Le Quartier latin, 17 janvier 1935, jeudi 17 janvier 1935
[" Sa.SANE EET É x ci yerleelreler 2 riccterir ib, 7 -y ~ MONTREAL, 17 JANVIER 1935 OUSTE Nous avons, les jeunes, le dégoût de la chose publique.Nous voyons agir et nous sommes en droit de nous demander s\u2019il existe du désintéressement et de la sincérité.C'est être charitable que de fixer à dix pour cent le nombre des hommes publics non à la solde de puissances occultes ou ne recherchant pas uniquement leur propre intérêt.L'enseignement qu'on nous a donné au collège, dont on nous gratifie dans les écoles respectueuses de la tradition nous permettrait de vivre dans un monde idéal.Malheureusement la vie d'aujourd'hui \u2018c'est autre chose.Au plus fort la poche ! Voilà la maxime courante.On nous a inculqué le respect de la justice.Aussi sommes-nous des timorés qui craignons d'adopter les méthodes modernes d\u2019enrichissement frauduleux.Naïveté, nous dira-t-on.Non pas.La malhonnêteté a toujours existé.Nous le savons très bien.Mais de dà à ériger la cor- cuption en forme de vie comme on la pratique actuellement, de l'appliquer en tout et partout au point d'envisager une banqueroute mondiale imminente, il y a une marge considérable.Et les civilisations disparurent tour à tour chaque fois qu'elles n'en tinrent pas compte.Nous l'avons dit, la formation dont le magister, les livres, la férule ont pétri nos cerveaux s'oppose à cette danse macabre.Nous ne voulons pas de cette vie à double façade dont s'accommodent nos aînés.De deux choses l'une : ou bien refaisons carrément notre bagage économico-social et vivons la vie du plus fort pour bientôt culbuter avec lui; ou bien, convaincus de la valeur morale de notre formation, faisons-la triompher avec acharnement et tout de suite.C\u2019est à cette dernière hypothèse qu'il faut s'arrêter car elle résume l'opinion du plus grand nombre chez les jeunes.Alors allons-y.Ne soyons pas les partisans de factions, refuges habituels des médiocres et des profiteurs, mais soyons les hommes, des honnêtes gens.Il en existe encore quelques-uns.Sachons les découvrir et les mettre en lumière.Pour nos principes ne craignons pas de sacrifier un supposé intérêt personnel immédiat.Car à ce titre l'intérêt personnel immédiat du vidangeur n'est tout probablement plus de nettoyer les poubelles.Et si tous adoptent cette formule il y aura casse dans un avenir prochain.Elargissons nos horizons, il.le faut à - tout prix.Ne soyons pas les dupes de beaux discours et ne nous:payons pas de mots.Dans le domaine de l'économie aussi bien que dans celui de la politique nous sommes des ignorants.Avouons-le sans fausse honte car nous n\u2019en sommes pas responsables.Etudions.Soumettons à une longue gestation les problèmes à résondre: Ensuite exigeons des actes.\u2018\u2019Fay ton faict et te cognay.\u201d C'est le conseil que nous donne Montaigne.Coûte que coûte:on- nous fera, confiänce ét Ie \u2018moment venu.nous saurons agir.: L\u2019 \u2018avenirenous- appäétient.Gare à ceux: x-quisont:l impudence de nous- le gâchér! .J; ih fr ar AR; a Ter) lot perirrierir-jjs dm Q \u201ca 4 BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE don VOL.XVII \u2014No.12 els VelLLA! HAROLD\" BAUER, pianiste.PATRI Edouard Béique NouveLuEs SPORTIVES sacrrereenee rate \u2026 François.Paguid \u2019 \u201c Mafcel: \u2018Papirieat = ; 0 0 A ET.T° ° 0 YIN © 0) PES !e succés phénoménal obtenu aux examens chimiques de décembre, une figure réjouie était-bien de circonstance pour le premier cours de l'in nouveau.Il semble que les vacances sont favorables aux bonnes résolutions; tous se sent mis au travail avec ardeur.Nos confrères \u2018\u201c\u201cTi- ont commencé à peser des milligrammes et des parties de milligrammes de substances diverses -ur des balances de précisior s.v.p.ce qui veut dire qu\u2019il leur faut trois ou quatre heures pour obtenir une pesée convenable.J'en ai vu deux qui tous joyeux ont passé deux heures J peser exactement 1.06 5ranmes CO3NA2 sur une balance en mauvais ardre.trimétreux\u201d Il faut que les étudiants en phar- macice soient nombreux à St-Jérôme vendredi soir.Il ne faut pas qu'on dise que nous sommes moins partisans que les cutres.Le prix est modique et on y va pour s'Pmusui.DENIERES NOUVELLES Daigneault s\u2019c.t assis sur de la vaseline au laboratoire.Saulniers gaspille l\u2019eau distillée.Noël fait le savant.Le Patron de Vanasse nous a confié que son commis oublie invariablement de mettre un article sur la liste lorsqu'il le vend à une jolie cliente! Qui aurait dit ça de Vanasse! Vendredi dernier \u2014 fête de notre Bridge chez Mlle Rachel\u2026 en son honneur.\u2014 M.P, invité, arrive en retard.Ce pauvre petit revenait d\u2019un enterrement de vie de garçon, c\u2019est pourquoi on dut lui tenir ses cartes et même lui dire quoi joyer lorsque son tour de bridge fut venu.vénéré Président.M.L.y e + \u2018TO oo 0 \u2018@ AX on Dentaire?U commencement de chaque année, il existe une coutume bien agréable : celle de faire nos souhaits du Nouvel An.plus beau ct de plus légitime que de En effet, quoi de transmettre ainsi à nos proches, à nos amis er amies ces sentiments qui sont nôtre.ot que nous voudrions pour nous-mêmes.N'est-ce pas là un signe probant de la perfection de notre coeur et de notre intelligence ?Autant de fois nous les répétons, autant nous voudrions les voir se réaliser dans la même mesure.Certe habitude acquise dès notre jeune âge semble devenir un devoir er.vieillissant.Fn effet, il est trs, difficile de s\u2019en abstenir, car c\u2019est toujours avec plaisir que nous faisons ces bons souhaits.Je me procure donc ce contentement et vous souhaite \u201cBonne et Heureuse Année\u201d.Si j'insiste à vous exprimer collectivement ce désir, c\u2019est que je voudrais que toutes nos entreprises soient couronnées d\u2019un franc succès.D'ici à la fin de notre annéc universitaire, nous aurons bien des travaux et des organi- qui ncas demanderont une certaine somme de travail et ur.certaine dépense d\u2019énergie.En effet, tout cela ne sera que plaisir si nous obte- ons la réalisation de nos désirs: le succès.Pour plus de sûreté, aidnns-nuus les uns les autres: a/nsi, dans toutes nos organisations, assurons-nous le concours de tous ct nous ménerons à bonne fin nos entreprises.De cette manière, nous ne négligerons rien pour que notre Faculté conserve l\u2019appréciation qui lui est due, et s\u2019il était possible, nous lui ferions connaître de nouveaux horizons.VOTRE PRESIDENT.sations La favorite de l'étudiant GRADS LE COMBLE DU BON GOUT Conservez les \u201cMains de Bridge\u201d.52 cartes non assorties\u2019 sont maintenant acceptées comme une série complète.: Maison canadienne indépendante.$F é o a À 4 aw ER 4 = L.O.Grothé, Limitée ® Ni ah Hy FF Page 6 .et le score est toujours égal.= Nouveau succès des nôtres Nos porte-couleurs enregistrent leur troisième victoire de la saison en infligeant une défaite au club Villeray, au cours d'une joute dénuée d'enthousiasme.VILLERAY : 2 \u2014 U.de MONTREAL : 3 GENIER, UNE NOUVELLE RECRUE, EST L'AS DE LA RENCONTRE, AVEC DEUX MAGNIFIQUES POINTS A SON CREDIT.\u2014 MENTION HONORABLE A GAETAN JARRY.Cette partie, peu intéressant: en somme, offre un grand contraste avec la brillante lutte que s'étaient livrée ces deux mêmes équipes un mois auparavant.L'inactivité des nôtres durant ces trois dernières semaines s'est fait vivement sentir, et peu s'en est fallu qu'elle ne tournât tout à fait à notre préjudice.Comme seconde attraction au programme, l'Aréna Mont-Royal offrait l'aspect d'un frigidaire, atmosphère peu propice à l'éclosion de l\u2019enthousiasme des quelques carabins présents.Notre équipe compte maintenant deux unités de plus : Paul Génier qui a fourni une magistrale exhibition et dont les deux points nous ont valu la victoire; Pierre Huguet, qui s'est révélé un \u2018\u201cstick-handler\u2019\u2019 ae premier ordre.Avec les frères Huguet et Eugène Guertin, notre première ligne d'attaque devrait être une des plus redoutables du circuit, et il sera intéressant de voir ce qu'elle nous réserve pour l'avenir.La partie débute avec les freres Huguet et J.Fabien a I'atta- Le jeu est lent et terne.Nos joueurs semblent engourdis et indécis.Villeray prend l'avantage après treize minutes de jeu.Cet échec stimule quelque peu les carabins.Quelques instants après, Génier égalise les chances.S'emparant du disque près des filets de Barsalou, il s\u2019élance vers le centre de la glace, déjoue tous les adversaires sur son passage, arrive bientôt devant la sentinelle ennemie et la déjour avec une aisance remarquable.La période se termine avec les deux clubs sur un pied d'égalité.A la deuxième reprise, Barsalou se signale dans la cage universitaire.Jarry accepte une passe de Lupien et lance avec force sar St-Onge, qui n'y voit que du feu.Peu après, un joueur du Villeray prend Barsalou en défaut pour égaliser de nouveau le compte.Barabé et Jean Huguet accélérent le jeu et forcent St-Onge à se surpasser pour sauver ses buts vers la fin de ce deuxième vingt minutes.Le jeu est dénué de toute rudesse, mais n'offre pas l'intérêt coutumier des parties précédentes.Fabien se voit frustrer d\u2019un point alors que la défense du Villeray le fait tomber; un joueur est puni.Nos gars ne réussissent pas à tirer profit de cet avantage, Au milieu de cette troisième période, Génier répète son exploit : il traverse entièrement le territoire ennemi pour compter le point victorieux.Ce succès stimule ses coéquipiers, qui se lancent à l'attaque, avec plus d'ardeur: le jeu est alors intéressant, et, à plusieurs reprises, l'ennemi est en danger.Jarry joue une bonne partie et vient bien près d'enregistrer un nouveau point.Vert la fin des hostilités, Villeray riposte avec furie; les nôtres ont beaucoup à faire pour déblayer leur territoire, le jeu défensif leur est une aide précieuse.Enfin la cloche vient clore les hostilités: il est grandement temps, pour que cette victoire ne se change pas en défaite.que.ALIGNEMENT VILLERAY U.de MONTREAL St-Onge Buts M.Barsalou Dupuis Defense R.Toppe F.Ouimet » P.Génier O'Rourke Centre J.Huguet Michaud Aile P.Huguet Belzil B.Guertin G.Duhamel Substituts A.Barabé G.Ouimet A.Granger Gagnon G.Jarry Duval L.Gouin Cadotte J.Racicot Séguin R.Dufour Brière J.Fabien McDonald J.Lupien « Dufresne SOMMAIRE Premiére période : 1\u2014Villeray \u2014 Gagnon (O'Rourke-Brière) es 13.00 2\u2014U.de MONTREAL \u2014 Génier \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ssersrcessesvencence 15.00 Punitions : P.Huguet, Dufresne.r : Deuxième période : 3\u2014U.de MONTREAL \u2014 Jarry (Lupien} es 6.40 4\u2014Villeray \u2014 O'Rourke .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.esresersesrseensasen ss sosansarenvars 12.30 Punitions : J.Huguet.Troisième période : 5-=U.de MONTREAL \u2014 Génier \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eersrersrsersreneeees 10.50 -Punitions : Duhamel, P.Hüguet,/Dupuis.François PAQUIN EDDIE GRONAU Athlète Sportman Jeune LEUR première rencontre, M.Gronau dit à Le Sage: '\u2018Qu\u2019étudiez- vous, a I'U.de M.\u201d\u201d?\u2014 \u201cLe génie, monsieur.\u201d \u201cAh!\u201d de répondre le coach, avec un oeil admiratif.\u2018J'avais votre âge, et mon père me suggéra d'être ingénieur,\u201d continua- t-il, \u201cmais j'abandonnai le génie dès mes premiers cours de calcul.\u201d Notre coach s\u2019est alors jeté à corps perdu dans de hautes études commerciales qui l'ont mené à l'assurance où il occupe aujourd'hui une des premières places.Dire qu\u2019un bon professeur de calcul, le mien par exemple, en eût peut- être fait un bon ingénieur! \u201cAux étudiants, dites que leur équipe est très forte: je crois que nous décrocherons le championnat intermédiaire de Québec, et le championnat la poudre aux yeux: nous avons en mains un matériel très fort, enthousiaste et \u2018\u201c\u2018avide de science\u2019.Je crois que le milieu de la saison nous verra invincibles et qu\u2019en somme, le ballon-au-panier universitaire sera intéressant à suivre cette année\u201d.M.Gronau est un athlète qui a étonné les partisans de la M.A.A.A., il y a vingt ans, par son jeu effectif.Il a aussi brillé au football, chez les universitaires américains et ici, à la M.A.A.A.\u2014 Retiré de ces jeux qui exigent la jeunesse, il pratique maintenant \u201c\u2018l\u2019indoor baseball\u201d et s'occupe de former des joueurs de ballon- au-panier qui lui feront revivre le bon vieux temps.Populaire parmi les étudiants, les joueurs et les dirigeants du ballon-au- panier, c'est une précieuse ac- intercollégial intermédiaire, lui, quisition pour l'U.de M.devrait vous rester encore cette qu\u2019Eddie T.Gronau.année! Et ce n\u2019est pas là de M.P, POSITION DES CLUBS J.G.P.N.PP.P.C.Total St-Jérôme .9 6 1 2 33 9 14 Concordia .9 4 2 3 15 14 11 U.de MONTREAL .ce anse ees 7 3 1 3 11 15 9 .Delorimier .8 4 3 1 18 14 9 Villeray .cc.cl en 9 2 6 1 15 26 5 St.Lambert .\u2026.\u2026.8 0 6 2 10 24 2 © GO000000000000000000000000000000000000000000000000 Excursion a St-Jérome avec le Club de Hockey de l\u2019U.de M.VENDREDI, LE 18 JANVIER Départ Coin Demontigny et St-Hubert à 6.45 h.p.m.précises.ALLER et RETOUR - - - 0.85 Billets en vente Chez M.l'aumonier des étudiants, chez Jos.Lavallée, au restaurant de l'Université ; cs aa jusqu'à vendredi à 3 h.p.m.ZI OI mT Le Ballon au Panier | Trois victoires, une défaite en huit jours.\u2014 McGill; notre victime.\u2014 Recrues.\u2014 Prochaines joutes.L UNDI, le 8, nos gars, dans une amicale exhibition, triomphaient de l'équipe St-James United Church, équipe très haut côtée dans la \u2018\u2019Church League\u2019.Le score, 65-45 en notre faveur, ne dit rien de la partie qui, sans être extraordinaire, faisait bien augurer de la nouvelle saison.\u2014 Jeudi, le 11, l'équipe inaugurait cette saison 1935 par un échec 25-17 qui a surpris tout le monde et a mystifié surtout les équipiers de la Southwestern Y.M.C.A., nos vainqueurs.Les gars ont, comme excuse, -I'alignement de deux recrues qui, à cause de leurs études, n'avaient pas participés aux pratiques.La joute est tout de même perdue: il ne reste plus qu'à venger l'échec, et les gars ont promis de le faire dès samedi prochain, alors que nous recevrons les Verdunois.Contre McGill, le 13.L'échec, à Verdun, n\u2019a pas plû 3 Eddie T.Gronau, notre fameux coach; ce qui a valu aux équipiers, avant la joute McGill: U.de M.quelques définitions de \u2018\u2018joute gagnée\", \u2018\u201csaison sérieuse\u2019\u2019, \u2018championnat\u2019, etc, la leçon a été comprise, s'il faut en juger par le jeu des nôtres qui sont partis de l'arrière pour vaincre les Chandails rouges 24-22 dans un match rapide, serré, où le terrain se gagnait pied par pied.C'est tout de même drôle de constater le charme d'une victoire sur McGill.Gymnase M.Gronau a pour son dire que notre équipe ne peut donner son meilleur jeu à Polytechnique, où le gymnase est trop petit, selon lui: le même différence qu'au hockey, quoi! nous jouons à l'aréna où la patinoire restreinte handicappe nos joueurs.Ceux.qui ont vu l'unique joute de l'année à Polytechnique ont remarqué que tous les joueurs étaient les uns sur les autres: cette lacune est très embêtante, surtout pour qui sait les avantages, qu'offre, par contre Polytechnique.Deux recrues.Phil Le Sage, le directeur de l'équipe, a signé deux nouvellés recrues: Jack Katz, finissant en droit de l'an dernier et inscrit, en Sciences sociales cette année, et Laurent Mathieu, son confrère des Sciences sociales, une des étoiles de football à Montréal.\u2014Ces deux recrues constituent l'arrière-garde très solide et très utile, de l'avis de tous.\u2014 L'autre arrière-garde est formée par Coslioff et Jean Archambault; à l'avant, Cohen, Aspler, Dupuis, Rud: ner, Paquin et Lavutt s'occupent du pointage! Les intéressés.au ballon-au-panier de l'an dernier prétendent que l\u2019équipe qui nous représerite, cette année, est plus forte que celle de l'an der\u201c nier.Alors, deux championnats,\u2018 cette année?.Deux joutes.Mercredi, le 17, nous jouons contre Sun Life et samedi.le 20, à 8.30, Lucienne Boyer mettra le ballon au panier au début de la joute Southwestern Y.M.C.A.vs U.de M.\u2014 Si la ballon-.au-panier ne vous intéresse pas après cela\u2026 MP.-* ot] va QUILLES a raie L'alignement, à date: jouées gagnées pts %: HOCKEY Dimanche prochain, le 20 janvier, à 2 hres 15 P.M., no- tre club universitaire rencon- Médecine 6 7 1477 trera la forte équipe du Con- Pol.3 2 4 66 cordia.H.E.C.9 5 1055 Cette partie promet d'être Ph.9 5 1055 intéressante et ne devrait pas Sciences 9 5 10 55 manquer d'attirer un fort con- Droit 9 4 8 44 tingent de carabins 3 I'Aréna Ch.Dent.6 2 433 Mont-Royal.Beaux-Arts 6 0 0 ?En effet, comme nos porte- = couleurs ont eu une bonne pra- À Médecine est actuelle- tique, hier au soir, et qu'ils jouent demain contre St-Jérô- me, nous pouvons nous atten- ment en téte des huit équipes qui se disputent la coupe Mérizzi.dre à ce qu\u2019ils soient én bonne condition; sûrement que les amateurs de hockey en auront pour leur argent.Alors venez donc encourager vos confrères.Vous, mourrez pas, et votre \u201cbourse non plus: Eh-bien: \u201c Dawwor\u201d à l\u2018Aréna.- s'exercer, \u2018tideront de\u2019 jouer.n \u2018en.-éqlii piers vaingueûrs: Les Beaux-Arts ne font que mais \u2018quand ils de- .attention! Les-allées- sont toujours libres pour les pratiques.Profi- tez-en: | Cinq \u2018petites\u2019 coupes aux co: 4 . ALDINTIS.MONDE LA QUESTION DE LA SARRE\u2014 ANS le numéro de Noël de l'Hebdo-Laval, George Bray donne une étude fort intéressante sur le problème si à l\u2019ordre du jour, celui de la Sarre.L'histoire politique de ce pays est fort compliquée.De la domination romaine la Sarre passa sous le contrôle de la Germanie.Depuis le traité de Cateau-Cambrésis en 1559, ce territoire appartenait à la France.En 1670, Louis XIV formait de la Sarre une province française.\u201cEn 1815, après la défaite de Waterloo et la chute de l\u2019Empire, un traité conclu, le 20 novembre de cette même année cédait à la Prusse, Sarrebruck, Sarrelouis et Leback.La Prusse avait donc la haute main sur ce territoire depuis 104 ans lorsqu\u2019un accord conclu en Avril 1919 faisait passer ce pays sous l\u2019administration de la société des nations.C'était donc à ce moment un pays de dialecte allemand, de formation allemande, soumis aux disciplines prussiennes! pulation germanisée! Après la guerre de 1918 les diplomates réunis pour négocier le Traité de Versailles accordèrent le gouvernement du Bassin de la Sarre à une commission nommée par le conseil de la Société des Nations, alors nouvellement constituée.On stipule également dans le Pacte, que quinze ans après la mise en vigueur (10 janvier 1920) du nouveau régime les habitants de la Sarre auraient à décider d'un plébiscite de leurs intentions politiques : passer à la France, à l'Allemagne ou demeurer dans la \u2018\u2018statu quo\u201d.Enfin une po- Quelle sera la situation politique de la Sarre au lendemain du plébiscite?Deviendra-t-elle province française ou allemande ou conservera-t-elle son Statu-Quo.Les cent années vécues sous la domination allemande lais sent prévoir l\u2019improbalité du rattachement à la France.Car la population est allemande, aux moeurs et coutumes allemandes, soit donc par inclination naturelle, soit par crainte de représailles de la part d'Hitler, elle votera plutôt pour le retour à l\u2019Allemagne \u2014 Cet esprit germanique implanté par un siècle de domination Prussienne en dit assez long; il n\u2019est donc pas nécessaire pour nous de donner plus amples explications sur I'improbabilité d\u2019un vote favorable au drapeau tricolore.Aujourd'hui la Sarre a une double union douanière, la première avec la France depuis 1919 et l\u2019autre avec l'Allemagne, en vertu d\u2019un accord commercial conclu le 23 février 1928.En votant pour l\u2019Allemagne, elle perdrait le marché français soit 40,000,000 de consommateurs, tandis que d\u2019un autre côté en votant pour la France, elle perdrait le marché Allemand soit 70,000,000 de consommateurs.Elle a donc tout intérêt à conserver le présent Statu-Quo.Autrement ses industries aujour- d\u2019hui florissantes, déclineraien,t et son commerce propère serait menacé.Maintenant que nous connaissons le résultat du plébiscite, on peut dire que notre ami Bray avait prévu assez bien l'annexion de la Sarre à l'Allemagne.NOS FRERES DU CANADA FRANÇAIS\u2014 Les \u2018Cahiers de la Généraiton Nouvelle\u201d, organe de l'Union pour la France, dont la fière devise est \u2018nec temere, nec timide\u201d, consacrait en entier son numéro de décembre 3 \u201cNos frères du Canada Français\u201d.Ce numéro reproduit textuellement les principaux discours prononcés dans notre province, tant par des canadiens que par des délégués de France, à l'occasion des fêtes en l'honneur de Cartier, l'été dernier.Entre ces textes sont intercalés une foule d'entrefilets publiés dans les journaux français et dans les journaux canadiens, relatant les faits saillants des inoubliables fêtes du quatrième Centenaire de la fondation de notre cher Canada.La rédaction de cette revue prend notre défense contre les Etudiants Catholiques Belges de la \u2018Parole Universitaire\u201d, qui se sont permis d\u2019attaquer les canadiens-francais.Voici comment et de quel ton énergique on nous défend : Consacrer un numéro des CAHIERS a la mémoire des grands morts des mois derniers et spécialement de notre éminent président d\u2019honneur, M.le Maréchal Lyautey.Faire du prochain numéro un hommage aux Canadiens- Frangais, ceci surpasse votre cntendement, suscite votre blague, et nous vaut un entrefilet nous disant bien qu\u2019agir envers un Lyautey, envers les Canadiens-Français, c\u2019est parfaite.idiotie !1! De votre part, de tels propos ne nous étonnent guère.Les discuter serait avoir du temps à perdre.Nous nous bornerons donc à vous répondre par cette fière devise de NOS AMIS, ces étudiants canadiens, que vous mé- Prisez ainsi : BIEN FAIRE ET LAISSER FAIRE ; \u2018Aux rédacteurs et collaborateurs des \u2018\u201cCahiers\u2019\u2019, si sympathiques à notre égard, nous tenons à les remercier bien cordialement de la sollicitude qu'ils nous manifestent.POUR NOS FUTURS CHEFS\u2014 Notre confrère Tremblay, dans \u2018La Rotonde\u201d d'Ottawa, après avoir mis en doute la compétence de nos politiciens, lance \u2018idée de réforme.\u2018dans la préparation aux carrières politiques.died Pb ls de \u2018Le Duel au Canada\u201d Par Aegidius Fauteux, Conservateur à la Bibliothèque de Montréal.Le troisième volume des Editions du Zodiaque \u201835\u2019 vient de paraître, c'est LE DUEL AU CANADA par Aegidius Fautuex.capables de se regarder d'un côté à l'autre de la rue sans s\u2019envoyer aussitôt une provocation.De nos jours, les gens d'honneur ont trouvé d'autres moyens de vider leurs querelles et le duel a heureusement disparu de nos moeurs.Le volume de M.Fauteux fourmille de détails intéressants, d\u2019anecdotes piquantes ou cocasses.Dés la premiére page, le lecteur est empoigné et l'intérêt ne languit pas tout le long des 320 pages que compte ce volume.Jamais encore, croyons- Sait-on que c\u2019est là une étude passionnante à l'égal d'un roman?L'on est vraiement étonné que, dans un pays religieux comme le nôtre, cette coutume barbare ait eu une telle vogue.Au temps où fut fondé le Canada, le duel, malgré les séries d\u2019édits promulgés par Richelieu, était à son apogée en France: on se battait pour un mot, pour un simple caprice De Paris, elle devait nous, auteur canadien n\u2019avait passer tout naturellement au réussi à rendre une étude aussi Canada.Elle y sévit pendant claire et aussi frémissante.tout le régime français malgré tout ce que purent faire les autorités religieuses et civiles.\u201cLE DUEL AU CANADA\" se vend dans toutes les librairies bien assorties, aux mêmes conditions que les autres titres du Zodiaque \u201c35\u201d: édition populaire .75c.; édition de luxe $1.00.L'abonnement à la série entière du Zodiaque \u201c35\u201d est de $10.00 pour 12 volumes.Précédemment parus: \u201cChefs de File\u201d par Robert Rumilly, Mais ce que l\u2019on a peine à croire, c\u2019est que, sous le régime anglais lui-même, M.Fauteux ait noté plus d\u2019une centaine de rencontres au pistolet, car si le régime français fut le régime du duel à l\u2019épée, le régime anglais connut surtout le duel au pistolet.Durant l\u2019époque \\ troublée de 1830 à 1840, les \u201cAu coeur de Québec\u201d par cartels pleuvaient littéralement Marius Barbeau; sous presse: et il sembla un moment que \u201cVisages de Montréal\u201d par certains personnages étaient in- Marie le Franc.Ce n\u2019est pas, cependant avec les procédés qui ont formé ceux de quarante ans et plus que nous vaudrons réellement : il nous faut une méthode plus sûre, il nous faut une préparation plus technique, il nous faut une école de science \u2018politique.__ Le programme de cette Ecole de Science Politique comporterait l'enseignement de la philosophie comme matière de base.À cette culture fondamentale on ajouterait une étude spéciale d'ordre à la fois naturel et religieux.L'enseignement des sciences profanes au programme inclue- rait l'étude du droit civil, de la sociologie, de la politique, de l'histoire mondiale et nationale, de l'économie politique, du droit international et de la diplomatie.Voilà dofic, comment nous concevons le politicien idéal dans la société nouvelle.Voilà comment nous croyons à la renaissance de la dignité politique en lui donnant une école qui la tienne au niveau du rôle que la société attend d'elle.Voilà avec quelle culture devraient se présenter au pontificat politique de leur pays les aspirants à un pouvoir de direction et de gouverne; voilà un travail de géant pour ceux qui veulent penser.René MENARD.+ Une réduction de 10% est autorisée aux \u2018étudiants.9 .Emile Thisdale Vêtements, Merceries et Chapeaux MONTREAL 335 Est, rue Ste-Catherine d Une aide précieuse pour ETUDIANTS Procurez-vous un clavigraphe a ces conditions faciles : | CLAVIGRAPHE | JUNIOR 4-30 Sites\" solde en 9 paiements de $4.50.Clavier français-anglais; signes\\ conventionnels.Fabrication garantie.\u2014 rez-de-chaussée, 4] 865.rue Ste-Catherine Est \u2014 PLateau 5151: .; | > + $ Page 4 SNOBISME EN LITTERATURE E SNOBISME est une vertu.Eh oui! C\u2019est l\u2019obéissance L résigneé à s'assimiler tout ce qui est nouveau ou à le rejeter en bloc.C'est aussi un défaut, cependant, car le snob est vaniteux à l'excès.Cette docilité vaniteuse existe dans tous les domaines : nous avons nos snobs de la musique, nos snobs de la politique qui ne font que cela ou qui n'en font pas du tout, nos snobs des sports pour lesquels la fin ultime de l\u2019homme est d'être un fort-à-bras, nos snobs de l'aérodynamisme, nos snobs de la littérature, enfin, qui sont toujours sur la brèche et scrutent d'un oeil inquisiteur nos horizons littéraires pour y découvrir le chef-d'oeuvre ou le.plagiat.Je me demande comment la terre pourrait bien tourner encore si les snobs disparaissaient de sa surface.Toute réclame serait inutile, ou, du moins, réduite des trois-quarts.Plus besoin d'annoncer que tel auteur vient d'éditer un nouveau volume dont les poèmes dépassent en beauté tout ce qui s\u2019est écrit jusqu'ici; plus nécessaire de parer de titres troublants les livres et les pièces théâtrales et cinématographiques afin d'inviter le demi-monde à jouir de ces nouveautés.Que dis-je ?Le demi-monde ! L'autre jour j'étais à bouquiner dans une librairie lorsque je vis entrer une jeune fille d\u2019une élégance frappante et au maintien distingué; elle achètera sans doute du Bazin ou tout au plus \u2018La peur de vivre\u201d de Bordeaux.J'en suis vite revenu; après avoir parcouru l\u2019étalage d'un oeil inquisiteur, elle s'empara vivement d\u2019un volume de Marcel Prévost, \u2014 je ne parle pas, bien entendu, de notre sympathique collaborateur au \u2018\u2018Quartier Latin\u201d \u2014 \u201cOh! je prends celui-ci, dit-elle, l'auteur écrit si bien et le titre.\u201d \u201cC'était les \u201cDon Juanes\u2019.Oui, sans doute.Prévost dit des choses fort dégoûtantes d'un manière tout-à-fait sympathique.Mais je m'éloigne de mon sujet.Imaginons un monde où les esprits peu avertis se soumettent au jugement de quelques savants critiques : ce serait l\u2019âge d'or des littératures classiques et la décadence des novateurs.Plus de médiocrité; plus d'immoralité puisque les deux ne font qu'un.Mais cela ne sera pas de sitôt dans notre pays: tout d'abord il nous faudrait des chefs-d'oeuvre, puis des critiques, puis des lecteurs.Attendons.En attendant, nous constatons que deux courants de snobisme divisent, bien inégalement d'ailleurs, les quelques lecteurs de notre province; ceux qui n\u2019acceptent rien de ce qui est produit au pays.C'est canadien; donc, c'est inférieur.Et puis, Jules Fournier a démontré que la littérature canadienne n'existe pas.Qu'importe que les étrangers jettent des regards bienveillants sur, nos écrivains ! On préfère acheter des livres de réputation douteuse pourvu qu\u2019ils portent l'étiquette classique : \u2018\u2018Made in France\u201d.Nos auteurs sont malins, cependant; ils sont nombreux ceux qui font éditer leurs oeuvres en France.Ainsi ils ont peut- être plus de facilité à vendre leurs volumes dans leur propre pays; et puis, cela se porte bien d'avoir ses vers classés chez Lemerre, sa prose imprimée chez Plon et reliée en jaune.On se presse pour aller entendre des conférenciers venus d'outre-mer, qui n\u2019ont pas toujours la science d'un Gilson, d'un Maritain, d'un Hazard, mais on se moque d'un Canadien éminent qui développe nos questions historiques et nationales avec autorité.D'autres, par ailleurs, peu nombreux ceux-là, prennent un.malin plaisir à dénigrer tout ce qui vient de l'étranger.Ils s\u2019emparent avidement de fa moindre nouvelle publiée par le moindre de nos romanciers; ils l'analysent, la dissèquent, la pressurent.lui trouvent des qualités innombrables que les véritables connaisseurs s\u2019étonnent de ne pas découvrir.On' reproche comme une faute grave à un auteur de ne pas chanter uniquement son\u2019 pays.Paul Morin a écrit des vers dont \u2018la perfection n'a pas encore été surpassée ici.Ce n'est pas suffisant pour bien mériter de la patrie; il n'a pas décrit les splendeurs de la Grande Allée et le fourmillement banal de la rue Sainte-Catherine.Un auteur se Ils.\u201ca su tisque-t-il à publier un ouvrage sur le terroir ?Oh ! alors, c\u2019est la réjouissance; on tue le véau gras.Louis Hémon est surpassé, vaincu, rejeté dans l'ombre.Cependant, il ne faut pas vouloir l'extermination complète des snobs; on doit auparavant se demander s'ils ne sont- pas de quelque utilité à la littérature.Je crois, pour ma part, qu\u2019ils rendent un service assez important aux écrivains.Ce sont des gens aveugles, c'est entendu.Ils ne savent pas\u2019discerner Tes oeuvres de valeur de la production inférieure; ils s'attachent à des modes qui passent et qui sont souvent ridicules.Quelques fois, cependant, ils célèbrent des nouveautés qui demeurent et aident ainsi à l'évolution de la littérature en assurant la survivance des innovations viables.Et puis, ils achètent.Plus de la moitié des lecteurs se laissent diriger par la réclame.En décembre, l'Académie Goncourt attribuait son prix annuel à Roger Vercel pour son nouveau roman \u201cCapitaine Conan\u201d.A la méme époque, Robert Francis obtenait le prix Fémina pour la nouvelle tranche de son \u201chistoire \u2018d'une Famille sous la Troisième République\u2019.Sans vouloir rien enlever au mérite de ces auteurs, il est à présumer que l'immense sucks remporté par ces volumes est dû plus au bruit-que l\u2019on fait autour d'eux plutôt qu'à leur valeur intrinsèque.SE Tout cela c'est la mode; il faut accepter \u20ac ces engoûments qui : sont-dûs à l'instabilité.même des instincts\u2019 de l'homme.rules LEGER.\u201coh ewe a -.sb cat cg sv aie - rules _ ar re wg 2 = | | Sod na = 1 aE Sea 3 PCA II a pee LT ru L.} J i F t 8.3 {7 caca Te 2.- mme 0 06 Ge mm enée «Saye y= Ie Page 8 Au théâtre Stella \u201cLA RAFALE\u201d IECE en trois actes de Henry Bernstein, \u2018La Rafale\u2019 est un drame puissant, peut-être même un peu trop \u2018\u2018dur\u2019\u2019, suivant l\u2019expression consacrée.Il est vrai que le titre lui-même nous laisse prévoir une action tourmentée, une intrigue bouleversante où tout le monde se débat dans la tempête, un conflit de situations que la rafale balaye impitoyablement.Mais cette sinistre finale qui tue l'amant, laisse Hélène inconsolable, aux prises avec un mari qu'elle n'aime pas, qu'elle ne peut pas aimer, avec un père parvenu qui tient à sa particule et à son monde autant qu\u2019à sa vie, nous laisse à l'esprit un pessimisme assez amer.Plutôt lente au début, l'action se corse au second acte et se maintient telle jusqu'à la fin.Robert de Chaceroy, un joueur effréné, courtise depuis trois ans déjà, à l'insu de tous, Hélène de Bréchebel.Emporté par le jeu, il joue un soir l'argent dont il était le dépositaire, et, naturellement, il le perd.C'est la déconfiture, le découragement.À sa chère Hélène il révèle tout.Elle lui offre ses bijoux pour le sauver, mais en noble entêté, il refuse hautement.Mais Hélène qui veut à tout prix sauver son amant, tente tous les moyens pour lui procurer par la voie d'un bijoutier créancier de Robert la somme nécessaire à désintéresser ses commanditaires trop tenaces.Après avoir tenté sa chance auprès de son cousin Amédée Lebourg, elle a recours à son père qui, par un manège habile, réussit à lui faire tout avouer.Et c\u2019est alors la crise qui commence.Elle ne finit qu'avec le suicide de Robert et I'affolle- ment d'Hélène.La pièce est d'un style aussi puissant que parfait.Les dialogues sont naturels et pleins de vie, de cette vie dure et amère, de cette vie qui brise les âmes les meilleures, qui les tue.Un reproche cependant.Il me semble que la pièce eut très bien pu finir sur la rentrée de Robert dans son cabinet de toilette, ou même sur les trois coups de cloches qui nous laissent prévoir Bergelin.Ce qui vient après, le retour d'Hélène, le coup de feu, la crise de larmes, c'est évidemment de trop.Gil Roland, faible et distrait au premier acte a repris son allant au troisième qu'il joue avec art et attention.Le dialogue de Robert avec le Baron Lebourg.n'aurait pas pu avoir meilleur interprète.Calme et pondéré, avec cette allure décidée de celui qui vient de prendre une décision définitive, il nous a créé un Robert de Chaceroy qui va bientôt se suicider qui fait honneur à son talent.Un vrai acteur cependant, monsieur Roland, ne s'occupe jamais du public, même s'il se moque de lui, jusqu'à l'engueuler aux levers du rideau, et moins encore au cours du dialogue.Faites attention à cela, vous passeriez pour avoir Un très mauvais carac- tere.Et nous n\u2019aimons pas au théâtre les mauvais caractères.Lucien Coedel a fait du Baron Lebourg un parvenu trop ridicule.Je crois que Bernstein lui a plutôt donné une allure de parvenu satisfait, qui veut peser dans le monde des nobles, mais sans tomber pour cela dans le ridicule.H ne faut pas oublier que le Baron Lebourg a tout de même de très nobles amis qui lui font de très obligeantes visites.Il a su mettre cependant de la vie dans ce rôle qui en demandait, du naturel, et même de la passion, un peu d'avarice et beaucoup d'orgueil.Il fallait tout cela, moins la petite dose de ridicule.Charles Castelain, a fait de Amédée Lebourg un socialiste révolutionnaire acerbe, piquant, malicieux, haineux et rancunier à souhait.C\u2019est peut-être une de ses meilleures créations.Jean Riveyre dans Bragelin est juste comme il faut et Ferdinand Biondi rend bien le Comte de Bréchebel insouciant et trompé.Pierre Jourdan est un général peut-être un peu tremblottant, et Antoine Godeau y gagnerait à parler un peu plus fort.Germaine Giroux est parfaite dans sa création de Hélène de Bréchebel.Passionnée, amante, pleine de fougue, elle a su donner à ce caractère toutes les nuances qu'il exigeait.Naturelle même dans ses emportements, elle reste toujours dans la note et n\u2019exagère jamais, ce qui est une grande victoire dans un rôle comme celui-là.Olivette Thibeault a touché un autre écueil dans un rôle pour lequel elle n'était pas le moins du monde créée.Jeanne Borgos pourrait varier, il me semble, un peu plus ses rôles de mère éplorée.Elle se souvenait encore trop-du \u2018\u2019Bonheur du Jour\u201d, ° y EE SAQUsLL LES CONCERTS SYMPHONIQUES UNDI dernier, une foule L nombreuse venait juger à l\u2019oeuvre le nouvel orchestre dont on avait tant parlé depuis plus d'un mois.Malgré toute l\u2019annonce qui avait été faite, malgré les anticipations les plus optimistes, je crois pouvoir affirmer que personne n'a été désappointé, et même que l'attente de chacun a été dépassée, si j'en juge par les applaudissements qui ont acceuilli chaque pièce jouée par nos artistes.Evidemment, l'orchestre s'\u2019était préparé sous la direction de Rosario Bourdon, et cela explique bien des choses, notamment ce feu, cette précision, cette netteté dans son jeu, qualités que nous n'avions pas encore rencontrées ici.Monsieur Bourdon a le don d\u2019électriser ses musiciens et d'en faire un instrument si um, qu\u2019on a l'impression que les harmonies s\u2019échappent de ses mains et non de la multitude d'instruments.Le programme choisi ne comprenait que des choses de nature à intéresser tous les auditeurs.L'oeuvre no 3 de Beethoven est un morceau magnifique, dans la grande manière du maître, qui y a mis toute la puissance de son génie.Beethoven est souvent un écueil pour un orchestre, en raison de la simplicité de la partition, nos musiciens ont su en faire ressortir la grandeur et l'intensité, en même temps que toute la puissance des harmonies.Suivant la belle Symphonie Pathétique de Tchatkowski dont je retiens spécialement le dernier mouvement, un adagio la- mentoso, auquel monsieur Bourdon a donné la mélancolie d\u2019un regret et l'âpreté d\u2019un sanglot.Cette symphonie est considérée comme le chef-d'oeuvre du compositeur russe, et comme une des plus belles oeuvres de toute la musique d'orchestre.Extrêmement difficile d'interprétation elle a fourni à l\u2019orchestre le moyen de mettre en valeur sa perfection dans les longues notes douces, en les soutenant parfaitement.Le prélude à l\u2019Après-Midi d'un Faune, de Debussy, illustrait des qualités toutes différentes.C'était la légèreté, la précision et la souplesse des musiciens qui semblaient suivre les moindres jeux de physionomie de leur directeur.Cette pièce fut un véritable enchantement pour l'oreille et pour l\u2019imagination.Le principal \u2018succès alla au Papillon de Calixa Lavallée, orchestration de Rosario Bourdon, qui dut le bisser.C'est un duo de flute et clarinette avec accompagnement d'orchestre, d\u2019une grâce extrême.M.Léo-Pol Morin était I'artiste invité.Il a joué au piano le Caprice Brillant de Mehndel- son.Il a joué avec la solidité et la sûreté qu\u2019on lui connaît.Ce Caprice Brillant.sorte de court Concerto, n\u2019était pas un prétexte à faire valoir la sensibilité de l'artiste.Mais M.Morin l\u2019a exécuté à l'entière satisfaction du public qui l\u2019a rappelé plusieurs fois.Le concert de lundi a été plus qu'un succès, ce fut un triomphe tant au point de vue nombre et qualité des auditeurs qu'au point de vue valeur du concert.Nous avons prouvé une fois que nous étions capables de faire très très bien, il s\u2019agit maintenant de ne pas perdre l'enthousiasme, et d'arriver dans un bref délai à faire de notre orchestre le rival des grands orchestres américains.Le prochain concert aura lieu à l\u2019Auditorium du Plateau, lundi soir le 4 février, sous la direction de M.Edmond Trudel.Edouard BEIQUE.Blanche Tison a fait aussi bien que Biondi.En somme, c'est un nouveau succès, sauf quelques particularités.Les décors sont simplement magnifiques, comme d'habitude d'ailleurs, et les meubles à point.La semaine prochaine : \u2018\u2019L'Heure du Berger\u201d de Edouard Bourdet.Certe pièce calme et charmante, qui présente tout de même des personnages, cruels, douloureux, fera certainement contraste avec \u2018\u2019La Rafale\u201d.Elle mérite aussi d'être vue, écoutée, encouragée.Alban FLAMAND.Photographe attitré des étudiants.} A Rue STE-CATHERINE, (Près St-Denis).\u2019 Tél.LAncaster 5478 \u2014 Rés.ATlantic 3695 + + Les concerts Harold Bauer, pianiste OUS les auspices des \u201cWednesday 9 o'clocks\u201d, Madame AM.Russel nous présentait mercredi dernier à l'hôtel Ritz.Carlton le fameux pianiste israélite, Harold Bauer.Une assistance nombreuse et élégante, comprenant une vingtaine de Canadiens français tout au plus, s'était pressée dans la coquette petite salle de l'hôtel.Harold Bauer, reconnu comme un des plus grands pianistes contemporains, a offert à un auditoire presque exclusivement anglais un programme élaboré où la musique d'inspiration française avait la large part.Plus soucieux de faire comprendre l'oeuvre que de mettre en relief sa valeur personnelle, l'artiste cherchait à s\u2019effacer, à se faire oublier pour se pencher amoureusement sur son instrument.La pièce de résistance était la \u2018\u2019Sonate en fa mineur\u2019 de Brahms dans laquelle M.Bauer a donné la mesure de son art incomparable.Sa brillante interprétation en a fait oublier les longueurs et la tristesse, particulièrement dans l\u2019\u2018\u2019Andante\u2019\u2019.Le concert s\u2019ouvrait par de la musique plus ancienne et plus légère.\u2018\u2018Air de ballet\u201d de Gluck arrangé par Saint-Saëns, \u201cCarillons de Cythère'\u2019 de Couperin et enfin l'arrangement d'une chorale de Bach par Harold Bauer, chorale qu'il a déjà jouée à Montréal lors de sa dernière visite, il y a cinq ans.La deuxième partie du programme comprenait des oeuvres de Ravel et de Debussy ainsi que l'\u201c\u2019Impromptu en sol bémol\u201d de Schubert et \u201cBallade en la bémol\u201d de Chopin.Harold Bauer semble avoir une plus haute compréhension de styles anciens que de la musique moderne.Ainsi, l'artiste semble ignorer le génie de Debussy.\u2018La Cathédrale Engloutie'', qu'il a donnée en rappel après L'\u2018\u2018Isle Joyeuse\u201d du même compositeur, ne valait pas certaines interprétations que nous avons entendues par le passé.Cependant avec \u2018\u2019Ondine\u201d\u2019 de Ravel, pièce dédiée à M.Bauer, le poème délicieux d'Aloysius Bertrand nous est apparu avec une réalité tirant du prodige.J.-Gérard JONCAS.Nous remercions Madame Russel de nous avoir ramené c virtuose du piano.Espérons qu'il nous reviendra de nouveau l'an prochain.Le quatrième concert des \u2018Wednesday 9 o'closks\u201d qui nous présentera le fameux quatuor à cordes \u2018Hart House\" aura lieu à l'Hôtel Ritz-Carlton, le 6 février prochain.Les billets sont en vente à 1241, rue Guy, Téléphone : Fitzroy 3420.J.-G.J.NINON VALLIN, soprano EE a Montalieu - Vercieu N dans le Dauphiné, Ninon Vallin ne tarda pas a émerveiller par son chant les religieuses du couvent où elle étudiait.A la suggestion de plusieurs personnes, elle s'inscrivit bientôt au Conservatoire de Lyon.Remarquée par Carre de l'Opéra Comique, elle débuta à ce théâtre dans le rôle de \u2018\u201cCarmen\u2019 et remporta un succès immédiat.Engagée peu après au Teatro Colon de Buenos-Aires, elle s\u2019y acquit une renommée qui a fait le tour du monde.Debussy, de Falla, Fauré, Nin et Turina \u2014 pour ne citer que les principaux \u2014 ont tous voulu jouer au piano d'accompagnement alors que Ninon Vallin interprétait leurs oeuvres.C'est ce soir au Ritz-Carlton que Madame B.-D.Simpson nous présente cette grande artiste française qui, de l\u2019aveu de Debussy lui-même, est la seule à chanter les oeuvres de cet illustre impressionniste comme jlles daivent l'être.Nous ne MISCHA ELMAN, violoniste LEVE de Léopold Auer et protégé du grand-duc Mec- klembourg-Strelitz, cousin du tsar de Russie, Mischa El- man sut profiter de cette ambiance favorable à l'éclosion de son génie musical.De l'avis de Joachim, il était déjà, dès sa plus tendre enfance, un artiste accompli.Ses nombreuses tournées dans tous les pays du monde ont consacré, depuis plusieurs année, sa réputation de virtuose.Grâce à Madame B.-D.Simpson, nous entendrons de nou- \u2018veau Mischa Elman au Théâtre Impérial, le 23 janvier prochain.Pour ce concert, Madame Simpson a consenti aux étudiants de l\u2019Université de Montréal des réductions substantielles sur les prix réguliers.Nul doute que plusieurs voudront bénéficier de cette aubaine.On pourra $ procurer les billets à l'hôtel Mt- Royal, chambre 1002.Téléphone: PLateau 7777.doutons pas que Montréal Jui fasse un accueil encore plus chaleureux que par le passé.J.-Gérard-JONCAS- PE EE EE EE SA ME RTE EE PE REA AE AI se Page F LES ETUDIANTS ACCLAMENT LUCIENNE BOYER En BILLET DE LA SEMAINE.Dimanche, à Saint-Jérome URANT ces derniers jours, j'ai été l'objet de tant de prévenances de la part de mes confrères qui se sont appliqués par une critique si réservée à me faire une publicité sur laquelle je ne comptais pas, que je suis porté tout naturellement à vous raconter une histoire dont je suis, non pas le héros ni même le jeune premier, mais le simple figurant avide de jouer le grand rôle.Saint-Jérôme, cette Reine du Nord, si bien postée aux pieds des Laurentides, nous reçut à route ouverte, un certain dimanche après-midi, en l'année lointaine de 1934.Après la belle partie de gouret de l'après-midi, va sans dire que les carabins s'en furent de par la ville à la chasse de cette mystérieuse reine du Nord qui s\u2019est fait une réputation de bonté et de largesse tout à fait inédite.La Reine fut introuvable ; mais dans ses états splendides, c'est toute une cohorte de Lau- rentiennes qui vint nous servir d'escorte.Avec nous, elles ont fait des recherches, Ffouillant dans tous les coins et recoins de la ville à fin de dénicher, si possible, cette Reine majestueuse dont nous avons si souvent entendu parler.La féerie en fut des plus impressionnantes; d\u2019abord, et avant les recherches, l'hôtellerie fut un temple de Bacchus intar- rissable qu'il aurait été difficile d'imaginer dans un coin si reculé des derniers pas de la plaine.Bacchus sans bacchante, lieu triste s\u2019il en est un.Donc, après avoir satisfait un peu l\u2019assèchement de nos gosiers échauffés par l'enthousiasme de la joute de hockey, on file au restaurant pour prouver aux Jé- rômiennes que Carabin a lu Rabelais, (du moins des extraits).La Reine du Nord demeurait toujours introuvable et nos recherches, vaines jusqu'alors, semblaient devoir demeurer vaines toujours.Il y avait bien la reine des sports et la reine de la balle-molle qui nous accompagnaient durant la joute, mais l'autre, Sa Majesté, se laissait désirer diplomatiquement.Mal lui en prit, car vers minuit, par une tempête de neige qui changeait notre autobus en éléphant blanc, nous retirions nos révérences au milieu de la nuit blanche et au milieu des chansons dont Trou et Pap ont bien voulu assaisonner le retour.Et depuis, plusieurs se sont vantés d\u2019avoir vu la Reine du Nord, de lui avoir parlé même; VOX IN DESERTO; on porte peu de foi à leur parole; nous promettons bien de reuenir à la charge une prochaine fois et de rapporter enfin un témoignage de succès dans nos.recherches._ DAC.D IMANCHE soir, 7 heures 10, gare Windsor.Plusieurs centaines de personnes arpentent inlassablement le grand hall.Tout le monde s'informe de l\u2019arrivée du fameux train de Boston qui doit nous amener la populaire Lucienne Boyer.On apprend à la fin que c'est sur la voie numéro 7 qu'elle débarquera.La foule alors se presse devant cette voie.Quelque trois mille personnes au bas mot sont là, haletantes, impatientes, essayant à qui mieux mieux de se trouver la meilleure place pour voir de près la grande artiste.C'est un brouhaha inimaginable.La foule évolue en des remous impressionnants.Les carabins aussi sont la, groupés le long de la haie de fer, tapageurs et gais comme d\u2019habitude.Les \u2018\u2019booms\u2019' se succèdent sans répit, pour se mettre en voix pour le cri de ralliement magistral de tantôt quand elle passera près d'eux.Enfin, 1m grosse locomotive toute fumante de vapeur humide, le nez blanchi par une neige légère, avance lentement.Tout le monde veut passer outre et rejoindre l'attendue sur le quai de la gare.Mais le noble et sévère policier s\u2019y oppose avec force et empêche même les journalistes de passer.Monsieur Gauvin seul y parvient après une courte discussion.La salle retentit soudain d\u2019un vivat plein de force et d'enthousiasme.C'est Lucienne qui entre.En vain les polices de la compagnie s\u2019efforcent de maintenir l'ordre.La foule les déjoue facilement, se referme en ronde autour de l'artiste.Il n\u2019y a plus moyen d'évoluer.On se sent presser de toute part.Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des enfants même, jouent des coudes et des bras pour se percer un chemin jusqu'à la populaire artiste.Les étudiants lancent un \u2018\u2019boom\u2019\u2019 magistral qui aurait fait honneur à toutes les tribus huronnes et iroquoises de I'Amérique.Et quand Lucienne passe à leur côté, en renards rusés, ils se glissent à l'entour d'elle et la, préservent de leur \u2018\u2018chaîne\u2019\u2019.On essaie de sortir par une porte.Impossible.La foule se referme toujours et la voie est littéralement bloquée.On retourne alors vers le tableau des arrivées et départs des trains, pour essayer de prendre une photographie.La foule se masse devant le tableau, et malgré le système de la chaîne des étudiants, malgré toute la bonne volonté de leurs amis qui les entourent, impossible de faire reculer le public qui s'obstine.C'est alors qu\u2019on lance: l\u2019hôtel !\u201d\u201d La foule répond avec un.ensemble surprenant: \u2018On y va\u201d.Que faire alors?On se dirige tant bien que mal vers la porte de sortie de la gare.Lu- \u201cA \u201cParlez-moi d\u2019amour\u2026 1 Lucienne Boyer, la charmante artiste française, pose spécialement pour le entourée d'une phalange d'étudiants.le rangée Tassé, Raymond Gaudreault.2e rangée : Gérard Lapointe, Gérard Ducharme, Melle Lucienne Bover.sourire, Claude Demers et Alban Flamand, à la gare Windsor.Marcel Prévost, Gilles Guérin, prés.\u201cQuartier Latin,\" des E.E.Ph., François Paquin, Jean et son gentil rédacteur théâtral et organisateur de la réception 3e rangée : Louis Lapointe, Gustave Lachance et Jean-Claude Martin.cienne est toujours bien protégée par la haie des carabins, et tout se passe sans accident malgré le tamponnement, la course, le méli-mélo.La pauvre artiste semble toute émue, surprise on ne peut plus, et ne sait plus que faire.On dirait qu\u2019elle a un peu peur, malgré cet engageant sourire qu'elle conserve toujours sur ses lèvres.On saute enfin dans nn taxi.Les carabins se placent tant bien que mal sur les ailes, le moteur, sur le toit même, un peu partout.Et lentement, lentement, on démarre.Les cris joyeux des carabins escortent jusqu\u2019au Mont-Royal la désirée Lucienne.Au Mont-Royal, des centaines de personnes déjà massées devant la porte d'entrée et dans le hall d'honneur, qui attendent avec impatience le \u2018moment de l'apercevoir.Elle entre enfin, suivie de la joyeuse bande des carabins.Les \u2018booms\u2019, les vivats se répètent encore avec plus d'enthousiasme que jamais.Du- charme est emballé tout simplement et gesticule avec un enthousiasme surprenant, une ardeur tout é fait juvénile.Pour dépister les trop nombreux curieux, on décide d'aller prendre vne photographie au neuvième.On refuse alors l'entrée du public dans les élévateurs.Les carabins cependant, tant par les escaliers que par ruse dans les élévateurs, parviennent à se glisser, une partie du moins d'entrc eux, au neuvième, et là, joyeusement, faisant rententir la petite salle d'attente des échos de \u201cParlez-moi d'amour\u2019, ils attendent toujours cette Lucienne qui leur a donné le béguin.Pourtant elle ne vient pas.On apprend alors qu\u2019elle a regagné sa chambre au cinquié- me.On voit du dénit, du désappointement sur toutes les figures.Mais bientôt on la voit reparaître.C'est une nouvelle explosion de vivats, de cris.Les quelque trente personnes qui sont là, des étudiants, des invités, des artistes, de rnade- moiselle Lucienne Boyer, entre autres messieurs Carson, de Lettre, mademoiselle Borel, madame Boyer, monsieur Gauvin et son épouse.monsieur Bourdon, se rendent paisiblement dans !a salle de bal, et tranquillement, loin des cris de la foule, on s'apprête à la photographie.Lucienne est tout simplement enchantée de la tenue des étudiants.Elle se peine qu'un si grand nombre d'enire eux aient été écartés dans la foule et se réjouit grandement que quelques-uns aient pu demeurer et l'attendre.Ce large sourire, cette expression de gaieté, de simplicité, d'amabilité qui décore toujours gracieusement son joli visage, nous met a l'aise.Nous lui démandons alors si elle ne consentirait pas à laisser \u2018prendre une photo, uniquement avec ses RIS carabins.C'est avec la plus grande joie qu\u2019elle y consentent.Ducharme et Demers la soulèvent tendrement et la déposent aussi gentiment que possible sur le piano, les carabins se massent à l'entour, et ça y est, la photo est prise.Les cartes d'étudiants se sortent.Les autographes se suivent sans arrêt.Les bons mots fusent et Lucienne rit toujours de bon coeur.Puis tout le monde s'en retourne, satisfait, heureux content.Les carabins, dans leur enthousiasme, se sont alors proposé d'organiser quelque chose tout à fait spécial pour elle.Et ils l'ont fait.Mercredi soir, après la représentation de gala pour ceux, ils l'ont reçue dans un club de la ville.Elle me l'a dit d\u2019ailleurs à moi-même, c'est la réception qui lui plait le plus de toutes celles qu'elle a reçues et va recevoir.Nous remettons à la piochai- ne émission du Quartier Latin la critique de la représentation qu\u2019elle donne au théâtre de Sa Majesté avec ses Continental Varieties, ainsi que le récit de la soirée fameuse au club.C'est une rose de Paris qui nous est arrivée dans la quartier latin, et nous lui prouve- tons que nous savons apprécier à leur valeur les doux parfums qui nous viennent parfois, trop \u2019 peu souvent, de la douce France.André de VERSEUIL.SRL.: Can CRONAN 25 egy ol SA BILLET DE L'HEURE Le succès de Lucienne Boyer À foule qui se pressait dans la grande salle des pas.perdus de la gare Windsor, dimanche dernier; l'empressement quasi surprenant que tous et chacun manifestent à l'égard de la petite chanteuse de cabaret parisien; enfin la grande popularité accordée aux reproductions sur disques des chansons de Lu- cienne Boyer sont propres à en étonner un grand nombre dont Lucienne Boyer elle-méme semble la plus saisie.En effet, à son arrivée ici en terre lointaine, la joie mêlée de surprise\u2019 qui se dessinait sur son visage, tout le sentiment de satisfaction et surtout de bonheur qui s\u2019exhalait de sa charmante personne nous prouvaient de toute évidence qu'elle était remplie de reconnaissance et qu'elle était saisie d\u2019une émotion sincère.Aussi c\u2019est avec son coeur qu'elle disait: \u201cA Montréal, c\u2019est avec amour que je chan- terat.\u201d\u2019 Lucienne Boyer doit son succès à plusieurs raisons auxquelles sa personnalité n'est pas étrangère.Jolie, de taille plutôt petite, triste quand elle chante, mais surtout gaie quand elle jase, elle nous est sympathique tout de suite.Le genre, le style si on peut dire, qu'elle a choisi pour son répertoire ajoutant encore un cachet tout a fait particulier.Enfin, quoiqu'en disent nos puristes de l\u2019art, Lucienne Boyer est une personnalité qui la fait sortir de l'ordinaire et qui en fait un caractère classique dans son genre.Pour nous du Canada, à ces quelques raisons s'en ajoute une autre tout aussi juste et tout aussi forte; c\u2019est que Lu- cienne Boyer apporte avec elle l\u2019art de la chanson française.Elle nous repose du jazz américain et de ces chansons qui n'ont ordinairement aucun sens.Elle nous délivre des \u2018Hay nonny nonny and a hot cha cha\u201d, (je ne sais même pas comment l'écrire), et nous apporte l'esprit français dans la chän- son, esprit beaucoup plus clair qui a au moins le mérite de n'être jamais ridicule.En allant donc au théâtre de \u201cSa Majesté\u2019, ce sera non seulement Lucienne Boyer que nous irons applaudir, mais aussi l'artiste du sentiment et l'ambussatrice.de la chanson française.\u201d DAC.os COMPAGNIE D'ASSURANCE al - SUR LA hal La Bp A MONTREAL * Narcisse DUCHARME, Présidét - EP eT age =A - -\u2014 1 rma 37 Le Quartier Latin Devise : Bien faire et laisser braire Organe de l'Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal.Rédaction et administration, 539 rue de Montigny est DIRECTION Directeur : GERARD DUCHARME Censeurs : Chanoine Emile Chartier, Abbé Georges Deniger.Aviseur : Maurice Paquin.Secrétaire : Louis Cagnon 3 REDACTION Rédacteur en chef : GUSTAVE LACHANCE.Nouvelles: Marcel Prévost.Littérature: Jules Léger.Musique: J.-Gérard Joncas.- Théâtre: Alban Flamand.Sport: François Paquin.Rédacteurs: Gérard Delage, René Ménard, Henri Masson, Fernand Côté, Claude Demers, Nantel David, Edouard Béique.Guy Morin.Jean Lebrun.ADMINISTRATION Administrateur: ADRIEN DESCOTEAUX.Secrétaire: Leo Brossard.Le Quartier Latin est imprimé aux ateliers de \u201cL\u2019Eclaireur,\u201d 1725, rue St-Denis.cafiXng 40 Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin DEOM 1247, St-Denis - Montréal -xamen de Ia vue Tél.HA.5544 Lunettes et lorgnuns PHANEUF & MESSIER 'OPTOMETRISTES-OPTICIENS Montréal 1767, rue St-Denis > CURT) UMEUR Ne Eu + LAUTRE En avant : Mme Boyer, M.Delattre, Mme Gauvin, Mlle Lucien ne Boyer, M.J.-A.Gauvin et Mlle Major.En: arriére : Les Etudiants et quelques invités.(Courtoisie de \u201cLa Patrie\u201d) UNE grande artiste arrive.U Trois mille personnes à la gare.Pour la saluer ?La bon- journer ?Lui tendre la main ?L'aider ?Non.Pour la voir.Curiosité.Vanité.* x % Dans un tramway.Un travaillant cède son siège à une petite dame toute parfumée.toute farinée.Celui qui a peiné dûre- ment toute la journée reste debout.Celle qui a fureté dans les magasins ou babillé sur le comp- le d'autrui, est confortablement assise.La politesse a parfois ses non-sens.* x * Au théâtre de Sa Majesté.Une certaine fifille du journal \u201cLe Film\", embête Lucienne Boyer d\u2019une entrevue.Pendant Vingt cinq grosses minutes elle la fatigue d'une conférence sur \u2018\u201cMonmiréal\u201d.\u201cIci par exemple.dit-elle, on demande un \u2018cream soda\u2019 et non pas un \u2018soda à la .crème\u2019.Et un tas de bêtises semblables.Le pantin qui se tenait à ses côtés pour prendre des notes a noté sans arrêt.Ce que disait son imperturbable compagne.Dans le prochain numéro CRE J de sorte dans les \u201cLa forme la plus re sous laquelle e tabec peut être ume.: Lancet @ Vos amis fument dos cigarettes Sweet Caporal parce que d'autres fumeurs de leur connaissance ont été très persistants dans leur éloge sincère de la douceur exquise et de la saveur remarquable des Sweet Caporals.Pour produire la qualité Sweet Caporal, nous n'achetons que les tabacs du meilleurchoix.Nous faisons mûrir patiemment ce tabac, puis nous laissons la nature compléter ce travail de maturation, u'il ne peut se trouver de tabac brut weet Caporals.même un paquet de Sweet Caporals: vous direz vous aussi qu'elles sont plus douces et plus fraîches, CIGARETTES SWEET CAPORAL COLLECTIONNEZ LES \u201cMAINS DE POKER\" Essayez aujourd\u2019hui Les Auathonides Pensées peu profondes de ce journal important \u201cLe Film\u201d vous pourrez lire une entrevue que Lucienne Boyer OBTINT d'une demoiselle pleine \u201cde seve\u201d.Il me semble cependant, dans ma naiveté, que cette conversation notée par le pantin aurait bien pu se tenir dans les tramways ou dans quelque autre lieu insignifiant de la métropole et non pas dans la loge occupée, embarrussée, enviée de Lucienne, et sans même aucun besoin de sa présence.* * * On dit que l'amour emballe.Trudeau, le calme Trudeau, le supercalme Trudeau a pour Lu- cienne un béguin inimaginable.L'amour emballe, messieurs, c'est la pure vérité.«x x Les carabins, THEORITI- CE,sont .des êtres insupportables.Disent les agents de l\u2019ordre public.* * * Les carabins, PRACTICE, sont des êtres charmants, très charmants.Dit l'incomparable Lucienne.x kk Lucienne a cent fois plus d\u2019esprit que les polices montréalaises réunies.Disent les carabins.* * * Les rhumes se prennent partout, même dans les atmosprères les plus chaudes.Pense le vieux Flamand.Tributs floraux Fleurs coupées toujours fraîches MME L.B.LAMBERT FLEURISTE DES ETUDIANTS Tél, LA.7033 - Rés., AM.7994 1280, St-Denis - Face à l'Université Même l'atmosphère de Paris enrhume.L'amour c'est comme la vie.Quand on a fini de le gagner on le perd.* * * Une queue d\u2019habit de soirée, ça permet parfois des conquêtes que le coeur le plus vaillant et ie.plus brave ne peut jamais obtenir.* * * L'arme vaut donc tout autant que le poignet qui le manie.* * * Le malheur, c\u2019est en somme l\u2019habitude du bonheur.x x x De l'argent, de l'amour, de l'art, de la poésie, du sérieux, de la folie, de tout on se fatigue.Le \u201cmoi\u201d seulement ne nous fatigue jamais.* * *.Les plus belles oranges ne sont pas celles qui ont les plus belles écorces.* * * Les plus beaux froufrous ne cachent pas toujours les plus belles perspectives ni les plus beaux sentiments.* * * Un tramway, me dit un ami, c\u2019est une machine pour vous fatiguer les pieds sans qu'il vous soit nécessaire de marcher.de = 350, Rue Lemoyne Rougier Frères + PRODUITS PHARMACEUTIQUES FRANÇAIS Siège social : S'il y a des hommes entêtés, ça dépend très souvent de leurs ancêtres.* kk Ainsi Agathon a du sang allemand dans les veines.Les allemands avaient les Teutons et les Wisigoths pour grand\u2019 péres.Les Teutons et les Wisigoths avaient pour ancétre ce vieux tétu de Noé qui attendit jusqu'au déluge pour compléter sa collection d'animaux.* * * C\u2019est pourquoi Agathon est tétu comme un allemand, un teuton, un Wisigoth, un Noé.x kk Les pensées les plus creuses sont souvent les plus profondes.Ça me console.AGATHON.Tel un homme est, tel il vit.La verité n\u2019a jamais besoin d'enquête.Une conscience coupable ne se sent jamais sûre.Attendez peu de ceux qui promettent beaucoup et vite.La fin d\u2019un tracas est le véritable commencement du bonheur.Parfois le commérage n\u2019est pas aussi méchant que la vérité.Nul ne se rétablit complètement d'un accès de colère.Peu de personnes oublient une leçon si elle blesse leur orgueil.Les gens au idées simplement modernes n\u2019ont pas d'idées du tout.Montréal L'étatet le peuple N CRI de révolte retentit U chaque fois qu\u2019un conseil municipal supprime aux chômeurs leurs pâture accoutumée.Qui a raison ?Ceux qui se lassent de payer ou ceux qui sont las de travailler?Je ne prends pas le parti de l'Etat, car l'Etat n'est qu\u2019une fiction incarnée trop souvent dans des représentants ou des fonctionnaires indignes; de plus, il est malaisé de s'élever contre la misère ou de blasphémer les haillons, quand on ne les a pas connus soi-même.Je ne prends pas non plus pour le peuple qui juge le droit à travers son droit et qui devient injuste quand il n\u2019a pas tout à souhait.L'autre jour, je suis entré en conférence avec un pauvre diable qui a toutes les misères du monde à rejoindre les deux bouts; il tempétait contre I'E- tat, cet ogre impitoyable \u2018qui ronge les petits sans jamais pouvoir leur tendre une main secourable, qui retire de la main gauche ce qu'il a donné de la droite.C\u2019est bien en vain, que j'ai tenté de lui dire que l\u2019Etat ne doit être d\u2019après sa mission qu\u2019un Père de Famille temporaire, un suppléant et non une mine qu\u2019on peut exploiter \u2018\u2018ad- infinitum\u201d.L\u2019Etat a des devoirs : c\u2019est clair d\u2019après un texte de Montesquieu \u201cQuelques aumônes que l\u2019on fait à un homme nu dans les rues ne remplissent pas les obligations de l\u2019Etat qui doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable et un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé.\u201d Plus loin, le même auteur rapporte qu\u2019Henri VIII dut réformer l'Eglise d\u2019 Angleterre parce que les gentilshommes vivaient aux dépens des monastères et parce que les oisifs passaient leur vie à courir de couvent en couvent.Un peuple doit avoir l'esprit de travail et l'esprit d\u2019honnète- té: mendier devient honteux quand l\u2019industrie pourrait enrayer cette dernière ressource.Un peuple industrieux n'a pas besoin de syndiquer ses corporations de chômeurs.Le peuple doit se rendre compte que l'Etat est toujours prêt à le secourir et l'Etat doit voir à ne pas entretenir une armée de fainéants.\u201cOn sent, dit Montesquieu, que des secours passagers vaudratent bien mieux que des établissements de secours perpétuels; le mal est momentané : il faut des secours de même nature, applicables à l\u2019accident particulier La bonne foi des deux camps en présence peut seule bâcler le différend.Jean LEBRUN.EE TéL: LA.1771 919, rue Blewry C.LAMOND & FILS Manufacturiers en bijouteries =.Bagues, médailles, MrT ws SAN \u2018en qd Te "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.