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Titre :
Empreintes
Éditeur :
  • Montréal :Maison québécoise du théâtre pour l'enfance et la jeunesse,2005-2011
Contenu spécifique :
Novembre 2006, vol. 4
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Empreintes, 2006, Collections de BAnQ.

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[" PER C-1919 CON Epi SEMINAIRE La création pour les enfants de zéro a trois ans Explorer différentes approches d\u2019ici et d\u2019ailleurs Tenu a la Maison Théâtre le 9 mai 2006 l ft pn 1 \u2014mmmi.4 +2 pour l\u2019enfance et la jeunesse La Maison québécoise du théâtre Ü SÉMINAIRE La création pour les enfants de zéro à trois ans Explorer différentes approches d\u2019ici et d\u2019ailleurs Tenu à la Maison Théâtre le 9 mai 2006 Organisé par La Maison québécoise du théâtre pour l\u2019enfance et la jeunesse (Maison Théâtre) En partenariat avec Lenheure le rendez-vous culture! des teut-pebits La Maison Théâtre est subventionnée au fonctionnement par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Montréal.Elle reçoit également l\u2019appui de Patrimoine canadien notamment dans le cadre du programme Présentation des arts Canada.Pour la réalisation de projets spéciaux, elle bénéficie du soutien financier du Conseil des arts du Canada, de l'arrondissement de Ville-Marie ainsi que de l\u2019Entente sur le développement culturel de Montréal intervenue entre la Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Toutes ces instances sont ici remerciées.Note : La forme masculine utilisée dans ce texte désigne aussi bien les femmes que les hommes.Rédaction : Diane Chevalier Révision : Maniouchka Gravel et Paul Lafrance Correction d'épreuves: Pascale Matuszek Réalisation graphique : Odette Bélanger Table des matières INTRODUCTION PREMIÈRE PARTIE DU SÉMINAIRE Différentes approches de création Artiste invité, Laurent Dupont La préhistoire de l'artiste À la suite d\u2019Archipel DEUXIÈME PARTIE DU SÉMINAIRE Artiste invitée, Lise Gionet Le dernier-né, Glouglou Discussions et échanges En conclusion ANNEXE : À propos d\u2019Archipel et de Glouglou 10 11 13 13 14 16 17 18 a Introduction Le 9 mai 2006, des auteurs, musiciens, conteurs, interprètes, danseurs et travailleurs culturels de toutes provenances artistiques étaient présents à la Maison Théâtre afin d'échanger sur la création pour les enfants de zéro à trois ans.La Maison Théâtre a profité du passage de l\u2019artiste français Laurent Dupont, avec son spectacle Plis Sons présenté à l\u2019occasion du festival Petits bonheurs, pour organiser un séminaire sur ce sujet.Lise Gionet, artiste québécoise et conceptrice du spectacle Glouglou, qui a été programmé à la Maison Théâtre en 2004-2005 et à Petits bonheurs cette année, a été invitée en deuxième partie du séminaire pour permettre aux participants d\u2019Explorer différentes approches d'ici et d\u2019ailleurs.Bien que la pratique en théâtre pour les enfants de zéro à trois ans soit bien établie en France depuis une quinzaine d'années, la sensibilité à cette pratique et la préoccupation pour ce très jeune public n\u2019en demeurent pas moins vives au Québec.Hélène Beauchamp, qui a animé cette journée, en a fait d\u2019ailleurs une éloquente démonstration en ouvrant le séminaire par un survol historique de la présence du spectacle pour la petite enfance au Québec depuis la fin des années quatre-vingt.La tentation a été forte tout au long de la journée de parler des contraintes de diffusion, du manque de soutien à la création ou du rôle des accompagnateurs, comme s'il fallait examiner tous ces enjeux avant d\u2019enclencher un processus de création.La passion des artistes invités et leur détermination artistique ont permis de garder le cap sur la création comme étant le moteur fondamental de la pratique.Bonne lecture.SE Alain Grégoire Directeur général de la Maison Théâtre PREMIÈRE PARTIE DU SÉMINAIRE Pour animer le séminaire, la Maison Théâtre a fait appel à l\u2019historienne et analyste du théâtre Hélène Beauchamp.Originaire d'Ottawa, elle est aujour- d\u2019hui professeure associée à l\u2019École supérieure de théâtre de UQAM.Elle s'intéresse à l\u2019évolution du théâtre professionnel au Québec et au Canada français.Auteure de nombreux articles et ouvrages, notamment sur le théâtre jeune public, elle a récemment publié Les théâtres de création au Québec, en Acadie et au Canada français, chez VLB éditeur.Différentes approches de création D'entrée de jeu, l\u2019animatrice du séminaire en rappelle l\u2019objectif : Explorer différentes approches d'ici et d'ailleurs.Ce sont donc le processus même de création et les approches empruntées par l\u2019artiste dans la création pour les tout-petits que nous interrogerons.Quels sont les déclencheurs de la création artistique à l\u2019intention des tout-petits ?Quels sont les chemins vers la composition de l\u2019œuvre, les matériaux choisis, les matériaux délaissés, les essais ?Regard historique sur le Québec Pour orienter le regard du point de vue québécois, Hélène Beauchamp propose un sommaire historique qui met en lumière une sensibilité artistique commune entre le Québec et la France pour le très jeune public.Elle nous ramène en 1989 : « Une année clé dans l'affirmation d\u2019une pratique théâtrale à l\u2019intention des tout-petits.Bien sûr, plusieurs artistes créaient déjà pour le tout jeune public au Québec, mais c\u2019est en 1989-1990 que la Maison Théâtre officialise en quelque sorte cette orientation artistique en créant la série Petite enfance, une programmation de plusieurs spectacles consacrés aux enfants de 3 à 6 ans.Puisque la Maison Théâtre n\u2019est pas encore dotée d\u2019une salle adéquate, les spectacles sont présentés sur une autre scène professionnelle plus petite et mieux adaptée à ce très jeune public.On l\u2019appelle pour l\u2019occasion la Maison Théâtre annexe.« Au cours de cette saison, en plus du théâtre Le Carrousel qui présente la première pièce canadienne 7 écrite spécifiquement pour la petite enfance \u2014 un texte de Suzanne Lebeau, Une lune entre deux maisons \u2014, nous faisons la connaissance d\u2019une compagnie venue du Canada anglais, Code Canada Puppets, et d\u2019Agnès Limbos, avec sa Compagnie Gare Centrale de Bruxelles, qui présente Petits pois.En 1989 commence également le festival Méli\u2019môme à Reims, en France, qui se consacre à la petite enfance.Au même moment, Laurent Dupont saisit l\u2019inspiration au vol, à l\u2019intérieur d\u2019une structure, le Tam Teatromusica en Italie, pour aller plus loin dans la création de ses prochains spectacles.« Quelques rappels rapides : en 1990, la première mouture du festival Les Coups de théâtre sous l\u2019égide de la Maison Théâtre reçoit Papageno ou la FHâte enchantée de Françoise Pillet, une initiation à l\u2019opéra qui est présentée aux enfants de 3 à 7 ans.Toujours en 1990, le Théâtre de l\u2019Œil crée, à l\u2019occasion du festival, Un Autre Monde, un texte de Réjeanne Charpentier.En 1992, le Théâtre de Quartier, dont Lise Gionet est la directrice artistique, crée le spectacle Petits orteils.Écrit par Louis- Dominique Lavigne, ce texte reçoit le prix du Gouverneur général.La même année, Bouches Décousues produit Petit monstre, de Jasmine Dubé.Puis, en 1996, Laurent Dupont nous rend visite pour la première fois, avec Brigitte Lallier- Maisonneuve, pour présenter L'air de l\u2019eau, un spectacle pour les bébés.» Ouvrant une parenthèse personnelle, Hélène Beauchamp se rappelle à quel point elle avait été interpellée par les choix artistiques inusités propres au théâtre pour les tout-petits.Elle se souvient d\u2019avoir constaté avec grand étonnement que le bébé était un spectateur à part entière, comme l\u2019a défendu Anne-Françoise Cabanis lors des conférences qu\u2019elle a prononcées à l\u2019occasion du Cap sur la France organisé par la Maison Théâtre en 2000 et du Rendez-vous Zéro-Six, toujours à la Maison Théâtre, pendant Petits bonheurs en 2005.Puis, Hélène Beauchamp revient à son historique.Elle poursuit avec Le Bain de Jasmine Dubé créé en 1998 et Glouglou du Théâtre de Quartier produit en 2004 pour les enfants de 2 à 5 ans.Elle termine avec l'avènement du festival Petits bonheurs, dédié à la petite enfance.Hélène Beauchamp Pour conclure, l\u2019historienne annonce son invité : « Jusqu\u2019a la présentation en 1996 de L'air de l\u2019eau, de Laurent Dupont et de Brigitte Lallier- Maisonneuve, on parlait des 3 ans et plus.À partir de 1996, on a commencé à évoquer les 2 ans et plus.Et maintenant, P/is Sons est présenté aux bébés à partir de 18 mois.» Artiste invité, Laurent Dupont Commence alors un échange empreint de complicité entre Laurent Dupont et Hélène Beauchamp.Au cours de cette première partie de la journée, nous découvrons un artiste intègre.Toujours mû par une intuition artistique à laquelle il fait confiance, Laurent Dupont laisse son parcours s\u2019imprégner de rencontres significatives.|| parle de ses maîtres à penser, des artistes qui lui font découvrir de nouvelles voies d\u2019exploration, des spectateurs qui, par de simples commentaires, lui révèlent des aspects de lui-même comme autant de matières à créer. Puis, il mentionne une rencontre déterminante, une demande inusitée qui le mène vers le jeune, le très jeune public.« Quand Anne-Françoise Cabanis m\u2019a demandé si je pouvais faire quelque chose pour les petits, on en est resté là.Je me suis par la suite demandé : \u201c Est- ce que je peux ?\u201d » Chercher l\u2019espace possible de rencontre À partir de ce moment, cet homme de théâtre qui refuse tout compromis veut se situer par rapport à son art.Il interroge le rapport possible avec ce jeune public et cherche le confluent.« Je me suis posé deux questions importantes auxquelles je devais répondre : \u201c Où suis-je ?\u201d et \u201c Où sont-ils ?\u201d.Je me suis tout simplement mis dans un coin, dans une crèche [un centre de la petite enfance], j'ai utilisé ma voix et j'ai laissé faire.Après une heure de relation, ils sont venus et se sont assis.J'ai alors conclu qu\u2019il y avait effectivement un espace possible entre eux et moi.Je peux partir vers quelque chose dans lequel, artistiquement, je peux être, j'ai mon droit d'existence, et ce n\u2019est pas que pour eux, mais aussi pour moi.Le \u201cOù suis-je ?\u201d était très important parce que je voulais de toute façon continuer ma recherche artistique.Je devais vraiment trouver ce lien.Et ils me l\u2019ont donné, là.» « La question \u201c Où es-tu ?\u201d donne à l\u2019enfant une possibilité d\u2019entrer dans mon univers.Par exemple, si je travaille avec une matière qui est d\u2019ordre tactile comme le sable et l\u2019eau, je suppose que quelque chose se passe entre moi et l\u2019enfant dans cette relation à la matière.On se retrouve là.\u201c Où suis-je \u201d et \u201c Où es-tu \u201d, c\u2019est cette rencontre-là.Si la rencontre fonctionne, je l\u2019entraîne.Si la rencontre ne fonctionne pas un jour parce que j'ai la tête ailleurs en train de penser à je ne sais quoi, je perds l'autre.Donc, tu n\u2019es plus là parce que je n\u2019y suis pas.» Une rencontre fragile Les participants échangent sur la tension de la rencontre avec les tout-petits : ce risque d\u2019être interrompu par un jeune spectateur qui veut toucher, prendre, danser ou envahir l\u2019espace scénique.À cette inquiétude, Laurent Dupont rétorque : « Je ne me pose pas la question de savoir comment l\u2019enfant va réagir, s\u2019il va se lever ou pas.Je suis dans ma bulle.Je reste dans ma bulle sinon je ne ferais pas ce travail.Je l'ai dit, au départ, je voulais trouver ma place en tant qu\u2019artiste.Si j'ai mon espace pour le faire et que l\u2019enfant ne va pas le pénétrer, ça va.Bien sûr, l'enfant spectateur peut se déplacer, écouter activement à sa manière, écouter de tout son corps.Il est dans la découverte de l\u2019autre qui est l\u2019artiste et il y a rencontre parce que l'artiste aussi est dans la découverte.L\u2019enfant peut écouter laira, mais s\u2019il franchit l\u2019espace scénique, on doit l\u2019enlever, ce n\u2019est pas à moi de le faire.C\u2019est une règle qu\u2019il ne peut pas dépasser.» « Comme le gardien de musée ou de la galerie d\u2019art a l\u2019obligation d'empêcher l\u2019enfant d\u2019aller gratter la toile ! » renchérit Hélène Beauchamp.Laurent Dupont La préhistoire de l\u2019artiste De nombreuses étapes ont marqué le parcours de Laurent Dupont avant qu\u2019il arrive au théâtre pour les tout-petits.La voix et le mouvement Une formation en danse auprès de Dominic Dupuis, dans les années soixante-dix, mène Laurent Dupont à la rencontre du Roy Hart Théâtre, avec qui il travaille sa voix basse et profonde et explore la relation entre la voix, le corps et le mouvement.« Entre le mouvement et la voix, on est dans quelque chose de physique et de corporel, on est dans la sensation, dans l\u2019émotion.» La musique contemporaine La deuxième étape importante de cette première vie, de cette période qu\u2019il qualifie de préhistoire de sa pratique théâtrale, est la découverte d\u2019un courant de musique contemporaine incarné en France par Schaeffer.Laurent Dupont s\u2019est alors formé à l\u2019élec- troacoustique par des stages, autant d\u2019occasions privilégiées qui ont permis de nouvelles rencontres avec des compositeurs.« Ce qui m\u2019intéressait et me touchait, c\u2019était des compositions contemporaines dans lesquelles la matière vocale est proche du phonème, donc une matière qui contient le chant mais aussi d\u2019autres recherches au niveau de la voix et des résonances du corps.» D\u2019un côté, il y avait le mouvement et le corps, donc l\u2019espace.De l\u2019autre, tout ce qui était de l\u2019ordre du sonore, du musical et de la composition.Puis, un 10 questionnement fondamental, celui de la dramaturgie sonore.Festival de danse « Je me trouvais en Italie pour suivre des stages et j'ai rencontré Michele Sambin dans une galerie d\u2019art.Il faisait la présentation d\u2019une performance, Tempo, reliant la voix, la vidéo, l\u2019image, le son et des loupes.J'ai été très touché par cet enjeu artistique et, deux ans après, je créais le Tam Teatromusica avec lui.» Début de l\u2019histoire, 1980 Le Tam, comme il se plaît à l\u2019appeler familièrement, c\u2019est le début de son histoire, le début d\u2019une recherche théâtrale.« Avec le Tam Teatromusica, nous avons affirmé que la musique était quelque chose de très important en même temps que nous affirmions une écriture visuelle.Donc, nous avons affirmé un théâtre qui n\u2019est pas un théâtre de la parole et un travail d'artiste qui n\u2019est pas celui de l'acteur.Nous avons fait une école spécifique de formation d'acteur.» « |! vous fallait trouver des structures d'écriture qui ne soient pas celles du texte dramatique, mais proches de la partition musicale, proches de l\u2019écriture chorégraphique dans l\u2019espace, proches de la structure visuelle d\u2019un tableau ou d\u2019une sculpture.En somme, il vous fallait chercher d\u2019autres structures à l\u2019intérieur desquelles essayer de dire », résume Hélène Beauchamp.Le Tam Teatromusica, c\u2019est l'histoire artistique fondatrice de Laurent Dupont, c\u2019est Padoue, Venise, en Italie, pendant vingt ans. Un parcours artistique qui traverse la petite enfance « Si j'en suis venu à la petite enfance, c\u2019est par ce travail-là.Il n\u2019y a pas eu de hasard, mais plutôt un glissement, un passage vers la petite enfance.En 1989, Anne-Françoise Cabanis a vu le spectacle Children\u2019s Corner que nous avions créé au Tam.Elle est venue me voir et m\u2019a demandé si j'étais intéressé à faire Un travail pour les tout-petits.Et j'ai dit : \u201c Bah ! Pourquoi pas ?\u201d Et voilà, j'ai continué mon parcours artistique tout en travaillant en direction des tout-petits ! » Laurent Dupont Présentation d\u2019Archipe/ Le temps d\u2019une pause, l'artiste a installé le dispositif de son spectacle de petite forme, Archipel, et a offert aux participants une représentation de cette première pièce qu\u2019il a créée à intention de la toute petite enfance en 1992.À la suite d\u2019Archipel Après sa prestation d\u2019une vingtaine de minutes de la pièce Archipel, le concepteur et interprète explique à son sujet : « Au départ de la création, je voulais voyager dans quelque chose qui m\u2019'appartient : le son.Cependant, je ne savais pas où cela allait m\u2019entraîner.Par cette proposition de voyage, je me rapprochais dans mon parcours artistique de quelque chose qui me touchait, pas forcément de quelque chose que je voulais raconter aux petits.Je voulais partager une chose qui me touchait.» Archipel, un ensemble de dialogues Entre l\u2019objet et le comédien, entre les sons et les enfants, entre l'artiste et le public, un ensemble de dialogues se crée au-delà des mots.« Le mot arrive toujours après, en cours de création.Le mot peut rentrer dans une des lignes de la composition de l\u2019écriture, il n\u2019est jamais premier.Je le choisis un petit peu pour dire que, quand même, je suis un être parlant.L'objet, par contre, a une part très importante, c\u2019est un médiateur, totalement intrinsèque au jeu.L'objet, la forme ou la matière me permettent de raconter.» Quelle place occupe le public dans sa création ?L'enfant est une composante de son travail, mais n\u2019est pas une préoccupation constante.« Il fait partie de l\u2019écriture, mais je l\u2019oublie après.C\u2019est très important pour moi.Après, je ne m\u2019en préoccupe plus, je ne me pose plus aucune question, je pars.C\u2019est pour ça que je dis que je voyage, que je vais dans mon archipel.» Y a-t-il des étapes de vérification du spectacle avec les enfants ?« Au cours de la création d\u2019Archipel, il y a eu une période de vérification par rapport à la forme.11 Je suis allé rencontrer les enfants.Parce que c'était te début du travail, c\u2019était intéressant de faire à l\u2019occasion des sauts de leur côté.» L'artiste joue-t-il au sol pour se mettre au niveau des enfants ?« Pour moi, le sol et la hauteur sont des choses qui existent.L'élévation, quant à elle, fait partie de l'énergie humaine et d'une symbolique très forte.Pour Archipel, je me suis donné une contrainte d'espace : plutôt que de jouer dans dix mètres sur huit, je joue dans deux mètres sur un.« C\u2019est intéressant parce que le petit est dans cette découverte de l'élévation, dans sa préhistoire, dans ses trois premières années de transformations psychiques et physiques absolument extraordinaires.Cette préhistoire dont je parle, elle me touche parce qu\u2019elle est dans une symbolique.Elle est élémentaire, elle fait partie des éléments que nous, artistes, sommes obligés de rechercher dans notre travail.Il y a des contrastes essentiels.On est dans une découverte de l\u2019espace.L'être en bas, comme l\u2019être debout évidemment, parle à l\u2019enfant parce qu\u2019il est dans cette recherche-là.Je sais donc que l'enfant peut me suivre, qu\u2019on peut se rencontrer.» La suite de histoire.En 1992, il y a donc la création d\u2019Archipel, un premier spectacle pour les tout-petits à partir de 18 mois.Vient alors une rencontre déterminante pour l\u2019artiste, celle de Brigitte Lallier-Maisonneuve, avec qui il crée L'air de l\u2019eau en 1994.Une rencontre qui bouscule et qui provoque, qui ramène à des interrogations à la fois d\u2019ordre personnel et artistique, à des choses très intimes : le féminin-masculin, le maternage-paternage, le lui-elle.12 « Tu sais faire le pain » | Une anecdote en dit long sur la sensibilité de l\u2019artiste aux perches tendues par le hasard des rencontres : « Dans le spectacle L'air de l\u2019eau, il y a une image très simple : je fais un petit pâté de polenta et je le mets au feu.Une image de cuisine entre nous, entre lui et elle.À la suite d\u2019une représentation, une femme maghrébine est venue me voir et m'a dit : \u201c C\u2019est bien, tu sais faire le pain.\u201d Or, qu\u2019une femme maghrébine me dise ça m'a extrêmement touché parce qu\u2019elle fait le pain, et que ce n\u2019est pas le propre de l\u2019homme de faire le pain dans sa culture.Ça m'a fait rebondir sur cette chose qu\u2019on avait provoquée avec Brigitte, très profondément, le féminin-masculin.Je suis donc parti dans le pain.» Ce départ, il l\u2019a fait en tant que metteur en scène pour la première fois.En compagnie d\u2019une comédienne, il est parti à la découverte de l\u2019histoire du pain dans le Sud de la France.« J'y ai découvert la femme et l\u2019homme.La femme faisait le pain et l\u2019homme le faisait cuire.On a travaillé sur cet univers pendant des mois.Je pétrissais, voilà.» Petits mystères, créé en 2000, est donc né du pétrissage et du levain.« Merci à cette dame qui m\u2019a dit : \u201cT\u2019es bon pour faire le pain !\u201d » Puis, en 2003, Al di IA, qui veut dire « au-dela » en italien, voit le jour.« Al di la », en italien, c\u2019est l\u2019enfer, c\u2019est la mort, c\u2019est ce qu\u2019il y a au-delà.On ne sait pas ce que c\u2019est.C\u2019est l'inconnu.L'artiste travaille souvent à partir de contrastes : lui-elle, présence-absence, lumière-ombre, vie-mort.Il passe des contrastes fondamentaux aux contrastes relatifs. Laurent Dupont poursuit le récit de son histoire et de ses rencontres.Il nous amène à Reims, où il emprunte une démarche de création inhabituelle pour lui.Méli'mdme lui offre une résidence.Plus qu\u2019un soutien, celle-ci s'avère une véritable collaboration artistique, un partage avec des musiciens et des plasticiens.En plus, cette résidence lui permet d\u2019avoir une relation directe avec une population d'enfants et d'adultes.En 2005, Plis Sons en est l'aboutissement.Plis Sons est venu du papier, de ses transparences et du clair-obscur.Laurent Dupont est d\u2019ailleurs de passage à Montréal pour présenter cette dernière création pour les enfants à partir de 18 mois, à l\u2019occasion de Petits bonheurs.DEUXIÈME PARTIE DU SÉMINAIRE L'espace s\u2019est resserré, les chaises organisées en cercle annoncent une deuxième partie de séminaire axée sur l\u2019échange.Un certain vertige règne.Les participants sont remplis d\u2019interrogations, certains interloqués, d\u2019autres stimulés.Le « Où suis-je ?» du matin résonne encore et interpelle.Le « Où es- tu ?» évoque des craintes, des rencontres à risque avec le très jeune public.Avant d\u2019écouter la communication de l\u2019artiste invitée en après-midi, chacun des participants et des participantes se présente.Ce tour de table permet de constater que les enjeux de la création pour les tout-petits concernent des artistes concepteurs ou des interprètes et des travailleurs culturels de toutes les disciplines des arts de la scène : conte, danse, écriture, musique, performance, théâtre.Artiste invitée, Lise Gionet En reprenant les rênes du séminaire, Hélène Beauchamp souligne que le théâtre pour la petite enfance semble en effet tendre de façon spontanée, quasi naturelle, à l\u2019interdisciplinarité.Remettant son chapeau d\u2019historienne, elle présente Lise Gionet, metteure en scène, codirectrice artistique et cofon- datrice du Théâtre de Quartier en 1975.Histoire fondatrice Le parcours de l'artiste est intimement lié à celui de sa compagnie.|| prend racine au Québec dans les années soixante-dix alors qu\u2019émerge la création théâtrale en direction du jeune public, une pratique qui naît dans les écoles, une pratique issue de l\u2019animation.Vers la fin des années quatre-vingt, les artistes prennent du recul quant à leur responsabilité pédagogique et situent leurs spectacles comme étant des œuvres, d\u2019abord et avant tout, artistiques.Déjà, on considère l\u2019enfant comme un spectateur à part entière qui a droit à l\u2019art et à des œuvres lui étant destinées, lui permettant de s'identifier.Ce postulat représente un des principes artistiques fondateurs du Théâtre de Quartier.Lise Gionet et Hélène Beauchamp 13 Parole de personnages L'historique dressé par Hélène Beauchamp met en lumière une convergence frappante entre la quête des personnages créés dans les spectacles et celle du Théâtre de Quartier.Pour ne nommer que quelques productions significatives du Théâtre de Quartier, Hélène Beauchamp cite quatre textes signés Louis-Dominique Lavigne, auteur et codirecteur artistique de la compagnie, avec Lise Gionet et Jean-Guy Leduc.Un jeu d\u2019enfant, créé en 1977, met en scène des personnages d\u2019enfants qui luttent pour l'appropriation de leur espace.On parle de leur cour d\u2019école, d\u2019un espace de jeu qui leur appartient et qui ne doit pas être sacrifié.Le spectacle avait d\u2019ailleurs été censuré par la Commission scolaire de Montréal.Ce moment coïncide avec l'affirmation du théâtre pour ces jeunes publics comme ayant droit de cité.Du spectacle On est capable, issu d\u2019une animation et créé en 1978, en passant par Petits orteils en 1991, jusqu\u2019à Glouglou, la compagnie ne cesse de s\u2019interroger sur ce qui définit un enfant, sur son insatiable besoin d\u2019affirmation et de découverte.Dans Petits orteils, l\u2019auteur propose un voyage dans o- pu Détail.Affiche du spectacle Glouglou du Théâtre de Quartier Crédit : Simon Dupuis 14 le temps, avec toutes les interrogations d\u2019ordre métaphysique qu\u2019implique la découverte du temps et de la naissance.Petits orteils, c\u2019est l\u2019histoire du nouveau bébé qui va bientôt arriver dans la famille.Le dernier-né, Glouglou Glouglou a suivi un trés long processus de création.Au Théâtre de Quartier, les spectacles se créent sur plusieurs saisons.Pour Glouglou, différents moments de création se sont échelonnés sur trois ans, de 2000 à 2003, avec une dernière période plus intensive de quatre mois au cours de laquelle la compagnie a été accueillie au Théâtre de la Ville, à Longueuil.Au cours de cette résidence, des publics ciblés assistaient régulièrement au travail de l\u2019équipe de création.Lise Gionet, conceptrice et metteure en scène du spectacle, raconte : « Ces rencontres m'ont permis non pas d\u2019ajuster mon spectacle, mais de le faire respirer.Depuis, il y a constamment des moments de recréation et des moments de redécouverte du spectacle.» Elle poursuit : « Laurent nous parlait ce matin de trouver une structure dramatique qui ne repose pas sur le texte.C\u2019est ce que j'ai voulu faire.Une nouveauté pour le Théâtre de Quartier, qui est habituellement très verbeux.En fait, j'ai voulu nous bousculer un peu là-dedans.» Les points de départ L'artiste se rappelle les volontés fondatrices de la création de Glouglou : « Peu de paroles parce que je m\u2019adressais à des tout-petits ; une présence musicale sur scène ; je voulais accorder beaucoup d'importance au visuel, d\u2019où le travail que j'ai fait en tout premier lieu avec Nicolas Descôteaux, un scénographe et éclairagiste ; j'avais envie d\u2019explorer la sensualité dans un rapport entre une mère et son enfant, enfin, j'avais la volonté de montrer par où l\u2019enfant passe pour découvrir le monde.Voilà donc mes points de départ.» « Un peu comme Laurent le disait, poursuit la conceptrice, nous sommes porteurs de toutes les créations que nous avons faites auparavant, en plus d\u2019être porteurs de notre propre vie.Je suis une maman de trois enfants.Cette expérience est physique, charnelle et très importante dans ma vie.C\u2019est sûr que tout au long de la création de Glouglou, cela m'a nourrie, de même que me nourrissent le travail que j'effectue avec des éducatrices en garderie et les formations que je leur donne.» Tout comme Laurent Dupont, ce qui amène Lise Gionet à la petite enfance est sans aucun doute sa grande curiosité artistique.« Je voulais créer un spectacle pour les très petits parce que j'en avais vu.C\u2019était tout simplement un défi que je me don- mais.» Elle souhaitait suivre un processus complètement différent des approches habituelles qui situent presque toujours le travail de l\u2019auteur en amont.Cette fois-ci, le travail de l'auteur allait s\u2019effectuer beaucoup plus tard dans le processus.Une approche collective En plongeant à nouveau dans la création collective comme elle la pratiquait dans les années soixante- dix, en compagnie d\u2019une équipe de concepteurs et de comédiens improvisateurs, la conceptrice de Glouglou considère s\u2019être dotée d\u2019un immense espace de liberté.Des musiciens et près de huit interprètes, dont plusieurs n\u2019ont jamais joué pour le jeune public, ont accepté de participer à trois ateliers d\u2019une quarantaine d'heures.Même si ces artistes n\u2019allaient pas faire partie du spectacle, ni en tant qu\u2019interprètes ni en tant que concepteurs, ils ont accepté de faire un travail d'exploration d\u2019où naîtrait Glouglou.Création en construction ~~ À l\u2019occasion d'un des ateliers qui portait sur la relation parents-enfants, Louis-Dominique Lavigne, auteur et également comédien, a été invité à improviser avec les autres interprètes.Par la suite, avec la consigne du peu de mots, il devait proposer un canevas, une structure dramatique en quelque sorte, sur laquelle les concepteurs pourraient s\u2019appuyer pour avancer la création.Glouglou Crédit : Nicolas Descôteaux Pendant ces ateliers, en tant que conceptrice, Lise Gionet réfléchissait au spectacle et, en tant que metteure en scène, elle préparait le terrain de la rencontre avec le très jeune spectateur.Elle devait d\u2019ailleurs garder secrète cette préoccupation du tout-petit.« I! fallait absolument qu\u2019ils oublient que j'étais dans un processus de création d\u2019un spectacle s'adressant aux bébés, parce qu\u2019inconsciemment certains se seraient censurés.Je devais leur dire : \u201c le rapport avec les très jeunes, je m'en occupe, on oublie ça ; pour l'instant on fait un atelier de création, on s'amuse ensemble \u201d .» 15 Parallèlement, la metteure en scène poursuivait sa démarche avec le scénographe.Le visuel la préoccupait plus particulièrement.L'espace scénique devait permettre à la fois une zone de confort pour les interprètes et la proximité avec les tout-petits.La lumière, les textures, les tissus, les couleurs, tout devait envelopper le jeune spectateur et capter son attention.Puis est intervenu le compositeur Vincent Beaulne, qui a eu l\u2019idée de privilégier tes flûtes comme instruments.Avec ses différentes flûtes, l\u2019interprète baroque pouvait se déplacer dans l\u2019espace et devenir ainsi une partie organique du spectacle.La présence d'Hélène Blackburn a également été cruciale dans la création.La chorégraphe a permis tout au long des répétitions une exploration sur la façon de rendre magnifique le quotidien et de transcender le réalisme des situations par la gestuelle et le mouvement.Trouver une autre façon de montrer le réel.« Dans la proposition de Louis-Dominique, il y avait une envie ferme de parler du vécu de l\u2019enfant, de cet enfant qui découvre le monde.C\u2019est que Louis- Dominique considère qu\u2019il y a beaucoup de poésie dans les premières fois, que le quotidien est une source d\u2019inspiration intarissable.D\u2019une certaine façon, on voulait aussi savoir si à cet âge-là l\u2019identification était possible.Au Théâtre de Quartier, nous croyons beaucoup à la force de cette identification, quand le jeune spectateur se reconnaît dans ce qui est vécu sur la scène.Cela remonte à nos rencontres avec des compagnies comme le Grips Theater [de Berlin] dans les années soixante-dix.Pour nous, les références au quotidien sont inspirantes.» 16 Discussions et échanges L'identification du spectateur: La question de l\u2019identification en interpelle plusieurs et déclenche la dernière partie du séminaire, consacrée à un échange.Le jeune spectateur doit-il absolument se reconnaître sur scène ?L\u2019identification du spectateur ne se fait-elle que par des situations réalistes ?Le théâtre miroir est-il le seul à susciter l\u2019identification directe du jeune spectateur ?N'y a-t-il pas différents niveaux d\u2019identification : sensoriel, idéologique ou poétique ?Une partie de la réponse à ces questions semble se trouver dans la nécessité de créer un lien de proximité avec les tout-petits.On concède que les moyens d\u2019y arriver peuvent être multiples, mais on affirme que le rapport de proximité doit exister pour que le tout-petit s\u2019y retrouve et s\u2019y reconnaisse.Dans Glouglou, ce souci de rapprochement se traduit par un espace scénique ouvert sur trois côtés au public, un espace délimité par un cercle de lumière facile à transgresser, mais néanmoins respecté par le jeune spectateur.Un processus de diffusion qui entraîne un processus de création De fil en aiguille, l\u2019enjeu de la proximité conduit à échanger sur les lieux de diffusion qui sont les plus appropriés : jouer dans les centres de la petite enfance ou dans les salles de spectacle ?Inexorablement, les artistes présents ont eu besoin d'échanger sur les enjeux de la diffusion des spec- tactes de petite forme, sur les petites jauges de spectateurs et sur les prérogatives du marché qui prennent le dessus sur la création. Quand le budget détermine le nombre d\u2019interprètes dans le spectacle, on parle de contraintes financières qui dirigent l\u2019artistique.« C\u2019est mal se poser la question, s\u2019est objecté Laurent Dupont.|| faut se concentrer sur ce qu\u2019on a à faire, c\u2019est-à-dire créer.» || admet, bien sûr, qu\u2019il faut parallèlement trouver un soutien financier à la création et à la diffusion, mais il réaffirme haut et fort que le projet artistique doit être la locomotive.On doit faire confiance à sa création pour instaurer un réseau de soutien.Un processus intégrateur Pour conclure et tenter un consensus, Hélène Beauchamp lance l\u2019idée d\u2019un processus de création élargi et intégrateur qui prend en compte tous ces enjeux.« On a beaucoup parlé de l\u2019interdisciplinaire.Lise disait travailler avec une chorégraphe, donc avec le milieu de la danse, et avec un compositeur, donc avec le milieu de la musique.Dans un processus de création associant différentes disciplines, n\u2019y aurait-il pas la possibilité d'intégrer différents réseaux, qu\u2019on parle de soutien financier ou de soutien à la création ?C'est-à-dire d\u2019intégrer ces préoccupations ou ces contraintes comme des éléments du processus même de création ?» En conclusion Il ressort de cette journée de séminaire que la création en direction des tout-petits requiert un engagement total de la part des artistes concepteurs et interprètes.En contrepartie, elle offre un grand espace de liberté tant dans les formes que dans le processus de création.Si le très jeune spectateur est exigeant, il n\u2019en est pas moins très ouvert à la diversité des propositions artistiques pourvu que le lien entre lui et l\u2019artiste soit maintenu dans la vérité.17 ANNEXE À propos d\u2019Archipel et de Glouglou ARCHIPEL Conception et mise en scène : Laurent Dupont En coproduction : Tam Teatromusica et La ferme du Buisson / Festival Ricochets, Marne-la-Vallée, 1992 Public cible : à partir de 18 mois GLOUGLOU Archipel vit dans un équilibre fragile entre le ciel et la mer.Il invite au voyage, à la dérive d\u2019une île à l\u2019autre, havres de passage d\u2019où il faut repartir tôt ou tard.Durant ce voyage, le pilote avec son bagage d'images décide d\u2019établir une relation directe, riche d'émotions, avec ses jeunes passagers.La voix y est privilégiée par rapport à la parole ; le corps et son expression par rapport au langage.« Tout commence à fleur de peau et du bout des lèvres.Une caresse, la voix enveloppe la rondeur blanche du petit.Une barque l\u2019emporte au gré des sons.» Balancer, pousser, retourner, amplifier ou frotter, chaque mouvement est l\u2019histoire d\u2019une découverte et l\u2019écho d\u2019une émotion.Avant la parole, les sons, les gestes et les formes se fondent les uns aux autres.Ils créent un rythme, une écoute, où l'acteur et les enfants se rencontrent.Archipel est une œuvre mobile, changeante dans sa forme, sa durée et son interprétation.18 Conception et mise en scène : Lise Gionet Conception visuelle et scénographique : Nicolas Descôteaux Texte : Louis-Dominique Lavigne Une production du Théâtre de Quartier Public cible : de 2 à 5 ans Un spectacle plein de cachettes, ponctué de premières fois.De coucous et de glouglous ! Deux enfants partent à la découverte du monde qui les entoure.Un papa, une maman, une maison, les saisons, les rêves, les odeurs et les sons.Quelques larmes et beaucoup de rires.Une histoire sans histoire.Mais qui goûte bon.Qui se raconte tout en douceur, comme une berceuse.Dans une mise en espace englobante, le dispositif scénique entoure les bambins qui n\u2019en sont qu\u2019au début de leur éveil au monde et au théâtre.Cette scénographie non conventionnelle aide à capter une attention fragile et, surtout, ouvre la porte à l\u2019imagination.Un contact direct entre les jeunes spectateurs et les interprètes s'impose.Cette confortable intimité est soutenue par la lumière, par l\u2019environnement musical et sonore, ainsi que par une multitude d\u2019éléments qui font appel à tous les sens. E.saprecates Les publications Empreintes Les publications Empreintes visent a rendre compte des nombreuses rencontres professionnelles organisées par la Maison Théâtre donnant lieu à des réflexions qui contribuent à l\u2019évolution de la pratique théâtrale pour l'enfance et la jeunesse.Numéros déjà parus Numéro 1, septembre 2005 Le Rendez-vous Zéro-Six Les enjeux de la création pour la petite enfance Numéro 2, mars 2006 Les actes du Forum Quels théâtres pour quels publics ?Première partie - La place qu\u2019occupent les publics à l\u2019étape de la création Numéro 3, juin 2006 Les actes du Forum Quels théâtres pour quels publics ?Deuxième partie - Les conditions de la pratique en théâtre jeune public Numéro 4, automne 2006 Séminaire La création pour les enfants de zéro à trois ans Explorer différentes approches d\u2019ici et d\u2019ailleurs Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 2006 19 ron wa) HE > La Maison québécoise du théâtre pour l\u2019enfance et la jeunesse 245, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3Y6 Téléphone : 514 288-7211 Télécopieur : 514 288-5724 info@maisontheatre.qc.ca www.maisontheatre.qc.ca "]
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