Le Quartier latin, 19 novembre 1937, vendredi 19 novembre 1937
[" ] h aqy ob un V 0, avy ou BEN PANTOUFLES RÉAL, 19 NOVEMBRE 1937 recteur: JEAN VALLERAND 10 SOUS LE NUMERO.AE gli pe, a LL e | BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE SOMMAIRE ETUDIANTS DU MONDE DANIEL JOHNSON MAURICE MERCIER QUAND ON GUERIT .REINE LE BONHEUR EST UN SONGE PARTIAL HOMMES ET FEMMES PO \u201839 LE RECUEIL\u201d H.PAUL PELADEAU LES CONCERTS SYMPHONIQUES, JEAN VALLERAND BALLETS RUSSES JEAN VALLERAND LES CHANTEURS RUSSES IMPERIAUX JV.AIX ESCULAPES GRANDILOQUENTS J.LEDUC PAX ROMANA LETTRE DE RUDI SALAT fol UNE CAUSE B.AG.PANIERES NOUVELLES SPORTIVES MIMI (HBOUGAMQU, (Suite et fin) SIMON L'ANGLAIS JEREMIADES JEREMIE AR PONTS ET PAR VAUX PAMPOULONNAIS FOUFFI DEMAIN BAL PHI THETA UPSILONN AU QUEEN'S VENUS vs MINERVE AU BOURGEOIS CANAYEN par JEAN VAL LERAND Tout le monde a remarqué que, depuis quelques années, la jeunesse unadienne-francaise pense et pense sérieusement à sa destinée.La jeu- \"se n'est plus, pour nous, l'âge où l'on s'amuse, où l'on se fiche de lout, l'âge où l'on ne réfléchit pas.Nous avons trop bien pris conscience t Ce que nous sommes, de ce que nous devrions être et que nous ne \u201cmmes pas, nous connaissons trop bien le destin qui attend notre peuple ice peuple ne se réveille pas de son apathie et ne sort de sa crasse, nous \"ayons trop clairement la possibilité de notre mort pour nous attarder à des préoccupations qui étaient peut-être jadis l'apanage des jeunes de notre ise mais qui ne seraient plus aujourd'hui que le consentement à la mort.Aussi, les Bourgeois ébahis ont-ils vu surgir dans nos coeurs des pensées, M nos lèvres des enthousiasmes qui les ont déroutés, choqués, parce We ces pensées et ces enthousiasmes les forçaient à voir clair en eux- Mêmes, et par conséquent, à voir clair dans leurs responsabilités et leurs wipabilités.On à parlé d'Etat Français, quelques uns même, plus violents, Mt parlé de Séparatisme.Des hommes qui n'ont pas notre âge physique, Mis qui possèdent, comme nous, un coeur et une âme jeunes, qui veulent, mme nous, vivre la vie que l'histoire de leur pays leur donne le droit * vivre, des hommes qui ont compris nos inquiétudes nous montrent * chemin de l'idéal, nous ouvrent la voie vers cet Eden perdue où il était Ris permis à un peuple de dire : je suis heureux.Et les Bourgeois s'étonnent.lls sont offusqués de voir des jeunes gens émettre des idées : cela les dépasse, ils ne comprennent plus.lls semblent croire que seules, les têtes blanches et les têtes chauves ont le droit d'exprimer leurs désirs et leurs opinions.Et pourtant, pourtant, à qui la faute si nous sommes obligés aujourd'hui de réclamer des solutions extrémistes?À qui, sinon au Bourgeois lui-même?|| vaudrait bien mieux que le Bourgeois reste où il a toujours voulu être, dans son confortable fauteuil, où il lui était permis de ne pas penser, de ne pas désirer, de ne pas exister.Ceux qui ne font rien pour aider la nation canadienne-française à se sortir du fossé où elle achève de mourir, j'allais écrire de pourrir, que ceux qui ricanent à la face de nos enthousiasmes, qui crachent sur notre idéal, que tous ceux-là qui n'ont réussi à n'être que des demi-civilisés et des demi-bilingues s'arrêtent un instant à songer qu'ils sont, eux, les véritables coupables, et non pas nous, qui cherchons à vivre, à faire vivre la nation dont nous sommes et que nous aimons.Que le Bourgeois pense un peu que c'est grâce à sa veulerie, à sa nonchalance, à son sale égoïsme que les jeunes sont forcés maintenant de chercher des moyens radicaux pour assurer l'avenir de l'esprit et de la mentalité dont on les a faits, dont ils ont vécu, dont ils veulent vivre et dont ils vivront malgré tous les licheux de bottes et tous les emmerdés de la pensée, qu'ils se cachent dans l'ombre de leur nullité ou qu'ils s'étalent au jour de leur orgueil.> RS .LL Cin ER lhe ATL Co eet VINGTIEME.ANNEE, No 7, Rédacteur en chef: ROGER CHAPUT BILLET DE LA SEMAINE PERSONNALITE Avoir de la personnalité, tu sais ce que c'est toi?Alors, dis en quoi ça consiste?Faut-il un type physique particulier, genre espagnol, suédois, nippon, dynamite, ohé, ohé, ou quoi encore?Doit-on afficher des marottes, se pâmer devant des poissons tropicaux, se lordre d'admiration pour des œuvres fuluristes ou expressionnistes auxquelles on ne comprend goutte?Faut-il intriguer les gens par un air coquin, ou les ébahir par un port dédaigneux, un je ne sais quoi de lointain: ce vague à l'âme des yeux d demi fermés?Problème angoissant?J'ai rencontré l\u2019autre jour une jeunc fille qui possédait toutes les données du problème.A la suite d\u2019une combine qu'aurait approuvée le Béat, je réussis à me faire présenter à celle personnalité.Qu'est-ce que je constate après dix minutes de conversation?Un parfait phénomène d'insignifiance.Des inepties plus que tu n\u2019en as jumais débitées au cours de ta petite vie.Des poses à rendre jaloux le plus grand tragédien du siècle.J'en étais éberluée.Je comparais cc qu'entendaient mes orcilles à ce que voyaient mes yeux et je n\u2019en revenais pus.Si j'avais eu l'audace de Loup, ou cst-ce Partial, j'aurais pouffé comme une gamine, mais\u2026.on m'a trop bien élevée.J'ai refréné mon hilarité ct me suis conlentée de penser in pello: (ce que je progresse cn latin!) les malins auraient-ils raison qui prétendent que la seule personnalité de-la femme réside dans sa coiffure ?Ce premier échec, toutefois, n'a pas clos mon enquête Pour en avoir le cœur net j'ai posé la question à au ami: \u201cLa personnalité\u201d me répond-il \u201cheu.(réflexion de cinq sccondes) c\u2019est l\u2019ensemble des défauts et qualités qui distingue celui-ci de celui-ld\u201d.Est-ce exact?J'aimerais mieux pas, car alors la personnalité serait le caractère; je voudrais qu'elle fui plus que cela.Il y en a tant de sales caractères de par le monde, si on se mel à les qualifier de personnalités, ça les encouragera à demeurer tels qu\u2019ils sont! J'ai ensuite demandé à un carabin.Aussi convaincu de sa valeur que le tendre Tmpartial, il m'a répondu: \u201cTé\u2026.c'est moi\u2019.En désespoir de cause j'ai préféré arrêter là mes investigations el te soumettre le cas.Je vais te faire part de mes observations et lu me diras si je suis dans la bonne voie.Selon moi, lu personnalité c'est la vision personnelle que Von a des gens el des choses el le jugement que l'on porte sur eux el sur elles; c\u2019est aussi ce qui distingue nos gotils, nos amitiés el nos haines de ceux des autres; pour résumer c\u2019est ce par quoi je suis moi et Lu es toi.A quelle phase de la vie a-t-on le plus d'opportunités pour sc créer une personnalité?A vingl ans alors qu'on cherche à s'orienter, qu'on trouve les loisirs nécessaires pour s\u2019analyser, que le pessimisme n\u2019a pas déteint sur notre âme.À vinyl-cing ans, si on ne s'est pas encore csquissé une personnalité, c\u2019est déjà le déclin: on copie les autres; le snobigme prend le pas sur l'indépendance personnelle.I se peut qu'à certaines heures nous éprouvions des velléités de secouer le joug, de dire non quand les autres disent oui, mais la peur de nous singulariser nous arrête; le respect humain, lyrannique pelite bêle noire extrêmement prolifique, nous empêche d'être nous-mêmes.Vers trente-cing ans, l'expérience de la vie, le contact avec nos semblables nous ont donné une vue plus adéquate des valeurs humaines, mais il est déjà trop lard: l'âge nous a marqués et nous cédons au désolant: à quoi bon! Il est une chose que j'aimerais savoir: comment doit-on cultiver la personntlité?Par les livres?Mais encore faut-il que le jugement vienne d la rescousse.J'en ai connu des personnes qui avaient un savoir étendu, mais d les écouter j'avais l\u2019impression qu'une mémoire heureuse les aidaient d me rapporter le texte d'un livre.Pour résoudre un argument elles me ciluient Péguy, Claudel, Duhamel.Et moi Je concluais: encore un qui a lu, qui a relenu, meis qui ne s\u2019est pus fait une idée par lui-même.Tu as beau dire ce n\u2019est pas si commun que ça des personnalités.Tous se ressemblent, c\u2019est d désespérer parfois.Tiens, lu as dû expérimenter la chose déjà; tu es seul, tu l'ennuies; le vide de lon esprit te donne le spleen; ce silence inlérieur l'effraie el tu l\u2019en vas chez des amis dans l'espoir de recevoir ou de rapporter une semence que lu feras ensuite germer.Qualre-vingls fois sur cenl tu reviens bredouille; tu as, en plus, alourdi ta tristesse de la bêtise des autres! Ah! être assez Sort soi-même pour ne pas être obligé de mendier chez les autres, gageons qus c\u2019est un peu cela, la per- lité ! : ome MOUSME Page deux DANIEL JOHNSON LE \u201cVARSITY NEWS\" C'est l'hebdo de l'Université de Détroit, dirigée par les Jésuites.Format journal, bien rédigé, consecrant une large place aux sports naturellement.De plus on note avec plaisir que ces Américains \u2014 qui passent pour des catholiques à gros grains dans certains milieux \u2014 savent afficher bien haut leur foi et leurs croyances.régulière THOLI toujours intéressante à parcourir.Pas un numéro où l'on ne lise quelques articles bien faits sur des questions religieuses d'actualité.Le dimanche des Roi n'ont pes passés inapersus méme dans les colonnes éditoriales.issions, la fête du Christ- La chronique OMMENTS\u201d, alimentée par Blanche Collins, est Le \"VARSITY NEWS\" donne sur ce point une belle leçon à d'autres organes d'Universités catholiques.Tant il est vrai que c'est dans l'opposition et la contradiction que l'on s'affirme.de mort.asseillie par les objections.La vie est une réaction, réaction contre les éléments e même pour la foi: elle semble d'autant plus vivace qu'elle est plus \u201cTHE SILHOUETTE\" Celui-là nous vient de Hamilton, porte-parole des étudiants de l'Université de McMaster.Comme tous les journsux anglais, il est plutôt particulariste.Le carnet social, les potins estudiantins, les comptes-rendus, le sport, y dévorent tout l'espace.Sans doute que ce genre plaît chez nos compatriotes : lire son nom, voir sa binette ans un journal, ça flatte.Mais avec ça on s'élève rarement à l'universel.Tout en conservant un certain intérêt local, un journal rédigé par des étudiants doit s'élever au-dessus des particularités, des potins.Universites, n'est-ce pas?A notre sens il réflètere la mentalité des Carabins, leur point de vue sur les questions à l'ordre du jour plutôt que leurs succès au bal.se réveille, la jeunesse devient plus sérieuse, elle pense.Partout la jeunesse Mais alors les universitaires ne doivent-ils pas emboîter le pas puisqu'ils sont les mieux préparés ?C'est précisément de l'envergure qui manque à certains journaux universitaires BELLE INITIATIVE anglais.Certains réalisent leurs lacunes.raisons.(Traduction large): Aussi ou McGill on projette la publication d'un MAGAZINE.La direction du McGill s'en réjouit.t cela pour deux \u201cIu premier lieu celte soi-disante université fait rarement montre de son universalité.Trop souvent les différentes facultés sont sur un pied de bataille l'une contre l\u2019autre.Les étudiants passent des remarques désobligeantes sur l'inutilité de Pune où l\u2019autre.Un tel Magazine, alimenté par des étudiants de toutes les Sacultés, de tout âge, de tous les groupes, sera vraiment représentatif.Il nous fera connaître pour autre chose qu'une Kcole de Médecine ou \u201cle petit collège qui a montré à Harvard comment jouer le rugby\u201d, mais pour ce que nous sonumes: une université qui se distingue dans toutes les branches du savoir\u201d.Une autre excellente raison : \u201cLe journal quotidien consacré surtout aux actualités est un medium inadéquat entre le jeune littérateur et son public\u201d, Bravo.McGill.lirons avec intérêt: Nous vous souhaitons tout le succès possible et nous vous UN CÔTÉ DE LA MÉDAILLE Dans son édition du 12 novembre, le McGill Daily publie une interviou \u201cexclusive\u201d avec Monsieur Hazen sur le front rouge.ise qui à passé plusieurs mois en Espagne \u201cLa République espagnole se bat contre Franco el ses troupes avec le fusil d'une main et un livre dans l\u2019autre\u201d dit-il, Il est intéressant de noter que Monsieur Sise considère l'aspect culturel de spagne en guerre.\u201cEn 1930, 46% de la population était illettrée\u201d continue-t-il.Maintenant le gouvernement a établi 1,600 écoles au front el 22,000 soldats (c\u2019est bien vingt-deux mille) auraient appris à lire durant le seul mois de juin\u201d.Que n'avons-nous chez-nous une méthode si efficace.?\u201cOn a pris des soins extraordinaires pour préserver l\u2019héritagz artistique du pays.\u201d Nous ne doutons pas de la bonne foi de Monsieur Sise.Mais s'il avait vu les deux côtés de la médaille, il corrigerait probablement ses impressions.Et surtout celle-ci : \u2018\u2019Quand je quitlai l'Espagne à la fin de septembre, je n'avais aucun doute quant à l\u2019issue finale.\u201d Les choses ont dû changer depuis : en effet les journaux nous annoncent que l'Angleterre fait la cour à ranco.Et ce n'est ni par sympathie pour le fascisme, ni par pitié pour des vaincus.Business, business.Maintenant après de tels reportages, comprenez-vous l'opinion de nos voisins sur l'Espagne ?\u201cLES CARNETS DU THEOLOGUE\" Nous recevons pour échange LES CARNETS DU THÉOLOGUE\u201d, publication intime des Scolastiques de S.-Viateur.Par leurs articles variés ils sont susceptibles d'intéresser les profanes.Sachons-le, les Grands Séminaristes ne restent pas étrangers au réveil.EN FEUILLETANT L'HEBDO-LAVAL On n'a pas le temps de s'endormir à la lecture de ce qui peut intéresser dans l'Hebdo.\u201cjee, falardeau'\u2019 passe la masse à Massue, c'est le cas de le dire.Les aventures de Mike sont d'un piquant.Ses embêtements aux five o'clock, ses courbettes au bal, ses aventures \u2018\u2019foncières\u2019\u2019 sur la glace, égayent.Dis donc ichel, serais-tu un béat toi aussi?BILLET DU VENDREDI QUAND ON GUERIT EN GUISE DE PREFACE Presqu'autant que le Béat satisfait, les Carabins aiment les femmes, toutes les femmes.La présence d\u2019une femme est une source d'inspiration pour un carabin normalement constitué.Et qui se vante de ne l'être pas! Et, étrange paradoxe, le \u201c\u201cQuartier Latin\u2019\u2019 semble plus mâle depuis l\u2019heureux jour qui vit arriver notre Mousmé.Une nouvelle collaboratrice nous vient pleine de bonne volonté et de personnalité.La direction lui souhaite au nom de tous les Carabins la plus cordiale bienvenue.Mademoiselle Reine entend bien conserver son pseudonyme inviolé.Nous lui saurons gré de sa modestie et de son courage puisqu'elle se prive par le fait même de connaître chacun de nous! Nos Carabins profiteront de l'occasion el 8'habilucront a partager équitablement leurs rêves ou leurs divagations entre: Mousmé, Thérèse, Léona, Mitsouko et Reine.Est-ce un \u201ccarabin\u201d qui me racontait l\u2019autre soir Phistoire du ptit bonhomme qui s\u2019promenait sur la rue .Qui s\u2019promenait mélancoliquement .pauv\u201d mioche, ce qu\u2019il avait l\u2019air malheureux! Alors, compatissant (parce que vous savez s\u2019ils ont l\u2019air terrible les \u201ccarabins\u201d, dans leurs démélés et leurs complications, ils ont tout de méme un point sensible; seulement il est généralement dissimu- 1é sous pas mal de gouaillerie .et un porte-feuille!) Compatis- sunt donc, le \u201ccarabin\u201d se penche et demande: \u201cMais qu\u2019est-ce qui ne va pas petit?\u201d .et le bonhomme d\u2019y aller de son aventure .triste.oh si triste! Voyez-vous, on lui avait donné ce matin une pièce de cinq sous, toute neuve .et brillante! .comme \u201celle\u201d était jolie! Il allait acheter une tablette de chocolat pour son goûter, et puis, comment s\u2019est-il fait que la précieuse pièce ait roulé par terre, sur la chaussée .et pffuit .avant qu\u2019on ait eu le temps de la saisir, disparue dans ces gros tuyaux.Ici, le souvenir du malheur devient trop cuisant! La \u201cgrande désolation\u201d approche, et le déluge menace! , .Le \u201ccarabin\u201d se sent tout \u201cchose\u201d, et le voila qui plonge les mains dans ses poches (Dieu sait ce qui s\u2019y promène!) C\u2019est qu\u2019il y a une espèce de \u201ctête | che\u201d qui lui rappelle semblapi,, sespoir d\u2019il y a longtemps, + longtemps vous savez! 0 aprés quelque che) de quoi calmer ine a malheureusement trop fréque de nos jours! Un superbe \u20ac sous qui prend dans les cire tances une propriété magique yeux du gamin s'ouvrent fo grands, les doigts se tenden referment possesseurs (déjà!) Mais qu\u2019est-ce qui se passe\u201d Aussitôt le précieux bout de ni au fond de la main, les traits contractent, et c\u2019est une nouvel cataracte: des soupirs à fend une âme de granit! \u201cCarabig\u201d ahuri, entre deux hoquets, ave logique déconcertante, le van explique: \u201cSi j'avais pas pe Paut\u2019, m\u2019sieu, ben j'en ay deux\u201d.| e Allez donc vous mêler de | mettre sur pieds les gens qui ont dans le pétrin! C\u2019est tout comme ceux qui gl sent sur une pelure de bann tendez-leur le bras, pour les w vous soupçonner d\u2019être préc ment l\u2019auteur de leur chute! Oh, vous croyez, vous, à hs tisfaction béate des individus d s\u2019assoient bien tranquillement ÿ leur petit pécule?.alors w pouvez écrire une page, et mi deux, sur le néant! Eh bien, notre ami, dégj profondément, l\u2019air compassé, deux mains dans les poches, kis là le marmot encore tourmenté regrets, et s\u2019éloigne en ressass dans son cerveau de \u2018\u201ccarabin\u201d, se croisent et s\u2019re-croisent des t et des tas de dilemnes, celui, t sérieux, de In conduite à te avec ceux de nos frères qui k bouillent la moitié de leur vie chercher ce qui pourrait bien ma quer a leur bonheur, et I'auf moitié à gémir parce qu\u2019ils lo découvert! L'histoire du p\u2019tit bonhoma qui s\u2019promenait sur la rue, est u histoire d\u2019enfant .mais .i a des enfants à tout âge (?) REINE Vendredi dernier les étudiants de l'Université de Montréal ont tenu une grande assemblée au marché St-lacques; Tassistance fut nombreuse, les orateurs brillants:; toutes choses méritoires, connues, appréciées, La grande caractéristique de l'assemblée ne fut pas, comme on peut le croire de prime abord, une protestation, un \u201cnon\u201d retentissant crié aux communistes.En disant cela, je ne veux pas du tout diminuer le carnetère anticommuniste, qu'intentionnellement et avec raison on a donné à ta manifestation.H semble qu'en plus de son caractère anti-rouge, l'assemblée en ait eu un plus important, je veux dire ceci: l\u2019assemblée du 12 novembre marque chez les étudiants eanadiens- français le réveil des esprits et des corps.Nous sommes passés de la théorie à Papplication: ce qui est une chose assez rare.C'est aussi bon signe; on nous connaît trop pour nos discours et nos chicanements, il est bon que nous nous soyons levés afin d'affirmer nos convie- tions autrement que par des paroles.Nous trouverions d\u2019ailleurs notre profit à appliquer le principe dans d\u2019autres domaines.Dans le même ordre d'idées, l\u2019assemblée fut la manifestation de notre volonté de rester catholiques et ca- nadiens-français: l'affirmation de notre esprit, de notre idéal.Cela est important avant tout; l'existence d\u2019esprits vastes et lucides est de peu de valeur pour la communauté, s\u2019il n'arrive jamais à un moment donné que l\u2019idéal cultivé par quelques-uns s\u2019extériorise, pour être endossé par la masse.Sans vouloir attacher trop d\u2019importance propre aux manifestations extérieures, nous devons reconnaître l'importance du fait d'une manifestation elle-même.Ses résultats peuvent être divers, les circonstances ayant un rôle à jouer, mais In manifestation marque toujours une volonté à vouloir vivre suivant des principes énoncés.Sans leur manifestation, ceux-ci resteront toujours à l\u2019état de puissance sans jamais connaître leur plein épanouissement, qui est de servir à l\u2019utilité de la communauté.De ce côté, l\u2019assemblée du marché St-Jucques a bien démontré notre intention de ne pas nous confiner à la critique et aux réfutations.La critique est relativement aisée en soi: parfois elle est utile, nécessaire.Cependant la critique, en tant que telle, à rarement fait d\u2019oeuvres durables; elle est de peu d\u2019assistance à l'heure cruciale des décisions ct des responsabilités, Eugène Corbeil (Magasins Brittany) 926 est, rue Ste-Catherine 966 ouest, rue Ste-Catherine BOTTINES MILITAIRES C.0.T.C.NOIR ou BRUN $2.90 | PANTOUFLES par MAURICE MERCIER Aujourd\u2019hui la lutte contre le communisme se dessine bien au- delà des murs de l\u2019université; l\u2019autorité établie agit de son côté el c\u2019est tant mieux.Nous nous en réjouissons d\u2019autant plus, que nous croyons y être pour quelque chose.IT La semaine dernière nous avons eu le privilège d\u2019entendre monsieur Bernard Fay, qui nous a donné quelques conférences.Comme historien, monsieur Fay a le rare don de nous présenter ses personnages ainsi que de vicil- les connaissances, dont le souvenir oublié depuis longtemps.nous reviendrait tout-à-coup: Franklin, Lafayette, Louis XVI sont campés, analysés avec une justesse qui nous étonne tant l\u2019artifice est banni et que tout semble simple.En écoutant le professeur Fay, nous sommes attentifs à ses savantes distinctions pour juger les hommes ct leurs oeuvres, sans intransigeance, sans dogmatisme.Nombre d\u2019historiens pourraient envier cette qualité, qui rapproche les esprits et les coeurs par la compréhension et le sens du subjectif multiple et divers.Une phrase m\u2019a surtout frappé chez monsieur Fay; elle caractérise bien sa personnalité: \u201cl\u2019histoire pour moi, dit-il, ce n\u2019est pas le récit des faits passés, ce n\u2019est pas un truc pour découvrir l\u2019avenir.L'histoire est une perception plus vaste du présent.Elle n\u2019est en rien une science, elle est plus qu'un art: elle touche aux confins religieux.Elle est une façon de percevoir l\u2019être humain et la réalité de In manière la plus riche.Dans ce sens elle procure une force de création, de re-création.Qu\u2019on ne vienne pas parler d\u2019écrire une histoire définitive.Pour écrire l\u2019histoire définitive il faudrait recommencer exactement ce qui est arrivé.\u201d Ceci est de nature à détruire l\u2019archifaux principe qu'on répète tous les jours, à savoir: qu\u2019un historien ne peut être grand qu\u2019à la condition d\u2019être objectif.Aucun historien, même les plus grands, même Fustel de Coulan- ges, (cf.La Cité ANTIQUE p.4) n\u2019a jamais été complètement, absolument objectif, pour l\u2019excellent motif que cela est tout à fait impossible.Personne n\u2019est assez naif ou assez cartésien pour sérieusement prétendre que, du fait qu\u2019un homme s\u2019asseoit à sa table de travail pour écrire une pare d'histoire, il puisse faire table rase de son éducation, de son instruction, de ses tendances, de son idéz! propre pour tenter de nous expliquer les passions et les intérêts qui ont agité les siècles précédents.Pour les historiens comme pour nous- mêmes (je serais tenté de dire pour les historiens surtout), les autres hommes ne sont jamais si bien vus qu\u2019à travers la personnalité de l\u2019analyste lui-même., La conférence prononcée à l\u2019Université de Montréal a été révélatrice pour beaucoup; quand ça n\u2019aurait été que de convaincre les auditeurs du grand rôle de la franc-maçonnerie en France et en Angleterre, nous aurions encore à nous féliciter d\u2019avoir écouté monsieur Fay.C Lorsque nous y référerons, nous pouvons espérer ne plus devoir nous heurter aux ridicules affirmations de certaines bonnes gens, à l\u2019effet que les maçons, désireux du plus grand bien de Phumanité, sont uniquement préoccupés de philanthropie.La conférence de PACFAS fut d\u2019ailleurs remarquable par d\u2019autres points intéressants: notre vieil ami Franklin, le général- espion Lafayette, le XVIIème siècle avec ses roueries, nous furent présentés à tour de rôle, dans un ordre où les passages sérieux et les analyses alternaient avec les mots d'esprit pour rendre une n tière éminemment instructive sément assimilable.Monsieur Fay a donné quelg autres conférences, dont une Phépital Notre-Dame sur les (4 ces de Espagne blanche.lo une fois, les auditeurs n'eurd pas à subir la liste des atroc qu\u2019on nous sert depuis plusied mois; au contraire, le conférence se borna à \u2018une analyse des ford internes et spirituelles de la vè table Espagne qui renaîtra pl forte de ses épreuves.Particul rement le portrait de FRAM tranche sur ce que nous en avi appris jusqu\u2019ici.Monsieur Fay touché à la situation des cath ques soi-disant se tenant dessus de la mélée, qui refusent prendre ouvertement le parti « catholiques mieux citer la phrase du Je prêtre interrogé par monsieur * pendant son dernier séjour ent pagne: \u201cTiennent-ils (les catho ques neutres) tant à leur © qu\u2019ils ne peuvent comprendre ce qui sont prêts à la sacrifier po la justice et pour le règne Christ?\u201d Cela se passe de f commentaire.Monsieur Fay retournera bi tot en France; je ne sais Qu souvenirs il emporte.Pour be coup de ceux qui l\u2019ont écouté, \u2018 départ sera regretté: comme regrette toujours de perdre ¢ qui nous charment et nous If ressent.É, mile Mid als 335 est, rue Sainte-Catherine VÊTEMENTS ET ARTICLES POUR HOMMES ESCOMPTE SPÉCIAL AUX ÉTUDIANTS espagnols: jad reve dl cup au.CT en CEE i pe D) \u201c Ga q di PS Sh As i A IN Ki iF VENUS Photo Albert Dumas J SIMON L\u2019ANGLAIS LE 23 NOVEMBRE Photo Albert Inuimas ANDRE BACHAND TS VS wn in 0 it WD « ) = Te WA ; PIED (4 DD Be 0 2) 4] à PA i ih i i gun?A Weel : Page trois SO fe (LC \u201cx I fs iE AO AU PLATEAU Photo Albert Dumas ROLAND CLOUTIER MINERVE Photo Albert Dumas HENRI-GEORGES LANDRY J Cest avec un grand plaisir que s gais carabins de l'Université le Montréal se permettent ce soir le vous rendre une visite toute mime dns votre propre \u201chome\u201d.est même dommage que nous ne uissions bénéficier de la télévi- un pour ce faire, tant nous ai- erions que vous goutiez I'atmos- ère de franche gaieté et de ca- araderie estudiantine qui règne l'instant dans le studio.Coup \u2018œil vraiment merveilleux! Ain- i en ce moment, vous pourriez ir Guy Beaudet, très attentif ix suggestions qu\u2019on lui fait, t pour la revue que pour la ré- ption au Chalet de la Montagne.| considère que cette revue est dle de tous les carabins sans ex- kption; c'est pourquoi il se ré- uit de voir la collaboration qui i vient de toutes les Facultés.ans un autre coin, Dupuis, le Mldies man\u201d de la revue explique de charmantes carabines qui ont à l'amabilité de se rendre ici, ce pie seront les ballets de cette ante.Ce sera tellement bien et les Pectateurs seront à un tel point duits par leur beauté qu\u2019ils ne pudront plus voir de ballets rus- 6.C\u2019est bien logique; pourquoi mporter nos ballets de Russie, jand nous en avons dans notre fopre ville.Encourageons les \"duits de chez-nous dirait l\u2019ab- tGroulx.Un seul des membres 3 1 Comité est triste et c'est notre fesorier Piette, En effet, quoi- @ le Monument National con- 1-M.BÉRIAULT À LA RADIO tienne 1417 sièges, il ne peut s'empêcher de penser au grand nombre de gens qu\u2019il nous faudra refuser.Le studio toutefois n'est pas la seule place où on déploie une grande activité.La Maison des Etu- diants est une véritable ruche.En effet, les répétitions sont commencées et la distribution des rô- les est presque terminée, Parmi les sketches dignes de mention, je citerai l'Opéra de Joseph et Léo- na: il y a aussi le Miracle canadien, que notre ami Jacques Leduc dédie tout spécialement aux débutantes, ou encore l\u2019Apprenti Sorcier qui vous fera voir l\u2019étudiant aux lignes aérodynamiques de I'an 2337: il n\u2019est pas mieux que nous, c'est certain.Nous sommes aussi heureux d'annoncer qu\u2019Olivette Thibault sera de nouveau avec nous pour la 6ème revue consécutive.Vous pouvez constater par vous-mêmes que la revue ne peut être qu\u2019un succès et si vous désirez une preuve plus convaincante, rendez-vous à la Maison des Etudiants, coin des rues St- Hubert et de Montigny.Masse, un charmant garçon, vous y recevra avec un sourire et vous pourrez vous rendre compte que la vente des billets va bon train.Si vous n\u2019avez pas le temps de vous y rendre, téléphonez à HA.4511 et réservez vos billets dès demain.C'EST ENTENDU Beau temps, mauvais temps, je vais au débat, tu vas au débat, nous allons au débat.Devant la perspective d\u2019une lutte sans merci entre la déesse de la Beauté et celle de I'Intelligence, on s'est demandé si l'Auditorium du Plateau suffirait à contenir la foule incommensurable des témoins Vénus de tous les coins de la province pour prendre connaissance de cette sensationnelle affaire.On a proposé le Forum, mais Lucien Hainault a dit \u201cnon! le Forum, il est à moi, rendez-moi mon Forum\u201d; messieurs, si l\u2019on avait un Centre Civique! Que diable! Au- POUR VÉNUS : rons-nous un Centre Civique?En attendant, hâtez-vous, car les billets s\u2019enlèvent comme des brioches.Le premier débat a lieu le mardi 23 novembre prochain.Si vous voulez que votre petite amie ne soit pas juchée au coin ouest du balcon, retenez vos billets tout de suite, car si vous retardez un tantinet seulement, vous le regretterez toute votre vie peut-étre?!!! Un excellent service d\u2019autobus vous est offert a la porte du Plateau, apres la soirée! Alors c\u2019est entendu, je vais, tu vas, il va, nous allons au débat: Vénus vs Minerve! André BACHAND, E.E.D.Simon L'ANGLAIS, E.E.D.POUR MINERVE : Roland CLOUTIER, E.E.M.Henri-Georges LANDRY, E.E.M.PRÉSIDENT D'HONNEUR : Mgr Olivier MAUR AULT, recteur de l'Université.PRÉSIDENT ACTIF : Albert LEFEBVRE, président de l'A.G.E.U.M.JURY : Marc DEL VECCHIO Guy LANGELIER André DUFRESNE Paul LEMONDE BILLETS EN VENTE A 539 EST, RUE DEMONTIGNY.\u2014 HArbour 4511.' e PALETOTS \u2018 e COMPLETS e CHAPEAUX 0 @ ARTICLES POUR HOMMES 10% d'escompte aux étudiants © id u oY \"HO.BON \u2018 901, RUE STE-CATHERINE \u2014 ANGLE ST-ANDRÉ Tél.PLateau 7953-7954 SPECIALISTE AL.BENOIT Docteur en Optique de Philadelphie OPTOMETRISTE OPTICIEN Membre perpétuel de la Bociété Astronomique de France 1617, rue SAINT-DENIS Fa \\ OPTOMÉTRISTES - OPTICIENS DIPLÔMÉS spécialistes en examen de la tue et en ajustement de lunettes, lorgnons et verres ophtalmiques.J O.GIROUX, O.D.membre diplômé de l'A.E.P.O.de PARIS OPTOMETRISTI: PROPRIETAIRE assislé des oplométristes diplomes suivants: MM.PHILIE, RODRIGUE, HOTTE, PAYETTE et DuPLESSIS.BUREAUX DE CONSULTATIONS CHEZ / @ \u2014 Montréal DEBAT INTERUNIVERSITAIRE \u201cLa Crise a-t-elle fait plus de tort que de bien?\u201d Tel sera le sujet du débat entre les Universités de Québec, d'Ottawa cet de Montréal, qui aura lieu le 24 février prochain.À cette occasion, il y eut réunion des délégués des trois universités, samedi dernier, à la Maison des Etudiants.L'Université d\u2019Ottawa était représentée par le R.P.Arcade Guindon, O.M.I., directeur des débats français, Jean-Jacques Bertrand, président actif et Jean- Jacques Tremblay, président \u2019con- sulteur\u201d.' MM.Raoul Grégoire, président de la Commission des Débats, Jean Therrien, vice-président, Raoul Guertin, administrateur, et L.P.Larouche représentaient l'Université Laval.A Montréal, tous les membres du conseil de la Société des Débats, l'abbé Georges Deniger, aumônier, Roland Guy, président, Marcel Trahan, trésorier, et Pierre Desrosiers, secrétaire, étaient présents.Cette année, une équipe de l'Université de Montréal ira à Québec, une équipe de Québec se rendra à Ottawa et une équipe d'Ottawa viendra à Montréal.À la fin de la séance, le R.P.Arcade Guindon de l\u2019Université d'Ottawa proposa d'organiser à Montréal, en mars prochain, un congrès de \u201cPax Romana\u201d.Ce congrès aurait pour hut de fournir l'occasion d\u2019étudier l'aspect culturel de chaque pays et le fonctionnement de leur catholicisme.En effet, l\u2019abbé Gremaud donne la définition suivante de Pax Ro- mana: Groupement international d'étudiants qui, sans distinetion de race, sont unis par le même lien spirituel de \u201ccommunauté de foi et d\u2019idéal chrétien\u201d.Mgr Camille Roy disait à Québec au début de l\u2019année universitaire que nous avons \u2018\u2018une oeuvre de lumière et de conquête\u201d à ae- complir en tant qu\u2019étudiants associés a \u201cPax Romana\u201d, Le secrétaire.Gouge: Produits pharmaceutiques francais 350, rue LEMOYNE \u2014 MONTREAL Hye CES Siège social: HArbour 1878 Service et qualité ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Flours pour toutes occasions, télégraphiées partout.1405 rue ST-DENIS + MONTREAL = Page quatre LES PROPOS DE PARTIAL LE BONHEUR EST UN SONGE Loup m'a dit : Beaucoup de gens s'imaginent qu'il suffit de n'être pas malheureux pour être eureux.Et pourtant, il existe entre ces deux états toute la différence du monde, la distance entre l'être et le non-être.Cette constatation peut paraître banale, mais la plupart ne la font même pas.omme, de dire : il est heureux.Faux jugement.La vie normale d'un homme celà consiste généralement en cet état de non-malheur.Et l'on a coutume, en parlant de cet Je veux croire que le bonheur se mesure positivement et, de même que l'absence de froid n'est pas la chaleur, l'absence de malheur n'est pas le bonheur.(Proposition reversible comme toutes les équations chimiques ou algébriques).Dans le longue suite de secondes dont est tissée notre vie, le thermomètre de notre bonheur est presque continuellement à zéro.Parfois, pourtant, des secondes s'échappent, montent dans la joie comme un pigeon dans un ciel bleu d'automne.Parfois, le bonheur vient à nous, la Joie nous visite.Ces secondes brôlent comme des fusées et s'éteignent en répandant en nous les dernières lueurs d'une joie rève qui fut.Aucun homme ne peut dire : le Joie m'habite.Il existe, il est vrai, une Joie indivisible, mais nos sales petits coeurs l'effraient.Cette Joie, nous n'en voulons as parce qu elle ne se donne qu à ceux qui renoncent aux autres, aux petites.ous sommes de pauvres êtres qui ne savons pas perdre nos petits bonheurs, renoncer aux secondes joyeuses pour conquérir la erande Joie, le grand Il ne faut pas nous en étonner: cela est la loi.Bonheur.Nous sommes ainsi faits: nous avons été créés misérables, humains, peuplés d'innombrables petits désirs, de petites bassesses.Tout naturellement cachent la Joie.nous recherchons les petites pures, même quand elles nous Ii est heureux que ces trous de bonheur nous soient donnés.ans eux, notre vie serait une suite monotone de jours, d'heures sans poids, sans vibrations, sans harmoniques.Ces secondes lumineuses, quand elles éclatent, irradient dans tout notre être, dans notre chair et notre esprit, des accords fébriles qui communiquent aux secondes suivantes un sens, une direction.ii faut que notre vie prenne parfois un sens : les secondes différents moments mais que deviendrons-nous sans elles ?de joie qui nous sont à tous accordées à de notre existence, le lui confèrent, brièvement, il est vrai, Une parole, un sourire, une note musicale, une couleur suffisent pour faire naître ces vivantes secondes.Les êtres passent dans notre vie, ils ne se doutent pas souvent di bic ou du mal qu'ils nous font.du bonheur: ils y réussissent sans s'y elforcer.| est des êtres faits pour donner e sont des privilégiés, des nécessaires.Et la vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans ces êtres.PARTIAL LETTRE À X\".Montréal, le 12 novembre 1937.A x\", J'ignore qui vous êtes, la discrétion du Directeur du \u2018Quartier Latin\" étant par trop rigoureuse, mais je liens quaud_ même d vous remercier de la gentille interprétation que vous donnez d mon pseudo.Mon humilité me force à vous avouer toutefois que mon éducation dans cet art subtil de plaire n\u2019a pas atteint la perfection des japonaises authentiques.J\u2019ai bien la moue lout de même: j'ai aussi la frimousse chiffonnée.J'ai en plus ce cœur trop tendre des nipponnes qui les Jait s'attacher à quiconque leur témoigne de l'amitié.Je ne sais si je me trompe mais il me semble que c'est la première fois qu\u2019il m'est donné de lire votre prose dans notre organe.Il se peut que ma vanité de femme que vous avez si délicatement flattée, me fasse trouver votre style différent de celui de nos rédac- leurs habituels: j'y vois de la poésie, de la douceur, de la galanterie.Mais là où vous m\u2019effarouchez c'est lorsque vous dites: \u201cCherchez bien, vous finirez bien peut-être par trouver.\u201d De grâce ne conseillez à personne de percer mon fncognito.C'est une chose à laquelle je tiens énormément et, trai, je vous en voudrais bien un peu si, à cause de vatre suggestion, on parvenait à découvrir qui\\je suis.Ce n\u2019est pas sans motif que l\u2019on a placé un éventail dans les doigts fuselés des japonaises: clles s'en servent pour abriter leur sourire espiègle où leur confusion.Permettez que je m'en serve, d mon lour, pour dérober aux regards inquisileurs mon vrai visage.Cordialement, MOUSME Le garçon: \u201cEnfin! Voilà ma chance de titer une boufféa de cette Sweet Caporal.\u201d \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac pout être fumé,\u201d Lancet + CIGARETTES que .SWEET: CAPORAL HOMMES ET FEMMES Mitsouko est partie en guerre.Elle cherche noise à ce pauvre Jé- rémie qui se manquera pas de gémir; elle me réplique intrépidement à moi, l\u2019o \"39.Gare à la riposte, mademoiselle.J'ai peut-être moins d\u2019héroïsme que ce vilain Jean C.Kek- chose, mais franchement j'éprouve un plaisir énorme à croiser le fer avec vous, Mitsouko, à cause justement de votre fougue i défendre votre sexe.Je ne regrette pas de l\u2019avoir écrit, mon article.\u201cVous mettez une exagération, je dirais .presque féminine,\u201d à croire que j'avais l\u2019intention de faire un roman à thèse sur les femmes.Je n\u2019ai pas le talent de Montherlant.D'ailleurs je n\u2019écris que pour m\u2019amuser, moi.\u2018Tout comme Cyrano, ajouterez-vous peut-être, mais avec infiniment moins de verve et d\u2019esprit que lui.\u201d C\u2019est vrai, je le confesse.Avec Colette, je suis d'opinion que l'on peut faire assez bien avec du simple gros bon sens.Cela me suffit pour dire des vérités, de vraies vérités qui fâchent les petites filles trop fières.Pourquoi tant vous formaliser parce que j'ai insinué que plusieurs d\u2019entre vous font souvent le métier de guenon.Soyez donc indulgente, il y a tant de petits Tarzan parmi nous.Il leur faut bien quelques compagnes.Vous êtes vraiment bien bonne, Mitsouko, de croire que la majorité des femmes qui se rendent aux parties de lutte le font pour accompagner leur ami.J'opine qu\u2019en beaucoup de cas, ce sont plutôt leur ami qui les accompagne.Je vous offre mes plus humbles excuses d'avoir comparé les femmes aux puces.I n\u2019y a aucun doute que lan femme occupe un rang considérablement plus élevé dans la création que cette vulgaire bestiole.Je connais des femmes qui valent bien ., .mille puces au moins, et d\u2019autres qui ne peuvent être comparées qu'aux anges, Vous faites de l\u2019ironie à froid quand vous affirmez sérieusement que vous, les femmes, vous voulez être aimées non pas malgré vos travers, mais à cause d'eux-mêmes et que c\u2019est du reste ce que vous pratiquez à notre égard.Nous sommes bien capables, nous aussi, de tels égarements.Il faut croire alors que c'est le propre de la nature humaine d'en être ainsi.Pauvres nous! J'ai beaucoup admiré l'habileté de ln réplique de mademoiselle Léona.C\u2019est un petit chef d\u2019oeuvre qui se termine par quelques flèches assez piquantes.D\u2019ailleurs, la cible est d'importance: la moitié barbue de l\u2019humanité.Vous me citez, mademoiselle, la pensée du grand Pascal: \u201cL\u2019homme seul est quelque chose d'imparfait.\u201d Dans le dernier numéro du Quartier Latin, le Béat satisfait s'est chargé de préciser: \u201cAux deux sexes, l'Homo est commun: il embrasse la femme, tout le monde l'a dit, Les jeunes filles surtout aiment le rappeler aux jeunes hommes comme moi.\u201d Voyons, mademoiselle, soyez gentille .vous êtes raisonnable, tout votre article m\u2019en a bien convaincu, voyons .c\u2019est ce qui nous distingue de l'animal.Donc c\u2019est entendu, nous avons bien la même nature humaine.Nous nous entendons bien sur ce point.Puisque nous en sommes à argumenter à coups de citations de Pascal, permettez-moi de vous mentionner cette autre: \u201cL\u2019homme n\u2019est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même, et à l\u2019égard des autres.Il ne veut pas qu\u2019on lui dise la vérité, il évite de la dire aux autres; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son coeur.\u201d Je vous en prie, Léona, profitons tous les deux de l'anonymat pour être francs: l\u2019homme et la femme se valent, en bien comme en.mal.Ils s\u2019influencent trop l\u2019un l\u2019autre pour ne pas en venir à se ressembler étrangement.Ces quelques lignes vous rappelleront peut-être quelque vieux couple ayant vécu ensemble toute une vie de labeurs.Vous n\u2019êtes pas sans avoir remarqué comme ils se ressemblent, le bon vieux et sa bonne vieille: leurs opinions sont les mêmes, de même que leurs manières, leur moral, leurs goûts, ete .Ils ont tout en commun.Ils sont faits l\u2019un pour l\u2019autre, Ils sont véritablement deux dans une même chair.Voilà, le mot s\u2019est présenté de lui-même pour me permettre de compléter ma pensée: c'est parce que l\u2019Homo, l\u2019homme, est de chair et d\u2019os, que nous sommes tous si inconstants.\u201cRien n'est plus étrange dans la nature de l\u2019'homme que les contrariétés qu\u2019on y découvre à l\u2019égard de toutes choses.\u201d Ces contrariétés proviennent de l\u2019union de la matière à l\u2019esprit.L'esprit est obscurci par la matière et cette dernière ennoblie par l\u2019esprit.Nous avons donc raison tous les deux.Vous avez bien le droit de dire que nous, les hommes, sommes à la fois très surprenants, extraordinaires, merveilleux, stupéfiants, et moi, je n'avais certes pas tort d'affirmer que vous, les femmes, vous êtes abracadabrantes.Il n\u2019y a pas de doute que c\u2019est pour cela qu\u2019hommes et femmes nous nous comprenons si bien et que nous ne pouvons nous passer les uns des autres.Enterrons donc la hache de guerre et fumons le calumet de paix.Fumez-vous?Ah mais non, j\u2019allais recommencer .Par exemple! Vous avez bien raison, mademoiselle.PO\u2019 39 Note.\u2014Po\u2019 39 signifie élève de de année, à Polytechnique.Compliments de L'ANGLO-FRENCH DRUG CIE Importateurs de produits pharmaceutiques.354 EST, RUE SAINTE-CATHERINE \\ MONTREAL REVUES \u201cLE RECUEIL\u201d Enfin une innovation dans notre peu prolifique domaine culturel! D quelques semaines, en effet, tous les camelots affichent un petit volume \"Le Re eo.qui est une initiative de notre bonne vieille ville de Québec.Toutefois ry toute la sympathie que nous voudrions lui prodiguer, nous nous voyons force déplorer sa naissance : ce n'est pas encore le Messie.s Les éditeurs ont voulu imiter certaines revues américaines et résumer l'abonds- production française dans le but de sortir notre public lecteur de l'apathie ii lectuelle dons laquelle il s'enlise; il est regrettable cependant que cette init ait été prise par des gens ignorants de notre langue et d'une érudition très borg Nous n'admettons pas qu'un périodique, qui a de si hautes prétentions © rédigé dans un style où fourmillent les traductions littérales d'expressions anges comme \u201ccondensé\u201d pour \u2018\u2019digest\u2019\u2019, etc.De plus les compilateurs du \u201cRew indiquent certaines préférences au mouvement national-socialiste et aux mr communistes.or Ceci ne serait rien, si l'on n'avait trouvé le moyen de citer aussi un article Julien Benda! A part feu Edmond Turcotte et son caudataire Henri Gir nous ne croyons pas que les élucubrations \u2018\u2019Bendiennes\u2019\u2019 aient l'art d'intére ui que ce soit: ce vieux clerc communiste dont l'unique plaisir semble à du d'éturhier sa pouillerie de vieux juit et dont le premier volume a causé tout un és dans le monde des Péguy, des Claudel, des Maritain, est un moulin 3 Aneries: pire est qu'il semble avoir gardé de sa race le ton et les allures prophétiques Il nous semble que le sous-titre du volume \u201carticles condensés des meille périodiques mondiaux\u201d, aurait été de beaucoup plus justifié, si l'index 8 indiqué des revues telles que \u201cLe Mercure de France\u201d, \u2018La Revue Universel \u2018Les Etudes\u201d, ou des journaux comme \u2018Candide\u2019, \u2018Je suis partout, etc.ous aurions aimé y voir figurer les noms de Messieurs Henri Massis, Abel-Bonn: Daniel-Rops, Georges Duhamel, etc.Il a fallu nous contenter du sympathic André Tardieu, collaborateur fidèle de \u201c\u2019Gringoire\u201d\u2019.L'article de Monsieur Siegfried, cependant, n'a pas la place qui lui convie ans un ouvrage comme celui dont nous essayons ici, de faire le procès; il n semblerait plus logique de ne pas insister sur la \u201cPsychologie Britannique\u201d à première page du premier numéro d'une publication de ce genre, encore quen puissions épouser les conclusions de l'auteur.Nous ne pouvons ni ne voulons dans cette colonne entrer dans une dialectis des divers articles présentés à notre critique ni des multiples considérations po tiques Qui viennent à notre esprit comme conséquence de leur lecture; nous n eHforçons simplement de donner notre opinion très personnelle et aussi suc que possible.Nous n'avons pas la fatuité de croire que notre tribut à la culture françe: et à la saine raison rencontrera une approbation unanime, nous serons heure si nous avons apporté le maigre hommage de l'auteur de ces lignes à la pléi es bons auteurs français et aux doctrines honnêtes qu'ils prêchent.Abstraction faite de toute \u2018\u2019partisannerie\u2019\u2019, nous dé ageons cette remarg: le pragmatisme de cet ouvrage nous permet d'anticiper le tort considérable c: pourrait causer, sinon par le peu d'avantages qu'il apporterait à notre populati en lui offrant un appét facile vers une culture générale de snobisme, du moins la propagande néfaste de journaux et revues qui n'ont même pas le mérite dex une collaboration de premier ordre.Si, en effet, nous savons que de l'humble source naît la mer immense, de mé nous admettons que dans le cerveau humain originent toutes les théories et tou les politiques qui ont ou vont, peut-être encore, changer toute la géograpt humaine.Qui sait ce qui serait advenu de la Révolution française, de la Révolui russe, et même de la Guerre d'Espagne si un Jean-Jacques Rousseau, un Volt un Karl Marx n'avaient pas produit et vu propager leurs ouvrages mar des suppe serviteurs du peuple et de a patrie?Or ces conceptions du cerveau se diffus par le livre et les périodiques de toute espèce; c'est par eux que le peuple gavé d'idées qu'il ne peut habituellement comprendre et qui le mènent au mera par la voix d'utopies et de doctrines plus ou moins fausses.Si c'est d'abord d le cerveau que gît l'erreur c'est aussi en lui que vivent les critères de vérité : re encore faut-il que ces critères soient mis à la disposition du peuple d'une fi claire ne laissant pas d'ouverture aux sophismes.L'esprit humain procède par déduction et analogie; il aime à conclure du per culier au général; il applique des principes souvent erronés qu'il a puisés à tel auteur.C'est pourquoi nous osons formuler que tous ces problèmes de C munisme, Socialisme, Libéralisme, Matérialisme, problèmes d'idéologues à d'être des problèmes de politiciens ou d'orateurs, -trouveraient dans Tes oc d'auteurs calho!iques, assouplis à la gymnastique rationnelle, des ennemis imp cables voire même invulnérables.Que nous souhaiterions posséder le style vif d'un Léon Bloy, pour forcer! éditeurs du \u201cRecueil\u201d à ne pas faire le jeu de tous les adversaires, que nous ess e combattre, sinon avec succès du moins avec toute l'Énergie dont nous dispo et par tous les moyens qu'il nous est permis d'employer! H.Paul PELADEAU À l'oeuvre comme d'hübitude pour notre 2 ee lpniversaire Nous n'étions que sept dans le personnel de la Banque il y a 120 ans, Aujourd'hui nous sommes au-delà de 6000, dans plus de 500 succursales, travaillant tous à donner un service de banque moderne et expérimenté, -nation et de chacune de ses parties.Plus ancienne que le Dominion lui- même, et pourtant non moins jeune que les meilleures entreprises commerciales les plus récentes du Canada, la Banque est à l'oeuvre comme d'habitude au jour de son 120e anniversaire.BANQUE DE MONTREAL \u2018une banque qui accueille bien les petits déposants* La carrière de notre banque se confond inséparablement À celle de la ~ \u2014 Service de banque moderne et expérimenté .fruit de 120 années de fructueuses Opérations .p\u2014 A py LES CONCERTS CONCERTS SYMPHONIQUES Nous avons reconnu en.Serge Rachmaninoff, compositeur, la même âme tourmentée, que nous avait fait deviner le pianiste.C'est bien là le même homme, avec sa virtuosité, son sens hallucinant de la mort.Je ne voudrais pas sembler énoncer des jugements abracadabrants, mais je ne puis m'empêcher de songer que Rachmaninoff, c'est le Dies Irae fait homme.Le pianiste et le compositeur se complètent : on a depuis longtemps remarqué que Rachmaninoff transforme toutes les oeuvres pianistiques qu'il interprète il les marque de sa personnalité puissante, presque cynique.Sa musique, comme son interprétation de pianiste à le même sourire triste et cynique que la mort dans la célèbre gravure de Holbein : La danse macabre.Rachmaninoff est ce qu'on appelle un artiste à l'esprit malade : c'est l'homme d'une seule pensée, l'homme d'une idée fixe (j'en demande pardon à Valéry) : l'idée de la mort.On la retrouve partout dans ses oeuvres, à partir de son fameux Prélude en do dièse mineur, jusqu'à cette deuxième symphonie, exécutée vendredi dernier par l'orchestre des Concerts Symphoniques; cette hantise, on la retrouve également dans l'interprétation du pianiste.De toute cette deuxième symphonie, j'ai surtout été frappé par l'Allegro Molto : c'est du plus pur Rachma- ninoft.Avec Georges Enesco, Rachmaninoff est peut-être un des plus complets musiciens de l'heure actuelle.La musique de Prokofieff ne cause pas le même genre de plaisir que celle de Rachmaninoff.Elle ne s'adresse nullement à l'esprit des auditeurs.Elle est purement écrite pour l'oreille.Si elle n'atteint mas aux hauteurs intellectuelles de l'autre, elle réussit tout de même à remplir parfaitement la tâche qu'elle s'était donné : ceuser un plaisir corporel.|l y à en particulier cet accord de la fin, soutenu fortissimo par tout l'orchestre pendant plusieurs secondes qui semblent des heures.L'homme étant, malheureusement ou heureusement, un corps en même temps qu'un esprit, il ne peut s'empêcher d'éprouver une curieuse jouissance quand il entend ces sons qui vont fouiller au plus intime de sa chair.L'Italie s'est trouvée très inférieure à la Russie au programme de vendredi dernier.La musique de Respighi ne me dit pas grand chose.Elle plait peut-être à d'autres.En moi elle n'éveille aucune correspondance, elle n'est pas synchronisée.Dans le domaine de la beauté absolue et pure, domaine d'ailleurs irréel, j'avoue que je puis avoir tort et que la musique de Respighi dépasse celle de Rachmaninoff.Force m'est cependant d'avouer que je l'écoute sans grand plaisir.Rarement, aux soirées des Concerts Symphoniques, avions-nous été en présence d'un tempérament musical aussi riche, aussi puissant, que celui que possède le violoncelliste Roland Leduc.L'audition de Elégie de Fauré et de la Rhapsodie hongroise de Popper à été, grâce à lui, la plus parfaite jouissance musicale de la veillée.Roland Leduc joue sur un admirable instrument du plus grand luthier moderne, peut-être le plus grand de toujours : Paul Kaul.Le violoncelle de Monsieur Leduc possède à la fois une grande puissance et un grand velouté, deux qualités que l'on rencontre rarement réunies dans le même instrument à cordes.Si l'instrument aide le musicien, il ne le fait pas.Et Monsieur Leduc conserve, malgré Paul Kaul, le mérite d'avoir causé chez ses auditeurs un si beau et si élevé plaisir esthétique.À mon humble avis, Monsieur Roland Leduc est un des meilleurs solistes entendus jusqu'à présent aux Concerts Symphoniques.Jean VALLERAND.SECRETARIAT DE LA PROVINCE Aux étudiants - Les études que vous faites ont une importance capitale.Vous vous devez à vous-mêmes, vous devez également à vos parents et à la Province de tirer le meilleur parti possible de l'enseignement qui vous est donné.Honorable ALBINY PAQUETTE MINISTRE \u2019 \u201cx a FE a Cand band XENIA PETROVA DANSEUSE de la REVUE \u2018BLEU et OR\u201d Mademoiselle Xenia Petrova, directrice du Russian Ballet Studio, est une ancienne élève du fameux professeur de danses espagnoles et à castagnettes, Beaucai- re.Montalvo, de New-York, et de Michel et Vera Fokine, danseurs russes bien connus.Mademoiselle Petrova est pres- qu\u2019une nouvelle venue à Montréal, mais sa réputation de danseuse n\u2019est pas à faire; qu\u2019il nous suffise de dire qu\u2019elle fut soliste dans les ballets russes de Nordkin ayec la symphonie philharmonique de New-York.CHANTEURS RUSSES IMPÉRIAUX La venue annuelle des Cosaques du Don est la seule occasion que nous avons dans l'année d'entendre de la musique russe chantée par des musiciens qui la comprennent parce qu'ils la sentent vivre dans leur coeur.ussi est-ce avec joie que nous avons écouté les Chanteurs Russes Impériaux, lors de leur concert de dimanche dernier, au His Majesty, concert donné sous la direction du Canadian Artists Bureau.Cinq voix parfaitement fondues, cing interprètes idéals de la musique russe.Ce quintette vocal est presque un des Cosaques en petit.Chacune séparément, les voix qui le composent sont belles quoiqu'elles n'aient rien de transcendant.D'ailleurs ces chanteurs ne se présentaient pas à nous comme des solistes; chez eux, c'est l'ensemble qui compte, c'est ensemble qu'ils excellent.Les chanteurs Russes Impériaux ont exécuté des pièces religieuses, des chants de soldats puis enfin du folklore.Dans le premier groupe nous avons sutout remarqué une pièce intitulée : Dieu ayez pitié.Toutes les chansons de folklore ont été exécutées a la perfection.n n'a pas manqué de nous servir le chant des bateliers de la Volgs, mais les chanteurs Russes impérisux ont réussi, tout comme les Cosaques, à rajeunir et à rendre poignant cette pièce devenue banale à force d'être apprêtée à toutes les sauces, tous les jours à la radio.À noter également une magnifique chanson à boire tirée de l'opéra Assia de Ippolitoff Ivanoff.n miracle s'est produit à ce concert.Le pianiste accompagnateur Gergée Malavsky a interprété de très belle façon quelques oeuvres de compositeurs russes.Cels ne s'était jamais vu encore : le pianiste accompagnateur d'un chanteur ou d'un instrumentiste en tournée, qui joue un solo proprement.Pour résumer, concert de qualité, pas génial certes, mais agréable à tous points de vue.Jean VALLERAND.PS.Je ne puis m'empêcher de remarquer que les explications françaises du programme étaient écrites en un français .disons de cuisine.J'ai pu y lire cette phrase étonnante : cette chanson est une SATYRE, avec un y, parfaitement.Heureusement qu'elle fut chantée en russe, autrement elle aurait effarouché, sinon toutes, du moins la plupart des dames présentes.MEMORIAL GATES A UNIVERSITE DE SASKATCHEWAN ~~ Soh > A, - (CONSTRUITES de pierres de CET ' = champ d'une jolie couleur grise, égayée de teintes roses et jaunes, ces imposantes portes furent inaugurées le 3 mai 1928 .Elles sont chargées de rappeler le souvenir des étudiants et des membres du personnel de l'institution morts au champ d'honneur au cours de la guene 1914-18, CARABINS LA FAVORITE DES LA DANSE BALLETS RUSSES Lundi soir dernier les Ballets Russes du colonel de Basil donnaient au His Majesty le premier des trois spectacles qu'ils devaient présenter dans notre ville.Trois ballets étaient au programme : Les Sylphides, Francesca Da Rimini et Le Beau Danube.Ces ballets ont été présentés devant une salle comble.La faible assis- tence des spectacles et des concerts précédents avait semblé indiquer que le public de Montréal ne s'intéressait plus aux manifestations artistiques.Cette impression n'était pas heureusement fondée.Tout le monde connait le ballet des Sylphides.Michel Fokine en a composé la chorégraphie sur de la musique de Chopin.Ce ballet n'a jamais eu la prétention de raconter quoi que ce soit.|| est simple prétexte à mouvements et À ensembles gracieux; c'est presque une pièce de virtuosité pure.|l à peut-être cessé d'être adapté à nos esprits modernes, mais il satisfait l'oeil, il est un plaisir au même titre que certaines arabesques architecturales qui n'ont pour tout but que de plaire à celui qui les regarde.Les Sylphides n'expriment pas un état d'âme ou une pensée.lls groupent devant nous des ensembles de gestes et de couleurs et en font un tout harmonieux.Le plaisir de contempler une belle ligne, un contour agréable et rythmé, est un plaisir réel.Les Sylphides c'est le plaisir de l'ordre allié au plaisir de la grâce.On ne saurait parler d'un même genre de plaisir quand on songe au ballet Francesca Da Rimini.Ce ballet est d'un tout autre ordre.Il raconte.Voici en deux mots quel en est le thème.Francesca et Paolo s'aiment.Par raison d'état Francesca se voit forcée d'épouser Malatesta.Elle se rend à la cour de ce dernier pour devenir sa femme Malatesta est d'une laideur hideuse; Francesca recule effrayée.Malatesta l'enlève malgré les efforts de Paolo et de Cluara la religieuse.Au deuxième acte Paolo et Francesca se retrouvent.Ils lisent ensemble une histoire d'amour dont les personnages leur apparaissent.Malatesta les voient ensemble et tue Paolo.Francesca se jette sur l'épée de son mari.On se souvient de Lichine, le jeune animal de l'Après-midi d'un Faune.C'est ce même Lichine qui à fait la chorégraphie de Francesca Da Rimini.Nous retrouvons dans le chorégraphe le même sens du réalisme, de la crudité, qui animait le danseur.A cause de cela, Francesca est un ballet moderne, très intéressant malgré un geste hideux d'un des personnages.Lichine n'a pas encore la maturité de Tobin ou de Massine, mais il produira certainement des oeuvres qui dureront.Le Beau Danube terminait le spectacle.On connait et on aime partout ce bailet de Massine.C'est un véritable chef d'oeuvre.Et nous avons la joie de voir le grand Massine danser le premier rôle de son oeuvre.Tous les autres danseurs de la troupe sont excellents.Mais Massine est leur maître à tous.La technique est hallucinante, il à une science incroyable du fouetté et du bond.Dès qu'il paraît il emplit la scène de sa personnalité, sa présence constitue un principe d'unité.Le Beau Danube a été dansé avec un entrain endiablé, une fougue infatigable.C'est le génie de Massine qui animait le tout.Nous avons passé avec les Ballets Russes une soirée admirable, une soirée qui disperse la fatigue, les soucis, une soirée qui fait sourire le coeur.Jean VALLERAND.Voici un mode d'achat réellement accommodant, un mode de paiement plus facile, vos achats et leur paiement sont choses très simplifiées, grâce à ce nouveau mode digne, moderne et perfectionné.LECHASSEUR LTÉE, s'occupant exclusivement de la vente des VÊTEMENTS FASHION - CRAFT et d'articles de qualité iréprocha- ble pour messieurs, offrent, aux hommes responsables, les avantages à un COMPTE À PAIEMENTS DIFFÉRÉS \u2014 vous\u201c pouvez ainsi facilement acquitter vos achats \u2014 1/5 comptant, le solde plus un léger supplément pour le service, en quatre mensualités égales.Monsieur JEAN FORTIER UN ACHAT INITIAL S'ÉLEVANT À $20 SUFFIT POUR OUVRIR UN COMPTE : L bass , i ilde 281 est, rue Ste-Catherine Page mr AUX ESCULAPES GRANDILOQUENTS Esculape 41, B.A.G.B.A., honnêtement, là, .croyez-vous que je doive vous répondre en longueur, et sur un ton bien sérieux ?Que je doive reprendre et rere- prendre ici l'exposé de mes opinions, cogitations et convictions re le probleme gréco-latin?Ne penseriez-vous pas grandement préférable de nous rencontrer, si le facteur temps le permet un jour, et de poursuivre par oral nos intimes engueulades, lesquelles engueulades, j'en suis sûr, n\u2019intéressent en rien le public du Quartier?Mais oui! En quoi le ta- pochage Baril-B.A.\u2019G-LeDue peut- il mériter l'attention d'un lecteur?En bons canayens, nous sommes tombés d'une discussion d\u2019idées dans une discussion de personnes; et il n\u2019est pas loin.je pense, le moment où quelque étudiant, en réponse à mes questions, composera un sonnet sur la vastitude de mon nez.C'est drôle, des farces comme ça.Seulement, j'en vois mal le rapport avec le grec et le latin.Voyons! ne constatez-vous pas que vous ne faites, toi Esculape, que des personnalités; et Loi, B.A.2G, que du pathos entre guillemets?Où se eache, là-dedans, votre réponse nette à mes points d'interrogation ?Baril, au lieu de me fournir, comme je le désirais, des faits purs et simples; au lieu de me dire, tout simplement, si tu avais aimé d'un amour durable (durable, remarque bien) les langues mortes, si Lu leur avais consacré tous les efforts, et si Lu y repensais un peu aujourd\u2019hui; voila, mon cher Edmond, que tu te mets i ratiociner.Bt a ratiociner pas en général, mais droit contre l\u2019individu LeDuc.\u2014 \u201cLeDuc se brûle les doigts; or LeDue, post-collégin- lement, s\u2019occupe de littérature; done, nous n'avons pas besoin de littérature.\u201d Comme syllogisme, tu l\u2019admettras, c\u2019est pour le moins baroque, \u2018\u201cBaroco\u201d.Surtoul, en s\u2019éloigne quelque peu de mon but.La, là, ne fais pas l\u2019innocent, Baril.\u2018Fu le connais très bien, mon but.Tu sais, aussi bien que moi, où je veux en venir, avec mes enquêtes: pas à une destruction, pas à l'anéantissement de la \u201cvicille culture collégiale\u201d; mais, au contraire, à sa renaissance, De cela, d\u2019ailleurs, nous reparlerons ici, avant longtemps.Qu'il te suffise aujourd'hui de ne pas me croire démiolisseur, et de retourner vite, \u2014 le facteur temps, mon cher! le facteur temps! \u2014 à tes bistouri- ques méditations, par Jacques LeDuc Et toi, B.A.G.B.A,, que te dire?Au fait, ne dois-je pas m\u2019adresser plutôt à M.Georges de La Fou- chardière, et à M.Clerc?Parce que, entre nous, on jurerait que ce sont ces messieurs, les auteurs de l\u2019article intitulé \u201cPour l'argent\u201d, et qu'ils citent, par-ci par-là, une demi-douzaine de tes lignes.Je ne t\u2019en blame pas, non.Quand on n'a rien à dire, et que l\u2019on éprouve cependant le besoin de discourir en général, d\u2019assommer quelqu'un à coups de bonne prose totalement en dehors de la question, rien de mieux que les guillemets trés espacés.Dans ton cas, par exemple: M.B.A.G.B.A.vient de lire tel article sur l\u2019'humanisme, où l\u2019auteur, déplorant l\u2019abandon des carrières intellectuelles pures, constate que l\u2019argent reste parmi les plus sérieuses préoccupations du bachelier frais, et que ce jeune idéaliste organise généralement sa vie en accord avec les perspectives de salaire.L'auteur, \u2014 mais B.A.G.ne s\u2019en aperçoit guère \u2014 l'auteur de l\u2019article ne dit nulle part que l'argent soit l'unique et le premier motif qui détermine, pour ce bachelier, le choix de sa profession ; et, non plus, il ne honnit aucunement cette conception pratique de l\u2019existence.N'importe! B.A.G.B.A.a lu le mot \u201cargent\u201d.Argent! Argent! Cela le frappe; sa cervelle ne voit plus rien au-delà.Argent! Donc, l\u2019auteur affirme que les bacheliers ne songent qu\u2019à cela.Donc, il ne tient pas compte des nobles sentiments, des passions généreuses animant la gent esculapine.Donc, cet auteur d\u2019articulets est un gros méchant, et il faut le punir tout de suite.11 faut, le plus tôt possible, oublier qu\u2019il n\u2019a jamais écrit: \u201cVous ne travaillez que pour l'argent\u201d, mais simplement : \u201cSans l\u2019espoir de l'argent, travailleriez-vous?\u201d (ce qui fait toute la différence; ce qui, pour un espril sain, résoud carrément le problème).Il faut oublier que ce dangereux pamphilétaire n\u2019a jamais préconisé l\u2019abolition de la Faculté de Médecine, sous prétexte que les médecins, d'ordinaire, gagnent bien leur vie; mais, tout bonnement, la naissance d\u2019une Faculté des Lettres, pour que les écrivains, eux aussi, parviennent à manger trois fois par jour, 1) faut oublier tout ça.Et, comme M.B.A.\u201cG.ne se sent pas les forces d\u2019entreprendre, par soi- même, une si longue randonnée \u201cen dehors d\u2019la track\u201d, c'est l'heure des fiches, i.e.des citations.\u201cVoyons, murmure-t-il, qu'est-ce que j'ai, comme textes relatifs à la majesté de la médecine?Tiens, ici, 20 lignes de La Fouchardière, 6 lignes de Clerc.Oui, c\u2019est pas mal.C'est épatant.Sans aucun rapport avec le présent sujet.Mais, 1l ne s'agit pas de ça! Il s\u2019agit de faire de la phrase, à tort et à travers, sur les grandeurs et les misères du médecin.\u2018\u2019 \u2014 \u201cJ'ai donc mon affaire\u201d, s'écrie B.A.G.B.A.Et le voilà lancé dans son oeuvre de transcription.Ça y est.Rédigée, la réponse a LeDuc.Fini, intitulé, pseudony- mé, l'article! À quoi cela rime-t-il ?On ne le sait pas.B.A.le sait-il lui-même?Comme il y a souvent moyen, cependant, de tirer de toute platitude, quelques excellentes choses, voici les deux ou trois réflexions que devrait nous inspirer l\u2019article \u201cPour l'argent\u201d.\u2018argent est un indispensable bien.A un tel point que les fonctions les plus spirituelles, les plus dégagées de toute contingence matérielle, ne sauraient exister sans une bonne subvention en piastres et cents.A preuve, les cloitres, les colleges, les universités, les concerts symphoniques, les galeries d'art, ete, etc.Et, quelle honte y a-t-il à cela?En soi, une pièce de monnaie, c\u2019est bon; ce n\u2019est qu\u2019une représentation de la valeur, de toute valeur, de toutes les valeurs: comestibles, vestimentaires, architecturales, artistiques, intellectuelles, mystiques, même.Notons bien: une représentation, pas plus.Un 50 sous ne vaudra jamais une douzaine d'oranges, parce que les oranges sont créatures du bon Dieu, ol par conséquent doudes d'une valeur inappréciable.Un 50 sous, non plus, ne vaudra jamais une part de messe, parce que la messe, c\u2019est Dieu parmi nous, et que la valeur de Dieu est infinie.Cela nous, empéche-t-il de monnayer ct fruits et prieres?Pour ma part, je ne m\u2019en scandalise point du tout.De notre nature corrompue par le péché originel, peut-on exiger qu\u2019elle dresse une cloison bien étanche entre Ja matière ct l'esprit?Mais non! Et tant qu\u2019il y aura une chair, et tant qu\u2019il y aura une âme sur terre, cette chair devra venir au secours de cette âme, et cette âme devra diriger cette chair.C\u2019est pourquoi je conçois aisément que les vertus se payent; que le dévouement d\u2019un médecin reçoive $5.00 pour chacune de ses manifestations; que la charité d\u2019un Frère enseignant attire à son école des chèques provinciaux et fédéraux.Mais, c\u2019est pourquoi, aussi, j'estime que les artistes et les écrivains \u2014 les plus spiritualisés d\u2019entre les hommes, apres moines et moniales \u2014 que les artistes, les écrivains et les penseurs de la bonne espèce méritent amplement, eux aussi, qu\u2019on leur accorde cette représentation de leur valeur, laquelle représentation, nous l\u2019avons dit, se nomme l\u2019argent.B.A.G.B.A.ne se trompe pas, lorsqu\u2019il m\u2019accuse de n\u2019être point désintéressé.Non, désintéressé total, je ne le serai jamais.Qui me lancera la première pierre?Je considère que tous les hommes, quoi qu\u2019ils fassent, ont d\u2019abord le devoir de vivre, et que ce devoir entraîne des droits.Et, comme tous les hommes ne peuvent pas se consacrer aux malades, ou aux veuves, ou à la construction de gratte-ciel; comme, pour l\u2019'harmonie de la création, tous les hommes ne doivent pas pratiquer le même métier, j'en conclus que le littérateur et l'artiste, n\u2019ayant, malgré leurs préoccupations toutes spirituelles, rien perdu de leur appétit, ni de leurs aspirations matrimoniales, il faut, a tout prix, entretenir le souffle vital dans la carcasse de ces messieurs.Rien de plus.Et, remarquant d\u2019autre part que ce souffle vital, aujour- d\u2019hui, se conserve mieux par le droil, par la médecine, le commerce et l'industrie, je ne puis m\u2019empêcher de croire, et de répéter, que beaucoup de nos ex-futurs écrivains se sont réfugiés dans ces professions, faute de courage; .parce que, saperlotte, \u201cprimo vivere\"! B.A.G.B.A., c'est ce que j'ai dit; et, s'il-te-plait, je le maintiendrai.Si tu me réponds, de grice, ne va pas me faire affirmer ce que je n\u2019affirmai jamais.Et surtout, lâche la noblesse, la magnanimité, la hauteur, la profondeur et la largeur des vertus esculapiques.Nous sommes en 1937, en Amérique.11 ne faut pas nous en faire accroire outre mesure.Pardonne-moi.C\u2019est peut-être un peu fort de s'entendre dire ça par un gars qui étudie le grec; pardonne-moi, B.A.G.B.A., mais je trouve que tu manques diablement de réalisme! h à imé GUES : vos et vos une note de lité mod \u20ac La femme vos rêves Même en cherchent bien vous ne trouverez aucune raison de juger autrement vos DÉLÉ- réputation d'hommes de goût d'exiger des trevaux d'imprimerie : parfaits, propres, avec el is vous diront que vous obtiendrez toujours MIEUX et PLUS cher nous.LA PATRIE Service des impressions de Depuis toujours, la femme fut la source d'inspiration des grands génies et des pauvres diables.\u2014 La femme est pour tous les hommes, un merveilleux motif de rêve, un splendide moyen de s'évader des réalités désespérantes, des soucis abrutissants.CARABINS, qu'exigez-vous de LA FEMME DE VOS RÈVES?De l'intelligence, de la beauté, une personnalité.Rien de moins ne saurait vous suffire.Vous vous rendez compte que vous avez tout à gagner à affiner vos goûts, à exalter vos ambitions.A demander plus, à exiger mieux.Cette doctrine, cette méthode, cette science, vous ne vous contentez pas de vous en servir dans le domaine des rêves, des divagations comme dirait votre PARTIAL, Vous savez les adopter à toute votre vie.2aulld Vous devez à vote vos Confrères qui ont avec nous POUR UNE CAUSE Vendredi dernier, M.Raynault nous disait l\u2019urgence d\u2019une action sociale.Cette nécessité, nous l\u2019avions déjà sentie; mais nous devons quand même remercier M.le Maire pour nous l\u2019avoir rappelée.Nous avions déjà senti cette nécessité, ai-je dit.pas un sentiment vague, sans objet réel?Mais n\u2019était-ce Et voici qu\u2019un fait concret, l'action anti-communiste, actior.négative, nous impose l\u2019évidence d\u2019une action positive, concrète elle aussi, et pressante.Action positive permettant des \u2018\u201c\u2018réalisations\u201d profitables et durables.Ce qui semble ardu, c'est de bien définir cette action.Il faut aller au peuple, lui faire oublier cette barrière que dresse la différence de classes.tout nous sommes privilégiés.Il faut secourir sa misère et lui faire aimer la vie, car après Il doit sentir que nous l\u2019aimons, que nous travaillons pour lui, avec nos peines particulières.Avec ces données, ne pouvons-nous rien bâtir de pratique autre que des paroles qui ne calment pas un ventre affamé?L'agent de liaison entre le peuple et nous me semble tout trouvé: notre Saint- Vincent de Paul.Ne pourrait-elle rien organiser d\u2019effectif ?Si, par exemple, on organisait des visites en groupe à des familles miséreuses, où chacun apporterait son \u201cp°tit quelg\u2019chose\u201d?déjà jeter les hauts cris.Jen vois C\u2019est le moment de prouver que nous ne sommes pas toujours \u201ccontre\u201d quelque chose, mais parfois \u201cpour\u201d quelque chose de plus solide.pareilles démarches?S\u2019en trouverait-il pour se scandaliser de , Nous avons affirmé que notre doctrine est à base de charité et de justice.Prouvons-le par des actes.Ce n\u2019est pas par un regard hautain ou négligent jeté sur la misère, en passant, que nous serons charitables.Nous pencher vers l\u2019opprimé, le relever, serait bien plus digne de nous.Je n\u2019ai signalé qu\u2019un point de vue.notre programme! Si seulement chacun voulait .que cinq cents étudiants à l\u2019assemblée de vendredi.Combien vaste pourrait être Nous étions quel- Pourquoi étions- nous A?Si une conviction-plus profonde que la surface nous animait, donnons-nous la main: nous réaliserons déjà quelque_chose de bien.B.A.G.A LA MONTAGNE Le 11 novembre, jour de congé, nous montions quelque vingt éludiants, visi- ler ce que bon nombre ont déjà nommé \u2018le cimetière de la montagne\".Perchée au-dessus de la Côte des Neiges, l\u2019Université neuve, domine facilement tout ce qui se présente comme panorama.Quant à la chirurgie dentai pharmacie, la biologie, chime\u2019 sciences sociales \u2014 elles se part, les ailes de gauche.end A quelque cent pieds de la bâtisse centrale, on a prévu un emplacemen, pour une \u201cmaison d'étudiants\" où les \u201c ceux qui l'ont vue peuvent lémoigner gars d'en dehors trouveront une chamby, à bon compte, avec l\u2019avantage de logy dans un bois.Tout autour, des pente toutes prêtes pour le \u201cski\u201d, Enfa, nous aurons notre propre slade d notre propre patinoire, qui devrait bien couvrir ses frais, el même payer: Pourquoi pas?puisque dès celte année Montréal en est réduit à une seule patinoire convenable, le Forum.Les lacs Saint-Louis et des Deux- Montagnes, les rivières des Prairies et des Mille Iles, les Laurentides enfin, garnissent le décor.Comme invitalion au travail, ce doit être mieux que les chambres de l\u2019hôtel Pennsylvanie.Après le déménagement, nous aurons à notre disposition, un amphithéâtre de 2,600 sièges: c\u2019est plus qu'au Saint- Denis, el pas mal plus qu\u2019au Monument National (1200).L'Université aura une bibliothèque; Tout ceci prend de la place, mais 1 n\u2019en manque pas, \u2014 un mille de large et 1500 picds en profondeur.! Voilà qui est bien beau \u2014 on di même couramment que c\u2019est trop bay pour être vrai.Ce jugement a cu long.lemps sa raison d'être et son fond de réalité \u2014 Mais \u2018\u2018en toute chose, il faut considérer la fin\" \u2014 a dit La Fontoine, qu\u2019elle n\u2019aura rien de commun avec les racoins situés un peu partout au 1265 de la rue Saint-Denis.Au- dessus d\u2019une immense salle de lecture, s\u2019étageront tout du haut de la tour: rayons de voliumes, imprimerie el même une reliure.Les étudiants en médecine trouveront là-haut un hôpital de cing cents lits \u2014 logé dans les trois ailes, à l\u2019ouest de l'entrée centrale.Trop longtemps, notre \u201cchose\u201d fu la victime d\u2019on ne sait trop quoi, à il n'est pas trop tôt, pour prévoir ue fin prochaine.Des voix autorisées, annoncent l; déménagement pour septembre pro chain via la session de février \u2014 Alor avec confiance, nous palienterons en core.Les avocats, auront l\u2019usage de quelques étages, à l\u2019autre bout de l'édifice \u2014 Ils y trouveront même des tribunaux modèles \u2014 autrement dit, équipement complet.Jacques LEGER DE PAX ROMANA Fribourg, le 4 novemt , Monsieur Jean Vallerand, 8 bre 1997 Directeur du \u2018\u2018Quartier Latin®, .~ 539 est, rue De Montigny.Montréal.Monsieur le Directeur, Le Secrétariat général de Pax Romana vient de recevoir les deux premiers numéros du \u201cQuartier Latin\u2019.Nous les avons attendus avec impatience, car depuis bien des années la lecture de votre journal constitue un des plus grands plaisirs du Secrétaire de Pax Romana.Grâce à votre périodique, 11 nous est possible de suivre de plus près l'activité de nos camarades canadiens et leurs préoccupations d'ordre intellectuel et social.Je puis vous assurer, d'autre part, qu'au milieu de notre travail administratif et des soucis d'une centrale internationale, lire votre si agréable journal est un vrai soulagement.Les deux premiers numéros nous prouvent que vous maintenez la belle tradi tion des dernières années, dans une présentation et une allure très moderne, d'insérer des articles si variés et toujours très intéressants, même pour des étran- fers.Votre journal n'est pas seulement le trait d'union entre les différentes facultés de votre chère université et leurs étudiants, mais il est encore votre porte parole dans les nombreux pays auxquels vous voulez bien l\u2019envoyer.Nous sonimes sûrs que, dans les milieux neutres et acatholiques du monde universitaire, le \u2018Quartier Latin\u2019 est fortement apprécié, ce qui est tout à l'honneur de l'université catholique et de votre nation canadienne-française.\u201c Aussi, tenons-nous À vous présenter, au début de la vingtième année du Quartier Latin\u201d, nos voeux les plus sincères en vous souhaitant surtout une collaboration toujours plus étroite de tous vos étudiants et un intérêt grandissant de tout le peuple canadien-français, afin qu\u2019il comprenne mieux encore le rôle des universités catholiques et son devoir d'assurer l'avenir à celle particulièrement importante qu'est l\u2019université de Montréal.} Vous avez cu ln très grande obligeance d'insérer dans le premier numéro, I'artis cle si élogieux de l\u2019éminent doyen de votre faculté de philosophie, le très R.P.M, C.Forest, O.P.Ce fut pour nous un grand honneur et un réel plaisir de pouvoir saluer, à notre Congrès, un délégué si distingué de la Fédération canadienne des étudiants catholiques qui est membre de Pax Romana depuis tantôt deux ans et à la fondation de laquelle nous sommes heureux d'avoir pu collaborer modestement.Nous sommes certains que ce compte rendu élogieux contribuera beaucoup à faire connaître le but et les activités de Pax Romana parmi vos étudinnts qui n'ont malheureusement pas l'occasion de prendre part personnellement À nos congrès et nos semaines d'étude au moins ces années-ci, où pour des raisons maté rielles nous devons concentrer nos manifestations en Europe.Nous espérons toutefois vivement pouvoir tenir notre XVIIIème congrès international en Amérique du Nord, sur l'invitation généreuse de l'université Fordham, à New-York.Je n'ai pas à vous dire combien nous espérons avoir le plaisir d'y saluer une nombreuse délégation canadienne française et je vous avoue même que cette perspective a été pour beaucoup dans notre projet de tenir notre premier congres hors d'Europe dans votre continent.Il importe, par conséquent, de préparer dès à présent vos étudiants à ce grand rassemblement universitaire catholique et c'est pourquoi nous safuons avec tant de reconnaissance la propagande pour Pax Romana que vous voulez bien mener par le \u201cQuartier Latin\u2019.Nous avons I'immense privilège d'être assurés du complet appui de votre éminent recteur, Mgr Olivier Maur rault, qui a pris une part si décisive à la fondation de la F.C.E.C.Nous sommes.de plus, convaincus que l'A.G.E.U.M.voudra blen soutenir toujours davantage l\u2019activité interne et externe de la F.C.E.C.et je vous prie de transmettre ce voët et nos salutations fraternelles à son président, M.Albert Lefebvre.En terminant, je voudrais me permettre une petite remarque concernant la rubrique \u2018\u2018Etudiants du monde\u2019 parue dans le no1.M.Roger Chaput y à signalé deux notes qui ont paru récemment dans le bulletin de la \u2018\u201cConfédération inter nationale des Etudiants\u2019.Il s'étonne, à juste titre, de l\u2019appréciation de votre Journal parue dans le bulletin de la C.l.E.en ajoutant cette phrase: \u2018\u201cLe miracle canadien jouit d'une notoriété vraiment miraculeuse.Et dire que nous faisons partie de Pax Romana!\u201d Or, je me permets de vous faire remarquer que la GLE et Pax Romana sont des organisations bien distinctes, la première groupant les unions nationales d'étudiants sans aucune distinction d'ordre religieux ou autré.Nous n'avons aucune influence sur la rédaction du bulletin de la C.1.E, ct notam\u201d ment sur sa rubrique de presse universitaire qui est rédigée par un étudiant de Nancy.Je tiens à vous assurer que, dans les milieux de Pax Romana, le Canads français est bien mieux cbnnu que dans d'autres organisations, précisément par suite de la collaboration de la F.C.E.C.à notre oeuvre.Je n'ai d'ailleurs pas man qué d'indiquer cette erreur au secrétaire général de la C.I.E.que j'ai eu l'occasion e rencontrer la semaine dernière, à une réunion de toutes les organisations inter: nationales d'étudiants scus les auspices de la Société des Nations, le jour même où le \u2018Quartier Latin\u2019\u2019 m'était parvenu.Je suis heureux de vous assurer, d\u2019autre part, que la collaboration qui existé entre les différentes associations internationales d'étudiants contribue benucoup à faire mieux apprécier le mouvement universitaire catholique.Ainsi la none aubliée dans le même bulletin de la C.I.E., au sujet du nombre d'étudiants d¢ université de Montréal et que M.Chaput relève fidèlement, a été publiée d'aboi par l'agence universitaire catholique internationale éditée par le Secrétariat e presse de Pax Romana.M.Chaput aura trouvé, au bas de cette note, les lettres A.U.C.1.; il les aura retrouvées à plusieurs reprises en constatant ainsi l'influence indirecte de Pax Romana sur les milieux neutres.ir Je m'excuse de cette petite rectification et je vous demande de bien voulo la transmettre à votre principal collaborateur, M.Chaput, en lui disant le gras, plaisir que nous avons de suivre sa chronique st importante justement pour r connaissance mutuelle des étudiants catholiques des divers pays et partant pou l\u2019oeuvre de Pax Romana.e En vous demandant enfin de bien vouloir être notre interprète auprès de vote?éminent recteur pour lui exprimer nos hommages et nos voeux respectueux, je van prie d\u2019agréer, Monsieur le Directeur, l\u2019assurance de mes sentiments bien conirs ternellement dévoués.Rudi SALAT, Secrétaire administratif.os ee WY OO \"SD sh Pp vem Ph FA A A ps 8 EN mm ww Ba ge en me \u2014 - oy -\u2014 me 0 em am oon LE CAS D\u2019ARMAND La signature pour le Concordia de la ligue senior, de Jean B® Armand, le pivot de notre première ligne d\u2019attaque de l\u2019an dernier, ; occasionne pour nous une lourde perte: il est malheureux (et c\u2019est une des déficiences dans notre domaine sportif) que presque chaque année un ou quelques uns de nos joueurs, et non les moindres, nous laissent, alors que nous comptons sur eux pour servir de , noyau à une équipe puissante.L'on ne peut nier que l'addition de Jean Désautels et de Jean Huguet a notre équipe de l\u2019an dernier en aurait changé tout-à-fait l\u2019aspect; pour les intéressés, Huguet et Désautels se sont classés respectivement premier et second compteur de la ligue Provinciale, l'an dernier.Pour ce qui est d\u2019Armand, quoique encore à l'Université, les circonstances l'ont forcé à s\u2019enrôler chez les \u2018\u2018demi-purs\u2019\u201d\u2019.par voie de conséquence, malgré son désir, il ne peut s\u2019aligner sous nos couleurs, car les règlements de la ligue intercollégiale s\u2019ils permettent à une équipe COMPLÉTÉ d'évoluer en dehors de ses cadres, inter- (M disent à un membre INDIVIDUEL d\u2019une équipe universitaire de * figurer sur une autre équipe que celle de son institution.[ Jean Mignault remplacera probablement Armand entre Gagné et Génier, mais il semble que combler ainsi ce vide ne ferait qu\u2019en crér un plus béant à la défensive, notre point faible de l\u2019an der- \"M nier, malgré les magnifiques performances de \u2018\u2018John\u2019\u2019.L'absence de Grignon et de Boucher nous laisse à part Rivest avec une arrière- garde dénuée d\u2019expérience, si valeur il y a, et qui profiterait grandement du support physique et moral de Mignault .sans compter que contrairement aux joueurs de défense, les joueurs d\u2019avant .sont nombreux chez nous.LE SKI: CE QU\u2019IL RAPPORTE Je ne peux laisser aussi incomplet certain commentaire fait par mon ami \u2018\u2018Phil\u2019\u2019 la semaine dernière sur le ski et ce qu'il est \u2018\u201csusceptible\u2019\u2019 de rapporter.Il y a deux aspects à considérer dans la pratique de nos deux branches sportives d\u2019hiver, chez nous: celui dans les facultés et entre elles, dans le seul but de détente de l\u2019esprit et d\u2019athlétisme et celui dans le but à la fois d\u2019athlétisme et de représentation et de réclame.Pour ce qui est du premier aspect, ces deux \u2018\u2018sports\u2019\u2019 sont sur un pied d'égalité: ils fournissent aux types studieux que nous sommes une saine récréation, mais ne rapportent rien en argent, ce n\u2019est pas un tort puisqu\u2019ils coûtent à peu près rien à l\u2019Association.Au point de vue interuniversitaire, représentation et réclame, il convient de faire une différence: de ces deux sports très coûteux le hockey seul AU POINT DE VUE PÉCUNIER est \u2018\u2018susceptible\u2019\u2019 de rapporter i.e.de payer au moins une partie des dépenses, si le budget n\u2019est pas bouclé .l\u2019on ne peut en dire autant du ski, à ce point de vue.Pour ce qui est de la réclame et de la représentation, du déploiement de nos couleurs à l\u2019extérieur, le ski ne cède en rien au hockey: la seule participation de notre équipe de ski aux épreuves de Dartmouth le prouve suffisamment; nos délégués arborant les couleurs \u201cbleu et or\u2019\u2019 les ont fait briller devant plus de dix mille (10,000) personnes! CONCLUSIONS: 1.\u2014 Le Conseil de l\u2019A.A., bien que ne nourrissant aucun préjugé « contre le ski, ne peut investir un capital plus considérable pour up celui-ci que pour le hockey, vu l'avantage de ce sport, énuméré WE plus haut .et Dieu sait l'importance de l\u2019argent.2.\u2014 S\u2019il ne fallait compter sur les recettes du hockey, l\u2019on r- serait surpris du montant qu'il faudrait ajouter au budget actuel m pour arriver; donc, à l'Association de l\u2019exploiter le mieux possible et d'en éliminer les dépenses inutiles, et ainsi le ski et tout le reste te en profiteront: c\u2019est ce qui se pratique sur une haute échelle cette ès année: la fondation du Comité d\u2019organisation des spectacles, et notre sortie de la ligue Montréal en sont les meilleures preuves .3.- - Aux adeptes et membres du Club de Ski de prôner l\u2019encou- u- ragement nécessaire à l\u2019équipe de l\u2019Université dans le domaine du hockey, ce sera pour leur plus grand bien! eu MIMI TONYFBARIL Notre dévoué gérant à qui on a de nouveau confié la direction de nos équipes sénior et intermédiaire.Photo Albort Dumas LES QUILLES Le jeu de quilles que plusieurs désignent emphatiquement par le mot \u201cboooling\u201d est toujours de plus en plus populaire chez les Canadiens-français.Malheureusement, il semble bien qu\u2019il en est tout autrement chez nos édiles universitaires.Et depuis l\u2019an dernier un grand nombre de carabins ont dû abandonner ou presque ce sport qui leur est devenu trop dispendieux.Autrefois, en effet, l'A.G.E.U.M.avait un contrat avec un propriétaire de salle de quilles ; pour trois parties que jouait un étudiant, elle payait dix cents et l\u2019étudiant lui-même déboursait quinze cents.Ce régime de faveur n\u2019est plus; à peine l\u2019an dernier, nos amateurs de quilles ont-ils pu, durant novembre et décembre \u201crouler\u201d à cinq cents de la partie, Et depuis janvier 1937, nous devons payer vingt-cinq cents les trois parties; et encore cette réduction de cing cents ne nous a été accordée que par pure faveur du propriétaire du \u201cCentral\u201d.Tlola! les amateurs de quilles, harcelez vos conseillers et présidents pour que bientôt renaisse l\u2019ère heureuse d'autrefois .Une faculté est plus favorisée que les autres sur ce point: les étudiants des Hautes Etudes Com- ELLES MÉRITENT votre préférence! EULS les plus fins tabacs de Virginie entrent dans la fabrication de la cigarette GRADS.C'est pourquoi elle n'irrite pas la gorge et ne fatigue jemais le goût.Elle est véritablement pure.GRADS L.O.GROTHE LIMITEE \u2014 ENTREPRISE FAMILIALE ET INDEPENDANTE Adoptez-la.merciules possèdent leurs propres allées de quilles.Vendredi dernier leur équipe a reçu celle du Droit et a remporté la victoire par deux parties à une.Dumas (H.E.C.) s\u2019est distingué en jouant la plus grosse partie 135, et en obtenant le plus fort total 393.Et voici les détails de cette rencontre: DROIT Gauthier .093 112 113 318 Houle.132 01 61 287 Mercier.06 119 067 282 Fortin .128 107 124 350 Malouin .108 sg m4 201 SAT 521-4600 1547 H.he, C Laforest.108 127 127 362 Bournival.77 114 103 204 Dnoust .\u2026.109 116 100 325 Lalande.112 100 82 294 Dumas.133 125 135 393 530 582 HAT 1668 Si ces scores paraissent plutôt bas, c'est que les allées ne se prêtaient pas à un score plus élevé.Phil.MALOUIN SALON DE BARBIER DU CAFÉ ST-JACQUES R.NADREAU, prop.415 EST, RUE STE-CATHERINE - Nottoyago français 75¢ PrOAFAGO _\u2026uuceememe Bc ECLAIR VALET SERVICE Nous nllons chercher et livrons les habits sans frals, V.THIVIERGE, Prop.Tél, HArbour 8928 1649 Saint-Denis Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DEOM 1247, Saint-Denis Montréal Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU (LIMITEE) Pharmacie en Gros GERARD LEBEUF dien Jr\u201d.SOUPER CAUSERIE CLUB DE SKI Hôtei Pennsylvanie (en face de l\u2019U.de M.) 24 NOVEMBRE \u2014 6 heures 30 FILMS DE SKI COMMENTÉS Les écoles de Ski Suisses Les jeux Olympiques, etc.PRIX: \u2014 SEULEMENT 50 cents Voyez nos représentants au club pour vos billets.Une brillante recrue qui nous vient du \u2018\u201cCana- Gérard a terminé ln saison dernière parmi les meilleurs compteurs de sa ligue.GÉNÉREUSE INITIATIVE Nous apprenons de source officieuse qu\u2019à la suggestion de M.Pierre Ranger, M.Benoit \u2018Kid\u2019\u2019 Robert a décidé d\u2019offrir ses services en vue d'organiser - un club de cyclistes pour favoriser et agrémenter les voyages entre les auberges.UN AMI.E SALLE DE MATERNITE FONDEE IL Y A 147 oU EST JOS 7 4 OLD STOCK UNE \u2026 DIS7F , {.Page huit CHBOUGAMOU (SUITE ET FIN) La tournée s\u2019effectua dans un canot-automobile capable de faire vingt-cinq milles à l\u2019heure, ce qui nous permit de voir beaucoup de choses en peu de temps.La première escale se fit à la \u201cConsolidated Smelter\u201d, dont les établissements étaient à une couple de milles de \u201cchez nous\u201d: I est vrai que les visiteurs, tout en étant les bienvenus, n\u2019ont pas la permission de voir \u201c\u201cgrand\u2019chose\u201d : mais, toujours est-il que je fus désappointé de cette première visite d\u2019une mine.Première déception: la mine est trop jeune pour qu\u2019on y traite sur place le minerai; or, c\u2019est l'opération la plus intéressante.J'ai bien vu des tas immenses de pierre gris bleu, aux reflets dorés, j'en ai même un échantillon chez moi, mais tout ça ne m\u2019a rien appris de bien nouveau.Je n'ai pas pu, non plus, descendre sous terre \u2014 à cinq cents pieds, ç'aurait été amusant \u2014 et j'ai dû me contenter de visiter l\u2019extérieur de la mine; d\u2019admirer la grosseur d\u2019une bouilloire qui, une fois rendue là, valait paraît-il son pesant d'or, de voir passer des charriots, lourds de minerai et qu'un désoeuvré poussait sans ardeur, de questionner autant que possible, pour ne pas apprendre ce que je voulais, et finalement, à titre de politesse, d\u2019accepter de diner avec les mineurs eux-mêmes.Cela avait son cachet et par ailleurs, je crois que je manifestai un bel appétit, mais, je regrette de le dire, tout mon enthousiasme se borna à ça et je fus le premier à sauter dans le bateau, à l'heure du départ .De là nous traversâmes le lac en vitesse \u2014 le brave sauvage qui voulut se mesurer avec nous s\u2019en aperçul vite -\u2014 pour mettre pied- À-terre sur une pointe couverte de bois.J'en fus quitte pour ma surprise, quand j'aperçus, au bout d\u2019un sentier plein de mystère, une vraie bourgade d\u2019Indiens, comme il en existait un peu partout dans le bon vieux temps.Ce qu'il y en avait, des petits sauvageons et des petites sauvagconnes, grouillant tout d'un pain, dans ce village-là ! Je dois vous dire que nous nous sommes examinés mutuellement avec le même intérêt: j\u2019en photographiai autant que je pus: je garde encore une photo-souvenir, des plus couleur locale, sur laquelle, une madame Cri, sa pipe \u201cau bec\u201d, tient son bébé Cri sur ses genoux, sous l'oeil bienveillant du papa Canadien français qui l\u2019a épousée, (quel courage!) à la mode de par chez .eux.Cette bourgade est une espèce de colonie de vacances \u2014 et je vous prie de croire qu'on n\u2019y fait pas autre chose que se reposer \u2014 soutenue, avec grand profit par la Compagnie de la Baie d'Hudson, fondée il y a belle lurette, pour exploiter les Indiens.Ceux-ci sont toujours en-dessous, dans leurs comptes avec elle: ils achètent toujours pour plus que la valeur de leurs pelleteries, de sorte qu\u2019ils ne mettent jamais un sou dans leurs poches.C'est aussi bien de même, paraît-il, et, d'ailleurs, ils ne s\u2019en plaignent pas.La visite du poste ne fut pas très longue: je n'avais pas les moyens, ni l\u2019envie d'acheter des fourrures ; il y avait bien des pantoufles confectionnées par des sauvagesses, mais je les aurais sûrement oubliées quelque part en cours de route .et puis nous étions pressés.Le reste du voyage fut vite fait: le bureau de poste ne nous intéressait pas, l\u2019hôtel de la place non plus et, après avoir obtenu nos permis, et causé un brin avec M.Léveillé, le garde-forestier, nous refimes tout d'un trait les sept ou huit milles du retour.Je pouvais désormais me considérer comme familier avec les environs, et capable de circuler seul dans la région, sans risquer de m'égarer.Et ici se termine la partie intéressante \u2014 du moins, au point de vue géographique \u2014 de mon voyage.Inutile, de la continuer avec vous car vous savez le reste: les maringouins y ont tenu le plus grand rôle; j'ai passé par la suite à travers de nombreuses tribulations, communes aux campeurs; je n\u2019ai jamais pu m\u2019habituer à retrouver dans mon hâvre-sac, un objet que j'y avais placé dix minutes avant, je suis tombé à l\u2019eau, comme ça doit se faire, j'ai mangé beaucoup de fèves au lard, de saucisson et de bacon, j'ai chanté des ballades à la lune (ce qu'elle avait I'air démontée de m\u2019entendre, parfois!) j'ai cassé deux pipes, j'ai perdu ma brosse à dents, et ainsi de suite pendant trois belles semaines, Somme toute, je suis revenu plein d'expérience, enchanté d\u2019avoir vu du pays, réconcilié avec les lacs \u2014 avec un clair de lune et de belles montagnes, ça ne se bat pas quoique, en général, je leur préfère mon beau fleuve, et prêt à recommencer l'expédition, à l'occasion, et à recommander aux autres de visiter Chibougamou et le grand Nord en général, avant d'aller en Europe .Simon L'ANGLAIS LE PROFESSIONNEL REPRESENTE DE LUI- MEME 99% DE SON CAPITAL PRODUCTIF Alors que l'industriel a son usine, le commerçant son négoce, l'agriculteur sa terre, l'homme d'affaires son entreprise, le professionnel ne compte, lui, pour tout actif que l'exercice de son art.Messieurs les étudiants, protégez, dès le début de votre carrière, ce capital essentiel que vous constituez vous-mêmes par une police d'assurance sur la vie.° Compagnie d'Assurance-Vie La Sauvegarde Siège social : Montréal La Compagnie qui va de l'avant.3 .a RER RON LS GENS \u201cLES OEUVRES D'AUJOURD HUI\u201d LES OEUVRES D'AUJOURD'HUI, dont In formule s'apparente à collo dos \u201cQouvres libres\u201d de Paris, viennent do raraître en librairie.las EDITIONS E L'A.C.F, tentent, avec ce recueil, de regagner In littérature pure in place qui lui revient dans le monde des lottres.La vogue est en eo moment aux livres do sociologie, d'histoire, do politique; il y a quelque mérite à vouloir faire enton- dre, au milieu de co coneert, los voix du podte, du romancior, du contour ou du dramaturge.LES OEUVRES D'AUJOURD'HUI débutent avee un recueil de poèmes: \u201cL'Eternel silence\u201d de Roger Brien.Brion est un podto authentique À qui on no saurait nier l'inspiration, le don de l'image neuve ct colorée, même si la forme est encore peu savante.\u201cL'éternel silence\u201d renforme lu plupart do ses meilleurs poñmes, M.Rex Desmarchnis fait suito à M.Brion aveo des essais, qu'il intitule \u201cT'entatives\u201d.On sait quel excellent necucil roçut lo premier roman de M.Dosmarchais: \u2018L'Initiatrice\u201d.Après un long silence, il nous donne maintenant une série d'études d'une forme très por- sonnelle, d\u2019une langue très sûre.Quant à Mme Yvette O.Morcier- Gouin, elle n dopuis longtemps conquis le titre de \u2018premier dramaturge canadion\u201d.L'netion sans faiblosse, In finesse et In vérité psychologique du dinlogue qui caractérisent \u2018* Le jeune dieu\u201d nous prouvent que cot éloge est mérité.M.Clément Marchand, avec \u2018Courriers des villages\u201d, clôt le rocucil.Co joune auteur, connu comme podte, essayisto, journaliste et conteur, donne aux \u2018OEU- RES D'AUJOURD'HUI\" uno série de contes qui roprésentent uno priso de contact directe avec la terre, qu'il u su voir avec dos youx noufs ot peindre avec un réalisme saisissant.Rédacteurs : GUY PREVOST JACQUES LÉGER ANDRÉ DUSSAULT re \u201cLE QUARTIER LATIN\u201d organe officiel des étudiants de l'Université de Montréal.539 est, rue De Montigny \u2014 HAsbour 0530 DIRECTION Directeur : JEAN VALLERAND Censeurs : CHANOINE EMILE CHARTIER ABBÉ GEORGES DENIGER Aviseur : MAURICE ARCHAMBAULT RÉDACTION Rédacteur en chef : ROGER CHAPUT Secrétaire de la rédaction : JEAN MADORE JEAN FILION MAURICE MERCIER PIERRE BOURGOIN ADMINISTRATION Administateur : GERAPD HEBERT Circulation : M.ROBILLARD IMPRIME PAR LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 180 est, rue Ste-Catherine Montréal PAUL LEMONDE SIMON L'ANGLAIS JACQUES LEDUC JEREMIADES Pardon, ma mie .tsouko.Si je n\u2019étais convaincu que les hommes ont une trop grande horreur de la lâcheté, pour se cacher derrière une personnalité féminine, je serais porté à croire que vous êtes un mystificateur plutôt qu'autre chose: mais le \u201cvous\u201d que vous employez continuellement à mon endroit me défend de plus amples conjectures, et je m'en tiens là .Le \u201cchatouillement\u201d dont vous faites mention me prouve parfaitement que j\u2019atteins mon but, et je vous en remercie, comme du \u201cchef d\u2019oeuvre\u201d, et de la \u201cplume éloquente\u201d: vraiment, vous gâtez celui qui vous chatouille de façon si désagréable.Les protestations de mes lectrices \u2014 puisque le Ciel m\u2019en donne -\u2014 ne me font pas peur, et, au contraire, j'aurais renoncé à la psychologie, si les dites protestations, que j'ai provoquées à dessein, ne m\u2019étaient déjà arrivées, tel que prévu .J'avoue cependant que L.Senfuy me déjoue un peu .à moins que vous et elle ne fassiez qu\u2019une?A votre avis, il faudrait done abolir toute In théorie de l\u2019éducation, comme enfantine?Jai pourtant toujours cru qu\u2019il fallait élever et bien élever les enfants .On dit même que c\u2019est la tâche la plus noble qu\u2019on puisse assumer: j'étais donc convaincu de faire oeuvre utile, en m'intéressant comme je l'ai fait aux \u201cêtres puérils\u201d que sont les femmes .Vous voyez de la prétention masculine dans la phrase si \u201cmalheureuse\u201d que vous relevez?Décidément, nous aimons les interprétations contradictoires, car, je voulais signaler par là un indice de l\u2019orgueil féminin.C\u2019est très original, cette façon que vous avez de comprendre tout le contraire de ce que je dis.Malheureusement, oui: je fréquente des jeunes filles capables de se prétendre plus intelligentes que nous.C\u2019est un blasphème, dites-vous ?Aussi ai-je bien spécifié que c'était LEUR humble avis.Vous avez parfaitement raison: idiot a un féminin, et si la couleur des ongles ne nous en donne pas la preuve, elle nous permet cependant d\u2019entretenir de gros doutes, sur la solidité du jugement (féminin) dont le goût est une manifestation importante .Je répèterais volontiers mon appel pour la chevalerie française, après ce que j'ai dit depuis, car je n\u2019ai jamais ouï dire que, pour conserver son titre, un vrai chevalier dut s\u2019astreindre à mentir et à trouver beau ce qui est laid .Jadmets très bien que vous POLIR les ongles ne soit pas \u201cune tâche au-dessus de vos\u2019 faibles\u2018 forces\u201d, mais j'ai blâmé celles qui se FATIGUAIENT à se les affubler de laideurs, ce qui est une autre affaire que de les polir .Ma foi! vous m\u2019avez répondu avant de me lire, comme Cistus (tiens, une ressemblance?), car vous parlez de regarder, et moi j'ai bien dit que nous étions obligés de vous voir, vous et vos ongles.D'ailleurs le dérivatif que vous me suggérez n\u2019a plus d\u2019intérêt chez la plupart, car le \u201clac troublant\u201d (quel sens poétique!) a été visité par la civilisation, et la végétation environnante, qui faisait la beauté naturelle du paysage, a été arrachée ou bêtement taillée; de même, le \u201cfruit tentateur\u201d est maintenant couvert d\u2019une couche si épaisse de cire, orange ou cardinale, qu\u2019il a perdu tout son attrait et n\u2019est plus appétissant pour personne .J'ai peut-être exagéré la couleur, car je n\u2019ai jamais vu d\u2019ongles bleus et verts (ce sont des femmes qui m\u2019en ont parlé, par exemple) mais j\u2019en ai vu couleur d\u2019argent, et surtout des rouges, rouges au point d\u2019être horribles! Quant à la juridiction des hommes dans la matière, elle est aussi indiscutable que la vôtre, dans le domaine des chaussettes, foulards, chapeaux et mouchoirs pour .hommes, à laquelle vous tenez mordicus, mesdames.Sur ce, ma Mie .tsouko, je vous tire ma respectueuse révérence, espérant désormais vous voir bien amendée, suivant les dernières données du bon sens et du bon goût, telles que sanctionnées par une Législature, où comme d\u2019ordinaire, les femmes n\u2019ont pas voix prépondérante .JEREMIE PHOTOGRAPHE ATTITRE DES ETUDIANTS.RUE STE-CATHERE:£, (Près St-Denis) Tél.LAncaster 3478\u2014Rés.ATlantice 2695 \u2014 \u2014 \u2014 = \u2014 \u2014 1 PAR PONTS ET PAR VAUX Jeudi, le 21 octobre.Après la prise des photos et le pavoisement de l\u2019autobus par Hector, la 63ème de l'Ecole Polytechnique file vers Sherbrooke et Thetford Mines.Paysages superbes, trajet intéressant par son entrain.Notre \u2018Don Juan de la Chanson\u201d fit les frais de la musique.Une certaine \u201cVeuve\u201d FUT TRES goûtée de \u2018\u2018\u2019Ote tes dents\u201d et de sn clique.Arrivée à Sherbrooke vers midi.Le New Wellington ouvrit grand ses salons pour nous recevoir.Le diner cut lieu sous la présidence d\u2019André.Vers deux heures, en route vers la Ingersoll Rand, fabrique d'instruments miniers.Visite des plus instructives et des plus intéressantes.Le gérant-général, M.Skelton, nous fit visiter son industrie.L\u2019aprés- midi complète y passa.Le discours sur la fin de la visite fut très écouté et très goûté.Même une vitre en vibra trop fort.Retour à l'hôtel pour le souper.Là Desjardins nous fit connaître Vivianne et sa\u2026 Romance.Sachant le coût du souper, elle but de l\u2019èau\u2026 À six heures et trente, départ pour Thetford-les-Mines.Le voyage fut très gai.Le \u201cCanard\u201d nous chante une de secs compositions sur les amours d\u2019un pou et d\u2019une araignée.A Thet- ford il y eut pénurie de chambres.Huit se virent rélégués dans une même chambre.L'enfant de Mme Landry fut très gentil envers nous, et l\u2019auteur le remercie pour l\u2019amabilité avec laquelle il mit sa chambre à la disposition d\u2019un élève.Dans la chambre principale il y avait huit corps.Guillaume, Jacques, Jean et l'auteur se disputèrent pour savoir qui ferait la grande \u2018\u2018passe\u201d\u2019.A trois heures le \u201cMessie\u201d arriva et se chargea de réveiller ceux qui dormaient.Gérald parle encore de la façon dont il fut réveillé.On renvoya le \u2018\u201cmessie\u201d, M.Lavigne, dans son Paradis.Le Jacques partit en même temps, en quête d'aventures et je m\u2019endormis.Vendredi, le 22.Après un petit déjeuner, on se mit en route pour la Mine King.Seule mine souterraine à Thetford et l\u2019unique mine au Cnnada à utiliser la méthode, dite *\u2018Block Caving\u201d.On nous divisa en groupe de dix et nous descendimes.C'est durant cette visite que Jacques nous montra qu\u2019il était un homme sans peur ct sans reproche, cet que Lemieux nous transmit son érudition sur les mines en général, sur la manière d'interrompre les gens et sur le \u2018*Mucking\u201d.CONSEIL AUX FUTURS VISITEURS: Quand on vous dira, que plusieurs libations peuvent vous être nuisibles au fond de la mine, n\u2019y croyez pas.En tous les cas il vous sera facile de payer un tribut à Bnechus car il y a beaucoup d'eau.Diner au manoir.Attablés quatre par quatre, il n\u2019y cut pas beaucoup de bruit.Le fils de Gordien et Guillaume animèrent un peu la conversation en discutant des formes aérodynamiques.À deux heures, on nous conduisit à la mine Bell Asbestos.Entreprise à ciel ouvert.On nous expliqua les différentes étapes que subit le minerai depuis la mine jusqu\u2019à sa mise sur le L'INQUIÉTANT LENDEMAIN od dangereux ennemi 3 \u2018 PAR L'INTERMEDIAIRE DE LA vaincre cette crainte commune à tous: l'inquiétude du lendemain.Quoi que l'avenir leur réserve, ils pourront faire face à toutes les éventualités.Ib ont pourvu au bien-être de leur famille, garanti leur propre indépendance future et assuré le maintien de leur foyer.F CA 4 : LA SUN LIFE A UNE POLICE POUR CHAQUE SESDIN marché.Notre groupe 6tait dix par M.Lavigne, inspecteur duré vernement pour le département des mines.On nous donna tous les ren seignements voulus.; Le soir il y eut banquet en honneur, donné par les édiles de ville.Banquet très réussi: l\u2019entrain y _régna, il y eut moult \u2018Toast\u2019 \u201cFull Dress\u201d s\u2019est mis en évidence, le pôvre il voulait mourir.Le Cap; taine s\u2019est montré vrai militaire.deux Jacques furent tranquilles, \u2018Don Juan\u201d sut, par ses \u201cBoum\u201d, éveiller l\u2019attention et mantrer son physique agréable.Lemieux fut très poli, et Gérald savait toutes les histoires.À la fi du banquet, il y eut discours par les principales sommités de la place, des mines King et Bell.Adressèrent aussi la parole, MM.MacKay ¢ Brossard.Après le banquet, le fils de Gorden montra ses qualités de \u2018conquérant\u2019 en damant le pion aux deux Jacques.Nuit tranquille pour ceux qui voulurent dormir, et même pour ceux qui visitèrent la ville.Samedi, le 23.Après des adieux touchants au chef de Police, on se mit en route pour Sherbrooke.Avant le diner, il y eut visite de la ville.Laura Secord et le 53-10-15 reçurent la visite de quelques groupes.Dîner très bruyant et gai.Les plus bruyants furent sans contredit, Quevillon et Provost.D'ailleurs, un peu tout le long du voyage, à tout bout de champ, il fallait les apaiser.À deux heures nous étions à la mine Eustis, où M.Snow nous fit visiter son moulin.C\u2019est une mine de cuivre; elle emploie un procédé de flottaison pour extraire le métal, Le Jacques se mit en relief, par ses découvertes.Charlot est À préparer un rapport des élucubrations du \u201cGénie\u201d.A la fin, on nous distribua des échantillons de cuivre et André refit son discours de remerciement.Sur le chemin du retour, il y eut conférence sur les salaires raisonns- bles pour les ingénieurs.Pour ceux qui veulent avoir des renscignements, voyez J.Racicot, expert dans ls matière.Plusieurs arrêts permirent aux voyageurs de payer à la nature un tribut onéreux.Granby nous reçut pour le souper, troisième contact de l'auteur avec Montréal, souper gratuit et des menthes pour d\u2019autres.Le retour à Montréal s'effectua vers huit heures et demie.Avant de finir, permettez-moi, de remercier Messieurs MacKay et Bros- sard, pour la manière gentille et aimable avec laquelle ils ont conduit l'expédition ct pour les renseigne ments précis ct compétents qu'ils nous ont donnés.Merci aussi aux Messieurs des Mines Bell, King et Eustis, et de l\u2019Ingersoil Rand pour la cordialité avec laquelle ils nous ont reçus.Merci à tous les confrères qui ont montré un entrain et une vitalit dignes d\u2019un bon étudiant en génie civil.\u201cPampoulonnais Foufi\u201d La crainte est le plus de l\u2019homme .SUN LIFE OF CANADA, des milliers d'hommes et de femmes de toutes les parties de l'univers se sont ligués pour "]
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