Technique : revue industrielle = industrial review, 1 décembre 1953, Décembre
[" aie 1 et i, sy LS pr Le, 4, i bf HE + yi @REVUEGINDUSTRIELLEGe@INDUSTRIAL®REVIEWE Gi { a ; ri fit he We te ft 3 1 4 : Hh inemascope htc t 2 5 1 he Speed up your Maths ! - a ad il je J.Wilam Price 2 hy > te tp FE Jouets pour adultes us it Marcel Benoît a ni 3 iz 7 Z th Fare Qt.Z Hh Steel at Work i W.W.Werry Ihe i À i ji i | i ti Etc.etc.de hit ils 3 À i | Hl 2 Index de 1953 Index 4 i iit i 5 0 fn, ih or Vol.XX Vill No 10 i ! : i LS i MONTREAL i i % fe i HH a ft \u2014 Décembre December a i Du 1953 3 Wl {hi y De | à i ak RÉ i he Photo CN.R.i M il 0 i hit fle 25¢ Rempart de neige vaincu i Snow Bulwark Overcome Qu 2 Hh fu IRC (WRN ry A He Ha CURE In sé AR A RES th Te hie i fi ; ii i ; A i ÿ Xs TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVIEW organe de a publication of L\u2019Enseignement Spécialisé Technical Education du of the MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE DEPARTMENT OF SOCIAL SOCIAL ET DE LA JEUNESSE WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT ALBERT LANDRY Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Institut Technique de Shawinigan Director of Technical Education Shawinigan Technical Institute JEAN DELORME GASTON TANGUAY Directeur général des études Ecoles d\u2019Arts et Métiers Director General of Studies Arts and Crafts Schcols ROSARIO BELISLE JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole Technique de Montréal Ecole du Meuble, Montréal Montreal Technical School Furniture-Making School, Montreal W.W.WERRY L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole Technique de Montréal Ecole des Arts Graphiques, Montréal Montreal Technical School School of Graphic Arts, Montreal DARIE LAFLAMME GASTON FRANCOEUR Ecole Technique de Québec Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Quebec Technical School Paper-Making School, Trois-Rivières J.-F.THÉRIAULT STEPHANE-F.TOUPIN Ecole Technique des Trois-Riviéres Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Trois-Rivières Technical School Textile School, St-Hyacinthe MARIE-LOUIS CARRIER SONIO ROBITAILLE Ecole Technique de Hull Office des Cours par correspondance Hull Technical School Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor PAUL DUBUC WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 ABONNEMENT Etranger oe Foréisn countries SUBSCRIPTION L\u2019Imprimerie de LAMIRANDE, 2425, rue Holt, Montréal (36) \u2014 CAlumet 5878 DECEMBRE DECEMBER VOL.XXVIII 1953 No 10 Our Cover Notre couverture One of the heavy type snow plows operated by the C.N.Rand built for Western region by the National Steel Car Corporation in Hamilton, Ont.This kind of plow is similar in design to the standard drop nose steel plows previously built, but was strengthened to stand hard weather conditions encountered in the Moutain districts of the Canadian Western region.Type lourd de chasse-neige utilisé par les Chemins de Fer Nationaux dans les régions montagneuses de l'Ouest canadien et construit par National Steel Car Corporation de Hamilton, Ont.Déssiné d\u2019après le modèle régulier de ses prédécesseurs, les chasse-neige d\u2019acier \u2018\u2018drop nose\u2019\u2019, il est renforcé de manière à faire face au climat extrêmement rigoureux et aux chutes de neige abondantes des Rocheuses.715 717 Sommaire * Contents 651 Bilan et souhaits Jean Delorme 653 Les jouets pour adultes Marcel Benoît 656 In memoriam: Maurice Lemelin 657 A bâtons rompus Gérard Morisset 663 Buying and Selling Securities Allan Dale 671 Les parfums Roger Boucher 677 Cinéma panoramique \u2019 et stéréophonique William Eykel 679 Cinemascope 683 Speed up your Maths! J.Wylam Price 689 D\u2019un océan à l\u2019autre J.-Lionel Thibeault 697 Competition for Canadian House Plans La maison canadienne de demain William Eykel Steel at Work W.W.Werry Canadian Chemists Click John Carson Nouvelles des techniciens diplômés Bernard Janelle Index des articles \u2014 Index of Articles Index des collaborateurs \u2014 Index of Collaborators Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE \u2014Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ministère des postes, Ottawa.* With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. Une expérience de 50 années au service des 7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES 1) ENTREPRENEURS .COMMUNAUTES 2 4 nu Ben Béland, président \u2018B nu I I Jean Béland, Ing.P., s.trés.CORROYEUR GENERAL 6\" El 8 DETAILS TECHNIQUES 6\u201d 8\u201d CAPACITE Yo x 6\u201d 1p x 8\u201d LONGUEUR DES TABLES 351%\u201d 44\u201d Force moTRICE REQUISE Vo H.P.34 H.P.CAPACITE DE FEUILLURE V5\u201d 19\u201d HAUTEUR 35\u201d 35\u201d Pour obtenir plus de détails sur nos MACHINES A BOIS écrives-nous GENERAL MFG.CO.LTD.DRUMMONDVILLE, P.Q.\u2014 CANADA a, \u2014 M TECHNIQUE, Décembre 1953 BILAN ET SOUHAITS P OUR les écoles spécialisées, l\u2019année qui se termine a été des plus progressives tant par l\u2019augmentation du nombre de leurs élèves que par l\u2019amélioration des conditions matérielles et des méthodes d\u2019enseignement.En mai dernier, le nombre de leurs diplômés a atteint un nouveau sommet et, en septembre, un fort contingent d\u2019élèves débutants a raffermi l\u2019allure ascendante de la courbe des inscriptions.Plusieurs écoles ont été logées dans des locaux plus spacieux et plus adéquats, l\u2019outillage et la machinerie des ateliers ont été rajeunis et augmentés.Pour sa part, le personnel enseignan!, répondant au souhait formulé par l\u2019honorable Paul Sauvé, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, de qui relève cet enseignement, et profitant des moyens mis à sa disposition, a manifesté un intérêt remarquable à son perfectionnement et à l\u2019adaptation des méthodes d\u2019enseignement aux conditions actuelles.Les programmes d\u2019études ont également subi les transformations nécessitées par les progrès industriels dont notre province est témoin.Souhaitons que la jeunesse québecoise se rende compte de l\u2019effort considérable consenti en sa faveur et qu\u2019elle en profite pour se préparer à se tailler un avenir brillant.Parmi les moyens matériels mis à la disposition des jeunes, il convient de signaler en particulier la série imposante des manuels techniques publiés par l\u2019Office des cours par correspondance de l\u2019enseignement spécialisé.Il y a une vingtaine d\u2019années, Technique avait tenté quelques expériences dans cette voie afin de fournir aux quelques écoles du temps des volumes adaptés à leurs besoins.Elle est heureuse de souligner les progrès rapides réalisés dans ce sens depuis la fondation de l\u2019Office, à la fin de l\u2019année 1946, et elle se réjouit de l\u2019accueil favorable accordé par le public à ces volumes.En sept ans, en effet, près de 90 manuels ont été publiés, dont plusieurs ont déjà connu deux ou trois rééditions.Nous tenons à témoigner notre reconnaissance aux auteurs de ces ouvrages, pour la plupart professeurs de l\u2019enseignement spécialisé, qui, par leur travail, ont largement contribué à préciser certaines parties de nos programmes d\u2019études, à faire rayonner l\u2019enseignement spécialisé et à enrichir notre langage industriel.Nous sommes heureux de leur transmettre les félicitations que nous ont values ces volumes à l\u2019exposition tenue en marge du Congrès des Edu- cateurs de langue française, à Saint-Boniface, en août dernier, où lis constituaient une contribution importante de la participation du Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Cette année de progrès a cependant été assombrie par des deuils au sein du personnel enseignant.Au cours des douze derniers mois, notre enseignement a été éprouvé par le décès de MM.Maurice Demers, de l\u2019Ecole des Textiles, Gérard Lafon- ARE RAAPRIR 052 taine, de l\u2019Ecole des Arts Graphiques, J.-Eudore Gamache, de l\u2019Ecole Technique de Montréal et Maurice Lemelin, de l\u2019Ecole de l\u2019Automobile de Québec.À cette liste, il convient d\u2019ajouter le nom d\u2019un homme d\u2019État qui, pendant plusieurs années, a joué un rôle de premier plan dans les destinées de l\u2019enseignement technique et encouragé sans restriction Technique à ses débuts; nous voulons parler de M.le sénateur Athanase David, décédé à la fin de janvier.Aux parents de ces disparus nous renouvelons l\u2019expression de nos condoléances.Au cours des douze derniers mois, Technique a gardé le rang enviable qu\u2019elle s\u2019est mérité comme revue de vulgarisation scientifique.À l\u2019affût des nouveautés dans tous les secteurs de l\u2019activité industrielle, elle s\u2019est appliquée comme par le passé à renseigner ses lecteurs sans retard.Une série d\u2019articles remarquables sur les plus récentes réalisations dans le domaine de la télévision lui a valu de grands éloges et de nombreuses demandes de reproduction et de réimpression en tirés-à-part.Grâce aussi aux études qu\u2019y ont publiées nos professeurs sur les arts, les sciences et les professions manuelles qui touchent à notre enseignement, Technique a contribué dans une bonne mesure au rayonnement des écoles spécialisées dont elle est l\u2019organe officiel.À l\u2019occasion de cette dernière livraison de l\u2019année 1953, nous avons l\u2019agréable devoir de remercier de leur attachement et de leur appui, les annonceurs, les collaborateurs, les abonnés et les lecteurs de notre revue.Nous souhaitons que la nouvelle année leur apporte le succès et le bonheur et que Noël leur procure la paix et la joie.JEAN DELORME DIRECTEUR GENERAL DES ETUDES DE L'ENSEIGNEMENT SPECIALISE December 1953, TECHNIQUE Les jouets pour adultes par MARCEL BENOÎT, D.Se.EX-PROFESSEUR A L'ECOLE DES TEXTILES DE S.-HYACINTHP PROFESSEUR AU COLLEGE MILITAIRE DE S.-JEAN D E sa nature l\u2019homme est curieux; il est particulièrement attiré par les phénomènes qui défient ouvertement son intelligence de leur trouver une explication.Le magicien conserve depuis l\u2019antiquité sa popularité parce qu\u2019il satisfait ce besoin.D\u2019autres personnes ont exploité cette petite faiblesse humaine en réalisant des jouets pour adultes exactement avec le même succès que le prestidigitateur.Examinons donc quelques-uns des jouets scientifiques destinés à piquer la curiosité des gens.L\u2019oiseau buveur Vous avez certainement vu cet oiseau qui, placé devant un verre d\u2019eau, boit, se redresse.se repose, se penche et recommence indéfiniment son numéro sans l\u2019aide ; | de ressort ou autre moyen TETE MOUILLEE EVAPORATION mécanique.En somme ce jouet est un autre exemple N de l\u2019utopique mouvement perpétuel.Pour ajouter au mystère, cet oiseau à l\u2019aspect Sa aa ridicule s\u2019abreuve plus fré- SSR quemment s\u2019il fait chaud ou 7d si on substitue une liqueur 1, | alcoolique à l\u2019eau! Il a connu une vogue incroyable il J cran Samar y a sept ou huit ans.Pour expliquer son comportement il faut faire intervenir quelques notions de physique.La figure 1 montre une coupe de cet oiseau fantastique.Il est ordinairement fait de verre et a la tête et le bec recouverts de coton duveteux absorbant.L\u2019animal est hermétiquement scel- Fig.1 Le secret de l\u2019oiseau buveur TECHNIQUE, Décembre 1953 65 2 J lé et contient uniquement du chlorure de méthyle surmonté de sa vapeur saturante.Pour décider ce petit prodige à exécuter son tour de force, il suffit de lui plonger le bec dans le liquide.La capillarité lui mouille entièrement la tête et lorsqu\u2019on lâche Poiseau, il se redresse.L\u2019évaporation du liquide sur la tête s'effectue en enlevant de la chaleur à la vapeur située dans la partie À qui se condense alors, créant un vide partiel dans la tête de l\u2019oiseau.Ce vide est immédiatement comblé par le chlorure de méthyle, liquide qui monte par le tube central poussé par la vapeur de la partie B.L\u2019équilibre est rompu et l\u2019oiseau se penche pour boire.Lorsque ce dernier est penché, la vapeur située dans la partie B peut monter dans la partie À et le liquide redescend durant ce temps.Le centre de gravité est maintenant revenu dans le bas du corps et l\u2019oiseau se redresse, prêt à continuer sa routine.Simple, n\u2019est-ce pas?Sachant que l\u2019alcool s\u2019évapore plus rapidement que l\u2019eau, on comprend sa popularité chez l\u2019oiseau.Le plongeur de Descartes La réalisation de jouets du genre qui nous intéresse occupa les loisirs de plusieurs grands esprits.Le plongeur, ou ludion, du philosophe et homme de science René Descartes en est un exemple.Ce plongeur se trouve dans un vase allongé presque totalement rempli d\u2019eau et fermé à la partie supérieure par une membrane élastique.Lorsqu\u2019on exerce une pression sur cette membrane, le plongeur s'enfonce et ne remonte à la surface que si la pression est enlevée.PRESSION L\u2019explication du ludion nécessite la connaissance de trois principes importants de : 8 ?physique.La figure 2-À montre l\u2019arrangement initial.Le plongeur, ouvert par le bas, con- \u2014 (=) tient une quantité d\u2019eau juste suffisante pour flotter.On sait que selon le principe d\u2019Archi- mède un corps flotte si son poids (ici le plongeur et son contenu d\u2019eau) est inférieur à la poussée qu\u2019il reçoit.En pesant sur la membrane, la pression exercée se transmet inté- EAU EAU gralement partout (principe de Pascal) y com- pris sur le petit volume d\u2019air situé dans la (=) tête du ludion.Cette pression sur le gaz em- = prisonné dans le plongeur diminue son volu- 42) me (loi de Boyle-Mariotte) et le vide créé est comblé par l\u2019eau du vase.Le plongeur a maintenant un poids supérieur à la poussée qu\u2019il Fig.2-A Fig.2-B reçoit et il s\u2019enfonce (fig.2-B).Lorsque la Ludion au repos Ludion en plongée pression extérieure est enlevée, l\u2019air enfermé dans la partie supérieure du bonhomme reprend son volume initial, l\u2019eau est chassée et le plongeur remonte à la surface.La toupie révolutionnaire (*) Ces défis au savoir et au raisonnement, sous forme de jouets, sont parfois difficiles à relever.L\u2019explication du phénomène n\u2019est pas toujours aussi simple que | (1) L\u2019auteur désire remercier tous ses collègues du département de physique du Collège Militaire Royal de St-Jean et en particulier les docteurs G.-B.Gauthier et D.-E.Tilley pour les discussions constructives sur ce sujet.December 1953, TECHNIQUE iy 1 css g BELO can g Ceitiee ti rt ete es cute ce et A EE LEE) dans les deux exemples préce- dents.Parfois l\u2019inventeur lui- même ne connaît pas les secrets de sa trouvaille découverte par hasard.Le cas que nous allons maintenant discuter est un de ceux-là.Il s\u2019agit d\u2019une toupie apparemment innocente qui fit son apparition au Danemark avant de parcourir le monde (fig.3).Elle souleva un rare intérêt et démontra même son savoir-faire à la télévision.Son comportement est étrange et très difficile à ex- | pliquer simplement.Lorsqu\u2019on la C- 34 Pnase D- 4* Phase fait tourner, elle roule lentement sur elle-même pour finalement @.© marcher sur la tête! =-=-\u2014-+4 -\u2014_e.-\u2014\u2014- @ © > Cette toupie pas comme les E- oÉcomrosiTioN Ov eon ROTATION autres a donné lieu à toutes sortes d\u2019histoires plus ou moins FIG.- 3 vraies comme la suivante.L\u2019opinion peu flatteuse qu\u2019a le prix Nobel, Niel Bohr, d\u2019un célèbre savant anglais est bien connue.Or, lors de la récente visite de sir Winston Churchill dans les pays scandinaves, Bohr aurait montré cette fameuse toupie au premier ministre anglais.À la demande d\u2019explication de Churchill il aurait répondu: «L\u2019explication est fort simple, demandez donc a.et s\u2019il peut vous éclairer, je serai heureux de le faire».L\u2019histoire ne dit pas la suite.Pour revenir à cette toupie spéciale, sa construction révèle une chose: le centre de gravité est plus bas que le centre de courbure.Ce renseignement suffit pour comprendre pourquoi elle agit comme elle le fait.D\u2019après le principe de Hamilton au sujet d\u2019un système en mouvement, dans des conditions favorables, la fonction de Lagrange | _ \u2026 (8 [ (L) doit tendre vers un minimum avec le temps.Autrement dit 5 IL dt = 0 ou J to L = T \u2014 V.«T» représente l\u2019énergie cinétique du système et «V» son énergie potentielle.On voit facilement que la fonction de Lagrange deviendra minimum si l\u2019énergie cinétique diminue ou si l\u2019énergie potentielle augmente.Généralement les deux énergies contribuent à rendre la fonction nulle.Ici c\u2019est le cas car le frottement diminue l\u2019énergie de mouvement et l\u2019élévation du centre de gravité augmente l\u2019énergie de position.Cela montre que notre toupie s\u2019accorde avec un principe de mécanique avancée mais n\u2019indique pas comment le centre de gravité peut monter.La localisation des forces en jeux n\u2019est pas facile car il s\u2019agit d\u2019un mouvement pas commode à manipuler, le mouvement gyroscopique.La figure 3-B présente les vecteurs correspondants aux plans de rotation selon les conventions normales, i.e.la flèche est perpendiculaire au plan considéré et le sens indique la direction prise par un tire-bouchon manoeuvré TECHNIQUE, Décembre 1953 Vue A USE Are vint dseUaneteus 655 avec la même rotation que le mouvement.Cette figure présente la toupie légèrement inclinée.Nous sommes justifiés de faire cela car il est matériellement impossible de faire tourner la toupie exactement sur son axe au départ.Le vecteur (1) indique la précision, le vecteur (2), la rotation et le vecteur (3), le torque donné par le centre de gravité.Or un mouvement gyroscopique normal a ces trois vecteurs réciproquement perpendiculaires.Dans la figure 3-B on voit que seuls (3) (perpendiculaire au plan du papier) et (1) sont perpendiculaires.Si on décompose le vecteur (2) de telle sorte qu\u2019une partie (2a) soit perpendiculaire à (1) et (3), l\u2019autre composante (1) donne une rotation du centre de gravité vers le haut.L\u2019auteur suggère cette interprétation comme possible mais n\u2019en garantit pas + 4 .+ .> .\u2019 +, exactitude.Qui a une meilleure suggestion?Nous sommes loin d\u2019avoir épuisé le sujet car il existe une multitude de jouets ou jeux de cette nature, témoins de l\u2019ingéniosité de l\u2019homme à les produire et de sa sagesse à s\u2019en amuser.In memoriam MAURICE LEMELIN (1907-1953) Ex septembre, l\u2019enseignement spécialisé subissait un nouveau deuil par la mort prématurée de M.Maurice Lemelin, surintendant des ateliers à l\u2019Ecole de l\u2019Automobile de Québec.Après avoir obtenu un certificat au cours spécial de mécanique d'automobile à l\u2019Ecole Technique de Québec, en 1927, et un autre aux cours destinés aux professeurs et institué par le General Motors Institute de Flint, Michigan, M.Lemelin consacra 22 ans à l\u2019enseignement de sa spécialité.Professeur puis chef de la section de l\u2019automobile à l\u2019Ecole Technique de Québec, il devint en 1951 surintendant des ateliers à l\u2019Ecole de l\u2019Automobile.Le disparu fit également plusieurs stages dans l\u2019industrie avant et pendant son enseignement et se dévoua surtout au service de la Défense Nationale, à Valcartier.À plusieurs reprises la Légion Canadienne fit appel à ses connaissances et à son expérience dont ont bénéficié de nombreux militaires pendant et après la guerre.M.Leme- lin avait aussi contribué à la préparation de programmes et de cours de mécanique d\u2019automobile.M.Lemelin peut être considéré comme un des pionniers de l\u2019enseignement de la mécanique d\u2019automobile à Québec et dans la région.656 December 1953, TECHNIQUE IE éeonacen ne ea ae À BÂTONS ROMPUS Clichés Inventaire par GÉRARD MORISSET DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA, Ç 2 des oeuvres d\u2019art CONSERVATEUR DU MUSEE DE LA PROVINCE Ms lecteurs ont sans doute pris connaissance, dans Technique des mois de septembre et d\u2019octobre, des longues études que j\u2019ai consacrées au peintre primitif Jean-Baptiste Roy-Audy.Pendant l\u2019élaboration de ces articles, je songeais à part moi que cet ancien menuisier-charron devenu peintre a dû, comme la plupart des artistes de son temps, faire son portrait.François Beaucourt s\u2019est peint en costume russe, bonnet sur la tête; François Baillairgé a laissé de lui plusieurs pastels \u2014 de l\u2019un, il écrit qu\u2019il «est à présent fait en Maître »; Antoine Plamondon et Théophile Hamel se sont portraiturés à plusieurs reprises; et combien d\u2019autres artistes ont tenu à nous laisser soit des tableaux à l\u2019huile, soit des dessins de leur physionomie.Aussi bien, me disais-je, maintenant que nombre de connoisseurs savent quelque chose de l\u2019oeuvre de Roy-Audy, son portrait m\u2019arrivera-t-il l\u2019un de ces quatre matins.Il m'est arrivé au cours du mois de juin dernier.Celui qui l\u2019apportait a bien droit que j\u2019inscrive ici son nom, puisqu\u2019il a tant contribué à faire connaître nos artistes d\u2019autrefois, notamment nos orfèvres.C\u2019est monsieur Louis Carrier, qui a édité avec grand soin de beaux livres d\u2019art \u2014 par exemple Ateliers de Jean Chauvin \u2014, et qui a formé une collection de pièces d\u2019orfèvrerie à nulle autre pareille.À vrai dire, il savait que la peinture était de la main de Roy-Audy, car elle est signée et datée au revers de la toile; mais il ignorait que ce fût le portrait même de l\u2019artiste.A grand renfort de projecteurs, de loupes et de vernis, il m\u2019a été possible de déchiffrer une inscription à l\u2019encre qui se trouve sur le châssis; finalement, je l\u2019ai lue en ces termes : « Fait 13 octobre 1826, âgé de 48 ans.» Suivent les initiales du peintre, en plus de la signature que j\u2019ai signalée plus haut.En l\u2019année 1826, le peintre avait bien quarante-huit ans, puisqu\u2019il est né à Québec en 1778.Examinons bien ce portrait (1).Sur un fond d\u2019un vert bouteille assez sombre, la figure se détache en un ton fortement rosé que mettent en valeur le col et le jabot blancs; le veston noir comporte actuellement peu de détails et sert de repoussoir à l\u2019ensemble de la composition.Toute la vie est concentrée dans cette sorte de triangle irrégulier que forment le visage bien en chair du personnage et sa cravate en forme de jabot.Les lignes sont dures; les plans sont nettement accusés; et la surface picturale apparaîtrait ici aussi émaillée, aussi lisse que dans les ouvrages habituels de l'artiste, si elle n\u2019était uniformément écaillée \u2014 comme si la toile, en se rétrécissant, avait fait éclater la mince couche de peinture.Ce qui frappe dans cette toile, c\u2019est l\u2019assurance du regard, c\u2019est la bonhomie de l\u2019expression, c\u2019est la franchise du métier, c\u2019est surtout l\u2019extraordinaire relief de la figure.« Ça tourne ! », suivant l\u2019expression de monsieur Ingres.Alors que dans la plupart de ses portraits, Roy-Audy néglige volontairement la troisième dimension, ici il l\u2019accentue comme le ferait un sculpteur.(1) Ce portrait appartient maintenant au Musée de la province.TECHNIQUE, Décembre 1953 657 Fig.1.\u2014 Auto-portrait à l\u2019huile de Jean-Baptiste ROY-AUDY (Québec, 1778 + Trois-Riviè- res, 1848).Tableau peint en 1826.Appartient au Musée de la Province.A-t-il manié le ciseau et la gouge ?Peut-être bien; et c\u2019est probablement lui qui a sculpté les figures des proues des barques de plaisance qu\u2019il a construites vers 1812-1815.Quoi qu\u2019il en soit, j\u2019ai laissé entendre dans ma première chronique qu\u2019il a étudié le dessin pendant quelques mois chez le sculpteur le plus éminent de l\u2019époque, François Baillairgé.En effet, dans le Journal du sculpteur québecois, je lis à la date du 24 février 1796 la mention suivante : « Jean haudi (sic) a Commencer à envoyer son fils pour dessiner, a raison de quatorze franc pour chaque mois.» Le 30 mars de la même année, le Journal porte cette autre mention : « Reçue de jean haudi pour son mois échue le 24, 11s.8d.» Le dernier paiement est inscrit à la date du 24 avril.Trois mois de leçons, c\u2019est vraiment peu.Mais parfois c\u2019est beaucoup, si le maître a ia confiance entière de son élève et si ce dernier a le bon esprit de se piquer au jeu.On a vu que Roy-Audy était plein d\u2019initiative et d\u2019adresse manuelle; il a appris chez son maître les rudiments du dessin \u2014 tout au moins les rudiments du dessin d\u2019armoiries et d\u2019enseignes, dont la connaissance lui était nécessaire.Quant à François Baillairgé, les documents nous le montrent profondément attaché à tous les arts qu\u2019il a cultivés simultanément \u2014 l\u2019architecture, la sculpture, le pastel et la peinture, l\u2019ornementation des proues de navires, le décor de théâtre, le modèle d\u2019orfèvrerie.même le jouet; attentif à toutes les techniques et agressif devant les ruses de la matière; apportant un soin infini aux ouvrages les plus modestes comme aux entreprises les plus hardies; bref un artiste profondément pénétré de sa fonction.Pour nous faire une idée de la conscience de cet artiste, transcrivons ici un avertissement qu\u2019il donne aux amateurs québecois dans la Gazette de Québec du 29 septembre 1785 : « Je soussigné prie Messieurs les Amateurs et Connoisseurs en l\u2019art i 658 December 1953, TECHNIQUE TECHNIQUE, Décembre 1953 de Peindre, de vouloir bien se transporter à mon atelier, rue Ste Anne, près la cour du Docteur de Montmollin, pour voir et examiner un Tableau de ma composition représentant Saint Pierre et Saint Paul, fait pour le Maître-autel de l\u2019église de la Baie de ce nom (la Baie-Saint-Paul).Privé en ce Païs des leçons nécessaires pour me guider en cet art, j'espère que la critique et les avis des Sçavans me conduiront à la perfection où j\u2019aspire.François Baillairgé.» Ce tableau n\u2019existe probablement plus; et nous ne connaissons point les critiques qu\u2019il a reçues des connoisseurs de l\u2019an de grâce 1785, ni les éloges que le peintre a recueillis auprès de ses proches.Mais il existe encore des tableaux que François Baillairgé a peints à la fin du XVIIIe siècle \u2014 tels l\u2019Immaculée Conception et le Saint Charles Borromée de l\u2019église de Saint-Pierre (Montmagny), telle la Présentation au temple de l\u2019église de Saint-Roch-des-Aulnaies\u2026.En examinant avec attention ces toiles enfumées, on s\u2019aperçoit qu\u2019elles sont peintes avec verve et application, mais qu\u2019elles ont mal résisté aux injures du temps.Est-ce la faute de l\u2019artiste ?Faut-il y voir plutôt une déficience du côté des matériaux qu\u2019il a mis en oeuvre ?Dans l\u2019Avant-propos du catalogue de l\u2019Exposition rétrospective de l\u2019art au Canada français, j'ai abordé de biais ce problème : « ( .) les matériaux dont se servent nos artistes pendant près d\u2019un siècle et demi laissent fort à désirer.Tout le temps que l\u2019Europe peut nous fournir couleurs et pinceaux, les ouvrages de nos artistes peuvent défier le temps.Mais surviennent la guerre de Sept-Ans, la guerre de l\u2019Indépendance américaine et les longues guerres de la Révolution et de l\u2019Empire, l\u2019importation du matériel pictural est quasi suspendue.Nos peintres sont donc contraints de tirer du sol la matière première de leurs couleurs et de procéder à de laborieuses expériences sur l\u2019utilisation de nos terres en peinture.François Baillairgé raconte quelque part \u2014 au verso d\u2019une esquisse \u2014 l\u2019histoire d\u2019une grande composition qu\u2019il a peinte en 1804 pour l\u2019église de la Sainte-Famille; et à l\u2019énumération des matériaux dont il s\u2019est servi dans le rendu de cette toile, on comprend que ses couleurs se soient éteintes avec les années, et que ses harmonies de tons aient perdu depuis longtemps leurs rapports respectifs.» On trouve la confirmation de ce propos dans maintes pages du Journal de François Baillairgé.Le 19 octobre 1784, il note cet achat : « Pour une livre de terre Blanchâtre pour faire des pipes, qui sert aussi pour faire le pastel, £ O.O.4.» Nombreuses sont les mentions de ce genre dans ce précieux manuscrit.L\u2019une des plus importantes est celle du 10 juillet 1797; en voici la transcription : « Je trouve à Québec dans les fondations de la porte de la Grande Côte ou ruë de la Montagne (2), de la terre jonätre (sic), la plus belle et attachée immédiatement aux parois du tuf; c\u2019est une vraie Terre de Sienne, qui devient très belle par la calcination.Il i (sic) en a de moindre qualité dans les gravois hors les murs de la ville; tel que de rousse, rougeâtre et de brune.» Il y a de tout dans ce Journal.J\u2019y trouve la chronique au jour le jour de ses propres travaux de sculpture, d\u2019architecture et de peinture \u2014 et je me propose d\u2019étudier minutieusement les pages de ce manuscrit qui révèlent la vie artistique de Québec entre les années 1784 et 1800; j\u2019y trouve, en des mentions parfois désabusés, le détail de ses relations avec son père, l\u2019honnête et inflexible Jean Baillairgé, et avec ses élèves en dessin et ses apprentis; j'y trouve également des notes pittoresques sur le Théâtre de Québec, sur les pièces qu\u2019on y jouait \u2014 par exemple cette entrée du 12 (2) Il s\u2019agit de la porte Prescott, qui était alors en chantier. CREOCAE OE AP Bhar \u201crrr - ant tr Are Jo dq Fig.2.\u2014 Journal manuscrit de François Baillairgé (1784-1800).Page 127 du manusecrit, s\u2019ouvrant a année 1792, Fig.3.\u2014 Journal manuscrit de Fran- avec dessins de l\u2019auteur çois Baillairgé (1784-1800).Page 136 du manuscrit, contenant un dessin de l\u2019auteur et des écritures relatifs à la masse de la Chambre d\u2019Assemblée 660 December 1953, TECHNIQUE janvier 1789 : « Nous avons joué pour nos amis le 8 de ce mois et nous rejourons Ce soir la Comédie des Menidmes (sic) et du Câffé.J'i (sic) ai récité un prologue de ma composition.» ; j'y trouve encore un nombre considérable de renseignements tout à fait inédits sur la vie sociale de l\u2019époque et sur la vie économique de la petite ville; j\u2019y trouve enfin la confirmation de certaines hypothèses que j'ai émises naguère sur la collaboration intime des Baillairgé à l\u2019exécution de leur plus grandes entreprises, notamment le décor sculpté de Notre-Dame de Québec.Quand on parcourt attentivement ce manuscrit, on a l\u2019impression de se trouver en face d\u2019un homme au talent universel.Homme d\u2019une culture bien au-dessus de celle de ses concitoyens, comme en témoignent les livres de sa bibliothèque; homme d\u2019une souplesse étonnante, car s\u2019il lui arrive de sculpter les statues et les bas-reliefs les plus parfaits de son temps, il ne craint pas de façonner des têtes de marionnettes, des empreintes de pains d\u2019épice, des modèles d\u2019aiguières, même des jouets; le 15 janvier 1796, il écrit dans son Journal : « Convenu avec Mr.Cragy de lui faire un moyen Cheval de bois, monté sur deux patins roulant, et bien écartés l\u2019un de l\u2019autre pour plus de solidité et pour la somme de trois guinées.»; homme simple, sans prétention aucune, d\u2019une humeur habituellement souriante, mais d\u2019un quant-à-soi réservé.Cet homme, qui a passé trois belles années de son adolescence dans le Paris d'avant la Révolution, aime la liberté; et tout au long de son Journal, on sent la présence d\u2019un être qui est jaloux de sa liberté et qui est prêt à la défendre.Aussi bien le voit-on accueillir la constitution de 1791 avec un sentiment de sécurité (fig.II) : il fait le boniment sur le « nouveau bil (sic) de quebec » ; il dessine deux têtes réjouies; et il termine la première mention de l\u2019année par ces mots : « Et 1792 est la premierre année libre du paiy (sic).» Au reste, c\u2019est François Baillairgé qui reçoit, à la fin de l\u2019année 1792, la commande du décor de la Chambre d\u2019Assemblée et de la sculpture des accessoires de toute chambre démocratique, armes royales, masse, verge noire, etc.À la date du 19 décembre, il note dans son Journal (fig.III) : « J\u2018ai été hier avec Mr.McKay chez le grand juge Smith pour prendre le Modelle pour la masse de la Chambre d\u2019Assemblée de Cette province du bas Canada.Cest une Couronne Royalle de grandeur naturelle porte ou surmontant un vase (Sur lequel Sont peinte les armes de la Couronne) avec un manche d\u2019environ trois pieds de longt apeupres comme en la figure ci a côté.» La commande des autres accessoires ne tarde pas; le 24 décembre : « Mr.bouteillée vient de me commander de la part de Monsieur le grand Juge de faire pour lui une verge noire et un lion rampant au dessus, et la masse de Mr.brassard pour le Conseil législatif.» Précisons en passant que la Chambre d\u2019Assemblée siégeait alors dans la chapelle de l\u2019ancien Palais épiscopal de \u2018Mgr de Saint-Vallier; elle était située dans le parc Montmorency; c\u2019est cette chapelle que Charles Huot a voulu représenter dans le grand tableau qui orne actuellement le fond de la Chambre verte.Le 8 janvier 1793, la sculpture de la masse est achevée; le 25, les armes royales sont peintes et vernies; au cours des semaines suivantes.le sculpteur met la dernière main à tous les accessoires de la Chambre d\u2019Assemblée; et ce sont les « dammes de l\u2019hopital général » qui se chargent de la dorure de ces symboles démocratiques.On devine par les citations qui précèdent que le Journal de François Baillairgé nous réserve bien des surprises.Mais n\u2019anticipons pas.TECHNIQUE, Décembre 1953 66 Savez-vous e e © .ce qu\u2019est le zicral?Le zicral est un alliage léger dont le principal constituant est l\u2019aluminium et qui renferme du zinc (7 à 8.5%), du cuivre (1 à 2%), du magnésium (1.75 à 3%), du chrome (0.1 à 0.4%) et du silicium (0.7%).Le zicral présente une bonne résistance à la corrosion et possède de remarquables caractéristiques mécaniques, supérieures à celles de tous les alliages légers utilisés à ce jour.Une pierre cristalline très dure employée en bijouterie porte le nom de zircon.Temps, vent et fortune changent comme la lune \u2026Mais satisfaction vous est toujours assurée si vous confiez vos travaux de chauffage-plomberie à la Maison J.-W.JETTE.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019installation ou de réfection d\u2019appareils fonctionnant à la vapeur, ou autres, rien n\u2019est étranger à nos experts techniciens et ouvriers spécialisés.J.-W.JETTE compte à son actif maints travaux de grande importance pour hôpitaux, églises, maisons d\u2019enseignement, établissements industriels et commerciaux.Théorie alliée à la pratique, voilà notre secret.Pionniers du véritable chauffage par rayonnement au Canada MA.4107 360 est, rue Rachel - Montréal L imprimerie ceo RADIO & vi ELEVISION 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut que le client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à un grand nombre d\u2019ouvriers \u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec tous les travaux que nous manipulons.Vous serez toujours satisfait si RI vous consultez SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Ste-Catherine - Tél.LA.3121* - Montréal December 1953, TECHNIQUE NS in = fl Buying and Selling Securities Picture and information courtesy of Montreal Stock Exchange, Public Relations Department by ALLAN DALE & vervont should know something about buying and selling securities such as Bonds or shares of Common or Preferred Stock.We shall deal with Bonds later in this article.The reason for the issue of shares of stock is that Limited Companies or Corporations are usually financed in that manner.Dozens of persons wishing to get a return on their money, and not necessarily having anything to do with the management of the company, invest in a number of shares of stock which will yield dividends as the company makes a profit.For example the Bell Telephone Company of Canada is owned by hundreds of small shareholders who take no active part in the company but obtain a return on their money by the receipt of dividends.A few of the shareholders are elected to the position of directors and they guide the policies of the company.The person who buys stocks may hope to profit not only by receiving dividends but by the increase in the selling price of the shares on the Stock Market.Thus a stock bought at $100 and giving a 5% dividend may move to a selling price of $115.The owner may decide that he will sell instead of waiting for the dividends and get a 15% increase in the value of his investment.If he buys only for investment, he will disregard the rise or fall of the market value of the stock and be content with the dividends as they are declared and paid.We can divide the purchasers of stocks roughly into two groups: those who buy stocks for revenue in the form of dividends, and frequently put their stocks in their safety deposit boxes, and those who buy primarily in the hope that the stocks will increase in price on the stock market.Some persons make money by selling short, or selling at the current prices and buying when the prices drop.It is exactly the same process as buying for a rise but in reverse; the lucky man sells high and buys low\u2014just what the man in a long position does by buying low and selling high.However, short selling is usually indulged in by people familiar with the operations of the market.Most of us buy for a rise in prices.It should, perhaps be noted there that the price on the Stock Exchange may have little relationship to the price at which the stock was issued originally.Class 1, therefore, is not playing the market, as it is called.He is looking for an income from his investments rather than quick gains on capital values.Classe 2 plays the market hoping for an increase in price.He buys Abitibi, for example, at 13 in the hopes that he will be able to sell before too long at a better TECHNIQUE, Décembre 1953 66 ° < 3 price.If he has 100 shares at 13, $1,300, and sells later for 15 a share he will make $200, less the brokerage commissions, and taxes.Both groups are putting faith in the future of the company and of Canada, for good business means rising prices and larger dividends.It is unfortunate that at present the income taxes are so high that most of the profits go to the different governments rather than into dividends.Profits are taxed almost 50% before dividends can be declared.It is to be hoped that if the fear of war fades, the huge amounts of money going to the governments will be available to the owners of the companies, the shareholders.We should note here that Dividends are paid only when they are declared at the discretion of the Directors of the company.Sometimes few or no dividends are paid to help plow back the profits into the company.This usually means that the value of the stock rises, but it is hard on the shareholder who expects a revenue from his investments.Before investing, therefore, it is wise to know as much as you can about the stock you wish to buy and the policies of the directors as well as the amount of business the company is doing.Many investors rely upon their stock broker for much of their information about what to buy or sell.The newspapers and various financial papers also discuss business and investing in many of its aspects.There are two principal kinds of stocks issued: 1\u2014Common Stocks.Sometimes different kinds such A or B stocks, having privileges such as voting powers, etc.2\u2014- Preferred Stocks.These have various preferences in matters of dividends and winding-up payments over the common stocks.3 Preferred shares usually have a fixed rate of dividend laid down.Common stocks get the rate determined by the directors.You can see that if a company has 20% available for dividends, the common stocks will be quite valuable, for the preferred shares get only 7% and they will get the rest.On the other hand, if the company earns only 6%, there is little likelihood that the common stocks will get any dividend or a very small one.There are many variations, such as cumulative and participating preferred stocks, but they will only be mentioned here.The trust deed sets out the different regulations, etc.Buying and Selling Through Brokers Let us say you want to buy some stock.First, find the name of a reputable and responsible stockbroker.Get acquainted with him by letting him know your credit rating and your probable requirements.If he knows how you want to play the market, he can often make suggestions.When this understanding is arrived at, you only need to let him know\u2014a phone call will be sufficient\u2014what you wish to buy and what you wish to sell.You will also have to say how you wish to buy or sell and how long the order is to be open.Let us say you want to buy ten shares of Aluminum Ltd.and ten shares of Bell Telephone (you will soon learn the abbreviations for the stocks if you spend a few hours in a broker\u2019s office).You must state whether you wish to buy at market or at a certain limit.If at market, you will get the best price possible on the floor of the Stock Exchange as soon as your order is sent from the broker\u2019s office.This is done by a form of auction on the exchange floor which will be explained later.Briefly, you will get the current price from brokers who have clients wishing to sell.664 December 1953, TECHNIQUE The broker will send you a notification of the number of shares bought for you and the price to you.On October 24th, the closing price was 45 3/4 for Aluminum, so you will be billed for $457.50 for ten shares plus the broker\u2019s charges.You may leave the stocks with the broker or have them delivered to you as soon as they are transferred to your name.If the stocks are an investment, you will probably take them out and put them in safekeeping; if you expect to sell them shortly, you will probably leave them with the broker and he will have your account noted as having 10 shares belonging to you, against which you have paid the amount billed.Brokers\u2019 accounts are interesting as they deal with money and with securities.Floor of Montreal Stock Exchange showing traders and messengers on the floor, brokers\u2019 telephone clerks at their direct wires to brokers\u2019 offices, and above, the board which shows the transactions in different stocks traded in If you felt at the time that the price asked for is a little high, you may ask the broker to buy Aluminum for you at say 44.This order will be executed when there is some broker on the floor of the Exchange who has a customer willing to sell at that price.The range of prices, however, is usually quite small except in times of bull or bear markets when changes may run into several points all through the list of stocks.You will see that Bell Telephone during the week ending October 24th varied between 37 and 38, and was paying a dividend of $2.00 a share.Note that the rate is on the share and has nothing to do with the stock market price.Dividends may be a percentage of the issue price, but are usually shown as a rate per share.You may put in a price to buy Bell at market or at 37 5/8 which was the elosing price.You will probably get your stock at about 38, though if the stock opened strong at 38 1/4 on Monday, you might not get your stock as your bid is too low.TECHNIQUE, Décembre 1953 665 You can see that buying and selling stocks is even easier than shopping for new shoes.The broker does all the work through the intermediary, the Stock Exchange; in Montreal, the Montreal Stock Exchange or the Canadian Stock Exchange (Curb Market).Stock Exchanges The customer has nothing to do with the Stock Exchange.His dealings are entirely with the broker, yet the Exchange is necessary in order to get the best price on the stocks he wished to buy or sell.Briefly, if there were no stock exchanges, you would have to hunt about or advertise any time you wished to buy or sell stocks.There would probably be a large difference between the offered and the buying prices, as well as a great loss of time making the transactions.With thousands of shares changing hands each time, the individual method would be expensive and inefficient.By having a common place for the buying and selling of stocks, the prices are more uniform and under careful control.Let us see what happens when you buy your stock.The broker sends your order to buy 10 shares of Aluminum to his telephone clerk at the Exchange.The clerk gives the order to the floor member who proceeds to a point on the floor of the exchange where that particular stock is traded in.When he asks to buy 10 shares at the current price other members of the exchange will say they will sell if they have customers wishing to sell at that price, or they may offer to sell at a fraction higher.If there are many buyers and few sellers the price will probably rise.If several sellers offer to sell at the price bid, coins are flipped and the lucky man gets the sale.Flipping coins is a quick and easy way to settle priority, and the flip may mean a good commission if the sale is a large one.The seller makes out a sales ticket immediately, in triplicate, showing the name of the stock, the number of shares, the price, and the broker to whom the sale was made.The broker who bought the shares will initial the transaction.The seller keeps the original, gives the buyer one copy, and sends the third copy to the ticker station.Here the ticket is stamped by automatic time stamp, and the details sent over the ticker.By this means, a transaction is transmitted simultaneously over all the tickers in the country or even in the continent.Interspersed through the ticker sales are the bid and offered quotations, shown by \u201cB\u201d or \u201cS\u201d on the ticker tape.During this time the clerks of the buyers and sellers have sent their sales tickets to the telephone clerks who line the walls of the exchange, and the broker\u2019s office is notified of the sale.All that remains is for the brokers to send confirmation notes to the customers saying the \u201cwe have bought (or sold) for your account so many shares of stock at such and such a price.In addition to the broker\u2019s commission, the seller must pay a small tax to the Provincial and Federal Governments.The Exchange Clearing House acts much like a Bank Clearing House, settling the balances owed to all the other brokers and the stocks to be delivered rather than have each fifty brokers settling with some fifty other brokers.By the Clearing House- method, a Clearing House Sheet, which must be sent in the next day, show the balance total of money owing to all the brokers or owed by them, and also the stocks to be received or delivered.Instead of a large number of cheques, the broker sends or receives one for the day\u2019s transactions.This is usually completed the second day after the transaction.December 1953, TECHNIQUE = fw lv \u2014_\u2014\u2014 It will be seen with the large number of transactions each day, you need not expect your new shares the hour of the sale on the Exchange floor, as the stocks are not lying there ready to be shipped to you.Also, the stocks may have to be transferred to your name if you wish to put them away.It will be seen that the broker is an agent.We need only consider the kind most used, the kind that buys or sells your shares through a member of the firm who acts as floor member on the floor of the Exchange.The Exchange is a convenient place where orders to buy or sell are completed by the members on the Exchange floor and transmitted by ticker tape to the brokers\u2019 offices and interested persons on the continent.Most brokers\u2019 office have one member of the firm who acts as floor member.Membership on the exchange is bought by anyone who can pay the cost of a seat, as it is called, and is passed on by a Committee of Admissions, and has a financial standing sufficient to ensure his being able to carry out his obligations as a broker.As thousands of dollars a day pass through many brokers\u2019 offices, it can been seen that your broker should be looked upon in the same light as your banker, and you should be sure he is a reputable person.Members of the Montreal Stock Exchange and the Canadian Stock Exchange have been passed on by a group of their peers.Some idea of the increase in the activities in stocks may be seen by the change in the volume since 1874, when the Montreal Stock Exchange was founded, and the volume today.Then about 800 shares were traded in; today the volume may run to 48,000 on an active day.The purpose of the Stock Exchanges, therefore, is to give a central point where the orders for buying and selling stocks may be accumulated and filled at the best average price and with the greatest possible speed and accuracy.The report of the Exchange transactions in the newspapers and over the tickers gives the buyer or seller a chance to see he was given the price he suggested.By making a market for securities, the Exchanges perform a task necessary to the increase of our corporate holdings and investments.The more companies having shares to sell, the greater the need for such an exchange.Not all stocks are listed on the Exchange.We can say, however, that most important stocks are listed on one of the exchanges.Before getting listed, a company must satisfy the Exchange of its financial position.In this way the Exchange protects its customers by trading only in reputable companies.In addition to the Montreal Stock Exchange, the oldest of those in Canada, there are other exchanges in Canada, some dealing with oils and mines largely, or like the Canadian Stock Exchange, with a selected list not quite meeting the stiff requirements of the older exchange.This exchange was formerly called the Montreal Curb Market; it now has offices beside the older Exchange.This exchange started in 1926, when the volume of trading in stocks became so great that there was need for a market in addition to the bigger Exchange.There are 80 members of the Montreal Stock Exchange and 100 members of the Canadian Stock Exchange.Conclusion There need not be any gambling in stocks.For that matter, you can gamble on the number of teeth your uncle has or how many pretty girls will pass a certain TECHNIQUE, Décembre 1953 667 point in one hour.The Stock Exchanges are places where stocks are traded in, where you exchange stocks with someone else at a price determined by current transactions.It is the simplest and quickest method yet devised to handle the huge volume of transactions in stocks for customers who wish to buy or sell.A visit to the Stock Exchange is interesting, as it will show you the mechanics of the operations, how the orders come by telephone from the customer at the broker\u2019s office, goes to the floor member, is filled with another member, and then the transaction transmitted back to the broker\u2019s office and by ticker to the world.Mention was made of Bonds.These are issued by governments, public utilities, and school boards largely and are usually used for capital expenditures.They bear a fixed amount of interest, and if this interest is not paid, the bondholders become the owners of the Corporation.In the case of governments, the bondholders are already the owners as there is no common stock.Bonds are good financing where there is a definite and fairly fixed income sure to be earned.Market Definitions The investor may, from time to time, be confronted with these expressions common to the investment world.\u201c Arrears\u201d\u2014Money due but unpaid.For example, unpaid dividends on cumulative preferred stock.\u201cAsked Price\u201d\u2014The price an owner asks for his stock when he offers it for sale.\u201cAt the Market\u201d\u2014An order at the market is executed at the current price.\u201cAuthorized Stock\u201d \u2014Represents the maximum amount of stock that a corporation can issue, under the terms of its charter or other statutory powers.\u201cBear Market\u201d\u2014Refers to a declining market.\u201cBid Price\u201d\u2014What someone is willing to pay for a security.\u201cBook Value\u201d\u2014The amount theoretically left for each share of stock after deducting a company\u2019s liabilities from assets as shown on company\u2019s books, including the amount due to securities ranking ahead.Frequently \u201cBook Value\u201d has little relation to the market value of the stock.\u201cBull Market\u201d\u2014Refers to a rising market.\u201cConvertible Securities\u201d \u2014Types that may be exchanged under certain stated conditions for other securities of the same company.For example, bonds, debentures, or preferred stock may be exchangeable for common shares on a definite basis.\u201cDividend Yield\u201d\u2014The percentage return offered to an investor on a basis of the per annum dividend and the market price of the stock.If an annual dividend of $3.00 is paid on a stock at $60 per share, the yield is (3 \u2014 $60) X 100 = 5% return on the money invested.MANUFACTURIERS D\u2019APPAREILS ELECTRIQUES DEPUIS 30 ANS MONTMAGNY, P.Q.CANADA Claude Rousseau, prés.668 December 1953, TECHNIQUE f W .te \u201cDividends\u201d\u2014Payments a company makes to its shareholders.Dividends on ~ preferred stock are usually stated amounts; on common stock they may vary widely.a \u201cEquity\u201d\u2014Your equity in the company is the share of its capital and surplus et that your holdings represent.Stocks are often called equity-type securities, or simply \" equities.by \u201cEx-Dividend\u201d\u2014When a market security is denoted as selling \u201cex-dividend\u201d it | means that anyone buying a stock on or after the ex-dividend date will not receive \" that dividend.Ths \u201cIssued Stock\u201d \u2014Represents that portion of the authorized stock that has been To.distributed and remains outstanding.fr \u201cListed Stock\u201d\u2014Is one which has been approved for listing on a stock ex- : er change and called for trading after the company concerned has fulfilled certain requi- É rements and agreements which afford protection to investors.\u201cMargin\u201d\u2014The difference between the market value of securities in an account and the amount of money owned against them.\u201cOver-The-Counter Market\u201d\u2014This is the market operated by security dealers for stocks that are not listed on stock exchanges.\u201cPar Value\u201d\u2014The \u201cPar Value\u201d of a stock is its stated face value expressed in terms of so many dollars per share.Conversely, \u201cNo Par Value\u201d is stock which ; does not carry any such stated face value.F \u201cRecord Date\u201d\u2014A date set by a company when declaring a dividend in order ; to determine the shareholders who should receive the payment.r \u201cRights\u201d\u2014A \u201cright\u201d is the optional privilege granted by a company to its shareholders to subscribe to additional shares of that company at a specified price, within a definite time limit, and at a pre-determined share-ratio basis.\u201cStock Split\u201d\u2014Represents the division of stock into a larger number of units.! \u201cUnissued Stock\u201d Consists of the difference between the authorized and out- i J standing stock.\u201cUnlisted Section\u201d\u2014Is a part of the trading floor of the Montreal Curb Market set aside for dealings in unlisted securities.While these seciirities have been given trading privileges, the company concerned has not entered into any agreements with | the Montreal Curb Market.| ns 165 REASONS WHY i | South Bend Lathe has collected into one large bulletin the complete story on their many machine tool attachments and accessories.\u201c165 .Reasons Why\u201d offers a bird\u2019s-eye view of the job range now pos- \u201d sible with their lathes, drill presses and shapers.Request copy of two-color Catalog 5321C for full information and prices of these versatile extras.Handy to have\u2014pocket size\u2014 contains 160 illustrations.South Bend Lathe Works, South Bend 22, Indiana, U.S.A.- | TECHNIQUE, Décembre 1953 669 Le don Su ciel Le don le plus précieux qu\u2019ait jamais reçu l\u2019humanité défie le prix de l\u2019or et échappe à l\u2019emprise du temps.C\u2019est l'espérance soudaine qui envahit la terre et réchauffe le coeur des hommes.C\u2019est l\u2019immortel message de Jésus: « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » que lancent à toute volée les cloches de Noël. CONTRAIREMENT à ce que l\u2019on croit communément, la femme n\u2019a pas fait usage de parfum de temps immémorial; en Chine, mille ans avant notre ère, dans l\u2019Inde et en Iran, à la même époque, en Egypte jusqu\u2019au XIe siècle avant Jésus-Christ, le parfum était réservé aux cérémonies du culte.Comme élément agréable et moyen de séduction, le parfum est donc relativement une «nouveauté».La Sérénissime Répubique de Venise fut un important comptoir de parfums; de 1530 à 1590 divers recueils français et italiens traitent des parfums; Montaigne leur consacre un chapitre de ses «Essais»; dès 1638 la corporation des apothicaires-épiciers fait partie des Six-Corps; en 1656 les gantiers-parfumeurs parisiens forment une nouvelle corporation: en mars 1673 Colbert fait signer au roi une Ordonnance qui règlemente et permet le développement de l\u2019industrie du parfum; en 1730 on fonde la corporation des parfumeurs grassois.Louis XIV fut «le monarque le mieux parfumé»; Napoléon consomma 162 bouteilles d\u2019eau de Cologne pendant la campagne de Prusse, en 1806, et Joséphine usait de tant de musc qu\u2019il fallut de longues années pour désimprégner la Malmaison de cette odeur.Une loi anglaise du XVIIe siècle intitulée: «pour la protection des hommes contre les ruses féminines et les articles de la séduction» stipulait que «Quel que soit leur âge ou leur condition, les femmes se servant de parfums, fards, fausses dents et corsets, souliers à hauts TECHNIQUE, Décembre 1953 Les parfums oops acides rit ee nee ass Capiteux ou discrets, les parfums posent aux industriels d\u2019ardus problèmes de chimie par ROGER BOUCHER, B.A., L.Ph., M.A., Dipl.MPCN, L.Péd.DIRECTEUR, ECOLE D'ARTS ET METIERS, AMOS talons, fausses hanches et amenant les hommes par ces artifices à la conclusion d\u2019un mariage, seront punies comme sorcières et le mariage sera annulé».En 1939, l\u2019Angleterre a consommé environ pour 70,000,000 de livres sterling de parfums.Le parfumeur est un artiste En peinture, quand on mélange deux couleurs dans des proportions déterminées, on sait à peu près quel résultat on obtiendra, mais la tonalité précise peut échapper au profane.Comme le peintre, le parfumeur obtient des résultats en mariant entre eux divers produits: c\u2019est un créateur dont l\u2019imagination est stimulée par des impressions extérieures; c\u2019est la perception de deux parfums dans une foule qui lui inspire un mélange; c\u2019est en ouvrant deux flacons que lui viendra l\u2019idée de les combiner.Parfois, il obéira à une spéculation mentale, comme le compositeur qui écrit de la musique à sa table de travail plutôt qu\u2019à son piano.Il n\u2019existe aucun appareil permettant de classer les odeurs, et la distinction de Linné en aromatiques (laurier, oeillet, etc.), fra- grantes (lys, jasmin, safran, violette, etc.), ambrosiaques (ambre, musc, civette, etc.), alliacées (ail, etc.), vireuses (oeillets d\u2019Inde et presque toutes les solanées) et nauséabondes (courges, concombre, etc.), est loin d\u2019être satisfaisante.L\u2019instrument le plus précieux et le plus précis du parfumeur est son nez qui, par une 671 longue pratique, devient aussi sensible que la langue et le palais d\u2019un dégustateur de vins; de même que ce dernier peut indiquer l\u2019emplacement exact d\u2019un crû et son année, le parfumeur décèlera toutes les composantes d\u2019un parfum qui comporte souvent plus de cinquante substances différentes.L\u2019un et l\u2019autre obtiennent ce qu\u2019aucune analyse chimique ne peut déterminer.Les produits naturels Il convient d\u2019étudier ces produits naturels suivant leur utilisation, à savoir: a) les essences dont le rôle est de donner au parfum fini l\u2019odeur qui lui est propre; b) les fixateurs qui sont le véritable squelette du parfum en ralentissant son évaporation tout en y ajoutant une touche chaude qui leur est propre.Les essences sont aussi appelées «huiles essentielles» en raison de leur aspect qui va de l\u2019huile semi-fluide à la graisse molle et s\u2019obtiennent par quatre procédés: 1.\u2019ENFLEURAGE qui utilise les propriétés des graisses d\u2019absorber et de retenir le parfum que continuent de dégager certaines fleurs une fois coupées, On utilise généralement un «corps préparé», un mélange d\u2019axonge et de suif dans des proportions variables, que l\u2019on étale sur des plaques de verre elles- mêmes posées au fond de cadres en bois s\u2019empilant les uns sur les autres de manière à être quasi hermétiques.Les fleurs non meurtries (et ceci a une telle importance qu\u2019avant l\u2019invention des bandages pneumatiques les industriels grassois n\u2019acceptaient que les fleurs qui leur étaient portées par les cueilleuses ou à dos d\u2019animal), sont répandues sur le corps préparé et les chassis emboités les uns sur les autres.Au bout de vingt-quatre a quarante- huit heures pour le jasmin et de quarante-huit a soixante-douze heures pour la tubéreuse (le temps variant avec la température ambiante et la nature propre de la récolte), on «dé- fleure» soigneusement le corps préparé de toutes les parties florales et on le regarnit de fleurs fraiches.Après huit jours de ce manège.on «raye» le corps préparé avec des peignes spéciaux qui y creusent des sillons augmentant la surface d\u2019absorption et permettent au principe odorant de mieux pénétrer la masse grasse.672 Huit jours plus tard on «lisse» a nouveau avec des spatules conçues pour cet emploi et on renouvelle cette succession d\u2019opérations pendant plusieurs semaines, jusqu\u2019à ce que le corps préparé soit saturé.Il ne reste alors qu\u2019à chauffer très légèrement, à filtrer et à extraire l\u2019essence par l\u2019alcool.Ce procédé n\u2019est plus guère utilisé que pour le jasmin et la tubéreuse.On comprend le prix élevé des essences quand on sait qu\u2019il faut mobiliser mille châssis et huit ouvrières pendant trois à quatre semaines pour traiter une tonne de fleurs qui donnera quelque 20 ou 30 onces d\u2019essences.2.LA DISTILLATION PAR LA VAPEUR D\u2019EAU est surtout employée dans le traitement de la rose quand on désire de l\u2019eau de rose; on obtient alors une tonne de produit pour une tonne de fleurs.Si on désire, par ce procédé, obtenir de l\u2019essence pure, il faut renouveler l'opération deux ou trois fois, jusqu\u2019à ce qu\u2019une huile jaune claire mélangée de cire se sépare de l\u2019eau; il faut alors filtrer pour avoir l\u2019huile essentielle pure.3.L\u2019EXTRACTION DES PRINCIPES ODORANTS PAR LES DISSOLVANTS VOLATILS (chlorure de méthyle, éther, éther de pétrole, acétone, sulfure de carbone, etc.) consiste a immerger les fleurs dans le dissolvant pendant un temps variable, puis a pratiquer une distillation, l\u2019essence restant au fond de la cornue, tandis que le solvant est récupéré.4 L\u2019EXPRESSION est réservée aux hes- péridées (citron, bigaradier, lemon-grass, etc.).Elle est suivie de distillation qui peut, comme le procédé précédent, s\u2019effectuer par le feu direct, vapeur d\u2019eau, bain-marie, sous- vide.Les plantes utilisées à Grasse Nous ne pouvons examiner toutes les plantes utilisées en parfumerie qui, commençant par l\u2019ambrette se terminent par la zédoaire en suivant l\u2019index alphabétique.Chaque plante a sa monographie particulière et nous nous limiterons aux plantes traitées à Grasse, ville française renommée pour la culture des fleurs, la fabrication des essences, savons, huiles d\u2019olive.Toutefois rappelons une fois de plus que le parfumeur est contraint d\u2019employer une gamme de produits extrêmement étendue: December 1953, TECHNIQUE pu hia § jie 4 que | fe: ir houblon, café, cacao, thé, tabac, safran, aussi bien que le lilas, le jasmin ou le muguet.Il joue sur une immense variété permettant une infinité de dosages parmi lesquels il doit trouver ceux qui flattent l\u2019odorat de sa clientèle.Les principales fleurs grassoises sont la rose, le jasmin et l\u2019oranger.La rose, cultivée aux environs de Grasse et dans quelques cantons du Var, est issue d\u2019une fleur sauvage du Levant «Rosa Damacesna» ; elle exige de nombreux soins et ne produit qu\u2019au bout de trois ans; elle fleurit d\u2019avril au début de juin et doit être cueillie du crépuscule au matin.La production annuelle est actuellement d\u2019environ 1,500,000 livres.Le jasmin utilisé à Grasse diffère totalement du jasmin officinal qui décore nos jardins; il est dit «à grandes fleurs» et lui aussi est d\u2019origine asiatique.Il ne peut résister au froid relatif que s\u2019il est greffé sur des plants de jasmin officinal eux-mêmes profondément enfoncés dans un terrain à céréales où le jasmin n\u2019a jamais été cultivé auparavant.Les vieilles souches demeurées dans le sol contenant des moisissures sont fatales aux jeunes plants.La greffe est très délicate puisque les greffons ont la taille d\u2019une allumette; les soins d\u2019hiver sont nombreux et le plant ne rend qu\u2019à partir de sa troisième année.La floraison s\u2019étend de la mi-juillet à décembre, mais la cueillette est arrêtée après les pluies automnales qui font perdre à la fleur une grande partie de son parfum.Les boutons ne s\u2019ouvrant que le soir, c\u2019est la nuit que les champs de jasmin sont enchanteurs avec leur fragrance et la blancheur de leurs innombrables fleurs; la cueillette s\u2019effectue aussi à l\u2019aube; elle est harassante, les cueil- leuses restant courbées pendant plus de cinq heures pour récolter environ 10 livres de fleurs dont il faut environ 725 livres pour obtenir 2.5 livres d\u2019essence.L\u2019essence ne s\u2019obtient que par enfleurage ou par l\u2019éther de pétrole.Outre le volume de la production qui est d\u2019environ 2,000,000 livres par an, le jasmin est la fleur la plus précieuse de l\u2019industrie de Grasse, à cause de la chaleur, du velouté et de la ténacité qu\u2019elle communique aux parfums.L\u2019oranger utilisé en parfumerie est le bigaradier ou oranger amer qui ne se différencie, TECHNIQUE, Décembre 1953 quant à l\u2019apparence, que très difficilement de l\u2019oranger doux dont nous consommons les fruits; non seulement les fleurs, mais encore les branches et le zeste sont utilisables dans la parfumerie, la pharmacopée et la liquoriste- rie.Probablement importée par les Arabes, le bigaradier est extrêmement sensible à la gelée et ne peut, de ce fait, être cultivé que dans deux zones bien délimitées, de Grasse à Gat- tières, le long du Var, à 950 pieds d\u2019altitude, et de Cannes à Menton, sur le bord de la mer; ce n\u2019est qu\u2019à dix ans que l\u2019arbre fournit une moyenne de 18 livres de fleurs que l\u2019on cueille le matin.Par distillation à la vapeur d\u2019eau on obtient l\u2019eau de fleur d\u2019oranger à raison de 750 pintes par tonne de fleurs, et l\u2019essence qui nécessite une tonne de fleurs pour 2.5 livres; les parfumeurs ont donné à cette essence le nom technique de «néroli».Par infusion dans un corps gras une partie de la récolte fournit la «pommade» tandis que celle extraite à l\u2019éther de pétrole fournit la «concrète» ; essence, pommade et concrète fournissent des parfums différents aux nuances variables.On récolte environ 1,200,000 livres de fleurs par an.Les branches que l\u2019on émonde après la floraison, fournissent le «petit-grain», essence d\u2019une fraîcheur très agréable.Quant aux zestes des fruits très mûrs, ils sont utilisés dans la confection des alcoolats employés dans les curaçaos et liqueurs analogues.Citons encore la cassie, variété de mimosa qui fleurit une ou deux fois par an suivant les espèces et fournit 25.000 livres de fleurs; le cistelabdanum dont on traite 600,000 livres annuellement; le genêt d\u2019Espagne dont la culture s\u2019est intensifiée dans l\u2019Estérel pendant la fermeture de la frontière espagnole, au point de fournir 25 tonnes annuelles de fleurs à l\u2019arôme puissant mais fugace et dont la floraison ne dure que quelques heures au mois de juin; le geranium rosat, cultivé dans la région de Grasse, fournit un parfum beaucoup plus fin que celui cultivé en Algérie ou à l\u2019Ile Bourbon et donne 30 tonnes de fleurs par an; la jonquille est d\u2019une culture très difficile et doit être changée de terrain tous les trois ans; on en produit quand même 10 tonnes par an car elle a sa touche personnelle.Chacun connaît la lavande, plante sauvage 673 qui, cultivée, devient le lavandin dont Grasse traite 700,000 livres par an en employant l\u2019éther de pétrole comme dissolvant.Les usines grassoises traitent encore 40 tonnes de narcisses, 25 tonnes de tubéreuses et 80 tonnes de jacinthes sauvages qui poussent dans les oliveraies.Quant aux violettes, Victoria ou Parmes, le prix de revient de l\u2019essence se chiffrerait à plusieurs milliers de dollars pour 2.5 livres si on n\u2019avait heureusement découvert que les feuilles peuvent être distillées presque au même titre que la fleur; il en résulte que les fleurs passent par les mains des fleuristes tandis que les feuilles vont dans les usines de parfums, à la cadence de 425,000 livres par an.Les fixateurs naturels sont de deux origines: 1.FIXATEURS D\u2019ORIGINE ANIMALE.Le fixateur est en quelque sorte le squelette d\u2019un parfum et pour chaque parfum il faut créer un fixateur; un fixateur doit pousser un parfum sans le couvrir et rester discrètement dissimulé sous le parfum qu\u2019il stimule; il y a des affinités à respecter, sinon on ne sent plus que l\u2019odeur du fixateur, désagréable si elle est seule.Le castoreum est un produit sécrété par deux glandes internes situées entre l\u2019appareil génital et l\u2019anus des castors mâles et femelles; cette sécrétion évite à l\u2019animal de mouiller sa queue et sa fourrure.La consistance du cas- toreum à l\u2019état frais est celle du beurre; son odeur est aromatique mais âcre et fétide; les vésicules sont vendues séchées au soleil ou fumées et le castoreum est alors cassant comme la résine et présente des raies blanchâtres marquant les plis de l\u2019épithélium.Les poches de provenance canadienne sont plus appréciées que celles d\u2019origine sibérienne.La civette provient des glandes situées au même endroit que celles portées par les castors mais appartenant à de petits carnassiers du même nom; la civette est un animal coléreux, qui, excité, décharge ses poches à l\u2019aide d\u2019un muscle spécial; particulièrement élevées en Abyssinie, les civettes sont conservées dans des cages car il est impossible de les apprivoiser; leurs éleveurs mettent leur mauvais caractère à profit en les enfermant tous les trois ou quatre jours dans les cages trop petites pour elles où, sous l\u2019effet de la fureur, 674 (elles vident leur poches.Ces excrétions sont recueillies et mises (en Abyssinie) dans des cornes de boeuf évidées que l\u2019on obture ensuite avec de la peau.Le musc est fourni par une sorte de che- vrotain vivant en Asie Centrale, au Thibet, au Nord de l\u2019Inde et dans certaines parties de la Chine; seul le mâle porte la poche qui est située près de l\u2019ombilic et contient environ 0.7 d\u2019once de musc qui, en durcissant prend la forme de petits grains; suivant leur provenance, les poches sont vendues sous les noms de Tonkin, Peau Bleue, Yunnan, Cabardin, etc.2.FIXATEURS D\u2019ORIGINE VEGETALE.Ce sont les baumes du Pérou, de Tolu, de Benjoin et d\u2019Ambrette qui s\u2019obtiennent par distillation respective des balsamum péruvia- num, balsamum tolutanum, styrax benzoin et abel-mosch.La composition chimique exacte des fixateurs d\u2019origine animale et végétale est assez mal connue.Puisque dans l\u2019examen des produits de synthèse nous ne pourrons adopter la division «parfums-fixateurs», les uns et les autres dérivant souvent des mêmes corps, disons que les fixateurs artificiels n\u2019ont aucune similitude de parfum avec les fixateurs naturels.Ils ne sont que fixateurs et n\u2019égalent pas les produits naturels.Nous pouvons néanmoins faire une mention spéciale pour le scatol dont l\u2019odeur rappelle celle de la civette, qui pousse le parfum et le fixe d\u2019une manière trés satisfaisante; le scatol doit étre employé avec beaucoup de doigté et seuls les parfumeurs expérimentés peuvent en tirer le maximum.Les fixateurs artificiels ne sont guère employés en parfumerie mais ils jouent un rôle important dans la savonnerie, les eaux de toilette et les lotions incolores; ils résistent mieux aux alealis et sont très précieux pour ceux qui savent les utiliser.Les produits de synthèse On peut dire que le produit naturel est un synthétique élaboré par la nature et que les produits synthétiques dérivent des produits naturels, même quand ces produits n\u2019existent pas.Alors que la constitution chimique de la plupart des produits naturels utilisés dans l\u2019industrie du parfum est mal ou peu connue, les produits synthétiques ont une constitution December 1953, TECHNIQUE du pl | vision plo gent qu juts get 13 1086.go?chimique déterminée connue.Ils appartiennent a quatre groupes que nous allons passer rapidement en revue.1.GROUPE DES DERIVES DU GOUDRON DE HOUILLE.\u2014 La distillation de la houille fournit des produits d\u2019où on tire des substances de synthèse au sens étymologique du mot, c\u2019est-à-dire que n\u2019étant pas odorants, ils fourniront, dans le cas qui nous occupe, des produits agréables à l\u2019odorat.Des xylènes on tirera les muscs cétone et xylène qui pourront remplacer le muse naturel.En partant des toluènes on obtiendra les odeurs de jacinthe (bromostyrolène) jasmin, ilang-ilang, baume du Pérou, amandes amères, cannelle, rose (alcool phényléthylique) et aubépine (méthylacétophénone).Le benzène fournira le benzéphénone dont l\u2019odeur est inconnue dans la nature mais trouve sa place dans la gamme des parfums employés par l\u2019industrie.Dans la catégorie des phénols, la vanilline et l\u2019éthylvanilline fourniront une odeur de violette tandis que la salicylate d\u2019amyle donnera un parfum de trèfle.Dérivée des crésols, la coumarine sent la fève de Tonka.C\u2019est enfin des naphtalènes que se tirent les muscs ambrette, le yara-yara et le bromélia qui sont des éthers méthyliques et éthyliques de naphtol et sentent l\u2019un et l\u2019autre la fleur d'oranger.2.GROUPE DES DERIVES DE L\u2019HUILE DE RICIN.\u2014 Les aldéhydes gras dérivant de acide undécylénique, donneront l\u2019huile de coco; la dihydrojasmone, l\u2019aldéhyde amyl- cinnamique et l\u2019heptine carbonate de méthyle fourniront, la première, la jasmone à odeur de jasmin et le pyréthrolane à odeur de pyrèthre, tandis que les deux derniers qui n\u2019existent pas dans la nature sentiront respectivement le jasmin et la violette; dérivé du méthylxylcétone, l\u2019octine carbonate de méthyle que l\u2019on ne trouve pas dans la nature sent aussi la violette.3.GROUPE DES DERIVES DES LINA- LOL ET GERANIOL.\u2014 On part des matières premières naturelles employées en parfumerie pour obtenir des corps inconnus dans la nature.Dans ce groupe, la souplesse des possibilités synthétiques est très grande, la plupart des réactions étant réversibles.4.GROUPE SESQUITERPENIQUE.\u2014 Ce groupe fournit des odeurs dont les principales sont le vetyver, le santal et le cèdre.Le vétyver notamment est connu depuis la plus haute antiquité et la chimie actuelle l\u2019a décomposé en ses principes odorants et ses éléments parasites.La formule brute des produits de synthèse est connue pour tous les produits de ce groupe mais la formule développée demeure inconnue pour la plupart d\u2019entre eux.Les principaux sont le vétyvérol, le cédrol et le santalol.Ce serait une grave erreur que de supposer que les produits synthétiques sont tout juste bons pour confectionner des parfums bon marché; nous pouvons même dire que cette erreur est double car certains produits «artificiels» sont souvent d\u2019une obtention plus coûteuse que les parfums naturels qu\u2019ils remplacent.Les parfumeurs les plus renommés utilisent certains synthétiques de préférence à certains naturels et, de plus, reconnaissent que grâce à l\u2019apport fourni par les chimistes, ils sont maintenant capables de livrer à la consommation des parfums bien plus flatteurs UN BON inutiles.Dans votre budget personnel ou familial, faites la part de I\u2019épargne aussi large que possible.Dès que vous touchez quelque argent, commencez par prélever tout ce que vous pouvez mettre de côté.Déposez-le tout de suite à votre compte en banque.C\u2019est le meilleur moyen d\u2019éviter les dépenses BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $500,000,000 560 bureaux au Canada MOYEN TECHNIQUE, Décembre 1953 675 que les senteurs de leurs prédécesseurs directs.Ainsi la fleur de violette livre mal son parfum et l\u2019essence qu\u2019on en obtient est extrêmement instable; au contraire, l\u2019essence synthétique de violette que l\u2019on tire du citral est extrêmement stable et d\u2019un emploi grandement facilité.C\u2019est par la combinaison judicieuse des uns et des autres qu\u2019on obtient le parfum aux qualités requises.Les synthétiques seuls permettent la concentration optima et seuls ils donnent la pureté recherchée; mésestimer leur rôle serait aussi vain que de soutenir que le nylon n\u2019a aucune des qualités requises pour tisser de bons bas.Quant aux fixateurs, leur éloge n\u2019est plus à faire.Comme on l\u2019imagine, les possibilités de combinaison sont infinies.Ce n\u2019est que par une longue pratique et des expériences innombrables que le «chimiste» parfumeur obtient des résultats, contrairement à son collègue de l\u2019industrie qui cherche à arracher ou à extirper des molécules à certains corps en travaillant la plupart du temps à sa table de travail, et qui peut prévoir le résultat de ses recherches.Ce que sont les parfums Il peut paraître bizarre d\u2019avoir attendu la fin de cet exposé sur le problème des parfums pour poser cette question bien simple: qu\u2019est- ce qu\u2019un parfum?Il nous a semblé préférable de procéder à un large tour d\u2019horizon avant d\u2019aborder cette question qui reste obscure.Un seul point est formellement acquis aujourd\u2019hui.La sensation d\u2019odeur de parfum est produite sur les ramifications du nerf olfactif par des substances chimiques à l\u2019état gazeux ou de brouillard très finement divisé.Cette affirmation n\u2019a pas toujours paru évidente.Aujourd\u2019hui, aucun doute possible.Ce sont bien les molécules du produit aromatique que perçoit l\u2019odorat avec cette extraordinaire sensibilité.Il ne nous reste plus qu\u2019à nous émerveiller devant l\u2019étonnante précision du cinquième sens qui a perdu chez l\u2019homme une partie de sa signification et de son importance vitale, mais que les parfumeurs ont su remettre à l'honneur pour nous procurer une autre source de satisfaction artistique et sensorielle.676 Annoncez dans TECHNIQUE Revue industrielle bilingue, qui circule dans tous les centres manufac- riers, 506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 | Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA Etablie depuis 1920 JS.POITRAS & FILS LTEE Fabricants de machines a bois ATELIER DE MECANIQUE ET FONDERIE DEMANDEZ NOTRE LISTE DE PRIX ET CATALOGUE L' ISLET STATION Téléphone: 63 L\u2019atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRÈRES LIMITER Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 December 1953, TECHNIQUE eco petit sas ceiceities Cinéma panoramique et stéréophonique à par WILLIAM EYKEL ES Montréalais ont eu leur première expérience du cinémascope et du son stéréophonique le 29 octobre, au théâtre Palace, quelques semaines après les Neworkais.Avant de résumer l\u2019historique de ce procédé cinématographique et d\u2019en a exposer succinctement la technique, disons un mot du film inspiré par l\u2019oeuvre subli- eu me de Lloyd C.Douglas, ce pasteur baptiste écrivain, décédé depuis bientôt trois ~~ ans, qui fit même du ministère à Montréal.Twentieth Century-Fox a eu la main heureuse en choisissant ce roman biblique et épique pour lancer l\u2019invention du professeur Chrétien.Sujet à grand déploiement, The Robe convient admirablement à l\u2019immensité des images et aux flots .sonores envahissants qui donnent aux scènes grandioses et aux personnages héroïques de ce roman leur relief véritable au moins physique.The Robe, c\u2019est l\u2019odyssée de la tunique du Christ après le drame du Golgotha.Un tribun romain, chargé de l\u2019exécution du Nazaréen, gagne sa tunique au sort et la confie à son esclave grec déjà touché par la grâce.La conversion du tribun s\u2019opère | graduellement au contact des disciples de Jésus et des témoins de ses enseignements et de ses miracles.L\u2019officier romain entraîne bientôt sa fiancée dans le sillage du Christ dont la tunique devient le symbole de leur foi et ils ne s\u2019en départiront qu\u2019à l\u2019heure du martyre quand la jeune femme la fait porter à Simon-Pierre.Ouvrage de haute spiritualité que ne peut traduire le cinéma, surtout américain qui ne laisse passer aucune occasion de recourir à ses vieux trucs et à ses artifices toujours orientés vers les recettes et le désir de plaire à une clientèle hété- E.rogène.Il n\u2019y a pas loin des cavalcades romaines aux chevauchées westerniennes.Le a choix des scènes s'inspire de la mentalité d\u2019Hollywood.Les emportements grotesques 4 de Caligula qui provoquent l\u2019hilarité de certains spectateurs et une détente inutile à d\u2019autres aux moments les plus sublimes et les plus pathétiques, sont d\u2019un goût douteux, même quand on connaît les outrances de ce sinistre despote.Mais comme nous n\u2019avons aucune prétention à la critique cinématographique et que ce n\u2019est pas le rôle de Technique de disséquer des films, bornons-nous à reconnaître que la 20th Century-Fox a réalisé une pellicule magistrale où la splendeur - de la Rome impériale rivalise avec l\u2019âpreté des débuts du christianisme.| Quand on a lu The Robe, son adaptation cinématographique déçoit, malgré 4 l'impression d\u2019intensité dramatique et de sensation d\u2019art incomparable que les ressources du cinéma panoramique et stéréophonique réussissent à procurer.La lecture de l\u2019oeuvre édifie et remue beaucoup plus que le spectacle grandiose qu\u2019en a tiré Hollywood.Ce que la lentille anamorphique et l\u2019écran «Miracle» n\u2019ont pu traduire, c\u2019est le combat intérieur qui se livre dans l\u2019âme des personnages historiques et fictifs de ce drame bouleversant.fi # * * | L\u2019inventeur du cinémascope est le docteur Henri Chrétien, ancien professeur à la Sorbonne où il occupa la première chaire d\u2019optique fondée pour lui.Maintenant âgé de 74 ans, ce savant modeste vit à l\u2019écart de la renommée dans sa propriété des ~ i TECHNIQUE, Décembre 1953 677 678 environs de Nice où il consacre son temps à des expériences et à soumettre ses nouvelles théories à l\u2019épreuve, sans tirer aucune gloire de sa découverte qui a révolutionné la science et l\u2019art cinématographiques 27 ans après son invention de \u2019
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