, le trésorier, le docteur Hector Beaudet, et les membres du conseil, les docteurs Florian Trempe, René Simard, Émile Simard, de Chicoutimi, Paul-A.Poliquin, François Roy, Jean- Marie Lemieux.Le résultat des élections fut communiqué aux membres à l\u2019issue du dîner annuel.La Société de chirurgie de Québec existe depuis le onze mars 1955 alors qu\u2019elle se constitua en corporation et fit enregistrer ses lettres patentes qui portent les noms des docteurs Paul-A.Poliquin, Florian Trempe, James M.Elliott, Roland Cauchon, Jacques Turcot, Euchariste Samson, Gustave Auger, Jean-Marie Lemieux, médecins de Québec, Hector Beaudet, médecin de Charlesbourg, François Roy, Jean Sirois, médecins de Sillery, Wilfrid Caron, médecin de Cap-Rouge.Elle a pour but de « grouper dans une association les médecins spécialisés dans tous les domaines de la chirurgie et promouvoir généralement leurs intérêts, faire progresser la science de la chirurgie et accroître les qualifications des médecins se consacrant à l\u2019une ou l\u2019autre des spécialités de la chirurgie, organiser des conférences, tenir des assemblées, publier des 134 Lavar MÉDICAL Juin 1958 rapports ou des revues aux fins de discuter les problèmes de la chirurgie { ¢ et de provoquer des échanges de vues sur les matiéres se rapportant a la chirurgie.Association canadienne de médecine physique et de réhabilitation Le VI¢ Congrés annuel de l\u2019Association de médecine physique et de réhabilitation a été tenu au Château-Frontenac, de Québec, les 12, 13 et 14 juin 1958.De nombreuses communications scientifiques y furent présentées parmi lesquelles on relève des travaux du docteur Maurice Delâge, de Québec, sur la réadaptation dans la ville de Québec ; du docteur Edgar Lépine, de Montréal, sur l\u2019hémipelvectomie et la réadaptation ; du docteur Benoît Boucher, de Québec, sur les problèmes gériatriques en réadaptation ; du docteur Jean-Louis Larochelle, de Québec, sur le low back pain et deux communications du docteur Gustave Gingras et de ses collaborateurs, de Montréal, comprenant une revue de cas de paralysie cérébrale et une étude sur les prothèses pour les membres supérieurs.Le conférencier invité au dîner de l\u2019Association était monsieur G.E.Halpenny, assistant parlementaire de l\u2019honorable Ministre de la santé nationale et du bien-être social.Le programme comportait encore des visites à la Commission des accidents du travail de Québec et à la Clinique de réhabilitation de Québec, Inc., ainsi qu\u2019un déjeuner sur le nouveau campus de l\u2019université Laval.Symposium international sur les maladies cardio-respiratoires dans l\u2019industrie Un symposium International sur les maladies cardio-respiratoires dans l\u2019industrie a été tenu du 16 au 18 juin au Reine-Elizabeth, Montréal, sous les auspices de l\u2019université McGill et de l\u2019université de Montréal.L'intérêt grandissant que l\u2019on porte à la santé du travailleur dans l\u2019industrie en général, et plus particulièrement dans l\u2019industrie minière et celle des fonderies, était à la base de ce symposium.Les aspects cliniques, radiologiques, physiologiques et pathologiques de la tuberculose et du cancer pulmonaire, du cor pulmonale, de I'em- physéme et de plusieurs autres états pathologiques y furent étudiés.Parmi les participants, on notait le professeur Etienne Bernard de l\u2019université de Paris, le docteur Anna Bætjer, de l\u2019université Johns Hopkins, le docteur L.C.Stevenson, de l\u2019université McGill, le professeur Philip Drinker, de l\u2019université Harvard, le docteur Harriet Hardy, du Massachusetts General Hospital, le docteur J.-P.Cartier, directeur de la Juin 1958 Lavar MÉDICAL 135 Clinique industrielle de Thetford-Mines, le docteur Fernand Grégoire, de l\u2019Institut Lavoisier, Montréal, le professeur PercyVivian, de l\u2019université McGill, le docteur J.-A.Vidal, de Montréal, et le docteur Bertrand Bellemare, commissaire à la Commission des accidents du travail, P.Q., de Québec.Première Conférence mondiale catholique de la santé Il y a deux ans, un groupe de médecins et d\u2019infirmières catholiques conçurent l\u2019idée de réunir, sur le plan international, des représentants de leur profession, pour étudier le problème s1 actuel de la collaboration entre les instances médicales et paramédicales, et pour préciser les bases d\u2019une politique générale des professions de la santé vis-à-vis des pouvoirs constitués, des œuvres sanitaires et médico-sociales, des assurances sociales.L'Association internationale des médecins catholiques et le Comite international catholique des infirmières avaient déjà entrevu la possibilité d\u2019organiser leur congrès respectif à Bruxelles en juillet 1958.L'Association des médecins catholiques offrit au Comité international catholique des infirmières et assistantes médico-sociales de jumeler ces deux congrès autour d\u2019un thème commun, ce qui fut accepté avec enthou- silasme.Les promoteurs de cette initiative se tournèrent alors vers d\u2019autres organisations professionnelles paramédicales pour leur offrir l\u2019 opportunité de s'associer à la même étude.C\u2019est ainsi que naquit et se précisa tout doucement l\u2019idée de la première Conférence mondiale catholique de la santé.Celle-ci réunit donc finalement : \u2014 le VII° Congrès international des médecins catholiques ; \u2014 le V2 Congrès international des pharmaciens catholiques ; \u2014 le VI Congrès international des infirmières catholiques ; \u2014 le I°' Congrès international des hôpitaux catholiques.Des Rencontres internationales seront organisées dans le cadre de ces congrès : \u2014 pour les jeunesses médicales catholiques, \u2014 pour les aumôniers d\u2019hôpitaux, \u2014 pour les accoucheuses catholiques.Dès le début de l\u2019année 1957, un comité organisateur et une assemblée générale comprenant des représentants des quatre congrès, travaillèrent- activement au secrétariat, 8, rue Traversière, à Bruxelles.Un programme général fut élaboré.La Conférence prit pour thème : Christianisme et santé. 136 Lava\u2026 MÉDicar Juin 1958 Quatre conférenciers de renommée mondiale acceptèrent de traiter les sujets suivants : \u2014 Les responsables de la santé : \u2014 face à Dieu, par S.E.M8' FOUGERAT, évêque de Grenoble ; \u2014 face à l\u2019homme, par le professeur GEDDA, de Rome, président de la Fédération internationale des médecins catholiques ; \u2014 face au monde moderne, par le docteur CAVANAGH, président de l\u2019Association des médecins psychiatres des Etats-Unis ; \u2014 face à la cité, par S.E.K.ADENAUER, chancelier de la République fédérale d\u2019Allemagne.D\u2019autre part, chacun des Congrès s\u2019attachera à l\u2019étude de L\u2019Équipe sanitaire dans la communauté santé.Cette étude, très poussée sur le plan technique, sera envisagée différemment par les médecins, les infirmières, les pharmaciens, les dirigeants d\u2019hôpitaux.Chaque profession fera profiter l\u2019ensemble de la Conférence de ses expériences et de ses points de vue qui seront exposés dans des Carrefours communs.Ceux-ci traiteront des modalités et des conditions de collaboration des diverses professions : \u2014 dans les milieux hospitaliers ; \u2014 dans les Services médico-sociaux et de santé publique ; \u2014 dans la pratique journalière ; \u2014 dans les pays en voie de développement.La I'\u20ac Conférence mondiale catholique de la santé se déroulera du 27 juillet au 2 août 1958 dans Je cadre du pavillon du Saint-Siège à l\u2019Exposition universelle à Bruxelles.La I\" C.M.C.S.a été agréée par le Commissariat général de l\u2019Exposition universelle.Elle débutera par une Messe solennelle en la basilique de Kækelberg, au cours de laquelle Sa Sainteté le pape Pie XII a bien voulu accepter d\u2019adresser une allocution télévisée aux congressistes.Le lundi, le jeudi et le samedi seront réservés aux séances de la Conférence.Le mardi, le mercredi et le vendredi seront attribués aux séances des Congrès particuliers.Le vendredi, à 20 h.30, un concert de gala sera organisé en la salle des Beaux-arts.A la séance de clôture, le samedi 2 août, les conclusions générales résumeront les points de vue des différents Congrès professionnels.Cette initiative grandiose a été chaleureusement accueillie dans les différents pays.On s\u2019attend à une affluence de plus de 3 000 participants.Depuis 1957, une équipe de chercheurs s\u2019est attelée à préparer scientifiquement le Congrès et à assembler les données qui permettront aux rapporteurs de préciser les différents aspects : sociologique, politique, psychologique et déontologique de la collaboration entre les instances médicales, paramédicales et sociales. Juin 1958 Lavar.MÉDICAL 137 Les plus hautes autorités religieuses et civiles ont bien voulu témoigner de leur intérêt pour cette initiative : \u2014 Sa Majesté le roi Baudouin a daigné lui accorder son haut patronage.\u2014 En février 1957, les membres du Secrétariat général furent reçus en audience par Sa Sainteté Pie XII, qui daigna approuver leur initiative et promit une allocution télévisée à la messe solennelle d\u2019ouverture le dimanche soir.\u2014 Son Excellence le ministre de la santé publique a reçu le président et le secrétaire général du Comité organisateur et a autorisé la Conférence à se dérouler sous les auspices du gouvernement.La réalisation de cette manifestation est possible grâce à la générosité de nombreuses personnalités et Institutions.Le secrétariat fonctionne, 8, rue Traversière à Bruxelles, depuis près de deux ans, sous la direction du comité organisateur.La formation secondaire des candidats à l\u2019étude de la médecine * Monseigneur le président, Messieurs les commissaires, Permettez-moi tout d\u2019abord de vous remercier de l\u2019honneur que vous me faites en me conviant à témoigner devant cette Commission qui s\u2019est donné pour objectif de repenser le programme de notre enseignement secondaire en fonction des exigences modernes créées par l\u2019évolution sociale d\u2019une façon générale, et par le besoin toujours grandissant de connaissances techniques et scientifiques.Si, dans la poursuite de cet objectif, mon humble concours peut vous être utile, il vous est assuré à l\u2019avance.Mais n\u2019ayant aucune compétence particulière en pédagogie et pour ne pas courir le risque de vous apporter des déclarations qui n \u2018auraient d\u2019autre valeur que celle de mon opinion personnelle, je me suis imposé de consulter un grand nombre de mes confrères de la Faculté de médecine et en particulier ceux qui dispensent l\u2019enseignement aux élèves de première année.Je me permettrai donc de vous faire part en toute franchise et en toute simplicité de nos observations et de nos réflexions sur ce problème toujours complexe de l\u2019éducation.J'imagine que vous attendez d\u2019un médecin qu\u2019il vous renseigne sur la préparation aux études médicales des élèves qui sortent du secondaire.Et pour commencer par une déclaration qui sera d\u2019ailleurs également ma conclusion, je dirai qu\u2019à mon avis, les élèves qui sortent actuellement de nos collèges ont acquis une formation générale que je considère * M:moire prisent! à la Commission du programme de la Faculté des arts de l\u2019université Laval, le 13 février 1958, par le docteur J.-B.Jobin, doven de la Faculté de médecine. 138 Lavar MÉDICAL Juin 1958 excellente et qu\u2019il faut s\u2019efforcer de conserver le système qui leur a procuré cette formation.Cela n \u2018implique pas que ce système ne soit pas perfectible, mais cela veut dire, à mon sens, qu il faut bien se garder d\u2019y apporter des modifications trop radicales qui en changeraient la nature.Cette déclaration générale étant faite, J\u2019envisageral maintenant avec vous chez les élèves qui nous arrivent à la Faculté de médecine : 1° Leur formation scientifique ; 2° Leur connaissance des langues ; 3° Leur culture artistique ; 4° Leur comportement à l\u2019égard des sports ; 5° Leur formation religieuse ; 6° Leur comportement patriotique ; et, 7° Leur formation générale.Puis je me permettrai de faire quelques commentaires à titre de conclusion.1° Leur formation scientifique : Je commence intentionnellement par ce chapitre parce que c\u2019est celui dans lequel on trouve véritablement le plus de déficiences chez nos étudiants.II n\u2019y a aucun doute qu\u2019un trop grand nombre d\u2019étudiants arrivent à la Faculté avec une préparation scientifique nettement insuffisante.Quant à leur préparation en mathématiques, il nous est assez difficile d\u2019en juger car nous n\u2019avons pas souvent l\u2019occasion de mettre leurs connaissances à l\u2019épreuve, mais j'ai raison de croire qu\u2019elle est suffisante.Certains de nos professeurs en doutent.Par contre, leurs connaissances de la physique est nettement insuffisante : des professeurs m\u2019ont affirmé que certains élèves ignorent ce qu\u2019est un levier, une bobine de Rumkoft, un courant alternatif ou continu, etc.La plupart d\u2019entre eux n\u2019ont jamais utilisé un microscope.Leurs connaissances de la biologie n\u2019est pas meilleure et certains professeurs m\u2019ont affirmé que 50 pour cent des élèves avaient donné une mauvaise définition d\u2019un mammifère ; ils n\u2019ont, pour la plupart, aucune notion d\u2019embryologie.Le directeur du département d\u2019anatomie, de concert avec le docteur Potvin, professeur d\u2019histologie, réalisant le manque de formation de leurs élèves en biologie se proposent de donner au début de la prochaine année académique, une série de 20 leçons sur la biologie.Ça leur paraît indispensable à la compréhension de l\u2019histologie, mais par ailleurs, c\u2019est autant d\u2019heures prises sur un programme qui est déjà surchargé et que l\u2019on voudrait alléger.Même chose pour la chimie, à telles enseignes que le docteur Gingras, professeur de biochimie, a dù faire trente leçons supplémentaires de chimie avant de commencer son cours de biochimie sans quoi les clèves n\u2019auraient pas pu suivre son enseignement, et les élèves eux- mêmes, réalisalent leur manque de préparation puisqu\u2019ils ont assisté à ce cours qui était libre dans la proportion de 90 pour cent.Par ailleurs, la préparation des élèves en matières scientifiques est de toute évidence diffé- Juin 1958 Lavar MÉDicAL 139 rente d\u2019un collège à l\u2019autre et 1l est facile aux professeurs qui ont de l\u2019expérience de reconnaître les élèves qui viennent de tel ou tel collège, par leur seule formation scientifique.Enfin les enquêteurs qui ont visité notre Faculté au printemps 1956 ont noté dans leur rapport le manque de préparation scientifique de nos étudiants.On peut donc se résumer en déclarant que, d\u2019après nos constatations, la préparation scientifique des candidats à l\u2019étude de la médecine est nettement insuffisante.Et s\u2019il nous était permis de formuler une opinion, nous dirions volontiers que la solution de ce problème ne réside pas tant dans la composition des programmes que dans la qualité de l\u2019enseignement.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est faire acquérir à l\u2019élève un mode de penser scientifiquement et pour ce faire nous croyons que l\u2019enseignement de la physique, de la chimie, des mathématiques et de la biologie doit être fait par des professeurs bien qualifiés et comporter obligatoirement des travaux de laboratoire.Il nous semble que cela peut être fait à la satisfaction de tous sans entraîner de surcharge des programmes car c\u2019est plus fonction de qualité que de quantité.Mais est-ce à dire qu\u2019il faut nécessairement être fort en sciences au secondaire pour envisager l\u2019étude de la médecine?Pas nécessairement.Il est reconnu qu\u2019un candidat fort en sciences sera plus apte aux études médicales.Mais ce n\u2019est pas une condition sine qua non et, par ailleurs, ce n\u2019est sûrement pas la seule condition : la personnalité du candidat, sa moralité, sa culture générale et les raisons qui motivent son choix de la médecine sont autant de facteurs pour le moins aussi Importants.2.Leur connaissance des langues : Il va de soi que nous considérions en premier lieu le français.Or le français parlé et écrit chez nos élèves est d\u2019une pauvreté déconcertante et parfois humiliante.Dans la rédaction de leurs examens écrits de même que dans leurs observations cliniques, on constate un laisser-aller, un négligé, une insouciance qui démontrent, je crois, une certaine indifférence à l\u2019égard de cette langue.Souvent les copies les plus pauvres sont les plus longues comme si les étudiants voulaient par l\u2019abondance des mots compenser l\u2019insuffisance de leur savoir, et comme s\u2019ils escomptaient que dans ce fouillis le correcteur trouvera, faute d\u2019idées, des mots qui leur vaudront quelques points supplémentaires.Ce n\u2019est pas tant une question d\u2019ignorance qu\u2019une question d\u2019insouciance.Très souvent ils écrivent en style télégraphique et l\u2019orthographe, pour eux, est une question d\u2019intérêt très secondaire.Quant au langage parlé, il est malheureusement lui aussi très pauvre.Non seulement ils ne se soucient pas de parler correctement, de faire une phrase complète, d\u2019employer le mot juste, ou même de prononcer tout simplement correctement dans le langage courant, mais, ce qui est bien plus grave, c\u2019est que, quand ils ont l\u2019occasion de s'exprimer en public, ils le font avec une pauvreté de mots et une difficulté d\u2019expression inconcevables et inacceptables.Cependant en conversation privée, ils s\u2019expriment plus correctement, et si leur interlocuteur a un langage châtié, ils s\u2019efforcent d\u2019en faire autant. 140 Lava\u2026 MéDicaL Juin 1958 Quand ils ont l\u2019occasion de participer à un forum, on constate que 50 pour cent des élèves ne posent aucune question, qu\u2019un autre pourcentage pose tout simplement des questions pour rafraîchir sa mémoire ou pour acquérir à peu de frais, une information que, normalement, 1l aurait dû se procurer par un effort personnel, et qu\u2019à peine 10 à 15 pour cent des élèves posent des questions qui sont véritablement bien inspirées et dans l\u2019intention évidente de s\u2019instruire ou d\u2019informer la classe.Cette pauvreté du langage, à mon sens, n\u2019est pas imputable uniquement à l\u2019éducation qu\u2019ils reçoivent au secondaire, mais elle l\u2019est en grande partie également à l\u2019ambiance du milieu familial qui est malheureusement trop souvent inapte à favoriser le bon langage.Je crois que c\u2019est une vérité de La Palisse que de dire que, dans notre milieu, bien parler est plutôt mal vu.Pour corriger cet état de chose 1l faudra beaucoup de temps, mais au moins, pour ce qui concerne nos élèves, 1l serait désirable qu\u2019ils soient entraînés systématiquement à s\u2019exprimer en public en participant davantage à des séminars ou à des forums, qu\u2019on leur procure l\u2019habitude de poser publiquement des questions, d\u2019exprimer une opinion personnelle, et de participer à une discussion sans prendre l\u2019interlocuteur pour un adversaire.Quant à l\u2019anglais, on pourrait dire également qu\u2019il est insuffrssamment connu.Et comme, malheureusement, nous devons utiliser un certain nombre de manuels anglais, nos élèves doivent forcément connaître suffr- samment cette langue pour pouvoir la lire et la comprendre facilement.Récemment, à l\u2019École de médecine, le professeur Young, d\u2019Angleterre, a donné une conférence aux élèves de première année.Mon frère, le docteur Pierre Jobin, professeur d\u2019anatomie, m\u2019a déclaré qu\u2019à la suite de cette conférence, il avait été à même de constater que 50 pour cent des élèves n\u2019avaient pas été capables de suivre l\u2019idée du conférencier.Mais 1l y a une autre raison, à mon sens, pour que nos élèves connaissent bien l\u2019anglais ; c\u2019est qu\u2019il leur faudra, pendant toute leur vie professionnelle, fréquenter leurs collègues anglais dans les sociétés ou associations médicales.Et pour qu\u2019ils ne se sentent pas en état d\u2019infériorité, il leur faut être capables de discuter et de traiter avec eux sur un pied d\u2019égalité.Or ce n\u2019est pas le cas, bien au contraire ; dans trop de circonstances notre connaissance insuffisante de la langue anglaise nous empêche de jouer le rôle que nous devrions jouer et de réclamer la part 1, de droit, devrait nous revenir.Pour ma part j\u2019exige d\u2019un jeune médecin qui poursuit des études postuniversitaires et qui reviendra participer à l\u2019 enseignement, qu\u2019il ait passé au moins un an dans un milieu anglais de manière qu\u2019il puisse être complètement familiarisé avec cette langue et qu\u2019il puisse en toute occasion rencontrer ses collègues anglais et n\u2019être aucunement gêné pour s\u2019exprimer.C\u2019est d\u2019ailleurs pour nous, il me semble, un moyen de faire reconnaître la culture française par tout le Canada.Par contre, l\u2019usage du manuel anglais et la poursuite d\u2019études postscolaires uniquement dans des milieux anglais sont loin de favoriser le beau parler français. Juin 1958 Lavar MÉDICAL 141 Sur cette question de l\u2019enseignement de l\u2019anglais à nos jeunes, chacun se pense un peu éducateur et y va de sa propre théorie.S\u2019il m\u2019était permis d\u2019en exprimer une, Je dirais volontiers, comme le professeur G.E.Hall, de London, Ontario, que l\u2019enseignement de l\u2019anglais à nos jeunes doit se faire au moment où ceux-ci possèdent déjà convenablement leur langue maternelle, c\u2019est-à-dire vers l\u2019âge de 12 à 14 ans, alors qu\u2019ils sont encore assez réceptifs pour assimiler une langue étrangère et qu\u2019ils n\u2019ont pas encore développé le sens du ridicule au point de se priver de parler de peur de mal le faire.Je comprends très bien que, pour posséder parfaitement cette langue, il faut avoir vécu longtemps dans un milieu anglais.Mais en ce qui nous concerne, le moins que l\u2019on puisse demander, je crois, c\u2019est que l\u2019enseignement de l\u2019anglais dans nos collèges soit fait par des professeurs qui parlent parfaitement cette langue, qu\u2019il conduise à une connaissance suffisante de cette langue pour que l\u2019étude et la pratique de la médecine n\u2019en soient pas handicapées.3.Leur culture artistique : J'avouerai volontiers que la culture artistique n\u2019est pas indispensable à la connaissance de la médecine, mais il n\u2019en reste pas moins que cette culture est un ornement de l\u2019esprit que doivent avoir ceux qui se piquent de culture générale.Sans avoir fait d\u2019enquête particulière sur cette question, j'ai l\u2019impression que les jeunes sont aujourd\u2019hui plus informés qu\u2019autrefois de musique, de peinture et même de sculpture et qu\u2019ils ont sur ces questions plus d'informations et plus d\u2019idées personnelles que nous pouvions en avoir autrefois.C\u2019est peut-être dans le domaine musical que leur culture s\u2019affirme davantage.On peut en juger par leurs conversations et par leurs activités artistiques.La peinture constitue également un centre d'intérêt pour eux et 1ls ont dans ce domaine une conception et des opinions qui heurtent parfois ceux d\u2019une autre génération.Mais au moins Ils ne restent pas indifférents à l\u2019égard de cet art et c\u2019est bien.Je n\u2019irais pas jusqu\u2019à prétendre que tous ont une éducation artistique satisfaisante, mais Il y a à mon sens chez nos jeunes plus de curiosité artistique qu \u2018autrefois.Et d\u2019ailleurs, leurs manifestations artistiques, club des 13, ciné-club, les amis de la bonne musique, et tout spécialement le dernier concert de la chorale des étudiants, en plus d\u2019être assez nombreuses, ne manquent pas d\u2019intérêt.Quant à la littérature, j'aurais l\u2019air de me contredire, après ce que J'ai dit du français, si j \u2019affirmais que la culture littéraire de nos étudiants est au niveau qu\u2019elle devrait atteindre.Je dois avouer, en toute sincérité, que je n'ai aucune information précise sur ce sujet, et que mes collègues, que j \u2019ai consultés, étaient plutôt d'opinion que leur appétit littéraire était vite satisfait.Personnellement, j'en connais plusieurs qui lisent beaucoup mais peut-être ne tirent-ils pas tout le profit qu\u2019ils devraient tirer de leurs lectures, faute de savoir bien lire.Je reste cependant d\u2019opinion que leur culture littéraire est meilleure que leur langage nous permettrait d\u2019en juger au premier abord. 142 Lava\u2026 MÉDicaAL Juin 1958 Et pour me résumer sur cette question des arts, je crois devoir dire que leur culture, tout en étant susceptible d\u2019amélioration, est quand même déjà très convenable.4.Leur comportement à l\u2019égard des sports : Il est évident qu\u2019on peut devenir un bon médecin sans être un grand athlète.Mais tout le monde sait que la pratique de la médecine est un métier dur qui exige autant de résistance physique que de résistance morale.Il n\u2019est donc pas indifférent pour un futur médecin d\u2019acquérir par la pratique des sports et surtout par la culture physique une bonne résistance physique qui lui permettra, plus tard, de résister à la fatigue résultant non pas tant des longues heures de travail et des nuits sans sommeil, que de la responsabilité que le médecin doit assumer en face des décisions parfois très graves de conséquence pour ses patients qu\u2019il doit souvent prendre au cours de sa pratique médicale.Vous savez, sans doute, que la Faculté de médecine a à sa charge la responsabilité d\u2019assurer le Service de santé pour tous les étudiants de l\u2019université Laval et, à cette fin, elle soit faire subir un examen physique à tous les arrivants des différentes Facultés.Or, cela a permis de constater, dans un très grand nombre de cas, que la condition physique de nos candidats laisserait trop souvent à désirer.Je sais très bien que la résistance physique ne peut pas se mesurer au poids ni à la taille mais, toutes choses égales d\u2019ailleurs, je suis convaincu qu\u2019un exercice physique bien conduit est de nature à procurer des avantages indiscutables.Quant à la pratique des sports en commun, chacun admet que c\u2019est une chose désirable car elle procure une formation spéciale faite de discipline, d\u2019esprit d\u2019équipe et d\u2019esprit de compétition.Nos jeunes ne sont peut-être pas suffisamment entraînés à cette pratique des sports par équipes.S'ils l\u2019étaient davantage, 1ls seraient peut-être plus disciplinés.Je suis de l\u2019avis de ceux qui pensent qu\u2019elle doit être encouragée.I! est cependant pour le moins étonnant de voir le peu d\u2019intérêt que les étudiants eux-mêmes portent à leurs propres activités sportives et l\u2019on peut en prendre pour exemple le peu d\u2019assistance aux joutes du Rouge et Or.Et pourtant ces joueurs, leurs confréres, s\u2019imposent des sacrifices parfois lourds pour défendre les couleurs de Laval et pour faciliter les contacts avec les autres universités.Il y a là un manque d\u2019intérêt qui n\u2019a pas sa raison d\u2019être.5.Leur formation religieuse : On a dit bien du mal de nos étudiants et malheureusement pas assez de bien.S\u20191l arrive qu\u2019à la sortie du collège 1l y en a quelques-uns qui ne savent pas utiliser la liberté dont 1ls jouissent à ce moment-là, cela reste quand même des cas d\u2019exception.Et Je sais que la très grande majorité de nos étudiants font preuve de convictions religieuses et ont une conduite morale qui attire favorablement l\u2019attention quand ils ont l\u2019occasion de fréquenter d\u2019autres milieux.Je suis moins à même de juger de leur culture religieuse et de leur curiosité pour les choses de la religion car notre milieu très homogène Juin 1958 Lavar MéEpicaL 143 à ce point de vue ne nous permet pas de faire facilement des comparaisons.Cependant si l\u2019on veut comparer avec le passé je dirais volontiers que les étudiants d\u2019aujourd\u2019hui, moins jansénistes et moins formalistes que ceux d\u2019autrefois, se permettent plus de liberté de pensée sur les choses de la religion et sur les religieux eux- -mémes, mais que, par contre, leur religion est plus avertie et plus sincére.Il ne m\u2019appartient pas d\u2019 exprimer une opinion sur la manière dont l\u2019éducation religieuse est faite ou devrait être faite chez nos étudiants, mais je tenais à signaler ce que Je sais : à savoir qu\u2019à l\u2019extérieur ils attirent l\u2019attention par la dignité de leur conduite et la solidité de leurs principes religieux.6.Que faut-il penser du patriotisme de nos étudiants ?Je crois qu\u2019il est beaucoup plus informé qu\u2019autrefois et que le fait d\u2019avoir participé à des organisations canadienn mme l\u2019A.C.E.M.l.ou participé à des organisatio es comme la F.N.E.U.C.leur a permis d\u2019une part de prendre contact avec l'extérieur, d\u2019être mieux informés et d\u2019 apprécier mieux leurs compatriotes ; et, d\u2019autre part, de se faire mieux connaître également de se faire mieux apprécier.Le rôle qu\u2019ils ont joué dans plusieurs circonstances dans ce domaine n\u2019est peut-être pas négligeable et si je suis bien informé, je crois, qu\u2019ils ont eu à plusieurs reprises un président général qui était originaire de Laval.A mon sens ces relations entre universités et entre étudiants d\u2019expression et de culture différentes ne peuvent qu\u2019étre profitables et pour les uns et pour les autres et sont de nature à développer le sentiment d\u2019un canadianisme bien compris.Personnellement je suis opposé à toute forme d\u2019isolationisme et même de régionalisme mal compris et Je suis d\u2019avis que nos étudiants doivent être encouragés à prendre part à des activités qui se déroulent sur le plan national.7.Leur formation générale : Le cours classique tel qu\u2019il existe chez nous a-t-1l donné à nos étudiants une formation générale insuffisante, bonne, ou de qualité supérieure?Voilà la question principale.Depuis de nombreuses années, on a battu en brèche le programme de notre cours classique, on a voulu le modifier, on a voulu le fractionner, on a voulu le spécialiser, etc.Quelle sont nos observations à ce sujet?Il semble généralement admis que les élèves nous arrivent à la Faculté un peu plus âgés que ceux des universités anglaises.Par ailleurs, on s\u2019est plu à répéter que nos étudiants manquaient de maturité d\u2019esprit, de personnalité.On se base, pour faire de telles affirmations, sur le fait qu\u2019ils partent avant l\u2019heure s\u2019il n\u2019y a pas de surveillant, qu\u2019ils demandent au personnel administratif de faire pour eux des choses qu\u2019ils devraient savoir faire eux-mêmes, et parfois même de faire des choses invraisemblables comme celles de signer un certificat en blanc se réservant de le remplir eux-mêmes plus tard.Je pourrais multiplier les exemples, mais ils porteraient tous sur des faits concrets de même nature.Mais à ce sujet, 1l serait peut-être opportun de nous demander s1 nous-mêmes nous les traitons comme des adultes?Notre discipline 144 LLavaL MEbpicaL Juin 1958 n\u2019est-elle pas trop tâtillonne ?Nos examens sont-ils bien conçus en fonction de la formation des élèves ?L'étudiant moyen attend peut-être trop du professeur et il ne participe pas d\u2019une façon suffisamment active à sa propre formation ; il se limite trop à ses notes et à ses manuels et 1l ne lui vient pas à l\u2019esprit qu\u2019il lui appartient d\u2019en apprendre plus que le professeur n\u2019en a dit dans son cours, particulièrement en utilisant davantage la bibliothèque.Mais 1l n\u2019est pas le seul responsable de cet état de chose, car même à la Faculté les programmes sont trop chargés, et les cours théoriques, trop nombreux ; et j\u2019ajouterais méme que nous avons encore trop conservé l\u2019habitude de l\u2019enseignement magistral, de parler ex cathedra ou un peu comme le prédicateur du haut de sa chaire.Nous parlons beaucoup de faire disparaître la distance qui sépare l\u2019élève du professeur, mais l\u2019avons-nous fait réellement ?Ce n\u2019est qu\u2019arrivé en clinique, alors qu\u2019il prend un contact personnel avec le patient, que l\u2019étudiant réalise véritablement qu\u2019il a un rôle important à jouer et que sa personnalité doit s\u2019affirmer.Il a peur d\u2019exprimer une idée personnelle.Mais 1l est trop souvent limité dans son mode d\u2019expression et 1l participe trop peu aux discussions, il n\u2019ose pas poser une question en public, et, si on l\u2019interroge, 1l ne répond que par quelques mots laconiques.Cette lacune pourrait être comblée en entraînant l\u2019élève, tant à l\u2019université qu\u2019au collège, à participer à des séminars, forums ou conférences et à prendre la parole publiquement.On l\u2019accuse de manquer de tout et en particulier de curiosité intellectuelle.Je serais porté à penser le contraire comme le prouve le fait que cette année même, à la Faculté de médecine, 90 pour cent des élèves de première année se sont inscrits à un cours libre de 30 heures sur la chimie organique, organisé par le docteur Gingras.De plus, ils nous ont demandé et nous sommes en voie de le faire, d\u2019organiser des visites dans les laboratoires de recherches pour les initier aux travaux de recherche qui se poursuivent dans nos laboratoires.Enfin, le docteur Rucart, de Paris, attaché à notre département d\u2019anatomie, me déclarait récemment qu\u2019il a été frappé par la curiosité scientifique de nos élèves.Ils manquent également de notions de sociologie et de psychologie, ce qui rend plus difficile la compréhension des problèmes de famille, d\u2019emploi, de budget, d\u2019assurance, de réhabilitation, etc., qu\u2019entraîne presque fatalement toute maladie grave, ou qui peuvent, dans certains cas, créer l\u2019état de maladie.II leur faut s\u2019habituer à considérer le malade avec toute sa personnalité et non pas seulement à n\u2019envisager chez [ui que le problème de la maladie.c Il semble avantageux, du point de vue de sa formation technique, que le candidat connaisse aussitôt que possible sa vocation et qu\u2019il oriente ses études en conséquence.Mais, d\u2019une part, combien d\u2019étudiants ne connaissent définitivement leur vocation qu\u2019au cours des derniers mois du cours classique.Et, d\u2019autre part, chez 50 pour cent des étudiants, d\u2019après des statistiques faites récemment aux États-Unis, ce choix d\u2019une Juin 1958 Lavar MÉDicaL 145 profession n\u2019est influencé par aucun facteur bien défini et dépend souvent de circonstances fortuites.Il me semble donc qu\u2019il y aurait avantage et à ce qu\u2019ils soient mieux informés, et en temps opportun, sur les différentes professions qui s\u2019offrent à eux.On discute encore et on discutera sûrement longtemps sur l\u2019opportunité d\u2019une orientation précoce du cours classique vers une préparation plus spécialisée en fonction de telle profession libérale.On parle d\u2019humanité moderne, d\u2019aiguillage précoce, de cours spéciaux, etc.A ce sujet je vous demanderais la permission de vous rapporter l\u2019opinion émise au cours d\u2019une semaine d\u2019études faites à Atlantic City, au cours du mois d\u2019octobre 1957, sur l\u2019Ecologie médicale, par le docteur Severinghaus, de l\u2019université de Columbia, qui a déclaré qu\u2019en fait d\u2019éducation prémédicale, on s\u2019oriente de plus en plus vers une éducation collégiale, de plus en plus libérale et même que l\u2019on voudrait laisser tomber la formule des collèges prémédicaux.Il estime qu\u2019une telle formule expose trop à négliger la formation générale de l\u2019étudiant au profit d\u2019une préparation de plus en plus spécialisée.II précise son 1dée en poursuivant que sous la poussée de notre âge technologique, chaque discipline est conçue en vue d\u2019une fin spécifique et non pas pour sa valeur intrinsèque.On devrait étudier les humanités, dit-il, non pas parce qu\u2019elles aident à devenir médecin mais parce qu\u2019elles procurent une formation générale.Par contre sur ce sujet, à la Faculté de médecine, les opinions sont partagées et si quelques professeurs tiennent mordicus à l\u2019ancienne formule du cours classique avec grec et latin, il n\u2019en manque pas qui sont nettement favorables à une formule plus simple et plus diversifiée permettant au candidat le choix d\u2019un cours mieux adapté à ses possibilités et à ses désirs.Nos élèves sont-ils si mal préparés ?Pour juger de la qualité de la préparation de nos élèves dans l\u2019état actuel des choses, voyons les résultats.Dans l\u2019ensemble ils me paraissent bons.Et pour appuyer cette affirmation, voie: quelques faits.Le fils d\u2019un de mes amis, B.A.de Laval, s\u2019inscrit au M.I.T.; après les difficultés habituelles d\u2019adaptation au milieu, il se classe définitivement parmi les premiers.Un étudiant actuel de la Faculté des sciences, 2\u20ac année, me déclare qu\u2019il réussit très bien, mais que gradué d\u2019une école scientifique supérieure il voudrait maintenant avoir fait son cours classique car 1l réalise que les B.À.ont un quelque chose qu\u2019il voudrait bien avoir.Quand nos jeunes médecins poursuivent des études postscolaires à l\u2019étranger, habituellement après avoir remédié à leur insuffisance de formation technique qui se fait sentir même au cours des études post- universitaires, ils se classent souvent parmi les premiers.Cette année même, aux concours du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pour obtenir le titre d\u2019associé, ce qui est à peu près le plus haut titre qu\u2019un jeune puisse se procurer dans notre milieu, sur huit candidats de Québec dans la section médicale, sept ont passé avec succès leurs examens.Et je m\u2019abstiens de faire quelque comparaison que ce soit. 146 Lava\u2026 MÉDicaL Juin 1958 Et enfin, vous n\u2019ignorez pas qu\u2019au cours du printemps dernier nous avons reçu la visite d\u2019enquêteurs représentant l\u2019Association of American Medical Colleges, \"American Medical Association et l\u2019Association of Canadian Medical College, et ces gens, qui ont une grande expérience en fait d\u2019éducation médicale, ont spontanément déclaré qu\u2019ils avaient été fortement impressionnés par la qualité de nos élèves.Conclusion : S1, donc, les gradués de nos écoles sont de cette qualité c\u2019est que la formation qu\u2019ils ont reçue a été bonne tant au secondaire qu\u2019à l\u2019université.À titre de conclusion je veux répéter ce que j'ai dit au début de ce communiqué, a savoir qu\u2019à mon sens l\u2019enseignement des humanités, tel qu\u2019il se fait actuellement dans nos collèges classiques, doit être conservé à cause de la formation générale qu\u2019il procure.Et sans vouloir se gargariser du mot « culture générale » dont on a peut-être trop abusé, on pourrait s\u2019efforcer d\u2019acquérir une certaine forme de culture qui contribuerait à nous mettre en bonne posture dans le monde canadien.Les relations que nous avons avec des individus ayant reçu une éducation secondaire différente de la nôtre nous permettent de réaliser que nous n\u2019avons pas le monopole de cette formation supérieure.Et si nous voulons nous affirmer, il faudra cesser de penser que le cours classique nous consacre une supériorité indiscutable, et 1l faudra par contre acquérir une habitude plus grande du travail et de l\u2019effort soutenu, car à mon sens, nous ne réussirons à nous affirmer que si nous sommes capables de former des compétences qui sauront s\u2019emparer des postes de commande.Et toute chose étant perfectible, je me permettrai de dire que, suivant nos observations, il serait désirable que les élèves nous arrivent à l\u2019école de médecine moins âgés, avec l\u2019habitude de mieux parler leur langue maternelle, avec une connaissance plus parfaite de l\u2019anglais, avec une meilleure préparation scientifique et avec des notions de sociologie et psychologie.Il nous semble que ces améliorations peuvent être obtenues non pas tant en augmentant les heures de cours qu\u2019en améliorant la qualité de l\u2019enseignement et en avant recours à des professeurs hautement qualifiés, et, pour les matières scientifiques, à plus de travaux de laboratoire.Les membres de cette Commission seront peut-être intéressés à connaître comment se font les admissions à la Faculté de médecine (appendice I).Elles sont sous la responsabilité du Comité d\u2019admission composé de Monsieur le secrétaire général de l\u2019université et de trois membres de la Faculté de médecine.Chaque candidat est soumis à l\u2019approbation du comité et jugé d\u2019après : 1.Ses résultats académiques au secondaire.Il lui faut avoir son B.A.2.Un certificat du préfet des études du Collège d\u2019où vient l\u2019élève : nous accordons une grosse importance à ce certificat.Encore faut-il Juin 1958 Lavar MÉDICAL 147 qu\u2019il soit rédigé en toute objectivité et que la part des complaisances soit réduite au minimum.Mais on comprend qu\u2019un éducateur, qui a observé un élève pendant des années peut porter sur lui un jugement très apprécié sur ses aptitudes aux études médicales.3.Un certificat de médecin ; de préférence du médecin de famille et nous renseignant sur la santé générale, la résistance physique et l\u2019équilibre psychologique du candidat.Si ce certificat est bien fait, il peut rendre de réels services à l'élève.Il ne faut pas croire qu\u2019un candidat sera automatiquement éliminé si on nous rapporte qu \u2018Il est atteint d\u2019une lésion ou d\u2019un trouble, mais 1l y va de l\u2019intérêt de tous que nous soyons complètement informés.4, Une entrevue du candidat avec un des membres du Comité.Cela permet un premier contact humain avec un individu dont nous aurons la responsabilité de la formation professionnelle pendant cinq ans, et il est évident qu\u2019il y a intérêt à se connaître mutuellement.Cette entrevue permet également de fournir des explications au candidat et de recueillir des informations supplémentaires sur sa personnalité, sa culture générale, son éducation, son apparence physique, etc.Enfin, dans les cas douteux, nous avons recours aux services d\u2019un orienteur qui travaille en collaboration avec nous, et suivant une technique inspirée de son expérience personnelle et de I expérience de certains groupements spécialisés des Etat-Unis et d\u2019ailleurs.[Voir rapport ci- annexé (appendice II) de Monsieur Paul L\u2019Archevéque.] Quand cette expertise est faite, le cas est de nouveau soumis au Comité qui prend une décision finale.En résumé, pour admettre un candidat à l'étude de la médecine, nous tentons par les moyens que je viens d\u2019énumérer, d\u2019apprécier son intelligence, sa personnalité, son sens moral et son sens civique en fonction de ses possibilités de devenir un bon citoyen et un bon médecin.Voilà, Monseigneur le président, et Messieurs les commissaires, les quelques faits et considérations que j'ai cru devoir vous soumettre.Appendice I CONDITIONS D\u2019ADMISSION A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL Pour être admis à la Faculté de médecine, il faut satisfaire aux conditions suivantes : !.Être muni d\u2019un diplôme de bachelier ès arts ou de bachelier ès sciences de l\u2019université Laval ou d\u2019une université reconnue.Les étudiants des États-Unis ne seront acceptés qu\u2019en autant qu\u2019ils auront obtenu un degré d\u2019un collège classe « À ».2.L\u2019admission en première année est limitée à 125 étudiants.3.Pour être soumise au Comité d\u2019admission, toute demande doit être présentée avant le premier juillet.En raison du grand nombre de candidats, cette date ultime sera strictement observée et toute candidature après cette date ne pourra être retenue (36) 148 LavAL MÉDicar Juin 1958 par le Comité d\u2019admission pour la prochaine année académique.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019avoir reçu les résultats des derniers examens du baccalauréat avant de faire cette demande.De plus, cette demande doit comporter : a) Une recommandation du préfet des études où le candidat a terminé ses études secondaires ; une formule spéciale sera fournie à cet effet ; b) Un certificat détaillé des points en chaque matière au cours des quatre dernières années des études secondaires ; c) Un certificat de santé du médecin du candidat établissant ses aptitudes physique et psychique à entreprendre des études médicales et, ultérieurement, à pratiquer la médecine ; d) Un extrait du régistre des naissances ; e) Un certificat de vaccination antivariolique récente ; f) Quatre photographies récentes (3\u201d\u201d X 4\u201d\u201d) dont deux authentiquées au verso par une personne responsable.4.Le choix des candidats se fait en tenant compte de leur dossier académique et tout particulièrement des résultats de la deuxième partie du baccalauréat, de leurs aptitudes et de leur personnalité.De plus le Comité d\u2019admission se réserve le droit d\u2019exiger d\u2019un candidat qu\u2019il subisse un test d\u2019aptitudes.5.Tout candidat aux études médicales devra se présenter le plus tôt possible devant un des membres du Comité d\u2019admission.Les membres de ce Comité commenceront à recevoir les candidats à partir du 1°\" février 1958 : tous les interviews se font sur rendez-vous.Il est entendu qu\u2019aucun ne sera admis à la Faculté de médecine avant de s\u2019être présenté à un tel interview et en autant que celui-ci aura été satisfaisant.6.Le Comité d\u2019admission doit encore tenir compte de l\u2019ordre de priorité suivant : a) Les bacheliers des collèges affiliés à l\u2019université Laval ; b) Les bacheliers des autres universités, pourvu que leur famille réside dans Ie district desservi par l\u2019université c\u2019est-à-dire le territoire des provinces ecclésiastiques de Québec et de Rimouski soit les diocèses de Québec, Trois-Rivières, Chicoutimi, Amos et Sainte-Anne de la Pocatière et les diocèses de Rimouski, Gaspé, Golfe Saint-Laurent et vicariat apostolique du Labrador ; c) Par privilège, quelques candidats de langue française venant des autres provinces du Canada et des États-Unis.d) On accordera une attention spéciale aux candidatures de fils d\u2019anciens de l\u2019université Laval.7.De plus, tout candidat admis en première année de médecine doit : a) S\u2019inscrire au secrétariat de la Faculté de médecine ; b) Payer en deux versements les frais d\u2019inscription.Toute correspondance concernant l\u2019admission à la Faculté de médecine devra être adressée à : COMITÉ D\u2019ADMISSION, Faculté de médecine, Université Laval, Québec. Juin 1958 Lavar MÉpicaL 149 Appendice I! RAPPORT ABRÉGÉ CONCERNANT L\u2019ÉTABLISSEMENT D\u2019UN DOSSIER PSYCHOLOGIQUE DES ÉTUDIANTS SE PRÉSENTANT A LA FACULTÉ DE MÉDECINE Monsieur le doyen, Au début de chaque année académique, depuis cinq ou six ans, j\u2019ai reçu pour examen psychologique, environ une dizaine d\u2019étudiants considérés par les autorités de cette Faculté comme étant des « cas douteux ».I.LES INSTRUMENTS PSYCHOMÉTRIQUES EMPLOYÉS A ces derniers, j'ai l\u2019habitude d\u2019administrer la même batterie de tests, faite de trois questionnaires touchant la personnalité et d\u2019un test individuel d\u2019intelligence générale qui me donne trois mesures de cette dernière : l\u2019intelligence abstraite ou verbale, l\u2019intelligence concrète ou non-verbale et l\u2019intelligence globale.Quant aux trois questionnaires de personnalité, l\u2019un (le MMPI) mesure la stabilité émotionnelle suivant treize variables différentes, l\u2019autre (Kuder Preference Record Personal), mesure cinq autres variables de la personnalité et enfin, le dernier (Kuder Preference Record-Vacational), qui décrit la structure des intérêts professionnels et permet d\u2019y voir les intérêts dominants.Pour décider de la qualité de l\u2019orientation choisie par l\u2019étudiant, je dispose donc, à partir de l\u2019emploi de ces instruments psychométriques, de trente et une (31) variables psychiques individuelles que je peux analyser et synthétiser en vue de porter un jugement qui sera, en définitive, dans le sens ou positif ou négatif, le plus souvent.Dans tous les cas, il ne s\u2019agit évidemment que d\u2019une probabilité où le hasard jouera beaucoup moins, en raison d\u2019une plus grande objectivité, provenant des données psychométriques obtenues, suffisamment dignes de foi.Il.L\u2019ENTREVUE Afin d\u2019ajouter à ces données objectives une valeur plus grande, je rencontre en entrevue spéciale chacun de ces étudiants.Au cours de cette entrevue, il m\u2019est possible, jusqu\u2019à un certain point, de confirmer ou d\u2019infirmer et, dans tous les cas, au moins de nuancer le jugement provenant de l\u2019observation rigoureusement faite des données psychiques quantitatives.En même temps, ces données objectives me permettent de sonder un peu plus la personnalité de l\u2019individu, au cours de l\u2019entrevue, en ce qui concerne ses antécédents académiques ou autres.Le tout se fait en vue, en somme, d\u2019augmenter Ja valeur de prédiction.HI.L\u2019INTERPRETATION Les recherches antériéurement faites, avec les mêmes instruments psychométriques, chez les étudiants inscrits en première année de la Faculté de médecine et ailleurs nous ont fourni certains critères assez sûrs en ce qui concerne l\u2019intelligence et, surtout, la personnalité, caractéristiques des étudiants de ces divers groupes.Nous avons même établi un profil psychologique assez différentiel dans chaque cas. C 0 a 2 ë Le 0 C fr @ i 1 à 8g x 8 3 pst TVIIGA[N TVAVT] 2e ZE AE (Photo du Pacifique Canadien.) L\u2019hétel Algonquin a Saint-André-sur-Mer.geo! uinf Juin 1958 Lavar.MÉDICAL 151 Congrès à Saint-André-sur-Mer de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada Un nom, des dates à retenir et à inscrire dès maintenant sur votre agenda de voyage : le 28\u20ac Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada aura lieu à Saint-André-sur-Mer, N.-B., les 11, 12 et 13 septembre.Tous les médecins qui ont participé 1l y a deux ans au congrès de l\u2019Association à Jasper-Vancouver savent que cette visite dans l\u2019ouest a remporté le plus vif succès.L\u2019an dernier, Québec leur offrait de brillantes fêtes d\u2019inauguration à sa nouvelle cité universitaire.Cette année, le rendez-vous est en terre acadienne, où la collaboration professionnelle et culturelle ne saurait être moins efficace.Tous ceux qui n\u2019ont pas encore exploré les sites historiques du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse ne manqueront pas de saisir l\u2019occasion de ce congrès dans l\u2019est pour le faire.Ils profiteront en même temps des traditions d\u2019hospitalité des populations des Maritimes, dont le pays, extrêmement pittoresque, est un enchantement.L\u2019hétel Algonquin, où se tiendront les assises du congrès, est renommé pour son confort, son service impeccable et courtois.On ne saurait imaginer une meilleure formule « congrès-vacances ), d'autant plus que le programme social prévu pour les dames, qui accompagneront leur mari, est toujours attrayant.Donc rendez-vous à Saint-André-sur-Mer : le travail et le repos merveilleusement combinés vous y attendent. NOUVELLES PHARMACEUTIQUES La Pharmacie Montréal reçoit le prix Squibb des ordonnances Le 11 avril, monsieur Charles Duquette, propriétaire et directeur de la Pharmacie Montréal a reçu le prix Squibb des Ordonnances en considération des 2 500 000 prescriptions que cet établissement a exécutées depuis son ouverture en 1923.La présentation a été faite par monsieur Richard M.Mace, directeur des ventes de la maison E.R.Squibb & Sons of Canada, Limited, en présence de Son Honneur le maire de Montréal, monsieur Sarto Fournier, de monsieur A.-F.Larose, doyen de la Faculté de pharmacie de l\u2019université de Montréal ; monsieur Jean-G.Richard, président de l\u2019Association pharmaceutique canadienne et monsieur Jean Cusson, vice-président du Collège de pharmacie de la province de Québec ainsi que le personnel de la Pharmacie Montréal.Dans son allocution de présentation, monsieur Mace rappela quelques étapes de la Pharmacie Montréal que l\u2019on reconnaît encore comme « la plus grande pharmacie de détail au monde ».La Pharmacie Montréal n\u2019a jamais fermé sa porte depuis 1933.On y pénètre par une entrée sans porte et 52 voitures de livraison desservent la région.Ses 251 employés dont 18 pharmaciens s\u2019affairent dans cette ruche active dont le Service postal dessert le Canada tout entier et d\u2019où partent chaque jour de trois à quatre mille colis pour Montréal et la zone urbaine.Monsieur Jean Duquet, le fils de monsieur Charles Duquette, propriétaire-fondateur, s\u2019est associé à son père depuis 1953.Ils sont tous deux diplômés de l\u2019université de Montréal.Miradon \u2014 Un nouvel anticoagulant oral Miradon, un nouveau dérivé oral de l\u2019indandione, vient d\u2019être lancé par Schering Corporation Ltée.Miradon possède plusieurs avantages supérieurs à ceux des dérivés coumariniques et de l\u2019indandione plus anciens, et les chercheurs ont, Juin 1958 Lavar MÉDICAL 153 sans exception, exprimé leur préférence pour sa rapidité d\u2019action, la constance et l\u2019uniformité de ses effets, l\u2019absence d\u2019accumulation, le prompt retour de la prothrombine à la normale après la cessation du traitement et l\u2019absence relative de toxicité.Blaustein qui employa le premier le Miradon, dans 59 cas, déclarait que la plupart des patients étaient atteints de thrombose coronarienne.Le Miradon s\u2019avéra efficace dans 56 cas.Il n\u2019observa ni agranulocytose, ni leucopénie et ne signala aucun cas de nausées, vomissements, diarrhée ou protéinurie.Dans deux cas sur trois chez qui l\u2019on dut admmistrer de la vitamine K1 comme antidote, le traitement fut repris sans délai et survi d\u2019un retour rapide à des taux de prothrombine thérapeutique.La réaction au Miradon étant constante et prévisible et du fait que l\u2019on puisse réinstaurer le traitement après une interruption par la vitamine K1, 1l semble être actuellement, l\u2019anticoagulant de choix, surtout pour les traitements à long terme qui sont de plus en plus en voie de devenir la méthode de choix pour certames maladies thrombo-emboliques.Une nouvelle arme contre la lèpre Comme la malaria et la peste, comme la petite vérole et le choléra, la lèpre est un fléau répandu sur de vastes territoires de notre planète.La lèpre, maladie infectieuse chronique, évolue en général pendant des décennies ; elle se caractérise par des lésions frappantes de la peau, des nerfs et des os.Le bacille de la lèpre a été décrit en 1874 par un médecin norvégien du nom de Hansen.La terreur de la contagion, l\u2019horreur des mutilations, furent cause de tout temps que l\u2019on timt ces malades complètement à l\u2019écart de la société, en les isolant dans les léproseries.Au moyen âge, on compta par époques jusqu\u2019à 10 000 de ces établissements.Bien qu\u2019aujourd\u2019hui la maladie se rencontre surtout dans les régions tropicales, 1l existe encore de nombreux asiles pour les lépreux hors de ces zones ; on en trouve par exemple loin au nord en Islande, à Reykjavik.Outre l\u2019importance qui lui revient au point de vue médical, la lèpre pose essentiellement un problème sociologique.L\u2019isolement des malades, généralement sanctionné par la loi, a pour effet que les lépreux dissimulent leur mal aussi longtemps que possible.Ainsi s\u2019explique qu\u2019actuellement encore on ne connaisse qu\u2019environ 600 000 cas de lèpre avérés, tandis que le nombre total des sujets effectivement atteints de lèpre est estimé à plus de dix millions.La lutte contre cette plaie représente donc indubitablement l\u2019une des tâches les plus urgentes de la médecine.Un rapport publié dans le périodique anglais Leprosy Review est particulièrement intéressant à cet égard, car 1l signale les progrès considérables réalisés dans la prévention et le traitement de la lèpre au cours 154 Lavar MÉDICAL Juin 1958 de ces dernières années.La Nigéria (Afrique occidentale) offre un exemple remarquable des succès que l\u2019on peut obtenir dans le contrôle de la lèpre grâce à une étroite collaboration entre services gouvernementaux, O.M.S., F.I.S.E.et missions.Parmi les mesures prises dans ce domaine, il faut citer, en plus des traitements médicamenteux appropriés, l\u2019instruction du personnel indigène capable de donner les soins requis, l\u2019orientation des populations sur l\u2019hygiène et la prophylaxie, enfin l\u2019effort de persuasion nécessaire afin que les malades se fassent soigner.L\u2019intérêt des milieux médicaux se concentre actullement sur un nouveau remède essayé avec succès depuis 3 ans par le docteur T.F.Davey, directeur d\u2019un groupe de chercheurs financé par la British Leprosy Relief Association, à Uzuakoli, en Nigéria orientale.Il s\u2019agit d\u2019une substance du groupe de la diphényl-thio-urée, mise au point en Suisse et aux États-Unis dans les laboratoires de recherches de Ciba.Le docteur Davey, dont les observations ont été confirmées par d\u2019autres groupes de chercheurs, signale qu\u2019il a obtenu de très bons résultats avec ce médicament, le Ciba 1906, dans le traitement de la lèpre.Ce produit offre divers avantages sur les médications appliquées jusqu\u2019à présent.Il évite la cicatrisation et les déformations cutanées particulières à la lèpre, et convient en outre de façon remarquable au traitement des enfants.Le docteur Davey le considère comme «un médicament contre la lèpre d\u2019une grande importance potentielle et doué de propriétés sortant de l\u2019ordinaire ».Se fondant sur les essais entrepris dans les léproseries, grâce à l\u2019intervention de l\u2019O.M.S., de la F.I.S.E.et d\u2019autres organisations, enfin sur les résultats obtenus avec le nouveau remède, le rédacteur en chef de la Leprosy Review estime qu\u2019on parviendra selon toute vraisemblance dès la prochaine génération à délivrer radicalement de cet antique fléau la population de certains territoires."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.