Le Quartier latin, 7 octobre 1938, vendredi 7 octobre 1938
[" ; + BUT : : # Mitt Im\" sr I .0 - lil yr .Es te.| | | | £5 ) Directeur: ANDRE DUSSAULT BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE Rédacteur en chef: JEAN VALLERAND , n SO MM Al RE / » .ons BILLET DE LA SEMAINE EN EPLUCHANT LES CHOUX GAB.- ) BOUILLON CHAUD LES ETUDIANTS DU MONDE JACQUES LEGER ) \u2019 AVEC 3 7% DEMAIN | LE RECTEUR = 0 CROUTONS SECS QUELQUES MOTS DU PRESIDENT ANIEL JOHNSON > ~ ~ = x 4 Lecteur, je dois consacrer le premier de mes HARVEY VS VALDOMBRE LUC BELIVEAU \" UN MOIS AVEC GHEON JEAN-PIERRE HOULE A TRAVERS L'EUROPE MARCEL THERIEN LES COSAQUES DU DON B.-G.HEMOND JE N'IRAI PAS A LA GUERRE GILLES CADIEUX LETTRE A MONSIEUR KING PIERRE D'ANGLE VARIATIONS SUR THEMES CONNUS H.-P.P.ARLEQUINADES MAURICE MERCIER ) CunoniquE SPORTIVE PHIL MALOUIN BAPTISTE PERD SES ILLUSIONS DOLLIER NOUS CONNAISSEZ-VOUS?JBAN VALLERAND LES H.E.C.À L\u2019A.G.E.U.M.PIERRE BAUDOUIN LE BILAN FINANCIER DE L\u2019'A.GE.UM.ET DES 0 UE a un / % A A = C7 y, CO X 13 \u2018 A CONSTITUTIVES SERA PUBLIE LA SEMAINE PROCHAINE AINSI QUE PLUSIEURS ARTICLES PARVENUS A LA DERNIERE MINUTE.ii, Je veux consacrer à la cause universitaire le premier éditorial de l'année.Bien \"dés journaux, bien des revugs, bien des hommes politiques ont traité le sujet.Disons que ça n'a pas été complètement en vain.Et si aujourd'hui la misère de notre monde nous occupe principalement, il faut bien admettre cependant qu'en certains domaines d'heureuses initiatives attestent encore de notre vitalité.AE = > ~ Mais la solution à tous les maux n'a pas été trouvée.Et là est toute la question.L'étudiant, donc, perce qu'en somme il est le principal intéressé dans toute cette affaire, à bien le droit, même le devoir de tendre l'oreille et d'ajouter son mot aux délibérations.J'avais d'abord eu l'idée de rédiger ce premier article sous forme d'une \u2018lettre ouverte à l'étudiant\", lui demandant sa collaboration la plus intéressée pour le salut de l'A.G.E.U.M.Aujourd'hui que ce problème est résolu et que les intéressés ont à certains égards, fait preuve d'une grande générosité qui témoigne d'un esprit universitaire, je crois que nous devons viser plus haut et faire rayonner notre influence au centre même du problème universitaire, problème qui, nous en avons le pressentiment, \u201c n\u2019est pas seulement d'ordre financier.: Hermes Bastien écrivait dans le livraison de juin de l'ACTION UNIVERSITAIRE: + \"Faire vivre l'Université d'année en année, avec un budget provisoire, ce n'est pas régler le problème de l'Université de Montréal.Puisque c'est un problème que \u201cLe Quartier latin\u201d ne tombe pas du ciel.Pour nous connaître, abonnez- vous.Remplissez le coupon d\u2019abonnement de la page six.l'État ne peut étudier, que l'Université elle-même désire résoudre et qui ne peut laisser l'Église indifférente, il importe \u2014 et le temps presse \u2014 que l'État, l'Université et l'Église conjuguent leurs efforts pour faire disparaître les obstacles au règlement de la question.\u201d Les solutions provisoires demeurent des solutions provisoires.Mais au début de chaque nouvelle année académique, avec une implacable fatalité, ze représente à nos yeux notre cruel destin.Et chaque année, l'étudiant et la société souffrent de nouveau des velléités de ceux qui retardent à empoigner leurs responsabilités.Qu'on le note bien : nous n'entendons ici jeter le pierre à personne.Nous savons trop que le règlement final est d'une complexité terrible et nous espérons trop \u201cque le jour approche du dénouement décisif.L'étudiant \u2014 et je crois interpréter fidèlement sa \u2018pensée \u2014 veut cependant qu'on sache et qu'on s'eperçoive qu'il ne lui est pes indifférent que le problème se règle ou ne se fègle pas.Et si, ignorant des données financières de la proposition, il ne peut suggérer de solution pratique, mais au contraire doit souvent s'imposer le silence, il veut cependant que ceux qui travaillent pour la cause apprennent que derrière eux plusieurs centaines d'étudiants travaillent, s'instruisent et vivent dans l'indigence absolue.Ils sont très enthousiastes mais très lucides et pes du tout prêts à fermer les yeux.Ils sont capables de fermeté, mais aussi de dévouement et de générosité.sut, CA ps 2.7 billets à me faire connaître de toi.Mousmé est morle, mais ses admirateurs demeurent.Et j'en connais plus d'un qui en recevant son journal s\u2019adressera directement à cette colonne, certain de retrouver la séduisante Japonaise avec son petit cœur et sa bouche lyrique.Mon devoir est donc clair.Je dois m\u2019efforcer de faire oublier Mousmé.La tâche est considérable, surtout si l\u2019on songe que j'ai l'intention de rompre avec la tradition et de rédiger mes billets de façon très différente.Si l'on me permet une comparaison tirée de la science culinaire, j'avoue alors mon incapacité à fabriquer de raffinés petits bonbons roses et des pralines au sucre d'orge dont Mousmé avait la recette.Et si persistant dans ma comparaison je veux compléter ma pensée, je confesse mon impuissance à fouetler des mousses aux pommes ou à gonfler de dorés et alléchants soufllés au fromage.Mes articles appartiennent à une autre cuisine.Certainement moins rares el moins sublils que la table orientale, mes festins seront, sinon nlus tonifiants, du moins plus substantiels.Je voudrais qu\u2019à ma table on trouve les viandes simples avec sauces piquantes, les bouillons chauds avec croutons secs el les desserls \u201cnature\u201d.Et puis d'oubliais le thé, mon Dieu! Comment donc allais-je oublier le thé, ce symbole du désintéressement, ce breuvage du dilellante?Mousmé nous servait le café et même le pousse-café, mais jamais le thé.Eh! bien, monsieur, nous servirons le thé anglais que Paris aujourd'hui adopte avec enthousiasme à la suile de Mister Maurois.Pour ma part.je m'étonne loujours de ce que le thé soit breuvage - britannique.Les Frunçais, sums doute, ont trop longtemps été aveuglés par leurs vins! Et les Allemands par leur bière! Ldchons le mot.Je suis à certains égards ce qu'on appelle un dilettante.Cela signifie que les principes ne me gouvernent pas toujours.Je crois même avoir érigé en principe de vie celte passivité.De sorte qu'aujourd'hui je puis dire que c'est par principe et par conviction que je refuse de me soumeltre aux routines et aux scrupules du monde.Et c'est sans doute en cela que consiste mon dilel- lantisme.En Angleterre, on est plus fantaisiste.On n'en esi pas moins sérieux el conservateur.Les chefs d'état anglais fréquentent les champs de courses et portent le \u201cmorning\u201d aux \u201cgarden parties\u201d de leurs amies.Lord Hartington, qu'on ne peut soupgonner de légèreté, avait deux ambitions: devenir Premier Ministre et gagner le Derby.Pour ma part, je ne m'intéresse pas aux poneys et n'ambitionne cerlainement pas de devenir Premier Ministre.Mes goûts n'en sont pas pour cela moins paradoxaux.Ils portent sur des objets très disparates: Bernanos, la crème glacée, Paul Muni.Avoir à choisir entre réussir au \u201cbac\u201d ou réussir un \u201chole in one\u201d, j'opterais sans doute pour la première réussite, mais non sans réflexion et sans hésitation.Avec dix dollars en poche, j'accomplis des choses bizarres.Je bouquine pendant une heure et fixe mon choix sur Francis Jammes; j'envoie un bouquet à la grande demoiselle de mes réves; je fais une généreuse obole au premier malheureux que je rencontre, implorant le destin de me faire gagner mon prochain match de ski; enfin je donne à mon estomac susceptible la laborieuse besogne de faire la lutte au contenu d\u2019un sac de patates frites; le reste va en économies souffler un capital qui demain réalisera d\u2019autres achats baroques et incompris.i.Mais malgré tout et par-dessus tout, J'aime \u2018le calme, la beauté el le bon sens.BOUGRAN A as 10 MERCI, CHAMBE PT EEE Leagan a Sey 4 3 .Le plus aimé des femmes: Plusieurs hommes sont entrés dans \"Histoire par le vestibule des Mémoires que des femmes ont écrits.Ce sont les femmes qui manifestent le plus spontanément l\u2019état général d\u2019un grand courant d'opinion.Plus que les journaux encore, elles font sentir les réactions qu\u2019un événement produit sur la civilisation.Enfin, ce sont peut- être elles qui mesurent le plus exactement l'héroïsme d\u2019un acte.11 nous faut done avouer qu\u2019elles sont capables de comprendre la grandeur de héros comme M.Robert Taylor, M.Charles Boyer, et .M.Neville Chamberlain, Une journaliste francaise rend hommage à M.Chamberlain dans un court billet adressé à ses lectrices: Si ce soir, écrit-elle, (veille de l\u2019entrevue de Berchtesgaden) on vous demandait qui était le plus aimé des femmes, toutes nommeraient M.Chamberlain.Voilà pourquoi, l'Histoire n'oubliera pas le Premier anglais de 1938.Toutes, ce soir-là, après un dernier massage de crème astringente ont couché sur le petit carnet intime une hymne d'amour (hymne: chant religieux est féminin) à l\u2019honorable Chamberlain, En l'honneur de Herr Hitler, toutes ont dû écrire comme écrivait une petite amie à un petit ami: \u201cAh! cet IMitler, quelle tête de bois, il est à tuer.\u201d La guerre impossible: Tous admirent le geste de M.Chamberlain gui a tant contribué à éteindre le feu de \u201cchèques\u201d, comme disent nos calembouristes des journaux el de In Ls.f.Sans dénier la bravoure de M.Chamberlain, on peut se demander pourquoi le chancelier Ililler, si têtu au début du conflit, s\u2019est laissé aller à de légères concessions, après que la France eût mobilisé un million d'hommes sur sa ligne Maginot.Quel fait, alors, à décidé Tlitler à accepter un règlement diplomatique ?Dans Gringoire du 15 seplem- bre, Fr.Hulot répond par une galéjade qui semble être vraiment la cause immédiate et réelle: la guerre est impossible parce qu'il n\u2019y a pas de champ de bataille, \u201cPuisque, écrit-il, elles (les armées françaises et allemandes) ne peuvent sortir de leurs lignes Maginot et Siegfried sans aller à une hécatombe inutile.Tel est le drame de Ia giluation.Tel est peut- Gre Su Tacteur qui finalement dé- idera en faveur d\u2019un règlement pacifique de la situation.\u201d par GAB.La guerre inutile: 11 est maintenant évident que personne ne voulait la guerre, parce que tous sentaient l\u2019inutilité d'une nouvelle guerre mondiale.Dans un recueil de caricatures choisies: \u2018Mieux vaut rire\u201d se trouve un dessin humoristique d\u2019un journal allemand qui illustre cet état d'esprit de l'univers, depuis un mois: un maçon tient une corde qui passe dans une poulie et qui soutient un gros bloc de pierre rectangulaire, à une dizaine de pieds au-dessus du sol un bandit armé arrive et se place au-dessous de ce bloc.Une légende au bas: Haut les mains! Si cette caricature fût publiée au mois de septembre, le maçon aurait été Hitler; le bloc que soutient Ilitler, la partie sudète de la Tchécoslovaquie; le gangster armé qui crie: \u201cYlaut les mains,\u201d les Etats protestataires: France et Angleterre.Le gangster a dû s'apercevoir qu'il valait mieux pour lui d\u2019abandonner au maçon le bloc de pierre, et de ne pas tirer même si celui-ci ne levait pas les mains.La crise tchécoslovaque plaçait d'un côté, Hitler, de l\u2019autre, la France et l'Angleterre dans une situation identique el dans un di- lemne aussi tragique.Ilitler soutenait le bloc des sudètes allemands; Angleterre et la France ont mobilisé devant ses yeux un ou deux niillions de pistolets; mais ils ont bientôt constaté que s\u2019ils essayaient d\u2019abattre Ilitler eux aussi seraient écrasés, même si Hitler ne réussissaient pas à les vaincre.Hitler aussi a songé que la force armée, même dans l'hypothèse où il réussirait à vaincre ses ennemis, anéantirait son pays et rendrait sa conquête improdue- Live.Dans une guerre, nulle armée n'aurait vaincu.Les escadrilles auraient détruit une partie de la population civile de chaque peuple belligérant.Londres, Berlin seraient en ruine, Paris n'aurait plus eu d'Arc de Triomphe pour y faire passer son armée le jour de l\u2019armisticè.En lisant les journaux français du mois de septembre, on constate que le peuple français avait confiance en la paix.Mais on se souvenait de l\u2019invasion subite des Allemands au mois de septembre 1914.Et c\u2019est pourquoi on craignait la guerre et on s\u2019y préparait activement.Scepticisme.La critériologie thomiste nous apprend que l\u2019intelligence est apte DECOUPAGES EN ÉPLUCHANT LES CHOUX à former des jugemenis dont nous pouvons être certains.Il serait bien malcommode de toujours être suspendus entre les deux branches du jugement: l'affirmatif et le négatif mais que penser de cette comparaison de jugements publiée dans \u201cMarianne\u201d ?Les jugements sur certains poètes du Larousse du XIXe siècle sont comparés aux jugements sur ces mêmes poètes, mais publiés dans le Larousse du XXe siècle.Ainsi, Verlaine au XIXe siècle \u201cétait surtout préoccupé de se frayer un petit sentier en dehors des chemins battus\u201d.Au XXe siècle, il est coté comme \u2018\u2018un merveilleux tempérament de poète lyrique\u201d.En France, hier, on raillait Mallarmé: Pour beaucoup de gens, M, Stéphane Mallarmé est un homme qui s'amuse à mettre dans un chapeau tous les mots dont il composerait une page raisonnablement écrite et à les aligner sur le papier dans l\u2019ordre où il les tire, ce qui produit naturellement des combinaisons très bizarres.Aujourd'hui, on rend hommage à la beauté énigmatique et captivante de certains vers.Au Canada, hier on ignorait son nom ; aujourd\u2019hui on le raille.Que penser de la valeur de nos jugements ?Les deux pouvoirs en Allemagne: Il est intéressant de lire dans Gringoire un article de G.Goyau sur un livre de R.d'Harcourt: \u201cCatholiques d'Allemagne.\u201d Cette question a un intérêt particulier en ce moment.Quel sera le sort des catholiques allemands sudètes nouvellement assimilés au J nazisme?La question de l\u2019an- .| nexion était pour eux presque une va question de conscience.Car, écrit Goyau, le concordat qui semblait garantir la foi catholique contre la mystique naziste est une fiction.Le nazisme exigerait que la pensée chrétienne cessât d\u2019imprégner la vie allemande: hors de ces îlots spirituels où il la cantonnait, elle ne devait plus se montrer, ni se faire entendre.La conclusion de ces réflexions est qu\u2019il existe en Allemagne une offensive chrétienne; mais selon Robert d\u2019Har- court: \u201cJamais les vocations religieuses n\u2019ont été plus nombreuses que maintenant ; jamais les retraites spirituelles plus assidûment suivies; les élites gagnent ce que Choix de couleurs.No 32A \u2014 Thorobred Plume $3\u2014Crayon $1.25 Or-Bleu-Gris-Jais.LA FENETRE A ENCRE I1 n\u2019cxiste pas de succédané A I\u2019Encreldecal Waterman.Elle fait mieux &crire toutes Ics plumes.Types permanent cet lavable.M ) No 32AV\u2014Thorobred .= PI $3\u2014Crayon $1.25 | fl ride Nr | A | | Waterman vous apporte, pour l\u2019ouverture des classes, une plume possédant le style et les carac=- téristiques des modèles de luxe, mais offerte & un nouveau bas prix.- / 73 \u201coy A3802F perd le troupeau; les plus belles moissons spirituelles ont toujours germé dans les catacombes.\u201d Les partisans catholiques d\u2019Henlein auront-ils ce courage de pratiquer leur catholicisme dans les catacombes?Il nous faut l\u2019espérer pour leur honneur et pour la plus grande gloire de Dieu.OTTAWA 8-9-10 OCTOBRE LE CONGRES DES JEUNESSES CATHOLIQUES DU CANADA.PRIX D\u2019EXCURSION ALLER ET RETOUR $2.80 DIMANCHE: DEPART A HUIT HEURES AM.GARE WINDSOR.LES ETUDIANTS SONT PARTICULIEREMENT INVITES A PRENDRE PART A LA GRANDE MANIFESTATION DE DIMANCHE.APRES L'ORAGE Décidément, nous l'avons échappé belle., Maintenant que tout danger, du moins imminent, semble écarté, nous sommes à l'aise pour observer le sentiment des Etudiants du monde, devant la menace de guerre.Primo \u2014 En Tchécoslovaquie.Il est passé de mode de considérer que les Tchèques eux aussi, puissent avoir leur conception du problème.\u201cLes 19 et 20 mars, se réunissaient à Kladino de 120 associations d'étudiants.grité du territoire de la République.À cela, rien d'anormal : d'après guerre.mais enfin | (Tchécoslovaquie), les délégués L'assemblée manitesta à l'unanimité, pour l'inté- quel que soit le non-sens d'une Tchécoslovaquie our ce qui en est des étudiants français, je m'en rapporte aux laconiques déclarations à ce sujet, de monsieur Jean Delaby, en visite chez nous, s'est contenté de mentionner décision et résignation.L'hebdomadaire des étudiants romains Roma Fasciste, du B septembre, constate que l'Éurope souffre de convulsions.La traditionnelle démocratie libérale à vécu.L'avenir est à la Révolution Fasciste.The Sheaf\u2014de l'Université de Saskatchewan\u2014(soit dit en passant The Sheaf en date du 23 septembre, semble être la première feuille estudiantine à mobiliser ses hommes pour 38-39) traite lui aussi de la récente crise européenne.Tout comme lo studiante italiano, il y voit deux idéaux de civilisation se disputant la suprématie dans le monde.Mieux que cela : c'est l'ancienne rivalité entre la tyrannie et le régime de liberté qui renaît.La force brutale tente de jeter par dessus bord une conception de la vie, fondée sur la justice et l'amitié.Le gros méchant loup et les trois petits.anglais, français et russe.Le but du commentateur de Saskatoon est cependant de rappeler aux Universitaires, leur mission de propager la culture, planche de selut pour la civilisation.La feuille du McGill constate tout simplement que la guerre est évitée.En 1914, on se battit.En 1938, on recourt à l'arbitrage.Et voilà qui prou- .PALETOTS CHAPEAUX CHEMISES CRAVATES COMPLETS SOULIERS 10% AUX D'ESCOMPTE ETUDIANTS LIE ITN SY YI TIT LES ETUDIANTS DU MONDE Par JACQUES LEGER verait que le monde en est bien revenu de ses instincts barbares.La pensée et la discussion ont succédé 3 la force armée.En effet, il est plaisant de se remettre en mémoire le procédé inattendu, qui est venu à bout d'un problème jugé insoluble \u2014 Il est à craindre cependant que toutes les récentes démarches de paix n'aient pas été accomplies dans le seul but de remettre à la mode les combats individuels des chevaliers moyen-âgeux.+ Pour notre part, nous jouissons à l'heure actuelle d'un délicieux soulagement.Comme tout le monde.Voilà.Il reste un point noir.Iln y à pas de guerre, nous ne nous battrons pas.Mais s\u2019il y avait eu ce désastre, que serait-il devenu de nous?Et notre politique extérieure, en ce qui regarde notre participation aux guerres e l'Empire, est tout aussi obscure qu'auparavant.| en fait, nous savons.Au travers de déclarations signifiant blanc ou noir, nous distinguons l'horreur de la compromission.Le \"Je m'en lave les mains\u2019.Une Ponce ilaterie quoi! + Après Munich, tout n'est pas dit.Les conflits européens ne nous intéressent pas au point de nous y aller faire fracasser la boîte crânienne.Nous en avons soupé de cette menace de traverser les mers, chaque fois qu'un Hitler perd la boule.C'est à une génération dont la toute première jeunesse fut d'horreurs d'une infernale boucherie et qui subit les conséquences d'une dette ridicule, qu'auront bientôt affaire les \u2018représentants de la nation\u2019.\u201cLe Parlement siègera\u201d.Oui eh! Pourquoi?Pour voter quelle mesure ?S'il est au pays tellement de partisans à un envoi de contingents je ne sais trop où, pourquoi voter une corscription?Et si cela n'est pas, que diable vont donc se permettre les \u201creprésentants du peuple\u201d?Voici de quoi faire mijoter la matière grise.Avec sa manie de ne trancher les questions, je connais quelqu'un qui devant le problème ainsi posé.\u201cégeyée\u201d de récits a me pas vouloir perdrait \u2018\u2019royalement\u201d\u2019 son latin, DÉBUTS J'ai bien le plaisir de vous présenter Lettres et Beaux Arts, création de Nancy; la nouvelle revue vient enrichir le monde littéraire et artistique.Au point de vue contenu, le journal est conçu de telle manière qu'il intéresse même les non-univer- sitaires.La preuve en est faite dès le premier numéro (mai-juin 38), avec : Réflexions | d'un voyageur (en Belgique), En Haute Maurienne : Visions d'aujourd'hui et ouvenirs du passé.La seconde livraison (juillet-août 38), nous apporte : le point de vue d'un sociologue bulgere, M.Todoroff sur la pensée bulgare et la culture française.Une dissertation au sujet des \u201cPeintres Hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles au Musée des Beaux-Arts de Nancy\u201d, travail agrémenté de reproductions de toiles bien choisies.Enfin \u2018La Restauration de la Cathédrale de Reims\u2019 nous fait | histoire du célèbre monument inauguré 3 nouveau le 9 juillet.Voilà beaucoup plus qu'il n'en faut pour mériter éloges, bons souhaits.ANNIVERSAIRES Notre confrère le McGill Daily entreprend sa 28ième saison.que fut lancé ce premier quotidien universitaire canadien.L'occasion s\u2019est déjà présentée et se présentera souvent pour nous de penser tout autrement que ce voisin.Pour l'heure nous lui souhaitons longue vie encore.Fait curieux, notre propre journal, appelé d'abord L'Étudiant, puis L'Escholier, pour enfin s'intituler Le Quartier Latin, fit lui aussi ses premières armes dès 1911.CAMPS SOCIAUX UNIVERSITAIRES Une livraison, fin août de l'Agence Liza\u2014Edition officielle du service de la presse, de l'Union universitaire polonaise, nous apporte la nouvelle que: \u201cLes camps sociaux universitaires organisés per les cercles des étudiants en médecine de l'Université Joseph Pilsudki, à Varsovie, avec la collaboration des cercles de la jgunesse scolaire, ont commencé leur activité.Ces camps ont pour but d'enseigner hygiène, l'économie, et d'instruire la population se trouvant aux confins des terres polonaises.Les membres de ces camps ont été divisés en groupe de 4 à 5 personnes ui travaillent dans le territoire qui leur est destiné.Les étudiants en médecine onnent des conseils aux malades et les soignent dans les mesures de leurs possibilités.Il faut ajouter que l'activité des camps universitaires sociaux a été très bien accueillie et à obtenu l'approbation générale.\u201d Sincères félicitations aux initiateurs d'un tel mouvement.Quant au succès de l'entreprise, il n'est pas douteux.C'est en 19714 Rougier Frères | Produits Pharmaceutiques Français Siège social : 350, tue LE MOYNE MONTREAL | 3 \" LA MESSE DU SAINT ESPRIT S.E.Myr A.-E.Deschamps assiste cu trêne.\u2014 M.l'abbé Ovila Fournier officie.\u2014 Sermon du R.P.Emile Deguire, C.S.C.Dimanche dernier avait lieu, à l\u2019égliso.Snint-Jncques, ln messe du Snint-Esprit, qui marque l'inauguration officielle do l'année universitaire.A cause des travaux en ours au coin des rues S.-Denis et Ste-Catherine, le cortège universitaire n été réduit gù sa plus simple expression, et on entra à l\u2019église par la porte latérale de la rue Ste- X Catherine.La messe fut célébrée par M.l\u2019abbé Ovila Fournier, professeur à In faculté des sciences.Le R.P.Emile de circonstance.S.E.Mgr A.-E.Deschamps, représentant de S.E.Mgr le Chancelier, # trône, assisté de M.Rosario eguire, C.S.C., aumônier de lu J.E.C., a donné le sermon résidait au sieur, P.S.S., doyen do la fuculté de théologie, et du #T.R.P.Ceslas Forest, O.P., doyen de la faculté de philosophie.i Après l'évangile, le vice-roeteur de l\u2019Université, M.le chanoino Emile Chartier, à lu la liste des disparus de l\u2019année.Il a tout particulièrement rendu hommage à Mer M\u20ac Georges Payette, ancion secrétuiro général de l\u2019Université, à M.Adhémar Mnilhiot, ancien directeur de l'Ecole Polytechnique, ct à M.Louis-Junvier Dalbis, fondatour de #8 l'Institut scientifique franco-canadien.ME contre les mains de Mgr le Recteur.Rappelons-nous ces paroles émouvantes du Pasteur suprême de la chré- F tienté qui dénonçait en 1937 le commu- 8 nisme bolchévique et athée comme le { péril le plus menaçant, puisque sa prétention \u2018\u2018n\u2019est autre que de renverser l'ordre social et de saper jusque dans 2 ses fondements la civilisation chrétien- Jamais le conflit du mal et du C'est l\u2019espoir de notre chef, Sa Sainteté Pie XI, que Je zèle des enfants de ténè- # bres stimulera l'ardeur des fils de lumière.È Fils de lumière, comment mériter ce Etitre?C'est par la rénovation de la vie À publique dans le Christ que vous le serez vraiment.Pour vous, chers étudiants, est-ce un fait?Le Pape dit: # \u2018Trop de nos catholiques ne le sont que = de nom.On se contente des pratiques & extérieures et.essentielles de la religion.# On n\u2019a aucun souci de perfectionner ses À connaissances religieuses qui font les i convictions profondes.La conduite de & nos jeunes catholiques refilète-t-elle toujours la beauté intérieure d'une 6 conscience droite et pure, comprenant S et accomplissant tous ses devoirs sous \\ 8 le regard de Dieu?\u201d.à Pouvez-vous dire: \u2018Quant à nous, } nous avons le sens du Christ\u2019\u2019.Le tourbillon du plaisir, et ce désir des situa- # tions avantageuses acquises sans conditions, tout cela prouve-t-il que la préoccupation de votre éternité imprègne et vivifie votre travail?Avez-vous comme unique ambition de servir votre patrie - et votre chef: Jésus-Christ! È Espoir de toute une race, témoins du Christ en terre canadienne: ce que vous I avez regu vous oblige à plus.*\u2018Fils de la lumière, croyez à la lumière\u201d ou R \u2018\u2018vous deviendrez fils des ténèbres\u201d.Gardiens du catholicisme en Amérique, c\u2019est à l\u2019Evangile, aux Epitres de | saint Paul et aux encycliques que vous devez recourir pour la gouverne de | votre vie.Saluons avec joie la création , de l\u2019Institut Pie XI qui mettra les laï- | ques à même des trésors de la théologie, # de l'apologétique et de la sociologie catholiques.fF Soyez de votre temps et travaillez Ë avec acharnement pour atteindre les sommets.\u2018\u2018Labora sicut bonus miles 3 Christi\u2019.E Cette mise en valeur des immenses à possibilités déposées en vous par le Ÿ Créateur fera de vous des hommes @# de lumière.Craignez que la fumée opaque des passions assouvies ne l'obscurcissent.\u201c\u2018Si votre œil est pur, disait le Maître, tout votre corps sera dans la lumière\u2019\u2019.Ne jouissez pas en égoistes du bonheur de croire et de vivre votre K foi; il faut qu\u2019elle éclate devant les hommes afin que par vos bonnes œuvres, vos confrères et vos amis glori- F fient le bon Dieu.Réalisez votre puis- M sance; vous avez le nombre, vous êtes ; | jeunes et vous avez la foi.De votre q action dépend le renouveau catholique.= Mais le respect humain et l\u2019individua- Ja lisme restreignent votre rayonnement.| Ce sont des entraîneurs, des chefs qu\u2019il a La cérémonie s'est terminée.-par la profession de foi ct lu prestation du serment Voici un résumé du magistral sermon du R.P.Deguire: nous faut.Votre foi, dans.cette grande ville, od tout vous sollicite, doit être vivante et doit vigoureusement réagir contre tout ce qui pourrait la prendre d'assaut.Votre devoir?Vous enfermer dans un individualisme intransigeant pour protéger votre bien?Non.Votre place est sur le champ de bataille où la vérité est attaquée.Il ne faut pas oublier le caractère social de notre religion.Enfants de Dieu, nous sommes des frères que relient les liens les plus puissants, ceux de la grâce.Donc, nous sommes les gardiens de nos frères.La grâce n\u2019enlève pas ln nature.Les divers milieux, familial, scolaire, universitaire, social, normalement devraient nous aider à monter, mais de fait nous ne pouvons plus leur faire confiance.Vous qui ne voulez pas vous payer de mots, vous serez crânement, splendidement les témoins du Christ.Ne songez pas seulement à secourir les individus, ayez le dessein d\u2019assainir le milieu même pour le rendre favorable.Membres d'un seul corps dont le Christ est la tête, nous assurerons la vie et Ia vigueur à tout le corps.Inutile de gémir sur les ruines accumulées par notre individualisme.Ensemble, prêtres et laïques, nous construirons un ordre social qui répondra À notre dignité d'enfants de Dieu, décidés à exercer dans tous les domaines une influence apostolique.Par nos Paroles, nos exemples, nos écrits, nous nous imposerons à l\u2019attention.Soyons des chefs.Nous en avons reçu le mandat formel de la part du généralissime en chef de l\u2019armée du Christ, par cette action catholique qui appelle tout chrétien sous les drapeaux ct qui n\u2019admet pas d'exception.Votre rôle dans cette mobilisation est celui de dirigcants.Pie XI nous le dit: \u2018\u2018Notre-Scigneur disait à ses apôtres: \u2018Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.\u201d Aujourd\u2019hui l'Eglise dit aux laïques d'action catholique: Comme le Christ m'a envoyé, moi aussi je vous envoie; je vous ai choisis d'entre les catholiques pour que vous alliez au milieu de la société porter les fruits de votre vie spirituelle.\u201d Renouvellerons-nous cette constatation faite par le Christ: \u201cLes enfants du monde sont plus habiles dans la gestion de leurs affaires que les enfants de lumière.\u201d Voyez-les à l'œuvre.Que ne font-ils pas! Aussi pénétrent-ils partout et avancent-ils le triomphe du mal.Que notre jeunesse catholique comprenne enfin la voix du Pape! Une révolution imminente nous menace qui ne peut être conjurée que par un retour collectif en chrétienté.C'est I'action catholique qui réalisera ce retour par l'organisation des forces catholiques au service de son Chef.Vous ne laisserez pas vos chefs hiérarchiques combattre seuls! Est-ce un rêve! Non.Dans le labeur déjà fait, je découvre l'aurore de l\u2019œuvre formidable que nous poursuivrons tous pour la gloire du Christ, l\u2019expansion de son règne sur cette terre sanctifiée par tant d'apôtres et de martyrs.» oI \u201cLe Quartier Latin organe officiel des étudiants de l'Université de Montréal 539, rue De Montigny - HArbour 0530 © DIRECTION ANDRÉ DUSSAULT CHANOINE ÉMILE CHARTIER ABBÉ GEORGES DENIGER J.-G.HÉBERT Directeur : Censeurs : ¥ a Aviseur : RÉDACTION Rédacteur en chef : JEAN VALLERAND Rédacteurs : JACQUES LEGER MAURICE MERCIER JEAN FILION DANIEL JOHNSON PHILIPPE MALOUIN P.E.BEAULIEU PIERRE BOURGOIN SIMON L'ANGLAIS ADMINISTRATION Administrateur : J.-M.ROBILLARD .2 Publicité : PAUL: CHOLETTE [i = \u2026 © | IMPRIMÉ PARLA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 100 cit, ve SieCatbarios ST-VINCENT DE PAUL Conférence Bourget Les réunions de la conférence Bourget reprendront mercredi le douze octobre mil neuf cent trente-huit, & sept heures du soir, à la Maison des Etudiants.Tous ceux qui aimeraient faire partie de la conférence sont les bienvenus.Le président, Rosaire BARETTE Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DEOM Montréal : \u201c1241, Saint - Denis, D A Jo MONTREAL Coe.daly.DEMAIN Une nouvelle année académique commence dans nos vieux bâtiments de la rue Saint-Denis : nous avons la confiance que ce sera la dernière.En conjurant la guerre européenne, les quatre plénipotentiaires de Munich ont peut-être préparé les voies à notre épanouissement!.Car il s'agit, en effet, pour nous, non pas d'un banal déménagement, mais bien d'une telle amélioration des conditions de vie et d'enseignement, que toutes nos facultés et écoles en seront transformées.Je ne sais si beaucoup d'étudiants ont eu la curiosité d'aller voir le domaine qu'on leur destine?Avant les neiges, tous devraient y monter.familière.Sans doute, la silhouette de l'immense bâtiment leur est Mais ils ne connaissent pas la forêt qui l'avoisine et qui est destinée à abriter leur Maison future et leurs jeux.Quiconque a vu les plateaux qui bordent le sommet de la propriété, et ce flanc de montagne aux sous-bois nettoyés et aux grands arbres dont les troncs montent tout droits, ne peut s'empêcher de les revoir dans ses songes et de les peupler d'une jeunesse studieuse et sportive à la fois.La visite de ces lieux est peut-être assez déprimante, en ce moment, mais elle raffermit la résolution de les occuper un jour et l'espoir que ce soit le plus tôt possible.C'est parce que la situation pécuniaire de l'Université est restée inchangée et précaire que nous avons dû, malgré les désirs des Etudiants, maintenir le régime de l'A.G.E.U.M.dans le statu quo.Mais nous avons bien l'intention de l'étudier avec eux, au cours de cette année, afin de préparer l'avenir.À cause de cela, la carrière des représentants des Facultés ne sera sans doute pas très brillante, mais elle sera féconde.Leur tâche ne leur procurera pas une joie immédiate : elle sera du moins méritoire.Ils auront travaillé beaucoup plus pour leurs successeurs que pour eux-mêmes.En tout cas, ils n'auront pas perdu leur temps et auront fait oeuvre utile.C'est le propre des coeurs virils de se contenter de l'austère devoir.Olivier MAURAULT, p.s.s.QUELQUES MOTS DU PRESIDENT Chers amis, Une phalange de jeunes est venue remplacer l\u2019équipe des \u201cvieux\u201d partis pour le grand combat.A ceux qui nous ont quittés nous avons fait nos voeux.Mais à ceux qui reviennent et aux nouveaux-venus, c\u2019est un message de joie que nous adressons.Il-flotte autour du \u201cvieil\u201d immeuble (hélas .) une atmosphère de jeunesse et de gaieté.Il nous semble que les étudiants sont plus révéillés que jamais, plus déterminés à vivre leur vie d\u2019étudiants.Une vie utile et remplie.: Le climat n\u2019est peut-être pas tout à fait propice aux grandes réalisations que nous ambitionnons, au plein épanouissement de la vie estudiantine.Cela tient pour une part à des causes que nous ne pouvons pas contrôler et contre lesquelles il est inutile de tempêter.Mais si nous nous donnions la main pour créer cette ambiance?.; L\u2019A.G.E.U.M.est prête à battre la marche.Tout n\u2019est pas nouveau à l\u2019Association mais du nouveau il y en a.Il s\u2019est fait une centralisaticn pour ce qui concerne les intéréts généraux des étudiants et une décentralisation pour ce qui regarde les étudiants en tant qu\u2019appartenant à telle faculté ou école.Vos délégués s\u2019élevant au-dessus de l\u2019esprit de faculté travaillent déjà avec acharnement à mettre la machine en marche.Ils sont à votre disposition.Voyez- les, faites-leur vos suggestions; ils les recevront avec reconnaissance.Les constitutives sont en pleine activité.Le \u201cQuartier latin\u201d lance une campagne d\u2019abonnement.La Revue s\u2019organise dé- ia.Et le premier débat est pratiquement organisé, Reste l\u2019Association Athlétique, cet enfant de malheur.Tout espoir n\u2019est pas perdu.Si tous les étudiants veulent apporter leur part de collaboration cette année en sera une de progrès en attendant le \u201cgrand jour\u201d de la réalisation du nouveau projet.A toutes ces activités qui sollicitent votre quote-part, il faut en ajouter deux autres encore plus importantes.C\u2019est la Conférence Bourget de la St-Vincent de Paul et l\u2019Action Catholique.L'étudiant \\3 une _responsabi .oit s\u2019entrai \"acti i moyen lui en est tout fourni.Et l\u2019Action catholique?Tous les autres groupes de jeunesse sont organisés, ont leurs retraites fermées.Et nous?La réponse est a chacun de vous, messieurs.Et voilà, chers amis, La tâche est belle et grande.Impossible?Non.De la bonne volonté, de la solidarité, de l\u2019esprit universitaire et l\u2019année 38-39 sera féconde.Et les augures ne sont-ils pas des meilleurs?Les H.E.C.sont revenus au bercail.La réjouissance est grande à l\u2019occasion du retour de l\u2019enfant prodigue .Si nous étions riches, le veau gras.Contentons-nous de nous réjouir de cet apport précieux pour mos activités.Il nous reste à souhaiter à chacun du succès dans ses études.otre tout dévoué, AE COURS DE GREC INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO-CANADIEN .1430, rue Saint-Denis, Montréal COURS SUR L'HISTOIRE DE L'EVOLUTION DE LA LANQUE GRECQUE EN FONCTION DES GENRES LITTERAIRES sous los auspicos de ln Faculté des lettres donné par Monsieur A.DAIN, professeur à l'Ecole pratique des Hautes Etudes de Paris Ces cours auront lieu à l\u2019Université do Montréal, 1265, ruo Snint-Donis, Sallo 215 tous Jes mardi ot joudi, À 1 houre 45 p.m.Chaque leçon professorale sera suivio de l\u2019explieation du toxte.Leçons professorales Mardi, 11 votobre 1938 : ungue officiollo Explication de textes Uxtraits d'inscriptions Joudi, Langue lyri no Pindare Mardi, 18 * \u201c Langue du théâtre Sophoele Joudi, 20 \u201c \u201c Proso ionienno Hérodote Mardi, 25 ® \u201c Prose attiquo ancionno Thueydide Joudi, 27 \u201c \u201c Proso attiquo libro Xénophon Joudi, 3 novembre \u201c Proso attique classique Eschino Murdi, 8 Prose altiquo elnssique Démosthène Jeudi, 10 \u201c Prose attique classiquo \u2018Platon Mardi, 15 \u201c © Prose alexundrine Théoerito Joudi, 17 \u201c \u201c Langue commune Polybe Mardi, 22 se * Langue populaire St-Mare Joudi, 24 \u201c \u2018 i St-Grégoire de Naziance Mardi, 20 \u201c \u201c Proso Prose patristique syzantine Procope ou Léon VI SOCIETE DES DEBATS La Société des Débats de l\u2019Université de Montréal est heureuse d'informer les étudiants, qu\u2019elle a repris ses activités pour l\u2019année universitaire 1938-39.En effet, ne voulant pas faire halte sur Ia voie des succès qu\u2019ont remportés leurs prédécesseurs tant dans le choix des sujets et des orateurs que dans leurs présentations, ils se sont mis à l\u2019oeuvre et ils ont voulu vous réserver une des saisons les plus actives, les plus instructives et les plus intéressantes.Le seul choix du sujet du 1er débat mixte, qui aura lieu le 27 octobre à l\u2019Auditorium du Plateau, à savoir: \u201cNature ou Artifice\u201d, fera plus que satisfaire vos goûts et vos exigences.Aussi en vue de vous accommoder, des billets de saison ont déjà été mis en vente à la Maison des étudiants.Ces billets étant valables pour les quatre débats, pourront être retenus par téléphone, ou à la Maison des étudiants, à condition toutefois qu\u2019ils soient réclamés avant ln dernière semaine qui précédera le 1er débat.Les autres billets seront mis en vente sous peu aux mêmes conditions que par le passé.Nous prions donc les étudiants d\u2019encourager les organisateurs et de se hâter de réserver leurs billets de saison car le nombre est limité.Il a été aussi décidé que le concours éliminatoire pour les débattants ouvert à tous les étudiants aura lieu Ia semaine prochaine, les 12 et 14 octobre.Le sujet à préparer sera \u201cvotre opinion sur l\u2019enrôlement en cas de conflit britannique\u201d.Pour informations: Société des Débats.De 10 h, a.m.à 4 h.p.mz, de 6 h.30 p.m.à 7 h.30 p.m.Louis Des ROSIERS, e.e.m.Tél.HArbour 0530 publiciste BOURSES L'élection pour l\u2019année 1939 sera tenue au commencement de décembre prochain.Les candidats devront présenter leur candidature avant le 10 novembre.Les boursiers élus cette année seront enrôlés à l'université doontord au mois d'octobre Une bourse Rhodes vaut 400 livres sterling par année pour deux ans, avec le choix d'une troisième année.Chaque boursier peut suivre le cours d\u2019étude qu\u2019il désire.Le résultat des années scolaires et universitaires décidera de Jl\u2019élection des boursiers Rhodes SANS QU'ILS AIENT LIEU DE SUBIR UN EXAMEN ÉCRIT.Pour être éligible un candidat doit être: (a) Un citoyen du Canada du sexe masculin et célibataire; (b) Agé de dix-neuf à vingt- cinq ans; (c) Doit avoir complété au moins deux années de collège.Il sera, à l'élection, tenu compte des qualités suivantes: lo De la compétence académique et littéraire.20 Du don de la franchise, du courage, du sens du devoir, de l\u2019humanité, de la bienveillance, de l\u2019altruisme et de la bonhomie.3o De la valeur morale du caractère, du don de diriger.et de manifester une influence bienfaisante sur ses camarades.Institution canedienne-française LABORATOIRE MASÉAU |.- (Limitée) ° # RHODES 4o De la vigueur physique tel que démontrée aux jeux sportifs et d\u2019autres façons.Pour renseignements supplémentaires et formule de candidature s\u2019adresser au secrétaire provincial, M.Ariste Brossard, 60 ouest, rue Saint-Jacques, - Montréal.Ou à M.D.R.Michener, assistant du représentant canadien de la Rhodes Trust, 372 Bay Street, Toronto, Ont.POUR VOTRE COMPLET ET VOTRE PALETÔT D'AUTOMNE VOYEZ-NOUS! a ALEX.LANGLOIS: 53:est; rue Ste-Cotherin REMISE DE-10% AUX ÉTUDIANTS Cae rey ; CRE E.< ne Page quatre \u20ac HARVEY vs VA II est toujours sincère ou, du moins, il en donne l'impression.Île seulement des sincérités contradictoires et il n\u2019en donne pes l'impression.Stéphane Leuzenne \u201cCe sont ces hommes Épeis et maté.riels, robustes et herdis, meis de très peu d'esprit; ce sont ces gens-là qu'il eut pour le combet.Erasme Les vacances, hélas, se suivent sans se ressembler.Au tableau de celles qui viennent de se terminer n'apparaissent pas, du moins pour les jeunes, les promenades solitaires, les méditations au bord de l'eau, les rêveries à deux à la lune.Bien loin de la jeunesse tous ces paradis artificiels.Les grands quotidiens, de quelque crèche qu'ils espèrent leur pitance, ne se génaient pas pour nous écraser de craintes terrifiantes.Les rédacteurs et leurs auxiliaires diserts, les agences internationales de fausses nouvelles, nous reppelaient chaque jour que la situation politique européenne n'avait jamais été plus tendue depuis ls \u201cder des der\u201d.Que lo guerre paraissait inévitable.Toutes les puissances du continent mobilisaient.Le ciel d'Europe était assombri per les manoeuvres atriennes.Les dictateurs déhaient le monde et la raison avec leurs téméraires ambitions.L'Angleterre, fidèle à ses principes cousrds, attendait.Lo France se débatteit dans des grèves et une crise gouvernementale.Genève se demandait encore si l'Italie avait vraiment déclaré la guerre à l'Ethiopie.Et sous le ciel canadien l'âcre puanteur des champs de bataille montait déjà.Des pessimistes ou des sages prévoyaient le jour où le cabinet fEdéral démissionnant, un parti d'union accaparerait le pouvoir et décréterait d'urgence après un oppel au peuple élégemment \u2018\u2019ftonné\u2019* la sacrée loi de conscription.Dans l'intervalle et afin de permettre à son successeur de n'avoir pas les mains vides, le gouvernement d'Ottawa accordait de plantureux contrats de fusils- mitrailleurs.Le milice permanente entrait en grandes manoeuvres aux environs du camp Borden.Les forces non-permanentes campaient aux frais de la princesse qui s'était sentie subitement généreuse.Depuis longtemps on n'avait vu, dans notre pacifique pays, de tels déploiements militaires.Les experts du Wear Office succédaient à leurs compères de l'Amirouté dans de petites visites purement sentimentales.Albion, chacun le sait, même Valdombre, n'est pas vénale et elle a l'habitude de payer À ses fonctionnaires supérieurs des vacances au Canada.La grande presse s'est tue par tradition.lle n'a rien vu, ren soupçonné, rien prévu.C'est son rôle d'ailleurs de ne pas effrayer les esprits, de faire planer sur ses pauvres lecteurs des dangers lointains afin qu'ils n'aperçoivent pes, derrière eux, les mitrailleuses qu'on fabrique à leur pointure.L'autre, la presse d'opinion ou qui se dit telle, s'est tue.Non, les traditions ne lui disent rien.Pour qu'elle se taise la presse des Harvey démocratisents et des Valdombre ueulerds, il fallait de puissantes raisons.herchons-les ou plutôt trouvons-les.Nos meneurs, nos chefs, nos guides, eux qui ont décidé à l'improviste de nous diriger, où étaient-ils?que faisaient-ils?C'est triste, c'est triste comme une plaisanterie de Valdom- re Ou un sourire de Harvey, mais nos deux Don Quichottes s'engueulaient\u2026 Oui, ils s'engueuloient, sans raison, sans esprit, sans beaucoup d'élégance.Ils s'engueulaient pour l'unique joie de s'engueuler.Valdombre, de sa plume lourde qui sent le pastiche à soixante- dix milles, remplit tout son pamphlet de juillet de gentillesses à destination de son am Harvey.Et Harvey, ses thuriféraires et ses secrétaires bourrent les colonnes de leur hebdomadaire précocement vieilli de prose onti-Valdombre et anti-Bloy.Alors que chez-nous tout paraît mener À la guerre, nos inspirés, nos oracles, nos maîtres se fichent de notre peau.lls s\u2019enguculent.Nous permettront-ils de leur avouer combien les jeunes les trouvent mesquins, vul- paires, rapetissés?Nous permettront-ils de eur apprendre ce que les jeunes pensent de leurs féconds cerveaux?Nous savons bien qu'ils n'écrivent que pour le petit plaisir de se découvrir, déguisés par l'encre d'imprimerie et les coquilles typographiques, mais ils peuvent bien pour une lois nous abandonner le crachoir, à nous les cochons de payants qui les faisons vivre.Qu'ils soient généreux ces partisans de tant de libertés et qu'ils nous accordent le plaisir raffiné de leur cesser la figure.Avez-vous déjà creis£ Monsieur Harvey sur la rue Ste-Catherine?Non, et bien vous ne savez pes ce que c'est que la tristesse ambulante.1] est triste cet homme, infiniment triste, et c'est ce qui frappe quand on le voit déambuler nonchalamment.Triste comme s'il venait de lire un de ses premiers-Montréal au titre prometteur mais plein de lieux communs.If est froid, cet homme triste, froid comme du marbre noir.D'une froideur contagieuse qui rend mal à l'aise.Ce pauvre monsieur Harvey, on s'en rend compte aujourd'hui, aurait pu dépasser Lozeau dans la poésie sentimenteuse.Mais voilà, on n'est pas maître de ses ambitions.|! a voulu viser plus haut.Il a eu le tort de se prendre au sérieux.Ça arrive ces choses-là et c'est presque toujours catastrophique.|| vise à réformer.À tout réformer.A remettre l'ordre partout.Pas l\u2019ordre de tout le monde.Son peut ordre à lui, bien vague, bien flou, un peut peu fou.Brave homme au fond, il va sans dire.Mais on n\u2019a pas le droit d'imposer sa prose triste, froide, banale infiniment à des êtres qu'on aime.Si Monsieur Harvey nous aime il cessera d'écrire.Pour tuer les heures il s\u2019Écrira de jolis petits éditoriaux passionnés et passion- nents comme un verre d'eau glacée et les lira deux fois, trois fois, aussi longtemps et aussi souvent qu'il voudra.Vous voyez, Monsieur Harvey, nous ne sommes pas méchants.Nous vous encourageons même à persévérer dans votre marotte.Ce pauvre Monsieur Harvey est de l'espèce révolutionnaire.C'est d'ailleurs bien porté.Un Léon Blum montréalais avec des idées moins avancées mais des goûts aussi raffinés.Un nihiliste en pyjama de soie, aux ongles bien faits.Nous savons qu'il ne révolutionnera rien, lui aussi le sait, mais tout ce tapage qu\u2019il fait autour de sa triste personne est agaçant.Le mouche banale est tellement persévérante dans ses ébats qu'elle énerve le plus pondéré.Ce pauvre monsieur Harvey ambitionne découvrir une idée qui n'ait pas été écrite.Nous croyons sincèrement que le jour où le miracle se produira, monsieur Harvey cessera d'écrire, Prions mes frères.Présentement il s'enlise dans les lieux communs.Et le digne bourgeois n'aime pas la boue plus que cela.Il voudrait être original, faire école.Impossible.Il n'est pas né pour pareil destin.Monsieur Harvey, souvenez-vous que les génies sont incroyablement rares mais que tout près d'eux les braves types sont légion.Pourquoi ne pas consacter toutes vos forces à evenir un brave type tout simple, qui nous offrirait de jolies petites choses sentimentales, qui se permettrait même de temps en temps un roman psychologique ?Vous voyez que nous ne sommes pes méchants.Nous vous aimons bien, monsieur Harvey.Vous qui prodiguez les conseils à un peuple qui ne vous en demande pas, aimez- vous en recevoir?Saurez-vous surtout en tirer meilleur parti que nous des vôtres ?Valdombre est un type.Un type Épais.Qui collabore étroitement à quelques gazettes et revues.Qui écrit même des pamphlets, comme Bloy.En plus de pasticher depuis bien longtemps le Mendiant ingrat\u201d*, il fait des calembours.Des calembours parfois drôles, plus souvent pleins de se personnalité.Par sympathie on peut passer certains défauts à Harvey parce qu'il est triste, qu'il donne l'impression d'être malheureux.Mais on peut juger Valdombre tel qu'il est.Cet homme est \u2018Ecrivain conadien-français le plus chanceux.Il vit dans un beau coin des Laurentides.|i mange, boit et digère merveilleusement bien.Ils sont rares les gens de chez-nous qui ont toutes ces possibilités de créer, de sortir des routes passantes, d'avancer.Et on a le droit Cherchez-vous un \u201cRed Cap\u201d?Non .une \u201cSweet Cap\u201d, CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d LDOMBRE (pour ma part, chacun des \u2018\u2019Pamphlets\u201d me coûte vingt-six sous) on a le droit de lui reprocher de ne rien faire d'autre que se sacrée autobiographie.Nous nous fichons de l'écrivain mais qu'il fesse quelque chose.Valdombre est un drôle d'homme et il vaudrait besucoup mieux qu'il soit un homme drôle.|| veut construire et il ne sait manipuler que la dynamite.Hl détruisait, il détruit et il continue de détruire.Il aime la guerre, ce gros bébé joufflu.|| aime l'odeur de la poudre, l'éclat des obus, la vue des beaux cadavres.C'est un sanguinsire de la plume.Il s'acharne évidemment & donner I'impression d'un enragé, mais ga saute aux yeux qu'il cassera tout sans parvenir à rien changer.Personne ne s\u2019en fait sur les résultats et lui moins que personne.C'est par accident que les feux d'artifice se terminent mal.Ça fait du bruit.Ça fait lever les yeux des badauds.Mais ça n'avance à rien, ça ne laisse que des douleurs dans le cou (a pain in the neck\u2026).Il existe une toute petite différence entre un feu d'artifice et le style de Valdombre.Valdombre n'a pas de couleurs ailleurs que sur ses grosses joues.{| est extrêmement monotone.Il se ressemble d'une violence à l'autre.ll n'est jamais différent.Et ça finit par devenir ennuyeux pour tout le monde excepté lui.Mais enfin il est bien permis de croire qu'il écrit surtout pour lui.Valdombre c'est Bloy, encore et toujours.Toujours et encore.Ceux qui ont lu Bloy (il n'y a que Valdombre qui ne semble pas l'avoir lu, à son admiration dévote et un peu beaucoup maladroite) ceux qui ont lu Bloy se rendent compte que Valdombre l'imite servilement, sottement, idiotement.Et notre béat Valdombre a réussi à faire détester Bloy par sa maladresse plus que tous les Berthelot Brunet, Louis Dantin, Jean-Charles Harvey et consorts.Valdombre est un primaire qui à découvert Léon Bloy.La brave femme de peine découvre Xavier de Montépin mais elle ne sort pas un pamphlet chaque mois pour le dire! Léon Bloy est un écrivain plein de personnalité.n est libre de l'aimer ou de ne pas l'aimer.Mais enfin il n'y à pas que Léon Bloy qui ait écrit en français.Que Val- dombre aime Léon Bloy, et nous croyons pouvoir l'affirmer! c'est son affaire mais qu'il nous fiche la paix.Qu'il cesse de nous traiter de crétins parce que nous avons trouvé d'autres auteurs, que nous avons la prudence de varier nos lectures, La femme de peine plus heureuse que Valdombre oubliera Montépin dans les intrigues de Decourcelle.Mais Valdombre lui, à des principes.Vivra-t-il cent ans qu'il n'en démordra pas.Lire Bloy, relire Bloy, faire lire Bloy, imiter Bloy, détendre Bloy, c'est toute sa vie, c'est sa vocation.Il y a encore des gens qui croient que Valdombre, malgré ses déficiences intellectuelles, ses lourdeurs de jugement, ses étroitesses de vue, ses aplatissements, possédait ce qu'il fallait pour devenir un Écrivain remarquable.Ses essais de critique, \u2018Un homme et son péché\u201d, quelques nouvelles parues ici et 14, révélaient un don d'observation, un amour du sol, une certaine brutalité d'expression qui frappaient, qui plaisaient même.Ses clients (malgré soi, quand on parle de Valdombre, on devient terre-à-terre) espéraient sincèrement le voir continuer à écrire.Mais rien, toujours rien que ces pamphlets qui tapent sur les nerfs.Ces grosses colères \"homme de chantier mal dégrossi.Ces considérations dégoûtantes sur la femme, bonne tout au plus à repriser les chaussettes et à fricoter.Pauvre Valdombre! Ces éreintements qui sentent le parti-pris, la promesse de démolir.Cette gageure de toujours aimer 3 la folie ou hair à mort.C'est peut-être encore de tradition chez les Bloyalistes mais ça finit par Épuiser la patience des plus patients.Valdombre, c\u2019est ce qu'il prétend, est devenu l'oracle en littérature française.Ne remarquait-il pos vers la fin de l'hiver que Céline (Louis-Ferdinand) écrit en français.En un français qu'il admire dévotement.fi se paie sûrement la tête des gens qui ont acheté Voyage su bout de la nuit\u201d et \u2018Mort à crédit\u201d.Ce sont des oeuvres originales mais où la langue est remplacée par un argot de taudis parisien qui n\u2019a rien à voir avec le français.Si Voldombre le permet, nous lui ferons parvenir ces volumes pour qu'il les lise et se rende compte.Eu bien nous prierons Céline de recommencer son oeuvre pour ne pas faire mentir notre sérieux Val- ombre.Valdombre a réussi le tour de force d'épuiser et ses amis et ses ennemis.Il ne reste autour de sa fade prose que des indifférents.S'il saitce qui est bon pour lui, il recommencera en neuf.Il délaissera les abattages furieux et tenteré d'écrire.lui reviendra peut-être, Le climat du Nord a déjà opéré tant de miracles.Par 13, on fait ce qu'on veut avec les légumes.Ce brave Monsieur Harvey et l'apologiste en \u201csuyers de beu\" du \u2018\u2019Mendiant ingrat' pourraient cesser leurs petites guéguerres.its ne devraient pas s'Épuiser en tournois singuliers, lls ont besoin de leurs forces, de toutes leurs forces.D'ailleurs ils sont bâtis pour sympathiser.lls se ressemblent par plus d'un côté.Tous les deux se sont sentis sur le tard une vocation.Harvey en quittant Le Soleil\u201d et Valdombre en glissant de son confortable rond de cuir ont dd se découvrir des moyens neufs de tuer le temps.Puis des applaudissements venant ils se sont pris au sérieux.Le rideau est baissé.Harvey et Valdombre font maintenant sourire.Lue BÉLIVEAU Note aux lecteurs: \u2014 Il est bien entendu que notre ami Béliveau n'émet ici que sa propre opinion sur messieurs Harvey et Grignon.Il est bon de savoir aussi que son manuscrit était daté du cinq septembre.Lo.Ar, AAA TD ie UN MOIS AVEC GHEON \u2014 J'ai vu Ghéon.\u2014 Je l\u2019ai connu.J'ai travaillé sous sa direction.Il m'en esl resté une grande joie que je veux pour vous exlérioriser.Je ne me livrerai dans ces quelques lignes, ni à une biographie, même succinte, ni d une analyse subtile.Simplement des impressions, un lémoignage.\u2014 Et d\u2019abord l\u2019homme.Vous connaissez lous ce conseil du Maître regardant les petits: \u201cSi vous n\u2019êles semblables à l\u2019un d'entre eux.\u201d Jamais homme ne l'a si Lien entendu, si bien suivi que Ghéon.A un âge où la plupart deviennent sentencieux el ne reçoivent de nous, les jeunes, qu'un respect sceptique, Ghéon, lui, sourit.Il sourit avec bonté.Nous nous approchons et nous l'aimons.Comment pourrait-il en être autrement du plus grand omi de l'enfant Mozart?Fallait le voir, à St-Laurent, répondant aux queslions saugrenues des gamins, s'amusant de leurs espiègleries, élevant la voix (oh! si peu) pour demander le silence.A tous, gavroches, curieux, interprètes, Ghéon prodiguail le même sourire, lu même sollicitude.(Je ne trouve pas de mots exprimant mieux ma pensée).\u2014 Un mois durant, ct presque chaque soir, les interprètes du Jeu du Fleuve, ont vu ce passionné de théâtre recréer suus leurs yeux ce chef-d'œuvre qu'il fit pour nous.lien n\u2019échappait à son regard vigilant, à son oreille attentive.Le moindre figurant se permellait-il un geste disgracieux, un inlerprèle escamotait-il une syllabe, aussitôt le \u201cpatron\u201d bondissait el souriant il assouplissail le geste, faisait réapparaître la malheureuse syllabe.Aux pires moments de fatique et de nervosité, il oblenait de nous un effort sincère.Comment ne pas partager son enthousiasme, comment ne pas croire en lui?Le \u201cJeu\u201d tout entier est sorti de ses mains et de son esprit.N'a-t-il pas dessiné lui-même les costumes, dressé le plan de l'imniense plateau sur equel nous jouions, réglé l'éclairage?pipe el son chien.Encore un coup, l\u2019enthousiasme, la foi, nous soulevait à contempler ce parfait artiste parachevant son œuvre! Sa vie?Vouée au théâtre depuis l'enfance.Il avait de qui tenir.Son grand-père s\u2019élait ruiné à soutenir des troupes de comédie.Dès l\u2019âge de huit ans, la passion du théâtre le possède.Que lui faut-il?Une partenaire?Sa pelile sœur prête son concours.Un auditoire?Grand-pére est ld avec sa Premiers essais, charmants, naïfs, prélude d'une révolution dont plusieurs à l'heure présente, par inintelligence ou aveuglement, se refusent à admettre la portée extrême.Plus tard, études.Doctorat en médecine.Mais tout cela ne compte pas.Ghéon est marqué du signe.Le théâtre l'attend, le théâtre le reprend.Années d'apprentissage: le vers libre, l'école naturaliste, les cénacles.Amitiés très fortes: Péguy, Gide, Copeau.Enfin la guerre dans laquelle Dieu lui ménage la rencontre d\u2019un héros, d'un saint: le lieutenant de vaisseau, Pierre Duponey.Et c'est la conversion, la conguéle de sa paix d lui.Lisez avec quelle simplicité Ghéon nous en fait part dans le prologue du \u201cJeu de Saint- Laurent du Fleuve\u201d: : \u201cOuvrier de la dernière heure, au champ béni du père j'ai pourtant commencé mes jours.J\u2019ai secoué son joug, je l'ai tardivement repris à la faveur des épreuves de ma patrie.Et la grâce m'en fut donnée par un marin français qui tomba joyeux sur UY ser.Par lui, je retrouvai ma fot, avec le destin de ma race, avec mes prières d\u2019enfant qui sommeillaient, tacites, dans mon cœur.\u201d Ghéon purifie son art, le met au service de sa foi.En possession de tous ses moyens, excellent ouvrier, doué d'un lalent original, riche d'une poésie très pure, connaissant tous les secrels du rythme, il entreprend une lutte sereine, sans arrél, contre le vieux théâtre bourgeois suintant l\u2019adultère, la pourriture par lous ses décors.Et pour mieux Ualteindre, Ghéon lui oppose ses chefs- d'œuvre dans lesquels gens du populaire et intellectuels peuvent respirer à l'aise parce que le cœur et l'esprit y trouvent une nourriture substantielle.Le théa- tre chrétien risquait d'être une chimère.Grâce à Ghéon son existence est maintenant assurée el su victoire prochaine.\u2014 Et voild! Je n'ai pas lout dit et, peul-élre, ai-je mal dit.Mais je fus sincère.A mon lémoignage personnel, j'ajoute l'appréciation d'un critique, Lucien Duluch: \u2018cet auteur est parmi les cing ou six vivants de qui l\u2019on peut préjuger que les œuvres intéresseront encore les hommes quand nous aurons 51 passé.\u2014 Je ne me pardonnerais pas de terminer cel article sans y glisser quelques mots d'amitié à l\u2019adresse des Compagnons de Saint-Laurent et de l'homme admirable qui les dirige: le Rév.P.Emile Legault, c.s.c.Je leur dois des heures incubliables et la joie profonde d'avoir connu Ghéon.Ils m'ont fait la confiance de m'appeler, pour un lemps, parmi eux.J\u2019espère ne pas avoir démérité, \u2014 Cette troupe fondée il y a un an, à l'image des Compagnons de Notre- Dame dirigés par Henri Brochet (et qui eux-mêmes doivent leur existence à Ghéon), celte troupe n'a qu'un but: instaurer dans Québec un théâtre vrai, au service du Beau et de la Foi.Ils ne se cachent pas les difficultés, mais ils sonl animés d'un tel enthousiasme, d\u2019un lel désir de faire œuvre ulile qu\u2019ils viendront à bout des obstacles.À l\u2019occasion du \u2018\u2018Jew de Saint-Laurent\u201d, quelques critiques se sont montrés particulièrement vaches.Tant pis pour eux et qu'importe aux Compagnons.Ils ont un idéal el dans les coups durs qu\u2019ils se souviennent de la devise de notre journal: \u201cBien faire et laisser braire.\u201d Jean-Pierre HOULE À TRAVERS L'EUROPE Le ler juillet, quelques étudiants cana- diens-frangais s'embarquaient pour I'Europe.En ce jour pluvieux, anniversaire d'un événement discuté, ils quittaient pour quelques semaines leur pays.C'était la réalisation, longtemps attendue, d'un rêve fort commun parmi la gent estudiantine.Ils allaient un peu à l'aventure.Ils partaient pour une longue randonnée à bicyclette sur le continent européen.Ils se jetaient dans une fournaise ardente où se heurtent toutes les idées, toutes les idéalogies.On les jugeait un peu téméraires.Pensezy donc! Et pourtant ils sont revenus.Par une chaude journée de septembre ils rentraient au pays.Oh! comme les rives du Saint-Laurent leur semblaient jolies.Comme ils étaient heureux de reprendre pied sur cette terre chérie.Nos étudiants revenaient enchantés.Non, le mot n'est pas trop fort.Il exprime bien le sentiment, un peu confus peut- être, de ces jeunes qui avaient passé dix semaines là où se fait l'histoire.Et le voyage à bicyclette?Nos étudiants retournaient avec des mollets solides et \u201cen grande forme\u201d comme dirait l'un d'eux.Le cyclotourisme est certainement une des façons les plus agréables de voyager.Surtout quand on est jeune.Les yeux grand ouverts, ne perdant rien.Les oreilles tendues, attentives au moindre bruit.Et l'intelligence avivée par ces contacts toujours différents.Mon camarade André Bachand et moi- méme, qui dirigions le groupe, étions délégués par l'Association des Etudiants Canadiens pour nous enquérir du problème cstudiantin en Europe.Nous devions également entrer en relations avec les universitaires européens.Nos problèmes ne sont pas partieu- liers.Nous n'avons rien inventé.Pas même les difficultés que nous rencontrons dans le parachèvement de l'Université de la montagne ou les querelles qui s'élèvent au sein de nos associations d'étudiants.L'immeuble que nous habitons laisse à désirer et notre maison d'étudiants pour- - rait avoir une meilleure - part, c\u2019est entendu.L'Europe, ainsi que nous le verrons dans une série d'articles, est en avance sur nous.Et ces divergences d'idées, qui parfois nous dressent les uns contre les autres, ne sont pas uniques.Dans ces conflits d'idéologies, dirions-nous, pour employer un terme à la mode, c'est l'expression d'une jeunesse inquiète que nous saisissons.Cette crise économique, qui n'est pas du tout chose du passé, aura une influence énorme sur notre génération.De même cette appréhension de la guerre, appréhension que nous ne connaissons pas, heureusement, avec sa terrible signification.Dans le monde entier la jeunesse universitaire grouille.Elle se sent mal à l'aise dans les cadres où elle vit présentement.C'est une masse en formation.De quoi demain sera-t-il fait?Ces jeunes universitaires, on le répète assez souvent, sont les chefs de l'avenir.Ces jeunes se préparent à jouer un rôle.Parfois selon de 120 années d'heureuses opérations.des conceptions de vie radicalement opposées aux nôtres.Partout le jeune étudiant est en proie à ces doutes, doutes contre lesquels nous sommes plus ou moins protégés, devant un univers bouleversé.Vie morale?Principe de notre existence.Ni hypocrisie, ni dissimulation.D'ailleurs ce serait inutile.Vie intellectuelle?Le triomphe d'une culture ne peut se faire sans idéal.Autant de problèmes.Autant de solutions.Autant d'exemples où nous puisons les enseignements qui peuvent, sans aucun doute, nous être utiles.Partout, en tant qu'étudiants cana- diens-français, nous étions reçus avec bienveillance.On s'étonnait de voir que nous causions français.On ignore tous les sacrifices que nous avons dû faire.Dommage que tant d'universités fussent fermées, tant d'universitaires en vacances.Nous gardons tout de même d'excellents souvenirs.Marcel THÉRIEN exviable et utile, tel est notre service de banque .» » fort de l'expérience, des ressources, de l'organisation et de la réputation ¢ À LES FILMS PORT-ARTHUR Le Cinéma de Paris est à coup # sûr la salle de spectacle la plus ° 2 confortable en ville.Les fauteuils # sont moëlleux et généreusement espacés.Le premier bonhomme & venu peut respirer à son aise dans À cette salle moderne.Les appareils : digés et clairement dits, qui aidaient à bien saisir la tech- > 5 2 + * nages à reproducteurs de son possèdent les plus récentes améliorations.à Le personnel prévenant facilite les allées et venues.Les décora- # tions au plafond et aux murs sont & du meilleur goût.Dimanche soir dernier, j'eus le É bonheur d'admirer les photos les plus parfaites, le découpage le } plus habile, dans un documentaire # trop court sur la pêche aux palom- ¢ bes, : Commentaires soigneusement ré- ces pigeons migrateurs.Dessins nique compliquée de cette pêche pour le moins étrange.Person- très nature paraissant ignorer le voisinage des caméras.Un lever de soleil derrière les Pyrénées donnait envie de vivre chez 1 les Basques pour jouir de ces merveilles scéniques.Les actualités valaient toutes les actualités.Nullement supérieures.Restriction faite pour les prises très claires du congrès des domestiques de Ilitler à Nuremberg.Les bataillons du travail, coïncidence amusante, martelaient le sol de leurs membres raidis à la cadence d\u2019une marche que jouait vingt minutes plus tôt un détachement de l'Armée du Salut, à l\u2019encoignure des rues Ste-Cathe- rine et Union.Documentaire infiniment banal sur de vieux châteaux de France.Mauvais découpage.Intrusion de maquette et de baguette de professeur qui enlevaient toute grandeur au sujet.Au même programme, le film \u201cPort-Arthur\u201d.Gros plan des sourcils de Danielle Darrieux.Beaucoup de fumée un peu partout.Des soldats en masse.Suicide dramatique d\u2019un navire russe avec tous ses occupants.Sensation pénible de déjà vu.Le bel officier et son épouse meurent noyés, tendrement enlacés.J'eus peur et je décampai .G.C.MARIE-ANTOINETTE Les films trés annoncés désap- pojntent toujours.Il semble précisément Qu'on fässe de la réclame aux pièces ratées afin de duper les foules crédules.\u201cMarie- Antoinette\u201d a été l'objet d\u2019une ré- # clame méthodique et copieuse.Et pourtant Hollywood venait d\u2019enfanter une oeuvre d'art.Ce ne sont pas quelques mots qu\u2019il faudrait dire sur ce film.On devrait lui consacrer une étude; non que tout y soit parfait.Au strict point de vue historique, il y aurait des mises au point à faire.Et surtout faudrait-il noter que Louis XVI ne fut jamais aussi imbécile qu\u2019on le montre.Mais \u2018Marie-Antoinette\u2019 révèle une technique correcte, une action très alerte et une sage utilisation 3 .de la science des \u201craccourcis\u201d cinématographiques.Le scénario marque parfois une Psychologie qu\u2019on n\u2019est pas habitué de rencontrer dans ces films historiques où les caractères demeurent généralement superficiels.Les trouvailles géniales sont rares mais on sent que le film a été dirigé par un homme qui avait du métier et du goût.Quant aux acteurs, on doit leur concéder un grand talent.On ne soupçonnait pas à Norma Shearer tant de ressources et tant de charme.Le jeu de John Barrymore et celui de Gladys George attestent d\u2019une expérience précieuse.Seul Tyrone Power fait piètre figure et nous rappelle le Robert Taylor de \u201cCamille\u201d.I est ennuyé, penaud et mal à l\u2019aise comme un athlète à l'opéra ou un joueur de \u201crugby\u201d à Versailles., Mais la perfection du détail, la sincérité de l'oeuvre et l\u2019enthousiasme enfantin qui, \u2014 on le sent bien \u2014 a soulevé acteurs et directeurs du film nous procurent quelque deux heures de distraction esthétique.A.D.REVUE BLEU ET OR Avez-vous quelqu'aptitude musicale ou scénique?Etes-vous musicien, chanteur, acteur ?Avez-vous déjà composé chan- x sons, saynettes musicales, opé- +R Tettes?Avez-vous déja écrit un sketch @ que vous aimeriez faire jouer?Pouvez-vous imiter des ve- À dettes de l'écran ou de la radio?Savez-vous faire quelque = chose qui amuserait ou intéresserait le public?Connaissez-vous un ami ou amie qui devrait révéler ses talents au public?SI OUI, VOYEZ LES OFFICIERS DE L'ASSOCIATION DRAMATIQUE ET MUSICALE ET FAITES-LEUR PART DE Vos PROJETS, .NOUS COMPTONS SUR LA BONNE VOLONTE DE TOUS POUR QUE LA SEPTIEME REVUE SOIT UN SUCCES.RUBEN LEVESQUE, e.e.m., président, MARC BLANCHET, E.C.D., vice-président, PAUL VIGNEAU, e.e.m., secrétaire, ANDRE BACHAND, e.e.d., trésorier.LES COSAQUES DU DON La saison artistique à Montréal est déjà commencée et brillamment commencée.Après l'opérette, ce fut la matinée des Concerts Symphoniques et dimanche soir dernier les Cosaques du Don.Les auditeurs, au Monument National, peuvent se féliciter d\u2019avoir assisté à un des plus beaux concerts de chant russe jamais entendus à Montréal.Ils sont les seuls, avec les chanteurs Russes Impériaux, à nous faire entendre de la musique, chantée comme si les chanteurs la vivaient dans leur coeur.Comme par les années passées, le programme se composait, dans une première partie, d\u2019hymnes religieux et dans une seconde, de chants populaires.I est pres- qu\u2019impossible, au retour du théâtre, d\u2019analyser avec précision chacun des chants entendus.L'\u2019impression que l'on ressent est trop forte, le coeur est trop remué pour que l\u2019esprit s\u2019y retrouve avec facilité.Tout au début du concert, les chanteurs, conduits par leur dynamique directeur Serge Jaroff, ont saisi leurs auditeurs.Les chants religieux pleins de mélancolie comme l'âme russe elle- même, firent une très grande impression sur la foule.Le psaume XXII, \u201cEn ton Royaume\u201d, le premier chant était tout désigné pour servir d'ouverture.Le \u201cChant des Chérubins\u201d, qui nous transporte, grâce aux castrats, dans la demeure de ces esprits célestes, a tenu les auditeurs en extase.Personne n\u2019oubliera la cantate \u201cPour le 950e anniversaire du baptême .de la Russie\u201d.Cette prière a été composée, nous dit le programme, à l\u2019'apothéose des bâtisseurs et des défenseurs de l\u2019Empire Russe.Cette cantate est faite d'élans patriotiques, de clameurs sauvages, de cris joyeux, de plaintes qui secouent tout notre être.Le chant qui fut le mieux rendu parmi les chants religieux fut, je crois, l\u2019extrait des prières de la sépulture: \u201cToi Seul es Immortel\u201d.On sent d\u2019abord la soumission de l\u2019âme à son Maître puis ce sentiment se change en douleur, l\u2019âÂme laisse en un cri, échapper tout son désespoir.La seconde partie du programme, conposée de chants populaires, fut la mieux appréciée par l'auditoire.\u201cCes cloches du soir\u201d, harmonie imitative d\u2019une richesse peu commune, fut l\u2019objet d\u2019un rappel.Cette pièce arrangée par Jaroff lui-même est une de celles qu\u2019on écoute les yeux fermés et que l'on voudrait entendre toujours tant les harmonies sont riches.Les deux chants suivants \u201cConte joyeux\u201d et \u201cRaillerie de soldat\u201d, chansons joyeuses, ont, par le seul arrangement des sons, soulevé le rire des auditeurs.Ce phénomène a paru réveiller l'enthousiasme des auditeurs, si avares ordinairement d'applaudissements.Les \u201cDeux chants Tziganes\u201d nous révélèrent l\u2019amour farouche des habitants des bords de la Volga.Les autres chants au programme nous firent entendre une seconde pièce d'harmonie imitative, une marche guerrière et un conte amusant.Le souvenir d\u2019une pareille féé- rie de musique et de chant, demeure longtemps dans la mémoire pour qui entend les Cosaques du Don pour la première fois.Enfin pour tout dire, cela ne se raconte pas, cela s\u2019entend.B.G.HEMOND LA VIE ARTISTIQUE AUX CONCERTS SYMPHONIQUES Quatre solistes viennent d\u2019être engagés pour se faire entendre aux auditions régulières du vendredi soir données au Plateau par la Société des Concerts Symphoniques de Montréal.Ce sont le pianiste canadien Jean Dan- sereau, qui poursuit une brillante carrière en Allemagne et en Hollande; Lucien Sicotte, l'excellent violoniste, déjà applaudi aux Concerts Symphoniques; la pianiste montréalaise Ellen Ballon; M.Paul Stassé- vitch qui, applaudi l'an dernier comme violoniste, se présentera cette année comme pianiste.On dit qu\u2019il possède aussi bien ce dernier instrument que l\u2019autre.Les chefs d'orchestre seront M.Wilfrid Pelletier, sir Ernest MacMillan, MM.Paul Stassé- vitch et Ettore Mazzoleni.La vente des abonnements de saison pour les concerts du soit.est commencée d'aujourd'hui.La demande est déjà considérable, et l\u2019on prévoit une vente aussi rapide que celle qui vient de se produire pour les matinées du samedi.Le premier concert est fixé au vendredi soir 28 octobre et sera dirigé par Wilfrid Pelletier.LES BALLETS RUSSES Depuis tant d\u2019années que les principaux morceaux de \u2018\u2018Cop- pélia\u201d\u201d, de Léo Delibes, sont jouées par tant d\u2019orchestres et de trios au point d\u2019être connus de tout le monde, voilà enfin que ce célèbre ballet va être donné en entier à Montréal, et par la troupe de danseurs les plus remarquables au monde, ceux des Ballets Russes que dirige Léonide Messine.Il y a au 2e acte des danses d'\u2019automates qui sont très brillantes et qui n\u2019ont pas vieilli d\u2019une année.Parmi les nouveautés de la saison, Massine présentera une œuvre nouvelle de lui intitulée \u201c\u2018Gaîté Parisienne\u201d, tableau délicieux sur le Second Empire avec de la musique d'Offenbach.Massine danse lui-même le premier rôle dans ce ballet dont Londres a raffolé cet été, et que New-York ne verra pas moins de 12 fois au Metropolitan au cours de la saison de trois semaines qui s\u2019y ouvrira avant le commencement de la tournée de six mois débutant par Montréal.C'est au His Majesty's, les 3, 4 et 5 novembre que M.Louis-H.Bourdon présentera les Ballets Russes avec un nombre considérable de vedettes dont les noms n\u2019ont pas besoin de commentaires: Serge Lifar, Tamara Touma- nova, Léonide Massine, Alexandra Danilova, Alicia Markova, Mia Slavenska et Nini Theilade.L'AUBERGE DU CHEVAL BLANC Le \u201cprimo vivere\u201d a toujours ses exigences même au théâtre.Il faut en tenir compte pour apprécier la représentation de l'Auberge du Cheval-Blane \u2014 sans quoi on risque d\u2019être flatteur ou injuste.La défunte société d\u2019opérette avait appris au prix de sa vie que nos mécènes du théâtre sont rares et qu\u2019on ne peut jouer sérieusement et vivre en même temps de son art dans notre bonne ville de Montréal.Les \u2018Variétés Lyriques\u201d se sont inspirées de l'expérience passée et il faut les comprendre de faire des concessions aux exigences de la plèbe.Une opérette qui frise la comédie musicale américaine \u2014 des réparties ajoutées, des rôles chargés font rigoler suffisamment de gens pour faire salle comble et même permettre des représentations supplémentaires.La valeur artistique s\u2019en trouve altérée.Aussi ne faut-il pas s'attendre à autre chose qu\u2019à rigoler.Sur ce point nous sommes admirablement servis, Le genre léger attirera tou- jourz ceux qui veulent uniquement une distraction.Et à tout prendre ii est très heureux de constater que ce genre n\u2019est pas uniquement l\u2019apanage de la république américaine.I prouve à notre peuple capable de se payer une distraction qu\u2019on peut tout aussi bien oublier ses tracas et s'amuser en français.C\u2019est déjà opposer une résistance à la farce américaine qui était en train de nous adultérer l\u2019esprit! Il faut féliciter la direction des Variétés Lyriques d\u2019avoir si bien joué une invraisemblance et un fouillis tel que l\u2019Auberge du Cheval Blanc.Quand à une mise-en- scène soignée, viennent s'ajouter des airs agréables et connues, chantés par Lionel Daunais, copains et copines \u2014 on ne peut pas trop critiquer.Il faut même applaudir.L\u2019entrain, le naturel et le laisser-aller estompent nos exigences.Il vaut cent fois mieux Assister à une représentation de ce genre et qui soit réussie \u2014 que de patienter des heures devant une oeuvre sérieuse, difficile et qu'on ne cesse de nous gâcher, 11 y a tout dans cette opérette, et presque tout est bien rendu.Il faut accorder une mention spéciale aux ballets \u2014 qui sous la direction Morenoff \u2014 ne sentent pas le ballet américain \u2014 ce qui est énorme! Bref, tout le monde semble à son aise dans son rôle, le joue sans se prendre au sérieux \u2014 sauf peut-être une exception: la pauvre mule \u2014 qui s'énerve outre- mesure au grand plaisir de l\u2019assistance.J.F, \"CARMEN\" AU VICTORIA HALL Le quinze septembre, en soirée, le Quartier Latin a eu l\u2019occasion, sur une invitation de monsieur Victor Brault, d\u2019assister à la première représentation de \u201cCarmen\u201d qu\u2019a donnée la Société Française d\u2019Opéra de Montréal, au Victoria Hall, à Westmount.La salle était comble et l'auditoire fut si enthousiaste que le succès de la saison semble assuré.Nous félicitons monsieur Brault de son heureuse initiative et nous lui souhaitons l\u2019encouragement qu\u2019il est en droit d'attendre des Montréalais, lors de ses prochaines présentations.S.L\u2019A.TED SHAWN LE 22 OCTOBRE Ted Shawn, qui il y a quelques années décida de rompre avec la formule conventionnelle voulant qu'un corps de ballet comprit plus de femmes que d\u2019hommes, nous ramènera ses huit danseurs sous les auspices du Canadian Artists\u2019 Bureau, le samedi soir 22 octobre, au théâtre His Majesty's.Dans son nouveau programme, Ted Shawn offre beaucoup d\u2019inédit, et donne encore le témoignage de son esprit d\u2019invention.Jess Meeker, l\u2019accompagnateur du groupe, sera encore au piano, et Barton Mumaw en sera encore le danseur-étoile.On accepte d'ici au 10 octobre les souscriptions à toute la série d'attractions du C.A.B., après quoi la vente dans le grand public commencera.REVUE BLEU ET OR DATES: 17-18-19 NOVEMBRE ENDROIT: MONUMENT NATIONAL TOUS LES ÉTUDIANTS SONT INVITÉS À ÉCRIRE ET SOUMETTRE DES SKETCHES.TOUT DEVRA ETRE REMIS AU PLUS TARD LE 15 OCTOBRE.PRIX À GAGNER: $25.00 pour le meilleur sketch.$10.00 pour chaque sketch accepté et joué.$ 2.00 pour chaque sketch accepté.N.B.Tous ces sketches deviennent la propriété de l\u2019Association Dramatique et musicale.> Le directeur, RUBEN LÉVESQUE.+ Emile Jhisdals 335 est, rue Seinte - Catherine VETEMENTS ET ARTICLES POUR HOMMES _ ESCOMPTE SPÉCIAL: AUX ÉTUDIANTS PHOTOGRAPHE ATTITRÉ DES ÉTUDIANTS 1 306 RUE STE - CATHERINE, (Pris St-Denks) Studio Tél.LAncaster 5478-domicile CA.5961 Etablie en 1893 GROS ET- DÉTAIL NLT Meat \u201c 321 est, rwe STE - CATHERINE T.Théo.Valiquette Enrg.Limitée TABACS CANADIENS Importateurs:ide Cannes, *Pipes, Agficles de #Fümeürs - A er SN Sth AN AE en É = Tél.LAncaster 6038 P.DESHAIES, prop.25° xR Page six - » \u2018UNE HISTOIRE TRISTE PAR SEMAINE JE N'IRAI PAS A LA GUERRE Je suis ce qu'il est convenu d'appeler un homme froid.Je n'ai pas de tempérament ou presque pas.Je n'aime pas la bataille, le sang, les carnages.Je ne suis ni mauvais, ni méchant, ni féroce.Je suis ce que je suis et n'en tire pas vanité ainsi que le conseille fortement l'Ecclé- siaste.Dieu fait bien tout ce qu'Il fait et je sais lui en rendre grâces.Mais depuis quelques jours les conversations paralysent quelque peu ma digestion d'ordinaire si paisible.Oui, tout le monde parle de guerre.Je ne sais trop urquoi.Les stations radiophoniques, es journaux, les chauffeurs de taxi déclarent la guerre à Hitler au moins vingt fois par jour.Je ne lui en veux pas à Hitler, vous?Ca m'a l'air d'une sorte de loufoque qui à réussi à ressembler à Charlie Chaplin et qui cherche encore à être drôle.Dans ma famille je ne puis même plus me reposer.Mes tantes, vieilles et jasantes, ne jettent de ces petits regards pleins d'eau qui ont le pouvoir de me plonger dans les pires frayeurs.Ma vilaine cousine, celle qui a le menton velu et les yeux en désaccord, me tapote nerveusement les joues en levant les yeux.Mes oreilles terrifiées et proprettes entendent résonner ce prophétique: Pauvre petit, c'est si jeune pour mourir.Je ne vous cacherai rien.Je ne veux pas mourir.Pas tout de suite du moins.Mais tous ces simagrés m'énervent.Pour reprendre pieds comme disent les marchands de chaussures et les fabricants de pamphlets, je me suis fais une promesse.Gardons cela entre nous deux, vous voulez?Je n\u2019y tiens pas à la guerre, moi.Et je n'irai me faire corriger le portrait que si les autorités responsables se rendent à mes exigences, relativement modestes si l'on tient compte de la perfection du portrait.Mes petits goûts de civilisé me donnent le pressentiment que je mourrai dans mon lit comme un vulgaire général.D'abord il faut savoir que je possède ce qu'on peut définir une îme pacifique.Je m'énerve quand le sang coule.Même le mien, Je ne puis saigner du nez sans m'émouvoir.Et puis j'ai des passions.Des pctites passions bien calmes, pas méchantes.Je ne ferais pas mal à un lion.J'ai l\u2019âme pacifique comme l'honorable M.Lapointe.J'aurais peut-être dû vous dire tout de suite que j'ai le cœur un petit peu international.N'en dites rien à Franco.J'aime la littérature française.J'adore les biftecks de Hambourg.Je raffole des valses viennoises.Je dévore le spaghetti italien.J'engloutis les vins d'Espagne.Je pâlis devant une charlotte russe.Je savoure avec componction le genièvre de Hollande.Je goûte les poètes belges.Je suis fou de la bière allemande.Me voyez-vous, non, mais me voyez: vous, plonger dans un conflit européen avec des passions pleines de frontières géographiques?Comment pourrais-je me décider à haîr des êtres qui savent me faire oublier les maladresses de ma Fetite amie?Je chercherais le brasseur de Munich dans ce nazi bondissant sur moi les mains pleines de grenades et les yeux pleins d'éclairs.Et l'Autrichien taquin faisant sa petite promenade hygiénique au bout de mon fusil, je le verrais sans doute glisser à traversles croches d'une valse langoureuse.Non, je n'irai pas à li guerre.Je n'y serais pas plus utile à mon pays qu\u2019un banal échevin apoplectique.L'autre soir chez le coiffeur, le garçon de peine me confiait mystérieusement que son oncle qui a fait la dernière guerre (c'est toujours li dernière depuis que la première est terminée) s'était souvent plaint du manque évident de confort.Ca m'a frappé.Moi j'ai l'habitude de n'avoir pas de misère.Un jour, je marierai une bonne femme pas trop intelligente qui me soignera aux petits oignons.Je ne veux pas avoir de misère.C\u2019est bien mon droit de membre cotisant de la Ligue des Droits de l'Homme.La misère c'est fait pour les gens pas instruits.C'est pas fait pour les chiens ni pour moi.Que le gouvernement me garantisse des fusils ultra-légers, des chasseurs pour transporter mes bagages, du bovril pour les matins humides, la semaine de quarante heures, une assurance-maladie, des vacances payées, le droit à l'organisation syndicale avec possibilité de grève.Que le gouvernement me garantisse tout cela avec des tranchées à air climatisé, une bibliothèque gratuite, un service d'autobus de neuf minutes sur le \u201cNo man's land\u201d et je réfléchirai.D'ici là, rien à faire.Je n'irai pas à la guerre.Gilles CADIEUX LETTRE À MONSIEUR KING Montréal \u2018le & octobre 1938.Cher monsieur King, On me dit que vous êtes encore tout bouleversé d'une crise de.sciatique.Ca mu fait gros de peine ct je profite d'une minute de loisir pour vous adresser mes vœux de rétablissement ct vous donner quelques nouvelles d'ici.IL s'esi fait bien du tintouin dans notre grande ville, au sujet d'une petite chicanc de clochers qui a failli éclater dans les régions européennes.On n\u2019a pas dû vous le dire, malade comme vous avez été, mais il paraît qu\u2019on aurait vu d'ici la lueur du feu! J'ai de la misère à le croire, mais le Petit Journal l\u2019a affirmé! T'oul cela scraît arrivé, paraît-il, à cause d'un nommé Hitler \u2014 un déplaisant, d ce qu'en peut voir \u2014 qui tirait trop fort sur la \u201ccouvert\u201d, H n\u2019en avait pas assez, faut croire, puisqu'il en voulait plus grand.Les Tchèques, qui n\u2019entendaient pus se faire découvrir ainsi, ont tenu leur bout longtemps.C'est devenu si chaud qu\u2019il a fallu trois arbitres pour décider de la partie et finalement c\u2019est Adolf qui a gagné son point.On dit qu\u2019il ronronne encore de contentement.Toul ceci est bien ordinaire, mais le plus drôle, M.King, c'est qu'on essaie de me faire croire que nous serions entrés dans le bal, nous autres aussi.Croyez-vous ¢a, vous?Cela n\u2019a pas de bon sens, voyons: aller défendre Uem- pire, nous autres?Mais pourquoi lui Jaire des politesses qu\u2019il ne nous rendra Jamais?Oh! je sais, nous avons du blé à vendre.Mais si nos volontaires, nos munitions el notre argent ne suffisent point à acheter notre privilège de commerce, eh! bien, autant crever de faim ici que de se faire hacher là-bas; vous ne pensez pas?Toujours est-il que malgré tout cela, la conscription, paraît-il, nous a menacés pendant une semaine, Quand les gens disaient ccla, moi, je pensais à la \u201ccasse\u201d qui s\u2019en serait suivie un peu partout; certains ministres se scratent fait passer les beignes; mais je me disais: si M.King n\u2019était pas malade, il n\u2019y aurait pas de danger de rébellion; lui qui l'a promis si souvent dans ses discours, serait le premier à donner l'exemple ct à endosser l'uniforme.Heureusement rien n\u2019a cu lieu: vous aurez le temps de vous remettre, je l'espère, d'icà au prochain conflit et vous serez capable de faire ce beau geste qui rallicrait tous les dissidents.Sur ce, comme je suis pressé el que vous êtes fatigué, je vous réitère mes souhaits de meilleure santé ct vous prie d'agréer mes cordiales salutations.Pierre \"ANGLE ON DEMANDE un publiciste pour l\u2019A.G.E.U.M.Qualifications: être patient et savoir se servir du dactylo.Donner son nom au Bureau de PA.G.E.U.M.Tél.Plateau 7953 SPÉCIALISTE T.AL.BENOIT DOCTEUR EN OPTIQUE DE PHILADELPHIE OPTOMÉTRISTE OPTICIEN Membre perpétuel de la Société Astrenomique de France 1617, rue SAINT-DENIS BUREAU chez AL.BENOIT- BENOIT PROTECTAL INC.COMME NOTES LIMINAIRES Un ami m'a demandé pourquoi ce titre bizarre: est-ce fantaisie ou est-ce volontaire?|l est toujours assez difficile de répondre à une telle question; un titre, c'est symbolique mais souvent c'est aussi très peu prosaïque; c'est, comme on pourrait dire, semblable au numéro civique d'une demeure; ça ne fait pas l'endroit, tout au plus e désigne conventionnellement.N'ailez pas croire surtout, à l'instar de mon copain, que les vingt-huit variations de Brahms sur un thème de Paganini m'ont inspiré: non, ma mélodie est plus terre- à-terre et aussi un quelque peu plus cocasse.Je ne veux pas pour cela qu'on me croit moins humain.\u201c # Le bonhomme La Fontaine quand il voulut écrire des fables, chez Esope, alla faire connaissance avec les bêtes.A la fourmi, à la grenouille et à la mouche il prête un langage moraliste.Celle-là méprise la danse, cette autre veut se gonfler comme un zeppelin, celle-ci se paie la tête du cocher.Toutes philosophent à l'humain.Comme c'est drôle vouloir jouer l'humain quand on est bête! ç porte à rire autant que lorsque les hommes jouent les bétes!!! * * * C'est légitime de vouloir se payer une pinte de bon sang et c'est facile à obtenir.À prêter l'oreille, à ouvrir l'oeil, vite les petits pantins qui pensent se prêtent à notre rigolade.Si faire parler les animaux a réussi à La Fontaine, écouter les hommes pourra sans doute m'amuser et, qui VARIATIONS SUR THEMES CONNUS sait, peut-être amuser les autres.Je ne doute pas que le méchant petit démon qui me hante me jouera la farce de se moquer de moi: qu'importe, tout n'en sera que plus drôle! Et le piège psychologique toujours tendu sur les comédies du clown ouvrira avec effort son large bec pour m'y faire tomber.La, on a une chance de rire à gorge déployée.La forme non conformiste employée par André Suarès dans \u2018Valeurs * me permettra, sans jouer les maîtres, d'être un exécrable touche-à-tout.De lo terre à la lune, de nos jours, les hommes voyagent avec facilité, Du coeur umain à toutes ses petites manies visibles et invisibles il y a tout un monde à créer où une plume pédante peut trouver substance à ses loufoqueries.Les trompe-l'oeil foisonneront ici et là lors de mes pèlerinages à travers les lieux communs dont cette colonne n'aura pas la prétention de faire une exégèse, tout au plus, en sortira-t-elle de l'histoire vivante.Ce monde aux mille yeux vivra ici avec les peuples qu'il abrite dans l'ombre.x % * On dira que je suis sourd comme un pot à bien des préjugés consacrés, que j'affiche un \"je m'enfichisme\" effronté.Clest triste.Mais je suis fier d'une sagesse anti-cliché, sachant qu'elle rencontre celle du Dr Axel Munthe dans ss préface du Livre de San Michele: \u201cLs source de la fontaine de sagesse jaillit de notre propre sol, entre les profonds abîimes de nos pensées et de nos songes solitaires.L'eau de la fontaine est limpide et froide comme la Vérité mais son goût est amer.\u201d \u201c * % A l'école quand j'étais petit, jai souvent entendu commenter des dictons qui m'ont semblé bizarres.J'en étais peiné.Maintenant, je suis grand.Je fréquente chez les hommes.Dans les salons, lieux dits d'amusements, les .de la propos qu'on y tient m'ont paru même inspiration que les maximes d'antan.Ça me fait rire.Exploiter toutes ces philosophies me tente.En extraire une nouvelle dialectique paraît un peu osé ou \u2018\u2019shocking'' à l'anglaise; mais que voulez-vous, lecteurs, le vieux cliché: \u2018La chance sourit aux audacieux\u2019 me remplit d'aise, et je n'ai aucune crainte non plus de vous dire: \u201cL'audace fait rire la chance'': elle en rit tellement qu'elle en crève, la pôvre! «+ Pour s'amuser, certains affirment qu'il faut rire; d'autres estiment qu'on doit avoir la mine pâmée.Moi, plus simpliste, je pense que pour s'amuser une seule chose suffit: s'amuser sans le réaliser.Car comme la rose qui, aussitôt cueillie se fane, le charme du jeu est de ne pas en prendre connaissance.« * Au bridge on s'amuse comme au concert.l'un, c'est soi-même qui joue la trompette, à l'autre, l'instrumentiste y use ses poumons.Qui de l'un ou de l'autre en tire le plus d'harmonie ?Le joueur de bridge emporte souvent la caisse, le trompettiste s'en fait enterrer; n'est-ce pas qu'il y a analogie ?* ® %* Les jeux d'esprit semblent plus tentants que d'autres.Est-ce parce qu'ils ermettent de voir avec plus de facilité a faiblesse des cerveaux ou mieux encore parce qu'ils portent en eux- mêmes une certaine hilarité naturelle ?Pascal pourrait se payer le luxe sur ce sujet d'une dissertation à la façon de celle sur \u201cl'esprit de finesse et l'esprit de géométrie\" qui aurait pour titre: l'esprit tout court, et l'esprit pas du tout.Chez-nous, il faut se contenter de dire: \"Vive l'esprit quand on en trouve\"!!! *® & *x Les poétes chantent la nature, les romanciers parlent du coeur, les essayistes des hommes en société.Tous ont l'inquiétude comme muse.Peu cherchent à prendre l'homme dans toute son entité, dans ce tout qui agit par son âme dans son corps.Les misères et les joies humaines sont des réalités de notre domaine qui ont chanté sur la lyre de Lamartine: Ainsi toujours poussés vers de nou-, veaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrions-nous jamais sur l\u2019océan des âges, Jeter l'ancre un seul jour ?\u2026 H.-P.P.\u201cAucune idée ne vaut une vie humaine.\u201d Eugène DARIT, communiste français, mort dans son lit en UNSS.en 1937.\u201cLa sincérité est une vertu bourgeoise.\u201d LENINE Je me réjouis que la guerre n'ait pas éclaté, parce que je suis certain de ne pas aller me faire écrabouiller en l\u2018rance.Je sauve ma peau: personne ne peut me reprocher d\u2019être content.C'est pourquoi j'ai quelqu\u2019- admiration pour Chamberlain; ma reconnaissance pour lui est tout-à-fait intéressée.Je crie: \u2018\u2018Vive Chamberlain, l'homme-qui-a-sauvé-la-paix\u201d ! Et tous mes compatriotes sont contents aussi.Ils n'iront pas à la guerre; ils n'auront même pas la peine d'aller se cacher dans le \u201cnord\u201d.Ils ne mourront pas, pas tout de suite du moins.Moi non plus, je ne veux pas mourir tout de suite, pas même dans un mois, avec de la boue et du sang plein la bouche.Seulement, je vous en supplie, qu'on ne me parle plus de la paix universelle, de l'abolition de la guerre, de la limitation des armements ni de la S.D.N., ni de la Petite Entente, ni de l\u2019Entente Cordiale, ni d\u2019aucun traité, ni de la Beauté, ni du Désintéressement, ni de la Liberté et de la Patrie.Tout ça: c'est à rire, à crever! Demandez aux Tchèques.* A x» Dans n'importe quel pays du monde, un gouvernement qui contrôlerait absolument la presse et la radio, aurait l'opinion publique à sa merci.Nous sommes portés à croire, que c\u2019est le lot des dictateurs: malheureusement, nous subissons aussi l\u2019empire de la propagande \u2014 n\u2019importe laquelle \u2014 des journaux.De la crise que nous venons de traverser, il n\u2019y a qu\u2019à se rappeler les manchettes de nos journaux, pour juger de leur influence sur le peuple.Quand, pendant la Grande Guerre, nos quotidiens publièrent que les Allemands avaient crucifié des Canadiens, il n\u2019y eut pas un homme qui doutât du fait.C'est là pur réflexe de sentiment: eût-on tenu alors le Kaiser en cage, on l\u2019eût brûlé vif.Plus tard, revenant à la raison et constatant d\u2019autres abus de la propagande pro-alliée, on se jura bien qu'on ne nous y reprendrait plus.Tout de même, aujourd\u2019hui la même chose se reproduit exactement: nous nous excitons énormément en lisant dans les journaux des nouvelles qui sont certainement exagérées, pour ne pas dire faussées.Regardez autour de vous, et vous constaterez que bien des gens forment leurs opinions exclusivement sur la lecture des journaux.Certaines personnes, qui ne connaissent absolument rien ici au fascisme ni à aucun autre système, sans aucune raison apparente, se prennent à dêétes- ter systématiquement les dictateurs et les trois pays non- démocrates.Je vous assure bien n\u2019avoir aucune intention de défendre les dictateurs \u2014 je dis ceci pour les gens, qui dans la vie ne voient que le blanc et le noir: moi, j'adore les nuances.D'ailleurs, il n\u2019est nécessaire que de montrer à quel point les hommes et les régimes peuvent être aimés ou respectés suivant qu'ils jouissent ou qu\u2019ils souffrent d\u2019une publicité faite de toutes pièces, mais admirablement montée.Je connais deux exemples particulièrement frappants de nouvelles fantaisistes et équivoques à souhait, et truquées par des gens qui ont visiblement intérêt à leur publication.Primo: le 17 février 1938, le NEW-YORK HERALD- TRIBUNE sur grosses manchettes et en première page, publiait que l'ex-chancelier Schussnigg avait été torturé par les policiers hitlériens.Le journal new- yorkais donnait là une nouvelle qui était supposée venir de Vienne.En fait, la nouvelle et toute l\u2019histoire lui était parvenue de LONDRES; du journal \u201cThe Week\", exactement, qui est une publication communiste et juive.Il était assez évident, que l'affaire était un canard.Mais c'était là une nouvelle sensationnelle et les Juifs du monde entier avaient intérêt à ce qu\u2019elle soit propagée le plus possible, surtout en Amérique, où plus qu'ailleurs, les Juifs ne veulent à aucun prix voir surgir un mouvement anti-juif.Pour en finir avec l\u2019authenticité de cette nouvelle; il ne ressortait que trop pour le lecteur averti, qu\u2019il était pour le moins extraordinaire que Schussnigg ait fait une déclaration du genre de celles qu'il prohibait en Autriche, lui- meme regnante.Secundo: le 18 août 1937, le bureau central d'information de l\u2019\u2018\u2018United Press\u201d faisait parvenir à tous les journaux qui lui sont affiliés, une dépêche signée de N.-R.Packard, son envoyé spécial en Espagne.\u2014 L'envoyé américain racontait MAURICE MERCIER que le général Franco était entré dans Badajoz le jour pré- cédent.Et qu\u2019une fois dans la place il aurait fait parquer dans le cirque de la ville deux à trois mille rebelles et qu'il les aurait fait abattre à coups de mitrailleuses.Cet atroce fait divers de la campagne d\u2019Espagne produisit exactement l\u2019effet attendu: \u2014 Franco et les siens acquirent une réputation de bouchers et d\u2019égorgeurs de femmes.Or, à quelque temps de là, N.-R.Packard, lisant ce fameux article paru sous sa signature dans les journaux américains, protesta à l'\u2018\u201c\u2018United Press\u2019, et déclara publiquement n'avoir jamais écrit un tel communiqué.Même, disait-il, qu\u2019au temps de la prise de Badajoz par Franco, il était à Lisbonne.D'un autre côté, \u2018\u2018l\u2019Humanité\u2019*, organe officiel du parti communiste français, publia le massacre de Badajoz et en donna les détails deux jours avant la prise de la ville par Franco.Ce dernier fait se passe de commentaires: il est tout à fait évident que les agents gouvernementaux de Madrid et de Barcelone ont un immense intérêt à la publication de ce genre de nouvelles.Et c\u2019est là, je pense, le plus LE QUARTIER LATIN, MONSIEUR L'ADMINISTRATEUR, formidable truquage d\u2019information de l\u2019année.Les exemples pourraient être multipliés à plaisir: dans chaque cas, le plus vulgaire sens de l\u2019observation nous indiquerait le degré d\u2019authenticité de l\u2019information pour peu que nous cherchions l\u2019agence qui nous renseigne, et l'avantage qu\u2019elle peut trouver à nous faire connaître tel fait plutôt que tel autre.D\u2019Espagne, de Chine, d\u2019Angleterre, de France, de partout quelqu\u2019'un \u2014 n\u2019importe qui \u2014 est toujours intéressé à faire publier telle information \u2014 n\u2019importe laquelle; une agence, juive le.plus souvent, reçoitale message et quel qu\u2019il soit, elle le transmet aux journaux qui lui sont affiliés.Ceux-ci, sous prétexte de faire leurs manchettes cette raison est toujours mise de l'avant: il y en a d\u2019autres \u2014 publient l'information telle quelle.Neuf fois sur dix, elle est trouvée fausse postérieurement, Ici, 2 Montréal, il est absolument impossible pour nous, de contrdler la moindre information que publient les journaux; surtout les informations d\u2019Europe.Je n\u2019y peux rien, et je ne pense pas que vous-mêmes y puissiez grand\u2019chose.Mais il faut le savoir, et il faut le retenir.Sans cela nous nous préparons de désastreux réveils.Nous livrons délibé- rement notre avenir aux agences privées de nos grands journaux.Sans aller si loin, je pourrais \u2018vous parler de la campagne impérialiste menée ces derniers temps par \u2018\u2018La Presse\u2019, \u2018\u2018\u2019The Herald\u201d, \u2018\u2018The Montreal Star\u2019 et La \u2018\u2018 The - Super - British - Gazette\u201d.Mais, c\u2019est là une autre histoire.539, rue DE MONTIGNY, MONTRÉAL.CI-INCLUS VEUILLEZ TROUVER LA SOMME DE $.\u2026.EN PAIEMENT D'UN ABONNEMENT QUE VOUS FEREZ PARVENIR À \u2019 \u20ac { a TER a = orl: Wr ALY 224552 CHRONIQUE \u201cBLEU ET OR\u201d ET LE TENNIS 2 Les cours viennent à peine de reprendre, et déjà les Carabins 48 sportifs se sont remis à l'oeuvre; ils ont peu de temps, à peine # quelques semaines, et encore faut-il compter avec la température HS pluvieuse si en vogue à cette époque de l\u2019année.= Nos joueurs de tennis entendent bien ne rien négliger dans #8 leur entraînement; ils veulent à tout prix décrocher le championnat @8 intercollégial qu\u2019ils ont laissé échapper par l'infime marge d\u2019un ## point les deux années précédentes.3 Avec à leur tête, André Dussault, capitaine et joueur numéro 1 48 de l\u2019équipe, on retrouve chez nos \u2018\u2018tennismen\u2019\u2019 des vétérans et @ des recrues: Bernard Fortin et Jean Dessaules faisaient partie de l'édition 1937.\" A ces trois étoiles, viennent s\u2019ajouter Léon Derome, une de nos plus brillantes recrues, Arthur et Georges M$ Gagnon si avantageusement connus chez la gent tennistique, et 34 enfin, \u2018\u2018Eddy\u2019\u2019 Des Rivières, le petit gars de la vieille capitale, qui M n'a pas besoin de présentation.= Notre édition de 1938 est-elle supérieure à celle de l\u2019an dernier ?\u2014 \u20189 Oui et sans aucun doute, même si nous devons déplorer l\u2019absence M du blond médecin, Georges Leclerc.Nous réservons d'ailleurs FH pour la semaine prochaine l'analyse de nos chances de succès ainsi 8 que l'étude des forces ennemies, McGill, Varsity, Queen's.= Les tournois se disputeront les 16, 17 et 18 octobre sur les courts \u2018aR de nos confréres anglais, les Hommes Rouges de McGill.L\u2019an 34 passé, ils avaient eu lieu, chose très rare, moitié à Kingston, moitié Ë à Montréal.Grâce aux démarches de leur capitaine, André Dussault, nos représentants ont obtenu le privilège de poursuivre leur entrai- # nement sur les magnifiques courts du Club Outremont.oo Certains remaniements devront être faits dans notre équipe; M ainsi Dussault et Leclerc étaient champions des doubles en 1936 48 et 1937.Qui remplacera Leclerc?Derome ou G.Gagnon?Nous A serons plus en mesure de vous le faire savoir dans la prochaine tion.LE CAPITAINE RODOLPHE LAFOND Doué d'un jugement sûr, énergique au possible et jamais abattu, WW voila en peu de mots le Capitaine Lafond.Nommé l\u2019an dernier & pour présider à nos destinées athlétiques, il s'est très bien acquitté 7% de sa tâche et est devenu très populaire parmi les Carabins sportifs.@ Au printemps dernier, comprenant que notre Association Athlé- \u20184 tique était devenue un organisme bien débile, le Capitaine Lafond Æ a, en compagnie de Lucien Haineault, le président de l\u2019A.A., conçu ## Un vaste plan de réforme grâce auquel les porte-couleurs Bleu et M Or pourraient encore se signaler dans les cercles sportifs.Plusieurs @ rumeurs circulent présentement à l'effet que le capitaine démissionnerait au cas où le plan de réforme soumis à nos autorités universitaires serait rejeté.Son exemple serait suivi par son dévoué lieutenant, Lucien Haineault.| La conclusion de tout cet imbroglio n'est pas facile à déduire; 144 le voeu que nous formons est celui de tous les Carabins: que le à capitaine Lafond demeure à son poste et nous pourrons ainsi espérer augmenter le prestige qu\u2019apportent à notre université les æg exploits sportifs de ses représentants.QUELQUES MOTS SUR LE GOLF Tous se souviennent des exploits de Bleu et Or dans cette branche du sport; l\u2019an dernier n'a-t-on pas vu notre brillant golfeur, Marcel à Pinsonneault gagner la ronde du matin et se maintenir en tête ## dans celle de l\u2019après-midi.Malheureusement, pour lui et pour as nous, une faiblesse subite au 3lième trou lui fit perdre la première à place.; Pinsonneault a d'ailleurs comme seconds deux fils de Thémis, #4 Jacques Lagacé et Antoine Paré.Tous deux sont actuellement en bonne condition, ayant parcouru les links tout l\u2019été.Avec un quatrième représentant pour prêter main forte, Pin- sonneault et Cie peuvent envisager avec confiance le prochain { tournoi interuniversitaire.DERNIERE HEURE Nous apprenons avant d\u2019aller sous presse 5 au tournoi de golf partent mardi midi pour #3 teront vendredi et samedi les championnats individuels et pour M4 équipe; les universités McGill, Queen\u2019s, Varsity et de Montréal : seront au nombre des concurrents.u Nos porte-couleurs sont Marcel Pinsonneault et René Raymond, * tous deux étudiants aux Hautes Études Commerciales.C\u2019est POUR LE MOINS ÉTRANGE que l\u2019on ait mis de côté Jacques Lagacé, champion golfeur des E.E.D., et actuellement en trés bonne condition.Comment se fait-il qu\u2019il n\u2019y ait pas d'éliminations, au golf comme au tennis?Laisser le choix d\u2019une équipe à l'arbitraire d\u2019un seul étudiant, voilà un procédé que l\u2019on ne peut certes pas qualifier de juste.ue nos représentants oronto où se dispu- PHIL.MALOUIN PROTECTION SATISFACTION PAR TOUT L'UNIVERS LA SUN LIFE A UNE POLICE POUR CHAQUE B IN QUELQUES-UNS DE NOS JOUEURS L'équipe de tennis de l\u2019Université de Montréal a commencé son entraînement.Do gauche à droite: André Dussault, Georges Gagnon, Paul Daoust, Arthur Gagnon et Bernard Fortin.(Photo d'André Leduc) Faites vos achats avec les COMPTE - COUPONS DUPUIS Ils sont valables dans presque tous les rayons du magasin 20% de dépôt - 4 mois pour payer Siège social Montréal EN A re NC Toe | BAPTISTE PERD SES Nous avons sous les yeux depuis vingt ans un exemple frappant de ce que, sous les titres grandiloquents de liberté démocratique, de sécurité collective, de diplomatie ouverte, de \u201cself-deter- mination\u201d, la politique internationale européenne a pu produire de fourberie, d\u2019hypocrisie, de mesquinerie et d'égoïsme.Après la Mandchourie, après l\u2019Ethiopie, après l\u2019Espagne, après l\u2019Anchluss et la Tchécoslovaquie, entassant les unes sur les autres les contradictions les plus incroyables et faisant preuve de l\u2019opportunisme le plus cynique, il est permis de constater que les nobles principes qui furent la cause unique de notre participation au concert européen n\u2019étaient bons que pour leurrer des naïfs comme nous.En ce qui concerne la dernière crise germano-tchèque, I'Angleterre ayant trouvé bon d\u2019agir sous le tablier protecteur de la Société des Nations, toujours très généreuse avec le territoire des autres et n\u2019étant pas toutefois préte a perdre dans un conflit ses possessions d\u2019Extrême-Orient, sut nous épargner momentanément d'aller nous faire tuer en son nom.Ne nous croyons pas cependant préservés du danger, soyons bien .convaincus que le péril le plus immédiat pour nous c\u2019est-notre tendance bien canadienne à limiter notre champ de vision à un rayon plus coürt que notre nez et refuser de reconnaître que le danger s\u2019il est retardé n\u2019en est pas moins ILLUSIONS inévitable.Si nous pouvions seulement comprendre que pour éviter demain de nous casser la \u201cgueule\u201d en retirant pour les autres les marrons du feu, il nous faut à tout prix déclarer aujourd\u2019hui que nous n\u2019en ferons rien.Il faut à tout prix clamer notre réveil et crier sur les toits que, croyant a la paix en fait et non en hypothése, y croyant avec logique et de facon permanente, nous saurons i l'avenir en obtenir les bienfaits en l\u2019assurant à nos enfants.Pour signifier au monde notre nouvelle politique à base de raison plutôt que de sentiment, il est de toute urgence qu\u2019à la prochaine conférence pan-américaine au Pérou, en décembre prochain, le Canada soit représenté.Cette orientation nouvelle de notre politique étrangère n\u2019est pas incompatible avec notre position dans le Commonwealth tel gu\u2019entendu par le Statut de Westminster.Outre le grand avantage de diminuer pour nous les occasions de guerre, nous rencontrerons à Lima toute une civilisation latine qui servira de contre-poids à la culture mégalomane et dynamique des Etats-Unis.Si l\u2019Europe a perdu son équilibre c\u2019est notre droit et notre devoir de conserver au Nouveau- Monde le peu de bons sens et de civilisation qu\u2019il lui reste.DOLLIER me -CONGÉ SIFY AURA CONGE UNIVERSITAIRE, LUNDI PROCHAIN ans \u2026 Ev tm, '10 OCTOBRE, JOUR:D\u2019ACTION DE GRACES, déesse 5, MONTREAL A McGILL Pour la première fois cette année, samedi dernier, toutes les facultés se trouvaient réunies devant la porte centrale de la Maison des Etudiants.Déjà l\u2019on avait repris le béret traditionnel, on échangeait les poignées de main, on brandissait la canne, des \u201ccomment va-tu?\u201d et des \u201cBonnes vacances\u201d s\u2019entrecroisaient soudain interrompus par l\u2019apparition inattendue de la police à cheval et à motocyclette.A sa suite, quatre par quatre, bannière en tête, les carabins prirent le pas, Dès avant Sherbrooke \u201cLes jeunes filles en hiver\u201d avait été entonné plusieurs fois sous la direction expérimentée de maestro Paul Dontigny, dont le mégaphone émergeait du side-car d\u2019un policier.Un \u201cA bas la conscription\u201d retentissant révéla soudain l\u2019approche du manège du 65ième.Puis, au milieu d\u2019acclamations enthousiates, l\u2019étendard est hissé au sommet du vénérable \u201cbazou\u201d de Paul Vigneau qui gravit l\u2019avenue des Pins et nous conduit au Stade Molson ou déjà une foule compacte attend la rencontre des Red and White du McGill et des cadets de Kingston.Disons à la gloire des cadeta qu\u2019ils mirent vaillimment à contribution toute leur force et leur poids pour résister à un adversaire plus lourd et plus expérimenté.En cffet l\u2019équipe du McGill, en réussissant à compléter à maintes reprises des passes-en-avant, s\u2019est révélée une machine puissante capable de défier les autres équipes universitaires.Mardi soir, un spectacle plus original nous était offert, comprenant rugby i six, courses, feu de joie, le tout rehaussé par une pittoresque procession aux flambeaux.L\u2019hospitalité si bienveillante que McGill nous a prodiguée en ces deux circonstances nous permet d'augurer une ère de cordialité et de mutuelle sympathie entre les deux universités-socurs.Nous tenons A remercier tout spécialement Major Forbes, dont l\u2019attention diligente fit de ces visites une occasion de nous mieux connaître.Jean LANGLOIS a 5e TENNIS LA COUPE RAINVILLE Le tournoi de tennis inter-faculté commencera lundi soir prochain, au club Stuart.Les diverses facultés sont priées de nommer leur représentant à ce tournoi avant lundi midi.Qu\u2019on note bien que cette année un seul représentant par faculté prendra part à ce tournoi.jouer au Bo-Lo!\" \u201cfe juge Jos, \u201cMais pour le OÙ EST JOS 7?A PRENDRE UNE \u201c| CEST RAFRAÎCHISSANT! \u201cC\u2019est la vogue de l'heure, \u2014il faut -\u2014Déclare en soupirant, l'honorable bien qu\u2019elle fait, 1 4j - _, prenez-en'mon avis, + i \u201c1, C\u2019est @ la bonne DOW qu'll \u2018faut a\" donner le prix!\" EE.WY Old Stock He Hs NE se STE Il existe à Montréal un peu plus de mille jeunes gens qui passent leurs journées dans des maisons qui forment ce qu\u2019on appelle l\u2019Université de Montréal.Il n\u2019est pas mauvais de Je rappeler: des tas de personnes l\u2019ont, semble-t- il, depuis longtemps oublié.Oublié, en fait, depuis que les étudiants ont cessé les antiques manifestations bruyantes, les \u201cparades\u201d et les rixes qui naguère les rendirent célèbres.Aujourd'hui, on ne craint plus les étudiants ils sont devenus sympathiques, a la gent policière elle-même.l\u2019ar un phénomène qui veut qu\u2019on ne pense qu\u2019à ceux que l\u2019on craint, qu\u2019à ceux qui dérangent, mitis pas du tout à ceux qui travaillent pour construire l'avenir, les étudiants sont devenus des types comme les autres.Ils ont cessé de former, dans l\u2019esprit de leurs concitoyens, une classe à part, ils ont cessé de mériter qu'on s'intéresse à eux.l\u2019arce qu\u2019ils ont décidé d\u2019être sérieux.Eh oui, si étrange que cela puisse paraître, un étudiant est désormais, avant tout, un bonhomme qui étudie.Ces étudiants ont un journal, Le Quartier Latin.Qu'est-ce que le Quartier Latin?Un ensemble de feuilles imprimées dans lesquelles les étudiants expriment leurs idées.Ça ne vous intéresse pas les idées des étudiants?Et pourquoi?Jadis, tout ce que vous saviez des étudiants, c\u2019est qu\u2019ils enterraient chaque année un béret.En somme, tout ce que vous aimicz en eux, sans l\u2019avouer, c\u2019était leur esprit de tapage et de désordre.Maintenant qu'ils ont, par la force des temps, par la force de Ja crise, abandonné ces préoccupations pour des préoccupations d'étude, des préoccupations d'avenir, vous les reléguez au rang des êtres peu intéressants.Nous comprenons facilement que l\u2019ouvrier ne lise pas le Quartier Latin.Il n\u2019en a pas le temps.C\u2019est son droit, il a d\u2019autres choses à penser.Mais que les professionnels, et surtout ceux qui doivent à l\u2019université leur situation présente, que tous ceux que l\u2019on suppose éveillés aux problèmes de la jeunesse, refusent de lire notre journal, Jà, nous n\u2019y comprenons plus rien.Evidemment, les Siegfried, les Maritain, les Romier n\u2019existent pas au Quartier Latin.Mais il y existe des jeunes qui donnent sur les événe- ments et les problèmes qui compliquent et parfois compromettent leur existence une opinion qu\u2019on n\u2019a pas le droit d'ignorer.On s\u2019intéresse à l\u2019opinion de l\u2019homme de la rue, à celle du débardeur, du riveteur ou du soudeur.C'est trés bien.Mais Popinion de l\u2019étudiant semble ne pas exister.Cela ne se vérifie pas seulement à Montréal.Durant la crise qui a secoué l\u2019Europe, les postes radiophoniques nous à tous les autres de vivre.Ce apportuient tous les jours de ces enquêtes faites chez les ouvriers, les passants.Pas un seul correspondant n\u2019a eu l\u2019idée d\u2019interroger les étudiants.Et pourtant ce sont eux qui demain permettront sont eux qui perfectionneront vos maisons, trouveront les moyens d\u2019améliorer les corps usés des générations modernes, ce sont eux qui jugeront de vos droits.Et leur opinion ne vaudrait pas qu\u2019on la connaisse?Tous les journaux d\u2019étudiants du monde se plaignent de cette ignorance où on les tient.Le Quartier Latin est forcé d\u2019émettre sa voix dans ce concert.Mais les étudiants espèrent qu\u2019on voudra bien, cette année, leur reconnaître un droit à la parole, un droit à faire connaître à leurs semblables leurs idées.Les étudiants espèrent qu\u2019on ne leur fera pas encore l\u2019injure de ne pas les lire.Premier comme Modèle Premier comme Rendement Premier dans le Coeur des Étudiants Le Stylo qui a tout ce qu\u2019il faut pour vous assurer la même chance que n\u2019importe qui dans votre classe Si vous voulez lo stylo qui est au premier rang dans les écoles, les couvents et universités du Canada \u2014 celui qui vous aidera À réussir mieux que tout autro ne pourrait le faire \u2014 allez aujourd'hui À un rayon de atylos; voyez ct cssavez cette Beauté racée, ornée do petits cercles étincelunts en Nacre et exclusif et original.Jais\u2014un stylo superbe, Le Parker Vacumatic ne vous retardera pas en devenant subitement sec en classe ou pendant des examens.Car, si vous le tenez À In lumière, il vous fait voir combien d'encre il vous reste \u2014 et vous Un Stylo qui, grâce à sa grande capacité d'encre, n'a besoin d\u2019être rempli que 3 ou 4 fois pendant un terme scolaire.indique quand le remplir.Sa Plume qui ne gratte est munie d'uno pointe en Ost plus cher quo l\u2019iridium ordinaire.Allez le demander par son Vacumatic.La identifie le véritable.\u2018The Parker Fountain Pen Co., Limited, Toronto;'Ont.>> VACUMATIC#> au point de vue Mécanique ns, en or 14 carats, smiridium, deux fois nom \u2014 Parker La bello agrafe en forme de FLECHE 3 i TELEVISION $875 $10 Porte-mines assortls $3.50,$3.75,84,85 LES H.E.C.DANS LA FAMILLE DE L'A.G.E.U.M.C\u2019est évidemment un bonheur très relatif que d\u2019avoir à subir de nouveau l'automne et ses pluics.Mais heureusement, nous avons les belles et lumineuses dissertations de nos professeurs pour nous faire oublier les brumes et les brouillards de notre humide climat.Mais il y aurait lieu de se demander combien de temps durerait notre enthousiasme scolaire \u2014 en butte à tant de difficultés \u2014 si nous n'avions pas, nous, étudiants des 1LE.C., un sujet pour nous réjouir et pour nous aider à supporter la monotonie de certains cours.Je veux parler de notre entrée dans I'A.G.E.UM.Et disons-le tout de suite, nous sommes heureux d'en faire dorénavant partie parce que nous désirons qu\u2019on reconnaisse ce que nous sommes, c\u2019est-à-dire l\u2019une des unités d'un grand tout.Et de plus, cette association étant un bel exemple de solidarité, nous devons tous avoir à coeur de la voir prospérer.Le \u201csplendide isolement\u201d, où nous vivions, dénotait, pour le moins, une erreur profonde de jugement, car il n\u2019est pas juste de croire que chaque faculté puisse avoir sa vie à part et ne vivre que pour elle! Gracieuseté l\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L.0.GROTHE LIMITEE entreprise familiale et indépendante Nous n\u2019entrons pas dans l\u2019association avec l\u2019espoir d\u2019y sauver des sous, car alors il nous serait vraiment plus avantageux de garder notre bourse dans l\u2019isolement et la solitude.Nous savons tout de même assez de comptabilité pour cela, que diable! Mais nous croyons et nous espérons que notre entrée consolidera les finances de l'association, ne serait-ce que dans une faible mesure.Les sous, comme partout ailleurs, y sont indispensables.Et nous désirons que 'A.G.E.U.M.vive! Oui! nous désirons la voir fleurir et s\u2019épanouir.Trop souvent a-t-on reproché aux Canadiens français \u2014 après leur paresse \u2014 leur esprit de discorde et de fausse indépendance.Les Hautes Etudes ont maintenant cessé d\u2019en être un nouvel exemple.Nous en sommes Llrès heureux ! Nous espérons pouvoir un jour payer notre dette de reconnaissance à l'association.Ne nous fait-elle pas un grand honneur que de vouloir bien nous recevoir dans son sein?Ah! comme il est flatteur pour notre amour-propre d\u2019être maintenant comptés parmi les fils d\u2019une des plus modernes universités d\u2019Amérique.Et comme il sera doux de pouvoir coudoyer les futures célébrités de nos professions dites libérales, de pouvoir converser avec ces ines- sieurs sans avoir Vimpression de leur étre totalement inférieurs .nous, vils commerçants, appelés à faire l'échange des épices ou des cotonnades ! C\u2019est un honneur auquel nous sommes particulièrement sensibles.Il est-vrai que nous devons débourser quelques dollars, mais quel est l'honneur qui ne s\u2019achète pas?Et nul, je pense, osera me dire que l'honneur et la joie d\u2019appartenir à l\u2019association où collaborent nos futurs avocats, ces défenseurs des opprimés, et nos médecins, dignes fils de Pasteur, et tous les autres sauveurs de la race, ne dépasse pas mille fois en valeur les quelques billets de banque qui sont, malheureusement, la rançon de notre nouvelle gloire.Et notre désir le plus cher, c\u2019est que l\u2019entente la plus cordiale règne entre les maîtres régnants de l\u2019association et nos représentants.Nous avons besoin d'union, de concorde et de bonne entente.Nous ne serons jamais trop unis, surtout à cette heure si grave où nous avons un moment entrevu le spectre de la guerre, où nous avons failli être acculés à la loi horrible de la conscription! Méme pour sauver la maudite démocratie, même pour'sauvegarder l\u2019intégrité de l\u2019empire anglais \u2014 ce pauvre petit empire \u2014 il ne vaut vraiment pas la peine d'aller se faire trouer la peau par les balles allemandes.de profit pour nous, à resserrer nos rangs, à demeurer tous unis, à offrir un front compact et serré ! Et l\u2019entrée des H.E.C.dans l\u2019association ne peut qu\u2019aider à cette union.De plus, nous comptons parmi nous de nombreux hommes d\u2019af- MESSE UNIVERSITAIRE Une messe spéciale pour les Etudiants des diverses Facultés et Ecoles de l\u2019Université est célébrée à 9 heures 30.chaque dimanche et fête d'obligation, à la Maison des Etudiants.CORDIALE BIENVENUE ! faires qui sauront donner, j\u2019en suis sûr, des conseils aussi utiles que peu dispendieux.Notre école ne forme pas que des intellectuels, et les notions de comptabilité que nous y récoltons peuvent être facilement utilisées par les financiers de l\u2019A.G.E.U.M, Il est donc heureux à tous égards que les Hautes Etudes fassent partie de la grande association universitaire.Ceux qui nous reçoivent pourront utiliser les connaissances comptables de nos confrères et peut-être aussi leurs sous .et nous, nous fortifierons, a leur contact, notre culture rudimentaire et nous pourrons ainsi mieux nous débarrasser de notre mentalité trop strictement utilitaire.Et ceci m\u2019amène, pour finir, à formuler le voeu de voir l\u2019association prospérer davantage, si possible, car il y a tout lieu de croire que l\u2019entrée des H.E.C.dans l\u2019A.G.E.U.M.consolidera davantage le lien déjà si fort qui unit tous les étudiants.Pierre BAUDOUIN Non! i! ÿ a plus- feck ssewe, limité » 281 est, rue Ste-Catherine Le chic des pardessus Fashion - Craft est indéniable.Leur durée prouve qu'acheter un pardessus Fashion-Craft est un bon Leur chic s'allie à des prix tout à fait raisonnables.A compter de $17.50 Lam ] : 4 I "]
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