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Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
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Bulletin du Cercle juif /, 1966-01, Collections de BAnQ.

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[" Kontreal, p,q.Bulletin du CE Bibliotheque St.1700, rue St, Denis, O1 + Sulpice, C.Q.14 Fe 1966 148812 STE CLE JUIF Montréal, Janvier 1966 Déclaration du Concile oecumenique sur les Juifs Enquête du Bulletin du Cercle juif II Le Bulletin du Cercle juif a adressé à un certain nombre de personnalités canadiennes les questions suivantes: 1, Dans quelle mesure, selon vous, la déclaration du Concile oecuménique sur les Juifs marquera-t-elle les rapports entre les Juifs et les chrétiens au Canada?2.Quels sont, d\u2019après vous, les meilleurs moyens de donner suite, au Canada, à cette déclaration sur le plan concret?Nous avons publié dans nos derniers numéros les réponses de Mer.Alphonse Parent, Vice-Recteur de l\u2019Université Laval; du Rév.Père Richard Arès, directeur de la revue \u201cRelations\u201d; de M.Claude Ryan, directeur du Devoir; de l\u2019hon.Juge Roger Ouimet, de la Cour Supérieure; du Rév.Père Irénée Beaubien, S.J., directeur du Centre d\u2019Oecuménisme; de M.Perry Meyer, professeur de droit à l'Université McGill; et de Mme Anna Stearns, professeur à l'Université de Montréal.Nous poursuivons, dans ce numéro, la publication des réponses que nous avons reçues: M.L\u2019ABBE JEAN MARTUCCI, Commissaire du Pavillon chrétien, Expo 67: La population du Canada étant catholique romaine pour à peu près 50%, je suis convaincu que la déclaration du Concile sur les Juifs aura des conséquences très favorables pour la minorité juive du Canada.Dans le Québec surtout, où la population est en très grande majorité catholique romaine, l\u2019enseignement religieux dispensé jusqu'à maintenant dans les écoles était trop souvent victime d\u2019une fausse théologie, répandue dans le monde entier, sur le sort d'Israël en tant que peuple élu et les conséquences de la condamnation de Jésus.La prédication elle-même, dans le Québec, reflétait très souvent certains préjugés acquis à l\u2019école élémentaire et que les années de théologie, qui n'abordaient guère le problème judéo- chrétien comme tel, n'avaient pas réussi à faire disparaître.La déclaration du Concile devrait corriger cette situation.Les écrits, les enseignements oraux et toutes les autres formes de transmission de la pensée religieuse devront se conformer à la vérité exprimée par les Pères du Concile.Ceux- ci, par un rappel des sources de la pensée chrétienne (voir surtout les chapitres 9 à 11 de l'Epître aux Romains), invitent les catholiques du monde entier à mettre leurs attitudes concrètes en accord avec les principes de leur foi.Or, pour qui veut suivre ceux-ci, il est impossible d'affirmer que le peuple juif comme tel puisse être tenu responsable de la mort du Christ et qu\u2019il doive, en conséquence, être considéré comme maudit de Dieu.On aurait tort, cependant, de croire qu\u2019un effort de ressourcement de la pensée catholique apportera une solution à tous les problèmes qui peuvent surgir entre Juifs et Chrétiens, au Canada comme ailleurs.Ces problèmes ne sont pas toujours de nature théologique.Le décret commande des attitudes concrètes et invite à une collaboration réelle basée sur la fraternité.Mais il reste des journées psychologiques et sociologiques qui continueront de créer des difficultés.Le décret peut seulement nous laisser espérer qu'une des sources du malaise puisse désormais être tarie.Comment donner suite à cette déclaration, au Canada et d\u2019une façon concrète?Je trouve que le décret est malheureusement peu connu.Il faudrait sans doute le répandre davantage et il serait heureux que des Juifs et des Chrétiens s\u2019unissent à cette fin dans un effort commun.N'oublions pas, cependant, que c\u2019est au niveau populaire que le préjugé est le plus fort contre les Juifs.Or, c'est précisément à ce niveau qu\u2019on a guère le goût de lire.Il serait souhaitable de répandre, en des occasions et par des (Lire la suite en page 2) No.109 Douzième Année MELANGES Elie Wiesel et le rôle de l\u2019écrivain Le célèbre écrivain et romancier Elie Wiesel a donné deux conférences à Montréal sur le rôle et les responsabilités de l\u2019écrivain à l\u2019époque actuelle.Il était l\u2019invité de la Synagogue Tifereth Jérusalem.Dans sa première conférence, M.Wiesel a analysé la nature de l'acte créateur.Toute oeuvre littéraire et artistique naît de la sohtu- de.L'écrivain est seul avec lui- même et il a le choix entre mille mots et mille personnages.Et ce choix dont il est le maitre suscite chez lui une constante inquiétude.L\u2019écrivain se sépare de son oeuvre et c\u2019est au public, au lecteur, en la recevant, de Uaccomplir.Selon le romancier Elie Wiesel, la qualité première de l\u2019écrivain c\u2019est la ferveur et l'enthousiasme.Dans sa deuxième conférence, il a parlé de la responsabilité de l\u2019écrivain et de l\u2019artiste.Malgré la séparation qui s'effectue par l\u2019acte créateur entre homme et son oeuvre, la responsabilité de l\u2019artiste est entière envers son oeuvre.L\u2019écrivain devrait chercher à refaire l'unité brisée par la création.M.Wiesel croit que l'artiste devrait se conformer dans son comportement à la vision qui transparait dans ses écrits.Il ne s\u2019agit pas des petits faits quotidiens mais de l\u2019attitude qu\u2019il prend sur les problèmes essentiels de la vie.Cette unité de l'homme et de son oeuvre est difficile à réaliser mais l'artiste, selon M.Wiesel, devrait tendre à l\u2019impossible.Parlant de la responsabilité de l'écrivain juif, M.Wiesel s\u2019est inscrit en faux contre certains écrivains qui se qualifient de Juifs mais qui ne connaissent rien du judaïsme.I! faut avoir l\u2019humilité d'apprendre avant de se prononcer, dit-il.Art-Israël Une grande exposition d\u2019art israélien est présentée au public montréalais et comprend les oeuvres de vingt-six peintres israéliens.Elle fut inaugurée le 10 jan- vier par l'Ambassadeur d'Israël au Canada, M.Gershon Avner.Dans une déclaration qui accompagne l'exposition, le Premier Ministre d'Israël, M.Levi Eshkol, dit ceci: \u201cUne exposition d'art peut être une sorte d\u2019ambassadeur culturel qui révèle l'âme d\u2019un peuple.Nous espérons sincèrement que cette exposition d'art d'Israël joue ce rôle.Elle fait partie de l\u2019esprit créateur quotidien en Israël et reflète, par l\u2019art, sa vie spirituelle et culturelle.Cette exposition a aussi un autre but: celui d'évoquer le sens artistique de notre propre peuple établi dans cette terre ancienne et nouvelle, un pays qui, bien qu\u2019associé à la Bible, n\u2019est pas au prime abord exotique ou extraordinaire mais simple: un pays qui cherche à réaliser ce que d'autres ont accompli depuis longtemps.Nous souhaitons que cette exposition soit un pivot de l'épanouissement artistique de notre pays et nous vous l'offrons comme une cristallisation de certains aspects de la vie culturelle en Israël moderne.\u201d Cette exposition est présentée au public jusqu\u2019au 7 février.Deux autres musées canadiens la recevront ensuite: celui de Winnipeg et celui de Toronto.En même temps que l'exposition dart d'Israël, le Musée présente les dernières acquisitions de la Collection d'art canadien Saidye et Samuel Bronfman, L\u2019an dernier, 37 acquisitions de la fondation Bronfman avaient été exposées.Cette année, la deuxième exposition de la collection Bronfman comprend 54 peintures, gravures, dessins et sculptures.Elle se terminera le 7 février.M.David G.Carter, directeur du Musée, a déclaré que le Musée, au titre de bénéficiaire de cette fondation, est heureux d\u2019en présenter les plus récentes acquisi- tons.\u201cCette collection évolue peu à peu de façon à représenter les diverses tendances de l\u2019art canadien contemporain.En exposant les (Lire la suite en page 2) 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF Janvier 1966 Ci RAA PEER ERA AAA D AAA = .\u2018sr .64 ë Ce bulletin est publié tous les mois par: ë Bg LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE : [5] , = 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal i Tel.: 844-8621 (local 293) 5 zg Président d\u2019Honneur: Président du comité exécutif: = S.D.COHEN PERRY MEYER 5 bd = Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletin: É NAIM KATTAN Be bg \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et 2 ë l\u2019envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d 2 RT ER SR IE I) rs) EDITORIAL LE CANADA DANS LE MONDE Au cours des années qui viennent, le Canada attirera de plus en plus l\u2019attention de la presse mondiale.L\u2019Expo 67 et le Centenaire susciteront l'intérêt non seulement des éditeurs mais également des commentateurs politiques, des écrivains et des journalistes en général.C\u2019est aux Canadiens que reviendra la tâche de faire resortir aux yeux du monde entier ce qui caractérise le pays et ce qui constitue, en fin de compte, sa plus grande richesse: la diversité de sa population.Pays bilingue où deux cultures distinctes vivent et se développent.Mais pays aussi où de nombreux groupes humains conservent des traditions diverses et gardent jalousement des cultures dont les racines plongent dans le passé et prennent souvent leur source dans le continent européen, voire dans des régions plus lointaines.Cette diversité de la population canadienne fait que notre pays doit surmonter de nombreux obstacles pour que l\u2019ensemble de la population puisse vivre dans la paix et l\u2019harmonie.Mais cette diversité comporte aussi un aspect très positif.Les attaches qui lient plusieurs groupes ethniques au Canada à d\u2019autres pays contribuent non seulement à faire connaître notre pays mais à lui gagner la sympathie, la bonne volonté et l\u2019amitié de nombreux peuples.Chaque Canadien possède quelque part dans le monde des cousins.Ces liens de famille ne sont le plus souvent que des liens de culture et d\u2019esprit.Mais sont-ils moins forts pour autant?Les rapports qui se développent entre la France et le Québec ont un caractère officiel, certes, mais la communauté de culture et d\u2019esprit consolide les accords signés entre Etats et leur donne une force de permanence qu\u2019ils n\u2019auraient pas eue autrement.La présence parmi nous d\u2019un groupe italien anime et animera encore davantage à l\u2019avenir, nos rapports d\u2019amitié avec l\u2019Italie.La communauté juive assure au Canada une place de choix dans la vie culturelle d\u2019Israël.Il est souhaitable pour tous les Canadiens que chaque groupe culturel conserve les liens d\u2019amitié avec une mère patrie culturelle.Le rayonnement du Canada dans le monde n\u2019en sera que plus considérable.Le Canada fait partie des nations riches.Cela ne veut pas dire que la pauvreté n\u2019existe pas dans le pays.Il n\u2019empêche que le niveau de vie des Canadiens est l\u2019un des plus élevés au monde.Ceci nous oblige à nous préoccuper de la misère qui sévit dans le monde.Le gouvernement canadien ainsi que les Eglises de toutes les dénominations apportent une aide substantielle à des peuples défavorisés.Dans ce domaine également, les groupes ethniques du Canada jouent un rôle de premier plan.L'assistance que fournissent des Canadiens de diverses origines à des pays où ils ont encore de la famille et des attaches culturelles ne fait que renforcer l\u2019action des corps publics et des organismes privés.Déclaration du Concile .(Suite de la page 1) moyens à choisir, quelques-unes des formules les plus heureuses et les plus concises du texte.Les réponses que je viens de donner sont passablement courtes, mais je n'ai malheureusement pas le temps de développer davantage.Soyez assuré, cher ami, qu'à titre personnel tout autant qu'à titre de Commissaire du Pavillon Chrétien à l'Expo 67, je serai toujours très heureux de pouvoir collaborer avec vous dans toute initiative capable d'améliorer les relations entre Juifs et Chrétiens au Canada.LE THEATRE Mère Courage, de Bertolt Brecht, au Théâtre du Nouveau Monde Cette oeuvre de Brecht est une attaque contre la guerre, Il ne s\u2019agit certes pas d\u2019une pièce de propagande.Aussi c\u2019est la tragédie humaine que représente la guerre pour chaque individu que l\u2019auteur essaie de nous faire sentir dans cette pièce engagée, dans le meilleur sens du mot.On a l\u2019impression, par moments, que ce drame est un peu dépassé, que nous avons assisté à des tragédies combien plus terrifiantes que celle qui s\u2019est déroulée au début du dix-septième siècle au cours de la guerre qui a opposé catholiques et protestants en Europe Centrale.La leçon que nous retirons, c\u2019est que dans toutes les circonstances la souffrance d\u2019une mère est toujours aussi profonde.Denise Pelletier a honnêtement interprêté le rôle de Mère Courage.On sentait, par moments, un manque de puissance.C\u2019est Dyne Mousso qui, dans le rôle de la fille muette, nous procure l\u2019émotion la plus véritable.Avec une évidente économie de moyens, elle exprime ce qu\u2019aucun autre des interprètes qui l'entourent ne réussit à faire: l'horreur de la violence et l\u2019impuissance de l\u2019homme en face de la cruauté bestiale.La mise en scène de John Hirsch fut excellente.Il a servi admirablement le texte de Brecht.L\u2019auteur a incorporé dans sa pièce des chansons.Or, aucun des comédiens ne semble être doué pour la musique.Dans certains cas, les fausses notes se succèdent, Il eut été bien plus simple de réciter le texte avec accompagnement musical.Il faut adresser des louanges a Eoin Sprott pour les décors et à Robert Doyle pour les costumes.L\u2019étourdi - de Molière, au Rideau Vert Le Rideau Vert a eu raison de mettre à l\u2019affiche cette pièce peu connue de Molière.Il ne s\u2019agit en apparence que d\u2019une farce.Cependant, sous le couvert d\u2019une invraisemblable aventure, nous découvrons deux personnages qui symbolisent deux aspects extrêmes de la nature humaine.D\u2019une part, le calculateur, le fourbe, l\u2019habile Mas- carille : homme rompu aux mystères et aux mécanismes de la société, qui veut triompher par la ruse et la dextérité mentale et, d\u2019autre part, l\u2019étourdi, le pur, l\u2019innocent qui suit les dictées de son instinct et de ses sentiments sans réussir à les adapter aux nécessités de l\u2019hypocrisie sociale.Par sa spontanéité, il fait échouer les intrigues inextricables, laborieusement élaborées par son valet.Il représente le triomphe de la nature contre Partifice, du sentiment contre la dissimulation.Jean Dalmain a bien mis en scéne cette mascarade qui est aussi une fable.Il interprète avec brio l\u2019écrasant rôle de Mascarille.Il en a l\u2019agileté, la présence d\u2019esprit et le savoir faire.Jean Perraud lui donne la réplique.Son débit est saccadé.Il ne réussit pas à dire avec naturel les vers de Molière.Pourtant, physiquement, il est le personnage.Parmi les autres interprètes mentionnons: François Cartier, André Cailloux et Yvon Bouchard.Mélanges.(Suite de la page 1) achats qui ont été effectués au cours de l\u2019année, le Musée rend un hommage reconnaissant à M.et Mme Bronfman.Leur prévoyante générosité permet au Musée de remplir son rôle non seulement en aidant les jeunes artistes canadiens mais aussi en mettant en valeur leur apport au développement des arts au Canada.\u201cLe Comité d'acquisitions d'art canadien du Musée a choisi des oeuvres de toute matière et de tout procédé.La sélection représente donc, en quelque sorte, un aperçu assez complet de l\u2019étendue actuelle de la collection.\u201cC\u2019est une collection qui prouve avec force la vitalité et le dynamisme de notre Musée.\u201d Les artistes inclus dans la deuxième phase sont lain Baxter, Brian Fisher, Gerald Gladstone, Jan Menses, Mario Merola, Gordon Rayner, Willis Romanov, M.Gleen Toppings, John K.Esler, Maya Lightbody, John Marok, Benita Sanders, Campbell Scott, Claire Van Vliet, Ken Lywood, Sonia Crossen Sargeant, Gérald Squires, Seymour Segal et Walter Fuhrer.La fondation Bronfman, constituée d'un don de $10,000 par année pendant cing années consécutives en vue d\u2019acheter des oeuvres de jeunes artistes canadiens, fut établie en 1963.Les acquisitions sont intégrées à la collection permanente du Musée.L\u2019âge limite d\u2019éhigibilité pour les artistes est de 35 ans.(Lire la suite en page 4) nette er Janvier 1966 Prochain épisode, de Hubert Aquin, Le Cercle du Livre de France, Montréal.C\u2019est un roman duns un roman Un Canadien-français revit la révolution manquée.Pour la comprendre, il la refait en imagination et l\u2019auteur nous entraine dans une invraisemblable histoire d\u2019espionnage qui se déroule sur la route qui conduit de Lausanne à Genève.\u201cAprès deux siècles de mélancolie et trente-quatre ans d\u2019impuissance, je me dépersonnalise\u201d.Pour reconquérir son identité, ce Canadien-francais dépersonnalisé doit vaincre 'ennemi qui le ronge de l\u2019intérieur.Et l\u2019espion mystérieux, qui se nomme II.de Heutz, n'est que le frère siamois du Québecois en révolte.Il est l\u2019ennemi à abattre.Une histoire d\u2019amour vient s\u2019imbriquer dans cette quête de l\u2019identité.Les deux ennemis ont une vie familiale identique et tous deux ont aussi une amante idéale.Pour le Canadien- français, la femme et la patrie ne sont que les reflets d\u2019une même image.S'agit-il d\u2019un jeu intellectuel d\u2019une extrême habileté?Oui, mais il n\u2019y a pas que cela.Il y a des pages émouvantes où l\u2019auteur laisse percer des sentiments d'amour pour la femme et pour la patrie.Derrière les différents masques qui se superposent pour dissimuler l\u2019introuvable visage du héros, se cache le narrateur à la fois romancier et personnage de roman, victime et héros, sujet et objet : \u201cMe suicider partout et sans relâche, c\u2019est là ma mission.En moi, déprimé explosif, toute une nation s\u2019aplatit historiquement et raconte son enfance perdue, par bouffées de mots bégayés et de délires scripturaires et, sous le choc noir de la lucidité, se met soudain à pleurer devant l\u2019immensité du désastre et l\u2019envergure quasi sublime de son échec.\u201d Cette identification de l\u2019individu avec la collectivité fait que le roman s\u2019annulle pour céder la place à l\u2019essai.Ceci ne diminue pas la valeur du livre où l\u2019expérimentation formelle correspond à la dure quête de l\u2019identité.Les paradoxes d\u2019une vie et d\u2019une oeuvre, par Paul Toupin, Le Cercle du Livre de France, Montréal.L'oeuvre de Berthelot Brunet est très peu connue.Paul Toupin, qui a connu l\u2019homme, a fait l\u2019étude de ses écrits.Il leur consacra une thèse de doctorat qu\u2019il vient de présenter en France, Il nous en donne le résumé.Brunet apparaît, malgré ses légèretés extérieures, comine un personnage grave.Ses habitudes et ses singularités quotidien- BULLETIN DU CERCLE JUIF LES LIVRES nes l\u2019ont sans doute empêché de réaliser l\u2019oeuvre littéraire dont il était capable.Ce qu\u2019il a laissé n\u2019en demeure pas moins significatif.Au-delà des excentricités, ce qui nous frappe chez Brunet c\u2019est l\u2019humanisme et l\u2019hostilité à tous les fanatismes.À une époque où Charles Maurras comptait plus d'un admirateur au Canada, il a su faire ressortir les méfaits de sa pensée et l\u2019aveuglement de ses disciples.Paul Toupin consacre à son ami un ouvrage qui tient autant de l\u2019étude critique que de la reconstitution littéraire de la vie d\u2019un personnage.Dans ce travail de critique, le dramaturge occupe une place de choix.C\u2019est le livre d\u2019un écrivain.Les bâtisseurs par Mordehai Amitai et Eliézer Smoli, De- partement de la Jeunesse de l'Agence Juive, Jérusalem.Bien avant l\u2019établissement de l\u2019Etat d\u2019Israël en 1948, des milliers de Juifs se sont consacrés à défricher le sol ancestral et à y construire une nouvelle société.Dans les deux textes réunis dans ce livre, on retrace cette longue épopée d\u2019héroisme quotidien.Cet ouvrage, destiné à la jeunesse ,intéressera tous ceux qui veulent connaître les fondements de la vie israélienne.Ethel and the Terrorist, par Claude Jasmin, Editions Harvest House, Montréal, traduit du francais par David S.Walker.Le roman de Claude Jasmin vient d\u2019être traduit en anglais.Il ne perd pas de son intérêt.Cependant, la spontanéité qui marque le style du romancier souffre dans la transposition d\u2019une langue à l\u2019autre.On sait que ce livre raconte l\u2019histoire d\u2019un jeune terroriste ca- nadien-français et de la jeune fille juive dont il est amoureux, de leur longue escapade à New York à la recherche d'eux-mêmes.Et en anglais .Plusieurs ouvrages d\u2019intérêt juif viennent d\u2019être publiés par la Maison Schocken, à New York.Signalons, entre autres, le livre de Melford E.Spiro sur les enfants du Kibboutz (Children of the Kibbutz) où il étudie, sur le plan sociologue, la vie des enfants nés dans les kibboutz, et les rapports entre la culture et la personnalité.Dans \u201cThe Book of Genesis\u201d, Julian Morgenstern interprète le premier livre de la Bible et insiste sur les rapports entre la philosophie de la Genèse et la traduction prophétique d'Israël, Il fait des comparaisons (grâce à de nombreux documents) avec les anciennes civilisations du Moyen-Orient.L\u2019hebdomadaire Juif Néerlandais \u201cNieuw Israelietisch Weekbad\u201d fête son centième anniversaire par SYLVAIN BRACHFELD Il n\u2019arrive que rarement qu'un hebdomadaire, et surtout un journal israélite, fête son centenaire.Tant de périodiques disparaissent avant cet âge glorieux à cause de difficultés en majeure partie d\u2019ordre financier, et pour nous juifs souvent à cause de persécutions, que la petite communauté hoilan- daise mérite nos plus vives félicitations à l\u2019occasion de cet évènement.Avant la guerre il y avait 140.- 000 juifs aux Pays-Bas.Les nazis en ont exterminé 110.000.Aussi la rédaction du Nieuw Israelietisch Weekblad n\u2019a-t-elle tenu à marquer le centenaire par aucune manifestation publique.Un numéro spécial jubilaire a été publié.Dans ces pages émouvantes on retrouve les souvenirs d\u2019un siècle révolu, l\u2019image d\u2019un Judaïsme qui s\u2019est éteint avec les fours crématoires.Mais la volonté des survivants de lutter pour la dignité juive en collaboration avec les frères d\u2019Israël et du monde entier est le vrai message des dirigeants actuels de cet hebdomadaire.Le Nieuw Israelietisch Week- blad lutte contre l\u2019assimilation, les mariages mixtes et l\u2019apathie des jeunes.Il contient des articles consacrés aux problèmes du judaïsme.C\u2019est un lien entre les lecteurs qui appartiennent à toutes les tendances et opinions, car le N.1.W.est le seul journal juif néerlandais à être lu par tous les juifs du pays et même par une partie du judais- me belge.L\u2019hebdomadaire doit son importance également a la qualité des articles.Les arts et les sciences, les problémes culturels et les valeurs spirituelles juives sont traités par des personnes trés compétentes et le niveau journalistique est excellent.La tribune libre avec les nombreuses réactions des lecteurs entretient un échange d\u2019idées et d'opinions de façon démocratique.Le Nieuw Israelietisch Weekblad est un journal indépendant pro-israé- lien.Il défend des valeurs traditionnelles juives, avec dignité.Tant dans les relations avec les chrétiens que lors du problème du mariage de la princesse héritière des Pays-Bas avec un diplomate allemand, le N.I.W.a gardé cette dignité sans jamais chercher à complaire.La direction du périodique est assumée par une fondation sans but lucratif dont le comité est formé par MM.E.Spier, président, G.Bolle, mtr.K.J.Edersheim, M.M.Poppers, M.H.Gans, rédacteur responsable et M.M.Ko- puit, rédacteur.Le N.I.W., bien que centenaire, ne fait que continuer une tradition du journalisme juif néerlandais qui, selon un article paru dans le numéro spécial, remonte à l\u2019année 1675, date à laquelle parut la \u201cGazeta de Amsterdam\u201d premier périodique israélite des Pays-Bas.En 1686 parut le premier bi-heb- domadaire en Yiddish.Nous ne pouvons que souhaiter à la rédaction du Nieuw Isra- elietisch Weekblad de longues années de fructueuse existence au service du judaïsme néerlandais.Que le voeu du rédacteur de voir s\u2019étaler bientôt en première page des titres comme: \u201cLa paix entre Israël et les Arabes\u201d, \u201cImmigration libre des juifs des pays de l\u2019Est et liberté totale du culte\u201d et \u201cPaix pour Israël, pour le monde\u201d puisse se réaliser encore de nos jours.Cette maison d\u2019édition vient également de faire paraître plusieurs traductions: Anti-Semite and Jew, de Jean-Paul Sartre (En français: Réflexions sur la question juive).Days of Awe par S.Y.Agnon.Il s\u2019agit d\u2019une anthologie de la sagesse juive réunie par l\u2019un des écrivains israéliens les plus connus.Signalons également le livre de l\u2019écrivain juif américain Maurice Samuel consacré à l\u2019univers de Sholom Aleichem (The World of Sholom Aleichem).A nous deux, roman de Roger Fournier, Le Cercle du Livre de France, Montréal.Roger Fournier nous raconte l\u2019éducation sentimentale d\u2019un jeune Montréalais.Son récit se situe à mi-chemin entre le rêve et la réalité.Les exploits amoureux du garcon, sa richesse sont des produits de l\u2019imagination.Le jeune sybarite connaît aussi la misère.Après avoir été victime d\u2019un accident d\u2019automobile et dépensé tout son argent, il vit aux crochets d\u2019une vieille veuve qu\u2019il épouse.Pour s\u2019en débarrasser, il fait éclater son coeur malade à coups d'alcool et de mets lourds.Il finit ensuite par découvrir les voies du sentiment après avoir épuisé celles de la chair.Roger Fournier est le premier à reconnaître les invraisemblances de son histoire.Sous forme de lettre à son éditeur, il justifie chacun des épisodes de la fabuleuse aventure de son héros. BULLETIN DU CERCLE JUIF LETTRE D'ISRAEL par notre correspondant Z.S.PEREZ Le prix Bialik L'activité littéraire de ces derniers jours a été marquée par l\u2019attribution du PRIX BIALIK 5727.Les Belles-Lettres et la Sagesse d'Israël ont été couronnées à travers l\u2019oeuvre de deux écrivains qui représentent deux générations et, en même temps, deux courants de pensée.I.D.Berkovitz figure parmi les classiques de la nouvelle Littérature hébraïque avec, notamment, les 5 volumes de ses \u201cPremiers en tant qu'hommes.\u201d et son \u201cMé- nahem Mendil en pays d'Israël\u201d mais on lui doit encore de nombreux recueils de contes et des pièces de théâtre, écrits de main de maître.Tout dernièrement, il nous livrait dans \u201cPages de l\u2019âge tendre\u201d (Pirkei Yaldout), ses souvenirs du bon vieux temps.Berkovitz appartient à la génération de Bialik, de Guerchon Chofmann, et l\u2019on peut ainsi se faire une idée de ce que représentent ses mémoires, tant au point de vue de l\u2019histoire que de celui de la pure littérature.Bialik, vivant, eut applaudi au choix si heureux du jury qui a fait de Berkovitz, un lauréat du Prix portant son nom.Le second bénéficiaire est d\u2019origine yéménite, nous soulignons yé- ménite, parce que, généralement, ce sont les \u201canciens\u201d qui se distinguaient dans les domaines de la pensée et de l\u2019esprit et accaparaient ainsi les récompenses et les honneurs.Assistons-nous à une renaissance du \u201csecond Israël\u201d?Toujours est-il que Yéhouda Ratsahbi mérite de vifs éloges pour son \u201cSE- PHER HAMOUSSAR\u201d (Livre de morale) inspiré par l\u2019oeuvre de Rebbi Zacharie Eltzaari qui vécut au 16ème siècle, au Yémen.Mieux, il mérite la distinction et l\u2019honneur que vient de lui conférer le jury du Bialik institué par la Municipalité de Tel Aviv.Coup d\u2019oeil sur le théâtre Le théâtre fleurit en Israël.En voulez-vous des preuves?Plus de dix salles nous invitent, chaque soir, à des représentations qui ne manquent d\u2019ailleurs pas de clinquant.Les \u201cParents terribles\u201d de Cocteau poursuivent leur carrière en province et à \u2019Ohel de Tel-Aviv, le \u201cMalade imaginaire\u201d de Molière hébraisé par le bon poète Nathan Alterman, joue à guichets fermés.Il est vrai qu\u2019ici, on a fait appel à un grand metteur en scène M.Roland Piétri qui a refait pour nous le décor de la Comédie Fran- , çaise, à la fois classique et moderne.Nous ne manquons heureusement pas de bons artistes et un Chaiké Ofir, (le malade) une Fli- chéva Micaelli, se sont révélés d\u2019excellents interprètes, au ravissement du public et, très certainement, de Molière lui-même, outre- tombe.Par ailleurs, il y aura aussi de belles soirées au Caméri qui annonce pour très prochainement, \u201cHamlet\u201d de Shakespeare, (adaptation du poète Abraham Chlon- sky) et \u201cEsther Hamalka\u201d de Nathan Alterman, auteur en vogue.Ce n\u2019est pas tout, le théâtre pour enfants attire les organisateurs et Chlonsky a adapté pour nos jeunes, dans une langue de toute beauté, captivante et charmante à la fois, la célèbre pièce des frères Grimm, \u201cRumpelstilskin\u201d hébrai- sée sous le nom de \u201cOuzli, Gouzil\u201d, Du côté de la Habimah, c\u2019est autre chose.On présente le \u201cQUARTIER de Bar-Nathan.Il s\u2019agit d\u2019une caricature de notre société mi-occidentale, mi-orientale.Thème favori, semble-t-il, de nos auteurs israéliens et dans lequel excella il y a peu de temps Ephraim Kichon avec son inoubliable \u201cSalah Chabbati\u201d.Bar-Nathan met en scéne des personnages identiques mais il les voit avec des yeux sympathiques, sans doute parce qu\u2019il éprouve le même amour pour l\u2019achkenazi et le séphardi.N\u2019empèêche qu\u2019il pose la question de l\u2019avenir d\u2019Israël : Etat levantin?ou au contraire, Etat progressiste, lieu d\u2019élection de la pensée et de l\u2019art?Le problème reste posé, même après la représentation, car il appartient au temps de le résoudre.Israël, lieu d\u2019élection des artistes internationaux L\u2019Europe est livrée aux tempè- tes et aux crues des rivières, tandis que nous jouissons ici d\u2019un climat idéal, favorable au tourismes d\u2019hiver et aux tournées des vedettes internationales.Dans le seul domaine de la chanson, un artiste prend la relève de l\u2019autre et la \u2018saison\u2019 en Israël se poursuit à la satisfaction des organisateurs et du public.Ainsi avons-nous entendu Georges Ulmer et Jacques Brel, Enrice Macias et Dalida.L\u2019on nous annonce déjà la prochaine venue de Marlène Diétrich l\u2019inoubliable vedette de \u2018\u201cI\u2019Ange bleu\u201d.Le public israélien est féru de chansons françaises, il y a applaudi à tout rompre les dernières créations de Macias qui, ayant perdu sa maison au soleil de Constantine, rève d\u2019en bâtir une à FEilath, sur la Mer Rouge.Il ne perdra rien au change, Notre port du sud étant, toute l\u2019année, inondé de lumière.Quant à Dalida, un \u201cfalafel\u201d avalé en vitesse lui a rappelé son Egypte natale mais ne l\u2019a nullement empêchée de livrer son coeur à ses auditeurs israéliens habitués à entendre ses enregistrements à la radio.Puisque nous parlons de tournées de chanteurs, nous permettra- t-on de signaler, celle du \u201ctroubadour\u201d du Sultan du Maroc, Sammy El Maghrabi, spécialiste de la chanson andalouse?Il a son public, ici aussi, parmi les originaires de l\u2019Afrique du Nord et à travers le pays, il récolte d\u2019incontestables succes.Israël n\u2019est-il pas le paradis de la diversité?À côté de la chanson israélienne proprement dite, la chanson étrangère retentit aux quatre vents de notre menu territoire, directement ou par la voie de la radio, en attendant que nous sovons dotés de la T.V.Nous l\u2019aurons dans peu de temps, le petit écran, et il sera éducatif avant de \u201cse généraliser\u201d.Pour l\u2019heure, seules les images du proche Liban nous parviennent et, par beau temps, celles de Chypre et d'Egypte.L\u2019art pictural Les amis de l\u2019art pictural s\u2019en donnent à coeur joie.Tel Aviv est en effet devenu un haut lieu de la peinture et des arts graphiques.On expose dans les nombreuses galeries de la ville et au Musée.Toutes les écoles sont représentées, toutes les tendances.L'exposition des oeuvres de Picasso fait actuellement du bruit et au vernissage, on notait parmi un nombreux public, la présence de l\u2019Ambassadeur de France, de M.Namir, maire de Tel Aviv, et de l\u2019ami intime de Picasso, M.Henry Daniel Kahn- weiller.L'artiste, nos lecteurs le connaissent bien.À 84 ans, 11 demeure aussi jeune, aussi révolutionnaire que lorsqu\u2019il peignait les \u201dAlmées d\u2019Avignon\u201d, en 1907.C\u2019était alors le temps du cubisme qui marqua d\u2019ailleurs son tempérament et le mena à l\u2019analyse, sous tous ses aspects.Mais Picasso ne peint que ce qu\u2019il aime, Selon lui, autant l\u2019artiste aspire à la grandeur, autant 1l excelle à s'occuper de sujets tout simples.Un peintre, ajoute encore le maître, ne peut coucher sur la toile que ce qui existe, mais 1l peut redécouvrir ce qui s\u2019est perdu ou oublié ou mal compris.Janvier 1966 Mélanges .(Suite de la page 2) Après le décès de Martin Buber L'opinion d\u2019un Polonais Dans un article consacré à ce grand penseur juif et publié dans l'hebdomadaire catholique Tygod- nik Powszechny, Jerzy Turowicz écrit: \u2014L\u2019oeuvre intellectuelle de Martin Buber, sa rare intégrité morale, la conformité complète de sa pensée et de sa vie ont été la raison pour laquelle il est devenu l\u2019une des plus grandes autorités morales de notre époque.Dans sa patrie d'élection, en Israël, son autorité devait cependant être contestée (.\u2026).Martin Buber était presque complètement inconnu dans notre pays.Au printemps 1939, 11 vint séjourner en Pologne.Je lus dans le journal juif Nowy Dziennik, qui paraissait alors à Cracovie, un communiqué sur une conférence qu'allait donner Martin Buber.Je m'y rendis, Non sans difficulté, je trouvai à Wazimierz (quartier juif de la ville à cette époque) une assez misérable baraque abritant un grand foyer.La salle débordait de centaines d\u2019auditeurs enthousiastes parmi lesquels j'étais probablement le seul non-Juif.Martin Buber, alors âgé de soixante ans, avec une belle barbe blanche, parlait dans un excellent polonais de la situation spirituelle du monde et de la menace de la guerre.Un ton prophétique résonnait dans ses paroles.Un quart de siècle s\u2019est écoulé depuis et Martin Buber a été classé parmi les esprits les plus éclairés et les plus nobles de notre époque.Je pense qu'il serait juste de faire connaître à nos lecteurs au moins une de ses oeuvres nous donnant une idée de sa philosophie du dialogue ainsi que des textes hasidim, textes conshtuant sans aucun doute un précieux élément de la culture qui s\u2019est développée sur notre territoire.Picasso luttant avec ses sujets, les amateurs de peinture peuvent le voir à travers 70 tableaux empruntés aux musées, aux galeries et aux collectionneurs privés.Jamais, d\u2019ailleurs, un tel effort n\u2019a été accompli ici, malgré les risques divers que cela entraine.Il est vrai que la présente exposition a été assurée pour 7 millions de dollars.Chiffre astronomique auquel on n\u2019est pas habitué en Israël.Mais que voulez-vous, Picasso n\u2019est pas comme les autres, chacune de ses créations vaut son pesant d\u2019or, d\u2019autant plus que celles qui sont exposées actuellement figurent parmi les plus célèbres du maître."]
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