Le monde est un théâtre, 1 janvier 1998, Automne 1998, vol. 1, no 2
[" J ~ Monde fn 029 CON S t urn mais le thédtre est aussi le monde Illustration : Pierre Pratt Sommaire Pour ce second numéro du Monde est un théâtre, nous avons fait appel à plusieurs collaborateurs.Jasmine Dubé, auteure de théâtre et de littérature jeunesse, nous y livre ses impressions sur un bouquin qui l\u2019a littéralement enthousiasmée, Femmes qui courent avec les loups.Ce livre passionnant a notamment inspiré la création de La Poupée dans la poche, un spectacle en provenance d\u2019Italie que nous accueillerons à la Maison Théâtre en mai prochain.Pierre Tremblay, marionnettiste et praticien polyvalent du théâtre jeune public, nous entretient des Rencontres du lundi, une série de rencontres destinées à favoriser, au sein du regroupement de la Maison Théâtre, une réflexion artistique sur le développement et la diffusion du théâtre pour l\u2019enfance et la jeunesse.Quant à Sylvain Hétu, comédien et animateur, il nous rappelle qu\u2019il est encore temps, pour les enseignants et enseignantes, de s'inscrire à divers ateliers spécialement conçus à leur intention.Dans le cadre des Journées de la Culture, nous organisions une visite guidée ayant pour thème : «Ÿ a-t-il un fantôme à la Maison Théâtre ?» Alors oui, notre théâtre est bel et bien habité par un fantôme; de fait, il s\u2019agit d\u2019 une fantéme ! Un concours de dessin nous a permis de la croquer sur le vif et de découvrir son nom : Juliette.Nous sommes donc heureux d\u2019inaugurer avec ce numéro une chronique régulière, baptisée Le courrier de Juliette, dans laquelle nous publierons des textes que vous, lecteurs, nous aurez fait parvenir.En terminant, nous vous signalons que le prochain numéro du Monde est un théâtre paraîtra en avril 1999, alors que nous vous révélerons la nouvelle programmation de la saison 1999-2000.Bonne lecture ! théâtre (William Shakespeare) Volume 1+ Numéro 2e Automne 1998 Tirage : 5 000 exemplaires Les Rencontres du lundi L'ouverture officielle de la Maison Théâtre à l'automne 1997 marquait la concrétisation d\u2019un rêve que poursuivaient tous les praticiens du théâtre jeune public : doter Montréal d\u2019un authentique centre de diffusion et d\u2019animation pour l\u2019enfance et la jeunesse.Après treize années passées dans un lieu temporaire, les activités d'animation éducative et culturelle ont pu y prendre enfin un véritable essor et elles y occupent maintenant, parallèlement aux activités de diffusion, une place de plus en plus significative.Il ne faudrait toutefois pas perdre de vue que la Maison Théâtre est aussi un lieu d'échange et de développement de la discipline théâtrale.La présence de vingt et une compagnies jeune public, aux orientations et aux profils très variés au sein de ce regroupement unique, notamment favorisé la création d\u2019une table de concertation exceptionnelle.Ainsi, plusieurs reprises, la Maison Théâtre a mené des actions collectives dans des dossiers concernant cette discipline.Fidèle à cette partie de son mandat, elle proposera cette année à ses compagnies membres Les Rencontres du lundi, un cadre d'échanges sur diverses réalités de la pratique du théâtre destiné au jeune public.Parmi les sujets présentement envisagés, mentionnons entre autres l'accueil de compagnies étrangères au Québec et la relève en théâtre pour l\u2019enfance et la jeunesse.Quant à la toute première de ces rencontres, elle portera sur un sujet brûlant d'actualité, la coproduction.La coproduction est une pratique somme toute assez récente dans le théâtre jeune public au Québec.Plusieurs praticiens du milieu savent pertinemment que la coproduction est chose courante en Europe et qu\u2019elle est particulièrement répandue en France.Certaines compagnies s\u2019y sont d\u2019ailleurs prétées avec des diffuseurs ou des compagnies étrangères.Depuis quelques années, la coproduction connaît de plus en plus d\u2019adeptes au Québec.Dans la foulée des démarches visant à soutenir leur développement, voire à assurer leur survie, certaines compagnies misent sur la coproduction, y pressentant une avenue prometteuse pour la réalisation de leur mandat.D\u2019autres, croyant fermement à un partage des responsabilités et à une implication mutuelle dans le développement du public, voient dans la coproduction un geste concret dans ce sens.Pour eux, il s\u2019agit d\u2019une forme d\u2019appui, une manifestation de confiance des diffuseurs envers les projets artistiques des créateurs.Concernés par la croissance rapide de ce phénomene, les membres de la Maison Théâtre sont donc invités à se réunir avec l\u2019intention de distinguer les formes qu\u2019a empruntées la coproduction, pour permettre à tous de mieux en saisir la nature et la portée.Plusieurs question seront abordées lors de cette rencontre.Par exemple, quelle définition donne-t-on ici de la coproduction?Le pré-achat, la collaboration à la création, la participation à la diffusion, l\u2019accueil, sont-ils autant de formes de coproduction?Emploie-t-on toujours cette appellation avec justesse?Comment cette pratique peut-elle favoriser le développement du théâtre pour les jeunes?Y a-t-il des risques identifiables dans la coproduction?Devra-t-on passer, encore, par de nouvelles demandes de subvention?Quelle place et quel visage lui donnera-t-on dans l\u2019avenir?La Maison Théâtre sera-t-elle appelée à jouer un rôle dans ce domaine?Voilà autant de sujets qu\u2019il est souhaitable d'aborder maintenant pour mieux comprendre les enjeux de la coproduction.Monsieur Jean-Claude Marcus, conseiller artistique du Théâtre français au Centre national des Arts à Ottawa, sera notre invité lors de cette rencontre.M.Marcus est l\u2019un des tout premiers à s\u2019être impliqué dans la coproduction en théâtre jeune public et son expertise en la matière est indéniable.Bien sûr, une seule rencontre sur la coproduction ne saurait épuiser le sujet.Cet échange se veut donc avant tout une amorce pour trouver un langage commun; il a pour but de faciliter les choix des compagnies face à la coproduction et d\u2019éclairer les actions communes qui pourront être prises dans ce domaine par les membres de la Maison Théâtre.Pierre Tremblay, animateur des Rencontres du lundi Le Monde est un La Maison Théâtre buissonnière La Maison Théâtre inaugure cette saison un tout nouveau volet artistique, baptisé La Maison Théâtre buissonnière, qui englobe trois spectacles et deux expositions.Comme son nom l\u2019indique, ce volet, qui offre au spectateur une incursion dans une programmation inusitée, proposera des spectacles et des activités à l\u2019enseigne de l\u2019aventure et du dépaysement et constituera un véritable complément à la programmation officielle.Dans un ordre chronologique, nous vous présentons la première programmation de La Maison Théâtre buissonnière : Du 21 octobre au 8 novembre 1998, La forêt s'expose, une exposition d'art contemporain réunissant neuf artistes visuels \u2014 peintres, sculpteurs, photographes \u2014 qui nous offrent autant de regards différents sur la forêt.Présentée en même temps que L'Ogrelet, et organisée par le Carrousel en collaboration avec la Maison Théâtre, cette exposition vise à partager avec le public la fascination qu'exerce la forêt, tant réelle que mythique, sur chacun d\u2019entre nous.Du 25 au 29 novembre 1998, Il était deux fois, deux contes musicaux du Moulin à Musique, une compagnie qui, depuis 1980, initie le jeune public à la création musicale.Par une étonnante fusion de la musique et du jeu dramatique, deux violoniStes donnent vie à plusieurs personnages tout en créant des atmosphères surprenantes.Pour les enfants de 6 à 11 ans.Gilles Mihalcean, La Forêt, 1995 Photo : Denis Farley Du 10 au 28 février 1999, Des marionnettes au théâtre, une exposition organisée par le Théâtre de l\u2019Avant-Pays, parallèlement à son spectacle Le Petit Bon à rien.À l\u2019aide de martion- nettes, maquettes, prototypes, plans, esquisses, photos et affiches, cette exposition nous propose un fascinant voyage à travers le monde de la marionnette et son utilisation à la scène.Photo : Pierre Soulard Du 30 avril au 9 mai 1999, la Semaine de la communauté française de Belgique, au cours de laquelle seront présentées deux productions impliquant des compagnies belges.D'abord, Patraque, du 30 avril au 4 mai, un spectacle de marionnettes du Tof Théâtre de Bruxelles qui relate l\u2019histoire de deux cousins, Nanar, sept ans, et Nunu, 3 ans, qui s'affrontent dans un match tendre et musclé, arbitré par une grand-mère complètement débordée.Pour les enfants de 3 à 5 ans.Ensuite, du 6 au 9 mai 1999, Les Papas, une création du Théâtre de Quartier (Montréal) et du Théâtre de la Galafronie (Bruxelles).Les retrouvailles de deux amis d'enfance, M.Lance et M.Merlin, qui, pour protéger leurs fils contre des dangers légendaires, devront retrouver le chemin des aventures héroïques de leur jeunesse.Pour les enfants de 9 à 12 ans.Signalons aussi deux autres nouveautés de la saison 1998-1999, deux activités originales qui compléteront chacun des 12 spectacles à l\u2019affiche : Rencontrez les artistes ! Le premier dimanche de chaque série de spectacles, après la représentation de 15 h, le public est invité à assister à une rencontre privilégiée avec les auteurs, les metteurs en scène et les comédiens.Une excellente occasion de découvrir les multiples facettes de leur métier.Visitez l\u2019envers du décor ! Les soirs de première, lorsque l'installation scénique le permet, la Maison Théâtre invite les spectateurs à visiter l'envers du décor ainsi que les coulisses du théâtre.Bienvenue de l\u2019autre côté du miroir ! héâ t eatre (William Shakespeare) » Try L\u2019aventure continue a Bi LJ Si vous étes enseignant ou enseignante, ce petit avis pourrait probablement vous intéresser.En effet, il est encore temps de vous inscrire aux ateliers de formation proposés par la Maison Théâtre qui débuteront le 23 octobre.Ces ateliers vous permettent d'assister aux premières de huit spectacles, le vendredi soir.Des rencontres avec un animateur ont lieu avant et après chaque représentation.De plus, vous bénéficiez de trois ateliers d\u2019improvisation et de jeux dramatiques que vous pourrez par la suite utiliser dans vos classes.En résumé, cette activité constitue un véritable parcours théâtral dont lobjectif est de vous faire connaître, d\u2019une part, les créateurs et artisans du théâtre pour l'enfance et la jeunesse et de vous aider, d'autre part, à préparer une sortie au théâtre avec vos élèves.N\u2019oubliez pas non plus que des ateliers préparatoires aux spectacles vous sont encore offerts cette saison : un animateur se rend à votre école, dans vos classes, et discute avec vos élèves afin qu\u2019ils puissent apprécier davantage leur sortie.Par ailleurs, la Maison Théâtre ajoute cette saison une toute nouvelle activité à son programme.Il s\u2019agit d\u2019ateliers offrant un retour sur chacun des spectacles.Quelques jours après votre sortie chez nous, un animateur se rend dans votre classe et, en l\u2019espace d\u2019une heure, répond à toutes les questions de vos élèves, encourageant par la même occasion un échange d\u2019impressions et de commentaires entre eux.Vous avez des idées, des questions ?Surtout, n\u2019hésitez pas à nous en faire part.Vous pouvez vous adresser directement aux services scolaires de la Maison Théâtre, au 288-7211.Sylvain Hétu, responsable des ateliers éducatifs et des animations mais le théätre est aussi le monde Volume 1 + Numéro 2 * Automne 1998 J ° ° J ai connu un livre.Jemprunte ce titre 3 mon petit garcon qui, souvent, aprés avoir regardé un livre ou un film qu\u2019il a particulièrement aimé, me dit : «Maman, j'ai connu un film.» Aujourd\u2019hui, c\u2019est à mon tour de dire : «J'ai connu un livre.» Un livre singulier, qui n\u2019a rien à voir avec tout ce que j'ai pu lire auparavant.Un livre qui va droit au cœur.Un livre qui réveille, qui berce et qui soigne.Un livre comme une main tendue, une main qui entraîne, apaise et secoue tout à la fois.Un livre comme il en existe peu.Je vous le présente : Femmes qui courent avec les loups.Son sous-titre : Histoires et mythes de l'archétype de la Femme sauvage.C\u2019est un peu avant Noël, l\u2019année dernière, que j'ai entendu parler de ce livre.Une amie, rencontrée par hasard, me dit alors : \u2014 Je lis un livre en ce moment qui me fait penser à toi.\u2014 Ah oui ?\u2014 En fait, c\u2019est un univers sauvage qui ressemble à celui de La Bonne Femme.Ca provient d\u2019une source commune, c\u2019est certain.Elle m\u2019a intriguée.C\u2019était le 23 décembre.Je suis allée m'acheter un cadeau de Noël.Et j'ai plongé dans l\u2019univers de Clarissa Pinkola Estés.Elle est psychanalyste et conteuse, «gardienne des vieilles histoires» comme elle l\u2019écrit.Elle vit aux États-Unis.Titulaire d\u2019un doctorat en études multi- culturelles et en psychologie clinique, elle a dirigé le Centre C.G.Jung de Denver.Écrivant en un flot qui rejoint tout à la fois l\u2019intellect, le corps et les émotions, elle parle de la place qui nous revient à toutes et à chacune.Sans exclure les hommes, ce bouquin est d\u2019abord écrit comme une histoire de transmission de \u2018l\u2019instinct et des valeurs féminines.Il y est question du cycle de Vie/Mort/Vie, de résurrection.C\u2019est une brique de près de 500 pages bien tassées, qui raconte des histoires immémoriales transmises par tradition orale.Sur la jaquette du livre, le détail d\u2019un tableau de Pablo Picasso deux femmes qui courent pieds nus, cheveux aux vent, au bord de la mer.En quatrième de couverture, on parle de son auteure comme de quelqu'un qui «à travers les fouilles psycho-archéologiques des ruines de l\u2019inconscient féminin (.) nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures.» Clarissa Pinkola Estés court avec les loups, il n\u2019y a pas de doute.Elle dit à propos des histoires qu\u2019elles sont un remède et qu\u2019elles soignent : «Les histoires mettent en branle la vie intérieure, ce qui est d\u2019une importance particulière lorsque cette vie intérieure est apeurée, coincée, acculée.Elles huilent les rouages, font monter l\u2019adrénaline, nous montrent comment nous en sortir et taillent dans des murs lisses de grandes et belles portes, ouvertures conduisant au pays des rêves, à l\u2019amour et au savoir, au retour de la vraie vie, celle de femme sauvage, de femme qui sait.» Il est difficile pour moi de parler de ce livre de façon rationnelle.Il m\u2019a rejoint dans mes os et mes os n\u2019ont pas de mots.Je l\u2019ai reçu comme un cadeau maternel.Certaines histoires m'ont littéralement secouée.L'histoire de Barbe-Bleue par exemple.D\u2019imaginer Barbe-Bleue sous les traits d\u2019un prédateur qui peut tout aussi bien être un ami, un parent ou soi-même, fait voir le conte sous un tout autre angle.Que ce Barbe-Bleue qui nous empoisonne la vie et nous distrait de la tâche créatrice soit porté à notre conscience, qu\u2019il soit visible à nos yeux, pour qu\u2019ensuite, le reconnaissant, nous soyons à même d'agir et de réagir.Que nous puissions identifier le prédateur et prendre la place qui nous revient, celle où nous devons nous trouver : l\u2019atelier pour le peintre, la table de travail pour l\u2019écrivain, la salle de répétition pour l'interprète.Ne pas nous laisser distraire de ce que nous avons à faire prioritairement.Retrouver l\u2019état sauvage.Ressusciter les parties mortes ou engourdies que nous avons laissé choir en nous-mêmes.Réveiller ces parties créatrices et les laisser vivre.«Artistes de toutes disciplines, théâtre, musique, poésie et autres, cessez de parler, enfermez-vous et pratiquez votre art.Ce qui bouge ne peut en général geler.Alors, bougez!» Il y avait longtemps que je n'avais pas barbouillé un livre.J'ai griffé mon livre comme une louve.Je ne pouvais pas faire autrement.J'en ai fait un objet personnel, soulignant un passage, notant dans la marge un mot, une réflexion.J\u2019ai trouvé dans ce livre une nourriture qui me faisait cruellement défaut et, en le lisant, je me suis sentie liée à toutes les femmes de la terre.Tout comme lorsque j'ai accouché, j'ai pu ressentir le passage de la vie et de la mort à travers moi.C\u2019est quelque chose de difficilement communicable en mots, mais elle, elle les a trouvés : des mots de chair, des mots-histoires.«Une histoire, ce n'est pas seulement une histoire.En son sens le plus intime, le plus adéquat, c\u2019est la vie de quelqu'un.» Au printemps dernier, lorsque jai rencontré Giacomo Scalisi du Teatro delle Briciole d'Italie et qu\u2019il ma dit que sa compagnie s'était inspirée de ce livre pour créer deux spectacles, un à partir de l\u2019histoire de La Femme Squelette et l\u2019autre, La Poupée dans la poche, inspiré de Vassilissa, je mai pas été étonnée.Je comprends qu'on s'inspire de l\u2019œuvre de Pinkola Estés.L'œuvre et la femme sont bien inspirées et inspirantes.Dans Vassilissa, il est question de transmission de l\u2019intuition féminine, d\u2019une génération à l\u2019autre, et de la prise de conscience que les choses ne sont pas ce qu\u2019elles semblent être.Il y a plusieurs tâches initiatiques à accomplir qui ont pour but «d\u2019enseigner une partie des méthodes de la Vieille Mere Sauvage (.) qui, dans cette histoire, se nomme Baba Yaga.» Clarissa Pinkola Estés dit que «une mère ne peut faire à sa fille de don plus précieux que celui de savoir écouter son intuition», afin de «faire la différence entre penser et sentir».Elle parle de intuition comme étant la voix de l\u2019âme et elle recourt à cette superbe métaphore «l'intuition nous rend semblables à la nuit constellée d\u2019étoiles.» Oui, elles sont bien inspirantes ses histoires.Comme créatrice, Clarissa Pinkola Estés m\u2019a fait un bien énorme.Elle m'a étonnée, interpellée, nourrie, tout comme Alice Miller l\u2019a fait il y a quelques années, alors que jécrivais Pierrette Pan, ministre de l'Enfance et des Produits dérivés.Il y a de belles rencontres comme ça.Des gens.Des livres.Des films.Des pièces de théâtre.J'ai hâte de rencontrer La Poupée dans la poche du Teatro delle Briciole \u2014 qui sera présentée à la Maison Théâtre au mois de mai \u2014 avec mon petit garçon.Peut-être me dira- t-il en sortant de la salle : «Maman, j'ai connu un spectacle.» Je laisse le mot de la fin à Clarissa Pinkola Estés : «C\u2019est le fait de jouer et non le fait .- J > « de bien se tenir qui est le cœur, l\u2019artère 21 Qui est principale de la vie créatrice.Le besoin de jouer est un instinct.Sans jeu, il n'existe pas de vie créatrice.Pas de vie créatrice si l\u2019on est sage, si l\u2019on se tient tranquille.» g q Jasmine Dubé, auteure Femmes qui courent avec les loups Histoires et mythes de l'archétype de la Femme sauvage Clarissa Pinkola Estés, Éditions Grasset, 1996, 488 p. Une salle idéale et des conditions optimales En consultant notre brochure de saison, vous avez sans doute remarqué que le nombre de spectateurs admis par représentation diffère pour chacun des spectacles présentés.En effet, bien que notre nouvelle salle de 411 places rencontre les plus hauts standards en matière de confort, de visibilité et d\u2019acoustique, les compagnies de théâtre jeune public limitent volontairement le nombre de spectateurs admis en fonction du type de spectacle et du groupe d\u2019âge ciblé, ceci dans le but de favoriser un rapport privilégié entre le spectateur et les œuvres présentées.C\u2019est pourquoi, le cas échéant, nous installons des housses sur un certain nombre de fauteuils afin de délimiter l\u2019assistance et de créer le rapport d\u2019intimité souhaité.Ainsi, lorsqu'il vous semblera que la plupart des fauteuils rouges sont occupés, c\u2019est que le spectacle est présenté devant l\u2019auditoire maximum auquel il est destiné.En d\u2019autres mots, c\u2019est complet ! L\u2019équipe de la Maison Théâtre / Saison 1998-1999 Personnel régulier Nicole Doucet, directrice générale Stéphanie Roy, directrice administrative Suzanne Leclerc, directrice des services scolaires Danièle Henrichon, adjointe à la direction des services scolaires Martine Grenier, directrice des communications Éric Fauque, directeur technique Michel Devost, gérant de salle Jean-Jacques Ringuette, secrétaire de direction Personnel d\u2019 appoint et saisonnier Annie-Claude Martin, responsable de la billetterie Marie-Eve Fortin, guichetière Marie-Hélène Ichtertz, adjointe aux communications Sylvain Hétu, responsable des ateliers éducatifs et des animations Roger Jacob, technicien de salle Fondation de la Maison Théâtre Stéphanie Rose, responsable de la campagne de financement Jasmine Dubé, Sylvain er °°.\u20ac.Le courrier de Juliette Vous vous rappelez peut-être avoir lu dans les journaux, l\u2019hiver dernier, que la Maison Théâtre lançait un appel à tous les enfants qui désiraient nous raconter par écrit comment ils vivaient la fæmmeuse tempête de pluie verglaçante du mois de janvier 1998.Tenez-vous bien : nous avons reçu pas moins de 984 témoignages à ce sujet ! Parmi cette fabuleuse récolte épistolaire, j'ai pigé, au hasard, deux textes que je vous livre ici.Les arbres tombent lourdement L'électricité arrête subitement Pour ne pas hurler, il faut du cran ! Juste comme on écoutait Les Trois Mousquetaires Lélectricité nous quitta d\u2019un ton amer Direction : Grand-Maman Trop tard, l'électricité part au vent ! Ensuite, chez mon ami Guillaume Encore pire ! Là, on rit jaune ! Fuyons le triangle de glace pour aller à Montréal Chez ma tante, ça va mal ! Chez mon autre tante, sur la rue Fabre, Au moins là, on pourfend la panne à coup de sabre ! On y reste encore On y restera jusqu'à ce que la tempête soit mise à mort ! Fiou ! Jules Gosselin-Beaudet, 11 ans Me levant un matin J'eus beaucoup de chagrin Mon arbre préféré avait mauvaise mine Tout penché, tout courbé il me chagrine Le verglas s'est abattu d'une manière «hurluberlue» Dans le noir vif où l'on est craintif La glace qui tombe fait un bruit sourd Sous l'ombre des arbres cassés on n'ose passer de peur de se faire assommer Tout est fichu les érable, les bouleaux les ormes de tante Margot Nous, nous sommes dans le triangle de glace Saint-Valentin ne tient plus en place Geneviève Gignac, 11 ans Le 4ANTSHE ES re Dessin : Juliette Casgrain, 4 ans Nous avons aussi reçu une belle lettre de l\u2019école primaire Victor-Rousselot, dont voici un extrait : Le mardi 16 juin, les enfants de la maternelle de l\u2019école primaire Victor- Rousselot ont eu le privilège et la chance de présenter leur théâtre d'ombre dans votre magnifique salle.Aller au théâtre non pas comme spectateur mais comme acteur, quand on a 5 ans, quelle expérience formidable ! Cette matinée fut remplie d'émotions.Nos petits «bouts de chou» ont connu le trac, les trous de mémoire, les ennuis techniques, mais ils ont surtout connu la magie du théâtre et la joie d'être applaudis par leurs parents, leur professeur et leurs amis.Pour nous écrire, adressez votre courrier ainsi : loin La Maison Théâtre A/S Le Monde est un théâtre 245, rue Ontario Est {hé TE a, 7 Montréal (Québec) H2X 3Y6 Vous pouvez aussi nous rejoindre par télécopieur au (514) 288-5724 ou à notre adresse électronique maison.theatre@videotron.ca Culinar inc.Groupe Lactel Groupe Lavo inc.Groupe SNC-Lavalin inc.Imasco ltée Campagne de financement Les Enfants d\u2019abord Nous remercions nos donateurs corporatifs de leur appui et de leur générosité : Groupe Transcontinental G.T.C.Itée Le Groupe CGI inc.Lévesque, Beaubien, Geoffrion inc.Marchands en alimentation Agora Power Corporation du Canada PricewaterhouseCoopers Télébec ltée La touche IMAGIK - (514) 842-0882 "]
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