Technique : revue industrielle = industrial review, 1 octobre 1950, Octobre
[" REVUE INDUSTRIELLIEGEDO@DINOUSTRIAL@PDREVIEW _ Les théories modernes du magnétisme Roger Boucher Better Sulphur Elimination J.G.Rivet Colloides et émulsions Florent-G.Tessier Metals H.E.Tanner Actualités scientifiques et techniques Projet de construction, Etc., etc.Vol.XXV No 8 MONTREAL (4 Octobre \u2014 October 1950 25c FILET DE NYLON NYLON FISHING NET TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH HR vu DIRECTEURS \u2014DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies LOUIS LARIN Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School JOSAPHAT ALAIN Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRÉ LANDRY Ecoles d'Arts et Métiers Arts and Craîts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par Correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL Editeur Publisher PAUL DUBUC av + BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 ABONNEMENT Etranger 3250 Foreign countries SUBSCRIPTION L'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTREAL, (36) REV UE INDUSTRI ELLE INDUSTRIAL REVIEW OCTOBRE - VOL.XXV 1950 No 8 OCTOBER Photo de couverture Cover Photograph Pêcheur de la côte de l\u2019Atlantique hissant dans sa barque un nouveau filet de nylon.De plus en plus, filins, lignerolles et chaluts sont en nylon au fil léger, fort et presque invisible au poisson, dit-on même chez les pêcheurs.Ici encore, la force du nylon, son élasticité, sa résistance à l\u2019eau lui confèrent des avantages marqués sur les autres fibres.A fisherman of the Atlantic coast lifting to his boat a new nylon fishing net.More and more, ropes, small twines and trawls are made of light, strong nylon thread that is almost invisible to the fish according to fishermen themselves.This is another field in which the strength of nylon, its elesticity and its resistance to water grant it remarquable advantages over any other fiber.Sommaire * Contents 507 Jacques De Vaucanson Louis Bourgoin 511 That All-Important Letter W.W.Werry 517 Le cinéma Jean-Paul Le Pailleur 527 Le 41° concours Lépine Jacques Boyer 532 Better Sulphur Elimination J.G.Rivet 537 Colloïdes et émulsions Florent G.Tessier 543 La mise en hivernage d\u2019un yacht Roland Prévost 545 Les théories modernes du magnétisme Roger Boucher 550 Welded Sluice Gates for the Chenaux Development 551 Metals H.E.Tanner 555 Le contrôle des moteurs à courant continu Jean-Paul Malbeuf ,559 La pelleterie et ses métiers Ludger Beauregard 562 Les insecticides et les teignes des vétements Jean-Paul Boulanger 565 Textures murales Paul Lethiecq 569 Elèves des cours du soir qui construisent leur propre maison Roland Nantel 572 Sur quelques monopoles d\u2019apparence anodine Neutrino 574 Support-pistolet pour caméra Maurice Ducharme Publié dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l'autorisation de TECHNIQUE.\u2014 Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ministère des postes, Ottawa.* With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. BEN BÉLAND, président JEAN BÉLAND, sec.-trés, LAMPE FLUORESCENTE POUR L'INDUSTRIE BEN BELAND, INC.Accessoires Electriques en Gros \u2014 Wholesale Electrical Supplies 7152 boul.St-Laurent - Montréal 14 - GRavel 2465* 2 La Canadian General Electric fabrique les transformateurs qui élèvent et abaissent la tension du courant électrique pour la transmission.saveurs eee HE CGE-1046F Ghia Lode Aba rb As.dM iE Histoire des sciences et de leurs applications JACQUES DE VAUCANSON 1709 - 1792 par LOUIS BOURGOIN, i.c., D.Se.DIRECTEUR DU CENTRE DES RECHERCHES, ÉCO- * LE POLYTECHNIQUE, MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE, PRIX DAVID 1949 Ux: partie du XVIII® siécle a été consacrée, en mécanique, a la fabrication d\u2019appareils et de machines, dont les principes mémes étaient mal connus.Seules étaient solidement établies quelques lois que l\u2019on possédait bien et que l\u2019on pouvait démontrer par des raisonnements géométriques.Mais l\u2019instrument de l\u2019analyse mathémathique n\u2019était pas encore assez pérétrant pour permetttre une bonne investigation des phénomènes physiques.Combiner des leviers, voilà ce qu\u2019on savait surtout.Et la fantaisie des inventeurs n\u2019avait pas de limites quand il s\u2019agissait de faire des horloges ou d\u2019autres choses compliquées qui n\u2019étaient, la plupart du temps, que des a imitations de choses naturelles, ces machines organisées qui pouvaient au moyen de ressorts, imiter les mouvements d\u2019êtres animés et qu\u2019on appelait automates.Deux noms sont à retenir parmi ces originaux qui s\u2019occupèrent de philosopher ou de construire des machines dans ce siècle de préoccupations matérialistes: Julien Offray de la Mettrie, qui vécut de 1709 à 1751, un médecin philosophe, ami de Frédéric IT de Prusse, et Jacques de Vaucanson, dont je vais esquisser à grands traits la vie et les conceptions ingénieuses de son esprit en ce qui touche la mécanique.Jacques de Vaucanson est né à Grenoble, le 24 février 1709.Dans sa vie, qui fut assez longue, puisqu\u2019il mourut à l\u2019âge de 73 ans après avoir été très souvent touché par des maladies fort graves.Il s\u2019efforça comme tous ses contemporains à rechercher ce qui pouvait être pratique, à inventer des appareils qui nous semblent aujourd\u2019hui quelque peu ridicules, mais que, dans le temps, on considérait comme des oeuvres sinon géniales, pour le moins fort osées et très originales.Car cette époque n\u2019avait pour souci constant que d\u2019alléger le travail matériel, d\u2019adoucir la peine des hommes et d\u2019opposer une réaction salutaire aux spéculations philosophiques du temps, en dirigeant le génie humain vers des travaux que tous les esprits du temps jugeaient de haute noblesse.Et Voltaire lui-même ne craignait pas de louer le « génie technique » (c\u2019est son mot!), de le rapporter davantage à l\u2019instinct créateur qu\u2019à l\u2019abstraction intellectuelle.« C\u2019est à un instinct mécanique, disait-il, qui est chez la plupart des hommes que nous devons tous les arts, et nullement à la saine philosophie.» Jugement qui, dans sa fausseté même, nous prouve fortement les préoccupations de l\u2019époque, non seulement de ceux qui attendaient beaucoup de la mécanique, mais aussi de ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler les esprits forts.C\u2019est pourquoi il ne faut pas s\u2019étonner si Vaucanson consacre sa vie à la mécanique.Construire des appareils, inventer des instruments, perfectionner ceux dont on se sert, voilà son but.Même enfant, pendant que ses camarades jouent à la TECHNIQUE, Octobre 1950 508 Lidar tate ii alate se 0 1 SE HINER] CUTHBERT chapelle, c\u2019est-à-dire, à ce que les petits Canadiens appellent jouer à la messe, lui, Vaucanson, ne peut concevoir de jeux aussi simples sans que son esprit se mette en branle et ne vienne appliquer quelque inspiration technique à ces jeux d\u2019enfants et aux occupations de ses camarades.On veut jouer à la messe?Fort bien.Il y jouera.Mais les anges qui orneront l\u2019autel auront des ailes qui frémissent et qui battent, qui donneront l\u2019impression que ces êtres célestes vont s\u2019envoler vers le ciel.On veut un prêtre?Bravo! Il en fera, mais habillé de tous les ornements sacerdotaux et animé de mouvements, de tous les mouvements qu\u2019exige la célébration de la messe.On s\u2019imagine facilement la réputation que sut ainsi bien vite acquérir Jacques de Vaucanson par toutes ces petites inventions d\u2019automates, à qui non seulement il donnait le mouvement, mais qu\u2019il créait de ses propres mains, car son talent de sculpteur n\u2019était pas moindre que son esprit d\u2019invention.En somme, cet enfant \u2014 car il est encore jeune \u2014 avait des jeux qui étaient de véritables applications pratiques, « des exercices dirigés, comme dit Ferry, par des observations assez exactes, quoiqu'il ne sût pas encore les comparer ni les réduire en préceptes.» Il se passait alors ce qui se passe aujourd\u2019hui, l\u2019adaptation facile de la jeune génération actuelle aux problèmes des appareils de radiophonie, de télévision ou de toute autre création moderne et ce qui s\u2019est passé hier, avec la génération précédente, au sujet des autos et des avions.Invention originale .Pour Vaucanson, construire une horloge compliquée n\u2019est qu\u2019un jeu, qu\u2019un passe-temps banal, son imagination étant toujours à l\u2019affût d\u2019une trouvaille, d\u2019une application pratique de la mécanique.C\u2019est pourquoi, un jour qu\u2019il est de passage à Lyon où toute l\u2019édilité est agitée par un projet d\u2019importance, celui de construire par toute la ville une série de fontaines où l\u2019eau serait amenée par des moyens que tout le monde cherche, Vaucanson se met à l\u2019oeuvre, imagine un mécanisme dont le Rhône ou la Saône serait le moteur.Il travaille et, bientôt, a en mains des plans que, par timidité, il n\u2019ose communiquer.Dans cette ville où il est un inconnu, qui va le prendre au sérieux?Et l\u2019année suivante comme il est à Paris, ville qu\u2019il n\u2019a jamais vue, pour parfaire ses études et apprendre les lois et les sciences qui vont lui permettre de poursuivre ses recherches, il tombe en arrêt, sur le Pont-Neuf, devant les statues de Jésus et de la Samaritaine qui ornent la pompe hydraulique, dite justement de la Samaritaine et que fit construire Henri IV pour alimenter d\u2019eau le palais royal et qui est exactement ce qu\u2019il avait imaginé pour la ville de Lyon.Loin de se laisser abattre, lui, le petit homme de province, embauche des hommes, retrousse ses manches et se met avec eux au travail.Et bientôt sortent de ses mains, pour ainsi dire, une série d\u2019automates qui sont restés célèbres pour leur succès retentissant.Surtout cette Joueuse de vielle qu\u2019on peut encore voir de nos jours au Musée des Arts et Métiers à Paris et dont les plans sont conçus au cours d\u2019une maladie due au surmenage et au cours de laquelle Vaucanson est réduit à ne pouvoir se servir de ses bras.Dix mois d\u2019inactivité! Dix mois pendant lesquels son cerveau ne cesse de travailler et de penser à une oeuvre qui étonnera le monde.À peine guéri, il se met à l\u2019oeuvre.Cette fois, Vaucanson veut faire de \u2019extraordinaire.Son Fliteur automate ne sera pas qu\u2019une simple mécanique, Il veut en faire un artiste, un véritable virtuose à qui on pourra demander beaucoup plus que ce qui s\u2019est vu jusqu\u2019alors.Sans désemparer, il surmonte des difficultés dont les lois de mouvements paraissent au- dessus de tout ce que l\u2019être humain peut concevoir.Cette oeuvre finie, ce sont des canards qui sortent de ses mains, mais des canards qui crient, qui nagent, qui plongent, qui battent des ailes, qui secouent leur croupion, qui avalent du pain et le digè- PRET AN POTTER NT et Loa ata ae a A Le FHI TET HET SERRE THE PI CT TREE THAR à FTTH TH HERE (TTEVOreY RM THER THF HH [TTT Treg ET October 1950, TECHNIQUE ét =e za ma \u2014 ©.sn.w TECHNIQUE, Octobre 1950 rent même.De la même veine sortent son Joueur de Tambourin et son Aspic qui est passé à la postérité à cause d\u2019un mot célèbre souvent cité.Pour faire jouer la Cléopâtre de Marmontel, on lui avait demandé un aspic automate qui pourrait siffler en s\u2019élançant vers le sein de la célèbre Egyptienne.\u2014 Que pensez-vous de la pièce?dit quelqu\u2019un à son voisin.\u2014 Ma foi! de répondre l\u2019autre, je suis de l\u2019avis de l\u2019aspic.On objectera peut-être que ce ne sont là que curiosités sans conséquence, dont le côté pratique est négligé.Non pas.Il faut se garder de juger un peu trop vite.Et Vaucanson dont esprit est toujours en éveil et l\u2019expérience de plus en plus grande, a bientôt l\u2019occasion de rendre des services utiles.Le retentissement de ses créations est tel que le ministre des Finances le nomme bientôt inspecteur des manufactures de soie.Et c\u2019est à Lyon qu\u2019il est affecté, non sans être allé d\u2019abord dans les manufactures piémontaises étudier sur place les procédés de dévidage et de torsion des fils de soie et inventer un nouveau moulin à organsiner, c\u2019est-à-dire capable d\u2019assembler plusieurs brins de fil de soie naturelle, tel qu\u2019il sort du cocon du vers à soie, et à inventer une autre machine qui pourrait avec précision fabriquer la chaîne sans fin si utile dans tout moulin à organsiner.Vaucanson revient bientôt à Lyon, où il s\u2019attaque au prix excessif de certaines étoffes dont le dessin, fort à la mode, est très recherché.Il n\u2019est pas lent à comprendre que les ouvriers tiennent à le fabriquer eux-mêmes, ce tissu, pour en garder ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui l\u2019exclusivité.\u2014 C\u2019est notre secret, disent-ils, un secret que seuls nous connaissons et personne d\u2019autre ne peut fabriquer ce tissu.\u2014 Ah! vous croyez, de répondre brusquement Vaucanson.Eh! bien, votre beau tissu je le ferai faire par un âne.La machine remplace l\u2019homme Sitôt dit, sitôt fait.Et, l\u2019année suivante, en 1747, il met au point un métier à tisser la soie complètement indépendant de la force humaine.« Une machine, selon la description du Mercure de France du temps, avec laquelle un cheval, un boeuf, un âne font des étoffes bien plus belles et plus parfaites que les plus habiles ouvriers en soie .On voit sur le métier l\u2019étoffe se fabriquer sans aucun secours humain, c\u2019est-à- dire la chaîne s\u2019ouvrir, la navette jeter la trame, le battant frapper l\u2019étoffe avec une justesse et une égalité que la main de l\u2019homme ne saurait jamais avoir.» Inutile d\u2019ajouter que l\u2019apparition du métier jeta d\u2019abord les ouvriers lyonnais dans la consternation, puis dans le dépit, enfin dans une violente réaction qui se tourna bientôt en émeute.Qu\u2019un rival les surpasse, voilà qui est de bonne guerre et qui, à la rigueur, peut se concevoir, mais qu\u2019ils soient surpassés par une machine représentée par un âne, c\u2019est plus qu\u2019il n\u2019en peuvent supporter.Bientôt tout Lyon est dans une effervescence qui s\u2019éteint petit à petit devant l\u2019attitude énergique de Vaucanson.Mais les gens de Lyon sont roués.Ils arrivent bientôt à le convaincre de la crainte du chômage, à le faire hésiter et, pendant ce temps-là, font valoir devant les cours de justice certains vieux règlements de fabrication que tout le monde ignorait, sauf les gens de grimoire, bien entendu \u2014 les hommes n\u2019ont guère changé au cours des siècles \u2014 et Vaucanson doit bientôt, avec regret, retirer son métier.Il ne s\u2019est pas complètement perdu, puisque c\u2019est ce même métier que Jacquard, un autre inventeur de génie, retrouva, tout démonté, au Conservatoire des Arts et Métiers et qu\u2019il sut restaurer et perfectionner.509 La fin de la vie de Vaucanson se passa en des postes divers et à rendre plus utiles des machines déjà existantes.Puis, sa santé se mit à décliner et les existences, même les plus belles et les plus utiles, ayant hélas! une fin, il mourut le 21 novembre 1782, en léguant à l\u2019Académie des machines qui sont maintenant, à Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers, et que les amateurs de mécanique ne manquent jamais d\u2019aller voir quand ils sont dans la Ville-Lumière.Here is a General Electric type KSO single tank oil circuit breaker installed at the Guy Street Station of Quebec Hydro Electric Commission.It is one of a large number of similar breakers designed and built in C.G.E.\u2019s Peter- borough Works.It is rated 138 KV; 800 amperes; 2500 MVA ; 5 cycle, with a reclosing time of 20 cycles.510 RH IR TN October 1950, TECHNIQUE QuË | TECHNIQUE, Octobre 1950 THAT ALL-IMPORTANT LETTER oo : by W.W.WERRY, C.A., M.A.Montreal Technical School S OME time ago I wrote briefly on the mechanical problems of writing a business letter; so many readers have expressed their appreciation of an article on this subject that I have decided to put some further thoughs on paper.Again, I have found that many former students have told me their experiences in being suddenly compelled to take over the dictation and letter-writing of the firm in which they are employed.Sometimes it is difficult for the technical expert or the engineer to see that writing good English and good letters and reports will form a large part of his work, but experience shows that the technician-executive or the engineer who has to explain ideas and projetcs to customers must know the fundamentals of good writing.In all writing where communication is the aim of the writer clarity is essential; it is just as necessary for a letter to be clearly written as for a telephone message to come over the wire so that the hearer knows what the speakers means.Some engineers sems to pride themselves is not being able to write a decent sentence.This is a very expensive kind of pride and often means the loss of promotion or even the loss of a job.I have used the word the all-important letter, because, a letter is frequently a turning point in a man\u2019s life.The letter asking for a job may start the young man on the right road or cause him to be left waiting for something to turn up.Last year one young man got a job because his letter showed his ability to think clearly and express himself clearly could be counted on.So the letter opens some doors to the important first position and gives an initial impression to the employer of carefulness or sloppiness.When the young man is entrusted with letters to customers he will find that tactful letters breed business and that angry or careless letters turn business away.And here a word of caution may be interjected; do not send out the first letter written unless it is good.Frequently a little brooding over important letters before they are written will save the embarrassment of wishing they were back on your desk instead of in the mail.A quiet cup of tea or coffe while the letter arranges itself in the secret corners of the brain will often pay for the time and the coffee.The young and bustling executive frequently doesn\u2019t give time enough to this problem of arranging and developing the parts of a letter.Remember the best parts of a letter, like the best parts of a speech, are those second thoughts.Even more important are letters which form part of a business contract.If Mr.Jones writes that he will do certain work for $10,000, and you write that you accept his bid, a contract is formed that is legally binding as soon as the letter is posted.Now comes the legal problem: is everything in the letter that should be there?Did Mr.Jones specify when th job would be finished and who should pay certain taxes? Several young men have told me the troubles that beset them because they | were in such a hurry to get their first jobs that they did not read the letters and specifications very carefully.If any question arises in your mind as to some point not clearly stated in a letter you receive, it is easy to write in your reply that you understand the roof is to be insulated and guaranteed for twenty years, or some such additional information.Briefly, put everything clearly in writing.Such care does not reflet on the honesty or good intentions of the other party to the contract, and if the doubtful point is not cleared up, you may lose further contracts as well as friends.Convering letters are simple to write and great moner savers.One of my first jobs was done for some old friends.l'suggested a charge of $200 for an annual audit.Orally the contract was closed.But by the end of the year the business was not so flourishing and when I sent in my bill, I was told that the owner had understood me to say $100 not $200.A letter written at the time of the oral contract would have settled the matter and given me $100.Such letters are cheap.In technical and engineering matters involving large sums of money, all the work to be done, and frequently the work not to be done, should be clearly stated.It is very embarrassing when a client says he understood that certain work should be done as part of the contract \u2014 a letter stating clearly the work not to be done will save such misunderstandings.Auditors, in the same way, will usually state whether they are doing a complete audit or only making test checks.In the event of defalcation in the detailed entries, such a clear statement may save the reputation and the money of the auditor.; In some technical work, previous work is taken as satisfactory to the client; ; when this is stated clearly, the failure of further work when based on work previously = done will not be prejudicial to the technician.In electrical work and many such jobs, | a clear statement in writing of the work to be done will save money and arguments.| In lighter mood, or sometimes not so light a mood, the young man arrives 5 home from the summer vacation with a bad case of summer love.His first letter | promises the moon \u2014 and more important \u2014 marriage.The fires of love may die, 5 but the letter is good for cash money so long as injured womanhood is protected by ; kindly courts.That all-important letter.After these few warnings of the necessity of putting all needed information in writing; let us look at some of the principles to follow in making our letter effective.Two letters may contain the same facts; but one is absorbed easily by the reader, the other has him guessing as to the exact message of the letter as written.a All the principles of good writing apply to letter writing and with double force 2 because of the brevity of most letters.First, there should be a link with the reader as to the reason for writing the letter.The reason may be simply: \u201cI have received your letter of June 10th, and regret that I shall not be able to attend the Convention in Detroit on August 10th.\u201d A link with the person to whom the letter is written and 3 the answer to the request or suggestion in the original letter.The larger the office a to which you are writing the more clearly the date and other reference data should a be stated; otherwise the letter you write may be wandering about for days looking for the sender of the original letter.After you have linked your letter with its original, see that you have your letter thought out thoroughly so that the necessary information or emphasis is placed near the beginning.To some extent letter writing should follow newspaper usage 512 October 1950, TECHNIQUE ies MR es BRE ate co aude iE and state all the principal material first, enlarging on any necessary points in the latter part of the letter.In advertising letters this rule may be forgotten as they not infrequently aim at arousing the interest of the reader and then leaving the main message to the last.But with the usual letter of business, it is safer to give the main facts first and follow them with the details and proofs.Some letters read like the well-known story of the man giving directions as to the routes to follow; there\u2019s the road that isn\u2019t very good and takes you three hours, and then there\u2019s the road you can\u2019t take now because it\u2019s being repaired, and the road that isn\u2019t used now, but the road to the right takes two hours and is in excellent condition.Why all the unnecessary information, when all that was necessary was the last part?Emphasis, therefore, is important in a letter, and the beginning of a letter is the most emphatic point.Where there are several important points to be covered, it is well to arrange the points in order of importance so that the reader will see which points must claim his most careful attention.Perhaps letter-writers should take a hint from novelists who frequently rewrite parts of their novels five or six times.If professional writers doing long jobs put such care on their work, surely the business man should re-write the important letters more than once.It may be that the average man is afraid to appear stupid to his secretary (he needn\u2019t worry, she knows him only too well as a rule), and does not like to scrap the first draft.of a letter.It\u2019s better to let her think him stupid than to have the customer or reader think him careless and indefinite.Some business man are always in a hurry.They must get all the mail off their desks by ten o\u2019clock.Perhaps a few minutes seeing which letters could be handled as routine and which should be answered with more care would save both time and money.If you are in the habit of dictating several letters a day, think how many times you have wondered whether you answered a letter fully after it was in the mail.If you gave the same attention to answering a letter from a good customer or an important person that you would if he came to see you in your office, your mail might be more carefully adjusted to the readers.Proportion is necessary in the long letter.Give each part of the letter the space and wordage it should have.Don\u2019t waste words on trivial points; save them for the big moments.Economy is good in any business and it is doubly useful in a business letter.Brief letters get better attention than long, wordy ones, and usually they are better thought out.The businessman can learn much from reading the letters he gets socially.He will usually find that the interesting letters are filled with specific detail.Some of this use of the specific detail can be used in business letters.Our minds skip over the blanket words and the generalities \u2014 they are arrested by the vivid picture and the concrete word.Particularly avoid the jargon once taught in the stenographic schools: \u201cwe are in receipt of yours of the 19th ult.and beg to state that.\u201d etc.You can say all this better in simple English.A study of cliches and meaningless phrases like \u201cOwing to the fact that\u201d will repay the writer who looks for simplicity as an effective tool for good writing.When you read your letters after they are type and ready for signature, check for two things: what were the points you wanted to get across?did you make each of the points?TECHNIQUE, Octobre 1950 513 SEE i a! ni I 48 514 It may be well here to emphasize the conventions and the formal nature of most business letters.Use the conventional forms and punctuation.Incorrect form is as unnecessary as a red tie with a tuxedo.Perhaps fewer sloppy letters would go out if the writer remembered that the letter frequently represents the only contact between the recipient and the sender.Your letter is your personal representative; if you are a head executive, the letter you send out is your salesman.See that it represents you as you wish to be represented.Some beginners leave too much to their stenographers.Unless you know the abilities of the girl doing your work this is very dangerous indeed.The young girl just out of high school is usually lost with difficult and technical words and not infrequently makes the most glaring errors.It is a good policy to consider the girl doing your work as a nitwit and careless; you will then look over her work carefully.If she is new to the kind of business you are doing, it will be necessary to check technical words carefully.One thing the beginner forgets is that it is his signature that goes on the letter, and the man who receives the letter reads it as from him and the firm he represents.You will be responsible for your own errors and also for those of your stenographer.Do not depend on either the punctuation or the spelling of your stenographer.Punctuation and spelling are difficult parts of the language, but you will not be able to correct her if you are not sure of these matters yourself.It is worthy of note that almost half of the commercial cases that crowd the courts of law are there because someone forgot a comma or a semi-colon or did not phrase a sentence correctly.This may be excellent for the lawyers but is very expensive for the letter- writer and particularly his boss.The old excuse \u201cit\u2019s only a typographical error\u201d is not a valid one.À typographical error may cause just as much embarrassment and loss as one made through ignorance or innocence.How would you like to be the one sending out a letter saying this: \u201cAll young ladies entering our employ are deceived (not received) by our personnel department and made to feel at home.\u201d Just a typographical error, but imagine the embarrassed man who let the letter get out without noticing the error.To be sure letter writing is only one of the day\u2019s chores, but it should be looked upon as one of the major jobs, not to be hurried through before the business of the day begins.And I sometimes wonder whether the stenographers who re-write their bosses\u2019 letters so that they will be intelligible, really give the reader the exact message the boss intendd.This is particularly difficult then the girl cannot figure out from the dictation what the boss thought he thought.A strange and misleading letter may be the result, for the sloppier and more ignorant of English the boss is the more angry he gets if the stenographer asks him to repeat his letter.Briefly, don\u2019t try to make the stenographer do your work, which is to give her correctly worded and paragraphed letters containing just the information you wish to get across.I have seen the pitiful grimaces of men who have lost the girl who had become accustomed to their ways and their careless English.What a mess a new girl can make of the first month\u2019s letters.I have even known several expert typists change jobs at no increase in salary to get a boss who knew what he was trying to say.In these days good stenographers can pick and choose; I also know one girl who keeps her job at a low salary because she has no office worries.Bosses are apt to forget that they are being interviewed as well as the stenographer.October 1950, TECHNIQUE 1] == Tr 7] =< = VE As to the mechanical arrangment of the letter, the following is one of the types most commonly used: Mr.O.B.Todd, Manager Amalagam Incorporated 222 Westbrook Avenue Toronto 2, Ontario Canada Dear Sir: \\ 200 Sherbrooke St.West Montreal, P.Q., Canada June 30, 1950 (Body of the letter) Note: on the second line.Very truly yours, R.S.Pratt, Supervisor Canada Canning Inc.When the letter is a local one, omit Canada in the address and put the dale When the letter is written to a company and not to an individual, write Gentlemen: instead of Dear Sir:.Never use Gentleman in the singular.If the letter is to someone you are acquainted with, Yours Sincerely, may be used instead of Very truly yours or Yours truly.Memo: The question has often been asked \u201cWhy do some business men hate to write letters?\u201d The answer is usually that they are not sure of their English.A good course in the use of English as a tool of business will make letter- writing a pleasure instead of a headache.~~ A &E Matériel de Dessinateurs et d\u2019In- génieurs - Niveaux - Transits Mires - Règles à Calculs Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans.KEUFFEL & ESSER CO.+.7-9 ouest, rue Notre-Dame Montréal TEL.: MA.2030 CHAMBRE 314 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F.COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie.Polisseuses, perceuses, pots à colle et tourne-vis électriques.Scies à Ruban.353 rue Saint-Nicolas Montréal TECHNIQUE, Octobre 1950 515 POUR UNE AUBAINE! 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J _ -\u2014 \u2014\u2014 | [a d \u2014 2 2e mn 0 ve vs re 0 0 0 Un demi-siècle de progrès LE CINEMA SE C'uaque soir, aux quatre coins du monde, des hommes goûtent au grand plaisir collectif de leur époque, gagnant deux heures de rêve sur la dureté de leur existence.Pas un art n\u2019a en effet apporté à l\u2019homme de plus puissants moyens d\u2019évasion.Jamais auparavant l\u2019esprit ne fut plus tiré hors de lui- même, ne connut tant d\u2019horizons insoupçonnés, n\u2019étendit si loin ses frontières, en un mot ne réalisa si étonnamment le mot du poète: « Fuir, là-bas fuir.» qu\u2019avec cette merveille du cinéma.Cela parce que des génies ont pu tour à tour réaliser la synthèse du mouvement, puis mettre au point une mécanique alors clignotante, inventer, créer des appareils de plus en plus parfaits pour permettre un loisir qui s\u2019impose désormais avec une impérieuse rigueur.Un demi-siècle: Seulement! Au début ce fut une merveilleuse invention mécanique.Quand les frères Lumière étonnèrent le monde par leur cinématographe, qui aurait alors pensé aux immenses possibilités de la photographie animée?Pourtant par cette miraculeuse découverte, l\u2019homme s\u2019ouvrait sur l\u2019homme un champ illimité d\u2019influences possibles.L\u2019invention du cinématographe Comme l\u2019écrit Lo Duca, le rôle de Louis Lumière fut de mettre de l\u2019ordre dans les idées.« L'originalité de l\u2019invention de Louis Lumière, dit-il, a été souvent contesté; des polémiques aiguës se sont déchaînées aux temps héroïques.Il est évident que toutes les idées qui aboutirent au cinématographe TECHNIQUE, Octobre 1950 par JEAN-PAUL LE PAILLEUR M.A., L.Mus., B.Paed., B.A., D.I.E.M.étaient dans l\u2019air et, quelques-unes, amplement brevetées.Lumière ne réalisa ni analyse, ni synthèse du mouvement, ni films, ni perforation du film; même le nom de cinématographe ne lui appartient pas.Tout cela est exact; mais les inventions suivent des chemins bizarres.Avant Lumière, deux ou trois brevets pouvaient être mis en question; après Lumière, les brevets se chiffrent par centaines et par milliers.Les revendications furent innombrables et tout\u2019 le monde y vit clair.» Accorder la palme de cette invention a Louis Lumiére et a son frére Auguste, n\u2019est pas nier l\u2019importance des travaux d\u2019hommes aussi désintéressés et probes que Marey qui, avec son fusil cinématographique réalisa véritablement la première caméra d\u2019enregistrement, soit en 1882; ni rejeter dans l\u2019ombre Georges Demeny qui, en 1891, réalisait un appareil avec lequel il reconstituait les mouvements d\u2019une figure parlante en 18 images; ni Emile Reynaud qui, dès 1880, projetait déjà devant 500 spectateurs à la fois, des bandes de 700 images toutes dessinées; ni Edison qui, en 1889, avait créé son kinéto- scope et était presque parvenu au cinématographe par la photographie animée.« Pourtant il faut savoir procéder à une élimination, écrit A.-P.Richard, pour ne rechercher que la vérité des sommets.Or, c\u2019est au sommet que se situent Louis et Auguste Lumière, car la solution qu\u2019ils apportèrent allait d\u2019un seul coup faire franchir au cinéma l'immense abîme qui sépare le laboratoire de recherches de la période industrielle.« On le vit bien, il y a quelques années, où lors d\u2019une querelle scientifique à laquelle 517 quelques-uns des membres de l\u2019Académie des Sciences ne dédaignèrent pas de participer, on projeta les premières bandes Lumière.À cette séance, les plus solides ennemis de Louis Lumière concédèrent qu\u2019il avait, du premier coup, atteint la perfection.« Pour la première fois, en 1895, on posait et résolvait le problème de la réversibilité, c\u2019est-à-dire qu\u2019avec une rare élégance l\u2019appareil construit servait à la prise de vues et à la projection, et ce, dans des conditions mécaniques rationnelles.L'appareil fonctionnait à la cadence de 16 images à la seconde, soit 8 images par tour de manivelle, cadence qui fut conservée jusqu\u2019à l\u2019application du parlant.» Dans un récent article (Technique, avril 1950), nous avons longuement traité de l\u2019époque héroïque du cinéma, montrant que si, aujourd\u2019hui, cet art est au service de la science, ce n\u2019est qu\u2019un geste de reconnaisance envers ces savants « qui l\u2019ont guidé dans ses premiers pas.Georges Méliès, précurseur Si Lumière avait inventé le cinématographe, il ne se rendait pas compte du merveilleux outil que ses recherches avaient mis dans ses mains.Ne disait-il pas à Félix Mesguish, le premier chasseur d\u2019images de ne pas avoir de trop grands espoirs dans sa découverte: « Cela peut durer six mois, une année.Peut-être plus, peut-être moins ».Un jeune homme cependant débordant d\u2019enthousiasme vint un jour trouver le célèbre inventeur et lui offrit un prix fabuleux pour exploiter son cinématographe.C\u2019était Georges Méliès.Il fut le premier à concevoir l'importance du film comme spectacle et l\u2019imposer au public en lui en donnant le goût.Il fonda la première maison de production de films, en octobre 1896, soit moins de six mois après l\u2019apparition du cinématographe Lumière.On lui doit une foule de trouvailles au cinéma: la surimpression sur fond noir, le dédoublement \u2018des personnages, les fondus, mais surtout la synchronisation du phonographe et de l\u2019image, qu\u2019il essaya en 1900.Méliès a consacré sa fortune à la cinématographie, et en moins de vingt ans, il a tourné environ 4,000 films dont le plus célèbre 518 fut Voyage dans la lune d\u2019une durée de 16 minutes.Il étonna le monde entier.Les Etats-Unis, avec Lublin, Edison et Laemmle exploitérent a fond les idées de l\u2019inventeur sans lui donner le moindre crédit, et lorsque en 1905, Méliès envoya à New-York son frère pour y défendre son oeuvre, les monopoles s\u2019unirent contre cet Européen qui avait la prétention de faire valoir ses droits.La guerre de 1914 vint interrompre la carrière prodigieuse de Méliès; on le perdit de vue, on l\u2019ignora.Il se retrouva un matin pauvre comme Job.En 1928, Georges Méliès fut découvert à la gare Montparnasse; il vendait des bonbons, du chocolat.Des amis le mirent à l\u2019abri du besoin.Il mourut en 1938, à l\u2019âge de soixante-dix-sept ans.Le père du cinéma américain Si Georges Méliès fit du cinéma un spectacle, D.W.Griffith, surnommé le père du cinéma américain, fixa les lois du cinéma et dès lors, loin d\u2019être un appareil à imiter le théâtre, il en fit un art différent, capable de plaire au public.Son premier film dans lequel il donna sa mesure, s\u2019appelle The Birth of a Nation dont la première eut lieu à Los Angelès le 8 février 1915, évoquant la guerre de Sécession que devait de nouveau mettre en relief, plus près de nous, Gone with the Wind.Il y a quelques années, le Musée d\u2019Art Moderne de New-York a consacré une exposition à David-Wark Griffith en projetant ce que l\u2019on peut appeler son monument: Intolerance, film qui, à la sortie du studio, durait vingt heures.Les passions politiques et la censure le força à réduire le tout à trois heures, rendant par le fait même son oeuvre parfaitement inintelligible.En 1919, il fondait avec Chaplin, Fairbanks et Mary Pickford la compagnie Associated Artists, et produisit des films jusqu\u2019en 1928.Avant Griffith, le cinéma américain n\u2019était conçu que pour les nikelodeons, des appareils à cinq cents tels qu\u2019on en voit encore dans des parcs d\u2019amusement.Il doit à ce précurseur toutes ses assises.Après Griffith, dans la période héroïque du cinéma américain, il faut nommer Thomas Harper Ince qui donna au public le goût, qui existe toujours des westerns.Ces bandes qui retracent la vie de October 1950, TECHNIQUE _\u2026\u2026__\u2014_-\u2014-\u2014\u2014 peu\" ge me mr wy A Photo C.C.C.Le cinéma de lumière apparut à l\u2019époque comme un jouet, une nouveauté dont on se lasserait bientôt.N\u2019est-ce pas que se lit bien sur toutes ces figures, ce scepticisme général qui caractérisa la projection des premières images?l\u2019ouest américain du siècle dernier avec ses vallées aux chevaux sauvages, ses prairies aux troupeaux impatients, où vivent, se poursuivant en de formidables chevauchées, bons et mauvais garçons.Période primitive Dès la première année de l\u2019invention du cinématographe, des maisons de production de films et d\u2019appareils cinématographiques naissent .L\u2019une d'elles, très vite, va s\u2019élever au-dessus de toutes ses rivales; elle a à sa tête une homme qui a commencé à promener un phonographe et un appareil de projection d\u2019un côté et d\u2019autre et qui, s\u2019étant mis à aimer ce qui le fait vivre, entreprend d\u2019industrialiser sa petite entreprise: c\u2019est Charles Pathé.Il construit à Vincennes, dans Paris, les premiers véritables studios du monde.Cherchant un collaborateur, il en trouve un fameux en Ferdinand Zecca qui fut le TECHNIQUE, Octobre 1950 maillon solide d\u2019une production qui allait conquérir les écrans mondiaux.C\u2019est chez Pathé, grâce à Joly, un mécanicien qui avait participé aux travaux des frères Lumière, que se fit l\u2019enroulement du film et le déroulement dans des magasins selon le principe universellement en usage depuis 1902.Joly était soutenu par Zecca, et tous deux formèrent une merveilleuse équipe qui donna des centaines de films, qui alors, n\u2019étaient pas loués, mais vendus: L\u2019histoire d\u2019un crime, La Vie de Polichinelle, La Passion, etc.Aucune hésitation possible, le cinéma était bien né.Tous les événements importants étaient filmés.Pour que la prophétie à laquelle, en 1901, Charles Pathé s\u2019est lyriquement laissé aller: «Le Cinéma sera le Théâtre, le Journal, l\u2019Ecole de demain », se réalise, il ne reste plus qu\u2019à créer une presse de l\u2019écran.C\u2019est fait en 1907 où naissent simultanément un Pathé-Journal, les Actualités Françaises et les Actualités Gaumont qui font * 519 défiler sur les écrans les événements de la semaine écoulée.Lorsque Charles Pathé a besoin d\u2019une concurrence qui fouette les initiatives, il la trouve en Léon Gaumont qui a été poussé par Georges Demeny à se risquer dans la voie du cinéma.Il a débuté en fabriquant et en vendant des appareils de photographie.En outre, il possède aux Buttes-Chaumont des studios qui n\u2019ont rien à envier à ceux de Vincennes.Son Zecca, c\u2019est Louis Feuillade qui va ressusciter sur les écrans les prestiges d\u2019un vieux mélodrame romantique: Fantomas, en 1913, puis Vampires et Judex.Mais Gaumont ne veux pas marcher sur les voies parallèles de son concurrent Charles \u2018Pathé.Il cherche du nouveau alors que d\u2019autres font triompher l\u2019artificiel et le cabotin.Il veut être plus qu\u2019un amuseur populaire.Déjà à l\u2019Exposition de Paris de 1900, il avait projeté l\u2019une des premières bandes qui indiquèrent que le film muet était destiné à n\u2019être qu\u2019une stade provisoire; grâce à une collaboration de l\u2019appareil de projection avec le phonographe fonctionnant selon un synchronisme plus ou moins rigoureux, il présentait le premier film parlant La Parisienne, et cela plus de trente ans avant l\u2019Amérique! Il remet à plus tard la solution définitive du problème et s'attaque à la prise de vues directe en couleurs, et dès 1912, il présente des films très courts montrant des fleurs dans des vases de cristal.520 - Photo C.C.C.Les premiéres images du cinéma cherche- rent avant tout a amuser les spectateurs, et on réalisa des scènes cocasses qui étonnent aujour- d\u2019hui.De son côté, Charles Pathé concède un coin de ses studios au savant docteur Co- mandon qui va réaliser là des films de science pure et de vulgarisation scientifique; on a d\u2019ailleurs et avec raison, surnommé ce savant «le père de la micro-cinématogra- phie ».C\u2019est chez Pathé qu\u2019est réalisé pour la première fois le procédé du ralenti qui va révéler au public les mystères de la nature dont la germination d\u2019un grain de blé n\u2019est pas le moins supéfiant.Le cinéma d\u2019enseignement est né.Notons ici que c\u2019est vers 1908 que fut réalisé le premier dessin animé Fantasmagorie par Emile Cohl.Son idée ne fut pas seulement une intuition, mais le commencement d\u2019un art qu\u2019il poussa jusqu\u2019aux dernières limites du comique et de l\u2019esthétique, aussi loin que les moyens de l\u2019époque le lui permettaient.Cette invention a fait d\u2019Emile Colh le « Maître de la poésie cinématographique ».Ses premiers essais n\u2019intéressérent alors aucun producteur, mais sa persévérance fut récompensée et il put bientôt donner libre cours à sa fantaisie dans une série de bandes parmi lesquelles on relève: Joyeux microbes, Pieds Nickelés et Fantoche.Les dessins animés furent victimes de la guerre de 1914-1918; ils furent surtout victimes de l\u2019esprit d\u2019entreprise des Américains.Ceux-ci comprirent tout le parti qu\u2019ils pouvaient tirer des cartoons.D'\u2019ailleurs tous les pays européens s\u2019essayèrent dans ce nouveau October 1950, TECHNIQUE tres ont ment mites que aient area LE genre d\u2019expression populaire: en Australie, Pat Sullivan, créateur de Félix le chat: aux Etats-Unis, Max Fleisher, Iwerks, Walt Disney; en Angleterre, Bud Fisher; en Russie, Khodataev; en Suède, Jacobson; en Allemagne, Loite Reiniger Kock.Le poète qui a entièrement rendu sa valeur au dessin animé, est Walter E.Disney.Sa fameuse bande Fantasia restera un des chefs- d\u2019oeuvre du dessin animé.Bien que né en France, le dessin animé n\u2019y a, jusqu\u2019à ces toutes dernières années, trouvé aucun essor.Parmi les plus récentes réalisations, (que nous ne connaissons guère au Canada) Le Marchand de notes et Le Voleur de paratonnerre de Paul Grimault; Barbe Bleue de Jean Pain- levé.L\u2019âge d\u2019or du muet « Aux Etats-Unis, une histoire de cinéma sans histoire des finances du cinéma resterait presque incompréhensible » remarque finement Lo Duca.La première organisation cinématographique date de 1909 alors que quatre des plus puissantes compagnies mirent en commun leurs brevets en reconnaissant la priorité d\u2019Edison; c\u2019étaient Vitagraph, Biograph et Kleine.L\u2019année suivante fut fondé General Films et apparut ce monopole qui contrôlait toute la distribution du film dans le pays et qui obtint d\u2019Eastman Kodak d\u2019être le seul à utiliser sa pellicule.Lutte de géants entre les innovateurs et les indépendants, entre un puis- Photo C.C.C.On aimait à rire aux premières heures du cinéma.Les producteurs cherchaient a attirer dans leurs salles les spectateurs en leur offrant des comédies souvent ahurissantes.Le cinéma à thèse ou éducatif n\u2019était pas encore né.TECHNIQUE, Octobre 1950 sant monopole et ceux qui voulaient établir leurs propres industries; les banques intervinrent et l\u2019Etat, devant le succès que remportaient les pays européens dans le domaine cinématographique, apaisa toutes ces luttes.Par ailleurs en Italie, Mario Caserini tourne, en 1913: Mais mon amour ne meurt pas et Enrico Guazzoni Quo Vadis?En Allemagne, la fameuse compagnie U.F.A.ne sera fondée qu\u2019en 1917; avant cette date, une société danoise semblait seule intéressée au cinéma en ce pays.Au Danemark et en Suède, Mauritz Stiller produit Masques noirs en 1912.Sur les écrans se campent les premières silhouettes de vedettes; une nouvelle idola- trie vient de naître qui se manifeste autant en Europe avec la vogue insensée de Francesca Bertini et en Amérique avec Mary Pickford.Dans ce fatras d\u2019idoles et de drames, apparaît la première vraie vedette Max Lin- der que Charlie Chaplin se plaira à considérer comme son maître.Max Linder va dès 1910 créer le premier «type » du répertoire cinématographique.Ce fut d\u2019abord Max et l\u2019Inauguration, puis en 1911, Max et le Quinquina, en couleurs.Curieuse époque, certes où les producteurs sont toujours sur le qui-vivre, où dans chaque film Gaumont pour éviter le contre-typage, on trouve dans le coin de chaque décor une marguerite peinte, qui n\u2019est pas un symbole mais une précaution contre les agents étrangers de la firme laquelle se plaint de trouver PO IN} UDI AMEN ANA TNT A QUE TA US DL OL cr fT shit ra sur le marché des films qu\u2019elle présente elle- même à sa clientèle.La guerre de 1914-1918 Le cinéma français allait avoir une bien cruelle déception avec la guerre de 1914- 1918.N\u2019ayant jamais pris au sérieux le marché américain, on s\u2019aperçut en 1919, que le cinéma américain avait profité de l\u2019aubaine pour supplanter ses concurrents sur les marchés mondiaux.Pathé liquida immédiatement ses intérêts en Amérique et Gaumont renonça tout d\u2019abord à la production, puis à la lutte.C\u2019est à cette époque que commence l\u2019ère de la production américaine.Elle se situe exactement avec le lancement du film Forfaiture (The Cheat) de Cecil Blount De Mille, d\u2019origine franco-flamande.Le grand acteur asiatique Sessue Hayakawa y fait ses débuts.Les chances souriaient aux Etats-Unis délivrés de la concurrence de tous ces pays qui ne songeaient qu\u2019à se battre entre eux et à perdre les fruits du long travail de recherche et de succès; ils étaient par ailleurs enrichis par une immigration pleine de sève intellectuelle.Cecil B.De Mille va être l\u2019Abel Gance de l\u2019Amérique; il puise ses oeuvres dans l\u2019histoire, la philosophie, l\u2019amour, et produit Jeanne d\u2019Arc et Les Conquérants.C\u2019est aussi Mack Sennett qui, après avoir été acteur sous la direction de Griffith, réalise en 1917 Mickey et découvre Buster Keaton, puis celui à qui on est redevable des émotions les plus humaines du cinéma: Charles Chaplin.Pour Charlot, 1915 est l\u2019époque de son fameux Tramp, His new job, puis Carmen en 1916, et The Vagabond en 1917, suivi de Easy Street et The Immigrant.À cette date, débute un autre comique, Harold Lloyd aux côtés de Bébé Daniels, ainsi que Pearl White qui, par son film Les mystères de New-York provoque partout l\u2019éclosion de mystères.Douglas Fairbanks commence à percer.Son film The Lamb frappe immédiatement les foules.Pendant cette époque si fertile, Eric Von Stroheim travaille dans la future capitale du cinéma.Toute une école s\u2019est en effet fondée, dès 1903, à Hollywood, (Le Houx) où les Européens priment: ce centre est dû l\u2019initiative de H.H.Wilcox.522 En 1921, Von Stroheim secoue les habitudes de penser des Américains et réalise son premier grand film Foolish Wives avec Mae Bush; deux années plus tard, il projette Greed, un film qui durait sept heures, sept heures terribles.C\u2019est aussi, en Amérique, l\u2019époque des Rudolfo Valentino et Ramon Novarro qui, par leurs succès extraordinaires auprès des dames, font entrer dans les caisses d'Hollywood, des millions inespérés.De son côté, Charlie Chaplin tourne en 1921 The Kid avec le petit Jackie Coogan, puis en 1923, son fameux Pilgrim.La même année Donglas Fairbanks personnifie Robin.Hood et Walace Beery en est le Richard Coeur de Lion.Lon Chaney apparaît à l\u2019écran, et en 1923, il est l\u2019inoubliable Quasimodo du Hunchback of Notre Dame.Aucun truquage n\u2019est assez horrible pour lui.En 1924, année fertile s\u2019il en fut, vit Valentino remporter le plus vif succes dans Monsieur Beaucaire, Douglas Fairbanks triompher dans Le Voleur de Bagdad, Buster Keaton déclencher le rire dans Navigator.Puis en 1926, c\u2019est l\u2019ère des grosses machines historiques à la Quo Vadis: Ben Hur d\u2019après le roman de Lewis Wallace, avec Ramon Novarro en vedette, suivi de Beau Geste un des meilleurs films sur la Légion Etrangère avec le remarquable Ronald Col- man.Les Américains travaillent de plus en plus et Hollywood est devenu synonyme de cinéma.Wall Street sait retenir par de fabuleux cachets les meilleures vedettes d'alors: Greta Garbo, Janet Gaynor, Dolorès del Rio, Paula Negri, etc.En Russie, à cette époque du muet, Yvan Mosjoukine est populaire jusqu\u2019à la révolution de 1917, et son oeuvre capitale semble être Plus la nuit est sombre, plus les étoiles brillent.En 1925, Eisenstein réalise Le cuirassé Potemkine dont la foule est l\u2019acteur aux mille visages, et Pudovkine La mère évocation de créature humaine.À souligner qu\u2019en Russie même avec l\u2019invention du parlant en 1927, on continue la production du muet jusqu\u2019en 1934.Par ailleurs en Italie, le ciréma semble se suicider lentement avec ses vedettes Pina Ma- chinelli et Francesca Bertini, tandis qu\u2019en France, le cinéma se remettant du coup terrible que lui porta la guerre voit s\u2019épanouir le prodigieux talent d\u2019Abel Gance qui va October 1950, TECHNIQUE HIER a pre Fong (rend aie | Fran Bri Dee ecion Dre a de tts ores Yvan roll ale toiles Cl cteur mere met a ie $ y Ye pa ) fer poll donner coup sur coup Mater Dolorosa, Droit à la vie; puis en 1921, pendant que son frère siamois De Mille réalise Les Dix Commandements, il prépare son Napoléon.D\u2019autres réalisateurs français que l\u2019on retrouvera à l\u2019époque du parlant, redonnent à la France une place de choix: Jacques de Baroncelli avec Le roi de la mer; Marcel L\u2019Herbier avec Le Carnaval des vérités où s\u2019affirment quelques audaces techniques; Léon Poirier avec Jocelyn de Lamartine; Jacques Feyder avec Thérèse Raquin; René Clair qui, en 1923, à l\u2019âge de vingt-cinq ans, signe sa première oeuvre Paris qui dort, suivie du Voyage imaginaire avec Albert Préjean; Jean Grémillon avec Tour au large; Marcel Carné avec Eldorado du dimanche et enfin Mare Allégret avec Voyage au Congo.Les vedettes \u2018Françoise Rosay, Jim Gérald, Paul Olivier, Brigitte Helm et Germaine Dulac sont en pleine gloire.Le cinéma muet répondait aux appels les plus purs du « septième art » mais la parole, ce terrible moyen éternel vint troubler la fête.Le cinéma parlant et sonore C\u2019est à l\u2019automne de 1927 qu\u2019on projeta pour la première fois un film sonore et parlé, The Jazz Singer, une production de War- TECHNIQUE, Octobre 1950 Photo C.C.C.Max Linder fut le premier roi des comiques du cinéma naissant ; il allait devenir le maître de Charlie Chaplin.ner Bros et Vitaphone.La vedette était un obscur chanteur de music-hall, Al Jolson.Même si la critique jugea cette expérience folle, le public applaudit longuement cette nouvelle formule du cinéma, et exigea des films sonores même si les bruits dépassaient en amplitude le réel.Pouvant enregistrer le chant, les producteurs s\u2019y lancèrent à corps perdu.Que leur importait le scénario s\u2019ils pouvaient y inclure des chansons.L\u2019Art y perdit: le film sonore semblait être la faillite du cinéma.Il répétait la période de 1895-1900, alors qu\u2019il n\u2019était qu\u2019une simple curiosité.Mais les producteurs apportaient des recettes à leurs maisons et c\u2019était tout ce que désiraient les magnats.Parmi les meilleurs films sonores, on remarque: The Submarine de Frank Capra (1928); Dream of Love (1929), Adrienne Lecouvreur qui révéla Joan Crawford.À retenir Hallelujah que King Vidor réalisa en 1929, bouleversant autant par ses images que par le son.Citons comme des réussites pendant cette période: The Love Parade avec Maurice Chevalier et Jeannette MacDonald, une opérette-type due à Lubitsh.En 1930, de nouveau Cécil De Milles avec Madame Satan devançant Gan- ce qui termine La fin du monde (1931).En Amérique, après le chef-d\u2019oeuvre d\u2019Hallelujah, la production se stabilise.Quelques 523 réussites de premier ordre, parmi lesquelles nous choisirons sept productions importantes, puisqu\u2019il est impossible de tout résumer: The Champ avec Wallace Berry (1932), Shanghai Express avec Marléne Diétrich et Joseph Von Sternberg (1933); Modern Times de Chaplin (1937) ; The invisible man par James Whale avec les trucs de James Fulton (1934); The Green Pastures avec Rex Ingram (1936).Ignorons les loufoques avec les fréres Marx, les Laurel et Hardy, les Tarzan, les films de rythme avec Astaire et Ginger Rogers, enfin les musicaux de Deanna Durbin, la jeune fille a la voix d\u2019or.Citons des films en couleurs The trail of Lonesome Pine (1936) avec la collaboration de Kalmus un as du précédé Technicolor; Gone with the wind avec Vivien Leigh et Clark Gable (1941).Si le premier film parlant projeté est américain, est-ce a dire que les Etats-Unis doivent réclamer la paternité du cinéma sonore et parlant?Non pas, puisqu\u2019en 1902, déjà, Louis Gaumont avait résolu le problème du synchronisme entre un phonographe et un cinématographe, en projetant un portrait parlant.Trois ans plus tard, Joly prenait un brevet pour un système d\u2019enregistrement phonographique par la lumière obtenue de miroirs oscillants.En Amérique où l\u2019on travaille ferme dans les laboratoires, Lee De Forest brevète en 1907 son « vacuum amplifying tube ».C\u2019est grâce à l\u2019amplification électrique de la lampe triode Lee De Forest que la vulgarisation du film parlant sera possible.Trois chercheurs allemands Engt, Vogt et Massole qui avaient connaissance des travaux américains fondaient en 1923 Tri-ergon qui devait plus tard devenir le groupe Tobis dont l\u2019influence en Europe contre-balança les efforts américains de Western, R.C.A.et Bell Laboratory.Léon Gaumont, «le père du cinéma sonore et parlant » s\u2019était, lui, intéressé aux travaux des Danois Petersen-Poulsen (1923) et avait tenté un premier lancement avec L\u2019Eau du Nil.Le son était inscrit sur une bande indépendante.Le brevet de réunion sur une bande standard du son et de l\u2019image est un brevet Tobis.Le son en fait, devient un monopole ger- mano-américain.524 En Allemagne, Eric Pommer qui plus tard découvrit Dita Parlo, Lilian Harvey et Betty Amann, lance Marlène Diétrich dans L\u2019Ange Bleu, ce qui a pour effet de l\u2019entraîner à Hollywood.En 1932, Fritz Lang réalise «M» (M.: Murder), avec Peter Lore, d\u2019une très forte intensité dramatique.Mais c\u2019est une femme qui se fait particulièrement remarquer, Léontine Sagan avec un de ces coups de maître qui étonnent le monde entier: Jeunes filles en uniforme avec Herta Thiele.En 1937, ce pays présente un prodigieux documentaire tourné par Leni Riefenstahl et qui Olympia le film des Jeux Olympiques de Berlin.Parmi les films allemands typiques, à mentionner, signalons La Fille au vautour et l\u2019extraordinaire film musical Le musicien errant.En Russie, le cinéma semble avoir perdu la parole avec l\u2019avènement du sonore.Aéro- grad de Dovjenko est peut-être le plus grand film sonore des Russes.En Italie, quelques films qui valent comme gage d\u2019avenir: Scalpe al sole par Marco Elter (1935); Quatre pas dans les nuages d\u2019Ales- sandro Blassetti, La Couronne de fer (1941) une immense fresque autour d\u2019un morceau de la vraie Croix, Roses Ecarlates de Vittorio de Sica qui vient de donner son Voleur de Bicyclette.En France, René Clair réalise en 1931, un film de brillante invention À nous la liberté qui ne semble avoir été compris que six ans plus tard.En 1932, Julien Duvivier présente un de ses meilleurs films Poil de carotte avec Harry Baur et Robert Lunen; plus tard, il tournera une fresque magistrale Golgotha.En quelques années, le cinéma français semble acquérir une aisance que redoute Hollywood; ignorant ces films offerts encore au public pour des raisons simplement commerciales, voici quelques titres à retenir: de René Clair Le 14 juillet et Fantômes à vendre; de Jules Renoir: La grande illusion (1936); de Julien Duvivier Pépé le Moko (1936) et Carnet de bal (1937); de Marc Allegret Le Lac aux Dames (1934) le roman de Vicky Bauk; de Pierre Chenal Crime et Châtiment (1935); de Marcel Carné Quai des Brumes (1938) et Le Jour se lève (1939) ; de Léonide Moguy Prison sans barreaux October 1950, TECHNIQUE reste un chef-d\u2019oeuvre de montage: Cup, Thi RQ gp.il : \u2018 3% Us, à Riou Scien perdu Aer.fang v ime Ber 4e 14} [teal rio de bert 45 nt avec Li ais ute pl ment le mes sion oko [arc ed Ja 00: us (1938) ; de Grémillon Remorques avec Jean Gabin et Madeleine Renaud; de Jacques Fey- der après La Kermesse Héroïque (1935), La Loi du Nord (1939) avec Michèle Morgan et Charles Vanel; d\u2019Abel Gance Paradis Perdu (1939) avec Fernand Gravey.De la guerre de nos jours Avec la guerre récente, une cassure très nette s\u2019est dessinée entre le cinéma européen et le cinéma américain.Malgré l\u2019occupation de presque toute l\u2019Europe, le cinéma allemand essuyya un échec.De toute la production allemande, un film mérite les hommages Les aventures du Baron de Munchhausen (1943) de Joseph von Baky.L\u2019Allemagne s\u2019efforça de conquérir les marchés en aidant la production dans les pays occupés.En France, les occupants fondèrent une puissante maison de production qui réalisa La Symphonie Fantastique avec Jean-Louis Barrault, Les Inconnus dans la maison avec Raimu et Le Corbeau avec Pierre Fresnay.C\u2019étaient des films de la Continental.D\u2019autres producteurs collaborant indirectement puisqu\u2019il leur fallait de la pellicule, réalisèrent maintes bandes dont on relève parmi les meilleures Goupi mains rouges de Jacques Becker, qui allait donner plus tard Antoine et Antoinette, Les Visiteurs du soir (1942) et L\u2019Eternel Retour de Jean Delan- noy, un « Tristan et Iseult » vus par Jean Cocteau qui allait donner L\u2019aigle à deux têtes: Les Anges du Péché de Robert Bresson récit émouvant et difficile.En Amérique, les films de guerre atteignirent 55% de la production, et c\u2019est à Robert Florey le metteur en scène de Frankenstein (1932) qu\u2019on doit le plus marquant de ces films: God is my co-pilot (1946).Citons aussi l\u2019oeuvre de Michael Curtiz, Mission to Moscow (1942) avec Victor Francen.Parmi les plus imposantes productions, il faut nommer Grapes of Wrath de John Ford (1941), qui donna par la suite Tobacco Road avec Gene Tierney; de Sommerset Maugham, Wyler a tiré The letter avec Bette Davies; Mrs Miniver (1942) avec la nouvelle vedette Greer Garson; For whom the bell tolls de Sam Wood, inspiré du roman de Hemingway.On remarque dans le cinéma américain un nouveau venu, Orson Welles, auteur de Ci- TECHNIQUE, Octobre 1950 tizen Kane (1941), qui va par la suite réaliser les pièces de Shakespeare: Macbeth et Othello, celle-ci avec la jeune canadienne Suzanne Cloutier.Cecile De Mille après une prodigieuse fresque historique, The Crusades (1935) avec Loretta Young, va préparer Samson et Dalila une oeuvre spectaculaire s\u2019il en fut, qui plaît au public friand de tels films dans la veine de Fabiola, de Blasetti, des Derniers Jours de Pompéi de Marcel L\u2019Herbier ou de L\u2019Apocalypse de G.-M.Scotèse.A la Libération, l\u2019Italie a trouvé un prestigieux réalisateur en Rossellini qui a donné coup sur coup Rome Ville ouverte et Paisa; en (France, malgré nombre de difficultés financières, René Clément réalise La Bataille du rail (1945) et Jean Delannoy un film bien conté La Symphonie Pastorale (1946).Jean Cocteau écrit La belle et la bête (1946) que réalisent Carné et Prévert; Georges Rou- quier vient étonner le monde avec son Farre- bique (1946) un film de la veine de Flaherty.La France décida enfin, il y a quatre ans, de dire officiellement son mot dans le cinéma international et ouvrit son Festival de Cannes, en 1946 où se rencontrent pour être jugées les grandes productions mondiales; elle y remporte le Grand Prix avec La Symphonie Pastorale tandis que La Bataille du rail reçoit le Grand Prix du jury international.L\u2019année suivante, d\u2019autres festivals ont lieu à Bruxelles où elle obtient encore le Grand Prix avec Le Silence est d\u2019or, de même qu\u2019à Locarno en 1947, à Venise en 1948, avec Les Paysans Noirs de Georges Regnier et à Venise encore, l\u2019année suivante, avec Manon de Henri-G.Glouzot.Parmi les films de choix qu\u2019ait produits l\u2019Angleterre, nommons \u201cLady Hamilton\u201d et \u201cBlithe Spirit\u201d de Noél Coward, \u201cGreat Expectation\u201d de David Lean, puis \u201cHenry Ÿ\u201d de Laurence Olivier suivi de son chef-d\u2019oeuvre \u201cHamlet\u201d.Le cinéma actuel La jeune génération qui voit sur les écrans s\u2019épanouir les productions en couleurs s\u2019imaginent mal que le règne de la couleur ne commence pas avec elle.Il en sera de même dans quelques années alors que le cinéma en relief viendra bouleverser la technique actuelle.En vérité, le véritable règne de la couleur au pochoir commença sous Méliès et 525 continua dans les ateliers de Pathé, Gaumont, Eclair où tout un monde de techniciens coloriaient au pochoir des films qui eurent leur heure de vogue.Quant à la couleur dite naturelle, évitons de parler des nombreux procédés additifs qui ne virent pas ou ne verront jamais le jour.Une mention à décerner au procédé Keller-Dorian Berthon, issu des travaux de Lippmann et exploité un temps en 16 m/m par Kodak.Le procédé Technicolor n\u2019est, somme toute, que le résumé des travaux sur la prina- typie de Léon Didier en France, le même qui a réalisé le procédé Chimicolor actuelle- Impressions BLEUES (Blue Prints) Reproductions ou fac-similés de dessins, documents légaux, lettres, rapports, etc.Appelez AGRANDIS OU RÉDUITS LAncaster 5215-5216 et nous vous dirons ce qui peut être fait MONTREAL BLUE PRINT Inc.1226, Université Montréal, P.Q.ment à l\u2019étude.Les procédés Agfacolor, Kodachrome et Gasparcolor ont certains points communs, les deux premiers possèdent de puissants laboratoires et sont partant plus connus.Notons aussi, en France, un nouveau procédé le Rouxcolor avec lequel Marcel Pagnol a réalisé La belle Meunière, une évocation de la vie de Schubert.En ce qui concerne le relief, à part les solutions Noaillon (belge) et Savoye (France), rien de bien sensationnel à signaler.Dans un article subséquent, nous traiterons de «la petite histoire du cinéma dans le Québec ».La Banque Canadienne Nationale est a vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement Actif, plus de $400,000,000 543 bureaux au Canada 67 succursales à Montréal \"IMPRIMERIE est une industrie 4 complexe qui groupe métiers spécialisés.plusieurs Il faut que le i client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à ses divers ouvriers \u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec les travaux que nous wi manipulons.Vous serez toujours i satisfait ei vous Consultez LA PATRIE SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Sainte-Catherine Téléphone : LA.3121° Montréal 865 est, rue Ste-Catherine Montréal Pravin IL pour abriter les découvertes Baraquement provisoire édifié sur les berges de la Seine, à Paris, et inventions de 600 bricoleurs Le 41e concours Lépine Tenu à Paris du ler au 17 avril, 1950 Origine de cette exposition annuelle de la petite technique artisanale française E temps immémorial, se dressent, tout le long des grands boulevards de Paris, à l\u2019époque de la Noël et du Jour de l\u2019An, de petites baraques foraines.Dans ces humbles boutiques, de modestes artisans français s\u2019efforcent de présenter des jouets bon marché et autres menus objets à bas prix.Aussi, afin de stimuler le zèle de ces ingénieux bricoleurs, un ancien et très actif préfet de police de la Seine, Louis Lépine prit, en 1901, l\u2019initiative d\u2019ouvrir un concours entre tous les petits fabricants, créateurs d\u2019ingénieuses trouvailles pour amuser les bambins ou de nou- TECHNIQUE, Octobre 1950 par JACQUES BOYER, JOURNALISTE SCIENTIFIQUE veautés mécaniques originales et peu coûteuses pour faciliter les besognes journalières de leurs parents dans les domaines les plus di- Vers.L\u2019idée eut un vif succès et dès l\u2019origine 350 concurrents exposèrent leurs modèles, d\u2019un mérite d\u2019ailleurs fort variable, au premier Concours Lépine qui se tint dans le hall du Tribunal de Commerce.On n\u2019y voyait alors que de nombreux jouets valant de l à 5 francs! Heureux temps! On pouvait y admirer, entre autres, les fameux automates de M.Martin dont un demi-siècle n\u2019a pas encore 027 # A I CEE Be rarer secs ors transformables s\u2019exécutent en n\u2019importe quel parfois même des petits inventeurs de génie! me nt el all, Si œ oR ALEX.BREMNER LIMITED Ni MATERIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION : Etablie PRODUITS REFRACTAIRES ie en 1872 1040, rue BLEURY \u2014 MONTREAL \u2014 LA.2254* Jour Li fon, En qualité de technicien, vous aimez mir avoir affaire à des techniciens pour jan vos besoins de soudure.5 Nous avons le plaisir de vous informer que notre ol ingénieur est passé par l\u2019Ecole Supérieure de je Soudure de Paris, et que tous nos vendeurs connais- we sent et pratiquent la soudure et se tiennent conti- WELDING & SUPPLIES Co., LTD.nuellement au courant du progrès dans ce domaine.eur 3445, rue Parthenais, Adressez-vous à nous pour vos appareils baguettes, de MONTRÉAL - CH.1187 électrodes et accessoires.ris TE TECHNIQUE, Octobre 1950 531 BETTER SULPHUR ELIMINATION INTRODUCTION Quality of Castings Our exacting demands of industry requires the foundryman to produce castings that have to meet high standards of quality.Castings which have defects must therefore be scrapped.Scrap reports in a steel foundry can become very impressive or rather depressive to the foundryman.When this condition arises an investigation is conducted to determine and eliminate the cause.Scrap due to Hot Tears and Cracks At one point last year it was observed that a high percentage of the loss due to scrap was because of hot tears and cracks.On further study it was noticed that the castings accounting for this increase in hot tears and cracks, were usually of thin section such as spring planks, bolsters and side frame made in Green Sand.In view of these facts an investigation was undertaken to determine and eliminate the cause of these hot tears and cracks.Investigation Was the foundry practice to blame?Was the metal composition to blame?These were questions that had to be answered.The mechanism by which hot tears occur was studied in the hope of finding the solution to the problem.532 by J.G.RIVET, Eng., JR.METALLURGIST, CANADIAN CAR & FDY.CO.LTD., LONGUE POINTE PLANT HOT TEARS Mechanism of formation In passing from liquid steel at the pouring temperature, to the solid metal at room temperature, shrinkage occurs at three different stages which amounts to about 12% by volume.The first shrinkage is about 2% and occurs when the steel cools from the pouring temperature to the freezing point.The second stage, which is about 3% occurs when the steel solidifies.And third, the steel shrinks about 7% in cooling from the melting point to room temperature.A steel casting is usually of intricate design and consequently has sections of varying thickness.These various sections cool at different rates thus setting up thermal gradients.These Thermal gradients in the sections of varying thickness in turn cause contraction gradients.Contraction gradients produce stress concentration at points of junction of metal sections.These concentrated stresses are sometimes sufficient to cause rupture of the metal which is quite weak at temperatures not far removed from the freezing point.The resulting defects are known as hot tears or cracks.Factors that Promote Hot Tears When steel solidifies in a mould, it is under conditions of hindered contraction due to the presence of the cores.This hindered contraction is conducive to stress concentration and consequently cores that possess high retained strength, will sometimes cause stresses October 1950, TECHNIQUE RL gg, rg © fem Here 0 vo T af i 0 second en the point 2 des rig it df os of con de m of Ames dich ored sde eto ation re esses y of sufficient magnitude to promote hot tears.Certain types of inclusions such as the aluminum sulphide eutectic may reduce the strength of the newly solidified metal to such a point that a small stress concentration will cause failure.The sulphur content of the steel is also important, because it lowers the strength of the steel quite markedly at elevated temperatures.The sulphur present in the steel is also responsible for the aluminum sulphide inclusions mentioned above.Factors Probably Responsible After a few changes in the foundry practice it was decided to look for the cause of the hot tears in the metal composition.Upon examination of the chemical analysis of the steel it was noticed that the sulphur content was higher than it had previously been and it was decided that this was probably the cause of the trouble.The reason for the sulphur increase was attributed to the poor grade of available scrap these days.This conclusion required that a program for better sulphur removal be undertaken.It was felt that lower sulphur could be obtained through actually charging less sulphur in the furnace and through a closer control on the slag composition.SULPHUR ELIMINATION IN THE BASIC OPEN HEARTH Reactions for Sulphur Removal Sulphur removal in the basic open hearth takes place according to the following reactions.FeS+CaO CaS-FeO FeS+Mno MnS-FeO These reactions occur because the distribution ratio of the metallic sulphides in such that a good part of the metallic sulphides are present in the slag and can react as stated above.It is seen from the above reactions that with high CaO and MnO and low FeO and MnS these refining operations tend to proceed to the right.Factors Affecting Sulphur Removal The factors affecting the sulphur removal in the steel are the following: \u2014 TECHNIQUE, Octobre 1950 1.High bath temperature and fluorspar.2.High Basicity 3.Low FeO 4.High Desulphurization ratio 5.High slag volume 6.High residual Mn.7.Low S Charge.The need for a high bath temperature is that in this case it gives a slag with good activity and good fluidity.The fluidity is also helped by the addition of fluorspar.A good mature slag will dissolve approximately 0.2% S by weight.0.045 + 3e 29040 < ~ Ww = = \u2014 0035 2 & ~~ 3 9 DATA TAKEN FROM o030|- OPEN HEART HEAT $3236 0.025.i 1 i 1 10.0 105 no ns 12.0 Ph oF SLAG Graph of per cent sulphur in metal vs Ph of elag.Plotted from actual values obtained during investigation High slag basicity is required for it is a sure way of having a slag of high CaO and MnO content.And as stated before, high CaO and MnO are necessary for good sulphur elimination.This is shown by the graph of sulphur in steel vs Ph of slag shown in fig (1) plotted from actual results during the investigation.The desulphurization ratio is defined as the ratio of the percentage of sulphur in the slag to the percentage of sulphur in the steel.It can therefore be seen that for the best sulphur elimination the highest obtainable value for this ratio is sought.Since high CaO and MnO are favorable to sulphur elimination, the desulphurization ratio should increase with increasing CaO and MnO content in the slag.Consequently, since it was shown previously, that CaO and MnO content of the slag increases with increasing PH, the desulphurization 533 IN + oh ratio should also increase with increasing PH.That this statement is true has been shown experimentally by values taken during a heat, the results are shown in the graph of desul- phurization ratio vs PH in fig.(2).Theoretically, since the graph shows a straight line relationship, it would be of great advantage to have a slag of very high P.H.8 = 7 oO E 2 el 2 © < 0 N & sk DATA TAKEN FRom z OPEN HEARTH HEAT 5336 3 mn Ww n 4 3 1 1 1 1 10.0 10.5 no 1s 12.0 Ph oF SLAG Graph of desulphurization ratio vs Ph of slag.Plotted from actual values obtained during investigation The desire for low FeO in the slag is substantiated by the fact that in the sulphur eliminating reaction below: FeS+CaO CaS+FeO according to the law of mass action better sulphur elimination will result.That is to say the reaction will go more completely to the right when the FeO is low.Low FeO is also necessary to maintain high residual manganese.Since it is advantageous to have low FeO for sulphur removal, the working of the heat to obtain good sulphur removal should be started as early as possible after melt down.At the beginning of the heat the carbon is high and FeO low.As the heat progresses the oxidizing power has to be increased in order to reduce the carbon content.At this point the FeO is higher, and it would be considerably more difficult to effect sulphur removal.High residual manganese does not lead to better sulphur removal.The function of the 534 residual manganese is to combine with part of the sulphur that is left in the steel to form the harmless Manganese Sulphide inclusions.When the residual manganese is not present in a sufficient quantity then the dangerous iron sulphide inclusions may form.The obvious way to obtain lower sulphur content in the steel, would of course be to charge less sulphur in the furnace.That is to use raw materials such as: fuel, pig iron, scrap, limestone, dolomite, iron ore, etc., of a lower sulphur content.But must not be economy lost sigh of, for lower sulphur materials mean higher price and in some cases they are not available; therefore an economic balance must be kept between price of low sulphur raw materials and time and material employed for better sulphur removal.Limitations of Sulphur Removal The factors that help sulphur removal were stated above and their effects explained.These factors cannot be pushed beyond limits.There are in most instances well defined limits that stem from practical and theoretical reasons.The combination of the limits of these individual factors is the criterion that will determine the percentage of the total sulphur charged that it will be possible under these conditions to eliminate.Knowing the percentage of the total amount of sulphur charged that will be eliminatel, will thus enable us to determine how much sulphur it is permissible to charge so as to produce a Heat of a specified sulphur content.The bath temperature, which it is desirable to have high, is limited for one thing by the fact that open hearth furnaces have silica brick roofs which can stand temperatures of about 3000°F to 3100°F.The roof is operated with a very slight margin of safety (about 200°F.) ; consequently a slight rise in temperature may leave you with a bath full of roof.To increase the slag basicity and consequently the PH, much lime must be added to reduce the effect of the acid constituents such as Si Oy, Ps, Op etc., present in the slag.The addition of lime in quantity raises the slag volume as well as its viscocity.There are many reasons why the slag volume will not permit of great increase.The first reason is purely physical i.e., the limit exercised by the October 1950, TECHNIQUE ation! te app ro f fom: i: Ii nao de da sel to the dhove ph the mo Tolume TRS thet Weigh Pract hood de fore Mh i ¥ bi; ly | dag > ar | mot on f the © bath dimensions.Too great an increase would soon have the slag overflowing the breast of the furnace.The second reason being that with too thick a layer of slag over the metal bath, there is a blanketing effect.This blanket insulates the metal bath from the heat and oxygen required for the refining operation, thus lengthening the time required to produce the heat.This condition also brings up the danger of having a cold heat.The visco- city of the bath cannot be increased too markedly either, for a viscous slag has but little bath action and thus poor refining qualities.From values obtained during the investigation it was determined that a Ph of 11.4 to 12.0 gives us good results for all factors involved.Since, as stated above, there is a limiting value to which the Ph of a slag can be raised, creases with increasing Ph, there is, therefore, also a limiting value to the desulpherization ratio obtainable.The desulphurization ratio being thus limited, it is readily seen that the amount of sulphur it is possible to remove will also be limited.The graph of desulpher- ization ratio vs.Ph (fig.4) supplies us with the approximate value of the desulphurization ratio for the Ph of the slag.It is therefore seen that the desulphurization ratio will range from: 7.5 when the Ph is 11.4 to: 10.0 when the Ph is 12.0 The maximum obtainable value for this ratio is thus seen to be 10.0 The ratio of the total sulphur content of the slag to the total sulphur content of the steel is obtained by multiplying the desulphu- rization ratio by the ratio of the slag weight to the metal weight.An examination of the above statement shows that for a given desul- phurization ratio the higher the slag volume the more sulphur will be eliminatel.The slag volume cannot be increased very much for the reasons already stated in the paragraph on slag to the total sulphur in the steel is there- weight to metal weight that has been found practical to operate with is in the neighborhood of 0.10.The maximum ratio of total sulphur in the slag to the total sudphur in the steel is therefore obtained when both the maximum desul- phurization ratio and the maximum ratio of slag weight to metal weight are prevalent.In this case the maximum is as follows: TECHNIQUE, Octobre 1950 Max.Desulphurization ratio 10.0 Max.ratio of slag weight to metal weight 0.10 Max.ratio of total sulphur in slag To 10.0 x 0.10 1.0 total sulphur in metal Namely a ratio of 1 : 1.Therefore at best only 50% of the sulphur charged can be eliminated.The low FeO required for better sulphur elimination is in direct contradiction to the fact that high FeO is required for the phos- phosrus removal.Since the one of the prime reasons for the existence of the basic open hearth process is its ability to remove phosphorus, the FeO cannot be lowered too much for then we would be defeating our own purpose.Also too low an FeO does not oxidize the carbon very rapidly and thus prolongs the refining period which, among other things, is quite costly.As mentioned before the charging of low sulphur bearing raw materials is a factor limited both by reasons of economy and the availability of the materials.CONCLUSIONS Good practices Revealed by the Investigation The investigation has caused improvements to be added to the existing Open Hearth practices.The procedure now followed for the making of a heat is as stated below.As soon as possible after melt down, a metal sample is taken and analysed for sulphur.If the sulphur content is high, say 0.45, then steps are taken to start the sulphur elimination immediately while the oxidation is still low (FeO 7.0 to 8.0).The suphur analysis can be performed in a matter of about five minutes.The method employed is a modification of the A.S.T.M.combustion method.A slag sample is taken soon after this and the Ph determined.At this point a Ph of 11.4 is hoped for but not always obtained.The Ph may be of 10.8 or 11.0 but this should not cause undue worry as it can be rectified by the addition of lime.The Ph is determined by the slag suspension method suggested by Messrs.W.O.Philbrook and A.H.Jolly Jr.of the International Harvester Company.À description of the method is given in \u201cA Survey of Slag Control Methods\u201d page 233, 535 NAL HN NE ER IR rare fs San SE RRC ATR HE 0 3 Shey Se RC i ER eR Open Hearth Steel Proceedings of 1944.AIM.HE.The Ph of the slag is taken at numerous instance during the progress of the heat to keep the rate at which the basicity is increasing controlled; i.e.to make sure it is increasing.The ladle in which the metal has been tapped is held for about an hour.This is from the time at which the heat was tapped to the time the last casting is poured.The slag in contact with the metal must be of such condition as to cause the least change in the metal composition during the pouring time.The slag obtained with the present practice is one that will give these conditions.Results With the slag control now operating efficiently it is possible to produce steel with a sulphur content of below 0.030%.The average sulphur of the open hearth steels, produced at the Canadian Car and Foundry Company, Longue Pointe plant, is approximately 0.027%.Upon looking at the now less depressive scrap reports it is seen that a much lesser percentage of the scrap is due to hot tears or cracks, since the sulphur content of the steels has been reduced to a new level.Summary To summarize the results it can be said that for better sulphur elimination the following points must be adhered to: 1) Charge as low sulphur material as possible, consistent with economy.2) Obtain and maintain high slag basicity due to CaO.3) Obtain a slag of as low an FeO as possible but limited by the required oxidation.4) Obtain a slag of high fluidity and of controlled volume.5) Use as high a temperature as possible but remember the danger to the furnace refractories.isa sis REE Bene ais.Ea rr PLOMBERIE DE SRE EE ge po x ANNONCEZ gomme ofa gi: LE 1115 vin Prd in i i là Lu CHAUFTAGE VENTILAT 0 DANS TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE .4 À 7 DOllard 8492 7 TE 7 > ZZ a ~ 7375, RUE CHAMBORD Nig NN ze Colloïdes et émulsions par FLORENT-G.TESSIER, PROFESSEUR À B.A., L.Ped., L.Sc., M.A., L\u2019ECOLE D\u2019ARTS ET METIERS - DE MONTRÉAL, SECTION NORD Définitions et principes généraux a\u2014Des colloïdes en général Oy ne peut à vrai dire parler de colloïdes, mais d\u2019état colloïdal.Théoriquement, toute substance peut, dans des conditions convenables, se trouver à l\u2019état colloïdal, c\u2019est-à-dire posséder des dimensions comprises entre 1 my et 500 mu (1 pu = .001 mm).Cet état confère au système (à la suspension colloïdale) des propriétés spéciales différentes de celles des solutions vraies où la substance dissoute est à l\u2019état moléculaire et différentes des suspensions mécaniques où la particule est plus grosse que 500 mu et partant n\u2019a plus de propriétés remarquables.b\u2014Dimensions de la particule suspendue: Suspension mécanique 500 my pas de propriétés spéciales.Solution vraie 1 my propriétés des solutions vraies.Solution colloïdale 1 mu-500 mu propriétés remarquables.On peut passer de l\u2019état moléculaire à l\u2019état colloïdal par condensation et inversement par dispersion.c\u2014Variétés de suspensions colloïdales: 1 Gaz dans liquide Ex: mousse de savon 2 Gaz dans solide Ex: pierre ponce 3 Liquide dans gaz Ex: brouillard 4 Liquide dans liquide C\u2019est une Emulsion 5 Liquide dans solide Ex: gelée de fruits 6 Solide dans gaz 7 Solide dans liquide Ex: fumées Ex: suspension d\u2019amidon, argyrol TECHNIQUE, Octobre 1950 C\u2019est surtout ceci que l\u2019on sous-entend lorsqu\u2019on parle de solution colloïdale ou pseudo-solution.8 Solide dans solide Ex: verres colorés d\u2014 Terminologie des colloides: La terminologie colloïdale est bien confuse, ce qui complique un peu l\u2019étude de cet état.Voici quelques \u2018définitions: Suspension colloïdale, pseudo-solution ou sol, désignant tout système pouvant entrer dans l\u2019énumération précédente (c) Phase dispersée: On appelle phase dispersée, la phase divisée ou suspendue en particules colloïdales.Lorsqu\u2019on indique O/W (oil in water), on veut dire que l\u2019huile est la phase dispersée ou la phase discontinue Phase dispersante: c\u2019est la phase continue.En Anglais on dit W/O pour indiquer que l\u2019eau est la phase dispersée et l\u2019huile la phase dispersante.Gel: la gélification signifie en général une tendance de la matière colloïdale à se grouper.Les particules suspendues sont immobiles.Le gel peut avoir été coagulé ou floculé.Coagulation: elle a lieu si les miscelles viennent se grouper en un seul bloc au lieu de précipiter en flocons légers.Précipitation: elle se produit si la phase dispersée se sépare sous forme d\u2019une poudre.Floculation: c\u2019est une précipitation où la phase dispersée s\u2019est agglomérée en flocons légers.Peptisation: phénomène par lequel on remet en solution, une substance colloïdale qu\u2019on avait préalablement précipitée.Synérèse: Graham a observé que si l\u2019on abandonne à lui-même un gel coagulé en masse, la séparation du liquide de l\u2019ossature spongieuse s\u2019effectue d\u2019elle-même avec le 537 24 i A a \u20ac Ri if PP. J hire ems «eri reine: - repense pe rere « iA a = OX wt TP AE Le IR ee pa A I RE : RE CR SE er rin mane, ares eur kgs cer EE el pags XAT Rr re i Ee pay =r Ee temps.Le sang coagulé donne ce phénomène.C\u2019est la synérèse.Les émulsions Il peut se former une émulsion toutes les fois que l\u2019on agite ensemble, par des moyens appropriés, deux liquides non-miscibles.Mais les émulsions de ce genre ne contiennent pas plus que 2% de phase dispersée.I y a certaines exceptions.Ainsi l\u2019eau agitée avec du ricinoléate de glycéryl (qui est un liquide non-miscible à l\u2019eau) forme des émulsions concentrées et stables; mais cela est dû au fait que le ricinoléate de glycéryl est lui-mé- me un agent émulsifiant.Il est donc, en pratique, toujours nécessaire d\u2019avoir recours à une troisième substance appellée \u201cagent émulsifiant\u201d.a\u2014 Variétés.Il y a deux grands types d\u2019émulsions: l\u2014le type huile dans eau (0/W) 2\u2014Ile type eau dans huile (W/O) On peut déterminer à l\u2019avance, à quel type appartiendra une émulsion, en s\u2019appuyant sur la règle suivante: a\u2014Si l\u2019agent émulsifiant est soluble dans l\u2019eau, on obtiendra le type huile-dans-eau.b\u2014Si l\u2019agent est soluble dans l\u2019huile, on obtiendra une émulsion du type eau-dans-hui- le.On entend ici par huile, tout liquide insoluble dans l\u2019eau.Ex: benzène, pétrole, aniline, etc.b\u2014-Moyens de reconnaissance: 1\u2014Méthode a l\u2019aide de colorants.Une matière colorante, soluble dans l\u2019une des phases et insoluble dans l\u2019autre, est ajoutée à l\u2019émulsion et le tout agité doucement.Si la couleur diffuse dans toute l\u2019émulsion, la phase continue est celle dans laquelle la matière colorante est soluble.Si la couleur n\u2019a pas diffusé dans toute l\u2019émulsion, la phase qui dissout le colorant est la phase discontinue ou dispersée.2\u2014Méthode de la goutte.On met deux gouttes d\u2019émulsion sur une lamelle de verre.On ajoute une peu d\u2019une des phases goutte à goutte et on mélange légèrement.On fait de même pour l\u2019autre goutte en ajoutant l\u2019autre phase.Le milieu continu sera le composant ajouté qui se mélangera le mieux à l\u2019émulsion.538 Enfin, mentionnons encore les méthodes par conductivité, par fluorescence et par le mouillage d\u2019un papier filtre.c\u2014Préparation.1\u2014Condensation d\u2019une vapeur dans un milieu non miscible.| On peut, par exemple, préparer des émulsions eau-benzène.Cette méthode élimine la nécessité de l'agitation.(Ce qui dans certains cas, est une nécessité).2\u2014Méthode d\u2019Hatschek.Cette méthode extrêmement simple requiert l\u2019appareil suivant.(Figure 1) A vise zzz N - LU La colonne B est remplie, au 1/3 environ, de la solution d\u2019agent émulsifiant.L\u2019huile s\u2019écoule trés lentement par A et on fait le vide en C.L\u2019huile se condense en trés fines gouttelettes le long de la tige T et le barbotage de l\u2019air dans le liquide fournit un système d\u2019agitation très efficace.3\u2014Méthodes par agitation.Il y en a deux: la méthode continue et la méthode discontinue de Brigg.La méthode de Brigg est bien supérieure à la méthode continue; Kruyt explique pourquoi.Supposons que l\u2019on veuille émulsionner le système huile-eau-stéarate de sodium.Ce dernier étant soluble dans l\u2019eau, il favorisera la formation du système huile-dans-eau.Cependant ce système se formera simultanément avec son inverse eau-dans-huile, mais ce dernier sera instable.De deux choses l\u2019une: ou bien, on emploie la méthode continue et dans ce cas, les deux émulsions se forment, car le système eau-dans-huile est constamment refait à cause October 1950, TECHNIQUE cdl thode hode tial favor de l\u2019agitation continuelle.Mais aussitôt que cette agitation cesse, l\u2019émulsion eau-dans- huile tombe et il ne reste que celle huile-dans- eau entourée d\u2019eau et d\u2019huile libres.Au contraire, si l\u2019on emploie la méthode discontinue, les deux émulsions se forment et l\u2019on arrête l\u2019opération.Celle qui est instable tombe et l\u2019autre demeure.On recommence ce jeu plusieurs fois et, vu que l\u2019on émulsionnera de plus en plus en faveur du système huile-dans-eau, l\u2019autre ne pourra plus se former et la fin de l\u2019opération ne sera pas marquée par la chute partielle de l\u2019émulsion comme dans le premier cas.Agents émulsifiants On appelle \u201cagent émulsifiant\u201d toute substance, corps pur ou mélange, permettant d\u2019augmenter la concentration d\u2019une émulsion ou d\u2019en assurer la stabilité.Les uns agissent par la viscosité qu\u2019ils confèrent au milieu.C\u2019est ainsi que l\u2019on explique le rôle des pectines et des gommes.D\u2019autres facilitent l\u2019émulsification en diminuant la tension interfaciale, c\u2019est-à-dire la tension qui s\u2019exerce entre deux liquides non-miscibles à leur surface de contact.Enfin le mécanisme de l\u2019action des agents é- mulsifiants est souvent obscur, ce qui a donné lieu à plusieurs théories qui seraient onéreuses à décrire dans ce travail.Quelques théories sur l\u2019action du cholestérol comme agent émulsifiant Le cholestérol est un colloide hydrophile, c\u2019est-à-dire qui possède de l\u2019affinité pour l\u2019eau, bien qu\u2019il y soit complètement insoluble (0.26 grs /100 grs d\u2019eau à 20°C).Il donne en général des émulsion W/O quoiqu\u2019on ait réussi à en obtenir quelques-unes du type O/W.Ses esters sont aussi hydrophiles.Keiser a déterminé que le cholestérol et ses esters diminuent la tension superficielle de l\u2019eau.Cependant cette action diminue avec l\u2019augmentation du nombre d\u2019atomes de carbone de l\u2019acide combiné dans le cas des esters.Berkman rapporte que Shulman et Cock- bain ont émis une théorie pour expliquer les résultats de leurs travaux.Il semble que la stabilité d\u2019une émulsion huile-eau-cholestérol- TECHNIQUE, Octobre 1950 sulfate double de cétyle et de sodium, dépend d\u2019une disposition stéréochimique du cholestérol et du sulfate à l\u2019interface huile- eau, disposition qui assurerait la formation d\u2019un film liquide autour de la gouttelette d'huile.Ce film serait chargé électriquement.La stabilité du film serait due aux forces d'attraction de Van der Waals qui s\u2019exercent entre les parties non-polaires du cholestérol (soluble dans l\u2019huile) et du sulfate (soluble dans l\u2019eau).On sait que les forces de Van der Waals sont de nature électrique, car bien que les molécules soient neutres, elles renferment des pôles positifs et des pôles négatifs qui peuvent former un aimant dipôle et attirer un autre aimant semblable d\u2019une molécule avoisinante.Ces parties vivantes ou actives (polaires) de la molécule attirent des parties de même nature mais de signe opposé, lorsque les distances qui les séparent sont suffisamment petites.EAU Jeet [* ulfate CEtYLE EAU La figure 2 représente une miscelle d\u2019huile entourée d\u2019eau.Toute la partie hydrocarbure du cholestérol est dans l\u2019huile et son groupement OH dans l\u2019eau.Pour le sulfate, la partie sulfate et sodium est soluble dans l\u2019eau tandis que le radical cétyle est dans l\u2019huile.Si l\u2019on remplace le radical cétyle par un plus petit comme le radical éthyle, il se fera une inversion et l\u2019on obtiendra au contraire une émulsion eau-dans-huile.Théorie de la courbure des gouttelettes Le passage d\u2019une émulsion O/W à W/O ou vice versa, ce qui s\u2019appele inversion, pour- 539 rait très bien s'expliquer par la courbure des gouttelettes (curyature).Hildebrand l\u2019expose et la prouve comme suit: une La figure 3 représente gouttelette d\u2019huile entourée d\u2019un film formé de molécules juxtaposées; ces molécules, analogues à celles d\u2019un savon, sont formées par des chaînes hydrocarbonées (a) terminées par des métaux (b).Si le corps ab contient un métal possédant un petit volume atomique, la gouttelette d\u2019huile devra être peu convexe et partant, être plus grosse et moins stable.Le corps ab, dans ce cas, ne sera pas un bon agent émulsifiant.Si au contraire, le volume atomique du métal est grand, la gouttelette devra être plus convexe et partant moins grosse et plus stable.Le corps ab dans ce cas sera un bon agent émulsifiant.C\u2019est ce qu\u2019ont prouvé Fin- kle, Draper et Hildebrand.Ils ont dressé le tableau suivant: HUILE DANS EAU Eléments Volume atomique Cs 70.6 K 45.3 Na 22.9 Ag 10.3 EAU DANS HUILE Eléments Volume atomique Ca 12.6 Mg 7.0 Zn 4.6 Al 3.4 Fe 2.3 Tous ces métaux ont été combinés à l\u2019acide oléique.Le césium, ayant un grand volume atomique, doit donner une émulsion huile- dans-eau très stable relativement aux autres.La stabilité doit aller en diminuant avec les autres métaux car la courbe de la gout- 540 telette d\u2019huile s\u2019affaiblit et tend vers une droite avec l\u2019oléate d\u2019argent.L\u2019émulsion formée ne peut être stable si le volume atomique du métal est de l\u2019ordre de grandeur du volume de la chaîne carbonée: argent et calcium.Pour les autres métaux, la courbe doit être convexe vers l\u2019huile et ils doivent augmenter leurs qualités émulsi- fiantes, mais cette fois eau-dans-huile.Oléate de Vie de l\u2019émulsion Cs 8 semaines K 8 semaines Na 6 semaines Ca 1 heure Ag 1 jour Mg 2 29 Zn 24 \u201d Al 7 7 Fe 10 \u201d Shulman et Cockbain ont encore montré qu\u2019un complexe équimoléculaire stable se forme a Pinterface Nujol-eau lorsque le sulfate de cétyle pénétre dans un film de cholestérol.L\u2019intensité d\u2019action entre les groupes polaires du film et la substance pénétrante est importante.En effet s\u2019ils remplacent le cholestérol par de l\u2019acétate ou du stéarate de cholestérol ils ne peuvent obtenir d\u2019émulsions stables Nujol-dans-eau.Shulman et Rideal ont trouvé que la réactivité des groupes polaires vis-à-vis du groupement alcoolique du cholestérol peut être indiquée comme suit: NH;, SO, CO,, N (CH3)s, a anions des acides biliaires.Méthodes de comparaison des agents émulsifiants Il n\u2019y a pas de procédé standard; chaque chercheur tâche d\u2019évaluer ses agents par des méthodes qui lui semblent répondre le plus à ses besoins.1\u2014Lotzkar et Maclay.Ils comparaient pectine, tragacanthe, ka- raya et acacia comme agents émulsifiants.Ils suivirent les variations de leurs émulsions en mesurant le pH, la viscosité et la surface spécifique de l\u2019huile dispersée à intervalles réguliers répartis sur une période de 10 semaines.Les coefficients de stabilité furent calculés d\u2019après les chiffres trouvés pour les surfaces spécifiques.2\u2014Powers, Leask et Warner October 1950, TECHNIQUE at \u20ac rd LW at 08 Ty Voutre 2% for.slfae lin), S pole nie et kdo rae dg nlsons À têat- 0 90 oi être anions Dans une éprouvette de 8\u201d de hauteur par 1\u201d de diamètre, ils introduisent 5 grs de pé- trolatum blanc et un % variable de cholestérol dispersé (1%, 2%, etc.) et chauffent le tout vers 65-70°C dans un bain d\u2019eau.Ils ajoutent ensuite, d\u2019un seul coup 214 ou 5 ou 71% c.c.d\u2019eau selon le cas, en agitant avec un agitateur en spirale qui touche le fond du tube.Ils laissent 2 mois à l\u2019obscurité et ils constatent au bout de cette période quelles émulsions sont les plus stables.3\u2014Quincke et Plateau.Ils mesurent le pouvoir de leurs agents émulsifiants en calculant la diminution de tension superficielle que ces derniers causent lorsqu\u2019ils les ajoutent à un liquide pur ou à une solution.Pour se servir d\u2019une telle méthode, il faut évidemment admettre que la diminution de tension causée par une substance est en fonction de son pouvoir émulsifiant.Or, sur ce point, les chercheurs diffèrent d\u2019opinion bien que la majorité s\u2019accordent à admettre ce fait.4\u2014White et Marden.Ils comparent leurs agents en émulsionnant des proportions identiques d\u2019eau, d\u2019huile et des agents à essayer pendant 5 minutes et ils observent le temps requis pour une séparation notable.Conclusion Vous étes vous déja demandé quel role jouent les substances colloidales dans la nature et dans l\u2019industrie?Quoiqu\u2019il en soit nous allons jeter un regard ensemble sur l\u2019importance des colloïdales.Commençons par la cellule animale ou végétale.Vous savez que tout corps organisé est composé de cellules; si l\u2019on soustrait à la cellule vivante le liquide colloïdal qu\u2019elle contient qu\u2019arrive-t-il?Elle se dessèche et meurt.L\u2019état de colloïdal s\u2019avère donc indispensable à la vie animale et végétale.Son effet tampon, ses propriétés émulsives et adsorbantes, sa faculté de réagir en milieu acide aussi bien que basique, font de la substance colloïdale le véhicule de choix dans plusieurs domaines scientifiques.La physiologie, la médecine, l\u2019agriculture, la pharmacie, l\u2019industrie du papier, des textiles, des colles, de l\u2019amidon, du fromage, du cuir, des plastiques, etc, sont souvent aux prises avec des problèmes compliqués étroitement liés à l\u2019état colloïdal.Les phénomènes d\u2019émulsion, de floculation et de coagulation ne se rattachent-ils pas à l\u2019état colloidal?L\u2019industrie ne s\u2019adresse-t-elle pas aux gels et aux suspensions colloidales pour fabriquer les films photographiques et les pellicules cinématographiques de même que certains explosifs ainsi que divers produits employés sur une grande échelle dans le domaine de la catalyse ?Permettez-moi de vous rappeler que certaines compagnies ont dépensé et dépensent aujourd\u2019hui des millions de dollars pour arracher aux colloïdes certains secrets si jalousement gardés et pour pénétrer davantage dans l\u2019intimité de ces substances si complexes.Nous pourrions écrire des pages et des pages sur l\u2019importance et les usages des colloïdes.Qu\u2019il me suffise de vous signaler que beaucoup de chimistes ont consacré leur vie à l\u2019étude de la chimie des colloïdes; leurs travaux, leur labeur ont largement contribué aux progrès de l\u2019industrie et à l\u2019avancement des sciences.Références 1 \u2014 Lortie, Léon, Cours de Chimie minérale, pages 213-6s.2 \u2014 Meunier, L., Chimie des Colloides.3 \u2014 Hauser., Experiments in Colloid Chemistry, pages 130-ss.4 \u2014 Hatscheck et Nillows., Surface Tension and Surface Energy.5 \u2014 Clayton., Theory of Emulsions, page 293.6 \u2014 Kruyt, H.R., Les Colloïdes, page 310.7 \u2014 Berkman et Egloff., Emulsions and Foams, page 29.8 \u2014 Biochem, Z., 154: 321: 72: 1924.9 \u2014 Berkman et Egloff., Emulsions and Foams, page 101.10 \u2014 Shulman et Cockbain., Trans.Far.Soc.36: 651: 940.11 \u2014 Finkle, Draper, Hildebrand., J.of Am.Chem.Soc, 45: 2780: 1923.12 \u2014 Shulman et Cockbain., Proc.of Roy.Soc.London, A 122: 29: 46: 1926.13 \u2014 Shulman et Rideal, Nature, 144: 100 (1939).14 \u2014 Lotzkar et Maclay., Ind.and Eng.Chem \u201cInd.Edit\u201d 35: 1294: 1943.15 \u2014 Powers, Leask and Warner., J.Am.Pharm.Ass.20: 14-17: 1940.CO TECHNIQUE, Octobre 1950 541 Pour votre Laboratoire e Burins électriques Appareils ares e Verrerie « Outils électriques Handee e Reactifs aux 1001 usages.e Foreuses portatives qi POUR TRAVAUX À DOMICILE .Adressez-vous à électriques len po Canadian Laboratory Black & Decker.oi S upplies LIMITED mer[Je§erres i LIMITÉE MONTREAL tes.403 ouest, rue Saint-Paul 0h Montréal, P.Q.1406, rue ST-DENIS LA.0251 ts : _ ee ES ESS DE Aa aa ae ES pme pres out \u20ac fu ¢ mel conter = cou 3 = i | | > P VOIE SI VOUS EMPLOYEZ STELCOLOY\u201d |& .parce que \u201cStelcoloy\u201d transforme le poids mort en poids rémunérateur.Cet acier de faible alliage et de grande extensibilité répond aux exigences modernes du génie mécanique .en | { ! augmentant la force sans pesanteur excessive par les dimensions ou les accessoires et sans vor modifier les méthodes ordinaires de façonnage.\u201cStelcoloy\u201d peut être soudé .tranché ._ poingonné .alésé .scié .machiné .travaillé à chaud ou à froid.Parmi les avan- ly tages de \u201cStelcoloy\u201d notons aussi son coiit minime, son entretien économique et sa résistance remarquable à la corrosion et à l\u2019abrasion.\u2018ou Déjà, de grandes quantités de \u201cStelcoloy\u201d sont employées pour les wagons à voyageurs bon | et à marchandises, ceux des mines, les autobus, les cales des navires fluviaux ainsi que les _ parties d\u2019automobiles telles que les pare-chocs, la carrosserie des camions, les remorques.hig i THE STEEL COMPANY OF CANADA, LIMITED i \u2019 Ie MONTREAL, P.Q.I 021 |.\u2014 - +\u2014\u2014 ML clarion co, an Rat ROE ULE LA MISE EN HIVERNAGE D'UN YACHT A la façon dont un yacht est mis en hivernage on reconnaît le véritable yachtman.Il y a des précautions à prendre, aussi bien pour la conservation du bateau que pour la préparation de la saison suivante.Cela, le yachtman d\u2019expérience le sait, et il fait ce qu\u2019il doit, presque instinctivement.Mais, pour les gens distraits, peut-être serait-il utile de rappeler quelques points essentiels.On comprend facilement, d\u2019abord, que certains articles ne peuvent passer l\u2019hiver dans le yacht, où le froid ét l\u2019humidité leur feraient un tort irréparable et provoqueraient de fortes dépenses pour les remplacer.Il faut en premier lieu enlever, nettoyer et mettre au sec ce qui suit: voiles, cordages, matelas, couvertures, rideaux, coussins, bref tout ce que l\u2019humidité pourrait détériorer.Il faut également enlever tous les aliments, mé- me les conserves, car la gelée ferait éclater les contenants.On sera alors plus à l\u2019aise pour faire le grand ménage d\u2019automne, un grand ménage qui est en réalité une mesure de protection et d\u2019économie.Pour la partie mécanique, les travaux indispensables se résument ainsi: \u2014 Vider soigneusement les conduites d\u2019eau et d\u2019essence.Si possible, vider aussi le réservoir d\u2019essence, surtout s\u2019il est en cuivre.\u2014 Nettoyer le réceptable du flotteur du carburateur.Pour prévenir la rouille, en recouvrir l\u2019intérieur d\u2019une mince couche d\u2019un bon lubrifiant.\u2014 Vider soigneusement le système de refroidissement, puis le remplir d\u2019antigel comme celui qui sert aux radiateurs d\u2019autos.N\u2019y mettez pas de l\u2019huile à charbon ou de l\u2019huile TECHNIQUE, Octobre 1950 par ROLAND PRÉVOST à chauffage, de crainte d\u2019endommager les conduites en caoutchouc.\u2014 Mettre un peu d\u2019huile dans les cylindres et faire tourner manuellement le moteur pour que l\u2019huile se dépose sur les parois.Nettoyer les bougies.\u2014 Nettoyer les outils et les pièces de rechange, les frotter avec un antirouille, les mettre dans des bocaux ou des boîtes hermétiques.\u2014 Recouvrir d\u2019un antirouille les pièces du système d\u2019allumage, l\u2019extérieur du générateur, du démarreur, les prises de contact du système électrique.\u2014 Enlever les batteries et les mettre à l\u2019abri du froid.\u2014 Nettoyer soigneusement tous les filtres pour qu\u2019il n\u2019y reste aucun dépôt fait par l\u2019huile, l\u2019eau ou l\u2019essence.\u2014 Fermer le tuyau d\u2019échappement et ia prise d\u2019eau.A moins d\u2019avoir oublié quelques détails, le moment est sans doute venu de commencer le ménage.S\u2019il est fait avec méthode, ce n\u2019est pas une tâche surhumaine.Il faut évidemment commencer par vider les armoires et les tiroirs de tout ce qu\u2019on ne peut y laisser.Et aussi, avant de quitter le bateau pour de bon, laissez-les entr\u2019ouverts.Il vous reste alors à nettoyer à fond la cale, sans négliger aucun recoin.Si quelque partie vous paraît entamée par la pourriture, son- dez-la avec un canif, et marquez visiblement les endroits endommagés: il vous sera alors facile, au printemps, de les repérer.Le yachtman qui aime vraiment son bateau ne se permettra pas, non plus, de laisser de la saleté sur le pont, dans le cock-pit, et même à l\u2019extérieur de la coque.Certains vont même 543 vou nuOoe au tee jusqu\u2019à poser un léger vernis sur le bois extérieur pour le préserver de la pourriture; rien de plus facile que d\u2019enlever ce vernis, au printemps, avant de repeindre.Enfin, précaution indispensable qui devrait en réalité venir en tête de la liste, prenez note de tout ce que vous enlevez, de ce que vous laissez, des réparations et changements à faire avant l\u2019ouverture de la saison.La plupart des gens recouvrent leur yacht d\u2019une bâche si bien fermée que l\u2019air ne peut jamais circuler à l\u2019intérieur.Va sans dire que pendant des mois le bateau se trouve dans une atmosphère surchargée d\u2019humidité.Pour obvier à cet inconvénient, certaines bâches ont des lucarnes servant à l\u2019aération.Avant de terminer, quelques mots ne seront pas superflus, au sujet des câbles d\u2019ancrage.Ceux-ci étant souvent votre seule sauvegarde par gros temps, il est préférable de voir dès l\u2019automne ceux qui méritent d\u2019être conservés.Pour cela, il faut évidemment savoir ce qu\u2019est un bon câble et reconnaître le moment où il faut le renouveler.Les meilleures câbles sont en chanvre de Manille; et le meilleur manille est ce qu\u2019on appelle en anglais \u201cYacht Rope\u201d.On le distingue des câbles inférieurs par les particularités suivantes: les fibres sont longues et uniformes; les filins sont tordus régulièrement de gauche à droite; il est lisse et doux; et l\u2019on n\u2019y voit presque aucune fibre qui dépasse.\u2018A l\u2019usage, et par le contact fréquent de l\u2019eau, l\u2019huile naturelle contenue dans les fibres vient à disparaître.La fibre devient alors sèche et cassante.En écartant les filins, on trouve à l\u2019intérieur des fibres réduites en poussière.Le câble n\u2019a plus de « nerf », c\u2019est-à-dire qu\u2019il tombe mollement comme un linge, lorsqu\u2019on l\u2019enroule.En outre, sa couleur qui, à l\u2019état neuf, était d\u2019un beau jaune or, est devenue terne.Le yachtman qui n\u2019a pas un esprit observateur ne s\u2019aperçoit pas de ses changements.Et le printemps venu, dans la précipitation de l\u2019arrimage, il oublie de vérifier l\u2019état de ses câbles d\u2019ancrage: seul un miracle pourra alors le sauver \u2014 ou son bateau \u2014 d\u2019une catastrophe.La prudence, surtout chez le yachtman, est faite de gros bon sens et de prévision.UN CHOIX DE LIVRES TECHNIQUES L\u2019AVIATION D\u2019AUJOURD\u2019HUI ET DE DEMAIN.Par Pierre Lefort.$1.75 LE LIVRE DU CINEASTE AMATEUR.Par Pierre et Suzanne Monier.4.50 MANUEL CINE-PAILLARD.In-8 de 360 pages.Illustré.Relié.9.00 RADIO, RADAR, TELEVISION.Par Marcel BOUL.vive ine ienenneenenass 3.25 LA CHIMIE AU LABORATOIRE, à l\u2019usine, dans la nature et dans la vie.Par Marcel BollL 204204024000 0000000» 1.75 LE MYSTERE DES NOMBRES ET DES FORMES.Par Marcel Boll.1.25 LA CHANCE ET LES JEUX DE HASARD.Par Marcel Boll.1.75 LE PETROLE, ROI DU MONDE.Par R.JOUAN.242000 00600 00 06 00 0 0 0 000 0 2.50 LE CHARBON, sa production, son rôle économique et social.Par Jean Char- donnet.204040000000 eee 1.75 LA LUNE ET SON HISTOIRE.Par Lucien Rudaux.2.204.000 0000000000 2.25 LA PEINTURE EN BATIMENT.Décor et Décoration.Par Paul Fleury.1.25 HISTOIRE DE LA TERRE.Par C.A.W.Guggisberg.Illustré.Relié.2.50 L\u2019AUTOMOBILE.Petit manuel a l\u2019usage de Jl\u2019automobiliste amateur.Illustré.1723) CA A 2.50 STYLES DES MEUBLES.Par E.Grad- mann.Illustré.Relié.4.0 2.50 LA MER, SOURCE D\u2019ENERGIE.Par V.ROMANOVSKY.2202100005 a sea 1000 + .60 LE VIDE ET SES APPLICATIONS.Par Louis Dunoyer.00.000000 ses au 06 .60 TECHNIQUE DE LA PEINTURE.Par Jean Rudel.444204500450 0 0 500000 GRANGER 54 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Tél.LAncaster 2171 MARION & MARION FONDÉE EN 1852 RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTIEN gr 3467 rue Simpson Montréal Jet Un courant électrique \u2014 c\u2019est un flux d\u2019électrons en mouvement .Un aimant est formé par des \u2018électrons qui tournent en rond, sur place, les orbites étant parallèles les unes aux autres.Le magnétisme d\u2019une telle orbite dépend, à la fois, de son rayon et de la vitesse de l\u2019électron qui la parcourt.On a donné le nom de «magnéton > à la trajectoire électronique dont l\u2019effet magnétique est le plus faible.Ces considérations nous montrent qu\u2019un aimant m\u2019est pas électrisé, puisqu\u2019en aucune de ses parties, il y a ni excès ni défaut d\u2019électrons.LES THÉORIES MODERNES DU MAGNETISME * (suite) Le « point de Curie » A U demeurant, la chaleur peut être l\u2019agent tout indiqué pour détruire cette architecture magnétique et même désagréger les micelles.Ainsi on savait depuis longtemps que pour une température 775°, le fer perd brusquement ses propriétés ferromagnétiques pour se comporter au-dessus comme un vulgaire corps paramagnétique.C\u2019est cette température que l\u2019on appelle « point de Curie » et c\u2019est là une notion fondamentale pour les corps ferromagnétiques qui joue à peu près le même rôle que la vitesse de libération dans le cas de la gravitation.La perte brusque des propriétés magnétiques spéciales des substances ferromagnétiques à une température rigoureusement fixée à leur retour à l\u2019état commun des autres substances paramagnétiques peut-être comparé, en quelque sorte, au phénomène de fusion d\u2019une substance.On sait, en effet, que, brusquement, à une température précise l\u2019énergie cinétique d\u2019agitation des molécules d\u2019une substance devient telle qu\u2019elle se trouve supérieure à la force de liaison qui unit les molécules entre elles dans un corps solide; à ce moment, l\u2019édifice se dis- (1) Voir TECHNIQUE de septembre 1950.TECHNIQUE, Octobre 1950 par ROGER BOUCHER, B.A., L.Ph., M.A., Dipl.MPCN.PROFESSEUR DE SCIENCES ET MATHEMATIQUES, ECOLE TECHNIQUE DE RIMOUSKI loque et les diverses molécules deviennent libres entre elles, comme des billes dans un sac: c\u2019est l\u2019état liquide.De même ici, en ce qui concerne les amas magnétiques élémentaires qui s\u2019étaient formés, il arrive un moment où l'énergie cinétique des atomes qui les composent devient supérieure à la force qui unit entre eux les divers petits aimants individuels que sont chacun des atomes.L'édifice de ces amas se développe alors et nous nous trouvons revenus aux conditions ordinaires des autres substances paramagnétiques.Comme on le pense, ce bouleversement interne de la matière au point de Curie ne manque pas en outre d\u2019avoir d\u2019importantes répercussions sur le comportement physique de la matière.C\u2019est ainsi que le dépassement du point de Curie s\u2019accompagne classiquement d\u2019un brusque abaissement de la chaleur spécifique.On le comprendra en remarquant que les micelles magnétiques n\u2019existant plus, la quantité d\u2019énergie à fournir pour augmenter l\u2019agitation cinétique de la substance se trouve diminuée d\u2019un facteur.Vers le zéro absolu, grâce à la démagnétisation La remarque qui précède pouvait déjà ouvrir des horizons intéressants quant au rap- 545 a RES port entre le magnétisme et la chaleur spécifique.Une considération non moins grosse de conséquences est celle aux termes de laquelle la démagnétisation d\u2019un corps paramagnétique s'accompagne obligatoirement d\u2019un abaissement de température au sein de cette substance.C\u2019est assez compréhensible.Exagérant le phénomène pour mieux l\u2019analyser, imaginez en effet un gaz soumis à un champ magnétique suffisamment puissant pour \u2018imposer une orientation commune à toutes ses molécules, celle-ci volant librement, mais le moment magnétique restant toujours parallèle à lui-même, et supposez que brusquement le champ extérieur soit supprimé.Il en résulte que nos molécules vont reprendre le mouvement de tourbillonnement spécifique qu\u2019elles ont normalement, ce qui exige un certain emprunt d\u2019énergie.Or si, comme nous le supposons, il s\u2019agit d\u2019une transformation adiabatique, c\u2019est- à-dire sans échange d\u2019énergie avec le milieu extérieur, cette énergie ne pourra se trouver que dans l\u2019énergie cinétique des molécules; autrement dit, la vitesse de translation diminuera, ce qui ne signifie pas autre chose qu\u2019un abaissement de la température du gaz.Un tel principe a été largement mis à profit par l\u2019école hollandaise du physicien de Haas pour la réalisation de températures extrêmement basses, voisines du zéro absolu.Aux très basses températures, l\u2019abaissement de température (qui, dans les conditions normales serait dérisoire) est en effet doublement intéressant puisque d\u2019une part, vu l'agitation thermique réduite, on peut arriver avec les champs usuels à un état voisin de la saturation magnétique et d\u2019autre part les chaleurs spécifiques étant faibles aux basses températures, la libération d\u2019un même nombre de calories permet un abaissement beaucoup plus grand de la température.Le procédé expérimental consiste à partir de la température de l\u2019hélium liquide (1°25 absolu) et à placer par exemple du fluorure de cérium ainsi refroidi dans l\u2019entrefer d\u2019un électro-aimant donnant un champ de 20,000 à 30,000 gauss.Brutalement, on réduit ce champ à la dixième partie de sa valeur: la température s\u2019effondre, tombant à une faible fraction de degré.En poussant suffisamment la technique, de Haas est ainsi parvenu à moins de 0°003 du zéro absolu.246 Les moments magnétiques du noyau Mais on vise aujourd\u2019hui, en tirant parti des propriétés magnétiques du noyau, à atteindre des températures encore beaucoup plus basses.Ce sera extrêmement intéressant car, quand on se rapproche du zéro absolu, c\u2019est en effet à l\u2019échelle logarithmique qu\u2019il faut voir les températures: il y a par exemple un domaine d\u2019exploration aussi grand entre 3 dix-millionièmes de degré absolu et 3 millièmes qu\u2019entre cette dernière température et la température usuelle.Puisque nous en arrivons à l\u2019anatomie magnétique du noyau, ouvrons au préalable une parenthèse pour parler de ce facteur si important en physique nucléaire qu\u2019est le « spin ».Spin est un mot anglais signifiant pivotement.Considérant en effet un électron tournant sur lui-même autour d\u2019un axe quelconque.Comme nous avons affaire au mouvement d\u2019une charge électrique entraînée dans une rotation, on doit conclure qu\u2019à cette rotation est associé automatiquement un moment magnétique que l\u2019on appellera le « spin » de l\u2019électron.Et la seule existence de ce spin nous donne une idée de la complexité des problèmes soulevés par une analyse rigoureuse du magnétisme atomique puisqu\u2019en réalité il faudrait revoir toutes les idées précédemment exposées en étudiant d\u2019une part l\u2019action du champ magnétique sur les spins des divers électrons d\u2019un atome et d\u2019autre part les inter-actions, les « couplages » de ces différents spins entre eux, et enfin faire intervenir les spins des constituants du noyau! A priori, on devait, bien entendu, admettre qu\u2019à l\u2019intérieur du noyau les protons possèdent normalement un spin et comme nous le disions, la tentation était grande pour les physiciens de travailler avec les moments magnétiques de ces protons pour s\u2019enfoncer encore davantage dans le domaine des basses températures.C\u2019est là que survint un des événements les plus sensationnels de la physique contemporaine.Autant il était logique de chercher à mesurer le moment magnétique du proton, autant il semblait évident que le neutron, corpuscule semblable au proton mais ne portant aucune charge, devait être dépourvu de moment magnétique.Or, coup de théâtre, en opérant avec le deutérium placé dans un champ magnétique intense, on parvint à mesurer les moments ma- October 1950, TECHNIQUE js # - EL q pu u gas L gi sé | (m7 fet, © a Le dat un I fermé 18 que FE pls gon: pis te eo soidement time der de charge (ete ECL: SETI 7 l'impasse Rompar: Homage: thee 2 notation.ORT As hls me Gs ¢ Pant, MOUV Wp lng Pour thors par ! bord ce enlist tous, 4 être 7 \u201cge | i dag | {me tating Many 2 ee ais VLE gnétiques des nucléons et on trouva que le neutron avait bel et bien un moment magnétique! Au cours des dernières années, un certain nombre de mesures directes ont été renouvelées: elles ont confirmé ce qu\u2019en 1935 les physiciens se refusaient unanimement à croire, à savoir que le neutron possède réellement un moment magnétique dont on connaît aujour- d\u2019hui la valeur avec une assez grande précision.La théorie sensationnelle de Blackett À ne regarder les choses que superficiellement, on pourrait considérer comme une simple curiosité le fait que le neutron possé- dat un moment magnétique.En réalité, aucun terme n\u2019est sans doute assez grand pour mesurer l'importance de cette constatation, la plus étonnante peut-être de toute l\u2019histoire du magnétisme: elle porte un coup terrible à cette théorie séculaire qui semblait pourtant solidement étayée selon laquelle tout magnétisme devait son apparition à des déplacements de charges électriques.C\u2019est le physicien anglais Blackett qui, tout récemment, apporta la première explication sérieuse pour faire sortir le magnétisme de l'impasse où en 1945 il paraissait engagé.Rompant complètement avec la théorie électromagnétique classique il émit cette hypothèse grandiose selon laquelle tout corps en rotation, quel qu\u2019il soit, crée un champ magnétique.Ainsi depuis l\u2019humble neutron jusqu\u2019à la nébuleuse géante, en passant par toute la gamme des corps matériels imaginables, astres et planètes, il suffit de voir un corps animé d\u2019un mouvement de rotation autour d\u2019un axe pour qu\u2019ipso facto un moment magnétique soit créé le long de cet axe.Pour révolutionnaire qu\u2019elle paraisse, la théorie de Blackett est aujourd\u2019hui acceptée par la grande majorité des physiciens.D\u2019abord cette théorie est la seule à proposer une explication du moment magnétique des neutrons.Au demeurant, on ne voit pas bien quel autre mode d\u2019explication on pourrait envisager.Ensuite, I\u2019hypothése de Blackett semble avoir reçue de très sérieuses confirmations dans le domaine astronomique.Elle postule, comme nous l\u2019avons dit, que tout corps en rotation engendre un champ magnétique, quel- TECHNIQUE, Octobre 1950 cocon ecoute Go es le que soit sa nature.C\u2019est là ainsi, selon le physicien Blackett, qu\u2019il faudrait voir l\u2019origine \u2014 jamais clairement expliquée \u2014 du champ magnétique terrestre et celle du champ magnétique du soleil et des étoiles.Disons d\u2019un mot que le moment magnétique semble rigoureusement proportionnel au moment cinétique (produit du moment d\u2019inertie par la vitesse angulaire), ce qui signifie que pour deux corps identiques le moment magnétique serait proportionnel à la vitesse de rotation, Le calcul, joint aux mesures expérimentales, a déjà permis de bonnes vérifications: le cas des étoiles naines, animées de rotations extrêmement rapides, est particulièrement intéressant car on arrive à des champs magnétiques théoriques dépassant un million de gauss, soit incomparablement supérieurs à tout ce que nous savons produire artificielle ment ici-bas, d\u2019autant plus qu\u2019ils s\u2019étendent à des espaces considérables.Or autant que l\u2019on puisse en juger par le dédoublement des raies, de tels superchamps règneraient effectivement dans le voisinage des étoiles naines.Dans l\u2019état actuel de la science, il est ainsi permis de considérer cette théorie de Blackett comme presque définitivement étayée.Elle va obliger certainement les physiciens à reprendre sous un angle nouveau l\u2019étude de tous les phénomènes propres au magnétisme.La « réciproque » : la précession de Larmor et l\u2019effet Zeeman C\u2019est en 1947 que Blackett donna corps à sa théorie.Il est alors remarquable de penser que cinquante ans plus tôt (1897), le physicien Zeeman avait découvert l\u2019effet optique qui porte son nom et qui apparaît en quelque sorte comme une conséquence réciproque des hypothèses de Blackett.Si un corps en rotation engendre un champ magnétique, il est en effet éminemment logique de se demander si \u2014 réciproquement \u2014 il ne suffirait pas de plonger un corps dans un champ magnétique pour le voir aussitôt prendre un mouvement de rotation autour d\u2019un axe parallèle à la direction du champ magnétique ?Or il semble que l\u2019on doive très généralement répondre par l\u2019affirmative.Répétons-le, ce n\u2019est que logique à première vue.Seulement pour les corps qui nous entourent, il faudrait des champs fantastiques pour que cette rota- O4 7 pi.Rs pic | A 8, .! 8 Br Re , tion puisse effectivement être mise en évidence.C\u2019est uniquement dans le domaine atomique, c\u2019est-à-dire en opérant sur des corpuseu- les de très faibles masse, et encore en mettant en jeu les champs les plus intenses que nous sachions produire, que l\u2019on peut arriver à caractériser nettement la rotation en question.De toute manière, un neutron plongé dans un champ magnétique doit automatiquement prendre un certain « spin ».Laissant de côté le cas encore très mal étudié du spin du neutron, portons seulement notre attention sur ce phénomène vieux d\u2019un demi-siècle dans la science du physicien, nous voulons parler de la « précession de Lar- mor ».Il s\u2019agit tout simplement du mouvement de rotation que prendra un atome plongé dans un champ magnétique.Cette rotation ne nous étonne pas vu ce que nous savons maintenant, mais historiquement insistons bien sur le fait que nous avons en quelque sorte raisonné à l\u2019envers.Bref, considérons un atome quelconque.Sous l\u2019effet d\u2019un champ magnétique extérieur, nous savons que cet atome va connaître dans son ensemble un mouvement de rotation.La vitesse angulaire de rotation est ici rigoureusement proportionnelle à l\u2019intensité du champ.Du point de vue thermo-optique, cette rotation se traduit alors par une modification de la fréquence des radiations émises à analyser.Une « raie » correspond en effet au saut d\u2019un électron, orbite quantifiée à une autre.Or sous l\u2019influence de la rotation de l\u2019atome, la fréquence vraie de rotation de notre électron se trouve légèrement augmentée ou légèrement diminuée selon que le mouvement s\u2019effectue 548 O10 SE = ou non dans le sens de la rotation générale de l\u2019électron.De façon plus précise, au lieu d\u2019émettre la fréquence F, on conçoit que nos atomes plongés dans un champ magnétique auront des raies correspondant aux fréquences F + f et F \u2014 f.Autrement dit, si l\u2019on voit le phénomène sous le même aspect le plus simple, l\u2019existence d\u2019un fort champ magnétique aura pour conséquence de remplacer dans les spectres des atomes les raies classiques par des « doublets >», dont l\u2019écartement précisément sera proportionnel à l\u2019intensité du champ.Tel se présente l\u2019effet Zeeman.La Magnéto-optique L\u2019effet Zeeman est souvent regardé comme la plus spectaculaire des interactions entre le magnétisme et la lumière; en réalité, il existe nombre d\u2019autres phénomènes relevant de la magnéto-optique.Après avoir influé sur son émission, le magnétisme en effet peut également agir sur la propagation de la lumière: à cet égard la découverte par Faraday de la polarisation rotatoire magnétique remonte à déjà plus d\u2019un siècle.Rappelons rapidement le genèse des phénomènes relatifs à la lumière potarisée.On sait que les milieux dits cristallins possèdent opti- quement des propriétés non symétriques; du fait de leur architecture particulière, l\u2019indice de réfraction n\u2019est pas le même selon toutes les directions.II en résulte plusieurs conséquences importantes comme par exemple la rotation de la lumière polarisée.Une lumière est dite polarisée lorsque les vibrations du champ qui lui est attaché sont toutes contenues dans un même plan au lieu de se trouver dispersées dans toutes les directions: ce plan est précisément appelé plan de polarisation.October 1950, TECHNIQUE \u20ac Cote ete Jo ig at ds | Um nt trie my: ay & ROUE à 2 phi (hn si ent op que: du indice n toutes 3 Cons mpl lumière \u201cous du onténués met di olan ef X NIQUE Or, dans un milieu cristallisé irradié par de la lumière polarisée, tout se passe comme si les rayons pénétraient tels de véritables tire- bouchons (rotation du plan de polarisation) alors que dans un milieu ordinaire le plan de polarisation s'enfonce sans changer de direction à la manière d\u2019une lame de couteau.En outre, dans certains corps cristallisés appelés milieux biréfringents (exemple: le spath d\u2019Islande), on sait que l\u2019on assiste ostensiblement à un dédoublement du rayon lumineux donnant en fait deux images d\u2019un même objet; la remarque est trop connue pour qu\u2019il soit besoin d\u2019insister.L\u2019événement capital est alors le suivant: sous l'influence d\u2019un champ magnétique, les liquides ordinaires acquièrent les propriétés des milieux cristallisés! Rien d\u2019étonnant à cela aux termes des considérations que nous avons précédemment développées puisque justement sous l\u2019effet d\u2019un champ magnétique nous assistons à une véritable orientation des molécules.Cette orientation impliquant au sein de la matière l\u2019apparition d\u2019une direction privilégiée et corrélativement, la naissance de cette asymétrie caractéristique des milieux cristallisés.L\u2019observation de la polarisation rotatoire magnétique, comme nous l\u2019avons indiqué, est très ancienne: sous l\u2019action d\u2019un champ magnétique, la rotation du plan de polarisation est proportionnelle à l\u2019intensité de ce champ (à condition que l\u2019on reste loin des conditions de saturation) et à la longueur du trajet parcouru dans le milieu soumis au champ magnétique.tee Le dei pie EE OT D LE EL OU DE Plus récemment, la biréfringence magnétique des liquides purs a été mises en évidence et dûment étudiée en France par A.Cotton.En opérant avec le gros électro-aimant de Bellevue, on a également montré la biréfringence magnétique de gaz tels que l'oxygène et l\u2019azote, la biréfringence en question s\u2019avérant proportionnelle au carré de l\u2019intensité du champ magnétique.Il semble ainsi à l\u2019heure actuelle que tout corps transparent plongé dans un champ magnétique acquiert d\u2019emblée les propriétés optiques classiques des cristaux.Nous en connaissons maintenant la raison profonde.Conclusion Les rapports entre le magnétisme, l'optique et l\u2019électricité ont permis au cours des cent ans écoulés d\u2019écrire un des chapitres les plus passionnants du grand livre de la Physique.Aujourd\u2019hui, il semble avec la théorie de Blackett et les rapports entre le magnétisme et la gravitation que les premières lignes d\u2019un chapitre encore plus extraordinaire, peut-être très court celui-là, soient en train de se préciser.De gros efforts se font actuellement jour à travers le monde pour unir en une même synthèse magnétisme, électricité et gravitation; plusieurs relations intéressantes ont même été proposées entre les constantes fondamentales de ces trois rubriques.Il ne serait pas impossible que les toutes prochaines années érigent l\u2019ensemble de nos connaissances physiques en une discipline nouvelle.ES INSTRUMENTS DE MESURES ELECTRIQUES VENTE ET RÉPARATION Projean Meters & Motors Reg'd Philippe Projean, T.D.1283 est, rue Craig FAlkirk 6430 MONTREAL L'atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRÈRES LIMITÉE Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 TECHNIQUE, Octobre 1950 549 , ( ol ards denen hi - of cl forms 0B) fide.qi, À pid.| pel, wale, | pose form 2 électro :athode metalic the fac another bauxite i depo the or vih à Honox Ina (every One of six sluice gates, for The Hydro Electric Power Commission of Ontario, lenpe which will be used for regulating the flow of water at the dam of the Chenaux thet Development on the Ottawa River.Be oa TI Fabricated at the Lachine Shops of the Dominion Bridge Company, the gates ; are amongst the largest of their type manufactured by the Company.They are of ju all-welded construction, except for the field connections which are riveted.Th .tlre Built with the plated side down, it was necessary to turn each gate over to om complete the job.The photograph shows one of the gates suspended from two cranes ki during the process of turning.Dimensions of each gate are as follows: Height 31 feet; width 40 feet; { bn weight 43 tons.Due to their size, each gate is shipped in six pieces and assembly iy is done at the site.550 October 1950, TECHNIQUE J yy 0 METALS Ou ninety-two elements may be divided into two categories: metals and nonmetals.Chemically speaking, a metal is an element the oxide of which, with water, forms a base, \u2014 i.e., a hydroxide.Thus, the oxide of calcium, CaO, when acted upon by water forms calcium \u2018hydroxide or deadlime, Ca(OH).On the other hand, carbon dioxide, CO», with water, forms carbonic acid, H,COj;.Carbon therefore is a nonmetal.Bases and salts always contain a metal, and when these are in solution with water, the metallic element present forms positive ions while the non-metallic elements form negative ions.This explains why in electrolysis the metal is deposited on the cathode, or negative electrode, while the nonmetallic element goes to the anode, based on the fact that opposite charges attract one another.Aluminum is extracted from its ore, bauxite, AlaO3, by electrolysis: the aluminum is deposited on the negative electrode, while the oxygen goes to the anode and combines with the graphite electrode to form carbon monoxide, CO.In a general way, metals are dense solids (except mercury which is a liquid at ordinary temperatures), good conductors of heat and electricity, and reflect light when polished.They can be forged, laminated, welded, and cast.Occurence of Metals The minerals from which metals are extracted are known as ores.They present a comparatively small number of different kinds of compounds.Most of the metals are found in more than one of these forms.When the metal occurs free in nature, it is said to be native.Thus we have gold, silver, the platinum family, copper, mercury, bismuth, etc., occurring native.TECHNIQUE, Octobre 1950 H.E.TANNER Formerly Science Teacher at the Montreal Technical School.The metals whose oxides are important minerals are iron, manganese, tin, zinc, copper and aluminum.: The metals whose sulphides are used as ores are iron, nickel, cobalt, antimony, lead, cadmium, zinc, copper, and mercury.From the carbonates we obtain iron, lead, zinc, and copper.Several other metals such as magnesium, calcium, strontium, and barium occur in larger or smaller quantities in the same form of combination.The metals which occur as sulphates are those whose sulphates are not freely soluble, namely lead, barium, strontium and calcium.Compounds of metals with chlorine, bromine, iodine or fluorine are not so numerous.Silver chloride furnishes a limited amount of silver.Sodium, potassium and magnesium chlorides are found in the salt-beds and in sea water.Silicates are very numerous, but few are used for the preparation of the metals.Iron, our most useful metal, is never found free in nature, if we except meteorites which sometimes consist of 92% iron and approximately 8% nickel.These visitors from outer space are very rare and do not constitute a source of iron.Commander Robert E.Peary, the discoverer of the North pole, on one of his exploration trips en 1894 brought back with him an iron-nickel meteorite weighing 37 tons which he donated to the American Museum of Natural History in New York.Iron occurs abundantly all over the world in compounds such as oxides, sulphides and carbonates.But these deposits are not all commercially profitable to mine, since their iron contents are too low or they contain too much sulphur or phosphorus, elements extremely deleterious to steel.The chief sources of iron in America are the Minnesota mines, but these are rapidly becoming exhausted.col The Steep Rock iron mine in Ontario is now shipping iron ore to Pittsburgh.Extensive deposits of high grade iron ore have recently been found in Northern Quebec near the Labrador boundary.So great is the demand for iron ore, and so vast are these deposits that a railway 300 miles long is projected to bring this ore to a point on the shore of the St Lawrence River and thence by ship to the blast furnaces of Pittsburg.It has been estimated that close to 5% of the earth\u2019s crust is iron.Percentages of metals in the earth\u2019s crust In 1924, an American scientist, F.W.Clarke, attempted to estimate the proportion of the chemical elements in the outer ten miles of the earth\u2019s crust, based on over 5000 chemical analyses of rocks all over the world.Oxygen, he found, makes up the major part: 461%%, and silicon 2644%.Aluminum is the most common metal: 8%; iron 5%; calcium 3.64% potassium 2.58% ; magnesium 2%; titanium 0.62%.Although aluminum comprises one-eighth of the earth\u2019s crust, only one of its ores at present yields the metal at an economic cost.Ordinary garden clay contains about 25% aluminum in chemical combination with silicon, oxygen, iron, calcium and magnesium.No process has as yet.been found to profitably extract aluminum from clay.The enormous output of aluminum at Arvida, Quebec, all comes from the mineral bauxite obtained from British Guiana.Corrosion All metals except the \u201cnoble metals\u201d (gold, silver and platinum), are easily attacked by oxygen, forming a thin coating of oxide (rust) which protects the metal from further oxidation.This is true for all the metals except iron, because the film of rust formed on iron is porous and the process of oxidation goest on till the entire piece becomes nothing but rust.This is most unfortunate, for iron is our most useful metal.It has been estimated that the cost of protecting iron and steel from rusting amounts to something like 114 billion dollars a year.The familiar question of what becomes of all the pins and needles is easy too answer: they go to rust whence they came (iron oxide).The rusting of iron 552 is not simply a process of oxidation but one where moisture and electric currents enter into play.One method of lessening rusting in | steel boilers consists of suspending a piece of zinc in the boiler water, when the zinc becomes corroded away instead of the steel.It seems that when zinc and iron are present £o- gether, the zinc corrodes in preference to the iron, This is known as \u201csacrificial protection\u201d.To combat corrosion, five main possibilities offer themselves toward this end: (1) Pure metals resist corrosion better than metals containing impurities.(2) In the case of iron (or steel) we may cover the surface with another metal which resists oxidation well, such as zinc or nickel.Galvanized iron sheeting is steel sheeting each side of which is coated over with zinc.(3) Most of our iron and steel exposed to the weather, such as bridges and ships, are protected from oxidation by paint, tar, or some proprietary preparation.(4) The metal must be prevent ed from being used under unduly corrosive conditions.For example, it would be folly to build a power plant drawing cooling water for its condensers from a river into which another factory is discharging corrosive solutions.(5) Since corrosion is largely associated with the setting up of small electric currents, it is sometimes possible to reduce corrosion by passing an electric current opposite in direction to the small current formed in the corroding metal.This method, called \u201ccathodic protection\u201d, is sometimes applied to large steel water tanks and to pipe lines in corrosive soils, a plate of scrap iron being suspended in the tank or buried near the pipe.On passing an electric current from the scrap metal through the corrosive medium (the tank water or the soil) to the metal requiring protection, the scrap iron becomes corroded in preference to the tank or pipe.Minor Metals Antimony is very similar to zinc in appearance.It is hard and brittle and can be powdered with a hammer.It is seldom used alone, but is used as a hardening agent with lead, chiefly in printer\u2019s type metal, white metal bearings, accumulator plates, telephone.sheathing and in lead-filled bullets.Beryllium (also known as glucinum) is lighter that aluminum and nearly as light as magnesium, but it differs from these well October 1950, TECHNIQUE Cobal i i dn % lok is is] Tenet ig 2 i egy ty by i jecomés 1 8p n we at wi whi known light metals in having a high melting point: 2336 °F.When added to copper, it confers a surprising strengthening effect particularly after the alloy has been heat- treated.An alloy of copper with only 214% beryllium, which has been rolled, heated to 1470 °F and quenched in water has a strength as great as mild steel.If this quenched alloy is now reheated to 570 °F for several hours and then cooled, temper- hardening takes place and the alloy develops as strength two or three times as great as that of mild steel and six times that of copper.Such \u201cberyllium bronzes\u201d are among the strongest non-ferrous alloys.Bismuth, apart from its use in medicinal compounds, is chiefly used as a constituent of fusible alloys, low melting point solders and metal toys.Cadmium is a metal which resembles zinc very much, both physically and chemically.An important use of this metal is in high conductivity copper cables.It is sometimes used in bearing metals and solders.A modern application of the pure metal is for cadmium electro-plating.Cerium when alloyed with 15 to 40 per cent of iron forms a pyrohoric alloy known as \u201cmisch-metall\u201d, the {flint in cigarette lighters.\u2018Cerium oxide was extensively used in the past in gas mantles for giving luminosity.Chromium is electro-deposited on top of nickel plate to give a hard surface which improves the durability of the article.But the most important use of chromium is in alloy steels.Stainless steels contain over 12% chromium.Cobalt has an important use as a bonding agent for tungsten carbide tipped tools.The alloy \u201cstellite\u201d used in high-speed cutting tools is an alloy of cobalt, chromium and tungsten.Cobalt also finds an application in magnetic alloys.Indium is a very rare metal which finds an application in the surface coating of bearings to give them improved resistance to corrosion and wear and to reduce the coefficient of friction.Lithium has the distinction of being the lightest metal known.(Density: 0.59).It TECHNIQUE, Octobre 1950 has few applications in industry.The bearing alloy known as \u201cbahn-metal\u201d contains lead plus small quantities of sodium, calcium and lithium.Manganese finds its greatest application as a constituent of special steels and of manganese bronze.Manganese is never used alone.Molybdenum (commonly called \u201cMolly\u201d) in the pure state is used in the manufacture of electric lamps, radio valves and electrical contact points.Like manganese, its most important application is as a constituent of alloy steels.It is also used as a substitute for tungsten in many high speed steels.Osmium has the distinction of being the denset substance known on earth.Its density is 22.5.It is an exceedingly rare metal belonging to the platinum family of metals.Iridium is also a rare metal belonging to the platinum family.It is not attacked by acids, not even by aqua regia.Alloyed with platinum it is used to tip fountain-pen points and in the making of vessels to resist fluorine.Palladium, another rare metal of the platinum family, when alloyed with gold, forms an alloy known as \u201cpalau\u201d used as a substitute for platinum in laboratory crucibles.Finely divided palladium is a powerful catalytic agent.Rhodium, another rare and expensive metal of the platinum, family, is used to plate silverware in order to render it untarnishable.The coating of rhodium is so very thin that the treatment is not expensive.Selenium, chemically speaking, is not a metal, but its physical properties resemble those of metals.It is remarkable in that its resistance to electricity varies according to the amount of light that falls upon it.Advantage is taken of this effect in the operation of sensitive instruments for measuring the intensity of light, such as are required in the study of spectra, and also in new types of temperature measurement devices which base their action on the registering of the amount of light emitted by hot materials.Selenium is sometimes added to copper and stainless steels to improve their machining properties.Tantalum possesses an unusually high resistance to corrosion.Since tantalum is 553 only about one-twelfth the cost of platinum it is replacing that metal for many purposes.An interesting article on this rare metal was published in TECHNIQUE, January 1950, page 53.Tellurium, like selenium, is not a metal, since it is acid forming, but in many respects it resembles a metal.When one-tenth of one per cent is added to lead it increases the hardness, strength and corrosion resistance.It is sometimes added to copper alloys to promote free machining, Titanium is a metal very much in the news lately on account of the extensive titanium ores discovered recently in Northern Quebec.It is a lustrous white metal of the tin group.It burns in air and in nitrogen.The most important compound is the oxide TiO., a high grade white pigment used in paints.It is superior to lead white.The metal itself is used in alloy steel to increase the tensile strength.In quantities up to 14% it is used as a grain-refining addition to some aluminum alloys.Thorium, a rare element also belonging to the tin group, has interesting possibilities as as possible source of fissionable material used in the release of atomic energy.Zirconium has great resistance to the attack of alkalies and is used in the rayon industry.An alloy of copper with 15% zirconium has very high strength.The oxide finds applications is gas mantles, in insulators, as an abrasive, etc.SE Advertise in TECHNIQUE The bilingual industrial review which circulates in leading manufacturing centers.© 506, St.Catherine St.East HArbour 6181 Montreal 554 _\u2014 Des - SOUPAPES DE RADIATEURS SANS GARNITURE aux SOUPAPES ÉLECTRIQUES DE CONTRÔLE ils font partie de l'assortiment DUNHAM Celle-ci est la soupape de contrôle motorisée servant au système de chauffage Dunham «Vari-vac» différentiel.Cette soupape règle la quantité de vapeur admise dans le système de chauffage selon les exigences du climat.Nous sollicitons vos demandes d\u2019informations ayant trait aux accessoires de chauffage Dunham tels que les pompes à vide et de condensation, les soupapes, les purgeurs, les aérothermes, les convecteurs de plinthes et les convecteurs-cabinets.COMPAGNIE C.A.DUNHAM LIMITEE, 1523 Chemin Davenport, Toronto.Succursale de Montréal \u2014 1822 ouest, rue Ste-Catherine.CONVECTEURS-CABINETS, CONVECTEURS DE PLINTHES, AÉROTHERMES, SOUPAPES, PURGEURS, POMPES.=e SC FE MIEUX __ October 1950, TECHNIQUE 1005 mel moter dernière fe ¢ SS J = 5° - us Bid Tbs ted WX ed iE LE CONTROLE DES MOTEURS A COURANT CONTINU Aux premières applications des moteurs électriques, le contrôle des moteurs était chose facile car, plus souvent qu\u2019autrement, dans les ateliers, un seul moteur entraînait un arbre auquel différentes machines étaient reliées et ce moteur n\u2019était mis en marche et arrêté que peu de fois par jour.De nos jours, la plupart des machines-outils, etc, sont contrôlées individuellement et les moteurs sont devenus partie intégrale de ces dernières.D\u2019où la nécessité d\u2019y apporter un genre de contrôle qui s\u2019adaptera à leurs besoins particuliers.Comme le titre de ce travail l\u2019indique, nous n\u2019allons traiter, dans cet article et dans quelques autres qui suivront, que du contrôle des moteurs à courant continu et cela pour deux raisons: l \u2014 ces différents articles seront en quelque sorte un sujet d\u2019étude pour certains lecteurs qui trouveront la tâche plus facile de débuter avec les moteurs à courant continu qu\u2019avec les moteurs à courant alternatif.2 \u2014 lorsqu'il est nécessaire d\u2019obtenir de grandes variations de vitesse et pour d\u2019autres opérations telles que le freinage dynamique par un système de contrôle simple, le moteur à courant continu est utilisé de préférence au moteur à courant alternatif.Contrôler un moteur, c\u2019est lui faire accomplir les opérations suivantes: démarrage, arrêt, inversement du sens de rotätion, variation de la vitesse et freinage dynamique.On donne TECHNIQUE, Octobre 1950 par JEAN-PAUL MALBEUF, T.D., PROFESSEUR EN CHARGE A LA SECTION D'E- LECTRICITE DE L\u2019ECOLE DES ARTS ET METIERS DE MONTREAL, SECTION EST le nom de contrôleur à l\u2019appareil qui réalise toutes ces conditions, de démarreur ou de rhéostat de démarrage à l\u2019appareil qui ne sert qu\u2019au démarrage et à l\u2019arrêt, et de rhéostut de champ à l\u2019appareil qui ne sert qu\u2019à la variation de la vitesse.Nous parlerons en premier lieu des rhéostats de démarrage et de champ et ensuite des contrôleurs qui ne sont que des extensions de ces derniers.Il est entendu que nous nous bornerons à l\u2019étude des principaux genres car une explication détaillée de tous ces appareils nécessiterait un volume.Emploi de résistances pour le démarrage des moteurs à courant continu Le courant requis par l\u2019armature d\u2019un moteur est limité par la force contre-électromotrice (f.c.e.m.) engendrée par celle-ci ainsi que par sa résistance qui est très basse.Sachant que la f.c.e.m.est proportionnelle à la vitesse, nous en concluons qu\u2019elle est nulle au démarrage et que le courant requis par l\u2019armature à cet instant serait intense à cause de la faible opposition présentée par l\u2019armature, si on ne se servait pas d\u2019une résistance en série avec cette dernière.Supposons un moteur shunt (fig.1) ayant les caractéristiques suivantes: résistance de l\u2019armature (r arm) = 0.5 ohm.Voltage aux balais (V balais) \u2014 220 volts Courant total de pleine charge (I tot) = 26 ampères courant de l'inducteur (I ind) = 1 ampere.555 220 VOLTS-C.Cas INDUCTEUR Fig.1 Il s\u2019ensuit que le courant de pleine charge de l\u2019armature (I arm) = I tot \u2014 I ind = 26A \u2014 1A = 25 ampéres.Nous avons dit que la f.c.e.m.était nulle au démarrage.Par conséquent, si nous branchions directement ce moteur sur la ligne sans résistance en série avec l\u2019armature, le courant, à cet instant, serait dans celle-ci très intense.La valeur de ce courant peut être déterminée par la formule suivante: V balais \u2014 E I arm = r arm dans laquelle E représente la f.c.e.m.220 Volts \u2014 0 I arm = = 440 amperes.0.5 ohm et le courant total requis par le moteur au démarrage serait de: I tot = I arm + I ind.= 440 A + TA = 441 ampères.Le rapport de ce courant de démarrage au courant de pleine charge serait dans ce cas-ci de 441/26 soit 16.96 Le couple et la chaleur produits par ce courant seraient excessifs et causeraient des dommages au moteur et à la charge reliée si, par hasard, ce dernier n\u2019était pas protégé par des fusibles de calibre approprié.Au contraire, si une résistance R (fig.2) était reliée en série avec l\u2019armature de façon à réduire le courant de celle-ci à environ 1.5 fois le courant de pleine charge et que cette 5596 220 VOLTS -CC.| | Fig.2 résistance était ensuite graduellement diminuée, les dommages mentionnés ci-haut seraient éliminés.Des expériences ont démontré qu\u2019un courant de démarrage d\u2019environ 1.5 fois le courant de pleine charge suffit pour mettre un moteur en marche avec sa charge.Il est entendu que l'intensité de ce courant diminue après le démarrage pour reprendre ensuite sa valeur de pleine charge lorsque le moteur a atteint sa vitesse de régime et que la résistance de démarrage a été complètement éliminée.On peut déterminer la valeur de cette résistance par la formule suivante en n\u2019oubliant pas de soustraire la résistance de l\u2019armature puisqu\u2019elle est en série avec la résistance de démarrage.V balais \u2014 E R=\u2014Ÿ\u2014ŸÀ\u2014Æ\u2014 \u2014 ram I arm X 1.5 220 \u2014 0 = \u2014\u2014 \u2014 0.5 = 5.36 ohms 25 X 1.5 Donc une résistance d\u2019une valeur de 5.36 ohms et pouvant porter pendant quelques secondes, (le temps requis pour le démarrage) sans surchauffer, un courant de 25A X 1.5 c\u2019est-à-dire de 37.5 ampères suffira pour démarrer un tel moteur.L'expérience a aussi démontré que les moteurs à courant continu d\u2019une puissance égale ou inférieure à 44 de H-P ne requièrent pas October 1950, TECHNIQUE 100 te | CU» > CO It Un den linge tea CU à fel resis fant e de de démarreur à cause de leur faible inertie au démarrage.Donc, dans ce qui va suivre, nous allons référer aux moteurs de puissance supérieure.Courant et vitesse d\u2019accélération au démarrage Les démarreurs, qu\u2019ils soient du type manuel ou automatique, doivent être construits de façon à maintenir le courant entre certaines limites en regard de la vitesse d\u2019accélération pendant la période de démarrage.Représentons par des vecteurs (fig.3) la juste relation qui doit exister entre ces deux facteurs.L\u2019axe de la vitesse est représenté à gauche verticalement et la vitesse de régime est indiquée par le chiffre (100).L\u2019axe du courant est représenté horizontalement et le courant normal de pleine charge est indiqué par le chiffre (100).Si, à la mise en marche, il n\u2019y avait pas de résistance en série avec l\u2019armature, le courant, dans celle-ci, atteindrait une valeur correspondant à l\u2019intersection de la ligne (N M) avec l\u2019axe horizontal (OB), ce courant étant limité seulement par la résistance de l\u2019armature et des conducteurs de la ligne.\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 RY] EI 9\" Le se à I ad TANCE DE L'ARNATURE - VITESSE DE PLEINE CHARGE Pour limiter le courant à une valeur raisonnable, il faut insérer une résistance de démarrage qui sera graduellement diminuée au fur et à mesure que le moteur prendra de la vitesse.Ce courant de démarrage est indiqué par le point (B), (fig.3).À cet instant, la vitesse est nulle; toute la résistance étant en série avec l\u2019armature et le courant, dans cette dernière, a une valeur de (B) ampères.La vitesse ayant augmenté jusqu\u2019à (C\u2019) et la f.c.em., d\u2019une valeur proportionnelle, le courant diminue sur la ligne (BC) jusqu\u2019au point (C).Cette valeur représente 125% du courant minimum nécessaire qui permet au moteur de continuer de tourner à pleine charge.A ce point, une partie de la résistance de démarrage doit être éliminée pour permettre au courant d\u2019augmenter jusqu\u2019à une valeur (J).La valeur (C) du courant permet au moteur d\u2019entrainer sa charge et le courant additionnel (J C) fournit la puissance nécessaire pour l\u2019accélération.La vitesse du moteur continuera d\u2019augmenter jusqu\u2019au point (D\u2019) et le courant, pour CÉLERATION MAXIMUM 200 Hh 1c\u2014\u2014 AC \u2014 \u2014 \u2014 St\u2014 \u2014 A COUPLE OU COURANT TECHNIQUE, Octobre 1950 COURANT MINIMUM COURANT MAXIMUM INITIAL 150% DACCELERATION 125 % cette raison, diminuera sur la ligne (JD) et lorsque la valeur (D) sera atteinte une autre partie de la résistance de démarrage sera éliminée et le courant prendra une valeur (K).La vitesse augmentera jusqu\u2019à (E\u2019) et le courant diminuera jusqu\u2019à (E).Une autre partie de la résistance sera éliminée et la valeur du courant augmentera jusqu\u2019à (L).Ceci permettra au moteur d\u2019atteindre la vitesse (F\u2019) à laquelle la valeur du courant diminuera jusqu\u2019en (F).La dernière partie de la résistance de démarrage doit être éliminée et la valeur du courant augmentera jusqu\u2019en (M).La vitesse augmentera jusqu\u2019au point (P\u2019).A ce point, la vitesse normale de pleine charge sera atteinte et le moteur continuera de tourner à cette vitesse.Nous pouvons constater par le diagramme que le courant n\u2019a pu prendre sa valeur normale aux points (C\u2019), (D\u2019), (E\u2019) et (F).Ceci a été accompli dans le but d\u2019obtenir une bonne accélération et de diminuer la période de démarrage.Il est à noter que l\u2019axe du courant représente aussi le couple car pour un champ d\u2019une valeur constante le couple est proportionnel au courant d\u2019armature.L\u2019axe de la vitesse représente aussi les volts de Î.c.e.m.car cette f.c.e.m.engendrée par le moteur est proportionnelle à la vitesse si l\u2019intensité du champ est constante.La perpendiculaire à l\u2019axe du courant au point (100) représente la valeur de la résistance de démarrage et celle de l\u2019armature en série.La lecture sur cette échelle se fait de bas en haut.Les démarreurs automatiques maintiennent le courant aux valeurs mentionnées ci- dessus pendant la période de démarrage et il en est de même des démarreurs manuels mais, avec ceux-ci, il faut user de son jugement, c\u2019est-à-dire laisser au moteur le temps de prendre son accélération au fur et à mesure que la résistance est éliminée de point en point.Dans un prochain numéro, nous illustrerons quelques circuits de démarreurs manuels.558 Il n\u2019y a pas de problème qui n\u2019ait sa solution Un personnel expert à votre disposition gratuitement © Ingénieurs - Entrepreneurs © Charpentes Métalliques LORD & CIE LTEE 4700 rue Iberville MONTREAL October 1950, TECHNIQUE 7 pur Toe J i Youre des four fois le re sy ler: | pets be Lp relent \u20ac Js fame i tropa Gil) fo | Tee ag leur des æ le te (ue op | ls dag | het tek Set fin gy ds Ton IE LA PELLETERIE ET SES METIERS A vic les pêcheries, la première industrie canadienne fut celle des pelleteries.Toute l\u2019histoire économique et politique de la Nouvelle-France a pour trame le commerce des fourrures.Tout le monde a lu maintes fois le récit des grandes foires qui se tenaient sur l\u2019emplacement des plus grandes villes québécoises: Montréal, Trois-Rivières et Québec.L\u2019épopée d\u2019Hochelaga et de Stadacona retentit encore à nos oreilles ainsi que celle des fameux coureurs de bois.C\u2019était le temps du trappage et du piégeage; c\u2019était le règne de la Compagnie de la baie d\u2019Hudson.Depuis la construction des chemins de fer, c\u2019est-à-dire depuis le milieu du XIX° siècle, une profonde révolution s\u2019est opérée dans le commerce des fourrures.Munis d\u2019engins modernes, les trappeurs ont ravagé et dépeuplé des territoires immenses.Aussi, les gouvernements ont dû prendre des mesures de protection à l\u2019endroit des animaux à fourrure.La chasse et le piégeage se pratiquent encore de nos jours dans les territoire septentrionaux mais il faut désormais compter sur 6700 fermes qui élèvent des animaux à fourrure au Canada.Aujourd\u2019hui 40% de la valeur des peaux proviennent de fermes d\u2019élevage.C\u2019est la Prairie et l\u2019Ontario qui fournissent le plus grand nombre de peaux mais c\u2019est Québec qui exploite le plus de fermes, soit environ 1700.Les pelleteries canadiennes sont vendues dans le monde entier mais nos principaux acheteurs sont ordinairement les Etats-Unis et le Royaume-Uni.L\u2019industrie de la fourrure s\u2019était jusqu\u2019à présent intéressée à l\u2019exportation de peaux, mais dorénavant elle fabriquera des vêtements de fourrure pour le marché TECHNIQUE, Octobre 1950 par LUDGER BEAUREGARD M.A., D.S.E., L.Péd., L.S.P.PROFESSEUR À L'ÉCOLE D\u2019ARTS ET MÉTIERS DE MONTRÉAL, SECTION NORD.extérieur.Montréal demeure le principal marché du pays et ses expositions de mode soulève beaucoup d\u2019intérêt local.On estime que la métropole et ses environs comptent plus de 350 entreprises de fourrures dont 250 détaillants.Dans la même région, 3000 ouvriers travaillent dans la fourrure.Le commerce de gros est presque entièrement aux mains des étrangers tandis que 50% du détail appartient aux Canadiens français.Maîtres du commerce des fourrures, il y a quelques siècles, nous en avons perdu le monopole et on ne compte plus que 200 ateliers canadiens-français dans notre région.Apprentissage Depuis dix ans les travailleurs en fourrure sont soumis à la loi des conventions collectives.Le décret qui régit le commerce de détail fixe à 16 ans l\u2019âge minimum d\u2019un apprenti.L'apprentissage se poursuit dans l\u2019établissement d\u2019un maître-fourreur pendant trois années.Cependant, depuis quatre ans, L\u2019Ecole Centrale des arts et métiers de Montréal offre un cours sur le travail des fourrures.Ce cours de deux ans est destiné aux jeunes gens et aux jeunes filles qui manifestent des aptitudes spéciales pour la pelleterie.Les travaux pratiques se complètent de cours théoriques sur l\u2019histoire de la fourrure, le dessin de patron, l\u2019anatomie, la morphologie, etc.En outre, L'Ecole Centrale donne des cours spéciaux de couture, de « blocage », de taillage et d\u2019égalisage; ces spécialités sont enseignées le jour.Le soir, l\u2019école dispense des cours de perfectionnement, cours qui s\u2019adressent surtout aux apprentis-fourreurs désireux de compléter leur formation.299 x M + Un apprenti-opérateur au travail sur une machine à coudre de la section de la fourrure, à l\u2019Ecole Centrale des Arts et Métiers de Montréal Connaissances et aptitudes Avec une instruction élémentaire, un ap- prenti-fourreur peut se tirer d\u2019affaire.Mais il va sans dire qu\u2019une neuvième ou même une douzième année scolaire ne nuisent pas à l\u2019avenir d\u2019un pelletier.De toute façon, l\u2019apprenti qui veut se distinguer dans sa profession doit être assez fort en chiffres: le tailleur a souvent l\u2019occasion de s\u2019en servir.Le fourreur doit avoir une bonne vue pour faire du beau travail.En effet, il lui faut découvrir les plaies dans les peaux; il lui faut assortir les fourrures.Ajoutons à cette qualité physique, de bons poumons et de bonnes jambes.Enfin une certaine dextérité manuelle est requise dans le travail des fourrures.Le maître-fourreur se distingue en outre à certaines aptitudes spéciales.À son jugement sûr, il joint le goût artistique.Ne l\u2019oublions pas, le travail des fourrures est un art et, bien plus, la confection des vêtements de fourrure est soumise aux caprices de la mode.Spécialisation On partage ordinairement les opérations de la pelleterie en quatre.Le blocage, premier stage d\u2019apprentissage, consiste à étirer et à clouer des peaux.Le taillage est sans doute 560 l\u2019opération la plus compliquée: il s\u2019agit de couper des peaux de toutes sortes mais de la bonne façon.Il reste la couture à la machine: c\u2019est souvent une opératrice qui assemble les fourrures; enfin, la finition, ouvrage exécuté à la main par des finisseuses.Le maître-fourreur peut accomplir toutes ces besognes; aussi nous le voyons propriétaire d\u2019un atelier où il répare, remodèle et confectionne des manteaux.C\u2019est là un aspect intéressant du métier.Il nous reste à signaler que la main-d\u2019oeuvre est entièrement masculine dans le taillage, le blocage et l\u2019égalisage.Par contre, la couture à la machine s\u2019effectue par autant d\u2019opérateurs que d\u2019opératrices.La finition est réservée aux mains délicates des femmes quatre fois sur cinq.Conditions de travail Il faut souhaiter que tous les ateliers de fourreurs soient pourvus d\u2019un bon éclairage et d\u2019une bonne ventilation.Un grand nombre d\u2019établissements pourvoient leurs employés d\u2019avantages sanitaires et les protègent contre le feu, les accidents et autres dommages.La loi prévoit un apprentissage divisé en cinq semestres pour les apprentis des deux sexes; après chaque période de six mois, le salaire de ces travailleurs augmente de cinq cents l\u2019heure.Au début, l\u2019apprenti reçoit 38 cents l\u2019heure, soit $15.20 par semaine, et, à son 5° semestre, son salaire minimum est de 63 cents l\u2019heure ($25.20 par semaine).Le stage d\u2019apprentissage des coupeurs est divisé en six semestres et leur salaire s\u2019échelonne entre $0.80 et $1.30 l\u2019heure.Les salaires minima pour les autres catégories de travailleurs varient de $32.80 par semaine a $65.20.Par exemple, une finisseuse (classe B) gagne $32.80, un bloqueur (classe A) $42.80 et un tailleur (classe A) $65.20.A l\u2019heure actuelle, les détaillants et surtout les grossistes paient des salaires supérieurs aux salaires minimums.Ajoutons que la durée hebdomadaire du travail est de 40 heures et que les salariés ont droit à des vacances payées, chaque année.Deux organisations se partagent le monde ouvrier de la fourrure.L\u2019Union Internationale recrute ses membres dans le commerce de gros tandis que l\u2019Union nationale du vêtement recrute les siens dans le commerce de October 1950, TECHNIQUE éitiriehs 0 A pp \u2014\u2014\u2014 de oper uch te tr iets dire Toy lens de aig nombre ploy Ù contre âges, me fs der mois, le ne de ILE détail.Chaque union surveille les applications de la loi par l\u2019intermédiaire de son comité paritaire.Avenir du métier Les perspectives d\u2019avenir paraissent aussi brillantes cette année qu\u2019au cours de la uc:- nière décade.Toutefois, le travail est très saisonnier et les ouvriers ne sont occupés que six à neuf mois par année, En outre, on a beau dire qu\u2019une fourrure est objet de nécessité pour les dames, il appert que le manteau de vison, de castor, de rat musqué ou de « seal » demeure encore un objet de luxe.Les fluctuations économiques influencent donc beaucoup le commerce des fourrures qui a ses hauts et ses bas.Néanmoins un débouché reste excellent: c\u2019est celui qui permet à un fourreur de s\u2019établir à son compte.Plusieurs villes de la province de Québec peuvent recevoir des artisans compétents et les faire vivre honorablement.L'\u2019artisanat devrait attirer un plus grand nombre de fourreurs: c\u2019est là le débouché le plus prometteur dans le moment.\u201cOPERATION SWEETBRIAR\u201d One of the features of \u201cOperation Sweetbriar\u201d was the successful maintenance of equipment in the extreme weathe conditions of the far north.A vital part in the operation of R.C.A.F.jet fighters were the General Electric aircraft energizers, a mobile ground-unit to start the engines and test electrical equipment.A record of high availability for the R.C.A.F.Vampires during the 2-week exercises is in part, an indication of the success of these units in supplying constant current, controlled voltage power for smooth, swift starts.The ground crew in the picture are shown operating a 281% volt energizer driven by a gasoline motor.This provides a load range up to 1000 amperes.Similar energizers\u2014powered by either gasoline engine or by motor generator sets\u2014are now in use, not only with the R.C.A.F.but with all principal airlines and aircraft manufacturers.TECHNIQUE, Octobre 1950 061 © © © grd es Insecticides et les 3 an #7 Pi w © ; des vêt CE C1ZNES es VELEMENTtSs Pa pt [598 par JEAN-PAUL BOULANGER lh INSTITUT DE BIOLOGIE, ' jf UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL oo 2 .; ui «Car ils seront mangés des vers comme un vêtement; ils seront 5 I consumés par la pourriture comme la laine; mais le salut que je Ex\", donnerai sera éternel et ma justice subsistera dans la suite de tous jg les siècles.» ere DS Isaïe L 1, 8.at ln « Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, oli les vers et la teigne À Les consument et où les voleurs percent les murs et dérobent.Mais amas- até: sez-vous des trésors dans le ciel où mi la teigne ni les vers ne consu- 1 ment et où les voleurs ne percent pas les murs ni ne dérobent car là # où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.» | VEE Mathieu Vi 19-20.LeDD fini [i C pré ES deux épigrammes nous laissent dits «coffres en cèdre» étaient construits sis facilement supposer que les gens des temps d\u2019abord avec ce bois dans le but de chasser le bor bibliques qui redoutaient beaucoup « la teigne plus possible les teignes des vétements a cause (pe et les vers qui mangent les vêtements » ont dû de la forte odeur que ce bois dégage même ds tenter tous les procédés de répulsion et recou- après plusieurs années de séchage.On a aussi pope: rir a toutes les substances connues a cette épo- souvent vu l\u2019intérieur de garde-robes tapissé #¥' que pour chasser ces insectes destructeurs.de papier goudronné.Ces procédés bien arti- lip Il semble que leurs succès n\u2019étaient pas ficiels et empiriques ne sont pas condamnables | ps grands, mais il ne faudrait pas leur jeter la mais ont une valeur tellement discutable qu\u2019ils CE pierre car après plusieurs siècles de recher- ne feront pas l\u2019objet de notre travail.Nous «ban ches tant empiriques que scientifiques person- nous en tiendrons surtout aux substances Wa ne n\u2019est parvenu encore à se débarrasser com- chimiques qui ont une certaine valeur dans la J Ft plètement de cette peste qui menace conti- répulsion de ces insectes.ls nuellement les entrepôts de vêtements et de Ind fourrures el qui est un cauchemar de plus Depuis 1850 on employait la térébenthine, T pour nos menageres.; | le camphre et le benzine qui se sont montrés b \u2019 Dans cet expose il hous est impossible de inefficaces tout en étant d\u2019une odeur répu- oil i décrir e tous les procédés qui ont été employés gnante aux humains qui avaient à porter des je i à cette fin.Nous nous étendrons plus sur les vêtements imprégnés de ces substances.Vers - of méthodes actuelles que sur les méthodes an- 1875, on employait le phénol qui lui aussi Æ iy a ciennes qui parfois étaient bien naives.En ce avait bien des désavantages tout en étant d\u2019u- ™ H qui concerne les miles, les substances em- ne efficacité très relative.On l\u2019a abandonné à i ployées sont plutôt répulsives qu insecticides cause de ses effets irritants sur l\u2019épiderme et ih VTä1S.Il vaut mieux prévenir que guérir nous de sa grande toxicité.On a aussi essayé à tour 5 dit le proverbe populaire.LL., de rôle les solvants volatils, sulfure de cari Tout le monde sait que 1 origine de la fabri- hone, tétrachlorure de carbone, toluol et xylol Æ cation de l\u2019intérieur des coffres à vêtements sans plus de succès étant donné leur effet très h (1) Travail réalisé grâce à une bourse du minis- tére provincial de l\u2019agriculture.562 temporaire, leur toxicité pour le foie et leur odeur répugnante.October 1950, TECHNIQUE It i ho } tru asset le 3 tinge még Lay tit © it qi Nous ans h Plus tard on en est venu a utiliser le Naphtalène et le paradichlorobenzène que des ménagères emploient encore couramment.Ce sont actuellement les substances les mieux connues pour éloigner les mites, mais hélas leur efficacité est fort relative car ce sont des composés très volatils qui se subliment et disparaissent en très peu de temps.Les manufacturiers, les teinturiers, les nettoyeurs etc, emploient le fluorosilicate de sodium, le fluorure de sodium, le phénylthiou- rée, l\u2019allylthiourée, l\u2019o-toluithiourée et le dio- xylguanidine qu\u2019ils introduisent dans le vêtement lorsqu\u2019ils ont à le traiter.Les vêtements ainsi traités offrent une certaine résistance aux mites bien qu\u2019ils ne soient pas complètement à leur épreuve puisque ces composés ne sont pas résistants à tous les agents extérieurs comme la chaleur, la pluie, le soleil, le nettoyage etc.Le DDT a une concentration de 0.1% imprégné dans le tissu offre une épreuve contre les mites mais pour les besoins pratiques, il présente plusieurs inconvénients a cause des solvants qu\u2019il faut employer, de son odeur et de sa permanence qui a été souvent contestée.Cependant si ses propriétés répulsives ont peu de valeur pour les raisons énumérées, il a une propriété d\u2019insecticide à laquelle aucune teigne ne résiste; elles sont toutes détruites.La plus récente application des substances répulsives et insecticides dans les vêtements est arrivée avec l\u2019avènement des substances dites « Eulans » dans le commerce.Il existe maintenant sur le marché 8 de ces substances et préparations faites a partir de celles-ci, qui toutes ont une trés grande valeur dans la destruction et l\u2019éloignement des teignes des vêtements.1) Eulan New: c\u2019est un produit résultant de la condensation de l\u2019o-sulfobenzaldehyde avec le 2,4, dichlorophénol.C\u2019est une substance blanche soluble dans l\u2019eau, inodore, qui a pour formule brute, C;9 Hy; Os Clg S Na.la formule développée s\u2019écrit comme suit: el 90 En solution aqueuse acide il se fixe à la laine et autres substances animales.Avec 3% du poids des fibres, il est possible d\u2019obtenir TECHNIQUE, Octobre 1950 une très bonne résistance aux mites.Ce composé a de plus l\u2019avantage de n\u2019avoir aucune action néfaste sur les colorants acides et ainsi peut être employé lors de la teinturerie.2) Eulan CN Extra: ce composé diffère de l\u2019Eulan New en ce sens qu\u2019il est préparé avec le p-Chlor o-sulfobenzaldéhyde au lieu de o-sulfobenzaldéhyde.Sa formule développée se présente comme suit: el él \u2014 el.oH SO, Ne {.Cette substance qui se fixe a la laine comme la précédente a de plus l\u2019avantage d\u2019être résistante à tout les processus de lavage et nettoyage usuels, il résiste aussi à toutes les intempéries auxquelles pourraient être soumis les vêtements.C\u2019est aussi une substance qui a de très grandes propriétés anti-mites.3) Eulan C.N.A.: c\u2019est un mélange des composés suivants: Eulan CN Extra 66% Urée 31.5% Trillon A (N(CHsOONa)3) 2.5% 4) Eulan NK: ce produit est préparé par la condensation du triphénylphosphine avec le chlorure de 3,4 dichlorobenzyl.Sa structure moléculaire est représentée comme suit: el >\u2014 ke Cette substance est utilisée avec avantage dans les bains de colorants basiques.Elle a aussi l\u2019avantage de se fixer aux fibres végétales et ainsi de protéger tous les tissus contre les moisissures et les insectes.Ce produit de plus n\u2019offre aucun danger pour les humains.5) Eulan NKF: même que le précédent sauf qu\u2019il y a une différence dans la concentration.6) Eulan BL: c\u2019est un sulfonamide soluble dans le benzène et le dichloroéthylène, on peut l\u2019employer en solution dans les liquides de nettoyage à sec comme préventif contre les mites.7) Eulan BL Liquid: c\u2019est une mixture d\u2019Eu- lan BL, de cyclohexane, de propylbutylgly- colphosphate et de triéthyl phosphate.563 PR 8) Fulan AL: c\u2019est une solution du BL dans le chloroéthylène.Une foule d\u2019autres substances nouvelles \u2018 sont maintenant employées comme insecticides en général, mais la littérature ne mentionne aucun essai de ceux-ci contre les teignes des vêtements.Mentionnons entre autres, les Py- rénones, L\u2019Allethrin, L\u2019Aldrine, le Dieldrine, les Pyrèthres et le Lindane dont certains essais nous révéleraient peut-être l\u2019utilité dans l\u2019élimination des ravages causés par les teignes des vêtements.Visual aid used in line composing machine maintenance classes Fred Gutfrucht, composing machine maintenance instructor in the Department of Publishing and Printing of the Rochester Institute of Technology, has recently introduced a visual aid method of instruction which is believed to be the first of its type to be attempted in line composing machine maintenance instruction.In cooperation with Thomas Buck of the offset photography division, Mr.Gutfrucht has had the illustrations in the Linotype Machine Principles manual and the Intertype Book of Instruction photographed.The negatives resulting from these photographs were then made into positives for use on a visual aid projector.Using a Vu-Graph Overhead Projector, the positives are projected upon a screen and by the use of a projected pointed, the machine parts and actions are pointed out by Mr.Gutfrucht.The projector may be used in a well lighted room and this affords the students the opportunity to take notes and refer to reference material during the lectures.As an added asset of the machine, the instructor stands facing the class at all times and is able to note the reaction of the students.In a well rounded course designed to familiarize students with the capabilities of the various models on line composing machines, the visual aid method of teaching has been in operation since September 1948 and has met with decided approval from both instructor and student alike.POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes ) de toutes sortes ÿ AGRAFFES et LACETS \u201cROULETTES (Casters) et ROUES en métal et Les en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams - WE.6701 CHERRIER 1300 CHERRIER 3052 |.NANTEL INC.Bois de construction \u2014 Lumber e BEAVER BOARD e TEN TEST e MASONITE 1717 EST, RUE DE MONTIGNY Coin Papineau MONTREAL Négociants en gros - Importateurs MATÉRIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE F.DESCHESNES, JACQUES PARIZEAULT, Gérant-technicien Assist.-Gérant 1203 Est, rue Notre-Dame MONTREAL FRontenac 3176-3177 MONTREAL ARMATURE ma K S Pour vos problèmes de moteurs, générateurs et transformateurs électriques.Consultez LA FIRME Montreal Armature Works, Ltd.276, rue Shannon UN.1814 MONTREAL Marguerite Lemieux 5201 avenue BRILLON DExter 6660 N.D.G., MONTRÉAL COURS DE CUIR PAR CORRESPONDANCE MODÈLES \u2014 OUTILS \u2014 CUIRS TUBES DE VERRE ACCESSOIRES DIVERS DEMANDEZ CIRCULAIRE NY il I Nous sommes heureux d\u2019offrir a nos lecteurs un chapitre d\u2019un nouvel ouvrage de l'Office des cours par correspondance; INITIATION A LA TEXTURES MURALES par PAUL LETHIECQ CHEF INSTRUCTEUR EN PEINTURE, CENTRE D'APPRENTISSAGE DES MÉTIERS DU BÂTIMENT DE MONTRÉAL PEINTURE EN BATIMENTS, de M.Paul Lethiecq, chef instructeur en peinture au Centre d\u2019apprentissage des Métiers du Bâtiment de Montréal, qui a divisé son travail en trois chapitres: 1 \u2014 techniques (généralités du métier); 2 \u2014 théorie des couleurs et décoration; 3 \u2014 mathématiques appliquées au métier.L'auteur a rédigé et illustré son manuel de manière à rendre service au lecteur désireux de se renseigner, au décorateur amateur et au nouveau propriétaire qui désire effectuer lui-même certains travaux de décoration intérieure et extérieure à sa maison, autant qu\u2019à compléter les connaissances de l\u2019homme de métier et qu\u2019à initier l\u2019apprenti.L\u2019Office des cours nous a gracieusement prêté les clichés que nous reproduisons ici.: On peut se procurer ce volume à l\u2019Office des cours par correspondance, Aomerors.on ne donnait pas aux surfaces murales les finis lisses ou polis que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui (murs glacés).On se contentait d\u2019enduits tenaces et épais qu\u2019on laissait rugueux et, le plus souvent, sans apprêts.Comme les techniques de travail changent d\u2019un pays à un autre, il s'ensuit que les plâtriers produisent des textures murales d\u2019aspects différents.En Angleterre, il y a les finis dits plâtre antique, de Canterbury et de Newport.De l\u2019Espagne nous vient le San Jose, de l\u2019Italie, la Travertine (pierre de caverne) et de France, la pierre de Caen.Les Etats- Unis ont eux aussi créé leur fini particulier, le Martha Washington.Cependant, c\u2019est de l\u2019Espagne que nous sont venues les textures murales les plus travaillées, dans des styles ou dessins encore en usage tant à l\u2019intérieur des bâtiments que sur les murs extérieurs en stuc (Stucco).Bien que ces travaux soient surtout du ressort des plâtriers et des finisseurs en ciment, les décorateurs modernes ont tôt fait de reproduire des finis muraux dans les intérieurs stylisés.(Old English, Colonial, Old Spanish, etc.) TECHNIQUE, Octobre 1950 506, rue Ste-Catherine, est, Montréal, au prix de $2.00, franco.Les peintres-décorateurs ont créé de nombreux finis rugueux au moyen de différentes formules de pâtes malléables qu\u2019ils appliquent au pinceau sur les surfaces à traiter et qu\u2019ils travaillent en se servant d\u2019outils très disparates: éponges, papier froissé, peignes, balais, même les doigts de la main, etc.Parmi les peintures plastiques propres à ces travaux, on trouve sur le marché le Graf- tex, le Gyptex, le Textone, le Rufkote et bien d\u2019autres encore.Toutefois, on peut très bien obtenir soi-même une bonne pâte plastique très tenace et peu coûteuse.Dans une grande chaudière de 5 gallons, par exemple, il suffit de dissoudre parfaitement 3 Ib de colle (Size) dans deux gallons d\u2019eau chaude et d\u2019incorporer les éléments suivants: blanc d\u2019Espagne (whiting) .4 parties plâtre de Paris 1 partie À ce composé pâteux mais encore applicable au pinceau, on ajoute ensuite un peu d\u2019huile de lin bouillie à raison d\u2019un demiard par gallon de pâte.Le tout bien mélangé est appliqué avec un large pinceau de quatre 565 tique est posée au pinceau.pouces.On tamponne ensuite avec le pocheur (stipler), une éponge ou un tampon de papier froissé, selon qu\u2019on désire un fini légèrement rugueux ou d\u2019un relief très prononcé.On termine le travail en promenant doucement un triangle d\u2019ivoirine ou même une truelle sur la surface afin de rabattre les aspérités trop prononcées.Il va sans dire qu\u2019on peut varier la technique et obtenir des dessins stylisés en se servant d\u2019outils différents (peignes ou petits balais par exemple).Tout dépend du bon goût et de l\u2019ingéniosité de l\u2019artisan.Apprêts des fonds Inutile de rappeler que les fonds doivent être très solides, exempts de fissures et de trous.Un scelleur est nécessaire, car toute surface poreuse comme le plâtre, par exemple, absorbe vite les liquides et porte la pâte à s\u2019émietter.Le meilleur scelleur est une peinture à l\u2019essence ordinaire (flat) à laquelle on ajoute un peu de vernis (une chopine par gallon).Le scelleur réduit la porosité de la surface et augmente la prise pour l\u2019enduit.Méthodes de travail Le Martha Washington (style colonial) consiste en une application uniforme de pâte 566 Fig.1.\u2014 La pâte ou peinture plas- Fig.2.\u2014 On poche ou tamponne avec une éponge.ou peinture plastique que l\u2019on pointille au pocheur.On laisse sécher parfaitement (24 heures) puis on atténue les aspérités en frottant avec un bloc de bois recouvert de papier de verre.Le tout est ensuite recouvert d\u2019une seule couche de bonne peinture mate.Le scelleur, préalablement posé comme apprét sur le fond, constitue aussi un fini.Le Martha Washington existe ordinairement dans les teintes de crème ou d\u2019ivoire.On peut aussi, si on le désire, colorer la pâte avec de la couleur en poudre ordinaire délayée à l\u2019eau; on épargne ainsi tout le travail du peinturage.Le \u2018fini le plus populaire et le plus décoratif est le glacis.La surface préalablement peinturée en blanc et bien sèche est badigeonnée d\u2019un glacis ivoire qu\u2019on essuie avec des tampons de linge doux en ne frottant que les reliefs et en laissant porter la couleur dans les creux.On peut encore poly- chromer ces surfaces en procédant comme pour les madrures.Le travertin ou travertine Le travertin, aussi appelé pierre de Tivoli, parce qu\u2019on l\u2019a surtout extrait des vastes carrières de Tivoli, en Italie, est une pierre calcaire très légère, blanche ou jaunâtre, qui se forme à la manière des tufs.Ces tufs sont October 1950, TECHNIQUE lé au 124 2 rot Hier d'une te Le pt mol cr ca ui & sont It plus ou moins fins, plus ou moins grossiers, plus ou moins tendres; les uns s\u2019émiettent sous les doigts, les autres peuvent servir comme pierre à bâtir et se polir comme le marbre.C\u2019est à la catégorie plus communément appelée pierre pourrie, qu\u2019appartient la travertine, à cause de sa friabilité, de sa légèreté et des nombreux débris de matières étrangères qu\u2019elle contient.La travertine a la propriété de durcir à l\u2019air et de se couvrir avec l\u2019âge d\u2019une teinte chaude orangée.C\u2019est cette pierre ornementale que l\u2019on imite avec les peintures plastiques.Voici comment on procède.On étend au pinceau une couche uniforme de peinture plastique d\u2019un quart de pouce d'épaisseur environ.On la pointille avec le pocheur.Puis, avec un petit balais à éclisses très raides, on trace des rangs horizontaux de pointillés profonds et irrégulièrement espacés, de façon à imiter autant que possible le travertin véritable.On termine en promenant le triangle d\u2019ivoirine ou la truelle afin d\u2019obtenir des reliefs plats et polis sur les grandes surfaces entre les pointillés.Avant que le tout soit parfaitement sec, on divise la surface entière du mur en pierres d\u2019environ 9\u201d par 18\u201d, en creusant des joints profonds avec un petit morceau de bois franc taillé en biseau d\u2019un quart de pouce d\u2019épaisseur.Toutes les lignes doi- truelle.TECHNIQUE, Octobre 1950 Fig.3.\u2014 On rabat les aspérites avec un triangle d'ivoire ou avec une LE (ET rire use, vent être parfaitement droites et parallèles.(Fig.6).On trace d\u2019abord les lignes horizontales bien de niveau et les lignes verticales sont rigoureusement tracées au fil à plomb.Flles ne sont marquées qu\u2019à tous les deux rangs afin d\u2019imiter la disposition régulière des pierres.On doit prendre bien soin de faire coïncider les lignes horizontales avec le dessus des portes, le haut et le bas des fenêtres.De plus, les hauts ou dessus de porte et de fenêtre seront toujours en une seule pièce.L\u2019imitation de la maçonnerie étant bien faite et conforme aux lois de l\u2019architecture, on peinture d\u2019une couche de scelleur blanc et mat, puis on termine par un glacis coloré avec de l\u2019ocre jaune (3 parts) et de la terre d\u2019ombre brûlée (1 part), afin de donner l\u2019illusion des matières étrangères de couleur foncée et brunâtre qui remplissent les trous des rangs horizontaux.On doit toujours finir cette imitation dans des tons de jaune grisâtre ou brunâtre et, pour donner l\u2019illusion d\u2019une très vieille pierre, la colorer légèrement orange brunâtre.La pierre de Caen La texture de la pierre de Caen est la même que le fini Martha Washington.La division en Fig.4 \u2014 Vue d\u2019un lambris en texture murale. Fig.5.\u2014 Pour obtenir le fini Martha Washington, on tamponne légèrement avec la brosse à pocher.blocs (comme la travertine) et la coloration en jaune grisâtre sont les seules différences.La coloration s\u2019obtient sur fond blanc et mat avec un glacis à l\u2019ocre jaune (3 parties) et terre d\u2019ombre naturelle (1 partie).On imite aussi tres bien cette pierre en couvrant la surface d\u2019une couche épaisse d\u2019une peinture forte en vernis sur laquelle on saupoudre du sable fin en se servant du soufflet de décorateur (Fig.7) ou encore en emplissant un carton fort replié en V ou même un simple couvercle de boîte en carton.On projette alors le sable sec avec un bout de bois en recouvrant la surface uniformément, Comme pour la travertine, on divise en blocs et Fig.6.\u2014 Vue d\u2019un mur fini en travertine.l\u2019on peinture le joint seulement d\u2019un filet blanc grisâtre qui imite le mortier.Tous ces travaux en imitation de pierre, de stuc ou de plâtre antique demandent de l\u2019habileté, une technique éprouvée et une connaissance approfondie des styles.Seuls, les décorateurs avertis devraient s\u2019y livrer.On peut s\u2019y exercer en pratiquant sur de grandes feuilles de planches murales.On ne doit jamais oublier que dans une imitation de ces pierres la couleur et la division en blocs conforme aux lois de l\u2019architecture ou de la maçonnerie comptent pour beaucoup.C\u2019est surtout sur ce dernier point que les amateurs pèchent le plus.Souvape -prise d'air Reservoir pour le sable Accordéon er cuir Sourflet de décorateur Fig.7 October 1950, TECHNIQUE yi A I\u2019AUTOMNE de 1948, le directeur de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers d\u2019Iberville, \u201cM.Omer Gratton, invitait les membres de la Coopérative d\u2019Habitation, « Centre Bleury », a s\u2019inscrire aux cours du soir de construction et d\u2019équerre de charpente qui est une partie du cours régulier du jour.Une soixantaine de membres répondirent a l\u2019appel et plusieurs de ces nouveaux élèves eurent la bonne idée, à la suggestion de leur professeur, de construire à l\u2019échelle une maquette de leur future maison, comme travaux pratiques à l\u2019atelier.En passant, soulignons le mérite de ces gens qui venaient étudier à l\u2019école, durant quatre heures, un soir par semaine, la théorie et la pratique de la construction, après leur dure journée de travail.À la fin de cette série de cours, passés dans l\u2019enthousiasme et la franche camaraderie, nous exposions sept maquettes bien réussies.Il faut dire que ce fut un travail d\u2019équipe car deux ou trois élèves travaillaient ensemble.Ces maquettes ainsi que les travaux des élèves des cours du jour et de ceux des cours du soir en menuiserie, furent une surprise agréable pour notre population, toujours sympathique à nos expositions de fin d\u2019année.La vignette qui accompagne cet article illustre le résultat obtenu par un de nos élèves: la maison, grandeur réelle: 30°\u20140\u201d par 36°\u20140\u201d, telle qu\u2019elle était, le printemps dernier, et la maquette placée tout près.L\u2019heu- _ reux propriétaire et constructeur est M.Robert Unsworth, d\u2019Iberville.Il est donc évident que nos cours du soir, spécialement en charpenterie, ont grandement TECHNIQUE, Octobre 1950 ÉLÈVES DES COURS DU SOIR QUI CONSTRUISENT LEUR PROPRE MAISON par ROLAND NANTEL, i.c.s., PROFESSEUR DE MENUISERIE, ÉCOLE D'ARTS ET MÉTIERS D\u2019IBERVILLE profité à nos élèves et surtout aux auteurs de ces maquettes.Il est intéressant de souligner que notre musée de matériaux de construction et de finition a grandement aidé à renseigner nos élèves qui ont également tiré parti de la documentation distribuée gratuitement chaque semaine par les différentes maisons de matériaux de construction.Ces cours du soir, appelés aussi cours de perfectionnement et donnés d\u2019octobre à avril, sont gratuits.Les élèves n\u2019ont qu\u2019à payer les frais d\u2019inscription qui sont peu élevés.Ces cours du soir sont destinés aux jeunes gens et aux hommes de tout âge et de toute profession.Il nous fait plaisir ici de souligner la présence assidue de M.Patrick Filion, d\u2019Iber- ville, âgé de 61 ans qui vient deux fois la semaine depuis deux ans avec ses deux fils qui demeurent à deux milles de l\u2019école.Voici les impressions de M.Unsworth sous forme d\u2019interview.\u2014 Croyez-vous, M.Unsworth, que les cours du soir à l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers sont nêces- saires?Pourquoi?\u2014 Oui, ces cours sont nécessaires car ils donnent les principes de base du métier aux gens non initiés et perfectionnent ceux qui le sont déjà.A une époque où la construction est en vogue, cela permet aux salariés de devenir propriétaires, rêve qui dans le passé était presque du domaine de l\u2019impossible.\u2014 Est-ce que le fait d\u2019avoir suivi nos cours du soir vous a permis d\u2019économiser dans la construction de votre maison ?569 hegre - nes a Photographe: J.-F.Goyette Grâce aux cours du soir qu\u2019il a suivis à l\u2019École d\u2019Arts et Métiers d\u2019Iberville, M.Robert Unsworth a pu construire lui-même sa propre maison.M.Unsworth est ici photographié avec sa maison dont l\u2019extérieur n\u2019est pas encore terminé, mais dont la maquette, à gauche du constructeur-propriétaire, révèle l\u2019aspect définitif.\u2014 Oui, certainement.J'ai surtout économisé du temps et des matériaux dans la coupe des chevrons que j'ai taillés à l\u2019avance et selon les mesures justes, ainsi que dans l\u2019encastrement du faite.\u2014 Aviez-vous déja pratiqué la construction avant de venir a notre école?\u2014 Non, j\u2019en suis 4 mes débuts; je ne connaissais même pas l\u2019utilité de l\u2019équerre de charpente.: \u2014 Votre construction actuelle a-t-elle subi des changements ou si elle est exactement la réplique de votre maquette de 1\u201d au l\u2019\u20140\u201d construite grandeur naturelle ?\u2014 Dans l\u2019ensemble, la maison actuelle est exactement la réplique de la maquette.\u2014 Pouvez-vous nous citer quelques cas où particulièrement la construction de votre maquette vous a aidé?570 \u2014 La construction de la maquette m\u2019a beaucoup aidé sous tous rapports et particulièrement dans la construction de l\u2019escalier où j'ai économisé du temps.De plus, cela m\u2019a permis de prévoir la construction des ouvertures dans la charpente selon les normes de la construction.\u2014 Est-ce que le rapport des mesures entre votre maquette et votre maison est exact?Pourriez-vous donner un exemple?\u2014 Le rapport des mesures est exact.Prenons la mesure du carré extérieur sur la façade et la hauteur de la maison.Maquette: carré: 30\u201d; hauteur: 13\u201d Maison: carré: 30°\u20140\u201d; hauteur: 137\u20140\u201d \u2014 Ainsi, vous trouvez nos cours du soir utiles._ \u2014 Très utiles.Sans eux, je n\u2019aurais jamais pu construire moi-même ma propre maison.October 1950, TECHNIQUE vf jer 13 a i [ \u2014 Voulez-vous résumer votre opinion sur nos cours du soir et notre Ecole d\u2019Arts et Métiers en général ?\u2014 Nous avons un peu conservé l\u2019esprit d\u2019aventure de rios ancêtres et nous trouvons eui- core des gens qui veulent s\u2019améliorer.Vo: cours du soir m\u2019ont permis de réaliser mo: rêve de devenir propriétaire.Et je ne suis pas le seul à en avoir profité à ce point.Votre école est indispensable à nos jeunes qui désirent apprendre un métier et aux plus âgés qui ont un problème à résoudre comme la construction d\u2019ui:e maison, qui désirent approfondir leurs connaissances générales et même se distraire, grâce à un hobby, souvent rénumé- rateur, enfin à ceux qui désirent se perfectionner dans leur propre métier.C\u2019est pourquoi je profite de cuite occasion pour remercier et féliciter le ministère du Bien-Etre Social et de la Jeunesse, la direction générale de l\u2019Enseignement spécialisé et le personnel de l\u2019École d\u2019Arts et Métiers d\u2019Iberville d\u2019avoir institué ED ~ ces cours du soir si utiles a ceux qui s\u2019en prévalent.Nous remercions M.Unsworth et le félicitons de son courage, de sa ténacité et du bel exemple qu\u2019il donne à tous ceux qui désirent se bâtir une maison.En terminant, citons ce témoignage du Canada Français de Saint-Jean, en date du 15 décembre 1949, signé par M.Paul Bernier, président de la Coopérative d\u2019Habitation « Centre Bleury » d\u2019Iberville, qui démontre parfaitement la nécessité et l\u2019efficacité de nos cours; « ]] ne faudrait pas passer sous silence les cours théoriques et pratiques de construction, suivis par 70 coopérateurs à l\u2019École d\u2019Arts et Métiers d\u2019Iberville, cours qui permirent à nos membres de bâtir à l\u2019échelle leur future maison et de recevoir un bulletin d\u2019études spécialisées.Centre Bleury savait profiter de tout pour qualifier ses sociétaires.» Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA LA CIE = OO LET FX.DROOL QUEBEG MÉCANIQUE GÉNÉRALE Fonderie: Acier, Fonte, Cuivre, Aluminium Spécialités: Bornes Fontaines Ascenseurs et Escaliers motorisés Soudures électriques et au gaz.206, rue Du Pont \u2014 Québec Tél.4-4641 TRANSMISSIONS MÉCANIQUES & APPAREILS DE MANUTENTION TECHNIQUE, Octobre 1950 PRO UT E TER TE EE dre de Ventes: EDIFICE CANADA\" CEMENT, \u2018MONTREAL.gene 1296 ééditeen ia tr pt pote été ie Pia té Ré MEA mie ES Er are res ano oe aap Sra Lorsque chacun, individu ou peuple, fait son travail pour les fins les plus profitables et que rien n\u2019entrave la distribution des choses autour du monde, on ne s\u2019aperçoit pas que, petit à petit, des industries s\u2019établissent dans des régions privilégiées et que toutes deviennent tributaires d\u2019un petit groupe d\u2019individus qui ont su prendre comme l\u2019on dit, le marché international.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019occasion d\u2019une guerre que l\u2019on s'aperçoit de l\u2019impossibilité devant laquelle on se trouve de renouveler des stocks qui s\u2019épuisent.Et le plus souvent il ne s\u2019agit pas de matières de première nécessité qui pourraient avoir attiré l\u2019attention d\u2019un grand nombre.Prenons entre autres le cas de la gélose ou agar-agar.La gélose est une substance gélatineuse qui sert à fabriquer des milieux de culture pour l\u2019étude des microbes.Vous pourriez dire que c\u2019est là un usage qui n\u2019a pas une importance capitale dans la vie des peuples.Faites bien attention car il serait facile de vous démontrer que la bactériologie est devenue une branche si importante de la médecine que la vie des gens maintenant dépend beaucoup et en état de guerre plus particulièrement, des travaux que font les bactériologistes qui font la chasse aux microbes dangereux pour l\u2019espèce humaine.Or, cette substance, presque unique dans ses propriétés utilisables, est extraite de certaines algues marines, et avant 1939, le Japon, petit à petit, s\u2019était assuré le quasi-monopole de sa production.Certes les spécialistes ne se sont pas aperçu que les Alliés ont été privés presque subitement de la 072 ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES Sur quelques monopoles d\u2019apparence anodine par NEUTRINO gélose indispensable pour tenir solides les milieux de culture sur lesquels on étudie, identifie et isole les bactéries.Il a fallu trouver des substituts à la gélose et quelques pays ont pu utiliser des algues en quantité suffisante sur leurs côtes marines pour faire face à la situation.Cette expérience aura pour résultat que, très probablement, chacun saura prendre dans son patrimoine la matière première qui lui assurera sa provision pour le futur.Profitons-en pour étudier cette substance, l\u2019agar-agar ou gélose.La substance est extraite des algues du genre rhodophycées dont les teintes varient du rose au rouge brun.De composition assez complexe, on peut dire que l\u2019on trouve dans les plastides de l\u2019algue un polysaccharide analogue à l\u2019amidon et désignée amidon de Floride, puis dans les parois cellulanées des lames, une substance mucilagineuse qui peut donner des pentoses par hydrolyse.Cette substance mucilagineuse a été étudiée par Sauvageau qui lui a donné le nom de gélose, c\u2019est la matière première de l\u2019agar-agar.Ces algues sont employées en Orient depuis fort longtemps comme aliment, engrais, colle, puis pour l\u2019iode qu\u2019en peut en retirer.Pour fixer les idées de l\u2019importance du commerce des algues japonaises, disons qu\u2019en 1936 on a récolté 12,000 tonnes d\u2019algues ayant produit 2,549 tonnes de gélose qui représentaient pour le Japon une valeur de 9 millions et demi de yens dont 5 millions servaient au commerce d\u2019exportation, ce qui était suffisant pour October 1950, TECHNIQUE me } pi fee re de all fle pls gt RG dre mor ple IO Kant: Le Îles on fr dd sil Sli, loge is Th S ent or [ que le reste des pays civilisés soient tributaires du Japon pour la substance précieuse.La préparation de la gélose se fait de la manière suivante: Après la récolte en saison favorable, on sèche et on blanchit au soleil en maintenant une petite humidité dans les algues.Ces algues un peu tassées comme des nattes sont portées à l\u2019ébullition dans de l\u2019eau acidulée légèrement par de l\u2019acide acétique ou sulfurique.Puis on filtre, ce qui retient les colloïdes et les matières azotées insolubles.Le résidu est encore bouilli puis on mélange les filtrates qui sont portés dans des récipients plats en bois.Il se forme une gelée.Cette gelée est mise à congeler au froid, au dégel il s\u2019écoule de l\u2019eau et il reste un produit résiduel qui est la gélose pure.Agar-agar est le nom malais d\u2019une algue rouge servant à la préparation.On désigne aussi la substance mousse de Ceylon, colle de poisson végétal, Kantan, qui signifie en japonais « ciel froid ».Les produits commerciaux sont assez variables dans leurs compositions.Chimiquement, on trouve surtout dans la gélose du galactane et d\u2019autres polysacharides, 3% de soufre en sulfate organique, du calcium et du magnésium.C\u2019est pour ses propriétés physiques de faire prise facilement à une température supérieure à 37°C.que la gélose est utilisée en bactériologie.Elle a été employée en 1881 par Mme Fannie E.Hesse.Le milieu n\u2019est pas liquéfié par la plupart des bactéries dont un grand nombre liquéfient les milieux à base de gélatine animale et de plus, la surface de la gélose peut supporter les stries d\u2019ensemencement sans se déchirer.Liquide vers 40°, elle demeure en gel à 37°C.passant facilement d\u2019un.état à l\u2019autre.La gelée est ferme à la température ordinaire, ce qui facilite beaucoup l'étude des colonies de bactéries que l\u2019on peut faire pousser.Employée aussi en mycologie, son utilité s\u2019est montrée très grande dans la production de la pénicilline.L\u2019Amérique, l\u2019Angleterre et les autres pays ont dû dès 1940 se préoccuper de préparer de la gélose avec les algues des mers accessibles par eux.Les propriétés physiques de la gélose lui assurent d\u2019autres usages que la microbiologie.En temps ordinaire, on s\u2019en sert pour faire des émulsions, par exemple, huile de paraffine et agar, pour agglomérer les médicaments en pilules, en onguent, en pansement, en moulage plastique dans l\u2019art dentaire.L\u2019alimentation en employait beaucoup par exemple pour les aliments destinés aux diabétiques, à cause de son absence de sucres assi- - milables, dans les conserves de viande et-de poisson, car elle donne des gelées plus dures que la gélatine.Dans les émulsions alimentaires, crèmes, gelées, soupes, même les nids d\u2019hirondelles (en succédané).*La confiserie, les cosmétiques, les industries textiles, des cuirs, des colles, du film photographique, employaient la gélose.Durant la guerre toutes ces industries durent s\u2019en passer afin de réserver la quantité disponible aux seuls laboratoires qui ne pouvaient s\u2019en passer.Les Etats-Unis en particulier ont depuis 1919 établi une industrie, mais, devant le coût de la main-d\u2019oeuvre, il ne paraît pas que sa production ait pu rivaliser avec le Japon, mais après l\u2019attaque de Pearl Harbour, les Etats- Unis ont fait une étude scientifique de la préparation de la gélose en partant des algues disponibles.Pour fixer un chiffre, disons qu\u2019au Etats-Unis, en 1925, on produisait 360 tonnes de gélose valant $80,000.Tous les pays qui disposent de rivages sur les mers où vivent les algues ont entrepris la production de la gélose et ils arrivent, au moins dans quelques cas, à donner des produits analogues à la meilleure gélose japonaise, le Kobé no 1.L\u2019Australie, les Indes, la Chine, la Russie, l\u2019Irlande, l\u2019Ecosse semblent être jusqu\u2019ici les pays où l\u2019industrie de la gélose se soit développée avec avantage.Comme souvent, on s\u2019est aperçu que ce produit japonais s\u2019était introduit dans un grand nombre de pratiques industrielles, et ce n\u2019est que par des efforts assez laborieux que les industriels arrivent à rectifier certaines de leurs pratiques pour utiliser les géloses disponibles dans leur pays.A TECHNIQUE, Octobre 1950 573 FT PUL D MARNE a NI 34 IRR HHNEN HEH ip BURR [HE PPR TPR I TTT TRI BERR RINE taaathiniatadtistadad ality Projet de construction SUPPORT-PISTOLET POUR CAMERA A caméra miniature offre tellement d\u2019avantages qu\u2019elle a presque totalement supplanté l\u2019appareil à format moyen.Cette petite caméra donne cependant une prise incertaine même avec les deux mains.C\u2019est pour remédier à cette lacune que la poignée que nous vous offrons a été créée.Sa forme en crosse de révolver permet de tenir solidement l\u2019appareil et de déclencher l\u2019obturateur d\u2019une seule main.Les amateurs de photographie comprendront facilement les avantages de cet accessoire.En effet, ils souhaitent souvent prendre un instantané, en tenant leur caméra uniquement d\u2019une main: soit qu\u2019ils s\u2019agrippent à une clôture ou à un arbre pour « croquer » sous un angle imprévu une scène qui autrement serait banale; soit qu\u2019ils veulent agiter une main afin d\u2019attirer l\u2019attention d\u2019un jeune sujet récalcitrant; soit encore qu\u2019ils désirent tenir eux-même un projecteur ou un réflecteur.Cet accessoire photographique est des plus faciles à réaliser car il ne s\u2019agit que de former un morceau de bois et d\u2019y fixer une lame d\u2019aluminium.À l\u2019artisan habile nous recommandons du bois franc.Le beau fini que pourra prendre la pièce en fera un objet de luxe.À ceux dont l\u2019habileté est douteuse nous suggérons l\u2019emploi du pin blanc ou autre bois mou plus facile a fagonner.574 par MAURICE DUCHARME PROFESSEUR DE RADIO, ÉCOLE D'ARTS ET MÉTIERS DE MONTRÉAL, SECTION NORD Matériaux Morceau de bois 2 3/8 x 4 x 1 pouces Lame d\u2019aluminium 6 x 11/4 x 11/6 pouces Vis à bois, longueur 1/2 pouce Une vis au pas de la caméra long.1/2 pouce Ecrou à ailettes, même pas (voir fig.) Déclencheur d\u2019obturateur à broche flexible.Outillage Etau Scie à découper Limes et papier sablé Porte-foret et forets Tournevis.Construction Tracer ou calquer la figure 1 sur le morceau de bois et découper.Arrondir à la lime et finir au papier sablé.On perce ensuite le trou destiné au passage de la broche et deux autres plus petits que les vis pour faciliter la pose de ces dernières.On applique le vernis ou l\u2019émail d\u2019après le bois choisi.On passe ensuite à la lame d\u2019aluminium dont on trace la forme à l\u2019aide de la figure 2.Nous suggérons de calquer le dessin sur l\u2019aluminium à l\u2019aide de papier carbone.On peut faire l\u2019ébauche de la lame à l\u2019aide de la scie October 1950, TECHNIQUE MST Si Lath hd GLG 0S61 219010 \u201cUNOINHIAL \" Z AY 7 oN o- Pr Ale Li == == | \u20143 ¥y .\u2014 IN iN 2 +_ fe we \u2014 me ) fp er \u2014 en ew an en = wn.ma \u2014 ALUMINIUM Fic.1 Fic 2 BOIS ce Li ro|- ro} J mmm mmm ==] x \u2014 ré = 1\" Ee eee | 16 i ) \u2014\u2014 3 CS PSII ERI PE TI ETN SSS UE SE RENE à découper et on amène le métal à la ligne tracée avec la lime.Durant ces deux opérations la pièce est tenue par l\u2019étau et déplacée au besoin.On perce ensuite les trous et on donne un beau fini aux surfaces à l\u2019aide de papier sablé fin.On termine en pliant et en recourbant la lame comme l'indique la figure 3.Il ne reste qu\u2019à monter la lame avec ses deux vis et l\u2019instrument est complété.On procède alors à l\u2019achat du déclencheur dont on choisit la longueur d\u2019après le type de caméra utilisé.Bien que inférieure à un bon trépied cette crosse de caméra donne quand même une stabilité accrue quand on photographie à la main.INDICA FONDEE EN 1858 ESTABLISHED 1868 T.PRÉFONTAINE & Cie Ltée Paul Préfontaine, président PLANCHERS DE BOIS FRANC BOIS DE CONSTRUCTION HARDWOOD FLOORING AND LUMBER WIlbank 8788 01417, rue CHARLEVOIX, MONTREAL INDEX DES ANNONCEURS ADVERTISER\u2019S INDEX Banque Canadienne Nationale.Ben Béland Inc.Alex Bremmer Ltd.Canadian General Electric Co.Lid Canadian Laboratory Supplies Ltd Deschênes & Fils Ltée.Omer DeSerres Ltée.Dominion Bridge Company (Mechanical Division) couverture.F.X.Drolet.C.A.Dunham Co.Lid Dupuis Freres Ltée.Forano Limitée.Granger Frères .Ltée.Hector Groulx Inc.International Agency Ltd.Keuffel & Esser Co.La Patrie.Le Digeste francais.Marguerite Lemieux.Lord & Cie Ltée.Manufacturiers Canadiens de Courroies Ltée.Marion & Marion.Metropole Electric Inc.Montreal Armature Works Ltd.Montreal Blue Print Inc.I.Nantel Inc.cee Payette & Cie Ltée.Projean Meters & Motors Reg\u2019 d.T.Préfontaine & Cie.Steel Co.of Canada Ltd.Thérien Frères Ltée.Welding & Supplies Co.Ltd.526 506 531 506 542 564 542 548 549 276 542 549 531 576 October 1950, TECHNIQUE - Publications en vente à L'OFFICE des COURS par CORRESPONDANCE Le guide du constructeur \u2014 Tome 1 La soudure oxy-acétylénique (Grenier) \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026erirenensenenmnnne 1.75 (Lanouette et Gratton) 2.80 J Le guide du constructeur \u2014 Tome 2 Géométrie descriptive (Landreau) \u2026\u2026 5.00 (Grenier) serasaceussenseucencencsssan0oonapa0S000 000 s00000 0 1.75 Eclairage et Installations électriques Ê Charpente et Menuiserie (Robitaille & (Robitaille & Bélisle) 3.00 % Bélisle) sososenense0ros0roueea na nnn 10000 n00 SONGS 00000 000000 3.00 Initiation à la forge (Leroux-Fortin- L'Equerre de charpente et ses multiples Colpron) ooo, 1.25 applications (Laforest) .ccoon 1.25 Initiation à la fonderie (Lesage-Poiré- Secrets et Ressources des bois du Québec .Couture) =.1.05 (Gauvreau) (Editions Fides) 1.50 Initiation à la modèlerie (Allard & ¢ Lexique de mécanique d\u2019ajustage Prunier) een 50 (Normandeau) see 1.00 Dessin industriel (tracés géométriques) Questions de vie économique (Landreau) een 1.60 (collaboration) \u2026\u2026.\u2026.\u2026csccceserrreerires 0,85 Le lettrage en dessin industriel Traité de mécanique d\u2019ajustage (Landreau) een 1.00 (Giauque) cco, 3.00 Lecture des plans (Landreau) 1.75 Précis de mécanique \u2014 lre partie \u2014 Dessin d\u2019atelier (Lockwell) .1.30 (Senécal) .\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026rieriernmennennn 1.00 Croquis coté (Berthiaume) 1.00 Précis de mécanique \u2014 2e partie \u2014 Mise au point des moteurs d\u2019automobile (Juneau) ooo 1.05 (Carignan) cco .60 Organes de machines (Vianney Electricité appliquée à l\u2019automobile Trudeau) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026ueerenmennennnnns 1.00 (Carignan) Matériaux industriels (Barrière & Ire partie \u2014 Initiation aux eircuits 40 Tanner) .\u2026.\u2026.irenesenennnnnnenns 1.40 9 ec oes L i nee fe : \u2014 énératrice ! Hygiène et Plomberie (Robitaille & PE COMENT orm 40 Bélisle) cocoon 3.00 3e parte \u2014 La batterie d\u2019accumu- i Peinture, Vitrerie, (Robitaille & Bélisle) 3.00 lateurs o.oo 45 Maçonnerie, Briquetterie, Matériaux 4e partie \u2014 Les régulateurs de la (Robitaille & Bélisle) ooo 3.00 dynamo cocoon 45 + Initiation à la peinture en bâtiments Se partie \u2014 Les canalisations électri- 50 (Lethieoq) \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.nennnen 2.00 6 ques.Do eee
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