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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Le cahier des arts et des lettres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Quartier latin, 1965-11-04, Collections de BAnQ.

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[" for es Se CRITIQUES VS CRITIQUES Le samedi 30 octobre dernier, se tenait, à l'Institut Pédagogique de Westmount une table ronde dont le sujet était le rôle ef les critères de la critique cinémato- grophique.Celle rencontre organisés par la revue de cinéma Séquences à l'occasion du dixième anniversaire de la dite publication, réunissait autour de la table des critiques et des cinéastes de chez nous.Les critiques : Jean Basile (Le Devoir), Jacob Siskind (The Gazette), Gilles Blain (Séquences).Les cinéas- * tes : Fernand Donsereau, de l'ON.F., réalisateur de \u201cLe Festin des morts\u2018; Denis Héroux auteur de \u2018Pas de vacances pour les idolas\u201d \u201cSeul ou avec d'autres, \u2018Jusqu'au cou\u201d.Le public eut à déplorer l'absence de Michèle Favreau et d'Alain Pontaut, ces pontifes bien connus des cinéphiles montréalais.ll revint à M.Siskind l'honneur d'ouvrir le débat.La critique ciné- * matographique, selon lui, port d'un point de vue complètement subjectif.ll nie toute objectivité à l'oeil critique, celui-ci se basant pee ta duidu date dis Ent sur 10 propre expérience.Le facteur émotif guide à une appréciation toute personnelle.Dès lors, il considère le film comme représentant une forme de l'Art, et y reconnaît trois constituants importants : la forme, le contenu, la technique.Le porallèle qu'il évoque entre le film, le théâtre, l'enregistrement musical existe au niveau d'un changement qui s'opère en nous.Si la modification intérieure ne se produit pas, l'art est absent.Il situe sa critique dans un ordre purement esthétique.Plus pratique, M.Basile, distingue le critique qui veut devenir réalisateur et le critique pour \u201cla chose elle-même\u2018.Les variances (sensibilités, esthétisme) ne devraient converger que vers un point essentiel, le rôle social du cinéma.L'éducation du public, dans notre milieu, voilà la tâche qui incombe aux critiques.L'accent doit être mis sur le cinéma vébé * Hey au ci £ la place qui lui revient! Susciter des prises de positions | Implantation de cours de cinéma dans les écoles !\u201d (1 revient donc ou criti- que d'instaurer dans son milieu un système de valeurs adéquat.\u201cL'oeuvre ne parle pas, mais c'est son silence qu'il faut foisser entendre\u201d, explique M.Blain en troisième orateur.Médium entre l'oeuvre et le public.le critique exploite un triple rôle : par rapport à l'oeuvre.por rapport au créateur, par rapport av public.Le film, cet univers, renferme quantité d'éléments qu\u2019il lui incombe d'approfondir.\u201cla réflexion coïncide avec la profondeur de l\u2018être\u201d, c'est en ces termes qu\u2019il exalte l'introspection de l'oeuvre.La port de l'inconscient (l'auteur n'est pos nécessairement conscient de so portée) peut se refléter dans lo technique du créateur qui est un véritable lan- goge et une étape dans lo recherche de lo vérité.\u201cLa critique est d'abord intérieure à lo création elle-même et il doit y ovoir présence réelle du critique à côté du créateur\u201d.Car, par ses jugements, le critique ne cessera à aucun moment de jouer un rôle primordial sur la formation, \u2018sur l'évolution d'un auteur : \u201cInfluen- DENIS HEROUX : :.susciter des esuvres dans le cinéma canadien.\u201d ce fotente, mais réelle.\u201d Auprès du public, les approches sont vo- riables et posent des niveoux : journeux, organes de culture, revues spécialisées.La compétence du critique, son jugement esthétique et moral doivent passer du stoge de l'information à susciter un intérêt et, de là, à sendbiliser dons ce montre Bjr LL * Corde mal-ajustéà le public aux formes nouvalles qui s'imposent.Rodicolement, un cinéaste, M.Dansereau, affirme ne rien attendre du critique, n'y voyant qu'un détracteur et peut être un malfaisant.11 déplore une pénurie (Suite on page 3) * 4 NOVEMBRE 1965 LE QUARTIER LATIN Nous sommes éditeurs.de romans feuilletons ll nous est venu à l'esprit l\u2018autre jour une idée comme nous nous flattons souvent d'en avoir : celle de publier chaque semaine des textes littéraires en prose dans Le Cahier.Nous voulons par là renouer avec la bonne vieille tradition des romans feuilletons qui fit les délices d'une génération assoiffée de littérature à peu de frais.Chaque semaine, donc (à partir de quand, on lignore), il y auro une demi-poge du Cahier consacrée à lo littérature proprement dite.Nous ne voulons pas de romans-savon à trente épisodes.Des nouvelles en trois ou quatre chapitres nous ploiraient davantage.Nous tenons mordicus à ce que les textes cient plus qu'un \u201cépisode\u201d et n'en dépos- sent pas six, à moins, évidemment, qu'on nous soumette un texte manifestement génial.\u201cLe feuilleton du Cahier\u201d invite les écrivains du compus, les écrivains tout court, et les autres.Faire parvenir les textes (un exemplaire suffit) par la poste (c'est plus sûr) à : Le Cahier, re: feuilleton, 2222, Maplewood, chambre 707, Montréal.Les textes qui ne pourront être publiés seront retournés à leurs auleurs.Dans le même ordre d'idées, nous publierons, vers le mois de mai, un \u2018supplément de création\u201d, comme l'an dernier, ouvert cette fois aux écrivains et poètes du compus seulement.Nous en reparlerons.Départ de M.de Chantal ?De mauvaises langues (ah! que ferions-nous sans elles !) répandent ces temps-ci, dans les corridors de la Faculté des Lettres, la rumeur délicieuse voulant que M.de Chantal (René de sen prénom), directeur du département d'études françaises à le faculté susdite, quitte son peste dons un avenir rapproché.M.de Chantal denne cette année, sans \u2026 deute parmi d'autres \u201ccoeurs\u201d, une espèce de conversation seporifi- que et ennuyeuse devant porter sur le Piéiade, Voulent à tout prin se débarrasser de ses obligations avant de lever les pet tes, M.de Chantal à eu le gen- tillosse exquise d'ajeuter une heure supplémentaire à l'horaire déjà surchargé des étudiants.Ah ! le bon souvenir que le monsieur va laisser.Nolès en colère M.Pierre Nolès, compositeur - arrangeur - chef - d'orchestre - interprète - imprésario, n\u2019a pas digéré le choix du jury, ou Festival du disque tenu il y o quelques semaines.Et il n\u2019o pos raté une seule occasion de le dire publiquement.Ainsi, lorsque les membres du jury se sont présentés à l'émission \u201cLe coin du disque\u201d (CFTM-TV) pour justifier leur choix devant les journalistes invités, ils ont dû subir une engueulade en règle de la part de M, Nolès, qui avait fait irruption dans le studio (il n\u2018avait évidemment pos été invité), \u201cÇa fait plusieurs années que je suis dans l'industrie du disque; j'oi fait de très bonnes choses.on n'a jamais voulu me reconnaître.vous m'avez boycotté, c'est du parti pris,\u201d aurait déclaré M.No- lès, en bousculant (littéralement), tout le monde (y compris, incidemment, M.Claude Gingras), On a mis M, Nolès à la porte.Et on a recommencé l\u2019émission (qui était enregistrée sur ruban).Expo des JAMM Les Jeunes Associés du Musée des Beaux-Arts de Montréal présenteront leur première exposition de peintures et de sculptures, intitulée : \u2018\u2019Figuration Autre\u201d, jusqu'au 27 novembre prochain.On y montre les oeuvres d'artistes tels que Louise Scott, Michelle Bastin, Jean Brodeur, René Lau- rin, Violaine Goudreau, Denis Le- febvre, Yvan lofontaine et Ve- lande Rioux.Dixit le communiqué : \u201cJAMM essaie cette année de regrouper tous ceux qui ent refusé de se soumettre à lo rigueur, au purisme, à lo raison et au culte des \u2018à plat\u2019 de l'angle droit et du rond absolu, pour explorer le mende de lo passien, de l'élan, du rêve ov de le felie.\u201d C'est tout un programme.La-Folle va sortir Parce qu'il a dit non & M.De Sève (notre magna?du cinéma canadien), le cinéaste québécois Comil Adam se cherche encore un distributeur pour son film: \u201cla Folle ou les poupées de carton\u201d (principale vedette : Mariette Lé- vesque).De toute façon, le film \u201cout terminé (après deux ans): \u201cLes dernières séquences ont été tournées il y e trois semaines.- Et chose (quasi) certaine, la bande sonore du film sera enregistrée par la compognie \u2018\u2019Première\u201d : un 45 tours et, possibles ment, un 33 tours, Il y curoit lè- dessus la musique originale du film, puis quelques chonsons, dont l\u2018une par les Baronets (qui figurent dans le film).Partance à la Cale Le Cale, boîte à chansons des Loisirs Saint-Barthélémy (7111, rue des Erables) présentera le spectacle de Pierre Caolvé, demain, @ 8 h.30 et à 10 h.30.Pour réservations: Jacques Bour- gault (727-7182) ou Jean-Louis Nadeau (728-4714).À la galerie St-Dilon.Un peintre montréalais, Leonie Colangelo, lors d'un récent séjour de deux mois en Haiti, présentait aux Haitiens, 42 dessins de la nature québécoise en ce qu'elle a de plus contrasiant avec celle des Tropiques : Lauren- tides sous la neige, rues de Mont- tréol, scènes d'automne, forêts sous les rafales d'hiver.Pendont son séjour, Mlle Co- langelo s\u2019est documentée sur !'histoire, les moeurs, les donses du peuple haïtien, Et, de son voya- gn, elle o ropporté 65 dessins, autant de visions d'un pays envoûtant, coloré, mouvant, Ces dessins sont exposés à la galerie Saint-Dilon, 1474, rue Sainte-Catherine.Jusqu'au 15 novembre.Les vrais chiffres lu dans le \u201cNouvel Observateur\u201d du 13 ectebre dernier : \u201c\u2026.Madame Decaris (directrice des cinémas parisiens \u201cla Pagode\u201d et \u201cle Racine\u201d), un ben film, même chez vous, n'attire pes fercément 20,000 spectateurs ?\u2014 \u201cOh non oo.Pour le suite du monde\u2019 (de .Pierre Perrault, Fun des premiers - longs métrages canadions) o ov 1,086 speciateurs en une semaine, Voi di l'arrêter.\u201d Dorrière : Yoptimisme officiel les vrais chiffres.\u2018 Aurons-nous nos \u201cQue sais-je\u201d?.Parcs qu'elles existent depule deux ons, les Presses de l'Université de Montréol songeralent à prendre de l'expansion, Elles ne se contenteraient plus de publier des ouvrages \u2018\u2019spécialisés\u2019\u201d, et se mettraient même à publier des petits volumes traitant de problèmes d'actualité.Dans le genre des \u201cQue sais-je\u201d français.les auteurs de ces ouvrages-syn- thèses seraient évidemment des professeurs de l'U.de M.C'est pour mieux te brûler mon enfant Des gros méchants ont brôlé le \u201cQuartier Latin\u201c la semaine dernière, C'est rassurant en un certain sens: on peut vraiment se prendre pour Jeanne d'Arc maintenant.Mais hélas, hélos, (que les pleureuses s'en sont tiré les cheveux) notre Cahier lui aussi, était du bûcher.(1 était présent dans ses douze pages | On nous avait enfin permis de dépasser les huit pages, et voilà qu'en brûle le premier symbole de notre mégalomanie consentie et assumée ! La réimpression clandestine du \u201cQuartier Latin\u201c distribué vendredi dernier, n'inséra que 2,000 Cahiers sur les 5,000 exemploi- res de la \u201cdeuxième édition\u201d.Ce qui nous attrista beaucoup.Ceux qui n'ont donc pu lire noire Cahier de la semaine dernière, devrons se consoler sur celui-ci, de huit pages seulement .La Boulée Lancement, le 15 novembre prochain, d'un journal (mensuel), entièrement consacré aux chansonniers québécois : \u201cLa Boulée\u201d.Pos de yé-yé, uniquement des chansonniers, La formule oyant déjà foit ses preuves aux Etats- Unis (les \u201csong books\u201d et les \u201cfolk magazines\u201d), nul doute qu'elle obtiendra beaucoup de succès chez nous.Ce sera une sorie de censécration de la valeur et de la popularité des chansonniers d'ici.Nous attendons le premier numéro avec impatience.ae Pirhana-instant Entendu, lors .du .lencement Rumilly (\u201cQuel monde l*), wn luge (respectable) dire à un curé \u2018(bien connu) : \u201cJe veus le dis, moi : c'est \u201cLe Devoir\u201d et pis \u201cCité : » +.\u2018 Ubre\u201d qui ont démoralité le Qué- 4 eb FERNAND DANSEREAU : #,.le critique peut me faire du mal.\u201d CRITIQUES VS CRITIQUES de critique à Montréal.(Ne pourrait-on lui objecter, comme le fit M.Basile, que cecl va de palr avec le nombre réduit de cinéastes?) Le rôle du critique, selon lui, consiste à aider le publie à chercher ce qu\u2019il aime, et selon l'image que le public se fait de lan, L'approche du publie guide le créateur et donc, le critique devrait modifier ses interpréto- tions en fonction de ce principe.\u201cPlus les sujets touchent le public, plus ils intéressent\u201d.De son côté, M.Héroux, cl- néaste indépendant, ne se priva pas de qualifier les critiques de \u201cPontifes\u201d dans tout le sons péjoratif de l'expression.il ne nie point cependant le rôle d\u2019arbitre du critique.I! reconnaît un of- frontement créateur-critiqus, ce- lvi-ci ayant toujours rempli le rôle de \u2018bouc émissaire\u201d, S'il n\u2019est pas nécessaire pour juger une oeuvre d'être capable de la (Suite de la première page) faire, I! ne conçoit pas néanmoins que le critique puisse connaître l'oeuvre comme son créateur.Evi- demment, l'interprétation étant basée sur des schèmes culturels totalement différents des siens.Ii termine en insistant sur la fone- tion de théoricien du critique qui peut et même doit susciter les oeuvres dans le cinéma canadien.Ce qu\u2019il faut retenir d\u2019une telle variété de conceptions quant à l'orientation de la critique cinématographique, c'est l'attitude psychologique, l'aspect subjectif qui s'oppose à l'universalisme d'un bon nombre d'oeuvres.Lo critique, comme le cinéma, reste ouverte, libre de codres rigides qui la cloisonneraient, exempte de toute contrainte normative et qui laisse la voie dégagée à un examen didactique du septième \u2014 S96L WIWIAON r + NUY] dlliäYNO 21 Henri FRICKX NNR .Pontife en Concile.VE OUEN on PIQUE-ASSIETTES eee (suite) Au Menu les amateurs des arts et des lettres sont généralement de fins gourmets.Voilà pourquoi ils oc- cueilleront avec plaisir la troisième édition montréaloise de la revue \u201cMenu\u201d, lancée la semaine dernière à grandes renforts de publicité, de vin et de bousti- faitle.Dans cette troisième édition, plus volumineuse et plus intéressante que les précédentes (la revue compte maintenant 100 pages), on trouve les menus de 32 grands restourants de la métropole, et de huit ( .) de le vieille capitale.Festival de monstres Bonne nouvelle pour ceux qui ciment les belles choses monstrueuses: \u2018les Brutes\u201d sent en ville.A la Caso Loma (ils sont I depuis le ler novembre) les Brutes, c'est le chanteur de char me, beau et séduisant, à la voix magnifique, qui interprète les plus grands succès d'hier ot d'au- jourd'hui.Malheureusement, il Le sujet traité dens \u201cPAS QUES- .est enteuré d'un cheeur terrible, TION LE SAMEDI eu d'un x pri ci tous Los of hot dorchous wralten wiles | Avis:à notre distinguée clientèle du : que fournit l'interprète.pour sale.Si cing do ses enfants ne os se gogner lu sympathie du public.C'est bon offrayant .Jean Basile jaloux ?Le metteur en scène de L'ef- fer Glapien de Jacques Audi- berti, Yvan Canvel, aurait découvert le rquoi de la critique toin de l'aiiure du nouveau\u201d oi 47g verbs or foncidrament malhone néme, du film a Polfiche, ot do 13 novembre avec lo Potit Bol Holien.nite de M, Jean poule (poule ln frosque de Frédéric Back sur \u201c Cog ee ey \u201cportificalement pontifiant \u2018dans Phistoire de cnéme.ie Bowe ; - facet Bl = Moon.23).un de ses derniers textes au Devoir.M.Basile aurait eu la prétention de présenter l'an dernier une pièce de théâtre de son propre erû aux dirigeants de l'Egré- gore et ceux-ci l'auraient rejétée, Bizarre, n'est-ce-pas ?Surtout après les critiques élogieuses que M.Basile faisait l\u2019'an dernier des mises en scènes d'Yvan Canuel, Au cinéma Vendôme Le nouveau cinéma de le Place Victoria compte six cents (600) places et est doté d'un équipe- ' ment moderne de premier pour assurer aux spectateurs le plus grand confort e?une projection de qualité exceptionnelle.bas Les pontifes se portent bien ! Le journal Le Devoir, ou son principal animateur Jean Basile, a publié samedi dernier un supplément littéraire épotant.Une de ces choses qu'on voudrait voir se répéter plus qu'une ou deux fois par année.On y trouve des textes de presque toute \u201cl'élite littéraire\u201d de notre milieu.Un document à conserver.Très bien, cette enquête sur le rôle de lo crique.les textes de crée- tion, fatalement inégaux (ce n'est pos un reproche) demeurent chacun un témoignage intéressant sur le vitalité de notre bitté- pontifes! rature.Le texte de Gilles Vigneault nous semble toutefois un peu trop \u2018\u2019rédaction fronçaise\u201d.Les \u201cétudes\u201d sont intéressantes ct apportent quelques fois d'heureuses lumières sur des sujets injustement négligés.Jean Ethier-Blois signe un texte intéressant.La présentation est excellente; on regrette un peu cependant la grosseur un peu.époiste du caractère d'imprimerie de certains titres (\u201cLe Mannequin\u201d, \u2018Faut-il miser sur le.joval\u201d, \u201cVisitation).Une suggestion : que Le Devoir répète l'expérience (toutes proportions gardées) à choque samedi.Ce serait extraordinaire.de pormettre eu .- PETIT BAL | Semedi-le 6 novembre, À s'y sure pes do Poth it h i ; le représentation roprendront samedi = Trae * 4 NOVEMBRE 1945 LE QUARTIER LATIN (LES SPECTACLES) @ L »~ .P Pierre Létourneau: une gageure gagnée Le risque était grand et Pierre Létourneau lui-même ne se cachait pas pour l'avouer.Au soir de le première, à la Comédie- Canadienne, tout le monde craignait d'être témoin d'un échec; on se voyait déjà obligé de trouver des excuses, de dire, si rien n'avait marché, que le public n'avait rien compris.Mais non.Pierre Létourneau à réussi, Et c'est important.Avec le mince public auditeur de chansonnier, il est même étonnant que plus de deux ou trois auteurs-composifeurs puissent retenir l'attention des milliers de gens pendant quelques jours.Pendant quatre soirées, Létour- neau a permis au public de juger son spectacle; et le public a epplaudi.ll est très difficile.en fait, de comprendre l'étrange communication qu'il réussit à établir avec le spectaieur.Lélourneau est presque timide.C'est peut-être grâce à cette timidité qui le force à être simple qu'il gagne si facilement la sympathie du public.| n'y a pas de recherches poussées et obscures dans ce qu'il fait.Les textes de ses chansons sont beaux, la musique peut en être douce sans être pleurnicharde, forte sans être violente, Létourneau garde la .Hu PR 9 ; \u201c2 g RY Lol } mesure, Îi sait ce qu'il peut te permettre et ne tente pas d'aller au-delà.Le même phénomène se reproduit avec se mise en scène.On se souvient de la très célà- bre bévue de Monique Leyrac à la Place des Arts.Pierre Lé- fourneau n'a pas fait cette erreur.Pas d'éclat dans ses éclairages mais uniquement un élément essentiel à la compréhension de la chanson.Tout s'agence bien et donne un ensemble tout à fait acceptable.Les gestes qui miment ses chansons sont îrès étudiés.En particulier dans \u201cGrand-père est un yéyé\u201d où ils redonnent à le chanson une dimension toute différente.Ces mouvements saccadés de la main qui s'élève sans cesse, ce geste du pied croisé, ce sourire qui semble en charmer plus d'une, font de lui un interprète original qui ne semble pas avoir cherché ailleurs des éléments de mise en scène mais qui, au contraire, à puisé dans le matière même de ses chansons pour en dégager tout l'aspect scénique véritable.Et ici Létourneau en tire tout ce qu'il peut.\"1940\" ot \"La chanson du vrai bonheur\u201d sont, à ce point de vue, deux réussites.ky A Re vd + SEE À A D'ailleurs, dans son spectacle, ze\" \u2014- se sont surtout les chansons satiriques qui \u2018\u2019accrochent\u2019\u2019.Létour- neau y est plus agile, plus captivant.Meis dans ses autres compositions, il se révéle tout aussi personnel.La douceur de ses rythmes, la poésie de ses paroles lui permettent de vivre ses chansons, de faire de chacune d'elles une oeuvre complète grâce à l'interprétation personnelle qu'il en donne.li faut noter aussi l'excellent travail accompli par Paul Baillar- geon, François Cousineau et leurs musiciens.Leur accompagnement est bien fait et tout à fait justifié par les chansons.Entre autre la guitare donne une allure de merveilleux à certaines chansons, \"Terre vague\", par exemple.Pierre Létourneau @ donc franchi une nouvelle étape.Et oi le métier qu'il acquiert par ses représentations offre des signes d'évolution aussi évidente que celle qui se produit du début à la fin de son spectacle où \u201cMathieu\u201d est véritablement la meilleure interprétation de la soirée parce qu'il y a donné ce qu'il pouvait.Pierre Létourneau ire vraisemblablement très loin.Jean BELANGER ELE Les disciples du Zirmate présenteront un de leurs derniers spectacles cette annde, av \u201cPairiele\u201d, les 11 et 13 novembre, à 10 h.du soir.Percussion et musique électrenique : Jean Sauvageau; poésie infra: Cloude Pélequin; luminesité grophique : Serge :Lemoyne; expression ziematique : Pierre: Cernelier; projection bielegique : Giles Chartier.Pi + ER 7 © Rss or fe (Photo : Serge Peculs) Consécration de Fernand Gignac l'homme au teint vert qui ne porte pas encore de masque aura l'audace de se produire à la Place des Arts.Il y chantera son dernier succès : la chanson d\u2018Orphée, qui convient si bien à son allure de bon vivant.À mal entendre:sans regarder. C LE CINEMA ) Une Corde au Cou mal ajustée COU \u2014 Film sonodion, Pierre Patey.Scénario de Cloude Jasmin = Plerre Priry.Photographie de Jean Rey.Equipe technique de « ation.Aves Gu Godin, prés tochope! , Newel Norbert Denise Pelle Monique Sirels, Jesn Dwe wppe, Loti d'Amour.La transposition d'un romon en film est toujours une entreprise assez périlleuse, les structures de l'un n'étant pos néces- soirement les structures de l'autre.Pour ses trois dernières productions, l'équipe Coopéra- tio a décidé de travailler ainsi : deux romans de Jasmin et un de Langevin sont portés à l'écran.ll nous a été donné de voir La Corde au Cou.Ce premier résultat est loin d'être sotisfaisont.Et c'étoit pouriont un bon romon.Je ne sois dans quel esprit trovaille Coopératio, quelle est leur conception du cinéma, mais je me désole à voir les résultats.Déjà Trouble-Féte et Coin avaient manifestement dégu.En déci- dont de prendre un roman dé- jé construit, Patry à sans doute pensé qu'il éliminoit oinsi le terrible problème du scénario.Mais il s'est trouvé multiplié.Lo Corde ou Cou est une série de \u201cflash-back\u201d.Ces retours en orrière nous semblaient nécessaires, dans le roman, pour pouvoir cerner le parsonnage de Léo, pour établir des rop- ports entre ses présents comportements et les troumatisa- tions de son enfance et de son adolescence.Les multiples présences qui surgissent dons sa tête nous montrent comment Léo cherche la liberté et lo pureté à travers ses crimes.Mais comme le film est pauvre à nous faire voir cet étot de si- tuotions | Chocun des \u201cflash-back\u201d est mal construit, mal rapporté.On revoit Léo à 15 ans, à 20 ans, mais on n\u2018apprend rien de plus, on y cherche vainement un sens.Chaque présence nous semble inutile, purement gratuite.Micheline por exemple.Son opporition n'est pas expliquée, son départ, encore moins.De toute l'importance que Josmin lui avait donnée, il ne reste que 5 minutes d'images ossez belles (sur le pont) qui ne disent absolument rien.Quand les moments de mémoire sont explicités, ils prennent un oir mièvre, faux, qui engluent presque, et enlèvent toute possibilité de donner un sens.C'est le cos de l'intellec- Guy Godin et Andrée Lechapelle, un regard vers le passé.tuelle directrice de fo revue.le portrait est exagéré, déploi- sant.Il y avait trop de \u201cflash- TE .a ne 3 Lo Voici les PLAYBOYS à cachet villageois.En suède.Beige mostic, gris, bleu passé.De styles disponibles \u201cPOUR LUF\u2019 \u2014 $8.95, \u201cPOUR ELLE\u201d \u2014 $7.95 Les observateurs de chaussures voient plus de PLAYBOYS que tout autre.Pour quelle raison ?Le cachet villageois est \u2018fameux maintenant et les PLAYBOYS le possèdent ! meilleure opparence plus longtemps.Avec semelles de\u2019 Plantation et \u2018Eambrillons.en acier.\u201cDemandez.done \u2018les.PLAY BOYS:à voire marchand de \u201cchaussures\u201d Vous donnez le ton quand vous portez les PLAYBOYS Elégantes ! Légères ! Les empeignes de choix ont une FES back\u201d dans le roman.Il auroit fallu accepter d'en éliminer beaucoup pour en gorder quel- Qques-uns qui auraient suffi à donner un sens au film.Cor il y a une histoire, mais elle ne tient à rien, à des moments isolés, gratuits, dont on ne soi- sit même pas l'extérieur.C'est la structure même du film qu'il faut critiquer; le découpage et le montage ont tronqué l'histoire, ont brisé toute cohérence, toute suite.Il ne faudrait pos trop insister sur ° les erreurs techniques.Mais on ne peut s'empêcher de noter les erreurs de raccords (la bor- be de Léo et sa chemise).Elles sont nombreuses, et à ce point, il nous est impossible de les considérer comme des détails.Le jeu des personnoges est bon, quoiqu'il tienne plus du télé-théâtre que du cinéma.Guy Godin et Roland D'Amour se distinguent.Ce qui sonne faux en leur jeu vient plus des situations dépourvues de sens qu'on leur impose que de leur rendement.lo musique de François Cousineau est très bonne et les imoges de Jeon Roy aussi.On ne demande pos que Patry rende littéralement le rc- man de Jasmin, pas plus qu'on ne discute de la valeur de ce roman, mois ici la \u2018trahison\u2019 est trop évidente.Jasmin en a- t-il été conscient ?Du roman, il ne reste que les fairs: les meurtres, la course, et les multiples situations fortuites.La Corde au Cou, c'était plus que celo.La bonne volonté de Co- opératio a échoué encore une fois.Dommage pour le cinémo canadien.La bonne volonté ne suffit pas.De méme qu'il ne suffit pas de prendre un romon pour bétir un scénario.C'est à désespérer des deux prochoi- nes productions de Coopérotio, leur cinéma reste adolescent, Marie Claire LANCIOT Réal Benoit 3 \u201cEntretiens avec nes beri.vaing\u201d nevus présentait le se- \u201cmaine dernidre Réel Benes.© Avec une voix timide, il nous © révélé ses quorante-neuf an- le (nées d'aventure qui Fent mené au Brétil, eux Antilles (eb il @ tourné un film).De jeurnaliste Aus Soleil otdla Presse, le goût Pp , OR parlent de ses oeuvres, mals \u2018de :ses goûts.W aime.l'université tels que Gogel et.Tchékoy.Mais, comme il nous l'a'avoué, Vauteur qu'il préfère est Blaise Cendrors, poète du mende et de l'aventure dent il nous parle longuement et evec ; entheu- Ne se défitissant, pos me philosophe, Réal doneit we pu résister à la tentation \u201cde son enfent.\u201cSi Dieu exis.seit H,ne pormetirait \u2018be \u201cnon dus entente.pos.-
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