Le Quartier latin, 24 janvier 1963, jeudi 24 janvier 1963
[" 1 mi tenace.same Te alk igen ae AUT Gla Teak TLE CRA bi SH CA CENT pre SE A .NE PAS MANQUER \u201cAu service de la nation\u201d J.BERNARD LANDRY « I n'y a pas si longtemps les étudiants canadiens-français n'étaient qu\u2019une masse folklorique.» C'est ainsi que Bernard Landry commença son allocution au dîner-causerie du Congrès des Facultés de Commerce de l'Etat du Québec.Les étudiants commencent à sortir de l\u2019état d\u2019avachissement où ils crouspissaient il n'y a pas si longtemps.Ils se doivent de le faire quand on pense à l'action que les étudiants des autres pays entreprennent et surtout quand on considère que le Québec est en pleine ébullition.D'ailleurs la société de demain c'est nous qui en jouirons et qui surtout la supporterons.En tant qu'étudiants nous avons une liberté d'action qui nous sert parfaitement : nos moyens d'action sont ceux du monde ouvrier puisqu'on peut parler de syndicalisme étudiant.Nous pouvons mener Une action concrète ; Nous «n avons des preuves avec l'enquête sociologique, les demandes répétées de divers comités.des manifestations de masse comme pour l\u2019affaire Gordon.« Les étudiants donnent maintenant un son de cloche d'envergure nationale.» l'Université est comme un la- horatoire de scieuces politiques et C\u2019est pourquoi c'est à nous de nous préparer plus tard à former un gouvernement responsable.Toutes nos manifestations, toutes nos revendications \"ont importantes mais elles doi- Vent être pensées et réfléchies si nous voulons que le peuple continue d\u2019avoir confiance en nous, En définitive tous les étudiants se doivent d\u2019être au service de la nation car ils sont partic intégrante de la société et doivent savoir prendre conscience de leurs responsabilités.Francine TOUGAS PORT PAVE A MONTREAL Journal bi-bebdemadaire de l'Association Générale des Etudiants de l'Université de Mentréol _ BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE PETERSON LES CYNIQUES LES CHANSONNIERS MONTREAL, 24 JANVIER 1963 A MIDI.FONDATION VOLUME XLY \u2014 NUMERO 30 DE LA CAISSE POPULAIRE Nous avons enfin notre Caisse Populaire.Voilà réalisé un rêve chéri depuis de nombreuses années.Nous devons féliciter l\u2019administration Landry d\u2019avoir su mener à terme ce projet auquel s\u2019étaient attaqué tant d\u2019administrations sans jamais parvenir au but.Il fallait de la tenacité, il fallait du travail.L\u2019exécutif de cette année admirablement bien secondé par le secrétaire administratif a compris qu\u2019il suffisait d\u2019analyser un problème, d\u2019en saisir toutes les implications, de vouloir d\u2019abord et avant tout le bien- être des étudiants pour pouvoir le résoudre.|! fallait prouver aux autorités de l\u2019université que la caisse populaire était une nécessité et qu\u2019aucune objection ne pouvait tenir.Ce fut fait.Je souhaite que les étudiants comprennent toute la portée de la création d\u2019une caisse populaire sur le campus.Nous avons beaucoup parlé de syndicalisme étudiant, nous avons tenté de dégager tout au long du premier semestre les principes sur lesquels il se fondait, nous sommes aujourd\u2019hui en mesure de dire que la fondation de cette caisse populaire est la concrétisation de ces notions.Le syndicat étudiant doit fournir à ses membres le plus grand nombre de services.Il est inutile de redire ici combien utile sera cette caisse populaire.C\u2019est précisément à cause de cette grande utilité que l\u2019A.G.E.U.M.se devait de réaliser ce projet.L\u2019A.G.E.U.M.s\u2019est mise au service de la nation, mais elle est aussi au service de ses membres.Elle sera d\u2019autant plus au service de la nation qu\u2019elle aura fourni à ses membres tous les services dont ils ont besoin.Lorsque l\u2019A.G.E.U.M.sera pour chaque étudiant ce qu\u2019elle est pour le président actuel de PA.G.E.U.M.lorsqu\u2019aux yeux de chacun elle représentera une force vive, notre action au service de la nation sera centuplée.C\u2019est ce vers quoi nous devons tendre et ce que nous devons réaliser dans les plus brefs délais.Jacques GIRARD directeur CE SOIR, 8 HRES, FESTIV-ARTS présente : HELLZAPOPPIN BIENVENUE AUX Vous voici au coeur de cette révolution dont on vous a tant parlé.Comme vous ne pourrez pas vous considérer comme totalement étrangers à ce qui se passe ici, ce sera pour vous une occasion magnifique de pousser encore un peu plus loin la compréhension de cet inquiétant Canada français.i Plusieurs disent ici que tout n\u2019est pas perdu.Il s\u2019élabore du côté « canadian » une théorie eympathique de nouvells confédération.Cependant il faut comprendre que nous n\u2019ayons pas encore pour ce mouvement qui AMIS TORONTOIS se dessine chez vos intellectuels un enthousiasme délirant.Nous attendons des faits et des actes d\u2019importance majeure.Vous comprendrez qu\u2019après tant d\u2019années, « nous craignions les Grecs.» Puissiez-vous profiter quand même à fond de l\u2019hospitalité du Québec, et croire à notre désir de fraternité dans la joie.Car malgré tout nous n\u2019en perdons pas le boire et le manger .J.-Bernard LANDRY Président A.G.E.U.M. PAGE DEUX La nuit, paraît-il, porte conseil.Les politiciens canadiens, en dehors des nuits de Pigalle, ont dû dormir beaucoup eur la question des armes nucléaires si on considère les multiples conseils et avis qu\u2019on leur expédie de tous côtés.L'opinion publique joue son rôle, pourquoi le gouvernement ne joue-t-il pus le sien.Nos chers conservateurs démontrent une habileté remarquable à ne pas se prononcer.« Le détenteur canadien du prix nobel de la paix » nous arrive avec une décision surprise .Surprise, inattendue et surtout inacceptable.Il importe dans cette question de distinguer deux éléments aussi distincts qu\u2019importants.La politique « Pearsonnienne » aura pour effet d\u2019augmenter le nombre des puissances possédant un armement nucléaire et accentucra encore la dépendance politique du Canada vis-à-vis le militarisme et le gouvernement américain, en ce qui regarde notre politique de dépenses et nos relations avec l\u2019étranger.Ce sont là deux choses fort différentes.On peut, comme le général de Gaulle, favoriser l\u2019agrandissement du club nucléaire et protéger jalousement l\u2019autonomie politique contre l\u2019infiltration américaine.On peut de même s'opposer à l\u2019armement nucléaire et se sentir heureux la main dans celle de notre grand frère américain.On peut naturellement s\u2019embourber sur les deux plans si cela nous plait.L\u2019iInfiltration américaine Nos relations avec notre voisin américain depuis longtemps sont cordiales, dans la mesure où des relations vraiment cordiales sont possibles avec les Etats-Unis.Nous partageons des intérêts communs, un même idéal de liberté et de démocratie; nous échangeons beaucoup dans les domaines culturel, scientifique, commercial; nous collaborons à la mise en valeur de nos richesses naturelles, et surtout le Canada doit beaucoup aux Etats-Unis dans son économie.Ce sont là des faits indiscutables qui nous influencent naturellement vers un rapprochement politique.Devant les nouvelles conceptions de la stratégie dans une ère nucléaire, le Canada a compris que la défense nationale dépendait beaucoup des américains et il est certain que de nos propres moyens nous ne pourrions repoussé un éventuel agresseur soviétique.C\u2019est là ce qui justifie N.O.R.A.D.et les concessions sur le plan de notre autonomie politique en matière de défense que nous avons faites aux américains.Mais nous sommes allés jusqu\u2019à la limite permissible et nous ne devons pas nous illusionner sur notre statut d\u2019allié, rappelone-nous le blocus de Cuba et le soin qu\u2019à pris le gouvernement américain de nous consulter ! .LE QUARTIER LATIN Un grand rôle futur Dans les années qui viennent, le Canada se voit offrir un rôle dont l\u2019histoire l\u2019a obscurément préparé à jouer.Le tiers- monde et les nations sous-développées particulièrement, doivent trouver dans le bloc occidental un interlocuteur, un interprète, un médiateur.Qui mieux que le Canada peut jouer ce rôle.Le Canada qui n\u2019a jamais été colonialiste mais qui a connu les dominations française et anglaise et qui cherche à conquérir son émancipation économique vis-à-vis des américains.Le Canada qui est la réunion de deux cultures principales dont a hérité ce tiers- monde.Le Canada, pays riche, mais connaissant aussi plusieurs problèmes des pays sous-développés, rareté de l\u2019industrie secondaire, contrôle étranger du capital, etc.Le Canada pays neuf qui lui non plus n\u2019a pas encore réussi à se donner une unité nationale.Ce rôle le Canada ne pourra pas le jouer, pour le plus grand avantage du monde occidental et du tiers-monde, s\u2019il n\u2019atteint pas à une personnalité politique autonome.Etudions ce que nous avons pensé de l\u2019Angleterre après la capitulation de MacMillan à Nassau le mois dernier et nous verrons ce que les autres peuvent penser de nous.I ne s\u2019agit pas de s\u2019ingénier à contredire les américains ou à multiplier sciemment les brouilles, ce serait une réaction puérile.Il s\u2019agit plutôt de prendre nous-mêmes nos propres décisions comme le gouvernement conservateur l\u2019a fait pour les ventes de blé à Cuba et à la Chine.Il s\u2019agit dans nos traités d\u2019exiger qu\u2019on respecte notre souveraineté et de ne pas nous gêner pour reprocher publiquement aux américains leurs manques à notre égard.Il s\u2019agit de ne pas introduire dans notre armée des armes qui demeurent sous contrôle américain, comme si nous n\u2019étions que des enfants en qui on ne peut avoir confiance.Nous perdrons la face chaque fois que l\u2019armée canadienne utilisera des armements qui requiert la permission américaine : «les bons comptes font les bons amis».Si nous voulons être assez mûrs pour jouer ce rôle diplomatique historique, il faut tout de même nous montrer « grands-garçons » pour que l\u2019Oncle Sam n\u2019ait pas à garder la clé du joujou.Ou alors, ce qui est préférable à mon avis, qu\u2019il garde ses joujoux chez lui et nous nous en fabriquerons nous-mêmes ici.Il seront peut-être moins bons mais ils stimuleront du moins, un secteur de notre économie.Le club nucléaire Une fois admise notre position vis-à-vis de l\u2019armement venant de l\u2019étranger, il convient comme je le signalais au début, de considérer à part l\u2019acquisition par le Canada d\u2019armes nucléaires quelque soit.leur provenance.Est-il souhaitable d\u2019agrandir le club nucléaire ?(1) La peur et le respect mutuel qu\u2019a imposé aux' adversaires actuels le développe- - oT 24 JANVIER 1942 Pme CHAMPIONS CANADIENS (MADE IN USS.A.) ment de l\u2019arme nucléaire, ont retardé encore jusqu\u2019à aujourd\u2019hui le déclenchement d\u2019un troisième conflit mondial souhaité par des factions importantes des deux côtés et encouragé par des conflits d'intérêt et de nombreux incidents.Nous savons tous cependant que ce précaire équilibre est à la merci de défauts techniques ou de l\u2019erreur de jugement d\u2019un exalté ou d'un zélé.Dans la mesure ou s\u2019agrandit le nombre des nations possédant une force nucléaire, la probabilité déjà trop grande d\u2019un tel défaut ou d\u2019une telle erreur augmente proportionnellement.Bien plus: les préparatifs de guerre appellent les préparatifs de guerre.Ces ennemis éventuels, dont nous voulons nous protéger en acquérant un armement nucléaire, s\u2019ils entretiennent vraiment vis-à- vis de nous des intentions belliqueuses ils ne peuvent se permettre de se laisser dépasser par la perfection de notre armement.Ne faudrait-il pas se surprendre alors que les pays du bloc communiste réclament des armes nucléaires s\u2019ils voient les pays occidentaux en acquérir.On multipliera alors d\u2019autant les chances d\u2019oceurence de ta malencontreuse pesée sur un bouton.Il faut non seulement limiter Pétendue du club nucléaire, mais il est du devoir de toutes les nations non-nucléaires de ne cesser les pressions pour qu\u2019on en vienne à un désarmement sans lequel le désastre est inévitable.On ne joue pas avec une telle probabilité devant de telles menaces.La cause de la paix est notre cause à tous ct nous ne la servirons pas en acceptant des ogives nucléaires.Au contraire, sans égard à ce que cet armement soit importé ou développé chez nous.Les DEUX pieds dans le plat Le Canada, en acceptant les ogives nucléaires, trahirait sa mission et son intérêt dans les deux domaines.Nous devons manifester à la face du monde notre personnalité autonome afin de conquérir le respect de ceux auprès desquels nous allons entreprendre notre rôle historique.Nous devons d\u2019autre part, donner l\u2019exemple si nous voulons travailler au désarmement.Il ne peut être question de forces nucléaires pour le Canada ni par l\u2019O.T.A.N.en Europe ni par N.O.R.A.D.chez nous.Il faut aller plus loin encore que les conservateurs qué- becquois qui ont au moins eu la lucidité de s'opposer aux armes nucléaires et de le dire contrairement aux libéraux québec- quois qui eux, ont encaissé et se sont tus docilement.Il faut que la population canadienne et nous québecquois particulièrement, nous manifestions sans cesse notre opposition à faire le jeu des « fanteurs de trouble ».Guy BERTRAND (1) Rappelons que \u2018cette année, l\u2019A.G.E.U.M.a adhéré par un vote unanime de.son: conseil au-mouvement pour le désarmement nucléaire. | 24 JANVIER 1963 \u2014 LE QUARTIER LATIN PAGE TROIS UN FESTIV-ARTS DISPENDIEUX Après avoir monté des Revues Bleu ct Or, après avoir produit un film étudiant, la Société Artistique de l\u2019A.G.E.U.M.présente cette année un Festival des Ar.Une semaine pendant laquelle nous pouvons voir et entendre jazz, théâtre, musique classique, cinéma muet ou non, chansonniers et cabaret.C\u2019est un programme judicieusement choisi et assez varié pour satis- faire tout le monde.Voilà un \u2014 projet gigantesque conçu et mis sur pied par des étudiants.Il est bien évident que les étudiants ne constitueront pas à eux seuls le public du Festiv- Arts.Du moins c'est ce que nous «vons pu constater presqu\u2019à chaque fois que la Société Artistique a organisé des spectacles.1l ne faudrait pas cependant sous- estimer l'intérêt des étudiants pour les manifestations artistiques.Or, il me semble que Je Festival s'adresse au public en général plutôt qu'à ce public et aux étudiants à la fois.Un étudiant, intéressé à suivre toutes ou la plupart des manifestations de la semaine, est rapidement désillusionné, à moins de disposer d'un budget assez élevée.Les prix des places sont passablement chers, sauf peut- être ceux du concert au Forum.Et pour tous les spectacles, sauf celui du Forum, il bénéficie de la réduction énorme de $0.25 ! Pourtant, n\u2019est-ce pas l'A.G.- E.U.M.qui, au nom de ses membres, réclame depuis des années des billets à prix réduits pour les pièces de théâtre, les films, les concerts?La plupart des troupes de théâtre nous accordent maintenant un prix spécial qui est bien souvent la moitié de celui que doit payer le grand public.Pour $1.00 nous pouvons en tant qu'étudiants assister à un spectacle ailleurs que dans le « pitre ».Mais quand c'est à notre tour de devenir im- pressario, nous oublions nos revendications habituelles.Nous ne nous accordons pas à nous- mêmes ce que nous voulons que les autres nous accordent.Il y a autre chose encore.Chaque année, nous déboursons $12.50 pour notre cotisation A l'A.G.E.U.M.Plus de 6,000 étudiants l\u2019ont fait en septembre.Cette somme constitue une partie des revenus de notre association, une partie du budget.Lors- (Suite à la page 4) À propos de nationalisme .el de M.Gordon.On a beaucoup parlé de nationalisme, de Canadiens- anglais.de Canadiens-français, de M.Gordon et de compétences.Et on en parlera encore beaucoup, car il est rare que l'on puisse tenir une conversation sérieuse (ou pas) sur l'actualité québécoise sans effleurer au passage un de ces thèmes courants.La chose s\u2019est produite dernièrement alors que je demandais à M.Lucien Piché, vice-recteur de l\u2019Université, des renscignements sur les Presses de l\u2019Université de Montréal.Au sujet de l\u2019édition des volumes publiés par ce service, M.Piché m'a fait remarquer qu\u2019il avait beaucoup de difficulté à trouver des éditeurs canadiens-français.Devant mon étonnement, il dut m\u2019expliquer que les grandes maisons cana- diennes-françaises ont à leur service, dans ce domaine, des personnes d\u2019origine étrangère.traient bien cette affirmation.Quelques noms cités démon- Faisant ensuite allusion à l\u2019affaire Gordon, M.Piché a ajouté que les déclarations de M.Gordon, blessantes pour les Canadiens-français, avaient tout de même un fond de vérité et se vérifiaient dans certains domaines.La conclusion a son importance; elle laisse entendre que M.Gordon, non en tant que président du Canadien National mais en tant qu\u2019homme d\u2019affaires et membre d\u2019une société biculturelle, avait « peut-être » raison.Qu\u2019on ne se récrie pas, je suis aussi nationaliste, mais soyons-le de la bonne manière.Entre nous, M.Piché, vous avez « peut-être » raison.Marie-José CANTIN DE SYMPATHIQUES TÉMOINS Trente étudiants et étudiantes de Toronto seront sur le campus pendant que les activités agéu- miques atteignent leur sommet avec la semaine du Festiv-Arts.L'échange d'étudiants se fait dans le cadre du « Varsity Week- End» et il y a deux mois, un nombre égal d'étudiants et d'étudiantes de Montréal se rendaient à Toronto.Nous avions alors observé que les étudiants de Toronto mani- [estent un désir étonnant de connaître le Québec.Ils ont conscience d'ignorer à'peu près tout de la mentalité canadienne-fran- çaise, des aspirations des étudiants du Québec.Tous ceux qui participent à l'échange y voient une occasion inespérée de combler une lacune dans la connaissance qu\u2019ils ont de leur pays.Cela les rend extrêmement récaptifs, ils nous bombardent de questions, répondent rapidement aux nôtres afin de revenir sur nos préoccupations.Ce n\u2019est pas tout-à-fait le cas des étudiants canadiens-français.Nous avons l'impression que nous connaîtrons toujours assez tôt les Canadiens anglais.Si leur mentalité nous est inconnue, ce n'est que temporairement car un jour ou l'autre, nous serons mis en leur présence.Nous avons la conviction intime que plusieurs des maux de ce pays proviennent de l'ignorance qu'a la majorité de la minorité.Et nous parlons volontiers de nous.Tout cela est.d'ailleurs plus un réflexe qu\u2019une attitude réfléchie.Cela fit qu'à Toronto, les étudiants de l'Université de Montréal firent plutôt leur propre découverte que celle de leur concitoyens de langue anglaise.Mais le peu que nous avons appris sur leur mentalité devrait nous faire mesurer notre ignorance.Si nous-mêmes avons continuellement à tenir compte de l'opinion anglo-saxonne dans la conduite de ce pays, nous avons tendance à stéréotyper leur ca- ractére ct à oublier qu'eux aussi évoluent.Cette semaine est celle du Festiv-Arts, le Parlement-Ecole ouvre aujourd'hui sa session 1963 ; nous avons une fierté légitime pour la bonne marche de nos associations étudiantes et cette semaine marque un son met de nos activités.Mais nous nous sommes livrés à Toronto, à notre tour de faire connaissance avec les torontois.Etudiants de Toronto nous avons apprécié votre désir de connaître le Québec.Tout en contemplant les beautés des Lau- rentides, souvenez-vous que vous nous intéressez autant que nous vous intéressons.C'est vous dire combien vous êtes les bienvenus ! Serge MENARD Fondation de la Populaire de l'A.Au Grand Salon, à midi et demie aujourd\u2019hui et demain, se déroulera lPassemblée de fondation de la Caisse Populaire de l\u2019A.G.E.U.M.À celte occasion, tous ceux qui désirent être sociétaires si- Etcrout cinq documents : on sait que pour être sociétaire, il faut verser un minimum de 55.00 (cinq dollars), c\u2019est-à- dire une part sociale \u2014 payable en un temps que l\u2019on désire.Vous pouvez prendre le nombre de parts qui vous in- léresse, el vous avez un an pour payer.Tous ceux qui signeront deviendront membres fondateurs, : Un représentant de l\u2019Union régionale des Caisses Populaires Desjardins lira les régle- ments de la Caisse, puis l\u2019on procédera à l\u2019élection du Conseil qui sera \u2014 comme on le sait \u2014 formé de professeurs, d\u2019employés du Centre Social et de la Résidence, et d\u2019étudiants \u2014 ceux-ci étant majoritaires.Nous vous informons que tous ceux qui veulent occuper un poste n\u2019auront qu\u2019à être proposés et secondés \u2014 puis aura lieu l\u2019élection, ei cela est nécessaire.N'oubliez pas que votre aide sera bénévole.Entre-temps, le Conseil de la Caisse se réunira afin d\u2019étudier certaines propositions in- gérentes à la fondation, et con- fier à chacun les tâches.Caisse E.UM.Enfin, le Conseil nous en donnera les résultats, et le tout se terminera par une conférence de presse \u2014 vendredi le 25 \u2014 de J.Bernard Landry, président de l\u2019A.G.E.U.M.L\u2019ouverture de la Caisse aura lieu le lundi 11 février ; elle logera à la chambre 305 du Centre Social.Vous serez tenus au courant des dernières modalités, etc.Pour l\u2019instant, vous êtes tous convoqués à l\u2019assemblée de fondation de la Caisse Populaire de l\u2019A.G.E.U.M.: votre service bancaire, votre service de crédit.au Grand Salon, à midi et demie, aujour- d\u2019hui.QU'EST-CE QUI PEUT BIEN TE FAIRE CROIRE QUE JE SUIS SEPARATISTE Ÿ Robert BAZINET, directeur gy Comité de Propagande. PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN 24 JANVIER 1943 \u2014 7 + SURTOUT DU CHOEUR (et de quelques autres aussi) Ceux qui peuvent encore prétendre, après la soirée de lundi dernier, que les Canadiens-Fran- çais sont incapables de réalisations artistiques peuvent d'ores et déjà se faire clouer au poteau de tortures.l'hommage public, la consécration à Montréal (évidemment après la consécration ailleurs \u2014 a Tanglewood pour être précis), ne peuvent que nous emplir de joie et d'amertume.Joie de voir les strictes valeurs musicales enfin reconnues; :aamer- time de n'avoir su d'abord les découvrir nous-mêmes.Les exemples sont trop nombreux dans notre histoire pour pouvoir +n raconter les multiples réactions publiques inhérentes à de telles manilestations de ce que l'homme a peut-être de plus émouvant en lui: le dur désir de s\u2019expii- mer.Par bonheur, le choeur n'aura pas, lui, à crever de faim pour être reconnu par ses concitoyens.Amertume aussi, puisque nul n'est prophète en son pays et que NOUS NC SAVONS souvent pas Loucher du doigt ce qui pourtant cst à portée de la main.Les places vides au Forum sort la résultante un peu beaucoup tragique d'une histoire qui a voulu faire de nous un peuple pour qui le chèque de fin de semaine est le gros souci.Les chiffres auront-ils la parole plus acerbe ?Voyons.Les chansonniers seront peut-être les plus applaudis.Le peuple étudiant ne dépassera-t-il pas ce stage musical qui a besoin de paroles pour ajouter à la beauté de la musique.Quelle arme à deux tranchants, n\u2019est-ce pas, bien pris qui croyait prendre.La « Chorale » aussi comporte des paroles.Oui, mais on ne s'appelle pas Schiller ou Beethoven pour rien.TI n'est pas question de décrier les chansonniers.Mais l'affluence sera significative.Car dans une courbe de valeur intrinsèque, par ce qu\u2019elle demande de participation de la part du spectateur, la musique classique prime, le jazz vient ensuite, puis les chansonniers.Ta représentation étudiante à ces spectacles sera inversement proportionnelle.Qu'est-ce à dire ?Qu'entre plusieurs arts, lc peuple étudiant choisira celui qui demande le moindre effort de concentration.Sans pour du tant vouloir nier la qualité de chacun de ces arts, nous ne pouvons que regretter cet état de chose.Et pour terminer sur une note joyeuse: que les succès du Choeur, de NOTRE Choeur, mène celui-ci vers de plus grands succès encore.Michel BEAULIEU Nominations au Conseil de la Faculté de Droit Le Conseil de la Faculté de droit de l'Université de Montréal compte deux nouveaux membres : Ce sont Me Jules Deschénes, c.r.et Me Louis-Philippe Toschereau.Me Deschênes est membre du conseil du Barreau de Montréal et président, pour le Québec, du comité d'ossurance de l'Associa- fion du Barreau canadien.En 1952, il avait été chargé d'un cours de procédure civile pratique à la Faculté, et en 1961 on lui confiait l'enseignement du droit international privé.Me Taschereau, ancien secrétaire du Barreau de Montréal et de l'Association des professeurs de l'Université de Montréal, est professeur de carrière depuis 1956.Il a regu l'agrégation en 1961 et il est chorgé d'un cours de procédure civile et d'un cours de droit civil à la Faculté.Au moment de l'obtention de leur licence en droit, les deux nouveaux conseillers s'étaient mérité la médaille du Gouverneur général.| \u2014\u2014 er \u2014 URN RA.9-284] SOCIETE DE SERVICES PROFESSIONNELS INC.IIE | MO il UN FESTIV-ARTS DISPENDIEUX (Suite de la page 3) que le budget à été voté au début de l'année, il y a eu un montant d'alloué pour le Festival.Ce qui veut dire que nous avons payé une partie des spectacles |.avant même d'y assister, ce qui est tout-à-fait normal puisque ce festival est le nôtre.Mais, le public montréalais qui n'a pas payé pour la préparation du Festival pourra se procurer des billets au même prix que nous (avec la grosse différence de S0.25).C'est là une situation anormale, illogique et préjudiciable pour les étudiants.Nous aurions dû bénéficier de réductions suffisantes et non d'un semblant de réduction de S0.25 (qui ne paie méme pas le transport en autobus).Dans l\u2019hypothèse où l\u2019A.G-.E.U.M.aurait pu perdre de l\u2019argent en procédant cle cette façon, pourquoi n'avoir pas mis les prix du concert du Choeur des étudiants plus élevés pour le public ?Les musicophiles mont- réalais qui ont l'habitude de payer jusqu'à SI0.00 pour un spectacle de cette qualité bénéficient d\u2019une aubaine : ils peuvent y aller pour $5.00 au maximum, Une semaine très intéressante s'annonçait.Malheureusement plusieurs d'entre nous seront forcés d'en être les spectateurs lointains, soit au deuxième balcon, soit par le trnchement des! journaux.Christiane VERDON HELLZAPOPPIN A la suite de deux courts métrages, mettant en vedette Laurel et Hardy, les amateurs de cinéma pourront voir, ce soir à 8 hres, à la Comédie Canadienne, le film de H.C.Poter : HELLZAPOPPIN.Ce film est le sommet du « nonsense ».Le duc Olsen et Johnson a rôdé à la perfection un spectacle qui triompha sur |, Broadway, avant de devenir le classique par excellence de l\u2019absurde comique au cinéma.HELLZAPOPPIN ne se raconte pas, les gags sont trop nombreux, trop inattendus, la seule unité du film est celle du rire qu'il provoque irrésistiblement.HELLZAPOPPIN, tourné en 1941, a été repris dans un cinéma d\u2019art parisien en 1962.Le Studio St-Germain le retint à l\u2019affiche pendant plusieurs mois.L\u2019Express lui consacra sa chronique de cinéma.Ceux qui se rendront à la comédie Canadienne ce soir à 8 hres, verront ce film qui pourrait bien être une des reprises les plus intéressantes de la saison à Montréal.PROGRAMME 8.00 hres : Deux courts métrages.Dirty Work, avec Laurel et Hardy.Our Wives, avec Laurel et Hardy.9.00 hres : Long métrage.HELLZAPOPPIN de H.10.30 hres : Intermission.10.45 hres : Reprise de : C.Poter.Seul ou Avec d\u2019Autres.Ce soir 8.00 hres à la Comédie Canadienne.Les billets en vente à l\u2019entrée.Si votre North-Rite n\u2019écrit pas aussi longtemps qu'il le devrait, a votre sens, nous vous enverrons un autre rechange \u2014 GRATUIT! North-Rite 98° SEULEMENT O8¢ journal bi-hebdomadaire de l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de le Corporation des Escholiers Griffonneurs Directeur : Jacques Girard Rédacteur en chef : Michèle Rivet Secrétaire à la Rédaction : Michel Beaulieu Comité éditorial: Guy Bertrand, André Dubois, Gabriel Fortin, Luc Martin, Michel Pichette, André Poirier, Claude Roy, André Smith, Michel Vennat, Stéphane Venne, Antoine Zalatan.Section artistique: André Brochu, Jacques Tardif, Marc Laurendeau, Michel Amyot, Danielle Sauvage, Mireille Dansereau, Rcbert Mackay.Section économique : Hubert Lapierre, Michel Paquin, Georges Dahmen.Section de l'Education : Philippe Reid, Réginald Boucher, Jacques D.Girard, Marthe Lépine, Ghislain Clermont.Section Internationale: Plerre Hogue, Renée Lescop, Plerre Blache.Section Nationale : Suzanne Thomas, André Carrier.Section des Nouvelles: François Dorlot, Serge Langevin.Marie-José Cantin, Suzanne Thomas, Francine Tougas.Section politique: Jacques Poulin, Plerre Hogue, Renée Lescop, Robert Coté.Section Scientifique: Lorne Bouchard, Raymond Lafontaine, Pierre Rivest, Lionel Hervieux, Robert Ducharme, Claude Maruilo, Yvon Séguin, Luc Desnoyers, Bernard Philogène, Pierre Desjardins.Section Sportive : Claude Chapleau.Caricaturistes : Cler, Stobin, André Lemieux.Photographes : Jean-Marie Dorlot, François Dorlot.Danièle Sauvage, Pierre Savard, André Bohémler.Publicité: Georges Lefebvre \u2014 RE.7-6561 Abonnement pour l'année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26 \u2014 imprimé & 975, rue De Bullion.DE LAMIRANDE Montréal 18 ENRG.Le Ministère des Postes à Ottawa, .a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.\u2014LE QUARTIER LATIN\u2014\u2014 26 JANVIER 1963 apmn\u2014 Chronique internationale LE QUARTIER LATIN l'Europe de DE GAULE Quiconque suit de près la situation européenne ne s\u2019est uère étonné de la déclaration du général de Gaulle sur l\u2019admission de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun.Le président de la République, contrairement à ce que plusieurs croient, n'est pas un Européen convaincu tel le chancelier Adenauer, par exemple.1i accepte l'idée de l'Europe unie parce qu'il doit se rendre à l\u2019évi dence des faits, parce que la quatrième république s'était déjà engagée dans ce chemin et plus encore parce que l'Europe confédérée représente une [force capable de donner au vieux continent la place qui lui revient dans la hiérarchie des nations, déclassant ainsi les Etats-Unis.Mais il demeure quand méme Français avant d'être Européen ; et s'il accepte l\u2019idée du Marché Commun, c\u2019est pour que la Fran- cc y joue un rôle de premier plan.L'idée de la grandeur fran- aise motive tous ses gestes ; et si l'Europe peut alimenter cette idée, le général s\u2019en servira.Mais il n'intègrera pas la France à l'Europe, la force de frappe nucléaire nous le prouve.Si la Grande-Bretagne, secondée par les américains, entre dans le Marché Commun, il y aura alors un deuxième pôle d'attraction, enlevant ainsi à la France une partie de l'influence qu'elle exerce actuellement; cela, de Gaulle ne peut le permettre.L'expérience passé lui dicte que lorsque l\u2019Angleterre met le nez dans quelque chose, il en résulte une source de friction avec la France.On n\u2019a qu\u2019à se rappeler les troubles que les britanniques fomentèrent au Liban et en Sy.ric à la fin du dernier conflit mondial.On n\u2019a qu'à penser aux embêtements que les américains, avec la complicité anglaise, ont occasionné à de Gaulle pendant et après la guerre.Du reste, ce n'est pas là l\u2019unique source de conflit, Lors de la fondation du Marché Commun, la Grande-Bretagne fut invité à se joindre aux six.Non seulement elle refusa, prétextant que le projet était voué à l'échec, mais elle fonda une association adverse (le « Outer Seven ») qui se solda par un échec.Réalisant enfin la décré- pitude du Commonwealth, le Royaume-Uni fit volte face et demanda son admission au sein de la Communauté européenne, mais avec des conditions particulières ; pensons-y : la Couronne britannique descendant dans l'arène européenne, ces vulgaires continentiux ; quel honneur, sonnez les trompettes, sortez le tapis rouge et tout le monde à genoux.Ce qu'il y a de plus fantastique, c\u2019est que des pays comme la Belgique et la Hollande mordent.Décidément.c'est le comble du ridicule.Après avoir bafoué l'Europe continentale, le Royau- me-Uni, dans un élan de culot dont seuls les anglais sont cu pables, demande son admission dans la CEE.avec des conditions spéciales s\u2019il vous plait, et tout le monde baisse pavillon.Sauf de Gaulle ; et, conune d\u2019habitude, envers et contre tous, il aura probablement raison, car il ne permettra pas que l\u2019on accorde des conditions spéciales à l'Angleterre cet il ne permettra pas que les américains s'infiltrent dans Ia C.E.E.via lcur nouveau serviteur, Harold MacMillan.Richard GUAY PAGE CINQ LE 38e CONCOURS ANNUEL DE POÉSIE DE LA SOCIÉTÉ DES POÈTES CANADIENS-FRANÇAIS La Société des Poètes cana- diens-français vient d'annonc.r la tenue de son 38e grand Can- cours annuel de Poésie, ouvert à tous les poètes d'origine canadienne, néo-canadiens et canado- américains d'expression française, débutants ou chevronnés et où qu'ils habitent dans le mno- ment, Ce concours comportera l'at- Uibution de récompenses en argent, médailles, volumes et di- plomes, le tout d'une valeur de plus de $600.00, dont $320.00 en argent, Respectant la formule qui « [ait ses preuves d'efficacité dins le passé, la Société a partagé le nouveau concours en trois sec tions nettement tranchées, comme suit: lère section : ouveile aux poètes qui pratiquent le vers régulier ou classique ; 2e section : ménagée exclusivement aux poètes acleptes du vers libre ; Se section : réservée aux étudiants à partir de l\u2019enseignemeat secondaire inclusivement.De plus, les étudiants peuvent s\u2019ins- crive à l\u2019une où l'autre des deux premières sections, ou aux deux.Ce 38c concours prendra fin le 31 mars 1963, à minuit.Les résultats en seront annoncés le 25 mai prochain, au cours d\u2019un dîner des poètes qui aura lieu à Québec.Pour participer à ce concours, chaque concurrent, qu\u2019il soit membre ou non de la Société, devra de toute nécessité se procurer une copie des règlements et une formule d'inscription portant un numiéro d'ordre établi par la Société et destiné à remplacer le recours à un pseudonyme.L'identité de chaque participant ne sera révélée qu\u2019une fois connu le verdict final du jury, composé de trois membres.Sur demande par écrit, la Société des Poètes canadiens-fran- çais, 714, rue Ste-Claire, Québec 4, P.Q., adressera à chaque participant éventuel une copie gratuite des règlements et des formules d'inscription aux trois sections, permettant ainsi à chaque intéressé de s'inscrire selon ses préférences.LA TEMPÉRATURE DOIT ÊTRE BONNE PUISQUE LE PATRON A DÉCIDE DE PASSER UNE AUTRE ANNONCE LIBRAIRIE LEMÉAC Tél.: CR.3-2469 Le rendez-vous des étudiants GRANDE VENTE D'INVENTAIRE jusqu\u2019au 31 janvier inclusivement ESCOMPTE SUR TOUS LES VOLUMES ALLANT JUSQU'A 50% IL NE FAUT PAS LE DIRE LE LIVRE DE POCHE : SIMPLE .45 CENTS DOUBLE .75 CENTS TRES GRAND SPECIAL \u2014 Collection \"Que sais-je\u201d $0.55 LE NOUVEAU-NE DE LA PLEIADE LIVRES D'ART CAMUS 33 1/3% AU PRIX DE FRANCE $11.40 371 ouest, Laurier - MONTRÉAL ÉTAT DU QUÉBEC \u201ciy PAGE SIX ©.LE QUARTIER LATIN 26 JANVIER 194 LA CONFÉDÉRATION.Relations entre Québec et Ottawa ou peuple de vaincus organisé par un vainqueur Monsieur F.-A.Angers brossait l'historique des relations Québec-Ottawa au Congrès des facultés de Commerce de l'Etat du Québec, vendredi, 18 janvier.Sclon Monsieur Angers, les difficultés des relations entre Québec, Ottawa ct les autres provinces viennent de l'histoire du Québec.Pour Québec, la Confédération n'est qu\u2019une phase de l\u2019histoire qui commence par la conquête et les tentatives d\u2019assimilation, les résistances de la part des canadiens-français jusqu'à l\u2019Acte de Québec, l'acquisition des droits parlementaires, la révolution de 1837, l'Union et l'échec de cette tentative d'assimilation.La Confédération, toujours selon M.Angers, est un compromis que les anglais font avec les français: plus de vainqueurs mais association de deux peuples libres.Toutefois, malgré 1867 et toutes les belles résolutions qui furent prises, les anglais ont poursuivi leur tentatives d'assimilation.Incompatibilité de caractère M.Angers affirme que les déboires de la Confédération viennent d'une incompatibilité chronique de caractères entre anglo- saxons et canadiens - français.Ainsi l'esprit latin, logique, qui par Francine TOUGAS se base sur des principes et qui pense en fonction des intérêts du moment.Pour le canadien- français, la Confédération, qui lui a été d\u2019une certaine façon imposée, reste quand même un pacte sur lequel de nouvelles relations s\u2019établiront.Toutefois il n'en va pas de même pour le Canadien-anglais : «Pour nous la Confédération était un compromis du moment; ce que nous voulons c\u2019est un Canada uni, fort et BRITANNIQUE ».Comme on peut le constater, certains politiciens anglais ne cachent pas leur pensée.Quand les étrangers s\u2019en mêlent Après la Confédération nous assistons à de constantes tentatives de centralisation.Dans les premières années du siècle, le C.C.F.composé en grande partic d'européens marxistes qui nc connaissent rien du Canada et de ses problèmes et qui, plus est, habitent les provinces de l'Ouest, réclament des transformations radicales et sociales au gouvernement central.Monsieur Angers ajoute que pendant cette période, les anglais ont quand même respecté les accords de 1867.Les canadiens-français défendent les droits de l'autonomie provinciale en refusant les requêtes centralisatrices de l\u2019ouest.11 y a donc un effort loyal pour respecter l'entente, parce que pour le moment, il n'y a pas moyen de faire autrement.Les idées mènent loin Vers 1927, introduction de l\u2019idée des plans conjoints.Le parti libéral cède aux instances de l'Ouest pour motifs politiques, et instaure un système de législation sociale d'ordre provincial pour aider les provinces.Québec et les Maritimes refusent ces plans.Après 7 ans, Québec se retrouve seul à refuser.Pendant la crise, plusieurs provinces éprouvent des difficultés économiques et demandent l'aide du gouvernement central.En 1935, la commission Sirois est instituée, son objectif : trouver un mode de répartition des impôts plus satisfaisant pour les provinces.Les provinces de l'Ouest, au bord de la faillite financière, font prévaloir auprès de la Commission Sirois l'idée qu\u2019il vaut mieux une centralisation plus grande, c'est-à-dire moins d'impôts directs et plus de subventions et de transferts de pouvoirs à Ottawa.Les Canadiens-[rançais ne sont pas vigoureux dans leur défense.Cette offensive nous a conduit à la situation actuelle.(Suite à la page 8) Conférence du Docteur Jacques Ferron Le Québec : UNE COLONIE SUR LE PLAN INTELLECTUEL ARCHITECTURE : Agent de Liaison Universel.DEGENERESCENCE DES ARTS PRIMAIRES A MONTREAL QUEBEC LIBRE : oui \u2014 Le Fédéral : Artificialité RETOUR AUX VALEURS PREMIERES par Claude-F.ARCHAMBAULT Le Gouvernement fédéral s\u2019est enfin résolu à donner des bourses aux artistes ; il était grand temps.Ne nous méprenons pas sur la constitution de fait de notre pays; l'Etat n\u2019est autre que le Fédéral, le Canada-Fran- çais n\u2019est que la nation.Le docteur Ferron a fait part aux congressistes de quelques réflexions sur l'Architecture, cet art empreint de sérénité, dont la passion, qui dégage trop de subjectivisme, est exclue au départ.L'Architecture le seul art véritablement en mouvement et dont le mouvement ait rejoint notre époque, cet art de synthèse qui sait si bien utiliser les autres sciences sans en bouder l'essence.L'Architecture crée donc le milieu humain, conditionne l'homme alors que c'est l'homme qui conditionne les autres arts.Cet art a enfin la faculté de transgresser les frontières, d'aller au-delà des moyens de communications humains pour rejoindre toutes les époques dans la création d'une unité à travers les âges.L'Architecture est le seul art susceptible de satisfaire complè- POINT DE VUE D'UN « Je suis un anglo-québécois et je tiens à le rester ».Ce sont les termes de Gordon Echen- berg, président des étudiants de McGill.M.Echenberg nous a donné son opinion sur le nationalisme et le séparatisme des canadiens-français.« Le nationalisme canadien- français a un rôle important à jouer mais il faut que ce rôle soit positif.Les demandes des canadiens - français devraient être considérées parce qu\u2019elles sont lévitimes.Quand elles sont illégitimes et destructrices comme le séparatisme on doit les combattre.Nous réalisons nos erreurs et voulons réparer nos torts mais le séparatisme ne veut pas d\u2019anglais.ll est naturel pour un anglais de se révolter.L\u2019anglais peut supporter (support) le nationalisme des canadiens français et y coopérer mais en gardant son identité.» « Le séparatisme est un racisme qui mène à Paveugle- ment causé par les émotions.Les canadiens français se battent depuis 200 ans pour obtenir l'égalité; le temps est favo- rable.On ne doit toutefois pas CANADIEN ANGLAIS créer une animosité permanente entre anglais et français par le séparatisme.» « Maître chez nous » semble avoir deux pôles, selon M.Echenberg.Quand il y a un maître, il y à un serviteurs s\u2019il n\u2019y a pas de serviteur qui est le maitre.« The englishman is a Quebecer as a frenchman is a Québécois.The englishman is a Québécois but is primaraly a Quebecer.» Toutefois notre conception du nationalisme canadien-français et des relations Québec-Ottawa est différente des autres an- glais du Canada.Depuis toujours il y a un manque de compréhension entre canadiens anglais et français.Le nationalisme a su réveiller les anglo-québécois et leur a fait comprendre le sens des revendications des canadiens-français.Pour terminer, M.Echen- berg nous avoua.« J\u2019ai beaucoup voyagé mais il y a une seule place où je veux rester, c\u2019est au Québec; mais je veux y rester en tant que québécois anglais.» Francine TOUGAS tement l'homme constamment en quête de créations, capable de le prolonger dans le temps, sans cesse préoccupé qu'il est de lur- ter contre sa durée éphémère.Notre société nécessite un re nouveau de l\u2019art que la nation, entendue au sens du Docteur Ferron, peut aider par sa capacité financière.Montréal passe actuellement par une phase profonde de dé générescence des arts primaires, Montréal devient une sorte de désert de glace artistique, il y à avilissement à tel point que l'Esquimau s'enrichit d'une supériorité artistique sur Mont réal.Toujours, dans notre architecture, nous ne trouvons que du « tape à l\u2019ocil », des dimensions grandioses extériorisées sans qu'aucune grandeur ne se révèle à l'intérieur mais seulement de multiples compartiments ; c'est (Suite à la page 8 24 JANVIER 3963 LE QUARTIER LATIN PAGE SEPT nes - UN MYTHE?M.DRAPEAU A ETE VICTIME D'UNE VENGEANCE POLITIQUE « M.McCutcheon, le bras de M.E.-P.Taylor, a dit à son valet, M.Diefenbaker, de nommer Mister Bienveniou commissaire général de l\u2019Exposition internationale de 1967.» Et nous y voila! Nous nous v attendions, mais il fallait le dire.Ces affirmations ne sont pas gratuites, elles se dégagent d'ellessmémes de la conférence prononcée par M.Valmore Gratton.directeur de l\u2019Institut d\u2019Initiatives économiques de la Cité de Montréal, lors du dîner de clôture du Congrès.La nomination d\u2019un commis- suire est chose faite, il ne s\u2019agit plus de la critiquer ou de chercher à s\u2019y opposer, mais d\u2019es- sauver d'en tirer le meilleur profit possible.Le succès de l\u2019Exposition dépend de l'équipe qui va entourer le commissaire ct le commissaire adjoint ; il faudra à ces personnes beaucoup de dynamisme, de persévérance et d'autorité.Organisme responsable La demande d\u2019enregistrement au Bureau international des Expositions devait être faite par l\u2019entremise du Fédéral car le Burcau ne transige qu\u2019avec des Nations.Montréal et la Province de Québec ont dû convaincre M.Dicfenbaker de l'intérêt pour le Canada d'obtenir la permission de tenir l\u2019Exposition de 1967 sur son territoire.M.Diefenbaker ayant besoin de «redorer » quelque peu son pres- tige dans la Province de Québec, a fini par consentir.Il faut maintenant constituer une compagnie tripartite, comprenant des représentants d\u2019Ottawa, de Québec et de la Cité de Montréal, qui sera seule responsable de la préparation, dc la tenue et des résultats de l\u2019Exposition.Cette compagnie devrait être établie d'ici dix jours au maximum.Elle comprendra un Conseil d\u2019Administration formé de douze directeurs dont six seront nommés par le Fédéral et choisis dans tout le pays : la nomination des six autres dépendra du Provincial et de la Cité de Montréal.11 y aura des représentants des secteurs anglo-ca- nadien, juif et canadien-français.Une fois ce comité responsable nommé, il ne devra plus être question d\u2019intrigues politiques, il n\u2019y aura place que pour la compétence, le sens artistique ; l'avenir du pays en dépend.Le thème choisi : « Terre des hommes» nous le rappelle, nous scrons les hôtes de l'humanité.L'Exposition doit apporter un message de paix, il faut faire connaître les réalisations techniques qui font la grandeur de notre époque.Le plan général doit être conçu pour assurer ce but en même temps que le confort des visiteurs et la beauté de la nouvelle petite ville qui sera construite à cette occasion.Mécanisme de nomination En principe, le commissaire général de l\u2019Exposition, respon- sable devant tous, doit être nommé par le Premier Ministre du Canada.Mais en fait, M.Diefenbaker n\u2019ayant ni le temps ni les moyens de le faire, il s\u2019est fié à ses aviseurs de Toronto.Ces derniers ont évidemment choisi le candidat dans le seul domaine qu'ils connaissaient bien, celut de la haute finance.C\u2019est ainsi que sont distribuées les responsabilités.mais l\u2019enjeu n\u2019est en somme que la répn- tation internationale du Canada.Quant à l\u2019état de santé de M.Bienvenu, on nous assure que si ce facteur important l\u2019obligeait à se retirer, il ne serait pas nécessairement remplacé par le commiissaire adjoint.Mince espoir.Murie-José CANTIN MONSIEUR BARBEAU M.Barbeau est venu nous donner un cours de droit constitutionnel.Pour quelqu'un qui connaissait déjà les articles 91 et 92 de l\u2019Acte de l'Amérique du Nord Britannique, il ny avait rien à apprendre sinon l'opinion Des phrases vieilles de six ans par Serge MENARD de M.Barbeau sur le sujet.Ce qui n\u2019est guère plus.Six questions et la foi pour y répondre autonomes ou une province comme Sommes-nous annexés, lIERS SYMPTÔMES une autre, un État français, une division administrative ou unc grande municipalité ?Pour M.Barbeau, nous répondrons à ces questions sclon la foi que nous avons.Car les positions les plus contradictoires sont aussi valables les unes que les autres.C\u2019est que, voyez-vous, I\u2019'A.A.N.B.cst un document britannique, c'est-à-dire obscur, confus et qui prête à toutes les interprétations possibles.Voilà des observations qui mettent du piquant dans un cours de droit constitutionnel.Il y en aura d'autres.L\u2019esprit des pères de la Confédération Ah, si Lesage avait été là, il en aurait rougi, et Chevrier et Pearson et tous ces ignorants qui parlent de revenir au « véritable esprit des pères de la Confédération ».M.Barbeau, fouillant tour à tour la Conférence de Québec et la correspondance des « pères», nous montre le magnifique esprit « centralise- teur » des canadiens-anglais qui étaient à l\u2019origine de la Confédération canadienne.Ce fut d\u2019ailleurs là une des parties les plus convaincantes de son exposé.M.Barbeau d'avoir choisi les canadiens anglais les plus centralisateurs, on sera au moins forcé de reconnaître qu\u2019il cst impossible de parler d\u2019un esprit commun aux pères de la Confédération.La Cour Suprême a remplacé le pouvoir de désaveu Suit la lecture commentée des articles 91 et 92 de l\u2019A.A.N.B.Pour qui connaît les opinions de M.Barbeau, il sera facile de savoir sur quels pouvoirs fédéraux il a insisté et quels pouvoirs provinciaux il mis en veilleuse.Plus intéressante est son opinion sur la Cour Suprême du Canada.M.Barbeau avait déjà fait grand cus du pouvoir de désaveu qu'a le pouvoir fédéral à l'égard des législations provinciales.Si, à son avis, le pouvoir de désaveu était tombé en désuétude, c\u2019est qu\u2019il a été remplacé par la Cour Suprême du Canada dont les juges sont norm- més par Ottawa.Les juges ne peuvent donc être que partiaux dans le domaine constitutionnel.Le Canada français à la recherche de la Vérité M.Barbeau nous rappelle que Si on, veut accuser le jeu de la majorité démocratique ne peut que jouer contre la minorité et si nous Je jouons c\u2019est l\u2019assimilation à brève échéance.Or « jamais un peuple n\u2019a été possesseur de plus grandes richesses ».C\u2019est donc un devoir pleins pouvoirs économiques.M.Barbeau termine en nous rappelant que nous sommes un peuple chrétien et catholique qui par essence doit rechercher la Vérité, non sculement les Vérités éternelles mais aussi lcs autres.Sans doute le corporatisme est-il une de ces autres.L\u2019humilité de M.Barbeau De Gaulle paraît-il, est amusant, De toutes façons, on s\u2019amu- sc bien de lui.Eh bien, M.Barbeau cest aussi amusant et de la même façon.Par exemple, à une question d\u2019ordre économique aur l\u2019indépendance du Québec, M.Barbeau admet que c\u2019est là une question très complexe mais il « J'ai défait les mé- complexes de l\u2019économique et je vais publier nous livre : canismes très le résultat de mon travail ».C\u2019est (Suite à la page 8) PAGE HUIT LE QUARTIER LATIN 24 JANVIER 1963 \u2014 LA CONFÉDÉRATION: UN MYTHE?Incidence de l'économie SUR LE CULTUREL Dans l'une des phases d'étude proposées dans le cadre du Congrès des facultés de commerce de la Province, M.Jean Ethier Blais s'udressait aux congressistes : « Le peuple Canadien Fran- (ais ne doute pas!» « Un dirigisme culturel quels qu'en soient les résultats, » le Québec est une société de non-culture considéré proportionnellement aux autres Etats.Les Canadiens-français traduisent concrètement cette lacune dans le refus systématique d\u2019accepter cet état patent de non- culture.Se croyant en mesure de rivaliser de culture avec n\u2019importe lequel état et allant méme jusqu'à s'auto-suggestionner une supériorité effectivement illusoire, il résulte de cela à la fois un complexe d\u2019infériorité de la prise de conscience intérieure de l'Etat de fait non extériorisé el d'autre part un complexe de supériorité dû à un manque de réalisme incontestable.Une telle attitude peut venir de plusieurs causes mais la non- acceptation d'un état de Fait est certainement nuisible et entrave l'avancement parce qu\u2019ainsi on ne peut en arriver à une reconnaissance clfective susceptible de nous forcer à recommencer à neuf.Cette attitude passive résulterait d\u2019une génération de trop grande certitude intellectuelle, le peuple canadien-français ne fait que commencer à inscrire le doute dans son esprit.Nous for- mons un peuple de réponse, un peuple d'acceptation intégrale de vérités, un peuple qui ne cherche pas à déceler les fausses parties d'application d'une vé- rit¢ de bloc.Comment régler le sort de la Province ?Pas de leurre psychologique, ce qu'il faut, c\u2019est non pas un état socialisant mais un état socialiste.Lad, un problème ressort, on refuse ce socialisme parre qu'il implique une réforme complète de la province et donc une reconnaissance de la non-cul- ture.Il n'y a cependant pas à lésiner, une planification culturelle et un véritable dirigisme économique sont nécessaires, un état socialiste dirigé par des technocrates ct des politiques tel que nous le trouvons dans les pays les plus avancés ct les plus progressifs, tels que la Suède.Nous avons besoin d\u2019un dirigisme culturel sans quoi inutile de rêver à une pensée culturelle Québec- quoisc.Un dirigisme culturel quels qu\u2019en soient les résultats.Certains diront qu\u2019il y a danger im- miinent de nocivité dans un tel cas mais il faut faire confiance à l'intelligence des Canadiens- français qui prendront sur eux, parce que seront devenus ainsi des hommes nouveaux, d\u2019effectuer la bifurcation nécessaire si leurs chefs les amènent sur une fausse route : l'erreur est une phase transitoire souvent souhaitable.En dépit de ce socialisme, méme si cela peut sembler contradictoire, une classe bourgeoise forte qui créera de grands philosophes, de grands peintres, de grands sculpteurs, une classe appelée à prendre les destinées culturelles de la nation en main.Il faut trouver un humanisme a travers cette formule économico- politique préconisée et pour cela créer cette élite de 1technocrates.Certains invoquent le danger d\u2019annihiler nos traditions ; ce qui semble un faux problème car notre champ de vision n\u2019est pas assez vaste pour retracer nos traditions historiques, culturelles et littéraires.Comme I'Abbé Groulx le disait, il y a cinquante ans, proposant la formule à employer pour sortir de notre marasme économique : prendre en main les clestinées de notre économie.De même il est grand temps de donner dans l'ordre hiérarchique de notre société, la place qui lui revient à la culture, de biffer le symbole de culture traduit par la valeur monétaire, de cesser d'accorder le respect selon la rémunération, le traitement et de donner enfin aux créateurs une reconnaissance monétaire proportionnelle à la valeur de leur apport à la société.Claude-F.ARCHAMBAULT 25 ans of plus.Trovailleur ct enthousiaste.Grodué universitaire.Possibilité de revenu illimité.LA LAURENTIENNE CARRIÈRE DANS L\u2019ASSURANCE Pour tous renseignements, veuillez communiquer avec : Pierre Massé, gérant 4274, Papineau, suite 204 e Nous offrons l'assurance universitaire à $4,00 du $1,000.00 COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE LA : 7-3471 François Cousineau.Samedi après-midi à 2.00 hres LES CLASSIQUES DU RIRE CHAPLIN \u2014 TURPIN \u2014 LANGDON Les films muets seront accompagnés ou piano par DES PHRASES VIELLES.(Suite de la page 7) une présentation de son futur bouquin.Plus loin, il nous parle de la banque du Canada et nous rappelle qu'il sy trouve dix-sept directeurs.Or un seul est cana- dien-français.« Je ne sais pas son nom, poursuit M.Barbeau, ce doit être un inconnu.» C\u2019est d'une logique fort subtile.En résumé Bref, M.Barbeau n\u2019a rien dit de très nouveau.Pour qui connaît si peu que ce soit le poini de vue des mouvements séparatistes, il n\u2019y avait rien à apprendre.I demeure un intéressant causeur mais présente son point de vue de façon assez partial.H évite beaucoup plus qu\u2019il ne démolit les arguments contraires à son point de vue.Ce n\u2019est pas le fait de tous ceux qui partagent son opinion.Serge MENARD \u2014 Relations entre Québec et Ottawa (Suite de la page 6) Mariage Blanc Le rapport Sirois se réalise pour «l'effort de guerre».Ottawa accapare les droits des provinces pour la période de guerre seulement : ces droits devaient être rendus après la guerre.Pendant cette période on assiste à un effort subtil pour modifier l'opinion des provinces récalcitrantes.Le travail se prépare et à la fin de la guerre en 1945, on ne veut plus remettre les impôts.Les provinces doivent accepter les ententes sinon plus de subventions.Seuls le Québec et l'Ontario refusent de signer.En 1952, l'Ontario signe aussi et Québec reste seul.À partir de 1952 le Québec est harcelé de toutes parts.La Commission Tremblay convainc le gouvernement de poser un geste positif : l'impôt provincial sur le revenu.Aux accords de 1956, le fédéral revise ses positions et les provinces qui ne signent pas les plans conjoints peuvent bénéficier de retours.Refonte de la constitution ou séparatisme Monsieur Angers a terminé son exposé en disant que depuis 1940 nous avons perdu du terrain et une partie de nos droits.Tout veut faire de nous des anglo-saxons.Les relations entre Québec et Ottawa, telles qu\u2019elles se présentent maintenant, ne peuvent plus durer.11 faudra une refonte de la Constitution.Le séparatisme est venu comme réaction ct cette réaction s'est avérée profitable puisqu'elle prône une prise de conscience tant pour les anglais que pour les canadiens-français.Selon M.Angers il faut entretenir l\u2019idéal d'indépendance et continuer à affirmer nos positions et surtout refuser tout compromis quant aux plans conjoints.Le programme libéral est dangeureux car le gouvernement Lesage accepte de l'argent du fédéral ce qui enlève la plus grande partie de l'influence de nos revendications quant à une plus grande autonomie pour la province.Francine TOUGAS LE QUÉBEC : Une colonie sur le plan intellectuel (Suite de la page 6) l'époque de la rue verticale, l'heure d'une raideur à faire peur (Place Ville-Marie).Le Québec libre?Oui, mais certitinement pas une acquisition de liberté au terme de la Guerre de Cent ans et ni du Bucher de Jeanne-D'Arc.La nécessité d\u2019un retour aux valeurs premières se fait sentir au milieu de ces emportements révolutionnaires, on veut la révolution ct on ignore les valeurs fondamentales ; on ne connaît plus la signification d'éléments vitaux ; les termes maître et mourir ne signifient plus rien dans nos esprits tourmentés.Notre époque évolue à un rythme si effarent par une prise de conscience de notre situation sociale, économique et culturelle que la contemplation des beautés naturelles s\u2019efface de notre satisfaction sensorielle légitime.Nos connaissances tirées des journaux sont devenues superficielles, la maison familiale est désaffectée, les malades soni transférés dans les hôpitaux où des traitements aseptiques leur sont servis dans une atmosphère de totale indifférence.Revisons nos positions pour reconnaître les vraies valeurs ; nous voulons des couronnes mais notre petite tête risque de faire se métamorphoser la couronne en un collier.Montréal s'étend aux dépens des valeurs premières terriennes sans les remplacer par une valeur adéquate, l'évidence d'une architecture pitoyable des banlieues est un cataclysme malheureux soutenu financièrement par l\u2019Etat, c'est devenu tout simplement une conception réactionnaire de l'urbanisme ct unc satisfaction de propriété à l'ouvrier qui devra s'acquitter d'une hypothèque payable en 25 ans.La langue du Canadien-Fran- çais est aussi pitoyable, c'est un archaisme ; le Québec demeure donc une colonie sur le plan intellectuel.Un très grand écart sépare l'homme ordinaire de l'élite qui parle une langue autre que la sienne.Croire au bilinguisme ?Inutile car aucun Pays n\u2019a réalisé concrètement le bilinguisme sur un pied d'égalité.11 n\u2019y a pas de pays bilingue.La Suisse ?Il y a une région flamande.L'Anglais est devenu la langue de la civt- lisation au Canada mais les Canadiens-français n\u2019accepteront pas de réduire le français à un tel rôle.La nation avec son gouverne ment provincial est seule susceptible d'aider l'artiste.« L'idée d\u2019un Canada polytechnique peut servir la création d\u2019un Québec libre»: Pierre-Eliott-Frudeau.ll serait souhaitable d'accorder la liberté aux nations qui veulent échapper à l'uniformité.Claude-F.ARCHAMBAULT \u2014 pe et dah 24 JANVIER 1963 \u2014 CETTE AVENTURE VAUT-ELLE D'ÊTRE ENTREPRISE ?Dans sa conférence du 25 oc- whre donnée a l'auditorium de l'Université, Gustave Thibon invitait son auditoire à cntre- prendre la grande aventure intérieure en ce siècle où l'aventure en général (celle de quelques cosmonautes excepté) disparaît, On connaît un peu les soins minutieux qui entourent un vol orbital.L'aventure intérieure a aussi ses lois.À ne pas les observer on risque fort d'aboutir à n'inporte quoi, y compris l'abêtissement, la névrose prolongée et méme la psychose.Sous prétexte de tuer le vieil homme on peut malheureusement tuer tout l'homme.Qu'on s\u2019efface devant Jésus-Christ Le Christ seul, et non pas nos élucubrations ou celles de tel illuminé, est le maître de ce voyage intérieur.Ceux qui nous aident dans cette aventure doivent s\u2019effacer devant Jésus- Christ! Sinon ce sont de tragiques farceurs.Or, on est loin de Selfacer toujours.Je sais qu'un nombre effarant de linis- satits de collèges n\u2019ont pus été mis personnellement en face du Christ.En fait, on leur a parlé de manuels à apprendre, de Morale religieuse qu'ils ne distinguent le plus souvent pus de la morale naturelle, on leur a fait live des biographies de saints, on leur a fait répéter à satiété des prières vocales, on leur a vanté la spiritualité d'un tel ou d'une telle, disons qu\u2019on n'a pas oublié saint Paul, la Vierge et méme l'Eglise, Bref, on a parlé de tout, on a insisté sur tout, en oubliant une seule chose : parler d'abord du Christ, et d'une façon vivante.On a oublié le fondement de la Révélation, rien que cela! Et on s'étonne ensuite que ça ne dure pas ! Car enfin, si on oublie la base, comment voulez-vous que les gens comprennent ?C'est com- Me si on voulait faire saisir des opérations compliquées à un pe qui ne connaîtrait même pas la valeur respective des chifires ! Accepter Dicu n'est pas facile On à oublié une loi très simple de notre esprit: avant de donner un assentiment ferme à une nouvelle on s'enquiert sur la personne qui l'a répandue, th commençant par se deman-|; der si cette personne a une exis- lence réelle.La Bonne Nouvelle ne fait pus excéption.Car, en\u2019 fin, il faut bien se rendre compte que croire c'est se mettre entièrement entre les mains d'un Autre.C'est humiliant et pour l'esprit et pour la volonté ! Nous sommes prêts à ce faire pour un Dieu, mais encore faut-il que nous sachions si Dieu existe, si c'est vraiment Lui qui a parlé en Jésus-Christ et qui parle actuellement dans l'Eglise! 11 n'y a que les crédules qui s'imaginent que cette espèce d'aliénation peut se faire facilement ! Heureusement que le renouvellement de la catéchèse, qui prône le christocentrisme, comn- mence à s'infliltrer partout.En pensant à de tels renouveaux.je sens que mon agressivité se détrempe dans la béatitude des doux.Une fois que nous avons eu le privilège de rencontrer un homme assez intelligent ct assez humble pour nous centrer résolument sur le Christ, une fois qu'on a atteint la Personne vivante à travers le mot autrefois terne de « Jésus-Christ », j'estime que le grand pas de la foi consciente est fait.Cette rencontre avec le Christ, ce moment d'illumination intérieure où la religion nous apparaît enfin rationnelle et dynamique.reste inoubliable.Il faut expérimenter Dès après cette rencontre personnelle avec le Christ on est certain que l'aventure spirituelle vaut d'être entreprise.Avant cette rencontre.à mon humble avis, on ne peut que s\u2019en ficher ! Cette expérience bien menée dans l'Eglise est tout le contraire d'une fuite en dehors de la réa- lite.Je ne sais qui a dit que seuls les saints sont habilités à rejeter l'aventure spirituelle, étant donné qu'ils en ont fait l'expérience.Nous comprenons bien ce langage en ce siècle où la littérature est engagée ct où on ne croit vraiment qu'en l'homme qui a expérimenté.Rolland LITALIEN A VOTRE SERVICE ( JANADIE NNE LE QUARTIER LATIN PAGE NEUF Les monologues de Socrate « Quand un soldat s\u2019en va-t-en [guerre il a Dans sa musette un bâton [d\u2019maréchal » C'était l\u2019an dernier.Vers ce temps-ci, il me semble.Quelques jeunes gens zé jeunes jeunes filles apprirent, quelque tam-tam ayant lancé l\u2019appel.que leur présence était requise au Congo.C'est pas à la porte, le Congo.Même que c\u2019est en Afrique.Mais ça ne faisait rien.Le Québec étant le pays qui a exporté le plus de missionnaires (seuls produits pour la fabrication desquels nous avons la matière première.les capitaux en masse, les usines de transformation, les ouvriers spécialisés, les machines d'emballage, les canaux de distribution et le monopole du marché, tout ça sans avoir eu à nationaliser quoi que ce soit).la tradition se perpétuait.Le Congo ayant besoin de professeurs.ils s\u2019offraient donc, le coeur grand, l\u2019âme aventurière, un peuple à civiliser par devant et le Québec par derrière.Le gouvernement congolais, bien sûr, leur payait le voyage par avion.« Si le Congo ne vient pas à toi, va à Dorval ».Le susdit gouvernement leur proposait aussi un salaire.Le chiffre demeurait approximatif, mais ce qui était certain, c\u2019est qu\u2019on leur en paierait une moitié en dollars.l'autre en francs congolais.Or les francs congolais.enfin, ce n\u2019est pas que je veuille médire du Congo, mais.les francs congolais ne sont pas tout à fait.francs.C\u2019est un peu comme qui dirait comme si Caouette était passé par là pour se faire la main.Si vous voulez voir ce que je veux dire, essayez de refiler un franc congolais à Valère.Mais ça non plus ne faisait rien.Ils partaient le coeur grand, l\u2019âme pure .« l\u2019our tout bagage on a vingt ans» avec deux canettes de Raid, un casque colonial, deux ou trois paires de culottes tropicales, pour aller enseigner toutes les nations.lls n\u2019étaient point douze mais le coeur y était.Les jeunes filles.sans doute, furent quelque peu étonnées quand on leur distribua des cachets qu\u2019elles devraient ahsorber au cas où quelque citoyen.là-bas, ne les veuille faire participer bon gré mal gré à l\u2019expansion démographique du pays.Car tout pays, pour peu qu'il soit sous-développé, prend d'habitude sa revanche sur les berceaux ; c\u2019est connu.Et le Congo traversant une période d\u2019austérité, le citoyen congolais investit ce qu\u2019il peut.Mais ça ne faisait rien, ça non plus.lls avaient une nation à bâtir.Là-bas, sans eux, tout allait mal.Ici, tout allait bien, comme le démontre notre Histoire.Nos étudiants bénéficiaient de la gratuité scolaire à tous les niveaux.Nos hommes d\u2019affaires détenaient tous les secteurs de l\u2019économie du Québec.Les Anglais étaient polis ct traitaient leurs affaires, faisaient leur publicité en français.Les salles de théâtre et de concert faisaient salle comble tous les soirs.Le recteur laïc de l\u2019Université de Montréal était candidat au prix Nobel de la Paix.René Lévesque, secrétaire-général des Nations- Unies, inaugurait la Maison du Québec à New York.Tout, tout, tout allait si bien qu\u2019il n\u2019y avait strictement plus rien à faire ici.C\u2019est pourquoi ils partaient pour le Congo.SOCRATE fin stock No: 2480 Wellington Veou nolr trençois A VOTRE MARCHAND.\\ DEMANDEZ \u2014 LA COS BOULET PREMIER AU CANADA, Boulet introduit avec fierté LA BOTTINE WELLINGTON Fabrication à bouts pointus de toute dernière nouveauté, ces nouvelles bottines WEL- i sive.LINGTON de création récente exhibent le sommet de l\u2019élégance avec une véritable allure de fierté qui leur est exclu- LIMITEE - PAGE DIX LE QUARTIER LATIN Qu'est-il advenu de: Cléo Pâtre, PROMOTION \u201949?Choisie par ses condisciples \u2018La compagne idéale pour un voyage sur le Nil\u201d Mlle Pâtre obtint sa licence en Herpétologie et fut une étoile du théâtre universitaire.Après sa graduation Cléo fit un tour de chant avec son jeune frère Ptolémée; Ptolémée ne put tenir le coup.Un peu plus tard elle donna la réplique à Jules César au Capitole dans la Reine Pharaon mais la pièce succomba aux critiques et aux Ides de mars.Elle tourna ensuite un spectaculaire avec Marc Antoine et des milliers de figurants, mais Antoine ne put supporter les rigucurs des scènes de bataille à Actium.Cléo revint alors à son premier amour, l\u2019Herpétologie, découvrit la vipère et vice-versa.- No > Q ¥] x » M 3 K + D Pour pyramider votre argent Ÿ LA disponible en un fonds impor- MIE tant pour des occasions futures, wn ures sun; rien de mieux que des dépots a réguliers dans un compte d'épargne à la B de M.BANQUE DE MONTRÉAL La Première Banque au Canada ACY LA BANQUE OÙ LES COMPTES D'ÉTUDIANTS SONT BIENVENUS U2F-87 Les succursales de la B de M les plus près de vous :\u2014 Succursale Côte des Neiges et chemin Reine-Marie: J.P.WALSH, gérant Succursale Aves.Darlington et Soissons: F.J.GUY, gérant LLIN | | | | | I] j rochainement © CALENDRIER UNIVERSITAIRE | Du 24 ou 27 jonvier \u2014 Festiv-Arts \u2014 Comé- 7 die Canadienne Du 24 au 27 janvier \u2014 Varsity Week-End.24 janvier \u2014 12.30 hres \u2014 Grand Salon \u2014 Ass.Fondation \u2014 Caisse Populaire 25 janvier \u2014 12,30 hres \u2014 Grand Salon \u2014 Ass.Fondation \u2014 Caisse Popu- faire 25 janvier \u2014 Cours de Danses modernes 28 janvier \u2014 12.45 hres Présidentation des Duchesses du Carnaval au Grand Salon 29 janvier \u2014 Débat-midi \u2014 Michel Chartrand 30 janvier ou 2 février \u2014 Carnaval de I'A.G.E.UM.31 janvier \u2014 Concert \u2014 Chorale de l\u2019Université de Rochester 2 février \u2014 Compétition d'escrime \u2014 Grand \u2014 Salon \u2014 2.00 hres p.m.tes des 2 \u201cDays, it vou pi 2 LA PLUS DOUCE LA PLUS SAVOUREUSE La population du globe croît à un taux d'intérêt effarant.Dans 400 ans, soit le temps qu\u2019a pris l\u2019Amérique pour se faire, les continents et les océans seront recouverts d\u2019hommes qui, sans même bouger, se toucheront les coudes.Le monde entier, si on n\u2019y change rien, roulera comme un actuel autobus montréalais à 5 heures du soir.Le monde entier «à cing heures du soir ».Evidemment, cette image apocalyptique ne se réalisera pas.On trouvera, bon gré mal gré, une solution avant ce moment.I! n\u2019y en a pas 36 mais une seule ; la limitation des naissances par des lois draconniennes.Mais faut-il absolument attendre la crise avant de se faire à l\u2019idée, attendre que le monde sente la sucur d\u2019un pôle à l\u2019autre ?Les méthodes, car tout le problème cest là, que les chrétiens acceptent sont d\u2019un autre âge.Passé.La méthode Ogino laisse libre voie à des naissances qui sont des accidents biologiques.Empêcher de faire l\u2019amour est une solution, du reste, qui ralentit d\u2019une dyne une expansion démographique qui a le poids du monde.Et le temps vient où les accidents biologiques devront être corrigés avant que l'enfant naisse.Qu\u2019on ne parle pas de péché quand il s\u2019agit d'éviter le suicide collectif.Le présent contexte mondial.avec son grésillement de mégatonnes démontre que l\u2019idéologie catholique ne secrète qu\u2019assez peu de solutions concrètes aux problèmes mondiaux.politiques.Cette idéologie, en matière de limitation des naissances, cst en retard du seul fait qu\u2019elle s\u2019adresse a 24 JANVIER 1943 \u2014 L'avortement ou quoi?(1) aux consciences individuclles, Or il y a un fait nouveau.La limit.tion des naissances, parce qu\u2019elle met en cause l'avenir des peuples est devenu un problème politique situé au-delà des individus.Dans peu de temps, ce ne sera plus aux individus de décider de procréer, mais aux hommes de science qui auront comme fonction politique d'assurer l\u2019équilibre démographique de la planète.Et cette fameuse fécondité physique, dont le mariage catholique fait son premier objectif, sera l\u2019ennemie publique numéro un.La fécondité hors des cadres prescrits par la loi sera un crime.Et les moyens ?Va-t-on couper court à la vie sexuelle des couples ?C\u2019est assez improbable que le monde écoute Rome là-dessus.Quand il va s\u2019agir d\u2019annuler la vie à un quelconque niveau de sa création, les chrétiens vont devoir reviser sérieusement l\u2019idée qu\u2019ils se font de la fécondité, et commencer peut-être à parler d\u2019une autre fécondité qu\u2019apporte l\u2019amour, intellectuelle, spirituelle cette fois.Ce qui importe au premier chef, dans l\u2019état actuel des choses, puisqu\u2019il reste au monde un peu de répit, c\u2019est d\u2019épurer de leur mythologie morbide les réalités devenues quotidiennes de l\u2019avortement, du « birth control » et de leurs diverses modalités éprouvées.La clandestinité et les tahous ne riment plus à rien.Les bivn-pen- sants devront penser autrement ou crever d\u2019asphyxie.Stéphane VENNE N.B.\u2014(1) Cet article n'engage que la responsabilité de l\u2019auteur.> ONTOURBILON HAE ys .ZF Priv Tis BE pany SAVAL JEAN POIRET 480 OUEST, RUE STE-CATHERINE 00000OGOGOOOIOSIOIOES Un film de MICHEL BOISROND LES CHAUSSETTES NOIRES avec EDDY MITCHELL | Commençant A a da ES 24: JANVIER 1963 LE QUARTIER LATIN Brillants succès des skieurs de l'Université de Montréal Depuis le début de la saison, les membres des différentes équipes de ski de l\u2019Université ne cessent de s'affirmer, démontrant ainsi que l'entraînement intensif qu\u2019ils suivent depuis le mois d'octobre porte des fruits.Voici les résultats des principales compétitions disputées depuis le début de la saison : EQUIPE « A» \u2014 UNIVERSITE DE MONTREAL \u2014 De gauche à droite : Jacqueline THIBAULT, Robert LALU- MIERE, Richard BIENVENU, Michel CHAREST, Jacques FORTIER, Guy THIBAULT, Jacques BERNARD.Concours de slalom a Victoriaville 13/1/63 Dames : ?, \u2014 Aline Bernard, 1.\u2014 Jacqueline Thibault Sénior «À » : 2.\u2014 Guy Thibault, Séntor « B » I.-\u2014 Jacques Fortier, 2.-\u2014 Michel Charest, 4, \u2014 Jacques Roux, i.-\u2014 Robert Lalumiére.Slalom géant, classe « C » au Mont-Habitant 18/1/63 1.-\u2014 Pierre-Paul Blondin, {.\u2014 Robert Lalumière.Slalom, classe « C» à Val David 19/1/63 5.\u2014 Luc Robillard, 4.\u2014 Pierre-Paul Blondin.Slalom géant, championnat de la Zone Laurentienne, classe «A» et « B» a St-Sauveur Dames : i.\u2014 Aline Bernard.Sénior « À » : 6.\u2014 Guy Thibault, 1%, \u2014 Richard Bienvenu.Sénior « B » : ?,\u2014 Michel Charest, 3.\u2014 Jacques Fortier, 5.\u2014 Jacques Roux, 8.\u2014 Jean Bernard.Slalom Dames : 2.\u2014 Aline Bernard.Sénior «4»: » \u2018 9.\u2014 Richard Bienvenu.Sénior « B » : |.\u2014 Jacques Fortier, 5.\u2014 Jean Bernard, 8.\u2014 Michel Charest.Concours international pour la « Mount Snow Cup » au Etats-Unis Lors de cette compétition qui comptait pour la sélection de l'équipe américaine, Jacqueline THIBAULT a réalisé une magnifique performance en se classant au Sème rang.Concours de saut au Chalet Cochand Sénior « À » : 2.\u2014 Yves Carbonneau.Sénior « B » : 3.\u2014 Miche! Charest.Les cours de golf ont de nouveau lieu cette année au Gymnase N.821 dans I'aile ouest de l'Université.Monsieur Luc Brien, asistant- pro à Laval-sur-le-Lac, sera heureux d'accueillir les étudiants pour les pratiques qui ont lieu selon l'horaire suivant : lundi \u2014 de 11 h.30 \u2014 1 h.30 (leçons) PAGE ONZE IN LEÇONS DE GOLF mardi \u2014 de 11 h.30 \u2014 1 h.30 (exercices) mercredi \u2014 de 11 h.30 \u2014 1 h.30 (leçons) jeudi \u2014 de 11 h.30 \u2014 1 h.30 (exercices) vendredi \u2014 de 11 h.30 \u2014 1 h.30 (exercices) L'abonnement pour la saison est de S2.00 pour les étudiantes et étudiants, membres de l'A.C.- E.U.M.Championnat de la Cité de Montréal, sur le tremplin de l\u2019U.de M.1.\u2014 Jacques Charland (Trois-Rivières), 4.\u2014 Max Pelt, 5.\u2014 Yves Carbonneau.Junior : 3.\u2014 Z.Mezl.Course de fond, championnat de Montréal Sénior « À » : 3.\u2014 Yves Carbonneau.Sénior « B » : 4.\u2014 Yves Jakimow, 5.\u2014 Georges Jakimow.Junior : 2.\u2014 Claude Desjardins.MONTREAL - NEW YORK $80 (aller-retour, classe économique) Renseignez-vous sur les envolées de gréspe 10 et plus au Cancde seuiement.ES i e NC - dy _ À é 's ® | ® \u201cOh, grand\u2019mère, comme vous étiez brave! Moi, pour m\u2019enlever, il faudrait m\u2019offrir un voyage par Air Canada.\u201d Un voyage de rêve est foujours plus rapide, plus élégant à bord d'un appareil d'Air Canada.Et c'est moins cher que vous ne l'imagineriez.AIR CANADA TRANS-CANADA AIR LINES ep PAGE DOUZE LE QUARTIER LATIN Chessman était-il coupable ?ou L'ASSASSINAT LEGAL ii \u2014 Le Procès de Socrate Avant de parler du procès de Socrate, il est important de situer brièvement sa mort dans son contexte historique, Car sa mort, dans l'histoire locale, n\u2019a eu aucune importance : elle n\u2019a pas influé sur l'effondrement inévitable de la civilisation athénienne.Situation d'Athènes Socrate est mort en 399 ; il était né en 470.Lorsqu'il meurt, plusieurs événements semblent précipiter depuis quelques années la chute d'Athènes : en 405, les Spartiates ont détruit la flotte athénienne à Aegos-Pota- mos ; en 404, Athènes capitule ; un an plus tard, la démocratie est rétablie.Mais la suite des laits historiques étant irréversible, Athènes continue de péré- cliter.M aurait au moins fallu que la cité puisse jouir d'une certaine liberté d'esprit.Il est opportun de rappeler qu'Athénes, libérale de gestes, est très conservatrice en ce qui regarde la vie spirituelle.N'est-ce pas sous l\u2019ériclès que le gouvernement émet un décret par lequel il dé- tend légalement de spéculer sur SEGREG Intégration, égalité entre Noirs et Blancs; dans certaine partie des Etats-Unis, on ne peut prononcer ces mots sans déchaîner un flot de disputes et de passions.On fait rarement appel à lu raison et on préfère plutôt se retrancher derrière de vieux préjugés; chacun reste sur ses positions et refuse d'envisager la moindre évolution.Revenons à Montréal et au Québec; en apparence le problème de la ségrégation raciale ne semble pas exister.Montréal est réputée la ville la moins anti-ségrégationiste en Amérique du Nord.Cette réputation est peut-être méritée, mais il se pratique tout de même ici une forme de ségrégation, qui, si elle n\u2019atteint pas l\u2019ampleur qu\u2019elle a aux Etats- Unis, manifeste chez une certaine partie de la population un état d\u2019esprit malheureux.Ainsi un sondage effectué dans le domaine du logement les choses divines?N'est-ce pas Anaxagore qui n'échappe à la mort qu'en s'exilant, pour avoir osé prétendre que le soleil est une pierre enflammée ?Le Ve Siècle à vu l'apogée puis le déclin de la civilisation athé- nienne politique, artistique et économique.Et contradictoirement, le siècle suivant sera le siècle de la philosophic.Socrate, donc, est issu d'une ville dont les lois, pour être d'avant-garde sur bien des points, n\u2019en sont pas moins tra- ditionnalistes sur certains autres : tels les mystères religieux.L\u2019Homme Cet homme, paisible fils d'artisan, ne commettra aux yeux de la cité qu'un seul sacrilège.Ce sacrilège \u2014 il force les gens à se poser toutes sortes de questions sur tous les sujets \u2014 durera toute sa vie.Mais il & sa manière à lui d'agir : il ne voudra jamais être appelé maître: il n'a en effet nent rend roge.Sa révélation propre eût lieu, nous disent les historiens, à Delphes, chez la Pythic.L'oracle aurait en effet dit de Socrate à pus de disciples qui vien- suivre ses cours, mais il se chez chacum et les inter- son ami Chéréphon qu'il était le plus savant des hommes.À ce moment, sa passion de savoir devint une passion de faire savoir.Et de la même façon qu'il apprenait en posant des questions, il enseignera en posant des questions.Soulignons en passant ce caractère d'ambivalence qui le fait user d'une même méthode en deux fonctions existentiellement différentes.Le Procès Anytos, en 398, quand il intente un procès à Socrate, croit peut-être sauver les valeurs traditionnelles d'Athènes, ces valeurs qui sont déjà perdues de par l'effondrement politique même.L'Apologic ne donne qu\u2019une idée approximative de ce que fut en réalité la défense de So- crate : dans la pensée de Platon, l'Apologie représentait ce qu'aurait pu être la défense et non pas la défense elle-même.De par son manque d'intérêt clans son procès, Socrate aura pu se mettre à dos plusieurs juges.La majorité en faveur de sa condamnation ne fut en effet que de soixante voix pour cinq cent deux votants.Mais l'affaire TION RACIALE AU par le Comité des Droits de l\u2019Homme de la Fédération des travailleurs du Québec, révéla que 12.3% des propriétaires refusaient les Noirs.Un deux- mai 1962 révéla un pourcentage de 18%.Les Noirs ont longtemps été considérés comme un vulgaire bétail qu\u2019on vendait dans les marchés, dans les ports.Qu\u2019on se rappelle les années d\u2019escla- \u2018age où la vente des Noirs était un commerce très florissant pour certains marchands.Mais aujourd\u2019hui les populations noires accèdent de plus en plus à l'indépendance: il s\u2019est formée une élite Noire qui peut s'intégrer et travailler librement dans les milieux où l\u2019on ne juge pas de la valeur d\u2019un homme selon la couleur de sa peau mais selon son talent ses capacités personnelles.ième sondage en \u201c Depuis que le parti libéral est au pouvoir, de nombreu- ses réformes ont été entreprises.Certains diront que ce problème de la ségrégation raciale a plus ou moins d\u2019importance à côté des nombreux autres problèmes qui assaillent le gouvernement du- Qué- bees problèmes dans le domaine de éducation lorsqu'il s'agira d'appliquer les recommandations de la Commission Parent; problèmes dans le domaine économique parce que le Québec vent enfin s\u2019approprier ses richesses naturelles; problèmes dans le domaine agricole où il faut trouver des solutions nouvelles si on ne veut pas que ce secteur soit plongé dans un marasme définitif.Mais l\u2019abbsence d\u2019une loi anti-ségrégationiste est un vide que le gouvernement devrait combler s\u2019il veut donner une signification conerète à sa « politique de grandeur ».Cette loi anti-végrégationis- te devrait évidemment s\u2019appli- Socrate était pour Anytos gagnée d'avance.Socrate n'avait pas d\u2019amis puissants, pas ce défenseurs influents.H a donc été condamné peut- être un peu par revanche, peut- être un peu pour sauver la face des traditions.I reste que la condamnation de Socrate est la condamnation dans un contexte historique donné de la valeur des libertés humaines.(Prochainement : III \u2014 Le Procès de Jésus-Christ).Michel BEAULIEU QUÉBEC quer tant aux Noirs qu\u2019à toutes les minorités qui vivent au Québec.Les gouvernements qui accueillent des minorités sur leur territoire doivent assumer leurs responsabilités en évilant que ces minorités ne soient victimes d\u2019injustices.Six provinces canadiennes, soit la Nouvelle-Ecosse, le Nou- veau-Brunswick, l\u2019Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique ont adopté des lois interdisant la discrimination raciale.Le Parlement fédéral a adopté le Bill des Droits de l\u2019Homme.Nous avons l\u2019intention au Comité des Affaires Nationales, de soumettre un mémoire au gouvernement pour le presser d\u2019agir dans ce domaine.Cette loi si elle ne change pas la mentalité d\u2019une certaine partie de la population, devra au moins assurer aux minorités une plus grande justice.Gontran CHAMARD Em 24 JANVIER 1942 ve, Réf.: Micheline Sauvage : Socrate.Lorsqu\u2019il désire LOUER un HABIT de CEREMONIE à un prix économique LE CARABIN, soucieux d'être un homme bien mis, s'adresse à 9 ouest, rue Notre-Dame Tél.842-3901 M.A.BRODEUR ENRG.TAILLEUR \u2014 MERCERIE Bernerd Brodeur | peor Paul Brodeur, Po.\u201824 Le seule maison cenedionne-française de ce gere \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Eteblio depuis 1890 \u201c "]
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