Le Quartier latin, 14 mars 1941, vendredi 14 mars 1941
[" MONTREAL, 14 MARS-1941 Directeur: JACQUES DUQUETTE NUMERO SPECIAL de la Faculte de Droit prépare par PAUL LEVESQUE UN MOT DU PRESIDENT NOTICE HISTORIQUE I'SYCHOLOGIE D'UN CONFRERE DIE L'OUEST LE PRESENT, L'AVENIR MARCEL PINSONN AULT GUSTAVE BAUDOUIN LOMER RACICOT ALFRED MONNIN MAXNIMILLIEN CARON 10 SOUS.LE NUMERO BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE CONSEILS AUX JEUNES PB.MIGNAULT UNE EXPERIENCE ET SES RESULTATS JP.BONIN LES CARRIERES JURIDIQUES LE DROIT LE NOTARIAT MARECHAL NANTEL ROCH BRUNET LA DIPLOMATIE HECTOR MACKAY LA POLITIQUE J.P.HOULE COME-SERAPHIN CHERRIFKR E.F'-SURVEYER DROIT CANONIQUE ET DROIT CIVIL GUY-M.BRISEROIS, OF).¢ L'AVOCAT ET LA MEDECINE LEGALE ROSARIO GENEST PLAIDOYER POUR LES JURISTES PAUL LEVESQUE L'ADMISSION A LA PRATIQUE DESCENTE AUX ENFERS M.A.BLAIN JUSTINIEN LETTRE A UN PROFANE PAUL LEVESQUE LA VIE UNIVERSITAIRE lè.à.LEFRANÇOIS NOTRE FACULTE ET LES SPORTS ANDRE LALONDE EPITATHES IMPRESSIONS D'UN IRLANDAIS EP MALONEY FEMINEITE ET LOI FRANCOISE LEFERVRE I Res _ > 7 a sneer LE JUGEMENT DE SALOMON CEUX D\u2019HIER.ET D'AUJOURD'HUI LE JUGE PHILEMON COUSINEAU, DOYEN La Faculté de droit à l'Université de Montréal compte maintenant soixante-trois ans d'existence, ayant été établie par l'Université Laval en 1878.Les cours se donnaient alors au Cabinet de lecture paroissial, rue Notre-Dame, en face de l'horloge de Saint-Sulpice.M.Côme Séraphin Cherrier, un grand avocat, décédé en 1885, en fut le premier doyen.lI eut comme successeur jusqu'en 1890 l'honorable P.J.O.Chauveau, un ancien premier ministre.Il était shérif et l'un de ses subordonnés le suivait portant le code qu'il n'eut pas porté en venant faire son cours.C'était un écrivain, un orateur de grande allure.Puis la Faculté déménagea au Château de Ramesay, en face de l'hôtel-de-ville.Les professeurs de l'époque s'appelaient le juge Monk, auquel succéda plus tard son fils l'honorable F.D.Monk, professeur de droit constitutionnel, M.le juge homas Loranger, M.le juge DeLorimier, auteur de la Bibliothèque du Code civil et professeur de droit criminel, l'honorable J.A.Chapleau, professeur de droit international, Sir Horace Archambault, professeur de droit commercial, le juge Eugène Lafontaine, professeur de droit romain.Le juge Mathieu, l'un des esprits les plus caustiques de son temps enseignait la procédure civile.Très écouté de ses élèves, il avait le talent de commenter agréablement les articles du Code de procédure.Il citait souvent Pigeau sur l'Ordonnance de 1667 et ajoutait: \u201cMessieurs, pour bien comprendre la procédure, lisez Pigeau et relisez-le\"\".Le juge Jetté, doyen de la féculté en 1890, professeur de droit civil, montait ponctuellement à sa tribune dans une salle basse du deuxième étage à neuf heures tous les jours.|l était ennuyé par le plâtre du plafond qui tombait comme une fine neige sur sa redingote et sa toge de professeur.is il nous en imposait par sa diction parfaite et l'explication toujours limpide de le doctrine légale.\u201c Le 8 octobre 1895 eut lieu l'inauguration de la bâtisse actuelle de la rue S.-Denis.Ce fut une journée mémorable.Elle est racontée en détail avec de belles gravures dans \u2018Le Journal des Etudiants\u201d du 12 octobre 1895.Ce journal est l'ancêtre du QUARTIER LATIN et ceux qui l'ont conservé possèdent un trésor.Dans son discours, l'honorable juge Jetté, après avoir cité la parole de Cornélie \u2018Mère des Gracques\u2019', ajoute: \u2018La faculté de droit n'a pas, elle non plus, de richesses à étaler, mais comme la grande romaine elle est fière de vous dire qu'elle aussi s'énorgueillit de ses enfants, des 460 élèves qu'elle a formés dans le passé et de ceux, au nombre de 125, qui se pressent aujourd'hui autour de ses chaires.\u201d Depuis 1895 la faculté à formé au delà de quinze cents hommes de loi auxquels on peut appliquer les mêmes paroles du juge Jetté.Quant eux professeurs qui ont succédé à ceux d'autrefois, je ne mentionnerai que ceux qui sont décédés ou ont cessé d'enseigner.Ce sont: Sir Alexandre Lacoste, le juge Alphonse Ouimet, le juge Honoré Gervais, l'honorable Rodolphe Lemieux, l'honorable Narcisse Pérodeau, M.L.J.S.Morin, M.René Faribeault \u2014 décédés \u2014, MM.Robert Tasche- reau, Victor Morin, Antonio Perreault, l'honorable Philippe Demers, professeurs émérites.Les noms des professeurs actuels sont à l'annuaire.Tous peuvent s'approprier cette parole d'un légiste moderne, Marcadé, et dire avec lui: \"On eut bien pu trouver chez d'autres plus de science et de talent, mais plus d'ardeur à être utile, plus de zèle à faciliter l'étude, plus de dévouement à la propagation de la vérité, jamais!\u201d es ares Rédacteur en chef: MARCEL BLAIS BILLET DE LA SEMAINE MA VOCATION.En ce temps-là \u2014 pas encore si loin \u2014 où je moisissais apparemment sans mot dire, mais non sans maudire IN PETTO, entre les quatre mure délabrés d'un édifice que, effrontés potaches, nous qualifions irrévérencieusement de \u201c\u201cLoîte à beurre\u201d, mais que nos Anciens aux jours de réjouissance nommuaient, avec un sanglot conformisie au fond du larynx, L'ALMA MATER \u2014 en ce temps-là, dis-je, j'avais déjà commencé d'étudier l\u2019être à la fois le plus près el le plus éloigné de nous, simples mdles: la femme.Pour dérider le directeur du \u201cQuartier latin\u201d que je n'avais jamais vu sourire el pour confesser d ma pelile amie ce que ma timidité naturelle m'em- péchait de lui confier VIVA VOCE, j'écrivis l'an dernier, dans ce même journal, le résultat de mes expériences.psychologiques auprès de \u201cMes Femmes\u201d.Mais je n\u2019ai jamais avoué publiquement comment la femme fut, à son propre insu, LA CAUSE de ma vocation! Aujourd'hui que l\u2019âge, l'expérience el une moustache de plus en plus fournie m'inculquent chaque jour davantage une assurance qui m'a jusqu'ici manqué, je n'hésite pus à m'exécuter.* * * Je n'ai jamais fréquenté une jeune fille pour d'autres motifs que celui d'étudier de plus près la condition soctale de la femme.Je ne me suis jamais arrêlé au regard tendre de Frisine, à lu chevelure bronzée d\u2019Euphrasie et le front grave d'Herménégilde si ce n\u2019est pour scruler plus d fonds le principe vilal de cet être délicat \u2014 l\u2019âme de la femme, Toul comme Gina Lombroso.let j'ai essayé de concilier les éléments de cette âme avec sa mission véritable.Féministe ou féminine?Jusqu'à quel degré doit-elle s\u2019immiscer dans les affaires sociales, publiques, politiques?Doil-clle se confiner aux seuls fourneaux de cuisine où se lancer sur les tréteaux populaires?Quelle place exacle doit-elle prendre dans notre société?Lui faisons-nous justice en restreignant su liberté?Autant de questions que je me posais, entre la .lecture de Don Quichotte ci l'étude de Saint-Thomas.\u2026 Je fis une longue retraite.Une retraite fermée.ft soudainement, comme sans doute la Providence veut que cela se produise, je sentis mes paupières sc dessiller et mes yeux s'ouvrir à la lumière éclatante de lu vérité.Je compris que la femme, après des siècles el des siècles de raffinement, d'avancement, de civilisation \u2014 que lu femme demeurail encore une grande incomprise ct qu'il me fallait l\u2019aider à améliorer sa situation.Et alors?La Médecine?Je suis trop sensible pour aider à la mort des gens, La Pharmacie?De\u2019 connivence avec Hsculape.La Chirurgie Dentaire?J\u2019abhorre faire souffrir.L\u2019Optométrie?Trop peu de précision.Science?Polylechnique?Trop de précision.Les Hautes Etudes?Genre de calcul inapplicable aux femmes.Décidément, une seule Faculté s\u2019offrait à moi, Une Facullé qui me permit, par l'étude théorique, de considérer la jeune fille, la femme mariée \u2014 commune en biens, séparée de corps, séparée de biens.Qui me permit, en plus, l'étude pratique grâce aux quelques loisirs que nos heures de cours nous laissent.Voild, sommairement raconté, comment je résolus de défendre la veuve \u2014 et par surcroît, l\u2019orphelin! * * * Hélas! depuis près de deux ans, j'assiste à des cours où il n'est question que d'obligalions, de louage, de vente, de procédure \u2014 et nullement de femmes.Ennuyeux.(A preuve, certain ronflement d'un certain Antoine).Un point du programme demeure cependant qu on ne peut guère manquer, ai on est de bonne foi: \u2018étude pratique.: Moins ennuyeux.Il reste qu\u2019un jour, Euphrasie, Herméné- gilde, Sophie \u2014 vous toutes \u2014 je saurai vous défendre avec ardeur parce que j'aurai appris combien peu vous savez vous défendre! BRICK A LA SEMAINE PROCHAINE NUMERO SPECIAL ass - DE Ch ; RE -I7ECOLE DES HAUTES ETUDES ' COMMERCIALES : mm 3 TR er ow TT ole a me TR ad 17 ws (4d od me AAA ADRES CTE - A\" eme, -\u2014 me UN MOT DU PRÉSIDENT Qu'est-ce que la \u2018FACULTÉ DE DROIT\u201d?- C\u2019est le corps de professeurs dont les cours se rapportent à cette science que l\u2019on a si bien appelée \u2018\u2018du Juste et de I'Injuste\u201d.\u201cScience du Juste\u201d, parce qu'elle nous apprend cette vertu qui fait que l\u2019on rend à chacun ce qui lui appartient, \u2018de I'Injuste\u2019\u2019, parce qu\u2019elle nous enseigne à combattre les usurpateurs de ce droit sacré de tous les hommes.Contrairement à cette idée de justice, un brocard populaire dit souvent que \u2018\u2018les avocats sont des voleurs\u2019.Quelle ironie! On semble oublier trop tôt les services rendus par l\u2019avocat à la veuve et à l'orphelin.Car, au fond, le Droit n'est-il pas la science la plus humanitaire qui soit?En effet, nul ne conteste que la Société est essentielle à la vie de l'homme.Or, dans ses rapports constants avec son semblable, il faut à l\u2019homme un guide.Ce guide, c\u2019est In LOI, cette norme implacable établie pour le bien commun.L'avocat ne se fait donc que l'interprète des dispositions du Code.Nous avons dit que Ia Faculté de Droit est le corps des professeurs qui enseignent le Droit.Quelssont donc ses éminents juristes?Ce sont des hommes qui ont fait du Droit leur vie intellectuelle et matérielle.L'étude du Droit donne à l\u2019esprit une formation intellectuelle toute spéciale en ce qu'elle permet à l'avocat de comprendre et de résoudre les problèmes les plus intimes que peuvent susciter les liens de la Société.Voilà ce qu'ont atteint nos maîtres.La pratique du Droit permet, en second lieu, à l\u2019avocat sérieux et laborieux de s\u2019assurer une aisance matérielle raisonnable.A ce propos, on a souvent répété que \u2018\u2018la Profession est encombrée\u2019\u2019, que l'avenir était sombre pour les jeunes qui en- - treprennent de se faire une carrière juridique.On peut répondre ce que nous disait pittoresquement l\u2019un de nos professeurs: \u2018Messieurs, il y a beaucoup de monde au bas de l'échelle, il y en a très peu en haut\u2019.C\u2019est donc dire que dans ce domaine comme dans d\u2019autres, il y a place pour les travailleurs.On réalise de plus en plus, dans le monde des affaires, la nécessité vitale des services de l'avocat.En effet, on ne peut poser un acte commercial sans soulever une foule de problèmes juridiques.C'est donc à nous, les jeunes, de nous assurer à l\u2019Université une formation juridique solide, nous serons alors prêts à résoudre plus facilement et plus sûrement l\u2019épineux problème de la vie.Cette formation juridique, but des étudiants en Droit, ne s\u2019oppose pas A une participation active de celui-ci à la vie universitaire.C\u2019est ainsi qu\u2019au QUARTIER LATIN, à la Société des Débats, à la Conférence Mi- gnault, à l'Association Athlétique, les représentants de la Faculté de Droit contribuent pour une large part au succès remporté jusqu'ici.Avant de terminer, permettez que je rende ici hommage, au nom de tous les étudiants en Droit de l\u2019Université de Montréal, au Doyen de la Faculté, l\u2019Honorable Juge Philémon Cousineau, qui a bienveillamment consenti a rédiger l\u2019éditorial du présent numéro de notre journal, et à qui nous devons un grand merci pour ses précieux conseils.Marcel PINSONNAULT Jr.Président des Étudiants en Droit.PSYCHOLOGIE UN DILETTANTE.La science juridique ne forme qu'une partie de sa culture.C'est cependant le principe de son progrès.Sur lui viennent se greffer les facultés adjacentes qui comptent pour beaucoup dans l'épanouissement d'une personnalité.La culture juridique à celle seule obtiendrait des esprits peut'être habiles mais froids.Réchauffés par un cœur généreux, elle devient un principe directeur qui anime et féconde.L'étudiant en droit comprend cette nécessité du progrès intégral.D'où pour lui cette habitude de se consacrer en même temps qu'au droit À ces différentes formes de l'art \u2014 littérature et musique.Type profondément humain \u2014 il a le sens des valeurs et en respecte la hiérarchie.Sa compréhension des hommes et des choses est juste.Etudier le droit \u2014 c'est dans un sens apprendre à connaître l\u2019homme sous sa face la plus vraie.Les lois servent de mesure à nos actes.Et l'étudiant qui les assimile acquiert par ce fait une connaissance vraie des imperfections qu'elles tendent à sanctionner.Sa distinction est une autre caractéristique.Qualité touchante, je dirais.L'étudiant en droit n'est jamais vulgaire.Ce charme qu'il unit souvent à la finesse d'esprit en fait un homme bien rougi.Un idéaliste et un apôtre.Le monde où il vit doit subir d'importantes réformes.Gravement il penche sa jeunesse sur ces épineux problèmes et les embrasse de toute sa foi.Il cherche des formules qui donneront au monde son équilibre et aux hommes, le bonheur.Esprit audacieux ct critique.Non pas à la manière de ceux qui noircissent ce qu'ils ne peuvent détruire.Il accuse, il provoque, il détruit.Mais toujours pour assurer le triomphe du bien.Belle philosophie de la vie.Il aime à rire et à chanter.C\u2019est qu'il est heureux.Il vit pleinement sa vie.Et à l'appui, je me rappelle avoir vu à un cours de droit \u2014 sans doute pour se reposer d'une doctrine sévère \u2014 un élève fort intelligent et qui réussira \u2014 simuler une course à cheval avec révolver en main.Il sautait, riait et faisait rire.C'est sans doute jeune et léger.Mais c'est vrai et profondément humain.Et celui qui oserait mépriser un tel enthousiasme comprendrait mal cet âge exhubérant et mériterait qu'on le classät dans la galerie des vieillards impotents.Parce qu'un jour, c'est cette même jeunesse toujours ardente qui sera appelée à servir des causes qui ne vivent pas quand on ne sait pas mourir.Lomer RACICOT Le RENDEZ-VOUS des ÉTUDIANTS PRIX SPECIAL SUR PRESENTATION DE LEUR CARTE D'ÉTUDIANT 3 LIGNES POUR 25¢ L'Académie de Quilles COIN ST-DENIS et STE-CATHERINE LE QUARTIER LATIN NOTICE HISTORIQUE Le premier cours public de droit au Canada fut donné à Montréal le premier mai mil huit cent cinquente-et-un dens l'ancienne Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal.Les RR.PP.Jésuites achevaient alors la construction de leur nouveau Collège Sainte-Marie.Le premier bâtonnier de l'Ordre des avocats, Me Toussaint Peltier, et plusieurs membres du Barreau les avaient priés de pourvoir à la fondation d'une école de droit dont on reconnaissait le besoin.Ajoutons qu'à Saint-Hyacinthe, en mil huit cent cinquante-trois, les professionnels et les étudiants en droit pensaient également à s'adresser à leur Séminaire pour y fonder une chaire de droit.Les RR.PP.Jésuites accueillirent favorablement cette demande et le ouze décembre mil huit cent cinquante-et-un l'inauguration de cette nouvelle Ecole de droit avait lieu au Collège Sainte-Marie.(1) Monsieur M.Bibeau, récemment admis au Barreau, fut à l'origine l'unique professeur de cette nouvelle école.Plus tard, Monsieur J.À.À.Belle, avocat, et Monsieur L.-O.Hétu, notaire, lui furent adjoints pour y enseigner, durant l'été, le premier, la pratique de la procédure civile, et le second, la procédure notariale.Le nombre des étudiants tent en droit qu'en notariat passa de six au début à trente-et-un en mil huit cent soixante- et-un.Le stage était de deux ans, les examens oraux et publics et les diplômes, tous de baccalauréats en droit, y étaient conférés conjointement par le supérieur du Collège Sainte-Marie et par Monsieur M.Bibeau.L'enseignement portait sur l'histoire du droit, le droit romain et nos lois civiles et pénales.Parmi les étudiants, diplômés de cette Ecole de droit, mentionnons Hector Fabre, L.-AÀ.Jetté, Thomas- Jean-Charles Loranger, J.-A.Mous- seau, J.-A.Chapleau, Alexandre La- coste et Charles de Lorimier.Cette Ecole de droit fonctionna jusqu'en mil huit cent soixante-sept.Durant les quelques années qui suivirent, l'école de droit de McGill resta la seule en opération à Montréal.Dès cette époque, l'on songeait à l'établissement d'une université catholique indépendante à Montréal.Monseigneur Bourget portait à cette question un intérêt tout particulier et en mil huit cent soixante-dix-huit, l'Université Laval permit que l'on organisât à Montréal des succursales de ses quatre fecultés de théologie, de droit, de médecine et des arts.Ces succursales furent placées sous le contrôle immédiat d'un vice-recteur que nommait l'Université Laval.Celle-ci d'ailleurs conférait seule les grades.C'est de ce moment que date la véritable fondation de notre Faculté de droit.direction en fut confiée à un doyen et à quelques professeurs qui s'en partagèrent l'enseignement et en assurèrent le bon fonctionnement.Elle fut constituée en corporation civile en mil huit cent quatre-vingt-doure et continua à opérer dans ce cadre jusqu'en mil neuf cent vingt.Elle consentit alors à sa fusion avec la nouvelle Université de Montréal dont elle relève aujourd'hui.Le fonctionnement actuel de la Faculté de droit repose sur un doyen, un directeur des études et douze professeurs.Son stage est de trois ans et l'enseignement s'y donne au moyen de conférences selon la pratique européenne.Elle tient à la disposition de ses élèves une bibliothèque où, par des recherches, ils poursuivent leurs études.Essentiellement, la Faculté de droit constitue une école professionnelle.Cependant son curriculum dépasse les exigences du Barreau et de la Chambre des notaires et plusieurs viennent y chercher une formation générale.Par l'amélioration progressive de ses méthodes, elle assure à ses gradués une solide préparation, et tout en s'adaptant aux besoins de son milieu anglo- américain, la Faculté reste un centre de culture juridique française.Gustave BAUDOUIN, Secrétaire et directeur des études de la Faculté de Droit.(1) Cette inauguration fut suivie de près par la fondation de deux autres écoles de droit: celle de McGill en 1853, et celle de Laval en 1854.Province de Québec.leur sort.capital étranger.L'ordre social et nos richesses naturelles sont des acquis de toute première valeur Nulle part au monde trouve-t-on autant de respect des lois, de l\u2019ordre et de la justice sociale que dans la Le travail et le capital y sont complémentaires l\u2019un de l\u2019autre.Les patrons et les ouvriers sont contents de La stabilité financière de la Province de Québec est remarquable, ce qui a pour effet d\u2019y attirer non seulement les capitaux canadiens et anglais, mais aussi le Qu\u2019on nous permette de citer quelques chiffres se rapportant à l\u2019industrie du Québec: Nombre d'élablissements industriels.Capital investi.Nombre d'employés.Total des salaires.Valeur brute des produits.Valeur nette des produits.(Exception faite des exploitations minières, de l\u2019agriculture, de l'industrie forestière et des centrales électriques.) aus ee sc 000000 \u2014escave race 0 000 0.a\u2026.\u2026va0csens0 0000 evsacccscuseu0n8 Nombre de magasins.34,286 Total des ventes (valeur approximative).$ 561,192,000 Valeur du commerce externe: Importations.s\u2026.sssssessaneuu 00 $ 242,115,320 Exportations.sssssssseus se $ 471,160,676 Dans le but de stabiliser davantage nos conditions économiques, les finances municipales sont soumises à une étroite surveillance; et, si une corporation municipale est en défaut, elle est immédiatement placée sous a tutelle de la Commission municipale de Quêbec qui la remet rapidement sur pied.L\u2019HONORABLE M.OSCAR DROUIN, Ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et des Affaires Municipales.8,518 $1,117,772,721 219,031 $ 216,971,000 $1,046,470,796 $ 445,885,666 par des rente) D'UN CONFRÈRE DE L'OUEST Là où il y a des Canadiens français, là il faut des hommes de loi, a-t-on dit! Le Manitoba français semble différer un peu car depuis la dernière décade un seul étudiant de langue française n franchi les portes du \u201cManitoba Law School\u201d.Chaque matin pendant quatre ans, l\u2019étudiant se familiarise avec le droit coutumier et l\u2019équité.Les après-midi sont réservés i la cléricature.Le baccalauréat n\u2019est pas de rigueur pour pénétrer à la faculté de droit et la moitié des étudiants ont à peu près l\u2019équivalent de ln Rhétorique.L\u2019atmosphère du \u2018Manitoba Law School\u201d est plus froid qu\u2019intime.Mais on peut dire que l\u2019étudiant canadien- français y cst très bien vu.Il pénètre assez facilement dans les associations soit d\u2019étudiants soit légales s\u2019il veut simplement s\u2019en donner la pcine.Surtout dans les débuts de ses études juridiques, alors qu\u2019il a encore tout frais à la mémoire les principes de la logique ct de la dialectique aristotélicienne, l'étudiant d\u2019origine gauloise a beaucoup de difficulté à s'adapter au système illogique mais excessivement pratique du droit anglais.A la longue on s\u2019habitue à cet illogisme constant.La tâche est doublement ardue car selon les paroles d\u2019un patriote cana- dien-français, M.le juge Prendergast, juge en chef de la province du Manitoba et fils natif de votre belle province de Québec, \u201cafin qu\u2019un avocat franco-manitobain devienne unc compétence, il doit connaître ct sa loi et la langue anglo-saxonne deux fois mieux que ses compatriotes de langue anglaise.\u201d Sur lui incombe de faire valoir sa race et sur lui tombe la difficile et délicate tâche d\u2019être l\u2019intermédiaire entre l\u2019élément anglais et le Québec français.D'ailleurs cette tâche revient à tout étudiant cana- dien-français en dehors de la province de Québec mais plus spécialement sur le futur avocat car c\u2019est lui qui, par In parole ct la plume, aura plus l\u2019occasion de nous fnire connai- tre auprès de l\u2019élément non canadien- français.Quelle est la position des franco- manitobains au point de vue d\u2019éducation supérieure?Notre population de cinquante mille âmes possède un collège classique, le collège de Saint- Boniface, dirigé par les Pères Jésuites ainsi qu\u2019une section féminine, dirigée par les sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.Environ soixante jeunes gens et jeunes filles fréquentent le cours des Arts.Ici, avec le système anglais on a l\u2019habitude de les appeler \u201cUniversitaires\u201d dès qu\u2019ils arrivent en Belles-Lettres.Une fois le cours des Arts terminé, environ la moitié des jeunes gens se dirige vers la prêtrise.comme à Québec c\u2019est grâce à un clergé éclairé ct patriote que nous avons pu nous maintenir.Le reste.ch bien ils font comme chez vous.Actuellement seize étudiants de langue française sont inscrits à l\u2019Université du Manitoba: Médecine, 6; Agriculture, 4; Sciences, 2; Education, (école normale supéricure) 2; Génie civil, 1; Droit, 1.Une quinzaine des nôtres - sont assez fortunés de pouvoir parfaire leurs études dans la province- mère.L'Université de Montréal a Aphrodite enjôla Paris en lui donnane L\u2019herbe exquise qu\u2019on nomme Picobac maintenant.© Pour gagner le premier concours mondial de beauté, Aphrodite exerça son charme.Et c'est armes (bien que d\u2019une nature diffé- ue le Picobac a gagné le concours de popularité ouvert à tous les tabacs à pipe.Le charme conquérant de ce tabac, choix de la récolte canadienne de Burley, c'est qu'il esc toujours doux, frais, agréable à fumer et d\u2019un prix étonnamment bas.BLAGUES HERMETIQUES COMMODES - 10e ET 15¢ ° BOITE METALLIQUE \u201cLOK-TOP\u201d de 34 livre - 65e mis aussi en boîtes métalliques pour le gousset Picobac \u201cIl À bon goût dans la pipe\u201d \u2019 trois Manitobains dans ses rangs tandis que trois cent milles plus à l\u2019est une douzaine de \u201cBuffalos\u201d se délce- tent dans une atmosphère qui, tout d'abord leur était bien étrange mais a laquelle on s'habitue très vite.\u2026 une atmosphère entièrement française.ct encaissent un surplus d\u2019énergie française qu\u2019ils viendront dans quelques années déverser duns leur province natale.Séparés de vous par une distance égale à celle qui sépare Québec de la France, comme vous du Québec, voulez toujours être en contact étroit avec cette vicille mère-patrie afin de I perfectionner et d\u2019enrichir cette civilisation française qu'elle vous a léguée quatre siècles passés, ainsi nous du Manitoba et de l\u2019Ouest, nous voulons toujours être en contact étroit avec notre province-mére afin de conserver et d\u2019enrichir notre patrimoine français et catholique.Ainsi que vos regards se retournent plus souvent vers la France que k France vour regarde, ainsi nos re gards se retournent beaucoup plus souvent vers le Québec que les vôtre se posent sur nous.C\u2019est compréhensible, nous sommes unc minorité.Nous comprenons, mais parfois c\u2019est difficile! Ici, l'on travestit un peu le dicton \u2018\u2018il y a environ soixante-quinz ans que la France a découvert le Canada français\u2019 en \u201cla province de Québec nous (nous de l'Ouest) cécou- vre maintenant seulement.\u201d De loin nous vous suivons de très près par vos journaux, vos revues, vos livres, par quelques uns de vos littérateurs et autres hommes éminents qui, de temps à autre, nous visitent.Québec est notre source, notre lumière.On a bien, de temps À autre, le droit de différer d'opinion avec son maître.c\u2019est ce que nous faisons de temps à autre.Ce qui frappe le franco-manitobain qui parcourt votre provinee c\u2019est l'absence \u2018 quasi-totale de connaissances sur nos problèmes, notre question scolnire, nos difficultés et aussi notre manque de connaissance géographique.Le Canada, on croirait, aboutit à la frontière ontarienne.Il est bien entendu que vos problèmes doivent primer et que par cela nous serons les premiers à cn bénéficier, car si un jour les minorités françaises peuvent compter sur un Québec fort et uni leur salut est en bonnes mains.Mais un peu de connaissances extra-qu becquoises vous ferait-il tant de tort que cela ?Même avec toutes ces petites divergences, nous sommes au fond les mêmes; les mêmes problèmes nationaux français et catholiques nou intéressent, nous captivent.Nous vibrons d\u2019un même désir.l'épanouissement de notre civilisation et de notre culture canadienne-française et catholique.Lorsqu\u2019on voit de étudiants s\u2019acharner séricusement, et convaincus de leurs responsabilités, l\u2019étude de notre problème national on ne peut désespérer de la survr vance de la race.Ce que vous faites là-bas nous le répéterons ici en dim nutif.Nous devons ramer ensemble et nous le pouvons, car jusqu'à date nous l\u2019avons fait.Alfred MONNIN ED IRAN es LISTES UNE MC ROC EC ae Le Re LER - RE EE EEE gy ne ESHER VA ; 14 MARS#H94L LE QUARTIER LATIN ; ph LA CONFÉRENCE MIGNAULT » LA FACULTE DE DROIT: LE PRÉSENT, L'AVENIR UNE EXPÉRIENCE Notre Faculté n'a pas pour rôle de seur, à l'occesion, ne manque pas, É faire apprendre parcoeur à sesétudiants certes, de dégager la raison de telle = T S = S R E S U LTAT S le texte des codes et des lois.Pour ou telle institution juridique, de la atteindre à cette fin, les jeunes gens comparer à la norme morale.Il faut n'auraient pas besoin de fréquenter nos davantage, toutefois.Dans une univer- salles de, cours.une sonne mémoire, sit, some la nôtre, un cours de syn- Un article paru dans ce journal, au Les réunions de la Conférence sont un peu e.thèse de droit naturel s'impose.début d'octobre d I - I i l'Université a sûrement une autre Quant au droit anon! À suffi A ore dernier, annonçait a i-mensuelles et ont lieu le mercredi e ique, il suffit fondation d'une nouvelle association soir.Des conférenciers invités y trai- fonction à remplir 3 gerd e sex ge se rappeler le rôle qu'il à tenu dans groupant des étudiants en Droit et en tent de questions juridiques, sociales au attire Je science da juriste.a l'Evoligion e hos, coutumes, pour Notariat de notre Université.Suivant ou morales.L'étude de problèmes acy Fi Pa en- ir opportunit e l'enseigner, ici.l'exemple de leurs confrères de Méde- ordre général et de problèmes plus tie ent une, bc le pro essionne e.» acult parisienne de droit, avant cine qui, il y à déjà quatre ans, fondaient spécialement professionnels forme l'ob- pm: oute, doit-elle Préparer les con: les récentes décisions de, M.Ripert, la Conférence Laënnec, les futurs jet principal de leurs causeries.Trois d'avocat et de notaire.Il lui faut cepen- politique officiel evait d'une autorité avocats et notaires prétendaient ajouter d\u2019entre elles ont déjà été présentées.\u2018 .\u2018 lement neutre, avait Cliché gracieuscté La \u201cPatrie\u201d un complément indispensable 3 leur Me Antonio Perrault, avocat, a traité dant viser au-delà de ce but.Avant une chaire de législation ecclésiastique.* formation juridique et catholique.Dans de la \u201cMission de l\u2019Avocat\"\"; Me E.tout ca ost un foyer de collars, bord omment notre Faculté catholique ne le but de rendre hommage à celui qui Biron, président de la Chambre des ° 8 élèves nous jeman ent abor sentirait- pes la nécessité d'instituer C O N S E | L A a le plus contribué à la conservationdu Notaires, du \u2018Rôle du Notaire\u2019; et le une ormation.qu .pro esseurs pareil enseignement?| | S U X J = U N EF S droit civil français dans notre province, Père J.Cousineau, s.j., auménier, de s'efforcent de les aider à l'acquérir.importera, de plus, d'organiser des ils ont voulu attacher & ce nouvel orga- \"Introduction à la Déontologie juri- Ils cherchent à leur inculquer le sens cours de déontologie et de droit corpo- nisme le nom du plus éminent de nos ique\u201d juridique, l'aptitude à appliquer les ratif.Il tombe sous le sens que nos juristes canadiens-français.règles de droit aux exigences de lavie licenciés et bacheliers, ont intérêt, en Causons un peu, mes chers amis.En cercle d'études, les membres : : ; : 2 a \u201cqe 2 < / sociale ls leur ex liquent, en premier nous quittant, 3 Connaître le milieu M.Paul Lévesque, votre confrère \u2014 il sera bientôt le mien \u2014 me Les initiateurs d ,! lo cra.SCTutent les normes de notre législation ieu, ces es elles-mêmes; il leur en professionnel od ils serviront la popu- demande un article pour ce numéro de votre journal \u201cLe Quartier .s Cu projet, par \u2018a créa familiale.Au cours de six sé {faut comprendre la signification pro- lation, de même que les règles, posi- latin\u201d qui est entièrement consacré à la Faculté de droit de l'Univer- tion de ce cercle d'études, ont désiré d'études, seize étudiants ont déjà fourni fonde.Pour parvenir, ils ne négligent tives et morales, qu'il leur faudra sité de Montréal.éveiller, au sein de la Faculté de Droit, des travaux se ratt ch ; Le ; blème rien, aucun des moyens dont ils dispo- respecter et observer.ll m'en a même choisi le ti aN a .la curiosité intellectuelle, la nécessité la Famille: rattachant au pro ième EE > GOT F A 4 ; e titre qui à première vue m'assigne un rôle ' | ' e la Famille: notamment \u2018l'Histoire et son | histoire, la sociologie, la philo- à ne devront pas s arrêter les réfor- de mentor qui ne me va que médiocrement.Mais veuillez croire Com tee Les avd lo ueds by Famille Le Mariage sophie, analyse.mes.Ispenser lo doctrine juridique, ue je n'ai nu '.; ite.Hs ont consenti se en Droi ; La .Notre droit français, à cause de sa © est bien.Procurer aux élèves le on toute ovement intention de vous faire un sermon.gle me dit, grouper pour mieux approfondir les Droit git Gaon pe\u2019; | « Mariage en clarté, de sa logique, de son long et stimulant et les outils propres à l'exécu- à vos grands aînés.Les leçons de l'expérience d'un autre euvent matières complexes relevant de l'ensei- ries est suivie d'une discussion à glorieux passé, des influences nombreu- tion efficace de leurs devoirs d'état, vous être utiles au moins pour prévenir les erreurs qu'il Na gnement universitaire.laquelle participent tous les membres ses qu'il à subies, se prête adnirable- cest mieux, À côté du cours théorique, éviter lui-même.a pas su du cercle.n ou deux professeurs ment à cette technique.Les lois d'ori- n autre adjuvant est utile, voir néces- \u2019 ; .La n i ï agissent comme avi .gine anglo-saxonne ou américaine ne adopté = us pensons à celui qu'ont Ain Se JEUNES OA VA ne un fameus proverbs.do hence MEE pou ou ?en répugnent pas, du reste ien au con- fs! fram ae longtemps, les Jeunesse saurait très bien si vieillesse lui communiquait l'acquis de son former à la science juridique et de lui Le sous-comité de coopérative d'achat aire, à ce procédé.Autrement con- | de Ises: la conference.Insti- expérience.Vieillesse pourrait si jeunesse lui prétait son enthousi- permettre d'acquérir une véritable com- de livres a fonctionné à merveille.Aussi cues et rédigées que la législation fran- tUtion tendant à assurer aux étudiants asme et son amour de la vie et de l'acti pétence professionnelle à la lumière procure-t-il aux membres d caise, elles doivent être repensées et tout le profit de | enseignement oral.Il roe oes ce acon ' d'une solide foi religieuse.Elle inté- de droit à des conditions exception synthétisées par ceux qui la commen- | Sous la surveillance un professeur, Ce ride autre proverbe, cependont, que je veux mettre en vedette.resse donc celui qui désire pousser plus nelles.Le sous-comité d'initiatives à ent, après qu\u2019 : 3 .à son tour, chaque candidat aux exa- SR: so «, Davoir i juridi igi i î i \u2019 tent, res a ad aptent à la men mens, étudie une ou plusieurs questions c'est très bien; vouloir c'est beaucoup mieux.Pour réussir dans la loin ça culture juridique el religieuse, Duras ceux ciners-couseries Payne isi, se trouve justifiée la leçon ressortissant au or pT Had faut le vouloi de Foi fend renee vouloir à chaque et au Besoin de son milieu.Elle entend logie du témoin * \u2018La seconde fois, une orale, à laquelle nous faisons une large ©Nsvite devant ses contrères le résultat stant et nt: , J ance en une accroître le cham i véri ' ; place.Elle est chez nous, irremple.de son travail, de ses recherches.Une miséricordieuse Providence, tout d'abord, confiance en soi-même sur maints sujets Bhs com houveaus is Eo fete en {nner du Aisne ge cable.Elle convient à le fois aux sujets discussion dirigée s'ensuit.Le président ensuite, horizons en provoquent chez lui le Avocats et notaires s'étaient joints aux enscignés et à la tournure d'esprit de e la conférence fait finalement les Aide-toi et le ciel t'aidere.C'est la première condition du succès.esoin de recherche et de curiosité étudiants.Maximillien Caron s nos auditeurs.Elle est le véhicule de observations jugées opportunes.Grôce MIOLENTI RAPIUNT ILLUD! saine de l'esprit.Par voie de consé- fit notre interprète dans une ma nifique y le doctrine que nous avons pour premier à Ce moyen de contrôle, les professeurs Et i! ne faut pas aller au combat désarmé.Vous êtes étudiants quence, ses activités et ses loisirs parti- causerie sur | oeuvre de M, Mignault #\" devoir de fournir à la jeunesse qui nous POurraient, en connaissant mieux nos en droit; vous le serez toute votre vie, quels que soient d'ailleurs vos ciperont davantage d'un monde où le Le sous-comité d'entr'aide a aussi con- accorde sa confiance.étudiants, les aider, les orienter plus titres, avocat, conseil de Majesté, juge même.Il faut donc que spirituel doit primer sur la matière.La tribué au succès de notre conférence.Est-ce à dire qu'il n'y à pes lieu 3 facilement.Nous avons constaté cette vous acheviez le droit, non pas superficiellement, mais à fond.ll yo à onférence est un excellent moyen de En novembre dernier, lors de le Journée amélioration?Personne n'oserait le année, les bienfaits de semblable inno- votre disposition un véritable arsenal dont les portes sont toujours préparation aux tâches ardues qui e Directives Spirituelles, à l'Externat prétendre.Les cadres de notre pro- vation, aux séances de la conférence ouvertes.Vous y trouverez, et en abondance, les armes qui vous requerront toute l'attention et ls com- Classique St-Sulpice, nos membres ont gramme d'études, avec le temps, s\u2019élar- Mignault.ette initiative désirée, serviront plus tard.pétence du professionnel instruit et eu l'avantage d'assister conjointement # giront Ils donneront plus d'impor- réalisée par les élèves, nous n'surons Songez que notre droit civil que la France nous donna en 1663 \u2014 diligent.avec ceux de la Conférence Laënnec, À tance à certains cours.lls en renferme.OU la rendre permanente, et en amélio- et il demeurera d'essence française ou il ne sera pas \u2014 nous vient à une série de ceuseries sur la nécessité Ÿ ront d'autres qui n'existent pas mainte- \u2018ê\"! la formule, qu'à l'incorporer dans d'abord de Rome.Il s'est humanisé et je pourrais même dire christia- Un comité exécutif composé d' d'une culture générale.3 nent.notre programme.\u2014 nisé en devenant français.Avec notre religion et notre langue, c'est ident, d' PRO IR un i .+ Nous croyons bien que le tribunal- 2 .> .Ü président, d'un secrétaire, d'un conseil- ; ! ; ji Avant qu'il ne s'écoule beaucoup d y qu rrouna une épave que nous avons conservée malgré notre changement d'allé- ler et d'un aumônier-adjoint dirige | Veil} en quelques mos, le travail de $ d'années, l'économique recevra l\u2019atten- école devrait en devenir aussi partie geance politique, érave que nous confirma le loi impériale de 1774, travaux et les destiné ; de | ( ie la Conférence Mignault.\u2018Personne ne 1 tion qu'elle mérite.Le juriste doit intégrante.L'expérience tentée, l\u2019année dite ACTE D QUÉBEC.Il est de notre honneur de conserver cette rence.Depui él es se oN\" doute des bienfaits d'un tel cercle posséder au moins les rudiments de ernière, à démontré les services cer épave toujours.à la formation de trois souscomités: de d'études.3 cette science sans laquelle le droit Si qu pede rir & ceux qui aspirent Imprégnez-vous de ce droit et gardez-lui sa saveur proprement coopératives, d'initiatives et d'entr'aide J.-P.BONIN : evient souvent pure spéculation.Nos % 2 VE CU Te ore: es canadienne.Mon patron de mes jours d'étudiant, le Juge Joseph- \u2018 ve d parlements ne légifèrent pas pour les Si on seu ir art de rediger des Alfred Mousseau, me disait qu'il avait lu le traité des Obligations de 3 habitants de Mars, mais à l'intention le ces de vas ure, comment Ce se Pothier sept fois.Vous et moi nous avons pu faire nos études en nous ; ommes qui vivent dans une société cent pensée porrectement et or loisir aidant de notre Code civil, et c'est un avantage inappréciable.Nos 4 matériellement organisée et qui, en gor / fond S, ont di e ¢ ce aînés devaient étudier la Coutume de Paris et les gloses de ses nom- conséquence, ont des désirs bien carac- pre ondir les points discutes de breux commentateurs, les ordonnances des Rois de France, les Coutu- tensés dont le législateur doit tenir : es , miers grands et petits, enfin les oeuvres des jurisconsultes des 17iéme compte.Les contrats d'échange, de gate modification de mie méthode et 1B8ième siècles: Pothier, Domat, Ricard, et de tant d'autres juristes | vente, de voiture, les effets négociables, Crete Posi e quires & an- dont les tomes poudreux dorment aujourd'hui au fond de nos biblio- ÿ la banque supposent connue, la struc- Sen or \u2018 bibliothèau oe nous | ee théques.L'issence de tout cela se trouve dans le Code civil, mais # ture du monde des affaires On ne ons une Dibliotheque bien amenggee n'oublions pas que chez nous l'ancien droit ne fut abrogé qu'en tant : ?, et.pourvue de livres et de revues.Dans M ; comprend pas parfaitement la règlemen- nas leçons, durant les conférences, nous qu'il se trouvait énoncé au Code (art.2613).tation dont ils font l'objet, sans savoir invoquons nos garants, publicistes et Vous avez des concours d'éloquence.Je ne conteste pas leur les opérations Économiques qui les ondent.Le droit international et le droit constitutionnel reprendront aussi la place qui leur revient.Il s'agit 13, de matières intéressant au plus haut point les Canadiens français.Les futurs dvocats et notaires doivent pouvoir epporter des solutions exactes aux problèmes que soulèvent l'application e notre constitution et les relations u Canada avec les pays étrangers.Considérons, de plus, que nos diplômés peuvent embrasser la carrière diplomatique.* Pourquoi la Faculté de droit ne eviendrait-elle pas le lieu où nos compatriotes viendraient étudier ces eux disciplines indispensables au iplomate canadien?Il serait possible le collaborer, sur ce point, avec I cole des sciences politiques, sociales et economiques.ous devrons encore inscrire, à notre programme, la philosophie du droit et juges.Nous critiquons certaines opinions de la doctrine et de la jurisprudence.I faut que nos élèves puissent se reporter aux ouvrages et aux publications qu'on leur cite.La bibliothèque est le laboratoire de l'étudiant en droit.C'est là qu\u2019il poursuit sa formation commencée dans la salle de cours.Ces projets se matérialiseront-ils ?Nous l'espérons.Ce sera le jour où le problème plus général de l'Université se réglera définitivement.Nous aurons alors des professeurs de cerrière, animateurs de la vie d'étudiant, une bibliothèque, des salles de réunion.Notre faculté commencera à accomplir sa suprême ambition: devenir un centre de rayonnement de la pensée juridique française.Maximilien CARON NOTE:\u2014Nous reproduisons, ici, le résumé d'une causerie familière, donnée devant un roupe d'étudiants en droit, par Me Meximil- ien Caron.Notre professeur y exprime ses vues personnelles sur le présent et l'avenir de utilité car vous y apprendrez l'art de bien dire.Tout de même, pour rappeler un mot fameux, tout cela est magnifique, mais ce n'est pas la uzrre.Vous ne pourrez venir au Palais avec un discours tout fait.a première question de votre juge vous déroutera.Nos juges interrogent et, quand il le faut, ils contre-interrogent Îes avocats qui comparaissent devant eux.Et c'est ainsi qu'ils en arrivent \u2018à dire le droit\u2019.J'ai encore un proyerbe à vous donner et ce sera le dernier: TOUT VIENT POINT A QUI SAIT ATTENDRE.il y a sans doute encombrement au barreau dont vous serez bientôt les membres.Il y avait encombrement quand j'y suis entré moi-même.Mais les affaires qu'on confie aux avocats sont bien plus considérables aujourd\u2019hui qu'elles ne l'étaient alors.C'est bien entendu, vous trouverez longues les années d'attente, mais combien fructueuses seront-elles si vous les avez employées à l'étude approfondie du droit.Je vous entends me dire: ce n'est pas tout de savoir attendre.|| faut pouvoir attendre.J'en conviens, il faut pouvoir attendre, et c'est souvent une tragédie.Cependant je vous réponds par un mot: persévérez quand même.J'ai une croyance (peut-être est-ce une illusion) u'il y a un instant décisif dans la vie de tout homme raisonnablement doué, et qui suit une véritable vocation.Je ne sais au juste qui a dit qu\u2019il faut prendre l'occasion par les cheveux, car elle est capricieuse et prête toujours à s'envoler pour ne pas revenir.is si vous avez fait de fortes études, surtout si vous avez ce fameux sens légal qui est un peu comme le don du poête, un don de naissance, vous réussirez.Voeux de Pâques\u2014y a-t-il une meilleure façon d'exprimer vos Voeux de Pâques que d'offrir des Bonbons Laura Secord e droit canonique.Chaque profes- notre Faculté.que vous choisissez vous-même ?Leur RETRAITE PREPARATOIRE À fraîcheur rivalise avec le Printemps LA COMMUNION PASCALE leur variété, avec la générositéide .(26-30 MARS 1941) là natüre à:cette époque de l'année.Le mercredi 26 mars, dans l\u2019église Saint-Sauveur des Syriens (encolgnure S.-Denis Ch ; # MESSE UNIVERSITAIRE B ON B 0 N S À t Vi 1 i le, retraite exclu me mmencera A rs prépare nou RE, \u201ces \u2018étudiants tes \u2018Etudiantes \u201cUne messe spéciale pour les Étudiants des diverses Facultés or et Écoles de l'Université est célébrée à 9 heures 30, chaque \u2018 \u2026 Æ ih de l'Université, dimenche et fête d'obligation, à le Maison des Étudiants.P.-B.MIGNAULT .Cette retraite sera prêchée par l'abbé Napoléon Pepin, directeur spirituel au séminaire S.-Charles-Borromée, Sherbrooke._ Les 26-29 mars, à 7 heures 30 du soir, il y sura cantique, instruction, salut et bénédietion du Très Salnt-Sacrement; le vendredi et le samedi, confessions après le salut.ae dimanche de la Passion 30 mars, à 745 heures du matin, aura lieu la esse de communion générale.- Pendant \u2018ces offices, le.maître de chapelle se tiendra au balustre pour diriger le thant.On invite tous les assistants à répondre en choeur sous ss direction.| : °° - Le vice-recteur et aumônier général, : 5 - a - Mgr Emile-CHARTIER, P:d.- : Te \u2018 \u201cte Le \" CORDIALE BIENVENUE | .DES pe = Hour PAGE QUATRE LE'QUARTIER LATIN LES CARRIÈRES JURIDIQUES LA DIPLOMATIE I! fut un temps, éloigné toutefois, où certains pays pouvaient vivre isolés, mais la loi naturelle de sociabilité et la nécessité de satisfaire à des besoins toujours croissants eurent tôt fait d'amener l'établissement de réoports durables et réguliers entre États et une dépendance réciproque entre les peuples tant au point de vue intellectuel qu'économique.Si paradoxal que cela puisse paraître aujourd'hui, cette dépendance doit être un grand facteur de paix générale.Chaque État qui sort de son isolement pose les règles de sa conduite, règles parfois contradictoires entre États.Les conflits qui en résultent se terminent par des concessions mutuelles.Une loi commune s'établit soit par tacite consentement, soit par traités formels; elle s'élargit, englobe un plus grand nombre d'états, tirant sa force de cette conviction commune que chaque tat dens des circonstances analogues agira de même, incité qu'il est par des considérations morales ou matérielles.Et c'est ainsi que se trouvent formés un courant de civilisation commune et une communauté de vie, tant économique qu'intellectuelle, fondée sur un droit commun.Le fondement du droit international réside dans ce fait qu'il existe vérite- blement une vaste et durable association ou communauté, juridiquement reconnue, entre les États ayant atteint un certain degré de civilisation, ou tout au moins ayant la volonté de soumettre leurs relations extérieures à une norme de droits et de devoirs réciproques.Pour le moment, le recours à la force des États totalitaires nous oblige à défendre notre idéal démocratique, mais nous devons faire plus et chercher à le répandre dans le monde pour que la morale et le droit finissent par établir un nouvel ordre fondé sur une loi commune à tous et pouvant s'adapter aux conditions si changeantes de la vie.Si chaque pays ne réaffirme pas sa volonté et ne combine pas ses efforts en ce sens, il est évident que la réorganisation des relations internationales deviendra impossible.Le Canada à évolué vers une indépendance \u2018État souverain et cette indépendance a été confirmée par le Statut de Westminster en 1931.Désormais, il négocie ses traités, organise son personnel diplomatique, conduit sa propre politique internationale sans ignorer toutefois le lien qui le rattache aux autres membres du Commonwealth britannique.Il y a donc à côté de la politique anglaise une politique canadienne.De nombreux et graves problèmes se présentent dans ce domaine relativement nouveau de la politique internationale.C'est là cependant un nouveau champ \u2018action qui s'offre aux diplômés de notre Université.Des légations se sont ouvertes à Paris, Washington, Tokio, Bruxelles.D'autres se fonderont ailleurs et sans doute prochainement en Amérique du Sud.Or, pour conduire ces légations, de même que nos relations à l'extérieur, il faut des agents iplomatiques et tout un personnel instruit et cultivé.Les étudiants sont peut-être trop enclins à négliger cette branche du Droit qu'on appelle le Droit international.Or il arrive souvent qu'un nouveau diplômé de l'Université se sente tout à coup attiré vers la carrière diplomatique, mais il manque malheureusement de préparation.|| aurait pu cependant s'y préparer, tout en poursuivant ses études, par la lecture de quelques auteurs classiques e droit international, d'articles de revues spécialisées et d'ouvrages que la Dotation arnegie pour la Paix Internationale met si généreusement à la disposition des Universités.Dans le but précisément d'intéresser les étudiants de tous pays aux problèmes internationeux et d'amener ainsi les euples à se mieux comprendre, la Botation Carnegie a fondé, il y a quelques années, les \u2018\u2019International Relations Clubs\u2019, cercles organisés librement entre étudiants d'université sous la direction d'un professeur.Il y a actuellement plus de 1,200 de ces cercles disséminés dans le monde.Dès qu'un nouveau groupement est formé et agréé, ls Dotation Carnegie lui envoie tous les six mois une demi- ouzaine de livres parus récemment et choisis par un Comité spécial de façon à favoriser dans les cercles la discussion \u2014 elle est encore possible en Améri- ue \u2014 des problèmes les plus courants de politique mondiale.Nous avons organisé il y à trois ans notre Cercle des relations internationales à l'Université de Montréal.Son premier président fut M.Jean Langlois, alors étudiant en droit et maintenant avocat du Barreau de Montréal.M.Jean Zalloni, élève de troisième à l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, est le président actuel.Notre Bibliothèque comporte déjà une que- rantaine de volumes, lesquels sont déposés dans une section de la Salle 8 de la Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, à l'usage des membres du Cercle.La Dotation Carnegie vient de nous envoyer six nouveaux Ouvrages dont voici les titres: The City of Man \u2014 À Declaration on World Democracy, by a group of persons; True and False Democracy, by icholas Murray Butler; The Caribbean Danger Zone, by J.Fred Rippy; Where do we go from Here, by Harol Laski; America\u2019s Dilemma: Alone or Allied, by Norman Angell, et Prery- quisites to Peace in the Far East, be Nathaniel Peffer.(Les Etudiants qui désirent être membres du Cercle, n'ont qu'à donner leurs nom et adresse à M.Jean Zalloni ou à M.Houde, Bibliothécaire de l'Ecole).Hector MACKAY, C.R., Professeur à l'Université de Montréal.LE NOTARIAT Le notariat a eu l'honneur d'assister à la naissance de la race française au Canada.Plus que toute autre profession libérale, peut-être, il a participé à l'érection de la structure sociale qui a permis à notre peuple de survivre jusqu'à nos jours.Notaires royaux, notaires seigneuriaux, notaires tout court, ont dû tailler à même la nature vierge pour délimiter les domaines de nos ancêtres; ils ont été les témoins attentifs des travaux de géant de ces derniers, de leurs entreprises comme de leurs déboires, de leurs joies comime de leurs peines, et dans des écrits marqués au sceau de la probité et du souci professionnel, ils nous ont légué la source même de notre histoire, la précieuse documentation sur laquelle aujourd'hui se penchent amoureusement nos historiens pour faire revivre la figure de tous les héros humbles ou magnifiques qui ont créé notre patrie.Ces titres de noblesse, l'Ordre des notaires ne saurait les oublier; ses membres ont eu à cœur de continuer la tradition.Dans toute la province, et parfois dans le plus humble des hameaux, un des neuf cents membres de l'Ordre est là qui sans apparât et sans gloire exerce son ministère; humble parmi les humbles il continue de servir ses compatriotes en leur prodiguant sa science légale, la sagesse de ses conseils et de son expérience, en les faisant bénéficier de son sens de la justice et de son amour de la sécurité et de l'équilibre en toutes choses.Avec le prêtre et le médecin il est encore à la fondation même de notre vie économique et sociale.On a parlé de sacerdoce, le terme est sans doute trop fort et cependant que de fonctions délicates le notaire n'est-il pas appelé à remplir?La loi française en avait fait un juge en matière non contentieuse, la confiance de notre peuple lui donne très souvent les attributions d'un confesseur et les responsabilités d'un directeur de conscience.Il est en tout cas le dispensateur de la loi ur ceux qui se lient par contrat, il À leur doit entière, sans distinction et sans préférence pour l'une ou pour l\u2019autre partie; il préside aux gestes les plus solennels et les plus importants de la vie des citoyens; à la fondation des foyers et à leur établissement matériel, à l'acquisition, à l'administration, à la disposition de leurs biens; il couche par écrit la volonté des pères de famille, rmettant à ceux-ci de perpétuer selon a loi les directives essentielles au bien- être moral et matériel des siens, et même après le décès de son client il le protège encore et l'assiste en surveillant l'exécution de ses suprêmes volontés.On lui a toujours reconnu un sens de la mesure et de l'équilibre qui est un appoint considérable pour sa clientèle.Il n'est pas de position querelleuses, son caractère est conciliant par définition, il cherche toujours l'accord des parties, il construit, mais jamais ne détruit.Ces qualités qui sont pour ainsi dire inhérentes à la profession, en font un élément de stabilité remarquable pour notre population et infiniment précieux pour elle, parce qu'elles s'adaptent parfaitement à sa mentalité française et corrigent en quelque sorte ce qu'elle a parfois d'instable et d'excessif.Elles donnent au notaire son caractère distinctif et assignent à son rôle dans la société l'importance qui lui est propre.Aussi ne voit-on pas bien 3 qui profiterait ces vagues projets de transformation qu'en certains milieux on souhaiterait de faire subir au notariat.Faire des notaires des avocats serait leur enlever leur utilité première et distinctive, ce serait en faire de mauvaises copies de personnages nécessaires à la société sans doute, mais dont le nombre est déjà suffisant, et surtout dont le rôle chez nous est totalement différent du nôtre.Aujourd'hui plus que jamais le rôle du notaire s'avère important, indispensable même à notre économie.En ces temps d'incertitude où toutes les valeurs sont bouleversées, où nous sommes dans l'ignorance totale de ce que nous réserve demain, il faut revenir, pour le salut même de notre peuple, aux notions premières, je dirais mcme primitives, mais essentiellement saines de toute économie sociale.C'est le notaire qui vous dira, comme il n'a cessé de le faire depuis toujours, que le vrai placement, le placement vital surtout pour un peuple comme le nôtre, c'est ce qu'on est convenu d'appeler l'immeuble\u201d, c'est-à-dire, le lopin de terre qui attache l'homme à sa petite patrie, la bâtisse, la maison, qui lui donne le sens de sa responsabilité et de son utilité, qui crée le foyer, ce sanctuaire de la famille: toutes notions essentiellement constructives et stabilisatrices.Et parce que sa profession ne lui a jamais permis de faire fortune, mais a exigé de lui un effort patient et constant, un travail de tous les jours, parce qu'il n\u2019a pas l'audace des grands hommes d'affaires, mais au contraire parce que son sens de la sécurité et son goût de la paix lui interdisent les aventures et les gros risques payants, c'est le notaire qui vous dira que l'ère de la haute spéculation est finie, que les succès faciles sont d'autant plus fragiles, que les fortunes échaffaudées en un jour à coups de bourse s'effondrent le lendemain laissant la victime plus pauvre qu'auparavant, que s'il y a peutêtre beaucoup de moyens d'arriver vite, il n'y a en somme qu'un seul moyen de réussir sûrement, c'est l'effort intelligent et constant, accompagné d'une sévère économie.Si le notaire d'aujourd'hui réussit à persuader son entourage de ces élémentaires vérités, qui avec certaines autres, encore une fois, forment son credo de toujours, qu'il a toujours préchées (bien souvent dans le désert) parce qu'il en connaissait la vérité et la vertu et parce que pour lui, elles représentaient la saine tradition ol nos péres avaient puisé toute leur force et leurs succès, il pourra se rendre le témoignage qu\u2019à l'instar de ses prédécesseurs il a dignement servi, à su remplir la mission qui lui avait été confiée, et a bien mérité de la patrie.Roch BRUNET, notaire, inspecteur des greffes de la Chambre des notaires.UN MOT DE M.MIGNAULT Un mot aux jeunes pour finir.Si j'avais un conseil à vous donner, je choisirais le précepte évangélique: \u2018\u2018Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même; à chaque jour suffit sa peine.\u2019\u2019 Cela ne veut pas dire que nous devons être indifférents au lendemain.La belle vertu chrétienne de l\u2019espérance s\u2019occupe des lendemains.Mais souvenez-vous de l\u2019adage: \u2018\u2018Aide-toi et le ciel t\u2019aidera.\u2019\u2019 Le succès ne frappera pas à votre porte avant que vous ayez frappé bien souvent à la sienne.Mais quand il frappera, ouvrez la porte toute grande.LA REVUE DU DROIT Mars 1936 LE DROIT \u2018L'avocat est l'intermédiaire naturel entre le tribunal, dispensateur de justice, et l'individu lésé dans sa personne ou dans ses biens.C'est sur lui que reposent la fortune, la liberté et parfois la vie de ses clients.\u201d Ces lignes, détachées d'un rapport soumis au Conseil général du Barreau il y a quelques années, situent exactement l'avocat dans la société moderne et elles indiquent le rôle que, de temps immémorial, il a joué dans la vie des peuples.La première assise de la civilisation de la Rome antique fut le droit édifié par ses jurisconsultes.Depuis cette époque lointaine, partout dans le monde et à chaque tournant de l'histoire, l'avocat apparaît dans son rôle séculaire de médiateur, de modérateur es puissants, de protecteur des faibles, et de défenseur des opprimés.L'avocat exerce au sein de la société une fonction nécessaire.Soit qu'il consulte ou qu'il plaide, qu'il dirige ou v'il défende, il accomplit son oeuvre de justice qui\u2019 est d'attribuer à tous la plénitude de leurs droits.Son champ d'action embrasse toutes les sphères de l'activité humaine.Dans le domaine économique l'avocat constitue la principale sauvegarde des intérêts matériels; dans le milieu de la famille il est le gardien des forces morales qui en assurent le maintien; dans le cadre des institutions il est le dépositaire des traditions d'ordre et de liberté qui sont essentielles à l'équilibre social.Malheureusement, cette mission de l'avocat reste souvent incomprise.On ignore tout de la tâche professionnelle si ingrate à certaines heures.On ne soupçonne pas ce que la vie du Palais peut représenter de labeur méconnu et d'efforts mal rétribués.On se plaît à dénigrer le Barreau à tout propos.n prend plaisir § l'atteindre dans ses prérogatives naturelles, et on lui fait porter à tort la responsabilité de mesures que l'intérêt public ne justifie pas toujours.L'avocat est habitué à ces attaques ui sont de tous les pays et qui ont été de tous les temps.La calomnie, l'incompréhension, la raillerie ne l'empêchent pas de poursuivre son oeuvre utilitaire dans le silence de son cabinet et au prétoire.Conscient de son devoir, il répond par la dignité de se conduite ls persistance de son travail, et la recherche constante de la vérité.Mieux que tout autre il sait que \u2018le ministère juridique est un service social.qu'une saine distribution de la justice, nécessaire à la paix publique, est en même temps le meilleur élément de stabilité des droits individuels.\u2018 Il garde jalousement la fierté de sa rofession.|| va son chemin, impertur- beble, ayant toujours à l'esprit ces mots qu'il a fait siens: \u201cLa mission de l'avocat n'est pas seulement belle; elle exige aussi un dévouement sans borne, un désintéressement sans arrière-pensée, et surtout une moralité réelle.\u201d Maréchal NANTEL LA POLITIQUE La profession d'avocat ne constitue pas nécessairement un brevet de compétence à gérer la chose publique; le caractère d'homme de loi, n'empêche pas de devenir homme d'état.Telles sont, à mon avis, les propositions qui découlent d'une étude des rapports du droit et de la politique.Vérités de La Palisse, dira-t-on?Il se peut.Mais c'est de celles-là que l\u2019on se soucie le moins.\u2026 Entendez, plutôt, l'opinion commune: il y a trop d'avocats au parlement,\u201d et les intéressés répondent: \u2018trop de gens font de la politique qui ne connaissent pas la loi.\u2019 Les uns et les autres Ont tort et raison.Dans ce volume de la \u2018chronique des Pasquier\u2018 qui a pour titre, \u201cLes Maîtres, \u2019 Duhamel orte sur la question un jugement terri- le.Pour lui, l'homme d'une carrière libérale qui \u2018\u2019se lance\u201d dans la politique est un rebut de la profession.Lorsque l\u2019on fait de le politique, dit-il, c'est que l'on n'est plus bon pour son métier.À regarder ce qui se passe dans notre heureuse époque de suffrage universel, à examiner le rôle joué par nos préten- ues élites dans notre sainte démocratie, je suis fortement tenté de souscrire à ce jugement.Je sais, il se trouve des exceptions.Elles méritent d'autant plus notre respect et notre admiration qu'en politique, il est mauvais de se singulariser des connaissances précises et parfois variées, on demande qu'ils soient intelligents et travailleurs.Pour le métier de politicien, rien de tout cela est requis.Des malins ajouteront, au contraire! Cette situation est anormale.Elle ne peut trouver place que dans une société mûre à point pour la faillite.On ne devient pas homme d'état du jour au lendemain.y faut de longues années d'étude, de travail, de réflexion, un sens extraordinaire de la charité, la passion de servir.Si un homme de loi se soumet à cette discipline, s'il acquiert ou développe ces vertus, il peut rendre, dans la carrière politique, de plus grands services qu'un autre.La formation juridique qui est à base d'analyse, la pratique du roit qui nécessite une foule de connaissances sur les sujets les plus divers, qui met en contact direct avec toutes les classes, qui demande de la maîtrise de soi, un esprit prompt à saisir tous les côtés d'un problème et à y apporter une solution adéquate, peuvent faire un avocat un sage politique.Mais avant tout, il faut qu'il soit MME | \u2019 Aussi à cette question, y a-t-il trop avocats au Parlement je réponds : trop d'avocats qui ne sont qu'avocats ou qui le sont trop peu?Concedo.rop d'avocats compétents et de culture générale?Neso.par le savoir et l'intégrité.Des candi- Jean-Pierre HOULE, dats à un poste quelconque, on exige avocat Les Étudiants trouveront tous CHATS les volumes dont ils ont besoin CHEZ DEOM 1247, Seint.Denis Montréal embaumiés avec appareil circulatoire artériel injecté $3.50 chacun LES FOURNITURES BIOLOGIQUES André 1832, rue de la Visitation » = 14 MARS 1941 COME-SERAPHIN CHERRIER 1798-1885 (Notes du juge Surveyer) ler doyen de la faculté de droit à Montréal (1877 - 1885) Ii naquit à Repentigny, le 22 juillet 1798, du mariage de Joseph- Marie Cherrier, cultivateur, et de Marie-Josette Gâté dit Bellefleur.Son cousin germain, l'honorable Denis-Benjamin Viger, le prit sous sa protection, lui fit faire ses études classiques au Collège de Montréal, puis son droit, dans son propre bureau.Côme-Séraphin Cherrier fut admis au barreau le 23 août 1822.Il entra en société avec Louis- Michel Viger, un autre cousin, surnommé LE BEAU VIGER, et il ne tarda pas à briller au premier rang des avocats de Montréal, figurant avec éclat dans les procès les plus remarquables de l'époque.Voici quelques-unes des causes les plus importantes qu'il plaida: En 1827, le procureur général Stuart, battu a Sorel par le docteur Wolfred Nelson, voulut se venger des électeurs; il en poursuivit un grand nombre pour parjure.M.Cherrier plaida leur cause et les fit acquitter.L'année suivante, MM.Cherrier, Walker et Dominique Mondelet plaidèrent la cause de M.Waller, éditeur et rédacteur du CANADIAN SPECTATOR, poursuivi pour libelle, et gagnèrent cette cause.Ils reçurent un témoignage d'estime et de reconnaissance de la part d'un comité composé de citoyens marquants de Montréal.En 1836, M.Cherrier prit part à la défense des gens de Saint-Benoît, poursuivis pour avoir coupé la queue et la crinière de plusieurs chevaux appartenant à des bureaucrates.La même année, il défendit aussi Ludger Duvernay poursuivi par le procureur général pour avoir, en des termes très sévères, blâmé certains actes des grands jurés.Duvernay n\u2019en fut pas moins condamné par la Cour.De 1832 à 1834, Me Cherrier pratiqua avec Charles Laberge, ei de 1835 a 184], avec Charles Monde- let.Celui-ci ayant été nommé juge, Séraphin Cherrier s'associa Antoine Aimé (plus tard sir Antoine) Dorion et Wilfrid Dorion, avec lesquels il continua de pratiquer jusqu\u2019à l'année 1860.I fut bâtonnier du barreau de Montréal de 1855 à 1856.En 1857, maître Cherrier fut désigné pour représenter les seigneurs dans l'affaire de l'abolition de la tenure seigneuriale devant le tribunal spécial établi en 1855.M.Cher- rier fut le représentant du comité de Montréal à l'Assemblée législative du 22 novembre 1834 au 27 mars 1838.En se présentant à la députation, il n'était pas mû par une vaine ambition; il accomplissait ce qu'il considérait comme un devoir patriotique.L'heure était grave et l'on avait besoin, disait Papineau, de toutes les bonnes volontés.M.Cherrier ac- quiesca à cette demande de son chef, quoiqu'il efit bien préféré s'en tenir aux travaux de son bureau d'avocat.I] assista aux sessions de 1835 et 1836, mais sa santé le força de s'absenter et il ne prit guère\u2019 part dans les débats orageux qui précédèrent l'insurrection.I était, cependant, à l'assemblée de Saint- Laurent et de Saint-Constant, avec son collègue Toussaint Pelletier.parla avec énergie, mais il conseilla au peuple de s'en tenir aux moyens constitutionnels pour obtenir le succès de la cause.Il n\u2019en fut pas moins arrêté et mis en prison mais on ne lui fit pas son procès.Il fut relâché le 21 mars 1838, à cause du mauvais état de sa santé.Après l'Union, M.Cherrier ne voulut jamais accepter la candidature à l'Assemblée, et il ne s'occupa plus guère de la politique.Il soutint néanmoins D.-B.Viger lorsque celui-ci accepta un siège au Conseil exécutif, car il le considérait comme un homme de bien, dévoué aux intérêts de son pays.Sir Charles Bagot offrit, dans le cours de l'été de 1842, le poste de solliciteur général à Côme-Séraphin herrier, en remplacement de M.Day, fait juge.Il le refusa, probablement parce qu'il redoutait l'isolement dans el il se trouverait, et le peu d'influence qu\u2019il pourrait exercer dans une administratio composée comme l'était le ministère d'alors.Il fut plus tard baton.nier du barreau du Bas-Canada, et docteur honoraire de la faculté de droit de l\u2019Université de Saint-Jean de New-York.I refusa, en 1863, l'honneur qui lui fut offert de devenir juge en chef du Bas-Canada.Sa modestie et une grande délicatesse de conscience, sa courtoisie, sa grande érudition, sa connaissance approfondie de la loi, l'élévation et la vigueur de ses pensées, tout concourait à en faire un homme supérieur.Sa charité et sa libéralité envers les pauvres, et les oeuvres religieuses et d'éducation, entamèrent la grande fortune qu'il avait héritée de son cousin et bienfaiteur, l'honorable Denis-Benjamin Viger, mort sans postérité.Côme-Séraphin Cherrier était depuis longtemps retiré de la vie politique quand survint le problème de la Confédération.I sortit un instant de sa retraite pour combattre la nouvelle constitution dans laquelle il voyait de graves dangers pour sa nationalité.Il prononça à cette occasion devant l'Institut Canadien de Montréal un discours qui fit époque.M.Cherrier mourut à Montréal le 10 avril 1885, a l'âge avancé de quatre-vingt-sept ans.Il avait épousé, en 1834, la veuve Coursol, (née Mélanie Quesnel) mère du juge Coursol, dont il eut deux filles.L'ainée ne se maria pas.La cadette épousa Denis-Henry Sénécal, jeune et brillant avocat, bien connu du public lettré de l'époque, et qui fut l'un des fondateurs et un collabora- leur assidu de la REVUE CANADIENNE.Leur fille devint l'épouse de l'honorable Frédéric Debartzch Monk.Madame Cherrier décéda le 2 décembre 1875, âgée de soixante- dix-huit ans.En reconnaissance de ses nombreuses oeuvres de charité Côme- Séraphin Cherrier avait reçu de Sa Sainteté Pie IX le grade de Commandeur de l'Ordre de Saint Grégoire le Grand.Voici en quels termes L.-O.David appréciait ce noble avocat: (1) \u201cM.Cherrier a été toute sa vie avocat, comme on l'était en France du temps des d'Aguesseau, des Talon et des Portalis; il est le dernier survivant de cette pléiade d'hommes remarquables qui honorérent le barreau canadien par leurs talents et leur intégrité.Contemporain des Papineau, des Viger, des Toussaint Pelletier, des Bédard, des Morin et des Roy, l'histoire de sa vie évoque les plus glorieux souvenirs.\u2018L'histoire du Barreau canadien est intimement liée à celle de notre patrie; ce sont les avocats qui, depuis la conquête, ont défendu les droits de leurs cormpatriotes, protégé leur nationalité.\u2018Dans les sociétés modernes où l'éloquence joue un si grand rôle, les avocats sont naturellement appelés à exercer une influence salutaire ou funeste sur les destinées des nations.C'est en marchant sur les traces de leurs devanciers, en con- - servant, en ravivant les vieilles moeurs, les anciennes traditions, qu'ils continuèrent d'accomplir au milieu de nous leur noble mission.\u201cLa vie de M.Cherrier pourra leur être sous ce rapport d'une grande utilité; elle offre des exemples dignes d'être suivis et démontre comment la profession peut s'allier avec la vertu, l'intégrité et le patriotisme.\u201d D faut néanmoins ajouter que M.Cherrier avait le défaut de ses qualités: il était triste et indécis, n'ayant pas la confiance en lui-même qu'auraient dû lui inspirer sa vaste érudition, sa profonde connaissance du droit et ses solides talents oratoires.Cette délicatesse de conscience et sa modestie furent la cause des hésitations et des irrésolutions qu'on lui reprochait.Sa courtoisie envers ses collègues et les juges était des plus marquée.Pour rien au monde il eût voulu leur manquer d'égards.(1).L.-O.David \u2014 Biographies et portraits.1876._ _ i} LE QUARTIER LATIN PAGE CINQ CODE DE DROIT CANONIQUE ET CODE CIVIL DE QUEBEC Le ler août 1866, la Province de Québec était dotée de son premier code civil; l'initiative en avait été prise par Sir Georges-Etienne Cartier.Environ douze ans après que Pie X en eût formulé le vœu, l'Eglise recevait de Benoit XV, le 27 mai 1917, son premier code de droit canonique., Evidemment, ni notre Province, ni l'Eglise, n'avaient été, auparavant, privées de législation.Il suffit de songer à l'immense influence du droit ecclésiastique sur les institutions juridiques pour se convaincre que l'Eglise a toujours possédé un système de lois.Mais une société peut être régie par des lois excellentes, même si ces dernières ne sont pas codifiées.C'était le cas de notre Province et de l'Eglise jusqu'aux dates précitées.Nous voudrions étudier dans ces deux codes, civil et canonique, l'esprit qui a présidé à leur rédaction et faire ressortir des deux textes quelques points de ressemblance et de divergence.Il est intéressant de noter qu'un même esprit a inspiré cette double codification.On désirait réaliser l'ordre et l'unité dans la multitude des lois existantes, disséminées dans de nombreux textes.Cela favoriserait, selon les exigences de chacune de ces sociétés, le bon ordre, l'observance de la «discipline, le salut des âmes.On songe ici à Napoléon qui crut que la confection d'un code de ses lois était plus nécessaire à la France que les nombreuses victoires qu\u2019il avait remportées.Mais comment allait-on procéder?Fallait-il faire table rase de tout l'acquis juridique et tout reconstruire en neuf, ou plutôt tiendrait-on compte du passé en l'adaptant aux exigences actuelles de la société?Pour I'Eglise, la réponse était dans sa tradition antique, qui est de progresser sans ne rien perdre du dépôt initial, Notre Province s'était laissée guider par li même pensée.De fait les codificateurs, tant civils qu'ecclésiastiques, avaient mission d'examiner les lois existantes, de juger de leur opportunité, de les conserver autant que possible, d'apporter à l'occasion les amendements nécessaires.C'est ce qui ressort des instructions de Pie X et du rapport des codificateurs québécois.\u2018\u2019Scopus Codicis est, disait le Pontife, ut universæ Ecclesix leges, ad hæc usque tempora editæ, lucido ordine digestæ, in unum colligerentur, amotis inde qui abrogatae essent aut obsoletæ, aliis, ubi opus fuerit, ad nostrorum temporum conditionem proprius aptatis\u201d.Et à l'adresse de nos codificateurs, on avait édicté qu'ils dussent \u2018insérer les lois civiles d'un caractère général et permanent actuellement en force, .en exclure celles qui ne le sont plus et.ne proposer que sous forme d'amendements les changements qu\u2019ils croiront désirables\u201d.Le respect du passé était donc le principe directeur des deux œuvres à accomplir.La nouveauté devait atteindre surtout la forme et non le fond du droit.On devait, en pratique, après avoir élagué les parties mortes de l'ancien ordre juridique et en avoir perfectionné certaines autres, condenser, suivant un ordre systématique, en formules claires et brèves, le droit actuellement en vigueur.Un travail de cette nature cependant pouvait jeter ln confusion dans les esprits.La loi ancienne, sous sa nouvelle expression, gardait-elle la même force et le même sens?Dans le cas de doute, quelle attitude adopter?Ici encore la position des législateurs, civil et ecclésiastique, fut en principe la même.On enleva à la partie codifiée sa valeur impérative ancienne pour lui en conférer une autre par une nouvelle promulgation.Il y a toutefois à signaler une différence assez importante entre les deux codes.La commission pour la rédaction du code civil n\u2019avait mandat de codifier qu'une partie de notre droit.En consé- uence c'est à cette seule partie, insérée dans le code, que s'applique le principe émis.Le reste de notre législation gardait, même après le 1er août 1866, toute sa valeur ancienne.L'Eglise, au contraire, a voulu, dans la rédaction de son code, embrasser tout son droit écrit quel qu'en pût être l\u2019objet.Elle n'a fait d'exception que pour le droit de l'Eglise orientale, les lois liturgiques, les concordats, les droits acquis à des tiers, les privilèges et indults concédés jusqu'à cette date.Quant aux coutumes, elle les a règlementées par des canons spéciaux.Cette distinction posée entre les deux systèmes législatifs, il reste un dernier point de ressemblance à noter dans les principes directeurs de la codification.C'est grande part accordée à l'élément historique dans l'interprétation des nou veaux textes.Dans l\u2019un et l'autre cas, on conserve à l'interprétation ancienne toute sa force, sauf pour la partie de la loi qui a été modifiée, laquelle alors reçoit une interprétation conforme à za nouvelle teneur.Passant maintenant à une comparaison sommaire des textes, dégageons quelques points d'affinité ou de différence.Tout d'abord sur la présentation, notons, dans le code de droit canonique, une répartition de la matière fort différente de celle de notre code civil.Le législateur ecclésiastique, après avoir rappelé dans un préambule les principes communs à toutes les institutions juridiques qu'il règlemente, adopte, dans sa partie spéciale, la division de Gaius ou mieux de Lancelotti, en traitant des personnes, des biens, des délits et des peines et enfin des procès.Ensuite, en rapport avec les lois qui émanent de son pouvoir législatif, lc Souverain Pontife jouit d'une autorité absolue et de prérogatives beaucoup plus étendues que celles qui sont reconnues au législateur civil.En conséquence de sa supériorité sur la loi, le Pape, pour aucune considération, ne peut être jugé par tribunal humain, même ecclésiastique.Quant à la dispense de l'observance des lois, nous savons l'incompétence absolue des pouvoirs civils pour la concéder.Le droit canonique, au contraire, reconnaît deux moyens d'adoucir le rigueur de la loi: le privilège et la dispense.La raison en est que les lois civiles ont en vue le bien temporel de la société, auquel doivent être sacrifiés les intérêts particuliers.Tout le système des lois ecclésiastique a pour but le salut des âmes qu'il doit procurer non pas en poursuivant uniquement le bien général, mais en assurant, dans la mesure du possible, le bien des individus.Voilà pourquoi le législateur ecclésiastique a le souci de tempérer la rigidité des lois communes à tous.Les deux codes reconnaissent des personnes morales dont la composition n'est pourtant pas identique.La loi ecclésiastique requiert toujours la présence de trois personnes physiques pour la formation d'une personne morale collégiale.Le domicile canonique diffère grandement du domicile civil.Chaque homme peut avoir plusieurs domiciles et même des quasi-domiciles.Le domicile origine de l'intention de demeurer perpétuelle ment dans un diocèse ou une paroisse, ou encore du fait de la résidence prolongée dans ces mêmes lieux au-delà de dix ans.Le quasi-domicile vient de l'intention de demeurer dans les lieux précités la plus grande partie de l'année ou du fait de la résidence durant un temps égal.Le mariage est l'objet d\u2019une abondante législation dans les deux codes.Une comparaison entre les Jeux textes dépasserait les limites de ce travail.Sur la question des biens, l'Eglise reconnait les moyens ordinaires d'acquisition de la propriété.Notons cependant au sujet de la prescription cette particularité.Contrairement à notre code civil, le législateur ecclésiastique requiert toujours la bonne foi tant au début que durant tout le temps de la possession.La raison de cette exigence se base sur le fait que la société ecclésiastique doit avoir une norme générale de moralité ui atteigne au moins à ce principe de roit naturel.L'Eglise reconnaît encore tout les contrats civils à moins qu'ils ne soient contraires au droit divin ou à certaines règles qu'elle a établies concernant les choses sacrées.Dans les successions, elle admet la validité des donations \u201cultima volun- tatis\u2019, même civilement informes, et fait un devoir aux pasteurs de rappeler aux héritiers cette doctrine.Il resterait à traiter de la partie des délits et des procès.Comme la comparaison sort de notre code civil, nous l\u2019omettons.Ce relevé rapide de certaines ressemblances et différences de nos deux codes est loin d'épuiser la matière.Le peu que nous en avons dit suffira à mettre en lumière qu'une certaine unité existe entre ces deux législations.Toutes deux poursuivent un même but: notre bien.Mais comme la société ecclésiastique est ordonnée à une fin surnaturelle, le législateur est obligé d'introduire dans ses ois bien des éléments dont la société civile n\u2019a que faire.La raison dernière des divergences qui peuvent exister entre les deux textes législatifs est, en principe, dans la distance des fins temporelle et surnaturelle.L'étude comparée de ces deux législations ne peut cependant qu'être utile et profitable.Elle fera voir que nos codificateurs québécois ont fait œuvre historique et nationale, alors que les codificateurs ecclésiastiques ont fait œuvre historique et catholique.Guy-M.BRISEBOIS, O.F:M.D.D.C,, ee.d.> L'AVOCAT ET LA MÉDECINE LÉGALE La vie de l'avocat est une vie de labeurs continuels.Il lui faut étudier toute sa vie.Il n'y a pas, disait M.le Bâtonnier Robert, d'existence plus fatigante que la sienne, qui accapare davantage le cerveau et le temps de celui qui s'y consacre.Pour bien conseiller son client, pour faire valoir avec succès ses revendications, l'avocat consciencieux ne peut se contenter de la connaissance des codes et de la procédure.En raison de la diversité des problèmes qui lui sont présentés, de la variété des causes qu'il doit défendre, il doit posséder des connaissances étendues et une vaste culture; il doit avoir au moins quelques notions sur fous les cas qu'on lui présente pour avoir son conseil ou son opinion.Qu'il s'agisse d'une cause commerciale, de malfaçon, de brevet d'invention et que sais-je?l'avocat ne peut se permeitre d'ignorer tout de ces matières, puisqu\u2019une cause lui est confiée, qu'il devra défendre avec succès.Evidemment, il n'est pas possible à l'Université de donner un enseignement même élémentaire sur tous les sujets qui se présentent dans la pratique, mais il appartient à l'étudiant de parfaire ses connaissances et d'en étendre le champ par une étude personnelle.Il y a, cependant, des matières qu'il doit connaître avant toutes autres, parce qu'elles reviennent plus souvent dans la pratique, telle, entr'autres, la médecine légale.Maintenant que, par la création de Commissions, nos Gouvernements ont enlevé aux avocats la plupart des litiges qui se présentaient autrefois devant nos cours, et qu'ils ont ainsi limité considérablement leur champ d'activité, la grande majorité des causes plaidées au Palais de Justice résultent d'accidents de la Tue, d'automobiles ou autres.Dans chacune, il est question de blessures, d'incapacité temporaire ou permanente; dans chacune, il faut faire une preuve médicale.L'avocat doit donc être en état d'interroger ou de contre-interroger, en connaissance de cause, les méde- cins-experts ou soi-disant tels.Trop souvent, des causes sont perdues parce que l'avocat n'avait pas la préparation voulue, et les connaissances requises pour interroger ou contre-interroger les médecins entendus comme témoins.Il arrive que certains, mal inier- rogés, ne peuvent donner la mesure de leurs connaissances, et qu'ils s'exposent à être contredits par le premier venu, et que d'autres disent beaucoup plus qu'ils ne savent.Il en résulte que bien souvent, les plus compétents d'entr\u2018eux refusent de venir en Cour, car ils croient qu'ils ne seront pas compris, et que leur témoignage ne sera pas apprécié à sa valeur.C'est une grande anomalie, au point que, dans bien des cas, la preuve médicale, loin d'éclairer et d'aider la Cour, ne fait qu'embrouiller le débat.La profession médicale en souffre sans aucun doute, mais la justice en souffre davantage.Malheureusement, dans notre province, nous n'avons pas, comme en France, d'experts médicaux auprès les tribunaux.Nous sommes encore dans cette situation que n'importe quel médecin peut se dire expert et venir témoigner avec le même poids que le savant.Il semble, en effet, que celui qui affirme avec vigueur, et sur un ton qui ne souffre pas de réplique, l'emporte sur l'opinion du véritable savant qui, connaissant les limites de ses connaissances et de la science médicale, est moins catégorique dans ses affirmations, mais reste toujours beaucoup plus près de la vérité.L'avocat qui connaît au moins les éléments de la médecine, saura mieux contre-interroger le médecin de la partie adverse, et montrer les points faibles et les contradictions de son témoignage.Il sera en mesure de bien interroger son propre expert, en lui faisant développer les points favorables a sa cause, et démontrer les points faibles du témoignage médical adverse.Mais pour cela, l'avocat a besoin de connaissances médicales, il doit pouvoir se retrouver dans le dédale ténébreux de la terminologie que, souvent, le médecin emploie pour le dérouter.Il lui faut avoir au moins des notions d'anatomie, de physiologie, de biologie et de pathologie, il doit être en mesure de lire une radiographie.Depuis longtemps, les étudiants en droit auraient dû avoir ces notions indispensables.Il est vrai que certains livres de vulgarisation médicale pourront leur apprendre quelque chose, mais ils seront loin d'être suffisants.Ce qu'il leur faut, ce sont des maîtres.Notre Faculté pense à organiser des cours de comptabilité et d'économie sociale et politique.Un cours de médezine légale serait-il de trop?La pratique actuelle démontre, au contraire, qu'il est nécessaire.Bienvenu sera le jour où notre Faculté pourra s'enrichir d'une chaire de médecine légale.Rosario GENEST, Titulaire de la chaire de Procédure civile.Journée de Directives Nationales Le dimanche 23 mars, à la Fédération Nationale Saint- Jean-Baptiste, 853 est, rue Sherbrooke, coin S.-André.Conférencier: M.I'abbé Lionel Groulx.Messe à 8 heures 30 précises.Sujet des deux causeries: 1\u2014Notre situation nationale et les conditions d\u2019un relèvement: 2\u2014Directives.Chaque causerie sera suivie d\u2019un échange de vues.questions devront être claires\u2026et précises, et donc- préparées en conséquence.Tout sera terminé vers midi et'demi.tres PRE LL 1 Loh 34 = 2 1 HAVE ment Crea Tee = SEP oe Od AIR AR ee TD - sl NF ult ad = WY ae.ad bp TU dt YF ke C0 wd AR AE Ad RT fu TR 40 he Le wi = Te EX AE ERASER SERENE Le PLAIDOYER POUR LES JURISTES De tout temps, les badauds ont employé leurs précieuses minutes à caricaturer les professions libérales.Le médecin devenait l'assassin, le pharmacien un empoisonneur; on dit menteur comme un arracheur de dents.On répand en certains milieux que l'avocat est un bavard, un paresseux et un voleur et que le notaire finit ses jours au Mexique.Tant que la critique a séjourné sous les lèvres des humoristes, la farce nous amusait.Patelin est un plaisant voleur.Molière, Boileau, La Bruyère ou Lafontaine pouvaient, avec l'esprit, saisir tous nos travers.Mais la profession qui nous valut les immortels \u201cPlaideurs\u2019 de Racine mérite mieux qu'une satire.Le cinéma et le théâtre moderne nous les présentent, par ailleurs, sous un jour inexact.La hantise des foules pour le sensationnel leur fait oublier le travail obscur et discret des civilistes pour les manifestations oratoires, pathétiques et faciles des criminalistes.Aussi méprise-t-on les hommes de cabinet et les fabricants d'actes; et l'on cligne l'oeil en dési- nant \u2018un défenseur de la veuve et de \u2018orphelin\u2019.C'est qu'on oublie \u2014 l'histoire des hommes est celle de leurs ingratitudes -\u2014 toute cette théorie des avocats célèbres, grace auxquels se sont écrites peut-être les plus belles pages de l'histoire universelle.C'est Lycurgue qui stabilise per ses lois la prospérité de Sparte pour trois siècles à venir; c'est Cicéron qui sauve la République romaine des conjurations et des concussionnaires; c'est notre patron Saint-Yves qui oûte la prison pour avoir dénoncé l'invalidité du mariage de Philippe |, répudiant la reine pous épouser Ber- trade.Que dire de la puissance de travail d'un Pothier, d'un Daumat, d'un Cujas ou d'un Laurent?Qui nierait les avantages que la société retire des oeuvres nombreuses et techniques d'un Mi- gnault ou d'un Perrault?Aussi modestes que savants, ils ont silencieusement servi leurs concitoyens.Cela n'étonne plus de savoir que l'Ordre des Avocats se soit signalé en France par son importance et sa permanence.En effet, imaginons un pays sans loi, sans juge et sans avocat, où, sans crainte d'une sanction, chacun pourrait se permettre un petit assassinat impuni, et où un innocent subirait la loi passionnée du lynch! On n'y voudrait pas vivre longtemps.\u2018La plus belle fonction de l'humanité est celle de rendre la justice écrivait Voltaire.C'est exact: l'existence des lois garantit seule la vie en société.La corporation des avocats a survécu à la tourmente révolutionnaire de 1789 et Napoléon leur confiait, avec la tâche d'écrire un code, la restauration d'une France que ses guerres avaient désorganisée.Cette permanence tient aussi au respect dû à ses membres, Les Lauvignon, les d'Ormesson de l\u2019ancien régime, qui se transmettaient presque héréditairement leurs charges, avaient définitivement fixé la dignité de la magistrature.Il faut bien avouer aussi qu'on nous accuse de loquacité, on nous dit escrocs, mais jamais imbéciles.Notre Ordre se refuse systématiquement à en absorber.C'est sans doute pourquoi on nous retrouve en nombre dans tous les Parlements du monde.t si nos démocraties se portent mal, on le doit aux exigences de leurs électeurs qui ne sont pas malheureusement des juristes! La mission des juristes de notre pays commande une admiration encore plus émouvante.Du tabellion qui s'est penché sur le berceau de notre petite ° ° Le Quartier Latin organe ofliciel des étudiants de l'Université de Montréal 539, tue De Montigny - HArbour 4511 DIRECTION Directeur : JACQUES DUQUETTE Aviseur : BERNARD FORTIN REDACTION Rédacteur en chef : MARCEL BLAIS Secrétaire de la rédaction : MARCEL ROBITAILLE Rédacteurs : ROGER BEAULIEU MARCEL RAYMOND JACQUES GENEST GÉRARD ALLY RICHARD CRÉPAULT PAUL LEVESQUE JEAN DRAPEAU ROBERT LETENDRE JEAN VALLERAND CHS-E.BERTRAND MARCEL THÉORET CHARLES DUMAS FERNAND EGAN ANDRÉ BACHAND ADMINISTRATION Administreteur : GUY GIRARD Publicité : PAUL CHOLETTE Le Quartier Latin n'est le que das seuts articles de le © IMPRIMÉ PAR LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 100 est, rue Ste-Cotherine MONTRÉAL nation pour lui préparer une vie ordonnée jusqu'eu fougueux parlementaire qui de 1774 à 1837 à travaillé au maintien de nos lois françaises, de ce notaire de campagne, qui, avec le curé et le médecin, assurait l'autonomie paisible du moindre des villages jusqu'à ces magistrats qui ont condensé dans notre code civil les normes de notre vie québecquoise, nous ne savons plus auquel décerner l'éloge d'avoir rédimé le Canada français.\u201cAssurer le règne des lois et la paix entre les citoyens, demeurer impassible au milieu du choc des passions et de l'agitation des partis, ordonner, défendre, punir au nom de la Cité; quelle mission, Messieurs! Qu'elle est admirable par la grandeur qu'elle présente! Qu'elle est effrayante par les vertus qu'elle exige et la responsabilité qu'elle impose!\u201d Dupin signalait la angereuse mollesse du juriste autant ue les conditions de sa respectabilité.n ne cite plus l'éloge de l'avocat D'Aguessau, on le lit.Voilà le sens e nos vies, la critique est maintenant bienvenue.On nous reproche de sauver la tête de fripouilles qu'on devrait supprimer.(Ce n'est pourtant pas le rôle des avocats d'occire.) La société devrait y découvrir notre constant souci d'éviter les iniquités.Et si nous ne parvenons pas toujours à sauver l'innocent de la corde, c'est peut-être que le coeur d'un juré n'est pas celui d'un avocat.Quant au procureur, il supplie les jurés de retirer de la circulation votre assassin ou votre voleur de demain.On nous accuse d'aviver fa haine de deux frères, séparés par quelques sous, et qui s'en \u2018veulent à mort\u201d.mort, dites-vous, mais plût au ciel que nous leur procurions un autre instrument que le couteau pour vider leur querelle! Et le notaire aura beau rédiger le plus harmonieux contrat de mariage, est-ce de sa faute si les contractants ont mal discemé leurs vertus réciproques et exigent ensuite la séparation de corps ?Les procès coûtent cher, s'écrient les plaideurs dont la vie turbulente s'écoule en procès, pour \u201cla moitié, les trois quarts et bien souvent le tout\u2019.Un client estime bien peu son droit d'action, s'il juge qu'il vaut moins que ce que l'avocat demande.Car là où il y a procès, il y a deux prétentions, et chacun veut avoir absolument et uniquement raison.Le perdant s'en prend à l'avocat au lieu de pleurer ses sottes prétentions.Est-il vraiment lésé ?{| jouit du droit d'appel.Si le jugement est confirmé, il serait malvenu d'avoir raison tout seul contre tout le monde; s'il est infiimé, en quoi se plaindrait-il de la sage lenteur des tribunaux?Un droit si contesté, si peu évident suppose chez l'avocat tellement de ressources pour le faire éclater, que l'obtenir vaut bien les honoraires! La balance a beau pencher d'un côté, l'oscillation n'est pas toujours sensiblement inégale, et notre symbolique imagerie légale fait mieux saisir la délicatesse d'une plaidoirie où l'argumentation serrée accumule les poids dans le plateau du client.Ne vous scandalisez pas du bandeau sur l'oeil de la déesse de la justice; il rappelle la bonne clémence de nos magistrats qui doivent si souvent \u2018ouvrir l'oeil et fermer les yeux\"! D'ailleurs confiant dans leur probité morale et l'honneur professionnel, les hommes de loi ont voulu que la loi protège le client contre eux.Car non seulement les clients peuvent nous poursuivre, non seulement nous dénoncer à la Chambre des Notaires ou au Barreau, mais tous les greffes sont ins- ectés par un notaire et de lui-même le Barreau suspend l'avocat qui, à sa connaissance, utilise les fonds de ses clients, ne fût-ce qu'une heure.Pourtant, le jeune avocat sans client serait tenté de payer son loyer en souffrance, sa sténographe, son électricité à même un chèque d'une collection, qu'il remboursera demain matin, et pour qu'on ne lui coupe pas son téléphone, aujourd'hui! De tels cas sont connus où le Barreau impitoyablement appliquera sa redoutable et inflexible loi d'honneur.Duta lex.Vivons sur la trace glorieuse de nos rédécesseurs, avec l'éloquence d'un erryer, d'un Chai d'Est-Ange, d'un Lachaux ou d'un Robert, la probité d'un D'Aguessau, d'un Dupin, d'un Montel des Tours, la science et l'esprit de travail d'un Pothier, d'un Daumat, d'un Plamiol, et d'un Ripert, d'un Mignault, et nous poursuivions une carrière utile.Hélas! trop absorbés dans la défense des autres, les avocats n'auront pas eu le temps de plaider la plus belle des causes, ils n'auront oublié que celle-là: le leur.Paul LÉVESQUE LE QUARTIER LATIN - L'ADMISSION A LA PRATIQE Les conditions d'admission à la pratique du droit et du notariat sont presque identiques.Les deux professions demandent les mêmes conditions d'entrée, exigent les mé- mes études et soumettent leurs étudiants aux mêmes examens universitaires.Elles ne se différencieront que dans l'exercice lui-même.Il convient donc de les expliquer sous un seul titre.Je ne traiterai, ici, ni de la mission de l'avocat ni de celle du notaire que l'hon.P.B.Mignault, l\u2018un des plus éminents juristes canadiens- français, qualifiait de \u2018vocation\u2019.Mon but est plus modeste et se bornera uniquement à énumérer les différentes conditions auxquelles un jeune homme et, bientôt une \u2018jeune\u201d fille doivent se soumettre pour être admis à la pratique de cette profession d'avocat dont les origines remontent à la plus haute antiquité.Tout postulant à l'étude du droit devra obtenir un diplôme de baccalauréat ès arts d'une université canadienne.Il transmettra son parchemin au Barreau ou à la Chambre des Notaires, selon le cas.Il le fera accompagner d'un chèque accepté au montant de $152.00, un mois avant le premier mardi de juillet ou le deuxième mardi de janvier.Si cette demande est acceptée, le candidat sera admis à l'étude de la profession d\u2018avocat ou de notaire.Voilà pour les conditions préliminaires.Puis le candidat s\u2019inscrira dans une université canadienne.Il devient, ainsi, étudiant en droit.En cette qualité, il suivra, durant trois années, les cours sur l'étude du droit, qui se terminent par l\u2018obtention d'un diplôme de bachelier ou licencié en droit.Avec ce grade universitaire l'étudiant en droit pourra s'inscrire aux prochains examens du Barreau ou de la Chambre des Notaires, pour être admis à la pratique même de la profession.Ces études supposent, néanmoins, certains déboursés.Les seuls frais de scolarité s'élèveront à la somme de $549.00.Il faudrait y ajouter les dépenses qu'entraîne naturellement la vie estudiantine au sein des différentes organisations universitaires.En plus, les examens du Barreau exigent le débours d'un montant de $202.00 pour les frais de l'examen.Le bachelier ès arts sera devenu bachelier ou licencié en droit pour enfin recueillir le titre d'avocat ou de notaire.Mais, en vertu du nouveau régime, ce futur praticien consacrera une quatrième année, à titre de stagiaire dans une étude d'avocat ou au greffe d'une cour civile ou criminelle; ou dans une étude de notaire ou dans un bureau d'enregistrement, suivant les circonstances.Un examen oral clôturera cette année de stagiaire.Alors on lui accordera le droit de pratique.\u2014 Dernière formalité: le jeune professionnel s'inscrira au rôle de sa profession.Ses études, seulement, lui auront coûté la somme de $903.00.S'il faut additionner l'achat des codes, des lois statutaires, des ouvrages de doctrine, des recueils de jurisprudence, qui se vendent à un prix exorbitant; en plus de la participation aux activités des étudiants en droit et des étudiants en général, le montant global se chiffre aisément au total de $1,500.Cette somme ne peut se compenser par la maigre indemnité que les patrons peuvent payer aux clercs.Le jeune avocat commencera l'ex- , A .ercice de sa carriére libérale.Il versera une cotisation annuelle de $27 au Barreau ou à la Chambre des Notaires, s'il ne veut être rayé du rôle.Cette cotisation lui donnera droit aux \u2018seuls Rapports judiciaires et l'accès à la Bibliothèque du Barreau.Il meublera son bureau.Une somme de $100 est insuffisante.Il se procurera une toge modeste de $25.Ses frais de bureau s'élèveront au minimum de $40 par mois.Il faut y inclure loyer, papeterie, téléphone, salaire d'un sténographe, etc.Naturellement, je suppose le cas où deux, trois jeunes avocats et même plus se sont associés pour réduire les frais du bureau.S'il est soucieux de vouloir bien exercer sa profession, il se montera une bibliothèque.Ici, les prix dépassent toute mesure.La seule collection de M.P.B.Mi.gnault sur son \u2018\u2018Traité de Droit Civil Canadien\u2018 qui comprend neuf volumes, se vend pour $100.Et heureux sera celui qui se le procurera puisqu\u2019il n\u2019est plus édité! Les trois volumes de M.Antonio Per- rault, sur son \u2018Traité de Droit commercial'\u2019 se vendent au prix spécial de $35 pour les étudiants en droit.Ces ouvrages sont pourtant d'une importance capitale pour tout avocat.Un professionnel ne peut négliger la vie sociale, à cause de la nécessité de l'entregent.C'est ainsi qu'il peut recruter sa future clientèle.Il fera partie des organisations les plus diverses, autant paroissiales que politiques.Mais cela occasionne de nouvelles dépenses.Peut-il se les permettre sans endetter les revenus futurs et éventuels que sa carrière pourra lui rapporter?Ou bien, ne se mêlant à aucune activité, cherchera-t-il à équilibrer ses dépenses avec ses minimes revenus et risquer, ainsi, d'attendre plusieurs années avant de conduire une étude florissante?Dilemme que, depuis trente années, on n'a pas encore résolu.D'après l'analyse de ces conditions matérielles, la profession d\u2019avocat semble réservée aux seuls fils des familles riches.De plus, ces montants d'argent pour l'admission à la pratique ne font que suivre ceux non moins élevés des études secondaires et primaires.Le but du Barreau serait d'enrayer l'encombrement dans la pratique.Il a donc augmenté graduellement le taux des études.Puis, il y a quelques années, il porta le nombre des années d'étude de trois à quatre.A-t-il réussi?I est permis d'en douter puisque le nombre des étudiants en droit n'a presque pas varié.C'est peut-être pour cette raison qu'il vient de passer un règlement admettant les femmes au Barreau.Voyez l'illogique de ce règlement.D'un côté, on veut réduire le nombre des avocats, de l'autre, on admet à la pratique une catégorie de personnes qui en étaient jusque là exclues.Il y aurait également lieu de rappeler le peu de courtoisie du Conseil du Barreau qui, pour favoriser une mesure gouvernementale et uniquement politicienne, a adopté, sans prendre l'avis des confrères par un référendum, ni considérer la pénurie dans laquelle vivent les jeunes avocats, une mesure des plus graves et susceptible de terribles répercussions.Car, il est un fait indéniable, l'émancipation de la femme entraîne nécessairement un relâchement des moeurs.La place de la femme est au foyer.Elle a reçu de Dieu la plus noble des missions: \u201cElever sur ses genoux-un honnête homme\u201d.Qu'il me soit permis pour terminer cet article de rappeler aux membres du Barreau, les arguments qu'eux-mêmes invoquaient, en 1912, pour redresser cet anormal état de choses et qu'ils intitulaient leurs articles: \u201cLe Barreau, voilà l\u2019ami!\u2019 (1) Un étudiant en droit, sous le pseudonyme de Cyrano, après avoir noté l'augmentation des tarifs tant au Barreau qu'à l'université, concluait: \u2018Le Barreau à l'air de vouloir donner des brevets de capacité et d'intelligence à ceux qui ont de l'argent.Qu'il se rappelle que riche ne signifie pas toujours intelligent.D veut enrayer l'encombrement et prend le moyen le plus inintelligent pour l'obtenir.Sa tentative est une faillite\u2019.Cyrano cite un extrait du journal le \u2018Pays\u2019 qui dit: \u201cNous prétendons que c'est le seul pays au monde où l'entrée des professions est mise, pour ainsi dire, à l'enchère.\u201d En 1912, les membres actuels du Barreau étaient violents.Ils n'avaient qu'un grief à combattre.Les taux des études étaient trop élevés.Aujourd'hui, ces taux ont doublé.Ils n'avaient pas à considérer les études de droit, sous un système de quatre ans! Régime qui, probablement, ne fera jamais ses preuves! Ils n'avaient pas à résoudre le problème des femmes avocates! Is n\u2018avaient pas l'entraînement militaire! Pourtant, ce sont eux-mêmes qui grèvent leurs jeunes confrères de ce qu'ils n'auraient jamais voulu se voir imposer! Je vous laisse tirer les conclusions.Mais vous comprendrez la rage des jeunes contre cette fausse génération qui nous a précédés.Marc-André BLAIN, D.\u2018 41 (1) L'Etudiant\u2018 Vol.rI,-No*12.14;MARS s1941 DESCENTE AUX ENFERS J'avais un ami qui a fui la grande ville.Il préférait l'espace plein de soleil et de vent, l'horizon limité par le lointain.Sa hutte, sur le haut de la montagne, dans le rocher, repoussait le tumulte des hommes qui subsistent comme des morts.Mais le Sage avait oublié dans sa fuite la source de la vie: aucune eau ne serpentsit sur sa montagne, dans ses ravins, dans les prairies d'alentour.Un sec fétide qui fait mourir les pousses et maigrir les roches! Mon pauve ami est mort comme un misérable chameau tari.Dans les groupements humains, les avocats (et dans ce mot j'embrasse affectueusement les notaires) sont les fontaines nécessaires, les puits fertiles, l'eau qui purifie.+ Cherchez les jours où ils étaient comme la neige dans les déserts du sud: devant vous se déroule le brûlant spectacle des Néron, des Caligula; les voûtes du palais Farnèse s'ouvrent dégoûtantes de sang rouge ou bleu, prémisses des temps futurs .Je n'ose ici rappeler les terribles exécutions sans procès qui tous les jours amusent les peuplades barbares.Je ne connais pas de civilisations honnêtes sans avocats; aucun voyageur intelligent n'ose- sait demeurer quelques instants dans une contrée où jamais ne sont nés des codificateurs et des interprètes dignes de délabyrinther leurs oeuvres.Entre la loi articulée et l'accusé doit intervenir celui qui a mission de constater si l'acte posé est hors ou dans les limites du droit.Sinon, retournons aux fhaches en silex.+ Si vous êtes un honnête paysan et que vous prétendez, à l'encontre d'un voisin dangereux, avoir le droit de déposer sur son enclos les déchets de votre champ, mettez le tout dans les mains d'un avocat, au lieu d'entreprendre une croisade d'injures.L'homme de loi saura bien devant le juge invoquer les arguments patents pour encourager votre sens de la propreté.Pour ce petit ouvrage, où il aura mis tout son coeur, il vous demandera quelques sous pour subsister.jusqu'au prochain procès.Et l'on oserait refuser à ce bienfaiteur das hommes l'honorable mérite d'avoir su un jour choisir cette carrière, et ce qui est plus grave, de l'avoir conservée ?Je placerais volontiers derrière les barreaux, cette fois sans procès, tous ceux qui portent contre la profession des avocats des attaques vilipendantes.+ En 1696, mourut à Versailles un Parisien nommé La Bruyère et qui a écrit des choses fort déplaisantes sur les avocats et les juges.Aujourd'hui une éducation non encore réformée a l'audace de permettre aux enfants ses \u201cCaractères\u201d.Vous pouvez vous- mêmes juger de sa sincérité lorsqu'il affiime \"qu'un certain nombre de jeunes magistrats s'approprient la vanité, la mollesse, l'intempérance, le libertinage\u201d.Il est évident qu'une telle affirmation soit très difficile à prouver.Mais il ose ajouter ceci: \u2018Il faut des saisies de terre et des enlèvements de meubles, des prisons et des supplices, je l'avoue; mais justice, lois et besoins à part, ce m'est une chose toujours nouvelle de contempler avec quelle férocité les hommes traitent d'autres ommes'\u2019.Ne sentez-vous pas poindre dans ces lignes un appel à la bonté naturelle dont Rousseau, au cours du siècle suivant, se fera le docteur?La Bruyère serait-il un démocrate ?+ Molière, le plus tragique des comédiens, a écrit \u2018le Médecin volant\u2019.CU LITE TTR RITA IRA: 4 Je ne crois pas qu'il ait eu \u2018quoi que soit contre les avocats.Je lis dans \u201cIe Malade imaginaire\u2019 (acte 1, scène IX cette appréciation fort juste sur eux: rgan: oilà une coutume bien impertinente, qu'un mari ne puisse rien laisser à une femme dont il est aimé tendrement, et qui prend de lui tent de soin! J'aurais envie de consulter mon avocat, pour voir comment je pourrais faire\".Monsieur de Bonnefoi: \u201cCe n'es point à des avocats qu'il faut aller; cer ils sont d'ordinaire sévères là-dessus et s'imaginent que c'est un grand crime que de disposer en fraude de la loi: ce sont gens de difficultés, et qui sont ignorants des détours de la conscience\", Permettez, monsieur Molière, que nous gardions de vous l'impression d'un onnête homme.+ J'avais un chien qui était plus sage que bien des hommes que je connais: jamais il n'aurait osé me mépriser.Ses grognements n'étaient même pas ceux 4 d'un susceptible.Je n'avais pas encore eu le temps de lui procurer \u201cune licence\u2019; la police l'a abattu.La loi eut été injuste s'il n'avait pas été enragé.+ Les juristes ont énoncé des maximes de droit international, ils ont codifié dans leur conscience des règles de paix.lls ont été trouvés trop naifs par les peintres et les maîtres d'école, qui ont ajouté \u2018au droit des peuples de disposer d'eux-mêmes\u2018 celui de disposer des autres.\u2018La force crée le droit\u2019 est une loi immorale, sans doute, mais elle explique la décadence de la Société des Nations et de ses plus fidèles sujets.La civilisation n'est pas la liberté de railler les lois existantes dans un pays et ceux qui les ont élaborées.\u201cThe King can do no wrong'': c'est une façon un peu sèche d'imposer le respect à des gens qui l'ignorent.Les députés ne sont-ils pas ceux qui se font à eux- mêmes le plus de tort?Plusieurs entrent dans la politique ou dans le droit pour en sortir quelque temps après.videmment ont-ils une morale un peu stricte.Ceux qui font les deux à la fois ont surtout besoin d'argent.+ Un malin a dit un jour: \"Les bétes ne sont pas si bétes que nous le croyons: jamais elles n'ont recours aux avocats ou aux médecins\u201d.Le même a prétendu qu'il y avait beaucoup d'avocats dans les enfers.Je crois qu'il à tort, précisément parce qu'il n'y est pas encore allé.JUSTINIEN L'ÉTUDIANT AMÈNE SES PETITES AMIES CHEZ GERACIMO 412 est, rue Ste-Catherine AIR CLIMATISÉ GORGE - 14-MARS-1941 er ow A LE QUARTIER LATIN | PAGE SEPT LETTRE A UN PROFANE Si tu veux étudier les lois, tu dois te pénétrer de uelques idées fondamentales qui t'éviteront l'éparpillement.L'ensemble de notre système juridique revêt un double caractère de fixité et d'instabilité.Je ne saurais ajouter sans erreur \u2018selon qu'elles sont codifiées ou statutaires\u201d.En effet, on a consigné des lois dans des codes, \u2014 tel le code civil, depuis 1867, le code municipal, le code scolaire, etc.\u2014 C'est par un effort d'expérience qu'on parvient à les enfermer dans des formules souvent lapidaires et définitives.D'autres sont votées chaque année par nos Parlements.Ils sont là pour cela.Parfois, ils y ajoutent, arfois ils en restreignent le sens et la rtée \u2014 souvent, de nos jours, il les créent; il en est ainsi des législations iales qui sont encore presqu'entièrement à tre.(1).Ces modifications, si variables, puisqu'elles s'éprouvent d'elles- mêmes, l'efficacité de leur application, appellent par leur complexité et leur nouveauté, une multitude d'interprétations telle que nos juristes doivent trancher les difficultés \u2014 c'est la jurisprudence \u2014 et que nos jusrites doivent préciser, avec leur incontestable et haut sens des lois, la pensée un peu floue de nos députés, dépourvus trop souvent d'esprit juridique, et même de technique légale.Les lois non codifiées sont régulièrement mal faites.\u2014 On appelle doctrine, l'interprétation des juristes.Néanmoins, en dépit des bouleversements qu'on leur fait subir, nos lois s'étudient, et l'enseignement en demeure bel et bien \u2018\u2018un\u201d\u2019; cette unité vient de l'esprit qui les inspire.Hors de toutes ces modifications \u2014 (appelées amendements) \u2014 il y a des principes généraux qui éclairent toute interprétation, et corrisent une expression incorrecte (juridiquement) d'un article.Un écart légal ne peut se redresser que par une rectification légale.C'est la tâche des avocats de discuter de la pensée des codificateurs; ils s'appuient sur le texte \u2014 et sur le contexte \u2014 sur la doctrine \u2014 (nous l'avons vu, c'est l'opinion ou les opinions des juristes compétents; c'est le juge Mignault que l'on cite le plus souvent comme autorité \u2014 et pour cause) et sur la jurisprudence \u2014 (que constitue la somme des décisions qu'ont rendues les juges sur la question \u2014 il y a parfois conflit de jurisprudence).Comme on le voit, il y a une diversité qui complique la recherche des changements tel que l'étude ne peut jamais s'interrompre en se croyant complète.Par ailleurs, il y a l'unité à laquelle juristes, légistes et législateurs, juges et avocats tendent de toute la force de leur intelligence.(2).Les notaires depuis longtemps assurent la fixité de toute l'armature juridique.C'est sur leurs papiers que les discussions juridiques dorment le plus souvent.Leur travail est routinier; ils y procèdent avec méthode et selon un formalisme parfois très rigide.Les honoraires sont fixes, et leur travail constitue la procédure gracieuse.On oppose celle-ci aux procédures contentieuses, que font naître les litiges que les avocats débattent.Le Code civil constitue le plus bel exemple de cette unité dans la formation de nos lois.C'est le creuset où se sont fondus et mêlés les matériaux les plus divers et les plus utiles des vieilles législations.On y retrouve-du droit romain, du vieux et du nouveau droit français (celui de la Coutume de Paris et celui de Napoléon), du droit américain louisi- anais, etc.Notre code ne s'est abâtardi pour avoir eu tant de pères.Au contraire, il se suit logiquement, avec autant de beauté architecturale que littéraire.En effet, c'est le plus limpide, le mieux écrit de nos codes: il n'a pas été fabriqué par des députés.N oins, quelques chapitres ont connu des bouleversements de fond en comble, quand on a introduit dedans, à la hache, des lois anglaises.Le droit successoral, pour sa part, en mourut.Un autre droit successoral naquit sur son tombeau.Lui aussi, à son tour connaît des principes directeurs qui lui redonnent son unité: en effet deux principes le guident.« 1 \u2014Jla liberté illimitée de testes: 2 \u2014 l\u2019indivision du patrimoine successoral.Ces deux principes entrent en conflit avec l'ancien système; ils s'y substituent, pour en assurer la force autant que l\u2019esprit de suite.Bien que je m'insurge personnellement contre l'absolutisme de ces formules, je ne saurais les accuser de déparer le Code, de détruire son harmonie ou de contrefaire la pensée générale de nos.lois.Si tu veux étudier les lois, sois donc prudent et simple.Ne te figure pas tout connaître, tout posséder d\u2019une science définitivement arrêtée.Toujours vivante, elle ne cesse de se transformer.Cela t'assujettit à la patience.Atteins les principes généraux, et tu détiens le cœur de ce mécanisme, l'ossature et les muscles du reste du rouage te parviendront lentement, au fur et À mesure que tu seras inhibé de l'esprit des lois.Si tu veux étudier les lois, aime-les.Elles satisferont ta raison par leur unité, ton imagination par leur diversité, leur variété, leurs modifications, leur interprétation: elles ont tout pour te fasciner et te ravir aux autres sciences, presque mortes d'immobilité.Une autre raison de les aimer, c'est leur origine.Ces lois civiles, elles sont pleinement les nôtres.Françaises par leur origine, et par leurs caractères, elles jouissent du rare mérite de ne régir que la province de Québec.Elles sont pour la race un patrimoine propre, incontesté, incontestable aussi, grâce auquel, nous pouvons défendre nos positions, sans recourir à des lois façonnées par d\u2019autres à la mesure de leur cerveau.En effet, l'Ontario et le Québec sont deux pays juridiques, aussi différents qu'en politique, la France et l'Angleterre.C'est notre bien.; Paul LEVESQUE (1) On ne saurait dissocier les études juridiques, des études sociales ou économiques.Leurs relations sont directes.L'évolution industrielle suscite des lois qui la contraignent et la stimulent tour à tour selon les besoins et les aspirations des légiférés, ie.des citoyens, de la société.(2) Un bon avocat doit y tendre, et cela suffit.Personne ne tient compte d\u2019un avocat habile à détourner le cours de la loi.Personne ne le prend au sérieux.Les fraudeurs eux-mêmes, ses clients, finissent par craindre qu'il ne les dépouille.RENOMMÉES POUR LEUR GOÛT ET LEUR DOUCEUR INVITATION AUX ÉTUDIANTS L'Université de Montréal recevra le Lieutenant J.Paul esloges, jeune héros de l'air, au centre d\u2019Entraînement Militaire, 480, rue Sherbrooke (est), le lundi 17 mars, à 8 h.30, pm.Le Li dans le ciel d\u2019 Angleterre.ieutenant nous parlera lui-même de ses exploits Vous étes cordialement et instamment invité a venir l\u2019entendre.Il importe que professeurs et étudiants assistent nombreux à cette manifestation d\u2019estime et d\u2019admiration.Veuillez agréer l\u2019expression de mes meilleurs sentiments, Le Recteur, Olivier MAURAULT, p.s.s.NOTRE PARTICIPATION A LA VIE UNIVERSITAIRE Chaque année, un nombre considérable d'étudiants en Droit font leur apparition à l'immeuble de la rue de Montigny, pour consacrer aux œu- vres universitaires les nombreuses heures de loisir que leur laisse leur programme d'études particulier.Et souvent, c'est dans leurs rangs que certaines Constitutives trouvent leur force et I'instrument de leur succes.Cette année\u2019 méme, dans toutes les manifestations extérieures, de l'activité universitaire on peut découvrir l'œuvre d\u2019un étudiant en Droit.La Faculté tient un rôle important dans toutes les organisations lancées à l'Université de Montréal.Voici quelques lignes pour souligner le travail accompli par quelques-uns d\u2019entre eux, et surtout faire uno apologie de l\u2019étudiant en Droit et excuser ce qu\u2019on est convenu d'appeler sa proverbiale paresse.+ .En effet, c'est bien faire son apologie que de parler de ses activités, de secs œuvres et de ses chefs-d\u2019œuvre.dans le milieu universitaire.L'impression qu\u2019il crée chez ses confrères des autres Facultés n\u2019est pas toujours avantageuse.Bien volontiers, on consent À lui jeter la pierre, À lui attribuer tous les défauts, toutes les négligences.Que de fois on a douté de son esprit de travail, qui pourtant existe, et parfois à un degré très élevé; que de fois aussi on lui a reproché son manque de discipline et de sérieux.Pour plusieurs, l\u2019étudiant en Droit est celui qui n\u2019à que deux ou trois heures de cours chaque jour (quand il y assiste) et se repose le reste de In journée des fatigues de In soirée ou de la nuit précédente passée À s'amuser \u2014 et de quelle façon! Pour réussir, il lui faut sortir de sa coquille.Il ne lui est presque jamais permis de se cantonner dans l'exercice de sa profession.II lui faut se mêler aux activités extérieures.Se créer beaucoup de relations.C'est d'abord pour lui un devoir; sa formation générale le rendra nécessaire à tous les mouvements dont il constituera la classe dirigeante.Mais surtout, le nombre de ses premiers clients en dépendra.Or, pour remplir ce rôle avec avantage, un programme d'études ne suflit pas.Il devra trouver ailleurs l'expérience nécessaire; c'est ailleurs qu'il acquerra les qualités d\u2019organisateur dont il aura besoin.Et c'est aux organismes universitaires qu'il demandera cette préparation.La participation aux activités des Constitutives n'est pas uniquement un passe-temps agréable; c\u2019est aussi une étude.Elle répond à la nécessité de compléter sa formation.Vous étonnerez-vous encore de rencontrer un nombre considérable d\u2019étudiants en Droit dans les cadres des Constitutives?Un simple coup d'œil sur l'A.G.E.U.M., le \u201cQuartier latin\", la Société des Débats, la Société Artistique, 1'Association Athlétique et Je B.U.vous donnera une idée de cette formidable contribution.A.G.E.U.M.Le délégué du Droit à l'Assoclation générale des Etudiants de l'Université de Montréal: Paul Lévesque, étudiant de 3e année.Sa réputation d'homme actif et compétent qui l'avait précédé lui a valu le poste de vice-président.LE QUARTIER LATIN Contribution nettement supérieure.A la tête du journal, on fit les noms de Jacques Duquette, directeur, Marcel Blais, rédacteur en chef, Marcel Robi- taille, secrétaire de la rédaction, Guy Girard, administrateur; parmi les rédacteurs, ceux de Richard Crépeau, Jean Drapeau, Gérard Ally, Paul Léves- que, Ch.-Ed.Bertrand.Au hasard, et pour souligner les qualités de leurs œuvres, on peut rappeler le magnifique succès remporté par le numéro spécial sur la France, réalisé par Marcel Blais et le feuilleton do Marcel Robitaille sur \u2018\u201cMes Femmes\".SOCIÉTÉ DES DÉBATS Les qualités incomparables d'organisateur et l'esprit d'initiative manifestés par Jean Drapeau, surtout pendant son stage à lu présidence, sont cause dans une très large mesure des succès remportés par la Société des Débats.Avec lui, Ch.-Ed.Bertrand, Jean-Paul Pa- yette auront été au nombre de ses représentants les plus distingués.Depuis le départ des deux premiers, Jean- Gérard Ilébert n fait son apparition.11 s\u2019y fait déjà remarquer par le dévouement avec lequel il s'occupe de la publicité.Parmi ceux qui ont participé aux Débats en ces derniers temps, on remarque Marcel Robitaille, Paul Lé- vesque, Marcel Côté, Jean-Jacques Bertrand, Ch.-Ed.Bertrand, Jean Drapeau, Adrien Thibaudeau, Albert Pa- quin et Paul-Gérin Lajoie.Ils ont, plus d\u2019une fois, par leur seule réputation, entraîné à l'Auditorium du Plateau, des foules considérables.SOCIÉTÉ ARTISTIQUE La Faculté de Droit lui a fourni 3 vedettes pour sa Revue annuelle: Marcel Beauchemin, Adrien Thibaudeau et Pierre-Elliot Trudeau.Ch.-Ed.Bertrand et Jean Drapeau lui ont fait cette année plus de publicité que jamais.ASSOCIATION ATHLETIQUE Le représentant Richard Crépeau y fait plus que sa part; un poste supérieur l\u2019attend sans doute dans le Con- sell de l\u2019an prochain.BLOC UNIVERSITAIRE Les étudiants en Droit participent aujourd'hui à sa réorganisation tout comme ils ont été, dans le passé, parmi les premiers à en répandre l'idée.Cette année, on y rencontre Roland-G.Le- françois, vice-président, Gérard Ally, secrétaire et Fernand Bourret, président du Comité de Propagande.LA CONFÉRENCE MIGNAULT Un organisme particulier à la Faculté de Droit, c\u2019est vrai.Mais qu\u2019il est bon de mentionner pour bien montrer Je désir des étudiants en Droit de travailler sérleusement à leur formation et de compléter leur culture juridique avant même de quitter l'Université.Direction: Paul Lévesque, président; Jean- Paul Bonin, secrétaire; Gérard Ally, conseiller.Roland G.LEFRANCOIS NOTRE FACULTÉ et LES SPORTS \u2018\u2019Societas paterna\u201d\u2019 est: \u2018\u2019Societas natu- ralis parentum et filiorum propter educa- tionem ipsorum\u201d.\u2018où il faut tirer nécessairement que c'est un devoir pour les parents que de procurer à leurs enfants (si possibile est) une éducation convenable et appropriée à leurs aptitudes, goûts, etc.l'éducation se divise en trois branches: 1° L'éducation morale; \u2014 2° L'éducation intellectuelle; 3° \u2014 L'éducation physique.Nous recevons la première à l'école et au collège particulièrement suivant son complément indispensable qui est l'Éducation religieuse.\u2014 Nous venons acquérir la deuxième (ici en droit) d\u2019une façon particulière, par des études supérieures ou spécialisées qui sont le complément de nos études primaires et secondaires.La troisième, bien qu'inférieure aux deux autres, n'en est pas moins absolument nécessaire au complet développement de l'homme.Elle fait l'objet du titre précité de mon article, car je dois me limiter ici à traiter des sports chez les étudiants en droit durant les trois dernières années.Et sur ce je commence (let's go to town, dirait l'ami Pinsonnault).Les étudiants de la Faculté de Droit peuvent se rendre le témoignage, sans Vaine fierté que, durant ces trois dernières années, ils ont fait leur large part dans les activités sportives de l'Université de Montréal.Si nous faisons un bilan du travail accompli par les nôtres dans les diverses organisations universitaires, soit à l'Association athlétique ou dans la réussite d'un gala sportif, nous trouvons que le succès a couronné nos efforts et qu\u2019il n'y a pas eu de déficits.Un quidam avide de preuves formelles n'a qu'à relire le Quartier latin et consulter l'Annuaire des Etudiants.Poussons l'enquête avec plus de soin et de détails et nous verrons que depuis trois ans les nôtres ont brillé d'une façon toute particulière dans à peu près tous les sports qu'il nous est possible de pratiquer à l'Université.Les Dussault, Fortin et al, nous ont réellement fait honneur au tennis.Le golf a été dignement représenté par MM.Badeau & Pinsonnault.Aux quilles, Crépeau, Bonin, Duranleau, Duranceau, etc., ont roulé leurs adversaires plus souvent qu'à leur tour.Gagné (Baptiste), Forget, Dussault et Cie ont été des étoiles au \u201chockey\u201d.Et'j'en pourrais citer une foule d'autres dont les prouesses nous ont réjouis.Cette énumération justifie pleinement l\u2019assertion que j'ai faite tantôt concernant notre participation sportive à l'Université.Mais jai unc assertion plus audacieuse à faire, savoir: \u2014 La Faculté de Droit est à la tête de presque toutes les facultés, dans le domaine sportif, considérant le nombre de ses membres.Voyons un peu:\u2014 Ski: \u2014 MM.Badeau, Findlay et Trudeau se sont distingués sans contredit dans ce sport, et plusieurs autres s\u2019y adonnent, un peu trop peutêtre.M.Jasmin me disait il y a quelque temps que durant la saison du ski il y avait toujours recrudescence de maladies pulmonaires nécessitant pour leur guérison un séjour à l'air pur et salubre des Laurentides.Golf et Tennis: \u2014 Nos adeptes des \u201clinks\u2019\u2019 commencent à se faire nombreux, et sous l'habile direction de Marcel Pineonnault, l\u2019un de nos meilleurs joueurs amateurs de golf au Canada, nous avons fait bonne figure jusqu'ici.Nos tournois de golf et de tennis ont toujours été bien réussis, personne ne le contestera.Balle molle: \u2014\u2014 Depuis deux ans nous avons un club de balle molle qui a eu l'avantage de se mesurer très fréquemment avec d'autres forts clubs de nos callèges classiques, notamment les collèges de l'Assomption, de Ste-Thérèse, de S.-Laurent.Le Polytechnique sait à quoi s'en tenir quant à la force de cette équipe.uilles: \u2014 Depuis nombre d'années les E.E.D.ont toujours eu une ligue de quilles en activité.Cette ligue nous a permis d'assister à des rencontres mémorables entre les étudiants de 1ère, 2ème et 3ème année, et une franche et saine camaraderie n'a cessé d'y régner.J'en profite pour lancer notre défi annuel à l'équipe de Poly avec l'enjeu habituel.Et que dire de nos joueurs de billard, de \u201cskeetle\u201d?Tout le monde sait que notre ami Henri allait porter son dollar quotidien à l\u2019Académie de Quilles \u201cCentral\u201d.Bref j'en ai dit suffisamment pour convaincre plus d\u2019un sceptique que les E.E.D.n'ont rien à envier sous le côté sportif aux autres facultés.La raison en est très simple.Les \u2018\u2019Disciples de Thémis\u201d s\u2019adonnent à la pratique d'à peu près tous les sports et ils en ont surtout le loisir.Cette raison est à la fois la principale preuve de la plus grande participation dont je parlais tantôt.Nous serions néanmoins injustes de ne pas féliciter ici les Polytechniciens.Malgré leur peu de temps libre, ils ont fait mentir plus que tous autres le désuet adage: \u201cUn étudiant perd son temps en faisant du sport\u201d.Une rationnelle pratique sportive est la façon la plus agréable et la plus sociale de parfaite son éducation physique.Les E.E.D.ont fait beaucoup sous ce rapport depuis 3 ans.Qui les en blâmera?André LALONDE N.B.L'auteur de ce modeste écrit dédie cet article aux \u2018intellectuels tout court\u201d.Serontils assez \u2018intelligents\u2019 pour comprendre qu\u2019un \u2018érudit agonisant\u201d réalise souvent, mais un peu tard la vérité de cette mienne devise: Agere est vivere?Chi Lo Sa?! A.L.Jhois générations d'emprunteurs dans les affaires \u201cbY | \u201cMon fils, lorsque votre grand'père a fondé cette entreprise, il y a soixante ans, son premier emprunt de banque fut de INSTITUTION CANADIENNE-FRANÇAISE LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE $300 à la Banque de Montréal.Depuis c'est là que nous nous sommes toujours adressés ct nos avances sont maintenant de l'ordre de cing chiffres.\u201d A SLL ckingham À \u2014\u2014 Le) BANQUE DE MONTREAL FONDEE EN 1817 \"banque qui accucille bien les petits déposants\u201d AOF 10 PHARMACIE EN GROS Nous invitons nos amis les étudiants à fréquenter notre \u201cBAR\u201d.® PLATS SUCCULENTS (repas complet) * SAVOUREUX SANDWICHS * LIQUEURS DOUCES et toujours une atmosphère cordiale et française.PHARMACIE SARRAZIN & CHOQUETTE La plus importante pharmacie 1904-1941 L'ÉTUDIANT CHIC PREFERE BONIN.et il profite des beaux jours du printemps pour renouveler sa garde-robe.Chez BONIN, l'étudiant trouvera tout ce qu\u2019il lui faut, à des prix qui lui 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Chambre les droits des colons.Manie : Discuter, gesticuler et ne jemais réussir à résumer son argumentation.Reconduire les professeurs après le cours et son rêve serait d'aller les chercher le matin.Cauchemar : Se voir obligé de changer ses habitudes de vie.Ne plus avoir le droit de poser des questions pendant le cours.Sport favori : Du cinquante milles à l'heure avec por Pontise pour arriver à temps aux cours LAURENT OUIMET \u2014 Type : Gras et bon comme un \u2018\u2019Curé de Campagne\".Manie : Discuter, mois malheureusement quand il veut placer un bon mot, un tiers ne manque jemais de lui couper la parole et le pôvre Laurent ne peut mieux faire que sourire.Expression favorite : \u2018Je ne sais pes mais il me semble que.\" \"Vastu 3 Jo Éonférence Mignault?* Ce qu'il sera : Un bon père de famille, un avocat honnête et consciencieux, .JACQUES DUPUIS \u2014 Type : Notre don juan, en kaki.La crème des lieutenants du C.E.O.C.Expression fevorite : \u2018Mon cher Maurice\".\u201cSur la parade, les gars, je ne vous connais us\u201d, Cauchemar : Revenir du Nord le dimanche avec une dent de moins, Idéal : Général.JEAN MONETTE \u2014 Type : Le procédurier tanquille.Idéal : On dira peut-être de lui \u2019Monette\u2018' tout comme on dit \u2018\u2019Mignault\u2019*.Manie : Arriver à temps au cours.Pesse-temps : S'asseoir sur le banc chez Jos et regarder gesticuler les gars.CLAUDE MELANÇON \u2014 Type : Le seigneur de S.-Laurent.Expression favorite : \u2018Aie les boys, je me lève à six heures et demie.C'est long de S.-Laurent à l'Université\".Idéal : Devenir président de lo Rubber Company.Cauchemar : Manque: le dernier char qui monte à Cartierville quand il vient de reconduite sa petite amie à Bordeaux.Manie : Perdre 5 cents tous les jours dans un \u2018\u2019pareil, pas pareil*\" avec Bergeron pour un Pepsi-Cola.British GUY GIRARD \u2014 Type : L'administrateur dévoué.Expression favorite : \u2018As-tu reçu ton Quartier latin?\" \u2018\u2019Donne-moi du feu\u2019.Cauchemar : Ce qu'on pense de lui.Toquade : Prendre des abonnements par le téléphone.Ce qu'il sera : Un licencié en droit, malgré ses nombreuses occupations.Passe-temps : Foire du ski avec sa petite amie \u2014 celle du téléphone.LE QUARTIER LATIN ÉPITAPHES \u201cLA DERNIÈRE VANITÉ DE L'HOMME\" LOMER RACICOT \u2014 Type : Churchill, surtout lorsqu'il porte un coco.Îl en ole volonté, l'énergie, le calme et le démarche.Expression favorite : \u201cDonne-moj une cigarette\"\u2019, 'Viens-tu & ma chambre ?\"'.\u201cMarche donc pas si vite, on à le temps\u201d.Idéal : Caruso sous la toge.Toquade : Tracer les portraits de tous ceux qu'il rencontre.Un La Bruyère en vacances.Descendre sa mèche de cheveux sur le front et chanter des airs d'opére.Cauchemer : \u201cThose that have no music in their heart.\u2019 Les gens qui jugent à tort et à travers.Sport favori : La lutte et l'équitation.ANDRÉ ALLARD \u2014 Type : Arlequin.Gai par nature, triste par habitude.Ambition : Devenir protonotaire de Joliet- te.\u201cBon sang ne peut mentir\u2019.[| sera le troisième \u2018\u2019Maoître\u2019\u2019 de sa femilie, en ligne directe, Manie : Raconter ses déboires, ses insuccès, ses déceptions.pprouver sans réserve le professeur, par ses hochements de tête très fréquents.Expression fevorite : \u201cJe vais prendre un bon repas chez Cornellier, ce soir\u201d.\u201cBonjour, fisque, la vie est triste\u2019.asse-temps : Préparer son droit civil au camp d'entrainement, sous la tente.HENRI ALLARD \u2014 Type : Le petit Poucet.Il est pacifique, il sait se taire; c'est un profond penseur.Ambitions : Echevin du quartier no 5, à Verdun.Réussir à sabler deux verres de bière.Rédiger des actes authentiques, en évitant de suivre les formalités, pour les faire en raccourci.Grendir assez pour s'appuyer les coudes sur le comptoir de Jos.Expressions favorites : \u2018\u2019Qu'assetu gages J.Paul?\" *'T'en viens-tu?\" \u201cC'est dull en.\"'\u2014 \u201cll me fend, lui.I\"\"\u2014\"Pense-pas qu'était pas platte!\u201d\u2014\u2018Viens-tu jouer au skittle, j'ai une piastre à perdre\u201d.Passe-temps : Marcher au pas à l'entraînement militaire.ALLAN GOLD \u2014 Type : L'ambitieux discret.Expressions : \u2018\u2019Avons-nous un cours à huit heures?\" '\u2018Savez-vous, que c'est long.\" Idéal: Un bureau d'avocat rue S.-Jacques.Manie : De ne jemais sortir en automobile sans embarquer Geoffrion et Maloney.Couchemar : Discussion sur les théories légales.asse-temps : Approfondir son code de procédure civile.JEAN DRAPEAU \u2014 Type : Gauleiter canadien.Autoritaire.Expressions favorites : \u2018Ça marche pas\u2019.\u2018\u2019Je m'en foute''.\"Maudite démocratie\u2019.Idéal : Chapleau et Drapeau, ça rime, De plus les Canadiens n'ont pas de drapeaut Manie : Gagner le trophée Villeneuve.Organiser des débats pendant les vacances.Promener les confrères dans son autobus.Cauchemar : Les censeurs, les profiteurs de guerre.L'aprés-guerre, Passe-temps : Sortir dans son Dodge toujours propre.Jouer au ping-pong avec Duquette.DANIEL TURCOTTE \u2014 pes Le terrien cultivé.Le cygne de S.phèse, comme Fénelon était le cygne de Cambrai.Toquade : Des histoires plates.longues.longues uchemer : Les cours.Expressions : \u201cBen, tu le croires pas\u2019.\u201d \u201cA S.-Elphège\u2026'\u2019 \u2018Mon grand-père, mon père, ma soeur, mon petit frère et ce jusqu'au 12e degré inclusivement.\u2018* déal : Le fonctionnaire, eme temps : Visiter le \u2018St.Mary's Hos- pits \" ; MAURICE LANDES \u2014 Type : Le bonté même.Un type admirable.Il ne compte que des amis.oquade : Servir.Cauchemer : Avoir le temps de voir à deux reprises sa matière de licence.Et, s\u2019il lui reste un peu de temps, apprendre par coeur toute la jurisprudence.! Idéal : Devenis un notaire à l'aise; vivre entouré d'une femme aimante et d'enfants adorables.Sport favori : Le tir\u2026 et il se distingue.Expressions : \u2018\u201cViens-tu à la milice\u201d.\"Je finis aujourd'hui me Gième repasse de ma matière, ça veut pas dire que je le sais.\u201d ANDRÉ DUMONT \u2014 Type : Le volontaire.C'est un homme de principes.André a une démarche fière et un port de tête imposant.idéal: Ouvrir un bureau de notaire en Abitibi et devenir le secrétaire d'une municipalité.Cauchemer : Sa calvitie.oquade : Réunion des confrères.Expressions favorites : \u2018Tu descends pes à ma chambre.\u201d *'Y faut pas oublier que.\u2018 Passe-temps : La chasse et le ski.Le jeudi et le samedi: il est là ou \u201celle\u201d est.MAURICE DORAIS \u2014 Type : Le gros bébé.Expressions favorites : \u2018D y au coton, Maurice\u201d.\"On a-t-y un cours demain à huit heures\u2019.\u2018\u2018J'te le dis moi\".Idéal : Devenir préfet du pénitencier de S.-Vincent de Paul.Cauchemar : Quitter le cours avant six heures el se faite apostropher par un professeur.Passe-temps : Faire de la graisse.J.-J.BERTRAND \u2014 Type: Un Descartes sensible.Logique jusque dans l'erreur.Crinière de lion.oquade : Des gestes et des gestes.Faire ses prières soir et matin pour cultiver sa diction.xpressions favorites : \u2018Viens icitte qu\u2019on jase\u2018'.\u2018\u2019Prête-moi une piastre*\u2019.\u2018Ça c'est une belle phrase**.Idéal : Un Mirabeau canadien.Debater à le Chambre des Communes.Passe-temps : Se faire aller les mâchoires.Organiser des congrès.uchemar : Recommencer les cours après un beau voyage à Québec.MARC-ANDRÉ BLAIN \u2014 Type: Le brasseur d'affaires.Trafiquer, transiger, contracter: voilà son fait.Ambitions : Imprimeur du Roi.Toucher tous ses comptes recevables avant la fin de son cours.Manie : Les accidents d'auto.Expressions favorites : \u2018Trois cents la page\".\u201cTu me dois encore deux piastres, penses-y\"*.Sport : Préparer des \u2018\u2019blind-dates\u201d pour ses confrères.MARCEL BLAIS \u2014 Type : Le Rochefoucauld.Ambitions : Organiser un \u201cIntelligence Service\" chez les Nationalistes.Devenir le ministre cansdien-français auprès de Pétain.Préparer des numéros spéciaux pour le \u2018\u2019Quartier latin\", Expressions favorites : \u2018'As-tu lu le demier livie de.?\" \u2018C\u2019est un crétin\u201d.\u2018Le monde est pourri\u2019.Cauchemer : Qu'Ottawa soit la capitale du patriotisme canadien-français.Entendre dire que l'Acte de l'Amérique britannique du Nord est une loi.) Passe-temps : Interviewer tout le monde im rant.etirer une paye su Ministère de le Voirie.JACQUES DUQUETTE \u2014 Type : Duhamel.Jacques, comme Duha- mel, est un homme d'étude.ll est même un intellectuel: sous son directorat, le \u2018Quartier latin'\u2019 à publié un numéro spécial sur Georges Duhamel, le seul qu\u2019il ait jamais lu.Expressions favorites: \u2018As-tu un article pour le journal?\" \u2018Es-tu allé au Concert symphonique?\" \u201cBonjour m\u2019man c'est moi**.Idéal : Juriste.Amasser bien des pisstres el les donner pour la construction d'une salle de concert dans les pays d'en-haut.Toquade : Parler de son collège Jean-de- Brébeuf, du journal \u201cBrébeuf\u201d, d'un tel de Brébeuf, toujours de Brébeuf.C'est comme rien, il aime son Alma Mates.Cauchemar : L'administrateur permanent.Une ancienne billetiste du \u2018\u2019Quartie: latin\u2019.Appeler Louise et s'entendre répondre: \u2018Je suis engagée\u2019.Passe-temps : La pêche au lac de la Montagne.JEAN-PAUL BERGERON \u2014 Type : Von Ribbentrop au physique.Une dé he graci et fière.Un front large et découvert.Ambition : Devenir criminaliste et surtout grand criminaliste.Il peut discuter et toujours garder son sourire; il ferait un excellent diplomate.Manie : Parler du Musée de Cire et de ses données avec les t t éricains.Expressions favorites : \u2018C'est facile\u201d.\u201cLa licence! On n'est pas plus buse que les gars des années précédentes\u2019, \u2018Pareil, pas pareil, Claude?\u2018 (avec Melan- çon pour un pepsi-deux verres).\u2018\u201cMontes-tu avec moi dans ton char?\" Cauchemar : Les gens qui passent leur temps à parler de nationalisme.Sport: Le tennis, ls danse, les petits chars trois fois par semaine jusqu'à N.D.G.ALBERT PAQUIN \u2014 Type : Infatigable approbateur.Infatigable amoureux.Expressions favorites : \"J'étudie après-midi\".\u2018\u2018J'vas voir ma petite amie, ce soir\u2019.\u2018C'est pas correct ça\".Idéal : Maire de S.-Eustache.Avocat rusé.Cauchemar : Se faire couper l'appendice.Qu'on l'appelle le révérend Père Paquin.Cf.le fer débat 1940.Sujet: \u201cRobe courte, robe longue\u201d.Passe-temps : Écrire des poésies à sa chère petite amie.ROLAND GUILLET \u2014 Type : Le grand inquiet.Expressions favorites : \u201cAie chose\u201d.\u2018\u2019Ous- que-tu restes toi ?** Idéal : Un bureau de notaire sur le rue principale a Iberville, province de Québec.Toquade : Poser des questions au professeur après les cours.Cauchemar : Les examens.Passe-temps : Demander à Latour ce qu\u2019y a de nouveau à Ste-Rose.GUILLAUME GEOFFRION \u2014 Type : Héron au long cou.Indifférent.Idéal : Continuer le bureau de son père.Expression : S'il peut neiger!!l Manie : Se tenir droit comme un bâton de ski, et une main dans la poche droite de son veston.Cauchemar : La licence!!! neige.Passe-temps : Le ski.Un hiver sans RAYMOND LABRÈCHE \u2014 Type : L'homme qui a beaucoup de soucis.Expressions : \"Si on peut finir, on va-t-y se marier\u201d.'\u2018Laisse faire, le 15 juillet\".idéal : Une société légale.'Labréche, Labrèche, Labrèche et Labrèche.* Toquade : Une gentille demoiselle qui occupe tous ses moments libres, Sport favori : Le hockey.EMMETT MALONEY \u2014 Type : Révolutionnaire gai.Expression favorite : \u2018Maudit canayen\u2018*.Idéal : Former une société légale: Geld, Geoffrion et Maloney\"\u201d.Mourir irlandais.Manie : Saluer en \u2018\u2019smart officer\".Cauchemar : Parler français en public.Passe-temps : Sortir avec des \u201cFrench girls\".MARCEL COTE \u2014 Le type parfait du Duc de Reichtag ou L'Aiglon (pour ceux qui ne le savent pas).Ambition : Jouer Rostand toute sa vie.Vertu : (entre bien d'autres).Souffrir sans rien dire les divagations de son ami Lévesque.Expressions : \u2018Ÿ me fatique donc lui!\u201d (en pointant Lévesque).\u2018Beethoven, j'le comprends ce gers-lä, moil'* Autres ambitions : Présider le cercle de la J.E.C.Composer des symphonies pour accordéon et piano.Manie : Se coucher à 9.00 p.m.; se lever à 9.00 a.m.; manquer le cours de 8.00 a.m.par hasard.JEAN-PAUL LATOUR \u2014 Type : Mike Jacobs, le promoteur.Ambitions : Maire de Ste-Rose ou Régis- traire du Comté Laval.Expressions : \u2018Viens ici, mon petit Henri\".\u201cOn va-t-y \"\u2019liquider\u2019\u2019 ça au Contentieux.\u2018 Toquade : Staller chez \u2018Jos\u2019.Tenter Dorais \u2018\u2019le pur\".Cauchemar : Ne pas pouvoir étudier le soir à cause de ses yeux.Manie : Se promener en autobus de Ste- Rose à Montréal.14: MARSw1941 ANDRE LALONDE \u2014 valves, , Un \"jitterbug\" assagi, ou Reut-èe e\u201d (tout à fait incompris, Arti Bee Sof Sn tre de c e eser i éque.son \u2018ranch\u2019 T Racicot res, léguer Maonie : Poser des questions (toujours intel ligentes, croyez-le ou nonl) à Monsieur son.Expressions : \"Hands up.Tow.ailleur), Le BON s'en vient!\u201d \u2018Moi, j'vas à outer activités des étudients.\u2018 \"Venez jouer oy bowling, les gars!\u201d Couchemer : Le Grognon.qu'y est pas sérieux.ce doguede : Faire de l'instruction militaire au Se faire dire PAUL LÉVESQUE \u2014 Type: Un p'tit Danton (y à pas d'erreur), Ambitions : Devenir président honoraire à vie du cercle des amis des anciens de la Conférence Mignault.Dans ses moments libres écrire une somme nationaliste sur les faits a gestes de \u2018\u2019Ceux qui le séparatisme voulaient\", Expressions: \u2018Aie les boys, j'en ai une bon.nel\u201d \u2018Dehors les vieux partis\u201d.\u201cA ba Untel!\u201d\" \u201cA bes Chose!\" \u201cA bas ci-A bas ça\u201d.Toquade : Censure, souffrance.Cauchemer : La Conférence Mignault est elle une manière adéquate et suffisante d'assy.ter définitivement une licence en droit?Ennemi : Le R.C.M.P.Avenir : Finir ses jours sur l'échafaud où Premier Ministre de la Laurentie ou bien Théologien.\u2019 PAUL-AIME PELOQUIN \u2014 Type : L'individualiste.Un sage, sans doute, car il parle tès peu.Ne se compromet jamais dans ses discours: un vrai Sorellois, Toquade : Assiduité au cours.Mimer les professeurs.Sa pipe.Cauchemar : La licence.Expressions : \u201cÇa va mal\u201d.\u201cVive Cardin\", \u2018\u2019le parti libéral, mon vieux.\" \u201cJ'sais si Marthe m'est fidèle.\u201d pas si Sport favori : La marche.Commérer avec le Père Paquin \u2014 sans appendice.Idéal : Remplacer Cardin dans Richelieu.RONALDO RABOIN \u2014 Type : Lamertine à vingt ans.Toquade : Ne jamais déplaire.des petites histoires.Cauchemar : La liberté illimitée de tester.Expressions : \u2018T'es pas d'dans.\u2018Jamais de la vie\".Passe-temps : Se noyer dans le réve.Ambition : Une jolie femme à adorer et là fortune dans le notariat.Raconter CHARLES-EDOUARD BERTRAND \u2014 Type : Un vrai carabin.Ambitions : Devenir juge et se faire tailler une toge dans celle de son père.Dépasser le père Dionne.Expressions favorites : \u2018Papa m'a dit\" \u201cJe vais chez Pierrette, ce soir! \u2018As-tu ton cher, Jean?\" Meanie : Pas manquer une seule heure d'en- tainement.Cauchemar : 1) Retourner faire la compagne électorale dans Terreb et p six discours: tout ça pour $2.2) \u2026Un miroir mal placé.chez elle.Passe-temps : Parquer devant chez Dupuis pendant que sa mère magasine.IMPRESSIONS D'UN IRLANDAIS L'Université de Montréal, c\u2019est quelle sorte de place?Un étudiant anglais, y cst-il bienvenu?l\u2019ourquoi ne suis-je pas allé à McGill?Ces questions et bien d'autres m'ont été posées combien de fois pendant les trois dernières années! Brièvement el avec l'intention d\u2019avertir mes amis anglais, je raconte mon expérience personnelle à celte université française.En septembre 1988 j'ai registré à l\u2019Université de Montréal dans la faculté de droit.J'avais en vue deux grands buts: le premier, naturellement, d'élu- dier le droit et l'autre d'apprendre le françuis, cette belle langue des savants et des diplomates.Au débul j'étais désappointé.Prêt à jouir encore d'une belle campus verte avec des allées ombragées et des édifices majestueux, j'ai vu, au lieu, que notre Alma Mater est un bâti sombre, ennuyant, entièrement dénué de toute beauté d'architecture et situé dans un district qui est ni beau ni pittoresque.Le secrétaire de la faculté de droit cependant m'encourageait en m\u2019assurant que c\u2019était toujours un grand plaisir d'accepter des étudiants d'autres langues et que je ne devrais pas avoir beaucoup de difficultés en suivant les cours.Mon premier rencontre des étudiants était dans la salle de récréation où plusieurs cenlaines de gens conversaient rapidement, accompagnant chaque phrase des mouvements des mains, inclinations de la tête et des gestes d'oraleur.En lui-même c'était quelque chose bien intéressant pour un anglais qui n\u2019est pas donné à démontrer ses émotions.Dans les salles de lecture, j'étais étonné de voir l\u2019air de dignité des pro- Jesseurs et le merveilleux contrôle de la ui) Pour un déjeuner d'hommes d'affaires, un diner-causerie, un banquet, un bal, ou simplement une réunion quelconque, nous vous invitons à vous réunir dans un des salons dont dispose l'Hôtel Windsor
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