Le Quartier latin, 27 février 1958, Extra
[" LA \u2014 3 js cu \u2026.am TO DO PTE RES RT OS @Pour la grève: ; Pr EXTRA! EXTRA! EXTRA! QUELS SMS Rs Quartier-Latin kK: Montréal PE Directeu : Julien Aubert NUMERO SPECIAL 27 février 1958 Greve?Referendum ce soir! IB -3 oe Referendum de tous les étudiants de : fU.de M.sur l'opportunité de faire la grève 0 À l'Auditorium de l'Université he Ce soir à 7 heures précises je Programme Exposé du problème .Débat des panellistes: pour et contre Sw No Questions de la salle Intermission SUR Vote populaire | RESOLUTION présentée lors du Congrès provincial sur l'éducation R ATTENDU QUE la situation actuelle de l'enseignement dans la province i de Québec affecte en premier lieu les étudiants, et, par suite, la ÿ société en général, Ë ATTENDU QUE il est de l'intérêt général que tous ceux qui en ont les aptitudes puissent accéder au collège et à l'université, à ATTENDU QUE le système économique actuel prohibe l'accès au coliège ÿ et à l'université des classes peu fortunées de la population, É ATTENDU QUE les étudiants ne peuvent avoir de sources de revenus i stables et permanentes durant leurs études, ATTENDU QUE un système de prêts ne fait que maintenir une discrimination économique et reculer des échéances en hypothéquant l'avenir, dL EST PROPOSE que l'Etat provincial procure aux étudiants sous forme Ede DONS, des bourses suffisantes pour couvrir tous les frais des étu- É diants en plus des frais de scolarité.Les délégués officiels de l'Association Générale des Étudiants de l'Université de Montréal De hi iY pi Grève limitée : POUR D CONTRE O _ Où en sommes-nous ?Fin août: Principe d'une grève générale adopté par le Conseil de direction de l'A.G.E.U.M.devant être précédé d'un référendum.17 oct.: Fin oct.: Symposium à l'université de Montréal sur la hausse des frais de scolarité.L'A.G.E.L.adopte une résolution de réunir tous les présidents des universités pour discuter du problème des frais de scolarité.16 nov.: Réunion à Québec des six présidents des étudiants.ll est résolu que chaque université prépare un rapport-mémoire.l4 déc.: Rencontre à Sir George Williams : il est résolu de demander par écrit une entrevue avec M.Duplessis.1958 8 janv.: Les étudiants envoient une première lettre au premier ministre.| fév.: Les six présidents se rencontrent à l'U.de M.pour étudier les conclusions du rapport définitif qui doit être présenté au Premier Ministre.Il fév.: Les délégués officiels de l'A.G.E.U.M.présentent une résolution à la conférence provinciale sur l'éducation.9 fév.: La première lettre au P.M.restée sans réponse, les présidents en font parvenir une deuxième, sollicitant à nouveau une entrevue.19 fév.: Les journaux de la province parlent d'une Grève possible des universitaires.20 fév.: L'Université Laval reçoit une réponse du Premier Ministre qui accuse réception, mais décline l'entrevue souhaitée.21 fév.: Réunion des présidents des Universités au McGill Union pour commenter la réponse reçue.24 fév.: Troisième demende d'entrevue sollicitant une réponse avant le 28 février.24 fév.: Message du Président de l'A.S.E.U.M.aux étudiants de l'U.de M.HIER : Débat ouvert au Centre social de | à 6 hres.aN ° 7 Où en sont-ils : 1951: Commission fédérale Massey : préconise une aide fédérale aux Universités.1952: Applications de recommendation: premiers octrois aux institutions de haut savoir.1956: Commission provinciale Tremblay : propose une commission royale d'enquête sur l'éducation dans la province et la formation d'une commission supérieure de l'enseignement.1953 A la demande du gouvernement provincial : les universités québécoises 1957 : refusent les octrois offerts par Oltawa.1957: Augmentation des \u2018frais de scolarité dans les Universités de Montréal.1958: Conférence provinciale sur l'éducation tenue à l'Université de Montréal.Conférence nationale sur l'éducation à OHawa.POUR CONTRE Grève illimitée : Page 2 Le mémoire des universitaires Devant les graves problèmes financiers auxquels l\u2019enseignement universitaire doit faire face en cette province, les étudiants de toutes les universités québécoises se sont unis pour étudier les données exactes de la situation et chercher les remèdes susceptibles de l\u2019améliorer.Introduction La gravité du problème sur lequel nous attirons l\u2019attention du gouvernement provincial se manifeste principalement dans une situation de fait que plusieurs enquêtes sérieuses ont fait ressortir, notamment les recherches de la Commission Tremblay, les mémoires soumis à celle-ci par diverses associations d\u2019étudiants et de professeurs, les travaux et recherches de chaque association étudiante universitaire de la province dont les rapports figurent en annexe au présent mémoire, etc.On constate, en effet, que l\u2019accès à l\u2019enseignement universitaire demeure manifestement, en cette province, le privilège d\u2019une classe matériellement plus fortunée.Le coût actuel d\u2019un cours à l\u2019université est prohibitif pour un très grand nombre de fils d\u2019ouvriers, d\u2019employés de bureau, de manoeuvres, etc.Le tableau suivant décrit la situation à cet effet dans quatre universités de la province et dans l\u2019ensemble des collèges classiques.Dans les cas de l\u2019Université Laval, de l\u2019Université de Montréal et dans celui des collèges classiques, ces pourcentages sont ceux qui ont été présentés à la Commission Tremblay en 1954 ou qui découlent directement de ceux-ci.Il n\u2019y a aucune raison de croire que la situation se soit améliorée depuis : au contraire, sur les six universités de la province, cinq ont dû augmenté leurs frais de scolarité entre 1954 et 1958, y - compris Laval et Montréal.On remarquera que nous utilisons ici également des chiffres concernant la situation dans les collèges classiques.Nous croyons en effet que ces chiffres ont aussi valeur de signe pour nous, puisque les collèges classiques fournissent environ 50% de la population étudiante des universités de langue française de la province.Notons de plus que le cours classique est partiellement universitaire (Belles-Lettres en montant) et que les proportions données ici pour l'inscription en Eléments Latins laissent présager des proportions semblables au niveau supérieur du cours.Répartition de la population étudiante dans cinq cas typiques Répartition proportionnelle des fils Bishop's Univ.Univ.de Univ.de Collèges University Laval Montréal Sherbrooke Classiques Vo To To To To Groupes professionnels des pères 1) Professionnels : 29.0 17.0 21.6 16.5 2) Industriels, hommes d\u2019affai- 44.3 res, gros commerçants : 46.0 28.0 26.1 23.5 3) Employés de bureau, du Service Civil, des chemins de fer, etc.: 14.0 28.0 9.3 20.0 12.1 4) Ouvriers spécialisés : 3.0 18.0 9.5 14.5 25.7 5) Ouvriers non spécialisés : \u2014 2.0 4.5 5.0 5.3 6) Agriculteurs : 8.0 7.0 7.6 6.5 12.5 7) Autres : \u2014 \u2014 224 14.0 \u2014 Reprenons maintenant les proportions données par ce tableau, mais cette fois pour l\u2019ensemble des quatre universités dont il y est question.Nous excluons ici les pourcentages indiqués pour les collèges classiques afin d\u2019établir une proportion proprement universitaire que nous comparerons à la représentation des mêmes groupes professionnels dans la population totale de la Province de Québec.A l'université Dans la province 1) Profesionels : 22.8% 4.49, 2) Industriels, etc.: 34.8% 6.0% 3) Employés de bureau, etc.: 18.7% 15.9% 4) Ouvriers spécialisés : 10.5% 43.19, 5) Ouvriers non spécialisés : 3.5% 7e 6) Agriculteurs : 7.29%, 16.6%, On constate donc que 57.6% des étudiants (donc plus de la moitié) viennent des milieux sociaux les plus riches qui, dans la province, ne constituent que 10.4% de la population active.C\u2019est donc dire que les enfants de 89.6% de cette population ne peuvent profiter que de moins de la moitié des places à l\u2019université.Nous admettons avec la psychologie et la pédagogie modernes que le pourcentage des enfants aptes aux études supérieures varie selon les diverses classes sociales et qu\u2019il serait donc normal qu\u2019il y ait proportionnellement, à l\u2019université, plus d'enfants issus de milieux professionnels que du milieu ouvrier ou de celui des employés de bureau.Mais même en pondérant de cette façon, on reste en face d\u2019une situation de fait nettement défavorable aux étudiants issus de groupes professionnels moins hautement salariés.En effet, bien qu\u2019il tienne compte de ce facteur de QUARTIER-LATIN \u2014\u2014 Reconnaissant la compétence souveraine du gouvernement provinei en matière d\u2019éducation, c\u2019est au Premier Ministre de la Province de Ae et à son cabinet que nous soumettons respectueusement ce meme sont exposés les résultats de cette enquéte et les conclusions aux elle nous a conduifs.Quelles pondération, le mémoire remis à la Commission Tremblay par 1a Fag | ration des Collèges Classiques en arrive tout de même à la conclusion te parmi tous les enfants de la province aptes aux études supérieures ce des classes aisées devraient y figurer pour moins d\u2019un tiers.Or on on de constater qu\u2019à l\u2019université ils y figurent pour près de la Nioitié, \" On voit donc que le coût des études universitaires est un obstac] considérable et souvent infranchissable pour beaucoup d'étudiants pauvre.remplissant par ailleurs les conditions intellectuelles requises pour py a l'université.Pourtant les seuls critères d\u2019admission à l\u2019éducation un versitaire devraient étre les niveaux d\u2019aptitude.Jamais le manque de ressources financières ne devrait mettre une entrave au droit qu\u2019a tout homme de développer au maximum les talents que la nature a mis en lui Quelles sont donc les causes d\u2019une telle situation ?Pourquoi le coût des études universitaires est-il si élevé?Avant de revendiquer les mesures que nous croyons susceptibles d\u2019améliorer cet état de choses, nous nous devions de répondre avant tout à ces questions fondamentales afin de diriger du bon côté toute tentative de solution.C\u2019est ce que nous avons fait en examinant, d\u2019une part, la si tuation de nos universités par rapport à leur coût d'opération, et d'autre part, la position de l\u2019étudiant en face des frais que lui imposent ses années d'université.1.Situation financière des universités Le coût énorme d'en enseignement supérieur de haute valeur place nos universités en face de déficits annuels considérables.Pour l\u2019année 1957-58, celui de Laval est d\u2019environ $410,000.dollars et celui de Sir Georges Williams College de $172,000.En 1956-57, l\u2019université de Sherbrooke enregistrait également un déficit de $50,422.pendant que celui de l\u2019université McGill atteignait les $600,000.dollars.Ces déficits annuels sont une des premières causes du coût si élevé de l'éducation universitaire dans la province.En effet, ainsi qu\u2019il en a été fait mention plus haut, plusieurs universités ont dû augmenté leurs taux de scolarité pour essayer de diminuer ces déficits.Selon le témoignage des autorités académiques sous lesquelles nous étudions, les revenus de nos universités proviennent en général de trois sources : a) les frais de scolarité, b) les dons, souscriptions et fonds d'administration, c) les octrois du gouvernement provincial.a) Les frais de scolarité Voici à cet effet une comparaison avec les taux de scolarité des autres universités canadiennes.Le tableau suivant donne le montant exact exigé en 1956-57 comme frais de scolarité dans les principales fa cultés de treize universités du Canada.Frais de scolarité des principales universités canadiennes UNIVERSITÉ Mi ots ly Senn on Se MONTREAL $525 $375 $425 $375 $375 $425 $475 McGILL 650 450 450 450 450 551.50 LAVAL 500 350 450 350 350 SHERBROOKE 325 325 325 BISHOP'S 395 360 ALBERTA (55-56) 510 235 235 225 360 COLOMBIE CAN.445 290 240 290 DALHOUSIE 500 330 320 230 230 420 MANITOBA 465 200 250 250 225 275 OSGOOD HALL 320 OTTAWA 375 275 350 350 210 QUEEN'S (55-56) 469.80 445.30 324.80 SASKATCHEWAN 475 215 .225 TORONTO 550 365 500 325 365 500 WESTERN (55-56) 575 375 375 é des facultés On voit, par ce tableau, que dans la très grosse majorit ee le les universités de la Province de Québec viennent en tête de liste av frais les plus élevés.t inférieur * D\u2019après le recensement de 1951 le gain moyen annuel es pit dans la province de Québec à celui des salariés de toutes les autres pr Ol ces du Canada sauf les Maritimes et la Saskatchewan, on peut en cone li que les droits de scolarité exigés à Montréal et à Québec sont en red encore plus élevés qu\u2019ils n\u2019apparaissent par leur seule comparaison ceux des autres universités canadiennes.* Extraits du rapport de l\u2019A.G.E.U.M.avé | Bishop\u2019s University Student Union Sir George Williams-College Student Union Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Ces considérations nous amènent donc à conclure que les frais de sco- Fijarité dans les universités de la province étant déjà trop élevés, il est Aclair que la solution aux problèmes financiers de ces dernières n\u2019est pas i4de ce côté.Ce ne serait en effet que reculer et aggraver le problème que jd'augmenter encore ces frais pour amener plus d'argent aux universités.À Nous croyons au contraire que tout devrait être fait pour que les frais {de scolarité diminuent progressivement jusqu\u2019à néant afin que par la gra- ituité scolaire soit réalisé plus facilement l\u2019idéal exprimé plus haut, à savoir k que seuls les niveaux d\u2019aptitude aux études supérieures déterminent l\u2019en- Atrée à l'université.Il faut donc chercher du côté des autres sources de revenus de nos institutions universitaires.1p) Dons, souscriptions, fonds d'administration : C'est la partie la moins considérable du budget des universités de la 5 province.En 1957-58, elle constituait 12% du revenu de l'Université Laval et 31\u2018« de celui de Bishop\u2019s University.C'est aussi la source de revenus la moins régulière.Même dans le \u2018ifinancement de projets d\u2019expansion où elle peut s\u2019avérer importante et efficace, la souscription est sujette à des variations de rendement dues à {des facteurs économiques et sociologiques divers et inconstants.À plus -Aforte raison les dons, souscription, etc, ne peuvent-ils pas compter pour \u201cbeaucoup dans l'équilibre annuel des bilans universitaires dont les dépen- ises ordinaires exigent facilement plusieurs millions de dollars chaque année.pi Les fonds d'administration établis après de telles souscriptions pro- 3 curent en certains cas un revenu supplémentaire régulier à l\u2019université qui le gère, mais il ne peut jamais compter pour beaucoup dans un budget Jide dimensions considérables.À Il n'a donc pas à chercher de ce côté non plus une solution aux pro- Z blèmes financiers des universités de la province.Reste le domaine de l'assistance gouvernementale .lie) Les octrois du gouvernement provincial : 3 Ils sont le grand moyen de financement des universités du Québec.;1 Nous apprécions avec reconnaissance ce fait qui nous permet de bénéficier jdans la province de six institutions conférant des degrés universitaires.Malheureusement, dans l\u2019état actuel des choses, ces subventions gouvernementales comportent deux graves défauts.Premièrement, elles ne sont pas encore assez considérables pour abais- Fiser les frais de scolarité actuellement en force.C\u2019est ce qui ressort des 4 situations de fait exposées dans l'introduction de ce mémoire.4 Deuxièmement, elles sont irrégulières et discrétionnaires.Les auto- ÿrités de nos universités sont unanimes à déplorer le fait que les octrois jannuels qu\u2019elles reçoivent rendent leurs prévisions budgétaires extrême- \u201cment difficiles parce que les versements en sont soumis à des décisions \\ variables découlant de débats annuellement répétés .vr rbd ¢ 4 2.Situation financière des étudiants Nous avons présenté l\u2019augmentation et la plus grande régularité des sioctrois gouvernementaux aux universités de cette province comme un {remède à la situation qui fait du coût élevé de l\u2019enseignement universitaire un très gros obstacle à son accès.Une amélioration dans ce domaine n\u2019ap- à porterait cependant qu\u2019une partie de la solution au problème général qui nous préoccupe.En effet, les frais de scolarité que des octrois gouverne- \u2018mentaux plus généreux pourraient permettre de réduire considérablement {Ne représente qu\u2019une partie du coût d\u2019une année universitaire.Si l\u2019étudiant {demeure chez ses parents, les frais de scolarité représentent environ 50% ide ses dépenses de l\u2019année à l\u2019université.S\u2019il demeure à l'extérieur de la {ville où il étudie et que, par conséquent, il s\u2019y procure chambre et pension, la scolarité ne représente plus que 33% de ses dépenses.; C'est donc dire que les étudiants ont besoin non seulement que leurs j Universités soient aidées par le gouvernement provincial, mais qu\u2019eux- - mémes reçoivent de celui-ci l\u2019appui financier nécessaire pour boucler leur A budget personnel annuel et parvenir à faire un cours universitaire quel- j que soit la condition matérielle de leur famille.a .Il y a quelques données qui s\u2019appliquent communément aux ÿ étudiants de toutes les universités et que nous désirons souligner par { SUrcroit.î La Section des Recherches du Bureau Fédéral de la Statistique effectue présentement, en effet, une enquéte sur la condition matérielle de 5 l'étudiant universitaire au Canada.Elle a publié en décembre dernier un i rapport préliminaire qui révélait en particulier les chiffres suivants : QUARTIER-LATIN à Monsieur Duplessis Par les 21,000 étudiants des universités de la province McGill University Student Union Association Générale des Etudiants de l\u2019université de Sherbrooke Association Générale des Etudiants de l\u2019université Laval \u2014 Coût moyen d\u2019une année universitaire : $1,215.pour celui qui habite à l'extérieur de la ville où il étudie (69% des cas) \u2014 Gain moyen net du travail d'été : $449.On voit donc que l'écart considérable entre le coût d\u2019une année à l'université et la principale source de revenus de l\u2019étudiant ne saurait être comblée facilement et dans tous les cas par la famille de l\u2019étudiant.* Une enquête basée sur des réponses venues de 45% des étudiants décelait que 35% d\u2019entre eux voient toutes leurs dépenses défrayées par leurs parents, que 27% doivent trouver par eux-mêmes $400.par année, que 16.2% doivent gagner $750, 450 \u2014 $850., et enfin que 14.8% ne reçoivent aucune aide de leurs parents et doivent trouver de $1200.@ $1500.par année.A L'UNIVERSITE DE MONTREAL LES BOURSES DE L'AIDE À LA JEUNESSE Il ne sera ici question que des étudiants de l\u2019université elle-même, abstraction faite des écoles affiliées.(1) Nous avons vu plus haut que 62% des étudiants de l\u2019université de Montréal doivent se procurer des sommes variant de $400 à 81200.et plus par année, 27% devant trouver $400., 16.29%: \u2014 8750, 4 \u2014 8850.14.8% \u2014 $1200.et plus.Admettons qu\u2019il soit relativement facile pour un étudiant de trouver du travail d\u2019été pendant 16 semaines à au moins $45.00 par semaine, ce qui fait $720.00.Soustrayons de ce montant les dépenses d'été et supposons qu\u2019au début de l\u2019année académique les étudiants puissent avoir $500.00 en poche, ce qui semble étre de $100.a $150.de plus que ce qui reste de fait a la plupart.Il reste donc 35% des étudiants qui doivent se procurer de 8250.a $700.et plus (ce qui peut aller jusqu\u2019à $1,000.00) a chaque année.Il faudrait donc que dès cette année le montant total des bourses de l'Aide à la Jeunesse qui l\u2019an dernier s\u2019est chiffré par $236,000.grimpe à $509,550.et leur nombre, de 870 à 1128 se répartissent comme suit : (2) \u2014 522 bourses de $250.\u2014 129 \u201d de $350.\u2014 477 \u201d de $700.Cette augmentation serait absolument nécessaire si on comprend que pour profiter de son année d'études l\u2019étudiant ne doit pas avoir à gagner son pain par un travail étranger à ses études.Encore ne résoudrait-elle pas complètement le problème de celui qui doit trouver plus de $1,200.par année.* (1) L\u2019Ecole Polytechnique et celle des Hautes Etudes Commerciales ont des frais de scolarité notablement inférieurs à ceux des facultés qui relèvent du budget de l\u2019Uni- yersité elle-même.Les élèves de ces deux Ecoles bénéficient aussi des bourses de l'Aide à la Jeunesse.(2) Enquête déjà citée sur les problèmes financiers des étudiants.Conclusion A la suite de ces considérations et après examen des données statistiques qui décrivent la situation matérielle de nos universités et des étudiants que nous représentons, nous concluons ce mémoire en faisant les recommandations suivantes : 1 \u2014 Que le principe des subventions annuelles \u201cper Capita\u201d aux universités, avec échéance, soit reconnu par des statuts, et que ces statuts prévoient également une méthode de distribution de ces subventions ainsi que la nécessité de leur réajustement périodique.2 \u2014 Qu'il soit constitué par le Gouvernement Provincial, dans le plus bref délai, un Comité chargé d\u2019étudier les modalités que devront revêtir ces subventions statutaires, et que ce comité soit formé de membres nommés par le gouvernement de la province, de représentants des professeurs, des diverses universités, et enfin de représentants des étudiants universitaires de la Province.3 \u2014 Qu\u2019a tout étudiant québécois ayant satisfait aux conditions d\u2019admission dans une université canadienne soit attribuée une bourse de l'Aide à la Jeunesse proportionnelle à ses revenus.4 \u2014 Que le montant de ces bourses soit augmenté de façon à rencontrer les besoins exposés dans les rapports respectifs des diverses associations étudiantes de la Province et figurant en annexe au présent mémoire.5 \u2014 Que soit abolie la clause voulant qu\u2019une partie de ces bourses sme o_o * Extraits du rapport de l'A.G.E.U.M. Page 4 Québec, le 19 février 1958 M.Séverin Lachapelle, prés, Ass.générale des étudiants, Université Laval, Québec.Je prends connaissance aujourd\u2019hui, c\u2019est-à-dire aussitôt que possible dans les circonstances, de votre lettre en date du 11 février courant.Avec toute la diligence possible mes collègues et moi-même étudieront avec soin le mémoire qui accompagne votre lettre.Je regrette que les nombreuses activités parlementaires, qui ajoutent beaucoup de travail déjà très considérable nécessité par l\u2019administration de notre immense province en plein développement, comportent un ouvrage très abondant qui ne permet pas de consacrer le temps nécessaire à l\u2019entrevue que vous mentionnez.Je n\u2019ai pas de doute que le mémoire annexé à votre lettre est complet ct soyez assuré que nous allons l\u2019étudier avec un soin particulier.Veuillez agréer l\u2019assurance de mon entier dévouement aux meilleurs intérêts de notre chère province.signé, M.L.Duplessis Québec, le 24 février 1958 Honorable Maurice L.Duplessis, Premier Ministre, Province de Québec, Hôtel du Gouvernement, Québec 4.Monsieur le Premier Ministre, Les présidents des Conseils étudiants des Universités du Québec ont été heureux de prendre connaissance de votre lettre du 19 courant, concernant leur mémoire sur les conditions de l\u2019enseignement supérieur dans la Province de Québec.Nous comprenons que l\u2019administration de notre province est un fardeau exigeant.Toutefois, nous espérons que, la session étant terminée, il vous sera possible de nous accorder l\u2019entrevue que nous vous avons antérieurement sollicitée.Les présidents des Conseils des six universités québécoises se rencontreront de nouveau vendredi le 28 février.Nous vous serions très reconnaissants de nous indiquer avant cette rencontre, si vous serez en mesure de les recevoir.L\u2019égalité d\u2019avantages pour la jeunesse du Québec et la gravité de l\u2019enseignement supérieur, sont certes sujets qui vous préoccupent puis- qu\u2019il s\u2019agit de la culture et de la prospérité de notre Province.Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, à l\u2019expression de nos meilleurs sentiments.(signé) Les Présidents des universités du Québec, par Séverin Lachapelle.DEBAT DE 4 HEURES NOUVELLE MATURITE ETUDIANTE 400 étudiants ont participé hier à un débat de 4 heures qui amorçait ce qui sera peut-être une manifestation formidable d\u2019unité et de détermination.Nos objectifs sont précis, une conception fondamentale de l\u2019éducation est en cause, l'avenir de notre société est en jeu.La gravité de la question exige un référendum : chaque étudiant aura le devoir de se prononcer ce soir de façon non équivoque.Les choses se sont précipitées; voyons camment nous en sommes venus à cette situation.Réunis pour discuter de la question de la grève, un panel a émis les idées suivantes : D'après certains, il n\u2019est pas opportun de faire la grève pour les raisons suivantes : GRÈVE OU NON?\u2014 la grève, étant un moyen ultime, apparaît disproportionnée; \u2014 en pratique elle serait totalement inefficace; \u2014 elle serait difficile à mener sérieusement et risquerait de tourner en partie de plaisir.Par conséquent, elle nuirait à notre cause devant l'opinion publique et nous fermerait les portes du gouvernement.D\u2019autres cependant ont démontré : \u2014 qu'il est de notre affaire de manifester pour l\u2019éducation et que seuls les étudiants sont capables d\u2019entreprendre une action de cette nature; \u2014 qu\u2019il y a possibilité d\u2019influencer considérablement l'opinion publique par une grève symbolique, si l'on en croit la publicité accordée au mémoire des six universités; \u2014 que le contexte actuel est favorable, étant donné que les esprits sont préoccupés du problème de l\u2019éducation.Remarquons que tous ces arguments sont relatifs & une question d'opportunité et sont en fonction d\u2019une pression sur l\u2019opinion publique et, de ce fait, prennent l\u2019allure d\u2019une manifestation plutôt que d\u2019une grève véritable.Aussi s\u2019est-on posé le problème de la nature de cette action et des buts qu\u2019elle poursuit.LIMITÉE OU ILLIMITÉE ?À cette occasion, le débat a pris une tournure imprévue et toute nouvelle.Un débattant se fondant sur \u2014 l'urgence du problème de l'éducation \u2014 le sérieux du travail déjà accompli par les étudiants dans ce domaine \u2014 l\u2019impasse dans laquelle se trouve la société vu l'impossibilité d'engager le dialogue avec le gouvernement conclut qu\u2019une grève limitée à quelques jours de- QUARTIER-LATIN .» fours, viendrait dans ce contexte absolument futile et serait de nature à annih efforts faits jusqu\u2019à présent.Dès lors, il importe de définir clairement iler toys | les poursuivre, si nécessaire, par une grève illimitée, qui durerait ju va Duts e de naissance des conclusions du mémoire.JUSQU'À la renco, La proposition était de conséquence et emporta l\u2019adhésion de l'unani-: Ja salle.Il ne s'agissait plus d\u2019une manifestation publique mais d\u2019un ic de à la fois sur le gouvernement et sur l\u2019opinion publique.Dès lors, le oy blo dire des dimensions nouvelles.Très intéressée, la salle exigea dans la dieu one Dreni suivit la tenue d'un référendum, lequel après discussion fut fixé à ce si JA sen permettre à tous de se prononcer et au président Hooper d'honorer ses eng afin de envers les Jutres universités.On sait, en effet, que la date limite pour La répa m .À - * + ° .S monsieur uplessis est fixée à aujourd\u2019hui et que les G présidents doivent se és Le problème se résume donc à 3 points : \u2014 grève limitée \u2014 grève illimitée \u2014 pas de grève.La situation est la suivante : 1 \u2014 Les étudi É \u2019opini i Les | jo, iants se sont engagés devant l\u2019opinion publique et ne peuvent plus 2 \u2014 Il faut choisir; 3 \u2014 Le référendum de ce soir tranchera la question : le président H , engagé à en adopter la décision.À ce soir.Pope ses Louis Bernard Albert Melançon Pierre Martin Où irons-nous ?Que ferons-nous ?; En février 1958, à deux semaines d'avis, se tiennent deux conférences sur | cation., Jamais l'éducation n'a tenu à tel point les manchettes.Jamais on n\u2019a v préoccupation semblable dans tous les milieux.La situation est grave.tous Padme tent.Le problème est donc là, bien concret.ame rao evant ce probleme, quelle a été la réaction du Conseil actuel de -G.E.UM.?Reto à quelques mois en arrière, à la fin août.La hausse de frais de scolarité vient d\u2019être annoncée.À la fin du mois, Laval préconisait une réunion de tous les présidents pour di cuter du problème des universités.Il fut résolu que chaque université présenterait a mémoire sur ses problèmes particuliers.\u2019 On adressait ensuite au Premier Ministre une lettre sollicitant une entrevue Cette lettre, la première d'une série de trois, était mise à la poste le 8 janvier.Quel ques semaines plus tard, le ler février, nouvelle réunion de tous les présidents, cette fois à l'Université de Montréal.La réunion porte sur 2 importants mémoires : uw présenté par l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, l\u2019autre, commun dénominateur des mémoires des 6 universités de la Province, groupant 21,000 étudiants, soit : Université de Montréal, Laval, McGill, Sherbrooke Bishop et Sir George Williams College.Pour ce qui a trait aux conclusions du second mémoire, on aura profit à con sulter le texte même du mémoire en pages centrales de ce Journal.; Donc rien de révolutionnaire, aucune action démesurée; mais seulement l'élaboration d\u2019une politique constructive, d'une politique d\u2019avenir, pleinement justifiée.On connait la suite.Le 11 février, une nouvelle lettre est adressée au Premier Ministre.Dans le beurre, encore une fois ! On peut à tout le moins s'étonner de ce peu d'efficacité du bureau du premier ministre.Or, huit jours plus tard, le 19, les journaux, vu l'indiscrétion d\u2019un élève de Laval, font mention d\u2019une grève possible des étudiants.Et comme par enchantement, le lendemain, le président délégué par les 6 universités, M.Séverin Lachapelle de Laval, recevait du Premier Ministre, une lettre datée du 19.C'est plus qu\u2019une heureuse coïncidence ! Mais malheureusement les nombreuses préoccupations que suscitent l'administration de \u2018notre chère pre vince\u2019 écartaient toute possibilité d\u2019une entrevue.Nouvelle réunion à McGill le 21.Cette fois, on discute grève.Mais avant d'aller plus de l\u2019avant, on re-re-demande au premier ministre une entrevue.Voilà en quelques mots les principaux faits.LA QUESTION DE LA GRÈVE La grève est une mesure extrême, un moyen de dernière option, le dernie atout qu\u2019on abat quand toutes les autres cartes maîtresses ont été jouées.Ce moyen d\u2019action doit intervenir lorsque le dialogue est devenu impossible, lorsque les conc liations ne peuvent plus se poursuivre et que les pourparlers n'aboutissent plus.Il est excessivement important, avant d\u2019envisager cette solution extrême, d'avoir épuisé tous les autres modes d'entente et d\u2019être moralement certains que certe solv tion est la seule et l\u2019unique qui soit de nature à dénouer le conflit.Actuellement, il y a d\u2019une part l'opinion publique qui s\u2019est manifesté claire ment par les divers corps, sociétés ou clubs professionnels., La Commission Tremblay a recueilli des opinions à travers toute la province opinions exprimées par les différentes commissions scolaires, par les collèges las siques, par les universités, par les associations des étudiants des diverses université D'autre part, le gouvernement provincial actuel a toujours manifesté la plus er tière sérénité d\u2019esprit devant les problèmes soulevés.Il s\u2019est contenté de répondre que le gouvernement actuel a fait plus que tout autre dans ce domaine.,Ç Y a-t-il possibilité de dialogue avec le gouvernement actuel sur la question de l\u2019enseignement ?Il est regrettable de le dire : nous croyons qu\u2019il faut entretenir 5 doutes sérieux quant à l\u2019affirmative.MESURE EXTRÊME Si l\u2019on admet que la grève est le seul moyen possible de s'exprimer et de vor nos opinions prises en juste considération, QU'ON LA FASSE ! Mais qu'on la fuk SERIEUSEMENT et non pas à moitié.Qu'on la fasse PROPREMENT et INTEL LIGEMMENT.Si tous les présidents des universités et surtout les étudiants of d'accord sur cette nécessité de la grève, il serait très malhabile d'en fixer la dur ce qui lui donnerait un sens très peu effectif et la limiterait dans ses efforts.; serait alors envisagée comme un congé, comme une initiative d\u2019amateur, comme © palliatif vain, une demi-mesure.La marche normale d\u2019une grève est la suivante : fixer des objectifs raison justes et réalistes: en second lieu suspendre toute activité scolaire, jusqu'à 0 5 tention des buts fixés.Personne n\u2019a de temps à perdre, les étudiants moins que ri autres à cette période de l\u2019année.Cependant, avant de prendre toute décision It; vocable, il serait sage, prudent et surtout juste que les étudiants de toutes les de Is tutions concernées se prononcent pour ou contre, premiérement sur les objects ; grève et en second lieu la nécessité de la faire.Un REFERENDUM quoi (Résumé très succinct de l'allocution prononcée hier soi r par Bruno Meloche) êdu- raisonnable TO gry TRE ame ae eT CAE, STATA A re Nd - a ra TEST É x RES SINT sade ; ÿ kd N hl AB AT Xo "]
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