Le Quartier latin, 12 octobre 1923, vendredi 12 octobre 1923
[" PRIX: 5 SOUS.FDirecteur: ALEXANDRE MARCOTTE, E.E.M.8 Administrateur: GASTON CAISSE, E.E.M.Rédacteur en chef: JEAN BRUCHESI, E.ED.BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE'! PRIX: 5 SOUSE QUARTIER LATIN ORGANE DE L'ASSOCIATION GENERALE DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Direction, Rédaction et Administration: 354, rue Sherbrooke est.Vol.VI, No 3 Montréal, vendredi, 12 octobre 1923 * Monsieur Lloyd George F(où il est peut-être question d\u2019un Grand Guignol mais non d\u2019Harry Lauder.) \"EST un beau gentleman aux joues roses et au poil impeccable ; toute sa personne porte allègrement le poids de l'age et de la célébrité.Jai entendu Lloyd George à \"Arena Mont- Royal, et à certains moments j'ai cru mieux le voir en ne l'écoutant pas.qu'on pouvait être un parfait Englishman sans être 3 Anglo-Saxon; et quand l'illustre visiteur oubhia, C'est alors que j'ai trouvé quelques instants, l'Empire et son lion pour rappeler en des termes Ë& d'éloquente poésie, le souvenir des mille petites patries qui, devant \u201cDieu, existent comme les grandes, il m'a semblé que c'était tout le \u2026 pays de Galles qui frémissait dans ce coeur vibrant, et je me suis : dit: quel patriote; et que je suis fier d'être Canadien.5 Ou je me trompe.mais je vois encore ceux qui applaudirent sa 2 phrase charmeuse et simple, pénétrante d'idées: on eut dit qu'ils Ÿ Écoutaient comme des voix intérieures qui parlaient par sa voix, tant celle-ci était pleine de ces formules d'idéals qu'inspirent aux grands hommes les destinées humaines.chante, me dis-je, quel orateur! Il devait, sans doute, illuminer l'assemblée quand autour de ce tapis vert des conférences il arrivait au moment choisi pour prendre son siège: où je me trompe, Mais quel effet, et devant quel théâtre! .Et voila que dans l'accalmie des applaudissements.non satisfait \u201cencore de son emprise, le bel orateur avec toute la magie des mots Alors je ne tiens plus.reprend les mêmes idées.martéle du claquement des mains la cadence des syllabes sonores, puis avec un geste contenu, hésite, et laisse enfin Lobe Te Fideau devant son auditoire ¢hloui.Dans mon imagmation lu scène se transforme: c'est Versailles, c'est Gênes; Clémenceau le Tigre, Wilson et tous les autres; c'est la France, c'est la Khur, et \u2014 puisqu'il nous le dit \u2014 c'est nous aussi.Ah! par exemple, c'est un peu fort.Cet homme n'est pourtant pas venu ici eu acteur ni en détective comme on à dit; d'ailleurs il n\u2019est ni comédien, ni Américain, ça se voit.lt comme je cherche encore le mot de la fin, celui qui compléterait l'article qu'a demande mon chef.je surprends sur la figure d'un publiciste bien connu.un beau sourire fin et ironique assez dissimulé.réa & gvnent l'officieux pellerin.Eureka.j'en suis sûr maintenant: monsieur Lloyd George?mais c'est un artiste ; ch oui, je le répète, un grand artiste.Si vous ne me croyez pas, nous pourrions peut-être demander aux délégués de Gênes ou encore à ceux de notre pays qui, actuellement, accompa- VIATEUR FARLEY, L.D.nm x oly Æ Mon cher neveu, L'Université après tout qu'un grand collège ; seulement le martinet de l'austère directeur et l'ocil perçant des maîtres de salles n'existent plus.Ces rigueurs sont choses du passé, mais l'espièglerie du jeune âge subsiste encore et de plus belle : aussi n'hésite pas d'accepter les conseils de ton oncle comme supplément à la discipline ancienne.D'abord, ne serait-ce que par simple esprit de logique, lève-toi avant l'heure des cours.Les cours du matin méritent une attention particulière, parce que l'esprit étant plus libre le matin, les professeurs se comprennent mieux cux-mémes, de le un grand avantage pour l'étudiant.Tu n'auras quère le temps de déjeuner avant le premier cours; abs- tiens-toi néanmoins de manger pendant la leçon, car la monotonie est très nuisible à la digestion.De plus les professeurs, qui ne discourent jamais l\u2019estomac vide, qualific- raient ton action de gloutonnerie.Évite de regarder l'heure trop souvent; les professeurs, qui sont n'est Lettre à mon neveu gens susceptibles, interprèteront à ton désavantage un acte en soi des plus innocents.Le droit est une science plutôt abstraite ; par crainte de lésions cérébrales, étudie avec modération.Si le professeur fait de l'esprit, tu l'en apercevras au rire des autres, alors sois prompt à faire pa- raitre très ostensiblement ton assentiment.Toutefois ne te fie pas à tes propres lumières pour déclancher un applaudissement ; tu pourrais applaudir seul et cela gêne un peu ; d'ailleurs tu éviteras par là à tes confrères le trouble de faire des associations d'idées.Il se fait des élections à l\u2019Université., Promets ton appui à tous les candidats indifféremment ; retiens bien cette règle, elle te servira dans la vic.Je viendrai prochainement te rendre visite à Montréal avec ta tante, Sois bon garçon en attendant.Ton vieil oncle, PASCAL BAYLON.Quelle personnalité atta | 2 eleet eet enteetonteaton oo eo oo osteo eo Teo en ee ao Yoo oo too a TESTS EE Billet du jour.\u201cDe quoi parlent les jeunes filles\u201d 9.9.9.0 0 0 0 0 9 0 Tee Te 0.0.0.0.0.0 0.9 0 0 EAN eee a feeiorierioefreloceedd Oui de vous, messieurs, ne s'est pas demandé quelquefois, en voyant les physionomies attentives, tes, ou trois jeunes filles causant gentiment \u201cDe quoi parleut les jeunes filles entre elles 2\" Eh bien, voilà ! Ce 16 février 1923, elles étaient quatre, Jeanne, Mariette, Camille et Margot, réunies dans le salon de cette dernière, l'un des plus élégants de la petite ville de NX.sise à ni-chemin entre Québec et Montréal, Dans l'atmosphère surchauffée de lu pièce, a l'odeur des parfums se mélange Farome des cigarettes que fument ces demoiselles to.j Seul, le bruit fréle des cartes ner- censemeni glissées les unes sur les | autres, rompt le silence anxvieux | que gardent ces demoiselles jouant gros jeu !.Une servante à pus feutrés, poussant devant elles une ; Petite table sur roues caoutchou- AEs, centre el sort sans bruit.Maj riette, nn peu gourmande, lorgne Vics étagères où s'antoncellent les choses \u201cDiantre ! s'exclama-t-elle, quel est l'important personnage que tu attends ?Car ce n'est pas uniquement en notre honneur que tu sers un vrai festin sardanapalesque !* -\u2014 \u201cEn effet, ma chère, j'ai rencontré, hier soir, Louise, elle était accompagnée d'une campagnarde, pas banale du tout, qui s'appelle Denise, je crois, elle et Louise prendront le thé avec nous ce soir.C\u2019est une vraie petite sauvage celte Denise, il nous faudra l'apprivoiser.\u2014 \u201cEt comme la petite sauvage n'a pas des instincts de fauvette ct que vous êtes de charmantes dompteuses, espérons que vous v réussirez\u201d, lança d'une voix claire et moqueuse.une petite fille toute menue, qui se tenait droite sur le seuil de la porte, visiblement amusée de la stupéfaction des quatre joueuses ! I v cut des éclats de rire, un branle-bas général de fauteuils et quatre mains blanches garnies de bijoux se tendirent simullanément vers le gant de suède gris de la nouvelle venue.délicieuses.\u2014- Margot servait le thé très chaud.La mode, la naissance d\u2019un neveu a Marguerite, VALENTINO ! Le dernier roman de Bourget, le sermon du Père L.au prône, le bal de mademoiselle B., de Féraudy, se partagèrent tour à tour, l\u2019honneur d\u2019être le sujet d\u2019une conversation riante et décousue, jusqu\u2019à ce que l'amour, cette vicillerie toujours à la mode, eut pris la place à celle justement octroyée dans une conversation de jeunes filles.Et l\u2019on parla de vous, messieurs, non pas comane on le fait, en votre présence, avec des yeux brillants.d\u2019amabilité, des lèvres souriantes-et piquan- : toire même sérieuses de deux .Rondel .Enfant blonde que j'aime, à vous la plus jolie, Qui passez dans mos rêve avec un front boudeur, Vous ne saurez jamais le secret de mon coeur Ni de quoi jusqu'au bord ma pensée est remplie.J'aurais tant mal d'oûir votre rire moqueur Que vous ne saurez rien de ma mélancolie, Enfant blonde que j'aime, © vous la plus jolie Qui passez dans mon rêve avec un front bondeur.Ah! moi, dont l'âme était un jardin d'Italie, Je sens au fond de moi tournoyer comme un choeur De ténébreux oiseaux, depuis l'heure, 6 folie, Enfant blonde que j'aime, 6 vous la plus jolie Où dans un tour de valse on m'a ravi mon coeur.Montréal, 16 septembre 19253.GUY deVAUDREUIL.des mots qui sont toujours gentils, \u2014- quand ils n'ont pas la bassesse d'être des flatteries, mais avec aux lèvres un pli souvent dédaigneux, quelquefois ou moqueur, toujours un peu désenchanté ! Secure \u201cCroves-vous, disait l'une, que l'amour puisse crister entre des jeunes hommes d'une part, snobs.au point d'être plus occupés de tennis.pugilat, cinématoyraphie, que de leurs études, plus occupés des chapeaux que nous fortons que des idées que nous avons, et des jeunes filles comme nous, d'autre part, entièrement prises par les réceptions etles chiffons! Parce que les hommes nous soul presque indispensables pour nos plaisirs, que nous cn avons un inexplicable besoin, nous cherchons tout naturellement à leur plaire ! Si nous fumons, c\u2019est qu'ils l'ont voulu.Si nous dansons ces dances folles qui font rougir au début ot pour lesquelles on se passionne ensuite, c'est encore qu'ils l'ont voulu.Qui nous a donné nos premières cigarettes?De qui avons- nous appris ces pas nouveaux ?Nous avons une allure garçonnière, un air de tout connaître de la vie ! Mais qui nous instruit ?Nous cn sommes à copier les actrices, non seulement dans leur toilettes, mais en tout, pour avoir une part de l'admiration qu\u2019elles reçoivent des jeunes gens dont nous faisons nos amis.Je reconnais que nous valons peu de choses moralement, nous sommes ce que les hommes désirent que nous soyons, ce qu\u2019ils méritent.Pour pew qu\u2019ils nous condamnent comme je le fais implacablement, je me demande où allons-nous ?\u201d \u2014\u201cMoi, j'aurais révé d\u2019un intellectuel, sachant comprendre toutes les subtilités de mes pensées, capable de partager avec moi ses impressions ct qui aurait bien voulu voir cn une femme autre chose qu\u2019une poupée, qu\u2019ar passe-temps plus agréable ! Mais les intellectuels NXème siècle, tels qu\u2019on les voit remplis d'eux-mêmes, extrémistes, tranchant de tout avec une choquante désinvolture, ignorants de nous comme d'une chose infé- rieure, infatués de leur personne jusqu'à la bétise!.Certes, je leur préfère les snobs détestés de Mar- got, riposta d'une voiv brève l'altière Camille.L'amour, un not, je n'y crois pas !\" , cost \u201cPour ma part, je ne suis pas aussi pessimiste que vous, mesde- moisciles, je crois à l'amour, à lu bonté chez lvs hommes.Quelle vie vivrez-vous donc si elle doit être, jusqu'au bout en accord avec vos idées présentes ® De quelle utilité serez-vous ?Quand ct comment remplirez-vous vos devoirs tout simplement ?Que deviendrez-vous lorsque vicillies et désemparées, vous subires le vide d'un foyer bati sur des chiffons et des réceptions avec l'aide d'un danseur et d'un joueur de tennis ?Puisque vous sentez au dedans de vous-même un \u201cinfini\u201d qui vous fait peur.Pourquoi ne pas croire à l'existence de quelque chose d\u2019analogue ches vos relations masculines?Le bonheur, oh! il existe, j'y crois, je l'espère: Mais elle n\u2019avait que 17 ans la petite sauvage qui parlait ainsi.Comment les autres protestèrent 2?Catégoriquement, je vous l\u2019affirme, moi qui en étais.\u201cSAUVAGEONNE ole ols ole oe ete ole le ote ole ole ole ole ole ole ole oe ole ole wie ole ole ols ole ole LA PARADE besoin de vous! Comme l\u2019an Carabins, nous avons dernier, nous voulons faire de notre parade du \u201cBéret\u201d un réel succès.L\u2019A.G.E.U.M.entend faire magnifiquement les choses: mais n\u2019oubliez pas que l\u2019A.G.E.U.M.c'est nous tous, carabins.A l'oeuvre donc pour le samedi soir, 27 octobre!! L\u2019A.G.E.U.M.| ' ! { ; ! 1 PAGE DEUX PAR RADIO De Turquie On dit que la coutume du harem s'en va de plus eu plus en tures le regrettent.tiques enseignent qu'il y à cing millions et demi d'honunes et six mul- Turquie et que quelques Mais les statis- lions deux cent mille femmes en ce Ft comment deux femmes pays trouver polygamiste.au moins pour chaque mari dans ces conditions?De France Descamps.Un dit que le petit gérant de Carpentier, vient de passer de fichues vacances.Ia pussé de fichues vacances parce que son poulain aviat eu la terrible idée d'aller à Deauville, Le malheureux Guorges recevant tous les jours une avalanche de lettres, toutes mstintes, suppliantes méme.tm a beau être champion de boxe, avoir une notoire vertu, le parfum des lettres ne remplace pus sable, Aussi le ou plutot le le sue de manager Descamps \u2018\u2019inèna get brandit son contrat, mena ca et imposa le départ pour Dieppe.Oh Sport! que de crunes Ton com- niet ent tort Ton, Des Etats-Unis Les auteurs de \u201cYes! We offrent mille dollars de ré- la chanson have no ba- nmanas compense à la personne qui décou- vrira une locahté où la célèbre inspiration (sic) n'a pas encore tre.| WC On dit que l'agence Furns à décliné l'offre sans consulter ses détectives.0 Hlewagne \u201cKunstler madien\u2019s das Loch Und Stamper auf die Kanten\u201d Aux étudiants des langues vivantes de traduire.1 paraîtrait qu'au pays de la hière cela est grave au- dessus du vomitorium publie, par Mon moi quand ce mesure hygiéno-écon nnique.ami qui était nec radiogranmme m'est arrivé et qui fait mine de comprendre l'allemand s'est exclamé : () poésie des hords du Rhin! PARODIES A PROPOS DE MANIFESTATIONS Nous ne voulons pas parler des règlements.mais ce que nous voulons porter à l'attention des carabins c'est ceci: chaque fois que nous manifestons, il se glisse toujours dans nos intrus, Souvent dire toujours, forcent la rangs des peur ne pas ce sont eux qui quand dépassent pas; ca note ils ne la vu, pa- rait-il, à l'Orphéum ees jours dere niers, s'est lt qui paie les pots cas- 2 C'est est nou seuls; ça s'est vu encore il ny a pas longtemps?Si l'on veut des preuves, IT est constances de | sés Nols et \u20ac Nous en avons, facile en certaines cir- faire des reconnais- chacun x prenne done arde, et si la chose est nécessaire, qu'on donne une leçon à ces malotrus ver sur sances Que qui viennent ba- nous, Un autre point de vue.Siffler, au sens péjoratif du mot.n'est pas une chose qu'on doit faire à tort et à nature à travers, doués ce rapport pourraient consulter de te mps en temps leur propre Jugement ou à défaut du leur, Ceux que la sous celui des autres.D'ailleurs il ne faut pas se gêner, en famille, pour prendre ou donner conseil.C\u2019est Ia grace que je souhaite.vous UN VRAI CARABIN, LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 12 OCTOBRE 1923 APARNA PPI IIPS II ASIE OM LE TOURNOI ATHLETIQUE M.Viger ILA DL a ête chargé de l'organisation en- du Is [A s- préfe- Flunondon, tière du tournoi athlétique au l'are Delorimier.Athlétique trouve toute l'initlative à C'est politique et nous sommes sûrs que octobre.socition rable de un seul homme, laisser une bonne M.Plamondon va mener le tourmot à bonne fin.Tous les étudiants qui se sentent capables de faire quelque chose devraient participer à ce tournoi.Un conseil en passant spécialisez- vous dans les concours où vous crovez devoir réussir le mieux.Qui irop embrasse.Il y aura des courses de 100, 220, 410 of SSO verges 7 Une course à relai emre les collèges affiliés, chaque coureur devant courir une distance de SSO verges: une course facultés: premiers représentants faculté à relai entre les les deux de chaque devront courir 220 Jet le course Verges, le troisième sso, quatrième toute nouvelle à 100 ver- acourse la plus lon- lv hau- Une l'Université sera celle des ges hurales, Igue sera celle de deux milles.sauts teur et en longueur et le aura également des en lancer du jrids de 16 livres.Toutes les entrées devront être MM.ou Viger llamonlon en même temps que les 13 Nous devons des remerciements ie M.presse données à Cirard contributions avant le au soir, Léo Dandurand qui Sest em- Delori- nier à lu disposition de l'organisa- de mettre le Pare teur.LE TENNIS CROCKER NLA MAISON DES ETUDIANTS Les étudiants qui remplissaient une des grandes salles de la Maison des Jétudtants ont dù trouver la causerie de Willard 1°.Crocker sur le tennis bien intéressante.car ils ne lui ménagérent pas leurs applaudissements, Durant une heure, Crocker a exposé les principes fondamentaux du tennis et s'est appliqué à démontrer la manière d'exécuter les différents drives, vo- coups, coupés, fees, service.Cette leçon devrait être bien profitable car elle consti- sieurs, Rien ne sert de passer des Journées sur un cours si on ne cherche pas à développer une tech- \u201cnique.Crocker s'est créé nombre d'amis parmi les étudiants par son amabi- hte et nul doute que tous garde- vont de cette visite le meilleur souvenir, La fin du tournoi de tennis de l'Université sera jouée «ur le court du Club de Tenis Eeleetie, au Pare Lafontaine.aujourd'hui ou demain.Voici les tions: résultats des élimina- l\u2019remière Elimination léopold_ Roy Alphonse nier: 6-3, 6-1 J.A.Beauchemin vs I.1-5, 6-0 Camille Poulliot vs Emile Lalande: défaut 1s-P, Merizzi vs Georges Lussier: 6-3, 6-0 Vs Meu- I\u2019.Renault: teri un point de départ pour plu- | M Hercule Giroux vs Alfred Masson: 7-0, 8-6 Roger Dorais vs Maurice Laurin: 6-2, 6-2 Martin Rondeau vs Gérard Garon: défaut Maurice Lambert vs Philippe Pou- lin: défaut Marcel Rainville vs _\\imé Laplante : défaut Paul Morin vs André Demers: dé- faot lean Morin vs létienne Gérin: 6-3.6-23 Léopold Gravel vs Lionel Leroux : 2-6, 6-4, 6-2 l'an Monty vs AL Filion: 7-5, 6-4 Deuxième FKhmination Léopold Rov vs Wilfrid Vincent : 10-5, 6-2 IAAL Beauchemin vs Camille l\u2019oul- hat: 6-1, 6-1 lfereule Giroux vs 1-1 Merizzi : 6-12, 6-2 Roger Dorais vs Martin Rondeau: 46, 6-0, 6-0 Marcel Ramville «> Maurice Lam- hort: 7-3, 6-2 Jean Morin vs Paul Miron: 6-4 3-6, 6-4 Leopold Gravel «> Paul Monty: 6-2, 6-3 Troisième Elimination Leopold Roy vs AL Beauchemin: 6-4 Roger Dorais vs 0-2 Hercule Giroux: 7-9, 4-2 Marcel 10-s, R:anville Morin : t-0 vs dean Leopold Gravel vs Hector Lalonde : Semi-l*inales IL'est infiniment regrettable que les représentants de l'Université à Toronto soient appelés jouer le Jeur même du tournoi athlétique : mais la saison était tellement avancée que l'Association Athlétique n'a pis voulu courir de risques.LE HOCKEY Nous n'avons pas de temps à perdre si nous voulons réussir.cette année, dans la ligue intercollégiale.Pendant que la majorité des joueurs des autres universités font du rugby il ne faut pas que les nôtres res- Avec de l'entraînement nous devrions faire parler de nous MISES encore, cet hiver l'Association agréablement surpris, lorsqu'ils ont visité le gym- Les directeurs de Athlétique ont été nase A la Maison des lédudiants, mardi dernier.de voir les vieux joueurs à l'oeuvre.[Leduc était l de meme que Frid, Midas et Gaby.Ca devrait chauffer.cet hiver ! MARCEL RAINVILLE.Ouverture Le restaurant de la Maison des Etudiants, 354 SHERBROOKE EST, sera ouvert officiellement lundi midi le 15 octobre.Tous ies carabins sont invités d\u2019aller rendre visite à notre ami Jules et son personnel anxieux de nous bien servir.En foule et bon appétit! Quelques cris \u201cBoum à la ka boum\u201d Joum à la ka boum A la ka wah wah-wah Chick à la ka clik A la ka chaw, chaw-chaw Jom a da ka boum A la ka zisboum bah MONTREAL MONTRIENT, MONTREAL RAH, RAH, RAH RAH, RAL RAH RAH.RAH, RAT MONTRENI.\u201cC\u2019est MONTREAL\u201d C'est MONTRENT, C'est MONTREAL Sans égal, sans rival, M-O-N-F-R-IE-A-E RATE RAH.RAI RAL RAL RAN RAL, RAL RAL MONTREAL \u201cLa Bombe\u201d M-O-N-T-R-[5-\\-], Re.WW, OR.A.RAW.Ho \\aaaananan POUR LA KERMESSE Jaceuse réception de la lettre suivante : dames Notre- \u201cLa Présidente et les patronesses de l'hôpital Dame invitent le Président et les : l\u2018tudiants de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, de bien vouloir honorer de leur presence assidue les grandes fêtes de Ta kermesse, qui s'ouvrira samedi le Gse 15 octobre, à l'arsenal du Régiment au bénéfice nouvel hôpital Notre-Dame\u201d J'espère que tous les étudiants.| particulièrement ceux de médecine, répondront nombre du en très à ce pressant appel de la charité publique.ACHAMBALE Président des FE.M Panl-Rene + CONVOCATION Le Comité des Etudes Médicales s\u2019assemblera, vendredi soir, 12 courant, à la Maison des Etu- diants, pour élire ses officiers pour la session 1923-24.E.E.M.rendez-vous en foule! FANFARE Il y aura pratique de Fanfare a la Maison des Etudiants, samedi 13 octobre, à 1.45 hr.p.m.Tous les membres, anciens et .nouveaux, sont instamment priés d\u2019être présents.LE SECRETAIRE.THEATRE ORPHEUM Le hindi 15 octobre: \u201cAlain sa mère et son amie\u201d ct le jeudi IN octobre : \u201cLa course au flambeau\u201d seront deux soirées des étudiants.Des billets donnant droit à une remise de cinquante pour cent SONt en possession des présidents et de leurs représentants.Vous pouvez dès lors, aller chercher vos hillets au théâtre.Le succès rée nous de la première soi- encourage.Soyons nombreux et enthousiastes.P.R.A.Ce journal est Marchand Frères imprimé par J la Cie Craig Est.\u2019 imitée, 533, rue grand | CHRONIQUE PARLEMENTAIRE ; Vendredi dernier était un rour * | maigre, comme c'est l'habitude, , ce qui n'a pas empéché notre 4 B yarlement-¢eole de réunir caucus.11 s'agissait se en À d'él laborer : un programme.Longtemps avant | Theure fixée, députés et ministres s'étaient rendus à la Maison des Etudiants.le ministre Co.derre avait un air de grande «ir- | constance, son ar des jours de ; duttes de grandes batailles, \"Marcel Gélinas, le plus mythelo- ; gique de nos députés fit frémi- le clavecin de ; on et ses plus doux eut dit les d'une déesse ou les maiade.le ment le ; cords : caresses grices d'une parquet était joli- le député Trembiny aurait eu avantage à nous donner cire: | quelques leçons de son dernier ; tango.quelque chose de tout à fait différent de ls cart de le député lrisey a de l'esprit, mais il n'est ministre su valse à l'an dernier.pas à part cela, c'est le plus amusant de nos bons copains.On remarquait aussi pac mi cette élite sociale: le ministre J) (Suite à la page La Maison qui a donné une âme à la finance.: Versailles-Vidricaire-Boulais dimitée) oo Est 7580 Dr J-M.-E.PROVOST Specialiste UROLOGIE \u2014 DERMATOLOGIE VENEREOLOGIE.: 460, rue St-Denis, Montréal | Mathématiques, Sciences, Lettres et Langues en francais et en anglais.Préparation aux examens.Brevets, Service RENE SAVOIE, LC.et LE.Bachelier ès arts et ès sciences appliquées 238, RUE SAINT-DENIS | Tél: : Est 6162 _ MONTREAL LIBRAIRIE PONY 374, Ste-Catherine Est i | \u2014\u2014 | | Médecine \u2014 Sciences \u2014 Romans Les Etudiants trouveront tous volumes dont ils ont besoin chez DEOM les 251 EST, RUE SAINTE-CATHERINE CARABINS N'oubliez pas qu'un véritable étudiant | doit avoir un bérêt et qu'on en trouve de superbes chez CHAS.DESJARDINS Repas régulier: 25 sous en montant.Laval Confectionery | TRES BON SERVICE ; 344 est, rue Ste-Catherine | Tél.: Est 4758 CAFE DES IMMEUBLES LE PLUS CHIC CAFE DE LA PARTIE EST Repas à toute heure Cuisine française Liqueurs servies aux tables 404, RUE STE-CATHERINE EST .(Près St-Hubert} (Suite à la page 3) L'endroit par excellence! LA PHOTOGRAPHIE arose 468 ST-DENIS, Est 3377-F i 3 3 i vous LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 12 OCTOBRE 1923 Chronique Universitaire A LA FACULTE DE DROIT A part le l'arlement-Ecole qui prépare en grand mystère l'ouverture de la prochaine session, la : Faculté de Droit semble transie par la bise d'automne.Encore une huitaine qui a fait le grand saut dans le passé, On voit les jours disparaître l'un après l'autre.comme un pélerin fatigué, s'attardant au parapet d'un pont vetuste, regarde l'eau couler paresseusement.Des feuilles aux teintes flétries y achèvent de mourir, toutes crispées, succédent et se En droit civil, question de la séparation de corps la enfants fait des clameurs les cours se ressemblent.de el garde des sourdre la.SAUVALES.; t En droit maritime, beaucoup d'e- dans construction des navires; d'autres tudiants se sont lancés | la i son .1 sont déja en pleine mer, comme capitaines, et sur des vaisseaux battant pavillon quoique non enregistrés conformément à la Loi Impériale de 1894 et à la Loi fédérale (S.R.C.1906, ch.113).Plusieurs se sont même pas munis d'un certificat d'habileté.de grands désastres.ne On pronostique Le comité chargé des amendements relatifs aux articles du code de procédure civile, étudie le nouveau genre de requéte à faire accepter pour l'étude du Sport.Quant au droit international, les © jurisconsultes O'Bready et Rainville ont paraphrasé en vers.la célèbre phrase de Talleyrand : \u201cEt surtout pas de zèle\u201d.\u2018Trop de repos nous engourdit, \u2018Trop dé tracas nous étourdit\u2026 Trop de froideur est indolence, Trop d'activité, turbulence, de finesse est artifice, d'audace est témeritd, de rigueur est cruauté.d'économie, avarice, Trop Trop Trop Trop Trop de bien devient un fardeau, d'honneur est un esclavage.de plaisir mène au tombeau.d'esprit nous porte dommage.confiance nous perd, franchise nous dessert, bonté devient faiblesse, fierté devient hauteur, Trop complaisance, bassesse, Trop politesse, fadeur.Mais il ne faudrait pas pousser trop loin cette doctrine, car ln Faculté de Droit se métamorphoserait bientôt en une lamaserie boudhique.Trop Torp Trop Trop de de de de de de Trop Trop Trop HACHE-ATLE.\u2014 AUX HAUTES ETUDES COMMERCIALES la Société des conférences, dont avez certes entendu parler a déjà élaboré une partie de son programme.M.Bernard Archam- bault, collaborateur au \u201cQuartier Fatin\u201d en est président et M.Arsène Morin, secrétaire.Le comité a l'intention de donner, cette année, cinq conférences dont deux avant les fêtes.Les cônfé- renciers recevront instruction de faire surtout de la vulgarisation scientifique, mettant ainsi leurs paroles à la portée de tous.Les meilleurs musiciens de Montréal apparaîtront au programme.| les facultés-soeurs.britannique, | étudiants procurer Les désireux de cartes d'admission, + .nent qui faire parvenr leur adresse au secrétaire.Comme beau- se des coup d'adresses ne sont que temporaires, nous demandons d'indiquer combien de temps elles doivent être valables.% Le Quartier Latin\u201d a reçu un de nos dignes représentants dans la personne de M, Georges baïran- ce, de deuxième année.Le journal peut compter en lui un jeune homme sérieux, capable de zèle et de dévouement.* % x Au Grand tournoi d'octobre les T1 1E.CL ont relativement très bien fait: cela ne veut pas dire que l'école\u201d loin de la.1922 maximum.Nous avons à déplo- a donné son rer un réel manque d'esprit sportit chez nous.comme d'ailleurs dans Pourquoi chez des jeunes gens, pleins de force.de coeur, ce manque d'enthousiasme?Nous avons des gens capables dans toute l'acception du terme, de l\u2019étoffe pour quoi ! faire des Vovons, un peu de \u201cSeli- Confidence\u201d et de courage ! * kk Disons aussi que notre musde commercial et industriel et notre bibliothèque (que nous vous Envi- Visiter) ont augmenté pendant Soyons-en fiers.tons à sensiblement les vacances.IL y va de notre plus grand intéret et si actuclle- ment nous semblons peut-être ne pas les apprécier.c'est que voyez- vous, nous avons si peu de loisirs.Mais Nous tous ferons un devoir lorsque nous serons sortis, en meme temps qu'un plaisir, d'y revenr souvent puiser des renseignements précieux.\u201cx Le département de la l\u2019ublicité notre bureau pu- blicra, sous le nom \u201cLe Mercure\u201d.de conunercial un journal commercial, économique les mois.et financier.paraissant tous Nous sommes sûrs que le succès viendra couronner l\u2018effort des chefs et collaborateurs.Pour ne pas passer pour commères, nous nous voyons forcés d'en rester là.A plus tard.N.M \u2014Ceci est pour vous pré- stnter l'un des nôtres entré dans les affaires (sans être sorté de l'E- cole, entendons-nous) M.Caron \u2014 qui vend aux carabins de la papeterie de toute sorte à 33 1-3 pour cent de réduction.Faites-lui entendre qu'il est bon vendeur en achetant beaucoup.savoir al- inde P, S\u2014Au moment où nous lons sous presse, nous sommes formés qu'il nous est interdit chanter dans l'I£cole.Où cultive- FONS-NOUS NOs VOIX.NOUS QUI passons toute la journée dans le silence ?Nous ne pouvons non plus sortir comme jadis (l\u2019an passé).Nous avions trop de plaisir.Il ne faut pas que les étudiants s'amusent, Où prendrons-nous l'air, nous qui pas- suns toute la journée, enfermés.Ar- rétons-là nos jérémiades de force peut-être, mais quand même, \u201cne faisons pas ies difficiles.\u201cLes plus accomodants, ce sont les plus habiles.\u201d U.M.athlètes, | CHRONIQUE PARLEMENTAIRE (suite de la page 2) des travaux publies, M.Langlois : il est sérieux et il voit clair, l£st- il vrai que les dames l'adorent?M.Viens v était lui aussi, frais et punpant: il ne lui manquait que la rose, mais il avait la grâce eu l'élégance.le ministre Farley s'est signalé par son calme et sa modération, Il est de ceux qui agissent plus qu'ils ne parlent : espérons qu'il nous fera avant peu un beau discours.une foule Il y avait d'autres ministres et députés, venus de leurs comtés respectifs, pour saluer leur nouveau chef, et encore tout couverts de la poussière des récentes élee- tions.Monsieur Heon s'installa avec dignité; il réunissait en ce moment une espèce de conseil de famille, et on Peat pris pour un notaire, où peu s'en faut.Il nous fit part de ses apprehensions: l'opposition est forte.disait-il, trés forte.M nous demanda d'être sérieux dans nos projets de loi, et d'éviter les dissertations au On lui fit foule de propositions.On demanda l\u2019é- ton scvabreux.tablissement d'une agence matrimoniale pour étudiants.ou bien une loi défendant l'entrée de les in musique américaine et du jazz dans notre pays, ou encore une réforme de l'enseignement secondaire, puis l'interdiction de la péche au maquereau, la représentation proportionnelle, une prime pour les familles d'au moins seize enfants, l'abolition des chaperons et des passages à niveau; on proposa de traiter de la loi des banques.de nos ressources naturelles.de l'heure normale, du retour de nos compatriotes émigrés aux létats-Unis, de certaines restrictions quant au maximum de volume des personnes qui entrent dans les tramways, de la protee- tion de nos vieux monuments historiques.Quelques-uns voulaient des jours fixes pour la fréquentation des jeunes filles; d'autres réclamaient la nationalisation des poudres, parfums et autres cosmétiques; certains députés préconisaient les cours et les examens par radio.Bref, les projets furent nombreux.et s'il fallait les.traiter tous.il faudrait augmenter l'indemnité parlementaire de nos jeunes députés.la séance se termina au milieu de propositions.Les plus vieux parmi les députés continué- rent à disserter savamment, au milieu des spirales de fumée ; les plus jeunes hätèrent de retourner à leur chambrette, attirés sans doute par l'attrait du code.Puis la nuit se fit lentement autour de la Maison des Etudiants ; les groupes se dissipérent; une à une, les lumières s'éteignaient.et tout rentra dans l\u2019ombre.Des Huages sombres se formaient ça et là: quelque chose d'incertain comme l'avenir, comme notre avenir.l£t au milieu de tout cela, une.étoile sautillait, symbole de vie et d'espoir.RAYMOND GODIN, E.E.D.se REDACTION La rédaction du journal pour le mardi est à la charge de Marius Péladeau, E.E.M, et celle du vendredi est à la charge de Viateur Farley, E.E.D.Avis à ceux qui auront de la copie à remettre.LA DIRECTION.PAGE TROIS Avant d'aller en Europe goûtez la Tél.Est 1275 patisserie française de D.-A.GAGNON mM & .MERCERIES et CHAPEAUX few .250, Rue St-Denis UOIGÉE, Satisfaction garantie 172-184 S.-DENIS.Est 2140 Remise spéciale aux étudiants.ROUGIER FRERES | | Produits Pharmaceutiques Français ÿ | f Siege Social 210, RUE LEMOINE MONTREAL Maison d'Achats 32, BOULD DE LA BASTILLE PARIS CARABINS! 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Ald wn Adar PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN, MARDI, 9 OCTOBRE 1923 : UNE OPINION FRANCHE -.C'est celle qu'a exprimée notre aumonier général, l'abbé Lucien Pincault, au IAC) conférence récent congres a Sherbrooke, dans intitulée: \u201cles mal\u201d.NH peut-être pas hors de propos d'en une causes de notre n'est de; + i t publier ici quelques extraits: les, .Cy lecteurs du \u201cQuartier Latin pourront les méditer pour le pro- fin en ha tout en v apprenant la leçon de fierté propre à fortifier leurs con- de leurs idées victions : \u201cDes Canadiens-français existent.hélas, qui s'arrangeraient volontiers de la disparition de leur race et de leur langue.C'est le tout petit nombre, nous dit-on, [ls sont rares aujourd'hui, les théo- l'as st petit que Fon pense.ficiens, qui naguère encore re- grettuent qu'on cût guspillé tant d'argent, tant de travail et tant d'années à rester français.quand facile de devenir la ch- il eût été si première race du Canada, satent-ils, en ajoutant à nos mu- gnmifiques qualités.celles de TAn- glais.Ces théoriciens n'oseraient plus aujourd nn cnoncer tout haut leur doctrine.ln revanche Not avons contre nous la masse trop nombreuse de ceux que l'on appelle les \"snobs\u201d qui croient at teimdre la dernière perfection en copiant des modes, les jeux, les \\n- leurs manicres, les coutumes des glo-saxoms, qui donnent à petits enfants des nourrices et des tonnes anglaises: qui les peussent plus tard, vers les maisons d'éducation anglaise où à mentalite angliecisee; qui par leur déplorable anglomanie.entraine.ratent, Sils le pouvaient, certains de nos convents, comme ils ont tente sans fruit auprés de nos colleges.vers d'irreparables dé formations, leur tout Je monde il est pins facile de se laisser aller que de réagir: et la réaction energique l'un des mouvements les moins natu- perseverante, semble bien rels notre peuple, Fun de ceux qu n'accomplit qu'avec répugnance et lenteur.Hen doin d'être persuadés que l'intelligence française des dons qui ne la font inférieure à aucune autre; qu'à côté de son M | matiere possède idéalisme, elle détient un sens pratique.un besoin d'ordre et de clarte, qui lui permettent de sui-.fire à toutes les besognes de la vie, nous NOUS fait, au contraire, cette bienveillante con- Sommes viction que l'intelligence anglo- méthodes et son réalisme, sont les seules ga- SANOINNC, avec ses ranties de supériorité dans les grandes affaires, les hautes eu- treprises, et qu'il n'y a de succès en \\mérique que sous l'égide de la culture Anglaise.C\u2019est pourquoi tant de nos marchands, de nos industriels et de nos hommes de finance se croiraient voués à l\u2019insuccès infaillible, ruinés d'avance, s'ils osaient s'afficher devant le publie sous une cnscigne française: c'est pourquoi nos Sens vont porter leurs épargnes aux banques anglaises plutôt qu'aux banques canadiennes-fran- çaises, Le directeur de l\u2019Action fran- Saise signalait dans une de ses conférences, ce trait de moeurs, qui, hélas, est d\u2019un réalisme bien authentique: \u201cQuand le petit en- \u2018 f\u2014n\u2014n-d fant d'école peut lire ses premieres phrases françaises, disait-il, si mere est seule trop souvent « lui sourire; mais quand le pauxre petit peut enfin, un de ces jours, prononcer ses premiers mots d'anglais, \u201chorse, cats, niece, how are vou?\u201d c'est toute la visite, C'est toute la parenté que l'on convie autour de la jeune ier veille; et il faut entendre les ou- cles et les tantes S'écrier asce der airs pamés: Ah le cher petit, comme ol est avancé pour son âge! Crovez-vous que si les Canadiens français avaient pour deux sous de fierté, ls acceptreraient longtemps d'étre rabroués, comme ils Je sont trop souvent, dans ies ministères à Ottawa, aux bureaux des douanes, par les conm- pagnies d'atilité publique, sur les convois des chemins de fer.et cela de la part de foretionnaires qui ne sont après teur que des serviteurs du publie et dont lu première politesse devrait être de parler français dans une province française comme be pro- nee de Québec et dans un pays bilingue par sa composition éth- nique et su charte politique; Vous étes-vous jamais demande ce que feraient à Ottawi serx- ante-cing députés anglais, ce que ferait le Board of Trade de Mone real, si un jour on venait leur dire, que le tour des Canadiens Irançais est venu d'être servis en français; que désormais aux bu- Feaux des douanes, des employés ne parleront plus anglais; qu'il ny aura plus de récépissés en langue anglaise; qu'à Ottawa, les livres m- primés en français: que ces mes- bleus seront d'abord sieurs voudront bien avoir la patience d'attendre une couple d'an- nee la version anglaise et que si ce régime ne leur va pas, il leur restera toujours la ressouree de se mettre à l'étude du français.Vous demandé cles-vous ve qui adviendrait ?N'y at-il pas de quoi rèver quand les fondateurs de l'Action française nous racontent qu'il leur à fallu livrer une bataille de plus d'un an pour déterminer nos compatriotes de Montréal à parler français au téléphone et à se faire répondre dans leur langue?Pourtant ce fut ne parlaient pas ainsi, Ceux qui anglais se rési- rent & ne pas se servir du téléphone ou à se faire insulter indéfiniment par la petite unilingue à l'autre bout de l'appareil.lt cela se passait encore, il n'y a pas dix ans, dans une ville of vivaient 400,000 Canadiens-fran- cas, et qui enduraient ce régime depuis plus de trente ans, lorsque nous avons demandé ie timbre et la monnaie bilingue, c'est-à-dire cette chose si simple dans un pays bilingue : deux mots de français sur les pièces officielles qui vont afficher à travers le monde entier, la dualité cthni- que de notre Etat, \"opposition vous est-elle venue du seul côté anglais?Non.Des compatriotes Se sont trouvés pour nous faire le reproche de réduire nos problèmes à une politique de deux sous.Cependant, là-bas, à l'autre bout de l\u2019Afrique, un petit peuple, qui est un vaincu d'hier, a voulu maintenir les droits de sa langue sur les timbres et sur la monnaie de son état; il en a donné cette raison à ses vainqueurs qu\u2019il ne pouvait accepter l'ostracisme qu'on lui proposait sans consentir à sa déchéance politique nationale.Et pendant que le petit peuple boër revendiquait cet honneur pour un modeste idiome parlé par dix millions à peine d'habitants, il se trouve qu'un autre peuple, dont la défaite date déjà de cent soixante aus, qui vit sous l'égide d'une constitution bilin- Que, n'aura pas le courage de faire reconnaître, sur les pièces of- fictelles de lita, de da première langue du monde?Que tenants la paix quand même, ne s'effraient pas.SON les droits les de Nous ne préchons pas la haine des races.Le droit naturel, civil et écclésiastique nous le défend: et nous nv sommes nullement tentés par tempérament.semdement le memes, Avons respect de nous- Fare éveillé, actif, être fier, ne veut pas dire être arrogant, être provocateur, ni fantoches, ni seribes, mais simplement debout comme des hommes.Debout!\u201d Vote de lu rédaction Depuis que cette conférence à été donnée, pu voir le on timbre bilingue.C'est déj un pas dans la bonne voie en nou ca d'accise paraître attendant qu'on se rende jusqu'au bout tous nos timbres et toutes nos monnaies, bilingues, NOUVELLE LES FLEURS Bonjour.monsicur Prud\u2019homme.Bonjour, monsicur Touchette.J'espère qut vous reviendrez nous voir avant de partir pour la ville 7 l'our le sûr, monsieur le no- ture.Au revoir, Deux soldes poignées de main, un coup de chapeau amical, et les personnages de cette scène s'en allèrent, chacun de son côté, Le no- tire Prud'homme réintégra son \u20ac- tude, et le père Touchette allait.au trot mesuré de sa jument, vers la terre qu\u2019il y a quelques instants, il venait de céder à son fils qui l'accompagnait.Moyennant une rente qui pût les faire vivre, lui et su femme, avec aisance Jusqu'à la fin de ses jours, il s'était départi du domaine que.depuis soixante ans, il cultivait de ses bras.Fn bons fils de la terre, le père et le garçon suivaient la route connue qui mène du village à la ferme des \u2019ouchette, sans échanger un mot.Les champs se succédaient, diversement colorés, selon la récolte qu'on y avait faite.Leur aspect triste de rois qu'on a dépossédés de leurs richesses, les mille teintes jaunes, rouges, brunes, mordorées dont se paraît les arbres, quelques feuilles encore verts, l\u2019humus frai- chement retourné par les premiers labours, annonçaient le commencement de l'automne, Les deux hommes regardant de temps à autre ces visions rustiques.T.eurs pensées, roulant sur le mé- me thème, étaient néanmoins diité- rentes.L'un revoyait dans la longue suite de terres tout un passé qui se ranimait & ses veux.Pour l\u2019autre, c\u2019était Paurore des jours qui allaient voir.par ses bras, la continuation de l\u2019ocuvre féconde de l\u2019homme sur la glèbe.Quelques semaines plus tard, le vieux était parti, emmenant avec lui la compagne de ses jours.leur départ avait causé bien des regrets.Depu:s bientôt cinquante ans leur ménage était commu et estimé de toute la paroisse, le mari avait été marguillier et son bon sens natif en faisait le conseiller de tous.Son épouse, Louisa, partageait avec lui la confiance des habitants.Elle aimait à rendre service et plus d'un mourant avait été assisté d'elle dans son agonte, et ensevelt, après sa mort, par ses mains habiles.l\u2019artis avec les bons souhaits des leurs, ils étaient venus s'établir à la ville, tout près d'un ancien habitant du méme endroit qui y cou- laut tranquillement sa petite vie de rent'er.Lac maison qu'ils habitaient était coquette et plus que grande pour leur besom.Un peu retirée de la rue, elle apparaissait dans sa toilette grise à l'ombre de quelques gros érables, I v avait place, à l'arrière comme à l'avant, pour y faire un joli jardin.les premiers jours furent très actifs, l'homme et la femme s'oc- eupérent d'aménager leur nouvelle demeure, et se préparèrent pour l'h'ver.Quand la saison froide fut venue, un peu d'ennui, de tristesse, se répandit autour d'eux.Hs regretté- reut l'activité de la maison des champs.À part quelques visites de leur voisin, et, quelquefois, celle de leur fils qui arrétait les voir au retour du marché, ils étaient toujours seuls.Couchés tôt et levés tôt, selon qu'ils v étaient accoutumés, la vie qu'ils menaient leur paraissait Le Vieux sortait par- bien morne.louisa avait quelques emplettes à faire.Le soir venu, pendant que le père fu- fois, mais il revenait vite.mait sa pipe près du poêle, la vieille Jui Tisait les journaux.Souvent.ils jouèrent aux cartes, construisaient des patiences et des réussites, el, st leur voisin les visitait, une longue partie de quatre-sept sen- gugcait.ls étaient comme ces superbes plantes de pleine terre que l'on met en pot à l'automne pour les soustraire à la gelée.Leur vie diminue dans l'étroite cloison d'argile.Les feuilles pendent lamentablement le long de la tige.Celle-ci même s'amollit et se penche dans l'atmosphère étouffée de la maison.Mais peu à peu.la feuille s'insufile de nouveau dans lu plante affaiblie, les ieuilles se raniment et reverdissent et Ja tige se dresse, plus belle, Ainsi d'eux, dépaysés d'abord, ils allaient s'acclimater à l'existence de la ville.Lorsque revint le printemps, leurs habitudes paysannes reparurent.Pour le vieux.là où il y avait de la terre, il fallait la cultiver.La vicille avait déjà choisi le coin du jardin où elle allait semer les fleurs qu'elle aimait.Et bientôt, sous les érables qui ombragent la maison, dans le morceau de terre qu'on voit à l\u2019arrière, c'est une floraison charmante.La vicille est contente de ses fleurs, le vieux surveille avec plaisir Ja croissance de ses légumes.Tous deux partagent avec leur voisin le fruit de leu semence, Ce voisin avait un fils d\u2019une vingtaine d\u2019années qui l\u2019avait suivi à la ville.Il y avait été instruit, et, ses études terminées, il était entré à l\u2019emploi d\u2019une banque qui avait un bureau dans les environs.Chaque matin, il passait devant la maison des Touchette, saluait les vieux, et s'en allait à son travail, Quand Louisa avait des fleurs, elle l\u2019arrê- tait «t fleurissait sa boutonnière.\u2014Voic;, monsieur Emile, ce n'est pas grand'chose, mais.\u2014C'est beaucoup, madame 'ou- chette, et ¢ me fait bien plaisir.\u2014Ah! vous savez, j'ai bien de ta misère avec mes fleurs, Ça n'est pa- comme par crez nous, allez, ça ne vient pas aussi bien.-Bonjour, madame \u2019'ouchette.merci beaucoup.Puis, monsieur Emile sen allan, Sa boutonnière ne défleur!ssait pa.Selon la saison, c'étaient des oeil lets, des pois de senteur, du mu guet, des roses, des marguerites, de.asters, enfin, toutes les jolies fleur- que les mains expertes de Louis cultivaïent.Elle avait ensemencé son jardin de façon à avoir des fleurs pres que tout le temps, de sorte que lors qu'une espèce avait cessé de fleu vir, d'autres fleurissaient.La vie du vieux couple se passait ainsi agréablement.Is conservaient dans la ville la vie active et régulière de l'habitant.Tout ennui était banni de leur existence.Les soins du ménage et du jardinet venaient tour à tour occuper leurs loisirs.Plusieurs années se sont écoulée: le vieux ménage méme encore lu méme vie calme des premiers jours.Mais le bonheur, si petit soit-il, ne saurait durer toujours, l'âge at- fecte bientôt les deux époux.Louis: est déjà toute cassée et le médecin fait son apparition dans la demeure.Le père Touchette soufre de rhu- nuit sme, Les choses allérent vite.Louisa, qui avait toujours eu une santé de fer tombe tout d'un coup.Elle prit le lit quelques jours et ne s'en leva plus, Celle qui avait assisté tant de moribonds avait elle aussi laissé ¢- chapper son dernier soupir.Ce fut, pendant les deux jours qui suiv.rent, tout l'appareil funèbre des jours de deuil.La pièce qui servait de salon disparaissait sous les lourdes tentures noires bordées de jaune.Les chandelles éclairaient faiblement Visiteurs qui venaient prier près du corps de la défunte.Monsieur Emile, qui occupait maintenant un poste élevé à la ban- \u2018que, vint, lui aussi, offrir ses sympathies au père Touchette.11 apportait une couronne où se mélaient toutes les fleurs que sa vieille amie aimait le mieux.les \u2014Flle aimait tellement les fleurs, et elle m'en a tellement donné que J'ai cru lui faire plaisir en lui offrant celles-là.-=Oui, elle aimait bien les fleurs, monsieur lémile, et tout le monde l'aimait, I n\u2019en dit pas plus, Il cachait sa douleur, et, avare de paroles comme il était, il la cachait au plus profond de lui-même.Mais Son air abattu, la foçon dont it 4vi- tait les visiteurs montraient combien il ressentait sa peine.La chaleur de la maison, l\u2019air vicié par l\u2019âcre fumée du bois dont le poële était plein curent tôt fait cle faner les fleurs de la couronne.Leurs pétales jaunis pendaient ct les corolles flétries retombaient a- Vec tristesse et sc courbaient sur la tige.On eût dit qu'elles pleuraient.Te vieux s\u2019en aperçut ct le dit à Son neveu qui se trouvait là : \u2014T'out le monde la regrette.Les fleurs même, qu\u2019elle aimait tant, ont de la peine.\u2014Mais mon oncle, les fleurs, ça n\u2019a pas de pcine.\u2014Regarde-les: elles sont toutes penchées.Quand on a de la peine, on ne peut pas tenir le coup dre.i.Il faut se courber.Léon NOEL."]
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