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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Supplément littéraire et artistique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Fichiers (2)

Références

Le Quartier latin, 1965-02-04, Collections de BAnQ.

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[" 1e Quartier Jsnantim 8 = 9 : SX Sue 2 a 4 Z es A a oo a \u201cgs, os RY æ, 3 3 Th a7 is Æ s ss Ay 3! x £8 à BD De À NY ER À ee 5 RL ve Fa NG on + ¢ ve RX oe A Lo vu Hogs Ce .CA Fe vas > AR ge 3 aR SE ie 7e = es 1; od ze z \u201c5% 2; \u201ciF 5, 4 Az © Sy ADos \u201c0 % + 3 3 LS oF = Re Tea rf 2 © i Ny Ne N 2 5 % > =, ; A i Se % # + = %, AR vs 2 wi bx > 2 a = 4.% 2a Ë RÉ, i \u20ac EX 3 al Fay ide os op ¢ z 2 Fe in \u201c = vo se 5 tr ¥ 7 Gas re = a a Æ > 3 Ya i # Soe 7 A A $e a Hae a 12 - wy % 2 x Sa Ë we > x iA a Fi ss + > 3 i i Sn ASG 3 5 7 >, See 2 2 ; \u201cA +; Pa 5 3% oe es \u20ac N > \u201c a Rs 5 x wy + es 3 BH PE La ?a 3 of a x a = % 5 a vs x9 > 2, # = i hk Bd 3 a, A ete\" a pg à Fa en - 1x pa 70000 [a Ep a ae adi ant el ha £2 \u2026 Claude Godbout Dans \u201cLe chat dans le soc\u201d: \u201cJe suis Canadien-français, donc je ine cherche .\u2026\u201d En poges centrales, Gilles Groulx nous parle \u201cdé son film, de l'ONF et des problèmes qui attendent le cinéma québecois naissant. *t A FEVRIER 1965 LE QUARTIER LATIN * CONFERENCES SUR LE THEATRE : Des cliniques de théâtre ont été organisées conjointement par le Festival Dramatique de la région ouest du Québec, la Bibliothèque Saint-Sul- pice et l'ACTA.La pièce à l'étude : Noé\u2019, d'André Obey.Se servant de celte pièce comme \u201ccobaye\u201d, divers spécialistes du théâtre parleront de leur métier.Vendredi, le 5 février, ce sera une Table ronde des dramaturges, avec Gratien Gé- linas, Marcel Dubé, Pierre Per- rault, Jacques Languirand; samedi, 6 février : Table ronde des comédiens; samedi, 13 février : l\u2018éclairage; vendredi, 19 février : table ronde des directeurs de troupes; samedi, le 20: mise en scène, musique, bruits, bandes sonores; et, samedi, le 27, administration et organisation du budget.L'entrée est libre.Amateurs, jeunes professionnels, étudiants, amis du théâtre de la région de Montréal sont cordialement invités à ces assises qui se tiendront à lo Salle de théâtre de la Bibliothèque St- Sulpice, 1700, rue St-Denis.* * * SUR L'EXPOSITION CANALETTO : Quelques détails sur cette grande exposition, qui nous sont parvenus du Musée des Beaux-Arts.Les droits d'entrée viennent d'être fixés: adultes, $1; enfants de plus de 12 ans, 50 cents; étudiants avec cartes d'étudiants: 50 cents.Les catalogues, en version française ou anglaise, se vendront $2.50 chacun.De plus, des visites guidées, toujours dans les deux langues (bilinguisme oblige), ont été préparées à l'intention du public.Le départ se fera à l\u2019entrée de l'exposition, aux dates suivantes : les 6, 13, 20 et 27 février.Rappelons que l'exposition Canaletto comprend environ 145 peintures, dessins et eaux- fortes du maître vénitien du XVIlième siècle.Les oeuvres, dont 23 appartiennent à la collection de la Queen, viennent de tous les coins du globe.IVANHOE A MONTREAL : Le peintre ivanhoé Fortier expose au Centre d'Art du Mont- Royal, jusqu'au 28 février 1965.Tous les jours de 1.00 à 7.00 heures p.m.Fortier, diplômé de l\u2018Ecole des Beaux- Arts de Montréal, agit présentement à titre de conseiller artistique au centre culturel et sportif de Montréal.Il a participé, dit-on, à une exposition à la galerie Delrue en 1962 et plusieurs de ses oeuvres figurent dans les divers musées et galeries d'art du Canada et des Etats-Unis.Roch POISSON * * * LES FREEDOM SINGERS ET LES SALLES VIDES : Faut-il blamer les responsables de la publicité à l'UGEQ, l\u2019apathie des étudiants, ou encore la température froide ?Toujours est-il que les \u201cFreedom Singers\u201d se sont produits deux fois, vendredi soir dernier, devant une sol- le vide.Tout au plus soixante personnes à chacun des spectacles.noble, la cause encore plus.Les \u201cFreedom Singers\u201d sont les ombassadeurs du \u201cStudent Non-violent Coordinating Committee\u201d, organisme qui a pour but de faire sans violence l'intégration des noirs.Venus à Montréal pour comasser des fonds, ils auraient sans doute préféré donner leur spectacle devant une salle comble.C\u2019est donc avec un certain malaise ou mieux encore, avec une certaine honte, que nous avons assisté a ce spectacle.Mieux eut valu le présenter à l'Université McGill où le public est plus sensible à ce genre de cause.Dommage que trop peu de gens ait assisté à ce récital d'une haute teneur.Gérald BERNIER = + NONNES ET CURES VOIR VIRIDIANA .de Louis Brunel.Samedi soir, le 6 février, à l\u2018auditorium de l\u2018Université.Ce film peut être pour IRONT certains le plus ôsé que le ci- dès VENDREDI 5 FEVRIER découpez cette annonce elle vaut 50% de réduction sur fe prix d'entrée iim de JULIEN DUVIVIER 2e FILM: CINEMA 5380, boul.ST-LAURENT le chef-d'oeuvre de !\u2019 immortel | GERARD PHILIPE dy DARRIEUX ANOUK AIMÉE DANY CARREL \u201cLES LIAISONS AMOUREUSES\" csssessnsenesaesnesansu, cra Ss we D'ART ET D'ESSAI Tél.: 27-4800 Ane Pw sou a og en?Pourtant le motif était \u2019 néma ait produit.On le trouvera même blasphématoire.Car \u201cViridiana\u201d choque, bouleverse; il abonde en images saisissantes.\u201cViridiana\u201d fut produit en Espagne par le grand cinéasie espagnol, mais toute représentation en fut interdite en ce bon pays du gouvernement de Franco.Au même programme, on pourra voir le nouveau court métrage de Jean Dewever \u201cLa crise du logement\u201d.Les représentations auront lieu à 7 h.30 et 9 h.45 p.m.© Le royaume des pique-ussiettes ra DES ARTISTES-ETUDIANTS QUI FONT RAGE.Un nouveau disque faisait récemment son apparition sur le marché; il s\u2019agit du premier long-jeu \u201c des Quatre-Vingts, groupe qui a pris naissance à l'Université et dont la réputation n'est plus à faire dans notre milieu.Il est amusant de constater la montée en flèche de ces jeunes artistes qui, par leur tra- \"vail acharné, ont su se gagner l'estime d'un public toujours grandissant.Ce premier long-jeu vient couronner leurs efforts et leur permet aussi.de se faire connaître du grand public.tls n'en sont qu'à leurs débuts dans ce\u2019 domdine et pourtant on nous apprend qu\u2019ils préparent présentement un 45 tours pour la fin de mars et un autre long jeu pour le début de mai.Nous leur offrons donc nos félicitations et leur souhaitons beaucoup de succès dans leurs entreprises \u2018futures.Jules ARBEC Le centre d'essai de L'AGEUM.Tous les vendredi et samedi de chaque semaine, des spectacles de variété artistiques se * donnent à la boîte à chanson \u201cJeunesse Oblige\u201d aménagée par Radio-Canada au 840, Cherrier est (Palestre Nationale).L'administration, le person- , les artistes sont des étudiants qui s'expriment et se rencontrent dans un climat sympathique où la solidarité et la communication s'imposent, où le décor et les meubles rustiques invitent à la détente, à l\u2018absence de conventions.mieux que \u2018\u2019chez-soi\u2019\u2019 peut-être! Tout est si simple, l'évasion si facile.on retrouve un nouveau soi-même, on découvre un peu plus les autres.Dans de si chaudes conditions, un chansonnier, un poète, un mime, un guitariste ou le regard tendre, le sourire frais d'une jeune fille nous apprennent quelque chose, apaisent ou aiguisent un peu notre soif d\u2018absolu .nous incite à \u201cdéborder le relatif\u201d.Toute sensibilité se prépare ou s'étonne lorsqu'on lui permet de s'exprimer.Une source de sensations variées, intarissables, s'écoule abondamment devant tendresse et chaleur.devant une maille d'expression humaine.un possible effort à aspirer.De pauvres et piètres mots qui effleurent mal l'impression qu'en conserve d'une telle soirée.Une formule nouvelle de boîte pour inviter, provoquer, favoriser des expériences nouvelles dans le sens de la créa-.1 CPN wen wer Maree Wp ~~ \"mad HER C0 = 4 Su = 0 à .tion artistique et pour permettre une rencontre, des échanges et quelques raisons .de suer pour créer.l'odeur n'existant plus.Aussi un public capable de sentir l'artiste et ce dernier décidé à travailler pour sortir et non pour se réfugier en lui-même et se qualifier d\u2019incompris parce qu'isolé, parce qu'obstiné & travailler pour lui seul ! Masturbation intellectualisée.cette forme de virginité ne vaut pas une dé- floraison prématurée.Quelques messages nouveaux; quelqu'autres d'être de ce Centre d'Essai.Les lancements de recueils de poèmes, quelques minutes chaque semaine dédiées à la diffusion de la poésie canadienne.Les élans poétiques du récitant sont souvent soutenus, renforcés par guitare ou violoncelle ou piano ou flute.Amalgame de textes musicaux et poétiques; d'instruments à couleurs différentes.Mime, danse, expression corporelle aussi chargés de musique.Quelques soirées seront consacrées exclusivement au jazz; d'autres à la musique de chambre (compositions) peut- être agrémentées de courts poèmes, d'une danse moderne, d'un pantomime mais le public sera averti.Nécessairement l'atmosphère de la boîte ne changera pas pour autent.CETTE SEMAINE AU PROGRAMME : VENDREDI le 5 février, 9h.11h.\u2014 Poésie: Pierre Bertrand, directeur de la revue \u201cPasse- Partout récite ses s poèmes.LEE ELI ER IE ICE ICE a \u20ac \u2014 Chansonnier: François Sol- vas \u2018et Georges Dor (probablement).\u2014 Mime : Renée Lussier, SAMEDI le 6 février, 9h.11h.\u2014 Poésie : Pierre Bertrand.\u2014 Chansonnier: Gaétan Gla- \u201c du et Georges Dor.\u2014 Mime : Renée Lussier.Prix exceptionnels puisque ce centre est un service de la SO- CIETE ARTISTIQUE de l'AGEUM.$0.50 avec carte et $0.75 sans.M.P.BEAUPRE \u201ci ne suffit pas de lire que les sables des plages sont doux.Je veux que mes pieds nus le sentent .Toute connaissance que n'a pas précédée une sensation m'est inutile.\u201d (3) ll ne suffit pas de lire que le Centre d\u2019Essai.' Paul Beaupré, directeur de lo \"SOCIETE ARTISTIQUE de l'AGEUM.(3) Gide, Les Nourritures Terrestres, p.33.' NITY SN ia aw a? 3 e lettres .Le soleil sous la mort N y a quelques jours, je lisais avec un certain étonnement les sonnets d'un peintre en bâtiment du tout début du XXe siècle, Arthur de Bussières, poèmes que Casimir Hébert receuillit et publia il y o fort longtemps sous le titre \u201cLes Bengalis\u201d (1).Bien avant Paul Morin, méme si ses poèmes ont été publiés dix ans plus tard, Bussières devait succomber aux attraits faciles de l'art pour l\u2019art, de la recherche formelle insignifiante, à la suite des parnassiens, et peut-être plus particulièrement à la suite du poète cubain de langue française José Maria de Hérédia qui eut pu, sil en avait eu conscience, devenir précisément la conscience du peuple cubain en guerre contre les Espagnols.Avec Baudelaire, Rimbaud, Aloysius Bertrand et Lautréamont, les courants de la poésie française des années \u201870 prenaient des chemins divergeants.Mais vingt ans plus tard, Bussières revenait au parnasse, à cet art abhorré de linsignifiance, précédant de vingt ans notre borde national Morin.Evidemment, l\u2019on peut se de- monder pourquoi sont nécessaires de telles considérations préliminaires; pourquoi j'écris de Bussières ou de Morin alors que mon propos devrait se concentrer sur lo dernière ceuvre de Fernand Ouellette, \u201cLe soleil sous la mort\u201d (2).C'est que Ouellette, l\u2018un des plus méconnus et l'un des moins appréciés de nos poètes vient de publier un recueil de poèmes qui me font singulièrement penser à ces deux ancêtres.C'est aussi que Ouellette sait \u2014 peut-être plus que tout autre allier la perfection formelle à la situation.Mais on comprendra \u2018aisément la marge qui existe entre Ousllette et ses prédécesseurs.Alors que Bussières et Morin ciselaient dans l'inactualité, c\u2019est- à-dire dans l\u2018in-signifiance, Ouel- lette taille ses poèmes dans le quotidien, et que de ce quotidien il établit la marge fragile de la beauté formelle.Ouellette est un poète de la situation.Les exégètes n'auront qu'à faire une lecture comparée des poèmes du \u2018Soleil sous la mort\u201d et de leur première version publiée dans les revues pour vapercevoir combien un même poème peut devenir différent tout en exprimant les mêmes réalités.I! y a pour le poète une certaine distance à parcourir entre le premier jet de l'émotion, ou, # l'on veut, entre la parole de l'instant présent et son aboutissement quelques semaines, quelques mois, voire quelques années plus tard, alors que le moment s'est étalé, dilué, dans sa propre continuation.Parallèle à ce phénomène de cristallisation, où le poème de plus en plus délavé devient son essence propre débarassé de tous ses oripeaux, se produit un phé- nomêne inverse en même temps que corollaire, où le même poème devient de moins en moins abordable, de plus en plus hermétique.Tel m'apparaît donc le double phénomène de la poésie de Fer- nend Ouellette.Et l'on voit tout de suite quelle marge, quel fossé se creuse entre l'exotisme gratuit d'un Morin ou d'un Bussières d'une part, et l'exotisme de situation essentielle d'un Ouellette.Avant de publier \u201cLe soleil sous la mort\u201d, l\u2019auteur avait déjà publié deux livres de poèmes : \"Ces.anges de sang\u2019 (3) et \u2018Séquences de l'aile\u201d (4).lls comptent parmi nos oeuvres les plus intéressantes.Dons \u201cLe soleil sous fa mort\u201d, Ouellette se définit de deux manières surtout : poète politique, et poète de la femme.J'avais lu, êl y @ quelques années déjà, à la site d'une explosion thermonucléaire particulièrement violente en URSS, la première version d'un poème intitulé \u201c50 mégatonnes\u201d, poème que le poète reprend dans son dernier ouvrage.\u201cLe sang sort des membres.La vie empierre les étoiles\u201d., (p.34) Nous voyons là quelques vers qui crient la paix par l'horreur de son inverse.Lorsqu'il poétise la femme, ou son absolu, l\u2019amour: \u201cDe la pierre à la plénitude, comme un soleil inachevé, notre être étrenne son mouvement\u201d.(p.50) Dans ces trois vers, comme ce sera le cas dans la plupart des poèmes \u2018amoureux\u2019 de Ouellet- te, le poète donne des lignes de force aux sentiments.Là ne me semble pas se trouver sa voie.Ouellette est d'abord et avant tout un poète de la guerre et de la paix.Dans ses poèmes politiques, il me semble cristalliser au mieux de sa force de parole la joie de vivre malgré tout.L'oeuvre de Ouellette est une ceuvre à lire de manière absolue.Michel BEAULIEU.(1) Editions Edouard Garand, 1931.(2) Editions de l\u2018Mexagone, 1965 | (3) Editions de I'Mexagone, 1955 | (4) Editions de l'Hexagone, 1958.\u2019 NILV1 ¥3ILeVvNO A S961 YINA3Y » + LE CENTRE D'ESSAI DE L'AGEUM présente Vendredi, le 5 février : 9 h.\u2014 11 h.* POESIE \u2014 Pierre BERTRAND (directeur de la revue \"Passe-Partout) * CHANSONNIER \u2014 François SALVAS * MIME \u2014 Renée LUSSIER Samedi, le 6 février : 9 h.\u2014 11 h.x POESIE \u2014 Pierre BERTRAND * CHANSONNIER \u2014 Gaétan GLADU * MIME \u2014 Renée LUSSIER DU STYLE, DU NERF, S.V.P.vise pas critique de cinéma eu critique de théâtre.Avant de nous confier un article, qu'on le relise, le corrige et le raffine.S'il est mal écrit, ov trop long (n\u2019ayexz crainte: aucune con.sure morale), nous ne nous engageons pas à le publier.ou du moins dans un fran- çuis fort convenable; l'appel lancé dernièrement por notre directeur, Jules Arbec, à été entendu.Une dizaine de nouveaux collaborateurs sont venus se joindre à l'équipe régu- fière, D'autres nous ont promis une collaboration périodique.Tout cela est très bien, mais.© il doit être remis dactylographié, et avant l'heure de tombée qui a été fixée à 9 heures, le lundi soir; ©@ autant que possible, il doit être accompagné de photos.Les troupes de théô- tre et les compagnies de films se feront un aplisir d'en distribuer, si on leur en fait la demande au nom du \u201cQuartier Latin\u2019.Pour être publié dans le supplément artistique et littéraire, un texte doit répondre aux exigences suivantes: ® Il doit être relativement court (surtout s'il s'agit d'une critique de thé- être ou de cinéma); © il doit être bien écrit, dans le DISCOTHEQUE à l'ergue, le soir MEMBRES : $0.50 A tous ceux-là, je précise NON-MEMBRES : $0.75.esci: le supplément artati- que n'est pas un endroit où 840 est, Cherrier \u2014 Palestre Nationale Fon pout se faire les dents ce n'est pas une école de journalisme.Nous avons passé une soirée à corriger les textes que centient la présente livraison.Ce n'est pas nermel.On ne s'impre- Ces mises au point me semblent nécessaires.Roch POISSON, rédacteur en chef.uébécoise SPECIALISTE EN CANADIANA Le Fournil DELIT CONTRE \u201c| DÉLIT | D A Fi mr MAR AR SES Remise de 20% sans majoration eux étudiants R E S T A U R A N T «nasi, de MAY DAVIS TOUTE DERNIERE NOUVEAUTE : Jas Lodmdi ho Spécialités : Mets canadiens et indiens \u201cPeur chanter dans les choles\u201d $1.23 de Michel BEAULIEU 169 ost, BEAUBEN 279-2100 361, Saint-Paul Est TEL : 061-4314 Mot a ou, 735-1379 M » 6 4 Ja \u2014 4 FEVRIER 1965 LE QUARTIER LATIN * Gilles Groulx: \u201cAvec l'industrie privée, mon film aurait été plus violent.GILLES GROULX où le cinéma du quotidien.Gilles Groulx, l'artisan numéro un du cinéma québécois.En 1958, il nous donnait \"Les Ra- quetteurs', un court métrage d'une vingtaine de minutes qui rompait brutalement avec le \"style ONF\", développé surtout par l'équipe anglaise (exemple : un documentaire sur les Montagnes Rocheuses: \".on top of those beautiful mountains, you can sec beautiful snow.\u201d).lI nous apportait enfin ce que l'équipe française mijotait depuis quelque temps : des films ciné- ma-vérité pleins de vie, des documentaires vifs, incisifs, trempés dans le milieu.Et l'an dernier, il nous donnait notre premier grand film, \"Le Chat dans le sac\".Ce film n'a été présenté qu'a la télévision, le 20 décembre dernier, et il ne connait pas encore de distribution commerciale (\"il est permis de s'en inquiéter\", de dire Gilles Groulx).Toutefois, le Cercle Juif de Langue française l'a projeté devant un auditoire sympathique mais craintif.Plein de bonne volonté, mais incompréhensif.Au lendemain de cette projection, nous rencontrions Gilles Groulx.L'interview devint vite dialogue.Echange de vues sur \"Le Chat dans le sac\u201d (nous nous surprenions à émettre notre propre opinion), l'ONF, le cinéma québécois, l'industrie privée.A demi-raté ?\"Le chat dans le sac\", de l'aveu méme de Groulx, n'est pas entièrement réussi.Pour une première raison qui est en train de devenir un cliché, chez les cinéastes de la \"maison : les Ii mites imposées par l'ONF.Pour d'autres raisons aussi: \u201cJ'ai 33 ans.Mon personnage, dans le film, en a 23.Je ne voulais pas lui faire dire des choses, lui faire poser des gestes qu'on ne pose qu'à mon âge.J'ai peut-être exagéré.De sorte qu'il pense et agit comme un gars de !9 ans et non comme un homme de 23 ans.Nous parlons de ce personnage, Claude, joué par Claude Godbout.Ce n'est pas un lâche, mais un hésitant.À l'instar d'une partie de la jeunesse étudiante, il a beaucoup lu, il n'a pas encore vécu.Î| ne vivra pas non plus, puisqu'il se retire très tôt à la campagne, à St-Charles sur le Richelieu.Il parle d'indépendance mais ne semble pas convaincu, il s'enflamme à l'annonce d'une nouvelle vague de terrorisme, mais il ne bouge pas de son lit, faisant cette réflexion qui en dit long sur lui: \u201cC'est drôle que je connaisse même pas les noms de ceus qui ont fait le coup le vol d'armes de la caserne des Fusiliers.\" Barbara (Ulrich), elle, est Juive, comme l'Ethel de Claude Jasmin.\"Tout comme Claude, j'ai voulu, moi aussi, voir la réaction d'un autre groupe minoritaire qui a souffert et qui pourrait nous comprendre.Mais ils n'arrivent pas à partager nos convictions, surtout l'aspect EMOTIF qui s'y glisse.Bien que Barbara m'ait dit, à la fin du tournage, qu'elle partagerait dorénavant la position de Claude.Dans le film, face au problème de l'indépendance, Barbara est une observatrice impartiale: pour elle, tout peut s'arranger; pour Claude, qui est en cela bien canadien-français, il y a quel- qu'un qui doit payer.\" Cinéma du quotidien Considérés à la fin de leur liaison, Claude et Barbara sont A 8 hd = hon mis en situation par Groulx.C'est là l'aspect documentaire du film, auquel Groulx attache beaucoup d'importance.Claude et Barbara sont des êtres humains ordinaires (jusqu'à un certain point, des anti-héros), qui vivent des moments ordinaires et sont confrontés à des réalités d'un instant (allusion au terrorisme, au scandale du livre, leur vie : ils fument, ils bouffent, leurs lectures, leurs activités}.\"Les films qui restent, nous dira Groulx.sont ceux qui se préoccupent de la vie de tous les jours.Des anecdotes qui réflètent un climat social donné.Des films qui contribuent à guider ceux qui les voient.Des oeuvres comme \u201cL'Année dernière à Marien- bad\", ça apporte des innovations sur le plan technique, point.Tandis que les films de René Clair, \"Quai des brumes\u201d par exemple, qui pouvaient paraître inoffensifs dans le temps, nous apparaissent aujourd'hui dans toute leur dimension : une véritable peinture de l'époque .\u201d Le \"cinéma du quotidien\u201d, c'est aussi le cinéma de Godard.Groulx a-t-il subi son influence ?(Des critiques ont affirmé que \u201cLe chat dans le sac\" n'était qu'un sous-produit de Godard), Non.L'équipe française de l'ONF travaillait dans le même sens que Goddard, bien avant que les premiers films de ce cinéaste nous parviennent.Côté projets ?Un film dont le scénario est terminé, et qui sera tourné à St-Hyacinthe, \u2018synthèse d'une petite ville québécoise.C'est un milieu plus représentatif que celui de Montréal, trop cosmopolite.C'est un univers concentrationnaire.Mes personnages auront trente ans, comme moi, ce qui me permettra d'en dire plus long\".R.P.ENTREVUE DE: GERALD BERNIER ET ROCH POISSON casau0 50010 + les Raquetteurs\u201d:(1958):-un nauveau: style ONF 357+\" >» »a% + sxes tr 45s\" LES DIFFICULTES DU CINEMA QUEBECOIS Depuis quelques années, nous assistons à un nouvel enfantement du cinéma québécois.Cet enfantement comme nous l'explique Gilles Groulx n'est pas sans douleur.Au milieu des années quarante, il y avait bien eu une tentative cinématographique avec \u201cAurore l'enfant martyre\u201d, \u201cLe curé du village\u201d, \"Ti Coq\", etc.ll s'agissait là de produits inexportables destinés à un marché purement domestique.Le renouveau cinématographique des années 60 est caractérisé par une ouverture sur le monde.Au vase clos d'Aurore l'enfant martyr\" succède l'universalisme d'A tout prendre\u201d.D'énormes difficultés devront cependant être surmontées avant que le cinéma québécois ait sa place au palmarès du cinéma mondial.Actuellement la production cinématographique québé- quoise est partagée entre l'Office National du Film et quelques compagnies privées opérant avec des moyens de fortune [Co- opératio, Les films du nouveau Québec.) Examinons en premier lieu le cas de l'O.N.F.L'O.N.F.étant un organisme fédéral, impose, il va sans dire, des limites appréciables quant à la liberté d'expression d'un cinéaste.Ce dernier, s'il tourne pour le compte de I'O.N.F.doit s'imposer une auto-censure surtout en ce qui a trait à la prise de conscience du milieu québé- quois de 1965.C'est ce qui fait dire à Gilles Groulx à propos du film \"Le chat dans le sac\u2018: \"Je n'ai pas fait la moflié de ce que je voulais faire.Si j'avais fait ce film avec l'industrie privée, mon personnage aurait été plus violent, il aurait eu plus de maturité\".L'O.N.F.oblige donc les cinéastes (surtout en ce qui concerne le fait politique) à faire des compromis et comme Gilles Groulx le dit si bien, \"la moindre question de compromis joue en défaveur des films\".Le cas de l'industrie privée est encore plus pitoyable.Dans les conditions actuelles, il faut être un peu fou pour se lancer dans pareille aventure.En effet, les intéressés investissent des sommes mirobolantes sans savoir Shik s'ils feront leurs frais et rien dans la législation actuelle ne favorise une telle espérance.Nos producteurs ne sont pas protégés par la loi comme c'est le cas pour tous les autres pays jouissant d'une industrie cinématographique nationale.Au Québec, nos producteurs ne peuvent même pas obtenir la garantie que leurs films seront projetés dans les salles locales parce que la plupart des salles relèvent d'un réseau de distribution appartenant à des intérêts étrangers.Le mémoire soumis l'an dernier au ministre Lamontagne par les cinéastes n'a donné suite qu'à de vaques promesses de la part de ce dernier.Aucun geste concret n'a été posé.Au Canada, les grands réseaux de distribution appartiennent à des intérêts américains dont le premier souci est de faciliter la distribution des films américains.Les bénéfices retournent directement aux U.S.A.Aucun pourcentage n'est prélevé par le gouvernement canadien.La plupart des pays européens retiennent des recettes des films étrangers et cette somme est affectée à l'industrie cinématographique locale.Au Canada, tel n'est pas le cas et c'est ce qui rend le développement ducinéma québé- quois d'autant plus difficile.Etant donné l'absence de toute loi protectrice des intérêts locaux, l'avénement du cinéma québécois sur la scène de la compétition mondiale a pour effet de déranger des intérêts en place depuis longtemps.Toute une législation nouvelle doit être crée puisqu'actuellement rien n'a été fait dans ce domaine.Ceci suppose donc la création d'une loi de réciprocité, d'un système de protection, etc.Or, des intérêts étrangers qui jouissent de privilèges illimités depuis quarante ans ne sont pas prêts à abandonner ces privilèges du jour au lendemain, ni même à les voir limiter.L'apparition d'une industrie cinématographique au Québec les gêne et ils ont tout intérêt à vouloir tuer l'initiative dans l'oeuf.lls réussiront si le gouvernement fédéral n'agit pas Claude et Barbara mis en situation par Groulx promptement, ce qu'il ne semble pas vouloir faire.Il est indéniable que ce dernier doit subir de fortes pressions de la part des grandes compagnies américaines comme \"Famous Players\u201d mais le temps de l'action est venu.Plus tôt l'industrie privée pourra se développer avec certaines garanties de succès, plus tôt nos cinéastes pourront s'exprimer plus librement et se dégager du carcan que l'O.N.F.peut devenir s'il ne l'est déjà.La situation présente est malsaine; notre cinéma ne se fait pas des conditions normales.L'insécurité menace constamment nos cinéastes et les empêche de se donner pleinement à leur métier.La situation doit être rétablie et alors les cinéastes et leurs oeuvres ne s'en porteront que mieux.NOTE : La semaine prochaine, nous ferons le point avec Gilles Groulx sur les préoccupations thématiques des cinéastes qué- béquois.G.B.NILVI d3ldYNO 21 * S96L U3IYAII F * 4 FEVRIER 1965 LE QUARTIER LATIN * Le Ballet National à la Place des Arts La Sylphide Le Ballet National du Contd, Place des Arte, mardi 6 jenvier on soirée: TRIPTICN eur uno musique de Me ie de Grant sar?(chordgrs, Strode); LA SYLPHIDE, ballet reman- tique en deux actes, musique de levenshield (chorégraphie d'Auguste Bournenville, revue par tk Bruhn (James), Rebecca Bryan (EHy).Le Ballet National du Canada ouvrait sa tournée montréalaise avec deux spectacles qui devaient montrer les possibilités de la troupe; le résultat a été de qualité.lo première oeuvre, TRIPTICH est dansée sur le concerto pour clarinette de Mozart.Aucun décor, mais des présences exceptionnelles.Le premier mouvement témoigne d'une grande discipline de la part des danseurs mais le chorégraphe n\u2019a vraiment fait oeuvre de création qu'au deuxième mouvement : il y avoit quelque chose de sacré et de terriblement émouvant dans cette partie et c'est dommage que les deux autres volets de ce triptique n\u2018aient adopté la même densité.le Rondo final était inoffensif, sans invention.L'argument de LA SYLPHIDE ranime une vieille légende écossaise.C'est une très bonne intention; le ballet s'éloigne un peu du cadre légendaire, mais l\u2018intention est là et c'est beaucoup.Les vieilles légendes sont toujours sources de création (quand fera- t-on ici un grand ballet sur la Chasse-Galerie ?).Erik Bruhn, du Royal Ballet dv Dannemoark, © donné au personnage qu'il dansait une interprétation qui sortait de l'ordinaire; sa virtuosité et sa présence en scène lui ont valu une ovation du public.Mais si sa présence éclipsait quelque peu celles de Lois Smith et de Rebecca Bryon, elle n\u2018a pu toutefois cacher celle de Celia Franca qui a \u201cjoué\u201d plus que dansé l'intéressant personnage de la sorcière Madge.Celia Franca, qui est di- rectrice-fondatrice de la troupe, a fait de la scène de la chiromancie un petit chef-d'oeuvre de mouvement et nous sentions bien ici la parfaite intégation du geste ot de la musique.Le sabbat des sorcières, qui ouvrait le deuxième acte, était animé du même brio, mais que cette musique est pouvre pour une scène aussi dramatique ! Les décors et costumes de Robert Prévost étaient parfaitement adaptés au sujet: le décor du deuxième acte surtout (la forêt) était d'un romantisme touchant.* * * Roméo et Juliette Balles Wationsl, Place dos Arte, so medi 30 janvier, ROMEO EV JULIETTE, ballet on troie 3 musique de Prokofiev, chorégraphie of on scène de John Cranke, décors où cos- tomes do Jurgen Ress, avec Verenics ont (Julione) ov Earl Keaui (Re- Le Ballet National avait déjà présenté son \u201cRoméo\u201d l'on dernier, à Montréal, en avril.La troupe en donnait une reprise très bien venue les 27 et 30 janvier.\u201cRoméo et Juliette\u201d est une grande production : neuf décors, des costumes éblouissants, un très grand nombre de danseurs, etc.C'est un risque énorme pour une troupe d'entreprendre la réalisation d'un spectacle d'une pareille envergure : les nombreux ensembles, les changements rapides de SAMEDI SOIR, LE 6 FEVRIER A L'AUDITORIUM \"VIRIDIANA\" DE LUIS BUNUEL Palme d'or au Festival de Cannes, 1961 \u2014 (s.-t.français) décors, la difficulté de conserver une certaine unité dans un spectacle aussi touffu, sont autant de pièges que seule une troupe de valeur sait écarter.Le Ballet National en est sorti grandi : l\u2019oeuvre se déroule normalement, sans accrochages, et avec une discipline remarquable.Veronica Tennant qui dansait Juliette à la représentation du 30, possède des qualités extraordinaires; on dit, dans le program- me-souvenir, que Miss Tennant \"a terminé ses études de ballet à l'école du Ballet National avec les plus hautes notes jamais obtenues par un élève dans toute l'histoire de cette institution\u201d.La jeune artiste, en effet, fait preuve d'une grande moîtrise, et sait rendre avec justesse, autant par son physique que par son métier, les \u2018humeurs\u2019 très nuancées de la fragile Juliette.On nous avertit, quelques instants avant la représentation, que Frank Schaufuss serait remplacé por Earl Kraul dans le rôle de Roméo.M.Kraul, qui avait dansé le rôle à la représentation du 27, avait reçu un accueil assez froid de la critique professionnelle et il ne v'est pas montré plus convaincant samedi dernier.M.Kraul ne participe pas, il n'entre pas \u2018\u2019dans le coup\u201d.On le voit gombader un peu partout mais il ne s'impose jamais.Il est tellement éloigné du contexte dramatique qu'il répond à cette pauvre Juliette si passionnée par une frigidité scandaleuse.Les meilleurs moments de la soirée nous ont été fournis por lawrence Adams (Mercutio) et Celia Franco (Lady Capulet).M.Adoms a tout d'un grand danseur et lorsquiil entre en scène, il rétablit le contact dramatique qu\u2018Earl Kraul se plait à négliger.Celia Franca ne cesse de nous étonner; déjà, en interprétant le rôle de la sorcière Madge, nous était-elle apparue comme une grande artiste alliant à la danse des ressorts dramatiques qui ve- naïent toujours appuyer l'intensité de son jeu.Samedi soir dernier, dans le rôle de Lady Capulet, elle à été une des seules (avec Grant Strate, duc de Vérone) & atteindre de si bouleversants sommets.|| fallait voir Celia Franca pleurer la mort de Tybalt, saisir une épée pour le venger et enfin le rejoindre sur la civière : le deuxième acte se fermait trop tôt sur cette étonnante réussite.Les décors de Jurgen Rose étaient magnifiques et d'un goût certain.Seule, \u201cle cellule du Frère Laurence\u201d, avec sa délirante toile de fond à dominante jaune, oppelle quelques réserves.Le très célèbre \u2018balcon de Juliette\u201d avrait sans doute gagné à être débarrassé de ces agaçants feuillages - découpés - dans-le-carton.Tous les autres décors sont excellents.Les costumes, de Jurgen Rose également, sont de grande qualité.Nous retenons surtout l'effet heureux des costumes couleur or sur un fond de décors très sombres (Acte |, scène 4).*« NB.\u2014 ll nous a été matheureu- sement impossible d'assister ov spectacle de vendredi dernier, metiant en vedette les étoiles dé \u2018la troupe; nous nous en exeusons.or » x Xx Casse-Noisette Ballet National du Canodo, Place des Arts, dimanche le 31 janvier (on soirée), CASSE-NOISETTE, belle! on deux actos, musique do Tchathowshy, sphieo d'lvenev ot Colla Fran.= ere et costumes de Jurgen 000.Le \u201cCasse-Noisette\u201d du Ballet National est un spectacle où le merveilleux ne verse pos dans une féérie facile, où les danseurs conservent un très grand souci de qualité même si oeuvre est plutôt faite pour un auditoire d'enfants.Il est vrai cependant que l\u2019oeuvre est d'une grande faiblesse; \u201cCasse-Noisette\u201d est un détestable ballet?à programme où chacun a son \u201cpetit numéro\u2019d Le merveilleux a particulière- LE THEATRE DEeLA PLACE VILLE MARIE 861-6665 Pain e ballet ment été intéressant au premier acte où le sapin de Noël, en plus de grandir infiniment, soulève toute la maison; fine exploitation aussi ce combat des souris armées d'ustensiles énormes.Yves Cousineau, malgré la très belle interprétation qu\u2019il a donné du Docteur Drosselmeyer, nous a fait regretter, bien malgré nous, la très grande présence d'Anton Dolin qui dansait le même rôle dans la production des Grands Ballets Canadiens (décembre dernier).ll est plus que nécessaire de signaler les très beaux éclairages de Wallace Russell; les jeux de lumière, dons la première scène du premier acte, ont été des plus heureux; il est réconfortant de se foire rappeller que l'écloiragiste peut participer au spectacle, non plus seulement comme simple artisan, mais aussi comme artiste.ll y e tellement de \u201cnuméros\u201d dans ce ballet, qu'il est presque vain de vouloir détacher de l'ensemble quelque danseur plus méritant qu'un autre.Nous ne s- gnalons.que les deux protagonistes du \u201cPas de Deux\u201d, Martine van Hamel ot Frank Schaufuss, dont la présence a été vivement regretiée dans le \u201cRoméo\u201d de samedi.Le décor du lle acte n\u2019était pas sans rappeller la vitalité plosti- que de Pellan.On trouvera peut- être le rapprochement saugrenu, mais la ressemblance était sensible.Le spectacle était excellent et nous ne regrettrions pas le revoir dans une prochaine tournée de la troupe.Mais commencer un spectacle à 7 heures me semble bien tôt.+.l'Orchestre Symphonique de Montréal a apporté à cette semaine de ballet une participation exceptionnelle.Georges Crum, qui a dirigé l'orchestre pour tous les spectacles, conduit les musiciens avec une grande sensibilité.Si le Ballet National nous laisse un excellent souvenir, l'Orchestre Symphonique de Montréal y est pour quelque chose.Daniel SAINT-AUBIN TROISIEME SEMAINE L'OPERA NOIR de Gabriel Cousin \u201cLA CRISE DU LOGEMENT\" de Jean Dewever 7 k.30 et 9h 45 pm.BILLETS EN VENTE AU CENTRE SOCIAL ACTIVITES ARTISTIQUES DE SCIENCES SOCIALES Beurre Pièce canadienne de Maxine Fleischman Mise en scène \u2014 Luce Guilbeault avec Roger Dauphin \u2014 Luc Durand Micheline Gérin\u2014Suzanne Lévesque Tous les soirs 9h.\u2014Samedi 8h.-10h.90 Relâche lundi-Réservations: 981-0668 Mise en scène de Robert Singher Musique eriginale, Jean Rebitaille Les Saltimbanques Coin Ben Secours et St-Paul LA.5-2732 Jeu.ven.sam.dim.045 p.m.Billets $2.00 Etudiante $1.00 e e eo Cinema \u2018\u2018Viridiana\u2019\u2019 ou la libération morale Viridiana est, depuis \u201cL'Age d'Or\u201d, le film considéré comme le plus libre de Bunuel.L'héroïne de \u201cMort, ob est ta victoire ?\u201d allait de la débauche ou noviciat.Viridiana, elle, fait l'inverse.Bunuel n'en a pas fait pour cela un film anticlérical.Il disait un jour au critique Ado Kyrou : \u201cAutrefois, quand on me présentait une hostie, je crachais dessus; au- jourd'hui, je dis: je ne fume pas de ça.\u201d Autrefois, le blasphème; aujourd'hui, l\u2018indifférence.La tonalité ironique du film nous dévoile bien cette indifférence.Je pense ainsi à l'attirail qu'\u2019utilise pour se protéger contre \u201cle monde\u201d : croix, pierre, marteau, clous, couronne d'épines, etc.Cette accumulation \u201cd\u2018ob- .jets de torture\u201d n'est qu'une des manifestations surréalistes de Bunuel dans ce film.Viridiana a besoin de sauver, de ramener dans le droit \u2019 Viridiana chemin les brebis perdues.Aussi, rassemble-t-elle un troupeau faisant partie de ce prolétariat qui ne se révolte plus, qui s'accepte, qui joue ce qu'on lui demande pourvu qu'on le surveille et qu'on le paie bien.La petite société idéale de Vi- ridiana s'organise donc avec des gueux à qui l'on demande de jouer les parvenus.Les clochardes font la cuisine, les mendiants travaillent.Le sou- - rire aux lèvres, Viridiana est enfin heureuse.On lui donne l'occasion d'être une \u201csainte\u201d.\u201c Elle \u2018est devenue l'image même de la charité et qu\u2019elle récompense pour elle lorsque l'après-midi, aux champs, tous les clochards entonnent en choeur un \u201cvibrant\u201d angelus.Mais le drame ne va pas tarder à éclater.Le bel ordre chrétien instauré par Viridiana va s'effondrer comme s'effondrent \u201cparfois le dimanche\u201d des murs qui semblaient soli- * = va des, Si Bunuel s'amuse manifestement, les spectateurs aux aussi le peuvent: du moins ceux qui participent à la libération morale de Bunuel.Pour les autres, ce film ne sera qu'un \u201cscandale\u201d parce que Bunuel ne croit pas en une seule vérité.Viridiana ayant vu les conséquences désastreuses de sa charité, ayant surtout \u2018touché du sexe masculin\u201d, se sent perdue.Ses instruments religieux deviennent comme ses idées des objets sans signification, Bunuel, encore une fois, fait triompher instinct.Elle est belle et ardente cette Viridiana, mais ses qualités sont étouffées par des forces aussi puissantes qu'inutiles.L'évolution de Viridiane, c'est un peu celle de lo partition musicale : au début, FAl- leluia, puis le Requiem de Mozart, et enfin un vulgaire rock and roll.Viridiana rejette les oripeaux de la sainteté pour Le film le plus libre de Bunuel vivre, Elle est sauvée de la religion.Ce film fut interdit dans le pays où tout le monde est I'en- .très sainte \u2026 .fant naturel de Franco et de la apostolique.Bunuel est de ce pays.Jacques \u2018BRUNET \u20ac .~ [3 Un humour fin et intelligent.Par ses films antérieurs, (Ra- shomon, Les Sept Samourais, lkiru, La forteresse cachée,) Kurosawa nous avait habitués à un cinéma viril, brutal.Ces films essayaient tous d'éclairer une partie des grands problèmes de l'homme (la vie, ia mort, le courage) qui s'insérent dans ce que nous appelons \"la condition humaine.\u201d Avec ''Sanjuro\u201d nous découvrons un nouveau Kurosawa; détendu, moqueur, léger, il laisse libre cours & sa fantaisie.\"\u2019Sanjuro\u2019\u2019 est l'histoire d'un samouraï aux plans machiavéliques qui vient prêter main-forte à neuf samourais plutôt naïfs à la recherche de leur chef de clan kidnappé par les ennemis de ce clan.Le scénario est parsemé de situations impossibles qui tendent toutes à mettre en valeur la grandeur du héros.C'est ainsi que les batailles deviennent une caricature des \"\u201cshowdown'' des westerns américains.On y voit le héros (l'excellent Thoshiro Mi- fune) réussir seul à viwtire en charpie une vingtaine de samou- du déb Un Bergman du début \u201cUn été avec Menika\u2018* (1952), film d'ingmar Bergman.Version suédoise originale avec.sevs-titres anglais.Présenté av cinéma de répertoire : L'Empire.Comme l'oeuvre d'un Balzac, celle de Bergman gagne beaucoup à être connue inté- Qralement, Des idées s'esquissent dans certains films et se retrouvent perfectionnées dans d'autres séquences.Des types humains, bien déterminés, viennent à tour de rôle, se ranger à côté les uns des autres, A il aetna © .Lercusuenmeseuses vanay +0\" .mere et forment:le tableau d'ensemble d\u2019une société au prise avec les problèmes essentiels de la naissance, de l'amour, du tra- .vail et de la mort.\u201cUn été avec Monika\u201d, que le cinéma Empire projette cette semaine en version suédoise originale avec sous-titres anglais, n\u2018atteint pas lo plénitude des performances ultérieures du grand Bergman, mais ce film contient en germe presque J 2 toutes les préoccupations majeures de ce maître du Septième Art.Ses personnages, tous pétris de chair, se cherchent, se fuient, s'évitent, se perdent et se retrouvent; ils n'évitent pas toujours les pièges de la futilité vaine et stérile.Placé sous le thème majeur de \u201cl\u2018enfer du couple\u201d, le film aborde le problème des.\u2018amours.juvéniles, de\u2019 la lassitude, dès disputes conjugales, de la maternité, .- - ve we] car Bergman considére la conception des enfants comme la seule justification entièrement valable du rôle que nous avons à jouer sur terre.Enfin, le film se termine par la réaction salutaire de presque toutes les créatures du grand cinéaste : la sérénité au-delà du désespoir; Harry, seul avec son enfant, a été durement éprouvé, mais il choisit de vivre et de garder son petit.Pierre RENAUD + 00 e .\u2018 rais.Mais sous cette allure humoristique, un problème sérieux est mis en relief : la justification du meurtre.A la fin du film, c'est à contre-coeur que le héros s'engagera dans un duel avec le chef du clan ennemi.Ces dernières images qui comptent parmi les plus belles du film, nou montrent un Mifune à l'allure grave ne pouvant se résoudre : commettre un meurtre inutile.\"\"Sanjuro\u2019 est un film qui nou fait découvrir l'humour oriente qui, s'apparente beaucoup « l'humour anglais.C'est-à-dire qu le film n'incite pas le spectate: à rire aux éclats mais plutôt sourire discrètement.C'est dor.un humour fin, intelligent et p< \u2018du tout grossier.En résumé, la Salle Resnai nous présente cette semaine unc oeuvre sympathique, qui cependant ne suffirait pas à elle seule à faire passer Kurosawa à la postérité.Lorsque plus tard on se remémorera l'oeuvre de Kurosawa, on pensera à \u201cRashomon\u201d et & \"lkiru\" plutôt qu'à \"San- jure\u201d.Gérald BERNIER Bens WotR Mw RA Er AR SAR EW SEER.uP SEND 0 oo.Semin Bo ar SE TE Te selva eee ME Tm et seer iw Pr om ~ NILVI 33ILIVAD Nn * S961 YJIYAII ÿ 4 4 FEVRIER 1965 LE QUARTIER LATIN * revue des spectacles l'œuvre primée par l'Orchestre Symphonique de Montréal cette année, lignes et Points de Pierre Mercure, n\u2019a pus été jouée les 2 et 3 février, comme nous l'avons annoncé, Elle le sera les 16 et 17 février prochain.Nous nous excusons auprès de M.Mercure et de l'OSM de cette erreur dont nous sommes les seuls responsables.® A la Grande Salle de Place des Arts, ce soir, dans la série des Jeunesses Musicales, l'OSM reprend le concert d'abonnement donné les 2 et 3.Oeuvres de Haydn, Schoenberg, Debussy.Soliste: Alfred Brendel; au pupitre: Zubin Mehta.nous attendons beaucoup du Concerto pour piano de Schoenberg; et déjà la seule programmation d'une telle oeuvre en réjouit-eile beaucoup.@ Lundi soir prochain, le 8, première d'une série de cinq représentations de La Traviata, à la Grande Salle de Place des Arts.la première de cet opéra monté par FOSM met en vedette Maria Digerlando.Les qautre autre représentations seront chantées par Virginia Zéani qui a triomphé dans le même rôle à la Scala de Milan .@ Mardi, le 9 février, à la Grande Salle, le pianiste soviétique Yakov Zak, dans un programme consacré entièrement à Beethoven.après Richter et Gilels, Zak.Le communiqué nous le présente comme l'égal de ces grands maîtres; c'est sa première visite à Montréal ce nous espérons que la date de ce concert sera un point de référence dans les années à venir.© Mercredi, le 10, à la Grande Salle, concert de gala de l'OSM.On jouera des oeuvres de Mozart (Symphonie Jupiter), Bloch (\"Schelomo\u201d), Richard Strauss (La Vie d'un Héros).Zuzin Mehto dirigera l'orchestre, .le poème symphonique de Bloch, \"\"Schelomo\u201d, réclame un solide viloncelliste (Walter Joachim).Il est regrettable qu\u2019on ne donne pas une deuxiéme exécution de ce concert qui s'annonce ex- celient .théâtre @ Au Gesù, à partir du 6 février, à 8 h.30: \u201cL'annonce faite à Marie\u201d, de Paul Clau- del.On attend Danièle Delor- me pour commencer.entrez, entrez, nones et curés! Notre grand clown Clo-Clo va refaire devant vous sa conversation - éclair du 25 décembre, près d'un pilier de Notre-Dame.@ A la Boulangerie, \u201cTraits d'humour et pages d'amour\u201d, montage de Madeleine Gref- fard et François Beaulieu, d'après Paul Eluard.Les jeudis, vendredis et samedis à 8 h.30, le dimanche à 7 h.30.faites confiance aux Apprentis Sorciers: les traits, quoique fins et subtils, sont bien lancés.@ Le Théâtre de l'Egrégore présente \u201cVictor ou les enfants au pouvoir\u201d, de Roger Vitrac, avec Hélène Loiselle (qui s\u2019est révélée extraordinaire dans le dernier téléthéatre de Radio- Canada: \u201cMadame Maura\u201d), François Tassé, Janine Sutto et Pierre Boucher.«+.l'innocence des enfants, ça n'existe plus, c'est un mythe.Les enfants de 1965 sont cruels; comiques, peut-être, mais aussi morbides.À notre image.@ Au Stella, jusqu'au 15 du mois, comme à l\u2019habitude, \u201cLa Répétition ou l'amour puni\u201d, de Jean Anouilh.Marivaux plus Anouilh : qualité-maison .@ Chez les Saltimbanques, \"L'opéra noir\u201d de Gabriel Cou- Maya et sin, avec Manuel Armande Larivière.assisterez-vous à votre propre succès ?@ A la Place Ville-Marie, \u201cPain-beurre\u201d, une pièce canadienne, .le titre a sons doute été choisi pour annoncer les petits spectacles d'une demi- heure qui seront donnés a l'heure de la bouffe.cinéma © Au Champlain, \u201cLe Cardinal\u201d, d'Otto Preminger, d'une durée de trois heures .voir critique dans nos pages cinéma.® A L'Elysée: \u201cLe petit soldat\u201d et \u201cSanjuro\u201d.\"Sanjuro\u201d, offirme notre critique, se rapproche de l'humour anglais.Quant au \u201cPetit soldat\u201d, ce n'est pas un film passé, bien que la guerre d'Algérie soit loin dans notre mémoire : le personnage parvient à nous fasciner .@ Au Loew's: \u201c36 hours\u201d, .\u2026.UN suspense américain qu'on dit bien rodé.Nous n'avons pas encore \u2018 vérifié.© Un peu partout, \u201cGold- finger\u201d, un thriller à la frime; et au cinéma Dauphin, un \u201cHomme de Rio\u201d qui est venu de loin pour nous faire tordre.A partir du 6, ov Gésu, \u201cL\u2019annonce faite & Marie\u201d.@ Au cinéma Outremont, \u201cThe Outrage\u201d, avec Paul Newman.c'est ouvtrageant, en effet, de voir \u201cRashomon\u201d américanisé, avec tout ce que ça implique.radio - tv © Vendredi soir, ou canal 2, à 11 h, 30, un film de Lu- chino Visconti: \u201cBellissima\u201d.@ A la radio (CBF), tous les jours, à 2 h.30 et 10 h.30: \u2018Est-ce ainsi que les hommes vivent?\u201d Excellente émission, faite de pôte humaine et de témoignages émouvants.beaux-arts @ À l'Ecole des Beaux-Arts, jusqu'au 5 février, Projets d'architecture suédoise.DERNIERE HEURE: .on n\u2019y montre pas l'architecture de l'amour libre mais ça semble quand même offrir beaucoup d'intérêt.@ La boîte à chansons Marie-Paule, située ou 235 Crémazie ouest, présentera le 5 février Sonia et Miche! Go- riat.Il y aura 2 spectacles, à 9h.et 11 h.(Etudiants (es): $1.25).@ Galerie Lippel: Art primitif esquimau, tous les jours de 11 h, à 6 h.Roch POISSON Daniel SAINT-AUBIN @ Au Musée des Beaux- Arts, l'exposition Canaletto, jusqu\u2019au 28 février.@ Musée du Québec, dans la vieille capitale: i'Expo Rouault, dont nous prendrons bientôt connaissance, grâce au Musée d'art moderne et à son directeur, l\u2019homme - orchestre Guy Robert.le Queenie Essa ian Directeur : Serge Ménard VOL.XLVII Assiutant-directeur : Jacques Elliott Numéro 32 4 février SUPPLEMENT LITTERAIRE 1 ET ARTISTIQUE Rirecteur : Jules Arbec Secrétaire de la rédaction : Sylvie Roche.Collaborateurs : Livres : Michel Beaulieu, Yves Taschereau, Mark Poulin; Théâtre : Jules Arbec, Jean Bélan- ger, Roger Soublière; Cinéma: Roch Poisson, Robert Benoit; Musique: Daniel Saint-Aubin (classique), Bertrand Duchesne (jazz); Beaux- Arts: Nicole Brossard, Marcel Saint-Pierre; Philosophic : Gérard V.Etienne.Photographe : Serge Proulx, : Maquettiste : Michel Bourdon.Agent de coordination : Michèle Côté-Lertie.Pr Publicité : Gosrges Lefebvre \u2014 7394777 Abonnement pour l\u2019année universitaire : $3.00 "]
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