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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 29 septembre 1960
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1960-09-29, Collections de BAnQ.

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[" DRAPEAU EST GRAND.{ L\u2019Association Générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal existe pour les étudiants, c\u2019est bien entendu.Mais ce qu\u2019on a peut-être oublié souvent autant chez les étudiants que dans les hautes sphères agéumi- ques, c\u2019est que l\u2019Association est au service de l\u2019étudiant pris individuellement aussi bien que du groupe.Le fait que l\u2019Association des Étudiants n\u2019est pas seulement une organisation de loisirs mais aussi une grande famille où chaque individu doit se sentir chez soi est un des aspects qui prendra la vedette dans le programme de l'actuel exécutif.Jean Rochon s\u2019est exprimé avec force là-dessus lors d\u2019une entrevue avec le Q.L.Notre président avait déjà traité brièvement de ce problème dans son message de bienvenue aux étudiants: \u201cMais l\u2019intérêt de chacun conditionne essentiellement l\u2019efficacité de l'AGEUM parce que l\u2019AGE- UM ne vit et ne progresse que par ses membres, par chacun de vous.Il faut absolument que chaque étudiant connaisse son Association et vienne lui-même y puiser.Personnellement, la porte de mon bureau, le 312, au Centre Social, sera toujours largement ouverte à tous.Le bureau du président n\u2019est pas une tour d'ivoire et vous pourrez venir me rencontrer pour demander, discuter, ou suggérer, certains de trouver une chaude réception.\u201d Nous avons demandé à Jean Rochon comment il envisageait le rôle de l'AGEUM auprès des étudiants.\u201cM est évident que la conception de l\u2019Association, club de loi- SIrs, est en train de disparaître.Journal bi-hebdomadaire de l\u2019Association Générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal J MONTREAL, 29 SEPTEMBRE 1960 LA DEFENSE DES Notre role ne se borne pas à organiser des danses ou à discuter et rediscuter.Un des principaux aspects de l\u2019'AGEUM est d\u2019appuyer les étudiants individuellement qui, ces derniers, devraient retirer beaucoup plus de l\u2019Association qu\u2019ils ne le font actuellement.\u201d \u201cDe ce point de vue, nous pourrions envisager l\u2019'AGEUM comme un syndicat.C\u2019est-à-dire que nous avons pour mission précise de défendre l\u2019étudiant personnellement.Par exemple, ce n\u2019est un secret pour personne que la situation financière des étudiants sera pire cette année qu\u2019elle ne l\u2019a été jamais.Eh bien, si pour un gars en particulier ça va vraiment mal au point de vue argent, quand il aura épuisé tous les moyens à sa disposition, qu\u2019il vienne à l\u2019Exécutif de l'AGEUM.C'est le rôle de l\u2019Exécutif de s\u2019occuper de ces gars.\u201d \u201cAu lieu de partir sans dire un mot, que les étudiants qui ont des difficultés financières viennent à mon bureau et exposent leur cas.L'exécutif est mieux placé qu\u2019un individu pour: parler ou exercer des pressions.Ce n\u2019est pas normal qu\u2019un étudiant quitte l\u2019Université par manque d\u2019argent.\u201d \u201cPas un gars ne doit cette année quitter l\u2019Université à cause de difficultés financières.\u201d \u201cQue ceux pour qui ça va mal au point de vue argent se demandent si leur Association ne peut pas faire quelque chose pour eux.Tout d\u2019abord, on essaierait de lui procurer de l\u2019argent.Il existe différentes sources d\u2019argent autres que les bourses du gouvernement, Nous pourrions nous enquérir MONTÉE À DIMANCHE LE 2 OCTOBRE ST-BENOÎT BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE = auprès de Mgr Deniger, auprès de diverses fondations.Nous avons à notre disposition immédiate les dix tranches de cent dollars de la Fondation Beau- bien et celles du Fonds de dépannage.Ces fonds sont spécialement destinés à des cas d\u2019extrême urgence.\u201d \u201cA la dernière extrémité, l\u2019'AGEUM pourrait demander à l\u2019Université de garder tel ou tel gars, que l\u2019on croirait sérieux, même s\u2019il ne peut payer ses frais de scolarité.Si la situation s\u2019aggravait, si beaucoup trop d\u2019étudiants sont plongés dans des difficultés d\u2019ordre financier, on pourrait alors envisager des mesures de portée générale, comme des demandes d\u2019argent auprès des industries, auprès du public, que sais-je ?\u201d \u201cMais toujours faut-il que les étudiants viennent et disent de quoi ils ont besoin.Et qu\u2019on ne craigne pas de me déranger.Un président, c\u2019est fait pour ça, être achalé.\u201d \u2014 Et si un étudiant a payé, ou peut le faire, ses frais de scolarité mais n\u2019a plus assez d\u2019argent pour se nourrir et se loger ?\u201cIl est évident que tout ce que je viens de dire s\u2019applique dans ce cas.Bien plus, si quelqu\u2019un est mal pris et ne sait quelles démarches faire, qu\u2019il s'agisse de bourses à demander ou de chambre à louer, il n\u2019a qu\u2019à venir nous voir, nous exposer son problème et nous tâcherons de l\u2019aider de notre mieux.Nous sommes là pour ça, c\u2019est notre devoir de le faire.aussi n\u2019hésitez jamais à venir nous consulter.\u201d Le mot d\u2019ordre est lancé: l\u2019Association est pour l\u2019étudiant.Aucun étudiant qui a les aptitudes requises pour poursuivre des études universitaires ne doit les abandonner, faute d'argent, Le Q.L.fera de son mieux pour scconder Jean Rochon et son équipe dans cette tâche qu'ils entreprennent afin de donner à PAGEUM son rendement maximum.Jacques Maher Jacques Guay VOLUME XLII \u2014 NUMERO 4 ETUDIANTS | PROPHÈTE (C\u2019est avec recueillement qu'il sied de lire les lignes qui suivent, étant donnée la subtilité du transfert opéré entre le subconscient, le pré- conscient puis la conscience de Gudule.) Par contre, puisque Dieu est partout, Il devait y être, Lui aussi, au théâtre St-Denis, ce soir-là, pour voir l'Opéra de Pékin.C'est comme rien, sa présence à mes côtés a dit me protéger.\u201cA Pourtant, & cher journal, je te confie mon remords comme à mon seul vrai ami que tu es.Il y en a qui disent que je n'aurais pas dû aller voir danser les communisles, il y en a qui disent que j'ai bien Jail: moi, j'sais plus quoi penser.Surtout quand j'ai vu le Père Ledit arriver avec sa barbe et un autre prêtre pour dire à ceux qui disaient au monde de ne pas aller voir danser les communistes qu'ils faisatent bien de dire au monde de ne pas aller voir danser les communistes, qu'il fallait les punir de tous les Mao de la terre.Car comme l'a si vaillamment déclaré Ben Weider dans un article sur la culture:! \u201cEn Chine, les culturistes n'ont pas la place qui leur revient\u201d.Donc, cher journal, avais-je tort d'invoquer des motifs de culture pour aller voir danser les communistes?EX TRAIT DU JOURNAL PERSONNEL DE GUDULE Rédigé le soir du 24 septembre e Mais dans notre émicefère oxi- dental (je ne suis pas certain que c'est comme ça que ça s'écrit), \u201csous l'œil de Dieu\"?on peut dire qu'on est sûr qu\u2019on a la vraie Vérité.Je suis émotionnellement remué, ô cher journal, du spectacle que J'ai vu juste avant d'aller voir danser les communistes.J'ai vu, et j'en suis encore tout suant, des personnes qui portaient des pancartes qui disaient, que dis-je, qui criaient: \u201cN'allez pas voir danser les communistes, un sou pour l'Opéra de Pékin, c'est un sou pour ceux qui tuent le monde en Chine, vive la démocratie, ne jetez pas ce vieux chesterfield\u201d.C'est là que le Père Ledit est arrivé avec sa barbe et un autre prêtre.Il ne venait pas pour voir danser les communistes.Il a dit que le monde qui portait des pancartes faisait bien de porter des pancartes, qu'il ne les.avait pas fpayé $15 parce que l'Eglise n'est pas pour payer $15 pour défendre la liberté.C'est pas moi qui l'ai entendu, c'est \u201cLa Presse\u2019 d'hier.O mon cher journal, ma plume tremble tant est cruel ce remords qui me mange, me ronge, en un mot, me transcende.En voyant les suite à la page quatre PAGE.DEUX Impasse ou tremplin?Aux Editions de l\u2019Homme a paru récemment une plaquette intitulée \u2018\u201cLes Insolences du Frère Untel\u2019\u201d\u2019.Incidemment, le livre, m\u2019a- t-on dit, n\u2019a pas tardé à se rendre à Rome pour passer \u2018Un examen méticuleux sous les loupes vaticanes à la suite d\u2019une opération ultra-rapide, exécutée avec la maestria familière que l\u2019on a toujours reconnue à Nossei- gneurs les Evèques, habiles promoteurs et \u2018 principaux bénéficiaires de l\u2019aéropostale Mont- réal-Rome.Parmi diverses réflexions de grand sens, il en est une qui ne saurait passer inaperçue et qui se rattache par voie de conséquence à notre système d\u2019éducation.Nous parlons \u201c\u201cjoual\u201d, parce que nous pensons \u2018\u2018joual\u201d.Et le Frère Untel, modeste professeur, de relever des exemples abracadabrants, mais vrais, de la pauvreté de notre langue parlée autant qu\u2019écrite dans cette vieille France qu\u2019est le pays de Québec.Me sentant visé, et trouvant l'impression fort pénible, il m\u2019est apparu que le problème naissait du tarissement progressif et inéluctable des forces créatrices propres à tout langage vivant, c\u2019est-à-dire à toute culture militante.L\u2019on me réplique aussitôt que cette constatation ne représentait pas l\u2019Amérique à découvrir ou le caleul du diamètre d\u2019un œuf à jamais fameux.Tout de même, il faut y penser! Puis il me vient à l\u2019idée que mes compatriotes québécois rêvent d\u2019un Canada bilingue, qu\u2019il est bruit, ici et là, d\u2019un germe d\u2019intérét de nos concitoyens anglophones envers la culture de chez nous.Quelle langue leur offrons-nous ?I ne parle pas de la langue écrite telle qu\u2019on pourrait la lire sur des chèques, bilingues.En réalité, nous désirons un Canada qui utilise un français si pauvre et proféré d\u2019une telle façon qu\u2019il est incompréhensible dans les pays de culture et d\u2019influence françaises.Nous demandons aux Canadiens-Anglais d\u2019apprendre le maniement du premier instrument issu de l'outillage mental d\u2019une culture en train de s\u2019isoler définitivement: le doux parler canayen-français.Le réalisme, auquel je fais appel, s\u2019empresse de me dicter ceci; rien ne sert aux autres Canadiens d\u2019apprendre une langue parlée par cinq millions d\u2019êtres humains, langue démunie d\u2019un sous-bassement culturel propre à une appréhension normale et, à toute fin pratique, sans grande utilité économique.En Amérique du glorieux et de joindre à siastes propagateurs de la doctrine lauren- tienne (on liste ?Enfin, chacun sait ce que je veux dire).Ces tenants du régionalisme poli- tico-linguistique s\u2019entendraient comme larrons en foire.LE«QUARTIER LATIN Nord, deux cents millions d\u2019anglophones encerclent cinq millions de gens qui croient en la possibilité de bâtir (du moins nous agissons et vivons comme si) une culture en développant une langue, une prononciation, un vocabulaire, qui les détacheraient du terreau français; et ce, par les seules forces d\u2019une culture incapable d'asseoir un système d\u2019éducation convenable et rentable au regard du climat de l\u2019intelligence libre et créatrice.Certains amants du pittoresque emboîteraient volontiers un pas lourd dans les traces d\u2019une langue comme celle qu\u2019emploie Germaine Guèvremont pour faire parler les personnages qui vivaient il y a cinquante ou trente ans.D'autres, moins délicats, voteraient pour le vocabulaire et les expressions d\u2019Un homme et son péché.À ceux-ci comme à ceux-là, je leur conseille de revenir à un passé peut-être « cette fin les enthou- Une alternative s\u2019élève dans mon cerveau et ses branches prennent la forme de deux visières qu\u2019il me serait difficile d\u2019arracher.Enseigner et parler un français qui soit le plus pur possible, tiens, par exemple et pourquoi pas?celui qui circule sur les ondes émises par l\u2019honorable Société Radio-Canada.Le travail à faire dans tous les domaines s'avère écrasant.Résultat certain, nos jeunes concitoyens anglais viendraient alors l\u2019apprendre ici, au lieu a d\u2019aller à l\u2019Université de Montpellier.Et un Canada, plus bilingue que maintenant, n\u2019aurait pas trop mauvaise figure (en supposant à l\u2019avance que les Canadiens-Anglais, de leur côté, parlent une langue intelligible).L\u2019autre branche de l'alternative, c\u2019est la solution commode: laisser faire l\u2019histoire, et dans cinquante ou cent ans, nous parlerons l\u2019américain.Economiquement, on dit que ça vaudrait peut-être mieux.Mais qui peut dire si nous ne parlerons pas le russe au lieu de l'américain.Il s\u2019agit maintenant d\u2019un autre problème.Ne mélons pas davantage les cartes; elles se mélent assez bien d\u2019elles-mémes.Luc Dansereau BLOC-NOTES La Commission des Universités Les étudiants doivent absolument y être représentés.Tout comme l'administration et les professeurs, ils font partie du corps universitaire.L'Université ne saurait évidemment exister sans cux et, plus, elle cst en fonction d\u2019eux.Ils sont donc concernés directement par tout ce qui touche l\u2019Université et ils ont le droit de faire entendre leur voix.Ils sont citoyens, ils sont adultes, ils sont libres: ils ont le droit de défendre ct de protéger leurs intérêts.De plus, dit textuclicment le programme du parti libéral: la Commission des Universités sera spécifiquement chargée, entre autres choses, \u2018de déterminer les moyens d\u2019établir un mode d\u2019allocations de soutien pour l\u2019étudiant\u201d.Ceci suffit à démontrer comment il est essentiel, d\u2019une absolue nécessité, que les étudiants soient représentés sur ladite commission à égalité avec les professeurs et les administrateurs.Les étudiants ont livré les premiers le combat à finir pour une démocratisation de l\u2019enseignement, ils sont en grande partie responsables du fait que l\u2019accessibilité à l\u2019enseignement et la gratuité scolaire, plus rentable électoralement, aient pris la vedette depuis quelques années au point qu\u2019un parti politique se fut fait élire en préconisant l\u2019abolition des frais de scolarité à tous les niveaux.Or, voilà que la Commission des Universités aura pour mission de parachever l\u2019oeuvre commencée par le gouvernement.Ce dernier abolit les frais de scolarité et la Commission trouve les moyens de venir en aide à ceux qui en plus de fréquenter gratuitement l\u2019Université voudront aussi se loger, se nourrir, vivre.Nous avons trop présent à la mémoire le désintéressement passé des autorités vis-à-vis nos problèmes, les fausses solutions qu\u2019on nous a jetées en pâture, prêts, prêts et prêts, pour que nous nous abandonnions naïvement entre les mains d\u2019une telle commission.Il suffit de lire par exemple les idées exprimées par Mgr Lus- sier dans le dernier Q.L.pour voir jusqu\u2019à quel point nous différons d\u2019opinion avec les diri- + 2720610 ei 6 abs ire da aia.geants de nos universités.Pour nous, il est, inconcevable qu\u2019on considére la profession comme un investissement personnel, à l\u2019instar de biens-meubles, d\u2019une automobile.Pour nous, la profession est avant tout un service a rendre a la société.Et la recherche du profit comme but ultime de l\u2019exercice d\u2019une profession, quand ce ne serait que pour rembourser les dettes contractées lors des études, est inconciliable avec le devoir du professionnel qui a un rôle social à jouer dans la collectivité, tout comme le prêtre par exemple, celui de procurer un mieux-être aux citoyens qui ont besoin de lui, indépendamment de leurs conditions financières.Déjà les journaux nous apprennent que le comité provisoire formé pour préparer la création de la Commission des Universités a terminé ses travaux et présentera un mémoire au gouvernement exposant les \u201cvoeux des dirigeants québécois de l\u2019enseignement\u201d.Nous devons regretter amèrement que ce comité n'\u2019ait pas jugé bon de consulter les étudiants avant de faire des suggestions aux\u2019 autorités provin- aii - ovo rR.ciales.Cela est de mauvais augure.Il est à craindre que, tout comme par le passé, on ne tiendra pas compte de l'opinion étudiante.C\u2019est non seulement un droit mais c\u2019est surtout un devoir pour nous que de tout mettre en oeuvre pour obtenir d\u2019être représentés à la Commission des Universités.L'aide à apporter aux étudiants-dans un système d\u2019abolition de frais de scolarité peut être la pierre d\u2019achoppement du système.Si nous ne sommes pas vigilants, si nous nous dérobons à nos responsabilités, nous devrons encore dans dix ans engager le combat pour Ja démocratisation de l\u2019enseignement.Notre inertie actuelle aura été cause de, l\u2019avortement des réformes que nous avions préconisées.Le professeur d\u2019lorio Avant de baisser définitivement le rideau sur ce mélodrame, nous nous devons de formuler quelques remarques à l\u2019occasion des commentaires qui ont fait suite à notre article: \u201cUn autre professeur nous quitte\u201d.Nous ne pouvons demeurer insensibles au départ, chaque année répété, de professeurs.Nous ne comprenons pas qu\u2019une université en pleine expansion puisse se payer le luxe de perdre annuellement quelques- uns de ses meilleurs sujets, On a beau parler de l\u2019extrême jeunesse de notre université pour expliquer que certains professeurs aient dû aller chercher ailleurs un avancement que l\u2019on ne pouvait leur donner ici, nous sommes quand même étonnés de constater que l\u2019université qui vient chercher à Montréal le plus grand nombre de professeurs, en créant pour eux des départe- 29 SEPTEMBRE 1969 ments ou en leur donnant des facilités de recherches impossibles ici, est de fait plus jeune que notre institution de haut savoir.Nous avons aussi de la difri.culté à concevoir que l\u2019on puisse se réjouir du départ de compétences dont nous avons le plus grand besoin.L\u2019on a beau nous parler de pépinière, cette comparaison champétre ne nous satisfait pas.Nous avons à la mémoire cette autre comparaison bucolique que nous a faite un étudiant d\u2019Ottawa: \u201cNous, nous allons chercHer à Montréal la crème\u201d.Nous ne sommes plus une pépinière, nous sommes en voie de devenir une \u201c\u2018écrémeuse\u201d, Il est certes malheureux pour le professeur d\u2019lorio que son départ ait amorcé un tel débat, Nous le regrettons et nous nous en excusons.Mais nous croyons que nous n\u2019avons pas le droit de tremper dans la conspiration du silence qui entoure le départ de plusieurs de nos meilleurs éléments.Avant de terminer, une seule mise au point.Les paroles que le Q.L.rapporte entre guillemets sont authentiques et l\u2019on ne saurait en douter sans mcttre en cause notre bonne foi et notre honnêteté.Les grandes amitiés L\u2019axe Drapeau - DesMarais n\u2019est plus.Parti civique.Ligue d\u2019Action Civique.Drapistes indépendants avec Drapeau.Dra- pistes officiels avec DesMarais.La guerre des purs.Où allons- nous ?À moins que cela prouve qu\u2019il est temps d\u2019avoir un drapeau officiel ! Jacques Guay A LOS ESTUDIANTES DE HABLA ESPANOLA Sabeis lo que son los \u201cChantiers\u201d ?Somos un grupo de estudiantes que va a los barrios bajos de Montreal para trabajar en las casas de las fa- milias pobres.Tenemos entre nosotros algunos estudiantes latinos.Este aiio formare- mos un grupo de estudiantes extran- jeros cn los \u201cChantiers\u201d de Montreal.No te invito a fiestas o a bailes.Te invito a venir algunos sibados a trabajar con nosotros para limpiar, pintar, etc.las casas de las .fa- milias pobres.- Entrareis en contacto con un grupo simpâtico de canadienses y dc ex- tranjeros.Nosotros, los latinos, no LE QUARTIER LATIN journal bi-hebdomadaire de l\u2019Association Générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal .Membre de la Presse Universitaire Canadienne et de la Corporation des Escholiers Griffonneurs formaremos un grupo aparte, sino que trabajaremos con Jos canadicnses de los \u201cChantiers\u201d.Por otra parte nosotros podemos dar a los canadienses una vision mas 3 amplia dc los problemas sociales de nuestros respectivos paises.Venid a vernos y hablaremos mas ampliamente sobre les \u201cChantiers\u201d.Estare en el local de los \u201cChantiers\u201d en el 7 piso del Centro Social sala 702 (2222 Maplewood) todos los dias de esta semana entre Jas 12.30 y 2 de la tarde.Roberto C.R.por los \u201cChantiers\u201d de Montreal Chef des nouvelles: Comité éditorial: Bruno MELOCHE, Directeur: Jacques GUAY Rédacteur en chef: Yves PAPILLON, Raymond AMYOT, Luc DANSEREAU, Michel PELLETIER Chargés de chroniques: François LACASSE (Travail), Denis GAGNON (Internationale), Gilbert MARION (Peinture) Jean-Pierre LEFEBVRE (Cinéma) Michel GOUAULT, Sylvie GELINAS.Rédacteur: Thomas SOMCYNSKY, Picrrc BOUCHARD, Serge GRENIER, Hubert PITRE, Janine BARIL, Pierre J.G.VENNAT, Léonce BEAUPRE, Pages artistiques: Stéphane VENNE (responsable), Louis ST-PIERRE, André FRAPPIER, Henri ABRAN, Alice PEETERS Correspondant agéumique: Jacques THEORET Photographe: Pierre ASSELIN Jacques MAHER Yves CARRIERES Pierre MARTIN, Louis BERNARD, C.P.6128 \u2014 Local Publicité: Georges Lefebvre \u2014 RE, 7-6561 Abonnement pour l\u2019année universitaire: $3.00 2222, ave Maplewood, Montréal 26.707 \u2014 RE.8-9616 Imprimé par LA PATRIE \u2014 180 est, rue Ste-Catherine \u2014 Montréal Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministére des Postes, Ottawa. 29 SEPTEMBRE11960 NW am N va \\ À LA DOMINION BRIDGE ÉPREUVE DE FORCE Depuis le 14 août, dans onze usines à travers le Canada, 4,000 employés de la Dominion Bridge font la grève.À partir de cette dute, et même avant, les deux parties se sont livré, devant l'opinion publique, à une véritable guerre de déclarations.Même certaines autorités civiles (le maire de Lachine) s\u2019en sont mêlé.Qui croire ?Que se passe-t-il au juste ?Voici les résultats d\u2019une enquête, \u2014 sur place, \u2014 menée Tout d\u2019abord, remontons un peu dans le temps.Depuis son implantation à Dominion Bridge le syndicat international des Mé- tallos-Unis d\u2019Amérique a été forcé de négocier, séparément, des conventions collectives \u2018distinctes dans chacune des usines de la compagnie au Canada.Et ce, il va sans dire, malgré le désir d'action unifié de tous les travailleurs de l\u2019entreprise.Or en 1958-59 le syndicat obtint, dans les faits, une relative uniformisation- en ce qui concerne les salaires de base et le taux de différenciation des tâches.Vint alors l'échéance des - différentes conventions collectives en avril et mai dernier.Selon les termes des ententes précédentes chaque local négecia avec le gérant de son usine.La principale demande des employés visait à la conclusion d\u2019une seule convention collective pour tout le Canada.Dans la ligne d\u2019évolution de 1958-59 cette revendication aurait été logique pour les deux parties, Mais, au début de l\u2019année courante, la haute direction de la D.B.a été changée.C\u2019est ainsi que les choses se gâtèrent.#ÿ La compagnie opposa un refus catésorique à toutes les demandes syndicales.Les locaux allèrent en arbitrage , dans leur province respective.À la suite de ces procédures le syndicat décida d\u2019adopter comme base de négociation la sentence arbitrale d'Edmonton, Alberta.Celle-ci recommandait la conclusion d\u2019une convention collective nationale en ce qui a trait à toutes les questions d\u2019assurance sociale (médicale, vie, pension et pres- lation supplémentaire d\u2019assurance-chômage).Les arbitres dési- ralent en outre des discussions a l'échelle nationale au sujet des salaires, des augmentations du taux horaire de 12g, l\u2019accroissement de Ag de l\u2019échelon de différenciation des tâches et, enfin la conclusion d\u2019une convention collective de deux ans.À ces requêtes, la D.B.répondit: \u201cNon\u201d.Bien plus, elle ne permit même pas aux travailleurs de rencontrer la haute direction en déclarant les gérants locaux comme seuls agents aptes à négocier et ce, pour deux motifs: l'autonomie de chaque usine ct le principe d\u2019une rémunération basée sur l'échelle régionale de salaires.Or ces deux raisons semblent suspectes.En effet, Comment parler d\u2019autonomie de chaque usine lorsque l\u2019entreprise publie un budget consolidé et que toutes les décisions administratives importantes se font au Plan national.D\u2019autre part, que Yaut ce taux de rémunération d'après l\u2019échelle régionale des \u2018par \u201cQuartier Latin\u201d.gages ?Et si les salaires de la région sont insuffisants ?Si les travailleurs d\u2019un endroit gagnent 50¢ P\u2019heure, D.B.pourra bien payer ses hommes en leur accordant 55¢ ?Le principe syndical, c\u2019est-à-dire \u201cà travail égal, salaire égal\u201d, semble beaucoup moins arbitraire ! D'autre part, le projet d\u2019une entente nationale en ce qui regarde les assurances sociales est de beaucoup le plus rationnel.En ellet, ainsi on éviterait la multiplication par 11 des frais d'administration, de la commission au vendeur, du taux de profit de l\u2019assureur, etc .En somme, avec le système actuel, l\u2019argent des travailleurs est purement et simplement gaspillé.D'ailleurs, la D.B., ce champion de l\u2019autonomie locale administre un fonds de pension national pour ses employés.Au sujet de ces fonds sociaux, \u2014 que la compagnie jusqu'ici administre seule \u2014 le syndicat demande, dans les présentes négociations, un droit de regard sur l\u2019emploi de l\u2019argent \u2018de ses membres.La D.B.refuse tout net cette \u201cingérence syndicaliste\u201d.Comme nous avons pu le constater, les arguments patronaux ne sont qu\u2019arguties sophistiques.Alors que veut-on de ce côté ?Depuis le début de la grève les faits parlent d\u2019eux-mêmes.En effet, depuis le 14 août, tout-à-fait arbitrairement, la D.B.propose des conventions collectives d\u2019une inégalité choquante aux différents endroits.De plus, dans chaque usine, un spécialiste en relations humaines harcelle les grévistes de lettres.Là où se livre la principale bataille, c\u2019est-à-dire à La- chine, une douzaine de \u2018\u201c\u2018scabs\u201d traversent les lignes de piquetage.La D.B.ne pouvant entreprendre aucune production avec cette poignée d'hommes, leur présence à l\u2019intérieur constitue une pure et simple provocation.En outre, les détectives privés (agence Barnes) accompagnent les \u2018\u201cscabs\u201d et prennent en filature les dirigeants syndicaux.Résultat: déjà quelque types se sont fait \u201ccasser la g.\u201d et malgré tous les efforts des dirigeants et des autorités civiles la tension monte sur la ligne de piquetage.À juste titre, le maire Gaston de Lachine a averti que la Compagnie serait tenue responsable de tous les désordres qui pourraient survenir.dans la situation présente.Somme toute, les objectifs de la compagnie sont clairs: Neutraliser le syndicat en divisant ses effectifs, c\u2019est-à-dire revenir au temps, des \u2018\u2018bagnes industriels\u201d, du paternalisme éhonté des années 1930._ François Lacasse + LB{QUARTIER-LATIN- L\u2019AUTONOMIE PROVINCIALE HALIFAX (PUC) \u2014 21 sept.\u2014 C\u2019est pour des raisons d\u2019autonomie provinciale que les délégations de l\u2019Université Laval et l\u2019Université de Montréal se sont opposées à une résolution demandant au gouvernement fédéral d\u2019établir un programme de 10,000 bourses en faveur des étudiants universitaires.\u201cNous ne pouvons absolument pas permettre unc initiative du gouvernement fédéral en matière d\u2019éducation\u201d déclara Gilles Blais, vice-président de l\u2019Association générale des étu- .diants de Laval.\u201cLe nouveau gouvernement provincial du Québec a promis d\u2019apporter une solution finale au problème de l\u2019éducation; il faut lui donner le temps d\u2019y arriver.L\u2019éducation concerne exclusivement nos législatures provinciales.\u201d La délégation de Montréal adopta la même position.\u201cSi cette résolution est acceptée par ce Congrès\u201d, déclara Jean Ro- chon, président de l\u2019Association générale des étudiants de PUni- versité de Montréal, \u201cnous devrons malheureusement la combattre.Nous voulons bien appuyer tout mouvement en faveur de Péducation, aussi longtemps que nous nous adresserons aux législatures provinciales\u201d.La délégation de l\u2019Université d'Ottawa avait fait une tentative de compromis en demandant une conférence fédérale- provinciale sur l\u2019éducation au lieu de l\u2019aide directe du gouvernement fédéral.Cet amendement fut rejeté.Le Congrès adopta finalement une résolution demandant de l\u2019aide aux législatures provinciales et seulement la collaboration du fédéral.PROGRAMME D\u2019AIDE AUX ÉTUDIANTS HALIFAX (PUC) \u2014 21 sept.\u2014 Les délégués au vingt-quatriéme congrés de la Fédération nationale des étudiants des universités canadiennes se sont prononcés en faveur \u2018d\u2019un programme d'aide aux étudiants prévoyant l'établissement de 10,000 bourses ou montant de $600.Les universités de langue française du Québec, partant du principe que l'éducation relève exclusivement de la législature pro- vinciole, se sont objectées à lo première version de la résolution adressée au gouvernement fédéral.Dans la seconde version, les législatures provinciales sont invitées à considérer cette demande de bourses alors que le fédéral n'est qu'invité à collaborer avec les législatures qui en feront la demande.La résolution crée un nouveau poste au sein du conseil exécutif: il s'agit de la vice-présidence aux affaires d'éducation.Cinq universités des maritimes se sont abttenues à cause de la question d'aide provinciale.\u2018Un délégué de l\u2019Université Memorial a déclaré qu'il était impossible de demander\u2018 plus d'argent à la législature de Terreneuve car ce gouvernement est en frain de construire un campus universitaire de $50,000,000.\" La résolution fut présentée par Stuart Smith, président.du.conseil.étudiant.de l'Université: Mc- Gill.+ \u2018 - FN.EU.C.A VANCOUVER PAGE; TROIS a.UNITE ETUDIANTE AU CANADA HALIFAX (PUC) \u2014 22 sept.\u2014 Réunis en séance plénière, les dirigeants de la FNEUC ont voté une série de résolutions visant à promouvoir l'unité étudiante av Canada.Deux résolutions, l'une concernant la publication d'un magozine étudiant national et bilingue, et l'autre ayant rapport à la mise sur pied d'un bureau d'information, furent votées par le Congrès.le magazine national sera consacré aux offaires étudiontes sur le plan.notional et international.Publié en collaboration avec la Presse universitaire conadienne, il contiendra des reportages plus élaborés sur des sujets d'intérêt aux étudiants canadiens.Le premier numéro sera publié l'automne prochain; il est possible todtefois, qu\u2019un numéro d'essai soit'mis sous presse au mois de mars.Le Congrès vota ensuite I'élablisse- ment d'un bureau nationol d'information lequel s'occuperait de l'activité et des problèmes des étudiants.Le bureau sera à la disposition du public et des étudiants.: D'autres résolutions furent votées: l'une d'elles demandant une liste des facilités d'hébergement pour les touristes étudiants, une autre favorisant une distribution nationale des numéros spéciaux de certains journaux étudiants, et enfin la nomination sur chaque campus d'un préposé aux affaires culturelles pour en aider l'organisation nationale.AUGMENTATION DE LA COTISATION HALIFAX (PUC) \u2014 20 sept.\u2014 Les délégués des universités canadiennes au vingt-quatrième congrès de la Fédération nationale des étudiants des universités canadiennes ont voté à l'unanimité une augmentation des frais de participation à la Fédération.\u2018T'outefois, les conseils étudiants demeurent libres de payer le montant de Paugmentation.D'après le nouveau plan, les frais s\u2019établiraient comme suit: 60 sous par tête pour les premiers 1,500 étudiants, 55 sous pour les 1,500 suivants, 50 sous pour les 1,000 suivants, ct 45 sous par tête pour tous les autres.La résolution présentée par David Edgar, président du conseil étudiant de l\u2019Université de Ia Colombie-Britannique, augmentera les revenus de la FNEUC d'un montant de $7,800.\u201cUH y a un décalage de mauvais augure entre l\u2019action possible de la FNEUC cet l\u2019action réalisée à travers ses maigres moyens financiers\u201d, déclara Edgar.Grâce à cet argent, la FNEUC pourra retenir les services d\u2019un administrateur et d\u2019une secrétaire à temps partiel.\u201cDans la situation présente, notre seerétaire-exécutif, André L'Heureux, un expert dans les affaires étudiantes, doit perdre beaucoup de temps à du travail de comptabilité,\u201d déclara Edgar.Après l\u2019adoption de la résolution a Punanimité, Roy Heenan, vice- président de la FNEUC aux affaires internationales, félicita les délégués de leur geste.\u201cVous avez prouvé de nouveau que vous êtes \u2019dignes de la confiance des étudiants du Canada\u201d, a-t-il déclaré, Jacques Gérin prit ensuite la parole: \u201cC\u2019est une belle récompense que vous venez d\u2019accorder à votre se- .crétariat\u201d, dit-il.\u201cNous savons maintenant que nous avons l\u2019appui de tous les étudiants du pays.\u201d .AFFAIRES NATIONALES HALIFAX (PUC) 22 sept.\u2014 Alors que prend fin son XXIVe Congrés, la FNEUC continue de prendre de l'expansion en ce qui concerne ses projets d'envergure nationale.Du point de vue financier, lo Fédération va administrer plus d'argent cette année que l'an dernier, Les dépenses se chiffreront à $S36,975, une augmentation de $7,823.Le département de voyages verra son budget grimper à un sommet de $13,560 au lieu du $8,550 de l'an dernier.Il est prévu que la hausse des frais de participation, même si elle n\u2019est que sur une base Volontaire, suffira à couvrir celte augmentation des dépenses.Si toutes les universités acceptent de payer l'augmentation, la FNEUC retirera près de $8,000 de plus que l'an dernier.Afin d'aider ses membres à pren- dre aux dra conscience des problèmes communs étudiants, la Fédération entrepren- une étude du potentiel intellectuel des étudiants universitaires, et prendra des mesures pour mettre en évidence le problème occasionné par le manque de résidences d\u2019étudionts av Canada, De plus, le Congrès se prononça en faveur de: \u2014 la participation des Collèges classiques du Québec à la FNEUC, soit de leur propre chef ou par l'entremise des universités auxquelles ils sont offi- liés; \u2014 l'enseignement du français dons les écoles primaires de langue anglaise dès les premières années du cours; \u2014 la mise sur pied d'un Congrès de jeunes écrivains qui se tiendra à l'Université de Toronto ou printemps de 1961.DE L\u2019AVANT DANS LE DOMAINE INTERNATIONAL HALIFAX (PUC) \u2014 22 sept.\u2014 La FNEUC va de l\u2019avant dans !e domaine des affaires internationales.Les délégués au XXIVe Congrès de la Fédération ont accepté une résolution par laquelle la FNEUC se permettra de prendre position sur des problèmes où les principes de droits de l'homme, ou de liberté académique seraient menacés.On donnera la priorité aux droits des éiudiants.La FNEUC ne pouvait, jusqu\u2019à ce jour, prendre position sur des questions autres que celles concernant directement les étudiants.Le Congrès se déclara solidaire des étudiants algériens qui sont toujours en exil.De plus, l'exécutif étudiera les possibilités de contribuer des bourses d\u2019étude qui permettront à cinq étudiants congolais de venir étudier au Canada.La Fédération maintiendra sa politique de condamner toute forme de discrimination raciale.Elle offre toujours son support moral à l'Association nationale des étu- | diants des Etats-Unis qui combat * la discrimination dans ce pays.De plus, la Fédération demandera que le règlement qui cause des difficultés aux étudiants étrangers en quête d'emploi saisonnier soit aboli.Les délégués ont exprimé l'avis que les prises de position de la FNEUC concernant les affaires internationales devraient être formulées et exprimées indépendamment de celles du gouvernement canadien.La Fédération sollitite- ra quand même l'aide du ministère des Affaires extérieures pour la réalisation de projets concernant les affaires extérieures.Le Congrès réaffirma sa solidarité à l'endroit de la Conférence internationale des étudiants, une organisation mondiale qui comprend 70 nations-membres.Rappelons que la FNEUC est membre du comité de contrôle de la CIE.Et: comme auparavant, la FNEUC ne se joindra pas aux rangs de l'Union: internationale des étudiants, union dominée par des éléments: communistes. \\ PAGE QUATRE Parmi les cliquetis d\u2019assiettes .TRIBUNE LIBRE DEUX ANCIENS DU Q.L.NOUS ÉCRIVENT Apartado 587, Madrid, Espagne, le 20 septembre 1960.Monsieur Georges Lefebvre, Gérant de la Publicité, Association Générale des Etudiants, de l'Université de Montréal, 222, rue Maplewood, Montréal, Canada.Cher Monsieur Lefebvre, + Je m'empresse d\u2019accuser réception de votre lettre du 31 août, dans laquelle vous m'annoncez que l'Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal veut bien me faire, à titre gracieux, le service du \u201cQuartier Latin\u201d.Veuillez croire que je suis très sensible à ce geste courtois, et je le suis d\u2019autant plus qu'après avoir été, pendant plus de deux ans le rédacteur en chef de ce journal, je n\u2019ai cessé d'en suivre l\u2019évolution jusqu'à mon départ pour l'Espagne.Il me sera fort agréable d\u2019avoir à Madrid, grâce au \u201cQuartier Latin\u201d, l'écho de ce qui se passe dans le monde des étudiants et de contribuer à faire mieux connaître autour de moi cette Université de Montréal où j'ai étudié, puis enseigné pendant de nombreuses années.Recevez, cher Monsieur Lefebvre, pour vous-même et vos collaborateurs, l'expression de mes sentiments sympathiques et dévoués.Jean Bruchési, Ambassadeur.Le 23 septembre 1960.Monsieur Jacques Guay, teur, \u201cLe Quartier Latin\u201d, 2222, avenue Maplewood, Montréal 26.Cher monsieur, Veuillez croire que j'apprécierais hautement que la lettre ci-annexée soit publiée dans le \u201cQuartier Latin\u201d.Je vous prie, cher monsieur, de croire cn l\u2019expression de mes meilleurs sentiments.Dans Pédition du 20 septembre 1960 de votre journal, je lis dans l\u2019article de première page de M.Jacques Maher cette phrase: \u201cII est à craindre que la situation de la recherche ne se détériore ENCORE DAVANTAGE à la faculté\u201d, (de médecine).Cette remarque est tellement loin de la réalité que je ne puis me défendre de faire une mise au point.Au cours de Pexercice financier 1954-55, 34 projets de recherche ont été subventionnés pour un montant de $240,134.Au cours de 1959-60, soit cinq ans plus tard, nous comptions 90 projets et un octroi total de $666,778.32.Les chiffres de l\u2019année courante ne seront connus qu\u2019à la fin de mai 1961.Si on voit là une \u201cdétérioration\u201d progressive, je vous avoue que, pour ma part, j\u2019y perds complètement mon latin.Je vous prie, cher monsieurs, de croire à l\u2019expression de mes meilleurs sentiments.Le doyen et directeur des études de la Faculté de médecine, (ancien directeur du Quartier Latin) Wilbrod Bonin, M.D.PLUS DE 800 SUCCURSALES AU CANADA POUR VOUS SERVIR LA VOTRE EST A DEUX PAS L.A BANQUE CANADIENNE DE COMMERCE | hasard, j'ai reconnu, dans la foule SRE TET VER AAT TT owe TE LE QUARTIER LATIN he PA HP += CCT ee Ta re its 29 SEPTEMBRE 194 LES FINANCES À L'A.GEU.M.Question d'actualité que celle- ci! Le problème financier, qu\u2019il soit envisagé du point de vue bourses, éducation gratuite, telle que préconisée par le nouveau gouvernement du Québec, ou encore comme l'oeuvre du Comité de Finances, reste toujours le même.On pleure les déficits (ou l\u2019on en rit.) et l'on glorifie les hausses de budget.Ici l'on fait des plans qui se réalisent rarement et l'on critique ce que les prédécesseurs ont fait.C'est donc parmi les cliquetis d'assiettes et les tintements de verres (chez Valère évidemment .) que nous avons rencontré le responsable du comité des finances de l'AGEUM, Pierre Bou- chard.Il faut d'abord situer ce comité.Son rôle consiste à assister et à éclairer le conseil des étudiants dans tout ce qui touche de près ou de loin les questions pécuniaires.Il est, m'a-t-on dit, le plus efficace et le moins coûteux de tous les comités.À date, il a fait réaliser à l'Association des étudiants, des profits considérables, soit plus de 12,000 dollars.Ceci découle, il va s'en dire, d'une administration sage et clair- voyante.(Bouchard dixit).-Au sujet de cette administration, un fait particulier m'a frappée.Dans ce comité, pour devenir directeur, il faut avoir quelques années d'expérience.Ce qui veut dire que la direction change très rarement.C'est ainsi que l'on passe de directeur à simple membre, et qu'ensuite l'on devient avi- seur; tout ceci se fait d'année en année avec une rotation parfaite.Il est assez évident que si l'administration de ce comité ne change pas ou très peu, car le directeur réunit autour de lui une mecque d'amis, il se forme évidemment \u2018\u2018une clique\u2018.Nous avons posé cette question au directeur qui nous a répondu: \u2018En consultant les rapports fournis par le Comité de finances durant les deux années qui viennent de s\u2019écouler, la seule conclusion que l'on puisse tirer c'est que le système de \u2018\u2018la clique'' était le seul possible pour réaliser un travail d'équipe d'une telle envergure.\" Voilà pourquoi les réunions de ce comité sont le plus souvent non-officielles.On discute beaucoup mieux de graves problèmes, confortablement calés dans un fauteuil, entouré de ses amis, n'est-ce pas ?.Nous avons vu aussi ces messieurs se rendre aux réunions avec des voitures de grand luxe, telles que des Cadillac, des Chrysler, \u2018des Oldsmobile .qu'il est payant de faire de I'administration financiére .dire que cette année leur associg.flion aura un budget équilibre sans surplus ni déficit! (pour l'année qui se termine le déficit es de 1,100 dollars).Le comité veut aussi Promouvoir la carte de l'AGEUM afin d'en faire profiter tous les étudiants, Ils organiseront sans aucun doute quelques cocktails pour l'exécutif, et comme par les années passées, éviteront les démissions; car c'est, paraît-il, le seu] comité qui peut se vanter de ne jamais avoir eu de démissions depuis sa fondation.C'est là que nous trouvons de véritables hom.faut pas se formaliser, \u2018Tout vient C'est aussi au comité des finances qu'un ancien vice-président, Gilles Chatel, et que le secrétaire ont puisé leur formation.Vous qui désirez aller loin dans la politique du campus, vous êtes invités à vous inscrire au Comité des finances, le comité des comités! Les portes vous y sont grandes ouvertes .Doreen Power Extrait du journal personnel de Gudule suite de la première page pancartes dressées devant mon regard interrogativement perçant, je me suis dit: \u201cIl ne faut pas que J'aille voir danser les communistes.Ce sera bientôt le temps de l'Avent: je dois faire un sacrifice.Je prendrai plutôt l'argent du billet d'entrée et j'irai acheter pour $5 de petits Chinois à l'Oeuvre de la Ste-Enfance.En attendant, je devrais aller prier à l'église Notre- Dame de Lourdes avec le Père Ledit qui a dit que c'est ça qu'il s'en allait faire, lui, parce que les piqueleurs avaient besoin de secours.\u201d ; Mais, ô cher journal, je me suis dit tout de suite après: \u201cL'Avent?et après!\u201d Et je suis entré voir danser les communistes, bloquant ainsi le haut-parleur de ma conscience.Iélas, que ne me suis-je souvenu de la devise d'un Jjournaliste du '\u2018Devoir\u201d: *\u2018Block- not\u201d, rédigée dans un anglais shakespearien par cet homme qui joue toutes les semaines à la TV dans \u2018Pays et merveilles\" et qui écrit des fois dans son journal, (comme moi avec toi, ô cher journal), et que le journal de mon Université est bien chanceux d'avoir de son bord, sinon, ça serait pas Guay.Donc, je suis entré voir danser les communistes, malgré Laurendeau, Ledit'et Weider (par ordre alphabétique).Par un effet du qui entrait, M.Camille Dionne, chef du parti communiste canadien.Il n\u2019a pas voulu me mordre, à ma grande surprise.J'ai entendu quelqu'un lui demander s'il] avail reçu ses billets directement de Pékin.Cette dernière insinua- sion l'a fait rougir plus encore.J'ai vu aussi deux collaborateurs du \u201cQuartier Latin\u201d.Il paraît que les communistes leur avaient envoyé deux billets gratuits pour venir les voir danser.Ils ont dû en donner plusieurs autres, parce que la salle était pleine et qu'il ne doit pas y avoir grand monde qui paie pour aller voir danser des communistes.En tous les cas, les communistes, d'après ce que j'ai vu, ont des saperlipopettes de bons acrobates.Et leur musique m'a grandement intéressé tout comme les légendes qu'ils ont mis en scène ce soir-là.Ca ne fait rien, ce sont des crétins.Et à crétin, crétin et demi: aujourd'hui, je te déclare à haute voix, 6 mon journal personnel, que je ne les aime pas parce que ce sont des Communistes, et je rends grâce au Très-Haut de ne pas être comme eux.D'ailleurs, lout ce que je peux digérer de la culture chinoise, ce sont les\u201c egg rolls\u2019 et les \u201cspare ribs\".C'est pourquoi, après le spec- lacle, étant désarmé par ma conscience revenue à l'assaut, j'ai changé mon fusil d'épaule et j'ai été à l'église Notre-Dame de Lourdes prier dvec le Père Ledil.Il faisait très noir et c'est sans doute à cause de cette obscurité que je ne l'ai pas vu.D'ailleurs, je ne suis pas resté longtemps car j'avais hâte de tout l'avouer, 6 cher journal.En plus de ça, j'avais faim pour une bonne pizza fro- mage-tomales-el-chanipignons avec un thé glacé, un gâteau au chocolat et une boule de crème glacée.Mais dans cet examen de conscience que je fais, 6 mon cher journal, je ne devrais pas te dire trop de Ce qui prouve À mes d'action ! Mais de ceci il ne Ë à point à qui sait attendre .\u2026 3 Et que deviennent pendant ce Ÿ temps-là les étudiants qui on Ë payé leur cotisation pour devenir Ë membres de l'AGEUM ?Ils se fon Ë actuel de l'AGEUM Albert Dupuis, Ë détails, me conformant plutôt au Ë sage adage: \u2018Ne mêlez pas trop les ingrédients\", A toi pour la vie, chaque soir, Gudule (1) Ben Weider, \u2018Le muscle, ce luxe de notre culture\u201d, tiré d'un recueil de poèmes à paraître.(2) \u201cO Canada\u201d (deuxième couple!).(3) Jehanne Benoît, \u201cConseils à une jeune ménagère\u201d Editions de l'Homme (épuisé).EXTRAORDINAIRE $10,000 d'assurance-vie pour étudiants universitaires à raison de $35.00 par année (y compris clause d'invalidité) Lorsqu'il s\u2019agit d'assuronce-vie consultez RAYMOND BERTRAND INC.vi, 2-5226 ; Représentant Royal Insurance Co.Limited SPB sats A 29 SEPTEMBRE 1960 l'auteur de cette chronique politique se propose d'analyser au fil des semaines les principaux événements qui agitent nos différentes scènes politiques, tant fédérale, provinciale que municipale.Le but qu'il se propose ne consiste pas à défendre la politique d'un groupe particulier mais d'exprimer des opinions aussi objectives que possible dans une perspective étudiante.Les étudiants ont le devoir de s'intéresser à la chose publique; en régime démocratique chaque citoyen est responsable de l\u2019administration des affaires publiques et par conséquent fous ont l'obligation d'étudier les problèmes qui se posent à l'attention de ceux auxquels ils ont confié la charge de les représenter.Le peuple demeure le grand tribunal de dernier ressort qui doit juger les politiques et les hommes qui les adoptent.Ce pouvoir lourd de conséquences suppose que les électeurs possèdent des vues claires sur les problèmes sur lesquels ils seront appelés à se prononcer.Cette obligation devient encore plus impérieuse pour ceux-là qui en raison de la formation qu\u2019ils reçoivent joueront un rôle prépondérant dans la société de demain.On exprime parfois des doutes sur le bien-fondé de la participation étudiante à la vie politique.Si on entend par là la nécessité pour les étudiants de s'abstenir de réfléchir et de se prononcer sur la politique des administrations qui se partagent les différentes sphères de juridiction, je crois que c\u2019est mal comprendre le rôle de l'étudiant.Certes, la somme d'expérience de ces derniers n\u2019est pas considérable et il peut s'ensuivre que les jugements qu\u2019ils prononcent soient erronés.Mais cela n\u2019est pas une raison pour que l'on nous refuse le droit de parole.Si l'on attend d\u2019avoir acquis une longue expérience avant de pouvoir s'exprimer, il y a danger que cela n'arrive jamais et que nous allions grossir la masse de ceux c1GARETTES § EXPORT) BOUT UNI FILTRE CHRONIQUE POLITIQUE | SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ qui sont incapables de prendre position en face d'une situation et qui se contentent de suivre le courant.Nous pourrons nous tromper et nous ne prétendons pas à l\u2019infaillibilité.Tout ce que nous revendiquons, c'est le droit de nous faire entendre.Les problèmes administratifs de la métropole du Canada, que l\u2019on désigne encore comme étant la deuxième ville française du monde, ont occupé les manchettes de l'actualité politique au cours des derniers jours.Cet intérêt manifesté pour les problèmes de Montréal découle de l'importance que cette ville occupe et de la gravité des problèmes que pose son mode administratif actuel.Fondamentalement ces problèmes se posent à l'échelle des structures, et c\u2019est à cet aspect que les législateurs se sont attaqués la semaine dernière.ll semble évident que la composition actuelle du conseil municipal ne répond pas aux exigences administratives d\u2019une ville comme Montréal.Le nombre de conseillers et leur répartition en trois classes favorisent l'entretien d\u2019une atmosphère de division et la paralysie administrative.La complexité des problèmes qui se posent aux administrations modernes exigent des solutions rapides et efficaces; ceci suppose que les corps publics possèdent une certaine homogénéité.Le rapport Champagne a reconnu ce principe en suggérant la suppression des classes.La loi que les chambres provinciales ont adoptée la semaine dernière constitue un pas dans cette voie.À l'avenir, le comité exécutif ne sera plus composé de représentants de différentes classes mais ses membres seront élus par l'ensemble du conseil.De plus, la loi accorde l\u2019opportunité aux électeurs de se prononcer sur le sort de la classe C.A notre avis cette classe n'a pas sa raison d'être.Elle constitue une espèce de sénat non élu et qui possèdedes pouvoirs aussigrands que chacune des deux autres classes qui elles, sont élues.À une époque où l\u2019on parle de démocratie, cette classe constitue un anachronisme.Ceci ne touche pas la valeur des membres qui la composent.Mais il n\u2019y a aucune raison que des conseillers non élus possèdent des pouvoirs identiques à ceux qui détiennent ur mandat des électeurs.Les problèmes de l'administration de la métropale se posent également au niveau des hommes.Les structures à elles seules ne peuvent pas assurer une administration efficace.I! faut de plus que des hommes compétents et intègres, des hommes qui ont le souci du bien commun et qui désirent consacrer une partie de leur temps au progrès de leur cité, accèdent au conseil municipal.Même si l'on créait les cadres les plus parfaits, cela ne donnerait rien s\u2019il n'y à pas des hommes de valeur pour les remplir.L\u2019atmosphère ridicule qui règne au conseil municipal n\u2019est pas due à l'existence de trois classes, mais bien plutôt au manque de sérieux d\u2019un grand nombre de membres du conseil.Le spectacle qu'offre une séance du conseil municipal est vraiment pitoyable.Il est d'une extrême importance que lors des prochaines élections, l'électorat montréa- lais choisisse des représentants qui seront dignes des fonctions qu'ils seront appelés à remplir; le prestige et le progrès de Montréal l\u2019exigent.La bonne ou la mauvaise administration d'un groupe humain aussi considérable ne peut laisser indifférents ceux qui se préoccupent de l'homme et de son mieux-être matériel et intellectuel.La division de l'Action civique Malheureusement ia division qui vient de se produire au sein de la ligue d'Action civique n'est pas de nature à améliorer la situation.Ce groupe s'était assigné comme but de revaloriser la fonction publique; les principes que ses dirigeants prénaient répondaient aux exigences du bien commun.Et ce qui donnait encore plus de poids à leurs arguments découlait du fait qu\u2019ils avaient eu l'occasion de mettre en pratique ces principes pendant deux ans.Tout observateur impartial doit reconnaître que l'équipe Drapeau-DesMarais a donné à la ville de Montréal une administration digne et efficace.Dans presque tous les secteurs, des initiatives heureuses ont vu le jour.Non seulement ils se sont attaqués au problème de la moralité publique mais de plus ils ont travaillé à trouver des solutions à une foule de problèmes.ll est vraiment regrettable que cette rupture survienne à un moment où la ligue d'Action civique touchait à la victoire de si près.Tous les efforts que ces hommes avaient réussi à faire risquent de sombrer.La fondation d'un nouveau parti alors que la Ligue demeure sur les rangs embrouillera la situation.Lors des dernières élections la situation semblait bien claire.Il n'y avait aucun doute sur la supériorité de la Ligue sur le Ralliement.Seuls ceux qui refusaient de comprendre, soit par ignorance ou par intérêt, pouvaient donner leur appui à ce groupe qui avait l'appui de l'Union Nationale avec tout ce que cela implique.Aujourd'hui il en va tout autrement.Voici des hommes qui hier encore faisaient partie du même groupe et qui aujourd'hui se feront la lutte tout en confinuant à souscrire au même idéal.Il est extrêmement malheureux que de simples conflits de personnalités puissent faire naître de semblables situations.Groupés ensemble, ces hommes auraient pu apporter à leurs concitoyens les avantages d'une honnête administration.Leur division risque de favoriser l'avènement à l'Hôtel de Ville de diverses factions qui poursuivront la politique de l'actuelle administration qui depuis deux ans a multiplié les bévues avec une prodigalité exceptionnelle.Souhaitons que malgré ces facteurs défavorables les électeurs puissent voir clair et élire des hommes qui seront dignes d'occuper les fonctions auxquelles ils accéderont.Denis Hardy .Bienvenue à la Montée Comment te sens-tu sur le campus ?Tu t\u2019y retrouves déjà, dans les corridors ?Nous serions heureux de faire plus ample connaissance dimanche le 2 octobre.Pax Romana te présentera sa première activité de l\u2019année.Tu es invité à partager avec tes confrères et consoeurs une atmosphère de liberté et de grand air et à discuter avec eux d\u2019un sujet brûlant: \u201cL\u2019Inguiétude universelle\u201d.Viens à la Montée à Saint- Benoit; tu m'en diras des nouvelles.En fait, notre fédération de Pax Romana fait partie d'un mouvement international groupant les universitaires catholiques.Tu es intéressé aux problèmes mondiaux, tu cherches un point de vue chrétien, tu as à coeur ta formation spirituelle autant que professionnelle, pourquoi ne viendrais-tu pas nous donner un coup de main pour la préparation du grand Dimanche ?Nous ferions connaissance, nous découvririons des intérêts communs et nous pourrions ensuite amorcer ensemble d\u2019autres activités.Trois fois l\u2019an, par exemple, Pax Romana interuniversitaire organise des fins-de-semaine de rencontre où l\u2019on discute de problèmes universitaires dans une ambiance fraternelle.Fin novembre, l\u2019Université Laval nous invite à un échange d'idées sur la position de l\u2019étudiant vis-à-vis de la famille.Au second semestre, Sherbrooke nous propose d'étudier la place et le rôle de l'étudiant dans la vie internationale.Si tu avais participé une fois à ces rencontres Montréal- Laval-Ottawa-Sherbrooke ! .Tu es disponible ?Viens nous offrir ton aide, nous t\u2019assurerons de l\u2019enthousiasme au centuple.Communique sans tarder avec: Michelle Morin à CR.7-7258 ou Pierre Dupras a LA.1-4989.Nous pouvons dés maintenant utiliser tes bras, ta voix et ta bonne volonté et plus tard, tes talents de polémiste.Au revoir.Michelle Morin / Secrétaire, Pax Romana.x L\u2019ALLEMAGNE TE TEND LES BRAS.Un étudiant allemand aimerait faire un échange personnel avec un étudiant canadien, de sorte que celui-ci se rendra en Allemagne pendant les vacances de 1961 pour être accueilli dans la famille de l'étudiant allemand.Il aura alors l'occasion de connaître une région importante et intéressante de l'Allemagne et d'apprendre l'allemand.En plus, il pourra facilement visiter les pays voisins.L'an suivant, pendant les vacances, l'étudiant canadien accueillera l\u2019étudiant allemand.Adresser toute demande au directeur du Q.L.Conférenciers: PANNEL DE LA MONTÉE, JEUDI LE 29 Thème: L\u2019Inquiétude humaine.Endroit: Cafétéria du Cinquième, Centre Social, 6 h.45.\u2014 R.P.L.-M, Régis, o.p., professeur.\u2014 M.Léo Cormier, débardeur au port de Montréal.-\u2014 Mile Margot Dufour, Miss Quartier Latin.\u2014 M.Serge Mongeau, président des \u201cChantiers\u201d.VACCIN SALK Il y aura clinique de vaccin Salk à l\u2019Université de Montréal le 3 octobre prochain à la salle de jeux (dième étage) près de la faculté de Médecine de 11 hres am.& 4 hres pam, le 4 octobre à Polytechnique et le 5-octobre aux H.E.C.| PAGE six x °°° oR Sut LE P EINTRE ET LE PUBLIC LE REFUS DES VALEURS SPIRITUELLES Vous m'offrez un bel immeuble, une meilleure voiture, un air plus, pur \u2026.Mais quel homme pour les habiter ?Au siècle de la fission nucléaire et des spoutniks, à l'heure même où l'homme s'embarque pour explorer les cosmos, c'est l'instant précis où il découvre son ignorance au sujet de l'univers intérieur qui l'habite.En effet, les quelques millénaires d'existence de la pensée humaine sont nettement insuffisants pour apporter la réponse à ses interrogations.Partis à la recherche de la nature nous avons trouvé Dieu pour mieux découvrir l'homme.De tout temps, les hommes ont noté, transcrit, et légué le résultat de ces recherches.Créant ainsi ce grand processus de la transmission, jamais ils ne sont arrivés à un état de communion totale et de pleine communication entre eux.Nous savons qu'il existe plusieurs barrières entre les humains.Parmi elles, il y en a une qui s'appelle le \u2018\u2018refus\u2019'.Si le désir de connaître est légitime à la dignité humaine, par contre, son antithèse, le refus, nous est aussi attribué comme héritage.Jean-Paul Sartre aura ce mot terrible: \u2018l'homme est un conflit contre l'homme\u2019.Cette négation trouve sa pleine valeur dans le refus d'établir des liens et de communiquer entre nous.Ce refus nous apparaît sous - diverses formes, l'une d'elles, et qui n'est pas des moins odieuses, est celle que l'on rencontre chez l'ignorant dont la cause est simplement son manque d'intérêt et sa mauvaise information.La diffusion de la pensée a trouvé au siècle présent dans les réalisa- \u201ctions techniques les plus efficaces, le moyen d'atteindre les grandes masses.Aujourd'hui, les nouvelles se répondent très rapidement; les sons nous sont distribués par la radio, et les images nous arrivent jusqu'au coeur de nos maisons.Mais le plus important et le plus vieux de ces moyens de diffusion reste encore l'imprimerie.Depuis son avènement l'imprimerie a su faire entrer dans notre monde intérieur la pensée des autres hommes.Que ce soit par la diffusion des textes ou par la reproduction des images, elle a accès à notre univers individuel, par l'intimité qu'elle procure.La lecture reste toujours le plus grand médium d'information et la meilleure source d'approvisionnement et d'enrichissement pour notre vie intérieure.Ne pas lui réserver sa juste part dans notre vie serait .nous condamner d'avance à l'ignorance.Les autorités en matière d'éducation n'ont été que trop souvent gênées et placées dans des situations délicates à cause du trop proverbial combat entre le \u2018\u2018nihil obstat\" et *lin- dex\u2019'.Ce malaise n'a pas toujours bien servi la bonne cause.Que faut-il penser de certaines autorités enseignantes des cours classiques qui s'évertuent à répéter ag (Antoine de Saint-Exupéry) à leurs élèves qu'ils sont la future élite quand ces mêmes autorités défendent à nos jeunes la lecture d'un journal quotidien ?(que ces mêmes éducateurs lisent eux- mêmes) ?Est-ce bien les préparer que de leur refuser l'accès à l'information ?Refuser certains journaux comme élément de corruption, tout simplement parce qu'ils sont d'opinions ou qu'ils apportent une information sur certains domaines où se déroule la vie de tous les jours, est faire montre d'un manque de jugement et d'une étroitesse d'esprit.C'est l'apanage des concepts arriérés.Diriger la jeunesse vers la lecture des journaux sérieux serait préférable.On propagerait ainsi l'amour de la bonne lecture, tout en permettant à nos jeunes d'élargir leur vision et leur champ de connaissance sur le monde dans lequel nous vivons, I! n\u2019est pas question ici de bouleverser l'ordre étobli, mais bien de composer avec celui-ci.M est normal d'espérer qu'au moment où ces êtres seront de nouveau en contact avec le monde, ils ne s'empressent pas à s'adonner à la lecture régulière des feuilles à scandales et potins.Mais qu'ils seront des gens avertis de la chose sérieuse et deviendront des adeptes et des chercheurs des médiums d'information des plus hautes sphères de la pensée humaine.Si nous créons une jeunesse sans maturité, rêveuse, mal renseignée, incapable de juger elle- même les événements, désireuse d'obtenir le plus tôt possible tous les conforts de la vie sans en accepter les responsabilités; nous en serons responsables.Cor l'ayant mal renseignée et ne lui ayant pas donné une éducation suffisante ni le désir de s'informer et de réfléchir, nous ne lui aurons donné aucun intérêt.la renommée de l'Université se situe au niveau de ce qu'elle est innovatrice ou non.Une université régie par des cadres conformistes évoluant dans une incompréhension des traditions et affichant une mauvaise interprétation de ses fonctions sociales, se situe nettement au niveau de l'antithèse de la démocratie.Elle fait en cela le jeu des puissances matérialistes, qu'elles soient capitalistes ou communistes.Lo meilleure arme pour défendre nos libertés et nos institutions démocratiques sera toujours, pour nous, celle de l'éducation.Des camps de concentrations nozis ou bombardement d'Hiroshima, il n'y avait qu\u2019un pas.Et notre matérialisme nous y a conduits.C'est un signe irréfutable de la décadence | à de notre supposée civilisation.Gilbert .Marion Lettre au Devoir (extrait) \u201cOpéra de Pékin .empêcher .solidarité.mise en garde .instrument de propagande .stop.devoir de .démocratie .stop.mission chinoise.persécutés.communistes.AJ.C.s\u2019objecter.un sou pour Opéra de Pékin.un sou pour Mao.faire bloc contre persécutions.\u201d stop.(signé:) Association Jeunesse Canadienne-Française, Yves Comtois (secrétaire) Il est évidemment impossible de mettre en doute ni la bonne foi ni la foi tout court de ceux qui, lors de la première de Opéra de Pékin, déambulaient, pancartes à la main, devant le théâtre St-Denis en distribuant des tracts qui exhortaient le public à ne pas assister au spectacle à l\u2019affiche.Il est d\u2019ailleurs à ne pas manquer.Le contact que par la seule expression corporelle cette troupe soutient avec la salle tient du fait qu\u2019elle utilise un style dépouillé, humain: classique.Bien bizarre serait celui qui regarderait ce spectacle avec un oeil d\u2019observateur politique ou d\u2019apologiste.Autant essayer de regarder les actuels débats à PO.N.U.avec des préoccupations d\u2019esthète.Les inquiétudes de l\u2019A.J.C., mentionnées plus haut, de même que celles de la Communauté chinoise de Montréal, instigatrice de l\u2019affaire, sont l\u2019effet d\u2019une erreur de point de vue.Ml est reconnu que l\u2019Art dans ses manifestations est supra-national, supra-politique, su- pra-rationnel.Les Ballets Africains avaient été victimes, déjà, d\u2019une erreur quelque peu apparentée à celle-ci.Mais allez donc convaincre des gens qui conservent au brülant de leur mémoire des images tragiques de la persécution de Mao, surtout quand ils y ont laissé, qui un père, Qui une soeur, qui une fiancée, au hasard des exécutions et des lavages de cerveau.Mais l\u2019Opéra de Pékin tire la matière de son spectacle\u2019 d\u2019une tradition qui, généralement, remonte à au moins quatre siècles avant Lénine, véhiculée à travers les âges par le peuple lui-même.Qui irait croire que le communisme aurait eu cet effet rétroactif, qui irait croire que le classicisme chinois a une dette envers Mao et consorts.\u2018 Considérons l\u2019autre face de la médaille.N\u2019avons-nous pas envoyé à Moscou Jacques Beaudry; nos capitalistes voisins du sud n\u2019y font-ils pas claquer un peu de leur jazz, lors - des diverses expositions.L\u2019Art n\u2019est pas le fils d\u2019un système, politique; Apollon et Minerve ne sont ni ni uest, et personne n\u2019a le monopole de la Vérité.Ne faisons pas de ë de prédication, Messieurs, pas à ce niveau-là .-Qui est Dieu ?PROBLÈME DE BILOCATION DE PROBLÈME Lettre à La Presse (extrait) \u201cCher M.le rédacteur, .livre du Frère Untel .traité de droit canonique .ne peuvent être éditée.premièrement.deuxièmement.troisièmement: même pour sujet profane .permission de leur supérieur.et de I'ordinaire du ljey (imprimatur) .toujours besoin de deux permissions .supérieur majeur .ordinaire du lieu.je ne comprends pas.M.Hé bert.devait se munir de deux permissions.\u201cstop.(signé:) Mgr.Mooney, cs.official .Tribunal régional de Montréal Il est évidemment impossible de nier que Mgr Mooney ait raison.Employons une expression de sa langue maternelle: \u201cHe goes by the book\u201d.En temps normal, il reste certain que si son tribunal a pour mission de siéger, et de censurer, il doit siéger et censurer.Mais la question ne serait-elle pas de savoir si le problème touché par \u201cLes insolences du Frère Untel\u201d n\u2019est pas d\u2019une urgence si grande qu\u2019elle dépasse en importance les formalités, car c\u2019en sont bien, que le Frère Untel et son éditeur, M.Jacques Hébert, semblent avoir omis de remplir.Sauver le bâtiment ou rescaper ce qui en reste, telle est l\u2019intention de l\u2019écrivain-clerc.C\u2019est connu.De deux choses l\u2019une.Ou le bouquin en question aurait nécessairement franchi intact le tamis de la censure; alors pourquoi relever maintenant cette peccadille par omission.Ou encore \u201cLes insolences\u201d n\u2019auraient pas passé; alors on a une chatouilleuse de censure.Mais allez donc convaincre ceux qui ont essuyé les contre-coups de la désormais cé lèbre coulée d\u2019encre signée Dion-O\u2019Neil.Pour sauver de la piraterie la démoc-atie québecoise, les deux abbés ont tonné.Pour empêcher que la culture (espérée) du Canada- français ne soit un enfant mort-né, le petit Frère a multiplié à des dizaines de milliers d'exemplaires un S.O.S.on ne peut plus op portun.Il me semble, par contre, un tantinet moins opportun d\u2019aller en pareil cas parler de censure ou d\u2019imprimatur, et ces formalités prennent dès lors un sens péjoratif que l\u2019avenir risque de leur conserver.C\u2019est simplement une question de hiérarchie des valeurs.Quand le bateau est en perdition, ce n\u2019est pas le temps d\u2019astiquer les bottes du Capitaine.Stéphane Venne CHOEUR BLEU ET OR Première répétition ce soir (jeudi le 29 septembre) à 7 h.30 précises.Le local sera indiqué à la porte du 222 et au 4ième étage du Centre sur un tableau.Tous nos membres sont tenus d'être présents à cette première réunion.Nous serons heureux d'accueillir les nouveaux.Rappelons que le Choeur prépare une messe symphonique de Haydn, Le concert aura lieu le ler décembre au Plateau avec le couple Alarie- Simoneau et un orchestre de 60 musiciens.\u2019 Tous les étudiants pouvant donner deux heures par semaine sont invités faire partic du Choeur.Renseignements: RE.3-2532 RE.9-3617.3 André Duval Les étudiants et les professeurs de toutes les facultés et écoles de l\u2019Université- sonnel de l\u2019Université bénéficient d\u2019un rabais de 20 lorsqu\u2019ils s'inscrivent aux COURS DU SOIR de l\u2019Extension de l\u2019enseignement.7 ° Cours de langues: allemand, anglais, espagnol, italien, russe ° Criminologie * Immeuble * Lecture rapide * Programmation ° Littérature * Comment placer son argent Prospectus et renseignements sur demande à EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENT: \u2026 Aile D\u20193 \u2014 Tél RE.3.9951, postes 246 et 266 COURS DU SOIR de Montréal ainsi que les membres du percent * Recherche opérationnelle va \u201c \\ 29 SEPTEMBRE 1960 ÉR(QUARTIER LATIN L\u2019OPÉRA DE PÉKIN RETOUR AUX SOURCES DU THÉÂTRE Né entre le deuxième et le Æ sixième siècle, inspiré d\u2019une ci- À vilisation de haute et profonde M sagesse, le théâtre classique de # Chine nous présentait son pro- & gramme varié, vendredi soir.Devant un public mi-curieux, mi-admiratif, sinon nettement dé- &
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