Bulletin du Cercle juif /, 1 octobre 1967, Octobre - Novembre
[" NERIODI Kulletin du b4 * Bidliothaque 3t.Sulpice, 1700, rue St.Denis, kontreal, P.Q., ERCLE JUIF Montréal, Oct.-Nov.1967 Le Ministére des Affaires culturelles a organisé une soirée en hommage au poète Melech Ravitch.Des écrivains et des intellectuels étaient conviés à un diner au Pavillon du Québec.À l\u2019issue du banquet, le Ministre des Affaires culturelles, l\u2019hon.Jean-Noël Tremblay, a fait un discours.Ensuite, M.Melech Ravitch prit la parole remerciant le Ministère des Affaires culturelles pour l'hommage qu\u2019il lui rendit.\u201cCet hommage s\u2019adresse à moi, dit-il, en tant que symbole de la culture juive au Canada.\u201d Ensuite, M.Naim Kattan prit la parole et souligna que l\u2019apport culturel des Juifs au Québec constitue la base de leurs rapports avec le reste de la population.C\u2019est en contributant à la promotion culturelle et intellectuelle de la Province que les Juifs établissent une amitié réelle avec tous les autres citoyens.Nous donnons ci-dessous le texte du discours de l\u2019hon.Jean-Noël Tremblay : \u201cLa grandeur d\u2019un métier est peut-être, avant tout, d\u2019unir des hommes\u201d.Ainsi s\u2019exprimait Antoine de Saint-Exupéry, et le souvenir de ce mot si simple et si profond à la fois nous revient au moment où nous rendons hommage au doyen des écrivains juifs du Canada, le poète Melech Ravitch.Nous aovns choisi ce lieu de la \u201cTerre des Hommes\u201d pour honorer ce grand artisan des lettres parce qu\u2019il nous paraît qu'il ne Lauréat du prix de la Compagnie Imperial Tobacco Le Professeur Perry Meyer, Président du Cercle Juif, a gagné récemment le prix offert par la compagnie Imperial Tobacco qui organisa un concours littéraire sur \u201cLe Canada en l\u2019an 2000\u201d.Le dx de $30,000.fut divisé teMèse trois lauréats.Le A le Professeur 2 ds perspectives ge l\u2019organisation Wudiciaire au nada.1967 QUES 4 HOMMAGE AU POETE MELECH RAVITCH No.saurait y avoir d'autre endroit au Québec qui manifeste davantage notre désir et notre volonté de fraternité.Poète originaire de Pologne, Monsieur Ravitch a aujourd\u2019hui 70 ans.Bien qu\u2019il connaisse le polonais, l'allemand et l\u2019anglais, par fidélité il n\u2019écrit qu\u2019en yiddish.C\u2019est l\u2019écrivain par excellence de cette langue.Monsieur Ravitch a derrière lui une longue carrière littéraire qu\u2019il a commencée tout jeune et qu\u2019il a exprimée par une poésie irrationnelle puis s\u2019avançant peu à peu vers la philosophie spinosiste.Dans sa vie et son oeuvre, il apparaît plutôt comme un moraliste conscient d\u2019une force supérieure présente dans l\u2019Univers, comme il constate l\u2019absence d\u2019une force culturelle et spirituelle dans le monde, avec les conséquences graves que cela comporte au milieu d\u2019une société lancée en direction de la conquête du Cosmos.Il se rend compte que l\u2019incompréhension et la confusion des esprits en général se produisent aussi dans l\u2019art et aboutissent à un manque de rationalisme.Chef de file de la poésie irrationnelle dans son jeune âge, on peut dire aujourd\u2019hui que le lion s\u2019est assagi sans jamais se trahir lui-même et en restant toujours fidèle à la poésie pure, ce qui l\u2019a amené à demeurer en contact avec les jeunes poètes qui écrivent en anglais au Canada.Ce sont d\u2019ailleurs les jeunes poètes qui l\u2019ont traduit; nommément: Layton et Waddington.Pour sa part, Lay- ton a traduit le poème \u201cTrans- Canada\u201d.Monsieur Ravitch a également écrit une sorte d\u2019autobiographie intitulée \u201cLe Chant de mes Chants\u201d et aussi un \u201cMon Lexique\u201d qui est une oeuvre lexicale concernant des personnages des temps présents qu\u2019il connaît personnellement, surtout dans le monde juif.C\u2019est un traité très sérieux et très personnel.Melech Ravitch est aussi l\u2019auteur de deux volumes de mémoires sur son enfance.Nombreuses sont les per- 126 M.Saul Hayes, au nom du Congrès Juif Canadien, fait l\u2019éloge, sur les ondes de Radio-Canada, de son Eminence le Cardinal Léger qui démissionne comme Archevêque de Montréal pour se consacrer aux soins des lépreux en Afrique : \u201cIl a été bien rare au cours de toute l\u2019histoire de la communauté juive depuis 200 ans au Canada qu\u2019un membre pro-éminent du Clergé ait été accueilli chez nous avec autant de sympathie.Au cours de mon expérience de trente ans de vie publique, je ne me souviens d\u2019aucun autre prêtre qui ait si profondément touché les coeurs et les esprits de la communauté juive.Les qualités chrétiennes du Cardinal Léger se reflètent dans sa position dans l\u2019Eglise et sa grande humanité s\u2019est manifestée par le rôle important qu\u2019il a joué au Second Concile du Vatican.Nul n\u2019i- M.SAUL HAYES FAIT L\u2019ELOGE DU CARDINAL LEGER Treiziéme Année gnore qu\u2019il était parmi les quelques prélats qui ont changé la direction du Concile afin que la doctrine de l\u2019Eglise s\u2019accorde mieux avec les concepts modernes.\u201cDans notre ville, son influence s\u2019est fait sentir bien au-delà de son troupeau et la communauté juive s\u2019enorgueillit autant que les catholiques des oeuvres qu\u2019il a accomplies.\u201cIl me fait plaisir de reconnaître, au nom de la communauté juive de la province, l'influence extraordinaire qu\u2019a eu sa présence ici et d\u2019exprimer nos regrets qu\u2019il ait décidé de quitter le poste important d\u2019Archevêque de Montréal.Je voudrais lui présenter nos meilleurs voeux de succès dans le travail de missionnaire qu\u2019il a tant à coeur.\u201cQue Dieu bénisse ses travaux !\u201d sonnes du monde des Lettres qui espèrent qu\u2019il poursuivra la rédaction de ces mémoires.C\u2019est un homme extrêmement sensible, très cultivé, très sincère, menant une vie austère, faisant peu de concessions et restant attaché à la langue yiddish, par fidélité.On sait qu\u2019une partie de ses lecteurs a disparu dans la tourmente.Son oeuvre est une oeuvre de persistance, de souvenir et de loyauté.\u201cUnir des hommes.\u201d, tâche difficile, ingrate et qu\u2019il faut sans cesse poursuivre, sinon \u2018recommencer.Telle a été, il nous semble, l\u2019intention de Monsieur Ravitch au cours des cinquante-cinq années qu\u2019il a consacrées à la vie littéraire du milieu qui l\u2019a accueilli ; elle explique son travail de directeur de la bibliothèque juive de Montréal, de fondateur d\u2019une section juive du Pen-Club international, de président de l\u2019Association des auteurs juifs.en fait, toute une vie consacrée à l\u2019activité intellectuelle et culturelle, Tout ce qu\u2019on pourrait dire de son oeuvre \u2014 plus d\u2019une vingtaine d\u2019ouvrages de poésie, sans compter sa contribution à divers journaux et publications littéraires \u2014 de son travail d\u2019animateur auprès de ses compatriotes, de sa passion pour le vrai et le beau \u2014 ne suffirait pas à donner une idée exacte de son apport à l\u2019éclosion d\u2019une littérature juive qui enrichit notre patrimoine commun.Aussi, sou- haitons-nous vivement que son oeuvre trouve des traducteurs, de sorte que les francophones puissent plus aisément recevoir le message qu\u2019il s\u2019est efforcé de transmettre.Nous ne doutons pas que le Cercle juif de langue française veuille s\u2019y employer afin de resserrer les liens qui unissent les Canadiens français et les Juifs qui vivent au Québec.Que le Cercle juif de langue française sache que le Ministère des Affaires culturelles du Québec le souhaite et qu\u2019il est désireux de favoriser des échanges qui ne peuvent qu\u2019enrichir notre vie artistique et littéraire.En insistant sur cette collaboration nécessaire, je n\u2019oublie pas (Lire la suite en page 4) 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF Oct.-Nov.1967 Ce bulletin est publié tous les mois par: LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal Tel.: 844-8621 (local 293) Président du comité exécutif: PERRY MEYER \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d EDITORIAL LE TEMPS DU CHANGEMENT Le Québec qui se cherche lui-même et cherche aussi sa voie essaie de résoudre plusieurs problèmes qui ne peuvent plus être écartés.Les discussions et les points de vue du \u201cNouveau Québec\u201d ne sont plus des idées que l\u2019on échange derrière porte close; tous les Québecois en parlent ouvertement et s\u2019en préoccupent de plus en plus.Dans l\u2019ambiance du nationalisme québecois, la communauté juive du Québec a récemment été l\u2019objet de certaines remarques de la part de personnages en vue de la province.On a exprimé l\u2019opinion que les Juifs québecois s\u2019étaient un peu trop intégrés dans la minorité anglo-saxonne de la province et avaient adopté trop facilement la culture et les moeurs anglaises.Il en est résulté que les Juifs du Québec se sont éloignés des Canadiens de langue française et ne peuvent comprendre leurs aspirations.Cependant, on ne doit pas oublier que les Juifs sont établis au Québec depuis plus de 200 ans; leurs antécédents et leur situation les portaient naturellement vers la minorité anglo- saxonne protestante.En fait, ils n\u2019eurent pas le choix; à cause du système scolaire particulier au Québec, ils durent fréquenter les écoles protestantes où ils étaient tolérés bien que légalement ils pouvaient s\u2019inscrire à n\u2019importe quelle école.Naturellement, ils adoptèrent la langue anglaise et la culture anglo-saxonne.Ils sont toutefois devenus bien plus bilingues que leurs voisins d\u2019origine anglaise et, depuis 1950, une forte immigration nord- africaine a introduit dans la communauté un caractère français facilement reconnaissable.Néanmois, la langue anglaise et la culture anglo-saxonne continueront de prédominer chez la génération présente, Il y aura inévitablement des changements mais cela ne pourra s\u2019effectuer que dans le contexte d\u2019un nouveau système scolaire.Si les dirigeants canadiens-français visent à créer un bilinguisme véritable, il leur faudra faire des concessions.Mgr Parent et les autres membres de la Commission sur l\u2019Education s\u2019en sont rendu compte, ainsi que la majorité des membres du Conseil Supérieur de l\u2019Education.L'avenir du Québec, comme entité véritablement bilingue et biculturelle, ne se réalisera pas simplement ni à l\u2019aide de cours de langue intensifs ni par des cours d\u2019été, mais par la transformation du système d\u2019éducation, de telle sorte qu\u2019il n\u2019y ait plus de Commissions scolaires protestantes et catholiques mais des écoles où les deux langues seront enseignées dès la première année.Une langue seconde ne s\u2019apprend pas toute seule et ne peut s\u2019imposer de force.C\u2019est affaire d\u2019éducation et c\u2019est aussi un exercice intellectuel nécessaire et vivifiant que seul un profond changement dans le système scolaire pourra nous apporter.On a beaucoup parlé de la fuite des capitaux hors du Québec.Incontestablement, il y a eu un début de panique à la suite de laquelle des milliers de résidents de la province (sans distinction d\u2019origine, de race ou de religion) ont voulu transporter leurs capitaux ailleurs, Il est regrettable qu\u2019on ait donné au grand public l'impression que seuls les capitaux juifs étaient mis en cause.Une telle opinion n\u2019est pas conforme aux faits et cause du tort à la communauté juive.Il n\u2019y a pas eu de véritable fuite de capitaux mais il est manifeste que bon nombre de Canadiens- français, de Canadiens-anglais, de Canadiens d\u2019origine polonaise, CONFERENCE DE M.EDGAR MORIN AU CERCLE JUIF Par STEPHEN BARBER Mardi, le 24 octobre, à l\u2019hôtel Windsor, un public nombreux assista à une conférence fort intéressante donnée par Edgar Morin, Maître de Recherches au Centre National de la Recherche Scientifique à Paris, et de passage à Montréal où il fut professeur invité à l\u2019Université de Montréal.Descendant d\u2019une famille sépha- rade de Salonique, élevé en France, survivant l\u2019occupation allemande comme membre actif de la Résistance, il connaît bien les problèmes qui se posent aux Juifs français de la deuxième moitié du 20e siècle.Non seulement que le titre de sa conférence \u201cLe Juif déjuivé et le monde enjuivé\u201d fut provocant, mais la facon originale et éloquente de présenter sa thèse stimula le public à un examen critique du rôle du Juif contemporain qui est à la recherche de son équilibre entre les polarités d\u2019appartenance et de non-appartenance.S\u2019étant éloigné de la foi traditionnelle, de la pratique et du milieu juif, séparé du monde par des barrières volontaires et imposées du dehors, le juif \u201cdéjuivé\u201d cherche son destin dans un monde qui correspondrait à son idéal de messianisme universel.Pourtant, à un moment donné, il se rend compte de la réalité de son existence juive et des limites de l\u2019identification intégrale avec les autres.Morin parle de la deuxième non-appartenance, la presque intégration qui est pour- sentiment tragique dans I'ame du dépaysé.D'autre part, dit Morin, le monde non-juif, depuis l\u2019âge de la raison est en train de sécularisation et en même temps il semble être plus disposé à accepter des idées lancées par des Juifs ou personnes d\u2019origine juive.Freud, Kaplan, Einstein ont une influence profonde sur la pensée, la littérature et la science contemporaines.Karl Marx, juif par ses origines, malgré qu\u2019il se lança à des attaques des plus violentes contre les coreli- glonnaires de ses ancêtres, prophète d\u2019un nouveau messianisme de travailleurs sans distinction de race et de nationalité, reste pour les ennemis du socialisme le fondateur du \u201cjudéo-marxisme\u201d.Le conférencier toucha brièvement à la solution sioniste du problème juif, le retour à terre des ancêtres et le renouveau national sur le sol d\u2019Israël.Une discussion très animée suivit l\u2019exposé du Professeur Morin qui, en répondant aux questions posées, s\u2019est déclaré d\u2019accord que la situation des Juifs en Amérique du Nord, avec une population de six millions et une vie religieuse, culturelle et sociale beaucoup plus active qu\u2019en France, permet d\u2019envisager d\u2019autres perspectives que celles du Juif déjuivé.Le renforcement des attaches au judaïsme dans tous ses aspects, religieux et séculaires, pourra être la réponse tant assez puissante pour créer ce à ceux qui veulent l\u2019accepter.grecque et juive se sont empressés de liquider leurs placements et de les envoyer en dehors de la province.Ce phénomène n\u2019est pas le noeud de la question.Ce qui importe c\u2019est la direction que prendra le nationalisme canadien- français.On peut dire que les légitimes aspirations du Canada français trouvent un écho dans le coeur et l\u2019esprit des Juifs.Ils savent bien comme il est important de maintenir les institutions, les traditions, les coutumes et la langue.C\u2019est la nature même du Loshen Kodesh qui est l\u2019ange gardien du judaïsme.Pouvons- nous nier que le français est l\u2019ange gardien de la foi en ce qui regarde les Canadiens français?Le problème ne se règlera pas en discutant, mais en cherchant à mettre en place des structures adéquates et à atteindre de nouveaux objectifs.L\u2019unilinguisme ne suffit plus, il faut un véritable bilinguisme.Les Canadiens français ont droit à ce que leurs enfants puissent perpétuer leur culture, où qu\u2019ils habitent; ils ne sauraient réclamer que le Québec devienne un Etat réservé aux Canadiens français et gouverné par eux seuls.Qu\u2019on donne à la province, dans le cadre du fédéralisme, des pouvoirs plus grands que ne le prévoit l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord, nous l\u2019admettons, mais non pas des pouvoirs tels que la Confédération et le Canada même deviendraient un simulacre de nation.La communauté juive du Canada, dont Montréal est le centre vivant, prospérera ou s\u2019appauvrira, fleurira ou dépérira, suivant en cela l\u2019épanouissement du Québec, qui dépend du succès de sa lutte contre l\u2019assimilation et la disparition de sa culture. Oct.-Nov.1967 BULLETIN DU CERCLE JUIF LETTRES D'ISRAEL par notre correspondant Z.S.PEREZ Ecrivain \u201cSabra\u201d, mais de langue anglaise: Il s\u2019agit, vous l\u2019avez deviné, de Yaël Dayan, la fille du général.Notre \u201cFrancoise Sagan\u201d, qui a déjà à son actif une série de romans à succès et dont la langue maternelle est l\u2019hébreu, préfère écrire en anglais.quitte à se faire traduire, ensuite, dans les autres langues y compris celle d\u2019Eber, la sienne.\u201cSi la mort avait deux fils\u201d, sa dernière oeuvre, vient de paraître simultanément en hébreu (grâce à une excellente traduction de Cha- fir) chez l\u2019éditeur Am-Oved, et en français, dans un texte de belle tenue de Pierre Javet, chez Robert Laffont, à Paris.On pourrait se demander pourquoi un tel paradoxe.Oui, pourquoi Yaël Dayan qui est absolument capable d'enrichir la nouvelle littérature hébraïque, se livre-telle au plaisir, comme elle dit, de l\u2019anglicisme?La réponse est claire: c\u2019est plus facile.Un de nos confrères l\u2019a priée de s'expliquer car il est difficile d\u2019admettre qu'une \u2018\u201csabra\u201d puisse manier les langues étrangères avec infiniment plus de talent que celle qui l\u2019a vue naître et grandir.Yaël Dayan: \u201cL'anglais, pour moi, est un moyen d'expression et je m'occupe beaucoup plus du contenu d'une oeuvre que de sa forme.D'ailleurs, je ne crois pas qu'un écrivain israélien puisse considérer le fait d'écrire dans sa langue nationale comme une obligation.En ce qui me concerne, je ne pense pas que je sois moins doué en hébreu, mais c'est ainsi, j'écris en anglais et, comme vous, je me suis creusée la cervelle pour savoir pourquoi.\u201d On ne peut être plus direct.Romancière de langue anglaise, donc, que notre Yaél Dayan qui, par ailleurs, prépare un nouveau livre dont le théme aura pour cadre la \u201cguerre de six jours\u201d.et dont la langue sera, une fois encore, l\u2019anglais.Ne quittons pas le domaine des Lettres sans signaler la récente visite de l'écrivain britannique Graham Greene venu, pour la première fois dans notre pays, de France où il séjourne depuis quelques années.En reportage, pour le compte de quelque chaîne de journaux?Non, Greene l\u2019a dit carrément.Il n\u2019écrira rien sur Israël, s\u2019il change d'avis, ce sera seulement pour \u201cpondre\u201d un unique article.Le célèbre écrivain anglais qui, selon l\u2019avis du \u201cMonde\u201d, est l\u2019auteur le \u201cplus exporté\u201d de l\u2019après- guerre, a en outre déclaré qu\u2019il était en Israël, à titre privé, pour voit, entendre et se reposer.\u2026 Comme nous savons que ses romans ont toujours eu pour cadre, chaque fois, un pays différent, nul doute qu\u2019il sera tenté par Israël et en fera le lieu de sa prochaine production.Notre pays a une force d'attraction telle que les plus solides décisions finissent par céder.Nous verrons bien.Le Théâtre Des pièces montées cet été, en pleine canicule, poursuivent leur carrière sur les diverses scènes du pays.Les salles ne désemplissent pas.Le public entiché de théâtre a d'ailleurs l'embarras du choix parmi une vingtaine de représentations.Que citer?A la Habimah, \u201cLa puce à l\u2019oreille\u201d de Georges Fey- deau; a la Petite Salle, la \u201cPromesse\u201d d'Alex Arbuzov; au Zavith \u201cStriptease\u201d de Slavomir Mrozek; à l\u2019Ohel, \u201cSur tes murailles, Jérusalem\u201d de Yéhochoua Bar-Yosseph, etc.etc.Cette dernière pièce, qui est une reprise, s'adapte bien au temps que nous vivons dont le signe principal est la libération de Jérusalem.En 1949, il s\u2019agissait de la défense de la vieille ville.Le thème demeure actuel et, avec quelques modifications, innovée, astiquée, la piècé que son auteur avait appelée \u2018Les Gardiens de la muraille\u201d, ne laisse pas d'être intéressante à suivre.Elle impressionne même par sa naiveté, ses décors.A la fin du spectacle, on peut se demander si les libérateurs de Jérusalem de Juin 1967, ne sont pas les envoyés du Messie.Il y a de quoi donner quelque peu raison à nos sectes religieuses les plus orthodoxes lesquelles, vous devez le savoir, ont toujours cru que Sion nous reviendrait sans combat, que le fait d\u2019avoir, si rapidement, recouvré les vestiges du Temple donne aux soldats d'Israël des mérites exceptionnels.La mise en scène de cette pièce, très réussie, a été réalisée par David Méir Margalith dans le personnage Levin et l'interprétation confiée à des artistes en général excellents.de rabbi Chemouel et Dvora Cas- telanetz, dans celui de son épouse Sarah, ont ét éà la hauteur de leur tâche.Il faut croire que la \u201cGuerre de six jours\u201d, comme celle de la \u201cLibération\u201d ou encore celle du \u201cSinai\u201d de 56, sera pour nos auteurs dramatiques (comme pour nos romanciers) une source d\u2019inspiration intarissable.Cette reprise de Bar Yosseph sera bientôt dépassée.De nouvelles pièces seront montées encore sur nos scènes, qui auront pour thème des épisodes émouvants de la lutte du peuple juif pour la libération de sa terre, pour sa survie, Emouvante mise au point des religieuses d\u2019un ordre catholique JERUSALEM (JCNS) \u2014 Les soeurs d\u2019un ordre catholique de Jérusalem ont dénoncé ceux qui mèênent \u201cune campagne de mensonges visant les Israéliens\u201d et ont \u201cpris note que notre travail ici a été rendu particulièrement satisfaisant et son action facilitée par la bonne volonté des autorités israéliennes aussi bien dans la paix que dans la guerre-facilité, cela veut dire non seulement pour nous-mêmes mais (ce qui est plus important) pour les Arabes qui dépendent de nous\u201d.Les soeurs appartiennent à l\u2019Ordre des Filles de la Charité et dirigent l\u2019hospice de Saint-Vincent de Paul qui abrite 400 pensionnaires parmi lesquels 360 Arabes.Le communiqué ajoute: \u201cDepuis la fondation de Etat d'Israël nous avons vêcu parmi les Israéliens.La récente guerre\u2026: nous les a révélés \u2014 autant les soldats que les civils \u2014 comme méritant notre plus profonde ad- maration.La guerre est la guerre et les Juifs l'ont menée avec le seul objectif de préserver leur existence tout en préservant autant de vies humaines qu'ils l\u2019ont pu.Rien ne nous donne le droit de nous poser en juges du peuple d'Israël et de son armée\u201d La vraie rentrée en Israël, a lieu après les fêtes de Tichri, c'est-à-dire, cette année, aux débuts de novembre.Les \u201cpremières\u201d vont être données sur nos scènes à un rythme plus accéléré qu\u2019en été où, pourtant, certains metteurs en scène ne se sont pas fait faute de présenter au public quelques bonnes productions inédites.Dans chacune de nos correspondances, nous vous mettrons d\u2019ailleurs au courant des nouveautés de la nouvelle saison, au fur et à mesure qu\u2019elle seront montées.La Musique Cet été, a eu lieu le Festival d'Israël où l\u2019on a vu apparaître, dirigeant l\u2019Orchestre Symphonique de Kol Israel (La voix d\u2019Israël, notre station de radiodiffusion), le célèbre compositeur français, Pierre Boulez.L'exécution des oeuvres de Stravinsky, Schoenberg Weber et Schumann, a fait impression sur les auditeurs qui n\u2019ont d\u2019ailleurs pas ménagé leurs applaudissements.Un grand chef d\u2019orchestre que Pierre Boulez, puisque grâce à lui la musique moderne devient accessible au grand public.Par ailleurs, pour le 10ème anniversaire de l\u2019Auditorium Mann connu sous le nom de Palais de la Culture (Heikhael Hatarbouth) et où se produit habituellement l\u2019Orchestre Philharmonique Israélien, nous avons eu, une nouvelle fois, le privilège d'entendre le prestigieux Arthur Rubinstein dans un récital dédié à Chopin.Dans une période où nous nous préparions à célébrer les solennités de Tichri, c'était une manière de rendre facile l\u2019approche des choses de l'Esprit.La musique, en effet, telle qu\u2019elle est interprétée par un virtuouse de la taille de Rubinstein, atteint les plus hauts sommets.Les grands maîtres se succédant, voici encore, accompagnant ce dernier, Isaac Stern et Paul Tortelier enlevant avec un art raffiné le \u201cconcerto pour violon\u201d de Mendelssohn, ou \u201cChlomo\u201d de Bloch.Ces jours-ci, enfin, l'Orchestre Philharmonique Israélien a ouvert sa trente-deuxième saison avec la participation de Paul Paray et de Gina Bachauer.C\u2019est le triomphe de Bach et de Schumann, de Chopin et de Ravel.Cette saison se distinguera, dit- on, par son éclectisme.Nous ne manquerons pas de nous en faire l'écho, régulièrement.La Peinture C'est un art qui n\u2019est guère négligé en Israël.Les expositions se suivent et ne se ressemblent pas.A la Galerie Angel, ex-Rina, un jeune, Mordékhay Moré se distingue par sa maîtrise.Natif de Baghdad, il est moins connu ici qu\u2019à l'étranger où ses oeuvres ont été acquises avec enthousiasme par les plus grandes galeries comme le Musée Victoria and Albert de Londres, l\u2019Art-Institut de Chicago, le Fine Art de Boston et d\u2019autres encore, Sa série de gravures atteste d\u2019une technique nouvelle, faite de délicatesse, de raffiniment.Ce portrait d\u2019une femme persane, par example, est représentatif d\u2019un talent peu ordinaire.Ce qui est réjouissant pour un jeune, surtout, qui ne nous était pas connu.Par ailleurs, à la Maison des Artistes, les oeuvres de quelques autres bons peintres sont accrochées.Gé- nia Berkin nous laisse admirer une quinzaine de tableaux à l'huile et d\u2019aquarelles aux couleurs vives.Isaac Grinfeld, de son côté, glorifie tout simplement Jérusalem, tandis que Haim Sitton, à travers ses portraits et ses paysages, nous ré- vêle un pinceau manié par une main habile et guidé par l\u2019oeil du maître.Parmi sa douzaine et demi de toiles, il faut admirer \u201cDolores\u201d, \u201cla fille aux chevuex roux\u201d, etc.Un peu partout on expose, l\u2019art pictural suscite de nouveaux adeptes.En reprenant nos affaires normales avec la rentrée, nous essayerons de vous tenir au courant, chaque mois, de la vie des galeries et de l\u2019oeuvre des exposants.A la prochaine lettre donc.Cha- lom. BULLETIN DU Declaration des Amities culturelles Nous avons reçu des Amitiés culturelles Canada français \u2014 Israël une déclaration signée par les deux co-présidents de l\u2019organisation, M.Léon Lortie, Secrétaire général de l\u2019Université de Montréal, et l\u2019hon.Harry Batshaw, Juge de la Cour Supérieure.Voici la teneur de cette déclaration: \u201cLes \u201cAmahés culturelles Canada français \u2014 Israël\u201d ne sauraient demeurer insensibles aux aspirations de paix et de sécurité d'Israël avec qui elles entretiennent des relations étroites depuis plusieurs années.Les événements qui ont récemment secoué le Pro- che-Orient et mis en danger là paix dans le monde n\u2019ont rien perdu de leur actualité car on n\u2019est pas encore parvenu à s\u2019entendre sur une solution définitive du problème qui en est la cause.Elles désirent donc qu\u2019une poix durable soit enfin établie dans le Proche-Orient par un accord direct entre Israël et ses voisins.C\u2019est pourquoi, dans une perspective qui envisage le maintien de la paix dans le monde, les \u201cAmitiés culturelles Canada fran- çais-Israël applaudisent aux propositions constructives du gouvernement canadien sur le droit d'Israël de vivre en poix et en sécurité, sur le droit de libre passage dans les eaux internationales, sur une solution équitable du problème des réfugiés et sur la limitation de la course aux armements.Enfin assuré de vivre en paix, nous croyons fermement que le peuple d'Israël qui a donné maintes preuves de son esprit progressif pourra poursuivre son épanouissement culturel et économique et partager avec tous ses voisins, dans un esprit de coopéra- Hon, son expérience et son dynamisme dans ces domaines afin d'assurer l\u2019essor éminemment désirable du Proche-Orient\u201d Ravitch.(Suite de la page 1) que le tiers de la population juive est bilingue et qu\u2019elle est, au Québec, sauf erreur, le groupe bilingue le plus important après le groupe canadien-français.À ce moment où s\u2019affirment de plus en plus l\u2019identité nationale des nôtres, il est réconfortant de penser qu\u2019il nous est possible de compter sur des citoyens convaincus de la richesse et de la santé d\u2019une culture qui tend à s\u2019exprimer avec tout le dynamisme de sa tradition et de ses ressources.Cet homme que nous honorons aujourd\u2019hui est, d\u2019abord et avant tout, un poète.Et tout poète est, à sa façon, un prophète.Une sorte de héraut, un visionnaire chargé de dire aux autres hommes qu'il est, au-delà du monde dans lequel nous vivons, des réalités dont la valeur demeurerait cachée si des intrépides ne se chargeaient de les découvrir et de les proposer à notre réflexion.Nous l\u2019en remercions et nous le félicitons de proclamer hautement cette vérité de la primauté du spirituel.Mais il n\u2019est pas facile d\u2019être prophète, car les hommes ont, d\u2019ordinaire, peur de la vérité; ils n\u2019acceptent pas qu\u2019on la profère avec force, sans égard au confort de ceux qui se sont depuis long: temps installés dans la fausse quiétude de la possession des biens périssables, Les Juifs du monde entier en savent quelque chose.Leut destinée tragique leur a appris que leur vocation du \u201cpeuple de Dieu\u201d les a marqués et que cette qualité particulière de prophètes leur a valu d\u2019être partout dénoncés e traqués.x Je ne veux pas insister ce soir sur la terrible aventure de la diaspora.Nous savons tous que les Juifs ont connu l\u2019amertume de la déréliction et que de lourdes menaces continuent d\u2019assombrir leur destin.Puissent-ils trouver au Québec ce repos qui leur permette de se multiplier et de croître comme \u2018les étoiles du ciel et comme le sable de la mer\u201d.Un pape de l\u2019Eglise catholique romaine a dit un jour que spirituellement, nous sommes tous des sémites.\u201d Et cela est vrai, car notre civilisation occidentale porte toujours la marque de cette ferveur religieuse qui nous unit, par le coeur et l\u2019esprit, aux hommes de bonne volonté.Nous sommes différents, à bien des égards, mais ces différences ne nous interdisent pas de fraterniser.I] en est, en effet, des Canadiens français comme des Juifs: nous avons mission de défendre des valeurs et notre credo nous impose le devoir bien doux de la charité ; cette charité s\u2019étend à tous les hommes, quels qu\u2019ils soient, à tous ces hommes qui ne cessent, depuis l\u2019origine du monde, de se poser l\u2019angoissante question : Qui suis-je?D\u2019où viens-je?Où vais-je?Mesdames et Messieurs, au nom du Québec, je rends ce soir hommage au poète Melech Ravitch.Sa contribution à la vie culturelle d\u2019un groupe important de la communauté québécoise nous réjouit d'autant plus qu\u2019elle rejoint, dans son intention, l\u2019effort de tous les Juifs de langue française, de tous les autres également, qui désirent s'associer à l\u2019oeuvre de l\u2019épanouissement de la Cité québecoise.Chers amis, le Québec vous salue et le ministère des Affaires culturelles vous assure de sa sollicitude, de sa collaboration et de la sincérité de ses sentiments cordiaux et fraternels.CERCLE JUIF Le Pavillon d\u2019Israël à Expo 67 Un résumé des activités Le Pavillon d'Israël à l\u2019Expo fut l\u2019un des plus populaires ayant reçu au-delà de cing millions de visiteurs.Le Pavillon d\u2019Israël a donné une interprétation spéciale au thème général de l\u2019Exposition Mondiale \u201cTerre des Hommes\u201d.Cela voulait dire la renaissance dynamique d\u2019une nation dans son ancienne mère patrie.On a mis l\u2019accent sur les visées de l\u2019humanité.Ce fut l\u2019un des Pavillons à thèse suivie \u2014 thèse de la renaissance d\u2019Israël qui conduisait le visiteur de son entrée à sa sortie.La plupart des visiteurs ont trouvé sa présentation instructive et émouvante.Israël a célébré sa journée nationale le 23 mai.Cette célébration coincidait avec la visite officielle du Président d\u2019'Israél, M.Zalman Shazar, au Canada, Plus de 10,000 personnes se sont rendues a la Place des Nations et ont participé a linauguration officielle de cette Journée.Plus tard, le Président a visité le Pavillon d\u2019Israel et a adressé la parole à des milliers d\u2019écoliers qui s\u2019étalent réunis à l\u2019extérieur.Israël a participé au Festival mondial du spectacle.Le Théâtre Cameri y a présenté \u201cThe King and the Cobbler\u201d par S.Grunman.Cette troupe a donné huit représentations devant des salles enthousiastes et les critiques ont été unanimes dans leurs éloges.Il y a eu plusieurs activités artistiques au Pavillon durant les six mois de l\u2019Expo: vingt films par jour; plusieurs représentations de chansons folkloristes d'Israël et du Canada français exécutées par des choeurs de chant locaux ; un festival de choeurs de chant a attiré plus de 4,500 personnes à une de leurs représentations; des séances de lecture de la Bible et une représentation de Théodore Bikel ont attiré au moins 10,000 personnes ; plusieurs conférences sur la littérature et le théâtre ont été données par des personnalités marquantes d'Israël; des concerts de musique classique par des artistes tels que Ida Handel, Edna Michell et Fernando Vallenti.Tous ont contribué a la propagation de la culture israélienne et à l\u2019encouragement de liens amicaux.Le Pavillon a tenu, tous les mois, pendant toute la durée de l'Expo, un \u201cquiz\u201d sur la Bible.Il y a eu des participants de tout le Canada et des Etats-Unis et les gagnants des premiers prix ont reçu des billets d\u2019aller et retour et un séjour d\u2019une semaine en Israël.Un service de presse fut mis à la disposition de quelques 3,000 journalistes \u2014 locaux et étrangers Oct.-Nov.1967 Des rencontres entre Juifs et Chrétiens Nous lisons dans \u201cLA CROIX\u201d le passage suivant: \u201cAbraham est notre Père, nous sommes des Sémites spirituellement.Ces affirmations chrétiennes que nous recueillons chez saint Paul et Pie XI, l'Europe ne les a guère entendues.L'antisémitisme couvre une longue histoire de passions, de ruines et de massacres.Notre siècle de haute civilisation garde la tache ineffaçable du massacre de 66% des Juifs d'Europe entre 1938 et 1944.Cet anti-sémi- tisme, qui n\u2019est pas encore entièrement surmonté, n'est-il pas le signe que les chrétiens ne connaissent pas le monde juif, qu\u2019ils n\u2019ont pas pris contact avec sa pensée, sa doctrine et surtout avec sa vie religieuse?I! nous suffirait de nouer quelquefois des relations avec un rabbin, de l\u2019entendre parler de son attachement religieux pour la loi, de sa soumission absolue au Seigneur, dont il ne prononce même pas le nom, tant est grande sa révérence, pour en être impressionné, Un étudiant préférait ne pas se présenter à l\u2019examen de licence un samedi, plutôt que de violer le sabbat; nous pensons injustifié un tel rigorisme, mais ne serons-nous pas pleins d\u2019admiration pour la profonde vie intérieure dont procédait cette attitude?\u201d Les Assises de la section française du Congrès Juif Mondial Le Conseil National de la Section française du Congrès Juif Mondial s\u2019est tenu à Paris le 5 novembre 1967.Participaient à ses travaux les délégués des organisations affiliées et les représentants d\u2019une cinquantaine de communautés de province ou de comités locaux, soit environ 125 personnes.Des résolutions ont été adoptées au sujet de la situation des Juifs en U.R.S.S.; de la résurgence du nazisme en Allemagne fédérale et dans d\u2019autres contrées : des conditions tragiques faites aux Juifs résidant dans certains pays arabes; au sujet d\u2019Israél et du Moyen-Orient une déclaration a été consacrée aux réfugiés juifs des pays arabes.\u2014 et des centaines de programmes de radio et de télévision ont été enrégistrés au Pavillon.Treize hôtesses israéliennes, toutes possédant trois langues (l'anglais, le français et l\u2019hébreu) ont accompagné les visiteurs à travers le Pavillon et ont participé à plusieurs programmes de radio et de télévision.L'une d\u2019elles, Sarah Sha- mir, a pris la seconde place au concours de Miss Expo 67."]
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