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Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
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Bulletin du Cercle juif /, 1967-12, Collections de BAnQ.

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[" gibliot 1700, Tr montreal.P.Q.neque St.Sulpice, ue St.Denis, Montréal, Décembre 1967 .127 Treizième Année S'il est un peu prématuré d\u2019acclamer la récente conférence provinciale de Toronto comme la victoire définitive de la raison et du bon sens sur l\u2019émotion et les ressentiments, on peut, néanmoins, affirmer en toute tranquillité qu\u2019elle traça le chemin vers cette fin désirée par la grande majorité des Canadiens.Le fait significatif que l\u2019initiative de cette confrontation historique des chefs des gouvernements provinciaux soit venue de la part de l\u2019hon.John Roberts, Premier Ministre d\u2019Ontario \u2014 la plus riche et la plus peuplée des provinces canadiennes \u2014 prouve que les anglophones ne sont pas moins soucieux d'engager un dialogue sincère avec les francophones que ces derniers avec leurs partenaires de souche anglaise.Les revendications du Québec, aussi bien que des Canadiens français vivant en dehors des confins de La Belle Province, ont été soutenues par l\u2019hon.Daniel Johnson, Premier Ministre du Québec, avec une clarté et une logique qui ne cédaient en rien à la forme courtoise de ses discours.Peu de temps avant la fin de la conférence, on avait exprimé la crainte que les demandes de reviser la Constitution fédérale faites par le Québec seraient accueillies avec une froide hostilité par les Premiers Ministres anglophones.Ce ne fut pas le cas.Au contraire, ceux-là mêmes qui refusaient d\u2019admettre l\u2019existence d\u2019une crise constitutionnelle au début montrèrent un intérêt croissant, vers la fin de la conférence, pour les thèses en discussion.Les hons.John Robarts et Louis Robichaud, Premiers Ministres d\u2019Ontario et du Nouveau Brunswick, provinces avec une forte majorité francophone, furent naturellement plus enclins à une entente avec le Québec que les représentants du Manitoba ou de la Colombie britannique, provinces à faible population francophone.M.Daniel Johnson, grâce à sa parfaite maîtrise des deux langues, UN DEBUT PROMETTEUR l\u2019emporta sur ceux qui \u201cvictimes des préjugués s\u2019obstinent dans leur refus de reconnaître les droits - légitimes des Canadiens français à l\u2019égalité culturelle et économique\u201d.Le Premier Ministre québecois s\u2019est empressé d'ajouter que la sauvegarde de l\u2019unité canadienne reste son objectif principal.La position ferme et sans équivoque de la délégation du Québec est d'autant plus remarquable qu\u2019elle fut secouée par les vagues successives des résolutions séparatistes adoptées par la Conférence des Etats Généraux à Montréal et ies prophéries du Présideni de Gaulle quant à un \u201cQuébec souverain et maître de son destin\u201d dans un proche avenir.M.Johnson remplace l\u2019ancienne formule: \u201cQue veut le Québec ?\u201d par \u201cQue veut le Canada ?\u201d.Il laisse entendre que ce sera à ses collègues anglophones de décider.\u201cOu bien, dit-il, nous tomberons sur l\u2019égalité des deux nations fondatrices ou les Canadiens français se verront confinés dans leur ghetto québecois et le reste du Canada en portera la responsabilité\u201d.Cet appel à la raison fait par M.Johnson face à la marée montante du nationalisme extrémiste dans la province n\u2019a pas été rejeté.En plus des déclarations conciliantes des Premiers Ministres d\u2018Ontario et du Nouveau Brunswick, on entendit aussi celle de M.Ross Thatcher, Premier Ministre du Saskatchewan: \u201cNous ne la tenons pas (la Constitution), dit-il, pour intangible et nous accepterions des changements si nous pensions qu\u2019il soit nécessaire de maintenir le Québec au sein de la Confédération.\u201d A son retour à Québec, M.Daniel Johnson s\u2019est déclaré satisfait des résultats de ce premier contact.Il y eut très peu d\u2019opposition dans son parti.Quant au parti libéral, qui n\u2019était pas représenté à la conférence, il semble d\u2019accord, en général, avec la thèse de M.Johnosn.MM.Lévesque, Pierre Bour- gault et Gilles Grégoire ont dé- Les plus grandes obsessions et les plus grands espoirs d\u2019un peuple n\u2019ont jamais pris corps dans son économie, dans son éthique et encore mois dans son armée sans avoir, au préalable, été exprimés dans sa littérature.Manifestations trop explicites du pays qu\u2019elles représentent, ces trois activités concrétisent en chiffres, lois et actions, l\u2019évolution d\u2019une masse bien peu personnalisée, si fortement nationale.Ce sont les images qu\u2019un peuple se raconte de génération en génération, qui nous parlent le plus de lui-même, tel que le passé l\u2019a formé, tel qu\u2019il se projette sur l\u2019avenir et tel que très souvent lui- même s\u2019ignore dans le présent.Il est curieux que si le figuier et l\u2019érable ne poussent pas sur le même sol, deux cultures si éloignées géographiquement, et dont l\u2019histoire n\u2019enregistre encore aucune rencontre célèbre, deux civilisations et deux littératures se soient, à travers des océans, servi des mêmes images pour chanter des regrets, des occupations et des espoirs souvent communs.La nostalgie de la Terre Promise pour tous les Juifs jusqu\u2019en 1948, et après cette date, pour tous ceux qui ne l\u2019habitent pas encore, demeure un fait incontestable.Complaintes, inquiétudes et lamentations deviennent en effet un lieu commun du tempérament juif.Il est vrai aussi que ce vague sentiment de regret, de retour en arrière, d'insécurité brûle à des degrés différents dans chaque coeur claré, en termes plus ou moins analogues, que les pourparlers de Toronto représentent \u201ctrop peu et trop tard\u201d les revendications qué- becoises.Les paroles de M.Johnson, a la cloture de la conférence: \u201cJe suis Canadien et je veux rester Canadien\u201d seront sans doute le prélude de la conférence fédérale qui s\u2019ouvrira à Ottawa les premiers jours de janvier 1968.\u2014 Michel Solomon LA FLEUR DE LYS ET L\u2019ETOILE DE DAVID juif.L\u2019inquiétude, en particulier, a fait croitre cette gerbe étincelante qu\u2019est l'oeuvre de Frantz Kafka, empreinte de problémes métaphysiques qui relévent directement de la Bible.Mais les sources du passé ne sont pas les seules prérogatives de l\u2019inspiration juive.\u201cJe me souviens\u201d est l\u2019emblème des armoiries d\u2019un peuple qui, très tôt dans son histoire, fut aux prises avec le problème de son identité.Comme toute vraie prise de conscience, celle-ci aussi s\u2019est faite aux dépends d\u2019une jeune nation qui comprit bien vite qu\u2019elle n\u2019était plus française et qu\u2019elle ne serait pas anglaise.Vers les années 1860, la France fut tour à tour pour le Québec ce qu'\u2019Israël représente pour tous les Juifs éparpillés dans le monde et pour ses premiers habitants: une terre chargée de promesses, de luttes et de sacrifices.Ainsi, le thème de l\u2019exil anime en majeure partie la poésie du premier poète canadien français: Octave Crémazie.Et, sur un ton plus sérieux, qui ne va pas sans rappeler le sermon biblique, le premier critique québecois, l\u2019abbé Henri-Raymond Casgrain,(1) s\u2019écrie: \u201cMalheur à nous si nous tournons le dos à notre passé.\u201d Une fois piqués les premiers jalons dans la terre chèrement conquise, ou reconquise, nous voyons Québecois et Israéliens exalter les travaux des champs, activité principale de tout peuple qui se construit.De ces ouvrages, la pensée contournée sur elle-même, et la sur-conscience raffinée des périodes de décadence y sont complètement absentes.L'\u2019action s'étend d\u2019un bout à l\u2019autre du récit et s\u2019accompagne toujours de noblesse.Parfois le ton devient même didactique.Car dans toute communauté de travailleurs, il est 1mpe- rieux de joindre l\u2019utile à l\u2019agréable.Ainsi, aux alentours de 1877, Gérin-Lajoie campe un Jean Ri- vard qui, dans ses forêts, devient (Lire la suite en page 4) Pre SE RAR RR ROR NR ae 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF Décembre 1967 Ce bulletin est publié tous les mois par: LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal Tel.: 844-8621 (local 293) RSR Président da comité exécatif: PERRY MEYER \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et Penvoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d 3 EDITORIAL Le rapport de la Commission Laurendeau- Denton: Un esprit d\u2019accueil et d\u2019 ouverture Quand la Commission royale d\u2019enquéte sur le bilinguisme et le biculturalisme fut fondée, le Congrés juif canadien a exprime son opposition à certaines phrases contenues dans son mandat, à savoir: \u201cPour que la Confédération canadienne se développe d\u2019après le principe de l\u2019égalité entre les deux peuples qui l\u2019ont fondée\u201d.Certes, les termes français auraient atténué l\u2019opposition de la communauté juive sans l\u2019éliminer pour autant.En anglais, le mandat ne mentionne pas les deux peuples fondateurs mais les deux races qui ont donné naissance au Canada.Opposition de principe, il est vrai, mais qui dénotait l\u2019attitude d\u2019une communauté qui voulait que son apport à la vie et à la culture canadienne soit accepté de plain-pied et que la mention des peuples fondateurs n\u2019ouvre pas la voie à la conception de citoyenneté de seconde zone.Aussi, le Congrès juif canadien n\u2019a soumis aucun mémoire au nom de la communauté juive à la Commission Lau- rendeau-Denton.Disons tout de suite que la Commission royale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme semble avoir pris note d\u2019une telle opposition qui n\u2019était pas, faut-il le souligner, exprimée uniquement par des Juifs mais par de nombreux autres Canadiens.Le Livre 1 du rapport de la Commission vient de paraître.Il est consacré aux langues officielles.Il comporte une introduction générale qui traduit l\u2019esprit dans lequel tout le rapport est conçu: \u201cLes Canadiens, disent les Commissaires, dont l\u2019origine n\u2019est ni britannique ni française sont donc rejoints à deux titres: a) dans la mesure où ils se sont intégrés à la société anglophone ou à la société francophone, tout ce qui est dit des anglophones ou des francophones vaut pour eux; b) dans la mesure où ils restent attachés à leur langue et à leur culture originelles, ils appartiennent aux autres groupes ethniques, dont l\u2019existence est assurément bénéfique.Mais leur liberté sera réelle à deux conditions: d\u2019une part, les deux sociétés, l\u2019anglophone aussi bien que la francophone, doivent se montrer toutes deux plus ouvertes et accueillantes que dans le passé; d\u2019autre part, les deux sociétés doivent accepter volontiers que les membres des autres groupes conservent et enrichissent, s\u2019ils le désirent, les valeurs culturelles auxquelles ils tiennent.\u201d Voilà qui fait montre non seulement d\u2019une grande rigueur de pensée, d\u2019un humanisme généreux, mais aussi d\u2019un attachement réaliste aux principes fondamentaux de la démocratie.La communauté juive ne peut que saluer l\u2019esprit dans lequel les membres de la Commission Laurendeau-Denton abordent cette question.Pour eux, un Canadien ne l\u2019est pas uniquement par son origine raciale ou ethnique.Il l\u2019est par son attachement au pays et par la contribution qu\u2019il apporte à son développement.Les Commissaires tracent une frontière entre les deux langues officielles et les autres langues parlées par divers groupes canadiens.Les deux langues officielles n\u2019appartiennent pas uniquement aux Canadiens d\u2019origine française ou britannique mais à tous les autres qui sont venus depuis plus ou moins longtemps et qui ont adopté l\u2019une ou l\u2019autre des deux langues.Nombreux sont les Juifs qui ont adopté l\u2019anglais et dont la présence culturelle fait partie intégrante de la richesse cana- Manes Sperber, éminent écrivain français, a recu un prix pour ses livres sur la tragédie de l\u2019holocauste nazie Manes Sperber, psychologue et romancier français bien connu, a reçu le Prix du Souvenir de 1967, pour \u201cexcellence et distinction en littérature\u201d de la part de la Fédération Mondiale des Associations Berger-Belsen, le 10 décembre, à l\u2019hôtel Waldorf Astoria.La présentation lui fut faite par Elie Wiesel, le premier gagnant de ce prix.Le lauréat de cette année, qui a reçu également la somme de $2,- 500.00, a été choisi par un jury international comprenant vingt-sept écrivains éminents d\u2019Amérique, d\u2019Europe et d'Israël.Nous notons parmi ceux-ci les noms suivants: Saul Bellow, Emil Fackenheim, Maurice Samuel, André Schwarz- Bart et Flie Wiesel.En annonçant le nom de M.Sperber, M.Joseph Rosensaft, président de la Fédération Mondiale des Associations Bergen- Bel- sen, dit que le Prix du Souvenir était destiné à reconnaître publiquement les oeuvres littéraires \u201cd\u2019excellence et de distinction\u201d inspirées par la tragédie de l\u2019holocauste, et à encourager les recherches historiques sur la résistance et le martyre des Juifs.A cette occasion, M.Rosensaft annongait également que la \u201cBer- gen-Belsen Memorial Press\u201d publierait, pour marquer cet événement, cing livres dont l\u2019un, intitulé \u201cThan a Tear in the Sea\u201d a été écrit par M.Sperber et publié en anglais.Holt, Rinehart et Winston publieront également l\u2019édition anglaise du livre d\u2019Flie Wiesel \u201cTown beyond the Wall\u201d.Deux livres de poésies, par des auteurs américains, sont publiés en viddish: \u201cI do Recall\u201d, recueil de poèmes sur l\u2019holocauste, par Jacob Glatstein et \u201cPoems of the Holocaust and Poems of Faith\u201d par Aaron Zeitlin.La cinquième oeuvre à paraître sera \u201cI Call You, O Jerusalem\u201d, par Czeslaw Slezak (traduite par A.Gilboa, poète israélien) et qui sera publiée dans le texte original polonais et sa traduction en hébreu.LES CHRETIENS ET JERUSALEM DES PERSONNALITES CHRETIENNES APPUIENT ISRAEL Aux déclarations de gratitude récemment faites par Sa Béatitude Bénedictos, le Patriarche Grec- Orthodoxe de Jérusalem, \u201cpour la conduite respectueuse des Israéliens envers les institutions religieuses chrétiennes et les lieux saints\u201d, ainsi qu\u2019à la position prise publiquement par Mgr José Gon- calves da Costa, évéque auxiliaire de Rio de Janeiro et secrétaire général de la conférence des évéques brésiliens, qui déclara que \u201cJérusalem est la capitale ancestrale de la nation juive\u201d, se sont ajoutées d\u2019autres voix de chets spirituels chrétiens, quelques-unes provenant de pays aussi éloignés que les Pays-Bas et l'Ethiopie.Les extraits ci-dessous revêtent une importance particuliiére.Le Patriarche d\u2019Ethiopie remercie Israël \u201cL'Eglise Orthodoxe d\u2019Ethiopie désire exprimer son appréciation au Gouvernement d\u2019Israël pour sa sollicitude pour les Lieux Saints, y compris le monastère éthiopien, dont il a fait preuve pendant la récente guerre\u201d.Ainsi écrivit le Patriarche d\u2019Ethiopie, Sa Béatitude Théophilos, à l\u2019Ambassadeur d\u2019Israël à Addis Abeba.L\u2019évêque Joseph, Chef de l\u2019E- glise éthiopienne dans la Vieille Ville de Jérusalem, a récemment transmis ses félicitations de l\u2019Etat d'Israël pour sa victoire dans la guerre des six jours.Il a déclaré : \u201cJ\u2019ai toujours été persuadé que le Dieu d\u2019Abraham et de David tiendrait ses promesses à Israël\u201d.(Amitié France-Israël).dienne.Il est heureux que de plus en plus l\u2019on s'aperçoit que les Juifs adoptent également la langue et la culture françaises, et il faut souligner l\u2019importance que donne la Commission à l\u2019accueil qu\u2019il faut réserver à l\u2019apport culturel de tous les Canadiens sans distinction d\u2019origine.Cependant, il faut aussi saluer l\u2019attitude de la Commission envers ceux des membres de groupes ethniques qui veulent préserver leurs traditions et sauvegarder leur culture propre.Leur langue et leur culture n\u2019auront pas de statut officiel mais les Commissaires pensent qu\u2019il faut leur accorder les libertés les plus grandes pour qu\u2019ils contribuent à l\u2019enrichissement du Canada.Les Juifs, et ils sont nombreux, qui veulent que le yiddish et l\u2019hébreu ne soient pas réduits au niveau du souvenir et qui tiennent, par conséquent, à les perpétuer parmi les générations montantes trouvent dans cette attitude accueil et appui.| = a Décembre 1967 BULLETIN DU CERCLE JUIF LES DROITS DE L\u2019'HOMME AU QUEBEC Par sa lettre du 14 novembre 1967, adressée au Premier Ministre du Canada, le Premier Ministre de la Province de Québec, l\u2019hon.Daniel Johnson, releva qu\u2019il y avait lieu de rapatrier au Canada la Constitution canadienne, avant de penser, comme le suggérait l\u2019'hon.M.Pearson, à y incorporer une nouvelle \u201cDéclaration des Droits de l'Homme\u201d, plus large et assurant plus de garanties constitutionnelles \u201ca la langue\u201d et \u201caux droits du peuple français au Canada\u201d.M.Johnson déclara en outre au dernier paragraphe de sa lettre: \u201cConformément à notre programme électoral, notre gouvernement entend introduire, dans la Constitution du Québec, une charte proclamant les droits fondamentaux de l\u2019homme et les libertés essentielles de l\u2019être humain.Ainsi que vous l\u2019écriviez dans votre lettre du 10 février, les Provinces portent un intérêt manifeste à cette question\u201d.Précédemment, le ler décembre 1966, à l\u2019occasion de ouverture de la Première Session de la 28ième Législature du Québec, le gouvernement de la Province, déclara dans le discours du Trône: \u201cVous aurez encore à étudier un certain nombre de mesures visant à améliorer l\u2019administration de la justice et à assurer un plus grand respect des libertés civiles et des droits de la personne humaine.Vous serez invités à contribuer à l\u2019élaboration d\u2019une Charte des Droits de l\u2019Homme et d\u2019une loi instituant un Protecteur du Peuple (ombudsman)\u201d.Aussi, sera-t-il intéressant de retracer ici par quelles dispositions législatives \u201ccet intérêt manifeste\u201d s\u2019est traduit jusqu\u2019à ce jour et de rechercher quelle pourra être la forme et le fond des \u201cDroits Civils\u201d et de la \u2018Charte des Droits de l'Homme\u201d au Québec.x * * En vue d\u2019une meilleure compréhension de la question, il y a lieu de préciser ab-initio que la \u201cDéclaration canadienne des Droits\u201d (The Canadian Bill of Rights) de 1960, qui affirme le droit de l\u2019individu à la vie, à la liberté, la sécurité, la jouissance de ses biens ainsi que les libertés de religion, de parole, de réunion, d\u2019association et de presse, se trouve restreinte dans son application du fait que ses dispositions \u201cdoivent s'interpréter comme ne visant que les matières qui sont de la compétence du Parlement du Canada\u201d.D\u2019où la nécessité pour les provinces de légiférer aussi en la matière, dans le cadre très vaste de leur propre compétence.D\u2019autre part, la \u201cDéclaration canadienne des Droits\u201d de 1960 ne fait pas partie de la Constitution canadienne et n\u2019en a pas le caractère intangible de celle-ci, mais constitue une simple \u201cdéclaration statutaire\u201d qui pourrait être modifiée et même abrogée par une loi subséquente.D\u2019où également la nécessité, comme l\u2019ont relevé les Premiers Ministres du Canada et de la province de Québec \u2014 et sur ce point ils sont d\u2019accord \u2014 d\u2019avoir une nouvelle charte canadienne \u201cconstitutionnelle\u201d des Droits de l'Homme, à laquelle viendrait s\u2019ajouter, selon M.D.Johnson, une \u2018Charte québecoise\u201d portant sur les mêmes droits, tels que conçus au Québec.T1 faut même prévoir que la Législature du Québec, pour les raisons d\u2019ordre politique et national qui lui sont propres, devrait s\u2019empresser désormais de devancer la Législature fédérale dans la promulgation de sa propre \u201cCharte des Droits de l'Homme\u201d dont le champ sera des plus vastes.S'il est vrai en effet que la loi fondamentale canadienne donne la priorité législative à la compétence fédérale, \u201cle champ\u201d en certains domaines relatifs à la personne, tels que le droit pénal, l\u2019immigration, etc, il n\u2019en demeure pas moins que la compétence provinciale est plus étendue du fait que c\u2019est d\u2019elle-même que dépendent sa propre constitution, l\u2019état et la capacité des personnes, la propriété, l\u2019instruction publique, les questions socio-économiques, le droit au travail, l\u2019exploitation des lieux publics, l\u2019éducation, la justice, la police et l\u2019administration de la province qui peut édicter des peines allant jusqu\u2019à l'emprisonnement en vue de sanctionner l\u2019exécution de ses propres lois.Bien plus, il y aura des traités internationaux conclus par les autorités fédérales canadiennes, relatifs à la protection des droits de l\u2019homme, qui ne pourront être ni ratifiés et encore moins exécutés dans chaque province du Canada, du fait qu\u2019ils empièteraient sur le \u201cchamp\u201d de la compétence provinciale.Aussi, la Législature provinciale du Québec a-t-elle assumé ses tes- ponsabilités en légiférant dans le domaine des \u201cDroits de l'Homme\u201d, et suivi l'évolution tant internationale que fédérale et interpro- vinciale de ces Droits: lois sur l\u2019Hôtellerie 1963 et la discrimination dans l\u2019emploi 1964.Au surplus, il est à prévoir et à souhaiter que le Québec surenchérira sainement sur cette évolution, son intérêt étant désormais d\u2019affirmer sa personnalité vis-à-vis du fédéral et des autres provinces, bien qu\u2019il soit historiquement et sociologiquement vérifié et admis, que les nations et les peuples préoccupés de leur avenir et de la réalisation de leurs aspirations nationales, sont enclins à donner la priorité chronologique immédiate, à la solution de ces problèmes collectifs qui touchent à leur survie et à leur affirmation en tant que nation, plutôt qu\u2019à une législation actuelle des droits et des intérêts de l\u2019homme.* * % Avant aussi suceinctement que possible, d\u2019abord, posé le problème constitutionnel des \u201cDroits de l'Homme\u201d au Canada, nous aborderons l\u2019exposé des mesures législatives prévues.Celles-ci, tel qu\u2019annoncé dans le discours du Trône et la lettre de I'hon.Daniel Johnson.ci-haut rapportés, ne seraient plus des lois spéciales se référant a des cas particuliers, mais une législation générale qui reprendrait l\u2019énoncé et l\u2019application de tous les principes relatifs aux \u201cDroits de l\u2019Homme\u201d, tels que proclamés par la \u201cDéclaration des Droits de l'Homme\u201d de la Révolution française, par la \u201cDéclaration Universelle des Droits\u201d canadienne de 1960.Des éléments en notre possession \u2014 le discours du Trône et la lettre de l\u2019hon.Daniel Johnson \u2014 ces mesures législatives générales consisteront en : \u201cLa reconnaissance des \u201cLibertés Civiles\u201d par une revision du \u201cCode Civil\u201d de la province de Québec\u2014 \u2014La promulgation d\u2019une \u201cCharte des Droits de l'Homme\u201d pour le Québec\u2014 \u2014\u2014La protection de ces \u201cLibertés et Droits\u201d contre l\u2019Administration, par la création de la fonction du \u201cProtecteur du Peuple\u201d ou \u201cOmbudsman\u201d \u2014La Revision du Code Civil de la Province de Québec a déjà été entreprise et la Commission du \u201cComité des Droits Civils\u201d a présenté son rapport: Dés son préambule, ce rapport déclare que: \u201cLe Québec, en effet, ne saurait demeurer à l\u2019écart du vaste mouvement d'extension et de protection des droits de l\u2019homme qui caractérise notre temps.Le droit civil, en particulier, doit reconnaître à la personne un ensemble de droits qui reflète la conception toujours plus libérale que l\u2019on se fait de homme\u201d.\u201cLe droit civil québecois pos- séde une longue tradition de protection des droits de l\u2019individu.Cette tradition s\u2019est développée par le truchement des principes de la responsabilité civile et de l\u2019action en dommages-intérêts, en sorte que l\u2019on constate aujourd'hui que le Code civil offrait un instrument de protection dont on ne mesurait \u201cpeut-être pas toute l'importance et efficacité\u201d.\u201cCertes, il ne s\u2019agit l\u2019à que d\u2019un aspect des droits de l\u2019homme.Le Comité, en effet, a voulu s\u2019en tenir à la tradition civiliste : il ne lui a point paru opportun de faire entrer dans le Code des règles qui ont avant tout pour objet les rapports entre l\u2019individu et l\u2019Etat ou qui relèvent du droit public, comme les droits politiques du citoyen\u201d.L\u2019étendue des droits civils de l\u2019homme étant ainsi bien circonscrite \u2014 par opposition à ses droits publics qui feront l\u2019objet d\u2019une \u201cCharte des Droits de l'Homme\u201d \u2014nous énoncerons et commenterons, toujours aussi succinctement que possible, les principales revisions proposées, en soulignant toutefois que chacune d\u2019elles, si anodine semblerait-elle, revêt une importance primordiale.Ces lignes, ne visant en définitive qu\u2019un but de divulgation des \u201cDroits de l'Homme au Québec\u201d dans le cadre restreint du Bulletin du Cercle juif, ne sauraient prendre en effet l\u2019allure d\u2019une étude juridique proprement dite.Dès le premier article du Rapport, toute distinction entre le citoyen et l\u2019étranger \u2014 l\u2019aubin \u2014 est supprimée en ce qui concerne la jouissance des droits civils (art.1)-: tout être humain ayant droit à la vie, à la sécurité et à la liberté de sa personne et aux autres libertés fondamentales de conscience, d\u2019opinion et d\u2019expression, de réunion pacifique et d\u2019association, étant entendu que la sécurité de la personne doit être interprétée dans son sens le plus large et comprend la sécurité morale et psychologique (art.2).Aussi, faisant appel aux principes de fraternité et de solidarité humaines, toute personne en péril a droit à être secourue.nul ne pouvant se dispenser de cette obligation sans motif raisonnable (art.3).Et alors que la demeure est déclarée inviolable, dans son sens le plus large, et que nul ne peut y pénétrer sans y être autorisé, même s\u2019il n\u2019v commettrait aucun dégât (art.7), les lieux publics sont par contre d'accès libre à quiconque, avec au surplus, droit à tous les services et biens qu\u2019on v offre, sans égard à des distinctions telles que la race, le sexe.l\u2019ascendance, les croyances ou Opinions (art.8).Il est à relever 1c1 que le texte anglais du Rapport ne porte pas la traduction du mot \u201ccrovance\u201d du texte français, ce qui constitue une omission regrettable, ce mot, assurément le plus important de tous ceux qui l\u2019accompagnent, étant synonyme de \u201creligion\u201d et \u201cfoi\u201d.D'autre part, certaines décisions des Tribunaux de la province ayant admis dans le passé la validité de clauses restrictives du pouvoir d\u2019aliéner ou de succéder, insérées dans des contrats et testaments et basées sur une idée de discrimination raciale ou religieuse, l\u2019article 8 du Rapport déclare pareilles clauses contraires à l\u2019ordre public et partant nulles et non avenues.(Lire la suite en page 4) TE P re Fer prie rs me = BULLETIN DU CERCLE JUIF Décembre 1967 La Fleur de Lys.(Suite de la page 1) défricheur et fonde une petite communauté.Dans des conditions géographiques fort différentes, la littérature du kibboutz nous raconte la solitude qu\u2019implique cette nouvelle implantation dans le sable et le rocher.Cet isolement aussi, conduit au fusionnement de la personnalité dans une société active.La poétesse Rachel Bluvstein nous a laissé des poèmes empreints de solitude et d\u2019élan vers la vie.Parallèlement, une civilisation moins jeune et plus désillusionnée exclut de sa littérature toute action et se concentre sur une obsession, Les Droits.(Suite de la page 3) Non seulement toute atteinte aux droits civils et libertés fondamentales, établis par le Rapport et ci-haut énumérés, donne droit d\u2019en obtenir la cessation immédiate, avec réparation du préjudice matériel et moral subi, mais aussi ces droits et libertés sont déclarés perpétuels, inaliénables et incessibles par la personne même, qui doit en jouir toute sa vie durant.- (arts.9 et 10).et ne peut y renoncer.A la suite de cette conception étendue des \u201cDroits civils\u201d de l\u2019homme et de cette nouvelle législation civile proposée, le Comité de Réforme du Code Civil demande l\u2019abrogation de plusieurs articles de la loi actuelle qui n\u2019ont plus leur raison d\u2019être, tels que ceux relatifs à la dégradation civique et la mort civile, déjà désuètes.Si cette réforme du Code civil s'avère nécessaire, elle n\u2019est par contre pas suffisante et les \u201cDroits de l'Homme\u201d ne s\u2019en trouveraient pas complètement protégés sans une \u201cCharte Provinciale Québe- corse des Droits de l'Homme\u201d.+ * He Lorsque le Gouvernement de la Province de Québec aura saisi le Parlement provincial de ces projets de lois, et que celles-ci auront été promulguées, la \u201cBelle Province\u201d se sera alors placée en téte de la Confédération et, vraisemblablement, parmi les pays les plus avancés en matiére de Droits de I'Homme.Nous regrettons que le manque d\u2019espace ne nous permette de donner ici un apercu de ce que seront ces législations futures, qui d\u2019aprés les promesses faites, feront honneur au Québec.Dans la prochaine publication de ce Bulletin, nos lecteurs auront la satisfaction, nous l\u2019espérons, de lire et d\u2019apprécier quels seront ces \u201cDroits de l\u2019Homme\u2018\u201d dont ils jouiront au Québec et quelle sera la protection que leur donnera le \u201cProtecteur du Peuple\u201d, l\u2019'Ombudsman\u201d.Vittorio M.H.Rodriguez.Si l\u2019on peut ériger cette constante en loi générale, il est quand même curieux de remarquer que le mécontentement chez ces deux tempéraments, par ailleurs si éloignés, ait pris forme dans des images d\u2019instabilité qui ne laissent pas d\u2019étonner par leur ressemblance.Ainsi, la figure traditionnelle du Juif Errant trouve son écho en une pièce canadienne-frangaise contemporaine de Jacques Langui- rand: Les Grands Départs.Titre plein d\u2019ironie, qui désigne les changements successifs d'appartements d\u2019une famille canadienne-française chez qui le sentiment de l\u2019ailleurs est décidément fort développé.Thèmes de l\u2019exil, thèmes du travail agraire, empreints de sentiments religieux, ne constituent pas les seuls rapprochements que l\u2019on puisse faire entre ces deux littératures.Une certaine façon de se voir dans l\u2019avenir aussi se dessine avec plus ou moins les mêmes couleurs chez ces deux peuples.Ni rose, ni noire, la couleur de l\u2019espoir est lucide et teinte de mille nuances les missions qu\u2019une nation se donne.Parvenir à faire reconnaître leur majorité par tout le monde est bien le but du Québec et d\u2019Israël.Des ouvrages écrits pour satisfaire le seul besoin d\u2019expression entreprennent, parfois même à leur insu, d\u2019éveiller les consciences à une réalité déconcertante par force détails de ce qui doit être d\u2019abord regardé de près et ensuite dépassé.À ce titre, la littérature canadienne-française possède son roman poème, témoin d\u2019une mystification, d\u2019une déception et d\u2019une libération : Les Chambres de Bois, d\u2019Anne Hébert.Dans une situation différente, le poème Massada, du poète israélien Jitshak Lamdan nous fait sentir que la prise en pouvoir s\u2019effectue au plus profond du gouffre de la désillusion.Pour lui aussi, toute continuité n\u2019est possible qu\u2019en fonction d\u2019une révolte contre le passé, à partir de laquelle se construit le présent.Cette tentative de rapprocher deux littératures qui, en plusieurs endroits déjà, se faisaient écho, nous a révélé que, beaucoup plus qu\u2019un climat et une végétation, c\u2019est l\u2019histoire vécue par un peuple qui crée ses tristesses et ses plus grandes joies et le besoin de les dire.Bien sûr, toute culture a ses particularités qui font son génie propre.Aussi, sur un même fond de ciel, est-ce bien une fleur de lys et une étoile de David qui, dans le langage des symboles, nous disent chacune dans leur langue : cette triple solidarité au passé, au présent et à l\u2019avenir.Denise Galanti (1) Préface aux Légendes canadiennes.LETTRE D'ISRAEL par Z.S.PEREZ, notre Correspondant particulier Les Lettres \u201cDors, mon enfant, \u201cC\u2019est sûr que le Messie viendra, \u201cSes lourds cheveux seront d'argent, \u201cD\u2019or, ses phylactères.\"Cest par une berceuse qui com- mengcait ainsi que j'ai connu Joseph Milbauer, le fin poète des \u201cChants provisoires\u201d.Il vient de m\u2019envoyer trois plaquettes, minces de volume mais riches de poésie et de souvenir.Je les ai lues, toutes, avec ravissement.Milbauer n\u2019est d\u2019ailleurs pas le seul poète israélien de langue française; dans l\u2019une de ces plaquettes, tirage à part de la revue ARIEL, un recueil de poésies met en évidence le beau talent de leurs auteurs et la diversité de leur inspiration.André Chouraqui, Claude Vi- gée, Jacques Ovadia et Joseph Milbauer, on a l\u2019impression qu\u2019ils livrent, ici, le meilleur d\u2019eux-mêmes.Ils représentent, en tout cas, à eux quatre, la poésie française en Israël, mais comme 1l est regrettable qu'un Nissim Ben-Ezra par exemple ne leur tienne pas compagnie avec quelques-uns de ses admirables poèmes d\u2019ETATS d\u2019AME, sa dernière oeuvre.Omission?Peut-être.À réparer.Pour en revenir a Milbauer que j'ai rencontré à l'Etranger, il y a douze ou treize ans, au cours d\u2019une conférence émouvante sur Israël, Je dois souligner d\u2019un trait gras, le charme qui se dégage de l\u2019ensemble de son oeuvre poétique; ses derniers vers, rimant ou libres comme ceux d\u2019André Spire et dédiés à la mémoire d\u2019Henri Hertz, d\u2019une grâce infinie, grâce que je retrouve dans SOUVENANCES titrant la troisième plaquette éditée par les Cahiers de Jérusalem.Comme Joseph Milbauer a du charme aussi quand il raconte ses rencontres avec André Spire, souffrant, ou Paul Fort, le prince des poètes, trébuchant, ou encore avec Israël Zangwill, dans une pauvre mansarde du Faubourg Saint- Martin, à Paris, en tenue d\u2019ouvrier façonnant les \u201ccuirs d\u2019art\u201d.L\u2019ouvrier, c\u2019était, bien entendu, Milbauer avant que d\u2019être poète.Dommage que ces SOUVENANCES ne tiennent que sur une cinquantaine de pages.Un premier cahier étant paru et, maintenant le second, 1l faut souhaiter que Milbauer ne nous laisse point sur notre faim.Poète, conteur, plaire et séduire.Avant de mettre un terme à cette chronique littéraire, signalons la disparition, ces derniers jours de novembre, de l\u2019écrivain hébreu Yohanan Téversky.C\u2019est l\u2019hebdomadaire HADOAR de New York qui me le fit connaître, il y a de nombreuses années.Romancier historique (Le coeur et l\u2019épée), biographe genre Maurois (Uriel Dacosta, Alfred Dreyfus, Rachi), et lexicographe, Téversky laisse une oeuvre dense, qui couronne une brillante carriére littéraire.Milbauer sait Un film sur le Pavillon du Judaïsme On a récemment complété le montage du film, commandité par le Congrès Juif Canadien, 1llus- trant le Pavillon du Judaïsme; ce film fera partie de la collection \u201cJudaïca\u201d qui sera présenté à la Bibliothèque nationale d\u2019Ottawa à l\u2019occasion du Centenaire de la Confédération.Des épreuves de ce film seront bientôt disponibles et peuvent être commandées d\u2019avance au bureau du Congrès Juif Canadien, à Montréal.Chaque rouleau contient 54 diapositives et se vend $7.50, y compris deux copies des commentaires.Le film comprend des photos en couleur des principaux exhibits du Pavillon et présente le message judaïque à la Terre des Hommes, basé sur les maximes talmudiques.Ce film met en lumière l\u2019affinité et les liens de la communauté juive universelle avec Israël tel que les a montrés le Pavillon du Judaïsme et aussi, par association, le Pavillon d\u2019Israël.Le Dr.Samuel Grand, de New York, est le réalisateur de ce film.Mélanges Le journal \u201cWitness\u201d, de Montréal, publiait en 1870, la nouvelle suivante : L\u2019Alliance Israélite Universelle, dont le siège est à Paris, dirige maintenant treize écoles: six au Maroc, trois en Turquie, deux en Palestine, une en Syrie et une en Asie Mineure, en plus de l\u2019école normale de Paris.Musée des Beaux-Arts de Montréal Il y aura des visites guidées au Musée des Beaux-Arts de Montréal au cours des prochains mois.Ces visites sont présentées sous l\u2019égide du service éducatif du musée.Le commentaire alternera du français à l\u2019anglais.Diverses sections de la collection permanente du musée seront également étudiées tour à tour.Les visites en français auront lieu les 17 janvier, 14 février, 13 mars et 10 avril.Le commentaire anglais sera entendu les 31 janvier, 28 février, 27 mars et 24 avril.Chaque visite commence à 20 heures.Entrée libre."]
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