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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Le cahier des arts et des lettres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1965-10-28, Collections de BAnQ.

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[" Vol, H a EE pr DES ARTS ET DES LETTRES POUR EGAYER LA TOUSSAINT, LE N.T.U.(DIR.: L.HAMELIN) PRESENTE MOLIERE ET FEYDEAU \u2018=Lucien Hamelin, quelle différence y at-il entre le Nouveau Théâtre Universitaire (N.T.U.), et l\u2019Atelier de Théâtre ?\u2014Le Nouveau Théâtre Universitaire co été fondé parce que l'Atelier de Théâtre ne sembloit pas, du moins à mon avis, répondre à un besoin des étudiants, celui de faire du théâtre, même s'ils n'avoient pas tellement d'expérience.Mon but étoit de former une troupe qui, à force d'années, à force de spectacles, pourra acquérir l'expérience que l'Atelier de théâtre ne leur permet pos suffisamment d'avoir.Moi jemploie le travail de lo scène, eux, travaillent avec des professionnels, \u2014l'an dernier, vous avez monté Lo Tête des outres de Marcel Aymé, et cette année vous présentez deux pièces relativement plus légères.Est-ce qu'il y @ quelque chese qui motive vetre choix ?\u2014Le choix vient de ma conception du théâtre.À mon avis, le théâtre est fait pour plaire, pour divertir, et je pense qu\u2019il Ga aussi un caractère politique.Nous ovons présenté Le Tête des autres l'an dernier porce que le texte est_bon et aussi parce que cela coincidait \u201cos- sez bien avec les événements d'alors (le samedi de la ma- troque, Wagner, efc.).La pié- ce de Marcel Aymé touchait beoucoup le public par son actualité.Et au niveau de la publicité, c'était tentant.D'outre part, il ne fout pos présenter des pièces qui désorientaraient - le publie.\u2014Vetre prochain spectacle, composé des Précieuses ridicules et de Ne t\u2019promène donc pas toute nue de Feydoau, esi- H'à co;point ectvel ?5 ~Non mois ie pense qu'il fe.-\"re\u201ctigoler les gens, fes gens viendront pour rigoler.C'es \u2026 oviours mon.bur ploire ou 260 publie, lui plaire en lui présentant un spectacle de qualité.Et à mon avis, jamais une troupe ne vivra, tant qu\u2019elle ne prendra pas en considération le fait qu'elle n\u2018axiste que pour le public et que si ce pu- blic-là demande d'être diverti, il faudra qu'elle le divertisse.A force de le divertir, elle conquiert l'amitié du public, et c'est à ce moment-là qu'on peut se permetire de présenter des ceuvres plus exigeantes.\u2014Qui fera la mise en scène du premier spectacle de cette année ?\u2014Elle o été confiée à deux étudiants, deux comédiens de l'an dernier, qui en sont à leur première mise en scène: Michel Vaisse et Yves Comtois.Vaisse s'occupe des Précieuses; je l'ai assisté, mais la conception est de lui.Yves Comtois fait le Feydeou.\u2014Les comédiens du Nouveau Théâtre Universitaire ante ils déjà une expérience théû- trale, eù s'ils en sont à leurs premières armes ?\u2014Sur les quatorze, disons qu'il y en à .peut-être six qui ont déjà fait du théâtre, peus- être un peu plus .les'autres, non.\u2019 \u2014Sent-ils tous étudionts Ÿ \u2014Les trois-quarts le sont.lls se recrutent dans presque toutes les facultés: droit, polytechnique, lettres, faculté des arts, etc.\u2014De quel budget dispose le NTU.peur son premier spec- tecle ?\u2014A peu près deux mille deux cents dollars.: \u201cCombien \u2018avait coûté -Le Able\u2019 \u2018des autres ?200 Hui cents.dollars, \u201cQu'il se forme d'autre part vie ° \u2018sorte de coopérotive de ces -emple de Vachat du matériel, : du tissu, qu'on come de tra- (Photo : Serge Proula) Une répétition des \u201cPrécieuses Ridicules\u201d, de Molière, par les comédiens du Nouveau Théâtre Universitaire.Du ler au 7 nov.au Grand Salon du Centre Social.\u2014A mon avis, c'est une très bonne initiative, très belle expérience.Il ne faudrait pos cependant qu'on en reste là, ça me fait toujours penser à.enfin, les festivals, moi ¢o m'emmerde, je m'excuse, mais ça me fait toujours penser à une foire: des gens qui pendant des mois se préparent à affronter un publie en compétition, et.\u2014Mais le- dernier festival n'étol pes compétitif, je pense.\u2014Mais de toute façon le public va voi plusieurs troupes, ve opprécier la meilleure.A mon ovis, ce n'est pas cela le plus important, surtout dans les collèges classiques.Ce qui serait profitable, c'est un échange de troupes entre les collèges, de telle sorte qu'il y ait vraiment un lien qui s\u2019établisse ou niveau des troupes.nifeste à l'égard de lu che- se artistique.Un seize pages?.patience.© neus ne semmes même pes encore essurés de la permanence d'un deuze pe- goes.Neus sommes particulié- rement heureux de présen- fer cote semaine à nes lectours, un \u201cCahier\u201d de douze pages, témoin de l'intérêt sens cesse grandissent que l'étudiant me- dans ce numéro: \" Bienbeureuse Alda pue 5 pee 10.Se troupes- \u201clà, sur lo plan por ex- : oo a 5 Le Se ES ce À voiller ovec des bouts : se cor- 8 .poge CL : ; (ove os pope 1), ivy 0 > 100 ; i * 28 OCTOBRE 1965 LE QUARTIER LATIN \"GAMMA\" GAGNERA.Une interprète québécoise qui habituellement ne nous cache pas son nationalisme aurait enfin décidé de quitter la trop célèbre compognie de disques anglophone Columbia pour endisquer chez des gens de chez nous.Il s\u2019ogit de Pauline Julien dont le nouveau microsillon, sous nouvelle étiquette, nous est promis pour bientôt.la compagnie Gamma enrdlera peut-être les autres chansonniers de l'écurie Columbia.C'est à souhaiter, De toute façon, Raymond Lé- vesque ao lui oussi décidé de tenter so chance avec cetle compo- gnie.Claude Gauthier el Christian Larsen doivent jubiler.SE FAIRE LES DENTS Monsieur Pierre Dagenais, chroniqueur régulier du journal \u201cEchos Vedette\u201d, annonce qu\u2019il vient de publier son premier pamphlet.\u201cLes Editions Coups de Gueule Enrg.\u201d à comme directeur Piorre Dagenais.Edition-maison pour un texte-maison qui sera lancé et connu por le \u201cgrand public\u201d de la presse, aujourd'hui même, WAGNER A LA PREMIERE ?De mauvaises langues nous ont laissé entendre que le film de Pierre Potry, basé sur le roman \u201cla corde au cou\u201d, de Claude Jasmin, serait présenté sous peu au cinéma Saint-Denis.Le film a été tourné il y à un an, mais les bobines dormaient encore au chevet du lit de Popa De Séve.D'outres mauvaises langues, et très très mouvaises celles-là (celles qui font nos délices À \u201c AG: -On-apergoit cihovl, portont fièrement chapeeu-e?gents blancs, le moire Jean Drepecu à l'ouverture de,l'E Novette de Groce Kelly ?Cette photo-fui:prise le semaine re fès oven ET royaume des pique- avoués) nous ony dit que l'Hon.Claude Wagner assisterait à la première mondiale du film tant attendu.Il ne faut pos s'y fier, bien entendu.CHEZ SELECT, ON ENREGISTRE Les Bachots ont terminé leur enregistrement depuis quelques semaines déjà.Le disque, composé exclusivement de leurs compositions, doit être mis sur le marché sous peu.En attendant, Les Mykels ont enregistré vendredi dernier, pour la même compagnie, un quaran- te-cing tours.C'est un groupe, non pas de chansonniers, mais de chanteurs à V'allure yé-yé, qui promet de révolutionner les amateurs \u201cintellectuels\u201d des chansonniers.lls chantent, entre autre, des chansons de Michel Legrand.Quant & Renée Claude, c'est dans quelques jours qu'elle gravera son troisième long-jeu.On connoît la qualité de ses interprétations, Une seule chose à espérer : aura-t-elle retrouvé sa voix ?la compagnie de disques Sélect aurait donc décidé d'envo- hir le marché québécois.Leur politique serait de \u201csortir\u2019 un disque por semaine, bon, pas bon.VIRGINIA WOLF.Enfin, le texte d\u2019Edward Albee à Montréal.Parti d'Amérique et tant applaudi à Londres et à Paris, il revient à La Poudrière.\u201cWho's afraid of Virginia Wolf\" sera d'abord joué en anglois.La Torontoise Carroll Patricia Brown ei Len Watt en seront les interprètes.On sait que le texte est très déchirant et pour les comédiens et pour les spectateurs, Et l\u2019on se demande quels artistes La H re Poudrière choisira pour la version française.Pour tous ceux qui ont les moyens de se rendre voir jouer dons l'Île, pour tous ceux qui sont conscients que les écrivains de théôtre ne sont plus en France, mais en Amérique, avec les Tennessee Williams, les Beckett et les Albee.BUTT! BUTT! La Butte à Mathieu, la mieux connue et la mieux équipée de nos boîtes à chansons, continue sa florissante carrière.On agrun- dit toujours un peu, on n'y sert pas encore \"à boire\u201d, mais on y enregistre.Le 30 octobre, notre \u2018femme - chansonnier\u201d Clémence Desrochors y enregistrera son tour de chant, sur étiquette Gamma, s'il vous plait.La collaboration entre chonsonniers commence à s'établir, sur base commerciale : les disques Gamma sont la propriété de Claude Gauthier.Le 23 octobre, la Butte présentera toute la jeunesse des chansonniers: les Bachots, Gaétan Glo- du, Robert Toupin, Claire Leroux .tous les nouveaux qui attendent la consécration de la Butte pour être lancés, EXPOMANIE le Bureau des Affaires Culturelles du Maire ainsi que la section artistique du Service des Parcs continuent leur politique d'expositions.À partir du 28 octobre, au Centre Maisonneuve, seront exposées des peintures d'odolescents.Peintures, effectuées dons les centres récréotifs et dans les parcs, qui tentent de définir cet \u2018\u2019âge entre deux âges\u201d, ce monde qui tient à lo fois de l'enfance et de la maturité, \u201cLi- un catalogue miteux, ou dire de gnes et Couleurs\u201d aura peut-être Jasmin, mais présentera peut- être des trouvailles, RS ERA PERTE ES Py Sari ie\u2019 i a ?> Ge X bo LA Ë mx 4 od a < \u201867.Ne voit: , por vn véhicule .spetiol eméricoin!* Très cvent-gordiste, ce document PIRANDELLO VOYAGE Après avoir présenté leurs spectacles au très minable Théôtre National, le Centre Dramatique du Conservatoire est parti en tournée.On passera por Drum- mondville, Châteauguay, Beau- harnois, pour ensuite s'expatrier vers Ottawa.Facilement compréhensible quond on présente \u201cChacun sa vérité\u201d de Luigi Pirandello, NEVER ON MONDAY Un communiqué du Musée des Beaux-Arts de Montréal nous apprend que désormais le très richissime édifice de l\u2019ouest de Montréal (tout près de West- mount) sero \u2018fermé le lundi, afin de réduire ses dépenses\u201d.Serait- ce là une mesure draconienne des gens de l'Ouest pour empêcher la culture de trop filtrer vers les gens de l'Est ?La civilisation oc- cidenicle, tout de même.COCCINELLE DE NOIX Samedi prochain, à la boîte à chansons \u201cLa Coccinelle\u201d, Hervé Brousseau, dans un nouveau tour de chant.Certaines compositions, qui figureront dans le prochain microsillon de Brousseau, y seront interprétées en primeur.MENU MAGAZINE : TROISIEME EDITION C'est lundi, le 25 octobre, que fut lancé la troisième édition de \u201cMenu Magazine\u201d.Pour faire honneur à son nom, le magazine à offert une dégustation prépo- rée, supposément, par des cuistots de grande classe.Le Ramada\u2019 Inn a eu l'honneur d'accueillir les invités.à l'extrême droite, le grecieure sik ty fêra les délices de tous les MOLIERE ET FEYDEAU.(Suite de la première page) {Photo : Serge Proulx} Lucien Hamelin, directeur du Nouveau Théâtre Universitaire, vérifie (.) le costume d'une \u201cprécieuse\u201d.qui fume ! ! ! de.une sorte de Fédération.Mettre en commun des choses qui sont de leur intérêt.\u2014le Nouveau Théâtre Universitaire a-1-il des projets de tournée ?\u2014Oui, nous en avons.Tournées régionales.Le 6 novembre, nous allons jouer à Car- dinal-léger (nous sommes invités par le Collège des Eudis- - tes) nous irons aussi à Sain- te-Rose et Valleyfield, en février.D'autres endroits aussi.Co dépendra des controts qui viendront.Nous avons des projets de tournée aussi.\u2014Apris le Molière et le Fey- desu, le N.T.U.présentera-t-il d'autres spectacles cette an- \u2014Oui.:l y aura un autre ov vio Ire x WA \u2018 KR æ DA 3 = > G 2 speciacle la première semaine de mars.Ce sera sans doute une création canadienne.\u2014Avez-vous quelque chese en vue eu si ce n'est qu'un sou- heit ?\u2014Nous voulons monter au moins deux pièces canadiennes inédites.Si on ne les trouve pas, on fera autre chose.Ensuite nous allons présenter une reprise de La Tête des autres, à lo dernière semaine de mars (trois soirs).Nous jove- rons le nouveau texte de la pièce, qui est de beaucoup meilleur à celui de l'an dernier, parce que le quatrième acte a été complètement refait, les personnages sont mieux esquissés, beaucoup plus intéressants, et pour le public et pour nous.D'autre part, nous prévoyons monter, et j'espère de fout mon cour que cela vo fonctionner, Le Cantique des cantiques, pour le temps de Pä- ques, en plein air, face à l'Université de Montréal, dons la grande cour intérieure, sur le gazon.Le public serait tout autour.\u2014On m'a dit qu'au stade de l'Université actuellement on jouter que nous l'utiliseronm comme des joueurs de featball tte | sera équipé pour le théâtre.5 \u2019 On aura évidemment quelque chose de mieux que le Grand Salon du Centre Social, mais - ça ne sera pas l'idéal et on au- + problèmes.; ra toujours des Tant que l'Université et l'AGE- UM ne tiendront pas compte du fait que les arts ça existe, que cela peut être important, ça ne servirait à rien de crier.Nous, pour l\u2018instant, on fait du théâtre avec des moyens de fortune et dans des conditions de travail assez épuisantes.\u2014lucien Mamelin, qu'est-ce que vous voulez faire plus tard ?\u2014Bah ! ce que je veux foire bo plus tard.Moi je fais du théâtre, j'en ferai peut-être De plus tard.J'ai l\u2018intention de finie mon baccalauréat, de fai- à faire du théâtre.Un des pro- LE, jets que je caresse le plus, c'est qu'aussitôt arrivée la fin du bac ou des lettres, je déciderai ça bientôt, je partirai sans dou- K te, si je le peux, en tournée a ' travers lo province avec une troupe, strictement pour acquérir de l'expérience et connaître le public.\u2014Merci bien.Daniel SAINT-AUBIN {Photo 1 Serge Prouin) es.Quand le 176 siécle se donne des airs.bas pontifes! M.Claude Gingras, le touche- à-tout de LA PRESSE, a l'agaçante manie de donner des conseils à ceux qui ne lui en demandent pas.A-t-il une petite idée an tête, un projet dont il caresse la réalisation, que déjà il place dans la bouche des gens qu'il interroge ses rêves chéris.Notre F Hi i | ; fil 2 ?i : ri iL j A ih : H i j $ § 2 1 Î Hi | ! | #5 $s I 8 [1 \u201c i dernier (excellent barométre pontifical), Claude Gingras nous signale, par deux fois, ses derniers caprices.À Joseph Rouleau Qu'il intervioue (page 5), il suggère d'inclure à son récital du 13 avril les \u201cQuatre chants sérieux de Brahms\u201d.Rouleau, bon prince, lui répond : \"Tiens, c'est une excellente idée.Je n ~ v i 5 [ | I Hi | 3 | Hs 3111 | wma | Etre! fi i ® $ $= 8 I 1 tip Lei i ur ts} I I i 3 £ \u20ac J 1 + 1 NE \u2014 §961 NBOLOO 8 + NILVI d3lLdYNO 31 * 23 OCTOBRE 1965 LE QUARTIER LATIN e LE THEATRE) Un effet GLAPION métamorphosant \u201cLU'etiet Glapion\u201d de Jacques Audiberti, à l'Egregore aver Hélène Loisolle, Paul Hé- bort ef luc Durand.Mise en sine: Yvan Convel.Blaise dit: \u201cPour me résumer, la vie est faite d'illusions.Parmi ces illusions, certaines réussissent.Ce sont celles qui constituent la réalité.\u201c (Acte 1).En pièce d'Audiberti est-elle aussi fondée sur des illusions : illusion du temps, illusion de Vindividualité des hommes.L'effet Glapion permet de passer d'un temps à un autre.On retrouve au présent des ins- fants déjà vécus, des instants privilégiés entourés ou encadrés de vide, des moments \u201chistoriques\u201d qui orientent la vie, qui forment lindividv ou semblent individualiser I'homme.Un seul personnage ne chon- ge pas: Blaise Agrichant, le médecin qui connaît les principes de l'effet Glapion.Sa femme, menée par les circonstan- tes extérieures, devient la bonne, la princesse.Le capitaine de Gendarmerie se transforme lui aussi: en vieille femme, en bandit et finalement en ba- son.Sûrement, cette pièce d'Au- diberti, mieux que le mal couri, nous donne en force Au TNM: l'impression de le futilité des gestes.le temps n\u2018existant plus, l'individu n'ayant aucune forme caractéristique, à quoi sert-il d'exister ?À quoi sert-il d'étirer les membres d'un homme s'il ressort de l'opération aussi et si peu à la fois lui-même qu'avant.Pourquoi ne pus laisser le temps agir seul ?Ces questions qu\u2018aborde Audiberti ne constituent pas un à-côté de la pièce mais bien l\u2018essence même de L'effet Glapion.Chacun des personnages est tiraillé por ce besoin qu'il a de sentir comme d'autres tout en étant lui-même et l\u2019autre.Cette ligne de démarcation fragile d'un individu à un autre n'existe plus.Les métamorphoses ont l'apparence de la vérité.Et non seulement l'apparence, elles sont peut-étre lo seule vérité.Quand Hélène Loiselle joue Monique, elle change de voix selon le sens de ses répliques.C'est que déjà, en elle, jaillit la tentation et s\u2019opère le changement qui la fera princesse ou bonne, Hélène Loiselle o la souplesse qu'il faut pour tenir sur la corde mince qui unit le monde interne auquel elle aspire et celui dans lequel elle s'enfonce, forcée d'y vivre.Ce n'est que sous l'influence d'un Molière-Gascon k \u2019 i fl A Jean Gercen: (Arnelphe)'etiDenise/More:let(Georgette) \"dans \u201cL'Ecole des Femmes!\u2018 i fe.- autre personnage qu\u2019elle réus- siro à s'oublier et à se recréer.Ce personnage multiple, c'est Paul Hébert, D'une versatilité véritable, d'une saveur douce et dmère, d'une violence trouble, Paul Hébert mène ses personnages avec aplomb et force.Il me semble un dompteur qui à réussi à contrôler ses bêtes et qui les dirige si bien qu\u2019il devient un peu celles-ci, C'est en lui, au fond, qu\u2019il a trouvé ces personnages.Et c'est à cause d'Audiberti et aussi parce qu\u2019il l\u2019a voulu qu'ils ent pu percer la peau externe qui foit de tous les hommes des êtres semblables.Blaise Agrichant ne se métamorphose pas.Du moins, on le dit.Mais quand il revient de chasse n'est-il pas un autre lui-même ?Quand on le revoit, l\u2019année d'avant, n'a-t-il pas un peu changé, ne serait- ce que d'oftitude vis à vis de Monique ?Malgré sa stabilité relative, Luc Durand évolue.Ses pirouettes dans le temps ne peuvent entraîner d'autre conséquence que celle de la confrontation de son être avec celui du passé.Un Luc Durand sûr de lui, bon comédien.Et c'est le mouvement qui permet la métamorphose.Yvan Convel à fait bouger.Une fois le déclic donné tout s'enchai- ne, on n'a plus rien à ajouter.L'homme se retrouvera face à lui-même, ou à l'autre lui-même.Vigueur de mise en scène, gaie et efficace.Jean BELANGER Hélène Loiselle, Paul Hébert et Luc Durand qui glapionneront encore quelque temps à l'Egrégore.Certains ont parlé de la parenté Molière-Gascon.Cette parenté existe et saute aux yeux à voir jouer \u2018L'École des Femmes\u201d au Théâtre du Nouveau Monde.Jean Gascon en assure la mise en scène, et de plus, il interprète le rôle écrasant d'Ar- nolphe, Il tient la scène, d'un jours aussi soutenu que magnifi- bout à l'autre, d'un souffle touque.Gascon éclipse tous les autres personnages autour de lui, éclipse même fous les comédiens qui révent de jouer Arnolphe.Agnès est l'ingénue convoitée et couvée par Arnolphe.Le rôle peut prêter à mille interprétations.Louise Marleau nous donne une Agnès qui ne perd ni son intelligence ni son charme.Elle n'a pas l'innocence bôte que nous pourrions attendre.L'innocence, chez elle, est un atout de plus.Son jeu est sombre, utilisant plus sa voix et son visage que les gestes superflus.Des rôles plus colorés vont aux paysens Georgette et Alain.Ef- ets de maquillage, \u2018de costume, jeux de regards, façon de dire et de marcher, Denise Morelle ot Jean-Pierre Compain donnent des bouts de scène vivants, sau- fillants à souhait.Un duo tout drôle qui joue Molière sans s'ac- rocher dans les alexandrins, Julien Genay (Horaceg y réussit moins bien.Trop souriant, il n'a pas le poids d'un amant, mais celui d'un passionné à fleur-de- eau.Il bouge trop, traversant là scène, levant les bras, relevant sa cape, agitant le vent inutilement.L'innocence un peu niaise, que pourrait être Agnès, c'est hélas lui.1 lui manque une sobriété de jeu et une présence essentielles pour tenir le coup.A souligner les moments très drôles de l'apparition du notaire (Claude Grisé et la plus ou moins terne figuration de Gabriel Gascon et d'Edgar Fruitier.Léo lial [Chrysalde) à malchance de jouer à côté de Gascon.Son jeu n'est que le reflet de l'autre.ll est éclipsé lui aussi.De son personnage secondaire, il nous semble donner une interprétation secondaire.Pour mettre en place les :intérieurs et les extérieurs que nécessite le texte, Robert Prévost a,révssi une utilisaiion ingénieuse l'espace:Les décors sont des rideaux points qui facilitent \u2018les déplacements.L'intérieur de la maison est joli, aussi coloré que peut l'être l'âme des paysans.L\u2019éclairage se fait sentir sans heurt, annonçant à peine la transition de la nuit et du petit matin.Hl n\u2019est que nuance.Les critiques londonnienne et québécoise n'ont pas tari d'éloges pour ce spectacle.Et avec raison.Jean Gascon les vaut bien, à lui seul.Le spectacle est mené avec grande classe.On y passe une bonne soirée à rire des Arnclphe trop malins.Du grand théâtre qui fait revivre un Molière aussi brillant que drôle.Marie-Cloira LANCTOT 7e SEMAINE \u201cLe réalisation la plus parfaite que j'ai vue ivequ'à z eux colour\". LE C CINEMA ) ©100,000 dollars su soleil\u201d.Film d'Heri .yo oor Vorneuit; scénario d'Henri Verneuil or Mar.Jullien; dislogue de Michel Avdine À a \u2019aprèn \u2018Nous a'lrons Nigéria\u201d, men de Claude Vaillet, musique.a.bole- we; prises de vues : Marcel Grignon.Avec fi Beimonds, Line Venture, Reginald 3 , Andeds Parisy, Bernard Blier, Gert eobe.Au cinéma Dauphin, \u201cDans mon Western, à dé- * claré Henri Verneuil, il n'y a pos de cowboys mais des che- voux! Des chevaux-vapeur, évidemment .ceux qui piaffent sous le capot des camions, chauffés à blanc.Les camions sont les véritables vedettes du film, des espèces de monstres terrifiants.\u201d l'objet de l'action est une cargaison clandestine que Rocco (Belmondo) tente de transporter au Nigéria en échange d'une prime de 100,000 dollars.Mais en volant le lourd camion, Rocco a compté sans Hervé (Ventura) son meilleur ami qui part à ses trousses oc- compagné de Hans (Kernan).\u201cDans lo vie on partoge la merde, jamais le pognon!\u201d, de dire Rocco à son copain qui se souvient des difficultés qu'ils avaient affrontées ensemble précédemment.Il s'ensuit une poursuite fulgurante, à perdre aleine, dons le désert, en pleine montagne, souvent à flanc de falaise.Lancés sur le NL = ; \u201cra chemin, ces \u201ctrente tonnes\u201d nous emporient vers des étapes, en des situations, en un dénouement des plus inusités.Le duel de ces mastodontes qui bondissent sur lo piste, les ruses de leurs maîtres, la poussière de la course aux dollars, tout cela prodigue un specto- ce : Sieh LOT a re pote.cle des plus coptivants.Et en effet, la rencontre de ces hommes (quand même peu scrupuleux), le climat d'action, le décor ot méme la musique, font du film d'Henri Verneuil un semblable au Western, mais alors, un Western oriental.La Nef des Fous \u201cShip of feels\u201d, américain de Stanley Kramer, d'après lo livie do Katherine Ann.Porter, adapté par Abby Mann.Avec Sic mene Signeret, Vivien Leigh, Jose Ferrer, Les Marvin, Elizabeth Ashley, George Segal, Jose Greco.Au $newden, Nous avions déjd suivi Kramer dans la course folie de \u201cit's a Mad, Mad, Mad World\".Ce qu'il nous propose maintenant, c'est une randonnée à bord de son \"Ship of Fools\".Le voyage on vaut le peine, bien sûr.Mais, quel aspect du monde nous pré- sente-t-il2 Certes, un visage moins loufoque que dams le \u201cMad World\" ot qui lie la ser.casme au drame.ll est bien étrange ce bateau, et surtout ses passagers.Qu'y a-t-il donc de commun entre ces êtres amo- veux de l'écran et nous ?En quoi mous concernent les attitudes hostiles de ces Allemands envers cos Juifs ?Quel rapport la vie superfive de ces vieux et l'amour \u2018de leur chien engendre-t-elle de notre conscience à le leur ?Et que nous fait le présence à bord de malheureux réfugiés sud-amé- ricans qui couchent pôle-méle sur le pont, alers que d'autres tres humains sommeillent dans lo cabines luxueutes du navire ?Un curieux personnage nous invite à examiner les comportements des voyageurs, il s'agit d'un nain.fl est comme nous spectateur, voilà pourquoi il s'adresse à nous et nous demande bien gentiment de nous retrouver sur l'écran.Il ne s'agit pas ici d'une oeuvre d'introspection.Mais plutôt d'une constatation.Kramer s'adresse à notre conscience, il ne nous lêche pas un instant, Il se propose de traduire d'une façon globale la diversité des sentiments et des impressions de certains groupe de personnes, il parvient à le faire magistralement et simplement.C'est que, il parvient à émouvoir, À nous emballe dans le paquet.Situation de l'action :-:1933, montée du nazisme.Unité de fieu : le bateau, mais non unité d'action.Le thèse de l'oouvre : tous les hommes sont respomables des maux qui accablent l'humanité.Donc, une étude sociale mais \":pes une enquête sociologique.La traversée d'un monde social, l'examen de l'inter-relation des individus, voilà qui est très intéressants.Sont réunis par le hasard d'un voyage en bateau : Simone Signoret, la \u2018Comtessa\u201d qui vit un dernier amour avec le médecin du bord, Oscar Werner {se rappeller Jules et Jim}; Vivien Leigh, femme usée par la vie et qui a peur de vieillir; Lee Macvin, l'américain libertin classique; ce couple qui se déchire George Seqal et Elizabeth Ashley (The Carpetbaggers); Jose Ferrer qui incarne l'antisémite nazi.L'étude de l'élément politique, psychologique, totalitaire, manque cependant de profondeur, les personnages sont trop bien campés.Le tout est empreint d'un réalisme des plus convenables qui est dû à l'universalité du sujet et de son contenu.L'eb- jectivité, la franchise, les sous- entendus des dialogues occupent la place numéro un, Et cette comcience, si elle se communique, peut nous faire réfléchie de la destinée de l'homme of même nous angoisse: tant soit peu.Co \u2019 Hen:i- FRICKX.J.-P.Belmondo excelle dans le rôle du \u201cdur-sympathique\u201d et son allure désinvolte ne peut que nous le rendre tel.Son langage pittoresque et son visage sans cesse épanoui en font le chéri de ces dames, peut-être au même titre que le héros du siècle, James Sond.Belmondo est maintenant un nom qui assure une publicité efficace.Lino Ventura, le \u201cgorille\u201d, incarne une fois de plus le personnage qui lui est propre: le dur des durs, individu qui sans vergogne vous casse tout dans un bistrot en moins de quelques minutes.Il est décidément toujours en pleine forme | Reginald Kernan est l'aventurier, genre sale type, qui aime profiter des situations (surtout des révolutions).Bernard Blier, lui, se marre (et nous avec lui) de l'infortune du Plouck (surnom de Ventura).Celui-ci est un acteur de soutient qui n'a pas son pareil.La réunion à l'écran de ces célébrités, dans un film du non moins célèbre auteur de \u201cMélodie en sous-sol\u201d, avec una aventure intéressante, s'annonce comme une production des plus rentables.Voici mainte- nent pour l'aspect psychologique de l'ensemble : Et j'te double, et j'te rentre dedans .et j'te démolis .et j'te fous une pèche dans la fiole .ot j'te traite de morue .Quelle verve | Quel dépassement ! Quelle allure | Quelle salade ! Faudrait leur apprendre les bonnes manières, y sont pas réguliers.Menri FRICKX Étonnante fresque tres, et émissions enfantines et didactiques.Décorateur en chef de le compagnie Nagerie Films, pour les # ie de connaître, Le À partir du 3 novembre prochain, date de l'inauguration du cinéme Vendôme, le nouveau cinéma de la place Victoria, les cinéphiles montréaleis auront l'occasion d'admirer dans le hell d'entrée l'étonnante fresque de Frédéric Back sur l'histoire du cinéme.Frédéric Back n'est pas inconnu à Montréal.Elève de M.Mé- heut, peintre officiel de le Marine française, 1 a enseigné le dessin et la décoration à l'Ecole des Arts Appliqués de Montréal, de 1948 à 1984.Hi fut également professeur d'illustration à l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal de 1948 à 1981.Musratour à 1 Albion de vec oe nombreuses ro st \u201cde .Frows.dC TES, ies : Le joie roman de lo science, Aux frontières de la science de 1956 à 1961.Boursier du Conseil des Arts du Canada en 1963.À con- qu et exécuté les verrières de l'église de Mattawa, Ont.et des Holiday Inns de Québec et de Montréal.Hlustrateur du film \u2018Chem- plain\", et décorateur \u201cYUL 871\u201d, productions de l'Office Notons du Film, fins rh Pour merquer uguration de leur nouvelle salle, lo direction du Vendôme offre au public montréalais en premidre exclusivité nord-américaine, l'exce fionnel film de Robert Hirsh \"PAS QUESTION LE:SAMEDI\", s * \u2014 S96L 3480420 97 NILVI JalL9YNO 31 * 28 OCTOBRE 1965 LE QUARTIER LATIN L Un Québec Dans l'autobus, un jour, j'entendis deux ouvriers qui be- vardaient entre eux, Puis, soudain étonné, l'un d'eux s'exclame : \u201cRegarde la lumière ! A flash red !\u201d Un tantinet choqué par ce langage, je fais ebserver à mon camarade la grossiere erreur.Un peu fort, semble-t-il, cor le pavvre homme entendit et crut bon se corriger; avec un léger sourire au coin des lèvres (signifiant : chu pos si bête que j'en al l'air), il rectifia d'un ton pé- dont: \u201cElle flash rouge\u201d Cette anecdote parmi tant d'autres, c'est un des sympté- mes de la maladie de notre province.Il y à lieu de v'inquiéter.La santé de lo langue est menacée et même, c'est vroi, gravement atteinte.Un mal qu'il nous four guésiir, s\u2019il n'est pos incurable.Une longue, c'est plus qu'un moyen de communication.C'est en même temps une mentalité.langue et pensée cheminent ensemble et, quand l'un tourne, l'autre suit, C\u2019est prouvé.D'où la nécessité, pour bien parler, de bien penser, vo sans dire, mais surtout pour bien penser de bien parler.Malheureusement, le Canadien francois moyen parle aussi mal qu'il pense, et ce n'est pos peu dire.Education foutive ?Pour- tent, on lui à enseigné le lo- tin, le grec.La paresse ?Sirement, mais cette paresse, elle à ses causes, Le contexte social ?Certainement, et on ar- tive immanquablement à un sercle vicieux: tous parlent mal; comment porlerai-je bien, moi ?Et, pour que tous parlent mieux, il fau! que quelques- uns parlent convenablement, ce qui est impossible.Mais il Y © une autre cause du dépérissement de lo langue fron- crise, une cause dont tous seupçonnent l'importance, C'est l'anglais.la langue anglaise.le civilisation anglaise.Les beons, le smoked meat, le hot- deg, le hamburger, le grilled cheese, lo sandwich (teasté ou plain ?) .la washreom.Ces mots paraissent peut-être inoffensifs, et ils le seraient, s'ile venaient seuls .nen, ils sent l'infime partie d'un certège im- LES LETTRES ) ZEROLINGUE?pressionnant \u201cmade In U.S.A\", ou \u201cmade in Canada\u201d.Le bilinguisme est un mythe, C'est le mot principal dv livre de Raymond Barbeau (1).Un trompe-l'osil.Un cache-misère.Un idéal pour un pauvre peuple pauvre.Une idole qu'il faut abattre, Ah | Certains lecteurs du Quartier Latin certes sont bilingues, à n'en pas douter, et c'est souhaitable qu'ils le soient.Mois combien eouf- frent de savoir mal l'anglais, et parallèlement de connaître mal leur langue maternelle.Voyez ce mécanicien de Ment- réal, instruit dès se deuxième année en français, parce que tout le monde parle cette langue, et en anglais, parce que son patron sera anglois, voyez sil parie bien l'anglais, ¢'il porle bien le français.Son langage est une souce d'an- plais, de français et de jurons canayens joualisants farcis d'anglicismes.la situation est grave.le peuple s'exprime de mal en pire.L'assimilation menace notre langue, notre culture.Îl fout réagir, n'en déplaise à tous les Candides du gouvernement et aux autres défenseurs du franglais.Bien sûr, c\u2019est très bien d'être bilingue : on augmente le chiffre des affaires, et puis on peut dialoguer avec tout le monde, on ne se borne pas à parler dans une seule longue.Au contraire quand on parle deux langues, on élargit la vision des choses, on voit le monde d'un regord puissant et, disons-le, supérieur, On possède la culture française et lo culture anglaise.On devient un être sordoué, un surhomme, Mais il n\u2019est pas donné à tout le monde d'être un authentique Janus Bifrons.Les grands peuples de l'histoire ne parlaient qu'une langue, mois cette langue, ils la possédaient bien.Maintenant, il faut choisir, Si on croit que la langue de Shakespeare ot de Beb Dylan est le plus belle, le plus efficace, la plus vraie, alors il fout défendre son opinion et prêner ouvertement l'anglicisa- tion de lo petite beurgade Française d'Amérique du Nerd.Dons cos conditions, tout sera (dens quelques générations) pour le mieux dans le meilleur des mendes possibles.Mais si d'un autre côté en chei- sit de défendre la langue française (et c'est nermal puis- qu'en la parle déjà), dans ce cas il faut prendre les mesures nécessaires pour assurer l'épe- nouissement et au moins la sauvegarde de cette langue française.M faut revaloriser notre langue.Ça ne se fait pas tout coul, Ca ne se fait pas non plus eves des lamentations; en général fes jérémlades sont les cris des impuissante.Mals là ob il faudra gueuler, c'est précisément dans les oreilles des dieux, c'est-à-dire des tout- puissants, c'est-à-dire ceux qui détiennent le pouvoir, c'est-à- dire le gouvernement actuel (quel decrescende |).Ce que le gouvernement de- vroit faire peur le peuple, c'est ce que le peuple ne peut plus faire par lui-même.11 faut changer le décor de notre belle province; il faut que les ouvriers puissent travailler en français; et il faut que l'élite du Québec se mette bien dans lo tête que c'est sa tâche de sauver le langue française.les pauvres manoeuvres de l'est de lo métropole (entre autres) se fichent bien de parler anglais, français, joual, franglais, ou tout simplement de blasphémer pourvu qu\u2019ils conservent leur \u201cjob\u201d, Pour un camionneur, baragoviner, c'est le moindre des torts.D'ailleurs, ce n'est pas à lui de bien parler; c'est à nous, les intellectuels, de lui enseigner le bon usage du français; le bon exemple es! la meilleur méthode d'éducation.C'est à l'Etat d'agir, de redonner de la vigueur à la langue française, en faisant du français un Idéal, une langue qui sert à quelque chose (pas seulement à l'Hydro-Québec), une langue qu'on parle avant 5 P.M., en supprimant un bilinguisme souvent inutile, souvent nocif.Favoriser le françois, voilà ce qu'il faut.Une entreprise de pareille envergure constitue la responsabilité des orgonismes gouvernementaux, qui devraient au moins encourager d'une manière efficace l'expansion d'un français correct.Le livre de Borbeau expose clairement le problème: il fournit une quantité impressionan- te de faits et de statistiques qui illustrent bien son raisonnement, il réunit plusieurs té- moignoges intéressante, Si en peut reprocher à Barbeau certains acheppements dans le logique de sen raisonnement (plusieurs fois dans son livre, il parle de l'indépendance du Québec, sans qu'en s'y attende), certaines affirmations dis- cuiables (surieur la supérie- Raymond Barbeou, alors sans moustache rité du français sur l'anglais : o'il y @ une chose qui ne se discute pas a priori, c'est bien le supériorité d'une langue sur une autre; pour chacun, sa langue est lo meilleure; c'est normal), certaines images exagérées qui dénotent un préjugé excessif (en parlant de la langue utilisée aux Etats-Unis, Barbeau qualifie certains de ses mots de cris, et il ajoute \u2018comme chez les animaux\u201d), certaines phrases absolument dénuées da sens (\u201cle français, langue de l'exprimable et de l'inexprimable\u201d), si on peut lui reprocher tout cela, il fout néanmoins se rendre compte qu'au fond c'est peu de choses, comparé à la vérité de l'idée centrale de sen livre, l'unitin- guisme.prend rendez-vous los ours.bri ry ST Pierre Létourneau du 28 20 31 octobre avec la renommée Finissons sur un mot de Jean-Marie Domenach (2), que Barbeau cite, à propos de le condition de notre langue fron- çaise en Amérique du Nord: \u201c .servitude douloureuse, authentique aliénation, qui ne peut à la longue produire que l'assimilation ou le révolte\u201d, Que choisira-t-on?Qu'od- viendra-t-it ?François HEBERT (1) Le Québec bientôt unilingue?Raymond Barbeau, Les Edie tions de FHomme, Moniréol, 1965.(2) Esprit, février 1965, pp.293- 296.Cité par Barbeou, op.cit, p.103, ( \u201cElaine, je te Dimonche solr, 8 heures: MUSIC-HALL, Radio-Canada revient & ses premières amours.D'abord en redonnant au programme son titre original (oprés EN HABIT DU DIMANCHE et PLEINS FEUX).Ensuite en le replaçant à son heure première, soit en même temps que THE ED SULLIVAN SHOW.Et nous revoilà aux beaux jours où Suzanne Avon, puis Michèle Tis- seyre régnaient sur l'émission.Mais ces jours étaient-ils vroiment beaux ?Bien malin qui pourra répondre, cor pour la plupart ces jours sont oubliés, et depuis longtemps.C'est un peu le sort de toute émission dite de variétés que d'être reléguée oux oubliettes.On ne demande pas à ce genre de spectacle d'être inoubliable mois de nous faire passer un bon moment de détente.Qu'est-ce qu'un music-hall ?| est plus facile de dire ce qu'il n'est pos que de fournir une définition précise du genre.Disons que le music-hall n\u2019est pas un \u201cone-man show\u201d & cause du nombre d'artistes qui y évoluent.Non plus une pièce de théâtre ou un opéra à cause des genres différents qui s'y côtoient.Le music- holl est un romassis d\u2018artistes et de genres.|| se compose essentiellement d'une série de numé- vos, le plus souvent sans rapport les uns avec les outres.D'où aussi le synonyme de variété.Il tient la place entre le défunt vaudeville et le toujours populaire spec- tocle de cabaret.Du côté professionnel, le music-hall est techniquement plus ou point que le vaudeville où l'on à toujours l'impression que tout est improvisé.Voir l\u2018insipide ALORS RACONTE.C'est le public, la façon de voir du publie, qui différencie le mu- sic-hoil et le spectacle de cabaret.D'ailleurs on y retrouve les mêmes artistes.LA TELEVISION ) réchaufferai\u201d\u2019 ro RETURN, ov ee Te My Doge > e ais ti oc: -~ % On s'ennuie parce qu'Elaine Bédard nous donne l'impression de s'ennuyer.fl existe deux sortes de music- hall.# y \u20ac d'abord la formule française où l'on mise sur la valeur d'ensemble du spectacle et où une seule vedette fait le lien entre les numéros.C'est le style de Joséphine Baker, Mick Mychel, Line Renaud, style que Muriel Millard essaie depuis des onnées et des années d\u2018implanter ici avec un fouillis de plumes et de poil- lettes, de grands escaliers et d'innombrables lumières.L'autre formule, c'est le music- hall & lo mode oméricaine oi un animateur, indépendant des arfis- tes, présente les numéros.Clest cette formule qu'a adoptée Radio- Canada depuis les débuts de son émission.Que vout MUSIC-HALL cette année 7 |i est moins que quelconque.On ne demande & ce pro- gromme que de nous délasser pendant une heure et Hl réussit à nous ennuyer ef à nous enrager.Du ler au 7 NOVEMBRE au GRAND SALON à 8.30 UM Bar ouvert chaque soir pendant et après le spectacle EN Danse après chaque s erat bln rm Cl do Nl, in Gut M _ pectaèle Billet: 9125 (membres egeum) - Grecieuseté de (air connu) En général, Il nous ennuie.La faute n'incombe pas aux artistes car pour les ortistes, c'est une of- faire de goût.Il est fatal que des numéros ne nous plaisent pas.Si on opprécie pas le ballet, si on n\u2018aîme pas les acrobaties, si on déteste l'opéra ou si on exécre le yé-yé, on trouvera toujours ma- titre à récriminations au cours d'une telle émission.Cependant, d'autres numéros nous feront pos- ser d'agréables moments, soit par la virtuosité de l\u2019ortiste, soit par la sensibilité de son interprétation.Evidemment, si en portant on déteste le music-hall, alors.Si MUSIC-HALL nous ennuie cette année, c'est la foute de l\u2019animatrice Elaine Bédard.Comme on regrette Monique Leyrac | On regrette même Jacques Nor- mond qui, pourtant, étoit quelconque comme animateur! On s'ennuie parce qu'Eloine Bédard nous donne l'impression de s\u2018ennuyer.Elle manque de chaleur.Sa voix, monotone au possible, ne réussit pos à foire posser l\u2018ad- mlrotion que so bouche déblie en présentant les numéros.Tout est factice avec elle.Elle semble à cent lieves de son occupation.On la dirait absente de tout ce qu'elle dit ou fait.On croirait entendre une poupée réciter les boniments placés sur une bobine intérieure.Quel froid ! Quelle insensibilité | Mais quelquefois aussi MUSIC- HALL nous enrage comme ce fut le cos lors de l'émission du \u20187 octobre dernier.On nous promettait comme plat de résistance LES COMPAGNONS DE LA CHANSON.On a attrapé une véritable indigestion.Soit par souci d'épor- gne, soit par malhonnéteté intellectuelle, on nous présenta ces as- tistes directement de la Comédie- canadienne, au beau milieu de leur spectacle.Ceci nous donna l'occasion d'entendre la fin d'une chanson, une chanson inconnue (et qui le demeurera) d'Aznovour, et le début, le début seulement, d'une autre chanson.Puis le sourire mécanique de l\u2019animatrice inanimée nous annonça la fin de l'émission.C'est se moquer des téléspectateurs.Si bien que la semaine suivante, il ne nous restero plus qu'à faire comme ou beou temps de MUSIC-HALL: \u201cswitcher ou channel 6\" et regarder Ed Sulli- von qui, lui, nous présentero, en direct, les Beatles, avec comme supplément les cris hystériques, hommage de \u201cthe pepsi generation\u201d, Michel MONETTE Un Concile d'amour Médecin, Oscor Panizza fréquentait l'asile d'oliénés de lo Haute-Bavière où il termina ses jours comme potient.Jusqu'é sa mort, survenue en V921, il profito de très brèves périodes de lucidité pour écrire l'Immaculée conception des papes, dont il fit la démonstration.Mais c'est une ceuvre cinglante et prophétique, le Concile d'amour, qui o retenu l'attention de l'éditeur Jean- Jacques Pauvert en notre époque d'oeucuménisme.(1) l'acte premier du Concile d'amour o pour théôtre l'assemblée céleste où arrive lo Trinité.\u201clentement, avec d\u2018infinies précautions, le cortège occom- pagne Dieu le Père jusqu'au trône.On l'aide à gravir les deux marches, on lui soulève les jambes, on lui fait faire demi-tour et on l'assoit lentement sur le siège de style byzantin, garni de riches mosai- ques\u2018.Et d'un.Tandis que l\u2019auguste personnage trouve \u2018\u2019ler- rible de vivre dans une vieil- Jesse éternelle\u201d, Marie entre et s'assoit, \u201cantourée des anges \u201cde so suite, exclusivement occupée à sc foilette, se regor- dont dans un petit miroir et \u201ca'espergeant de parfums\u201d.le : Christ por ailleurs, totalement apathique, arrive en retard et ne prend gèrde à personne.\u201cEnfin, \u2018une longue de feu des.cond de la voûte et traverse \u201cHa salle ovec un sifflement de.fusée, qui s'évancuit- dans une sorte de bruit métallique : c'est le Soim-Esprit\u201d.L'Eglise triomphante, qui ou printemps de 1495 s'ennuie plus que jamais, déplore la conduite des hommes en général et des prêtres en porti- culier.Au Vatican, por exemple, la cour s\u2019adonne aux pl- res excès : \u201cAlexandre VI ne soit rien, Rodrigo Borgia sait tout\u201d.Que faire 7 Quel chôti- ment imposer qui soit effroyo- ble et juste ?On convoque le diable et le dioble décide bientôt, encouragé por les apôtres, de faire une fille à Solomé : elle sera lo première, cetie fille, à transmettre la syphilis ov genre humain.L'essentiel de cette tragédie devant laquelle de nos jours encore, pour reprendre le mot de Breton, \u201cla réaction des spectateurs imposerait le bais- ter du rideau avant lo fin de la première scène\u201d, réside dans sa parfaite conformité à la tradition prosotanienne \u2014 tradition florissante en litté- - reture.:Qu'on relise le Second Faust, le Paradis reconquis, de\u2019 Milton, lo Fin de Seton, \u2018de Vidor Hugo; qu'il s'agisse de la Chu \u201cto d'un enge, de \u2018du Meimoth réconcilié, de de Bol- -zec, ou du Démon du bien Lamartine, ou , de Montherlant : c'est toujours le 4 même thème de l'universelle = rédemption.: \u2018André BERTRAND \u2018 \u201cTl Tenedtion \u201cLibertés\u201d.S76L 3#90L20-8E NUVT 331Lavn0 31 * \u2014 28 OCTOBRE 7965 LE QUARTIER LATIN ( Bienh ienneureuse § LA MUSIQUE ) AIDA?A la Grands Salle de ls Place des Arts, Jeudi 21 octobre, Aids\u2019, de Verdi, production de l'Orchestre symphonique de Montréal, avec Virginia Zeani (Aids), Richard Cassilly (Radsmès), Lili Chookasisn (Amnéris}.Mise en scènes Irving Gute trman.Chef des choeurs : Marcel Laurencel- fe.Direction d'orchestre: Zubin Mehta.Monter Aïda n'est pos chose facile : l\u2018oeuvre de Verdi exige le déplacement de plusieurs chanteurs (on ne se contente pas ici de deux grands rôles), la mise en place d\u2018un nombre incalculable de figurants, le déploiement de décors et de costumes somptueux, etc.Le grond mérite de l'équipe d'opéra de l'Orchestre symphonique de Montréal est d'avoir présenté un spectacle unifié, dense et! compact, jamais dispersé.Il n'y a pas deux cents figurants, il y a une équipe; 1 n'y a pas de vedettes, mois une distribution.Virginia Zeani n\u2018existe pos, c'est Aïda qui frémit sur scène, Lili Chookasian n'est pas un contralto américain, mais Amnéris.L'opéra fait des miracles quand tout est unifié.Même remarquable unité de tons dans les décors.On com- Virginia Zeani prend difficilement pourquoi on a dit que la production se rattachait & la tradition du music-hall.Combien de fois avons-nous subi, à l\u2018opéra et au ballat, de ces horribles costumes aux couleurs délirantes | Pour Aida, une chose que nous n'avions jomais vue et que nous avons toujours souhaitée : | l'unité de tons.(I fallait voir le deuxième tobleou du premier acte (intérieur du temple de \" LS Vulcain) : toutes les voriantes i du bleu y étaient, Effet saisissant.Même chose à la première scène du second acte (appartement d'Amnéris): les ocres, jaunes et bruns, se ré- pondoient dramatiquement.Même homogénéilé chez les chanteurs.Le culte de la vedette cède enfin la place au théâtre lyrique, revu et corrigé par \u2018 Zubin Mehta et le metteur en scène.Virginio Zeani, dans le .rôle-titre, y donne tout ce qu'elle a à y donner, et jamais trop.Elle dispose d'une voix remarquable et l'utilise en artiste.Pour l'air \u201co patria mia\u201d, Zeani déploie toutes les nuances d'une ame sensible et d'un romantisme attachant.Richard Cassily, qui chantait le rôle de Radamés jeudi dernier, dispose d\u2019une voix in- téressonte, un peu métallique (elle fait Lohengrin) mais, par là, sied parfaitement bien au rôle héroïque qu\u2019elle soutient.La révélation vocale et dro- matique : Lili Chookasian.L\u2019artiste est déjà venue à Montréal, mais jamais n'avions- nous été envoltés par elle à ce point.Une révélation, certes, non par rapport aux autres chanteurs, mais au rôle lui-même.Chookasian utilise sa voix pour transfigurer un personnage, elle redonne ou rôle d'Amnéris la puissance dramatique qui lui revient.Trop de contraltos ont fait de ce rôle un personnage de second plan.Yoland Guérard camps un roi plein de noblesse dans un costume un peu momie.Joseph Rouleau (qui nous avait tellement impressionnés Il y \u20ac quelques années dans \u201cCosi fan tutte\u201d) nous fit regretter la brièveté du rôle de Ram- nent .as On aperçoit au premier plan, dans l'ordre habituel, Virginia Zeani (Aida), Jon Vickers (Rad2mès) et Lili Chookasion (Amnéris), dans une scène du retour triomphal de Radameés.phis.Georges Forget (le messager) est passé inaperçu.Anton Dolin, qui a fait la chorégraphie des ballets, ne nous a malheureusement pas donné ce que nous étions en droit d'attendre de lui.Mais que de détails vite oubliés par lo puissante unité du spectacle ! » + * On se demande pourquoi l'OSM a changé la formule de ses programmes d'opéra, Pour \u201cTosco\u201d et \u201cLa Traviata\u201d, la brochure réunissait aynopsis (bilingues), présentations d'artistes, et aussi, chose opprécia- ble, les projets de décors.Pour \"Aida\", le programme se vend 50 sous; on y trouve le résumé de l'oeuvre en anglais, et, le plus insolitement du monde, le libretto complet de l'opéra, en \u2018français et anglais.Nous nen \u2018voyons vraiment pos l'utilité.Qui o le temps de lire le drame entier avant le spectacle.Et le lire en vers françois rimés | Nous aurions préféré les esquisses de décors.Et de beaucoup.Daniel SAINT-AUBIN (r.Brisson, pianiste Mardi 19 octobre, à la Salle Cloude-Champagne, Gaston Bris- son, pianiste.Programme: J.S.Bach, Toccate en mi mineur; L, V.Beethoven, Sonate opus 27 no 2; Claude Debussy, La Puerta Del Vino, L'Isle Joyeuse: 2e partie : Frédéric Chopin, Ballade en sol Mineur, Nocturne en sol majeur, Sonate en si mineur opus 58.Tontôt comme accompagnateur, tantôt comme pianiste de concert, Gaston Brisson, jeune pianiste canadien s'est produit à plusieurs reprises sur les scènes montréalai- ses, notamment à la Place des Arts, à la Comédie Canadienne et à la salle Claude Champagne, où il jouait pour la troisième fois mordi soir dernier.Le concert débutait avec une Toccate de Bach, où Gaston Bris.son a donné une interprétation froide, purement technique.Un peu plus de chaleur fut manifestée dans la Sonate de Beethoven, chaleur gâtée par un mouvement trop lent de la pièce, et por une que manifestant de lo foi.blesse à certains passoges.Mais l'audition de La Puerta Del Vino et de L'Isle Joyeuse vint démentir l'impression laissée por les deux pièces précédentes.Bris- son apparaît un parfait interprète de Debussy.Enjouement, irréalité, calme se succèdent, Sa personnalité est alors en complet accord avec l\u2018oeuvre.Dans ces pièces, une porfaite maitrise de la technique, aucun accrochage.Interprétation remarquable.La deuxième partie du concert, entièrement consacrée à Chopin continue cette impression.On y trouve de très beaux moments, surtout dans la sonate en si mineur où l'artiste se surpassa.Aucune influence ne se fait sentir, interprétation personnelle, roman- fisme contrôlé.Alors que dans la ballade et le nocturne, tout en y retrouvant ces qualités, l\u2019effet se trouve quelques fois gaché par la faiblesse de lo technique.Manque de maîtrise dans la technique, influence certaine du professeur dans certaines pièces, mois interprélation brillante et personnelle de Debussy et de Chopin surtout dans la sonate.France-Marie LUPIEN Un concert nordique A la Grande Salle de la Plsce dos Acte, concert double d'abonnement de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Programme: Méditation de Medes et danse de ven.goance (Barber); Concarte pour viclen en sé mineur (Sibélius): Symphonie No.2 (Brahms).Seliste s bvry Gitlis, violoniste.Av pupitre 1 Zubin Mehta.C'est incontestablement l'orchestre qui a été la révélation de ce concert.Non que nous ayons l'habitude d'obtenir de l'ensemble montréalais des exécutions médiocres, mais plutôt parce que certains critiques depuis le début de la saison ont blamé l'orchestre en oubliant systématiquement de tenir compte de l'incurie de certains chefs.L'orchestre a été très brillant dans l'oeuvre de Barber.Les musiciens ont manifesté une belle vivacité pour recréer l'animation de ces pages un peu faciles, parvenant presque à donner une certaine grandeur à l'oeuvre: MA VALLEE ! ps Ct c'est un tour de force.Car la musique de Barber est vulgaire.Et nous trouvons un peu déplacé de voir Médéa, l'héroïne d'Euri- pide, préparer sa sombre vengeance sur un rythme de jezz à peine retouché par le composi- tuer.Cela relève davantage du \u201cshowbizz\"* ou de la comédie musicale que de la tragédie classique.lvry Gitlis a donné du concerto de Sibélius une interprétation éblouissante.Son jeu chaleureux et tendre convenait parfaitement bien à cette musique mélodieuse et il y semblait très à son aise, secondé par un orchestre attentif, et un chef pour qui ces pages n'ont pas de secrets (Mehta dirigeait sans partition).Pour les nordiques que nous sommes, cette musique est particulièrement touchante, évoquant CINE-CAMPUS \u2014\u2014\u2014\u2014 CINEMA AMERICAIN THE HORSE SOLDIERS (ANGLAIS) un western en Deluxe color de JOHN FORD avec John WAYNE et William HOLDEN \u201c.Jugé à Faune du défaitisme élégant de presque tout le cinéma contemporain, THE HORSE SOLDIERS est encore possionnant.'Le cinéaste et l'homme dégagent tou- \u2018 jours celte même force herculéenne, tempérée d'extrême tendresse.Mois les contours s'ésfompent de plus en plus, Ford est très près de se copier lui-même.Faut-il préciser pour les âmes chagrines \u20ac que, à ses meilleurs moments, THE HORSE SOLDIERS.nous .\u201csemble bien supérieur et à LA 'CHEVAUCHEE FANTASTIQUE of è.QU'ELLE ETAIT VERTE : les grands espaces verts et les paysages vides.Le dégagement des toiles de Lemieux, l'austérité des oeuvres en noir et blanc de Borduas, les chansons plaintives de Vigneault sont des démarches analogues.L'adagio est merveilleux; on y entend l'homme du nord chanter sa tristesse et sa résignation.Le violoniste s'élance annonçait la première symphonie de Shostakovitch, on joua sans en avertir aucunement le public la deuxième symphonie de Brahms.Il est assez imprudent de procéder de la sorte quand on connait la faune qui se presse à ces concerts d'abonnement; nous parions que la majorité ne s'est pas aperçu du ch dans une mélodie i et nous voyons bientôt l'orchestre se joindre à lui dans des emportements vibrants, presque désespérés, et qui nous font frémir tellement que nous sentons concernés par ce message.Une oeuvre très attachante.Après l'\u2019\u2019entracte\u201d, on nous avait réservé une surprise.Ou plutôt, puisque nous étions prévenus, disons qu'on avait réservé une surprise à l'auditoire.En effet, et alors que le programme -_ Louis MARCORELLES cme CRITIC®, d'Erenst Pintoff- < |.\u201cHIGHWAY\u201d do Milary Morris |: || +, À \u201cPRIMARY\u201d, de Richerd Loocock | SAND), io 30 OCTOBRE \u2014 8.00 pn.\u2014 AUDITORIUM do FU.do bh.r ais i Grotuit sur présentation.de to corte.sde membre de l'AGEUM.wipro bs = = - ! \u2014 ae vo ETE cu nL i er = De toute fagon, la surprise fut assez agréable; l'exécution de la symphonie de Brahms fut splendide, tout à fait irréprochable, Une interprétation qu'on pourrait qualifier de \"définitive\", Brahms sied particulièrement à Mehta et, grâce à la coopération d'un orchestre qui s'est haussé au niveau des ensembles virtuoses, il a démontré une fois de plus sa profonde connaissance de la musique du maitre allemand.Nous avons entendu de la façon la plus pure le chant profondément humain de Brahms et nous avons été émus devant la grandeur, la beauté, la force de l'oeuvre aussi somptueusement présentée.Pierre-Louis GUERTIN.LES L Pierre Létourneau, Vol.3; Sélect SP-12.133 (stéréo : SSP- 24.133).Arrangements et di- rectfion d'orchestre : Paul Bail- largeon.Les deux premiers microsillons de Létourneau nous avaient habitués à un certain style de chansons.Et à la première audition de ce dernier disque, on se sent un peu dérouté.Pierre Létour- neau, avec Paul Baillargeon, prend une autre direction.C'est un choix valable et heureux jusqu'à un certain point.La poésie de Létourneau demeure la même.\u2018\u2019Pour ma mélancolie\u201d, \"Les longues semaines\u201d et \u201cLes gerbes sauvages\u201d nous conduisent dans ces con- frées merveilleusement humaines de la chanson.\u201cJ' m'appelle An- foine\u201d nous ramène à la ville dans un rythme aussi réussi que celui de \u201cMathieu\u201d.Une seule chanson me déplait : \"La chanson du vrai bonheur\u201d, C'est une chanson de spectacle qui ne gagne rien & éfre enregisirée.Au contraire.Sur scène, du fait qu'elle est déjà sur le disque, elle sera frop connue et perdra une bonne part de son effet.Ce qui est le plus étonnant sur ce disque, c'est que Létourneau révssisse à percer malgré le massacre de John Dament fait à le réalisation.Pourquoi Momieur Damant a-t-il succombé à le tentation de \u2018mettre de l'écho\u201d un peu partout ?Pourquoi til coupé œutsi stupidement la de \"Les gerbes seuvages: a\u201d, Pourquoi n'avoir pas mis en re- het lo guitare qu'on enfend à i peine dens \"Terre vague 7\u201d.Ce sont des erreurs techniques im- Mais Létourneau dépasse heureusement foules ces imperfections et ce nouveau fournant qu'à - \u201cprend: dons.la.chomen pen Tip : le mener loin: DISQUES ) Jean-Pierre Ferland, Vol, 4; Sélect SP-12.132 (stéréo : SSP- 24.132).Arrangements et direction d'orchestre : Franck Der- vieux.Jean-Pierre Ferland ne nous avait pas donné d'excellentes choses avec ses deux derniers microsillons.Mais ici la qualité Ce disque peut méme se rap- des chansons est indiscutable.procher sens crainte de ceux de Jacques Brel.Ferland a fait des chansons dans la veine de celles de Brel.Un peut trop peut-être.Il y o de la puissance dans sa voix, dans son interprétation, mais aussi on sent une cerfaine retenue.Et c'est excellent.Ferland ne force pas le note, il a su mesurer juste, Sur ce disque, on retrouve de douces ballades, pleines de poésie.Tout cela nous rappelle ses premières chansons.C'est sans doute en cessant de produire des rythmes presque exclusivement commerciaux que Jean-Pierre Ferland a réussi à atteindre ce niveau.Je pense à des chansons comme \u201cMadame Cailloux* et \"Les bums de la 33e avenue\u201d.Quant à la chanson \"Les jour- nalistes\u201d, elle est le meilleure des satires qu'on eit pu produire.ie, C'est bien dit ot bien mené.Mais ce disque veut encore plus si on s'sttarde aus arrangements musicaux.French Dervieus ot Jean-Pierre Ferland ont: se \"donner à leur enregistrement .une qualité rarement atteinie ici: Leur travail est excellent.Et m£- me si on n'aime pas Ferland; on se laisse prendre por la beauté ols metirise de\u2019 sey, pouibiité.8.- RE \u2014 $961 3880150 87 CS NILVI YJILAVNO 31 43 10 * 28 OCTOBRE 1965 LE QUARTIER LATIN (LES BEAUX-ARTS) Les On a toujours beaucoup plus de plaisir à entendre parler un \u201cpeintre opticien\u201d qu'à regarder ses oeuvres.En tous cas, c'est plus reposant.Je ne sais pas comment sont les autres tenants de l'art optique, de par le monde (on connaît les idées de Vasarely par les nombreuses préfaces aux catalogues d'expositions qu'il a signées), mais je sais que nos \u2018\u2019opticiens québécois\u201d ont la parole facile et le verbe haut.lis se défendent très bien et quelques-uns ont des talents de véritables polémistes.Leurs raisonnements possèdent les mêmes qualités de netteté et de franchise que leur peinture.Leurs théories, comme leurs tableaux, sont sans bavures.Marcel! Barbeau, dont les oeuvres récentes seront exposées à la galerie du Siècle, jusqu'au 31 oct, n'échappe pas à cette règle.Mais chez lui, on découvre deux éléments nouveaux (nouveaux parce qu\u2019ils n'existent pas, ou existent dif- fésemment chez les autres membres du groupe optique).Marcel Barbeau est doué d'un humour assez particulier, doublé d'un sens inné du paradoxe, Mais comme chez un \u201cpeintre opticien\u201d tout est réduit à la plus stricte simplicité (celle de l'effet rétinien), de même, le paradoxe se résout en une simple illusion rationnelle que la logique vient éclairer.Barbeau nous explique, avec autant de simplicité que de clarté, que sa peinture optique actuelle est l'aboutissement lo- fique de son évolution à partir de l'expressionnisme abstrait.Tout le monde sait en effet que Barbeau a suivi de très près les expériences de Borduas, puis, rejetant le hasard, il s\u2019est orienté vers une plus grande rationalisation de so peinture.ll © commencé par épurer ses couleurs.En 1961-62, il peignait des tableaux où alternaient les masses de noir of de blanc.Or, si l'on place côte à côte des noirs et des blancs, ceux-ci nous apparaissent tour à four comme le fond, puis comme le premier plan du tableau.De façon plus ou moins inconsciente, il créait déjà des espaces illusoires.Depuis, les expériences de Barbeau sont devenues plus conscientes.Maintenant, il sait nommer ce qu'il fait.Et, me semble-t-il, son expérience artistique est d'autant plus valable qu'il garde un certain recul vis à vis lui-même : Barbeau croit en ce qu'il fait, mais il n\u2018a pas barricadé les portes.Il ne sait pas ce qu'il fera dans 15 ans, mais il sait que ce sera différent.Barbeau n'a pas totalement renié son attachement à l'expressionnisme abstrait: il ne fait pas de dessin préalable et c'est avec une liberté relative qu'il \u201cmasking tape\u201d.Cette liberté d'esprit, Marcel Barbeau la manifeste encore par un type d'humour assez particulier : il se moque gentiment autant de lui-même que de sen public, en intitulant ses tableaux des \u201crétines\u201d (parce qu\u2019ils produisent des effets rétiniens).it y à une plaisante absurdité à nommer un tableau \u201cRétine Optimiste\u201d.surtout s'il est composé de bandes serrées, ondulées de bleu, blanc, rouge, et jaune.Quant à \"Rétine Hilarante\u201d, s'il vous fait venir les larmes aux yeux, c'est par un phénomène purement physique, où le rire n'a rien à voir.l'at contemporain n'existe pas sans légende.Marcel Barbeau est en train de créer la sienne et pour cette raison, il faut croire qu'il à des chances de passer à la postérité.Roymond CHARLAND i | pana it lh | WAY - LE £; » ) 1! D | 7) ~ dir > ay = ER Cia A N Z 7 yo 4 = Ea BEY SET z >.7 En so Les Barbeau du Siècle : un art.opt.imiste et enti \u2026 septique, cu la pureté des effets rétiniens.æ a ta A M \u2018ze pi pe ls i oe i ris sr \u201cles Bouffons du Roi, de Nova Taylor : est roi qui peut, bouffon on qu peut.\u201d Sisson, chez Irla Kert Né & Boston, Laurence Sisson expose pour la première fois à Montréal des paysages étranges.On est tout de suite charmé par ces plages et ces hauts-fonds que nous découvre la marée basse.Mais ce qui nous intéresse d'abord c'est de sovoir comment il a pu réaliser ces rochers, ces cailloux polis comme la nacre qui porsè- ment les plages boueuses.Sisson a sons doute utilisé un truc, un procédé analogue b celui des encres lavées, mois diffé- rent cependant, puisque pour peindre, il utifise la technique de l'huile sur \u2018\u2019gésso\u201d.Ce problème du procédé est le premier à retenir notre otten- tion.Il peut constituer un danger: détourner notre attention de l'essentiel, qui la jouissance rare d'un paysage neuf et original.Ce paysage déroutant, mais cependant familier, se présente en une perspective spatiale qui lui donne une certoine réalité.Mais il est doté d\u2018une atmosphère lumineuse, vaporeuse, palpable, qui éveille dons notre esprit des réminiscences oniriques.Sisson se révèle un artiste ho- bile, qui sait exploiter un procédé mystérieux qui à l'analyse peut se révéler d'une grande simplicité.L'important c'est qu'il arrive à créer un monde de rêve dont la poésie à une saveur romantique.R.C.Invitation au voyage, \u201cLa, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.\u201d Ce poème de Beoudelaire, si injustement galvaudé, me revient à l\u2018esprit au sortir de l'exposition des tableaux de Louis Belzile, à la Golerie Libre.Belzile nous invite à franchir le \u201cDécor du Temps\u201d et à déjouer 1\u201dIntrigue des Songes\u201d.Abordant eux \u201cRivages d'Éuto- - pie\u201d, cette \u201cOasis de l'Espace\u201d, nous demeurerons lo \u201cProie de l'Heure\u201d pendant toute la \u201cSoi- son Vive\u201d, jusqu'au \"Retour de Cythère\u201d ver Trève de mauvais jeu d\u2019 esprit sur les titres.L's + soit une révolte de Louis Belzile Mais à cela, s'ajoutent deux éléments nouveaux qui rythment la composition et en accentuent les harmoniques.Belzile incorpore maintenant dans sa peinture une motière gronuleuse dont la luminosité matte contraste avec les surfaces lisses et luisantes.Les teintes discrètes et sobres de bleus, de rouges, et de bruns qui modulent les tableaux de * Belzile, manifestent.une grande sensibilité.A une époque où lo peinture est soit une provocation visuelle, intellectuelle, lis de Belzile nous opparaît arme ung \u2018oasis de frolcheur dont la poésie rofinée est foite autant d'une délicatesse de sentiment que d'une sobriété dans leo lyrisme - se x .\u201caxe Les encres de Nova Taylor Les ENCRES de Nova Taylor suggèrent des groupes de personnages qui se découpent sur un fond de tableau généralement monochrômé, composé por de légers traits de plume tontdt pa- sallèles, tantôt entrecroisés.D'un dessin net et précis, le trait noir, nerveux, encercle les formes géographiques irrégulières qui déterminent les personnages.Les couleurs sont pures.Cernées d\u2019un trait noir, qui en délimite le contour, elles laissent parfois l'impression d'un coloriage, d'un remplissoge.Dans une série d'encres, Nova Taylor a utilisé les hasards picturaux comme point de départ Au Musée d'Art Contemporain : Une nouvelle vague de la figuration?Louis Quilici est un autodidacte.Comme pour la plupart des autodidactes, le but premier de la peinture est l'expression.Quilici en a beaucoup & dire sur tout ce qu'il refuse dons notre société.Chacun de ses tableaux est une charge.Son humour corosif n\u2018épargne aucune de nos institutions les plus consacrées.Le clergé, une fois de plus en prend un bon coup : Soeur Camille, La Messe à Onze Heures, et Enluminures, sont autant eux travers et aux vices que la tradition préte aux membres de cette institution.La famille n\u2019est pos à l\u2018abri de son esprit méchant: \u201cLe Retour de Colomb\u201d dans ses foyers nous laisse entendre pourquoi Il avait envie de repartir et pourquoi il est mort dans la misère.Quant é la Patrie, c'est le thème le plus éculé de cette exposition.l'humour de Quilici frise parfois le macabre (La Mort de Marat) et frôle la pornogrophie : L'Attentat et Les Préliminaires en sont deux échantillons.Quilici ne se préoccupe pos tellement d'esthétique.il utilise n\u2019importe quelle technique, ou même basse à la Galerie Martin & ses compositions.Les coulisses d'encres créent un modelé qui rend ces pièces plus intéressantes, en les situant dans un espace tangible.Les autres sont agréables à regorder, d'une facture habile.Mais la poésie foit défaut et on à trop souvent [impression d'être devont des oeuvres purement décoratives.Nova Toylor dessine avec beaucoup d'habilers Jes perion- nages aux couleurs riches, mois qui ne suggèrent rien d'outres que ce qu'ils sont.Le monde pictural de Nova Taylor me semble assez froid.R.C.un mélonge de plusieurs, pourvu que ça lui permette d'atteindre l'effet désiré.L'exposition de Quilici groupe trois séries d'oeuvres: une série peu importante de gravures, une série de collages rehoussés d'encres, de coloriages, etc.et une série de tableaux reliefs assez prononcés.Ces derniers tableaux ne sont pos sons me rappeler les \u201cpeintures-sculptures aux reliefs de soble\u201d d'Edouard Jasmain, lesquelles sont cependant d'une noï- veté plus sympathique.è RC.A Fett ov hie do Sebiabonaues: Tr eri, en Ys à Jo Desneyers.a $9 WOOK = My * 28 OCTOBRE 1965 LE QUARTIER LATIN NOTRE CHOIX Détoil de la fresque de Frédéric Back, au cinéma Vendôme.© Ce toir, à lo Grande Sol- ls, Yehudi Menuhin, violoniste, .accompagné au piano par Fou T'song.@ Demain, vendredi, et di- monche, dernières représentations d'Aïda de Verdi, production de l'OSM.un spectacle somptueux, una étonnante distribution.@ Et pour trois représentations, à l\u2018ausière et oristocrate Grande Salle, Liberace.pour dames d'un ôge.certain théâtre ® Le Théâtre du Nouveau Monde présente à l'Orphéum, \u2018L'Ecole des femmes\u201d de Mo- lière, avec Jean Gascon et Louise Marleau.Gascon-Molière un couple oussi agréable que celui de Groulx-Bottom.Voir critique à l'intérieur da nos poges.@ Les Saltimbanques continuent leur allaitement moter- nel à leur atelier-théâtre du bas de la ville avec \"Les Nourrices\u201d.Rodrig Mathiev fui aperçu à la première de \u201cL'effet Gla- pion\u201d.Aurail-il l'intention de se lancer dans le théâtre prolession- nel?.© \u201cLes Canapés\u201d ou Théô- tre de La Place.\u2026.merde.@ On présente au Stella, \"Fleur de cactus\u201d de Barillet et Grédy, avec Pierre Thériault et Janine Sutto.une bonne comédie, longue un peu mais quand même agréable à voir.© L'Egrégore commence actuellement une nouvelle saison avec une pièce d'Audiberti : \u201cL'effet Glapion\u201d.Avec Hélène Loiselle, Paul Hébert et Luc Du- rand.on y rit de ne pas savoir qui on est.Tres bonne représentation quoiqu'en dise M.Basile, le pouvre.@ L'ile Ste-Hélène accueille \u201cWho's Afraid of Virginio Woolf\", version anglaise.La Poudrière est le seul théâtre in- ternotional à Montréal.espérons que le texle françois ne :e perdra pas dans les grandes gelées du fleuve.@ A \u201cl'Éstoc\u201d (Québec), \u201cFin de partie\" de Somuel Bec- ken.pour ceux qui disposent de fins de semaine longues et riches.* + LA cinéma © Alouette : \u201cMy Fair Lady\" .voir avant qu'il ne quitte l'affiche.© Cinérama Imperial : \u201cThe Greatest Story Ever Told\u201d.du cinéma dortoir : nul n'est prophète en son pays.© Dauphin: \u2018100,000 dollars au soleil\u201d .voir crilique dans nos pages.® Elysée: \u201cLe Bonheur\u201d .n'est en fait que convenance ef l'amour se voile des ombi- guilés de la vie.@ \u2018Thomas l'imposteur\u201d film très beau qui laisse sentir la nuance entre un très bon film et un chef-d'oeuvre .© Festival : \u201cOnibaba\u201d .Elacement de l'être hu- moin sous des ospecis animoux .pas de trace de l'être humain, on le cherche.© Kent : \u201cThe Collector\u201d sera.bientôt .suivi.du \u201cKnock\u201d .© Laval: \u201cLéon Morin Pré- .tre .s\u2019envola pour Rio, gagne 100,000 dollars au soleil et découvrit qu'une femme est une femme.(Photo : Serge Prov) «} qui nove sceordalt une entrerse,.Je semaine déraière, commence co sles a\u201d _ | Comdie-Canatlenti, son tour de chant,\u201d © Parisien : \u201cDe l'amour\u201d la \u2018sein glin-glin\u201d à déjà eu lieu ot se prolongero encore longtemps .© Saint-Denis : \u201cPos de vacances pour les idoles\u201d .Ni pour notre pauvre génération .© Séville: \u201cThe Sound of Music\u201d «.un beau film, certes, mais qu'il fera beau remplacer.© Snowdon: \u201cShip of Fools\u201d «+.voir crilique dons nos pages.© Cinémathèque canadienne: le cinéma tchécoslovaque contemporain : à 6 h.30, lun.1: la Machine a tuer les mé- chanis (Roberto Rossellini); mor.2 : Telle est lo vie (Tako- vy Je Zivot); mer.3: Assassins et voleurs (Sacha Guitry); jeu.4 : L'accusé (Jon Kadar et Elmar Klos:; à 9 h., lun.1: Vos de pique (Milos Forman); mar.2: Le premier cri (Jaro- mil Jires); mer.3 : lkarie XB1 (Jindrich Polak); jeu.4: Lo mort s'appelle Engelchen (Ka- dar & Klos).\u2018Lise-Londry .beaux-arts @ Centre d'An du Mont- Royal : ++.Collection privée de gravures de Clarence Gagnon.© Galerie Agnès-lefort : Le \u201cchou-chov\u201d des grands concours expose une série de tableaux dans le style \u201caction- painting\u201d : \u2018une orgie de couleurs, des mouvements d'une violence gratuite.© Galerie de lo Place: «Sélection.d'une.de.plusieurs centaines d'osuvres d'ortis- tes canadiens, de foutes les tendances, depuis le plus parfait chromo jusqu'au petit chef-d'oau- vre inconnu.© Galerie du Siècle : « + Oeuvres récentes de Marcel Barbeau: un art Optimiste.Voir le compte-rendu dons nos pages.© Galerie Libre: Une invitation.au voyage de Louis Belzile .Voir le compte-rendu dans nos pages.© Galerie Lippel : \"+.Sculplures africaines e! mo- los de Panema .© Galerie Le Crible : - + Gouaches\u2026.et.\u2019Pastels: de __ ©.Galerie Martel ; ©.Benn, est encore ld.© Galerie Martin : +.Encres de couleur de Nave Taylor; voir le compte-rendu dans nos pages.@ Galerie Soixante : » .« Fernand Leduc, l'aristocrate des constructivistes .© L'Art Français : .Collages de Tordif-Colé : une sensibilité toute féminine.Sculptures de Jean Noël: trois tendances, trois styles.© Le Gobelet : .Photographie de David Buchanan:.un globe-trotter .finit foujours dans une taverne.© Musée d'Art Contemporain : .LOUIS QUILICI : voir notre compte-rendu, dans nos poges: Une nouvelle vague de la figuro- tion francaise.LA VIE BIENNALE DU CANADA : une sélection de 114 tableaux d'artistes canadiens, par William Townson de Londres: réussite ou échec du co- lanialisme 2?.© Musée des Beaux Arts : \u2014Rétrospective J.W.Morrice; jusqu\u2019au 31 oct.\u2014Gravures .récemment.acquises.jusqu'au 30 oct.© Tournesol, métiers d'art : .la véritable centrale d'or.tisonot du Québec.L'outre n'est qu'un boazard.ox xnre sr ft LavtReS DIRECTEUR : Daniel Saint-Aubin REDACTEUR-EN-CHEF : Jean Bélonger CHRONIQUEURS : le cinéma : Michel Beaudry la musique : Daniel Saint-Aubin le théâtre : Jean Bélanger les lettres : André Bertrand lès disques : Jérôme Breton les beoux-arts.: Raymond Charlond RÉDACTEURS : Henri Fricks, Marie- Claire Lanctds, Nicole Brossard, André Cas- sagne, Ivan Steen- hout, François Hébert, Pierre-Louis : Guertin, France-Marie Lupien.: | PHOTOGRAPHE.: Serge Proulx © LE CAHIER des arts a des lettres est publié chaque jeudi : LE QUARTIER | aT, à "]
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