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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
vendredi 9 février 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1945-02-09, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL, 9 FÉVRIER 1945 10 SOUS LE NUMERO VOLUME XXVH, No 15 Directeur: CHARLES-A.LUSSIER BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE Rédecteur en chef : GEORGES-HENRI BLOUIN NOUS IRONS A L\u2019'INFORTUNÉ On ne nous impose aucune obligation, on ne nous contraint d'aucune part, et c'est en toute liberté que nous répondons à l\u2019appel de voix inconnues.Celui qui retiendra son obole ne sera pas jugé, celui qui la refusera dédaigneusement, n'en répondra pas devant les hommes.Ce sont des voix impersonnelles qui nous convient au nom de l\u2019infortuné.Et plutôt que de le laisser venir à nous, nous irons nous-mêmes au pauvre.Nous agréons de nous approcher de la douleur au point d'en supporter le poids: nous acceptons de nous rendre au désir inexprimé de l'orphelin en lui témoignant l'intérêt que nous portons à sa condition; nous désirons nous-mêmes soulager l\u2019hospitalisé en pénétrant, à son intention, le monde de la souffrance.D'un cœur joyeux, où la joie est née d'un désir de compassion, noux exprimerons au pauvre notre attachement à son œuvre de rédemption.Nos yeux seront peut- pire tristes, mais nos paroles s'efforceront d'apporter la conso- ation.Notre corps en pleine vigueur nous recommande d\u2019adoucir la peine de l\u2019aveugle, du sourd, de l'infrme.Notre ambiance toute faite de sollicitude, nous suggère d'aller offrir un moment de confiance à tous les abandonnés du monde.Notre état normal, au sein de la famille, nous laisse penser qu'il scrait bon d'aller dire à l'enfant de la crèche qu\u2019il n\u2019est pas responsable de sa condition malheureuse, que nous le reconnaissons parmi nous en lui permettant de goûter un peu l'enivrement de nous savoir près de lui, dévoués à ses moindres désirs.La charité du cœur nous conduit à la fois à la charité de l'esprit, Y\u2026Des pauvres, il 4 en a loujours parmi vous \" SAINT MATTHIEU, XNXVEOIE ct nous ne chercherons pas les causes du malheur d'autrui.I nous suffit de les savoir misérables, délaissés; il nous fait bon de soulager sans porter de jugement.Et comment pour- rions-nous nous en prendre au pécheur; c'est au péché que nous nous attaquons.Etant chacun de nous le premier pécheur, nous nous imposerons de ne pas juger.Personne ne force notre générosité, On nous tend la main du pauvre.C'est tellement libre ce don que nous ferons que c'est un peu notre main gauche qui recevra de notre main droite.Nous ne saurions nous débarrasser d'un geste aussi volontaire comme d'une affaire importune.Délibérément, nous nous acquitterons d\u2019un devoir.La Fédération ne nous oblige à rien du tout, mais elle nous présente l\u2019occasion de répondre à une obligation intérieure, au devoir de chacrité.Nous sommes tous responsables du malheur qui couvre la terre, et si les vicissitudes ne marquent que quelques-uns d'entre nous, nous nous devons d\u2019alléger le poids de leur souffrance.La souffrance n'est pas le sort exclusif du misérable, elle est aussi celui du bien portant.La charité ne nous oblige pas seulement à donner le superflu; ce serait un acte trop banal pour être le symbole du chrétien.Il nous faut également souffrir pour soulager la souffrance.Nous dépasserons la limite.Nous donnerons jusqu\u2019à nous blesser un peu.À ce moment, l\u2019infortuné sentira que nous avons partagé son sort, que nous avons franchi son seuil: il en ressentira une grande joic.Charles-A.LUSSIER Depuis quelques semaines, nos chefs de Québec et d'Ottawa s\u2019échangent une correspondance dont le fond même porte sur le principe de l\u2019autonomie provinciale.Le sujet n\u2019est pas nouveau: pendant les campagnes électorales, les partis politiques s\u2019accusent mutuellement de n\u2019être pas autonomistes, et se vantent d\u2019être les seuls défenseurs des droits et prérogatives de la province.Malgré ce verbiage copieux, le peuple reste assez ignorant du principe et de son importance.Il est cependant impérieux, pour nous étudiants, d\u2019en savoir la nécessité.Quelle que soit notre indifférence à l\u2019égard de la politique, il nous est nécessaire de revérifier la véritable position canadienne-française.Quelle que sera notre position plus tard, nous aurons à expliquer à quelque canadien-anglais notre attitude devant, soit un mouvement politique, soit une mesure de sécurité sociale, soit une réforme économique.L\u2019autonomie provinciale n'est pas une création intellectuelle, mais une nécessité née de la situation unique de deux nations au sein d'un même pays.La nation canadienne-française, qui commençait de naître \u2014 aux derniers temps du régime français, précisa ses caractères particuliers depuis la conquête jusqu\u2019à l\u2019immigration des \u201cloyalists.Deés 1791, les deux Canadas étaient distincts et l\u2019on sentait la nécessité naturelle de respecter les deux nations.En 1840, on tenta par l\u2019Union législative de noyer l\u2019élément français; mais Lafontaine transforma cette Union théorique en une confédération de fait.Il était naturel que deux nations de langues, religions et droits civils distinctifs ne se fondent pas immédiatement en une seule nation hybride.En 1867, pour éviter l\u2019annexion aux Etats-Unis, il devint nécessaire de grouper les états britanniques de l\u2019Amérique du Nord.Deux seuls systèmes étaient possibles: l\u2019union législative et le pacte confédératif.Seul, le second sauvegardait aussi l'intégrité des deux nations qui nc cessaient de s'affirmer de plus en plus.Nécessairement, on opta pour ce pacte AUTONOMIE .PAR Guy dSeaugrand.Champagne confédératif, basé sur le principe de l'autonomie.Seulement en respectant l'autonomie des provinces contractantes, pouvait-on sauvegarder la nation canadienne-française.I! ressortait évidemment du passé que l'autonomie était pour elle une question de vie ou de mort.Par le pacte, les provinces gardaient leur juridiction sur ce qui en principe porte plus particulièrement sur l\u2019homme.Le Québec a donc autorité en matière de droits civils, d\u2019enscignement, de propriété privée, de professions, de famille, etc.Il a aussi les pouvoirs de prélever les impôts nécessaires à remplir ses fonctions.Sous un certain aspect, le pouvoir central a le contrôle sur tout système d'organisation matérielle; banques, monnaie, postes, marine, transports nationaux, propriété publique, armée, etc.En matière d'impôts, le pouvoir central peut prélever ce qui lui est nécessaire, mais doit éviter de drainer tous les fonds et ainsi d\u2019assécher les revenus provinciaux.Enfin le pouvoir central légifère dans le domaine international mais ne peut en rien engager une province en particulier sans son consentement.Il ressort de l\u2019esprit du Pacte et de l'interprétation qu\u2019en donnent les nombreux jugements du Conseil Privé qu\u2019en toute matière où le pouvoir central légifère, il doit respecter la juridiction provinciale sur les matières annexes.Ce respect nécessite donc la collaboration loyale des parties.Lorsque le pouvoir central tente de réaliser certaines mesures de sécurité sociale, les provinces doivent veiller au respect de leurs droits, mais doivent faire en sorte d'utiliser à bonne fin cette tentative.Seulement par la collaboration loyale sauvera-t-on l'autonomie, et seulement par le respect de l'autonomie respectera-t-on chacune des deux nations qui constituent le Canada.Ainsi juge le Conseil Privé.Trop souvent, les anglo-canadiens ignorent cet aspect du Pacte Confédératif, et ne voient dans les réclamations autonomistes que des \u201ctechnicalities of law\u2019.Il revient donc à nous de les instruire sur cet aspect nécessaire.Pour cela, nous devons nous-mêmes en être convaincus.Nous devons, dès maintenant, nous convaincre de la nécessité du respect intégral du Pacte, dans une collaboration loyale de chacune des parties.Ce n\u2019est que de cette façon que nous pourrons éviter que la Confédération théorique ne devienne de fait une union législative.L'union de fait se réalise par chaque brèche faite aux prérogatives provinciales.Chaque petit détail peut en lui-même sembler insignifiant, mais l\u2019ensemble prive le pouvoir provincial de ses moyens d'action.Mais, réclamer le respect de l\u2019autonomie nécessite d'autre part la collaboration.La défense du principe ne doit pas se faire par pure dialectique.Trop souvent l'attitude du Canada français en cette matière a laissé à désirer.Nous avons souvent donné l'impression de n\u2019en discuter que pour créer des obstacles et des embêtements au pouvoir central.Tant que nous nous servirons de l\u2019autonomie comme d'une simple \u201ctech- nicalité\u201d, tant qu\u2019elle ne sera pour nous qu\u2019une simple tactique de politicailleurs, nous continuerons d\u2019y perdre, devient donc nécessaire que la jeunesse étudiante, convaincue du bien fondé de la position autonomiste, sache faire comprendre aux compatriotes anglo-canadiens que cette position est justifiée, naturelle, même nécessaire.Mais, cette même jeunesse doit faire savoir aussi aux partis politiques qu\u2019elle est fatiguée des discours autonomistes, des invectives mutuelles, et des embêtements techniques.Elle doit réclamer que le gouvernement .du Québec fasse observer ses droits, mais sache aussi utiliser ou compléter, même corriger les tentatives du pouvoir central.C'est par une telle attitude que la jeunesse étudiante saura aider à la réalisation de la compréhension nationale \u2014 compréhension nous semble plus juste qu'unité nationale.\u2014 Alle PAGE DEUX L\u2019ÉLECTION DE La nomination du général Mac- Naughton au poste de ministre de la Défense Nationale avait nécessité la tenue d\u2019une élection complémentaire.Pour ce faire, le choix du cabinet fédéral s'était porté sur le comté de Grey-Nord.C\u2019était un choix surprenant.On comptait dans le pays onze comtés sans représentant, dont huit dans la province de Québec, et deux dans les provinces de l\u2019ouest.À Grey-Nord, il y avait déjà un député en charge qui se retira pour laisser le champ libre au général MacNaughton.On s\u2019attendait à une élection par acclamation, surtout à la suite d\u2019une lettre du député démissionnaire où celui-ci se disait heureux de céder son siège au nouveau ministre de la Défense Nationale qu'il demandait à ses électeurs d\u2019appuyer.Mais, les partis d'opposition ne l\u2019entendaient pas de la même oreille et l\u2019on vit bientôt deux autres candidats sur les rangs.Les progressistes - conservateurs demandaient à l\u2019électorat de voter pour un ancien candidat libéral, le parti C.C.F., parti socialiste, se faisait représenter par un haut- gradé, vice-président d\u2019une importante industrie de la région.D'autre part, les libéraux présentaient un ancien conservateur.Les libéraux soutenaient que leur seul but était d'assurer un siege au général MacNaughton; les conservateurs, qu'il s\u2019agissait de déterminer si Grey-Nord ap- puvait ou non la politique de mobilisation du gouvernement; le parti C.C.F.réclamait l\u2019imposition de la conscription totale des hommes et des richesses et des mesu- \u201c+ res pourvoyant au rétablissement des soldats de retour d\u2019outre-mer.Les organisateurs se mirent à l'oeuvre et l\u2019on vit alors une sale campagne.On fit appel aux préjugés de race et de religion.L'hystérique pasteur Shields ne pouvait manquer pareille occasion.Il se lança dans la mêlée et fit un crime au général MacNaughton d'avoir épousé une catholique.Ceux qui furent accusés d\u2019extrémisme lors de la dernière élection provinciale du Québec ne parviennent pas au talon de ces purs de l'Ontario qui veulent conscrire tout le monde pour la défense (hors du Canada) des minorités et de la liberté de parole et de croyance.Le général MacNaughton s\u2019est avéré un politicien inexpérimenté.Il répondit aux attaques de ses adversaires par des statistiques sur les renforts parvenus outre-mer; et, quand survint la révélation du nombre de conscrits absents sans permission, il fut impuissant devant l\u2019argument électoral qu\u2019en ont tiré les autres partis.\u2018Fout cela s\u2019est terminé par la défaite du candidat ministériel.Cet insuccès est gros de conséquence.La tenue d\u2019une session n\u2019est plus possible.Une élection générale s'impose.Le parti conservateur se présente devant l'électorat anglais avec une Victoire significative; M.Coldwell fera face à un public qui, en huit mois, lui a donné des victoires éclata:.tes et lui a infligé des défaites humiliantes.Et les libéraux ne sont pas plus avancés qu'auparavant ; l'élément anglais, si on en juge par Grey-Nord, est mécontent ; depuis novembre der- MAI LE QUARTIER LATIN nier, la province de Québec a fait clairement sentir la désapprobation de la politique de conscription du gouvernement.D'aucuns sont d'avis que la stratégie de M.King, pour une fois, s'est trouvée en défaut.Huit comtés de la province de Québec étaient sans représentants.Une défaite de MacNaughton dans l\u2019un de ces comtés aurait permis au premier ministre de répondre aux accusations des torys à l'effet que sa politique est toute soumise aux dictées du Québec.Par une victoire, M.King aurait pu compter sur un bloc solide québecois et résister avec plus de fermeté aux menées extrémistes qui empoisonnent la politique canadie: ne depuis un an.Quoiqu'il en soit, les faits sont la.Nous sommes dégoûtés des excès auxquels s\u2019est livré une minorité de gens imbus de préjugés de race et de religion.L'unité du Canada n\u2019est pas à la veille de se réaliser, ou, si elle se réalise, cela se fera encore sur notre dos.Claude DUCHARME ICI OTTAWA SITUATION CONFUSE par Neil MacDonald Dans les milieux politiques de lu capitale, l\u2019on s\u2019attriste de la tournure qu'a prise la campagne en vue de l\u2019éleetion partielle dans Grey North.Ou a lancé sur les tribunes des accu- GREY-NORD sations contre l'armée canadienne et notre participation à la guerre, ce qui ne peut que nuire au bon renom du Canada.11 serait imprudent de vouloir prédire le résultat du scrutin.À travers tout le brouhaha que l\u2019on n suscité, il semble impossible de supputer les chances de succès des candidats.Les commentateurs politiques d'Ottawa n\u2019osent formuler des prophéties; aussi l\u2019auteur de ces lignes ne se départira-t-il pas de cette attitude.Le premier ministre Duplessis a donné avis à l\u2019honorable M.King de ce qu\u2019il n\u2019est pas prêt à accepter le système d'allocations familiales dressé par le gouvernement fédéral.Comme le premier ministre Drew d\u2019Ontario, mais probablement pour des raisons différentes, il croit que cette mesure, dans sa formule act -lle, constitue une infraction aux divits des provinces dans le domaine des services sociaux.L'opposition faite par certaines pro- Vinces au projet du ministère de la Santé ct du bien-être, toutefois, est peu de chose si on la compare aux «difficultés qu\u2019il rencontre dans l'établissement de quartiers-généraux pro- viucinux lypiques, A Charlottetown.Là, les officiers du bureau se sont déjà rendu compte de ce que la naissance de bien des enfants n\u2019a jamais été enregistrée; comme les allocations varient selon l\u2019âge, il est important de connaître la date de naissance, qui est souvent difficile à déterminer.Tout cela indique que le ministère de la Santé et du bien-être ne pourra, comme le projette la loi, émettre les chèques d'allocation dès le premier juillet prochain.{Chronique de li CUP.) e\u2014 ap CW Tout Canadien qui s'arrête un moment à penser au chemin que l'industrie canadienne à | parcouru au cours des cing dernières années, ne peut être autrement qu'émerveillé.Le Canada possède maintenant d'innombrables usines neuves où sont fabriqués des produits de toutes ) sortes qu\u2019il fallait autrefois importer; et les usines qui exploitaient déjà, avant la guerre, nos richesses industrielles, ont grandi, peuvent maintenant faire concurrence aux plus grandes usines du monde.Nous vous présentons aujourd'hui M.Achille Jean, qui travaille depuis > 31 ans dans une grande usine de produits chimiques, à Shawinigan Falls; il y dirige la fabri- LS 7 Eation de ta pâte à'Ezpbone qui sert À fabriquer le carbure dont la marine, l'armée et l'aviation ont constamment beg0in.Travailleur acharné, chef expérimenté, patriote éclairé, M.Jean | a pris une part actip\u20ac À l'énorme effort industriel de notre pays.C'est grâce à des hommes | comme ceux-là que Ÿe Canada a pu édifier en peu de temps une industrie puissante qui joue dans la guerre un ral indispensable ct qui tiendra, après la victoire, une place de premier plan dans l'économie npondiale.PUBLIÉ EN HOMFAGE AUX OUVRIERS CANADIENS PAR LA BRASSERIE MOLSON RENAISSANCE DE LA CHEVALERIE Toronto, le 9 \u2014 (CUP) \u2014 Les étudiants de St.Michael\u2019s ont résolu, à l\u2019avenir, de céder leurs places aux dames dans les tramways, et, d\u2019une façon générale, d'effectuer un retour à la chevalerie d'antan.C\u2019est là la conséquence de ce que deux \u2018\u201c\u2018donzelles\u201d du St.Joseph's ont remporté par une majorité de huit voix la vie- toire sur leurs adversaires du St.Michael's, alors qu\u2019elles soutenaient que la chevalerie est morte.Leurs arguments, sans doute mis en valeur par quelques sourires, reposaient sur le déclin, à travers les âges, de la chevalerie, et sur le rôle actuel de la femme dans un monde chaotique.À quoi les représentants du sexe fort et Inid rétorquèrent que la femme n'aura d'hommages que tant qu\u2019elle sera faible et belle, et que dans le monde moderne, la chevalerie n\u2019est pas morte, mais bien endormie par les réclamations des suffragettes; on trouve en Amérique, ajoutèrent-ils, un juste milieu entre la rudesse à laquelle est soumise la femme en Allemagne, en Russie et au Japon, et la ridicule obséquiosité des sud- américains.Avant de donner un serutin de 38 À 30 en faveur de l\u2019affirmative, l\u2019assistance s\u2019adonna à une vigoureuse discussion, CHRONIQUE MILITAIRE LE LIEUTENANT JACQUES VAILLANCOURT Après avoir servi plus d\u2019un an dans le Corps d\u2019Aviation Royal Canadien dans lequel il s\u2019enrôla à l\u2019âge de 18 ans le lieutenant Jacques Vaillan- court permuta en 1940 au C.FO.C.de l\u2019Université de Montréal pour se qualifier lieutenant en infanteric.Deux ans plus tard il permuta de nouveau, cette fois dans la Réserve Volontaire de la Marine Royale Canadienne avee laquelle il sert depuis ce temps.En plus de ses études classiques au collège Ste-Marie et au collège Bré- beuf le licutenant Vaillancourt passa quelques mois à l\u2019école navale de Halifax, le \u2018\u2018King\u2019s College\u201d d\u2019où il sortit avec distinction.Depuis cette date il a servi successivement dans les petites unités de la défense côtière puis en Angleterre sur les vedettes lance-torpilles.Il prit part en 1944 en tant que \u201ccommandos\u201d de la Marine Royale Canadienne alors qu\u2019il débarqua sur les plages de la Normandie.Le Lieutenant Jacques Vaillan- court, descendant de Robert Villen- court de Saint-Nicolas d\u2019Alicrmont, dans l'arrondissement de Dieppe, est le fils du licutenant-colonel Emile Vaillancourt, commandant honoraire du Corps-Ecole d\u2019Officiers Canadiens de l\u2019Université de Montréal et de Blanche Jcannotte.Jacques LEDUC 59 FEVRIER 1045 UNE PRÉPARATION SPÉCIALE POUR LA BARBE Pour les hommes qui doivent se raser fous les jours NE REQUIERT PAS DE BLAIREAU La vie moderne exige aujourd'hui qu'au moins 1 homme sur 7 se rase chaque jour.Aux médecins, avocats, hommes d'affaires et soldats, il faut surtout un rasage propre, Malheureusement, le rasage quotidien irrite souvent l'épiderme.A chaque rasage le rasoir écorche un peu l'épiderme, et quand vous vous rasez chaque jour, cette couche extérieure de la peau n'a pas le temps de se reformer d'un rasage à l'autre.Mais il y a une crème à barbe faite spécialement pour résoudre ce problème.C'est la Glider, une crème riche et douce qui a le pouvoir d'adoucir la surface rugueuse de l'épiderme en même temps qu'elle amollit la barbe.Alors, votre rasoir peut glisser facilement sur la peau sans l\u2019écorcher.La Glider vous permet de vous raser proprement avec confort.Et Glider est facile d'emploi! Lavez- vous simplement le visage à l'eau tiède et au savon; tandis que votre barbe est encore mouillée, étendez-y de la erème Glider et laissez reposer pendant que vous brossez vos dents ou pcignez vos cheveux\u2014 puis, rasez-vous! ESSAI GRATUIT\u2014 Demandez un tube gratuit de Glider, vous perinettant au moins dix rasages.Envoyez vos nom et adresse à la compagnie J.B.Willisms (Canada), Limitée, dépt.QL4, Lasalle, Montréal.DEBAT McGILL-MONTREAL BELLE-MÈRE, CIEL ou ENFER Jules Beauregard, e.e.d.Louis Ferguson, e.e.d.Guy Desjardins, e.e.d.Maurice Allard, e.e.d.AU PLATEAU VENDREDI, 16 FEVRIER BILLET: 60c INFORMATION: TA.2743 après 7 hres le soir INSTITUTION CANADIENNE-FRANCAISE LABORATOIRE NADEAU LIMITEE FABRICANT DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES J.O.GIROUX O.D.A.Phille J.A.Allaire Optométristes diplomes BUREAUX CHEZ Dupuis a Montréal TI 9 FEVRIEIt 1943 LE QUARTIER LATIN PAGE TROIS Nouvelles Universitaires Le débat pour le trophée Villeneuve au Plateau le 22 février LA QUESTION DES VÉTÉRANS AUX UNIVERSITÉS CANADIENNES Le Gouvernement Cnnadien favorise les vétérans de cette guerre-ci, démobilisés, à poursuivre leurs études dans les Universités Canadiennes.Voici l\u2019enquête du Canadian University Press: University of New Brunswick A l\u2019Université, 45 des étudiants sont des vétérans.Le cours de génie forestier est le plus populaire.Celui du Génie atteint In 2ième place.Un Club de Vétérans a été formé en novembre dernier; c\u2019est l'un des plus populaires du Campus.Parmi ces vétérans, on en remarque un qui est président de sa classe.Un deuxième est président du Club des Relations Internationales.Mount Allison University L'idée fut lancée tout dernièrement et déjii une dizaine ont répondu à l'appel.Queen's University Quarante vétérans ont entrepris ces cours de réhabilitation.Les aviateurs sont les plus nombreux.University of Manitoba On a organisé, dans cette université, un cours spécial qui a commencé en Janvier.Ces cours dureront cinq mois ct demi cette année et sont répartis sur deux ans.Saint François-Xavier University Le Conseil des gouverneurs de cette université a approuvé, dernièrement, la construction d\u2019une nouvelle résidence pour accommoder les vétérans qui retourncront aux études.In septembre prochain, on a done l\u2019intention d'organiser ces cours de réhabilitation sur une haute échelle.University of Toronto Un cours en génie commencera en avril, pour les anciens militaires.Après six mois d\u2019études, l\u2019étudiant Vétéran pourra entrer dans la deuxième année.Un plan a été conçu pour un cours commercial de dix mois, comprenant des lectures sur les statistiques et d'autres sujets.Mell University Voici que cette université développe des cours pour les anciens militaires, et le nombre en est assez imposant.Soixante des leurs ont donné, la semaine dernière, du sung pour la Croix-Rouge.Tout en poursuivant leur adaptation et leurs études, ils continuent à penser à lu guerre et y collaborent.L\u2019ÉTUDIANT ET Nous apprenons par l'entremise de son orgune officiel que l'Université McGill organise une conférence intitulée \u201cLe Canada et le monde d\u2019'après- guerre.\u201d Une telle initiative est fort louable car elle concrétise un problème qui se pose déjà depuis longtemps.Il est, en effet, important de connaître Popi- nion des étudiants où, plus que dans tout autre domaine peut-être, ils ont le droit d\u2019être entendus.Telle que donnée par le McGill Praily, cette étude aborde trois sujets: L\u2019instruction comprenant les modes d'enseignement, la réadaptation des vétérans et le développement scientifique; le Bien-Etre social réunissant l\u2019étatisation de ln médecine et l\u2019assurance sociale, la main-d\u2019œuvre et les relations industrielles, Ia question du logement; l\u2019lEquilibre International traitant de l\u2019organisation internationale, des relations commerciales ct L\u2019APRES-GUERRE financières entre nations, de l'U.N.R.R.A.et de ka réhabilitation en lurope.Chaque comité se compose d\u2019un président et d\u2019un exécutif responsable envers le comité central.Aidé de deux aviseurs, son rôle est surtout d'organiser des assemblées où tout étudiant peut donner son avis, de chercher des conférenciers et, d\u2019une manière générale, de diriger les diseus- sions, Se basant sur ces directives, il dressera un rapport qu\u2019il soumettra aux sessions finales.C'est avec intérêt que les autres universités suivront les progrès de cette initiative car cette conférence sera Une preuve indiscutable que l\u2019étudiant a réellement conscience de ses devoirs sociaux et qu\u2019il est capable d'aborder des problèmes sérieux, de leur trouver des solutions qui s'imposent par leur justesse et leur efficacité.ÉLECTIONS À LA FACULTÉ DE DROIT Ces jours derniers curent lieu en troisième année de Droit les élections du Conseil de Conven- tum.Au début de la mise en nomination on aurait cru it des élections par acclamation.Mais quel- qu\u2019un s\u2019avisa de proposer un second candidat à la présidence.Le mouvement était lancé: de toute part venait une proposition.HEUREUSEMENT, les désistements de candidats furent pres- qu'aussi nombreux.Quelques pro- poseurs tentèrent de leur opposer des motions conservatoires qui furent rejetées comme futiles à leur face même.La vice-présidence fut poliment concédée à un notaire.Après une candidature au secrétariat, une proposition d\u2019élection par acclamation fut secondée puis reçut tous les suffrages.La charge de trésorier fut aussi i Ee bape emia ates rapidement concédée, malgré que plusieurs sans le sou lorgnaient le trésor avec envie.Enfin l\u2019aviseur fut nommé et sa tentative de désistement fut couverte par la clameur générale.On expédia en vitesse la nomination de trois conseillers.Les élus se firent ensuite un devoir de convier leurs chers électeurs chez Valère où l\u2019on distribua à chacun un lait au chocolat ou un seven-up et une cigarette.Les conseillers furent invités à prendre la parole: l'assemblée se termina donc par des applaudissements entrecoupés de quelques mots.N.B.\u2014Vous aimeriez savoir le nom des élus?Pour de plus amples détails, lisez la Grosse Presse, et l\u2019un de ces jours vous aurez la réponse.IL N Y A PAS DE MEILLEUR BREUVAGE GAZEUX EI ET TR GS URN Gr FL LR SETTERS ARMEE ou DIPLOMATIE?Québec, Ottawa et Montréal aux prises Pour la 13ième année consécutive, le débat inter-universitaire pour le trophée Villeneuve mettra aux prises des équipes représentant l\u2019Université Laval, l'Université d\u2019Ottawa et l\u2019Université de Montréal.Les représeniants de Québec, détenteurs actuels du trophée, auront à faire face à Georges-Henri Blouin, ee.d,, rédacteur-en-chef du Quartier latin, et Jules Deschénes, e.e.d., président de la F.C.U.C.On sait que l'Université de Montréal est en tête des trois concurrents pour le nombre de victoires depuis Ia fondation de la ligue; l\u2019Université d'Ottawa se place au second rang.On sait également que trois débats ont lieu le même soir sur le même sujet, un dans chaque ville, et que, cette année, Montréal reçoit Québec et visite Ottawa; l\u2019équipe que notre Société de Débats opposera aux étudiants de la capitale fédérale est composée de André Legendre, ec.m, et Pierre de Bellefeuille, cem, du Quartier lutin.Le débat du Plateau sera présidé par Marcel Rémy, e.e.m., trésorier de la Société des Débats: les juges en seront Mgr Olivier Maurault, recteur, M.Roger Du- hamel, et M, Jean-Pierre Houle.La soirée se terminera par une réception au C.E.O.C., rue Sherbrooke est, à laquelle tous les assistants sont conviés.Lors de la réunion annuelle de Lt ligue des débats inter-universi- taires, le sujet \u201cArmée ou diplomatie\u201d suggéré par Roland Gendron, président de notre Société des Déhats, a été choisi: notre équipe du Plateau aura done à soutenir que, pour maintenir la paix de l\u2019après-guerre, il faudra avoir recours à l\u2019armée nationale et internationale plutôt qu\u2019à la diplomatie.Tout annonce que ce débat, qui joint à l\u2019intérêt d'un problème urgent l\u2019occasion pour carabin de faire valoir sa légendaire joie de vivre, doive remporter un grand SUCCÈs.CONTRIBUTION DU LABORATOIRE D\u2019'ENTOMOLOGIE DE L'INSTITUT DE BIOLOGIE Le 27 Janvier, au Musée Redpath de l'Université Mei, lie Société entono- logique d'Ontarlio, svetion de Montréal, a tenu sa réunion annuelle.Le laboratoire d'entotnologie de l'Unstitut de biologie (Université de Montréal» a ped senté quatre communications sclentifi ques: Les Hénsiptères aquatiques du Qué- bee, par MM, Chazgnon et Fournier: « Phnlènes du tabae jaune, par M.ard Rioux; Le enleul des inseetieides, par le professeur Bellemare; La Chenudète suextenine, présentée par Léo Raynault, CONCOURS AU MONTE-PENTE 31 JANVIER 1945 Robert Théault 1.1.Polytechnique.Lo.27.8 Pierre DeGrandpré.\u2026.\u2026.Brébeuf.LLL .28.0 Jean Gratton.U.de M.Médecine.28.0 Guy Cyr.o.Brébeuf.1111201022 See.29.0 Yves Simard.Stanislas.30.0 Raymond Lanctôt.U.de M.Sc.Sociales.31.1 Roger Parent.Brébeuf.102 1140101000 40.6 ler FEVRIER 1945 Pierre Gérin-Lnjoie.\u2026.Polytechnique.Le .26.2 Gilles Cholette.Montréal.30.0 Michel Parent.Polytechnique.222240.31.3 Robert Théault.Polytechnique.Ce 32.3 Raymond Lanctôt.U.de M.Sc.Sociales.33.0 Sylvain Cousinenu .Prés.A.G.EUM.41.0 QUELQUES MINUTES AVEC UN CONSUL L'autre jour, la ligue Pan-Améri- \u201caine recevait comine invité d'honneur À son diner hebdomadaire le consul général de la République Dominicaine.Son l£x.M.Luis À.Oviedo est, un homme sympathique, d\u2019allure réservée et très distinguée.Gradué ingénieur civil de l\u2019Université dominicaine de Santo Tomas de Aquino (la plus vieille d'Amérique), il servit dans l\u2019armée pendant cinq ans.En 1038, son gouvernement l\u2019envoya comme attaché de In légation à Paris, puis de là quelque temps plus tard a In Nouvelle-Orléans.Voilà onze mois, M.Oviedo était nommé consul général à Montréal.Avec la maîtrise du français et de l'anglais, il venait ici réaliser son désir cle mieux lier les relations entre le Canada et In République Dominicaine.Sa femme, la nièce du Président, est retournée dernièrement dans son pays, faute de ne pouvoir trouver ici de logement.La ligue lPan-Américaine se propose bien que pareil exemple ne se répète plus dans notre métropole.Mais passons sur ce fait bizarre ct parlons du pays de notre charmant invité.La République Dominicaine a une population à peu près égale à celle de notre Province, soit deux millions, et on y cultive surtout les bananes, le sucre et In plupart des fruits tropicaux.Quant A nous, il y aurait profit d\u2019'importer, car, fait peu connu, nous avons deux banques établies en terre dominicaine, la.Banque de la Nouvelle- Ecosse et la Banque Royale du Canada.Cela favoriserait beaucoup les échanges commerciaux.En nous quittant, Son Ex.M.Oviedo se dit très disposé à renseigner les étudiants sur son pays et son bureau nous cst grand ouvert.De plus quelques films très intéressants sont à notre disposition.Alors à nous d\u2019en profiter car les relations avec les pays latins sont d\u2019un grand avenir pour notre pays.Guy GENEST, vice-président du chapitre local de la ligue Pan-A méricaine.AU CERCLE UNIVERSITAIRE L'exposition d\u2019artisanat de l\u2019année dernière s'était avérée une initiative heureuse.Elle avait attiré beaucoup de monde.Le Conseil de cette année à jugé bon de reprendre la formule.Cette deuxième exposition aura lieu du 11 au 17 février.Elle mettra tout particulièrement en relief le tra- rail encore trop peu connu des écoles ménagères provinciales.L'organisation de cette exposition que honorable Omer Coté a très aimablement autorisée a été confiée à M, Jean-Marie Gauvreau, directeur de l\u2019École du Meuble avec la collaboration de Mlle Eveline LeBlanc, chef du Service de l'Enseignement ménager à Qué- bee, et de M.Henri Beaulae, professeur à l'Ecole du Meuble.À l'occasion de cette semaine d'artisanat, il y aura deux manifestations.Un diner.le dimanche 11 février, à 7 heures, sous la présidence d'honneur de honorable secréliiire provincial, marquera l'inauguration officielle.A Tissue du repas, M.l'abbé Albert Tessier de la Société, Royale du Canada et visiteur propagandiste des écoles ménagères, prononcera une conférence intitulée: \u201cVive la Canadienne\u201d et il nous fera voir quelques-uns de ses plus beaux films.Le président du Cercle, M.Bernard Couvrette, souhailera la bienvenue au ministre et présentera le conférencier.Le jeudi 15, le Cercle recevra, i heure du thé, de 4 à 7.Mmes Bernard Couvrette et Omer Côté présideront conjointement la réunion au cours de laquelle Mlle Le- Blane fera une causerie intitulée: \u201cElle est plus précieuse que les perles\u201d.M.Gauvreau présentera Mile LeBlanc.Tous les jours le public pourra voir l'exposition de deux heures trente à cinq et, le soir, de huit heures à onze, sauf le samedi soir 17.Le président et son Conseil invitent chaleureusement tous les membres et leurs amis à venir voir l'exposition surtout à l\u2019ocea- sion du diner et du thé.Le prix du couvert pour le diner d\u2019ouverture est de $2.Le prix du billet pour le thé du jeudi est de $1.Si l\u2019on veut d'autres renseignements, on téléphonera à MA.1901.PRÉSIDENT HONORAIRE DU C.U.P.Dans une dépêche du rédacteur- en-chef du \u201cVARSITY\u201d, journal des étudiants de l\u2019Université de Toronto, Mademoiselle Betsy Mosbhaugh nous annonçait que Monsieur Gillis Purcell, gérant général adjoint de la l\u2019resse Canadienne, avait accepté la présidence honoraire de la \u201cCanadian University Press\u201d.Ceci est l'accomplissement d'une motion proposée au congrès national de la CUP tenu à Montréal dans les quartiers du \u201cMcGill Daily\u201d à la fin de année derniè- le, ce congrès, comme on le sait, fut le premier auquel notre journal prit part.Le choix de Monsieur Purcell a été unanimement appuyé.Fils d\u2019un journaliste il a lui-même une grande expérience dans cette carrière, Monsieur Purcell commenc: en tant que journaliste pour un journal hedbdomadaire pour se joindre en 1927 à la Presse Canadienne, division de Winnipeg.Ce premier stage dans cet organisme le transporla successivement dans les différents endroits du pôle arctique à la Californie.En 1931 Monsieur Purcell était rappelé de Winnipez pour être nommé rédacteur-adjoint des nouvelles au bureau-chel de la Presse Canadienne.Deux ans plus tard, en 1934, il était promu surintendant général.Dès la déclaration de la guerre, Monsieur Purcell fut temporairement prété à la première division anadienne comme correspondant de guerre; c\u2019est à ce moment qu\u2019il fit le récit du voyage sur l\u2019Atlantique de la première division canadienne ainsi que de ses premières semaines en Angleterre.A son retour au Canada, il joignit comme soldat l\u2019armée active non-permanente avec les \u201c48 Highlanders\u201d pour être permuté plus tard au C.F.0.C.de lUni- versité de Toronto.Fn 1942 il partit de nouveau pour outre-mer en tant qu\u2019officier des relations extérieures avec le grade de capitaine; il était alors attaché au Quartier-Général du Lieutenant-Général A.G.L.Me- NAUGITTON.Quelques mois plus tard il revenait au Canada pour reprendre ses fonctions en tant que gérant général adjoint à la Presse Canadienne.Jacques LEDUC Le chocolat de qualité PAGE QUATRE EB \u2014 LE QUARTIER 9 PEVRIER 1045 EN MÉNAGE Elle:\u2014 \u201cAh! tu es insupportable.Ca ne peut plus durer.Assez, tu m\u2019entends.Je vais voir mon avocat.Lui: \u2014 Je t'en prie, ne cède pas à ta mauvaise humeur.Je le reconnais, c\u2019est mon habituelle maladresse qui vient encore de te blesser.Je t'en demande pardon.Ma gaucherie est native.Elle: \u2014 Grotesque tu es, grotesque tu resteras.C'est cela qui me tape sur les nerfs: cette lourdeur ridicule.Non, non, je ne peux pas la supporter plus longtemps.Je m'en vais.Lui: - Il me fait grand'peine que tu me quittes.Sans toi, à quelle régression suis-je voué! Je deviens moins qu\u2019un cierge dont la mèche est éteinte: découronné de cette bulle d\u2019or par quoi se proférait hors de sa geôle céréenrie la lumière, il reste un cierge.Mais, moi.Elle: Ne cherche pas à m\u2019attendrir.Lui: Je ne cherche pas à t\u2019attendrir.Ou plutôt, si, je voudrais que tu t'\u2019émeuves sur mon sort parce que le tien y est engagé.J'en ai assez.Elle: Je n'ai pas besoin de toi pour vivre.Lui: Sans doute, peux-tu subsister sans moi.Ce privuege est ta dot propre.Ah! si tu savais comme j'ai besoin de toi, pauvre que je suis.Elle: Eh! bien, j'en ai assez de vivre avec un gueux.Lui: Et maintenant, avec quel autre gueux vas-tu aller vivre?Car, nui être n'échappe au filet des relations.Songe combien, au fond, je te suis nécessaire.Je ne dis pas cela pour t'humilier, tu le sais.Souviens-toi du jour où je t'ai reçue.Oh! je le revois.A grande eau bleu-saphir, le matin avait lavé le dur parquet du ciel.Deux nuages cycnoides y incrustaient leur impondérable volume.Assis sur le seuil de la porte, je t'attendais.Tu allais paraitre, mystérieuse inconnue, et pourtant, je l\u2019avoue, je n\u2019étais pas nerveux.Que veux-tu, avant ton arrivée, l'inconscience m'engourdissait.Mais, j'avais ie pressentiment de ton approche.J'étais arrivé à ce stade de ma vie où, malgré ma cécité, grâce à l\u2019affinement de ma constitution, sans pouvoir te désirer j'étais prêt à te recevoir.Je t'attendais.Tu parus.Oh! comment dire l\u2019instantané, l\u2019irrépressible, l\u2019irrésistible bond réciproque! Nous comimencions d\u2019être.Elle: Ami, je me souviens de mon émoi.Ah! si tu m'avais reçue autrement, j'en aurais été comme défigurée pour la vie.Mais, ta disposition dans l\u2019attente m\u2019a permis de me présenter à toi, épanouie comme une fleur que ne comprime pas cette eau subtile, l\u2019air qui la baigne.Ta réceptivité conditionnait ma beauté originelle.Lui:-\u2014 Amie.Elle: Ah! d\u2019où me vient cette intensification de la lumière qu\u2019on ne voit pas et qui fait voir?Oh!.Ah!.De fraîcheur, mon compagnon, comme une ile qui émerge, tu ruisselles.Je te découvre.Lui:- Amie.Elle:- La terre ne produit pas l'arbre qui s\u2019ouvre sur elle comme un parasol d\u2019ombre.Mais, que deviendrait l\u2019arbre sans la terre qui le sustente ?Lui:- Amie, tes véridiques paroles me sont bien douces.L'arbre, sans le terroir, dépérit et meurt.Toi, sans moi, tu gardes ton galbe inattaquable.Elle: Oui.Mais, qu\u2019est-ce que le contour sans la possibilité de le franchir?Par toi, j'ai accès à l\u2019innombrable fourmillement extérieur.Il me semble être au cœur d\u2019un fruit immense dont je savoure la chair.Lui: \u2014 Je suis heureux de te servir.Elle:\u2014 Tu m\u2019es plus qu\u2019un instrument.l'artiste; non pas la main.Lui: \u2014 Que je te sois toujours la main docile et agile.Elle:\u2014 Que je ne cesse plus d\u2019apprécier notre mariage qui en est un de cœur et de raison.Car, l'outil est extérieur à Jacques ROUSSEAU LIAISON DANGEREUSE Madame a 35 ans?Peut-être.Madame a 40 ans?Cela se peut.Madame a 50 ans?C\u2019est possible.Toujours est-il que madame est encore verte et gaillarde comme ces feuilles d'érable qui, à l'automne, n'ont pas de teinte rose.Mais madame, elle, garde encore des teintes roses \u2026.artificielles, car madame est amoureuse.Madame est amoureuse.Il se nomme Bernard.sque jour, les voit qui se prome- nent sur les boulevards.Ils font chic.Et les dimanches, quand la brise est aux caresses, le soleil plus joyeux et l'herbe invitante, ils vont à la montagne.Madame traîne Bernard, Bernard tire sur madame.Madame rit et sent des sèves de jeunesse, hélas! qui s\u2019en retournent.ais qu'importe, elle est là près de son Bernard! Elle lui jette ses deux bras autour du cou et, de son nez, elle lui frotte le nez.C'est un peu ridicule à son âge.Mais le soleil est là qui invite! Il y a bien cing ou six garnements qui se tordent de rire derrière les bosquets.Madame feint de ne pas les voir.Îls prennent le souper chez madame, et, quand vient le soir mauve, Bernard pose sa tête sur les genoux de madame ui roucoule d'amour comme l'héroïne de Delly.Elle en rafole de son Bernard.Elle lui à tricoté un chandail pour les temps froids: un affreux chandeil jaune.Bernard ne voulait pas le porter, mais madame a tellement insisté que le malheureux s'y est fait.Un jour, je les ai croisés, elle et lui, qui couraient la montagne et, pendant que Bernard était arrêté au pied d'un arbre, elle m'a chuchoté: «N'est-ce pas qu'il est beau?» J'ai dit oui.Mais je ne le trouve pas beau.Ah! mais non, pas beau du tout! Au vrai, je ne me l'explique pas, j'ai toujour détesté ces chiens à longs poils.Claude NOISEUX Vous que quitta la vue au moins pour un printemps, Qui jouissez à nouveau des terres retournées, Qui goûtez la couleur et la forme renées Par un nouvel essor des mondes ressortants; Vous qui vous rappelez le filet sans issue Tombé sur tous vos sens pendant que vous dormiez, Le vide tout autour des mots que vous formiez; Dans le geste hésitant la main inaperque: Oh, vous eussiez dû voir sa démarche égarée, Le délire à tâtons du pas inquisiteur, Le bras sondant l\u2019abime et l'ocil sans visiteur, La bouche s'adressant à la foule ignorée; L'être de tout l'agir tendant vers le dehors! La branche ramassée au bois qu'il n'a point vu, Les rares aumôniers jetant de l'inconnu Un peu de la monnaie en cours au temps d'alors.Il était assez vieux pour savoir se conduire Et voilà qu'un enfant le conduisait partout, Voilà qu'il ne pouvait seul se tenir debout, Que pour qu'il sache un peu l\u2019on devait tout traduire.L\u2019AVEUGLE-NÉ C'était grande tristesse aux hommes de le voir Assis dès le matin jusques à la brunante, C'était grande pitié sa complainte prenante Des flèches du matin jusg'l'aux nappes du soir.Toujours prêtant l'oreille aux rumeurs pour entendre Ce pas venir vers lui qui devait l'approcher, Et préparant son front pour l'auguste toucher, Et préparant son cœur pour la paix à descendre; Tendant sa joue hirsute au fraternel baiser; Repassant un refrain d'amour, tel un vieux barde; Emu, se tenant droit comme une hallebarde, Car le jour va s'ouvrir et la peur s'apaiser; Offrant avec frayeur son âme dénudée, Il sait, seul du troupeau des Juifs indifférents, Sans que le lui aient dit ni proches, ni parents, Que cet homme Jésus passe par la Judée.Réginald BOISVERT FACULTES ESSENTIELLES Ceci n\u2019est pus un document de propagande, Et la plus grande preuve en est qu\u2018on voudra bien y donner aux mots le sens qui leur revient.de droit.Chose presque inouie en ces années, nous voudrions parler en disant quelque chose.Malgré la délicatesse du terrain où nous nous aventurons et avec la bienveillance du lecteur, bienveillance qu\u2019on est aujourdhui à peu près tenu d\u2019implorer lorsqu'on parle de choses délicates.Nous voulons parler d\u2019une personne toute menuc, toute frêle, d\u2019un être dans les langes et pour celn, à certains points de vue, délicieux, auquel on doit épargner le péril, qu\u2019on doit protéger contre les intempéries des idées avaneées; une faculté d'université, la faculté qui se doit d\u2019être lu faculté par excellence dans une université qui se doit d'être, au pays, l'université par excellence.Les subtils et les malins ont déniché, sans broncher, la faculté des lettres.On parle aujourd\u2019hui \u2014 la pudeur n'existe plus \u2014 de facultés essentielles.Il se trouve de petits pontifes pour décider de la nécessité de choses dont ils savent à peine le nom.Rien ne leur dit qu\u2019en posant les termes d'une aussi stupide discussion, immédiatement ils s'engagent à faux et par conséquent ne peuvent aboutir à rien de cohérent.En embrassant la faculté des lettres dans cette petite apologie du bon sens, nous embrassons par là même toutes les facultés dites \u2018de eul- ture\u201d.Or les messies contemporains ne nous préchent qu\u2019une croisade: la civilisation.Alors naît l\u2019illogisme.Mais cette dernière forme est devenue un art ou une science; on y réussit en proportion directe de son habileté.Rien n'empêche d\u2019adresser quelques mots À ceux qui ont encore la faculté de comprendre quelque chose; à ceux qui, pour des raisons inconnues, n\u2019auraient pas encore compris.On voudra bien entendre que nous sommes ici cn Amérique du Nord.11 ne semble pas, finauds, que ce soit une affaire évidente.Pourtant on à dû simuler des bombardements pour nous donner quelques émotions.C\u2019est donc que nous sommes éloignés de ces pays ol les pétards sont si dangereux.Alors nous nous poscrons une question très compliquée: qui sommes-nous ?Longtemps, à l'étranger, on nous a crus les descendants de je ne snis quelle bourgade de senlpeurs et de mangeurs d'herbe.Heureusement que nous avons cu lu bonne idée d'en couler dans le ciment pour les montrer aux visiteurs.La vérité est celle-ci.Dans un siècle passé, il y avait en Europe, un petit carré de terre appelé clairement: France.Les hommes qui y vivaient s'étaient toujours fait remarquer par une qualité supérieure de leur groupement.Plusieurs groupements existaient dans le monde, mais eclui-là, plus que tout autre, héritier des civilisations les plus brillantes et les plus fécondes, ce peuple de la France était un enfant plus brillant que les autres.Il s'était distingué non pas seulement par ses bêtises \u2014 car il en avait beaucoup accomplies et s\u2019en promettait encore \u2014 mais aussi par les cadeaux qu\u2019il avait distribués à ses voisins, proches et éloignés.Ces offrandes avaient un cachet tout spécial, parce qu\u2019ils valaient surtout par le cœur et l'esprit.L'esprit fran- ¢ais, quel autre pouvait s\u2019y comparer ?Et le cœur de la France n\u2019a jamais été vaincu.On y entretenait le culte d\u2019un Dieu dont la doctrine n\u2019avait qu\u2019un rival: l\u2019égoïsme.Ainsi, nulle entreprise n\u2019était impossible, pas même ce qu\u2019on appelle une civilisation.Par les hommes qui représentuient cette civilisation, lu France accomplissait des miracles, Or, il s'est trouvé des hommes pour qui la doctrine de la charité était la vie.\u2019Fraversant l\u2019océan et venant faire souche en notre pays neuf, ils apportaient avec leur doctrine, leur esprit, leur civilisation.Il se trouvait alors un double de la France, le Canada.On y vécut en héros, jusqu\u2019à l\u2019arrivée d\u2019étrangers.On fut deux familles à partager la maison.On y retrouva aussi deux civilisations.La lutte, inévitable, épuisante.On rencontra même la mesquincrie sur une terre de martyrs.It la vie continua, faisant grandir les deux parties de cetle curieuse société.Le Canada français vivait toujours: une civilisn- tion chrétienne ct française, toute In définition de ce que nous sommes.Voilà la vérité.Pour les réalistes, cette vérité doit être une donnée très précise.Qu'en reste-t-il à part le sourire des gens pratiques?La réalité est une chose dont on parle.Que dire des harangues sur la civilisation ?La réalité pour nous est de nous appeler français et chrétiens ou d\u2019aller nous faire rebaptiser.L'expérience n'a jamais failli à le démontrer.Est-ce que des gens intelligents peuvent nous le reprocher?En disant cela, nous n\u2019insultons personne et nous sommes extrêmement logiques.Tous, chez nous, le savent mais n\u2019ont pas le courage d\u2019être sérieux.Qu'ils ne viennent pas nous mettre les bâtons dans les roues.Nous pourrions peut-être traîner les bourgcois dans notre voiture.En attendant, il nous reste A vivre, Il faut manger pour vivre.Pourquoi veut-on nous refuser nos repas ?Cette civilisation consacrée pour laquelle nots nous saignons, pour laquelle nous nous soufllons i I'égal des plus fabuleuses grenouilles, qu'est-clle sinon le respect de la hiérarchie des valeurs ?Quel est done ce drapeau qui claque au vent et ne devrait pas représenter uniquement le bruit qu\u2019il fait en claquant ?Ne nous payons pas de mots.Ecou- tons les étrangers de marque qui viennent nous conseiller poliment de mener un effort intelligent de guerre et de vice.Si la vie de l\u2019esprit est une chose Aussi cssentielle que la construction d'usines et de routes, pourquoi parler bêtement de tarir des sources?Une faculté de lettres comme toute faculté de culture peut devenir une transfusion \u201cessentielle\u201d qui nous redonne un pen de sang si elle est remise à sa place et si elle a de quoi subsister; surtout si elle ne provoque pas l\u2019étonnement, l'incompréhension, même chez les \u201ccultivés\u201d.Des voisins à nous, puissants ct importants, font une expérience, comme d'habitude.Il ne se passe pas un mois sans qu\u2019un homme en vue sonne l\u2019éveil de l'esprit chez des matérialistes forcenés.Dans notre manie de singes, singerons-nous aussi les grandes banqueroutes?11 serait douloureux que les intéressés n\u2019y prissent pas garde.Gilles LEDOUX Des foyers de culture Pour préparer les jeunes au rôle prépondérant qu'ils seront appelés à jouer dans l'avenir et permettre aux talents en herbe de se révéler dans le champ des arts et de l'artisanat, le gouvernement de la Province de Québec met à leur disposition, à Montréal: Une Ecole des Beaux-Arts, 3450, rue Ssint-Urbain Une Ecole du Meuble, 1097, rue Berri Une Ecole des Arts Graphiques, 2020, rue Kimberley Un Conservatoire de Musique et d'Art Dramatique, 1700, rue Saint-Denis où les artistes et les artisans de demain peuvent apprendre, sous la direction de maîtres compétents, l'art de leur choix, devenir des createurs et des producteurs de belles choses.Le Secrétariat de la Province de Québec Mitten ide wate ta Adri PE a aaiquéas 15 auetrtteu an UMA en TT dr pe 020 Le SW Saimin AFP pee bas we Cran AC Ad il lata a rare fet ey 9 FEVRIER 1945 PP, «2 \\ od (MA) 7 A I fF an a0 == \u2014 LE QUARTIER LATIN \u2014/ = F PAGE CINQ ip INE CEZANNE, LA VERITE ET LES VIPERES DE BON TON L'auteur de cet article parle uniquement en son nom personnel.Il n'engage en rien la responsabilité de personnes envers qui il exprime de l'admiration.Il ne parle su nom d'aucun groupe particulier, il se range simplement avec ses idées propres aux côtés des gens de bonne volonté, il prend parti pour ceux Qui croient en l'art Contemporain vivant contre ceux qui n'y croient pas, et c\u2019est en ce sens qu\u2019il s'assimile à eux; aucune des personnes avec qui il partage cette conviction n°a à être tenue responsable de le forme particulière de l'expression de sa pensée.L'auteur n\u2019est autorisé à parler au nom d'aucune des personnes qui pourraient être mêl£es 3 ses souvenirs personnels, et il serait pent que pot se produire cette méprise 3 laquelle il n'avait pas pensé mais qu'on lui affirme possible.Chacune des lignes de cet article tombent sous la responsabilité unique de l'auteur qui déclare sans hésitation qu'elles traduisent adéquatement sa pensée.\u2014 C.G.Je ne comprends pas très bien.\u2014 Le dégueulasse soulève le couvercle de sa cage suffisamment pour passer sa gueule de modéré et baver: \u201cDescends des nuages! Reviens sur la terre! Tu vas faire rire de toi! \u201cIl y a des êtres hu- Mains qui n'ouvrent leur gueule que pour dire ces choses.La vie est belle, il me semble, C'est bon de remplir ses poumons d'amour, de sourire béatement à une feuille ans le soleil, de tremper ses mains dans la nuit.La vie est trop brûlante, la vie scintille trop avec ses pierreries et avec ses ruisseaux, il n'est pas possible que pour chaque homme il n'y ait pas un moment où la vie lui à appris une vérité bouleversante, éternelle, umaine, avec un désir impérieux, irrésistible de faire partager à ses frères sa découverte infiniment lourde de joie.Il est impossible que l'homme, qui sent encore sur son corps la chaleur de ce qui est beau et bon, ne soit pas torturé, par la terreur d'être le seul à jouir de cette splendeur généreuse qui convient tellement à son coeur, par la terreur de ne pas pouvoir convaincre ses frères de le suivre dans un chemin simple et spontané.Tous les hommes ont connu dans leur vie au moins une fois la vérité, ils ont connu qu'ils portaient sur le coeur un fruit dont la saveur serait douce à beaucoup d'autres, ils ont connu l'envie de l'offrir aux autres, mais un grand nombre d'hommes restent indéfiniment silencieux, ils ne disent à personne ce qu'ils ont vu, c'est cela que je ne comprends pas.Les hommes, qui reprochent aux autres d'être enthousiasmés par leur étincelle de vérité, ne parlent pas de ce qu'ils ont vu.Ils se sont bouché les yeux, j'en ai bien peur.Leur lâcheté leur fait un peu honte, mais ils peuvent refouler cette honte, ils tiennent par-dessus tout à leur tranquillité, à leur paix maintenue aux dépens de l'essentiel.lls se sont circoncis volontairement à coups de formules pour être sûrs de se conserver plus facilement stationnaires.Les prétextes: pondération, prudence, rationalité.Mais il y a les emmerdeurs, ceux qui sont agités par la grandeur de la vie et la vitalité de leur esprit, ceux qui ne peuvent pas se résigner à voir leurs frères dans I'égocentrisme et la sécheresse lépreuse sans vouloir leur faire une part dans l'insatiable noblesse de ce qu'ils cherchent et trouvent.Les emmerdeurs prennent figure de dénonciateurs, de remords pour ces êtres laborieusement stationnaires, puisqu'ils accomplissent ce que, eux, n'ont pas eu le courage d'accomplir, puisqu'ils bravent l'incompréhension des pygmées et des pédants pour offrir à tous ceux qui ont faim d'enthousiasme et de vérité ce que la vie leur à enseigné être bon tandis que, eux, préfèrent l'itinéraire sans risque de ricanement ou du haussement d'épaule systématiques.Les stationnaires ont à choisir entre la catastrophe de mesurer leur propre impuissance et l'extermination des emmerdeurs.Légitime défense.Mort aux emmerdeurs! J'ai fait déjà quelques essais de vérité, j'ai essayé de donner à mes frères ce que la vie m'avait montré à moi, des choses qui m'ont bouleversé pour toujours, des choses tellement elles qu'elles m'ont presque rendu aveugle d'éblouissement.C'est dur.La vie à enseigné à tous les hommes l'amour et la charité, la vérité, tous les hommes ont connu un moment le désir d'aimer, le désir de partager sa joie et son ivresse, le désir de se sacrifier pour la vérité afin que les belles eaux calmes Les Auditions musicales Lendi : Beathoven Concerto No 5 en Mi bemol \u201cEmpereur Merdi : Berlioz Symphonie Fontastique Mercredi : Prokofielt Pierre et le Loup Jeudi : Rossial La boutique Fantesque Vendredi : Saint-Ssens Le Carnaval des animaux London Symphonic Orchestre Dir.: Malcolm Sergent Pisno : Arthur Schnabel Conservatoire de Paris Dir.: Bruno Walter Boston Symphonic Orchestra Dir.: Serge Koussevitsky Nor.: Richard Hale London Philharmonic Orchestre Dir.: Eugene Goossens Philadelphie Orchestra Dir, : Leopold Stokowski Soll : Jeanne Behrend Joseph Lenine Sylven Lenine Benor Hellets LES BEAUX CONCERTS L'Art, étant par essence, du domaine de l'immntériel et du spirituel, il est erroné de lo juger et de l'évaluer comme chose terrestre et matérielle.Pas plus que le mérite intrinsèque d'un beau pode ne se caleule en dollars, pus plus que ln joie procurée par In visite d'une belle exposition do peintures no se mesure au prix d'entrée fixé par In Galerio d'Art, Un conrort de choix donné par un artiste do réelle valeur no perd sn beauté artistique ct sa puissance spirituelle, parce qu\u2019il est offort gratuitoment ou À prix modique.Si l'Association \u2018Les Amis de \"Art\", poursuivant on cela son but d'éducation et d'expansion culturelles, out offrir à ln jounesse, à des conditions Ort avantageusos, l'audition d'artistes célèbres ot d'orchestres réputés, il ne faudrait pas que la jeunesso mésestime ces privilèges et prenne comme critérium de non-valour la gratuité ou lu modicité du prix d'achat des billets qui sont ainsi mis à leur disposition.Un beau concert est toujours un beau concert.Parce qu\u2019un musicien consent à collaborer à uno œuvre éducationnelle, parce qu'il fait, pour ainsi dire, l'offrande de son talent afin de permettre aux étudiants de communier aux sourcos de ln vraie beauté, doit-il, pour cela, cesser d'être considéré commo un grand serviteur des dieux ?Co serait uno flagrante injustice envors l'Art ot envers coux qui, avec le plus complet désintéressement, mettent, au- dessus do ln gloire et de In fortuno, les joies osthétiquos ot l'acheminement de ln jeunesse vers les plus hautes sphères do l'harmonie et de In benuté.LADIES\u2019 MORNING MUSICAL CLUB le Comité du L.M.M.C.offre à ses abonndes un concert de musique de chambre pour son récital de jeudi, le 15 février prochain.Ce concert, comme d'habiecude, nura lieu à l'hôtel Rltz-Carl- \u201cnate en ré bémol majeur K 454.Largo - Allegro Andante Allegro Sonate en do mineur, Op.30 No 2.Allegro con brio Adaglo cantabile Scherzo - Allegro Finale - Allegro Sonate en la majeur.ton à 3 heures de l'après-midi et sera donné par Isanc Stern, violoniste et Alexander Zakln, planiste.Ces deux artistes ont préparé le programme suivant : PRISE PEER PPEISEE Mozart Franck Allegro ben moderato Allegro Recitative - Fantasia - Moderato Allegretto poco mosso - vissent refléter le ciel, chacun a connu a tentation vertigineuse d'ouvrir sa poitrine et de faire briller aux yeux des autres pour leur bonheur l'un son étincelle grosse comme une tête d'épingle, l'autre son soleil embrasant, comme Rimbaud, Van Gogh, Ravel, Apollinaire et Borduss.Ce fut toute la tragédie de ces hommes qui ont usé leur âme et leur corps au contact de la vie, leur désir de rendre accessible à tous ce que la vie leur enseignait de sublime.Ce fut et c'est leur tragédie d'être trop lumineux, de briller trop, d'être encombrant avec leur splendeur; les dégueulasses dans leur cage, ceux qui ne s'emballent pas ni devant le Christ ni devant l'Apocalypse, ceux qui sont pondérés, en ont eu assez et en ont assez d'avoir le frisson devant ce jour perpétuel, leur instinct ne les a pas trompés, ils se sont sentis menacés dans leur équilibre précaire, ce n'est pas gai d'être sur e point de se sentir au fond d'un trou boueux alors qu'on a passé sa vie à BORDUAS , ll y à dans la vie moderne une telle part de comédie que toutes les âmes, qu'elles soient petites ou grandes, indifférentes ou passionnées, vivent dans un état presque continuel d'insécurité; il n'est pas un moment qui ne soit brisé dans son épanouissement tragique ou arce.bienheureux par l'intervention éternelle armi ce que le sort a donné à l'homme d allègement, l'art de Borduzs est de la peut-être ce qui saoule le plus l'âme, la lance dans l'action, puissante, fertilisée.Un colloque avec Borduas est marqué d'apparitions qui inondent l'âme de soleil, de sagesse et de lumière.Que les gros messieurs le qualifient «d'astre flamboyant sur la route des citrons séchés» 1l ne faut pas se surprendre.L'alcool, la danse, la cigarette suffiront toujours pleinement à leur abrutissement.Pour nous, l'art de Borduas est la route qui mène à l'action, la route où les arbres, les eaux, les animaux ont cette familiarité communicative de la joie.Nous faisons un acte de foi en Borduas parce qu'il est pour nous la compensation de l'époque absurde où nous vivons, la chambre intérieure où l'on peut se refugier lorsqu'on a les yeux crevés d'horreur, les oreilles œevées de bourdonnement, le coeur crevé de dégoût.Nous faisons un acte de foi en Borduas parce que chaque couleur, chaque ligne est un cri, un sanglot, un chant qui répondent à nos cris, à nos sanglots, à nos chants, parce que des oeuvres comme Abstraction verte tout en synthétisant nos batailles et nos heurts, ont su satisfaire notre faim d'équilibre et de perfection.Rémi-Paul FORGUES \u201c BLEU et La semaine dernière, a paru dans le Quartier latin, une critique de G.-H.Bau sujet de Bleu ct Or: à mon gré, cette critique est trop complaisante, et trop peu exacte à certains points de vue.La revue fut un vrai succes au point de vue \u2018auditoire\u2019, c'est vrai; mais, pas comme revue.La presque totalité de l'esprit qui s'y trouvait était de l'esprit étroit; de la mentalité de \u201ctory\u201d qui en veut A tout lc monde, et à qui l'on ne peut enlever une idée fixe.C'est cette mesquinerie qui se retrouve tout le long de la revue, et qui en a fait un spectacle fatiguant et déprimant pour l'auditoire lequel, re- marquez-le bien, était favorable ct très bien disposé lors du lever du rideau.Du commencement jusqu'à la fin du premier ballet, le public était enjoué, ct, s'il ne s'esclaffait pas comme il s\u2019y attendait, il ne s'embétait pas du moins.Voilà qu'arrivent, un après l\u2019autre, deux sketchs absolument pas drôles et d\u2019un goût fort douteux de la part d'étudiants qui sont supposés avoir des vues larges, et des jeux de mots plein la tête; deux sketchs qui ne donnent aucune relâche au spectateur en le gavant de vulgarités et de répétitions incongrues.Ces sketchs résument malheureusement l'esprit de la Revue, et le public frustré dans son attente de drôleries coutumières aux étudiants, et choqué de cette étroitesse d'esprit manifestement voulue, qui revient à la charge à tout bout de champ le public déchanta, avec lc résultat que l\u2019opéra \u2018\u2019Frosst, Opus 222\" n'obtient pas la chaleur de rire qu'il méritait.Je ne parlerai pas du jeu des interprètes: ceux-ci étaient bons, ct à la hauteur de la tâche qui s'imposait: on peut cependant remarquer que certains acteurs s'obstinaient à ne pas savoir leur rôle, on a dit aussi que le grand efflanqué qui faisait le bouffon, tombait sur les nerfs de tout le monde.Je veux insister sur l'esprit de la revue: quand bien même les acteurs auraient joué parfaitement leurs rôles, quand bien mé- me la misc-en-scène aurait été impeccable, quand bien même toutes les bretelles auraient tenu; le public aurait toujours cu à écouter des propos vulgaires que Fridolin \u2014 qui s'en permet pourtant beaucoup \u2014 ne mettrait même pas dans sa séance.Au moins, si on avait dit ces choses avec esprit, avec piquant; mais non, les phrases étaient banales, comme si on avait cu peur que l'auditoire ne pusse comprendre: admirez Ja OR?finesse ct la subtilité de: \u201cMoé, quand j'ai besoin de cracher; je crache sur les autres!\u201d; la situation délicate du groupe de .pourceaux qui lèchent les pieds d\u2019un Tim Buck; le spirituel de: \u2018Comme j'ai les pieds plats, on m'a mis dans le groupe des gars C'! Certaines phrases ont la finesse d'un éléphant qui patauge dans une montre de bibclots.Des sketchs qui auraient pu être drôles étaient d\u2019une longueur fastidieuse qui les rendait lourds.Il est fort étonnant de constater ce Mauvais esprit qui se manifeste au cours de la revue, par des \u2018\u2019maudits anglais\u201d et autres réflexions du même acabit alors que le Quartier latin poursuit depuis quelques mois une campagne de rapprochement entre Montréal et McGill.Ce n'est certes pas le meilleur moyen de consolider cette union.J'at parlé à beaucoup de gens qui ont assisté à la Revue, ct la plupart s'accordent à dire qu'ils ont été désappointés, car à certains moments, c'était plutôt Bleu ct Or .dure; ils m'ont demandé si la personne qui a écrit ces sketehs avait une haine personnelle contre J.C.Harvey, T.D.Bouchard ct les anglais! J'ai vu des gens partir à l'intermission, complètement humiliés de s'être fait rouler de si belle façon.Les réflexions du public étaient, en général: L'homme: \"Trois piastres chez le diable!\u201d La femme: \u2018Dire que j'aurais pu avoir une paire de bas pour ce prix-là!\" A quoi donc attribuer cet csprit de la Revue! Ce ne peut être la rarcté des textes, j'en connais qui ont été refusés à tort; serait-ce l'organisation fautive, la grande quantité d'ESMU!! .\u201cTrop de cuisiniers gâtent la sauce!\u201d Je sais bien qu'on va dire: \u2018En voilà un qui a un compte à régler\u201d; je ne puis rien y faire: je suis impartial dans cette critique, ct il me peine vraiment que la revue ait été manquée pour l'amour de deux sketchs mesquins.Après tout, cette faillite retombe sur tous les étudiants, et compromet le succès de Bleu ct Or \"46! On a eu l'excellente idée d'inclure des ballets dans la Revue, et je félicite celui qui en a eu l'idée.J'espère que ma critique scra constructive, ct que l'an prochain, Bleu et Or saura se moquer des autres sans faire des éclaboussements, et sans tomber dans la vulgarité! Gérard MANVU te tr atit-mmrifferemunttiiltin ation.s'impressionner favorablement.lls ont étouffé la lueur dans leur poitrine jadis pour ne pas succomber au désir de la joie d'homme; ceux qui n'ont pas étouffé la leur, ceux qui rayonnent même le plus modestement possible les mettent mal à l'aise, ils leur font honte obscurément, c'est désagréable.Cela apporte de la foule dans les tripes paisibles du rond-de-cuir, camouflé ou non.Le rond-de-cuir peut choisir alors entre deux alternatives: être généreux, honnête vis-à-vis de la vérité et se rallier à la vie, au bien, avec l'aide puissante des préjugés, de l'habitude, de la déformation qu'il lui est souvent commode de confondre avec l'instinet naturel de l'homme, s'efforcer avec tout le poids de son inertie de ravaler à son niveau ceux qui rayonnent encore afin de supprimer un objet de compa- taison troublant.Je pense à Socrate; je pense à Bach l'obsceur et à Mozart; je pense à Beethoven; je pense à Rimbaud; je pense à Verlaine; je pense à \u201c Delacroix; je pense à Manet; je pense à Cézanne, Gauguin, Van Gogh; je pense à Péguy; je pense à Debussy et à Ravel; je pense à Picasso et à Bra- ue; je pense à Rouault; je pense à octeau, à Milhaud; je pense à Apollinaire; je pense à la première du acre du Printemps, le fameux soir de l'indignation la plus janséniste, la plus écoeuramment freudienne, la panique des gens de bon goût, bercés délicieusement par la médiocrité et l'élégance, réveillés soudain à coups de piques dans le derrière par les exigences de la vie, l'indignation pharisienne où Nijinsky, le Cézanne de la danse, fut sacrifié au bûcher et où Strawinsky_ aurait été sacrifié aussi si ces justiciers l'avaient pu, l'indignation, inspirée par la terreur dénonciatrice, la terreur de la beauté franche sans accessoires familiers qui transforment les fins connaisseurs en bêtes féroces sous l'empire de l'instinct de conservation, l'indignation spontanée et unanime des virtuoses du pédantisme de salon se hérissant d'un bloc comme des rats menacés par un chat, I'indignation qui est responsable de la longue et pénible agonie du ballet dont on ne voit pas encore la fin; je pense a Borduas, et je sais quel fut et quel est le choix des dégueulasses.A la moindre lueur d'absolu, les tartuffes de l'art apparaissent en trou- eau pour éclabousser l'imprudent idéa- fiste et si possible retirer un peu de vanité de leur geste; ceux qui se taisent par lacheté sont ld pour essayer d'abattre ceux qui osent dévoiler un coin de leur certitude.Il y a les sarcastiques avec leur ironie d'Anatole France bon marché; ceux-là, ils ne sont pas dangereux, ils sont trop primaires.Leur inconséquence, leur superficialité, leur frivolité les empêche de mesurer la question dont ils ne soupçonnent rien de l'importance vitale.Îls croient régler avec un calembour des questions de vie ou de mort.Ils ne font que pitié.Mais il y a les autres, les amicaux, les laquais de la médiocrité et du juste milieu, ceux qui sont peinés de vous ROBERT McBRIDE La Société des Festivals de Montréal présentera le vendredi soir D février à 8.830 dans le Salon Prince de Galles de I'liotel Windsor, le deuxième concert de sa série de musique de chambre, avec le Quatuor à Cordes McGMI, L'artiste invité sera Véminent compositeur et clarinettiste américain, Robert MeBride.Né au Texas, M.MeBride est gradué de l'unfversité d'Arizona.Dès son Jeune Âge 11 joun uvec une égale facilité lu clarinette, le hauthols, le plano et l'orgue.M.McBride Jour avec tous les plus grands orchestres nméricains, In Symphonie de Boston, In lhliharmoni- que de New-York et l'orchestre de Pht- ladelphie sous la direction de Leopold Stokowskti., Comme compositeur M.MeBride appartient à l'école moderne mméricaine dont Il est incontestablement l'un des plus brillants et spirituels représentants.Iæ concert se terminera par un chef- d'oeuvre mozartien l\u2019'admirable Quintette en Ln Majeur pour clarinette et Quatuor à Cordes.Pour tous renselgnements, Festival de Montréal, Burenu 14, Hotel Windsor.voir enlisés dans des aventures aussi tumultueuses et aussi ingrates et qui voudraient vous sauver de la poursuite d'un idéal autre que verbal, ils viennent avec leur venin de bienveillance, de condescendance.Leur action est lente et progressive comme l'asphyxie; ils épuisent l'enthousiasme ar usure, le dégoût qu'inspire leur Blasement fait diminuer le courage et la lucidité comme l'huile d\u2019une lampe, vous vous sentez amoindrir à vue d'oeil.Ceux-là, ils sont dégoûtants! et efficaces.Ces adversaires de l'art vivant de toutes les époques mais principalement de la nôtre parce qu'ils y vivent, qui auraient été très heureux de prendre art à la lapidation de Mozart, de eethoven, de Delacroix, de Verlaine, s'ils avaient vécu à leur époque, ces adversaires de la vie généreuse qui étaient faits normalement pour devenir des ronds-de-cuir consciencieux mais qu'une érudition illusionnante et un certain vernis scolaire ont transformé en trissotins de moyenne grandeur, n'ont pas la pudeur de leur puanteur.Je préfère me plonger dans un bain de charité et de fraternité, je préfère rapprocher mon coeur de ceux qui ont exalté par leur souffrance l'impassible vitalité de la jeunesse d'âme.Il y a quelques années, au temps où il y avait à Montréal simultanément eux expositions mémorables: l'exposition Pellan, et l'exposition de la Galerie des Arts avec des Braque et les dessins de Picasso, l'enthousiasme rutilait dans le soleil, le coeur d'un groupe de jeunes gens battait vite dans la foi et dans l'espoir.Plusieurs ont lâché depuis et ont disparu, quelques-uns qui étaient venus C ercher une doctrine, quelques-uns qui étaient venus faire l'épreuve de leurs forces au contact d'un mouvement nouveau, quelques-uns qui étaient venus en spectateurs et qui n'avaient pas l'épine dorsale pour se rendre à la certitude par un chemin si aride, mais plusieurs sont restés, non pas ceux qui cherchaient une doctrine convenable où s'abandonner, mais ceux qui cherchaient la vérité.Roger Vigneau était de ceux- là, Roger Vigneau, le jeune éternel, le mystique sans franges, celui qui était capable d'apprendre à tous les sceptiques que la sincérité et la jeunesse de coeur sont la seule sagesse.Il est séparé de nous par la guerre mais il n'a rien cédé de son idéal.Je parle de lui maintenant parce que c'est à des types de cette trempe-la que j'aime penses pour oublier les improbes pompeux.Dégueulasses, vous nous dites que vous possédez des manières apaisantes d'exister sans se préoccuper de problèmes angoissants, vous nous dites ue vous vous êtes donnés la peine de les justifier par des raisonnemen subtils et rassurants, qu'il y a moyen d'y vivre sans inquiétude.\u201cLa vérité, disait Sophocle, peut plus que la raison.De même que la vie peut plus que le plaisir et plus que la Suite en page huit HEIPETZ, considéré come le plus grand violoniste de l'univers qui sera le soliste invité lors du prochain concert symphonique au St-Denis, vendredi le 16 février avec l'Orchestre Philharmonique de Montréal, sous ln direction de Jascha™: Horenstein.: HG PAGE SIX LE QUARTIER LATIN 9 FEVRIER 1045 Edmond Pontbriand gagne le sénior de la Taschereau Boîte aux remarques\u2014 CLUB DE SKI On remarque qu'un nombre plus considérable d'étudiants fréquentent le monte-pente mais peu se prévalent de leur privilége de membre.Le pourcentage des gars d'en bas est plus grand que celui des gars d\u2019en haut soit 60 contre 40 pour cent.Bravo nres- sieurs.Montez, montez toujours.Le désir de briser le record de descente de la piste No 2, détenu par Edmond Ponthriand (25 sec.), ne manque pas à Jean Gratton.Ca viendra.Bonne chance.D'après Guy Courtois.tous les étudiants vont passer cette année et c'est ce qui explique qu'ils n\u2019ont pas le temps de passer au Leçons de 4hi par JEAN-PAUL TROTTIER que l'on rencontre au monte-pente autrefois Ski Jean-Paul Trottier, du Mont-Tremblant Lodge School, donnera des Jecons de ski sur le terrain du monte-pente.Cours de Groupe: 2 hres à 4 lires Shires 30 à 10 hres pon, Cours Privés: toute Pavant-midi d'hres à 5 hres T hres 30 408 hres 30 pn, En groupe: $3.00 pour 6 lecons.Leçon privée: $3,00 de l'heure.ee SPÉCIALITÉ HABITS A LOUER OU À VENDRE POUR TOUTES OCCASIONS où l'habit noir est de rigueur M.A.BRODEUR MARCHAND TAILLEUR 28 est, rue Notre-Dame LAncester 2776 «BLEU et OR» monte-pente.Ceci semble bien vrai à en juger par les absences de Gérard Laberge.Les professeurs vous entraînent au cours, pourquoi ne les entrai- neriez-vous pas au sport du ski?Les cours seront peut-être plus coulants.Sentinelle R.CG.D., les belles Jemmes aussi doivent avoir leur mot de passe.À tout prendre.ce n'est pas si mal, Félicitations.A ton prochain voyage, apporte done une corde pour retenir tes lunettes, mon cher Poliquin, En passant Yves, dis done! 1 quand les prochains *\u2018colie\u2019?Tout comme au théâtre.au monte-pente, il faut passer par le guichet.Malheureusement, nous n'avons pus de passes honorifiques, Les seuls laissez-passer que nous avons sont POUR LE BOIS el vous devez vous adresser à FACEUM.où au capitaine de l'équipe.Hya d'autre passes que vous détenez.messieurs les étudiants, et.ce sont les cartes de VU.de Met de I LGEUDM.Nous vous prions done de ne pas les passer et, surtout à des MP.Hs ont assez d'embêter les autres sans se faire embéêter.ces messieurs.lu monte-pente.Cest comme chez les chinois.On \u201crepasse\u201d toujours el c'est très amusant.Ad tout Seigneur, tout honneur.Sylvain prit part au concours jeudi dernier, Pour résultat: voir rubrique \u201cConcours au monte-pente\u2019, Malheur de malheur, Farine à perdu son porte-monnaie noir contenant la jolie somme de $000000.92.Pauvre Farine.la qualité déjà douteuse de son tabac en souffrira certainement.Nous autres aussi.Jos SKITOW LIGUE DE QUILLE INTER-FACULTES Pts I, Moy.Marier, Po 45 .2 387 3 129, Lacaille, Po 15 .372 6 128.6 SA .161 6 1268 Sciences A 1.760 6 126.7 , Poly LL 2 .376 3 125: Chevrette, Po 15 1 .713 6 1238 Lévesque, Chir-Dent.730 6G 1217 Laberge, Chir-Dent.726 6 121, Trépanier, Méd.A .719 6G 1198 Godbout, Poly LL 3 119, Chevalier, HEC.A 0 0 357 3 119.Benoit, Sciences A .702 6 117.Masse, Poly LL.1.1.692 6 158 Bédard, Chir.-Deut.LL .346 3 1153 Major, Sciences A 0 0 315 3 115.Bourbeau, Poly ©.1.345 3 115.BBindu, Méd.A LL 11 12 BAS 31116 La Bossiere, Med, A.685 3 111] Huard, LEC, B .682 6 1138 Matthieu, Méd.A 11 12 341 3 1616 Camu, EC A 12 12 2 311 31136 Massicotte, Droit .339 3 113.Théberge, HEC A 2 1 336 3 112 Raymond, ChirDent.671 6 1118 Allard, Méd.A.11 1 335 3 FIL6 Liteasse, Po 15 .G6f6u 6 1H.Lamarre, Méd.8 2.1 333 3 111, St-Hilaire, Se BL.659 6 1098 Allard, Droit LL 1 1.389 3 100.6 \u2018Trottier, ILEC BL.615 6 1075 Laviolette, Po 45 .612 6 107, Joyal, Méd.IB Crete, Se.B Jeuannotte, ILE.C.B .631 6 105.7 Richer, Opto .315 4 103, Adam, LEC.B 0 0 0.628 6 1017 Murray, Poly .313 3 1013 Pion,, Pharmacie .616 6 1026 Dubue, Sciences A .208 3 99.3 Gilbert, ILILC.BL.595 6 99.2 Théorét, Droit .286 3 9866 syiv Se.BL.2 11 203 3 NA Lavallée, Se BB.583 6 975 St-Pierre, Po 45 .288 : 96.Varin, Méd.BB .571 6 95.6 Fleury, ChirDent.280 3 93.3 Deschènes, Opto .278 3 93.Rouleau, Méd.8 1 .515 6 90.8 CLASSEMENT DES EQUIPES PPGYr PM Podd .6 2 6 0 3408 8 MédbA.6 2 6 0 3174 8 Chir-Dent .6 2 5 1 3332 7 Méd.B .6 2 4 2 2812 6 Sciences A .\u2026.\u2026.6 1 4 2 3308 5 Sciences B .6 1 4 2 3129 5 HEC.B.61 2 4 3174 3 Poly .61 2 4 1763 3 Pharmacie .6 0 2 4 2622 2 HEC A.6 01 5 1484 1 Droit .6 0 0 6 1441 © Optométrie .6 0 0 6 1225 0 Les plus hauts triples: Gendron, Se.A 444; Marcoux, Sc.A 405; Benoit, Se.A 404, Les plus hauts simples: Chevrette, Po 45 163; Lévesque, Chir.-Dent.157.Trépanier, Méd.A 154.B.PECLET, gérant Edmond Pontbriand, capitaine de l\u2019équipe de ski de l\u2019Universiïé de Montréal, a remporté dimanche dernier au Mont-Tremblant les honneurs de la classe sénior au concours de la Taschereau.Cette course qui se dispute depuis de nombreuses années réunit tous les meilleurs skieurs de la Province.La classe sénior comprend tous les skieurs qui ne sont pas instructeurs et tous ceux qui sont au-dessus de 18 ans et en-dessous de 35 ans.Des étoiles comme Fernand Lessard, Paul Auger gagnant de l'an dernier, Yves Latreille, André Duval, Roger Trottier ancien instructeur du Mont-Tremblant, maintenant dans l\u2019armée et qui finit deuxième, prirent part à la course.\u2018 Edmond fit le très bon temps de 3 min.40 secondes, devançant toger Trottier par une seconde.La piste de la Taschereau qui est longue d\u2019un peu plus de deux milles était dimanche en très parfaite condition et extrêmement rapide.Fermée depuis la veille à 4 hres, alors qu\u2019une vaillante équipe de skieurs sous la direction de Monsieur Urquart, président de la Zone Laurentienne, tapa patiemment la côte que les nombreux skieurs durant la pratique du samedi avaient mis dans un très dangereux état.La température froide de la nuit de samedi à dimanche a heureusement durei la piste que l\u2019équipe de bénévoles avait aplanie en comblant les nombreux trous et en applatissant les nombreuses bosses dues à des virages effectués toujours au même endroit.La piste était si dure que l'on aurait pu croire que c'était une piste pour bob sleigh.Nous avons vu passer Edmond l\u2019ontbriand dans le grand virage qui précède la \u201cBucking Mule\u201d.Ce virage termine à peu près le premier tiers de la piste, le tiers le plus dangereux et de beaucoup le plus accentué.À ce moment Edmond dévalait à toute vitesse, \u201cblastait\u201d la côte en termes de ski, en position très accroupie, en \u201ccrouchanl\u201d dans les mêmes termes.Des amis qui le virent passer dans le S de la \u2018Standard\u201d nous rapportèrent qu'il conservait toujours cette position accroupie et qu\u2019il prit le \u201cS\u201d tel que notre instructeur Lrès compétent Jean- aul Trottier F.LS.et Hermann Gadner, instructeur de Gray Rocks Inn, lui avaient conseillé.Conserver cette position acceroupie est une des choses les plus difficiles à faire dans une piste de lu ongueur de la Taschereau.Edmond Pontbriand en très parfaite condition physique put conserver cette position tout le trajet de la course et il la finit dans le \u201cFlying Mile\u201d en une position de \u201ccrouch\u201d extréme.Cette position a l'avantage de faire acquérir plus de vitesse en offrant le minimum de résistance au vent.Elle demande une résistance énorme de la part du concurrent, il faut des jambes de fer et une énergie et une détermination de vainere invincibles pour pouvoir conserver cette position pendant 3.40 min.Edmond qui avait il y a quelques semaines fait sensation au concours du Snow Eagle Ski Club à Sainte-Jovite, puis qui la semaine dernière au Daldy avait pris magistralement le hois parce qu\u2019il avait oublié les conseils de Jean-Paul Trottier, s\u2019est définitivement classé parmi les tout premiers skieurs de la Province et de la Zone.Edmond sera maintenant toujours parmi les favoris.La montée de Pontbriand dans le monde du ski fut vertigineuse.En effet.Edmond commencait de pratiquer le ski il y a quatre ou cing ans à peine.C\u2019est très tard pour entreprendre la pratique d'un sport.Mais au contraire de ceux qui croient que le ski peut s'apprendre de soi-même, ldmond demandait conseils sur conseils à ses copains.Il se mit définitivement à la tache et deux ans plus tard il faisait partie de l'équipe de l'U.de M.et se distingua fortement dès son entrée dans les concours.Maintenant que Pontbriand a fait le grand saut chez les vedettes, nous lui souhaitons de poursuivre longtemps sa série de triomphes qui rejaillit tellement sur l\u2019Université.JACKLYN McEWEN GAGNE LE JUNIOR FEMININ La très jeune Jacklyn McEwen, du club de ski Bleu et Or, remporta très facilement les honneurs de la classe junior en faisant le temps de 4 min.29 sec.Le triomphe de Jacklyn est entièrement dû aux très fructueuses leçons de notre instructeur, Jean-Paul Trottier.Jean-Paul en l\u2019espace de quelques mois en fit une championne.Je crois que le cas de Jacklyn est l\u2019exemple le plus frappant de ce que peuvent rapporter des leçons d'un instructeur de Ja trempe de Jean-Paul Trottier.De plus, il faut dire que c\u2019était la première fois que Jacklyn skiait au Mont- Tremblant et qu\u2019elle n\u2019eut qu\u2019une journée pour pratiquer sur cette piste de haute vitesse qu'est la descente Taschereau.Et Jacklyn ne tomba nulle part sur le long parcours bien qu\u2019il soit, à mon avis du moins, très pardonnable de tomber au moins une fois durant le parcours, ne serait-ce que pour se reposer et se changer les idées.Avec le renom qu\u2019elle s\u2019est acquise Jacklyn n\u2019a plus le droit de ne pas aspirer à d\u2019autres honneurs dans sa classe et plus tard dans la classe sénior.Jean-Paul Trottier se charge de son avenir de skieuse; il n\u2019est donc pas permis de douter de ses succès futurs.YVES PREVOST SE CLASSE ONZIEME Yves Prévost, le président de l'A.A.U.M., se classa onzième à la Taschereau en faisant le très bon temps de 3 min.52 sec, douze secondes seulement en arrière de son compagnon d\u2019équipe, Edmond Pont- briand.N\u2019eût été un manque de contrôle passager au premier \u201cschuss\u201d (descente très inclinée) de la Taschercau au niveau de la fin du lift alpin, Yves aurait fail un meilleur temps.Ce premier \u201cschuss\u201d était en très mauvaise condition lorsque Yves l\u2019enfila (il avait le No 101) et vers ce temps au moins six concurrents sur dix y piquaient une tête.Malgré les trous et li neige très molle qui en cachait d\u2019autres, Yves ne tomba pas mais dérapa et c\u2019est grâce à son extrême solidité qu'il put maintenir son équilibre.Yves s\u2019accroupit de plus belle durant tout le reste de la course, mais sa haute stature malgré tout son \u201ccrouch\u201d offrait plus de résistance au vent qu'une personne de stature normale.Fait intéressant à noter, tous les vainqueurs de la course sont de stu- ture moyenne: Fernand Trottier chez les instructeurs, Porky Griffin chez les juniors, qui ne mesure pas cing pieds, et Edmond Pontbriand chez les séniors, qui ne dépasse certes pas beaucoup cinq pieds et demi.BEAUCHEMIN 27ième, FARIBAULT 30ième, GRATTON Atième Roger Beauchemin, de Polytechnique, qui habituellement remportait Loujours une des premières places à la Taschereau, à tel point qu\u2019on ajoute toujours à son nom \u2018of Taschereau fame\u201d ne fut pas aussi chanceux dimanche dernier.Arrivé lu veille tard, Roger n\u2019eut pas le temps de pratiquer une seule fois dans la piste, avant le concours.Même.c'était lu première fois qu\u2019il allait au Mont-Tremblant cette année.Posséder très bien en tête le tracé de la course est une chose extrêmement importante avant un concours.Roger dut forcément être plus prudent et prendre moins de chance.Néanmoins, il se classe troisième de l\u2019équipe.A suivre en page sept HILA MALVU ou HILA MALLU Ce n'est sans doute personne de res- passée alors \u2014 ils étaient présents \u2014 M.le Président ou un de ses délé- direction d\u2019un dénommé Boutet.Qui ponsable, qui signa ainsi dans le Q.L.de la semaine dernière en réponse à une critique juste \u2014 et nous disons Juste \u2014 de Gérard Manvu.Si la personne qui a pondu l'article signé \u201cComme on Erre\u201d, et en passant l en va de même pour \u201cComme en Terre\u201d, était sûre de ce qu\u2019elle écrit, elle n'aurait sans doute aucune crainte de mettre son nom à la fin de son article et donner ainsi une preuve qu'elle est prête à soutenir sa cause -\u2014 avre succès?\u2014 contre tout venant.Gérard Manvu dans son article, comme nous l'avons lu, (et ceux qui l'ont mal lu le reliront), disait que l'AA UM.ne s'occupait pas d'autres sports que le ski et non qu'il n\u2019existail pas d'autres sports que le ski à l\u2019Uni- rersité.En cela nous pourons parfaitement le corroborer.En effet, quand, dites- nous, l'AA UM.a-t-elle fait une assemblée générale pour discuter de chaque sport, et demander à chacun si quelque chose pourrait être fait pour aider, s\u2019il y avait des améliorations à proposer?A-l-on discuté des budgets au début de l\u2019année?non! Jetons un regard sur ce qui ce fit l\u2019an dernier, alors que Phil Ewart était président de l\u2019AA UM.Il y eut des réunions presqu'à lous les mois el c'est cette année-là, que l\u2019'A.A.UM.connut le lemps le plus prospère depuis sa fondation, Toutes les sections avaient eu leur budget discuté et voté au début de l\u2019année universitaire, alors que tout Jut réglé et chacun sut ce à quoi àl avait droit.Et s\u2019il n\u2019était pas satisfait, il avait alors l\u2019occasion de faire valoir ses récriminations.Que sc passe-t-il, dans le Sanctuaire de la montagne.Ne doit-il y pénêtrer que trois Grands Prêtres ou bien peut-il y avoir d'autres voix au Chapitre.Â-t-on remis aux récipiendaires les mérites althléliques qui leur furent votés l'an dernier alors que MM.du Triumvirat de l\u2019A.A.U.M.sont parfai- lement au courant de la constitution «de ceux à qui les mérites étaient nttribués.Qu'advint-il du salaire de Uinstruc- leur du Ballon au Panier, CU Melville, dont la renommée n\u2019est plus à Juire, (a preure l'article de la Gazette).Un salaire fut firé au début de l'année, un contrat signé fut adressé à l'administrateur de UAE UM.mais ce salaire n\u2019est pas encore volé et un premier paiement, qui devait être effectué à Noil, tarde encore à venir.A qui la faute, qui doit présenter les budgets à VALE.U.M.2 Nest-ce pas là le travail du Trüionvirat.Est-ce négligence ou indifférence.à vous d'en juger.On nomme un gérant de hockey quelques jours avant l\u2019ouverture de la saison et on s'attend à ce qu'il fasse des miracles en si peu de temps \u2014 sans lui accorder aucune collaboration toutefois.Le premier soir où il y cut pratique de hockey à St-Laurent, M.Le Président promit de voir à ce que l\u2019équipement de hockey soit sorti à temps pour être transporté à l'aréna.Le füt-il?Non.La pratique n\u2019eut pas lieu et des joucurs au nombre d'environ 30 (de Sciences, Droit, Chirurgie Dentaire), sc rendirent à St-Laurent pour admirer un cadenas sur une porte.Tout cela dû à \u2018\u201cl\u2019introuvabilité\u201d de M.le Président cl pour cause.Et le budget de hockey, que lui arrive- t-il?Prend-on le gérant de hockey pour un millionnaire \u2014 alors votons-lui son million pour qu'il le soit.Un autre incident, dans un autre domaine.Les années précédentes, les gérants de tous les sports étaient nommés à la fin de l\u2019année universitaire pour l'année suivante, Il en fut ainsi à la fin du terme 48-44 sous Ewart, mais le Triumvirat 44-46 n\u2019en tint pas comple, à preuve la nomination de Godbout l'an dernier à la gérance du Bowling, alors qu\u2019au début de la saison \u2014 deux semaines auparavant \u2014 on demande au gérant actuel de bien vouloir accepter le poste et de faire diligence, c'est-à-dire de faire des miracles encore une fois.Gués assisle-t-il à des événements sportifs?On dit l'avoir vu à l'Ouverture de la Ligue de Hockey.L'a-t-on vu à l'ouverture de la Ligue de Quilles, où même à une partie, \u2014 où encore à une partie de ballon au panier.Si l\u2019AAU.M.accepte des gérants, c\u2019est qu'elle a confiance en ces hommes.Alors, pourquoi ne pas avancer l\u2019argent nécessaire pour certaines dépenses prévues au budget.Pourquoi laisser d ces hommes de confiance (?) la douleur de payer de leur poche, quand souvent ils doivent emprunter cet argent aux parents ow à un ami, ce qui est délicat et les place dans une situation épineuse.On leur demande de fournir un reçu pour chaque dépense même des plus minimes (peut-on demander un reçu à un conducteur de p'tit char, \u2014 une correspondance sufjit-elle ou discutera-t- on de la validité de celte correspondance) v \u2014 Est-ce là une preuve de confiance?Des étudiants se demandent pourquoi certains comptes-rendus ne paraissent pas dans le Q.L.Le plus souvent, ce n\u2019est pas la faute du responsable de la section concernée; ces comples- rendus sont sur le bureau du rédacteur sportif, mais ils ne paraissent pas dans votre journal.L'A.A.UM.y voil-elle?On remplace Décary par Trahan sans doute pour un mieux, mais qu'\u2019arri- ve-l-tl \u2014 c'est peut-être de la faute du nouveau rédacteur ou non \u2014 lou- jours est-il, que le fait est ld: dans le Q.L.on écrivit qu\u2019une partie ful jouée entre Poly et Sciences alors que c'était Poly el Chirurgie Dentaire.Mais àl Jaut leur pardonner, les pôvres, car on ne les voit pas aux événements sportifs ct ils ne cherchent aucunement à se renscigner aux sources.Et M.Fernand Delhaes, qui remplit quasiment les fonctions de toutes les associations de l'université, l\u2019A.A.U.M.ne pourrait-clle lui assigner quelqu'un qui s\u2019occupât de lui faciliter la tâche, en ce qui concerne les sports.EL qu'y a-t-il de vrai, dans la rumeur qui circule à l\u2019effet de la tenue d'un Jestival sportif de l'Université, sous la est-il, qu'\u2019a-t-il fait pour mériter un tel poste.Le Triumviral, avee le concours des membres de VAAN UM.se juge- t-il incapable de remplir la tâche.Donc si le Triumvirat del A.AUM.ne peul remplir ses devoirs en vue du bon fonctionnement de tous les sports groupés sous sa tutelle, sans favoritisme pour l'un plus que pour l\u2019autre, alors qu\u2019il change de politique ou qu'il laisse à d\u2019autres le soin de bien remplir ces fonctions, quitte à garder la dircc- tion dans le domaine du ski.A bon entendeur salut.Henri DAGENAIS (ballon au panier) Bernard PECLET (Bowling) André LACASSE (Hockey) Léopold CARRIÈRE (conseiller sportif H.C.) Camille DAGENAIS (conseiller sportif Poly) Marcel BENOIT (conseiller sportif Sciences) L'ETUDIANT AMÈNE SCS PETITES AMES CHEZ GERACIMO 412 est, rue Ste-Catherine AIR CLIMATISÉ t FEVRIER 1045 T (SPODT LA CARABIN SPORTIF par GILLES TRAHAN Ici et La Le plus grand événement sportif de la semaine est sans aucun doute la course Taschereau, dont Raymond-G.Décary donne un compte- rendu dans ce numéro, Je voudrais tout de même féliciter Edmond Pontbriand, capitaine de l'équipe Bleu et Or pour sa brillante perftor- mance.Il ne faudrait pas oublier Mlle Jacklyn McEwen qui a remporté la première place chez les jeunes filles, section junior.Les deux sont des membres du club de ski de l\u2019Université qui est sous l\u2019habile direction de Jean-Paul Trottier.Dans tous les journaux on parle de I'heureuse acquisition pour les étudiants de l\u2019U.de M.de Jean-Paul comme instructeur, Les résultats n\u2019ont pas été à confirmer les rumeurs .Porky Griffin, junior de quinze ans, à établi un meilleur temps que les séniors dans la Tasche- reau.Interrogé à son sujet, Trottier lui a prédit un avenir des plus brillants dans les courses de ski.D'après Larry O'Brien, reporter du Montreal Daily Star, M.Tom Monty, professeur à l'Université de Montréal prend autant au sérieux le ski que les livres.Au haut de la Ryan\u2019s Run, il a mathématiquement calculé et préparé sa descente, ce qui n\u2019est certes pas une mauvaise idée .De la même source, nous parvient le rapport suivant: Raymond G.Décary, rédacteur sportif au Quartier latin a abandonné le carnet et le crayon pour une fin de semaine; et l\u2019on ajoute en commentaire: \u201cpeut- être que Ray aurait mieux fait de rester à son pupitre comme beaucoup d\u2019autres.\u201d Quant à moi, je ne suis pas tout-à-fait de cet avis .À part le ski, pas grand\u2019chose à signaler pour la semaine qui vient de s\u2019écouler, sauf .i Les programmes doubles de la ligue Montréal auront maintenant lieu le mercredi soir, malheureusement pour la ligue inter-facultés.Que feront nos Carabins, bouillants et pleins d\u2019entrain, avec un coach flegmatique et trop souvent silencieux.L'assistance aurait besoin d\u2019être doublée sinon redoublée pour combler cette lacune.Quant à la ligue inter-facultés, encourageons-la, le plus possibe .Les amateurs de ballon au panier ne pourront pas se plaindre quand le club de l\u2019Université joue, vu la publication d\u2019une cédule dans le dernier numéro, donc en foule aux parties! Le troisième festival sportif du McGill a été un succès.Plus de 1,500 étudiants en chiffre ont rempli le gymnase pour applaudir les compétiteurs: dans la partie de ballon au panier le Clarkson College a eu raison du McGill par le compte de 46-41.De plus la danse et les exhibitions ont charmé le public enthousiaste.Suite de la page six Claude Faribault, technicien de très grande réputation locale, suivit de très près Beauchernin, ne prenant qu\u2019une seconde de plus que lui 4.00.4 min.Claude est de ces skieurs indispensables à une équipe car il se classe toujours très bien et l\u2019on peut toujours compter sur lui quel que soit le concours: descente, slalom, saut ou cross-country.On reproche à Claude de ne pas s\u2019accroupir assez.Jean Gratton, qui en est à sa première année sur l\u2019équipe et qui participait à son second concours majeur, fit le temps de 4.10 minutes.Jean Gratton possède tout l'étoffe et le nerf pour faire un très bon coureur.Des récentes leçons de Hermann Gadner et de Jean-Paul Trottier ont sensiblement amélioré sa technique.Jean se perfectionne de course en course.Jean se perfectionnerait beaucoup plus vite si les concours de ski n'étaient pas mixtes.GERIN-LAJOIE ET COURTOIS HANDICAPPES Pierre Gérin-Lajoie, le plus jeune membre de l'équipe, fut très malchanceux dans la course de dimanche dernier.Pierre brisa un de ses câbles un peu avant le \u201cBucking Mule\u201d et fit une chute comme on en voit rarement.Pierre fut très heureux de s\u2019en tirer indemne.N\u2019eût été cet incident fâcheux, Pierre se serait probablement très bien classé, car il a déjà gagné le junior de la Taschereau.Guy Courtois se blessa à la cheville samedi et ne put prendre part à la course.Guy pratique le ski depuis deux ans à peine et possède une technique à point et très classique.Guy s\u2019était distingué au Baldy en ne prenant que douze secondes de plus que Yves Prévost.Guy possède tout le cran nécessaire pour devenir un très bon coureur.C\u2019est un autre élève de Hermann Gadner.De plus, il suit très attentivement les conseils de notre instructeur Jean-Paul Trottier.LES AVANTAGES D\u2019AVOIR UN INSTRUCTEUR Le résultat d'ensemble de l\u2019équipe comme on peut le constater est bon.Nous avons 4 skieurs parmi les 30 premiers et ce, sur 68 partants LE QUARTIER LATIN BALLON AU PANIER U.de Ma Ottawa Tel qu\u2019annoncé dans le Quartier Latin de la semaine dernière, le club de ballon au panier se rendait à Ottawa samedi HOCKEY Vous ne savez peut-être pas, mais tous les mercredis soir a licu A Saint-Laurent deux parties de hockey.L'assistance A ces Joutes est très peu nombreuse.11 est encore chanceux cependant d'y voir certaines demoiselles.mais pas d'étudiants.Dans le classement des équipes il est à remarquer que le formidable Polytechnique mène la ligue avec une forte avance.Les H.E.C, et la Médecine suivent et promettent une vive lutte, Il est à croire que mercredi le 14 février nous ayons une soirée de gala, car les trois meilleurs clubs joueront.La première partie verra aux prises les H.E.C, contre l'équipe de Chirurgie Dentaire-Optométrie.La deuxième partie la médecine et leur fameux cerbère sont déterminés à vaincre Poly.Espérons que plusieurs assisteront.NOS CARABINS Pour la deuxième fois cette saison nos porte-couleurs ont annulé au compte de 2-2 avec les Cyclones, mercredi soit dernier au Forum.Devant une assistance nombreuse cet enthousiaste, les joueurs ont bataillé ferme pendunt 60 minutes, et seule la défense très solide des dernier pour rencontrer l'Uni- adversaires nous a empêchés de ) : CLASSEMENT gagner par un score plus élevé.versité d'Ottawa.La En effet, nos lignes d\u2019avants ont 6 ON PCT.eu un avantage marqué tout le pa Devant une tres pelle assis- Polytechmique.o.oo 4 3 0 1 AR 8 7 long de la joute et le gardien des bel - esprit g ortif de I'U.de Médecine.EE 22 0 0 15 8 4 buts adverse a affiché une tenue p p : DR 2 1 @ 1 16 6 3 Magnifique.Ottawa, alors que malheureuse- Sciences 3 4 > + 9 % > ment on ne peut en dire autant ~.IN 0 PS cei \u2019 5 1 de , mate passons \u2014 donc irre Dentaire-Optométrie.: 0 2 0 2 10 0 Desautels est celui des nôtres \u2018ot = Pharmacie.o.oo J 0 3 ; « « c\u2019est devant une très belle assis- roft-Tharmacte 0 0% © qui s'est le plus signalé.Il a tance que les deux clubs entrè- .accompli un travail monstre en rent en lice.Avant que les nô- LES SIX MEILLEURS COMPTEURS préparant les plus beaux jeux et tres aient pu se familiariser P.A.I en effectuant des montées sen- avec l'atmosphère et surtout J.-L.Lauzon \u2014 Polytechnique.1S 16 sacionnelles.Morin et Beaudoin avec le plancher du gymnase, T.-B Lamoureux \u2014 Polytechnique.LL 3 10 13 versité.de apreus 4 d'et l'U.de O.prenait une avance F.Gendron \u2014 Polytechnique.111110002000.4 4 8 Tail y tan \u20ac doué anc pr d'environ 10 points.Miquelon \u2014 HLE.C.L112000 0 LL LL Lana s 4 7 pie en 9 Jou une solide Filiatreault \u2014 Polytechnique.o.oo LL.3 4 7 partie sur la défense.Cependant nos porte-couleurs l\u2019epin \u2014 Médecine.1112101 LL 3 4 7 reprirent bientôt leur aplomb et l'on assista alors à la plus belle partie encore jouée entre Jean-Paul MASSICOTTE, J.-A.LACASSE e.e.d.les deux clubs.Des deux côtés les passes et les jeux organisés étaient de toute beauté, et la rencontre fut vrès bien dirigée par l'arbitre Ted Edwards, ce qui contribua beaucoup à Ia belle tenue de la joute.A la fin de la 1ère période l\u2019U.de O.menait par 22 à 15, et dans la deuxième période qui fut la plus enlevante, l\u2019U.de O.comptait 22 points contre nous 17.La partie se termina donc au compte de 44-32 en faveur de l\u2019Université de Ottawa qui de ce fait remporte la première partie sur deux: la deuxième sera jouée à la Palestre nationale le 10 février vers 9 h.p.m.Ceux qui daigneront être alors présents à la Palestre seront assurés d'assister à une joute magnifique où l\u2019U.de M.tentera, après quelques changements dans ses tactiques, de remporter les honneurs de la série par une victoire éclatante.Donc c\u2019est entendu, vous avez rendez-vous le 10 février à la Palestre.Henri DAGENAIS, gérant.de la classe sénior.C\u2019est dans la pratique préparatoire à une course et dans application des farts que la touche de notre instructeur se fait le plus sentir.En pratiquant, Jean-Paul dévoile aux membres de l\u2019équipe, tous ces petits trucs du métier qui comptent tellement dans une course, parce que celui-ci fait éviter une chute, parce que celui-là permet de couper et d\u2019acquérir plus de vitesse.Tout ce travail sur place est d\u2019une extrême importance avant une course.Et Jean-Paul s\u2019y connaît lui qui a couru dans toutes les courses importantes et qui est familier avec toutes les pistes.La question du fart aussi est primordiale- ment importante et est très complexe.On y perd son latin \u2018à entendre disserter sur le fart.Le fart varie avec la neige et la température, c\u2019est à peine s\u2019il ne varie pas avec le tempérament de chacun.C\u2019est encore sur cette question que les conseils d\u2019un skieur comme Trottier sont très précieux.Les résultats d\u2019ensemble de l'équipe prouvent que l'apport d\u2019un instructeur a fortement profité à l\u2019équipe.Et la saison de concours ne fait pour ainsi dire que commencer.NOTES Edmond Pontbriand applique trois couches de fart avant une course .Yves Prévost applique tellement de couches qu'il en oublie le nombre .Je crois que dimanche dernier il a appliqué une couche de plus sur le ski gauche que le ski droit .Ces deux-là prennent au moins deux heures la veille d\u2019une course pour préparer leurs skis .En révant samedi soir, Pontbriand disait toujours \u201ccrouch\u201d, \u201cblast\u201d et \u201cBucking Mule\u201d .Ces trois mots sont indispensables pour quiconque va skier au Mont-Tremblant .Jean Gratton est celui qui s'en fait le moins pour le fart .Lui et Courtois fument un gros cigare après une dure journée de pratique .Rien n\u2019est plus drôle que d'assister à un wax party, chacun y va de son fart particulier .D'ailleurs, il paraît que la Taschereau est une course de fart .J \u2018ai toujours été de cet avis et crois que le klister liquide est le fart le moins rapide et le plus prudent pour des courses de ce genre .Jacklyn McEwen et sa boite de chocolats ont été extrémement populaires durant le trop court séjour au Mont-Tremblant .Elle au moins a été chanceuse, c\u2019est Jean-Paul Trottier qui a farté ses skis .Edmond Pontbriand a gagné un rasoir électrique .Rien de mieux vu la moustache .À fait il était un des rares concurrents avec moustache .Guy Francoeur, de Pharmacie, a fait le temps de 4.39 minutes .Guy a crooné durant tout le plat de la Taschereau .Le plat de la Taschereau est la partie de la côte que j'ai le plus aimée .Au moins, on y sent une hospitalité après les \u201cschuss\u201d moins bienveillants .Larry O\u2019Brien, chroniqueur de ski extrêmement lu du Montreal Daily Star, a pris part à la course .Pendant un temps, on a cru que Jacklyn McEwen s'était perdue dans la course .Cest qu\u2019elle une façon de faire revivre le passé Il est heureux de retrouver sa chambre telle quelle\u2014toutes les choses nù il les à laissées.Il est content aussi de découvrir d\u2019autres choses familières telles que /a pause qui rafraîchit avec du Coca-Cola glacé.Prenez un \u201cCoke\u201d est une invitation universelle à vous détendre.Car, dans le monde entier, le Coca-Cola signifie la pause gui rafraichit\u2014est devenu I'accueil familier des gens bienveillants, THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMIPTED\u2014Montreal Prends un \u2018\u2018Coke\u2019\u2019=Bienvenu chez toi ( A j \u201c*Coke\u201dz Coca-Cola ML MR Les noms populaires acquièrent _ tour naturellement des abréviations amicales.C'est pourquoi vous entendez dire \u2018\u2019Coke\u2019\u2019 pour 2-Cols.682F avait changé de numéro .Guy Francoeur a terminé la course dans un ruisseau .Une couple de jeunes filles s\u2019y étaient même couchées .C\u2019est franchement malheureux que Joan Tyler ne fasse pas partie du club de ski Bleu et Or .Des leçons de Joan doivent être d\u2019un profit incomparable et d\u2019un charme si suave .Claude Faribault a été le seul à étudier en fin-de-semaine .Il lisait un volume de chimie physiologique .Dans le train il a persuadé M.N.de prendre des leçons de ski .M.N.a été une ardente «dmi- ratrice de l\u2019équipe durant la course .Monsieur Lucien Piché a descendu la piste avec un sang-froid admirable .Il saluait ceux qu\u2019il connaissait tout le long du parcours .Jean Lalande, de Brébeuf, est un jeune skieur qui promet extrêmement .Jean Gratton a été le seul à sorlir le samedi soir .Tous les autres se sont couchés très à bonne heure .Mlle Paule Badeaux, qui devait prendre part à la course sous les couleurs Bleu et Or, arriva malheureusement en retard pour prendre part à la course .C\u2019est curieux, mais moi je ne trouve pas que c\u2019est malheureux de ne pas prendre part à uire course de ce genre .La brume épaisse qui s\u2019était abattue sur la région de Sainte-Agathe a été la cause de l'arrivée trop tardive de Paule .La vue au départ de la course, au pied de la tour est tout simplement merveilleuse .Et le départ de la course, on dirait que l'on plonge dans le lac .Puis après un temps, on plonge dans la côte et puis la côte nous plonge dans les jambes .La Taschereau serait une descente d'enfant si on aplanissait ses côtes .Charles Lussier a descendu la Ryan qu'il a blastée en crouchant partout même dans les schuss .Avant la semaine dernière je ne savais pas tout ce que celà voulait dire .Dans le train pour monter, Edmond Pontbriand a fait six farces .Une très bonne avec le conducteur du train en lui disant qu'un autre n\u2019avait pas payé .Mais la meilleure a été la présentation d\u2019un quis à Joan Tyler .Surtout avec tout le build-up qui le lendemain devenait build-down .Non, mais j'admire extrêmement le style et la technique de Joan et la personnalité de Joan .Excellente skieuse .Très excellente skieuse .L'équipe ira concourir la fin de semaine prochaine, c'est- à-dire après-demain .L'équipe aura affaire aux Jalbert et aux Auger de l\u2019Université Laval .Jean Gratton ferait un excellent chroniqueur de ski s\u2019il écrivait car il est extrêmement prodigue de conseils .Larry O'Brien du Star ne perd pamais une chance de parler de I'équipe.Le Star du 5 février est à lire .Surtout une en-tête \u201cEdmond arrives\u201d .a Raymond-G.DECARY Fel PAGE HUIT CÉZANNE, LA VÉRITÉ ET LES VIPÈRES DE BON TON Suite de la page cing douleur.Vérité et vie est donc ma devise, et non raison et plaisir.Vivre dans la vérité, même si l'on doit souffrir, plutôt que raisonner dans le plaisir ou être heureux dans la raison.\" Malraux a écrit cela.La silhouette crispée de Gauguin, le coeur ensanglanté de Rimbaud ne vous ont pas fait comprendre encore que la vocation de l'homme inquiété par la faim n'est pas de justifier et d'expliquer mais de connaître et de s'agenouiller devant ce que l'on a connu, et de s'inscruster avec l'extase de la ferveur dans sa certitude irrévocable ?Vous n'avez pas encore compris que l'homme qui a soif a besoin non pas d'un cercueil poli et resplendissant de style et de tact mais du breuvage de la vérité ?Bâtissez des systèmes commodes, des doctrines lumineuses, des disciplines merveilleuses, si elles ne sont pas selon la vérité que nous connaissons et que nous possédons, que voulez-vous que nous en fassions?Nous ne cherchons pas l'aise et la facilité, nous ne cher- chens pas des formules pour endormir notre conscience et nous permettre d'être bien, nous n'avons pas de fesses de porc à dorloter; on ne cède pes la vérité quand on la possède, vous n'êtes pas assez naïfs pour vous imaginer le contraire.Il n'y a pas de doute que le sort de M.Frank lacurto qui gagne sa vie en dessinant les affiches publicitaires de Molson est beaucoup plus de tout repos que celui de Paul-Emile Borduas qui édifie une oeuvre intransigeante, follement absorbante, tout en ayant à lutter contre les coups de crocs sournois de chacals aigris par la stérilité.Mais Borduas ne prostitue pas l'intégrité de son oeuvre en échange de sa tranquillité personnelle.Borduas est pour la vérité.Que voulez-vous, dégueulasses! Vous êtes impuissants contre la vie.Vous n'avez pas de certitude et vous vous en faites gloire, et ensuite vous voulez nous convaincre que nous non plus nous n'avons pas de certitude, mais vous n'avez même pas l'audace de dire que vous détestez Picasso parce que vous avez la certitude que l'ouvrage de Picasso est laid, vous inventez des raisons, vous essayez de justifier avec des racontars de mercantilisme votre reculade devant une têche qui demande trop de spontanéité et de désintéressement, vous vous mettez à la remorque de l'opinion des autres qui n'en savent pas plus long que vous, alors qu\u2019il serait si facile de vérifier avec vos propres yeux de vérifier si l\u2019ouvrage de Picasso est beau ou laid, si vous © Aucun Crayon TURQUOISE n'est en sûreté depuis que l'on a commencé à s\u2019apercevoir que votre crayon à dessin favori est aussi le meilleur crayon au monde pour écrire, SUGGESTION AUX DESSINATEURS : Essayez un cadenas.SUGGESTION AUX AUTRES : Achetez, vous aussi, un Crayon TURQUOISE.Il ne coûte que 10f ct vous pouvez vous le procurer presque partout.étiez capable de vérifier, si vous saviez ce que une chose belle est.Mais vous ne savez pas ce qu'est une belle chose, car vous n'avez pas assez souffert, vous vous êtes trop ménagés.Si vous vomissez sur nous, c'est par dépit de ne pas être capable e vérifier si ce que nous disons est vrai ou faux.Vous ricanez en crachant sur le sang, la sueur et la souffrance de vos frères parce que vous êtes trop laches et trop impuissants pour leur faire un procès équitable.Vous n'avez tien de positif à apporter; vous ne connaissez pas ce que vous condamnez ni ce que vous prétendez connaître: vous n'êtes pas capables de distinguer un vrai Vermeer d'un faux Vermeer seulement avec votre oeil, parce que vous ne savez pas ce qu'est la vie et ce qu'est la non-vie, vous ne savez pas ce qu'est une chose belle et ce qu'est une chose laide, vous ne vous arrêtez qu'à l'accessoire le plus indigent, vous n'êtes capables de distinguer qu'une littérature sentimentale, lamentable à pleurer, que la premier élève des eaux-Arts venu peut reproduire facilement sans que vous y voyiez une différence, car vous ne possédez pas l'essentiel.Quand les accessoires tombent et qu'il ne reste plus que l'essentiel vous ne voyez plus rien, ça vous vexe et vous êtes de mauvaise fumeur, vous vous vengez à petits coups de sabots de l'âne quand vous en avez la chance.Nous, nous sommes capables de distinguer un vrai Rembrandt d'un d'un faux Rembrandt et un vrai Van Gogh d'un faux Van Gogh parce que nous savons ce qu'est la vie et ce qu'est la non-vie, parce que nous savons ce qu'est une forme belle et une forme laide.Vous, vous ne savez même pas ce qu'est une forme, vous ne connaissez que les formes tellement connues qu'elles équivalent à des tics.Vous ne vous êtes jamais demandé ce qu'est une forme, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi un arbre est beau, pourquoi un coucher de soleil dans la nature est beau lui qui est infailliblement composé de formes toujours inconnues, toujours nouvelles.Pourquoi n'avez-vous jamais pensé que les peintures de Braque et les peintures de Borduas étaient composées de formes, de formes autonomes, belles, créées comme les formes d'un arc-en- ciel et les formes d'un chéne qui trouvent leur ordre en elles-mêmes, en leur propre fonction ?Pour vous, ces peintures ne sont que du caca de chat, sans ordre et sans discipline: qu'est-ce que cela prouve puisque vous n'aver aucune notion profonde de ce qu'est le laid et de ce qu'est le beau?Vous êtes incapables de faire la différence entre Stéphane Mallarmé et Jean Moréas, vous ne vous apercevez pas que l'oeuvre de l'un est belle et que l'oeuvre de l'autre est nulle.Vous appelez littérature tout ce qui vous semble flou parce que vous n'êtes pas capables de distinguer le fonctionnel et le nécessaire de l'incohérent et de l'obtenu.Vous ne savez pas ce que c'est que l'ordre.Vous ne pouvez pas distinguer un bon cubiste d'un mauvais cubiste, tandis que nous, nous le pouvons\u2019 à l'unanimité, sans nous consulter.Pour nous, la beauté n'est pas conventionnelle nous la percevons et nous en jouissons.Les mystificateurs inquiètent beaucoup ceux qui ne sont pas assez sensibles pour les reconnaître; il y a quelques mystificateurs parmi les artistes modernes contemporains, mais ne vous tourmentez pas, les mystificateurs ne peuvent pas donner le change, ils n'ont pas la vie qui n'appartient qu'aux spontanés, nous les dépistons du premier coup sans mérite.Dégueulasses, avant de rire des théories d'Einstein, assurez-vous de connaître un petit peu les mathématiques; avant de faire le fat devant les oeuvres fonctionnelles de Borduas, chefs-d'oeuvre de discipline et de sensibilité, assurez-vous d'abord d'être un tantinet sensibles et de savoir un petit peu ce qu'est la beauté plastique.Les problèmes que vous contournez sans leur avoir fait face ne vous inquiètent pas, vous êtes des couillons.Vous vous privez de l'univers par vanité, par poltronnerie, par inconséquence; vous êtes des assoupis qui pourriez être plus estructeurs que des vandales, mais vous n'êtes pas de taille pour lutter avec ceux qui défendent leur oeuvre car ils ont le courage et la certitude, vous êtes vaincus d'avance, la vie triomphe, Je pense à Roger Vigneau et à ses amis quand je veux me souvenir dans quel sens va le courant de la vie, je pense à Roger Vigneau quand je veux me souvenir comment il faut aimer la vie, mais, dégueulasses, je ne pense à vous que lorsque vous écumez sur ceux que je respecte et que j'aime.Claude GAUVREAU LE QUARTIER LATIN PATRIA MIHI \u201cShe is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docitely from Tritain or from the United States ov from anybody else.À Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those jh deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwe, \u201cJohn BUCHAN f'ai dit me Voici! me Voici! ils se sont recosverts du voile pour s'orner des titres de sépulcre.Hs n'avaient désigné comme une hontense, enx les Juyards de la Jerre promise.Et ils out été sourds à l'Appel, alors que je les attendais au portique.; La courbette bontense des complices de crime, ils la préfèrent; au secret ils ont machiné les abdications des faussaires.; Lä où j'étais seule et dans ma pureté native, contemplée sur l'autel des patriotes Là où j'avais besoin d'amant pour combler les nécessités d'amour.Hs se reconnurent avec des lambeaux, coiffés en chauve-souris.Pour eux j'étais la servante de la Mère, alors que les serments m'accordaient l'indépendance de royauté avec la disparition des remontrances.( Comment veulent-ils que mes membres soient dans l'amour d'union, lorsque ma tête est écorchée dans leurs coeurs comme un chiffon de banque?; Comment veulent-ils se reconnaître en dignité devant l'autel après leurs Juites à la danse?; .Sur leur prospérité mensongère ils ont construit des dieux sans soupir et voici que leur capital s'effrite comme les miettes d'acier, coule vers la source.Cur ils ont donné du sable à la base et la base mesure la faiblesse de construction.Car l'oiseau d'émigration cherche la chaleur du premier pays._.,Ç Car je n'ai pas éprouvé les degrés de saveur à leur vision et j'ai été dans l'abandon, recueillie par les maudits.( Ma beauté fus souillée avec les cruchards, comptée comme une vache qui court les pays.; .A présent ceux qui me frappent, reposent à l'arrière, dans les châteaux construits por la sueur de facheté.Mais le suave château cr À aurait fallu La conquête des tuiles de bazeme.Mais la valeur bumaine du chanteur qu'on épargne an Modèle.Alors on les a revns avec les enfants de la Mère, dans la récompense noircie des souvenirs de gloire.Qu'ils aient l'héritage des tentateurs des troupeaux en tutelle, an lien de mon collier d'amour.Hs ne sauront pas qu'un peuple est un bel bomme plein des qualités du volontaire en liberté, ébloui d'indépendance loyale, Pardonnoni-leur car ils n'ont pu faire autrement qu'avoir les mains lices, génds par La prébende des souffleurs de caverne.Qu'ils meurent hors de moi dans leurs gâteaux.Or mis toi, mon bomme.je t'inviterat à l'autel des patriotes pour que tu puisses chanter mon droit aux nations, honnêtes.Toi, né sur nus terre de naissance., Toi, Répudisteur de la minouckerie des boîteux Tai dans La connaissance de mon pays et parleur de langues permises Toi dont le tombeau s'orners des plis de ma tevre Tnt surtout l'oublié en souffrances car ton nom est le plus beau des peuples, le bou dutributeur en justice comprébensible.Tu me donneras un roi de mon sang, élevé dans ma Cour, acclamé, acclamé par mon peuple et non d'imposition.Car je sevai nn esclave devant toi, sans mesure de mérites, buchë suv des bottes de colonie.Mas Cour vera en désunion parce qu'on aura mélé mes tîtres de grandeur avec la Couronne.Parce qu'en moi je tiens mon élertion, sans l'asservissemeent transitoire des capuches a La mode.Sur mis tête, bissée en tans lieux, tn placeras le drapean pour que je sois reconnue parmi les nations vivantes Tu placeras le drapean Blanc ct Rouge en triangle piqué de la feuille d'érable, afin que ma Reconnaissance soit unique dans l'international des nations spontanées.Ma judicature suprême s'érigers dans ma Cour pour que les injustices criantes soient jugées par les hommes de mon freuple et non par des ganleiters d'Océan.Que mon gouvernement sera ferme alors! mon gonvernement établi suv sa base, duns l'indépendance souveraine, comme une Soeur connue frar tout le peuple et qu'on désigne facilement! Mais ceci, mon homme, je t'inviterai à la guerre pour que lu sois victorienx, car les faussiires ont mis à l'oubli mon Serment du MW décembre 1931.Tu défendras une vendeuse de coton, pourvu d'une besace internationile.Tu enseigneras que je suis riche par elle-même sans redevances de gratifications.La juridique qu'on reconnaît dans l'état d'individustion et non en puissance de circonstances.La grandeur qui affiche le sensible de reconnaissance parmi les invités au Banquet.La toute libre qui doit être reconnue comme une montagne monvante qui a la ie et la beauté par clle-méme.C'est alors que je serai unie, abouchée à l'ordre des races \u2014 avec la disparntion des remontrances.C'est alors que mes patriotes feront La guerre pour leur patrie sans leur patrie, sans leur grognement de lions mais comme des bommes qui savent leur affaire par coeur\u2014avec la disparntion des remontrances.C\u2019est alors que les enfants diront: \"Canada, C'est là La patrie de moi, voici son drapeau et son Roi\u201d, Les enfants mourront pour elle.La beauté du sang Répandue se lève pour La chrétienté des patries, sans sourdine de domination.Dans l'ordre monarchique de la Démocratie.Dans l'ordre des valeurs en rectitude.Noël DION \"\u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 «LE QUARTIER LATIN» MEMBRE DE LA \u201cCANADIAN UNIVERSITY PRESS\" Imprimé par LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 180 est, rue STE-CATHERINE MONTRÉAL IE AUX «AMIS DE L'ART, Volet deux beaux concerts auxquels sont invités les membres de l'Association \u201cLes Amis de l'Art\u201d.A Filôtel Windsor, vendredi, 9 février, S30 PM.les Festivals de Montréal présentent le Quatuor à Cordes Me- Gi.Soliste invité: Robert Meltride, clurinettiste.A Auditorium du Plateau, dimanche, 11 février, S30 IMM.les Anciens de l'école Saint-Jean-Baptiste présentent Les Disciples de Massenet, le Trio Lyrique et Georges Savarin, planiste, prix d'Europe 1937.Au Forum, samedi, 17 févreier, en matinée, représentation: fee Follies, Billets gratuits pour concerts et conférences aux membres n'ayant pas encore reçu de gratuités, Tél.FIR, 8200.Pour tout renseigenment: 3815, avenue Culixa Lavallée.Tél, FR.1110, 9 FEVILIER 1945 PHOTOGRAPHE ATTITRÉ DES ÉTUDIANTS As A 309, RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis) STUDIO: LAncastes 5478 Domicile Outremont: CAlumet 5961 INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO-CANADIEN 1430, rue Saint-Denis, Montréal.CONFERENCES données sous les auspices de la Faculté de Lettres par Monsieur Alfred ERNOUT Membre de l\u2019Institut et professeur an Collège de France, e PREMIERE SERIE.Dix conférences sur l'histoire de la langue latinc, illustrées par des textes, depuis l'époque archaïque jusqu'à l'époque romane.DEUXIEME SERIE.Une autre série de conférences sera consacrée à la méthodologie du latin et à l'explication de textes inscrits au programme de la licence ès lettres.Ces conférences auront lieu à l\u2019Université de Montréal 2900, boulevard du Mont- Royal, salle D'425, de Z heures 30 à 4 heures 30 de l'après-midi, tous les lundis, à partir du 5 février.INVITATION Comment faire Séraphin Poudrier est parti dernièrement des pays d'en haut pour s'en venir en carriole à Morrial.Il s'en vient chercher sa récompense de cent belles piasses; car il a appris que Bill Wabau serait actuellement caché au Polytechnique.bonne: je l'ai toujours constaté par mon expérience personnelle! Toutes mes sympathies Ghislaine; j'espère qu'Albert saura être plus qu'un Parent pour vous: lui qui est si habitué aux jeux de bagatelles! Je vous souhsite tout le bonbeur que vous méritez, @ beaucoup de Parent.Demain, les grandes orgues vibreront de misique, en royant nn mariage si plein d'harmonie, Albert, si tn vois beanconp d'étudiants à ton mariage; ne t'en fais pas trop de joies: ils ne sont là que pour embrasser la mariée .\u2026 \u2018Parizean! .A quoi sert le noir.animal?\u201d \u2014\" À clavifier le sucre brut!\u201d Cher Hila Malvu, ou dvis-je dire, ché- re Hila Malra! Ne pleurez pas sur moi, car, même si j'ai l'air d'un cheval, je ne vois pus le monde avec des vistères: d'ailleurs le cheval est om animal très intelligent si on en croit Roy Rogers! Je soutiens tout ce que j'ai déjà dit an sujet du triumvivat, et je n'ai pas parlé pour le plaisir de critiquer à tort et à travers.On nf demandé d'en parler, en pensant que çà seconerait nn pen l'ASU.M, Je n'en veux pas particulièrement à messieurs Décary, Farine et Prévost; je ne les ai jimais vus, et j'ai en la Poly-tesse de ne jamais insulter personne dans cette chronique: je demande donc la même chose de ceux qui me prennent assez 4 Sérieux pour me répondre.Quant au Poly-Son, il répond que l'A.AU.M.ne serait pas ce qu'elle est si le Poly n'avait mis la main à la pâte .Gérard MANFU., Rédacteur en chef du Poly Son ETES EY ry \u2014 La marine fait actnellement un recrutement intense à l'Université Laval: elle a besoin d'ingénieurs miniers comme seconds sur des mouilleurs de mines! Se for au hasard ne vaut rien.Avez-vous vu le chapean de Noisenx?Midnight-blue, ma chere; avec une doublure en soie satinée.Il ne le porte que lorsqu'il a toute sa tête à lui: c'est peut- être pour çà qu'il est presque neuf! Pas Noiseux .le chapeau! H en à tellement soin qu'il ne parle pas quand id l\u2019a sur la tête; il a tellement peur de parler an travers!! D'après mon expérience personnelle, le dessin de machines\u2014en anglais, machine design\u2014peut devenir très intéressant et très \"Pope.Pour vous donner un cas concret; je citerai nne expérience personnelle que j'ai ene il y a longtemps dans le chauffage.On avait une grande chaudière\u2014en anglais, un boiler \u2014et les \u2018steamfitters\u201d ont en une distraction qui a causé le bloquage du souffleur\u2014en anglais, blower\u2014évidem- ment ce n\u2019est que mon expérience per- sounelle, mais je crois que dans la pln- part des cas concrets, on peut constater cette négligence, ce \u201cworking stress\u201d des ouvriers préposés à l'entretien des \u201csteam operated machines\u201d.Les alliages de \u201ctungsten carbide\u201d sont fameux pour leur résistance à la corrosion\u2014en anglais, corroding siress\u2014; et l'on tend de plus en plus à les employer anjour- d'hui comme \u201ctool bits\u201d dans les \u2018machine shop\u201d, car leur dureté\u2014\"\"Brinnell hardness\u201d\u2014est à mon point de vue très Personne n\u2019aime se faire jouer! C'est an accident qui se produit souvent ai l\u2019on se fie au hasard, L'imprimerie est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers compliqués.La maîtrise de chacun de ces métiers exige des années d'apprentissage.\u2014 Le client qui transige avec un imprimeur ne peut consacrer vingt ans de sa vie à devenir: typographe, opérateur sur monotype ou sur linotype, pressier, relieur, photograveur, coupeur, etc.\u2014 ll faut que le client fasse confiance à ces divers ouvriers.S'ils sont compétents, tout va bien.S'ils le sont moins, c'est malheureux, et le client est victime de son imprudence.\u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec les travaux que nous manipulons.Vous ne courez aucun risque.Vous serez toujours satisfait chez nous.Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DÉOM LA PATRIE SERVICE DES IMPRESSIONS 1247, Saint-Denis Montréal 180 ot, Selnte-Catharine "]
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