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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1939-10, Collections de BAnQ.

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[" a icity een nat lies _ \u2014 OFF Q EAI ie CON Ja Bt REVUE INDUSTRIELLIGEDe@PINDUSTRIALGEBREVI EWG ns \u2019 SE 1] -31938 or 4 Rés be} 3 OCTOBRE { At ju het 9 3 9 y Be # i Ag a, Ss æ 2 ge sag ny lf OCTOBER @ od © ow tL] fi 2 É © 2 % B24 gi 18 sf Xl syst i er # off wo oe \u201d sp % Yr va se # 7 a a sé 2 1 dé sf % % wh C4 i id r 7 Fonts % i À GA Hp 2 a 2\u201d % Saher ¥ 4 lt: Ed HA ok 4 i 3 es i, bis 4 * Pike i ¥ § a i Bong 74% giais hae \u201cuh des Bon oz RE 0 | 2 1e it i if ia A 3 bi % Ï 7 tit : % % % Wu i Fx % 1h Ë vi + it i fits pi à 7 ' 7 EE Zid dé 7 se Gh i ds pi : 5 i À, | ih \u201cLu i Hat 0 # ; of d Ht 1 ly 7 i 7 ES it : d GE | ili 7 2 7 2 3 & hi vo Ë 5} \"MONTREAL - 2 J 7 h i i.b i ih} ' 7 dE Hi i VOL.XIV No 8 Ha 7 7 Hi vist Nii Bt bie Du Hh {i Si hi i \u201c 7 77 | Qu 2 7 IN i HY 72 7 i ui 7 7 i i hi 4; Ii ZE 4: Ge 2 hit hit « AU PUITS DES FORTS » \u2014 Photo prise par M.E.Stucker à l\u2019île Sainte-Hélène (i i it 3 Lit hy byt AT a it fs | th Que H ht He KR ee FENN A CA ps CNY vs RE RR! À NE qu Det a su CN REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVIEW COMITÉ DE DIRECTION Directeur Secrétaire et Administrateur Gabriel Rousseau Armand Thuot Rédacteurs en chef : Section française Section anglaise Secrétaire de la rédaction Jean-Marie Gauvreau lan McLeish Jean Delorme BOARD OF DIRECTORS Director Gabriel Rousseau Secretary and Business Manager Armand Thuot Editors : English Section lan McLeish French Section Jean Marie Gauvreau Secretary, Editorial Committee Jean Delorme COMITE DE REDACTION lan McLeish Jean-Marie Gauvreau Fernand Caillet Alexandre Bailey EDITORIAL COMMITTEE Alb.-Victor Dumas James-A.Gahan Elzéar-N.Gougeon Georges Landreau P.-E.Beaulé Albert Landry Hector Beaupré E.Morgentaler Paul Cadotte F.Roberge G.-H.Cing-Mars Stewart-H.Ross George-E.Cross H.-E.Tanner J.-C.-A.Demers W.-W.Werry Délégué de la Corporation des Techniciens J.-R.McGrath Delegate of the Corporation of Technicians Publié sous le patronage de Published under the patronage of HON.ALBINY PAQUETTE par - by LES ECOLES D'ARTS ET METIERS Adresser toute correspondance Address correspondence to 59 Ouest, rue Saint-Jacques Montréal 59 St.James Street West TECHNIQUE Mensuelle excepté juillet et août Le Numéro - - - - - = .10 Abonnement : Canada - - Parannée $1.00 Etranger - - par année 1.50 Published monthly except July and August Onecopy - - - - .- 10 Subscription : Canada - - - - - - $1.00 Other Countries - - - 1.50 a rte A a puede pue cou en cent VIENT DE PARAÎTRE Lexique de Mécanique d\u2019Ajustage par LUCIEN NORMANDEAU Professeur à l'Ecole Technique de Montréal & Oe oy Ste ig), oy Sec, MR Ar op 4 Proc, up, Che, * le can 2939 Pons 1, a 2 Oug fog, Oxy, 87 i Dre D 2s Lg Je Tu ex; Suge dr Cor; Le ar 702, de Me Qu ez on Vox he tags Qs 9a, 87 Play, Era à Yo ue onde Ne Ous bi lez, ON Ze Ë 13 © Pray, Quy 2 Ste ; Ong Sin.Sey, ib hy Sen, Usge PPays +4) Qu Ten ve Lt » la he lo San Eng Ron, At Sie 937 WH HW) Co; Ca Tg Meg life Set brie dog Ro ih Og \u201cCoy 80a, fii; hhh dr On lg Tue Arg 4 yp Sts ay [a 926g Us 4 fis bn Qt hit Treg De; » | HE Wh AN hn Mor spe > + 6 te bi PRIX DE VENTE :$ 1.00 4 * 6 Les éditions de la revue « Technique » Hi 89 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal Téléphone : BElair 2374 \u2014> dP=p (+.dS P \u2014 puissance acoustique instantanée, p \u2014 pression acoustique instantanée, dS \u2014 élément de surface entraîné par le fluide dan son mouvement alternatif acoustique, v\u2014 vitesse instantanée d\u2019une particule.La puissance acoustique instantanée ainsi définie est la puissance fournie par la force \u2014> (p.dS) s\u2019exerçant sur la surface et projetée sur la normale positive, la surface étant entraînée avec la vitesse instantanée d\u2019une particule v.L'unité cgs est l\u2019erg par seconde.51.Puissance acoustique instantanée par unité d'aire ou flux d'énergie par unité d'aire : Vecteur égal au produit de la pression acoustique instantanée par la vitesse instantanée d'une particule; ce vecteur représente la puissance acoustique instantanée transmise au travers d\u2019une surface unité normale à la vitesse instantanée.\u2014 \u2014 ®=pv L'unité cgs est le cm\u20143.g.s\u20143.52.Module de compressibilité K d'un milieu fluide : Rapport d\u2019un accroissement de pression Ap à la diminution relative de AV ., volume \u2014~y Jaui en résulte : V.Ap AV Ce module est l\u2019inverse de la compressibilité.En acoustique c\u2019est le module adiabatique qui intervient généralement.L\u2019unité cgs est la barye.53.Energie potentielle acoustique instantanée, bar unité de volume ou densité d'énergie potentielle (U) : La moitié du produit du carré de la pression acoustique instan- K=\u2014 TECHNIQUE tanée p par l'inverse du module de compressibilité K du milieu : u=P 2K L'unité cgs est l\u2019erg par cm* (ce qui est identique à la barye quant aux dimensions).NOTE : Le terme énergie potentielle est employé ici dans le sens de potentiel thermodynamique.54.Energie cinélique acoustique instantanée par unité de volume ou densité d\u2019 énergie cinétique (T) : Energie cinétique communiquée à la masse spécifique p du fluide par la vitesse instantanée v d\u2019une particule : = 7° v2 L'unité cgs est l\u2019erg par cm?.55.Energie acoustique totale instantanée par umité de volume ou densité d'énergie totale (E) : Somme des énergies potentielle et cinétique instantanées par unité de volume : E=U+4T 56.Onde : Modification de l\u2019état physique d\u2019un milieu, se propageant à la suite d\u2019une perturbation initiale.Cette perturbation prend le nom d\u2019impulsion lorsqu\u2019elle a une durée très courte._ 57.Onde stationnaire : État vibratoire dans lequel les phénomènes d\u2019oscillations en tous points sont régis par la même fonction du temps, à un facteur numérique près variable d\u2019un point à un autre.NOTE : Dans l'expression consacrée onde stationnaire, le mot onde ne doit pas être considéré isolément.58.Nœuds et ventres : Dans un système d\u2019oscillations stationnaires on peut observer les valeurs prises par une certaine grandeur, telle que : pression, déplacement, vitesse, etc.On dit que cette grandeur présente un Nœud aux endroits où elle s\u2019annule et un Ventre aux endroits où elle est maximum.Il est indispensable de préciser la grandeur observée : nœuds ou ventres de pression, ou de déplacement ou encore de vitesse.59.Onde progressive : Onde se propageant librement dans un milieu indéfini et homogène.60.Onde progressive plane : Onde progressive telle que les grandeurs physiques correspondantes ne dépendent que d\u2019une seule coordonnée géométrique prise dans le sens de la propagation.61.Onde sinusoïdale plane : Onde progressive plane telle que les grandeurs physiques Octobre 1939 correspondantes varient sinusoïdalement avec le temps.62.Affaiblissement : Diminution progressive dans l\u2019espace de certaines grandeurs caractéristiques d\u2019un phénomène.63.Amortissement : Diminution progressive dans le temps de certaines grandeurs caractéristiques d\u2019un phénomène.64.Onde longitudinale \u2014 Onde transversale : En acoustique, ondes caractérisées par le fait que le vecteur déplacement est parallèle ou orthogonal à la direction de la propagation.65.Longueur d'onde : Dans le cas d\u2019une onde plane sinusoïdale se propageant librement sans affaiblissement on appelle longueur d'onde la distance minimum après laquelle toutes les grandeurs caractéristiques du milieu reprennent les mêmes valeurs.66.Vitesse de phase : La vitesse de phase se définit pour une onde plane sinusoïdale se propageant librement sans affaiblissement.C\u2019est la vitesse d\u2019un observateur qui se déplacerait normalement au plan d\u2019onde, de manière que toutes les caractéristiques: de l\u2019onde lui parussent constantes.La vitesse de phase c est le quotient de la longueur d'onde X par laffdurée 7 d\u2019une période : A=CT 67.Milieu dispersif : Milieu dans lequel la vitesse de phase est fonction de la fréquence.Remarque : Les milieux usuels de l\u2019Acoustique sont non dispersifs aux fréquences audibles; la vitesse de phase s\u2019exprime alors en fonction du module de compressibilité K et de la masse spécifique p du milieu, par la formule : _ K © 68.Battement : Variation périodique de l\u2019amplitude d\u2019une oscillation résultant de la combinaison de deux oscillations de fréquences peu différentes.69.Vitesse de groupe : Vitesse à laquelle se déplacent les battements produits par la superposition de deux ondes planes sinusoïdales de fréquences peu différentes, se propageant librement sans affaiblissemen t dans la même direction.La vitesse de groupe u ainsi définie est égale à la dérivée de la fréquence f par rapport à l'inverse de la longueur À df Cc u= © October, 1939 10.Vitesse de transport de l'énergie : Dans une onde plane sinusoïdale se propageant librement sans affaiblissement la vitesse de transport de l'énergie w est donnée par le rapport du flux d'énergie par unité d\u2019aire à la densité d'énergie totale, soit avec les notations employées dans les définitions ci-dessus : Lb E NOTE : Dans le cas d\u2019un milieu non dispersif les trois vitesses c, u, w, définies ci- dessus sont indépendantes de la fréquence et représentées par le même nombre.71.Impédance caractéristique (acoustique): Rapport complexe de la pression acoustique à la vitesse des particules d\u2019une onde plane sinusoïdale se propageant librement sans affaiblissement.NOTE : Dans le cas d'un fluide sans viscosité de module de compressibilité K et de masse spécifique p l\u2019impédance caractéristique (acoustique) s'exprime par la formule: Z=/Kçe=çpc L'unité cgs est le g.cm-2s71.72.Résistance caractéristique (acoustique): TECHNIQUE Composante réelle de l\u2019impédance caractéristique (acoustique).13.Réactance caractéristique (acoustique) : Coefficient du symbole / \u2014 1 dans l\u2019expression de l'impédance caractéristique (acoustique).; 74, Résistance caractéristique conventionnelle (acoustique) : Résistance égale à 40 g.cm-2s-!, Cette valeur correspond approximativement à la résistance caractéristique de l'air dans les conditions habituelles.15.Intensité du son (en un point d\u2019un champ acoustique) : Quotient du carré de la pression acoustique efficace en ce point par la résistance caractéristique conventionnelle : _ (Peff)> \u201c40 L'unité cgs est l\u2019erg par cm?et par seconde.NOTE : Cette définition correspond à la définition courante : flux moyen d\u2019énergie par unité d\u2019aire dans une onde progressive plane non affaiblie, dans un milieu présentant la résistance caractéristique conventionnelle.(à suivre) I étiquettes inaltérables.» » Représentant pour le district de Québec MArquette 8550 518 QUI DIT \u2019 CENGO \" DIT NOUVEAU BOUTEILLES A REACTIFS Etiquettes inaltérables en français.Ecri- vez-nous pour demander la liste de nos produits et la capacité des bouteilles.Tous les laboratoires de chimie devraient posséder ces bouteilles et ces CENTRAL, SCIENTIEIC, COMPANY CANADA LIMITED) A ABORATORY BERNARD GAGNER, B.A.SCIENTIFIC ES L 3431, rue Jeanne-Mance Montréal INSTRUMENTS REGISTERED APPARATUS \u2019 119 YORK ST.TORONTO ¢ ONTARIO PACIFIC COAST OFFICE; 1830 WEST GEORGIA STREET, VANCOUVER, 8, ls.Ii THE PROBLEM OF (oMMERCIAL deaeration apparatus for the removal of permanent gases, notably oxygen, from boiler feedwater can accomplish oxygen removal to a residual below the limits of chemical or physical determination.Therefore oxygen ceases to be a significant problem in causing internal 1700 1500 1400 1307 3 2 mt per liter » 198=ppm of CO, ë mt per ler « 143=ppm of O.3 SOLUBILITY IN AMLLILITERS PER LITER 3 8 C OXYGEN 100 120 140 160 180 220 C40 TEMPERATURE \u2014 DEG F 280 300 320 F1G.1.\u2014 Solubility of oxygen and carbon dioxide in water in millimiters per liter based on one atmosphere partial pressure.corrosion of water-carrying pipes and vessels.Attention is now being directed to the control of carbon dioxide concentration, both free and combined, as the next feasible step towards further progress in controlling such forms of corrosion.The problem of removing CO.from water is similar to that of removing O.but is considerably more complex and difficult.There are two reasons for this.The first is that CO, is much more soluble in water REMOVING CARBON DIOXIDE FROM WATER By A.M.AMOROZI and J.R.McDERMET ELLIOT COMPANY than is O,.As can be seen from Fig.1, it is 25 times more soluble at room temperature and 10 times at 215 deg.F.The second factor is that CO, ionizes in water, whereas Oz does not, and thus it may exist in a form which is difficult to remove.A diagram showing the qualitative distribution of CO.in a steam-water system is shown in Fig.2.In order to determine the performance of a deaerator and the ease of removing CO, from water, the quantitative distribution of the CO, in both the steam and water phases must be known.The laws, or principles, which dictate the quantitative distribution are as follows: 1.The principles of temperature solubility relationship of CO.in water.2.Henry's law.3.The law of mass action.The principle of temperature-solubility relationship of CO, in water is simply that for any given pressure, the CO; is soluble in water as a function of the temperature.Henry's law states that any gas is soluble in a liquid in direct proportion to the partial pressure of the gas in the region from which solution is attained.Mathematically, this law can be expressed by the simple equation: Solubility = partial pressure Xsolubility factor The solubility factor can be obtained from Fig.1, and substituted in the above formula.Thus, if the CO, in the steam is known, the theoretical free CO, in the water can be found.The law of mass action states that the velocity or rate of chemical reaction is proportional to the active masses of the reaction substances present at any time.At equilibrium, this can be restated: the product of the equilibrium concentration of the products, divided by that of the reaction, is a constant.As can be seen from the distribution diagram, CO, can exist in water in three 519 October, 1939 forms, namely, H.CO; (gaseous CO,), HCO; (bicarbonate form), CO; (carbonate form).According to the law of mass action, the following formulas hold true: _ (H+) (HCO?) (1) Ka H.CO, _ (HT) (CO%) 2) K.:=\"\u2014Hco: The constants given above are fixed for any given temperature.It so happens that the hydrogen ion concentration (HY) is expressed commercially by the term called the \u201cpH value.\u201d (The pH value is the logarithm of the reciprocal of the hydrogen iron concentration).Thus if the pH is known the (HT) is also known.By the law of conservation of mass, _ (3) total CO,= H,CO;+HCO7 +COS (all terms in moles) If the total CO; in the water is known there are three unknowns in the above three equations and these can be solved simultaneously to obtain the amount of each form of CO,.This has been done and curves and tables have been made showing the percentage of each form at the following temperatures (deg.F.): 77, 150, 215, 235, 255, 275, 295, and 315.Fig.3 shows one of the distribution curves.It happens that the dissociation constants K; and Kz for CO, have been experimentally determined at room temperature but these dissociation constants have not been determined at elevated temperatures and at present no simple method of determining these experimentally is known, but these constants have been found by use of the van\u2019t Hoff equation H (dT [aex-% T, To determine the CO, distribution in any water by use of the above curves all that must be known is (1) the total CO, in the water, (2) the temperature of the water, and (3) the pH of the water at the temperature of the water.The above data can easily be obtained at room temperature, but at present commercial pH meters and pH indicators are not effective at higher temperatures and therefore to obtain the pH of water at the actual operating temperature of a deaerator, some mathematical calculations must be made.The method of calculating is completely covered in the paper presented at the A.S.T.M.meeting.520 FRR TECHNIQUE June 27, 1939.These calculations, although entailing a slight amount of time, have been reduced to simple arithmetic so that they can be used by the average individual.By studying the laws and principles which govern the distribution of CO, the operating conditions which should be followed to obtain best CO, removal in deaerators can be determined, and are as follows: 1.High temperature.From Fig.1, the CO, solubility can be seen to drop considerably with increased temperature and therefore, of course, a high temperature is dictated.Other desirable factors are also gained by high temperature.High temperature gives lower viscosity and lower surface tension.Lower viscosity of the Fig.2.\u2014 Qualitative distribution of carbon dioxide in a steam-water system.water allows a greater transfer rate of free CO, through the liquid.Lower surface tension of the water allows an easier escape of free CO, from the water.2.Low pH of water.This gives a high percentage of free CO,, as can be seen from Fig.2.The only form of CO, which is readily removable from water is the free CO, form.The ionized forms are not directly removable.It so happens that when free CO, is removed from the water a change in form takes place so that some of the ionized CO; changes to the free CO.form and is in this way amenable to removal.Thus, as can be seen from Fig.4, when most of the CO, exists in an ionized form, considerably more CO, can be removed than that which exists in the free form, but the total removed is much less than that which can be removed when it exists almost entirely as free CO,.3.Low CO.in scrubbing medium.A desirable medium for scrubbing the water would be steam since, in most cases, steam TECHNIQUE has a very small quantity of CO, present.Fortunately steam is ordinarily used as the scrubbing medium in deaerators due to its use also as a heating medium.In most cases, especially operating on water at high pH, ordinary air is not feasible for scrubbing since it has approximately 600 p.p.m.of CO, in it.In general this must be removed before air can be used effectively as a scrubbing medium.4.The use of counterflow principle.This principle prevents equilibrium from being 100 eo > u Oo a 9 + ® © o Oo 0 Oo Oo 358 S Scale \u201cA, millimoles of OH Millimoles of H* and OHT and Mole Fraction of Total Carbo \u2018 + oo ooo Le on OH nN Oo =] \\ 23 456 7 89101 1213 oo \u2014 pH {Use scale*A\u201d for OH\u201d between pH of 11.2 and 12.1} Fic.3.\u2014 Relation of pH with CO» distribution and H»O0 ionization at 77 deg.F.temperature.approached between Octobre 1939 CO,, and greater agitation allows for faster transfer of CO; through the water and enables the chemical changes to take place more rapidly.Also, if the water is broken up into very thin sheets or into small droplets, the distance the free CO, must travel to be liberated into the steam atmosphere is cut to a minimum.It happens that when CO, (or any other gas) is liberated at the surface of the water, it tends to blanket the surface with a film of this gas, creating a high CO, partial pressure, and prevents further escape of CO,.Thus continual agitation (or some other form of removing this film, such as boiling) is essential.6.Long-time treatment.Time must be allowed for the CO, to transfer through the liquid to the surface.As explained above, the only form of CO.which is directly removable is the free form and therefore only a small part of the total CO; is available to be removed in high pH waters.The ionized forms must wait until the free form is liberated before these, in turn, can change into the removable form.It is obvious that (Continued on page 540) ATOMIZING SPRAY TYPE DEAERATOR the CO, in the steam and the CO; in the water.The incoming water encounters a pH as read pH, operat- Free at room ing Total CC, CO, temperature temperature p.p.m.p.p.m.steam atmosphere relatively high in CO, Operating at 215 deg.F.with Alkaline Water content, but the amount of CO, in the water is much in excess of that existing Water in Water out (equivalent) 29.0 3.54 24.2 .42 os \u2014 05 wt \u201cSO œ © in the steam and a good part is readily Operating at 215 deg.F.with Acid Water given off.As the water passes through the deaerator it encoun- ters steam less contaminated with CO, and finally the water leaving encounters the fresh steam with little CO: in it and thus a strong driving force for liberating CO, is always present.5.Small water particle size and agitation.Obviously the greater surface exposed to the Water out (equivalent) scrubbing medium Water in 4.7 4.5 30.1 29.2 Water out (equivalent) 4.93 4.8 8.05 7.6 COUNTERCURRENT TRAY TYPE DEAERATOR Operating at 215 deg.F.with Alkaline Water Water in 7.0 6.6 13 2.8 Water out (equivalent) 9.4 7.8 6.4 11 Operating at 215 deg.F.with Acid Water Water in 5.8 5.4 8 6.43 8.1 6.9 1.4 17 the greater removal of Fc.4.\u2014 Deaerating heater performance\u2019 521 Re Ti re ere LH PEINTURE MODERNE L N\u2019EST pas d'œuvres plus stupides \u2014 du moins dans l'appréciation du profane \u2014 que celles de l\u2019art cubiste.Chacun s\u2019exclame et pouffe de rire devant des ensembles d\u2019angles, de triangles, de sphères, de cônes, de cylindres jugés incohérents.On affirme volontiers que des écoles modernes de peinture, il n\u2019en est point dont les réalisations paraissent plus absurdes et plus inacceptables que celles du cubisme.Vous-même n\u2019êtes-vous pas sceptique sur la grandeur de cette école et ne vous semble-t-elle pas une farce de rapins lancés dans un genre mystérieux que seul le snobisme put encourager et faire vivre?Pourtant, il en est bien autrement.Disons d\u2019abord que le cubisme est un art d'initiés.Pierre du Colombier a noté la scission qui existe entre le contemplateur vulgaire et l\u2019œuvre nouvelle.Mais, me direz-vous, s\u2019il faut un code pour comprendre cet art, il ne saurait émouvoir personne.Ce serait oublier que les grandes découvertes de la peinture ont toujours paru trop audacieuses, exagérées, sinon absolument ridicules.Le cubisme a tenté d\u2019exprimer un siècle scientifique, un siècle de vie intellectuelle intense constitué des inventions les plus extraordinaires que l'univers ne contempla.Que ses principes nous paraissent arbitraires, n\u2019empêche guère que cette esthétique s\u2019'imposât péremptoirement et qu\u2019elle marquât toutes les œuvres modernes qui la suivirent.Telle sera notre conclusion : le rayonnement de l'esthétique cubiste sur le premier des arts, l'architecture, sur la sculpture, sur le meuble, dans le décor et même aux moindres arts mineurs, comme à la manifestation la plus éphémère et la plus capricieuse qu\u2019est la mode.Par cette emprise l\u2019art cubiste affirme sa grandeur.Qu'est-ce que le cubisme?Le cubisme est une école de peinture qui origina en France vers 1910, et dont les premiers tableaux furent de Georges Braque.Si l\u2019on a pu attribuer à Pablo Picasso l'initiative de ce mouvement, ce n'est que par la 522 CUBISME Par MAURICE GAGNON ATTACHÉ HONORAIRE DES MUSÉES NATIONAUX DE FRANCE, PROFESSEUR D'HISTOIRE DE L'ART À L'ÉCOLE DU MEUBLE.considérable envergure de la personnalité du maître espagnol qui attira sur lui l\u2019attention de la critique.Le cubisme doit son nom à une boutade de Henri Matisse qui s\u2019écria devant les tableaux cubistes : « Voilà des cubes, voilà de l\u2019art cubiste.» La dénomination était fort juste.Le cubisme est, en effet, une géométrie qui prend possession de l'espace dont elle utilise de la façon la plus inattendue.Manifestation foncièrement intellectuelle, elle parvient au lyrisme par les Fic.1.\u2014 G.Brague, Nature morte.Exp.parisienne, été 1937 (Petit Palais).zones supérieures de la pensée libérée de toute attache ou de toute contrainte matérielle.C\u2019est un art pur.Ce qui compte pour l'artiste nouveau ce sont les combinaisons qu'enfante son esprit, les arabesques qui s\u2019enchaînent sans que rien n\u2019entrave leur subtil déploiement, les compositions harmonieuses de tons, de lignes qui s\u2019enchevêtrent (tout en établissant des rapports chromatiques et linéaires se suffisant à eux-mêmes).Aussi! ne faut-il pas questionner les peintres cubistes sur leurs réalisations.La fantaisie débordante de leur composition, qui nous paraît absurde, n\u2019est au fond que la manifestation d\u2019un esprit admirablement dégagé de la nature et de l\u2019individuel.En présentant la nature morte (Fig.1) PTE TR RENTE TECHNIQUE que Georges Braque a exposée à Paris il y a deux ans, notre intention n\u2019est pas de l\u2019imposer à votre admiration.Essayons ensemble, sans arrière pensée ni parti pris, de saisir la raison profonde de cette œuvre.Qu\u2019un compotier, un verre ou un pot a eau nous apparaissent de face et de dos à la fois, comme ici, y a-t-il vraiment là quelque chose à crier au scandale?C\u2019est que pour le peintre cubiste, et vous le constatez bien, il ne s\u2019agit pas de rendre ce qu\u2019il voit mais Fic.2.\u2014 Picasso (Pablo), Portrait de sa femme.ce qu'il sait être.Cela n\u2019a rien de nouveau : les Egyptiens exprimaient leur pensée déformante sur la nature.Or, pour avoir une connaissance parfaite d\u2019un objet ne faut-il pas l\u2019envisager sous tous ses angles, se déplacer autour pour savoir les rendre tous.Par conscience et par désir de la vérité la plus entière le peintre cubiste présente à la fois ce que nos yeux voient d\u2019un objet et ce qu\u2019ils n\u2019en voient pas.Ce dédoublement des formes n\u2019est possible que si les plans ne se masquent plus : aussi a-t-on fait sauter cette convention ancienne.Mais là ne s\u2019arrête pas leur « culte de l\u2019objet ».Ajoutons à cela la nouveauté d\u2019une perspective Octobre 1939 qui cherche elle aussi une affirmation divergente du passé.Allons plus loin.Toute chose a trois dimensions, évidemment; mais ne pourrait- elle pas en avoir quatre?C\u2019est bien ce que s\u2019est demandé le philosophe Einstein qui a mis en lumière la valeur de la Relativité.La Relativité, dont nous n\u2019avons pas ici à discuter le fondement, semble bien une dimension possible; elle est constante pour le moins.C\u2019est la relation qui existe entre les choses.Les peintres cubistes s'emparèrent de la Relativité croyant parvenir par elle à une expression plus entière, sinon plus intellectuelle, de l\u2019univers.Peu importe l'apport de ces données; ce qui était essentiel aux peintres et ce pourquoi ils s'attachèrent à cette idée nouvelle, c\u2019est que leurs compositions s\u2019équilibraient sur une armature de relations couleurs, lignes, valeurs.La peinture de Picasso, Les trois masques, exposée à Paris en même temps que celle de Braque illustre les mêmes principes mais avec moins de bonheur.Devant ce tableau je comprends aisément vos objections et votre dissentiment.Il est de bons tableaux cubistes comme il en est de mauvais.Les paroles et l'influence de Cézanne (qui voyait l'univers sous l'angle sphère, cône, cylindre) en engendrèrent d'excellents par Picasso.Je concéderai qu'il faut un raisonnement peut-être quelque peu perverti pour admettre la beauté d'une géométrie aussi abstraite et aussi déformante.Sans aller jusqu'à partager la demi- vérité énoncée par Le Corbusier que l\u2019homme soit un animal géométrique, évidemment le cubisme projette sur notre horizon une géométrie qui nie la forme commune des objets.La pensée qui préside à faire d\u2019un visage un triangle ou d\u2019une jambe un cylindre n\u2019est pas inhumaine puisqu'elle demeure dans une conception supérieure de la nature que l\u2019on peut cristalliser en formes simples.Certes il n\u2019était pas obligatoire de nous présenter ces cristaux, mais par contre, cette austérité de la forme, cette audacieuse, mais non perverse décantation qui résulte en schéma (même si elle n\u2019avait pour elle la qualité de la matière peinte), s'imposait pour faire comprendre enfin que nous en avions fini des complications vides qui masquent la pauvreté d\u2019une composition, la banalité d\u2019un art sans inspiration.Ajoutons, de plus, qu'il existe des profiteurs de ces nouveautés; que plusieurs peintres cubistes (et souvent Picasso le premier) 523 ARTS APPLIQUÉS AUX INDUSTRIES DE L\u2019AMEUBLEMENT Ministère du Secrétariat dela Province de Québec Hon.ALBINY PAQUETTE, ministre JLAN BRUCHESI, sous-ministre | Ecole du Meuble 2020, RUE KIMBERLEY SECTION DE L\u2019ARTISANAT Cours de quatre années préparant les candidats à la création et à la réalisation.SECTION D'APPRENTISSAGE Cours de deux années (3° année facultative) préparant spécialement une main-d'oeuvre compétente.MATIÈRES ENSEIGNÉES Menuiserie d'art, Menuiserie en sièges, Ebénisterie, Garniture, Sculpture sur bois, Finition de tous genres, Technologie du bois, Dessin géométrique, Dessin à vue, Dessin de construction du meuble, Construction du meuble, Histoire de l'art et du meuble, Composition du meuble, Eléments de décoration, Notions de mécanique, de physique et d'électricité, Notions de comptabilité et d'opérations commerciales, Sociologie, Conférences spéciales, films éducationnels et visites industrielles.Un personnel compétent, expérimenté et dévoué assume l\u2019enseignement dans chaque spécialité.POUR TOUS RENSEIGNEMENTS S'ADRESSER AU DIRECTEUR JEAN-MARIE GAUVREAU Téléphone HArbour 8026, Montréal COURS DU JOUR PROSPECTUS COURS DU SOIR SUR DEMANDE LE TECHNIQUE visèrent à l\u2019épate et à prendre le public d'assaut par quelques bonnes farces trop aisément gobées.Ces trucs si américains de publicité ne changent rien à l\u2019ensemble de cet art qui désirait s'imposer à certains milieux rébarbatifs dont la liberté de pensée (et peut-être aussi le peu de goût) n\u2019a aucun exemple dans le passé.Laissons, si vous le voulez bien, ces tentatives qui vous déplaisent peut-être et élargissons, tel que d\u2019ailleurs cela a été dans la réalité, les sphères du cubisme qui ne se Frc.3.\u2014 Picasso : Arlequin.Musée d'art de Catalunya.borna pas à une esthétique peu généreuse iépétant les mêmes trouvailles.Nul peintre de cette école ne donna exclusivement dans ces formes, je n\u2019en veux pour plus bel exemple que la puissante figure de Picasso dont la personnalité est si multiple qu\u2019elle définit à elle seule et oriente les perspectives du xX° siècle.Que dire de la somptuosité barbare et ravissante du portrait de Mme Pablo Picasso, (Fig.2), peint par son mari?Barbare par un luxe tout mauresque qui étale d'énormes fleurs sur un châle du pays des toréadors; fine par la qualité de la matière peinte, par la subtile spiritualité de ce regard rêveur et profond.Combien près Octobre 1939 n'est-elle pas de la mélancolique figure d\u2019Hendrickje Stoffels de Rembrandt qui lui est comparable.L'artiste s\u2019est élevé au grand art.Il s\u2019est placé au faîte des noms illustres de l\u2019histoire par la haute intelligence de cette femme qu\u2019il aime et à laquelle il a donné une vie plus vraie que la vie elle-même.Picasso n\u2019est donc pas un révolutionnaire sans tradition, hors la tradition; peintre cubiste, il se rattache à la pensée des grands constructeurs du moyen âge (ou à l'intellectualisme d\u2019un Nicolas Poussin); peintre de portrait, il domine le xXx° siècle et se range parmi les maîtres anciens.Mais il est surtout espagnol.Il l\u2019est visiblement dans son Arlequin (Fig.3) du Musée d'art de Catalunya.Digne descendant des maîtres ibériques, d\u2019El Greco surtout dont l'allongement du visage d\u2019Arlequin rappelle les sublimes déformations.Du cubisme dans cette œuvre, il n\u2019y a qu'un vague souvenir dans le costume de masquarade d\u2019Arlequin.La valeur de l\u2019œuvre, à part l'harmonie brillante des couleurs, ressort de la profondeur de la pensée si près du beau portrait de Mme Picasso.Et cela, souvent par les moyens les plus simples.L'opposition entre l\u2019Arlequin, si beau dans ses couleurs claires et pures, et La Buveuse d'absinthe, également de Picasso, sévère, verte et bleue sombre, est typique à ce point de vue.Degas avait donné jadis de la buveuse d\u2019absinthe une image peu réconfortante.Que dire de celle de Picasso ?Recroquevillée sur elle-même, cette pauvre victime tremble de tous ses membres devant le verre qui n\u2019assouvira point son désir.Le teint cadavérique de ce visage émacié, douloureux dans son expression accablée, est une merveilleuse simplification.Par une sobriété savante, a force de calculer et d\u2019éliminer les détails, l\u2019artiste parvient à rendre une dégradation morale.Art d'expression également, l\u2019Allégorie La vie de Picasso, exposée à Montréal en 1936, raconte pas à pas sa triste idylle.Ces nus se heurtent à la science anatomique si loin de leur rêverie linéaire.La vie étonne de vérité sans être réelle.Ce drame décrit la misère de nos vies.Le modelé des chairs lépreuses s\u2019acharne a rendre l'imperturbable souci qu\u2019entraîne l\u2019acte de l\u2019amour pour ceux qu\u2019oppriment déjà des événements lamentables.Jeunesse imprudemment hasardeuse jetée au sein d'une période troublel.La solitude, \"amour, le fruit de l'amour, tel est le thème que Picasso fait jaillir du 525 A aber MESSE 5 SERIES ES EE EE ME a October, 1939 fond de son tableau comme du fond des temps et de la vie.En des épisodes successifs, estompés dans les dessins de l\u2019arrière- plan, puis imposés majestueusement à notre vue, cet historique captive et nous touche profondément.La seule sérénité de la toile émane de l\u2019insousiance de l\u2019enfant confié à l\u2019austère déesse du foyer dont l\u2019attitude et le profil évoquent ceux d\u2019une Athéna du temple de Zeus à Olympie.Mais rien de grec, d'idéalement parfait dans une œuvre classique par la profondeur des sentiments exprimés.Les formes sont sacrifiées de plus en plus comme elles s\u2019éloignent dans le temps et de nous pour aboutir à une sorte de monstre embryonnaire renfrogné sur lui-même, couvert de l\u2019ombre de l\u2019ennui et du néant, figure symbolique de la solitude qui n\u2019a pas encore connu l'amour et la vie, mais dont le cœur est déjà agité\u2026 Cette narration qui dédouble l'action dramatique, André Lhote, énergique défenseur de l\u2019art nouveau, l\u2019utilise dans son tableau Pamphlet, (Fig.4), exposé au salon des Indépendants il y a trois ans.Le titre de ce tableau rappelle les diffamations qu\u2019attirent sur elle les aspects louches d\u2019une vie.L'observateur peut y découvrir l'âme de cette femme dont l'image se multiplie et se perd dans le fond du tableau.Cette composition originale évoque la multiplicité du moi, ce perpétuel devenir que nous sommes à la poursuite d\u2019un équilibre où résiderait le bonheur.Entre la réalité de cette femme du premier plan qui pense sa vie et les images succédanées qui la concrétisent pour nous, il y a une telle divination de nos rêveries intimes que ce tableau marque une expression neuve des sentiments humains.Certes la science cinématographique ne fut pas étrangère à l'élaboration de sa composition.Nous pourrions également rappeler à ce sujet les tableaux narratifs du moyen âge.André Lhote dans Escale, (Fig.5), exposé à Paris il y a deux ans, accuse la pérennité des formes cubistes.Il les adapte à la joie de la vie en mouvement.Cette exubérance, où fourmille une activité tout en secousses, exprime le plaisir des matelots quittant le Vaisseau après des mois de tension et de travail.Le matelot aime la mer mais elle est pour lui une marâtre dont la dureté conserve bien des charmes.Cet homme de la mer n\u2019est vraiment bien que bercé par les flots : aussi chancelle-t-il sur la terre qui lui est toujours plus ou moins étrangère.Pour lui c\u2019est le lieu du délassement après 596 TECHNIQUE l\u2019effort, du plaisir après le travail, du repeuplement de souvenirs après de longs stages méditatifs qu\u2019un dernier voyage a vidés.André Lhote a indiqué tout cela dans ce tableau dansant, fait de mouvement ivre où gondolent les êtres aussi bien que les bateaux sur des flots stylisés.La subtilité de la composition est en fonction même de son expression et le cubisme des formes ne réussit guère à apporter quelque calme dans cette frénésie voulue.Lhote tenta souvent, avec un égal bonheur, ces scènes de la vie courante, pour ne pas dire vulgaire, que le passé avait délaissées.F16.4.\u2014 André Lhote : Pamphlet.Peinture (Salon des Indépendants).Une telle réalisation répugne toutefois, en quelque sorte, a la stabilité et au calme des principes cubistes.Il en est tout autrement chez Henri de Waroquier : La vue de Pérouse au musée du Luxembourg.Cette prise de possession de l\u2019espace s'apparente aux réalisations cubistes par le rendu ordonné des formes simples, nettes, précises, de cette ville au caractère monacal.En une composition montante s\u2019échelonnent des terrains et des architectures.La perspective nouvelle, de surplomb, tient pour une part à un vague passé médiéval, aux vues caval- lières tout en hauteur, dont le fond était tendu d'abruptes rochers qui en obstruaient l'horizon.Mais mieux que cette influence XL.ts ip Eo} ls i de Te ent, We \u201cle des ent TECHNIQUE ancienne, c\u2019est au voyage en avion que ce panorama est le plus largement tributaire.La science moderne, une fois de plus, fournit des données à l\u2019art, et nie l\u2019aphorisme si répandu qu\u2019ils se répugnent.Nous entrevoyons dans cette œuvre les possibilités d\u2019adaptation du volume cubiste appliquées à un paysage où foisonne l'architecture.Il faut rester vrai, comme d\u2019ailleurs dans toute œuvre d'art, et il faut à la fois que se marque l'interprétation de l'artiste.C\u2019est ainsi que de Waroquier récèle en lui une vision qui affranchit tout ce qu'elle touche, grandit ce paysage de sa noblesse personnelle.Il fait d'un petit village d\u2019un charme exquis (si Fi.5.\u2014 André Lhote : Escale (Exp.parisienne 1937.Les maîtres de l\u2019art indépendants de 1867-1937 (Petit Palais).pareille à la suavité du maître qui y vit jour, le Pérugin), il fait, dis-je, une œuvre construite pour l'éternité, métamorphosée et repétrie de robustesse et de solidité.Et toujours de Waroquier jouit de ce caractère de beauté, tel que vous pouvez le constater dans le Fort d'entrevaux (Fig.6), qu'il peignit en 1919.Un fleuve descend bruyamment des hauteurs d\u2019une montagne voisine.Sur le roc s\u2019hérissent de misérables huttes tassées les unes sur les autres pour se protéger de la bise.Projeté dans le ciel, débordant presque les cadres de la toile, un 10cher crevassé de chemins tortueux relie la vie du fond de la vallée à l\u2019audacieuse maisonnette flanquée au plus haut sommet de cette montagne.Là encore de Waro- Octobre 1939 quier voit grand parce qu\u2019il voit simple, parce qu\u2019il voit la structure et le volume, parce qu'il voit en peintre cubiste, en maître sévère pour qui compte une expression ardue, esclave de la misère d\u2019un site avare de lumière, de verdure et d'habitation.Le sol se crève à peine ici et là en minces saignées qui révèlent la présence de l\u2019homme quêtant a cette nature dure et déchiquetée un peu de sa subsistance quotidienne.Cette misère semble logée dans une tour dressée face au ciel en supplication ardente, à Dieu qu\u2019elle touche et qui doit l\u2019entendre.Il y a une telle raréfaction de l\u2019atmosphère et de la vie dans ce paysage qu\u2019il est, par cela seul, une page d\u2019une éloquence vibrante.Elle ne laisse pas de nous empoigner et de nous ébranler fortement.De Waroquier connaît le prestige de ses simplifications, il connaît la puissance de son art, d\u2019une virtuosité qui déconcerte.Son œuvre n\u2019est que l\u2019aboutissement complet du cubisme : cette ondoyante diversité qui marque à travers le temps et l\u2019espace la surabondance de ses possibilités que nous allons retrouver à travers toutes les manifestations de l\u2019art contemporain.En effet, influence du cubisme dans l\u2019architecture civile : Pavillon suisse de la Cité Universitaire à Paris, des architectes Le Corbusier et Jeanneret.De grands volumes nets et calmes jouent de courbes longues et de massifs rectilignes; cette demeure d'étudiants est merveilleusement adaptée à son rôle d\u2019aide intellectuelle et saine.La logique architecturale, qui a présidé à la répartition de ces masses, soutenue par le lyrisme d\u2019un artiste supérieur, est parvenue à la simplicité du grand art par le seul fait d'être logique, de réincarner la pensée dans l\u2019œuvre architecturale.L'absence du décor si audacieusement voulue dans une villa de Djo-Bourjois sur la Côte d'azur, caractérise l'austérité et le charme du cubisme qui veut des plans franchement accusés, lisibles à première vue, allégis des complications fantaisistes dont cet art ne saurait que faire.La supériorité d\u2019une forme pensée s\u2019indique à nouveau et ignore, par des dons de composition, les à côtés d\u2019un ensemble qui accentue le fait structure, et structure avant tout.Cette pensée, nous la retrouvons un peu partout, à Rotterdam, par exemple, dans l\u2019édifice Bergpolder.Une cage de verre, lisible comme un cristal magique, accuse les nervures principales des faces latérales qui 527 October, 1939 en sont toute la structure.Dans un pays pluvieux, brumeux, le verre joue un rôle de premier plan dans l'architecture.La raison qui permit l\u2019évidement complet de ces murs, pour y substituer des parois translucides, a pris naissance dans l\u2019abnégation magistrale des formes de l\u2019art nouveau.Elle a présidé à toutes les constructions que l\u2019on se plaît d'appeler modernes, tel le préau couvert du groupe scolaire de Ville- Juif, par André Lurçat.De minces colonnes suffisent à soutenir l\u2019armature de l\u2019édifice et du préau ouvert au jeu des enfants qui y trouvent abii les jours de pluie.L'absence, aux colonnes, de chapiteaux ou de bases (remplacés par de petits bancs circulaires) dit combien la construction est intelligente puisque le ciment armé, qui a imposé ce schéma des formes simples, n\u2019exigeait point leur emploi pour transmettre un poids d\u2019un étage à un autre, quand les forces et les poussées sont nulles.Ce n\u2019est pas dire que le cubisme ne puisse pas avoir ses académismes, lui aussi, si l\u2019on détourne ses principes de leur fin propre.Ainsi le nouveau Trocadéro, monument permanent de l'Exposition universelle de 1937 à Paris, malgré son aspect neuf, nous paraît aussi vieillot que n\u2019était l\u2019ancien.Sa blancheur ne réussit pas à créer l'illusion d\u2019un modernisme franc.Le vide central est l'opposé de toute forme architectonique, comme le dirait La Palisse.Ce monument est un profiteur du mouvement constructif du jour.L'ensemble vaut par son décor d'urbanisme, par la tache claire des édifices et des fontaines siègeant au sein d\u2019une nature abondante, au bord de la Seine paisible.I y a dans ce désir l\u2019une des idées les plus fécondes du renouveau architectural d\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019architecture en fonction du paysage, du milieu où on l\u2019érige pour une plus haute beauté, pour une plus parfaite harmonie entre la manière de vivre et les lois d'hygiène qui doivent contrebalancer les influences néfastes d\u2019une vie où tout est en outrance.Influence du cubisme dans l'architecture intérieure, telle en une salle à manger de Neuilly par l\u2019architecte Süe.De grands arcs dénudés encadrent une baie et permettent d'être à l\u2019intérieur tout en jouissant d\u2019une vue magnifique sur les jardins.Cette simplicité et cette sobriété sont opposées à la fantaisie délicate et romantique d\u2019un autre âge.Elles n\u2019ont pas moins pour elles la noblesse d\u2019un art sûr de lui-même qui atteint, par des rapports justes et d\u2019un goût marqué (en raison même de l'élimination de 528 \u201c 8 RNCS NE SNS 7 2\u2014- NENI ps.an PS TECHNIQUE = tous détails superflus), à la grandeur et à la beauté des splendides réalisations du passé.C\u2019est par les mêmes mots que nous pourrions caractériser la pureté de lignes des salons du paquebot Normandie où l\u2019austérité est partout géométrique et établit de beaux volumes aux plans concis et synthétiques, résultant en une de ces stabilités qui sont le signe patent des classicismes à travers les âges.Il est étonnant de constater devant une œuvre comme celle-ci que ce classicisme avant la lettre parvient à une telle hauteur du goût et du raffinement en F16.6.\u2014 Henry de Waroquier, Fort d'Entrevaux 1919.une période d\u2019élaboration trouble et incessante vers le classicisme futur.Si déjà l\u2019on est parvenu à une telle puissance dans la grâce, à une telle largeur si absente de toute mièvrerie, à une telle intensité contenue dont les principes germèrent au cœur même de l\u2019école de peinture cubiste, quelle majesté s\u2019épanouira de cette force en action, de cette immobilité vibrante ?Influence du cubisme dans l'architecture religieuse cylindres, octogones, cubes, l\u2019église du Raincy, par les architectes Perret, se dresse d\u2019un jet discontinu jusqu\u2019à la croix baignée d\u2019azur, si semblable, par son élancement de verticales, au trajectoire des flèches gothiques.Cette église s\u2019y apparente encore par la nudité concise et dense \u2014_\u2014 army rs Tt > rey et CT CTF mm vs EO Sté.À de thé.is i) tee une cr TECHNIQUE de sa structure lisible en tous ses détails.La virtuosité des Perret s\u2019est attendrie en le décor géométrique des verrières que Maurice Denis fit flamboyer de mirifiques splendeurs.A Sainte-Jeanne d\u2019Arc de Nice, I'architecte Droz a tout sacrifié à la monumentalité d\u2019un ensemble d\u2019une homogénéité frappante.De la tache blanche de l'autel, grandissant de plus en plus (tels les cercles répétés de l\u2019eau répercutant la chute d'une pierre dans le calme d\u2019un étang), les arcs tracent un cadre élégant et statique où se découpe la transparence bleutée des vitraux.La même simplicité a lancé les grands arcs de l\u2019église canadienne Saint-Jérôme de Matane par MM.Rousseau et Côté de Québec.La succession des plans se fait plus brutale qu\u2019à Sainte-Jeanne-d\u2019Arc de Nice, et la structure s\u2019encombre de détails constructifs inutiles.Cette œuvre ne reste pas moins une éloquente solution de l\u2019architecture religieuse moderne et n\u2019aurait-elle appris qu\u2019une œuvre au Canada peut être simple et par là arriver à la beauté, qu'elle aurait droit à une large part d\u2019admiration et de sympathie.Influence du cubisme dans la sculpture, tel au Musée d\u2019art moderne de Paris (vous pouvez y distinguer les œuvres de Drivier et de Guénot).La recherche de beaux volumes pleins et solides rétablissait à la sculpture son sens le plus profond, celui qui avait été oublié par-les amateurs du détail plus sensible à l\u2019à côté d\u2019une œuvre qu\u2019à son architecture.La ligne, le profil s1 éminemment évocateur dans la sculpture se réintroduisait par le fait même, tel au Patio au bord de la mer exposé au salon d\u2019automne en 1933.Le nu de Guénot si idéalement placé au centre de la colonnade semi-circulaire montre la souplesse des géométries cubistes autant dans l'architecture humaine que dans l\u2019architecture comme telle.C\u2019est dire que lorsque l\u2019on accuse le cubisme de n'être fait que de triangles et d\u2019angles obtus, on ignore l\u2019infinie variété de ces résultats qui abondent en combinaisons d\u2019un dynamisme réel, par exemple dans les grilles de Raymond Subes qui manipule une géométrie toute spontanée et de tempérament.C'est également par le volume que l\u2019animalier Pompon parvient à donner à l\u2019Ours blanc du Musée du Luxembourg, le caractère, la marque de l'espèce.Cette harmonie tranquille des plans n\u2019est si bien frappée que grâce à sa justesse, et les nuances subtiles Octobre 1939 du modelé si imperceptible sont décantées à ce point que pour mieux donner l'impression du trait dominant du carnassier de nos glaces polaires.Influence du cubisme dans le meuble : chez Ruhlmann dans son hall d'hôtel exposé au salon de 1933.Le beau décorateur que fut Ruhlmann déploie les courbes blanches d\u2019une architecture originale (où posent, en taches claires, les meubles confortables et harmonieux) et répercute par delà la pièce, le grès rougeÂtre d\u2019un foyer, la rutilence des draperies sur lesquelles tranche, à la mezzanine, l\u2019originale rampe de bois aux sobres motifs décoratifs.Au même salon, Jallot présenta une salle à manger d\u2019un goût très distingué en son aspect classique.Cette distinction déte.- mine les rapports des masses sombres de la table et du buffet qu\u2019encadre la tranquillité rassurante d\u2019une architecture aux plans d'ombre et de lumière, jusqu\u2019à la tache rayonnante des longues fenêtres qui baignent cette pièce d\u2019un jour généreux.Le décor mural complète cette symphonie douce : un seul grand panneau dessine des arabesques fantaisistes sur le verre oré qui fait scintiller, approcher de nous, où les estomper, les formes animales d\u2019un Eden de l\u2019âge d\u2019or de l'humanité.Le goût si français d\u2019une chambre à coucher d\u2019Adnet témoigne combien, à travers les temps, la tradition se poursuit et comment, de blancheurs d\u2019or et de pourpre, elle réussit des ensembles d\u2019une même noble sérénité à l\u2019époque des plus grands déploiements de luxe et de raffinement.Ce luxe est en fonction même du goût; cette austérité dans les lignes, à laquelle sont étrangers les à côtés qui distrairaient de ces beaux volumes pleins, est en fonction également du grand art dont nous venons d\u2019ébaucher Argenterie, Bijouterie, Coutellerie, Horlogerie Joaillerie, Lunetterie, Médaillerie, Orfèvrerie EN GROS REPARATION ET TRANSFORMATION DE BIJOUTERIE Grosse et petite horlogerie soigneusement mise à point FRED.-S.LOZEAU Technicien Gradué 377, O.rue Saint-Jacques - LAncaster 6613 Chambre 26 Rés : DOilar 0815 529 October, 1939 les principes et dont nous retrouvons ici de saines illustrations.Et il n\u2019en est pas autrement dans des réalisations qui nous touchent de plus près : celles de l\u2019École du Meuble (chambre à coucher d\u2019un particulier de la ville de Québec).La persistance du goût français permet un épanouissement d\u2019un idéal qui nous est très cher, et montre comment nous savons, nous Canadiens, démentir l\u2019aphorisme trop répandu d\u2019être des retardataires.Cet ameublement est admirable de proportions, de couleurs et de lignes.L\u2019emploi de la courbe élabore des profils marqués d\u2019une grâce qui demeure acquise au tempérament canadien, héritier d'ancêtres français.L'affranchissement des pleins et des vides ne confère aucune certitude passagère et décevante dans ces meubles qui atteignent au style, à cette « sécurité intellectuelle » que l\u2019homme de son temps fait résider entre lui et l\u2019œuvre qu\u2019il crée ou admire.Une autre œuvre réalisée par l\u2019École du Meuble en 1936 (une salle à manger), s'ajoute aux ensembles marquants d\u2019une féconde production.Partout le volume compte pour lui-même.La virtuosité technique qui insère du verre argenté sur le dessus de la table et des buffets, qui répartit le décochement des massifs liés entre eux avec une justesse propre au grand art, et qui enfin grave de quelques touches grasses les bases liées ainsi au reste du meuble, sont les traits distinctifs d\u2019un esprit baigné d'élégance et de subtiles abnégations qui a sa source toujours dans le cubisme et par lequel l\u2019on reconnaît le choix, cet essentiel de l\u2019œuvre d'art.La matière employée sans aucune sorte d'artifice caractérise un ameublement que l'Ecole du Meuble fit il y a deux ans pour le Sous-ministre de la Colonisation au FONDÉE EN 1858 ESTABLISHED 1858 T.PRÉFONTAINE & CIE PLANCHERS DE BOIS FRANC BOIS DE CONSTRUCTION HARDWOOD FLOORING AND LUMBER WILBANK 8738 01417, RUE CHARLEVOIX, MONTRÉAL 530 ARI ARI TECHNIQUE Gouvernement provincial.Les études si convaincantes que notre distingué directeur, M.Jean-Marie Gauvreau, a poursuivies sur le placage trouvent ici une expression sage et pondérée qui s'adapte à la fin à laquelle un bureau de Ministère doit se plier, Il y a bien des façons d'arriver au goût comme il y a bien des façons de s\u2019en éloigner.Quelle simplicité architectonique! Le parti franc tiré de ces meubles résulte de leur parfaite adaptation au rôle d'aide intellectuelle.Ne vous parait-il pas que cette influence considérable d\u2019un grand art signifie à notre attention sa supériorité?Elle se perpétue encore dans tous les arts mineurs, dans la verrerie, chez Lalique, par exemple, dans l\u2019orfèvrerie domestique chez Puiforcat, dans la reliure, chez Kieffer, et même dans la mode.Un mannequin de Lanvin, aux courbes douces et savoureuses, au décor en spirales et en cercles, n\u2019est dû lui aussi qu\u2019à cette expansion d\u2019une idée dont nous avons retracé aujourd\u2019hui l\u2019éblouissante histoire.Cette histoire n\u2019aura-t-elle que la vogue d'une mode, ne marquera-t-elle dans le futur que comme un instant austère et finement intellectuel dans ses origines, puis versatile a I'infini, dans son expansion ?Nous ne sommes pas convaincu que ce déploiement auguste d\u2019une pensée, qui se hausse au lyrisme et qui ainsi atteint tous les domaines de l\u2019activité sensible de l\u2019homme, soit vain.La perfection à laquelle ont atteint les formes cubistes était nécessaire, malgré la brutalité des débuts, pour imposer la valeur opérante de cette esthétique et pour l\u2019opposer d\u2019une façon indubitable au passé anarchique et amorphe des académismes engendrés par le xIX° siècle.Cette anarchie elle-même est l\u2019annon :e qui dans l'histoire revendique ses droits, annonce d'une grande période d\u2019art que le XXx¢© siècle verra parachever.Ce siècle nouveau, siècle de science, de perfectionnement intellectuel demandé à l\u2019effort de penser le plus réel qui fut jamais, ce siècle de la machine, de la vapeur, de la fumée qui ambue le ciel et l'atmosphère de ces longues traînées (qui ont bien elles aussi leur poésie), cachent derrière elles, non pas l'effort musculaire humain, mais l'intelligence, et l\u2019intelligence avant tout, qui déchaîne et ordonne l\u2019activité incessante du machinisme.Ce siècle de la raison a trouvé son expression dans le cubisme, le plus intellectuel des arts et le plus près de l'architecture de la pensée humaine fonctionnant par principes et éta- (Suite à la page 545) Que\" Ue hn tre Tle 4 in Je 3 Gl THE ROMANCE OF [us culture of silk dates back to time immemorial, almost 4,000 years ago, Huang Ti, then Chinese Emperor who is said to have invented the making of silk garments, encouraged and assisted his Empress, Si- Ling-Chi, to experiment with wild silk worms, which lived on mulberry trees, to see if they could be raised by the people for the culture of silk.The Empress: herself collected a large number of the worms from the mulberry trees, learned how to feed and raise them, and, what is more important, how to reel and unwind the silk filament from their cocoons.The raising of the silk-worm gradually grew into such an important industry that the government provided nurseries for mulberry trees and silk worms.It was then the custom that the ladies of the three palaces draw lots as to which of them should be sent to the nursery to care for the worms.In the spring of each year, the young Empress would dispense with the women-in- waiting, who sewed and embroidered for her, and would forbid similar work for the noble ladies and ministers\u2019 wives in order that all might devote themselves to the culture of the worms.The industry naturally and gradually developed into the great divisions of raising the mulberry trees of which two species (the loo, or large mulberry, which was common in Northern China, and the King, or dwarf mulberry, which was native to the South of China) were combined by grafting slips from the large onto one from the dwarf.As the tree grew, it was carefully pruned by cutting off the central branches, so as to make it spread and increase the foliage, and thus produce the modern specimen that is now used almost exclusively.In the history of the first adventurous travellers from Europe, who reached into the then unknown lands of the Chinese Asiatics, we note reference to the wonderful fabrics they had seen in China\u2014cloths that impressed the travellers as beautiful beyond description and unlike anything known in their home countries\u2014these were the silks that had been woven for the highborn of China from the threads secured from the cocoon of the silk-worm.As trading was alLK By BELDING-CORTICELLI LIMITED opened up between the early countries of Europe and China, the rich silk fabrics of the Chinese were amongst the articles most sought after by the Europeans.The secret for making these wonderful fabrics was kept from the Europeans by the strictest rules and regulations laid down by the Royal families of China.Carrying out any of the silk-worm eggs or cocoons from China was forbidden by the penalty of death about the beginning of the sixth century A.D.The Byzantine Emperor Justinian induced two monks to travel into China to procure silk worm eggs\u2014these monks succeeded in bringing back a quantity, concealed in the hollow of their pilgrims\u2019 staves.Today, Japan is recognized as the largest raw silk producing country in the world, supplying approximately 75 percent of the raw silk used in America, the largest silk manufacturing country in the world.China and Italy supply the balance of the raw silk used in the country, but use the greater part of their production themselves whereas, Japan exports more than twice the quantity she uses herself.The thread that is secured from the cocoon of the silk worm is called \u201cRaw Silk\u201d which corresponds to raw cotton and raw wool.From the raw silk is made the yarn or finished thread which is woven into the silk fabric.To one who knows how this raw silk is produced, it is quite plain that the fabrics into which it is woven could not be anything else but the most beautiful of all cloths.Unlike the planting and picking of cotton and the shearing of wool from the sheep\u2014 the production of silk is a highly developed art calling for the most skilled workers in every stage of its making, and just as in every other line, some workers are more proficient and conscientious about their work than others, so it is in the production of raw silk.Some produce raw silk that is as nearly perfect in quality as human hands and ingenuity can make it, while others are rather careless about the quality, working more for quantity.As many as twelve different grades of raw silk are used in the manufacture of silk fabrics in this country.The production of silk cocoons is, in most 531 October, 1939 countries, an industry separate and distinct from the industry of silk reeling (taking the silk thread from the cocoons), just as the silk reeling industry is separate and distinct from our silk manufacturing industry.The raising of cocoons is really a farm industry, and is carried on by farmers who specialize in this work and who are called seri-cul- turists.The silk worm eggs from which the worms are hatched are laid by the female silk worm moth after it has broken through the cocoon.As soon as it has emerged from the cocoon, the female moth mates with the male moth and is ready to lay its eggs.Each moth is placed in an individual cup in which it deposits its eggs, one of the developments in the modern methods of seri- culture.Having performed the task of laying its eggs the moth immediately dies.In the modern seri-cultural plant, it is examined under the microscope for any signs of disease.If a moth is found to be diseased, the eggs that it has deposited in the individual cup are destroyed.By this scientific method, the danger of silk-worm disease spreading is largely eliminated, and the raw silk produced is naturally the highest quality.The eggs of the slik moth, which are laid at varying times from April until August, according to the species of the moth, are placed in cold storage to arrest their incubation until the proper time of the following season.After the beginning of April, or as soon as the leaves begin to sprout on the mulberry trees, the moth eggs that had been laid the previous spring are hatched into silk worms simply by withdrawing them from the cold storage and exposing them to Employez de bons i ABRASIFS et économisez temps et argent .à « Procédé amélioré » DIAMOND GRIT Demandez échantillons CANADA SAND PAPERS LTD., Preston, Canada 532 TECHNIQUE the warmth of the atmosphere, or heated rooms.The tiny silk worms are fed on the tender, early mulberry leaves shredded as finely as possible.As the worm grows, the mulberry leaf is fed to it in gradually coarser size until, when it is almost full- grown, the worm is fed the whole leaf as it is taken from the tree.From the hatching to the spinning about thirty days are required.In this time the silk worm, which is a voracious eater, increases in weight probably 5,000 times.When fully grown, the silk worm is ready to spin its cocoon.It stops eating, raises its head in the air, and shows a desire to climb.It is then placed upon a spinning trellis, usually constructed of Bamboo and rice straw, which are specially suited for receiving the cocoon that is to be spun.When the worm is placed on the trellis for spinning, it discharges two silk filaments in the form of a gummy liquid from two minute tubes in its lower jaw, fastening the filaments to a number of straws.When exposed to the air, these filaments harden and act as supporters for the cocoons.The worm then doubles itself on its back almost like a horseshoe, and resumes the ejection of the silk filament from its tubes winding the filament round and round its body with rapid circles of its head.It is estimated that, in making the cocoon, the silk worm describes about one eclipse a second, about 300,000 in all.When unwound the silk that has been spun measures from 400 to 600 yards long in one continuous unbroken thread.After completing the spinning of its cocoon, the silk worm shrinks to 14 of its original size, and is in the chrysalis state.It then takes a well earned rest or sleep lasting about 15 days.At the end of this time, the chrysalis is changed to the moth, is very much alive, and is ready to break through the cocoon.As most of the cocoons are used for reeling the chrysalides, or unborn moths are \u201cstifled\u201d \"inside the cocoons by different methods\u2014the most common and probably the best of which is to subject the cocoons to intense dry heat.The silk cocoons having been spun and the chrysalides having been killed to prevent their injuring the silk thread, are not ready, however, for reeling into raw silk, as in most everything else, cocoons may be good, bad, or indifferent so far as their quality is concerned.Some may have been stained by coming in contact with other substances or from poor handling.They a ey + Yo BAR #H = TECHNIQUE would make poor raw silk.Others may be badly shaped and irregular, so that their thread would not be long and uniform.Therefore the cocoons must first be selected and graded according to quality before they pass on to the reeling process.The reeling process consists of unwinding the long continuous thread and reeling it onto a reel.Different methods are employed both hand reeling and machine reeling.The different methods are employed in machine reeling (the more modern type).One is the European method of unwinding the thread from the cocoon and reeling it directly onto a large reel from which it is taken off and is made into the skein which is used in this country.This method is used in Italian and Japanese filatures.The Japanese system is different in that the silk is unwound from the cocoon and reeled first on to a small reel from which it is re-reeled onto a larger reel, making a skein of raw silk of the size required by American silk mills.The process of unwinding the raw silk thread from the cocoons is started by first boiling the cocoons to loosen the natural Octobre 1939 gum which the silk worm has deposited on the thread to bind it together.The cocoons are then deposited by the reeling girls in basins before which they sit and are brushed with a brush for the purpose of removing the fluffy waste with which they are covered.Having eliminated this waste, the girls find the beginning of the continuous thread which forms the cocoon and gather 5 or 6 of these different, individual cocoon threads together, pass them onto a moving apparatus which twists the threads sufficiently to bind them together and passes them onto the small reel (Japanese way).Therefore a girl who is reeling four skeins at the same time must be constantly watching the unwinding of the silk for 20 to 25 cocoons and replacing the unwound cocoons at the proper time with fresh cocoons.During the re-reeling process the Japanese employ many methods for detecting any silk that is not up to standard.Gils weigh certain lengths of the reeled silk to determine by weight whether the raw silk is of the required size.The term \u2018\u2018denier\u201d is used to indicate the size or thickness of the (Con'inued on page 545) 533 Ra DEF TA LE MÉTIER DE PILOTE oUR LE FLEUVE SAINT-LAURENT E MÉTIER de pilote exige une longue patience et une persévérance remarquable.Si le métier de cordonnier peut s\u2019apprendre en quelques semaines et si les cordonniers se comptent par milliers à travers tout le Par ALFRED AYOTTE des absences fréquentes de son foyer, etc.Il ne peut attirer que les Ames fortes et bien trempées.Il y a une vingtaine de districts de pilotage au Canada : sur l\u2019Atlantique et sur le Le bateau-pilote Citadelle s'éloigne du quai de la Pointe-au-Père pour aller à la rencontre des océaniques- Il y conduit un pilote ou en ramènera un.Canada, il n\u2019en est pas de même des pilotes, métier beaucoup plus relevé Il n\u2019y a que quelques centaines de pilotes à travers tout le pays.Ce métier, en effet, ne tentera jamais la masse parce qu\u2019il demande un long apprentissage, des qualités de caractère assez exceptionnelles, de longues veilles par tous les temps, dans la brume, sous la pluie, 534 Pacifique.Le fleuve Saint-Laurent, entre la Pointe-au-Père et Montréal est la zone qui occupe le plus de pilotes.Si l\u2019on subdivise encore cette zone : section de la Pointe-au-Père à Québec et section de Québec à Montréal, on constate qu\u2019il y a soixante-quinze pilotes affectés à la conduite des navires entre Québec et Montréal, \u201c+, \u201cLL Re E TECHNIQUE et un nombre passablement plus faible entre Québec et la Pointe-au-Père.De tout temps, le métier de pilote sur le Saint-Laurent a été un métier bien cana- dien-français.Souvent il s\u2019est exercé de père en fils.Les paroisses de la Rivière-du-Loup, des Éboulements, de Saint-Jean-Deschail- lons, de Batiscan ont fourni nombre de pilotes.Plusieurs d\u2019entre eux, une fois engagés pour de bon dans le pilotage, se fixent à Montréal ou à Québec, à leur convenance.Le plus souvent, une fois à leur retraite, ils es Octobre 1939 ble.Aussi, mon interlocuteur m\u2019a-t-il fait promettre de taire scrupuleusement son nom.Cependant, à l'intention des élèves des écoles techniques et des écoles d'arts et métiers, il a bien voulu esquisser la vie du pilote parce que ces jeunes gens ont le culte du métier, en général, et que le pilotage est l\u2019un des plus beaux métiers du monde.Patience et longueur de temps.« M.le Pilote, dis-je, qui peut devenir pilote et que faut-il faire pour le devenir?Le pilote, valise à la main, monte à bord d\u2019un paquebot pour le guider vers Québec.retournent vivre dans leur paroisse natale, grâce à leur pension.Ces jours derniers, j'ai eu l'occasion de causer longuement avec un intelligent pilote de carrière, au moment où il attendait le coup de téléphone qui l\u2019appellerait à monter sur la passerelle d\u2019un cargo dans le port de Montréal pour le guider jusqu\u2019à Québec.Les pilotes sont personnellement hostiles à la publicité et leur association leur fait un devoir de se soustraire à elle le plus possi- \u2014 Pour apprendre ce métier, dit-il, il faut avoir au moins seize ans et il faut obtenir son diplôme de premier officier avant d\u2019avoir vingt-cinq ans.Il faut aussi avoir une très bonne santé, parce que l\u2019examen médical est sévère; avoir bon pied bon œil, comme on dit.Il faut, bien entendu, avoir une instruction raisonnable.En d\u2019autres termes, la première chose qu'un aspirant- pilote doit faire est d'adresser une demande au bureau du pilotage à Montréal.On lui 535 October, 1939 fera alors subir un examen médical et un examen d'instruction.Si les rapports sont bons, il devra faire trente-six mois de navigation pour s\u2019entraîner à la mer.En langage courant, nous appelons cela faire son seagoing ou son master coasting.Il peut naviguer sur le bateau qu\u2019il veut, pourvu que ce soit de la navigation océanique ou au moins du grand cabotage.Les capitaines de navires remettent à tout marin un certificat attestant qu\u2019il a passé tant de temps à son bord.Un capitaine est roi et maître à bord de son bateau.Il est, en somme, le propriétaire du bateau.Il peut acheter pour la somme qu\u2019il veut; il est responsable de ses hommes.S\u2019il embauche un homme à Montréal, il doit le ramener à Montréal son engagement fini, ou s\u2019il l\u2019a pris pour trois mois et que le voyage se prolonge six mois, il doit s'occuper de son retour après les trois mois, si le marin l\u2019exige.S\u2019il y a naufrage, si le navire est vendu, il est responsable du marin.\u2014 Et quelle est la deuxième étape ?\u2014 En possession de son certificat de marin, après trente-six mois de navigation, l'aspirant-pilote se présente au bureau du pilotage de Québec ou de Montréal, selon le cas, pour passer l\u2019examen de premier officier.Pendant son stage de marin, il est censé avoir appris à manier le sextant, à jouer du compas, à déchiffrer les signaux, à lire les cartes, et à avoir étudié les lois et règlements de la navigation.L\u2019examen est oral et écrit.Le candidat peut s\u2019y préparer de façon immédiate en suivant les cours que donne à Montréal le capitaine Raymond.Il le passe ensuite devant le capitaine Gray à Montréal, devant le capitaine Napoléon Lachance à Québec.Le résultat est communiqué au ministère du transport, département de la marine, service du pilotage, à CONCESSIONNAIRES DES BREVETS DE CHAUFFAGE PAR RAYONNEMENT Téléphone : AMherst 1788 360 est, rue Rachel \u2014 Montréal J A A 3 By ë À A 0 = PLOMBERIE 536 TECHNIQUE Ottawa, qui émet le diplôme de premier officier.Cinq ans sur la passerelle \u2014 Mais notre aspirant-pilote n\u2019est pas encore pilote du tout?\u2014 Il ne l\u2019est pas du tout, en effet.Le grade de premier officier permet à un jeune homme de s\u2019embaucher comme l\u2019un des assistants d\u2019un commandant de navire.S'il décide de s'orienter vers le pilotage, il faut qu'il apprenne le métier proprement dit.\u2014 Et combien de temps durera son apprentissage ?\u2014 Cinq ans.Trois années marin, cinq années apprenti-pilote, cela fait huit ans pour apprendre le métier.Et ce n\u2019est pas tout : après ces huit années, il devra attendre son tour, ce qui peut prendre plusieurs années encore.Dans certains cas, il faut quinze ans pour arriver à exercer de façon régulière et normale le métier de pilote sur le Saint-Laurent.\u2014 Que voulez-vous dire par « attendre son tour?» \u2014 Attendre une vacance.Notre métier est bien organisé.C\u2019est une chasse gardée.Le nombre des pilotes pour le district de la Pointe-au-Père à Montréal est limité de telle façon que chaque pilote puisse s\u2019assurer un salaire propre à sa subsistance de toute l\u2019année, s\u2019il ne travaille que sept à huit mois sur douze.Conséquemment aussi, le nombre des apprentis-pilotes est limité.Précédemment il était de seize.Depuis une année ou deux, nous l'avons porté à vingt.Les vacances se produisent parmi les pilotes de carrière soit par la retraite, soit par la mort.Quand il y a vacance, le titulaire du diplôme de premier officier, ayant terminé ses cinq années d'apprentissage, recueille la succession.Alors, là, il suit l\u2019engrenage et fait chaque année un nombre de voyages égal à celui des différents pilotes en service : cinquante, soixante, soixante-dix, selon les saisons.Ainsi, cette année, les pilotes sont moins occupés depuis quelques semaines qu\u2019ils ne le sont habituellement, en raison de la guerre qui a raréfié les navires sur l\u2019Atlantique et dans le Saint-Laurent.\u2014 Pendant les cinq années, en quoi consiste exactement l'apprentissage de I'aspi- rant-pilote ?\u2014 À se rendre utile au pilote sur la passerelle du navire.Il se tient à ses côtés, observe le maniement des instruments, étudie la carte, etc.\u2014 Reçoit-il un salaire \u2014 Officiellement, il ne reçoit pas de sa- e= - \u2014\u2014 5e 4 ss rss QU Mi TECHNIQUE laire, mais il est de tradition que le capitaine et le pilote lui donnent d\u2019appréciables gratifications.» Les voiliers d'autrefois M.le Pilote cause tout bonnement en fumant sa pipe, au milieu de photographies qui le représentent à la roue dentelée du gouvernail et près du grand livre où il inscrit le nom du bateau qu\u2019il vient de piloter, le nombre d\u2019heures passées sur la passerelle, la somme qu'il a touchée pour son travail, Octobre 1939 pilote et son numéro étaient gravés dans le cuir.Sous la pluie froide.\u2014 Tous les bateaux sont-ils obligés de prendre un pilote en passant a la Pointe- au-Pére.\u2014 Tout bateau de plus de trois cents tonnes est censé prendre un pilote.S'il n\u2019en prend pas, il doit verser à Québec ou à Montréal le même montant que s\u2019il en avait pris un.Alors, il est facile de comprendre qu\u2019il Voici l'Empress of Britain, le plus gros paquebot que nos pilotes fluviaux guident sur le fleuve Saint-Laurent.Au départ de Québec, les remorqueurs obéissant aux ordres du pilote, le tirent au large.et le reste.C\u2019est un homme d'ordre, qui aime les tableaux clairs et l\u2019ouvrage bien fait.«Il y a quarante et cinquante ans, re- prend-il, en évoquant le passé, le pilotage des voiliers était courant, et les apprentis- pilotes prenaient place dans les remorqueurs pour le touage des bateaux à voiles.Avant 1867, on émettait même des licences en cuir.Le pilote doit porter toujours sur lui son insigne.Le cuir est inusable.Le nom dua préfère en prendre un, déchargeant d'autant sur lui sa responsabilité.À bord, le pilote commande même au capitaine.D'ailleurs, une fois le pilote à bord, le capitaine, généralement épuisé de fatigue, content de céder la passerelle à un homme responsable et expert dans la conduite des navires sur le fleuve, s\u2019en va se coucher.Si c\u2019est le jour et s\u2019il fait beau, le pilote accomplit son travail de surveillance et de précision de mouvements dans des conditions favora- 537 October, 1939 bles.Mais si c\u2019est la nuit, à l\u2019automne, et qu'il tombe une pluie froide, le pilote doit rester là au grand vent, sous la pluie, des heures et des heures.Dans ce cas-là il chausse de grandes bottes, endosse un épais manteau caoutchouté, se coiffe en conséquence, puis.attrape la pluie.Avant de débarquer, il fait signer par le capitaine une carte sur laquelle sont inscrits le nom du navire, son jaugeage brut, sa provenance, sa destination, sa nationalité, la date, l'heure de l\u2019embarquement du pilote, l\u2019heure de son débarquement, le tirant d\u2019eau du navire, l'agent, le nom du pilote, le nom de l\u2019apprenti-pilote, etc.Le capitaine qui fournirait de mauvais renseignements serait sujet à une peine mentionnée dans la clause 332 de la Loi de navigation du Canada.\u2014 C\u2019est sérieux, on ne rit pas.\u2014 Les lois et règlements de la navigation, c\u2019est sérieux, en effet.Il s\u2019agit de la vie des gens et de la conservation des marchandises.Il n\u2019y a pas de risques à prendre ni de fausses informations à donner.Cette carte dont je parlais, poursuit M.le pilote, est remise au Bureau du pilotage et un officier du ministère va percevoir du commandant ou de la compagnie propriétaire du navire les honoraires du pilotage, qui sont ensuite transmis au pilote après déduation de sa cotisation au fonds de pension.\u2014 Dans le port de Montréal, quand un navire veut se déplacer, lui faut-il réclamer les services d\u2019un pilote?\u2014 Absolument.C\u2019est dans un port qu\u2019il y a le plus de danger de heurter un autre navire ou de frôler un peu fort un quai, un brise-lames, etc.Entre la Pointe-au-Père et Québec \u2014 Le pilotage est-il plus difficile entre la Pointe-au-Père et Québec ou entre Québec et Montréal?\u2014 Les deux secteurs ont leurs avantages et leurs obstacles.Entre la Pointe-au-Père et Québec, c\u2019est de la grande navigation sur la majorité du parcours, d\u2019après la carte et au compas.Il n\u2019y a que douze milles de chenal artificiel par la route nord, mais il y a l'inconvénient de la brume, surtout vis-à-vis l\u2019embouchure du Saguenay.Sur cinquante voyages, il n\u2019y en a pas cinq qui se font sans brume.L\u2019été dernier, vers le milieu d'août, je sais qu\u2019il y a eu quatre jours d'épaisse brume.Le bateau-pilote Citadelle avait franchi à peine un arpent qu'il disparaissait dans la brume pour aller à la rencontre des océaniques qu\u2019il repérait 538 TECHNIQUE à tâtons au large.Le pilote mettait la main au gouvernail au milieu du brouillard humide, qui trempait les vêtements comme une pluie de durée.Entre Québec et Montréal \u2014 Et entre Québec et Montréal?\u2014 S'il y a rarement de la brume dans ce secteur, en revanche il y a 85 milles de chenal artificiel, dragué, balisé de bouées et accompagné de multiples angles.Les deux passages les plus dangereux sont sur ce parcours : le Cap-à-la-Roche, vis-à-vis de Saint-Jean-Deschaillons, où le lit du fleuve est rocheux et peut endommager facilement la coque d\u2019un navire; puis, les rapides du Richelieu.\u2014 Le lac Saint-Pierre ne présente pas de dangers?\u2014 Non, le fond est boueux.Si le navire frotte le fond, ça glisse et la coque ne subit aucun dommage.Trente heures sur la passerelle \u2014 Combien d'heures passez-vous sur la passerelle, en moyenne, pour guider un navire à bon port?\u2014 Cela dépend du navire et du temps.Si le navire fait huit milles et qu\u2019il y a un courant contraire de trois milles il n\u2019avance que de cinq milles à l\u2019heure.Or, il y a 150 milles par le fleuve entre Québec et Montréal, cela fait 30 heures de navigation, sans compter l\u2019amarrage et les formalités.En général, cela prend moins de temps.La vitesse des navires est de plus en plus grande, même pour les cargos.Mais si la Vitesse est trop grande, cela précipite le travail du pilote.Aussi, souvent en parlant de la durée du pilotage d\u2019un navire, on fait la comparaison de l\u2019homme qui marche et de l\u2019homme qui court.L'homme qui marche, c\u2019est le navire à petite vitesse; l'homme qui court, c\u2019est le navire rapide.Pour le pilote, la fatigue est à peu près la même.Si le navire est rapide, sa tension d\u2019esprit est plus grande que dans le cas du navire lent, qui lui, l\u2019obligera à veiller plus longtemps mais avec moins de tension d\u2019esprit.» M.le Pilote cite un cas qui se présente souvent: « Je suppose que je suis à Québec et que je dois monter à la passerelle d\u2019un charbonnier.Trois heures avant son arrivée en vue du Château Frontenac, je me tiens prêt à aller à sa rencontre à bord d\u2019un remorqueur, qui ramènera à terre le pilote qui a pris commandement du navire à la Pointe-au- Père.Mais voici que ce charbonnier arrive diy En 2g de Léés ls TECHNIQUE une heure aprés la marée haute et qu'il n\u2019est pas assez rapide pour naviguer contre la marée et contre le courant ordinaire, Il jette l\u2019ancre peu après avoir quitté Québec et attend.Or, le reflux dure sept heures.Pour profiter du montant, il doit attendre encore deux heures environ.Cela fait neuf heures écoulées sans que le navire ait avancé d\u2019un pouce.À part cela, il faut modérer lors de la rencontre d\u2019un autre bateau, le chenal n\u2019ayant que quatre cents pieds; il faut modérer en passant près des dragues; il faut dépasser avec soin un autre bateau; il faut surveiller la « petite navigation » petites barges, yachts, qui ne sont pas toujours prudents et qui en prennent souvent à leur aise avec les règlements fluviaux.\u2014 En somme, le fleuve Saint-Laurent est de navigation assez difficile?Certainement.Les commandants d\u2019océaniques sont toujours étonnés du très petit nombre d\u2019accidents qui surviennent sur le fleuve.» Quinze ans sans voir sa femme M.le Pilote termine par quelques anecdotes : « Les Danois et les Norvégiens sont de grands navigateurs.Récemment, j'ai connu un capitaine norvégien qui, quelques jours apres son mariage, est parti sur son bateau.En route, il a reçu instruction d\u2019aller ici et d\u2019aller là.Sa femme a donné le jour à un enfant il y a cinq mois.Il n'a pas revu sa femme depuis le lendemain de son mariage et il ne connaît pas encore son enfant de cinq mois.« Mais il y a mieux, reprend M.le Pilote.J'ai connu un capitaine qui est resté quinze ans sans rentrer dans son pays et sans revoir sa femme et sa famille.Aujourd'hui, de semblables cas ne se présentent plus.Plusieurs pays ont adopté une loi exigeant qu\u2019on ne retienne aucun capitaine plus de trois ans en service sans lui donner un congé qui lui permette de revoir son pays et sa famille.» PROGRES ET ENSEIGNEMENT (Suite de la page 500) nous manque tant et fait que les efforts, pourtant considérables, de quelques-uns d\u2019entre nous, demeurent infructueux.8° Encourager les recherches scientifiques et ceux qui les poursuivent, qui nous donneront les inventions nouvelles, les métho- Octobre 1939 des nouvelles dont nous avons besoin pour occuper tous les bras.9° Donner à tous le mot d'ordre : Qu'il ne sert de rien de faire beaucoup en petit comité, ce qui se résume à du verbiage, si les réformes jugées nécessaires, si le programme sur lequel nous nous sommes entendus n\u2019ont pas acquis l\u2019opinion publique; d\u2019où partant la nécessité de faire campagne par tous les moyens possibles, pour former une opinion qui seule réussira à faire adopter notre programme par ceux qui ont autorité, pour y donner bonne suite.Campagne qui, il va sans dice, devra être prudente, discrète autant qu'\u2019intelligente, afin qu\u2019il soit bien clair aux yeux de tous que nos activités ne sont pas dirigées contre quelques groupes ou qui que ce soit, mais simplement vers la réalisation d\u2019un idéal que tout homme digne de ce nom doit avoir en vue.Telles sont donc les suggestions que je me permets d'offric ici, je sais qu\u2019elles ne sont que l\u2019écho de semblables formulées déjà par plusieurs, qui, si elles n'ont pas eu la suite que nous en espérions, le doivent, je crois, au fait que nous n'avons pas considéré l\u2019importance de l\u2019opinion publique pour arriver à nos fins.Permettez que j'ajoute, que pour créer une opinion publique qui rendra toutes naturelles les réformes que nous précon1- sons, j'ai toujours considéré que nos Chambres de Commerce des jeunes, qui, déjà groupent en une fédération quelque six mille membres, constituent un organisme tout trouvé et surtout particulièrement bien intentionné, qui déjà a fait un magnifique travail et dont nous pouvons sans doute nous servir dans une très grande mesure.Nous sommes tous et chacun, dans notre groupement, porteur d\u2019une pensée, d'un message que nous sommes chargés d\u2019apporter à la communauté, pensée de travail, de perfectionnement, pensée d\u2019inventions nouvelles, d\u2019amélioration ou de travaux d\u2019intérêt général, qui contribueront à améliorer le sort de l\u2019humanité et rendront plus facile la vie des masses qui travaillent et qui peinent, qui amélioreront le sort de notre groupe ethnique.Servons-nous de nos associations déjà formées, telles notre Corporation, nos Chambres de Commerce et autres du même genre pour que ces pensées, ces messages, dont nous sommes les porteurs, soient entendus, écoutés et se transforment en une heureuse réalisation.539 De Topp famous radio star and exclusive Victor recording artist, took time out on a recent trip to Montreal\u2014his home town\u2014 to visit the RCA Victor plant in that city.The photograph shows Mr.Todd in action \u2014making a test recording on one of the new RCA Victor De Luxe Home Recorders.At the Ontario Education Association Convention recently held in Toronto, RCA Victor's new Recorder and Play-back equipment was given an impressive Canadian introduction.The RCA Victor Recorder made a recording 0\u201d one of the per ormances given by the £40-voice choir and 100-in- strument orchestra .then, to the amare- ment of the crowds, played it right ack with remarkable fidelity to the original performance.A noted educator who was present was heard to remark, \u201cThis instantaneous Recorder has possibilities beyond number in our present day education system.\u201d It has great possibilities for use in the home, too.Parents may use it to keep a record of their children\u2019s songs, recitations and similar endeavours; parents and chil- \"OPULAR VICTOR RECORDING ARTIST ECENTLY IN CANADA dren alike may use it to correct errors of speech and to improve their diction.THE PROBLEM OF REMOVING CARBON DIOXIDE FROM WATER (Continued from page 521) this 1s time-consuming and that a deaerator which allows a long-time scrubbing process 1s dictated.An example of some of the desirable PHOTOSTAT PRINTS REPRODUCTIONS\u2014FACSIMILES ENLARGED OR REDUCED OF Legal Paper, Drawings Letters, Reports, Etc.Call LAncaster 5215 We will tell you if it can be reproduced MONTREAL BLUE PRINT COMPANY 1093 BEAVER HALL HILL factors brought out above is given in table, Fig.4, covering the performance of an atomizing spray type deaerator and a counterflow tray type.Both of these units removed oxygen to a residual of .006 to .008 ml.per liter.From this table the advantage of operating with low pH water can be seen.The tray type performance is better, due to the longer time of treatment possible and to the counterflow principle.The performance shown should be taken as relative only, since these were shop tests, run with chemically treated water, and with a separate steam supply.This tabulation is presented only to give a concrete idea of the influence of the factors mentioned above.RESTORING FADED BLUEPRINTS Blueprints that have been rushed through the washing process to get them on the job quickly, often fade on contact with strong light.If this happens, store them in a dark place a few hours and their original color will return.Popular Mechanics Magazine. i) LES HABITATIONS D:purs une vingtaine d\u2019années les gouvernements d'Europe et d\u2019Amérique ont étudié très sérieusement la question du logement, et la plupart d'entre eux ont adopté une politique constructive dans ce domaine.Jusqu'en 1919 l\u2019économie des nations était orientée exclusivement vers la guerre ou était affectée sérieusement par les problèmes qu\u2019elle posait dans tous les domaines.La paix une fois conclue, l\u2019attention des dirigeants s\u2019est reportée vers le problème très aigu de l'habitation.Quatre années de luttes et d\u2019incertitudes avaient eu pour effet d'arrêter totalement la construction de maisons, d'amener dans les villes un surplus de population attiré par les industries de guerre.D\u2019un autre côté, il fallait reconstruire les régions dévastées et donner aux jeunes ménages un foyer.La seule manière de résoudre ce problème était de construire des maisons.Les gouvernements sont intervenus dans ce domaine au milieu de graves difficultés légales, matérielles et financières; en accordant des subsides pour la construction de maisons en garantissant aux prêteurs le paiement des intérêts, ou en accordant des exemptions de taxes.Les modalités de cette action des gouvernements seront étudiées plus loin.Plus tard, certains gouvernements ont adopté une politique favorisant la démolition des taudis.Aujourd\u2019hui cette intervention reçoit un bon accueil tant en Europe (Angleterre, France et Hollande) qu\u2019en Amérique.Nous aurions tort de suivre aveuglément, au Canada et dans le Québec, tous ces exemples.Il y a sur le continent européen des besoins que nous ne connaissons pas ici, de même qu\u2019il y a là une mentalité, des traditions familiales et sociales qui ne sont pas les nôtres.Avant de juger des réalisations à l\u2019étranger, il est bon de bien peser tous les facteurs qui entrent en jeu.Les maisons à bon marché ne répondent pas partout aux mêmes besoins.Il y a le besoin physique sans doute, mais aussi le besoin social.On dit que l'Angleterre, à l\u2019aide de ses réalisations nombreuses dans ce do- BON MARCHE BESOINS, RÉALISATIONS, TENDANCES Par ARMAND BA U,1.C.\u2014,
de

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