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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1957-12, Collections de BAnQ.

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[" | | Vol.24 \u2014 No 3 | QUEBEC | Le \u201cse AV AL À DÉCEMBRE.1957 \\ bern DE LA \u201c SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QU EBEC DIRECTION \u2014 FACULTE DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ.LAVAL, QUÉBEC.SOMMAIRE COMMUNICATIONS J.BOULAY et Eust.MORIN.ANOMALIES OSSEUSES SIMULANT UN | Mad J.-P.DÉCHÊNE et R.HOULD.ANESTHÉSIE POTENTIALISÉE ET NISEMN CHIRURGIE THORACIQUE.\\ H.BEAUDET et G.MARCOUX.LA COARCTATION DE L\u2019AORTE \u2014 PRESE tees ress crests seen 1970) SS A PROPOS DE MYASTHENIE GRAVE AUX AGES EXTREMES DE LA VIE \u2014 DEUX CAS.page 335 M.HEON et Jean SIROIS.TROIS CAS DE PARALYSIE DE LA TROISIÈME PAIRE CRANIENNE.0.viii iene page 345 e e e A CHAREST.SYNDROME DOULOUREUX DE L'ARTICULATION TEMPORO-MAXILLAIRE, \u2014 (SYNDROME DE COSTEN.).viii Lea e sea nana een nana page 355 REVUE MEDICALE Gérard GAGNON.ENTERITE REGIONALE.00voiiennnin, page 365 HISTOIRE DE LA MEDECINE Charles-Marie BOISSONNAULT.PROPOS SUR LA BIOLOGIE MEDICALE.page 398 Universellement reconnue.COLCHICINE HOUDE «La colchicine par voie buccale demeure le traitement classique de l\u2019arthrite goutteuse aiguë.> Dans la diathése goutteuse ou rhumatismale.COLCHIPIRINE Colchicine - Acide acétylsalicylique - Vitamine Bj Traitement de fond antiphlogistique - anti-algique ~ urico-éliminateur.Au cours des phases intercritiques et chroniques de la goutte.Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada.\u2014 tt M quand l'anxiété 9 est accompagnee 0° XY /) de dépression \"EN Rr LARGA-DEX LN G LARGACTIL « DEXTRO-AMPHETAMINE |: 5 3 : e \u201c2 mg.il amphétamine demand TR ur 8580 Esplanade, Montréal LAITY SILL LSS AU SNS 777 Méthode de Zondek \u201cCuretage médical\u201d Pour une action rapide A MENORONFREQ RSE: Chaque comprimé contient 5o mg.d\u2019éthistérone et 0.05 mg.d\u2019éthinyl oestradiol.Boîte de 3 comprimés pour une cure de 3 jours.74, Q comprimé par jour pendant Ç) jours - OE EE WN OW EO a 80 3 jours d\u2019intervalle ASIII IIS SGA N OQ 21 N \\ ») Kk) jours ! 0 plus tard -\u2014 ea gr ~~ a LS IISVIR A\\ UMD NOM RBIS ID -\u2014 DANS LES CAS RECENTS D\u2019'AMENORRHEE SECONDAIRE STA L\u2019Aménorone Forte agit directement sur I\u2019endométre.L\u2019interruption de la cure produit le \u201ccuretage ÆN médical\u201d décrit par Fuller Albright qui est une ROUNSEL menstruation \u201cphysiologique normale\u201d.L\u2019Aménorone Forte n\u2019a pas d\u2019action si la patiente est enceinte.77 ~~ SSIS ROUSSEL (CANADA) LIMITÉE.Distributeurs exclusifs : Anglo-French Drug Compagnie, Limitée, 209 est, rue Ste\u2014 Catherine, Montréal, 18 NS TT TTT Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24 - No 3 \u20141 (1) DÉSORDRES NEURO-PSYCHIQUES VIFILLISSEMENT TROUBLES MÉTABOLIQUES DÉFICITS MINÉRAUX, HORMONAUX POUR RESTER JEUNE PLUS LONGTEMPS Dragées de TRIPHOSADENINE METHYLTESTOSTERONE COMPOSÉES DEBAT Flacon de 45 dragées LABORATOIRE F.DEBAT, PARIS - FRANCE y r ; AGENT: J.EDDÉ LIMITEE, \" SEAVER HALL souARc, MONTREAL 2\u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24 - No 3 x8 ei #3 A, À à ih LA) it pptoirs, dire, oF @ #' F4 a °°.nq I} si Fy & # E \\ Sag 1 % yi rr, p Lt 1 y dp % or 4 Nt ; & Le x Fi } ie ba 3580 Esplanade, Montréal ° .ir 3) \u20ac (3% > \u20ac GEL 4; £4) 2 Limitée Ps + sl * tig fi 2}! TE op i 471 eu 4 hE A A loss | 134 2d A ( 4 2 à y is.J Lr fers { le by IE 28 uy 5 = 3 x A HE 5 1 i: YAN xf pt, ë fy Hh \u201ca id xis Pd a fy 4 , 2 LX ®; a Er \u201cIe eR gy ~~ oA 0 \u201ci ue 73] Ral © 144 Ù , or 1 8) h\u201d Où i f f EAL) 2, Pa) ê 5 ke T,X.ey TaN ¥ 3 a LE ty y Fr peg as \u20ac ; ; y iy Je Ÿ ZE ; { 4 ) 0 Nr sf ry P Es fn [2 id\u2019 à { A3008 Yok + 5 _ i 1 : À } i: \u201cH] 25 ty te.PU BL \u201c+ ou 3 LE) iA hd pe , } / > { Jug Hg ; ob > vf Aa de 5 AC a 3 hy 4 \" gst ] PORN op) ANA py? © association de LARGACTIL et DEXTRO-AMPHETAMINE quand l'anxiété est accompagnée de dépression quand le Largactil seul entraîne une somnolence indésirable comme traitement de choix des alcooliques chroniques présenté en 2 dosages 25 mg.de chlorpromazine 2.5 mg.de dextro-amphétamine \u201cB\u201d\u201425 mg.de chlorpromazine 5 mg.de dextro-amphétamine posologie elle varie avec le sujet et l'indication dose suggérée 1 ou 2 comprimés \u201cA\u201d ou \u201cB\u201d, 2 ou 3 fois par jour renseignements et échantillons sur demande LARGA-DEX est vendu aux Etats-Unis sous le nom THORA-DEX pour certains cas particuliers où l\u2019emploi du LARGACTIL est souhaitable mais difficile .\u2018oulenc.8580 Esplanade, Montréal ooo Au Palmares de VOYAGES CLAUDE MICHEL, lnc.figurent les plus hautes personnalités du monde MEDICAL \u2014 POLITIQUE \u2014 LITTERAIRE Des témoignages écrits de ces personnalités sont A VOTRE DISPOSITION À NOS BUREAUX.Vous 4 frouverez toujours : DISCRÉTION \u2014 PROMPTITUDE \u2014 COURTOISIE .résultat tangible d\u2019un effort permanent.LE RÔLE DE L\u2019AGENT DE VOYAGE Lorsque vous vous adressez à un AGENT OFFICIEL, représentant des compagnies maritimes ou aériennes, les services de celui-ci sont absoluments gratuits, les titres de transport vous sont fournis AUX TAUX OFFICIELS DES COMPAGNTIES ; l'agent perçoit de celles-ci une commission sur ses propres ventes ÆT NE VOUS CHARGE PAS UN SOU.@ ORGANISATION DE VOYAGES INDIVIDUELS OU EN GROUPES @ ÉMISSION DE BILLETS ÉTABLISSEMENT GRATUIT D\u2019ITINÉRAIRES @ LOCATION D\u2019AUTOMOBILE @ RÉSERVATIONS D'HÔTELS @ ASSURANCES DE VOYAGES OU BAGAGES @ SERVICE DE GUIDES ET D'ACCUEIL DANS TOUTES LES VILLES DU MONDE ENTIER PAR NOS CORRESPONDANTS.VOYAGES CLAUDE MICHEL, Inc.100, D'YOUVILLE \u2014 QUEBEC \u2014 Téléphones: LA.5-4877 \u2014 LA.5-4878 Stationnement assuré en plein cœur de Québec Face au Palais Montcalm QUESTIONNAIRE @ En me recommandant du «LAVAL MÉDICAL) Je suis intéressé à recevoir des informations en vue de faire un voyage : DESTINATION \u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026rcrereecierererrencerrenererrerrerrereerenrerree ever rere areas ee cree DATE APPROXIMATIVE DE DÉPART.crrecresrreeerecrerererercerreerrererrrrrererrenrrne DURÉE MAXIMUM DU VOYAGE.rene rer ere ee neaee ee ee rene TRANSPORT : avion [ bateau [D nombre de personnes.ençnnneennn\u201cm @ Veuillez m'adresser ces renseignements sans aucun engagement de ma part : Auto - Tourist - Europe, Inc.vous offre le moyen le plus économique de voyager en EUROPE avec votre propre voiture SIMCA Pourquoi vous devez ACHETER une automobile 7.Avec une automobile neuve, vous bénéficiez des avantages suivants : @ Garantie d'usine couvrant tous ennuis mécaniques pendant tout le voyage.@ Assurance tous risques, pour vous et pour autrui.@ Aucune limitation de millage.@ Garantie de rachat en dollars.Plutôt que la LOUER ?Une voiture louée s'offre à vous @ Usagée, donc à la merci d\u2019ennuis mécaniques à vos frais.@ Assurance spéciale : Les 100 premiers dollars à votre charge.@ Avec un prix de revient augmentant avec le millage.Voici d\u2019ailleurs, résumé en un tableau, les frais comparés de trois moyens de voyager en Europe en automobile basés sur 3 mois et 6,000 milles.ACHAT LOCATION Avec votre voiture d\u2019une voiture neuve en Europe d\u2019une Simca « Aronde » transportée en Europe Simca « Aronde », livrée à Pa- Billet aller-retour, inclus as- TS.LL a Lee eee ee eee $1,450 Voiture usagée : assurance surance marine, frais de Essence, huile (31 milles au 1 déductibl gallon).120 $100.déductibles.POft.ovine $ 475 Papiers de douanes, licence 3 mots X $90.$ 270 Dépréciation sur 6,000 milles 150 et permis de conduire in- Papiers internationaux, li- ternational.50 6,000 milles : 9,600 kiloma- \u2019, Assurance tous risques (sans : 05 le k 480 Cence.2000000 00000 75 déductible).49 tres à $0.\u20ac Km.Assurance 3 mois (environ).90 Coût approximatif 1,669 Essence, huile.120 Essence, huile (18 milles au Valeur approximative gallon).330 de rachat 1,100 .; Coût approximatif $ 569 Coût approximatif $ 870 Coût approximatif $1,120 CONCESSIONNAIRE AUTO - TOURIST - EUROPE, Inc.EXCLUSIF SIMCA 100, D'YOUVILLE QUEBEC, P.Q.Case postale 365 Haute-Ville POUR LE CANADA Tél : LA.5-4877 ou LA.5-4878 - Adresse télégr.OTOTOUROP CARTE-RÉPONSE D\u2019AFFAIRES Franco si postée au Canada 5c.de PORT SERONT PAYÉS PAR VOYAGES CLAUDE MICHEL Inc.100, D\u2019YOUVILLE Case postale 365, Haute-Ville Québec, P.Q.NN NN NN oN NN A so 1 U wy [ vi Kedar x, Urgence: l'\u2019agité en phase aiguë Avec SPARINE dans votre trousse, vous êtes prêt à faire face à la situation que représente l'agité en phase aiguë.SPARINE agit immédiatement, calme l'hyperactivité et facilite la coopération du malade.Emportez-en toujours dans votre trousse.SPARINE est d'une excellente tolérance par voies intra-veineuse, intramusculaire ou orale.Sa toxicité est minime\u2014on n'a jamais signalé de troubles hépatiques.La voie parentérale présente les avantages suivants: (1) douleur locale minimum; (2) pas de nécrose tissulaire au point > 2 d'injection; (3) concentration de 50 mg.par cc.; (4) la solution est toute prête à l'emploi.ro Marque deposee Littérature médicale envoyée sur demande, WALKERVILLE, ONTARIO MONTREAL « WINNIPEG + VANCOUVER CHLORHYDRATE DE Sparine Chlorhydrate de promazine chlorhydrate de 10-(v-diméthylamino-n-propyl)-phénothiazine Breveté 1952, 1955 Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24- No 3 \u20147 (2) *Marque déposée SOMMAIRE (suite et fin) ANALYSES Une nouvelle médication de 'anxiété et des psychoses.419 Étapes dermatologiques \u2014 La sérologie de la syphilis.421 Radiumthérapie interstitielle de l\u2019épithélioma de la lévre.422 Sur la vaccinothérapie spécifique du psoriasis vulgaire basée sur son étiologie et sa pathogénie.002002000220 Lean a aa a aa aa ae 423 Intérêt de la recherche de l\u2019achlorhydrie dans le dépistage du cancer.\u2026.424 LIVRES RECUS.La a a an ea a eee aa ae 426 REVUE DES LIVRES.ee 427 CHRONIQUE, VARIETES ET NOUVELLES.o.432 Ce numéro contient, en supplément, la table des auteurs et celle des matiéres des volumes 22, 23 et 24, ainsi que des pages de titres pour leur reliure.TE Toy , _ trop-manger et au trop-boire: comme supplément thérapeutique un \\ sédatif alcalin / Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA renferment : phénobarbital de sodium.1,4 de gr.carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium et tartrate de sodium .q.s.(alcalis potentieis) PRESENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.\"'SEDALKA\u2019 .efficace.agréable au goût Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée associées au MONTREAL dans les rhumes ordinaires et la grippe.par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l'eau.Chades &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA < POSOLOGIE: une demi-capsule-mesure (4 cuillerées à thé) Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 Mn moment de SRE SAS .ee N\u2014 pour vous remercier et vous souhaiter un Joyeux Noël et une Heureuse Année.ROUGIER INC., 2055, RUE FAVARD, MONTRÉAL 22.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u20149 votre malade se souviendra à peine de ses troubles gastro-Intestinaux fonctionnels DECHOLINS vec Bella qu contrôle et corrige mieux les nausées, les bouffissures, l\u2019éructation, la flatulence, l\u2019indigestion, la constipation.procure une spasmolyse assurée EN PLUS d\u2019une fonction hépatique meilleure ET d\u2019une action laxative naturelle sans purgation Comprimés de DECHOLIN avec Belladone, acide déshydrocholique, Ames, 0,25 gm.(334 er.) et extrait de belladone 0,01 gm.(% gr.).Flacons de 100 et 1000 comprimés.AM E S COMPANY OF CANADA, LTD.TORONTO X CAOBOS6F 10\u2014 {aval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014- No 3 Corticotrophine ACTH à action prolongée Il existe des différences bien établies dans les modes d\u2019action de l\u2019ACTH si on le compare à la cortisone et aux autres stéroïdes.EXTRAIT DE LA LITTÉRATURE : Dans une série expérimentale où l\u2019ACTH fut comparé à la cortisone pour le traitement prolongé de l\u2019arthrite rhumatoïde, les meilleurs résultats furent obtenus chez les patients traités à l'ACTH.Alors que l'érosion osseuse continuait chez 59% des patients traités à la cortisone, ce signe radiologique d\u2019évolution ne fut constaté que chez 18% des patients traités à l'ACTH.WEsT, W.F., et NEwns, G.R., « Treatment of rheumatoid arthritis by prolonged stimulation of the adrenal cortex », Lancet, 268 : 578, 1955.Nordic Biochemicals aes sacnsneueauneenses 4324, boulevard Saint-Laurent, Lu 8 Montréal 18, P.Q.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 11 Tous les médecins désireux de se documenter pourront trouver dans I\u2019 Encyclopédie Médicale Chirurgicale des renseignements très utiles et se rendre compte de la valeur de cet ouvrage universel constamment tenu à jour, grâce à sa reliure mobile.TECHNIQUES FRANÇAISES, Enr.2116, boulevard Saint-Laurent (suite 44), Montréal, P.Q.Téléphone : VI.5-4721 et 568, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.Téléphone : LA.4-7311 Indications : Dartres, prurits de tous genres, érythèmes Intertrigos, eczémas (prurigineux, muqueux, aigus et chroniques), rhagades, brûlures, d écorchures, engelures, ulcéres cruris.anhydre, Huile d\u2019arachide, Huile de ricin.Distributeurs exclusifs : Ingrédients : 8 | Sulfobituminate d\u2019ammonium, Diachylon, | | Carvasept, Menthol.recr., Graisse de laine | MEDICOLAB, Inc., 200 ouest, rue Craig, MONTREAL.12 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24 \u2014 No 3 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédacteur en chef M.le professeur Roméo BLANCHET, Professeur de Physiologie.Secrétaire de la rédaction M.le professeur Geo.-Albert BERGERON, Sous-secrétaire à la Faculté de médecine.Administrateur M.le professeur R.GINGRAs, Secrétaire de la Faculté de médecine.CONDITIONS DE PUBLICATION.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT.Le prix de l\u2019abonnement est de cinq dollars par année au Canada et de sept dollars cinquante sous à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC (Tél.: MU.1-2532) Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 13 SOS TEE De une nouvelle étude sur l'emploi du liquide et de la gelée Vacisec dans la vaginite a trichomonas, Albert Decker, M.D., signale : \u201c\u201c L'organisme est détruit \u2018 par explosion * dans les quelques secondes qui suivent sa mise en contact avec le tricho- monacide en dilution non-toxique et non irritante \u2018* 1.La gelée et le liquide VAcisec employés selon la technique de Davis, f représente un nouveau moyen de traiter avec succès la vaginite à trichomonas.1-4 En faisant exploser \u2014 ce qui est plus qu\u2019une simple inactivation \u2014 les flagellés enfouis profondément aussi bien que ceux des sécrétions superficielles, le traitement V acisec débarrasse rapidement le vagin des trichomonas qui, s\u2019ils survivaient, causeraient des récidives.* \u201c,.détruits par \u2018explosion\u2019 15 SEC.EXPLODES VAGISEC LIQUIDE ET GELÉE Produits actifs dans le liquide V Acisec : Polyéthylène nonyle-phénol, tétra-acétate de sodium éthylène diamine.Sulfosuccinate de sodium dioctyle.La gelée Vacisec contient de l\u2019acide borique et de l'alcool à 5% en plus des produits actifs du liquide.BIBLIOGRAPHIE : 1.Decker, A., New York J.med, 57 : 2237 (181 juillet) 1957.McGoogan, L.S., J.Michigan M.Soc., 55 : 682 (juin) 1956.3.Davis, C.H.(Ed.), Gynecology and Obstetrics (revision), Hagerstown, W.F.Prior, 1955, vol.3.4.Davis, C.H., West.J.Surg., 63 : 53 (février) 1955.5.Draper, J.W., Internat.Rec.Med., 168 : 563 (septembre) 1955.6.Karnaky, K.I, JA M.A.155: 876 (26 juin) 1954.7.Bernstine, J.B., et Rakoff, A.E.: Vaginal Infections, Infestations, and Discharges, New-York, The Blackiston Co., 1953.* Pour un petit nombre de femmes présentant des infections des ganglions cervicaux, vestibulaires et uréthraux, d'autres mesures de traitement sont nécessaires.1,3.4 JULIUS SCHMID (Canada) Ltd.32 Bermondsey Road, Toronto 16, Canada V acisec est la marque de fabrique enregisttée de Julius en quelques secondes.\u201d Fort pourcentage de succès \u2014 La nouvelle étude du docteur Decker confirme l'efficacité de ces agents uniques dans le traitement des infections aiguës et chroniques.Sur 65 femmes traitées convenablement, 63 furent débarrassées des trichomonas.* On constata un soulagement immédiat des symptômes .\u201d\u2019 et aucune récidive après la fin du traitement.Les infections vaginales cédent rapidement Avec le liquide et la gelée Vacisec, 58 sur 59 patientes non-réinfectées présentaient des frottis négatifs aprés trois ou quatre semaines de traitement et ces frottis demeuraient négatifs pendant trois cycles menstruels \u2014 un critére de guérison.Dans un cas, des foyers extravaginaux furent éliminés, et quatre cas furent rapidement négativés.Les deux échecs étaient dus au fait que les maris des patientes étaient atteints eux aussi.Explosion unique \u2014 Seuls le liquide et la gelée Vacisec sont à même de faire exploser les trichomonas en 15 secondes.3 Un détersif, un agent de dispersion et un agent hydratant sont associés en un parfait équilibre, ils affaiblissent la membrane cellulaire des parasites, éliminent les cires et les graisses et dénaturent la protéine.Ensuite les trichomonas s\u2019imbibent d'eau, se gonflent et explosent.Les deux agents à action superficielle assurent la pénétration du Vacisec dans les replis vaginaux.Traitement du \u2018\u2018 Tour de I\u2019horloge >\u2019 \u2014 La technique de Davis recommande l'emploi des deux produits Vacisec : le liquide à action brève et la gelée dont l\u2019action est prolongée.3 Les médecins emploient le liquide au bureau et prescrivent à la patiente pour traitement à domicile, une douche suivie de l'application de gelée comme traitement efficace pour 24 heures.En suivant cette méthode le pourcentage de succès dépasse go.4 Éviter la contagion conjugale \u2014 Comme des autorités en la matière le recommandent !.3.7.la plupart des médecins insistent sur les dangers de réinfection conjugale.\u201c\u2018 Un pourcentage incertain de maris sont les hôtes de ces flagellés.\u201d 3 \u201c\u201c .peuvent être une source constante de réinfestation pour Schmid, Inc.; .t Brevet en instance.leur épouse.5 14 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 agent progestatif or al Avec NORLUTIN, vous pouvez desormais prescrire un traitement oral progestatif vraiment efficace.Des doses orales plus égal en puissance faibles de ce nouveau progestogène distinctif produisent les effets biologiques sans , LE Lo de la progestérone administrée par pair en efficacité injections.EFFET THERMOGENE MARS AVRIL MAI i JUIN be __ æ Dès que NORLUTIN fut administré, une augmentation de température basale eut lieu parmi certains malades avec courbes de température monophasiques et règles irrégulières.t NORLUTIN orethindrone, Parke-Davis > .egos x INDICATIONS POUR NORLUTIN: iti progres important en hormonotherapie féminine conditions pour certains troubles de la menstruation et de la grossesse comprenant certaines insuffisances progestatives, telles que, aménorrhée primaire et secondaire, règles irrégulières, hémorragies utérines fonctionelles, stérilité, avortement a répétition, menaces d\u2019avortement, tension pré-menstruelle, dysménorrhée.PRESENTATION: Flacons de 30 comprimés rainurés a 5 mg.(C.T.No.882).tGreenblatt, R.B.: J.Clin.Endocrinol.16:869, 1956.cA \u201c e PARKE, DAVIS & CO., LTD.+ TORONTO 14, ONTARIO « IP): cr1sn oT > *Marque Déposée ent Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 15 G) dans les infections générales m des tissus mous M de l\u2019oreille m du tractus intestinal # de l\u2019appareil urinaire # des voies respiratoires une réponse efficace: sous 3 formes efficaces % Capsules d\u2019Albamycin, 250 mg, flacons de 16 et 100 capsules À Sirop d\u2019Albamycin (125 mg par cuillerée à café de 5 cc), flacons de 2 onces liquides À Gouttes d\u2019Albamycin (100 mg par cc), flacons de 10 cc.hed Po WCRI ER , 865 York Mills Road.Don Mills (Toronto), Ontario 16 \u2014 concentrations sanguines élevées et soutenues.action bactéricide sur les germes pathogènes communs (les Gram-positifs et certains Gram-négatifs), y compris des souches sensibles de staphylocoques et de Proteus qui sont résistantes à d\u2019autres antibiotiques.tolérance gastro-intestinale notable .réponse rapide dans la plupart des infections courantes.Adultes: 500 mg toutes les 12 heures.Nourrissons et Enfants: 6 mg/1b.de poids corporel par jour, en doses réparties toutes les 6 ou 12 heures.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014- No 3 NOUVEAU PRODUIT a te vs DU I NS En) (e XK un oe nouvel ) antiprurigineux a due °° anti-allergique Imperméabilisant 4 de haute ES efficacité i \\ 3 À Pour échantillon et littérature, écrivez à hc >A A DOO XE CI Vis MONTRÉAL SANDOZ # & Laval Médical, Quebec, décembre 1957 Vol.24 No 3 \u2014 17 (4) ULMO-BAILLY TONIQUE RESPIRATOIRE Gaïacol .Acide phosphorique ons Codéine LABORATOIRES A.BAILLY-PARIS Agents pour le Canada VINANT Ltée., 8355, Boul.St-Laurent, MONTREAL L'AMINOPHYLLINE FRANÇAISE CARÉNA SÉDO-CARÉNA CARENA 2 INTRAMUSCULAIRE COMPRIMES , 2 \\ Lo Théophylline-éthylène-diamine Caréna \u2014 Phénobarbital \u2014 Papavérine Syndromes cardiaques Neurodystonies cardiaques Syndromes Cardio-rénaux Œdèmes cardiaques, rénaux et hépatiques.lai Algi e i e 2 Spasmes vasculaires, Algies des cardiaques Dyspnées CARENA-OUABAINE TRINITRINE-CARENA AMPOULES I.V.\u2014 COMPRIMÉS COMPRIMÉS VASO-DILATATEUR \u2014 CORONARIEN Algies paroxystiques, état de mal angineux, ., .co.Défaillance cardiaque, cceur sénile crises d\u2019angine de poitrine.Laboratoire DELAGRANGE \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 8355, boulevard Saint-Laurent, MONTREAL 11, P.Q.18 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 ANGOISSE - SOUCIS - CEPHALEE -e TENSION \u2026.symptômes pré-menstruels caractéristiques ET LE MUSCLE = « DETEND ET LESPRIT | \u201cEn raison de la détente, a la fois somatique et psychique .je vois : dans le méprobamate une arme : importante venant grossir l\u2019arsenal thérapeutique utile du praticien général et du gynécologue.\u201d V.M.Pennington, M.D., MEPROBAMATE J.A.M.A.Vol.164, No.6(8 juin 1957).(dicarbamate du 2-méthyl- Littérature détaillée adressée sur demande 2-n-propyl-1,3-propanediol) Brevet No.537437, 1957 Viet Présentation: Comprimés Equanil : (divisibles) 2 400 mg., en flacons de 50 comprimés : MARQUE DEPOSEE WALKERVILLE, ONTARIO 2 .MONCTON + MONTRÉAL , XMarqueDéposée Lame sn WINNIPEG + VANÇOUVER oon.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 \u2014 19 ng, hi il ) LS Xx ey 75 1 es Le LE par LA (4 Oux NP /, blo fe ie > me rai sciatique.Gi LI PTE D4 antibiotique RTL A dd T rticolis, LU TS PELL CX Algi YL Cy SA raifement re SLT TY, complica! ions 23 POUDRE POUDRE J LS ANTISEPTIQUE FONGICIDE Le, E4 [an \u2014 ANCIEN NOM: ét EXTERNAL USE™ USAGE EXTE RNE \u201d CHEZ VOTRE PHARMACIEN SONIA, $ LL) IMPETIGO TOILETTE) MED IN °E \u20ac has a) hat DES MALADES PYODERMITE 2 S | EER ET DES BEBES SS PLAIES DE LIT Hyamine 10 X 05% [ age AL CELLE ¢ Ammonium quaternaire = PLAIES ATONES téarate de Tail or FESSIER magnésium P| UR LILY FY {TN J 10 RL AS i 4 NES DORISANT SANS ODEUR.kJ 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professeurs René SIMARD et C.-À.GAUTHIER ; MM.les docteurs J.-M.LEMIEUX, Arthur BÉpARD et Alph.PELLETIER.COMITÉ DE LECTURE MM.Émile Gaumonp, Maurice Giroux, Henri Marcoux, Honoré NADEaU, François Roy et Mathieu Samson.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) la 2 @.(8 CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 (6) to vo La firme GÉRALD PAQUETTE Limitée FABRICANT DE MOBILIER EN MÉTAL POUR COLLÈGES, HÔPITAUX ET LABORATOIRES Nos tables de laboratoires, de toutes dimensions et de tous les modèles, sont conçues pour rencontrer les besoins des professeurs de sciences.Nos sorbonnes pour l'évacuation des gaz délétères, ainsi que nos armoires murales, sont de qualité supérieure.USINES ET BUREAUX : 6003, côte de Liesse, - Montréal 9, Canada.BERNARD GAGNER, B.A.Directeur technique des projets de laboratoire.24 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 CENCO où la qualité est notre responsabilité CENTRAL SCIENTIFIC CO.OF CANADA, LTD.7275, RUE SAINT-URBAIN, MONTREAL BERNARD GAGNER, B.A.directeur régional des ventes techniques.POLYTECHNOS, Inc.MONTRÉAL Agent exclusif de la «lave émaillée » président.BERNARD GAGNER, B.a.> Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 Nous présentons les microscopes NA -MICROSTAR.Ire: Microscopes d'une conception nouvelle et de haute qualité - une fabrication d'American Optical @ LIGNES MODERNES @ ÉLÉGANTS Microstar 4 avec caméra ne 635 @ PRATIQUES @ DE MANIEMENT FACILE Les « MICROSTAR », modèle 2, sont fournis avec tête oblique ; monoculaire, binoculaire ou trinoculaire \u2014 une platine à mouvement vertical pour la mise au foyer, mouvement lent et mouvement micrométrique contrôlés par des boutons concentriques : chariot gradué ou non gradué ; condensateur Abbe réglable en hauteur par pignon et crémaillère : objectifs et oculaires au 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Curtis.H.G.et Browning.R.H.: Ohio Cincinnati ST.THOMAS.ONT.New York St.M.J.42:500, 1946.\u2018Décapryn\u2019, \u2018Mercodinone\u2019, \u2018Mercodol\u2019, 7.Hansel.F.K.: Ann.Allergy 8:745.1950.\u2018Néthamine\u2019 \u2014Marques de Fabrique ® Merrell Since 1828 POA LO Nm 28 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 Ro Pe et TAAP mA a ea mt SAAR Y\u2014 ee.C FARR I CE Sama SS - SIENS Savourez le délicieux yoghourt Laval, son arôme délicat plaît à tous, grands et petits.riche en calories très nutritif facilement assimilable LAITERIE AA ENR.875, 4e Avenue, Québec.Téléphone: LA.4-3551 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 = No 3 (8) \u2014 29 BYL ARTICHO (él) Je NL MES RS 2 MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut © EXTRÊME DOUCEUR DE SON ACTION © PAS DE CONTRE-INDICATION © 4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, LIMITÉE, 1154 Beaver Hall Sq., MONTRÉAL.30 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 HYPOCARDINE A RD anh L'INSUFFISANCE CARDIAQUE et de L\u2019HYPOTENSION ¢ A La véritable BEQUILLE DU COEUR DEFAILLANT -\u2014\u2014 = \u2014\u2014\u2014 NaN < 3 Ah AVEC \\d rR TRAITEMENT PREPARATOIRE A L'ACCOUCHEMENT / ; 5 Von f NE i A 4 {1 6) a 4 > Ps à te y eee SE i 5 LL Ll Ln i At .po 5 Ll ER Rg 3 Ll i Le ee hn = 3 ri ete Ln 5 Ll Li x + 3 22 oz émic ATION PRECOCE.DES V wo ES be ag ad Pas ET DES TROUBLES DU SYSTÈME VASCULAIRE 4510, rue De LaRoche, Montréal.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 \u2014 31 Entout temps.em toute occasion.EPS SC 5 rafraichit sans alourdir ARTS GRAPHIQUES \u2014 SYMBOLE CRÉATIONS LIGNE NOUVELLE \u2014 TRAITS INÉDITS jean arcand graphiste 32\u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 UN ANALGESIQUE GENERAL pour le soulagement des DOULEURS \u201c AY ON | UN Acétophen.\u2026.ACTION IMMÉDIATE 2 1/4 de gr.DE CODEINE 1/2 consécutives au traumatisme ou aux manoeuvres opératoires » arthrite - sciatique - lumbago dysménorrhée SN Phénacétine.2: gr.\u201c / Citrate de Caféine » gr.LE COMPRIME 222 Blend) | : Méme formule sous le numéro 262 (gris) ; PHOSPHATE | Eden ~~ LE COMPRIMÉ 0282.LE COMPRIMÉ 029 2.| + gr.POSOLOGIE.Un ou deux comprimés au besoin.Présenté selon votre prescription.® Prescription de narcotique permise par téléphone.Chanles &.Frost &Co.MONTREAL CANADA Pour PREVENIR et SOULAGER la CONSTIPATION seul le présente tous Ww 1H KONDREMUL {étiquette bleue) Recommandé chez les enfants; 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: nes qu\u2019il faut enrayer.Un meilleur enseignement de l'hygiène contribuerait dans une large mesure à modifier ce déplorable état d\u2019esprit.Que l\u2019élite intellectuelle collabore avec les hygiénistes et, quand plusieurs générations auront successivement bénéficié de l\u2019hygiène, une mentalité favorable existera à cet égard ; des résultats plus encourageants s\u2019ensuivront, le jour viendra où nos taux de mortalité et de morbidité, infiniment diminués, occuperont des places d'honneur parmi ceux de notre pays et de l\u2019étranger.& TP he il Les te) LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Honorable Dr J.-H.-A.PAQUETTE, m.p,, ministre.sous-minisire.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 = No 3 9 Docteur Jean GREGOIRE, m.p., \u2014 35 LS ME 3 FACTEURS DE SECURITE VITAMINE C VITAMINE K HEMORRAGIES MEDICALES PROPHYLAXIE \u2014 TRAITEMENT WYNLIT.NEW YORK, ZURICH _ CANADA: CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE i 36 \u2014 SIROP EXPECTORANT ET ANTISEPTIQUE TUSSOIYSE CODÉINONE LYSE LATOUX DIHYDRO- -CODÉINONE, ni toxique, ni hypnotique.même action que 2gr de codéine à/once ETHER GAIACO- GLYCÉRIQUE .DÉSOXYÉPHÉDRINE .CHLOROPHYLLE Bon de narcotiqgue pour échantillon) CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE: \u2014 MONTRÉAL Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 505142 Il vous faudra regarder de près pour trouver l\u2019AEROHALOR dont se sert cette malade.Il est si petit que sa main le recouvre presque complètement.Porté dans la poche ou la bourse, il est prêt à servir instantanément dès le premier indice de bronchospasme.Et ce n\u2019est pas le moindrement gênant pour le malade.On peut s\u2019administrer de la NORISODRINE avec l\u2019AEROHALOR sans attirer plus d\u2019attention que si on étouffait une baillement.Il suffit de quelques inhalations pour procurer un soulagement rapide et satisfaisant \u2014 presque aussi vite que par une injection intraveineuse ou intramusculaire.Et, contrairement à l\u2019épinéphrine et autres broncho-dilatateurs d'usage courant, la NORISODRINE n\u2019inhibe pas les sécrétions des muqueuses.Les effets secondaires sont minimes parce que la NORISODRINE n\u2019exerce pas d\u2019action pressive d\u2019ordre général.Pourquoi ne pas garder quelques unités de ce traitement unique à votre bureau.Vous pourriez alors démontrer la façon dont on doit se servir de l\u2019AEROHALOR, ajuster la dose d\u2019après la tolérance individuelle des malades, et leur faire commencer le traitement sans tarder.Ce n\u2019est pas plus difficile que ça! Abbett (Sulfate d'lsopropylartérénol, Abbott) dans l\u2019Aerohalor*\u201d (Inhalateur de Poudre Abbott) *Nom Déposé LABORATOIRES ABBOTT LTEE, MONTREAL 9, QUE. PE => Vitamine A.25,000 UL ° (synthétique) - / Vitamine D.1000 ULI.\\, ° d ° Mononitrate de Thiamine.10 ma.\\ aud cif Riboflavine.: Niacinamide.\u2014> Vitamine B12.0.Acide Ascorbique = Un comprimé dur: pas de goût, i, d'odeur, d'éructations ou d'allergies rs AL a .Luss dûs aux huiles de poissons + + - EE] oe *Nom Déposé a (dS er 53 E .(Multivitamines de Formule Thérapeutique, Abbott) Fe ~ ag ENS F.» 4 LABORATOIRES ABBOTT LTÉE, MONTRÉAL 9, QUÉ. LAVAL MÉDICAL VOL.24 N° 3 DÉCEMBRE 1957 par Jacques BOULAY et Eustace MORIN Observation : Monsieur L.N.est un vétéran de la deuxième guerre mondiale âgé en ce moment de 56 ans.Enrôlé dans les Forces armées canadiennes au début d\u2019août 1940, 1l servit outre-mer, dans le Corps des forestiers, de février 1941 à octobre 1943.Il fut licencié en octobre 1944.C\u2019est un célibataire, qui n\u2019a pas de métier, et qui a toujours gagné sa vie comme journalier.L\u2019existence d\u2019anomalies squelettiques chez ce patient fut évoquée pour la première fois au début d\u2019août 1940 sur une radiographie pulmonaire d\u2019enrôlement, qui montrait un parenchyme normal mais un élargissement de l\u2019extrémité antérieure des côtes.Le patient n\u2019avait aucune histoire de maladie osseuse et sa croissance avait été normale.II ne présentait à ce moment-là aucun symptôme et l\u2019examen physique s\u2019avéra négatif, si ce n\u2019est pour un début de maladie de Dupuytren à la main droite.* Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 1er mars 1957, (10) watt $ 296 Lavar MÉpicaL Décembre 1957 La rétraction de l\u2019aponévrose palmaire droite fut traitée chirurgicale- ment pendant le séjour du malade outre-mer, avec un résultat plutôt décevant.Durant l\u2019année 1942, la maladie de Dupuytren s\u2019étendit au pied gauche.En septembre 1943, des radiographies prises en Angleterre montraient un élargissement considérable mais régulier et progressif de haut en bas des deux tiers inférieurs des fémurs.La possibilité d\u2019une maladie de Gaucher.Deux mois plus tard, de nouvelles radiographies, prises cette fois au Canada, permettaient de confirmer l\u2019existence des anomalies osseuses des fémurs et de mettre en évidence des lésions identiques à la moitié supérieure des tibias.Le patient fut admis en septembre 1946 à l\u2019Hôpital des anciens combattants de Québec.Il se plaignait alors de douleurs au pied gauche et de difficultés à se servir normalement de sa main droite par suite d\u2019une déformation en flexion de l\u2019annulaire.Il se plaignait aussi de douleurs fugaces aux genoux, survenant surtout la nuit.Les anomalies osseuses décrites précédemment furent de nouveau constatées à la radiographie des os longs des membres inférieurs et le diagnostic de maladie de Gaucher fut maintenu (docteur Paul-Émile Côté).L\u2019examen physique ne permettait cependant pas de déceler de signes de maladie de Gaucher.Le foie et la rate n\u2019étaient pas augmentés de volume.Aucune mention ne fut faite d\u2019anomalies de la pigmentation cutanée.Il n\u2019y avait pas de purpura, ni de douleur à la pression des os.II existait bien une petite taie à la périphérie de la cornée de l\u2019œil droit, rattachable à un traumatisme oculaire subi pendant \u2019enfance, mais pas de pinguécula.La formule sanguine était normale, de méme que le taux du cholestérol sanguin et la calcémie.L\u2019examen des urines n\u2019apportait aucune information, l\u2019épreuve de Kline était négative.Une biopsie sternale, faite le 18 septembre 1946, permit l\u2019examen histologique d\u2019un fragment osseux où 1l ne fut pas trouvé de cellules de Gaucher.Les travées osseuses étaient normales et la moelle avait une structure également normale (docteur Louis Berger).Le patient fut de nouveau hospitalisé en octobre 1946.Une nouvelle biopsie osseuse fut pratiquée à cette occasion, au plateau tibial interne cette fois.Le rapport histologique se lisait comme suit : « Le LS61 3144953G > < > r~ tris 2 O > t Figure 1.\u2014 Élargissement considérable des deux Figure 2.\u2014 Le tiers supérieur des deux tibias présen- tiers inférieurs des deux fémurs.Amincissement te des modifications identiques, avec en plus une cortical important au niveau des régions élargies.courbure de l\u2019os à convexité interne.Perte de la trabéculation osseuse normale.Malgré Le) l\u2019image dense fournie par l\u2019accroissement de l\u2019épais- 4 seur de l\u2019os, il semble exister un certain degré de décalcification. 298 LavaL MEpicaL Décembre 1957 prélévement est constitué par des fragments de tissu osseux dont les travées sont parfaitement normales et régulièrement formées.Le tissu médullaire est purement adipeux et ne contient d\u2019infiltration d\u2019aucune sorte.Le périoste est normal » (docteur Louis Berger).Nouvelles hospitalisations en janvier, mars et juin 1947.Le patient reçoit des traitements de physiothérapie à la main droite et au pied ose rane NE CRRA 1 MES Sr Re ; 3 o à o \u20ac à Ÿ © Ty CC e ¥* 8 .+ ¢ Figure 3.\u2014 Le tiers inférieur des tibias est aussi élargi, mais son aspect est plus comparable à un Erlenmeyer qu\u2019a une bouteille de champagne.gauche.Les examens de laboratoire montrent une sédimentation constamment inférieure 4 10 mm aprés une heure (Westergren), une protéi- némie entre 6,2 et 6,9 g pour cent, une calcémie variant suivant les jours autour de dix mg pour cent, une phosphatémie et des phosphatases constamment normales.Un métabolisme de base était à plus quatre Décembre 1957 LavarL MéÉDicaL 299 pour cent.De nouveaux examens radiologiques montraient le caractère diffus des anomalies squelettiques : aspect en massue des os du métacarpe et des phalanges, aspect gonflé des extrémités distales des os de l\u2019avant-bras, densité augmentée des pariétaux et des rochers, selle turcique normale.Le patient n\u2019avait à cette époque aucun symptôme rattachable à sa dystrophie osseuse.L\u2019examen ne montrait rien de nouveau.Figure 4.\u2014 Aspect en massue des os du métacarpe et des phalanges, aspect gonflé des extrémités distales des os de l\u2019avant-bras, avec amincissement de la corticale.En février 1950, de nouvelles investigations, en particulier un complet hépatique, ne donnent que des résultats négatifs.En mai 1950, une excision de l\u2019aponévrose plantaire gauche est effectuée avec de bons résultats (docteur Amyot Jolicœur).En août 1953, pendant un voyage en Floride, le malade est hospitalisé au Bay Pines V.A.H.où tous les examens effectués s\u2019avèrent négatifs.La formule sanguine, la calcémie, la phosphatémie et les phosphatases sont normales.De multiples radiographies du squelette montrent les 300 Lavar.MÉDicaL Décembre 1957 anomalies notées au cours des examens antérieurs.Une biopsie du péroné droit permet d\u2019obtenir un fragment osseux dont l\u2019examen histologique est considéré comme essentiellement normal par le pathologiste.Un diagnostic d\u2019ostéopathie généralisée de cause indéterminée est porté.y Figure 5.\u2014 Élargissement de la moitié supérieure des deux humérus.Amincissement de la corticale.Diminution de la trabéculation osseuse.Depuis cette époque, le patient a fait quelques séjours supplémentaires à l\u2019Hôpital des anciens combattants de Québec pour des traitements physiothérapiques à la main droite et au pied gauche.Des infiltrations du ganglion stellaire droit et du plexus brachial du même côté ont eu quelque effet sur le Dupuytren de la main droite.Le malade se plaint quelquefois de douleurs aux genoux, accompagnées de raideurs. Pda 7 £661 d1quan( Fe od gt AP Re 3 x a 74 \" ty + è +; ca A sé « À a et pe Figure 6.\u2014 Crâne d\u2019aspect sensiblement normal.Figure 7.\u2014 En entéro-postérieure, le crane présente Selle turcique plutôt petite.Densité augmentée au un élargissement aux régions supra-temporales.niveau des deux pariétaux ainsi qu\u2019au niveau des rochers.10\u20ac 302 Lavar Mépicar Décembre 1957 d\u2019étiologie vraisemblablement ostéoarthritique, et soulagées par l\u2019hvdro- cortisone intra-articulaire.Les anomalies osseuses n\u2019ont aucunement évolué au cours des dix dernières années.L'état général du patient est bon.I] n\u2019existe toujours pas de stigmates de la maladie de Gaucher, à part les déformations osseuses.ll est apparu cependant au cours des trois dernières années des signes discrets d\u2019emphysème pulmonaire et de maladie de dégénérescence des disques, sans radiculite compressive.A noter que les antécédents familiaux du malade sont négatifs.Son pére et sa mére sont morts octogénaires, d\u2019accidents cérébrovascu- laires.Il reste deux sœurs au patient, qui sont toutes deux en bonne santé.Deux frères et deux sœurs sont morts, de causes non connues du malade.Le patient affirme qu\u2019extérieurement du moins, personne de sa famille n\u2019a été ou n\u2019est atteint de déformations squelettiques.Commentaires : La maladie, décrite en 1882 par Gaucher sous le nom d\u2019épithélioma de la rate sans leucémie (3), est en fait une dyslipoïdose caractérisée par l\u2019accumulation dans les cellules du système réticulo-endothélial d\u2019une lipoprotéine très riche en un cérébroside particulier, la kérasine (8).Certains, dont Pick (6), croient que la maladie résulte d\u2019une production excessive de cérébrosides dans les tissus et le sang, avec dépôt ultérieur dans les histiocytes.D\u2019autres, comme Thannhauser (7), pensent qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une anomalie enzymatique primitive des cellules réticulaires avec production sur place de cérébrosides en quantité exagérée.La maladie de Gaucher est très rare : en 1948, on considérait qu\u2019il y en avait 250 cas de publiés dans la littérature (5).La maladie touche également les hommes et les femmes, et elle ne semble avoir aucune prédilection pour un Age particulier.Sa nature héréditaire est probable, mais on ignore encore avec précision selon quel mode elle se transmet.Sur le plan clinique, la splénomégalie, lentement progressive, devient le plus souvent considérable ; la rate est indolore, ferme, mais non modifiée dans sa forme.Il existe une hépatomégalie modérée.Les ganglions sont indemnes dans la plupart des cas (7).La peau présente une hyperpigmentation des parties exposées dans environ 50 pour cent des cas (2).Il y a, dans un quart des cas environ, un épaississement SO] RON EAR] O08.CS SR rel 3 CE A sm L Ly \u201c8 * i Figure 2.\u2014 Cet artériogramme montre particulièrement l\u2019énorme refoulement antérieur du siphon carotidien (cas G.R.).Commentaire : Le chordome se développe aux dépens des vestiges embryonnaires de la notocorde.On reconnaît que le degré de malignité est en général peu élevé lorsque le chordome est situé dans le crâne.Congdon a fait une étude clinique de 22 cas et les a divisés en deux groupes ; bénins et malins.Les premiers, naissant de l\u2019apophyse basilaire, ont été trouvés dans une proportion de deux pour cent des autopsies faites dans la série de Ribbert et Burrow.Dans ces cas, il n\u2019y avait eu aucun symp- Décembre 1957 Lava\u2026.MEbpicaL 351 tome.L'\u2019incidence des chordomes bénins dans la région pituitaire n\u2019a pas été relevée.Par contre, le chordome malin a un pronostic habituellement sans appel, quoique son évolution puisse être longue.La radiothérapie ne donne pas de résultat.TROISIÈME OBSERVATION G.B., âgé de 19 ans est admis à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus le 12 décembre 1956 à cause d\u2019une ptose de la paupière supérieure gauche.Il se plaint de baisse de l\u2019acuité visuelle sans autre trouble depuis deux ans.En 1955, on change ses lunettes et lorsqu'il lit, 1l a l\u2019impression de « voir sauter les lignes ».En janvier 1956, il note apparition de douleurs au globe oculaire gauche.En août 1956, la pupille gauche devient assez brusquement très dilatée.De septembre à novembre 1956, s\u2019installe une chute progressive de la paupière supérieure gauche sans ptose complète cependant.Il doit alors cesser ses études.Subséquemment, il note que [a ptose de la paupière régresse légèrement.Quelques semaines avant son admission, il fait de la diplopie lorsqu\u2019il regarde droit devant lui la tête légèrement rejetée en arrière.Il n\u2019éprouve pas de céphalée, ni d\u2019étourdissements.Examen : La pupille gauche est largement dilatée et ne réagit pas à la lumière.Nous observons une ptose légère de la paupière supérieure gauche et une parésie des muscles extrinsèques de l\u2019œil sous la dépendance du troisième nerf gauche.À l\u2019admission du malade, nous avons l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un anévrisme de la carotide interne à la portion caverneuse.Cependant, la radiographie simple du crâne montre une selle turcique agrandie avec amincissement et disparition des apophyses clinoïdes postérieures et disparition à peu près complète du plancher de la selle turcique.Une artériographie carotidienne gauche montre une déviation antéro-supé- rieure de la partie moyenne et supérieure du siphon carotidien et une surélévation des branches de la sylvienne gauche, amenant à la conclusion qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019une lésion expansive parasellaire (figure 3). 352 LavaL MEbpicaL Décembre 1957 Opération : Après la préparation hormonale usuelle, une craniotomie gauche permet de découvrir une petite masse rougeÂtre qui fait saillie latéralement au nerf optique gauche et à la carotide interne.La tumeur est enveloppée d\u2019une capsule qui se confond avec les parois du sinus caverneux.Le tissu tumoral est très mollasse et ne peut pratiquement s\u2019enlever qu\u2019avec la succion ce qui explique le peu de fragments utilisables pour un examen histologique.L\u2019exérése se fait aussi dans le 7,8 a a Figure 3.\u2014 On note un déplacement antéro-supérieur du siphon carotidien gauche et une élévation de l\u2019artère cérébrale moyenne gauche (cas G.B.).sinus caverneux lui-même à la base duquel on pouvait voir l\u2019origine cranienne de la carotide interne.Évolution : Après l\u2019opération, une hémiparésie droite minime ne dure que deux ou trois jours.Mais le sixième jour après l\u2019intervention, la parésie du troisième nerf devient complète et demeure ainsi depuis.Nous présumons que la partie résiduelle de la tumeur a davantage comprimé ce nerf Décembre 1957 LavaL MEbpicaL 353 sans entrainer d\u2019autre signe neurologique.Le rapport du pathologiste conclut qu\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019une lésion tumorale mais qu\u2019il lui est impossible d\u2019en préciser la nature quoique l\u2019hypothèse d\u2019une origine antéhypophysaire ou méningée demeure vraisemblable.A cause de la première hypothèse, nous faisons de la radiothérapie à la dose de 4 500 rœntgens mais sans changement de la paralysie du troisième nerf.Commentaire : Seule l\u2019évolution nous renseignera sur l\u2019origine de cette tumeur et sa nature.Le meilleur pronostic dans une exérèse partielle appartient à l\u2019adénome hypophysaire sensible à la radiothérapie.Quant à une lésion méningée, elle est possible mais cliniquement peu probable.Il reste encore le craniopharyngiome qui n\u2019est aucunement radio-sensible.La situation de la tumeur prohibe l\u2019exérèse totale qui nécessiterait que le sinus caverneux gauche soit réséqué du moins en partie avec ce que tout cela pourrait avoir de conséquence sur les autres nerfs craniens qui s\u2019y trouvent, notamment le quatrième nerf, le sixième nerf et la branche ophtalmique du trijumeau.CONCLUSION Dans une méme semaine, il nous a donc été donné d\u2019observer trois entités pathologiques signalées par une atteinte identique du troisième nerf.Cette note souligne l\u2019importance de l\u2019artériogramme carotidien dans les lésions expansives ou anévrismales connexes à la région parasellaire.Elle démontre aussi que les interventions à cet endroit sont beaucoup mieux tolérées qu\u2019auparavant et cela grâce à la préparation hormonale.Quant au pronostic de la lésion du troisième nerf, il y a lieu de remarquer qu\u2019à moins d\u2019une extirpation complète des néoplasies responsables de la paralvsie, les séquelles demeurent stables.Au contraire, le traitement de l\u2019anévrisme améliore et même fait disparaître complètement la paralysie.BIBLIOGRAPHIE 1.Concpon, C.C., Benign and malignant chordomas, Am.J.Path., 28 : 193, 1952. 354 LAavAL MÉDICAL Décembre 1957 2.GErmaN, W.J.et Brack, S.P.Q., The treatment of internal carotid artery aneurysms by proximal arterial ligation, Neurosurg., 10 : 590, 1953.3.LAZORTHES, G., Le système nerveux périphérique, Masson e= Cie, 1955.4.Lyre, D, Neuro-Ophtalmology, 2° éd.Discussion Pour montrer les caprices de la symptomatologie des lésions tumorales, le docteur Jean Sirois rapporte le cas d\u2019une dame de 60 ans, opérée la veille.Elle présentait une atrophie optique gauche marquée, sans autre trouble oculaire, un comportement frontal et depuis deux ans, elle faisait des crises classiques de l\u2019uncus.L\u2019électro-encéphalogramme était compatible avec une tumeur sous-frontale gauche.La radiographie montrait une déformation phénoménale de la selle turcique et l\u2019artériographie, une masse située dans la loge temporale gauche.À l\u2019intervention, on a retrouvé une grosse masse parasellaire, constituée par un adénome hypophysaire qui remplissait le tiers de la fosse temporale.Pourtant, les nerfs craniens étaient respectés et l\u2019atrophie optique correspondait à un envahissement de la fosse temporale.Le docteur C.-A.Gauthier profite de cette présentation pour inviter tous les confrères intéressés au diagnostic neurologique à assister aux entretiens neurologiques du samedi, tenus à 11 heures du matin, à l Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Des cas difficiles sont présentés pour discussion clinico-scientifique, avec la collaboration du Service de neuro-radio- logie et électrologie, et des autres Services de l\u2019Hôpital dont Ies lumières et les critiques peuvent ajouter des éclaircissements.Ces entretiens fournissent des résultats intéressants et des médecins de pratique générale y viennent en nombre pour participer à une libre discussion. SYNDROME DOULOUREUX DE L\u2019ARTICULATION TEMPORO-MAXILLAIRE (Syndrome de Costen) par André CHAREST, D.D.S.Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus L\u2019articulation temporo-maxillaire, de par sa constitution anatomique de même que par ses fonctions, est en butte à des affections fréquemment rencontrées, parmi lesquelles 1l faut citer les arthrites infectieuses de nature banale ou rhumatoïde de même que les arthrites dégénératives de différents types, les arthrites traumatiques, soit qu\u2019il s\u2019agisse de traumatismes répétés pendant une période de temps plus ou moins étendue.Dans cette dernière catégorie des micro-traumatismes répétés, il y a une variété qui est reliée directement à la viciation des relations du maxillaire inférieur dans ses relations avec l\u2019autre partie du massif facial, c\u2019est-à-dire le maxillaire supérieur.Il s\u2019agit surtout de troubles névralgiques déterminés par la répétition des traumatismes.J\u2019expliquerai plus loin leur mécanisme, mais je veux tout d\u2019abord en illustrer les aspects pathologiques par trois cas choisis parmi une cinquantaine qui se sont présentés au traitement depuis une période de deux ans.Premier cas (dossier 30093) : Une patiente, âgée de 40 ans, est admise à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus en janvier 1956, présentant une douleur très intense à la région tem- 356 Lavar MÉDicaL Décembre 1957 porale et zygomatique gauche, douleur qui a débuté pour la première fois un mois auparavant, et qui est réapparue à deux reprises depuis cette date après avoir disparu complètement.Cette patiente présente un excellent état général et tous les examens de laboratoire qui sont pratiqués furent révélés négatifs.Une étude du dossier médical antérieur, révèle qu\u2019au cours d\u2019une hospitalisation en 1952, pour des troubles névralgiques, elle a subi une section des trois branches de son trijumeau droit de même qu\u2019une section de sa branche motrice droite.Malgré un examen attentif, il est très difficile de déterminer le point d\u2019origine de ses douleurs pourtant très denses, puisqu\u2019elles semblent constamment changer de situation.Un fait important signalé par la malade, est que la douleur augmente de façon très nette avec les mouvements de son maxillaire inférieur, et que, par contre, au repos, ses douleurs ont tendance à diminuer.L'observation de la figure ne montre aucune asymétrie de dépression, et la situation du maxillaire inférieur apparaît normale.La vérification de son articulation dentaire ne révèle aucune pathologie qui puisse expliquer ses troubles, sauf qu\u2019on observe à la fermeture de la bouche, une légère déviation du menton vers la droite.Des radiographies ne montrent rien de particulier au point de vue osseux et articulaire.Le diagnostic de névralgie des trijumeaux pouvait être éliminé après une série d\u2019infiltrations à la novocaïne qui démontrèrent clairement que la douleur ne disparaissait que si on injectait l\u2019articulation elle-même.Il s'agissait donc d\u2019un trouble local à l\u2019articulation, et le diagnostic final fut celui de sub-luxation chronique, récidivante de l\u2019articulation temporo- maxillaire gauche, trouble causé par une fixation ou immobilité du condyle droit, celle-ci causée par la section de la branche motrice des nerfs masticateurs.En fait, il s\u2019agissait d\u2019une exagération constante du mouvement de l\u2019articulation temporo-maxillaire gauche, compensant pour l\u2019inactivité du droit.Tout ce qui, au cours des années, aurait changé postérieurement la position du condyle.Le 10 janvier 1956, une condylectomie fut exécutée du côté gauche.La convalescence fut courte et la réadaptation à la mastication, rapide.Depuis ce temps, la douleur n\u2019est pas réapparue. Décembre 1957 LavaL MEDICAL 357 Deuxième cas (dossier 73912) : En décembre 1955, une jeune fille de 22 ans était référée pour des douleurs aux deux articulations temporo-maxillaires d\u2019une durée de cinq mois et s\u2019aggravant continuellement.À l\u2019examen, on constate que la douleur a débuté au lendemain d\u2019une intervention chirurgicale sous anesthésie générale.Dans les mois qui suivirent l\u2019intervention, les malaises s\u2019aggravèrent continuellement, de sorte qu\u2019au moment de se présenter, la patiente a peine à manger et à parler.A l\u2019examen, on constate que la bouche ne s\u2019ouvre que d\u2019environ 1 cm.au maximum, et ceci en provoguant une douleur très aiguë.En même temps, on peut percevoir des bruits, des crépitations au niveau des deux articulations temporo-maxillaires.Les mouvements de latéralité du maxillaire inférieur sont très restreints, pour ne pas dire inexistants, et à l\u2019état de repos, il n\u2019y a pas d\u2019espace libre entre les dents.Les radiographies qui sont exécutées démontrent de façon indiscutable, une érosion osseuse de la surface articulaire des deux condyles avec pincement des interlignes articulaires de chaque côté.Le diagnostic est donc celui d\u2019arthrite dégénérative à point de départ traumatique, à la suite de manipulations du maxillaire inférieur pendant une anesthésie générale avec intubation, cinq mois auparavant.Un traitement médical comportant des injections d\u2019hydrocortone, et de la physiothérapie, est mis à l\u2019essai, mais sans succès.Une nouvelle radiographie, en janvier, démontre que le processus érosif au niveau des condyles s\u2019accentue.Il est donc décidé de procéder sans plus attendre, à une intervention chirurgicale.Le 11 janvier, une condylectomie droite est faite et le maxillaire est immobilisé pour trois semaines.Un appareil spécial fixe les dents pour prévenir toute future déviation du maxillaire.Le 5 mars, une condylectomie gauche est pratiquée avec les mêmes traitements postopératoires.Noter qu\u2019au moment de l\u2019opération, on constate après avoir ouvert la capsule auriculaire, que le ménisque fibreux est complètement perforé à plusieurs endroits, et que certains fragments sont libres dans l\u2019articulation.Un des condyles est fortement ostéolysé et prend, par endroits, un aspect en chou-fleur.A la suite de ces deux interventions, le traite- 358 Lavar MÉDicAL Décembre 1957 ment de réadaptation fut appliqué pendant une période d\u2019un mois et permit à la patiente de retrouver un fonctionnement entièrement normal de son maxillaire, sans aucune séquelle douloureuse ou esthétique.Troisième cas (dossier 141200) : Il s\u2019agit cette fois d\u2019une Jeune fille de 24 ans qui fut référée en mai 1956, pour des douleurs du maxillaire inférieur gauche avec cette particularité que la douleur s\u2019irradiait dans la région temporale et dans l\u2019oreille du même côté.Les examens radiologiques et cliniques exécutés permettent de constater que cette patiente, qui semble complètement dépourvue de dents, n\u2019en possède en réalité qu\u2019une seule sous forme d\u2019une dent de sagesse incluse qui lui est enlevée.A la suite de cette intervention, tous les syndromes douloureux rentrent dans l\u2019ordre et la patiente s\u2019apprête à quitter l\u2019hôpital.Avant de la libérer, on lui recommande de faire renouveler ses prothèses dentaires qui, à notre point de vue, sont déjà âgées et inadéquates.Nous insistons sur le fait que ceci doit être fait pour éviter de nouveaux troubles au niveau de ses articulations.Les prothèses qu\u2019elle porte entraînent actuellement une exagération du mouvement de fermeture du maxillaire inférieur et obligent le condyle à un mouvement de translation trop prononcée dans le sens postérieur.En octobre 1956, cette même patiente nous revient et consulte pour une douleur aiguë au niveau de la région temporale droite, douleur qui irradie à l\u2019oreille, à la région parapharyngienne, à la région occipitale, à la région cervicale, et enfin jusqu\u2019au niveau de l\u2019épaule, du bras et de l\u2019avant-bras.II est évident, dès le début du questionnaire, qu\u2019elle n\u2019a tenu aucun compte des recommandations que nous lui avons faites de changer de prothèses à son départ de l\u2019hôpital.La douleur qu\u2019elle présente à la région cervicale, au bras et à l\u2019avant- bras est tellement marquée qu\u2019elle nécessite une consultation en neurologie.A l\u2019examen neurologique on constate l\u2019existence d\u2019une hypo- esthésie cubitale bien déterminée ainsi qu\u2019une diminution de la force motrice assez marquée.La possibilité d\u2019un syndrome de Scallen est éliminée de même que toute pathologie osseuse.Du fait que la patiente Décembre 1957 LAvAL MÉDICAL 359 affirme que ses douleurs augmentent dans son bras lorsqu\u2019elles augmentent au niveau de son articulation temporo-maxillaire, et comme on n\u2019y trouve aucune explication neurologique, elle nous est retournée de nouveau.Un nouvel examen de la région, au point de vue clinique et radio- > logique, nous amène aux conclusions suivantes : Syndrome de Costen typique par exagération du mouvement de fermeture de la mâchoire qui entraîne des douleurs réflexes dans le plexus brachial par compression du nerf auriculo-temporal, ceci, probablement par voie parasympathique.Après avoir posé le diagnostic, nous exécutons une nouvelle prothèse où nous corrigeons ce à quoi les troubles dont elle souffre sont dus.La transition est assez brusque et douloureuse et 1l est nécessaire d\u2019infiltrer à plusieurs reprises l\u2019articulation, à cause des douleurs, mais graduellement, elles diminuent et la patiente se trouve de plus en plus confortable.Au cours des dernières visites qu\u2019elle a faites, nous avons constaté une grande amélioration et nous attirons l'attention sur le fait qu\u2019il ne faut pas se surprendre s\u2019il faut quelque temps pour guérir une lésion qui a aggravé continuellement pendant une longue période.Les trois cas qui précèdent peuvent être qualifiés de cas types, et nous pouvons grouper autour d\u2019eux, la cinquantaine de cas de névralgie temporo-maxillaire que nous avons eu l\u2019occasion de rencontrer depuis deux ans.Comment peut-on expliquer l\u2019apparition de ces troubles, et quel est le mécanisme de production des douleurs qui les caractérisent ?Au point de vue du mécanisme, 1l faut se rappeler que, par sa constitution, l\u2019articulation temporo-mazillaire agit d\u2019une façon tout à fait spéciale.En effet, il s\u2019agit de deux surfaces qui s\u2019articulent par l\u2019intermédiaire d\u2019un disque fibreux lâchement retenu à une capsule articulaire, disque mobile dans le sens antéro-postérieur, se dirigeant postérieurement en position bouche fermée, et antérieurement en position bouche ouverte.La position du condyle dépend, on le conçoit forcément, de l\u2019intégrité de l\u2019articulation dentaire, c\u2019est-à-dire des relations entre les dents du haut et du bas.On conçoit également que si, au niveau de la bouche, les dents sont inégales, en mauvais contact ou en contact unilatéral plus élevé d\u2019un côté que de l\u2019autre, il s\u2019ensuit un déséquilibre au (14) 360 Lavar MÉDicAL Décembre 1957 niveau de une ou des deux articulations temporo-maxillaires, déséquilibre qui est souligné par la contracture des muscles masticateurs et finalement entraîne une répétition de micro-traumatismes innombrables par le fait du porte à faux.Un coup d\u2019œil sur le schéma reproduit dans la figure 1 Figure 1.illustre facilement la relation qui existe entre l\u2019articulation dentaire et Particulation temporo-maxillaire.Non seulement la position du condyle est conditionnée par la relation dentaire, mais aussi la forme et la profondeur de la cavité glénoïde qui, pendant la croissance a subi l\u2019influence de la poussée des arcades dentaires. Décembre 1957 Lavar MÉpicaL 361 On conçoit donc les grands services que peuvent rendre les traitements dentaires, si on se souvient que 80 pour cent des malades référés pour ce type de névralgie temporo-maxillaire souffrent de mal-position de cette nature, et que ceci peut facilement être corrigé en supprimant les butoirs, en uniformisant les contacts ou en prévenant les mouvements exagérés de fermeture, comme dans le cas de la dernière patiente.Au point de vue de la physiologie de la douleur et de ses irradiations, plusieurs théories ont été mises de l\u2019avant.Il est évident qu\u2019elles s\u2019expliquent en partie par les réactions ordinaires des articulations à titre d\u2019inflammation des capsules et d\u2019érosion du cartilage.Mais au niveau de Particulation temporo-maxillaire il y a plus, car la dure-mère n\u2019est séparée de la cavité glénoïde du temporal, que par une mince couche osseuse.Au voisinage Immédiat et presque en contact, on rencontre le canal auditif, la fissure squamoso-tympanique, le nerf auriculo-temporal, la corde du tympan, le ganglion otique et la trompe d\u2019Eustache.On conçoit facilement qu\u2019une irritation maintenue, gagnant le voisinage, puisse entraîner une multitude de névralgies polymorphes que Costen a décrit en ces termes : « Le patient présente des troubles au niveau de l\u2019oreille sous forme de : «1° tintement avec vertige ; ee «2° sensation d\u2019obstruction, parfois légère surdité catarrhale ; «3° douleurs à l\u2019intérieur et à la périphérie de l\u2019oreille ; «4° on constate aussi des troubles de l\u2019articulation temporo-maxil- laire sous forme de douleur à la palpation ; «5° perception de bruits au cours des mouvements du maxillaire, avec douleur dans les mouvements ; « 6° présence de mouvements exagérés ou limités.«Du côté périphérique, on voit une céphalée comme celle qui accompagne la sinusite avec présence de douleur dans le vertex, l\u2019occiput et la région post-auriculaire.Les névralgies peuvent se propager le long du maxillaire inférieur jusque dans la région cervicale et la région du plexus brachial.« Du côté du naso-pharynx, le patient a une impression de brilement ou de picotement à la langue et parfois dans la gorge et sur les côtés du 362 Lavar MEbpicaL Décembre 1957 nez.Ces phénomènes sont causés par les mouvements amplifiés du condyle et la fermeture excessive de la bouche qui provoque une irritation directe du nerf auriculo-temporal qui passe sur le côté postérieur de la capsule articulaire.Entre le condyle et la plaque tympanique, 1l se produit une douleur réflexe ainsi que des désordres sensitifs dans les branches de la corde du tympan par irritation directe de la corde à sa sortie de la fissure de Glasser.Lorsque le ménisque est perforé il y a usure de la mince lamelle osseuse qui constitue le toit de la cavité glénoïde, et on a en plus de l\u2019irritation de la dure-mère comme le prouvent les spécimens anatomiques de la collection.» En résumé, on constate que tous ces troubles ont leur point de départ dans une mal-occlusion dentaire et dans un débalancement du mazxillaire inférieur.La pression irrégulière qui existe sur le ménisque et la structure environnante entraîne une Irritation qui peut se faire sentir dans les autres branches du trijumeau et causer les douleurs irradiées et reflexes.Il est Important de se rappeler que ces patients qui souffrent de douleurs persistantes sont souvent névrosés et présentent des troubles psychiques qui peuvent distraire de leur lésion véritable.Il est donc important de ne pas négliger de faire une étude sérieuse des causes de la douleur chez ces patients et la façon systématique d\u2019y arriver consiste à procéder comme suit : \u2014 Palpation de articulation ; \u2014 Palpation du conduit auditif externe pour déceler une asymétrie de position et des mouvements anormaux ; \u2014 Auscultation de l\u2019articulation pour découvrir les bruits pendant le fonctionnement ; \u2014 Examen très serré des occlusions et recherche des fermetures excessives ou insuffrsantes ; \u2014 Dépistage du déplacement de latéralité lors du mouvement de fermeture ; \u2014 Examen des dents pour apprécier l\u2019usure des facettes masticatrices ; \u2014 Reproduction de l\u2019appareil masticateur sur un instrument particulier si nécessaire. Décembre 1957 LavaL MeEbicaL 363 Pour ce qui regarde les traitements, comme on l\u2019a déjà vu, 1l y a tout d\u2019abord un traïtement conservateur qui consiste à refaire l\u2019équilibre de l\u2019articulation en remplaçant les dents absentes, équilibrant celles qui existent encore, et en soulageant de façon immédiate les douleurs trop vives par des infiltrations en utilisant, selon les cas : l\u2019hyaluronidose, l\u2019hydrocortone, le psalliate de Na, ou encore la fixation.Par après, ou devant un msuccès de ces méthodes, le recours au traitement chirurgical sera indiqué et comporte trois classes d\u2019interventions qui sont : \u2014 La ménisectomie, dans les cas où le ménisque est détaché mais où on n\u2019observe pas de lésion osseuse ; \u2014 La condylotomie, dans les cas ou 1l y a déplacement postérieur très marqué du condyle ; \u2014 La condylectomie, dans les cas où l\u2019arthrite est avancée et où un traitement conservateur ne saurait donner de résultat.Les quelques remarques qui précèdent, de même que la présentation q p des cas, ont été faites dans le but d\u2019attirer l\u2019attention sur l\u2019importance qu\u2019il y a à ne pas négliger un patient qui accuse des troubles de la région temporo-maxillaire et chez qui un examen même superficiel peut faire Les .vr ee pps .soupçonner un déséquilibre fonctionnel du maxillaire inférieur en raison des mécanismes que nous venons d\u2019exposer.BIBLIOGRAPHIE 1.Cosrew, J.B., Neuralgias and ear symptoms associated with disturbed function of the temporo-mandibular joint, J.A.M.A., 107 ; (juillet) 1936.2.\u2014 Idem, Syndrome of ear and sinus symptoms dependent on disturbed function of the temporo-mandibular jomt, Ann.Otol., Rhin.and Laryng., 43 ; 1-15, (mars) 1934.3.\u2014 Idem, Glossodynia, reflex irritation of the mandibular joint, Arch.Otolaryng., 22 : (novembre) 1935.4, \u2014 Idem, Some features of the mandibular articulation as it pertains to medical diagnosis, especially in oto-laryngology, J.A.D.A., 24 : 1937. 364 Lavar MEbpicaL Décembre 1957 5.DECHAUME, M,, et al, The part played by the sympathetic nervous system in the pathogenesis of disorders resulting from dental malocclusion, Oral Surg., Oral Med.& Oral Path, 6 : (sept.) 1953.6.MILLER, S.C., Practical solution to the prevention and cure of tem- poro-mandibular joint disturbances, Medicine, 8 : (avril) 1953.7.NorGaarp, F., Temporo-mandibular arthrography, Copenhagen, Ejnar, Munsgaard, 1947.8.SicHER, H., Temporo-mandibular articulation in mandibular over- closure, J.A.D.A., 36 : 1948. REVUE MÉDICALE ENTÉRITE RÉGIONALE * par Gérard GAGNON, F.A.C.S., F.I.C.S., M.SC, professeur agrégé, Diplomate American Board of Surgery, chef du Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi INTRODUCTION Il n\u2019y a rien d\u2019absolu en médecine.Le chirurgien et le médecin appelés à traiter un patient atteint d\u2019entérite régionale connaissent, plus que les autres, toute la portée de cet axiome.En effet, parmi toutes les maladies, l\u2019entérite régionale est celle qui, le plus facilement, rappelle le chirurgien comme le médecin à la pratique de l\u2019humilité.Aussi longtemps que l\u2019étiologie et la pathogénie en demeureront inconnues, le traitement de cette maladie s\u2019avérera difficile.Il y a donc encore beaucoup à faire et il faut rectifier le tir : c\u2019est pourquoi toute communication sur le sujet, si modeste soit-elle, doit étre considérée comme opportune et dans le ton.Loin de nous sans doute, la vaine prétention de résoudre aujourd\u2019hui les grands problèmes de l\u2019étiologie * Travail reçu pour publication le 12 mars 1956. 366 Lavar MEbicaL Décembre 1957 et de la pathogénie de cette affection.Notre incompétence et \"absence d\u2019un laboratoire de recherches expérimentales limitent notre horizon scientifique.Nous espérons cependant que notre communication contribuera à diffuser la connaissance de cette affection.Après avoir fait le bilan sommaire de la littérature sur la question, nous exposerons huit observations d\u2019entérite régionale, confirmées soit par un examen histologique, soit par une laparotomie.DÉFINITION On désigne sous le nom d\u2019entérite régionale, une maladie granulo- mateuse non spécifique, qui envahit toutes les couches de l\u2019intestin grêle, apparaît surtout chez le jeune adulte et se manifeste en clinique par de la douleur abdominale, de la diarrhée, de la fièvre, de l\u2019anémie, de l\u2019amailgrissement et, parfois, se complique d\u2019abcès péri-anaux et de fistules internes ou externes.Les traits les plus frappants de cette curieuse maladie sont la non-spécificité, le caractère segmentaire et le caractère récidivant.HISTORIQUE C\u2019est le 13 mai 1932, à la Nouvelle-Orléans, que l\u2019entérite régionale était décrite par Crohn, comme entité clinique distincte sous le nom d\u2019iléite terminale.Cette communication, écrite en collaboration avec Ginsburg et Oppenheimer (24), parut quelques mois plus tard dans la grande presse médicale.La maladie existait depuis longtemps cependant.Morgagni (66) lui-même rapporte, en 1769, un cas d\u2019entérite régionale apparu chez un jeune homme de 20 ans.En 1813, Combe et Saunders (19) rapportent un cas au Collége royal de Londres.Au début du x1x° siécle, aprés la découverte du microscope, on a confondu l\u2019entérite régionale avec la tuberculose, à cause de la présence de lésions pathologiques ressemblant à des follicules (40).On a néanmoins reconnu un certain degré de différence entre les deux maladies puisque, à cette époque, on désignait l\u2019entérite sous le nom de tuberculose hypertrophique.Cette confusion a d\u2019ailleurs existé jusqu\u2019en 1932. Décembre 1957 LavaL MEbpicaL 367 En 1909, Braun (9) désigne cette affection sous le nom générique de tumeur inflammatoire de l\u2019intestin et note la difficulté de la différencier des néoplasmes.En 1913, Dalziel (30) rapporte neuf cas d\u2019inflammation intestinale dont six seraient maintenant classés comme des cas d\u2019entérite régionale.Il y remarquait une ressemblance avec la tuberculose.Cette émergence graduelle de l\u2019entérite régionale comme une entité séparée et distincte des autres maladies avait donc commencé à se faire.Un autre pas vers son individualisation complète est fait en 1923 par Moschcowitz et Wilensky (69).Ils rapportent quatre cas de lésions granulomateuses de l\u2019intestin qu\u2019ils considèrent différentes et distinctes de celles de la tuberculose.L\u2019un de ces cas semble avoir été une lésion classique d\u2019entérite régionale.En 1930, Bargen et Weber (2) rappelaient à l\u2019attention du monde médical, une maladie qui avait été écrite pour la première fois en 1875 par Wilks, et qui était par la suite tombée dans l\u2019oubli : 1l s\u2019agissait de la colite non spécifique segmentaire droite, maladie différente sous plusieurs aspects de la soi-disant colite ulcéreuse.Les lésions de la colite segmentaire non spécifique intéressaient le cæcum, les côlons ascendant et transverse, laissant intact le sigmoîde.Il est essentiel que la procto-sigmoïdoscopie n\u2019indique aucune lésion.Enfin, 1932, Crohn (24) donnait aux gastro-entérologistes réunis en congrès, une description magistrale de l\u2019entérite régionale, description qui a subi l\u2019épreuve du temps.Quatre-vingts pour cent des quatorze cas qu\u2019il rapportait étaient atteints d\u2019un processus inflammatoire granulo- mateux, situé sur les derniers pouces (8 à 12) de l\u2019iléon.C\u2019est pourquoi il avait d\u2019abord intitulé sa communication 1léite terminale.Bargen, en discussion, s\u2019objecta à l\u2019emploi du mot terminal.Dans son opinion, la maladie n\u2019était pas toujours limitée à ce segment.De plus, il avait horreur d\u2019un mot ambigu qui pouvait faire penser à une issue fatale.Crohn et ses collaborateurs acceptèrent volontiers d\u2019employer le mot régional dans la dénomination de la maladie dont ils avaient donné une si classique description clinique et pathologique.ny Durant les.vingt années qui suivirent cette publication originale, des termes différents ont été employés, pour indiquer à la fois les locaÏt- 368 LavaL MEbpicaL Décembre 1957 sations usuelles et particulières de la maladie.C\u2019est ainsi qu\u2019on parle d\u2019entérite ulcéreuse chronique, d\u2019entérite cicatrisante chronique, d\u2019iléo- colite, d\u2019iléo-jéjunite.On sait aujourd\u2019hui depuis Brown et Bargen (12), Comfert et Weber (20), Carlies et Judd (15), que tous les segments du petit intestin, y compris le duodénum et l\u2019estomac, ainsi que certaines portions du côlon, peuvent être le siège de cette lésion granulo- mateuse.Crohn (25) lui-même rapporte neuf cas d\u2019entérite régionale localisés au duodénum.Dans l\u2019un de ces cas, les lésions siégearent à la fois à l\u2019estomac et à la première portion du duodénum.Martin et Carr (62) ont rapporté deux cas d\u2019entérite régionale de l\u2019estomac.II est donc logique de substituer les mots régional à terminal et entérite à iléite et de désigner cette lésion granulomateuse de l'intestin sous le nom d\u2019entérite régionale.INCIDENCE Selon Crohn (25), l\u2019entérite régionale n\u2019est pas une maladie rare.Bockus (8) la considère comme étant la plus fréquente et Ia plus sévère lésion inflammatoire chronique de l\u2019intestin grêle aux États-Unis.L\u2019entérite régionale peut apparaître à tout âge, mais atteint plus souvent le jeune adulte.On estime que la fréquence de cette maladie est environ la moitié de celle de la colite ulcéreuse (63).L'âge moyen des malades semble se situer autour de vingt-cinq ans.Kiefer (53) a rapporté une incidence à la Clinique Lahey de 70 par 100 000 admissions.Cette proportion est nettement supérieure à celle qu\u2019on rencontre dans les autres milieux, parce que de nombreux cas d\u2019entérite sont électivement référés de l\u2019extérieur.Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019une maladie très fréquente.Selon Marshall (59), la maladie peut affecter des personnes de tout âge, de toute condition et de toute race.Dans 73 pour cent des cas, la maladie se manifeste entre 11 et 40 ans.Seulement 109 patients sur un total de 249 n\u2019avaient pas subi une intervention chirurgicale avant d\u2019être admis à la Clinique.Cent quarante patients avaient subi un total de 260 opérations avant que le diagnostic d\u2019entérite régionale ne soit porté. Décembre 1957 Lavar MÉDICAL 369 Dans la série de Van Patter (84), la maladie avait atteint des patients de 4 à 74 ans.Le plus jeune patient observé par Crohn avait 9 mois, tandis que le plus âgé avait 71 ans.Armitage et Wilson (1) citent un cas autopsié d\u2019entérite régionale chez un nouveau-né, rapporté par Koff, Perlingiero et Weiss en 1947.La mère était en excellente santé.On a présumé que la maladie avait débuté in utero.Le vieillard est rarement atteint.La maladie frappe plus souvent l\u2019homme que la femme dans une proportion de cinq contre quatre.Certains ont prétendu que la maladie avait une prédilection pour la race juive.D\u2019après Bockus (8), la race ne confère pas l\u2019immunité.La race noire, cependant, semble moins atteinte.Dans notre hémisphère, le climat semble avoir une certaine influence sur la fréquence de I\u2019entérite régionale.La maladie est rare dans les États du sud des États-Unis, dans l\u2019Amérique centrale, dans les régions côtières de la partie nord de l\u2019Amérique du sud.A l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier, de 1947 à 1955 inclusivement, 132 704 patients furent traités.Dans cette période, 16 674 laparotomies furent pratiquées.Le diagnostic d\u2019entérite régionale fut porté onze fois.C\u2019est donc une maladie relativement rare.Seuls les dossiers des huit patients soumis à une laparotomie ont été acceptés pour cette étude.Nous constatons que la maladie est plus fréquente chez l\u2019homme que chez la femme dans la proportion de quatre à un.Notre plus jeune patient était âgé de 9 ans, tandis que le plus vieux avait 28 ans.Tous sont de race blanche et aucun n\u2019est juif.Six furent opérés avant que le diagnostic ne fut posé.ÉTIOLOGIE L\u2019étiologie de cette maladie est encore inconnue.De nombreuses hypothèses ont été proposées, mais aucune ne satisfait l\u2019esprit (16) et toutes sont critiquables (45).On a incriminé à tour de rôle, certains agents bactériens (5, 24, 32, 34, 41, 72 et 77), certains protozoaires (23), les virus (58 et 76), la sarcoïdose (3, 47 et 67), l\u2019allergie (39 et 83) et le traumatisme (7, 26, 68, 80 et 81). 370 Lavar MEpicaL Décembre 1957 Rodaniche (76) et ses collaborateurs ont vainement tenté de prouver que l\u2019entérite régionale était semblable au [ymphogranulome de Nicolas et Fabre.La possibilité d\u2019une étiologie tuberculeuse a été écartée par Van Patter : 1 762 cultures et 131 inoculations animales de tissus pathologiques prélevés sur 43 patients se sont révélées négatives.L\u2019étiologie parasitaire animale n\u2019a Jamais été démontrée.Comme le dit Crohn, la maladie se comporte comme une maladie d\u2019origine Dactérienne, mais ne peut être causée que par un virus ayant une prédilection pour les éléments lymphatiques, puisque la stérilisation de l\u2019intestin par les puissants antibiotiques modernes n\u2019altère pas l\u2019évo- [ution de la maladie.Si l\u2019entérite était en effet causée par un agent bactérien ordinaire, la stérilisation de l\u2019intestin apporterait une guérison complète.Par ailleurs, les récidives tardives pouvant se manifester plusieurs années après le traitement chirurgical radical sont diffreilement attribuables à une étiologie virale.On a pensé qu\u2019il y avait une relation entre l\u2019entérite régionale et la sarcoïdose de Bœck.Il semble invraisemblable que l\u2019entérite régionale soit une forme de sarcoïdose, étant donné qu\u2019il y a rarement atteinte intestinale dans cette dernière maladie et étant donné que les patients atteints d\u2019entérite semblent n\u2019avoir jamais de manifestations granulo- mateuses périphériques, ni viscérales.Siltzbach (79) anéantit cette hypothèse en prouvant que la réaction cutanée de Kveim, épreuve positive dans la sarcoidose, est négative dans les cas d\u2019entérite régionale.Felsen (34) a rapporté trois cas d\u2019entérite régionale consécutive à une dysenterie bacillaire aiguë.Il a pu observer vingt-neuf cas où les deux maladies étaient associées.Il fait remarquer qu\u2019il n\u2019a jamais rencontré l\u2019entérite régionale avec adénite du mésentère en association avec aucune autre maladie, sauf la dysenterie bacillaire.Bisgard et Henske (4) ont pu isoler le bacille de la dysenterie du rein droit et un streptocoque hémolytique du liquide péritonéal et d\u2019un ganglion mésentérique chez un enfant atteint d\u2019entérite régionale.Il n\u2019existe apparemment pas de facteur prédisposant ; 1l y a lieu cependant de noter certains faits importants.L\u2019entérite régionale, contrairement à la colite ulcéreuse, peut atteindre plusieurs membres d\u2019une Décembre 1957 Lavar MÉDICAL 371 même famille.Par ailleurs, une fois seulement dans sa vie, Crohn (25) a vu deux membres d\u2019une même famille atteints de colite ulcéreuse.Selon Crohn, Morlock, Bargen, Hemberton, Spellberg, Bockus, un traumatisme abdominal violent peut étre a l\u2019origine d\u2019une entérite régionale.Les troubles endocriniens, l\u2019allergie, les carences alimentaires, accompagnent plutôt qu\u2019ils ne provoquent la maladie.Lichtman, MacDonald, Dixon, Mann (57), Chess et ses collaborateurs (17) ont réussi à produire une adénolymphite mésentérique en alimentant des animaux avec de grandes quantités de silicates.Leurs expériences indiqueraient que certaines substances présentes dans la lumière intestinale entreraient dans les lymphatiques iléaux pour déclencher des réactions inflammatoires.Ceci nous permet donc de postuler qu\u2019un agent nocif, présent dans l\u2019intestin, serait concentré ou absorbé par les lymphatiques très abondants de la région iléo-cæcale.Bockus (8) fait remarquer que les patients atteints d\u2019entérite régionale, ont pour la plupart des troubles psychiques et une personnalité singulière.Ces patients sont le plus souvent anxieux, émotifs, sensibles et très excitables.Dans certains cas, ces troubles étaient tellement marqués que le patient avait été interné dans une maison de santé.Les phlegmatiques et les calmes auraient une certaine immunité.Stewart (82) a fait une étude systématique des dossiers de 27 patients atteints d\u2019entérite régionale en vue de mettre en relief les facteurs psychiatriques et les problèmes émotionnels.Enfin, on doit signaler un concept nouveau, mis de l\u2019avant en 1951 par Brooke et Cooke (10) et Cooke (22) en 1952.Ces auteurs ont remarqué chez certains patients atteints de colite droite, des troubles d\u2019absorption de lipides.L\u2019iléite apparaît chez le plus grand nombre de ces patients après qu\u2019ils aient été soumis à une colectomie droite.On considère que ces patients avaient déjà une 1léite antérieurement et que leur colite droite est secondaire à une déficience d\u2019absorption des lipides.En résumé, malgré d'innombrables recherches, la cause ou les causes de l\u2019entérite régionale demeurent toujours inconnues, et comme le dit Pugh (71), pour porter le diagnostic d\u2019entérite régionale, l\u2019étiologie doit être inconnue. 372 Lavar MÉDicAL Décembre 1957 ANATOMIE PATHOLOGIQUE Dans la description originale de Crohn, l\u2019entérite régionale était reconnue comme une entité pathologique.Cependant, l\u2019image pathologique n\u2019étant pas spécifique de la maladie et l\u2019inflammation simultanée du côlon et de l\u2019intestin grêle pouvant exister en clinique, plusieurs auteurs refusaient d\u2019accepter cette maladie comme une entité pathologique distincte.Beaucoup de médecins et beaucoup d\u2019étudiants en médecine apparentent l\u2019entérite régionale et la colite ulcéreuse et considèrent la valvule 1léo-cæcale comme leur point de rencontre et de fusion.Hadfield (40), Warren et Sommers (86), Smetana et son groupe (73) ont clairement réaffirmé que ces deux maladies, cliniquement semblables, sont pathologiquement différentes.Elles sont aussi différentes l\u2019une de l\u2019autre que la syphilis peut l\u2019être de la gonorrhée.Hadfield (40) souligne deux traits pathologiques caractéristiques de la maladie qui se manifestent à la sous-muqueuse de l\u2019intestin, à savoir l\u2019hyperplasie des follicules Ilymphoides et l\u2019apparition de cellules géantes de Langhans sans zone de caséification.Les deux derniers groupes d\u2019auteurs mettent en évidence la lymphangite et la prolifération endothéliale lymphatique granulomateuse, progressive et sclérosante.Tous sont unanimes à considérer les lésions de la muqueuse intestinale comme un phénomène secondaire.Au risque de nous répêter, nous décrirons en premier lieu la macro- scopie et en deuxième lieu la microscopie.MA CROSCOPIE Macroscopiquement (86), l\u2019entérite régionale est confinée à l\u2019intestin grêle dans 85 pour cent des cas, tandis que la colite ulcéreuse se cantonne exclusivement au côlon dans 66 pour cent des cas.Dans 15 pour cent des cas, l\u2019entérite régionale envahit à la fois I'iléon et le côlon, tandis que dans 34 pour cent des cas, la colite ulcéreuse atteint et le côlon et l\u2019iléon.L'\u2019atteinte du côlon n\u2019exclut pas l\u2019entérite ré- glonale, pas plus que l\u2019atteinte de l\u2019iléon n\u2019exclut la colite ulcéreuse.Cette maladie, non systémique, atteint toutes les couches de l\u2019intestin. Décembre 1957 Lavar MÉDICAL 373 C\u2019est la coutume de décrire les lésions de l\u2019entérite régionale sous les formes aiguë, subaiguë et chronique.Dans la forme aiguë, comme dans la forme chronique, les parois de l\u2019intestin sont boursouflées, épaissies, œdématiées, de couleur rouge plus ou moins foncée.Dans la première phase, il s\u2019agit d\u2019un œdème inflammatoire, tandis que dans la phase chronique, l\u2019œdème est secondaire à la prolifération des éléments fibreux.Il y a un éléphantiasis marqué de l\u2019intestin (60).Le mésentère est épaissi, œdémateux, raide et truffé de ganglions hypertrophiés, pouvant atteindre jusqu\u2019à quatre centimètres de diamètre.Dans la phase aiguë, le mésentère tend à encercler l'intestin et sa surface semble « pleurer » du liquide.Le palper de l\u2019intestin rappelle un tuyau d\u2019arrosage dont l\u2019épaisseur de la paroi a tendance à devenir égale au diamètre de sa lumière.Le signe classique de la ficelle, révélé par la radiologie, témoigne de l\u2019intensité de I\u2019cedéme de la paroi intestinale.Les abcès et les fistules sont des complications fréquentes des lésions Intestinales qui se terminent brusquement à la valvule 1léo-cæcale dans 53 pour cent des cas de lésions initiales et à la bouche anastomotique dans 78 pour cent des cas d\u2019entérite récidivante (8).Les abcès sont adjacents à l\u2019intestin pathologique ; leurs parois sont formées par l\u2019épiploon, le mésentère, l\u2019intestin normal, la vessie et le péritoine pariétal.Ces abcès peuvent se rencontrer dans le mésentère.Les fistules relient souvent l\u2019intestin malade à la paroi de l\u2019abdomen ou à d\u2019autres anses intestinales, au cæcum, au sigmoîde ou à la vessie.Ces fistules peuvent se manifester après une appendicectomie pratiquée au cours de la phase aiguë de la maladie.Cette opération serait à éviter selon Gatch (37) puisque, dans la majorité des cas, l\u2019entérite régionale aiguë guérit spontanément et complètement.La séreuse sera parfois le siège de lésions ressemblant fortement, à l\u2019œil nu, aux follicules de la tuberculose.L\u2019intestin proximal est souvent dilaté parce qu\u2019il y a obstruction.Cette dilatation intestinale accompagnée d\u2019abcès et d\u2019adhérences rend souvent difficile, à l\u2019opération, la détermination exacte de l\u2019étendue de la lésion.La présence de liquide dans la cavité péritonéale est secondaire à l\u2019obstruction et ne doit pas être confondue avec l\u2019exsudat 374 Lavar MÉDICAL Décembre 1957 fibrineux qui recouvre les lésions et le péritoine dans la phase aiguë de la maladie.A l\u2019ouverture de l\u2019intestin, on peut remarquer des ulcérations caractéristiques, quoique l\u2019ulcère ne soit pas un caractère spécifique de l\u2019entérite régionale.La muqueuse intestinale prend une apparence cloutée.Elle apparaît rouge et œdématiée.Les ulcères peuvent être dissimulés par les plis de la muqueuse œdématiée.Ces ulcères à forme plutôt ovalaire ont une affinité pour le bord mésentérique de l\u2019intestin et, de là, Ils se propagent avec asymétrie, divisant la muqueuse en flots isolés d\u2019épithélium sain.La proéminence de ces îlots dépend de la profondeur de l\u2019ulcère et du degré d\u2019inflammation.Le fond de l\u2019ulcère est généralement recouvert d\u2019un exsudat grisâtre.A la partie proximale de la lésion, les ulcères deviennent plus discrets et moins profonds et, souvent, se développent dans une muqueuse d\u2019apparence normale par ailleurs.La région 1léo-cæcale est le siège électif de cette affection, mais celle-c1 peut parfois intéresser simultanément plusieurs segments du tube digestif.Cependant, la multiplicité des lésions est un caractère de la tuberculose plutôt que de l\u2019entérite régionale.La maladie a plutôt tendance à se propager vers le haut que vers le bas.Les lésions multiples sont séparées l\u2019une de l\u2019autre par des segments d\u2019intestin d\u2019apparence normale.Il est reconnu aujourd\u2019hui que l\u2019entérite régionale peut affecter la partie haute du tractus digestif et le côlon avec ou sans localisation dans l\u2019ilëon terminal.Chez les huit patients atteints d\u2019entérite régionale dont nous présentons les observations, les lésions étaient localisées à l\u2019IIéon terminal.On peut rencontrer des ulcérations de pathogénie différente à l\u2019occasion d\u2019une obstruction intestinale.Il s\u2019agit de l\u2019ulcère stercoral sans relation étiologique avec l\u2019ulcère de l\u2019entérite régionale.Contrairement à celui-ci, il est superficiel et apparaît sur le bord anti- mésentérique de l\u2019intestin.Ces ulcères tendent à persister.| En résumé, la constatation macroscopique la plus importante est l\u2019épaississement énorme de la paroi intestinale.MICROSCOPIE Quelle que soitla voie d\u2019entrée de 'agent causal, sanguine ou intestinale, 1l est maintenant admis que le système [lymphatique est le premier Décembre 1957 Lavar.MÉDpicaL 375.touché et le plus sévèrement atteint, comme l\u2019ont démontré Hadfield (40) et Reichert et Mathes (74).Au microscope, l\u2019entérite régionale se manifeste comme une lymphangite granulomateuse oblitérante progressive.Le processus pathologique atteint toutes les couches de l\u2019intestin à un degré différent pour chacune d\u2019elles.Muqueuse : Van Patter (84) a remarqué une augmentation du nombre des cellules mucipares de l\u2019épithélium du grêle au voisinage des lésions.On note la présence d\u2019ulcère dont la profondeur et l\u2019étendue sont variables.Parfois, l\u2019ulcère siège seulement à l\u2019extrémité distale de la villosité ; le plus souvent, 1l détruit cette dernière pour atteindre la tunique propre.Une réaction inflammatoire subaiguë, caractérisée par la présence de plasmocytes, de lymphocytes et de polynucléaires neutrophiles, se développe autour de ces ulcères.Une fibrose, correspondant à l\u2019âge des lésions, accompagne cette réaction de nature inflammatoire.L\u2019œdème, l\u2019infiltration cellulaire et la dilatation des vaisseaux sanguins et lymphatiques sont évidents localisés à la tunique propre.Quelques éléments ressemblant à des follicules tuberculeux siègent parfois à la muscularis mucosæ.Sous-muqueuse : C\u2019est à la couche sous-muqueuse qu\u2019on rencontre les lésions caractéristiques de la maladie : l\u2019œdème interstitiel, l\u2019hyperplasie lIymphoïde et la dilatation des lymphatiques (84).En plus d\u2019être dilatés, les lymphatiques sont le siège de phénomènes remarquables.Au tout début de la maladie il se produit une prolifération et une desquamation en foyer, des cellules de la paroi de ces Iym- phatiques, phénomène décrit pour la première fois par Warren et Som- mers (86).II en résulte une accumulation cellulaire, composée de lymphocytes et d\u2019histiocytes qui gène et finit par obstruer la circulation de la lymphe.Un trait dominant des lésions de la sous-muqueuse est la présence d\u2019éléments ressemblant à des follicules tuberculeux, à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur des follicules lymphoiïdes, mais rarement dans leur centre germinatif.Ces formations pseudotuberculeuses peuvent parfois rem- (15) 376 LavaL.MépicaL Décembre 1957 placer les follicules clos.Elles peuvent contenir des cellules géantes, genre cellules à corps étranger, pouvant faire confondre l\u2019entérite régionale avec la tuberculose.Cependant, ces tubercules n\u2019évoluent pas jusqu\u2019à la caséification ; de plus, on n\u2019a jamais pu y mettre en évidence la présence du bacille de Koch.A mesure que les lésions vieillissent, ces tubercules évoluent vers la fibrose et la dégénérescence hyaline.Ils ne disparaissent jamais, de sorte que le vaisseau Ivmphati- que ne se recanalise pas.Musculeuse : En dehors de l\u2019hypertrophie qui est la conséquence physiologique de obstruction, cette couche est moins touchée que les autres par les différentes phases inflammatoires de la maladie.L\u2019œædème interstitiel est rare à la musculeuse.Ce n\u2019est seulement qu\u2019à certaines portions des lésions qu\u2019on peut remarquer l\u2019hyperplasie lymphoïde, la dilatation des lymphatiques, de même que l\u2019accumulation cellulaire intraluminaire de lymphocytes.De plus les tubercules semblent apparaître et disparaître en dernier lieu à cette couche.On peut remarquer la présence des fistules si les ulcères atteignent la musculeuse.Séreuse : Les lésions rencontrées à la séreuse ressemblent à celles de la sous- muqueuse ; nous ne les décrirons pas de nouveau.Les lésions remarquées aux différentes couches de l\u2019intestin se continuent au mésentère et aux ganglions lymphatiques.On peut voir la présence de minuscules granulations blanches sur la surface du mésentère.Holman (46) et Erskine (33) croient que la lymphadénite du mésentère serait la lésion initiale de l\u2019entérite régionale.DISTINCTIONS ENTRE LES PROCESSUS PATHOLOGIQUES PRIMAIRE ET SECONDAIRE DE L\u2019ENTÉRITE RÉGIONALE Nous venons de résumer les lésions pathologiques de cette affection.Nous tenterons maintenant de déterminer quelles sont les lésions causées directement et essentiellement par la maladie et quelles sont elles qui résultent de l\u2019inflammation.Dans le premier cas, nous Décembre 1957 LavaL MEbicaL 377 parlons de processus pathologique primaire, tandis que dans le deuxième, nous parlons de processus pathologique secondaire.Cette distinction a été préconisée par Hadfield, Blackburn et leurs collaborateurs (5).Processus pathologique primaire : L'augmentation du nombre des cellules mucipares au segment intestinal malade est considéré par Van Patter (84) comme faisant partie du complexe primaire.La dilatation des lymphatiques, surtout évidente à la sous-muqueuse, est la conséquence directe de l\u2019obstruction de ces vaisseaux.Le mécanisme de cette obstruction n\u2019est pas le même pour Hadfreld (40) que pour Warren (86).Pour le premier, cette obstruction résulte de l\u2019hyperplasie lymphoïde tandis que, pour Warren, il s\u2019agit d\u2019une prolifération avec des desquamations des cellules endothéliales des lymphatiques.Il est vraisemblable de penser que les deux mécanismes opèrent à un degré différent.L\u2019œdème interstitiel semble résulter de l\u2019augmentation de la pression des lymphatiques obstrués.On n\u2019a pu jusqu\u2019ici déterminer quel rôle joue l\u2019inflammation dans la production de cet œdème.La formation des structures qui ressemblent à des tubercules a suscité de nombreuses hypothèses.Hadfield (40) prétend que ces tubercules sont produits par les centres germinatifs des follicules, tandis que Warren et Summers (86) les considèrent comme des foyers de la prolifération endothéliale lymphatique.Ces foyers cellulaires remplissent la lumière des canaux lymphatiques ; sur eux viennent se déposer les lymphocytes.Ces cellules endothéliales acquièrent une nature épithélioïde et certaines se fusionnent pour former des cellules géantes.Van Patter (84) prétend que certains tubercules sont le résultat de la phagocytose de la part des mononucléaires du sang et des tissus.Donc, pour lui, ils peuvent se développer indépendamment du tissu lymphoïde.Ces tubercules peuvent avoir une origine semblable à ceux de la tuberculose.Sabin et Doan (78) ont, en effet, démontré la conversion de phagocytes en cellules épithélioides d\u2019abord, puis en cellules géantes 378 Lava.MÉDICAL Décembre 1957 ensuite, sous l'influence d\u2019un stimulus provoqué par la présence de bacilles de Koch.Enfin, l\u2019infiltration cellulaire diffuse de plasmocytes et de lymphocytes serait un phénomène primaire de l\u2019entérite régionale, bien que l\u2019on n\u2019ait pu le prouver jusqu\u2019à ce jour.Processus inflammatoire secondaire : Étudions maintenant la séquence des événements qui aboutissent au développement d\u2019ulcére dans I'intestin dilaté, dans toutes les formes d\u2019obstruction intestinale.L\u2019importance de augmentation de la flore microbienne qui se produit dans l\u2019intestin en amont de l\u2019obstruction a été démontrée par Blain (6), Davis (29) et Harper (42 et 43).Il en est de même de l\u2019ædème qui apparaît dans la paroi de l\u2019intestin dilaté et obstrué (31 et 55).L\u2019œdème, conséquence de l\u2019obstruction veineuse, rend la muqueuse plus vulnérable à l\u2019action des bactéries et favorise le développement d\u2019ulcére.Le processus primaire de l\u2019entérite régionale cause une obstruction au moins partielle de l\u2019intestin, entraînant l\u2019augmentation du nombre des bactéries.Si l\u2019on y ajoute l\u2019obstruction lymphatique et l\u2019œdème, on n\u2019aura aucune difficulté à concevoir le développement d\u2019ul- cére dans la muqueuse intestinale sur lequel vient se greffer le processus inflammatoire.La différence de localisation de l\u2019ulcère de l\u2019entérite et de l\u2019ulcère qui accompagne l\u2019obstruction intestinale, dépendrait du fait que l\u2019œdème interstitiel a une étiologie différente.Dans l\u2019obstrue- tion intestinale, l\u2019œdème est attribuable à l\u2019obstruction veineuse, tandis qu\u2019il est secondaire à l\u2019obstruction lymphatique dans l\u2019entérite.Il est reconnu que l\u2019entérite peut exister sans lésion ulcéreuse de la muqueuse.Ces facteurs, qui semblent être à l\u2019origine du développement d\u2019ulcère sur la muqueuse, peuvent également empêcher la guérison.Plusieurs complications pourront apparaître comme conséquence de la chronicité des lésions.Ces complications, elles aussi, font partie du processus secondaire de l\u2019entérite.Trois facteurs semblent être à l\u2019origine du développement de la fibrose : l\u2019œdème, l\u2019infection et la métaplasie des histiocytes et des [ymphocytes et fibroblastes.Homans et ses collaborateurs (48) ont démontré que le liquide de l\u2019ædème, surtout s\u2019il est riche en protéines, sti- Décembre 1957 Lavar MÉDrcaL 379 mule la prolifération du tissu fibreux.La chronicité de 'infection favorise le développement de l\u2019œdème (63).La théorie de la métaplasie des histiocytes et des lymphocytes en fibroblastes a été mise de l\u2019avant par Maximow et Bloom (63).Cette conversion cellulaire, en outre d\u2019augmenter le degré de fibrose, contribuerait à la disparition des lymphocytes et des tubercules, phénomène qui se manifeste au cours de la guérison.C\u2019est le processus pathologique primaire qui permet de distinguer l\u2019entérite régionale de la tuberculose, de la sarcoïdose et de la colite ulcéreuse non spécifique.Quoique les lésions soi-disant primaires sorent réelles et définies, elles ne sont néanmoins pas spécifiques en elles- mêmes.Cependant, si on rapproche les lésions histologiques des Iésions macroscopiques, l\u2019entérite régionale devient une entité pathologique séparée et distincte des autres lésions granulomateuses, inflammatoires et ulcératives de l\u2019intestin à étiologie inconnue.La localisation des lésions et le siège de l\u2019ulcère sur le versant mésentérique sont des critères macroscopiques importants pour le diagnostic de l\u2019entérite régionale.PATHOGÉNIE De l\u2019étiologie découle la pathogénie, elle est donc encore incertaine (18).Nous nous bornerons à faire un rappel des hypothèses élaborées plus haut.Pour Busson (14), « l\u2019entérite régionale est une affection à point de départ mésentérique projetée sur l\u2019intestin.Elle doit dépendre d\u2019un processus allergique de sensibilisations régionales agissant en premier lieu sur le système lymphatique du mésentère et se répercutant secondairement sur l\u2019intestin ».Van Patter (84) présume que l\u2019agent causal doit se trouver dans le courant fécal de l\u2019intestin grêle.Il apparaîtrait d\u2019abord au jéjunum, et augmenterait en toxicité et en quantité à mesure qu\u2019il progresse dans le tractus digestif.Le courant fécal agit comme véhicule.L'agent serait absorbé par l\u2019intestin grêle.La production et l\u2019absorption de cet agent ne sont donc pas étrangères à l\u2019action physiologique de l\u2019intestin grêle.En pénétrant dans les espaces interstitiels de la paroi intestinale, il amorce le développement de tubercules et l\u2019hyperplasie lymphoïde. 380 Lavar MÉDicaL Décembre 1957 L'action se poursuit ensuite aux vaisseaux lymphatiques où il provoque une hyperplasie endothéliale intraluminaire.Comme conséquence de cette hyperplasie [ymphoide et de cette prolifération endothéliale, l\u2019obstruction et la dilatation des lymphatiques apparaissent avec leurs corollaires immédiats : l\u2019œdème interstitiel et l\u2019obstruction de l\u2019incestin.L\u2019obstruction intestinale, à son tour, déclenche un double phénomène : elle augmente la virulence et le nombre des bactéries de l\u2019intestin tout en diminuant la résistance de la muqueuse Intestinale à leur action.L\u2019ulcération de la muqueuse apparaît d\u2019abord et à mesure que le processus ulcéreux s\u2019étend aux autres couches de l\u2019intestin, les fistules et les abcès font leur apparition.Si cette hypothèse est vraie, le segment terminal de l\u2019iléon et la portion de l\u2019intestin grêle immédiatement en amont de la bouche anastomotique sont les deux endroits ou l\u2019agent est le plus actif et en plus grande concentration.Enfin, le fait que les lésions se terminent brusquement à la valvule iléo-cæcale et à la jonction du grêle au côlon, dans les cas de récidive, indiqueraient que le côlon est intrinsèquement différent du grêle.L\u2019absence d\u2019absorption au côlon ferait suggérer que l\u2019agent causal appartient au groupe de substances nutritives et son accès dans la paroi intestinale nécessite l\u2019activité physiologique de l\u2019intestin.Les canaux lymphatiques quittent l\u2019intestin au bord mésentérique.De plus, le liquide interstitiel coule dans cette direction.C\u2019est donc à cette zone de l\u2019intestin qu\u2019on rencontre la plus grande concentration de l\u2019agent causal.Il n\u2019est pas étonnant alors que non seulement les ulcères apparaissent en premier lieu sur le bord mésentérique, mais aussi atteignent leur plus haut degré de développement à ce même endroit.SYMPTOMATOLOGIE ET DIAGNOSTIC Dans leur description originale de l\u2019entérite régionale, Crohn et ses collaborateurs (24) reconnaissaient quatre formes cliniques : l\u2019entérite aiguë ressemblant à l\u2019appendicite aiguë ; l\u2019entérite ressemblant à la colite ulcéreuse ; l\u2019entérite simulant l\u2019obstruction intestinale ; enfin, à un stage ultime de la maladie, l\u2019entérite avec fistules et abcès.Comme le dit Décembre 1957 Lavar.MÉDICAL 381 Marshall (60), il n\u2019y a aucune raison de diviser cette affection en formes différentes.Pour éviter toute confusion, disons simplement que l\u2019entérite est essentiellement une maladie intermittente et progressive.On doit se rappeler qu\u2019elle se manifeste souvent sous la forme aiguë simulant alors n\u2019importe quelle affection abdominale aiguë.Dans ce cas, le diagnostic est difficile, parfois impossible, nécessitant une laparotomie pour trancher la question.Le plus souvent cependant, elle se manifeste sous la forme chronique.Quoique les symptômes subjectifs et objectifs dépendent du siège et de l\u2019étendue de la lésion, de la présence ou de l\u2019absence de complications, le tableau clinique de l\u2019entérite régionale est assez caractéristique.Cependant, plusieurs patients ressentent les symp- tomes de cette affection longtemps avant que le diagnostic ne soit établi.Les lésions du début sont réversibles.C\u2019est ce qui peut expliquer les périodes de rémissions et d\u2019exacerbations de cette maladie.Ces périodes de rémissions sont en général de l\u2019ordre de semaines ou de mois, mais peuvent parfois durer des années.La durée des symptômes chez nos huit patients varie de douze heures à six ans.On doit songer sérieusement à l\u2019entérite régionale en présence d\u2019un patient relativement jeune, de moins de quarante ans, qui se plaint de douleurs abdominales, de nausées et de vomissements avec une diarrhée légère, dont la température est légèrement au-dessus de la normale, qui fait une anémie modérée mais progressive, et chez lequel on retrouve une masse dans la fosse iliaque droite.Enfin, si à ce tableau clinique viennent s\u2019ajouter des complications, comme la perforation, l\u2019abcès, la fistulisation ou l\u2019obstruction, le diagnostic, au moins provisoire, ne peut plus échapper au clinicien.La douleur : La douleur est un des symptômes les plus constants de cette maladie.Elle existe dans 66,9 pour cent des cas de Van Patter (84) et dans 96 pour cent des cas rapportés par Melton (65).Sept de nos patients (87,5 pour cent) se plaignaient de douleur abdominale.La douleur peut être intermittente sous forme de colique ou continue.Elle peut être diffuse ou localisée à certaines régions de l\u2019abdomen.Elle siège le plus souvent à la fosse iliaque droite.Elle devient de plus en plus prononcée avec 382 Lavar MEpicaL Décembre 1957 l\u2019évolution de la maladie.Elle devient extrêmement sévère quand le péritoine pariétal est envahi par le processus inflammatoire, comme il arrive dans les cas de fistules ou d\u2019abcès.On peut alors déceler la présence d\u2019une masse dans la fosse iliaque droite.La diarrhée : Présente dans 65 pour cent des cas de Melton (65) et 74 pour cent des cas de Van Patter (84), la diarrhée est observée dans 62,5 pour cent de nos cas.L\u2019intensité de cette.diarrhée est inversement proportionnelle à la distance entre l\u2019anus et le segment intestinal malade.Plus cette distance est grande, moins la diarrhée est importante.Quand la maladie se [imite à l\u2019iléon terminal, le patient aura trois ou quatre selles diarrhér- ques par jour.Si la maladie se continue au jéjunum, la diarrhée sera moins fréquente et moins sévère.Crohn (25) souligne l\u2019importance d\u2019une diarrhée précédée de douleur abdominale.Pour lui, la séquence : douleur abdominale, défécation, soulagement, est un signe d\u2019entérite régionale aussi important que la séquence : douleur, alimentation, soulagement, observée dans l\u2019ulcère duodénal.Dans certains cas, la diarrhée peut être très légère et même ne pas exister.D\u2019après Crohn (25) et Van Patter (84), elle est remplacée dans cinq à six pour cent des cas par Ja constipation.Brown (13) prétend que 75 à 80 pour cent des patients souffrant de diarrhée ont un côlon irritable.Le diagnostic différentiel entre une diarrhée organique et une diarrhée fonctionnelle peut se faire par l\u2019observation de la température vers les huit heures du soir.Une fièvre légère dans les cas d\u2019entérite régionale ou de colite ulcéreuse permet de diagnostiquer une diarrhée organique d\u2019une diarrhée fonctionnelle.La fièvre : L\u2019entérite à son tout début ne s\u2019accompagnerait pas de fièvre (84).Cependant, l\u2019apparition d\u2019ulcères favorise le développement de l\u2019inflammation secondaire.Alors la température du patient peut monter au- dessus de la normale.Une fièvre très élevée indique un processus inflammatoire sévère et étendu, ou le développement de complications.Si le processus évolue vers la chronocité, la température s\u2019abaisse et revient normale.Soixante-quinze pour cent de nos cas faisaient de la Décembre 1957 Lavar MÉDicaL 383 fièvre ; par ailleurs, dans soixante-trois pour cent des cas de Van Patter (84) la température était normale.L\u2019anémie et l\u2019amargrissement : La détermination du taux d\u2019hémoglobine dans le sang est essentielle chez les malades qui se plaignent de diarrhée.Les diarrhées dues \\ .are .Cv à une allergie ou à un côlon irritable ne\u2019 conduisent pas à l\u2019anémie secondaire.Cependant, le patient atteint d\u2019entérite régionale fait tôt ou tard une anémie plus ou moins marquée, mais néanmoins significative.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019une anémie hypochrome et microcytaire, secondaire à une perte de sang aux lésions intestinales.Cette anémie s\u2019accompagne d\u2019une hyperplasie de la moelle.Il arrive parfois que cette anémie soit du type hyperchrome et macrocytaire.Cette anémie serait attribuable à une mauvaise absorption et à une mauvaise utilisation des substances hémopoiétiques.Dans cinquante pour cent de nos cas, nous avons constaté la présence d\u2019une anémie hypochrome.Nous avons noté un amaigrissement progressif dans soixante-quinze pour cent de nos patients.Une perte de poids fut observée dans 62,6 pour-cent des cas rapportés par Van Patter (84).La masse abdominale : Dans aucun de nos cas, nous n\u2019avons pu palper une masse abdominale ; sa présence a sans doute pu échapper à la palpation puisque la plupart de nos patients présentaient une contracture abdominale qui rendait imprécise notre palpation.Ce signe était absent dans 68,5 pour cent des cas de Van Patter (84).La masse abdominale se localise surtout dans la fosse 1llaque droite, mais on peut encore la retrouver sur la ligne médiane et même à la fosse iliaque gauche.Elle est plus ou moins douloureuse.L\u2019entérite régionale peut parfois débuter brusquement par une diarrhée sévère, une fièvre élevée, un abdomen contracturé et douloureux.On pense alors à l\u2019appendicite aiguë À l\u2019autre extrême, les manifestations cliniques de la maladie peuvent être tellement discrètes que le diagnostic est méconnu pendant plusieurs années. 384 LavarL MEbpicaL Décembre 1957 Devant un tableau clinique faisant soupçonner l\u2019entérite régionale, nous devons pratiquer des examens paracliniques, s\u2019aider du laboratoire et surtout de la radiographie.ExAMENS DE LABORATOIRE La numération des leucocytes et la vitesse de sédimentation ne peuvent contribuer au diagnostic.Une leucocytose modérée est présente dans plus de la moitié des cas.Son absence, cependant, n\u2019a aucune signification.Comme la fièvre d\u2019ailleurs, la leucocytose et l\u2019élévation de la sédimentation suivent, d\u2019une façon parallèle, [es changements apportés par l\u2019inflammation secondaire.Comme nous l\u2019avons dit plus haut, l\u2019entérite régionale peut conduire à l\u2019anémie qui est microcytaire et hypochrome la plupart du temps.Cependant, l\u2019anémie macrocytaire, soit hyperchrome, soit hypochrome, peut se rencontrer.La recherche du sang dans les selles est souvent positive.La présence du sang dans les selles est la signature de l\u2019ulcération.Vingt- cinq pour-cent de nos patients avaient du sang dans les selles.L\u2019hypoprotéinémie, l\u2019hypocalcémie, l\u2019hypoprothrombinémie peuvent se rencontrer.Ces effets systémiques indiquent que la maladie dure depuis longtemps.La stéatorrhée est fréquente dans l\u2019entérite étendue.RADIOLOGIE L\u2019exploration radiologique est d\u2019une importance capitale dans le diagnostic de l\u2019entérite régionale.A l\u2019exception des patients atteints d\u2019une obstruction intestinale définie, ou de ceux chez lesquels un syndrome abdominal aigu impose une intervention chirurgicale d\u2019urgence, l\u2019opération n\u2019est pas justifiée sans une étude radiologique préalable.Si la radiographie est positive, le diagnostic est certain.En présence d\u2019une lésion granulomateuse chronique, si la radiographie demeure négative, ou bien la technique est mauvaise, ou bien l\u2019interprétation est fausse.Dans cing pour cent des cas, Crohn (25) prétend que le diagnostic d\u2019entérite peut être porté cliniquement malgré des signes radiologiques négatifs.Le moyen le plus simple et le plus sûr est de procéder à l\u2019étude radiologique du côlon, par un lavement baryté, puis de compléter cette Décembre 1957 LavaL MÉDICAL 385 étude par l\u2019examen du tractus digestif supérieur, à l\u2019aide d\u2019un repas barvté.Ce faisant, on évite la conversion possible d\u2019une obstruction intestinale partielle en obstruction complète.Weber (87) soutient que la valvule 1léo-cæcale est incontinente chez 90 pour cent des sujets normaux, et permet une régurgitation du baryum dans l\u2019iléon au moment du remplissage du côlon.L'examen radiologique du petit intestin par le repas baryté fournit le diagnostic dans les cas où Ies lésions sont situées dans les segments supérieurs ; de plus, le repas baryté permet de déterminer l\u2019étendue des lésions dans les cas où le diagnostic a déjà été établi.Pour porter le diagnostic d\u2019entérite régionale, le radiologiste se base sur les altérations de la muqueuse, l\u2019épaississement et la rigidité de la paroi intestinale, le rétrécissement de la lumière de l\u2019intestin avec parfois la présence de tumeurs pseudopolypeuses.Le dessin normal de la muqueuse fait place à un épaississement des plis muqueux entrai- nant des aspects variables en « petits pavés », en réticulation.Sous l\u2019influence de l\u2019inflammation et de la cicatrisation de la paroi, la lumière devient irrégulière, tortueuse, étroite, suggérant par son aspect, une ficelle de coton.Ce signe de la ficelle décrit par Kantor (50) est très caractéristique et presque pathognomonique de la maladie, Brooke et Cooke (11) se servant d\u2019une suspension colloïdale de baryum ont pu démontrer l\u2019œdème de la muqueuse et de la sous-muqueuse au tout début de la maladie.Des huit cas d\u2019entérite que nous avons été appelés à traiter, trois seulement furent radiographiés.Chez cing patients non radiographiés, un diagnostic de syndrome abdominal aigu avait été posé.La laparo- tomie d\u2019urgence a établi le vrai diagnostic.Chez les trois patients radiographiés, deux présentaient les signes radiologiques caractéristiques de la maladie.Chez le troisième, le radiologiste n\u2019a pu mettre en évidence les lésions de l\u2019entérite régionale.COMPLICATIONS Si l\u2019entérite régionale est rarement une maladie fatale, elle peut amener des complications graves.Les principales complications sont 386 Lavar MÉpicaL Décembre 1957 la perforation intestinale avec péritonite, la formation d\u2019abcès et les fistules ischio-rectales, les abcès et les fistules recto-vaginales, l\u2019hémorra- gle intestinale.La perforation et les abcès : La péritonite secondaire à une perforation en péritoine libre est rare à cause de l\u2019épaisseur des tuniques intestinales et des adhérences périlésionnelles.Nous rencontrons \u2018le plus souvent un abcès localisé, secondaire à une perforation recouverte.Les fistules : Le trait caractéristique par excellence de l\u2019entérite régionale, Ie seul qui soit pathognomonique, est la formation de fistules internes ou externes.En présence d\u2019un patient qui fait de la diarrhée, de l\u2019anémie, de la fièvre et chez lequel on retrouve une masse abdominale compliquée d\u2019une fistule externe, le diagnostic clinique d\u2019entérite régionale s\u2019impose, selon Crohn (25), même sans l\u2019aide de la radiologie.Ces fistules prennent origine au segment terminal de l\u2019iléon.Il est rare de constater une fistule a l\u2019iléon proximal.Le jéjunum et le côlon ne sont pratiquement jamais le siège de fistules.Ce dernier, cependant, au cours de certaines lésions inflammatoires, peut entraîner des abcès et des fistules périrectaux et ischio-rectaux.Une diarrhée avec fistules est une drarrhée organique et non pas fonctionnelle.Ces trajets fistuleux peuvent prendre plusieurs directions.A partir de 'tléon terminal, ils peuvent s\u2019ouvrir dans n\u2019importe quel segment de l\u2019intestin grêle ou dans le côlon.Ils peuvent pénêtrer dans un organe creux, tels la vessie, l\u2019urèthre, la trompe de Fallope, l\u2019utérus.Ils peuvent s\u2019ouvrir à la peau auprès d\u2019une cicatrice opératoire, aux régions inguinales et même aux régions lombaires.La plupart du temps, les fistules périrectales sont la conséquence d\u2019une infection des cryptes de Morgagni par voie stercorale.De telles fistules périrectales peuvent parfois remonter à l\u2019iléon terminal qui est alors le siège d\u2019une lésion granulomateuse chronique.On peut encore rencontrer des fistules recto-vaginales.Elles ne doivent pas être considérées comme pathognomoniques de l\u2019entérite régionale parce qu\u2019elles peuvent accompagner d\u2019autres maladies. Décembre 1957 LAavaL MÉDicaL 387 L\u2019obstruction : Marshall et Mathiesen (61) prétendent que l\u2019obstruction intestinale est une des complications les plus fréquentes de l\u2019entérite régionale, tandis que Crohn (25) soutient qu\u2019elle est rare et tardive.L\u2019obstruction partielle apparaît au début de la maladie ; elle est intermittente et se dève- loppe lentement.Le patient est souvent opéré avant que l\u2019obstruction soit complète.Trois de nos patients faisaient une entérite régionale compliquée d\u2019obstruction intestinale.L\u2019hémorragie intestinale : Enfin, 1l existe des cas où l\u2019entérite régionale se complique d\u2019hémorragie intestinale abondante, pouvant même nécessiter une [aparotomie d'urgence.Le sang peut être rouge mais, le plus souvent, il est noir.Six pour cent des patients de Van Patter (84) firent une hémorragie intestinale comme symptôme initial de leur maladie.Chez deux de nos patients, nous avons remarqué la présence de sang dans les selles, mais chez eux, il s\u2019agissait d\u2019un symptôme associé.La présence de sang dans les selles peut être la manifestation d\u2019un ulcère duodénal ou gastrique : selon Van Patter (84), cette éventualité ne dépasserait pas quatre pour cent.En plus de l\u2019hémorragie intestinale massive, il est bon de se rappeler qu\u2019il y a une perte de sang intermittente ou continuelle au segment intestinal lésé, qui produit l\u2019anémie dont nous avons parlé plus haut.On a rapporté d\u2019autres complications de l\u2019entérite régionale.Elles sont beaucoup plus rares et peuvent être considérées comme mineures.II s\u2019agit de l\u2019arthrite, de l\u2019érythème noueux et des anomalies de la croissance.Gmnzburg et ses collaborateurs (38) viennent de rapporter le premier cas d\u2019un cancer avec métastases hépatiques se développant au jéjunum atteint d\u2019entérite régionale classique.Ces auteurs rapportent le cas comme un document scientifique et non pas dans le but de modifier la thérapeutique actuelle.La résection prophylactique d\u2019un segment intestinal atteint d\u2019entérite régionale n\u2019est pas justifiée pour prévenir le développement d\u2019un cancer.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL L\u2019entérite régionale peut être confondue avec plusieurs maladies.Malgré une étude radiologique précise, et une étude sémiologique 388 Lava\u2026 MÉDicaL Décembre 1957 complète, la laparotomie est parfois nécessaire pour trancher la question.L\u2019appendicite aiguë est le syndrome abdominal qui prête le plus à la confusion et cela pour plusieurs raisons : 1° L\u2019appendicite est beaucoup plus fréquente que l\u2019entérite régionale ; 2° Les signes physiques se ressemblent dans les deux maladies ; 3° La muqueuse du cæcum participe parfois au processus pathologique ; 4° L\u2019entérite régionale peut atteindre l\u2019appendice.Chez cing de nos patients, le diagnostic préopératoire d\u2019appendicite avait été mis de l\u2019avant.Dans trois cas, le pathologiste a confirmé le diagnostic d\u2019appendicite aiguë sévère.L\u2019appendice ne fut pas enlevé chez un de nos cas, bien que l\u2019organe apparaissait macroscopiquement en état d\u2019inflammation aiguë Deux appendices furent jugés normaux par le pathologiste.Doit-on enlever l\u2019appendice si l\u2019on constate à l\u2019opération la présence d\u2019une entérite régionale?Les opinions sont partagées.Marshall (60) préconise de le laisser en place de crainte de favoriser une fistule externe.Par contre, Van Patter (84) ne voit aucune relation de cause à effet entre la formation d\u2019une fistule et l\u2019ablation de l\u2019appendice.C\u2019est la laparotomie et non pas l\u2019appendicectomie qui crée le point d\u2019appel de la fistule.Le granulome péri-appendiculaire (88), complication rare de l\u2019appendicite, présente une symptomatologie et des signes physiques semblables à ceux de l\u2019entérite régionale.Le diagnostic différentiel entre les deux entités cliniques est difficile et parfois impossible sans la laparo- tomie.La colite ulcéreuse universelle et la colite segmentaire droite peuvent être confondues avec l\u2019entérite régionale.Les lésions pathologiques de Piléon qui peuvent accompagner les lésions de la colite ulcéreuse se limitent à la muqueuse.D\u2019autre part, dans l\u2019entérite régionale, les lésions débutent à l\u2019iléon et peuvent se propager au côlon proximal.La proctoscopie ne révélera alors rien d\u2019anormal de même que la radiographie du côlon. Décembre 1957 Lava\u2026 MÉDICAL 389 La dysenterie amibienne peut également être confondue avec l\u2019entérite régionale, surtout si le parasite exerce son action au cæcum et à l\u2019iléon terminal.La recherche du parasite et de ses œufs tranche la question.Le diagnostic différentiel peut n\u2019être possible qu\u2019après l\u2019administration d\u2019émétine ou de carbasone qui entraîne la guérison dans le cas de la dysenterie amibienne.La dysenterie bacillaire peut présenter un syndrome ressemblant à celui de l\u2019entérite régionale.Toutefois, le diagnostic différentiel est relativement facile si l\u2019on met en évidence une tuberculose pulmonaire active.Le diagnostic différentiel par la clinique seule est souvent impossible entre l\u2019entérite régionale et la tuberculose iléo-cæcale hypertrophique.On y arrive par la biopsie ganglionnaire et la culture, car il s\u2019agit d\u2019une différenciation histologique et bactériologique.Le diagnostic différentiel entre l\u2019entérite régionale et la [ympho- pathie vénérienne ne représente pas un problème puisque, d\u2019après Curtiss (27), on n\u2019a Jamais pu rencontrer un cas de lymphadénopathie vénérienne, confirmé par l\u2019épreuve de Frei, proximal à la moitié droite du côlon.Les autres affections à considérer dans le diagnostic différentiel de l\u2019entérite régionale sont l\u2019actinomycose, les tumeurs bénignes et malignes, le lymphosarcome, la maladie de Hodgkin, le granulome au talc, la sarcoïdose intestinale, l\u2019endométriose avec atteinte intestinale, la sprue tropicale et, enfin, la maladie de Whipple (Iipodystrophie intestinale).TRAITEMENT S'il est un sujet sur lequel on ne peut être dogmatique, c\u2019est bien celui du traitement de l\u2019entérite régionale.Nous sommes encore à l\u2019ère des discussions.Aucun syndrome, à l\u2019exception peut-être du syndrome hémorragique du tube digestif, taxe autant le jugement du chirurgien que le syndrome de l\u2019entérite.Seule la connaissance de son étiologie nous permettra de codifier la thérapeutique de cette maladie en règles précises et d\u2019en standardiser le traitement.Quoique nous disposions de puissants moyens thérapeutiques qui réussissent à modifier la maladie, 390 Lava\u2026 MÉDpicar Décembre 1957 nous n\u2019avons encore aucun traitement curatif.De plus, un plan thérapeutique coordonné peut être favorable à certains patients et n\u2019avoir aucun effet bienfaisant chez d\u2019autres.D\u2019où la nécessité d\u2019individualiser le traitement.On guidera sa conduite sur cette notion très Importante : la guérison spontanée d\u2019une lésion de l\u2019iléon terminal est rare, tandis que les lésions du jéjunum et de l\u2019iléon proximal ont tendance à guérir spontanément.Par conséquent, le traitement chirurgical sera particulièrement indiqué dans l\u2019iléite terminale, tandis que le traitement médical jugulera les effets des lésions de l\u2019intestin grêle proximal.Enfin, on doit se rappeler que le traitement non chirurgical, est simplement symptomatique.TRAITEMENT MÉDICAL Un traitement médical énergique et prolongé doit être institué quand la maladie est au tout début et limitée à un segment de moins de douze pouces de longueur, c\u2019est-à-dire dans tous les cas d\u2019entérite régionale non compliquée.Trois raisons militent en faveur de l\u2019essai du traitement médical intensif : 1° L\u2019entérite régionale est une maladie chronique et intermittente avec des périodes d\u2019aggravation et de rémission ; 2° Un traitement médical approprié peut contrôler la maladie dans sa phase non compliquée et la rendre asymptomatique pendant longtemps ; 3° Enfin, le taux élevé des récidives, après un traitement chirurgical présumé définitif et curatif, limite le traitement chirurgical aux seuls patients atteints d\u2019entérite sévère et compliquée ou à ceux pour lesquels le traitement médical fut un êchec.Le traitement médical est également indiqué dans les cas d\u2019iléite non compliquée, mais si étendue, qu\u2019une résection radicale ne peut être pratiquée sans menacer la vie du patient en compromettant l\u2019absorption intestinale.Nutrition : Le traitement médical doit, avant tout, tendre à maintenir l\u2019état nutritif du patient aussi équilibré que possible, nous souvenant que «nous mangeons par l\u2019intestin grêle et buvons par le côlon ».La Décembre 1957 Lavar MÉDpicaL 391 diète ne doit donc pas être irritante ; elle sera riche en hydrates de carbone et en protéines, mais pauvre en lipides et ne comportera qu\u2019un minimum de résidus.La quantité de graisses permise dans la diète dépend de la présence ou de l\u2019absence de stéatorrhée.Si le patient fait de l\u2019idiosyncrasie alimentaire, on doit éliminer du régime les aliments responsables de cette allergie.Si la diarrhée est sévère ou s\u2019il existe une obstruction intestinale partielle, la diète doit être très pauvre en cellulose.En résumé, plus les fonctions de l\u2019intestin grêle sont altérées et perturbées, plus l\u2019apport alimentaire doit être important.II peut être très difficile de maintenir une protéinémie normale chez des patients atteints de lésions étendues et faisant une hyperthermie prolongée.L\u2019anémie s\u2019associe pratiquement toujours à l\u2019hypoprotéinémie.C\u2019est pourquoi à une diète riche en protéines on doit ajouter des transfusions et l\u2019administration d\u2019acides aminés hydrolysés.Le fer sous forme de sulfate ferreux peut être utile dans le traitement de l\u2019anémie modérée ; il faut se rappeler cependant que le fer peut occasionner de la diarrhée.En présence de stéatorrhée, on observe souvent une hypocalcémie.L\u2019administration orale ou parentérale de calcium sous forme de lactate ou de gluconate, est indiquée pour restaurer la calcémie à son taux normal.Vitamines : Il est essentiel de supplémenter la diète par l\u2019administration orale à hautes doses de toutes les vitamines, mais surtout des vitamines hydrosolubles B et C, parce que facilement absorbables.Les produits synthétiques sont moins efficaces que les produits naturels.La levure de bière est idéale comme source de vitamine B.Comme l\u2019absorption intestinale est fortement réduite, les vitammes hydrosolubles doivent être administrées par voie intraveineuse.La vitamine K et les extraits de foie doivent être administrés par voie intramusculaire.Sulfamidés et antibiotiques : Tous les sulfamidés et les antibiotiques ont été mis à l\u2019essai dans le traitement de l\u2019entérite régionale quoique leur valeur thérapeutique dans l\u2019entérite non compliquée soit très discutable.Ces agents ont (16) 392 Lavar MÉDICAL Décembre 1957 prouvé leur efficacité quand la maladie est compliquée.Keele (52) et Fraser (35) ont remarqué une amélioration prompte de la diarrhée dans les cas de sprue après stérilisation de l\u2019intestin par la sulfaguanidine.Ce sulfamidé a une action bactéricide sur les agents pathogènes du petit intestin qui seraient responsables des troubles de l\u2019absorption des graisses dans la sprue.Il semble que les antibiotiques exerceraient des effets similaires dans l\u2019entérite régionale.De tous les sulfamidés, la sulfa- thalidine vient en tête de la ligne.Il est le moins toxique.Une amélioration marquée de l\u2019état général du patient se manifeste dès les premières heures du traitement, mais les résultats sont temporaires.Du côté des antibiotiques, la pénicilline n\u2019a aucune influence thérapeutique sur les lésions irréversibles.Son emploi est limité au traitement de l\u2019entérite compliquée de péritonite secondaire à une perforation.L\u2019auréomycine et la terramycine sont des antibiotiques à large spectre.Il faut savoir que ces deux agents sont capables par eux-mêmes de causer une entérite suraiguë souvent fatale, en changeant la flore microbienne intestinale.Nous avons été nous-même témoin récemment de deux cas d\u2019entérite aiguë fatale par micrococcus pyogenes, secondaire à l\u2019administration parentérale de terramycine sodique.C\u2019est pourquoi on préconise encore comme antibiotique de choix dans le traitement de l\u2019entérite régionale la chloromycétine et la dihydrostreptomycine en dépit du fait que l\u2019agranulocytose soit une complication possible de l\u2019emploi de la chloromycétine.Repos physique et mental : Certains préconisent le repos au lit prolongé tel que pratiqué dans le traitement de la tuberculose.L'\u2019entérite régionale n\u2019est pas une maladie systémique.C\u2019est pourquoi nous comprenons mal une telle mesure et sommes de ceux qui refusent de croire qu\u2019un séjour prolongé au lit puisse enrayer le progrès de la maladie.Dans l\u2019opinion de Crohn (25), l\u2019iléite n\u2019est pas une maladie-psycho- somatique et si les facteurs psychiques jouent un rôle de cause à effet dans l\u2019étiologie de la colite ulcéreuse, ils n\u2019ont qu\u2019une importance relative dans l\u2019entérite régionale.On conseille cependant de réduire au minimum le stress émotionnel de ces patients.Comme dans-le traitement de toute maladie, nous croyons qu\u2019il est important d'encourager Décembre 1957 Lavar MÉpicaL 393 le patient atteint d\u2019entérite.Le médecin traitant doit montrer beaucoup de patience et de persévérance en même temps qu\u2019être opportuniste et optimiste.II doit faire comprendre à ces patients que la lutte sera longue, mais que l\u2019issue sera favorable.ACTH et cortisone : Notre expérience personnelle est trop limitée pour nous permettre de déterminer la valeur de ces deux médicaments dans le traitement de l\u2019entérite régionale.On retrouve cependant dans la littérature des opinions diamétralement opposées.Marshall (60) soutient que \u2019ACTH n\u2019a aucune Influence sur l\u2019évolution de la maladie.Il reconnaît que le médicament peut en quelque sorte jouer le rôle de catalyseur en améliorant l\u2019état général et en produisant chez le patient une sensation de bien-être.Marshall (60) n\u2019a remarqué, à l\u2019opération, aucune amélioration des lésions intestinales, même si l\u2019'ACTH avait nettement contribué à stabiliser l\u2019état du patient atteint d\u2019entérite sévère.Après avoir complété le traitement par l\u2019ACTH, la maladie continue de progresser soit vers la récidive locale, soit vers l\u2019apparition de complications sérieuses nécessitant des interventions chirurgicales additionnelles, soit enfin vers la chronicité où l\u2019atteinte intestinale est tellement étendue, qu\u2019il reste peu à faire pour aider le patient.Brown (13) est encore plus pessimiste que Marshall.II prétend que non seulement l\u2019administration d\u2019ACTH et de cortisone est sans effet, mais encore qu\u2019elle peut être dangereuse.Van Patter (84) considère ces deux produits comme des adjuvants du traitement médical de l\u2019entérite régionale.Crohn (25), Ie spécialiste par excellence de l\u2019entérite régionale, partage une opinion différente.Pour lui l\u2019ACTH et la cortisone font partie du traitement d\u2019attaque et d\u2019entretien avec des effets comparables à ceux obtenus dans le traitement de la colite ulcéreuse.Dès le début du traitement, ces patients deviennent euphoriques et éprouvent une sensation de bien-être avec une amélioration de l\u2019appétit.II préconise l\u2019usage de l\u2019'ACTH par vole intramusculaire comme thérapeutique d\u2019attaque, puis il continue le traitement par administration buccale de cortisone ou d\u2019hydrocortone. 394 Lavar MÉDpicaL Décembre 1957 Radiothérapie : Préconisée par Cutler (28), Warren et Miller (85), puis par Popp, Bargen et Dixon (70), cette forme de traitement n\u2019a pas produit de résultats encourageants.Op1acés : Si l\u2019administration de sédatifs devient nécessaire pour soulager la douleur ou la diarrhée, on ne doit les employer qu\u2019avec beaucoup de discrétion.On doit réserver les opiacés aux cas très sévères et pour une courte durée seulement.TRAITEMENT CHIRURGICAL Devant I\u2019échec du traitement médical, la chirurgie a tous les droits.Toutefois, le fait d\u2019avoir conclu au diagnostic d\u2019entérite régionale chronique ne doit pas nécessairement poser une indication opératoire formelle.Indications opératoires : On est conduit à l\u2019intervention par certaines complications qui constituent des indications absolues, elles sont : 1° L\u2019êchec du traitement médical ; 2° L\u2019obstruction intestinale ; 3° L\u2019entérite compliquée de fistules intéressant la vessie, le vagin, le sigmoïde ou d\u2019autres anses intestinales ; 4° Les complications ano-rectales de sténose et d\u2019incontinence.La présence d\u2019une masse abdominale douloureuse peut être considérée comme une indication opératoire relative.À cause des récidives, soit locales, soit à distance en raison de la localisation parfois multiple de la maladie, on a tendance à différer l\u2019opération non seulement jusqu\u2019à ce que les lésions soient bien démarquées et définies, mais encore jusqu\u2019à ce que la maladie ait dépassé son point culminant et ait atteint son stage fibrosant.On doit admettre qu\u2019il est difficile de déterminer Ile stage d\u2019évolution de la maladie par les seuls critères cliniques et radiologiques.Cependant, on peut considérer que le temps idéal pour pratiquer l\u2019inter- Décembre 1957 Lavar MepicaL 395 vention chirurgicale est venu si l\u2019on est en présence d\u2019une entérite active ckez un patient dont l\u2019état général périclite progressivement en dépit d\u2019un traitement médical intensif.Préparation préopératotre : Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de faire le rappel du traitement médical qui vient d\u2019étre décrit.Nous voulons simplement signaler certaines ordonnances exécutées durant les trois ou quatre jours qui précédent l\u2019intervention.Le patient est tenu à une diète pauvre en résidus.Nous pratiquons la toilette du côlon par l\u2019administration de deux lavements.Nous nous abstenons d\u2019administrer soit un purgatif, soit un lavement, durant la stérilisation de l\u2019intestin par un des sulfamidés à très basse absorption, de préférence la sulfathalidine, associée à la dihydrostrepto- mycine, à raison de dix grammes de sulfathalidine pour un gramme et demi de streptomycine.Récemment, nous avons remplacé la streptomycine par la néomycine.En même temps que cette antisepsie intestinale est pratiquée, nous nous efforçons de restaurer à leur taux normal, la protéinémie et l\u2019hémoglobinémie par l\u2019administration de transfusions de sang total.La veille de l\u2019intervention, nous pratiquons l\u2019intubation du grêle, nous servant soit du tube de Miller Abbott, de Harris, de Kantor ou de Smith.Nous préférons ce dernier tube parce qu\u2019il est d\u2019introduction facile et rapide.Enfin, depuis que nous avons eu à déplorer deux mortalités secondaires à l\u2019administration parentérale de terramycine, nous pratiquons des cultures du contenu intestinal durant l\u2019opération pour identification microbienne et, surtout, pour la recherche du staphylocoque hémolytique (micrococcus) responsable du développement de l\u2019entérite aiguë pseudo-membraneuse.L\u2019érythromycine est l\u2019antibiotique spécifique de cette maladie.Procédés chirurgicaux : Aucune intervention chirurgicale particulière n\u2019a su rallier le suffrage universel.Il n\u2019y a pas d\u2019intervention idéale.Le choix de l\u2019intervention est encore aujourd\u2019hui controversé.Des chirurgiens également expérimentés préconisent, avec la même ardeur, différents procédés.Crohn (25) favorise surtout la dérivation par iléo-colostomie avec exclusion.Marshall (6) considère ce procédé trop conservateur.Il préfère Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 HISTOIRE DE LA MÉDECINE PROPOS SUR LA BIOLOGIE MÉDICALE par Charles-Marie BOISSONNAULT ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET CLINIQUE MODERNE Avec un soin méticuleux, chaque génération scientifique construit un magnifique édifice, mais, sitôt que de nouveaux chercheurs se mettent à l\u2019œuvre, les travaux antérieurs deviennent périmés.Reconnaissons toutefois que les résultats obtenus servent de base aux nouvelles études qui les contredisent.L\u2019œuvre de René-Théophile-Hyacinthe Laënnec est de ce nombre.Plus connu comme découvreur du stéthoscope, il ne faut pas oublier qu\u2019il a imprimé une nouvelle orientation à la médecine, orientation qui constituait, à l\u2019époque, une voie encore inexplorée, véritablement scientifique.La clinique moderne, en effet, lui doit la majeure partie de ses succès.Les Indications opératoires de Dupuytren, la percussion de Corvisart et l\u2019auscultation de Laënnec comptent, en effet, au nombre des grandes découvertes du début du x1x° siècle.Jusqu\u2019à la fin du xvirr\u201d siècle, on se contentait d\u2019observations superficielles au cours desquelles on faisait la Irste des manifestations visibles à l\u2019œil nu. Décembre 1957 LavaL MEbpicaL 399 Il a fallu des siècles à l\u2019homme pour découvrir un moyen d\u2019explorer la poitrine.Avenbrugger, qui vécut de 1722 à 1790, découvrit la percussion qui, « se fait en frappant mollement et doucement, avec l\u2019extrémité des doigts rapprochés les uns des autres et allongés sur la poitrine ».Son idée n\u2019eut aucun succès et 1l fallut attendre Corvisart pour la populariser : « la découverte d\u2019Avenbrugger était si peu connue que Corvisart aurait pu s\u2019en approprier facilement la priorité et se poser comme l\u2019inventeur » de cette méthode.Le grand médecin français se borna à traduire les théories du Viennois et à les interpréter si bien que celui-ci « put, quelque temps avant de mourir, assister au triomphe de son idée nouvelle, triomphe auquel seul il n\u2019aurait pu atteindre et dont il ne devait goûter les douceurs que grâce au concours d\u2019un homme admirablement doué et noblement désintéressé ».1 Jean-Nicolas Corvisart naquit le quinze février 1755 à Vouziers, en Champagne.Destiné au barreau par son père, il n\u2019exerça pas longtemps le droit.Le hasard ayant voulu qu\u2019il assiste à des cours de médecine et de chirurgie, il y trouva sa vocation.Abandonnant sans délai l\u2019étude paternelle, il entra à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, y gagna ses cours en travaillant dans les salles et s\u2019initia à la médecine sous quelques-uns des savants les plus réputés de cette époque : Louis, Vicq-d\u2019Azyr, Desault.Admis en 1782, 1l se voua Immédiatement à l\u2019enseignement et donna des cours de chirurgie, d\u2019anatomie, de physiologie, de gynécologie et consacra le reste de son temps aux pauvres de Saint-Sulpice.Quelques années plus tard, il sollicita le poste de médecin de l\u2019hôpital Necker.Ici se place un incident assez curieux.La fondatrice ayant exigé que le nouveau médecin portât perruque, il refusa, ce qui l\u2019empêcha d\u2019obtenir la situation qu\u2019il convoitait.Comme le fait observer son biographe, 1l était sans le sou, mais n\u2019hésita pas à refuser ce qu\u2019il considérait comme incompatible avec ses fonctions.Admis quelque temps plus tard à l\u2019hôpital de la Charité, il fut nommé suppléant de Desbois de Rochefort qu\u2019il remplaça dès 1788.Sept ans plus tard, il devenait professeur à l\u2019École de médecine nouvellement créée (Chaire de clinique interne).En 1797, Ie Collège de France lui confia la chaire de médecine pratique.L\u2019un des grands diagnosti- 1.EtcHxorsT, Traité de diagnostic médical (Paris, 1897), p.169. 400 Lavar MÉDicAL Décembre 1957 ciens de son temps, il dirigeait ses élèves vers la médecine concrète.Son biographe, Suard, le note : « Aussi, faisait-il sentir fréquemment à ses élèves l\u2019Indispensable nécessité d\u2019appliquer sans cesse à la connaissance des maladies l\u2019exercice de la vue, de l\u2019odorat, du toucher et surtout de l\u2019ouïe, dernier sens, qui depuis ving-cinq ans à peine, secondé par le toucher, remplace, pour ainsi dire, l\u2019œil et permet de lire dans les profondeurs » de l\u2019organisme.Corvisart travaillait selon une méthode précise, exacte, réfléchie.II ne laissait rien au hasard ; quand il avait fait l\u2019examen médical d\u2019un patient, il connaissait à fond son état et la nature du mal dont 1l souffrait.C\u2019est ce que constata le Premier Consul quand 1l l\u2019appela à son chevet.Déjà, Sue, Pinel et Portal lui avait donné leurs soins, mais Bonaparte, demeuré malade, n\u2019en était point satisfait.Aussi, choisit-1l Corvisart comme son médecin.Celui-ci le soumit à un examen médical méticuleux, interrogeant « avec le soin le plus minutieux tous les organes les uns après les autres, en emplovant surtout la percussion qui lui était si familrère ».2 Il diagnostiqua une affection gastrique, précisément celle « qui devait, vingt ans plus tard, écrit Renauldin, devenir fatale au malade, en prenant une dégénération cancéreuse ».Ainsi, Corvisart abandonna la recherche scientitique pour se consacrer à son impérial patient, ce qui lui valut une foule de titres honorifiques, titres qu\u2019il conserva sous la Restauration.Dans ses nouvelles fonctions, il acquit une grande fortune et une influence considérable qu\u2019il mit au service de la médecine.Malgré tous ces succès, Corvisart n\u2019était pas heureux et 1l avait l\u2019habitude de dire que, si «le Meron de Voltaire avait perdu l\u2019œil qui voit le mauvais côté des choses, moi, je suis borgne comme lui, mais c\u2019est l\u2019autre œil que j\u2019a1 perdu ».Le meilleur ouvrage de Corvisart, le plus scientifique, parce que fondé sur des expériences et des observations qu\u2019il avait conduites lui-même, 2.MicHaup, Biographie, universelle, tome %, p.286. Décembre 1957 Lava\u2026 MÉpicaL 401 est, certes, son Essai sur les maladies et les lésions organiques du cœur et des gros vaisseaux.* Chacune des affirmations contenues dans cette étude se base sur une investigation expérimentale dont l\u2019ensemble atteint soixante-seize ; or, il y en a soixante-huit que l\u2019auteur lui-même a exécutées.C\u2019est dire qu\u2019il parle en connaissance de cause.Selon Hallé, la majorité des observations consignées portent « sur des maladies essentiellement incurables ou devenues telles, et par conséquent suivies de l\u2019ouverture des corps.Ces ouvertures sont comparées avec tous ces phénomènes ».Corvisart opérait alors à l\u2019amphithéâtre de l\u2019hospice clinique de la Charité.Un grand nombre d\u2019élèves assistalent à ces leçons comme ils avaient, auparavant, assisté au traitement qui avait précédé l\u2019opération.Au cours d\u2019une lecture des ouvrages de Stoll, il eût l\u2019idée d\u2019appliquer à la clinique médicale le procédé de percussion créé par Avenbrugger.Ainsi, il parvint à découvrir diverses affections de la poitrine que ses confrères n\u2019avaient jamais pu déceler.Trouvant les résultats de cette méthode absolument satisfaisants, il décida de s\u2019en servir chaque fois que cela lui paraîtrait opportun.C\u2019est cette expérience de la percussion qui l\u2019amena à traduire et à commenter l\u2019œuvre d\u2019Avenbrugger.Celle-ci n\u2019avait qu\u2019une centaine de pages, mais quand Corvisart l\u2019eût traduite, elle formait un volume de cinq cents pages rempli d\u2019exemples et de preuves.« Sachant le peu de gloire dévolu à presque tous les traducteurs et commentateurs, écrit-il, dans sa Préface, J'aurais pu m\u2019élever au rang d'auteur original, en refondant l'œuvre d' Avenbrugger sur la percussion ; mais par là je sacrifiais le nom de l\u2019inventeur à ma propre vanité : Je ne l\u2019ai pas voulu ; c \u2018est lui, c\u2019est sa belle et légitime découverte (inventum novum) que j ai voulu faire revivre.» Créateur de la sémiologie, cette science médicale qui traite des signes des maladies, 1l a légué à ses confrères toute une série d\u2019observations qui leur ont permis d\u2019avancer dans la connaissance clinique et, en particulier, dans la pathologie du cœur, dépassant ainsi les travaux de Richard Lower, 3.Publié par le docteur C.-E.Horeau, à Paris, en 1806.Corvisart, écrit Hallé, « s\u2019est prescrit de ne faire entrer dans son ouvrage que des observations qui eussent ce genre d\u2019authenticité, c\u2019est pourquoi la doctrine en est aussi facile que la composition en est nouvelle et sagement ordonnée ». 402 Lavar.MÉpicaL Décembre 1957 de Jean Sénac qui avait décrit dès 1749 et la structure du cœur, et ses maladies, et même ceux de Jean-Baptiste Morgagni.« Une maladie organique existe, selon moi, quand un organe ou un solide vivant quelconque, écrit-il, est dans son tout ou dans une de ses parties assez dégénéré dans sa condition naturelle pour que son action facile, régulière et constante en soit lasse ou dérangée d\u2019une manière sensible et permanente.» Tout cela, 1l le découvrit par le moyen de la percussion.IT De tous les élèves de Corvisart, Guillaume Dupuytren fut probablement le chirurgien le plus réputé et le plus adroit.Cruveilhier a écrit que nul mieux que lui, en son temps, ne savait préparer une opération et en assurer le succès.I! vit le jour à Pierre-Buffière, dans le Limousin, le 3 octobre 1777.Plusieurs Dbiographes l\u2019ont fait naître un an plus tard parce qu\u2019il s\u2019était rajeuni d\u2019un an afin d\u2019éviter le service militaire obligatoire.Né dans une famille pauvre, il arriva à Paris vers l\u2019âge de douze ans.Quand 1l termina ses études classiques, la Révolution française venait d\u2019abolir la majorité des maisons d\u2019enseignement.I! vivait à une époque où la guerre sévissait à peu près constamment.Par conséquent, l\u2019État avait grand besoin de chirurgiens ; comme il avait été impossible de fermer les hôpitaux en même temps que les écoles de médecine, les jeunes gens qui voulaient se consacrer à l\u2019art d\u2019Esculape et de Galien faisaient un stage plus ou moins long dans les diverses cliniques de Paris.Dupuytren apprit rapidement à manier le scalpel ; quand l\u2019école de médecine de Paris fut créée, il y devint prosecteur.On était alors en 1795.Six ans plus tard, on lui confiait la direction des travaux anatomiques.En 1803, l\u2019Hôtel-Dieu de Paris le nomma chirurgien en second et la préfecture de police l\u2019appela au conseil de salubrité.Cinq ans plus tard, il devint inspecteur général des études à l\u2019université impériale.En 1811, 1l succéda au professeur Sabatier.Telle fut la carrière de Dupuytren sous l\u2019Empire.La Restauration ayant destitué le chirurgien en chef de l\u2019Hôtel-Dieu, Pelletan, if le rem- Décembre 1957 Lava\u2026.MEbpicaL 403 placa a ce poste.En 1820, il était nommé chirurgien consultant du roi Louis XVIII.Son successeur, Charles X, en fit son premier chirurgien.Dupuytren avait un sens aigu de la publicité, il se fit rapidement connaître dans toute la France.On vint de partout pour entendre ses leçons qui étaient toujours originales et instructives.Aussi éloquent dans la chaire qu\u2019au chevet des malades, ce chirurgien avait des procédés nouveaux et plus efficaces que ceux de ses confrères.Il ambitionnait de faire autrement : « Tel est en effet, si l\u2019on y prend garde, le véritable caractère de sa pratique chirurgicale et la véritable cause de ses succès ; c\u2019est en faisant autrement, sinon mieux que ses maîtres, qu\u2019il a paru un moment les surpasser.» 4 II renouvelait, en effet, les méthodes de ses confrères.C\u2019est ainsi qu\u2019il substitua la canule de Foubert au séton de Desault pour faire la dilatation graduée du canal nasal.Oubliant que Pellier avait toujours employé ce moyen, il le donna comme l\u2019une de ses propres inventions.Il fit de même pour le traitement des fractures du col du fémur par l\u2019extension du membre, l\u2019ayant remplacée par la demi-flexion, méthode déjà utilisée en Angleterre.Richerand lui reproche d\u2019avoir « complètement fourvoyé l\u2019art en le poussant hors des voies d\u2019un perfectionnement progressif et illimité ».À cette époque, on traitait « avec un succès constant les fractures du péroné, en soutenant le pied en dehors au moyen de l\u2019attelle externe de l\u2019appareil ordinaire des fractures de la jambe.Dupuytren arrive au même but en tirant le pied en dedans ».C\u2019est là une mauvaise méthode car, ajoute Richerand, «1l vaut mieux opposer une résistance passive aux causes du déplacement, que de lutter avec effort contre l\u2019action des muscles qui tendent à le produire ».Toujours préoccupé d\u2019établir la supériorité de ses méthodes, notre chirurgien continue de procéder de cette façon.Il innove également à sa manière, quand il fait des opérations de hernies.Au lieu d\u2019employer un 4.MicHaup, ibid, p.60. 404 Lavar MEpicaL Décembre 1957 bistour! à tranchant concave, il cherche à se distinguer en utilisant un instrument à tranchant convexe, ce qui est beaucoup moins efficace et beaucoup plus dangereux pour les organes.« Pour arriver par la taille périnéale aux caleuls urinaires renfermés dans la vessie de l\u2019homme, les chirurgiens ont jusqu\u2019à ce ce moment suivi trois directions » : incision transversale, verticale et oblique par rapport av col de la vessie, les uns utilisant le gorgeret, les autres le lithotome, et quelques-uns le bistouri ordinaire.En 1806, François Chaussier enseigna qu\u2019il valait mieux s\u2019en tenir à l\u2019incision transversale, procédé que Celse lui-même avait préconisé.Pierre-Augustin Béclard se rangea de cet avis et fit paraître, en 1813, une longue étude à ce sujet.Cela n\u2019empêcha pas Dupuytren, longtemps plus tard, de présenter à l\u2019Académie royale de médecine un mémoire dans lequel il réclamait l\u2019honneur d\u2019avoir, le premier, popularisé cette méthode.Il avait même eu l\u2019intention de publier ce mémoire et l\u2019avait fait illustrer de magnifiques planches gravées, mais les protestations furent telles qu\u2019il dût y renoncer.Cette fois vraiment, trop de médecins connaissaient les origines de cette méthode déjà vieille.Un autre événement allait le mettre en vedette et lui faire commettre une autre bévue.Cette fois, toute la France médicale allait en avoir connaissance, non pas à cause de son erreur, mais à cause de l\u2019illustre patient qu\u2019il allait traiter : le duc de Berri.On connaît le drame fameux qui mit fin à la dynastie des Bourbons.La Restauration était dans toute la splendeur de son renouveau et la Couronne de France comptait sur ce Jeune prince, marié à Marie-Caroline de Naples, quand le poignard de Louvel vint mettre un terme à la jeune vie du duc de Berri.Le prince ne succomba pas Immédiatement.On manda le chirurgien de la cour : Dupuytren.En ce temps-là, l\u2019asepsie n\u2019existait point et les méthodes adoptées pour le traitement des plaies variaient selon l\u2019opérateur.La Faculté enseignait qu\u2019il fallait, dans les blessures de ce genre, rapprocher les bords de la plaie, ou comme on disait dans le langage du temps : « La réunion immédiate dans les cas de plaies pénétrantes de la poitrine était un point de doctrine fixé et comme consacré par l\u2019assentiment unanime des chirurgiens français.» Décembre 1957 LavaL MebicaL 405 Évidemment, Dupuytren ne pouvait se résoudre à faire comme les autres.]I décida donc de procéder d\u2019une façon différente : « Loin de réunir les bords de la plaie, il agrandit celle-ci ; la classe chirurgie de l\u2019Académie témoigna son improbation et proposa, pour sujet de prix, la détermination de la période préférable dans le traitement des plaies pénétrantes de la poitrine.» 5 Dupuytren ne goûta guère le procédé.Le concours eut lieu et le vainqueur fut Pierre-François Briot, chirurgien de Besançon.C\u2019était son habitude, car, écrit l\u2019un de ses Liographes.« Malgré ses occupations multipliées, Briot savait encore trouver le temps de composer des mémoires sur les questions proposées par les académies de médecine, et 1l ne descendit jamais dans l\u2019arène sans remporter le prix.» Cette fois, cependant, il ne devait pas vivre assez longtemps pour recueillir le fruit de son travail : Mémoire sur le traitement des plaies pénétrantes de la poitrine.Il mourut de ses excès de labeur comme d\u2019autres de l\u2019abus des plaisirs ; ce n\u2019est que quatorze mois après sa disparition que l\u2019Académie royale de médecine, le ving-huit février 1828, lui octroya sa médaille d\u2019or.6 Le succès de Briot déplut souverainement à Dupuytren qui s\u2019employa, à compter de ce moment, à saper la structure de l\u2019Académie de médecine.Il avait une telle passion de la publicité qu\u2019il ne dédaignait pas d\u2019accorder son patronage à des inventions aussi peu recommandables qu\u2019une pommade pour faire pousser les cheveux.Néanmoins, il ne faudrait pas conclure de tout ceci qu\u2019il n\u2019a pas fait œuvre utile.Dans ce cas Il n\u2019aurait pas sa place en cette étude des préliminaires de la biologie médicale.La thérapeutique chirurgicale lui doit certains progrès et certains Instruments.L\u2019entérotomie lui est redevable d\u2019un instrument fort précieux.La dissection des intestins n\u2019avait pas alors atteint cette perfection que lui a 5.MicHaup, ibid., tome 12, p.61.6.Né en 1775, à Orchamps-en-Venne, le chirurgien Pierre-François Briot avait fait ses études à Besançon.Chirurgien en 1792, il survit les armées de la Révolution et de l\u2019Empire (Rhin, Suisse, Italie) et se distingua à Marengo : « Dans le bulletin qui rendit compte de la bataille, il fut honorablement cité pour le zèle avec lequel 1l avait, pendant l\u2019action, porté des secours aux blessés sur Ie champ de bataille.» On lui doit d'importantes recherches sur la structure de l\u2019œil et les diverses affections de la vue.Il a laissé plusieurs ouvrages dont De l\u2019influence de la Peyronie sur le lustre et les progrès de la chirurgie française, couronné par l\u2019Académie de Montpellier. 406 Lavar MépicaL Décembre 1957 apportée le xx\u201c siècle.On avait de grandes difficultés à opérer la division des parois d\u2019une anse intestinale quand on voulait procéder à l\u2019évacuation des matières qui y sont retenues.Rétablir le cours normal des matières stercorales a fait longtemps l\u2019objet de recherches aussi longues que peu concluantes.Dupuytren magina un nouvel instrument, l\u2019entéronome, qui permettait de détruire l\u2019éperon formé par l\u2019adossement des deux bouts de l\u2019intestin dans les anus artificiels.Il imagina également une nouvelle méthode fort pratique pour les résections de la mâchoire inférieure.Son bagage, il est vrai, est beaucoup moins considérable que la renommée qu\u2019il était parvenu à se faire.Reconnaissons cependant avec l\u2019un de ses biographes que « si l\u2019on joint à ces deux perfectionnements réels de la thérapeutique chirurgicale un certain nombre de remarques pathologiques judicieuses et propres à éclairer l\u2019histoire des maladies, on aura fait connaître ses titres les plus solides et peut-être ses seuls véritables droits à une renommée durable ».D\u2019autres historiens de la médecine s\u2019arrêtent plutôt à lui reprocher ce qu\u2019ils appellent le dangereux exemple de ses succès et sa manie de vouloir toujours innover.Il avait comme maxime une formule vraiment mauvaise : 1! importe surtout de faire autrement, ce qui empêche toute amélioration, car la voie du progrès est une course à l\u2019obstacle et doit se poursuivre toujours dans le même sens.Dupuytren a laissé fort peu d\u2019ouvrages.Il a publié, en 1803, une thèse intitulée : Propositions sur divers points d\u2019anatomre, de physiologie.et d\u2019anatomie pathologique.Après sa mort, Brière de Borismont et Marx ont fait éditer un recueil de Leçons orales de clinique chirurgicale faites à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris.C\u2019est mince.Son confrère, René-Théophile- Hyacinthe Laënnec ne s\u2019inquiéta jamais de la Renommée, cette déesse trop attrayante ; il chercha toujours à perfectionner les instruments et les méthodes qu\u2019il connaissait et pratiquait.Aussi a-t-il exercé une influence beaucoup plus étendue sur l\u2019évolution de la médecine et laissé une œuvre écrite beaucoup plus considérable.III Quand on prononce le nom de Laënnec, l'interlocuteur songe immédiatement à l\u2019auscultation.On oublie que l\u2019œuvre de cet illustre méde- Décembre 1957 Lavar MEpicaL 407 cin, l\u2019un des plus grands, sinon le plus grand, du x1x° siècle, est beaucoup plus vaste.A notre avis, 1l est le véritable créateur de l\u2019anatomie pathologique et de la clinique moderne.Au cours de sa vie, qui fut relativement courte, Il a trouvé le moyen « de faire le diagnostic des affections pulmonaires et pleurales aussi facilement que celui d\u2019une fracture et de déceler les maladies du cœur aussi bien que la présence d\u2019un calcul dans la vessie ».Laënnec naquit en effet le dix-sept février 1781 à Quimper et mourut à Kerlouanec, en Bretagne, le treize août 1826, de phtisie pulmonaire, cette maladie dont 1l connaissait si exactement les symptômes et les conséquences.Professeur de clinique interne à l\u2019École de médecine de Paris 1l avait acquis son expérience de l\u2019anatomie dans les hôpitaux militaires.II arriva à Paris en 1800 et décida immédiatement de faire de solides humanités afin de se donner une culture générale qui puisse servir de base à la discipline dans laquelle il comptait se spécialiser.L\u2019année suivante, Il remportait le premier prix de médecine et le premier prix de chirurgie.En 1904, il soutenait deux thèses, dont une intitulée : Propositions sur la doctrine médicale d\u2019Hippocrate, relativement à la médecine pratique.Le célèbre savant de Cos lu1 paraissait un nom sous lequel se cachaient plusieurs chercheurs.C\u2019est ce qu\u2019il soutint dans sa première thèse, écrite en latin.Il oubliait que le père de la médecine avait pu, tout aussi bien, s\u2019initier aux connaissances acquises par ses prédécesseurs en étudiant les tablettes votives conservées dans le temple de l\u2019île de Cos.Quoiqu\u2019il en soit, les travaux et les œuvres de Laënnec peuvent se répartir en trois catégories : les recherches qu\u2019il a faites avant d\u2019en arriver a Pauscultation, la découverte même de ce procédé d\u2019exploration de la poitrine et des connaissances médicales qui en résultent, la nouvelle orientation qu\u2019il imprima à la médecine, orientation qui constitue la base de la clinique moderne.Ses premiers travaux portent sur l\u2019anatomie pathologique, les secrets de la structure humaine et l\u2019origine mystérieuse des maladies qui ont longtemps préoccupé les médecins.Depuis des siécles, ils accumulaient quantité d\u2019observations diverses sans parvenir à les lier entre elles, ni à les expliquer convenablement.(17) 408 Lava\u2026 MÉDicaL Décembre 1957 Avant Bichat, Théophile Bonet et Jean-Baptiste Morgagni avaient bien tenté une synthèse de toutes les constatations de leurs prédécesseurs afin d\u2019en tirer un guide pratique pour les diagnostics, mais il appartenait, comme on l\u2019a vu, dans un chapitre précédent, à Bichat d\u2019en faire un corps de doctrine (études sur les tissus) ; ayant éclairé d\u2019un jour nouveau l\u2019ensemble des connaissances recueillies jusqu\u2019à son époque, il put les coordonner et en tirer les conclusions indispensables.Le raisonnement construit des théories et la raison finit toujours par croire que la vérité relève beaucoup plus des idées générales et des systèmes que de la réalité concrète et de l\u2019observation des faits et des phénomènes.Quand parut Laënnec, deux théories explicatives des altérations de la santé régnaient dans le monde médical : les uns, avec Pinel, se bornaient a classifier les maladies, croyant qu\u2019on ne pouvait aller plus loin, les autres, avec Broussais, résumaient la thérapeutique et la médecine à l\u2019imflammation.Quelle est la cause de l\u2019inflammation?L\u2019irritation, répond Broussais qui demeure étrangement discret sur ce que peut être l\u2019agent de cette activité excessive qui survient inopinément dans tel organe ou à sa suface.Littré, dans son Dictionnaire médical n\u2019est guère plus explicite : phénomènes inflammatoires dus à l\u2019action d\u2019un agent chimique ou physique.« Ils peuvent aboutir, écrit-il, à la formation de phlyctènes ; dans certains cas, l\u2019irritation peut être produite dans un but thérapeutique.» Malgré un long séjour aux armées, Broussais n\u2019avait pu saisir l\u2019importance de l\u2019observation directe.Au contraire, Corvisart qui avait, lui aussi, fréquenté les champs de bataille, enseignait que seule la réalité concrète permet de se rendre compte de la vie et de la nature des phénomènes qui l\u2019accompagnent, du moins dans une certaine mesure.L\u2019ensemble des forces qui résistent à la mort, on ne peut apprendre à les connaître qu\u2019en les étudiant dans la nature.De cette étude, Corvisart avait fait la base même de la médecine et Laënnec était son élève.Ses premiers travaux d\u2019observation portent sur les vers intestinaux.Il s\u2019intéressa tout particulièrement aux organes de la génération chez les ascarides lombricoïdes et Décembre 1957 Lavar MÉDICAL 409 « prouva que sur un vers de huit à dix pouces les replis et les sinuosités de l\u2019organe préparateur de la semence atteignent une longueur de trois pieds ; que dans la femelle, l\u2019ensemble des organes de la reproduction, vulve, vagin, matrice, trompes, ovaire, peut avoir jusqu\u2019a douze pieds d\u2019étendue ».7 La structure du cerveau n\u2019était guère connue au temps de Laënnec.On était loin de soupçonner les fonctions nerveuses, avant d\u2019en arriver à l\u2019étude des propriétés physiques, chimiques, électriques et biologiques du système nerveux, 1l fallait en connaître les différents organes.Si savant qu\u2019il soit, le chercheur est toujours plus ou moins limité par ies connaissances de son temps.I! lui appartient de les améliorer.Laënnec, en isolant l\u2019arachnoïde, cette membrane mince et transparente, qui est la dure- mère et la pie-mère, et enveloppe le cerveau et la moelle épinière, a fait faire un pas considérable aux recherches touchant la constitution du système nerveux.Bichat en avait bien ressenti l\u2019existence, « mais 1l était réservé à l\u2019habileté et à la patience de Laënnec d\u2019isoler cette membrane par la dissection ».Il en découvrit une autre, entre le foie et le péritoine.À l\u2019intersection de l\u2019humérus et de l\u2019apophyse qui termine l\u2019épine de l\u2019omoplate, il localisa la capsule synoviale, ce petit sac membraneux sans couverture, blanchâtre, demi-transparent, mince et mou, formé d\u2019un seul feuillet qui se déploie à la surface des cavités articulaires diarthrodiales et aux endroits où glissent beaucoup de tendons.Telle est la définition qu\u2019il en donna.Laënnec professait alors l\u2019anatomie pathologique.Il estimait que « pour être réellement utile et servir de base solide à la nosologie et au diagnostic médical, cette science, après avoir constaté les lë- sions organiques, doit chercher les rapports qui existent entre elles et les altérations de fonctions qui en sont la conséquence ».C\u2019est d\u2019après cette conception qu\u2019il fit son cours d\u2019anatomie après la disparition de Bichat.A la même époque, Dupuytren enseignait également et les deux jeunes savants rivalisaient d\u2019ardeur et de zèle.Aussi, leurs leçons étaient-elles suivies par un nombre considérable d\u2019étudiants.\u2018Une science ne sort pas toute faite d\u2019un cerveau humain, elle commence par quelques observations isolées qui se multiplient au cours des années.7.MrcHaup, ibid., vol.22, p.436. 410 LavaL MEebpicaL Décembre 1957 Alors, les constatations s\u2019accumulent de plus en plus, mais, avant que l\u2019on puisse en tirer des lois générales, 1l faut qu\u2019elles deviennent fort nombreuses.Bichat ayant recueilli et classifié une quantité considérable de faits et d\u2019expériences touchant l\u2019anatomie générale, Laënnec se trouva en mesure de poursuivre son œuvre et de coordonner, à son tour, une série de notions pathologiques dont l\u2019ensemble constitua une nouvelle discipline qui reçut le nom d\u2019anatomie pathologique.À cette époque, Laënnec étudiait les mélanoses, ces tissus noirs qui se développent pathologiquement en divers points du corps, et les tumeurs encéphaloïdes.« Les différentes communications qu\u2019il fit à la Société de médecine et à la Société anatomique, dont 1l était un des membres les plus distingués, témoignent suffisamment de l\u2019ardeur avec laquelle il se livrait à l\u2019étude des altérations organiques.» Le premier dictionnaire de médecine (1812) contient un certain nombre d\u2019articles qui portent sa signature.En février 1815, Laënnec fait connaître le résultat de certaines études d\u2019acoustique touchant les affections de poitrine.Tout le monde sait comment, en observant les enfants qui jouaient, Laënnec découvrit le stéthoscope.Voici comment il raconte lui-même cette découverte aux conséquences si bienfaisantes : « Je fus consulté en 1816 pour une Jeune personne qui présentait des symptômes de maladies du cœur et chez laquelle l\u2019application de la main et la percussion donnait peu de résultat à cause de l\u2019embonpoint.L'âge et le sexe de la malade m\u2019interdisant l\u2019espèce d\u2019examen dont je viens de parler « auscultation immediate », je vins à me rappeler un phénomène d\u2019accoustique fort connu ; si l\u2019on applique l\u2019oreille à l\u2019extrémité d\u2019une poutre, on entend très distinctement un coup d\u2019épingle donné à l\u2019autre bout.« J\u2019imaginai que l\u2019on pouvait tirer parti, dans le cas dont 1l s\u2019agissait, de cette propriété des corps.Je pris un cahier de papier, l\u2019en formai un rouleau fortement serré dont J\u2019appliquai une extrémité sur la région précordiale et posant l\u2019oreille à l\u2019autre bout, Je fus aussi surpris que satisfait d\u2019entendre les battements du cœur d\u2019une manière beaucoup plus nette et beaucoup plus distincte que je ne l\u2019avais jamais fait par l\u2019application immédiate de l\u2019orerlle.« Je présumai dès lors que ce moyen pouvait devenir une méthode utile et applicable non seulement à l\u2019étude des battements du cœur, mais encore à celle de tous les mouvements qui peuvent produire du bruit dans la cavité de la poitrine, et par conséquent à l\u2019exploration de la respiration, de la voix, du râle, et peut-être même de la fluctuation d\u2019un liquide épanché dans les plèvres ou le péricarde.» Décembre 1957 Lavar MÉDicaL 411 Aujourd\u2019hui que l\u2019on a identifié les différents bruits qui sourdent dans la poitrine humaine, on ne peut que difficilement se rendre compte des conceptions qui pouvaient exister au commencement du xix® siècle à cet égard.« Appliquez ici ou là l\u2019oreille sur la poitrine, dit un écrivain de ce temps révolu, écoutez les impressions qu\u2019elle reçoit ; vous entendrez les bruits les plus étranges : des retentissements de caverne ou d\u2019amphore, des murmures, des gargouillements, des gonflements, des sons de basse, des tintements de métaux, des râles, des souffles, des raclements et des cris de ripe ; et st vous faites parler les malades, vous entendrez des voix incertaines, entrecoupées, chevrotantes, et contrefaisant ainsi par leur timbre les cris de certains animaux : vous entendrez des éclats de voix qui viendront vous frapper brusquement comme s\u2019ils avaient percé la poitrine.Les bruits de toux prendront les mêmes caractères.En un mot, où que soit la lésion, quels qu\u2019en soient la nature, le degré, l\u2019étendue, l\u2019action sur Ies parties environnantes ; quelle qu\u2019en soit la simplicité ou la complication, tenez pour certain que l\u2019air qui entre, que l\u2019air qui sort, que l\u2019air rendu sonore par la toux ou transformé en voix ou en parole, recevra du dérangement intérieur un cachet qui vous dira tout, qui vous Instruira même par son silence.» De la dilatation des bronches à la gangrène du poumon, de l\u2019agrandissement excessif de la terminaison des canalicules pulmonaires ou em- physéme au cancer,® il appartenait à Laënnec de mettre de l\u2019ordre dans tous ces bruits et de découvrir le meilleur moyen de les identifier.Pour ce faire, 1! dut procéder à d\u2019innombrables autopsies et vérifrer comment correspondait l\u2019état des différentes parties des cadavres avec les symptômes qu\u2019il avait observés avant leur mort.Il y avait longtemps que les médecins déploraient « l\u2019insuffisance des signes équivoques tirés de l\u2019état général du malade et du trouble des fonctions » quand ils tentaient de découvrir les affections internes.« C\u2019est dans cette vue que l\u2019on a appliqué, à diverses époques, à l\u2019étude des maladies thoraciques, presque toutes les méthodes d\u2019exploration employées en chirurgie, et particulièrement le toucher, l\u2019inspection des formes et des mouvements du thorax, la mensuration, la succussion et même l\u2019auscultation immédiate.» 9 8.Voici comment Littré définit le cancer : « Tumeur qui peut se développer dans tous les tissus du corps, qui souvent s\u2019ulcère et en ronge les parties, et qui, souvent enlevé ou détruit repullule.» N'est-ce pas que cette définition correspond bien à l\u2019idée que nous nous en faisons encore de nos jours.9.LAËNNEC, R.-T.-H., Traité de l\u2019auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur, p.15. 412 Lavar.MÉDICAL Décembre 1957 Au temps de Laënnec, il n\u2019était pas convenable pour un médecin d\u2019appuyer les mains sur la poitrine des femmes.On peut, par conséquent, s\u2019imaginer quelles difficultés les praticiens rencontraient dans l\u2019exercice de leur art.« La fermeté des parois osseuses et cartillagmneuses de la poitrine s\u2019oppose à ce que l\u2019on puisse acquérir, par l\u2019action de toucher, de palper ou de presser, aucune notion exacte sur les altérations qui peuvent survenir dans cette cavité.» 10 Laënnec est l\u2019un des premiers à avoir décrit d\u2019une façon scientifique comment il fallait procéder à l\u2019exploration des parois de la poitrine.L\u2019examen «de la poitrine ne peut faire connaître l\u2019altération de ses [ormes, écrit-il, et semble permettre de juger, au moins jusqu\u2019à un certain point, des changements qui peuvent survenir dans les mouvements des organes qu\u2019elle renferme ».On ne saurait imaginer jusqu\u2019à quel point, avant lui, cette partie du corps humain était peu connue.Les prédécesseurs de Laënnec se bornaient, pour décider de leurs thérapeutiques, à scruter les matières excrémentielles, à étudier le battement des artères (pouls) et à examiner, oh ! combien superficiellement, la région affectée par la douleur.Si les notions apportées par Avenbrugger et Corvisart constituaient un progrès remarquable, elles n\u2019étaient pas suffisantes.Il suffit de se rappeler les manières de percuter pour s\u2019en rendre compte : « Le malade doit être, s\u2019il le peut, assis ou debout ; s\u2019il est couché, les matelas, les oreillers surtout, rendent toujours la résonnance moindre ; il en est de même des rideaux épais.» 1! On sait qu\u2019à cette époque, l\u2019absence du chauffage central exigeait un grand nombre de couvertures.Toutefois, Avenbrugger recommandait de recouvrir la poitrme d\u2019un vêtement léger.'S\u2019il ne s\u2019en trouvait pas, le médecin devait se ganter.C'était là des précautions absolument justifiées, car, observe Laënnec, «le choc d\u2019un main nue sur la peau produit une sorte de claquement qui empêche de reconnaître aussi distinctement la résonnance pectorale ».10.LAËNNEC, ibid, p.16 11.Ibid., p.28. Décembre 1957 Lavar MÉDicaL 413 Il vaut mieux, pour que l\u2019examen donne de meilleurs résultats que le médecin y procède sans gant « car, écrit Laënnec, le gant dimmue la sensibilité du tact ».Il est préférable « que la main de l\u2019observateur soit nue et la poitrine du malade couverte », ce qui laisse aux doigts toute leur capacité de sentir.« Dans tous les cas, conclut-il, la conscience du plein ou du vide est toujours plus certaine pour l\u2019observateur qui percute que pour celui qui entend seule la percussion exercée par un autre.» Si cette méthode comportait de grands avantages et permettait de reconnaître l\u2019existence d\u2019un engorgement pulmonaire ou d\u2019un épanchement thoracique assez marqué, elle n\u2019atteignait pas une précision suffr- sante pour les distinguer l\u2019un de l\u2019autre.Dans le cas des épanchements thoraciques, les praticiens utilisaient alors une autre méthode d\u2019exploration, la succussion, déjà connue d\u2019Hip- pocrate, cette méthode consistait à saisir le malade par les deux épaules et à le secouer afin d\u2019entendre les fluctuations d\u2019un liquide.D\u2019autres disciples du maître de Cos laissaient tomber d\u2019une hauteur plus ou moins grande contre le sol, du côté de la tête ou du côté des pieds, le corps du malade et tentaient en même temps d\u2019écouter les bruits de la poitrine.On peut imaginer quels résultats ils obtenaient.Les anciens employaient également ce procédé afin d\u2019identifier certaines lésions de la colonne vertébrale.Bichat avait proposé une autre méthode : les pressions abdominales, qui consistaient à refouler fortement de bas en haut chacune des parties latérales de l\u2019abdomen situées sous les fausses côtes.II fallait ensuite étudier le degré de suffocation et d\u2019angoisse 12 qui résulte de cette manipulation mécanique du ventre ce qui n\u2019était guère concluant.C\u2019était d\u2019ailleurs l\u2019avis de Laënnec : « Je pense, dit-il, à ce propos qu\u2019on ne peut regarder cette proposition que comme une idée malheureuse échappée à un homme d\u2019un beau génie.» 13 12.Roux, Mémoire sur la pression abdominale ; DesAuLT, Œuvres chirurgicales, INT, cité par Laënnec, p.26.13.LAËNNEC, ibid., p.26. 414 Lavar MÉDicaL Décembre 1957 Bichat eut à peine le temps d\u2019appliquer son procédé une fois ; 1l mourut avant d\u2019avoir pu l\u2019expérimenter d\u2019une façon définitive.L\u2019eut-il fait qu\u2019il l\u2019eut sans doute abandonné, car, toujours selon Laënnec, « Les nuances d\u2019oppression qui peuvent exister entre les effets de la pression abdominale dans l\u2019empyème la péripneumonie et les différentes espèces d\u2019asthmes ne pourraient Jamais constituer un signe de confiance ; d\u2019autant plus qu\u2019on détermine par ce moyen une véritable suffocation chez les sujets sains mais d\u2019une constitution nerveuse et délicate.» Laënnec considère que ce moyen ne doit pas être employé.« Il n\u2019est pas permis écrit-il pour interroger la nature de mettre un malade à la question.» La fameuse percussion, si chère à Corvisart, ne donnait pas, non plus, complète satisfaction à Laënnec.On connait la méthode : il s\u2019agit d\u2019un moyen d\u2019exploration à l\u2019aide duquel, en frappant sur les parois d\u2019une cavité du corps, on peut reconnaître les lésions des parties contenues dans cette cavité.On conçoit en effet qu\u2019un poumon engorgé ou rempli d\u2019un liquide quelconque ne saurait produire la même résonnance que la poitrine d\u2019un homme sain.C\u2019est précisément l\u2019idée qui amena Avenbrugger à proposer la percussion, mais seulement après sept ans de recherches laborieuses et dégoûtantes, comme 1l le dit lui-même.Au bout de sept ans, il publia le résultat de ses constatations dans une brochure dont aucun savant, sauf Van Swiéten et Stoll, ne prit connaissance ; il mourut, trente ans plus tard, avant que Corvisart ne l\u2019eut tiré de l\u2019oubli.La percussion, si elle ne nécessite aucun instrument, exige néanmoins une grande pratique et beaucoup de dextérité : « La plus légère variation dans l\u2019inclinaison de l\u2019angle sous lequel les doigts frappent le thorax peut faire croire à une différence de résonnance qui n\u2019existe réellement pas.» 14 Dans les cas de dilatation excessive de l\u2019extrémité des canalicules pulmonaires, dans les épanchements de fluides aériformes dans la cavité des plèvres et quand 1l s\u2019agit des tubercules crus accumulés au sommet des poumons, la percussion, de l\u2019avis de Laënnec, ne saurait permettre 14.LAËNNEC, ibid, p.27. Décembre 1957 Lavar MÉpicaL 415 un diagnostic sûr.II faut faire appel à l\u2019auscultation immédiate.« L\u2019absence de la respiration et l\u2019égophonie sont les seul signes que l\u2019auscultation puisse donner de l\u2019existence d\u2019un épanchement liquide dans la poitrine.» Hippocrate avait déjà remarqué ce fait, mais après lui 1l faut se rendre à Bayle (1774-1816) avant de rencontrer un médecin qui ait fait des observations analogues.Laënnec en avait été témoin lui-même alors qu\u2019il suivait les cours de Corvisart.Il s\u2019agissait, en l\u2019occurrence, d\u2019un examen de la poitrine, par l\u2019étude, à l\u2019aide de l\u2019ouïe et du tact, des battements du cœur.II était plus difficile de procéder à cet examen chez la plupart des femmes, « le volume des mamelles étant un obstacle physique à ce qu\u2019on puisse l\u2019employer »,1* car l\u2019application immédiate de l\u2019oreille en pareil cas, devient difficile.« Rien ne prouve que, depuis le père de la médecine jusqu\u2019à nous, personne n\u2019ait répété l\u2019expérience » d\u2019Hippo- crate.On ne rencontre sous la plume des commentateurs aucune allusion à cette méthode.Les adversaires de la théorie de Laënnec préconisaient l\u2019auscultation immédiate pour trois raisons : l\u2019observateur n\u2019a pas besoin d\u2019instrument ; les sons sont plus nombreux et plus faciles à entendre ; enfin, il leur paraît plus aisé de maintenir l\u2019oreille sur la poitrine du malade que d\u2019y appliquer le stéthoscope d\u2019une façon continue.À cela, Laënnec répond que si l\u2019on perçoit plus de sons avec l\u2019oreille qu\u2019avec le stéthoscope, « cela vient principalement de ce que tous les points de la tête de l\u2019observateur qui portent sur la poitrine du malade et particulièrement la pommette les bases temporales l\u2019angle de la mâchoire.deviennent autant de conducteurs de sons et peuvent faire entendre le bruit respiratoire par exemple dans des cas où 1l n\u2019existerait pas dans la partie située immédiatement au dessous de l\u2019oreille ce qui peut devenir une cause d\u2019erreurs graves dans tous les cas où l\u2019engorgement du poumon est partiel et peu étendu ».16 Laënnec énumère ensuite les divers points de la poitrine les plus propres à fournir les indications indispensables à un bon diagnostic : sommet de l\u2019aisselle, région acromienne, les parties inférieures du sternum.15.Ibid., p.6.16.Ibid., p.40.(18) 416 LavaL MEbpicaL Décembre 1957 Il ne faudrait pas croire que Laënnec se soit borné à ausculter des poitrines.Par le moyen du stéthoscope, 1l a également procédé à d\u2019autres diagnostics et constaté qu\u2019il était fort utile en maintes occasions.Cet appareil, « appliqué sur le lieu d\u2019une fracture produit sous l\u2019influence du plus léger mouvement que l\u2019on imprime aux membres une crépitation plus manifeste que ne l\u2019est à l\u2019oreille nue celle que l\u2019on obtient par les mouvements les plus étendus.Souvent même la légère pression que l\u2019oreille imprime au stéthoscope suffit pour le déterminer ».17 A toutes les époques, 1l y a une maladie dont les hommes n\u2019ont jamais pu comprendre la raison d\u2019être.Voltaire, lui-même, l\u2019a dit dans les termes suivants : « J\u2019ai toujours été affligé que dans le meilleur des mondes possibles 1l y eût des cailloux dans les vessies attendu que les vessies ne sont pas plus faites pour être des carrières que des lanternes ; mais je me suis toujours soumis à la providence.» 18 Quand Laënnec décida de procéder à différents diagnostics par le moyen de l\u2019auscultation, il venait de constater, une fois de plus, que l\u2019introduction d\u2019une sonde dans la vessie ne donnait pas toujours les résultats requis.La concrétion pierreuse qui se forme dans cet organe n\u2019est pas toujours aussi facile à déceler qu\u2019on pourrait le croire : « Il n\u2019est arrivé que trop souvent aux plus habiles chirurgiens de tailler des malades qui n\u2019avaient pas la pierre.» 19 Aussi, songea-t-il, à utiliser le stéthoscope, afin de vérifier l\u2019ensemble des signes fournis par l\u2019examen.Il en vint à la conclusion suivante : « Lorsque la vessie contient un calcul si l\u2019on applique le stéthoscope sur le sacrum ou sur le pubis, pendant qu\u2019un aide promène le cathéter dans la vessie, on entendra le choc de cet instrument sur le calcul, beaucoup plus fortement et plus distinctement qu\u2019on ne le fait à distance et à l\u2019creille nue ; et, dans les cas les plus obscurs, la sensation en sera tout aussi évidente que le serait en plein air le bruit donné par un coup beaucoup plvs fort, porté avec la sonde sur une pierre.» 17.Ibid., p.118.18.Lettres, Berger, 25 février 1765.19.LAËNNEC, ibid, p.122. Décembre 1957 Lavar MEbicaL 417 Laënnec rapporte ensuite une erreur commise par l\u2019un des grands médecins de son temps, Desault, qui avait confondu une tumeur fongueuse de la vessie avec un calcul.La sensation transmise à la main par la sonde est loin d\u2019avoir la même précision que le bruit émanant d\u2019un choc peut avoir avec le concours du stéthoscope.Laënnec en vint à croire que l\u2019on pouvait plus facilement déceler avec cet instrument les corps étrangers qui pourraient s\u2019être logés dans I'cesophage, dans le pharynx, dans le rectum, dans les fosses nasales ou dans l\u2019oreille.« Si l\u2019on touche ou non une surface osseuse ou un corps étranger plus dur ou plus mou qu\u2019un os, écrit Laënnec, le stéthoscope appliqué le plus près possible du point frappé, ou sur l\u2019os le plus voisin, donnera une conviction beaucoup plus pleine.» Il appliqua aussi l\u2019auscultation au diagnostic des abcès du foie, de la caisse du tympan, de la trompe d\u2019Eustache et des sinus.Il alla même jusqu\u2019à préconiser l\u2019emploi du stéthoscope dans l\u2019éducation des sourds et muets.Le procédé d\u2019investigation, dans ce domaine, indiquait déjà « que la plupart des sourds-muets ne sont pas complètement sourds ; que beaucoup ne le sont qu\u2019à un assez médiocre degré et qu\u2019une simple dureté d\u2019ouïe qui forcerait à peine un adulte, chez lequel elle surviendrait tout-à-coup, à prêter l\u2019oreille plus attentivement et à faire parler un peu haut, suffit, lorsqu\u2019elle est congénitale, ou lorsqu\u2019elle est survenue dans les premières années et avant que l\u2019enfant ait appris parfaitement à parler, pour produire le même effet que la surdité complète, c\u2019est-à-dire le mutisme » 20.Laënnec, lui-même, en fit l\u2019expérience à l\u2019Hôpital Necker, au début de mai 1819, quand un sourd-muet s\u2019y présenta en se plaignant d\u2019une légère indisposition.Par le moyen du stéthoscope, il lui enseigna à identifier les différents sons et y parvint si bien que l\u2019homme put bientôt distinguer avec facilité les noms d\u2019un certain nombre d\u2019objets.?! 20.Ibid, p.130.21.« Je mis alors devant lui cinq objets différents.Un morceau de bots, une clef, une pièce d\u2019argent, une plume et des ciseaux ; je lui en prononçai les noms à travers le stéthoscope appuyé sur ma trachée, pendant qu\u2019un élève indiquait les objets, et je lui fis entendre par écrit que je désirais qu\u2019il me les désignât, s\u2019il trouvait quelque différence entre les sons de chacun d\u2019eux.Je les lui fis désigner d\u2019abord dans l\u2019ordre où ils se trouvaient, puis dans l\u2019ordre inverse, et enfin en les nommant dans un ordre variable.Au bout d\u2019un quart d\u2019heure, il distinguait parfaitement bois et ne le confondait avec aucun autre mot ; mais il se trompait souvent d\u2019argent à ciseaux et de clef à plume. 418 LavarL MEpicaL Décembre 1957 Le cornet acoustique a servi depuis lors à maints diagnostics et fourni des données utiles à la science médicale.L\u2019auscultation médiate ne se borne pas à la médecine humaine.On l\u2019utilise également dans l\u2019art vétérmaire.Ainsi, Laënnec avait créé un procédé scientifique d\u2019identification des symptômes des plus précis, fondé sur la perception auditive, l\u2019observation clinique et la recherche anatomo-pathologique.Toute la médecine moderne allait sortir de cette découverte.Le lendemain, les erreurs étaient moins fréquentes, et à la troisième leçon, elles étaient plus rares encore.Quoiqu\u2019on ne puisse, à proprement parler, tirer aucune conclusion d\u2019un essai de cette nature, je n\u2019ai pas cru devoir le taire ; ; je pense qu\u2019il suffit pour engager les hommes qui en auront le temps et l\u2019occasion à répéter la même tentative d\u2019une manière plus survie, et particulièrement chez les sujets qui, par leur j jeunesse et par la persistance d\u2019un reste de la faculté d\u2019entendre, peuvent donner plus d\u2019espérance de succès » (LAEËNNEC, ibid., pp.131-132). ~~ A © \\ LJ xy SS 4 11] at % = RES ET DU FOIE, DYSPEPSIES, CA) 7 SS ATO YT tt FAN / A \\V (GF ~>\u20147 Wo f= È SA N RECOMMANDÉE KT PA BICAL DAN MONDE ENTIER A i : LINE NATURELLE VIEHY CELESTING PROPRIETE BE LE TAT FRANÇAIS TPS ee tm ve ag 7 A th Jor me.din wl 411 a PRESCRIVEZ CELESTINS HERDT CHARTON I NC Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 39 (19) soulagement symptomatique plus ! Achrocidine COMPOSÉ TÉTRACYCLINE-ANTIHISTAMINIQUE-ANALGÉSIQUE L'ACHROCIDINE fournit dans un seul comprimé ou une cuillerée à thé de sirop tous les médicaments qui sont souvent prescrits séparément pour la prévention et le traitement des complications du rhume \u2014 comme la pneumonie, l\u2019otite, l\u2019adénite, la sinusite et autres.Cette formule compréhensive : 1° fournit une puissante action thérapeutique et prophylactique contre une grande variété de germes infectieux ; 2° soulage la douleur et le malaise ; 3° fait baisser la fièvre ; 4° \u2018soulage la congestion nasale.Ne se vend que sur ordonnance Chaque comprimé renferme : Chaque cuillerée à thé (5 cc.) contient : Tétracycline ACHROMYCINE *.125 mg.Tétracycline ACHROMYCINE * Phénacétine.120 mg.équivalent en chlorhydrate Caféine.ccoevv.n.30 mg.de tétracycline .125 mg.Amide salicylique.150 mg.Phénacétine .120 mg.Citrate de Chlorothéne.25 mg.Salicylamide RS 150 med imés.cide ascorbique .25 mg.Flacons de 24 comprimés Maléate de 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de sédation.A doses élevées, elle provoque une paralysie des muscles striés, sans influencer le fonctionnement cardiaque, et abolit les réflexes musculaires.Le miltoun produit donc une paralysie réversible des muscles volontaires sans affecter les fonctions automatiques.I! agit sur le système nerveux central, provoquant des modifications nettes dans l\u2019activité électrique du cerveau.Le voltage est doublé dans les tracés corticaux, quadruplé dans les tracés thalamiques, soit que l\u2019action s\u2019exerce plus particulièrement sur les cellules thalamiques, soit que la levée des Influences corticales permette le développement d\u2019un rythme diencéphalique intrinsèque.Du point de vue thérapeutique, Selling a traité 187 malades, entre le 15 janvier 1953 et le 1e\" avril 1954.Il s'agissait de céphalalgiques, de déprimés, d\u2019anxieux, de psychasténiques, de maniaques et de schizophrènes.La drogue était donnée en comprimés de 400 mg au moment des repas et avant le sommeil nocturne.La plus forte quantité administrée fut de 800 g en un peu plus de quinze mois.La dose quotidienne max1ma fut de 3,20 grammes.Elle ne fut poursuivie que pendant trois semaines.La plupart des malades reçurent 1,60 g seulement.Sur 27 sujets qui se plaignaient de céphalée, 23 guérirent complètement ou subirent une amélioration considérable.Sur 86 anxieux, 79 furent très nettement améliorés en trois à quatre mois.Les états dépressifs accompagnés d\u2019anxiété tirèrent aussi un bénéfice appréciable de ce (20) 420 LavaL MEbicaL Décembre 1957 traitement.Cinq femmes qui présentaient des troubles psychiques au moment de leurs règles furent également améliorées.Les cénesthésies furent en grande majorité soulagées.Le miltown a, par ailleurs, une action très nette sur le sommeil, qu\u2019il provoque même à faibles doses.Après absorption quotidienne d\u2019un simple comprimé, le miltown a, de plus, l\u2019avantage de faire disparaître les cauchemars.L\u2019effet hypnotique ne se poursuit pas au-delà de la nuit et le malade ne présente aucun phénomène d\u2019assoupissement dans la matinée suivante.Cette médication constitue, enfin, un adjuvant utile de la psychothérapie.Les malades de Selling ont été, pour la plupart, traités durant des périodes allant d\u2019un à huit mois.Beaucoup ont guéri.Douze, cependant, sont revenus à leur état primitif, lorsque la dose a été réduite à 400 mg par jour.Chez la moitié des malades, la médication a pu être supprimée en une semaine, sans Inconvénients.Dans les autres cas, elle a dû être diminuée avec prudence et lenteur et en utilisant parfois les placebos.Quelques réactions défavorables ont été observées.Trois malades seulement se montrèrent franchement allergiques au miltown.L\u2019un présenta de l\u2019œdème et une fièvre élevée dans la demi-heure qui suivit l\u2019administration de 800 mg ; un second, de l\u2019urticaire au bout de quatre jours ; un troisième, de l\u2019ædème angioneurotique, après une semaine.De rares malades se plaignirent de douleurs gastriques.Une femme, qui avait absorbé 20 g de miltown dans un but de suicide, dormit pendant dix heures et présenta très temporairement une certame bradycardie.Un homme, quien avait pris 40 g en vingt-quatre heures, n\u2019éprouva, par contre aucun trouble.Selling considère donc que cette drogue est pratiquement atoxique aux doses thérapeutiques.Il fait, enfin, observer que 19 de ses malades avaient été traités auparavant par \u2018des barbituriques et que tous considérèrent le second traitement comme supérieur au premier.\u2018Selling conclut que le miltown est un sédatif du système nerveux pratiquement inoffensif et ne créant pas d\u2019accoutumance.Il agit particulièrement chez les anxieux et joue un rôle très utile comme complément des cures de sevrage chez les alcooliques., Borrus a, de son côté, étudié le même produit qui lui parait présenter des indications identiques a celles de la méphénésine, mais donner des résultats supérieurs.Cette médication s\u2019est montrée particulièrement efficace chez les anxieux, Sur 67 de ceux-ci, 52, soit 78 pour cent, furent améliorés à des degrés divers, tant dans leur état psychique que neuro-végétatif, et leur sommeil s\u2019est rétabli.Borrus conclut qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une médication très effective, lui ayant donné 68 pour cent de résultats favorables dans l\u2019ensemble et 78 pour cent dans les états anxieux.Beaucoup des sujets.traités ont vu disparaître tous leurs symptômes et ont pu reprendre une vie normale.En dehors de l'efficacité du miltown, son absence de toxieité, la possibilité de suspendre son action assez tapidement sans accident constituent des éléments qui militent en faveur de son emploi.Cs i?Pierre J OBIN \" CRISES HEMORROIDAIRES AIGUËS TRAITEMENT D'ENTRETIEN VARICES © PHLEBITES ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITÉ CAPILLAIRE « ENGELURES Présentation: Solution: Flacons de 1 oz.et 4 oz.Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires 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Bibliographie[fournie sur demande.S .n a x a PFIZER CANADA, Division de Pier Corporatio, g y 5330, avenue Royalmount, Montréal 9, P.Q.Connu auparavant sous leZnom de Sigmamycine 42 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 Décembre 1957 Lavar MÉpicaL 421 Charles R.REIN.Milestones in dermatology -Serology of syphilis.(Étapes dermatologiques - La sérologie de la syphilis).Excerpta Medica.Dermatology and Venereology, 9 : 456, (novembre) 1955.II devient de plus en plus évident qu\u2019une coopération étroite du clinicien avec le sérologiste doit exister si on veut que le syphilitique retire le plus de bénéfice possible des procédés mis en œuvre pour le diagnostic et le traitement de sa maladie.Pour que le sérologiste continue à perfectionner ses méthodes, 1l lui faut compter sur des cliniciens bien au courant de la maladie, la syphilis, et, de ce fait, capables d'évaluer la valeur des différentes réactions qu\u2019il pratique.L'auteur le souligne, ce n\u2019est pas le propre du sérologiste pratiquant l\u2019examen sérologique habituel de faire un diagnostic d\u2019une maladie à tréponème, mais de constater tout simplement qu\u2019un individu déterminé réagit dans un sens ou dans un autre à l\u2019épreuve pratiquée.Il n\u2019appartient qu\u2019au clinicien, après examen clinique et sérologique complets, de considérer le malade comme atteint ou non de syphilis.Certains malades atteints de syphilis auront une réaction sérologique négative et certains autres indemnes de la maladie auront, par ailleurs, une sérologie positive.On prétend que dans 40 pour cent des cas à sérologie positive et pour lesquels on ne peut mettre une origine syphilitique en évidence, la réaction doit être considérée comme faussement positive, étant alors en rapport avec une maladie du collagène ou une maladie vasculaire, comme le lupus érythémateux, l\u2019arthrite rhumatoïde ou la fièvre rhumatismale.L\u2019épreuve d\u2019immobilisation du tréponème ou l\u2019épreuve de Nelson (T.P.I., en anglais) a manifestement aidé à différencier les réactions positives des fausses réactions.Cette réaction est, par ailleurs, compliquée, dispendieuse et un peu longue.Pour faire l\u2019épreuve de Nelson, 1l faut le sérum du malade, des tréponèmes vivants conservés de façon spéciale dans des cultures et chez le lapin.Quand le sérum du malade contient des anticorps, la réaction est positive et dite spécifique.\\ Les découvertes récentes de Nelson et de Cain, Hardy, Hollanger, Magnuson et McLeod ont permis d\u2019utiliser, au lieu de tréponèmes vivants, des tréponèmes morts, ce qui simplifie singulièrement la technique.Avec ce dernier procédé, les épreuves sérologiques que l\u2019on peut qualifier de spécifiques, puisqu'elles utilisent le tréponème lui-même, seront devenues beaucoup plus faciles et à la portée de tous les laboratoires.Ces deux dernières épreuves portent en abréviation et en anglais les noms de T.P.1.A.et T.P.A.L\u2019auteur conclut que, malgré tout, on doit continuer à faire les épreuves sérologiques habituelles pour dépister la syphilis.Dans les cas douteux, où les réactions positives ne semblent pas concorder avec la clinique, le T.P.1., le T.P.I.A.ou le T.P.A.pourront servir à faire mieux comprendre ou interpréter certains malades où le diagnostic de la maladie est difficile.Le diagnostic dans ces cas est fonction de la collaboration étroite qui doit toujours exister entre le clinicien et le laboratoire.Émile GaumonD (22) 422 Lavar MÉDICAL Décembre 1957 J.Gay PRIETO, Alvarez CASCOS et G.JAQUETI (Madrid).Ra- diumthérapie interstitielle de l\u2019épithélioma de la lèvre.Bull.Soc.française de Derm.et Syph., n°4, 1955, 412.Fréquence : C\u2019est un épithélioma d\u2019observation assez fréquente chez les patients de ces dermatologistes de Madrid.Cette fréquence serait en rapport avec le genre d\u2019occupation de leurs malades (laboureurs, journaliers), occupation qui les oblige à travailler sous l\u2019action des rayons solaires.L\u2019infection de la bouche, constante chez presque tous, l\u2019action du tabac et les petits traumatismes provoqués par le décollement du papier de la cigarette adhérent à la semi-muqueuse de la lèvre inférieure par suite de leur coutume invétérée de l\u2019y laisser collée pendant le travail, toutes ces conditions favoriseraient le développement de I\u2019épithélioma.Les auteurs, qui disposent d\u2019un riche matériel a leur clinique derma- tologique de Madrid, calculent que la proportion des cancers de la lèvre par rapport à tous les cancers cutanés qu\u2019ils ont traités pendant neuf ans est 15 à 20 pour cent du chiffre total des épithéliomas traités alors que Levin, dans l\u2019état de New-York, trouve que 6,8 pour cent de tous les cancers siègent à la lèvre.Données cliniques : A Madrid aussi, le sexe masculin est surtout affecté : 102 sur 105 malades.On trouve la tumeur presque exclusivement sur la lèvre inférieure : 98 sur 105.La plupart des néoplasies siégeaient dans la zone moyenne de la lèvre : 53 cas, 32 du côté gauche et 21 du côté droit (d\u2019après eux, les Espagnols placeraient plus souvent leur cigarette à gauche qu\u2019à droite ?) Soixante-dix des malades travaillant en plein air.Les malades atteints d\u2019épithélioma de la lèvre consultent relativement tôt par rapport à ceux qui sont atteints d\u2019autres cancers cutanés, la moitié des patients consultant dans le courant de la première année.Choix de la méthode thérapeutique : Tous les épithéliomas de la lèvre ne sont pas justifiables de la radium- puncture.Comme guide, les auteurs ont adopté la classification de Scharps, Williams et Pygh.Tyre 1 Tyre II Tyre 111 Type IV Diamètre inférieur |Tumeurs dépassant Tumeurs avec Avec invasion des à 2 cm 2 cm métastases organes proches 28 72 3 1 D\u2019après eux, les seuls types I et II sont justifiables de la radium- puncture. HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ Nhormodausse, COMPOSITION Extraits totaux de sang : Extrait de foie de veau titré en vitamine B12 native : de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de bière ; de génisse , A .2, hémoglobinique : Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau 4 A VITAMINE +B12%: FER -HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THERAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE : Sirop Ampoules buvables Adultes : 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Enfants : de 10 à 15 ans, l à 3 cuillerées à dessert ; de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café ; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à café par jour.Adultes : 2 ampoules par jour.Enfants : 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit être pris un quart d\u2019heure avant les repas après dilution dans 14 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada : e POS 2245, RUE VIAU, MONTRÉAL Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 43 (23) el éco ~ (Mercaptomérine sodique) \u201ca Indiquée comme diurétique.La THIOMERIN permet d\u2019 obtenir \u2018 une perte de liquide uniforme, persistante et nettement efficace.Elle est bien tolérée par voie sous-cutanée et est le moins irritant de tous les mercuriels organiques.Présentation : SOLUTION DE THIOMERIN \u2014 prête à l'injection En fioles de 2 et de 10 cc.% THIOMERIN LYOPHILISEE 20 En fioles de 10 et de 30 ce, Pa + \"PURODIGIN® ~~ # (Digitoxine cristallisée) » * Indiquée dans l'insuffisance cardiaque.La PURODIGIN, ad- = = ministrée à dose orale qui est la plus faible de tous les glucosides tonicardiaques, permet d'obtenir et de maintenir une digitali- à sation efficace.Parmi ses avantages, on peut citer: grande acti- } vité, absorption complète, entretien régulier, action uniforme.Présentation: PURODIGIN EN COMPRIMES, dosésä0.2mg, : en flacons de 30, de 100 et de 500 comprimés: pa à à 0.15 mg.et à 0.1 mg., en flacons de 100 et = de 500 comprimés.«+ - PURODIGIN EN AMPOULES, à 0.2 jd Woe, en boites de 6 ampoules.Win i EE EE AR -, ZZ Wyeth.Un nom a se rappeler yell en MARQUE DEPOSEE thérapeutique WALKERVILLE, ONTARIO .u MONCTON cardio-vasculaire MONTREAL WINNIPEG VANCOUVER *Marque déposée Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol, 24 \u2014 No 3 44 \u2014 Décembre 1957 Lavar MÉpicaL 423 Les auteurs préfèrent la radium-puncture interstitielle, pour les raisons suivantes : 1° Réalisation technique facile ; 2° Pour des raisons d\u2019ordre économique ; 3° Plus de commodité pour le malade malgré les douleurs du début ; 4° Meilleure distribution des radiations ; 5° Plus grande uniformité dans la radiation.Technique employée : Aiguilles de platine iridié à 10 pour cent avec une charge de 27,7 mm, un diamètre extérieur de 1,5 mm et une paroi de 0,5 mm d\u2019épaisseur.En général, la dose optimum oscille entre 1,5 et 2,5 millicuries détruites (m.c.d.) par centimètre cube.Le temps de radiation avec ce matériel est de cinq à huit Jours.Résultats : Sur 105 malades ainsi traités, tous les malades ont été considérés cliniquement guéris, sauf un qui a récidivé sept mois après sa sortie de la clinique.Les auteurs ne conseillent la « toilette prophylactique » des ganglions du cou qu\u2019exclusivement dans les cas d\u2019épithéliomas très étendus, ayant plus de 2 cm?de surface qui atteignent des sujets éloignés du centre de traitement et qui ne peuvent se présenter au contrôle périodique mensuel.Quant à la radiothérapie préventive de la zone submaxillaire, ils la considèrent comme peu efficace et plutôt génante à cause des symptômes de sécheresse de la bouche qu\u2019elle provoque pendant des mois.Cette radiothérapie préventive aurait d\u2019ailleurs, d\u2019après eux, à son actif de nombreux cas de guérison d\u2019adénopathies inflammatoires qui auraient été également guéries sans cette intervention.~ Emile GAUMOND T.Benedek TIBOR.Sur la vaccinothérapie spécifique du psoriasis vulgaire basée sur son étiologie et sa pathogénie.Dermat.Wochenschrift, 131 : 414, 1955.Depuis près de cent ans, plusieurs auteurs, a certaines Périodes, ont émis l\u2019opinion que le psoriasis était d\u2019origine parasitaire mais sans jamais mettre en évidence le parasite en cause.D\u2019après Benedek, « le psoriasis demeurait toujours le profond mystère offert à nos recherches ».L'auteur prétend avoir résolu le problème en démontrant la présence du bacillus endoparasiticus aussi bien dans les lésions psoriasiques que dans le sang circulant et, surtout, en utilisant la technique du vésicatoire à la cantharide.Le psoriasis, d\u2019après lui, est le produit d\u2019un inflammation qui débute et se déroule dans le chorion.Les transformations de l\u2019épiderme sont (24) 424 Lavar MépicaL Décembre 1957 exclusivement et purement la conséquence du processus inflammatoire cutané profond.Les parasites venant du courant sanguin s\u2019infiltrent au niveau des capillaires et vont s\u2019y Inclure.Par ailleurs, la disparition plus ou moins complète du parasite des tissus psoriasiques occasionnerait un état allergique du malade envers le Bacillus endoparasiticus, d\u2019où allergie bactérienne.La désensibilisation spécifique par le vaccin préparé avec le Bacillus endoparasiticus devient alors une excellente mesure thérapeutique du psoriasis.Ce vacein préparé avec le Bacillus endoparasiticus de type S.à une dilution de + est recommandé et doit se donner par voie sous-cutanée à la dose de 0,1 c.c.à chaque injection et deux fois par semaine, sans application ou emploi concomitant d\u2019autres remèdes internes ou externes.Dans la majorité des cas, vingt à vingt-cinq injections de vaccin sont nécessaires pour arrêter le processus psoriasique et amener la disparition des lésions cutanées.Le vaccin, d\u2019après Benedek, agit dans tous les cas de psoriasis, quels que soient l\u2019âge, le sexe ou la durée du psoriasis.Ce traitement ne constitue pas un traitement curatif définitif ; 1l agit sur la poussée psoriasique en cours.Il peut toutefois être répété avec le même résultat.(Une traduction française de cet article original de Benedek a été faite en collaboration avec le docteur André Potvin que nous désirons remercier).Emile GAUMOND C.R.HITCHCOCK, W.A.SULLIVAN et O.H.WANGENSTEEN.The value of achlorhydria as a screening test for gastric cancer.A 10yearsreport.(Intérêt de la recherche de l\u2019archlorhydrie dans le dépistage du cancer de l\u2019estomac.Une expérience de dix ans).Gastro-Enterology, 29 : 621 (octobre) 1955.A la période présymptomatique, le meilleur moyen de dépister le cancer de l\u2019estomac serait de radiographier les individus à des intervalles déterminés.mais cette méthode n\u2019est pas praticable.Si l\u2019on sait que le groupe des individus âgés de plus de cinquante ans est plus susceptible de développer un cancer gastrique et si l\u2019on tient compte que, parmiceux-ci 25 pour cent sont achlorhydriques ou hypochlorhydriques, un groupe comprenant 8 pour cent de la population totale peut être considéré comme étant particulièrement exposé au cancer gastrique.Les auteurs ont choisi sur 4 936 sujets intubés, de juillet 1945 à août 1951, 1 670 patients dont le taux d\u2019acidité était nul ou très bas ; ils ont ajouté 77 patients souffrant d\u2019anémie de Biermer, ce qui forme un total de 1 747 individus, qui ont subi des examens radiologiques, chaque année.Ces examens détecteurs ont permis de mettre en évidence 19 cancers gastriques ; 12 étaient complètement asymptomatiques, trois AMPOULES POUR INJECTIONS INTRAMUSCULAIRES d'absorption facile.COMPOSITION : Le CAMIROL est une combinaison soumise 3 un traitement spécial, comprenant des lodures, de I'lodoforme, du Camphre et du Menthol dans un véhicule de faible acidité et PROPRIÉTÉS REMARQUABLES DU CAMIROL: J| assure aux tissus une plus grande résistance locale et générale.Dans la sinusite paranasale aiguë ou chronique, le CAMIROL facilite le drainage des sinus et favorise la délitescense de l'inflammation.Dans la bronchite aiguë ou chronique, le CAMIROL fluidifie les sécrétions attachées et en facilite l'expectoration.Il réduit l'irritation locale, apaise la toux et prévient les paroxysmes inutiles et douloureux.POSOLOGIE : Une ampoule en injection intramusculaire tous les jours ou tous les deux j jours, selon le cas.PRESENTATION : Boîtes de 6, 25 et 100 ampoules de 1 cc OI E Le Ai i) OTR Y IGUES,OU_CHRONIQUES PE LOS 8 LE °.YN (TINT) 113 BRONCHITES 'ASTHMATIQUES 2245, RUE VIAU, MONTREAL.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 No 3 (25) \u2014 45 (chlorhydrate de dicyclomine) 2 caps.t.i.d.Bentylol \u2026 met vite fin au sspasme Bentylol, I'antispasmodique a action rapide et sure \u2014sans effets secondaires comme ceux de l\u2019atropine ou de la belladonne' \u2014 sans danger même en présence d\u2019un glaucome\u201d Dans 1,272 cas consécutifs® \u201c.y compris ceux recevant des doses allant jusqu\u2019à 13 fois la dose clinique ordinairement administrée par voie buccale, il n\u2019y a pas eu d\u2019effet mydriatique.\u201d3 Le soulagement était hautement satisfaisant, avec absence virtuelle de vue trouble, de bouche sèche et de.rétention de l\u2019urine.! Bentylol est efficace.même dans les cas où d\u2019autres antispasmodiques échouent.Posologie: Adultes\u20142 capsules ou 2 cuillerées à thé de sirop, ou 1 comprimé, t.i.d.avant ou après les repas.Si c\u2019est nécessaire, répétez au coucher.Présentation: Capsules et Sirop (ordinaire ou avec phénobarbital); Comprimés avec phénobarbital; et Injectable.1.McHardy, G., et Browne, D.C.: South.M.J.45:1139, 1952.2.Cholst, M., Goodstein, S., Berens, C., et Cinotti, A.: Scientific Exhibit, A.M.A.1957.3.Hufford, A.R.: Am.J.Dig.Dis.19:257, 1962.4.Derome, L.: Canadian M.A.J.69:532, 1953.THE WM.S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO .Cincinnati Un autre produit exclusif des recherches originales Merrell MARQUE DE FABRIQUE » MENTYLOL 46 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 Décembre 1957 LAvAL MÉDicAL 425 avaient des signes gastriques légers et seulement 4 avaient des symptômes gastriques évidents.La fréquence du cancer dans ce groupe est 3,2 ols plus grande que pour l\u2019ensemble des individus du même âge.Le Centre de dépistage du Cancer de l\u2019université de Minnesota a fait des études analogues pendant sept ans sur un groupe de 1 769 personnes achlorhydriques ou hypochlorhydriques choisies sur 7 074 individus dépassant cinquante années d\u2019âge.Dix-neuf cancers furent découverts lors des examens radiologiques dont dix étaient symptomatiques.A ce Centre, aucun cas de cancer gastrique ne fut trouvé chez les patients à taux d\u2019acidité normal.Les chiffres de ce Centre sont donc à peu près superposables à ceux du groupe précédent.Ensemble, ils ont dépisté 38 cas de cancer gastrique chez 3 516 individus pendant une période de neuf ans et demi, soit 1,08 pour cent.Les conclusions qui s\u2019imposent sont les suivantes : Radiographier les cas d\u2019anémie pernicieuse tous les six mois, les achlorhydriques, les hypochlorhydriques et les porteurs de polypes gastriques tous les neuf ou douze mois ; en plus, les polypes doivent étre enlevés.Jean-Paul DucaL (26) LIVRES Nouvelle pratique chirurgicale illustrée \u2014 Fascicule X.\u2014 Jean Quénu.G.Doin er Cie, édit, Paris, 1957.Le traitement des affections thyroi- diennes.M.PERRAULT et B.K1oTz.G.Doin er Cie, édit, Paris, 1957.Cliniques hématologiques.Gabriel GéLIN.G.Doin er Cie, édit, Paris, 1957.La cardio-notation.D' Arthur Bris- KIER.G.Doin & Cie, édit, Paris, 1957.Traitement chirurgical des affections oculaires.L.GuILLAUMAT, R.de SAINT-MARTIN, L.PauFiQuE, S.RECUS SCHIFF-WERTHEIMER et G.P.SouRDIL- LE.G.Duin er Cie, édit., Paris, 1957, Systématisation des centres nerveux et de leurs connexions.R.M.de Riser.G.Doin & Cie, édit, Paris.1957.L\u2019enfant inadapté.Léon MicHaUx et D.J.Ducré.G.Doin & Cie.édit, Paris, 1957.L\u2019alcoolisme et son traitement.Raoul I.Ecoq.G.Doin & Cie, édit, Parts, 1957.Thérapeutique et spécialités pharmaceutiques.Df Paul GuiLLema~n.G.Doin e& Cie, édit, Paris, 1957. | M AE LES EP Cholestérolytique - Azoturique ABAISSE LE TAUX DU CHOLESTEROL SANGUIN DE 30 à 50° III MN Cholérétigue : J 33 TOUTES LES HYPERCHOLESTEROLEM Yoie intramusculaire profonde, l ampoule tous les ?jours associée au traitement péroral de 1 à 2 granules avant chaque repas Dernière référence bibliographique ALGÉRIE-MÉDICAL Neo2.1953, p.137, Tube de 40 granules Boîte de 6 ampoules Hu\u201d Pr CE PE 2245, RUE VIAU, MONTREAL.\u2014 No 3 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 0 \u2014 47 au Notds mer a) 524 médicales 1951 Pe.ques arait des cus nt à quées ni ci strat et \\eS wi! admin} ont T péri ral actéries choi* pactér age P ropot tion 9\u20ac wicide » par sd el autre ons exceP yine © née rimporté = de toute dé ensib} a a ge otr e pay anogèné t plus r x plus 1e plus 1 vées a q 13 C8 Leg Unique, Médicale, de |r crérie ner\u2019 mi sara ges Rovemp es ut Bre i 95 du Nord par \\ porn malade \u2019 Médecin ir a done L Déni Mine chez av ant ec soit âgent de pé 4! ori Pre eu: grord autre U systa ! bacter; pation?sab a respo?e arte\u201d fact disponj pi rato, © les jp 20K p rmy Xr 1e aevoi ate ous plu sieur Ore; profes vos Bo on sorte ME A ba Ti * Son aan» Es ape rn 231 tho ên ence 22 - at rûecin \u20ac Te, TPASSée pi ; .A pe = a 77 ax Ré RTE 20 Queg Plupar ent 5.AL) ANIN, MLD.FRCP SUscepy a UCoup gr Le Jou RINCIPALE Espèces 25, RUE P don, n 1-vOUS \u2014e \"Nous s Consultations suf rende Philip 4 eee faits imp nm 7 eraannrerert tt .Marg, Peut conf Ne aussenrss remèdes t Pour antibiotig a SEE dans le spe thérapeuti qu données réy \\ Pénicilline Spectre répand PGA.O-5 Streptomyci ne | Sulfonamides .® Ce renseignement Syphilis considère que le SPpect, HE = du- boles infec tions str (240,000 nouveau) eptoéo.Pneumonies st et beaucoup d' TEptococciquEe autres infer, (on.> P Ww.L'absence de toxicité g êt sa disponibilit \u20ac sous phys Unique parmi les antibiotiques, découvreur le Lauréat Notez continuellement Al Sur l'horiz de '11 est douteux q uf un antibio æ Sera plus effj Cace Que la pénj \\ causées Par les or i Banismes sé.te Krantz, Jr hn SR hn 2 A 48 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 REVUE DES LIVRES Martius\u2019 gynecological operations, with emphasis on topographic anatomy, traduit et édité par Milton L.McCALI, M.D., F.A.C.Set Karl A.VOLTEN, M.D.; un livre de 405 pages avec 540 figures de Kathe DroyseN, Little Brown and Company, Boston et Toronto, 1956.La publication en Amérique de cet important manuel européen sur la chirurgie gynécologique constitue un événement digne d\u2019attention.L\u2019auteur du livre traduit, le professeur Heinrich Martius, directeur de la clinique des femmes de l\u2019université Gôttingen, se proposait particulicre- ment de démontrer des pages topographiques et anatomiques de la chirurgie gynécologique, particulièrement lorsque l\u2019anatomie topographique est susceptible d\u2019être modifiée par l\u2019affection en cours ou les Interventions chirurgicales.C\u2019est un livre conçu pour l\u2019usage quotidien qui décrit fidèlement et dans les mormndres détails toutes les techniques opératoires.La caractéristique unique du manuel de Martius est sans contredit l\u2019abondance et la qualité de son illustration.Chaque détail opératoire est parfaitement 1llustré avec le rappel anatomique de tous les tissus qui entourent le champ opératoire.Les grandes divisions de l\u2019ouvrage comprennent : 1° Les laparotomies gynécologiques ; 2° Les interventions vaginales ; 3° Les interventions pour incontinence urinaire ; 4° Le curettage de l\u2019utérus ; 5° Les herniotomies ; 6° Les interventions intestinales Le plan général de I\u2019 ouvrage est ainsi conçu que la description topographique des régions concernées est faite en parallèle avec la technique opératoire et non pas dans une section séparée du livre.Cette disposition (28) 428 Lavar MépicaL Décembre 1957 permet au chirurgien de revoir les données anatomiques essentielles au fur et à mesure qu\u2019ils progressent dans l\u2019étude des étapes de l'intervention chirurgicale.Les opérations chirurgicales de Martius constituent donc un excellent manuel qui après avoir fait ses preuves en Allemagne a été traduit en plusieurs langues ; nous ne doutons pas que l\u2019édition américaine sera accueillie avec enthousiasme.Pædiatrics, édité par Donald PATERSON, M.p.et John Ferguson McCREARY, M.D., avec la contribution de trente-six professeurs.Un volume de 654 pages avec 192 figures, J.B.Lippincott Company, Philadelphie et Montréal, 1956.Ce manuel présente la toute dernière information concernant le traitement de l\u2019enfant.Il insiste particulièrement sur le diagnostic et le traitement des maladies et la plus grande partie du texte est consacrée aux problèmes courants de la pratique pédiatrique bien qu\u2019il soit fait mention des raretés.Le livre comprend également l\u2019exposé des principes du développement émotionnel et des principaux aspects du comportement de l\u2019adolescent.Le soin du nouveau-né constitue également un chapitre important et on insiste particulièrement sur tous les problèmes de l\u2019alimentation de l\u2019enfant.On retrouve également de bons chapitres sur les problèmes gynécologiques de l\u2019enfance, la diarrhée, les lésions gastro-intestinales, les allergies et les infections neurologiques.Signalons encore les chapitres concernant les directives à donner aux parents d\u2019un enfant anormal, un traitement de la déshydratation et des perturbations de l\u2019équilibre électrolitique, l\u2019ophtalmologie et l\u2019orthopédie infantile.Une dernière section compile d\u2019importantes informations concernant les régimes thérapeutiques, la posologie des médicaments, l\u2019immunisation et l\u2019usage des antibiotiques.Au total, un manuel essentiellement pratique qui applique les connaissances modernes aux soins des enfants.Diététique du nourrisson normal et pathologique, par P.MONNET, médecin des hôpitaux de Lyon.Préface du docteur P.BERTOYE.Un volume de 264 pages, avec 6 figures (16,5 X 22) : 1 600 fr.Masson er Cue, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI\u20ac).En dépit de l\u2019apparition en médecine infantile des antibiotiques et de leurs résultats spectaculaires, le rôle de la diététique est resté très Important, surtout dans le traitement des troubles digestifs du nourrisson.L'auteur présente une mise au point de la question tenant compte Décembre 1957 Lava\u2026 MéÉDicaL 429 des acquisitions nouvelles de la biologie, et intégrant la diététique dans la thérapeutique humorale.La première partie concerne le nourrisson normal.Après avoir rappelé les besoins qui doivent être couverts pour assurer son entretien et sa croissance, l\u2019auteur étudie les divers aliments qui peuvent et doivent entrer dans son alimentation, avec leurs avantages et leurs inconvénients.Une particulière importance est donnée à l\u2019étude du lait.Les principaux laits industriels et médicamenteux sont étudiés, avec leurs caractéristiques générales, présentées sous forme de tableaux comparatifs, et leurs indications particulières.L\u2019intérêt du lait de femme est a nouveau tracé, ainsi que ses inconvénients possibles.Farines, légumes, viandes, protéines végétales et animales autres sont ensuite étudiés.Un long chapitre est dévolu aux végétaux médicaments antidiarrhéiques et antiémétisants, dont l\u2019emploi est désormais si utile en diététique infantile.L\u2019auteur aborde ensuite la conduite de l\u2019alimentation du nourrisson normal : allaitement au sein, mixte et artificiel, des chapitres étant réservés au sevrage et à la lactation, ainsi qu\u2019à l\u2019alimentation du prématuré, La seconde partie comporte tous les problèmes diététiques qui peuvent se poser au cours des différentes circonstances pathologiques.C\u2019est à cette occasion toute la pathologie du nourrisson qui est passée en revue, pour peu qu\u2019elle ait rapport avec des problèmes digestifs ou nutritifs.De même l\u2019étude de chaque condition pathologique est-elle quelque peu médicalement complète, l\u2019unité de l\u2019ensemble étant assurée par la compréhension générale sous l\u2019angle diététique.Sont envisagées successivement les diarrhées du nourrisson, la diététique du nourrisson vomisseur, les états de spoliation hydrosaline aiguë (terme sous lequel l\u2019auteur groupe la majorité des « toxicoses » ou « syndromes neuro-toxiques »\u2014 ; les syndromes cœlraques (problème entièrement rénové par l\u2019individualisation de la maladie fibro-kystique du pancréas et les nouvelles orientations concernant la « maladie cœliaque » elle-même) ; l\u2019anoxerie du nourrisson, envisagée sous l\u2019angle psychosomatique qui parait bien l\u2019essentiel du problème ; le mégacôlon congénital, en tenant largement compte des données modernes concernant sa pa thogénie ganglionnaire et les directives chirurgicales précises et prometteuses qui en découlent ; les dystrophies nutritionnelles (hypothrepsies et athrepsies, hypotrophies, syndrome du kwashiorkor, si facilement importé).Un chapitre très critique concerne le nourrisson intolérant au lait, problème qui fit faillir tant de discussions.Les derniers chapitres sont consacrés à la diététique dans les affections dermatologiques du nourrisson (eczéma, érythrodermie desquamative, prurigo strophulus), dans les affections rénales, dans les maladies nutritionnelles (polycories, galacto- sémie, diabète du nourrisson, hypoglycémie idiopathique) et les endo- crinopathies.A propos de tous ces chapitres, l\u2019auteur s\u2019est attaché à établir la liaison de la climique et du laboratoire.Tout au long de l\u2019étude, des 430 Lavar MEpbpicaL Décembre 1957 paragraphes sont consacrés aux techniques modernes de recherches biologiques, avec les déductions qui en découlent sur les plans clinique et thérapeutique.La thérapeutique tissulaire, par Jean GATÉ, professeur de clinique dermatologique à la Faculté de médecine de Lyon, médecm de l\u2019Antiquaille, et René VACHON, ancien interne des hôpitaux de Lyon, chef de clinique à la Faculté.Un volume de 144 pages (14,3 x 19), avec 4 planches hors-texte : 650 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120 boulevard Saint-Germain, Paris (VI®).Le traitement tissulaire, dont l\u2019idée initiale et le principe sont dus à Filatov, a été très rapidement expérimenté en France.Peu onéreux et très simple dans son application, il devait intéresser les thérapeutes cherchant, en face des médications spécifiques de la médecine pasto- rienne, les avantages des traitements qui s\u2019adressent bien plus au malade qu\u2019à l\u2019agent agressif lui-même.Les travaux sur ce sujet se sont rapidement multipliés en France à l\u2019étranger, et forment maintenant une somme considérable dont 1l parait difficile de tirer l'essentiel.Peu de thérapeutiques ont, en effet, suscité tant d'opinions opposées : enthousiasme démesuré des uns, scepticisme systématique des autres.Le caractère empirique de la méthode, les techniques employées, souvent très différentes, ont contribué à fausser l\u2019interprétation des faits.Les auteurs ont eu depuis quatre ans l\u2019occasion d\u2019utiliser cette thérapeutique en dermatologie ; et comme son caractère universel lui ouvrait l\u2019immense champ médical, ils ont poussé leurs études dans d\u2019autres domaines de la pathologie : ophtalmologie, otologie, médecme générale, chirurgie.Rassemblant le maximum de faits contrôlés, ils ont fait une mise au point sincère de la question qui leur permet de dégager quatre conclusions : 1° la thérapeutique tissulaire est bénigne ; 2° elle est douée d\u2019une incontestable activité ; 3° les indications précises sont difficiles à fixer ; 4° l\u2019esprit de cette thérapeutique est origmal ; 1l traduit une conception plus profonde et plus totale de la pathologie.Les applications de la thérapeutique tissulaire sont étudiées successivement dans chacune des spécialités où elle s\u2019exerce.DiIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Introduction.\u2014 Les biostimulines.Généralités.\u2014 Utilisation pratique des biostimulines.\u2014 La thérapeutique tissulaire en ophtalmo- logre.\u2014 La thérapeutique tissulaire en dermatologie.\u2014 La thérapeut1- que tissulaire en otologie.\u2014 La thérapeutique tissulaire en médecine générale.\u2014 La thérapeutique tissulaire en chirurgie.\u2014 Nature des biostimulines.Etude expérimentale.Conclusions. Pour traiter l\u2019obèse apathique et sans volonte .La \u2018Dexedrine\u2019 s\u2019avére précieuse pour traiter les malades obèses, apathiques, sans volonté, chez lesquels l\u2019obésité est la conséquence d\u2019une réaction contre l\u2019ennui et l'impuissance d\u2019agir.Ces malades tentent, inconsciemment, de suppléer à leur inactivité par les excès alimentaires.La \u2018Dexedrine\u2019 permet de traiter cet état de deux manières: 1.Elle dissipe la dépression et stimule le malade, lui rendant la joie de vivre et l\u2019énergie.2.Elle inhibe l\u2019appétit et par là élimine la cause principale de l\u2019obésité.DEX EDRINE-* comprimés capsules Spansule* Chaque comprimé de \u2018Dexedrine\u2019 (sulfate d\u2019amphétamine dextrogyre, S.K.F.) est dosé à 5 mg.d\u2019élément actif.Capsules \u2018Dexedrine Spansule\u2019: Capsules dosées à 10 mg.et à 15 mg.d\u2019élément actif.@ Smith Kline & French - Montréal 9 722F * Marque déposée au Canada Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 49 (29) nocturne Les patients traités au Diamox ne présentent pas de fluctuations hydriques ni de variations de poids parce que le Diamox est efficace non seulement pour mobiliser le liquide œdémateux mais aussi pour prévenir l\u2019accumulation de liquide.L\u2019excrétion rénale est totale dans les 24 heures sans effets cumulatifs.1 Diurétique se prêtant à des usages très variés, le Dramox s\u2019est avéré singulièrement utile dans d\u2019autres affections aussi, y compris le glaucome aigu, l\u2019épilepsie, la toxémie et l\u2019ædème de la grossesse, la tension prémenstruelle et l\u2019ædème associé à l\u2019obésité.diurétique non mercuriel Le Dramox est bien toléré par voie digestive et, même lorsqu\u2019il est administré à fortes R doses, les effets secondaires sérieux sont rares.Une seule dose agit pendant 6 à 12 heures, ce qui procure commodément une diurèse diurne avec repos nocturne.Présentation : comprimés rainurés de 250 mg.(aussi en ampoules de 500 mg.pour administration parentérale).ACÉTAZOLAMINE LEDERLE |.GoopMaN, L.S., and GILMAN, À.: The Pharmacological Basis of Therapeutics, Ed.2, The Macmillan Co,.New York, 1955, p.856.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED £ le 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal, Qué.eder * Marque déposée.CAN a0° 50 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 Décembre 1957 LavarL MÉDicaL 431 Les anémies mégaloblastiques de l\u2019enfance et les problèmes de la mégaloblastose, par Gabriel GÉLIN, médecin des hôpitaux d\u2019Oran, et Marcel IBORRA, ancien interne des hôpitaux d'Oran.Un volume de 144 pages (16,3 X 25) : 800 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI\u20ac).Les anémies mégaloblastiques de l\u2019enfance, de connaissance récente, sont certes relativement rares.Mais l\u2019intérêt qu\u2019elles présentent, autant sur le plan hématologique et biochimique que sur le plan pédiatrique, a incité les auteurs à reprendre une à une les pièces d\u2019un dossier encore peu fourni pour en présenter une monographie d\u2019ensemble.Chemin faisant, ils ont été amenés, par l\u2019étendue et la complexité des problèmes pathologiques soulevés, à prendre connaissance de très nombreuses recherches consacrées aux problèmes de la mégaloblastose.Ainsi l\u2019étude qu\u2019ils présentent comporte-t-elle deux parties bien distinctes : la première \u2014 plus spécialement hématologique et bio- chimique \u2014 est consacrée à une revue rapide des problèmes de la mégaloblastose chez l\u2019adulte et chez l\u2019enfant.L\u2019accent y est mis sur la place des facteurs antipernicieux, de l\u2019acide folique, de la vitamine B1, dans l\u2019anabolisme et le catabolisme des nucléoprotéines.La seconde partie, essentiellement clinique et thérapeutique, est consacrée aux anémies mégaloblastiques de la première enfance, et singulièrement aux anémies dites « pseudo-pernicieuses » ou « nutritionnelles », dont les rapports avec les grands syndromes carentiels permettent de soulever de passionnants problèmes de pathologie générale.Chacune des parties est suivie d\u2019une longue bibliographie : 340 références pour la première \u2014 170 pour la seconde.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE I.Les problèmes de la mégaloblastose.\u2014 Le problème morphologique.\u2014 Le problème pathogénique.\u2014 Le problème biochimique et les facteurs antipernicieux.\u2014 Bibliographie.IT.Les anêmies mégaloblastiques de l\u2019enfance.\u2014 Les anémies mégaloblastiques à rechutes.\u2014 Les anémies mégaloblastiques « pseudo-pernicieuses » de l\u2019enfant.\u2014 Traitement.\u2014 Bibliographie.(30) CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Le docteur Arthur Bédard, professeur d\u2019urologie Le docteur Arthur Bédard, professeur agrégé à la Faculté depuis 1949 et chef du Service d\u2019urologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, vient d\u2019être chargé de l\u2019enseignement de l\u2019urologie dans le cours de pathologie chirurgicale en remplacement du docteur Nérée Lavergne.Le docteur Bédard est urologue certifié du Collège royal et du Collège provincial en plus d\u2019être spécialiste consultant à l\u2019Hôpital Sainte-Foy des Anciens combattants.UNIVERSITÉ LAVAL ET UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Facultés de médecine Renseignements utiles aux médecins qui désirent occuper un poste de résident étranger dans le cadre du personnel médical des Hôpitaux de Paris Désignation : Les médecins étrangers attachés aux Services hospitaliers de l\u2019Administration générale de l\u2019Assistance publique à Paris seront désignés sous le nom de « résidents étrangers ».Nomination : Leur nomination sera faite par le directeur général de l\u2019Administration de l\u2019Assistance publique à Paris, sur proposition du Collège de COMPRIMÉS Pour prévenir et traiter FORTE Pour un soulagement les symptômes supplémentaire dans les du rhume ordinaire.cas de rhumes sévères.pour tout âge maitrise le rhume.bactériennes secondaires A CCFPORAHON LIMITED qui accompagnent les rhumes.PÉNI CI LLINE ( # our prévenir .les complications < , chers x y toutes les phases limite les complications et CODÉINE Pour le rhume à l\u2019état de grippe, soulagement ca MONTREAL supplémentaire de nombreux troubles douloureux.SIROP PÉDIATRIQUE MEDILETS GOUTTES PÉDIATRIQUES Pour le malade qui tousse, Pour prévenir et traiter Pour malaises, douleurs et fièvre contrôle rationnel de la toux les symptômes du rhume associés au rhume de cerveau, à toutes les phases du rhume.chez les enfants.malaises de la dentition et des Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 (31) inoculations, aux allergies.\u2014 51 MODE ot | [TVX OÙ 1 2 LEITUTT, sat mmo.acl p 0 p \\ SR | VS | TROIS SORTES \\ KONDREMUL (ÉTIQUETTE BLEUE) KONDREMUL AN DDITIONNE DE CASCARA ÉTIQUETTE VERTE C eo.KONDREMUL ADDITIONNE DE PHENOLPHTALEINE es (ÉTIQUETTE ROUGE) > \"KONDREMUL ÉMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINÉRALE o Le KONDREMUL est de regle chaque fois qu\u2019une élimination sans efforts est le but désiré.Le KONDREMUL s\u2019infiltre dans le bol fécal, l\u2019amollit, et permet le passage d\u2019une selle malléable et bien formée, sans efforts.Le KONDREMUL est une émulsion d\u2019huile minérale exceptionnelle à cause de sa grande stabilité et de l\u2019uniformité et du petit volume de ses globules d\u2019huile.Le suintement anal, toujours embarrassant, est extrêmement rare.Le KONDREMUL est agréablement aromatisé; il n\u2019est pas oléagineux, il se verse facilement du flacon, se mêle parfaitement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.L\u2019absence de sucre et d\u2019alcool dans sa formule en rend l\u2019administration propre aux diabétiques.POSOLOGIE: Adultes: une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer à une cuillerée à soupe le soir à mesure que l'état s'améliore.Enfants: d'une à deux cuillerées à thé le soir suffit généralement.Flacons de 16 onces liquides.Cr 0) Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA a T\u2014\u2014 rE TT NOUVEAU CONTRE LA DIARRHÉE | olymagma REALISANT LE PREMIER PROGRES IMPORTANT EN MATIERE D\u2019ADSORBANTS INTESTINAUX depuis plus de 2500 ans! Le POLYMAGMA renferme la Claysorb, substance nouvellement découverte dont le pouvoir d\u2019adsorption est jusqu'à 6 fois supérieur à celui du kaolin, ancien étalon en ce domaine.L'énorme pouvoir d\u2019adsorption de la Claysorb d\u2019une part et la puissante activité -synergique des deux antibiotiques non-absorbables que sont la polymyxine et la dihydrostreptomycine d'autre part, font du POLYMAGMA le premier anti-diarrhéique entièrement moderne.Par suite de l\u2019excellente adsorption de la Claysorb et de la grande activité synergique des antibiotiques, la cure est raccourcie et, partant, le prix de revient moindre pour le malade.Flatte le palais \u2014atout supplémentaire.La posologie peut s'adapter aux besoins.Posologie préconisée: Adultes, 4 cuillerées à thé, de 3 à 4 fois par jour, avant les repas.Nourrissons et jeunes enfants, 2 cuillerées à thé 3 fois par jour.Présentation: En flacons de 8 onces liq.Formule: Par quantité de 30 cc.(1 once liq.) Dihydrostreptomycine pure (sous forme de sulfate) .300 mg.Sulfate de polymyxine B .120,000 unités Claysorb (Attapulgite activée) .3 Gm.AL Pectine .270mg E ; outre 0.05% de méthylparabène, 0.01% de Marque déposée propylparabène et 0.04% de butylparabène, WALKERVILLE, ONTARIO comme préservatifs, dans un gel d\u2019alumine MONTREAL » WINNIPEG + VANCOUVER spécial.@ Ordonnanoc obligatoire *MARQUE DE COMMERCE 54 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24 \u2014 No 3 Décembre 1957 LAavAaL MÉDICAL 433 médecine des hôpitaux de Paris, après examen de leurs titres universitaires et hospitaliers par cet organisme.Durée : Ils seront nommés pour une période d\u2019une année à l\u2019issue de laquelle ils pourront exceptionnellement être réinvestis pour une deuxième ou une troisième année.En principe 1ls devront alors changer de Service.La date d\u2019entrée en fonction est fixée au 1°\" octobre de chaque année.Fonctions : Les fonctions dévolues aux résidents étrangers seront en principe les mêmes que celles des internes en médecine de 3° et 4° année.Rémunération et prestation : Ils percevront une rémunération dont le montant sera égal à celle qui est attribuée à ces Internes, soit environ 520 000 fr.par an.Ils bénéficieront dans les mêmes conditions que ces derniers des prestations de nourriture et logement ou des indemnités correspondantes.Ils ne peuvent toutefois avoir droit aux prestations de sécurité sociale.Attestation : A l\u2019issue de son stage, chaque résident étranger recevra une attestation de l\u2019Administration générale de l\u2019Assistance publique à Paris, un diplôme délivré par le président du Collège de médecine des Hôpitaux de Paris et une attestation technique détaillée du chef de Service dans lequel il à travaillé.Procédure : La liste des candidats sera arrêtée par les doyens des Facultés de médecine de l\u2019université Laval et de l\u2019université de Montréal.La formule de demande de poste de résident étranger peut être obtenue de l\u2019un ou l\u2019autre de ces doyens, suivant le cas, et lui être retournée avant le 15 janvier de chaque année.Pour faire une telle demande, le candidat doit avoir fait au moins trois ans d\u2019internat, y compris l\u2019internat rotatif junior.N.B.\u2014 Des vacances sont permises le 1°\" septembre, soit en fin de séjour, pour ceux qui désirent se présenter à l'automne aux examens du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec ou du Collège royal du Canada.Bourses d\u2019études post-universitaires Upjohn L\u2019Exécutif du Collège de pratique générale ¢ du Canada a accepté l\u2019offre de la Upjohn Company of Canada, laquelle s\u2019engage à lui souscrire annuellement douze bourses de $500 chacune.Ces bourses seront accor- (32) 434 Lavar MEbpicaL Décembre 1957 dées à deux praticiens de médecine générale de l\u2019Ontario, deux de la province de Québec (dont un médecin anglais et un médecin de langue française) et un praticien de médecine générale dans chacune des huit autres provinces, afin de permettre à ces médecins de suivre un cours d\u2019études post-universitaires.Chaque chapitre provincial formera un comité des bourses d\u2019études, lequel devra obtenir l\u2019approbation du collège ; ce comité spécial sera responsable du choix-du ou des boursier(s) dans cette même province.L\u2019Exécutif du collège a demandé aux chapitres provinciaux de ne pas tarder à constituer ces comités, étant donné que l\u2019on accordera ces bourses à partir du 1°\" janvier 1958.C\u2019est aussi le désir de l\u2019Exécutif que les secrétaires des chapitres provinciaux du collège recueillent immédiatement les formules de demande des candidats.Il est à espérer que les comités provinciaux étudieront ces demandes le plus tôt possible afin que le collège puisse distribuer ces bourses dès le début de l\u2019année prochaine.Les boursiers devront faire partie du Collège de pratique générale du Canada à titre de membres actifs ou associés.Une fois élus, les candidats devront obtenir l\u2019approbation du Comité des bourses d\u2019études, quant à leur choix d\u2019un cours, au Canada ou aux Etats-Unis.Ce cours devra durer au moins deux semaines.Les boursiers pourront s\u2019inscrire à un cours organisé par une école de médecine reconnue ou suivre un cours spécial dans un hôpital universitaire.Ce cours leur donnera droit aux crédits réglementaires des études post- universitaires.Pendant le mois qui suivra le cours, le boursier soumettra, au directeur de l\u2019Exécutif du Collège de pratique générale du Canada, une attestation de présence, dûment signée, ainsi qu\u2019un rapport de ses études et ses commentaires sur la valeur du cours qu\u2019il aura suivi.Bourse Schering La première bourse Schering pour études post-scolaires dans les Facultés de médecine canadiennes a été décernée à Mlle Evelyn Teresa Bennet, de Halifax, qui poursuit des études de doctorat en philosophie à l\u2019université Dalhousie dans cette ville.Peu après que le docteur C.B.Stewart, doyen de la Faculté de médecine de Dalhousie, eut annoncé que Mlle Bennet avait été choisie comme récipiendaire de la bourse pour 1957, Monsieur Jewell Brisick, de Schering Corporation Limited, à Montréal, s\u2019est rendu à Halifax pour présenter officiellement la bourse Schering à la gagnante.En faisant la présentation, Monsieur Brisick a annoncé que la bourse Schering sera attribuée chaque année dans les Facultés de médecine des différentes universités canadiennes à tour de rôle.En vertu de cette bourse, MII Bennet recevra $4 000 pour lui aider à poursuivre ses études sur la chimie des stéroïdes au cours de la pro- Pour vous aider à maîtriser la constipation: ; Capsules Colace™ Gouttes Sirop () uand Sulfosuccinate de sodium dioctyl, Mead Johnson °1°4 » Ramollit les selles la motilité pour évacuation facile\u2014 1 n l e st 1 na le sans action laxative sans apporter de volume est Colace, par ses propriétés a réduire la \u2014_ 5 tension superficielle, augmente l'humi- 000 \u2014 i dité et la pénétration des liquides dans l'intestin, et favorise la formation LE ; d\u2019émulsions.ll garde les selles nor- | malement douces et molles et facilite l'évacuation naturellement et F facilement.Le nouveau Quand Peri-Colace* la motiliteé Capsules Sirop Stimulant du péristaltisme\u2014 ramollissant des selles, Mead Johnson intestinale Ramollit les selles, et est stimule le péristaltisme\u2014 Pour une action synergique, le Peri- Colace associe le Colace, ramollissant des selles, avec un nouveau stimulant du péristaltisme \u2014 Peristim (un mélange standardisé d\u2019anthraquinones sélectionnés provenant de glucosides de cascara.) Et, en raison de ce que le Colace garde les selles molles et facilite l'évacuation, la quantité requise du stimulant péristaltique est extrêmement diminuée.MEAD JOHNSON EMBLÈME DE SERVICE À LA PROFESSION MÉDICALE TORONTO .BELLEVILLE .MONTREAL Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 55 (33) Postencephalitic (diopathic ATI A men eme seeps ie A same: bile see Arteriosclerotic Rona ian ata nn atomic eon sb ech © sant wea mi rn PARKINSONISME .- ; 2S, inl ps occasion: ce an ES 2 .sir x doi cie ei PS a ae \u201d = Chlorhydrate d\u2019 \"ARTANE\"\\ TRIHEXYPHÉNIDYLE-HCI LEDERLE L\u2019ARTANE est efficace dans toutes les formes du | parkinsonisme chez les jeunes et les vieux : e cardiaque, hypertensif, idiopathique.Bien toléré, PART ANE [maintient une forte action anti- 1 spasmodique durant des périodes detraitement premier prolongées.L\u2019ARTANE est remarquablement dénué de propriétés toxiques, n\u2019a aucun effet sur nuisible sur la fonction hématopoïétique de la moelle osseuse.la Présentation : comprimés de 2 mg.et de 5 mg.Posologie : 1 mg.le premier jour, avec augmen- liste tation graduelle, selon la réponse, jusqu\u2019à 6 mg.à 10 mg.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED D 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, * Marque déposée Montréal, Qué.56 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 - No 3 Décembre 1957 LavaL MEeEpicaL 435 chaine année.Native de Glace-Bay, N.-E., MIl¢ Bennet a fait ses études dans cette ville et 4 Antigonish, puis les a poursuivies à l\u2019université Saint-Francois-Xavier ou elle obtenait un baccalauréat és sciences en biologie en 1953 et un baccalauréat és arts en littérature anglaise en 1954.En mai de l\u2019an dernier, elle obtenait de l\u2019université Dalhousie une maîtrise ès sciences pour ses recherches sur les matières grasses phosphorées dans les tissus vivants.L\u2019Association des médecins de langue française au Canada Le XXVIII® congrès de l'Association des médecins de langue française du Canada aura lieu l\u2019an prochain à l\u2019hôtel Algonquin de Saint-André- sur-Mer, au Nouveau-Brunswick.Cette décision émane de l\u2019assemblée du Conseil tenue en septembre dernier à Québec, qui a fixé la date des assises aux 11, 12 et 13 septembre 1958.Voici la composition du comité du XXVIII* congrès : Président : docteur Georges-L.Dumont, Campbellton, Nouveau- Brunswick.1°T vice-président : docteur Pierre Smith, Montréal.2\u20ac vice-président : docteur Horace Paiement, Sturgeon-Falls, Ont.3\u20ac vice-président : docteur Pierre Jobin, Québec.4\u20ac vice-président : docteur Henry Guyot, Saint-Boniface, Mant- toba.Secrétaire : docteur Jean-Paul Carette, Campbellton, N.-B.Trésorier : docteur Francois Saint-Laurent, Campbellton, N.-B.A la même réunion de septembre, le Conseil de l\u2019Association élisait les membres des différents comités généraux, des comités provinciaux et inter-provinciaux et, en plus, mettait sur pied un comité spécial chargé d\u2019étudier et de modifier les lettres patentes actuelles de l\u2019A.M.L.F.C.Ce comité spécial tiendra ses réunions au cours de l\u2019année 1957-58 et présentera au Conseil des suggestions en septembre 1958.Le Conseil a aussi étudié la question des pensions de retraite pour les médecins et la déduction de la prime annuelle de l\u2019impôt sur le revenu.Il a fait sienne une décision de l\u2019exécutif de l'A.M.L.F.C.(29 août 1957), laquelle se lit comme suit : « Que le Conseil, s\u2019abstenant de tout mouvement collectif, étant donné les difficultés inhérentes à telle organisation, laisse à chaque médecin le soin de choisir individuellement le plan qu\u2019il désirera.» Et il est d\u2019avis que les rentes viagères sont tout à fait recommandables.(34) 436 LavarL MÉDicaL Décembre 1957 Voici la composition du Comité d\u2019économie médicale pour l\u2019année 1957-58 : « Ex officio » : Docteur Emile Blain, directeur général, Montréal.Docteur Hermile Trudel, secrétaire-trésorier général, Montréal.Docteur B.-G.Bégin, secrétaire-adjoint, Montréal.Président : Docteur Pierre Jobin, Québec.Membres : Docteur Roma Amyot, Montréal.Docteur J.-A.Denoncourt, Trois-Rivières.Docteur Richard Gaudet, Sherbrooke.Docteur Jean-Marie Laframboise, Ottawa.Docteur Jos.-Luc Riopelle, Montréal.Membres adjoints : Représentant du Comité provincial du Québec de l\u2019A.M.L.F.C.: Docteur Roland Décarie, Montréal.Représentant du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec : Docteur René-L.DuBerger, Sherbrooke.Représentant de la Fédération des sociétés médicales de la province de Québec : Docteur Aimé Leduc, Valleyfield.Représentant de l\u2019Association des bureaux médicaux des Hôpitaux de la province de Québec : Docteur E.-Rolland Blais, Montréal.Représentants des médecins praticiens : Docteur Marc Bergeron, Saint-Hyacinthe.Docteur Albert Dumas, Montmagny.Vœux formulés par le Conseil de l\u2019Association des médecins de langue française au cours du XXIII: Congrès tenu à Québec en septembre 1957 CONSIDÉRANT qu\u2019il est de plus en plus urgent de prendre les mesures les plus efficaces pour enrayer la fréquence sans cesse croissante des accidents graves de la route ; LES UNITÉS SANITAIRES Soixante-dix-huit comtés de la province de Québec sont desservis par soixante-sept Unités sanitaires.Une population globale de 2 895 000 âmes en bénéficie.> + + HYGIÈNE DE LA PREMIÈRE ENFANCE EN 1954 198 414 nourrissons examinés.131 579 enfants d\u2019âge préscolaire.= + + = VISITES À DOMICILE Pour nourrissons : 189 708 Pour enfants d\u2019âge préscolaire : 257 531 Enfants d'âge scolaire : 179 366 Inspections sanitaires : 132 921 LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Honorable Docteur Dr J.-H.-A.PAQUETTE, D.M., Jean GRÉGOIRE, D.M., ministre.sous-ministre.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 (35) a i i Contre la toux, les douleurs et courbatures dues au rhume SIROP © J Coricidin Préparation analgésique-antihistami- nique contre la toux pour les patients ___ de toyt age.\u2018 ) Soulagement immédiat du rhume, de l\u2019enchifrènement et de la fièvre chez les enfants.Coricidin MEDILETS analgésique-antipyrétique- antihistaminique Peuvent être avalés, mâchés, dissous sur la langue ou dans du liquide.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de Sirop CORICIDIN contient: Bitartrate de dihydrocodéinone.1.67 mg.Chlor-Tripolon.2 mg.Sa.icylate de Sodium.225 mg.Citrate de Sodium .120 mg.Caféine.30 me.Guaiacolate de Glycéryle.30 mg.Chaque comprimé CORICLDIN Pédiatrique Medilet contient: Maléate de CHILOR-TRIPOLON .0.75 mg.Acide acétylsalicylique.80 mg.Phénacétine.16 mg.(pas de caféine) Deleting x CO-PORATION LIMITED MONTREAL \u2014 57 RÉVOLUTION dans l'histoire des tétracyclnes | 2 niveaux: a, LS) NS A + 2 mo + 8 À RE PHOSPHATE COMPLEXE DE TETRACYCLINE 28 LS We i SF sanguins de 24 heures { avec UNE SEULE dose intramusculaire, dans un volume injectable minime Ce progrès radical est rendu possible par la très grande solubilité de TETREX (phosphate complexe de tétracycline) qui permet d\u2019incorporer dans un volume minime de diluant une quantité p/us grande d\u2019antibiotique.Des études cliniques préliminaires ont démontré que les injections sont bien tolérées, et que la sensation douloureuse au moment de l'injection n\u2019est pas plus forte que celle que causaient les formules anciennes de concen- | tration plus faible.Le TETREX Intramusculaire 250\u2019 se prépare pour l\u2019injection par addition de 1.6 cc.d\u2019eau distillée stérile ou de sel physiologique: le mélange donne un volume total d\u2019injection de 2.0 cc.en solution limpide.Au besoin, la dose de 250 mg.peut être injectée dans un volume plus petit encore, par addition de 1.0 cc.de diluant seulement.Chaque fiole de TETREX Intramusculaire 250\u201d contient: TETREX (phosphate complexe de tétracycline) (étalonné en tétracycline HCI),.\u2026.\u2026.cacrs a ca sesre caen cancer carence senc 250 mg.Chlorhydrate de Xylocaine™.seance 40 mg.plus acide ascorbique 300 mg.et chlorure de magnésium 46 mg.comme agents tampons *Marque déposée pour Lidocaine, Astra Phar.Prod.Inc.PRÉSENTATION: Fioles de une dose contenant TETREX \u2014 phosphate complexe de tétracycline \u2014 chacune fournit une activité correspondant à 250 mg.de tétracycline HCI.Aussi présenté en fioles de une dose, à 100 mg.AV EC®X-YLOCAINE BRISTOL LABORATORIES OF CANADA I ARE, 286 St-Paul ouest, Montréal,\u2019 Qué. AÉROPHAGES DYSPEPTIQUES GASTRIQUES FONCTIONNELS TL USE PS.A AGENT France) UN COMPRIMÉ MATIN, MIDI ET SOIR AVANT LES REPAS UN COMPRIMÉ CONTIENT EN SELS DE SODIUM Bromure 0.25 gr Citrote 075 gm Benzoate 012 gm.Sulfate 0.30 gm Phosphate 0.20 gm Cärbonate acide: 0.17 gm Canada : Laboratoires JEAN OLIVE .MONTREAL 60 \u2014 AMPOULES BUVABLES 10 cc BOITES DE 10 ET 100 CANADA LABORATOIRES JEAN ANÉMIES SECONDAIRES | RN DÉGLOBULISATIONS & THÉRAPEUTIQUES ÉTATS DÉPRESSIFS CONVALESCENCES OLIVE - 200.RUE VALLÉE - MONTRÉAL Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 Décembre 1957 Lavar MEbpicaL 437 CONSIDÉRANT que de telles mesures sont de nature à favoriser la sécurité publique dans toutes les régions du pays et qu\u2019elles sont d\u2019une portée hautement sociale ; CONSIDÉRANT qu\u2019un grand nombre d\u2019épileptiques obtiennent leur permis de conduire un véhicule-moteur et peuvent être de ce fait un danger public ; L'Association des médecins de langue française du Canada croit qu\u2019il est opportun d\u2019attirer l\u2019attention des pouvoirs publics sur cette question.* * * CONSIDÉRANT que l\u2019alcool est une des principales causes des accidents de la route ; CONSIDÉRANT que l\u2019alcoolisme est une maladie qui se greffe fréquemment sur une pathologie neuro-psychiatrique,.L'Association des médecins de langue française du Canada émet le vœu que tout individu qui, à la conduite d\u2019un véhicule-moteur et en état d\u2019intoxication alcoolique, a été la cause d'accidents répétés sur la voie publique, devrait être soumis à une expertise médico-psychiatrique.* * * Pour le maintien de la bonne santé de la population, pour une meilleure compréhension et un traitement plus efficace des maladies, 1l est à souhaiter que des échanges plus fréquents et des contacts plus étroits soient réalisés entre les diverses disciplines médicales et la psychiatrie.Pour les mêmes fins, on doit également espérer un rapprochement matériel, interpersonnel et moral entre l\u2019hôpital mental et la communauté.A cette fin, l\u2019hôpital psychiatrique organisé et administré sur un plan social et de réhabilitation mentale, devrait être le centre autour duquel graviteraient toutes les autres activités psychiatriques d\u2019une communauté socialement bien organisée.* % % CONSIDÉRANT que, parmi les mesures de sécurité sociale, l\u2019assurance- santé est de la plus haute actualité ; CONSIDÉRANT que cette question importante et complexe intéresse le public, les hôpitaux et les médecins.L'Association des médecins de langue française du Canada est d\u2019avis que l\u2019étude de l\u2019assurance-santé continue d\u2019être l\u2019objet de ses préoccupations les plus constantes.(36) 438 Lavar MÉDicaL Décembre 1957 XXXIe Congrès français de médecine Le XXXI° Congrès français de médecine a eu lieu, les 16, 17 et 18 octobre 1957, au grand amphithéâtre de la Faculté de médecine de Paris sous la présidence du professeur René Moreau.Les allocutions d\u2019usage furent rehaussées par l\u2019éclat et la hauteur de vue du discours présidentiel qu\u2019on lira avec le même plaisir qu\u2019on l\u2019a entendu.Trois sujets étaient mis à l\u2019étude au cours de ces journées : \u2014 les collagénoses ; \u2014 les endocardites malignes ; \u2014 le traitement des affections vasculaires du cerveau.L'analyse complète des différents rapports et communications est exposée plus loin en détail.\u2018 Ce sont 3 grands sujets de pathologie médicale traités par des spécialistes de la question, mais dont l\u2019intérêt est évident pour tous les praticiens de médecine interne.\u2014 La première journée fut consacrée à l\u2019étude des collagénoses, maladie de tissus et non d\u2019organe, groupement d\u2019affections disparates reliées entre elles par une réaction tissulaire particulière, réaction qui fit l\u2019objet de nombreuses discussions quant à sa spécificité et ses limites.Le problème est d\u2019abord envisagé du point de vue de la pathologie générale avec une excellente étude anatomique et biologique qui nous rend familières la constitution générale des substances conjonctives, la structure des fibres collagènes et les méthodes d\u2019examens de la substance fondamentale pour aboutir à la description de la nécrose fibrinoïde et à l\u2019exposé critique des diverses maladies rassemblées sous le terme de collagénose.Ce terme même est critiqué, et l\u2019étiquette de collagéniques est proposée en raison des phénomènes inflammatoires qui caractérisent ces lésions histologiques.L'historique de la question, l\u2019étude biologique et pathologique du collagène complètent cette partie de pathologie générale, et la spécificité même de toutes ces affections est Âprement discutée.Une deuxième série de rapports décrivent parfaitement les diverses manifestations cliniques, montrant l\u2019importance des déterminations cardiaques, rénales, pleuro-pulmonaires, digestives, neurologiques, discutant la valeur de la cellule d\u2019Hargraves et du facteur d\u2019Hareusick.Il y a là toute une série d\u2019études excellentes faisant le point de la question, mais en montrant l\u2019incertitude des Iimites, l\u2019association des collagénoses à d\u2019autres affections, en particulier à des cancers, posant un problème nosologique délicat.Le mode thérapeutique ne rassemble pas lui non plus l\u2019unanimité, les partisans de la corticothérapie, de la nivaquine, des salicylés du type aspirme apportant chacun des observations probantes. Décembre 1957 Lavar MéDicaL 439 Les accidents possibles dus à ces diverses médications sont Ià encore l\u2019objet de discussions, et la corticothérapie semble nettement moins nocive aux spécialistes de pneumologie qu\u2019aux cancérologues et aux gastro-entérologues.On voit donc I'intérét du probléme soulevé par les collagénoses, question de pathologie générale en plein remaniement, mais question d\u2019actualité au sujet de laquelle beaucoup de médecins attendent certainement quelques éclaircissements.\u2014 La deuxiéme journée fut consacrée aux problémes actuels posés par les endocardites malignes.Il s\u2019agit là d\u2019affections connues depuis fort longtemps, mais dont les caractères cliniques et évolutifs ont été grandement modifiés depuis l\u2019introduction des antibiotiques.Tout d\u2019abord se discute le problème de savoir si l\u2019on doit conserver la distinction classique des endocardites primitives et des endocardites secondaires.Tous insistent sur la plus grande fréquence actuelle des endocardites ulcéro-végétantes, sur la difficulté de guérison de certaines endocardites lentes, sur les récidives possibles, et sur le fait que la guérison clinique par les antibiotiques est loin d\u2019être toujours une guérison définitive.Le rapport entre les lésions purement infectieuses septicémiques, la possibilité de manifestations rhumatismales ou plus simplement allerg!- ques, l\u2019existence de lésions vasculaires anévrysmales est l\u2019objet de nombreuses discussions.Le problème des endocardites malignes à hémoculture négative pose celui de la technique des hémocultures.Plusieurs études sont consacrées au côté biologique, montrant l\u2019intérêt du laboratoire à la fois dans le dragnostic et dans la conduite du traitement.On a l\u2019impression qu\u2019à I\u2019 heure actuelle cette vieille notion d\u2019endocardite maligne est en plein remaniement, qu\u2019il n\u2019existe pas une opposition formelle entre les endocardites secondaires et les endocardites primitives, entre les endocardites cliniquement aigués et les endocardites a évolution lente et que l\u2019infection valvulaire, lorsqu\u2019elle a touché une fois l\u2019individu, peut persister enclose pendant de nombreuses années malgré toutes les attaques thérapeutiques.Si, donc, les antibiotiques permettent de guérir beaucoup d\u2019endocardites aiguës, le problème n\u2019en est pas pour autant résolu, et la maladie infectieuse endocarditique posera vraisemblablement encore aux chercheurs d\u2019épineux problèmes pendant de nombreuses années.\u2014 La troisième journée traitait de la thérapeutique des affections vasculaires cérébrales.Nous touchons là un vaste problème difficile à résoudre du fait de notre ignorance de la maladie vasculaire proprement dite dont les manifestations cérébrales ne sont qu\u2019une localisation.Dans une première partie physio-pathologique, la question de la rupture vasculaire, de la thrombose vasculaire, de la revascularisation des zones 1schémiées permet de situer parfaitement le problème. 440 Lavar MÉDicaL Décembre 1957 Ainsi peut être abordé plus clairement le problème thérapeutique proprement dit avec la discussion des nombreuses méthodes proposées.soit dans le traitement des hémorragies, soit dans le traitement des thromboses ; enfin, la notion du rôle du système veineux vient se mettre en parallèle à celle des maladies purement artérielles.La neuro-chirurgie a également son mot à dire dans le traitement de ces affections, mais dans des cas extrémement précis.Il est certain que la thérapeutique des affections vasculaires cérébrales reste de nos jours encore bien décevante, que tous nos gestes actifs un peu audacieux peuvent très rapidement devenir plus dangereux qu'\u2019efficaces, et que le scepticisme est malheureusement encore aujourd\u2019hui l\u2019opinion de bien des chercheurs dont le premier but est d\u2019essayer de ne pas nuire à leurs malades.Il n\u2019en était pas moins utile de faire le point d\u2019une question qui reste l\u2019une des plus importantes à l\u2019époque où s\u2019indivr- dualise la spécialité de la gériatrie.C\u2019est à vous de protéger votre vie Par pur intérêt personnel, chaque automobiliste devrait faire sa part en vue d\u2019endiguer le flot effarant des tragédies routières qui viennent gaspiller les fêtes de Noël et du Jour de l\u2019An.Les accidents de la route ne sont pas l\u2019effet du hasard.Environ 90% de ces accidents sont causés par des facteurs subordonnés au comportement des individus.Pour vous aider à traverser sans encombre la dangereuse période des Fêtes, voici trois règles auxquelles vous feriez bien de réfléchir : 1° Soyez courtois envers les autres automobilistes et les piétons ; 2° Pour prévenir la fatigue au volant ou les effets engourdissants du boire et du manger, buvez du café fort ; 3° Redoublez de prudence à cette époque de l\u2019année.Ces règles élémentaires vous aideront également à faire de chaque semaine une Semaine de sécurité routière en 1958.Retenez-les tout comme si votre vie en dépendait.C\u2019est peut-être d\u2019ailleurs le cas. VoL.22 ANNEE 1957 LAVAL MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Direction FACULTÉ DE.MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC CONDITIONS DE PUBLICATION.Laval médical parait tous les mois, sauf en juillet et août.I! est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT.Le prix de l\u2019abonnement est de cinq dollars par année au Canada et de sept dollars cinquante sous à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.TIRÉS A PART.II seront fournis sur demande au prix de revient.Le nombre des exemplaires désiré devra être indiqué en tête de la copie. TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS Volume 22 \u2014 1957 ABIGNON, E., 331.ANGERrs, B., 159.AupeT, L., 328.AUGER, P., 762.BEAUDOIN, J.-L., 752.BERGERON, C., 149.BERGERON, J., 767.BERLINGUET, L., 83.BISSONNETTE, J.-P., 463.BOISSONNE AULT, C.-M., 396 et 842.BraurT, R., 234.Brocuu, P., 308.BroussE AU, À., 791.CAUCHON, R., 308, 496 et 663.Coré, P.-E., 447 et 779.CouLomsE, M., 603.CouronvaL, L., 752.DEMERs, F.-X., 492.DENONCOURT, J.-A., 814.DrsMmeULES, R., 302.DROLET, À, 688.DUcCHEsNE, R., 455.Durour, D., 358 et 543.Dunne, R.-F., 767.ERrLANDE, G., 331.FiLTE Au, G., 773.FRENETTE, L.-A., 652.GAUTHIER, C.-A., 603.GAUTHIER, V., 612.Giroux, M., 302.GossELIN, C., 762.Gourpeau, Y., 14.Guay, M., 186.GurMoND, V., 645.Hauzk, J., 22.Hrvyer, G., 791.Houpe, J.-J., 752.JANES, R.-M., 470.JoBIDON, A., 455.Join, P., 63.JoLIC®EUR, A., 463.LAMONTAGNE, A., 455.LaroinTE, L., 149.Lavoie, R., 597.LEBLOND, S., 264 et 299.L\u2019EsPérANCE, P., 752.Lessarp, C., 302.Lessarp, R., 745.LESTRADET, H., 208.LEVASSEUR, L., 308.MARTEL, A., 45.MERCADIER, M., 521.MonTMiny, L., 22.Morin, J.-E., 625.N aup, R., 508.OLMER, J., 331.Parapis, B., 455.ParaDIs, G., 22.PrsrEL, M., 54.Pion, R., 603.PLAMONDON, C., 470.Poriquin, P.-A., 463.Potvin, A., 625.Pouuror, L., 314.Rousseau, M., 200.SIMARrD, E., 177 et 638.Sirois, J., 25.TAILLE, J.de, 791.TARDIF, A., 455.TETREAULT, A, 191.THIBAUDEAU, R., 200.TrEMBLAY, M., 149 et 320.TurMEL, J., 603.VERDUN, M., 791.West, R.-O., 159. TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES TRAVAUX Volume 22 \u2014 1957 A Abcès (Évolution étrange d\u2019un hématome cérébral suivi d\u2019\u2014 et de méningite terminale.).Acides aminés et protéines.Syn- théses et analyses.83 Acidose diabétique.(L\u2019\u2014) Phy- 302 siopathologie et traitement.208 Acier (Contribution à l\u2019emploi de fils d\u2019\u2014 inoxydable dans la her- niorraphie.) .663 Adaptation (Influence de l\u2019hormone de croissance sur la résistance et '\u2014 au froid.).358 et 543 Afibrinogénémie.(Un cas d\u2019\u2014) 645 Alimentation (Etude comparative de l\u2019\u2014 artificielle chez les nourris- BONS.) 1.220000 2 1 La a 2e + « 320 Alimentation (Résection intestinale massive et difficultés d\u2019\u2014 de cesmalades.).496 Allergie.(L\u2019épreuve intradermique en\u2014 ).2 11211212 314 Anaérobies.(Remarques sur trente-cinq infections à petits\u2014 ).625 Anémie alimentaire et lait de chèvre 200 Anémies et insuffisance thyroïdien- Ne.ee 12246 331 Anthropologique (Etude\u2014 de 33 criminels-délinquants adultes et de 41 jeunes déllnquants.).791 Apoplexie (Deux cas d\u2019\u2014 de la surrénale gauche.) .612 B Biliaire (La lithiase\u2014 et son traite- tement chirurgical.).814 Biologie médicale.(Propos sur la\u2014).a 396 et 842 Bronchoscope (Le\u2014 universel de Fourestier.).22 C Cérébral (Evolution étrange d\u2019un hématome\u2014 suivi d\u2019abcès et de méningite terminale.).\u2026.302 Cérébrale (Fistule artério-veineu- se\u2014 ou exophtalmie pulsatile.).25 Chèvre.(Anémie alimentaire et lait de\u2014).200 Cholécystite (La\u2014 aigué.).308 Chondro-sarcome de la cavité nasale.oi 597 Circulatoires (Troubles aux membres supérieurs.).638 Criminels-délinquants (Etude anthropologique de 33\u2014 adultes et de 41 jeunes délinquants.).791 Croissance (Influence de l\u2019hormone de\u2014 sur la résistance et l\u2019adaptation au froid.).358 et 543 D Délinquants.(Étude anthropologique de 33 criminels-délinquants adultes et de 41 jeunes\u2014 ).791 Dill.(Le docteur\u2014).264 Diverticule de Meckel.(Volvulus du grêle terminal dû à un gros\u2014 ).762 E Électroplexie.(Un aspect du traitement psychiatrique en hôpital général : '\u2014).603 Enseignement (L\u2019\u2014 de la médeci- CDC) 63 Epreuve intradermique (L'\u2014en allergie.).314 Exophtalmie pulsatile.(Fistule artério-veineuse cérébrale ou\u2014).25 Extrophie (Observation d\u2019un cas d'\u2014 complète de la vessie.).463 F Fils d\u2019acier (Contribution à l\u2019emploi de\u2014 inoxydable dans la her- niorraphie.).LL 663 Fistule artério-veineuse cérébrale ou exophtalmie pulsatile.25 Froid.(Influence de l'hormone de croissance sur la résistance et Pa- daptationau\u2014).358 ct 543 Gamma-globulines.(Infections A staphylocoqueset\u2014). Lavar MÉDICAL Grêle terminal (Volvulus du\u2014 dû à un gros diverticule de Meckel.) 762 H Hématome cérébral (lEvolution étrange d'un\u2014 suivi d\u2019abcès et de méningite terminale.).\u2026.302 Hémorragies méningées par malformations vasculaires.159 Herniorraphie.(Contribution à l\u2019emploi de fils d'acier inoxydable dansla\u2014).663 Hormone de croissance (Influence de l\u2019\u2014 sur la résistance et l\u2019adaptation au froid.).358 et 543 Hypertension portale.652 Hyperthyroïdie.(Avantages de l\u2019iode radioactif (I131) dans le traitement de l'\u2014 ).\u2026.470 Hystérectomie (A propos de I'\u2014 abdominale et de l\u2019hystérectomie vaginale.).ee 234 I Iléus biliaire.177 Infections (Remarques sur trente- cing\u2014 à petits anaérobies.).625 Iode radioactif (Avantages de l\u2019\u2014 (I181) dans le traitement de l\u2019hyperthyroïdie.).470 Insuline (Effet de l\u2019\u2014 sur la phos- phatase.) .773 J Jésuites (Les ouvrages de médecine à la résidence des\u2014 de Québec.).688 L Lait de chèvre.(Anémie alimentaire et\u2014 ).112122212222 00 200 Largactil (La solution S1 (phéner- gan- \u2014 démérol) médication sédative en obstétrique.).\u2026 455 Lemierre.(Le professeur André\u2014 ).Néerologie.299 Lithiase biliaire (La\u2014 et son traitement chirurgical.).814 M Malformations (Hémorragies méningées par\u2014 vasculaires.).159 Meckel.(Volvulus du grêle terminal dû à un gros diverticule de\u2014 ) 762 Médecine.(L\u2019enseignement de la\u2014).11111 LL LL LL 63 Médecine (Les ouvrages de\u2014 à la résidence des Jésuites de Québec.) 688 Médicale.(Propos sur la biolo- gle\u2014 ).396 et 842 Méningées (Hémorragies\u2014 par malformations vasculaires.).159 Méningite (Évolution étrange d\u2019un hématome cérébral suivi d\u2019abcès et de\u2014 terminale.).\u2026.302 Myotonie atrophique (Un cas de\u2014, maladie de Steinert.).767 N Nasale.(Chondro-sarcome de la cavité\u2014 ).112111121210 597 Nécrologie.Le professeur André Lemierre.ee 299 Nourrissons.(Etude comparative de l\u2019alimentation artificielle chez les\u2014).111111221011 a aa Les 320 O Obésité.(Préludine (phenmétra- zine) dans le traitement de l\u2014 ).45 Obstétrique.(La solution S1 (phé- nergan-largactil-démérol) médication sédative en\u2014).455 Ostéomyélite typhique primaire.328 P Pancréatite chronique récidivante.521 Phénergan (La solution S1 (\u2014 -lar- gactil-démérol) médication sédative en obstétrique.).455 (Phenmétrazine) (Préludine\u2014 dans le traitement de l\u2019obésité.).45 Phosphatose.(Effet de l\u2019insuline surla\u2014 ).20e 773 Pneumonie staphyloccoccique chez Vadulte.191 Pneumonites.(Considérations surles\u2014).i.779 Portale.(Hypertension\u2014).652 Préludine (phenmétrazine) dans le traitement de l\u2019obésité.45 Protéines.(Acides aminés et\u2014 ) Synthèses et analyses.83 Psychiatrique (Un aspect du trai- tement\u2014 en hôpital général : l\u2019é- lectroplexie.).603 Purpura.Considérations sur 'étiologie, le diagnostic et le traitement.a.186 R Radioactif (Avantages de l\u2019iode \u2014 (1181) dans le traitement de l\u2019hy- perthyroidie.).470 Radiothérapie.(Spondylose rhi- zomélique et\u2014).447 LavarL MEbpicaL Rein artificiel.(Considérations surle\u2014).Résection intestinale massive et difficultés d\u2019alimentation de ces 752 malades.496 Résistance (Influence de l\u2019hormone de croissance sur la\u2014 et l\u2019adaptation au froid.).358 et 543 Rovamycine (Un nouvel antibiotique français : ta\u2014 (spiramycine).) 54 S Sarcome (Chondro- \u2014 de la cavité nasale.).597 Sein.(Tumeursdu\u2014).492 Spiramycine.(Un nouvel antibiotique français : la rovamycine ou\u2014).\u2026.22L Lea Lana 54 Spondylose rhizomélique et radiothérapie.447 Staphylococcique (Pneumonie\u2014 chez 'adulte.).191 Staphylocoques (Infections à\u2014 et gamma-globulines.).149 Steinert.(Un' cas de myotonie atrophique, maladie de\u2014).767 Surgery.(Conférence Vézina : The future of\u2014 ) Surrénale (Deux cas d\u2019apoplexie de la\u2014gauche.).T Thyroïdienne.(Anémies et insuf- fisance\u2014 ).Tuberculose et Vertebra plana.Typhique (Ostéomyélite\u2014 primai- (3 LL LL Lee Uretère (L\u2019\u2014 ectopique.).Vv Vertebra plana.(Tuberculose et\u2014 ).aa aa» Vessie.(Observation d\u2019un cas d\u2019ex- trophie compléte de la\u2014).Volvulus du grêle terminal dû à un gros diverticule de Meckel.480 612 331 745 328 14 745 463 762 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES Volume 22 \u2014 1957 A Acétylcholine (Études électrocardio- graphiques de la fibrillation ventriculaire chez des chiens hypother- miques ayant reçu ou non un traitement préalable à l\u2019\u2014 ou à la procaine amide.) .Alcool.Aldostérone (Inhibition de [a sécrétion de l\u2019\u2014 chez l\u2019homme par l\u2019amphénone.).0.0.0.A ldostéronisme (L\u2019\u2014 primitif ou syndrome de J.-W.Conn.) Une entité clinique et biologique.\u2026.Amphénone.(Inhibition de la sécrétion de l\u2019aldostérone chez \u2019homme par '\u2014).Articulations.(Maladies des os et des\u2014 ) Traitement des décalfica- tIONS OSSEUSeS.Asthme infantile.(L\u2019action de la gonadotropine chorionique dans I Barbiturique (Le traitement de l\u2019in- toxication\u2014 par la mégimide.).Barbituriques (Électro- encéphalogrammes au cours de cycles d\u2019intoxication expérimentale par les\u2014 chez \u2019homme.).C Cancers secondaires du cœur.\u2026.« Candida albicans».(Le traitement des infections à\u2014 ).\u2026.Cérébrales (Le diagnostic des phlébi- tes\u2014 chez l\u2019enfant.) Valeur des signes veineux extracraniens.Chimiothérapie (Association dans une même médication d\u2019une\u2014 anti-inflammatoire et antituberculeuse.) Études clinique et thérapeutique.Chorionique (L\u2019action de la gonado- tropine\u2014 dans l\u2019asthme infantile.) Cœur.(Cancers secondaires du\u2014 ) 575 867 420 274 420 417 417 865 867 273 275 702 276 417 273 Congélation.(Hémostase dans les hémorragies thrombocytopéniques à la suite d\u2019uneinfusion de plaquettes sanguines conservées sous\u2014 ) .Coqueluche.Cutanées (A propos d\u2019une centaine de tuberculoses\u2014 dont le traitement a comporté de 'isoniazide.) .Cytologie exfoliative comme adjuvant dans le diagnostic différentiel des lésions gastriques découvertes radiologiquement.D Décalcifications (Maladies des os et des articulations.) Traitement des\u2014 osseuses.Déglutition (Perturbations fonction- nellesdu mécanismedela\u2014 haute.) Dermatoses diathésiques et systéme nerveux parasympathique.\u2026.Dermatoses génitales : prurit vulvaire ; intertrigos génitaux ; dermatoses vésiculeuses, bulleuses et vé- gétantes de la région génitale.E Électrocardiographiques (Études\u2014 de la fibrillation ventriculaire chez des chiens hypothermiques ayant reçu ou non un traitement préalable à l\u2019acétylcholine ou à la procaine amide.).lectrodiagnostic (L\u2019\u2014 etla séméiologie du systéme nerveux.).E lectro-encéphalogrammes au cours de cycles d\u2019intoxication expérimentale par les barbituriques chez l\u2019homme Epipbyse, glande pméale.piphyse.(Pathologie del\u2019\u2014).F Fibrillation (Etudes électrocardio- graphiques de Ia\u2014 ventriculaire chez des chiens hypothermiques ayant reçu ou non un traitement préalable à l\u2019acétylcholine ou à la procaine amide.) .272 136 421 704 417 869 580 705 575 870 867 139 139 575 LavaL MEbpicaL G Gastriques (Cytologie exfoliative comme adjuvant dans le diagnostic différentiel des lésions\u2014 découvertes radiologiquement.).Génitales (Dermatoses\u2014 : prurit vulvaire ; intertrigos génitaux ; dermatoses vésiculeuses, bulleuses er prégétantes de la région génita- \u20ac.) LL LL LL LL LL La Le Gonadotropine (L'action de la\u2014 cho- rionique dans l\u2019asthme infantile.) Greffes (Homo- \u2014 artérielles.).H Hémostase dans les hémorragies thrombocytopéniques à la suite d\u2019une infusion de plaquettes sanguines conservées sous congélation Hypopbyse.(L\u2019hypopituitarisme par nécrose puerpérale du lobe antérieur de '\u2014 Infection (L\u2019\u2014 exogène du nourrisson.) Infections (Le traitement des\u2014 à « candida albicans ».) .Inflammatoire (Association dans une même médication d\u2019une chimiothérapie anti-\u2014 et antituberculeuse.) Études clinique et thérapeutique.Intertrigos (Dermatoses génitales : prurit vulvaire ;\u2014 génitaux ; dermatoses vésiculeuses, bulleuses et végétantes de la région génitale.) Intoxication(Electro- encéphalogrammes au cours de cycles d\u2019\u2014 expérimentale par les barbituriques chez homme).Intoxication (Le traitement de l\u2019\u2014 barbiturique par la mégimide.).Isoniazide.(A propos d\u2019une centaine de tuberculoses cutanées dont le traitement a comporté de l\u2019\u2014 ) M Mastoses.(De l\u2019emploi de la vitamine À dans le traitement des\u2014 ) .Meégacélon.Mégimide.(Le traitement de l\u2019intoxication barbiturique par la\u2014 ) Mélanomes malins.(Considérations sur 98 casde\u2014).Métacortandracine (La\u2014 dans le traitement de la sclérose en plaques.) 704 D ~ No 138 137 275 276 705 867 421 700 136 865 866 277 Moelle épinière.(Traumatismes obstétricaux de la\u2014 ) .Musculaire (Contraction\u2014 et contrôle médico-sportif.).N Nerveux.(L\u2019¢lectrodiagnostic et la séméiologie du système\u2014 ).\u2026.Nourrisson.(L\u2019infection exogène Novobiocine (La\u2014 son activité expérimentale in vitro et in vivo.) Son intérêt dans les affections graves a staphylocoques.oO Obstétricaux (Traumatismes\u2014 de la moelle épinière.).Oreille.(Maladies de '\u2014).\u2026 Os (Maladies des\u2014 et des articulations.) Traitement des décalcifications OSSeuses.Parasympatbique.(Dermatoses dia- thésiques et système nerveux-\u2014 ) Paratbyroidectomie.(Technique, indications et résultats de la\u2014) Greffes parathyroidiennes.Phlébites cérébrales (Le diagnostic des\u2014 chez l\u2019enfant.Valeur des signes veineux extracraniens.).Plaquettes sanguines (Hémostase dans les hémorragres thrombocy- topéniques à la suite d\u2019une infusion de\u2014 conservées sous congélation.) .Posologie.(Tableaux de\u2014).Procaine amide.(Etudes électro- cardiographiques de la fibrillation chez des chiens hypothermiques ayant reçu ou non un traitement préalable à l\u2019acétylcholïne ou à a\u2014) Prurit (Dermatoses génitales : :\u2014 vulvaire ; intertrigos génitaux ; dermatoses vésiculeuses, bulleuses et végétantes de la région génitale.) Puerpérale (L\u2019hypopituitarisme par nécrose\u2014 du lobe antérieur de Phypophyse.).R Radiologiquement.(Cytologie exfo- [lative comme adjuvant dans le diagnostic différentiel des léstons gastriques découvertes\u2014 ).138 577 870 137 701 138 138 417 580 423 702 272 137 575 705 138 Lava\u2026 MÉDICAL S Sclérose en plaques.(La métacor- tandracine dans le traitement de la\u2014).11112112 LL ana Sportif.(Contraction musculaire et contrôle médico-\u2014).Le Staphylocoques.(La novobiocine, son activité expérimentale in vitro et in vivo.Son intérêt dans les affections graves à\u2014 ) Thrombocytopéniques (Hémostase dans les hémorragies\u2014 à la suite d\u2019une infusion de plaquettes sanguines conservées sous congélation.) 277 577 701 137 Tuberculeuse.(Association dans une même médication d\u2019une chimiothérapie anti-inflammatoire et an- ti\u2014) Études clinique et thérapeutique.Tuberculoses cutanées (A propos d\u2019une centaine de\u2014 dont le traitement a comporté de l\u2019isoniazi- de).Vv Ventriculaire (Etudes électrocardio- graphiques de la fibrillation\u2014 chez des chiens hypothermiques ayant reçu ou non un traitement préalable à l\u2019acétylcholine ou à la procaine amide.) .Vitamine A (De l\u2019emploi de la\u2014 dans le traitement des mastoses.) 276 421 575 700 VoL.23 ANNEE 1957 LAVAL MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Direction FACULTE DE MEDECINE UNIVERSITE LAVAL QUEBEC LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC CONDITIONS DE PUBLICATION.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT.Le prix de l\u2019abonnement est de cinq dollars par année au Canada et de sept dollars cinquante sous à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.TIRÉS A PART.II seront fournis sur demande au prix de revient.Le nombre des exemplaires désiré devra être indiqué en tête de la copie. TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS AUGER, C., 213, BLANCHET, R., 7 et 225.BOISSONNEAULT, C.-M., 119.Borvrn, P.-A., 375.Bonin, W., 11.CLAvEAU, P., 281.DesmEULES, R., 351.FisET, P.-A., 419.GAGNON, P.-M., 449.GAUMOND, E., 275, et 399.GINGRAS, R., 113 et 141.Giroux, M., 169.GraveL, J.-À., 263.Hvupon, F., 253.Jorrn, J.-B., 75.Jopin, P., 123, 379 et 381.Volume 23 \u2014 1957 LACERTE, J., 331.LANnGLois, M., 291 et 347.Larve, L., 353.LEMIEUX, J.-M., 269.Lemieux, R., 101.LEssArD, C., 407.LETARTE, F., 339.Lussrer, J.-J, 13.M AHEUX, À., 15.M arnauy, L., 113.Marceau, G., 363.M Arcoux, H., 295.MARTIN, C.-A., 383.MrcxauD, J.-T., 415.Morin, J.-E., 181.PLAMONDON, M., 369.PoTviN, A.-R., 173.Roy, F., 257.SIMARD, R., 317. TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES TRAVAUX Volume 23 \u2014 1957 A Anatomie.(Cent ans d\u2019\u2014).Anesthésiologie.(L'évolution de P\u2014) Antituberculeuse (La ligue\u2014 de Québec.).B Banque (La\u2014 des tissus.).Bibliothèque (La\u2014 de la Faculté.) Biochimie (La\u2014 à Laval.).\u2026.Blake (Une correspondance médicale historique:\u2014 à Davidson.).C Chirurgie (Ce que pouvait être la\u2014 à Québec il y a 65 ans.).Chirurgie (La\u2014 du cœur.).Chirurgie (L'histoire de la\u2014 pulmonaire 4 Québec.).Cœur.(La chirurgie du\u2014).D Davidson.(Une correspondance médicale historique: Blake à\u2014).Dermatologie (La\u2014 à Québec).Doyens (Les\u2014 de la Faculté de médecine.).E Embryologie.(Le département d\u2019\u2014) Enseignement (L'\u2014 de la médecine a Québec).LL.Exposition (Une visite à l\u2019\u2014 médicale.) Gynécologie (L'obstétrique « et la\u2014 à Laval.).; .H Histologie.(Le département d\u2019\u2014) Hôpitaux (Les laboratoires cliniques des\u2014 universitaires.).123 252 407 363 379 141 419 257 263 269 263 419 275 15 169 75 449 317 173 295 Horizons (Quelques\u2014 de la méde- Cine.) .00444 s a eee Hygiène (L\u2019\u2014, une attitude dans l\u2019enseignement de la médecine.).Hygiène (Le Service d\u2019\u2014 maternelle et infantile de Laval).I Infantile (Le Service d'hygiène maternelle et \u2014 de Laval.).L Laboratoires (Les\u2014 cliniques des hopitaux universitaires.).Laval médical.(Le\u2014) Ligue (La\u2014 antituberculeuse de Québec).Liminaires.(Propos-) Cent ans APTES.Lite Maladies (La lutte aux\u2014 vénérien- DES) tee Maternelle (Le Service d\u2019hygiéne\u2014 et infantile de Laval.) .Médecine (1) enseignement de la\u2014 aQuébec.).Médecine.(Quelques horizons de la\u2014).1.121141 LL aa Médicale.(L'École de technolo- gie\u2014).1220010001 a ae Microbiologie.(De la « micro- bie» ala\u2014).O Obstétrique (L\u2019\u2014 et la gynécologie aLaval.).Ophtalmologie (L\u2019\u2014 d\u2019hier et d\u2019au- jourd\u2019hui à Laval.) Oto-laryngologie.del'\u2014).Pathologie.(Le département de\u2014).LL LL Pavillon.(La réalisation physique et fonctionnelle du nouveau\u2014).101 281 291 291 295 119 407 399 291 75 101 375 181 213 113 Lavar MEbpicaL Phtisiologie.la\u2014).LL.ee ana Lane Physiologie (La\u2014 à Laval.).\u2026.Pro domo.(Non contra alienos sed\u2014) .Pulmonaire (L\u2019histoire de la chirurgie \u2014 a Québec.).Psychiatrie.(institution d'un département de\u2014).(L\u2019enseignement de > Service de santé (Le\u2014 des étudiants.).o.oo ana 0006 351 225 415 269 353 381 Société (La\u2014 médicale des Hôpitaux universitaires.).T Technologie (L\u2019Licole de\u2014 médicale.).ea ae ne Tissus.(La banque des\u2014).Tradition (La\u2014 maintenue.).Vv Vénériennes.(La lutte aux ma- ladies\u2014).22022022 20 ea san u 00e 383 375 363 13 VoL.24 ANNÉE 1957 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Direction FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC CONDITIONS DE PUBLICATION.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.II est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHES.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT.Le prix de l\u2019abonnement est de cinq dollars par année au Canada et de sept dollars cinquante sous à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.TIRES A PART.II seront fournis sur demande au prix de revient, Le nombre des exemplaires désiré devra être indiqué en tête de la copie. TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS BraupET, H., 321.BEauLIEU, M., 165.BÉLANGER, C., 335.Bionzau, M, 1.BorssoNNAULT, C.-M., 398.Bouray, J., 295.CHAREST, A., 355.CôTÉ, A, 157.CouLomse, M., 12.COUTURE, J., 147.DécHêne, E., 58.DÉcxênE, J.-P, 307.DeLAag, J., 50.DesMmevULES, R., 157.Dion, R., 157.Dorvar, C.-H., 157.Drouin, G., 37.FoRrTIER, J., 80.ForTIN, P.-E., 37.Gacné, F., 184.Gagnon, G., 365.Gagnon, P.-M., 192.GaurBoIs, P., 68.Giroux, M., 165.(37) Volume 24 \u2014 1957 GosseLIn, J.-Y., 12.GOURDEAU, Y., 76.GRANDBOIS, J., 165.GRAVEL, J.-A, 165.GRENIER, J., 32.Hauré, J., 1.H£on, M., 345.Houcp, R., 307.JULIEN, J.-M, 157.LAMBERT, J., 26.LavauLÉEe, P., 50.M Arcoux, G., 321.Moisan, F., 157.MonTMiNy, L., 1 et 157.Morin, E., 295.PaAraDIs, G., 1.PAraDISs, Guy, 26 et 157.Pion, R., 32.PLAMONDON, C., 335.RouLEau, Y., 26.Sirois, J., 345. TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES TRAVAUX Volume 24 \u2014 1957 A Articulation temporo-maxillaire (Syndrome douloureux de\u2014, syndrome de Costen.).Anestésie potentialisée et Nisentil en chirurgie thoracique.Aorte (La coarctation de I'\u2014.Présentation de trois cas.).B Biologie médicale.(Propos sur Ja\u2014 112111 e nes Lena Blastomycose (La 2-hydroxy-stil- bamine dans le traitement de la\u2014 nord-américaine.).Bronchographie (Valeur de la\u2014 dans le diagnostic et le traitement des affections pulmonaires.).C Coarctation (La\u2014 del\u2019aorte.Présentation de trois cas.).Corticotrophine (Etude sur le conditionnement de l\u2019action de \u2014 et de la thyrotrophine.).Costen.(Syndrome douloureux de l\u2019articulation temporo-maxillaire.\u2014 Syndrome de\u2014 ).Curare.(Transmission neuromus- culaireet\u2014).Cyclosérine (Considérations sur la\u2014 dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.).E Entérité régionale.Epileptiques (Le largactil chez les \u2014 internés.) .Gaucher.(Anomalies osseuses simulant une maladie de \u2014).I Infarctus du myocarde.(Considérations sur le pronostie de l\u2019\u2014) Intestinale (Résection\u2014 massive.) 355 307 321 398 165 321 192 355 68 157 365 12 295 80 147 K Kystiques (Formations\u2014 libresdans la cavité péritonéale.).L Largactil (Le\u2014 chez les épileptiques internés.) Légal (Aspect médico- \u2014 d\u2019un cas neurologique.).«00 + 00 5 6 4 0 4 4 5 8 4 3 5 1 1 0 0 M Musculaire (Transmission neuro- \u2014etecurare.).Myasthénie grave (A propos de \u2014 aux Âges extrêmes de la vie.Deux Cas.) LL.LL LL Lea La a aa» Myocarde.(Considérations sur le pronostic de l\u2019infarctus du\u2014).N Neurologique.légal d'un cas\u2014).Neuro-musculaire (Transmission \u2014 et curare).Nisentil (Anesthésie potentialisée et \u2014 en chirurgie thoracique.).(Aspect médico- O Osseuses (Anomalies\u2014 simulant une maladie de gaucher.).Ostéogénèse (Deux cas d\u2019\u2014 imparfaite).aan anne P Paralysie (Trois cas de\u2014 de la troi- siéme paire cranienne.).Parents (Problémes et réactions psychologiques des\u2014 d'enfants sous-doués.).Péritonéale.(Formations kystiques libres dans la cavité\u2014).Présentation du siège.(Étude de centcasde\u2014).Psychiatrique.(La thérapeutique d\u2019occupation dans un hopital\u2014).184 12 32 68 335 80 32 68 307 295 58 345 50 184 37 26 Lavar.MÉDicaL Psychologiques (Problèmes et réac- tions\u2014 des parents d\u2019enfants sous- doués.).aa aa Pulmonaire.(Considérations sur la cyclosérine dans le traitement de la tuberculose\u2014).Pulmonaires.(Valeur de la bron- chographie dans le diagnostic et le traitement des affections\u2014).R Rénale.(Comment guérit la tuber- culose\u2014) S Siège.(Étude de cent cas de présentation du\u2014) (38) 50 157 75 147 Sous-doués.(Problèmes et réactions psychologiques des parents d\u2019enfants\u2014).Stilbamine (La 2-hydroxy- \u2014 dans le traitement de la blastomycose nord-américaine.).T Thérapeutique d\u2019occupation (La \u2014 dans un hôpital psychiatrique.) Thyrotrophine.(Étude sur le conditionnement de l\u2019action de la corticotrophine et de la\u2014).Tuberculose pulmonaire.(Considérations sur la cycloserine dans le traitement de la\u2014) Tuberculose rénale.guérit la\u2014) 50 165 26 192 157 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES Volume 24 \u2014 1957 A Accouchement sans douleur (L\u2019\u2014 par la méthode psychoprophylacti- Ac Torhydrie (Intérêt de la recherche de l\u2019\u2014 dans le dépistage du can- Adénoïdien (Rôle du tissu\u2014dans la fonction vélopharyngée.).Amaigrissement.(Maigreur et\u2014).Anxiêté.(Une nouvelle médication de I\u2019\u2014 et des psychoses.).Audition.(Examen de l\u2019odorat, du goltetdel\u2019\u2014).(Tumeurs\u2014).Bénignes.(Tuberculose\u2014).Bronchique.C Cancer.(Intérêt de la recherche de qucmorhycrie dans le dépistage Um) eee ieee Chorio-épithéliome.(Maladies du chorion ovulaire : môle dite hyda- tiforme et vésiculaire;\u2014 Corticotbérapie (La place de la\u2014dans le traitement de la méningite tuberculeuse.).u.D Dermatologiques.(Les étapes\u2014) La réaction sarcoidique.Douleur (L\u2019accouchement sans\u2014par la méthodepsychoprophylactique.) Dystocie osseuse.Épithélioma de la lèvre.(Radium- thérapie interstitielle de I'\u2014) .Erytbrodermies.Fetus (Souffrance et mort du\u2014in utero.) 004 0 0 + 0 68 0 0 0 4 5 0 2 0 04 00 124 424 274 122 419 123 126 124 424 126 270 273 124 125 422 127 G Ganglionnaire.(Thérapeutique de la tuberculose\u2014).Gangréneuses.(Thérapeutique des infections\u2014).Goût (Examen de l\u2019odorat, du\u2014 et de Paudition.).Goutte.0000000000 can H Hydrocrotisone.(Résultats du traitement de la néphrose lipoïdique parP\u2019\u2014).Infections gangréneuses.(Thérapeu- tiquedes\u2014).Isotopes (Le rôle des\u2014radio-actifs dans le cancer de l\u2019antre maxillai- AP Lipoïdique (Résultats du traitement de la néphrose\u2014par l\u2019hydrocorti- C7) 1129 A Maigreur et amaigrissement.Méningite tuberculeuse.(La place de la corticothérapie dans le trai- tementdela\u2014).Mole (Maladies du chorion ovulaire: \u2014 dite hydatiforme et vésiculaire ; chorio-épithéliome.).N Népbrose (Résultats du traitement de la\u2014lipoïdique par l\u2019hydrocortisone.) + .\u2026.+.+.ea.Odorat (Examen de l\u2019\u2014, du goût et de Paudition.).123 123 123 272 272 123 265 272 122 270 126 123 Lavar MEbpicaL Osseuse.Ovarienne.(Dystocie\u2014) .(Physiologic) P Physiologie ovarienne.\u2026.Psoriasis (Sur la vaccinothérapie du \u2014 vulgaire basée sur son étiologie et sa pathogénie.).Psycho-propbylactique.(L\u2019accouchement sans douleur par la métho- CB) AA AAA AAA Psychoses.(Une nouvelle médication de l\u2019anxiété et des\u2014) R Radio-actifs (Le rôle des isotopes\u2014 dans le cancer de l\u2019autre maxillaire.).1.111111 1 LL LL Radiumtbérapie interstitielle de l\u2019è- pithélioma de la lévre.423 265 419 265 422 s Sarcoïdique.(Les étapes dermato- logiques.La réaction\u2014).Syphilis.(Étapes dermatologiques \u2014 La sérologie dela\u2014).T Tuberculeuse.(La place dela cortico- thérapie dans Ie traitement de la méningite\u2014) Tuberculose bronchique.Tumeurs bénignes.Vaccinothérapie (Sur la\u2014 du psoriasis vulgaire basée sur son étiologre et sa pathogénie.).Vélopharyngée.(Rôle du tissu adé- noïdien dans la fonction\u2014).272 421 270 126 423 590, rue Saint-Roch, - - Québec 2.Téléphone : LA.4-2454 CHARRIER & DUGAL, Inc.IMPRIMEURS - LITHOGRAPHES Tous travaux d\u2019imprimerie et de lithographie : CALENDRIFRS D\u2019ART RELIGIEUX REVUES - LIVRES - ANNUAIRES - MANUELS - BROCHURES CIRCULAIRES ET DÉPLIANTS DE LUXE, ETC.UN ARTISTE DESSINATEUR ATTACHÉ À NOS ATELIERS (Angle Saint-Roch et Saint-Vallier) Téléphone : LA.4-3521 DÉCORATEUR-ENSEMBLIER Membre de la Société des Décorateurs-Ensembliers du Québec Membre de l'American Institule of Decorators 190 ouest, Grande-Allée, EH Québec 6.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 61 (39) Une nouvelle conception pour étendre le champ d'action des narcotiques NARCOTIQUES CORRIGÉS PAR LORFAN Lorfan étend le champ d'action des narcotiques \u2019 > f * fr / > par l\u2019antagonisme sélectif exercé sur la dépression respiratoire provoquée par les narcotiques, sans pour autant diminuer l\u2019analgésie.LORFAN N\u2019EST PAS UN NARCOTIQUE * Lorfan \u2014 marque Roche du tartrate de levallorphan.HOFFMANN-LA ROCHE, LIMITÉE MONTRÉAL 62\u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 Pour led froubles de la circulation RONIACOL action prolongée {LIDAR action immédiate © HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE SAINT-LAURENT MONTREAL, P.Q.Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 (40) \u2014 63 Pour une détente après un dur labeur ! 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Laboratoire Nadeau, Ltée.68 Ciba, La Cie, Ltée.75.76 Laiterie Laval.Enr.29 Cie de Marbre & de Tuile de Québec, Ltée.67 Lederle Laboratories.27, 40, 50, 56 Cie d'Optique Champlain, Ltée.70 Lépine, Ltée, Germain.68 Claire-Fontaine, Ltée.71 Livernois, Ltée, J-E.68 Clément & Clément, Ltée.70 Coronet Drug Company.23 M D ; ; Maguire Electric, Ltd.64 Mainguy, Lucien.70 Dussaunlt, Ltée, Roger.61 Maritime Optical Co., Ltd.66 Marquis, Pharmacie J.-Antonin.70 Martineau Électrique, Ltée, La Cie.71 E Martineau, Gérald.70 Mead, Johnson & Co., Ltd.55 Eddé.Ltée, J.viii n 2, 30 Medicolab, Inc.12 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 \u2014 73 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) Merrell Co., William S.28, 46 Michel, Inc., Claude.ccvn.5 6 Ministére de la Santé.35, 57 N Nadeau & Fils, Enr, J.-O.20000000000 66 Nordic Biochemicals, Ltd.11 P Paquette, Ltée, Gérald.24 Parke, Davis & Co, Ltd.000000000 0 15 Pepsi-Cola.112220000040 4 aa ea ea s ane 0 32 Pfizer Canada, Ltd.42 Pharmacie Soucy.EO 71 Photcgravure Artistique, Inc.69 Picard & Fils, Inc., O.70 Polytechnos, Inc.ovine.25 Poulenc, Ltée.Couv.II, 3, 4 Q Quebec Ready-Mix, InC.42100500 000000 69 R Rochette & Fils, Ltée, Emilien.69 Rougier, Inc.oil, Couv.I, 9 Rousseau, Enr, E-A.70 Roussel, Laboratoires, Ltée.1 Ss Sandoz Pharmaceuticals, Ltd.17 Sanitation & Industrial Maintenance Co.66 Schering Corporation, Ltd.21, 51, 57 Schmid, Inc, Julius.coo.14 Smith, Kline & French.49 T Techniques Françaises, Enr.12 Terreau & Racine, Ltée.c.c.70 Tremblay & Frére, Enr.70 Turcotte & Létourneau, Inc.71 U Upjohn Company, Ltd.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.16 Vv Vachon, Inc,, Roméo.c00nn.71 Vichy-France.0204000 000000000000 39 Vinant, Limitée.4000 0000 seu 0 000 18 Vitrerie Moderne, Enr.0000000000000 70 w Wyeth, John & Bros.7, 19, 44, 54 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.74 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 \u2014 Vol.24 \u2014 No 3 nouvelle concentration perles à 100 mg.' 4 4 i maitrise la toux f i de façon \u2018 sûre et Là efficace.fi t ù ; \u2014 .; \"oy _ _ \"se 0 db TESS ALOT wn co moron \u2018\u201cTessalon, en doses de 100 mg., est un anti- toux extrêmement efficace et, à cette dose, il est plus puissant que 15 grain de codéine.\u201d'* \u2018\u2019T'essalon devrait donc être considéré comme un remède puissant et indispensable pour la toux bénigne ou grave.\u201d* 818 ® marque déposée *Shanc, S.J.et collaborateurs, sous presse 1957.Aussi disponibles: C I B A perles 4 50 mg., ampoules (1 ml.) a 5 mg.(42) Pour les infections d'hiver .quel que soit l'âge*K Elkosin, le sulfamide.toujours sûr \", réalise presque au maximum la synthèse tant recherchée d'une tolérance parfaite et d'une efficacité totale.\" (Brandenburg, A.) > Plus de 250 rapports publiés soulignent l'efficacité d'Elkosin® dans le traitement de l'otite moyenne aiguë, l'amygdalite, la méningite, la pneumonie, la pharyngite et la bronchite.CIBA 823 @marque déposée 76 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1957 - Vol.24 \u2014 No 3 al GOUTTES J Biotine 25 mcg.® Gouttes hydrosolubles @ D\u2019un goût agréable © D\u2019une grande stabilité Essentielles pour une croissance normale et une défense organique soutenue POSOLOGIE : 0.3 - 0.6 c.c.selon l\u2019avis du médecin.PRÉSENTATION : Flacon de 15 c.c.avec compte-gouttes gradué, incassable.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE 209 est, rue SaintegCagherine, - Montréal 18.mé Cuarkier & DvaaL, Inc, imprimeurs-lithographes, Québec. 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