Le Quartier latin, 22 mars 1946, vendredi 22 mars 1946
[" MONTRÉAL, 22 MARS 1946 COORG 00000000 OOOO, Directeur: JACQUES HEBERT CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME XXVIII,.No 40 BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE Rédacteur en chef : JEAN-LOUIS ROUX Pour la dernière fois de l\u2019année, le piment des nouvelles sera apprété à l'intention des lecteurs du Quartier latin.C\u2019est dommage, car le flot de nouvelles qui nous parvient chaque jour exhale de plus en plus des arômes piquauts et chauds.Avec beaucoup de constance et plus ou moins de succès, nous avons essayé d'extraire de l\u2019actnalité ce qu'on peut y trouver d'intéressant pour le public étudiant.Au début de l'année, on nons avait conseillé de diriger un feu nourri sur ceux que tout le monde reconnaît comme les colonnards, les collaborateurs et les Quislings du Canada français, U faut avoner que nous n'avons pas suivi très rigoureusement cette ligne de conduite, et que nous avons plutôt mégligé la bande Harvey-Bonchard-Mabenx.Le public nous saura gré, j'espère, de ne pas lui avoir remué sous le nez celte infâme sanie.Notre rôle était de lui servir du piment, et non pas de la m .Notre récolte de piments nous a fait voyager de Montréal à Téhéran, de Londres à la Bibliothèque, du Valèreteria à Moscou, de l'Arcade à la Chine, de McGill à l'Argentine, du Jour à la Charité.Nous avons cherché à faire sourire les lecteurs par l'ironie et la critique qui ont pa parfois porter à faux.Cela nous DERNIÈRES EFFLUVES DU PIMENT a peut-être entraînés dans quelqu polémiques apparemment acerbes.Mais nous espérons que ceux qu: se sont amusés à ferrailler avec nous a coups de Waterman et de Parker se retirent du combat sans aigreur malgré les blessures et les entailles que nous aurions pu leur causer.De notre c6lé, nous nous relirons sans tenir rancoeur aux spadassins de la plume on de la langue, responsabi.« des coupures dont nous souffrons.Nous profitons de la période de 1e- pit qui nous est offerte pour soigner et guérir nos plaies.Nous nous L 0 mettons bien de reprendre la lutte à l'ouverture des hostilités en septembre.Dans l'intervalle, nous verrons à effiler nos armes, à perfectionner nos instruments araloires propres i la récolte du piment; nous expévi- mentons de nouvelles recettes, et nous vous promettons un menu dont les plats principaux seront d\u2019un intérêt universitaire.Préparez-vous, chers lecteurs, à ingurgiter une concoction de restan- rant, de caféteria es de maison des étudiants.Elle vous sera servie à toutes les sauces, apprétée de toutes les manières imaginables,.assaisonnée de fines berbes, et toujours forte en p:ment.Pierre Lefebvre et Guy Beaugrand-Champagne VIVE LE L'enterrement du béret est chose assurée.\u2014 Parlez-en aux anciens.\u2014 Si la police, boboum, boboum .*.\u2014 Letire d'une jeune fille en fleur.\u2014 \"Amor, amor\u201d ., \u2014 \u201cParlez-moi d'amour, re- dites-moi des choses tendres .\" \u2014- Où la muse enjôle l'anteur.\u2014 Galerie de personnages sympathiques.\u2014 Tour- ou Nous avons annoncé en primeur, que nous aurions cette année un enterrement du béret.La nouvelle ne signifie peut- être pas grand'chose pour les étudiants qui n'ont pas connu ces parades célèbres.Or, comme elles n\u2019ont pas eu lieu depuis plusieurs années, la majorité des étudiants ne se font pas idée de l'aubaine qui leur sera offerte cette année.Il faut voir avec quelle chaleur ct quel enthousiasme les anciens nous parlent de cette joycuse manifestation.Les traditions ne sont pas nombreuses dans notre jeune université, aussi faut-il retenir celles qui voudraient nous échapper.C'est ce qui arrivera de la parade et de l'enterrement du béret à moins que l'on ne réagisse au plus tôt.Cette année de notre vingt-cinquième anniversaire se préterait bien à la résurrection de la plus joyeuse et de la plus populaire de nos traditions.H est évident que les carabins ne demanderont pis mieux que de s'amuser un peu ct \u20ac se promencr sur la Catherine.Ou situe la manifestation en avril: après le caréme autant que possible! Elle Consistera en unc parade monstre dans la ville avec chars allégoriques de facultés, cannes, bérets, flambeau (c'est en Sotrée!), boums et tout le reste .sans oublier l'enterrement ! Se que nos amis du corps constabu- laire vont se faire du mauvais sang.w'ils ne craignent! Nous serons bien Bentils (1).Nous avons reçu une lettre fort ai- Mable d'une jeune lectrice du Quartier afin.Cette charmante personne nous - (Xprime son admiration pour notre Journal, mais nous reproche une chose: l'absence de billets d'amour dans nos Colonnes.Nous sommes navrés, Made- BERET! moiselle, absolument navrés.L'oubli que vous nous signalez fort justement quoique un peu tard est in,pardonnable de la part d'étudiants pour la plupart virils et bien disposés à l'égard des jeunes filles.L'amour est une chose admirable .et les billets d\u2019amour, alors! Cette remarque judicicuse nous plonge dans la confusion et les remords les plus amers.Espérons que nos successeurs répareront comme il se doit notre lamentable erreur.Que puis-je faire, mademoiselle, que vous offrir, en réparation, ce modeste poéme qui synthétise mes tendres sentiments à votre égard: Mon amour En velours Tout lc tour, Ton coeur En fleur Je savoure Lour, lour! Une atmosphère de mélancolie discrète règne au local du Quartier latin.On n'y voit guère Jean-Louis depuis Phèdre; on s'ennuie de ses colères Le grand président Charles ne vient plus nous voir: il prépare sa licence (il est bien temps) .Le Père est pris par les confessions du caréme .Pierre Lefebvre a switehé à Radio-Monde (dure perte pour le Quartier latinly.Tanguay est hélas! à Poly.Pierre Go- din ne tient plus en place depuis le printemps.Lomer Gouin, spécia iste en éditoriaux ne vient plus depuis deux jours (!).Le chef des nouvelles a fait ses adieux.D'Iberville Fortier fait de courtes apparitions et nous assomme avec une histoire de droit romain qui n\u2019est ni drôle, ni grivoise.Bissonnctte est un autre togué du droit romain (celà doit être un truc comme l'existentialisme, çà!).Beaugrand-Champagne et Campeau constituent l\u2019arrière-garde.Ce sont de joyeux gaillards, mais pourtant, on rit moins dans la boite du Quartier latin .C'est que ce quarantième numéro est le dernier jusqu'à septembre.Et c'est un peu triste .Jacques HEBERT Partir, De nouveau, les pays font semblant de s'hatituer à la paix; les barbelés disparaissent des frontières, les arbres ne sont plus des canons camouflés, mais de véritables arbres.Pour la première fois depuis cinq ans, on nous permet de partir .autour de la terre des hommes.C'est inoui, sensationnel, incroyable, et c'est pourtant vrai: NOUS SOMMES LIBRES ! Depuis des jours, des mois, des années, nous révons de déparis, de routes, d'aventures .Et voilà que le temps est arrivé.Rien, davantage, ne doit nous retenir.e monde nous appartient avec ses mers, ses continents, ses soleils, ses lunes.Il est bien possible que ce ne soit pas pour longtemps; raison de plus de partir tout de suite pendant que nous en avons encore le loisir.Car les hommes sont bien étranges.La Providence leur a donné des territoires merveilleux et ils ne veulent pas les voir.Il y a des hommes qui vivent dans des bois bien frais, dans des jungles remplies de beaux fruits, d'oiseaux et de fougères, dans des déserts aisibles où le soir est doux comme Ë miel sauvage, dans des Îles perdues au milieu de mers immenses, dans des pays de neige où tout est blanc; d'autres hommes, encore, vivent au bord de lacs limpides, dans des villages coquets et riants, dans des villes splendides .Si les hommes étaient plus simples, peut-être verraient-ils davantage le moyen d'utiliser cette malheureuse terre, cause de leurs soucis.Si les hommes des villes splendides allaient visiter les hommes des déserts paisibles où le soir est doux comme le miel c'est vivre un peu sauvage; peut-être oublieraient-ils la désolation de leur condition humaine.i les hommes voyageaient, les désirs de conquête et d'expansion territoriale sombreraient bientôt dans l'histoire.Parce que le voyage est la seule véritable conquêtes.Ainsi, New-York n'appartient pas aux États-Unis tel que nous l'enseigne la géoyraphie conventionnelle.avez-vous à qui appartient cette ville de fous?Et bien, c'est à moi, tout simplement.J'y Par JACQUES HÉBERT suis allé (1) il y a quelques étés au hasard d'une randonnée sur le pouce.La ville m'ayant plu, je m'en suis emparé.Ella fait officiellement partie de mes possessions.(Périodicuemast je fais l'inventaire: un stylo, quatorze cravates, le square Saint-Louis, un diplôme, la série des Thibault, un vieux béret, New-York, etc.(2) ).Cette possession du monde, dont parle Duhamel, à l'avantage de n'être pas exclusive.New-York m'appartient, c'est un fait, mais s'il plait à cent autres individus de s'en emparer aussi, celà m'est bien égal.Cette conquête du monde se fait sans fusil, sans bombe, sans radar, sans mort.Au contraire tout ce qu'elle nécessite c'est un peu d'amour.Et pour que les hommes s'aiment, il est utile qu'ils se connaissent.Cela nous amène à déclarer que: LE TOURISME EST PLUS IMPORTANT A LA PAIX QUE LA DIPLOMATIE, LA POLITIQUE, LES ARMEMENTS, L'O.N.U.(3) L'histoi- te nous apprend que plusieurs grands chefs guerriers n'avaient jamais traversé les frontières de leur pays avant de le faire à la tête de leur armée.C'est fâcheux.Il est probable que ces messieurs n'auraient pas pensé à la guerre s'il leur avait été donné de visiter à bicyclette les pays convoités.Et des Allemands libres et joyeux visiteraient cette année même la charmante ville de Caen .Et des Français libres et joyeux visiteraient cette année même la charmante ville de Hambourg .+ Alors que l'orage se dissipe, il ne faut plus hésiter: il faut partie.Partir, en regardant partout sauf en arrière .Mais parlir, cela ne veut pas dire qu'il faille se rendre à la Terre-de-Feu ou au Sahara.Il y a des randonnées de huit jours, à pieds, sans bagages qui sont plus importantes zt plus vraies qu'une croisière autour du monde à bord de l'Empress of Britain; il y a des voyages d'un instant plus authentiques que des pélerinages sans fin .Tous les hommes peuvent donc partir .(4) L'auteur comprend très bien que plusieur lecteurs ne soient pas ou courant.La Presse de l'époque n'e même pas donné deux lignes à l'événement.(2) Le lecteur à sans doute remarqué que etc est écrit en Caractère plus petit (huit points au lleu de dix).L'auteur à voulu indiquer que le reste de ses possessions n'est pas bien considérable, 3) N é bl ue cette phrate sers repro.due dans les | curves Démocratiques de T.D.Bouchard, On \u201cls 5 PAYS DEV Hier, = ZEUS PARMI NOUS Lorsque Zeus se fit vieux ct se mit à radoter, il inventa les professeurs.C'est un fait patent, véritable el connu.On sait beaucoup moins cependant, el pour cause, les circonstances qui cntourérent la création de-ce qu'\u2019avez beaucoup d'ironte, on est convenu d'appeler l'étudiant.Je vais vous raconter le fait tel que je l\u2019ai lu dans les \u201cChroniques mythologiques\u201d jadis volées à lu hébliathèque Fraser.Un jour, Zeus, ayant bu, fut pris de vin.1 acquit du méme coup beaucoup d'esprit.Cr sont choses qui arrivent, ne soyons pus scandalisés.Son cerveau pétillant lui sugyéra bientôt d'étranges visions fantaisistes que le bonhomme Aeus ruminait joyeusement en lançant son poetit rire des jours de fêtes dans les échos du ciel, Hi.hic hé.«hi.Tout à coup, une idée plus géniale que les autres vint gentiment lui chatouiller la substance grise.C'était fatal.Zeus se leva; et ayant fait taire toute lu hiérarchie mythologique babillarde, il se gourma et dit: \u201cVénérables dieux et décsses, sous- dieux et sous-déesses, oyez: Nous venons d\u2019enfunter une idée merveilleuse.Nous allons créer un homme nouveau.Vous savez comme les ITumaiïns sont gros el sans esprit.Celui-ld au contraire sera intelligent, paresseux cl fantai- sisle.Les vieux messieurs seront jaloux de sa jeunesse et Madeleine se trémoussera d'aise aux brillantes mani- Jestations de son esprit.Il fera sensation.Nous le nommerons Carabin.Cependant, l\u2019étudiant en question ne scra pas complètement heureux, Nous nc saurions permellre ça aux hommes.Aussi l'aflligerons-nous d'une période annuelle de vacances durant laquelle l\u2019étudiant s'ennuicra.Alors, il regreltera la monotonie du ton professoral, l\u2019amabilité des huissiers de l\u2019Université, les nuits de vie intense, la veille d'un examen.Alors, il y aura des grincements de dents.Mais un jour, nous enverrons sur la terre un message de joie ct ceux qui l\u2019entendront seront sauvés.Un jour, le 22 mars 1946, Nous Nous servirons du grand journal \u201cLe Quartier latin\u201d pour dire aux Etudiants ce qu\u2019il faut faire durant les vacances pour connaître la lumière.Si les étudiants Nous écoutent, le monde sera sauvé.Sinon, malheur au monde.\u201d Celle harangue terminée, Zeus pril un air solennel et dit: \u201cQue l\u2019éludiant soit, et l\u2019étudiant Sul.\u2019 Chers Carabins: Comme il convient, Je vais finir par unc exhortation: La Providence zewlique condescend d nous enseigner comment passer nos vacances saintement.Sachons profiler de la grâce qui passe cl suivons les bons conseils qu\u2019elle nous donne.Et quand nous mour\u201cons, nous irons chanter les gloires de Zeus au ciel mythologique.C\u2019est la grâce que je vous souhaite.I.GOUDREAU, Promotion \u201850 À NOS LECTEURS Ce quarnatième numéro de notre Journel est héfes! le dernier d'ici octobre prochain.Nos abonnés voudront bien, nous faire parvenir leur renouvellement eu plus tôt (S2 par année) afin de s'assurer lour «Quartier letin= dès le premier numéro en octobre.Les chèques ou mandets seront laits à l'ordre de l'Association générale des Etudionts de l'Univenité da Montréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal.Autorisé comme envoi postal de la deuxième ecinsse, Ministère des Postes, Ottawa. PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN LE PROBLÈME SOCIAL À QUÉBEC Le Département des Relations Industrielles de la faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université Laval a tenu son premier congrès au Château Frontenac, le 11 mars.L'Université constate l'acuité du problème social.Elle veut apporter des réalisations de caractère essentiellement spirituel, moral et humain: l'initiative du congrès l\u2019a démontré.\u201cLes Relations Industrielles ont besoin d\u2019une intervention universitaire\u201d, a souligné le T.R.P.Lé- vesque, o.p.doyen de la faculté des Sciences Sociales de Laval.Et l'Université peut répondre à leurs exigences par ses travaux de recherches, par la formation morale et technique de' spécialistes et de chefs ouvriers ou patronaux.Il convenait au début de ce congrès, de connaître la vie des relations industrielles au Canada: M.Gérard Tremblay, sous-minis- tre du Travail, avait intitulé sa conférence: \u201cL\u2019Evolution des Relations Industrielles au Canada\u201d.Une des tendances de cette évolution, dans le domaine légal est maintenant réalisée: il s\u2019agit de la nouvelle loi de l\u2019aide à l\u2019apprentissage; facteur important de saine économie et de protection ouvrière.M.Léonce Girard, secrétaire du comité paritaire de l\u2019industrie de la chaussure à Montréal, nous en exposa le fonctionnement et les conséquences.Le Dr Lucien Brouha était des mieux qualifiés pour nous renseigner sur les derniers développements de la science de: \u201cLa Fatigue Industrielle et la productivité\u201d.Réellement nous devenons de plus en plus humain dans l'industrie: on ne veut plus considérer l'homme comme une machine.Il a une originalité fonciére de nature, il faut la lui conserver, Seul un avocat et un aviseur légal, pouvait nous entretenir de conciliation, d'arbitrage et de tribunaux de travail: à Mtre L.P.Pigeon revenait cette tâche difficile.Enfin, le soir, au dîner, M.Jean Després présenta M.Jef Rens, sous-directeur du B.I.T.La conférence de M.Rens couvrait le vaste champ des \u201cRelations Industrielles dans l\u2019état moderne\u201d.Le mouvement ouvrier demande la sécurité, l'organisation patronale se renforcit de plus en plus, et eu- fin, nous assistons à une tendance croissante de l'intervention de l\u2019état: Problème complexe que le conférencier traita avec aisance et clarté.La réussite et le succès de cette belle journée d\u2019étude a prouvé encore une fois, que la solution du problème des relations entre le capital et le travail exige une action pratique immédiate, dirigée par des principes chrétiens solides.Les élèves de Relations Industrielles de Montréal qui ont assisté au congrès remercient le T.R.P.Lévesque, o.p., M.l\u2019abbé Dion, M.Jean Després et les étudiants de Laval de leur hospitalité.André MERCIER (R.L) L\u2019ESPIONNAGE SOVIÉTIQUE L'ambassade russe à Ottawa a cru devoir décommander la réception qu\u2019elle donne chaque année en février.Elle à agi sagement.Nous aurions aimé qu\u2019il en fut ainsi du \u201cConseil National de l\u2019amitié Canado-soviétique\u201d.Mais ses dirigeants n\u2019ont pas la même discrétion.Au lieu de se taire et d'essayer de faire oublier leur bévue, ils s\u2019efforcent de l\u2019excuser, de la justifier même.C\u2019est ainsi que l'un d\u2019eux publiait, le 27 février, un long plaidoyer pro domo.En résumé c\u2019est la défense de l\u2019espionnage russe, l'approbation des vilenies commises contre le Canada par un pays allié dont les représentants recevaient notre hospitalité.\u201cCet espionnage, écrit-il, pratiqué par tous les pays n\u2019est jamais considéré comme acte inimical (sic), encore moins comme \u201ccasus bell.\u201d Peut-on pousser l\u2019aveuglemnent aussi loin.On a défini le communiste en dehors de la Russie: \u201cun homme prêt à trahir sa patrie au bénéfice d\u2019un pays étranger\u201d.Les membres de la \u201cCanadian - Soviet Friendship\u201d sont-ils irréductibles à toute évidence?E.S.P.BALLON-PANIER Le sport est merveilleux: il assouplit, il renforcit.Aussi avez- vous remarqué que certaines de nos étudiantes ont acquis une élégance nouvelle?La cause?Il ne peut en avoir qu\u2019une: c\u2019est l\u2019établissement de l'équipe féminine de ballon-panier.Oui, une autre équipe féminine.Oh, ces femmes! Bientôt sans doute on les verra se mesurer sur glace à quelque équipe de hockey.Quel plaisir pour le spectateur d'assister à une partie de hockey toul en regardant évoluer d'élégantes patineuses.Pour le moment nous devons nous contenter du ballon-panier.Le Polytechnique est témoin de nos pratiques assidues.Les équipières ne possèdent pas encore l\u2019habileté des professionnels, mais elles espèrent l\u2019acquérir avec le temps .Il arrive cependant de voir une équipière compter un point pour l\u2019équipe adverse.Chaçun a ses distractions! Somme toute notre équipe 16- minine s\u2019entraine consciencieusement et aspire à pouvoir bientôt jouer d'une façon satisfaisante et agréable à regarder.On dit d\u2019ailleurs que le short est un assez joli vêtement .Toute étudiante désirant faire partie de l\u2019équipe n\u2019a qu\u2019à se rendre à Polytechnique, le mardi soir vers sept heures el quart.Nous tenons à remercier M.Brouillet qui nous a accordé la permission d'occuper le gymnase pour nos pratiques.Sans lui nous ne serions encore que des espoirs.Andrée GARNEAU N.D.L.R.Nous déplorons que seuls nos camarades de Poly bénéficient du privilège de voir évu- luer la gracieuse équipe de Ballon- panier .O short quand apparai- tras-tu à tous! 4 QUAND VOUS ACHETEZ DES CIGARETTES, DITES , SIMPLEMENT: er, x CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le toboc peut être fumé\u201d Cours de vacances de Langue et de Littérature françaises 27 juin - 10 août 1646 Bourses d\u2019études L'Université de Montréal a décidé d\u2019accorder cette année QUATRE BOURSES DE $75.00 CHACUNE (droits d\u2019inscription a une session des cours de vacances).Les candidats doivent être élèves ou anciens élèves de l\u2019un des collèges classiques de la Province de Québec et la préférence sera donnée à ceux qui déjà BACHELIERS ES ARTS, seront candidats à la MAITRISE ES ARTS.Les demandes doivent être adressées avant le 15 avril 1946 au: Directeur des cours de vacances - Université de Montréal.Chaque demande doit être accompagnée: 1.de la biographie du candid at; 2.du RELEVE DE SES NOTES et, s\u2019il y a lieu, de l\u2019attestation qu\u2019il est BACHELIER ES ARTS; 3.d'au moins deux lettres de recommandation de ses professeurs ou d\u2019autres personnes qualifiées.Le directeur des cours des vacances, Jean HOUPERT 7 , a NOUVELLES par HENRI-PAUL FARAND \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 =\"; +.Soucieux d\u2019ateindre le plus grand nombre de lecteurs possible et non content du Français, de l\u2019Anglais et de l'Espagnol, le Quartier latin utilise maintenant le langage international: le morse.Vendredi dernier en page 4 on annonçait: \u2018\u201cPalabre\u201d pour lundi au Valèretéria.\u201cOragnisation du milieu\u201d.La littérature de l\u2019entre-deux guerres sera écrite en Code, si les typographes ne font pas plus d\u2019une faute en quatre mots comme dans le premier essai.Lire milieu et non milsu.Le gros lot La corporation des ingénieurs de la province de Québec et plusieurs autres associations mènent une grande campagne en vue de la hausse des salaires des artistes du caleul.Un élève de Polytechnique ne semble pas croire au succès de cette campagne et il s\u2019est marié avant de graduer.A ceux qui lui demandaient pourquoi il se hâtait tant, il répondit franchement: \u201cj'ai eu une occasion de me marier.\u201d On ne laisse pas passer pareille occasion, les temps sont durs.Poly Le publiciste de Poly est endormi ou il est allé aux vues, il n'a pas le temps de remarquer l\u2019occasion qu\u2019il aurait de faire connaître sa profession.A propos du concours inter- universitaire gagné par Poly, il ne reste pas beaucoup d\u2019autre à mentionner que ce que vous avez lu ici mardi.M.J.-C.Bernier, professeur de physique à Polytechnique, mérite une mention dans le succès de MM.Langlois et Dion.Il est celui qui a conduit ces oiseaux dans leur voyage en terres inconnues.Ceux qui connaissent par ailleurs la force des ailes des deux héros, ne serait-ce que par leurs succès passés, sauront faire ln part des mérites.Si des brevets sont pris sur ces deux découvertes dans le domaine de l'électronique, ils le seront conjointement: Bernier-Langlois et Bernier-Dion.Je voudrais être très juste pour la part de chacun, et mon souci est d\u2019être assuré qu\u2019aucun mot n\u2019affecte votre jugement.H.E.G.vs Poly Gérard Manvu en préchant pour son clocher a mis la puce à l\u2019oreille des H.E.C.Il n\u2019y avait selon Manvu qu'un seul char allégorique au Gala sportif de I'U.de que leur char n'ait pas été allégo- M.les H.E.C.rappellent que bien rique, il a tout de même gagné le prix.Beau fixe A l\u2019aéroport de Dorval on s\u2019est organisé pour donner les rapports météorologiques à intervalles réguliers chaque jour.; Un annonceur de radio, qui n'est peut-être pas celui qui prepare le texte des nouvelles, à endossé une faute en lisant un bulletin.\u201cRégion de Sherbrooke, beau ce soir, demain nuageux.Région des Laurentides, même temperature.\u201d Le dictionnaire dit: Température: degré de chaleur.Temps: Etat de l\u2019atmosphère.Ce n\u2019est même pas un anglicisme, tout anglais dirait \u201cwoea- ther\u201d, pourquoi ne disons-nous pas: temps.Cabane à sucre il n\u2019y a plus de neige, donc vous n\u2019allez pas dans le nord.C\u2019est dimanche le 7 avril, donc ce n'est pas le Caréme.C\u2019est $3.00 par personne, donc c\u2019est pas un racket.C\u2019est au mont St-llilaire que vous mangerez de la tive et de l\u2019'omelette abondamment, et que vous danserez pour digérer.Une flotte d'autobus à été mobilisée pour conduire tous ceux qui n\u2019ont pas d\u2019autres raisons à invoquer que celles réfutées ci- haut.Le ralliement au coin des rues Bernard et St-Laurent à 10 hres a.m.CR.6647.Et voila ! En ce deuxième jour du printemps, les conseillers de chaque classe et de chaque faculté perdent presque leur raison d\u2019être.Le Quartier latin cesse de paraître pour l\u2019année 45-46.Je ne demanderai pas de \u201cBoum\u201d pour le Directeur ou un autre, je ne puis pas prévoir où chaque lecteur se trouve en ce moment; ça pourrait être embarrassant.Je cède l'espace qui m'est réservé à d'autres pour aujourd\u2019hui, mais je me garde des nouvelles fraîches pour octobre.À ceux qui nous quittent: Bon succès.A ceux qui reviendront: Au revoir.A tous: merci, Bonnes vacances et Mercure M.Emilien Pelchat, 3iéme année H.E.C.est l'heureux vainqueur du prix de $200.00 accordé pour stimuler les souscriptions au profit de l'Album-Souvenir H.E.C.46.L'Album lui-même sera distribué sous peu, et à ce que l'on dit il ne sera rien de moins que les années passées.SET COCA-COLA LTEE \u2014 MONTREAL Ii / L'ÉCOLE DES PARENTS DANS LES PATATES Profonds, grands psychologues d\u2019où vous vient cette présomption ?État de la question: jeudi soir dernier, le 28 février à 10.15 heures, au poste de Radio-Canada, débutait une tranche de I\u2019 Ecole des parents, programme d\u2019habitude instructif et édifiant.Auditeurs assidus, nous pouvons dire que les scènes présentées sont des plus réalistes et incarnent merveilleusement la simplicité de l'esprit français.Un tableau légèrement esquissé sans doute, a attiré notre attention, la nôtre disons-nous, peut-être pas celle d\u2019un autre parce que ce dernier jugerait la chose tout à fait insignifiante.L'\u2019est-elle réellement pour un étudiant dont toutes les actions, la vie, tout tend vers une profession devenue sacrée à ses yeux ?Ce soir-là, il s'agissait donc d'un sketch sur les fréquentations.Nous l'avons trouvé très digne sauf ce méprisable tableau d'un étudiant de chirurgie dentaire qui se présente pour la première fois chez une jeune fille.Pourquoi a-t-on voulu que ce type plutôt niais, gauche, ne sachant pas s'exprimer, s\u2019emballant dans \u2018ses fausses dents\u201d personnifie un étudiant de chirurgie dentaire ?Pénombre! Qu\u2019ils sont donc mystérieux ces psychologues! Je veux bien le croire, le but de la thèse n\u2019était pas d\u2019analyser le caractère de l'étudiant, quiconque dans les circonstances aurait pu sentir un certain embarras, mais au point de s'étouffer .Voilà où je veux en venir et où j'ai trouvé la scène, contrairement à l\u2019habitude, aux antipodes de la réalité, votre personnage aurait certes pu énumérer de meilleures raisons pour lesquelles il se destine à devenir dentiste.Par hasard n'y voyiez-vous rien ?Tout étudiant de la faculté aurait pu répondre mieux qu\u2019en ces termes au père de la jeune fille: .\u2018\u2018c\u2019est assez payant .\u201d Psychologues, avez-vous assez de psychologie pour reconnaître toutes les connaissances psychiques requises À celui qui exerce cette profession?C\u2019est déjà un point intéressant qui demande une certaine attention.Il nous faut acquérir des aptitudes d'artistes qui de jour en jour s'améliorent et nous font voir d'une facon évidente le ,rogrés accompli, Elle demande en plus des connaissances médicales et biologiques assez approfondies.Ne savez-vous pas qu\u2019elle demande aussi une vertu que l\u2019on ne trouve pas à toutes les portes: la sainte patience.Il ne suffit pas d'être matérialiste pour trouver des attraits en chirurgie dentaire.De plus c'est une profession honorable, une profession jeune, appelée de plus en plus a se développer et a se tailler une large place dans l'arène des professions.Si nous avons voulu relever ce petit fait c\u2019est qu\u2019il nous a tout à fait déplu.Notre but serait atteint si seulement nous réussissions à remonter davantage l\u2019estime que nous ont portée les psychologues par le seul fait qu\u2019une forte proportion des étudiants de cette faculté s\u2019intéressent à leur programme.Ludovic DEMERS, c.d.AUX MEMBRES DE LA LIGUE DE HOCKEY INTERFACULTES Le gardien du matériel recevra les équipements loués tous les jours de la semaine du 26 au 30 mars de 1 hre P.M.à 2 hres P.M.Gardien du matériel.N.B.Ceux qui n\u2019ont pas encore payé leur dû pour le dit matériel sont priés de s\u2019exécuter sans autre avis.Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin DÉOM 1247, Saint-Denis Montréal ; 4 à t fA } ENTE TP Lo BT eu RE AGE AD 0 LE AS OO SES SP, ESA PIS AE TP DR STE PS EE AE EE ME SEE pro ww |r es O00 =.OO IE APE srt eral ARTE VOI Sa ey TT EL ts LE QUARTIER LATIN PERSONNAGES CÉLÈBRES DU POITOU extrait de l'Histoire générale du Poitou, par Joseph Guérinière Le couvent des cordeliers, dans la cité de Fontenay-le-Comte, devint, vers la fin du XVe siècle, le théâtre d'une scène étrange, et qui dut singulièrement étonner Eg ise tout entiére.Un jeune moine, né à Chinon, y fut admis en qualité de religieux.L'étude des langues était sa seule préoccupation.Ses journées s'écoulaient au milieu des livres de philosophie et de science; parmi ses confrères, tous gens ignorants, il fut signalé comme dangereux; quelques-uns même prétendaient qu'il entreteneit avec les esprits de l'enfer un commerce sacrilège.Tous furent bientôt convaineus de cette croyance, par un événement comique dont le nouveau religieux donna le scandale.Le jour de la fête du couvent, au moment où la foule du peuple des environs s'apprêtait à déposer aux pieds du saint ses prières et surtout ses oltrandes, le prétendu complice du diable s'avisa d'un singulier stratagéme.Revêtu d'un costume bizarre, ii se glissa furtivement dens l'église, enleva de son piédestal la statue de saint François, patron du couvent, pour la vénération duquel la multitude était accourue, et, se plaçant dans la niche déserte, il s'offrit aux hommages et aux prières des fidèles.Malheureusement le secret de cette métamorphose sacrilège s'ébruita bientôt, et voici en quelle occasion: le nouveau saint travesti avait oublié le côté le plus difficile de son rôle: et en prenant le costume et la place du bienheureux François, il n'avait pu s'emparer de l'impassibilité de son visage de pierre.Aussi sa physionomie caustique et joyeuse, face à face de ses rustiques adorateurs, ne put retenir un mouvement de gaieté, et bientôt autour de la statue vivante s'élevèrent mille acclamations d'étonnement et de stupeur; les plus hardis dans la foule proclamèrent immédiatement l'existence d'un grand miracle.Déjà, aux yeux de ious, la gloire de saint François venoit d'acquérir un nouveau triomphe, lorsqu'un vieux moine, moins confiant et plus expérimenté dans es choses miraculeuses, détruisit promptement l'illusion et la croyance populaire, en faisant descendre de sa niche la fausse image du saint.Le scandale de ce sacrilège attira sur son auteur une sévère punition; et le religieux, dépouillé de ses habits, expia cruellement son espièglerie, car il fut fouetté jusqu'au sang par les frères armés de leurs cordons à noeuds et puis jeté dans un- cachot où il devait rester jusqu'à la mort, n'ayant pour autre subsistance que le pain et eau.Heureusement pour le condamné, le savant Tiragneau, lieutenant général du bailliage de Fontenay, qui avait eu occasion de reconnaitre son mérite, intervint en sa faveur et obtint sa délivrance.Quelque temps après, une bulle du pape Clément VII l'autorisa à entrer dans le couvent de Maillezeis, d\u2019où il s'échappa bientôt pour ne plus reparaître dans des lieux où ses plaisanteries couraient risque de rencontrer un mauvais accueil.e religieux, qui venait de jeter le sarcasme de son mépris sur les cérémonies du culte des saints, s'appelait Rabelais, et la scène du monastère du as Poitou fut la première escarmouche de la lutte terrible qu'il engagea contre les moeurs et les habitudes monastiques.Voilà le signal de cette révolution immense dont les événements du siècle suivant doivent être les dramatiques explosions.Avant la parole philosophique de Luther, les affirmations de ses doctrines, Rabelais s'est efforcé de détruire par la force et par la puissance de son ironie, les croyances, les symboles et les emblèmes du catholicisme.Ses allusions satiriques frappent non seulement les moines, mais les saintes pratiques du monastère; il livre à la dérision aussi bien les arguties de la théologie que les saintes Ecritures; il attaque l'Eglise entière, dans ses représentants, dans ses dogmes, dans ses abus, dans ses vérités.Partout où les mots religion, catholicisme, se trouvent inscrits, il y lance les traits de sa verve caustique et de son amer sarcasme.| rit, mais d'un rire de mépris; il est gai, mais d'une gaîté sceptique, froidement railleuse, insolente et révolutionnaire.Telle fut la destinée de ce religieux du couvent de Fontenay; l'Eglise tout entière expiera cruellement pour elle le traitement dont il a été victime, et il rendra au centuple les coups qui lui ont déchiré la chair; il sera impitoyable à son tour, et son animosité frappera jusqu'au sang sa redoutable ennemie.p: 290-991-999 Ce texte nous à été transmis par M.René Caillaud de Ja Société Historique de Montréal et de la Société des écrivains canadiens.CONSUELO DE La femme d'Antoine de Saint-Exu- péry était à Montréal la semaine dernière.Sa visite ne fut ni tapageuse ni secrète.Elle n'a pas donné de conférences ou de causeries mais elle a accordé des interviews de la plus aimable façon.Le Comité Social des étudiantes ne pouvait rester insensible à la présence e cette éminente femme écrivain dans notre ville.Consuelo de Saint-Exupéry est native e San Salvador et française de coeur, ce qui lui communique un charme peu commun.Femme aux talents multiples, elle n'en demeure pas moins très affable et fort simple.La guerre ne sut pas épargner cette calme européenne.ais il semble vraisemblable de dire Que ces souffrances ont permis à un être nouveau de se révéler dans le omaine des lettres.En effet, madame e Saint-Exupéry a trouvé dans ses angoisses qui furent celles de bien des survivants de l'ère de destruction, le sujet d'un livre qu\u2019elle a intitulé: ppede™, qui la révéle écrivain et Peintre, puisqu'elle agrémente son long récit de dix-neuf illustrations.b Oppède, c'est la ville morte et très elle dont le château et les vieilles Maisons au sommet d'un rocher deviennent le cénacle d'un groupe d'artistes SANT-EXUPERY au lendemain de l'armistice de 1940.L'auteur est personnifiée dans son volume par Dolorès.Consuelo de Saint-Exupéry captive notre attention dès les premières pages, grâce à son style vivant, et à ses anecdotes choisies.\u201cJ'ai vécu ça\u201d de dire la comtesse de Saint-Exupéry avec un accent poignant.Elle aime beaucoup la jeunesse et son enthousiasme; mais elle apprécie peu les journalistes qui interprètent son talent d'écrivain comme un simple caprice, une simple tendance à écrire, ou comme un gagne-pain nécessaire.Elle ne comprend pas davantage les médecins qui oublient sa maladie et sa fatigue pour satisfaire leur curiosité \u2018homme du monde, par une série de questions plus indiscrètes les unes que les autres.En un mot cette femme est humaine et très sympathique.Elle fut l'épouse d'un grand écrivain porté disparu au cours d'une mission aérienne au dessus de la France le 31 juillet 1944, et dont elle ne perle sans une franche émotion.Madame de Saint-Exupéry retournait à New-York par avion pour regagner plus tard Paris, Londres, etc.et revenir dans quelques années à Montréal.Jeanne ROY Bernerd Valiquette, rue Salnt-Urbain, sou le eon de ce volume à Mantréel.ES ARTS Paul Valéry Dean hed ie SR SG À Cette intéressante photographie de Paul Valéry nous a été fournie par le Ministère des affaires extérieures de France.\u201cLA PHÈDRE\u201d D'EURIPIDE \u201cCar le comble du malheur c\u2019est une femme bel esprit\u201d C'est ainsi que parle Hippolyte dans le drame d'Euripide.Disons tout de suite que la tragédie grecque porte le nom d\"'Hippolyte\u201d et non de \u2018\u201cPhèdre\u201d.Le personnage essentiel du vieux drame grec étant le jeune héros poursuivi par la fureur de Vénus.lci ce n'est plus la race de Phèdre qui insulte la déesse, mais l'homme qui ose ne point s'abandonner à l'amour.S'il est vrai que l'héroïne de Racine attire sur elle toute la lumière tragique, il n'en est pas de même pour celle d'Euripide.Celle-ci est une figure légendaire et humaine qui nous donne l'image de la noblesse et de la perfidie féminine, mais c'est Hippolyte qui, traqué par la déesse de l'amour et injustement accusé par Phèdre, joue le rôle central, éminemment tragique.Sa destinée malheureuse est la destinée de chaque homme.Phèdre reste pourtant attirante par sa grâce, sa sincérité, sa faiblesse même ui s'oppose à la \u2018farouche vertu\" d'Hippolyte.Se croyant compromise elle n'hésite pas, au moment de mourir, d'accuser faussement Hippolyte de l'avoir séduite.Si dans un siècle très libre, elle combat, au nom de son honneur, une passion déchirante, elle peut dans un dernier geste perdre celui qu'elle adore.Reflet de l'âme antique, elle nous parait très simple.passion est Res elle écrasante, mais jemais furieuse comme chez Racine, d'ailleurs la jalousie n'entre pas dans son coeur.Elle aime Hippolyte, elle lutte contre cet amour pendant des années, vaincue elle se donne la mort.Si elle dénonce Hippolyte c'est pour se sauver du déshonneur.Figure Iégendaire et bien touchante que cette Phédre compléte- ment anéantie per la douleur.e \u20ac Pourquoi en nous mettant une telle image sous les yeux, Euripide accuse- t-il les femmes de tous les maux par la bouche d'Hippolyte?Etrange contradiction, car c'est la déesse Vénus qui, offensée par lui, met cet amour au coeur de Phèdre, celle-ci en est l'innocente victime.Mais le vieux tragique grec veut nous présenter une Phèdre coupable et de plus responsable de sa faute, la fatalité ne jouerait plus ici.Voyons un passage révélateur de l'attitude d'esprit avec laquelle Euri- pide jugeait les femmes: \u2018Je ne veux que ce fait pour justifier mes plaintes.ue n'en coûtz-t-il pas à un père qui a élevé sa fille avec tant de soin quant il s'agit de s'en délivrer?Ce n'est qu'au prix d'une dot considérable qu'il l'éta- lit dans une maison étrangère.\u201d Preuve irréfutable de l'égoïsme et de la mesquinerie féminines ?Il semble bien que le vieux tragique ne voit pas très clair, aveuglé par ses propres passions et trompé par une épouse légère et charmante, il laisse tomber là l'idée de fatalité et s'en rend au sexe tout entier de ses mal- eurs.Aussi les remarques acerbes à l'égard de Phèdre et de ses soeurs ne manquent pes.Enfin, il faut reconnaître qu'Euripide n'a plus l'acuité du sens religieux qu'avait Eschyle et qu'il mêle la liberté humaine avec la toute puissance des dieux et la fatalité du destin, ce qui est difficile à concevoir.Mais il apporte une conception nouvelle et grande, les dieux ne sont plus tant des êtres réels personnifiant des forces extérieures, mais le symbole des forces intérieures qui déchirent l'âme humaine.Modeleine GARIÉPY rte PAGE TROIS VIVE PIATIGORGKY ! A Leda.\u2014 Sans doute, dit Stefan, je préfère écouter l'Eine Kleine Nachtmusik de Mozart dans lo version originale pour vintette.Le chef d'orchestre qui en irige l'agrandissement habituel ne peut faire mieux que nous montrer qu'il s'agit de musique de chambre \u2014 Pourtant, répondit Freidrich, Gol- schmann dirigea fort bien l'agrandissement ce soir.Je ne suis jamais déçu par les cordes de l'Orchestre Symphonique .\u2014 Mais vous ne semblez pas avoir apprécié Piatigorsky, interrompit Ghislaine.Quoique le concerto de Dukels- ky soit de la musique un peu surprenante pour moi, j'ai trouvé Piatigorsky magnifique.\u2014 Pour ma part, déclara le vicomte de Villancourt, je dois avouer que le moderne me plait peu .\u2014 Le second mouvement surtout s'exclams Leda avec enthousiasme.|l rappelait la musique, par exemple, d'Alban Berg, mais avec une luminosité, une simplicité typiquement russe.e mouvement, quoi qu'en puissent dire les romantiques sentimentaux, est plus émouvant que bien d'autres musiques.Qu'en dites-vous, Stefan ?\u2014 Ce n'est pas d'un modernisme extrême.Cela sentait tantôt son Bloch, tantôt son Bartok; mais c'était toujours loin du machinisme politique de Shostakovitch.Dukelsky fut sûrement un russe blanc; so musique est bien au- dessus des rougismes contemporains.\u2014 De toute façon, conclut Freidrich, il faut louer Piatigorsky d'avoir osé servir à Montréal une oeuvre aussi déplaisante pour les femelles aux chapeaux immenses et les bourgeois aux oreilles paresseuses.\u2014 Un jour, murmura Stefan avec rage, je m'armerai d'une mitrailleuse afin de faucher les femelles bavardes qui ne viennent au concert que pour être vues et exhiber leur toilette.Elles ont méme parlé durant les rappels que Piatigorsky voulut bien nous donner: comme si les placiers ne faisaient pas assez de vacarme dans le vestibule pour nous empêcher de jouir des rappels.\u2014 La quatrième de Mendelsohn, annonça Freidrich, je place çà au rang des valses de Strauss \u2014 avec en moins l\u2019entertainment value\u201d.\u2014 Je vous en prie, s'écria Ghislaine.Ne me dites pas cela! jaime tant Mendelsohn et jexdcre tellement les valses des Strauss.\u2014 Concédons, interrompit Stefan, qu'on à fort bien joué.Quoique à la fin du 3e mouvement, un cor.\u2014 Ce que Daphnis et Chloé fut bien joué! s'exclama Leda.Pour moi, ce fut une découverte.\u2014 Oui, remarqua Freidrich, vous avez fermé les yeux durant toute la suite.avel vous tenait rapt into ecstasy\u2019.\u2014 La musique fut délicieuse; ce fut un enchantement; les cuivres furent suaves à souhait.\u2014 Peut-être, conclut Freidrich, certains passages pour vents et cordes furent-ils joués trop rapidement.Mais c'était beaucoup mieux qu'avec Defauw il y a deux ans.L'orchestre aurait-il fait des progrès ?\u2014 Dommage que ceci soit ma dernière critique de l'année.Je retrouvais peu à peu l'humeur qu'il faut pour les écrire passablement et pour ne pas avoir honte de les signer de mon nom \u2026 Pierre GODIN \u201cHE WHO GET SLAPPED\u201d Au Victoria Hall, le Canadian Art Theatre a présenté \"He who gets Slapped\u201d de Leonide Andreyev.Andreyev, dramaturge russe de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle, porte l'empreinte de son époque, troublée par les luttes sociales qui engendrent les différences e classes.Marqué par son milieu, troublé par les luttes intérieures de l'homme, les angoisses de celui qui s'instruit, les conflits de tempéraments, Andreyev nous donne une oeuvre touffue, mêlée, trouble et pleine de la poésie mélancolique et étrangement symboliste qui est propre à l'âme russe.He, un être mystérieux qui s'engage comme clown dans une troupe de cirque, marque un désir d'oublier qu'il Étoit naguère célèbre comme écrivain et comme penseur.|| en vient à porter intérêt à une jeune acrobate.Lorsqu'un filet de circonstances la force à épouser un baron détestable, He\u201d \u2018empoisonne.Le baron se suicide et \u2018\u2019He\u2019\u2019 se hâte de mourir pour arriver à elle avant le baron pour l'union éternelle.À travers cette intrigue se mêle un réseau de sentiments d'amour angoissé, de haine, de fatuité et de légèreté ignorante, qui accentuent l\u2019impression que les hommes se font souffrir les uns les autres, et que la connaissance est plus dangereuse que la légère ignorance.Evidemment, cet ensemble complexe tire son unité du symbole sous-jacent.\u2018oeuvre est serrée, mais le lien est intangible.Et voilà ce qui fait la difficulté de la présentation.La cohésion du jeu et Les répliques, la limitation u nombre des personnages et les décors simplement suggestifs sont tous nécessaires pour faire ressortir l'intensité des principaux personnages.Encore faut-il que les interprètes soient intenses.Car l'oeuvre est forte: elle est faite de sensibilité, de grande variabilité, dans la légèreté comme dans la profondeur, et d'intensité peu commune.e qui nous fait croire que la troupe du C.A.T.n'aurait pas dû s'attaquer à une telle oeuvre.Elle manque encore de perfection.La troupe est jeune; enthousiaste et gaie.Elle a pu s'attaquer un atmosphère de cirque.Mais elle n'est pas encore préparée à saisir l'âme russe et ses vibrations mystérieuses.Les clowns ont fait des efforts douables, mais on sent qu'il leur manque une technique du jeu dramacique et de la farce bouffonne.De plus, le déploiement de figurants sur une scène exiguë nuisait à l'action dramatique et étouffait l'intensité du personnage principal.Par exemple dans la scène finale.Les décors avaient la lourdeur et le laisser-aller caractéristique d'une arrière-scène; et il eut eu plus de valeur sans la phalange de figurants.Chez les interprètes, nous sommes d'avis que Carl Dubuc triompha hautement dans le rôle de \u201cHe\u201d.Il atteint à une grande variété dans son jeu.Il est cependant malheureux que son intensité n'ait pas reçu de réponse chez ses vis-à-vis.Seul, il semblait vouloir tout donner, et se vit empêcher.Suzanne Avon rendait bien toute la dureté de Zinida, mais oubliait totalement d'être angoissée.D'Anjou était parfaitement dans son élément comme Mancini, mais son débit est parfois trop rapide.Bruce Raymond atteignait une assez bonne soumission, mais il eut dû être un plus vieux Briquet.Une bonne mention à Jackson, premier clown.Le Gentleman avait beaucoup d'aise, mais trop peu de haine.Quant à Andrée Marat, elle nous faisait voir une Consuelo sympathique, mais elle manqueit de souplesse dans se légèreté, et de curiosité naïve dans son ignorance.Elle devra apporter plus e cohésion pour mieux donner a réplique à Dubuc.En fait, la présentation manquait de cohésion - dans son ensemble, mais elle laisse soupçonner un avenir possiblement_intéressant pour la jeune troupe de C.A.T.-Guy BEAUGRAND-CHAMPAGNE- Be To AS que = Th es PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN 22 MARS 104; L\u2019ENTERREMENT DU BERET A LA FIN D'AVRIL.LA DATE ET LES DÉTAILS DE CET ÉVÉNEMENT QUI FERA EPOQUE SERONT ANNONCES PLUS TARD ! «UNE HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE CAN ADIENNE-FRANÇAISE » Berthelot Brunet à des idées bien arrêtées sur beaucoup de sujets, dont la littérature.Ses romans et ses articles de journaux lui ont fait une réputation d'enfant terrible, titre qui ne semble pas lui déplaire.On aurait cru qu\u2019une histoire littéraire de lui dût faire quelque scandale.Ceux qui penseient comme moi seront un peu déçus.Je m'attendais à le voir casser plus de vitres que çà.À peine lance-t-il une pierre dans le jardin de François Hertel, sa cible de toujours.Un simple petit caillou.Brunet montre beaucoup d'indulgence pour les innombrables poètes laborieux de l'âge de pierre de notre littérature.Ca fait plus sérieux, mais ça ne lui donne pas plus de chance de voir son étude passer au rang de manuel scolaire.Il nous laisse croire souvent qu'il n'a pas lu toutes les oeuvres dont il parle.La littérature canadienne a toujours été à la remorque de celle de France, avec vingt-cinq ans de retard.C'est ce qui permet de faire un parallèle entre nos écrivains et les siens, pourvu qu'on multiplie le rapport par un coefficient de réduction approprié.L'auteur ne s'est pas fait faute d'employer cette méthode comparative qui a l'avantage de simplifier et de clarifier la critique.ll n'en a pas montré moins de finesse dans beaucoup de ses jugements.Tous les contemporains dont il parle ne seront peut-être pas de son avis, cependant .La prose de Berthelot Brunet est très fatigante à lire.Ses phrases, presque toujours correctes, rappellent par leur longueur le style de l'abbé Jasmin.Et je ne connais pas d'auteur à qui le comparer pour ses tournures extrêmement alambiquées.Malgré plusieurs inexactitudes et quelques oublis, on peut dire que c'est un ouvrage honnête.Pierre TANGUAY (1) Histoire de la Littérature canadienne-française, de Berthelot Brunet, L' Arbre (1946).«SABINE» Ne connaissant que fort peu de choses sur Lacretelle j'ai abordé sans réjugé le premier tome de la série, es Hauts-Ponts.En académicien convaincu Lacretelle écrit naturellement une prose saine et bien vertébrée.Il semble, comme ses personnages, éviter soigneusement les expressions, comme les sentiments exagérés et en cela il est un peu en marge de la littérature exacerbée dite moderne.A part quelques morts et quelques amourettes la trame est dénudée d'évé- nements.L'auteur est sans doute plus psychologue que poète quoiqu'il ne soit vraiment ni l'un ni l'autre.Je lui appliquerais volontiers le défaut qu'il donne à son héroïne \u2018elle avait crainte de toute pensée profonde ou stable\".Pour superficiel qu'il puisse paraître à prime abord, l'ouvrage offre un intérêt soutenu et je le classerais volontier comme un excellent ouvrage de seconde classe.J'irai même jusqu'à dire que je lirai avec quiétude la suite des Hauts-Ponts, car si l'auteur y est constant je ne puis manquer d'y trouver quelques heures de placi-Je tranquillité.VILLEFORT (1) Sabine par Jacques de Lacretelle, aux Editions Variétés.«DECOUVERTE DE LA RUSSIE» Cette étude objective du problème russe rappelle bien l'oeuvre maîtresse de Massis La Défense de l'Occident.L'auteur ne croit pas qu'il soit nécessaire d'avoir parcouru un pays pour en parler avec compétence.Quand il s'agit de la Russie quel voyageur pourrait d'ailleurs se flatter de la bien connaître?Le mystère russe a survécu aux Romanofs et Staline n'y mettra pas fin.Ceux qui ont écrit sur le sujet en ont souvent donné une peinture subjective variant suivant leurs vues, entre un second Eden et une géole infernale.ais Magnetorod sur le plan industriel, Moscou et Stalingrad sur le plan militaire, ne restent pas moins des faits acquis, avec lesquels il faut compter.En quelques chapitres ramassés, Henry Massis s'appuyant sur d'excellentes sources nous introduit dans le gigantesque creuset où mijotent des peuples innombrables, où s'agitent des masses humaines soulevées par l'impérialisme et le communisme.L'image n'est pas rassurante.La mystique révolutionnaire, une autorité inflexible et cruelle, unies à des ressources prodigieuses ont fait de ce pays le plus redoutable arsenal du monde.Un messianisme ancien joint à l'orgueil des victones récentes ont encore rendu plus grand le danger que présente la Russie moderne pour toutes nos conceptions de la vied'Iberville FORTIER (3) Par Henrs Massis, chez Variétés LE TRAVAIL et L'ÉCONOMIE Vous assureront LES QUATRE LIBERTÉS LA BANQUE D\u2019ÉPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL Fondée en 1846 Coffrets de sûreté à tous nos bureaux SUCCURSALES DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE \u20184 Aumônerie générale Retraite préparatoire à la communion pascale (3-7 avril) Le mercredi 3 avril, duns l\u2019église Saint-Germain d\u2019Outremont (angle chemin Ste-Catherine ct Bellingham), commencera la retraite universitaire, exclusivement destinée à messieurs les professeurs et étudiants de l\u2019Université.Le prédieateur sera le R.Père Joseph Ledit, S.j., professeur à la Faculté des lettres.Les 3-G avril, à 7 heures 30 du soir, il y aura cantique, instruction, salut et bénédiction du Très Saint-Sacrement.| Le dimanche de la Passion, 7 avril, à 8 heures du matin, aura après le salut.lieu la messe de communion générale.Le vendredi et le samedi, confessions Pendant ces offices, le maître de chapelle se tiendra à la balustrade pour diriger le chant.sa direction.On invite tous les assistants à répondre en chœur, sous Le vice-recteur et aumônier général, Chanoine Georges DENIGER L'HONORABLE P.-B.MIGNEAULT (1) Dans la collection \u2018Bibliographie d'auteurs conadiens d'expression française\u201d, Me Armand Morin nous livre un ouvrage sur le grand civiliste que fut l'honorable Pierre- asile Migreault.Ce petit volume devrait se prouver très utile aux étudiants en droit et aux avocats.Une courte biographie, où l'auteur souligne l'idée maîtresse de l'oeuvre du grand juriste, est suivie d'une nomenclature détillée et commentée de tous les ouvrages où M.Migneault a exprimé ses opinions juridiques.Cette nomenclature est merveilleusement servie por un double index alphabétique et méthodique.Merveilleux instrument de références.On y trouve aussi une bibliographie complète de l'auteur et de son oeuvre, qui peut aussi avoir son utilité.Cet ouvrage dénote chez l'auteur un souci de l'ordre et une patience peu commune.G.B.-C.(1) L'honorable Pierce-Basile Migneault, par Me Armand Morin, aux Editions Fides.COMMENT PREPARER SON MARIAGE (1) \"Pour apprécier la grandeur de ce bienfait de Dieu et l'excellence du mariage, il suffit de considérer la dignité de l'homme et la sublimité de sa fin.\u201d (Casti Connubii) La vie contemporaine, si eile comporte beaucoup d'avantages, n'entraine pas moins souvent, dans son agitation, de faire oublier à l\u2019homme sa grandeur et la hauteur de sa destinée.Cet oubli engendre à son tour de fausses appréciations des fins intermédiaires.\u2018est pour cela que l'homme d'aujourd'hui oublie la sainteté de l'union conjugale.Souligner le péril qui peut en résulter pour nos sociétés, c'est aussi rappeler l'importance des livres qui enseignent la saine doctrine sur ce point.Le R ranger à compris cette importance.Aussi les pages qu\u2019il nous présente sont-elles remplies du souci de jeter le plus de lumière possible sur la préparation à l'état matrimanial.Une psychologie toute apostolique dirige se plume.C\u2019est pourquoi tout lecteur parcourra avec intérêt ces lignes Elles répondent à des problèmes dont la solution conditionne le bonheur et la paix du foyer.Roger THIBAULT (1) R.P.Granger O.P.\u2014 Aux Editions Fides.AUX SOURCES DE NOTRE HISTOIRE (1) C'est une fausse attitude d'esprit que de dissocier l\u2019histoire de la vie, tout comme c'en est une autre que de se complaire en la première sans en dégager des leçons d'ordre pour la seconde.C'est en effet de ces attitudes que s'engendrent les vues particularistes et les visées étroites dans les domaines politique et social.Aussi, neît-il une certaine joie de constater combien Léon Gérin à su Éviter ces écueils et nous présenter une tranche de notre histoire ans un langage vraiment compréhensif.Après un vivant tableau de l'époque colonisatrice européenne aux XVlie et XVile siècles, l'auteur illustre les grands artisans de la colonisation en Nouvelle-France.| rapproche de nous les noms de Cartier, Poutrincourt, Champlain; il rappelle la France d'alors, Richelieu, l'oeuvre de Louis XV.Enfin, il nous montre le Canadien sous les nouveaux maîtres.Né d'une pensée puissante, ce livre, tout en éclairant notre passé sera suscitateur d'élans nouvedux et de fécondes énergies.Roger THIBAULT (1) Léon Cerra, eux Editions Fides.RONSARKD (1) \u201cJe veux, me souvenent de ma gentille amie.\u2018 Tenent en main un nouveau florilège de Ronsu:d, je ne puis m'empêcher de penser à cette autre élène, plus belle encore que celle du poète, à cette douce reine, la Poésie, que le verbe de Ronsard faisait naître en mon âme en mes années de collège.Je le retrouve sans rides.A son approche, tout un monde s'éveille, de fraicheur et de roses, d'ausores et de lifes.Et je songe au bonheur de retrouver cette bien douce amie, à la joie que tous goûteront, repar- courant Ronsard .Roger THIBAULT (1) Ronsard, édité par Fides, Montréal, 1946.FORESTIERS ET VOYAGEURS (1) ll y aurait une lourde méprise, à mon avis, à regarder l'oeuvre de nos écrivains de le fin du dernier siècle à travers la seule optique académique.L'attitude puriste n'explique u'un bien mince côté de l\u2019histoire littéraire.Je veux dire que toute histoire, celle de la littérature, tout aussi celle de l'art, ne s'explique vraiment que par l'Histoire.Le rappel de ce principe est nécessaire evant Forestiers et Voyageurs.Le style, peu éclatant, rebuterait l\u2019esthète; mais l\u2019hume- niste y découvrira la valeur humaine que Taché a su déceler chez l'homme des bois qu'était le voyageur canadien.Les tableaux illustratifs seront frustes souvent, l'oeuvre menquers d'unité.Mais il est une poésie de l'oeuvre fruste, quand, melgré une déficience du côté des moyens, une dme s'est toute engagée à s4 facture.C'est pourquoi le cerf tracé sur les parois des cavernes antiques 9 gardé son éloquence.Ce livre n'est pas de l'histoire exacte, mais un fusain vivant de la puissance magique exercée per la forêt sur nos ancêtres.On relira avec intérêt cette oeuvre si pleine de l\u2019intelligence de notre vie historique.Roger THIBAULT C1) J.C.Taché, aux Editions Fides.LE PROCES MAURRAS (1) Ce procès, qui a servi de préface au procès Pétain, a fait beaucoup de bruit au Canada français.Malheureusement, la presse, absorbée par les faits d'armes des défenseurs de la justice, ne nous présents que de courts commentaires sur la tenue de ce procès retentissant, qui figureré certainement parmi les causes célèbres et les faits historiques.C'est une lutte en champ clos entre républicains et royalistes, plutôt qu'une lutte judiciaire.Ce n'est pas \u201cle plus français des rangais\u2019 qu\u2019on veut convaincre de traîtrise; c'est le royalisme français et l'Action Fran- caise qu'on veut éliminer.Geo London, journaliste présent au procès, nous livre ses notes, les témoignages et plaidoiries croquées sur le vif dans un compte rendu sténographique.|! nous permet de constater que l'Exposé des faits est plutôt une charge, que Maurras est toujours aussi subtil et habile, violent et impitoyable; il nous révèle les grands hommes sous leurs petits côtés faits de rivalité et de mesquinerie.Une dispute Claudel-Maurres laisse les deux hommes mal en point.Enfin, un ouvrage à tendance impartiale, qui laisse au lecteur le choix du verdict et la liberté de ses opinions.J'ai mes opinions.Lisez-le.Ayez les vôtres, et nous en discuterons.Mais lisez-le, il en vaut la peine! G.B.-C.(1) Le Procès Maurras, par Geo London, avec seize croquis d'audience ; aux Editions Bernard Valiquette.PETIT CONTE pour les seize ans de Magdeleine Une route pleine de soleil, poudrée d\u2019un sable doux, chantante de cigales .Depuis des jours, elle m'invite plus loin, où la ville n\u2019est qu'une a « \\ .légende affreuse, où les trèfles embaument à toutes les brises, où les hommes sont moins cruels et plus paresseux.Depuis des jours.Alors, il y eut un matin rose et suave comme un sourire de bergère.\u2026 Je marche.Enfin! je suis libre.Ici! Mais ici, c'est merveilleux! Le fleuve à travers les feuillages ressemble à un étang qui sommeille.Et les maisons toutes blanches font des dessins d'enfants sur les grands tapis verts qui bordent la route.Ici, c'est merveilleux.Les poteaux téléphoniques comme des croix du chemin marchent en procession.De lourds chevaux, la téte penchée vont au pas, faisant semblant de forcer beaucoup.Ici, c'est merveilleux.Mais, là-bas.passé le tournant.plus loin.Je marche.Je marche toujours et je chante aussi fort que je peux des chants de joie: si j'hésite, je sais la tristesse confuse qui me guette.(Les oiseaux s'envolent quaud j'arrive et ça m'\u2019embête.Frêles hirondelles, ne vous sauvez pas; faites-moi confiance et je serai gentil.) Au hasard d'une route libre, paisible.Soudain, mon être fatigué tressaille d\u2019un tressaillement étrange\u2026 J'ai peur et j'espère.Serait-ce cet étincellement d'azur ou ce froissement des feuilles?Ou encore ce zéphyr discret chantant la musique des vagues?Ce parfum des varechs respirant la puissance de la mer?Ces prés d\u2019or où la moisson comme des sylphides ondule à la mesure du vent?Ou, tout simplement, serait-ce l'ivresse infinie de la route?Au bout du regard: une fontaine qu'on dirait sortie d'un conte\u2026 Un corps de jeune fille vêtu de blanc s\u2019y penche.Elle avait sieze ans.Le platonique LA FRANCE, LA GUERRE ET LA PAIX (1) Avec une clarté toute française, l'auteur dégage les véritables valeurs de l'imprécision des termes sous lesquels on nous les présente.Certains chapitres, tel celui où Monsieur Maulnier évente les mythes des camps qui se sont opposés ou s'opposent encore: le nezis- me, le communisme et le libéralisme, auront une saveur amère pour ceux qui ont une foi aveugle dans ces doctrines: vérité en deça des Pyrénées, mensonge au delà.Liberté et autorité, hiérarchie et égalité, dictature et démocratie sont des antinomies, ui à leurs extrêmes s'opposent, ce n'est que ans le dosage et dans la mesure qu'ils se résolvent.La France a toujours eu tendance à résoudre ses problèmes de civilisation en termes universels, qui ont profité au reste du monde.Aux formules individualistes et communeu- taires, elle opposera la théorie de l'homme social.Elle sauvera la communauté du collectivisme, l'individu de l'individualisme, l'autorité de la tyrannie, la liberté de l'anarchie.La France ne poursuivra son destin qu'en reconstruisent sur des bases solides, celles qui ont assuré dans le passé sa grandeur et le rayonnement de sa civilisation.Quelles sont ces valeurs?Thierry Maulnier les recherche à travers l'Histoire.Si elles sont pour la France la condition de son destin, elles sont pour le monde un apport pour ainsi dire irremplaçable.d'Iberville FORTIER (1) La France, la Guerre et la Paix de Thierry Maulnier aux Variétés.SIEGFRIED ET LE LIMOUSIN (1) \u2018Le grand artiste est celui qui dispose d'une grande puissance.|| ne s\u2019en sert pas toujours; pourtant on la devine partout\u2019 Je me demande si ces mots de Duhamel s'appliquent en bloc à Giraudoux.S'il est indéniable que ce dernier possède une grande puissance, il ne l\u2018est pas moins que, non seulement il ne s'en sert pas toujours, mais qu'on ne la sent pas partout .Mais il est ceci que l'on retrouve partout chez lui: une légèreté qui tient de l\u2019exquis par je ne sais quelle ficelle de caprice, de fantaisie; une manie de déloger l'imprévu pour le remplacer per l'imprévisible, une géminerie rieuse, une gymnastique inlassable dans les sphères de l'imaginatif.C'est peut-être cette aisance à manier des impondérables, des ficelles à un seul bout, qui nous rendent Giraudoux agréable.| à besu décevoir: il a la grâce de l'envoûtement dans cels même qu'il déçoit.Ainsi, on aime Siegfried, ce jeune Français qui a perdu la mémoire sur le territoire allemand et qui doit, une fois germanisé, réapprendre le français; on aime Geneviève qui lui enseigne sa langue, sa patrie, la pensée française.|l y à du fantaisiste dans leur être, mais aussi ce que l'âme de Giraudoux avait de plus humain.Ces lignes plairont ou ne plairont pas selon l'aptitude de chacun à synchroniser son âme à celle d'un artiste qui s\u2019est moqué de l'art.Roger THIBAULT (1) Giraudoux aux Editions Variétés.Des hommes de caractère S\u2019adresser à: Julcs Bauset, Inspecteur des Agences, Pièce 301, Immeuble Sun Life, Montréal ANI IIR et d\u2019initiative, des hommes honnêtes, :ésireux de se faire une bonne carrière dans les affaires .C\u2019est ce que demande la plus grosse compagnie canadienne d\u2019assurance-vie, la SUN LIFE OF CANADA.L'expérience de la vente n\u2019est pas nécessaire; les experts de ln Compagnie donneront gratuitement des cours aux candidats sérieux et leur apprendront toutes les responsabilités qui deviendront leurs.Les avantages .un revenu régulier dès le début, une pension de retraite et des bénéfices en cas de maladie.La Sun Life of Canadz bat la marche .elle établit l\u2019homme voulu dans une carrière enviée de tous.unlifeoCanada ÉTABLIE EN 1865 DEPUFS-LA FONDATION: S1,710,000,000 + MARS 1946 LE GEAIE PARE DES PLUMES DU PAON ?\u201cTout chez nous n'est plus que politique extérieure .\u201cA lire les journaux ce sont nos relations germano-italiennes qui dé- terriinent la forme de nos chevaux de course, les représentations de nos théâtres subventionnés, le sujct de nos films, la mode de nos chapeaux, et jusqu\u2019à nos suicides.\u201d Ainsi plaisantait, en 1939, le cher Giraudoux en parlant de son pays.Chez nous, au contraire, non sculement notre politique internationale n'intéresse pas nos restaurateurs, nos wattmen, nos épiciers, nos travailleurs et tout le peuple, mais elle ne semble inême pas intéresser, à quelques exceptions près, ceux qui doivent diriger l\u2019opinion publique.Si le Canada est désormais une puissance internationale à cause de sa situation géographique, son histoire, sa production industrielle, son commerce, ses mines d'uranium .et même à cause des espions qu'on nous envoie, notre pays ne possède pas encore cet esprit particulier qui est à la base de toute politique extérieure sensée.Le mal n\u2019est pas dans cette carence, car notre peuple n\u2019a pas eu à souffrir d'une occupation par un ennemi; notre peuple n'a pas été déporté ou torturé; notre peuple n\u2019a pas la crainte continuelle de voir un voisin \u201clui tomber dessus\u201d (Dieu fasse qu'il ne l\u2019ait jamais!); pris par son Avis de concours \u201cPrix Arthur Vallée\u201d L'AGCEUM.maintient cette année encore sa fondation dite \u201cPrix Arthur Vallée\u201d.Cette fondation au montant de $100.00 est.remise à an étudiant finissant d'une faculté ou école de PUni- versité de Montréal qui souscrit aux conditions suivantes: u) succès dans les études, attesté par le secrétaire de la faculté; b) relations cardiales avec les professeurs et ses confrères; c) initiatives de caractère universitaire et participation active à leur réalisation.Tout étudiant finissant d'une faculté ou école qui remplit les conditions sus-mentionnées est éligible.Règlements du concours: 1) Faire parvenir au secrétariat de FACEUM.(ch.C305) un dossier dactylographié portant les noms du candidat et la dési- \u201cnation de faculté et contenant: a)les résultats généraux et annuels des examens; b) Fénumération précise des initiatives de caractère universitaire auxquelles le candidat a pris part et le degré de participation à ces entreprises.2) Ce dossier sera mis sous enveloppe cachetée et ainsi libellée: \u201cJury du Prix Arthur Vallée\u201d A.G.D.UM.3) Aucun dossier ne sera accepté après le 25 mars 1946 à minuit.1) Le jury se composera de membres de PA.G.D.U.M.désignés par le Conseil général.3) Le prix sera remis lors du ban- quel annuel offert par I Association aux finissants des facultés et écoles, au cours du mois d'avril, 6) Copie du présent avis sera cnvoyé au secrétaire de chaque Suculté ou école pour affichage dans un endroit bien en vue de la dite faculté ou école et sera de plus publiée au moins 3 fois dans le journal officiel de l'Association des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, \u201cLe Quartier latin\u2019.' Publié conformément à une décision du Comité Exécutif de lAG.D.U.M, prise à sa séance régulière au Cercle Universitaire, le 22 février 1946.L'administrateur de \u2019A.C.D.U.M.Jean-Pierre HOULE problème intérieur, le peuple s\u2019est contenté, jusqu'ici, de demander à nos gouvernants moins d'impôts, moins d\u2019heures de travail et des salaires plus élevés, sans exiger des chefs de l\u2019Etat une politique exté- Tieure conforme avec cet idéal de puissance internationale.Mais cette attitude générale, encore une fois, s\u2019explique et se comprend.Ce qui s\u2019explique et se comprend moins bien ce sont les dispositions de nos hommes d'Etat, de nos journalistes, de nos avocats, de nos historiens et de nos écrivains.Trop peu semblent intéressés à créer chez nous un état d'esprit de voisinage avec le monde.Quand a-t-on vu se lever un député à la Chambre pour parler d'un pays étranger si ce n\u2019est pour faire LE QUARTIER LATIN \u2018 = ESS BEAU geste.geste ODIEUX un dithyrambe sur la France ou sur I\u2019Angleterre, ou un: diatribe contre ces mémes pays?Quand peut-on lire dans nos journaux ou dans nos revues une chronique internationale qui trace avec quelque autorité une ligne de conduite pour notre politique extérieure?Il ne suffit pas d'écrire, lors des élections en Argentine, que Peron est un dictateur, un escroc et un arriviste que cela soit vrai ou non; il ne suffit pas de publier en manchette dans nos journaux, même s\u2019il le faut, que le Canada fait don de milliards à l'Angleterre; il ne suffit pas de proclamer sur tous les tons, même s\u2019il le faut, que la France est ur grand pays; il ne suffit pas, même pour paraitre démocratique, de discourir contre Franco; bref, il ne suffit pas pour établir une politique étrangère de jeter des fleurs à droite et à gauche des pierres, il faut savoir pourquoi tel Etat, en telle circonstance, agit de telle manière pour prévoir comment il se conduira dans l\u2019avenir; il faut connaître les intéréts qui dirigent les peuples (ne nous faisons pas illusion; les intérêts seuls dirigent I \u2014 LE CANADA ne produit pas de thé; l'Inde ne produit pas de Nickel.Donc, le Cavada importe du thé de l'Inde et celle-ci importe du Nickel Canadien et des jtm), usb J aL) | | au articles qui en contiennent.Moins de trois pour cent du Nickel qui est produit au Canada sont employés au Canada, Le reste est exporté, et l\u2019argent que nous retirons de ces exportations aide à payer le thé et les autres produits essentiels pour assurer aux Canadiens un mode de vie agréable.Le Canada ne peut continuer à importer des autres pays, à moins de continuer à exporter des produits canadiens.- ae = D i i nc SES A les peuples) et il faut surtout savoir où sont nos propres intérêts.Une politique internationale ne se fait pas au hasard.Quand nous connaîtrons mieux ce que nous devons vouloir nous pourrons alors nous imposer comme nation, sans craindre de nous mettre les pieds dans les plats; nous pourrons jouer avec toutes les ficelles compliquées de la diplomatie, prendre avantage des événements, souffrir un tort pour éviter un plus grand mal, être conciliant en fait si on est inflexible en principe parce que nous saurons où nous voudrons aller et que nous le voudrons dans l\u2019intérét du Canada.Sans cet état d'esprit, nous nous affublons à la légère d'un titre onéreux qui risque de nous faire tomber dans le jeu du Geaie paré des Plumes du Paon qui .\u201c.se vit bafoué, \u2018\u2019Berné, sifflé, moqué, joué, \u201cEt par Messieurs les paons plumé d\u2019étrange sorte.\u201d Georges-Henri BLOUIN ES _\u2014 = Canadien., En outre, nous devons maintenir nos exportations de Nickel Canadien afin de continuer à procurer du travail aux milliers de Canadiens employés dans les A mines, fonderies et usines d\u2019affinage de Nickel et aux milliers d\u2019autres qui produisent le bois, l\u2019énergie électrique, l\u2019acier, Jes machines, l\u2019ourtillage et les fournitures qu\u2019il faut à l'industrie du Nickel En s\u2019efforçant continuellement d'accroître l\u2019usage du Nickel au Canada et à l'étranger, l\u2019industrie du Nickel Canadien assure de nouveaux avantages au h Canada et aux Canadiens.Le Quartier latin « signalé récemment le beau geste fait par les médecins de quelques promotions qui ont donné des livres à l\u2019Université à la condition que ces volumes soient mis à la dispos sition des étudiants.Depuis quelques jours les volumes suivants manquent sur les rayons de la salle de lecture: KOLMER Clinical diagnosis by Laboratory Examination Correlative neuro- anatomy Fertility in Men McDONALD HATCHRKISS SIEGLER Vertility in)Fonten KARNOSH A handbook of psychiatry LULL & HINCSON Control of pain in childbirth STANDER Willinmns obstetries Deux hypothèses se présentent: y I \\ NN WN > NN NN NS 222 7 UL I=] PAGE OINQ Les livres ont été emportés par mégarde en ignorant qu\u2019ils ne devaient pas quitter la salle de lecture et celui, celle ou ceux qui les ont emportés ont l\u2019intention de les rapporter.Ou bien ils ont été emportés sciemment, d\u2019une façon égoïste, pur des individus qui ne se soucient pas de ce que leurs camarades en soient privés.Dans l'un ou l'autre cas nous prions vivement ceux qui ont pris ces volumes de les remettre en place le plus tôt possible.Si teur dispurition se prolongeait, comme les Anciens ne peuvent renouveler leurs dons Ha 322 pour satisfaire la cupidité ou l\u2019ineurie de quelques-tants, nous serions abligés de retirer les volumes qu'ils ont voulu mettre à la disposition de tous les étudiants, done de rétrograder.Raymond TANGHE tonte personne te THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CANADA.LIMITED.25 KING ST.WEST.TORONTO Ty Fa se PAGE SIX LE QUARTIER LATIN 22 MARS 1916 NOUV CARABIN \u201846 À PARIS Tu te souviens, D**** nous dinions ensemble, au Cercle, quelques jours seulement avant mon départ.Il faisait une tiédeur dans les salles, cependant qu\u2019une petite neige fin-janvier descendait lentement du ciel et nous la guettions à travers les porte-fenêtres.Quelqu'un nous avait fait l\u2019obligeance d\u2019un martini, nous attendions le poulet, ayant déjà engoufiré les hors d\u2019œuvres.Tu dissis: \u2014*Je ne comprends pas qu\u2019on nous demande de l'argent pour les étudiants d\u2019Europe! Si les denrées n\u2019y sont pas, à quoi bon l\u2019argent?Et si l\u2019on trouve les denrées, le carabin tchèque ou français n\u2019a-t-il pas autant d\u2019argent que chacun de nous pour se les procurer ?\u201d* Tu étais sincère, je crois.Et moi, je restais perplexe devant ton objection.Mais comme j'en ai ri depuis! Veux-tu me suivre dans un restaurant parisien?Rien de luxueux: l'établissement moyen, le premier au bout de la rue.Nous entrons, voici la carte.\u201cPlat du jour A 75 francs.C\u2019est déjà cher mais attendons surtout qu'il nous soit servi, vague mélange de hareng et de quelconques épluchures.Quoi faire?Il n\u2019y a qu\u2019une solution, c\u2019est de passer au chapitre des \u2018suppléments autorisés\u201d (tout, sauf le plat du jour, porte ce titre curieux); il y en a quinze lignes.Seulement voilà: les suppléments coûtent cent cinquante francs et plus.Ajoutez un peu de vin, un pauvre dessert (beurre, sucre et lait sont du domaine de la plus pure fantaisie) et l'on vous remettra une gentille addition approchant les trois dollars.Marché noir?Mais non! Les suppléments sont tout A fait légitimes, en règle.L'impot qui les accompagne suffit d\u2019ailleurs à vous en convaincre.* * * Or, l\u2019étudiant français n\u2019est pas riche.Sur les 40,000 qui fréquentent l\u2019Université de Paris, une faible minorité seulement peut compter sur les ressources familiales.Ne lit-on pas dans tous les journaux que le revenu d\u2019un magistrat est à la hauteur d\u2019un salaire de garçon de ferme?Ce n\u2019est pas une galéjade mais le plus exacte vérité, Le fils, alors?I se débrouille.Comment?Il faudrait le suivre pendant des mois pour savoir un peu, mais des bribes d'information nous permettent de deviner à moitié.Il existe un certain nombre de \u2018cantines\u2019 ou restaurants à prix spéciaux.S\u2019agit de s\u2019y trouver une place et d\u2019y obtenir de quoi manger.On réussit, paraît-il, quelques fois sur cent.Conditions de logement?Pour un certain nombre, le problème est résolu (?) par d\u2019anciens abris anti-raids, sous terre, au milieu du v:carme ventilateur qui vous garde de l\u2019asphyxie.D'autres obtiennent des chambres à condition de garder les enfants, de polir l\u2019argenterie, d\u2019assurer le service de concierge .et j'en passe.Mais il reste à s'habiller, sans parler du chauffage qui posait cet hiver des problèmes ardus; à preuve cette étudiante qui dormait dans la baignoire d'une toilette non chauffée.* * * Le croiriez-vous pourtant?Le travail et la bonne humeur trouvent moyen de cohabiter avec cette misère, malgré la tuberculose qui conduit parfois au san avant la fin de l'expérience .Le croiriez-vous encore?Le sort des étudiants français, comparé à celui des Grecs, des Hongrois, des Autrichiens, est parfaitement enviable.H reste tout de même pénible, extrêmement dur, inimaginable pour un Canadien d\u2019aujour- d\u2019'hui.Ainsi me disait ce jeune porteur à la gare: \u2014 Quand y faudrait cinq cent balles par jour au bas Mot pour la seule bectance, comment veux-tu.Gérard PELLETIER 13, rue Calvin, Genève, Suisse CIULES D DOCTORATS À Si je me permetlais quelque littérature, je comparerais la Suisse d une sculpture chinoise taillée dans une coquille de noix.Le moindre coin de ce pays est ralissé, travaillé, poli, fouillé.La région de Lausanne où des champs minuscules, étagés à grande patience el renforts successifs de pierraille, forment escalier sur la perle raide qui tombe dans la Lac, rappelle encore ces fonds de toiles des Flamands primitifs qui peiguaient \u201cau poil\u201d tout un monde sur vingl pouces carrés de surface.Mais je ne suis pas un fouriste.Mon voyage d'hier, Genève-Fribourg; avait un autre but que d'admirer le paysage; j'allais représenter le Fonds mondial de Secours aux Etudiants à la fermeture officielle du camp universitaire polonais dunt je vous raconte l'histoire illico.du printemps 1940, la iT'ème division des Chasseurs à l\u2019ied polonais, passée sur le sol de France pour y continuer la bataille, se voyait bientôt noyée dans une seconde débâcle et forcée de chercher refuge en Suisse.Internement militaire.Des milliers de détenus et parmi ceux, quelques centaines d'étudiants, passés quelques mois plus tôt de la salle de cours à la caserne, qui se voyaient désormais au point mort pour une période indéfinie.\u2026 Ce qui devait être fait fut entrepris sur l'heure.Quelques mois à peine après leur arrivée en Nuisse, ces élu- diants étaient répartis dans trois camps, rattachés respectivement aux universités suisses de Fribourg, Herisau of Winterthur.Je ne puis parler que du comp de Fribourg, ne connaissant que celui-là.Mais il résume assez bien l'activité universitaire de lous les détenus polonais.Vie les circonstances, il ne fut pas question, au début, d'admettre ces Jeunes aux salles de cours et l'on ne savait méme pas s'il leur serail permis de se présenter aur examens.Etrange status que le leur! Ou improvisa donc, dans les baraquements même où vivaient les soldats, deux facultés: Droit of Lettres, auxquelles s'ajouta plus tune école de commerce.Des professeurs se rendaient chaque jour chez ces nouveaux élèves in purtibus (le camp était situé à (Grange-Neuve, dans la banlieue de Fribourg).On nomma un Recteur du Camp, assisté de deux Doyens; une vic s'organisa dans ce cadre sommaire.UE vous choisissiez les arts ou l\u2019architecture, le génie ou apprenez à gérer votre argent.En augmentant vos connaissances générales., en vous préparant un échafaudage pour le moment où vous vous établirez à votre propre compte dans les affaires ou \u201cNA BAIL POV UI el OF [Xf CLAWS BH I'entomologie, la physique ou la physiologie ., vous serez toujours dans la bonne voie si vous ajoutez à votre programme d\u2019études la science de l\u2019économie pratique, c\u2019est-à-dire si vous tard.ES ÉTUDIANTS D\u2019 L'IMPROVISTE ! V'ie facile?Tmaginez seulement le problème des langues; il fallait connaître au moins l'une des langue: suisses, ce que la grande majorité des Polonais ne possédait pas.IL fallait aussi, de lemps à autre, laisser les études pour le travail des champs, à la demande du gouvernement fédéral.(Manes des étudiants qui firent en 42 l\u2019expédition de l'Ouest canadien, levez-vosts el parlez!) I fallait surtout garder le calme en ces années tragiques où se jouait le sort de la Pologne.Et malgré tout, la vie universitaire parvenait à fleurir.J'ai rencontré hier le président de l'Association fraternelle des l£tudiants polonais du camp universitaire, formée dès le début.J'ai entendu le chœur (cosaque dans le meilleur genre) qui se chargeail des concerts.On m'a racouté mille activités diverses à faire pâlir encore notre vic \u201ccarabine\u201d du Canada français.A mesure que devenait plus libre la vie du camp (Vautorité suisse desserrait graduellement la discipline) celle communauté de hasard parvenail a une vie riche, à une atmosphère intellectuelle étonnante, Mais le chapitre vraiment édifiant, c'est encore la statistique proprement scolaire du camp de Fribourg.Admis aux cxamens réguliers, ce groupe légèrement supérieur à la centaine à fourni SS licenciés, 14 docteurs, 1! agrégé, 1 \u201c\u201cprivat-dozenl\u201d.En dépit du travail, du cafard, de la langue, de tout, Quinze thèses furent rédigées, plus une forte contribution aux deux gros volumes de \u201ctravaux scientifiques des étudiants polonais en terre helvétique\u201d, ouvrage très remarqué qui vient de paraître ici.Ne figure-l-on ce que représente l'équipement universitaire de ces jeunes pour un pays comme la Pologne, si complètement décapitée de tous ses intellectuels?Mais dans le clair auditorium où se tenait hier la réunion, j'ai vu des figures bien perplexes.Le camp ferme et l'avenir reste incertain.Que feront en particulier les plus jeunes de ces étudiants, les réfugiés de fraîche date qui n'eurent pas le temps de terminer une licence?Retourner en Pologne, dans des universités démunies ct surpeuplées, où l\u2019on risque fort de n'être pas admis?Toul appui officiel est désormais retiré à ces individus sans ressources .Gérard PELLETIER Genève, 11-111-46 soient \u2014 sur une base convenable, vous vous procurez un certificat de succès pour plus Quer que soit le champ d'action que vous choisirez, les questions d\u2019argent joueront toujours un rôle important dans la poursuite de votre ambition.maintenant à vous familiariser avec les Même si vous n\u2019avez que très peu d'argent, l\u2019expérience que vous : acquerrez en tenant vous-méme votre compte personnel vous mettra au courant de la manière de procéder de la banque et vous sera d\u2019une grande valeur pour les me affaires de banque.années à venir.succursales, dans la carrière professionnelle ., en plaçant vos projets d'avenir \u2014 quels qu\u2019ils 45 SUCCURSALES à MONTREAL et les ENVIRONS Commencez dès A partir d'un dollar, vous pouvez vous ouvrir un compte à l'une quelconque de nos BANQUE DE MONTRÉAL au service des Canadiens dans toutes les sphères de la vie depuis 1817 CUROPE LETTRE DE STRASBOURG ASSOCIATION FÉDÉRATIVE GÉNÉRALE des ÉTUDIANTS de STRASBOURG Affiliée à l\u2019Union Nationale des Etudiants de France 1, QUAI DIETRICH - TÉL.53 89 Chèques Postaux Strasbourg 6335 Strasbourg, le 12 février 1946 Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal 2900, boulevard du Mont-Royal MONTREAL Cher Monsieur, En réponse à votre lettre du 30 novembre dernier, j'aimerai pouvoir vous parler longuement de l\u2019Université de Strasbourg, de notre association Générale, de l'esprit estudiantin et de bien d\u2019autres choses.Une lettre est toujours trop brève, trop succincte.Je dois vous dire tout d\u2019abord combien nous sommes heureux de pouvoir nouer des relations avec l'Université de Montréal.Notre langue commune n\u2019est qu'un aspect extérieur des liens profonds qui unissent nes deux pays.Nous avons été frappés par la splendeur, je dirai même le luxe de la revue que vous nous avez envoyée.Notre journal vous paraîtra bien petit à côté du vôtre.Mais en parlant de notre journal je parle d\u2019une chose qui n\u2019existe pas encore.Notre association vient seulement de se reconstituer.Le délégué chargé de l\u2019information travaille actuellement au démarrage de notre journal.Les difficultés sont nombreuses, je ne citerai que la principale qui est celle créée par les restrictions de papier.La vie estudiantine avec son esprit et son activité propre commence à peine à reprendre.On ne retrouve pas encore dans les amphithéâtres et les Instituts de notre Université, dans la maison et le restaurant étudiant de la \u2018\u2018Gallia\u201d l'atmosphère qui leur était propre avant la guerre.Ceci est dû à l'extrême diversité qu\u2019a rencontrée la vie des étudiants pendant ces six années de guerre.L'Université de Strasbourg, repliée à Clermont- Ferrand, n\u2019a pu accueillir dans la zone sud qu\u2019une rninorité des étudiants qui animaient en 39-40 les bâtiments de Strasbourg.La majorité de la jeunesse alsacienne, restée dans notre province, a connu l'incorporation de force dans l\u2019armée allemande, ceux repliés en zone sud n\u2019ont pas toujours pu échapper à la déportation dans les camps d\u2019extermination ou dans les usines où il fallait travailler sous menace des coups pour un pays abhorré.Beaucoup ont connu la lutte clandestine, les \u2018\u2018maquis\u2019 avec un armement et un équipement précaires et dans des conditions physiques très dures, Après le débarquement, les étudiants rejoignirent en rnasse les armées libératrices pour s\u2019y engager volontairement et porter la lutte jusqu'au cœur de l\u2019Allemagne.Au mois de novembre 1945, quand l\u2019Université de Strasbourg ouvrit ses portes, nous nous retrouvâmes dans nos amphithéâtres.Certains rentraient des camps de prisonniers, d'autres des camps de déportation, d\u2019autres encore venaient d\u2019être démobilisés.Nous avions tous mené une vie disparate dont le seul lien avait été la volonté farouche de vaincre un ennemi détesté.Chacun de nous était un cas particulier de l\u2019espèce, hélas trop nombreuse, des victimes de la guerre.Si notre idéal était le même, nos conditions de vie ont été très différentes.Mais ce n\u2019est pas en quelques jours que nous pourrons mettre toutes nos expériences en commun et de plus cela ne s\u2019est pas toujours fait sans frottements.Ces années de guerre ont évidemment apporté beaucoup de retard dans nos études.Aussi la majeure partie d'étudiants et d\u2019étudiantes ne pensent qu\u2019à rattraper le temps perdu et profitent des sessions spéciales d\u2019examen qui nous sont proposées.Tout ceci nous conduit à une vie individualiste, à outrance parfois, et peut vous faire mieux comprendre les difficultés qui se dressent devant ceux qui cherchent à créer un esprit de corps, une cohésion entre les étudiants et les étudiantes de toutes nos facultés.Nous serions heureux de créer des échanges avec votre Université, échanges de revue, de lettres, peut- être même d\u2019étudiants, si les conditions de voyage s\u2019améliorent rapidement.Dès parution, nous vous ferons parvenir notre journal.Veuillez croire, cher Monsieur, à l'expression de nos sentiments très amicaux.Le Secrétaire Général, Claude BIJON PARAÎTRA BIENTÔT \u2026 LA PLUME AU VENT UN VOLUME DE 64 PAGES DE CARICATURES par SACU dés PUBLIE PAR Les Studios Lang, Montréal Hommage de LA PHOTOGRAVURE NATIONALE LTEE 282 ouest, rue ONTARIO près de Bleury De ts A A ETS ES EEE ce » MARS 1946 EN MARGE DE L'ARTICLE DE MARTIN T.WHELAN 1 heartily disagree with Mr.Whelan on lwo points in his article: \u201cnormal- acy\u201d of F rench-Canadian culture and Catholicism being anathema to many Americans.The aspect of culture which was stressed in his article was that of the family.True, the family is part of the culture, but the artistic oulpul is most important; this was ignored.Poctically and artistically any intelligent observer, be he an American or European, would admire the works of the French- Canadians.As to the family, [1 doubl that an American would be disinterested.Ile may say that the customs of chaperonage and moderation in drinking are attractively quaint.It is a mistake to think that all Americans keep late hours and drink profusely which could be deducted from the statement that we would find family activities \u201cnormal\u201d.Catholicism, as any religion, is respecled in the United States.Statistically speaking, aboul one-third of the population is Catholic.The only objection would be directed against a small minority of French-Canadians who set aside religion from life; it is like separating mind and body.It cannot be done, both are interwoven.On the whole, the Americans have little knowledge of Canada.An information bureau should be set up in the United States, and à true exchange of students would help the situation, Reba BOGEN Martin.T.Whelan, jeune et sympathique américain, qui est actuellement étudiant à la Faculté de Lettres de notre Université publiait la semaine dernière un article intitulé \u201cWith the necessary apology\u201d en éditorial du Quartier.Ce document n'eut pur l'heur de plaire à tous nos lecteurs, qui pour une bonne part ont oublié que les opinions y mentionnées n'étaient pas celles de l'auteur, mais bien celles que la majorité des Américains peuvent avoir à notre endroit.Il faut d'abord apprécier la sincérité qui a présidé à la rédaction de cet article.Il faut ensuite avouer qu'écrit trop hâtivenient, il ne rend pas justice à son auteur au point de vue du style.Quant aux assertions qu'il contient, je les classerai en deux groupes.Des remarques personnelles qui sont introditites par \u201cI think\u201d, \u201cI doubt\" et qui semblent du crû de l'auteur.Elles font preuve de peu de connaissance du sujet traité et c'est normal, Duhamel qui est un excellent obser- valeur n'a pas dit que des vérités dans ses Scènes de la Vie Future.Whelan nous prête par exemple un chauvinisme que nous n'avons certes pas.Quant aux opinions des Américains sur nous, je crois qu'elles sont malheureusement aussi pénibles qu'il nous les présente.Une jeune fille de Saint- Louis demandait un jour si à Montréal nous habitions encore des igloos! Nous aurions tort de nous scandaliser de ces jugements, et cela pour au moins deux raisons: pour porter un jugement il faut connaître, et nous n'avons guère soigné la publicité en outre quarante-cinquième, le peuple américain tire sa science de ses magazines et nous savons ce que la plupart d'entre eux valent au point de vue impartialité, I suffit de se souvenir de certain article de Life qui avait eu le don de nous faire bondir.Les masses ont deux critères, deux bases sur lesquelles elles appuient leurs convictions politiques: la propagande surchauffée et le sentiment.Nous pouvons reprocher aux étatsu- niens leur ignorance, mais nous ne pourrons leur en faire grief que le jour où nous aurons tenté de nous faire connaître d'eux sous notre véritable jour.d'Iberville FORT IER \u2018Moi, je suis content davoirvumon gérant de banque! perdu tout notre avoir! Nous étions indécis, Margot et roi.On insistait pour que nous placions nos économies, y compris ma prime de démobilisation, dans une affaire qui nous poraissait excellente.Mais mon gérant de banque m'a montré qu'elle n\u2019était pas aussi bonne que nous le croyions .Sans lui, nous aurions peut-être LE QUARTIER LATIN Comment laire Le Quartier finit sa saison alors que le printemps ne fait que commencer: a- t-on peur que \u2018es rédacteurs aient tro de flamme! Pour plusieurs Poly, c'est la septième année qui finit.Je ferai remarquer à tous ceux qui trouvent qu'il y en a qui restent trop longtemps au Poly; que ce n'est pas de leur faute.Tous n\u2019ont pas le physique et les jarrets pour bien poursuivre une carrière d'ingénieur! Voici un genre de réponse que des conférenciers pourraient donner à une question incongrue: \u201cThe logic of your question makes me think of anotber.Can jou telle me why fire engines are always red?Yon can't! Well; fire engines bave four wheels and eight men.Four and eight are twelve.Twelve inches make a foot.A foot is a ruler.Queen Elizabeth was a ruler.The Queen Elizabeth is the largest ship that sails the seven seas.Seas have [ish.Fish have fins.The Finns fight the Russians.The Russians are Red.Fire engines are always rushin\u2019.Therefore, [ire engines are always red, | hope this answers your question also!\u201d S'il faut en croire la rumeur, les Américains vont venir en très grand non- bre dans les Laurentides cet été.D'ailleurs, on peut le constater par la quantité fornridable de garde-fous qu'on place sur toutes les routes! Le championnat de hockey interfa- cultés a été remporté baut-la-main par Polytechnique, par sa victoire de 7-1 sur les Sciences.Gignac a compté trois buts, et a brisé une douzaine de boc- keys ct adversaires.Maillette et Feriand ont joué comme jamais, sur une glace très peu favorable.Poly ajoute une autre étoile à son blason, qui aura hien- tôt l'air du poitrail de Gocbring!! Extrait du dictionnaire étymologique du docteur en lettres Conrad lografi: Bateau: fustrument qui sert aux fro- Jfesseurs, pour bourrer les élèves: r.g.Si vous êtes un ancien combattant, vous avez intérêt, au moment de réintégrer la vie civile, à consulter un gérant de banque.ll est au courant de la situation économique locale et des occasions favorables, et il lui fait toujours plaisir de donner des renseigne- monter un bateau! Aussi, sert à désigner l'auto de PE.Drouin.Tuyau: appareil qui sert à faire couler, on à couler les actionnaires de la Bourse.Route: projet qui sert de distraction aux employés de la Voirie, et de reur- boursement au contracteur.Sert aussi à démembrer tout vébicule moteur.Les oiseaux du ciel se servent de ses fruits pour se nourrir et bâtir leurs nids.Aussi; allée de bowling des \"sunday-dri- vers\u201d.Cathodique: religion des électroniciens.On dit d'une jeune fille, qu'elle est cathodique; lorsque c'est une jeune fille \u2018cathodique à t'aimait\u201d.Orgue: instrument [éminin au plu- viel, masculin an singulier, et singulier à un clavier! Excellent pour le mollet à cause des pédales; donc, bon exercice pour les sédentaires qui n'aiment pas lu bicyclette.N.B.Se méfier de cet instru- meut, parce qu'il a plusieurs jeux, et qu'il est plein de vent.\u2014 Mon correspondant québécois, £r- thur Markay, n'unnonce qu'un touriste français, le vicomte la de Labrou, qui débarquait à Kébec, s'est offusqué de ce que la citadelle le regardait de ban, On raconte aussi qu\u2019un fou a é1é arré- té, alors qu\u2019il roulait voler le Cap Diu- mant pour son épingle de cravate! Je parlais d'étoiles au blason de Poly .+.Roger Langlois et Louis Dion de cinquième année, viennent d'en ajonter une \u2018mozaille\u201d en rempartant d'une fa- con foudroyante les honneurs sur leurs adversaires de Queens et Laval, lors d'une joute électronique sous les auspices du \u2018Institute of Radio Engineers\".L'assistance a été \u2018électrisée\u201d par les travaux des deux jeunes futurs-ingé- nieurs, et n'a pas caché son émerveillement.C'est avec de tels étudiants que Polytechnique verra sa renommée se ré pandre dans toute l'Amérique: il n'y pas de meilleure publicité! H n'y a pas a dire, ça fermente en quatrième année, vendredi dernier, la question de S64.00 a été posée par Masse: évidemment, c'était \u201cmaigre et jeune\u201d.Il s'est enquis, au couvs de Finances, à combien se montait la dépréciation annuelle d'un terrain!!! M.Favreau 4 répondu: \u201cÇa ne s'use pas un terrain: votre question relève plutôt de la géologie!*\u2014Ça lui apprendra! Le dénommé Flat-Slab G.nous donne la définition sexuelle d'un B.HP.( baiser borse-power): c'est le rapport: de la résistance à l'écrasement, sur le facteur de sécurité.Ce dernier est égal au 1apport de la capacité actuelle en B.T.U, sur la capacité d'après le nombre de pieds carrés de surface de chauffe.Toutes ces formules ne tiemsent pas compte des froitements! Il est permis à tout le monde d\u2019être distrait; mais on le pardonne moins facilement à un professeur! C\u2019est bien la première fois qu'on entendait parler de \"deux secteurs qui font entre eux un angle de trente degrés Fabrenbeit\u201d11! La partie de bockey entre Varsity es U.de M.n'a pas été très contestée!!! Il s'est produit un phénomène curieux ce soir-la: il parait que l'eau, même sous forme de glace, produisait beaucoup de houle!!! H est vrai qu\u2019on ne peut reprocher à personne d'avoir soif, mais on peut attendre à la fin de la partie pour se désaltérer!!! Gérard MANVU PAGE SEI'I ! ne satisfait pas\u201d.Habillez-vous Le jeune homme soucieux d'être bien mis s'habille chez EATON.1] 4 la certitude d'y trouver, en tout temps, des vétements de saison, élégants, bien faits ct de qualité, ll sait aussi que chacun de ses achats porte la Barantie bien connue: \u2018Argens remis si Le marchandise
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