Le Quartier latin, 22 mars 1949, mardi 22 mars 1949
[" MONTRÉAL, 22 MARS 1949 Dizecteur : PIERRE PERRAULT À il \u2018 cette année mémorable.étudiants et de l'Université.Chant du cygne présidentiel Lors de ma visite pastorale dans les différentes facultés au début de l'année, je sollicitais votre collaboration.Vous avez répondu à cet appel d\u2019une façon remarquable et cette communion qui a existé entre nous a permis la réalisation des diverses organisations et manifestations qui ont marqué Vous n'avez qu\u2019à vous féliciter de cette réussite, car vous avez été les artisans de ces succès.l\u2019'AGEUM c'était nous autres et que ensemble une seule et méme \u2018\u2018gang\u2019\u2019.Personnellement, je dois vous avouer la satisfaction que je ressens d\u2019avoir servi l\u2019Association et d\u2019avoir apporté ma part de travail dans l\u2019élaboration des activités étudiantes.Je dois remercier les autorités de l\u2019Université pour la collaboration apportée et spécialement Mgr le Recteur quia su répondre favorablement à nos sages revendications.Mon successeur, Gilles Be tain, mener à bien les destin Je lui souhaite bonne chance, confiant que l'AGEUM continuera sous son règne à progresser dans l'intérêt des rgeron, saura, j'en suis cer- ées de l\u2019Association.Vous avez senti que nous formions tous Guy PRATT, Président de I\u2019AGEUM L'année s'achève déjà, bien courte semble-t-il, mais féconde.Son souvenir restera.Dès maintenant quelques points saillants se dégagent.Dans l'ordre académique, il faut signaler la création, au sein de notre Faculté des lettres, d'un centre d'Études slaves, appelé croyons-nous à un avenir très bienfaisant.Nous nous sommes souvent reproché de ne pas attirer vers > Anous, dès leur arrivée ou pays, les immi- yrents qui partagent notre foi religieuse - notre idéal latin de paix et de liberté.* bien! voici une initiative qui y pourvoit.Polonais, Ukrainiens, catholiques romains d'Europe centrale, venus chez nous à lo recherche du bonheur, trouveront dons nos salles de cours le moyen de fortifier leurs connaissances historiques, philosophiques, religieuses et d'apprendre les rudiments et le moniement de otre langue._ Dans un ordre plus général, l'Univer- té se rappellera l'intronisation, en octo- re dernier, de l'ALMA MATER.A esure que l'esprit de corps, l'esprit niversitaire, se développe chez nous, | sent le besoin de se rallier autour d'un ymbole.Ce symbole, un prestigieux culpteur, Médard Bourgoult l'a dégagé our nous de la matière.Il à tiré du bois a noble statue d'une Mère accueillante, uréolée de notre devise, portant sur s genoux le Livre, et nous tendant les ras.Bénite à l'issue d'une inoubliable esse en plein air, célébrée au sommet e la cour d'honneur, elle préside depuis dons le grand vestibule à nos prières et nos jeux, REGARDS EN ARRIÈRE Par une heureuse rencontre, deux hauts personnages ont pu l'admirer, lors de leur visite à l'Université; je veux parler de notre Vice-Roi, le comte Alexander de Tunis, grand militaire et gentilhomme de fine culture, et le T.H.Lovis Saint- Laurent, premier ministre du Canada et au surplus docteur honorifique de notre maison.Les Étudiants, qui ne furent absents d'aucune de ces cérémonies, ont par ailleurs jeté beaucoup de lustre sur l'Université, par leur activité et leur succès dans les deux domaines intellec- fuel et sportif.Notre Équipe des Débats a ramené chez nous le trophée Villeneuve que nous avions laissé échapper; notre Équipe de Hockey, grâce à des prodiges de ténacité et de courage (notre campus est tellement dépourvu de toute facilité pour le sport du patin) a enlevé non seulement le trophée Queen's, décerné aux vainqueurs des universités canadiennes, mais aussi le trophée Thompson, réservé aux champions de lo ligue internationale américaine.Nos artistes du gouret ont bien mérité les honneurs civiques que S.H.le Maire de Montréal leur a si aimablement rendus, et les hommages enthousiastes de leurs camarades, lors de la fête si fraternelle du 26 mars à l'Université.Sans vouloir imiter lo conclusion de trop nombreux orateurs qui ne savent plus comment finir, et en y mettant un vif accent de gratitude, je leur dis, au nom de toute l'Université: \u2018Merci, Messieurs.\u201d Olivier MAURAULT, P.S.S., P.D.ps or | J i mi Rédacteur en chef: SERGE LAPOINTE BILAN DE L'AN CARABIN Ce dernier Quartier latin raconte en images et en textes (surtout en images parce que c'est facile à lire) les faits saillants qui ont séparé les dernières vacances des prochaines.Histoires gaies sans doute, mais dont il faut savoir à la fin s'il à valu qu'on les vive.Académiquement, Carabin fréquente l'Université dans le but d'encadrer son précieux diplôme (dont on ne sait pas ce qu'il dit vu qu'il est rédigé en latin) qui lui permettra enfin de s'organiser une bonne petite vie, douce, honnêtement honnête dans les conditions présentes.Mais en dehors de l'académie, il y a le temps qu'on perd et qui peut sauver la jeunesse du moule impeccable qui a déjà imprimé sa grimace au dessus du collet blanc de Sosthène.ll faut finir par perdre son temps, por oublier les examens et surtout les stupides loisirs où on s'amuse seul, pour accumuler la joie et l'enthousiasme qui permettent de survivre.Chacun doit se demander si, dans ces seize pages qui résument fout un an, il se retrouve, s'il à participé, s'il a goûté, s'il s'est augmenté.Chacun doit faire sa comptabilité comme ici la comptabilité de tous est faite.L'an carabin fut merveilleux, plein, riche, joyeux.Mais toi, chacun, os-tu voulu profiter de cette richesse, as-tu crié au hockey, applaudi aux concerts, perdu une heure à la Petite Chaumière devant un café froid, lu le Quortier latin .as-tu voulu être Carabin parmi les autres?Sinon ton bilan accuse perte! Et pourtant la preuve est là que toutes les chances de partager ta vie avec celle des autres t'ont été données.Et pourtant la preuve est là que les Carabins peuvent fonder sur ce partoge une magnifique vie universitaire, sans égoisme, avec une seule grande âme pour enrichir celles qui autrement resteraient petites.Quand chacun s'amuse tous trouvent plus de plaisir à la joie.Quand chacun travoille tous trouvent plus de joie; même si je dois le souligner, point n'est besoin de citer l'équipe des Cara- bins.Quand cette collaboration se réalise, la vie vniversitaire augmente et devient, à ceux qui partent, un regret, à ceux qui se rappellent, un précieux souvenir, à ceux qui veulent vivre demain, une certitude.Mais celui qui n'a rien donné à la joie, il en devient jaloux.Et la joie I'agace, lui déplait: lo faux-col lui ira très bien.Maintenant plus que jamais les étudiants participent à cette vie universitaire que fonde et permet l'AGEUM.Sans faire de compliments inutiles, je crois nécessaire de souligner le travail de ceux d'en bas, de ceux qui se sont groupés autour du président Pratt afin de déloger de ses retraites l'étudiant amorphe et d'en faire un véritable Carabin.Beaucoup ont participé à ce qui a permis nos succès.On se souviendra longtemps de l'année Pratt, non pas de son année à lui seul mais celle de tous ceux dont il était président.D'autres, avant celle-là, furent mémorables, d'autres, ensuite, mériteront le même souvenir, mais nous, nous avons vécu l'an \u201848-49 et nous ne l'oublierons pos.CONCLUSIONS Cette année universitaire était presque entièrement écrite, samedi soir, le 26 mars au souper des carabins.Et nécessairement on tira des conclusions.Monsieur Léon Lortie nous approuva de ne pas nous contenter de n'être que des élèves studieux: c'est en dehors des cours qu'on peut amasser une véritable formation d'homme, un complément qui fait de chacun autre chose qu'un licencié en ceci ou celà.Après lui Arthur Therrien devait parler.Il ne fit pas de discours; il ne parlait pas à une assemblée mais à ses joueurs, avec sa gueule, comme avant la partie.Et il termina en disant: \u201cIl y a certainement de meilleurs instructeurs que moi (?), mais je ne crois pos qu'il en soit de plus heureux.\u201d : Et, à la demande des joueurs, on termina la soirée et por avance l'an corabin, par vne messe étudiante.Pierre PERRAULT PAGE DEUX C'EST AINSI QUE CA A COMMENCÉ.RELENTS PARADISIAQUES Après une messe basse où le Père nous éclaira plus particulièrement sur le sens de cette journée universitaire et sur le sens de toute l'année universitaire, les étudiants des dix-sept facultés de l\u2019Université, avant-garde de la fameuse parade qui se préparait, prirent d'assaut la cafétéria et le valétéria.On croignit quelque peu pour les murs de ces sacrées enceintes mois tous finirent par se trouver un caboret bien garni (?) à se mettre sous la dent.Après ces frugales agapes, il se fit un grand mouvement de troupe vers le carré Laurier où le président Pratt avait ordonné de masser tous les effectifs nécessaires à la grande parade qui avait pour slogan officiel: \u201cCorabin se souvient\u201d.Ce fut pendont une heure un brouhaha extraordinaire: des figurants cherchaient en vain leurs chars de faculté, des accoucheurs grillaient une cigarette avec les accouchées, les \u201cgirls\u201d de la gaieté s'entretenaient en plein jour avec les frères du Collège de Ste- Nitouche et nous en oublions.Au moment même où l'effervescence était à son comble, le signal du départ fut donné.Ce fut une ruée générale vers les chars \u201callégoriques\u201d et comme un immense serpent, le défilé se faufila entre les bonnes mères de famille aux abois devant l\u2019allégorie un peu trop évidente de certains chars, notamment ceux d'optométrie et de médecine.On vit même à un moment donné le \u201cboggy\u201d des H.E.C.pousser la \"float\u201d de Poly qui ne voulait plus démarrer.Après une randonnée sur St-Hubert, Sherbrooke et St-Denis au milieu d'une foule éberluée et d'une nauséa- je ne sais quoi, bonde odeur de a recours à cette lotion capillaire, limpide et économique.Waseline MARQUE DEPOSEE © Quelques gouttes de Tonique pour les cheveux \u201cVaseline\u201d, avant de vous coiffer, stimulent le cuir chevelu, embellissent le chevelure et lui donnent de la vitalité, assouplissent les cheveux rebelles sans les empiter.Ce tonique capillaire économique permet de se coiffer facilement et \u201cfixe\u201d la chevelure pour toute la journée.Un flacon dure presque indéfiniments ue, es l'objectif géographique de la parade fut atteint quand on parvint à immobiliser Pratt devant l'Ecole des H.E.C., quartier général séculaire de la camaraderie, de la gaieté et de lo finance étudiante.Après les discours éloquents et étirants de l'immense Pratt, diverses punitions furent distribuées aux plus poissonneux des navots, et une des plus pittoresques fut sans doute la mise au plâtre d'un mâle qui avoit eu, pendant l'initiation, de trop grandes ambitions humaines pour ses consoeurs de médecine.Evidemment, notre délicieuse aristo- croatie du carré Viger était tous yeux et toutes oreilles pour regarder les dures punitions infligées à la gent étudiante, surtout quand l'une des \u201cgirls\u201d, vue en compagnie des frères de Ste-Nitouche, fut trouvée coupable d'avoir été une relapse et, cause de scandale, condamnée à exécuter, sous l'ombre protectrice de la demeure chaste et pure de la faculté de commerce, son traditionnel numéro de \u201ctabula rasa\u201d, ce qu'elle fit, dit-on, avec beaucoup de maîtrise et de pudeur! Après tant de cérémonies, on se sépara pour démolir toutes les oeuvres par trop scabreuses, et retourner à qui de droit: camions, autos, tracteurs et chevaux et pour clôturer cette mémorable journée, le président des H.E.C., André Gratton, invita le Pére, tous les délégués à l'A.G.E.U.M., conduits par Guy Pratt, et tous les présidents de facultés à un \u201ccocktail\u201d dans les salons de l'Ecole où l'on noya élégamment toutes les émotions et sensations de la parade.CYGNE DE PIASTRE Symptômes: démangeaisons, pellicules, cheveux secs et friables, démélures ve.tenues par le peigne et la brosse (autant de causes possibles de calvitie précoce).MIQUE pour S CHEVEUXS PREMIÈRE ELUCUBRATION \u201c\"PRATTIQUE\" L'année 1948-49 venait de commencer.Les anciens revenaient à la \u2018boîte sur la montagne\u201d et les nouveaux se promenaient craintivement dans les labyrinthes de l'Université sous l'oeil vigilant des janissaires.L'année académique commençait tranquillement\u2026 P'tit lundi, grosse se- meine .Devant cet état de choses navrant et déprimant, Guy Pratt, le réactionnaire à jet- (juteux), plein de commisération pour ces âmes en peine convoque une réunion d'URGENCE des Comités de Régie et du Conseil de l'AGEUM.Le lendemain une activité fébrile règne partout.Les initiations vont bon train, une parade monstre est en préparation.Le chahut est commencé, les \u2018\u2018élucubrations prattiques'\u2019 s'en viennent.C'est l'enthousiasme et le tapage de la Journée Universitaire.La messe du matin, dans la Cour \"Honneur, ouvre dignement la journée.Après la bénédiction de la statue de notre Patronne universitaire et le premier \u2018boum\u2019 de la journée en son honneur, ceux et celles qui peuvent atteindre les comptoirs de Valère vont s'initier au menu qui les attend pour le reste de leur séjour à la Montagne.L'après-midi est employé à démontrer au public montréalais qe avec seulement quelques semaines étude, nous savons déjà comment organiser une procession St-Jean- Baptiste fort intéressante.La parade fut un succès même si les condamnés y ont reçu, pour la plus grande joie des autres, un traitement des mieux carabiné.Pour reposer ( ?) de cette journée exubérante la meute révolutionnaire des montagnards, le responsable de cette descente sur le \u2018paisible Montréal\u201d voulut nous achever dans un semblant de décorum.Et ce fut la Danse Universitaire aux Hussards, à Westmount ma chère.Le grand et le petit gymnases furent littéralement envahis par une masse étudiante avide de culture .physique.Les uns réalisant le besoin d\u2019un exercice mieux suivi pour renforcir leurs biceps affaiblis, s'installèrent autour de tables nombreuses et bien garnies et toute la soirée durant pratiquèrent des exercices de flexion sous prétexte d'étancher une soif insatiable.es autres se sentant plus sociables, désireux de se rapprocher de leurs semblables (!) pratiquèrent la gymnastique pédestre au son d'une musique stimulante mais pas militaire du tout.La foule d'enthousiastes sportifs était si dense qu'à certains moments les exercices gymnastiques étaient restreints à quelque chose de strictement stationnaire.Son Honneur Camillien Houde, maire de \u2018sa\u2019 Ville, vint visiter \u2018\u2019son peuple'\u2019 étudiant; tout le monde en eut pour son argent.et la soirée termina en beauté .(fatiguée) une journée de réjouissances comme les anciens carabins n'en ont jamei connues.Souhaitons à ceux des an-\u201d\u201d nées prochaines d'en avoir autant et plus si la chose est possible.Paul-H.LAURENDEAU DÉPOSEZ VOS ÉCONOMIES A LA BANQUE D\u2019ÉPARGNE DB LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL SUCCURSALES DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE ET À VERDUN \u201cCOFFRETS DE SURETE\" LA SEULE BANQUE D'ÉPARGNE À MONTRÉAL LA PAROISSE C'est une étrange paroisse que celle de la Mère Accueillante! Au-delà de trois mille paroissiens, tous du même âge, en majorité du sexe mosculin, et renouvelables par tiers tous les ans.Etrange paroisse! un curé sans titre, pas de budget (sauf un déficit substantiel), des offices parsemés à travers la grande cabone, dans le temps et dans l'espace.; Etrange paroisse! Des paroissiens ont fort mauvaise réputation \u2014 et le curé aussi.Et pourtant ils viennent de nos Collèges.On les dit débauchés ou révolutionnaires, selon qu'il s'agit du corps ou de l'esprit, et tout le{ monde est d'accord _ pour leur refuser l'équilibre, vertu fondamentale de la Société.Peut- être est-ce parce qu'ils donnent encore des signes de cette recherche et de cette inquiétude que les gens \u2018sérieux\u2019 se chargent de lies ramener à la médiocrité?Mais elle vit, cette paroisse! Elle vit en dehors des normes et des coutumes, elle vit de sa vie propre, qui est aussi l'Esprit-Saint; elle demeure dans la pure tradition chrétienne.LITURGIES : Messes quotidiennes, catholiques, avec le Père les messes du matin et celle du midi.des prêtres étudiants, l'abbé Char- bonneau, l'abbé Rivet, le R.P.Foisy et Father Cross, d'Indiana, se partagent A certains jours, on déborde de la chapelle trop petite, on envahit le Hall d'honneur, ou le grand amphi- Photo Pierre Gadbois 7 ques goN aA LES PLAVER'S SONT FRAÎCHES D'ABORD PARCE qu'elles sont faites pour garder leur fraicheur grâce à la constante vérification du degré d'humidité et de température dens la manufacture de cigarettes la plus moderne au Canada.LES PLAYER'S SONT DOUBLEMENT FRAICHES PARCE QUE ce sont les cigarettes qui se vendent le plus vite au Canada.Spécifiez \u201cDes Player's s\u2019il-vous-plait\".Mild ou Medium.Fumez la cigarette livrée fraiche de le manufacture .toujours fraîche au magasin .doublement fraiche pour vous! Or On POA \"OO DONS AANA AXLE théâtre.Que sera-ce le jour où les professeurs et la majorité des Carabins sauront qu\u2019il y à une Chapelle dans l'Université! Liturgies intimes et solennelles tour à tour.Ce fut le mariage de Fernand Desaulniers, Ch.D., par un radieux soleil d'août, et la messe des noces d'argent d'un ancien de Poly, par une froide nuit de février, toutes deux intimes et recueillies.Ce fut la messe de St-Albert le Grand, dans le grand amphithéâtre de Poly, devant le corps professoral et les Carabins, et la messe chantée de Requiem dans le laboratoire de dissection, pour les 21 serviteurs des Carabins de lére, en présence du patron et de tous les élèves.Ce furent la chaine presqu'ininterrompue des messes de fiançailles, avant et après Noël, où l'anneau était offert, béni et donné juste avant la \"TR Communion, et cette messe dominicale CA très simple, où M.et Mme Louis = Saint-Laurent sont venus prier dons la » Paroisse.; ZA Ce furent les messes du Tiers- |, 2 Ordre, ordre dominicain, et celles des ) = Facultés, et celle, inoubliable, du i premier janvier à Saint-Sauveur.ES ECS Ce sera très bientôt les offices de la 9 = Semaine Sainte, et les fiançailles de - = Pâques.Et c'est enfin, centre vivant de l'âme des Carabins, des premiers Vendredis où l'Heure Sainte remplit la Chapelle, où l'Adoration nocturne amène quelques Carabins dans l'intimité du Seigneur et le silence de la nuit, où la journée tient le Seigneur à la merci de ses fils Carabins.on À VIE PAROISSIALE : L'Université est normalement l'école de formation des hommes.Elle les prépare \u2014 elle essaie de les préporer \u2014 à la vie.Les cours de PRÉPARATION AU MARIAGE ont réuni cette année quo- torze groupes d'une dizaine de couples chacun pour des séries de dix cours: finissants de chaque Faculté, jeunes très pressés, anciens tout récents qui reviennent.Grâce à l'aide de ménages d'anciens, les MACKAY \u2014 les LEPINE \u2014 fes VALLERAND \u2014 les PERRAULT \u2014 les BEAUDET \u2014 les CHARBONNEAU, et la Photos Pierre Gadbois sagesse du notaire PELLETIER, grâce à l'hospitalité des uns et des autres, on arrive à faire tenir dans l\u2019année ces 140 soirées lourdes de sagesse, d'amour, d'avenir.Les JEUNES MÉNAGES Carabins ou Anciens se sont groupés, forment des équipes de travail et d'entr'aide et préparent une postérité nombreuse et joyeuse: bientôt, l'arbre de Noël des Carabins leur sera réservé! En attendant, les RETRAITES PASCALES, vingt-quatre pour la paroisse, ont remis les uns et les autres en présence de Dieu et de son message essentiel: l'amour et le service des hommes; une dizaine de prédicateurs bénévoles se sont partagé la tâche, vicaires honoraires de la Paroisse eux \u2019 aussi.- - .ET ALORUM PLURIMORUM Et puis, il y a tout le reste .Cette vie du corps, de l'esprit, du coeur et de l'âme où l'on essaie de servir Dieu.Ces cercles d'études et de recherches, et ces danses généralement plaisantes.Ces conférences d'entr\u2019aide (Loénnec a droit à une mention spéciale) et ces équipes de musique, ces heures saintes et ces parties de hockey.Et il y a même les études, \u2014 avec, sans ou malgré les maîtres \u2014 où l'on se prépare à mieux servir demain, à être \u2014 COMME CHRETIENS \u2014 à tous les carrefours de la pensée et de l'action humaines.Et puis, il y a le Seigneur qui veille sur so paroisse, foyer du Service \u2014 et son ministre, le Père, qui bénit ses enfants à la fin de cette année.LE PÈRE © em j PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN 22 MARS 1949 LES P\u201dTITS DERNIERS DE PRATT : MÉDECINE VÉTÉRINAIRE Carabins! hommages et salutations de vos confrères de l'École de Médecine Vétérinaire.Les disciples de St-Éloi sont heureux de contribuer à ce numéro spécial du Quartier latin et remercient le bureau de direction de notre journal qui nous fournit une belle occasion de piquer une petite jasette! Comme vous le savez, notre école vient d\u2019élire domicile définitif à St-Hyacinthe.Depuis ses origines, rue Craig, Montréal, notre Alma Mater a connu bien des difficultés durant ses quelque soixante ans d'existence.Aujourd'hui, une immense construction abrite les salles de clinique, pour grands et petits animaux, la salle de dissection de l'anatomie, le magasin et le comité de régie des étudiants.Les cadres sont modestes mais vous y trouverez une instrumentation et un équipement très à point.Ce coin de l\u2019école bourdonne d'activité continuelle le jour et même quelquefois la nuit.Nos cliniques sont très achalandées et les cas ne manquent pas.Nous sommes donc bien fa vo- risés pour y recevoir un enseignement pratique.La photo ci-contre, croquée sur le vif, vous permet de voir une laparotomie pratiquée par le clinicien des petits animaux, le Dr Gérard Lemire assisté par son adjoint le Dr Gonzague Gélinas et en présence du groupe d'étudiants de service.Les grands animaux?Eh bien! tout se passe de la méme fagon.Ce département est également pourvu d\u2019une table d'opération adéquate ainsi qu\u2019une salle de pansement.Ici encore la technique est copiée de la médecine.I! vous intéresse peut-être de revoir la salle d'anatomie?Le coup d'œil est singulier pour les étrangers.Vous serez frappés sans doute par la vue des chevaux embaumés et suspendus et sur lesquels se font les travaux pratiques.Une odeur piquante et forte de formaline provoque une laryngite passagère et du larmoiement aux non-habitués du local.Quittons vite cette salle avant que votre vue ne soit trop embrouillée pour voir les autres salles.En sortant de ce pavillon, on se trouve en face d\u2019un laboratoire de recherches ultra-moderne, propriété du Service de la Santé des Animaux de Québec.Ce département travaille en collaboration avec notre institution.La caserne suivante est celle des laboratoires.Ils sont nombreux et variés et munis d'un outillage neuf.On peut y visiter les laboratoires de Pharmacie, Chimie, Physiologie, Botanique, Biologie, Zoologie, Pa- rasitologie, Bactériologie, Histologie et Anatomie- Pathologique.Nous recevons, on le conçoit, dans ces salles de travaux pratiques, un complément indispensable à la théorie.Enfin, la dernière caserne abrite les cinq salles de cours et la bibliothèque.Cette dernière est très à la page, croyez-moi.Avant de quitter le campus, signalons la caserne de l\u2019administration et des bureaux des professeurs.C\u2019est la centrale ou le cerveau de l\u2019école comme on l'appelle.On s'inscrit à l'administration et l\u2019on y revient périodiquement pour quérir les résultats d'examens.On se demande souvent qu'est-ce qui va sortir comme résultats ou édits de ce département.C'est un peu comme chez-vous, n\u2019est-ce pas ?C\u2019est un endroit que l'on n'aime pas beaucoup fréquenter surtout lorsque les notes sont douteuses.Je ne veux quand même pas vous laisser une fausse impression de l'administration ; il n'y a que du bon monde là-dedans et je me plais à souligner, en mon nom et au nom de mes confrères, les mérites et la bienveillance du Dr Gustave Labelle, notre directeur, et de nos professeurs.Je vous assure qu'ils ont hâte, tout autant que nous d'entrer\u2019 dans la construction nouvelle et permanente.- C\u2019est donc en ce milieu que nous passons cinq longues journées par semaine.Pour ce qui est des soirées et des fins de semaines, elles sont également bien remplies, par l'étude évidemment, et aussi par nos petites organisations sociales et elles sont très actives.Les mardis, entr'autres, sont réquisitionnés pour les quilles et, sans vantardise, nous avons une solide équipe: c'est une façon de lancer un défi! Nous avons aussi nos mercredis, tout comme vous à Montréal et, durant l'hiver, ils sont consacrés au hockey.Notre club a eu du succès cette année, vous n\u2019avez qu\u2019à en parler à Polytechnique et à la Chirurgie Dentaire! Il est vrai que les gars du Collège Laval nous ont fait honte, il est vrai que nous n\u2019étions pas bien disposés ce soir là et ce fut tant mieux pour eux.Nous avons en outre nos \u2018\u201cmondanités\u2019\u2019! Nous avons nos petites amies et.le couvre-feu à dix heures seulement, pensez-donc ! Au fait, vous vous demandez où nous vivons ?Nous avons gîte dans des familles, sauf deux de nos confrères qui sont logés à l\u2019école, pour le service de nuit.La population de St-Hyacinthe est charmante et la ville des plus accueillante.Nous n'avons rien à envier à Montréal, sauf le beau monument de la montagne.Voilà, chers amis \u2014 notre école -\u2014 notre vie et nos amours maskou- tains.Venez nous voir \u2014 revenez nous voir.Un de St-Hyacinthe S'il existe aujourd'hui une classe noble, fière, riche, c\u2019est bien notre classe agricole.Noble et fière par ses belles traditions qu\u2019elle a su garder, par sa grande foi dans le Christ qu'elle a su développer.Riche, par sa haute valeur de sa profession, par sa belle philosophie qu\u2019elle a toujours vécue.Aussi, aujourd'hui, malgré la crise idéologique qui menace toujours le - monde et même le bouleverse, malgré toutes les idées subversives qui se répandent, le cultivateur, lui, est encore là, stable, paisible, confiant.Il a conservé sa foi profonde, ses riches traditions.Il est heureux.Mais il ne faudrait pas croire que cette grande et heureuse influence qu'exerce aujourd'hui notre paysan, que sa richesse et sa joie de vivre, il l'a toujours eue.Tous savent, pour avoir lu quelques pages de notre histoire, qu\u2019il n\u2019a suffi que d'une petite poignée de cette élite pour entamer nos forêts, pour défricher nos sols et les rendre fertiles.Aussi est-il facile pour nous de concevoir la grande foi, le courage à toute épreuve, le travail acharné qu'ils ont dû fournir pour s'attaquer à une telle œuvre.Aussi, aujourd\u2019hui, ils font montre de ces grandes qualités de courage propre à abattre un grand travail et à marcher vers le progrès.L\u2019AGRO Mais dans cette rétrospective bien sommaire, il serait injuste de passer sous silence les grands hommes qui les ont aidés, qui ont servi à la même tâche.Car si nos premiers colons avaient le courage de poursuivre une telle mission, il fallait de plus des hommes capables de voir l'imminence de leur problème, et de leur montrer la vraie voice.Ainsi, chacun agissant isolément, mais avec le même idéal, l\u2019action naquit, se transporta, s\u2019infiltra dans les esprits, et produisit des fruits de conviction chez l'agriculteur.Il nous faut mentionner quelques-uns de ces grands hommes, qu\u2019un éminent professeur d\u2019agronomie qualifiait de \u2018Héros de la première heure\u201d.Notons les Per- reault qui ont fondé la ferme- école de Varennes, foyer de vulgarisation agricole.L'abbé Pilotes qui fonda la première école d'agriculture française au Canada.Un apôtre enseignant à des étudiants- apôtres: Cours à cinq heures et quart du matin et à neuf heures du soir.! Que les temps ont changé .! E.-A.Bernard, qui quitta la jurisprudence pour s\u2019établir agronome.Il étudia.Fit des recherches, des essais, et tout cela à ses propres frais.Bernard fut le premier agronome officiel.Il fut un agent de guerre et de paix au NOMIE sein du Conseil d'agriculture.Il y fit beaucoup de bien.J.-C.Chapais, un autre avocat, se fit conférencier et l'écrivain de la pensée agricole.Il fonda, lui aussi à ses frais, la première école de laiterie à St-Denis.prédécesseurs, il ne fit pas fortune et récolta plus d'ingratitude que de reconnaissance .De toutes ces données jaillit la nécessité de la faculté d\u2019agronomie.Cette faculté devait viser à donner à la terre des hommes ayant une formation des plus complètes.Des hommes renseignés qui, à leur départ, comprendraient non seulement la science agricole mais surtout et avant tout leur responsabilité sociale: Des hommes qui, appréciant la belle profession du cultivateur, seraient intéressés à ses nombreux problèmes sociaux et qui auraient une foi vive, résolus à lutter contre les obstacles et à diriger moralement leurs ouailles.Et comme le disait notre regretté cardinal Villeneuve en s'adressant aux agronomes: \u2018\u2018Votre devoir social est de fournir de la science agricole à nos cultivateurs, mais du même coup et plus encore de la valeur morale.\u201d L'agronome doit être avant tout un apôtre.Il est à ses cultivateurs ce que le curé est à ses ouailles, ce que le médecin est à ses patients.Et, comme ses Et de nos jours plus que jamais, la faculté d'agronomie est nécessaire.Mais comme nous le disions plus haut, la formation scientifique n\u2019est pas le seul but proposé.Car que servirait à l\u2019agronome tout ce bagage de sciences, s\u2019il ne peut faire\u201d partager son savoir.Conséquemment, il se doit d'être psychologue et pédagogue, voire diplomate.Continuellement il sera en face d'un homme qu'il devra s'efforcer de comprendre et de convaincre s\u2019il veut se faire assimiler, s'il veut l\u2019influencer.; C\u2019est pourquoi l'agronome doit avoir une formation sociale très développée.La science peut corriger des erreurs techniques, mais elle ne changera pas l'agriculteur, m sa mentalité, ni ses habitudes.Car I'agronome qui devra régler de multiples problèmes économiques devra se rappeler que l'économie agricole est d'abord et avant tout d'essence sociale et humaine.Oui, la profession de l'agronome est d'abord une profession sociale.C'est pourquoi le considère-t-on comme un apôtre.Aussi, la faculté agronomique de l'Université de Montréal s'efforce-t-elle d'inculquer à l'étudiant-agronome de solides principes de foi vive, réelle, vécue, dans le Christ et sa profession.Gilbert MIREAULT +, \u201cAa | % J 3 LE QUARTIER LATIN NOS ENGUEULADES Contre la Jeune Chambre Cousineau, Coderre, Paquin et Crépeau, Photo Pierre Gadbois co-vainqueurs du trophée Villeneuve Pour le trophée Villeneuve Maîtres incontestés sur la glace! Vainqueurs sur la tribune! Décidément l\u2019année 1948-49 restera dans les annales universitaires comme une année de championnats pour les Carabins! En février dernier, pour la 8e fois depuis 1931, l\u2019Université de Montréal remportait le trophée Villeneuve, accordé au vainqueur de la ligue des débats interuniver- sitaires, composée des Universités Laval, d\u2019Ottawa et de Montréal.Il y a en effet 19 ans que Son Éminence le cardinal Villeneuve, dans l'intention d\u2019encourager la pratique de l\u2019art oratoire, présentait à la ligue, un magnifique trophée qui devait être remis chaque année au gagnant du concours oratoire entre les trois Universités.Actuellement, nous l\u2019avons décroché 8 fois, l\u2019Université d\u2019Ottawa, 6 fois, et Laval, 5 fois dont l\u2019an dernier.A nous de faire en sorte qu\u2019il établisse son domicile perpétuel à l\u2019Université.Le trophée Villeneuve est cependant plus qu\u2019un emblème de suprématie ; il constitue pour nous, universitaires, le symbole de l\u2019art oratoire, art qu\u2019il faut de toute nécessité pratiquer et maîtriser, quelle que soit l\u2019orientation de notre vie.INSTITUTION CANADIENNE-FRANÇAISE \u2019 LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE FABRICANT DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES Que nous aspirions à devenir médecin, avocat, ingénieur, financier, professeur ou savant, nous serons appelés, un jour ou l\u2019autre, à faire connaître nos idées, à renseigner un auditoire, à mener des foules.Cependant, malgré toute la compétence intellectuelle et professionnelle que nous pourrons acquérir dans nos domaines respectifs, si nous sommes incapables d\u2019affronter les foules, d\u2019exprimer intelligemment .nos pensées, nous ne serons pas à la hauteur de notre mission.Aujourd\u2019hui, la masse veut se renseigner, elle \u2018veut connaître les réponses aux grands problèmes politiques, économiques et sociaux qui menacent sa sécurité.Naturellement, elle se tourne vers les professionnels.Il nous faut répondre à cet appel et donner les bonnes solutions avant que d\u2019autres ne le fassent.Mais en plus de sa portée sociale, il faut reconnaître que l\u2019art oratoire constitue une gymnastique intellectuelle très efficace.Il fournit l\u2019occasion de se renseigner sur le sujet.Il exige la rédaction d\u2019un travail et il donne à l\u2019orateur \u2014 surtout dans la réplique \u2014 l\u2019occasion de manifester une agilité d\u2019esprit pour saisir l\u2019illogisme dans le discours de l\u2019adversaire et réfuter, sans préparation immédiate, sa thèse, en quelques minutes.Certains ne veulent pas faire des débats parce que, disent-ils, le débat est une forme sophistique de l\u2019art oratoire.Évidemment, il ne faut pas s\u2019attendre à une thèse philosophique, dont chacune des affirmations est vérifiée et pesée jusque dans ses plus ultimes conséquences.Non, le débat vise avant tout à former l\u2019orateur.Il lui permet de parvenir à la maîtrise de soi.Il lui fournit l\u2019occasion de préciser sa pensée et de l\u2019exprimer de façon lucide et intelligente.Mais comme tout art, il requiert du travail et de la persévérance.ON DEVIENT ORATEUR! Paul CRÉPEAU, é.e:d.Comme tout ce que nous avons entrepris cette année, ce débat s'est terminé par une victoire.Le sujet: Le mariage, bonheur d'occasion ou occasion de bonheur?Nos envoyés: Guy Pratt et Paul Crépeau.Les adversaires, deux avocats, vieux habitués de nos arènes locales, se lancèrent à fond de train dans leurs farces habituelles: jeux de mots, blagues à sens multiples, de l'esprit à profusion.C'était un effort magnifique de leur part.Mais ce n'était pas assez sérieux pour être bon, ni assez bon pour être drôle.: C'est pourquoi tous reçurent avec plaisir le discours de Crépeau qui jugeait de la chose d'une façon très sérieuse et très intelligente.Pratt qui vint après voulut lui aussi être sérieux; il s'était préparé un de ces discours plein de mots et qui avait, en plus, la PAGE CINQ prétention de nous émouvoir jusqu'aux larmes.Cela eut un bien drôle d'effet.On vit Pratt, aussi gros que d'habitude, avec une voix aussi tonitruante, aussi ronflante et remplissante que d'habitude, nous décrire avec toutes sortes de petits mots doux et tristes, les.inquiétudes du mari qui fume des douzaines de cigares en attendant la naissance de ses premiers jumeaux.C'était ça, les occasions de bonheurt Mais avec ce mélange Pratt-Cré- peau, humour-philosophie, éclats de voix et paroles sensées, nous avons réussi à convaincre le jury que les étudiants en droit sont plus sérieux que les avocats, qu'ils ont encore le sens de la mesure et que, malgré qu'ils soient à peine pubères, ils connaissent ça, le mariage! Claude PAULETTE eo o o \u2018\u201c\u201cJe parie que je devais lavoir tout le temps.\u201d Il est regrettable que Jacques n\u2019ait pas pensé plus tôt à regarder dans sa poche .il va sûrement manquer le train spécial pour sa ville natale.Mais cet été, c\u2019est couru, Jacques prendra la bonne voie.Car il sait que le bon moyen de diminuer ses soucis d'argent l'hiver prochain, c\u2019est d\u2019épargner et de déposer ses \u2018 économies à la B de M.I y a, d\u2019un littoral à l\u2019autre, plus de 500 succursales de la B de M et chacune d\u2019elles peut vous être des plus utiles pour épargner, encaisser des chèques ou envoyer de l\u2019argent à la maison.Amusez-vous bien jusqu\u2019à l\u2019automne, les gars, et rappelez-vous ceci: l\u2019argent déposé à \u201cMA BANQUE\u201d cet été, c\u2019est de l\u2019argent dans vos poches l'hiver prochain.a Lez orne ur\u201d BANQUE DE MONTRÉAL AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 oo a Suceursale Aves.Darlington & Soissons: FRANÇOIS JOBIN, Gérant _\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u201cTIT-COQ\u201d À L\u2019UNIVERSITÉ Photo Karsh DEUX MOTS AVANT LES TROIS COUPS Après 149 représentations d'une pièce, lui donner une figure nouvelle pour la 1 50ième, voilà l'expérience bien stimulante que nous tenterons à l'Université lundi prochain.En effet, au lieu d'y monter \u201cTit-Coq'\u2019 d'après la technique employée au Gésu, nous avons conçu, Jacques Pelletier et moi, une mise en scène plus souple, mieux adaptée aux possibilités scéniques limitées de votre auditorium, une formule théd- trale dont l'audace sera accessible à un auditoire de choix, rompu au jeu des conventions: sur frois plateaux parallèles, où alterneront les 13 tableaux, des décors suggérés que l'imagination complétera; quelques meubles, des accessoires, de la lumière dirigée; à travers un rideau d'ombre, des changements à vue ou presque.Par-ci par-lè, en dépit d'un réglage minutieux, un petit accroc à la bonne marche du spectacle, pour rappeler au public indulgent que la perfection des premiers essais n'est pas de ce monde .Et, animant cette scène improvisée, des comédiens qui donneront humblement le meilleur d'eux-mêmes, afin d'acquitter en portie la dette de reconnaissance que le Théâtre canadien a contractée envers les étudiants de l'Université de Montréal, le 31 janvier dernier.Gratien GÉLINAS CRÉDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN FONDÉ EN 1880 PRÊTS HYPOTHÉCAIRES MONTRÉAL et BANLIEUE SIÈGE SOCIAL 5 EST, RUE ST-JACQUES, MONTRÉAL CANADA SUCCURSALES À QUÉBEC \u2014 TORONTO \u2014 WINNIPEG \u2014 RÉGINA EDMONTON \u2014 VANCOUVER Les carabins de la montagne et les autres ont manifesté leurs ressources et leur exubérance dans tous les domaines où ça grouille: danse, parade, hockey .cours.Et il y eut le geste Tit-Coq.On n'a pas remarqué peut-être toute la portée de ce geste audacieux qui ne semble pas tenir du même esprit carabin que les autres.Mais il ne faut pas douter une minute que ce même carabin qui va faire un chahut à la taverne, qui chante quelques couplets de \u201cmarde\u201d puisse également, sans aucun snobisme, mettre la toge sur la vareuse du conscrit \u201cTit-Coq\u201d.Cyrano, Marius, Tit-Coq.Et j'affirme que Tit-Coq était plus difficile à nommer docteur que Cyrano, ou Marius académicien.Non pas que notre gracieuse phalange de la plume ne s'en est pas tenu les côtes, mais le préjugé de la littérature bien coiffée, mondaine et littéraire demeure plus vivace ici qu'en France même.Grotien Gélinas, docteur, nous a justement expliqué comment il prenait la bataille contre ce préjugé.| s'agit pour lui, non pas de discourir, mais d'agir: et il a écrit Tit-Coq.Il s'agit pour lui de raconter lo vie qui vit et non pos celle des livres.| s'agit pour lui de prendre seulement la peine de regarder, car il y a de belles choses dans notre paroisse et non pas de croire que la seule finesse habite la paroisse voisine.|| s'agit pour lui tout simplement de faire vivre Tit-Coq et non pas Julot ou Mimi- le .et il a joué Tit-Coq.Voilà l'enseignement de Gélinas, Non pas une formule littéraire, non pas une façon d'écrire, non pas une norme théâtrale .mais une attitude vivante en face de la vie.Comme quoi on peut apprendre des choses dans les tramways qu'on ne trouve pas à St-Sulpice, la belle bibliothèque sociale.Et les carabins ont senti qu'il fallait appuyer cette volonté de vivre en dehors des archives et du sillage du mouton que Panurge jette à la mer et, parce qu'il convient de vivre, ils ont applaudi Tit-Cog.Pierre PERRAULT Rafraîchissement pour toutes les Fêtes Demandez-le d'une façon on de l'autre\u2014les deux marques déposées veulent dire la même chose 180XF dans le carton pratique i © COCO-COLA LTÉE Montréal Di LE COMITÉ FÉMININ Stimulées par le magnifique travail accompli par nos aînées il s'agissait pour nous cette année d'intensifier les activités de notre comité au service des étudiantes.Quelles réalisations eurent été rendues possibles sans une étroite collaboration?La présidence m'aura fait apprécier davantage cet esprit d'équipe.Je veux donc remercier ici les membres de l'Exécutif qui ont si généreusement partagé lo tâche avec moi, puis les déléguées des facultés et enfin toutes les étudiantes qui forment 299 elles-mêmes \u2018le comité\u201d.A Régine Nantel et à l'équipe nouvelle, le Comité féminin 48-49 souhaite mointenant bonne chance.LA PRÉSIDENTE Première rangée \u2014 de g.à dr.: Gisèle Lafontaine, présidente du Comité Féminin; Marielle Décary, déléguée à l'AGEUM.Deuxième rangée, de g.à dr.: Régine Nantel, déléguée au \u201cQuartier latin\u201d; Monique Lortie, vice-présidente de la Société Artistique; Mimi Michaud, secrétaire du Comité Féminin; Louise Gauvin, vice-présidente de l'Association Athlétique; Françoise Robert, présidente de la Société des Services Sociaux: Micheline Brault, vice-présidente du omité.Tour ese possible avec Fleet Foot! Départ-éclair .volte- face subite .arrêt brusque.tous les mouvements sont plus faciles .et le pied reste confortable et au frais! Examinez la \u2018Champion\u2019 illustrée ici: Semelle intérieure et arche coussinées, à l'épreuve des chocs; talon coussiné qui rend le pied plus agile et plus sûr.Languette doublée de feutre qui protège le cou-de-pied.pour dames.Ce ne sont là que quelques-unes des caractéristiques qui font de la Fleet Foot \u2018\u2019Champion\u201d\u2019\u2019 la meilleure chaussure que vous puissiez porter pour le sport.Assurez-vous que vous achetez l'authentique Fleet Foot.Demandez-la par son nom aux magasins et rayons de chaussures.COUSSINÉ SEMELLE INTÉRIEURE À L'ÉPREUVE DES CHOCS SUPPORT D'ARCHE COUSSINÉ À OEILLETS EXTRA-RÉSISTANTS % FORME ÉTUDIÉE dx EMPEIGNE AÉRÉE RI CR ri 5 FRE RS IES: pour prévenir la fatigue du pied.Semelle anti-dérapante Bottine ct soulier oxford pour hommes.Souliers oxford A TIGE EN BIAIS FT F > Photo Pierre Gadbois Carnet Sport: CHALET DE SKI Depuis longtemps les étudiantes rêvaient de posséder leur propre chalet dans un des coins des Laurentides.Eh! bien, ce rêve est devenu réalité.Le comité féminin durant tout l'hiver a eu son propre chalet à Saint-Sauveur.n calcule que 120 étudiantes ont joui de ce privilège.Durant les vacances et les fins-de-semaine la maison retentissait de clameurs joyeuses et - parfois douloureuses.Ce fut le lieu de repos et de plaisir dans un décor plus ou moins artistique, où l'initiative de chacune était mise à profit.Ce début est très prometteur et nous entrevoyons réaliser entièrement notre idéal l'année prochaine.NICOLE et LOUISE NATATION Durant toute l'année les étudiantes ont pu jouir des plaisirs de la natation.ous les lundi soirs pendant une heure, la piscine recevait en ses eaux les adeptes de ce sport, désireuses de profiter de ce privilège.Les résultats sont très satisfaisants: trois ont appris à nager, une douzaine sont prêtes à asser leur épreuve de la Croix- ouge en attendant celle de sauvetage qui leur donnera accès au cours d'instructeur.Quelques-unes se sont perfectionnées dans la course, le plon- eon et la nage de fantaisie en vue de A compétition.Une équipe féminine pourra sûrement être formée qui, nous l'espérons, saura nous faire honneur, comme toutes les équipes féminines.NICOLE BALLON-PANIER Grâce à la générosité et à la gentillesse des directeurs de Polytechnique qui ont bien voulu mettre le gymnase à notre disposition, la pratique du ballon-panier chez \u2018l'agent\u2019 féminine de l'Université a été chose possible.Tous les vendredi, nos carabines, vêtues de leurs brillants costumes \u2018bleu et or\u2019, ont suivi les instructions de l'entraîneur Paul Chevrette.C'est ainsi que l'équipe a remporté de brillantes victoires mo-\u201d rales.NICOLE et LOUISE COMMUNIQUÉ La colonie de vacances du Sacré- Cœur a besoin d\u2019un camp pour l'été prochain.Aidez-nous à ramasser des sous en venant quêter, vendredi soir ou samedi, le ler et le 2 avril.Les jeunes filles peuvent quéter toute la journée.Nous comptons également sur les jeunes gens pour le soir.On va chercher sa boîte à l\u2019hôtel Mont- Royal. PAGE HUIT © LE QUAY: Photo Pierre Gadbois Notre monte-pente \u2014 La piste No 1 vue du chalet du Club de Ski Bleu et Or.Situé sur le terrain de l\u2019Université.Notre Université est la seule à posséder un monte-pente sur son terrain.| NOTRE ÉQ Plein d\u2019espoir pour la saison à venir, l\u2019équipe de ski de l\u2019Université commença son entraînement préliminaire dès l\u2019automne.Nos skieurs de l\u2019an dernier, moins Guy Sicotte, suivis de nouveaux aspirants, se rendirent deux fois par semaine au Collège Brébeuf pour des exercices de culture physique appropriés.Malheureusement la neige se fit attendre bien longtemps et il nous fut impossible de chausser nos skis avant le mois de janvier.Le premier concours de la Zone Lau- rentienne, un slalom géant sur la montagne de St-Donat, fut brillamment gagné par André Sénécal.Guy Gérin-Lajoie se classa cinquième en dépit d\u2019une mauvaise chute.Nos espérance de l'automne commençaient à se réaliser.Un peu plus tard, au championnat de la Zone, un des concours les plus importants de la saison, qui réunissait la crème des skieurs québécois, André Sénécal se classa champion du combiné, descente-slalom, immédiatement suivi par Guy Gérin-Lajoie.Lors des concours inter-universi- taires, tenus à North-Hatley et met- Quelques membres de l'équipe de ski de l\u2019Université de Montréal (1948-49) De gauche à droite: Claude Faribault, gérant; Guy Gérin-Lajoie, Sénécal, Claude Labrecque.Photo Pierre Gadbois PE DE SKI tant en ligne dix universités canadiennes, deux de nos meilleurs skieurs ne purent participer, dû à des circonstances incontrôlables.Malgré ce contretemps, l'équipe ne perdit pas son enthousiasme ni son courage habituel.Après les épreuves de la première journée qui comprenaient;la descente et le slalom, nous étions en deuxième position, grâce à la tenue de Laframboise, Claude Labrecque et Louis Michaud.Nous conservions cette même place le lendemain matin dans les épreuves de saut alors que Jean Boyer réussit ses deux bonds malgré une blessure génante à l\u2019épaule.Jusque là nous étions en tête car aucune équipe ne nous avait dépassé deux fois.Mais hélas! nous ne sommes pas des coureurs de fond, misère de misère! et malgré l\u2019effort soutenu de notre coureur Roland Fortier nous tombions en quatrième place.Ceci demande quelques mots d\u2019explication; vous n'êtes pas sans savoir que l'épreuve de fond exige un entrai- nement soutenu et spécialisé, que nos coureurs de quatre épreuves, malgré leur bon vouloir, n\u2019ont pas le temps de fournir.Surtout avec le manque d\u2019accommodations à proximité de l\u2019Université pour ce genre d\u2019entrai- nement.Nous espérons trouver l\u2019an prochain des étudiants exclusivement intéressés aux épreuves nordiques, le saut et la course de fond, ce qui ne manquerait pas de relever le standard de l\u2019équipe et de ne pas lui faire perdre les points qu\u2019elle gagne en descente- slalom.Au carnaval de McGill, nos résultats furent assez encourageants si l\u2019on considère que notre équipe de classe \u2018\u2018intermédiaire\u2019\u2019 courait contre des \u2018\u2018senior\u201d\u2019.Encore 13, ce sont les épreuves nordiques qui nous ont baissés.Il ne restait plus que les deux grands concours, mettant en ligne cinq skieurs de l'équipe de France.Quelques-uns d\u2019entre nous eurent la chance de passer plusieurs jours avec eux et d\u2019étudier leurjméthode d'entraine- ment.Bien que leur technique ne soit pas très différente de la nôtre, nous avons pu bénéficier de précieux conseils.Ils ont beaucoup de \u2018\u2018trucs\u2019\u2019 de compétition pour augmenter leur vitesse aux endroits critiques.C\u2019est avec regret que nous voyons.l\u2019hiver s\u2019en aller si tôt et je tiens à remercier tous les membres de l\u2019équipe pour leur coopération et leur esprit d'équipe insurpassable.Je sais que je parle en leur nom quand je dis que .nous espérons donner à l\u2019Üniversité Ai de Montréal une équipe de ski comparable à leur merveilleuse équipe de hockey.Chris.GRIBBIN Pourquoi prendre une R LATIN UN CHAMPIONNAT.Celui dont on parlait parfois, une moue sceptique ou coin des lèvres.Celui qu'on s'était lassé d'attendre, depuis tant d'années que tous les efforts n'aboutissaient qu'à l'échec.Oh! II y avait bien quelques optimistes (j'en étais) qui osaient en parler comme d'une possibilité, qui y \u201ccroyaient\u201d.Mais ceux-là, c'étaient les illuminés.ll se trouvait heureusement que parmi ces illuminés on pouvait compter une vingtaine de gars bien décidés à \u201camner tout ce qu'ils pouvaient pour créer cette réalité, une équipe championne.ls avaient compris que pour arriver il faut se soumettre à une discipline.lls avaient compris que pour que ça rende il faut travailler de concert, qu'il faut foire \u201cUN\u201d.Ils surent se soumettre aux directives du chef.Le No 15 a déjà écrit: Et tranquillement, à mesure qu'ils grimpaient \u2018les marches\u201d (expression chère au chef et qui signifie: à mesure qu'ils gagnaient une des douze parties) tout ça se tassait, se graduait, insensiblement, et à la fin ils se retrouvèrent une équipe.Au grand ébahissement des sceptiques, ils connurent la gloire des triomphes répétés contre des équipes qu'on avait toujours crues invincibles.Varsity, McGill durent céder devant la supériorité des nôtres.Pos tant devant la supériorité que devant cette détermination, cette volonté de vaincre.= Notre appétit de lo victoire était immense.Nous avons été rassasiés.lls ont donné à manger à ceux qui avaient faim, à boire à ceux qui avaient soif.lls ont vêtu ceux qui étaient nus.Nous voici champions de l'iIntercollégiale.Nous ne pourrons jamais leur rendre au centuple la C'est dungereux d'agir ainsi.gloire dont ils nous ont couverts, nous tous, étudiants de l'Université.Et puis vint ce nouveau couronnement d'une saison magnifique, la victoire contre nos rivaux américains, les étudiants de Dartmouth.De ce championnat on n'entendait jamais parler.Comment l'espérer alors Qu'on osait à peine croire à une victoire dans l'Intercollégiale.Et cependant nos Carabins ont de nouveau dépassé nos espérances.Ce soir-là ils atteignirent vraiment un sommet.Jamais il n'avaient eu à faire face à une équipe offrant un tel barrage à toute attaque.Il fallut que chacun donna plus que lui-même; il fallut que chacun donna à l'égalité du désir de vaincre de chaque partisan.Ce fut, jusqu'à la fin, une lutte sans merci avec une chance qui s\u2019achornait contre nous.Ce fut un arrachement continuel devant un désir égoïste de tout lâcher.Ce fut le corps-à-corps épuisant avec la défaite, avant l'enni- vrement de la victoire, Ce soir-là nos Carabins n'étaient plus des hommes, mais des héros! Ce championnat c'est le symbole d'un effort constant, d'un effort de toutes les joutes, de toutes les pratiques, toujours dons le sens de l'Unité.Ce championnat c'est pour nous une leçon: la leçon de la possibilité de réaliser l'impossible.Les étudiants de l'Université de Montréal savent qu'en se donnant la main, qu'en acceptant la même discipline, qu\u2019en travaillant dans le sens de l'Unité ils peuvent aspirer à tous les championnats, dans tous les domaines.Le beau succès des Carabins ne nous aurait-il appris que cela, le résultat n'en serait pos moins magnifique.Yves MARCOTTE Quiconque traverse une rue immédia- tementà l'arrière d'un tramway, d'un autobus ou de jo accideft qui pourrait causer souffrdices pour toute une vie.t autre véhicule arrêté, s'expose à un la_mort ou des Ceux qui ARRÊTENT - REGARDENT - et ÉCOUTENT avant fe traverser une rue observent les règles élémet laires de la sécurité.Pourquoi prendre une chance ?Ça n\u2019en vaut pas la peine DES CHAMPIONS André Charest: En voilà un qui est fier de jouer pour Carabins \u2014 \"\u201cC't\u2019évident, c\u2019l\u2019évident, y faut choutter, chouttez, c't'\u2019évident ., Raymond Flynn: Alias Patrick, Peanut, O'Flynn, fameux interprète de \u201cWhen Irish Roses are .laying\u201d il a fini premier de l'équipe pour les assistances .Albert Day: Comme on l'a déjà mentionné d'ailleurs, son père est un Day, son grand'père était un Day, et on dit même que son arrière-grand-père fut un véritable ay.Roger Pinard : Inquiète-toi pas mon Roger, un jour viendra où Rimouski te verra ! ! ! Il contribua cette annéc de 175 Ibs pour sa part, toutes bien distribuées sur sa longue charpente de 5\u201911\u201d, Grégoire Giguére: Un \u201cLacordaire\u2019 pure laine, s'occupe toujours de sa \u201cligne\u201d.\u201cOui, la ligne, la ligne, les gars\u201d.Il fut le responsable de notre fameuse victoire décisive contre le Varsity cette année.Georges Emblem: Notre \u201cBeau Brummel\u201d, père d'aucune progéniture, si ce n'est de ses œuvres; il a fini premier compteur des Carabins .Si son oreille avait été moins longue, le score de cette mémiorable joute aurait été moins fort.Jean Bruneau: C'est \u2018\u2018formidable\u2019 les gars.maudit les gars, c'est formidable! Il vole, vole au devant du danger, partout où il est ce Johnny.Denis Lazure: Étudiant en médecine par acquis de conscience, il est toujours affublé de ses superbes lunettes noires; ça lui donne un air sérieux.En tous cas Denis, il y a tout de même bien plus de service quand il y a moins d'indigestion, pas vrai ?Pierre Perreault: Pierre, le directeur No 15, n'a que.20 ans.C'est donc dire qu'au \u201ccheval\u201d bien né, la valeur n'attend pas le nombre des années! Claude Guertin: Souris, souris, mon Claude, ta vice t\u2019appartient, et en attendant tu fais plaisir à Maurice! Claude Ménard: 1° J'ai ben des troubles .2° J'travaille à Poste Office .3° Toronto vient jouer icite, et pis j'pas là .4° Carabins gagne pareille! Yvon Gariépy: Ses adversaires: McGill, Toronto, Kingston et .Mercier.André Laperriére: Toé André, t'es pas l'gars qui pratique le pluss \u2014 J'm'en sacre, j'étais dans les Olympiques ct pis .j'sors avec Marthe! Maurice Dufresne: Chanteur, acteur, metteur en scène, scripteur, impressario et parfois même disciple d'Esculape sort toujours avec les séduisantes anatomies et demeure le grand \u2018\u2019Casanova\u201d\u2019\u2019 de l'Équipe.Et pour finir à propos du directeur d'athlétisme; André Mercier: Ah! Ah! On va s\u2019faire fourrer .Protégé par l'immunité de la presse, modestement je signe, Raphaël ESPOSITO publiciste de la gang.chance ?ble vc 0 vo ecm ®w vc eee ov ou LA (OMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL P49/X CARABINS.> f= voyez pour tous vos votre MAGASIN de I'A.G.E.U.M.N ., N Chandails ouatés pour la N gymnastique et le sport.S Faites-vous un honneur de ACHATS.D'2 U.de M.CHANDAILS (Sweat Shirt) porter ce chandail de votre université Grandeur: P.M.G.Prix : avec tour U, de M.$2.50 avec écusson U.de M.$2.75 L\u2019IDEE L'idée d\u2019un magasin universitaire n'était pas neuve à l\u2019Université.Mais il fallait accoucher.Guy Pratt est venu et a réalisé le projet.Après avoir vu les réalisations des autres universités dans ce domaine il est évident que l'Université de Montréal ne pouvait et ne devait pas s\u2019en dispenser.Fernand Delhaes, Guy Pratt, I'exécutif et le conseil ont décidé de I'affaire.On a obtenu un local magnifique, acheté les meubles et engagé le gérant.Les marchandises s\u2019alignent derrière les comptoirs, la vente commence.C\u2019était simple, il fallait y penser et le faire.On l\u2019a fait, il ne vous reste qu\u2019à acheter.L'AUTRE COIN Le magasin ne fonctionne pas sur une base de coopérative.On ne vend pas de parts sociales pour former le capital.Toutefois, ce capital est recueilli à même celui de l\u2019AGE- UM et les membres sont propriétaires du magasin.Les profits leur sont distribués sous forme de bonifications proportionnelles aux achats qu\u2019ils ont faits.Le système est ingénieux et profite aux étudiants en tous points.Un bon pouvoir d\u2019achat permet de vendre à meilleur marché.La bonification est de 107, des achats et les améliorations apportées à l\u2019entreprise à même les profits retournent indirectement à l'étudiant capitaliste.DU MAGASIN Photo Pierre Gadbois ER RES CAO NY a pe ex A Photo Pierre Gadbois UN COIN DU MAGASIN LE MAGASIN UNIVERSITAIRE LE SYSTEME CE QU'ON Y VEND Voici une liste assez complète des articles offerts au magasin: la mercerie pour hommes, articles de toilette pour les deux sexes, articles de fumeurs pour les deux sexes, articles de sport pour les deux sexes (pris séparément).Des fleurs pour toutes les circonstances, de même que les produits de beauté pour circonstances graves.Dans le domaine féminin, les gants et les bas pour circonstances atténuantes, de la laine pour tricoter un chandail au \u2018\u2018steady\u201d\u2019.Nous remarquons un fait curieux en passant au travers les statistiques de la vente: ce sont les étudiants en chirurgie dentaire qui ont acheté le plus de \u2018\u2018Cutex\u2019\u2019 depuis l\u2019ouverture du magasin.COMMENT VONT LES AFFAIRES?Les affaires vont très bien.Un magnifique encouragement de la part des étudiants permet a la direction l\u2019éljaboration de rêves grandioses pour les années a venir.Pierre Beaudin, gérant du magasin, se voit déjà à la tête d\u2019une magnifique entreprise qui pourra fournir aux étudiants TOUT ce qu\u2019il leur faut à des prix très avantageux.La vente, qui augmentera sans cesse, fera déferler des profits dans la caisse de l\u2019'AGEUM.Ces profits seront utilisés pour de nobles et grandes causes strictement étudiantes.Seule une crise économique peut empêcher la réalisation de nos rêves car nous sommes convaincus que tous ont très bien compris leur rôle.Bernard CLERMONT Économisez DE L'ARGENT \u2026 ACHETEZ À VOTRE MAGASIN de l'A.G.E.U.M.SOYEZ FIERS DE VOTRE FANION Vous pouvez l'afficher partout .lors des manifestations.dans votre chambre, etc, etc.A compterde.15c a $1.35 Aussi: Ecussons-boutonniéres defaculté.75¢ Ecussons U.de M.20¢, 25¢ et $1.00 Plaques de plastique portant le sccau de I'U.de M.$1.25 CRAVATES (BLEU/OR) Portez la cravate fabriquée spécialement pour votre université.Au prix populaire de.\u2026.\u2026\u2026 $1.50 æ\u2014 a LE QUARTIER LATIN PAGE ONSE LA VISITE, ÇA FAIT TOUJOURS PLAISIR.LORD ALEXANDER C'était un beau samedi matin.On avait déposé de la cendre devant l'Université et un agent de police faisait le guet à la porte du Hall \"Honneur.Les janissaires se tenaient au garde-à-vous et leur général frottait ses décorations.Et vers dix heures il est arrivé dans sa Cadillac, avec son casque d'astrakan et ses deux aides de camp.Devant l'escalier, il s'est arrêté pour admirer la tour avec son piton rouge.Enfin, il est entré, accueilli par Monseigneur le recteur.On l'expédia à la cave, puisque le but de sa visite, c'était a campagne du Livre pour l'Europe.En passant, il daigna jeter un regard dans les bureaux du \u201cBuartier latin\u201d où on lui offrit quelques numéros (c'était justement, comme par hasard, au temps du championnat de hockey).Photo J.L.Lapointe Photo J.L.Lapointe A Puis Monseigneur le recteur entre- rit de lui montrer tous les coins de Université.On l'introduisit à la clinique de Chirurgie dentaire où une centaines de patients le regardèrent, \u2018bouche bée\u201d.On lui montra des tas de fioles, en Sciences.Enfin on arriva aux plus beaux coins de l'Université: la salle à manger de Diététique, d'abord, puis le salon du roit.n jeta un coup d'oeil à la Mère Accueillante, en passant par le Hall d'Honneur pour monter en Médecine saluer les vaches et les veaux du docteur Selyé.On en profita pour indiquer au visiteur que la bibliothèque du docteur est ia plus complète au monde., Enfin ce fut le gros \u201cshow\u201d 3 I\u2019Auditorium.On commença par un L'année académique qui se termine a été pour nous une année d'innovations.Tout d'abord un président \u201cà la Pratt\u201d c'était quelque chose de nouveau.Les activités nombreuses et même audacieuses par leur genre et leur ampleur étaient aussi quelque chose de nouveau et.d'heureux pour toute l'AGEUM.La Montagne s'est éveillée! Les activités extérieures, tapageuses et amusantes comme le Parade barnumesque, triomphales comme les championnats de hockey, nous ont fait connaître du grand public.Les activités intérieures comme les \u2018\u201c\u2018élucubrations prattiques\u2019\u2019 de la Danse aux Hussards, du Carnaval du Mardi-Gras et le mélodrame du \u2018Procès Quartier latin\u201d nous ont permis de mieux nous connaître.D'autres activités plus sérieuses, parce que plus officielles peut-être, nous ont amené des visiteurs de marque.Ce fut tout d'abord la visite surprise du Gouverneur-Général.Quelques jours plus tard, le Premier Ministre lui-même, le Très Honorable Louis S.Saint-Laurent incluait l'U.de M.dans la liste de ses visites officielles à Montréal.L'UNIVERSITE \u201cBoum général et puis on lui chante un de ces \u2018O Canada\u201d pour qu'il s'en souvienne.Lui répondit par un petit jus bien tourné et il s'en fut au salon du Recteur où l'attendait un vin d'honneur.Monseigneur le recteur lui offrit un de ses récents volumes, autographié et dédicacé.Tout le monde lui servit des sourires et des compliments tout en se servant dans le scotch et les cigares.Et la Cadillac redescendit la côte, vers midi.Tous ceux qui avaient suivi le visiteur dans ses pérégrinations universitaires le regardèrent partir d'un oeil attendri.Mais on peut être assuré que son souvenir restera gravé dans nos coeurs et dans nos corridors.: Claude PAULETTE ll y était déjà venu d'ailleurs.A l'inauguration solennelle de l'édifice de la montagne, alors qu'il était ministre des Affaires Extérieures, on lui décernait un doctorat \u2018\u2018honoris causa\u201d.Cette fois-ci c'était comme Premier Ministre qu'il nous revenait.rappelant sans doute le plaisir de sa première visite, il avait tenu à la faire partager à tout un groupe de ses collègues.Les Honorables Brooke Claxton, Ernest Bertrand, Paul Martin, Garson et Gaspard Fauteux respectivement ministres du Commerce, des Postes, de la Santé, de la Justice et Président de la Chambre l'accompagnaient à cette occasion.Si les débutantes DÉBUTENT à leur présentation au bal présidé par le cou verneur-général, les étudiants ont fait de même quand Mgr le Recteur et le présidentissime Guy Pratt ont présenté chacun des délégués au Premier Ministre.Car nous en étions.Les délégués avec leurs '\u2018blazers\u2019 formaient un groupe jeune mais fort sympathique et imposant.Ce fut une Occasion pour eux de rencontrer en \u201cchair et en os\" quelques-uns des membres du Conseil d'Administration, mais malheureusement l'occasion favorable pour discuter de sujets \u201cbrilants\u201d (un salon \u201cBleu et Or\" pour nos visiteurs) ne s'est pas présentée.A part le groupe du Premier Ministre reçu par Monseigneur le Recteur le groupe de l'AGEUM et le Conseil d'Administration, le corps professoral et administratif était aussi de le réception.Le Premier Ministre, après avoir fait connaissance avec tout ce monde, partit en tournée sous l'égide de Mgr eurault.Du grand amphithéatre, il passe vers, la chapelle, la cafétéria, puis ensuite vers la Faculté de Médecine, de Diététique, à la bibliothèque pour admirer tout ce qui y avait été installé depuis sa première visite.Revenu au Salon du Recteur un cocktail fut servi.Au bout de quelques instants tous les groupes étaient en grande conversation derrière un écran de fumée, fournie par le Recteur.Les délégués de l'AGEUM y co.toyaient les ministres et recevaient des compliments sur leurs beaux blazers et leur plus bel écusson.Les organisateurs de la visite guettaient anxieusement l'heure du départ car leur horaire était minuté à le seconde, mais le Premier Ministre tout heureux d'être en si bonne compagnie (!) ne voyait pas les signes furtifs et continuait de causer avec tout le monde et de préférence avec celui des jeunes.Après s'être prêté avec plaisir à quelques photos de groupe avec les délégués il a été soumis à un discours \u2018\u2019prattique'\u2019 de remerciements comme il n'en reçoit jamais au Parlement.Le \u2018\u2019boum\u2019\u2019 universitaire lancé r les délégués sous la direction du aestro Guy Pratt l'a fort probablement étourdi pour quelques secondes mais il lui à certainement fait plaisir tant il était plein d'enthousiasme.Saint Patron des Conseils d'Administration et des Comités de Souscription priez pour nous et convertissez nos raphins'\u2019\u2019 en coeurs sensibles et généreux afin qu'un jour nous puissions montrer à nos visiteurs quelque chose de plus attrayant et de plus vivant qu'un bel édifice rempli de salles de cours, sans gymnase, sans piscine et sans maison d'étudiants.Amen.Paul-H.LAURENDEAU PAGE DOUZE LE QUARTIER LATIN 22-MARS 1949 - NOS «WEEK-END» PAR CHEZ-EUX! PAR CHEZ-NOUS! \u2018\u2019C\u2019est tellement différent!\u201d di- sions-nous tous aussitôt le \u201c\u2018All- Varsity Review\u201d terminé, et Louise Gauvin d\u2019ajouter innocemment, exprimant ainsi les sentiments non- déclarés d'un grand nombre de carabins timides (!) \u201cIls ont que- que\u2019chose que nous n\u2019avons pas\u2019 .ce que l\u2019on peut tout aussi bien comprendre : \u201cElles ont un je ne-sais- trop que nos carabines n\u2019ont pas! \"\u2019 Nos amis de Toronto nous ont présenté, en effet, un spectacle formidable; ceux qui se sont rendus à l\u2019Ermitage ont tous été enchantés de cette soirée passée dans la gaieté (sans aucune allusion intentionnelle au centre artistique de la rue Ste- Catherine).Le rythme et l\u2019entrain avec lesquels la revue fut présentée en firent une représentation d\u2019un intérêt soutenu dans tous ses tableaux; l\u2019ardeur de la troupe dans son jeu communiqua dès le début à la salle un enthousiasme débordant que manifestaient a a tout instant les applaudissements, les rires et les \u2018\u201c\u2018encores\u2019\u2019.Cette troupe, il va sans dire, était loin d\u2019étre au complet, comme le faisait remarquer le directeur de la revue, Llois Lloyd, avant le spectacle.De l\u2019imposant orchestre de 60 musiciens qu\u2019on avait à Toronto, il ne restait plus qu\u2019un ensemble tripartite, épatant d\u2019ailleurs, qui sut faire vibrer les murs de l\u2019Ermitage et les cœurs carabins.Les levers-de-rideau étaient tout particulièrement réussis ; nous avons aussi grandement apprécié les scènes de la bibliothèque, d\u2019un jeu de mimique tenant à la caricature, et celle de la chambre des bouilloires, sans mentionner les autres tableaux où.Cette représentation constituait sans doute le plat de résistance pour les convives invités à cette grandiose fête qui dura deux jours, mais les entrées et le dessert n\u2019en étaient pas moins bien apprêtés.Dès leur arrivée en ville, le vendredi soir, 21 janvier, les gars et les filles de Toronto, formant un groupe d\u2019une cinquantaine d'étudiants, avaient envahi notre Université pour se précipiter aussitôt vers le salon du Recteur entendre ses bonnes paroles de bienvenue, et boire le vin d\u2019honneur traditionnel.Puis chacun s\u2019était vu entraîner vers quelque refuge familial, où, dit-on, les \u2018\u201c\u2018parties\u2019\u2019 se prolongèrent tard dans la nuit.Le lendemain, au cours d\u2019une visite des diverses sections de notre Université, les doyens des facultés se sont révélés à leur égard des cicérones pleins d\u2019attentions délicates.Il y eut ensuite le diner à la cafétéria, entrecoupé de \u2018\u2018boums\u201d et de \u2018\u2018Ripperty-Rapperty-Ree\"\u201d, une promenade en ville, un souper offert gracieusement par Monsieur le Maire, puis la revue à l\u2019Ermitage, et enfin, la danse au C.E.O.C.Tout cela s\u2019enchaînait merveilleusement bien, et l\u2019entrain de nos invités répondait à souhait à toutes les initiatives qu\u2019avait mises sur pied notre comité de Relations Extérieures.Cette fin de semaine mémorable se terminait donc le lendemain au salon du Droit; durant les quarante-huit heures, aucun discours n\u2019avait été prononcé sur le bilinguisme ou la bonne entente, et pourtant, chacun sentait pleinement l\u2019heureux effet de telles relations amicales.Car, en définitive, \u201cthanks to Varsity, it had been a wonderful week-end!\u201d Marc BRIERE Par une belle matinée du début de décembre dernier, une quarantaine de carabins et carabines laissaient la Métropole pour Toronto la \u201cPure\u201d où ils allaient être le centre d'attraction d'un \u201cFrench Week-End\".Dons un autobus assez confortable, les rires et les chonts firent à peine oublier les treize heures que devaient durer la \u201ccroisière\u201d.Plusieurs villes ontariennes ont eu l'occasion d\u2019admirer les blazers montréalois portés par tous les membres de la troupe ambulante de \u201cBleu et Or\u201d.Les étudiants torontois nous accueillirent chaleureusement au Varsity Arena où se disputait la joute CARABINS vs BLUES.Que nos hôtes carabins nous parent de leurs couleurs universitaires était de ton, mais qu'on nous remette nos propres couleurs était une délico- tesse qu'aucun étudiant montréalais n'oubliera.La partie de hockey, où de très bons sièges nous avaient été réservés, devait nous laisser notre première défaite de la saison en dépit du beau jeu d'équipe fourni por nos porte-couleurs et un entrain dynamique de la part de notre faible groupe.En plus des retentissants Boums des French Speaking Carabins, les spectateurs torontois ont été à même d'apprécier le folklore québecois dans la fameuse chanson à répondre \u2018Alouette\"! Nous fûmes ensuite invités à une danse organisée en notre honneur où nos hôtes et hôtesses nous furent présentés.Les Torontois avaient prévu pour chacun de nous une famille d\u2019étudiants où le logement nous était gracieusement offert pour la fin de semaine.Au nom de l'Université de Toronto, Sir Sydney Smith nous souhaita la bienvenue au cours d'une réception dans un des plus luxueux salons du campus au cours de la matinée de samedi.Une visite des immeubles devait suivre.les visiteurs furent ensuite promenés dans les rues de Toronto par leurs hôtes, et invités à des diners de famille.Pour ma part, j'eus l'occasion de prendre le repas du midi en compagnie de quelques compagnons de voyage au Granite Club, un endroit des plus distingué; j'étais l'heureux invité d'une charmante To- rontoise.Durant l'après-midi, un groupe de Montréalais allait saluer l'équipe de hockey qui quittait la Ville-Reine pour Kingston.te ov cot net montantes Avant de donner un résumé de notre revue étudiante, différentes fraternités nous offrirent un copieux souper.Quelques coquetels avaient préalablement aiguisé les appétits et déguisé la timidité des Frenchmen.Un auditoire aussi sympathique que celui qui nous écouta ne pouvait que nous gêner de présenter un spectacle aussi simple, Qu'on ait choisi un des nôtres pour agir comme maître de cérémonie à la soirée dansante qui suivit est un autre geste qui marque la délicate et chaude hospitalité dont nous fûmes l'objet, Nous nous sommes efforcés de leur présenter l'atmosphère de nos soirées canadiennes par des danses et des chants de chez-nous.Malgré lo fermeture à minuit de tout établissement le samedi soir, nous avons réussi à nous faire accepter dans un restaurant après une intime réception qui suivait la danse au Trinity College.Après une messe à la chapelle du Newman Club, sur le campus même, un succulent déjeuner nous était servi par le groupe des étudiants et étudiantes catholiques de l'Université de Toronto.Là encore, nos talentueux participants de \u2018Bleu et Or\u201d, ont su intéresser l'auditoire anglophone.Le diner nous était offert par nos hôtes dans leurs familles.Les étudiantes de Toronto se chargèrent du \u201cSend-Off\u201d.Un léger goûter arrosé de.thé, celo se devait, nous fit regretter encore les adieux qui venaient si tôt.Un autre treize heures d'autobus dans un sommeil léger, une gaieté sereine et une douce intimité nous rainenait dans lo Métropole pour le lever du soleil; un lundi matin.Rien n'est extraordinaire dons cette fin de semaine, si ce n'est la constante et choude amitié qui lie maintenant deux groupes d'étudiants et étudiantes à qui il ne manquait qu'une chose, se connaître pour mieux s'apprécier.La bonne entente n'est pas un problème, c'est une possibilité prochaine dont notre voyage nous a convaincus.Jean COUPAL RAPPEL Ceux qui veulent des photos carabines de Pierre Gadbois peuvent s\u2019adresser à l\u2019AGEUM où une charmante jeune fille se chargera de leur message.Les conditions avantageuses n\u2019empêchent pas un service impeccable et rapide. \u2018LE QUARTIER LATIN BLAZER ET -SOULIERS DE BEU- LE GALA DE L'AGEUM.\u201c C'est le 26 novembre: ce soir a lieu à l'Université le Gala annuel de l'A.G.EU.M., la soirée chic du Carabin.Après une brillante représentation de lo revue \u201cBleu et Or\" au Monument National, les couples de joyeux Carabins, imbus du véritable esprit étudiant, envahissent gaiement l'immeuble universitaire.Le Hall d'Honneur, paré de ses plus beaux atours est tout ébahi devant un fel déploiement de grâce, de charme et d'élégance.On circule, on parade, attendant d'un moment à l'autre l'ouverture du bol.Roulements de tambour! Les dignitaires et les invités d'honneur, reçus ou Salon de Droit par le vice-président, sont maintenant officiellement présentés à notre sympathique Président sur le palier du grand escalier, richement pavoisé aux couleurs des Facultés.À l'appel de leur nom, ils descendent dignement recevoir le mot de bienvenue du plus carabin des carabins et former cercle au pied de l'escalier.Les premières mesures d'une valse viennoise entrainent alors le président et, à so suite, les invités d'honneur et tous les carabins dans un fourbillon de couleurs et de rire.Le bal est ouvert! Tous s\u2019y donnent à coeur joie dans une réelle atmosphère de noblesse et de dignité.Après le vin d'honneur servi au Salon de Monseigneur, les invités passent à la cafétéria.La table d'honneur, où prennent place les invités et le Conseil Général de I' Association, s'allonge sur toute lo longueur de la salle, sous un large écusson universitaire surmonté d'une profusion de drapeaux aux vives couleurs.Dans un tel décor, notre président ne peut s'asseoir.Il se lève, propose un toast et inaugure ces fraternelles agapes.Dans le Hall, à la cafétéria, ou av bar installé dans la salle à diner des professeurs, partout règne un enthou- siusme délirant.Tous sont contents d'être de la fête.André Durieux et ses musiciens réputés savent satisfaire aux exigences des infatiguables danseurs.Les valses, les tangos, les danses mélodies se succèdent; ici et là un \u2018Paul Jones' vient attiser l'entrain et permettre à fous de se connaître et d'échanger leurs impressions sur cette soirée traditionnelle dont le succès va toujours grandissant.Le jour se lève sur la montagne.Le Hall d'Honneur se tait et ferme l'oeil.Seule la chapelle murmure ses remerciements au Très Haut Quelques carabins dans le Chinatown .sous la pluie .neuf heures à midi .cours comme à l'ordinaire .et la vie continue .Plus de trois cents couples ont assisté au Gala cette année, sans compter les imposants renforts accourus à l'Université à la sortie des autres bals de la Métropole.Ceux-ci regrettaient amèrement de n'y pas être venu en premier lieu, goûter la franche camaraderie estudiante.Tous ont trouvé la soirée trop courte.Le Golo universitaire a connu cette année un succès sans précédent et s'est avéré la manifestation étudiante de beaucoup la plus populaire.Cependant on a déploré une ombre au tableau.Espérons que l'an prochain, la plantation de palmiers sera assez avancée pour ajouter au Gala la note d'exotisme qui lui manquait cette année.Guy GOYER Hommage de LA PHOTOGRAVURE NATIONALE LTÉE 282 ouest, rue ONTARIO près de Bleury PAGE TREISE CARNAVAL DU MARDI-GRAS C'est le Mardi-Gras, à l\u2019Université.Une rumeur court, provoque l'émotion, sème la consternation: la rumeur est confirmée, c'est une nouvelle.Elle atteint le troisième plancher, s'infiltre au Service d\u2019Entretien et s'instable cyniquement sur le bureau du Patron.I s'affole (le patron, pas le bureau), lève les bras au ciel, vocifère, implore le saint des causes désespérées.Un cheval est en liberté dans l'immeuble universitaire.On l'a vu gruger une porte à la réception des marchandises: il a passé en trombe chez Valère: on l'attend maintenant dans le Hall d'Honneur.Désastre! le marbre du parquet! Au bureau du Service d'Entretien, on ne vit plus, ou plutôt le patron ne vit plus; son assistant, calme et confiant, attend le foin commandé pour attirer la bête affolée dans un endroit propice à sa capture rapide et sûre, au trésor; ses secrétaires rêvent à leur costume d'équitation et ta pent à grand galop les lettres de leur pédestre patron; le président de I\u2019 Ecole de Service social accouru en hâte lance, inconsciemment, par déformation professionnelle, un S.O.S.à la Société Protectrice des Animaux.Le temps s'écoule lentement, comme au cours.La tension nerveuse atteint son paroxysme lorsqu'enfin le téléphone sonne.Le patron du bureau, haletant, répond ou plutôt écoute: \u201cLocal , service d'Entretien, .Général Desrochers reporting .horse under control .now at reception room .il ts a wooden horse .yes sir, a wooden horse .ben out, ben out, un cheval de bois .that is all!\u201d Le personnel du bureau sourit, rit, s'esclaffe, poufle, se tord et à sa suite le bureau tout entier rit à s'en décrocher la machoire de sa triste mésaventure.Le cheval est en bots; l'odeur d'écurie descend des laboratoires de chimie où l'on synthétise l'acide hyppurique.Les étudiants organisent leur carnaval.Bouleau noir, ils l'ont organisé et tous les Carabins ont répondu généreusement à leur appel.Tous s'en souviennent parce qu'on en a eu du plaisir à ce fameux Carnaval.Dès sept heures et trente, les couples joyeux envahissaient le Hall, avant même l'arrivée du contrôleur des billets, et égayaient la place entière par leurs larges sourires, leurs chants entraînants, leurs costumes multicolores.À la cafétéria dûment décorée pour la circonstance, l'accor- déonniste ne pouvait que donner les premières mesures des chansons canadiennes au programme pour être aussitôt enterré sous les voix déchaînées des nombreux convives.Les chants se répercutaient jusqu\u2019au Fall où les \u2018sets\u2019, les quadrilles, les \u2018Paul Jones\", les \u2018'bran- dys\", se succédaient sans interruption sous l'habile direction de Jos Carpentier el ses Habitants.Au programme de la soirée figuraient Guy Prait et son jitterbug, la Compagnie du Masque et ses mimes el Ovila Légaré el ses chansons.Tous ont été appréciés à leur juste valeur.Le tout se termina à minuit par la Messe des Cendres.Mais il faudrait faire mieux: il Jaudrait avoir du foin! Cette année, nous y avons pensé, mais comme les étudiants n'ont jamais de foin, nous avons cru devoir respecter la tradition el nous passer de foin au Carnaval du Mardi-Gras.Guy GOYER Photo Pierre Gadbois en règle avec l'Association.MÉRITE UNIVERSITAIRE \u201cMérite Universitaire\u201d signifie cette qualification accordée à celui qui s\u2019est fait remarquer particulièrement par ses activités, son esprit, ou ses initiatives au cours de ses études universitaires.Chaque candidature doit être présentée, par écrit, au secrétariat de l'AGEUM avant le 15 avril et posée, soit par un comité de régie, soit par une constitutive, soit enfin par deux étudiants Le Conseil de Direction de l'Association accorde un maximum de 17 médailles par an: 2 en or, 5 en argent et 10 en bronze.Le secrétaire permanent, Fernand DELHAES PAGE QUATOREE LE QUARTIER LATIN TROIS TROUS DANS LA CLOTURE L'ENTR'AIDE UNIVERSITAIRE INTERNATIONALE DU CANADA Le Club de Relations internationales mettra bientôt fin aux activités de sa seconde année.Le Club fut fondé il y a deux ans dans le but de permettre aux étudiants qui s intéressent aux problèmes internationaux de se réunir afin de les étudier.Cette étude, le Club la conçoit de deux façons: d'abord en invitant des gens qui se sont spécialisés dans une question à venir l'exposer au Club; en deuxième lieu en facilitant un échange d'opinions entre les membres du Club eux-mêmes per la discussion.A cette fin le Club a reçu au cours de l'année des diplomates, des hauts fonctionnaires, des professeurs et autres spécialistes qui ont traité de l'Afrique du Nord française, de l'AI- lemagne, de la Palestine, de la Chine et autres problèmes d'un intérêt aussi actuel.Voulant étudier plus particulièrement la position du Canada dans le monde et sa politique extérieure, le Nouveau -né Nous avons vu le jour à l'Université au mois de novembre dernier.Le comité formé exclusivement de nouveaux-nés universitaires ne tarda pas à faire ses premiers pas et à s'infliger ses premières bosses.La conférence nationale de Noël, réunissant des délégués de toutes les universités canadiennes, nous permit de voir un peu la binette des étudiants à travers le Canada; et de leur montrer la nôtre.Elles se ressemblent beaucoup.La question la plus vivement débattue, celle de notre affiliation à l'I.U.S., divisa les représentants, et il se trouva que la majorité était contre, nous étions pour.Après I'émoi de la conférence, le \"Varsity Week-end\" vint à son tour nous préoccuper.Il s'agissait, en collo- boration avec les outres membres du comité des relations extérieures de l'Université, de montrer à nos visiteurs de Toronto la pure, que l'Université de Montréal n'était pas un mythe.On soit le résultat.Et maintenant nous préparons l'offensive de l'an prochain.Un tas de projets nous courent la tête: un séminaire national en 1950, un service d'échange d'étudiants entre universités conadiennes, l'organisation d'une série de programmes radiophoniques étudiants sur le plan national, et que sais-je encore! .N.F.C.U.S.Le Club de Relations Internationales Club a reçu le chef du personnel du ministère des Affaires extérieures qui a exposé le mécanisme du service diplomatique du pays.Puis, à l'occasion e séances entre les membres on à discuté de la position du Canada dans le Commonwealth et un conférencier est venu exposer ses vues sur ce problème particulier.L'intérêt du Club ne s'est pas limité au cempus de l'U.de M.|| a maintenu des relations avec les autres CRIs des universités canadiennes dont les universités McGill, Laval (qui vient de fonder un Club cette année), de Toronto et de Saskatoon.L'automne dernier, le Club était invité à participer à la Conférence annuelle des Clubs de Relations internationales des Universités américaines et canadiennes de la région du Moyen-Atlantique.Cette conférence groupait des représentants de quelque cent trente collèges et universités.Six étudiants de l'Université de Montréal descendirent à cette occasion à State ollege en Pennsylvanie et prirent part à la Conférence.Trois universités canadiennes y étaient représentées: Toronto, Western Ontario et Montréal.A la fin de la Conférence, sur la proposition du chef de la délégation e Toronto, Paul Crépeau, vice- président du CRI de Montréal fut élu secrétaire de la conférence de l'an prochain qui se tiendra à l'Université de Georgetown à Washington D.C.Notre Club s'est aussi occupé du fonctionnement de la Fédération ne- tionale des CRIs des Universités cana- iennes, sur une base régionale, en collaboration avec l'Université Mc ill.On voit qu'en plus des activités à l'Université même il y à un travail considérable de représentation et d'information par correspondance à maintenir.Ce travail a pour but de connaître la pensée des autres étudiants canadiens ou américains sur les problèmes internationaux et de diffuser la nôtre.ll manque encore au Club un élément indispensable au fonctionnement régulier et continu de cette activité et c'est un local où concentrer tous ses biens et où s'acquitter de son travail.Lorsque ce dernier pas aura été franchi, le Club de Relations internationales de l'Université de Montréal passera sans doute en tête des Rls des Universités canadiennes et pourra jouer un rôle de premier rang dans notre région de la Fédération nationale et aussi aux conférences internationales tenues à l'étranger.Le CRI.Votre comité local de l'Entr'Aide Universitaire Internationale termine une année toute tissée de fructueuses initiatives.On sait trop bien l'importance de cet organisme, dévoué aux relations extérieures de notre campus, pour n'en pas relater les entreprises récentes.En effet, l'automne dernier, les étudiants retour du Séminaire d'Allemagne rendaient compte de leur mandat universitaire au premier diner- causerie du Club des Relations Internationales.A la Conférence de Toronto, six délégués, professeurs et étudiants, représentent l'Université.En décembre, l'AGEUM confie au comité la réalisation de la première visite inter-universitaire, l'inoubliable \u201cCarabins Week-end\" à Toronto; la quatorzième \u2018Bleu et Or\" y contribuant de son apport humoristique.Entre temps l'un des nôtres s'était adressé à tout le pays, au nom de l'Entr'Aide Universitaire, sur le réseau national de Radio- Canada.Les nôtres participent activement à la réception du \u201cVarsity Week-end\" à Montréal.En plus de l'établissement d'un service de correspondance international, on élabore sérieusement un projet d'adoption de trois étudiants-réfugiés (D.P.) qui seront présentés aux carabins en septembre prochain.Les Collèges St-Laurent, Mont-Saint-Louis et Jean-de-Brébeuf offrent avec libéralité logement et pension pour nos protégés.L'exécutif sollicite trois bourses d'études pour ces intellectuels indigents.En mars le prochain Séminaire d'Europe est annoncé, les candidatures ouvertes à tous et à toutes; elles viennent nombreuses et sérieuses.Monseigneur le Recteur accepte de présider le Comité spécial d'élection de nos délégués au futur campus international, le président de l'AGEUM y est invité.Et finalement c'est la grande corvée annuelle de charité: la Campagne en faveur des confrères victimes de lo guerre, qui embrigade des centaines d'étudiants et d'étudiantes, rejoint tous nos professeurs, bon nombre des diplômés, s'adresse (et est chaleureusement accueillie) à tous les collèges, couvents, écoles et instituts affiliés ou annexés à l'Université de Montréal.Son Honneur le maire Houde, membre honoraire du comité local, achète le premier \u201ctag\u201d du sensationnel tag-day universitaire, le 26 mars.Nos remerciements a tous nos auxiliaires et collaborateurs.\u201cNous concluons qu'il faut détruire Carthage et tous les locaux vacants de la cabane universitaire pour trouver un bureau permanent aux nombreux services indispensables de I'Entr'Aide Universitaire Internationale du Canado.\" Jean-Yves GRENON Ce que vous faites BIEN .vous pouvez le faire MIEUX! VOUS ÉCRIVEZ BEAUCOUP ?.Concours, thèses, notes, examens, correspondance personnelle, demandes de situation .quelquefois même un S.O.S.aux parents pour de l'argent .est-ce vrai ?ALLEZ-Y ALORS DE VOS DEUX MAINS ! Ecrivez à la machine! Votre travail se fera plus rapidement, plus proprement, et sera plus facile à lire! Vous penserez .vous verrez! même plus vite .Au coût minime de *5 par mois\u2026 LOUEZ-VOUS UN PORTATIF ROYAL TOUT NEUF! Livré à votre porte, sans délai! DÉBUTANTS ET EXPERTS bénéficieront également des grandes qualités exclusives av ROYAL, à savoir: touches conformées, barre d'espocement ultra- rapide, margeur \"Magic**, changeur de ruban rapide! C'EST FACILE.TÉLÉPHONEZ AUJOURD'HUI MÊME.À UN DES ENDROITS SUIVANTS : PL.4441 \u2014 Adding Machine Service Co.BE.3016 \u2014 Montreal Office Machines Co.Ltd.MA.2147 \u2014 National Typewriter Inc.TR.*Morque déposée 1211 \u2014 A.Bédard.EEE LA SOCIÉTÉ ARTISTIQUE Pouvons-nous faire ensemble le bilan de la scison artistique à l'Université de Montréal?Il est facile de dire que nous avons présenté trois concerts, une vingtaine de séances de cinéma, une exposition de peintures, une autre de photos, une Revue Bleu et Or, etc, etc.Mais là ne s'arrête pas le travail de la Société Artistique.Nous avons essayé de procurer à tous les étudiants quelques loisirs agréables et enrichissants, des moyens adéquats de parfaire leur culture artistique.Tous les étudiants se rendent-ils compte des précieux avantages dont ils peuvent jouir et que nous envient nombre d'étrangers?Avec une pointe de regret nous sommes forcés d'avouer que la majorité du public étudiont semble singulièrement désintéressée de la vie artistique universitaire.|| est magnifique de constater que les concerts, le cinéma nous amènent des centaines et des centaines d'auditeurs.Mais combien de ces gens ne sont pas des universitaires.(Je n'inclus pas les pefites amies dans ce groupe, va sans dire.) Est-ce indifférence, pa- CINÉ- CLUB Dans le peu d'espace que, forcément, on m'alloue, je ne puis exposer et discuter convenablement mes observations sur le ciné-club, au terme de cette première année d'activité.Il conviendrait mieux à ces colonnes que j'y inscrive des faits, des chiffres: une espèce de compte-rendu.Voici donc la liste des films, documentaires et films d'avant garde projetés devant les membres du ciné-club.(J.G.) 1.-UN CARNET DE BAL (France- Duvivier) Invité: Pierre Dagenais.Sujet: \u201cL'interprétation au cinéma.\u201d 2.-LES MAUDITS - (France-Clément) Invité: Jean-Yves Bigras.Sujet: \u201cTechnique et cinéma.\u201d 3.-LA GRANDE ILLUSION - (France- Renoir) Invité: Gérard Pelletier.Sujet: \u201cLa grande portée humaine de ce film.\u201d 4.-BRIEF ENCOUNTER - (Angleterre- Lean Coward) Invité: Guy Beaugrand- Champagne.Sujet: \u201cUne conception de l'amour.\" 5.-JANOSIK - (Tchécoslovaquie-Fric) 6.-LONG VOYAGE HOME - (Etats- Unis-Ford) 7.-LE DERNIER MILLIARDAIRE - (France-Clair) Invité: Jean Vallerand.Sujet: \u201cLa musique au cinéma.\u201d 8.-LA PASSION DE JEANNE D'ARC - (France-Dreyer) 9.-TIME IN THE SUN - (Que viva Mexico)-(Mexique-Eisenstein) Invité: Abbé R.E.Llewellyn.Sujet: \u201cLa morale au cinéma.\u201d 10-JANE EYRE - (Etats-Unis) Invité: Monsieur Jean Gélinas.Sujet: \u2018\u2018Critique générale du film.\u201d 11-AS YOU LIKE IT - (Angleterre- Czenni) Invité: Eloi de Grandmont.Sujet: \"Littérature et cinéma.\u201d 12-CRIME ET CHATIMENT - (France- Chenal) Invité: P.Beausoleil.Sujet: \u2018Un caractère psychologique.\u201d DOCUMENTAIRES FILMS D'AVANT-GARDE SADDLES OF KARAKOUN (Russie) THE CITY (États-Unis) FORGOTTEN VILLAGE (Mexique) NIGHT MAIL (Angleterre) WIND FROM THE WEST (Suède) L'ALBIGEOIS (France) GRASS (États-Unis - Perse) THE HAGUE (Hollande) PAPAGINO (Allemagne) * * .Afin de connaître les films que nos membres avaient le plus appréciés, nous avons institué un referendum.Voici ce que l'enquête a révélé.1°\u2014La passion de Jeanne d\u2019Arc 2e\u2014Brief Encounter 3>\u2014La grande illusion 4°\u2014Les maudits Se\u2014Jane Eyre 6\u2014Time in the Sun 7e\u2014Le dernier milliardaire 8\u2014Long Voyage Home 9\u2014Janosik 10-\u2014Un carnet de Bal ÉCOLES DES de haute culture.SECRÉTARIAT de ia PROVINCE On ne saurait surestimer l'importance de l\u2019enseignement des Beaux-Arts pour l\u2019avancement de notre peuple.Cet enseignement a fait des progrès considérables, depuis quelques années, sous l\u2019impulsion que lui a donnée le Secrétariat de la Province.Jeunes gens, jeunes filles qu\u2019attirent l\u2019Architecture, le Dessin, la Peinture, l\u2019Aquarelle, la Sculpture statuaire et ornementale et l\u2019Art décoratif (théorique et pratique), etc, etc., suivez les cours des Ecoles des Beaux-Arts de Montréal et de Québec, deux institutions d\u2019enseignement supérieur et foyers ENSEIGNEMENT GRATUIT FRAIS D'INSCRIPTION: $1.00 Pour renseignements, s\u2019adresser au Directeur de l\u2019Ecole des Beaux-Arts, 3450, rue St-Urbain, Montréal, ou au Directeur de l\u2019Ecole des Beaux-Arts, 87, rue St-Joachim, Québec.BEAUX-ARTS Omer Côté, c.r., Secrétaire de la Province resse?Je préfère croire messieurs que vos finances ne vous permettent pas mille fantaisies.Qu'a cela ne tienne car le prix d'entrée au cinéma est minime et pour ce qui est de la musique je peux vous donner un tuyau qui vaudra pour l'an prochain: tous les midis il y a en D'225 audition de disques choisi.Nutre discothèque recèle des chefs-d'oeuvre, que vous ignoriez peut-être jusqu'à ce moment, et qui vous feraient découvrir à quel point la musique peut détendre, enrichir, et faire accéder à l'une des plus pures formes du génie humain.Le goût de la musique comme de tout autre art est chose qui se développe et s'affine petit à petit.Pourquoi d'ici quelques années n'aurions-nous pas à l'Université notre propre orchestre de jazz d'abord puis à cordes et même symphonique; pourquoi crain- drions-nous de présenter aux étudiants des artistes peu connus mais de grande valeur, des compositions trop peu sou- vént interprétées?Notre cinéma universitaire par la qualité des films présentés s'est acquis une réputation des plus enviables dans les milieux artistiques de Montréal.Nos confrères de McGill en particulier nous envient fortement cette Société du Film qui a à coeur de nous présenter les meilleurs films produits dons un pays ou un autre, à telle ou telle époque.ll ne faudrait pas croire que la Société Artistique limiterait à la musique et au cinéma le meilleur de ses efforts.Cette constitutive est jeune encore mais ambitieuse.Des contretemps malheureux l'ont empêchée de mettre sur pieds les projets dont elle révait depuis un bon moment.Ainsi en fut-il des quelques expositions de peintures que nous devions présenter et qui se sont limitées à.une.Nous comptons bien tout de même que les années à venir verront de nombreuses expositions de peintures, dessins, sculptures, etc.qui ouvriront aux gens de bonne volonté des horizons illimités sur les merveilles des beaux-arts.Nous parlions tout à l'heure de projets multiples.Revenons-y.Ils s'étendent à la photographie, à la danse, au théâtre, à quoi encore?Un concours de photographies réalisé cette année a révélé des talents cachés de photographes parmi nous.Un club de photographie né & cette occasion, groupe les amateurs, les enragés du kodak.Ceux-ci nous promettent pour l'an prochain des photos plus intéressantes encore que celles exposées cette année.Et pourquoi ces photos ne pourraient-elles pas circuler dans le pays d'une université à l'autre, ce qui nous ferait connaître et nous permettrait en même temps de voir en expositions ici-même dans notre hall marmoréen les chefs-d'oeuvre de nos frères étudiants de tout le Canada?Parlons danse et théâtre.Hélas, rien n'est encore fait jusqu'ici, si nous exceptons la réalisation annuelle de notre Revue Bleu et Or.I! y a pourtant nombre de comédiens et sûrement quelques danseurs qui taisent leurs talents.Nos collèges classiques peuvent présenter des pièces très honnêtement montées et nous, de l'Université, ne possédons même pas notre \u201cDrama Guild\u2019, honneur de tout collège et de toute université qui se respectent.Il faudra y voir et d'ici peu.Comme vous voyez, si, jusqu'ici, la Société Artistique a beaucoup travaillé, il lui reste beaucoup à faire.Mais pour ce, elle doit compter sur la collaboration d'un grand nombre, sur l'intérêt de tout le public étudiant.Comment nous prétendre de l'élite si nous ne soutenons pas les arts, cette fine pointe de l'esprit, privilège d'une classe cultivée.Monique LORTIE CINÉMA UNIVERSITAIRE En dépit des dictatures, des renversements et des réinstallations, le cinéma universitaire, insensible à ces troubles de structure, a connu cette année une étonnante stabilité dans la qualité.Et même ce passé, qu\u2019ont illustré un CABINET DU DR CALIGARIM ou un ALEXANDRE NEWSKY ne saurait écraser un présent, ne fut-il défendu que par JOURS DE COLERE.Et st par surcroit viennent s\u2019accoler à ce géant des œuvres du calibre de la KERMESSE HEROIQUE, des VISITEURS DU SOIR ou de HENRY V, la lutte devient inutile et l'admiration s'impose alors comme une nécessité.Tels sont les motifs qui commandent l'hommage que nous rendons aujourd'hui à la Société Artistique et à son irremplaçable direcieur.\u201cJOUR DE COLERE\u2019 de Dreyer se range par son valeureux classicisme parmi les quelques œuvres dont la grandeur commande un respectueux silence.Si opposé puisse-t-il être par son atmosphère de l'intangible \u201cTour de Colère\u201d le film-surprise présenté avec \u201cLumière d'été\" le rejoint cependant dans l'échelle des grandeurs.Quelle lucide poésie, quelle sereine clarté, quelle profondeur naïve dans cette nouvelle de Steinbeck, cinémalographiquement traitée par Fernandel \u2014 Une perle entre les perles: LA PERLE.Et c'est maintenant Shakespeare qui renaît au cinéma avec la splendeur que lui confèrent les génies st divers de Olivier et Reinhart \u2014 De toutes les présentations du cinéma universitaire, cependant, les adaptations de pièces shakespeariennes - connurent les plus manifestes échecs.Quel lugubre souvenir je conserve en effet de cette soirée Henry V où nous vimes une salle pleine au début du spectacle se dépeupler lentement.Déplorable spectacle que ces 200 affolés qui, les uns après les autres, scandèrent les vers que L.Olivier faisait renaître, avec une étonnante sublimité, au rythme indiscret de celle lourde porte qu'ils refermaient sur leur ostentatoire fuite.L'exquise poésie du \u2018\u201c Midsummer Night's Dream\u2019 n'a pas su trouver pour sa part plus de quelques cen- taîines d'auditeurs.Si l'incompréhension, l'indifférence et le mépris sont à l'ordinaire indices du génie, Shakespeare a trouvé en notre Université, une éclatante confirmation .Tout au contraire, \u201cLa Kermesse Héroïque\u201d bénéficie d'une indiscutable compréhension.L'auditoire, négligeant pour un moment ses préjugés, ses conceptions artistiques, n'a pas tenté de les imposer au metteur en scène, mais atlentif au message de Feyder, il s'est laissé gagner par l'irrésistible finesse, l'inéluctable ridicule, la bouffonne grandeur de cette œuvre de premier ordre.Il faudrait encore parler de l'âpre grandeur de \u2018Treasure of the Sierra Madre\", de l'architecturale sérénité de \u201cNicolas Nickleby\", de l'adulte \u201cDead of Night\".Saison remarquable en un mot et qui réclamait la sage décision des délégués de l'AGEUM, décision quéi permettra au cinéma universitaire de se maîntenir dans les sommets où Gin l'a élevé par un inappréciable effort de 3 ans.Jacques PARENT LE QUARTIER LATIN A 2 Concerts Gu on sert ANDERSON négrillonne, fredonne et passionne, SZIGETI sorti d'Olympi, ça s'adonne qu\u2019est bonne ! ! ! concili magi pi fééri.Orgi! GRANDJANY et ses petits janys nous donnèrent un avant-gofit du ciel, rendez-vous des harpistes.Impressario confiscato ex-abrupto concerto DI STEPHANO Gogo Roméo* fortissimo regretto fiasco.Par crainte de nous voir taxer de politicailleurs ou fascistes, nous ne ferons que mentionner le nom de GIESEKING, nous réservant le plaisir d'en lors de son passage parmi nous en novembre proc parler plus longuement ain.(1) Communiqué Société déConcertée.(1) Ce style non poè-tic ne provient pas de la même plume.* Président Société Artistique.mr A DEUX PAS DU CHAMPIONNAT Inspiré sans doute par la brillante tenue de notre équipe de Hockey, le Bleu et Or 1948-49 a terminé la saison en seconde position, avec un total de 9 victoires contre 3 défaites dans la cédule régulière.Trois joutes hors- concours disputées contre Ottawa et Laval nous ont donné deux autres victoires, contre une défaite, celle-là à Ottawa.Voilà donc un véritable succès, si nous considérons que l\u2019an dernier nos porte-couleurs ont fait plutôt piètre figure en n\u2019obtenant que deux victoires sur un total possible de 16.Et ce progrés remarquable nous permet de fonder, pour 49-50, les plus beaux espoirs; alors que l\u2019U de M fera partie d\u2019une ligue groupant en plus de ses adversaires de cette année, les équipes de l\u2019Université d'Ottawa, Carleton College, Queen's et Royal Military College de Kingston.Au nom de l\u2019A.A.U.M.et des sup- porteurs nous offrons aux joueurs du Bleu et Or les félicitations et l\u2019admiration qu\u2019ils ont si bien méritées.L'esprit d'équipe dont ils ont fait preuve et les succès qu'ils nous ont apportés sont tous à leur honneur.Au nom de l\u2019équipe: merci à Louise Gauvin, à Pratt, à Chabot et à Mercier pour leur bienveillante collaboration.Roch PARADIS, gérant A L\u2019AN PROCHAIN Pour clore une année active, comme celle dont nous venons d\u2019être témoins, rien ne s'impose davantage que des félicitations aux grands responsables.La page sportive termine elle aussi ses activités avec ce numéro.Aussi, je tiens à remercier très sincèrement tous ceux qui, de près ou de loin, ont collaboré à l'expression de nos succès sportifs.Ce fut une entr\u2019aide spontanée, comme je n'en avais pas connue depuis mes trois années que je raconte succès et.échecs.Les sports à l'Université ont connu, cette saison, un essor considérable.Nos Carabins en particulier ont surpassé en tout, tant en adresse qu\u2019en esprit sportif, les équipes du passé.Je leur souhaite de continuer, pendant de longues années encore, dans cette voie triomphale et j'espère de tout cœur que l\u2019année universitaire prochaine sera aussi fructueuse et que les Carabins n\u2019auront pas à se plaindre.Encore une fois merci.Raphaél ESPOSITO SALLE DE JEUX J'y ai vu des demoiselles qui jousient au Ping-Pong, ma chère! la cigarette à la main; j'y ai contemplé souvent Carabin et sa donzelle qui, pendant des heures, s'amusaient sainement à se renvoyer sans cesse une petite balle blanche rebondissante, tout en se regardent l'un l'autre dans les yeux; parfois, j'avoue, je me suis adonné à ce sport délicat où le jeune homme se voit infailliblement dans l'obligation de perdre .et de laisser Gagner se compagne! J'ai vu, et quelque-unes ont vu, de beaux jeunes hommes s'étendre sur les tapis verts et adopter des poses pour le moins exotiques, à l'occasion même vraiment drôles.J'ai entendu les supplications ferventes des joueurs de cartes à l'heure de la fermeture, et leurs cris véhéments de protestation contre le peu de considération qu'on accordait au sport dans notre chère Université.J'ai vu défiler les grands champions du Ping-Pong universitaire, les Bris- sette, les Parent (Droit , Lamothe, Allard, Jodoin (Poly).J'ai été spectateur horrifié de combats épiques mémorables, tel un duel fraternel entre Pierre Lefebvre et Fernand Delhaes à la suite duquel celui-ci décerna à lui-même une coupe d'équi- librisme.J'ai été témoin enthousiaste de la série éliminatoire du Ping-Pong dans laquelle Noël Pérusse remporta le tant célébré championnat sur son tepriole adversaire, Raymond Marie ger.Et j'ai aussi, dans cette maudite salle, merveilleuse initiative de l'AG- M, été la victime malheureuse d'apparitions damnées, de jeux illusoires, de cauchemars trop réels, à certaines heures, je croyais voir, dans ce jour de super.monstrueuses, gaie des dentistes, magnifiquement vêtus de blanc, que je savais bien devoir être au même moment à la clinique ou au laboratoire.Enfin, à mon grand effroi, j'ai vu, de mes yeux vu, le camarade Péladeau jouer placidement au Ping-Pong le jour même où le \u2018Quartier latin\u2019 publiait la triste nouvelle de sa mort macabre.Toutes ces choses, je les ai vues à travers mes grosses lunettes obscurcies par des nuages de fumée de cigarettes (celles des demoiselles) à F'4, près du cafétéria des profs, dans la salle de jeux, dont je suis le très humble janissaire.Marc BRIÈRE P.S.: En outre, le très sympathique amiral Marc .y reçoit en livrée, tous les mercredis après-midi, à l'heure du thé.Invitation spéciale aux jeunes filles.Ping! Pong! SN a N 25 > 3 Û \u2014 D kg £0 \\ C\u2019EST COMME CA QUE CA FINIT! TENNIS Bien que privés de courts sur les terrains même de l'Université, plus que jamais nos joueurs de tennis se sont adonné à leur sport favori.Le tournoi inter-facultés a remporté un succès sans précédent.Toutes les facultés ont répondu avec empressement, envoyant leurs meilleurs représentants à la date exigée.Après une dure lutte, la Chirurgie dentaire a remporté le championnat tant convoité en éliminant tour à tour les H.E.C., la Médecine et le Poly.La Médecine et le Droit ont joué des parties de toute beauté et cette rencontre ressemblait plus à une finale qu\u2019à une première ronde.Nous avons dit plus haut que la Chirurgie dentaire avait remporté le championnat.Toute faculté pourrait se glorifier de posséder un as comme Roger Labrie.Avoir \u2018\u2018match point\u201d contre lui, revenir de l\u2019arrière et battre son adversaire semble être son plaisir.Enfin, Roger est considéré comme le champion de l\u2019Université au tennis et nous nous demandons qui pourra le déloger l'an prochain?Chez les demoiselles, il n\u2019y a pas eu de tournoi inter-facultés mais plutôt un championnat féminin et Mlle Germaine Delisle a conquis le titre après avoir défait Rita Lagacé en finale.Quant au tournoi inter-universi- taire, nous en avons déjà parlé assez longuement.Notre équipe composée 22 MARS 1949 LE QUARTIER LATIN journal bi-hebdomadaire de l'Association générale des Étudiants de l'Université de Montréal Membre de la CUP.Abonnement I\" 1) numéros es SS ipivenitaire 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal Locsl D'219s \u2014 AT, 9616 lmprimé per LA PATRIE 180 est, rue Ste-Catherine \u2014 Montréal Autorisé comme envoi de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa de Panneton-Faguy-Blanc - Lefebvre et Labrie s'est classée ard- sième en arrière de McGill et Toronto.Nous avons le plaisir de vous annoncer que cette année l\u2019inter-universi- taire va avoir lieu plus à bonne heure que les autres années.Enfin, nous remercions sincèrement tous ceux qui ont pu collaboré aux succès remportés et nous vous attendons tous pour l\u2019an prochain.André LAROCHE Gérant PRIX ARTHUR VALLÉE 1949 L'AGDUM maintient cette année encore sa fondation dite \u2018\u2018Prix Arthur Vallée\u2019.Cette fondation au montant de $100.00 est remise à un étudiant finissant d\u2019une faculté ou école de l'Université de Montréal qui souscrit aux conditions suivantes: a) succès dans les études, attesté par le secrétaire de la faculté ou ole; b) relations cordiales avec les professeurs et ses confrères; c) initiatives de caractère universitaire et participation active à leur réalisation.Tout étudiant finissant d\u2019une faculté ou école qui remplit les conditions sus-mentionnées est éligible.RÈGLEMENTS DU CONCOURS 1.Faire parvenir au secrétariat de I\u2019AGDUM (ch.C'305)un dossier dactylographié portant les noms du candidat et la désignation de faculté et contenant: \u2014 a) les résultats généraux et annuels des examens; b) L\u2019énumération précise des initiatives de caractère universitaire auxquelles le candidat a pris part et le degré de participation à ces entreprises.2.Ce dossier sera mis sous enveloppe cachetée et ainsi libellée: \u201cJury du Prix Arthur Vallée\u201d A.G.D.U.M.3.Aucun dossier ne sera accepté après le 9 avril 1949, à minuit; 4.Le jury se composera de membres de l\u2019'AGDUM désignés par le Conseil général.5.Le prix sera remis lors du banquet annuel offert par l'Association aux finissants des facultés et écoles, au cours du mois d'avril.6.Copie du présent avis sera envoyée au secrétaire de chaque faculté ou école pour affichage dans un endroit bien en vue de la dite faculté ou école et sera de plus publiée au moins 3 fois dans le journal officiel de l\u2019Association des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, le Quartier latin.Publié conformément à une décision du Conseil général de l\u2019'AGDUM prise à sa séance régulière tenue à l\u2019Université, le 13 janvier 1949.L'administrateur, Jean-Pierre HOULE = vai "]
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