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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
vendredi 13 octobre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Quartier latin, 1939-10-13, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL, 13 OCTOBRE 1939 \"10.SOUS LE-NUMERO | VOLUME XXII#No»2 diy} , b all ov - Directeur: JACQUES DUQUETTE Rédacteur en chef: ROGER BEAULIEU BILLET DE LA SEMAINE SOMMAIRE LO al art or at perry: ETUDIANTS DU MONDE JACQUES LEGER La A UE A AIME AVEC TA TÊTE CE QU'ELLE ETAIT MARC BERGE : LA S.VINCENT DE PAUL OLAUDE BOURGEOIS 1 ki CARABINS EN VEDETTE ANDRE BACHAND TT 3 Un soir que les étoiles poursuivaient la lune de ; e a 3 ; tendres œillades et que rouge d'embarras elle cherchait DESTINS DE LA VIE FERNAND OHOQUETTE 5 SAV, à se cacher derrière les nuages, il l\u2019a dit: \u201cJe l'aime is CHARLES PEGUY MARCEL RAYMOND \" ® Jort, petite, qu'il me semble n \u2018avoir jamais aimé avant : 3 aujourd'hui.\u201d Tu n'as rien répliqué mais lu as eu un 2 RIENS PERSONNE a sourire compliqué où il y avait un soupçon de joie, deux : \\ , ; 2 d'ironie et trois d'incrédulité.Et lui qui croyait l\u2019avoir FACE AUX ETOILES JEAN BRUNBLLE : - vaincue \u2014 les femmes ont habitué les hommes aux \u201cL'HOMME TOTAL\" M.8.victoires rapides \u2014 lui qui se préparait à le recevoir i dans ses bras, il a été tout déconcerté.Droit dans les À CHOSES DE MUSIQUE JEAN VALLERAND yeux il l\u2019a regardée.Lentement tu as baissé tes pau- : on Pières: déjà tu n'étais plus sûre de tes doutes! Là-bas j CINEMA 1989 FERNAND BROSSARD l'orchestre jouait \u201cTentation\u201d.C\u2019est celle-ci que lu : « \u201cMES FEMMES\" BRICK choisis en murmurant, muline: \u201cMonsieur, j'aimerais ; .bien danser\u201d.i LES IDEES ET LES HOMMES STAN\u2019 Stimulé par cet échec il continua la lutte.Tu ne : : ¢ : ; : LE COEUR D'UN AMI VIEUX SQUELETTE désarmais pas.Dieu sait pourtant quelle éloquence à déploya.Tu étais ce rayon de soleil qui lui avait PARADE DES SPORTS YVES GODBOUT redonné le goût de vivre.Il avait juré, 6 tragédie, de ne .; plus jamais aimer.Toutes les femmes étaient d'une LES QUILLES \u2014 LE GOLF LEONCE COTE décevante banalité.Mais toi! Tot tu avais une person- ; nalité, une exquise sensibilité.Tu étais délicieuse et i LE TENNIS BERNARD FORTIN | \u2019 jolie, lu osais même avoir de l'esprit et tu dansais comme NOUVELLES DE L'A.A.MARCEL PINSONN AULT une sylphide.Eve eut cédé! Tu résistas.: AUTOUR DES BUTS ROLAND RACINE Trois semaines passérent.Puis un soir sans lune et sans étoiles, un triste soir qu \"il pleuvait, le galant LA VIE DE L'UNIVERSITE CATHOLIQUE entendil enfin les deux mots qu'il espérait.Ï P.MARTINELLI, P.B.B.\u2014 \u2014 LE CONGRES DE L'ACFAS EN MARGE DE \u201cPAX ROMANA\" ANDRE BAOIAND Décrire les minutes, les heures et les jours qui suivirent, je ne m\u2019y hasarderai pas.Je ne suis pas poèle, vois-lu.Ce fut merveilleux, là! Mais voilà que lu commences à souffrir: à mille pelits riens lu devines que la flamme de l'aimé diminue.Tu l\u2019apeures, lu redoutes qu\u2019il ait un autre béguin, tu deviens jalouse, maussade.Tu as perdu ton joli sourire, la conversation enjouée.Tu te remémores l'exaltation d'hier el lu trouves qu'aujourd'hui est d'un calme plat.Chagrine, lu le plains: \u201cIl ne fallait pas m'aimer tant si vous deviez m'aimer moins! \u201cTu es loule ma vie, mon cœur est plein de toi, toujours lu seras ie à des chan quand il te isail ces mols sem s à des chansons?on, DE LA COLLABORATION \u2014\u2014 exagérait.Tu étais si incrédule, si rebelle, il avait tant DE TOUS LES ÉTUDIANTS : de peine à le convaincre qu\u2019il a fait son petit Cyrano.Comme cet acteur qui se prend au pathétique de son NOS BELLES IMAGES PAS DU TOUT TENDANCIEUSES ! rôle el pleure de vraies larmes, il a cru l'aimer comme il s'acharnait à te le faire croire.Mais il me fallait pas le prendre au sérieux., L'ivresse d'un soir ne peut durer indéfiniment.Il a repris sa lucidité, toi pas.Tu allends de lui une note élevée et prolongée comme s'il était un lénor d'opéra: il ne peut que turluter.Si tu t'obstines à le faire chanter { à deviendra vite aphone.: CHARBONNIER EST MAITRE EN SA MAISON Entre nous, je crois que lu l\u2019es laissée apprivoiser j trop.vite.L'homme est un chasseur: ce qui le passionne \u2018 PAR cen \u2018est pas tant d'abattre le gibier que le poursuivre.+ Tu n'as pas su le ménager une retraite.Tu as mis ton = cœur à nu, tu as os ses gecrets.Dw croyais | amour devait être franc?Erreur it étre - ROGER BEAULIEU habile.On reproche à la femme son astuce, ses dissi- mulalions, ses mystères el ses complications.Mais qu'elle tente d'être vraie et on me lui trouve plus de piquant, qu \u2018elle joue cartes sur table et elle perd ses atouts! C'est comme les partisans du naturel: ils su plient leurs amies de ne pas toucher à l\u2019œuvre du Créateur.Ca ne les empêche pas de guigner avec gour- \u2019 mandise les lèvres carminées et les joues rougies de la.Rk [romitre, passante venue et dé\u2019 s'exclamer: \u201cMatin, Va\u201d: \u201cBLEU ET OR\u201d A BESOIN Le ren ea set P mes Allons, fais volte-face.Brûle les poésies de Musset, ; enterre les idées senlimentales.Fais de Uamour un ; dérivatif agréable, non une obsession.Sois mois at - ( prodigue de les \u2018\u201c\u201cje t'aime\u201d et de tes \u2018\u201c\u2018m\u2019aimes-tu\u2019.7 : Cuirasse ta sensibilité: ne te fais pas d'immenses cha- _ 4 grins pour de petites lacunes.Aime avec la téle, n'écoute pas les divagations de ton cœur.Deviens réaliste.Et quand tu pourras te dire: je l'aime comme dl; M \u2018aime, peut-être bien que fu + n\u2019aimeras plus du tout! in NE MOUSE, par JACQUES LEGER Le temps fait son oeuvre.Les nuits fraîchissent, les feuilles des arbres en sont réduites à tenir un vulgaire rôle de tapis et les cours vont maintenant leur train normal.Comme s'ils n\u2019avaient pas été suspendus trois ou quatre mois durant.Bon nombre des confrères, Canadiens ou Américains, ont maintenant fait leur rentrée sur le théâtre du journalisme amateur.L'IIebdo- Laval (Québec), McGill Daily, The Sheaf.(Saskatoon, Saskatchewan), Queen's Journal, (Kingston), Jeunesse (Montréal), The Princetonian (Princeton) et Brébeuf, nous sont parvenus à date.Tous reviennent, qui prudemment, qui enthousiaste, apportant les messages des étudiants du monde.L'unicité de pensée ne s\u2019obtient pas en criant \u201cfusil\u201d.Ceci pour dire que, malgré une bonne volonté sincère, le meilleur vouloir de compréhension et la plus franche impartialité, nous ne pensons pas, une fois encore, ainsi que plusieurs organes officiels d\u2019institutions-soeurs.Bon gré, mal gré, nous ne donnerons pas de répliques qui soient vraiment répliques.Au bon vieux sens du mot, à la bonne vicille mode .« d'autrefois.Bon gré, mal gré \u2014 vous comprenez?C\u2019est lérendaire que certaines dames, après un silence forcé et prolongé ont énormément d\u2019histoires à raconter.Voilà qui n\u2019est tout de même pas véridique que pour ces dames.Et un beau jour, nous aurons, nous aussi, beaucoup à dire.À condition, cela va de soi, que les quatre vents n'aient pas l\u2019occasion d\u2019éparpiller les cendres de ce que nous sommes.L'HEBDO Bien que, par le passé l\u2019Hebdo Laval et le Quartier Latin aient pris plaisir à se lancer souventes fois des traits assez malins, reste le fait d\u2019une pensée analogue au sujet d'intérêts vitaux.Québéquois, Mont- réalais, seraient-ils bien eux-mêmes si, officiellement, ils ne se débinaient pas quelque peu.Et ceci dit, allez, Houp les ciseaux! Deux colonnes de l\u2019Hebdo tentent de faire connaître Ia lutte engagée par le Collège des Médecins et Chirurgiens de Ia Province de Québec, contre les charlatans tels que chiropracticiens, ramancheux et septièmes fils.Tous ont souvenance du fameux procès Desfossés, plaidé à Sherbrooke l\u2019année dernière.Bon nombre de nos concitoyens se sont alors, par leur attitude, montrés dignes de vivre au pays noir du grand tam tam et du totem.C\u2019est inconcevable qu\u2019à cette époque de progrès fabuleux, que nous avons la prétention de traverser, il se trouve des tenants d\u2019une ignorance tellement crasse, qu\u2019un culte soit rendu aux croyances des hommes primitifs.aveu 01000 000000000000 0 50 600 00 10 0 0 00 6 00 00 00 0 0 0 2 28 0 00 000 0 0 0 0 04 0 Je vous livre une partie du texte de l\u2019Hebdo à ce sujet.Mais que sont donc nos chiros?D'où viennent-ils?Eh bien voilà: l'un est employé de chemins de fer, l\u2019autre barbier ou l'autre ancien vendeur de balayeuscs électriques, ete, etc.Après avoir été en communication avec la maison Palmer qui leur aura vendu une machine pour quelques centaines de doi- lars, celle-ci lui décerne un magnifique diplôme sur lequel on y aura apposé un flamboyant sceau rouge ou doré qui orne tout diplôme qui se respecte et le tour est joué.Le client attendant son tour dans la salle d'attente n\u2019a pas autre chose à faire que d'examiner ces diplômes trompeurs et faux où le titre de docteur en chiropratique est apposé sous le nom du monsieur, qui n\u2019a jamais fait d\u2019études médicales et qui a tout simplement acheté son diplôme.Tandis que messieurs les médecins et les étudiants en médecine doivent passer toute une vie à étudier et dépenser des sommes fabuleuses pour se voir comparer par certaines gens arrogantes et idiotes à ces frotteurs d'échines et de colonnes.On peut admettre que des gens ignorants de toute notion même élémentaire de médecine se laissent berner par ces atours trompeurs.Mais de là à admettre que des gens intelligents ou supposés intelligents exposent leur vie ou celle de leurs enfants en allant consulter des vendeurs de pilules ou d\u2019herbages qui savent à peine signer leur nom et qui sont même trop ignorants pour se servir d'un thermomètre médical (j'en ai vus) et qui se pavanent devant leurs clients, le stéthoscope accroché dans le cou! Il est souhaitable que ceux se sentant visés ripostent.Excellente ocasion de dire certaines choses, aux coupables d\u2019un sentiment de honte communautaire envers l\u2019époque ayant permis aux sus-dits inculpés d\u2019ouvrir le bec.: McGILL DAILY The oldest college daily in Canada, nous arrive cette année avec une innovation.A la date du cinq octobre, nous trouvons en page deux, une nouvelle chronique intitulée: Variétés Françaises.Il s\u2019agit d\u2019un petit coin du journal, où les étudiants français auront le privilège d\u2019écrire en leur propre langue.I! ne faudrait pas croire cependant que ce coin du journal soit exclusivement réservé aux étudiants de langue française.Plusieurs de nos condisciples anglais, particulièrement dans la faculté des Arts étudient la langue de Daladier.L'exercice étant un gage certain de réussite dans l'étude d\u2019une langue étrangère, ils trouveront ici une occasion de mettre en pratique les doctes enseignements qui leur sont prodigués à l\u2019Université.Tout sujet d\u2019intérêt collégial et d'intérêt général trouvera sa place sous la rubrique \u201cVARIETES FRANÇAISES\u201d.L'ACTION UNIVERSITAIRE Il a été question sur cette page, d'histoires fabuleuses racontant comment certaines institutions universitaires voyaient fondre sur elles la pluie bienveillante des millions.Evidemment, il s\u2019agit toujours en cette occurrence, de cas éloignés.Notre atmosphère semble peu propice à tel phénomène.Encore une fois, voici un sujet de conte, ou de rêve.L'Université de Pennsylvanie Cette université, à l\u2019ocasion de*son deuxième centenaire, a lancé une campagne de souscription de $12,000,000.Le président Thomas S.Gates vient d'annoncer que déjà plus de trois millions ont été souscrits par les anciens et le public en général.Quelques donateurs ont spécifié l\u2019emploi que l\u2019on devrait faire de leur don.Un million de dollars doit aller à la recherche.Un mécène désigne la radiologie, soit $200,000.On compte qu\u2019en 1940, l\u2019édifice de la chimie, qui coûtera deux millions, sera fini.Les autorités de l\u2019Université veulent que la célébration du deuxième centenaire de Philadelphie soit un événement aussi éclatant que la célébration du troisième centenaire de Harvard.Mon Dieu, il semble que pour obtenir quelque chose, il faille exiger beaucoup.Pour notre part, souhaiterions-nous trop peu?De toute façon, nous formulons des voeux pour que nos petits, ou nos arrière-petits-enfants, connaissent un avant-goût des merveilles dont jouissent déjà nos confrères étatsuniens.gu LE COURRIER DE JEHAN i Pensée de In semaine: Beaucoup d'appelées, mais peu de lues.Jean V.auralt su adopter un autre déguisement que celui-ci, moins diaphane.Soyons de nouveaux amis puisque nous ne pouvons en être de vieux.Le journal vous avoue qu\u2019il n'y a encore p.rien de décidé aux Débats, ça viendra, faut Jes T eon: \u20ac rt me mon ami Coron s'en soucie gravement.ver : a ta d ce: d est Dévollez vite vos \u2018\u2018chers défauts\u2019\u2019 et DO eau fea ons revenez.qui possèdent quelque talent théâtral de se présenter LUNDI, t6 OCTOBRE de cette même année, 3 7 HEURES ET DEMIE, À LA MAISON DES ÉTUDIANTS.Nous mettrons en vigueur un nouveau système de choix (dans tous les sens) de manière à donner justice à tous! Venez en foule, il y aura de la place pour tout le CARABINS Autre appel important.Pour faire une Revue, il QUEENY : \u2014 Sincères remerciements pour les vœux que vous formulez.J'espère que vous serez ponctuelle et que vous garderez de moi le même excellent souvenir que de François Paquin.J'adore tout ce que vous adorez, le rugby en moins.Même mon paradis est différent, un peu plus au nord.Très heureux que vous soyez ce que vous êtes! À votre question, puis-je répondre CE QU'ELÉE ÉTAIT! \u201cLa femme la plus niaise est cent fois plus rusée que l'homme le plus spirituel\u201d.(Alex.Dumas, fils) Oui! fallait-il qu\u2019elle fût rusée pour m'avoir roulé à ce point! .Je la savais insignifiante (après avoir mis un temps excessivement long à m'en rendre compte, j'en conviens) et je la croyais totalement dépourvue de cette arme redoutable dont la femme se sert habituellement avec une savante dextérité: la ruse.Et dire que, sans ce hasard malencontreux .ou heureux \u2014 selon qu\u2019il s\u2019agit d'elle ou de moi \u2014 j'aurais naïvement continué de la croire dénuée de tout artifice: elle manquait tellement de vivacité! * * * \u2018 Je l'avais connue, il y a environ deux ans.J'avais eu l\u2019occasion, à une soirée, d\u2019admirer la souplesse .presque féline de ses mouvements, quand elle dansait.Pour cette raison, je lui demandais, plus souvent que je n\u2019aurais dû, de m\u2019accompagner ici et là .jusqu\u2019au jour inévitable où je découvris (je devrais dire: où je crus découvrir) que je l\u2019aimais.La chose, d\u2019ailleurs, n'était que fort normale.Comme j\u2019étais alors très entiché, ses défauts les plus criants m\u2019apparaissaient comme les originalités les plus charmantes.Et comme aussi je la sentais très gênée avec moi, je lui pardonnais volontiers de me laisser entretenir seul, sans répit, le feu de la conversation.\u2014 C'est qu'elle est dis- créte, me disais-je, ravi de tant de qualités.« .Un jour vint pourtant où elle ne fut plus timide.Je n\u2019eus pas à m\u2019en réjouir longtemps.Ses seuls propos consistaient à me renseigner sur son dernier chapeau (tu sais?ma petite toque noire) auquel elle allait poser une plume d'autruche, \u2014 à m'\u2019annoncer, comme l\u2019événement le plus extraordinaire de la saison, qu\u2019une \u201cmaille\u201d était inopinément descendue dans son bas chiffon (en pleine veillée, entends-tu!), quand ce n\u2019était pas pour constater avec la sûreté d\u2019un météorologiste accompli qu\u2019il faisait beau, les jours de soleil, et mauvais, les jours de pluie.J\u2019eus beau m'apporter à moi-même les arguments les plus spécieux, je dus venir à la conclusion certaine qu\u2019elle n\u2019avait décidément rien de ce qu\u2019on appelle en terme snob, une jeune \u201cbright\u201d .fle .Pour vous en convaincre davantage, je vous livre ce petit true innocemment cruel que je mam, sais à exercer contre elle.Je li demandais si elle ne CONVenait pa; avec moi que telle pièce de musique, que tel tableau de Peinture n\u2019était pas tout simplement horrible.Elle approuvait, en Tenché.rissant.Par la suite je lui faisais louanger avec une égale ferveur la même pièce de musique, Je même tableau.Re at OA A SO CEE EEE Comment, avec cela, aurais-je douté de sa bonne foi, lorsqu'elle me reprochait tristement mes sorties clandestines avec d'autres} jeunes filles, m'assurant qu\u2019elle ne s\u2019en serait jamais permis de semblables ! Bien mieux.Un jour que se: représailles me devenaient intolérables, je lui avais déclaré: \u201cFais.en autant\u201d.Imaginez ce qu\u2019elle avait riposté, d\u2019une façon résignée: \u201cSors si tu veux; moi, je te reste fidèle\u201d.C'était là d\u2019ailleurs tout ce qui me retenait à elle: la pitié.* * * La veille encore, je l\u2019avais rencontrée.Nous étions quelques copains, dans une salle de danse.Ce que j'aperçois soudain?Elle \u2014 ma prétendue amie fidèle!'\u2014 dansant avec une gaieté non feinte aux bras d\u2019un type qu\u2019il lui était mé Ë taphysiquement impossible d'avoir connu auparavant.Parce que j'avais un bon poste d'observation, je m\u2019amusai à la suivre des yeux, pendant une heure.Je la vis flirter successivement avec trois autres jeunes gens, et ce, avec une désinvolture que je ne lui avais jamais vue antérieurement.* * * Evidemment, je m\u2019en fous! \u2026.Mais pourquoi, alors, toute cette attitude de surface?.sépulcres blanchis: il y en aura donc toujours ?.Et je me redis, avec amertume, en ce soir sombre de novembre, l\u2019aphorisme d\u2019Henry Mur- ger: comment croire \u201c\u2018au sourire de ces trahisons vivantes qu\u2019on appelle des femmes\u201d ?Marc BERGE Fraiches .et toujours douces pour la gorge J GRADS FROU-FROU: \u2014 Très bienvenue l'in- teusion! Mettez-vous à l'aise, Id, dans ce coin.Personne\u2019 n'oscra chiffonner cette vivacité satinée et ce velours bruyant.M\u2019en voudrez-vous de reporter à plus tard la description topographique de mon paysage personnel?Ce soir, je n\u2019en ai ni le goût ni le courage.Soyez philosophe, il vous arrivera un de ces jours, protégé de cellophane.Dois-je vous avouer, les larmes aux yeux, que jo n\u2019abuse pas des poasessifs, petite FROU-FROU a tout le monde?Pourquoi dessiner alors qu\u2019il est déjà ai compliqué d'écrire comme vos voisines?Je suis discret, vous le eavez mieux que personne, et mon cœur oublie ce que mes yeux voient.Revenez mc causer longuement de vous.SOURIRE: \u2014 Mol qui me croyais le plus grand modeste au monde, je me sens dépassé.Vous devez être exquise- ment charmante pour vous permettre de tels excès de modestie.Comment faut-il s\u2019y prendre pour satisfaire ces caprices qu'on n'explique pas autrement?Vous avez peut-être tort de garder pour vous les bonnes choses que vous pensez des étudiante, pourquoi ne pas m'en glisser un mot?Mes frères et moi rougiront de confusion, c'est entendu! Ma peychologie, profonde il va sans dire, me porterait à croire que par une autre: Pourquoi toutes les fem- monde! Qu'on se le dise! mes aiment-clles les géants et les mous- LUNDI, A 7 HEURES ET .taches?Le ncuf novembre, venez et DEMIE! .amenez vos amies.François Coron est n de mes intimes, il sera très heureux de recevoir vos suggestions, pertinentes à n'en pas douter.On a la chance qu\u2019on mérite et les lectrices qu'on voudrait mériter.A TOUTES: \u2014 Le prochain courrier m'apportera-t-il plusieurs de ces missives parfumées et sympathiques?Aura-t-on l\u2019obligeance de me dire si l\u2019on préfère un petit billet au début du courrier ou si l\u2019on trouve le \u2018\u2018statu quo\u201d confortable?JEHAN Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DEOM 1247, Saint-Denis Montréal BOUT EN LIÈGE OU UNI UN PRODUIT DE LA MAISON L.O.GROTHÉ LIMITÉE j ENTREPRISE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE .a 3 CONFERENCE BOURGET LA SAINT-VINCENT DE PAUL \u2018Heureux l\u2019homme qui a l\u2019intelligence sur le pauvre et l\u2019indigent.Le Seigneur le délivrera dans le jour mauvais.\u201d\u2019 La conférence Saint-Vincent de Paul est le meilleur moyen de participer à cette béatitude de David; un moyen adapté à la vie des étudiants puisqu'il a été fondé par eux et pour eux.Ce n\u2019est rien de bien compliqué.Le midi, après dîner, on donne rendez-vous à un copain.Et le copain s\u2019y rend.C\u2019est déjà un avantage.Puis, tout en digérant son repas, on visite sa famille.Au début on rencontre un peu de gêne, peu à peu la familiarité se crée; on apporte un peu de joie là où il n\u2019en parvient guère.La semaine suivante, à la réunion, on parle de ses expériences; ça ne manque pas d\u2019entrain.La vraie charité doit étre gaie.Et c\u2019est ainsi que nous rendons à la société un peu de ce qu'elle nous donne! c\u2019est ainsi qu\u2019on acquiert une expérience et une formation.Prendre la responsabilité de visiter une famille chaque semaine, c\u2019est peu auprès de nos responsabilités futures; tout de même:\u2014 expérimentalement, je puis dire que cette constance demande un effort, quelque fois même un sacrifice.\u2014 Nos illusions battent en retraite! \u2014 il y a des théories instables comme un volant et fragiles comme une balle de ping pong.Avec la Saint-Vincent on entre dans le réel, on se désenchante de son égoïsme étroit.On sait que la vie est un combat que l'on mène en commun avec optimisme.Il faut sentir ce qu\u2019une simple poignée de main renferme d'encouragement, de sympathie.Et puis dans les heures sombres de sa vie, quelle force! \u2014 avoir auprès de soi un ami sûr, car c\u2019est avec lui qu\u2019on a compris la grandeur et le réconfort du second commandement: \u2018\u2018aimer son prochain comme soi- même.\u201d _ Que tous les copains s\u2019enrôlent donc dans la Conférence Bourget.Ce n\u2019est pas l\u2019ouvrage qui manque.Le président, Claude BOURGEOIS _ Ceux qui veulent entrer dans la Conférence sont priés de s'adresser à:\u2014 Beaux-Arts: Jean-Louis Caron.Droit: Daniel Johnson.Chirurgie Dentaire : Beaudet.H.E.C.: Marcel Théoret.Médecine: Francois Laramée et Bernard Gratton.Polytechnique: Claude Bourgeois.C.A.DESTINS DE LA VIE Si tu ne peux songer au destin de la vie, Sans douter du succès ardemment désiré; Si tu sens que demain une force ennemie Viendra briser l'élan de ton cœur cralté; Si tu rêves d'amour, de bonheur ct de joie Et que déjà ton cœur se heurte au désespoir; Ne blasphème donc pas le sort qui te rudoie Mais lutte avec ardeur sans jamais l\u2019émouvoir, Que ta vie ait un but aussi beau que l\u2019aurore Qui rougit l\u2019horizon à la pointe du jour; EL que rien ici-bas ne l'empêche d\u2019éclore Ce noble sentiment que l\u2019on appelle amour.Qu'importe le malheur, qu'importe la souffrance Puisque tous ici-bas nous avons à souffrir; Mieux vaut rester stoïque el lutler en silence Fidèle à l'idéal jusqu\u2019au dernier soupir.Fernand CHOQUETTE AU M.R.T.F.\u201cCYRANO DE BERGERAC\u201d En soirée: les 12-13-14 et 15 octobre.En matinée: les 14 et 15 octobre.A LA SALLE S.-SULPICE Réduction de 25% aux étudiants.AUX VARIETES LYRIQUES \u201cBALALAIKA\" AU MONUMENT NATIONAL CARABINS EN VEDETTE DANIEL JOHNSON Vous vous rappelez le but de cette rubrique: citer, à l'ordre du jour, les Carabins qui dans des activités extra-universitaires ont obtenu des succès et bien mérité de leurs confrères étudiants.Vous connaissez presque tous, Daniel, président de I'A.G.E.U.M,, l'an dernier.Issu d\u2019un père canadien-irlan- dais el d\u2019une mère canadienne française, il a \u201cpoussé\u201d dans les Cantons de l\u2019Est ., C\u2019est donc .du \u201cbon bois\u201d! .et, de plus, il est étudiant en droit .Daniel a dirigé, fin d'août et début de septembre, la délégation canadienne au Congrès de Pax Ro- Tate à Washington et à New ork.Notre copain a eu d\u2019autant plus de facilité à bien s'acquitter de sa tâche qu\u2019il avait une plus vaste expérience des étudiants.Sa présidence de l'A.G.E.U.M, ses contacts multiples avec les étudiants des Universités canadiennes ou étrangères, l\u2019ont rompu aux rencontres de ce genre.Dès sa première année à l\u2019Université, il s'est soucié de connaître des étudiants de McGill, d'entendre leurs opinions, d\u2019exposer nos vues, el de découvrir ce qui nous unissait en tant que Canadiens.Plus tard, dans les Congrès nationaux ou régionaux, il se méla aux étudiants des autres provinces, avec le désir de se faire une plus juste idée du sentiment de nos compatriotes et nous mieux faire connaître d\u2019eux.Premier président de la Fédération Canadienne des Etudiants Catholiques, par laquelle nous sommes affiliés à Pax Romana, Daniel était tout désigné à la mission qu\u2019on lui confiait.11 a su si bien imposer à l\u2019attention des Congressistes la déléga- - tion canadienne, en obtenant d\u2019elle un rendement maximum, faisant en sorte qu\u2019il y ait des Canadiens à chaque réunion, dans chacun des Comités, en se rendant, en un mot, indispensable, qu\u2019on a jugé bon de nommer un Canadien dans le Conseil d\u2019administration de Pax Romana.Johnson fut élu représentant du Canada.On devrait nommer Daniel Johnson, au poste de.\u201cdirecteur des relations extérieures des étudiants\u201d -\u2014 poste qu\u2019il faudrait créer, afin de confier à un étudiant expérimenté notre représentation extérieure.Le président de I'A.G.E.UM.que la nature de ses fonctions désignerait i cela, a déjà trop à faire pour qu\u2019on aille le surcharger de la direction du \u201cservice d'ambassade\u201d.La décentralisation est à la page.André BACHAND P.S.\u2014Le signataire de cette rubrique vous saurait gré de lui faire savoir tout ce que vous apprendrez sur nos étudiants et leurs succès.Le 5 septembre 1914, Charles Péguy était tué en Seine-et- Marne, à Plessis-l'Evêque.Dès 1905, il \u2018\u2018sentait\u2019\u2019 la guerre et, jusqu\u2019en 1914, il vêcut dans le sentiment de la mobilisation, aux écoutes de la guerre qui venait, frémissant d\u2019amour pour sa patrie.O paysan, ô maître d'école, à poète.et avant tout, de naissance, troupier, petit troupier, cher petit troupier qui aimes les routes, les routes planes, les routes longues, les routes infinies de Beauce, les pas après les pas, les mots après les mots.à poète de vers pédestre, Ô fantassin\u2026 \u2014Vois-tu, on ne peut pas parler de toi saus parler comme toi, entraîneur de paroles, ou du moins, un peu comme toi.\u201d Henri GHEON (Foi en la France) e .Le Quartier Latin organe officiel des étudiants de l'Université de Montréal 539, rue De Montigny - HArbour 0530 DIRECTION Directeur : JACQUES DUQUETTE Avheur: J.-M.ROBILLARD REDACTION Rédecteur en chef : ROGER BEAULIEU Secrétaire de le rédection: JEAN-PIERRE HOULE Rédacteurs : JACQUES LÉGER MARCEL CARON PIERRE BAUDOUIN YVES GODBOUT DANIEL JOHNSON MAURICE MERCIER GABRIEL HOUDE FERNAND BROSSARD .JEAN VALLERAND Administrateur : BERNARD FORTIN Publiché : PAUL CHOLETTE © WPRIMÉ PAR © LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 190 ex, vue Se-Cotherine MONTRÉAL \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ILY A VINGT-CINQ ANS MOURAIT Avouerai-je que je mis beaucoup de temps à goûter Péguy, à le goûter pleinement.Le premier de ses livres qui me tomba sous la main fut Clio, exemplaire d'occasion.J'avais trouvé éminemment drôle ce \u2018\u2018dialogue de l'histoire\u2019\u2019 au point d\u2019en lire des fragments à haute voix à quelques amis pour leur dilater la rate.C\u2019est dans Clio que j'avais appris que dans la littérature il y eut deux vieillards: Victor Hugo et Leconte de Lisle, que Hugo était un vieux vieillard, mais que Lisle était un vieillard vieux.Péguy d'ailleurs ne pouvait pas dire \u2014 et son aveu me réjouissait \u2014 pourquoi il en était ainsi.C'est également dans Clio que j'avais lu quelque chose de tout à fait compliqué sur les Nénuphars et les Nymphéas.Péguy nous recommandait de ne pas confondre les uns et les autres tout en avouant qu'il ne savait d'ailleurs pas \u2018\u2018pourquoi les nénuphars n\u2019étaient pas les nymphéas\u2019\u2019.C\u2019est dire que Péguy m\u2019amusait sans me retenir; et j'en venais à croire que sa réputation de lettré et de mystique était quelque chose d\u2019un peu surfait.Plus tard j'ai compris.C\u2019est à Eve, à Jeanne d\u2019Arc que je le dois.= +%#* Des voix plus autorisées que fa mienne ont dit ce qui fallait sur cet \u2018\u2018entraîneur de paroles\u201d déjà chef de groupe dans la scour rose\u2019 de Sainte Barbe.Ils ont rappelé le mystique, I'ami, le Français.Ils ont raconté l'histoire des Cahiers.A ce concours d\u2019hommages, u'ajouter, moi, le tard-venu?Je me bornerai à quelques considérations sur le style de Péguy et sur la poésie qui émane de ses longues phrases tâtonnantes, pleines de redites, circulaires et rebutantes, fermées aux esprits superficiels, aux cabotins de la pensée. CHARLES PEGUY Définir le style de Péguy n\u2019est pas facile.\u2018\u2018Il est semblable, écrit André Gide,(i) aux chants arabes, aux chants monotones de la lande; il est comparable au désert; désert d\u2019alfa, désert de sable, désert de pierres\u2026 Le style de Péguy est semblable aux cailloux du désert, qui se suivent et se ressemblent, où chacun est pareil à l\u2019autre, mais un tout petit peu différent; d\u2019une différence qui se reprend, se ressaisit, se répète, semble se répéter, s\u2019accentue, s'affirme, et toujours plus nettement, on avance,\u201d Pastiche fort adroit.Rien n'est plus Péguy.Rien non plus ne décrit mieux ce qu\u2019est le style de Péguy.Cela avance lentement, si lentement.Parfois, on voudrait le bousculer, lui dire d\u2019aller lus vite, le presser.Rien n'y ait, La vue d'un manuscrit nous révèle par ses ratures le travail de purification que son auteur s\u2019est imposé.Péguy nous fait assister à toute cette genèse par laquelle une idée naît dans l'esprit puis devient matière à lire.Les mots se pressent, les synonymes affluent.Il faudrait choisir, opérer une sévère sélection.Non.Péguy les met tous.Voici le Christ en croix: Sa gorge qui lui faisait mal.Qui lui cuisait.Qui lui brûlait.Sa gorge sèche et qui avait soif.Son gosier sec.Son gosier qui avait soif.Sa main gauche-qui lui brûlait.Et sa main droite.Son pied gauche qui lui brûlait.Et son pied droit.Parce que sa main gauche était percée, Et sa main droite.Et son pied gauche était percé.Et son pied droit.Tous ses quatre membres.Ses quatre pauvres membres.Et son flanc qui lui brâlait.Son flanc percé.Son cœur percé.Et son cœur qui lui brûlait.Son cœur consumé d\u2019amour.Son cœur dévoré d\u2019amour.(Mystère de In Charité de Jcanne d\u2019Arc) Au moment où j'écris ces lignes, Toscanini dirige la Cinquième à New-York.Etrange pouvoir de la Radio! Les coups du destin frappent aussi à ma porte.Et il me vient une comparaison que, peut-être, quelques lecteurs trouveront sacrilege.J'en viens à trouver une grande ressemblance entre le style de Péguy et la musique de Beethoven! Le grand Viennois trouve un thème.Il le confie à la flute.Elle Je chante.Puis deux, trois, quatre instruments le reprennent à tour de rôle avec une petite modification de rien du tout, à peine sensible: O ma nuit étoilée, je t'ai créée la première Toi qui endors, toi qui ensevelis déjà dans une ombre éternelle.one O ma fille au grand cœur, je t'ai créée la première Nuit tu es sainte, nuit tu cs grande, nuit tu es belle.Nuit au grand manteau.Nuit je t\u2019aime et je te salue et je te glorifie et tu es ma grande fille et ma créature O belle nuit, nuit au grand manteau, ma fille au manteau étoilé O-douce, 6 grande, 6.sainte, 6:belle \u201cnuit, peut-être la plus sairite.de mes filles, nuit à la grande robe, À la robe étoilée ume rappelles ce grand silence qu'il y avait dans le monde Avant le commencement du règne de l'homme.ete.N'est-ce pas un peu le même procédé?Ces répétitions (qui n\u2019en sont pas puisque la phrase, somme toute, n\u2019est jamais la même) ne vous font-elles pas penser un peu à du Beethoven?Mais je n'insiste pas davantage sur ma comparaison par crainte qu'on la trouve un peu \u2018\u2018tirée par les cheveux\u201d.* * » Pur caprice?Non.Ce style s'explique.Péguy était peuple.Il écrivait pour le peuple.Péguy écrivain, c\u2019est un peu un bonhomme du peuple (toute révérence gardée) qui parle à ses voisins.Il tâche d\u2019ébaucher son idée, de la préciser, de la reprendre, de la corriger, de la môrir, trouvant ici et là des formules heureuses ou des médailles.\u2018Une étude littéraire de la répétition chez Péguy, disait, dans un interviou, M.Georges Goyau à M.Frédéric Lefèvre, serait, en quelque mesure, une étude de psychologie populaire.\u2018 On pourrait encore expliquer ces répétitions par le caractère méticuleux de Péguy, jamais satisfait de ce qu\u2019i it.Les Tharaud racontent qu\u2019il recommençait une page au complet s\u2019il y trouvait une faute ou une imperfection.Ses redites seraient donc une recherche constante du mot juste, précis.J'aimerais donner des exemples typiques, mais il faudrait citer trois ou quatre pages à la fois pour avoir un sens complet.Avec son pénible halètement, il lui fallait des pages et des pages pour dire tout ce qu'il pensait.qui fait que les livres de Péguy ont cet aspect touffu et massif qu'ont - les romans de Marcel Proust.Etran: ie de ces reprises, de ces ee.So ces superfétations!\u201d \u201cElles c\u2019imposent.- \u201cLe tâtonnement de l\u2019idée Ia fait s'ancrer plus profondément.Ceux qui ont voyagé par les Lau- rentides sont familiers avec la grande forêt d'épinettes.La même essence forestière se répète sur des milles et des milles de distance.Le même groupe de plantes l'accompagne.Monotonie?Non.Une sorte de poésie de la mer, de l\u2019océan toujours le même.Celle des vêpres ou des autres offices des moniales.Le rythme des vers de Péguy, c\u2019est le rythme grégorien.Au scandement régulier de ses vers, on découvre en même temps que le cheminement de sa pensée une progression de l'âme.Et toujours ce bon sens paysan, ce, goût véritable pour la terre, cette ironie volontiers sarcastique: sédiments posés sur un substrat chrétien.Quoi qu\u2019il en soit, malgré ses très réelles beautés la poésie de Péguy n\u2019a pas fini d\u2019étonner et l'ensemble de son œuvre restera réservé à un petit nombre de fidèles.Plusieurs se contenteront des Morceaux choisis; alimentation au compte-gouttes! Péguy écrivait pour le peuple.Le peuple reviendra à Péguy.Marcel RAYMOND (1) Nouveaux Prélextes, p.213 (Mereure- de France).» » Tél.PLoteau 7953 | SPECIALISTE T.AL.BENOIT OPTOMETRISTE OPTICIEN Membre perpétuel de -la Société Astronomique de France 1617, ree SAINT-DENIS \u2018 BUREAU chez BROTECTAL:INC.Docteur en Optique de Philadelphie \u2018 \u201cL'HOMME TOTAL\" L'homme vit en société, c'est 13 pour lui une nécessité vitale, naturelle: pensons à tous ces besoins qu'il lui - faut satisfaire, à toutes ces choses indispensables que seul il n'arrive pas à produire, mais qu'avec l'aide des autres hommes, il peut obtenir, pour le croissance de son corps et de son esprit; relisons sur ce sujet les pages admirables de Maurras, dans sa Préface de \"Mes Idées Politiques\u201d.[homme ne peut vivre hors la société.L'Etat aussi existe, puisqu'il faut une autorité qui gouverne et veille au bien commun.De quoi sera fait cet Etat?Quelle forme revêtira-t-il?C'est 13 un problème sur lequel l'humanité, depuis Aristote jusqu'à Mackenzie King, a tant discuté que les idées !à- dessus ont été souvent faussées.Démocratie, dictature, aristocratie, républi- Que, empire, nazisme, communisme, fascisme, capitalisme, bolchévisme, parlementarisme\u2026 voilà autant de mots différents et de systèmes que l'on a créés, et auxquels chaque peuple a donné le sens qu'il voulait.L'empire français ne répond pas à la conception anglaise.La démocratie de Westminster, conduite par une aristocratie de vieille souche, n'est pas la démo- crôtie bureaucratique de la France.e nazisme et le communisme, que l'on à prétendus si différents, se rencontrent pourtant sur Certains points essentiels.I! existe des démocraties qui n'en ont que le nom: au fond, c'est la dictature argent, des maçons, des fantômes de coulisses, qui en sont les tyrans.L'homme, créé par Dieu, doit se rappeler, quand il se choisit une forme e gouvernement, que celui-ci devra lui permettre de développer sa personne humaine, de se perfectionner moralement et spirituellement, sans qu'un régime tyrannique ne soit pour lui un obstacle continuel.Pour un catholique, il vaut mieux ne pas rechercher l'Etat totalitaire, qui veut asservir les hommes, et non les servir.Si l'on veut l'épanouissement de |\u2019 \u201chomme total\u2019, complet, il faut la collaboration de l'État, et non sa tyrannie.Si, au Canada, nous avons choisi la démocratie parlementaire, ou plutôt si on nous l'a imposée, sechons que tous les citoyens n'en tireront des avan- * tages réels, que s'ils restent conformes aux justes notions de liberté et de fraternité.Nous sommes pour le liberté, en tant qu'elle respecte le bien commun, la morale chrétienne.Nous croyons au capitalisme sain: nous n'avons pas besoin de la liberté exagérée de l'Économique, qui laisse des millions d'êtres dans le dénuement, aux mains des dictatures financières; nous croyons qu'une substantielle réglementation s'impose.Nous sommes pour la fraternité, en autant que ce mot signifie charité et entre-oide communes, et non seulement une philanthropie égo- iste et personnelle.Si nous voulons la lutte pour la survivance des valeurs umaines, de le religion, de la liberté, de la vraie démocratie, sechons les respecter nous-mêmes.\u2018Tant que les sociétés modernes sécréteront la misère comme un produit normal de leur fonctionnement, il ne doit pas y avoir de repos pour le chrétien\u201d, écrit Maritain.Evidemment, pour le chrétien, il ne s'agit de chercher qu'un bonheur relatif.Il ne demande pas l'impossible à l'imperfection humaine, surtout dans les choses de la politique, mais il demande au Seigneur de le délivrer de tous ces hébleurs, de ces arrivistes politiciens qui n'ont d'âmes ue leurs goussets, et d\u2019idéal, quand is en ont un, que de vains principes abstraits, tirés d'auteurs amoraux.veut que la conscience de ses repré- sentents au pouvoir se réflète, de temps en temps au moins, dans leurs actes parlementaires, pour qu'un ordre social nouveau apparaisse.La situation actuelle est grave: son amélioration ne dépend pas de remèdes partiels, ou de discours nébuleux sur les avantages de la démocratie et de la liberté, mais de l'application sincère de principes sains et nécessaires.Les Encycliques des Papes nous les proposent: à nous, e les réaliser, d'abord en nous- mêmes, puisque la rénovation personnelle des individus s'impose, pour qu'ensuite il soit possible d'améliorer la condition générale de la société.Le corporatisme chrétien est le remède à la fois \u201ccontre l'anarchie libérale et l'autocratie étatiste du bolché- visme\u201d.Il est possible de concilier corporatisme et démocratie, si l'on cesse de donner aux mots le sens qu'ils n'ont pas.Pour cela, il faut nécessairement l'éducation du peuple.Voilà quelques idées décousues, ue me suggère la lecture du volume de M.Richard Coudenhove-Kalergi, \u2018l'Homme et l'État totalitaire\u201d, un livre abondant, où l'on nous renseigne sur les différentes formes de gouvernement, sur la liberté des individus dans l'Etat, et la nécessité de l' \u2018Homme total\u201d.Nous, de l'Université, ne devons pes rester étrangers à notre survivance, l'auteur le déclare à la fin de son volume: \u201cLa renaissance de la démocratie exige\u2026 justement, que l'Université redevienne le temple de la vraie culture.\u201d Notre devoir est là, à nous de l'accomplir, si nous voulons que la vie vaille la peine d'être vécue sagement.M.B.aquichant ~ = = comme ume | ® L'attrait qu'exerce le délicat mélange de plusieurs types de fins tabacs virginiens dans Jes Sweet Caporals est si grand et tellement inimitable qu\u2019elles sont maintenant les cigarettes les plus populaires au Canada.\u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d.< rare RIENS Je l'aime plus que jamais, Galatée, mais cela ne te confère pas le droit de m\u2019abreuver de saletés.EL je distingue.Saletés genre: idiotl, âne bâtét, zut!, va-t-en au diablel, ça va.De celles-là, je suis moi-même prodigue, et je les encaisse avec le plus charmant sourire du monde.Mais tu n'as pas le droit d'augmenter ce doute el celle angoisse que la vie m'a généreusement dispensés.Tu n'as pas le droit de me répéter que je ne suis qu'un rêveur ct un maniaque, el que ma profession est devenue mon violon d\u2019 Ingres.Tu n'en as pas le droit parce que cela n\u2019est pas vrai, et que ccla me fail très mal.Je vois d'ici ton air de petite fille grondée.Tu es charmante, mais ne répète plus ces choses-là, veux-tu?D'ailleurs, pourquoi me chicaner là- dessus?St je l'aime tellement, c'est que, précisément, je retrouve chez toi ce détachement de la vie que tu me reproches.Tu te souviens, ces phrases de Char- donne que nous avions notées tous les deux, el sans nous être concertés: \u2018Un bon vivant se débarrasse du superflu: la pensée et le cœur.Un vrai penseur se débarrasse de la vie.Où sont les indigents?\u201d Notre amour serait-il demeuré tou- Jours le même malgré le temps, l\u2019espace, les événements, si nous ne sentions tous les deux de la même façon la futilité de tout ce qui n\u2019esl pas l'absolu, la grande compréhension el la grande pitié qu\u2019il Jaut avoir pour toutes les erreurs humaines même les moins explicables et les moins excusables?Non.Je crois que lu l'es un peu payée de mots.Ou, comme Laurent Pasquier, tu gardes tes enguculades pour ceux que tu aimes.Celle solution ne me déplairait pas.Au fond, peut-être nous trompons- nous tous les deux?Peut-être devrions- nous essayer d'acquérir un peu plus de souplesse dans nos tractations avec notre milieu?Je suis sûr que tu viens de foutre ton cendrier par terre ct que lu as échappé: \u201cl'animal!\u201d Je suis heureux de n'avoir pas été près de toi, j'aurais peut-être le cendrier sur un œil à l'heure qu'il est.Ce serail dommage; j'aime mieux m\u2019emplir de ta vision avec mes deux yeux.Galatée, pour que mes doutes brâlent moins, il n'y a que deux remèdes: la blague ou ta présence.La blague, j'y plonge tant que je puis, tant que les larmes ne rnontent pas \u2014 je l'assure que c'est de moins en moins fréquent \u2014, mails ta chère présence ne m'est jamais donnée.Je ne désespère pas; il faut toujours s'attendre au pire.Avale celle-là! Ca l'apprendral Je puis bien croire en ta venue puisque je crois encore parfois à la possibilité d'un monde rénové.Au moins d'un monde intérieur tout de Beauté, de Pureté, de Liberté.Etre libres! Si nous pouvions n'avoir aucune attache.Si l\u2019on pouvait nous erotre.Si le règne des Tartuffes peut finir.Si la vérité peut seulement se faire Jour.Comme nous mourrons joyeusement pour elle.Aurons-nous jamais cet avant-goût de l'âge d'or?Je divague encore.La Beauté est violée, la Purelé est prostituée, la Liberté pourrit enchaînée dans d'ignobles cachots.Et des \u201carrivés\u201d se font (Lettre que j'aurais pu écrire) entre eux d'élégantes courbeltes en manigançant leurs combines.Si tu coulais venir, Galatée, si tu voulais m'aider, il me semble que je pourrais soulever le monde.Je pourrais au moins songer à soulever le monde.Tandis que là, pour qui veux-tu que je songe?Pour moi?Je m'en fous du monde J'en ai eu ma claque, au propre et au figuré.Tous les conformistes, en bloc, me sont tombés dessus.El, si je ne veux pas rester écrasé a tout jamais, il faudra que je leur fasse des concessions.Je te dégoûte> Tu as raison.Je me dégoûte moi-même.Mais je veux vivre.Je veux tellement vivre.Pour toi.Et pour la mission que je me suis donnée.Je me prends au sérieux, tu sais.Mes plans vont probablement tous tomber à l'eau.J'aurai au moins eu le mérite de les rêver.J'en ai tant de mes rêves à te confier, Galatée.Tu es la seule à qui je dis tout, tout.Parce que je veux que tu aies aussi celle même confiance en moi.Même si notre coopération ne devait être que très brève.Un jour, une heure, un moment au-dessus du monde peuvent permettre de telles conceptions.Souviens-toi: \u201cQue faire avec des gars qui n\u2019ont pas encore trente ans ct qui ne désirent pas quelque chose d'énorme, d'étonnant, d'extraordinaire?Que peut-on attendre de ceux qui sont contents de leur vie?\") Ce n'est que lorsque tu comprendras pleinement cela que je te voudrai, Galatée.Plus jamais, sans cela.Si souvent j'ai senti tes doigts dans mes cheveux, ton souffle frais sur ma joue, tes mains sur des touches d'ivoire, la voix adorée dans la nuit pâle.Mais ta voix ne disait jamais ces paroles de Jeu que je désirais, ces mots qui sont du domaine du rêve, de l'utopie, de la folie, ces chimères dont on se berce pour en blaguer ensuite l'impossible réalisation el lerminer sur un pourtant, un si, un peul-élre, enfin une certaine saveur d'espoir.J'ai tant et tant de choses a te dire, à loi toute seule.Des choses que je voudrais te pouvoir murmurer à l'oreille.Mais puisque tu ne veux jamais venir, je Uécrirai encore.u m'as souvent dit que j'étais un inadapté, que je n'avais pas la notion des choses environnantes, de la vie en un mot, que j'étais un peu brute et même beaucoup.Je crois que tu as raison.J'ai souvent le vertige.Je ne vois plus bien où sont les autres.Mais je sais toujours très bien où je suis.Si j'ai parfois l'air de flotter, c'est que je lutte atrocement pour demeurer ce que j'ai vouiu être.C\u2019est que j'ai un but el que je n'ai pas le temps d'avoir pitié de certaines choses qui me barrent la route.\u2014 Il y a aussi des gens que je considére comme des choses.Souviens-toi encore: \u201cII faut, pour faire une œuvre, quelle qu\u2019elle soit, par exemple pour écrire, il faut une espèce d'innocence.[Il faut être un peu brute ct bondir, les yeux fermés.\u201d (2) travers les espaces cl les temps, je baise ta douce main blanche, Galaiée.Si je ne puis être ton Prince Charmant, Je pourrais être au moins la Bête que les charmes de Fée transformeraient.Galatée! Galatée! La musique est si belle.Si tu étais là.PERSONNE (1) et (2) G.Duhamel, \u201cLe Désert de Bièvres\u201d.\u201cJE VOUS La question-titre indique bien que la Société Artistique revient à la charge en vous demandant de vous enrôler dans le régiment \u201cBleu et Or 39\u201d, La Société veut des acteurs et des chanteurs; elle n\u2019a pas demandé des Coquelins et des Ca- rusos.Alors ce n'est pas la peine de tirer la jambe: présentez- vous comme acteurs, corupositeurs ou chanteurs.Déjà, quelques-uns nous ont donné leurs noms, mais les autres, c\u2019est-à-dire la très grande majorité des étudiants, qu\u2019entendent- ils faire.pour assurer le succès de léur@Revue?\u201cY assister!\u201d APPELLE.\u201d Sans doute, c\u2019est très bien, mais ce qui est déplorable, c\u2019est qu\u2019ils ne veulent pas travailler en commun.À ceux-ci, nous lançons un dernier appel.Comme tout régiment bien organisé demande d'habiles techniciens, ainsi \u201cBleu et Or 39\u201d a besoin de bons compositeurs, acteurs et chanteurs.Donc, tous à l'oeuvre et ainsi notre revue est assurée d\u2019un suec- cès sans précédent! Rosaire ARCHAMBAULT, publiciste.N.B.\u2014 N'oubliez pas que l\u2019enrôlement: \u201cvolontaire\u201d dôit se ter- Miner le 157octobre.FACE AUX ETOILES Napoléon, Hitler n'ont jamais dé s'arrêter à contempler un ciel étoilé.Devant l'immensité de l'univers, devant le nombre infini des titans de l'espace, quelle est la juste mesure de l'observateur, point infime sur une terre qui, elle-même, n'est que grain de sable dans l'océan ?Considéré à sa juste place dans le hiérarchie des êtres, c'est-à-dire à mi-chemin entre le microbe et l'étoile, l'homme dégringole du piédestal où son infatuation l'a placé.Il n'est plus le dieu omnipotent qui dispose à son ré des animaux et de la matière morte.n'est, comme tant d'autres, qu'une organisation vivante aux possibilités strictement circonscrites.A tel point que souvent, croyant poser un acte libre, il ne fait qu'obéir à certaines lois inéluctables de sa nature.Les mouvements essentiels, nécessaires, se bornent à peu de chose.Le reste veut ce que valent les ébats d'un oiseau ans le ciel ou le libre vagabondage d'un habitant de la forêt.L'histoire est faite d'actes superflus.Sous le poussée de l'ambition ou d'une nature violente, un homme pert à l'aventure en amenant à se suite une armée, un peuple tout entier: le cours des événements est modifié jusqu'à l'infini.Mais dans quel sens?Sans doute il importeit à l'avenir de la France que César conquit les Gaules.Mais s'il avait échoué, si, à la place e la civilisation latine, l'Europe s'était donné ou plutôt aveit subi un autre idéal, le monde en eût-il été amoindri?Le produit des forces engendrées par l'avènement d'une cause différente aurait-il été supérieur ou moindre?Quand j'étais petit, il m'arrive de me demander quel nom je porterais si mon père n'avait pas marié ma mère.Je finis par découvrir qu\u2019en pareille hypothèse, non seulement je ne porterais le nom ni de l'un ni de l\u2019autre mais que je n'existerais pas.Et j'eus fortement l'impression de l'avoir échappé belle.Mais quoi?Remontons plus haut.Si Un Tel qui à vécu il y a trois siècles avait épousé une autre femme que Une Telle, toute une famille n'aurait pas vu le jour et aurait été remplacée par une autre.Avec quel résultat?Constatons le fait: nous sommes essentiellement dépendants.Héritiers \u2018un capital qui porte de toutes façons la marque des anciens maîtres et auquel nous ne pouvons changer que peu de choses, nous sommes prisonniers du temps, de l'espace et de nous-mêmes, Nos occupations ont pu se modifier, omme n'a pas changé.Il à appris à se lever tous les jours, à cou dans l'ouate, à observer le WEEE sans pouvoir améliorer sa condition, Il a trop soigné la surface.Toute action qui n'a pas pour but le perfectionnement e la personne ou le bien de l'espèce est aussi inefficace @ vaine qu'un coup de fouet dans l'air, L'homme peut se glorifier d'être la seule créature intelligente, il nen reste pas moins que son influence est pitoyablement limitée et que le faible remous occasionné dans le monde par l'avènement d'une révolution ou le gain d'une victoire, pour nous éclatante, ne laisse place à aucune satisfaction exagérée.Si l'homme possède dans l\u2018univers le monopole de l'intelligence, quel pitoyable fiasco que la création.Toute cette machine immense aurait été mise en branle pour permettre à la fourmi humaine d'exercer sa raison raisons nante ?Et avec quel résultat, s\u2019il vous plait?Après des milliers de siècles de tâtonnements et de civilisation, \u2018la terre n'est plus qu'une immense arène Où s'entrégorgent des matamores, L'homme est un être intelligent, il es le roi de la création?Alors, il s'est pitoyablement égaré et ferait bien de se retourner vers ses sujets pour apprendre d'eux comment on pose des actes sensés.J'ai appelé l'homme: fourmi.J'en demande pardon à celle- È ci.J'ai vu des fourmis se battre contre des mouches, des araignées, que sais- je.Je n'ai jamais vu de combat entre eux fourmis, encore moins entre deux groupes de fourmis.Ces bestioles sont assez intelligentes pour employer à leur profit et à l'avantage de la communauté le peu de temps qu'elles ont à vivre.n les voit, constituées en cité, se donner à là construction de l'habitat commun, à l'emmagasinement des victuailles, à la conservation des oeufs; ou bien partir en caravanes à la fondation d'une colonie nouvelle.D'anarchie, de révolution, de guerre, il n'est chez elles jamais question.Elles sont nées pour une tâche, elles l'accomplissent et laissent la place aux générations nouvelles.Les hommes sont moins sages.Jusqu'à date, les générations vivantes se sont plu à faire table rase des réalisations antérieures.Le monde est en perpétuel recommencement; l'humanité reste un enfant qui ne se décide pas à vieillir.L'être intelligent reste le seul à jeter une note discordante dans le concert harmonieux des mouvements de nature.A quand l'avènement du bon sens?Le soleil refroidit.Jean BRUNELLE JOS ET LES ELECTIONS D'innombrables délégations se sont présentées ces jours-ei à la demeure de Jos Lavallée le suppliant presque de poser sa candidature.En dépit d\u2019une victoire certaine et d\u2019un siège assuré à la Législature provinciale, Jos Lavallée, très ému, a dû refuser et dire sa vive reconnaissance.Au lieu que de se lancer dans la politique, il continuera de préparer des \u201cp'tits repas\u201d à 25 sous à ses amis de l\u2019Université.Fondée en 1817 .121 années de fructueuses opérations \u2026 Direction expérimenté.prudente, moderne 0] Koy Sahl Plus d'un million de comptes de dépôt .Ressources $874.255.820.88 LA PUISSANCE D'UNE BANQUE + +» est déterminée par son his« plusde 121 ans, la Banque de Mon- toire, sa politique, sa direction et tréal se tient aux premiers rangs de l'étendue de ses ressources.Depuis la finance canadienne.BANQUE DE MONTREAL Demandez les brocbarettes ; \u201cBanque de Montréal\u2014Aperçu Historique\" e# \u2018Les Services de la Banque de Montréal\u201d 4 DEUXIÈME APPEL Nous vous avions lancé un premier appel aux armes demandant des valeureux soldats des chanteurs mixtes et nous sommes heureux de faire savoir à la nation carabine que nos effectifs sont presque complets! Nous tenons à déclarer à ceux qui se sont volontairement enrôlés qu\u2019ils seront bientôt appelés (par téléphone, nous fait ajouter la censure) et que leurs services seront requis pour les répétitions dans nos vastes arsenaux de la Maison des Etu- diants! A tous ceux qui ont donné leur nom, nous demandons de se tenir prêts à répondre! Ceux qui ne se présenteront pas seront considérés comme déserteurs! Les \u2018\u2018fidéles\u201d pourront être assurés que leur nom glorieux sera inscrit pour toujours dans le livre Bleu et Or de la Revue \u201939! Un autre appel vous demandait de nous remettre les nombreux sketches que votre imagination féconde avait \u2018\u2018pondus\u201d\u2019! La Nation, citoyens, est mécontente de vous! A l\u2019heure où nous écrivons ces lignes tragiques, les fruits de vos élucubrations sont plutôt rares! Nous vous avions fixé jusqu\u2019au 15 de ce mois pour nous remettre ce que nous attendions de vous! Quelques jours à peine nous séparent de cette date et \u2018\u201c\u2018ma soeur Anne, hélas! ne voit rien venir!\u201d Au nom de la Patrie en danger, de ce sol sur lequel vous êtes nés et où vous ne mourrez pas, au nom de ce que vous avez de plus cher au monde, au nom de votre honneur d\u2019Etudiant, au nom de nous autres qui voyons nos coffres à munitions rester démesurément vides, au nom de tout ce que vous voudrez, GROUILLEZ-VOUS! Serait-il possible que de si nobles jeunes gens soient des lâches, des peureux, des têtes où l\u2019on ne retrouve plus ce vieux sang bouil- Ionnant de I'esprit Ie plus pur, que de nobles jeunes gens, disions-nous, soient de ces étres impuissants dont les mains ne peuvent plus se crisper comme jadis sur une plume avide de déverser le trop plein qui y bouillonne! (Une phrase comme celle-là vaut cinq piastres.comme rien pour n\u2019importe quel parti de ce temps-ci! Restera- t-elle sans écho) Allons, héros, descendants de \u201837 et de \u201914, ferez-vous mentir vos grands- pères et vos pères! Aux plumes! Rassemblez-vous en fin de semaine, deux ou trois de la même classe ou de la même faculté ou de n'importe laquelle, et dans un élan de grand coeur, \u2018\u201c\u2018pondez, pondez\u201d et que lundi, le 16, vous fassiez jaillir sur nous un barrage formidable de sketches, d'idées, tout en vous rappelant toujours que votre récompense, outre celle de l'honneur posthume, sera toujours exprimée en bonnes \u2018\u2018balles\u2019, pas de celles qui pourraient vous envoyer ad patres, mais de celles qui vous permettront de monter presque au paradis en payant une bonne petite sortie à celle que votre coeur a choisie entre toutes! N'oubliez pas que c\u2019est chez Monsieur l'aumônier, ou chez notre ineffable Jos, que vous devez remettre ce que nous vous demandons! .SOCIETE ARTISTIQUE CHEFS ET AUX CONCERTS NE COMPTER QUE SUR LA CHANCE TOUT prendre, il vaut mieux être prudent.Certaines économies sont fort coûteuses quand il s'agit d'acheter des imprimés.Le prudence, la sagesse, c'est de confier ses idées et ses projets à des ouvriers experts, à une institution solide et riche de quelque quarante années d'activités.Nul risque à courir, nul retard à craindre, nulle déception possible.Chaque centin dépensé acquiert une puissance décuplée.Service des impressions LA PAIRIE Montréal C'EST COURIR À LA FAILLITE SOLISTES SYMPHONIQUES La Société des Concerts Symphoniques de Montréal a fait connaître, hier soir, les noms des chefs et des solistes qu\u2019elle a engagés pour la saison 1939-40.La série de huit concerts aura lieu à la salle du Plateau, à 8 h.45 très précises non plus le vendredi mais le mardi soir, aux dates suivantes: 31 octobre, 14 et 28 novembre, 12 décembre, 16 et 30 janvier, 13 et 27 février.M.Pierre Béique, trésorier de la Société et son impresario, vient de signer les contrats avec les chefs suivants: Wilfrid Pelletier, pour quatre concerts, Sir Ernest MacMillan, Jean-Marie Beaudet, Eric Leinsdorf et Charles O\u2019Con- nell.La rumeur veut que d\u2019ici lundi, la Société aura également engagé Arthur Bodansky.Les solistes seront les pianistes Vronsky et Babin, le violoniste Roland Gundry, la pianiste Ellen Ballon, le violoniste Zino Frances- catti, le baryton Mack Harrel, le pianiste Jean Dansereau, le violoncelliste Gaspar Cassado, le pianiste Mischa Levitzki.Ces solistes et ces chefs sont tous connus.Il est peut-être bon cependant de dire que Roland Gundry a 19 ans, et que Maurice Imbert a dit de lui dans le \u201cJournal des Débats\u201d que \u201cdepuis le début de Menuhin on n\u2019avait pas vu de semblable étoile du violon.C\u2019est un maitre.\u201d Quant a Zino Francescatti, il débutera comme soliste avec la Philharmonique de New-York quelques jours avant de venir jouer 3 Montréal.\u2018La Société des Concerts Symphoniques a donc engagé des solistes de premier plan, et elle n\u2019a pas oublié les deux pianistes canadiens.si\u201d réputés, Jëän' Dansereaü\u2018et Ellen\u201cBallon.AL oe 2% e sous fie, - \u201cer °.\u2018 .CHOSES DE MUSIQUE LA PURE ET LA MOINS PURE N parle souvent de musique pure et de musique & programme.Malheureusement on en parle comme s'il s'agissait de deux genres qui s'opposent, de deux genres ennemis.On croit volontiers qu'il faut choisir entre l'un et l'autre, comme on choisit entre le communisme et le fascisme, entre la monarchie et la démocratie, entre deux partis politiques.n opte, par exemple, pour la musique pure et l'on méprise profondément la musique dite \u2018à programme\u201d, ou vice versa.i est un tort et c'est une erreur.En réalité, musique pure et musique à programme ne sont pas si différentes qu'on l'imagine.Différence il y à évidemment, mais cette différence provient de ce que l'objet de la musique à programme n\u2019est pas de même nature que l'objet de la musique pure.L'objet de la musique à programme c'est le monde matériel; l'objet de la musique pure c'est l'univers humain, l'univers des sensations, des impressions et des états d'âme.ais n'allons pas nous méprendre.La musique pure ne prétend pas \u2018\u2019décrire\u201d\u2019 des états d'âmes.La musique pure n'est pas non plus une musique qui entend ne rien signifier, une musique ol ne compte que le son pour le son.Une telle musique ne peut exister et quiconque en écrirait ferait n'importe quoi mais pas de la musique.Son but à cette musique ?Non pas peindre, non pas raconter.Tout simplement déposer dans l'âme de l'auditeur des dispositions.Dispositions qui le feront réagir intellectuellement de telle ou telle manière.Je répète: la musique pure ne prétend pas décrire des états d'âmes, elle prétend les faire naître.|l y a là toute la différence du monde.Et la musique à programme ?Elle fait avec l'univers matériel le trovail qu'accomplit la musique pure avec l'univers des âmes.Elle tente à transformer en sons un spectacle ou parfois un événement.Est-ce à dire qu'elle peint ou raconte?Pas u tout.La musique à programme c'est la musique que suggère tel spectacle ou tel événement, c'est une musique-accompagnement, si l'en veut: une musique de scène.Analysons un peu ce qui se passe chez un compositeur dans le travail de l'enfantement.L'image n'est pas jeune, elle forme cliché, mais elle possède l'immense qualité d'être vraie.Car le travail de composition pour le musicien comme pour l'écrivain est une délivrance.Un compositeur n'est pas autre chose qu'un homme qui pense en musique.Ce qui chez l'écrivain vient en mots et en hrases se formule chez le compositeur en musique; c'est-à-dire en sons organisés.as plus qe un roman Ou un poème, une oeuvre musicale ne s'improvise.comme ailleurs il y a travai! et travail douloureux.Supposons le compositeur en proie à une émotion déterminée, définie.La musique nait en lui, s'élabore, prend forme, se perfectionne, tout comme les phrases dans la pensée de l'écrivain.Cela, cette musique constitue un brouillon, un premier jet que viendra transformer le travail conscient.La musique comme la littérature se formule donc dans une création à deux degrés.Premier degré: naissance spontanée; deuxième degré: perfectionnement et \u2018\u2019finissage\u201d.Le compositeur n'a donc pas cherché les notes susceptibles de \u2018peindre\u2019 la joie ou la tristesse; il a laissé sa joie Où sa tristesse créer d'elles-mêmes les notes à leur ressemblance.Et voilà pour la musique pure.Le compositeur se trouve maintenant placé devant un conte fantastique qu'il veut traduire en musique.Choisissons un exemple connu: la ballade de: Goethe: \u201cL\u2019'Apprenti Sorcier\u2019\u201d.Si l'on veut absolument que le célèbre thème grasseyé par le basson \u2018\u2019peigne\u2019\u2019 un balai, on est forcé d'admettre qu'il n'existe pas d'autre manière de représenter un balai.C'est vrai si l'on tient mordicus à la musique- peinture.Mais la question ne se pose pas, l'objection n'existe pas parce que le problème n\u2019est pas tel.Le thème du balai ne \u2018peint\u2019\u2019 pas un balai; il n'est qu'un ensemble de notes, une mélodie rythmée et agencée de façon telle que l'on comprend fort bien qu'un balai puisse se promener accompagné de cette mélodie.Dukas n'a pas cherché à peindre un balai.ll a pensé au balai et le thème est né dans son esprit, y à pris forme, s'y est développé jusqu'à devenir ce que nous savons.Chez un autre compositeur la même idée aurait évoqué un thème différent.Cela réduit à néant la thèse de là musique-peinture.Si les sons étaient des couleurs et pouvaient former des figures il n'y aurait qu'une manière de faire un balai en musique.Mais les sons ne sont pas des couleurs ni des mots, ils sont des sons.érité de la Palice mais vérité que l'on oublie avec une admirable facilité).Et les sons étant des sons il y a cent mille façons de traduire un balai en musique.Passons à une autre idée: l'idée de l'eau par exemple.3 des milliers de thèmes différents.Le compositeur en face du monde matériel procède donc de la même manière que le compositeur en face du monde des âmes.Il écoute chanter l'univers et recueille le message.La preuve de tout cela?C'est que, pour revenir à notre exemple, il n'est pas nécessaire de connaître la ballade de Goethe pour jouir de ls musique de Paul ukas.Il n'est pas besoin d'insister sur ce sujet dont on entrevoit facilement les multiples développements.n conclusion: ne méprisons pas la musique 3 programme.Elle est de la musique au même titre que la musique pure.Elle n'a pas le même objet, voilà tout.L'univers matériel, comme l'univers des âmes fait, que je sache, pertie de la création.Lui aussi, il témoigne.La musique ne s'abaisse donc pas en lui prétant sa voix.Quant à la musique pure, n'allons pas croire qu'elle est réservée aux seuls techniciens de là musique.N'allons pas la négliger en croyant qu'elle s'efforce de philosopher.Ce n'est pas elle qui philosophe, c'est l'auditeur.Cessons de rechercher dans les symphonies des thèmes du destin ou des thèmes de la joie.Ecoutons avec des oreilles neuves et un esprit vierge et la musique se chargera bien, elle, de nous rendre joyeux ou accablés.En un-mot:.que l'auditeur conserve son rôle.jouera: le sien.L'eau à donné naissance A cette condition la musique Jean d'Auray VALLERAND PHOTOGRAPHE ATTITRE DES 306 RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis) _ __ STUDIO: LAncester 5478 °° er : Domicile Outremont : CAlumet 5961 \"CINEMA 1939 Les cinéastes français se pro- » posent généralement de mettre en lumière le talent des artistes, qualité que peut leur envier Hollywood et que ne réussit pas à masquer tout son fatras, Un acteur de la trempe de Charles Boyer devenu jeune premier.Tout de même, il y \u2018a loin de Boyer à Taylor, Sur les huit ou dix films tournés en Amérique, un seul, Napoléon, lui a permis de créer un personnage intéressant, qui peut se ranger sans disgrâce à la suite de ceux joués dans Le Bonheur, la Bataille, Mayerling.Sans injustice, il semble qu'Hollywood tue les talents étrangers.Simone Simon déguisée en clubgirl et Anna Sten complètement oubliée.Quelques-uns pourtant ont évité l\u2019écucil du succès auprès du public américain, et même à cet endroit infernal, ont réussi à rester de grands artistes.Ainsi Garbo.N'oublions pas que, en seuls les rôles de composition, obligeant l'acteur à sortir de lui-même et à créer une fiction vivante, demeurent l'école de l\u2019art et de la gloire.La grande artiste que le St-Denis nous présente cette semaine, Françoise Rosay, ne s'est pas encore résolue à quitter la vieille Europe (si folle à ses heures, mais unique artiste).Grâce à son souple tempérament de \u2018française, Ia comédie et le drame lui réussissent également.Ressource que peut lui envier une May Robson.Cette fois, elle incarne une riche veuve, financière experte, grisée par le charme d\u2019un prince russe ruiné, au regard fascinant.Elle vivait heureuse, entourée de ses filles, Jeanne et Micheline.La présence de cet être de luxe, inutile mais comblé, que les gens corrects appellent un raté, bouleverse les trois femmes.Coureur de dot, il marie la cadette, Jeanne, trop naïve enfant.Tout devient fatal de ce que touche ce Serge Panine.Ce film à l'intrigue banale atteint quelque intérêt par le jeu des acteurs.Une belle scène où Françoise Rosay, déjà amoureuse du prince, lutte contre son désir et se résout au mariage de sa fille.Un regard de l\u2019artiste, chargé de toute l'angoisse de la femme vieillissante, un rictus, un pli des sourcils nous révèlent la duplicité du cœur humain, l'abandon de son rêve.Drame accablant que cet abandon, puisque cette femme croyait encore à l\u2019amour.Citerai-je cette réflexion de Marcel Proust: \u2018A celui qui aime, il suffit de demeurer auprès de l\u2019être aimé.Le regarder vivre rend heureux.\u201d Aux côtés de I'rancoise Rosay, Pierre Renoir dans un rôle effacé pour son talent, et surtout le jeu sobre et nuancé du prince Touka Troubetskoy.Un cynisme naturel aimante le charme de cet hommnie, Les \u2018\u2018Gangsters du Chateau d'If\"\u2019 nous a ramené les agréables chansons de Betty Stockfield.Les colères de cette demoiselle sont parfaitement au point; d\u2019ailleurs ce fut le meilleur du film.Le reste, incohérence et ridicule., Les Actualités jetèrent leur note noire sur l\u2019assemblée.Epou- ses et mères embrassant, peut- être pour Ja dernière fois, maris et fils; tanks, camions bondés de jeunes conscrits, canonade.Hélas! vieille terre, tu te moques de nous! Auprès de cette tragédie, tout drame psychologique semble enfantin.Que Dieu protège nos frères d'Europe.Fernand BROSSARD CONFIANCE VOILÀ CE QU'INSPIRENT LES VETEMENTS ALEX.LANGLOIS parce que © des acheteurs expérimentés choisissent avec soin chaque tissu employé dans la production, parmi les moulins les mieux renommés des Îles britanniques.© chaque complet ou paletot est taillé-individué|lement.sur mesures personnelles.© ls sont confectionnés dans un atelier.possédant le matériel le plus à le page, par une main-d'oeuvre de spécis- \u2018 listes, ils sont entièrement finis à la main.»; i ® l'un des dessinateurs.les mieux connus aumpays, R: Mendato, dirige toute larproduétion.- LES ÉTUDIANTS SOUCIEUX D'ÊTRE BIEN: MIS SE LES PROCURENT CHEZ BE Ad - Le barrage du placement en viager a permis 3 nos 100,000 sociétaires de capter $13,000,000 et de distribuer, cette année, à 45,396 d'entre eux $752,016.67 de rentes, soit un total de $6,477.- 226.53 depuis 21 ans.° + CAISSE + NATIONALE 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peu.Mais celles que j'ai connues valent qu'on les appelle \u201cfemmes\u201d, avec loute la moëlle que ce mot comporte.Chacune d'entre clles, en effet, m'a initié peu à peu, à son insu il va sans dire, aux mystères ineffables et combien cumplexes du cœur humain.Pour cette ratson \u2014 comme pour bien d\u2019autres, d\u2019ailleurs, et que vous consta- lerez à mesure que vous me Îtrez! \u2014 je me suis rendu compte du bien immense que j'apporterais à l'humanité tout entière en lui livrant sans ambages ce que mes expériences successives, parfois pénibles, mais toujours fructueuses, m'ont à moi-même appris.J'y songeais depuis longtemps déjà: une strophe \u2014 ô influence des lectures! \u2014 une strophe d'André Lemoyne m'y a complètement décidé.La voici: \u201c.De temps en temps, \u201cLa pauvre humanité, patiente et robuste.\u201cDans son rude labeur aime qu'une voix jusle \u201cLui chante la chanson divine du printemps\u201d.Une voix juste, ai-je pensé en toute humilité, c'est bien là mon affaire.Et, le printemps, en l'occurrence, cela signifie le printemps de la vie, c'est-à-dire l'enfance, l'adolescence\u2026 Evidemment, cussé-je été égoïste que J'aurais jalousement gardé pour mes propres délices les secrels précieux accumulés, involontairement parfois.au cours de ma petite existence.Mais, outre que je n'ai rien d'un égomane (1), je me rappellcrai toujours la phrase profonde ct souvent répétée d'un de mes vieux professeurs de collège: \u2018En quoi les savants serotraient-ils l'humanité, s'ils gardaient pour cux seuls les secrets de leurs plus merveilleuses décou- verles?\u201d\u2019.Je suis né par un soir triste de février, au cours de la dernière grande guerre, dans des conditions pénibles \u2014 m'a-t-on rapporté plus tard.J'ai toujours cru lenir de ces fails malheureux mon âme névrosée, mélancolique el morbide.Je pesais, m'a-t-on assuré, exacle- ment deux livres el une once.La chose me semble ridicule, mais je n'y puis rien.Ma naissance s\u2019effectua à Pauleville (sise au nord-est de Montréal), où mon père professait la médecine.Pauleoille se compose d'environ 7000 habitants.On m'enregistra solennellement, au son grêle des cloches, sous les saints cocables de Joseph, Siméon, Japhet, Victorin.Mon paternel jugea par la suite que ces prénoms étaient loul simplement ridicules (on me les avait donnés pour plaire à une vieille tante riche) ct, lorsque je m\u2019éveillai à l'âge dit raisonnable, je me connus sous le nom, riche en harmoniques, de Brick.Pourquoi?Je n\u2019en ai jamais retracé l'origine, en dépit de savantes fouilles effectuées dans les archives familiales.x x Xx Une foule de détails intéressants se rattachent à celle première partie de mon existence que je vous livrerais volontiers, si J'écrivais mon aulobio- graphie.Mais là n'est pas le sujet de mon élude.Aussi bien négligerai-je sans pitié mes premières années, pour me lrans- porter sans plus tarder à cet instant entre lous savoureux où, pour la première fois, je sentis mon appareil cordial vibrer de façon insolite sous la flamme caressante de Cupidon, à cet instant inéluctable dont parle le chansonnier Parny: \u201cVous qui de l'amoureuse ivresse Fuyez la loi, \u2018Approchez-vous, belle Jeunesse, Ecoutez-moi.\u2018Votre cœur a beau se défendre De s\u2019enflammer; \u2018Le moment vient, il faut se rendre, I faut aimes!\u201d xX x x J'avais alors huit ans et je mesurais environ trois pieds.(à suivre) BRICK LE MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ET L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE Le service de l'enseignement agricole du Ministère Provincial de M.Jean-Charles Magnan, jeunes en vue de leur fournir la colla- l'Agriculture, dirigé par des et du personnel enseignant rural, boration de tous ses officiers et de toutes ses sections.la disposition \\ l'AG QU i ogy.SERVICES 2 PUBLICITE Le Ministère de l'Agriculture de la Province de Québec ALBERT RIOUX, LS.A., HONORABLE BONA DUSSAULT, .sous-ministre ministre REde, RICULTURE\\N?2 vas ; \u2019 coles d'Agriculture, des problèmes agricoles.7 jeune génération.@ Selon les voeux du récent Congrès provincial de l'enseignement agricole, nous préparons la jeunesse rurale aux tâches futures que nécessiteront les temps nouveaux et les difficiles @ llyasctuellement 1,129 élèves qui fréquentent les institutions agricoles.Les programmes en ont été améliorés considére- ment et la classe agricole apporte de plus en plus son encouragement à cette oeuvre de reconstruction sociale par la @ Préperons pour l'avenir le capital humain à la campagne par les moyens d'une éducation et d'une instruction conformes aux nécessités que la vie rurale imposera demain aux fils du sol.@ L'Agriculture est une affaire d'intelligence, d'instruction, de formation, d'organisation.l'on peut entreprendre pour le relèvement de l'agriculture, Il n'en est pas de plus pressante et de plus fructueuse que la formation des élites rurales.LSA.,\u2018est à cultivateurs De toutes les réformes que 4) \"REGARD Le monde entier subit les premières phases d'une folie criminelle.Anxieux, troublés, nous jetons sur l'avenir un regard craintif.Il nous est défendu de désespérer, d'accord.Mais cette éfense ne diminue en rien notre angoisse.Le châtiment (car la guerre n'est pas autre chose) nous écrasere-t-il à tout jamais?Ou, une fois de plus, la Miséricorde l'emportere-t-elle sur la Justice ?Avec beaucoup d'autres, je cherche fiévreusement des raisons de croire à un salut possible.Je refuse d'admettre la déchéance totale.|! est impossible que tant de témoignages individuels soient perdus.I! est impossible qu'ils n'aient pas été entendus au moins de Dieu.Pour ne pas som- rer, j'ai voulu les réentendre.Un livre, écrit pas une Française, m'en a fourni l'occasion.(1) L'auteur reproduit des entretiens accordés par les principaux dirigeants de la pensée catholique en France.Avec l'espoir de servir, je résume, pour nos lecteurs, quelques-uns de ces témoignages de vie.PAUL CLAUDEL \u2018J'ai voulu dire aux jeunes: Faites attention.omme catholiques, vous serez questionnés et il faudra donner les réponses, non seulement négatives, mais positives; indiquer non seulement des positions, mais des lignes de con- uite, et donner l'exemple du courage, de l'expérience, de la solidité intellectuelle, d'une solidarité affectueuse.\u201d \u2018Ceux qui ont été favorisés par des dons supérieurs ont le devoir absolu d'aider les autres d'une manière intellectuelle et d'une manière pratique.Ne pas craindre de venir en contact continuel et aussi utile que possible avec eux.\u2019 STANISLAS FUMET \u2018Nous avons l'impression qu'il y a tout un système de civilisation pseudo- chrétienne qui est arrivé à son terme ou qui, pris en bloc et superficiellement, a échoué.C'est une faillite qu'il fallait prévoir parce que l'élément non-chrétien que l'on prétendait amalgamé sans dommage au ciment chrétien ne pouvait que faire éclater, un jour, le composé.\u201d \u201cLes catholiques sont obligés de reprendre conscience de leur rôle, et cet acte, dût-il leur coûter cher, n\u2019en est pas moins un bien et l'unique salut.\u201d \u2018\u2019Tel est mon humanisme: l\u2019homme, pour moi, n'est vraiment intéressant par STAN\u2019 que situé dans le perspective de la volonté divine.JACQUES MARITAIN \u201cIl est avant tout demandé aux chrétiens, maintenant, de dégager la foi et la vie surnaturelle de toute inféoda- tion à des formations sociales-ter- restres.\u201d \u201cIl faut d'abord que les chrétiens vivent totalement leur christianisme.Ce n'est pas une question d'apologétique, de propagande, mais de sincérité et de vie.\" \u201cLe jour où surviendra dans l'histoire ou dans la société une politique d'inspiration chrétienne, je dis d'inspiration réellement et véritablement chrétienne, alors on pourra espérer en une révolution véritablement humaine.\u2018 RENE SCHWOB \u201cLa médiocrité des uns, la veulerie des autres, le soi-disant démocratisme, un conservatisme trop souvent égoïste, tout cela se résume dans un manque de vie spirituelle.Peut-être n'est-ce que per un surcroit de souffrances que le regain pourra se produire.\u201d JACQUES MADAULE \u201cPour moi, l'activité profane d'un catholique devrait tendre à l'instauration d'un ordre temporel chrétien ou à la restauration de la chrétienté.\u201d \u2018l'Action Catholique est d'ordre surnaturel, mais la tentative de refaire une chrétienté est sur le plan temporel et d'un autre ordre.\u201d EMMANUEL MOUNIER \u201cNous avons délaissé le règne de Dieu sur terre et laissé les fils de le terre s organiser sans nous., \u201cW faut têcher de restaurer, c'est l'essentiel, une grandeur chrétienne que la peur ne dirige plus.\u201cll faut aller avec prudence, hardiesse et désintéressement dans un monde nouveau Où en tant qu hommes nous sommes solidaires de tout, et que, chrétiens, nous devons sauver.\u201d FRANCOIS MAURIAC \u2018Nous vivons en une atmosphère païenne, nous y baignons.C'est là e grand danger dont nous souffrons tous et qui expose aux pires périls le catholique moderne.\u201d \u201cIl n'y à pas d'une part, la vie sacramentelle, d'autre part la quelité de S CATHOLIQUES SUR LE MONDE.\u201d citoyen.Il n'y à pas un abîme entre les deux vies.vie sacramentelle doit informer toute l'action de l'être humain.\u201cLes catholiques ne doivent être timides.Un problème : ! 7 Se pose, ils doivent I'envisager.Ils n'ont pas seulement le droit mais le devoir À \u2018étudier la question de leur point de vue.R.P.FORESTIER \u201cRedisons-le: il n'y a qu'une ms.nière de révolutionner le monde, de le renouveler et c'est de retourner son coeur, de le convertir sans arrêt.\u201cPlus on s'oublie soi-même pour penser aux autres, plus on est heureux, oins on cherche son bonheur à soi aux dépens de celui des autres, plus on le trouve.Nous sommes créés sociaux.Là encore, impossible d'être eureux si nous ne correspondons pas à notre définition, à ce que Dieu à voulu que nous fussions.\u201d CHANOINE CARDIJN \u201cDieu dit: Si vous donnez à l'ouvrier un mauvais salaire, ce n'est pas e lui que vous abusez, c'est de Moi.Voilà le seul fondement des droits de l'homme.\u201d \u201cLes conditions du travail doivent être organisées en vue d'aider chaque travailleur à réaliser sa vocation humaine, sa vocation de fils de Dieu.inon, il y a plus qu'une guerre, il y a déchéance et haine de l'autorité.\u201d ROBERT GARRIC \u201cIl y aurait très grand péril à ce que la jeune génération catholique mécon- nt qu'elle a été chargée d'un rôle ont elle est particulièrement responsable.: \u2018L'action spirituelle est une chose, et dont l'esprit doit suivre les catholiques dans toute leur vie, y compris la vie civique, mais à la condition qu'il n'y ait de confusionisme et de confusion entre les deux.\u201d + Voilà des paroles à méditer et qui projettent sur notre avenir un faisceau e lumière.Le livre renfermait d'autres messages aussi pleins de vérité.|l nous fallait choisir.(1) \u2018Regards catholiques sur le monde,\u201d per Dominique Auvergne.1 vol.Desclée de Brouwer.LE COEUR D'UN AMI Il est au moins deux choses dans la vie dont un homme ne saurait jamais se passer; la Religion qui répond à un besoin inné de surnaturel et de mystique, et Pexistence d\u2019un être avec qui il puisse partager le fardeau de tous les jours.Dans la Religion l\u2019homme trouve l\u2019explication et le pourquoi fondamental de son existence; elle est pour lui le sens de sa vie surnaturelle et la source où il puise la force pour la conserver.Dans le coeur d\u2019un être semblable à lui, l\u2019homme cherche un point d\u2019appui pour ne pas faillir aux devoirs impérieux que lui impose sa qualité d\u2019être raisonnable.TI déteste se sentir isolé car il a peur et se défie de lui-même, connaissant ses faiblesses et prévoyant ses chutes.Avec lui il franchit les impasses de l'indécision, sa volonté étant doublée.Sa raison, éclairée par les raisons que lui apporte le coeur aimé, comprend le sens des épreuves et la noblesse d\u2019âme qu\u2019implique l\u2019acceptation énergique de la souffrance.Et l\u2019homme reprend confiance à la vue de cet être semblable à lui, qui avec les mêmes .~ ° déficiences surmontent les mêmes difficultés.Dans ce coeur, il cherche le bonheur et comme il n\u2019y a pas de bonheur sans harmonie, il met tout en oeuvre pour faire de cet être un autre lui-même en communion parfaite avec ses idées et ses goûts.Le phénomène se produit par un échange constant de vues, souvent contraires, qui viennent combler dans l\u2019un et l\u2019autre les déficiences respectives.Fournissant chacun à tour de rôle ou la matière première ou l\u2019énergie constructive, ils élèvent conjointement l\u2019échelle qui les fera parvenir à leur fin naturelle, le bon- eur.L'amitié qui unit deux coeurs est comme l'essieu qui joint les deux roues d\u2019une voiture.Quelques fois, elles vont à la même vitesse; en d\u2019autres temps, dans les tournants, l\u2019une doit avancer seule; aussitôt l\u2018autre se transforme en pivot et absorbe tout le poids de la charge pour faciliter la tâche de la première.Et puis toutes deux reprennent la marche normale, intimement Hées et accomplissant la perpétuelle routine « « « de la roue qui tourne.Elles partagent également le fardeau à porter, mais la plus grande partie du poids repose d\u2019abord sur l\u2019essieu qui dédouble ensuite le travail par la répartition des tâches.Et de cet effort commun de deux êtres distincts qui tendent vers un but commun jaillit une force irrésistible que rien n\u2019arrête car elle est à base d\u2019une parfaite compréhension de l\u2019âme humaine, et tend à la satisfaction pleine et entière du grand besoin de l\u2019homme, le bonheur.Prouver que l\u2019amitié est une force créatrice comporte peu de difficultés; mais de lA à en définir le charme et l\u2019amabilité il y à un abîme.Qui de nous peut exprimer en langage humain le sentiment de bien-être et le soulagement qu\u2019elle vous fournit.Elle entretient en vous la flamme de l'enthousiasme et le désir de l\u2019action.L'amitié ne se définit pas, elle se vit.Ka ih 3 Y y Sous la même rubrique, je viens cette année tenter de poursuivre l'œuvre d\u2019un ancien.,que plusieurs ont connu et estimé surtout comme chroniqueur sportif compétent.En vérité Phil.Malouin, ancien directeur sportif de la faculté de Droit et aussi ancien rédacteur sportif de notre journal, avait su donner à notre page ce quelque chose d'intéressant et de vivant qu\u2019il nous faut dans les nouvelles sportives et que tous les amateurs de sport recherchent tant.Vous verrez que déjà Phil nous fait défaut.Mais ne lui en voulons pas ou plutôt il faudrait peut-être lui en vouloir un peu, car il est maintenant bel et bien installé dans un bureau, où (vous ne le croirez peut-être pas) de nombreux clients viennent tous les jours requérir ses services de notaire: actes de vente, testaments et surtout contrats de mariage, enfin tout ce qu\u2019un notaire peut faire (?), y compris les assurances, Phil le fait avec le sérieux traditionnel à sa profession.Mais ne croyez pas qu\u2019il ait délaissé les sports.Au contraire, il s\u2019en occupe ardemment malgré tout, malgré même toutes les jolies \u2018\u2018blondes\u2019\u2019 qu\u2019il compte parmi ses clientes.Mais stop, n\u2019allons pas trop loin, nous devenons peut-être indiscrets.J'ai voulu seulement que vous sachiez et qu\u2019il sache qu\u2019il n\u2019est pas parti tout à fait, car il a laissé dans notre page quelque chose, ce titre, cette rubrique, dans laquelle j\u2019essaierai de suivre son exemple.Et c\u2019est à mon tour maintenant de vous demander i PAR YVES GODBOUT de ne pas m'en vouloir trop si je ne réussis pas très bien.QUELQUES MOTS SUR NOS SPORTS.Les sports connaîtront, cette année, à l\u2019université, espérons- le, une ère de prospérité et de succès.On peut déjà le prévoir, quand on voit à la tête de notre Association Athlétique un Marcel Pinsonnault, grand sportif lui-même, et digne successeur de l\u2019ancien président Lucien Hainault, notre pharmacien du \u2018\u2018coin Laurier\u201d.En effet, le président actuel et tout le comité de l\u2019A.A.ont à cœur cette année de faire vivre, comme jadis, mieux peut-étre, nos sports.Déjà l'association a fait ses preuves.Le tournoi de golf, qui eut lieu à Islesmere, a vu notre président se classer parmi les premiers.Puis il y aura bientôt le tournoi intercollégial de tennis, auquel l\u2019université prendra part.Il est à croire que notre équipe de tennis y brillera encore cette année comme elle l\u2019a fait les années dernières.Souhai- tons-lui dès maintenant le championnat.En effet depuis trois ans, notre équipe s\u2019est classée en seconde place.En 1936, Varsity triomphait avec 12 points, alors que Montréal en prenait 11; en 1937, notre équipe gardait encore le deuxième rang, toujours en avant de McGill, alors que Toronto gardait le championnat; enfin l\u2019an passé, pour la troisième fois consécutive, Varsity retenait 18 points avec le championnat et Montréal demeurait encore deuxième avec 14 points, laissant McGill derrière.Montréal gagnera-t-il cette année?.Enlévera-t-il le championnat aux Torontoniens?C'est bien à souhaiter.Avec des joueurs comme Dérome, champion de l\u2019université l'an passé, Dessaules, champion du Polytechnique, Fortin, Gagnon et peut-être quelques autres étoiles, pourrons - nous ,remporter le championnat malgré la perte du champion du Droit de l'an dernier, André Dussault, ancien capitaine de l\u2019équipe U.de M.Bernard Fortin nous réserve peut-être des surprises avec sa nouvelle équipe.Nous le verrons les 16, 17 18 octobre.ET LE HOCKEY MAINTENANT.La semaine passée, le président de I'A.A.nous apprenait que l\u2019Université s'était retirée de la Ligue Intercolléginle Sénior et par conséquent que nous n'aurions plus d\u2019équipe sénior.Alors plus de \u2018\u2018grand\u2019\u2019 club.L'U.de M.confinera ses activités, cet hiver, dans la ligue intercollé- giale intermédiaire.Des raisons majeuresont décidédu tout.Sans vouloir critiquer l\u2019administration de l\u2019association que \u2018je reconnais très compétente en la matière, il me semble regrettable qu'on n\u2019ait pu faire autrement, car ainsi nous aurons probablement tué le hockey intercollégial sénior.Nous ne devons pas nous faire illusion sur ceci: qu\u2019il sera très difficile l\u2019an prochain ou quelques années plus tard de rentrer dans les cadres de la ligue intercollégiale sénior et surtout d'y faire bonne figure.Ou prendrons-nous les joueurs.Espérons que des \u2018\u2018étoiles\u2019\u2019 de hockey se décideront alors de suivre des \u2018\u2018cours\u2019\u2019\u2026 t Eola, PARADE DES SPORTS LES QUILLES \u2014 LE GOLF La ligue de quilles de notre faculté bat son plein.Le match d\u2019ouverture eut lieu, la semaine dernière, entre la lière ct la 3ième et cette dernière remporta une belle victoire, enlevant deux parties à l\u2019adversaire pour gagner 3 points.La lière fit de même avec ses confrères de 2ième dans une autre rencontre, alors que cette fois ils remportèrent tous les honneurs, c\u2019est-à- dire quatre points.La Sième en était quitte avec un blanchissage.Et bientôt ce fut au tour de la 3ième de subir | un blanchissage devant l\u2019élan victorieux des gars de lière, qui remportèrent de nouveau quatre points.Ces deux derniers matches permirent à la première de s'installer solidement en première position.Voici le classement des équipes: PJ.P.G.P.P.T.G.Points lière.\u2026.\u2026.9 7 2 2 9 3ième.\u2026.6 2 4 1 3 2ième.3 0 3 0 0 Moyenne des joueurs de In Ligue: À remarquer que, sur cette liste, les moyennes de ceux n'ayant qu\u2019une ou deux parties figurent tout de même.PAR LEONCE COTE Parties jouées Total Moyenne Lalonde.3 341 113.7 Fortin.6 666 111.0 Hébert.9 920 102.2 Gauthier.6 600 100.0 Houle.0 587 07.0 Bonin.6 573 95.5 Godbout.9 855 05.0 Simard.6 555 02.5 L'Heureux.9 806 89.6 Ross.3 250 86.3 Beauchemin, 4 341 85.3 Racine.3 254 84.7 Coté.6 495 81.9 Hodge.2 160 80.0 Crépeau.2 145 72.5 Payette.3 211 704 Ouimet.3 207 09.0 Poirier.3 184 61.3 Mercure.1 58 58.0 LE COMITE Tony Morse de l'Université de Toronto n conservé pour In deuxième année consécutive le championnat de golf intercollégial ct pour lui-même et pour Varsity qu'il représente.Quant à In possession de In coupe Ruttan, il est à remarquer que Varsity est vainqueur pour ln scizième fois cette année alors que McGill l\u2019a gagnée six fois.Morse fut sans contredit la vedette du tournoi.Il n fait le parcours d\u2019lslesmere avec la précision et le jugement des meilleurs professionnels pour réaliser une carte de 73-78:151, soit 5 coups en avant de son copain Stephens de Varsity et de Povies du MeGill, qui le suivaient avec 156.Marcel Pinsonneault se classa quatrième.Rénlisant des \u201cpars\u201d et des \u201cbirdies\u201d presque à volonté, jouant une partie sans erreur malgré une pluie intermittente, Morse n complètement déroulé ses adversaires et sa victoire n\u2019a pus fait l'ombre d\u2019un doute dès le commencement.H est regrettable que notre brillant golfeur Marcel Pinsonneault n\u2019ait pas répété ses brillantes performances de Laval-sur-le-Lac, Lucerne, Beacons- field et S.-Bruno.Nos porte-couleurs ont joué de malheur et n\u2019ont certes pns obtenu le succès qu\u2019ils méritaient.Toutefois nos amis Pinsonneault et Badeaux nous ont représentés avec honneur et nous devons les en féliciter.Ne nous décourageons pus.Le temps a un mot à dire dans le domaine des sports.Et viendra un jouroù une équipe canadienne - française, une équipe de l\u2019Université de Montréal remportera le championnat intercol- légial de In coupe Ruttan.AUX AMATEURS DE TENNIS Le professeur Bernard Fortin s'engage à conduire ses élèves au championnat ! Les cours se donnent le dimanche, au p'tit matin! AUTOUR Dimanche dernier, le 8 octobre, le Club de balle-molle de l\u2019Université de Montréal (car vous savez que l\u2019U.de M.a des représentants dans toutes les branches du sport) faisait l\u2019invasion du territoire accidenté qui s'étend de l'Institut Agricole d'OKA jusqu\u2019au lac des Deux-Montagnes.À première vue, le losange sur lequel devait se dérouler l\u2019action nous sembla aussi difficile d\u2019accès que la ligne Siegfried.C'est pourquoi notre grand stratégiste le capitaine Pinsonnault décida de ne se servir que de sa grosse artillerie pour briser la résistance de l'ennemi, mais celui-ci nous prit à l'improviste avec son artillerie légère et avant que nous ayons eu le temps de nous rallier, il avait déjà compté 7 points.On fit quelques changements dans l\u2019état- major et, à la quatrième manche, par suite d\u2019une attaque-éclair, 1'U.de M.parvint à compter sept points et À égaler le compte.Les Okakois tous prirent alors, en dépit des règles du droit international, par notre point faible, la gorge et le nez, en nous lançant des fromages asphy- Xiants qui nè tardèrent pas à décimer nos rangs.Mais on avait agi sans tenir compte de nos réserves, car, à ce même L'ÉTUDIANT ÉLÉGANT CHOISIT SON COIFFEUR AVEC SOIN Salon LA PATRIE A.MORO, propriétaire 176 est, rue Ste-Catherine Édifice Le Patrie HUIT BARMERS À VOTRE DISPOSITION DES BUTS moment où tous les grands observateurs militaires nous croyaient en déroute, notre grosse \u201cBertha\u2019\u2019, Beau- chemin, se mit à cracher sa mitraille mortelle, si bien que toutes les montagnes environnantes en tremblaient.A la tombée de la nuit, on dut cesser les hostilités après neuf manches d\u2019un combat sanglant où l\u2019ennemi se montra supérieur par la faible marge d\u2019un point.Le score final fut de 18 à 17.Après le combat réglementaire, nos porte-couleurs lancèrent une attaque à la baïonnette dans les cuisines d\u2019OKA et André \u201cCaramel\u201d Lalonde trouva encore le moyen d\u2019enfermer deux tartes entières.Lors de cette partie mémorable, tous les joueurs se distinguérent et firent preuve d\u2019un courage vraiment héroïque, car la plupart n\u2019avaient pas touché à une pelote depuis près de deux ans.Si la grosse \u201cBertha\u201d Beauchemin n\u2019avait pas cu ses souliers neufs peut-étre aurions-nous pu remporter la victoire, mais il préféra rester debout dans une boîte à beurre pour protéger ses chaussures et ce n\u2019est qu\u2019à la sixième manche qu\u2019il décida de se déchausser\u2026 Il était facile, lundi, de reconnaître les survivants de cet engagement; en effet, on aurait dit qu'ils avaient des jambes de bois et un corset d\u2019acier\u2026 Nous tenons à remercier les Okakois pour la courtoisie avec laquelle nous avons été reçus et j'espère qu\u2019ils nous feront le plaisir de nous accorder Une revanche.Voici la première liste de noms des survivants de cette agréable tragédie.Jean Martin, rec.; Gaston Lalonde, lanc.; Roland Charette, ler b.; Guy Hébert, 2e b.; André Lalonde, arrêt court; Roland Racine, 3e b.; Marcel Beauchemin, Marcel Pinsonnault, Paul L'Heureux et Roger Laverdure, vaches; Observateur militaire ou arbitre: Maurice Laverdure.Roland RÂCINE NOUVELLES Depuis la semaine dernière, toutes les constitutives ou à peu près, ont commencé leur travail.L'Association athlétique a pris les devants.D'abord, nos joueurs de golf, Badeaux et Pinsonnault, nous ont représentés au tournoi in- tercollégial a Islemere.Et quelle surprise, plutôt ancienne habitude!, nos porte-couleurs ont failli à la tâche.Pinsonnault a dû se contenter de la quatrième place et Badeaux suivait d\u2019un peu plus loin.Mais, qu\u2019importe, l'Université de Montréal était représentée, et sans frais exorbitants.Le tennis sera le deuxième article à notre programme.Notre gérant Bernard Fortin nous parle d\u2019un championnat pour Bleu et Or.Espérons que tout ira selon les expectatives de notre tennisman en chef! L'Association tiendra, le mercredi soir 11 octobre, sa deuxième assemblée.\u2018On étudiera le projet soumis à la première féunion de former une ligue de hockey inter-facultés, et en même temps une ligue de quilles, peut-être aussi de ping-pong.Le Conseil de l\u2019A.A.est résolu d\u2019intéresser le plus grand nombre d\u2019étudiants possible aux différentes activités sportives de l'Université.Le merveilleux projet soumis DE L'A.A.aux autorités la semaine dernière semble avoir pris place sur le rayon de la bibliothèque des \u2018\u2018projets à l\u2019eau\u201d, mais l'exécutif de l'A.A.a décidé de le sauver des eaux.Plus le temps passe, plus les membres du Conseil de l\u2019A.A.sentent que tous leurs efforts resteront vains si cette chère indépendance suivie de la nomination d\u2019un directeur sportif n\u2019est pas obtenue.Nous serons en mesure de donner plus de détails à ce sujet la semaine prochaine.A l\u2019assemblée du 11 octobre, il sera question de voter le budget de l\u2019A.A., le Conseil de l'A.G.E.U.M.veut savoir ce que ça coûtera pour les sports cette année.C'est très difficile à dire, puisque le hockey sénior est disparu, et que le hockey inter- facultés et les quilles renaîtront: dépenses que l\u2019on peut difficilement apprécier car c\u2019est du neuf.Néanmoins, I'A.A va présenter un budget au meilleur de la connaissance des membres de son conseil.Plaise aux dieux que ce budget rencontre l\u2019approbation de nos édiles de l\u2019A.G.E.U.M.Alors, d\u2019ici la semaine prochaine, le Conseil de l\u2019A.A.continuera d'abattre l\u2019ouvrage avec enthousiasme et entrain.Marcel PINSONNAULT Coils Hhéshals 335 est, rue Sainte-Catherine VETEMENTS ET ARTICLES POUR HOMMES ESCOMPTE:SPÉCIAL AUX: ÉTUDIANTS N .PY LE TENNIS Je rencontrais un touriste, ces jours derniers, qui me disait avoir beaucoup voyagé: Nous parlions de choses et d'autres et finalement la conversation en vint sur le climat canadien.En été, c'est le plus beau pays du monde, me disait-il; mais, en d\u2019autres saisons, 0 quel sale pays! C'est peut-être une question d'habitude et j'excuse ce pauvre type de ne pas apprécier les variétés de notre climat, qui sont autant de renouvellements de notre vie.Mais les joueurs de tennis vont maintenant trouver qu\u2019il a bien raison.Il faut cependant féliciter les organisateurs et surtout les concurrents d\u2019avoir, malgré la température souvent inclémente, profité de toutes les belles journées pour faire progresser la marche des différents tournois de facultés.Chacun a pris les \u201cp'tits chars\u201d et est allé suer aux quatre coins de la ville.C\u2019est très regrettable, mais nous n'avons pas de courts sur le terrain de l\u2019Université.Donc tous ont bien couru; quelques sautes d'humeur, beaucoup de balles dans les clôtures.Résultat: presque tous ont perdu honorablement, laissant en haut de la pyramide quelques unités qui ont réussi à conserver leur réputation intacte.Permettez-moi de féliciter, en passant, les étudiants en médecine, qui acquièrent déjà cette eran- de qualité de leur profession: la ponctualité.Leur tournoi a été le premier terminé.Félicitations au vainqueur: Léon Dérome.En droit.On mande de source autorisée que Léonce Côté, bien décidé de gagner, manie tous les soirs sa raquette dans sa cham- \u2026 : bre, avant de se coucher.Il-n\u2019attrape pas\u201ctrop souvent, paraît-il, les barreaux de sa couchette.Dans le domaine du- tennis in- tércollégial;.je - crois.que nous + avons cette année de grandes chances de remporter les honneurs.Nous avons toujours fait belle figure et je crois qu\u2019en fait c\u2019est là un des sports où l\u2019Université s\u2019est toujours le plus distinguée.Comment expliquer ce fait?C\u2019est que le tennis ne devient un sport d'équipe que par ocasion.Chacun, malgré le groupe, conserve son individualité de joueur.Il n'y a formation d'équipe que par sirgple juxtaposition d'unités distinctes et, malgré que l'entrée dans un bloc contribue puissamment à améliorer le jeu de chacun, il reste quand même que la vie- toire individuelle, et non collective, demeure l'intérêt suprême.Nous possédons, cette année, une excellente équipe, mieux balancée que celle des autres universités, Léon Dérome, Jean Des- saulles, Georges Gagnon et plusieurs autres sont tous de bons joueurs et qui ont fait leurs preuves.Je suis assuré que nous reviendrons de Toronto avec les honneurs du tournoi.Bernard FORTIN, Capitaine du tennis.4 L'ETUDIANT AMÈNE \"SES PETITES AMIES © CHEZ: A [SGERACEMO 412 ent, tue Ste-Catherine\u201d ATR CLIMATISÉ ue TA eg memos a Page_hult * \u2018Dans un discours prononcé devant l'Université de la Sapience, le pape Léon XII affirmait qu\u2019une ce inaugurale a la valeur d\u2019un engagement très net, pris par les professeurs et les étudiants, de mettre en acte le programme de la vie universitaire.Une Messe du Saint-Esprit revêt d\u2019un caractère sacré une telle promesse.Tout à l'heure, Messieurs les Professeurs, n\u2019allez-vous pas eceller d\u2019un serment votre fidélité à ce programme?Et vous, Messieurs les Etudiants, devant ce geste solennel, venant à la suite de la prière par excellence, la Sainte Messe, ne pouvez- vous pas pressentir la gravité de .cette vie?Quel cst donc ce programme?quelle est la vie véritable d\u2019une université catholique ?en quels bienfaits cette vie est-elle féconde ?Voilà le sujet que nous voulons traiter brièvement devant vous.En le faisant, nous rejoignons les préoccupations des grands universitaires catholiques de l'heure présente; et nous ferons revivre la pensée d\u2019un autre pape, qui au cours de son pontificat, voulut se faire lui-même l\u2019éducateur des universitaires: sa Sainteté Pie XI, de si vivante mémoire.Puissiez-vous, Messieurs, retrouver dans ces enscignements, ln fierté de votre vocation ct l'encouragement à une tâche si fertile en sacrifices.On a souvent repris, ces dernières années, le thème de la mission ou de la fonction de l\u2019enseignement univer- gitaire.On reconnaît aisément en l\u2019université un centre de recherches et d'invention; un foyer d\u2019études où la jeunesse vient s'informer des techniques des sciences et des arts, indispensables à la profession.Mais à une époque où les savoirs se fragmentent sans cesse, au bénéfice incontestable des problèmes particuliers; à une époque où les techniques deviennent de plus en plus spéciales, on se rend compte de la nécessité urgente d\u2019appuyer l'instruction à une solide éducation, pour-ne pas courir le risque de voir In science tomber dans un utilitarisme exclusif; la profession déchoir dans le métier; et la civilisation authentique voué à un arrêt mortel.Car, enfin, nous sommes des hommes et une activité humaine pose des .problèmes d'ordre intellectuel et d\u2019ordre moral, dont les prolongements s'étendent bien au-delà du champ de la spécialité.Aussi, l\u2019université faillira-t-elle à sa tâche, à moins de donner une éducation véritable, c\u2019est-à-dire, de contribuer à In formation de toutes les activités de l\u2019homme qui pourra tirer de ses études, non seulement l\u2019instrument, l'outil essentiel à l\u2019exercice de 8a profession, munis aussi une préparation intégrale à sn vie d'homme.C\u2019est dire, Messieurs, que l\u2019université est avant tout un foyer de culture, et non seulement un lieu d\u2019érudition, d'accumulation indéfinie du savoir, Or la culture n\u2019a pas seulement un contenu intellectuel qui In diversifie selon les sciences qui sont à sa base; elle présente aussi un contenu moral.Si, comme on l\u2019a écrit, \u2018la culture résulte essentiellement d\u2019une connaissance qui donne du jugement\u201d; si elle est par nature \u201cune aptitude à juger\u201d; l\u2019homme cultivé jugera sans doute des choses de sa science selon les lois qui lui sont propres, mais il devra aussi tenir compte du rapport de ces lois à celles de l\u2019univers qui l\u2019entoure, et surtout aux lois de cet univers non moins réel, non moins impérieux dans sa nécessité, nous voulons dire l\u2019univers de su nature d\u2019homme, de sa vocation terrestre, de sa vocation céleste.Et c\u2019est ici, Messieurs, que s\u2019insère la fonction originale de l\u2019université catholique.Notre intelligence, en effet, & un besoin profond d'unité.Faisant œuvre de vie, clle ne peut édifier de réel savoir qui ne soit organique, dont les éléments, si divers soient-ils, ne convergent vers unc harmonie, au scin même d\u2019une science spéciale comme dans la hiérarchie des sciences.Bien plus, ce désir d\u2019unité semble insatiable, tant que l\u2019esprit, étendant sans cesse ses perspectives, n\u2019a pas trouvé Li BN) LA VIE DE L'UNIVERSITE CATHOLIQUE de réponse aux problèmes plus universels de l\u2019être, de la vie, de l\u2019homme, de la société, de Dieu.Qu\u2019il le veuille ou non, le savant, et À sa suite l'étudiant, ne peut éluder ces problèmes.Il est des sciences qui posent ces problèmes avec acuité, et qui dans leur développement, leur procédé d\u2019exposition, l'importance relative accordée aux questions de leur ressort, sont commandées par une conception générale de la vie et du monde dont il leur est impossible de secouer la tutelle: ainsi, la Politique, l\u2019Economie, le Droit, la Médecine, l\u2019Hygiène, la Psychologie.Il en est d\u2019autres qui, pour faire place plus large à la technique, paraissent d\u2019abord indifférentes à de telles préoccupation; mais elles finissent tôt ou tard par les rencontrer, car les techniques sont au service de l\u2019homme et posent dès lors la question fondamentale de leur utilisation humaine.Or la Révélation, Messieurs, est un fait historique; le Catholicisme en est un autre; et l\u2019université catholique atteste, par son existence, In mission et la volonté éducatrices de l\u2019Eglise.Le Catholicisme n le privilège, qu\u2019il peut d\u2019ailleurs justifier, de posséder la seule et unique réponse à tant de questions que se pose le savant aux frontières de sa spécialité; et seul alors le Catholicisme peut-il donner à la vie de esprit l'harmonie de son développeinent et la fécondité de son labeur.On voit maintenant que l\u2019université catholique, en plaçant À sa base les principes de ln Foi et les conclusions de la Théologie, à pour mission d'assurer à la culture ce contenu chrétien qui a si profondément modifié l\u2019orientation des âmes, le cheminement de la pensée, et, du même coupla structure entière de la civilisation.Voilà en effet le lien vital, dime réelle de l'université catholique.Sans doute, nous ne commettrons pas l\u2019erreur de proclamer la catholicité des sciences.Il y à longtemps que Thomas d\u2019Aquin a jugé le procès de l\u2019autonomie légitime de In Science et de In Foi, et laissons, Messieurs, à des philosophes aussi pauvres de rénlisme que d'honneur, la stérile prétention d'édifier une science naziste ou marxiste, comme l'ont attesté de récents manifestes ou congrès.Mais retenons quand même la leçon de ce fait: tout homme a du monde et de la vie une vision, une conception qui dirige ses jugements, sollicite ses conclusions.Car l'on ne peut juger de rien, sans prendre parti sur tout.D'ailleurs, devant les problèmes de la vie, de ln société, de Dieu, l'esprit ne saurait, en dépit de ses protestations, rester neutre : les nécessités de l\u2019action sont trop impéricuses, ct la pratique tourne sans cesse autour de ces questions fondamentales, dont In solution ne souffre pas de retard.La solution, Messieurs, nous est offerte par l\u2019université catholique.Aussi, devons- nous remercier In Providence, qui nous fournit ainsi un magnifique programme de culture intégrale, A contenu intellectuel, à contenu moral, à contenu chrétien; programme dont l\u2019histoire a prouvé toute la fécondité et qui donne à l'université catholique son véritable visage comme sa profonde raison d\u2019être.En devenant le souffle animateur et inspirateur de la vie universitaire, le Catholicisme, loin d'être pour la science une entrave à son libre développement, ne peut exercer sur elle qu\u2019une salutaire influence.Un maître de la pensée catholique italienne, Giuseppe Toniolo, ne craignait pas d\u2019affirmer que \u201cla religion est une pédagogie géniale et constante, ou, si l'on préfère, une méthodologie scientifique, capable, mieux que toute autre, de servir au progrès des sciences\u201d.La hardiesse de cette La Messe solennelle du Saint-Esprit, qui marque l'ouverture officielle des cours à l'Université, a eu lieu dimanche dernier, à l'église St-Jacques.Un nd nombre de professeurs et d'étudiants de toutes les Facultés et Ecoles y participèrent.: Le R.Père Léo Morin, c.s.c.officiait.Après l'Evangile, Mer le vice-recteur évoqua comme d'habitude le nom des disparus de l\u2019année.Le sermon de circonstance fut prononcé par M.Lucien Martinelli, prêtre de S.-Sulpice, immédiatement avant la prestation du serment professoral.Il nous plait particulièrement de donner à nos lecteurs le texte intégral de la très remarquable allocution de M.Martinelli.Qu\u2019il veuille trouver ici l'expression de notre vive gratitude.pensée peut d\u2019abord étonner.Mais si l\u2019on relit la parabole du Christ sur le ferment sacré de la vie surnaturelle; si l\u2019on médite sur le rapport mystérieux d\u2019une causalité à une autre, on finit par en saisir la justesse profonde.En effet, la vision catholique du monde se révèle des plus fécondes pour la science et les hommes qui la cultivent.Le Catholicisme inspire d\u2019abord au chercheur, professeur ou étudiant, une attitude de l\u2019esprit et du cœur, éminemment favorable au savoir.Du sommet des vérités surnaturelles qu\u2019il a appris à contempler et à aimer comme la parole même de Dieu, l\u2019universitaire catholique redescend vers la plaine du créé, avec, dans l\u2019âÂme, un respect et un amour agran- is pour sa science à lui, dans laquelle il voit désormais un reflet de la pensée divine qu\u2019il a mission de découvrir.De là une sorte de sens religieux en face de la vérité: l\u2019universitaire catholique comprend davantage le sérieux de la pensée, l\u2019intérêt de la recherche; et son esprit découvre en lui-même des exigences de rigueur, sa volonté nourrit un sentiment d\u2019objectivité qui le mettent en garde contre les caprices de la recherche, les demi- solutions, le vague des réponses.Loin de décourager, ces exigences accrues LE CONGRES Le prochain congrès de l\u2019Assoclation canadienne-française pour l'\u2019avancement des sciences, le huitième congrès, pour être précis, se tiendra à Ottawa.C'est ce qu'a décidé le nouveau conseil de direction de cette association qui groupe presque toutes les sociétés scientifiques du Canada francais.C'est d\u2019ailleurs à la demande des sociétés affiliées à l'ACFAS de la région d\u2019Ottawa que cette décision a été prise.Les élections qui se tinrent à l\u2019assemblée annuelle donnèrent le résultat suivant: M.le Dr Georges Préfontaine, professeur à l\u2019Université de Montréal, passe du poste de premier vice-président celui de président de l'ACFAS.Il succède ainsi à M.le Dr J.-Edmour Perron, professeur à l\u2019Université Laval.Le conseil de direction se compose comme suit: premier vice-président, M.Henri Roy, i.f., directeur de l'écets - des gardes-forestiers de Duchesnay et professeur à l\u2019Université Laval; second DE L'ACFAS vice-président, M.Paul Rioux, directeur de l'office provincial des Recherches scientifiques; le secrétaire et le secré- taire-adjoint ont été réélus unanimement dans la personne de M.Jacques Rousseau, sous-directeur du Jardin Botanique de Montréal, et de M.le Dr Joseph Risi, professeur à la Faculté des sciences de Laval.Il en est de même du trésorier, M.Victor Doré, secrétaire- trésorier de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Quant aux conseillers, ce sont, on le sait, tous les présidents des sociétés affiliées et en plus les conseillers suivants, désignés pour faire partie du comité exécutif: MM.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province, Léo Pariseau, professeur de l\u2019Université de Montréal, Adrien Pouliot, secrétaire de la Faculté des sciences de Laval, et M.Armand Circé, directeur de l'Ecole polytechnique, de Montréal.Ce dernier a été élu hier pour remplacer À ce poste M.Paul Rioux, qui devient second vice-président de l'ACFAS.EN MARGE \u201cPAX ROMANA\" A la suite de ficheux malentendus, notre Quartier Latin ne figurait pas à la grande exposition des publications des étudiants catholiques, tenue à l\u2019Université Fordham de New- York, pendant le Congrès de Pax Romana.C\u2019est vraiment dommage.Surtout quand on tient compte des commentaires particulièrement élogieux qu\u2019ont eus, à son endroit, ceux qui le connaissent et qui ont bien voulu nous communiquer leurs impressions.Pendant un diner avec Rudi Salat, secrétaire administrateur de Pax Romana, je lui demandai ce qu'il pensait du Quartier Latin, et comment il se comparait avec les publications européennes du méme genre.\u201cLes étudiants catholiques d'Europe, je le cite, n'ont aucun journal qui égale le Quartier Latin\u2019.Il se permit ensuite quelques suggestions: \u2018\u2018Avant de croire qu\u2019une feuille émet l\u2019opinion de tout un pays, demandez-vous bien ce qu\u2019elle représente, dit-il, car je remarque parfois, chez vous, une tendance à conclure trop vite.: par exemple, il serait dangereux de dire que les Belges pensent ainsi parce qu'un journal belge dit telle chose.Publiez plus souvent des articles décrivant le mouvement des étudiants catholiques dans le monde, articles écrits, soit par des étrangers, soit par des Canadiens ayant vécu A I'étranger.Echangez des articles avec les autres journaux, etc.\u201d J'ai alors expliqué a M.Salat, les échanges commencés avec Québec et Ottawa, précisément à l\u2019occasion de Pax Romana, et que nous avons l'intention de continuer.Nous avions noté, à ce propos, l\u2019an dernier, dans un numéro du Quartier Latin, les efforts entrepris scus l\u2019administration Johnson, pour intensifier les rappro- chementsOttawa-Québec-Mont- réal.En attendant, Messieurs de Laval et d'Ottawa, multiplions nos échanges dans tous les domaines (religieux, national, intellectuel, sportif, etc.) et restons unis.André BACHAND MESSE UNIVERSITAIRE Une messe spéciale pour les Etudiants des diverses Facultés et Ecoles de l\u2019Université est célébrée à 9.heures 30, chaque dimanche et fête d'obligation, à la Maison des Etudiants.[a \u2018 CORDIALE BIENVENUE ! deviennent pour l\u2019universitaire catholique l\u2019aiguillon du succès.Car il puise d'abord, dans l'ascèse chrétienne, l\u2019ensemble des vertus dont l\u2019action, par un phénomène d\u2019irradiation merveilleuse, s'étend jusqu\u2019au domaine même du savoir naturel.De là un consentement joyeux aux recherches préparatoires, si humbles, si patientes et pourtant si tenaces; de là les batailles ardues livrées contre ses propres faiblesses, contre les difficultés de l\u2019extérieur et celles, non moins écrasantes qui sont intrinsèques au savoir; de là les sacrifices allègrement acceptés, puis J\u2019ardeur, l\u2019enthousiasme jamais pris en défaut; de là en somme cet amour du travail, cette conscience professionnelle qui ne peuvent mériter que le succès.Sans compter que le Catholicisme, par toute sa doctrine, comme par toute son histoire, donne au chercheur un sens merveilleux de la continuité et de la mesure.Le sentiment que le travail scientifique se prolonge sans fin vers l\u2019avenir, met en garde l\u2019universitaire catholique contre une ambition personnelle démesurée, contre un égoïsme de laboratoire qui lui masque l\u2019ensemble et la hiérarchie du savoir; contre le péché philosophique par excellence, le péché de l\u2019intelligence séduite par une science en laquelle elle prétend retrouver le type supérieur et la norme absolue de toute science.Oui, la vision catholique du monde est capable d\u2019inspirer au professeur et à l'étudiant, d'alimenter en eux une véritable attitude scientifique.Cependant, le Catholicisme apporte la science un secours de valeur encore plus précieuse, car il éclaire de ses principes le sens dans lequel doivent se rechercher les solutions scientifiques elles-mêmes.Comme un temple aux verrières lumineuses recule l'épaisseur de la nuit qui l\u2019entoure, ainsi le Catholicisme communique à la science certaines idées directrices dont la fécondité est en quelque sorte inépuisable.D'abord le Catholicisme est centré en Dieu.Il part d\u2019en haut, il voit tout à partir d\u2019en haut.Et là que rencontre-t-il, sinon le dogme de la Providence dont les lois générales impriment À l'univers un ordre, une finalité qui font partie du réel et ne sont pas seulement des vues abstraites de la raison.Or n\u2019est-ce pas le rôle du savant de découvrir dans le créé, ces idées générales, cet ordre, ce système de lois sans lesquels il n\u2019y a pas de science véritable?Et la pensée que cet ordre, que ces lois sont là véritablement cachés sous le flot tumultueux des phénomènes, donne à l\u2019universitaire catholique, au cours de ses recherches personnelles, un sentiment de confiance dans les résultats de ses efforts, dont les tâtonnements aveugles se convertiront un jour en une joyeuse certitude.Des hauteurs de Dieu, le Catholicisme descend ensuite vers l\u2019homme, dont le mystère de l\u2019Incarnation, le mystère de l\u2019Homme-Dieu, révèle au monde l\u2019étonnante grandeur.Et, chose renversante, c\u2019est précisément ce mystère qui fournit au catholicisme cet ensemble de solutions universelles, qui constituent pour les sciences, celles de l\u2019homme et de la société en particulier, le plus merveilleux des éclairages.Nous savons désormais qu\u2019en tout ce qui concerne l\u2019homme, la morale, la société, la vérité se trouve au sommet d\u2019une pyramide où le créé se rencontre avec Dieu.Car ainsi qu\u2019on l\u2019écrivait récemment, le Catholicisme \u201ccherche la juste position en tout, et ne demande à qui que ce soit que d\u2019être raisonnable, divinement raisonnable\u201d.Et la divine raison ne saurait avoir sur les êtres que des vues partielles; la divine raison éclaire tout.Et le Catholicisme qui a reçu les confidences divines, présentera à son tour une synthèse où rien ne lui échappe de la réalité.Il acceptera les lois positives de la matière; mais il sauvegardera le mystére de Vesprit.tra la nécessité, mais il défendent liberté.Il exaltera l\u2019autorité, mais {| rappellera les droits sacrés de la personne.Il fera du patriotis vertu, mais il prêchera la raters des nations.Il sera pour la paix mais il'plaidera pour Ja juste guerre, 1 encouragera l'essor des techniques économiques, mais il n\u2019oubliera que les techniques doivent être humaines.En un mot, il réconciliera mystère et l'évidence rationnelle: } _ grâce gratuite et l'effort humain- l\u2019individu et la collectivité; la voca tion terrestre et la destinée céleste l\u2019humanité.¢ Qui ne voit alors comment l\u2019uni sité catholique, dépositaire do vérités, offre à ses professeurs comme À ses étudiants, un rempart solide contre ces solutions qui voudraient bien se qualifier de radicales, quand elles ne sont que des vues simpliste sur une réalité autrement complexe: quand elles ne sont que des positions médiocres dues à une carence totale du sens du mystère, du sens de l'universel qui est l\u2019apanage de la foi catholique.Qui ne voit comment la science elle-même peut recevoir, du fait de son information catholique une orientation qui ne peut servir qu\u2019à sa vigueur et son développement intégral.Vraiment c\u2019est bien là pour elle ce \u201csurcroît\u201d promis par le Christ À quiconque s\u2019achemine sur les pas de la vérité éternelle.Ces idées, Messieurs, nous en avons trouvé l'expression dans les œuvres d\u2019universitaires, prêtres et laïques, tels un Sertillanges, un Gemelli, un Toniolo, un Grabmann, éducateurs éminents qui ont voulu enseigner à leurs frères dans la Foi, la raison profonde des universités catholiques.Nous en avons trouvé la nostalgie pathétique chez des hommes qui, évoluant dans des milieux indifférents sinon hostiles à nos croyances, ont saisi le, richesse féconde des principes catholiques dans le domaine spécial de l'éducation.Et surtout, nous en avons trouvé le commentaire pratique dans la série des allocutions que pendant huit années, sa sainteté Pie XI, d\u2019illustre mémoire, prononça devant la Fédération des Universitaires Catholiques Italiens.La grandeur de notre université réside en effet dans son fime catholique: c\u2019est là qu'elle trouve les sources réelles de su pensée, de son vouloir, de son action.Cela revient à dire, Messieurs, que votre vie universitaire engage l\u2019honneur de Dieu, l'honneur de l'Eglise, l'honneur même de notre Province catholique.La Théologie se doit donc d\u2019approfondir les données de la Foi Catholique dont elle devra distribuer la lumière; mais elle ne doit pas perdre le contact des sciences, car les sciences attendent de la théologie une réponse À des problèmes sur lesquels toutes finissent par déboucher et auxquels nulle ne peut trouver de solution.Les Sciences de leur côté doivent avancer aussi loin que possible, chacune dans sa voie; mais elles ne doivent pas oublier que la culture a désormais un contenu chrétien, nécessaire & son équilibre vital.Tous enfin, théologiens, philosophes, juristes, scientifiques, doivent se rappeler que la vie universitaire catholique ne saurait se réduire à une observance mécanique et paresseuse de formules extérieures; mais qu\u2019une formation intellectuelle adéquate doit s'accompagner d\u2019une solide conscience catholique, deux conditions indispensables de l\u2019action universitaire.Professeurs et étudiants d\u2019une université catholique, vous pouvez répéter après le Psalmiste: \u201cLa lumière de votre visage est gravée sur nous, Seigneur\u201d (Ps.IV-7).Et c'est & ce signe que désormais l\u2019on doit vous reconnaître: vous, Messieurs les Professeurs, si votre apostolat scientifique est animé par une culture solidement catholique; vous, Messieurs les Etu- diants, si votre préparation professionnelle sert à la splendeur de votre personnalité catholique.Puisse l\u2019Esprit Saint que nous invoquons, vous donner l\u2019intelligence de votre vocation et l'amour de vos responsabilités.Ainsi soit-il.* Siège social : 350, we LE MOYNE ROUGIER FRERES Produits Pharmaceutiques Français "]
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