Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin du Cercle juif /, 1966-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" - 67% Leon Trepanier, Hubert, Nr.3928 St.Yontreal.ulletin du CE O.B.E., ma {Moro (erode 1488!2 Lar rrr Montréal Mai 1966 Douziéme Année JOURNEE D'ETUDE SUR LE SORT DES JUIFS EN UNION SOVIETIQUE Plus de trois cent personnes représentant un grand nombre d\u2019organisations juives a travers le Canada se sont réunies à Montréal, le 29 mai, en une journée d\u2019étude, consacrée au problème des Juifs en Union soviétique.L'assemblée fut présidée par M.Michael Garber, C.R., président du Congrès juif canadien.La séance du matin fut ouverte par le Doyen de la Faculté de Droit de l\u2019Université McGill, M.Maxwell Cohen.Le Rabbin Hirsch- prung a récité les prières.Il fut suivi par le Rabbin Stuart Rosenberg qui prononca une causerie sur les \u201cJuifs russes aujourd\u2019hui\u201d M.James Walker, député fédéral, fit remarquer que la discrimination contre les Juifs en Russie au- jourd\u2019hui ne prend pas la forme d\u2019un assaut physique.Elle prend des formes plus subtiles.Les Juifs n\u2019ont pas la liberté de pratiquer et de sauvegarder leur religion et leur culture.Ce génocide spirituel est plus dangereux que l\u2019assaut physique, conclut M.Walker.M.Claude Ryan Le Directeur du Devoir, M.Claude Ryan, prit ensuite la parole.\u201cTrois raisons motivent ma prise de position en faveur des Juifs soviétiques, dit-il.D\u2019abord, parce que je suis un homme qui aime la liberté et la liberté est indivisible.Quand les hommes assistent silencieux à la dénégation des libertés des autres, ils risquent de perdre la leur.Ensuite, parce que je suis chrétien et catholique.Tout chrétien doit aimer son prochain.De plus, le Concile oecuménique demande aux Catholiques de respecter les croyances et les réalisations culturelles des autres groupes.En troisième lieu, je parle en tant que Canadien-fran- çais.Je connais les conditions de toute survivance minoritaire.La première c\u2019est le droit d\u2019établir des institutions telles que des écoles et des églises afin de sauvegarder la culture minoritaire.\u201d Résolutions Au déjeuner, l\u2019ancien ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.Alvin Hamilton, remplaçait le Très Hon.John Diefenbaker, Chef de l\u2019Opposition, qui, à cause d\u2019un empêchement de toute dernière minute, ne pouvait prendre la parole.L\u2019ancien ministre affirma sa solidarité avec ceux qui demandent que les libertés des Juifs soviétiques soient assurées.M.David Lewis, C.R., député fédéral, et l\u2019un des dirigeants du Nouveau Parti Démocratique, prit la parole au cours de l\u2019après-midi.Il nota que certaines indications permettent de croire que la situation des Juifs soviétiques s\u2019est quelque peu améliorée.Cependant, les Juifs ne jouissent pas des libertés culturelles et, en Union soviétique, tout groupe religieux et ethnique a besoin de la coopération de l'Etat pour sauvegarder sa culture car l\u2019Etat contrôle tout.M.Saul Hayes, C.R.Vice-président du Congrés juif canadien, résuma les travaux de la journée.Ensuite, M.Max Shecter, de Toronto, président du District no 22 des B\u2019nai B'rith, présenta aux congressistes des résolutions qui furent adoptées à l\u2019unanimité.Ces résolutions réclament pour les citoyens de religion juive en Union soviétique un traitement égal à celui dont jouissent les autres nationalités, la liberté d\u2019exercer, de promouvoir et de perpétuer leur religion et leur culture, la liberté d'établir les écoles et les institutions nécessaires à la propagation de la foi et de la culture juives, la liberté de s\u2019associer à la communauté juive internationale et la permission de réunir les familles dispersées par la persécution nazie; au surplus, elles enjoignent au gouvernement soviétique de faire les efforts voulus pour extirper les racines de l\u2019antisémitisme dans le pays.LETTRE D'ISRAEL Par notre correspondant Z.S.PEREZ Un roman historique Parmi le fatras de livres sortis dernièrement en librairie, il en est un qui a attiré particulièrement notre attention: SOPHER HA- MELEKH (Le Scribe du roi) de Yoseph Arikha, C\u2019est un roman historique.Ecrit dans une langue moderne et fort agréable à suivre, il vient renouer avec une tradition rompue depuis longtemps.Il faut dire que l\u2019histoire est à la mode un peu partout et, chez nous, Arikha peut aujourd'hui être considéré comme un auteur à la page.Le plaisir est d'autant plus grand à lire son roman que cela nous facilite l\u2019approche d\u2019un passé riche en évènements, celui qui remonte à l\u2019époque d\u2019Alexandre le Grand, alors que la plupart de nos écrivains ne semblaient, ces dernières années, jeter leur dévolu que sur la période qui a suivi immédiatement la guerre de libération, ou encore sur celle qui a favorisé l\u2019expansion du mouvement kibboutzique.Exceptés Agnon et Burla.Celui-ci donnait pour cadre à ses romans les montagnes d\u2019Anatolie ou les antiques \u201ckéhiloth\u201d de Jérusalem, tandis que celui-là, passé maître dans l\u2019art de raconter et de séduire, évoquait le \u201cSamba- tion\u201d et les sages d\u2019Israël, ou bien faisait revivre l'ambiance dévote de sa Galicie natale.Mais revenons à Yosseph Arilk- ha.L'auteur de LEHEM VE- HAZON (Pain et vision) fait jouer à son scribe un fort beau rôle celui de suivre Alexandre le Grand, à son apogée, dans ses campagnes pour la conquête de l\u2019Asie.Vous imaginez ce que cela peut donner.La tension est grande dans ce roman et le personnage qui le domine est captivant au possible, dans des situations diverses où la fierté se mêle à la déception.En bref, un beau livre et il nous a tenu à coeur den parler dans cette lettre.Encore des visiteurs de marque Petit pays, Israël a le don d\u2019attirer, de séduire.Les grands artistes internationaux, les écrivains célèbres le comprennent dans leurs périples à travers les continents.Depuis notre dernier pli, nous avons ainsi enregistré l\u2019arrivée, dans nos murs, de David Oistrakh, le célèbre violoniste soviétique dont les concerts ont déchaîné l\u2019enthousiasme parmi le public israélien qui s\u2019y connaît en musique, qui aime l\u2019art.Tout de suite après, la parade des visiteurs nous montrait un grand écrivain brésilien Erico Vé- rissimo, venu entretenir et fortifier les liens d\u2019amitié et de culture entre deux pays géographiquement éloignés l\u2019un de l\u2019autre, mais si proches par les \u201cbattements de coeur\u201d de l'intelligence et du goût.Il parait que là-bas, à Rio, la \u201cHabimah\u201d, notre Théâtre national jouit de la même popularité que la Comédie française.Mervgil- leux! Au moment ou nous écrivons, nous sommes honorés par la visite de l\u2019écrivain russe Constantin Si- monov qui a souhaité voir, à l\u2019avenir, se multiplier les contacts entre écrivains israéliens et soviétiques.Pourquoi, a-t-il déclaré, ne pas faire connaître les oeuvres poétiques d\u2019Israël au public russe, et réciproquement, celles de l\u2019Union Soviétique au nôtre?Il n\u2019a pas manqué de souligner la bonne santé de la littérature de son pays.Enfin, nous attendons, pour ces prochains jours, André Malraux.Il nous est cher, le Ministre de la Culture de France, le célèbre romancier des Conquérants, Parce que les liens qui unissent nos deux pays constituent une vieille tradition.On annonce que notre hôte sera accompagné de deux autres écrivains renommés et que tous les trois rencontreront trois collègues israéliens.On voit d\u2019ici le fameux, la passionnant colloque.La France, en Israël, est un pays aimé.Plus du quart de notre population parle sa langue, lit ses journaux et ses livres.Nous avons les mé- mes goûts pour les valeurs humaines, et ses livres.Nous avons le même attachement à la vraie Culture.(Lire la suite en page 2) EE = Toa.22 = 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF D] T 5 5 = LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE = 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal x Tel.: 844-8621 (local 293) 3 Président d\u2019Honnewr: Président du comité exécutif: tv 8 S.D.COHEN PERRY MEYER 2 X Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletin: ë NAIM KATTAN 5 5 5 \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et 5 BZ Penvoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d = : EDITORIAL Libertés individuelles et libertés de groupe Nous faisons écho, dans ce numéro, à l\u2019émoi suscité au Canada et dans le monde occidental par le sort réservé aux Juifs en Union soviétique.Le problème qui est posé dépasse les frontières d\u2019un pays en particulier, fût-il communiste.Deux problèmes se posent: l\u2019un concerne la lettre et l\u2019esprit de la loi.Ainsi, la Constitution soviétique est un modèle de libéralisme.Elle assure à tous les citoyens une entière égalité.L\u2019antisémitisme, par exemple, est considéré, dans les articles de la loi, comme un crime.La difficulté surgit dès qu\u2019il est question de mettre en pratique ce que la Constitution prévoit et édicte.Il s\u2019agit, à ce moment-là, de tout un climat social et culturel.Le deuxième problème est celui des libertés de groupe.Quelle est la ligne de démarcation qui sépare la liberté individuelle de celle d\u2019un groupe?Ainsi, la loi peut donner toutes les assurances en ce qui a trait à la pratique religieuse.Mais comment un individu peut-il connaître sa religion s\u2019il est isolé, s\u2019il est coupé, à toutes fins pratiques, d\u2019une vie de groupe?C\u2019est le problème qui se pose aux Juifs en Union soviétique.Il prend plus de gravité du fait que tous les domaines de la vie soviétique sont dominés par l\u2019Etat.Par conséquent, toute vie de groupe est laissée à la volonté des dirigeants.Certes, l\u2019Union soviétique accorde une grande marge de liberté aux cultures et aux langues de ce vaste pays.Il y a une contradiction par rapport aux Juifs.Ceux-ci sont considérés comme un groupe national mais ne jouissent pas des droits accordés aux autres groupes nationaux, à savoir la sauvegarde de leur culture, le droit de publier des ouvrages dans leur langue, etc.Dans les pays occidentaux, la vie culturelle n\u2019est pas organisée par l\u2019Etat et chaque groupe qui en a le désir et les moyens organise sa vie culturelle.L\u2019Etat peut jouer dans ce domaine un rôle supplétif, appuyant les groupes en leur accordant une certaine aide financière et, parfois, uniquement morale.Le principe fondamental en est celui de la liberté donnée aux groupes et non seulement aux individus.Bien sûr, des conflits surgissent, des tensions se font jour et l\u2019Etat doit souvent intervenir pour faire respecter la loi et les libertés individuelles quand une association s\u2019organise pour empêcher un groupe de vivre dans la liberté et la paix.Aussi, le rôle des organisations privées, des corps intermédiaires est primordial pour la préservation des libertés dans le régime démocratique.Ces groupes sont les tampons entre l\u2019Etat et les citoyens.Ils servent également de médiateurs entre les dirigeants et les individus dispersés et isolés.De tels groupes n\u2019existent point sous régime communiste et c\u2019est l\u2019un des graves problèmes qui se posent maintenant en Union soviétique.Un groupe brimé par l\u2019Etat ne possède pas les moyens de faire prévaloir ses droits.C\u2019est le cas des Juifs mais c\u2019est aussi le cas d\u2019une nouvelle élite intellectuelle.La solution en est une de démocratisation.Espérons que la libéralisation qui fait des pas timides en Union soviétique se poursuivra.Mai 1966 LE THEATRE Hier les enfants dansaient, à la Comédie Canadienne.Gratien Gélinas est un écrivain habile.Il a pris la mesure des préoccupations politiques et nationales des Canadiens, Il a ramassé les arguments pro-séparatistes et anti- séparatistes, les a mis dans la bouche de deux personnages qui appartiennent à deux générations.Ainsi la lutte politique est assimilée à une lutte de générations, à deux conceptions divergentes de la vie et de l\u2019avenir de la société.Géli- nas est habile également dans le choix des mots d\u2019auteur et des scènes mélodramatiques, Il y a, dans cette oeuvre, tous les ingrédients d\u2019un succès et il s\u2019agit véritablement d\u2019un succès commercial, ce qui ne constitue pas en soi un reproche.Cependant, on aurait souhaité que le débat politique ne soit pas réduit à une affaire de famille et que les personnages aient plus d\u2019épaisseur, qu\u2019ils soient plus complexes, moins soumis à la volonté de l\u2019auteur, car ce grand débat politique est bien plus qu\u2019un mélodrame familial.On perçoit également un autre défaut dans la pièce: les discussions sont trop longues et le mouvement découle d\u2019une situation et non d\u2019une action dramatique ce qui donne à la pièce une allure statique.Ceci est accentué par une mise en scène d\u2019une sobriété ascétique.Les interprètes ne semblent pas jouer avec suffisamment de liberté.Aussi leurs personnages ont l\u2019air plus linéaires qu\u2019ils ne le sont en vérité.Mentionnons parmi eux: Jean Lajeunesse, Gisèle Schmidt, Yves Létourneau, Gratien Géli- nas, Yves Gélinas, etc.Lettre d\u2019Israël .(Suite de la page 1) Malraux nous apportera l'air vivifiant de Paris tandis qu\u2019il sentira, ici, la chaude sympathie que nous portons à la France.Sur la scène Nous avions signalé, la dernière fois, la présentation de Hamlet, au Caméri.Shakespeare procure des joies pures au public israélien et 1l n\u2019est guère étonnant de voir, d\u2019une soirée à l\u2019autre, les guichets fermés à l\u2019entrée du théâtre, Quelques bonnes pièces, déjà évoquées ici, poursuivent leur car- riére, Il semble que nos producteurs soient magnétisés par le répertoire français.Il est aisé d\u2019en juger.Après Molière et Cocteau, nous avons vu la représentation d\u2019une oeuvre de Jacques Audiberti, LE MAL COURT (hébraïsé sous le nom de PGUICHA AL HAG- VOUL (Rencontre à la frontière).Simultanément et pour doubler le plaisir, OHEL nous a donné la fameuse comédie d\u2019Eugène Labiche: LE VOYAGE DE M.PERRICHON.Un détail: on a supprimé, dans la version hébrai- que le mot Monsieur.Pourquoi?Nul n\u2019en sait rien.Voici, maintenant à l\u2019affiche du Zavit, en première, les S'équestrès d\u2019Altona, de Jean-Paul Sartre.Les principaux rôles sont bien tenus par Samuel Aztmon, Réu- ben Zinger et Stella Avni.Au surplus, le thème de cette pièce est très actuel puisqu\u2019il coincide avec celui des rapports is- raélo-allemands évoqués par la présence, dans nos murs, de M.Konrad Adenauer.Enfin, c\u2019est le directeur de théâtre et metteur en scène Mikhaël Almaz qui vient d'annoncer son intention de monter la célèbre pièce de Jules Renard: POIL DE CA- ROTTE qui remporta il y a quelques années, en Israël, un gros succès.Notre public est vraiment gâté.Il a l\u2019embarras du choix quand il décide de se rendre à un spectacle.On connaît son goût.Le répertoire français le séduit, et les organisateurs savent en tirer les conséquences.A preuve cette \u201cavalanche\u201d de pieces \u201cmade-in-Paris\u201d qui caractérise la saison 1966.La peinture L\u2019art pictural trouve son épanouissement dans les nombreuses expositions auxquelles nous sommes conviés, chaque mois.Les galeries, les musées grouillent de visiteurs en contemplation devant des tableaux de maîtres.Nous tenons d\u2019ailleurs pour sévère l\u2019opinion de René Magritte, le surréaliste, qui dénie l\u2019existence d\u2019une peinture israélienne comme on nierait celle d\u2019une musique spécifiquement marquée par le génie d\u2019Israël.On peint et on expose chez nous.Pour l'heure, c\u2019est une preuve suffisante qu\u2019on travaille, qu\u2019on est là.Nos peintres ne chercheraient donc pas ce qu\u2019il faut peindre, mais seulement ce qu\u2019ils voient, ce qui existe?Razgour n\u2019a pas hésité à s\u2019installer à Paris ,pour l\u2019art.Nous avons admiré ses \u201cMusiciens\u201d, a la Galerie Limm à Tel Aviv.David Messer, lui aussi, est devenu parisien et expressionniste.A la Galerie Dugith, ses peintures a l'huile \u201crévélent\u201d son apartenance a l\u2019école de Chagall et de Soutine, Qui encore parmi les exposants?Yohanan Simon, par exemple, au petit Musée d\u2019Herzlya, fait figure de peintre de talent puisque là, se trouvaient avant lui, Marcel Yan- cou et Hanna Orloff et que maintenant, ses peintures à l'huile, ses gouaches, travail de quatre années, offrent au regard une harmonie (Lire la suite en page 4) Mai 1966 REUNION DU CERCLE JUIF BULLETIN DU CONFERENCE DE M.MEIR ROSENNE (Consul d'Israël à New York) Les relations entre Israël et D\u2019après M.Rosenne les facteurs qui déterminent les relations entre l\u2019Etat d'Israël et les pays de l\u2019Europe de l\u2019Est sont : 1.La politique de ces pays à l\u2019égard de leurs minorités juives.On ne peut pas imaginer l\u2019existence de relations amicales entre Israël et un gouvernement qui exerce systématiquement une politique de discrimination contre sa minorité juive.Les relations entre Israël et ces pays sont dans une très large mesure fonction de la politique de ces Etats à l\u2019égard des Juifs.2.La politique des pays communistes à l'égard d\u2019Israël est influencée par leur attitude envers les pays arabes et par le rôle qu\u2019ils veulent jouer au Moyen-Orient.Le conférencier a ensuite passé en revue, un par un, les divers pays en question : La Roumame: Les relations entre Israël et ce pays ont connu des hauts et des bas.Elles sont excellentes aujourd'hui.La communauté juive jouit d\u2019une grande liberté.Il existe des écoles juives, des théâtres.Les synagogues sont ouvertes.Un accord commercial a été conclu entre Israël et la Roumanie.La Pologne: Il n\u2019existe plus que 30,000 Juifs dans ce pays qui en comptait, avant la guerre, plus de trois millions.Tous engloutis dans l\u2019hécatombe nazie.Les relations avec Israël sont bonnes \u2014 à preuve, la réunion des ambassadeurs israéliens qui s\u2019est tenue à Varsovie.La communauté juive jouit d\u2019une grande liberté culturelle et religieuse.Elle possède des journaux et des revues yiddish, des centres culturels.Il y a un théâtre d\u2018\u2019Etat yiddish, et le Ministre de la Culture a approuvé les plans d\u2019un nouveau théâtre d\u2019Etat yiddish de mille sièges, qui aura un équipement moderne, La Tchécoslovaquie: Les relations ne sont pas très cordiales entre les deux pays.Il y a environ 20,000 Juifs en Tchécoslovaquie qui ne jouissent pas d\u2019une vie communautaire intense.La Yougoslavie: T1 y a environ 7,000 Juifs dans ce pays et ils jouissent de toutes les libertés.Les relations avec Israël sont bonnes et il y a des échanges commerciaux entre les deux pays.La Hongrie: 11 y a environ 80,- 000 Juifs qui possèdent une organisation centrale, Ils ont des écoles.Les relations avec Israël sont correctes, sans plus, La Bulgarie: La plupart des Juifs bulgares ont été tués pendant la guerre.Il n\u2019en reste plus que 5,000 qui vivent dans le pays et ils ne souffrent d\u2019aucune discrimination.Les relations avec Israël sont bonnes.les pays de l\u2019Europe de l\u2019Est L\u2019Union soviétique Le conférencier s\u2019est surtout attardé sur les relations entre Israël et l\u2019Union soviétique.Il y a plus de Juifs en URSS qu\u2019en Israël.Il y en a plus à Moscou qu\u2019à Tel Aviv.Aussi les relations entre Israël et l\u2019Union soviétique sont déterminées par la présence de trois millions de Juifs dans ce pays.L\u2019URSS a appuyé la création de l\u2019Etat d\u2019Israël en 1947.Malgré la déstalinisation, en 1953, après les années sombres du dictateur, les campagnes de presse contre Israël n\u2019ont jamais cessé.On présente ce pays comme l'agent de l'impérialisme américain au Moyen Orient et comme l\u2019ennemi de l\u2019Union Soviétique.De temps en temps, les diplomates israéliens sont attaqués dans la presse.Les Juifs de ce pays sont victimes de diverses formes de discrimination.De par leur statut, ils sont considérés comme citoyens soviétiques de nationalité juive.Ainsi même, ceux qui parmi eux ne pratiquent plus de religion sont considérés, de par leurs papiers d'identité, comme Juifs.Par contre, les Juifs ne jouissent pas des droits des autres nationalités soviétiques.Ils ne possèdent pas d'organisation centrale et n\u2019ont pas la liberté de développer leur culture.La situation des Juifs en Union Soviétique est connue maintenant dans tous les pays occidentaux.L'\u2019élite intellectuelle, y compris les éléments de gauche, protestent contre le traitement des Juifs par les autorités soviétiques.L\u2019intelligentzia soviétique elle- même proteste quand elle peut le faire.Mélanges Une société missionnare catholique publie un livre écrit par un rabbin de Toronto.Une maison d'édition catholique de New York, Paulist Press, (Glenn Rock, New Jersey), dirigé par la Société missionnaire de Saint-Paul l\u2019Apôtre, a demandé à un rabbin de Toronto, M.Stuart Rosenberg, d'écrire un livre sur le Judaïsme.L'ouvrage qui décrit la religion et les pratiques religieuses juives est destiné aux étudiants des écoles secondaires catholiques.Le Rév.Père E.L.Lader écrit, dans son introduction à l\u2019ouvrage, qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un événement unique même au point de vue oecuménique.Dans son livre, le Rabbi Ro- semberg précise qu'il est opposé à toute activité missionnaire de la part des catholiques auprès des Juifs et que les Chrétiens devraient consacrer leurs énergies à convertir les païens plutôt que ceux qui ont déjà trouvé Dieu.CERCLE JUIF JOHN STEINBECK EN ISRAEL John Steinbeck, qui, avec sa femme visita récemment Israël, déclara que le pays de la Bible représentait pour eux comme une légende, et qu\u2019ils avaient toujours désiré le voir.Ils se décrivent un vieux couple d\u2019Américains protestants, appartenant à l\u2019ancienne génération, et élevés dans la tradition de l\u2019Ancien Testament.Ils visitèrent le désert du Néguev la Galilée, Jérusalem et d\u2019autres sites mentionnés dans la Bible.\u201cJ'ai toujours cru, dit en riant John Steinbeck, lauréat du prix Nobel, que la Bible fut écrite par ma grand-mère et les historiens du roi Jacques.\u201d Mais il reprend son sérieux en déclarant combien il était important de connaître la Bible avant de découvrir Israël ; \u201csans la Bible, on ne peut apprécier ce voyage\u201d, puis aprés un moment de réflexion, il ajoute \u201cc\u2019est la première fois, en fait que l\u2019on a pu vérifier l\u2019exactitude de la Bible, et il semble que tout soit tellement exact.\u201d J.Steinbeck arriva en Israël avec la ferme intention d\u2019éviter les idées préconçues et de poser aussi peu de questions que possible; tout ce qu\u2019il voulait c\u2019est ouvrir les oreilles et écouter.Il avoue pourtant une idée préconçue fausse : il a toujours pensé que Nazareth se trouvait dans une vallée, et en fait la ville est construite dans une cuvette et s\u2019étage en amphithéâtre sur les versants de la montagne.Tous les deux, John Steinbeck qui vient de Californie, ainsi que son épouse qui vient du Texas, furent enchantés par le Néguev, et ils trouvèrent les efforts mis en oeuvre pour faire venir l\u2019eau dans les terres arides, remarquables.Ils visitèrent Massada, forteresse construite au somment d\u2019une montagne escarpée, non loin de la Mer Morte, et ils eurent la chance d\u2019être guidés par le Professeur Yigael Yadin qui leur donna des graines de dattier datant de l\u2019époque où les Zélotes combattirent hé- roiquement les armées romaines il y a 1900 ans; \u201celles sont encore en trés bon état\u201d dit John Steinbeck, rappelant que lhistorien Josephus émit la possibilité que l\u2019air sec et pur au sommet de Massada pit conserver la nourriture pendant des siècles.Les Steinbeck trouvèrent Jérusalem très différente des autres vieilles villes dans le monde, et l'ambiance qui y règne extraordinaire Madame Steinbeck aima beaucoup la pierre de taille qui est utilisée comme matériau de construction dans la capitale d\u2019Israël, ville du roi David, et trouva que l\u2019architecture moderne s'adapte merveilleusement bien au paysage aride des collines de Judée.\u201cOn éprouve un sentiment unique, dit-elle, à se trouver dans la terre des Patriarches, à voir la réalité du Livre des Juges et des Rois.Il y a tant de décadence et de luxe dans le monde, que je suis enthousiasmée par le miracle d\u2019Israël, En fait j'adore Israël et son modernisme\u201d.John Steinbeck fait remarquer que son grand-père vint en Israël en 1840 dans le but de convertir les Juifs au Christianisme.\u201cJe n\u2019ai aucunement l'intention de convertir les Juifs au Christianisme.\u201cJe n\u2019ai aucunement l\u2019intention de convertir les Juifs, ils sont très bien comme ils sont\u201d.La côte méditerranéenne a énormément plu aux Steinbeck; \u201cde ma vie, je n\u2019ai jamais vu de rivage aussi beau que celui qui s\u2019étend entre Ashkelon et Naharya, dit Madame Steinbeck; chaque fois que j'entends parler d\u2019Ash- kelon, je me remémore la végétation luxuriante qui pousse près de la mer.\u201d Pour esprit inquisiteur de John Steinbeck, Ashkelon est un bon sujet de recherches.Il croit que les Romains prétendaient que les meilleurs oignons du monde venaient d\u2019Ashkelon ; il rappelle également que dans certaines anciennes maisons anglaises on trouve encore des coquillages rapportés d\u2019Ashkelon par les Croisés.(Ash- kelon a joué un rôle important pendant les Croisades.) Les Steinbeck ont encore visité d\u2019autres villes où l\u2019on trouve de nombreux vestiges étonnamment bien conservés de l\u2019époque des Croisades, forteresses, remparts, douves, tours et autres.Dans ce petit pays, chaque siècle a eu son histoire, dit John Steinbeck ,frappé par le grand nombre de sites bibliques et historiques.Ils visitèrent également Megid- do qui fut un bastion pour la défense du royaume du roi Salomon au 10ème siècle avant notre ère, et furent très intéressés par les excavations extraordinaires qui ré- vélent plusieurs stratifications de villes accumulées les unes sur les autres; avec son don habituel des images, John Steinbeck compara Megiddo à un \u2018gâteau à vingt couches superposées\u201d.Les hiérogy- phes décrivent la bataille livrée par Thoumès III contre Megiddo en 1478 avant J.Ch.; la ville située a l\u2019entrée d\u2019un col étroit, se trouva à un point crucial sur la grande voie militaire romaine Via Maris, et fut donc convoitée pendant des siècles par de nombreuses armées antagonistes. Dans l\u2019ouvrage qu\u2019il consacre à dix ans de vie littéraire au Canada français, Pierre de Grandpré remarque que l'essai demeure dans la littérature canadienne-française le genre qui a le plus de peine à se mettre au rythme.Or, depuis quelques mois, nous assistons à l\u2019éclosion de cette forme quelque peu négligée au Canada français.Les études littéraires sont à la fois variées et nombreuses.Le livre de Pierre de Grandpré renferme les articles qu\u2019il a consacrés à la poésie, au roman, au théâtre et à l\u2019essai au cours des derniers dix ans.De Grandpré est sans doute l\u2019un des critiques les plus perspicaces au Canada français.Muni d\u2019une culture vaste, il aborde la littérature canadienne- française avec lucidité mais aussi avec chaleur.Pendant longtemps, note Pierre de Grandpré, les lettres canadien- nes-françaises ont traduit les longues plaintes, les revendications, les attitudes défensives d\u2019un peuple.Il espère que désormais cette littérature va être prise au sérieux, N\u2019est-elle pas le lien par excellence de l'humain?En tout cas, Pierre de Grandpré lui-même aura été l\u2019un des promoteurs de cette prise de conscience libératrice.Le voeu de M.de Grandpré est déjà pris au sérieux par un nombre grandissant d\u2019universitaires et de critiques.Le travail entrepris dans ce domaine par le Centre de Recherches en Littérature cana- dienne-française de l\u2019Université d'Ottawa est considérable.Nous avons reçu le livre de Réjean Robidoux et André Renaud consacré au roman cana- dien-français du vingtième siècle.C\u2019est l\u2019un des ouvrages les plus sérieux et les plus pénétrants qu\u2019on ait écrit sur les romanciers d\u2019au- jourd\u2019hui.La documentation et le respect des exigences académiques n\u2019empêchent pas les auteurs d'exprimer des opinions, de faire valoir des préférences.Autrement, la littérature se dessécherait.Il faut louer les efforts personnels du Directeur de ce Centre de Recherches, le Professeur Paul Wyczynski.Nous lui devons un recueil d\u2019essais: Poésie et symbole ou il reprend ses études sur Nelligan auquel il avait déjà consacré un ouvrage important et où il nous donne le résultat de ses recherches sur Saint-Denys Gar- neau et Anne Hébert.M.Wyczynski mène depuis des années un travail de longue haleine, Les Editions de l\u2019Université d'Ottawa viennent de publier un ouvrage préparé sous sa direction et consacré à François-Xavier Garneau.De tels ouvrages peuvent permettre aux chercheurs aussi bien qu\u2019aux critiques de prendre LES ESSAIS connaissance d\u2019une littérature mal connue et peu connue.Il est heureux que des écrivains et des jeunes critiques canadiens fassent des incursions ailleurs.C\u2019est le cas de Nicole Deschamps qui vient de publier une thèse sur la romancière norvégienne Sigrid Undset.Nicole Deschamps écrit avec sensibilité ce qui n\u2019entame en rien sa rigueur.Elle n\u2019a pas essayé de tirer des conclusions trop rapides des livres d\u2019Undset.Elle n\u2019a pas établi de rapprochement facile entre le paysage physique et moral de la Scandinavie et celui du Canada.Elle a relevé ce qu\u2019il y a de plus universel chez la célèbre romancière ce qui, par conséquent, ne peut que toucher tout lecteur y compris le lecteur canadien.Sigrid Undset a voulu vivre pleinement comme femme et a cherché à découvrir la plénitude humaine à travers la condition féminine.Sa morale est une morale de la passion.Elle est, d\u2019après Nicole Des- champs, une morale esthétique.\u201cDans sa Norvège grandiose et provinciale, en Occident où se préparent d'immenses bouleversements, Sigrid Undset s\u2019est efforcée de défendre les valeurs féminines de l\u2019amour de la vie et de l\u2019amour de l\u2019amour, qu\u2019elle n\u2019est finalement arrivée à récréer que sous le mode de l\u2019art, dans une société idéale.\u201d + * * Roger Duhamel fait une incursion dans la littérature française.Depuis longtemps critique et observateur de la vie et de la littérature canadiennes, Roger Duhamel a enseigné durant de longues années la littérature française.Dans Lecture de Montaigne il nous permet de redécouvrir Montaigne et nous conduit dans une lecture où il va de découverte en découverte.* * * Sur un ton plus sarcastique et humoristique: Roland Lorrain aborde des problèmes graves, ceux qui concernent la langue fran- caise, telle qu\u2019elle est pratiquée au Canada.Il veut la libérer de l\u2019esclavage anglo-saxon et de la dictature linguistique de France.Livre qui ne manquera pas de susciter des réflexions.+ ® * L\u2019essai le plus considérable, le plus percutant, publié ces derniers mois ne relève pas du domaine littéraire.Il s\u2019agit du Fonctionnement de l\u2019Etat, par le Professeur Gérard Bergeron.Voici dix ans que M.Bergeron, qui enseigne à la Faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université Laval, élabore une étude originale du fonctionnement et du contrôle de l\u2019Etat.Dans ce livre, il déborde la science politique rejoignant la philosophie, parfois même la littérature.Il propose une nouvelle théorie de l\u2019Etat où le contôle et la fonction ne sont BULLETIN DU CERCLE JUIF point séparés.Dans la perspective de l\u2019Etat contrôlé, il passe en revue des théories de plusieurs penseurs du dix-huitième siècle.Il étudie les différents contrôles sur le plan juridique, législatif et termine son ouvrage en parlant de l\u2019équilibre central de l'organisme étatique.En mentionnant les sujets traités dans ce livre, on en indique la portée et la dimension.* * * Mme Léonce Bourdel vient de réunir dans un petit ouvrage des pensées extraites de l\u2019Imitation, d\u2019après la traduction de l\u2019abbé de Ia Hogue.* + * Signalons enfin le livre de M.Esdras Minville, \u201cLes Affaires\u201d où il parle de l\u2019homme et des car- riéres.Et celui du Père Benoît Pruche Pruche consacré à la mentalité d\u2019exode.Dix ans de vie littéraire, par Pierre de Grandpré, Editions Beau- chemin, Montréal ; Le roman canadien-français du vingtième siècle, par Réjean Robidoux et André Renaud (Publications du Centre de Recherches en Littérature cana- dienne-française de l\u2019Université d'Ottawa), Editions de 1'Université d'Ottawa ; Poésie et symbole, par Paul Wyezynski, Collection Horizons, Librairie Déom, Montréal; Lettre d\u2019Israël .(Suite de la page 2) de couleurs digne des précédentes expositions, Chez lui, la nature est l\u2019essentiel pour un peintre qui se veut poète, çà et là, le vert de la végétaiton, le bleu de la mer et du ciel, le jaune du soleil, le brun du sol, tout se marie pour rendre les couleurs et les formes des paysages, et parfois pour les confondre.De l\u2019esprit à en revendre.Yohanan Simon donne à ses tableaux, d\u2019ailleurs, des noms suggestifs: \u201cunivers pierreux\u201d \u201ccerfs dans la désolation\u201d (à l\u2019huile).La peinture israélienne s\u2019affirme peu à peu.Ne réclamons pas d\u2019elle une marque, une génie.Qu'elle s\u2019exprime librement, au gré de l\u2019oeil qui regarde et du pinceau qui trace les couleurs.L\u2019ouvrage suscite le talent.La vie musicale Nous voudrions terminer cette Lettre en signalant brièvement les efforts de l\u2019Opéra israélien, de l\u2019Orchestre Philharmonique et des Concerts Caméri, dans le domaine de la musique.Brahms, Mozart sont à l\u2019honneur, chez nous, actuellement.Adrienne Lecouvreur, Don Pasquale, la Tosca et Carmen attirent un vaste public de mélomanes.Artistes étrangers et locaux animent ces représentations qui font d\u2019Israël, le lieu d\u2019élection de l\u2019art et du goût.Mai 1966 François-Xavier Garneau, ouvrage préparé sous la direction de Paul Wyeznski, Editions de l\u2019Université d'Ottawa ; Sigrid Undset, par Nicole Des- champs, Les Presses de l\u2019Université de Montréal ; Lecture de Montaigne, par Roger Duhamel, Editions de l\u2019Université d'Ottawa ; La mort de mon joual, par Roland Lorrain, les Editions du Jour, Montréal ; Fonctionnement de l\u2019Etat, par Gérard Bergeron, Librairie Armand Colin, Paris, et Presses de l\u2019Université Laval, Québec.Pensées extraites de l\u2019Imitation, par Léone Bourdel, Presses de l\u2019Université Laval ; Les affaires, par Esdras Minville, Editions Fides, Montréal.Mentalité d\u2019exode, par Benoit Pruche, o.p.Editions Fides, Montréal, LES LIVRES The Beautiful Losers, par Leonard Cohen, McLelland & Stewart, Toronto.Leonard Cohen est l\u2019un des écrivains juifs canadiens les plus brillants.Ses recueils de poésies lui ont acquis, aussi bien au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, un grand prestige.Dans un premier roman, The Favourite Game, il décrivit la vie d\u2019une jeune et riche juif Canadien.Gavé de tous les conforts et de toute l\u2019opulence de la vie américaine, son héros était à Ja quête d\u2019une cause.Il s\u2019est joint à des ouvriers.Rien à faire.Il a essayé les drogues.En vain.Muni du Prix de la Province de Québec que lui a valu ce roman et d\u2019une bourse que lui a octroyée le Conseil des Arts du Canada pour la rédaction d\u2019un deuxième roman, M.Cohen s\u2019est installé dans une petite île grecque, Hydra.Là, il a pu faire le bilan du vide spirituel et de l\u2019aliénation culturelle dont il se considérait la victime.Il a écrit un roman qui, dans son excès, représente le point culminant d\u2019un nihilisme auquel les romanciers juifs de l\u2019Amérique du Nord aboutissent dès qu'ils refusent la vie qui les entoure, celle de leur communauté et celle de la société en général.Le personnage central semble être juif quoique cela ne soit pas dit expressément.Il forme, avec un Canadien-français séparatiste et une jeune femme qui se suicide, un trio bizarre qui vit dans l\u2019anarchie et les violences verbales.Leonard Cohen accumule les obscénités mais cela finit par ne plus choquer à force de répétition.Dans son précédent roman, son héros s\u2019ennuyait et ne savait comment donner une signification à une existence vidée de sens par l\u2019opulence.Dans ce roman, il multiplie les expériences mais ne semble pas vieillir.Il est encore à la recherche d\u2019une plénitude."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.