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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 14 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1935-03-14, Collections de BAnQ.

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[" B,C MONTREAL, 14 MARS 1935 LA DOULCE FRANCE L fait délicieusement beau.Le ciel est d\u2019un bleu doux.De ce bleu que l\u2019on voit dans les yeux des enfants.Le soleil glisse le long des édifices.Il couvre les flaques d'eau d\u2019une clarté stagnante.D'agréables associations d'idées se forment dans notre tête.Asso - clations de choses mal définies, soyeuses, veloutées, harmonieuses.Les bras frais d'une femme, l'arôme subtil d'un vin vermeil, d'élégantes fleurs, d'exquises pièces de musique des pays lointains où l\u2019on connaît mieux que chez nous la douceur de vivre.Nous pensons à la doulce France qui fut notre berceau, à ce féerique Paris, cenire intellectuel du monde.Cette pensée-là surtout s'incruste ct nous obsède.Nombreux sont ceux dans notre Québec qui subissent le mirage de la France.Ceux qui y sont allés la voient comme dans un rêve et s'en ennuient.Ceux qui ne la connaissent pas (je veux dire les gens intelligents) la désirent de tout leur coeur.Dans cela rien de surprenant.En effet la masse de notre population est certes canadienne-frangaise.Mais ceux qui constituent notre maigre noyau de penseurs et d'intellectuels sont plutôt Fran- cais canadiens.Ceux-ci se rendent compte qu'ils doivent tour à la France : leur culture, leur lucidité d'esprit, leur éducation.Et l'on se demande si Monsieur Jean-Charles Harvey, auteur des \u2018\u2019Demi-Civilisés\u2019\u2019, était sérieux lorsqu'il déclarait dernièrement dans un journal du matin, qu'il est temps d'abandonner la France pour voler de nos propres ailes.Et cela pour nous former une autonomie propre.Ce qu'on nous aura rebattu les oreilles depuis quelques temps avec cette idée saugrenue de doctrine Munro appliquée à notre littérature, à nos arts et à notre vie de l'esprit.Non, Monsieur Harvey, nous sommes encore beaucoup trop \u2018\u2019Demi-Civilisés\u201d\u201d pour nous lancer dans une aventure aussi hasardeuse.N'oublions pas que nous avons à défendre notre culture française contre le grand danger de la standardisation américaine et de l'apathie anglaise au point de vue intellectuel.Or seuls, nous ae sommes pas assez forts pour nous défendre.Nous n'avons pas d'hommes, nous n'avons pas d'oeuvres derrière quoi nous retrancher.De la France nous devons attendre encore pour longtemps la nourriture spirituelle dont nos cerveaux ont besoin.Serai*-il logique au moment où il y a chez nous un progrès marqué dans le domaine de la pensée, de délaisser cette source intarissable à laquelle nos esprits s'alimentent.La France domine encore le monde de très haut en raison de ce vieil équilibre entre l'âme et le corps qu'elle a élaboré au cours des siècles.A l'heure qu\u2019il est, la seule vraie culture est la culture française.Il n\u2019y a que les ignorants et les balourds doués d\u2019une incroyable étroitesse d'esprit et d\u2019un jugement recroquevillé dans un cercle de préjugés et d\u2019 idées fausses pour ne point l'admettre.Un Allemand du nom \u2018de Sieburg a écrit il y a deux ans ce merveilleux \u2018Dieu est-il Français\u2019\u2019 qui n'est qu'un long cri d'admiration pour la France.De même Curtius, un autre Allemand, ne craint pas d'affirmer dans son \u201cEssai sur la France\u201d son enthousiasme et son respect pour le pays voisini et cnnémi.Et nous, descendants de Français, nourris de littérature française, champions de la langue française, Français de coeur et d'és- prit, nous nierions sa suprématie! Il faut tout de même être logiques et nous rendre compte qu'au point de vue intellectuel nous sommes à peine âgés de 100 ans.Nous avons encore la goutte de lait sur le bout du nez.La France a dix siècles derrière elle.Nous en avons un.à peine.Et pendant ce siècle qu'avons-nous produit?Rien ou presque, et avec e \u2018Rien\u2019\u2019, nous voudrions bâtir quelque chose, utopie! Vision vésanique! Cessons donc de jouer les Don Quichotte.Nous nous couvrons assez de ridicule en certaines occasions sans encore trotter vers ce rêve juteux d\u2019une Province de Québec indépendante quant à sa production littéraire et artistique.Mettons-nous bien dans la tête que, comparé à la France, notre pays au point de vue culture et production littéraire est une quantité tout à fait négligeable.Soyons pratiques et considérons les choses d'un oeil impartial.Accrochons-nous à la France comme un parasite.Crions moins fort, et surtout cultivons-nous.PRAVIEUX.RIEIL SUR LA SCÉ- NE DE VAC TUALITE UNI VERSITAIRE NI POTINS NI DÉBATS NI PARADES NI SCANDALES NI EXAMENS NI VACANCES CALME PLAT, LE DESSINATEUR DÉCIDE CETTE SE- dE UNE A\\ (1 MAI SOMMAIRE DISCIPLINE .oii.Co .Genest Trude! \u2018LES P\u2019TITS JEUNES GENS\u201d A ODETTE OLIGNY .\u2026 \u2026 SU Jules Léger LE CAREME \u2026Athanase Neveu L'ETUDIANT DANS LA VIE \u2026 .\u2026.Anonyme LA GRIPPE .Léon-Paul Fargue VERS LA LUMIERE nec Jean Gillet DANS L'ATTENTE DU PRINTEMPS .Jean-Paul LaRue ELLE EST MORTE UN MATIN .Jeanne LeRoy HONORE TA MERE .cooovrinn.Gérard Lalonde PROPOS SCIENTIFIQUES: .La fabrication du papiet .*\u2026 René Dupuy À L'IMPERIAL Nini.Théilade o.oo crore, J.Gérard~Joncas + AU STELLA .Vas- -y toujours, Francis .\u2026Chroniqueur A LA SALLE TUDOR Claire Lockner \u2026 uvre.XXX ECLAIRONS NOS LANTERNES .Edouard Béique CCE De NOUVELLES SPORTIVES .François Paquin Marcel-Papineat- ETUDIANTS DU MONDE.- LE MONDE ET Nous LES ETUDIANTS CHEZ EUX BILLETS DE LA SEMAINE ar \u2018NOUVELLES 9 ABONNEMENT : $2.00.Le numéro : 10 CENTS = * 1 Ton nT Shem a NR RN = ! 3 3 224 dem DINSMNONDE SPORT ET MORT : EUX mots qui riment mal, Si le sport n'entraine pas toujours la mort.celle-ci termine toujours les sports.Ne soyons pas macabres, mais rigolons un peu! Nous tirons de la Rotonde d'Ottawa fondée par un de nos confrères actuels un article qui est à lui seul un petit tableau de la Vie des jeunes à la Montagne.Skieurs.et qu'on aime.Les skieuses sont la seule couleur locale de nos longs hivers canadiens.Nous sommes parfois éblouis par la blancheur de la neige: mais de voir s'ébaudir ces jeunes filles, ce ne sont plus seulement les yeux qui sont éblouis c'est aussi le coeur qui ne peut pas résister à tant de charmes dans un pareil décor! , Continuez vos minauderies qu \u2018on cri Les femmes aiment beaucoup le ski.Les hommes ÿ voient un exercice.Ces jolies filles s\u2019habillent de toutes sortes de manières : les couleurs voyantes sont de mise.Grâce à cette précaution, les hommes et les dé- Je ne veux pas dire que les hommes ne tombent pas; mais la peuvent facilement les \u201clocaliser\u201d lorsqu'elles tombent.neiger.femme, élégante de nature, est tout à fait charmante a voir dans une chute.Les hommes font de grandes excursions en ski.Mais ces pauvres filles ne voulant pas perdre leur grâce, ne peuvent pas entreprendre de tels voyages.Rockcliffe est la place idéale pour ces pru- On s\u2019y rend en tramway, on revient de même, Le On se Mais passons.Ce dentes adeptes.\u2018\u201cTea-House\u201d demande pourquoi clles ne sont jamais fatiguées?regorge de skieuses, buvant et fumant.es.qui caractérise ce sport, c\u2019est que tomber est nullement disgracieux.La coutume ceepndant est d'exécuter quelques pi rouettes avant de pointer du nez.Mais la loi de gravité l\u2019emporte toujours.Les accidents ne se comptent plus, moi-même je suis obligé de me tenir debout pour écrire.A ce genre d'exercice quelque chose est bon toutefois; on apprend un principe de physique tout en se rompant les os.La constatation en est faite : on peut observer et sentir que ce n\u2019est pas l'orbre qui vient vers nous! mais bien nous qui nous en approchons.Et pour ce qui est du jugement! Dans un moment aussi tragique, trois choses à faire: le plus logique est d\u2019éviter l\u2019arbre, le deuxième de se jeter par terre et finalement se fermer les yeux, et peut-être pour la dernière fois.LE CHRIST OU LENINE.La jeunesse du monde est en face d'un dilemne: Suivre le Christ ou Lénine.Français, Belges, Canadiens, hésiterez-vous à suivre la \u2018trace de l'homme le plus sublime qui soit passé sur la terre?Non.Vous contrebalancerez la phalange terrible de Jeunes Russes qu\u2019on enrôle et qu\u2019on embrigade dans les rangs d'un brigand de fortune, homme d'autorité sans doute, mais homme du diable surtout et de la force qui prime le droit.Lénine.Abdiquez tout, mais, retenez votre foi.Nous reproduisons ici un article du Brébeuf dirigé par Pierre Ranger.Dans les écoles soviétiques, tous les jours, une heure d\u2019antireligion est donnée pour stimuler le zèle des jeunes.Les Komsomols (Jeunesse commurfiste russe) sont les plus farouches exterminateurs de toute survie chrétienne.Du centre, partent les apôtres de l\u2019athéisme qui inonderont le monde de leurs infâmes tracts, édités avec l'argent de l\u2019ouvrier russe qui meurt de faim.Dans tous les pays on cherche à convaincre la jeunesse et à l\u2019embrigader dans des associations antireligieuses et révolutionnaires, les \u201cPionniers de Lénine\u201d groupent des enfants de six à quatorze ans.Gagnés par les sophismes et les mensonges, ces enfants mettent une ardeur, un prosélytisme et même un esprit d'abnégation au service de l'idéal révolutionnaire.En Allemagne, avant l'avènement du national-socialisme, cette organisation était très puissante.Les faisaient à l\u2019école publique une intense propagande.Ils cherchaient à gagner leurs camarades.\u201cpionniers\u201d Ils maltraitaient ceux qui assistaient aux cours de religion.CAPITAL vs TRAVAIL.\u2014 (La Rotonde) Le problème économique se terminera avec le verdict de conciliation entre ces deux parties dont le monde suit la dispute avec intérêt.Aujourd\u2019hui, c\u2019en est fait; l\u2019équilibre est rompu, la production ne suffit plus à occuper toute la population, et nos gouvernements sont en lutte avec la crise la plus grave des temps modernes.Ils commencent à peine à se rendre compte de leur devoir et hésitent devant les remèdes à porter.Il ne suffit pas pour eux de combattre les effets du mal, il leur faut s\u2019attaquer à sa racine même.L'assurance-chômage n\u2019est qu\u2019un expédient pour éviter autant que possible aux victimes les mauvais cffets de la crise; l\u2019essentiel est de rétablir, en autant que possible l'équilibre rompu entre le capital et le travail et le capital et la production.Il est indispensable de multipier le champ de l'activité humaine, pour permettre à tous de trouver un champ à leurs activités.L'UNIVERSITE.J'ai lu les Revues françaises, belges, anglaises et canadiennes en grand nombre et partout j'ai entendu retentir le même cri \u2018\u2019Donnez- -nous des chefs\u2019.Non des pantins, des vrais chefs! Pléthore de spécialistes et pénurie de chefs! LA CRIPPE Par LEON-PAUL FARGUE La Grippe est une vieille demoiselle tendeuse.aux yeux couleur d'huitre embue de cataracte, à la démarche molle et méfiante de fantôme découvert.aux ongles d'aluminium.au mince et dévorant de thétère mal fermée.On l'attend chaque année à l'époque des douztèmes provisoires, des prix de vertu.des sports d'hiver et du terme de janvier.Elle ne manque jamais son heure.Il n'est personne de nous qui ne l'ait aperçue au moins une fois.et le moins observateur des hommes pourrait la décrire, car elle circule dans Parts avec l'aisance d'une nouvelle sensationnelle.On connaît ses lunettes violdtres de patronne de girls.ses bijoux de pension de famille incendiée, son chien géant aux pattes fondantes, ses joues ver- les, son ombre longue comme une rue et ses dents militaires.Et pourtant elle demeure invincible.Quand un de mes amis m'apprend par téléphone que la Grippe est précisément en train de lui faire sa petite Visite annuelle.je m'imagine aussitôt le tête-à-tête avec cette étrangère attachante.qui éprouve pour vous une affection si soudaine et st abondante qu'elle est obligée de s'installer dans votre appartement, de partager votre lit, de lire vos livres, de toucher à vos objets préférés et de const- gner la porte à vos amis.Pareil à ces présidents du Con- setl que l'on prend immédiatement au sérieux, soit qu'ils aient un nom sonore.soit qu'ils aient fait leurs preuves, la Grippe est beaucoup plus puissante que ses amies la Scarlatine, l'Appendicite ou la Fracture.I! suffit qu\u2019elle glisse sous votre porte sa carte de visite acide et glauque pour que vous vous -mettiez aussitôt en demeure de la recevoir, trop heureux de lui ouvrir vos bras, votre gorge, de lui indiquer te chemin de votre trijumeau nasal, et de lui donner le numéro de téléphone de votre pharmacien.La voilà maîtresse chez vous.Dites que vous avez pris rendez-vous avec la Bronchite ou que vous avez une conversation importante avec les frères Oreillons, vos amis hocheront la tête d\u2019un petit mouvement incrédule.En revanche, il vous suffit de murmurer que la Grippe est arrivée chez-vous avec ses bagages pour que l'on vous croie sur parole.Que se présentent un souffle.créancier, un gêneur, un tapeur, un camarade de régiment, prononcez du bout des lèvres.ou faites simplement prononcer par votre femme de chambre que la Grippe est chez vous, ces personnages feront sur-le-champ demi-tour et descendront vos escaliers quatre à quatre.La présence de la Grippe pourrait être invoquée par tous ceux qui ne veulent pas être dérangés pendant quelques jours, les couche-tard ou les grasse-ma- tinée des affaires.et: de la politique.Or.personne n'ose se servir d'elle comme prétexte.La Grippe a l'horreur'du mensonge.Si vous dites qu'elle est chez vous, c'est qu'elle y est bien.Vos patrons, directeurs, chefs directs et collaborateurs se garderont de faire faire une enquête à votre domicile.Comme tous les Parisiens, je savais que la Grippe viendrait me voir dans la deuxième quinzaine de janvier.mais j'avais pris mes précautions, non pas pour l'éconduire.car je sais par expérience qu'il est impossible de la jeter dehors comme une simple marchande de bas ou un placier en aspirateurs.Plutôt pour la recevoir dignement.J'avais mobilité mon artillerie de fioles.Sur ma table de chevet, des comprimés et des cachets s'entassaient.comme des munitions.Un inhalateur qui avait la solidité d\u2019un tank, se tenait, prêt à démarrer, entre ma lampe et mon revolver.Le thermomètre était à son poste.Mais la grippe se faisait attendre.Ses espions jetaient le trouble dans mon armée et semaient la discorde dans mes impressions.Bien- ôt, les munitions disparurent sous les livres, le tank fut déplacé, les fioles durent réintégrer mon petit musée de la guerre, Je pensai que la Grippe était allée passer un week-end a l'étage supérieur, chez un professeur de mathématiques, ou au rez-de- chaussée, \u2018auprès d\u2019une rentière qui lui ressemble.J'étais à la veille de caresser certains projets: sortir de Paris, songer à un livre, faire le malin dans les rues sous les yeux de ceux que les cache-nez d'hiver momifient.Mais au moment où j'allais risquer le premier geste hors de l\u2019attente en me félicitant d'avoir fait le mort, la Grippe apparut, narquoise, sautillante, et chargée de bagage comme une émi- par ses directives et ses exemples, par ses attitudes sur les questions d'intérêts nationaux: une influence indirecte, plus persistante et infiniment plus profonde, par la Qualité des chefs qu'elle donne à la -nation.\u2019\u2019 La mission expresse et inéluctable d'une Université, c\u2019est de donner des chefs, hommes complets sous tous les rapports.Abordant un autre point de vue, il continue : \u201cCe que l\u2019on est'en droit de chercher à l\u2019Université, c\u2019est d'abord une ambiance, une atmosphère qui feraient qu\u2019un Canadien-français s\u2019y sentirait chez lui\u201d Autre remarque il faudrait démolir ces cloisons étanches qui semblent séquestrer chaque Faculté d'une autre, et qui rompent les rapports d\u2019 entente.entre ces soeurs jumelles du savoir.JeansLEBRUN tes d apparitions échevelées et des \"Vers I est entré dans la mélée Des appétits et des passions.La foule, N'a jamais su son nom.la lumière\u201d toute à sa curée, Il était gai sans insolence, Il était doux sans onction.Son idole était la vaillance Et sa vengeance, le pardon.1] avait un culte suprême, Le culte de la vérité Et se souciait peu qu'on l'aime Du moment qu'elle avait parlé.Vers elle, il poursuivait sa marche Malgré les pièges.Son destin Le conduisait comme une autre arche Qui doit sauver le genre humain.ll était épris de lumière, ll était ivre d'idéal.Il a reçu toutes les pierres, ll a succombé sous le mal.La vie a fui de ses blessures, Son pauvre coeur, tout en lambeau, Va se fondre en cette nature Dont l'amour ouvre son tombeau.N'ayant vécu que pour un leurre, Bien simple sera son cercueil, Et sa dernière demeure Se voilera d'un double deuil.Le deuil sinistre que la haine Sur les martyrs laisse planer, L'âpre deuil des morts à la peine Que fustige la pauvreté.Mais, certains soirs, ouvrant -ses voiles, La nuit laissera doucement Tomber le rayon d\u2019une étoile Sur la tombe sans ornement.Et le malheureux, sous la terre, Sentira son âme bondir Vers la parcelle de lumière Qu'il mourut de vouloir chérir.Jean GILLET.(Extrait de \u2018Brunes et Blondes\u2019, volume en préparation.) \u2018Un docteur vint dssister à notre entretien, un\u2019 de ces docteurs que la Grippe laisse vivre en paix parce qu\u2019ils ont renoncé à s'opposer à sori_impérialisrr.Sage détermination d'ailleurs.car on ne peut rien contre ce nuage étouffant, cette miaitresse de piano aux gestes de tenatlle qui vous plonge la tête dans une chaleur de soleil et les muscles dans l'ombre.Lorsque le médecin se fut retiré, après avoir prononcé le nom de la maladie d\u2019une voie d'électeurs d\u2019 hiéroglyphes, la Grippe, qui est une grande voyageuse, se mit à ronronner ses impressions à mon oreille et me combla de rêves pesants pour deux jours, puis elle se retira sur la pointe des pieds, me laissant un thermomètre froid, des flacons décapités, et un cerveau nettoyé par le vide.Le lendemain, les journaux m\u2019apprirent qu'elle faisait son inspection dans les casernes.(Le-Figacd) grante; je regagnai mon lit du pas de l'homme qui rentre chez-.lui au petit jour, confus et titubant.Déjà la Grippe avait ouvert ses valises gorgées de barbelés, de ciseaux, de vapeurs et de colle de pâte.Les miens se retirèrent dans leur chambre pour nous laisser seule à seul.On ne distinguait pas l\u2019intruse, mais on palpait sa présence dans l'air, et je la devinais par instants penchée sur moi comme une grande épingle amoureuse.Sur le point de fermer les yeux, je donnais mentalement des ordres à mes officiers d'ordonnance, je tendais mes bras vers mes arsenaux.Mais il était inutile de tenter une contre-offensive: mon territoire était envahi.La Grippe prenait possession de mon cou, plantait son étendard incandescent sur ma pomme d\u2019Adam, et faisait défiler sous mes paupiéres des cohor- s.d'armée\u201c de-fOUFms.a pe QU ART pr S + ER \u2018Page 3 Nouvelles de la Fédération Nationale des Etudiants des Universités Canadiennes Aienatause Aus (hsnceise du Quartier Latin.Considérant le fait que les étudiants de l'Université de Montréal font partie de la dite fédération, nous croyons devoir publier la lettre et l'article, traduits en français,.au bénéfice de ceux qui y trouveront un certain intérêt.N OUS avons reçu cette semaine, l'article ci-après, adressé au IN ATS LS TY M.le directeur, Vous trouverez ci-inclus un article concernant les dernières nouvelles au sujet de la Fédération Nationale des Etudiants des Universités Canadiennes, à laquelle les Etudiants de l'Université de Montréal sont attachés.Nous croyons que vos confrères feront bon accuetl à ce projet, en particulier ceux qui projettent de voyager 1 travers les vieux-pays pendant les prochaines vacances d'été.Nous espérons que vous la publierez bientôt, Bien à Vous, Suit l'article.M.Percy Davis, M.P., secrétaire diplômé de la Fédération, annonce que M.James R.Johnston.de Hart House, Université de Toronto, remplira de nouveau cette année le rôle de cecré- taire des voyages de la F.N.E.UC.M.Johnston offre gratuitement ses services et son expérience aux étudiants canadiens, services qui seront surtout profitables aux étudiants qui veulent voyager \u2018à très bon compte\u201d et à leurs frais.Au cours des dernières années, le nombre des étudiancs qui ont traversé l'Atlantique pendant leurs vacances d'été n\u2019a pas manqué de s\u2019'accroître.La plupart d'entre eux préfèrent voyager à leurs propres frais plutôt que de faire partic de voyages organisés, et restreindre leurs dépenses à un minimum respectif.Pendant les vacances de 1934 l'expérience fut tentée et plusieurs en ont profité.Des arrangements furent faits avec M.J.B.Bickersteth, de Harf House, qui n'a pas tardé à nous offrir les services de M.Johnston.Celui-ci s'étant rendu\u2019 à Londres où il passa les mois d'été, ne cessa d'aider les étudiants canadiens de quelque manièrc que ce fût.Ce même M.Johnston qui est un diplômé de l'Université de Toronto, fut pendant plusieurs années professeur à Hart House.Il passa par la suite plusieurs mois à l'Ecole économique de Londres, après quoi il entreprit une longue série de Voyages à travers l'Europe.De ce fait, il a pu se créer de nombreuses relations tant en Angleterre, en France, en Allemagne qu'en Suisse et en Russie, et de plus.étant canadien, il comprend plus que tout autre les besoins des étudiants canadiens voyageant a peu de frais et désirant passer leur temps de la manière la plus profitable possible.L'an dernier, il établit ses quartiers généraux à London House, Max H.WERSHOF, ass.secrétaire de la F.N.E.U.C.résidence de choix des étudiants anglais et des étudiants canadiens suivant des cours à l\u2019'Université de Londres.Chaque jour, il se rendait à la Canada House, où il ne manquait pas de s'intéresser aux étudiants canadiens.De cette façon, il a su s2 mettre en rapport avec plus de 200 étudiants canadiens de tous les coins du Dominion, et ce, de la façon la plus aimable.Quoi- qu'ils voulussent faire, excursions, voyages d'études, etc, ils ont trouvé en M.Johnston un aide,des plus précieux.I! ne faudrait pas manquer de souligner le nom de M.Hodg- son dont l'enthousiasme envers notre cause fut des plus précieux.Nous nous rappelons que M.Hodgson fut au service de Lord Byng.lors du passage de celui- ci au Cannada, comme gouver- neur-général.C'est donc dire que les quelques années qu'il passa parmi nous lui apprirent a connaitre parfaitement les jeunes canadiens.Au tout début, M.Hodgson sut comprendre l'importance du travail de M.Johnston.Souvent il s\u2019est plu à recevoir à sa maison privée la visite de plusieurs étudiants.Grâce à lui, les étudiants ont pu visiter Oxford, et à plusieurs reprises, il organisa lui-même de nombreuses excursions.Dans une des plus belles parties du comté de Kent, on a loué un chalet à environ 30 milles de Londres.Les étudiants canadiens pourront aller y passer une nuit où, s'ils le préfèrent, une fin de semaine.Ils pourront y rencontrer les étudiants des autres pays.Il! est donc facile de prouver que l'expérience de l'an dernier fut un réel succès.Cette année, lc même plan est en marche.M.Johnston se rendra en Angleterre vers la fin d'avril à la \u2018de- mände de la F.N.E.U.C., dônt L\u2019ETUDIANT DANS LA VIE DILEMNE.- y a deux catégories d'étudiants ., Premièrement sont à l'université parce que leurs parents les y ont placés.Ils étudient par routine, ou bien n'étudient pas.Pour eux, le stage à l\u2019université est une partie de plaisir, où l'étude occupe la dernière place.Ce sont les médiocres de demain.» wa Deuxièmement, ceux qui sont à l\u2019université après avoir insisté auprès de leurs parents pour les y placer, et parfois au prix de quels sacrifices de la part de ceux-ci! Ou bien, ceux qui y sont parce qu\u2019ils l\u2019ont voulu eux-mêmes, se sentant appelés vers une profession déterminée, vers un but qu\u2019ils ont à cœur de toucher.Ces derniers paient eux-mêmes le prix de leurs cours, parce que, connaissant leur propre valeur, ils veulent la mettre à l'épreuve en travaillant et c'est le fruit de leur travail qui leur permet de poursuivre leurs études.Ce sont les vrais hommes de demain.On peut donc conclure qu'il y a l'étudiant léger.volage, et l'étudiant sérieux.Dans la vie des étudiants, autant du premier groupe que du second groupe, la jeune fille vient jouer un grand rôle, car elle exerce des influences de toute sorte sur les études de ceux- ci et de ceux-là.C'est ici que surgit le dilemne.\u2018étudiant doit-il exclure de sa vie, de sa pensée même, la présence ou l'image d'une personne aimée et aimante?Ou bien, peut-il courtiser régulièrement et sérieusement une jeune fille, sans mettre une entrave à l'avancement de ses études?Pour répondre à ces deux questions, il faut connaître à fond les caractères, les goûts, les tendances des sujets envisagés.Pour l'étudiant du premier groupe, l'influence d\u2019une jeune fille intelligente, sage, peut, avec le concours d'un amour sincère, faire naître chez lui de belles ambitions.De même, l'influence d'une jeune fille légère et volage.n'ayant pas conscience du tort qu'elle peut faire, peut avoir des résultats très néfastes sur l'étudiant du second groupe.Certains jeunes gens, par contre, n'éprouvent aucun attrait pour le sexe faible.Le besoin de se confier, d'aimer, d'être aimés, est à l'état latent chez eux.Heureux jeunes gens, car tout ce qui les occupe, c'est leurs études.Celles-ci terminées, ces besoins s'éveilleront, et ils pourront alors leur donner libre cours.Il n'en est pas de même pour les autres, ceux qui ont besoin de l'affection, de l\u2019encouragement, de l'influence d'une personne qu'ils chérissent.Si celle- ci est sage, si c'est une perle de jeune fille, si elle n'appartient pas à cette catégorie de sottes débutantes, qui ne pensent qu'à s'amuser aux dépens de l'avenir du jeune homme, en un mot si cette jeune fille est intelligente.et si elle aime sincèrement le jeune étudiant qui la courtise, elle saura faire de lui un homme digne, s'intéressera à ses études en exerçant sur celles-ci une surveillance de bon aloi.Quelques-uns s'écriront: \u201cOh! cette catégorie de jeunes filles n'existe plus, etc, etc! \u2018Je leur répondrai: \u2018\u201cCherchez bien, vous trouverez.Elles sont nombreuses, mais il faut les décou- Vrir soi-même, car elles ne sont pas de celles qui se jettent à notre tite.\u201d Reste maintenant à faire un choix, pour ceux qui n'ont pas encore choisi.Dans ce choix on devra mettre de côté l\u2019orgueil et la satisfaction personnelle.On devra surtout tenir compte des avantages qu'un tel choix pourra nous apporter, si avantage il y a, dans l'accomplissement du devoir, et ce devoir, accompli par deux êtres qui s'aiment, ne pourra apporter avec lui que les bénédictions de Dieu qui a dit : \u2018\u2018\u2019Aimez-vous les uns les autres.ANONYME.il est le secrétaire des voyages.Il sera ainsi à la disposition des étudiants canadiens qui iront à Londres.Quant à nous, notre seul but est d'aider les étudiants qui iront de l'autre côté de l'Atlantique.Avis donc à tous ceux qui projettent d'aller en Europe pendant les prochaines vacances universitaires.Nous leur proposons de communiquer avec M.Johnston soit dès maintenant à Hart House, Université de Toronto, soit pendant les vacances à Canada House, Londres.CONVOCATION Le Quartier Latin tiendra son assemblée régulière le lundi, 18 mars à 6.30 hes P.M.Prière aux rédacteurs d'être présents LE DIRECTEUR 4 se.AUMONERIE_ GENERALE LA RETRAITE UNIVERSITAIRE du 3 au 7 avril Le mercredi 3 avrii, dans l\u2019église Saint-Sauveur des Syriens (encoignure S.-Denis et Vitré), commencera la retraite préparatoire à la communion pascale, retraite exclusivement destinée à\u2019 messieurs les professeurs et étudiants de l'Université.Cette retraite sera prêchée par le R.Père Lorenzo Gauthier, prédicateur de la Congrégation des Clercs de Saint-Viateur.Les 3, 4, 5 et 6 avril, à 7 heures 30 du soir, il y auræ cantique, instruction, salut et bénédiction du Très Saint Sacrement.Le vendredi et le samedi, confessions après le salut.Le dimanche de la Passion, 7 avril, à 8 heures du matin, aura lieu la messe de communion générale.Le vice-recteur et aumônier général, Chanoine Emile CHARTIER.REMERCIEMENTS Une rivière déborde parce Je remercie sincèrement tous mes qu'elle suit la loi du moindre effort.Il en est ainsi de certaines vies.confrères et amis de leurs touchants témoignages de sympathie.Georges-Aimé BLANCHARD, e.e.m.Quand vous êtes dans la purée \u2018Mais cesse tes lamentations,\u201d de dire Roger, en mettant la main sur le téléphone.\u201cCe n\u2019est pas une disgrâce d\u2019être dans la dèche, mais ce qui est moins sage c\u2019est d\u2019y demeurer, alors qu\u2019il suffit d\u2019une communication interurbaine pour corriger cette situation.Téléphone à ton père \u2014 il sera si heureux d\u2019entendre ta voix qu\u2019il s\u2019exécutera de bonne grâce.© [e téléphone interurbain vous transporte partout facilement, rapidement et à bon compte.Vous pouvez communiquer à 100 milles ou près pour 30 sous.Voyez les taux aux premières pages de l'annuaire, tn j ac Aa ess 1 Page 4 billet de la semaine.Une mascotte Boule qui roule n'amasse pas mousse (G.L.J.M.D.) E vieux pays des légendes L nous parle encore des mas- coltes qui venaient favoriser les mortels sur la terre au temps où la Providence leur aon- nait des gages directs de son amour.Et le pays des légendes.avec ses belles histoires.nous a donné la nostalgie de cette terre bienheureuse où les mascottes étaient une source de jot et de richesse, un porte-bonheur dont la grâce dépendait uniquement de la fleur d'oranger de leurs corsages.Aujourd'hui.le mot mascotte a dégénéré: de porte-bonheur il est devenu le compagnon, l'ami de tout un groupe.le \u201cbusybody\u2019 aux mille petits services.Et un groupe qui n'a pas sa mascotte est comme un corps auquel il manque un membre (vieille, très vieille formule).cac ol lui manque son embléme.son contre de ralltement.Mais par contre.1 est pres- qu'aussi facile de se faire une mascotte.selon l'adaptation moderne.qu'il est facile de perdre la fleur d'autrefois.Vous pensez bien qu'avec de telles conventions sportives, un groupe de carabins de la ligue de quilles ne pouvait pas ne pas auoir une Mascotte.Et quand je dis \u2018une\u2019.- ge dis \u2018\u2018une\u201d\u2019.C'est à la Médecine que revient l'honneur du choix: c'est a elle que nous devons d'avoir depuis bientôt quatre ans une spectatrice assidue de toutes nos joules de bowling et une partisanne des plus enflammées, Son rôle est simple: elle passe d'équipe à équipe comme les boules d'allée en allée; elle encourage celui-ci, ou console celui-là.La Médecine depuis longtemps déjà, depuis si longtemps même qu'elle était à la veille d'invoquer prescription, avait l'appui voire même le putrona- ge de la Mascotte.Et tout naturellement, la Médecine gagnait.Quant au Droit.tout affairé à rendre ses hommages à Thémis (mascotte moins commode que l\u2019autre).il reculait lentement et glissait avec une régularité effrayante vers les abîmes de la dernière position.Il rentrait.comme on dit.dans la catégorie des \u2018\u2018ramasseux d'casques.\u2018 Mais voilà qu'un beau soir la Mascotte change son fusil d'épaule: le Droit en profite et monte les degrés de la victoire un à un (pauvre victoire), tandis que la Médecine voit vaciller son trône et diminuer son prestige.La Médecine avait péché par trop de confiance et avait laissé errer sa Mascotte dans le troupeau légal.\u2018Ce fut le mouton dans la louverie\u201d.Avec elle les chances tournèrent contre Polytechnique et la Médecine; les Beaux-Arts s\u2019enfoncèrent dans leur zéro victorieux et les Sciences émergèrent à pèine du marasme des défaites.Et d'une, le Droit triomphait quand il perdit en plein tournoi le concours de sa mascotte (qui avait une importante partie de M.Armand Lavergne CT avec consternation qu'au début de la semaine dernière toute la population du Québec apprenait la mort de M.Armand Laver- £ne, député de Montmagny aux Communes.Nous perdons en lui un de nos plus ardents défenseurs des droits de la langue française, un patriots convaineu et avant tout canadien- français.Disciple de M.Henri Bourassa, il a su avec celui-ci défendre vigoureusement notre langue contre d'incessantes attaques.Au sell hom d\u2019Armand Lavergne, déjà l'on sentait vibrer en soi plus intensément nos cordes patriotiques, et quand à la Chambre des Communes il faisait \u201cune sortie\u201d pour s\u2019exprimer en langage parlementaire, c\u2019est qu'on avait cherché à outrepasser nos droits, et Armand Lavergne était là pour les défendre.Sa dernière apparition sur la scène parlementaire fue l\u2019an dernier lors des discussions tumultueuses au sujet de la monnaie bilingue.Et c\u2019est avec sa fougue habituelle qu'il s'est éleve contre l\u2019opposition faite à la reconnaissance des droits du français au Canada.Aussi les étudiants de l\u2019Université de Montreal se souviendront longtemps de M.Lavergne dont la carrière nationale nous fait grand honneur, ct c\u2019est avec respect qu\u2019ils s'inclinent devant la dépouille de cefui qui n\u2019est plus.G.DM.A.LEVEILLE A PARIS EN JUIN On annonce a \"Université que M.Arthur Léveillé.doyen de la faculté des sciences officiel de l'Université de Montréal aux fêtes du troisième centenaire du Muséum d\u2019histoire naturelle de Paris qui auront feu à la M.Léveillé sera à cette date en voyage à travers l\u2019Europe, et la direction de l\u2019Université profitera de sa présence outre-mer pour le dé- fin de juin.léguer à ces importantes réunions de savants.G.D.À L'\u201cORDRE\u201d DU JOUR E QUARTIER LATIN se joint avec plaisir à toute la presse canadienne d\u2019expression francaise pour souhaiter à [\"'Ordre\u201d et à son courageux directeur, M.Olivar Asselin, succès et longue vie, à l'occasion du premier anniversaire de la fondation de notre seul quotidien de \u201cculture française et de renaissance nationale\u201d.Fidèle à sa devise et à son programme d'action depuis un an, l\u2019 \u201cOrdre\u201d a réalisé ce tour de force inégalé de paraître six fois la semaine dans des conditions de travail propres à rebuter des énergies moins combatives et moins convaincues de ieur rôle.Le \u201cplus substantiel et le moins volumineux de nos journaux\u201d, comme dit M.Jean-Charles Harvey, a dù pendant l'année qui l\u2019a vu naître surmonter des obstacles rendus plus difficiles par son caractère d\u2019indépendance et d'intransigeance.Une telle attitude devait, en effet, lui aliéner l\u2019appui nécessaire a la vie Jde tout jorunal: la caisse électorale.Aucun journal n\u2019a émis, en si peu de temps, autant d'idées intéressan- quilles à jouer ailleurs) Il perdit sa chance et le \u201cmatch\u201d.Par cette courte statistique inégale de la ligue.nous sommes dans une complète impossibilité de nier l'action évidemment bienfaisante de la Mascotte.L'équipe qu'elle patronne est favorisée tout spécialement.De- vons-nous regretter ce pays des légendes où le monde avait à sa disposition des légions de mascottes?Nous ne le croyons pas: mille rompraient le charme: une seule suffit.DAC E tes au strict point de vue canadien- francais.On y a \u201cdéveloppeé la vraie notion de patrie, la scule qui puisse nous rendre le prestige perdu dans Ia province de Québec.M.Asselin aime son peuple et le coin de terre qui le nourrit.Voila pourquoi il fustige les apathies coupables des gens préposés à la sauvegarde et à la défense de nos intérets L'idéal du journal ainsi compris, espérons que l\u2019an prochain, à pareille date !l*\u201cOrdre\u201d aura agrandi son champ d'action et assuré définitivement sa survivance.J.-Gérard JONCAS Chronique.LES P'TITS JEUNES GENS ES jeunes fillles, de tout temps, ont synthétisé la grâce, le charme, la beauté.comme en prose, à tout ce qui est On les a comparées, en vers joli et agreable, aux roses, à l\u2019aurore, au printemps, que sais-je.Et ce qui est non moins indéniatle, c\u2019est que, de tout temps, ce fut vrai.Une jeune fille est la bénédiction de la famille et de la maison.Pourquoi n\u2019en est-il pas ainsi des trés jeunes gens, qui ne sont plus des garçonnets, qui ne sont pas encore des hommes, qui ont plus de seize ans et moins de vingt-deux! A de tres rares exceptions, ces pauvres enfants sont incroyablement insignifiants, et ils ont, pour racheter cette qualité, inhérente à leur grande jeunesse, une incroyable dose de prétention, de culot et de turbulence qui en font de petits mufles à monter en epinglettes.Ils savent tout, connaissent tout et n\u2019admettent pas Tout frais émoulus du col- qu\u2019ils puissent se tromper.lège, le crâne encore tout farci de rhétorique et d'histoire, n\u2019ayant l'expérience de rien et ne s\u2019arrétant jamais a penser, méme une minute, ils font table rase de tout, et rien ne les vexe plus qu\u2019un échec.Il en est qui, trés modernes, (de- vrais-je dire trop modernes) adoptent comme ils mettraient une cravate les idées les plus folles, les théories les plus biscornues.\u2026 D'autres, (si jeunes et tendres pourtant) font profession de tourner vers un passé qu\u2019ils n\u2019ont.connu que par les livres qui ont charmé leur enfance des yeux mouillés d\u2019un regret touchant.Le modernisme de bon aloi les heurte, les choque; ils voudraient se voir à l\u2019époque romantique ct pleurer sous les saules, lc visage enfoui dans les volants d\u2019une crinoline.La femme d\u2019aujourd\u2019hui ne vaut rien a leurs yeux.Songez un peu; elle fait les mêmes études, où elle remporte de plus grands succès, n\u2019a plus besoin, forte et pleine de vigueur de s\u2019appuyer sur un bras mâle et surtout, elle ne s\u2019efface plus devant la supériorité, réelle ou supposée de son contemporain.Toutes choses qui sont cas pendables, aux yeux des p\u2019tit jeunes gens, tendres agneaux, pourtant, et qu\u2019il ne faudrait pas un gros loup pour dévorer.Autrefois (car autrefois eut d\u2019incontestables qualités) un tout jeune homme cherchait à se modeler en tout sur le héros qu\u2019il admirait.Il en cherchait les vertus, bravoure, esprit chevaleresque, bonté, loyauté.Il acceptait les conseils, les leçons, et ne se permettait pas de juger et de trancher, à tort et à travers, comme font nos éphèbes, p'tits jeunes gens flous qui ont si fort à faire avant de mériter le nom d'hommes.Et surtout, le jeune homme d\u2019autrefois admirait, glorifiait, respectait la femme.Il lui dédiait des stances et des sonnets, vers souvent maladroits mais si pleins de bonne volonté qu\u2019on les trouvait charmants.Aujourd'hui, il critique, pas méchamment, il n\u2019est pas encore assez pervers, mais disgracieusement tout de même les jeunes filles, ses soeurs, à tout le moins.ses contemporaines, Il leur reproche les cigarettes qu\u2019il est le premier à leur offrir, les cocktails qu\u2019il leur verse, les danses auxquelles il les invite.On se rend bien compte qu'il ne sait pas ce qu'il dit, car, rétrograde s\u2019il en fût jamais, il veut voir la femme borner de nouveau son horizon à la hauteur de la conception moliéresque, et d'autre part, il admet qu\u2019une femme insteuite est une femme charmante.On ne peut être jeune et sage.L\u2019espérance est le fruit magnifique de la vie longuement vécue, mais le mu- flisme n'a jamais sa raison d\u2019être.Allons, petits jeunes sages, et ne vous tourmentez pas.Les grands problèmes de l\u2019existence et de la société, vous ne serez appelés à gens, soyez tenter de les résoudre que quand vous aurez quelques années de plus, que vous aurez vu, là, pensé, médité.Mais d'ici là, simples, et n\u2019essayez pas de pontifier, soyez jeunes, gais, vous n\u2019en imposez à personne.Acceptez les leçons, de bonne grâce, comme des apprentis chevaliers.On se sent plus fort après une chute dont on se relève vaillamment.Bouder, c\u2019est si puéril.Odette OLIGNY.(Le Canada, 6 mars.) LE CARACTERE DU FRANCAIS Le Francais est un AS un ARTISTE un HOMME un PAON une DUPE 1) En quoi est-il un as?Il sait merveilleusement s\u2019adapter aux situations les plus imprévues, réjouissantes ou facheuses.Il connaît la manière de faire le point à propos des choses et des gens.Il agit avec unc prestesse et une rapidité de coup d'oeil déconcertantes.Toujours il est à la hauteur de la situation.C\u2019est une pierre qui roule et qui finit quand même par amasser mousse, malgré le dicton.Quelle débrouillardise! Il semble dépendre ments, et par une réversibilité inexplicable ce sont eux qui dépendent de lui.Il voit tout, enfile tout, prend tout.Il clarifie tout, assimile tout, comprend tout.2) En quoi est-il un artiste?11 transforme tout ce qu\u2019il touche de façon à y laisser comme une marque des événe- indélébile de son âme, de sa compréhension, de son goût, de son intellectualité méme.Il rassemble les qualités originales et occidentales.Bien que peu nomade, il plonge son regard par-dessus les murailles et les frontières pour atteindre et percer les mystères du monde.Rien n'échappe à sa pénétration de fin limier.Le problème des autres est cn mè- me temps le sien à cause de cette influence et de cette perméabilité française.Le français est le noyau, le foyer, le centre et chaque point de la périphérie converge vers sa pensée lumineuse.Il est artiste encore par son âme vibrante, émotive et enthousiaste; par ses allures comico-tragiques, il est quelque peu grec.3) En quoi est-il un homme?\u201cHomo sum, nil humani a me alienum puto\u201d; devrait-il dire: le Francais est universel, éclectique, encyclopédique.\u2018 Par excellence, il est homme; bon père, bon frère, bon époux, bon' soldat.II tire de la vie le maximum d\u2019avantages; comme il sait boire, il sait vivre.Sa race ignore les déficiences, elle est achevée.4).Le Français a ses défauts: il est un paon et une dupe.If s\u2019emballe, il exubère et divague parfois.Il se montre par trop vaniteux, par trop crédule, par trop vantard.L'esprit qu\u2019il veut avoir gâte celui qu'il a Que n\u2019emprunte-t-il un peu le sobre humour aanglais, la sage modération belge, le tempérament plus pratique des Américains.CONCLUSION: Le caractère français gagnerait à ce mélange et offrirait a Punivers le prototype du phénix des hôtes des deux mondes.Le Français vu par un Canadien- français.Jean LEBRUN VOUS TROUVEREZ DANS LES RUES DE PARIS Les Gens calmes, rue de la Paix.Les Créanciers, rue des Anglais.Les Avares, rue Cassette.Les Buveurs, rue de la Chopinette.Les Ivrognes, au Port-aux-Vins.Les Philantropes, rue de la Bienfaisance.Les Avocats, rue Babille.Les Braillards, rue du Grand-Hurleur.Les Dévots, rue des Capucines.Les Bravaches, rue de I'Epée-de-Bois.Les Vétérans, rue d\u2019Alger, et de Constantine.\u2019 Les Menuisiers, rue Copeau.Les Utopistes, rue de Braque.Les Macaires, rue de la Bourse.Les Petits Maitres, rue du Paon.Les Coeur sincères, rue de la Fidélité.Intrigants, rue du Cherche-Midi.Cocottes, rue du Coeur-Volant Vieilles femmes, rue de la Réforme.Les Horlogers, rue du Cadran.Les Dupes, rue de l\u2019Echaudé.Les Ennuyeux, rue des Bassins.Les Claqueurs, rue du Battoir.Les Jolies filles, rue Beauregard.Les Artistes, rue des Beaux-Arts.Les Rosières, rue Bergère.Les Martyrs, rue du Calvaire.Les Farceurs, rue des Cascades.Les Gens modestes, rue du Chaune.Les Censeurs, rue des Ciseaux.Les Boiteux, rue Clopin.Les Cabotins, rue du Four.Les Pécheurs, rue Jean Goujon.Les Naifs, aux Innocents.Les Héros, rue de la Victoire.Les Anes, rue du Foin.Les Gourmands, rue Friant.Les Clairvoyants, rue Santeuil oeils).Les Joueurs, rue Descartes et de I'E- chiquier.Les Gens pointilleux, rue de l'Epine.Les\u2019 Médecins, rue de la Cure.Les Filous, rue Vide-Gousset.Les Décorés, rue Lacroix.Les Chacutiers, rue Au Lard.Les Messagers, rue de l'Hirondelte.FEE (10 L\u2019Usurier, rue Corbeau.Les Heureux, rue de la Félicité.Le Mérite, rue des Couronnes.Les Forçats, rue des Boulets.Les Inventeurs, aux Arts-et-Métiers, Les Gens propres, rue des Bains.Le Géant, rue Belhomme.Les Déchurds, rue d\u2019Enfer.Les Elus, aux Champs-Elysées.A PROPOS DE TABAC Quoique qu\u2019en dise Aristote et sa docte cabale Le tabac est révélateur de l'homme.l\u2019égale.Le tabac est est révélateur de \"homme.Une jeune fille observatrice jug.rait, paraît-il, un jeune homme d'après sa façon de fumer : Celui qui fume la pipe est, en général, un brave garçon sans façon (évidemment trop sans façon).Celui qui emprunte du tabac pour bourrer sa pipe ou rouler unc cigarette est un garçon économe.Celui qui perd du tabac en roulant sa cigarette est un dépensier.Celui qui n\u2019a jamais d'allumettes est un imprévoyant.Celui qui avale la fumée est un paresseux qui ne se donne pas la peine de la rejeter.Celui qui laisse éteindre son feu n'a pas d'esprit de suite.Celui qui fume du tabac étranger manque de goût et de patriotisme.Celui qui fume le cigare est souvent dépravé.Mais se méfier de celui qui ne fume pas.Il doit cacher d\u2019autres vices.Jean LEBRUN.RADIO-MONTREAL SOCIETE ST-JEAN-BAPTISTE La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vous invite à capter sa demi-heure radiophonique réservée aux Franco-Ainéricains que le poste CK.A.C de Montréal, Canada, irradicra, le dimanche 17 mars, de 10 h.a 10 h.30 du soir.M.Alexandre Goulet, de Warren.R.-1., docteur ês-lettres de l\u2019Université de Paris, s\u2019est inscrit sur la liste des conférenciers franco-américains e: traitera ce sujet-ci : La manie de l\u2019anglais chez les Franco-Américains.C'est Me Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat et directeur des émissions de la Société qui le présentera aux radiophiles.Le programme musical que Mille Blanche Mousseau, soprano, membre de la chorale Duvernay, exécutera.comprend : a) Sur la mer calmée, extrait de Madatne Butterfly, de Puccini, b.D\u2019art et d\u2019amour je vivais Loute, extrait de la Tosca, de Puccini,
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