Le Quartier latin, 13 janvier 1966, Le cahier des arts et des lettres
[" VoL.0 >.En Kids su fautes ER IRIN ES PPT EEE EE DEEE EE Ne ou ae AE DES ARTS ET DES LETTRES MAURIAC octogénaire le déclin de François Mourice aura été jolonné par ses Mémoires intérieurs, dont le deuxième volume vient de paraître chez Flammarion.L'un et l'autre sont d'une facture impeccable, d'une pureté qui fon! de leur signotaire, oprès Monther- lont, le plus grand styliste de l'heure \u2014 et Mauriac lui-même le reconnait quand, à propos de son collègue académicien, il parle d'une \u2018\u2018écriture joillie, à travers trois siècles, de la profonde nappe classique\u2018.Que Mauriac, dont \u201cles premiers Mémoires intérieurs sont l'histoire d'une prise de conscience à travers les oeuvres préférées\u201d, ne lise plus que por profession, cela s'entend.Mois il ne parcourt certes pas exclusivement ses oeuvres préférées, puisqu'il en condamne un certain nombre.Ainsi de Mourice Barrès qui pourtant le révéla; ainsi de Musset, de Colette, des Goncourt et de Léautaud, \u2018\u2019ce vieux Narcisse obstiné qui, penché sur toute dépouille, y cherchait avidement le reflet de sa propre décomposition\u201d; ainsi du nouveau roman et de lo littérature dont il stigmatise.les \u2018ro- begrillodes\u201d; ainsi \u2018enfin.des poètes potentés qui, sans avoir jamais lu, s'improvisent dans la difficile carrière des lettres où ils se croient transformés en phé- nin.Gide et Guillemin restent les plus violemment pris à parti.Au sujet du premier: \u2018Le génération d'avant celle de Gide gordait un reste de pudeur, écrit par exemple le mémorialiste.On ne, se déshabillait pes encore en publie, on ne se metal.pas roe tout nu devant le monde''.Au sujet de la critique-passion du professeur Guillemin, Mauriac observe par ailleurs qu'elle se fonde sur des correspondances privées, des carnets intimes Qu'un auteur accumule durant sa jeunesse, sans avoir encore atteint à la notoriété et partant sans grande attention.\u2018Voici donc le danger d'après la mort, conclut Mouriac: nous risquons d'être livrés à des Guillemin: nous, notre vie \u2014 et non pas notre vie telle que nous la connaissons, ce qui en émerge à la surface de notre mémoire, mois cette part immense, inconnue de nous-mêmes, et que l'oubli recouvre\u201d.Il faudra attendre le second volume de son autobiographie pour que l'analyste s'aperçoive du biais où il s'est engagé: loin d'embrasser la vie d'un seul regard, depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse, il n'a considéré que l'entre-deux.\u2018\u2019Dans l'entre- deux, explique-t-il, il y eut une vie d'homme pareille à toutes les vies d'homme, tissée d'ambitions et de désirs.Le fleuve du paradis de l'enfance avait disparu sous terre, et il ae rejailli dans le désert de tes der: niers jours\u2019.L'époque médiane fut, donc celle des différents combats: en- gogements littéraires dont nous avons précédemment donné quelques exemples, croisades pour lo conversion d'un André \"Gide et d'un Marlin du Gord et surtout, parce que \u2018cette pauvre période littéraire est une très gronde époque politique\u201d, o subséquemment pour de Goul- le.Ces polémiques, une partie de l'année, retinrent Mauriac à Paris, loin de la campagne où s'écoula sa jeunesse et loin de Malagar où l\u2018octogénaire s'est désormais retiré.La vie publique d'un homme Qu'on imagine si tronquille fut moins édifiante qu'on ne le croit d'ordinaire et c'est peut- être lo raison pour laquelle Mauriac, dons ses Mémoires, se réfugie de bonne heure dans les souvenirs d'enfance ou les réflexions du vieillard chrétien.Il évoque néanmoins son passage au Boeuf sur le Toit où se réunirent, au cours des années 20, les surréalistes et les jeunes écrivoins de la capitale: Cocteau, Aragon, Le Rochelle, Breton.\u2018Très peu d'alcool suffirait à me mettre hors de moi\u2019, admet humblement l'auteur du Baiser ou lépreux qui, jusqu'au milieu du plaisir, cédoit pourtant aux scrupules enracinés en lui depuis son jeune ôge: \u2018Je retiens seulement, écrit-il, que de cette bacchanale montait une vapeur funeste et qu'il n'est pas étonnant que demeuré chrétien, mê- \u2018quand je cédais à lo folie commune, j'aie éprouvé aussi l'angoisse \u2018de l'homme \u201caverti qui soit que lo peste est à.bord et \"quel est le vrai nom du maître d'équipage\".Mais \u201cil me faut vivre à Paris por une loiinéluctable\u2019\u2019, annonce Maurioc, ot non par inclination naturelle.La ville, \u2018\u2019empoisonnée de pétrole, encombrée d'autos sons garage\u2018, devient comme le symbole.d'une ère nouvelle que l'auteur des Mémoires condamne.L'outo envahit.mime.lo cam- pega.Se multiplication : can- céreuse a rongé les bordures d'arbres.Les vieux ormes sont partis les premiers.On abat maintenant les platanes, et les chemins de France, dont chacun avait son aspect familier et ir- remplacable, se confondront bientôt en une piste uniforme\u2019.Fuyant la ville pour Saint- Symphorien ou Langon, Mauriac y est harcelé par le bruit, incapable de s'y adonner à lo méditation comme autrefois.\u2018I! n\u2019y a plus de silence.nulle part\u2018 | dans ce numéro: pour un vieux de la vieille qui n'a connu dans son enfance ni radio, ni téléphone, ni cinémo, ni même électricité.\u2018\u2018Voilà que j'en ai assez, tout à coup, s'indigne l'homme de lettres.Le moteur règne sur la terre et dans le ciel.La chimie empoisonne les oiseaux, dont certaines espèces disparaissent.Le rossignol, l'entendrai-je chanter cetie année, lui qui m'empêchait de dormir autrefois?\" (Suite en page 3) Wagner par rosM ; Ficsiles.\u201caréatiues Page 6 L'ame;de'Tchekov Page's cL * \u2014 13 JANVIER 1966 LE QUARTIER LATIN Hommage à Claude Champagne Ce soir, 3 10 heures, le réseau français de télévision vendra hommage à l'éminent compositeur Claude Champagne, décédé le 21 décembre dernier, en présentant l'Heure du Concert qui lui fut consacrée, il y a exactement deux ans.On y entendra les oeuvres suivantes: Suite canadienne, Symphonie gaspé- sienne et Altitude.Supplément de création A la fin du mois de mars, tout probablement, Le Cahier publiera un supplément de quatre pages (ou plus) consacré à la création littéraire.L'expérience de l'an dernier avait été couronnée de succès et nous espérons cette année recevoir des textes d'aussi bonne qualité.L\u2019annonce officielle de ce supplément se fera sous peu, en attendant que les derniers détails techniques soient résolus.Tous les étudiants du campus seront alors invités à soumettre poèmes et prose.Thériault et l'immoralité Vous lisez La Patrie ?C'est amusant quelquefois.En page deux, 1 a toujours un texte rigolo de Carl Dubuc et aussi les pertinentes remarques de Léopoldine.Ah! Léo- poldine, nous aimerions bien souvent avoir vos sources d'information ! Mais comme il arrive bien souvent dans le métier, Léo- poldine, pour une fois, s'est trompée.C'est ce que du moins nous a dit M.Alain Stanké des Editions de I'Hom- , Léopoldine avait dit qu'un manuscrit d'Yves Thériault avait été refusé par M.Lespé- rance, directeur de la maison susdite, parce que la moralité était offensée.Pauvre Thériault: être accusé d'un crime si abominable, et pis, être accusé faussement ! Léo- poldine en rougit sûrement dans son coeur de femme ! De toute façon, les Editions de l'Nomme doivent publier au prochain Salon du Livre un roman de Thériault.Sers- t-il immoral ?Léopoidine nous le dira.Peut-être.Mgr Savard au TNM En fin.de saison, le Théâtre du Nouveau Monde \u201cprésentera La Dalle-des-Morts, la dernière pièce de Félix-Antoi- ne Savard.Dans une entrevue qu'il accordait il y a quelque temps à un jeune et brillant journaliste de la métropole, Mer Savard souhaitait que sa pièce soit jouée dans les collèges classiques.Le TNM sera-t-il à la hauteur ?L'Age de Pierre (ou \u201cde pierre\u201d) de Jacques Langui- rand, qui devait être présenté cette saison, ne le sera qu'au début de 1967.\u201cJEANNE ET LES JUGES\" La Nouvelle Compagnie Théâtrale annonce son deuxième spectacle de la saison: Jeanne et les Juges de Thierry Mauilnier, avec Michèle Rossignol, Henri Norbert, Georges Carrère, Jean-Pierre Masson, Gilles Marsolais, Nathalie Naubert, Françoise Gratton et Jean Doyon.Mise en scéne de Georges Grouix.Du 10 janvier au 5 février.Le Grand Théâtre de Québec Le projet du Grand Théâtre de Québec qui s'érigera sur le quadrilatère délimité par le boulevard Saint-Cyrille, la rue Maisonneuve, l'avenue Turn- bull et la rue Claire-Fontaine, sera réalisé par le Gouvernement du Québec avec l'aide du Gouvernement fédéral et une contribution de chacune des autres provinces du Canada, en vertu de la loi concernant la commémoration du centenaire de la Confédération.Le créateur de cette conception primée lors d'un concours ouvert aux membres de l'Institut royal d'architecture du Canada est l'architecte urbaniste Victor Prus, de Montréal.L'édifice réunit deux salles de théâtre et la musique tout comme le Conservatoire de musique de la province de Québec, La grande salle sera le centre de manifestations d'envergure, théâtrales, musicales et autres.D'une capacité variant entre 1,600 et 1,800 sièges, elle s'adaptera aux différents spectacles qui s'y dérouleront tout en présentant une ambiance propice à la présentation de chacun \u2018eux.Le petit théâtre, de 400 sièges environ, est situé au dessous de la grande salle.Il a été conçu comme salle polyvalente pouvant s'adapter rapidement à différentes formes de théâtre intime, conventionnel ou expérimental et à d'autres formes de spectacles tels que musique de chambre, petit opéra, -confé- rences, etc: \u201cIsabelle\u201d Au Théâtre de la Place Vil- Je-Marie, la nouvelle année débutera le 11 janvier avec Isabelle, une pièce \u201cinédite\u201d de Pierre Dagenais.Distribution: Yves Létourneau, Jacques Godin et Jean-Pierre Compain.Pendant cing ans, on n'avait guère entendu parler de Pierre Dagenais: il se serait enfermé chez lui pour écrire et étudier.ll a fait un retour sur la scène littéraire à la fin d'octobre en publiant ie premier numéro de ses Coups de Gueule (dont nous parlerons plus en détail la semaine prochaine).Pierre Dagenais est aussi l\u2019auteur d\u2019un téléthéâtre inti- tuté 17: \"elle et qui fut présenté à !5 isiévision le 12 novembre 1961.Wl ne s'agirait pas tout à fait de la même chose.Angélique et le XVIIe s.Les cinémas Canadien et Plaza présentent encore cette semaine Merveilleuse Angélique, faisant suite à Angélique marquise des Anges.La série, soyez patients, est en quatre épisodes.Pour les fervents du XVIIe siècle, il y a parfois d'heureuses reconstitutions et des rappels intéressants sur la société littéraire et artistique de cette époque.Une excellente détente, Sur l'humanisme et l'éducation Professeur à la Faculté de Lettres de l'Université Laval, M.Maurice Lebel compte à son crédit une quinzaine d'ouvrages auxquels sont venus s'ajouter récemment une traduction et des essais.Intitulée Un plaidoyer pour la poésie, sa traduction de An apology for poetry de Sir Philip Sidney est précédée d\u2019une longue introduction et complétée par de nombreuses notes.M.Lebel publie par la même occasion des Essais sur l'éducation et l'humanisme, un pesant volume de 480 pages où sont consignés des articles sur le rapport Parent, le rôle de l'université au XXe siècle, l'enseignement de l'an- Blais, le parier français, l\u2019avenir des humanités, etc.On peut se procurer ces deux ouvrages en écrivant à la Faculté de Lettres de l\u2019Université Laval, Québec 10.Rétrospective Chaque année, la littérature canadienne-française at- teintäde nouveaux .sommets.Ho La saison 1965-66 ne fait pas exception et le Cahier, le 27 janvier prochain, compte en donner une rétrospective.On y lira notamment des articles sur Hubert Aquin, Adrien Thério, Roger Fournier, Claire Martin, Jean Simard, Claude Jasmin, Roland Giguére, André Laurendeau, Jean-Jules Richard, Claude Mathieu, André Vachon, Jean Basile, Monique Bosco, Raymond Barbeau et quelgues autres.De lus, le Cahier publiera des inédits que quelques-uns de ces auteurs nous ont déjà fait parvenir.On comprend que cette rétrospective suscite un intérêt considérable dans les différents milieux littéraires de la métropole.Billets \u201cpour étudiants\u201d Vous connaissez le refrain: \u201cbillets pour étudiants: $1.\" Quelques fois, il s'agit de bons billets.Pas toujours.Et voici que deux \u201corganismes\u201d nous communiquent qu'ils accordent des réductions importantes sur les prix des billets à l'intention des étudiants.D'une part, pour chacun de ses spectacles, Canadian Concerts and Artists (CCA), offre des billets a un dollar.Et il ne s'agit pas ici de bons billets, mais d'excellents billets.Pour un dollar, vous pouvez assister aux spectacles des meilleures places.D'autre part, le Théâtre de l'Egrégore nous informe qu'il met à la disposition des étudiants de l'Université, sur présentation de leur carte de l'AGEUM (elle servira au moins une fois), des billets au prix de un dollar pour les spectacles des mardis et mercredis soirs.Ces réductions sont valables depuis le 5 janvier.Qu'on se le tienne pour dit et qu'on en profite.Le théâtre sur \u201cLa Barre du jour\u201d La revue littéraire \u201cLa Barre du jour\u201d consacre les numéros 3, 4 et 5 (réunis en une seule édition) à une étude du théâtre québécois.En plus d'une fantaisie en un acte de Jacques Languirand, Diogène, et d'une pièce en un acte d'André Berthiaume, À ceux qui viendront, on retrouve des témoignages de plusieurs écrivains et hommes de théâtre du Québec, dont Claude Jasmin, Jacques Ferron, Roger Huard, Jean-Guy Sabou- fin ot Guy Dufresne.Signalons aussi la très intéressante chronologie des pièces de théâtre québécoises jouées à la Société Radio- Canada, de 1950 à nos jours.Pour tous ceux que le problème du théâtre intéresse.Léo Ferré à la Grande Salle si la qualité des musique qu'il compose; on connaît, de plus, la réputation qu'il s'es acquise par les nombreux dis ques qu'il a mis sur le mar ché, et c'est cet individu qui viendra à la Place des Arts dès ce soir et pour quatre soi rées.La critique française es lui un des plus authentique: poètes actuels.Déjà au moins deux volu mes lui sont entièrement con sacrés: l\u2019un dans la collectio \u201cPoètes d'aujourd'hui\u201d, pa Charles Etienne et l'autre, pu blié dans \u201cLes Albums de | Chanson\u201d, par les Editions d l'Heure; l'auteur en est Gil bert Sigaux.Il s'agit surtou ici d'un reportage photogra phique trés intéressant.répertoire et c\u2019est avec vin nouvelles chansons qu'il nou arrive.Voilà donc ce nouvea Léo Ferré qu'il nous sera don né d'entendre dès ce soir.A la Butte: les Cailloux Les Cailloux ont maintena sur le marché trois microsil ions.Et ils comptent bien e accoucher un tous les ne mois d'ici 1967.Après, il se Quelques spectacles par 3 née, ne faisant que des ch ses essentielles, disent-il de les *» laudir une fois d plus le janvier, à Val D vid.Deux spectacles: 9.00 11.00 heures.Un office du cinéma du Québec?C'est le 25 janvier, au Ce tre sociai, qu'aura lieu la pr mière d'un film réalisé pa le ministère de l'Education d Québec.Le titre du film: Misanthrope\u201d.Il semble qué ce soit un film qu\u2019on distri buera dans les Régionales l'intention des étudiants.pérons que la qualité techni que ne.fera.pas défaut à U texte de hauteïqualité. MAURIAC octogénaire Tandis qu'agonise le Dieu Pan, son adorateur, porfois, n'est pas loin de radoter, À Quelques pages d'intervalle, il raconte la même aventuie en des termes presque identiques: désespéré d'être le dernier en classe, il avait frotté son bulletin jusqu'à ce que disparaisse la mauvaise note.Pire encore: il croit que l'homme est au centre de la nature et de l'univers.\u2018J'entends bien qu'on me traite de vieux fou qui ne sait plus dans quel univers il vit\u201d, dit Mauriac, mois \u2018c\u2019est le cosmos aveugle, sourd, sans pensée, qui me semble de peu de poids auprès d'un seul cerveau humain\u2018.Cet anthropocentrisme est puéril en ce qu'il est provoqué, chez un vieillard de 80 ans, par un retour à l'enfant qu'il fut jadis et à l'éducation qu'il reçut alors.\u2018Le vieil homme que l'enfant de 1896 est LES C e Claude Gauthier, Gamma monorale GM 101, arrangements musicaux: Marc O'Farrell.Claude Gauthier n'a pas changé du tout au tout son style.On retrouve sur ce disque d'agréables chansons pas méchantes du tout, \u201cParlez- moi de vous\u2019 et \u201cJe t'aime\u201d, par exemple.Ce sont des ballades plaisantes qui ne disent rien de plus que l'attendrissement d\u2019un poète très modéré devant les charmes de l'amour.Par contre, Claude Gauthier innove un peu en nous présentant des chansons plus ou moins \u201cjazzées\u201d.\u201cNotre jeunesse en auto sport\u201d, \u2018La fumée des matins\u201d témoignent chez lui d'un plus grand soin apporté à la création musicale.Il faudrait qu'il poursuive ces expériences.D'autres chansons, dans la veine de celles de Béart, \u201cMa DISQUES ) vieille Mimi\u201d et surtout \u201cMa muse\u201d sont composées de jeux de mots simples et plaisants.Donc, chez Claude Gau- thier, pas de révolution.tt continue son style, semble s'y plaire et ne promet rien de bien neuf pour bientôt.S'il travaillait les paroles de ses chansons avec d'autres compositeurs sans doute aurait-il des créations plus fortes et ce changement pourrait lui per- AR BENOIT professeur oux H.E.C.Président de la Commission de l'enseignement de l'Union géographique internationale.Nouveauté Images d'Asie BROUILLET PRESENTATION DE M.ROBERT GARRY de l'Université de Montréal Récit d'un voyage de 4 mois effectué por l'auteur, comme envoyé de l'UNESCO en Asie.A travers ces poges, ogrémentées de vivantes anecdotes, M.Brouillatte nous fair partoger la vie des pays d'Asie of éco 4 ot ù évoque leurs p \u2018L'ouvrage de M.Brouillette est plus qu'un récit de voyage, c'est le témoignage vivant d'un esprit curleux et éclairé, de quelqu'un qui à su voir et observer.(M.Robert Garry).Co 38 photos en couleurs $5.50 :| Editions - CPP Chez votre libraire et à : .:La Centrale du Livre inc.: 1260 event, Foilien, Mentréal 10, Tél.273-1761.(suite de la première page) devenu\u201d affirme en délirant que le Christ est crucifié non plus uniquement à Jérusalem, ni sur la terre, mais sur le monde entier \u2014 et que c'est le monde entier, par voie de conséquence, Qui participe de la rédemption.Débordante d'amour, \u201clo religion apprise sur les genoux de ma mère\" est pour le vieillard Mauriac un retour à l'enfance.\u2018J'ai substitué à la providence visible qu'était! ma mère une mettre de renouveler son genre.Un disque bien fait que nous attendions plus nouveau.© Raymond Lévesque à ia Butte à Mathieu, Gamma mo- norale GM 102; à l'accordéon: Freddy Balta; à la contrebasse: Roland Desjardins; arrangements: Freddy Balta.Pour tous les amateurs de satires sociales, de chansons séparatistes, de moqueries anti-anglaises, voilà un disque qui plaira sûrement.Raymond Lévesque ne mâche pas ses mots.On connaît évidemment son style.Son métier de chan- scnnier lui permet toutes les libertés.Ainsi n'entendra-t-on jamais chanson plus cruelle cour la trop célèbre Chariot- te Witton.Ce \u201cVisage\u201d que Lévesque présente n'a heureusement pas la prétention d'être harmonieux.Des chansons comme \u201cLe fond du fleuve\u201d, \u201cQuébec mon pays\" et \u201cReggie Chartrand\u201d présentent avec une amplification outrée les torts de cette ronfédération qu\u2019il semble ne pas trop apprécier.Bref, de tout ce disque se dégage une atmosphère d'exaspération, mais d'une exaspération tournée en ridicule.C'est ce qui fait sa force.Un disque que trouveront modéré les enragés du ratisme et blasphématoire, les -\u201cstatuquoistes\u201d.© © Pauline Julien chante Reymend ue, Gamma menersie GM 109; direction musicale et arrangements: François Cousineau.:Ce dernier disque de,;la.grande Pauline est entidre-.que de providence invisible d'où elle- \u201cmême avait tiré la force de dominer ses angoisses\u2019.Et voilà donc pour lo genèse d'une croyance: \u2018O enfance pleine de Dieul\u201d, ¢'écrie I'académicien ravi, Pour cela même, nous croyons savoir que le dieu de François Mauriac s'éloigne autant du jansénisme, abordé par l'intermédiaire de Racine et de Pascal, Qu'il se rapproche du quiétisme ment consacré à un auteur compositeur qui mérite bien cette attention.Les chansons de Raymond Lévesque exposent une certaine critique sociale: \u201cBlouson noir\u201d et \u201cLe suicidé\u201d avec des rythmes très modernes dénoncent les tares de notre société.Ce genre convient particulièrement bien à Pauline Julien qui a si bien ridiculisé jadis les \u201cagents de police\u201d.\u201cDouces fées\", \u201cDans la té- te des hommes\u201d et \u201cLes lettres de mon moulin\u201d continuent les tendres chansons de Raymond Lévesque.Comme \u201cSon coeur\u201d, elles évoquent la nostalgie de l'enfance, un monde où tout est rêve et douceur.Pauline Julien les rend avec âme et très grande sensibilité.Une des chansons du disque est particulièrement intéressante; il s'agit de \u201cLes trous de la ceinture\u201d.Cette chanson surprend surtout par le rythme, rythme dont nous ne croyions pas Pautine Ju- Hen particulièrement enragée.Or sur ce disque, les rythmes contemporains sont très fréquents.Faut-il voir là l'influence de son accompagnateur, Francois Cousineau, qui fait de plus de l'excellent travail ?Une nouvelle Pauline Julien qu'il faut connaître.© Clémence.sans , Gamma menerale GM 104; enregistrement réalisé à la Butte à Mathieu; direction musicale ot arrangements: Pierre F.Brault.ce disque.est le:ré Le.principale sca acthrist: sicle.de Fénelon, de cette doctrine \u2018du pur amour où chacun, dans la chair, ne doit aimer que Dieu seul.\u2018\u2019Tout amour, écrit Mauziac, et même le pur amour fénelonien, n'est pas concevable sans ce coeur de chair qui bat depuis tant d'années\u2019.Mais la religion sensible au coeur entretient l'horreur: du sexe.Déjà, en 1962, Mauriac s'était couvert de ridicule en dénonçant, ni plus ni moins, \u2018cette chiennerie de sexe où la tendresse de l'enfant ressemble à une petite fille insultée\u201d.À présent il ment quand il affirme qu'\u2018\u2019aimer les corps, cé n'est pos aimer les êtres\u201d.Ce mensonge arrive tout droit d'une nostalgie de l'enfance asexuée qui priait avec ferveur \u2018un Dieu inexorable pour ce qui touchait aux choses de la chair\u2018, En définitive el! malgré ses travers, Mauriac reste un grand écrivain qui n'a plus d'avenir.Il le sait, que le sommet n'est pas loin mais qu'il est dépassé.\u2018\u2019Que peut raconter un vieil homme à qui il n'arrive à la lettre plus rien?\" André BERTRAND lisme.Un réalisme qui ne pardonne rien à la naïveté des gens qui cherchent des évasions à la vie de tous les jours.\u201cLes jeudis du groupe\u201d sont de ce style.Un autre » \u2014 9961 ¥IANVI EL NILVYT 33113VvND N centre d'intérêt des bonnes femmes en quête de concours est admirablement démystifié par 1a chanson \u201cLe - chon chanceux\u201d.En fait, tout sur ce disque est ridiculisé.Rien n\u2019échappe à Clémence Desrochers qui par un monologue: \u201cDeux femmes\u201d, montre les tentatives déjà condamnées de :celles qui refusent de sortir de Chez elles.\u201c D'autres chansons se mo- .uent de types bien particuliers comme \"Gigi la lanterne\u201d et \u201cLa touriste girl\"(ou \u201cLa tout risque girl\u201d).Ce disque n'a.d'autre prétention\u2019 que celle de faire rire et ii réussit.II donne à tout le moins le goût de voir Clé oe ag CE ; SB Tre \u2014 13 JANVIER 1966 * LE QUARTIER LATIN ( LE THEATRE) \u201cMère Courage\u201d au Au Théâtre du Nouveau Monde, Mère Courage de Bertolt Brecht, dans une mise en scène de Joha Hirsch, evec Denise Pelletier, Albert Millaire, Dyne Mousso, Jean Richard, Jacques Gali- peou, Marjolaine Hébert et Jean Gos- con.Depuis le début de la saison, le Théâtre du Nouveau Monde présente des spectacles qui Vorientent de plus en plus vers le grand répertoire.Lorenzaccio nous o révélé les dessous d'une société qui se détruisait de l'intérieur, société qui avait d'étranges ressemblances avec celle qui nous entoure.Avec Mère Courage de Bertolt Brecht, la guerre, l'incroyable guerre de Trente Ans, la sainte guerre justifioble parce que re- ligeuse, est dénoncée avec toute la force qu'on reconnait à cet auteur.Lo destruction lente, progressive et sûre de tout l'univers de Mère Courage s'accompagne d'une critique acerbe de la religion, de l'armée et de l'amour.Passant successivement de la Suède à la Pologne et de là, à l'Allemagne, s'échelonnant sur une période de douze ans, lo pièce de Brecht, en plus évidemment de s'attaquer violemment à la guerre, nous décrit une femme aux prises avec toutes les angoisses d'une mère, qui veut protéger son bien, en tirer profit si possible, et garder auprès d'elle ses deux fils et sa fille.Elle n'aime pas la guerre mais elle en vit! Suivant l'armée dans ses compognes, elle crée autour d'elle un milieu familier où les soldats aiment bien prendre un verre de schnaps.Elle est le symbole d'une patrie ambulante, d'une patrie qui n'a pos de frontière.So première préoccupation est avant tout humaine et c'est ce qui la rend univer selle.Pour elle, lo religion n'a plus de sens; elle change de bannière quand elle se sent menacée, quand son commerce risque de ne plus la faire vivre.Elle éprouve, de plus, un attachement profond pour ses enfants.Catherine, le seul de ses enfants qui demeure avec elle jusqu'à la fin, fille muette qui sent en elle les premiers appels de lo sensualité, est interprétée par Dyne Mousso.Ce n'est qu'avec beaucoup de sensibilité qu'elle © réussi à rendre son personnage aussi attachant, aussi troublant.Son impossibilité de communiquer se transpose au niveau de l'amour.Elle se sacrifie toujours pour les autres.Et, à la fin, dans cette scène qui vaudrait à elle seule une étude approfondie, c'est elle qui, une fois de plus, sauvera les Suédois de l'attaque des catholiques.Elle qui est muette s'accomplit totalement en communiquant avec les autres par le moyen des sons de son tambour.Les cris qu'elle n'a pas pu la- cher sortent enfin.Le rythme y est angoissant, tout comme l'in- terprétafion qu'en a donné Dyne Mousso.Elle n'a pas insisté sur la pantomime mois o préféré rendre son personnage par une sensibilité absolue.Un des fils de la Mère Courage es! Eilif, rôle tenu par Albert Millaire.Ce fils est d'une intelligence rustre.C'est lui qui est le brave, qui sauve l'armée et lui procure des victoires.|| est ambitieux et c'est cela qui le perdra.Le jeu d'Albert Mil- laire est plus ou moins composé de naïveté; ses actes de bravoure dépendent assez rore- ment de son jugement.Le hasard fait bien les choses pour lui jusqu'à ce qu'il succombe à sa volonté de destruction.Le rôle est rendu avec conviction et maîtrise; on sent chez le comédien une très grande expérience surtout au moment de la chanson où celle-ci est un peu camouflée par le jeu scénique.Petit Suisse est le second fils de la Mère Courage et Jean Richard en est l'interprète.Sans grands moments théâtraux, il rend son personnage très otta- chant, surtout par la crainte perpétuelle qui l'assaille.Dans le rôle de l'aumônier, Jacques Galipeau rend une image vraie du peu de convictions de certains précheurs.Avec beaucoup de souplesse, il donne l'impression très sûre d'un personnage qui ne se tient pas, Qui se nie lui-même.|| est, à proprement parler, ridicule, sans dynamisme interne.Jacques Ga- lipeou en donne une interpréto- tion exacte, sons aucune faiblesse.Yvette, la femme de vie, est incarnée de façon sympathique.Mais Marjolaine Hébert n'a pos su la rendre assez coptivante.Denise Pelletier, dans Mère Courage, c'est cette grande comédienne qui réussit à s'oublier pour pénétrer à fond ce personnage épuisont qui tient la scène avec maîtrise, puissance et parfois aussi cynisme.Si Denise Pelletier rend si bien ce personnage, si elle o la conviction Mère Courage (Denise Pelletier) et Catherine (Dyne Mousso), dans une grande scène de désolation.intime et forte qu'il lui fout, si elle s'arrache les mots qu'elle dit avec tant de puissance, c'est qu'elle est une comédienne qui refuse de se donner un genre, un style, une attitude, Elle a la persuasion de Brecht, celle qu\u2019il fau! pour s'abandonner aux forces mystérieuses de l'homme tout en gardant assez de lucidité pour que l'autre, à son tour, tombe dans les pièges qu'elle tend.Elle est sublime.Mère Courage est amoureuse du cuisinier, \u2018\u2019Pierrot la pipe\u2018, rôle tenu par Jean Gascon.On le voit avec plaisir, fort qu'il est de son immense expérience.Pour le reste de la distribution, peu de faiblesses il faut remarquer un Yvon Dufour très sûr de lui, et un présentateur convaincant.John Hirsch assurait lo mise en scène.|| n'est pas nécessaire d'insister sur ses qualités.l| o dépouillé la scène de tout effet artificiel pour n\u2019en garder que l'essentiel, celui d'un mouvement de lente désintégration autour d'une seule permanence, la roulotte.Elle crée le lien entre les scènes et toute l'action trouve une justification ultime en elle.Au Stella : \u201cOn gréve.de rire\u201d Le spectacle des fêtes du Rideau Vert est toujours l'occasion d'une rétrospective humoristique de l'année qui s'achève.Cette année, avec des textes de Gina Bausson, André Montmorency et Jacques Lorain, et dans une mise en scène d'Yvette Brind'Amour, les comédiens ont réussi à provoquer un rire quesi-continuel chez les spectateurs.Quelques numéros furent per- ticulièrement drôles, entre autres la magnifique imitation du célèbre professeur \u2018'Entre-Guille- met\u2018.André Montmorency y fut sublime et so personnalisation de ce professeur avant tout homme de théâtre révèle une observation précise et un don profond de l'imitation chez ce comédien, A part André Montmorency, il faut souligner le jeu parfois très étincelant de Françoise Le- mieux, le drôle Roland Bédard, la souplesse de Jacques Lorain.Germaine Giroux y est toujours oussi captivante.Bref, une expérience qu'il faudra renouveller l\u2019année prochaine et qui est, en soi, un dérivatif utile pour des comédiens que nous n'avrions pas l'occasion de voir en d'autres circonstances.J.B.Il a su aussi faire ressortir I'absurdité de la guerre et le désarroi de ceux qui la vivent.Le décor est réaliste à souhait, composé de multiples unités qui constituent un tout bien intégré.La roulotte et la maison du paysan (aussi le presbytère) sont les éléments les plus élo- borés et ils permettent de constater le soin qu'Eoin Sprott y o apporté.De même pour les costumes de Robert.Doyle.Un spectacle fascinant qu'il faut voir.Jean BELANGER Sl ISH: AR: [FIN] L'ONCLE VANIA pièce de Tchokoy AVEC : Paul Dupuis Andrée Lochapelle Francois Rozet Antoinette Giroux Hélène toiselle Jean-Louis Paris Morthe Thierry Léo llial TT TE CU boo Dorchester L'âme de Tchekov A l'Egrégore.jutqu'eu 2) janvier, Oncte Vania de Tchekov.Mise en scène de Lionel Villeneuve.Avec Andrée Lachapelle, Hélène Loiselle, Marthe Thierry Antoinette Girour, Léo lial, Paul Dupuis, François Rozet et Jean- Louis Paris.On ne peut pas jouer Tchekov en faisant abstraction de l'ôme même de Tchekov, de la sensibilité, de la tendresse, de lo tristesse sous-jacentes ou drame et aux caractères.On ne peut prétendre jouer Tchekov sons sentir profondément cette ame.A l'Egrégore, la famitle de l'Oncle Vania l\u2019a trop peu sentie, à l'exception d'Hélène Loiselle dont fa présence évoquait un univers que quittaient trop facilement les autres.Si le malaise est di surtout au jeu pitoyable de Paul Du- puis, il faut aussi parler du met- leur en scène, Lionel Villeneuve, qui n'a pas su lui demander de se départir de ses \u2018\u2018petites habitudes\u2019 pour entrer dans son personnage.Dupuis joue, hélas, comme il vit; il se cale dans un fauteuil, bredouville ses mots, se tient la tête, déambule comme il le fait dans la vie, et non comme il devrait le faire sur scène.I ne sait pas marcher sur scène, ni se tenir debout un moment, ni donner un sens à une tirade.C'est ainsi qu'il fait échouer complètement l'acte trois, la décision de vente, alors que cet acte aurait pu obtenir un effet important.La présence de Paul Dupuis dans cette pièce est une erreur de distribution difficilement pardonnable.A partir de cette lacune, on peut passablement excuser le jeu des autres personnages qui ont de lo difficulté à prendre pied.Héléna est un personnage dont le type se recoupe avec celui de la Mouette.André Lachapelle incarne une très belle Héléna, mais n'est pas assez longuissante, pas assez \u2018\u2018ondine\".On la connaît mieux par ce que les autres disent d'elle que par ce qu'elle rend.Cela se 1es- sent surtout dans ses dialogues avec Vania et avec le docteur Astrov.Léo lial \u2014 ce docteur Astrov \u2014 est un très bon personnage.1! est peut-être un pes trop gai pour le désabusé qu'il est, mais entendons cette gaieté comme une feinte pour masquer une angoisse qu'il exprime trop peu.llial joue avec beaucoup de facilité et de souplesse, mais son personnage n'est peut-être pas assez russe, pas assez tché- kovnien.le professeur Serebriakov, (François Rozet), est une bonne coricature, juste assez précieuse, juste assez casse-pieds pour tenir place au centre des préoccupations de la maison.Sonia ou Sophia est la fille du professeur.Elle est la fille laide qui aime le docteur Astrov.Mais celui-ci, tout attiré par la beauté d'Héléna, ne saurait faire cas de Sonia.Celle-ci, dans ses gestes, dans ses fous rires, dans ses pleurs, ses retenues, so fa- con de marcher el de ramasser ses jupes est un vrai personnage de Tchekoyv, un personnage des Trois Soeurs.Tous les dialogues où Hélène Loiselle \u2014 Sonia \u2014 apparaît en sont transfigurés; elle entraîne son interlocuteur avec elle, le poussant à se dépasser, à entrer de plein pied dans la tendresse de l'âme de Tchekov.La scène de réconciliation avec Héléna, les moments avec le docteur autour de la table, et surtout les derniers mots de la pièce avec Vania son: les Léo Ilial et André Lachapelle.plus vrais et les plus beaux tableaux de la représentation, parce qu'ils reconstituent ces moments privilégiés de l'univers de Tchekov.Si Lionel Villeneuve n'a pos su bien choisir et bien mener son Oncle Vania, au moins a-t- il réussi à créer ces moments dont nous venons de parler et aussi le dernier acte du départ, évoquant les départs de La Cerisaie et de La Mouette.La production de L'Oncle Vania n'est pas assez homogène, l'ensemble manque de qualité, manque souvent d'âme.Le premier décor, le jardin, sa balançoire, son banc, ses arbres, réussit à créer une atmosphère spécifique.Mais les intérieurs qui suivent continuent mal ce premier pas.|ls ne créent pas un espace favorable, ils semblent trop minces, trop uniquement fonctionnels, sans détails pouvant donner à voir, donner à sentir.Le désenchantement tient donc à la distribution boîteuse et oux décors de carton qui ne réussissent qu'à rendre terne un texte très riche et très évocateur.Un demi-succés à l'Egrégore à qui l'on reconnaît pourtan! une place de choix dons le théâtre au Québec.Marie-Claire LANCTOT e La Florentine drôle et sympathique Au Théâtre de Quat'sous, La Florentine, comédie de Jean Cenolle.Mise en scéne de Poul Buissonneau: avec Louise Latroverse, Guy Godin, Pierre Boucher, Denise Proulr , Roland Gane- met, Yvan Canuel et Luc Durand.S'il n'y avait que lo très sympathique salle du Théâtre de Quat'sous à visiter, l'aventure vaudrait le coup.L'atmosphère qu'on y trouve donne le goût de voir du théâtre; tou! est con- Su pour gagner le spectateur.Et cette troupe à réussi.Lo beauté et la simplicité de lo salle se retrouvent dons le premier spectacle de cette saison: La Florentine, comédie de Jean Canolle.L'intrigue de cette pièce est assez simple.Le docteur Ni- cio est impuissant et il voudrait absolument donner un enfant à sa femme Lucrezio, lo Florentine.Après qu'il eût assoyé de multiples médecines, survient un galant de Paris, Gallimaco, qui tombe amoureux de sa femme.Avec l'aide d'amis, il réussit à s\u2019introduire dans cette famille de bourgeois de Florence, & se faire posser pour médecin, à charmer Lucrezio \u2018et à devenir son amont sons que Nicia s'en rende compte.l'intrigue permet de multiples incidents comiques et Jean .Co- nolle ne monque | pas de\u2019 lei! foire ressortir.Le personnage central de cette comédie est Galii- maco dont le rôle est tenu par Guy Godin.C'est lui qui devrait mener l'action mais il y est plutôt précipité par sa fougue amoureuse.Son désir d'amour l'aveugle porfois et il doit se soumettre au destin qui lvi a foit rencontrer cette beauté qu'est Lucrezia.Guy Godin donne à son personnage la force qu\u2019il faut.Il n'en fait pas un jeune premier niais et insipide mois un amant tourmenté por le désir de possession totale.Ligurio, un de ses amis florentins qui lui sert d'intermédiaire avec le docteur, est joué par lue Durand.Comme toujours, Luc Durand rend son personnage ovec maîtrise et oplomb.Il se plie oux exigences de son rôle avec facilité et donne une image fout à fait réaliste de celui qui doit sans cesse modérer les désirs de Gallimaco et provoquer l'assentiment du docteur Nicie.Jouant sur deux plons, il donne l'impression d'un comédien qui ne dépasse jamais ses possibilités mais qui les utilise toujours avec assurance.Encore une fois, Pierre Boucher joue merveilleusement, et si Lucrézia, La Florentine ou la magnifique Louise Latra- verse.7 la pièce es\u2019 si didi; c\u2019est.dû, pour une bonne part, ô le que- lité de son interprétation.Toutes en soutillements of en-suf- 3° .\u201cA prises, ses attitudes évoquent celles d'un personnage moliéresque.À lui seul, Pierre Boucher est fout un spectacle.Sa femme, Lucrezia a la noi- veté des jeunes filles soumises à la morale.L'interprétation de Louise Latraverse est agréable parce qu'elle ne glisse ni dans le mélodrame ni dans le tragique.Elle est profondément féminine et foutes ses qualités n'en sont que plus belles.Denise Prouix tient le rôle de so mère.Elle crée bien son personnage, sans exagérer, elle non plus, se contentant de le rendre le plus réaliste possible.Quant à Roland Gonomet, il nous révèle un Siro plein de charmes et de souplesse.D'un noturel déconcertant, il passe insensiblement du plus cru de lo réalité aux plus fantaisistes rêves.Roland Ganamet à trouvé le ton juste qui convenoit à ce personnage tiré de la come- die dell'arte.Yvan Canvel dans Fra Timoteo joue avec toutes les nuances qui conviennent à \u2018son rôle de confesseur plus gourmand que moral.Poul Buissonneou .a soit To\u2019 mise en scène de ce spectacle.C'est une mise en scéne toute en mouvement, élaborée sur deux plans, (ce qu'on retrouve rarement au théâtre), ceux de la verticale et de l'horizontale.Beaucoup de mouvements de scènes se produisent en montant ou en descendant et cela a pour effet de créer un équilibre avec ceux sur le sol, qui sont presque tous circulaires.Paul Buisson- neau a réussi à utiliser tout l\u2019espace dont il pouvait disposer.Ainsi l'espace est toujours occupé par quelque centre d'intérêt et l\u2019action s'en trouve d'autant plus soutenue.Ce metteur en scène a le génie du détail.Le décor de Hugo Wuethrich est magnifique de simplicité et permet aisément la mise en scène qu'on y o élaborée; if s'intègre avec harmonie à lo solle elle-même.Cette simplicité se retrouve également avec les costumes d'Anne Pritchord qui: situent.lo pièce dans une époque oi; ans un lieu bien précis.Tne \u201ctelie comédie, rendue avec fant d'ossuronce permettra sans doute ou Théâtre de Quar\u2019- sous d'occuper lo place qui; lui oon see \u2014 9961 VIIANVI El + NILVT YJLLIVYNO 21 revient \u2018de droit dons\u2019 notre mi.: \u2018 lieu. \u2014 13 JANVIER 1966 * LE QUARTIER LATIN ( LA TELEVISION) toutes les ficelles du genre Dimanche soir dernier, dans le cadre de son Théâtre d'une heure, Radio-Canada présentait L'homme au parapluie, pièce policière de Dinner et Morum.Jean-Louis Roux, qui semble se spécialiser dans ce genre de production, en avait fait l'adaptation.La mise en scène était d'Aimé Forget.Eduina, la femme de Gregory Blake, est morte empoisonnée à l'arsenic.Qui a tué ?Est-ce le mari (Gérard Poirier) qui hérite de la moitié de la fortune de son épouse; il n'est qu'un petit professeur de province qui gagne péniblement sa vie.Est-ce Lisa (Dyne Mousso), la dame de compagnie, qui hérite de l'autre moitié ?Est-ce les deux car ils ont projeté longtemps avant la mort de Mme Blake de partir ensemble vers l'Italie ?Ou encore ne serait-ce pas la vieille femme de chambre, Ellen (Marthe Thiery) à qui le testament assure une rente confortable ?C'est l'homme au parapluie (Guy Hoffmann), inspecteur de police un peu bizarre, qui trouve la clé de l'énigme: Mme Blake s'est empoisonnée elle-même parce que Lisa et son mari lui rendaient la vie impossible.Elle se vengeait d'eux par ce suicide déguisé en meurtre.La vieille était sa complice.Margré un scénario qui semble intéressant, du moins ( LE CINEMA ) Différents facteurs, allant de la manie à l\u2018intoxication, attireront les montréalais dans les salles de cinéma cette saison.Cependant on peut dès à présent offirmer que le renouveau des programmes n'est pos le moindre de ces facteuss.À l'of- fiche: The Agony and the Ecstasy ( Alouette ) d'après le roman d'lrving Stone, est réalisé por Carol Reed.Les principaux rôles sont tenus par Charlton Heston et Rex Harrison dont la notoriété se passe de tout commentaire.Il existe sur le compte de lo grosse production américaine un préjugé qui prétend que cette JULIETTE DES ESPRITS forme de cinéma, exploitation purement commerciale, n'offre rien de ce à quoi l'amateur d'art est en droit de s'attendre.L'on put s'en rendre compte par certaines critiques détractatrices de pontifes montréalais.Il va de soi que l'a priori d'un jugement fausse la part d'objectivité dont le critique doit se munir.Ce que l'aveugle n'a pu voir, c'est la page d'Histoire, le siècle artistique, le génie de l'homme maiîtri- sant la matière pour la façonner à l'image de ce qu'il a en lui de plus beau, de plus cher, que révèle The Agony.C'est pour une grande part une recherche de l\u2019homme derrière les chefs- pour les amateurs du genre, la pièce demeure assez terne.On y retrouve toutes les ficelles du drame policier le plus banal.On ne cherche pas à les cacher.On les exploite ouvertement.C'est là le défaut.D'abord un titre un peu mystérieux: L'homme au parapluie.Un personnage énigmatique: cet inspecteur qui n'enquête pas comme les autres policiers, qui ne veut jamais se débarrasser de son parapluie, lequel d'ailleurs n\u2019a rien à voir avec l'intrigue.Puisque l'action se déroule en Angleterre \u2014 dont la brume et la grisaille ajoutent à l'élément mystère de la pièce \u2014 il est normal que cet inspecteur agisse comme son immortel devancier Sherlock Holmes, dont il avait la pipe.Guy Hoff- mann a bien rendu le rôle.Ses gestes mystérieux, son ton ironique, tantôt interrogateur, ses regards à la dérobée, sa démarche fureteuse, tout cela aidait à créer l\u2019atmosphère traditionnelle qui entoure un tel personnage.Autre ficelle: monter l'un contre l'autre l'amant et sa maîtresse.Jusqu'à les faire s'accuser mutuellement.Et détruire aussi l'amour qui les unissait.La scène du verre de porto est plus que classique.Cependant, il faut mettre au crédit des acteurs le peu de vie qui s'est dégagée de ces scènes.Dyne Mousso et Gérard Poirier ont réussi à étoffer des personnages dont la psychologie était on ne peut plus courte.Enfin, la ficelle des ficelles: une corde cette fois puisqu\u2019elle s\u2019enroule autour du cou de la coupable.Celle-ci à un moment donné, vers la fin de préférence, est poussée par l'inspecteur à s'énerver, à parler très vite jusqu'à ce que la vérité lui échappe.Là encore, Marthe Thiéry, avec sa noblesse naturelle, a su donner un peu de grandeur au personnage assez terne de la-vieille- femme - de-chambre-toujours- attachée-à-sa-maîtresse.La mise en scène aussi demeurait conventionnelle.On n'a pas fait d\u2019extravagance; ce n\u2019était pas le temps non plus.On a été fidèle à la tradition du genre.Et il le fallait.En somme, une présentation et une interprétation \u2014 l'interprétation surtout \u2014 au- dessus de la valeur de la pièce.L'idée de présenter des drames policiers est excellente en soi.On rejoint les goûts d'une foule de gens, on les délasse par une pièce facile à comprendre, on les forme au théâtre.On peut obtenir le même effet par le vaudeville.On doit en passer le plus souvent possible.lonesco doit être l'exception ct non la règle.La télévision doit d'abord éduquer et délasser avant \u201cd'intellectualiser\u201d a outrance.Par son pouvoir de production, elle s'adresse à la masse avant les initiés.Cependant, là comme ailleurs, un choix s'impose.L\u2019homme au parapluie n'est pas un chef-d'oeuvre policier.C'est un chef-d'oeuvre de \u201cficelles\u201d.Robert Thomas a fait beaucoup mieux avec Piège pour un homme seul.Michel Monette.quelques films .d'oeuvre qui le défient.C'est un hommage oux artistes de tous les temps, de partout.Cet épisode de la vie de Michel-Ange Buonarroti, c'est l'art dans ce qu'il à de plus pur qu'il évoque.Au-delà de nos croyances personnelles, il faut également voir la ferveur de ce peintre sculpteur pour son Eglise et son Dieu, sa scrupuleuse sincérité, son opiniâtre labeur.Sous forme documentaire, les vingt premières minutes du film révèlent les principales sculptures du Maître de Florence: un spectacle sublime et à bon compte.Juliette des Esprits (Place Ville-Marie), réalisé por Fellini, avec dons le rôle principal Giu- lietta Masina.Bien que primée par la critique new-yorkaise, cette ceuvre de Fellini ne pourra plaire à tous.Elle plaira à ceux qui pourront s\u2019y retrouver, à ceux qui y découvriront des indices de leur dégénérescence.Ce \u2018conte de fée pour adultes\u201d ne possède du genre que l'onirisme symbolique sans la touche magique de la poésie.le genre n'est pas poétique en soi, il l\u2019est por la forme que son créateur lui imprime: or elle est absente.Un érotisme malodif, un grotesque déchirant, une angoisse superficielle, des personnages monstrueux, des croulants crou- lés, un adultère vicieux.et voilà l'univers à travers lequel l'on végète et que les longueurs ne sont pas prêtes d'alléger.En définitive, une oeuvre superficielle dans laquelle l'incongru et l'effet gratuits décoivent.Thunderball (Palace), le dernier James Bond de Terence Young d'après le roman d'lan Fleming.le \u2018vrai conte de fée pour adultes\u2018, le voilà, celui qui défoule, qui dégage.Ce que l'on n'y découvre pas souvent c'est le reflet des aspirations, des mythes de notre civilisation au- tomotique.Modernisme, où la technique mène le bal, où le gadget\" prime toute la ruse.Erotisme flanqué de violence dont lo femme est un malheureux jouet, la femme-objet que le play-boy range parmi ses accessoires.Un film agréable comme en témoigne l'assistance nombreuse.The Hill (Avenue), réalisé par Sidney Lumet, révèle un Seon Connery dégagé de sa servitude d'agent secret, et endossant celle d'un prisonnier de camp de redressement de l'armée.The Hill dénonce l'autorite- risme absurde de l'armée, le despotisme des individus qui ont Re la charge d'un groupe d'hommes.On ne peut que se révolter avec Connery des abus dont ces prisonniers sont les victimes.Il faut mentionner le suspense perpétuel qui fait de ce film l'un des plus captivants présentement à l'affiche.MALHEUREUSE or- mée instituée pour la protection des droits de l'homme et qui annihile en lui son droit le plus fondamental, la liberté, la disponibilité de son être selon son propre choix! Henri FRICKX.mme TOUS LES SOIRS 8h 30 précises \u2014 relâche le lundi Pierre Dagenais- Avec: YVES LETOURNEAU JACQUES GODIN JEAN-PIERRE MPA LE THEATRE DE LA *] NRE Guichet ouvert de 12 h à 8h ( L\u2019OSM JOUE MOZART ET WAGNER LA MUSIQUE ) A LA HAUTEUR DU GENIE Orchestre symphonique de Montréal, Grande Salle de Place des Arts, jeudi 5 janvier (966, Programme: Symphonie No 35 (\"Haffner*) de Mozart; Die Walkure de Wagner (premier acte), avec Ingrid Bioner (Sieglinde).Jon Vickers (Siegmund) et Rochord Cross (Hunding).Chef d'orchestre: Zubin Mehta, Comment définir l'impression si particulière qui s'est dégogée du dernier concert de l'Orchestre symphonique de Montréal?Est-ce, comme un critique le soulignait, la rencontre de deux compositeurs géniaux, mais si différents, qui à tant bouleversé lo salle?Peut-être.Mozart e?Wagner témoignent, par leur musique, de l'impossibilité de définir l'art par ses moyens.Qu'y a-t-il de différent, ou strict point de vue de l'art, entre une fresque aux occultes pouvoirs chimiques et un tableau du XXe siècle, où s'intègrent brutalement tissus et copeaux de bois, sinon le résultat.On oubliera volontiers, quoiqu'en puisse penser Robert Roussil, les combats terrifiants qu'a dû affronter l\u2019artiste dans la construction de son oeuvre, pour ne garder que le résultat de ses compromettantes recherches.De Mozart, l'OSM interpréto lo Symphonie No 35 (\u2018\u2018Hoff- ner\u2019).Oeuvre ralativement con- Aprés les grandes excitations de 67, bien entendu.lyrique de Mozart.l'orchestre wagnérien est proportionnel au souffle de la Tétralogie: le plateau, pourtant si vaste, de la Grande Salle fut complètement envahi par plus cestueux de Siegmund et de Sie- glinde (Acte 1), à la mort de Siegmund permise par Wotan mais défendue par la valkyrie Brünnhilde (Acte Il), enfin à la fuite dans ia forêt de Sieglinde enceinte de Siegfried et à lo disgrâce de Brünnhilde (Acte ny.Un des deux petits-fils de Wagner à imaginé ce décor du premier acte de Die Walkäre pour la production du théâtre de Bayreuth.Un arbre au milieu d\u2019une maison, dans lequel Wotan a enfoncé l'épéc Nouung.nue du grand public, cette piè forme, avec lo Symphonie \u2018Jupiter et la 4)e, un tryptique mozartien de haute valeur.le maître de Salzbourg ne se \u2018\u2019résume\u201d' certes pas à ces trois oeuvres, (résumer serait ici réduire), mais on trouve, dans ce que nous appellerions volontiers cette \u201ctrinité\u2019\u2019, ce que Mozart à fait de plus grond dans sa musique symphonique.Mehta, qui dirige toujours Mozart avec beaucoup de tact, à donné de cette oeuvre une interprétation nuancée of l'on se demande à certains moments jusqu'où pourrait aller Don Gievenni, par exemple, sous so direction.Le chef permanent de l'OSM \u2018se fomilia- rise depuis quelque temps déjà avec l'opéra, et nous aimerions bien le voir \u2018diriger un ouviage d'une centaine d'instrumentistes.La masse sonore exigée par le compositeur est bien conforme à la grovité lyrique de l'action qu'elle soutiendra.li ne fout pos non plus oublier que Wagner, en composant celte ceuvre, O- vait à l'esprit la fosse de Boy- reuth, et il fallait bien doubler les effectifs instrumentoux pour que la musique puisse être entendue d'un poreil \u201csous-sol\u2019\u2019.Die Wolkire (la Volkyrie), dont l'OSM présentait le premier acte en version de concert, est.le deuxième volet d'une tétralogie intitulée Der Ring des Nibelung (l'anneau des Nibelungen).Cane deuxième soirée du cycle nous fair: assister à \u2018l'amour in- le premier acte (qui dure à lui seul près d'une heure et demi) réunit trois personnages: Siegmund (rôle chanté por Jon - Vickers), Sieglinde (Ingrid Bjo- ner) et Hunding (Richard Cross).Les trois chanteurs connaissaient parfaitement le rôle pour l'avoir interprété souvent et Vickers en a laissé un enregistrement inoubliable (chez RCA Victor, .dans lo luxueuse collection \u2018\u2019So- ria\").l'emprise de la musique of du j drame wagnériens sur les chan.\u201d leurs est incroyable.- Les inter.prêtes que nous avons vus à Te - Grande Salle, foin.\u2026 d'être dé paysés par l'absence de décors et \u201cde costumes, devaient, ÊTRE contraire, retenir souvent des gestes qui leur venaient instinctivement.Tout lyrisme extérieur n'a pas été entièrement retenu, heureusement.On a vu serrer des poings Vickers et Cross, des bas se sont levés, des regards d'omatiques furent échangés et il fallut, pour ceux qui interprétaient Siegmund et Sieglinde, beaucoup de volonté pour ne pas s'étreindre dans le merveilleux et puissant hymne au printemps, tant le coeur est sous l'empire d'une telle musique.Jon Vickers dispose d'une voix farouchement wagnérienne: c'est tout dire.|| sait obéir au romantisme génialement dé- firant du compositeur: héroïque dans le baptême de l'épée, sensible dans l'amour qu'il ressent à l'égard de sa soeur.Ingrid Bjoner chante Sieglinde avec la finesse et la discrétion voulue, incarnant la douce femme com- patissonte, type tout à fait opposé à la femme forte, à la femelle que sero Brünnhilde.Richard Cross, dans le rôle de Hunding, n'était pas assez imposant brutal.I! se rapprochait un peu trop, dans le ton, de lo Jon Vickers dans le rôle de Sicgmund, au Metropolitan Opera.(Photo Louis Melangon) sagesse de Wotan, et malgré de bonnes qualités el une interprétation au-dessus de ce que nous pouvions prévoir, il aurait di mettre plus de barbarie dans son interprétation.ll faut souligner enfin le travail extraordinaire de notre orchestre.Un grand soir pour les musiciens.Notons seulement une l'énoncé du thème de Hunding, par les vents, était résolument onémique et chevrotant.petite foiblesse: De Mehta, nous n'attendons plus qu'une seule chose:\"l'exécution complète de Die Watküre.Doniel SAINT-AUBIN la maison des arts la sauvegarde sise au 160 est Notre-Dame à Montréal, vous invite cordialement à visiter l'exposition d \u201d JACQUES LAMBERT œ, ertisie-peintre de Chicoutimi\u2019 _ LA I 18 vendredi de 12.00 A 9.00 p.m.- ame dimane de 12001500 « == 9961 ¥IIANVI EL Le NILVI N3LUVNO 37 * \u2014 13 JANVIER 1966 * LE QUARTIER LATIN NOTRE CHOIX Les Cailloux, à la Butte, samedi soir.© À la Grande Salle, ce soir, première d'une série de cinq représentations de Léo Ferré.un poète qui a le courage de ses '\u2018opinions\u2019\u2019.e Mardi et mercredi, à la Grande Salle, Orchestre symphonique de Montréal.Soliste: Vladimir Ashkenazy.Chef d'orchestre: Zubin Mahta.QU programme.oeuvres de Stravinsky et Rachmaninoff.e Ce soir, a la télévision (CBFT), à 10 heures, ne pas manquer \u201cHommage à Claude Champagne\u201d.théâtre © Depuis lundi soir, à la Comédie Canadienne, \u2018Les Temples\u201d de Félix Leclerc, avec Ovila Légaré, Louise For- restier, Robert Gadouas, Janine Sutto.Mise en scéne de Yves Massicotte.espérons qu'ils ne s'écrouleront pas trop vite.® Au Gesu, la Nouvelle Compagnie Théatrale présente, depuis le 10 janvier, \u201cJeanne et les Juges\u201d de Thier Maulnier, avec Michèle Rossignol, Henri Norbert, Nathalie Naubert, Françoise Gratton, etc.Mise en scène de Georges Groulx.un théâtre qui, depuis le début de la saison, présente des spectacles excessivement bien faits à l'intention des étudiants.© Au Théâtre de Quat'sous, dans une mise en scène de Paul Buissonneau, \u201cLa Florentine\u201d, avec Louise Latra- verse, Pierre Boucher, Guy Godin, Luc Durand et Yvan Canuel.voir critique en nos po- ges.: © Le Théâtre du Rideau Vert présente au Stella, jusqu'à demain soir seulement, leur revue des fêtes.Nès le 15 janvier, \u201cL'Etourdi\u201d de Jean-Baptiste Poquelin de Molière bien connu dans les milieux courtisans du XVIIe siècle.avec François Cartier, André Coailloux, Jean Per- raud, Régen Roy, etc.De jeunes comédiens qui, nous dit-on, sauront être à la hauteur de Molière\u2026 © À l'Egrégore, une pièce de Tchekov, \u201cL'Oncle Vania\", avec Paul Dupuis, Hélène Loi- selle, Andrée Lachapelle et François Rozet.Mise en scène de Lionel Villeneuve, .voir critique en nos pages.® Aux Saitimbanques, \u201cLes Troyennes\u201d d'Euripide.Mise en scène d'André Brassard.repus de lait, on retourne aux sources.© Le Théâtre du Nouveau Monde présente à l'Orphéum, \u201cMère Courage\u201d de Bertolt Brecht.Avec Denise Pelletier, Jean Gascon, Albert Millai- re, Jacques Galipeau, Dyne Mousso et Jean Richard.Mise en scéne de John Hirsch.voir critique en nos po- ges.© Au Théâtre de la Place, depuis mardi soir, \u201cIsabelle\u201d de Pierre Dagenais, avec Yves Létourneau, Jacques Godin et Jean-Pierre Compain.une nouvelle création canadienne.cinéma Léo Ferré présentera dès ce soir son récital à la Grande Salle de la Place des Arts.A ne pas manquer.© À l'Elysée, salle Resnais, \u201cMafioso\u201d d'Alberto Lattuada; italien.\u2026voir critique à l'intérieur de nos pages.© À l'Élysée, salle Eisenstein, \u201cLe Bonheur\u201d, d'Agnès Varda.vingt-deuxiéme semaine, le bonheur additionne les semaines.© Au Cinéma Place Ville- Marie, \u201cJuliet of the Spirits\u201d, de Fellini, avec Giulietta Ma- sina.\u2026\u2026VOir critique à l'intérieur de nos pages.© Au Palace, \u201cThunderball\u201d de Broccoli et Saltzman, avec Sean Connery.un autre James Bond qui se veut du meilleur cru, en attendant l'envahissement de tous les anti-Bond.© Au Parisien, de Gilles Carle, \u201cLa vie heureuse de Léopold Z.\", avec Guy Lécuy- er, Paul Hébert, Monique Joly et Suzanne Valéry.un film canadien qui est à sa huitième semaine, ça mérite une mention spécia- e.© Au Majestic, \u201cCain\u201d, film canadien de Pierre Patry, avec Réal Giguère, Ginette Leton- dal et Yves Létourneau.le deuxième film de Co- opératio qui réapparait; à être vu par les cinéphiles qui désirent connaître et constater le phénomène Patry.© Au Dauphin, de Louis Malle.\u201cLes Amants\u201d, avec Jeanne Moreau.des amants qui ne sont plus, hélas, de la génération pepsi et qui paraissent un peu démodés.© Au Canadien, Plaza et Jean-Talon, \u2018Merveilleuse Angélique 2\u201d.\u2026Ôde sources sûres, une Angélique inférieure à la mière et qui a perdu Bien vite sa fierté virginale.© Au Crémazie et à l'Odé- en, \u201cUne vierge sur canapé\" avec Natalie Wood et Tony Curtis.pour les voyeurs qui aiment les amuse-gueule.© Au Verdi, de Fellini, \u201cLa Dolce Vita\u201d, avec Marcello Mastroianni.pour tous ceux qui l'on raté, à voir avant \u2018\u2019Juliette\u201d pour mieux apprendre i a vivre.© À la Cinémathèque, 17 janvier, \u201cDer Blaue Engel\u201d, de J.von Sternberg, allemand, version originale; \u201cLe cabinet 3
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