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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Supplément de la Faculté de philosophie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1966-02-08, Collections de BAnQ.

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[" Supplément de la Faculté de Philosophie Pourquoi Philosophie et société?Le semaine que les étudiants de la Faculté de philosophie ont mise sur pieds à pour thème: \u201cPhilosophie et société\u201d.Ses activités se veulent philesophi- ques ef pouront son program- .me nous indique que ses conférenciers ont acquis, pour la plupart, une formation scientifique.il ne faudrait pourtant pas considérer cette invitation que nous avons faite aux penseurs des sciences sociales comme une démission de la philosophie en leur faveur mais plutôt comme une recherche du sens que pourrait porter le discours philosophique sur la société.Et nous croyons prudent, avant d'entreprendre cette recherche, de nous enquérir, Ouprès d'elles, de ce qu'elles ont à dire sur la société et surtout, comment elles le disent.C'est dire que nous ne croyons pos devoir limiter la tâche de la philosophie à une méta-scien- ces sociales, au caractère épistémologique que plusieurs théoriciens de ces disciplines semblent vouloir privilégier.La phi- lesophie © droit de regard sur lo société.Ce droit, c'est elle-même qui se le donne.Son approche se doit donc d'être originale, personnelle, irremplaçable.Se démarche ne se confond pes avec celles des sciences socio- les, elle s'en distingue.Per quoi ?C'est là tout le problème, à notre ovis.Les sciences sociales, bonnes amies, se partagent entre elles les différentes facettes que revit le société et tracent, assez cloi- .tement les conteurs qui les séparent.Le philosophie, lon- Qu'elle inteivient, trouble elers \u201cQui leur permettrait d'expliquer, de prévoir, d'agir et de maîtriser ces phénomènes, postulemt la nécessité, le déterminisme, l'universel à l'oeuvre dons le dimension sociale.Le comporte- \u20ac les considérations abstraites éclipsent l'individu concret, les cas singuliers, l'homme libre.Alors le rôle de la philosophie ne serait-il pas de redonner à l'homme sa liberté, d'effectuer un retour au sujet ?Une réflexion de type existentialiste serait une reconquête de l'expérience quotidienne de lo so- tialité en l'homme.Ou encore, une thématisation de style phénoménologique qui, por un retrait dans la conscience trans- cendentale fonderait l'intersub- jectivité où indiquerait comment la conscience organise, structure le monde social ou culturel.La grande différence entre la philosophie et les sciences sociales résiderait alors dans une recherche, chez celle-là, des fondements.Les sciences sociales ac- copteraient d\u2019'embléie la réalité sociale sous fous ses aspecis tondis que le philosophe mettrait cette réalité entre parenthèses et poserait la question des conditions de possibilité.Mais que vient faire le problème du fondement dans un Québec en expansion ?Quand un philosophe se penche sur la société pour en retrouver les principes premiers, sa philosophie ne peut être qu'apatride.Ces caractères accidentels qui la feraient dire québécoise ne l'intéressent pas, il passe lo main au sociologue.Malgré tout, ce thème \u2018\u201cPhilosophie et société\u201d me semble être le reflet de la nostalgie qu'éprouve le philosophe au Québec devant son inhabilité à participer de façon active et professionnelle à l'essor de son pays.Lo philosophie québécoise, à l'exception d'une pensée bôtarde, mal digérée, personnelle par infirmité et véhiculée por le conal de l'Eglise, n'existe pas.C'est un fait.Et nous nous demandons, si une philosophie qui se voudrait telle ne se nierait justement pas en tant que philosophie.Je crois que pour certains d'entre nous, qui avons organisé cette semaine, le problème de l'impact philosophie-société s'est déplacé, reformulé dans le sens de ce que pourrait être une philosophie du visage de notre identité nationale, en mettant en doute la possibilité d'une telle création.Le philosophe pen- se-t-il l'homme de son temps, est-il le psychanalyste d'une idéologie collective aliénonte ?Est-il québécois parce qu'ii thématise, met à jour une pensée latente qui nous est propre ou l'est-il encore, parce que sa pensée peut orienter, marquer le caractère de notre civiliso- tion ?Voilé autant de questions angoissantes auxquelles nous devons répondre.Jean-Pierre TREMPE È Mardi, le 8 février participants.20h, 30: l'U.de M.d Mercredi, Je Ÿ février société\u2019 : ciété\u201d\u201d.Sgh:: 30: a h:30: v3 id KN politique de la: Faculté ides: Sciences socia \u201cles\u2019de l'U::de M.° J Titre: \u201cPrimauté du politigue\u2019 dans lo 3 société\u201d \u2018 Endroits.Grénd = M 15 h.00: Cocktail (sur invitations).16 h.00: Ouverture de la Semaine et inscription .des Endroit: Grand\u2018 Salon, Centre 2222, av.Maplewood.Conférence publique de M.Marcel Rioux, professeur titulaire ou département de sociologie de lo Faculté des Sciences sociales de Titre: \u2018Le sociologue et la société\u2019.Endroit: Grand auditorium de l\u2018U.de M.-12-h.30: Débat-midi au Grand Salon du Centre Social, 2222 av.Maplewood.Participants: M.Paul Chamberland (rédacteur à Parti-Pris) et M.Jean-Paul Desbiens (le Frère Untel).Titre: \u201cEngagement de l'intellectuel dans la 14h; :30:«Débat en.comités.\u2018Thème: Réflexion; :philosophique sur des, pro- Blémes concrets de \u201cIa\u201d sôciété : québécoise: Statut de lo femme\u201d, \u201cSatur, du Québec\u201d et.\u2018\u2019Engagement dui; \u2018philozophe dons la; so: Endroit: à: déterminer.Séance plénière.Conférence publique.de M.Jean Meynaud; \"professeur titulaire\u2018 au\u2019 \u2018département de ser ian de TU: | Programme des activités de la semaine de philosophie { Invitation à tous.Jeudi, le 10 février 4 h.30: Débat en comités suivi d'une séance plénière (cf.mercredi p.m.) 20%h.30: Débat public sur le rôle du philosophe dans la cité.Participants: M.Bertrand Rioux, professeur agrégé à la Faculté de Philosophie de I'U.de M., et M.Cloude Lagadec, professeur de philosophie chargé d\u2018enseignement senior à lo Faculté des arts.Endroit: Grand auditorium de I'U, de M.Vendredi, x VV février : Débat en comités suivi d'une séance plénière (cf.mercredi p.m.) 20-h.30: sité Laval.Titre: \u2018\u2019Importonce de la: dimension écono- § mique dons la société\u201d.Endroit: Grand auditorium de l'U.de M.Semedi, le 12 février 13*h- -00: Départ par autobus pour l'ile Ste-Hélène.N 15% h: 30: Activités récréotives: spectacle par les \u2018\u2019Ba- i chots\u201d\u2019.17#h:=00: Vin d'honneur'offert par la Ville de Montréal.5 Endroit: Restaurant Hélène - \u2018de Champlain; 9 lle Ste-Hélène.18%h::00; Bariquet de -clôture suivi :d'u une ~conférence.a Eñdroit: Restaurant Hélène \u201cde Champlain: y lle.Ste-Hélène.Conférencier: 9 98830; at:21.Conférence publique de M.Paul Bouchard, © directeur du Centre hispanique de l'Univer- ÿ Bernard\" Slasse, technique \u2018a\u2019 la; CSN.Sujet: \"Société et \u2018valeurs industrieties\".78 *h:+30:.Représentation: Fdd iris } \u201c Michelangelo; Anfonioni, i.; À \u2018Il :Desorto: Résso (Le désert;: rouge) .Endoit: \u2018Grand\u2019 \u2018olidiForium de TU; \u201cde .cohsailler.; PAGE 2 SUPPLEMENT PHILOSOPHIE Tu n'iras jomois plus haut que le zénith où tes yeux tiennent le soleil, jamais plus avant que jusqu\u2018où portent tes bras.(chinoiserie proverbiale) Que les philosophes du Québec, si pholosophe I! y a, ne passent guère la rampe, c'est un fait acquis que l'on décide de ne plus taire.À part de faire pénétrer dans un domaine pour le moins problématique, l'inté- rét qu'un chacun peut porter à la philosophie dans le contexte oa elle se présente à nous le force à reconnaître que la si- luation actucliement faite à cette discipline est typique d'une mentalité primaire.S'il y a une culture qui a bien connu l'époque d'une philosophic indigne de ce nom, c'est la nôtre, Indigne parce qu'absente de révélation qui prouverait son existence, de manifestation qui en assurerail la prise en char- ue.Là plus qu'ailleurs, semble- t-il, l'existence est déréliction et, selon toute apparence, nous ne jouissons pas d'une philosophie affranchie et telle qu'elle puisse susciter l'attention d'une agora.La philosophie connaît si peu de circulation dans nos murs qu'elle se montre pour plusieurs comme la suprême relique des temps où l'espace sidéral n'était pas encore tin objet primordial de recherche et de conquête: on la prend pour un problème ré sulu, elle ne fait plus question.Et, dès lors, sa seule chance de s'établir au grand jour, c'est que des mains de phitosophes la façonnent publiquement.« - 9 Nous avons, pendant longtemps, tellement parlé de \u2018\u2019survivance\u201d que les choses qui devraient nous tenir le plus à coeur ont encore beaucoup de disficulté à se faire voir parfaitement vivantes: ct la philosophic en est.il n'y a qu'une raison valable pour justifier le fait que nous nayons pas de philosophic québécoise, c'est que nous ne la faisons pas.Et c'est là ce qui préoceupe autant les \u201cphilosophes\u201d de notre milieu que les tenants des multiples sciences qui vont bon train à l\u2019intérieur des mêmes cadres où la philosophie semble se refuser à elle-même.Si la pholosophic nous ost difficile d'accès, c'est que nous n'avons jamais, ou presque, relevé les manches pour aménager l'espace d'habitation nécessaire, quitte à nous en remettre à des activités qui créaient une diversion au scin même de ce qui devait être atteint, Ce que nous avons manqué dc faire nous manque au- jourd'hui du plus qu'il peut.Notre philosophic n'a ni pied ni té.te, en foi de quoi elle ne peut tenir ni sur l'un ni sur l'autre, et notre prochain mouvement ne peut rien avoir d'un \u2018\u2018renversement copernicien\u201d ou d'un revirement marxiste, Notre philosophie ne peut faire ni bonne ni mauvaise contenance el c'est à peine si j'ose la dire dans ses \u201cblanches langes\u201d pour l'ocil sagace d'un contemporain: clle semble n'être nulle part, à vrai dire.Et pourtant nos avons une Faculté de philosophie à l'Université depuis 1921: plus de quarante ans de formation ont donné les résultats que nous connaissons tous, nos \u201cphilosophes\u201d sont, à coup sûr, d'illustres méconnus.De nos jours, nous nous reconnaissons un milieu: n'est-il pas tel que des philosophes de chair et d'os puissent s'y adonner ?Et unc philosophie peut-elle prendre corps si clle ne s\u2019épan- mis au monde, nous allons la laisser mourir, c\u2019est la seule chance de solutionner notre \u201ccomplexe d'Oedipe philosophique\u201d; au moment même, chacun doit réclamer chaussure à son pied: et s\u2019il n'y a que des avortons pour réclamer leur dû, c\u2019est qu'on ne leur a pas permis de se développer normalement.Nous aurons des philosophes quand ils commenceront à parler en philosophes: ici l'âge de raison ne s'attend plus, il se prend au même titre qu\u2019une liberté, Et un philosophe véritable ne parlera jamais qu'en temps et lieu: si nous affirmons à l'unanimité que le temps en est venu, nous changeons de ton quand nous somines rendus à parler des endroits propices.Maintenant, tout ce qui s'écrit fait ocuvre de place publique.Nous n\u2018avons pas de philosophic a la mesure du grand pays qui nous abrite parce qu'on n'a pas jugé utile de lui procurer les moyens de se faire entendre.Pour écourter la description, au- manque de tradition forte: loin de brusquer les choses, la philosophic se fait rare et le philosophe, laissé à lui-même, semble incapable de fomenter une action qui fasse boule de neige.Toute entreprise tourne en rond, notre philosophie coupe court à sa naissance pénible; c'est toujours à refaire parce qu\u2019il n\u2019y a pas eu de commencement, et tant que le départ ne sera pas donné, le philosophe se limitera à rencontrer les échéances qui font de lui l'être dévoyé que recouvre le terme même de \u201cphilosophe\u201d lorsqu'une bouche québécoise le prononce en tenant compte du sens véritable qu'il reçoit chez lui.Inutile d'épiloguer.Il n'a pas encore pignon sur rue, le philosophe qui soit tout feu tout flamme, consacré à sa propre réalité, cherchant à se faire être pour de bon.Et pourtant, allons-nous dire que notre présence dans le monde est gratuite, qu'elle va de soi, qu'elle ne procure aucune prise à la recherche du style philosophi- Nous sommes coupables et responsables de ce qu'il adviendra de nous dans une juste mesure: ne pas répondre d'une philosophic qui soit la nôtre \u2014 qui n\u2018ait plus besoin de traverser l'Atlantique ou quelqu'autre frontière \u2014 équivaudra toujours à demeurer fondamentalement perdus d'avance pour les primaires que nous sommes.S°il nous faut prendre les bouchées doubles, uiguisons notre appétit: le pain est sur la planche, sans contredit.Le retard que nous accusons cst à la portée de la moindre pensée étrangé- re, et c'est avec une grande intransigeance que nous devrons compter, d'autant plus qu'il nots faut vivre continuclicment avec les sollicitations diverses qui fusent de toutes parts et nous acheminent vers des décisions où notre sort est l'enjeu: nous n'avons rien à refuser, de prime abord, mais il importe d'accepter que c'est à nous qu'il revient de nous donner le plus pour écrire notre philosophie; l'aide qui peut nous venir de l'exté- Réclame sur nos exigences philosophiques che pas dans un contexte qui la réçoive pour elle-même et ini permette d'accepter une forme qui l'identifiera dorénavant aux yeux de tous ceux qui désireront passer par elle ?Passer par celle, encore, c'est presque passer par les armes.Nous disons qu'elle n'existe pas: or, c'est pire que cela, à mon sens.Elle est là mais elle se tient coite.Elle y est juste assez pour se nier clleméme en négligeant de s'affirmer en propre.Elle vous accapare si vous risquez le pas dans son portique ct vous lic à son sort tout en vous en remettant au vôtre, à ce qu'il paraît, pieds et poings liés tout aussi bien, Dans l'état lamentable où clle se trouve, à lui réserver un ac- cucil froidement sidéré, peut- être risquons-nous qu'elle en éclate; une certaine époque doit fermer ses portes ct n'est-ce pas ce qu'il y a de plus désirable pour nous-mêmes qui nous voulons philosophes ?Cette marâtre qui nous a intellectuellement le philosophe à la manie (souvent) de passer plus de temps à définir son rôle (le philosophe dans la Cité.) qu'é ne - l'exercer effectivement.Malgré que nous n'y soyons pas tout à fait parvenus, nous avons essayé dans les pages qui suivent d'échapper à cette .tentation et d'apporter sur le Québec actuel une réflexion sans prétention, selon ce que nous sommes.\u2019 Pourquoi Philosophie et société Plaidoyer pour une revue Vie culturelle au Québec Vie politique ou Québec Pour une nouvelle Histoire du Québec Une philosophie québécoise est-elle possible ?La vie philosophique à l'Université et au Québec tant nos philosophes ont-ils l'opportunité d'être édités à l'étranger, autant devons-nous en tenir compte pour brosser le tableau de notre dévoiement.11 importerait plus que n\u2019importe quoi, par exemple, d'avoir à notre disposition une revue qui consacre la totalité de ses pages aux divers problèmes auxquels se confrontent les hommes de chez nous qui veulent se faire philosophes.Comme le dit Ponge: \u201cFaire et en faisant, se faire\u201d.Je ne veux pas dire par là qu'il faudrait répéter l'entreprise \u2014 heureuse, s'il en est \u2014 de Dialogue, mais telle que cette revue se définit pour nous, elle ne fournit pas une réponse exclusive aux vives demandes qui visent à implanter l'esprit même de la philosophie dans une société qui lui a refusé jusqu'ici tout accès possible \u2014 telle n'est d\u2019ailleurs pas sa prétention, A force de se buter A elle-même, la philosophie a pu se prendre en mains; mais clle ne pourra pas sc nourrir pendant longtemps d'elle-même, ses réserves sont trop restreintes, il lui faut déboucher, trouver des adhdsions qui lui assurent un avenir plus fier.Pour avoir été conquis une certaine fois, pour s'être vu refusé l'aire vitale qui pouvait donner libre cours à une pensée autonome, il nous faut tout reconquérir une fois pour toutes, ct la phifosophic est cs- senticllement liée au sort de notre identité.ee Nous cn venons au crépuseu- le, mais les dieux sont absents; le matin se lève, mais les magiciens n'ont pas bien dormi.Nous demandons probablement à la philosophie ce que, de fait ct de droit, clle exige elle-même de nous, Nous ne voulons pas nous en passer, mais jusqu'ici clle se passe de nous.Notre \"difficulté est toute entière dans notre que ?Si l'assertion est fondée, disons-le plusieurs fois, philoso- sophons sur cette base qui nous saute aux yeux.Sinon, prenons- en notre part, condamnons-nous à penser autre chose, n'importe quoi qui porte, qui porte sur nous et sur lequel nous-mêmes nous puissions porter.J'ai dit: \u201cn'importe quoi\u201d, au risque de sousentendre pour moi ct pour ceux qui le veulent ainsi que notre situation ne se prête guère à n'importe quel charabia, compte tenu qu'IL Y A quelque chose à dire de spécifique, d'intéressant, quelque chose qui demande à être dit et qui ne saurait l'être sans le recours à une parole ouverte à cette attente.Nous n'avons pas seulement \u201cattendu\u201d, pour tout dire, je crois ferme que nous avons hésité et que nous hésitons toujours: faute de comment dire, faute d'incertitude sur le parti à prendre, c'est tout un.L'hésitation qui fait suite à l'attente se prolonge assez pour que l'an- ciennc peur nous regagne: le défi, voilà qui nous démasque et nous donne un visage, n\u2019a pas été relevé, le \u201cphilosophe\u201d d'ici reste lui-même terrassé, bouche bée ct bras pendants.La hâte que nous avons d'être enfin nous-mèmes cest incontestable et nul ne peut se l'arroger s'il n'a vécu l'histoire qui nous a rompus aux choses de la durc existence dont la montée se fait lente vers la conscience, Il nous faut, \u2018à tout prix, mettre un terme à l'impossibilité où nous, sommes de rendre compte de notre histoire dans un langage qui nous relance sans cesse au devant d'une philosophie préalable qu'il s'agirait de mettre à jour: notre hébétude doit faire place à une confiance en soi qui nous mette hors de nous-mêmes au point où nous pourrons nous voir ct mutuellement nous dire qui nous sommes en ce siècle et depuis l'origine.: rieur ne fera jamais figure de mauvaise fréquentation, mais il ne faudra jamais en attendre ce qu'elle ne peut, de toute évidence, nous procurer au point oll nous sommes.+ Et n'en sommes-nous pas rendus à ce besoin ct même à ce désir de penser par nous-mêmes, de regarder ce qui nous regarde, de nous intéresser à ce qui nous intéressera toujours et beaucoup plus que tout ce qui se présente aux êtres localisés que nous voulons être ?Nous le pensons.N'en venons-nous pas, aussi, aux moyens propres à assurer la pleine réalisation des projets qui nous communiquent leur allure même et nous rendent en valeurs ce que nous leur opposons en guise d'obstacles ?Nous le croyons.Richesse accumulée nous rend perplexes, puisqu'il en va de nous-mêmes: mais le jour où nous nous dépenserons pour hâter notre réussite, ce jour, et uniquement ce jour, sera celui de notre vérité.Reste à proférer, et à voix haute, pour que l'univers ait accès à ce diapason, la réalité que nous ne pouvons pas, à proprement parler, circonscrire mais où nous sommes impliqués.- nous.nous donnerons autant à nous tels que nous sommes mêmes que nous nous donnerons à cette tâche ardue, Cet objet d'étude \u2018qui patiente ét.nous attend, celui qu'on a rejeté, oublié, consciemment ou non, volontairement ou non, ce sujet qui exige tant et tant de nous, c'est précisément Te \u201cnous\u201d que nous aurons à .r& connaître un jour ou l'autre
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