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Titre :
Bulletin de liaison /
Éditeur :
  • Québec :Société des professeurs d'histoire du Québec,1979-1987
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société des professeurs d'histoire du Québec
  • Successeur :
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Bulletin de liaison /, 1987-01, Collections de BAnQ.

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[" CIETE DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUEBEC PER S-339 RRR TEAR A JULIE ] N DE LIAISON ISSN 0225-9710 3 VOLUME 25 n° 1 JANVIER 1987 i | G Re M À SETENTRIONALE Late L OGNIT Lo SN erto della.\u2014_ Me ho TERRA IN, COGNI IL Disegno del dis noua Frog, i 8 hasnero wits _\u2014 \u2014r\u2014 ; mammnte das nouillina 4d 4 - FER dé Frangsi in \u201d Las tv Ps el haogo: Met quale ole Fork Caps, st oo, -\u2014 meme \u2014 At > VE fra ter terra et ig ry sono.de mm Ts PIG NE Angwe Teche nondas oo =m GRIP ag Ochelaga IY Lolo 5 \u2014 4 per de - Ochclas i i =?= sem FIC\" TERRA \u2014 4 ds 4474 NADA one LS Je: 4b AVA x LA NOVA A7 LAGO sla ore IN COGNITA 7 a aed er \u2014 ds \u2014 7 PRO ON PAR A > \u2014- NZ a \u2014 4 - a RCA - TRRRADE BACC/ à =.\u2014\" 3 APALCHEN = pra Sinaua T E Parti, SX (J Br uchanc = \u2014 re i i ps Sime # ac a= Pi Con, AR DEL oe a QVIVIRA = =, No avg Ion A DI VINCIT - 4 a= rs Y Darena Quefay \u20ac de NOVA-FRAN 3 GOL nos Ch EY 05 AS.de Ogn 7 3 Py) x | angia bt er CIVOLA HORR LAN = de ; P de Zaiton CHINA whel i Ax A_\u2014 GRANAT Canag A FLORIDA + Se % «, C-de Cru Corus = 2, PaSA | : à Tiguas I guar Comos Xe 1.4 Ber: a ni > nop A Ancorss #C pacos hy MAR ANG = 7 cian, i wy MARE-DEL OR _ £ 6) Vachusab CS ni } atordtac & \"S-Michel de lingano den Mezautir Ricang L P méga d' Canvas Vilaricea ora | : = Labbe Colima Thai Ricam MEXICAN CS I Crux FE on at.CSF Tac petcpech® ds Tucoapn # LY) Camsla Bariolainid 1 sax.Lactrans oP AR EL-SV Culler ogee! ara Caenp, rque rao arigalonte barcicda ù Ch Nioia SBrogur CX] «rt Borsca [+ Carpe: chars ans \u20ac de aba Boccg dé 5.à ma Ji Berre CG Drago delle Pe Cumana Ak Cuca Darien PAvboledn C-de Canons | i de Paima 93 IGLIA DB = List arachine 3 1 oo oo ris rT 4 3 PPT PA Vient de paraître Secondaire IV (Histoire nationale) NOUVELLE-FRANCE CANADA QUÉBEC Claude Bouchard Robert Lagasse Cet ouvrage est conforme au nouveau programme d'histoire du Québec et du Canada pour le secondaire et permet à l'élève: \u2014 de se familiariser avec les moments les plus importants de l'histoire du Québec et du Canada; \u2014 de développer sa compréhension synthétique de l'histoire; \u2014 de reconnaître le rôle joué par différents groupes ethniques dans l\u2019histoire du Québec et du Canada; \u2014 de mieux comprendre les réalités actuelles en fonction de l'histoire du Québec et du Canada; \u2014 de poursuivre une démarche pédagogique axée sur la compréhension des réalités du milieu; \u2014 d'utiliser une approche chronologique ou thématique.Nombreuses cartes historiques de lecture et d'interprétation facile; Nombreuses photos et schémas permettant de compléter les explications, Nombreuses lignes du temps donnant une vision rapide et globale des événements.NOUVELLE-FRANCE CANADA QUÉBEC \u2014 Manuel de l'élève 21 X 28 cm, 400 pages 27,50$ \u2014 Guide du maître 21 X 28 cm, 120 pages 25,00$ Éditions Beauchemin 381, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H2Y 3S2 Tél.: (514) 842-1427 DO DID M0 Qt PAR ENS [H Sf LES AN DS (0 PA VOLUME 25, N° 1 JANVIER 1987 ÉDITORIAL ÉCHO DU PRIMAIRE La société Un rassembleur, la SPHQ .LL LL LL AA a Aa aa a a 2 e Une image vaut mille mots.a a ee a eee» 4 ECHO DU SECONDAIRE e Histoire: promotion et informations .aa ana 5 DÉBATS e leserpentsemord laqueue.iii.6 INFORMATIONS e Bilan et prospectives.ee 7 © CAA.SPHQ 1986-1987.oo ieee eee 9 e Concours Lionel-Groulx .a aa sea a eee 10 e les25 ans de la SPHQ .a ea aa aa a aa 12 DOCUMENTS Pour une récupération et une ouverture de la culture québécoise .\u2026.13 \u2019 e L'enseignement DIDACTIQUE e Sujets d'articles en mal d'auteurs.2000000 000 aa aa a aa 16 e Les voyages forment la jeunesse .02002000 002 sea aa aa sean 18 MOYENS e Des affiches pour apprendre .22000002 0 LL a a a a eee 23 D'ENSEIGNEMENT oe lemonde alacarte .00e LL AAA a aa ea ee a Lee 25 PARUTIONS/ * Les belles exigences du journalisteuntel .28 ENSEIGNEMENT e e l\u2019histoire L'HISTOIRE QUI e Profil chinois: Deng Xiaoping .002000000 0 eee ee aa eee 29 S'ENSEIGNE LES GRANDS e \u201cTuxedo\u201d pour l'histoire .Las a eee aa eee 34 ANNIVERSAIRES DISCIPLINES e Lhistoire et le cinéma.LL LL AA a a ae a ae 36 COMPLEMENTAIRES LA RECHERCHE e \u201cLe Conseil du Patronat du Québec: rôle et idéologie (1963-1976)\u201d .38 PARUTIONS/HISTOIRE e \u201cLe propre et le sale, I\u2019hygiene du corps depuis le Moyen age\u201d.39 e \u201cDictionnaire des sciences historiques\u201d .40 Comité de rédaction Société des professeurs d\u2019histoire du Québec Louis Augé Monique L-Constant 600, Fullum - 11e étage, Montréal H2K 4L1 Robert Martineau Téléphone: Sylvie Chevalier - (514) 381-8407 Coordination, conception graphique et publicité Dépôt légal \u2014 BNC.- BN.Q.Yolande Prairie-Caron \u2014 Courrier de deuxième classe \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 (514) 384-5202 ou (514) 381-8407 - messages \u2014 Envois postaux - Denise Tellier - (514) 488-1555 Correction d'épreuves \u2014 Parution: 5 numéros par année \u2014 Port de retour garanti Sylvie Chevalier Yolande Prairie-Caron \u2014 Tarifs: membres SPHQ - gratuit * non-membres - 6$/numéro © Conception graphique et impression 25$ - abonnement annuel pour institutions Éditions Vaudreuil inc.Le Bulletin de Liaison appartient aux APC (NMC 6577) membres de la SPHQ.Le contenu des Carte de Bolognino Zaltieri, 1566.articles n'engage que leurs auteurs.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 1 HT = 4 oy 22088 ce ÉDITORIAL Par: Pierre Carle Président - SPHQ La SPHQ, à l\u2019aube de ses vingt-cinq ans d'existence, est forte de toute la vitalité que lui a insufflé son dernier conseil d'administration.À juste titre, je désire remercier ses membres sortants: Mesdames Monique Constant, Lise Hébert-Laberge et Noëlla Jauvin.Ainsi, le dernier congrès tenu à Jon- quière a témoigné du dynamisme des membres de la Société tant au niveau de l\u2019organisation que de la participation.À souligner, entre autres, deux événements de cette fin de semaine: l\u2019atelier portant sur l'épreuve unique en quatrième secondaire et la table ronde sur les manuels.Les propositions émanant de l\u2019atelier Histoire 414 reflètent la confiance des participants en leur Société.La qualité de la représentation des auteurs de manuels souligne la richesse des ressources disponibles.Bien sûr, les congrès constituent les temps forts des sociétés professionnelles.Cependant, les activités et les dossiers de la SPHQ ne s'arrêtent pas là, heureusement.Le Bulletin de liaison, qui ne cesse de s'améliorer tant au niveau du fond que de la forme, s'attaque à la production d\u2019un numéro spécial pour le 25e anniversaire.Le conseil d'administration devra pour sa part s'assurer qu\u2019au primaire le temps prévu pour les sciences humaines soit respecté.En ce qui a trait à la diffusion de cette idée et d'expériences pédagogiques, la revue des sciences humaines au primaire PLACE PUBLIQUE, qui en est à sa deuxième année d'existence, demeure l'outil privilégié.Notre participation financière, dans ce cas, s'avère indispensable tout comme le sont celles de la Société des professeurs de géographie du Québec (SPGQ) et la Un rassembleur, la SPHQ Société des professeurs d\u2019économique du Québec (SPEQ).Au niveau secondaire, la deuxieme phase de la promotion du cours d\u2019histoire contemporaine 514, dont le MEQ finalise le programme et le guide pédagogique, mobilisera une bonne partie de nos énergies.Le problème engendré par l'épreuve unique en quatrième secondaire fait présentement l\u2019objet de représentations auprès du ministère.La nécessité de parfaire la formation des enseignant(e)s en rapport avec l'évaluation formative et sommative, la définition du domaine et la rédaction d\u2019items est criante.Les autorités devront assumer leurs responsabilités.Notre participation au Colloque sur la relance de l\u2019enseignement de l\u2019histoire dans les cégeps et les universités tenu à l\u2019Université Laval nous a permis de constater la complexité des problèmes à ces niveaux dans le contexte du dérapage (sic) technologique.Toutefois, des solutions existent et sont présentement mises en place.Le colloque du printemps 1987 incluera le niveau secondaire, il en est bien ainsi.Cependant, il nous est apparu que le membership ainsi que la participation des professeurs de cégeps au sein de la SPHQ étaient nettement insuffisants.Comment peut-on expliquer ce phénomène?La réalité est la suivante: il y a peu de professeurs de cégeps à la SPHQ parce qu'ils s'y retrouvent mal et ils s\u2019y retrouvent mal parce qu'ils y sont peu nombreux.Cet état de fait ne dépend pas d\u2019un quelconque manque d'effort de la part de notre Société ou encore d\u2019une certaine inertie des professeurs de collège.Il faut plutôt chercher la réponse dans la 2 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 structure qui réunit les représentants de chaque cégep, la Coordination provinciale.Grace a cet organisme provincial, les professeurs du collégial ont un lieu privilégié d\u2019échanges.Mais pour les grandes questions telles la place de l\u2019histoire au collégial, la réforme pédagogique en sciences humaines, l\u2019histoire et la société de demain, la SPHQ comme groupe de pression et comme carrefour n\u2019a pas son égal.Ici le passé est garant de l\u2019avenir.Il se crée, au niveau collégial, de nombreux et d'excellents outils pédagogiques qui auraient avantage à être connus.Des discussions de fond sont menées, mais malheureusement elles ne sont guère diffusées.Alors pourquoi ne pas collaborer à la mise sur pied d'une chronique \u201cEcho du collégial\u2019\u2019 au sein du Bulletin de liaison?Que penser d\u2019une participation au comité de promotion du cours Histoire et civilisations au vingtième siècle de 5e secondaire?Pour leur part, les professeurs d'universités participent régulièrement aux activités de notre organisme.Leur apport dans de nombreux dossiers est indéniable.Le comité organisateur du 25e congrès en témoigne vivement.En cette période de recrutement et de renouvellement d'abonnement (voir p.24) nous invitons donc enseignant(e)s et professeur(e)s à adhérer au plus grand rassembleur ayant comme intérêt premier la promotion de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, la SPHQ.Il est bon de se demander ce que la SPHQ peut nous apporter, mais il n\u2019est pas interdit de se demander ce que l\u2019on peut apporter à la SPHQ.BONNE ANNÉE! > \u20ac YC sen Védifi ation d 94.15 $ ocume de l'élève 5 sieurs d 99,75 $ la pa 7,50 élève 3 1] Manuel d 19 75 & oI al tre Guid ef cice x es - yrige a 45 Cal ok Caht er xer ra 2 sTORIQU Ed MO N ATLAS Hl sr EF AIS ac ivites hat s muett es et d\u2019 Zz i Gérar d Cac Ca na aa Rh eurs, \u2014É, cart ries \u20ac oN hi 1stoir e du Q ébec \u20ac Re cueil de de 50 $ PE ee er our V ensel ire selon ne aves secondalr \u201cA 6; 2 eleve Sg 25162 es 3 a sa à ahier de l > wet : 2 ox Ke i ATION Ps a abe PE andl (5.42 os jours HIST shistoire De la Guay Miche |] Gohrer, aux en gn ntset nou LATIONS sert à outil à directives c ETCM C anuel et TC pon vÉducation OR nat Ni ( ntes, tè HIST ist enseigna 4 SE A A yelles Pro posées ar voir des ay H À pre fs z\u2014 conv ena orisant à fa i D\u2019 utre tissage activités C4 A >appren piletés 5 À! ac tivites sh ent de \\ Fi le dé oule 4 déveloPpP ses d itl sont inte Le D N lecon 23.50 $ ji + ypélève 42,25 $ Lg _ Manu el del rép aratio à a NE z __ Guide pédagogiaé ( Pet xerci ¢ q Paul Eo pd Cahier d\u2019ex \\e su x Pe LS | kif Lh hy un INS lo de Hi store genera ny; th hi, hh Lidec inc atin ho 825, avenue Querbes (coin Van Horne) 5 4 Outremont (Quebec) i ES H2V 3X1 Tél à E ah Ï RE A LI PEIN RENE te it Cu + ci ÉCHO DU PRIMAIRE Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique \u2014 CECM Il est difficile de s'imaginer une réalité quand on ne l'a pas vécue et surtout lorsqu'elle ne correspond nullement aux schèmes de référence auxquels on est habitué.Personne ne se rue spontanément vers un comptoir de crème glacée aux asticots, malgré la grande teneur de celle-ci en protéines!!! C'est probablement la raison pour laquelle on trouve peu de vendeurs de glaces chez les responsables d'implantation de programme.Essayez-donc, pour voir, de vendre une \u201cdémarche d'apprentissage\u201d, ou encore \u201cun procédé pédagogique inductif\u201d, \u201cune stratégie de résolution de problème\u201d, \u201cune phase de recherche et traitement d\u2019information\u201d!?Tous ces concepts et expressions désignent pourtant des aspects importants des orientations pédagogiques souhaitées par le nouveau programme de sciences humaines.Une image vaut mille mots.Je me permets donc de vous rappeler l'existence de quelques \u201cessences\u201d assez faciles à se procurer \u201cdans le circuit\u201d: A) \u2018Autour de mon école\u201d Réalisé par la Commission scolaire catholique de Sherbrooke sous la direction de Jean-Luc Picard, ce vidéo d'une durée d'environ trente minutes illustre une situation d'apprentissage concrète à l\u2019intérieur de laquelle des enfants de deuxième année se questionnent, explorent, découvrent et communiquent leurs découvertes, pilotés en ce sens par leur titulaire, Angèle Marcoux.Excellente production qui illustre fort bien la démarche et ses phases privilégiées, en utilisant les ressources du milieu.Un cahier d'exploitation accompagne ce document qu'on peut obtenir auprès de la CSCS.B) \u201cLa vie qu\u2019ils menaient\u201d Vidéo d\u2019une durée d'environ 40 minutes, produit par le défunt SGME du MEQ, peut être obtenu auprès des directions régionales.On y voit une classe de cinquième année en démarche d'exploration autour du thème de l'hydro-électricité.D) \u201cOn pourrait parler de.\u201d Il s'agit d\u2019un vieux classique d\u2019une durée de 45 minutes disponible généralement en 16 mm.(On me dit qu'il circule aussi des copies vidéo.) Construit en quatre parties: 1.Ici maintenant 2.Ici pas trop autrefois 3.Ici très autrefois 4.Ailleurs Ce document illustre une démarche de recherche historique réalisée par des enfants du 2e cycle du primaire.Il a été réalisé par le SGME-UQAM.E) \u201cTout se tient\u201d pe ah Conse! SET Ce vidéo illustre, dans une classe de cinquième année, la démarche d\u2018ap- Déjà, de voir quelqu'un savourer sa crème glacée sans mourir et sembler Ce diaporama permet de \u201cramasser\u201d les grandes lignes de fond du nou- \u2018 ce 25 \u2014 y prendre plaisir peut faire beaucoup plus pour la cause que d'en parler.Les images valent mille mots, et en matière d'appropriation de la lettre, l'esprit et les orientations du nouveau programme, l'expérience m'a appris qu'il n\u2019y a pas trente-six façons: comprendre, voir et essayer.C'est un peu ce qui m'a amené, depuis quelques années, à faire connaître aux enseignant(e)s quelques \u201cvidéos\u201d qui, à mon avis (partagé par la plupart des professeurs) font grandement avancer la préparation pour l'application du programme.prentissage inhérente au programme de sciences humaines.Le scénario utilisé porte sur la vie des ancêtres, et particulièrement des autochtones du Québec.Cet outil a été réalisé par la Commission scolaire catholique de Sherbrooke, sous la direction de Jean- Luc Picard.D'une durée d'environ 40 minutes, il peut être acheté, comme le précédent, auprès de la CSCS à l'attention de Renée Larouche, au 895, rue Bowen sud, Sherbrooke (Québec) J1G 2G3.C) \u201cLes sciences humaines au primaire.une réalité à découvrir\u201d 4 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 veau programme.Il se veut un outil d'introduction au programme.Pour l'avoir utilisé à maintes reprises sur le terrain, il fait le point efficacement en quinze minutes et permet d'amorcer, de façon vivante, une journée de mise à jour en sciences humaines.Il peut être obtenu auprès des directions régionales et a été produit par le SMGE. ÉCHO DU SECONDAIRE Par: Monique Lalonde-Hazel et Marielle Vermette Conseil d'administration - SPHQ CHOIX D'OPTIONS EN 5e SECONDAIRE Le cours d\u201d\u201cHistoire: XXe siècle\u201d se donne-t-il chez vous?Souhaitez-vous l'enseigner à plus d'élèves l'an prochain?Et, si ce cours n\u2019est pas à l'horaire cette année, pourquoi ne pas faire en sorte qu'il le soit l'an prochain?Vous savez, c'est un cours tellement intéressant et stimulant à enseigner! II est grand temps que chacun de nous mette en branle son plan d'action afin d'augmenter le plus possible le nombre d'inscriptions à ce cours.Voici quelques suggestions faciles à mettre en application: e D'abord, distribuez à tous les élèves de 4e secondaire, la partie centrale du numéro spécial de février dernier.Cette feuille permet de les renseigner (de façon attrayante) sur les sujets traités dans ce cours.Ce simple geste a porté fruits dans beaucoup d\u2019écoles I'an passé.alors essayez-le! Si vous n'avez pas ce feuillet en main, écrivez à la SPHQ, nous vous lenverrons par retour du courrier.®* Prenez quelques minutes du cours Histoire 414 (entre profs d'histoire, faut s'entraider) pour aller parler du programme directement aux éléves.Leur intérét en sera davantage stimulée Profitez de cette occasion pour leur montrer quelques diapositives (personnalités, événements).des questions fuseront.et les réponses seront données l'an prochain.a ceux qui choisiront ce cours! * Faites-vous voir! Mettez en valeur les meilleurs travaux d'élèves.Utilisez l'affiche: collage de photos d'actualité provenant de revues (Time, L'Express) ou agrandisse- Histoire: promotion et informations ments de caricatures saisissantes.Laissez parler pour vous les babillards\u2026 une image vaut mille mots! Bonne chance dans votre campagne de promotion.et donnez-nous en des nouvelles! COMPTE-RENDU ATELIER-RENCONTRE 2e SECONDAIRE (CONGRES 3-4-5 OCTOBRE 1986) ETAT DE LA SITUATION Fini le temps des 23 programmes et des mille façons de le voir et de l\u2019interpréter.Les enseignants du Québec s'orientent vers les objectifs et prennent les moyens pédagogiques pour y arriver.Bien sûr, il reste que la personnalité de chacun vient donner de la couleur aux objectifs terminaux et intermédiaires.Les guides pédagogiques que l\u2019on avait l'habitude de placer loin dans les derniers tiroirs sortent des boules à mites et deviennent une source d'informations et de renseignements.Les manuels scolaires produits pour l'enseignement de l\u2019histoire générale sont nombreux et de qualité.Dans presque toutes les régions, on a choisi un manuel acheté en 35 exemplaires pour la classe ou, ce qui est encore mieux, on a équipé tout le niveau d\u2019un manuel.Cette dernière tendance est majoritaire chez les participants à l\u2019atelier.De Sept-lles à Québec comme de Hull à Montréal, c\u2019est vers une convergence que vont les enseignants et les élèves.Quant aux moyens audio-visuels en rapport avec le programme, ils restent difficiles à utiliser puisqu'ils se trouvent en nombre restreint.Ce qui est le plus facile à utiliser demeure encore la diapositive.Quelques documents ont été produits par le MEQ et sont maintenant disponibles.La série \u201cImages pour l'Histoire\u201d offre 3 diaporamas-synthèse; - Athènes et Rome - le Moyen Âge - Rencontre au XVIe siècle (Renaissance) Un guide d'exploitation pédagogique accompagne chaque diaporama.Le tout peut être acheté pour la somme de 80$.En ce qui concerne l'informatique, quelques disquettes sont en préparation avec Michel Guay de l'UQAM.Les Productions Pédagogiques BJM ont produit des disporamas et sont en train de produire un didacticiel en collaboration avec Jean Matte du CDAME.Un nouvel organisme a été créé pour faciliter la tâche des enseignants en mesure et évaluation: BIME, Banque d'instruments de mesure et d'évaluation offre aux enseignants de nombreux services tels que: * organisation de la formation e encadrement des enseignants pour de nouvelles productions sommatives ou formatives ou seulement des items à partir de la définition de domaine * révision des instruments déjà existants que l\u2019on voudrait bien lui soumettre * achat de productions qui pourraient être mises au service des enseignants.Vous voulez produire ou vendre des documents ou simplement les faire analyser, contactez Diane Provençal du BIME à (514) 599-2196.Déjà 90 organismes et commissions scolaires en font partie; informez-vous si votre commission y adhère.L'année est bien lancée, les enseignants sont optimistes, une brise nouvelle souffle dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 5 DÉBATS Par: Micheline Dumont Université de Sherbrooke Lisant dans le dernier Bulletin la récente condamnation par le Comité Catholique du manuel La Nouvelle Histoire du Québec et du Canada de Charpentier, Durocher, Laville et Linteau, j'ai été, comme vous, estomaquée de cette escarmouche malencontreuse dans le combat d'arrière- garde que livre le Comité Catholique.Mais jai réagi aussi en historienne et jai expurgé de mes archives le document suivant qui se passe presque de commentaires.Il s'agit d'un extrait du procès-verbal de la 27e réunion du Comité Catholique de janvier 1967.\u201cA la suite de l'étude qui a été faite, au point de vue religieux et moral, des six ouvrages mentionnés ci- après de la série rédigée par Guy Laviolette, FI.C., éd.1951-1952 (Procure des F.1.C., Laprairie, Québec) et soumis à l'approbation du Comité Catholique par le ministre de I'Education en vue de leur usage comme manuels scolaires autorisés pour l'enseignement de l'Histoire du Canada dans les institutions d'enseignement publiques catholiques du Québec, il est proposé par Mme Agnès Reeves, appuyé par Mme Louise Coulombe, et résolu à l\u2019unanimité que, conformément aux dispositions du paragraphe e) de l'article 22 de la Loi du Conseil supérieur de l\u2019Éducation (Statuts refondus de Québec, 1964, ch.234), le Comité Catholique du Conseil supérieur de l'Éducation napprouve pas, au point de vue religieux et moral, les ouvrages suivants: \u201cMon premier album d'Histoire du Canada\u201d - Les missionnaires au pays des Indiens - (1ère année - élève-maître); \u201cMon second album d'Histoire du Canada\u201d - Les Le serpent se mord la queue Français s\u2019établissent au pays des Indiens - (2e année - élève-maître); \u201cMon troisième album d'Histoire du Canada\u201d - Ils ont fait notre pays - (3e année - élève-maître).Les principaux motifs qui incitent le Comité Catholique à ne pas agréer, sous les aspects religieux et moral, les dits projets de manuels sont les suivants: 1) la trop grande importance donnée au nombre de personnages religieux chez les pionniers et celle également donnée aux gestes à caractère religieux posés par les pionniers; 2) le fait religieux présenté aux enfants de façon telle qu'il est incompatible avec l'esprit de la nouvelle cathéchèse des petits; 3) la mièvrerie du style utilisé ne permettant pas de caractériser vraiment certaines personnalités très fortes de l\u2019histoire du Canada; 4) l\u2019inadaptation du style et de l'esprit des instruments de travail destinés aux maîtres en regard de l'enseignement à donner à des enfants formés à l'école de la nouvelle catéchèse; 5) inacceptabilité, dans une société canadienne pluraliste, du but proposé aux enseignants dans leur enseignement de l'histoire du Canada, à savoir: \u201cLe développement du sentiment religieux\u201d; inac- ceptabilité également de cette directive à l'adresse des enseignants voulant que \u201cReligion et Patrie soient deux termes qui ne devront jamais se séparer l\u2019un de l'autre dans la vie des écoliers.\u201d Le deuxième argument du Comité Catholique se trouve directement en contradiction avec l'argument \u201886 condamnant La Nouvelle Histoire du Québec et du Canada.En \u201867, c'est la présentation des missionnaires-évan- gélisateurs qui avait scandalisé le 6 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Comité Catholique: \u2018\u201ccontraire a l'esprit de la nouvelle catéchèse\u201d avait dit le Comité.On avait donc banni les \u201cbons missionnaires\u201d, et avec eux les manuels de 1ère, 2e, 3e années.Or, cette décision avait eu pour conséquence de faire disparaître l'enseignement de l\u2019histoire du Canada au niveau primaire.En effet, les Commissions scolaires, en avaient souvent profité pour retirer tous les manuels d'histoire du Canada.Après tout, on était à l'époque de Comment on abrutit nos enfants (Chalvin, Éditions du Jour, 1962) et à cette époque-là, il était courant de jeter, comme on dit, le bébé avec l'eau du bain.Une génération plus tard, c'est pour condamner les \u201cméchants-missionnaires\u201d d\u2019un manuel que le Comité Catholique se scandalise et agite son Index menaçant.Quelle dérision! À quand l\u2019obligation pour les écoles de s'abonner aux Annales de la Propagation de la Foi?Devant tant d'incohérence, il m'arrive de penser que ces événements constituent une punition collective pour le tort fait aux Amérindiens.Après tout, ils sont au centre de cette controverse! Ma Présider Suit je analy ment aon pour| a: i INFORMATIONS Par: Lise Hébert-Laberge Présidente sortante - SPHQ Maire de Jonquiére: M.Gilles Marceau Présidente de la SPHQ: Mme Lise Hébert-Laberge CONGRES 1986 1985-1986 fut une année débordante d'activités pour notre Société.Le Conseil d'administration, secondé par plusieurs de nos membres, a travaillé sans relâche à la promotion de l\u2019enseignement de l\u2019histoire auprès de plusieurs organismes.Suite au sondage effectué en juin 1985 et au rapport découlant de cette analyse de la situation de l'enseignement de l\u2019histoire au Québec, nous avions identifié deux objectifs d'action pour la SPHQ, soit le niveau primaire et la 5e année du secondaire.Ce rapport nous a inspirés un certain nombre de recommandations que nous avons présentées au ministère de l\u2019Éducation et à la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec.La défense de ce dossier devrait constituer, à notre avis, une priorité pour l\u2019année 1986-87.Au niveau primaire, Mme Denise Soulières réalisa entre autres, en collaboration avec des enseignant(e)s de notre Société et de celle de géographie, la publication d\u2019une revue de sciences humaines: PLACE PUBLIQUE.Dédiée prioritairement aux enseignant(e)s du primaire et au conseillers(ères) pédagogiques en sciences humaines, fruit de la collaboration Bilan et prospectives étroite des trois Sociétés (géographie, histoire et vie économique), cette production devrait se poursuivre cette année.En 5e secondaire, Mme Monique Constant, avec la précieuse et inestimable collaboration de certain(e)s d\u2019entre vous, établissait un plan d'action visant la promotion de ce cours.La publication d\u2019un numéro spécial du Bulletin de liaison fut une des réalisations concrètes de ce comité.Le plan d'action s\u2019étalant sur deux années et compte tenu de la complexité de ce dossier, il constituera un objectif à maintenir par la Société pour l\u2019année 1986-87.Tous les membres du Conseil d'administration se sont impliqués activement dans différents dossiers.Une liste non-exhaustive vous a été remise lors du congrès à Jonquière.Une telle somme de réalisations ne fut possible que grâce au travail indéfectible de toutes et tous.Permettez-moi de souligner le départ de quelques membres de l'équipe.Monique Constant au poste de vice-présidente aux affaires internes.Monique s'impliqua dans plusieurs dossiers avec grande efficacité.Elle continuera cependant de faire bénéficier à l'équipe du Bulletin de notre Société de son humour, de sa détermination, de son esprit créatif que nous avons tant appréciés.Noëlla Jauvin, qui fut conseillère au secondaire et secrétaire au recrutement, nous a fait profiter de son expérience, de ses connaissances des structures de fonctionnement d'organismes a but similaire au nôtre, de son talent d'organisatrice.Merci à ces deux vaillantes collaboratrices.À l'équipe qui reste en fonction, aux nouveaux, nouvelles qui s'ajoutent, de nombreux défis restent à relever.Mentionnons l'importance de transporter l'action de la SPHQ concernant la \u201csituation de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec\u201d au niveau politique et public.Cette année la Société aura l'occasion de se joindre activement aux milieux collégial et universitaire lors d\u2019un colloque sur la relance de l'enseignement de l\u2019histoire au Québec, colloque qui sera sous la direction de M.René Durocher.Au cours de la prochaine année, la SPHQ devra également poursuivre le plan d'action pour la promotion de l\u2019histoire en 5e secondaire et réinvestir temps, énergie et argent dans la revue PLACE PUBLIQUE destinée à l'enseignement des sciences humaines au primaire.Des démarches intensives devront être entreprises auprès du ministère de l'Éducation afin de s'assurer que la fin du régime pédagogique transitoire ne vienne pas changer les règles d'obtention du diplôme de fin d'études secondaires au détriment du cours d'histoire nationale (ce qui est prévu: l'abolition de l'obligation pour l'élève de réussir son cours d'histoire nationale).Enfin, la SPHQ devra consolider la concertation entre les trois Sociétés de sciences humaines et maintenir la qualité des services offerts aux membres.Quels beaux projets pour clôturer une 24e année d'existence et entreprendre sa 25e année.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 7 -Q BE LE ME PA AppROUY st uc tac\\\\ ncls pes \\nt 1aire on Un Y és 3 setudtants \\a PO an .Des\" un te a à tous \"° Jacaue: Cc ponne2! du 8° de regr® 1e pro gran pierre > un livre Jean ctif x sulv sriode® vr e ul pet fesse + près e QU cOMP jo l'étèv® o Un Wf da\u2019 foam JER absorP priodes cap@ om et du énigmes aH yn \\ivre un wre 3 4 odules Les 1\" obV ngals RY amériau (re = \u2014 Mob adienne son La SOC fra Gals \\e opuk ts du {es 4\u20acPY La Cond régi MO put mentarisr du P Les d puts çedératio\u201d puLE pec © Le Que puk 2 Per | L géveloP mopuk conte™ Qué s jours) (1939 LE ages) pEL 390 (524 P 01-1 SBN-< TW\\TE 206 pages) DA 07-0 CARIER 601-1 saN-f RE AIT (a60 page ) GUIDE ou 01-1 SB 2 | E Ce 7 J 22 uérin (/ 3 ae l\u2019éditeur des écoles 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.(514) 842-3481 k LL INFORMATIONS C.A.SPHQ 1986-1987 PIERRE CARLE PRÉSIDENT 4e secondaire École secondaire St-Sacrement Terrebonne 10 350, Place Taché Montréal (Québec) H2C 3B1 Tél.rés.: (514) 382-6435 bur.: (514) 471-6615 GHISLAINE DESJARDINS VICE-PRÉSIDENTE AUX AFFAIRES EXTÉRIEURES 4e et 5e secondaires Séminaire de Joliette Joliette 6297, Iberville Montréal (Québec) H2G 2C5 Tél.rés.: (514) 725-5154 bur.: (514) 753-4271 PIERRE MICHAUD SECRÉTAIRE AU RECRUTEMENT 2e secondaire École secondaire Vaudreuil C.S.Vaudreuil-Soulanges 330, rue Querbes, app.201 Vaudreuil (Québec) J7V 1)7 Tél.rés.: (514) 455-5529 bur.: (514) 455-9311 YOUSSEF TADROS CONSEILLER AU SECONDAIRE 4e et 5e secondaires Pavillon Wilbrod Dufour 101, rue Ste-Anne Alma (Québec) G8B 376 Tél.rés.: (418) 662-3519 bur.: (418) 668-7961 DENISE SOULIÈRES CONSEILLÈRE AU PRIMAIRE C.P.primaire C.S.Deux-Montagnes 4185, Oxford Montréal (Québec) H4A 2Y5 Tél.rés.: (514) 482-5671 SE AE ee er a a ey GRE OS TTT be ne SO ae EHR LOUISE CHARPENTIER 4e et 5e secondaires Ecole Mont-de-la-Salle Ville de Laval 8, Place Vivaldi Tél.rés.: (514) 6617534 MARIELLE VERMETTE SECRÉTAIRE Collège St-Maurice 630, Girouard ouest Tél.rés.: (514) 799-4138 bur.: (514) 7737478 GUY-PAUL HAMELIN TRÉSORIER 2e secondaire Séminaire St-Joseph Trois-Rivières 245, Desbiens Tél.rés.: (819) 3757036 MONIQUE LALONDE-HAZEL 2e secondaire Ecole Evangéline - CECM 589, Bord de l'eau Tél.rés.: (514) 689-0351 CYRIL DOYON CONSEILLER AU PRIMAIRE C.S.Val-Mauricie 535, 118e rue Tél.rés.: (819) 536-2385 bur.: (819) 563-2693 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Réseau scolaire Chomedey-Laval Ville de Laval (Québec) H7E 1M8 St-Hyacinthe (Québec) J2S 2Y3 CONSEILLÈRE AU SECONDAIRE VICE-PRÉSIDENTE AUX AFFAIRES INTERNES Cap-de-la-Madeleine (QC) G8T 1Z2 Ste-Dorothée, Laval (QC) H7X 1T9 Shawinigan-Sud (Québec) G9P 3E8 9 JE M fh LL: ire iY Lea Jd BE 8 a el BK.be \u201c ; i INFORMATIONS Par: Pierre Leduc, Denise Monette, et Louisette Pothier La Société des professeurs d'histoire du Québec et la Fondation Lionel- Groulx ont dévoilé, le 4 octobre, à Jon- quière, les lauréats du Concours Lionel-Groulx 1986.Ce concours, subventionné par le ministère de l'Éducation, s'adresse à tous les étudiants québécois des niveaux secondaire et collégial.Le thème du concours était: LA RÉVOLUTION TRANQUILLE.Au collégial, le premier prix de Concours Lionel-Groulx LAURÉATS 1986 700,00$ fut décerné à Dana Richelieu, du Séminaire de Québec, prof.Jean- Vianney Simard.Au niveau secondaire, le concours se divise en trois volets: e un examen traditionnel e la fabrication d'un diaporama ou d\u2019une bande dessinée Dominique Laramée, de l\u2019École secondaire Jean-de-la-Mennais, à Laprairie, pro.Lucie Langlais; Yannick du Réseau scolaire Chomedey-Laval, prof.Louise Charpentier; Line Lewandovski et Kim Amto, du Collège Durocher à Saint-Lambert, prof.André Jauron, se méritent respectivement les premiers prix de 500,00$ dans chacune des catégories.Au total, 29 élèves ont reçu des prix s'échelonnant entre 100$ et 700$.Félicitations aux lauréats, reflet du dynamisme de l'enseignement de l\u2019histoire au Québec.Henry, Serge Pinard, Catherine Leduc, ler prix - collégial: 700$ à Dana Richelieu du Séminaire de Québec remis par Mme Juliette Rémillard, secrétaire du Concours Lionel-Groulx ler prix - secteur diaporama: 500$ 3 gagnants: Yannick Henry (sur la photo) et Serge Picard (absent) de l\u2019École secondaire Mont-de-la-Salle à Laval et Catherine Leduc de l\u2019École secondaire Pont-Viau de Laval ler prix - secteur bande dessinée : 500$ Line Lewamdovski et Kim Amto du Collège Durocher à Saint-Lambert remis par Mme Andrée Désilets, présidente de l'IHAF Ter prix - secteur volet traditionnel: 500$ Dominique Laramée de l\u2019école Jean-de-la-Mennais à Laprairie remis par Mme Lise Hébert-Laberge 10 Bulletin de liaison SPHQ/janvier 1987 INFORMATIONS LISTE DES GAGNANTS DES AUTRES PRIX AU NIVEAU SECONDAIRE Sonia Roy, du Collège Jésus-Marie de Sillery (250$), prof.D.Dion-McKinnon; Isabelle Ducas, de la Polyvalente La Pocatière (150$), prof.C.Gourdeau; Isabelle Côté, du Pavillon Wilbrod- Dufour à Alma (100$), prof.N.Jauvin; Eva Latulippe, du Collège Jésus-Marie de Sillery (100$), prof.D.Dion- McKinnon; Rachel Giroux, de la Polyvalente d'Iberville à Rouyn (100$), prof.C.Cossette; Etienne Munger, du Pavillon Wilbrod- Dufour à Alma (100$), prof.N.Jauvin; Luc Gagnon, du Collège Saint-Charles- Garnier à Québec (100$), prof.R.Parent; Nathalie Morel, de la Polyvalente Orsainville à Charlesbourg (100$), prof.D.Dupuis; Alain Labelle, de la Polyvalente Deux- Montagnes à St-Eustache (100$), prof.H.Dumoulin; Sylvie Laperrière, Claudia Déry, Judith Renaud et Sophie Lord du Collège Durocher à St-Lambert (250$), prof.A.Jauron; Manon Rainville, Manon Charneau et Eric Tremblay de l\u2019École secondaire Pont-Viau à Laval (100$), prof.P.Leduc; Alain Lévesque, Maryse Mathieu et Bruno Charneux de l\u2019École secondaire PontViau à Laval (250$), prof.P.Leduc; Caroline Chassé, de la Polyvalente Chanoine Armand-Racicot à St-Jean (100%), prof.MR.Gruslin.AU NIVEAU COLLEGIAL Jasmin Lefebvre, du Cégep Lévis- Lauzon (400%); Maxime Blanchard, du Collège Jean- de-Brébeuf à Montréal (200$).CONCOURS 1987 Par: Réal Lampron Le concours Lionel-Groulx présenté par la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec portera pour l\u2019année scolaire 1986-87 sur Honoré Mercier.Le titre sera: Le Québec du temps d\u2019Honoré Mercier, ce qu\u2019il était et ce que Mercier aurait voulu qu\u2019il fût, au plan économique; au plan intellectuel; au plan social, au plan politique; au plan culturel; au plan religieux.Pourquoi choisir Mercier?C'est en janvier 1887 que Mercier devient premier ministre du Québec et en octobre de la même année qu'il convoquait la première conférence inter- provinciale.Honoré Mercier a marqué notre histoire et il serait bon de rappeler ses discours.Mercier a marqué une époque, même s\u2019il ne reste que quelques années à la tête du Québec.Évoquer Mercier, c'est rappeler les deux dernières décennies du siècle dernier.Toute une époque: l\u2019ultramontanisme, la pendaison de Riel, la construction du Parlement, un sommet de l'émigration québécoise vers les Etats-Unis, etc.Donc le concours inscrit deux volets: la pensée de Mercier et son époque.Nos bibliothèques scolaires contiennent des ouvrages qui parlent de Mercier.Les ouvrages généraux couvrent la période.Robert Rumilly a écrit une biographie de Mercier en deux tomes.On la retrouve à plusieurs endroits.Un conseiller pédagogique de la C.S.R.de Lignerie, M.Pierre Charbonneau, a publié en 1980 une thèse de maîtrise: Le projet québécois d'Honoré Mercier, édité par les Éditions Milles Roches, C.P.323, Saint- Jean-sur-Richelieu J3B 6Z5.C'est un livre encore disponible que nos élèves auraient intérêt à lire.Une bibliographie accompagnera le cahier pédagogique.On y retrouvera également des textes, des discours et des réalisations de Mercier.Nous espérons que les élèves répondront encore en grand nombre à l\u2019invitation des promoteurs de ce concours.Pour plus de renseignements sur ce concours, nous nous ferons un plaisir de venir en aide à ceux et celles que le projet intéresse.Réal Lampron 4319, Bégin Cap-Rouge C.P 1521 (Québec) GTY 3E7 Tél.: (418) 656-0917 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 11 \u201cA Le \"eee SEAL.tee I INFORMATIONS Unie 25 ans, ça 1e fête à uite ov LH tl Héen es 15-16-17-18 oclobte 1987 \\ les 25 ans de la SPHQ .| | ( UNE PORTE OUVERTE SUR QUÉBEC, VILLE DU PATRIMOINE ag Des visites guidées de centres d'interprétation historique, de dépôts d'archives, de musées sans et de lieux historiques.el voir We, UN BILAN DES RECHERCHES HISTORIOGRAPHIQUES a Des conférences et des ateliers-échanges sur les récents développements de l\u2019historiographie ta du Québec et du Canada.Ga qui, ny ¢ z z h 4 UN DEFI PEDAGOGIQUE es : Lhistoire-problème, l\u2019histoire-formation, la démarche historique et les habiletés intellectuelles, i : la pensée formelle en histoire, l\u2019évaluation des savoirs.A a (est 2 ; js A UNE EXPOSITION INÉDITE à : Les manuels d'histoire des vingt-cinq dernières années.; 2 it 2 - déco A DES TEMOIGNAGES DE CEUX QUI FONT LHISTOIRE er i Des invités de marque face a des historiens en herbe.A .; É LE ST-LAURENT EN VOITURE D'EAU ä 3 itd À Une croisière-communication sur le Louis-Jolliet.tis} 3 MAINTENONS LE CONTACT PAR LENTREMISE DU BULLETIN DE LA SPHQ.Ms 3 Le comité organisateur - Québec 1987.« 2 8 ::, \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\" ; E Qi 3 Sem 12 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 islet Lento ons do DOCUMENTS Par: Gérard Bouchard Université du Québec a Chicoutimi Comme le savent certainement maintenant ceux et celles d'entre vous qui venez de l'extérieur, le Saguenay compte bel et bien parmi ce que l\u2019on appelle au Québec les régions éloignées.C'est sans doute d'ailleurs pour cette raison que les Saguenayens aiment tant recevoir des visiteurs et, de ce point de vue, il faut dire que cette région peut s'enorgueillir d\u2019une très grande et très vieille tradition touristique.C'est une tradition qui remonte en fait à Jacques Cartier.Celui-ci est en effet le premier qui, après s'être engagé sur le Sague- nay et surtout après avoir bien réfléchi, a décidé de rebrousser chemin et de demeurer à Tadoussac, ce qui l\u2019a donc privé du privilège de fonder villes comme Jonquière et Chicoutimi.Ensuite, il y a eu une période calme, c'est-à-dire jusqu'au XIXe siècle, jusqu'à la visite du prince de Galles \u2014 encore que l'historien scrupuleux doit à la vérité de préciser que celui-là a bien failli lui aussi ne pas venir et qu'une fois sur place il a décidé d\u2019écourter son séjour.!l faut attendre enfin les années '50, et ce fut alors la grande visite du couple royal lui- même.Mais cette fois-là, ce sont les Saguenayens qui sont restés chez eux.Vous voyez donc que votre visite était attendue depuis longtemps, en fait depuis plus de trente ans, et je suis très heureux d'être celui qui vous souhaite la bienvenue au nom de tous nos concitoyens.Vous avez choisi de centrer vos réflexions sur le thème de \u201cL\u2019histoire au rythme de l'avenir\u201d.C'est un thème qui tombe bien car, ces temps-ci, il semble que c'est l'ensemble du Pour une récupération et une ouverture de la culture québécoise\u201d Québec qui aurait bien besoin d'avenir; et assez curieusement, je suis convaincu que les historiens que nous sommes peuvent contribuer d\u2019une manière substantielle à redéfinir un avenir pour les Québécois.Je dis un avenir pour les Québécois, je pourrais tout aussi bien dire une identité, une perception d'eux-mêmes qui colle davantage à leur réalité passée et présente, bref, une nouvelle volonté d\u2019'incarner quelque chose et de lui être fidèle.Tout le monde le dit, et cela doit donc être un peu vrai, les Québécois, la nation québécoise est de nouveau en crise, ce qui veut dire sans doute que nos perceptions du présent ne sont plus en accord avec celles du passé.Il faut donc se demander, comme historiens, comment nous pouvons contribuer à réarticu- ler les unes aux autres, comment nous pouvons aider à restaurer les éléments de cette cohésion culturelle ou de cette conscience historique qui nous a portés durant les vingt-cinq dernières années.À ce sujet, j'ai trois propositions à soumettre à votre réflexion.La première consiste dans ce que j'appelle le refus des marges.Tout à l'heure, j'ai présenté le Saguenay comme une région isolée mais, pour autant, on ne doit pas croire que cette région est le bout du monde car, bien au contraire, pour les élites qui au XIXe siècle ont formulé le premier projet social saguenayen, cette région voulait être une sorte de recommencement du monde, c'est-à-dire les débuts d\u2019une nouvelle société, française et catholique, qui tournerait le dos à l\u2019ancienne et qui s'étendrait jusqu\u2019à la Baie James.C'est un rêve qui, je crois, sortait tout droit de l'idéologie nationale de nos élites socio-culturelles.C\u2019est un rêve qui s\u2019est donné des héros, des héros qui s'appellent Menaud, ou Maria Chapdelaine, et c'est un rève qui a incarné pendant longtemps ce qu\u2019une partie du Québec aurait voulu être, c'est-à-dire une société marginale qui préservait sa différence en tournant le dos au continent, qui s\u2019installait dans une sorte de rupture et aussi, il faut bien le dire, dans une profonde asphyxie.Aujourd'hui, je crois que la séduction des marges subsiste, mais elle porte d'autres noms.C'est, je crois, une certaine façon de concevoir la défense de notre langue, de notre culture et de notre identité.C'est une certaine façon de concevoir les régionalismes et la décentralisation, c'est une certaine manière de s'inquiéter de la popularité et des progrès du bilinguisme, et c'est une certaine manière de se défendre contre la modernisation et l\u2019internationalisation des communications.Succomber à la séduction des marges, il me semble que malgré tous les progrès enregistrés depuis trente ans au Québec, c'est une tentation permanente contre laquelle nous devons constamment nous défendre.Ma deuxième proposition consiste dans ce que je nommerai la récupération de notre culture.J'ai toujours été frappé de ce que les États-Unis et le Québec partagent une expérience historique très semblable à plus d\u2019un point de vue, mais en même temps se distinguent par une culture très différente, et je ne parle pas ici uniquement de la langue ou de la religion.Je dis une expérience historique très semblable, parce que ces deux sociétés ont vécu toutes les deux et en même temps l'extraordinaire expérience d\u2019une conquête du sol dans des conditions étonnamment difficiles et même tout à fait primitives.Je songe bien sûr à la colonisation qui, du XVIIe au XXe siècle, s'est étendue aux Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 13 DOCUMENTS États-Unis du nord-est vers le Midwest puis la Californie, et au Québec, depuis la vallée du St-Laurent vers les régions périphériques.La ressemblance entre ces deux expériences est tout à fait frappante dans la chronologie, dans l\u2019environnement physique lui-même, de même que dans les formes économiques et sociales qu'elles ont suscitées.Mais cette parenté dans l'expérience historique se double aussi d\u2019une surprenante différence dans les cultures qui en sont issues.Les Américains ont puisé dans leur expérience un ensemble qui privilégie la fierté, la confiance en soi, l\u2019optimisme, Un sens profond de l\u2019individualisme conquérant et le reste.Je crois qu\u2019on ne trouve rien d'équivalent au Québec où, selon moi, la culture nationale, la culture dominante, s'est abreuvée à d'autres sources, où la culture dominante a censuré en quelque sorte l'expérience et la culture historique populaire.Et je crois qu'on peut en trouver une cause essentielle dans les rapports contradictoires qui se sont institués chez nous dès la fin du XVIIIe siècle entre les élites et les classes populaires.Je crois en effet que pendant deux siècles, le Québec a été marqué par une dynamique sociale particulière qui a eu pour effet d'éloigner et même d'opposer les élites et le peuple.Les premières rêvaient d\u2019une véritable nation à l'européenne dont elles assumeraient la direction.Mais les références empruntées dont se nourrissaient leurs plans de construction nationale n'ont jamais coïncidé avec la réalité populaire qui s'est peu à peu constituée dans le contexte sociologique nord-américain.D'où l'institution d\u2019un rapport social ambigü et même contradictoire entre, d\u2019un côté, des élites bien pensantes et militantes, convaincues de leur action méritoire, et de l'autre, des classes populaires défavorisées qui devaient, pour survivre, s'adapter aux activités de travail, aux modes de vie, aux formes sociales et culturelles originales engendrées par le Nouveau-Monde et diffusées à l'échelle du continent.Par la force des choses, ces classes populaires montraient donc peu d'intérêt pour des buts collectifs vertueux mais jugés hors d'atteinte.En somme, pendant deux siècles, ce fut une incompréhension, une méfiance réciproque.Autrement dit, il y avait d\u2019un côté les bonnes élites et de l'autre, le peuple ingrat®.L'histoire de ce rapport social contradictoire est fertile en malentendus et en frustrations, sous forme de projets mis de l'avant par les élites et repoussés par le peuple.Songeons aux visées irréalistes du ruralisme, aux utopies régionalistes, aux barrières qu'on a tenté de dresser contre les États-Unis \u2014 où un million de Canadiens français émigrèrent néanmoins; pensons à la croisade des Zouaves, pensons au projet étonnant d\u2019une expansion du catholicisme québécois à l'ensemble de l'Amérique, aux campagnes d'épuration des moeurs, etc.En somme, je pense que la diffusion de cette symbolique autoritaire et déracinée a étouffé la culture populaire, l'a empêchée de s'épanouir et d'alimenter la culture dominante.Récupérer notre culture, je crois que c'est d'abord retrouver les voix de cette culture historique.Enfin, ma troisième proposition vise ce que vous me permettrez d'appeler cette fois un recentrage de la culture québécoise.Je crois qu'il est possible de gérer, autrement qu'on ne l'a fait dans le passé, notre fait minoritaire et 14 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 notre identité menacée.La gestion défensive, la gestion élitiste du patrimoine québécois nous a coûté trop cher.I! faut désormais s'employer à programmer l'insertion la plus harmonieuse possible de notre culture dans le continent qui nous entoure.D'ailleurs, est-ce que nous avons vraiment le choix?Chacun sait qu\u2019il nous serait impossible, même si nous le voulions, d'assujettir les jeunes Québécois aux vieux cordeaux de certains dogmes nationalistes.Ceci dit, qu'on ne se méprenne pas sur ces énoncés: j'ai voté péquiste depuis une quinzaine d'années, comme peut-être quelques-uns d'entre vous; ma préoccupation, ce n'est pas de remettre en question le nationalisme, car ce serait nous remettre en question nous-mêmes.Ce qui me préoccupe, c'est de trouver de nouvelles voies, un nouvel avenir au nationalisme pour qu'il nous mène au XXIe siècle, dans une société qui sera complètement ouverte, que nous le voulions ou non.Par ailleurs, si nous savons nous donner la préparation nécessaire, il me semble qu'il y a énormément à gagner à intensifier dans tous les domaines nos échanges avec l'extérieur et à nous en donner les moyens.Je me permets de rappeler à ce propos qu\u2019à chaque fois que le Québec a vaincu ses vieux réflexes et a abaissé ses barrières, il s'en est suivi, non pas une érosion ni un déluge mais, au contraire, une diversification et un enrichissement de notre vie culturelle.Je mentionnerai seulement à titre d'exemple, l'introduction de la télévision dans les années '50 \u2014 on sait l'extraordinaire débat auquel elle a donné lieu \u2014 et l'exposition universelle de 1967.[| me semble que c'est dans la même perspective, réaliste et notre sie divers apo conf fie autres tante pour ttre clenc tâche Das e passé img ontt DOCUMENTS prudente, qu'il faut situer le débat actuel sur les nouvelles télécommunications et le danger qu\u2019elles peuvent signifier pour nous.Outre la vigilance nécessaire de l\u2019État, il y a cependant une condition fondamentale à tout cela: c'est que notre culture ait suffisamment de densité et de vigueur pour apprivoiser la diversité et pour digérer les nouveaux apports.C\u2019est ici précisément que la contribution de l'historien est décisive.C'est a lui en effet, et a quelques autres, qu'il revient d'opérer une constante relecture des nouvelles réalités pour les traduire selon nos manières d'être, notre personnalité, notre conscience historique.Du même coup, sa tâche consiste à nourrir celle-ci, non pas en pratiquant une apologie du passé, mais en livrant aux Québécois l'image la plus dépouillée de ce qu\u2019ils ont été dans leurs travaux, leurs communautés, leurs rapports sociaux, leurs aspirations, leurs conditions et genres de vie.Il s'agit en somme de poursuivre le redressement de notre historiographie en raccordant notre culture à l\u2019expérience historique populaire, c'est-à-dire à ce que nous avons vraiment été \u2014 et dans cette direction, il faudra peut-être congédier quelques-uns des héros du terroir, fabriqués au goût des élites.En tout ceci, il est évidemment postulé que le passé collectif de la construction de la société québécoise, rurale et urbaine, est un matériau suffisamment riche en lui-même pour soutenir une identité, même menacée.Ce faisant encore, je crois que l\u2019historien contribuera à doter la culture d'une conscience critique, d\u2019une faculté de filtrage sans laquelle ce qui aurait pu être un enrichissement se transformera en acculturation.Et de toute manière, on ne pourra plus prétendre, comme par le passé, réserver aux seules élites le bilinguisme et l'ouverture culturelle, comme chez Voltaire la raison et les Lumières.En un sens, la situation créée par la révolution actuelle des médias n'est pas nouvelle.Nous faisons face encore aujourd\u2019hui au dilemme du XIXe siècle: occulter la diffusion de la culture américaine par les condamnations vertueuses, ou tenter d'aménager cette diffusion, bien modestement, dans la mesure du possible.( Conférence inaugurale au Congrès de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Jonquière, Hôtel Le Roussillon, 3 octobre 1986.@ Sur ce sujet, voir G.BOUCHARD, \u201cUne ambiguité québécoise: les bonnes élites et le méchant peuple\u201d.Texte de présentation à la Société royale du Canada; à paraître en 1987.DÉCOUVRIR LE CANADA AVEC e LES ARCHIVES PUBLIQUES L'ENRACINEMENT Le deuxième volume dans la collection Les documents de notre histoire présente un aperçu de notre histoire de 1700 à 1760.Ce livre est agrémenté de 207 reproductions de pièces d'archives dont la plupart en couleur.En vente en librairie Livre broché 24,958 Livre relié 34,95$ Archives publiques i + Canada Public Archives Canada Canada Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 15 eu 4, NA leith ah AS hs ter i DIDACTIQUE Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Vous êtes enseignant(e), conseiller(e) pédagogique, étudiant(e) à l'université en formation des maîtres ou en histoire! C\u2019est janvier, vous vivez votre \u201cdown\u201d annuel, ou ce sont les enfants, peut-être qui vous étouffent?Vous vous demandez quel est le sens de votre vie, avons-nous un destin ou comment mettent -ils le caramel dans la CARAMILK?Sans que vous le sachiez, vous êtes atteint du SIDA, le Syndrome d'\u2019Intérêt à Démarrer un Article.! - Mes sympathies!!! Je connais très bien cette maladie.La seule cure: ÉCRIRE, surtout pour le Bulletin de la SPHQ.- Mais sur quoi?Les sujets les plus efficaces présentement pour calmer le malaise sont les gros morceaux, particulierement ceux qui traitent de la didactique et des moyens d'enseignement.Grand malade moi-même, j'ai dû me faire une bonne provision de sujets sur lesquels je travaille lorsque les symptômes recommencent (sueurs froides, mains moites, oeil hagard, palpitations.).Étant d\u2019un caractère très altruiste, je me permets, dans ce premier numéro du Volume 25, d'étendre devant vous ma bouteille de pilules et de vous inviter à ne pas vous gêner au besoin.Je n'ai pas à insister sur les effets secondaires et les retombées de ces productions écrites pour les lecteurs.SUGGESTIONS DE SUJETS D'ARTICLES DANS LES RUBRIQUES \u201cDIDACTIQUE\u201d OU \u201cMOYENS D'ENSEIGNEMENT\u201d Sujets d\u2019articles en mal d\u2019auteurs.® Les nouveaux manuels d'histoire et leurs guides du maitre: - Comparer sous divers criteres des manuels pour un même programme.- Prendre un module ou une unité et en comparer le traitement pédagogique selon les auteurs.Plusieurs façons de permettre aux élèves d'atteindre un même objectif d'apprentissage.e La notion d'activité d'apprentissage (possibilité de pousser encore plus loin des réflexions déjà amorcées dans ces pages par Gilles Berger et Louise Charpentier).e De l'histoire-récit à l\u2019histoire-pro- blème.Démonstration concrète, au moyen de deux scénarios parallèles, des approches différentes pour atteindre des résultats différents.e De l\u2019objectivation dans l'enseignement/apprentissage de l\u2019histoire.Et si les problèmes de motivation chez les élèves étaient liés à l\u2019incapacité pour eux de voir une utilité pratique quotidienne des apprentissages réalisés en histoire?Et si on prenait la peine de chercher des lieux et occasions de réinvestissement de ces savoirs dans des activités d'objectivation à leur portée.e Techniques de \u201cproblem-solving\u201d et démarche historique: est-il possible de travailler les deux approches de façon concommitante?\u2026 soyons concrets! * La télévision et l'enseignement de l\u2019histoire.Il y a de la place dans ce créneau pour plusieurs articles: 16 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 - Rivale ou alliée du prof?- La télévision est le grand maître de l'émission d\u2019information.Elle oblige les enseignants à se définir dans leur spécifique, soit la formation?.- Quelle est la place de la télévision dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire?- Qu'en est-il des films historiques!.Devons-nous les utiliser en classe?- Les mini-séries \u201chistoriques\u201d.- Etc.De l'efficacité pédagogique.- L'efficacité d\u2019hier, et celle qui est requise aujourd\u2019hui dans l'enseignement de l\u2019histoire: du \u201cconteur\u201d au \u201ccomptable\u201d.- Nos professeurs d'antan étaient-ils vraiment efficaces?Efficaces en quoi?.Quelqu'un qui ne dit pas où il s'en va ne peut-il pas toujours prétendre y être arrivé! Des moyens d'enseignement aux moyens d'apprentissage.un corollaire de la réforme pédagogique actuelle! L'humour en éducation et particulièrement dans l'enseignement de l\u2019histoire.L'histoire à l'horaire.- 50, 60, 75, 150 minutes.?- Ce qui est bon pour le prof, ce qui est bon pour l'élève.- Quel est le meilleur horaire pour \u201créussir\u201d les apprentissages?\u201cJ'ai pas le temps de passer mon programme!\u201d - De la planification de cours - De la \u201cmatière qui passe\u201d pendant que les élèves n'apprennent rien! - De la lecture du programme.et de ses objectifs! DIDACTIQUE e les mots-croisés, mots-mystères, mots-cachés et autres maux de l'enseignement de l\u2019histoire: - Quelle est leur utilité \u201cpédagogique\u201d?- Quelles sont leurs vertus respectives?- Peut-on les utiliser a une fin sérieuse dans une planification ou ne servent-ils qu'à tuer le temps agréablement?e De l'atlas historique et son utilité dans l'enseignement/apprentissage de l\u2019histoire.* le magnétoscope.mille et une manières de l'utiliser pour enseigner l\u2019histoire.e Les romans historiques.si on les faisait lire en histoire.- || faut des titres selon les programmes.- Est-il pensable d'utiliser les retombées de ces lectures en classe?- Faut-il maintenir les deux modalités d'évaluation sommative?Les lecteurs atteints auront remarqué que ce ne sont pas les médicaments qui manquent!!! L'équipe de rédaction du Bulletin ne peut que souhaiter la propagation de la maladie.dans le meilleur intérêt des membres! * Examens de juin vs examens par module.- Le spécifique de chacun.\u20ac n .\u20ac .nformatio \u2018ens gignantle) Centre Educalf el Cultucel unc.8101, BOUL.METROPOLITAIN, MONTREAL (QUEBEC) H1J 1J9 TEL.(514) 351-6010 See re, Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 17 DIDACTIQUE Par: Nicole Ethier Enseignante - CECM et Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Les voyages forment la jeunesse 1000 70° Kilométres H, of Qui osera contester que les voyages forment la jeunesse?Ce vieil adage est incrusté dans le fond de la pensée d'à peu près tout le monde.Les voyages habituent à relativiser sa propre réalité et dès lors à la mieux connaître: qu'on le veuille ou pas, quand on voyage, on observe, on compare, on intègre une foule de détails et on se fait une idée plus juste, plus fondée, sur les choses et les gens.Plus on voyage, plus on apprend sur les autres et sur soi; mais en même temps, on raffine sa compétence à voyager, en développant une foule d\u2019habitudes, d'attitudes et d\u2019habiletés indispensables et en retenant des connaissances et des points de repères utiles, toutes choses qui viennent enrichir la \u201cculture\u201d, cet outil perceptuel fondamental d\u2019un individu.Pourquoi alors ne pas faire voyager nos élèves?- Le programme de sciences humaines au primaire offre un lieu privilégié pour le faire.Ses grandes orientations n\u2019invitent-elles pas l'enseignant(e) à \u201cpiloter\u201d ses élèves dans des \u201cvoyages\u201d d'exploration de la réalité qui les entoure afin d'en saisir la trame?En attendant les nouveaux manuels, on peut \u201cfaire un bout d'chemin\u201d! C\u2019est dans cet esprit que le projet d'enseignement-apprentissage en sciences humaines de Nicole Ethier a été élaboré et vécu entre les mois d'octobre \u201885 et mai '86.Nicole, elle- même grande voyageuse, enseigne en sixième année à l\u2019école Guibourg (CECM); elle n\u2019en était d'ailleurs pas à ses premières expériences dans l'élaboration de projets en sciences humaines; les yeux de ses anciens élèves brillent encore à l'évocation de leur \u201cvoyage\u201d de l'année précédente au pays des amérindiens.18 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Dans le cadre d'enseignement prévu pour le programme, soit deux heures/ semaine, les enfants ont été placés en démarche d'apprentissage dans un scénario conçu de façon à leur permettre la poursuite d\u2019un certain nombre d'objectifs de sciences humaines, bien sûr, mais encore d\u2019autres programmes, notamment le français et les sciences de la nature.LES OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES Les enfants adorent \u201cfaire comme si.\u201d Il suffit d'en regrouper quelques- uns pour qu'ils se mettent à imaginer mille et une histoires dans lesquelles ils se distribuent des rôles, règlent des problèmes, apprennent à négocier avec la réalité, même à travers la fiction.Ils créent des situations à leur échelle, et en ajustent les composantes au fil du déroulement selon leur rythme d'adaptation.C\u2019est en jouant qu\u2019ils apprennent! Même en vieillissant, il est connu que le plaisir demeurera un facteur déterminant de la motivation à apprendre.C\u2019est un peu à partir de ces réflexions que nous avons invité les élèves de Nicole à une simulation, celle d'un voyage vers une destination éloignée du Canada, et pour objectiver cette démarche, à faire comme s\u2019il se déroulait vraiment, en rédigeant un journal de bord (ou carnet de voyage) dans lequel serait consigné le déroulement quotidien de l'expédition; les enfants devaient aussi y noter des observations sur la faune, la flore, la température, les difficultés rencontrées, la progression de l'itinéraire, les distances parcourues à chaque étape, etc\u2026; tous ces détails devaient coller le plus exactement possible à la réalité. DIDACTIQUE Il s'agissait donc de leur faire vivre une situation génératrice d'apprentissages.LES OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE POURSUIVIS La construction même du scénario devait permettre aux enfants de favoriser leur maîtrise des importantes habiletés intellectuelles liées à la démarche des sciences humaines: questionner, observer, comparer, classifier, faire une synthèse.Les activités proposées rendaient encore possible la poursuite d'objectifs plus spécifiques du programme de deuxième cycle, notamment les suivants: ° À l\u2019aide de représentations photographiques et cartographiques de divers paysages du Québec et du Canada, établir des relations entre quelques traits physiques et quelques traits humains d\u2019un même paysage.(1.3) ° À l\u2019aide de représentations photographiques et cartographiques de divers paysages du Canada, décrire les traits physiques et humains de ces paysages en utilisant un vocabulaire approprié.(1.1) ° À l'aide de cartes, de représentations et de témoignages de diverses époques de l\u2019histoire du pays, décrire en ses propres mots différents changements survenus dans les paysages, les modes de production et les conditions de vie.(51) ° À l\u2019aide de représentations diverses, décrire en ses propres mots comment vivaient les Français canadiens établis en Nouvelle- France au 18e siècle.(5.5) De plus, les élèves avaient la possibilité d'appliquer diverses habiletés techniques liées à la représentation et la localisation spatiale, à la distance et à la représentation graphique.Au plan affectif, la nature même de la situation d'apprentissage favorisait particulièrement le développement d'une attitude positive face à la connaissance et à la compréhension des réalités d'ordre géographique, historique et culturelle, tel que le souhaitait le programme.LE CHEMINEMENT RETENU A) LA PRÉPARATION ÉLOIGNÉE Nicole a d'abord fait un inventaire des acquis géographiques de ses élèves à l\u2019aide de l'extraordinaire carte muette du Canada de l\u2019O.N.F.(Soulignons en passant que le Guide Pédagogique qui accompagne cette carte nous a fourni plusieurs suggestions d'activités tout au long de cette \u201cexploration\u201d.voir notamment les pages 12 et 13).Durant cette activité, les enfants ont donc eu la possibilité de réinvestir des connaissances et habiletés déjà acquises en quatrième et cinquième années.B) LA MISE EN SITUATION La situation d'apprentissage a été enclanchée à la faveur d\u2019un diapo- rama-conférence donné par le guide- explorateur Michel Denis.\u201d Au moyen de diapositives prises durant une expédition dans le Grand-Nord réalisée dans des conditions similaires à celles vécues par les \u201ccoureurs de bois\u201d, le conférencier a suscité chez les enfants l'intérêt et la curiosité pour le sujet traité, bien sûr, mais encore pour tout ce qui touche de près ou de loin l\u2019organisation d\u2019un tel voyage, les conditions de survie, l'importance de la faune et la flore environnantes, etc.C) PHASE D'EXPLORATION Devant l'intérêt manifesté par les enfants, Nicole leur a proposé un projet: la préparation et la simulation d\u2019un voyage d'exploration à travers le Canada.Après un déferlement de questions, d'opinions sur le sujet, elle les a faits réfléchir sur les modalités de préparation d\u2019une telle expédition, le matériel à prévoir, le budget impliqué, le trajet, les moyens de transport à utiliser, etc.Les enfants ont peu à peu saisi l'importance de se familiariser avec \u201cle terrain à explorer\u201d, avec la faune des endroits situés sur ce trajet, de même que la végétation qui constituaient autant de moyens de survie, comme l'avait montré le témoignage de Michel Denis.On envisagea par la suite diverses modalités de collectes d'informations pertinentes pour la préparation du voyage projeté.À la demande des enfants, le visionnement du film \u201cLes Voyageurs\u201d (ONF) permit de se faire une idée plus juste des difficultés potentielles d\u2019une expédition et d'augmenter encore davantage l\u2019enthousiasme pour cette aventure.C'est à la suite d\u2019une discussion en plénière sur la notion d'expédition, que les élèves se regroupèrent en équipes pour préparer leur plan de voyage afin d'obtenir un \u201cPermis d'exploration\u201d, véritable devis d\u2019'expédition qui devait être signé par Nicole.Ce plan devait contenir des informations de départ relatives: Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 19 DIDACTIQUE Eh Kphio Meckaud Pratt Lossandt et Loni Makoud But de l'expédition: Lo dat d'explérer & natate, da suvie en far, voir comment on cal conagease of & did d'avives à à fon do Losplosation a) À l'itinéraire retenu, tracé sur une carte muette b) Aux distances impliquées c) Au moment de l'année durant lequel allait se dérouler le voyage (facteur important dont il faudrait tenir compte dans les préparations et le vécu quotidien) d) Au ou aux moyens de transport utilisé(s) e) Au nombre de jours utilisés pour chacune des étapes, en fonction des moyens de transport dans chaque cas et de la distance a parcourir a fy À l'équipement et au matériel 2 requis, en fonction des besoins identifiés (nourriture, vêtements, médicaments, outils, essence, etc.) De plus, chaque équipe de 3 élèves devait, pour obtenir son \u201cpasseport\u201d, avoir une réponse aux questions suivantes: - Quelles étaient les qualités requises pour réaliser une telle expédition?- Quelles étaient les qualités requises pour le chef d\u2019une telle expédition, et selon leur réponse, quel membre de l'équipe pouvait le mieux remplir cette fonction.?- Quels étaient les objectifs poursuivis par une telle aventure et qu\u2019en- tendaient-ils en retirer?Ils étaient donc seuls maîtres à bord! PHASE DE RECHERCHE ET DE TRAITEMENT D'INFORMATIONS Sur la base de cette espèce de devis élaboré en phase première, les équipes abordèrent la difficile tâche de rendre crédible leur hypothèse d'expédition en en racontant les péri- 20 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 péties quotidiennes.Au fil de la progression du trajet, ils devaient cueillir des informations sur la géographie, la température saisonnière, la faune, la flore, la population des endroits afin d'alimenter leur saga de détails pertinents et justes.À chaque \u201cpériode\u201d de sciences humaines, des groupes d'enfants partaient vers la bibliothèque pour s\u2019alimenter, les équipes s'échangent des sources d'information selon que leurs trajets se recoupaient.Certains allaient vers l'Alaska, le Labrador, d'autres le Lac des Esclaves, Terre-Neuve, les provinces Maritimes.Suite au passage de Michel Denis, on sentait nettement une influence vers les destinations nordiques.Tout au long des semaines que dura ce travail, Nicole, identifiée comme grand chef des expéditions, leur fournit ses services en cas de problème.Elle jouait le rôle prévu pour l\u2019enseignant(e) durant cette phase: un guide de soutien qui tend non à diriger la démarche des enfants, mais plutôt à l'accompagner, en cherchant à faciliter sa réussite optimale.Comme le soulignent les pages importantes du Guide Pédagogique sur la démarche dont nous nous inspirions.\u201cL'intervention pédagogique pourra prendre, tantôt la forme d\u2019un examen préalable de l'instrumentation et de la documentation disponibles, tantôt, l'allure d\u2019une animation discrète d'une équipe de recherche; en d'autres moments, elle pourra aussi prendre la forme d\u2019une information qu'on présente pour aider les enfants à se situer dans l'apprentissage en cours, ou d'un entraînement nécessaire pour décoder l'un Primaire, 5° année e Recueil de l'élève Guide du maître Cahier d'activités Corrigé du cahier - e°,*, v0 00%%% 0% v 070 0 0 ¢ 26% a\u2019 DOO Gilles Boileau et du Canada Secondaire II e Manuel de l'élève * Guide du maitre * Cahier d\u2019activités ** Corrigé du cahier ** * Parution janvier 1988 ** Parution mars 1987 LORRAINE LÉTOURNEAU Le tour du QUÉBEC Géographie du Québec Beauchemin \u2026 présent de plus en plus en sciences humaines ee.OCC JCI 000000800.® 0000000000.00800000000.0900000000.09.008000 0800.0000000800.0.000 00000 se, CCITT 0 0 0000 0.* 0000 0°00._ e000 0000 o 00 oe ° ae o 020%\" OOOO 0000000» Éditions Beauchemin 381, rue St-Jacques Montréal (Québec) H2Y 352 Tél.: (514) 842-1427 DIDACTIQUE ou lautre des modes de représentation du réel.En toutes circonstances, l'intervention pédagogique aura le sens et la portée d\u2019une aide offerte à celui qui apprend, d\u2019une facilitation privilégiée du processus de croissance de l\u2019enfant!\u201d® Le travail séchelonna sur deux mois, à raison de deux heures/semaine, les lundi et mardi de huit heures et demie à neuf heures et demie.Plusieurs équipes continuaient à y travailler durant les fins de semaine et s'appelaient parfois le soir à la maison.On y raconta tout, avec dans certains cas un réalisme étonnant et parfois un sens extraordinaire du dramatique: ainsi, on assista à la naissance d\u2019un animal propre à telle région, une équipe raconta sa pêche aux phoques avec des Inuits, une autre un accident grave survenu à un des leurs, etc.Les détails cocasses, les blagues bien à propos, la façon d'écrire et de décrire que l\u2019on retrouve dans les \u201cjournal de bord\u201d sont autant de \u201cclins d'oeil\u201d de satisfaction et de plaisir communiqués au lecteur.Nicole, qui avoue que la démarche demande une supervision incroyable, a rencontré les équipes à fréquence régulière, se faisant parfois l'avocat du diable face à certaines informations.Pour son propre plaisir, en plus de voir ses élèves cheminer et apprendre à apprendre, elle en a retiré plein de choses qu'elle ignorait sur le Canada, sa faune, sa flore et sa géographie.PHASE D'ÉCHANGE Après avoir rédigé et \u201cfignolé\u201d leur journal de bord, les équipes sont venues raconter leur expédition, sans leurs notes, à l'aide d'illustrations projetées par épiscope et de cartes murales.Une équipe retint l'attention de la classe durant 45 minutes, suscitant de multiples réactions des camarades.Les questions étaient aussi \u201créalistes\u201d que les réponses; là aussi, on faisait comme Si.- Pourquoi était-on passé par tel endroit?- Est-ce que les loups sont dangereux?- Pourquoi ne pas avoir utilisé la motoneige plutôt que le traîneau à chien?L'opération nécessita en tout trois heures pour laisser neuf équipes communiquer leurs résultats.LES RETOMBÉES Elles sont indéniables, tant au plan des connaissances, des habiletés que des attitudes.Nicole soulignait entre autres à quel point les apprentissages relatifs à la géographie du Canada semblent durables parce qu'intégrés en démarche signifiante ou l\u2019intellect et laffect sont mis à contribution parallèlement.Elle a pu le vérifier ultérieurement en sollicitant chez ses élèves un réinvestissement de ces savoirs à diverses occasions.En 1984-1985, son groupe de cinquième année avait d'ailleurs appris aussi efficacement en cours d'exploration chez les autochtones du Québec.Toute la dimension fort importante de la facilitation de l'apprentissage par les pairs est encore à souligner dans un tel contexte, tant au niveau des retombées cognitives qu'affectives (attitudes reliées au travail en groupe).22 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Est-il finalement nécessaire de faire ressortir la signifiance d\u2019une telle situation pour l'apprentissage de la langue tant écrite que parlée.Il me vient à l'esprit les réflexions d\u2019un célèbre médecin du dix-neuvième siècle qui fut en quelque sorte, de façon lointaine bien sûr, à l'origine de la démarche d'apprentissage du programme de sciences humaines.\u201cL'expérience, disait Claude Bernard, est l'unique source des connaissances humaines.\u201d Plus près de nous, on doit à Fernand Seguin une contribution pédagogique analogue: \u201cJe crois qu'il convient d'être modeste quant à l'efficacité de la transmission de la connaissance par l'enseignement.L'acquisition de la connaissance est avant tout le fruit d'un travail personnel.On se fait beaucoup d'illusions à croire qu'en parlant devant des gens, on leur transmet des connaissances.Ce que l\u2019on transmet, c'est le goût pour le sujet, le désir d'aller plus loin\u201d® Étonnant constat pour un communicateur qui passa une partie de sa vie à vulgariser, en les exposant, des connaissances scientifiques! Alors qu\u2019en plusieurs endroits aussi bien au primaire qu'au secondaire, on s'évertue encore à \u201cdonner\u201d des cours de sciences humaines, il n\u2019est pas inutile de se rappeler que les voyages forment la jeunesse.(1) ONF, Carte du Canada.Guide Pédagogique, Niveau primaire et secondaire, 1984.2) Voir l'article de R.Martineau intitulé \u201cUne bouffée d\u2019air frais!\u201d dans le Bulletin de liaison d\u2019octobre (vol.24 # 5, page 5).3) MEQ, Sciences humaines, Primaire, Guide Pédagogique, Deuxiéme cycle (Doc.# 16-2600-02), 1983, page 15 et 16.(4) Fernand Seguin, \u201cLa Passion de Communiquer\u201d, Service Pédagogique, Université de Montréal, Vol.4 # 1, Février 1979, page 10. MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Monique Lalonde-Hazel Conseil d'administration - SPHQ Quel merveilleux outil pour sensibiliser les élèves à une civilisation que de placer sous leurs yeux des images qui fixent des caractéristiques de cette civilisation et les forcent à réfléchir.Ce moyen se veut un élément de mise en situation pour effectuer un recul dans le temps.Voici quelques exemples d'affiches que vous pouvez obtenir gratuitement dans certains consulats ou dans des services de tourisme de divers pays.MODULE: 2 \u2014 Égypte SUJET: 1.Egyptienne encadrée d\u2019une pyramide et d'un sphynx REFERENCE: Consulat général de la République d'Égypte.Service culturel 3754, Côte des Neiges Montréal H3H 1V6 Des affiches pour apprendre MODULE: 3 \u2014 Grèce SUJET: 2.Vue du Parthénon 3.Ruines de colonnes doriques 4.Buste d'Alexandre RÉFÉRENCE: Consulat général de Grèce 200, rue Peel Montréal H3C 2G7 (10) MODULE 4 \u2014 Moyen-Âge SUJET: 5.Cloître roman 6.Le Mont Saint-Michel 7.La Cathédrale de Chartres 8.Trent: Tours et murs de l\u2019ancienne ville 9.Moulin à vent 10.Saint-Louis Île aux Coudres (QC) RÉFÉRENCE: Consulat général de France à Montréal 2, Élysée, étage E, Place Bonaventure Montréal H5A 1G1 Consulat général d'Italie 3489D, Drummond Montréal H3G 1X6 Ministère du Tourisme du Québec MODULE 7 \u2014 Siècle actuel SUJET: 11.Cent ans de patriotisme 1885-1985 RÉFÉRENCE: Parcs Canada Régions du Québec C C.P 9578, Québec 10 (Québec) G1V 4H5 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Espérant que ces quelques pistes vous seront utiles et si vous en découvrez d'autres, nous vous prions de nous en informer. Formulaire d\u2019adhésion SPHQ Identification (en lettres moulées sw.p.) Nom Nom de l'organisme Prénom ou à l\u2019attention de Adresse N° Rue Ville Code postal Téléphone Résidence: ( ) Bureau: ( ) Fonctions Niveau { Professeurs DO Étudiant LD] Primaire OI] Secondaire: 2e O 4e OJ 5 O J Directeur O Conseiller pédagogique [0 Collégial (J Universitaire D Autre: (précisez) S'il s'agit d\u2019un organisme: O École: primaire D secondaire 0 O Autre: (précisez) JO Commission scolaire Région administrative (cochez votre région) OO 01 Bas Saint-Laurent-Gaspésie J 05 Estrie OO 07 Outaouais O 02 Saguenay-Lac-St-Jean OH 06.1 Nord de Montréal [J 08 Abitibi-Témiscamingue 0 03 Québec O 06.2 Sud de Montréal D 99 Côte-Nord O Trois-Riviere O 06.3 fle de Montréal Cotisation annuelle 35% 17,50% &tudiant Réservé a la SPHQ Date __\u2026 Montant Chéque O Mandat (J Comptant C Expédition: carte Code de fonction Reçu (pour fin d\u2019impôt) Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Gérard Cachat Polyvalente Louis Riel - CECM En chinois le mot Chine se dit Zhong guo (prononcer Djong gouo) soit pays (guo) du milieu, du centre (Zhong).Méme si \u201cEmpire du Milieu\u201d s'est transformé en \u201cRépublique populaire de Chine\u201d, on a conservé cette appellation de \u201cpays du milieu\u201d pour désigner la Chine.En fait, les Chinois ont toujours considéré qu'il existe cing points cardinaux, le nord, le sud, l\u2019est, l\u2019ouest et le centre, ce dernier point étant occupé par la Chine! Il n'est donc pas étonnant que leur carte du monde présente la Chine et l'Asie au centre, l\u2019Europe à l\u2019ouest, l\u2019Amérique à l\u2019est (voir carte 1).Le monde à la carte figurer l\u2019Europe au centre de leurs cartes et qu'ils y placent, au fur et à mesure de leurs \u201cdécouvertes\u201d, l'Afrique au sud, l'Asie à l'est, l'Amérique à l\u2019ouest.Cette position centrale, l'Europe l\u2019a conservée longtemps.Jusqu'en 1914 la plupart des initiatives venaient d'Europe, celle-ci dominait le monde et lui imposait sa vision.À la suite de la colonisation, des générations d'enfants apprenaient que l'Afrique était bleue (France), rose (Grande- Bretagne), jaune (Belgique) ou verte (Allemagne), que l'Inde (rose) était la perle des colonies anglaises.Les pays colonisés se voyaient imposer par Carte 1: le monde vu d'Asie Pendant longtemps, l'Europe a dominé le monde.C'est d'Europe que sont parties au XVe siècle les grandes explorations vers les quatre points cardinaux.Il était donc normal que les européens se représentent au centre d\u2019un monde à explorer, qu\u2019ils fassent instituteurs interposés une carte du monde toute européenne.Les émigrants européens qui avaient façonné l'Amérique avaient emporté dans leurs bagages cette même carte.L'impérialisme culturel et économique de l'Europe les poussait à la conserver et cela d'autant plus que pendant longtemps les manuels scolaires sont venus du vieux monde.Des générations d'américains du Nord ou du Sud ont donc imaginé le monde en observant sur une carte l\u2019Europe toujours au centre de cette représentation, l'Asie à l\u2019est, l'Amérique à l\u2019ouest.Mais la Première Guerre mondiale marqua le début de l'essor de l\u2019Amérique, du déclin de l'Europe.Les années 1960, avec la décolonisation, sonnèrent le glas des prétentions de l'Europe à une position prépondérante dans le monde.Depuis la Seconde Guerre mondiale, le Canada et les États-Unis ont élargi leurs horizons.S'ils restent émo- tivement et culturellement proches de l\u2019Europe, leurs intérêts économiques se portent vers tous les points cardinaux.Leurs échanges empruntent aussi bien les routes maritimes de l'Atlantique que celles du Pacifique.Depuis que l'économie est devenue mondiale, les États-Unis ont plus d'échanges économiques avec la zone Pacifique qu'avec toute autre région du monde.La carte du monde que nous utilisons au Canada comme aux États-Unis ne rend pas compte de cette évolution.Elle ne met pas en évidence ces possibilités d'ouverture de l\u2019Amérique sur le reste du monde.Elle perpétue chez nos élèves, futurs adultes, futurs hommes ou femmes d'affaires une vision étriquée du monde.En pensant à nos élèves, rappelons- nous la fameuse découverte de Piaget, à l\u2019origine de tous ses travaux sur la psychologie de l'enfant.Son très jeune Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 25 MOYENS D'ENSEIGNEMENT fils jouait auprès de lui avec une balle.Celle-ci roula sous un meuble et l'enfant se trouva désemparé.Il ne voyait plus sa balle, le jeu n\u2019était plus possible.Piaget en arriva à la conclusion que tout apprentissage doit se faire à partir du réel, du concret, à partir d\u2019une réalité que l'enfant peut toucher, percevoir et non pas seulement imaginer.Rappelons-nous également que l'intelligence se forme dans les premières années d\u2019une vie et que l\u2019on garde ancrés en nous nos premiers apprentissages.C'est dire que nos élèves conservent à travers la carte du monde que nous leur présentons l'idée que notre horizon se limite à l\u2019Est, à l\u2018Atlantique.Nos enfants ont du mal à imaginer que le Canada ou les États-Unis sont au centre d'un monde à explorer, à connaître, aussi bien à l\u2019ouest qu\u2019à l'est.Juste quelques exemples de cette incapacité à imaginer l'envers de la carte: en histoire du Canada, un professeur d\u2019histoire dit à ses élèves que les premiers habitants du continent seraient des Asiatiques qui auraient traversé le détroit de Béring (Béringia) en période glaciaire.Il leur présente la carte que nous connaissons, leur demande de situer l'origine probable de ces habitants et de tracer leur itinéraire.La trés grande majorité des éléves sera incapable de réaliser l'exercice.Autre exemple: il est très difficile de faire comprendre à des élèves, pourtant plus âgés, que durant la seconde guerre mondiale les États- Unis aient été plus intéressés par le Pacifique que par l\u2019Europe; il est nécessaire de redessiner une carte du Pacifique pour leur faire comprendre la progression de la marine américaine dans cette zone entre 1942 et 1945.Carte 2: une nouvelle carte Une nouvelle représentation du continent américain dans le monde (voir carte 2) s'impose.Il est temps, à une période où nos échanges culturels, économiques, financiers, politiques ne sont plus limités a un seul \u201cmarché\u201d mais doivent s'étendre au reste du monde, de proposer a nos éléves une carte qui tienne compte des réalités économiques, géopolitiques, une carte qui soit conforme a notre univers.26 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Toy Sout bn Sint ls 5% fg 2 l\u2019éditeur des écoles 4501.rue Drolet.Montreal (Quebec) H2T 2G2 Tel (514) 842-3481 ATLAS REGIONAL DU QUEBEC ET DU CANADA 2e cycle au primaire approuvé par le M.E.Q.LUCE DESCHENES DAMIAN RAYMOND DAMIAN Le Québec est un grand territoire, et le Canada un territoire plus grand encore.Pour les étudier et les bien regarder, il faut les réduire et les simplifier.Les cartes et les photographies aident a y parvenir.Elles permettent d\u2019observer des détails d\u2019une région donnée et aussi des caractéristiques d\u2019endroits plus grands que cette région.Pour aider à comprendre ce qu\u2019est une carte, plusieurs pages ont été consacrées au début de l\u2019atlas, à l\u2019explication des parties d\u2019une carte.À la fin de l'introduction, apparaît la liste des cartes qui figurent dans l\u2019Atlas régional du Québec et du Canada.ISBN-2-7601-1258-6 (397 p.) l\u2019éditeur des écoles 2e secondaire & guerin Atlas es 00 ee d'histoire générale APPROUVE PAR LE M.E.Q.LUCE DESCHENES DAMIAN RAYMOND DAMIAN Afin de mieux dégager les mécanismes de l\u2019évolution, l\u2019Atlas d'histoire générale est découpé en tranches agencées selon un ordre chronologique: l'être humain préhistorique et certaines «premières civilisations», les traits fondamentaux des civilisations athénienne et romaine dans l'Antiquité, la société médiévale en Europe occidentale, l\u2019expension européenne dans le contexte de la Renaissance, les aspects déterminants de l\u2019ère des révolutions en Occident, et la continuité et le changement qui sont l'héritage du siècle actuel, sans oublier certains aspects de notre histoire locale.Tous ces faisceaux lumineux sur les sociétés du passé, dont l\u2019étude est susceptible d\u2019éclairer le présent, sont soutenus par des lignes de temps.Enfin, dans le but de maintenir l\u2019intérêt, de susciter la curiosité et de briser une uniformité possiblement lassante, les cartes sont appuyées par des modes d\u2019expression variés: photos, graphiques, croquis, oeuvres d\u2019artistes et textes d'appoint.Un index détaillé facilitera également un repérage rapide.ISBN-2-7601-1388-4 (103 pages) uérin PARUTIONS/ENSEIGNEMENT Par: Micheline Dumont Université de Sherbrooke Les belles exigences du journaliste un tel Gérald Le Blanc, L'école, les écoles, mon école, Collection \u201cDiagnostic\u201d, Institut québécois de recherche sur la culture, 1986, 108 pages.795$ Non, ce n\u2019est pas vrai.Je ne le crois pas! Un livre sur l'école écrit par un journaliste qui ne dénonce PAS l'école.Un livre sur l'école qui DÉNONCE les manchettes à sensation des journalistes quand ils traitent de l\u2019école.Un livre qui parle des vraies écoles, des vrais élèves, des vrais profs et des vrais fonctionnaires.Un livre qui identifie des problèmes sans crier au scandale et tout en estimant qu'il est possible d'y faire face.Un livre qui dégonfle les mythes les plus tenaces: celui des polyvalentes inhumaines; celui des changements annuels de programmes; celui de la détérioration des apprentissages.Un livre qui rappelle des vérités qu\u2019on préfère oublier: en 1961, le tiers des jeunes québécois ne se rendaient PAS au secondaire; 60% des jeunes ne terminaient JAMAIS leur secondaire.Un livre qui nous dit bien calmement: nos écoles sont ce que nous sommes comme société; si nous voulons de meilleures écoles, c\u2019est en chacun de nous qu'il faudra trouver les solutions.Mais j'ai l\u2019air de prêcher et ce livre ne prêche pas.Après avoir présenté sa propre expérience d\u2019écolier, de collégien, d\u2019étudiant, de professeur, de \u201cjournaliste- chargé-de-la-chronique-de-l'éduca- tion-aux-belles-années-de-la-révolu- tion-tranquille\u201d, Gérald Le Blanc convie ses lecteurs à un tour d\u2019horizon de la réalité scolaire, mais en dehors du cadre politique qui a caractérisé chez nous les discussions publiques sur l\u2019école depuis une génération.On parlait de tout, dans ces discussions, sauf de l\u2019école.28 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Il nous décrit donc quelques écoles de 1986 et illustre cette réalité qui n'arrive pas encore à percer les stéréotypes: les écoles sont différentes; il y en a pour tous les styles.Puis il faut le diagnostic (c'est le titre de la collection où est publié ce livre) de la réforme scolaire en discutant avec quelques responsables de cette réforme.[| poursuit par une description du personnel enseignant actuel où il expose ce qui me semble être les vraies difficultés des enseignants: \u201cLes enseignants ont perdu en image ce qu'ils ont gagné en salaire et en scolarité.\u201d Enfin, il sépare l\u2019ivraie du bon grain dans la masse de critiques qui déferlent sur l'école depuis 15 ans.On peut n'être d'accord avec toutes ses analyses.C'est surtout une question de tonalité.L'essentiel n'est-il pas de parler des vrais problèmes, des vraies écoles et de cesser de les envisager dans leur seul éclairage politique et idéologique?En 1959, Les Insolences du Frère un tel faisaient un malheur et donnaient le ton du prochain quart de siècle: les écoles et le système scolaire: au pilori! Il est peut-être temps de passer à autre chose.Le livre de Gérald Le Blanc peut en être l\u2019occasion.Mais cette réflexion est compromettante car il est presqu\u2019impossible, après l'avoir lue, de ne pas décider de se mettre bien prosaïquement au travail.C'est pourquoi j'ai choisi d\u2019intituler mon bref compte-rendu: \u201cLes belles exigences du journaliste un tel\u201d.i po Def qi il \\ des ré falc enco muni ni sou L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE Par: Gérard Cachat Polyvalente Louis Riel - CECM Depuis quelques années, la presse mondiale est à l'écoute de la Chine qui vit un véritable bouleversement, des réformes d'une telle ampleur que d'aucuns se demandent si ce pays est encore engagé dans la voie du communisme.Le nom de Deng Xiaoping, initiateur de ces réformes, revient très souvent dans ses colonnes et le Time de New York la même consacré \u201cHomme de l'année\u201d en janvier 1986.\u201d Les Chinois parlent avec chaleur de leur \u201cleader suprême\u201d.Âgé aujour- d'hui de 82 ans, le petit homme (il mesure 1,50 m) reste en pleine forme physique.Il se relaxe en nageant (on l'a photographié en 1983, nageant dans le Fleuve Jaune) et en jouant au bridge, jeu considéré comme hautement \u201cbourgeois\u201d pendant la Révolution culturelle.Il est un fumeur invétéré (3 paquets par jour!) fumant une cigarette de marque Panda après l'autre.II adore les croissants et les pomelos (petits fruits au goût d'orange et de pamplemousse).Mais surtout, ultime consécration pour les Chinois chez qui la famille est sacrée, il s'occupe avec amour de ses parents ou proches et raffole, dit-on, de ses deux petits-fils.Il ne touche, selon la rumeur, que 500 yuans par mois (alors qu\u2019un chauffeur de taxi ou un paysan peut en gagner 400) et s'habille sans recherche excessive, portant le plus souvent une veste Sun Yat Sen (appelée improprement en Occident veste Mao).Deng Xiaoping ne fait preuve d'aucune prétention intellectuelle.À la différence de Mao Zedong, il na jamais prétendu être un étudiant ou un théoricien du marxisme.Il n'a pas la sophistication toute mandarinale d'un Zhou Enlai, il n'a pas de talent particulier pour la poésie, la calligraphie n\u2019est pour lui qu\u2019un aimable Profil chinois: Deng Xiaoping passe-temps.Mais ce qui le distingue de ses anciens compagnons d'armes c\u2019est une préférence pour le changement graduel plutôt que soudain, pour la prééminence du pragmatisme sur la théorie.Cohérent avec lui- même, il a toujours proposé d\u2019'adapter la théorie à la réalité, il a toujours lutté pour imposer une vision réaliste de la Chine et de ses possibilités.Personne plus que Deng Xiaoping n'a su se plier aux circonstances, adopter des positions de retraite tactique, allant jusqu'à faire des confessions publiques, dont on ne peut jurer qu\u2019elles aient été sincères.Il est au demeurant un communiste dévoué qui ne remet pas en question, publi- quement tout au moins, les objectifs de base du marxisme-léninisme.Cependant, dans son style patient mais acharné, il a continuellement testé la doctrine au-delà de ses limites.Peu intéressé à sa propre promotion, Deng Xiaoping na jamais tenu a aucun titre officiel.\u201cLe peuple me voulait comme Président mais j'ai dit que j'étais trop vieux pour cela\u201d a t-il répondu récemment à un journaliste.Cette modestie est difficile à concevoir après une vie de luttes pour le pouvoir, une carrière dont on peut dire qu\u2019elle est le rêve de tout biographe.DOCTEUR EN REPRODUCTION Deng Xiaoping, plus jeune fils d\u2019un propriétaire terrien nait en 1904 à Pai- fang, une petite bourgade du Sichuan.II grandit durant une période de grande misère et de grande violence, culminant (mais ne se terminant pas) avec la révolution de 1911 durant laquelle Sun Yat Sen renverse la dynastie impériale Qing.À l\u2019âge d'environ quinze ans, le jeune Deng entre dans l'une des meilleures écoles secondaires de Chong- ging.Étudiant laborieux, il obtient de tels résultats qu'il est autorisé à participer à un programme lui permettant d'aller étudier et travailler en France.Malgré la vague anti-Occident qui submerge alors la Chine, Deng Xiaoping et 88 autres camarades de sa génération saisissent la chance qui leur est offerte d'aller à l'étranger.Lorsque Deng Xiaoping et ses amis arrivent à Marseille en 1920, ils se rendent très vite compte que les possibilités de travailler ou d'étudier en France sont très limitées.Deng Xiaoping trouve cependant un emploi dans une usine Renault puis dans une fabrique de chaussures.Vivant dans des conditions précaires, le jeune Deng Xiaoping ne fréquente presqu\u2019exclusivement que d'autres Chinois dont, parmi eux, Zhou Enlai.Au contact de politiciens radicaux, il est attiré par les idées progressistes et comme beaucoup d'étudiants chinois en France, il rejoint le Parti communiste français.En Chine, le Parti communiste est fondé en 1921.Membre de la \u201cLigue de la jeunesse socialiste chinoise\u201d, Deng Xiaoping reçoit comme tâche, l'impression du journal \u201cLumière rouge\u201d.Il s'en acquitte avec tant de zèle que ses amis le surnomment \u201cdocteur en reproduction\u201d.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 29 a Rie nase A EEE EEE ES Rs ARRRR L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE En 1925, Deng Xiaoping quitte la France pour aller étudier à la toute récente université Sun Yat Sen de Moscou.Il y étudie l\u2019évolution sociale marxiste, l\u2019histoire des révolutions et suit un entraînement militaire de base.Les six mois de séjour de Deng Xiaoping coincident avec la fin de la N.E.P.(Nouvelle politique économique lancée par Lénine).LE PREMIER \u201cFAUX PAS\u201d De retour en Chine, Deng Xiaoping commence, le plus souvent dans la clandestinité, une longue suite de missions politiques et militaires pour les communistes.Celles-ci l'amènent graduellement vers les plus hauts rangs de la hiérarchie.Mais il fait un premier \u201cfaux pas\u201d qui lui vaut une brève période de mise à l'écart.Il s'allie à la faction du Parti (alors menée par Mao Zedong) qui favorise la classe rurale plutôt qu\u2019urbaine pour la conquête du pouvoir, en opposition avec l'orthodoxie marxiste-léniniste d\u2019alors.Apres avoir été réhabilité, Deng Xiaoping crée, en 1930, la 7e Armée rouge dans le Jiangxi.De 1932 à 1934 il fait partie du Département politique de 'Armée rouge.Il participe a la Longue Marche (octobre 1934 a octobre 1935) vers le Shaanxi en tant que commandant-député et commissaire politique de la 12e Division.Durant la guerre sino-japonaise, tout en continuant a appuyer les theses de Mao Zedong, il est commissaire politique de la 129e Division de la 8e Armée de marche.Ce poste de commandement lui permet d\u2019expérimenter quelques-unes des mesures incitatives qui sont au coeur des réformes actuelles.RECOMPENSER LE DUR TRAVAIL ET PUNIR LA PARESSE En 1943, Deng Xiaoping lance une campagne (\u201cLe grand mouvement de production\u201d) destinée a accroitre les récoltes locales.Selon ce système qui veut \u201crécompenser le dur travail et punir la paresse\u201d on accorde des primes aux producteurs modèles.Mais la principale innovation réside dans un \u201ccontrat de travail\u201d qui prévoit que les paysans signataires livreront aux autorités un pourcentage déterminé de leur production et pourront conserver l'excédent pour leur usage personnel.Ce \u201ccontrat de production\u201d est l\u2019un des ancêtres de l'actuel \u201csystème de responsabilité de la production\u201d pratiqué dans l'agriculture chinoise.Après la capitulation japonaise (15 août 1945) Deng Xiaoping participe à la lutte des communistes contre les forces nationalistes de Chiang Kai Chek.Il planifie la campagne du Huai- Hai qui repoussera les nationalistes au sud du Yangtze et aidera à les conduire vers leur refuge de Taiwan.Le 1er octobre 1949, Deng Xiaoping se trouve sur l'estrade dominant la place Tien Anmen à Beijing pour célébrer la fondation de la République populaire de Chine, que proclame Zao Zedong.UNE ASCENSION VERTIGINEUSE Après la proclamation de la république, Deng Xiaoping est nommé commissaire politique de la région administrative et militaire du Sud-Ouest.Il se retrouve à Chongqing, la ville de ses études.Durant trois ans, il dirige la transformation de la région dont la réforme agraire, par la redistribution des terres, vise à éliminer la corruption, le gaspillage, la bureaucratie.Les succès de Deng Xiaoping lui valent d'être rappelé à Beijing en 1952 où il entame une vertigineuse ascension dans la hiérarchie communiste.Déjà membre du Conseil du gouvernement central du peuple, il devient Secrétaire-général de son Comité 30 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 central des élections et contribue aux plans de réorganisation du gouvernement central.Vice-Premier ministre en 1952, membre du Bureau politique en 1955, il devient Secrétaire général du PC.C.en 1956.Durant cette ascension on voit Deng Xiaoping de plus en plus souvent aux côtés du Président Mao Zedong ou du Premier ministre Zhou Enlai.Lors de sa visite à Moscou en 1957, Mao Zedong dit à Nikita Krouchtchey, pointant du doigt Deng Xiaoping: \u201cVoyez- vous ce petit homme là?Il est supérieurement intelligent et il a un grand avenir devant lui\u201d.En février de l\u2019année précédente, Deng Xiaoping se trouvait dans l'assistance quand Krouchtchev prononça son célèbre \u201cdiscours secret\u201d dénonçant les excès de Staline.Les similitudes entre le culte de la personnalité de Staline et la tendance grandissante à la glorification de Mao Zedong semblent avoir frappé Deng Xiaoping.Au Congrès national du PC.C.de septembre 1956, il déclare ouvertement, en présence de Mao Zedong, que de \u201csérieuses conséquences peuvent s'ensuivre de la déification de l'individu\u201d.C\u2019est là un acte d\u2019une folle témérité, même pour une étoile montante.Mais Mao Zedong peut avoir toléré la critique car Deng Xiaoping reste un loyal supporter dans d\u2019autres domaines.Deng Xiaoping supporte, en effet, Mao Zedong lorsque celui-ci déclenche la Campagne des cent fleurs.Il le suit encore totalement lorsque, inquiet de l\u2019avalanche de critiques qu\u2019elle a provoquée, Mao Zedong envoie des milliers d'artistes et d'éducateurs en prison, en exile des centaines de milliers à la campagne.Deng Xiaoping soutient également Mao Zedong lorsque celui-ci lance le Grand Bond en avant, en 1958.Cette L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE campagne se révèle désastreuse, amenant une série de famines effroyables (20 à 60 millions de morts) entre 1959 et 1962.Deng Xiaoping et le Président Liu Shaogi, réalisant l'énormité de l'erreur, essaient de la corriger.À une assemblée houleuse du Parti à laquelle n'assiste pas Mao Zedong, les deux hommes font adopter des mesures remettant en vigueur les parcelles de terre privées, les industries périphériques comme l'élevage du porc et augmentant le nombre de marchés libres.Dans l\u2019industrie, les dirigeants et techniciens sont invités à passer au- dessus des bureaucrates du Parti.Mao Zedong, quand il apprend ces changements est, parait-il, furieux, demandant froidement \u201cquel empereur a décidé cela?\u201d Défendant la nécessité d'une telle libéralisation, Deng Xiaoping invente l'Une des nombreuses phrases en forme d'aphorisme qu\u2019on lui prête (les Chinois en raffolent et la presse les reproduit abondamment) et qui devient son crédo: \u201cpeu importe qu\u2019un chat soit noir ou blanc pourvu qu'il attrape des souris\u201d.Une autre de ses phrases (\u201cplutôt expert que rouge\u201d) fera valoir, plus tard, que selon lui l'apport d\u2019un individu à la modernisation de la Chine fait moins appel à son ardeur idéologique qu\u2019à son expertise ou son habileté technique.Quoique sa formation scolaire se soit interrompue très tôt, la vision de Deng Xiaoping pour la construction d\u2019une Chine moderne a toujours été intimement liée à l'éducation et à la recherche.Partisan de la libéralisation, Deng Xiaoping, malgré toutes ses entorses à la doctrine communiste établie dans le domaine économique, n'a jamais dévié de l\u2019orthodoxie quand il s'agissait de maintenir la primauté politique du Parti.La Chine doit toujours rester \u201cune démocratie socialiste, une démocratie du peuple\u201d dit-il en 1979 et \u201cnon une démocratie bourgeoise, une démocratie individualiste\u201d.UN EXIL À LA CAMPAGNE L'échec du Grand Bond en avant a terni l'étoile du Grand Timonier.Vieillissant, ayant perdu son influence, critiqué à mots couverts par les anciens camarades, Mao Zedong se laisse convaincre par sa femme Jianq Qing et ses alliés ultra-gauchistes de Shanghai de lancer une nouvelle \u201ccampagne\u201d.Deng Xiaoping, persuadé que le phé- nomene est passager, minimise l'influence de ceux que l\u2019on appellera plus tard la \u201cBande des Quatre\u201d.En 1966 cependant, les radicaux ont gagné le sommet et, avec le soutien de Mao Zedong, ils plongent la Chine dans la folie de la \u201cGrande révolution culturelle prolétarienne\u201d.Deng Xiaoping, en homme qui sait quand courber et quand plier, essaie de faire politiquement machine arrière, s'accusant lors d\u2019une réunion publique à Beijing d'avoir adopté une \u201cligne bourgeoise\u201d.Il ajoute: \u201cmes erreurs récentes ne sont en aucune façon accidentelles.Elles ont leur origine dans une certaine forme de pensée et un certain style de travail qui s'est imposé durant une période de temps\u201d.Cet aveu ne donne satisfaction que temporairement à Jiang Qing, à ses acolytes et aux Gardes rouges fanatisés.En 1967, la femme de Mao Zedong dénonce ouvertement Deng Xiaoping comme \u201ccoupable d'une ligne capitaliste contre-révolutionnaire\u201d.Cette dénonciation amène I'éviction de Deng Xiaoping de tous les postes qu'il occupe dans le Parti et dans le gouvernement.Il est cependant autorisé à rester membre du Parti et sa vie n'est pas mise en danger.Pour Deng Xiaoping comme pour des milliers de politiciens modérés ou des centaines de milliers d\u2019intellectuels, la Révolution culturelle est un cauchemar.Avec sa femme Zhuo Lin, il est exilé à la campagne dans la province méridionale du Jiangxi où il est forcé de participer à des travaux manuels dans une usine de tracteurs et de servir aux tables dans un réfectoire.Les membres de sa famille ne sont pas épargnés.Son plus jeune frère, Deng Shuping, officier municipal à Guiyang est chassé sans ménagement de son poste.De désespoir, il se suicide en 1967.Son fils ainé, Deng Pufang, alors âgé de 22 ans et étudiant à l'université de Beijing, est rendu infirme après qu'on lui eut refusé un traitement médical a la suite d'une chute provoquée par ses tourmenteurs Gardes rouges.Sa fille, Deng Rong, et son plus jeune fils, Deng Zhi- fang, sont bannis et envoyés a la campagne, dans la province du Shaanxi.UN TROISIEME DESERT POLITIQUE En 1973, Deng Xiaoping surprend tout le monde en apparaissant a un banquet a Beijing et en usant de son ancien titre de Vice-Premier ministre au Conseil d\u2019Etat.Il devient rapidement évident qu'il a été réhabilité par Zhou Enlai, alors mourant d\u2019un cancer, pour conduire les affaires courantes du gouvernement.Assumant la direction du Parti et de l\u2019armée, effacé au début mais de plus en plus sûr de lui, il aide Zhou Enlai a mettre en place l'ambitieux programme des \u201cQuatre modernisations\u201d que le Premier ministre annonce en janvier 1975.Mais Jiang Qing et les trois autres ultra-gauchistes (la \u201cBande des Quatre\u201d) usent de représailles.En avril 1976, Deng Xiaoping est démis de toutes ses fonctions, ramené dans le désert politique pour la troisième fois dans sa carrière.|| est cette fois, en réel danger physique et se doit d'avoir la vie Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 31 ft i ' i ¢ TRA L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE sauve qu\u2019à l\u2019aide d\u2019un vieil ami, Xu Shiyou, commandant de région militaire, qui lui procure un abri près de Guangzhou (Canton).LA VICTOIRE DES RÉFORMISTES La mort de Mao Zedong en septembre 1976 et l'arrestation de la Bande des Quatre, un mois plus tard, ouvrent la voie à un retour au pouvoir de Deng Xiaoping.Mais entamée avant la mort du Grand Timonier, la lutte pour la succession dure plusieurs années avant que ne s\u2019'établisse la situation actuelle.En 1976, Hua Guofeng hérite des postes laissés vacants par la mort, la même année, des deux géants chinois.Mais les maoïstes sont progressivement évincés.Zhao Ziyang devient Premier ministre en septembre 1980, Hu Yaobang, Secrétaire général du PC.C.en juin 1981.Ces nominations consacrent la victoire des partisans de Deng Xiaoping, ceux que l'on appelle les \u201créformistes\u201d.Deng Xiaoping quant a lui est revenu au devant de la scéne en 1977.Son retour a été salué par des démonstrations populaires a Beijing et par des articles dans la presse régionale qui l'appelle \u201ccamarade respecté et aimé de tous\u201d Les interventions de Deng Xiaoping en faveur d\u2019une libéralisation trouvent leur aboutissement lors de la 3e session du Comité central du PCC.en décembre 1978.Celui-ci vote un \u201cprojet de résolution pour le développement accéléré de l'agriculture\u201d Ce projet sera adopté en septembre 1979.À la suite de la réforme de l'agriculture, toute économie chinoise est bouleversée.Cette libéralisation se complète par l'ouverture de la Chine sur le monde extérieur.LAISSER FAIRE LES AUTRES Depuis 1978, Deng Xiaoping émerge comme leader incontesté de la Chine post-maoïste.Mais paradoxalement ce petit homme, responsable du sort et de la vie d\u2019un milliard d'individus n\u2019a plus aucun titre officiel.Faisant sa part pour remplacer les vieux cadres révolutionnaires par des gens plus jeunes, il démissionne de son poste de Chef d'État-major en février 1980 et de celui de Vice-Premier ministre en septembre de la même année.Aucune de ces démissions ne semble avoir diminué son autorité.Alors qu'il n'a qu\u2019un titre symbolique de Conseiller, toutes les décisions politiques majeures prises depuis 1980 portent sa marque tandis que la plupart des personnes élevées aux postes nationaux depuis lors peuvent être identifiées comme des protégés personnels ou idéologiques de Deng Xiaoping.En 1985, Deng Xiaoping déclarait à Henry Kissinger, l'ancien Secrétaire d\u2019État américain: \u201cma politique est de baisser les bras, je laisse faire les autres\u201d.Prodigieux pouvoir d'un homme qui peut en négliger les habituels attributs, prodigieux parcours d'un homme dont la vie se confond avec l\u2019histoire du Parti et qui, sans moyens financiers, avec des études secondaires pour tout bagage, a pu passer à travers guerres et révolutions, a connu des triomphes politiques, aussi des tragédies familiales.Pour traverser tout cela, puisant dans des réserves d'énergie apparemment sans limites et dans une grande capacité à se rétablir, Deng Xiaoping a dû se battre non seulement pour supporter mais aussi pour survivre.Il est aujourd'hui le leader incontesté du pays le plus peuplé du monde, l\u2019initia- 32 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 Le teur de ce qu'il appelle avec fierté la \u201cseconde révolution\u201d de la Chine.© Cet article peut servir d'amorce à une étude de la Chine en Histoire 514.BIBLIOGRAPHIE Deng Xiaoping.Textes choisis (1975-1982).Beiking, Ed.en langues étrangères, 1985.Kaplan, M.and Julian M.Sobin.Encyclopedia of China today.Hong Kong, Eurasia Press, 1982.Asia Week.Hong Kong, 13 avril 1986.China Daily.Beijing, 4 mars 1986.LActualité.Montréal, décembre 1985.Le Monde.Paris, 5 mars 1986.Le Point.Paris, 9 décembre 1985.LExpress.Paris, 27 sept.1985, 10 janvier 1986, 27 sept.1986.L\u2019Unité.Paris, n° 620, novembre 1985, n° 640, mars 1986.Time.New York, 6 janvier 1986.[fat des si fimagi lore Il fait appel, par des mises en situation, à l'imagination et la créativité de l'élève.8% x 11 165 pages Imprimé en deux couleurs Cahier de l'élève 6,95 $ Recueil de solutions 19,95 $ Par exemple: EXPLOREZ HISTOIRE DU QUEBEC ET DU CANADA | PAR LE BIAIS D\u2019ACTIVITES INEDITES ET ENRICHISSANTES LE CAHIER D\u2019ACTIVITÉS DE NOTRE HISTOIRE - SUSCITE CONSTAMMENT CHEZ LELEVE UNE PARTICIPATION ACTIVE GROUPE OUFOYER DATE lu es capitaine d'un navire à l'époque de Juc ques Cartier, eCtu désires organiser une expédi tron vers l'Asie.Ton navire est peut, peu confortable, mal callaté eusous-équipé.Le plafond de La cale est trop bas pour se tenir debout.L'espaceest msuftissant.L'humidité fait tout pourrir.Bien entendu.la destination précise et la durée de ton voyage sont inconnues.Jusqu'& maintenant, tu as navigue dans la Méditerranée.près des côtes de l'Europe et de l'Afrique, un ravitaillement en vivres est LouJours possible a deux où trois Jours de navigauon.Cette fois, l'aventure est hasardeuse, mats les richesses de l'Orient sont ies.tumables.-onquête.La menace française en disparue Angleterre veulfatre payer aux cotomies fines les dettes considérables engendrées ue guerre: elle impose des taxes.Le roud'Angleterre cherche à reprendre le 1.Quels sont les personnes ou les groupes qui sont susceptibles de financer off\u2018.4 ; Q pe groupes q P intrôle sur les lois votées dans les chambres d'Assemblée des colonies américaines di l'Angleterre oblige les colomes améri- CANES à COMMICICET uniquement avec la métro 2.Quels arguments utiliserais-tu pour convaincre les marins de l'accom pole e) Pour protéger la sidérurgie anglaise.AN l'Angleterre cherche à limiter la production de ter dans les colonies américaines rterais-tu en équipement et en nourriture lors de ton expéd f» Pour protéger les filatures anglaises.l'Angleterre cherche à limiter la transformaiton du coton en Amérique.Les colonies doivent fournir uniquement la matière première.Le libre-échange, si profitable aux colonies, est remis en question de navigation: éparation du navire: Le cahier d'activités de NOTRE HISTOIRE contient aussi une variété de documents d'époque (photographies, cartes, illustrations, affiches, textes) qui font l\u2019objet de nombreuses activités captivantes! g) À l'inverse de la Nouvelle-France, Vumn- primerieet les journaux, dans les colontes arnéri- caines, sont bien développés etfacilitent la diffu- ston des idées h) L'existence de chambres d'Assemblée (set hie l'appariuon de chefs de file poliuques 1) Les Américains se sentent suffisamment nbreux et puissants pour se passer de l'Angle- es Amérioans font la vie dure aux losa- geulent demeurer fidèles a l'Angleterre PAR LA RICHESSE DE SON CONTENU, IL CONSTITUE | LE COMPLÉMENT IDÉAL À TOUT MANUEL DE BASE.FRERES PERTE ENTRE ETAT Il éveille son intérêt pour analyse de documents historiques.1.Quel effort de guerre demande-t ménagères\u201d _ 2.Dans quel but demande-t-on aux ménagères de récupérer les produits mentionnés sur l'affiche?3.Quels sont les autres efforts, non représentés sur cette affiche, que doivent fournir les femmes?4.Quel sacrifice, non représenté sur cette affiche, est demandé à l'ensemble des citoyens et cuovennes restés au pays?5.Quel autre titre donnerais-tu (fiche?\u201c0 \\ Il lui fait À identifier ou he reconstituer = des faits a historiques à partir de dessins, O d'illustrations.ps ~~ ai od / i CIEE EDITIONS DU RENOUVEAU PEDAGOGIQUE INC.8925, boul.Saint-Laurent, Montréal (Québec) H2N 1M5 Tél.: 384-2690 D ITA TR TTC RT HOLE A ee 26 i na a ; LES GRANDS ANNIVERSAIRES Par: Michel Roch Séminaire de Joliette Le facteur me livre dans la journée un gros colis provenant de la SPHQ.À l'intérieur, un \u201ctuxedo\u201d et les accessoires assortis.Accompagnant le tout, une volumineuse enveloppe d'invitations à des fêtes commémoratives, bals, anniversaires et soirées mondaines où je dois représenter la Société.Fortement impressionné par la perspective d'activités sociales sortant de mon ordinaire, je dormis mal cette nuit-là, un rêve un peu fou agitant mon sommeil.Je vous le raconte.Assis devant mon téléviseur et vêtu de mon superbe \u201ctuxedo\u201d, je regarde un reportage sur les 50 ans de Radio- Canada.Les images du passé m'envahissent et je ne me lasse pas de contempler ces personnages entendus pour plusieurs a la radio et vus ensuite a la télé apres 1952: Michelle Tisseyre et son Music-Hall, le Survenant de Germaine Guèvremont, Séraphin et Donalda dans un Homme et son péché, tant de fois écouté a la radio.Qui ne se souvient pas du chapelet du Cardinal Léger \u201cdirectement de la cathédrale.\u201d\u201d?Qui a pu oublier la sacro-sainte demi-heure de \u201ctoc-toc- toc-qui-est-la.mais-entrez-voyons\u201d des Joyeux Troubadours! Auteurs d\u2019un record de longévité de 36 ans de présence a la radio entre octobre 1941 et septembre 1977, ils enchantaient mon temps de dîner d'écolier.Et \u201cChez Miville\u201d, ça vous dit quelque chose?L'écran devient flou tout à coup et les images chavirent devant mes yeux.D'autres vedettes percent l'écran: Maurice Richard, l\u2019idole d\u2019un peuple depuis sa toute première partie avec le Canadien, le 31 octobre 1942.Après le fameux \u201cBonsoir, amateurs de hockey.\u201d de Desbaillets et plus tard de Normandin, Maurice crevait littéralement les ondes pour rejoindre deux \u201cTuxedo\u201d pour l'histoire millions d\u2019auditeurs collant l'oreille au poste de radio familial ou, a défaut, celui de la station-service du coin, celle d\u2019Imperial Oil bien sûr.Cette année, l'union d'Imperial Oil avec le hockey professionnel, amateur et olympique fête ses noces d'or: 50 ans de mariage à une émission, La Soirée du hockey, qui tisse les liens de l\u2019unité nationale, même en temps de guerre alors que les rencontres du samedi soir sont résumées en condensés de 30 minutes qui parviennent aux soldats canadiens outre-mer par ondes courtes transmises à la BBC.Avec Maurice, l'écran projette l'image de Bobby Orr, ce magnifique athlète trop tôt retiré, Gordie Howe, ce pilier increvable, Gretzky l\u2019incomparable.Et par je ne sais quelle magie, les voilà tous dans mon salon: ils ont traversé l'écran et avec eux les Walter Pay- ton, Jimmy Brown, Vince Lombardi, Muhammed Ali, Nadia Comaneci, Carl Lewis, Bob Beamon, Arthur Ashe et Rod Laver, Wilt Chamberlan.oui je réve définitivement de les voir chez moi en \u201ctuxedo\u201d, flûte de champagne a la main et banderolle de l'autre pour souligner le 40e anniversaire de la revue Sports Illustrated.Les émotions et les vapeurs de champagne m'étourdissent.Mes invités s'estompent devant mes yeux, deviennent soudain des pantins désarticulés, manipulés par un marionnettiste, la banderolle elle- même s'anime, les enveloppe, les avale et les transforme en une curieuse collection d'affiches publicitaires.Bizarre collection qui raconte différents présents du temps passé, celui des slogans du temps de guerre, de la propagande, des artifices commerciaux, des invitations culturelles.Magnifique 34 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 collection qui arrache un sourire de satisfaction au marionnettiste dont les traits sont ceux de Marc Choko, professeur à l'UQAM qui s'anime avec passion et devient trés volubile des qu'on parle du graphisme publicitaire et de sa portée historique depuis 150 ans.Toutes ces affiches qui se balancent me donnent la nausée; elles tombent sur moi, m'écrasent, m'étouffent.Pourquoi ce flou devant mes yeux, cette brume dans ma tête?Non! pas l'avion! je vous l'avais dit que j'avais peur de l'avion! Pourquoi m'entraîner dans ce vol commémoratif des 50 ans d'Air Canada?J'ai le vertige! de l'air vite! je me sens faible! Non! Non! pas le scorbut, crie ma bouche sans qu'aucun son ne sorte! Notre-Dame- de-Roc-Amadour, sauve-moi! Je te promets d'accompagner ces pieux pèlerins là-bas qui marchent vers ton sanctuaire pour rappeler le 450e anniversaire de ton intention auprès des hommes de Cartier à l'hiver 1536! Je me sens mourir, mais mon subconscient réagit à la pensée que la SPHQ compte sur moi pour prononcer lallocution devant les amis de Louis-Joseph Papineau réunis à l\u2019occasion de son 200e anniversaire de naissance.Autour de moi le brouhaha des conversations rend hommage au grand homme: - Quel tribun, passionnément attaché à la lutte pour l'affirmation d\u2019un peuple qui cherche désespérément un statut national! - Espoir et voix du peuple en lutte contre l'oppression! Combattant farouche d\u2019une identité nationale ébréchée depuis 1760! - Papineau a commis de vibrants plaidoyers dans les limites des =o \u2014\u2014 a ca AUX me ne! Mon qui Devo cole Al du de to da fil pol par fio Vie dans \u2018aut, LES GRANDS ANNIVERSAIRES institutions démocratiques, même après son retour d'exil! - Pauvre homme! Laissé seul ou presque après avoir été élu comme député en 1848 à l'âge de 62 ans, il dénonce toujours avec la même verve la politique assimilatrice du régime britannique et canadien! Aux applaudissements des invités, je me vois marcher vers l\u2019estrade d\u2019honneur en compagnie de Denis Moniere.Il m'entretient d'un article qu\u2019il se propose d'écrire pour le Devoir sur le syndrome de l'échec collectif.Aujourd'hui comme hier.le pendule oscille entre des affirmations de soi dans la lutte pour la libération nationale et des périodes d'accommodement et de collaboration avec l'ordre établi.L'échec politique semble bien se traduire par un rétrécissement des ambitions politiques et un repli sur la vie privée.À ces mots, je ne peux m'empêcher de penser, même dans les nuages de mon rêve, à la retraite de Papineau dans sa seigneurie de Montebello et à celle de René Lévesque dans des mémoires trop fades pour ce qu\u2019il vaut.À la fin de mon discours je remarque que les applaudissements des invités saluent moins ma performance que l'entrée très colorée de personnages de bandes dessinées, Milou en tête: Mortimer, Haddock, Tournesol, Bruno Brazil, Jordin le détective, les frères Dupont, Yoko Tsuno et tant d'autres.Me serais-je trompé de salle de banquet dans ce vaste hôtel pour me retrouver dans celle où on célèbre le 40e anniversaire du Journal Tintin?Que va penser Tintin, mon reporter globetrotter préféré?Il fait justement son entrée, sa 23e et dernière aventure sous le bras, elle paraîtra telle qu'Hergé l'a laissée en mourant: inachevée.Je me sens oppressé d\u2019être dans un tel pétrin.Je veux fuir, m\u2019évader de ce lieu.Je cours à perdre haleine pour attraper de justesse le dernier métro.Mon beau métro de 20 ans! Le métro de Drapeau! Le métro de l'Expo! \u201cDernière station, tout le monde descend!\u201d hurle le haut-parleur.Le cliquetis que j'entends ne correspond pas du tout a des pas d'hommes et de femmes.Autour de moi, je vois plutôt des bouteilles qui se dandinent en sortant précipitamment des rames, comme éméchées.Effectivement, elles sont vidées de leur contenu.Aucune marque ne les identifie.l'escalier qui mène à la sortie s\u2019est transformé en un gigantesque entonnoir qui aspire ces bouteilles géantes et les rejette bien alignées le long du quai, dans un emballage tout neuf marqué 200e anniversaire de Molson.Des boîtes en forme de bateau, de hockey, de chemin de fer, de trophées, de billets de banque, comme pour relater la présence deux fois centenaire de cette compagnie dans la société québécoise.Je me surprends à penser que Papineau lui-même a pu fêter quelque événement avec une bonne bière en fût.Le claquement des portes de la rame de métro doublé d\u2019un bruit de verre cassé me fait sursauter et m'éveille brutalement.Les paupières alourdies de sommeil, je jette un oeil mauvais au cadran qui égrène sa sonnerie.Sur le lit défait, des cartons d\u2019invitations me narguent: 175e anniversaire du College de St-Hyacinthe, dont la bibliotheque conserve de riches archives et incunables; 100e anniversaire de l'école vétérinaire de St-Hyacinthe, mondialement réputée par la qualité de ses recherches; 75e du Collège Champagneur de Rawdon, mon cher pensionnat des années 1958-61; 150e du chemin de fer qui relie St-Jean et Laprairie et qui a bouleversé toutes les données économiques du transport sous le régime de l'Union; 35e anniversaire du Centre Immaculée-Conception du bien connu Père Sablon, où tant de jeunes ont flirté avec des valeurs qui les éloignent maintenant de la délinquance et de la violence; 50e du magazine Life dont la réputation dans le monde repose encore sur ses photos saisissantes; 30e anniversaire de l'hôpital St-Charles-Borromée fondé grâce à une immense corvée à l'invitation de nul autre que le Cardinal Léger, \u201ccet apôtre au coeur de feu\u201d; le 50e du cinéma chinois qui ose sortir des sentiers de la révolution de Mao dans une rétrospective qui étale la souffrance, l'amour, la vie et les espérances du peuple chinois.Que de fêtes! De quoi rêver toute une nuit encore! Et la première page du journal qui me jette à la figure le 40e de CKVL et le 100e congrès des E.U.! Par la porte entrebaillée de la penderie, mon \u201ctuxedo\u201d me regarde d\u2019un petit air narquois, frais et dispos, sûr de sa forme, sans faux pli, prêt pour toutes les cérémonies et toutes les fêtes.Au pied du lit, mon pied heurte une dernière enveloppe, un télégramme reçu en même temps que le colis SPHQ: ah oui! cette nuit débridée allait me faire oublier qu'aujourd'hui le \u201ctuxedo\u201d féte ses cent ans.Le mien sourit toujours.un peu plus.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 35 DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES Par: Ronald Prégent Ce professeur d\u2019histoire américaine s\u2019intéresse aux premiers Italiens de Montréal et au cinéma.Le coscénariste du film Caffè Italia, c\u2019est lui! En janvier 1904, une parade est organisée dans les rues de Montréal.Près de 2000 travailleurs italiens y prennent part.La manifestation atteint son paroxysme au moment où deux contremaîtres posent sur la tête d\u2019un dénommé Antonio Cordasco une couronne similaire à celle du roi d\u2019Italie et le proclament.roi des travailleurs! Le lendemain, l'événement fait l'objet d'un reportage dans le Corriere del Canada, journal dont le propriétaire est.Antonio Cordasco! Quatre-vingts ans plus tard, l\u2019historien Bruno Ramirez raconte la scène dans son livre Les premiers Italiens de Montréal aux éditions du Boréal.Elle constitue également l\u2019un des moments forts du film de Paul Tana, Caffe Italia, dont Bruno Ramirez est le coscénariste.Commercio di carne umana «Cordasco, raconte-t-il, était a cette époque le plus important banchista de Montréal.Les banchisti étaient des agents d'emploi qui recrutaient des immigrants italiens par milliers chaque année pour le compte de compagnies comme le Canadien Pacifique.» «En plus d'être payés par les compagnies, poursuit le professeur Ramirez, ces banchisti imposaient à chaque immigrant une «taxe d'embauche», la bossatura (le paiement dû au boss!).Ils n'étaient malheureusement pas les seuls à profiter de ce commercio di carne umana, véritable «trafic de chair humaine».Agents de compagnies de navigation, agences d'emploi, contremaîtres, patrons d'hôtels ou d\u2019auberges, tous profitaient de l\u2019igno- l\u2019histoire et le cinéma\u201d rance de la langue des migrants italiens, de leur manque d\u2019information et, surtout, de leur besoin pressant de travailler.» Une absence remarquée Venu au Département d'histoire de l'Université de Montréal en 1977 comme spécialiste de l\u2019histoire des États-Unis, le professeur Ramirez fut surpris dès son arrivée de constater le manque d'études portant sur l\u2019histoire de l'immigration au Québec.«Ma surprise fut plus grande encore lorsque je me rendis compte que la communauté italienne, en dépit de son importance numérique et de sa visibilité, n'avait encore aucune place dans l\u2019historiographie québécoise.Chez un historien d'origine italienne, cette surprise s'est naturellement transformée en un sens de responsabilité personnelle.» Bruno Ramirez s'est donc intéressé à retracer l'origine de la Petite Italie du Québec, explorant les années qui vont du milieu du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale.Un certain Mario Catelli En 1871, Montréal ne compte tout au plus qu'une cinquantaine de familles d'origine italienne, dont 55 personnes seulement nées en Italie.«Ce n'est qu'à partir du début du XXe siècle que l'immigration italienne prend au Canada les proportions d\u2019un phéno- mene de masse.Pour la seule année 1905, le nombre de nouveaux arrivants atteint les 5930 mais la majorité d\u2019entre eux sont des ritornati en puissance, qui aspirent a rentrer au pays.Par contre, dans les années qui suivent, cette immigration temporaire commence a décliner au profit d'une immigration permanente.» A la veille du premier 36 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 conflit mondial, la «colonie» compte plus de 10 000 personnes dont une bonne partie a décidé de s'installer ici pour de bon.Pour raconter la saga des Italiens du Québec, Bruno Ramirez et son équipe ont puisé aux sources les plus diverses.Ainsi, le dépouillement des listes nominatives des recensements de 1871 et 1881 leur a permis de suivre à la trace les rares familles italiennes de l'époque.Ces listes leur ont appris, par exemple, que vivait à Montréal en 1881 un «fabriquant de spaghetti» du nom de Mario Catelli.Les chercheurs ont égaiement épluché les rapports pastoraux des paroisses Mont-Carmel et Madonne della Difesa et ils se sont même rendus en Italie pour consulter d'autres sources telles les listes de conscription.Des potagers en ville L'examen de la répartition des ménages italiens à Montréal au début du siècle révèle qu'on a assisté à cette époque à un déplacement important du centre-ville vers le nord, déplacement qui a donné naissance au quartier du Mile-End.«Ce choix de s'installer à la périphérie urbaine, souligne Bruno Ramirez, s'explique en bonne partie par la possibilité offerte de profiter des avantages de la campagne environnante.Dans les terrains buissonneux s'étendant au nord de ce qui deviendra plus tard la rue Jean-Talon, les femmes italiennes pouvaient trouver toutes sortes de verdures poussant à l'état sauvage, prêtes à être déposées sur la table au repas ou à être salées et mises en conserve en prévision de l\u2019hiver.Les dimanches et les jours de chômage, les hommes pouvaient y faire la cueillette de cerises et de raisins DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES sauvages dont ils tiraient du vin et d'autres boissons alcoolisées.» Mais surtout, ces terres vacantes servaient à la culture de petits lopins dont ils pouvaient faire des jardins potagers.Ainsi que l'a raconté Vin- cenzo Monaco, un immigrant de ce début de siècle, à Bruno Ramirez: «C'était seulement le pauvre Italien qui cultivait.Plusieurs d'entre nous le faisaient parce que c'était le seul espoir de cultiver.Les Canadiens ne connaissaient pas les choses que nous faisions pousser.Qu'est-ce que c'est que tout ça?, nous demandaient-ils.Et nous, avec toutes sortes de gestes, nous leur expliquions et ils restaient bouche bée.» Les récits de vie Pour compléter son histoire des Italiens de Montréal, Bruno Ramirez a aussi fait appel à l\u2019histoire orale ou «récits de vie».«C'est, dit-il, une forme d'expression qui représente, pour les couches populaires, ce que sont les journaux pour la bourgeoisie.» Pour son livre, il a rencontré des témoins de cette vague d'immigration massive du début du siècle.«II était temps de recueillir leurs témoignages.Certains ont disparu peu de temps après que nous les ayons interviewés.Dans d'autres cas, nous sommes malheureusement arrivés trop tard.» Ces récits de vie ajoutent à l\u2019histoire une dimension qualitative.lls permettent d'aller au-delà des tableaux statistiques qui ne peuvent a eux seuls rendre compte de toute la réalité.Ainsi, ces témoignages nous en apprennent long sur le phénomène des pensions de famille dans la Petite Italie du début du siècle.Le bordante, travailleur migrant venu au Canada sans femme ni enfants, était souvent accueilli par des familles de compatriotes déjà installées ici qui lui offraient le gîte, le couvert, l'entretien et le lavage.«Cette forme de commerce a grandement contribué à l'ambiante quotidien des premières colonies italiennes.En plus d'être la principale industrie, sinon la seule, «employant» des femmes immigrantes italiennes, la vie de pension était soumise à un ensemble de règles non écrites qui ont contribué à modeler la vie de la communauté.» Il en fut de même de l\u2019épicerie de quartier dont le professeur Ramirez nous explique le rôle caché.«La plupart des clients italiens étaient obligés d'acheter à crédit.Pour cela, ils devaient convaincre le marchand qu'ils étaient dignes de foi.Pour ce faire, il fallait obtenir l'approbation officielle de la communauté, qui faisait ou défaisait la réputation d\u2019un client.Un individu étiqueté comme étant «peu sûr» avait donc un énorme travail de persuasion à faire avant que ne lui soient accordés les avantages de l'achat à crédit!» «Voila, conclut Bruno Ramirez, comment une simple relation d'échange arrive à remplir une importante fonction de contrôle social et comment la dimension d'ethnicité donne un caractère historique particulier à ce qui pourrait paraître une banale transaction commerciale.» Historien et scénariste Pour le professeur Ramirez, ses activités de scénariste représentent beaucoup plus qu\u2019un simple à-côté à ses travaux d\u2019historien.«Le cinéma m'intéresse beaucoup parce qu'il est un outil privilégié pour démocratiser les connaissances.Il rejoint un public beaucoup plus large que celui qui lira un livre.» Sa collaboration avec le réalisateur Paul Tana repose sur l'amitié mais elle suppose également une entente quant à leurs exigences respectives.«Paul Tana s\u2019intéressait déjà à l\u2019histoire et il a bien compris les exigences que j'avais en tant qu\u2019historien.De mon côté, j'ai essayé de tenir compte le plus possible des siennes.» Leur premier film, Caffè Italia, n'est pas passé inaperçu.Il s'est même mérité le prix Ouimet-Molson.«Entre autres objectifs, nous voulions combattre divers stéréotypes que l\u2019on continue d'associer aux Italiens, la violence par exemple.» Mais, à plus long terme, le professeur Ramirez a le souci de contribuer à favoriser chez ses concitoyens ce qu'il appelle une «culture historique».«À notre époque, l'information nous parvient de façon tout à fait morcelée.Quel meilleur outil que l\u2019histoire, cette connaissance critique du passé, pour nous aider à faire les synthèses nécessaires et ainsi à mieux comprendre notre présent?» © Article tiré de la revue Les diplômés, n° 355, Automne 1986, portant le titre: \u201cBruno Ramirez, l\u2019historien qui fait des films\u201d Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 37 LA RECHERCHE Par: Bernard Pratte Collège Marie-Victorin Dans les années 1960, le patronat québécois sentit le besoin de se regrouper et de se donner une voix unique.Dans quel but et quels sont les motifs qui incitèrent les hommes d'affaires du Québec à mettre sur pied cette confédération patronale?Quel est son rôle et quelle place le CPQ occupe-t-il dans la société québécoise?Ce texte tente de répondre à ces interrogations en retraçant les grandes étapes du regroupement des forces patronales au Québec et en analysant l'idéologie véhiculée par le principal porte-parole de l'entreprise privée au Québec.À sa fondation, le Conseil du patronat devait être le lieu où les dirigeants d'entreprise pourraient se concerter et se consulter afin d'élaborer une idéologie d'ensemble, propre au patronat québécois.Celle-ci se caractérise par son attachement au libéralisme économique.En créant le Conseil du patronat, les hommes d'affaires se sont donnés les moyens appropriés pour faire la promotion de la libre entreprise au Québec.Le CPQ est une composante importante du pouvoir patronal car il agit non seulement comme une agence de relations publiques et de propagande, mais il a aussi ouvert de nouvelles voies d'accès auprès du gouvernement.Il siège au sein de multiples organismes consultatifs du gouvernement du Québec.Les hommes d'affaires se sont regroupés pour se donner plus de poids face à un État de plus en plus interventionniste et à syndicalisme de plus en plus militant et politisé.L'idéologie patronale va donc se situer en marge des principaux courants de pensée qui ont marqué l'évolution de la société au cours des années 1960 et 1970.Elle s'oppose au courant nationaliste et à l'idéologie du mouvement syndical, le socialisme démocratique, dont l\u2019influence s'est traduite par une intervention croissante de l\u2019État dans l'économie et \u201cLe Conseil du Patronat du Québec: rôle et idéologie (1963-1976)\u201d par de nombreuses réformes sociales.Le CPQ dresse un bilan très négatif de l'ensemble des initiatives de l\u2019État durant les années 1960 et 1970 et réclame pour la prochaine décennie un retour à l'entreprise privée pour assurer le développement économique.\u201d Dans son optique, la première responsabilité du gouvernement est de créer un climat favorable aux affaires.Le rôle économique de l'État est au fond, d'agir comme auxiliaire de l\u2019entreprise privée.Le dirigisme de l'État s'avère une entrave à la liberté d'action du secteur privé et par conséquent, freine le progrès économique.|! faut donc que l\u2019État évite d\u2019entraver l\u2019action du secteur privé et qu'il adopte des mesures pour favoriser la rentabilité des entreprises.Dans les années 1960, le monde des affaires avait lui-même réclamé l\u2019intervention de l\u2019État en adoptant les thèmes de la planification et de la rationalisation sous l'égide de l\u2019État.I! faut compter aussi avec le rôle de l'État fédéral de plus en plus keneysien au cours de cette période.ll y avait donc un certain consensus sur l'intervention de I'Etat dans le domaine social et économique.Cependant, certains groupes sociaux (les nationalistes, les syndicats ouvriers, les groupes de consommateurs et d'écologistes) souhaitaient que l\u2019on poursuive encore plus loin cette tendance et voulaient voir l\u2019État jouer un rôle encore plus déterminant.De son côté, la principale préoccupation du patronat était de conserver la liberté d'action de l'entreprise privée et sa capacité de réaliser des profits.Ainsi, il y a plusieurs cas où le monde patronal n\u2019était pas satisfait des politiques gouvernementales et de l'intervention de l\u2019État en général.I aurait préféré le statu quo ou pas de législation du tout dans le cas du projet de loi sur la protection du consommateur, de la loi 22 sur la langue, etc.Au moment de l'étude 38 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 de chaque projet de loi, les hommes d'affaires ont fait pression sur l'opinion publique et sur les parlementaires pour les assurer qu'il n\u2019était nul besoin de légiférer, car l\u2019entreprise prenait toujours en considération l'intérêt du public.Il faut faire davantage confiance, disaient-ils, au sens des responsabilités sociales de l\u2019entreprise.Mais plus fondamentalement, le CPQ croit qu\u2018aucune mesure sociale, même si elle peut paraître souhaitable en principe, ne doit être adoptée si elle compromet la rentabilité de l'entreprise.Dans le domaine des relations du travail, le patronat s\u2019est opposé à toutes mesures qui tendraient à augmenter le pouvoir des travailleurs au sein de l'entreprise.Manifestement, l'action publique du Conseil du patronat a surtout consisté à tenter de faire contrepoids à l'influence politique du mouvement syndical québécois.Il faut aujourd'hui reconnaître que la pensée patronale a fait sa marque dans la société québécoise.Ainsi, après avoir vu le Parti Québécois porté au pouvoir en 1976 par le courant indépendantiste et socialisant, on assiste à l'essouflement de l'esprit de réforme qui avait jusque- là animé la vie politique au Québec.Dans le vaste courant néo-libéral des années 1980, auquel n'échappe pas le Québec, on prône un retour a l'entreprise privée, la dérèglementation, la privatisation des sociétés d'État et la réduction des dépenses publiques.Dans le domaine social, on a mis un frein à l'expansion des programmes sociaux et procédé à des coupures importantes tandis que le rôle et la raison d\u2019être du syndicalisme sont de plus en plus remis en cause.Enfin, sur la scène politique, l'idée d'indépendance perd ses assises électorales au profit des tenants du fédéralisme renouvelé.(M Le CPQ s\u2019en prend notamment aux sociétés d'État qui se sont avérées non rentables éco- miquement et propose de les liquider.a com om pag nent fis ie Îque PARUTIONS/HISTOIRE Par: Louis-Édouard Augé École secondaire Vaudreuil Résumé: La question de la propreté au fil des âges n\u2019a intéressé que très peu d\u2019historiens.En fait, si elle les intéressait c'était surtout par son caractère anecdotique et curieux, qui se dégageait des études publiées.Viga- rello nous propose une lecture différente de cette pratique privée et publique.À vue de nez, il est cinq heures.Tous les récits concordent sur un point: Louis XIV ne prit qu\u2019un bain de son vivant.Nous avons tous sourcillé lorsque nous avons réalisé ce qu'une telle révélation pouvait sous-tendre.Réaction normale mais parfois mesquine; je m'explique: nos pratiques actuelles de l'hygiène reposent sur un corpus raisonné de connaissances médicales établies et irréfutables.Le discours tenu à l\u2019époque du roi-soleil sappuyait, lui aussi, sur un ensemble d'observations et de pratiques (souvent étonnantes) raisonnées et considérées comme empiriquement vérifiées.En somme, lorsqu'on aborde l'étude d\u2019une pratique sociale, il faut se garder de jugements trop rapides car malheureusement l\u2019histoire des mentalités a trop souvent établi des conclusions définitives sur des pratiques beaucoup moins définitives.1.De l\u2019eau festive à l\u2019eau inquiétante En 1546, Barcelone est frappée par la peste.Devant ce fléau, les autorités étaient toujours totalement démunies; toutes les explications possibles étaient envisagées: cause spirituelle (fléau de Dieu), invasion des rongeurs, empoisonnement des puits par les Juifs.Vint un moment où il fallut se résoudre: faute de Juifs à brûler, sur quoi se rabattre?Les médecins et praticiens élaborèrent une théorie selon laquelle l'air ambiant serait responsable de la contagion; l'air pénétrant le corps, il n'y avait qu\u2019un pas à faire pour interdire les bains et étuves: \u201cIls doivent défendre les étuves et les bains en raison qu'après qu'on est sorti, la chair et l'habitude du corps en est ramollie et les pores ouverts, et partant, la vapeur pestiférée peut entrer promptement dedans le corps et faire mourir subitement.\"® \u201cLe propre et le sale, l\u2019hygiène du corps depuis le Moyen Age\u201d Durant le XVIe s.et le XVlle s., l'isolement de l'enveloppe corporelle s'amplifiera.L'eau sera la seule occasion où une transgression sera possible; par exemple, le cas des nourrissons à la naissance: \u201cLe bain de celui-ci doit débarasser la peau du sang et des mucosités de la naissance, autant qu'il doit permettre le modelage des membres selon les formes physiques souhaitées.\u201d Comment, alors, faire disparaître les taches et les saletés se déposant sur l'épiderme?Les autorités recommandent la \u201ctoilette sèche\u201d toilette qui consiste en essuiements et frottements sans utiliser l'eau; celle-ci ne devra intervenir que pour le lavement des mains et de la bouche.2.Le linge qui lave [I n'y a pas seulement la crainte d\u2019une invasion de l'extérieur qui motiva l\u2019exclusion de l'eau comme détersif.Les bains et étuves commençaient à avoir mauvaise réputation.Endroits bruyants et tapageurs, ils étaient associés à des lieux de débauche et de perdition.Justification supplémentaire que le clergé ne tarda pas à récupérer.Mais comment être propre et le paraître dans de telles conditions?Le linge \u201cvisible\u201d devient le point focal où toute l'attention se concentre: \u201cÀ partir du XVIe s., le linge est bien l'objet d'un double repère: celui de la sensation qui tolère mal le maintien de la transpiration et celui du regard qui évalue à la blancheur de la chemise.Si on réussit à sauver les apparences par le biais de la blancheur du linge, comment dissimuler les effluves se dégageant de ces corps enduits de cendre et de poudre pour les protéger?Les parfums s'offrent comme panacée: \u201cLes odeurs séduisantes seraient, jusque dans leur composition matérielle, l'envers des pourritures.Elles ajouteraient une fonction protectrice au seul plaisir des sens.Elles pèseraient sur les physiologies en soulageant merveilleusement la faculté animale et céphalique.\"6 3.De l'eau qui pénètre le corps à celle celle qui renforce Au début du XVIIIe s.l'eau conserve un aspect équivoque.On y pénètre mais avec circonspection car elle \u201cébranle, multipliant les effets mécaniques\u201d®.A la veille de la Révolution, le bain tiède se répand avec parcimonie car seulement les biens nantis peuvent se le permettre.À la même époque apparaissent les bains froids qui deviendront glacés pour mieux soutenir la tonicité.Le discours se déplace car on attribue au corps une puissance innée qu'il faut conserver et stimuler.Graduellement, l'image d'un corps \u201couvert\u201d et faible change pour faire place au corps de la Révolution Industrielle.Celui-ci doit être robuste et apte au travail.Les découvertes de Pasteur finiront d'achever les croyances \u201chumérales\u201d.Le code des hygiénistes de la fin du XVIIIe s.ne différera plus beaucoup du discours actuel.Vigarello réussit à nous amener vers une analyse discursive à deux niveaux.On pénètre le domaine du corps par la pratique des exigences de propreté déterminées mais ce mouvement nous initie à un discours social déterminant ces pratiques.La \u201cpopulace\u201d ouvrière des villes industrielles du XIXe s.ne possède pas de bains; les bourgeois verront à ce qu\u2019elle garde la forme par l'instauration de bains publics.Le texte de l'auteur est aussi fluide que l'eau dont il parle.Retenons la double signification de la propreté: elle démarque la distance que l\u2019on possède vis-à-vis le corps et stigmatise les rapports sociaux que l'on entretien avec les propres et les \u201cnon-propres\u201d.Malgré quelques tournures lourdes et certaines généralisations socio- prolétariennes, l'étude de Vigarello est on ne peut plus \u201ctonifiante\u201d.@ Georges Vigarello, Le propre et le sale, l\u2019hygiène du corps depuis le Moyen Age, Paris, Seuil, 1985.@ Ibid, p.17.5) G.Vigarello, op.cit.p.24.\u201c Ibid, p.73.©) Ibid, p.100 ® Ibid, p.108.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 39 G iso ci RES + \u2019 ht cd cs Tres à J 20 sr Te Ete ES PARUTIONS/HISTOIRE Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Que diriez-vous de pouvoir accéder a un inventaire des ressources intellectuelles disponibles en histoire?- Si en plus d\u2019étre un enseignant(e), vous êtes un \u201camateur de l\u2019histoire\u201d et encore davantage un \u201cprofessionnel\u201d de cette discipline, vous ne pourrez rester insensible à cet événement: la parution depuis mai 1986 d\u2019un Dictionnaire des Sciences Historiques \u201d par André Burguière.Cet ouvrage, qui pourrait sembler austère à plusieurs, mérite qu\u2019on s\u2019y arrête, car il transporte notamment dans son ventre les ingrédients du consensus sur une même conception de ce qui fonde le caractère scientifique du travail de l\u2019historien auquel se sont alimentés les concepteurs des nouveaux programmes d\u2019histoire au secondaire.J'extrais quelques titres d'articles pour vous agacer; vous y reconnaîtrez les grands sujets de réflexions enclanchées par l'arrivée des nouveaux programmes depuis quelques années: Anachronisme Chronologie Comparée (histoire) Conjoncture Croissance Datation Démographie historique Didactique de l\u2019histoire Document Économie Enquête Événementielle (histoire) Fait historique Information \u201cDictionnaire des sciences historiques\u201d e Manuels d'histoire Méthode historique e Périodisation Préhistoire Témoignage etc.L'inventaire que nous proposent l'auteur et ses collaborateurs se situe à plusieurs niveaux: \u201ccelui des méthodes (histoire quantitative, histoire orale, etc.) celui des concepts (bourgeoisie, crise, décadence, etc.), celui des domaines de l\u2019histoire (histoire de l'enfant, du livre, géographie historique, etc.) celui enfin des acquis histo- riographiques.\u201d® Les grands thèmes qui définissent l'essentiel des rapports de l\u2019historien à l'objet de sa recherche y sont réunis dans une somme \u201cnon exaustive\u201d de sept cents pages auxquelles ont collaboré plusieurs grands noms, dont Le Goff, Leroy-Ladurie, F.Mendels et H.Moniot.Jai eu l'occasion déja d'utiliser cet outil: il a le mérite de replacer la réflexion que nous faisons ici sur l\u2019histoire et son enseignement dans un cadre plus large et de nous faire bénéficier des fruits de la recherche européenne; à cet égard, la bibliographie annexée à chacun des articles y est fort utile.Ce dictionnaire constitue finalement une consolidation attendue d'une foule d'informations, de ressources et de textes jusqu'ici \u201céparpillés\u201d sur des sujets qui ne peuvent qu'intéresser plusieurs d'entre nous.40 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1987 ® Burguière, André, Dictionnaire des sciences historiques, PU.F.1986, prix: 78,95$, aux Éditions Françaises.@ Avant-propos, page IX. ss as dau Q.ME.\u20ac PARLE RALE AppROUY NE GL el S10} AUDO d velopP unauté DEL ale v a une c éali satio \u2018Nn st er « tirer \\ à el pprec! du pa ssé vélève manuê 1 men ciét men yelev e\\arg! assent ceux de uma TAT au pE BE ine et xpé rien dét is qu utres.\u2019 piletéS- numa \\eurs \u20ac etd re \u2019 init pene ice rde jeux \\ vise.oncept ailet \\ décou NT \\ect\\V trav uisitio écifiquë sce ptibles ent sa pros fails, én od! san qiectuellé déveloPP mieux cil \\a prê \\a ne riqu e ç int dolesCth sieve S soc! été à i in ir de ation er CRÉÉ Qutono comp endre | po ur ag favor xre \\lem ent, ocla \\ im nat ntue ientéh TORE arm We i aPP aque LS matériaux \u2018Histo ER Hato e ations o MO gule A La prê re civilis 2 dule et \\es o MO pret Rome it e module 3 dan ; v Antiquité | ale it re er ss a so ciété m cide male sion i owt\u201d Z rope et \u20ac par À ° module 4 en Eu ssa ériquë ihe eres ; £5 at Al ° module ° urop eenne ol utions | occ! den \\e ac we! a er Ts RÉ re, 3 Module 7 2% AE Ee ir IR le LEV ges) pe} 6 (2 99 pa 387 You rk AE 01-1 > \u201cif oy ÿ SBN-£ fr : À RC\\C EXE 198 pages) a 94-9 Act CAWERD 01 43 SB sat AT RE 183 pages) fui i CE 462 GUIDE ou 01-1 foi dit sBN-4- hia A Ru gut! da : guerin : Git J »e : oN i / -1@® \u20ac ; 79 l\u2019éditeur des écoles ti Eo 4501, rue Drolet, Montréal, Qué.H2T 2G2 Tél.(514) 842-3481 3 ET ne RRR RENN de la Préhistoire au siècle actuel Bibliotheque nationale = du Quebec - Depot legal teen né 1700, rue Saint-Denis - -\u2014\u2014 Montreal {(Duebec ) HZX Sk.6 >» CS w 3 Ra S S S SRE AN S * = * N N S N ¥ a WN S A s ST She = WN WN NR = RN N Ÿ NN N S se N AT WN = = S = 3e 5 + > = Ne Ÿ Oa, ES & A hs 3 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re ; & #, +.de = £ AE i Se ake \u20ac PR \u2019 oo © ¢ \u2014 ; * ¢ re Te = M de, = of wed Sp @ \u201c, EA i £4 2 We Jes 7 # pe Le % - | £ \u201cfi $ > gs y rod 7 ; > E al Jos, gp BR 2 335 Ve Re Ë FN ep aol a ë Lard a 6e ts - pr oy 24 A ; 2 an 4 EDITIONS DU a RENOUVEAU PEDAGOGIQUE INC.8925, boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2N 1M5 Tél.: (514) 384-2690 GUY DAUPHINAIS "]
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